À propos

45e législature, 1re session
(26 mai 2025 - présent)
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Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes examine les lois, les politiques, les programmes et les plans de dépenses des ministères et organismes gouvernementaux qui ont compétence en matière de sécurité publique et nationale, de la police et de l’application de la loi, des services correctionnels et de la mise en liberté sous condition des délinquants sous responsabilité fédérale, de la gestion des urgences, de la prévention du crime et de la protection des frontières canadiennes.

L’article 108 du Règlement de la Chambre des communes prescrit le mandat des comités permanents. Ces comités ont le pouvoir d’étudier toutes les questions qui leur sont renvoyées par la Chambre des communes et d’en faire rapport. Ils sont autorisés à convoquer des personnes, à exiger la production de documents et à déléguer certains ou la totalité de leurs pouvoirs à des sous-comités. Les membres peuvent se réunir pendant que la Chambre des communes siège et pendant les périodes d’ajournement. Ils ont également le pouvoir de siéger conjointement avec d’autres comités permanents.

Chaque comité possède un mandat général d’étude et d’enquête sur des questions qu’il juge nécessaires et qui relèvent de sa responsabilité. Par conséquent, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale peut examiner les politiques, les programmes et les lois concernant les ministères et les organismes suivants :

De plus, le Règlement de la Chambre des communes prévoit que le Comité peut faire une étude et présenter un rapport sur :

  • les projets de loi proposés par le gouvernement et des députés;
  • les plans de dépenses immédiats, à moyen terme et à long terme, ainsi que l’efficacité de leur mise en œuvre par le ministère;
  • une analyse de la réussite relative du ministère pertinent, mesurée en fonction des résultats obtenus et comparée aux objectifs énoncés;
  • d’autres questions liées au mandat, à l’administration, à l’organisation ou au fonctionnement du ministère qui relèvent de sa responsabilité, à sa discrétion.

De plus amples renseignements au sujet des pouvoirs et du rôle des comités permanents de la Chambre des communes sont disponibles dans le Notre procédure et dans le chapitre XIII du Règlement de la Chambre des communes.

Les questions de sécurité publique et nationale ont longtemps été confiées au comité de la justice de la Chambre des communes ou encore aux sous-comités créés par ce dernier. Le 5 avril 2006, au début de la 39e législature, la Chambre des communes a adopté une motion qui modifie son règlement afin de créer le Comité permanent de la sécurité publique et nationale qui s’occupe dorénavant de ces questions. Le Comité est chargé d’un des plus grands portfolios ministériels comptant près de 140 lois administrées par le ministère de la Sécurité publique et ses agences.

Sous la direction de sa présidence, le Comité s’est penché sur plusieurs études socio-juridiques ainsi que des projets de loi en matière de droit criminel, de services correctionnels et de la mise en liberté sous condition des délinquants sous responsabilité fédérale, de la sécurité nationale, de la sécurité des frontières, de la police et de l’application de la loi, de la prévention du crime ainsi que de la gestion des urgences.

Personnel attitré au Comité

Chaque comité est normalement appuyé, dans l’exercice de ses fonctions, par un greffier de comité, un adjoint de comité, un ou plusieurs analystes et, à l'occasion, des greffiers législatifs et des avocats du Bureau du légiste et conseiller parlementaire. Toutes ces personnes sont non partisanes et servent de la même manière tous les membres du Comité et les représentants de tous les partis.

Greffier du Comité

Le greffier du Comité s’acquitte de ses fonctions et responsabilités sous la direction du Comité et de la présidence. On peut demander au greffier, en sa qualité d’expert des règles de la Chambre des communes, de donner des conseils à la présidence ou aux membres du Comité lorsque survient une question de procédure. Le greffier agit comme coordonnateur, organisateur et agent de liaison du Comité et est appelé, à ce titre, à communiquer fréquemment avec le personnel des députés. Le greffier est également responsable d’inviter les témoins et de s’occuper de tous les détails en vue de leur comparution devant le Comité.

Adjoint du Comité

L’adjoint du Comité fournit de multiples services administratifs spécialisés pour l’organisation de réunions du Comité et la publication des documents sur le site Web du Comité. L’adjoint du Comité travaille avec le greffier pour répondre aux besoins du Comité.

Analyste du Comité

Les analystes de la Bibliothèque du Parlement, qui sont des experts en la matière, fournissent en temps utile des recherches, des analyses et de l’information de fond faisant autorité à tous les membres du Comité. Ils sont un élément important de la mémoire institutionnelle du Comité et constituent une ressource sans pareil pour les parlementaires. Avec l’appui des bibliothécaires de recherche, les analystes travaillent seuls ou au sein d’une équipe multidisciplinaire.

Les analystes peuvent préparer des notes d’information sur les sujets à l’étude, des plans d’étude détaillés, des listes de témoins proposés, des analyses sur un sujet donné accompagnées d’une liste de questions suggérées, des études générales, des ébauches de rapports, des communiqués ou de la correspondance officielle.

AUTRES RESSOURCES DISPONIBLES AU BESOIN

Conseiller parlementaire

Au sein du Bureau du légiste et conseiller parlementaire, les conseillers parlementaires (Affaires législatives) offrent leurs services aux députés qui ne sont pas membres du Cabinet et qui souhaitent faire rédiger des projets de loi émanant des députés ou des amendements à des projets de loi du gouvernement ou autres.

Les députés peuvent proposer des amendements aux projets de loi à différentes étapes du processus législatif, d'abord à l'étape de l'examen en comité, lorsque le Comité examine article par article le projet de loi. Des amendements peuvent aussi être proposés à l’étape du rapport, lorsque le projet de loi retourne à la Chambre.

Lorsqu’un projet de loi est envoyé au Comité, le greffier du Comité fournit aux députés le nom du conseiller parlementaire (Affaires législatives) responsable de la rédaction des amendements pour ce projet de loi.

Greffier législatif

Les greffiers législatifs sont au service de tous les membres du Comité en tant que spécialistes du processus par lequel un projet de loi devient loi. Ils sont à la disposition des députés et de leur personnel afin de fournir, sur demande, des conseils sur la recevabilité des amendements lorsqu’un projet de loi est renvoyé au Comité. Les greffiers législatifs organisent les amendements en liasses pour l’étape de l'examen en comité, évaluent la recevabilité des amendements et rédigent les projets de décisions de la présidence du Comité.

Pendant l’étude article par article d’un projet de loi en comité, un greffier législatif est présent afin d’aider le Comité à régler les questions procédurales qui pourraient survenir. Les greffiers législatifs peuvent également fournir des conseils aux députés sur la recevabilité des amendements à l’étape du rapport. Lorsqu’un projet de loi est envoyé au Comité, le greffier du Comité fournit aux députés le nom du greffier législatif attitré à ce projet de loi.

Directeur parlementaire du budget (DPB)

Le directeur parlementaire du budget (DPB) est un haut fonctionnaire du Parlement créé par la Loi sur le Parlement du Canada qui appuie le Parlement en fournissant des analyses, notamment des analyses portant sur les politiques macroéconomiques et budgétaires, dans le but d’améliorer la qualité des débats parlementaires et de promouvoir une plus grande transparence et responsabilité en matière budgétaire.

La Loi sur le Parlement du Canada confère aussi au DPB le mandat d’évaluer, à la demande d’un comité, les coûts de toute mesure proposée relevant des domaines de compétence du Parlement. Certains comités, dont le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, peuvent également demander des analyses sur les finances, l’économie ou les budgets des dépenses du Canada.

Des informations supplémentaires sur le DPB se trouvent à l’adresse : http://www.pbo-dpb.gc.ca/fr/

Lors de la 44e législature, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes (SECU) s’est penché sur plusieurs enjeux concernant la sécurité publique et nationale au Canada, y compris le mandat et les priorités du ministre de la Sécurité publique.

Étant mandaté d’examiner les politiques, les programmes et les lois concernant des ministères et des organismes précis, le Comité a eu l’occasion d’étudier le rôle de la Commission des libérations conditionnelles du Canada en ce qui concerne les droits des victimes d’actes criminels, et le reclassement et le transfèrement des délinquants fédéraux. Le Comité a aussi effectué l’examen du projet de loi C-20, établissant la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public à l’égard de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Par rapport aux enjeux de sécurité publique, le Comité a entrepris une étude sur les facteurs reliés à l’augmentation des vols de voiture pendant laquelle il a visité les établissements du Port de Montréal et de l’ASFC. La montée de l’extrémisme violent à caractère idéologique au Canada ainsi que l’augmentation de la violence liée aux armes à feu et aux gangs ont également fait partie des études importantes de SECU. À cet égard, le Comité a également complété l’étude du projet de loi C-21, mettant en œuvre des mesures de contrôle des armes à feu plus strictes.

Sur le plan de la sécurité nationale, le Comité SECU s’est plus spécifiquement penché sur les activités d’ingérence étrangère de nombreux États, y compris les campagnes de désinformation russes et l’ingérence électorale et criminelle des agents étrangers du gouvernement de l’Inde, ainsi que l’examen du projet de loi C-70, créant le registre des agents étrangers au Canada. Le Comité a également effectué une étude approfondie de la cybersécurité des infrastructures essentielles lors de son examen du projet de loi C-26.