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2015-06-16 14:06 [p.15151]
Monsieur le Président, Louis-Roger Jean-Pierre, un enfant canadien de huit mois, est atteint d'une encéphalopathie qui, selon le pronostic des médecins de l'hôpital Sainte-Justine, entraînerait son décès certain dans un proche avenir.
Vu l'état de santé de son enfant, sa mère, Christina César, de nationalité haïtienne, a fait une demande de visa visiteur pour venir voir une dernière fois son fils. Mme César avait soumis une lettre d'appui émise par l'hôpital Sainte-Justine, mais ce visa lui a été refusé. Il est triste de constater qu'il s'est pris une décision semblable.
J'espère que le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration fera preuve d'humanité et qu'il interviendra dans les plus brefs délais en faveur de cette mère déchirée, qui ne croit pas ce qui arrive.
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2015-06-12 11:49 [p.15014]
Monsieur le Président, Laval en a assez de l'intransigeance de Postes Canada. Avec Montréal, Longueuil et Westmount, la Ville a décidé d'aller en cour pour freiner le projet de Postes Canada de supprimer la livraison à domicile. Le mouvement ne fait que s'amplifier partout au pays. Plus de 600 municipalités s'opposent à la fin de la livraison du courrier à domicile.
Le gouvernement conservateur va-t-il enfin arrêter et considérer les milliers de pétitions contre ce projet qui ont été signées à Laval?
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2015-05-28 16:30 [p.14311]
Monsieur le Président, je remercie la Chambre de l'occasion qu'elle m'accorde de parler de ce projet de loi.
Ce projet de loi qui vient du Sénat, bien entendu, a été étrangement repris ici par nos collègues du caucus conservateur, c'est-à-dire le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada et le secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration.
Je vais commencer par réaffirmer ce qu'a très bien exposé ma collègue d'Algoma—Manitoulin—Kapuskasing. Pendant 10 ans, le gouvernement conservateur a systématiquement traîné le Canada dans la mauvaise direction, et ce projet de loi n'en est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ma collègue a très bien signalé que, dans le Code criminel et dans le Code civil, il est déjà prévu de s'attaquer à tout ce que ce projet de loi prétend corriger.
D'ailleurs, à ma connaissance, naturellement, au Canada, il est très rare que nous entendions parler de polygamie, de mariage forcé ou de mariage précoce, excepté dans certaines situations très particulières. Je me rappelle bien un élément du Code civil qui concerne l'émancipation des enfants par le mariage. Il s'agit de mineurs qui, après avoir accepté de se marier de leur gré, sont considérés comme étant des adultes.
Je veux aussi dire pourquoi je suis vraiment content de parler de ce projet de loi, malgré tous les problèmes qu'il pose. En réalité, je le fais pour appuyer tous les amendements qui ont été proposés par le caucus de notre parti en comité et même par d'autres députés de l'opposition.
Au début des discours, j'ai bien entendu que 17 motions avaient été proposées par l'opposition et qu'elles avaient toutes été rejetées en comité, juste avant la deuxième lecture, par les conservateurs, qui n'en ont proposé aucun. Comment se fait-il qu'un projet de loi nous provienne du Sénat et qu'il soit repris précisément par un ministre et son secrétaire parlementaire, des gens qui savent parfaitement qu'au Canada, nous avons la Loi sur le multiculturalisme canadien?
Ils s'adonnent à dire, sans aucune cohésion, que ce projet de loi devrait être adopté afin de protéger ces personnes, alors qu'ils n'ont même pas l'intention d'en faire un cas sérieux ni d'analyser le contenu des 17 motions d'amendement qui ont été proposées.
En soi, le projet de loi est honorable, puisqu'il vise à lutter contre la polygamie, le mariage forcé et le mariage précoce, des choses à éviter, définitivement. Toutefois, la façon de faire proposée n'est pas la bonne.
Si les conservateurs étaient capables d'appuyer la motion et d'accepter les amendements, nous pourrions améliorer ce projet de loi afin qu'il soit efficace. C'est bien notre rôle de législateurs de proposer des lois qui ont de l'allure.
Or, encore une fois, seulement dans le titre, on voit déjà quelque chose d'inhabituel. Comme ma collègue la députée de La Pointe-de-l'Île l'a bien expliqué, le titre, assez aberrant, s'adresse directement aux femmes de certaines communautés et crée la stigmatisation de certaines cultures qu'on traite de « barbares ». Il y a une lacune quelque part.
Cela me fait penser à quelque chose qui m'étonne encore. Précisément hier, la motion M-444 a été rejetée. Or c'était une motion contre la violence faite aux femmes. Le caucus conservateur, en totalité, l'a rejetée. Encore une fois, j'ai été étonné de voir que parmi les 159 députés du caucus conservateur, il y a 28 femmes, ce qui représente environ 17,5 %. Ce n'est pas un gros chiffre en nombre relatif, mais par contre il me semble que ces femmes auraient dû se sentir concernées par l'intention derrière cette motion.
Pour en revenir au projet de loi S-7, en dépit de son titre aberrant, que les conservateurs n'ont jamais voulu changer, ce qu'il faudrait faire, c'est miser sur un projet de loi qui s'attaque vraiment à la source du problème. Bien entendu, comme je le disais tout à l'heure, je ne crois pas que ce problème soit très répandu ici au Canada, sauf dans le cas d'immigrants qui proviennent d'autres cultures et qui s'adonnent à ces pratiques, comme cela semble être le cas. Toutefois, il me semble également, comme l'a expliqué mon collègue du Parti libéral, qu'il existe des contrôles. Nos agents de Citoyenneté et Immigration Canada, dans la section des visas des ambassades, ont les moyens de détecter toutes sortes d'irrégularités, et ils peuvent vraiment s'opposer et dire que, au Canada, la loi interdit ces pratiques. Il faut donc que ce soit quelque chose qui contrevient vraiment à ce qui est déjà établi dans notre Code civil, ou dans la common law, du côté anglais.
J'ai trouvé une autre situation assez intéressante. Au Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, à plusieurs reprises, les députés de notre parti ont tenté de modifier le projet de loi, surtout pour changer le titre et certaines notions des articles du projet de loi, afin de s'assurer que les victimes ne seront pas pénalisées. Cela ne s'est pas fait. On revient à la même situation qui prévaut avec les conservateurs. Comme l'ont dit nos collègues de l'opposition à maintes reprises, le caucus conservateur a pour mission de laisser traîner les choses. Cela fait 10 ans que les conservateurs sont là et ils ne trouvent pas vraiment de solution. L'expression « travailler ensemble » ne signifie rien du tout pour eux, alors ils s'entêtent, avec une certaine arrogance, à imposer des bâillons et à clore la discussion.
Mais le sujet sur lequel tout le monde s'objecte, c'est surtout le titre. Beaucoup de témoins qui ont été entendus en comité ont trouvé le titre offensant et inacceptable.
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2015-05-28 16:42 [p.14312]
Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementairede sa question. Il a commencé par demander si j'avais lu les amendements. Bien entendu, la réponse est non. Je n'ai aucune connaissance de ces amendements parce que je ne fais pas partie du comité.
En ce qui concerne sa dernière question sur le projet de loi, ce que nous disons et ce que nous répétons, c'est que les propos de nos députés au comité devraient servir à l'améliorer et à le rendre plus efficace. En principe, l'intention est très correcte. Nos députés essaient d'améliorer le projet de loi par le biais d'amendements. Toutefois, les conservateurs les rejettent. Ils ne veulent conserver que ce qui est là, peu importe si c'est mal dit. Ils s'en foutent. Ils veulent faire les choses à leur façon, voilà.
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2015-05-28 16:44 [p.14312]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Winnipeg-Nord de sa question. Il a complètement raison. D'une part, le ministre se vante en disant qu'il connaît des succès en gestion. Dans ma circonscription, il y a une composition ethnique d'immigrants assez élevée. Ils se pointent à mon bureau pour avoir de l'information sur des sujets qui concernent précisément la gestion du ministère de ce ministre. Dernièrement, j'ai même eu à approcher le ministre directement, en personne, avec des questions. C'est le laisser-aller. Je ne vois pas pourquoi il dit que sa gestion est une réussite ou qu'ils sont capables de détecter quoi que ce soit.
Ce projet de loi, même s'il provient du Sénat, a été repris par le gouvernement. Je ne crois pas que le gouvernement va vraiment réussir à en faire un projet de loi accepté si, de façon très arrogante comme d'habitude, il impose des bâillons et force le vote pour que le projet de loi passe comme il le veut.
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2015-05-07 10:14 [p.13579]
Monsieur le Président, je me joins aussi à mes collègues pour présenter une pétition relative à l'élimination de la TPS sur les produits d'hygiène féminine
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2015-02-20 11:08 [p.11464]
Monsieur le Président, nous célébrons tout au long du mois de février l'histoire des Noirs. C'est une histoire qui s'est écrite dans la douleur, mais aussi dans le courage, l'espoir et la résilience.
Des Noirs ont contribué à édifier cette Amérique où nous vivons et ce Canada que nous partageons à la sueur de leur front et avec leur sang. Ils se sont tenus debout pour combattre la discrimination et la violation de bien de leurs droits. Malgré les grandes avancées, il reste encore bien du chemin à parcourir. L'exclusion est malheureusement trop présente dans nos sociétés et dans des sphères même insoupçonnées.
Je suis fier de porter la voix des minorités de mon comté, Laval, pour souligner leur implication dans la vie économique, politique et socioculturelle.
Je rends un hommage posthume à une grande: Althea Joseph-Charles Seaman, de la Black Community Association, qui nous a quittés à l'automne 2013. J'exprime aussi ma reconnaissance au Dr Alix Rey, qui prend la relève pour le rayonnement de cette oeuvre.
Célébrons donc la 24e édition lavalloise de février, le Mois de l'histoire des Noirs. « Défends tes convictions »!
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2014-12-11 14:05 [p.10488]
Monsieur le Président, nous arrivons au terme de cette session parlementaire marquée par le nombre record de bâillons imposés par le gouvernement conservateur pour faire adopter ses projets de loi contestés, couper dans les services essentiels à la population et miner l'expression démocratique qu'est le vote, par ce qu'on peut appeler la « déforme » électorale.
Plus de 850 000 Canadiens ont actuellement recours à une banque alimentaire pour se nourrir. C'est une aberration dans le pays où nous vivons et l'illustration de l'échec des politiques de ce gouvernement.
Avant qu'on aille tous passer le temps des Fêtes avec nos familles, j'émets le souhait, trop optimiste peut-être, mais qu'au chaud dans leur foyer, célébrant Noël et le jour de l'An, les conservateurs penseront un peu plus aux Canadiens et à tous ceux qui subissent les compressions et souffrent de chômage, de manque de logement abordable, de précarité et d'injustice.
Joyeux Noël à tous mes collègues et à tous les Lavallois!
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2014-11-28 11:50 [p.9945]
Monsieur le Président, depuis que le gouvernement a pris la décision d'abolir la livraison à domicile du courrier, les citoyens de ma circonscription sont en colère, et ils ont raison. Les citoyens les plus âgés et ceux en perte de mobilité seront les premiers touchés. Pourtant, Postes Canada a fait des profits de 84 millions de dollars depuis le début de l'année.
Pourquoi les conservateurs veulent-ils éliminer un service essentiel aux citoyens de Laval?
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2014-11-27 11:35 [p.9877]
Monsieur le Président, je veux tout d'abord reconnaître l'initiative de ma collègue de Vancouver-Est qui a mis en avant cette motion. Elle soulève un aspect assez important qu'on devrait reconnaître et auquel le gouvernement doit donner suite dans l'immédiat. Voilà pourquoi notre caucus appuie cette motion énergiquement.
Je veux aussi remercier mon collègue de Surrey-Nord, dont les propos ont mis en évidence l'historique de cette calamité et de ce médicament. Selon l'historique réel, le médicament a commencé à être développé en 1952, en Allemagne de l'Ouest. À cette époque, il avait passé une série de tests. Même en 1956, on n'arrivait pas à trouver de signes de toxicité dans ce médicament qui avait été testé à plusieurs reprises, avec des animaux et des êtres humains. On sait que depuis 1957, ce médicament a été principalement commercialisé pour les personnes diagnostiquées de la lèpre et de problèmes digestifs. La nausée chez les femmes enceintes était l'un des diagnostics qui a fait en sorte qu'un tel médicament soit prescrit, sans qu'on en connaisse vraiment les conséquences.
Après la lecture de plusieurs notes sur l'historique de ce médicament, je suis quelque peu troublé d'avoir pris connaissance qu'en 1961, le gouvernement canadien avait approuvé la commercialisation de ce médicament. C'est précisément dans une période où il y avait un gouvernement progressiste conservateur qui, on pourrait dire, n'avait pas pris soin de pousser plus loin la recherche, peut-être en raison de ses politiques, avant d'approuver la mise en vente de ce médicament et avant d'autoriser les médecins de le prescrire.
La nausée chez les femmes enceintes est un processus qu'on peut presque qualifier de naturel, parmi toutes les situations de la période de gestation. Il est donc parfois recommandable de plutôt s'y attaquer avec des médicaments naturels et des méthodes de l'ancien temps, comme nos grands-parents le faisaient, afin de soulager ce dérangement naturel.
J'aimerais aussi mettre en évidence que selon le rapport visant à approuver la commercialisation et la prescription de ce médicament, on avait découvert qu'il y avait une certaine innocuité, c'est-à-dire qu'il s'agissait d'un médicament qui ne causait aucun dommage apparent chez l'homme. Je dirais plutôt que c'était une déficience dans la recherche ou que les informations n'avaient pas vraiment été traitées de façon adéquate. L'aberration dans tout cela, c'est qu'on se retrouve plus de 50 ans plus tard à résoudre un problème de compensation de ces victimes, qui date de très longtemps.
En 1961, sous la gouverne d'un gouvernement conservateur, alors que plusieurs personnes se plaignaient d'être victimes de ce traitement inadéquat, on a refusé de les entendre et de leur accorder une compensation juste et équitable. Cela me dérange énormément.
Dans le contexte actuel, c'est précisément en raison d'une opposition officielle efficace que nous allons mettre en avant une motion afin que le gouvernement reconnaisse le droit de ces personnes d'être indemnisées. Cela me dérange à un point tel que je me dis qu'il faut ouvrir les yeux au gouvernement. Il faut être vigilants et s'enquérir de toutes les démarches qu'entreprennent les organismes responsables, notamment la Food and Drug Administration des États-Unis. D'ailleurs, selon les informations dont je dispose sur cet organisme, le médicament serait toujours commercialisé, mais il serait appliqué à d'autres types de traitement.
Il est bon de savoir que le gouvernement prête finalement une oreille attentive aux personnes touchées par cette catastrophe médicale, et que les compensations qui auraient dû être effectuées il y a longtemps sont mises en avant.
Je crois énergiquement que la motion mise en avant par ma collègue de Vancouver-Est arrive à un bon moment. En effet, tout gouvernement qui cherche à se faire réélire ou à réparer les dommages qu'il a causés en n'écoutant pas et en imposant des motions d'attribution de temps tout le temps, en vue d'adopter rapidement des projets de loi auxquels il est favorable, voudra maintenant se présenter comme un gouvernement qui écoute et qui pose les bons gestes.
Nous appuyons cette motion et nous espérons qu'elle sera véritablement adoptée, afin de réparer ces dommages causés à d'innombrables personnes qui en subissent aujourd'hui les conséquences.
Comme je le disais, j'étais dérangé d'apprendre certaines informations qui datent de très loin sur la thalidomide, vu que je me préoccupe toujours des droits de la personne et des consommateurs.
Toute personne qui reçoit le traitement, que ce soit d'un médecin ou d'un autre spécialiste de la santé, doit connaître ses droits avant d'accepter de suivre les instructions du médecin. De plus, ce médecin a la responsabilité d'aviser tout d'abord le patient des risques reliés au traitement que celui-ci accepte de suivre.
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2014-11-27 11:45 [p.9877]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question très pertinente. Le gouvernement doit agir dans des délais opportuns quand il s'agit de nettoyer des dégâts.
Le député a raison. D'après mes lectures, le Royaume-Uni, l'Allemagne et d'autres pays ont déjà pris des mesures concrètes pour prescrire ledit médicament dans le cas de maladies ou de malaises plus précis qui comportent moins de risques. J'ai aussi appris que ce médicament était utilisé pour le traitement du sida aux États-Unis. Il s'agit de savoir s'ils ont obtenu des résultats adéquats. Est-ce que la compensation qui pourrait être applicable dans le cas d'aberrations ou de contraintes médicales envers les patients est aussi mise en avant? Non.
Nous sommes en retard, c'est vrai, mais il est temps d'agir et d'adopter cette motion.
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2014-11-27 11:48 [p.9878]
En fait, monsieur le Président, nous savons au contraire que le gouvernement cherche à couper 36 milliards de dollars dans le budget du réseau canadien de la santé.
Je crois que les conservateurs devraient revoir leurs méthodes et faire le nécessaire pour améliorer et contrôler adéquatement la recherche. Voilà ce que le gouvernement devrait savoir et faire pour le bien des citoyens de notre magnifique pays.
Je n'ai rien de spécial à dire sur la manière dont les conservateurs s'y prennent actuellement, sinon du point de vue budgétaire, parce qu'on sait que, dernièrement, la recherche et le financement qui y est consacré ont été mis à mal par le gouvernement.
Après 2015, nous allons remédier à ces manquements et aux problèmes que les conservateurs ont traînés d'année en année.
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2014-11-24 14:05 [p.9700]
Monsieur le Président, dans ma circonscription, Laval, malgré un suivi constant dans la résolution des cas d'immigration de nos concitoyens, nous avons eu plus de cinq cas de séparations familiales en raison de mesures d'expulsion par l'Agence des services frontaliers du Canada. Il est important de souligner que ces cas impliquent des enfants qui sont nés ou qui ont grandi au Canada.
Mme Florentino Morel, mère de Laéticia, deux ans et demi, née au Québec, a dû quitter le pays avec son mari et sa fille. La famille Munoz Gallegos a reçu l'ordre de quitter le pays dans 25 jours. C'est 25 jours pour liquider ses biens, annuler le suivi des traitements médicaux, sortir un enfant de l'école — qui doit aussi partir — et ainsi quitter le pays dans lequel elle pensait avoir trouvé refuge.
Des séparations dramatiques sont imposées à de jeunes enfants et à leurs parents et, en plus, des délais irréalistes leur sont infligés. Les valeurs d'humanité et de justice sont absentes. Pire encore, les procédés de traitement de la part du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration et de l'agence sont en fait des pratiques incompatibles et opposées à 180 degrés.
Où est l'erreur? Où est le respect des droits des enfants?
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2014-11-06 14:04 [p.9289]
Monsieur le Président, le 1er novembre, j'ai eu l'honneur de participer à l'inauguration du monument commémoratif érigé en hommage aux anciens combattants d'origine portugaise au parc Pedro-Da Silva, à Laval. Cela nous rappelle que des Canadiens d'origines diverses, tel que mentionné dans la déclaration d'hier de mon collègue de Sackville—Eastern Shore, ont combattu coude à coude, à l'image de la société canadienne que nous aimons et que nous prônons: diversifiée et inclusive.
J'aimerais rendre hommage au lieutenant-colonel Richard Jourdain, commandant sortant du 4e Bataillon Royal 22e Régiment, pour ses 35 ans de services rendus.
Je souligne également l'implication citoyenne de la Filiale 251 Chomedey de la Légion royale canadienne, maître d'oeuvre de la célébration de dimanche prochain à Laval pour le jour du Souvenir 2014.
N'oublions jamais.
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2014-10-28 16:33 [p.8898]
Monsieur le Président, j'ai le plaisir d'intervenir, ce soir, relativement au projet de loi C-41 concernant le traité de libre-échange avec la Corée du Sud.
Comme mes collègues l'ont exprimé, je suis ravi de dire que notre caucus est disposé à appuyer ce projet de loi en troisième lecture. En même temps, j'aimerais clarifier certains points relativement aux amendements que notre caucus a déjà mis en avant et proposés lors des réunions en comité. Malheureusement, ils ont été rejetés par nos collègues libéraux et conservateurs.
Je veux surtout mettre l'accent sur les critères que le caucus du NPD a toujours défendus concernant les négociations de traités de libre-échange. Cela peut se résumer en trois petits points, petits mais énormes en même temps, car ils ont une grande portée. Nous comprenons bien qu'un partenaire qui propose un traité de libre-échange doit respecter la démocratie, les droits de l'homme et des normes adéquates en matière d'environnement et de droit du travail. Évidemment, ce sont là les valeurs canadiennes, et les deux pays doivent être harmonisés quant à cette pensée.
Le deuxième point consiste à se poser la question suivante: l'économie du partenaire proposé a-t-elle une valeur importante ou stratégique pour le Canada? C'est évident. On sait que la Corée du Sud est un pays en voie de développement, mais assez avancé. Il est quand même l'un des principaux partenaires commerciaux du Canada en Asie. Le grand besoin que le Canada a de diversifier ses relations commerciales internationales est, en quelque sorte, un pas dans la bonne direction.
Lors de mes études en économie et en marketing international, j'ai déjà été confronté à des situations où notre pays, le Canada, était vraiment très dépendant de l'économie de nos voisins du Sud, les États-Unis, à un point tel qu'environ 80 % ou 85 % de nos exportations s'en allaient juste au Sud de la frontière.
Toutefois, le besoin a toujours été grand parce que le Canada a toujours mis en avant le développement de nouveaux marchés par sa technologie et ses ressources naturelles. C'est d'ailleurs pourquoi, à un moment donné, les stratégies commerciales internationales de notre pays ont envisagé des traités de libre-échange de toutes sortes de matières. Tout a commencé avec l'ALENA, dans les années 1980. Par la suite, cela s'est multiplié avec plusieurs pays en voie de développement. Pour certains de ces accords, nous avons été d'accord, pour d'autres, non.
Le troisième des critères concerne les modalités de l'accord. C'est un point important. En effet, l'un des principaux problèmes que nous avons soulevés en comité se rapporte au règlement des différends commerciaux. Nous avons soumis des amendements, des corrections et des modifications concernant certains aspects de ce traité de libre-échange. Du côté de la rectitude d'un pays démocratique, il n'y a aucun problème. Toutefois le règlement des différends commerciaux ne devrait absolument pas faire partie de cet accord. Cela ne doit pas se régler du côté gouvernemental. Nous croyons fermement que tout différend commercial doit se régler par les voies judiciaires appropriées.
Le traité de libre-échange avec la Corée offre une importante occasion au Canada de diversifier son économie. Il s'agit d'un autre pas dans la bonne direction, parce que nous comptons beaucoup ici sur les ressources naturelles et, si je me rappelle bien, c'était le point de litige principal d'une des particularités des autres traités de libre-échange. Dans ces traités, on critiquait beaucoup la façon de faire du Canada qui ne voulait qu'exporter des matières premières brutes, sans même qu'elles soient passées par un processus de transformation ou autre, ce qui leur aurait donner une valeur ajoutée proprement canadienne démontrant notre expertise et nos technologies.
Dans ce traité de libre-échange avec la Corée, il s'agit d'un pas dans la bonne direction, parce que ce pays jouit de l'appui d'une vaste coalition d'intervenants économiques au Canada. Ce partenaire démontre qu'il a une démocratie solide où les droits de la personne sont respectés. Il a aussi des normes adéquates en matière d'environnement et de droit du travail. Les syndicats sont solides et ont tous une affinité avec les valeurs canadiennes.
Dans tous les secteurs secondaires ou manufacturiers — pour le dire précisément comme il se doit —, tels que la production de l'industrie lourde, les produits du bois, l'agriculture, la transformation des aliments, les fruits de mer ou la haute technologie, on peut vraiment partager l'expertise de chaque pays et, quelque part, trouver une formule gagnant-gagnant, comme cela devrait être le cas pour tout échange commercial avec d'autres pays.
Nous devons mentionner d'autres faits importants concernant ces traités. La Corée est membre du G20. Parmi ces 20 pays, elle occupe le 15e rang, un rang assez important. La Corée est le septième partenaire commercial en importance du Canada. Évidemment, c'est un fait à ne pas négliger. D'ailleurs, les importations canadiennes ont déjà perdu à peu près 30 % du terrain. C'est donc un recul qu'il faut vite rattraper.
Il faut se rappeler que ce traité de libre-échange est en négociation depuis 2005, soit presque une décennie; cela fait au moins neuf ans. Nous ne comprenons pas pourquoi on ne soit pas allé de l'avant plus tôt. Je suppose que cela concerne, comme d'habitude, le laisser-faire et la mauvaise gestion des conservateurs dans l'économie de notre pays. C'est très bien d'annoncer qu'il y a de la création d'emplois, mais dans le fond, on constate que cela n'aboutit jamais à rien de concret.
La Corée est une démocratie et la quatrième économie en importance dans toute la région asiatique.
Pour conclure brièvement, nous avons certaines affinités avec certains pays et partis de l'opposition sud-coréens. Ces derniers comme nous, au sein de notre caucus, pensent que le mécanisme de règlement des différends investisseur-État, tel qu'il est proposé dans cet accord, doit absolument être éliminé.
J'espère qu'à l'étape de la troisième lecture de ce projet de loi, quelqu'un pensera qu'il serait intéressant de considérer de nouveau cette situation, afin de la rendre convenable pour tout le monde.
Nous, les néo-démocrates, savons que le commerce international est essentiel à la prospérité du Canada, et cela fait longtemps que nous cherchons à diversifier nos échanges avec nos partenaires commerciaux de toutes les régions du monde, notamment l'Amérique latine, l'Asie, l'Europe et l'Afrique.
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