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View Alain Therrien Profile
BQ (QC)
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2020-11-23 14:26 [p.2239]
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Mr. Speaker, on the weekend, the Minister of Official Languages declared that we are on the verge of a linguistic crisis.
I have news for her. French has been in decline in Quebec for a long time, and much of the blame for that lies with the federal government, whether Liberal or Conservative. She is like a pyromaniac who yells “fire!”. Ottawa has been gutting Bill 101 since 1977. Ottawa funds organizations that challenge Quebec laws. Ottawa opposes the application of Bill 101 to federally regulated businesses.
Will the government admit that the linguistic crisis is largely Ottawa's doing?
Monsieur le Président, en fin de semaine, la ministre des Langues officielles a déclaré qu'on était au bord d'une crise linguistique.
J'ai une nouvelle pour elle. Cela fait longtemps que le français est en déclin au Québec et c'est beaucoup à cause du gouvernement fédéral, aussi bien libéral que conservateur. Elle me fait penser à une pyromane qui crie au feu. Ottawa charcute la loi 101 depuis 1977. Ottawa finance des organismes qui contestent les lois québécoises. Ottawa s'oppose à la loi 101 pour les entreprises de compétence fédérale.
Le gouvernement peut-il admettre que la crise linguistique est pas mal l'affaire d'Ottawa?
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View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
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2020-11-23 14:27 [p.2240]
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Mr. Speaker, I thank my colleague for his question.
Today, members talked about the Holodomor, a deliberate effort to kill a language and a culture. That is why I want to assure the member that French in Quebec is very important to me personally. I am well aware of the fragility of the French language.
I want to assure all members that we will work to protect French in Quebec.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
On a aujourd'hui parlé de l'Holodomor, qui visait à tuer une langue et à tuer une culture. C'est pour cette raison que je veux assurer au député que, sur le plan personnel, le français au Québec est très important pour moi. Je comprends très bien la fragilité de la langue française.
Je veux assurer à tous les députés que l'on va travailler pour protéger le français au Québec.
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View Alain Therrien Profile
BQ (QC)
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2020-11-23 14:27 [p.2240]
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Mr. Speaker, that is an exception in the Liberal Party.
The Liberals' culture has long been hostile toward the French language. One half hour after apologizing for underestimating the decline of French, the member for Saint-Laurent liked a tweet stating that this decline is greatly exaggerated. That is just unbelievable.
When the Bloc wanted to apply Bill 101 to federally regulated businesses, the member for Mount Royal rose in the House and stated that it was shameful. Today, the Bloc has returned with an actual bill to protect the French language.
Which Liberal camp will win: the one that says it wants to take action or, as usual, the one that shows contempt for the French language?
Monsieur le Président, voilà une exception au Parti libéral.
Il y a depuis longtemps une culture hostile au français chez les libéraux. Une demi-heure après s'être excusée d'avoir sous-estimé le déclin du français, la députée de Saint-Laurent a appuyé un gazouillis disant que ce déclin était dramatiquement exagéré. C'est tout de même incroyable!
Quand le Bloc a voulu faire appliquer la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale, le député de Mont-Royal s'est levé à la Chambre et a dit que c'était une honte. Aujourd'hui, le Bloc revient avec un projet de loi concret pour protéger le français.
Quel camp va gagner chez les libéraux: ceux qui disent vouloir agir ou, comme d'habitude, ceux qui se moquent du français?
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View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
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2020-11-23 14:28 [p.2240]
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Mr. Speaker, I want to again point out that I understand what a challenge it is for Quebec and Quebeckers to remain francophone in North America when they are surrounded by anglophones.
I also understand that there are new challenges in the digital age. That is why I truly want to work with all of our colleagues to protect the French language in Quebec and Montreal.
Monsieur le Président, je veux encore une fois souligner que je comprends à quel point cela a toujours un immense défi pour le Québec et les Québécois de demeurer francophones en Amérique du Nord alors qu'ils étaient entourés d'anglophones.
Je comprends aussi qu'il y a de nouveaux défis à l'ère numérique. C'est pour cette raison que je veux vraiment travailler avec tous nos collègues pour protéger la langue française au Québec et à Montréal.
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View Mario Beaulieu Profile
BQ (QC)
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2020-11-23 14:40 [p.2242]
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Mr. Speaker, the minister was right to declare this weekend that we are on the verge of a language crisis.
She acknowledged that we need to do whatever we can to protect the French language and that this is how we will move forward as a society. That is why the Bloc Québécois will be introducing a bill that will make federally regulated companies subject to Bill 101.
The Prime Minister has said that he supports Bill 101. Will his government and his party act accordingly and support our bill?
Monsieur le Président, la ministre avait raison en fin de semaine en déclarant qu'on est au bord d'une crise linguistique.
Selon ce qu'elle disait, il est vrai qu'il faut tout faire pour protéger le français, et c'est comme cela qu'on doit progresser comme société. C'est pourquoi le Bloc québécois va déposer un projet de loi pour assujettir les entreprises de compétence fédérale à la loi 101.
Le premier ministre dit qu'il appuie la loi 101. Par conséquent, et logiquement, est-ce que son gouvernement et son parti vont appuyer notre projet de loi?
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View Mélanie Joly Profile
Lib. (QC)
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2020-11-23 14:40 [p.2242]
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Mr. Speaker, many parliamentarians have walked these hallowed halls.
In the history of the 42 previous parliaments, French has never been recognized as a minority language in this country. This government is the first government in history to recognize the importance of the eight million francophones who fight every day to speak their language, and we will fight alongside them.
Monsieur le Président, plusieurs parlementaires ont foulé le sol de cette enceinte.
De toute l'histoire des 42 législatures précédentes, jamais le français n'a été reconnu comme une langue minoritaire au pays. La Chambre a devant elle le premier gouvernement de l'histoire qui reconnaît l'importance des 8 millions de francophones qui se battent chaque jour pour parler leur langue, et nous serons à leurs côtés.
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View Mario Beaulieu Profile
BQ (QC)
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2020-11-23 14:41 [p.2242]
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Mr. Speaker, we want to see action. It is one thing to recognize that we are on the verge of a language crisis, as the minister has done, but it is another to do something about it, which means recognizing that the Liberals themselves contributed to the crisis and then implementing concrete solutions.
The Bloc Québécois wants to make knowledge of French a requirement for obtaining citizenship in Quebec, but the Liberals want to vote against that. The Bloc wants Bill 101 to apply to federally regulated companies, but the Liberals are unable to say whether they will vote for or against that.
We are coming up with concrete solutions, so why are they unable to take action?
Monsieur le Président, ce qu'on veut voir, ce sont des gestes. C'est une chose de reconnaître, comme la ministre, qu'on est au bord d'une crise linguistique, mais pour la régler, il faut reconnaître que les libéraux l'ont alimentée eux-mêmes, cette crise, et il faut appuyer des solutions concrètes.
Le Bloc québécois propose de rendre la connaissance du français obligatoire pour devenir citoyen au Québec, et les libéraux veulent voter contre cela. Le Bloc propose d'appliquer la loi 101 pour les entreprises de compétence fédérale, et les libéraux sont incapables de dire s'ils vont voter pour ou contre cela.
Pourquoi, quand on propose des solutions concrètes, sont-ils incapables de passer à l'acte?
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View Mélanie Joly Profile
Lib. (QC)
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2020-11-23 14:41 [p.2242]
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Mr. Speaker, it goes without saying that we agree with the Bloc Québécois members and all colleagues who are francophiles and official languages allies.
Protecting our language in Quebec and across the country is important. At the same time, protecting the French fact means protecting it both in Quebec and across the country. That means supporting it not just for Quebec, but for all francophones. We have one million francophones in minority communities who fight for their right to speak French every day.
That is why the modernized Official Languages Act that we will be introducing takes those aspects into account.
Monsieur le Président, il va de soi que nous sommes d'accord avec les députés du Bloc québécois et tous nos collègues qui sont des francophiles et des alliés des langues officielles.
C'est important de protéger notre langue au Québec et partout au pays. En même temps, lorsqu'on est en faveur de la protection du fait français, on l'est au Québec et partout au pays. On ne peut pas appuyer cela seulement au Québec, on doit le faire pour tous les francophones. Il y a 1 million de francophones qui sont en situation minoritaire et qui se battent chaque jour pour pouvoir parler en français.
Voilà pourquoi nous présenterons une modernisation de la Loi sur les langues officielles qui tiendra compte de ces dimensions.
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View Bernard Généreux Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, for the past year, the Legault government has been calling on the federal government to apply Bill 101 to federally regulated businesses in Quebec.
We have seen the Minister of Canadian Heritage, the Minister of Official Languages, and even the Prime Minister wax lyrical about French in Quebec.
When will they match rhetoric with action?
Monsieur le Président, ça fait un an que le gouvernement Legault demande au gouvernement fédéral de faire respecter la loi 101 aux entreprises relevant de sa compétence au Québec.
On a vu le ministre du Patrimoine canadien, la ministre des Langues officielles, et même le premier ministre pavoiser avec de belles paroles en l'air au sujet du français au Québec.
Quand vont-ils passer de la parole aux actes concrets?
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View Mélanie Joly Profile
Lib. (QC)
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2020-11-23 14:53 [p.2244]
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Mr. Speaker, it goes without saying that French is losing ground in Quebec. We recognize that, and we want to take action.
I have had good conversations with my counterpart in Quebec, Simon Jolin-Barrette, who is working on a reform of his own.
For our part, we are also working in collaboration with various stakeholders across the country, including several in Quebec, in order to modernize the Official Languages Act. It is a priority, and we are devoting a great deal of effort to it every day. I am sure that the modernized act will help protect and promote French in Canada.
Monsieur le Président, il va de soi qu'il y a un recul du français au Québec. Nous le reconnaissons et nous voulons agir.
J'ai de bonnes conversations avec mon homologue du Québec, Simon Jolin-Barrette, qui travaille sur sa réforme.
De notre côté, nous travaillons aussi en collaboration avec plusieurs intervenants au pays, y compris plusieurs Québécois, afin de moderniser la Loi sur les langues officielles. C'est une priorité, et nous y consacrons beaucoup d'efforts tous les jours. Je suis convaincue que cela aidera la protection et la promotion du français au pays.
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View Bernard Généreux Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, it is my honour to present to the House petition e-2943, which has over 30,200 signatures.
The petitioners are asking the Canada Revenue Agency to immediately suspend the imposition of the federal sales tax on osteopathic care provided in Quebec.
People in my riding have talked to me about taking this issue very seriously because Quebec is currently holding consultations about creating a professional association for osteopaths. That is going to happen in the next 12 months. The petitioners are asking the government to suspend the tax because it was done very suddenly and this group of professionals got no warning.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre la pétition e-2943 ayant recueilli plus de 30 200 signatures.
Les pétitionnaires demandent à l'Agence du revenu de surseoir immédiatement à l'imposition de la taxe fédérale de vente aux soins ostéopathiques offerts au Québec.
On m'a contacté dans ma circonscription pour prendre cet enjeu très au sérieux, puisque Québec mène actuellement des consultations pour mettre en place un ordre professionnel pour les ostéopathes. Cela va se produire au cours des 12 prochains mois. Les pétitionnaires demandent qu'on sursoie à l'application de la taxe, puisque cela a été fait de façon très abrupte et sans avertissement auprès de l'ensemble de ces professionnels.
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View Denis Trudel Profile
BQ (QC)
View Denis Trudel Profile
2020-11-20 11:16 [p.2180]
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Madam Speaker, I want to draw the attention of the House to the fact that this week is early childhood week in Quebec. The idea of designating such a week emerged from the 2015 “Tous pour eux” forum, which brought together local and regional stakeholders on the themes of childhood and the perinatal period.
Early childhood week reminds us how important it is to always enthusiastically support initiatives that help our little ones.
On behalf of the Bloc Québécois, it gives me great pleasure to rise today to express our heartfelt thanks to all the stakeholder organizations that are working for our little ones.
I also want to take this opportunity to recognize that today is Universal Children's Day. Children are our future. They represent joy and purity. We must continue our efforts to give our children the future they deserve.
Madame la Présidente, je tiens à souligner la Grande Semaine des tout-petits qui a lieu actuellement au Québec. Cette semaine a été créée à la suite du Forum Tous pour eux, qui a eu lieu en 2015 et qui avait pour but de rassembler les acteurs locaux et régionaux sur les thèmes de l'enfance et de la périnatalité.
La Grande Semaine des tout-petits vise à rappeler l'importance de continuer de soutenir avec enthousiasme les initiatives qui viennent en aide à nos tout-petits.
Au nom du Bloc québécois, j'ai le grand plaisir de prendre la parole aujourd'hui pour remercier chacun des organismes intervenants qui travaillent pour nos tout-petits. Je les remercie du fond du coeur.
Je profite de cette occasion pour souligner la Journée mondiale de l'enfance qui se déroule aujourd'hui. L'enfance, c'est l'avenir, la joie et la pureté. Nous devons continuer nos efforts afin que l'avenir de nos enfants soit à la hauteur de leurs aspirations.
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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
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2020-11-20 11:24 [p.2182]
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Madam Speaker, the current debate on the French language reminds us of a historical reality, which is that there are two solitudes in Canada.
The Bloc's proposal is very simple: to obtain citizenship in Quebec, newcomers must demonstrate a basic knowledge of French, just enough to understand what is happening in Quebec society. We are not talking about completing a doctoral thesis. We are just talking about saying hello to a neighbour or asking for service. Just the basics.
Everyone in Quebec thinks this is reasonable, but why is this causing so much discomfort here that the government wants to vote against it?
Madame la Présidente, le débat actuel sur le français nous rappelle une réalité historique: il y a deux solitudes au Canada.
Le Bloc fait une proposition très simple: pour obtenir la citoyenneté au Québec, il faudrait que les gens démontrent une connaissance de base du français, juste assez pour comprendre ce qui se passe dans la société québécoise. On ne parle pas d'une thèse de doctorat, on parle de saluer son voisin ou de demander un service. C'est la base.
Tout le monde au Québec trouve cela raisonnable, mais pourquoi cela crée-t-il un tel malaise ici, à tel point que le gouvernement veut voter contre cela?
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View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
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2020-11-20 11:25 [p.2182]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her question.
Our government is proud to defend the French language. I am a proud Quebecker who stands up for francophone values in Quebec. We are working on concrete measures to support the French language and further support francophone immigration.
Thanks to our efforts, particularly our decision to award additional points under the express entry program, there will be an increase in francophone immigration. We will continue to find ways to increase francophone immigration and to support the French language.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Notre gouvernement est un fier défenseur de la langue française. Je suis moi-même une fière Québécoise qui défend les valeurs francophones au Québec. Nous nous employons à prendre des mesures concrètes pour soutenir la langue française et soutenir davantage l'immigration francophone.
Grâce aux efforts que nous avons faits, notamment en ce qui concerne le programme Entrée express, dans le cadre duquel nous avons augmenté le nombre de points accordés, nous allons bénéficier d'une immigration francophone accrue. Nous allons continuer de trouver de nouvelles façons d'accroître l'immigration francophone et de soutenir la langue française.
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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
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2020-11-20 11:26 [p.2183]
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Madam Speaker, we have a solution. Quebec wants to avoid creating two solitudes, one for Quebec society and one for newcomers.
It is a fact that fewer and fewer people speak French at home. It is a fact that newcomers are less inclined to use the common language than they are in English-speaking Canada, and the common language in Quebec is French. It is a fact that without knowing the common language, newcomers struggle to reach their full potential, when that is the very reason they choose to come here.
Does the government realize that by undermining the importance of French, it is hurting the very people it thinks it is serving?
Madame la Présidente, on a une solution. Ce qu'on veut, au Québec, c'est éviter de créer deux solitudes entre la société québécoise et les nouveaux arrivants.
C'est un fait que le français comme langue utilisée à la maison est en déclin. C'est un fait que les nouveaux arrivants sont moins enclins qu'au Canada anglais à utiliser la langue commune, et la langue commune au Québec, c'est le français. C'est un fait que, sans connaissance de la langue commune, les nouveaux arrivants peinent à se tailler une place à la hauteur de leur potentiel, alors que c'est précisément ce qu'ils viennent chercher chez nous.
Le gouvernement réalise-t-il qu'en minant l'importance du français, il nuit aux gens qu'il pense servir?
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View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
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2020-11-20 11:26 [p.2183]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her question.
As I said yesterday in my initial comments on the bill introduced by the Bloc, I myself am an immigrant, a child of Bill 101, and a Canadian citizen who did not speak French when she became a Canadian citizen. What matters is offering French language courses, providing support and welcoming immigrants to our country.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Comme je l'ai dit hier, dans mes premières interventions dans le cadre du projet de loi qui a été présenté par le Bloc, je suis moi-même une immigrante, je suis moi-même une fille de la loi 101 et je suis moi-même une citoyenne canadienne qui ne savait pas parler français quand elle est devenue citoyenne canadienne. L'enjeu, c'est la francisation, l'accompagnement et l'accueil des immigrants dans notre pays.
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View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2020-11-20 13:10 [p.2203]
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Madam Speaker, as I read the member's motion, I wondered whether he knows that eco-labelling already exists. I felt that his motion did not take into account the role that Quebec and the provinces play in managing eco-labelling.
What does he think about that?
Madame la Présidente, en lisant la motion du député, je me suis demandé s'il savait que l'écoétiquetage existe déjà. Je trouvais que, dans sa motion, il ne tenait pas compte du rôle joué par Québec et les provinces dans la gestion des écoétiquettes.
Qu'en pense-t-il?
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View Jaime Battiste Profile
Lib. (NS)
View Jaime Battiste Profile
2020-11-20 13:10 [p.2203]
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Madam Speaker, indeed, a number of restaurants, a number of provinces and a number of places are taking leadership on this, but the problem is they are inconsistent. What I am proposing is a Canada-wide labelling program that is consistent.
I understand that there is different eco-labelling, but it is just too confusing to consumers. I am looking for clear and concise consumer-friendly information just by looking at the package and understanding what it means.
Madame la Présidente, en effet, un certain nombre de restaurants, de provinces et d'autres intervenants font preuve de leadership à cet égard, mais le problème, c'est que les efforts manquent de cohérence. Je propose que l'on mette en place un programme d'étiquetage qui soit cohérent dans l'ensemble du pays.
Je suis conscient qu'il existe diverses formes d'éco-étiquetage, mais elles sont tout simplement trop difficiles à comprendre pour les consommateurs. Je veux que le consommateur obtienne de l'information claire, concise, accessible et facile à comprendre simplement en examinant l'emballage.
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View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2020-11-20 13:24 [p.2205]
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Madam Speaker, I appreciate the intention behind the member for Sydney—Victoria's motion. Government measures, effective policies and the quality of the policies put forward are at the forefront of my mind as environment critic. However, I have to point out some of the flaws in this motion.
I want to start by saying that the Bloc Québécois is not in favour of Motion No. 35, even though we recognize that eco-labelling has its virtues and that such a mechanism is worthwhile. Over the past 40 years, there has been a lot of demand for that type of labelling.
That said, aside from the fact that the motion calls for 12 meetings of the Standing Committee on Environment and Sustainable Development, which would take up a lot of time, there are some issues with the wording of the motion itself, starting with the fact that it says the government has the capacity to create a “clear and concise metric by which Canadians can consider the impacts of their buying habits”. It is not the government's job to operationalize that. What we need to figure out is whether it can be done.
Experts have written hundreds of documents analyzing the vast eco-labelling landscape, and there is a virtually infinite body of technical knowledge on the subject. We can certainly see why. Eco-labelling actually exists already. The flexibility and rigidity of various systems and logos fall into three categories: certifications, self-declared claims and environmental product declarations.
For instance, Quebec has 10 certification bodies in the construction and renovation sector, 10 for residential and industrial cleaning products, eight for electronics, 13 for the food sector, and so on.
Furthermore, the motion ignores the role played by Quebec and the other provinces in managing eco-labels. Creating a single label that would cover all products is impossible. Under no circumstances could a single certification apply to all consumer goods, because each sector, and even each subsector, has its own unique characteristics. For example, one cannot compare the environmental sustainability or the carbon footprint of a fish with that of a two-by-four. If that were possible, it would be worrisome and even pointless.
I would also like to point out that Canada imports a lot of goods, and based on the current wording, the motion would apply to all imported goods, as well. Every organization behind a logo must provide clear information on the measures and criteria it applies to authorize the use of that logo. This information is available to consumers. The vast range of criteria behind a logo cannot be standardized.
From a business perspective, eco-labels are used to promote the products on which they appear. Manufacturers have made organizational and financial efforts. They have put in place procedures to have the privilege of demonstrating their environmental probity. Generally, they make these efforts because they know that consumers notice them.
In other words, there is an important business aspect in the ecosystem of eco-labels that must be considered. Consumers' appreciation of businesses that show good corporate citizenship is real and growing. I think that is excellent news. It means that Quebec and Canadian consumers and consumers around the world where these ecosystems exist can make choices.
For the average citizen with an awareness of the environmental issues caused by the goods they consume, seeing an eco-label will surely generate a feeling of satisfaction. It is a confirmation of their values and it helps the cause of environmental protection. Some consumers only buy eco-certified products.
Companies that agree to a certification process are committed to doing better, which does not go unnoticed. It is not nothing. Let's talk about corporations that have implemented ISO 14000. The Bureau de normalisation du Québec is an expert in this standard and responsible for its successful implementation in Quebec. It knows the positive impact this has had on thousands of businesses. Some labels even include social criteria such as workers rights and fair trade. Motion No. 35 gives the impression that eco-labelling does not exist, but that is not true.
The web site of Quebec's environment and climate change ministry has some interesting information for anyone who wants to learn more about this.
Canada's Competition Bureau has also looked at environmental claims with the Canadian Standards Association. Canada has national expertise on standards, but it should be pointed out that, in order to do what Motion No. 35 is asking, we would need to work within a set of standards. It is important to consider these standards in order to avoid what is known as greenwashing. Working within a set of standards is an ever-present concern when it comes to obtaining these environmental logos or accreditations, no matter the category of products.
It is no secret that we are already very well aware of the environmental impact of certain industries.
We are not ruling out the potential of eco-labelling in the green shift that is needed, but we will focus on several sector-based actions. Here are a few examples: develop energy efficiency and recovery in all sectors; demand that Canadian manufacturers optimize their production operations with processes that are safe for the environment and human health, without compromise; focus on efforts to update the list of banned chemicals; monitor production conditions in this industry sector; promote organic farming and animal husbandry practices, with proximity between production and destination as a priority; and support production activities that genuinely take the life cycle of the product into account. I could go on with many other examples.
I would now like to change tack a little and point out that my colleague put his motion into context by saying, “Canadians understand that climate change represents a threat to our way of life and are looking for opportunities where they can make a difference in their day-to-day lives”.
Personal responsibility is commendable. Making consumer choices based on our values is also commendable. We are responsible for the things we purchase. However, perhaps the government members should stop always criticizing citizens for their climate actions and look toward the big players, those that have a real impact on the crisis affecting us, such as the oil sector, the gas sector and the nuclear sector. We hope that the government members will introduce binding legislation to meet the Paris targets.
I cannot end my speech without mentioning another label, the GMO label for genetically modified organisms. I know that this is not so much about whether these GMOs produce greenhouse gases, but about identifying the foods we eat. GMO labels should indicate that these are genetically modified living organisms that pose a risk and a threat to biodiversity. If there is an eco-labelling issue that deserves our attention, it is that one.
For more than 10 years, 85% of Quebeckers have been calling for such labelling. Initiatives were even put forward here in the House more than 10 years ago, when the Bloc Québécois tabled a bill that was never adopted.
In Europe, labelling GMOs has been mandatory since 1997, for 23 years, and European countries even strengthened their legislation in 2004. Why can Europeans know the characteristics and identification of what they are eating, but we cannot? We already have a fairly clear picture of what is harmful to the environment in Canada.
The government has missed several opportunities to take action on the inherent threats of climate change. When we are elected, we take responsibility, and when we make promises, we must keep them.
Madame la Présidente, je remercie le député de Sydney—Victoria de l'intention qu'il y a derrière sa motion. Bien sûr, en tant que porte-parole en matière d'environnement, je suis préoccupée par les mesures gouvernementales, les politiques efficaces et la qualité des politiques choisies. Toutefois, je dois souligner les lacunes de cette motion.
D'entrée de jeu, je dois dire que le Bloc québécois est défavorable à la motion M-35, bien que l'on considère que l'étiquetage environnemental comporte ses vertus et que l'existence de ce mécanisme est pertinente. On voit que, depuis 40 ans, il y a beaucoup de demandes par rapport à un tel étiquetage.
Cela dit, outre le fait que la motion demande 12 séances du Comité permanent de l'environnement et du développement durable et mobiliserait ainsi beaucoup de temps, la formulation de la motion en elle-même pose un certain nombre d'irrégularités, à commencer par le fait qu'on identifie le gouvernement comme celui ayant la capacité de faire « un mécanisme clair et précis permettant aux Canadiens d’évaluer les répercussions de leurs habitudes de consommation ». Ce n'est pas le rôle d'un gouvernement d'opérationnaliser cela. On devrait plutôt se demander si c'est possible de le faire.
Cet horizon d'écoétiquettage est tellement vaste que son analyse alimente des centaines d'ouvrages d'experts et un corpus technique inqualifiable. On comprend bien pourquoi. En effet, l'écoétiquettage existe déjà. La souplesse et la rigidité des différents systèmes et logos exposent trois catégories: la certification, l'autodéclaration et la déclaration environnementale des produits.
Par exemple, au Québec, il y a 10 organisations de certification liée à la construction et à la rénovation, 10 autres le sont aux produits d'entretien résidentiel et industriel, 8 autres le sont aux appareils électroniques, 13 autres le sont au secteur de l'alimentation, et j'en passe.
D'ailleurs, la motion ignore le rôle joué par le Québec et les autres provinces dans la gestion de l'écoétiquette. Ainsi, faire une étiquette qui couvrirait tous les produits est impossible. Une seule certification ne pourrait en aucun cas s'adresser à l'ensemble des biens de consommation, parce que chaque secteur, et même chaque sous-secteur, possède des caractéristiques qui lui sont propres. On ne compare pas la viabilité écologique, par exemple, ou l'empreinte carbone d'un poisson avec celle d'un 2 x 4. Si on était capable de le faire, ce serait inquiétant, et même inutile.
Je tiens aussi à rappeler que le Canada importe beaucoup de produits et que le libellé de la motion voudrait que tous ces biens soient également à l'étude. Chaque organisation derrière un logo doit procurer une information claire sur les mesures et les critères qu'elle applique pour autoriser l'utilisation de ce logo. Cette information est accessible aux consommateurs. Le corpus des critères derrière un logo ne saurait être uniformisé.
D'un point de vue commercial, les produits qui affichent une telle affiliation écoresponsable en font la promotion. Les manufacturiers ont déployé des efforts organisationnels, des efforts financiers. Ils ont mis en place des procédures pour avoir le privilège de démontrer leur probité environnementale. Dans une large mesure, ils entretiennent cette démarche, parce qu'ils savent que les consommateurs y sont sensibles.
Autrement dit, il y a une importante composante commerciale de cet écosystème qu'est l'écoétiquettage qu'il faut prendre en considération. L'appréciation des consommateurs pour les entreprises qui participent à ce bon voisinage d'entreprises est réelle et est en croissance. J'estime que c'est une très bonne nouvelle. Cela signifie que les consommateurs du Québec, du Canada et de partout au monde où ces écosystèmes existent peuvent faire des choix.
Chez le citoyen moyen qui est sensible aux enjeux environnementaux causés par les biens qu'il consomme, l'apposition d'une écoétiquette va sûrement générer un sentiment de satisfaction. Cela le conforte dans ses valeurs et aide la cause de la protection de l'environnement. Certains consommateurs achètent exclusivement des produits qui ont une telle certification.
Faire adhérer une compagnie à une démarche de certification, c'est un progrès qu'elle s'engage à accomplir. On le souligne. Ce n'est pas rien. Parlons-en aux sociétés qui ont implanté la norme ISO 14000. Le Bureau de normalisation du Québec est l'expert de cette norme et du succès de son implantation au Québec. Il connaît les répercussions positives que cela a eues pour des milliers d'entreprises. Certaines étiquettes incluent même des critères sociaux, que ce soit les droits des travailleurs, le commerce équitable. Or la motion M-35 donne l'impression que l'écoétiquettage n'existe pas, mais ce n'est pas vrai.
Le site du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec présente des informations intéressantes pour quiconque souhaite s'instruire sur le sujet.
Le Bureau de la concurrence du Canada s'est aussi penché sur le dossier des déclarations environnementales avec l'Association canadienne de normalisation. Le Canada détient en effet une expertise nationale en matière de normes et il faut comprendre que, pour établir ce qu'aborde M-35, il faut travailler à l'intérieur d'un cadre normatif. Il est important de considérer ces normes pour éviter le phénomène d'écoblanchiment. Pour obtenir ces logos ou accréditations qui sont liés à l'environnement, quelle que soit la catégorie de produits, cette dimension d'encadrement normatif est omniprésente.
Je ne fais pas une grande annonce en déclarant ici que nous connaissons déjà les incidences environnementales de plusieurs secteurs de l'économie.
Nous n'excluons pas le potentiel de l'écoétiquetage dans un virage vert qui est nécessaire, mais nous allons miser sur plusieurs actions sectorielles. En voici des exemples: développer l'efficacité et la récupération énergétiques dans tous les milieux; exiger que les manufacturiers canadiens optimisent leur production avec des processus sécuritaires pour l'environnement et la santé humaine, sans compromis; accentuer le travail concernant la mise à jour des produits chimiques à bannir; surveiller les conditions de production de ce secteur industriel; valoriser les pratiques d'agriculture et d'élevage biologiques, où une proximité entre la production et la destination est priorisée; soutenir les activités de production qui font une réelle place au cycle de vie de leur produit. Nous pourrions nommer plusieurs autres exemples.
Je change maintenant un peu l'angle de mon discours en rappelant que mon collègue a contextualisé sa motion en disant: « [...] les Canadiens savent que les changements climatiques constituent une menace importante pour leur mode de vie et cherchent des moyens de changer les choses dans leur quotidien [...] ».
La responsabilité individuelle, c'est louable. Orienter nos choix de consommation en fonction de nos valeurs, c'est louable également. Quand on achète, on assume. Toutefois, il faudrait peut-être que les membres du gouvernement cessent de toujours pointer du doigt les citoyens pour leur action climatique et qu'ils se tournent vers les gros joueurs, ceux qui ont une réelle emprise sur l'issue de ce qui nous afflige: le secteur pétrolier, le secteur gazier et le secteur nucléaire. Nous souhaitons que les membres du gouvernement déposent une loi contraignante visant à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris.
Je ne peux pas terminer mon propos sans mentionner une autre forme d'étiquetage: celui des organismes génétiquement modifiés, ou OGM. Je sais que nous nous interrogeons moins à savoir si ces OGM produisent des gaz à effet de serre ou non. En effet, nous parlons ici de l'identification de l'aliment que nous mangeons, de l'étiquetage des organismes génétiquement modifiés vivants qui présentent des risques et des menaces pour la biodiversité. S'il y a un dossier d'écoétiquetage qui mérite l'attention, c'est bien celui-là.
C'est 85 % de la population québécoise qui le réclame depuis plus d'une dizaine d'années. Il y a même eu des initiatives ici, à la Chambre, il y a plus de 10 ans, alors que le Bloc québécois avait déposé un projet de loi qui n'a jamais été adopté.
En Europe, l'étiquetage des OGM est obligatoire depuis 1997 — cela fait 23 ans — et les pays européens ont même renforcé leur législation en 2004. Pourquoi les Européens peuvent-ils connaître les caractéristiques et l'identification de ce qu'ils mangent, mais pas nous? En effet, nous avons déjà un portrait assez probant de ce qui est néfaste au Canada, pour reprendre un terme de la motion.
Cela fait plusieurs fois que le gouvernement passe son tour quand vient le temps d'agir devant les menaces inhérentes aux changements climatiques. Quand on se fait élire, on assume, et quand on fait des promesses, il faudrait les tenir.
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View Steven Blaney Profile
CPC (QC)
Madam Speaker, I would like my colleague to say a few words about the importance of Quebec culture.
Does he believe it is being protected by the bill? Does the bill promote it? I did not see anything in the bill to suggest that to be true.
Does my colleague believe that the bill as currently worded will improve or deteriorate the situation?
Madame la Présidente, j'aimerais entendre mon collègue sur l'importance de la culture québécoise.
Selon lui, est-elle protégée par le projet de loi? Le projet de loi en fait-il la promotion? Je n'ai pas vu de tels éléments dans le projet de loi.
Selon mon collègue, le projet de loi dans sa forme actuelle va-t-il améliorer ou détériorer la situation?
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View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
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2020-11-19 12:20 [p.2111]
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Madam Speaker, I thank the hon. member for the question.
Let me give an example that comes to mind because the holiday season is approaching. There is an old tradition of making a cake and baking a coin into in. The person who gets the coin wins something. I am not sure what the prize is, but the person wins something. The entire cake is good, but it is the coin that counts.
The coin in this legislation is Canadian ownership without any obligation to French. This legislation essentially tells producers that they can do whatever they want. They can buy Canadian companies and turn them into content producers for Netflix. They can even pay a little less, which is music to their ears. No Canadian ownership and no protection of French, that is the coin.
Madame la Présidente, je remercie le député de sa question.
Je me permettrai de donner un exemple qui me vient à l'esprit parce que la saison des Fêtes approche. Il y a une vieille tradition selon laquelle on fait un gâteau dans lequel on met une bine. La personne qui tombe sur la bine gagne quelque chose. Je ne sais pas ce qu'elle gagne, mais elle gagne quelque chose. Tout le gâteau, c'est quelque chose d'intéressant, mais c'est la bine qui compte.
Or la bine de cette loi, c'est la propriété canadienne sans obligation relative au français. Cette loi dit fondamentalement aux producteurs qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Ils peuvent acheter les compagnies canadiennes et en faire des producteurs de contenu pour Netflix. Ils peuvent même payer un peu moins cher, ce qu'ils trouveront très amusant. Or la propriété canadienne, cela n'existe pas, et la protection du français, cela n'existe pas. Voilà la bine.
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View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I really enjoyed the speech given by my colleague, the leader of the Bloc Québécois and the member for Beloeil—Chambly.
In the context of Bill C-10, where we clearly see that that the Liberals neglected or even ignored or snubbed francophone culture and the importance of protecting it, I would like to know whether we can draw a parallel with what we saw this week, including the fact that the member for Saint-Laurent said that French is not in jeopardy and the fact that the government announced that it is going to vote against our bill to make knowledge of French mandatory for citizenship.
I would like to know whether parallels can be drawn between all of these things the government has done.
Madame la Présidente, j'ai bien apprécié le discours de mon collègue le chef du Bloc québécois et député de Beloeil—Chambly.
Dans le contexte du projet de loi C-10, où nous voyons de façon manifeste que les libéraux ont négligé, pour ne pas dire ignoré ou snobé, la culture francophone et l'importance de la protéger, j'aimerais savoir si nous pouvons établir un parallèle avec ce que nous avons vu cette semaine, entre autres le fait que la députée de Saint-Laurent a dit que le français n'est pas en danger et le fait que le gouvernement a annoncé qu'il va voter contre notre projet de loi visant à rendre le français obligatoire pour la citoyenneté.
J'aimerais savoir s'il y a des parallèles à établir entre toutes ces manifestations du gouvernement.
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View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
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2020-11-19 12:25 [p.2112]
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Madam Speaker, French is the best language in the world for expressing love, and it is a language that is easy to love. Loving French means loving its expressions and all its forms. If not for the allure of my French, my wife would never have married me.
When we are like that, we are sincere in—
Madame la Présidente, le français est la meilleure langue au monde pour exprimer l'amour, et c'est une langue qu'on peut facilement aimer. Quand on aime le français, on aime ses expressions, on aime ses manifestations. Sans la béquille du français, ma femme ne m'aurait jamais épousé.
Quand on est comme cela, on est sincère dans les...
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View Denis Trudel Profile
BQ (QC)
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2020-11-19 13:24 [p.2120]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her speech.
This bill is obviously very important for us Quebeckers. It could become something that helps to protect the French language, even though it does not right now.
Does the member agree with her hon. colleague from Saint-Laurent and the Quebec president of the Liberal Party of Canada, who think that the decline of the French language is a myth and that Bill 101 is oppressive?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours.
Ce projet de loi est évidemment très important pour nous, au Québec. Il ne l'est pas en ce moment, mais il pourrait devenir un facteur contribuant à la protection de la langue française.
Ma collègue partage-t-elle l'opinion de son honorable collègue de Saint-Laurent et de la présidente du Parti libéral du Canada au Québec, qui pensent que le déclin du français est un mythe et que la loi 101 est une loi oppressive?
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Lib. (BC)
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2020-11-19 13:25 [p.2120]
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Madam Speaker, I know how our Prime Minister feels about Bill 101, and I am not here to talk about that right now.
In our Speech from the Throne, the Prime Minister said very clearly that the Government of Canada has a responsibility to ensure the French language inside and outside of Quebec is promoted, and it is assured we are going to tell the stories outside and inside Quebec. This is something that we—
Madame la Présidente, je sais ce que pense le premier ministre de la loi 101, et je ne souhaite pas parler de cette question maintenant.
Dans notre discours du Trône, le premier ministre a précisé très clairement que le gouvernement du Canada doit assurer la promotion du français à l'intérieur comme à l'extérieur du Québec et veiller à ce que les histoires soient racontées dans cette province et ailleurs. C'est quelque chose que nous...
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View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I listened to the speech given by my colleague across the aisle in support of Bill C-10.
I must say that I personally am very disappointed with Bill C-10. The web giants are still not paying taxes. Now web giants might be required to produce Canadian content, but not French-language content. Of course, Canadian content is not French content.
These are still foreign-controlled and foreign-owned companies. The government's refusal to require the production of French-language content is perfectly consistent with the comments made by the member for Saint-Laurent, who said that French does not need to be protected. It is perfectly consistent with the comments of the president of the Liberal Party of Canada, who said that Bill 101 is an oppressive law. It is perfectly consistent with the government's opposition to requiring knowledge of French for people to immigrate to Quebec.
Rather than shedding crocodile tears, can the member opposite be honest and admit that the Liberals do not care about French in Quebec?
Madame la Présidente, j'ai écouté le discours de mon collègue d'en face pour défendre le projet de loi C-10.
Je dois dire que, personnellement, je suis très déçu du projet de loi C-10. Les géants du Web ne paient toujours pas de taxes. Les géants du Web, maintenant, seraient potentiellement contraints à produire du contenu canadien, mais pas de contenu en français. Il faut croire que le contenu canadien n'est pas du contenu en français.
Cela reste encore des entreprises contrôlées à l'étranger où la propriété demeure étrangère. L'absence de volonté de ce gouvernement à obliger la production de contenu en français parfaitement cohérente avec les propos de la députée de Saint-Laurent, à savoir que le français n'a pas besoin d'être protégé. C'est parfaitement cohérent avec ce que dit la présidente du PLC, selon qui la loi 101 est une loi oppressive. C'est parfaitement cohérent avec l'opposition du gouvernement à ce qu'on exige la connaissance de la langue française pour que les gens immigrent au Québec.
Au lieu de verser des larmes de crocodile, le député d'en face peut-il être honnête et admettre que les libéraux se fichent du français au Québec?
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View Francis Scarpaleggia Profile
Lib. (QC)
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2020-11-19 13:38 [p.2122]
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Madam Speaker, according to some estimates, this bill will allow us to collect approximately $1 billion that could go towards Canadian programming, which obviously includes Quebec programming.
One of the government's priorities is to ensure that we have enough French-language programming to allow Quebeckers and all French-speaking Canadians to express their views, values and culture.
Madame la Présidente, ce projet de loi, selon certaines estimations, va nous permettre de percevoir environ 1 milliard de dollars, que l'on pourra verser dans la programmation canadienne, ce qui inclut évidemment la programmation québécoise.
C'est une priorité pour le gouvernement de s'assurer d'avoir une offre de programmation francophone assez grande pour permettre aux Québécoises et aux Québécois et à tous les Canadiens de langue française d'exprimer leurs points de vue, leurs valeurs et leur culture.
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View Alain Therrien Profile
BQ (QC)
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2020-11-19 14:25 [p.2130]
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Mr. Speaker, the Liberals say they want to defend French in Quebec, but they do not walk the talk.
Yesterday, the Prime Minister said that he supported Bill 101, but the federal government has been gutting it since 1977. This government has refused to apply Bill 101 to federally regulated businesses. The Liberals even said at the time that it was a disgrace.
Today, the Bloc is proposing a bill to make an adequate knowledge of French a condition for becoming a citizen in Quebec. The Liberals do not want that, and they will be voting against it.
At the end of the day, is the Liberal Party’s real position on French in Quebec the same as the position of the member for Saint-Laurent?
Monsieur le Président, les libéraux disent qu'ils veulent défendre le français au Québec, mais les bottines ne suivent pas les babines.
Hier, le premier ministre a dit qu'il appuyait la loi 101, mais le fédéral la charcute depuis 1977. Ce gouvernement a refusé d'appliquer la loi 101 aux entreprises fédérales. Les libéraux ont même dit à l'époque que c'était une honte.
Aujourd'hui, le Bloc propose un projet de loi pour que la connaissance suffisante du français devienne une condition pour devenir citoyen au Québec. Les libéraux ne veulent pas, ils vont voter contre.
En fin de compte, la vraie position du Parti libéral sur le français au Québec, est-ce la position de la députée de Saint-Laurent?
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View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
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2020-11-19 14:25 [p.2130]
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Mr. Speaker, I thank my colleague for his question.
I am obviously an anglophone, but I must say that I agree that the French language in Canada, in Quebec and in Montreal is in a very fragile position. I agree that all of us here in the House have an obligation to work to help and preserve the French language in Quebec and Montreal. This is very important to us.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Je suis manifestement anglophone, mais je dois avouer que je suis d'accord que la langue française au Canada, au Québec et à Montréal, est dans une position très fragile. Je suis d'accord que nous avons tous ici à la Chambre l'obligation de travailler pour aider et préserver le français au Québec et à Montréal. C'est très important pour nous.
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View Mario Beaulieu Profile
BQ (QC)
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2020-11-19 14:26 [p.2130]
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Mr. Speaker, it looks like the Liberals have finally agreed that they want to promote French.
They recognize that French is in decline in Quebec. We thought that if the Bloc introduced a bill in favour of French, they would support it. Instead, however, they are threatening to oppose requiring a minimum knowledge of French for citizenship in Quebec.
Their words are hard to follow, but their actions are much clearer: they are against it. Why do they have this discomfort with French?
Monsieur le Président, les libéraux semblent s'être finalement entendus pour dire qu'ils veulent promouvoir le français.
Ils reconnaissent que le français est en déclin au Québec. Nous nous sommes dit que si le Bloc présentait un projet de loi en faveur du français, ils voteraient en faveur. Or, au contraire, ils menacent de s'opposer à une connaissance minimale du français pour la citoyenneté au Québec.
Quand il s'agit des paroles, ils sont durs à suivre, mais quand il s'agit des actions, c'est pas mal plus clair: ils sont contre. Quel est ce malaise avec le français?
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View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
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2020-11-19 14:27 [p.2130]
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Mr. Speaker, defending the French language and Quebec culture is a priority for our government.
I want to give an example. During the negotiations on the new NAFTA, which were very difficult, we held a very firm position, which was to not allow any changes to the cultural exemption that protects Quebec culture and the French language. We succeeded in protecting that. It was very important to us.
Monsieur le président, la défense de la langue française et de la culture québécoise est une priorité pour notre gouvernement.
Je veux donner un exemple: pendant les négociations du nouvel ALENA, qui ont été très difficiles, nous avons maintenu très fermement une position, celle de ne permettre aucun changement dans l'exemption culturelle qui protège la culture québécoise et la langue française. Nous avons réussi à protéger cela. C'était très important pour nous.
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View Alain Rayes Profile
CPC (QC)
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2020-11-19 14:42 [p.2133]
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Mr. Speaker, the member for Saint-Laurent's comments and lack of sensitivity about the decline of French in Quebec are shocking.
However, we have not seen very many Liberal members stand up to condemn her comments and even fewer Liberal members from Quebec. Their silence is disturbing and it confirms more and more what everyone is thinking: Many Liberal caucus members think the same way as the member for Saint-Laurent.
Will the Prime Minister do the right thing and immediately take the member for Saint-Laurent off the Standing Committee on Official Languages, yes or no?
Monsieur le Président, les propos et l'insensibilité de la députée de Saint-Laurent face au déclin du français au Québec sont choquants.
Pourtant, on n'a pas vu beaucoup de députés libéraux se lever pour dénoncer ses propos, et encore moins les députés du Québec. Leur silence est dérangeant, et cela confirme ce que tout le monde pense de plus en plus: les propos de cette députée représentent les propos de plusieurs membres de ce caucus libéral.
Est-ce que le premier ministre va faire ce qu'il se doit et enlever la députée de Saint-Laurent du Comité permanent des langues officielles immédiatement, oui ou non?
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Lib. (QC)
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2020-11-19 14:42 [p.2133]
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Mr. Speaker, I had the opportunity to say what I thought about her remarks.
The member apologized and, of course, as we stated in the throne speech, we will always be there to protect the French fact in Canada and recognize that French is a minority language that needs more support.
How strange it is to see the Conservative Party suddenly become a great champion of the French fact in Canada.
Monsieur le Président, j'ai eu l'occasion d'exprimer mes pensées par rapport à ces propos.
La députée s'est excusée et, bien entendu, nous serons toujours là, tel que nous l'avons édicté dans le discours du Trône, pour protéger le fait français au pays et reconnaître que la langue française est une langue minoritaire qui se doit d'être soutenue davantage.
Maintenant, si le Parti conservateur est, tout à coup, défenseur du fait français au pays, alors on aura tout vu!
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CPC (QC)
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2020-11-19 14:42 [p.2133]
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Mr. Speaker, the minister cannot even answer a simple question about removing the member for Saint-Laurent, who does not believe that French is in decline. That is what she thinks, and that is what the Quebec president of the Liberal Party thinks.
We will take no lessons from the minister of the two official languages or the Prime Minister when they claim to be defending francophones across the country, including in Quebec.
I would also like to hear the other members from Quebec stand up once and for all to defend francophones and Quebeckers. I am talking about members from Quebec like the members from Louis-Hébert, Saint-Maurice—Champlain, Compton—Stanstead, Sherbrooke, Brome—Missisquoi and Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine.
They need to stand up and they need to condemn the comments—
Monsieur le Président, la ministre n'est même pas capable de répondre à une question aussi simple, à savoir de retirer la députée de Saint-Laurent, qui ne croit pas qu'il y a un déclin du français. C'est sa pensée et c'est la pensée de la directrice du Parti libéral du Canada, pour le Québec.
Nous n'avons aucune leçon à recevoir de la ministre des deux langues officielles et du premier ministre lorsqu'ils pensent faire la défense des francophones partout au pays, et au Québec aussi.
J'aimerais aussi entendre les autres députés du Québec se lever une fois pour toutes pour défendre les francophones et les Québécois. Je pense aux députés du Québec comme ceux de Louis-Hébert, de Saint-Maurice—Champlain, de Compton—Stanstead, de Sherbrooke, de Brome—Missisquoi et de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine.
Qu'ils se lèvent et qu'ils dénoncent les propos...
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View Pablo Rodriguez Profile
Lib. (QC)
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2020-11-19 14:43 [p.2133]
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Mr. Speaker, the members from Quebec—and I see many here, including the member for Papineau and the member for Ahuntsic-Cartierville, basically from all over Quebec—are standing up every day and defending francophones, the French fact, our language and our culture.
We do not need any lectures from the Conservatives, who cut the CBC's funding, who took francophones to court and who let the provinces cut back on francophone services. We will not be lectured by them.
Monsieur le Président, les députés du Québec — j'en vois beaucoup ici, que ce soit le député de Papineau et la députée d'Ahuntsic-Cartierville, en somme, de partout au Québec — se lèvent et sont debout chaque jour pour défendre les francophones, le fait français, notre langue et notre culture.
On n'a aucune leçon à recevoir des conservateurs, qui ont coupé les vivres à Radio-Canada, qui ont poursuivi les francophones en cour et qui laissent les provinces couper dans les systèmes francophones. Nous n'avons aucune leçon à recevoir d'eux.
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View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
moved that Bill C-223, An Act to amend the Citizenship Act (adequate knowledge of French in Quebec), be read the second time and referred to the Standing Committee on Citizenship and Immigration.
She said: Madam Speaker, I am pleased to rise to speak to the first bill that I have introduced in the House. I introduced a very simple bill with a clear objective, and that is to enable newcomers who want to become citizens and reside in Quebec to integrate into their host society.
In order to integrate, newcomers must be able to communicate with members of their host society. In Quebec, the common language is French. The purpose of the Charter of the French Language is to make French the official and common language of Quebec. As a result, newcomers must learn French in order to integrate into Quebec society.
Anyone who wants to become a Canadian citizen at the end of their immigration process must demonstrate a sufficient knowledge of one of Canada's two official languages. Right now, a permanent resident who wants to become a citizen and reside in Quebec could do so without knowing a single word of French. Of course, this situation is not in keeping with the Charter of the French Language, the main objective of which is to make French the common language of all Quebeckers.
That is why, during the last election campaign, the Bloc Québécois's platform included a promise to introduce a bill requiring that permanent residents residing in Quebec have knowledge of French in order to obtain citizenship. Promise kept: That is what we are debating today.
During the 42nd Parliament, the member for La Pointe-de-l'Île introduced Bill C-421, which would have made that change. Unfortunately, the bill was deemed non-votable following an extraordinary procedure that included all MPs voting secretly in spite of the opinion of the clerk who drafted the bill.
This time, the Bloc Québécois has a legal opinion. The other parties can no longer hide behind the so-called unconstitutionality of this proposal.
In March, the Bloc Québécois commissioned this legal opinion to ensure the constitutionality of the bill we are debating today. The study was carried out by Professor Patrick Taillon of the law faculty at Laval University and lawyer and Ph.D. in law candidate Amélie Binette.
After reading this opinion, it is quite reasonable to believe that Bill C-223 is entirely constitutional. Thus, the first question we must ask ourselves is this: What are the general principles that should guide our interpretation of language rights?
The response issued by Ms. Binette and Mr. Taillon, based, among other things, on the Beaulac decision, is clear: Language rights must be interpreted broadly and liberally, based on their objectives of maintaining and enhancing the vitality of official language communities in Canada.
Given its status as both a majority and a minority of the historic francophone community, which is recognized by the Supreme Court in the Solski decision, the intervention of political actors is necessary to ensure substantive equality between English and French in Quebec. What is this logic of substantive equality?
Substantive equality is not the same as formal equality when interpreting section 16 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms, which constitutionalizes the equality between the two official languages.
To sum up, it is a matter of looking at the linguistic situation in each province so that measures can be taken that take into account the specific needs of the minority community. Thus, there is nothing that precludes Parliament or provincial legislatures from taking action to promote the use of English or French in specific contexts, since the linguistic demography and pluralist reality of Canada requires an asymmetrical approach.
In Andrews, Justice McIntyre noted that a law will not necessarily be bad because it makes distinctions when having to implement measures for two people in similar circumstances. Therefore, Bill C-223 is not unconstitutional because it creates a distinction between residents of Quebec and those of other provinces. True equality requires consideration of the demographic, geographic and social context of a community when interpreting language rights.
If immigration is a shared responsibility of the provinces and the federal government under section 95 of the Constitution Act, 1867, the granting of citizenship is the exclusive jurisdiction of the federal government under subsection 91(25).
As our legal opinion on immigration shows, the courts have encouraged a type of co-operative federalism over the past few years. Passage of Bill C-233 would promote real equality between English and French through an asymmetrical approach and collaboration between both levels of government.
The citizenship test does not constitute a service since it seeks only to assess the linguistic skills of permanent residents and their knowledge of French. The bill does not infringe on the public's right to receive services in both languages, as stipulated in section 20 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms since nothing in its content prevents a permanent resident of Quebec from applying for citizenship in English, providing information in English, communicating with the government in English and swearing their oath of citizenship in English if they so desire even if they have to prove an adequate knowledge of French to obtain citizenship. That would be an curious path to take, but nothing in Bill C-223 would prevent that.
As pointed out in our legal opinion, even if the courts deemed that the citizenship test was a type of service, section 1 of the Constitution Act, 1982, clearly states that the rights it guarantees are “subject...to such reasonable limits prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and democratic society.”
Jurisprudence clearly shows that specific arrangements to guarantee substantive equality between the two official languages constitute a reasonable limit in a free and democratic society.
In our legal opinion, Professor Taillon explained that the Supreme Court developed a two-part test to interpret section 1 of the Constitution Act, 1982. The first part is to prove that the measure serves a pressing and substantial objective. The second part is to prove that the means are reasonable and demonstrably justified. The French language in Quebec is in such an alarming position, so the intent and content of Bill C-223 clearly serve a pressing and substantial objective.
As to whether this is a reasonable and justifiable measure, it is important to remember that the Citizenship Act already provides for language testing. In Forget v. Quebec, the Supreme Court ruled that the requirement that non-francophones pass a French test was not an arbitrary ground when it came to joining the nursing profession. The same reasoning could be applied to citizenship.
Bill C-223 contains a single provision that makes three important amendments to paragraphs 5(1)(d) and 5(1)(e) of the Citizenship Act.
First, Bill C-223 increases, from 55 to 65, the maximum age up until which a permanent resident who applies for Canadian citizenship is required to demonstrate a knowledge of one the official languages and to pass a test demonstrating that they have an adequate knowledge of Canada and of the responsibilities and privileges of citizenship.
Second, the bill ensures that, if a permanent resident resides in Quebec, they will not be able to choose between demonstrating their knowledge of an official language in English or in French as is currently the case. Instead, they will have to demonstrate an adequate knowledge of French. Permanent residents residing in other provinces will be able to continue to choose between the two languages.
Third, consistent with the language requirement, under Bill C-223 the citizenship test must be administered in French in Quebec, not in one or the other official language. The bill does not impinge on that choice in other provinces.
The central element of this bill is citizenship. The question we must ask ourselves, and which we will attempt to answer, is as follows: Do individuals require an adequate knowledge of French to exercise their citizenship in Quebec? The Bloc Québécois believes they do.
This bill recognizes the primacy of French in Quebec, it is consistent with recognition of the Quebec nation, it contributes to sustaining French in Quebec, it restores the status of French in Quebec, it acknowledges the importance of understanding the language to exercise all the rights and responsibilities associated with citizenship in Quebec, and it is an additional means to slow the decline of French in Quebec.
As we are seeing in the news, Quebeckers are more and more concerned about the decline of the French language.
According to a recent Leger poll, 63% of respondents said they were very concerned or somewhat concerned about the status of French in Quebec. Among francophones, that figure rises to 71%, an increase of 17% compared to a similar Leger poll conducted in 2018.
Nearly six in 10 Quebeckers think that the situation has gotten worse over the past decade. Six in 10 Quebeckers also think that the status of French will continue to decline over the next decade.
In a report from April 2019 on the evolution of the linguistic situation in Quebec, the Office québécois de la langue française found that the use of French greetings in stores on the Island of Montreal had dropped from 84% to 75% compared to 2010.
It is important that we do everything we possibly can at the federal level to reverse this trend. Major changes will be proposed shortly by the Government of Quebec, and the federal government must also do its part. It is only by passing Bill C-223 and making changes like these that we can stop this trend.
We cannot rely on the Liberal government to take leadership on this file, and that is why the Bloc Québécois is taking charge. I hope that the Liberals will vote in favour of my bill.
The Prime Minister once said, “The Liberal Party of Canada will always be there to protect the French language.” This would be a good opportunity to prove it.
All the same, there are a few factors that make me doubt the Liberals' goodwill on this issue, such as the comments made by the Liberal member at the Standing Committee on Official Languages. She did, however, walk back those comments today.
While questioning the Commissioner of Official Languages, she expressed doubts about the decline of French in Quebec. She needed proof. Well, all the evidence is there. She has only to look at the statistics and read reports like the one published in 2017 by the Auditor General of Quebec, who found that the campaign to teach French to immigrants in Quebec had failed, or simply take a walk in her riding or anywhere else in Quebec.
A Journal de Montréal reporter did just that. She walked into some shops in downtown Montreal. Of the 31 establishments she visited, 16 offered a unilingual English greeting, and in almost a third of the businesses she visited, staff were simply unable to respond in Quebec's official language.
If members of the House of Commons vote against the very principle of Bill C-223, they will be proving two things. First, they will be proving that Canada's bilingual nature is not important to them, by rejecting a minimum requirement for ensuring the vitality of French in North America. Second, they will be proving that Canada's constitutional framework cannot ensure the full vitality of the Quebec nation.
The elected members of the House of Commons will have to decide whether they agree with the spirit of the Laurendeau-Dunton commission or that of the more grievous Durham commission. Quebec deserves to see where it stands.
In conclusion, the entire history of Quebec and, by extension, the history of French-speaking Canada can be summed up as a fierce battle for self-preservation and the survival of French. After more than 400 years, we continue to fight for the right to exist, and the debate we have brought to the House of Commons today, with Bill C-223, is but one more episode in this never-ending story.
In 2006, the House of Commons recognized the Quebec nation. What does that mean?
So far, from both a legal and a political perspective, Canada's recognition of the Quebec nation has yet to translate into any tangible action. It was simply a political and symbolic gesture, and it does not address Quebec's historical constitutional demands.
Furthermore, as long as members of Parliament refuse to pass laws and implement government measures that allow Quebec to pursue its own cultural and linguistic development, as Bill C-223 would do, the recognition of the Quebec nation will be meaningless. Passing Bill C-223 would be consistent with the motion passed by the House of Commons.
propose que le projet de loi C-223, Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (connaissance suffisante de la langue française au Québec), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé au Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration.
— Madame la Présidente, je suis heureuse de prendre la parole au sujet de mon premier projet de loi déposé à la Chambre. J'ai présenté un projet de loi très simple ayant un objectif clair: permettre aux nouveaux arrivants souhaitant devenir citoyens à partir du Québec de s'intégrer à leur société d'accueil.
Pour s'intégrer, il faut être capable de se parler. Au Québec, la langue commune est le français. L'objectif de la Charte de la langue française est de faire du français la langue officielle et commune au Québec. L'intégration des nouveaux arrivants passe donc par le français.
Quiconque souhaite devenir citoyen canadien au terme de son processus d'immigration doit présenter une connaissance suffisante de l'une des deux langues officielles du Canada. Ainsi, à l'heure actuelle, un résident permanent qui voudrait obtenir la citoyenneté au Québec pourrait le faire sans avoir à connaître un seul mot de français. Cette situation est bien sûr en inadéquation avec les objectifs fondamentaux de la Charte de la langue française, dont l'objet principal est de faire du français la langue commune de tous les Québécois et les Québécoises.
C'est la raison pour laquelle, lors de la dernière campagne électorale, le Bloc québécois s'était engagé dans sa plateforme à déposer un projet de loi visant à ériger la connaissance du français en condition préalable à l'obtention de la citoyenneté pour les résidents permanents du Québec. Promesse tenue, puisque nous en débattons aujourd'hui.
Lors de la 42e législature, le député de La Pointe-de-l'Île avait déposé le projet de loi C-421 qui proposait une réforme en ce sens. Malheureusement, le projet de loi avait été jugé non votable, à la suite d'une procédure exceptionnelle comprenant un vote secret de tous les députés de la Chambre des communes, et ce, en dépit de l'avis du légiste qui avait rédigé le projet de loi.
Cette fois-ci, le Bloc québécois dispose d'un avis juridique. Les autres partis ne peuvent plus se réfugier derrière l'aspect soi-disant inconstitutionnel de cette proposition.
En mars dernier, le Bloc québécois a commandé cet avis juridique, afin de s'assurer de la constitutionnalité du projet de loi dont nous débattons aujourd'hui. L'étude a été réalisée conjointement par le professeur Patrick Taillon de la Faculté de droit de l'Université Laval et l'avocate et doctorante en droit Amélie Binette.
À la lecture de cet avis, il est tout à fait raisonnable de penser que le projet de loi C-223 est tout à fait constitutionnel. Ainsi, la première question que nous devons nous poser est la suivante: quels sont les principes généraux qui doivent guider notre interprétation des droits linguistiques?
La réponse de Mme Binette et de M. Taillon, basée entre autres sur l'arrêt Beaulac, est claire: les droits linguistiques doivent être interprétés de manière large et libérale, en fonction de leurs objectifs de maintien et d'épanouissement des collectivités de langue officielle au Canada.
Compte tenu de son statut à la fois majoritaire et minoritaire de la communauté historique francophone, lequel est reconnu par la Cour suprême dans l'arrêt Solski, l'intervention des acteurs politiques est nécessaire pour assurer l'égalité réelle entre l'anglais et le français au Québec. Qu'est donc cette logique de l'égalité réelle?
L'égalité réelle s'oppose à l'égalité formelle lorsqu'il s'agit d'interpréter l'article 16 de la Charte canadienne des droits et libertés qui constitutionnalise l'égalité entre les deux langues officielles.
En somme, il s'agit de prendre en compte la situation linguistique propre à chaque province pour pouvoir prendre des mesures qui tiennent compte des besoins particuliers de la communauté minoritaire. Ainsi, rien n'empêche le Parlement fédéral ou celui d'une province d'agir pour favoriser l'emploi du français ou de l'anglais dans des contextes particuliers, puisque la réalité démolinguistique et plurielle du Canada nécessite une approche asymétrique.
Dans l'arrêt Andrews, le juge McIntyre rappelait qu'une loi n'est pas mauvaise parce qu'elle crée une distinction lorsqu'il s'agit de prendre des mesures visant deux personnes en situation analogue. Ainsi, le projet de loi C-223 n'est pas à priori anticonstitutionnel parce qu'il crée une distinction entre les résidents du Québec et ceux des autres provinces. L'égalité réelle nécessite que l'on prenne en compte le contexte démographique, géographique et social d'une communauté, lorsqu'il s'agit d'interpréter les droits linguistiques.
Si l'immigration est une compétence partagée entre les provinces et le fédéral en vertu de l'article 95 de la Loi constitutionnelle de 1867, l'attribution de la citoyenneté, quant à elle, relève exclusivement de l'État fédéral en vertu du paragraphe 91(25) de cette dernière.
Or, comme le démontre notre avis juridique en matière d'immigration, les tribunaux ont favorisé une forme de fédéralisme coopératif au cours des dernières années. L'adoption du projet de loi C-223 permettrait de favoriser l'égalité réelle entre l'anglais et le français par l'entremise d'une approche asymétrique et de la collaboration entre les deux ordres de gouvernement.
Le test de citoyenneté ne constitue pas en soi un service, puisqu'il vise seulement à évaluer les compétences linguistiques des résidents permanents et leurs connaissances en français. Le projet de loi ne porte pas atteinte au droit du public de recevoir des services dans les deux langues, comme l'article 20 de la Charte canadienne des droits et libertés le prévoit, puisque rien dans son contenu n'empêche un résident permanent du Québec de faire sa demande de citoyenneté en anglais, de fournir des renseignements en anglais, de communiquer avec le gouvernement en anglais et de prêter son serment de citoyenneté en anglais, si cela est son souhait, même s'il doit faire la démonstration d'une connaissance suffisante du français pour obtenir sa citoyenneté. Ce serait certes un curieux cheminement, mais rien dans le projet de loi C-223 ne l'empêcherait.
Comme le souligne notre avis juridique, même si les tribunaux jugeaient que le test de citoyenneté était une forme de service, l'article 1 de la Loi constitutionnelle de 1982 dit clairement que les droits qu'elle garantit « peuvent être restreints [...] par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique. »
Or la jurisprudence montre clairement que des aménagements particuliers pour garantir l'égalité réelle entre les deux langues officielles constituent une limite raisonnable dans le cadre d'une société libre et démocratique.
Dans notre avis juridique, le professeur Patrick Taillon explique que, pour interpréter l'article premier de la Loi constitutionnelle de 1982, la Cour suprême a développé une démarche en deux volets. Le premier consiste à prouver que la mesure restrictive poursuit un objectif urgent et réel. Le deuxième consiste à prouver que les moyens sont raisonnables et justifiés. Or, compte tenu de la situation alarmante dans laquelle le français se trouve au Québec, l'intention et le contenu du projet de loi C-223 poursuivent clairement un objectif urgent et réel.
Quant à savoir s'il s'agit d'une mesure raisonnable et justifiée, il convient de rappeler que la Loi sur la citoyenneté prévoit déjà un examen linguistique. Dans l'affaire Forget c. Québec, la Cour suprême a déterminé que le passage d'un examen de français par les non-francophones n'était pas quelque chose d'arbitraire lorsqu'il s'agissait d'accéder à la profession d'infirmière. Le même raisonnement peut s'appliquer à la citoyenneté.
Le projet de loi C-223 comporte un seul article entraînant trois modifications importantes aux alinéas 5(1)d) et 5(1)e) de la Loi sur la citoyenneté.
Premièrement, le projet de loi C-223 fait en sorte d'augmenter l'âge maximum jusque auquel un résident permanent qui demande la citoyenneté canadienne est tenu de démontrer une connaissance d'une des deux langues officielles, de même qu'un test démontrant une connaissance suffisante du Canada et des responsabilités et avantages conférés par la citoyenneté, le faisant passer de 55 ans à 65 ans.
Deuxièmement, le projet de loi fait en sorte que, si un résident permanent demeure au Québec, il n'aura pas le choix de démontrer sa connaissance d'une langue officielle en français ou en anglais, comme c'est le cas actuellement, mais il devra plutôt le faire en français. Le libre choix demeure dans les autres provinces.
Troisièmement, en concordance avec ce qu'il propose en matière linguistique, le projet de loi C-223 ferait en sorte que le test de citoyenneté se fasse obligatoirement en français au Québec et non plus dans l'une ou l'autre des deux langues officielles. Le projet de loi ne porte pas atteinte au libre choix dans les autres provinces.
L'élément central du projet de loi est la citoyenneté. La question que nous devons nous poser et à laquelle nous tenterons de répondre est la suivante: faut-il avoir une connaissance suffisante du français pour exercer sa citoyenneté au Québec? Le Bloc québécois répond par l'affirmative à cette question.
Ainsi, le projet de loi reconnaît la primauté du français au Québec, il s'accorde avec la reconnaissance de la nation québécoise, il contribue à la pérennité du français au Québec, il revalorise le statut du français au Québec, il tient compte de la nécessité de connaître cette langue pour exercer pleinement les droits et devoirs associés à la citoyenneté au Québec, et il constitue un moyen supplémentaire de freiner le déclin du français au Québec.
Comme on peut le voir dans l'actualité, les Québécois et les Québécoises sont de plus en plus inquiets face au déclin de la langue française.
Selon un sondage Léger paru dernièrement, 63 % des répondants se disent très ou assez préoccupés par la situation du français au Québec. Chez les francophones, cette inquiétude grimpe à 71 %, en hausse de 17 % par rapport à un sondage Léger similaire en 2018.
Près de six Québécois sur dix jugent d'ailleurs que la situation s'est dégradée au cours de la dernière décennie. C'est aussi six Québécois sur dix qui estiment que la place du français continuera de reculer au cours de la prochaine décennie.
Dans un rapport portant sur l'évolution de la situation linguistique au Québec, publié en avril 2019, l'Office québécois de la langue française concluait que l'usage du français comme langue d'accueil unique dans les commerces de l'île de Montréal avait chuté de 84 % à 75 %, comparativement à 2010.
Il est important que l'on fasse tout ce qu'il nous est possible de faire au niveau fédéral pour changer cette tendance. Des changements importants seront proposés prochainement par le gouvernement du Québec, et le fédéral doit aussi apporter sa contribution. Ce n'est qu'avec des changements comme ceux-ci, qu'apporterait l'adoption du projet de loi C-223, que nous pourrons freiner cette tendance.
Il ne faut surtout pas compter sur le gouvernement libéral pour prendre le leadership dans ce dossier, et c'est pourquoi le Bloc québécois le fait. J'espère que les libéraux vont voter en faveur de mon projet de loi.
Le premier ministre a déjà dit: « le Parti libéral du Canada sera toujours là pour protéger la langue française ». Voici donc une bonne occasion de le prouver.
Il y a tout de même certains facteurs qui me laissent douter du bon vouloir des libéraux dans ce dossier, comme les propos que la députée libérale a tenus au Comité permanent des langues officielles. Elle s'est toutefois rétractée aujourd'hui.
En questionnant le commissaire aux langues officielles, elle a émis un doute sur le recul du français au Québec. Elle avait besoin de preuves. Pourtant, toutes les preuves sont là. Il suffit de regarder les statistiques et de lire les rapports comme celui publié en 2017 par la vérificatrice générale du Québec, qui concluait à l'échec de la francisation des immigrants au Québec, ou de se promener dans sa circonscription ou ailleurs au Québec.
Une journaliste du Journal de Montréal l'a fait. Elle s'est promenée dans les commerces, au centre-ville de Montréal. Sur les 31 établissements qu'elle a visités, 16 proposaient un accueil unilingue en anglais, et, dans presque un tiers des commerces visités, on était simplement incapable de répondre dans la langue officielle du Québec.
Si les députés de la Chambre des communes votent contre le principe même du projet de loi C-223, ils auront démontré deux choses. Primo, ils auront alors fait la démonstration que le caractère bilingue du Canada n'est pas important à leurs yeux en rejetant une exigence minimale pour assurer l'épanouissement du français en Amérique du Nord. Secundo, ils auront fait la démonstration que le cadre constitutionnel canadien est incapable d'assurer l'épanouissement plein et entier de la nation québécoise.
En somme, les élus de la Chambre des communes vont donc devoir décider s'ils s'inscrivent dans l'esprit de la commission Laurendeau-Dunton ou bien dans celui, plus funeste, de la commission Durham. Si Paris vaut bien une messe, alors Québec vaut bien un test.
Pour conclure, on peut résumer toute l'histoire du Québec, et, par extension, du Canada français à une lutte opiniâtre pour la préservation de soi et la survivance du français. Nous sommes encore là, après plus de 400 ans, à nous battre pour exister, et le débat que nous apportons à la Chambre des communes aujourd'hui, avec le projet de loi C-223, n'est qu'un nouvel épisode dans cette interminable série.
En 2006, la Chambre des communes a reconnu la nation québécoise. Qu'est-ce que cela signifie?
Jusqu'à présent, tant du point de vue juridique que du point de vue politique, la reconnaissance de la nation québécoise ne s'est jamais traduite encore en action concrète de la part du Canada. Il s'agit seulement d'un acte ayant une portée politique et symbolique. Cette reconnaissance ne résout pas le problème des revendications constitutionnelles historiques du Québec.
Qui plus est, tant et aussi longtemps que les députés fédéraux n'accepteront pas d'adopter des lois et de mettre en place des mesures gouvernementales qui permettent au Québec de poursuivre son développement culturel et linguistique, comme le projet de loi C-223 le prévoit, la reconnaissance de la nation québécoise sera vide de sens. L'adoption du projet de loi C-223 serait un geste cohérent avec la motion votée par la Chambre des communes.
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View Chandra Arya Profile
Lib. (ON)
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2020-11-19 17:47 [p.2161]
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Madam Speaker, I am from the riding of Nepean, in Ottawa. In Ottawa, there is no need officially for bilingual language services or their promotion. However, in considering Franco-Ontarians, the national capital region and the two official languages of Canada, Ottawa uses both official languages on its own in almost all of its operations.
I would like to ask the member whether language and cultural heritage can grow through imposition. In my view, language and cultural heritage can only grow through promotion, not imposition.
Madame la Présidente, je représente la circonscription de Nepean, à Ottawa. Officiellement, à Ottawa, il n'est pas obligatoire d'offrir des services bilingues ou d'en faire la promotion. Cependant, par souci pour les Franco-Ontariens, et considérant qu'elle est la capitale nationale et qu'il y a deux langues officielles au Canada, Ottawa offre de son plein gré des services bilingues dans la majorité de ses opérations.
J'aimerais demander à la députée si elle pense que les langues et le patrimoine culturel peuvent prospérer s'ils sont imposés. À mon avis, les langues et le patrimoine culturel ne peuvent être enrichis que par leur promotion et non par l'imposition.
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View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
Bill C-223 is for the province of Quebec. If we look back on our history and remember what happened, we are all immigrants from New England or France.
Now, 400 years later, we are still debating the French language, even though Quebec is francophone. This bill is truly essential, since we want newcomers to at least be able to speak and live in French, not just in Montreal, but all across Quebec. There are more and more newcomers all across Quebec, even in my riding.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Quand on parle du projet de loi C-223, c'est pour la province du Québec. Si on regarde notre histoire et qu'on se rappelle ce qui s'est passé, nous sommes tous immigrants de la Nouvelle-Angleterre ou encore de la France.
Aujourd'hui, 400 ans plus tard, on discute encore de la langue française alors que le Québec est francophone. Ce projet de loi est vraiment essentiel, car nous voulons que les nouveaux arrivants puissent au moins parler et vivre en français, pas juste à Montréal, mais dans toutes les régions du Québec. Il y a de plus en plus de nouveaux arrivants partout au Québec, même dans ma circonscription.
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View Peter Julian Profile
NDP (BC)
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2020-11-19 17:49 [p.2161]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her speech.
Two weeks ago, Radio-Canada reported that asylum seekers hoping to take French lessons in Quebec were prevented from doing so as a result of new rules implemented by the Quebec minister of education that prohibit asylum seekers and newcomers from taking French lessons.
Would she agree that it makes no sense for Quebec's ministry of education to prevent newcomers to Quebec from taking French lessons?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours.
Il y a deux semaines, un reportage de Radio-Canada révélait que des demandeurs d'asile qui prévoyaient suivre des cours de français au Québec en ont été empêchés à cause des nouvelles règles du ministre de l'Éducation du Québec qui interdit aux demandeurs d'asile et aux nouveaux arrivants de suivre des cours de français.
Est-elle d'accord que c'est un non-sens que le ministère de l'Éducation du Québec empêche les nouveaux arrivants au Québec de suivre des cours de français?
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View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
That is a matter that falls under Quebec's jurisdiction. The member can ask the Quebec minister of education about what is happening in Quebec.
However, today, I am talking about Bill C-223, which the House should support because it seeks to give newcomers to Quebec an opportunity to speak French.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Cette question relève du Québec. Le député pourra questionner le ministre de l'Éducation du Québec pour savoir ce qui se passe au Québec.
Aujourd'hui, cependant, je parle du projet de loi C-223, qu'il serait pertinent que la Chambre appuie puisqu'il vise à donner la chance aux nouveaux arrivants de parler en français au Québec.
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View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her speech.
Unfortunately, news reports are reminding us that the French language is in decline in Quebec right now. We often tend to be too quick to blame young people, but I would like to remind members that the young people of my generation care a lot about French and that we will do everything in our power to ensure that it is protected in Quebec.
I would like to know whether my colleague thinks that the Liberals should vote in favour of this bill if they seriously want to protect the French language in Quebec.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours.
Malheureusement, l'actualité nous rappelle que la langue française est en déclin au Québec en ce moment. On a souvent tendance à trop vite jeter la pierre aux jeunes, mais je tiens à rappeler que les jeunes de ma génération tiennent la langue française profondément dans leur cœur et que nous allons tout faire pour qu'on la protège au Québec.
J'aimerais savoir si ma collègue pense que les libéraux devraient voter en faveur de ce projet de loi s'ils veulent sérieusement protéger la langue française au Québec.
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View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, that is a good question, and I thank my colleague.
Young people are indeed the future. In Quebec, young people are also the future of the French language.
The current government must support this bill because it is very important for the French language. For days now, the Liberals and Conservatives have been saying how important French in Quebec is. They must prove it today by voting in favour of Bill C-223.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa bonne question.
Effectivement, la jeunesse, c'est l'avenir. Au Québec, la jeunesse est donc aussi l'avenir en langue française.
Le gouvernement actuel doit appuyer ce projet de loi parce qu'il est effectivement très important pour la langue française. Depuis des jours, les libéraux et les conservateurs disent à quel point le français au Québec est important. Il faut donc le prouver aujourd'hui en appuyant le projet de loi C-223.
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View Simon-Pierre Savard-Tremblay Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her presentation and for this bill, which I will be very pleased to vote in favour of.
Some time ago, Quebec adopted an excellent law to protect the French language called the Charter of the French Language. The charter ended up being gutted by the Supreme Court, which is Canada's real government and which literally put it through the wringer.
In other words, it seems that standing up for French means nothing more than empty, purely symbolic motions and lip service. This bill, which makes sense in the same way that a distinct nation requiring the use of its own language within its borders makes sense, might not pass.
Does Quebec have to be independent so it can defend the French language?
Madame la Présidente, je salue et remercie ma collègue de sa présentation, ainsi que de ce projet de loi en faveur duquel je voterai avec le plus grand plaisir.
Historiquement, pour défendre la langue française, le Québec a adopté une belle loi: la Charte de langue française. Elle a cependant été complètement charcutée par la Cour suprême, qui est le vrai gouvernement du Canada et qui l'a littéralement passée au tordeur.
Autrement dit, on dirait que la défense du français se borne à des motions vides de sens et purement symboliques, à de belles paroles. Ce projet de loi, qui tombe sous le sens tout comme le fait qu'une nation distincte exige sa propre langue sur son territoire, risque de ne pas passer.
Va-t-il falloir que le Québec accède à l'indépendance pour pouvoir défendre le français?
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View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, that is a good question.
Indeed, we are here today to defend Bill C-223, which is about making knowledge of French a requirement for newcomers to Quebec. We need the support of all MPs to pass this bill. Otherwise, we will have to take other measures to finally achieve Quebec independence.
Madame la Présidente, c'est une très bonne question.
Effectivement, nous sommes là aujourd'hui pour défendre le projet de loi C-223 portant sur la maîtrise du français par les nouveaux arrivants au Québec. Nous avons besoin de l'appui de tous les députés pour faire adopter ce projet de loi. Sinon, nous devrons prendre d'autres mesures pour enfin accéder à l'indépendance du Québec.
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View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
View Soraya Martinez Ferrada Profile
2020-11-19 17:53 [p.2161]
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Madam Speaker, I am pleased to rise today to speak to Bill C-223, which proposes changes to the current process for permanent residents of Canada to become Canadian citizens.
Before I address the bill specifically, I would like to take a moment to talk about myself and my family. I came to Quebec as a political refugee in the early years of Bill 101. I am a child of the very first reception classes and francization classes in Quebec. My single mother and my grandparents, who were over 60 years old, took francization classes at the infamous Centres d'orientation et de formation des immigrants, commonly known as COFIs.
My aunt Marcela arrived in 1978 at the age of 17. She also learned French upon arrival and worked for more than 20 years as a nurse in Quebec health care. She is now a francophone doctor in her field and a professor in the nursing program at the Université du Québec en Outaouais.
We all received our citizenship before we could speak French. Today, my children and my cousins are all young Quebec francophones who work and study in French. That was possible in 1980, and I think it is still possible today.
The Government of Canada encourages all immigrants to commit to taking part in every aspect of Canadian and Quebec society. Getting Canadian citizenship is one of the best foundations for successful integration in life. Immigrants make a considerable contribution on a cultural, economic, social and political level. They volunteer, join community organizations and share their points of view on so many important issues in our society.
Anyone who has had the chance to attend or take part in a citizenship ceremony knows that it is a very moving experience. It is a very touching celebration. It is an official step in a process for gaining Canadian citizenship. For most immigrants, this step signifies that they have demonstrated their knowledge of Canada, their host country, of its history and the rights and responsibilities that come with citizenship. They were also able to demonstrate that they can speak French or English and that they commit to living and working in this country.
The government of Canada is determined to help all newcomers acquire the French or English language skills they need to integrate into their host community and to contribute to the country's economy.
As we know, the pandemic has had significant repercussions for almost all sectors of society. We are now striving to adapt to the new realities and to make as many positive changes as possible. In March, in response to the constantly evolving COVID-19 situation, Immigration, Refugees and Citizenship Canada decided to cancel all citizenship ceremonies, tests, retests and in-person interviews. Through innovation and the use of existing platforms, we were fortunately able to continue welcoming new Canadian citizens at virtual citizenship ceremonies.
Recently, in mid-October 2020, Immigration, Refugees and Citizenship Canada held almost 8,800 ceremonies at which more than 43,000 new Canadian citizens took the oath of citizenship. We are currently planning the resumption of citizenship tests using technology that will let candidates take online tests. While waiting for the online testing solution to be ready and accessible, Immigration, Refugees and Citizenship Canada is using a virtual platform to process urgent citizenship applications and administer a small number of citizenship tests and interviews.
Citizenship officers began contacting clients who reported an urgent need to obtain citizenship. The implementation of such measures shows our commitment to reducing the obstacles to citizenship during this very unusual time. It is important to point out that the government places a high value on Canada's two official languages. As a result, we remain determined to welcome more francophone newcomers. We believe that all newcomers to Canada and Quebec enrich our communities.
Most members know that Quebec is the only province that has an immigration agreement with the federal government.
Quebec selects its immigrants from the economic class. Most immigrants who live in Quebec speak French. Census data show that, 10 years after they arrive in Canada, 90.5% of economic immigrants, 71.1% of immigrants under the family reunification program and 84.3% of refugees speak French. Under this agreement, Quebec is also responsible for French-language and integration programs.
We must continue to be welcoming and open to the world. We must ensure that we promote francophone immigration and French-language training for all immigrants and refugees who settle in Quebec.
The Government of Canada knows that immigration positively contributes to our country's economy and society. We also know that newcomers contribute to the vitality of communities, particularly francophone minority communities outside Quebec, but also communities within Quebec. We need to maintain the demographic weight of francophones in North America, which is why francophone immigration is so important. That is why we are taking numerous measures to increase francophone immigration, promote the integration and retention of French-speaking newcomers and build capacity in francophone communities.
As part of the government's official languages action plan, Immigration, Refugees and Citizenship Canada will invest more than $40 million over five years to support a consolidated francophone integration pathway. In 2019, Immigration, Refugees and Citizenship Canada launched new language training services to support the francophone integration pathway, which helps French-speaking newcomers who settle in francophone minority communities and improves their language skills.
Although progress toward achieving these targets depends on lifting pandemic-related travel restrictions, I think we will get there eventually and increase the number of francophone newcomers across the country.
Taken together, these measures will help French-speaking newcomers build new lives in Canada and signal the government's support for linguistic duality in this country. The government's focus on French and francophone immigration will also strengthen the demographic weight of francophones in Quebec.
Madame la Présidente, je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-223, lequel propose des modifications au processus actuel qui permet aux résidents permanents du Canada de devenir des citoyens canadiens.
Avant de parler de ce projet de loi, je vais prendre petit moment pour parler un peu de moi et de ma famille. Je suis arrivée au Québec en tant que réfugiée politique dans les premières années de l'adoption de la loi 101. Je suis une enfant des toutes premières classes d'accueil et de francisation au Québec. Ma mère monoparentale et mes grands-parents, qui étaient âgés de plus de 60 ans, ont suivi les cours de francisation dans les fameux Centres d'orientation et de formation des immigrants, communément appelés les COFI.
Ma tante Marcela, quant à elle, est arrivée en 1978, à l'âge de 17 ans. Elle a aussi appris le français à son arrivée et elle a travaillé pendant plus de 20 ans comme infirmière aux soins de santé du Québec. Elle est aujourd'hui docteure francophone dans son domaine et professeure à l'Université du Québec en Outaouais en sciences infirmières.
Nous avons tous et toutes reçu notre citoyenneté avant même de savoir parler français. Aujourd'hui, mes enfants et mes cousins sont tous de jeunes francophones québécois qui travaillent et étudient en français. Si c'était possible en 1980, je pense que ce l'est encore aujourd'hui.
Le gouvernement du Canada encourage tous les immigrants à s'engager à participer à toutes les sphères de la société canadienne et québécoise. L'acquisition de la citoyenneté canadienne fait partie des piliers les plus solides pour une intégration réussie dans la vie. Les immigrants contribuent de façon considérable sur les plans culturel, économique, social et politique. Ils font du bénévolat, se joignent à des organismes communautaires et expriment leurs points de vue sur plusieurs questions importantes de notre société.
Tous ceux qui ont eu la chance d'assister ou de prendre part à une cérémonie de citoyenneté savent qu'il s'agit d'une expérience réellement émouvante. C'est une célébration qui est très touchante. C'est une étape officielle d'un processus d'acquisition de citoyenneté canadienne. Pour la plupart des immigrants, cette étape signifie qu'ils ont démontré leurs connaissances du Canada, de leur pays d'accueil, de son histoire ainsi que des droits et des responsabilités associés à la citoyenneté. Ils ont également su démontrer qu'ils peuvent parler français ou anglais et qu'ils s'engagent à vivre et à travailler dans ce pays.
Le gouvernement du Canada est déterminé à aider tous les nouveaux arrivants à acquérir les compétences linguistiques en français ou en anglais dont ils ont besoin pour s'intégrer à la collectivité d’accueil et contribuer à l'économie du pays.
Comme on le sait, la pandémie a eu d'importantes répercussions sur la quasi-totalité des secteurs de la société. Nous nous efforçons maintenant de nous adapter aux nouvelles réalités et d'apporter autant de changements positifs que possible. En mars, en réponse à l'évolution constante de la situation liée à la COVID-19, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a décidé d'annuler l'ensemble des cérémonies de citoyenneté, des examens, des reprises d'examen et des entrevues en personne. Grâce à l'innovation et à l'utilisation des plateformes existantes, nous avons heureusement pu continuer de souhaiter la bienvenue aux nouveaux citoyens canadiens à l'occasion des cérémonies de citoyenneté virtuelles.
À la mi-octobre 2020, tout récemment, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avait tenu près de 8 800 cérémonies au cours desquelles plus de 43 000 nouveaux citoyens canadiens ont prêté serment. Nous sommes en train de planifier la reprise des examens pour la citoyenneté en tirant parti de la technologie pour permettre aux candidats de passer leurs examens en ligne. En attendant que la solution pour les examens en ligne soit prête et accessible, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada utilise une plateforme virtuelle pour traiter les demandes de citoyenneté urgentes et faire passer un petit nombre d'examens sur les connaissances et d'entrevues pour la citoyenneté.
Les agents de la citoyenneté ont commencé à communiquer avec les clients qui ont fait part de leur besoin urgent lié à l'obtention de la citoyenneté. La mise en place de telles mesures démontre notre engagement envers la réduction des obstacles à la citoyenneté en cette période qui est très inhabituelle. Il faut souligner que le gouvernement attache une grande importance aux deux langues officielles au Canada. À ce titre, nous demeurons déterminés à accueillir davantage d'arrivants francophones. Nous croyons que tous les nouveaux arrivants au Canada et au Québec enrichissent nos collectivités.
La plupart des députés savent que le Québec est la seule province qui détient une entente sur l'immigration avec le fédéral.
D'ailleurs, Québec sélectionne l'immigration économique. La grande majorité des immigrants résidant au Québec parlent français. Les statistiques du recensement montrent que, 10 ans après leur arrivée, 90,5 % des immigrants économiques, 71,1 % de ceux qui ont bénéficié du programme de réunification familiale et 84,3 % des réfugiés parlent français. Dans le cadre de cette entente, Québec est aussi responsable des programmes de francisation et d'intégration.
Nous devons continuer d'être accueillants et ouverts sur le monde et d'assurer la promotion de l'immigration francophone ainsi que l'enseignement du français à tous les immigrants et les réfugiés qui s'installent au Québec.
Le gouvernement du Canada sait que l'immigration contribue de façon positive à l'économie et à la société de ce pays. Nous savons aussi que les nouveaux arrivants contribuent à la vitalité des collectivités, notamment les communautés francophones en situation minoritaire hors Québec, mais aussi au Québec. Il nous faut préserver le poids démographique des francophones en Amérique du Nord, d'où l'importance de l'immigration francophone. C'est pourquoi nous prenons de nombreuses mesures pour accroître cette immigration, favoriser l'intégration et la rétention des nouveaux arrivants d'expression française et renforcer la capacité dans les communautés francophones.
Dans le cadre du Plan d'action pour les langues officielles du gouvernement, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada consacre plus de 40 millions de dollars sur cinq ans à la consolidation du parcours d'intégration francophone. En 2019, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a lancé de nouveaux services de formation linguistique conçus pour appuyer le parcours d'intégration francophone, lequel aide les nouveaux arrivants d'expression française qui s'établissent dans les communautés francophones en situation minoritaire et améliore leurs compétences linguistiques.
Bien que le progrès vers l'atteinte de ces cibles repose sur l'assouplissement des restrictions de voyage dans le contexte de la pandémie, j'estime que nous pourrons y arriver à long terme pour ainsi accroître le nombre d'admissions de francophones partout au pays.
L'ensemble de ces mesures vont aider les nouveaux arrivants d'expression française à se bâtir une nouvelle vie au Canada et témoignent de l'appui du gouvernement envers la dualité linguistique du pays. L'importance qu'accorde ce gouvernement au français et à l'immigration francophone va aussi consolider le poids démographique francophone du Québec.
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CPC (MB)
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2020-11-19 18:01 [p.2163]
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Madam Speaker, I am pleased to deliver this speech in Canada's two official languages.
The proposed Bloc Québécois amendment to the Citizenship Act is something the Conservatives have given much thought and consideration. Our response is guided by two core principles of the Conservative Party.
The first principle is recognition of the Quebec nation by former prime minister Stephen Harper and our commitment to protecting its language and culture.
In my remarks, I will first address the proposed change to the maximum age at which knowledge of either English or French is necessary to obtain citizenship. I will then address the proposed change to require knowledge of French for applicants who wish to live in the province of Quebec.
We support the principle behind the French language requirement since it corresponds to our values and the commitment of our leader to Quebeckers. However, the Conservatives have concerns about the proposed change to the maximum age for which linguistic knowledge is mandatory, which would increase from 55 to 65.
Accordingly, we support the bill at first reading, while ensuring that the perspectives of older new Canadians are heard and their concerns reviewed in committee and addressed in amendments if necessary.
The Conservatives believe in compassionate measures to assist in family reunification and to uphold Canada's humanitarian tradition as a safe haven for refugees. We recognize that raising the maximum age may present challenges for families seeking to obtain citizenship for their older parents and grandparents, who may experience greater difficulties becoming fully bilingual. We want to ensure that parents and grandparents are treated with dignity.
Many families already face tremendous difficulties at the hands of the Liberal government, which never seems to get family reunification right, as we have seen across this country with heartbreaking stories of family separation due to the government's inability to recognize the desperate need to prioritize family reunification. It even brought back a failed grandparents and parents lottery system that is unfair, uncompassionate and ineffective. Immigrants and new Canadians deserve better.
This bill would make knowledge of French mandatory instead of French or English for permanent residents who live in Quebec and wish to obtain Canadian citizenship.
We support the principle behind this measure and we recognize the urgency of doing more than sharing French in Quebec. The situation of French in Quebec is getting worse. Outside of the Liberal caucus, there is a broad consensus on this. It is especially true in Montreal.
Montreal is one of the great metropolises in Canada and indeed in all of North America. Having lived and worked there for four years as a university student, I had the privilege of experiencing first-hand the richness of its history, diversity and culture. Part of what makes Montreal so unique is that it was founded in French, and French has been the main language spoken there for nearly all of its 378 years of existence. Francophone Quebeckers understandably wish to preserve its distinct character in the face of the pressures of globalization and assimilation into a North American standard that is uniformly English.
Unfortunately, the historical character of Montreal is being increasingly called into question.
In its April 2019 report, the Office québécois de la langue française found that nearly half of all francophone clients surveyed in the Montreal area were addressed in languages other than French.
A survey published last week in Le journal de Montréal showed that the staff of several retail chains in downtown Montreal addressed their customers in English only. Furthermore, they could not even communicate important information about public health guidelines that applied in the store and the possibility that their products might contain ingredients to which a customer might be allergic.
The Liberals, much like the member for Saint-Laurent in Montreal, have blatantly and inappropriately chosen to ignore and downplay this reality. As Conservatives, we choose instead to act.
That is why our leader has committed to allowing the application of Bill 101, which makes French the official language of work in Quebec, in federally regulated businesses in Quebec and to giving Quebec more powers in immigration matters. He reiterated his commitments when he met with Premier Legault on September 14.
I have to point out that there is a significant difference between the Conservative approach and that of the Bloc Québécois. Rather than amending the federal Citizenship Act, the Conservative government would work with Quebec to enhance the powers and autonomy of Quebec's government with respect to immigration based on the immigration agreement that was was put in place by Canada and Quebec in 1991. The Canada-Quebec accord was a great success and the Conservatives would strengthen this approach, which has already proven itself.
I must also point out another major difference between our approach and that of the Bloc. There will never be a Bloc Québécois government and its leader will never be the prime minister of Canada. Only the Conservative Party can beat the Liberals in the next election and elect a prime minister who could act on Quebeckers' priorities, defend their interests and protect their language.
Some might suggest that the French language requirement in this bill represents radical change. We disagree. The reality is that Quebec already controls most of its immigration, and French-language requirements have long played an important and critical role in Quebec's determination of eligibility for permanent residency.
Immigration to Quebec is a shared jurisdiction, governed by the terms of the Canada-Quebec accord relating to immigration and temporary admission of aliens, agreed to in partnership between the Quebec and Canadian governments in 1991. One of the agreement's objectives is, “the preservation of Quebec’s demographic importance within Canada and the integration of immigrants to that province in a manner that respects the distinct identity of Quebec.” The accord gives Quebec sole responsibility for the selection of economic immigrants and skilled workers, as well as most immigrants in the humanitarian and refugee categories. For the majority of these immigrants, knowledge of French is either a requirement for successful selection or part of the criteria in a points-based system for determining eligibility.
The Quebec government has signalled its intention to both strengthen its requirements for knowledge of French in these categories and provide greater resources for French-language teaching and integration services. Some exceptions to this framework include immigrants in the family reunification category, as well as those who make refugee claims within Canadian territory. Our approach would allow the Quebec government to extend the same rules and criteria to those additional immigrant categories with respect to obtaining Canadian citizenship. This bill, though different from our approach, goes in the same direction, which is why we have chosen to support it on that basis at first reading.
In conclusion, our leader and our party have great respect for the Quebec nation and understand the cultural importance of protecting the French language. The Conservatives are offering Quebeckers a serious alternative to the Liberals. We are the only ones who can beat them in the next election and form the next government.
Only a Conservative government will be able to work with the Legault government to obtain real results for Quebeckers.
Madame la Présidente, j'ai le plaisir de prononcer ce discours dans les deux langues officielles du Canada.
La modification que le Bloc Québécois propose à la Loi sur la citoyenneté, les conservateurs y ont déjà beaucoup réfléchi. Notre réponse se base sur deux principes fondamentaux du Parti conservateur.
Le premier principe est la reconnaissance de la nation québécoise par l'ancien premier ministre Stephen Harper et notre engagement envers la protection de sa langue et de sa culture.
Je vais commencer par discuter du changement proposé à l'âge maximum auquel la connaissance de l'anglais ou du français est requise pour obtenir la citoyenneté. Je discuterai ensuite du changement proposé pour exiger la connaissance du français aux candidats qui souhaitent vivre dans la province de Québec.
D'abord, nous appuyons le principe derrière son exigence relative à la langue française, puisqu'il correspond à nos valeurs et à l'engagement de notre chef envers les Québécois et les Québécoises. Cependant, les conservateurs ont des préoccupations en ce qui concerne le changement proposé de l'âge maximal jusqu'auquel des connaissances linguistiques sont obligatoires, qui augmenterait de 55 ans à 65 ans.
Par conséquent, nous appuierons le projet de loi à l'étape de la première lecture, tout en nous assurant que les perspectives des néo-Canadiennes et des néo-Canadiens plus âgés seront entendues et que leurs préoccupations seront étudiées en comité et liées à des possibilités d'amendement.
Les conservateurs croient en des mesures d'ordre humanitaire pour favoriser la réunification des familles et pour respecter la tradition humanitaire du Canada en tant que lieu sûr pour les réfugiés. Nous reconnaissons que la hausse de l'âge maximum puisse poser des défis aux familles qui cherchent à obtenir la citoyenneté pour leurs parents âgés et pour leurs grands-parents, qui peuvent trouver difficile de devenir bilingues. Nous voulons nous assurer que ces parents et ces grands-parents sont traités avec dignité.
Plusieurs familles font déjà face à d'énormes difficultés aux mains du gouvernement libéral, qui ne semble jamais bien comprendre le concept de la réunification des familles, comme nous l'avons vu un peu partout au pays avec des histoires déchirantes de familles séparées à cause du gouvernement qui est incapable de reconnaître la nécessité de faire de la réunification des familles une priorité. Le gouvernement a même ramené un système de loterie pour les parents et les grands-parents, qui est inefficace, injuste et dépourvu de compassion. Les immigrants et les néo-Canadiens méritent mieux.
Ce projet de loi rendrait obligatoire la connaissance du français plutôt que du français ou de l'anglais pour les résidents permanents qui habitent au Québec et qui souhaitent obtenir la citoyenneté canadienne.
Nous appuyons le principe derrière cette mesure et nous reconnaissons l'urgence de faire plus que partager la langue française au Québec. La situation du français au Québec est de plus en plus précaire. En dehors du caucus libéral, il existe un consensus très large à cet effet. Cela est particulièrement vrai à Montréal.
Montréal est l'une des grandes métropoles du Canada, et même de l'Amérique du Nord. J'y ai moi-même vécu et travaillé pendant quatre ans lorsque j'allais à l'université et j'ai eu le privilège de faire l'expérience de la richesse de l'histoire, de la diversité et de la culture de cette ville. Ce qui rend entre autres Montréal si unique, c'est que, depuis sa fondation il y a près de 378 ans, la ville a toujours été francophone. On peut comprendre les Québécois francophones de vouloir préserver ce caractère distinctif face aux pressions de la mondialisation et de l'assimilation au sein du bloc nord-américain entièrement anglophone.
Malheureusement, le caractère historique de Montréal est de plus en plus remis en question.
Dans son rapport émis en avril 2019, l'Office québécois de la langue française a conclu que presque la moitié des clients francophones, sondés dans la région de Montréal, se faisaient adresser la parole dans des langues autres que le français.
Une enquête publiée, la semaine dernière dans Le journal de Montréal, a montré que le personnel de plusieurs magasins appartenant à de chaînes, au centre-ville de Montréal, s'adressait à leurs clients uniquement en anglais. De plus, il ne pouvait même pas communiquer des renseignements importants sur les consignes sanitaires applicables dans le commerce et la possibilité que leurs produits pouvaient contenir des ingrédients auxquels un client serait allergique.
Les libéraux, comme la députée de Saint-Laurent à Montréal, ont choisi de manière flagrante et inappropriée d'ignorer et de minimiser cette réalité. En tant que conservateurs, nous choisissons plutôt d'agir.
C'est pourquoi notre chef s'est engagé à permettre l'application de la loi 101, qui fait du français la langue officielle de travail au Québec, dans les entreprises fédérales au Québec et à donner plus de pouvoirs au Québec en matière d'immigration. Il a répété ses engagements lorsqu'il a rencontré le premier ministre Legault, le 14 septembre dernier.
Je dois souligner qu'il existe une différence importante entre l'approche conservatrice et celle du Bloc québécois. Plutôt que de modifier la loi fédérale sur la citoyenneté, le gouvernement conservateur travaillerait de concert avec le Québec pour bonifier les pouvoirs et l'autonomie du gouvernement du Québec en matière d'immigration sur la base de l'accord en immigration qui existe déjà entre le Canada et le Québec depuis 1991. L'Accord Canada-Québec a été un grand succès, et les conservateurs renforceraient cette approche, qui a déjà fait ses preuves.
Je dois aussi souligner une autre grande différence entre notre approche et celle du Bloc. Il n'y aura jamais un gouvernement du Bloc au pouvoir et son chef ne sera jamais premier ministre du Canada. Seul le Parti conservateur peut battre les libéraux aux prochaines élections et élire un premier ministre qui pourrait agir sur les priorités des Québécois et des Québécoises, défendre leurs intérêts et protéger leur langue.
Certains pourraient prétendre que l'exigence relative à la langue française dans le projet de loi représente un changement radical. Nous ne sommes pas d'accord. En vérité, le Québec contrôle déjà la majeure partie de son immigration, et les exigences relatives à la langue française jouent depuis longtemps un rôle central dans la détermination de l'admissibilité à la résidence permanente par le Québec.
L'immigration au Québec est une compétence partagée, régie par l'Accord Canada-Québec relatif à l'immigration et à l'admission temporaire des aubains qui a été conclu par les gouvernements du Québec et du Canada en 1991. Un des objectifs de l'Accord est « de préserver [le] poids démographique [du Québec] au sein du Canada et d'assurer dans la province une intégration des immigrants respectueuse du caractère distinct de la société québécoise ». L'Accord donne au Québec la responsabilité exclusive du choix des immigrants économiques et des travailleurs spécialisés, ainsi que de la plupart des personnes qui immigrent pour des raisons humanitaires et des réfugiés. Pour la plupart de ces immigrants, la connaissance du français est soit une exigence pour être choisi, soit un des critères du système de points visant à établir l'admissibilité.
Le gouvernement du Québec a signalé son intention de renforcer ses exigences concernant la connaissance du français pour ces catégories et de fournir plus de ressources pour l'enseignement du français et les services d'intégration. Parmi les quelques exceptions à ce cadre de travail figurent les immigrants de la catégorie de la réunification des familles ainsi que ceux qui revendiquent le statut de réfugié en territoire canadien. Notre approche permettrait au gouvernement du Québec d'appliquer les mêmes règles et les mêmes critères à ces catégories supplémentaires d'immigrants pour l'obtention de la citoyenneté canadienne. Bien qu'il diffère de notre approche, ce projet de loi va dans le même sens. Voilà pourquoi nous avons choisi de l'appuyer à l'étape de la première lecture.
En conclusion, notre chef et notre parti respectent grandement la nation québécoise et comprennent l'importance culturelle de protéger la langue française. Les conservateurs offrent aux Québécois et aux Québécoises une alternative sérieuse aux libéraux. Nous sommes les seuls à être en mesure de les battre aux prochaines élections et de former le prochain gouvernement.
Seul un gouvernement conservateur sera en mesure de travailler avec le gouvernement Legault pour obtenir de vrais résultats pour les Québécois et les Québécoises.
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NDP (BC)
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2020-11-19 18:10 [p.2164]
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Madam Speaker, I would like to speak to this bill.
I used to be a Quebecker, having lived in Saguenay—Lac-Saint-Jean, in the city formerly known as Chicoutimi and now known as Saguenay; in the Eastern Townships, in the city of Sherbrooke; in Montreal, in Plateau Mont-Royal; and in the Outaouais, in Hull, now known as Gatineau. I have some perspectives to share about this bill and about the use of French in Quebec.
There certainly are concerns about wanting to increase the use of French in Quebec. Having lived in Quebec for more than 10 years and having always insisted on being served in French, even with my accent, I never experienced the problems that are often raised about downtown Montreal. Although I was never denied service in French, I believe the concerns that have been raised and I think we need to do more to protect and promote the French fact in Quebec and across Canada.
This is why I am proud of my party's history. As members know, the NDP was the first party to recognize Quebec's right to self-determination and to push for legislation on Canada's official languages.
When the NDP was in power in provinces where it previously formed a government, the French fact thrived. In my home province of British Columbia, the NDP is the one that implemented the existing francophone school system with dozens and dozens of schools following that curriculum. There are French schools for francophones all across British Columbia.
It was the same thing in Manitoba and Saskatchewan. In Alberta, Léo Piquette, a former NDP member, really helped to advance the French fact and the rights of Franco-Albertans. In Ontario, the NDP government established the francophone college network and increased services for francophones.
In New Brunswick, there was Elizabeth Weir, the former leader of our party in that province. There was also Yvon Godin, who was a member here in the House for a long time and who was recognized everywhere for his strong and passionate promotion of the French language and the Official Languages Act. We miss Yvon Godin. I know that Madam Speaker is also sorry that he is no longer a member of the House of Commons. We wish him a happy retirement. His voice was always extremely strong here in the House of Commons.
I am telling all these stories to illustrate the NDP approach to strengthening the French fact in Quebec and across Canada. Naturally, it starts with extending Bill 101 to federal institutions. People who work in Quebec must have the right to work in French. The systematic refusal, first by the Conservatives and then by the Liberals, to ensure that francophone workers can work in French in federal workplaces is a strange thing I have never understood. It is important to put these measures in place.
The NDP also strongly believes that Quebec's immigration-related rights need to be strengthened. We need increasing numbers of French-speaking immigrants. As everyone knows, the French fact is growing in importance internationally, and it is forecast that there will be a billion French speakers around the world within the next 20 years.
These statistics, which come from the Assemblée parlementaire de la Francophonie, also indicate that the French fact is expanding pretty much everywhere, especially in places like Africa. It is important to know this in order to understand how the French fact could be strengthened in Quebec and Canada.
This aspect is extremely important if we want to plan for francophone immigration. We have an inclusive immigration model in Canada, which makes this bill all the more interesting.
As I mentioned earlier in the House, I get a little concerned when I see the actions of the Government of Quebec around funding French courses and giving immigrants the right to take francization courses in Quebec. Two weeks ago, Radio-Canada published an article on this subject, which stated, “Many asylum seekers who were planning to attend francization courses in Quebec this fall are unable to do so. Radio-Canada has learned that new rules from the ministry of education are delaying their arrival at school or preventing them from being admitted altogether.”
The Government of Quebec is making cuts to French courses. However, these newcomers are hungry to learn French, like I was when I was in my 20s. My accent makes it easy to see that I am not a francophone. I started learning French in Chicoutimi when I was 24. I had this ideal and I thought it was extremely important to learn French, just like millions of anglophones across Canada.
In my neck of the woods, back home in New Westminster, parents line up every year to register their children in immersion schools. That does not happen so much in Quebec, but back home it is important. If people speak French well, that increases the consumption of francophone cultural products from Quebec and New Brunswick and the French language can take root, be promoted and flourish.
The Radio-Canada article talks about Christian and Ivonne, a young couple in their 30s, saying, “They left their native Colombia with their daughter to claim refugee protection in Canada in early 2020. They settled in Quebec and tried to take French language courses in the spring at a training centre for adults, but COVID-19 put everything on hold.”
They tried to register again at Centre du Phénix, but unfortunately they were informed of new rules established by Quebec's education ministry, which requires that they provide documents that are almost impossible to find to take a French course.
The Government of Quebec claims that it wants more people who speak French, but these new rules prevent newcomers from taking French courses. With all these delays, they will not have access to these courses, and that will have considerable consequences.
The NDP thinks it is clear that instead of punishing and dividing immigrants, it is important to offer them French language courses so they can learn French, as I did. Unfortunately, this bill does not facilitate an approach that would let everyone, including immigrants and refugees, take French courses. The NDP wants to promote the right of immigrants to learn French and to have access to these courses.
Madame la Présidente, je voulais me lever pour parler de ce projet de loi.
Je suis un ancien Québécois, puisque j'ai vécu au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans l'ancienne ville de Chicoutimi qu'on appelle aujourd'hui Saguenay, en Estrie, dans la ville de Sherbrooke, à Montréal, sur le Plateau-Mont-Royal, et en Outaouais, à Hull, aujourd'hui connue sous le nom de Gatineau. J'ai donc des perspectives personnelles à offrir au regard de ce projet de loi et de la question de l'usage de la langue française au Québec.
Il existe certainement des préoccupations quant au fait qu'on souhaite voir une augmentation de l'usage de la langue française au Québec. Ayant vécu plus de 10 ans au Québec et ayant toujours insisté, même avec mon accent, pour me faire servir en français, je n'ai jamais vécu les problèmes souvent évoqués concernant le centre-ville de Montréal. Même s'il ne m'est jamais arrivé de ne pas être servi en français, je crois aux préoccupations qui ont été soulevées et je crois qu'il faut redoubler les mesures pour protéger et promouvoir le fait français au Québec et partout au Canada.
C'est pour cette raison que je suis fier de l'histoire de mon parti. Comme on le sait, le NPD a été le premier parti à reconnaître le droit à l'autodétermination du Québec et à faire la promotion d'une loi sur les langues officielles au Canada.
Lorsque le NPD était au pouvoir dans les provinces où il a déjà formé un gouvernement, on a vu un épanouissement du fait français. Dans ma province natale, la Colombie-Britannique, c'est le NPD qui a mis en place le réseau scolaire francophone qui existe aujourd'hui, avec des dizaines et des dizaines d'écoles du programme-cadre. Ce sont des écoles françaises pour les francophones, partout en Colombie-Britannique.
Au Manitoba et en Saskatchewan, c'était la même chose. En Alberta, Léo Piquette, un ancien député néo-démocrate, a vraiment fait avancer le fait français et les droits des Franco-Albertains. En Ontario, le gouvernement néo-démocrate a établi le réseau collégial francophone et a augmenté les services offerts aux francophones.
Au Nouveau-Brunswick, il y a eu Elizabeth Weir, notre ancienne chef, là-bas. Il y a aussi eu Yvon Godin, qui a longtemps été député ici, à la Chambre des communes, et qui était reconnu partout pour sa vigueur et sa force dans la promotion de la langue française et de la Loi sur les langues officielles. Nous regrettons Yvon Godin. Je sais que Mme la Présidente regrette aussi le fait qu'il ne soit plus à la Chambre des communes. Nous lui souhaitons une bonne retraite. Sa voix a toujours été extrêmement puissante, ici, à la Chambre des communes.
Je raconte toutes ces histoires pour dire quelle est l'approche néo-démocrate afin de vraiment mettre en place un renforcement du fait français au Québec et partout au Canada. Cela commence bien sûr avec un élargissement de la loi 101 dans les institutions fédérales. Il faut que les gens qui travaillent au Québec aient le droit de travailler en français. D'ailleurs, le refus systématique, d'abord par les conservateurs, ensuite par les libéraux, de faire en sorte que les travailleurs et les travailleuses francophones puissent travailler dans le milieu fédéral en français, est quelque chose d'étrange que je n'ai jamais compris. Il est important que ces mesures soient mises en place.
Également, le NPD croit fermement qu'il faut renforcer le droit du Québec quand il est question d'immigration. Il faut qu'il y ait de plus en plus d'immigrants qui parlent français. Comme on le sait, le fait français est de plus en plus important à l'échelle internationale, et on prévoit que, au cours des 20 prochaines années, il y aura 1 milliard de personnes qui parleront français dans le monde.
Ces statistiques, qui proviennent de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, indiquent aussi l'élargissement du fait français un peu partout, surtout dans des endroits comme l'Afrique. Il est important de le savoir pour comprendre la manière dont on pourrait renforcer le fait français au Québec et au Canada.
C'est un élément extrêmement important si l'on veut prévoir l'immigration francophone. Au Canada, nous avons un modèle d'immigration inclusif, ce qui rend ce projet de loi d'autant plus curieux.
Comme je l'ai mentionné tout à l'heure à la Chambre, je suis un peu inquiet quand je vois les actions du gouvernement du Québec lorsqu'il s'agit de financer des cours de français et de donner aux immigrants le droit de suivre des cours de francisation au Québec. Il y a deux semaines, Radio-Canada a publié un article à ce sujet, qui disait ceci: « De nombreux demandeurs d'asile qui prévoyaient suivre des cours de francisation au Québec cet automne sont dans l'impossibilité de le faire. Radio-Canada a appris que de nouvelles règles du ministère de l'Éducation retardent leur arrivée sur les bancs d'école ou les empêchent carrément d'être admis. »
Le gouvernement du Québec fait donc des coupes dans les cours de français. Par contre, ces nouveaux arrivants ont soif d'apprendre le français, comme moi lorsque j'étais dans la vingtaine. À mon accent, il est facile de comprendre que je ne suis pas né francophone. J'ai commencé à apprendre la langue française à 24 ans à Chicoutimi. J'avais cet idéal et je jugeais extrêmement important d'apprendre la langue française, comme des millions d'anglophones de partout au Canada.
Dans mon quartier, chez moi à New Westminster, des parents font la file chaque année pour inscrire leurs enfants dans des écoles d'immersion. C'est un phénomène peu connu au Québec, mais chez nous, il est important. Si les gens parlent bien français, cela augmente la consommation des produits culturels francophones du Québec et du Nouveau-Brunswick et la langue française peut ainsi s'établir et être promue, et enfin s'épanouir.
Dans son article, Radio-Canada parle de Christian et d'Ivonne, un jeune couple dans la trentaine: « Avec leur fille, ils ont fui leur Colombie natale pour venir demander l'asile au Canada, au début de l'année 2020. Établis à Québec, ils ont tenté de suivre des cours de francisation dès le printemps dans un centre de formation pour adultes, mais la COVID-19 a tout mis sur pause. »
Ils ont tenté de s'inscrire à nouveau au Centre Le Phénix, mais ils ont malheureusement été informés des nouvelles règles établies par le ministère de l'Éducation du Québec, en vertu desquelles ils doivent fournir des documents presque impossibles à trouver pour pouvoir suivre les cours de français.
Le gouvernement du Québec prétend vouloir plus de monde qui parle français, mais ces nouvelles règles empêchent les nouveaux arrivants de suivre des cours de français. Avec tous ces retards, ils ne pourront pas avoir accès à ces cours, et cela aura des conséquences considérables.
Selon le NPD, il est clair qu'au lieu de punir et de diviser les immigrants, il est important de leur fournir des cours de francisation pour qu'ils puissent apprendre le français, comme j'ai pu le faire. Malheureusement, ce projet de loi ne facilite pas une approche qui permettrait à tout le monde, aux immigrants et aux demandeurs d'asile, de suivre des cours de français. Pour sa part, le NPD veut promouvoir le droit des immigrants d'apprendre le français et d'avoir accès à ces cours.
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BQ (QC)
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2020-11-19 18:20 [p.2165]
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Madam Speaker, for the first time since the implementation of the Official Languages Act 51 years ago, the federal government admitted in a throne speech that the situation of French is unique. Quebec is part of the minority of eight million francophones surrounded by 360 million anglophones.The federal government is committed to strengthening the Official Languages Act to protect and promote the French language in Quebec.
We cannot forget that before the Official Languages Act, the British North America Act, 1867, set out some fairly weak provisions for official bilingualism in the federal government. Quebec was the only province to have official bilingual status, in which English was favoured. The act allowed all of the provinces, which are now predominantly English-speaking, to create assimilationist and openly ethnocidal legislation. I am sure that many members here are not aware of this rarely mentioned part of history.
For example, in a previous life, I debated the head of the Suburban, a newspaper from the West Island, where I grew up. When I mentioned these laws that banned French even for francophones, he hit the roof and said that it was completely untrue. It is easy to prove, however, because the legislation is very clear.
For example, in Ontario, teaching French was banned in 1880 and again in 1885. Later, in 1912, it happened yet again with the infamous Regulation 17. It was not until 1968 that Franco-Ontarians were able to attend French public high schools. That was not that long ago. People my age were the first to attend French public high schools in Ontario.
In 1890, Manitoba passed a law that made English the sole official language of laws and the only language of instruction. Teaching French was prohibited, even for francophones.
When Alberta and Saskatchewan became provinces, they repealed section 110 of the Northwest Territories Act, which officially recognized the use of French and English in Parliament and in the courts.
Despite their Herculean efforts, francophone and Acadian communities were largely anglicized. In the last report issued by Statistics Canada in this regard, the cumulative assimilation rate was found to be approximately 75%. It is certainly even higher today.
People started to wake up and galvanize in the 1960s. There were the Estates General of French Canada. The independence movement was on the rise in Quebec, and the Laurendeau-Dunton commission was established on the heels of these events. The commission came to a damning conclusion on the state of the French language and the economic discrimination that francophones experienced across Canada and Quebec.
For example, francophones ranked 12th in terms of average salary of the 14 linguistic groups in Quebec. People say that a lot of progress has been made since then, but there is still a considerable gap.
The commissioners developed different models of language management, including models based on the principle of territoriality and collective rights, which are recognized in order to protect minority languages. These are the only models that are effective.
Among countries with several national languages, the only ones where there is no assimilation of one language by the others are those where there is a territorial model based on collective rights, such as Belgium and Switzerland, for example. In the Flemish region in Belgium, all government services are provided in Dutch. Even though Dutch is not a widely spoken language in Europe, it survives very well and is the common language there. This does not stop anyone from learning four or five other languages very effectively.
The idea behind this model is that where there is a critical mass of speakers of a certain language, it becomes the official language and all services are provided in that language.
The Laurendeau-Dunton commission, called the Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism, believed that Canadians would not accept this, and instead proposed a mixed model with bilingual territories.
The model chosen by Pierre Elliott Trudeau and the Liberal government of the day was that of institutional bilingualism based on a principle that has proven that it always leads to the covert assimilation of minority languages. Everywhere in the world where such a model of institutional bilingualism exists, we see the assimilation of minority languages. That is what we have seen here since the adoption of the Official Languages Act. With every census, we see that linguistic transfers from allophones to English are increasing.
The Official Languages Act of 1969 was designed to ensure that services are provided in French in federal institutions, where numbers warrant, in provinces other than Quebec. In Quebec, of course, it ensures that services are provided in French in federal institutions as well. However, its main goal is to ensure services in English everywhere, as though there was not enough of that already.
Bill 101, enacted in 1977, was founded on the principle of territoriality and collective rights. Securing the future of French and being able to help newcomers learn French and integrate is a question of math: French must be the language used by francophones, but we must ensure that it is the common language of all Quebeckers. Of course anglophones will speak English amongst themselves and italophones will speak Italian, but when people who speak different languages converse, French should be the language that brings them together. French is the mortar of Quebec society. That was the goal of Bill 101.
The Official Languages Act promotes the opposite in Quebec. Newcomers and all Quebeckers are told that there is not one but two official languages and that they can use the language of their choice, which is English. It makes sense that newcomers, who are in no way to blame, would tend to lean toward the majority when establishing themselves in a new country. Quebec is still part of Canada, and the country's majority is anglophone. The North American majority is even more strongly anglophone.
The Official Languages Act does not acknowledge that anglophones are part of the English-Canadian majority. It considers anglophones to be minorities in the same way as francophones outside Quebec. Even the UN Commission on Human Rights declared that anglophones in Quebec are not part of a minority, but part of the English-Canadian majority. It is a bit like if Quebec were independent, the federal government was not elected by the English-Canadian majority and did not interfere in Quebec.
In 1982, Ottawa imposed a Constitution on Quebec against its will and the judges it appointed in Quebec have continued to dismantle Bill 101 by virtue of this illegitimate Constitution. To Quebec, all the money from the official languages program, roughly $80 million a year, is used to defend and promote English.
The federal government funds anglophone lobbyists, organizations and institutions that are already over-funded by the Government of Quebec. Every measure for English in Quebec has taken a toll and the decline of French is so bad that Quebec is against the wall and has to mobilize yet again.
The federal government can hardly deny this decline. If the federal government wants to help, it has to stop harming.
The comments by the member for Saint-Laurent were simply a reflection of the comments made by Quebec Community Groups Network, which told the Standing Committee on Official Languages that Bill 101 was a violation of civil rights and that the French language in Quebec is doing well.
If a small measure like knowledge of French for citizenship is once again rejected by the government of the English Canadian majority, it will be a sign to Quebeckers that living in French is not possible in Canada. They will have yet more proof that the only solution for the future of Quebec is independence.
Madame la Présidente, pour la première fois depuis l'établissement de la Loi sur les langues officielles il y a de cela 51 ans, dans le discours du Trône, le gouvernement fédéral a admis que la situation du français était particulière. Le Québec fait partie de la minorité des 8 millions de francophones entourés de 360 millions d'anglophones. Le gouvernement fédéral s'engage à renforcer la Loi sur les langues officielles pour protéger et promouvoir la langue française au Québec.
Il ne faut pas oublier qu'avant la Loi sur les langues officielles, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 a établi un bilinguisme officiel pour le gouvernement fédéral qui a été largement déficient et un bilinguisme officiel uniquement au Québec pour favoriser l'anglais. Il a laissé toutes les provinces, aujourd'hui majoritairement anglophones, établir des lois assimilationnistes et ouvertement ethnocidaires. Je suis sûr que plusieurs députés ici ne sont peut-être pas au courant de cette partie de l'histoire dont on ne parle que très peu fréquemment.
Par exemple, dans une vie antérieure, j'ai fait un débat avec le directeur du Suburban, un journal de l'Ouest-de-l'Île, où j'ai grandi. Quand j'ai parlé de ces lois qui bannissaient le français même pour les francophones, il a sauté au plafond en disant que c'était complètement faux. Toutefois, c'est facile à démontrer, parce que ce sont des lois et c'est très clair.
Par exemple, en Ontario, l'enseignement du français a été interdit dès 1880, puis en 1885. Plus tard, en 1912, on a récidivé avec le fameux règlement 17. Ce n'est qu'en 1968 que les Franco-Ontariens ont pu aller dans des écoles françaises secondaires publiques. Cela ne fait pas très longtemps. Les gens de mon âge ont été les premiers à connaître des écoles françaises secondaires publiques en Ontario.
Le Manitoba a adopté en 1890 une loi qui faisait de l'anglais la seule langue officielle des lois de la justice, et la seule langue d'enseignement était l'anglais. L'enseignement du français était interdit même aux francophones.
L'Alberta et la Saskatchewan, quand elles sont devenues des provinces, ont abrogé l'article 110 de la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest, qui reconnaissait officiellement l'usage du français et de l'anglais au Parlement et dans les tribunaux.
Malgré tous leurs efforts herculéens, les communautés francophones et acadiennes ont été largement anglicisées. La dernière fois que Statistique Canada a effectué une telle mesure, elle démontrait une assimilation cumulative d'environ 75 %. C'est sûrement plus que cela aujourd'hui.
Il y a eu un réveil et une mobilisation dans les années 1960. Il y a eu les états généraux du Canada français. On a vu la montée du mouvement indépendantiste au Québec, et c'est dans la foulée de ces événements que la Commission Laurendeau-Dunton a été instaurée. Celle-ci a fait un constat accablant sur la situation du français et sur la discrimination économique que les francophones ont subie partout au Canada et au Québec.
Par exemple, sur 14 groupes linguistiques au Québec, la moyenne salariale des francophones arrivait au 12 rang. On nous dit qu'il y a eu beaucoup de progrès depuis ce temps-là, mais il y a encore un écart considérable qui existe.
Les commissaires ont envisagé différents modèles d'aménagement linguistique, dont ceux fondés sur le principe de la territorialité et des droits collectifs, qui sont reconnus pour pouvoir réellement protéger les langues minoritaires. Ce sont les seuls modèles qui sont efficaces pour cela.
Parmi les pays où il y a plusieurs langues nationales, les seuls où il n'y a pas d'assimilation d'une langue par les autres sont ceux où il y a un modèle territorial basé sur les droits collectifs, comme la Belgique et la Suisse, par exemple. Dans la Région flamande, en Belgique, tous les services gouvernementaux sont donnés en néerlandais. Même si le néerlandais n'est pas une langue très parlée en Europe, elle survit très bien et c'est la langue commune là-bas. Cela ne les empêche pas d'apprendre quatre ou cinq langues secondes de façon très efficace.
L'idée derrière ce modèle est la suivante: là où il y a une masse critique de locuteurs d'une langue donnée, celle-ci est la langue officielle et tous les services sont donnés dans cette langue.
La Commission Laurendeau-Dunton, qui s'appelait la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, a considéré que les Canadiens n'accepteraient pas cela. On a plutôt proposé un modèle mixte avec des territoires bilingues.
Le modèle qui a été choisi par Pierre Elliott Trudeau et le gouvernement libéral de l'époque, c'est celui du bilinguisme institutionnel fondé sur un principe qui a démontré qu'il aboutit toujours à l'assimilation en douce des langues minoritaires. À tous les endroits dans le monde où il y a un tel modèle de bilinguisme institutionnel, on assiste à l'assimilation des langues minoritaires. C'est ce qu'on a vu ici depuis l'adoption de la Loi sur les langues officielles. À chaque recensement, on constate que les transferts linguistiques des allophones vers l'anglais augmentent.
La Loi sur les langues officielles de 1969 visait à assurer des services en français dans les institutions fédérales, là où le nombre le justifie, dans les provinces autres que le Québec. Au Québec, elle vise bien sûr à ce qu'il y ait des services en français aussi dans les institutions fédérales. Cependant, elle vise surtout à assurer des services en anglais partout, comme s'il n'y en avait pas déjà assez.
La loi 101 de 1977 a été plutôt fondée sur le principe de territorialité et des droits collectifs. Pour assurer l'avenir du français, pour pouvoir franciser et intégrer les nouveaux arrivants, c'est mathématique: il faut non seulement que le français soit la langue utilisée par les francophones, mais il faut pouvoir s'assurer que c'est la langue commune de tous les Québécois. Que les anglophones parlent en anglais entre eux, que les italophones parlent italien entre eux, c'est tout à fait normal. Par contre, quand des gens de différentes langues se rencontrent, le français devrait être la langue qui rassemble. Le français, c'est le ciment de la société québécoise. C'était l'objectif de la loi 101.
La Loi sur les langues officielles fait la promotion du contraire au Québec. On dit aux nouveaux arrivants comme à tous les Québécois qu'il n'y a pas une, mais bien deux langues officielles et qu'ils peuvent utiliser la langue de leur choix, c'est-à-dire l'anglais. Il est tout à fait normal que les nouveaux arrivants, qui ne sont à blâmer d'aucune façon, aient tendance à pencher vers la majorité quand ils s'établissent dans un nouveau pays. Le Québec faisant encore partie du Canada, la majorité du pays est anglophone. La majorité continentale, elle, est encore plus anglophone.
De plus, la Loi sur les langues officielles ne reconnait pas que les anglophones font partie de la majorité canadienne-anglaise. Elle considère plutôt les anglophones comme une minorité au même titre que les francophones à l'extérieur du Québec. Même la Commission des droits de l'homme de l'ONU a déclaré que les anglophones au Québec font partie non pas d'une minorité, mais de la majorité canadienne-anglaise. C'est un peu comme si l'on considérait que le Québec était indépendant, que le gouvernement fédéral n'était pas élu par la majorité canadienne-anglaise et qu'il n'intervenait pas au Québec.
De plus, en 1982, Ottawa a imposé une Constitution au Québec contre sa volonté, et les juges qu'il nomme au Québec ont continué à démanteler la loi 101 en vertu de cette Constitution illégitime. Pour le Québec, tout l'argent — environ 80 millions de dollars par année — du programme des langues officielles est utilisé pour défendre et promouvoir l'anglais.
Le fédéral finance les groupes de pression, les organismes et les institutions anglophones, qui sont déjà trop financés par le gouvernement du Québec. Toutes les mesures pour l'anglais au Québec ont fait leur œuvre et le déclin du français est tel que le Québec se retrouve acculé au mur et doit à nouveau se mobiliser.
Même le gouvernement fédéral peut difficilement nier ce déclin. Si le gouvernement fédéral veut aider, il doit commencer par arrêter de nuire.
Les propos de la députée de Saint-Laurent reflétaient simplement ceux du Quebec Community Groups Network, qui a déclaré au Comité permanent des langues officielles que la loi 101 constituait une violation des droits civils et que le français se portait très bien au Québec.
Si une mesure mineure comme la connaissance du français pour la citoyenneté est encore une fois rejetée par le gouvernement de la majorité canadienne-anglaise, les Québécois devront comprendre qu'il n'est pas possible de vivre en français dans le Canada et ils auront une fois de plus la démonstration que la seule solution pour assurer l'avenir du Québec est l'indépendance.
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Lib. (ON)
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2020-11-19 18:30 [p.2167]
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Madam Speaker, in my opinion, the bill is short-sighted. Any language, culture or heritage can prosper, grow and progress only through promotion, not through imposition.
In my riding of Nepean, 120 languages are spoken. There is a very small number of francophones in my riding, from Cameroon, Burundi and Haiti. Though 120 languages are being spoken in my riding, the number of French schools is increasing. The demand for French schools is so big that it is exceeding capacity. This is not because French is being imposed. It is because the federal government promotes both official languages.
Most parents of children who go to French-speaking schools do not speak French. Like many newcomers to Canada, many new Canadians are multilingual. They are not very well versed in both official languages, but they have the desire for their children to learn both English and French. That is a fact of life here.
In Ottawa, the capital, there are no regulations or legislation that mandate bilingualism. However, because Canada has both English and French as official languages, we promote both languages in Ottawa.
Monsieur le Président, à mon avis, le projet de loi reflète un manque de vision. Pour qu'une langue, une culture ou un patrimoine prospère, croisse et progresse, il faut en faire la promotion, et non l'imposer.
Dans ma circonscription, Nepean, on parle 120 langues. La circonscription compte un très petit nombre de francophones, originaires du Cameroun, du Burundi et d'Haïti. Bien que 120 langues y soient parlées, le nombre d'écoles francophones augmente. La demande pour les écoles francophones est si grande qu'elle dépasse leur capacité. Cela n'est pas attribuable à une imposition de la langue française. C'est attribuable à la promotion des deux langues officielles par le gouvernement fédéral.
La plupart des parents des enfants qui fréquentent une école francophone ne parlent pas français. Beaucoup de néo-Canadiens sont multilingues. Ils ne maîtrisent pas très bien les deux langues officielles, mais ils souhaitent que leurs enfants apprennent à la fois l'anglais et le français. C'est une réalité de la vie ici.
À Ottawa, la capitale, il n'existe pas de règlement ni de loi qui exige le bilinguisme. Toutefois, puisque le Canada a pour langues officielles tant l'anglais que le français, nous faisons la promotion des deux langues à Ottawa.
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NDP (ON)
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2020-11-19 18:32 [p.2167]
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The time provided for the consideration of Private Members' Business has now expired and the order is dropped to the bottom of the order of precedence on the Order Paper.
Le temps réservé à l'étude des affaires émanant des députés est maintenant écoulé et l'article retombe au bas de la liste de priorité du Feuilleton.
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CPC (ON)
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2020-11-18 14:28 [p.2043]
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Mr. Speaker, Chelsea Craig is the Quebec president of the Liberal Party of Canada.
Ms. Craig recently called Bill 101 oppressive. The Liberals continue to flout Bill 101, 43 years after it was adopted. Why do Liberal leaders continue to undermine French in Quebec?
Monsieur le Président, Chelsea Craig est la directrice du Parti libéral du Canada au Québec.
Récemment, Mme Craig a dit que la loi 101 était une loi d'oppression. Quarante-trois ans après son adoption, les libéraux continuent de ne pas respecter la loi 101. Pourquoi les dirigeants libéraux nuisent-ils encore au français au Québec?
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Lib. (QC)
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2020-11-18 14:29 [p.2043]
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Mr. Speaker, I do not need any lectures from a party that still refuses to commit to appointing only bilingual justices to the Supreme Court.
We have always done what is necessary to defend the French fact in Canada, including in Quebec, as we said in the throne speech. We know how important it is to promote the French language across the country and also to protect the French language in Quebec, in partnership with the Government of Quebec.
Monsieur le Président, je n'ai aucune leçon à recevoir d'un parti qui refuse toujours de s'engager à ne nommer que des juges bilingues à la Cour suprême.
Nous avons toujours fait ce qu'il fallait pour défendre le fait français au Canada, y compris au Québec, comme nous l'avons dit dans le discours du Trône. Nous savons qu'il est essentiel de s'assurer de l'épanouissement de la langue française partout au pays, mais aussi de bien protéger le français au Québec en partenariat avec le gouvernement du Québec.
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BQ (QC)
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2020-11-18 14:32 [p.2044]
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Mr. Speaker, it will not be long until we get him to say the words “Bill 101”. We will keep pushing.
Yesterday, the Prime Minister dissociated himself from the Minister of Canadian Heritage. Today, he dissociated himself from the Liberal member for Saint-Laurent today. He punished her for being honest and saying publicly what many Liberals are thinking privately. Now he would have us believe that the Liberal caucus cares so much about French that its members probably keep a copy of Bill 101 on their bedside tables.
I would imagine the Prime Minister has spoken to his party president and the member for Saint-Laurent. Do both of them now also believe that French is under threat in Quebec?
Monsieur le Président, ce ne sera pas long: on va lui faire dire les mots « loi 101. » On ne lâchera pas.
Après avoir désavoué le ministre du Patrimoine canadien, hier et après avoir désavoué la députée libérale de Saint-Laurent aujourd'hui — il la punit pour avoir été honnête et dit tout haut ce que beaucoup de libéraux pensent tout bas —, le premier ministre nous fait croire que le caucus libéral s'inquiète pour le français, au point qu'on pense que ses membres ont la loi 101 comme lecture de chevet.
Je suppose que le premier ministre a parlé à la directrice de son parti et à la députée de Saint-Laurent. Est-ce que toutes les deux croient désormais, elles aussi, que le français est menacé au Québec?
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Lib. (QC)
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2020-11-18 14:33 [p.2044]
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Mr. Speaker, people might well be wondering why the Bloc Québécois keeps hammering us on this subject when we actually agree with them on it. We must continue to protect the French fact in Canada and in Quebec because, yes, the danger is real and the decline is real.
Why, then, is the member trying to pick a fight over something we agree on? It is because he does not want to admit that a federal government is delivering for Quebeckers, whether through the CERB, money for small businesses or the battle we are waging against COVID-19 in lockstep with the Quebec government.
It must be so awful for the Bloc Québécois to see a strong federal government.
Monsieur le Président, les gens pourraient bien se demander pourquoi le Bloc québécois s'acharne tant sur ce sujet, un sujet sur lequel nous sommes d'accord. Nous nous devons de continuer à protéger le fait français au Canada et au Québec, parce que, oui, il y a un réel danger et un actuel recul.
Cependant, en plus de cela, pourquoi cherche-t-il la chicane au sujet d'une chose sur laquelle nous sommes d'accord? C'est parce qu'il ne veut pas reconnaître qu'un gouvernement fédéral est là pour aider les Québécois, qu'il s'agisse de la PCU, de l'argent pour les petites entreprises ou de la lutte que nous menons contre la COVID-19 main dans la main avec le gouvernement de Québec.
Quelle horreur c'est, pour le Bloc québécois, un gouvernement fédéral fort!
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BQ (QC)
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2020-11-18 14:44 [p.2046]
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Mr. Speaker, what the Prime Minister somewhat simplistically refers to as the French fact is Quebec's national and official language.
Every speech, most Supreme Court of Canada rulings, and federal money are being used to challenge and gut Bill 101. Does the Prime Minister regret spending Quebeckers' money to oppose the French language? Will he acknowledge that the Canadian Charter of Rights and Freedoms was used to gut Bill 101 before the Supreme Court? Does the Prime Minister of Canada believe that Bill 101 oppresses English speakers in Quebec?
Monsieur le Président, ce que le premier ministre appelle de façon un peu réductrice le fait français, c'est la langue nationale et officielle du Québec.
Chacune des interventions, l'essentiel des jugements de la Cour suprême du Canada et l'argent du fédéral servent à contester et à démolir la loi 101. Le premier ministre regrette-t-il d'avoir dépensé l'argent des Québécois contre le français? Reconnaît-il que la Charte canadienne des droits et libertés a servi à démolir la loi 101 devant la Cour suprême? Est-ce que le premier ministre du Canada croit que la loi 101 opprime les Anglais du Québec?
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Lib. (QC)
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2020-11-18 14:45 [p.2046]
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Mr. Speaker, speaking of the court challenges program, I would like to remind the House that we are the ones who reinstated that program after the Conservatives scrapped it twice. We reinstated it so that people would be able to defend themselves when their rights are violated, and those people include the many francophones who want to be able to live in their own beautiful language. That is and always will be important to us.
With regard to Bill 101, we recognize that, in order for Canada to be bilingual, Quebec must first and foremost be francophone. That is why we support Bill 101 in what it does for Quebec, and that is why it is important to manage official bilingualism across the country.
Monsieur le Président, en parlant du Programme de contestation judiciaire, je rappelle que c'est nous qui l'avons restauré, après que les conservateurs l'eurent sabré deux fois. Nous l'avons fait justement pour que les gens puissent se défendre quand leurs droits sont brimés, y compris le nombre énorme de francophones qui veulent s'assurer de vivre dans leur belle langue. C'est important pour nous et ce le sera toujours.
En ce qui a trait à la loi 101, nous reconnaissons que, pour que le Canada soit bilingue, le Québec doit être d'abord et avant tout francophone. C'est pourquoi nous appuyons la loi 101 dans ce qu'elle fait pour le Québec, et c'est pourquoi il est important de gérer ce bilinguisme officiel d'un bout à l'autre du pays.
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BQ (QC)
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2020-11-18 14:45 [p.2046]
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Mr. Speaker, he is going to make the front page.
The last time the subject of citizenship came up, the Leader of the Government literally blew a gasket and said that the Bloc was seeking to divide on the basis of language, culture and colour.
If the Prime Minister acknowledges that the French fact is under threat and is suddenly in love with Bill 101, will he tell his caucus to vote in favour of the bill that the Bloc Québécois will be introducing tomorrow?
The bill would require newcomers to have a basic knowledge of French if they are applying for Canadian citizenship in Quebec, the same way knowledge of English is required in Canada. I am confident that our Conservative friends will support this bill.
Monsieur le Président, il va faire la une des journaux.
La dernière fois qu'on a abordé le sujet de la citoyenneté, le leader du gouvernement a littéralement « pété une coche » et il a dit que le Bloc visait à diviser sur la base de la langue, de la culture et de la couleur.
Si le premier ministre reconnaît que le fait français est menacé et qu'il est soudainement en amour avec la loi 101, est-ce qu'il va dire à son caucus de voter en faveur du projet de loi qui sera présenté demain par le Bloc québécois?
Ce projet de loi fera en sorte que, comme pour l'anglais au Canada, il faudra avoir une connaissance de base du français pour obtenir la citoyenneté canadienne à partir du Québec. Je suis convaincu que nos amis conservateurs seront en faveur de ce projet de loi.
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Lib. (QC)
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2020-11-18 14:46 [p.2046]
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Mr. Speaker, I think it is a little strange and worrisome that the Bloc is working so closely with the Conservatives on the issue of the French fact in Quebec and Canada, given that the Conservative Party has a tradition of chipping away at the rights of francophones outside Quebec and attacking the French fact by refusing to commit to appointing only judges who could speak French to the Supreme Court.
We will always stand up for the French fact in Canada. We will always stand up for the French language and the French identity in Canada. That is something people can count on the Liberal Party to do.
Monsieur le Président, je trouve cela un peu drôle et inquiétant que le Bloc s'allie tant avec les conservateurs sur la question du fait français au Québec et au Canada, parce que le Parti conservateur a toujours été le parti qui minait les droits des francophones hors Québec et qui continuait de s'attaquer au fait français en refusant de s'engager à ne nommer que des juges qui peuvent parler français à la Cour suprême.
Nous allons toujours défendre le fait français au Canada. Nous allons toujours défendre la langue française et l'identité française au Canada. C'est une chose sur laquelle les gens peuvent compter de la part du Parti libéral.
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CPC (QC)
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2020-11-18 15:05 [p.2050]
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Mr. Speaker, I am sorry, but the Prime Minister's comments are disrespectful and do not reflect reality. Here are the facts.
Chelsea Craig, the Quebec president of the Liberal Party of Canada, said, and I quote, “[Bill 101 is] an oppressive piece of legislation that has ruined english education in this province...dictating the language I speak to my coworkers in is oppressive."
This makes no sense, and that came from the Quebec president of the Liberal Party of Canada. The Liberal Party has completely lost its way.
Will the Prime Minister immediately condemn these disrespectful comments from the Liberal president, yes or no?
Monsieur le Président, excusez-moi, mais les propos du premier ministre sont irrespectueux et ne démontrent pas la réalité. Voici les faits.
La présidente du Parti libéral du Canada au Québec, Mme Chelsea Craig, a dit, et je cite: la loi 101 est une loi oppressive qui a ruiné l'éducation des anglophones au Québec, et de me faire dicter que je dois parler le français au travail est oppressif.
Cela n'a aucun sens, et c'est la présidente du Parti libéral du Canada au Québec qui a dit cela. C'est le Parti libéral qui est dans le champ.
Le premier ministre va-t-il condamner immédiatement ces propos irrespectueux de sa présidente, oui ou non?
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Lib. (QC)
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2020-11-18 15:06 [p.2050]
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Mr. Speaker, the Liberal Party and the Liberal government will always defend our two official languages.
I am giving my hon. colleague an opportunity to affirm that the Conservative Party will only appoint judges who speak French to the Supreme Court in the future. I have made this promise as Prime Minister, and the Liberal Party of Canada has made that commitment.
Will the Conservative Party only appoint bilingual judges to the Supreme Court in the future, yes or no?
Monsieur le Président, le Parti libéral et le gouvernement libéral vont toujours défendre nos deux langues officielles.
Je donne à mon honorable collègue l'occasion de confirmer que le Parti conservateur, à l'avenir, ne nommera que des juges qui parlent français à la Cour suprême. C'est l'engagement que j'ai pris en tant que premier ministre, et c'est l'engagement du Parti libéral du Canada.
Le Parti conservateur va-t-il nommer seulement des juges bilingues à la Cour suprême dans les années à venir, oui ou non?
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View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)

Question No. 1--
Mr. Tom Kmiec:
With regard to the fleet of Airbus A310-300s operated by the Royal Canadian Air Force and designated CC-150 Polaris: (a) how many flights has the fleet flown since January 1, 2020; (b) for each flight since January 1, 2020, what was the departure location and destination location of each flight, including city name and airport code or identifier; (c) for each flight listed in (b), what was the aircraft identifier of the aircraft used in each flight; (d) for each flight listed in (b), what were the names of all passengers who travelled on each flight; (e) of all the flights listed in (b), which flights carried the Prime Minister as a passenger; (f) of all the flights listed in (e), what was the total distance flown in kilometres; (g) for the flights listed in (b), what was the total cost to the government for operating these flights; and (h) for the flights listed in (e), what was the total cost to the government for operating these flights?
Response
(Return tabled)

Question No. 3--
Mr. Tom Kmiec:
With regard to undertakings to prepare government offices for safe reopening following the COVID-19 pandemic since March 1, 2020: (a) what is the total amount of money the government has spent on plexiglass for use in government offices or centres, broken down by purchase order and by department; (b) what is the total amount of money the government has spent on cough and sneeze guards for use in government offices or centres, broken down by purchase order and by department; (c) what is the total amount of money the government has spent on protection partitions for use in government offices or centres, broken down by purchase order and by department; and (d) what is the total amount of money the government has spent on custom glass (for health protection) for use in government offices or centres, broken down by purchase order and by department?
Response
(Return tabled)

Question No. 4--
Mr. Tom Kmiec:
With regard to requests filed for access to information with each government institution under the Access to Information Act since October 1, 2019: (a) how many access to information requests were made with each government institution, broken down alphabetically by institution and by month; (b) of the requests listed in (a), how many requests were completed and responded to by each government institution, broken down alphabetically by institution, within the statutory deadline of 30 calendar days; (c) of the requests listed in (a), how many of the requests required the department to apply an extension of fewer than 91 days to respond, broken down by each government institution; (d) of the requests listed in (a), how many of the requests required the department to apply an extension greater than 91 days but fewer than 151 days to respond, broken down by each government institution; (e) of the requests listed in (a), how many of the requests required the department to apply an extension greater than 151 days but fewer than 251 days to respond, broken down by each government institution; (f) of the requests listed in (a), how many of the requests required the department to apply an extension greater than 251 days but fewer than 365 days to respond, broken down by each government institution; (g) of the requests listed in (a), how many of the requests required the department to apply an extension greater than 366 days to respond, broken down by each government institution; (h) for each government institution, broken down alphabetically by institution, how many full-time equivalent employees were staffing the access to information and privacy directorate or sector; and (i) for each government institution, broken down alphabetically by institution, how many individuals are listed on the delegation orders under the Access to Information Act and the Privacy Act?
Response
(Return tabled)

Question No. 6--
Mr. Marty Morantz:
With regard to loans made under the Canada Emergency Business Account: (a) what is the total number of loans made through the program; (b) what is the breakdown of (a) by (i) sector, (ii) province, (iii) size of business; (c) what is the total amount of loans provided through the program; and (d) what is the breakdown of (c) by (i) sector, (ii) province, (iii) size of business?
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Question No. 7--
Mr. Marty Morantz:
With regard to the Interim Order Respecting Drugs, Medical Devices and Foods for a Special Dietary Purpose in Relation to COVID-19: (a) how many applications for the importation or sale of products were received by the government in relation to the order; (b) what is the breakdown of the number of applications by product or type of product; (c) what is the government’s standard or goal for time between when an application is received and when a permit is issued; (d) what is the average time between when an application is received and a permit is issued; and (e) what is the breakdown of (d) by type of product?
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Question No. 8--
Mrs. Rosemarie Falk:
With regard to converting government workplaces to accommodate those employees returning to work: (a) what are the final dollar amounts incurred by each department to prepare physical workplaces in government buildings; (b) what resources are being converted by each department to accommodate employees returning to work; (c) what are the additional funds being provided to each department for custodial services; (d) are employees working in physical distancing zones; (e) broken down by department, what percentage of employees will be allowed to work from their desks or physical government office spaces; and (f) will the government be providing hazard pay to those employees who must work from their physical government office?
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Question No. 9--
Mrs. Cathay Wagantall:
With regard to the use of security notifications, also known as security (staff safety) threat flags, applied to users of Veterans Affairs Canada’s (VAC) Client Service Delivery Network (CSDN) from November 4, 2015, to present: (a) how many security threat flags existed at the beginning of the time frame; (b) how many new security threat flags have been added during this time frame; (c) how many security threat flags have been removed during the time frame; (d) what is the total number of VAC clients who are currently subject to a security threat flag; (e) of the new security threat flags added since November 4, 2015, how many users of VAC’s CSDN were informed of a security threat flag placed on their file, and of these, how many users of VAC’s CSDN were provided with an explanation as to why a security threat flag was placed on their file; (f) what directives exist within VAC on permissible reasons for a security threat flag to be placed on the file of a CSDN user; (g) what directives exist within VAC pertaining to specific services that can be denied to a CSDN user with a security threat flag placed on their file; and (h) how many veterans have been subject to (i) denied, (ii) delayed, VAC services or financial aid as a result of a security threat flag being placed on their file during this time frame?
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Question No. 10--
Mr. Bob Saroya:
With regard to government programs and services temporarily suspended, delayed or shut down during the COVID-19 pandemic: (a) what is the complete list of programs and services impacted, broken down by department of agency; (b) how was each program or service in (a) impacted; and (c) what is the start and end dates for each of these changes?
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Question No. 11--
Mr. Bob Saroya:
With regard to recruitment and hiring at Global Affairs Canada (GAC), for the last 10 years: (a) what is the total number of individuals who have (i) applied for GAC seconded positions through CANADEM, (ii) been accepted as candidates, (iii) been successfully recruited; (b) how many individuals who identify themselves as a member of a visible minority have (i) applied for GAC seconded positions through CANADEM, (ii) been accepted as candidates, (iii) been successfully recruited; (c) how many candidates were successfully recruited within GAC itself; and (d) how many candidates, who identify themselves as members of a visible minority were successfully recruited within GAC itself?
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Question No. 12--
Mr. Bob Saroya:
With regard to the government projections of the impacts of the COVID-19 on the viability of small and medium-sized businesses: (a) how many small and medium-sized businesses does the government project will either go bankrupt or otherwise permanently cease operations by the end of (i) 2020, (ii) 2021; (b) what percentage of small and medium-sized businesses does the numbers in (a) represent; and (c) what is the breakdown of (a) and (b) by industry, sector and province?
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Question No. 13--
Mr. Tim Uppal:
With regard to government contracts for services and construction valued between $39,000.00 and $39,999.99, signed since January 1, 2016, and broken down by department, agency, Crown corporation or other government entity: (a) what is the total value of all such contracts; and (b) what are the details of all such contracts, including (i) vendor, (il) amount, (iii) date, (iv) description of services or construction contracts, (v) file number?
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Question No. 14--
Mr. Tim Uppal:
With regard to government contracts for architectural, engineering and other services required in respect of the planning, design, preparation or supervision of the construction, repair, renovation or restoration of a work valued between $98,000.00 and $99,999.99, signed since January 1, 2016, and broken down by department, agency, Crown corporation or other government entity: (a) what is the total value of all such contracts; and (b) what are the details of all such contracts, including (i) vendor, (ii) amount, (iii) date, (iv) description of services or construction contracts, (v) file number?
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Question No. 18--
Mr. Kelly McCauley:
With regard to public service employees between March 15, 2020, and September 21, 2020, broken down by department and by week: (a) how many public servants worked from home; (b) how much has been paid out in overtime to employees; (c) how many vacation days have been used; and (d) how many vacation days were used during this same period in 2019?
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Question No. 20--
Mr. Alex Ruff:
With regard to Order in Council SOR/2020-96 published on May 1, 2020, which prohibited a number of previously non-restricted and restricted firearms, and the Canadian Firearms Safety Course: (a) what is the government’s formal technical definition of “assault-style firearms”; (b) when did the government come up with the definition, and in what government publication was the definition first used; and (c) which current members of cabinet have successfully completed the Canadian Firearms Safety Course?
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Question No. 21--
Mr. Alex Ruff:
With regard to defaulted student loans owing for the 2018 and 2019 fiscal years, broken down by year: (a) how many student loans were in default; (b) what is the average age of the loans; (c) how many loans are in default because the loan holder has left the country; (d) what is the average reported T4 income for each of 2018 and 2019 defaulted loan holder; (e) how much was spent on collections agencies either in fees or their commissioned portion of collected loans; and (f) how much has been recouped by collection agencies?
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Question No. 22--
Mr. Alex Ruff:
With regard to recipients of the Canada Emergency Response Benefit: what is the number of recipients based on 2019 income, broken down by federal income tax bracket?
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Question No. 23--
Mr. Pat Kelly:
With regard to accommodating the work from home environment for government employees since March 13, 2020: (a) what is the total amount spent on furniture, equipment, including IT equipment, and services, including home Internet reimbursement; (b) of the purchases in (a) what is the breakdown per department by (i) date of purchase, (ii) object code it was purchased under, (iii) type of furniture, equipment or services, (iv) final cost of furniture, equipment or services; (d) what were the costs incurred for delivery of items in (a); and (d) were subscriptions purchased during this period, and if so (i) what were the subscriptions for, (ii) what were the costs associated for these subscriptions?
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Question No. 24--
Mr. John Nater:
With regard to the responses to questions on the Order Paper earlier this year during the first session of the 43rd Parliament by the Minister of National Defence, which stated that “At this time, National Defence is unable to prepare and validate a comprehensive response” due to the COVID-19 situation: what is the Minister of National Defence’s comprehensive response to each question on the Order Paper where such a response was provided, broken down by question?
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Question No. 25--
Mrs. Tamara Jansen:
With regard to the transfer of Ebola and Henipah viruses from the National Microbiology Laboratory (NML) to persons, laboratories, and institutions in China: (a) who in China requested the transfer; (b) other than the Wuhan Institute of Virology (WIV), which laboratories in China requested the transfer; (c) for the answers in (a) and (b) which are affiliated with the military of China; (d) on what date was the WIV’s request for the transfer received by the NML; (e) what scientific research was proposed, or what other scientific rationale was put forth, by the WIV or the NML scientists to justify the transfer of Ebola and Henipah viruses; (f) what materials were authorized for transfer pursuant to Transfer Authorization NML-TA-18-0480, dated October 29, 2018; (g) did the NML receive payment of $75, per its commercial invoice of March 27, 2019, for the transfer, and on what date was payment received; (h) what consideration or compensation was received from China in exchange for providing this material, broken down by amount or details of the consideration or compensation received by each recipient organization; (i) has the government requested China to destroy or return the viruses and, if not, why; (j) did Canada include, as a term of the transfer, a prohibition on the WIV further transferring the viruses with others inside or outside China, except with Canada’s consent; (k) what due diligence did the NML perform to ensure that the WIF and other institutions referred to in (b) would not make use of the transferred viruses for military research or uses; (l) what inspections or audits did the NML perform of the WIV and other institutions referred to in (b) to ensure that they were able to handle the transferred viruses safely and without diversion to military research or uses; (m) what were the findings of the inspections or audits referred to in (l), in summary; (n) after the transfer, what follow-up has Canada conducted with the institutions referred to in (b) to ensure that the only research being performed with the transferred viruses is that which was disclosed at the time of the request for the transfer; (o) what intellectual property protections did Canada set in place before sending the transferred viruses to the persons and institutions referred to in (a) and (b); (p) of the Ebola virus strains sent to the WIV, what percentages of the NML’s total Ebola collection and Ebola collection authorized for sharing is represented by the material transferred; (q) other than the study entitled “Equine-Origin Immunoglobulin Fragments Protect Nonhuman Primates from Ebola Virus Disease”, which other published or unpublished studies did the NML scientists perform with scientists affiliated with the military of China; (r) which other studies are the NML scientists currently performing with scientists affiliated with the WIV, China’s Academy of Military Medical Sciences, or other parts of China’s military establishment; (s) what is the reason that Anders Leung of the NML attempted to send the transferred viruses in incorrect packaging (type PI650), and only changed its packaging to the correct standard (type PI620) after being questioned by the Chinese on February 20, 2019; (t) has the NML conducted an audit of the error of using unsafe packaging to transfer the viruses, and what in summary were its conclusions; (u) what is the reason that Allan Lau and Heidi Wood of the NML wrote on March 28, 2019, that they were “really hoping that this [the transferred viruses] goes through Vancouver” instead of Toronto on Air Canada, and “Fingers crossed!” for this specific routing; (v) what is the complete flight itinerary, including airlines and connecting airports, for the transfer; (w) were all airlines and airports on the flight itinerary informed by the NML that Ebola and Henipah viruses would be in their custody; (x) with reference to the email of Marie Gharib of the NML on March 27, 2019, other than Ebola and Henipah viruses, which other pathogens were requested by the WIV; (y) since the date of the request for transfer, other than Ebola and Henipah viruses, which other pathogens has the NML transferred or sought to transfer to the WIV; (z) did the NML inform Canada’s security establishment, including the RCMP, the Canadian Security Intelligence Service, the Communications Security Establishment, or other such entity, of the transfer before it occurred, and, if not, why not; (aa) what is the reason that the Public Health Agency of Canada (PHAC) redacted the name of the transfer recipient from documents disclosed to the Canadian Broadcasting Corporation (CBC) under the Access to Information Act, when the PHAC later willingly disclosed that information to the CBC; (bb) does Canada have any policy prohibiting the export of risk group 3 and 4 pathogens to countries, such as China, that conduct gain-of-function experiments, and in summary what is that policy; (cc) if Canada does not have any policy referred to in (bb), why not; (dd) what is the reason that did the NML or individual employees sought and obtained no permits or authorizations under the Human Pathogens and Toxins Act, the Transportation of Dangerous Goods Act, the Export Control Act, or related legislation prior to the transfer; (ee) what legal controls prevent the NML or other government laboratories sending group 3 or 4 pathogens to laboratories associated with foreign militaries or laboratories that conduct gain-of-function experiments; (ff) with respect to the September 14, 2018, email of Matthew Gilmour, in which he writes that “no certifications [were] provided [by the WIV], they simply cite they have them”, why did the NML proceed to transfer Ebola and Henipah viruses without proof of certification to handle them safely; and (gg) with respect to the September 14, 2018, email of Matthew Gilmour, in which he asked “Are there materials that [WIV] have that we would benefit from receiving? Other VHF? High path flu?”, did the NML request these or any other materials in exchange for the transfer, and did the NML receive them?
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Question No. 26--
Mrs. Tamara Jansen:
With regard to both the administrative and RCMP investigations of the National Microbiology Lab (NML), Xiangguo Qiu, and Keding Cheng: (a) with respect to the decision of the NML and the RCMP to remove Dr. Qiu and Dr. Cheng from the NML facilities on July 5, 2019, what is the cause of delay that has prevented that the NML and the RCMP investigations concluding; (b) in light of a statement by the Public Health Agency of Canada to the Canadian Broadcasting Corporation which was reported on June 14, 2020, and which stated, “the administrative investigation of [Dr. Qiu or Dr. Cheng] is not related to the shipment of virus samples to China”, what are these two scientists being investigated for; (c) did Canada receive information from foreign law enforcement or intelligence agencies which led to the investigations against Dr. Qiu or Dr. Cheng, and, in summary, what was alleged; (d) which other individuals apart from Dr. Qiu or Dr. Cheng are implicated in the investigations; (e) are Dr. Qiu or Dr. Cheng still in Canada; (f) are Dr. Qiu or Dr. Cheng cooperating with law enforcement in the investigations; (g) are Dr. Qiu or Dr. Cheng on paid leave, unpaid leave, or terminated from the NML; (h) what connection is there between the investigations of Dr. Qiu or Dr. Cheng and the investigation by the United States National Institutes of Health which has resulted in 54 scientists losing their jobs mainly due to receiving foreign funding from China, as reported by the journal Science on June 12, 2020; (i) does the government possess information that Dr. Qiu or Dr. Cheng solicited or received funding from a Chinese institution, and, in summary what is that information; and (j) when are the investigations expected to conclude, and will their findings be made public?
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Question No. 27--
Ms. Heather McPherson:
With regard to Canada’s commitment to the 2030 Agenda for Sustainable Development: (a) what is the role or mandate of each department, agency, Crown corporation and any programs thereof in advancing Canada’s implementation of the 2030 Agenda; (b) what has the government, as a whole, committed to achieving and in what timeline; (c) what projects are currently in place to achieve these goals; (d) has the government liaised with sub-national governments, groups and organizations to achieve these goals; (e) if the answer to (d) is affirmative, what governments, groups and organizations; (f) if the answer to (d) is negative, why not; (g) how much money has the government allocated to funding initiatives in each fiscal year since 2010-11, broken down by program and sub-program; (h) in each year, how much allocated funding was lapsed for each program and subprogram; (i) in each case where funding was lapsed, what was the reason; (j) have any additional funds been allocated to this initiative; (k) for each fiscal year since 2010-2011, what organizations, governments, groups and companies, have received funding connected to Canada’s implementation of the 2030 Agenda; and (l) how much did organizations, governments, groups and companies in (k) (i) request, (ii) receive, including if the received funding was in the form of grants, contributions, loans or other spending?
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Question No. 28--
Ms. Heather McPherson:
With regard to the government’s campaign for a United Nations Security Council seat: (a) how much funding has been allocated, spent and lapsed in each fiscal year since 2014-15 on the campaign; and (b) broken down by month since November 2015, what meetings and phone calls did government officials at the executive level hold to advance the goal of winning a seat on the United Nations Security Council?
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Question No. 29--
Ms. Heather McPherson:
With respect to the government’s response to the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, broken down by month since June 2019: (a) what meetings and phone calls did government officials at the executive level hold to craft the national action plan in response to the final report of the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls; and (b) what external stakeholders were consulted?
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Question No. 30--
Ms. Heather McPherson:
With regard to Canada Revenue Agency activities, agreements guaranteeing non-referral to the criminal investigation sector and cases referred to the Public Prosecution Service of Canada, between 2011-12 and 2019-20, broken down by fiscal year: (a) how many audits resulting in reassessments were concluded; (b) of the agreements concluded in (a), what was the total amount recovered; (c) of the agreements concluded in (a), how many resulted in penalties for gross negligence; (d) of the agreements concluded in (c), what was the total amount of penalties; (e) of the agreements concluded in (a), how many related to bank accounts held outside Canada; and (f) how many audits resulting in assessments were referred to the Public Prosecution Service of Canada?
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Question No. 31--
Mr. Michael Kram:
With regard to the Wataynikaneyap Transmission Project: (a) is it the government’s policy to choose foreign companies over Canadian companies for this or similar projects; (b) which company or companies supplied transformers to the project; (c) were transformers rated above 60MVA supplied to the project subject to the applicable 35% or more import tariff, and, if so, was this tariff actually collected; and (d) broken down by transformer, what was the price charged to the project of any transformers rated (i) above 60MVA, (ii) below 60MVA?
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Question No. 32--
Mr. Philip Lawrence:
With regard to the Canada Revenue Agency’s approach to workspace-in-the-home expense deductions in relation to the COVID-19 pandemic’s stay-at-home guidelines: are individuals who had to use areas of their homes not normally used for work, such as dining or living rooms, as a temporary office during the pandemic entitled to the deductions, and, if so, how should individuals calculate which portions of their mortgage, rent, or other expenses are deductible?
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Question No. 34--
Mr. Kerry Diotte:
With regard to the status of government employees since March, 1, 2020: (a) how many employees have been placed on "Other Leave With Pay" (Treasury Board Code 699) at some point since March 1, 2020; (b) how many employees have been placed on other types of leave, excluding vacation, maternity or paternity leave, at some point since March 1, 2020, broken down by type of leave and Treasury Board code; (c) of the employees in (a), how many are still currently on leave; and (d) of the employees in (b), how many are still currently on leave, broken down by type of leave?
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Question No. 36--
Mrs. Cheryl Gallant:
With regard to the Canadian Food Inspection Agency, since 2005: how many meat and poultry processing plants have had their licences cancelled, broken down by year and province?
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Question No. 37--
Mrs. Cheryl Gallant:
With regard to instances where retiring Canadian Armed Forces (CAF) Members were negatively financially impacted as a result of having their official release date scheduled for a weekend or holiday, as opposed to a regular business day, since January 1, 2016, and broken down by year: (a) how many times has a release administrator recommended a CAF Member’s release date occur on a weekend or holiday; (b) how many times did a CAF Member’s release date occur on a holiday; (c) how many Members have had payments or coverage from (i) SISIP Financial, (ii) other entities, cancelled or reduced as a result of the official release date occurring on a weekend or holiday; (d) were any instructions, directives, or advice issued to any release administrator asking them not to schedule release dates on a weekend or holiday in order to preserve CAF Member’s benefits, and, if so, what are the details; (e) were any instructions, directives, or advice issued to any release administrator asking them to schedule certain release dates on a weekend or holiday, and, if so, what are the details; and (f) what action, if any, has the Minister of National Defense taken to restore any payments or benefits lost as a result of the scheduling of a CAF Member’s release date?
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Question No. 38--
Mrs. Cheryl Gallant:
With regard to federal grants, contributions, non-repayable loans, or similar type of funding provided to telecommunications companies since 2009: what are the details of all such funding, including the (i) date, (ii) recipient, (iii) type of funding, (iv) department providing the funding, (v) name of program through which funding was provided, (vi) project description, (vii) start and completion, (viii) project location, (ix) amount of federal funding?
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Question No. 39--
Mrs. Cheryl Gallant:
With regard to Canadian Armed Forces personnel deployed to long-term care facilities during the COVID-19 pandemic: (a) what personal protective equipment (PPE) was issued to Canadian Armed Forces members deployed to long-term care homes in Ontario and Quebec; and (b) for each type of PPE in (a), what was the (i) model, (ii) purchase date, (iii) purchase order number, (iv) number ordered, (v) number delivered, (vi) supplier company, (vii) expiration date of the product, (viii) location where the stockpile was stored?
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Question No. 40--
Ms. Jenny Kwan:
With regard to the National Housing Strategy, broken down by name of applicant, type of applicant (e.g. non-profit, for-profit, coop), stream (e.g. new construction, revitalization), date of submission, province, number of units, and dollar amount for each finalized application: (a) how many applications have been received for the National Housing Co-Investment Fund (NHCF) since 2018; (b) how many NHCF applications have a letter of intent, excluding those with loan agreements or finalized agreements; (c) how many NHCF applications are at the loan agreement stage; (d) how many NHCF applications have had funding agreements finalized; (e) how many NHCF applications have had NHCF funding received by applicants; (f) for NHCF applications that resulted in finalized funding agreements, what is the (i) length of time in days between their initial submission and the finalization of their funding agreement, (ii) average and median rent of the project, (iii) percentage of units meeting NHCF affordability criteria, (iv) average and median rent of units meeting affordability criteria; (g) how many applications have been received for the Rental Construction Financing initiative (RCFi) since 2017; (h) how many RCFi applications are at (i) the approval and letter of intent stage of the application process, (ii) the loan agreement and funding stage, (iii) the servicing stage; (h) how many RCFi applications have had RCFi loans received by applicants; (i) for RCFi applications that resulted in loan agreements, what is the (i) length of time in days between their initial submission and the finalization of their loan agreement, (ii) average and median rent of the project, (iii) percentage of units meeting RCFi affordability criteria, (iv) average and median rent of units meeting affordability criteria?
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Question No. 41--
Ms. Jenny Kwan:
With regard to the National Housing Strategy: (a) what provinces and territories have reached an agreement with the federal government regarding the Canada Housing Benefit; (b) broken down by number of years on a waitlist for housing, gender, province, year of submission, amount requested and amount paid out, (i) how many applications have been received, (ii) how many applications are currently being assessed, (iii) how many applications have been approved, (iv) how many applications have been declined; and (c) if the Canada housing benefit is transferred as lump sums to the provinces, what are the dollar amount of transfers to the provinces, broken down by amount, year and province?
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Question No. 42--
Ms. Jenny Kwan:
With regard to immigration, refugee and citizenship processing levels: (a) how many applications have been received since 2016, broken down by year and stream (e.g. outland spousal sponsorship, home childcare provider, open work permit, privately sponsored refugee, etc.); (b) how many applications have been fully approved since 2015, broken down by year and stream; (c) how many applications have been received since (i) March 15, 2020, (ii) September 21, 2020; (d) how many applications have been approved since (i) March 15, 2020, (ii) September 21, 2020; (e) how many applications are in backlog since January 2020, broken down by month and stream; (f) what is the number of Immigration, Refugees and Citizenship Canada (IRCC) visa officers and other IRCC employees, in whole or in part (i.e. FTEs), who have been processing applications since January 1, 2020, broken down by month, immigration office and application stream being processed; (g) since March 15, 2020, how many employees referred to in (f) have been placed on paid leave broken down by month, immigration office and application stream being processed; and (h) what are the details of any briefing notes or correspondence since January 2020 related to (i) staffing levels, (ii) IRCC office closures, (iii) the operation levels of IRCC mail rooms, (iv) plans to return to increased operation?
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Question No. 43--
Ms. Jenny Kwan:
With regard to asylum seekers: (a) broken down by year, how many people have been turned away due to the Safe Third Country Agreement since (i) 2016, (ii) January 1, 2020, broken by month, (iii) since July 22, 2020; (b) how many asylum claims have been found ineligible under paragraph 101(1)(c.1) of the Immigration, Refugee and Protection Act since (i) January 1st 2020, broken by month, (ii) July 22, 2020; and (c) what are the details of any briefing notes or correspondence since January 1, 2020, on the Safe Third Country Agreement?
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Question No. 44--
Mr. Kenny Chiu:
With regard to government involvement in the negotiations with Vertex Pharmaceuticals for a Price Listing Agreement with the Pan Canadian Pharmaceutical Alliance, in relation to cystic fibrosis treatments: (a) what is the current status of the negotiations; (b) what specific measures, if any, has the government taken to ensure that Kalydeco and Orkambi are available to all Canadians that require the medication; (c) has the government taken any specific measures to make Trikafta available to Canadians; and (d) how many months, or years, will it be before the government finishes the regulatory and review process related to the approval of Trikafta?
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Question No. 45--
Mr. Kenny Chiu:
With regard to the government’s position regarding visitors coming to Canada for the sole purpose of giving birth on Canadian soil and subsequently obtaining Canadian citizenship for their child: (a) what is the government’s position in relation to this practice; (b) has the government condemned or taken any action to prevent this practice, and if so, what are the details of any such action; and (c) has the government taken any action to ban or discourage Canadian companies from soliciting or advertising services promoting this type of activity, and if so, what are details?
Response
(Return tabled)

Question No. 47--
Mr. Alex Ruff:
With regard to the government’s response to Q-268 concerning the government failing to raise Canada’s bovine spongiform encephalopathy (BSE) risk status from “Controlled Risk to BSE” to “Negligible Risk to BSE” with the World Organization for Animal Health (OIE) in the summer of 2019: (a) what is the government’s justification for missing the deadline with the OIE in the summer of 2019; (b) has the government conducted consultations with beef farmers to discuss the damage to the industry caused by missing this deadline, and, if so, what are the details of these consultations; (c) when did the government begin collating data from provincial governments, industry partners and stakeholders in order to ensure that a high-quality submission was produced and submitted in July 2020; (d) what measures were put in place to ensure that the July 2020 deadline, as well as other future deadlines, will not be missed; and (e) on what exact date was the application submitted to the OIE in July 2020?
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Question No. 49--
Mr. Brad Vis:
With regard to the First-Time Home Buyer Incentive (FTHBI) announced by the government in 2019, between February 1, 2020, and September 1, 2020: (a) how many applicants have applied for mortgages through the FTHBI, broken down by province and municipality; (b) of those applicants, how many have been approved and have accepted mortgages through the FTHBI, broken down by province and municipality; (c) of those applicants listed in (b), how many approved applicants have been issued the incentive in the form of a shared equity mortgage; (d) what is the total value of incentives (shared equity mortgages) under the FTHBI that have been issued, in dollars; (e) for those applicants who have been issued mortgages through the FTHBI, what is that value of each of the mortgage loans; (f) for those applicants who have been issued mortgages through the FTHBI, what is the mean value of the mortgage loan; (g) what is the total aggregate amount of money lent to homebuyers through the FTHBI to date; (h) for mortgages approved through the FTHBI, what is the breakdown of the percentage of loans originated with each lender comprising more than 5% of total loans issued; and (i) for mortgages approved through the FTHBI, what is the breakdown of the value of outstanding loans insured by each Canadian mortgage insurance company as a percentage of total loans in force?
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(Return tabled)

Question No. 50--
Mr. Pierre Paul-Hus:
With regard to the air quality and air flow in buildings owned or operated by the government: (a) what specific measures were taken to improve the air flow or circulation in government buildings since March 1, 2020, broken down by individual building; (b) on what date did each measure in (a) come into force; (c) which government buildings have new air filters, HVAC filters, or other equipment designed to clean or improve the air quality or air flow installed since March 1, 2020; (d) for each building in (c), what new equipment was installed and on what date was it installed; and (e) what are the details of all expenditures or contracts related to any of the new measures or equipment, including (i) vendor, (ii) amount, (iii) description of goods or services provided, (iv) date contract was signed, (v) date goods or services were delivered?
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Question No. 51--
Ms. Marilyn Gladu:
What was the amount of FedDev funding, in dollars, given by year since 2016 to every riding in Ontario, broken down by riding?
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Question No. 52--
Ms. Rachel Blaney:
With regards to Veterans Affairs Canada, broken down by year for the most recent 10 fiscal years for which data is available: (a) what was the number of disability benefit applications received; (b) of the applications in (a), how many were (i) rejected, (ii) approved, (iii) appealed, (iv) rejected upon appeal, (v) approved upon appeal; (c) what was the average wait time for a decision; (d) what was the median wait time for a decision; (e) what was the ratio of veteran to case manager at the end of each fiscal year; (f) what was the number of applications awaiting a decision at the end of each fiscal year; and (g) what was the number of veterans awaiting a decision at the end of each fiscal year?
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Question No. 53--
Ms. Rachel Blaney:
With regard to Veterans Affairs Canada (VAC): (a) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the total number of overtime hours worked, further broken down by job title, including National First Level Appeals Officer, National Second Level Appeals Officer, case manager, veterans service agent and disability adjudicator; (b) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the average number of overtime hours worked, further broken down by (i) job title, including National First Level Appeals Officer, National Second Level Appeals Officer, case manager, veterans service agent and disability adjudicator, (ii) directorate; (c) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the total cost of overtime, further broken down by (i) job title, including National First Level Appeals Officer, National Second Level Appeals Officer, case manager, veterans service agent and disability adjudicator, (ii) directorate; (d) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the total number of disability benefit claims, further broken down by (i) new claims, (ii) claims awaiting a decision, (iii) approved claims, (iv) denied claims, (v) appealed claims; (e) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, how many new disability benefit claims were transferred to a different VAC office than that which conducted the intake; (f) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the number of (i) case managers, (ii) veterans service agents; (g) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, excluding standard vacation and paid sick leave, how many case managers took a leave of absence, and what was the average length of a leave of absence; (h) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, accounting for all leaves of absence, excluding standard vacation and paid sick leave, how many full-time equivalent case managers were present and working, and what was the case manager to veteran ratio; (i) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, how many veterans were disengaged from their case manager; (j) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, what was the highest number of cases assigned to an individual case manager; (k) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, how many veterans were on a waitlist for a case manager; (l) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by month and by VAC office, including nationally, for work usually done by regularly employed case managers and veterans service agents, (i) how many contracts were awarded, (ii) what was the duration of each contract, (iii) what was the value of each contract; (m) during the most recent fiscal year for which data is available, broken down by VAC office, what were the service standard results; (n) what is the mechanism for tracking the transfer of cases between case managers when a case manager takes a leave of absence, excluding standard vacation and paid sick leave; (o) what is the department’s current method for calculating the case manager to veteran ratio; (p) what are the department’s quality assurance measures for case managers and how do they change based on the number of cases a case manager has at that time; (q) during the last five fiscal year for which data is available, broken down by month, how many individuals were hired by the department; (r) how many of the individuals in (q) remained employed after their 12-month probation period came to an end;
(s) of the individuals in (q), who did not remain employed beyond the probation period, how many did not have their contracts extended by the department; (t) does the department track the reasons for which employees are not kept beyond the probation period, and, if so, respecting the privacy of individual employees, what are the reasons for which employees were not kept beyond the probation period; (u) for the individuals in (q) who chose not to remain at any time throughout the 12 months, were exit interviews conducted, and, if so, respecting the privacy of individual employees, what were the reasons, broken down by VAC office; (v) during the last five fiscal years for which data is available, broken down by month, how many Canadian Armed Forces service veterans were hired by the department; (w) of the veterans in (v), how many remained employed after their 12-month probation period came to an end; (x) of the veterans in (v), who are no longer employed by the department, (i) how many did not have their employment contracts extended by the department, (ii) how many were rejected on probation; (y) if the department track the reasons for which employees are not kept beyond the probation period, respecting the privacy of individual veteran employees, what are the reasons for which veteran employees are not kept beyond the probation period; (z) for the veterans in (v), who chose not to remain at any time throughout the 12 months, were exit interviews conducted, and, if so, respecting the privacy of individual veteran employees, what were the reasons for their leaving, broken down by VAC office; (aa) during the last five fiscal year for which data is available, broken down by month, how many employees have quit their jobs at VAC; and (bb) for the employees in (aa) who quit their job, were exit interviews conducted, and, if so, respecting the privacy of individual employees, what were the reasons, broken down by VAC office?
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Question No. 54--
Mr. Todd Doherty:
With regard to the 2020 United Nations Security Council election and costs associated with Canada’s bid for a Security Council Seat: (a) what is the final total of all costs associated with the bid; (b) if the final total is not yet known, what is the projected final cost and what is the total of all expenditures made to date in relation to the bid; (c) what is the breakdown of all costs by type of expense (gifts, travel, hospitality, etc.); and (d) what are the details of all contracts over $5,000 in relation to the bid, including (i) date, (ii) amount, (iii) vendor, (iv) summary of goods or services provided, (v) location goods or services were provided?
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Question No. 55--
Mr. Chris d'Entremont:
With regard to any exemptions or essential worker designations granted to ministers, ministerial exempt staff, including any staff in the Office of the Prime Minister, or senior level civil servants so that the individual can be exempt from a mandatory 14-day quarantine after travelling to the Atlantic bubble, since the quarantine orders were put into place: (a) how many such individuals received an exemption; (b) what are the names and titles of the individuals who received exemptions; (c) for each case, what was the reason or rationale why the individual was granted an exemption; and (d) what are the details of all instances where a minister or ministerial exempt staff member travelled from outside of the Atlantic provinces to one or more of the Atlantic provinces since the 14-day quarantine for travellers was instituted, including the (i) name and title of the traveller, (ii) date of departure, (iii) date of arrival, (iv) location of departure, (v) location of arrival, (vi) mode of transportation, (vii) locations visited on the trip, (viii) whether or not the minister or staff member received an exemption from the 14-day quarantine, (ix) whether or not the minister of staff member adhered to the 14-day quarantine, (x) purpose of the trip?
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Question No. 56--
Mr. Chris d'Entremont:
With regard to expenditures on moving and relocation expenses for ministerial exempt staff since January 1, 2018, broken down by ministerial office: (a) what is the total amount spent on moving and relocation expenses for (i) incoming ministerial staff, (ii) departing or transferring ministerial staff; (b) how many exempt staff members or former exempt staff members’ expenses does the total in (a) cover; and (c) how many exempt staff members or former exempt staff members had more than $10,000 in moving and relocation expenses covered by the government, and what was the total for each individual?
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Question No. 57--
Mr. Chris d'Entremont:
With regard to national interest exemptions issued by the Minister of Foreign Affairs, the Minister of Citizenship and Immigration or the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness in relation to the mandatory quarantine required for individuals entering Canada during the pandemic: (a) how many individuals received national interest exemptions; and (b) what are the details of each exemption, including (i) the name of the individual granted exemption, (ii) which minister granted the exemption, (iii) the date the exemption was granted, (iv) the explanation regarding how the exemption was in Canada’s national interest, (v) the country the individual travelled to Canada from?
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Question No. 58--
Mr. James Cumming:
With regard to electric vehicle charging stations funded or subsidized by the government: (a) how many chargers have been funded or subsidized since January 1, 2016; (b) what is the breakdown of (a) by province and municipality; (c) what was the total government expenditure on each charging station, broken down by location; (d) on what date was each station installed; (e) which charging stations are currently open to the public; and (f) what is the current cost of electricity for users of the public charging stations?
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Question No. 59--
Mr. Gord Johns:
With regard to the Civilian Review and Complaints Commission for the RCMP (CRCC), since its establishment: (a) how many complaints and requests for review were filed by individuals identifying as First Nations, Metis, or Inuit, broken down by percentage and number; (b) how many of the complaints and requests for review in (a) were dismissed without being investigated; (c) how many complaints and requests for review were filed for incidents occurring on-reserve or in predominantly First Nations, Metis, and Inuit communities, broken down by percentage and number; (d) how many of those complaints and requests for review in (c) were dismissed without being investigated; and (e) for requests for review in which the CRCC is not satisfied with the RCMP’s report, how many interim reports have been provided to complainants for response and input on recommended actions?
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Question No. 60--
Mr. Gord Johns:
With regard to active transportation in Canada: what federal actions and funding has been taken with or provided to provinces and municipalities, broken down by year since 2010, that (i) validates the use of roads by cyclists and articulates the safety-related responsibilities of cyclists and other vehicles in on-road situation, (ii) grants authority to various agencies to test and implement unique solutions to operational problems involving active transportation users, (iii) improves road safety for pedestrians, cyclists and other vulnerable road users, (iv) makes the purchase of bicycles and cycling equipment more affordable by reducing sales tax on their purchase?
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Question No. 62--
Mr. Michael Cooper:
With regard to management consulting contracts signed by any department, agency, Crown corporation or other government entity during the pandemic, since March 1, 2020: (a) what is the total value of all such contracts; and (b) what are the details of each contract, including the (i) vendor, (ii) amount, (iii) date the contract was signed, (iv) start and end date of consulting services, (v) description of the issue, advice, or goal that the consulting contract was intended to address or achieve, (vi) file number, (vii) Treasury Board object code used to classify the contract (e.g. 0491)?
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Question No. 66--
Mr. Taylor Bachrach:
With regard to the information collected by the Canada Revenue Agency (CRA) regarding electronic funds transfers of $10,000 and over and the statement by the Minister of National Revenue before the Standing Committee on Finance on May 19, 2016, indicating that using this information, the CRA will target up to four jurisdictions per year, without warning, broken down by fiscal year since 2016-17: (a) how many foreign jurisdictions were targeted; (b) what is the name of each foreign jurisdiction targeted; (c) how many audits were conducted by the CRA for each foreign jurisdiction targeted; (d) of the audits in (c), how many resulted in a notice of assessment; (e) of the audits in (c), how many were referred to the CRA's Criminal Investigations Program; (f) of the investigations in (e), how many were referred to the Public Prosecution Service of Canada; (g) how many prosecutions in (f) resulted in convictions; (h) what were the penalties imposed for each conviction in (g); and (i) what is the total amount recovered?
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Question No. 67--
Mr. Taylor Bachrach:
With regard to the Canada Revenue Agency's (CRA) activities under the General Anti-Avoidance Rule under section 245 of the Income Tax Act, and under section 274 of the Income Tax Act, broken down by section of the act: (a) how many audits have been completed, since the fiscal year 2011-12, broken down by fiscal year and by (i) individual, (ii) trust, (iii) corporation; (b) how many notices of assessment have been issued by the CRA since the fiscal year 2011-12, broken down by fiscal year and by (i) individual, (ii) trust, (iii) corporation; (c) what is the total amount recovered by the CRA to date; (d) how many legal proceedings are currently underway, broken down by (i) Tax Court of Canada, (ii) Federal Court of Appeal, (iii) Supreme Court of Canada; (e) how many times has the CRA lost in court, broken down by (i) name of taxpayer, (ii) Tax Court of Canada, (iii) Federal Court of Appeal, (iv) Supreme Court of Canada; (f) what was the total amount spent by the CRA, broken down by lawsuit; and (g) how many times has the CRA not exercised its right of appeal, broken down by lawsuit, and what is the justification for each case?
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Question No. 68--
Mr. Taylor Bachrach:
With regard to the Canada Revenue Agency (CRA) interdepartmental committee that reviews files and makes recommendations on the application of the General Anti-Avoidance Rule (GAAR), broken down by fiscal year since 2010-11: (a) how many of the proposed GAAR assessments sent to the CRA’s headquarters for review were referred to the interdepartmental committee; and (b) of the assessments reviewed in (a) by the interdepartmental committee, for how many assessments did the interdepartmental committee (i) recommend the application of the GAAR, (ii) not recommend the application of the GAAR?
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Question No. 69--
Mr. Taylor Bachrach:
With regard to the Investing in Canada Infrastructure Program, since March 22, 2016: (a) what is the complete list of infrastructure projects that have undergone a Climate Lens assessment, broken down by stream; and (b) for each project in (a), what are the details, including (i) amount of federal financing, (ii) location of the project, (iii) a brief description of the project, (iv) whether the project included a Climate Change Resilience Assessment, (v) whether the project included a Climate Change Green House Gas Mitigation Assessment, (vi) if a project included a Climate Change Resilience Assessment, a summary of the risk management findings of the assessment, (vii) if a project included a Climate Change Green House Gas Mitigation Assessment, the increase or reduction in emissions calculated in the assessment?
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Question No. 70--
Mr. Gord Johns:
With regard to the motion respecting the business of supply on service standards for Canada's veterans adopted by the House on November 6, 2018: (a) what was the amount and percentage of all lapsed spending in the Department of Veterans Affairs Canada (VAC), broken down by year from 2013-14 to the current fiscal year; (b) what steps has the government taken since then to automatically carry forward all unused annual expenditures of the VAC to the next fiscal year; and (c) is the carry forward in (b) for the sole purpose of improving services to Canada's veterans until the department meets or exceeds the 24 service standards it has set?
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Question No. 71--
Mr. Matthew Green:
With respect to the tax fairness motion that the House adopted on March 8, 2017: what steps has the government taken since then to (i) cap the stock option loophole, (ii) tighten the rules for shell corporations, (iii) renegotiate tax treaties that allow corporations to repatriate profits from tax havens back to Canada without paying tax, (iv) end forgiveness agreements without penalty for individuals suspected of tax evasion?
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Question No. 72--
Ms. Raquel Dancho:
With regard to government assistance programs for individuals during the COVID-19 pandemic: (a) what has been the total amount of money expended through the (i) Canada Emergency Response Benefit (CERB), (ii) Canada Emergency Wage Subsidy (CEWS), (iii) Canada Emergency Student Benefit (CESB), (iv) Canada Student Service Grant (CSSG); (b) what is the cumulative weekly breakdown of (a), starting on March 13, 2020, and further broken down by (i) province or territory, (ii) gender, (iii) age group; (c) what has been the cumulative number of applications, broken down by week, since March 13, 2020, for the (i) CERB, (ii) CEWS, (iii) CESB, (iv) CSSG; and (d) what has been the cumulative number of accepted applications, broken down by week, since March 13, 2020, for the (i) CERB, (ii) CEWS, (iii) CESB, (iv) CSSG?
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Question No. 73--
Ms. Raquel Dancho:
With regard to government assistance programs for organizations and businesses during the COVID-19 pandemic: (a) what has been the total amount of money expended through the (i) Canada Emergency Commercial Rent Assistance (CECRA), (ii) Large Employer Emergency Financing Facility (LEEFF), (iii) Canada Emergency Business Account (CEBA), (iv) Regional Relief and Recovery Fund (RRRF), (v) Industrial Research Assistance (IRAP) programs; (b) what is the cumulative weekly breakdown of (a), starting on March 13, 2020; (c) what has been the cumulative number of applications, broken down by week, since March 13, 2020, for the (i) CECRA, (ii) LEEFF, (iii) CEBA, (iv) RRRF, (v) IRAP; and (d) what has been the cumulative number of accepted applications, broken down by week, since March 13, 2020, for the (i) CECRA, (ii) LEEFF, (iii) CEBA, (iv) RRRF, (v) IRAP?
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Question No. 74--
Mr. Peter Julian:
With regard to federal transfers to provinces and territories since March 1, 2020, excluding the Canada Health Transfer, Canada Social Transfer, Equalization and Territorial Formula Financing: (a) how much funding has been allocated to provincial and territorial transfers, broken down by province or territory; (b) how much has actually been transferred to each province and territory since March 1, 2020, broken down by transfer payment and by stated purpose; and (c) for each transfer payment identified in (b), what mechanisms exist for the federal government to ensure that the recipient allocates funding towards its stated purpose?
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Question No. 75--
Mr. Scot Davidson:
With regard to construction, infrastructure, or renovation projects on properties or land owned, operated or used by Public Services and Procurement Canada: (a) how many projects have a projected completion date which has been delayed or pushed back since March 1, 2020; and (b) what are the details of each delayed project, including the (i) location, including street address, if applicable, (ii) project description, (iii) start date, (iv) original projected completion date, (v) revised projected completion date, (vi) reason for the delay, (vii) original budget, (viii) revised budget, if the delay resulted in a change?
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Question No. 76--
Mr. Scot Davidson:
With regard to the ongoing construction work on what used to be the lawn in front of Centre Block: (a) what specific work was completed between July 1, 2020, and September 28, 2020; and (b) what is the projected schedule of work to be completed in each month between October 2020 and October 2021, broken down by month?
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Question No. 77--
Mr. Gary Vidal:
With regard to infrastructure projects approved for funding by Infrastructure Canada since November 4, 2015, in Desnethe-Missinippi-Churchill River: what are the details of all such projects, including the (i) location, (ii) project title and description, (iii) amount of federal funding commitment, (iv) amount of federal funding delivered to date, (v) amount of provincial funding commitment, (vi) amount of local funding commitment, including the name of the municipality or of the local government, (vii) status of the project, (viii) start sate, (ix) completion date or expected completion date, broken down by fiscal year?
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Question No. 79--
Mr. Doug Shipley:
With regard to ministers and exempt staff members flying on government aircraft, including helicopters, since January 1, 2019: what are the details of all such flights, including (i) date, (ii) origin, (iii) destination, (iv) type of aircraft, (v) which ministers and exempt staff members were on board?
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Question No. 80--
Ms. Marilyn Gladu:
With regard to the Connect to Innovate program of Innovation, Science and Economic Development Canada as well as all CRTC programs that fund broadband Internet: how much was spent in Ontario and Quebec since 2016, broken down by riding?
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Question No. 81--
Mr. Joël Godin:
With regard to the procurement of personal protective equipment (PPE) by the government from firms based in the province of Quebec: (a) what are the details of all contracts awarded to Quebec-based firms to provide PPE, including the (i) vendor, (ii) location, (iii) description of goods, including the volume, (iv) amount, (v) date the contract was signed, (vi) delivery date for goods, (vii) whether the contract was sole-sourced; and (b) what are the details of all applications or proposals received by the government from companies based in Quebec to provide PPE, but that were not accepted or entered into by the government, including the (i) vendor, (ii) summary of the proposal, (iii) reason why the proposal was not accepted?
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Question No. 82--
Mr. John Nater:
With regard to the government’s Canada’s Connectivity Strategy published in 2019: (a) how many Canadians gained access to broadband speeds of at least 50 megabits per second (Mbps) for downloads and 10 Mbps for uploads under the strategy; (b) what is the detailed breakdown of (a), including the number of Canadians who have gained access, broken down by geographic region, municipality and date; and (c) for each instance in (b), did any federal program provide the funding, and if so, which program, and how much federal funding was provided?
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Question No. 83--
Mr. Mario Beaulieu:
With regard to permanent residents who went through the Canadian citizenship process and citizenship ceremonies held between 2009 and 2019, broken down by province: (a) how many permanent residents demonstrated their language proficiency in (i) French, (ii) English; (b) how many permanent residents demonstrated an adequate knowledge of Canada and of the responsibilities and privileges of citizenship in (i) French, (ii) English; and (c) how many citizenship ceremonies took place in (i) French, (ii) English?
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Question No. 84--
Mr. Damien C. Kurek:
With regard to Canadian Armed Forces (CAF) pension recipients who receive Regular Force Pension Plan: (a) how many current pension recipients married after the age of 60; (b) of the recipients in (a), how many had the option to apply for an Optional Survivor Benefit (OSB) for their spouse in exchange for a lower pension level; (c) how many recipients actually applied for an OSB for their spouse; (d) what is the current number of CAF pension recipients who are currently receiving a lower pension as a result of marrying after the age of 60 and applying for an OSB; and (e) what is the rationale for not providing full spousal benefits, without a reduced pension level, to CAF members who marry after the age of 60 as opposed to prior to the age of 60?
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Question No. 86--
Mr. Dane Lloyd:
With regard to access to remote government networks for government employees working from home during the pandemic, broken down by department, agency, Crown corporation or other government entity: (a) how many employees have been advised that they have (i) full unlimited network access throughout the workday, (ii) limited network access, such as off-peak hours only or instructions to download files in the evening, (iii) no network access; (b) what was the remote network capacity in terms of the number of users that may be connected at any one time as of (i) March 1, 2020, (ii) July 1, 2020; and (c) what is the current remote network capacity in terms of the number of users that may be connected at any one time?
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Question No. 89--
Mr. Bob Saroya:
With regard to the operation of Canadian visa offices located outside of Canada during the pandemic, since March 13, 2020: (a) which offices (i) have remained fully operational and open, (ii) have temporarily closed but have since reopened, (iii) remain closed; (b) of the offices which have since reopened, on what date (i) did they close, (ii) did they reopen; (c) for each of the offices that remain closed, what is the scheduled or projected reopening date; and (d) which offices have reduced the services available since March 13, 2020, and what specific services have been reduced or are no-longer offered?
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Question No. 90--
Mr. Don Davies:
With regard to testing for SARS-CoV-2: (a) for each month since March, 2020, (i) what SARS-CoV-2 testing devices were approved, including the name, manufacturer, device type, whether the testing device is intended for laboratory or point-of-care use, and the date authorized, (ii) what was the length in days between the submission for authorization and the final authorization for each device; (b) for each month since March, how many Cepheid Xpert Xpress SARS-CoV-2 have been (i) procured, (ii) deployed across Canada; (c) for what testing devices has the Minister of Health issued an authorization for importation and sale under the authority of the interim order respecting the importation and sale of medical devices for use in relation to COVID-19; (d) for each testing device so authorized, which ones, as outlined in section 4(3) of the interim order, provided the minister with information demonstrating that the sale of the COVID-19 medical device was authorized by a foreign regulatory authority; and (e) of the antigen point-of-care testing devices currently being reviewed by Health Canada, which are intended for direct purchase or use by a consumer at home?
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Question No. 91--
Mr. Eric Melillo:
With regard to the government’s commitment to end all long-term drinking water advisories by March 2021: (a) does the government still commit to ending all long-term drinking water advisories by March 2021, and if not, what is the new target date; (b) which communities are currently subject to a long-term drinking water advisory; (c) of the communities in (b), which ones are expected to still have a drinking water advisory as of March 1, 2021; (d) for each community in (b), when are they expected to have safe drinking water; and (e) for each community in (b), what are the specific reasons why the construction or other measures to restore safe drinking water to the community have been delayed or not completed to date?
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Question No. 92--
Mr. Eric Melillo:
With regard to Nutrition North Canada: (a) what specific criteria or formula is used to determine the level of subsidy rates provided to each community; (b) what is the specific criteria for determining when the (i) high, (ii) medium, (iii) low subsidy levels apply; (c) what were the subsidy rates, broken down by each eligible community, as of (i) January 1, 2016, (ii) September 29, 2020; and (d) for each instance where a community’s subsidy rate was changed between January 1, 2016, and September 29, 2020, what was the rationale and formula used to determine the revised rate?
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Question No. 93--
Ms. Raquel Dancho:
With regard to the impact of the pandemic on processing times for temporary residence applications: (a) what was the average processing time for temporary residence applications on September 1, 2019, broken down by type of application and by country the applicant is applying from; and (b) what is the current average processing time for temporary residence applications, broken down by type of application and by country the application is made from?
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Question No. 94--
Ms. Raquel Dancho:
With regard to the backlog of family sponsorship applications and processing times: (a) what is the current backlog of family sponsorship applications, broken down by type of relative (spouse, dependent child, parent, etc.) and country; (b) what was the backlog of family sponsorship applications, broken down by type of relative, as of September 1, 2019; (c) what is the current estimated processing time for family sponsorship applications, broken down by type of relative, and by country, if available; (d) how many family sponsorship applications have been received for relatives living in the United States since April 1, 2020; and (e) to date, what is the status of the applications in (d), including how many were (i) granted, (ii) denied, (iii) still awaiting a decision?
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Question No. 95--
Mr. John Brassard:
With regard to government expenditures on hotels and other accommodations used to provide or enforce any orders under the Quarantine Act, since January 1, 2020: (a) what is the total amount of expenditures; and (b) what are the details of each contract or expenditure, including the (i) vendor, (ii) name of hotel or facility, (iii) amount, (iv) location, (v) number or rooms rented, (vi) start and end date of rental, (vii) description of the type of individuals using the facility (returning air travelers, high risk government employees, etc.), (viii) start and end date of the contract?
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Question No. 96--
Mr. Arnold Viersen:
With regard to the firearms regulations and prohibitions published in the Canada Gazette on May 1, 2020: (a) did the government conduct any formal analysis on the impact of the prohibitions; and (b) what are the details of any analysis conducted, including (i) who conducted the analysis, (ii) findings, (iii) date findings were provided to the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness?
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Question No. 97--
Mr. Arnold Viersen:
With regard to flights on government aircraft for personal and non-governmental business by the Prime Minister and his family, and by ministers and their families, since January 1, 2016: (a) what are the details of all such flights, including the (i) date, (ii) origin, (iii) destination, (iv) names of passengers, excluding security detail; and (b) for each flight, what was the total amount reimbursed to the government by each passenger?
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(Return tabled)

Question no 1 --
M. Tom Kmiec:
En ce qui concerne les Airbus A310-300 de la flotte de l’Aviation royale canadienne désignés CC-150 Polaris: a) combien de vols les avions de la flotte ont-ils effectués depuis le 1er janvier 2020; b) pour chacun des vols depuis le 1er janvier 2020, quels étaient le point de départ et la destination, y compris le nom de la ville et le code ou indicatif de l’aéroport; c) pour chacun des vols énumérés en b), quel était l’indicatif d’aéronef de l’avion utilisé; d) pour chacun des vols énumérés en b), quels sont les noms de tous les passagers transportés à bord; e) parmi tous les vols énumérés en b), lesquels ont transporté le premier ministre; f) parmi tous les vols énumérés en e), quelle est la distance totale parcourue en kilomètres; g) pour les vols en b), combien d’argent ont-ils coûté au gouvernement au total; h) pour les vols en e), combien d’argent ont-ils coûté au gouvernement au total?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 3 --
M. Tom Kmiec:
En ce qui concerne les engagements pris pour préparer les bureaux gouvernementaux à rouvrir en toute sécurité après la pandémie de COVID-19, depuis le 1er mars 2020: a) quel est le montant total des dépenses gouvernementales pour les panneaux de plexiglas installés dans les bureaux ou centres du gouvernement, ventilé par bon de commande et par ministère; b) quel est le montant total des dépenses gouvernementales pour les vitres de protection contre la toux et les éternuements installées dans les bureaux ou centres du gouvernement, ventilé par bon de commande et par ministère; c) quel est le montant total des dépenses publiques consacrées aux cloisons de protection destinées aux bureaux ou centres du gouvernement, ventilé par bon de commande et par ministère; d) quel est le montant total des dépenses publiques consacrées aux vitrages sur mesure (pour la protection de la santé) destinés aux bureaux ou centres du gouvernement, ventilé par bon de commande et par ministère?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 4 --
M. Tom Kmiec:
En ce qui concerne les demandes d’accès à l’information présentées à toutes les institutions du gouvernement selon la Loi sur l’accès à l’information depuis le 1er octobre 2019; a) combien de demandes d’accès à l’information ont-elles été présentées à chacune des institutions gouvernementales, ventilé par ordre alphabétique et par mois; b) parmi les demandes indiquées en a), combien les institutions en ont-elles achevé et à combien ont-elles répondu, ventilé par institution gouvernementale et par ordre alphabétique, dans le délai de 30 jours civils prévu par la loi; c) parmi les demandes indiquées en a), pour combien d’entre elles le ministère a-t-il demandé une prolongation de moins de 91 jours afin d’y répondre, ventilé par institution gouvernementale; d) parmi les demandes indiquées en a), pour combien d’entre elles le ministère a-t-il demandé une prolongation de plus de 91 jours, mais moins de 151 jours afin d’y répondre, ventilé par institution gouvernementale; e) parmi les demandes indiquées en a), pour combien d’entre elles le ministère a-t-il demandé une prolongation de plus de 151 jours, mais moins de 251 jours afin d’y répondre, ventilé par institution gouvernementale; f) parmi les demandes indiquées en a), pour combien d’entre elles le ministère a-t-il demandé une prolongation de plus de 251 jours, mais moins de 365 jours afin d’y répondre, ventilé par institution gouvernementale; g) parmi les demandes indiquées en a), pour combien d’entre elles le ministère a-t-il demandé une prolongation de plus de 366 jours afin d’y répondre, ventilé par institution gouvernementale; h) pour chaque institution gouvernementale, classée en ordre alphabétique, combien d’employés équivalents temps plein font-ils partie des services ou directions générales de l’accès à l’information et à la protection des renseignements personnels; i) pour chaque institution gouvernementale, ventilée par ordre alphabétique, combien de personnes sont-elles inscrites sur le décret de délégation de pouvoirs en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 6 --
M. Marty Morantz:
En ce qui concerne les prêts accordés dans le cadre du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes: a) combien de prêts au total a-t-on accordés dans le cadre de ce programme; b) quelle est la ventilation des prêts en a) par (i) secteur, (ii) province, (iii) taille des entreprises; c) quel est le montant total des prêts accordés dans le cadre du programme; d) quelle est la ventilation des prêts en c) par (i) secteur, (ii) province, (iii) taille des entreprises?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 7 --
M. Marty Morantz:
En ce qui concerne l’Arrêté d’urgence concernant les drogues, les instruments médicaux et les aliments à des fins diététiques spéciales dans le cadre de la COVID-19: a) combien de demandes visant l’importation ou la vente de produits ont été reçues par le gouvernement relativement à l’arrêté; b) quelle est la ventilation du nombre de demandes par produit ou par type de produit; c) quelle est la norme ou quel est l’objectif du gouvernement en ce qui concerne le délai entre le moment où une demande est reçue et le moment où un permis est délivré; d) quel est le temps moyen entre le moment où une demande est reçue et le moment où un permis est délivré; e) quelle est la ventilation en d) par type de produit?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 8 --
Mme Rosemarie Falk:
En ce qui concerne le réaménagement des lieux de travail du gouvernement pour répondre aux besoins des employés qui retournent au travail: a) quel est le montant final des dépenses engagées par chaque ministère pour préparer les lieux de travail dans les immeubles du gouvernement; b) quelles ressources chaque ministère a-t-il modifiées pour répondre aux besoins des employés qui retournent au travail; c) quels sont les montants supplémentaires octroyés à chaque ministère pour les services d’entretien; d) les employés travaillent-ils dans des zones d’éloignement physique; e) ventilé par ministère, quel est le pourcentage d’employés qui seront autorisés à travailler directement à leur bureau ou dans des locaux du gouvernement; f) le gouvernement offrira-t-il une prime de risque aux employés qui doivent travailler dans les locaux du gouvernement?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 9 --
Mme Cathay Wagantall:
En ce qui concerne l’application des avis de sécurité, aussi appelés indicateurs de menace à la sécurité (sécurité du personnel) aux utilisateurs du Réseau de prestation des services aux clients (RPSC) d’Anciens Combattants Canada (ACC), du 4 novembre 2015 à aujourd’hui: a) combien y avait-il d’indicateurs de menace à la sécurité au début de la période visée; b) combien de nouveaux indicateurs de menace à la sécurité ont été ajoutés au cours de la période visée; c) combien d’indicateurs de menace à la sécurité ont été supprimés au cours de la période visée; d) combien de clients d’ACC sont actuellement visés par un indicateur de menace à la sécurité; e) sur les indicateurs de menace à la sécurité ajoutés depuis le 4 novembre 2015, combien d’utilisateurs du RPSC d’ACC ont été informés qu’un indicateur de menace à la sécurité a été associé à leur dossier et, de ce nombre, combien d’utilisateurs du RPSC d’ACC ont été informés des raisons pour lesquelles un indicateur de menace à la sécurité a été associé à leur dossier; f) quelles directives sont en place à ACC quant aux motifs valables pour associer un indicateur de menace à la sécurité au dossier d’un utilisateur du RPSC; g) quelles directives sont en place à ACC quant aux services qui peuvent être refusés à un utilisateur du RPSC dont le dossier fait l’objet d’un indicateur de menace à la sécurité; h) combien d’anciens combattants ont fait l’objet d’un (i) refus, (ii) report, pour des services ou de l'aide financière d’ACC parce qu’un indicateur de menace à la sécurité avait été associé à leur dossier au cours de la période visée?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 10 --
M. Bob Saroya:
En ce qui concerne les programmes et services gouvernementaux temporairement suspendus, reportés ou interrompus durant la pandémie de COVID-19: a) quelle est la liste complète des programmes et services touchés, ventilés par ministère ou organisme; b) comment chaque programme ou service mentionné en a) a-t-il été touché; c) quelles sont les dates de début et de fin de chacun de ces changements?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 11 --
M. Bob Saroya:
En ce qui concerne le recrutement et l’embauche chez Affaires mondiales Canada (AMC) au cours des 10 dernières années: a) quel est le nombre total de personnes qui ont (i) présenté leur candidature pour des postes de détachement d’AMC par l’entremise de CANADEM, (ii) été retenues comme candidats, (iii) été recrutées; b) combien de personnes qui s’identifient en tant que membre d’une minorité visible ont (i) présenté leur candidature pour des postes de détachement d’AMC par l’entremise de CANADEM, (ii) été retenues comme candidats, (iii) été recrutées; c) combien de candidats ont été recrutés par AMC; d) combien de candidats qui s’identifient en tant que membre d’une minorité visible ont été recrutés par AMC?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 12 --
M. Bob Saroya:
En ce qui concerne les projections du gouvernement relativement aux répercussions de la COVID-19 sur la viabilité des petites et moyennes entreprises: a) selon le gouvernement, combien de petites et moyennes entreprises feront faillite ou cesseront leurs activités de façon permanente d’ici la fin de l’année (i) 2020, (ii) 2021; b) à quel pourcentage des petites et moyennes entreprises correspondent les nombres énumérés en a); c) quelle est la ventilation de a) et b) par industrie, secteur et province?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 13 --
M. Tim Uppal:
En ce qui concerne les contrats du gouvernement pour des services et des travaux de construction d’une valeur entre 39 000,00 $ et 39 999,99 $, signés depuis le 1er janvier 2016, ventilés par ministère, agence, société d’État ou autres entités gouvernementales: a) quelle est la valeur totale de tous ces contrats; b) quels sont les détails de tous ces contrats, y compris (i) le fournisseur, (ii) le montant, (iii) la date, (iv) la description des contrats de services ou de travaux de construction, (v) le numéro de dossier?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 14 --
M. Tim Uppal:
En ce qui concerne les contrats du gouvernement pour des services d’architecture, de génie et d’autres services requis pour la planification, la conception, la préparation ou la supervision de la construction, de la réparation, de la rénovation ou de la restauration d’une œuvre évaluée entre 98 000,00 $ et 99 999,99 $, qui ont été signés depuis le 1er janvier 2016, et ventilés par ministère, agence, société d’État ou autre entité gouvernementale: a) quelle est la valeur totale de ces contrats; b) quels sont les détails de tous ces contrats, y compris (i) le fournisseur, (ii) le montant, (iii) la date, (iv) une description des services ou des travaux de construction exécutés, (v) le numéro de dossier?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 18 --
M. Kelly McCauley:
En ce qui concerne les employés de la fonction publique, entre le 15 mars 2020 et le 21 septembre 2020, ventilés par ministère et par semaine: a) combien de fonctionnaires ont travaillé à partir de leur domicile; b) quelle somme a été versée aux employés pour les heures supplémentaires; c) combien de journées de vacances ont été utilisées; d) combien de journées de vacances ont été utilisées pendant la même période en 2019?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 20 --
M. Alex Ruff:
En ce qui concerne le décret DORS/2020-96 publié le 1er mai 2020, qui interdit de nombreuses armes à feu qui étaient auparavant sans restriction ou à autorisation restreinte, et le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu: a) quelle est la définition technique officielle d’« arme à feu de style arme d’assaut » employée par le gouvernement; b) quand le gouvernement a-t-il mis au point cette définition et dans quelle publication gouvernementale l’a-t-on utilisée pour la première fois; c) qui sont les membres actuels du Cabinet qui ont réussi le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 21 --
M. Alex Ruff:
En ce qui concerne le non-remboursement de prêts étudiants en souffrance pendant les exercices 2018 et 2019, ventilé par année: a) combien d’étudiants ont été en défaut de paiement; b) de combien d’années les prêts datent-ils en moyenne; c) combien de prêts sont en souffrance parce que l’étudiant emprunteur a quitté le pays; d) quel est le revenu moyen déclaré sur le formulaire T4 des étudiants emprunteurs en défaut de paiement pendant les exercices 2018 et 2019; e) quelle somme a servi à payer les frais de service ou les commissions des agences de recouvrement engagées; f) quelle somme les agences de recouvrement ont-elles permis de recouvrer?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 22 --
M. Alex Ruff:
En ce qui concerne les bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence: combien de personnes la reçoivent, ventilé par tranches d'imposition fédérales, selon leur revenu de 2019?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 23 --
M. Pat Kelly:
En ce qui concerne l’adaptation de l’environnement de travail à domicile pour les fonctionnaires depuis le 13 mars 2020: a) quel est le montant total dépensé en meubles, équipement, y compris l’équipement informatique, et services, ainsi que le remboursement de l’Internet résidentiel; b) des achats faits en a), quelle est la ventilation par ministère par (i) date d’achat, (ii) code d’objet, (iii) type de meubles, équipement ou services, (iv) coût final des meubles, équipement ou services; d) quels sont les coûts de la livraison des éléments en a); d) des abonnements ont-ils été achetés pendant cette période et, dans l’affirmative (i) quels sont les abonnements, (ii) quels ont été les coûts associés à ces abonnements?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 24 --
M. John Nater:
En ce qui concerne les réponses aux questions inscrites au Feuilleton plus tôt cette année durant la première session de la 43e législature, le ministre de la Défense nationale a déclaré « [qu'en raison de la pandémie de COVID-19], le ministère de la Défense nationale n’est pas en mesure, à l’heure actuelle, de préparer et de valider une réponse complète »: quelle est la réponse complète du ministre à toutes les questions inscrites au Feuilleton pour lesquelles cette réponse a été fournie, ventilée par question?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 25 --
Mme Tamara Jansen:
En ce qui concerne le transfert des virus Ebola et Henipah du Laboratoire national de microbiologie (LNM) à des personnes, laboratoires et institutions en Chine: a) quelles sont les personnes en Chine qui ont demandé le transfert; b) à part l’Institut de virologie de Wuhan (IVW), quels laboratoires en Chine ont demandé le transfert; c) pour les réponses en a) et b), lesquelles de ces personnes ou institutions sont affiliées avec l’appareil militaire chinois; d) à quelle date le LNM a-t-il reçu la demande de transfert de l’IVW; e) quels projets de recherche scientifique, ou quelles autres raisons scientifiques, les chercheurs de l’IVW ou du LNM ont-ils invoqués pour justifier le transfert des virus Ebola et Henipah; f) de quels matériaux le transfert a-t-il été autorisé au moyen de l’autorisation de transfert NML-TA-18-0480, daté du 29 octobre 2018; g) le LNM a-t-il reçu le paiement de 75 $ pour le transfert, conformément à sa facture commerciale du 27 mars 2019, et à quelle date l’a-t-il reçu; h) quelle contrepartie a été reçue de la Chine en échange de ces matériaux, ventilée par montant ou détails de la contrepartie reçue par chacun des organismes; i) le gouvernement a-t-il demandé à la Chine de détruire ou de retourner les virus et dans la négative, pourquoi pas; j) le Canada a-t-il assujetti le transfert à l’interdiction, pour l’IVW, de transférer les virus à d’autres entités ou personnes à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chine, sans le consentement du Canada; k) quelle diligence raisonnable le LNM a-t-il exercée pour s’assurer que l’IVW et les autres institutions mentionnées en b) n’utiliseraient pas les virus transférés à des fins de recherche militaire ou à d’autres fins militaires; l) à quelles inspections ou vérifications le LNM a-t-il soumis l’IVW et les autres institutions mentionnées en b) pour s’assurer qu’ils pouvaient manipuler les virus transférés de manière sécuritaire et sans qu’ils soient détournés à des fins de recherche militaire ou à d’autres fins; m) quels ont été les résultats sommaires des inspections ou vérifications mentionnées en l); n) après le transfert, quels suivis le Canada a-t-il effectués auprès des institutions mentionnées en b) pour s’assurer que les seules recherches effectuées sur les virus transférés sont celles mentionnées au moment de la demande de transfert; o) quelles mesures de protection de la propriété intellectuelle le Canada a-t-il mises en place avant d’envoyer les virus transférés aux personnes et aux institutions mentionnées en a) et b); p) quels pourcentages les souches du virus Ebola envoyées à l’IVW représentent-elles de la collection totale d’Ebola du LNM et de la collection d’Ebola dont le partage est autorisé; q) à part l’étude intitulée « Equine-Origin Immunoglobulin Fragments Protect Nonhuman Primates from Ebola Virus Disease », quelles autres études publiées ou inédites les chercheurs du LNM ont-ils réalisées en collaboration avec des chercheurs scientifiques affiliés à l’appareil militaire chinois; r) quelles autres études les chercheurs du LNM mènent-ils à l’heure actuelle avec des chercheurs scientifiques affiliés à l’IVW, à l’Académie des sciences médicales militaires de Chine ou à d’autres entités de l’appareil militaire chinois; s) pour quelle raison Anders Leung, du LNM, a-t-il tenté d’expédier les virus transférés dans un emballage incorrect (de type PI650) et n’a-t-il utilisé plutôt l’emballage prescrit (de type PI620) qu’après avoir été questionné par les Chinois le 20 février 2019; t) le LNM a-t-il effectué une vérification à la suite de l’erreur consistant à transférer les virus dans un emballage non sécuritaire, et quelles en ont été les conclusions sommaires; u) pour quelle raison Allan Lau et Heidi Wood du LNM ont-ils écrit, le 28 mars 2019, qu’ils espéraient vraiment que les virus transférés passent par Vancouver et non Toronto à bord d’Air Canada, et « Fingers crossed! » (Croisons-nous les doigts!) pour cet itinéraire particulier; v) quel est l’itinéraire aérien complet du transfert, y compris les compagnies aériennes et aéroports de transit; w) est-ce que toutes les compagnies aériennes et tous les aéroports de transit de l’itinéraire aérien ont été avisés par le LNM qu’ils auraient sous leur garde des souches des virus Ebola et Henipah; x) en ce qui a trait au courriel de Marie Gharib du LNM daté du 27 mars 2019, à part les virus Ebola et Henipah, quels autres pathogènes l’IVW a-t-il demandés; y) depuis la demande de transfert, à part les virus Ebola et Henipah, quels autres pathogènes le LNM a-t-il transférés ou voulu transférer à l’IVW; z) le LNM a-t-il informé, avant le transfert, les services de sécurité du Canada, que ce soit la GRC, le Service canadien du renseignement de sécurité, le Centre de la sécurité des télécommunications ou quelque autre entité du même type, et dans la négative, pourquoi pas; aa) pour quelle raison l’Agence de la santé publique du Canada a-t-elle caviardé le nom du destinataire du transfert dans les documents communiqués à la CBC aux termes de la Loi sur l’accès à l’information, alors qu’elle a bien voulu communiquer ce renseignement à la CBC par la suite; bb) le Canada a-t-il une politique interdisant l’exportation de pathogènes des groupes de risque 3 et 4 vers des pays, comme la Chine, qui mènent des expériences de gain de fonction, et quelle est, en résumé, cette politique; cc) si le Canada n’a pas de politique comme celle mentionnée au point bb), pourquoi pas; dd) pour quelle raison le LNM ou des employés individuels ont-ils demandé et obtenu des permis ou autorisations en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines, de la Loi sur le transport des marchandises dangereuses, de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation ou de lois connexes avant le transfert; (ee) quels contrôles juridiques empêchent le LNM ou d’autres laboratoires gouvernementaux d’envoyer des pathogènes des groupes 3 ou 4 à des laboratoires associés à des appareils militaires ou laboratoires étrangers qui mènent des expériences de gain de fonction; ff) en ce qui a trait au courriel du 14 septembre 2018 de Matthew Gilmour, dans lequel il écrit que l’IVW n’a fourni aucune certification, mais a simplement indiqué qu’il détenait les certifications nécessaires, pourquoi le LNM a-t-il procédé au transfert des virus Ebola Henipah sans avoir obtenu les preuves de certification des capacités de manipulation sécuritaire; gg) en ce qui a trait au courriel du 14 septembre 2018 de Matthew Gilmour, dans lequel il demande si l’IVW possède des matériaux qui nous seraient utiles, tels que des souches de fièvre hémorragique virale ou d’influenza hautement pathogène, le LNM a-t-il demandé ces matériaux, ou d’autres, en échange du transfert, et les a-t-il reçus?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 26 --
Mme Tamara Jansen:
En ce qui concerne l’enquête administrative et l’enquête de la GRC portant sur le Laboratoire national de microbiologie (LNM), Xiangguo Qiu et Keding Cheng: a) pour ce qui est de la décision qu’ont prise le LNM et la GRC de retirer Mme Qiu et M. Cheng des installations du LNM le 5 juillet 2019, quelle est la cause du retard ayant empêché les enquêtes du LNM et de la GRC de se conclure; b) selon la déclaration de l’Agence de la santé publique du Canada dont la CBC a parlé le 14 juin 2020, « l’enquête administrative sur Mme Qiu et M. Cheng ne se rapporte pas à l’envoi d’échantillons de virus en Chine », pour quel motif ces deux chercheurs font-ils alors l’objet d’enquêtes; c) les enquêtes sur Mme Qiu et M. Cheng découlent-elles de renseignements fournis au Canada par les forces de l’ordre ou les services du renseignements d’autres pays et, si oui, que disaient ces renseignements, en gros; d) en plus de Mme Qiu et de M. Cheng, sur quelles autres personnes portent les enquêtes; e) Mme Qiu et M. Cheng sont-ils toujours au Canada; f) Mme Qiu et M. Cheng coopèrent-ils avec les forces de l’ordre pendant les enquêtes; g) Mme Qiu et M. Cheng sont-ils en congé payé, en congé non payé ou ont-ils été licenciés du LNM; h) quels sont les liens entre les enquêtes dont font l’objet Mme Qiu et M. Cheng et l’enquête des National Institutes of Health des États-Unis à l’issue de laquelle 54 chercheurs ont perdu leur emploi, principalement pour avoir reçu du financement étranger de la Chine (revue Science, 12 juin 2020); i) le gouvernement détient-il des renseignements selon lesquels Mme Qiu et M. Cheng auraient sollicité ou obtenu des fonds d’une institution chinoise, et que disent ces renseignements, en gros; j) quand les enquêtes devraient-elles se terminer et les conclusions de ces enquêtes seront-elles rendues publiques?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 27 --
Mme Heather McPherson:
En ce qui concerne l’engagement du Canada à l’égard du Programme de développement durable à l’horizon 2030: a) quel est le rôle ou le mandat de chacun des ministères, organismes gouvernementaux, sociétés d’État et de tout autres programmes dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030; b) qu’est-ce que l’ensemble du gouvernement s’est engagé à accomplir, et dans quel délai; c) quels projets visent actuellement à atteindre ces objectifs; d) le gouvernement entretient-il des rapports avec des gouvernements infranationaux, des groupes ou des organismes dans le but d’atteindre ces objectifs; e) si la réponse à d) est affirmative, avec quels gouvernements, groupes ou organismes collabore-t-il; f) si la réponse à d) est négative, pourquoi n’en entretient-il pas; g) quel montant le gouvernement a-t-il affecté au financement d’initiatives au cours de chaque exercice financier depuis 2010-2011, ventilé par programme et sous-programme; h) chaque année, quel montant des fonds consentis à chacun des programmes et des sous-programmes a été inutilisé; i) dans chaque cas, pour quelle raison les fonds n’ont-ils pas été utilisés; j) des fonds additionnels ont-ils été alloués à cette initiative; k) au cours de chaque exercice financier depuis 2010-2011, quels organismes, gouvernements, groupes et entreprises ont reçu un financement lié à la mise en œuvre par le Canada du Programme de développement durable à l’horizon 2030; l) quels montants les organismes, les gouvernements, les groupes et les entreprises visés à l’alinéa k) (i) ont-ils demandé, (ii) reçu, y compris si les fonds ont été reçus sous la forme de subventions, de contributions, de prêts ou de toute autre dépense?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 28 --
Mme Heather McPherson:
En ce qui concerne la campagne du gouvernement pour obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies: a) combien de fonds ont-ils été affectés, dépensés et inutilisés pour cette campagne pour chaque exercice depuis 2014-2015; b) ventilés par mois depuis novembre 2015, quels appels téléphoniques et réunions les responsables du gouvernement ont-ils eus au niveau exécutif dans le but d’obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 29 --
Mme Heather McPherson:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ventilé par mois depuis juin 2019: a) quelles réunions et conversations téléphoniques les hauts fonctionnaires ont-ils tenues pour concevoir le plan d’action en réponse au rapport final de l’Enquête nationale; b) quels intervenants externes ont été consultés?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 30 --
Mme Heather McPherson:
En ce qui concerne les activités de l’Agence du revenu du Canada, les ententes garantissant le non-renvoi au secteur des enquêtes criminelles et les dossiers renvoyés au Service des poursuites pénales du Canada, entre 2011-2012 et 2019-2020, ventilé par exercice: a) combien de vérifications ayant donné lieu à une nouvelle cotisation ont été effectuées; b) des ententes conclues en a), quel est le montant total recouvré; c) des ententes conclues en a), combien de dossiers ont donné lieu à des pénalités pour faute lourde; d) des ententes conclues en c), quel est le montant total des pénalités imposées; e) des ententes conclues en a), combien visaient des comptes bancaires détenus à l’extérieur du Canada; f) combien de dossiers ayant fait l’objet d’une vérification et ayant donné lieu à une nouvelle cotisation ont été renvoyés au Service des poursuites pénales du Canada?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 31 --
M. Michael Kram:
En ce qui concerne le projet de transport Wataynikaneyap: a) est-ce la politique du gouvernement de préférer des entreprises étrangères aux entreprises canadiennes pour ce projet ou d’autres projets similaires; b) quelles entreprises fourniront les transformateurs dans le cadre du projet; c) les transformateurs de cote supérieure à 60 MVA fournis pour le projet sont-ils assujettis aux droits de douane d’au moins 35 % applicables, et, le cas échéant, ces droits de douane ont-ils été bel et bien perçus; d) ventilé par transformateur, quel a été le prix facturé au projet des transformateurs de cote (i) supérieure à 60 MVA, (ii) inférieure à 60 MVA?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 32 --
M. Philip Lawrence:
En ce qui concerne l’approche de l’Agence du revenu du Canada en matière de déductions pour les frais de bureau à domicile, compte tenu des lignes directrices qui préconisent de rester à la maison durant la pandémie de la COVID-19: les personnes ayant dû utiliser des parties de leur domicile qui ne sont pas habituellement consacrées au travail, telles que la salle à manger ou le salon, comme bureau temporaire pendant la pandémie ont-elles droit aux déductions et, le cas échéant, comment ces personnes doivent-elles calculer les portions de leur hypothèque, de leur loyer ou de leurs autres dépenses qui sont déductibles?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 34 --
M. Kerry Diotte:
En ce qui concerne le statut des fonctionnaires depuis le 1er mars 2020: a) combien d’employés ont été mis en congé sous le code « Autre congé payé » (code 699 du Conseil du Trésor) à un moment ou à un autre depuis le 1er mars 2020; b) combien d’employés ont été mis en congé sous tout autre type de congé, à l’exclusion des vacances et des congés de maternité ou de paternité, à tout moment depuis le 1er mars 2020, ventilés par type de congé et par code du Conseil du Trésor; c) des employés en a), combien sont encore en congé; d) des employés en b), combien sont encore en congé, ventilés par type de congé?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 36 --
Mme Cheryl Gallant:
En ce qui concerne l’Agence canadienne d’inspection des aliments, depuis 2005: combien d’usines de transformation de la viande et de la volaille se sont vu retirer leur permis, ventilé par année et par province?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 37 --
Mme Cheryl Gallant:
En ce qui concerne les cas, depuis le 1er janvier 2016, où des membres des Forces armées canadiennes (FAC) à la retraite ont subi des conséquences financières parce que la date officielle de leur libération avait été fixée un jour de fin de semaine ou un jour férié, par opposition à un simple jour ouvrable, et ventilés par année: a) combien de fois un administrateur des libérations a-t-il recommandé à un membres des FAC que sa date de libération soit fixée un jour de fin de semaine ou un jour férié; b) dans combien de cas la libération des membres des FAC s’est-elle produite un jour férié; c) pour combien de membres des FAC des versements ou des protections de (i) la Financière SISIP, (ii) d’une autre entité ont-ils été annulés ou réduits parce que la date officielle de libération tombait un jour de fin de semaine ou un jour férié; d) les administrateurs des libérations ont-ils déjà donné des instructions, des directives ou des conseils aux membres des FAC pour leur demander de prévoir leur date de libération un jour de fin de semaine ou un jour férié afin de conserver des avantages sociaux et, le cas échéant, quelles en sont les détails; e) les administrateurs des libérations ont-ils déjà reçu des instructions, des directives ou des conseils leur demandant de prévoir certaines dates de libération un jour de fin de semaine ou un jour férié et, le cas échéant, quelles en sont les détails; f) quelles mesures, le cas échéant, le ministre de la Défense nationale a-t-il prises pour rétablir les versements ou les avantages sociaux perdus en raison du jour auquel a été fixée la date de libération des membres des FAC?
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(Le document est déposé.)

Question no 38 --
Mme Cheryl Gallant:
En ce qui concerne les subventions, les contributions, les prêts non remboursables ou tout autre financement semblable que le gouvernement fédéral a accordé aux entreprises de télécommunications depuis 2009: quelles sont les modalités de ces financements, y compris (i) la date, (ii) le destinataire, (iii) le type de financement, (iv) le ministère accordant le financement, (v) le nom du programme dans le cadre duquel le financement a été accordé, (vi) la description du projet, (vii) la date de début et la date de fin du projet, (viii) l’emplacement du projet, (ix) le montant du financement fédéral?
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(Le document est déposé.)

Question no 39 --
Mme Cheryl Gallant:
En ce qui concerne le personnel des Forces armées canadiennes déployé dans les établissements de soins de longue durée pendant la pandémie de la COVID-19: a) quel équipement de protection individuelle (EPI) a été fourni aux membres des Forces armées canadiennes déployés dans des établissements de soins de longue durée en Ontario et au Québec; b) pour chaque type d’EPI énuméré en a), quel était (i) le modèle, (ii) la date de l’achat, (iii) le numéro du bon de commande, (iv) la quantité commandée, (v) la quantité livrée, (vi) le nom du fournisseur, (vii) la date d’expiration du produit, (viii) l’endroit où le matériel a été entreposé?
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(Le document est déposé.)

Question no 40 --
Mme Jenny Kwan:
En ce qui concerne la Stratégie nationale sur le logement, ventilé par nom du demandeur, type de demandeur (sans but lucratif, à but lucratif, coopérative), volet (p. ex., nouvelle construction, revitalisation), date de la demande, province, nombre d’unités, et montant en argent pour chaque demande traitée: a) combien de demandes ont été reçues à l’égard du Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCL) depuis 2018; b) combien de demandes présentées au titre du FNCL sont accompagnées d’une lettre d’intention, outre celles accompagnées d’un contrat de prêt ou d’un accord de financement; c) combien de demandes présentées au titre du FNCL en sont à l’étape du contrat de prêt; d) combien de demandes présentées au titre du FNCL ont fait l’objet d’un accord de financement; e) pour combien de demandes présentées au titre du FNCL des fonds ont-ils été versés au demandeur; f) dans le cas des demandes présentées au titre du FNCL ayant fait l’objet d’un accord de financement, quel est le (i) délai en jours entre la demande initiale et la conclusion de l’accord de financement, (ii) loyer moyen et médian du projet, (iii) pourcentage d’unités respectant le critère de l’abordabilité, (iv) loyer moyen et médian des unités respectant le critère de l’abordabilité; g) combien de demandes ont été reçues à l’égard de l’Initiative Financement de la construction de logements locatifs (IFCLL) depuis 2017; h) combien de demandes présentées au titre de l’IFCLL en sont (i) à l’étape de l’approbation et de la lettre d’intention, (ii) à l’étape du contrat de prêt et du financement, (iii) à l’étape du traitement; h) pour combien de demandes présentées au titre de l’IFCLL le demandeur a-t-il reçu un prêt de l’IFCLL; i) dans le cas des demandes présentées au titre de l’IFCLL ayant fait l’objet d’un contrat de prêt, quel est le (i) délai en jours entre la demande initiale et la conclusion de l’accord de financement, (ii) loyer moyen et médian du projet, (iii) pourcentage d’unités respectant le critère de l’abordabilité de l’IFCLL, (iv) loyer moyen et médian des unités respectant le critère de l’abordabilité?
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(Le document est déposé.)

Question no 41 --
Mme Jenny Kwan:
En ce qui a trait à la Stratégie nationale sur le logement: a) quelles provinces et quels territoires ont conclu une entente avec le gouvernement fédéral concernant l’Allocation canadienne pour le logement; b) ventilé par le nombre d’années passées sur une liste d’attente pour obtenir un logement, le sexe, la province, l’année où la demande a été soumise, le montant demandé et le montant versé, (i) combien de demandes ont été soumises, (ii) combien de demandes sont en cours d’évaluation, (iii) combien de demandes ont été approuvées, (iv) combien de demandes ont été rejetées; c) si l’Allocation canadienne pour le logement est transférée aux provinces sous la forme de montants forfaitaires, quel est le montant des transferts aux provinces, ventilé par montant, année et province?
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(Le document est déposé.)

Question no 42 --
Mme Jenny Kwan:
En ce qui concerne le traitement des demandes reçues par le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté: a) combien de demandes ont été reçues depuis 2016, ventilé par année et par catégorie (demandes de parrainage d’un conjoint présentées à l’extérieur du Canada, gardiens d’enfants en milieu familial, permis de travail ouvert, réfugiés parrainés par le secteur privé, etc.); b) combien de demandes ont été entièrement approuvées depuis 2015, ventilé par année et par catégorie; c) combien de demandes ont été reçues depuis (i) le 15 mars 2020, (ii) le 21 septembre 2020; d) combien de demandes ont été approuvées depuis (i) le 15 mars 2020, (ii) le 21 septembre 2020; e) combien de demandes sont demeurées en attente depuis janvier 2020, ventilé par mois et par catégorie; f) combien d’agents des visas ou d’employés d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) ont consacré la totalité ou une partie de leur temps (combien d’équivalents temps plein cela représente-t-il, par exemple) au traitement des demandes depuis le 1er janvier 2020, ventilé par mois, par bureau d’immigration et par catégorie de demande; g) depuis le 15 mars 2020, combien d’employés visés en f) ont été placés en congé payé, ventilé par mois, par bureau d’immigration et par type d’affectation (catégories de demandes); h) quels sont les détails de toutes notes d’information diffusées ou de la correspondance envoyée et reçue depuis janvier 2020 au sujet (i) des niveaux de dotation, (ii) de fermeture de bureaux d’IRCC, (iii) du niveau d’activité des salles de courrier d’IRCC, (iv) des plans de reprise des activités?
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(Le document est déposé.)

Question no 43 --
Mme Jenny Kwan:
En ce qui concerne les demandeurs d’asile: a) ventilé par année, combien de personnes ont été refusées en raison de l’Entente sur les tiers pays sûrs depuis (i) 2016, (ii) le 1er janvier 2020, ventilé par mois, (iii) depuis le 22 juillet 2020; b) combien de demandes d’asile ont été jugées irrecevables en vertu de l’alinéa 101(1)c.1) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés depuis (i) le 1er janvier 2020, ventilé par mois, (ii) le 22 juillet 2020; c) quels sont les détails de toutes notes d’information ou correspondances depuis le 1er janvier 2020, au sujet de l’Entente sur les tiers pays sûrs?
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(Le document est déposé.)

Question no 44 --
M. Kenny Chiu:
En ce qui concerne la participation du gouvernement aux négociations avec Vertex Pharmaceuticals en vue de conclure une entente avec l’Alliance pancanadienne pharmaceutique sur la liste des prix des médicaments pour le traitement de la fibrose kystique: a) quel est l’état actuel des négociations; b) quelles mesures particulières, le cas échéant, ont été prises par le gouvernement pour veiller à ce que les médicaments Kalydeco et Orkambi soient mis à la disposition de tous les Canadiens qui en ont besoin; c) le gouvernement a-t-il pris des mesures particulières pour mettre le Trikafta à la disposition des Canadiens; d) dans combien de mois ou d’années le gouvernement terminera-t-il le processus?
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(Le document est déposé.)

Question no 45 --
M. Kenny Chiu:
En ce qui concerne la position du gouvernement sur les gens qui viennent au Canada dans l’unique but de donner naissance en sol canadien et, par la suite, obtenir la citoyenneté canadienne pour leur enfant: a) quelle est la position du gouvernement concernant cette pratique; b) le gouvernement a-t-il condamné cette pratique ou a-t-il pris des mesures pour l’empêcher et, dans l’affirmative, quels sont les détails; c) le gouvernement a-t-il pris des mesures pour interdire ou décourager les entreprises canadiennes de solliciter ou de faire de la publicité faisant la promotion de ce type d’activités et, dans l’affirmative, quels sont les détails?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 47 --
M. Alex Ruff:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à la question Q-268 portant sur l’omission du gouvernement de faire passer le statut de risque du Canada à l’égard de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) de « risque maîtrisé à l’égard de l’ESB » à « risque négligeable à l’égard de l’ESB » auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) à l’été 2019: a) pour quelle raison le gouvernement a-t-il raté le délai de l’été 2019 fixé par l’OIE; b) le gouvernement a-t-il consulté les éleveurs de bovins pour discuter des dommages dont a souffert l’industrie en raison du délai non respecté et, dans l’affirmative, quels sont les détails de ces consultations; c) quand le gouvernement a-t-il commencé à colliger des données auprès des gouvernements provinciaux, de partenaires et des intervenants de l’industrie afin de s’assurer de pouvoir produire et soumettre un mémoire de qualité en juillet 2020; d) quelles mesures le gouvernement a-t-il adoptées pour s’assurer de ne pas rater le délai de juillet 2020 et tout autre délai subséquent; e) à quelle date précise le gouvernement a-t-il remis son mémoire à l’OIE en juillet 2020?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 49 --
M. Brad Vis:
En ce qui concerne l’Incitatif à l’achat d’une première propriété (lAPP) annoncé par le gouvernement en 2019, entre le 1er février 2020 et le 1er septembre 2020: a) combien de personnes ont demandé un prêt hypothécaire par le truchement de l’IAPP, ventilé par province et par municipalité; b) de ces personnes, combien ont vu leur demande approuvée et ont accepté le prêt hypothécaire par le truchement de l’IAPP, ventilé par province et par municipalité; c) des personnes énumérées en b), combien ayant vu leur demande approuvée ont reçu l’incitatif sous forme de prêt hypothécaire avec participation à la mise de fonds; d) quelle est la valeur totale des incitatifs (prêts hypothécaires avec participation à la mise de fonds) versés par le truchement de l'IAPP, en dollars; e) pour les personnes ayant obtenu un prêt hypothécaire par le truchement de l’IAPP, quelle est la valeur de chaque prêt hypothécaire; f) pour les personnes ayant obtenu un prêt hypothécaire par le truchement de l’IAPP, quelle est la valeur moyenne du prêt hypothécaire; g) quelle est la somme totale des prêts octroyés aux acheteurs d’une propriété par le truchement de l’IAPP à ce jour; h) pour les prêts hypothécaires approuvés par le truchement de l’IAPP, quelle est la répartition du pourcentage de prêts provenant de chaque prêteur englobant plus de cinq pour cent des prêts totaux consentis; i) pour les prêts hypothécaires approuvés par le truchement de l’IAPP, quelle est la ventilation de la valeur des prêts non remboursés assurés par chaque compagnie d’assurance d’hypothèques du Canada en proportion des prêts totaux en vigueur?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 50 --
M. Pierre Paul-Hus:
En ce qui concerne la qualité et la circulation de l’air dans les immeubles dont le gouvernement est le propriétaire ou l’exploitant: a) quelles mesures précises ont été mises en place pour améliorer la qualité ou la circulation de l’air dans les immeubles gouvernementaux depuis le 1er mars 2020, ventilées par immeuble; b) à quelle date chacune des mesures indiquées en a) est-elle entrée en vigueur; c) dans quels immeubles gouvernementaux a-t-on installé de nouveaux filtres à air, filtres de système CVCA ou tout autre équipement conçu pour assainir l’air ou améliorer la qualité ou la circulation de l’air depuis le 1er mars 2020; d) pour chaque immeuble désigné en c), quel nouvel équipement a été installé, et à quelle date a-t-il été installé; e) quels sont les détails concernant les dépenses ou les contrats liés à toute mesure prise ou à tout équipement installé, y compris (i) le fournisseur, (ii) le montant, (iii) la description des produits ou des services fournis, (iv) la date de signature du contrat, (v) la date de prestation des produits ou des services?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 51 --
Mme Marilyn Gladu:
Quel a été le montant du financement de FedDev, en dollars, versé chaque année depuis 2016 à chaque circonscription en Ontario, ventilé par circonscription?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 52 --
Mme Rachel Blaney:
En ce qui concerne Anciens Combattants Canada, ventilé par année pour les 10 exercices les plus récents pour lesquels des données existent: a) combien de demandes de prestations d’invalidité le ministère a-t-il reçues; b) parmi les demandes mentionnées en a), combien ont (i) été rejetées, (ii) été approuvées, (iii) fait l’objet d’un appel, (iv) été rejetées en appel, (v) été approuvées en appel; c) quel était le délai d’attente moyen pour une décision; d) quel était le délai d’attente médian pour une décision; e) quel était le nombre d’anciens combattants par rapport au nombre de gestionnaires de cas à la fin de chaque exercice; f) combien de demandes étaient toujours en attente d’une décision à la fin de l’exercice; g) combien d’anciens combattants étaient toujours en attente d’une décision à la fin de chaque exercice?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 53 --
Mme Rachel Blaney:
En ce qui concerne Anciens Combattants Canada (ACC): a) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, quel a été le nombre total d’heures supplémentaires travaillées, celui-ci étant à son tour ventilé par titre de poste, y compris ceux d’agent de l’Unité nationale des appels de premier palier, d’agent de l’Unité nationale des appels de deuxième palier, de gestionnaire de cas, d’agent des services aux vétérans et d’arbitre des prestations d’invalidité; b) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel des données sont disponibles, ventilé par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, quel a été le nombre moyen d’heures supplémentaires travaillées, celui-ci étant à son tour ventilé par (i) titre de poste, y compris ceux d’agent de l’Unité nationale des appels de premier palier, d’agent de l’Unité nationale des appels de deuxième palier, de gestionnaire de cas, d’agent des services aux vétérans et d’arbitre des prestations d’invalidité, (ii) direction; c) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, quel a été le coût total des heures supplémentaires, celui-ci étant à son tour ventilé par (i) titre de poste, y compris ceux d’agent de l’Unité nationale des appels de premier palier, d’agent de l’Unité nationale des appels de deuxième palier, de gestionnaire de cas, d’agent des services aux vétérans et d’arbitre des prestations d’invalidité, (ii) direction; d) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, quel a été le nombre total de demandes de prestations d’invalidité, celui-ci étant à son tour ventilé par (i) nouvelles demandes, (ii) demandes en attente de décision, (iii) demandes approuvées, (iv) demandes refusées, (v) demandes portées en appel; e) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, combien de nouvelles demandes de prestations d’invalidité ont été transférées à un bureau d’ACC différent de celui qui a effectué l’évaluation initiale; f) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, combien y avait-il (i) de gestionnaires de cas, (ii) d’agents des services aux vétérans; g) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale et en excluant les vacances annuelles et congés de maladie usuels, combien de gestionnaires de cas ont pris un congé, et quelle a été la durée moyenne des congés; h) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale et en tenant compte de tous les congés, sauf les vacances annuelles et congés de maladie usuels, combien de gestionnaires de cas étaient présents et au travail en équivalent temps plein, et quel était le ratio entre gestionnaire de cas et vétérans; i) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, combien de dossiers de vétéran ont été retirés du gestionnaire de cas responsable; j) au cours de l’exercice financier le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, quel a été le nombre maximal de cas attribués à un gestionnaire de cas; k) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, combien de vétérans étaient en attente d’un gestionnaire de cas; l) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois et par bureau d’ACC, y compris à l’échelle nationale, pour ce qui est du travail réalisé habituellement par les gestionnaires de cas et les agents des services aux vétérans à l’emploi régulier d’ACC, (i) combien de contrats ont été accordés, (ii) quelle a été la durée de chaque contrat, (iii) quelle a été la valeur de chaque contrat; m) au cours de l’exercice le plus récent pour lequel les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par bureau d’ACC, quels ont été les résultats concernant les normes de service; n) quel est le mécanisme de suivi du transfert des cas entre les gestionnaires de cas lorsque l’un d’eux prend congé, en excluant les vacances annuelles et congés de maladie usuels; o) quelle est la méthode employée par le ministère pour calculer le ratio entre gestionnaire de cas et vétérans; p) quelles sont les mesures d’assurance de la qualité que prend le ministère à l’égard des gestionnaires de cas, et quelles sont les adaptations prises lorsque le nombre de cas dont s’occupe un gestionnaire de cas change; q) durant les cinq derniers exercices pour lesquels les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois, combien de personnes ont-elles été embauchées par le ministère; r) combien parmi les personnes en q) ont conservé leur emploi à la fin de la période probatoire;
s) parmi les personnes en q) qui n’ont pas conservé leur emploi à la fin de la période probatoire, combien n’ont pas vu leur contrat prolongé par le ministère; t) le ministère fait-il le suivi des raisons pour lesquelles les employés ne conservent pas leur emploi à la fin de la période probatoire et, le cas échéant, tout en respectant la vie privée de ces anciens employés, quelles sont les raisons pour lesquelles ceux-ci n’ont pas conservé leur emploi; u) en ce qui concerne les personnes dont on parle en q) qui choisissent de quitter leur emploi à un moment ou à un autre durant la période de 12 mois, des entrevues de fin d’emploi ont-elles été menées et, le cas échéant, tout en respectant la vie privée de ces personnes, quelles ont été les raisons invoquées, celles-ci étant ventilées par bureau d’ACC; v) durant les cinq derniers exercices pour lesquels les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois, combien de vétérans des Forces armées canadiennes ont-ils été embauchés par le ministère; w) parmi les vétérans en v), combien d’entre eux ont conservé leur emploi au terme de la période probatoire de 12 mois; x) parmi les vétérans en v) qui ne travaillent plus pour le ministère, (i) combien n’ont pas vu leur contrat prolongé par le ministère, (ii) combien n’ont pas été retenus après la période probatoire; y) si le ministère fait le suivi des raisons pour lesquelles les employés ne conservent pas leur emploi à la fin de la période probatoire, tout en respectant la vie privée de ces anciens employés, quelles sont les raisons pour lesquelles ceux-ci ne conservent pas leur emploi à la fin de la période probatoire; z) parmi les vétérans en v) qui choisissent de quitter leur emploi à un moment ou à un autre durant la période de 12 mois, des entrevues de fin d’emploi ont-elles été menées et, le cas échéant, tout en respectant la vie privée de ces vétérans, quelles ont été les raisons invoquées, celles-ci étant ventilées par bureau d’ACC; aa) durant les cinq derniers exercices pour lesquels les données sont disponibles, celles-ci étant ventilées par mois, combien d’employés ont-ils quitté leur emploi à ACC; bb) en ce qui concerne les employés en aa) qui ont quitté leur emploi, des entrevues de fin d’emploi ont-elles été menées et, le cas échéant, tout en respectant la vie privée de ces anciens employés, quelles ont été les raisons invoquées, celles-ci étant ventilées par bureau d’ACC?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 54 --
M. Todd Doherty:
En ce qui concerne l’élection au Conseil de sécurité des Nations unies de 2020 et les coûts associés à la candidature du Canada à un siège au Conseil de sécurité: a) quel est le total final de tous les coûts associés à cette candidature; b) si le total final n’est pas encore connu, quel est le coût final prévu et quel est le total de toutes les dépenses effectuées à ce jour en rapport avec cette candidature; c) quelle est la ventilation de tous les coûts par type de dépense (cadeaux, voyages, accueil, etc.); d) quels sont les détails de tous les contrats de plus de 5 000 $ ayant un lien avec la candidature, y compris (i) la date, (ii) le montant, (iii) le fournisseur, (iv) le sommaire des biens ou services fournis, (v) l’endroit où les biens ou services ont été fournis?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 55 --
M. Chris d'Entremont:
En ce qui concerne les exemptions ou toutes désignations à titre de travailleur essentiel accordées aux ministres, au personnel exempté des ministres, y compris les employés du Cabinet du premier ministre, ou les hauts fonctionnaires de sorte qu’ils soient exemptés de se placer en quarantaine obligatoire pendant 14 jours après s’être rendus dans la bulle atlantique, depuis la mise en place des ordonnances de quarantaine: a) combien de personnes ont bénéficié d’une exemption; b) quels sont les noms et les titres des personnes exemptées; c) pour chaque cas, quelle est la raison ou le motif justifiant l’exemption; d) quels sont les détails de tous les cas où un ministre ou membre du personnel exempté a voyagé de l’extérieur des provinces atlantiques vers au moins une province atlantique depuis l’imposition de la quarantaine de 14 jours aux voyageurs, y compris (i) le nom et le titre du voyageur, (ii) la date du départ, (iii) la date d’arrivée, (iv) le lieu du départ, (v) le lieu d’arrivée, (vi) le moyen de transport, (vii) les endroits visités pendant le voyage, (viii) le fait que le ministre ou le membre du personnel a reçu ou non une exemption de se placer en quarantaine pendant 14 jours, (ix) le fait que le ministre ou le membre du personnel a accepté ou non de se placer en quarantaine pendant 14 jours, (x) le but du voyage?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 56 --
M. Chris d'Entremont:
En ce qui concerne les frais de déménagement et de réinstallation pour le personnel ministériel exonéré depuis le 1er janvier 2018, ventilés par cabinet ministériel: a) quel est le montant total des frais de déménagement et de réinstallation (i) des nouveaux membres du personnel ministériel, (ii) des membres du personnel ministériel qui partent ou qui sont mutés; b) combien de membres du personnel exonéré actuels ou anciens les dépenses totales en a) représentent-elles; c) combien de membres du personnel exonéré actuels ou anciens avaient plus de 10 000 $ en frais de déménagement et de réinstallation assumés par le gouvernement, et quel était le total de ces frais pour chacun d’eux?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 57 --
M. Chris d'Entremont:
En ce qui concerne les exemptions d’intérêt national délivrées par le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration ou le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile et liées à la mise en quarantaine obligatoire des personnes qui arrivent au Canada pendant la pandémie: a) combien de personnes ont bénéficié d’une exemption relative à l’intérêt national; b) quels sont les détails de chaque exemption, notamment (i) le nom de la personne dont la demande d’exemption a été acceptée, (ii) le ministre qui lui a accordé l’exemption, (iii) la date à laquelle l’exemption lui a été accordée, (iv) l’explication de la raison pour laquelle il était dans l’intérêt national du Canada de lui accorder l’exemption, (v) le pays à partir duquel la personne est venue au Canada?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 58 --
M. James Cumming:
En ce qui concerne les bornes de recharge pour véhicules électriques financées ou subventionnées par le gouvernement: a) combien de chargeurs ont été financés ou subventionnés depuis le 1er janvier 2016; b) quelle est la ventilation des données en a) par province et municipalité; c) quel est le montant total dépensé par le gouvernement sur chaque borne de recharge, ventilé par emplacement; d) à quelle date chacune des bornes a-t-elle été installée; e) quelles bornes de recharge sont actuellement ouvertes au public; f) quel est le coût actuel de l’électricité pour les utilisateurs des bornes de recharge publiques?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 59 --
M. Gord Johns:
En ce qui concerne la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP), depuis sa création: a) combien de plaintes et de demandes d’examen ont été déposées par des personnes s’identifiant comme membres des Premières Nations, métisses ou inuites, ventilées par pourcentage et nombre; b) parmi les plaintes et demandes d’examen en a), combien ont été rejetées sans avoir fait l’objet d’une enquête; c) combien de plaintes et de demandes d’examen ont été déposées pour des incidents qui se sont produits dans des réserves ou des communautés où vivent en majorité des Premières Nations, des Métis et des Inuits, ventilées par pourcentage et nombre; d) parmi les plaintes et demandes d’examen en c), combien ont été rejetées sans avoir fait l’objet d’une enquête; e) dans le cas des demandes d’examen pour lesquelles la CCETP se dit insatisfaite du rapport de la GRC, combien de rapports provisoires ont été remis aux plaignants pour qu’ils y répondent et donnent leur avis sur les mesures recommandées?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 60 --
M. Gord Johns:
En ce qui concerne le transport actif au Canada: quels sont les mesures ou les fonds que le gouvernement fédéral a engagés ou mis à la disposition des municipalités et des provinces, ventilés par année depuis 2010, et qui (i) appuient l’utilisation du réseau routier par les cyclistes et établissent les responsabilités des cyclistes et des autres véhicules en matière de sécurité routière, (ii) autorisent divers organismes à mettre à l’essai et à mettre en œuvre des solutions ciblées pour résoudre les problèmes opérationnels touchant les usagers du transport actif, (iii) améliorent la sécurité routière pour les piétons, les cyclistes et les autres usagers de la route vulnérables, (iv) rendent l’achat de vélos et d’équipement de cyclisme plus abordable en réduisant la taxe de vente applicable à ces produits?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 62 --
M. Michael Cooper:
En ce qui concerne la gestion des contrats d’experts-conseils signés par tout ministère, organisme, société d’État ou autre entité gouvernementale pendant la pandémie, depuis le 1er mars 2020: a) quelle est la valeur totale de tous ces contrats; b) quels sont les détails de chaque contrat, y compris (i) le fournisseur, (ii) le montant, (iii) la date de signature du contrat, (iv) la date de début et de fin de prestation des services de consultation, (v) la description du problème, du conseil, ou de l’objectif faisant l’objet du contrat, (vi) le numéro de dossier, (vii) le code objet du Conseil du Trésor utilisé pour classé le contrat (p. ex. 0491)?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 66 --
M. Taylor Bachrach:
En ce qui concerne les renseignements recueillis par l’Agence du revenu du Canada (ARC) au sujet des virements électroniques de 10 000 $ et plus et la déclaration de la ministre du Revenu national devant le Comité permanent des finances le 19 mai 2016 selon laquelle, à l’aide de ces renseignements, l’ARC ciblerait jusqu’à quatre pays par année, sans avertissement, ventilé par exercice depuis 2016-2017: a) combien de pays étrangers ont été ciblés; b) quel est le nom de chacun des pays étrangers ciblés; c) combien de vérifications l’ARC a-t-elle effectuées pour chacun des pays étrangers ciblés; d) combien des vérifications en c) ont donné lieu à un avis de cotisation; e) combien des dossiers en c) ont été renvoyés au Programme d’enquêtes criminelles de l’ARC; f) combien des enquêtes en e) ont donné lieu à un renvoi au Service des poursuites pénales du Canada; g) combien des poursuites en f) ont donné lieu à des condamnations; h) quelles ont été les pénalités imposées pour chacune des condamnations en g); i) quel est le montant total recouvré?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 67 --
M. Taylor Bachrach:
En ce qui concerne les activités de l’Agence du revenu du Canada (ARC) relativement à la disposition générale anti-évitement en vertu de l’article 245 de la Loi de l’impôt sur le revenu et de l’article 274 de la Loi de l’impôt sur le revenu, ventilées par article de la loi: a) combien de vérifications ont été effectuées depuis l’exercice 2011-2012, ventilées par exercice et par (i) particulier, (ii) fiducie, (iii) société; b) combien d’avis de cotisation ont été produits par l’ARC depuis l’exercice 2011-2012, ventilés par exercice et par (i) particulier, (ii) fiducie, (iii) société; c) quel est le montant total recouvré par l’ARC jusqu’à maintenant; d) combien de poursuites judiciaires sont en cours, ventilées par (i) Cour canadienne de l’impôt, (ii) Cour d’appel fédérale, (iii) Cour suprême du Canada; e) combien de procès l’ARC a-t-elle perdus, ventilés par (i) nom du contribuable, (ii) Cour canadienne de l’impôt, (iii) Cour d’appel fédérale, (iv) Cour suprême du Canada; f) quel est le montant total dépensé par l’ARC, ventilé par poursuite; g) combien de fois l’ARC a-t-elle choisi de ne pas exercer son droit d’appel, ventilées par poursuite, et pour quel motif dans chacun des cas?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 68 --
M. Taylor Bachrach:
En ce qui concerne le comité interministériel de l’Agence du revenu du Canada (ARC) qui revoit les dossiers et formule des recommandations sur l’application de la règle générale anti-évitement, ventilé par exercice depuis 2010-2011: a) combien d’évaluations de l’application de la règle générale anti-évitement ayant été soumises à l’administration centrale de l’ARC ont été renvoyées au comité interministériel; b) parmi les évaluations en a) ayant été revues par le comité interministériel, pour combien d’évaluations le comité (i) a recommandé l’application de la règle générale anti-évitement, (ii) n’a pas recommandé l’application de la règle générale anti-évitement?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 69 --
M. Taylor Bachrach:
En ce qui concerne le programme d'infrastructure Investir dans le Canada, depuis le 22 mars 2016: a) quelle est la liste complète des projets d’infrastructure ayant fait l’objet d’une évaluation dans l’Optique des changements climatiques, ventilée par volet; b) pour chacun des projets en a), quels sont les détails, y compris (i) le montant du financement fédéral, (ii) l’emplacement du projet, (iii) une brève description du projet, (iv) si le projet a fait l’objet d’une évaluation de la résilience aux changements climatiques, (v) si le projet a fait l’objet d’une évaluation de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, (vi) si une évaluation de la résilience aux changements climatiques a été réalisée, un résumé des constatations liées à la gestion des risques, (vii) si une évaluation de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre a été réalisée, l’augmentation ou la réduction des émissions prévue selon l’évaluation?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 70 --
M. Gord Johns:
En ce qui concerne la motion adoptée pendant les travaux des subsides de la Chambre des communes le 6 novembre 2018 et portant sur les normes de service aux anciens combattants: a) quelle est la somme et quel est le pourcentage de toutes les dépenses inutilisées par le ministère des Anciens Combattants Canada (ACC), ventilés par année de 2013-2014 à l’exercice courant; b) quelles mesures le gouvernement a-t-il prises depuis pour automatiquement reporter toutes les dépenses annuelles inutilisées de ACC à l’exercice suivant; c) les dépenses reportées mentionnées à b) sont-elles utilisées uniquement pour améliorer les services aux anciens combattants du Canada, jusqu’à ce que le Ministère atteigne ou dépasse les 24 normes de service qu’il a lui-même déterminées?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 71 --
M. Matthew Green:
En ce qui concerne la motion sur l’équité fiscale adoptée par la Chambre le 8 mars 2017: quelles mesures ont été prises depuis par le gouvernement pour (i) plafonner l’échappatoire fiscale des options d’achat d’actions, (ii) resserrer les règles entourant les coquilles vides, (iii) renégocier les conventions fiscales qui permettent aux sociétés de rapatrier au Canada les profits des paradis fiscaux sans payer d’impôts, (iv) mettre fin aux ententes de pardon sans pénalité pour les individus soupçonnés d’évasion fiscale?
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(Le document est déposé.)

Question no 72 --
Mme Raquel Dancho:
En ce qui concerne les programmes d’aide gouvernementaux à l’intention des particuliers pendant la pandémie de COVID-19: a) quel est le montant total déboursé au titre de (i) la Prestation canadienne d’urgence (PCU), (ii) la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), (iii) la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE), (iv) la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant (BCBE); b) quelle est la ventilation hebdomadaire cumulative des montants en a), à compter du 13 mars 2020, ventilés également par (i) province ou territoire, (ii) sexe, (iii) groupe d’âge; c) quel est le nombre cumulatif des demandes, ventilées par semaine, depuis le 13 mars 2020, au titre de (i) la PCU, (ii) la SSUC, (iii) la PCUE, (iv) la BCBE; d) quel est le nombre cumulatif de demandes acceptées, ventilées par semaine, depuis le 13 mars 2020, au titre de (i) la PCU, (ii) la SSUC, (iii) la PCUE, (iv) la BCBE?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 73 --
Mme Raquel Dancho:
En ce qui concerne les programmes d’aide gouvernementaux à l’intention des organismes et des entreprises pendant la pandémie de COVID-19: a) quel est le montant total déboursé au titre (i) de l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), (ii) du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE), (iii) du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEA), (iv) du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR), (v) du Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI); b) quelle est la ventilation hebdomadaire cumulative des montants en a), à compter du 13 mars 2020; c) quel est le nombre cumulatif des demandes, ventilées par semaine, depuis le 13 mars 2020, au titre (i) de l’AUCLC, (ii) du CUGE, (iii) du CUEA, (iv) du FARR, (v) du PARI; d) quel est le nombre cumulatif des demandes acceptées, ventilées par semaine, depuis le 13 mars 2020, au titre (i) de l’AUCLC, (ii) du CUGE, (iii) du CUEA, (iv) du FARR, (v) du PARI?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 74 --
M. Peter Julian:
En ce qui concerne les transferts fédéraux aux provinces et aux territoires depuis le 1er mars 2020, exception faite du Transfert canadien en matière de santé, du Transfert social canadien, de la péréquation et de la formule de financement des territoires: a) quel montant a été affecté aux transferts provinciaux et territoriaux, ventilé par province et territoire; b) quel montant a effectivement été transféré à chaque province et territoire depuis le 1er mars 2020, ventilé par paiement de transfert et par fin convenue; c) pour chacun des paiements de transfert évoqués en b), par quels mécanismes le gouvernement fédéral veille-t-il à ce que le bénéficiaire affecte les fonds à la fin convenue?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 75 --
M. Scot Davidson:
En ce qui concerne les projets de construction, d’infrastructure ou de rénovation sur les propriétés ou les terres qui appartiennent, sont exploitées ou sont utilisées par Services publics et Approvisionnement Canada: a) combien de projets ont-ils vu leur échéance reportée ou retardée depuis le 1er mars 2020; et b) quels sont les détails de chaque projet retardé, y compris (i) le lieu, dont l’adresse municipale, le cas échéant, (ii) la description du projet, (iii) la date de début des travaux, (iv) la date de fin des travaux prévue initialement, (v) la date de fin des travaux révisée, (vi) la raison du retard, (vii) le budget de départ, (viii) le budget révisé, dans l’éventualité où le retard a amené un changement?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 76 --
M. Scot Davidson:
En ce qui concerne les travaux de construction en cours sur l’ancienne pelouse située à l’avant de l’édifice du Centre: a) quels travaux précis ont été terminés du 1er juillet au 28 septembre 2020; b) quelle est la liste des travaux qui, selon le calendrier prévu, devraient se terminer d’octobre 2020 à octobre 2021, ventilés par mois?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 77 --
M. Gary Vidal:
En ce qui concerne les projets d’infrastructure dont le financement a été approuvé par Infrastructure Canada depuis le 4 novembre 2015 dans la circonscription de Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill: quels sont les détails de chacun de ces projets, y compris (i) le lieu, (ii) le titre et la description du projet, (iii) le montant de l’engagement financier du gouvernement fédéral, (iv) le montant du financement fédéral versé à ce jour, (v) le montant de l’engagement financier du gouvernement provincial, (vi) le montant de l’engagement financier de l’administration locale, y compris le nom de la municipalité ou de l’administration locale, (vii) le statut du projet, (viii) la date de début, (ix) la date d’achèvement ou la date d’achèvement prévue, ventilé par exercice financier?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 79 --
M. Doug Shipley:
En ce qui concerne les ministres et les membres du personnel exempté voyageant à bord d’aéronefs du gouvernement, y compris des hélicoptères, depuis le 1er janvier 2019: quels sont les détails pour chaque vol, y compris (i) la date, (ii) le lieu de départ, (iii) la destination, (iv) le type d’appareil utilisé, (v) les noms des ministres et des membres du personnel exempté à bord de l’appareil?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 80 --
Mme Marilyn Gladu:
En ce qui concerne le programme Brancher pour innover d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada, ainsi que tous les programmes du CRTC qui financent les services d’accès Internet à large bande: quelles sommes ont été dépensées en Ontario et au Québec depuis 2016, ventilées par circonscription?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 81 --
M. Joël Godin:
En ce qui concerne l’approvisionnement du gouvernement en équipement de protection individuelle (EPI) auprès d’entreprises basées au Québec: a) quels sont les détails de tous les contrats conclus avec des entreprises basées au Québec en vue de fournir de l’EPI, y compris (i) le fournisseur, (ii) l’emplacement, (iii) la description des biens, y compris leur volume, (iv) le montant, (v) la date de signature des contrats, (vi) la date de livraison des biens, (vii) si le contrat était ou pas à fournisseur unique; b) quels sont les détails de toutes les demandes ou propositions envoyées au gouvernement par des entreprises québécoises en vue de fournir de l’EPI, mais qui n’ont pas été acceptées ou qui n’ont pas abouti à des contrats avec le gouvernement, y compris (i) le fournisseur, (ii) le résumé de la proposition, (iii) la raison pour laquelle la proposition n’a pas été acceptée?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 82 --
M. John Nater:
En ce qui concerne la Stratégie canadienne pour la connectivité publiée en 2019: a) combien de Canadiens ont maintenant accès, grâce à la stratégie, à un service à large bande d’un débit d'au moins 50 mégabits par seconde (Mbps) pour les téléchargements, et de 10 Mbps pour les téléchargements en amont; b) quelle est la ventilation détaillée du nombre donné en a), y compris le nombre de Canadiens connectés, ventilé par région géographique, municipalité et date; c) pour chaque cas donné en b), du financement fédéral a-t-il été fourni, et le cas échéant, dans le cadre de quel programme et quelle a été la somme versée?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 83 --
M. Mario Beaulieu:
En ce qui concerne les résidents permanents qui ont suivi le processus d’obtention de la citoyenneté canadienne et les cérémonies de citoyenneté tenues entre 2009 et 2019, ventilé par province: a) quel est le nombre de résidents permanents qui ont fait la démonstration de leurs compétences linguistiques en (i) français, (ii) anglais; b) quel est le nombre de résidents permanents qui ont démontré une connaissance suffisante du Canada et des responsabilités et avantages conférés par la citoyenneté en (i) français, (ii) anglais; c) combien de cérémonies de citoyenneté ont eu lieu en (i) français, (ii) anglais?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 84 --
M. Damien C. Kurek:
En ce qui concerne les bénéficiaires d’une pension des Forces armées canadiennes (FAC) au titre du Régime de pension de la Force régulière: a) combien de bénéficiaires actuels d’une pension se sont mariés après 60 ans; b) parmi les bénéficiaires en a), combien se sont fait proposer de présenter une demande de prestation facultative au survivant (PFS) en échange d’un niveau de pension moins élevé; c) combien de bénéficiaires ont véritablement présenté une demande de PFS pour leur conjoint; d) quel est le nombre actuel de bénéficiaires d’une pension des FAC qui reçoivent une pension à un niveau moins élevé parce qu’ils se sont mariés après 60 ans et ont demandé la PFS; e) pourquoi ne pas offrir des prestations de conjoint complètes sans réduire le niveau de pension aux membres des FAC qui se marient après 60 ans, comme c’est le cas pour ceux qui se marient avant 60 ans?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 86 --
M. Dane Lloyd:
En ce qui concerne l’accès aux réseaux gouvernementaux à distance pour les employés du gouvernement travaillant à domicile durant la pandémie, ventilés par ministère, organisme, société d’État ou autre entité gouvernementale: a) combien d’employés ont été informés qu’ils disposent (i) d’un accès complet et illimité au réseau tout au long de leur journée de travail, (ii) d’un accès limité au réseau, par exemple seulement en dehors des heures de pointe, ou qui ont reçus comme instructions de télécharger les fichiers en soirée, (iii) d’aucun accès au réseau; b) quelle est la capacité des réseaux à distance quant au nombre d’utilisateurs pouvant être connectés en tout temps (i) au 1er mars 2020, (ii) au 1er juillet 2020; c) quelle est la capacité actuelle des réseaux à distance quant au nombre d’utilisateurs pouvant être connectés en tout temps?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 89 --
M. Bob Saroya:
En ce qui concerne les activités des bureaux des visas canadiens situés à l’extérieur du Canada pendant la pandémie, depuis le 13 mars 2020: a) parmi ces bureaux, lesquels (i) sont restés ouverts et entièrement opérationnels, (ii) ont fermé temporairement, mais ont depuis rouvert, (iii) demeurent fermés; b) pour chacun des bureaux qui ont depuis rouvert, à quelle date (i) ont-ils fermé, (ii) ont-ils rouvert; c) pour chacun des bureaux qui demeurent fermés, à quelle date devraient-ils rouvrir; d) quels bureaux ont réduit leurs services offerts depuis le 13 mars 2020 et quels services précis ont été réduits ou ne sont plus offerts?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 90 --
M. Don Davies:
En ce qui concerne le dépistage du SRAS-CoV-2: a) pour chaque mois depuis mars 2020, (i) quels instruments de dépistage du SRAS-CoV-2 ont été approuvés, y compris leur nom, leur fabricant, leur type, étaient-ils destinés à un usage en laboratoire ou hors laboratoire, et à quelle date ont-ils été autorisés, (ii) combien de jours se sont écoulés entre la demande d’autorisation et l’autorisation définitive de chaque instrument; b) pour chaque mois depuis mars, combien d’instruments Cepheid Xpert Xpress SARS-CoV-2 ont été (i) achetés, (ii) déployés partout au Canada; c) pour quels instruments de dépistage la ministre de la Santé a-t-elle émis une autorisation en vue de leur importation et de leur vente en vertu de l’Arrêté d’urgence concernant l’importation et la vente d’instruments médicaux destinés à être utilisés à l’égard de la COVID-19; d) pour chaque instrument de dépistage autorisé, lesquels, comme il est stipulé au paragraphe 4(3) de l’Arrêté d’urgence, ont fourni à la ministre des renseignements permettant de démontrer que la vente de l’instrument médical destiné à être utilisé à l’égard de la COVID-19 avait été autorisée par une autorité de réglementation étrangère; e) parmi les instruments de dépistage des antigènes hors laboratoire qui font actuellement l’objet d’un examen par Santé Canada, lesquels sont destinés à être achetés ou utilisés directement par un consommateur chez lui?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 91 --
M. Eric Melillo:
En ce qui concerne l’engagement du gouvernement à lever tous les avis à long terme sur la qualité de l’eau potable d’ici mars 2021: a) le gouvernement a-t-il toujours l’intention de lever tous les avis à long terme sur la qualité de l’eau potable d’ici mars 2021, et, sinon, quelle est la nouvelle date butoir; b) quelles collectivités sont-elles actuellement sous le coup d’un avis à long terme sur la qualité de l’eau potable; c) parmi les collectivités énumérées en b), lesquelles devraient encore faire l’objet d’un avis sur la qualité de l’eau potable en date du 1er mars 2021; d) pour les collectivités énumérées en b), quand peuvent-elles s’attendre à avoir de l’eau potable salubre; e) pour chacune des collectivités énumérées en b), pour quelles raisons en particulier a-t-on retardé ou n’a-t-on pas encore terminé la construction ou l’instauration d’autres mesures pour leur redonner de l’eau potable salubre?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 92 --
M. Eric Melillo:
En ce qui concerne le programme Nutrition Nord Canada: a) quels sont la formule ou les critères précis utilisés pour déterminer le niveau des taux de contribution accordé à chaque collectivité; b) quels sont les critères précis utilisés pour déterminer les cas où les niveaux de contribution (i) élevé, (ii) moyen, (iii) faible s’appliquent; c) quels étaient les taux de contribution, ventilés par collectivité admissible, en date du (i) 1er janvier 2016, (ii) 29 septembre 2020; d) dans chaque cas où le taux de contribution d’une collectivité a été modifié entre le 1er janvier 2016 et le 29 septembre 2020, quelles étaient la justification et la formule retenues pour déterminer le nouveau taux?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 93 --
Mme Raquel Dancho:
En ce qui concerne les répercussions de la pandémie sur le temps de traitement des demandes de résidence temporaire: a) quel était le temps de traitement moyen des demandes de résidence temporaire le 1er septembre 2019, ventilé par type de demande et par pays d’où provient la demande; b) quel est actuellement le temps de traitement moyen des demandes de résidence temporaire, ventilé par type de demande et par pays d’où provient la demande?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 94 --
Mme Raquel Dancho:
En ce qui concerne l’arriéré de demandes de parrainage familial et les délais de traitement: a) à quel nombre s’élève, à l’heure actuelle, l’arriéré de demandes de parrainage familial, ventilé par type de membre de la parenté (conjoint, enfant à charge, père ou mère, etc.) et par pays; b) à quel nombre s’élevait l’arriéré de demandes de parrainage familial, ventilé par type de membre de la parenté, au 1er septembre 2019; c) à l’heure actuelle, quel est le délai de traitement estimatif des demandes de parrainage familial, ventilées par type de membre de la parenté et par pays, si ce renseignement est connu; d) combien de demandes de parrainage familial ont été reçues depuis le 1er avril 2020 pour des membres de la parenté vivant aux États-Unis; e) jusqu’à présent, quel est l’état des demandes en d), à savoir, combien d’entre elles (i) ont été acceptées, (ii) ont été rejetées, (iii) sont en attente de décision?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 95 --
M. John Brassard:
En ce qui concerne les dépenses du gouvernement en hôtels et en autres hébergements engagées dans le but de prendre ou d’appliquer des arrêtés en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine, depuis le 1er janvier 2020: a) quelle est la valeur totale de ces dépenses; b) quelles sont les détails de chacun de ces contrats ou de ces dépenses, y compris (i) le fournisseur, (ii) le nom de l’hôtel ou des installations, (iii) les frais engagés, (iv) l’endroit, (v) le nombre de chambres louées, (vi) les dates de début et de fin de location, (vii) la description des catégories de personnes utilisant les installations (passagers aériens revenant au Canada, fonctionnaires exposés à des risques élevés, etc.), (viii) les dates de début et de fin du contrat?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 96 --
M. Arnold Viersen:
En ce qui concerne les règles et les interdictions visant les armes à feu publiées dans la Gazette du Canada le 1er mai 2020: a) le gouvernement a-t-il mené une analyse structurée de l’incidence des interdictions; b) quels sont les détails de toute analyse réalisée, y compris (i) l’auteur de l’analyse, (ii) les conclusions, (iii) la date à laquelle les conclusions ont été présentées au ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile?
Response
(Le document est déposé.)

Question no 97 --
M. Arnold Viersen:
En ce qui concerne les vols à bord d’aéronefs du gouvernement effectués à des fins personnelles et autres que gouvernementales par le premier ministre et sa famille, et par les ministres et leur famille, depuis le 1er janvier 2016: a) quels sont les détails de chacun de ces vols, y compris (i) la date, (ii) le point de départ, (iii) la destination, (iv) le nom des passagers, à l’exclusion du personnel de sécurité; b) pour chaque vol, quel était le montant total que chacun des passagers a remboursé au gouvernement?
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(Le document est déposé.)
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BQ (QC)
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2020-11-05 12:16 [p.1724]
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Madame Speaker, I take some comfort in your presence because I was feeling very lonely in my corner and I want you to know that you are my favourite speaker.
As I was reading my colleagues' motion yesterday, I wondered what the intention behind it was. When you look at it, there is more form than substance, but what are they trying to prove and what are they trying to accomplish with these measures?
During the pandemic, as the government responded extensively with the Canada emergency response benefit or CERB, and the Canada emergency wage subsidy or CEWS, it seems to me that this contrasts with the narrative that the NDP wants to develop as a progressive party in this assembly. To reinforce this image of a progressive party, the NDP moved a rushed, flashy motion.
I do not know whether my NDP colleagues truly stand behind the motion that they have moved, but judging by their high turnout, I figure that their conviction must not be as strong as it should be. I am simply putting that out there.
The motion contains references such as “the wealthiest one per cent” and social measures. When we talk about that, generally speaking, we are talking about progressivism.
Since I am talking about progressivism, I would like to try to define what it means to be progressive. We often hear these words. For me, one of the most obvious examples of progressivism is certainly feminism, the struggle of women to define by themselves, for themselves, what their future will be. Women have succeeded in doing this. It is not up to men to define female identity. This is a clear example of what progressivism is over the course of history.
Another essential example is the struggle of labour movements. Workers managed to change the course of society so that attention is paid to their particular status. It is somewhat similar. I see a progressive as someone who says that someone's social standing should not be set in advance. There should not be pre-assigned positions that people cannot get out of. That is the case for people from modest backgrounds. If education and health care were not universally accessible, these people could be stuck in advance in a position.
I see a progressive as someone who is aware of this situation. Not having much capital usually makes it harder to thrive.
Earlier, I was listening to my colleague from Carleton, who is a staunch defender of wealth creation. However, that wealth must be distributed. Personally, I do not believe in trickle-down economics—the theory that when wealth is created, it is passed along to others. I do not believe in meritocracy either. Progressives do not buy into the idea that working hard necessarily means we will thrive or succeed in this business world. We know full well that Bill Gates's son probably has it much easier than the son of a single mom. Progressives know that being “the son of” helps a lot. I say this sincerely; I am not talking about the Prime Minister. I am not that mischievous.
Another essential example to help define what it means to be a progressive is the Quiet Revolution. That marked the moment when Quebeckers realized that religion had too big a role in our society because it limited our horizons and defined for us what we should be. There was a broad push for secularism, which gave rise to a new society. In short, being a progressive means struggling to decide your own future and striving to empower each and every individual to do the same, according to what makes them unique.
I remember, last week, we were talking about the War Measures Act. There is a wonderful poem by Miron called La route que nous suivons, or the road we take, in which he writes, “And through our efforts, our hatred of all forms of servitude, we will have become ferocious beasts of hope.” For me, progressives are ferocious beasts of hope.
I think my friend from Timmins—James Bay did not quite understand, since he abstained from voting on our motion regarding the War Measures Act, but that is okay.
In my view, a progressive is someone who understands that there are groups of people who may have difficulties in society, and that they need to be given opportunities that will help them overcome those difficulties.
I think one group the NDP often overlooks is national minorities. There are several in Canada, including indigenous peoples, but there is one that is constantly written off by the NDP in its proposals, namely the Quebec national minority.
In my view, it is clear that the Quebec national minority is constantly seeking greater political autonomy. The New Democrats seem to think “nationalism” is a bad word. However, Quebec nationalism is not combative; it merely seeks to allow Quebec society to thrive.
I would like to come back to an essential notion of federalism, which is respect for areas of jurisdiction. Under the principles of the Canadian federation, if an issue directly affects people and the way they organize themselves in society, it is under provincial jurisdiction. We are familiar with this division and immediately think of social programs, health care, the organization of society in general and cultural issues.
Conversely, if an issue does not directly affect people, but the internal organization of society, it may fall under the jurisdiction of the federal government. Examples include monetary policy, international trade and the regulation of industry in general. This division is specified under the Constitution.
I would like to come back to the Sherbrooke declaration that my NDP colleagues adopted in 2005. They presented themselves as people who wanted to respect Quebec's jurisdiction to the letter. I do not know what has happened since then, but the motion the NDP is proposing today is very far from respecting Quebec's jurisdiction to the letter. Is that because the NDP has only one member left in Quebec?
This motion infringes on provincial jurisdiction. For example, the implementation of a dental care system is not at all within federal jurisdiction. None of the measures set out in today's motion fall primarily under federal jurisdiction.
What does that mean for me as a person who would describe himself as progressive? It means that there are valid concerns for left-wingers. I completely agree that we need to stand up for the less fortunate. However, there are other subjects that my NDP friends will not speak out about that surprisingly still affect the national minority in Quebec.
We know very well why this distinction was made in the Constitution. It was to ensure that the francophone minority was not swallowed up by the anglophone majority because we are a francophone minority in a sea of anglophones. We need these types of safeguards. If a society is not defined by its social programs, then I do not know what defines it.
When I was a teacher, a major study was conducted that asked Canadians what differences they saw between Canadian and American identity. The first things francophones said were culture and language, which goes without saying, and the fact that Canada favours multiculturalism while the United States takes more of a melting pot approach. However, the answer that English Canadians gave was very different. Most of them said that the health care system is what makes Canada different from the United States.
What does this tell us? It is true that a social measure shapes the identity of individuals. However, I sometimes get the feeling that the NDP takes issue with Quebec's identity since it is proposing federal social measures that do not respect provincial jurisdictions.
Quebec is a progressive society and it has demonstrated that on many occasions. What was the first level of government to implement a child care system? It was the Government of Quebec. The Government of Quebec also grants much more generous parental leave than what is offered under the employment insurance program.
Who instituted the pharmacare our NDP colleagues are talking about? Wait for it: the Government of Quebec.
Over time, Quebec has proven itself to be a progressive society. We have shown that we are a progressive society. Let me share a classic example of how the federal government's actions can create imbalances in social policy and how this has happened in the past. Some progressives, even some in Quebec, promptly condemned Lucien Bouchard. Why? Because, in their view, the birth of neo-liberalism in Quebec happened when Lucien Bouchard made the shift to ambulatory care.
We need to put things into perspective. Why did Lucien Bouchard initiate that shift to ambulatory care? Because at that time in the House, in 1996-97 and 1997-98, Paul Martin repeatedly cut $2.5 billion from health transfers. The Government of Quebec therefore had no choice but to cut costs. What did Lucien Bouchard do during those years? He created $7-a-day child care.
The federal government has created an imbalance. We do not have adequate health care funding, but we are making choices that are consistent with Quebec's identity. We can develop our own programs that will enable us to emancipate ourselves. Earlier I talked about what I believe a progressive is. What bothers me is that our NDP colleagues do not seem to understand it.
Getting back to the motion now, it mentions a guaranteed livable basic income. I said in my introduction that this is more form than substance. It is something we need to think about, but the issue is figuring out how to implement it.
The devil is in the details, as they say. How will this be implemented? What does that entail? Quebec already has livable basic income programs. For example, social assistance is a livable basic income. The support provided by the Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail is a livable basic income. The Quebec pension plan is a livable basic income. Parents of children with disabilities have access to other types of livable basic income programs. What happens to those? Do they all get thrown out? How would that work?
I am not trying to be mean, but I think the NDP presented this motion because they see the Liberals swerving to the left and looking a bit more progressive than them. This is what we would call a dog and pony show. The NDP figured they would put on a show and move a motion. That way, they could say that the Liberals and the Bloc voted against it and that the NDP is the only leftist party.
They make unrealistic proposals and claim to be the only ones on the left. Not only are these proposals unrealistic, they do not respect the constitutional rights of one of the core minorities in Quebec, the Quebec minority. This falls under the jurisdiction of the Government of Quebec.
To me it goes without saying that on the issue of a guaranteed livable basic income, the motion is a bit irresponsible. How can they move such a motion in the middle of a pandemic? Do they think that everyone is going to vote in favour of this in the middle of a pandemic when there are a tonne of issues to resolve? They want to shuffle the deck and completely change the social support system without conducting a comprehensive study or asking Quebeckers what they think. I often hear my friends in the NDP claim to be champions of the national indigenous minority, but they did not ask the first nations what they thought about this. That shows that this is just a charade.
Let's be honest: It will take years to get a basic livable income up and running. It will certainly take a lot more than moving a simple flashy motion.
The other element is the national dental care and pharmacare programs. That is the epitome of a centralist vision. It is the epitome of the NDP's centralist vision. It is up to the Government of Quebec to decide if it will establish a dental care plan, not the federal government. Those who are progressive and left-leaning—that is how I view myself—prefer a top-down, or bottom-up, approach.
It must come from the bottom, the social movements and the people. Therefore, a measure such as a national dental care program must come from Quebec. If it decides to have one, it will. It must come from the bottom and not the top. A centralist, “Ottawa knows best” approach will not define how services will be provided by the Government of Quebec to society. That also applies to pharmacare. The Quebec government already has its own system.
I was getting somewhere earlier when I said that we must see how people define their identity. Some Canadians say their identity is defined by the fact that they have a public health care system. We know very well that that is powerful and that we have something powerful when we talk about it. When we talk about something that affects individuals politically, it is easier to talk with them and define their identity.
I think that this practice is not unrelated to the fact that the NDP is trying to be more closely connected to the issue of health care; they may be trying to get more votes. If that is what they want to do, let them run for a provincial legislature, because here is not the right place. If they are truly concerned about health care, let them focus on the fundamental issue of health care funding. Funding is a disaster. In 2018-19, if I remember correctly, 44% of the Quebec government's budget went to health care. The federal government's share was barely 20%. That is what needs to be addressed. When money is transferred to the provinces, then that will yield results. Funding is indexed at 3% when we know that the cost of delivering health care is growing by 5%. Once again, this is not in Quebec's interest and is a bit of window dressing.
On housing, the motion calls for the government to “immediately fund a ‘For Indigenous, By Indigenous’ urban, rural and Northern housing strategy delivered by Indigenous housing providers.”
It is a proposal, but nowhere is it stated how it will be done. If an indigenous housing strategy is to be developed and funded, perhaps they should be consulted beforehand. Were consultations mentioned at all? We have not heard anything about consultations. Have they mentioned the issue before? Do they want to implement it? This is more of the rhetoric I was talking about earlier regarding some of the flashy measures. I do not think that a national initiative involving first nations can be proposed without talking to them first.
Another part refers to taxing the most wealthy. I tend to agree with that. Adding “one per cent” tends to be a flashy move. The “wealthiest one per cent” is a well-understood figure of speech. It is a good communication pitch. Maybe I am for it. We should look into this, but is there not some work to be done first on tax avoidance and tax havens?
With this measure, the NDP is hoping to bring in some $5 billion, when we know that, in Canada, tax avoidance and tax havens costs us collectively between $9 billion and $48 billion. If we want to revive the Canadian economy after the crisis, adjusting public finances and ensuring robust health care funding are perhaps things that we should look into.
Lastly, one thing in this motion bothered me greatly and clearly shows that the NDP is not thinking of Quebec. The motion mentions the recovery for all campaign, which is only in English. That clearly shows that they are not thinking of Quebec. I was even wondering if it was admissible here but, since I am not a petty person, I did not mention it.
To conclude, I am a great admirer of Albert Camus. The NDP will say that the Bloc Québécois is not a progressive party, which makes me think of the quarrel between Camus and Sartre in the 1950s. Camus responded beautifully in the book The Fall with the “judge-penitent” character. He is the one who sometimes confounds others with his inability to intervene.
In this case, the “judge-penitent” is the NDP, who will say that the Bloc Québécois is not a progressive party because it is not voting in favour of the motion.
Madame la Présidente, votre présence m'apporte un petit baume parce que je me sentais bien seul dans mon coin et sachez que vous êtes ma présidente préférée.
En lisant la motion de mes collègues, je me suis demandé hier quelle était l'intention derrière cette motion. Quand on y prête attention, on y retrouve des mesures tape-à-l'œil, mais que veut-on démontrer et qu'essaie-t-on de faire par ces mesures?
Dans le contexte de la pandémie, comme le gouvernement est intervenu abondamment en offrant la Prestation canadienne d'urgence ou la PCU, la Subvention salariale d'urgence du Canada, ou la SSUC, j'ai l'impression que cela entre en contraction avec la trame narrative que le NPD veut développer comme parti progressiste dans cette assemblée. Pour renforcer cette image de parti progressiste, le NPD a déposé une motion à la va-vite, une motion tape-à-l'œil.
D'ailleurs, je ne sais pas si mes collègues du NPD sont habités par la motion qu'ils ont déposée, mais devant leur forte participation je me dis que leur conviction ne doit pas être aussi élevée que ce qu'elle devrait être. Je le dis tout bonnement.
La motion contient des éléments comme « le 1 % le plus riche » et des mesures sociales. Quand on parle de cela, généralement, on parle de progressisme.
Puisque je parle de progressisme, j'aimerais essayer de définir ce qu'est « être progressiste ». On entend souvent ces mots. Pour moi, un cas de figure le plus patent de progressisme est assurément le féminisme, la lutte des femmes pour définir par elles-mêmes et pour elles-mêmes ce que sera leur avenir. Les femmes ont réussi à le faire. Ce n'est pas aux hommes de définir l'identité féminine. C'est un exemple patent de ce qu'est le progressisme dans le cours de l'histoire.
Un autre exemple essentiel est la lutte des mouvements ouvriers. Les ouvriers ont réussi à changer les orientations de la société pour que l'on prenne en considération leur statut particulier. C'est un peu la même chose. Un progressiste, pour moi, est quelqu'un qui dit qu'on ne doit pas être figé par avance dans position sociale. On ne doit pas avoir une position qui nous est assignée et dont on ne peut pas sortir. C'est le fait pour des gens issus de milieux modestes. Si l'éducation et les soins de santé n'étaient pas accessibles à tous, ces gens pourraient être figés par avance dans une position.
Pour moi, un progressiste est quelqu'un conscient de cette situation. Si on n'a pas un capital fort, généralement, il est plus difficile de s'épanouir dans la vie.
Tout à l'heure, j'écoutais mon collègue de Carleton, qui est un fervent défenseur de la création de richesse. Or, cette richesse doit être distribuée. Personnellement, je ne crois pas en cette théorie du ruissellement selon laquelle, lorsque l'on crée plus de richesse, elle rejaillit sur les autres. De la même façon, je ne crois pas au principe de méritocratie. Si l'on est progressiste, on ne croit pas au principe de méritocratie qui nous dit qu'en mettant les efforts, on arrive à s'épanouir, à réussir dans le milieu des affaires. On sait très bien que, pour le fils de Bill Gates, la vie est probablement beaucoup plus facile que pour le fils d'une mère de famille monoparentale. Le progressiste sait très bien qu'être « le fils de », cela aide beaucoup. Je le dis sans sourire: je ne parle pas du premier ministre. Je ne suis pas taquin à ce point-là.
Un autre exemple essentiel pour définir ce qu'est être progressiste est la Révolution tranquille. C'est le moment au Québec où l'on a pris conscience que la religion occupait une trop grande place, que celle-ci limitait nos horizons et définissait à notre place ce que nous devions être. Il y a eu un vaste mouvement de sécularisation qui a donné lieu à une nouvelle société. En résumé, un progressiste, c'est quelqu'un qui lutte pour définir par lui-même ce que sera son avenir, quelqu'un qui essaie de faire en sorte que pour chaque individu, en fonction de ses particularités, peut décider de son avenir.
Je me rappelle que la semaine dernière, on discutait sur la Loi des mesures de guerre. Il y a un fabuleux poème de Miron, La route que nous suivons. Dans ce poème, Miron écrit: « [...] à force d'avoir pris en haine toutes les servitudes, nous serons devenus des bêtes féroces de l'espoir. » Pour moi, un progressiste est une bête féroce de l'espoir.
Je pense que mon ami de Timmins—Baie James n'a pas tout à fait compris puisqu'il s'est abstenu de voter sur notre motion relative à la Loi sur les mesures de guerre, mais ce n'est pas grave.
Selon moi, un progressiste, c'est quelqu'un qui comprend qu'il y a des catégories d'individus qui peuvent avoir des difficultés au sein de la société, et qu'il faut leur ouvrir des horizons qui les aideront à pallier ces difficultés.
À mon avis, il y a une catégorie qu'oublie souvent le NPD, celle des minorités nationales. Il y en a plusieurs au Canada, dont les Autochtones, mais il y en a une qui passe constamment à la trappe du NPD dans ses propositions: la minorité nationale québécoise.
D'après moi, il est clair que la minorité nationale québécoise cherche constamment à établir plus d'autonomie politique. Le mot « nationalisme » semble être un gros mot aux oreilles du NPD. Toutefois, le nationalisme québécois n'est pas belliqueux, il ne vise qu'à permettre à la société québécoise de s'épanouir.
J'aimerais revenir sur une notion essentielle du fédéralisme, c'est-à-dire le respect des champs de compétence. Selon les principes de la fédération canadienne, si une question touche directement les gens et leur façon de s'organiser en société, elle relève des provinces. On connaît bien cette découpe et l'on pense ici immédiatement aux programmes sociaux, aux soins de santé, à l'organisation de la société en général ou aux questions culturelles.
Inversement, si une question ne touche pas directement les gens, mais l'organisation interne de la société, elle peut relever du gouvernement fédéral. Songeons ici notamment aux politiques monétaires, au commerce international ou à la réglementation de l’industrie en général. Cette découpe se fait par l'entremise de la Constitution.
J'aimerais revenir sur la Déclaration de Sherbrooke que mes collègues du NPD ont adoptée en 2005. Ils se présentaient alors comme des gens voulant respecter à la lettre les champs de compétence du Québec. Je ne sais pas ce qui s'est passé depuis, mais la motion que dépose le NPD aujourd'hui est très loin de respecter à la lettre ce que sont les champs de compétence du Québec. Est-ce parce que le NPD n'a désormais plus qu'un seul député au Québec?
Cette motion représente une intervention dans des champs de compétence qui ne relèvent pas du gouvernement fédéral. Par exemple, la mise en place d'un système de soins dentaires ne relève absolument pas du gouvernement fédéral. Aucune des mesures que l'on voit dans la motion qui a été déposée aujourd'hui ne relève principalement du gouvernement fédéral.
Qu'est-ce que cela signifie pour moi, qui me qualifie personnellement de progressiste? Cela vient me dire qu'il existe des préoccupations valables si l'on est de gauche. Je suis entièrement d'accord qu'il faut défendre les moins bien nantis. Cependant, il y a d'autres sujets sur lesquels mes amis du NPD ne se prononceront pas qui, étonnamment, touchent toujours la minorité nationale québécoise.
On sait très bien pourquoi l'on a fait cette séparation au sein de la Constitution. C'était pour s'assurer que la majorité anglophone ne vienne pas engloutir la minorité francophone, car nous sommes une minorité francophone dans une mer anglophone. Il faut ce type de mesures de sauvegarde. Si une société ne se définit pas par ses programmes sociaux, je ne sais pas par quoi elle se définit.
D'ailleurs, quand j'étais enseignant, une vaste étude avait été menée qui demandait à des Canadiens quelles différences ils percevaient entre leur identité et celle des Américains. Les francophones répondaient d'emblée la culture et la langue — cela va de soi —, privilégiant le multiculturalisme, mais pas un melting-pot à l'américaine. Par contre, la réponse des Canadiens anglais était fort différente, la majorité d'entre eux répondant le système public canadien de soins de santé.
Qu'est-ce que cela nous révèle? Il est vrai qu'une mesure sociale façonne l'identité des individus. Cependant, en proposant des mesures sociales qui viennent du gouvernement fédéral et ne respectent pas les champs de compétence, le NPD me donne parfois l'impression qu'il s'inscrit en faux contre l'identité québécoise.
Pourtant, le Québec est une société progressiste et en a fait la démonstration à de nombreuses reprises. Quel est le premier ordre de gouvernement à avoir mis en place un service de garde d'enfants? C'est le gouvernement du Québec. C'est aussi le gouvernement du Québec qui accorde des congés parentaux beaucoup plus généreux que ce qu'offre le régime d'assurance-emploi.
Qui a mis en place l'assurance-médicaments dont nous parlent nos collègues du NPD? Je le donne en mille, c'est le gouvernement du Québec.
Au fil du temps, le Québec a démontré qu'il était une société progressiste. Nous avons fait la démonstration que nous étions une société progressiste. Je vais donner l'exemple type qui démontre comment l'action du gouvernement fédéral peut créer des distorsions en matière de politiques sociales et comment il l'a fait par le passé. Certains progressistes, même au Québec, ont rapidement condamné Lucien Bouchard. Pourquoi l'ont-ils condamné? C'est parce que, selon eux, la naissance du néolibéralisme au Québec a eu lieu au moment où Lucien Bouchard a procédé au virage ambulatoire.
Il faut mettre les choses en perspective. Pourquoi Lucien Bouchard a-t-il mis en place le virage ambulatoire? C'est parce que, à la Chambre, au même moment, en 1996-1997 et en 1997-1998, Paul Martin coupait de façon récurrente 2,5 milliards de dollars dans les transferts relatifs au financement en santé. Le gouvernement du Québec n'avait donc pas le choix de resserrer la vis lui aussi. Qu'a fait Lucien Bouchard au cours de ces mêmes années? Il a mis en place le service de garde d'enfants à 7 $.
Il y a donc une distorsion de la part du gouvernement fédéral. Nous n'avons pas un financement acceptable en matière de soins de santé, mais nous gardons l'identité propre au Québec. Nous sommes capables de définir par nous-mêmes et pour nous-mêmes des programmes nous permettant de nous émanciper. Tout à l'heure, j'ai mentionné ce qu'était, selon moi, un progressiste. Ce qui m’embête un peu, c'est que nos collègues du NPD n'ont pas l'air de le comprendre.
Je reviens maintenant à la motion. On y parle d'un revenu de subsistance garanti. En introduction, je disais qu'il s'agit d'une mesure tape-à-l'œil. Le revenu de subsistance garanti est effectivement une chose à laquelle il faut réfléchir, mais la question est de savoir comment on fait pour le mettre en application.
Comme chacun le sait, le diable est dans les détails. De quelle manière cela sera-t-il mis en application? Qu'est-ce que cela suppose? Au Québec, il y a déjà des revenus de subsistance. L'aide sociale, par exemple, est un revenu de subsistance. Ce que fournit la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, c'est un revenu de subsistance. Le Régime de rentes du Québec, c'est un revenu de subsistance. D'autres types de revenus de subsistance sont offerts aux parents qui ont des enfants handicapés. Que fait-on avec cela? Est-ce qu'on les jette à la poubelle? De quelle manière, est-ce que cela se fait?
Je ne veux pas être mesquin, mais, à mon avis, la motion a été faite parce que les néo-démocrates se sont dit que les libéraux prenaient de l'avance sur le champ gauche et qu'ils avaient l'air un peu plus progressistes qu'eux. Chez nous, nous appelons cela un show de boucane. Ils se sont dit qu'il fallait faire un show de boucane et présenter une motion. Ainsi, ils peuvent dire que les libéraux et les bloquistes ont voté contre et qu'il n'y a qu'eux qui sont à gauche.
Ils disent qu'il n'y a qu'eux qui sont à gauche en proposant des choses irréalisables. Ce sont non seulement des choses irréalisables, mais ce sont des choses qui ne respectent pas les droits constitutionnels de l'une des minorités fondamentales au Québec, soit la minorité québécoise. Il s'agit d'un champ de compétence qui relève du gouvernement du Québec.
Selon moi, il va de soi que, sur la question du revenu de subsistance garanti, la motion est un peu irresponsable. Comment peut-on déposer cela en pleine pandémie? Pense-t-on que, en pleine pandémie, tout le monde va voter en faveur de cela, alors qu'il y a encore une tonne de questions à régler? On veut rebrasser les cartes et changer complètement le système de soutien social, sans avoir fait une étude exhaustive et sans avoir demandé aux Québécois ce qu'ils en pensent. Souvent, j'entends mes amis du NPD vouloir être les champions de la minorité nationale autochtone, mais on n'a pas demandé aux nations autochtones ce qu'elles en pensent. Cela démontre que c'est un show de boucane.
Il faut être franc: il faudra des années avant que la mise en place du revenu de subsistance ne soit fonctionnelle. On ne peut pas déposer cela comme une simple motion. C'est du tape-à-l'œil.
L'autre élément, c'est les régimes nationaux d'assurance dentaire et d'assurance-médicaments. C'est la quintessence d'une vision centralisatrice. C'est la quintessence de la vision centralisatrice du NPD. C'est le gouvernement du Québec qui doit décider s'il mettra en place le régime d'assurance dentaire, et non pas le gouvernement fédéral. Quand on est progressiste, quand on est à gauche — et je me définis comme cela — on aime la logique selon laquelle cela doit provenir du haut vers le bas, du bas vers le haut.