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View Ginette Petitpas Taylor Profile
Lib. (NB)
I'll first of all call this meeting to order.
Good afternoon, everyone. Thank you all so much for being here today.
Before I commence, I would like to mention that Madame Normandin is going to be replacing Monsieur Therrien today. Christine, it's great to see you, a former PROC committee member, again. We also have Kirsty Duncan, who is going to be replacing Mark Gerretsen today, as he was feeling under the weather. Thank you both so much for being here today.
Welcome to the first meeting of the Subcommittee on Private Members' Business.
Pursuant to Standing Order 91.1(1), we are meeting to consider the items placed in the order of precedence on February 27, 2020, to determine whether they should be considered non-votable.
I would like to start the meeting by providing you with some information following the motion that was adopted in the House on Wednesday, September 23, 2020.
The subcommittee is sitting in a hybrid format, meaning that members can participate either in person or by video conference. All members, regardless of their method of participation, will be counted for the purpose of quorum. The subcommittee's power to sit is, however, limited by the priority use of House resources, which is determined by the whips. All questions must be decided by a recorded vote unless the committee disposes of them with unanimous consent or on division.
Today’s proceedings will be made available via the House of Commons website.
To ensure an orderly meeting, I would like to outline a few rules.
For those participating virtually, members may speak in the official language of their choice. Interpretation services are available for this meeting. You have the choice, at the bottom of your screen, of either “floor” or “English” or “French”.
Before speaking, click on the microphone icon to activate your own mike. When you are done speaking, please put your mike on mute to minimize any interference. As a reminder, all comments by members should be addressed through the chair.
Should members need to request the floor outside of their designated time for questions, they should activate their mike and state that they have a point of order. If a member wishes to intervene on a point of order that has been raised by another member, they should use the “raise hand” function. This will signal to the chair your interest in speaking and create a speakers list. In order to do so, you should click on “Participants” at the bottom of the screen. When the list pops up, you will see next to your name that you can click “raise hand”.
When speaking, please speak slowly and clearly. Unless there are exceptional circumstances, the use of headsets with a boom microphone is mandatory for everyone participating remotely.
Again, I want to thank our interpreters, who do such a tremendous job at all the committees on which we sit.
Should any technical challenges arise, please advise the chair. Please note that we may need to suspend for a few minutes in that case, as we need to ensure all members are able to participate fully.
For those participating in person, moi et Christine, proceed as you would normally in any in-person meeting. Keep in mind the Board of Internal Economy guidelines concerning the wearing of masks and all the health protocols. Should you wish to get my attention, please signal me with a hand gesture or, at an appropriate time, just call out my name. Should you wish to raise a point of order, wait for an appropriate time and indicate to me clearly that you wish to raise a point of order.
With regard to the speakers list, the committee clerk and I will do our best to maintain a consolidated order of speaking for all members, whether they are participating virtually or in person.
We are now ready to start consideration of the 30 items placed on the order of precedence. Generally, the analyst takes the floor to present the votability criteria. Then the analyst would usually give a succinct summary of the first item, after which members can ask questions. If there are no questions, the chair puts the question. The same process is followed for each item on the order of precedence.
Since 2016, at times the subcommittee has accepted all items at once by way of unanimous consent. This worked well when all items remained votable, but it could have created some confusion when members had a concern about some of the items.
I have to say that I was the chair back in early 2016, and this was probably the fastest committee meeting to ever go through, actually. It was pretty quick.
If there's debate or discussion, we certainly want to make sure that it is allowed, but if we can work through these fairly quickly, we'll be able to do so by way of UC as well. I am in the hands of the subcommittee as to how to proceed. If all members agree to adopt all items at once, we can do it this way. However, if members wish to debate some items, it may be better to take the time needed to discuss and make decisions on each item.
At this time, I want to ask how the committee prefers to move forward with the first 30 items.
La séance est ouverte.
Bonjour, tout le monde. Merci beaucoup d'être là aujourd'hui.
Avant de commencer, je tiens à signaler que Mme Normandin remplace aujourd'hui M. Therrien. Madame Normandin, c'est bon de vous revoir, et je rappelle que vous êtes une ancienne membre du comité de la procédure et des affaires de la Chambre. Nous avons également parmi nous Kirsty Duncan, qui remplace aujourd'hui Mark Gerretsen, car il ne se sentait pas bien. Merci à vous deux d'être des nôtres aujourd'hui.
Bienvenue à la première séance du Sous-comité des affaires émanant des députés du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
Conformément au paragraphe 91.1(1) du Règlement, le Sous-comité se réunit pour examiner les affaires inscrites à l'ordre de priorité le 27 février 2020 afin de décider si elles sont non votables.
J'aimerais commencer par vous fournir un peu d'information, compte tenu de la motion adoptée par la Chambre, le mercredi 23 septembre 2020.
Le Sous-comité siège selon une formule hybride, ce qui signifie que les députés peuvent participer à la séance en personne ou par vidéoconférence. Tous les députés, quelle que soit la façon dont ils y participent, seront pris en compte dans le calcul du quorum. Cependant, le pouvoir de siéger du Sous-comité est limité par l'utilisation prioritaire des ressources de la Chambre, selon les décisions des whips. Toutes les décisions seront prises par vote par appel nominal, à moins que le Sous-comité n'en décide autrement par consentement unanime ou avec dissidence.
Les délibérations d'aujourd'hui seront accessibles sur le site Web de la Chambre des communes.
Pour assurer le bon déroulement de la séance, j'aimerais vous présenter quelques règles à suivre.
Pour ceux qui participent à la séance virtuellement, les députés peuvent s'exprimer dans la langue officielle de leur choix. Des services d'interprétation sont offerts, et vous avez le choix, au bas de votre écran, entre le parquet, l'anglais ou le français.
Avant de prendre la parole, cliquez sur l'icône du microphone pour activer votre micro. Quand vous avez terminé de parler, je vous prie de désactiver votre micro pour réduire au minimum les interférences. Je vous rappelle que toutes les observations des députés et des témoins doivent être adressées à la présidence.
Si un député veut demander la parole en dehors de la période qui lui est réservée pour les questions, il doit activer son micro et indiquer qu'il invoque le Règlement. Si un député souhaite réagir au rappel au Règlement d'un de ses collègues, il doit utiliser la fonction « Lever la main ». Je saurai ainsi que vous voulez prendre la parole, et votre nom s'ajoutera à une liste d'intervenants. Pour ce faire, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icône « Participants », au bas de votre écran. Quand la liste apparaît, vous verrez, près de votre nom, une icône pour lever la main.
Veuillez vous exprimer lentement et clairement. À moins de circonstances exceptionnelles, tous les participants à distance doivent utiliser un casque d'écoute muni d'un microperche.
Une fois de plus, je tiens à remercier nos interprètes, qui font un travail exceptionnel pour tous les comités.
Si un problème technique survient, veuillez en aviser immédiatement la présidence. Il est à noter que nous pourrions devoir suspendre quelques instants nos travaux en pareil cas, car nous devons nous assurer que tous les députés peuvent participer pleinement à la séance.
Pour ceux qui y participent en personne — en l'occurrence, Mme Normandin et moi —, veuillez procéder comme vous le feriez normalement lors d'une séance en personne. N'oubliez pas les directives que le Bureau de régie interne a adoptées concernant le port du masque et les protocoles de santé. Si vous souhaitez attirer mon attention, je vous prie de me faire un signe de la main ou de m'interpeller par mon nom au moment opportun. Si vous souhaitez invoquer le Règlement, veuillez attendre le moment adéquat pour me l'indiquer clairement.
Pour ce qui est de la liste des intervenants, la greffière du Sous-comité et moi-même ferons de notre mieux pour maintenir l'ordre le plus approprié, que vous participiez à la séance en personne ou virtuellement.
Le Sous-comité est maintenant prêt à examiner les 30 affaires inscrites à l'ordre de priorité. D'habitude, l'analyste prend la parole pour expliquer les critères qui doivent être appliqués pour décider si chaque affaire peut faire l'objet d'un vote. Ensuite, l'analyste présente habituellement un résumé de la première affaire, après quoi les députés peuvent poser des questions. S'il n'y a aucune question, la présidence met l'affaire aux voix. Le même processus est repris pour chaque affaire inscrite à l'ordre de priorité.
Depuis 2016, il arrive parfois que le Sous-comité décide d'adopter toutes les affaires d'un seul coup, par consentement unanime. Ce processus fonctionne bien si toutes les affaires demeurent votables, mais cela peut créer de la confusion si les députés ont des réserves à l'égard de certaines d'entre elles.
Sachez que j'étais présidente au début de 2016, et je dois dire que c'était probablement la réunion de comité la plus rapide qui soit. Le tout s'est fait en deux temps, trois mouvements.
S'il y a des observations ou des discussions, nous voulons certainement qu'elles aient lieu, mais nous pouvons également procéder par voie de consentement unanime pour régler le tout assez rapidement. Je m'en remets donc au Sous-comité pour déterminer la marche à suivre. Si vous êtes d'accord pour adopter toutes les affaires d'un coup, nous pourrons le faire. Par contre, si vous souhaitez débattre de certaines affaires, il serait préférable de prendre le temps nécessaire pour en discuter et en décider, une par une.
À ce stade-ci, j'aimerais savoir comment le Sous-comité préfère procéder pour les 30 premières affaires.
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Agricultural productsAnimal healthArms-length relationshipC-204, An Act to amend the Canadian Envi ...C-205, An Act to amend the Health of Ani ...C-206, An Act to amend the Greenhouse Ga ...C-208, An Act to amend the Income Tax Ac ...C-210, An Act to amend the Canada Revenu ...C-213, An Act to enact the Canada Pharma ...C-214, An Act to amend the Income Tax Ac ...C-215, An Act respecting Canada's fulfil ... ...Show all topics
Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:19
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I'm glad you asked me that question. I didn't have time to address it in my presentation, but I wanted to tell you about it. The problem is renovating, improving and modernizing existing low-income housing to which the federal government contributed more than 25 years ago. The federal government has responsibilities to the provinces, to municipalities and, most importantly, to the households in low-income housing. However, those units have often been poorly or inadequately maintained. Preventive maintenance has been neglected for decades. In Quebec, we are facing a significant deficit, to the point that, as we have seen in Toronto in particular, buildings and low-income housing units are boarded up and uninhabitable because of a lack of proper subsidies to keep them in good condition.
Currently, the Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec estimates that Quebec needs $420 million a year to refurbish its 71,000 low-income housing units. For its part, the Office municipal d'habitation de Montréal, which owns 12 boarded-up buildings totalling almost 300 low-income housing units, needs $1.2 billion over five years or $150 million per year for 20 years to complete its 2017 replacement, improvement and modernization plan.
Just this week, I spoke to the director of the Office municipal d'habitation de Montréal, which has just received its budget for 2020-2021. This budget will not even allow for the restoration and rental of low-income housing that has become vacant simply because the occupants had to leave for one reason or another. In short, not only are we unable to refurbish and rent out boarded-up housing, but we are not even able to rent out those whose previous occupants just left. It makes no sense.
In our opinion, this is the responsibility of both levels of government, but certainly and first and foremost of the Government of Quebec, which is the main funder. For years, if not decades, it has systematically refused the preventive maintenance plans proposed by groups and municipalities to keep the supply of low-income housing in good condition. As someone who has been working in the field for a long time, I can attest to it. So this is the first urgent priority.
Furthermore, not only is the national housing strategy's funding for retrofitting buildings in good condition clearly insufficient, but we are also outraged that the government is maintaining its game plan to eventually stop funding and subsidizing the rent of the families that will occupy those units. From now on, after a decade or so, the responsibility will fall on neighbours, provinces, municipalities and territories. It makes no sense for the government to offload the responsibility and thereby abandon poor families. That was the second point I wanted to make.
The third point relates to the need for social housing. As I mentioned, in a number of large cities in Quebec, but also in Canada, we are seeing huge increases in the cost of rent. Poor families are no longer able to find decent housing in large cities. Financially, this would require impossible efforts on their part, because their budgets are clearly insufficient.
For its part, the government has chosen to fund what it calls affordable housing. Affordable housing is not affordable for low-income households and households in core housing need. Affordability is relative. What is affordable for you and me is not affordable for a poor family.
To have lower rents, we must stop setting targets based on current prices and instead set targets based on the ability of tenants to pay. To do so, we need to subsidize rents. The only solution is to rebuild and develop the supply of social housing so that we are not constantly starting all over again. Right now, among OECD members, Canada ranks 16th in terms of the proportion of social housing on its territory. This is obscene. We are part of the G7. Abandoning poor households in this way makes no sense. On our end, we believe that the government needs to drastically review its investments in developing new social housing and, above all, to focus its efforts in this sector.
We can't even blame the private market; it's doing its job, it's trying to make a profit. I'm sorry, but when you're out to make a profit, it's not true that—
Je suis contente que vous me posiez cette question. Je n'ai pas eu le temps de l'aborder dans ma présentation, mais je voulais vous en parler. Il s'agit du problème de la rénovation, de l'amélioration et de la modernisation des habitations à loyer modique déjà construites auxquelles le gouvernement fédéral a contribué il y a maintenant plus de 25 ans. Le gouvernement fédéral a des responsabilités envers les provinces, les municipalités et, surtout, les ménages qui occupent les habitations à loyer modique, c'est-à-dire les HLM. Or, ces logements ont souvent été peu ou mal entretenus. Il y a eu des décennies de négligence en matière d'entretien préventif. Au Québec, on fait face à un déficit important, à un point tel que, comme nous avons pu le voir à Toronto notamment, des bâtiments et des logements à loyer modique sont barricadés et rendus inhabitables parce qu'on n'a pas subventionné convenablement leur maintien en bon état.
À l'heure actuelle, la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec estime que le Québec a besoin de 420 millions de dollars par année pour remettre en état ses 71 000 HLM. Pour sa part, l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui possède 12 immeubles barricadés totalisant presque 300 HLM, a besoin de 1,2 milliard de dollars en 5 ans ou de 150 millions de dollars par année pendant 20 ans pour compléter son plan de remplacement, d'amélioration et de modernisation qui a été lancé en 2017.
J'ai justement parlé, cette semaine, à la directrice de l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui vient de recevoir son budget pour l'année 2020-2021. Or, celui-ci ne permettra même pas de remettre en état et en location les HLM devenues vacantes tout simplement après que les ménages qui les occupaient ont dû partir pour une raison ou l'autre. Bref, non seulement nous n'arrivons pas à remettre en état et en location des logements barricadés, mais nous ne sommes même pas en mesure de remettre en location ceux que des ménages ont quittés après les avoir occupés jusqu'à tout récemment. Cela n'a aucun sens.
À notre avis, cette responsabilité incombe aux deux paliers de gouvernement, mais assurément et prioritairement au gouvernement du Québec, qui est le principal bailleur de fonds. Pendant des années, voire des décennies, il a refusé systématiquement les plans d'entretien préventif proposés par les groupes et les municipalités pour maintenir en bon état le parc de logements à loyer modique. Comme je travaille dans ce domaine depuis longtemps, je peux en témoigner. Il s'agit donc de la première urgence.
Par ailleurs, non seulement les sommes prévues dans la Stratégie nationale sur le logement pour remettre les immeubles en bon état sont nettement insuffisantes, mais ce qui nous scandalise aussi, c'est que le gouvernement maintienne son plan de match visant à cesser, à terme, de financer et de subventionner le loyer des ménages qui occuperont ces logements. Dorénavant, après une dizaine d'années, la responsabilité incombera aux voisins, aux provinces, aux municipalités et aux territoires. Le fait que le gouvernement se déleste de cette responsabilité et abandonne ainsi des ménages pauvres n'a aucun sens. C'était le deuxième point que je voulais soulever.
Le troisième point concerne le besoin de logements sociaux. Comme je l'ai mentionné, dans plusieurs grandes villes du Québec, mais aussi du Canada, on connait des augmentations faramineuses du prix des loyers. Les ménages pauvres n'arrivent plus à se loger décemment dans les grandes villes. Sur le plan budgétaire, cela leur demanderait des efforts impossibles, car leurs budgets sont nettement insuffisants.
Pour sa part, le gouvernement a choisi de financer ce qu'il appelle du logement abordable. Or, le logement abordable n'est pas abordable pour les ménages à faible revenu et les ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. L'abordabilité est une notion élastique. En effet, ce qui est abordable pour vous et moi ne l'est pas pour un ménage pauvre.
Pour le développement de loyers moins coûteux, il faut cesser de fixer les objectifs en fonction du prix courant et plutôt les établir en fonction de la capacité de payer des locataires. Pour ce faire, il faut subventionner les loyers, et pour que ce ne soit pas toujours à recommencer, la seule solution est de reconstruire et de développer le parc de logements sociaux. À l'heure actuelle, parmi les membres de l'OCDE, le Canada est au 16e rang pour ce qui est de la proportion de logements sociaux sur son territoire. C'est indécent. Nous faisons partie du G7. Abandonner de la sorte des ménages pauvres n'a aucun bon sens. Pour notre part, nous pensons que le gouvernement doit revoir de manière magistrale ses investissements dans le développement de nouveaux logements sociaux et, surtout, qu'il doit concentrer ses efforts dans ce secteur.
En ce qui a trait au marché privé, nous ne pouvons même pas lui faire de reproches; il fait son travail, il cherche à faire des profits. Je regrette, mais quand on est à la recherche de profits, ce n'est pas vrai que...
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View Louise Chabot Profile
BQ (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Mrs. Corriveau, I applaud you and FRAPRU. Thank you for being here and for your testimony.
I am very familiar with your organization in Quebec. The claims you are making today are in line with those you have been making for years.
Please tell me if my figures are accurate. I believe you said that, in July 2020 alone, 350 households were without housing. That would be the highest number since 2003. Also, if the community organizations did a count, it might be higher. If this is accurate, it does confirm that there is a shortage of what we may call social housing. A distinction could be made between community-based housing, low-income housing and affordable housing, but let's say there is a shortage of social housing. This is something you have been working on for years.
Other speakers have talked about the national housing strategy. As you know, an agreement was signed between the federal government and all the provinces except Quebec. For Quebec, the amount over the last three years could be between $1.4 billion and $1.7 billion, which is not insignificant.
In your opinion, if the money had been transferred unconditionally to Quebec, what difference would it have made to the dynamic?
Merci, monsieur le président.
Madame Corriveau, je vous salue, de même que le FRAPRU. Je vous remercie de votre présence et de votre témoignage.
Je connais bien votre organisme au Québec. Les revendications que vous formulez aujourd'hui sont en droite ligne avec ce que vous soutenez depuis des années.
Vous me direz si mes chiffres sont exacts. Je crois que vous avez dit qu'en juillet 2020 seulement, 350 ménages étaient sans logement. Ce serait le chiffre le plus élevé depuis 2003. De plus, si les organismes communautaires faisaient un décompte, ce chiffre serait peut-être plus élevé. Si cela s'avère exact, cela confirme effectivement qu'il y a une pénurie de logements qu'on pourrait qualifier de sociaux. On pourrait faire une distinction entre les logements communautaires, les logements à loyer modeste et les logements abordables, mais disons qu'il s'agit d'une pénurie de logements sociaux. C'est un dossier sur lequel vous travaillez depuis des années.
D'autres intervenants ont parlé de la Stratégie nationale sur le logement. Comme vous le savez, il y a eu une entente entre le fédéral et toutes les provinces, sauf le Québec. Pour le Québec, la somme depuis trois ans pourrait se situer entre 1,4 milliard et 1,7 milliard de dollars, ce qui n'est pas rien.
À votre avis, si cet argent avait été transféré sans condition au Québec, qu'est-ce que cela aurait pu changer à la dynamique?
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Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:33
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My hope is that the Government of Quebec would have been more generous in launching new programming for the development of social housing. It already had a first challenge to meet: it had decided to deliver some 15,000 social housing units that had already been in the program for about 10 years, but that had still not been delivered because the Quebec subsidy program had not been adapted to the new economic realities, particularly land prices and construction costs. I therefore dare to hope that, had it received money from the federal government, the Quebec government would have launched a new program.
That said, my main problem at the moment is that the federal government, while claiming that this is an area of provincial and territorial jurisdiction, has developed a series of funds that could be called programs. In so doing, it is taking the role of the provinces in the way they do things and solve problems, instead of giving them the financial resources they need to take action according to their own challenges and to what the communities want.
I think the federal government should do the right thing and be a funder. It should take full responsibility for all the low-income housing that it helped to bring about before 1994, of course. It should not only comply with the agreements, but also ensure that the supply is refurbished. After that, it should proceed with the transfers properly. My hope is that this would allow Quebec in particular to move things along more quickly. It must be said that in Quebec, social housing development has continued, but that is not the case in all the provinces at this time.
Let me come back to what I was saying earlier: we must entirely abandon the idea of entrusting the private sector with developing housing for families in core housing need. It's not true that the private sector will be able to develop the housing for them. It is impossible for them to pay for that kind of housing when their annual income is between $17,000 and $20,000. We have no choice but to look at non-profit housing and subsidized housing. In order to prevent this from being a complete waste of time or an unsustainable measure, it is important to have social housing that is not sold, but that is protected and properly maintained for future generations.
J'ose espérer que le gouvernement du Québec se serait montré plus généreux quant au lancement d'une nouvelle programmation pour le développement de logements sociaux. Il avait déjà un premier défi à relever: il avait décidé de livrer pas loin de 15 000 logements sociaux qui étaient déjà au programme depuis une dizaine d'années, mais qui n'avaient toujours pas été livrés, puisque le programme québécois de subventions n'avait pas été adapté aux nouvelles réalités économiques, notamment les prix des terrains et les coûts de construction. J'ose donc espérer que, s'il avait reçu de l'argent du fédéral, le gouvernement du Québec aurait lancé une nouvelle programmation.
Cela dit, mon principal problème en ce moment est que le gouvernement fédéral, tout en prétendant qu'il s'agit d'un champ de compétence provinciale et territoriale, a élaboré une série de fonds qu'on pourrait qualifier de programmes. Ainsi, il intervient à la place des provinces dans les façons de faire et de régler les problèmes, plutôt que de leur donner les ressources financières nécessaires pour qu'elles agissent en fonction de leurs propres défis et de ce que les communautés souhaitent.
Je pense que le gouvernement fédéral devrait être un bailleur de fonds, comme il se doit. Il devrait assumer pleinement ses responsabilités pour tout ce qui concerne les logements à loyer modique qu'il a contribué à réaliser avant 1994, évidemment. Il devrait non seulement respecter les conventions, mais aussi s'assurer que ce parc est remis en état. À la suite de cela, il devrait procéder aux transferts comme il se doit. J'ose espérer que cela permettrait au Québec notamment de faire avancer les choses plus vite. Il faut dire qu'au Québec, nous avons continué à faire du logement social, mais ce n'est pas le cas de toutes les provinces en ce moment.
J'en reviens à ce que je disais tout à l'heure: dans tous les cas, il faut abandonner l'idée de confier au secteur privé le développement de logements pour des ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. Ce n'est pas vrai que le secteur privé pourra produire les habitations qu'il faut pour ces gens. C'est impossible pour eux de payer de tels logements quand leur revenu annuel se situe entre 17 000 $ et 20 000 $. Pour y arriver, on n'a pas le choix: il faut penser à du logement sans but lucratif et à du logement subventionné. Pour éviter que ce soit un coup d'épée dans l'eau ou une mesure qui n'est pas durable, il faut faire du logement social qui ne soit pas vendu, mais que l'on protège et que l'on entretienne convenablement pour les générations futures.
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Lib. (ON)
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2020-08-17 16:50
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Thanks very much.
Madame Corriveau, would you agree that if the federal government puts new dollars on the table for provinces, the provinces should not be allowed to cut provincial spending limits on housing? As we put money in the front door for the housing system, the Quebec government should be required not to take money out the back door so that it becomes a wash. Would you agree that's a reasonable request by the federal government?
Merci beaucoup.
Madame Corriveau, êtes-vous d'accord pour dire que, si le gouvernement fédéral offre plus de fonds aux provinces, les provinces ne devraient pas avoir le droit de réduire la limite des dépenses provinciales en matière de logement? Quand nous donnons d'une main au système de logement, le gouvernement du Québec ne devrait pas avoir le droit de reprendre ces fonds de l'autre et ainsi annuler nos efforts. Croyez-vous que cette demande du gouvernement fédéral est raisonnable?
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Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:50
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In terms of reducing their own contributions, yes, I quite agree. If the Government of Canada puts money on the table, it should come with conditions, as it has previously done in the past, after all. When I said that I did not want the federal government to create programs in place of the provinces and territories, that did not mean that I feel it should provide money without requiring some conditions.
The government should do everything in its power to have the right to housing acknowledged. It should also go back to proven strategies, such as developing social housing. In addition, it must make sure that the provinces do not use federal money to replace the budgets that they otherwise should be putting on the table.
Pour ce qui est de réduire sa propre contribution, oui, je suis tout à fait d'accord. Si le gouvernement du Canada mettait de l'argent sur la table, il devrait l'assortir de conditions, comme il l'a d'ailleurs déjà fait par le passé. Quand j'ai dit que je ne souhaitais pas que le gouvernement fédéral crée des programmes à la place des provinces ou des territoires, je ne voulais pas dire pour autant qu'il devrait donner de l'argent sans imposer de contraintes.
Le gouvernement doit aller au bout de sa démarche visant à faire reconnaître le droit au logement. Il doit également revenir à des stratégies qui ont fait leurs preuves, comme le développement de logements sociaux. En outre, il doit s'assurer que les provinces n'utilisent pas les sommes fédérales en remplacement des budgets qu'autrement elles devraient mettre sur la table.
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View Adam Vaughan Profile
Lib. (ON)
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2020-08-17 16:51
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Exactly, and in terms of new rent supplement programs, for example, the Canada housing benefit, which aims to subsidize rents for the very individuals you talked about, if the federal government has a program that requires cost-matching dollars from the provinces, should the provinces have to match the new program or should they be allowed to say that we're already doing that and, therefore, we don't have to add any of our new dollars?
Should provinces be brought into a stronger housing system with the federal authority, as long as it's provincially designed and delivered? Would you agree with that?
Exactement. Et, du point de vue des nouveaux programmes de supplément au loyer comme l'Allocation canadienne pour le logement qui subventionne le loyer des personnes dont vous avez parlé, est-ce que les provinces devraient contribuer à parts égales au nouveau programme si le gouvernement fédéral en offre un qui l'exige ou devraient-elles plutôt avoir la possibilité de confirmer notre contribution et, donc, que nous n'avons pas à verser d'argent frais?
Est-ce que les provinces devraient être intégrées à un système de logement plus robuste sous la houlette du fédéral, tant qu'il est conçu et offert par les provinces? Seriez-vous d'accord avec cela?
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Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:52
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I am not sure I know what you mean by a stronger system. However, I do know that we have to consider housing allocation programs that the provinces already have and make sure that they are not withholding their cash. Quite the opposite, we need the amounts allocated to surpass the provinces' and territories' current objectives. At the moment, for example, in Quebec—
Je ne suis pas certaine de savoir ce que vous entendez par un système plus robuste. Je sais par contre qu'il faut tenir compte des programmes d'allocation pour le logement dont les provinces disposent déjà et s'assurer qu'elles ne retirent pas leurs billes. Au contraire, il faut que les sommes allouées permettent de dépasser les objectifs actuels des provinces et des territoires. À l'heure actuelle au Québec, par exemple...
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Lib. (ON)
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2020-08-17 16:52
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But not surrender their current goals or refuse to participate...?
Mais sans renoncer à leurs objectifs actuels ou refuser de participer...
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Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:52
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No. In fact, those objectives should even be enhanced.
As I understand it, in various areas, the federal government generally requires provinces and territories to fulfill certain conditions when they are allocated money, failing which, penalties can be imposed on other activities.
Non. En fait, ces objectifs devraient même être bonifiés.
Que je sache, dans différents domaines, le gouvernement fédéral oblige généralement les provinces et les territoires à respecter certaines conditions lorsqu'il leur alloue des montants, à défaut de quoi des pénalités sont envisagées pour d'autres activités.
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Lib. (ON)
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2020-08-17 16:53
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Right. For example, would it be a reasonable request by the federal government that it should be spent on rent supplements and should be new money?
En effet. Par exemple, serait-il raisonnable que le gouvernement fédéral demande qu'il s'agisse d'argent frais et qu'il soit dépensé sous forme de supplément au loyer?
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Lib. (QC)
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2020-08-13 15:19
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Thank you, Mr. Chair.
My question is for Mrs. Al-Waheidi.
Mrs. Al-Waheidi, it has been insinuated by the opposition and reported in the media that WE Charity wasn't able to provide services in both official languages in Quebec. I understand that you have an office in Montreal and that you work with many schools in the province.
Could you tell us about that?
Je vous remercie, monsieur le président.
Ma question s'adresse à Mme Al-Waheidi.
Madame Al-Waheidi, il y a eu des insinuations de la part de l'opposition et des rapports dans les médias selon lesquels l'organisme UNIS n'était pas en mesure d'offrir des services dans les deux langues officielles au Québec. Je crois savoir que vous avez un bureau à Montréal et que vous travaillez auprès de nombreuses écoles dans la province.
Pouvez-vous nous en parler?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:20
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WE Charity is a national organization. You are correct. We do have an office and staff in Montreal. We have worked with over 400 schools across the province of Quebec. We have also worked in various provinces with high speaking French communities. We have implemented 11 WE Days, and we engage hundreds and thousands of students as part of this process. We have bilingual activities and partnerships. We have formulated partnerships with school boards, and with other local organizations to help us in the process.
L’Organisme UNIS est une organisation nationale. Vous avez raison. Nous avons un bureau et du personnel à Montréal. Nous avons travaillé avec plus de 400 écoles au Québec. Nous avons aussi travaillé avec des provinces qui abritent d’importantes collectivités francophones. Nous avons organisé 11 Journées UNIS auxquelles nous avons fait participer des centaines et des milliers d’étudiants. Nous avons des activités et des partenariats bilingues. Nous avons signé des partenariats avec des conseils scolaires et avec d’autres organisations locales.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:25
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Thank you, Mr. Chair.
Mrs. Marquez, I'm going to address you first. Excuse me, I'm going to start with Mrs. Al-Waheidi instead. I'm sorry, there are too many witnesses at the same time.
You told us that there were staff and offices in Montreal. How long has that been the case, Mrs. Al-Waheidi? I'm sorry, but I may have mispronounced your name.
Je vous remercie, monsieur le président.
Madame Marquez, je vais d'abord m'adresser à vous. Excusez-moi, je vais plutôt commencer par Mme Al-Waheidi. Je suis désolé, il y a trop de témoins en même temps.
Vous nous disiez qu'il y avait du personnel et des bureaux à Montréal. Depuis quand est-ce le cas, madame Al-Waheidi? Je suis désolé, mais je prononce peut-être mal votre nom.
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:26
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No. Thank you. You did a really good job at pronouncing my name. I appreciate it.
WE started working in Montreal in 2007—
Non. Merci. Vous avez très bien prononcé mon nom. Je vous en suis reconnaissante.
UNIS s’est implanté à Montréal en 2007...
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:26
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It was at some time between 2007 and 2008. I don't have the exact date in front of me, but I have the year. I'm happy to provide this information.
C’était entre 2007 et 2008. Je n’ai pas la date exacte devant moi, mais j’ai l’année. Je serais ravie de vous faire parvenir cette information.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:26
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Mrs. Al-Waheidi, are you aware that your office on Saint-Hubert Street in Montreal is closed as we speak?
Madame Al-Waheidi, êtes-vous au courant que votre bureau, situé rue Saint-Hubert, à Montréal, est fermé au moment où l'on se parle?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:26
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As part of our activities, because of the pandemic, at this point all of the staff are working from home.
Étant donné la pandémie, tout le personnel fait du télétravail.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:26
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Mrs. Al-Waheidi, your office is closed, the lease has been terminated and Hydro-Québec was going to disconnect the power this week. There hasn't been anybody there for a few months. Did you know that?
Madame Al-Waheidi, votre bureau est fermé, le bail est résilié et Hydro-Québec allait débrancher le courant cette semaine. Cela fait quelques mois qu'il n'y a plus personne à cet endroit. Le saviez-vous?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:27
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Mr. Chair, I'm trying to answer the question. When the pandemic hit, because of the safety of our team we decided to make the decision that they needed to work from home. Like many other charities and many other organizations, we made this decision.
Monsieur le président, j’essaie de répondre à la question. Lorsque la pandémie s’est déclarée, nous avons décidé, pour la sécurité de notre équipe, de demander à tout le monde de faire du télétravail. Nous avons pris cette décision comme beaucoup d’autres organismes de bienfaisance et beaucoup d’autres organisations.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:27
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All right.
How many employees does the WE Charity Foundation have in Montreal?
D'accord.
Combien d'employés la We Charity Foundation compte-t-elle à Montréal?
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Scott Baker
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Scott Baker
2020-08-13 15:27
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The WE Charity Foundation does not have any employees anywhere in Canada.
La WE Charity Foundation n’a pas d’employés au Canada.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:27
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Thank you, Mr. Baker.
How many employees does WE Charity have in Montreal?
Je vous remercie, monsieur Baker.
Combien d'employés l'organisme UNIS a-t-il à Montréal?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:27
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We'll have to [Technical difficulty—Editor]
Nous allons devoir [Difficultés techniques]
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Scott Baker
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Scott Baker
2020-08-13 15:28
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We don't have this information readily in front of us at this point. We're happy to take this away and provide that number.
Nous n’avons pas cette information avec nous, mais nous serons ravis de vous la faire parvenir.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:28
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In all of Quebec, how many employees work for WE Charity or any related corporation or entity?
Dans tout le Québec, combien d'employés travaillent pour l'organisme UNIS ou pour n'importe quelle société ou entité qui y est liée?
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Scott Baker
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Scott Baker
2020-08-13 15:28
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What I can share is that throughout our history as an organization we've often had 12 to 15.
As a result of the pandemic, we have had to realize that decrease that includes our offices in Vancouver and Montreal—
Depuis que nous sommes implantés dans la province, nous en avons souvent eu entre 12 et 15.
Mais depuis la pandémie, nous avons dû réduire nos effectifs, y compris dans nos bureaux de Vancouver et de Montréal...
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:28
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I'm sorry to interrupt you, Mr. Baker, but we don't have a lot of time. Could you name one Quebec employee who works for WE Charity?
Je suis désolé de vous interrompre, monsieur Baker, mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Pouvez-vous me nommer un employé québécois qui travaille pour l'organisme UNIS?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:28
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Yes, we can. We have many employees. We've had their presence. The number is...this is full-time employees, but we also hire contractors, so I believe, Mr. Chair, that we've answered the question.
Oui, bien sûr. Nous avons beaucoup d’employés. Ils étaient présents. Quant à leur nombre… Nous avons des employés à plein temps, mais nous avons aussi des employés contractuels, monsieur le président, et je pense que cela répond à la question.
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BQ (QC)
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2020-08-13 15:29
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Could you send us a list of the names and contact information of the employees of WE Charity or any other related entity working in Quebec?
Pourriez-vous nous envoyer la liste des noms et des coordonnées des employés de l'organisme UNIS ou de quelque autre entité qui y est liée et qui travaillent au Québec?
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Dalal Al-Waheidi
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Dalal Al-Waheidi
2020-08-13 15:29
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We will need to check with our HR department because we're sharing private information of employees. We are happy to provide you with the number of employees, but we need to check with HR.
Nous allons devoir vérifier auprès de notre département des ressources humaines parce que nous ne voulons pas divulguer des renseignements personnels au sujet de nos employés. Nous vous indiquerons volontiers le nombre d’employés, mais nous devons vérifier auprès de notre département des ressources humaines.
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BQ (QC)
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2020-08-13 16:36
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Thank you, Mr. Cameron.
I don't want to rush you, but you know that the time we have in committee is limited.
Does Katimavik have facilities in Quebec?
Je vous remercie, monsieur Cameron.
Je ne veux pas vous bousculer, mais vous savez que le temps qui nous est alloué est limité au Comité.
L'organisme Katimavik a-t-il des installations au Québec?
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John-Frederick Cameron
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John-Frederick Cameron
2020-08-13 16:37
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Our head office is in Quebec, yes, and we run programs in Quebec.
Notre siège social est au Québec, oui, et nous menons des programmes au Québec.
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BQ (QC)
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2020-08-13 16:37
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As I understand it, you have employees who speak French, and the entire francophone infrastructure is in place in Quebec.
If you had been asked to manage the grant program in Quebec, would you have been able to do so?
Si je comprends bien, vous avez des employés qui parlent français, et toute l'infrastructure francophone est existante au Québec.
Si l'on vous avait demandé de gérer le programme de bourses au Québec, auriez-vous été en mesure de le faire?
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John-Frederick Cameron
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John-Frederick Cameron
2020-08-13 16:37
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Yes, we have the capacity to do that.
Oui, nous avons la capacité de le faire.
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BQ (QC)
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2020-08-13 16:37
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Thank you.
To your knowledge, would other organizations with facilities in Quebec have been able to deliver the program in French in Quebec, aside from Katimavik?
Je vous remercie.
À votre connaissance, d'autres organisations ayant des installations au Québec auraient-elles été en mesure d'offrir le programme en français au Québec, à part Katimavik?
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John-Frederick Cameron
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John-Frederick Cameron
2020-08-13 16:37
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I would be happy to provide you a list of the ones that I think have that specialization.
Je peux vous fournir volontiers une liste de ceux qui, je pense, ont cette spécialité.
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View Peter Julian Profile
NDP (BC)
It may be in the wording throughout that contract. It may be in the “lawyer language”.
Mr. John-Frederick Cameron: Very true.
Mr. Peter Julian: You mentioned in response to questions from Mr. Fortin that you are unaware of National's being involved. Were you aware.... I know Katimavik. I have worked with Katimavik students. There's a fierce adherence to bilingualism across the country. Were you aware that the WE scheme actually didn't provide services in Quebec and wasn't going to provide bilingual services for francophones?
Cela peut être énoncé dans le libellé de ce contrat. C'est peut-être dans un langage juridique.
M. John-Frederick Cameron: Très vrai.
M. Peter Julian: Vous avez mentionné, en réponse aux questions de M. Fortin, que vous n'étiez pas au courant de la participation de National. Saviez-vous... Je connais Katimavik. J'ai travaillé avec des étudiants de Katimavik. Il y a un respect féroce du bilinguisme dans tout le pays. Saviez-vous que le programme UNIS n'offrait pas de services au Québec et n'allait pas offrir de services bilingues aux francophones?
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John-Frederick Cameron
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John-Frederick Cameron
2020-08-13 16:44
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No, I was not aware of that. Although Katimavik, if the program had been executed, certainly would have been attracting our cohort members from within and without Quebec. No one ever had a conversation with me to say that wasn't going to be permitted. It was basically that if you have the placements, you have the youth and you can link them together, then those youth would benefit as long as they fit the criteria.
Non, je n'étais pas au courant de cela. Bien que, si le programme avait été exécuté, Katimavik aurait certainement attiré les membres de notre cohorte de l'intérieur et de l'extérieur du Québec. Personne ne m'a dit que cela n'allait pas être permis. En fait, si vous avez des places et vous avez les jeunes, et si vous pouvez les apparier, ces jeunes sont alors gagnants dans la mesure où ils répondent aux critères.
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View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Was there nothing in the contract that carved out Katimavik in Quebec from Katimavik elsewhere in the country? It's a very complex organization, it seems. It's been a surprise to everybody that National was actually given this contract. It seems to be something that has escaped any sort of due diligence.
You saw Katimavik contributing right across the country, including in Quebec, and were unaware of the fact that its services weren't being provided by WE in Quebec.
N'y avait-il rien dans le contrat qui distinguait Katimavik au Québec de Katimavik ailleurs au pays? C'est un organisme très complexe, semble-t-il. Tout le monde a été surpris que National ait obtenu ce contrat. Il semble que ce soit quelque chose qui a échappé à toute forme de diligence raisonnable.
Vous avez vu l'organisme Katimavik apporter sa contribution dans tout le pays, y compris au Québec, et vous n'étiez pas au courant du fait que ses services ne seraient pas offerts par UNIS au Québec.
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John-Frederick Cameron
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John-Frederick Cameron
2020-08-13 16:45
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That's correct. We would certainly have provided services in Quebec, in both languages, in our part of the role.
C'est exact. Nous aurions certainement fourni des services au Québec, dans les deux langues, dans le cadre de notre rôle.
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CPC (AB)
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2020-08-13 15:18
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Why then would the We Charity hire a Quebec organization to take on the operation if they have the capacity?
Dans ce cas-là, pourquoi l'organisme UNIS embaucherait-il une organisation québécoise pour faire le travail si elle avait la capacité de le faire?
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Greg Thomson
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Greg Thomson
2020-08-13 15:18
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I believe that WE was weak in Quebec. They had an office there for about a year. I believe they closed their office in Montreal down in February. It was not an area of strength for them in the country, certainly.
However, they also reported that they were going to hire PR firms in other jurisdictions to help them as well with the program.
Je crois qu'UNIS était faible au Québec. L'organisme avait un bureau là-bas pendant environ un an. Je crois qu'il a fermé son bureau à Montréal en février. Ce n'était assurément pas un de ses points forts au pays.
Cependant, les responsables ont aussi déclaré qu'ils allaient embaucher des sociétés de relations publiques dans d'autres administrations pour les aider aussi à réaliser le programme.
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CPC (AB)
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2020-08-13 15:18
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That means they don't have the infrastructure to run a program in Quebec or in French-speaking cities in Canada.
Cela signifie que l'organisme n'a pas l'infrastructure pour réaliser un programme au Québec ou dans les villes francophones du Canada.
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Greg Thomson
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Greg Thomson
2020-08-13 15:19
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From what we can see, they were somewhat weaker in Quebec, certainly. That's all that we know.
De ce que nous avons pu voir, de toute évidence, l'organisme affichait une certaine faiblesse au Québec. C'est tout ce que nous savons.
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CPC (AB)
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2020-08-13 15:19
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Okay.
Are you aware of organizations in Quebec that would be able to take on a project that WE was going to take on, and with full capacity there be able to deliver the program properly?
D'accord.
Connaissez-vous des organisations au Québec qui auraient pu réaliser le projet que l'organisme UNIS allait réaliser et qui possédaient là-bas toute la capacité nécessaire pour réaliser le programme de façon appropriée?
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Greg Thomson
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Greg Thomson
2020-08-13 15:19
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All we know is that they were going to be hiring a firm, National, to operate their program throughout Quebec.
Tout ce que nous savons, c'est que l'organisme UNIS allait embaucher une société, National, pour réaliser son programme au Québec.
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CPC (AB)
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2020-08-13 15:19
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If you can assist me.... I'm not interested in naming names. You don't have to name organizations.
How many organizations are you aware of that you think would be capable of handling the same WE project in Quebec?
Si vous pouvez m'aider... Je ne veux pas qu'on nomme de nom. Vous n'avez pas à nommer d'organisation.
Combien d'autres organisations connaissez-vous qui, à vos yeux, auraient pu gérer le même projet que l'organisme UNIS au Québec?
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Greg Thomson
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Greg Thomson
2020-08-13 15:20
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How many other organizations would be able to handle the project in Quebec?
Combien d'autres organisations auraient pu réaliser le projet au Québec?
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Greg Thomson
View Greg Thomson Profile
Greg Thomson
2020-08-13 15:20
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Unfortunately, I don't know the nature of a significant number of organizations in Quebec to be able to answer that question.
Malheureusement, je ne connais pas la nature d'un grand nombre d'organisations au Québec afin de pouvoir répondre à cette question.
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Kate Bahen
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Kate Bahen
2020-08-13 15:20
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That's an excellent question, and that will require due diligence to do. That would be part of the government's looking at the program and at what the mandate was for the program. That would be part of any granting initiative.
I haven't done that work before, so I can't answer that question.
C'est une excellente question, et il faudra assurer une diligence raisonnable pour y répondre. Cela ferait partie de l'examen par le gouvernement du programme et du mandat du programme. C'est quelque chose qui ferait partie de toute initiative de subvention.
Je n'ai pas fait ce travail dans le passé, alors je ne peux pas répondre à cette question.
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View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Mr. Zacharie, I'm from Quebec and, currently, the indigenous communities have a very good relationship with Sûreté du Québec. To my knowledge, they have a good relationship and, generally speaking, things are going well.
If that is really true, could a working model be provided to other provinces or to the RCMP, for example, or am I mistaken?
Monsieur Zacharie, je viens du Québec et, actuellement, les relations entre les communautés autochtones et la Sûreté du Québec vont très bien. À ma connaissance, les relations sont bonnes et les choses vont généralement bien.
Si c'est vraiment le cas, est-ce qu'un modèle de travail pourrait être présenté à d'autres provinces ou à la GRC, par exemple, ou est-ce que je me trompe?
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Dwayne Zacharie
View Dwayne Zacharie Profile
Dwayne Zacharie
2020-07-24 15:42
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Yes. Just based on your question, I think that relations between first nation police services and the Sûreté du Québec are going quite well. It's been an evolution. It wasn't always that way. We had to work really hard to get to where we are. With first nation communities, there's still a lot of work that has to be done. We're not close yet.
The services provided here in Quebec generally are by first nation police services, so in that regard we're in a better place. We have support service from the Sûreté du Québec for most of the first nation services.
Working in partnership, I think, is always the way to go. Definitely, there's a model that can be gleaned from all of this.
Oui. Pour répondre à votre question, je pense que les relations entre les services de police des Premières Nations et la Sûreté du Québec sont assez bonnes. Il y a eu une évolution, parce que cela n'a pas toujours été le cas. Nous avons dû travailler très fort pour en arriver là. En ce qui concerne les collectivités des Premières Nations, il reste encore beaucoup de travail à faire. Nous sommes loin d'une solution.
Les services offerts ici au Québec le sont généralement par les services de police des Premières Nations, alors nous sommes en meilleure position à cet égard. Un service de soutien est assuré par la Sûreté du Québec pour la plupart des services de police des Premières Nations.
À mon avis, il faut toujours travailler en partenariat. On peut certainement dégager un modèle de tout cela.
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View Luc Desilets Profile
BQ (QC)
Thank you.
Mr. Hupé, do you think Quebec currently has all the respirators it needs?
Je vous remercie.
Monsieur Hupé, selon vous, le Québec a-t-il présentement tous les respirateurs qu'il lui faut?
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Patrick Hupé
View Patrick Hupé Profile
Patrick Hupé
2020-07-06 14:24
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That's a good question, but it's very difficult to answer. The Department of Health may have that information, but we, as suppliers, have difficulty collecting it. We aren't the only suppliers. There are a number of others, so it would be difficult for us to give a definitive and comprehensive opinion.
C'est une bonne question, mais il est très difficile d'y répondre. Le ministère de la Santé dispose peut-être de cette information, mais de notre côté, en tant que fournisseurs, nous pouvons difficilement la colliger. Nous ne sommes pas les seuls fournisseurs. Il y en a plusieurs autres. Par conséquent, il nous serait difficile d'émettre une opinion bien arrêtée et exhaustive.
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René Roy
View René Roy Profile
René Roy
2020-06-23 11:02
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Thank you, Mr. Chair.
I will provide the opening remarks.
On behalf of Les Éleveurs de porcs du Québec, I thank you for this opportunity to share our concerns and our expectations regarding risk management programs. My name is René Roy and I am a pig farmer in the Chaudière-Appalaches region. I am also an administrator with Les Éleveurs de porcs du Québec. I am accompanied by Mr. Mario Rodrigue, our director general.
Les Éleveurs de porcs du Québec brings together more than 2,700 producers who own pig farms. They are the foundation of an industry that generates more than 31,000 jobs in Quebec and exports 70% of what it produces. The entire Canadian agriculture and agri-food sector wants to contribute to the recovery of the Canadian economy, and the pig sector is particularly well positioned to increase its already considerable contribution. However, producers must have the tools and resources they need to ensure that their businesses are sustainable and to harness its development potential. It is important that the toolbox include risk management programs properly tailored to the realities and issues facing the businesses for which the programs have been created. From this perspective, improvements must be made to the risk management programs offered by Agriculture and Agri-Food Canada.
We fully support the Canadian Pork Council's position that it is important to review the parameters of the AgriStability program to restore the trigger level to 85% and remove the factor that limits the reference margin. In its current form, this program is not fulfilling its role. The result is increased pressure on business liquidity and on the risk management tools developed and provided by some provinces, including Quebec. When deprived of the cash flow they need, producers must postpone investments that are necessary to stay competitive and meet societal requirements in terms of animal welfare.
Improvements are also needed to the AgriRecovery framework to ensure it has the flexibility to adapt to the specific realities of sectors facing extraordinary costs following a catastrophe. For example, although they have had to cope with costs directly related to COVID-19, producers will not likely be able to receive their share of the $125-million envelope announced on May 5. This is because only expenses resulting directly or indirectly from the obligation to euthanize pigs are eligible.
The $3.7 billion generated by Canada's pork exports is a key asset for the Canadian economy. However, this strong presence in export markets exposes producers and the industry to risks over which they have little control. It is important to remember that the prices paid to producers by U.S. packing plants serve as a reference for determining the selling price of pigs in Quebec. The trade war involving the United States and China in 2018 led to a significant drop in the selling price of pigs in the United States, which directly affected the price received by Quebec pork producers.
More recently, the pandemic has caused major disruptions. Within a few weeks, the forecast average price of pigs sold in Quebec for 2020 dropped by nearly $20 per 100 kilograms, below the cost of production. This represents a $150-million shortfall for Quebec producers.
Like the other Canadian provinces, the Quebec government offers risk management solutions for farm businesses. Pork producers in Quebec have access to the Farm Income Stabilization Insurance program, or FISI. However, producers must assume one third of the compensation paid under FISI. It is important that Agriculture and Agri-Food Canada provide producers with risk management programs that are complementary to those provided in the provinces.
The drop in the selling price of pigs due to external shocks, such as the trade war or COVID-19, has increased FISI payouts. As a result, the premiums paid by producers increase at the same rate and prevent them from reaching their cost of production. For this reason, steps must be taken to limit the frequency and dollar amount of FISI payouts.
In addition, FISI parameters do not make it possible to record and take into account costs that are not in line with the realities observed during the investigations commissioned by La Financière agricole au Québec. COVID-19 had the effect of temporarily reducing slaughter capacity, thereby forcing producers to postpone the delivery of pigs. The consequences of this delay on the various technical efficiency coefficients, such as the decrease in average daily gain or the increase in mortality rate, are not covered by FISI.
Several studies show that volatility in agricultural markets has increased since the early 2000s due to new factors over which individual businesses have no control and which they cannot predict, prevent or adjust to. From this perspective, it is imperative to establish an income safety net that provides sufficient, predictable and competitive support. To continue to operate, adapt to change, innovate and compete, farm businesses need a stable base on which to build. They must have access to effective and reliable business risk management programs. These financial tools represent a strategic investment by governments in the economy.
Thank you.
Je vous remercie, monsieur le président.
C'est moi qui vais faire l'allocution d'ouverture.
Au nom des Éleveurs de porcs du Québec, je vous remercie de l'occasion qui nous est offerte de vous faire part de nos préoccupations et de nos attentes à l'égard des programmes de gestion des risques. Je m'appelle René Roy et je suis éleveur de porcs dans la région de Chaudière-Appalaches. Je suis également administrateur des Éleveurs de porcs du Québec. Je suis accompagné de M. Mario Rodrigue, notre directeur général.
Les Éleveurs de porcs du Québec regroupent plus de 2 700 éleveurs propriétaires d'entreprises porcines. Ils sont la fondation d'une industrie qui génère plus de 31 000 emplois au Québec et dont 70 % de la production est exportée. L'ensemble du secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire canadien souhaite contribuer à la relance de l'économie canadienne, et le secteur porcin est particulièrement bien positionné pour accroître sa contribution, déjà fort considérable. Les éleveurs doivent cependant disposer des ressources et des outils nécessaires pour assurer la pérennité de leurs entreprises et être en mesure de capter ce potentiel de développement. Il importe que ce panier à outils comprenne des programmes de gestion des risques bien adaptés aux réalités et aux enjeux auxquels font face les entreprises pour lesquelles ces programmes ont été mis en œuvre. Dans cette perspective, des bonifications doivent être apportées aux programmes de gestion des risques offerts pas Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Nous appuyons pleinement la position que défend le Conseil canadien du porc, à savoir l'importance de revoir les paramètres du programme Agri-stabilité afin de rétablir à 85 % le seuil de déclenchement et de retirer le facteur ayant pour effet de limiter la marge de référence. Dans sa forme actuelle, ce programme ne remplit pas son rôle. Il en résulte une pression accrue sur les liquidités des entreprises et sur les outils de gestion des risques développés et offerts par certaines provinces, dont le Québec. Privés des liquidités nécessaires, les éleveurs doivent reporter des investissements pourtant nécessaires afin de préserver leur compétitivité et de répondre aux exigences sociétales en matière de bien-être animal.
Des améliorations doivent également être apportées au cadre Agri-relance, afin qu'il ait la souplesse nécessaire pour s'adapter aux réalités spécifiques des secteurs devant composer avec des coûts exceptionnels à la suite d'une catastrophe. Par exemple, bien qu'ils aient dû composer avec des coûts directement liés à la COVID-19, les éleveurs n'auront probablement pas accès à leur part de l'enveloppe de 125 millions de dollars annoncée le 5 mai dernier. La raison en est que seuls les coûts résultant directement ou indirectement de l'obligation de procéder à l'euthanasie de porcs sont admissibles.
Les 3,7 milliards de dollars générés par les exportations canadiennes de viande de porc représentent un atout fort important pour l'économie canadienne. Cette présence forte sur les marchés d'exportation a cependant pour effet d'exposer les éleveurs et l'industrie à des risques sur lesquels ils ont peu de contrôle. Il importe de rappeler que les prix versés aux éleveurs par les abattoirs américains servent de référence pour déterminer le prix de vente des porcs au Québec. La guerre commerciale impliquant les États-Unis et la Chine, en 2018, a entraîné une baisse significative du prix de vente des porcs aux États-Unis, ce qui a affecté directement le prix reçu par les éleveurs québécois.
Plus récemment, la pandémie a généré d'importantes perturbations. En quelques semaines, la prévision du prix moyen des porcs vendus au Québec pour l'année 2020 a chuté de près de 20 $ par 100 kilogrammes, sous le coût de production. Cela représente un manque à gagner de 150 millions de dollars pour les éleveurs québécois.
À l'instar des autres provinces canadiennes, le gouvernement québécois offre aux entreprises agricoles des solutions en matière de gestion des risques. Les éleveurs de porcs du Québec ont ainsi accès au Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles, l'ASRA. Les éleveurs doivent toutefois assumer le tiers des compensations versées dans le cadre de l'ASRA. Il importe qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada offre aux éleveurs des programmes de gestion des risques complémentaires à ceux fournis dans les provinces.
Or la détérioration du prix de vente des porcs en raison de chocs exogènes, par exemple la guerre commerciale ou la COVID-19, a pour effet d'accroître la valeur des interventions de l'ASRA. Par conséquent, les primes qui doivent être versées par les éleveurs augmentent au même rythme et empêchent ceux-ci d'atteindre leur coût de production. C'est pourquoi il importe que des mesures soient prises pour limiter la fréquence et la valeur des interventions de l'ASRA.
Par ailleurs, les paramètres de l'ASRA ne permettent pas de capter et de prendre en considération des coûts qui sortent de la réalité observée lors des enquêtes commandées par la Financière agricole au Québec. La COVID-19 a eu pour effet de diminuer temporairement la capacité d'abattage, obligeant ainsi les éleveurs à reporter la livraison des porcs. Les conséquences de ce report sur les différents coefficients d'efficacité technique, comme la diminution du gain moyen quotidien ou l'augmentation du taux de mortalité, ne sont pas couvertes par l'ASRA.
Plusieurs études démontrent que la volatilité des marchés agricoles a crû depuis le début des années 2000 à cause de facteurs nouveaux sur lesquels les entreprises individuelles n'ont pas de contrôle et qu'elles ne peuvent ni prévoir, ni prévenir ni compenser. Dans cette perspective, il est impératif d'établir un filet de sécurité du revenu offrant un soutien suffisant, prévisible et concurrentiel. Pour poursuivre leurs opérations, s'adapter aux changements, innover et se montrer compétitives, les entreprises agricoles ont besoin d'une base stable sur laquelle s'appuyer. Elles doivent avoir accès à des programmes de gestion des risques des entreprises efficaces et fiables. Ces outils financiers représentent pour les gouvernements un investissement stratégique dans l'économie.
Je vous remercie.
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