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View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to rise in this place to present two petitions today.
The first is from a number of constituents and others who have signed the e-petition calling for the federal government to examine the need for a permanent federal funding mechanism for public transit. The petitioners note that the current 10-year transit plan will end in 2027 and that having low-emission public transport is very important for meeting long-term climate goals. They ask that the federal government provide a permanent federal funding mechanism to go well beyond the 10-year transit plan and to work with all levels of government to provide sustainable, predictable, long-term and adequate funding.
The second petition speaks to the issue that gripped the country so much just months ago, but is not forgotten, which is the conflict on Wet'suwet'en territory over the Coastal GasLink and the need for the Government of Canada to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action. They call for the RCMP to stand down and note that the RCMP has violated the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, c’est un honneur de prendre la parole aujourd’hui pour présenter deux pétitions.
La première provient d’un certain nombre d’électeurs et d’autres personnes qui ont signé la pétition électronique demandant au gouvernement fédéral d’examiner la nécessité d’un mécanisme fédéral permanent de financement des transports en commun. Les pétitionnaires font remarquer que l’actuel plan de transports en commun vieux de 10 ans prendra fin en 2027 et qu’il est très important d’avoir des transports en commun produisant de faibles émissions pour atteindre les objectifs climatiques à long terme. Ils demandent que le gouvernement fédéral mette en place un mécanisme de financement permanent allant bien au-delà du plan décennal des transports en commun et qu’il collabore avec tous les ordres de gouvernement pour fournir un financement durable, prévisible, à long terme et adéquat.
La deuxième pétition porte sur une question qui a beaucoup retenu l’attention du pays il y a quelques mois, mais qui n’est pas oubliée. Il s’agit du conflit sur le territoire des Wet’suwet’en au sujet de la Coastal Gaslink et de la nécessité pour le gouvernement du Canada de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Ils demandent à la GRC de se retirer, précisant qu’elle a violé la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
Thank you, Mr. Chair.
I present two petitions this morning.
The residents of Saanich—Gulf Islands are calling on the government to simplify the process for protection of marine protected areas. It's a multi-layered communication process. The marine protected area first proposed in the 1970s for the southern Strait of Georgia, now called the Salish Sea, has been awaiting designation for so long that it was originally endorsed by Jacques Cousteau. That gives us a sense for why petitioners are calling for a simplified and more rapid process.
The second petition is from petitioners who are very concerned about our obligations under the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and our commitments under the Truth and Reconciliation Commission calls to action. They specifically reference the RCMP violation of UNDRIP in its actions on Wet'suwet'en territory and ask the government to commit to actually living the principles embodied in UNDRIP.
Merci, monsieur le président.
Je présente deux pétitions aujourd'hui.
Les habitants de Saanich—Gulf Islands demandent au gouvernement de simplifier le processus de protection des aires marines protégées, un processus de communications multilatérales. L'aire marine protégée dans la partie sud du détroit de Georgia, maintenant appelée la mer des Salish, proposée la première fois dans les années 1970, attend sa désignation depuis si longtemps qu'elle a reçu à l'origine l'appui de Jacques Cousteau. Cela nous donne une idée des raisons qui poussent les pétitionnaires à demander un processus plus simple et rapide.
La deuxième pétition vient de gens qui s'inquiètent beaucoup de nos obligations aux termes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de nos engagements dans le cadre des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Ils mentionnent en particulier que les actions de la GRC sur le territoire des Wet'suwet'en vont à l'encontre de la déclaration, et ils demandent au gouvernement de s'engager à mettre en pratique les principes qui y sont énoncés.
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GP (BC)
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2020-06-10 12:08
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Mr. Chair, it's an honour and a privilege to present a petition on behalf of the constituents of Nanaimo—Ladysmith.
People are concerned about gas fracking and the use of methane and the destruction that methane causes to our atmosphere and with climate change. They're calling on the government to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action by immediately halting all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on the Wet'suwet'en territory, and by ordering the RCMP to dismantle their exclusion zone and to stand down. They also call on the government to schedule nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial governments—which is something that we're happy to see has been happening and I commend the government for that effort—and to prioritize the implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, c'est un honneur et un privilège de vous présenter une pétition au nom des habitants de Nanaimo—Ladysmith.
La population se préoccupe de l'extraction du gaz, de l'utilisation du méthane et de la détérioration connexe de l'atmosphère, et du changement climatique. Elle demande au gouvernement de s'engager à respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de répondre à l'appel lancé par la Commission de vérité et de réconciliation en cessant immédiatement la construction actuelle et future du projet de gazoduc côtier Gaslink sur le territoire Wet'suwet'en et en ordonnant à la GRC de démanteler sa zone d'exclusion et de se retirer. Elle demande également au gouvernement de prévoir des discussions de nation à nation entre les Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux — nous sommes heureux de voir que ces discussions ont lieu et nous félicitons le gouvernement pour cet effort — et d'accorder la priorité à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
Mr. Chair, I rise to present two petitions on this anniversary of the massacre at Tiananmen Square.
The first petition is from petitioners concerned about human rights in the People's Republic of China and the detention of practitioners of Falun Dafa or Falun Gong. They call on the Government of Canada and the Minister of Foreign Affairs to impress the importance of universal human rights upon the government of the People's Republic of China and to allow swifter accommodation of human rights within the People's Republic of China.
The second petition pertains to human rights within Canada. It calls on the Government of Canada to follow and be accountable to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, to fulfill the calls to action of the Truth and Reconciliation Commission, and to move forward swiftly to meet the expectations of justice for the Wet'suwet'en people.
Monsieur le président, je vais présenter deux pétitions pour souligner l'anniversaire du massacre de la place Tiananmen.
La première est signée par des personnes préoccupées par la situation des droits de la personne en République populaire de Chine et par la détention de pratiquants du Falun Dafa ou Falun Gong. Elles appellent le gouvernement du Canada et le ministre des Affaires étrangères à faire valoir l'importance des droits universels de la personne auprès du gouvernement de la République populaire de Chine et à accélérer le respect des droits de la personne en République populaire de Chine.
La deuxième concerne les droits de la personne au Canada. Elle demande au gouvernement du Canada de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, de rendre compte de ses actions, de donner suite aux appels à l'action lancés par la Commission de vérité et de réconciliation et de prendre rapidement des mesures pour satisfaire les attentes des Wet'suwet'en en matière de justice.
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GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to rise to present a petition today from a number of constituents calling for the government to act to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action. There is a call to respect the Wet'suwet'en territory and to dismantle RCMP exclusion zones.
This petition came some time ago. Some of these issues have been dealt with. I am particularly pleased to note that the nation-to-nation talks called for by petitioners between the Wet'suwet'en and the federal and provincial governments have taken place. I will take this moment if I may to thank the honourable ministers involved in that effort.
Thank you.
Monsieur le président, c'est un honneur de prendre la parole pour présenter aujourd'hui une pétition signée par un certain nombre d'électeurs, une pétition qui demande que le gouvernement prenne des mesures pour donner suite à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. La pétition demande aussi que le territoire des Wet'suwet'en soit respecté et que les zones d'exclusion surveillées par la GRC soient démantelées.
Cette pétition a été reçue il y a un certain temps. Donc, certains de ces problèmes ont déjà été réglés. Je suis particulièrement heureuse de constater que les discussions de nation à nation entre les Wet'suwet'en, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux que les pétitionnaires demandent ont déjà eu lieu. Si je peux me permettre, j'aimerais prendre un moment pour remercier les honorables ministres qui ont participé à cet effort.
Merci.
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GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to present a petition on behalf of my constituents in Saanich—Gulf Islands. Of course, this petition has taken some time to reach the virtual floor of our Parliament, given the pandemic.
The petitioners are calling on the Government of Canada and the House of Commons to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, as well as the Truth and Reconciliation Commission of Canada's calls to action in relation to UNDRIP. They call for the immediate halting of all existing and planned construction of Coastal GasLink projects on Wet'suwet'en territory. They also call for the scheduling of nation-to-nation talks, which we can acknowledge has commenced, but they also further call on prioritizing the real implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, j’ai l’honneur de présenter une pétition au nom des électeurs de ma circonscription de Saanich-Gulf Islands. Bien sûr, à cause de la pandémie, il a fallu un certain temps pour que cette pétition parvienne à notre Parlement.
Les signataires demandent au gouvernement du Canada et à la Chambre des communes de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de donner suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation en ce qui concerne la Déclaration. Ils demandent l’arrêt immédiat de tous les travaux de construction en cours ou planifiés du gazoduc Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en. Ils demandent également la tenue de pourparlers de nation à nation, qui ont certes commencé, mais ils veulent aussi qu’on accorde la priorité à une mise en œuvre réelle de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples.
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GP (BC)
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2020-05-19 12:05
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Mr. Chair, I have a petition today sent in by members of my constituency of Nanaimo—Ladysmith.
It calls upon the House of Commons in Parliament assembled to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission of Canada's Calls to Action by immediately putting a halt to all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on Wet'suwet'en territory, ordering the RCMP to dismantle its exclusion zone and stand down, scheduling nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial government—something that has already happened, and I'm sure that the petitioners would be pleased that the government has taken that action—and prioritizing the real implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, je présente aujourd'hui une pétition qui a été soumise par des membres de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes réunie en Parlement de s'engager à faire respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en prenant immédiatement les mesures suivantes: exiger l'arrêt de tous les travaux de construction en cours ou prévus du projet Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en; ordonner à la GRC de démanteler sa zone d'exclusion et de se retirer; prévoir la tenue de pourparlers de nation à nation entre les Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provinciaux — une mesure que le gouvernement a déjà prise, et je suis certain que les pétitionnaires en sont ravis —; et se donner comme priorité de mettre véritablement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
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2020-05-12 12:09
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Thank you, Mr. Chair.
This petition was signed and sent in by constituents of my riding of Nanaimo—Ladysmith.
It calls upon the House of Commons to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the calls to action from the Truth and Reconciliation Commission of Canada by immediately halting all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on Wet'suwet'en territory, ordering the RCMP to dismantle its exclusion zone and stand down, scheduling nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial governments—something that has already happened, thankfully—and prioritizing the real implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Merci, monsieur le président.
Cette pétition a été signée et soumise par des électeurs de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith.
Elle demande à la Chambre des communes de s’engager à respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en arrêtant immédiatement tous les travaux de construction en cours ou prévus du projet Coastal GasLink sur le territoire des Wet’suwet’en, en ordonnant à la GRC de démanteler sa zone d’exclusion et de se retirer, en organisant des pourparlers de nation à nation entre les Wet’suwet’en et les gouvernements fédéral et provinciaux — ce qui a déjà eu lieu, heureusement — et en se donnant comme priorité de mettre véritablement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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Lib. (ON)
Thank you, Mr. Chair.
It's a pleasure to be back before this committee for the first time in the new Parliament, especially with so many new faces on this truly important committee for Canada. I, too, want to begin by acknowledging that we are on the traditional unceded territory of the Algonquin people.
I am pleased to be here with my honourable colleague the Minister of Indigenous Services, Mr. Marc Miller, and our deputy ministers.
We understand that we've been asked to talk about the recent blockades and protests across the country, but I think I'm here mainly to talk about the complex underlying issues at their core. Our government understands that the recent rail blockades have had real impacts on Canadians, businesses and people across the country who rely on a working rail service to get to work, transport goods and keep their businesses running successfully, and also on indigenous peoples.
I think, as you know, that across all government departments, we're working around the clock to resolve this in a peaceful and lasting way. We welcomed the news last week that the remaining rail blockades had been removed and that regular rail service is resuming.
I think we understand that Canadians have been frustrated as they saw the impacts of the recent rail blockades continue, and some opposition politicians, we worry, were unfortunately focused on, as I think I said in the House of Commons, exploiting divisions within a community, which is not going to get us to lasting solutions and the kind of healing needed.
As the Prime Minister said so eloquently, Canadians expect us to work together to get through this together.
Marc and I are here to answer questions you may have because we believe it's really important that all of us truly understand the complexity and sensitivity of the situation and the danger of some of the inflammatory rhetoric we have heard in recent weeks.
As a physician, I am reminded that it's also the obligation of all parliamentarians to firstly do no harm. We need a lasting solution so that nations can take decisions together to achieve the certainty required for first nations, Métis and Inuit to ensure that their communities are healthy and vibrant.
The issues at the heart of this situation extend beyond a particular project, and deal with complex matters of indigenous governance, rights and title.
Over the past several weeks, my B.C. counterpart and I have been in ongoing communication with the Wet'suwet'en hereditary chiefs to try to de-escalate the situation and find a path forward to deal with these issues in a substantive way. While policing decisions are made independently and free from political influence, we were pleased that the RCMP in B.C. worked with the Wet'suwet'en to make operational changes to de-escalate the situation and make room for the in-person talks between the Wet'suwet'en hereditary chiefs and the federal and provincial governments.
We were also encouraged that Coastal GasLink independently agreed to pause work on the project during in-person discussions to help make that possible, and we were very grateful for Nathan Cullen's work in the de-escalating of the situation among all parties.
The weekend before last, when I met in Smithers with the Wet'suwet'en hereditary chiefs and the B.C. government, we had very frank and substantive discussions, guided by respect, on issues around Wet'suwet'en rights and title. We were also pleased that the members of the Wet'suwet'en Matrilineal Coalition participated in the first night of the meeting, and we were able to hear their very important perspective directly. These talks focused on two separate issues: the recognition of Wet'suwet'en indigenous rights and title throughout their territory and the issues arising out of the Coastal GasLink project. These topics were discussed separately, and with respect to rights and title, the parties focused intensely on the commitments to an expedited process to implement Wet'suwet'en rights and title.
The result of these discussions was a draft arrangement that will be reviewed by the Wet'suwet'en clan members in their clans and in their houses through the Wet'suwet'en governance protocols for ratification. I believe that over these two weeks...that they need that space to have those conversations independently of outside voices. I believe that the removal of the remaining rail blockades last week and the resumption of rail service provides the Wet'suwet'en nation with that space to have this important conversation of rights and title within their territory.
Out of respect for the process, Canada has agreed that the Wet'suwet'en Nation would have the time to consider the details of this arrangement before it was made public. If ratified, Minister Fraser and I have agreed to return to the Wet'suwet'en territory to sign it, and the parties have agreed to implement title on an expedited basis and to coordinate how we will work together. We are inspired by the courageous Wet'suwet'en people who took the recognition of their rights to the Supreme Court of Canada in the historic Delgamuukw-Gisday'wa case in 1997. We need to be clear that the court did not, at that time, grant title to their lands; it affirmed the rights of the Wet'suwet'en, but said that the question of title was to be determined at a later time and then implemented.
I believe that this arrangement with the Wet'suwet'en people will now be able to breathe life into the Delgamuukw-Gisday'wa decision so that future generations do not have to face conflicts like the one that they face today. As the late chief Wah tah Kwets said in the Delgamuukw case, “It is up to us to create a new memory in the minds of our children.”
While work remains, these talks have been an important step on reconciling complex matters of rights and title.
From education to fisheries, to child and family services, to policing, to court systems, we have made important strides forward in the hard work of what Lee Crowchild describes as “deconstructing the effects of colonization”.
Over the past five years, we have been moving away from the parameters of the Comprehensive Land Claims and Inherent Right policies.
Our government's approach to negotiating rights-related agreements is being developed through lessons learned from the over 150 recognition of indigenous rights and self-determination discussion tables across Canada. These negotiations involve almost one million indigenous people from 480 first nations, 44 Inuit communities and seven Métis organizations. Since 2015, we have been advancing interest-based discussions and ensuring that co-development is the core of any negotiations with indigenous groups.
In 2019, the governments of Canada and British Columbia and the First Nations Summit co-developed the recognition of reconciliation rights policy for treaty negotiations in British Columbia. This new policy eliminates the concepts that were the barriers to future treaties, agreements and other constructive arrangements, including extinguishment and cede and surrender. It demonstrates Canada's commitment to working collaboratively with indigenous and provincial partners, based on the affirmation and implementation of indigenous rights and in accordance with the principles of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Together we are committed to resolving the issues we face and to implementing Wet'suwet'en rights and title. We understand that we are in a critical time together, and we are committed to building a new path together with indigenous peoples across Canada.
Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
C'est avec plaisir que je comparais devant le Comité aujourd'hui pour la première fois dans ce nouveau Parlement. Bienvenue aux nouveaux visages de ce Comité vraiment important. Je voudrais commencer par reconnaître que nous sommes sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin.
J'ai le plaisir d'être ici en compagnie de mon honorable collègue le ministre des Services aux Autochtones, M. Marc Miller, et de nos sous-ministres.
Nous sommes conscients que nous sommes tous deux ici pour parler des récents blocus et manifestations dans tout le pays, mais je suis surtout là pour vous parler des questions complexes qui les sous-tendent. Notre gouvernement comprend que les récents blocages ferroviaires ont eu des répercussions très réelles sur les Canadiens: les entreprises et les gens de tout le pays comptent sur un service ferroviaire fonctionnel pour se rendre au travail, transporter des marchandises et assurer le bon fonctionnement de leurs entreprises. Par ailleurs, les peuples autochtones eux-mêmes en subissent les contrecoups.
Comme vous le savez sûrement, des gens de tous les ministères travaillent jour et nuit pour résoudre ce problème de manière pacifique et durable. La semaine dernière, nous avons accueilli avec satisfaction la nouvelle selon laquelle les derniers barrages ferroviaires avaient été levés et le service ferroviaire régulier reprenait.
Les Canadiens ont été, à juste titre, frustrés de voir les effets des récents blocages ferroviaires se poursuivre, je pense que nous le comprenons. Or, malheureusement, certains représentants de l'opposition semblent avoir davantage cherché à exploiter politiquement cette frustration qu'à trouver des solutions durables et à cheminer vers la guérison nécessaire, comme je l'ai dit à la Chambre des communes.
Comme le premier ministre l'a dit avec tant d'éloquence, les Canadiens s'attendent à ce que nous travaillions ensemble pour nous en sortir.
Marc et moi sommes ici pour répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir, car nous pensons qu'il est vraiment important que nous comprenions tous réellement la complexité et la nature délicate de la situation, ainsi que le danger de certaines des rhétoriques incendiaires que nous avons entendues ces dernières semaines.
En tant que médecin, je garde à l'esprit que tous les députés ont également l'obligation primordiale de « ne pas nuire ». Nous avons besoin d'une solution durable pour que les nations puissent prendre des décisions ensemble afin d'atteindre la certitude nécessaire pour que les Premières Nations, les Métis et les Inuits puissent assurer la santé et le dynamisme de leurs communautés.
Les enjeux au cœur de cette situation dépassent le cadre d'un projet particulier et portent sur des sujets complexes de gouvernance, de droits ancestraux et de titre autochtone.
Au cours des dernières semaines, mon homologue de la Colombie-Britannique et moi-même avons été en communication permanente avec les chefs héréditaires des Wet'suwet'en pour désamorcer la situation et trouver une voie à suivre pour traiter ces questions de manière substantielle. Même si les décisions des services de police sont prises de manière indépendante et libre de toute influence politique, nous étions heureux que la GRC en Colombie-Britannique travaille avec les Wet'suwet'en pour apporter des changements opérationnels afin de désamorcer la situation et de faire de la place pour des discussions en personne entre les chefs héréditaires des Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provincial.
Nous avons également été encouragés par le fait que Coastal Gas Link a accepté de manière indépendante de suspendre les travaux sur le projet pendant les discussions en personne pour que celles-ci aient lieu, et nous sommes très reconnaissants envers Nathan Cullen de son bon travail pour désamorcer le conflit entre les partis.
L'avant-dernier week-end, à Smithers, j'ai rencontré les chefs héréditaires des Wet'suwet'en et le gouvernement de la Colombie-Britannique et nous avons eu des discussions franches, substantielles, et respectueuses sur les questions relatives aux droits et au titre des Wet'suwet'en. Nous sommes également heureux que les membres de la Coalition matrilinéaire des Wet'suwet'en aient participé à la première soirée de la réunion et nous aient fait entendre leur point de vue très important. Ces entretiens ont porté sur deux sujets distincts: la reconnaissance des droits et du titre des Wet'suwet'en sur l'ensemble de leur territoire et les questions soulevées par le projet Coastal Gas Link. Ces sujets ont été abordés séparément. En ce qui concerne les droits et le titre, les parties se sont concentrées sur les engagements à mettre en place un processus accéléré pour la mise en oeuvre des droits et du titre des Wet'suwet'en.
Le résultat de ces discussions a été un projet d'entente qui sera examiné par les membres du clan Wet'suwet'en par le biais des protocoles de gouvernance Wet'suwet'en pour ratification. Je crois qu'au cours des deux prochaines semaines... ils ont besoin de cet espace pour en discuter sans l'interférence de voix extérieures. Je crois que la suppression des derniers blocages ferroviaires la semaine dernière et la reprise du service ferroviaire offrent à la Nation Wet'suwet'en l'espace nécessaire pour avoir cette importante conversation sur les droits et le titre sur leur territoire.
Par respect pour le processus, le Canada a accepté de donner à la Nation Wet'suwet'en le temps d'examiner les détails de cette entente avant qu'elle ne soit rendue publique. Si cette entente est ratifiée, le ministre Fraser et moi-même avons convenu de retourner sur le territoire Wet'suwet'en pour la signer. De plus, les parties ont convenu de mettre en oeuvre le titre de propriété de manière accélérée et de coordonner notre collaboration. Nous sommes inspirés par le courageux peuple Wet'suwet'en qui a porté la reconnaissance de ses droits devant la Cour suprême du Canada dans l'affaire Delgamuukw-Gisday'wa en 1997. Mais nous devons préciser que la cour n'a pas, à l'époque, accordé de titre de propriété sur leurs terres. Elle a affirmé les droits des Wet'suwet'en, mais a dit que la question du titre de propriété devait être déterminée ultérieurement, puis appliquée.
Je crois que cette entente avec le peuple Wet'suwet'en donnera vie à la décision Delgamuukw-Gisday'wa afin que les générations futures n'aient pas à faire face à des conflits comme celui auquel elles sont confrontées aujourd'hui. Comme l'a dit le défunt chef Wah'tah'kwts dans l'affaire Delgamuukw, « il nous incombe de créer de nouveaux souvenirs dans l'esprit de nos enfants ».
Bien qu'il reste du travail à faire, ces discussions ont constitué une étape importante pour concilier les questions complexes de droits et de titre.
De l'éducation, à la pêche, aux services à l'enfance et à la famille, à la police, aux systèmes judiciaires — nous avons fait des progrès importants dans le travail difficile que Lee Crowchild décrit comme « la déconstruction des effets de la colonisation ».
Au cours des cinq dernières années, nous nous sommes éloignés des paramètres de la politique relative aux revendications territoriales globales et aux droits inhérents.
Les approches de notre gouvernement en matière de négociation d'accords relatifs aux droits sont élaborées à partir des enseignements tirés de plus de 150 tables de discussion sur la reconnaissance des droits ancestraux et l'autodétermination dans tout le Canada. Près d'un million d'Autochtones de plus de 480 Premières Nations, 44 communautés inuites et 7 organisations métisses sont touchés par ces négociations. Depuis 2015, nous avons fait progresser les discussions fondées sur les intérêts et veillé à ce que le principe d'élaboration conjointe soit au cœur de toute négociation avec les groupes autochtones.
En 2019, les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et le Sommet des Premières Nations ont élaboré conjointement la politique de reconnaissance et de réconciliation des droits pour les négociations de traité en Colombie-Britannique. Cette nouvelle politique élimine des concepts tels que l'extinction, la cession et la renonciation pour les futurs traités, accords et autres arrangements constructifs. Elle démontre l'engagement du Canada à travailler en collaboration avec les partenaires autochtones et provinciaux sur la base de l'affirmation et de la mise en œuvre des droits ancestraux, et conformément aux principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Ensemble, nous nous engageons à résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés et à mettre en œuvre les droits et le titre des Wet'suwet'en. Nous comprenons que nous sommes à un moment critique, et nous nous engageons à construire une nouvelle voie avec les peuples autochtones du Canada.
Meegwetch.
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View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Thank you, Chair.
I want to start by acknowledging that we are gathered here today on the traditional and unceded territory of the Algonquin peoples.
I know that this directly impacted many of you in the room today, as it impacted the communities you represent, and the lives of your constituents.
The conversations that happened in Smithers with Minister Bennett are a positive and vital step, but there's no doubt that there's more work to do, work that many of you in this room know well as members of this important parliamentary committee. There's a lot of work to be done in addressing the underlying concerns of the Wet'suwet'en and the resulting solidarity actions that took place across the country.
However, I'm glad that together we can demonstrate a peaceful, achievable resolution. I believe the easy way is not always the right way. Sometimes using force is a sign of weakness. Over the past few weeks, we've seen the result of ignorance, fear and lack of understanding in vitriolic messages and comments online, through stories of individuals being targeted in public and private, and we saw that not far from here in Ottawa. An indigenous youth group had to move their planned weekly gathering due to the receipt of a death threat.
I think this shows that we have a long way to go when it comes to learning the dark parts of the history of this unreconciled country and its peoples, and truly making an effort to learn from one another and listen.
I've said this before and I'll continue to say it: When we don't have an open and honest dialogue, we simply can't move forward together.
Consistent, open and respectful dialogue is paramount to achieve peace, cooperation and prosperity in this country for all peoples.
It's in this spirit of peace and co-operation that I gathered with members of the Kanyen’kehá:ka along the rail tracks in Tyendinaga, as members will know. We pursued an open dialogue and made concerted efforts to move towards a peaceful resolution. Modest but important progress was made through this dialogue.
However, there was an immense amount of suspicion towards my presence—fear it was a ruse and that the police would move in. It's not every day that people are surrounded by police, and the reactions are normal. Parts of the conversation with the leadership of the community, elders and community members, including women and children, were very difficult, very painful and very personal. Upsetting stories were shared about this country's troubling treatment of indigenous peoples.
These are very serious issues which demand our attention, and have demanded it for hundreds of years, and there's no place in this discussion for rhetoric and vitriol.
The question I have found myself asking in the last few weeks is this: are we going to do things the way we have always done them, which has brought us to this point in our relationship, or do we take a new approach that engages in a true government-to-government relationship?
My greatest challenge in the past month in particular, but in the relationship in general, is trust. It prevents the best and most well-thought-out initiatives from moving forward. It is clear that our work must earn that trust over time.
In looking towards building a better future where we earn that trust, I believe it's important to acknowledge the past. For almost 500 years, indigenous peoples have faced discrimination in every aspect of their lives. The Crown, in part, has prevented a true equal partnership from developing with indigenous peoples, imposing instead a relationship based on colonial, paternalistic ways of thinking and doing. This approach has resulted in a legacy of devastation, pain and suffering, and it's not acceptable.
Many of us know where this has gotten us: a broken child and family system where indigenous children up to the age of 14 make up over 50% of kids in foster care even though they represent 7.7% of all Canadian children; shocking rates of suicide among indigenous youth, causing untold pain and hurt that will plague families and communities for generations to come; untenable housing situations where water that is unsafe to drink or even bathe in comes out of the taps; and communities that don't have reliable access to roads, health centres, or even schools.
When we formed government 4 years ago, we made many significant promises including on some of these areas I just touched upon.
We have delivered on much of that but the most important lesson we learned was that everything has to be done in true partnership. That Canada will succeed when we follow the voices of those whom we have ignored and disrespected for far too long, and those who lead communities across this country.
We know that there is no quick fix for the decades of systemic discrimination that indigenous peoples in Canada have faced. But our government is committed to putting in the time, energy and resources to right past wrongs and build a better way forward for future generations.
We do our best to undertake this work in a way that departs from much of our shared history—a history in which the inherent rights, leadership and cultural vitality have not been respected as they should have been.
Our approach is founded on partnership and co-development and is anchored in listening to indigenous leaders, elders, youth and community members and working to support their attainment of their goals based on their priorities.
Since 2016, we've invested $21 billion in the priorities of indigenous partners, priorities that have been set by indigenous partners, and together we've made some progress, but we still have a long way to close the unacceptable socio-economic gap that exists between indigenous and non-indigenous peoples.
For hundreds of years, indigenous peoples have been calling on the Canadian government to recognize and affirm their jurisdiction over their own affairs, to have control and agency over their land, housing, education, governance system and child and family services. Self-determination improves the well-being and prosperity of indigenous communities, and that's something all Canadians should strive to support.
There is no question that self-determination is a better way forward.
Self-governing indigenous peoples have a proven track record of greater socio-economic success. More children are completing high school, fewer people are unemployed, and health outcomes are much better. Indigenous-led initiatives are more successful, as we have seen time and time again.
There is a critical need to support nation and community-led success in every indigenous community in Canada, not just in education, but also in health care, water and resource management, child and family services, in short, in all sectors.
This is why our government continues to work on shifting policies to recognize the inherent right of self-government for first nations, Inuit and Métis. That means moving to novel models of indigenous government and supporting indigenous communities to assert their rights.
We are working to support first nations to opt out of sections of the Indian Act in areas such as land, environment, resource management and elections. As an example, we're working with indigenous institutions in first nations to develop the tools they need to drive local economic development, empower their communities and promote prosperity.
Since 2019, nine first nations have begun operating under their community-ratified land codes through the framework agreement on first nations land management and the First Nations Land Management Act. In addition, 18 first nations have joined the 264 other first nations asserting jurisdiction in the area of fiscal governance by opting into the First Nations Fiscal Management Act.
Self-determination is key to unlocking economic potential, creating opportunities for growth and closing socio-economic gaps. We know that with advancing self-determination, the potential for success is enormous—success of indigenous peoples and, frankly, all of Canada.
To get there, we need to understand that recognizing and affirming rights is a first step in finding a way forward. We need to support indigenous partners to identify our challenges and then we need to rise to those challenges. Finally, we need to recognize that the most important actions we can take are to listen to the hard truths, embrace change and welcome creative ideas. A transformation like that will take determination, persistence, patience and truth telling.
The work ahead of us will be difficult. As I mentioned, this path will require a lot from us. We will have to work in true partnership and listen, even when the truth will be hard to hear. We will have to continue to communicate, even when we disagree. We will need to continue to collaborate and look for creative ways to move forward, as well as new paths to healing and true understanding.
We've all seen what happens when we fail to maintain dialogue. This leads to mistrust and confusion, which can cause conflict and hinder our common journey. I want to be clear: it is up to the rights holders to determine who speaks for them about their indigenous rights and title. We will continue to work toward continuing these conversations. Despite all these challenges, I know that the hard work ahead of us is well worth the effort.
Together, we can build a better Canada, and that's what we're going to do. It will be a country in which healthy, prosperous and self-reliant indigenous nations will be key partners. We have the opportunity to learn from our shared history, to share our pain and even our joy, and to do the work that will result in a country where everyone can succeed.
I look forward to working with my colleagues on all sides to realize this essential work and enormous potential. It requires the participation of all Canadians.
I look forward to answering any questions you may have.
Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
J'aimerais d'abord commencer en précisant que nous sommes réunis ici aujourd'hui sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin.
Je sais bien que les incidents et les événements des dernières semaines ont eu une incidence directe sur bon nombre d'entre vous, car cela a touché les collectivités que vous représentez et la vie de vos électeurs.
Les conversations qui ont eu lieu à Smithers avec la ministre Bennett sont une étape positive et vitale, mais il ne fait aucun doute qu'il y a encore du travail à faire — un travail connu de beaucoup d'entre vous ici en votre qualité de membres de cet important comité parlementaire. Il reste en effet beaucoup à faire pour répondre aux préoccupations sous-jacentes du peuple Wet'suwet'en et aux gestes de solidarité qui en résultent dans l'ensemble du pays.
Cependant, je suis heureux que nous puissions montrer ensemble qu'une résolution pacifique est réalisable. Je suis d'avis que la voie de la facilité n'est pas toujours la bonne solution; le recours à la force est parfois un signe de faiblesse. Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins de l'ignorance, de la peur et de l'incompréhension qui émanaient des messages et des commentaires virulents diffusés en ligne, alors que l'on s'en prenait à des individus en public comme en privé. Nous en avons d'ailleurs eu un exemple tout près d'ici à Ottawa où un groupe de jeunes Autochtones a dû déplacer son rassemblement hebdomadaire après avoir reçu une menace de mort.
Selon moi, c'est la preuve que nous avons beaucoup de chemin à faire lorsqu'il s'agit d'en apprendre davantage sur les aspects sombres de l'histoire d'un pays non réconcilié avec ses habitants, et de faire de réels efforts pour écouter et apprendre les uns des autres.
Je l'ai déjà dit, et je le répète: sans dialogue ouvert et honnête, nous ne pouvons tout simplement pas aller de l'avant ensemble.
Un dialogue ouvert, respectueux et permanent est essentiel pour parvenir à la paix, à la coopération et à la prospérité pour tous les peuples de ce pays.
C'est dans cet esprit de paix et de coopération que j'ai rencontré des membres de Kanyen’kehá:ka le long des voies ferrées de Tyendinaga, comme vous le savez sans doute. Nous avons tenu un dialogue ouvert et déployé des efforts concertés pour progresser vers une résolution pacifique. Des progrès modestes mais importants ont été réalisés à la suite de ce dialogue.
Toutefois, ma présence a suscité énormément de soupçons; on craignait qu'il s'agisse en fait d'une ruse et que la police allait intervenir. Ce n'est pas tous les jours que les gens sont entourés par la police, et ces réactions sont normales. Une partie de la conversation avec les dirigeants, les aînés et les membres de la collectivité, y compris les femmes et les enfants, a été très difficile, très douloureuse et très personnelle. Des histoires bouleversantes ont été échangées concernant le traitement déconcertant que l'on réserve aux peuples autochtones dans ce pays.
Ce sont des questions très graves qui nécessitent notre attention, et ce, depuis des centaines d'années, et il n'y a pas de place dans cette discussion pour la rhétorique et le vitriol.
La question que je me suis posée au cours des dernières semaines est la suivante: allons-nous continuer de faire les choses comme nous les avons toujours faites, ce qui nous a amenés à ce stade de notre relation, ou allons-nous adopter une nouvelle approche, celle qui privilégie une véritable relation de gouvernement à gouvernement et de nation à nation?
Mon plus grand défi au cours des derniers mois en particulier, mais aussi dans la relation en général, a trait à la confiance. C'est aussi un défi pour Mme Bennett. C'est ce qui empêche les meilleures initiatives, celles qui sont les plus réfléchies, d'aller de l'avant. Il est clair que notre travail doit permettre de gagner cette confiance au fil du temps.
Afin de bâtir un avenir meilleur où nous gagnerons cette confiance, je crois qu'il est important de reconnaître le passé. Depuis près de 500 ans, les peuples autochtones sont victimes de discrimination dans tous les aspects de leur vie. La Couronne a empêché l'établissement d'un partenariat véritable et équitable avec les peuples autochtones, imposant plutôt une relation fondée sur des modes de pensée et des façons de faire coloniaux et paternalistes. Cette approche a laissé un sillage de dévastation, de douleur et de souffrance. C'est inacceptable.
Bon nombre d'entre nous savons où cela nous a mené: un système d'aide à l'enfance déficient dans le cadre duquel les enfants autochtones de moins de 14 ans représentent 52,2 % de ceux qui sont placés en famille d'accueil, même s'ils ne comptent que pour 7,7 % de l'ensemble des enfants canadiens; des taux de suicide consternants chez les jeunes Autochtones, une source de douleurs et de souffrances indicibles qui affligeront les familles et les collectivités pour des générations à venir; des conditions de logement inacceptables avec de l'eau qui non seulement n'est pas potable, mais n'est pas non plus assez propre pour s'y baigner; et des collectivités privées d'un accès fiable aux routes, aux centres de santé et même aux écoles.
Lorsque nous avons formé le gouvernement il y a quatre ans, nous avons fait de nombreuses promesses importantes, notamment à l'égard de certains des domaines que je viens de décrire.
Nous avons tenu une grande partie de nos promesses, mais ce que nous avons surtout appris, c'est que tout doit être fait grâce à un réel partenariat et que le Canada réussira si nous écoutons les voix de ceux que nous avons ignorés et méprisés depuis trop longtemps et de ceux qui dirigent les collectivités dans l'ensemble du pays.
Nous savons qu'il n'y a pas de solution miracle pour réparer les torts causés pendant des décennies en matière de discrimination systémique auxquels les peuples autochtones du Canada ont dû faire face, mais notre gouvernement est déterminé à consacrer le temps, l'énergie et les ressources nécessaires pour corriger les torts du passé et bâtir un meilleur avenir pour les générations futures.
Nous faisons de notre mieux pour entreprendre ce travail d'une manière différente de celle qui a été utilisée pendant une grande partie de notre histoire commune, une histoire où les droits inhérents, le leadership et la vitalité culturelle n'ont pas été respectés comme ils auraient dû l'être.
Notre approche est fondée sur le partenariat et la concertation. Il s'agit d'écouter les dirigeants autochtones, les aînés, les jeunes et tous les membres de la communauté et de travailler à atteindre leurs objectifs en fonction de leurs priorités.
Depuis 2016, nous avons investi 21 milliards de dollars dans les dossiers prioritaires ciblés par nos partenaires autochtones. Ensemble, nous avons réalisé des progrès, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour combler les écarts socioéconomiques inacceptables qui existent encore entre Autochtones et non-Autochtones.
Depuis des siècles, les peuples autochtones demandent au gouvernement du Canada de reconnaître et d'affirmer leurs compétences légales à l'égard de leurs propres affaires. Ils veulent pouvoir exercer le contrôle sur leurs terres, leur logement, leur éducation, leurs systèmes de gouvernance et leurs services à l'enfance et à la famille, et avoir la capacité d'agir dans ces domaines. L'autodétermination favorise le mieux-être et la prospérité des communautés autochtones. C'est là un objectif que tous les Canadiens devraient s'efforcer d'appuyer.
Il est incontestable que l'autodétermination est une meilleure voie à suivre.
Les peuples autochtones autonomes réussissent mieux sur le plan socioéconomique, c'est prouvé. Un plus grand nombre d'enfants terminent leurs études secondaires, moins de personnes sont sans emploi et les résultats en matière de santé sont bien meilleurs. Les initiatives dirigées par les Autochtones sont plus fructueuses, nous l'avons constaté à maintes reprises.
Il est absolument nécessaire d'appuyer la réussite dirigée par la nation et la communauté dans chaque collectivité autochtone au Canada, et pas seulement dans le domaine de l'éducation, mais aussi dans ceux des soins de santé, de la gestion de l'eau et des ressources, des services à l'enfance et à la famille, bref, dans tous les secteurs.
C'est la raison pour laquelle notre gouvernement poursuit ses efforts pour changer l'orientation de ses politiques vers la reconnaissance du droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Il faudra pour ce faire adopter des modèles de gouvernance autochtones et aider les collectivités autochtones à faire valoir leurs droits.
Nous aidons les Premières Nations à se soustraire aux dispositions de la Loi sur les Indiens dans des domaines comme les terres, l'environnement, la gestion des ressources et les élections. Par exemple, nous collaborons avec les institutions autochtones et les Premières Nations pour mettre au point les outils dont elles ont besoin pour stimuler le développement économique local, habiliter leurs collectivités et promouvoir la prospérité.
Depuis 2019, neuf Premières Nations ont commencé à fonctionner en vertu de leurs codes fonciers ratifiés en application de l'Accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations et de la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations. De plus, 18 Premières Nations se sont jointes aux 264 autres qui affirment avoir compétence dans le domaine de la gouvernance financière en se plaçant sous le régime de la Loi sur la gestion financière des Premières Nations.
L'autodétermination est essentielle pour libérer le potentiel économique, créer des possibilités de croissance et combler les écarts socioéconomiques. Nous savons qu'en faisant progresser l'autodétermination, le potentiel de réussite est énorme aussi bien pour les peuples autochtones que pour l'ensemble du Canada.
Pour y arriver, il nous faut comprendre que la reconnaissance et l'affirmation des droits constituent une première étape dans la recherche d'une voie à suivre. Nous devons aussi aider nos partenaires autochtones à cerner nos défis, puis nous devons les relever. Il nous faut enfin reconnaître que les mesures les plus importantes que nous pouvons prendre consistent à prêter une oreille attentive à ceux qui nous exposent les dures réalités, à accepter le changement et à accueillir favorablement les idées créatives. Une telle transformation exigera toutefois détermination, persévérance, patience et divulgation de la vérité.
Le travail qui nous attend sera difficile. Comme je l'ai mentionné, cette voie exigera beaucoup de notre part. Nous devrons travailler dans un véritable partenariat et écouter, même quand la vérité sera difficile à entendre. Nous devrons continuer de communiquer, même lorsque nous serons en désaccord. Il nous faudra continuer de collaborer et de chercher des façons créatives d'aller de l'avant, ainsi que de nouvelles voies vers la guérison et la véritable compréhension.
Nous avons tous vu ce qui se passe lorsque nous ne réussissons pas à maintenir le dialogue. Cette voie engendre de la méfiance et de la confusion, qui peuvent être la cause de conflits et entraver notre cheminement commun. Je veux être clair: il incombe aux détenteurs de droits de déterminer qui parle en leur nom de leurs droits et titres autochtones. Nous continuerons de consacrer des efforts à la poursuite de ces conversations. Malgré tous ces défis, je sais que le travail acharné qui nous attend en vaut bien la peine.
Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada meilleur, et c'est ce que nous allons faire. Ce sera un pays dans lequel les nations autochtones saines, prospères et autonomes seront des partenaires clés. Nous avons l'occasion d'apprendre de notre histoire commune, de partager notre douleur et même notre joie, et de faire un travail qui donnera naissance à un pays où tous peuvent réussir.
J'ai hâte de travailler avec mes collègues de tous les côtés pour réaliser ce travail essentiel et ce potentiel énorme. Cela requiert la participation de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes.
Il me tarde de répondre à vos questions.
Meegwetch.
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Lib. (ON)
I think this is why we ended up having to take the approach we did. We want durable solutions. We have learned the lessons of Oka and Ipperwash. Idle No More was a bit different because it was an educational approach, with round dances, and it was a peaceful recognition of indigenous rights. I think we know that this has got to be about agreements and settling land claims and being able to move forward in the way that our partners feel is the justice that they have not received up until now.
Je pense que c'est la raison pour laquelle nous avons fini par devoir adopter l'approche que nous avons adoptée. Nous voulons des solutions durables. Nous avons tiré des leçons des événements d'Oka et d'Ipperwash. Pour ce qui est du mouvement Idle No More, c'était un peu différent parce qu'il s'agissait d'une démarche de sensibilisation, avec des danses traditionnelles, et il s'agissait d'une reconnaissance pacifique des droits autochtones. Je pense que nous savons qu'il doit s'agir de conclure des ententes, de régler les revendications territoriales et de pouvoir avancer de la manière qui correspond à la justice que nos partenaires jugent ne pas avoir obtenue jusqu'à maintenant.
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Excuse me, Ms. Bérubé.
We thank the Bloc Québécois for adopting the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and for supporting it, because with the two departments, it is no longer possible for me to deal with the issues of rights and title. We know that where land claims are settled there is certainty. It's a solid foundation on which to build when we make decisions, when the indigenous people and the people with those rights are around the table.
Excusez-moi, madame Bérubé.
Nous remercions le Bloc québécois d'avoir adopté la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones et d'y avoir donné son appui, parce que, compte tenu des deux ministères, ce n'est plus possible pour moi de régler les questions liées aux droits et aux titres. Nous savons que, là où des revendications territoriales sont réglées, il y a de la certitude. C'est un fondement solide sur lequel s'appuyer lorsque nous prenons des décisions, alors que les Autochtones et les peuples détenant ces droits sont autour de la table.
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View Leah Gazan Profile
NDP (MB)
View Leah Gazan Profile
2020-03-10 11:54
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You're not answering my question. It seems that your government supports the rule of law when it suits your economic interests. I say that because many times we end up in these situations in Canada because our own laws, our court decisions, or the human rights of indigenous peoples or indigenous laws are not respected.
If upholding the rule of law means respecting law in court, we can hardly conclude that respecting the rule of law for indigenous people and their rights has occurred with this government. Do you agree?
Vous ne répondez pas à ma question. Il semble que votre gouvernement soutient la primauté du droit lorsqu'elle sert ses intérêts économiques. Si je le dis, c'est parce que bien souvent, nous nous retrouvons dans ces situations parce que nos propres lois, les décisions de nos tribunaux ou les droits de la personne des Premières Nations ou les lois autochtones ne sont pas respectés.
Si soutenir la primauté du droit signifie respecter la loi devant les tribunaux, nous pouvons difficilement conclure que le gouvernement a respecté la primauté du droit pour les peuples autochtones et leurs droits. Êtes-vous d'accord avec moi?
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View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
I think as Canadians we need to look only at the examples of Poundmaker, Big Bear, or Louis Riel to understand that sometimes invocation of the rule of law has been used against indigenous peoples to perpetrate historic injustices. That should be clear to everyone in this room and to all Canadians.
Je pense qu'en tant que Canadiens, nous n'avons qu'à penser à Poundmaker, à Big Bear ou à Louis Riel pour comprendre que l'invocation de la primauté du droit a parfois été utilisée contre les peuples autochtones pour perpétrer des injustices historiques. Cela devrait être clair pour tous les gens ici présents et pour tous les Canadiens.
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View Leah Gazan Profile
NDP (MB)
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2020-03-10 11:55
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Then just let me help you here. It took you three days to come up with an agreement in principle with the hereditary chiefs. I think it's called “political will”.
I have just one last question. In light of the situation with the Wet'suwet'en, is it critical that we achieve the full adoption and implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples? The last time your government stalled it. It's critical that we pass it. What's your timeline?
Alors, laissez-moi vous aider. Il vous a fallu trois jours pour parvenir à conclure une entente de principe avec les chefs héréditaires. Je crois que c'est ce qu'on appelle de la « volonté politique ».
J'ai une dernière question. Compte tenu de la situation des Wet'suwet'en, est-il essentiel que nous parvenions à l'adoption et à la mise en oeuvre complètes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones? La dernière fois, votre gouvernement n'est pas allé de l'avant. Il est essentiel que nous l'adoptions. Quel est votre échéancier?
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