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Lib. (NL)
Welcome back, everybody.
This is meeting number 28 of the House of Commons Standing Committee on Canadian Heritage.
Pursuant to the order of reference of Tuesday, February 16, the committee resumes its clause-by-clause consideration of Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts.
We are doing this, of course, virtually—
Bon retour à tous.
La séance d'aujourd'hui est la 28e séance du Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes.
Conformément à l'ordre de renvoi du mardi 16 février, le Comité reprend son étude article par article du projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois.
Nous le faisons évidemment en mode virtuel...
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CPC (AB)
View Rachael Harder Profile
2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, I wish to move a point of order. It has come to my attention that this committee was provided with a charter statement from the Minister of Justice, and that this charter statement was prepared on the bill based on its original form on November 3.
At that point in time, our party was largely in favour of making the proposed amendments to the Broadcasting Act and other acts in order to modernize them and create a level playing field between streaming services like Netflix and the Canadian broadcasters, and the justice minister's charter statement was in good standing. However, that was before the bill was amended, and as you know, there are some significant changes that have since taken place.
One of the things that was stated in the justice minister's charter statement was that, and I quote, “clause 3 would specify that the Act does not apply in respect of programs uploaded by unaffiliated users [for example, you and me] to social media services for sharing with other users, and in respect of online undertakings whose only broadcasting consists of such programs.”
When the bill was amended, however, to remove clause 3—the portion that I just read his opinion on—the entire scope of the bill was changed. Given that the entire scope of the bill has now changed with the removal of that clause, the statement no longer stands as accurate.
Last Friday, those changes were made, taking away the protection for individual users—again, such as you and me—for the things we post on Facebook, the things we post on YouTube, the things an aspiring artist posts and the cat video that my grandmother posts in order to share with her friends and engage with them. When this change was made, it removed the protections that were once offered to individuals who use these platforms.
Monsieur le président, j'invoque le Règlement. J'ai appris que le ministre de la Justice a remis au Comité un énoncé concernant la Charte et que cet énoncé, rédigé le 3 novembre, porte sur le texte initial du projet de loi.
À ce moment-là, notre parti était très favorable aux modifications permettant de moderniser les dispositions de la Loi sur la radiodiffusion et d'autres lois et d'égaliser les chances entre les services de diffusion en continu comme Netflix et les radiodiffuseurs canadiens, et l'énoncé concernant la Charte rédigé par le ministre de la Justice était donc adapté. Mais c'était avant que le projet de loi ne soit modifié, et, comme vous le savez, il y a eu des changements importants depuis.
L'énoncé concernant la Charte rédigé par le ministre de la Justice prévoyait notamment ceci, je cite: « l’article 3 préciserait que la Loi sur la radiodiffusion ne s’applique pas aux émissions téléversées par des utilisateurs non affiliés [comme vous et moi] vers un fournisseur de services de médias sociaux en vue de leur transmission à d’autres utilisateurs, ainsi qu’aux entreprises en ligne dont la seule radiodiffusion est celle de telles émissions. »
Mais, quand l'article 3 a été supprimé — la partie sur laquelle je viens de lire son avis —, toute la portée du projet de loi a été modifiée. Comme la portée du projet de loi est désormais ainsi modifiée, l'énoncé concernant la Charte n'est plus aussi adapté.
Vendredi dernier, l'adoption de cette modification a éliminé la protection des utilisateurs individuels — comme vous et moi, je le répète — concernant ce qu'ils affichent sur Facebook ou sur YouTube, les publications d'un artiste en devenir ou la vidéo de chats partagée par ma grand-mère avec ses amis. Ce changement supprime la protection auparavant garantie aux personnes qui utilisent ces platesformes.
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Lib. (NL)
Ms. Harder, just one second. I appreciate the recognition of the content that you're providing here with the removal of the clause.
Can you get a little more specific about how this is counter to—
Madame Harder, un instant. Je comprends l'idée de ce que signifie la suppression de cet article du projet de loi.
Pouvez-vous nous dire un peu plus précisément en quoi cela va à l'encontre de...
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Yes. Thank you, Mr. Chair.
The removal of proposed section 4.1 from Bill C-10 fundamentally changes the legislation and dissolves the ground on which the charter statement stood to justify charter compliance. Therefore, the original charter statement should be considered null and void if this committee wishes to do due diligence. Therefore, I would propose to you that we need a new charter statement from the justice minister, based on the transformational edit that was done on Friday.
Mr. Chair, I believe this is extremely important, because it's about protecting Canadians and their freedoms.
Oui. Merci, monsieur le président.
La suppression de l'article 4.1 du projet de loi C-10 transforme en profondeur la Loi et dissout le motif sur lequel l'énoncé s'appuie pour justifier la conformité à la Charte. Par conséquent, l'énoncé initial devrait être considéré comme nul et non avenu si le Comité souhaite faire preuve de diligence raisonnable. J'estime donc que nous devons obtenir du ministre de la Justice un nouvel énoncé tenant compte de la modification transformationnelle adoptée vendredi.
Monsieur le président, je crois que c'est extrêmement important, puisqu'il s'agit de protéger les Canadiens et leurs libertés.
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Lib. (ON)
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2021-04-30 13:06
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I have a point of order.
J'invoque le Règlement.
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Lib. (NL)
Ms. Harder, could I get you to summarize what you're reading right now, very quickly, so that I can go to Ms. Dabrusin? It sounds like you're going into the arguments on the content of what you're talking about. I need you to, again, be specific as to the point you're trying to make. I assume you're trying to withdraw or cease what we're doing right now. Is that correct?
Madame Harder, pourriez-vous résumer très rapidement ce que vous êtes en train de lire pour que je puisse donner la parole à Mme Dabrusin? On dirait que vous vous lancez dans des arguments sur le contenu dont vous parlez. Je vous demande encore une fois de préciser votre propos. Je suppose que vous essayez d'annuler ou de faire cesser ce que nous sommes en train de faire. C'est bien cela?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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No, I'm not. If you'll just oblige me for a moment here, I need to outline my case, and then I am happy to summarize or to conclude.
Non, ce n'est pas cela. Si vous le permettez, j'aurais besoin de quelques instants pour vous exposer mon point de vue, après quoi je me ferai un plaisir de résumer ou de conclure.
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Lib. (NL)
Very quickly, please.
Très rapidement, s'il vous plaît.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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At the end of the day, this is about Canadians. This is about standing up for their charter rights and freedoms. I understand that this committee wishes to get to clause-by-clause. However, I believe that in the best interests of Canadians and respecting their charter rights, the bare minimum we can do is to take the next three minutes and allow me to explain why this is of such crucial importance.
Protecting Canadian's rights and freedoms and making sure—
En définitive, c'est des Canadiens qu'il s'agit. Il y a lieu de défendre les droits et libertés garantis par la Charte. J'entends bien que le Comité souhaite procéder à l'étude article par article. Mais je crois que, dans l'intérêt des Canadiens et dans le respect de leurs droits garantis par la Charte, le moins que nous puissions faire est de prendre les trois prochaines minutes pour me permettre d'expliquer pourquoi c'est d'une importance cruciale.
Protéger les droits et libertés des Canadiens et s'assurer...
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Lib. (NL)
Hold on, everyone, one moment.
Ms. Dabrusin, I'm going to let you step in. Go ahead.
Attendez un instant, tout le monde.
Madame Dabrusin, je vais vous laisser intervenir. Allez-y.
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View Julie Dabrusin Profile
Lib. (ON)
View Julie Dabrusin Profile
2021-04-30 13:06
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Thank you.
We are midway through a clause-by-clause, and in this virtual world, it's a little different from when we normally do it. We would be through it quite a bit more quickly, but we are still midway through in this clause-by-clause process. I am not sure what this member is seeking to bring forward, but don't believe she has clearly stated what she wants to do. At this point, it seems that it is putting the cart ahead of the horse, as far as what we're working on.
Merci.
Nous sommes à mi-chemin de l'étude article par article, et la situation, en mode virtuel, est un peu différente de ce que nous faisons d'habitude. En temps normal, nous aurions terminé ce travail beaucoup plus rapidement, alors que nous sommes encore à mi-chemin. Je ne sais pas exactement ce que la députée veut proposer, mais je ne crois pas qu'elle ait dit clairement ce qu'elle souhaite. À ce stade, il me semble qu'on met la charrue avant les bœufs.
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Lib. (NL)
I'll go to Mr. Rayes.
La parole est à M. Rayes.
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CPC (QC)
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2021-04-30 13:06
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Thank you, Mr. Chair.
To follow up on the remarks of my honourable colleague, Ms. Dabrusin, I feel that Ms. Harder has the privilege of speaking in committee and that she has something important to bring to our attention. As we see it, both the Canadian Charter of Rights and Freedoms and freedom of expression itself were cast aside when the committee adopted an amendment to the bill to eliminate a section that it was proposing to add to the Broadcasting Act.
I feel that Ms. Harder deserves a few minutes to express her point of view and to tell us what she wants to propose. The least we can do as a committee is to listen to her arguments and then decide together. Mr. Chair, if I may, she has a perfect right—
Merci, monsieur le président.
Pour faire suite aux propos de mon honorable consœur Mme Dabrusin, je pense que Mme Harder a le privilège de s'exprimer en comité et qu'elle a quelque chose d'important à porter à notre attention. À nos yeux, la Charte canadienne des droits et libertés et la liberté d'expression ont été mises de côté lorsque le Comité a adopté un amendement au projet de loi ayant pour but de supprimer un article qu'il proposait d'ajouter à la Loi sur la radiodiffusion.
Je pense que Mme Harder mérite d'avoir quelques minutes pour exposer son point de vue et en arriver à ce qu'elle veut nous proposer. Le minimum que nous puissions faire, comme comité, est d'écouter ses arguments, pour ensuite prendre une décision ensemble. Monsieur le président, si vous me le permettez, elle a tout à fait le droit...
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Lib. (NL)
Mr. Rayes, I'll get to her point, but I have to move on from you in order to do that. I see what you're saying.
Before I go back to Ms. Harder, I have a question.
Were you about to move a motion?
Monsieur Rayes, je vais y venir, mais, pour cela, je dois avancer. Mais je comprends ce que vous dites.
Avant de revenir à Mme Harder, j'ai une question.
Étiez-vous sur le point de présenter une motion?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, I will be seeking support from the committee.
Monsieur le président, je vais demander l'appui du Comité.
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Lib. (NL)
Well, I can't do that on a point of order. The Standing Orders state that you may bring a point of order and then tell the committee why we're out of bounds, as it were. Within that, according to the Standing Orders, I'm just going to pre-empt by saying that you can't move that motion or seek the permission of the committee, as you say, within the realm of a point of order, which is what you're doing. That's why I want you to get to the reason we're going outside of the rules of this particular committee.
Go ahead.
Eh bien, je ne peux pas le faire dans le cadre d'un rappel au Règlement. Le Règlement stipule que vous pouvez l'invoquer, puis dire au Comité pourquoi nous sommes hors limites, si je puis dire. Ainsi, conformément au Règlement, je vais simplement anticiper en disant que vous ne pouvez pas proposer cette motion ou demander la permission du Comité, comme vous dites, dans le cadre d'un rappel au Règlement, et c'est bien ce que vous êtes en train de faire. C'est pourquoi je veux que vous expliquiez pourquoi nous allons à l'encontre des règles du Comité.
Allez-y.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, thank you. I understand that it is your perspective. Perhaps in just a moment you can confer further with the clerk.
I would like to outline context for the request I'm going to make to the committee, and I believe it is appropriate for me to do so on a point of order.
Merci, monsieur le président. Je comprends bien que c'est votre perspective. Peut-être pourriez-vous en discuter davantage avec la greffière dans un instant.
J'aimerais expliquer le contexte de la demande que je vais présenter au Comité et je crois qu'il convient que je le fasse dans le cadre d'un rappel au Règlement.
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Lib. (NL)
How about I confer with the clerk first, and then I'll come back to you?
J'aimerais d'abord consulter la greffière, qu'en dites-vous?
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CPC (AB)
View Rachael Harder Profile
2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, I respect your request. However, you don't yet know what my request is, so if I could continue outlining the context, as is my privilege as the member of Parliament for Lethbridge and as a current member of this committee—
Monsieur le président, en tout respect, vous ne savez pas encore ce que je vais demander, et, si vous me permettez de continuer à décrire le contexte ainsi que j'en ai le droit comme députée de Lethbridge et membre de ce comité...
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Lib. (NL)
I understand what your privileges are, Ms. Harder, but the thing is, on a point of order.... You're going to describe now, I'm assuming, why you raised this point of order and why we're outside the realm of the rules standard to the procedures of committee.
Go ahead.
Je suis au courant de vos privilèges, madame Harder, mais, quand on invoque le Règlement... Je suppose que vous allez maintenant expliquer pourquoi vous avez invoqué le Règlement et pourquoi nous ne respectons pas les règles de procédure des comités.
Allez-y.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Thank you, Mr. Chair.
Mr. Chair, the original intent of this legislation was to modernize the Broadcasting Act. However, by removing this clause 3 of Bill C-10—the proposed new section 4.1 of the act—there's a significant difference in what this is now, and I would argue that it potentially impedes upon the freedoms of Canadians that are granted under section 2(b) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
Social media platforms are the new public square. That's where people engage in conversation.
Merci, monsieur le président.
Monsieur le président, l'intention première de ce projet de loi était de moderniser la Loi sur la radiodiffusion. Cependant, la suppression de l'article 3 du projet de loi C-10— et du nouvel article 4.1 — transforme considérablement la situation, et j'estime que cela pourrait nuire aux libertés garanties aux Canadiens par l'alinéa 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés.
Les platesformes de médias sociaux sont la nouvelle place publique. C'est là que les gens discutent.
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Lib. (NL)
Sorry, Ms. Harder, this is the third time now. I'm trying to give you as much latitude as I can, but we're arguing about content on which a vote has taken place. There are ways by which you can move a motion and seek consent.
Are you asking to revisit something that was done previously in this committee? May I ask that?
Désolée, madame Harder, pour la troisième fois. J'essaie de vous donner le plus de latitude possible, mais nous discutons d'un contenu qui a déjà fait l'objet d'un vote. Il y a des façons de présenter une motion et d'obtenir un consentement.
Demandez-vous à revenir sur quelque chose qui a déjà été fait ici? Puis-je le savoir?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, I understand the desire to rush through. I understand the desire of the members of the governing party to move this through as quickly as possible, and I understand that there is an attempt to squelch my voice right now.
I would ask to be given the opportunity to speak and to make the points that are appropriate to make at this point in time, and then to seek the committee's support.
Monsieur le président, je comprends le désir de se hâter. Je comprends que les députés du parti au pouvoir souhaitent que ce projet de loi soit adopté le plus rapidement possible, et je comprends aussi qu'on essaie de me faire taire en ce moment.
Je demande la possibilité de prendre la parole et de faire valoir les arguments qu'il convient de faire valoir à ce stade, puis de demander l'appui du Comité.
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Lib. (NL)
Ms. Harder, I'm not trying to squelch you. I could have cut this off a long time ago. I'm just trying to get to the point here, because you called up a point of order, and as chair I have to make this flow the way it should, as given to us by the Standing Orders.
I'm trying to figure out.... If you want to do a motion as such, there's a place to do that, but when you bring up a point of order....
I see you, Ms. Dabrusin. Did you want to respond?
Madame Harder, je n'essaie pas de vous faire taire. J'aurais pu mettre fin à cette discussion il y a longtemps. J'essaie simplement d'en venir au fait, parce que vous avez invoqué le Règlement, et, comme président, je dois procéder conformément au Règlement.
J'essaie de comprendre... Si vous voulez présenter une motion, c'est possible, mais, quand vous invoquez le Règlement...
Je vous vois, madame Dabrusin. Vouliez-vous répondre?
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Lib. (ON)
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2021-04-30 13:06
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No. I simply wanted to say that it has veered into debate, and I just wanted to—
Non. Je voulais simplement dire que cela tourne au débat et que...
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Lib. (NL)
Okay. Sorry, Ms. Dabrusin, but I don't want to further that debate.
Ms. Harder, now that I've heard what you.... I think I know where you might be going. I'm assuming that in this particular case, I repeat, you want to revisit something that's already been addressed by clause-by-clause here. Is that correct?
D'accord. Je suis désolé, madame Dabrusin, mais je ne veux pas poursuivre ce débat.
Madame Harder, maintenant que j'ai entendu ce que vous... Je crois comprendre où vous voulez en venir. Je suppose que, en l'occurrence, vous voulez, je le répète, revenir sur quelque chose qui a déjà été abordé dans le cadre de notre étude article par article. C'est bien cela?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Mr. Chair, I appreciate your patience. What I would like to do is seek unanimous consent to move the following motion.
Monsieur le président, je vous remercie de votre patience. Je demande le consentement unanime pour présenter la motion suivante.
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Lib. (NL)
I'm sorry, Ms. Harder. I can't let you move a motion in the middle of a point of order, but, for the sake of fairness, here's what I'm going to do. I'm going to suggest something, but I have to confer with the table staff before I do that, okay? How about I do that first, as you mentioned earlier, as you recommended? I will be as quick as I can, and we'll come back and reconvene.
Now I know that you wish to propose a motion. You're seeking unanimous consent. I'm going to come back to you and see what I can do on that particular ruling.
Je suis désolé, madame Harder. Je ne peux pas vous laisser proposer une motion en plein milieu d'un rappel au Règlement, mais, pour être juste, voici ce que je vais faire. Je vais vous proposer quelque chose, mais je dois d'abord consulter la greffière, d'accord? Pourquoi ne pas commencer par cela, comme vous l'avez dit et recommandé tout à l'heure? Je serai aussi bref que possible, puis nous reprendrons nos travaux.
Je sais que vous voulez proposer une motion. Vous demandez le consentement unanime. Je vais voir ce que je peux faire et vous revenir.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Mr. Simms, if I may, very quickly, as you go and approach the clerk to confer on this, I would contend that there is a significant issue here with the removal of the proposed section 4.1 in this legislation, and we must do our best as members of this committee to contend for Canadians and their freedoms.
Monsieur Simms, si vous le permettez, très rapidement, pendant que vous vous approchez de la greffière pour en discuter, j'estime que la suppression du nouvel article 4.1 dans le projet de loi représente un enjeu important, et nous devons faire de notre mieux, comme membres de ce comité, pour défendre les Canadiens et leurs libertés.
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Lib. (NL)
Okay, Ms. Harder. I have no doubt that we'll address that. I appreciate that; I really do, but I have to go now and try to figure out how to fit what you want to do within the confines of the Standing Orders of the House of Commons, so please, if I could just suspend for a few moments, I'll come back to you with the appropriate way of doing this, as you wish to do.
D'accord, madame Harder. Je n'ai aucun doute que nous aborderons cette question. Je vous entends, soyez-en certaine, mais je dois maintenant essayer de voir comment faire ce que vous souhaitez dans les limites du Règlement de la Chambre des communes; donc, s'il vous plaît, permettez-moi de suspendre la séance quelques instants, et je vous reviendrai avec le moyen de procéder qui convient.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:06
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Thank you, Mr. Simms.
Merci, monsieur Simms.
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Lib. (NL)
All right, folks, we're going to suspend for a few minutes. I'll be back shortly.
Très bien, mesdames et messieurs, nous allons suspendre la séance pendant quelques minutes. Je vous reviens sous peu.
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Lib. (NL)
Hello, everyone, and welcome back to this meeting.
I want to apologize to those listening abroad to this webcast. We had some technical difficulties as we went down. These seem to be fixed, and everything seems to be okay. We'll keep you posted.
Ms. Harder, I may have a suggestion for you. The reason I couldn't let you expand on the points you were making is that in the beginning you put up your hand and I asked whether you were on a point of order. You said yes, and we moved from there, so this is probably as much my fault as yours.
That being said, if you wish to bring up the points that you wish to make, you may proceed when these proceedings and the debate begin.
I'm going to call for amendment G-10, which reminds me to tell everyone, don't forget about the “raise hand” function on the side, because it makes life a lot easier for me and everyone else technically. Also, let's not try to talk over each other. Because of interpretation, it makes life extremely difficult, and also for our folks at Hansard it makes it very difficult.
Ms. Harder.
Rebonjour à tous. Bon retour à cette réunion.
Je tiens à m'excuser auprès de ceux qui nous écoutent à l'extérieur. Nous avons eu quelques difficultés techniques. Ces problèmes semblent être réglés, et tout semble fonctionner. Nous vous tiendrons au courant.
Madame Harder, j'ai peut-être une suggestion. La raison pour laquelle je ne pouvais pas vous laisser élaborer vos arguments, c'est que, au début, vous avez levé la main, et j'ai demandé si vous invoquiez le Règlement. Vous avez dit oui, et nous sommes partis de là; c'est donc probablement autant ma faute que la vôtre.
Cela dit, vous pourrez faire valoir vos argument lorsque les délibérations et le débat commenceront.
Je vais mettre aux voix l'amendement G-10, et, à propos, je rappelle à tout le monde de ne pas oublier la fonction « main levée » sur le côté de l'écran, parce que cela me facilite la vie et facilite la vie à tout le monde sur le plan technique. De plus, il faut essayer de ne pas parler tous en même temps. Cela rend la vie extrêmement difficile aux interprètes et aux gens du hansard.
Madame Harder.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:31
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Thank you, Mr. Chair. If you look to page 1064 of the fabulous green book we have that guides the procedure in these things, you will see a section that outlines the protocols with regard to unanimous consent.
It's my understanding that I have the ability to seek unanimous consent to move a motion, and if I'm granted that unanimous consent, then I am able to move a motion during a point of order.
I would wish, then—
Merci, monsieur le président. À la page 1064 de la version anglaise du fabuleux livre vert qui guide la procédure, vous verrez une section qui décrit les protocoles concernant le consentement unanime.
D'après moi, cela veut dire que je peux demander le consentement unanime pour présenter une motion, et, si on me l'accorde, je peux proposer une motion pendant un rappel au Règlement.
Je souhaite donc...
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Lib. (NL)
One moment, please. Just nod in my direction if I'm getting this right.
You can seek unanimous consent on a point of order to proceed with your motion. This is what you're asking.
You can do that, or you can withdraw your point of order and then we can launch into amendment G-10, concerning which I would advise you to raise your hand at that point, if you wish to discuss what you wish to discuss.
I'm not playing; I'm just trying to make things easier for you, because I know you want to get your opinion in.
Do you wish to withdraw your point of order, or do you want to seek unanimous consent to proceed with a motion within your...?
I'm sorry. To be very clear, what I'm saying to you is that you can withdraw the point of order and we can begin debate, for which you could be recognized from the floor.
Un instant, s'il vous plaît. Faites-moi simplement un signe de tête si j'ai bien compris.
Vous pouvez demander le consentement unanime dans le cadre d'un rappel au Règlement pour présenter votre motion. C'est ce que vous demandez.
Vous pouvez le faire ou vous pouvez retirer votre rappel au Règlement, après quoi nous pourrons passer à l'amendement G-10, auquel cas je vous recommanderais de lever la main si vous voulez qu'on discute de ce que vous souhaitez.
Je ne suis pas en train de vous leurrer; j'essaie simplement de vous faciliter les choses, parce que je sais que vous voulez faire valoir votre opinion.
Voulez-vous retirer votre rappel au Règlement ou voulez-vous demander le consentement unanime pour présenter une motion dans le cadre de votre...?
Je suis désolé. Pour être très clair, je vous dis que vous pouvez retirer le rappel au Règlement et nous pourrons entamer le débat, dans le cadre duquel vous pourriez avoir la parole.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:33
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If we begin the debate and I am recognized from the floor, it is within the context of clause 10. Is that correct?
Si nous entamons le débat et que j'ai la parole, ce sera dans le contexte de l'article 10. C'est bien cela?
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Lib. (NL)
Not necessarily. I'm pretty easy about the way things proceed here. I can be quite flexible on these things. If we proceed to clause-by-clause and you raise your hand, I'll give you the floor.
I'm not trying to trick you, Ms. Harder. I'm just trying to make this path easier for you.
Pas nécessairement. Je ne suis pas strict quant à la façon de procéder ici. Je peux laisser une large marge de manoeuvre. Si nous passons à l'étude article par article et que vous levez la main, je vous donnerai la parole.
Ce n'est pas un subterfuge, madame Harder. J'essaie simplement de vous faciliter la tâche.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:33
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Okay, Mr. Simms, I'm going to trust you and I'm going to wait until you get started with clause-by-clause.
D'accord, monsieur Simms, je vais vous faire confiance et attendre que vous commenciez l'étude article par article.
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Lib. (NL)
I'm assuming you're withdrawing your point of order?
Je suppose que vous retirez votre rappel au Règlement?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:34
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In good faith.
En toute bonne foi.
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Lib. (NL)
Indeed.
Okay folks, we're back to the meeting.
Thank you very much. I'm sorry for the technical difficulties in between. They happen from time to time, but this is the first time this has happened to us.
As you know, we're picking up clause-by-clause once more. Don't forget about your “raise hand” function, as I mentioned earlier.
We left off last time on amendment G-10.
Ms. Harder.
Tout à fait.
Mesdames et messieurs, reprenons nos travaux.
Merci beaucoup. Excusez-nous des difficultés techniques entretemps. Cela arrive, mais c'est la première fois que cela nous arrive.
Reprenons donc l'étude article par article. N'oubliez pas votre fonction « main levée » comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure.
Nous en étions à l'amendement G-10.
Madame Harder.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:34
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Mr. Simms, thank you so much for giving me the floor.
Merci beaucoup de me donner la parole, monsieur Simms.
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View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
You're quite welcome.
Je vous en prie.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:38
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Mr. Chair, I understand that this committee is doing, I believe, its best to get through this legislation quickly and to move it to a point that it can be voted on in the House of Commons. I believe, however, that there are some things that need to be considered before getting to that point.
As I've outlined previously, clause 3, or proposed section 4.1, was removed from the legislation last week. When that took place, the nature of this bill changed.
There is a charter statement that was provided by the justice department under the name of the justice minister. That charter statement determines whether or not this piece of legislation, Bill C-10, would be in agreement with or within the purview of the Charter of Rights and Freedoms.
That statement is now null and void, because a significant portion of the bill was removed last week. That being the case, I believe this committee needs to seek another statement with respect to the charter and whether the charter rights of Canadians are in fact being respected within the new outline provided within this bill.
I would draw the committee's attention to a few opinions or viewpoints that have been offered by experts. Most notably, former CRTC commissioner Peter Menzies said that this legislation “doesn't just infringe on free expression; it constitutes a full-blown assault upon it and, through it, the foundations of democracy.”
Mr. Chair, that is an incredibly damning statement in regard to this piece of legislation as it stands now, because that clause was removed last week. That being the case, I believe this committee needs to take the responsibility of seeking another charter statement.
The argument has been made by some members at this table—and by other members of the governing party when this has been raised in the House of Commons during question period—that Canadians shouldn't worry; that there would never be an imposition on their freedom and what they post on social media.
At the end of the day, however, if it's not there, it's not there. In other words, if the protection isn't granted, then there's no protection. It's that simple. If the protection is not outlined in this legislation, then there is no protection for Canadians.
We're talking about a regular component of their daily lives. We're talking about a video they post of their cat, about a video they post of their kids, about a conversation they're having with a friend on a social media platform. This is a new form of public square, and based on the charter, our right to freedom of expression should not be imposed upon.
I would argue, and many other experts have argued, that they are being imposed upon. That being the case, I believe we need to seek a new charter statement based on this legislation as it stands now.
I want to move a motion for this committee's consideration. If I may, I would like to read it into the record.
It reads:
That, given that the deletion of section 4.1, clause 3 of Bill C-10, would extend the application of the Broadcasting Act to programs uploaded by users of social media services, which in turn could violate paragraph 2(b) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms;
and given that the current “Charter Statement” required under section 4.2 of the Department of Justice Act with respect to the potential effects of Bill C-10 directly states that “users of social media who upload programs for sharing with other users and are not affiliated with the service provider will not be subject to regulation” as part of its argument that Bill C-10 respects section 2(b) of the Charter, the committee:
(a) request that the Minister of Justice produce an updated “Charter Statement” under section 4.2 of the Department of Justice Act with respect to the potential effects of Bill C-10, as amended to date, on the rights and freedoms that are guaranteed by the Canadian Charter of Rights and Freedoms;
(b) invite the Minister of Canadian Heritage and the Minister of Justice to appear before the committee to discuss the implications of Bill C-10, as amended to date, for users of social media services; and
(c) suspend clause-by-clause consideration of Bill C-10, notwithstanding the Committee's decision of March 26, 2021, until it has received the updated “Charter Statement” requested under paragraph (a) and has heard from the ministers invited under paragraph (b).
Mr. Chair, that is the end of my motion. I would reiterate how vitally important it is that this committee composed of legislators do its work responsibly and seek this statement from the justice minister.
Monsieur le président, je comprends bien que le Comité fait de son mieux pour adopter rapidement ce projet de loi et le faire adopter par la Chambre des communes. Je crois cependant qu'il y a certains éléments à examiner au préalable.
Comme je l'ai déjà dit, l'article 3, et donc le nouvel article 4.1, a été retiré du projet de loi la semaine dernière. De ce fait, la nature du projet de loi a changé.
Le ministère de la Justice a fourni un énoncé concernant la Charte au nom du ministre de la Justice. Cet énoncé détermine si le texte législatif, en l'occurrence le projet de loi C-10, serait conforme à la Charte des droits et libertés.
Cet énoncé est maintenant nul et non avenu, puisqu'une partie importante du projet de loi a été supprimée la semaine dernière. Cela étant, je crois que le Comité doit chercher à obtenir un autre énoncé concernant la Charte et à savoir si les droits des Canadiens garantis par la Charte sont bel et bien respectés dans les nouvelles dispositions du projet de loi.
J'attire l'attention du Comité sur quelques avis ou points de vue exprimés par des experts. L'ancien conseiller du CRTC Peter Menzies a notamment déclaré que ce projet de loi « ne se contente pas de porter atteinte à la liberté d’expression, il constitue une attaque en règle contre celle-ci et, à travers elle, contre les fondements de la démocratie ».
Monsieur le président, c'est une déclaration incroyablement accablante pour le projet de loi dans sa forme actuelle, étant donné que cette disposition a été supprimée la semaine dernière. J'estime donc que le Comité doit prendre la responsabilité de demander un autre énoncé.
Certains députés autour de cette table— et d'autres députés du parti au pouvoir quand la question a été soulevée à la Chambre des communes au cours de la période des questions — ont affirmé que les Canadiens ne devraient pas s'inquiéter, qu'on ne limiterait jamais leur liberté et ce qu'ils affichent sur les médias sociaux.
Mais, finalement, si ce n'est pas là, ce n'est pas là. Autrement dit, si la protection n'est pas garantie, il n'y a pas de protection. C'est aussi simple que cela. Si la garantie n'est pas énoncée dans le projet de loi, les Canadiens n'auront aucune protection.
C'est une activité régulière de leur vie quotidienne. On parle ici de vidéos de leur chat ou de leurs enfants, ou encore d'une conversation qu'ils ont eue avec un ami sur une plateforme de médias sociaux. C'est une nouvelle forme de place publique et, selon la Charte, notre droit à la liberté d'expression ne devrait pas être limité.
J'estime, comme beaucoup d'autres experts, qu'on le limite. Je crois donc que nous devons demander un nouvel énoncé concernant la Charte portant sur le texte actuel du projet de loi.
Je voudrais proposer une motion au Comité. Permettez-moi d'en faire lecture pour le compte rendu.
Elle se lit comme suit:
Considérant que la suppression de l'article 4.1. de la clause 3 du projet de loi C-10 étendrait l'application de la Loi sur la radiodiffusion aux émissions téléversées par des utilisateurs des services de médias sociaux, ce qui pourrait, par conséquent, entraver l'alinéa 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés;
et considérant que l’« énoncé concernant la Charte » actuel requis en vertu de l'article 4.2 de la Loi sur le ministère de la Justice en ce qui concerne les effets potentiels du projet de loi C-10 stipule directement que « les utilisateurs de médias sociaux qui téléversent des émissions dans le but de les transmettre à d’autres utilisateurs et qui ne sont pas affiliés avec le fournisseur de services ne seront pas assujettis à la réglementation » dans le cadre de son argumentaire selon lequel le projet de loi C-10 respecte l'alinéa 2b) de la Charte; le Comité
a) demande au ministre de la Justice de produire un « énoncé concernant la Charte » mis à jour, en vertu de l'article 4.2 de la Loi sur le ministère de la Justice, concernant les effets potentiels du projet de loi C-10, tel que modifié à ce jour, sur les droits et libertés qui sont garantis par la Charte canadienne des droits et libertés;
b) invite le ministre du Patrimoine canadien et le ministre de la Justice à comparaître devant le Comité pour discuter des implications du projet de loi C-10, tel que modifié à ce jour, pour les utilisateurs des services de médias sociaux; et
c) suspende l'étude article par article du projet de loi C-10, nonobstant la décision du Comité du 26 mars 2021, jusqu'à ce qu'il ait reçu la mise à jour de l’« énoncé concernant la Charte » demandé en vertu du paragraphe a), et entendu les ministres, invités en vertu du paragraphe b).
Monsieur le président, c'est ce qui termine le texte de ma motion. Je répète à quel point il est essentiel que ce comité composé de législateurs fasse son travail de façon responsable et demande cet énoncé au ministre de la Justice.
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Lib. (NL)
Okay, everybody understands the motion.
Have you sent a copy of this, Ms. Harder, to our clerk?
D'accord, tout le monde comprend la motion.
En avez-vous envoyé une copie à la greffière, madame Harder?
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:40
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Yes, a copy has been submitted in both French and English.
Oui, le texte a été soumis en français et en anglais.
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Lib. (NL)
Ms. Dabrusin.
Madame Dabrusin, vous avez la parole.
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Lib. (ON)
View Julie Dabrusin Profile
2021-04-30 13:40
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Thank you, Mr. Chair. I have two points.
I would like to be very clear, because it keeps being talked around. There is a clear exclusion, which has already been passed by this committee, to exclude individuals posting to social media. I need to make that absolutely clear. There is an exclusion for individuals posting content to social media. Beyond that, the Broadcasting Act does not cover content. This is not about moderating content.
I will, however, go one step further and also indicate that we are in the middle of clause-by-clause study. We do not have a completed bill before us. We are still in the process of a clause-by-clause study, and it is simply premature to be taking any moment to review what the impact of the bill would be until we have actually completed the process of determining what the bill will look like.
Merci, monsieur le président. J'ai deux points à faire valoir.
Je serai très claire, puisqu'on en parle constamment: une exclusion claire, déjà adoptée par le Comité, est prévue pour les utilisateurs qui téléversent du contenu sur les médias sociaux. Je tiens à ce que ce soit absolument clair. Ceux qui téléversent du contenu sur les médias sociaux ne sont pas visés. Qui plus est, la Loi sur la radiodiffusion ne couvre pas le contenu. Il ne s'agit pas de modérer le contenu.
Je vais toutefois aller un peu plus loin et préciser que nous sommes au beau milieu de l'étude article par article. Nous ne sommes pas saisis d'un projet de loi dont l'étude serait terminée. Nous en sommes encore à l'étape de l'étude article par article, et il est tout simplement prématuré de consacrer du temps à l'examen des répercussions du projet de loi tant que nous n'aurons pas fini de l'élaborer.
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Lib. (NL)
Mr. Housefather.
Monsieur Housefather, à vous la parole.
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Lib. (QC)
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2021-04-30 13:41
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Thank you, Mr. Chairman.
I'd like to start by saying that I agree entirely with Ms. Dabrusin. The preamble of the motion takes a position that I don't agree with. I think it's a flawed interpretation of the removal of clause 3 of the bill. I also believe, as Ms. Dabrusin said, that the bill will continue to be amended, so for us to stop at each point in the bill, which may not reflect the bill at the end, to ask for updated charter statements is illogical.
Furthermore, and more importantly, let me direct you to the Department of Justice website as to what the rules are with respect to charter statements.
These charter statements, which were put into effect by our government, the Liberal government, basically originally included charter statements only for justice bills. Then, on December 13, 2019, through amendments to the Department of Justice Act, we created a new duty on the Minister of Justice to ensure that a charter statement is tabled in Parliament for every government bill. The charter statements are a transparency measure intended to inform parliamentary and public debate on a bill and help increase awareness and understanding of the charter.
The website explicitly states:
Charter Statements are intended to provide information to the public and Parliamentarians. Although a bill may change over the course of its passage through Parliament, Charter Statements reflect the bill at [the] time of introduction and are not updated.
Let me repeat that. Charter statements reflect the bill at the time of introduction and are not updated. It goes on to say, “Charter Statements are not legal opinions on the constitutionality of a bill.”
For a multiplicity of reasons, then, Mr. Chairman, I am against this motion: number one, that the legislation does not contemplate ever updating a charter statement, and it is explicitly stated that charter statements “reflect the bill at time of introduction and are not updated”; and second, because we are in the middle of a clause-by-clause debate on the bill, and if it were to be updated at any point for whatever reason, if that were permissible, it would make sense to do so only at the end of debate on the bill, once all the amendments had been adopted and one knew what the legislation would look like.
Thank you, Mr. Chairman.
Merci, monsieur le président.
Je dirai d'abord que je suis tout à fait d'accord avec Mme Dabrusin. Le préambule de la motion expose une position que je n'approuve pas. Il s'agit d'une interprétation fautive de la suppression de l'article 3 du projet de loi. Je crois aussi, comme Mme Dabrusin l'a dit, que le projet de loi fera l'objet d'autres amendements. Il est donc illogique que nous nous arrêtions à chaque élément du projet de loi — car chacun risque de ne pas se retrouver dans le texte final — pour demander des énoncés à jour concernant la Charte.
Plus important, je vous invite à consulter le site Web du ministère de la Justice pour connaître les règles régissant les énoncés relatifs à la Charte.
Ces énoncés, créés par le gouvernement libéral, n'étaient prévus au départ que pour les projets de loi en matière de justice. Puis, le 13 décembre 2019, nous avons fait modifier la Loi sur le ministère de la Justice pour charger le ministre de la Justice de faire déposer au Parlement un énoncé concernant la Charte pour chaque projet de loi du gouvernement. Les énoncés concernant la Charte constituent une mesure de transparence visant à éclairer le débat parlementaire et public sur les projets de loi, et à accroître la sensibilisation et la compréhension de la Charte.
Le site Web dit explicitement:
Les énoncés concernant la Charte visent à fournir des informations au public et aux parlementaires. Bien qu'un projet de loi puisse changer au cours de son adoption par le Parlement, les énoncés concernant la Charte reflètent le projet de loi au moment de son dépôt et ne sont pas mis à jour.
Permettez-moi de répéter. Les énoncés portent sur le projet de loi dans sa forme initiale et ne sont pas mis à jour. On peut lire ensuite: « Les énoncés concernant la Charte ne constituent pas des avis juridiques sur la constitutionnalité d'un projet de loi. »
Pour de multiples raisons, monsieur le président, je suis donc contre la motion. Premièrement, la Loi ne prévoit aucune mise à jour des énoncés concernant la Charte. Ceux-ci « reflètent le projet de loi au moment de son dépôt et ne sont pas mis à jour ». Deuxièmement, parce que nous sommes au beau milieu de l'étude article par article, et que si l'énoncé devait être mis à jour à un moment donné pour quelque raison, si c'était permis, il serait logique de l'actualiser seulement à la fin du débat sur le projet de loi, une fois que tous les amendements auront été adoptés et que l'on connaîtra la version finale.
Merci, monsieur le président.
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Lib. (NL)
Mr. Aitchison.
Monsieur Aitchison, à vous.
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CPC (ON)
Thank you, Mr. Chair.
I think this is a very wise move.
To Ms. Dabrusin's point about a new subsection proposed in this bill that protects users—she's referring, I think, to proposed new subsection 2(2.1), which does protect users specifically—the removal of proposed new section 4.1 refers specifically to the programs that users use to upload their content.
We need to be really careful here. Effectively, I think what this is doing is pushing the regulatory impacts onto users. They're actually shifting them to the programs themselves. I think we need to be careful, and frankly, having a new charter statement—a review of this matter—may have tremendous impacts as we continue the clause-by-clause.
I realize the Liberals really want to rush this through and want to get it done, because they didn't do it in the first five years they had, but I think it behooves us to make sure we do this very carefully and make sure that something as fundamental as freedom of expression for Canadians is not hindered in any way by any moves we make here.
This is fundamental to our democracy and our way of life, and to ask a Liberal justice minister for a review of it is, I think, a very reasonable compromise to make sure, as we proceed and continue to go clause by clause, that we're doing so while ensuring that we're not in any way infringing on Canadians' fundamental freedom of expression—
Merci, monsieur le président.
C'est très astucieux.
Mme Dabrusin parle d'un nouveau paragraphe proposé dans le projet de loi pour protéger les utilisateurs. Elle songe sans doute au nouveau paragraphe 2(2.1), qui protège expressément les utilisateurs. La suppression du nouvel article 4.1 proposé concerne précisément les dispositifs que les utilisateurs utilisent pour téléverser du contenu.
Nous devons faire preuve d'une grande prudence. En fait, j'ai l'impression qu'on fait retomber sur les utilisateurs les conséquences de la réglementation. Elles touchent les émissions elles-mêmes. La prudence s'impose et, honnêtement, un nouvel énoncé concernant la Charte, un examen de cette question, pourrait avoir un effet énorme sur la suite de l'étude article par article.
Je suis conscient que, au fond, les libéraux veulent faire adopter le projet de loi à la hâte et en finir, parce qu'ils n'ont pas fait le travail au cours de leurs cinq premières années, mais j'estime qu'il nous incombe de faire très attention et de veiller à ce que la liberté d'expression des Canadiens, si fondamentale, ne soit aucunement entravée par les mesures que nous prenons ici.
C'est fondamental pour notre démocratie et notre mode de vie, et demander à un ministre libéral de la Justice de l'examiner est, à mon avis, un compromis très raisonnable pour nous assurer, pendant la suite de l'étude article par article, que nous ne portons aucunement atteinte à la liberté d'expression fondamentale des Canadiens...
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BQ (QC)
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2021-04-30 13:46
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A point of order, Mr. Chair.
J'invoque le Règlement, monsieur le président.
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Lib. (NL)
Hold on one second, Mr. Aitchison. There is a point of order from Mr. Champoux.
Un instant, monsieur Aitchison. M. Champoux invoque le Règlement.
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BQ (QC)
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2021-04-30 13:46
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I am sorry to interrupt Mr. Aitchison. I am finding the debate very impassioned, but I still have not received the motion in French. Our colleague Ms. Harder says that she had sent it in English and in French. However, I don't have the French version, or even the English version. To be able to discuss the motion, I would really like to have the French version, please. Can the clerk send it to me as soon as she can?
Thank you.
Je suis désolé d'interrompre M. Aitchison. Je trouve les débats bien passionnants, mais je n'ai toujours pas reçu la motion en français. Notre collègue Mme Harder a dit qu'elle l'avait envoyée en anglais et en français. Cependant, je n'ai pas la version française, ni même la version anglaise. Pour pouvoir discuter de la motion présentée, j'aimerais bien avoir la version française, s'il vous plaît. Je ne sais pas si la greffière peut me la faire parvenir dans de bons délais.
Merci.
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View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
I got a thumbs-up. I believe she's sending it. If you don't receive it in the next little while, Mr. Champoux, just let us know.
Mr. Aitchison, back to you, without any prejudice of course.
Je l'ai vue lever le pouce. Je crois qu'elle envoie le texte. Si vous ne le recevez pas sous peu, monsieur Champoux, dites-le-nous.
Monsieur Aitchison, je reviens à vous, sans aucun préjudice, bien sûr.
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CPC (ON)
There's none taken, anyhow.
I was summing up my point that making sure we get this right is far more important than getting it done quickly. I have real concerns that shifting the onus onto the programs that individual Canadians use opens up too many questions. It is very concerning that the CRTC, while it maybe wouldn't do so, would have the ability and the authority to start regulating the content that individual Canadians post to social media. This is the fear I have. Freedoms aren't taken away in one fell swoop in societies. They're chipped away bit by bit, all under the cover of some important protection from some fear that we should have.
It is well worth taking a pause and asking for a review by the justice minister to make sure we're not getting this wrong. This is so fundamental to our way of life and to the freedoms Canadians expect. We need to make sure we get it right, and that's the reason I think this is a wise pause. We're asking a Liberal minister of justice as well. This is not a partisan issue, I don't think. This is just good governance and making sure we take the time to get this right. That's all we're asking for.
Il n'y en a pas eu, de toute façon.
Je résumais mon point de vue en disant qu'il est beaucoup plus important de bien faire les choses que d'agir rapidement. Je crains vraiment que le transfert du fardeau vers les utilisateurs soulève trop de questions. Il est très préoccupant que le CRTC, même s'il ne s'en servait peut-être pas, ait la capacité et le pouvoir de réglementer le contenu que les Canadiens téléversent sur les médias sociaux. Voilà l'objet de ma crainte. Dans une société, les libertés ne disparaissent pas d'un seul coup. Elles sont érodées petit à petit, tout cela sous le couvert de quelque protection importante à prévoir contre un danger quelconque.
Il vaut la peine de marquer un temps d'arrêt et, pour éviter de faire un faux pas, de demander au ministre de la Justice d'examiner la question. C'est fondamental pour notre mode de vie et pour les libertés que les Canadiens jugent normales. Nous devons nous assurer de bien faire les choses, et c'est pourquoi il me semble judicieux de marquer un temps d'arrêt. Notre demande s'adresse à un ministre libéral de la Justice. Ce n'est pas une question partisane, me semble-t-il. Il faut simplement assurer une bonne gouvernance et prendre le temps de faire correctement les choses. C'est tout ce que nous demandons.
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Lib. (NL)
Ms. Harder.
Madame Harder, vous avez la parole.
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CPC (AB)
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2021-04-30 13:49
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Mr. Chair, to Ms. Dabrusin's point, originally there were two sections within this bill that had to do with individuals. One had to do with individual users, and one had to do with the programs those individuals might use to convey their message or the material they're wishing to share.
The section having to do with users is still intact. The section having to do with the programs that users use was removed. If an individual were to use YouTube, Facebook, TikTok or Twitter, they would be held to the regulations within the CRTC in terms of how those programs are used. That is a direct imposition on their freedom.
I'm not necessarily one who is arguing this on my own. In fact, when Ms. Dabrusin first brought forward the idea that clause 3 should be removed from the bill, Mr. Owen Ripley had comments to make in that regard. Mr. Owen Ripley, of course, is the director general of the broadcasting, copyright and creative marketplace branch at Canadian Heritage. These are his words. He said, “Ms. Dabrusin has signalled, the government intends to...repeal...section 4.1”.
At that point, it was only an intent. Now it's been followed through on.
He went on to say:
...meaning that there would no longer be any exclusion for social media services at all.
He explained:
For the benefit of the committee, in our previous sessions, the committee upheld the exclusion for users of social media companies. In other words, when you or I upload something to YouTube or some other sharing service, we will not be considered broadcasters for the purposes of the act. ...The CRTC couldn't call us before them, and we couldn't be subject to CRTC hearings.
However, Mr. Ripley continued by saying that if the exclusion were to be removed and the proposed new section 4.1 struck down, as it was last week, “the programming we upload onto YouTube, the programming we place on that service, would be subject to regulation moving forward but would be the responsibility of YouTube or whatever the sharing service is.” It is very important to note his words when he said, “it would be subject to regulation moving forward”. Those were his words. This is an expert.
For Ms. Dabrusin to try to mislead this committee, and for the government to try to mislead Canadians into thinking they wouldn't be impacted by this change, is wrong. If they are not scared to have this challenged, then why not allow for a charter statement to be redrafted based on the change that was made last week?
Of course, Mr. Ripley is not the only one who provided that type of commentary. In addition to him, former CRTC commissioner Peter Menzies—and I would hope if we're going to listen to any expert, we would want to listen to him—said that this legislation, “doesn’t just infringe on free expression; it constitutes a full-blown assault upon it and, through it, the foundations of democracy.” That is an extremely strong statement.
He also stated, “It’s difficult to contemplate the levels of moral hubris, incompetence or both that would lead people to believe such an infringement of rights is justifiable.”
Mr. Chair, this is a huge issue. For us to move forward as a committee with little to no regard for wanting to protect the charter rights of Canadians is frightening.
We like the charter. We post it proudly on our walls, as members of Parliament. We talk about it in the House of Commons with passion. We defend it rigorously. At least, that's what we used to do. For us to treat it as if it's just a suggested document rather than the supreme law of the land, is a shame on us.
To suggest we can just move forward, that it's not a big deal or that we will just wait until the end, which probably isn't true, is wrong. It's so wrong. Canadians deserve better. Canadians deserve to have their charter rights protected. Canadians deserve to have the members of this committee wish to seek greater clarity.
Michael Geist, a law professor at the University of Ottawa and the Canada research chair in Internet and e-commerce law, said, “The government believes that it should regulate all user generated content, leaving it to [the] regulator to determine on what terms and conditions will be attached the videos of millions of Canadians on sites like Youtube, Instagram, TikTok, and hundreds of other services.”
He is an expert in this field, and that is what he is saying. He is raising a massive red flag with regard to the part of this bill that was removed last week, which thereby removed protection for individuals and their use of social media and the content they post on the various platforms that are available to them. For us to move forward with little regard for the words spoken by former CRTC commissioner Peter Menzies, or Michael Geist, an expert in this area, or Mr. Owen Ripley, who is the director general of the broadcasting, copyright and creative marketplace branch, and pretend that somehow as individual members of Parliament we know better is incredibly pompous and incredibly irresponsible of us.
We have an opportunity here to do the right thing, so I'm confused as to why members wouldn't wish to do that. Why wouldn't we wish to push the pause button and seek a charter statement? That's simply what we're asking for here. If the charter statement says there is no problem and the bill aligns with the Charter of Rights and Freedoms, then I guess it's the prerogative of the government to put the legislation through, if they have the votes within the House of Commons.
The whole point of clause-by-clause is to carefully analyze the legislation that is before a committee, and to ask good questions, seek clarification and make sure we are doing the right thing and acting in the best interests of Canadians. As of right now, based on the things that have been said by the experts I have listed, I am concerned that this bill, as it stands right now with the amendments that have been made, goes too far, and that it does infringe on the rights and freedoms of Canadians.
My request is very simple. I am respectfully asking that we push the pause button, seek a charter statement, move forward after we have that statement and do so in the best interests of Canadians, fighting for their freedom, defending their voices and ultimately standing by what we call the Canadian Charter of Rights and Freedoms, which in subsection 2(b) offers protection for people's “freedom of thought, belief, opinion and expression”. That thought, belief, opinion and expression can take place in the reality we call “nonvirtual” and in the reality we call virtual, such as social media platforms or apps. I believe we need to make sure we're contending for that and protecting it, and that we are on the side of Canadians and the supreme law of the land.
Monsieur le président, pour revenir à ce que disait Mme Dabrusin, il y avait au départ deux articles du projet de loi qui portaient sur les particuliers. L'un concernait les utilisateurs individuels et l'autre les dispositifs qu'ils pourraient utiliser pour téléverser le message ou le contenu qu'ils souhaitent communiquer.
L'article portant sur les utilisateurs est toujours intact. Celui qui porte sur les dispositifs utilisés par eux a été supprimé. Si une personne utilisait YouTube, Facebook, TikTok ou Twitter, elle serait tenue, dans leur utilisation, de respecter les règlements du CRTC. C'est une atteinte directe à leur liberté.
Je ne suis pas nécessairement seule à défendre cette position. En fait, lorsque Mme Dabrusin a proposé pour la première fois que l'article 3 soit retiré du projet de loi, M. Owen Ripley a formulé des observations à ce sujet. M. Owen Ripley, faut-il le rappeler, est à la tête de la Direction générale de la radiodiffusion, du droit d'auteur et du marché créatif, à Patrimoine canadien. Voici ses propos: « [...] comme Mme Dabrusin l'a signalé, le gouvernement a l'intention d'abroger l'article 4.1 ».
À ce moment-là, ce n'était qu'une intention. On y a maintenant donné suite.
Il a enchaîné:
[...] ce qui signifie qu'il n'y aurait plus d'exclusion pour les services de médias sociaux.
Il a expliqué:
Pour la gouverne du Comité, lors de nos séances précédentes, l'exclusion pour les utilisateurs individuels des entreprises de médias sociaux a été maintenue. Autrement dit, lorsque vous ou moi téléchargeons quelque chose sur YouTube ou un autre service de partage, nous ne sommes pas considérés comme des radiodiffuseurs aux fins de la Loi. Nous ne pourrions donc pas être convoqués devant le CRTC et nous ne pourrions pas faire l'objet d'audiences du CRTC, par exemple.
Toutefois, M. Ripley a ajouté que, si l'exclusion est supprimée et que l'article 4.1 est abrogé, comme il l'a été la semaine dernière, « le contenu que nous téléchargeons sur YouTube, le contenu que nous diffusons sur ce service, serait assujetti à la réglementation à l'avenir, mais la responsabilité en incomberait à YouTube ou à un autre service de partage. » Il est très important de noter les termes qu'il a employés: « [...] il serait assujetti à la réglementation à l'avenir ». C'est ce qu'il a dit, et c'est un expert.
Mme Dabrusin a tort d'essayer d'induire le Comité en erreur, et le gouvernement a tort d'essayer d'induire les Canadiens en erreur en leur faisant croire qu'ils ne seraient pas touchés par ce changement. Si les députés ministériels n'ont pas peur que cette mesure soit contestée, pourquoi ne pas accepter un énoncé concernant la Charte modifié à la lumière du changement qui a été apporté la semaine dernière?
Évidemment, M. Ripley n'est pas le seul à avoir fait ce genre d'observation. En plus de lui, l'ancien commissaire du CRTC, Peter Menzies — et j'espère que si nous sommes disposés à écouter quelque expert, nous voudrons entendre celui-ci — a dit que ce projet de loi, « ne se contente pas de porter atteinte à la liberté d'expression, il constitue une attaque en règle contre celle-ci et, à travers elle, contre les fondements de la démocratie. » C'est une affirmation extrêmement forte.
M. Menzies a également déclaré: « Il est difficile d'envisager les niveaux de présomption morale ou d'incompétence, ou les deux, qui pourraient amener des gens à croire qu'une telle violation des droits est justifiable. »
Monsieur le président, c'est un énorme problème. Il est effrayant de constater que le Comité ne se soucie guère, voire pas du tout, de protéger les droits des Canadiens garantis par la Charte.
Nous aimons la Charte. Nous, députés, l'affichons fièrement sur nos murs. Nous en parlons avec passion à la Chambre des communes. Nous la défendons avec rigueur. C'est du moins ce que nous avons fait jusqu'à maintenant. Il est honteux de faire comme s'il s'agissait simplement d'un texte d'application facultative plutôt que de la loi suprême du pays.
Il est mal de prétendre que nous pouvons simplement aller de l'avant, que ce n'est pas grave ou que nous allons attendre jusqu'à la fin, ce qui n'est probablement pas vrai. C'est tellement mal. Les Canadiens méritent mieux. Ils méritent que leurs droits garantis par la Charte soient protégés. Ils méritent que les membres du Comité veuillent y voir plus clair.
Michael Geist, professeur de droit à l'Université d'Ottawa et titulaire de la chaire de recherche du Canada en droit d'Internet et du commerce électronique, a déclaré: « Le gouvernement croit qu'il devrait réglementer tout le contenu provenant des utilisateurs, en laissant à l'organisme de réglementation le soin de déterminer les conditions auxquelles les vidéos de millions de Canadiens pourront se retrouver sur des sites comme YouTube, Instagram, TikTok et des centaines d'autres services. »
C'est un expert dans le domaine, et voilà ce qu'il dit. Il lance un grand signal d'alerte parce que cet élément du projet de loi a été retiré la semaine dernière, ce qui a fait disparaître une protection pour les consommateurs et leur utilisation des médias sociaux, pour le contenu qu'ils téléversent sur les différentes plateformes à leur disposition. Aller de l'avant sans tenir compte des propos de l'ancien commissaire du CRTC, Peter Menzies, ou de Michael Geist, un expert en la matière, ou encore de M. Owen Ripley, directeur général de la Direction générale de la radiodiffusion, du droit d'auteur et du marché créatif, et prétendre que de simples députés savent mieux que quiconque à quoi s'en tenir, voilà qui est incroyablement outrecuidant et irresponsable de notre part.
Nous avons ici l'occasion de faire ce qu'il faut. Je ne comprends pas pourquoi des députés s'y refuseraient. Pourquoi ne pas marquer un temps d'arrêt pour demander un énoncé concernant la Charte? Nous n'en demandons pas plus. Si, selon l'énoncé, il n'y a pas de problème et le projet de loi est conforme à la Charte des droits et libertés, alors je suppose que le gouvernement aura la prérogative de le faire adopter, s'il a les appuis voulus à la Chambre des communes.
Le but de l'étude article par article est d'analyser soigneusement le projet de loi dont un comité est saisi, de poser de bonnes questions, d'obtenir des éclaircissements et de veiller à s'y prendre correctement et à agir dans l'intérêt supérieur des Canadiens. À l'heure actuelle, à la lumière de ce qu'ont dit les experts que j'ai énumérés, je crains que le projet de loi, dans sa forme actuelle, avec les amendements qui ont été apportés, n'aille trop loin et n'empiète sur les droits et libertés des Canadiens.
Ma requête est très simple. Je demande respectueusement que nous marquions un temps d'arrêt, que nous demandions un énoncé, que nous allions de l'avant après l'avoir reçu et que nous le fassions dans l'intérêt supérieur des Canadiens, en luttant pour leur liberté, en défendant leur voix et, en fin de compte, en respectant ce qui s'appelle la Charte canadienne des droits et libertés, elle qui, au paragraphe 2b), protège la « liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression ». Cette pensée, cette croyance, cette opinion et cette expression ont leur place dans la réalité dite « non virtuelle » et dans la réalité que nous qualifions de virtuelle, comme les plateformes de médias sociaux ou les applications. Nous devons défendre et protéger ce droit, et nous ranger du côté des Canadiens et de la loi suprême de notre pays.
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Mr. Rayes.
Monsieur Rayes, à vous.
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2021-04-30 13:59
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Thank you, Mr. Chair.
I would like to make a comment on Ms. Harder's request, which I consider perfectly legitimate.
We all started out with a willingness to review the Broadcasting Act, which is many years old. When we started, everyone wanted to collaborate with the government. Those who came to talk to us expressed their concerns. They told us about aspects of the bill with which they agreed or disagreed, or which, in their opinion, should be amended.
All members of the committee, from all parties, unanimously agreed to allow members of Parliament the privilege of expressing their views on this bill in the House. Some saw the bill as basically bad, some raised concerns. Members of the committee even agreed to conduct a preliminary study of the bill in committee so as not to hold up the process. The Liberals hinted in the media that we had tried to hold up consideration of the bill, but that was false. It had been agreed that the committee would begin to study the object of the bill and, once the debate in the House was over, the committee would consider the information that had been gathered as it began its official study of the bill.
Everyone was ready to work together, with the objective that the major players in the digital world, such as Netflix, be regulated in the same way as our traditional Canadian broadcasters, as we so dearly like to call them. Everyone shared in that salutary and commendable objective, at the outset.
Subsequently, some criticized the government for not requiring the GAFAs of this world, companies like Facebook, to redistribute money. It was also criticized for not including the CBC's mandate in the bill. We also had the whole issue of hate speech on social media, which the Minister proposes to deal with by means of another bill that will be introduced later.
Through it all, we did our work. Experts came to testify before the committee. A few weeks ago, we then began the clause-by-clause consideration of the bill. If my figures are correct, about 118 amendments were proposed by all parties: 37 by the Green Party, 37 by the Bloc Québécois, 27 by the government itself and by the Liberal members of the committee,14 by the NDP and 13 by ourselves in the Conservative Party. As I said, that's 118 amendments. It shows that the bill had a number of gaps from the outset. All the members of the committee worked together to find an acceptable compromise by proposing subamendments. The issue of Canadian content in French, that everyone brought up, as you recall, also had to be dealt with.
So what happened last Friday was a shock for everyone, I would say. No one saw it coming. Although committees are supposed to be independent, the Minister, through his Parliamentary Secretary, and other Liberal members who represent him on the committee, decided to eliminate one whole section of the bill, which will have consequences on internet users and influencers specifically. People do not realize that and are only just starting to talk about it. I can tell you that the media in Quebec are not talking very much about what is happening at the moment. However, freedom of expression and the very basis of the Canadian Charter of Rights and Freedoms are at play for all users, influencers, youtubers, people with a little YouTube channel, who do it as a second job or just as their passion. By taking out that whole section, the power to regulate has just been handed over to the CRTC.
I have a lot of respect for Ms. Dabrusin. She repeated what the Minister said in question period, that such is not the government's intention and I want to believe it. If that is the case, the government would not have had to come to that decision, because now we are not talking about the same thing at all. It is no longer a bill intended to submit the major digital players to the same regulations as conventional broadcasters. A big hole has been opened up, with no guidelines, by giving the entire power to the CRTC, which is out of our control. Actually, as soon as we have anything to say against that organization, we are told that we have to listen to it and let it do its work, because it's independent.
Basically, our work is to make sure that the bill imposes a tight framework to protect the Canadian Charter of Rights and Freedoms. That should also be the raison d'être of every member of the House of Commons.
Some might wonder whether this is an opposition attempt to prevent the bill from being passed. That is not the case at all. The opinions we have heard this week have come from experts. Ms. Harder named some of them, and I don't want to quote their comments again, but they include Michael Geist, an emeritus law professor at the University of Ottawa. Some might wonder whether that professor is going overboard when it comes to the bill, but no. I am sorry to disappoint you, but he is very well recognized in his area. He is so well recognized that, as I dug into the registry of grant programs supporting research and professors in their work, I found that the Liberal government had paid that professor several hundred thousand dollars. I am not saying that he received money to which he had no right. On the contrary, he received it because of his expertise in the area. In 2020, or to be more precise, on April 1, August 15, February 8, and September 1, he received more than one hundred thousand dollars for his work. He is therefore a credible expert who is showing us a warning light when he states clearly that we have before us “the most anti-Internet government in Canadian history”. I am not an expert in the area, but I can say that the warning light is yellow and may even be about to turn red. As parliamentarians, we have a responsibility to put a foot on the brake and examine the situation.
We can add what Mr. Menzies said. He is a former commissioner of the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission, whose reputation in the area cannot be questioned.
I would also like to draw the attention of all committee members and to the people listening to us that Daniel Bernhard, the Executive Director of Friends of Canadian Broadcasting, who has come to talk to us on several occasions, has been sending warning signals since we started. Just look at page 3 of the report that the organization submitted to the committee. Before we even started to propose amendments, the organization was already shedding light on the risk posed by eliminating subsection 4.1, which the bill was proposing to add to the Broadcasting Act. By eliminating it, we have ripped away an essential element of protection from internet users all over the country.
Let us not even mention the host of experts, university professors and political analysts who have been waving red flags, not yellow ones, since the beginning of the week, telling us that, by agreeing to eliminate this section, we have just dug ourselves a hole.
With all due respect to my colleagues, I consider that Ms. Harder's request is perfectly legitimate. There's nothing partisan about it. It asks the Minister of Justice, himself a member of the Liberal Party, to submit a new Charter statement to follow the one, which he himself wrote, stating that the bill we are currently studying is supposed to provide protection for the users.
I venture to think that our committee, whose members have been working together from the outset, will have the wisdom to say that it has made a mistake. If theMinister is operating in good faith and, as he states, the consequences of eliminating that section are not those that he wants, let's look at our decision again. It will not prevent things from moving forward, because I don't think we will be passing Bill C-10 in a week. The Liberal government will soon have been in place for six years. During that time, it has prorogued Parliament. The committee has done everything it can to make sure that things roll along. We have wasted not one minute in the legislative process. Let me emphasize that all members of the committee have worked to move this bill forward.
I hope that the Minister will stop his empty rhetoric, in suggesting that we may have said things in the past when we have not. Right from the start, the minister told us that the GAFAs were going to be included in the bill, which was completely false. Today, by trying to correct a mistake, he has made another one by asking the committee to eliminate subsection 4.1.
I repeat, if we want things to roll along nicely, let's just pass this motion. Then, first, we will be able to ask the Minister of Justice to provide us with an updated Charter statement and, second, we can listen to what the Minister of Canadian Heritage and the Minister of Justice have to tell us. Then we will be able to resume our work with a view to passing the bill on the Broadcasting Act, so that the major players in the digital world are subject to the same regulatory framework as the broadcasters we like to call traditional.
Ms. Harder, thank you for your expertise and your work. I hope that the message you are sending us will allow the committee to make a wise decision, the right decision.
Thank you, Mr. Chair.
Merci, monsieur le président.
J'aimerais intervenir relativement à la demande, que je considère comme tout à fait légitime, de Mme Harder.
Nous sommes partis d'une volonté de revoir la Loi sur la radiodiffusion, qui date de nombreuses années. Dès le départ, tout le monde souhaitait collaborer avec le gouvernement. Les intervenants qui sont venus nous parler nous ont fait part de leurs préoccupations. Ils nous ont parlé des éléments du projet de loi avec lesquels ils étaient en accord ou en désaccord, ou de ceux qui devaient être modifiés, à leur avis.
De façon unanime, tous les membres du Comité, tous partis confondus, ont accepté de donner aux députés le privilège de s'exprimer à la Chambre sur ce projet de loi, que certains jugeaient mauvais à la base ou qui soulevait des préoccupations. Les membres du Comité ont même accepté de procéder à une préétude du projet de loi en comité, pour ne pas retarder le processus. Les libéraux ont laissé sous-entendre dans les médias que nous avions essayé de retarder l'étude du projet de loi, mais c'était faux. Il avait été convenu que le Comité commencerait à étudier l'objet du projet de loi et que, une fois le débat à la Chambre terminé, le Comité prendrait en considération l'information recueillie pour entamer son étude officielle du projet de loi.
Tout le monde était prêt à collaborer, dans l'objectif que les grands joueurs du monde numérique, comme Netflix, soient réglementés de la même façon que nos radiodiffuseurs canadiens conventionnels, comme on aime si bien les appeler. Tout le monde partageait cet objectif sain et louable, au départ.
Ensuite, plusieurs personnes ont reproché au gouvernement de ne pas avoir assujetti les GAFA de ce monde, soit les compagnies comme Facebook, à l'obligation de redistribution de l'argent. On lui a également reproché de ne pas avoir inclus dans le projet de loi le mandat de Radio-Canada. Il y a aussi toute la question des discours haineux sur les réseaux sociaux, que le ministre propose d'aborder par l'entremise d'un autre projet de loi qui sera déposé plus tard.
Malgré tout cela, nous avons fait notre travail. Des experts sont venus témoigner devant le Comité. Nous avons ensuite entamé, il y a déjà quelques semaines, l'étude article par article du projet de loi. Si mon calcul est bon, environ 118 amendements ont été déposés par l'ensemble des partis: 37 par le Parti vert, 37 par le Bloc québécois, 27 par le gouvernement lui-même et par les députés libéraux membres du Comité, 14 par le NPD et 13 par nous-mêmes, du Parti conservateur. Je répète, c'est quelque 118 amendements. Cela démontre que ce projet de loi comportait plusieurs lacunes dès le départ. Tous les membres du Comité collaborent pour trouver un compromis acceptable, en proposant des sous-amendements. Il s'agit également de régler la question du contenu canadien en français, qui a été soulevée par tout le monde, comme vous le savez.
Or, ce qui s'est produit vendredi dernier a été un choc pour tout le monde, je dirais. Personne n'a rien vu venir. Bien que les comités soient réputés indépendants, le ministre, par l'intermédiaire de sa secrétaire parlementaire et des autres députés libéraux qui le représentent au Comité, a décidé de supprimer un article complet du projet de loi, ce qui aura des conséquences sur les utilisateurs et les influenceurs du Web, notamment. Les gens ne se rendent pas compte de cela. On commence à peine à en parler. Je peux vous dire que les médias québécois ne parlent pas beaucoup de ce qui se passe en ce moment. Pourtant, la liberté d'expression et les fondements mêmes de la Charte canadienne des droits et libertés sont en jeu pour tous les utilisateurs, les influenceurs, les youtubeurs, les gens qui ont une petite chaîne sur YouTube, qui font ce travail comme emploi secondaire ou par passion. En supprimant cet article complet, on vient de donner un pouvoir de réglementation au CRTC.
J'ai beaucoup de respect envers Mme Dabrusin. Elle répète ce que le ministre a dit lors de la période de questions, soit que ce n'était pas l'intention du gouvernement, et je veux bien le croire. Si c'est le cas, le gouvernement n'aurait pas dû en arriver à cette décision, parce qu'on ne parle plus du tout de la même chose, maintenant. Ce n'est plus un projet de loi qui vise à soumettre les grands joueurs numériques à la même réglementation que les radiodiffuseurs conventionnels. On vient d'ouvrir une brèche sans mettre aucune balise, en donnant le plein pouvoir au CRTC, lequel échappe à notre contrôle. En effet, dès que nous avons quelque chose à dire contre cet organisme, on nous répond que, puisqu'il est indépendant, il faut l'écouter et le laisser faire son travail.
À la base, notre travail est de nous assurer que le projet de loi permettra d'imposer un cadre serré afin de protéger la Charte canadienne des droits et libertés, ce qui devrait constituer la raison d'être de tout parlementaire à la Chambre des communes.
Certains pourraient se demander s'il s'agit d'une tentative de l'opposition pour empêcher l'adoption du projet de loi. Or, ce n'est pas du tout le cas. Ce qui ressort du coup de sonde qui a eu lieu cette semaine nous provient d'experts. Mme Rachael Harder en a nommé certains, dont je ne vais pas citer de nouveau les propos, mais parmi eux se trouve M. Michael Geist, professeur émérite en droit de l'Université d'Ottawa. Certains pourraient se demander si ce professeur fait du zèle quant au projet de loi, mais non. Je suis désolé de vous décevoir, mais il est très reconnu dans son domaine. Il est tellement reconnu que, en fouillant dans le registre des programmes de subventions visant à soutenir la recherche et les professeurs dans leurs travaux, j'ai trouvé que le gouvernement libéral avait remis à ce professeur plusieurs centaines de milliers de dollars. Je ne dis pas qu'il a reçu de l'argent auquel il n'avait pas droit. Au contraire, il en a reçu en raison de son expertise dans le domaine. En 2020, plus précisément le 1er avril, le 15 août, le 8 février et le 1er septembre, il a reçu plus d'une centaine de milliers de dollars pour réaliser des travaux. C'est donc un expert crédible qui envoie un signal d'alarme en disant clairement que nous avons devant nous « le gouvernement le plus anti-Internet de l'histoire du Canada ». Sans être un expert dans le domaine, je dis que tout cela envoie un signal d'alerte jaune, qui s'approche même de l'alerte rouge. En tant que parlementaires, nous avons la responsabilité d'appuyer sur le frein et d'examiner la situation.
À cela s'ajoute ce qu'a dit M. Menzies, ancien commissaire du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, dont la réputation dans le domaine est sans faille.
J'aimerais également porter à l'attention de tous les membres du Comité et des gens qui nous écoutent que M. Daniel Bernhard, directeur général des AMIS de la radiodiffusion, qui est venu nous parler à quelques reprises, envoie des signaux d'alerte depuis le début. D'ailleurs, je vous invite à consulter la page 3 du rapport que l'organisme a déposé au Comité. Avant même que nous commencions à proposer des amendements, l'organisme mettait déjà en lumière le risque que représentait la suppression de l'article 4.1 que le projet de loi proposait d'ajouter à la Loi sur la radiodiffusion. En le supprimant, nous avons enlevé par la force des choses un élément essentiel de protection des citoyens et des citoyennes de partout au pays qui utilisent le Web.
C'est sans compter la panoplie d'experts, de professeurs d'université et d'analystes politiques qui, depuis le début de la semaine, agitent des drapeaux non pas jaunes, mais rouges, pour dire qu'en acceptant la suppression de cet article, on vient d'ouvrir une brèche.
Sauf tout le respect que j'ai pour tous mes collègues, je considère que la demande de Mme Harder est tout à fait légitime. Elle ne comporte rien de partisan. Il s'agit de demander au ministre de la Justice, lui-même membre du Parti libéral, de déposer un nouvel énoncé concernant la Charte, à la suite de celui où il avait lui-même écrit que le projet de loi présentement à l'étude devait permettre de protéger les utilisateurs.
J'ose croire que notre comité, dont les membres collaborent depuis le début, aura la sagesse de dire qu'il a commis une erreur. Si le ministre est de bonne foi et que, comme il l'affirme, les conséquences de la suppression de cet article ne sont pas celles qu'il souhaitait, revenons sur notre décision. Cela n'empêchera pas de faire avancer les choses, car je ne pense pas que nous en soyons à une semaine près de faire adopter le projet de loi C-10. Cela fera bientôt six ans que le gouvernement libéral est en place. Pendant cette période, il a prorogé le Parlement. Le Comité a tout fait pour que tout tourne rondement. Aucune minute n'a été perdue dans le processus législatif. L'ensemble des membres du Comité, je tiens à le souligner, a cherché à faire avancer ce projet de loi.
J'espère que le ministre va arrêter de faire un peu de démagogie comme il le fait en laissant sous-entendre que nous aurions dit des choses par le passé alors que c'était faux. Dès le départ, le ministre nous a dit que les GAFA allaient être visées par le projet de loi, ce qui était complètement faux. Aujourd'hui, en essayant de vouloir corriger une erreur, il en a créé une autre en demandant au Comité de supprimer l'article 4.1 proposé.
Je le répète, si nous voulons que les choses tournent rondement, permettons simplement l'adoption de cette motion. Ainsi, nous pourrons demander au ministre de la Justice de nous fournir une mise à jour de l'énoncé concernant la Charte, d'une part, et écouter ce qu'ont à nous dire le ministre du Patrimoine canadien et le ministre de la Justice, d'autre part. Nous pourrons ensuite reprendre notre travail en vue d'adopter le projet de loi sur la radiodiffusion afin que les grands joueurs du monde numérique soient soumis au même cadre réglementaire que nos radiodiffuseurs dits conventionnels.
Madame Harder, je vous remercie de votre expertise et de votre travail. J'espère que ce message que vous nous envoyez permettra au Comité de prendre une sage décision, celle qui sera la bonne.
Merci, monsieur le président.
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Lib. (NL)
Mr. Waugh.
Monsieur Waugh, vous avez la parole.
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2021-04-30 14:09
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Thank you, Mr. Chair.
As you know, I'm a former broadcaster, like many on this committee.
We all know, whether you're from the government side or the opposition side, that C-10 needed to be updated. It hadn't been updated in over 30 years. In fact, the Internet wasn't even around the last time this bill came forward. In the last several months we've all talked about this bill.
It was interesting hearing from all the stakeholders. That's all I'm going to say. The stakeholders have been looking at this bill for the last five years. They want a good bill to come out of committee so they can put it on the wall and follow the regulations.
We know that the conventional broadcasters—and we've heard from them in committee—are deeply hurting in this country. It doesn't matter if you're a big supplier of television and radio like Bell or Rogers or if you're just a local radio station by yourself in Kamloops or wherever; you know this bill is major in the industry right now.
This is not only because of COVID-19, although that slowed it up a little, but Mr. Chair, as a former broadcaster, I think you too would agree that the landscape in this country has changed dramatically. It's changed because of the Internet. It's changed because of the digital players. All of us know that. Many of us in this country no longer subscribe to cable. We've seen the numbers drop, and maybe for good reason. They're getting their news now from Facebook. They know what their families are doing across this country because of Facebook.
When you seek a charter statement on this.... I don't know about you, but I've had literally 200 to 300 calls and emails this week, specifically since last Friday, from constituents really worried about the rights and freedoms of Canadians.
Many of us go on and upload messages to family. In my statement.... I have a brother out in Vancouver who I haven't seen in maybe four or five years. I have a nephew right now that has made the Prince Albert Raiders. I'm just going to share this with you. They had a bubble in Regina, so I could have maybe gone to see him play. They had a 24-game schedule here in Regina. I couldn't go because of COVID, which I understand.
How do I reach out to my nephew, Niall Crocker, and his family? This is not only me; this is every family in the country. They want the freedom socially to do some of what we have done for years now.
When the proposed section 4.1 was removed last Friday and changed the field, then all of a sudden, holy man.... We've gone into uncharted territory. It's uncharted because when you have a former chair of the CRTC raising a flag.... I can tell you that Ian Scott, the current chair of the CRTC, read his statement. What we don't want, I think, as legislators is the CRTC non-elected telling people in Canada what they can and can't do on the Internet with respect to what they can upload and so on.
I think Michael Geist was right on. Every newspaper in this country—not only the Sun newspapers, but the National Post, the Toronto Star, The Globe and Mail and so on, has really come to the forefront with this story this week, because it matters to Canadians. The newspaper industry, as we know, is hurting in this country.
I would say this, as a former broadcaster. They probably had more input this week because of this bill than on any other government bill that has been debated in Parliament in the last two weeks. They know it's an infringement of rights.
I agree with Ms. Harder and Mr. Rayes. Maybe we should get a legal opinion from the justice minister on the charter statement on rights and freedoms.
For people in this country, because they've been locked down, Mr. Chair—and you know it more than anybody because you're back in the Maritimes right now—this is really hard on them. Particularly in this country, we're fighting anti-maskers and people who don't believe in vaccines, and then all of a sudden this bill hits the airwaves from last Friday and in particular the last five days in this country, and people are up to here. They want their rights and freedoms restored if they've been diminished. This bill, by removing the proposed section 4.1 last Friday, has diminished rights. You might not say that, but it's there.
When you have a former chair of the CRTC raising awareness before we even get to the finish of clause-by-clause, that's enough for me. Mr. Menzies was a well-respected chair of the CRTC for years. Mr. Scott, in his position, I am sure, has had the dialogue over what is happening in committee.
I want to say thank you to Mr. Ripley and all the Heritage staff. You have been magnificent on clause-by-clause, giving an opinion on our amendments going forward and giving us a sense of what is needed in this bill, because we're only going to get one shot at this. This took 31 years to get renewed, and it may take another 31 years to move it forward.
The stakeholders are watching. We know that. We're still getting emails from all our stakeholders who want one-on-one meetings. I'm getting them every day from everybody, in particular over what happened last Friday, with the government removing 4.1.
I'll wrap it up there. I think we need to pause this right now. We can get a clarification from the justice minister. I've seen quotes in newspapers. Let's get this bill right. That's why we're here; that's why we got elected. We got elected to do the right thing for Canadians—to bring a bill forward that needs to be updated. All of us on the committee, all 11 of us on this committee, agree that this bill needs to be right.
When we saw what happened this last week with Canadians up in arms over this bill—and they are up in arms over it—I think that was the flag for all of us to say, “Look, let's get an interpretation. Then, once we get that interpretation from the justice minister, good or bad, we can move on with this bill.”
We all agree on this committee. We've gotten along so well, and we still are, but we want this broadcasting bill to be right. I see no problem pausing, getting a clarification, and then picking it up and moving it out. We have seven or eight weeks in the House of Commons. What's the difference if we bring this out May 10 or June 10? The difference is that we'd better get it right. Canadians are looking to us to get it right.
That is my comment, Mr. Chair. I appreciate your time and your willingness to hear from all of us here today.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Vous n'ignorez pas que je suis un ancien radiodiffuseur, comme beaucoup de membres du Comité.
Nous savons tous, du côté du gouvernement ou de l'opposition, que le projet de loi C-10 devait être mis à jour. La Loi n'avait pas été actualisée depuis plus de 30 ans. En fait, Internet n'existait même pas la dernière fois qu'un projet de loi portant sur cette loi a été présenté. Ces derniers mois, nous avons tous parlé du projet de loi à l'étude.
Il a été intéressant d'entendre tous les intervenants. C'est tout ce que je vais dire. Les intervenants examinent ce projet de loi depuis cinq ans. Ils veulent que le Comité produise une bonne mesure législative pour pouvoir s'y référer et suivre les règlements.
Nous savons que les radiodiffuseurs traditionnels — nous les avons entendus au Comité — éprouvent de graves difficultés au Canada. Peu importe qu'on soit un grand fournisseur de télévision et de radio comme Bell ou Rogers ou une station de radio locale à Kamloops ou ailleurs, on sait que le projet de loi est important pour l'industrie à l'heure actuelle.
Ce n'est pas seulement à cause de la COVID-19, même si elle a ralenti un peu les affaires, mais, monsieur le président, en tant qu'ancien radiodiffuseur, je pense que vous conviendrez aussi que le paysage de ce secteur a changé radicalement. À cause d'Internet. À cause des lecteurs numériques. Nous le savons tous. Bon nombre d'entre nous, au Canada, ne sont plus abonnés au câble. Nous avons vu les chiffres baisser, et peut-être pour une bonne raison. Les consommateurs reçoivent maintenant leurs informations de Facebook. Ils savent ce que font leurs familles partout au Canada grâce à Facebook.
Lorsqu'on demande un énoncé concernant la Charte à ce sujet... Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'ai reçu pas moins de 200 à 300 appels et courriels cette semaine, surtout depuis vendredi dernier, de la part d'électeurs qui s'inquiètent vraiment des droits et libertés des Canadiens.
Beaucoup d'entre nous téléversent des messages destinés à leur famille. Dans ma déclaration... J'ai un frère à Vancouver que je n'ai pas vu depuis quatre ou cinq ans. J'ai actuellement un neveu qui a été engagé par les Raiders de Prince Albert. Je vais vous en dire un mot. Il y a eu une bulle à Regina. J'aurais peut-être pu aller voir mon neveu jouer. Il y avait un programme de 24 parties à Regina. Je n'ai pas pu y aller à cause de la COVID, ce que je comprends.
Comment puis-je communiquer avec mon neveu, Niall Crocker, et sa famille? Il n'y a pas que moi. Toutes les familles au Canada en sont là. Ils veulent avoir la liberté au plan social de faire un peu de ce que nous faisons depuis des années.
Lorsque l'article 4.1 proposé a été supprimé, vendredi dernier, et que la donne a changé soudain du tout au tout... Dieu du ciel... Nous sommes entrés en territoire inconnu. Inconnu parce que, lorsqu'un ancien président du CRTC lance un avertissement... Je peux vous dire que l'actuel président du CRTC, Ian Scott, a lu sa déclaration. Ce que nous ne voulons pas, en tant que législateurs, c'est que le CRTC, dont les membres ne sont pas élus, dise aux Canadiens ce qu'ils peuvent téléverser ou pas sur Internet, par exemple.
Michael Geist avait raison. Tous les journaux au Canada — pas seulement les journaux du Sun, mais aussi le National Post, le Toronto Star, le Globe and Mail et ainsi de suite — se sont vraiment mobilisés cette semaine autour de cet enjeu, car il est important pour les Canadiens. Comme nous le savons, l'industrie des journaux au Canada est en difficulté.
Je dirais ceci, en tant qu'ancien radiodiffuseur: ils ont probablement reçu plus de commentaires cette semaine à cause de ce projet de loi que de tout autre projet de loi d'initiative ministérielle qui a été débattu au Parlement au cours des deux dernières semaines. Ils savent que c'est une violation des droits.
Je suis d'accord avec Mme Harder et M. Rayes. Nous devrions peut-être obtenir un avis juridique du ministre de la Justice sur l'énoncé concernant la Charte qui traiterait des droits et libertés.
La situation est vraiment difficile pour les Canadiennes et les Canadiens, parce qu'ils ont été confinés, monsieur le président, et vous le savez mieux que quiconque, vous qui êtes de retour dans les Maritimes. Dans notre pays en particulier, nous luttons contre les anti-masques et contre les vaccino-sceptiques, et voilà tout d'un coup que ce projet de loi est diffusé depuis vendredi dernier, mais surtout depuis cinq jours, en une période où les gens sont à bout. Ils veulent que les droits et libertés qui ont éventuellement été réduits soient rétablis. Ce projet de loi, après la suppression proposée vendredi dernier de l'article 4.1, réduit les droits. Vous ne le direz peut-être pas, mais c'est cela.
Il me suffit de savoir qu'un ancien président du CRTC agite un drapeau rouge avant même que nous n'ayons terminé notre étude article par article pour avoir conscience du problème. M. Menzies a été un président respecté du CRTC pendant des années. Je suis certain que M. Scott, qui est en poste, a discuté de ce qui se passe au Comité.
Je tiens à remercier M. Ripley et tout le personnel de Patrimoine canadien. Vous avez été magnifiques lors de l'étude article par article, vous nous avez donné une opinion sur nos amendements et nous avez donné une idée de ce qu'il faut inclure dans ce projet de loi, parce que nous n'aurons qu'une seule chance de le faire. Il a fallu 31 ans pour renouveler la Loi, et il faudra peut-être encore 31 ans pour changer les choses.
Les parties prenantes surveillent la situation. Nous le savons. Nous recevons encore des courriels des parties prenantes qui réclament des rencontres individuelles. J'en reçois quotidiennement de tout le monde, en particulier à la suite de ce qui s'est passé vendredi dernier, quand le gouvernement a supprimé l'article 4.1.
Je vais m'arrêter ici. Je pense que nous devons marquer un temps d'arrêt. Nous pourrons obtenir des éclaircissements du ministre de la Justice. J'ai vu des citations dans les journaux. Adoptons un projet de loi qui se tienne. C'est ce pour quoi nous sommes ici et c'est ce pour quoi nous avons été élus. Nous avons été élus pour faire ce qui s'impose pour les Canadiens, c'est-à-dire présenter un projet de loi qui doit être mis à jour. Les 11 membres du Comité conviennent tous que ce projet de loi doit être bon.
Quand on songe à ce qui s'est passé la semaine dernière avec les Canadiens en colère à propos de ce projet de loi — et on a assisté à une levée de bouclier —, je pense qu'il nous fallait y voir un message nous invitant à commencer par obtenir une interprétation du ministre de la Justice, qu'elle soit bonne ou mauvaise, après quoi nous pourrons aller de l'avant avec ce projet de loi.
Nous sommes tous d'accord au Comité. Nous nous sommes bien entendus, et nous continuons de nous entendre, et nous voulons que ce projet de loi sur la radiodiffusion soit bon. Je ne vois aucun problème à marquer un temps d'arrêt, à obtenir une précision, puis à reprendre cette étude et à poursuivre notre travail. Il nous reste sept ou huit semaines à la Chambre des communes. Quelle différence y a-t-il si nous présentons ce texte le 10 mai ou le 10 juin? La différence, c'est que nous ferions mieux de bien faire les choses. Les Canadiens comptent sur nous pour bien faire les choses.
C'est ce que j'avais à dire, monsieur le président. Je vous remercie d'avoir pris le temps de venir nous rencontrer aujourd'hui.
Merci.
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Lib. (NL)
Mr. Waugh, thank you very much.
If I may be so bold, for a point of clarification, I am from Newfoundland and Labrador. We were never really officially a part of the Maritimes, but I appreciate the spirit in which you put it forward. There's no offence to my Nova Scotia, P.E.I. and New Brunswick colleagues.
We go to Ms. Dabrusin.
Merci beaucoup, monsieur Waugh.
Si je puis me permettre, j'aimerais préciser que je viens de Terre-Neuve-et-Labrador. Nous n'avons jamais fait officiellement partie des Maritimes, mais j'apprécie l'esprit dans lequel vous en avez parlé. Je ne veux pas offenser mes collègues de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick.
Nous passons à Mme Dabrusin.
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Lib. (ON)
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2021-04-30 14:18
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Thank you, Mr. Chair.
I move that the debate be now adjourned.
Merci, monsieur le président.
Je propose que le débat soit maintenant ajourné.
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Lib. (NL)
Has everyone heard the dilatory motion? I'm sure you all know what that means.
Est-ce que tout le monde a entendu la motion dilatoire? Je suis sûr que vous savez tous ce que cela signifie.
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BQ (QC)
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2021-04-30 14:18
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A point of order, Mr. Chair.
J'invoque le Règlement, monsieur le président.
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Lib. (NL)
I'm sorry. There is no point of order, sir.
This is a dilatory motion. I have to proceed directly to the vote on adjournment.
Go ahead, Madam Clerk.
Excusez-moi, mais je ne vois pas là de rappel au Règlement, monsieur.
C'est une motion dilatoire. Je dois passer directement au vote pour lever la séance.
Allez-y, madame la greffière.
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CPC (QC)
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2021-04-30 14:18
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Mr. Chair, I would like to ask a question so that I can fully understand what the issue is.
Monsieur le président, j'aimerais poser une question afin de bien comprendre de quoi il s'agit.
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Lib. (NL)
Mr. Rayes, we have to proceed. This is a dilatory motion. I'm sure you know what that is by now. It's a serious thing that we deal with. We have to go directly to the vote, as dictated by the Standing Orders.
Monsieur Rayes, nous devons poursuivre. C'est une motion dilatoire. Je suis sûr que vous savez maintenant ce que c'est. C'est un problème grave auquel nous sommes confrontés. Nous devons passer directement au vote, conformément au Règlement.
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BQ (QC)
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2021-04-30 14:19
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Mr. Chair, I had my hand up well before the others.
Monsieur le président, j'ai levé la main bien avant les autres.
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Lib. (NL)
I'm sorry, Mr. Champoux, but I have to go with the order I have.
Je suis désolé, monsieur Champoux, mais je dois suivre l'ordre que j'ai.
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CPC (QC)
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2021-04-30 14:19
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Mr. Chair, I want to know what a dilatory motion is. I am just asking you to explain it to me.
Monsieur le président, je veux savoir ce qu'est une motion dilatoire. Je vous demande simplement de me l'expliquer.
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Lib. (NL)
Going to the order of the speaking, I have to go with Ms. Dabrusin. She has moved a dilatory motion.
Go ahead, Madam Clerk.
Pour respecter l'ordre des interventions, je dois donner la parole à Mme Dabrusin. Elle a présenté une motion dilatoire.
Allez-y, madame la greffière.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:19
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On a point of order, Mr. Chair—
J'invoque le Règlement, monsieur le président...
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Lib. (NL)
I apologize, Ms. Harder, but this is a dilatory motion. I've already ruled on this several times.
Excusez-moi, madame Harder, mais c'est une motion dilatoire. J'ai déjà rendu plusieurs décisions à ce sujet.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:19
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—you cannot proceed to a vote when there are still hands raised.
... vous ne pouvez pas procéder au vote quand il y a encore des mains levées.
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Lib. (NL)
Ms. Dabrusin had her hand raised. She speaks before the other people who have their hands up. She called for an adjournment. It's a dilatory motion, which means we have to go to it immediately. I think we've all—
Mme Dabrusin a levé la main et elle va parler avant les autres. Elle a demandé l'ajournement du débat. C'est une motion dilatoire, ce qui signifie que nous devons l'examiner immédiatement. Je pense que nous avons tous...
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:20
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I would ask that you speak with the clerk.
Je demande que vous parliez à la greffière.
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Lib. (NL)
I'm seeking out the clerk, actually, to do a vote. That's what we're supposed to do with a dilatory motion.
Madam Clerk.
En fait, je demande à la greffière de procéder au vote. C'est ce que nous sommes censés faire quand une motion dilatoire a été déposée.
Allez-y, madame la greffière.
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Aimée Belmore
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Aimée Belmore
2021-04-30 14:20
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If you vote yea, the debate will adjourn on the motion of Ms. Harder. If you vote nay, then the discussion will continue on the motion of Ms. Harder.
Si vous votez oui, le débat sur la motion de Mme Harder sera clos. Si vous votez non, la discussion se poursuivra sur la motion de Mme Harder.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:20
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I have a point of order.
J'invoque le Règlement.
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Lib. (NL)
Ms. Harder, if you require, I can ask the clerk to do this one more time, if that's what you're asking. I'm trying to uphold the rules by which we govern ourselves at committee and in the House of Commons. This is a dilatory motion. This is where we have to go.
Madame Harder, si vous le voulez, je peux demander à la greffière de refaire cela. J'essaie de faire respecter les règles qui nous régissent en comité et à la Chambre des communes. C'est une motion dilatoire. C'est ce que nous devons faire.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:21
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There are still hands raised, though.
Il y a encore des mains levées, cependant.
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Lib. (NL)
Ms. Dabrusin just moved a motion, Ms. Harder, which means she goes first. Now, if this doesn't work, then the other hands will be recognized. It's fairly clear.
Madam Clerk, please go to the vote.
(Motion agreed to: yeas 6; nays 5 [See Minutes of Proceedings])
Mme Dabrusin vient de présenter une motion, madame Harder, ce qui veut dire qu'elle va commencer. Maintenant, si cela ne fonctionne pas, les autres mains seront reconnues. C'est assez clair.
Madame la greffière, veuillez passer au vote.
(La motion est adoptée par 6 voix contre 5. [Voir le Procès-verbal])
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Lib. (NL)
Debate has now been adjourned on the motion of Ms. Harder.
Le débat sur la motion de Mme Harder est maintenant ajourné.
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BQ (QC)
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2021-04-30 14:24
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A point of order, Mr. Chair.
Monsieur le président, j'invoque le Règlement.
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Lib. (NL)
Mr. Champoux.
Allez-y, monsieur Champoux.
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BQ (QC)
View Martin Champoux Profile
2021-04-30 14:24
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Mr. Chair, I am very well aware that you have to put Ms. Dabrusin's dilatory motion to a vote. I also understand that, because that motion was introduced, my speaking time has been deferred. I feel that other members would also like to be part of the debate on Ms. Harder's motion. I actually had an amendment. If you want, you can check the order in which members raised their hands to speak, but I am almost convinced that I had my hand up first. If I had been able to speak, we could have debated the amendment I wanted to propose to Ms. Harder's motion. But I am not allowed to do that because you have given the floor to another member of the committee before me. I wanted at least to point out that I feel strongly that there has been an injustice in the committee's procedure today.
Monsieur le président, je comprends très bien que vous deviez mettre aux voix la motion dilatoire de Mme Dabrusin. Or, je comprends également qu'à cause de cette motion qui a été proposée, mon tour de parole a été reporté. Je pense que d'autres députés souhaitaient également intervenir dans le débat sur la motion de Mme Harder. J'avais d'ailleurs un amendement à proposer. Vous pourrez vérifier si vous le voulez l'ordre dans lequel les députés ont levé la main pour prendre la parole, mais je suis à peu près convaincu d'avoir levé la main avant. Si j'avais eu mon tour de parole, nous aurions pu débattre de l'amendement que je souhaitais proposer à la motion de Mme Harder. Or, cela ne m'a pas été permis, parce que vous avez donné la parole à un autre membre du Comité avant moi. Je voulais à tout le moins souligner que je considère sérieusement qu'il y a eu une injustice dans la procédure du Comité aujourd'hui.
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Lib. (NL)
Mr. Champoux, as you can see, on the right-hand side of your screen, it shows who put their hand up first. Whether there was a problem with the machine, I don't know. Ms. Dabrusin's name was there, and then it was yours. I have to go by what I see on the right-hand side of the screen.
I apologize if you feel that there's something nefarious involved here, but there surely wasn't. I go by what I see on the right side of the Zoom screen. This is duly noted, and I will make sure to follow it in the future.
Now we will go to Ms. Harder.
Monsieur Champoux, comme vous pouvez le constater, sur la droite de votre écran, on voit qui a levé la main en premier. Je ne sais pas s'il y a eu un problème technique. Le nom de Mme Dabrusin était là, puis il y a eu le vôtre. Je dois me fier à ce que je vois sur la droite de l'écran.
Je suis désolé si vous voyez quelque chose de louche là-dedans, et rien n'était voulu. Je me fie à ce que je vois du côté droit de l'écran Zoom. J'en prends bonne note, et je m'assurerai de le suivre à l'avenir.
Nous allons maintenant passer à Mme Harder.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:25
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Mr. Chair, I would issue a challenge to your earlier ruling.
According to the procedures, a motion to adjourn debate can be issued only once every hand that has been raised with regard to that debate has been acknowledged and given the opportunity to speak.
Monsieur le président, je conteste votre décision précédente.
Selon la procédure, une motion d'ajournement ne peut être présentée qu'une fois que toutes les personnes demandant la parole dans le cadre du débat ont été reconnues et ont eu l'occasion de s'exprimer.
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Lib. (NL)
Ms. Harder, I have to stick with the ruling I made. It was a dilatory motion.
If you wish, I can confer with the clerks to seek clarification and assurances that what we're doing is right. I could do that.
Madame Harder, je dois m'en tenir à ma décision. C'était une motion dilatoire.
Si vous le souhaitez, je peux consulter les greffiers pour obtenir des éclaircissements et des assurances que ce que nous faisons est bien. Je pourrais le faire.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:26
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I would, absolutely, wish for that because, according to the procedures I am reading on the House of Commons website, we cannot adjourn debate until every hand that has been raised has been acknowledged and those individuals have been given an opportunity to speak.
C'est ce que je souhaite, absolument, parce que, selon les procédures que je lis sur le site Web de la Chambre des communes, on ne peut ajourner le débat tant que toutes les mains qui ont été levées n'ont pas été reconnues et que ces personnes n'ont pas eu l'occasion de prendre la parole.
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Lib. (NL)
Okay, Ms. Harder, I will seek the clarification you've asked for with the clerk. We will suspend for a very short two minutes.
D'accord, madame Harder, je vais demander les éclaircissements que vous avez réclamés à la greffière. Nous allons suspendre la séance pendant deux petites minutes.
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CPC (AB)
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2021-04-30 14:26
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I would ask for a reference to the page.
Thank you.
Je demanderais qu'on nous indique la page.
Merci.
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Lib. (NL)
Don't forget, folks, please don't speak until I recognize you because it's hard enough for staff to do their jobs as it is. I'm just trying to make life easier for them.
We'll suspend for a minute. Please stand by.
N'oubliez pas, mesdames et messieurs, de ne pas parler tant que je ne vous ai pas donné la parole, car il est déjà difficile pour le personnel de faire son travail sans cela. J'essaie simplement de lui faciliter la vie.
Nous allons suspendre la séance une minute. Veuillez attendre.
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Lib. (NL)
Okay, everyone, we're back.
Ms. Harder, concerning your issue about other people speaking, the clerk is going to read the particular part of the Standing Orders that clarifies what you're asking.
Bien, nous sommes de retour.
Madame Harder, en ce qui concerne votre question sur les autres personnes devant prendre la parole, la greffière va lire le passage du Règlement qui précise ce dont il retourne.
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Aimée Belmore
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Aimée Belmore
2021-04-30 14:29
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Thank you.
You might hear double, because I believe the phone is still on.
Page 1067 of Procedure and Practice reads, “A dilatory motion is a motion designed to dispose of the original question before the committee, either for the time being or permanently. Dilatory motions do not require notice, nor can they be amended or debated. They are therefore put to a vote immediately.” The main type of motion that is a dilatory motion would be, “That the debate be now adjourned”, which is what Ms. Dabrusin moved.
If the committee chooses to adjourn debate on the motion, then the question is closed for the time being. The committee can bring it back at whatever point it wishes to, but it's closed for the moment, and debate continues on to the next order of business.
Merci.
Vous allez peut-être avoir un écho, parce que je crois que le téléphone est toujours ouvert.
À la page 1067 de la version anglaise de La procédure et les usages à la Chambre des Communes, on peut lire: « Une motion dilatoire cherche à différer l’étude de la motion de façon temporaire ou permanente. Une telle motion ne nécessite aucun avis. Elle ne peut être amendée ni faire l’objet d’un débat. Elle est donc mise aux voix immédiatement. » Parmi les principales motions dilatoires, on retrouve: « Que le comité s'ajourne maintenant », ce que Mme Dabrusin a proposé.
Si le Comité choisit d'ajourner le débat d'après la motion, alors la question est close pour le moment. Le Comité pourra y revenir à n'importe quel moment, mais la question est close pour l'instant, et le débat se poursuit au sujet du prochain point à l'ordre du jour.
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Lib. (NL)
Thank you, Madam Clerk.
Now we go to C-10 for the day.
As mentioned earlier, we're going to talk about G-10. It's where we left off last time, if you recall.
Do I see Ms. Dabrusin raising her hand?
Merci, madame la greffière.
Nous passons maintenant au projet de loi C-10.
Comme je l'ai mentionné plus tôt, nous allons passer à l'amendement G-10. C'est là où nous nous étions arrêtés la dernière fois, si vous vous en souvenez.
Est-ce que je vois Mme Dabrusin lever la main?
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View Alain Rayes Profile
CPC (QC)
View Alain Rayes Profile
2021-04-30 14:30
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A point of order, Mr. Chair.
J'invoque le Règlement, monsieur le président.
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