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GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to rise in this place to present two petitions today.
The first is from a number of constituents and others who have signed the e-petition calling for the federal government to examine the need for a permanent federal funding mechanism for public transit. The petitioners note that the current 10-year transit plan will end in 2027 and that having low-emission public transport is very important for meeting long-term climate goals. They ask that the federal government provide a permanent federal funding mechanism to go well beyond the 10-year transit plan and to work with all levels of government to provide sustainable, predictable, long-term and adequate funding.
The second petition speaks to the issue that gripped the country so much just months ago, but is not forgotten, which is the conflict on Wet'suwet'en territory over the Coastal GasLink and the need for the Government of Canada to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action. They call for the RCMP to stand down and note that the RCMP has violated the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, c’est un honneur de prendre la parole aujourd’hui pour présenter deux pétitions.
La première provient d’un certain nombre d’électeurs et d’autres personnes qui ont signé la pétition électronique demandant au gouvernement fédéral d’examiner la nécessité d’un mécanisme fédéral permanent de financement des transports en commun. Les pétitionnaires font remarquer que l’actuel plan de transports en commun vieux de 10 ans prendra fin en 2027 et qu’il est très important d’avoir des transports en commun produisant de faibles émissions pour atteindre les objectifs climatiques à long terme. Ils demandent que le gouvernement fédéral mette en place un mécanisme de financement permanent allant bien au-delà du plan décennal des transports en commun et qu’il collabore avec tous les ordres de gouvernement pour fournir un financement durable, prévisible, à long terme et adéquat.
La deuxième pétition porte sur une question qui a beaucoup retenu l’attention du pays il y a quelques mois, mais qui n’est pas oubliée. Il s’agit du conflit sur le territoire des Wet’suwet’en au sujet de la Coastal Gaslink et de la nécessité pour le gouvernement du Canada de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Ils demandent à la GRC de se retirer, précisant qu’elle a violé la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
Thank you, Mr. Chair.
I present two petitions this morning.
The residents of Saanich—Gulf Islands are calling on the government to simplify the process for protection of marine protected areas. It's a multi-layered communication process. The marine protected area first proposed in the 1970s for the southern Strait of Georgia, now called the Salish Sea, has been awaiting designation for so long that it was originally endorsed by Jacques Cousteau. That gives us a sense for why petitioners are calling for a simplified and more rapid process.
The second petition is from petitioners who are very concerned about our obligations under the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and our commitments under the Truth and Reconciliation Commission calls to action. They specifically reference the RCMP violation of UNDRIP in its actions on Wet'suwet'en territory and ask the government to commit to actually living the principles embodied in UNDRIP.
Merci, monsieur le président.
Je présente deux pétitions aujourd'hui.
Les habitants de Saanich—Gulf Islands demandent au gouvernement de simplifier le processus de protection des aires marines protégées, un processus de communications multilatérales. L'aire marine protégée dans la partie sud du détroit de Georgia, maintenant appelée la mer des Salish, proposée la première fois dans les années 1970, attend sa désignation depuis si longtemps qu'elle a reçu à l'origine l'appui de Jacques Cousteau. Cela nous donne une idée des raisons qui poussent les pétitionnaires à demander un processus plus simple et rapide.
La deuxième pétition vient de gens qui s'inquiètent beaucoup de nos obligations aux termes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de nos engagements dans le cadre des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Ils mentionnent en particulier que les actions de la GRC sur le territoire des Wet'suwet'en vont à l'encontre de la déclaration, et ils demandent au gouvernement de s'engager à mettre en pratique les principes qui y sont énoncés.
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GP (BC)
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2020-06-10 12:08
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Mr. Chair, it's an honour and a privilege to present a petition on behalf of the constituents of Nanaimo—Ladysmith.
People are concerned about gas fracking and the use of methane and the destruction that methane causes to our atmosphere and with climate change. They're calling on the government to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action by immediately halting all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on the Wet'suwet'en territory, and by ordering the RCMP to dismantle their exclusion zone and to stand down. They also call on the government to schedule nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial governments—which is something that we're happy to see has been happening and I commend the government for that effort—and to prioritize the implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, c'est un honneur et un privilège de vous présenter une pétition au nom des habitants de Nanaimo—Ladysmith.
La population se préoccupe de l'extraction du gaz, de l'utilisation du méthane et de la détérioration connexe de l'atmosphère, et du changement climatique. Elle demande au gouvernement de s'engager à respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de répondre à l'appel lancé par la Commission de vérité et de réconciliation en cessant immédiatement la construction actuelle et future du projet de gazoduc côtier Gaslink sur le territoire Wet'suwet'en et en ordonnant à la GRC de démanteler sa zone d'exclusion et de se retirer. Elle demande également au gouvernement de prévoir des discussions de nation à nation entre les Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux — nous sommes heureux de voir que ces discussions ont lieu et nous félicitons le gouvernement pour cet effort — et d'accorder la priorité à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
Mr. Chair, I rise to present two petitions on this anniversary of the massacre at Tiananmen Square.
The first petition is from petitioners concerned about human rights in the People's Republic of China and the detention of practitioners of Falun Dafa or Falun Gong. They call on the Government of Canada and the Minister of Foreign Affairs to impress the importance of universal human rights upon the government of the People's Republic of China and to allow swifter accommodation of human rights within the People's Republic of China.
The second petition pertains to human rights within Canada. It calls on the Government of Canada to follow and be accountable to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, to fulfill the calls to action of the Truth and Reconciliation Commission, and to move forward swiftly to meet the expectations of justice for the Wet'suwet'en people.
Monsieur le président, je vais présenter deux pétitions pour souligner l'anniversaire du massacre de la place Tiananmen.
La première est signée par des personnes préoccupées par la situation des droits de la personne en République populaire de Chine et par la détention de pratiquants du Falun Dafa ou Falun Gong. Elles appellent le gouvernement du Canada et le ministre des Affaires étrangères à faire valoir l'importance des droits universels de la personne auprès du gouvernement de la République populaire de Chine et à accélérer le respect des droits de la personne en République populaire de Chine.
La deuxième concerne les droits de la personne au Canada. Elle demande au gouvernement du Canada de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, de rendre compte de ses actions, de donner suite aux appels à l'action lancés par la Commission de vérité et de réconciliation et de prendre rapidement des mesures pour satisfaire les attentes des Wet'suwet'en en matière de justice.
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GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to rise to present a petition today from a number of constituents calling for the government to act to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission's calls to action. There is a call to respect the Wet'suwet'en territory and to dismantle RCMP exclusion zones.
This petition came some time ago. Some of these issues have been dealt with. I am particularly pleased to note that the nation-to-nation talks called for by petitioners between the Wet'suwet'en and the federal and provincial governments have taken place. I will take this moment if I may to thank the honourable ministers involved in that effort.
Thank you.
Monsieur le président, c'est un honneur de prendre la parole pour présenter aujourd'hui une pétition signée par un certain nombre d'électeurs, une pétition qui demande que le gouvernement prenne des mesures pour donner suite à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. La pétition demande aussi que le territoire des Wet'suwet'en soit respecté et que les zones d'exclusion surveillées par la GRC soient démantelées.
Cette pétition a été reçue il y a un certain temps. Donc, certains de ces problèmes ont déjà été réglés. Je suis particulièrement heureuse de constater que les discussions de nation à nation entre les Wet'suwet'en, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux que les pétitionnaires demandent ont déjà eu lieu. Si je peux me permettre, j'aimerais prendre un moment pour remercier les honorables ministres qui ont participé à cet effort.
Merci.
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GP (BC)
Mr. Chair, it's an honour to present a petition on behalf of my constituents in Saanich—Gulf Islands. Of course, this petition has taken some time to reach the virtual floor of our Parliament, given the pandemic.
The petitioners are calling on the Government of Canada and the House of Commons to uphold the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, as well as the Truth and Reconciliation Commission of Canada's calls to action in relation to UNDRIP. They call for the immediate halting of all existing and planned construction of Coastal GasLink projects on Wet'suwet'en territory. They also call for the scheduling of nation-to-nation talks, which we can acknowledge has commenced, but they also further call on prioritizing the real implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, j’ai l’honneur de présenter une pétition au nom des électeurs de ma circonscription de Saanich-Gulf Islands. Bien sûr, à cause de la pandémie, il a fallu un certain temps pour que cette pétition parvienne à notre Parlement.
Les signataires demandent au gouvernement du Canada et à la Chambre des communes de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de donner suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation en ce qui concerne la Déclaration. Ils demandent l’arrêt immédiat de tous les travaux de construction en cours ou planifiés du gazoduc Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en. Ils demandent également la tenue de pourparlers de nation à nation, qui ont certes commencé, mais ils veulent aussi qu’on accorde la priorité à une mise en œuvre réelle de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples.
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GP (BC)
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2020-05-19 12:05
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Mr. Chair, I have a petition today sent in by members of my constituency of Nanaimo—Ladysmith.
It calls upon the House of Commons in Parliament assembled to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission of Canada's Calls to Action by immediately putting a halt to all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on Wet'suwet'en territory, ordering the RCMP to dismantle its exclusion zone and stand down, scheduling nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial government—something that has already happened, and I'm sure that the petitioners would be pleased that the government has taken that action—and prioritizing the real implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le président, je présente aujourd'hui une pétition qui a été soumise par des membres de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes réunie en Parlement de s'engager à faire respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en prenant immédiatement les mesures suivantes: exiger l'arrêt de tous les travaux de construction en cours ou prévus du projet Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en; ordonner à la GRC de démanteler sa zone d'exclusion et de se retirer; prévoir la tenue de pourparlers de nation à nation entre les Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provinciaux — une mesure que le gouvernement a déjà prise, et je suis certain que les pétitionnaires en sont ravis —; et se donner comme priorité de mettre véritablement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
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2020-05-12 12:09
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Thank you, Mr. Chair.
This petition was signed and sent in by constituents of my riding of Nanaimo—Ladysmith.
It calls upon the House of Commons to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the calls to action from the Truth and Reconciliation Commission of Canada by immediately halting all existing and planned construction of the Coastal GasLink project on Wet'suwet'en territory, ordering the RCMP to dismantle its exclusion zone and stand down, scheduling nation-to-nation talks between the Wet'suwet'en nation and the federal and provincial governments—something that has already happened, thankfully—and prioritizing the real implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Merci, monsieur le président.
Cette pétition a été signée et soumise par des électeurs de ma circonscription de Nanaimo—Ladysmith.
Elle demande à la Chambre des communes de s’engager à respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en arrêtant immédiatement tous les travaux de construction en cours ou prévus du projet Coastal GasLink sur le territoire des Wet’suwet’en, en ordonnant à la GRC de démanteler sa zone d’exclusion et de se retirer, en organisant des pourparlers de nation à nation entre les Wet’suwet’en et les gouvernements fédéral et provinciaux — ce qui a déjà eu lieu, heureusement — et en se donnant comme priorité de mettre véritablement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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View Bob Bratina Profile
Lib. (ON)
Welcome, everyone, to the Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs.
I would like to start by acknowledging that we're meeting on the traditional territory of the Algonquin people. I'd also like to point out that we have some young ladies here who are part of the Women in House program and are shadowing members of Parliament.
Welcome to those ladies.
Also our former colleague, Mr. Romeo Saganash, has joined us today. It's good to see you again.
Some hon. members: Hear, hear!
The Chair: We have a busy schedule. We'll get under way with the first committee business, dealing with the Subcommittee on Agenda and Procedure. It met on Thursday, February 27 to discuss the future business of the committee. A copy of its report has been distributed to members for their consideration.
Is it the pleasure of the committee to concur in the second report of the subcommittee?
(Motion agreed to)
The Chair: Thank you very much.
Pursuant to Standing Order 108(2) and the motion adopted by the committee on Thursday, February 27, the committee will now begin its study of the indigenous crisis in Quebec and Canada.
With us today, we have the Minister of Crown-Indigenous Relations and the Minister of Indigenous Services along with their respective deputy ministers. Each minister has been given up to 10 minutes to make opening statements, and then we'll proceed with questions and answers.
With us, we have the the Honourable Carolyn Bennett—
Bienvenue à tous au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord.
J'aimerais commencer par reconnaître que nous nous réunissons aujourd'hui sur le territoire traditionnel du peuple algonquin. J'aimerais aussi souligner la présence ici de jeunes femmes qui font partie du programme Femmes au Parlement et qui accompagnent des députées.
Je leur souhaite la bienvenue.
Notre ancien collègue, M. Romeo Saganash, est également parmi nous aujourd'hui. Nous sommes heureux de vous revoir.
Des députés: Bravo!
Le président: Nous avons un horaire chargé. Nous prendrons tout de suite notre premier point à l'ordre du jour, soit le rapport du Sous-comité du programme et de la procédure. Celui-ci s'est réuni le jeudi 27 février pour discuter des travaux futurs du Comité. Tous les membres du Comité ont reçu copie de son rapport pour examen.
Plaît-il aux membres du Comité d'adopter le deuxième rapport du Sous-comité?
(La motion est adoptée.)
Le président: Merci beaucoup.
Conformément au paragraphe 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 27 février, le Comité entreprend maintenant son étude de la crise autochtone au Québec et au Canada.
Nous recevons aujourd'hui la ministre des Relations Couronne-Autochtones, ainsi que le ministre des Services aux Autochtones et leurs sous-ministres respectifs. Chaque ministre aura 10 minutes pour nous présenter sa déclaration préliminaire, après quoi il y aura une période de questions.
Sur ce, accueillons l'honorable Carolyn Bennett...
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View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
I have a point of order.
Chair, I was asking about whether this meeting was televised and, sadly, it isn't. Given that it's such a top-of-mind issue and so important to our country, why isn't it being televised today?
J'invoque le Règlement.
Monsieur le président, j'ai demandé si cette rencontre serait télévisée et malheureusement, elle ne l'est pas. Compte tenu de l'importance de cette question pour notre pays, pourquoi la séance n'est-elle pas télévisée aujourd'hui?
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View Bob Bratina Profile
Lib. (ON)
The answer is that the television isn't always available. It is webcast, so it's certainly available to anybody who wants to see it. We have media present in the chamber right now. It's just one of those things where we didn't have the service available today.
La réponse, c'est que la télédiffusion n'est pas toujours possible. La séance est en webdiffusion, donc quiconque voudra la voir pourra le faire. Nous avons aussi des journalistes parmi nous actuellement. Nous n'avons simplement pas pu avoir accès au service aujourd'hui.
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View Bob Bratina Profile
Lib. (ON)
Mr. Schmale had asked, and we put the request in, but this is what we have.
Mr. Schmale.
Monsieur Schmale l'avait demandé, et nous en avons fait la demande, mais voici ce qui en est.
Monsieur Schmale.
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View Jamie Schmale Profile
CPC (ON)
Also on that, Chair, given that we're running a bit behind by 10 minutes, I'd like to seek unanimous consent to extend this portion by 10 minutes.
À ce sujet, monsieur le président, comme nous commençons en retard d'une dizaine de minutes, j'aimerais demander le consentement unanime du Comité de prolonger la séance de 10 minutes.
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View Bob Bratina Profile
Lib. (ON)
All in favour?
(Motion agreed to)
The Chair: Thanks, Mr. Schmale.
Minister Bennett, would you like to begin, please?
Est-ce que tout le monde est d'accord?
(La motion est adoptée.)
Le président: Merci, monsieur Schmale.
Madame Bennett, voulez-vous bien commencer, s'il vous plaît?
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Thank you, Mr. Chair.
It's a pleasure to be back before this committee for the first time in the new Parliament, especially with so many new faces on this truly important committee for Canada. I, too, want to begin by acknowledging that we are on the traditional unceded territory of the Algonquin people.
I am pleased to be here with my honourable colleague the Minister of Indigenous Services, Mr. Marc Miller, and our deputy ministers.
We understand that we've been asked to talk about the recent blockades and protests across the country, but I think I'm here mainly to talk about the complex underlying issues at their core. Our government understands that the recent rail blockades have had real impacts on Canadians, businesses and people across the country who rely on a working rail service to get to work, transport goods and keep their businesses running successfully, and also on indigenous peoples.
I think, as you know, that across all government departments, we're working around the clock to resolve this in a peaceful and lasting way. We welcomed the news last week that the remaining rail blockades had been removed and that regular rail service is resuming.
I think we understand that Canadians have been frustrated as they saw the impacts of the recent rail blockades continue, and some opposition politicians, we worry, were unfortunately focused on, as I think I said in the House of Commons, exploiting divisions within a community, which is not going to get us to lasting solutions and the kind of healing needed.
As the Prime Minister said so eloquently, Canadians expect us to work together to get through this together.
Marc and I are here to answer questions you may have because we believe it's really important that all of us truly understand the complexity and sensitivity of the situation and the danger of some of the inflammatory rhetoric we have heard in recent weeks.
As a physician, I am reminded that it's also the obligation of all parliamentarians to firstly do no harm. We need a lasting solution so that nations can take decisions together to achieve the certainty required for first nations, Métis and Inuit to ensure that their communities are healthy and vibrant.
The issues at the heart of this situation extend beyond a particular project, and deal with complex matters of indigenous governance, rights and title.
Over the past several weeks, my B.C. counterpart and I have been in ongoing communication with the Wet'suwet'en hereditary chiefs to try to de-escalate the situation and find a path forward to deal with these issues in a substantive way. While policing decisions are made independently and free from political influence, we were pleased that the RCMP in B.C. worked with the Wet'suwet'en to make operational changes to de-escalate the situation and make room for the in-person talks between the Wet'suwet'en hereditary chiefs and the federal and provincial governments.
We were also encouraged that Coastal GasLink independently agreed to pause work on the project during in-person discussions to help make that possible, and we were very grateful for Nathan Cullen's work in the de-escalating of the situation among all parties.
The weekend before last, when I met in Smithers with the Wet'suwet'en hereditary chiefs and the B.C. government, we had very frank and substantive discussions, guided by respect, on issues around Wet'suwet'en rights and title. We were also pleased that the members of the Wet'suwet'en Matrilineal Coalition participated in the first night of the meeting, and we were able to hear their very important perspective directly. These talks focused on two separate issues: the recognition of Wet'suwet'en indigenous rights and title throughout their territory and the issues arising out of the Coastal GasLink project. These topics were discussed separately, and with respect to rights and title, the parties focused intensely on the commitments to an expedited process to implement Wet'suwet'en rights and title.
The result of these discussions was a draft arrangement that will be reviewed by the Wet'suwet'en clan members in their clans and in their houses through the Wet'suwet'en governance protocols for ratification. I believe that over these two weeks...that they need that space to have those conversations independently of outside voices. I believe that the removal of the remaining rail blockades last week and the resumption of rail service provides the Wet'suwet'en nation with that space to have this important conversation of rights and title within their territory.
Out of respect for the process, Canada has agreed that the Wet'suwet'en Nation would have the time to consider the details of this arrangement before it was made public. If ratified, Minister Fraser and I have agreed to return to the Wet'suwet'en territory to sign it, and the parties have agreed to implement title on an expedited basis and to coordinate how we will work together. We are inspired by the courageous Wet'suwet'en people who took the recognition of their rights to the Supreme Court of Canada in the historic Delgamuukw-Gisday'wa case in 1997. We need to be clear that the court did not, at that time, grant title to their lands; it affirmed the rights of the Wet'suwet'en, but said that the question of title was to be determined at a later time and then implemented.
I believe that this arrangement with the Wet'suwet'en people will now be able to breathe life into the Delgamuukw-Gisday'wa decision so that future generations do not have to face conflicts like the one that they face today. As the late chief Wah tah Kwets said in the Delgamuukw case, “It is up to us to create a new memory in the minds of our children.”
While work remains, these talks have been an important step on reconciling complex matters of rights and title.
From education to fisheries, to child and family services, to policing, to court systems, we have made important strides forward in the hard work of what Lee Crowchild describes as “deconstructing the effects of colonization”.
Over the past five years, we have been moving away from the parameters of the Comprehensive Land Claims and Inherent Right policies.
Our government's approach to negotiating rights-related agreements is being developed through lessons learned from the over 150 recognition of indigenous rights and self-determination discussion tables across Canada. These negotiations involve almost one million indigenous people from 480 first nations, 44 Inuit communities and seven Métis organizations. Since 2015, we have been advancing interest-based discussions and ensuring that co-development is the core of any negotiations with indigenous groups.
In 2019, the governments of Canada and British Columbia and the First Nations Summit co-developed the recognition of reconciliation rights policy for treaty negotiations in British Columbia. This new policy eliminates the concepts that were the barriers to future treaties, agreements and other constructive arrangements, including extinguishment and cede and surrender. It demonstrates Canada's commitment to working collaboratively with indigenous and provincial partners, based on the affirmation and implementation of indigenous rights and in accordance with the principles of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Together we are committed to resolving the issues we face and to implementing Wet'suwet'en rights and title. We understand that we are in a critical time together, and we are committed to building a new path together with indigenous peoples across Canada.
Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
C'est avec plaisir que je comparais devant le Comité aujourd'hui pour la première fois dans ce nouveau Parlement. Bienvenue aux nouveaux visages de ce Comité vraiment important. Je voudrais commencer par reconnaître que nous sommes sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin.
J'ai le plaisir d'être ici en compagnie de mon honorable collègue le ministre des Services aux Autochtones, M. Marc Miller, et de nos sous-ministres.
Nous sommes conscients que nous sommes tous deux ici pour parler des récents blocus et manifestations dans tout le pays, mais je suis surtout là pour vous parler des questions complexes qui les sous-tendent. Notre gouvernement comprend que les récents blocages ferroviaires ont eu des répercussions très réelles sur les Canadiens: les entreprises et les gens de tout le pays comptent sur un service ferroviaire fonctionnel pour se rendre au travail, transporter des marchandises et assurer le bon fonctionnement de leurs entreprises. Par ailleurs, les peuples autochtones eux-mêmes en subissent les contrecoups.
Comme vous le savez sûrement, des gens de tous les ministères travaillent jour et nuit pour résoudre ce problème de manière pacifique et durable. La semaine dernière, nous avons accueilli avec satisfaction la nouvelle selon laquelle les derniers barrages ferroviaires avaient été levés et le service ferroviaire régulier reprenait.
Les Canadiens ont été, à juste titre, frustrés de voir les effets des récents blocages ferroviaires se poursuivre, je pense que nous le comprenons. Or, malheureusement, certains représentants de l'opposition semblent avoir davantage cherché à exploiter politiquement cette frustration qu'à trouver des solutions durables et à cheminer vers la guérison nécessaire, comme je l'ai dit à la Chambre des communes.
Comme le premier ministre l'a dit avec tant d'éloquence, les Canadiens s'attendent à ce que nous travaillions ensemble pour nous en sortir.
Marc et moi sommes ici pour répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir, car nous pensons qu'il est vraiment important que nous comprenions tous réellement la complexité et la nature délicate de la situation, ainsi que le danger de certaines des rhétoriques incendiaires que nous avons entendues ces dernières semaines.
En tant que médecin, je garde à l'esprit que tous les députés ont également l'obligation primordiale de « ne pas nuire ». Nous avons besoin d'une solution durable pour que les nations puissent prendre des décisions ensemble afin d'atteindre la certitude nécessaire pour que les Premières Nations, les Métis et les Inuits puissent assurer la santé et le dynamisme de leurs communautés.
Les enjeux au cœur de cette situation dépassent le cadre d'un projet particulier et portent sur des sujets complexes de gouvernance, de droits ancestraux et de titre autochtone.
Au cours des dernières semaines, mon homologue de la Colombie-Britannique et moi-même avons été en communication permanente avec les chefs héréditaires des Wet'suwet'en pour désamorcer la situation et trouver une voie à suivre pour traiter ces questions de manière substantielle. Même si les décisions des services de police sont prises de manière indépendante et libre de toute influence politique, nous étions heureux que la GRC en Colombie-Britannique travaille avec les Wet'suwet'en pour apporter des changements opérationnels afin de désamorcer la situation et de faire de la place pour des discussions en personne entre les chefs héréditaires des Wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provincial.
Nous avons également été encouragés par le fait que Coastal Gas Link a accepté de manière indépendante de suspendre les travaux sur le projet pendant les discussions en personne pour que celles-ci aient lieu, et nous sommes très reconnaissants envers Nathan Cullen de son bon travail pour désamorcer le conflit entre les partis.
L'avant-dernier week-end, à Smithers, j'ai rencontré les chefs héréditaires des Wet'suwet'en et le gouvernement de la Colombie-Britannique et nous avons eu des discussions franches, substantielles, et respectueuses sur les questions relatives aux droits et au titre des Wet'suwet'en. Nous sommes également heureux que les membres de la Coalition matrilinéaire des Wet'suwet'en aient participé à la première soirée de la réunion et nous aient fait entendre leur point de vue très important. Ces entretiens ont porté sur deux sujets distincts: la reconnaissance des droits et du titre des Wet'suwet'en sur l'ensemble de leur territoire et les questions soulevées par le projet Coastal Gas Link. Ces sujets ont été abordés séparément. En ce qui concerne les droits et le titre, les parties se sont concentrées sur les engagements à mettre en place un processus accéléré pour la mise en oeuvre des droits et du titre des Wet'suwet'en.
Le résultat de ces discussions a été un projet d'entente qui sera examiné par les membres du clan Wet'suwet'en par le biais des protocoles de gouvernance Wet'suwet'en pour ratification. Je crois qu'au cours des deux prochaines semaines... ils ont besoin de cet espace pour en discuter sans l'interférence de voix extérieures. Je crois que la suppression des derniers blocages ferroviaires la semaine dernière et la reprise du service ferroviaire offrent à la Nation Wet'suwet'en l'espace nécessaire pour avoir cette importante conversation sur les droits et le titre sur leur territoire.
Par respect pour le processus, le Canada a accepté de donner à la Nation Wet'suwet'en le temps d'examiner les détails de cette entente avant qu'elle ne soit rendue publique. Si cette entente est ratifiée, le ministre Fraser et moi-même avons convenu de retourner sur le territoire Wet'suwet'en pour la signer. De plus, les parties ont convenu de mettre en oeuvre le titre de propriété de manière accélérée et de coordonner notre collaboration. Nous sommes inspirés par le courageux peuple Wet'suwet'en qui a porté la reconnaissance de ses droits devant la Cour suprême du Canada dans l'affaire Delgamuukw-Gisday'wa en 1997. Mais nous devons préciser que la cour n'a pas, à l'époque, accordé de titre de propriété sur leurs terres. Elle a affirmé les droits des Wet'suwet'en, mais a dit que la question du titre de propriété devait être déterminée ultérieurement, puis appliquée.
Je crois que cette entente avec le peuple Wet'suwet'en donnera vie à la décision Delgamuukw-Gisday'wa afin que les générations futures n'aient pas à faire face à des conflits comme celui auquel elles sont confrontées aujourd'hui. Comme l'a dit le défunt chef Wah'tah'kwts dans l'affaire Delgamuukw, « il nous incombe de créer de nouveaux souvenirs dans l'esprit de nos enfants ».
Bien qu'il reste du travail à faire, ces discussions ont constitué une étape importante pour concilier les questions complexes de droits et de titre.
De l'éducation, à la pêche, aux services à l'enfance et à la famille, à la police, aux systèmes judiciaires — nous avons fait des progrès importants dans le travail difficile que Lee Crowchild décrit comme « la déconstruction des effets de la colonisation ».
Au cours des cinq dernières années, nous nous sommes éloignés des paramètres de la politique relative aux revendications territoriales globales et aux droits inhérents.
Les approches de notre gouvernement en matière de négociation d'accords relatifs aux droits sont élaborées à partir des enseignements tirés de plus de 150 tables de discussion sur la reconnaissance des droits ancestraux et l'autodétermination dans tout le Canada. Près d'un million d'Autochtones de plus de 480 Premières Nations, 44 communautés inuites et 7 organisations métisses sont touchés par ces négociations. Depuis 2015, nous avons fait progresser les discussions fondées sur les intérêts et veillé à ce que le principe d'élaboration conjointe soit au cœur de toute négociation avec les groupes autochtones.
En 2019, les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et le Sommet des Premières Nations ont élaboré conjointement la politique de reconnaissance et de réconciliation des droits pour les négociations de traité en Colombie-Britannique. Cette nouvelle politique élimine des concepts tels que l'extinction, la cession et la renonciation pour les futurs traités, accords et autres arrangements constructifs. Elle démontre l'engagement du Canada à travailler en collaboration avec les partenaires autochtones et provinciaux sur la base de l'affirmation et de la mise en œuvre des droits ancestraux, et conformément aux principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Ensemble, nous nous engageons à résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés et à mettre en œuvre les droits et le titre des Wet'suwet'en. Nous comprenons que nous sommes à un moment critique, et nous nous engageons à construire une nouvelle voie avec les peuples autochtones du Canada.
Meegwetch.
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Lib. (QC)
Thank you, Chair.
I want to start by acknowledging that we are gathered here today on the traditional and unceded territory of the Algonquin peoples.
I know that this directly impacted many of you in the room today, as it impacted the communities you represent, and the lives of your constituents.
The conversations that happened in Smithers with Minister Bennett are a positive and vital step, but there's no doubt that there's more work to do, work that many of you in this room know well as members of this important parliamentary committee. There's a lot of work to be done in addressing the underlying concerns of the Wet'suwet'en and the resulting solidarity actions that took place across the country.
However, I'm glad that together we can demonstrate a peaceful, achievable resolution. I believe the easy way is not always the right way. Sometimes using force is a sign of weakness. Over the past few weeks, we've seen the result of ignorance, fear and lack of understanding in vitriolic messages and comments online, through stories of individuals being targeted in public and private, and we saw that not far from here in Ottawa. An indigenous youth group had to move their planned weekly gathering due to the receipt of a death threat.
I think this shows that we have a long way to go when it comes to learning the dark parts of the history of this unreconciled country and its peoples, and truly making an effort to learn from one another and listen.
I've said this before and I'll continue to say it: When we don't have an open and honest dialogue, we simply can't move forward together.
Consistent, open and respectful dialogue is paramount to achieve peace, cooperation and prosperity in this country for all peoples.
It's in this spirit of peace and co-operation that I gathered with members of the Kanyen’kehá:ka along the rail tracks in Tyendinaga, as members will know. We pursued an open dialogue and made concerted efforts to move towards a peaceful resolution. Modest but important progress was made through this dialogue.
However, there was an immense amount of suspicion towards my presence—fear it was a ruse and that the police would move in. It's not every day that people are surrounded by police, and the reactions are normal. Parts of the conversation with the leadership of the community, elders and community members, including women and children, were very difficult, very painful and very personal. Upsetting stories were shared about this country's troubling treatment of indigenous peoples.
These are very serious issues which demand our attention, and have demanded it for hundreds of years, and there's no place in this discussion for rhetoric and vitriol.
The question I have found myself asking in the last few weeks is this: are we going to do things the way we have always done them, which has brought us to this point in our relationship, or do we take a new approach that engages in a true government-to-government relationship?
My greatest challenge in the past month in particular, but in the relationship in general, is trust. It prevents the best and most well-thought-out initiatives from moving forward. It is clear that our work must earn that trust over time.
In looking towards building a better future where we earn that trust, I believe it's important to acknowledge the past. For almost 500 years, indigenous peoples have faced discrimination in every aspect of their lives. The Crown, in part, has prevented a true equal partnership from developing with indigenous peoples, imposing instead a relationship based on colonial, paternalistic ways of thinking and doing. This approach has resulted in a legacy of devastation, pain and suffering, and it's not acceptable.
Many of us know where this has gotten us: a broken child and family system where indigenous children up to the age of 14 make up over 50% of kids in foster care even though they represent 7.7% of all Canadian children; shocking rates of suicide among indigenous youth, causing untold pain and hurt that will plague families and communities for generations to come; untenable housing situations where water that is unsafe to drink or even bathe in comes out of the taps; and communities that don't have reliable access to roads, health centres, or even schools.
When we formed government 4 years ago, we made many significant promises including on some of these areas I just touched upon.
We have delivered on much of that but the most important lesson we learned was that everything has to be done in true partnership. That Canada will succeed when we follow the voices of those whom we have ignored and disrespected for far too long, and those who lead communities across this country.
We know that there is no quick fix for the decades of systemic discrimination that indigenous peoples in Canada have faced. But our government is committed to putting in the time, energy and resources to right past wrongs and build a better way forward for future generations.
We do our best to undertake this work in a way that departs from much of our shared history—a history in which the inherent rights, leadership and cultural vitality have not been respected as they should have been.
Our approach is founded on partnership and co-development and is anchored in listening to indigenous leaders, elders, youth and community members and working to support their attainment of their goals based on their priorities.
Since 2016, we've invested $21 billion in the priorities of indigenous partners, priorities that have been set by indigenous partners, and together we've made some progress, but we still have a long way to close the unacceptable socio-economic gap that exists between indigenous and non-indigenous peoples.
For hundreds of years, indigenous peoples have been calling on the Canadian government to recognize and affirm their jurisdiction over their own affairs, to have control and agency over their land, housing, education, governance system and child and family services. Self-determination improves the well-being and prosperity of indigenous communities, and that's something all Canadians should strive to support.
There is no question that self-determination is a better way forward.
Self-governing indigenous peoples have a proven track record of greater socio-economic success. More children are completing high school, fewer people are unemployed, and health outcomes are much better. Indigenous-led initiatives are more successful, as we have seen time and time again.
There is a critical need to support nation and community-led success in every indigenous community in Canada, not just in education, but also in health care, water and resource management, child and family services, in short, in all sectors.
This is why our government continues to work on shifting policies to recognize the inherent right of self-government for first nations, Inuit and Métis. That means moving to novel models of indigenous government and supporting indigenous communities to assert their rights.
We are working to support first nations to opt out of sections of the Indian Act in areas such as land, environment, resource management and elections. As an example, we're working with indigenous institutions in first nations to develop the tools they need to drive local economic development, empower their communities and promote prosperity.
Since 2019, nine first nations have begun operating under their community-ratified land codes through the framework agreement on first nations land management and the First Nations Land Management Act. In addition, 18 first nations have joined the 264 other first nations asserting jurisdiction in the area of fiscal governance by opting into the First Nations Fiscal Management Act.
Self-determination is key to unlocking economic potential, creating opportunities for growth and closing socio-economic gaps. We know that with advancing self-determination, the potential for success is enormous—success of indigenous peoples and, frankly, all of Canada.
To get there, we need to understand that recognizing and affirming rights is a first step in finding a way forward. We need to support indigenous partners to identify our challenges and then we need to rise to those challenges. Finally, we need to recognize that the most important actions we can take are to listen to the hard truths, embrace change and welcome creative ideas. A transformation like that will take determination, persistence, patience and truth telling.
The work ahead of us will be difficult. As I mentioned, this path will require a lot from us. We will have to work in true partnership and listen, even when the truth will be hard to hear. We will have to continue to communicate, even when we disagree. We will need to continue to collaborate and look for creative ways to move forward, as well as new paths to healing and true understanding.
We've all seen what happens when we fail to maintain dialogue. This leads to mistrust and confusion, which can cause conflict and hinder our common journey. I want to be clear: it is up to the rights holders to determine who speaks for them about their indigenous rights and title. We will continue to work toward continuing these conversations. Despite all these challenges, I know that the hard work ahead of us is well worth the effort.
Together, we can build a better Canada, and that's what we're going to do. It will be a country in which healthy, prosperous and self-reliant indigenous nations will be key partners. We have the opportunity to learn from our shared history, to share our pain and even our joy, and to do the work that will result in a country where everyone can succeed.
I look forward to working with my colleagues on all sides to realize this essential work and enormous potential. It requires the participation of all Canadians.
I look forward to answering any questions you may have.
Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
J'aimerais d'abord commencer en précisant que nous sommes réunis ici aujourd'hui sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin.
Je sais bien que les incidents et les événements des dernières semaines ont eu une incidence directe sur bon nombre d'entre vous, car cela a touché les collectivités que vous représentez et la vie de vos électeurs.
Les conversations qui ont eu lieu à Smithers avec la ministre Bennett sont une étape positive et vitale, mais il ne fait aucun doute qu'il y a encore du travail à faire — un travail connu de beaucoup d'entre vous ici en votre qualité de membres de cet important comité parlementaire. Il reste en effet beaucoup à faire pour répondre aux préoccupations sous-jacentes du peuple Wet'suwet'en et aux gestes de solidarité qui en résultent dans l'ensemble du pays.
Cependant, je suis heureux que nous puissions montrer ensemble qu'une résolution pacifique est réalisable. Je suis d'avis que la voie de la facilité n'est pas toujours la bonne solution; le recours à la force est parfois un signe de faiblesse. Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins de l'ignorance, de la peur et de l'incompréhension qui émanaient des messages et des commentaires virulents diffusés en ligne, alors que l'on s'en prenait à des individus en public comme en privé. Nous en avons d'ailleurs eu un exemple tout près d'ici à Ottawa où un groupe de jeunes Autochtones a dû déplacer son rassemblement hebdomadaire après avoir reçu une menace de mort.
Selon moi, c'est la preuve que nous avons beaucoup de chemin à faire lorsqu'il s'agit d'en apprendre davantage sur les aspects sombres de l'histoire d'un pays non réconcilié avec ses habitants, et de faire de réels efforts pour écouter et apprendre les uns des autres.
Je l'ai déjà dit, et je le répète: sans dialogue ouvert et honnête, nous ne pouvons tout simplement pas aller de l'avant ensemble.
Un dialogue ouvert, respectueux et permanent est essentiel pour parvenir à la paix, à la coopération et à la prospérité pour tous les peuples de ce pays.
C'est dans cet esprit de paix et de coopération que j'ai rencontré des membres de Kanyen’kehá:ka le long des voies ferrées de Tyendinaga, comme vous le savez sans doute. Nous avons tenu un dialogue ouvert et déployé des efforts concertés pour progresser vers une résolution pacifique. Des progrès modestes mais importants ont été réalisés à la suite de ce dialogue.
Toutefois, ma présence a suscité énormément de soupçons; on craignait qu'il s'agisse en fait d'une ruse et que la police allait intervenir. Ce n'est pas tous les jours que les gens sont entourés par la police, et ces réactions sont normales. Une partie de la conversation avec les dirigeants, les aînés et les membres de la collectivité, y compris les femmes et les enfants, a été très difficile, très douloureuse et très personnelle. Des histoires bouleversantes ont été échangées concernant le traitement déconcertant que l'on réserve aux peuples autochtones dans ce pays.
Ce sont des questions très graves qui nécessitent notre attention, et ce, depuis des centaines d'années, et il n'y a pas de place dans cette discussion pour la rhétorique et le vitriol.
La question que je me suis posée au cours des dernières semaines est la suivante: allons-nous continuer de faire les choses comme nous les avons toujours faites, ce qui nous a amenés à ce stade de notre relation, ou allons-nous adopter une nouvelle approche, celle qui privilégie une véritable relation de gouvernement à gouvernement et de nation à nation?
Mon plus grand défi au cours des derniers mois en particulier, mais aussi dans la relation en général, a trait à la confiance. C'est aussi un défi pour Mme Bennett. C'est ce qui empêche les meilleures initiatives, celles qui sont les plus réfléchies, d'aller de l'avant. Il est clair que notre travail doit permettre de gagner cette confiance au fil du temps.
Afin de bâtir un avenir meilleur où nous gagnerons cette confiance, je crois qu'il est important de reconnaître le passé. Depuis près de 500 ans, les peuples autochtones sont victimes de discrimination dans tous les aspects de leur vie. La Couronne a empêché l'établissement d'un partenariat véritable et équitable avec les peuples autochtones, imposant plutôt une relation fondée sur des modes de pensée et des façons de faire coloniaux et paternalistes. Cette approche a laissé un sillage de dévastation, de douleur et de souffrance. C'est inacceptable.
Bon nombre d'entre nous savons où cela nous a mené: un système d'aide à l'enfance déficient dans le cadre duquel les enfants autochtones de moins de 14 ans représentent 52,2 % de ceux qui sont placés en famille d'accueil, même s'ils ne comptent que pour 7,7 % de l'ensemble des enfants canadiens; des taux de suicide consternants chez les jeunes Autochtones, une source de douleurs et de souffrances indicibles qui affligeront les familles et les collectivités pour des générations à venir; des conditions de logement inacceptables avec de l'eau qui non seulement n'est pas potable, mais n'est pas non plus assez propre pour s'y baigner; et des collectivités privées d'un accès fiable aux routes, aux centres de santé et même aux écoles.
Lorsque nous avons formé le gouvernement il y a quatre ans, nous avons fait de nombreuses promesses importantes, notamment à l'égard de certains des domaines que je viens de décrire.
Nous avons tenu une grande partie de nos promesses, mais ce que nous avons surtout appris, c'est que tout doit être fait grâce à un réel partenariat et que le Canada réussira si nous écoutons les voix de ceux que nous avons ignorés et méprisés depuis trop longtemps et de ceux qui dirigent les collectivités dans l'ensemble du pays.
Nous savons qu'il n'y a pas de solution miracle pour réparer les torts causés pendant des décennies en matière de discrimination systémique auxquels les peuples autochtones du Canada ont dû faire face, mais notre gouvernement est déterminé à consacrer le temps, l'énergie et les ressources nécessaires pour corriger les torts du passé et bâtir un meilleur avenir pour les générations futures.
Nous faisons de notre mieux pour entreprendre ce travail d'une manière différente de celle qui a été utilisée pendant une grande partie de notre histoire commune, une histoire où les droits inhérents, le leadership et la vitalité culturelle n'ont pas été respectés comme ils auraient dû l'être.
Notre approche est fondée sur le partenariat et la concertation. Il s'agit d'écouter les dirigeants autochtones, les aînés, les jeunes et tous les membres de la communauté et de travailler à atteindre leurs objectifs en fonction de leurs priorités.
Depuis 2016, nous avons investi 21 milliards de dollars dans les dossiers prioritaires ciblés par nos partenaires autochtones. Ensemble, nous avons réalisé des progrès, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour combler les écarts socioéconomiques inacceptables qui existent encore entre Autochtones et non-Autochtones.
Depuis des siècles, les peuples autochtones demandent au gouvernement du Canada de reconnaître et d'affirmer leurs compétences légales à l'égard de leurs propres affaires. Ils veulent pouvoir exercer le contrôle sur leurs terres, leur logement, leur éducation, leurs systèmes de gouvernance et leurs services à l'enfance et à la famille, et avoir la capacité d'agir dans ces domaines. L'autodétermination favorise le mieux-être et la prospérité des communautés autochtones. C'est là un objectif que tous les Canadiens devraient s'efforcer d'appuyer.
Il est incontestable que l'autodétermination est une meilleure voie à suivre.
Les peuples autochtones autonomes réussissent mieux sur le plan socioéconomique, c'est prouvé. Un plus grand nombre d'enfants terminent leurs études secondaires, moins de personnes sont sans emploi et les résultats en matière de santé sont bien meilleurs. Les initiatives dirigées par les Autochtones sont plus fructueuses, nous l'avons constaté à maintes reprises.
Il est absolument nécessaire d'appuyer la réussite dirigée par la nation et la communauté dans chaque collectivité autochtone au Canada, et pas seulement dans le domaine de l'éducation, mais aussi dans ceux des soins de santé, de la gestion de l'eau et des ressources, des services à l'enfance et à la famille, bref, dans tous les secteurs.
C'est la raison pour laquelle notre gouvernement poursuit ses efforts pour changer l'orientation de ses politiques vers la reconnaissance du droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Il faudra pour ce faire adopter des modèles de gouvernance autochtones et aider les collectivités autochtones à faire valoir leurs droits.
Nous aidons les Premières Nations à se soustraire aux dispositions de la Loi sur les Indiens dans des domaines comme les terres, l'environnement, la gestion des ressources et les élections. Par exemple, nous collaborons avec les institutions autochtones et les Premières Nations pour mettre au point les outils dont elles ont besoin pour stimuler le développement économique local, habiliter leurs collectivités et promouvoir la prospérité.
Depuis 2019, neuf Premières Nations ont commencé à fonctionner en vertu de leurs codes fonciers ratifiés en application de l'Accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations et de la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations. De plus, 18 Premières Nations se sont jointes aux 264 autres qui affirment avoir compétence dans le domaine de la gouvernance financière en se plaçant sous le régime de la Loi sur la gestion financière des Premières Nations.
L'autodétermination est essentielle pour libérer le potentiel économique, créer des possibilités de croissance et combler les écarts socioéconomiques. Nous savons qu'en faisant progresser l'autodétermination, le potentiel de réussite est énorme aussi bien pour les peuples autochtones que pour l'ensemble du Canada.
Pour y arriver, il nous faut comprendre que la reconnaissance et l'affirmation des droits constituent une première étape dans la recherche d'une voie à suivre. Nous devons aussi aider nos partenaires autochtones à cerner nos défis, puis nous devons les relever. Il nous faut enfin reconnaître que les mesures les plus importantes que nous pouvons prendre consistent à prêter une oreille attentive à ceux qui nous exposent les dures réalités, à accepter le changement et à accueillir favorablement les idées créatives. Une telle transformation exigera toutefois détermination, persévérance, patience et divulgation de la vérité.
Le travail qui nous attend sera difficile. Comme je l'ai mentionné, cette voie exigera beaucoup de notre part. Nous devrons travailler dans un véritable partenariat et écouter, même quand la vérité sera difficile à entendre. Nous devrons continuer de communiquer, même lorsque nous serons en désaccord. Il nous faudra continuer de collaborer et de chercher des façons créatives d'aller de l'avant, ainsi que de nouvelles voies vers la guérison et la véritable compréhension.
Nous avons tous vu ce qui se passe lorsque nous ne réussissons pas à maintenir le dialogue. Cette voie engendre de la méfiance et de la confusion, qui peuvent être la cause de conflits et entraver notre cheminement commun. Je veux être clair: il incombe aux détenteurs de droits de déterminer qui parle en leur nom de leurs droits et titres autochtones. Nous continuerons de consacrer des efforts à la poursuite de ces conversations. Malgré tous ces défis, je sais que le travail acharné qui nous attend en vaut bien la peine.
Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada meilleur, et c'est ce que nous allons faire. Ce sera un pays dans lequel les nations autochtones saines, prospères et autonomes seront des partenaires clés. Nous avons l'occasion d'apprendre de notre histoire commune, de partager notre douleur et même notre joie, et de faire un travail qui donnera naissance à un pays où tous peuvent réussir.
J'ai hâte de travailler avec mes collègues de tous les côtés pour réaliser ce travail essentiel et ce potentiel énorme. Cela requiert la participation de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes.
Il me tarde de répondre à vos questions.
Meegwetch.
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CPC (ON)
Thank you very much, Mr. Chair.
Thank you, Ministers, for appearing today.
I was encouraged by your appearance, Minister Bennett, but I was disappointed by your words, especially at the beginning when you talked about creating divisions within the community. I think that was extremely unfair. I'm very disappointed by those words, but they don't surprise me given the pattern of this government, where the failures of this government are always someone else's fault, especially the opposition's.
Having said that, using your words about creating divisions within the Wet'suwet'en Nation, did you meet with the elected chiefs during your visit to British Columbia?
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie nos deux ministres pour leur comparution.
Je me réjouis de votre présence, mais j'ai été déçu, madame Bennett, de vous entendre parler au départ des scissions que l'on cherchait à provoquer au sein des communautés. Je pense que c'est un commentaire tout à fait injuste de votre part. Cette allégation m'a beaucoup désappointé, mais elle ne m'a pas étonné compte tenu des façons de faire de ce gouvernement qui cherche toujours à blâmer quelqu'un d'autre, et surtout l'opposition, pour ses propres défaillances.
Cela dit, comme vous avez parlé de semer la dissension au sein de la nation Wet'suwet'en, pouvez-vous nous indiquer si vous avez rencontré les chefs élus lors de votre visite en Colombie-Britannique?
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Lib. (ON)
The matriarchs came to the meeting. I did not meet with the elected chiefs. The Delgamuukw complaint was taken by the hereditary chiefs. That is the group that believes they have governance over the whole of the territory. We met with them first.
As you know, the proposed arrangement will go back to the clans and the houses where the elected chiefs will participate. I am more than happy to meet with the elected chiefs at any time.
Les matriarches étaient présentes. Je n'ai pas rencontré les chefs élus. Ce sont les chefs héréditaires qui étaient les plaignants dans l'affaire Delgamuukw. Ce sont eux qui estiment devoir assumer la gouvernance de l'ensemble du territoire. Nous les avons donc rencontrés en premier.
Comme vous le savez, l'arrangement proposé sera soumis aux clans et aux différentes maisons dans le cadre d'un processus auquel les chefs élus participeront. Je serai ravie de rencontrer les chefs élus au moment qui leur conviendra.
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CPC (ON)
But given that the issue of title has effects on the Coastal GasLink project, as well as the elected bodies within the nation, would it not have made sense to include those elected members at those meetings rather than create divisions within the community?
Étant donné que la question du titre de propriété a des incidences sur le projet Coastal GasLink comme c'est le cas pour les instances élues au sein de la nation, n'aurait-il pas été plus logique d'inviter les chefs élus à ces rencontres, plutôt que de chercher à semer la dissension au sein de la communauté?
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Lib. (ON)
I think it was indeed the hereditary chiefs who had raised their concerns. It was the hereditary chiefs who had mounted the support from coast to coast to coast. Therefore, the resolution was going to come with the hereditary chiefs at the beginning. Then we will meet with the elected chiefs.
Ce sont bel et bien les chefs héréditaires qui ont exprimé leurs préoccupations. Ce sont eux qui ont mobilisé les troupes d'un bout à l'autre du pays. Il fallait donc que nous nous entendions d'abord et avant tout avec les chefs héréditaires. Nous rencontrerons ensuite les chefs élus.
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CPC (ON)
If you're trying to get this project to go ahead, why did you not include the people who are in support of moving this project forward? Why would you only include the voices that were against it—the one side of this story?
Si vous vouliez vraiment que ce projet puisse aller de l'avant, pourquoi ne pas avoir inclus ceux qui sont en faveur de sa réalisation? Pourquoi vous être contentés d'un seul côté de la médaille en vous limitant aux voix qui s'expriment à l'encontre du projet?
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Lib. (ON)
Jamie, as I think you know, the project is a B.C. project totally. It's their processes, their permits, their way forward. My job—
Je crois que vous n'êtes pas sans savoir que c'est un projet qui relève entièrement de la Colombie-Britannique. Il s'agit des processus, des permis, des modes de fonctionnement de cette province. Mon rôle...
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CPC (ON)
Did you not say, “Hey, we should probably have all voices”?
Ne vous êtes-vous pas dit qu'il faudrait sans doute entendre tous les points de vue?
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Lib. (ON)
My job is to make sure that the nation comes together and heals as a whole, and the concerns of the hereditary chiefs needed to be heard.
Mon rôle consiste à m'assurer que la nation se rassemble pour mener à bien son processus de guérison au bénéfice de tous. De plus, nous nous devions d'écouter les préoccupations des chefs héréditaires.
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CPC (ON)
Given your comment, again, about creating divisions in the community, were all hereditary chiefs included in this meeting, including those who supported the Coastal GasLink project?
Étant donné encore une fois votre commentaire concernant la création de fractures au sein de la communauté, est-ce que tous les chefs héréditaires ont été invités à cette rencontre, y compris ceux qui étaient favorables au projet Coastal GasLink?
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Lib. (ON)
Some of the hereditary chiefs who support the project were certainly there on Thursday night. We heard from each of them individually. They were mainly members of the matrilineal coalition. Then they were able to meet with the other hereditary chiefs. There was a decision taken by the hereditary chiefs in our meeting to take the proposed arrangement back to everybody so that the whole of the nation would take this decision together.
Certains des chefs héréditaires qui appuient le projet étaient assurément là le jeudi soir. Nous les avons tous écoutés individuellement. La plupart étaient membres de la Wet'suwet'en Matrilineal Coalition. Ils ont aussi pu rencontrer les autres chefs héréditaires. Lors de notre rencontre, les chefs héréditaires ont convenu de soumettre l'arrangement proposé à l'ensemble de la nation de telle sorte que chacun puisse avoir son mot à dire dans la décision qui sera prise.
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CPC (ON)
Again, Minister, you're blaming the opposition for this, yet you and the provincial government did not invite those who had an interest in supporting this project. Of course, when you're dealing with title, the decision of any agreement affects the project, affects everyone within the community, and yet you are saying the opposition's at fault here. But you did not include the other side of the story—the people who support it, who will benefit.
Madame la ministre, vous voilà encore en train de blâmer l'opposition à ce sujet, alors que c'est le gouvernement provincial et vous-mêmes qui n'avez pas jugé bon d'inviter ceux qui sont favorables à ce projet. Il est bien évident que toute décision concernant le titre de propriété a une incidence sur le projet et sur tous les membres de la communauté, mais vous faites malgré tout porter le blâme à l'opposition. C'est tout de même vous qui n'avez souhaité entendre qu'une seule version des faits en excluant ceux qui appuient le projet et qui vont en bénéficier.
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Lib. (ON)
As we said, this was a B.C. project. Certainly, the B.C. government had heard from the elected chiefs—
Comme nous l'avons indiqué, c'est un projet qui relève de la Colombie-Britannique. Il ne fait aucun doute que le gouvernement de cette province a écouté les chefs élus...
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CPC (ON)
But you would have had influence. You would have had influence.
Mais vous auriez pu avoir une certaine influence.
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Lib. (ON)
—but also, Coastal GasLink had impact benefit agreements with most of them. This was a B.C. project. My job was to carry on from what had been decided in the Delgamuukw decision so that in the future, the whole of the nation would create the kind of governance model and decision-making processes that we are now seeing in Gitanyow and Heiltsuk and Haida. When the elected chiefs and the hereditary chiefs come together in a governance model with their own laws and policies, that is the way forward and that is the only durable solution.
My appearance was not about one project. It's about the future of Canada.
... sans compter que Coastal GasLink avait conclu des ententes sur les répercussions et sur les avantages avec la plupart d'entre eux. C'était donc un projet de la Colombie-Britannique. Mon rôle consistait à donner suite à la décision rendue dans l'arrêt Delgamuukw de telle sorte que l'ensemble de la nation puisse dorénavant se donner le genre de modèle de gouvernance et de processus décisionnel que l'on peut maintenant voir chez les Gitanyow, les Heiltsuk et les Haïdas. La concertation des chefs élus et des chefs héréditaires au sein d'un modèle de gouvernance fondé sur leurs propres lois et politiques est la seule solution viable pour l'avenir.
Je n'étais pas là pour défendre un projet ou un autre, car c'est de l'avenir du Canada dont il est ici question.
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CPC (ON)
It is, but when you exclude the people who are in support of the project, you silence one half, or probably more, of this debate. If you're only hearing from one side against a project, when you're negotiating title, which has impacts, again, you're leaving out the other side.
But I won't dwell on that, because we have only a minute left.
En effet, mais lorsque vous mettez de côté les gens qui appuient le projet, vous muselez la moitié, ou sans doute davantage, des intéressés dans ce débat. Si vous donnez la parole uniquement à ceux qui sont contre un projet, vous en venez à négocier le titre de propriété, une décision qui n'est pas sans répercussions, sans tenir compte de l'envers de la médaille.
Je ne vais toutefois pas m'éterniser sur le sujet, car il ne nous reste qu'une minute.
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Lib. (ON)
Jamie, I don't think you heard me. I said the matriarchs were there. I heard from each of them on Thursday—
Je ne crois pas que vous m'ayez bien entendue. J'ai indiqué que les matriarches étaient là. Je les ai toutes écoutées individuellement le jeudi...
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CPC (ON)
On the third day. Why weren't they there at the beginning?
Le troisième jour. Pourquoi n'étaient-elles pas là dès le début?
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Lib. (ON)
That was the beginning. They were right there, at the first—
C'était le début. Elles étaient là dès la première...
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CPC (ON)
We're hearing a witness who is saying no.
Nous avons un témoin qui dit le contraire.
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Lib. (ON)
I'm telling you that when I arrived—
Je peux vous dire que lorsque je suis arrivée...
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Lib. (ON)
—the matriarchs were in the room.
... les matriarches étaient dans la salle.
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Lib. (ON)
The matriarchs each spoke.
Mr. Jamie Schmale: They were told to leave.
Hon. Carolyn Bennett: Each spoke.
Chacune des matriarches a pu s'exprimer.
M. Jamie Schmale: On leur a dit de partir.
L'hon. Carolyn Bennett: Chacune a pu parler.
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CPC (ON)
They weren't there for the whole discussion.
Elles n'étaient pas présentes pour l'ensemble de la discussion.
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Lib. (ON)
It wasn't my meeting—
Mr. Jamie Schmale: They weren't there to discuss anything.
Hon. Carolyn Bennett: —but they all had a voice. The process—
Ce n'est pas moi qui ai organisé la rencontre...
M. Jamie Schmale: Elles n'ont pu participer à aucune discussion.
L'hon. Carolyn Bennett: .. mais elles ont toutes pu s'exprimer. Le processus...
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CPC (ON)
How do they have a voice if they're not there?
Hon. Carolyn Bennett: They were there, Jamie.
Mr. Jamie Schmale: They were there at the beginning, then they were removed—
Hon. Carolyn Bennett: No.
Mr. Jamie Schmale: —and then they were there the third day.
Comment auraient-elles pu s'exprimer si elles n'étaient pas présentes?
L'hon. Carolyn Bennett: Elles étaient bel et bien là.
M. Jamie Schmale: Au début de la rencontre, mais on les a fait sortir...
L'hon. Carolyn Bennett: Non.
M. Jamie Schmale: ... puis elles sont revenues le troisième jour.
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Lib. (ON)
No, they weren't removed.
Mr. Jamie Schmale: But we have—
Hon. Carolyn Bennett: There was a half-day meeting between the hereditary chiefs and the people supporting the project for a great part of Friday.
On ne les a pas fait sortir.
M. Jamie Schmale: Mais nous avons...
L'hon. Carolyn Bennett: La plus grande partie de la journée du vendredi a été consacrée à une rencontre entre les chefs héréditaires et les gens qui appuient le projet.
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Lib. (ON)
You weren't there, Jamie, so why don't we get on with how we're going to go forward?
Comme vous n'étiez pas présent, il serait peut-être préférable que nous discutions de la suite des choses.
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CPC (ON)
Well, I started that, and then your divisive language at the beginning derailed me.
Having said that, when you're talking about the title—
Eh bien, c'est ce que je voulais faire au départ, mais vous m'avez entraîné sur une autre voie en cherchant à semer la discorde.
Cela dit, lorsqu'il est question du titre...
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CPC (ON)
—when you allow the communities, will you bring this before Parliament after the Wet'suwet'en people...? If they ratify this, will you bring it before Parliament before you sign the deal?
... vous soumettez d'abord aux gens des communautés Wet'suwet'en l'arrangement convenu. S'ils donnent leur accord, allez-vous consulter le Parlement avant de conclure une entente?
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Lib. (ON)
As you know, these conversations are starting to happen between the hereditary chiefs and the nation. This is an exciting time.
Comme vous le savez, les consultations à ce sujet s'amorcent entre les chefs héréditaires et les membres de la nation. Tout cela est très encourageant.
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CPC (ON)
I just need a yes or no.
Pouvez-vous me répondre simplement par un oui ou un non?
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Lib. (ON)
Most section 35 agreements remain confidential until their ratification by the nation. That's normal in labour agreements and in section 35 agreements. Impact benefit agreements, however, remain confidential.
We are breaking new ground here, Jamie.
La plupart des ententes protégées en vertu de l'article 35 demeurent confidentielles jusqu'à leur ratification par la nation concernée. C'est chose normale pour ces ententes comme pour celles touchant la main-d’œuvre. Pour leur part, les ententes sur les répercussions et les avantages demeurent en tout temps confidentielles.
Nous sommes donc en train de faire œuvre de pionnier.
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Lib. (NS)
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2020-03-10 11:38
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Thank you, Mr. Chair and wela'lioq to the ministers for being here.
Prior to the establishment of the Indian Act and Canada, there existed several different governing structures across Canada. We are framing this as a project dispute, but this is about reconciliation moving forward over generations. With that in mind, there are several traditional and hereditary governing structures that exist across Canada today.
Could the ministers update us on how we've engaged traditional or hereditary governments, and could you share with us what we've learned about the complexities involved in creating improved relationships with traditional structures of governance?
Merci, monsieur le président, et wela'lioq aux ministres pour leur présence aujourd'hui.
Avant la création du Canada et l'adoption de la Loi sur les Indiens, il existait plusieurs structures de gouvernance différentes sur l'ensemble de notre territoire. Certains présentent la problématique sous l'angle d'un différend par rapport à un projet, mais il s'agit en fait d'un processus de réconciliation qui devrait profiter aux générations à venir. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer qu'il existe encore aujourd'hui au Canada plusieurs structures de gouvernance traditionnelles et héréditaires.
Est-ce que les ministres pourraient nous indiquer comment nous consultons ces gouvernements traditionnels ou héréditaires et nous faire part des enseignements tirés quant aux difficultés associées à l'établissement de meilleures relations avec ces structures traditionnelles de gouvernance?
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Lib. (ON)
Two years ago I was able and honoured to be at the ceremony where the Wet'suwet'en hereditary chiefs signed an agreement with Canada on child and family services, and that work is ongoing. As you well know, Jamie, in some parts of Canada the hereditary chiefs became the elected chiefs. In other parts that governance has stayed. Marc will add a little about how the Haudenosaunee take decisions. Right now, we have signed an agreement with Heiltsuk, which includes the hereditary and elected chiefs. The Haida already have an agreement in the way they work together. With Stó:lo, even in the B.C. treaty process, those two groups are coming together. Maybe Marc will talk a bit about it.
Il y a deux ans, j'ai été honorée de pouvoir participer à la cérémonie au cours de laquelle les chefs héréditaires des Wet'suwet'en ont signé une entente avec le Canada concernant les services à l'enfance et à la famille, un dossier qui suit son cours. Comme vous le savez très bien, dans certaines régions du Canada, les chefs héréditaires sont devenus les chefs élus. Ailleurs au pays, cette forme de gouvernance a été maintenue. Marc pourra notamment vous en dire plus long au sujet du processus décisionnel des Haudenosaunee. Nous avons signé une entente avec les Heiltsuk qui inclut les chefs héréditaires et les chefs élus. Les Haïdas ont déjà une entente précisant la façon dont les deux instances doivent conjuguer leurs efforts. Il y a aussi concertation entre les deux groupes pour les Stó:lo et même dans le cadre du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique. Marc pourrait peut-être vous fournir de plus amples détails.
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Lib. (QC)
I think you are familiar, Jaime, with some of the hereditary structures that exist in Mi'kmaq communities and some of the challenges that have been faced there with respect to elected band councils and, in fact, with some of the progress that has been made. It is absolutely uneven throughout the country
I think, as Carolyn summarized, some progress has been made out west in starting to create the basis for engagement with hereditary leadership. In the country, the Indian Act-imposed band council system is viewed in many indigenous communities as colonialist and paternalistic. It has removed, and the Government of Canada has consciously contributed to remove, structures that existed well before the existence of Canada that are highly democratic in nature and have a very rich history.
As a country and as a nation that wants to move forward with what we call reconciliation, we cannot ignore those voices, conscious of the fact that at times the government, as I mentioned earlier, has been deliberate in dismantling those structures. In some cases we have had very little engagement, if any. I, myself, have been involved in opening dialogues with the Haudenosaunee Confederacy. They are modest. They tend to be not in the public sphere. But there is a lot of work to be done. There is an immense amount of complexity in that relationship because we're talking about many nations that cross the U.S. border as well. It is something that has created within certain communities, in fact, the crisis of legitimacy. This isn't to say that elected band councils are not fierce defenders of their communities. They are. It just has created a reality where there is sometimes a perceived sense of illegitimacy that has contributed to frustrate not only the relationship but the ability to work in partnership. It is something that we are realizing, probably more slowly than we should, but we are realizing it and we need to address fundamental issues that Carolyn had to face over a four-day period with respect to lands and title that had been recognized in the Delgamuukw decision. Simply saying to yourself that you're only going to engage with this particular band council because it suits your needs is highly utilitarian in thinking and not the right way to approach things.
There are some communities that are entirely comfortable with an elected system, and there are some communities that wish to do a different job and move forward. That's why we have all those instruments that I named in my opening remarks. For some communities, that doesn't work and we have to realize that and get creative and see how we come together. This will all contribute to stability, good governance and respect for the relationship, which is perhaps the element of respect and truth that is missing. But I think it is the right way to advance the nation. It can be complicated. It can be messy. But we can't sit here and say we're going to go dictate the terms on which we engage, whether it's rights recognition frameworks or otherwise. We have to realize that in some communities and some nations there is a treaty-based relationship that communities are demanding to be respected and in others there's a much older and some others a much newer relationship.
There is an immense amount of nuance, and I think you hit the nail on the head in asking that question, Jaime, because it goes to the complex nature of that relationship and the steps we need to take to move forward.
Monsieur Battiste, je crois que vous connaissez bien les structures héréditaires qui existent dans les communautés micmaques et certains des défis qui se posent concernant les conseils de bande élus et, en fait, certains des progrès accomplis. La situation est tout à fait inégale au pays.
Comme Mme Bennett l'a bien résumé, je pense que des progrès ont été accomplis dans l'Ouest pour créer les bases d'un dialogue avec les chefs héréditaires. Au pays, bon nombre de collectivités autochtones considèrent le système des conseils de bande imposé par la Loi sur les Indiens comme un système colonialiste et paternaliste. Ce système a éliminé des structures très démocratiques par nature qui ont une très riche histoire et qui existaient bien avant le Canada, et le gouvernement du Canada a consciemment contribué à leur élimination.
Puisque nous formons un pays qui souhaite concrétiser ce que nous appelons la réconciliation, nous ne pouvons pas faire fi de ces voix, en sachant qu'à certains moments, le gouvernement a délibérément démantelé ces structures, comme je l'ai déjà dit. Dans certains cas, il y a eu très peu de dialogue, voire aucun. J'ai moi-même participé à l'ouverture de dialogues avec les membres de la Confédération haudenosaunee. Ils sont modestes. Ils ne sont généralement pas dans la sphère publique. Or, il y a beaucoup de travail à faire. La relation est très complexe, car nous parlons de bon nombre de nations qui traversent la frontière américaine également. C'est quelque chose qui a créé au sein de certaines collectivités, en fait, la crise de légitimité. Cela ne veut pas dire que les conseils de bande élus ne sont pas d'ardents défenseurs de leurs collectivités. Ils le sont. C'est simplement que cela a créé une réalité où il y a parfois une impression d'illégitimité qui a contribué à porter un coup non seulement à la relation, mais à la capacité de travailler en partenariat. C'est une chose dont nous prenons conscience, probablement moins vite que nous le devrions, mais nous en prenons conscience, et il nous faut régler les questions fondamentales auxquelles Mme Bennett a été confrontée en une période de quatre jours pour ce qui est des territoires et des titres qui avaient été reconnus dans la décision Delgamuukw. Se dire simplement qu'on ne nouera le dialogue qu'avec ce conseil de bande parce que cela fait son affaire est une façon très utilitariste de penser et ne constitue pas la bonne approche à adopter.
Certaines collectivités sont tout à fait satisfaites d'un système de conseils élus, et d'autres souhaitent travailler différemment et aller de l'avant. Voilà pourquoi nous avons tous les outils dont j'ai parlé dans ma déclaration préliminaire. Pour certaines collectivités, cela ne fonctionne pas et nous devons le comprendre et faire preuve de créativité et voir comment nous unir. Tout cela favorisera la stabilité, une bonne gouvernance et un respect à l'égard de la relation, ce qui est peut-être l'élément de respect et de vérité qu'il manque. Or, je crois que c'est la bonne façon de faire avancer la nation. Les choses peuvent être compliquées, mais nous ne pouvons pas dire que nous allons dicter les conditions, qu'il s'agisse des cadres de reconnaissance des droits ou autre. Nous devons comprendre que dans certaines collectivités et dans certaines nations, il y a une relation fondée sur un traité et qu'elles demandent qu'elle soit respectée, et que dans d'autres collectivités, il s'agit d'une relation beaucoup plus ancienne, et dans d'autres encore, d'une relation beaucoup plus récente.
Il y a beaucoup de nuances, et je crois que vous avez tout à fait raison de poser la question, monsieur Battiste, car elle renvoie à la nature complexe de la relation et aux mesures que nous devons prendre pour avancer.
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Lib. (NS)
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2020-03-10 11:44
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Well, 40 seconds.... Throughout my life on reserve I have seen many different occasions when indigenous protests have caught the attention of the national media and Canada in general. I can remember Oka, Ipperwash and Idle No More. What lessons have we learned? What lessons has our government learned from those, which we're using today in terms of moving forward in our current approach?
Eh bien... 40 secondes... Tout au long de ma vie dans la réserve, j'ai vu, à de nombreuses reprises, des manifestations autochtones attirer l'attention des médias nationaux et du Canada en général. Je me souviens des crises d'Oka et d'Ipperwash et du mouvement Idle No More. Quelles leçons en avons-nous tirées? Quelles leçons notre gouvernement en a-t-il tirées que nous utilisons aujourd'hui dans notre démarche actuelle?
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
I think this is why we ended up having to take the approach we did. We want durable solutions. We have learned the lessons of Oka and Ipperwash. Idle No More was a bit different because it was an educational approach, with round dances, and it was a peaceful recognition of indigenous rights. I think we know that this has got to be about agreements and settling land claims and being able to move forward in the way that our partners feel is the justice that they have not received up until now.
Je pense que c'est la raison pour laquelle nous avons fini par devoir adopter l'approche que nous avons adoptée. Nous voulons des solutions durables. Nous avons tiré des leçons des événements d'Oka et d'Ipperwash. Pour ce qui est du mouvement Idle No More, c'était un peu différent parce qu'il s'agissait d'une démarche de sensibilisation, avec des danses traditionnelles, et il s'agissait d'une reconnaissance pacifique des droits autochtones. Je pense que nous savons qu'il doit s'agir de conclure des ententes, de régler les revendications territoriales et de pouvoir avancer de la manière qui correspond à la justice que nos partenaires jugent ne pas avoir obtenue jusqu'à maintenant.
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BQ (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Minister, the Oka crisis cost the life of Corporal Marcel Lemay. It created deep wounds in Quebec society.
In his book, The Inconvenient Indian, Mr. Thomas King recalled that the deployment of the army at Oka had cost nearly $200 million, while the territories claimed by the Mohawks and ceded to them in 1997 were acquired for only $5.2 million.
The Oka crisis has also taught us that we need to talk to each other and that politicians need to take responsibility. There are several parallels between the Oka crisis and the one that is now coming to an end. What have we learned? What did we not understand? If the federal government had assumed its responsibilities, there might have been fewer crises downstream.
Why didn't the federal government act sooner to prevent this crisis?
Merci, monsieur le président.
Madame la ministre, la crise d'Oka a coûté la vie du caporal Marcel Lemay. Elle a créé de profondes blessures au sein de la société québécoise.
Dans son livre L'Indien malcommode, M. Thomas King rappelait que le déploiement de l'armée à Oka avait coûté près de 200 millions de dollars, alors que les territoires réclamés par les Mohawks et cédés à ces derniers en 1997 ont été acquis pour seulement 5,2 millions de dollars.
La crise d'Oka nous a aussi appris qu'il faut se parler et que les politiciens doivent prendre leurs responsabilités. Il y a lieu de faire plusieurs parallèles entre la crise d'Oka et celle qui s'achève. Qu'avons-nous appris? Qu'est-ce que nous n'avons pas compris? Si le gouvernement fédéral avait pris ses responsabilités, il y aurait peut-être eu moins de crises en aval.
Pourquoi le gouvernement fédéral n'a-t-il pas agi plus tôt pour prévenir cette crise?
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Lib. (QC)
We are going to share our speaking time.
As you know, Ms. Bérubé, the Royal Commission on Aboriginal Peoples was a product of the Oka crisis. There were a lot of lessons to be learned as a result of this huge inquiry by the commission, lessons that were not necessarily followed, for example, with regard to land purchases. I am not telling you that this is a simplistic analysis, because it is a very profound reflection. Many of the recommendations were not followed. There have been times when the government's commitment has fallen short, admittedly, and that has happened in every respect.
The splitting of the former department into our two current departments is precisely because of the recommendations of the Royal Commission on Aboriginal Peoples, a split that did not take place at that time, but more than 20 years later. That is the same lesson we learned from the Delgamuukw decision. In the wake of the Okanagan crisis, we realized, as Quebeckers and Canadians, that there is a real tension, which has a legitimate basis that dates back long before the very creation of Canada, with respect to the participation of the armed forces. It is a scar that remains open within these communities.
We often talk about the economic repercussions that persist on the economies of Quebec and Canada, and it must be emphasized. On the other hand, the greatest impacts, proportionately, have been felt in Kahnawake and Kanesatake, an underdevelopment that has persisted and continues to this day.
We have seen the prejudice and bias that followed resurface, whether in the media or in comments posted on Facebook. These were the same comments that were made after the Oka crisis. There was the death of the corporal appointed following the intervention of the Sûreté du Québec, or SQ. There was also the death of a man who was leaving Kahnawake when a rock was thrown against his window. He had a heart attack and he died from it.
These are things we need to think about as a society. I dare to believe that there have been changes as a result of the Ipperwash crisis. In Ontario, there has been a reform of police practices and indigenous engagement within the police force, which is a response to that cultural sensitivity and the demands that have been around for a very long time. Is there more work to be done? I would say very humbly yes.
Nous allons nous partager notre temps de parole.
Comme vous le savez, madame Bérubé, la Commission royale sur les peuples autochtones était le produit de la crise d'Oka. Il y avait beaucoup de leçons à tirer à la suite de cette énorme enquête de la Commission, leçons qui n'ont pas forcément été suivies, en ce qui a trait, par exemple, à l'achat de terres. Je ne vous dis pas que c'est une analyse simpliste, parce que c'est une réflexion très profonde. Bon nombre de recommandations n'ont pas été suivies. Il y a eu des périodes où l'engagement du gouvernement laissait à désirer, il faut l'admettre, et cela s'est produit à tous les égards.
La scission de l'ancien ministère qui a donné lieu à nos deux ministères actuels découle justement des recommandations de la Commission royale sur les peuples autochtones, scission qui n'a pas eu lieu à ce moment-là, mais plus de 20 ans après. C'est la même leçon que nous avons tirée de l'arrêt Delgamuukw. À la suite de la crise dOka, nous nous sommes rendu compte, en tant que Québécois et Canadiens, de la réelle tension qui existe, laquelle a un fondement légitime qui date de bien avant la création même du Canada, au regard de la participation des forces armées. C'est une cicatrice qui reste ouverte au sein de ces communautés.
On parle souvent des répercussions économiques qui persistent sur l'économie du Québec et sur celle du Canada, et il faut le souligner. En revanche, Les plus grandes répercussions, de façon proportionnelle, se sont fait sentir au sein de Kahnawake et de Kanesatake, un sous-développement qui a persisté et qui persiste jusqu'à ce jour.
Le préjudice et les préjugés qui ont suivi par la suite, nous les avons vus ressurgir, que ce soit dans les médias ou dans les commentaires affichés sur Facebook. Il s'agissait des mêmes commentaires que ceux qui avaient cours après la crise d'Oka. Il y a eu la mort du caporal nommé à la suite de l'intervention de la Sécurité du Québec, ou SQ. Il y a aussi eu la mort d'un homme qui sortait de Kahnawake, au moment où une roche était lancée contre sa fenêtre. Il a fait une crise cardiaque et il en est mort.
Ce sont des choses sur lesquelles il faut réfléchir en tant que société. J'ose croire qu'il y a eu des changements à la suite de la crise d'Ipperwash. En Ontario, on a vu au sein de la police une réforme des façons de faire et de l'engagement autochtone, un engagement qui fait suite à cette sensibilité culturelle et aux revendications qui existent depuis fort longtemps. Reste-t-il du travail à faire? Je dirais très humblement oui.
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Lib. (ON)
Excuse me, Ms. Bérubé.
We thank the Bloc Québécois for adopting the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and for supporting it, because with the two departments, it is no longer possible for me to deal with the issues of rights and title. We know that where land claims are settled there is certainty. It's a solid foundation on which to build when we make decisions, when the indigenous people and the people with those rights are around the table.
Excusez-moi, madame Bérubé.
Nous remercions le Bloc québécois d'avoir adopté la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones et d'y avoir donné son appui, parce que, compte tenu des deux ministères, ce n'est plus possible pour moi de régler les questions liées aux droits et aux titres. Nous savons que, là où des revendications territoriales sont réglées, il y a de la certitude. C'est un fondement solide sur lequel s'appuyer lorsque nous prenons des décisions, alors que les Autochtones et les peuples détenant ces droits sont autour de la table.
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BQ (QC)
Ms. Bennett, I also wanted to tell you that the government's attitude during this crisis has been similar to someone who keeps pushing the panic button in the morning. Why did it take so long to act? I know you mentioned this earlier. There are a lot of reminders about the first injunction, the article in The Guardian, the failure of the talks, the first demonstrations, the first blockades, and so on.
What took you so long? It took almost 25 or 26 days to resolve the situation. The so-called indigenous crisis has become an economic crisis across Canada. Hereditary chiefs came to Canada when there was no negotiation between Parliament and the hereditary chiefs, how can you explain that?
Madame Bennett, je voulais vous dire aussi que l'attitude du gouvernement durant cette crise a été semblable à celle de quelqu'un qui n'arrête pas d'appuyer sur le bouton rappel d'alarme le matin. Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps pour agir? Je sais que vous en avez parlé plus tôt. Il y a plein de rappels concernant la première injonction, l'article du Guardian, l'échec des pourparlers, les premières manifestations, les premiers blocages et j'en passe.
Pourquoi avoir pris tant de temps? Il a fallu quasiment 25 ou 26 jours avant de régler la situation. La crise dite autochtone est devenue une crise économique partout au Canada. Des chefs héréditaires se sont déplacés au Canada alors qu'il n'y avait pas de négociation entre le Parlement et les chefs héréditaires, comment pouvez-vous expliquer la situation?
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Lib. (ON)
A year ago, the Province of British Columbia appointed Mr. Murray Rankin to begin discussions on the rights and title of the Wet'suwet'en Nation. After the difficulties in December, Mr. Nathan Cullen became involved in the process of resolving the situation.
Initially, there were discussions between Minister Scott Fraser and myself. Then our government proposed a meeting with the hereditary chiefs of the Wet'suwet'en Nation.
We are committed to the process, and with patience, we will achieve a sustainable result.
Il y a un an, la province de la Colombie-Britannique a chargé M. Murray Rankin de commencer les discussions sur les droits et les titres de la nation des Wet'suwet'en. Après les difficultés survenues en décembre, M. Nathan Cullen s'est engagé dans le processus visant à régler la situation.
Au début, il y a eu des discussions entre le ministre Scott Fraser et moi-même. Ensuite, notre gouvernement a proposé une réunion avec les chefs héréditaires de la nation des Wet'suwet'en.
Nous sommes engagés dans le processus, et avec de la patience, nous arriverons à un résultat durable.
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NDP (MB)
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2020-03-10 11:52
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Thank you very much.
You have the Canadian Human Rights Tribunal that has ruled against your government for discriminating against first nations children. We are now at nine non-compliance orders. If the rule of law is about respecting the law, are you not breaking the law here? Yes or no?
Merci beaucoup.
Le Tribunal canadien des droits de la personne a rendu une décision défavorable à votre gouvernement pour discrimination envers les enfants des Premières Nations. Nous en sommes maintenant à neuf ordonnances de non-conformité. Si la primauté du droit, c'est respecter la loi, n'êtes-vous pas en train d'enfreindre la loi? Oui ou non?
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Lib. (QC)
What we're facing as a government is a challenge on many levels. The Prime Minister, in his mandate letter to me, has been quite clear that we will compensate first nation children for what they have suffered—
Notre gouvernement fait face à des défis à bien des égards. Dans la lettre de mandat qu'il m'a donnée, le premier ministre a très clairement indiqué que les enfants des Premières Nations seront indemnisés pour ce qu'ils ont subi...
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Lib. (QC)
—to the extent that monetary compensation can do so.
... dans la mesure où une compensation monétaire peut le faire.
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Lib. (QC)
This is a very important issue to me, MP Gazan, so I'm glad to answer it at a later date, but it's something that requires a lot more discussion—
Il s'agit d'une question très importante pour moi, madame Gazan, et je serai ravi d'y répondre plus tard, mais c'est quelque chose qui nécessite beaucoup plus de discussions...
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NDP (MB)
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2020-03-10 11:54
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You're not answering my question. It seems that your government supports the rule of law when it suits your economic interests. I say that because many times we end up in these situations in Canada because our own laws, our court decisions, or the human rights of indigenous peoples or indigenous laws are not respected.
If upholding the rule of law means respecting law in court, we can hardly conclude that respecting the rule of law for indigenous people and their rights has occurred with this government. Do you agree?
Vous ne répondez pas à ma question. Il semble que votre gouvernement soutient la primauté du droit lorsqu'elle sert ses intérêts économiques. Si je le dis, c'est parce que bien souvent, nous nous retrouvons dans ces situations parce que nos propres lois, les décisions de nos tribunaux ou les droits de la personne des Premières Nations ou les lois autochtones ne sont pas respectés.
Si soutenir la primauté du droit signifie respecter la loi devant les tribunaux, nous pouvons difficilement conclure que le gouvernement a respecté la primauté du droit pour les peuples autochtones et leurs droits. Êtes-vous d'accord avec moi?
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Lib. (QC)
I think as Canadians we need to look only at the examples of Poundmaker, Big Bear, or Louis Riel to understand that sometimes invocation of the rule of law has been used against indigenous peoples to perpetrate historic injustices. That should be clear to everyone in this room and to all Canadians.
Je pense qu'en tant que Canadiens, nous n'avons qu'à penser à Poundmaker, à Big Bear ou à Louis Riel pour comprendre que l'invocation de la primauté du droit a parfois été utilisée contre les peuples autochtones pour perpétrer des injustices historiques. Cela devrait être clair pour tous les gens ici présents et pour tous les Canadiens.
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NDP (MB)
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2020-03-10 11:55
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Then just let me help you here. It took you three days to come up with an agreement in principle with the hereditary chiefs. I think it's called “political will”.
I have just one last question. In light of the situation with the Wet'suwet'en, is it critical that we achieve the full adoption and implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples? The last time your government stalled it. It's critical that we pass it. What's your timeline?
Alors, laissez-moi vous aider. Il vous a fallu trois jours pour parvenir à conclure une entente de principe avec les chefs héréditaires. Je crois que c'est ce qu'on appelle de la « volonté politique ».
J'ai une dernière question. Compte tenu de la situation des Wet'suwet'en, est-il essentiel que nous parvenions à l'adoption et à la mise en oeuvre complètes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones? La dernière fois, votre gouvernement n'est pas allé de l'avant. Il est essentiel que nous l'adoptions. Quel est votre échéancier?
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View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
I agree with the historic nature of UNDRIP, and I want to recognize the contribution of Romeo Saganash in putting forward that bill. It had the full support of our government, and it is something that we are resolutely committed to as a government. I commend Minister Bennett for achieving in four days what couldn't be achieved in 23 years. It's very important for everyone—
Je conviens que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est historique, et je veux souligner la contribution de Romeo Saganash, qui a présenté le projet de loi. Notre gouvernement l'a pleinement appuyé, et c'est une chose à laquelle notre gouvernement croyait fermement. Je félicite la ministre Bennett d'avoir accompli en quatre jours ce qui n'a pas pu être accompli en 23 ans. C'est très important...
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NDP (MB)
Sorry, Minister Miller, I appreciate that we do have some serious questions here. I feel like we're getting into story time.
We're dealing with a crisis on a number of fronts. I heard about all the goodwill here, but the reality is that your party has been in power for 91 years out of the last 120. The policies of colonization and genocide have come from Liberal governments, so when I hear about no running water and a housing crisis, when I hear about the lack of adequate health care and third-world living conditions, I know these aren't by accident. They are a result of government policies that you and your colleagues have pushed over the years.
Let's connect it to a crisis we're dealing with here and right now. People are very concerned about the disproportionate impact that coronavirus is set to have on indigenous people. We have to look no further than H1N1 to know exactly how hard it hit the most vulnerable, particularly people in my part of the country. Do you know the rate at which indigenous people were hit by the H1N1 virus in northern Manitoba? I'll help you. It was six times the average rate. When it came to Nunavut, it was 45 times.
Excusez-moi, monsieur le ministre. Je sais que nous avons de sérieuses questions à poser. J'ai l'impression que nous sommes à l'heure du conte.
Nous sommes confrontés à une crise sur plusieurs fronts. Malgré toute la bonne volonté exprimée, le fait est que votre parti a été au pouvoir 91 années au cours des 120 dernières années. Les politiques de colonisation et de génocide ont été établies par des gouvernements libéraux, de sorte que lorsque j'entends parler de l'absence d'eau courante, de crise de logement, du manque de soins de santé adéquats et de conditions de vie dignes du tiers monde, je sais que ce n'est pas un hasard. Ces situations découlent de politiques gouvernementales que vous et vos collègues avez mises en place au fil des ans.
Dans ce contexte, parlons d'une crise à laquelle nous faisons face actuellement. Les gens sont très préoccupés par les répercussions disproportionnées que le coronavirus devrait avoir sur les peuples autochtones. Il ne suffit que de penser à la grippe H1N1 pour savoir exactement à quel point les plus vulnérables sont frappés, en particulier les gens de mon coin de pays. Savez-vous à quel point les peuples autochtones ont été touchés par le virus H1N1 dans le Nord du Manitoba? Je vais vous aider: six fois plus que la moyenne. Au Nunavut, c'était 45 fois plus.
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Lib. (ON)
I have a point of order, Mr. Chair.
J'invoque le Règlement, monsieur le président.
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Lib. (ON)
With respect, both ministers will be returning here on Thursday. A lot of these questions regarding coronavirus and so on, I believe, can be directed at that point. I think they're here today, and we're here—
Sans vouloir vous offenser, les deux ministres comparaîtront de nouveau jeudi. Je crois que bon nombre de ces questions sur le coronavirus et le reste pourraient être posées à ce moment-là. Je crois qu'ils sont ici aujourd'hui, et que nous sommes ici...
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NDP (MB)
With respect, it's a matter of life and death, and let me connect it to our discussion today.
Sans vouloir vous offenser, c'est une question de vie ou de mort, et permettez-moi de la relier à notre discussion d'aujourd'hui.
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Lib. (ON)
Today they are here for a very specific reason.
Ils sont ici aujourd'hui pour une raison bien précise.
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NDP (MB)
I can't believe we're delaying this over questions on the coronavirus.
Je n'arrive pas à croire que nous retardons cela à cause de questions sur le coronavirus.
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Lib. (ON)
I'm suggesting that relevance is an issue here, Mr. Chair. I do respectfully submit that this question could be deferred to next Thursday.
J'estime que la pertinence est un problème ici, monsieur le président. À mon humble avis, la question pourrait être posée jeudi.
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NDP (MB)
Respectfully, I'm shocked that we would ask to have this discussion delayed when we know that the government isn't taking it seriously.
Let me connect it to the Wet'suwet'en as well. Indigenous people in this country have had enough of the way in which the federal government has ignored their needs, whether it be treaty land entitlement or land claims—and I include the north of 60 agreement that your government betrayed the Dene on. They've had enough of the way in which living conditions in their region have been ignored, so I'm shocked that I would be told that I should stay silent about a crisis we're starting to live right now.
My question for the government is what are you doing to take action to make sure that first nations are supported? Perhaps you could also reflect on the fact that you're an alternate member of a committee. What signal does that show to indigenous communities when the government doesn't even take indigenous affairs ministers seriously enough to have you as a full member of a committee dealing with a nationwide and global crisis?
Avec tout le respect que je vous dois, je suis consternée que nous demandions de reporter cette discussion alors que nous savons que le gouvernement ne prend pas la question au sérieux.
Permettez-moi de faire le lien avec les Wet'suwet'en également. Les peuples autochtones du pays en ont assez que le gouvernement fédéral ne tienne pas compte de leurs besoins, qu'il s'agisse des droits fonciers issus des traités ou des revendications territoriales — et j'inclus l'accord du nord du 60e parallèle concernant lequel votre gouvernement a trahi les Dénés. Ils en ont assez qu'on ne tienne pas compte des conditions de vie dans leur région, de sorte que je suis consternée qu'on me dise que je ne devrais pas parler d'une crise que nous commençons à vivre.
J'aimerais demander au gouvernement ce qu'il fait pour s'assurer que les Premières Nations ont du soutien. Vous pourriez peut-être parler du fait que vous êtes un membre suppléant d'un comité. Quel signal le gouvernement envoie-t-il aux collectivités autochtones alors qu'il ne prend même pas les ministres chargés des affaires autochtones suffisamment au sérieux pour vous inclure comme membre à part entière d'un comité qui discute d'une crise nationale et mondiale?
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Lib. (QC)
I can confirm with the member that I'm on the committee and participating fully. I'll leave it at that. We have a meeting today, and I will be updating members on the issues. I'd be prepared to update you on the issues with respect to our engagements in indigenous communities and our reaction and preparation for coronavirus, which is a very serious issue.
I would preface my following comment with the fact that I don't think that the introduction of UNDRIP and the work the government and the NDP did on it, fostered by and put forward by Romeo Saganash, is storytelling. I think it's very important. It's very important for Canadians to realize that.
With respect to coronavirus, indigenous communities are more vulnerable for a number of reasons: historic socio-economic gaps, overcrowding and lack of access to clean and safe drinking water. These are all issues that we as a government on a long-term basis—and on a short-term basis with respect to the long-term water advisories that we are committed to remove by March 2021.... There are also systemic issues with respect to cultural approaches with medical facilities and health care, and issues with access and remoteness. These are all factors that have contributed, for example, to the unacceptable rates of tuberculosis in those communities.
We have our experience from the H1N1 virus. I have a dedicated team that is working on surge capacity. I'd absolutely be more than glad to update this committee or anyone willing to engage with me on this issue. Foremost, it's to indigenous communities that we are striving to reach out to, and have already done, but we'll be increasing that capacity in the short term. Thank you.
Je peux confirmer à la députée que je siège au comité et que je participe pleinement. Je n'en dirai pas plus. Une réunion est prévue aujourd'hui, et je vais informer les membres des questions. Je serais prêt à vous donner de l'information à jour sur les questions concernant nos engagements dans les collectivités autochtones et notre réponse et notre préparation pour le coronavirus, qui est un problème très sérieux.
Avant de faire ma prochaine observation, je dirais que je ne crois pas qu'on puisse parler de contes lorsqu'il est question de la présentation de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et le travail que le gouvernement et le NPD y ont consacré, qui a été appuyée et proposée par Romeo Saganash. Je crois que c'est très important. Il est très important que les Canadiens en prennent conscience.
En ce qui a trait au coronavirus, les collectivités autochtones sont plus vulnérables pour un certain nombre de raisons: écarts socioéconomiques, surpopulation et difficulté d'accès à de l'eau potable. Ce sont tous des problèmes que notre gouvernement, à long terme — et à court terme pour ce qui est des avis d'ébullition de l'eau à long terme que nous avons promis d'éliminer d'ici mars 2021... Il y a également des problèmes systémiques concernant des approches culturelles pour les installations médicales et les soins de santé, et les questions relatives à l'accès et aux régions éloignées. Ce sont tous des facteurs qui ont contribué, par exemple, aux taux inacceptables de tuberculose dans ces collectivités.
Nous avons l'expérience du virus H1N1. J'ai une équipe dévouée qui s'occupe de la question des capacités d'intervention. Je serais absolument ravi de faire le point avec le Comité ou avec quiconque désire en discuter avec moi. Avant tout, c'est avec les collectivités autochtones que nous tentons de communiquer, et nous l'avons déjà fait, mais nous allons augmenter les capacités à court terme. Merci.
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CPC (SK)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you, Ministers, for your time today.
I want to follow up a little bit on Mr. Schmale's comments.
Minister Bennett, title has primarily been dealt with through treaties, as you talked about. The Tsilhqot’in decision has set out the standards for proving that title exists. I think we would agree on that.
Title claims impact not only the first nations, but also affect the surrounding non-indigenous communities and overlapping first nations' claims. Treaties must be ratified by federal and provincial legislatures, and so to follow up on my colleague's question, not only do I think it's appropriate, but I think it's imperative that you bring this agreement before Parliament before you sign it.
I don't think you answered his question. Will that come before Parliament before it gets signed?
Merci, monsieur le président.
Je remercie les deux ministres de leur présence aujourd'hui.
Je veux poursuivre un peu sur les observations de M. Schmale.
Madame la ministre, la question du titre a été réglée principalement dans le cadre de traités, comme vous le disiez. La décision Tsilhqot’in a défini les normes permettant de prouver que le titre existe. Je pense que nous sommes tous d'accord sur ce point.
Les revendications de titre ont des répercussions non seulement sur les Premières Nations, mais également sur les collectivités non autochtones des environs et les revendications des Premières Nations qui se chevauchent. Les traités doivent être ratifiés par le Parlement fédéral et les assemblées provinciales, et pour revenir sur une question de mon collègue, je pense non seulement que c'est approprié, mais qu'il est impératif que vous présentiez l'entente devant le Parlement avant sa signature.
Je ne crois pas que vous avez répondu à sa question. Allez-vous présenter l'entente au Parlement avant de la signer.
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Lib. (ON)
Yes, I think what I said was that section 35 agreements that Canada and indigenous groups negotiate remain confidential until after the ratification process. With the Anishinabek education agreement, it then came before Parliament. We are very aware that these kinds of agreements, particularly where title is involved, need to come to this place.
Oui, je crois avoir dit que les ententes protégées en vertu de l'article 35 que le Canada et les groupes autochtones négocient demeurent confidentielles jusqu'à la fin du processus de ratification. L'entente sur l'éducation des Anishinabek a été présentée au Parlement ensuite. Nous sommes très conscients du fait que ce genre d'ententes, en particulier lorsqu'il s'agit de titre, doivent être présentées ici.
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CPC (SK)
In all of your public responses to this so far, what I've heard is that once this agreement has gone through this two-week process, as you eloquently referred to today, you and Minister Fraser from B.C. will go back and sign it.
Therefore, where's Parliament in this process?
Ce que j'ai entendu dans toutes les réponses publiques que vous avez données à ce jour, c'est que lorsque cette entente aura terminé le processus de deux semaines, comme vous l'avez mentionné avec éloquence aujourd'hui, vous et M. Fraser, de la Colombie-Britannique, le signerez.
Je me demande donc où est le Parlement dans ce processus.
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Lib. (ON)
As with a collective bargaining agreement or the type of agreements that Canada signs, I have a mandate to be able to sign agreements. This is about an agreement to work to implement.
As you know, the Supreme Court held title and recognized hereditary leadership. It's now our job to do the hard work of being able to implement and work through those things that you are quite rightfully raising in terms of neighbours and private property, insurance and roads, and all of those things. This is a very complex matter, and that's the hard work we're looking forward to doing with the Wet'suwet'en Nation and the Province of British Columbia, but also the municipalities of Smithers and Houston.
This is important work.
Comme dans le cas d'une convention collective ou du type d'ententes que signe le Canada, j'ai le mandat d'être en mesure de signer des ententes. Il s'agit d'une entente en vue de travailler à la mise en œuvre.
Comme vous le savez, la Cour suprême a reconnu le titre et les chefs héréditaires. Il nous revient maintenant de déployer les efforts nécessaires pour être en mesure de mettre cela en œuvre et de régler les questions que vous soulevez, avec raison, en ce qui concerne les voisins et la propriété privée, les assurances et les routes, etc. C'est une situation très complexe et c'est le travail laborieux que nous avons hâte d'accomplir avec la nation Wet'suwet'en et la province de la Colombie-Britannique, mais aussi avec les municipalités de Smithers et de Houston.
C'est un travail important.
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CPC (SK)
What I'm hearing from you is that this is an agreement that we're going to keep working together, but you spoke in your comments about this being an agreement about title.
Are we talking about title, or are we just talking about agreeing to continue to work together?
Ce que j'entends, c'est que vous dites qu'il s'agit d'une entente sur laquelle nous continuerons de travailler ensemble, mais dans vos commentaires, vous avez dit qu'il s'agissait d'une entente au sujet d'un titre.
Parlons-nous d'un titre ou parlons-nous seulement de se mettre d'accord pour continuer de travailler ensemble?
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Lib. (ON)
This is a proposed arrangement that would allow us to move on the important work of implementing the rights and titles of the Wet'suwet'en people.
Il s'agit d'un arrangement proposé qui nous permettrait de commencer le travail important qui consiste à mettre en oeuvre les droits et les titres des Wet'suwet'en.
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CPC (SK)
Thank you. I'm going to move on.
Mr. Miller, I have a question for you.
In your departmental plan, you say:
Our work supports the self-determination of Indigenous peoples so that in the future, the services we currently offer are developed, governed, and delivered by Indigenous peoples.
Resource development is a great way for indigenous communities to create their own revenue and achieve this noble goal. As my colleague asked, I ask you, why is it that your government seems to only be speaking to those who oppose the economic development?
I would preface that additionally with both Minister Bennett's visit to B.C. but also the transcript I read of your eight-hour meeting with the Tyendinaga people. Again, it seems as though we're only talking to those people who oppose the project development, yet the project development is huge for the success of these communities.
Merci. Je vais maintenant passer à autre chose.
Monsieur Miller, j'aimerais vous poser une question.
Dans votre plan ministériel, vous dites ceci:
Notre travail appuie l'autodétermination chez les peuples autochtones afin que les services que nous offrons actuellement soient, dans l'avenir, élaborés, régis et offerts par les peuples autochtones.
La mise en valeur des ressources est un excellent moyen que peuvent utiliser les collectivités autochtones pour créer leurs propres revenus et atteindre ce noble objectif. Tout comme mon collègue, je vous demande pourquoi votre gouvernement semble seulement s'entretenir avec ceux qui sont contre le développement économique.
J'aimerais également invoquer la visite de Mme Bennett en Colombie-Britannique, mais aussi la transcription — que j'ai lue — de votre réunion de huit heures avec les gens de Tyendinaga. Encore une fois, il semble que nous parlons seulement avec les personnes qui sont contre le projet de développement, même si ce projet a une très grande importance pour la réussite de ces collectivités.
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Lib. (QC)
I can't pick and choose who shows up at a barricade. I have to deal with the cards that are dealt to me and engage in that dialogue and figure out why these solidarity movements are popping up. You can only do that through conversations, some of which are difficult, and I have no choice but to respect the views that are communicated to me at that point in time. Whether I agree with them or not, it's very important to continue that dialogue and have a path and a game plan towards peaceful resolution.
Everyone wanted peaceful resolution, but that game plan and that step plan is very important, and that includes dialogue. We do engage. The whole point of my department is to close that socio-economic gap so that indigenous peoples have substantive equality with non-indigenous peoples. That, in and of itself, is a huge catalyst for economic growth. There are economic development portfolios in both my and Minister Bennett's departments.
We know that when self-determination is achieved, indigenous peoples are driving resource development in many communities. You need only look at Treaty 8. You need only look at the Cree in northern Quebec. Those projects are key to the development of our country, but that takes catching up the gap in education, health, infrastructure, emergency management, all those precursors that in fact you and I probably take for granted.
These are very important. We will engage with all actors, resource development actors included. I meet with them all the time.
Je ne peux pas choisir les personnes qui se présenteront à un barrage. Je dois réagir à la situation lorsqu'elle se présente et amorcer un dialogue pour déterminer les raisons qui motivent la formation de ces mouvements de solidarité. Je peux seulement y arriver par l'entremise de conversations, et certaines d'entre elles sont difficiles, mais je n'ai d'autre choix que de respecter les points de vue qui me sont communiqués à ce moment-là. Que je sois d'accord avec eux ou non, il est très important de poursuivre le dialogue tout en élaborant un plan pour arriver à une résolution pacifique.
Tout le monde voulait une résolution pacifique, mais le plan d'action et les étapes qu'il contient sont très importants, et cela comprend le dialogue. Nous avons amorcé le dialogue. Mon ministère existe pour combler l'écart socio-économique, afin que les peuples autochtones atteignent l'égalité réelle avec les non-Autochtones. Ce point est un énorme catalyseur de la croissance économique. Il y a des portefeuilles de développement économique dans mon ministère et dans celui de Mme Bennett.
Nous savons que lorsqu'ils peuvent exercer l'autodétermination, les peuples autochtones jouent un rôle important dans la mise en valeur des ressources dans de nombreuses collectivités. Vous n'avez qu'à penser au Traité no 8. Vous n'avez qu'à penser aux Cris dans le Nord du Québec. Ces projets sont au cœur du développement de notre pays, mais il faut d'abord combler l'écart dans l'éducation, la santé, l'infrastructure et la gestion des urgences, qui sont tous des éléments précurseurs que vous et moi tenons probablement pour acquis.
Ce sont des choses très importantes. Nous amorcerons le dialogue avec tous les intervenants, y compris les intervenants de la mise en valeur des ressources. Je m'entretiens avec eux tout le temps.
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Lib. (ON)
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2020-03-10 12:06
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Thank you, Mr. Chair.
Thank you very much to both ministers for joining us today.
Before I start, I'd like to commend you and acknowledge your commitment to developing lasting trust, to being on the front lines and meeting with people, and to listening to people and ensuring that their voices are heard, not just in the media but in Parliament as well.
Like you, I am very concerned about some of the language being used to discuss this issue. It's grown to be quite inflammatory. I think, as elected officials, parliamentarians, we have a particular responsibility to be diplomatic with respect to these important issues. On Sunday, I met with about 70 indigenous youth at the Canada We Want conference just north of Toronto. I would submit, that while it was very emotional, their language and rhetoric remained respectful, diplomatic and constructive throughout that conversation, which was supposed to be for 30 minutes but ended up being for about two and a half hours. I think that's a commitment that many of our colleagues would be well served to emulate.
Without undermining the urgency of all of the issues involved, I was hoping that you could elaborate a bit on de-escalation as a priority, reducing the temperature to ensure that there is a peaceful, effective and legal solution that will result in good outcomes. Could you also elaborate, Minister Bennett, perhaps more importantly, on the reference you made to doing no harm?
Merci, monsieur le président.
J'aimerais remercier les deux ministres d'être ici aujourd'hui.
Avant de commencer, j'aimerais vous féliciter et reconnaître votre engagement à bâtir un climat de confiance durable, à vous trouver aux premières lignes, à rencontrer les gens et à les écouter pour veiller à ce que leurs voix soient entendues, non seulement dans les médias, mais aussi au Parlement.
Tout comme vous, je suis très préoccupé par certains des propos utilisés pour discuter de cet enjeu, car ils sont devenus plutôt offensants. Je pense qu'à titre de représentants élus et de parlementaires, nous sommes particulièrement responsables de faire preuve de diplomatie à l'égard de ces enjeux importants. Dimanche dernier, j'ai rencontré environ 70 jeunes Autochtones à la conférence Le Canada que nous souhaitons qui s'est déroulées juste au nord de Toronto. J'aimerais préciser que même s'ils étaient très émotionnels, leurs propos et leur rhétorique sont restés respectueux, diplomatiques et constructifs tout au long de la discussion, qui était censée durer 30 minutes, mais qui a duré, en fin de compte, environ deux heures et demie. Je crois que c'est un engagement qu'il serait à l'avantage d'un grand nombre de nos collègues d'imiter.
Sans diminuer l'urgence de toutes les questions en jeu, j'espérais que vous pourriez nous en dire plus sur la priorisation de la désescalade, afin de calmer les esprits surchauffés et de parvenir à une solution pacifique, efficace et légale qui entraînera de bons résultats. Madame Bennett, pourriez-vous également nous en dire plus — et c'est peut-être encore plus important — sur la notion de « ne pas nuire » dont vous avez parlé?
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Thank you for that.
I think we are worried that situations like this just increase racism and people's ability to attack each another. That Saturday night in the hotel in Smithers, one of the elders was verbally abused. It just spoke to, really, what happens amongst neighbours, but also to the most vulnerable. To attack somebody who went to residential school, who has lived that shame of being indigenous, is unacceptable. I do worry, whether it's Senator Beyak or others across this country, that people seem to be getting away with saying things that are absolutely hurtful and harmful. It's really dangerous to the fabric of this country. We have so much to learn about thinking seven generations out; about asking, not telling, in leadership; about listening to wise women; about all of the things that were in place here before the settlers arrived. And then the Indian Act and residential schools made people feel ashamed.
I agree. It was interesting last night at the University of Toronto. I met this amazing young indigenous woman who talked to me about the Chandler-Lalonde report, about how communities that are self-governing end up with better health, education and economic outcomes. This is a scholarly and evidence-based approach now, but it is also about building this country, about nation building, from coast to coast to coast.
Thank you.
Je vous remercie de votre question.
Je pense que nous craignons que des situations comme celle-ci contribuent à accroître le racisme et la capacité des gens de s'attaquer les uns les autres. Ce samedi soir-là, à l'hôtel de Smithers, l'un des aînés a été victime de violence verbale. Cela montre ce qui se passe entre les voisins, mais aussi ce qui arrive aux personnes les plus vulnérables. Il est inacceptable d'attaquer quelqu'un qui est allé dans un pensionnat et à qui on a fait ressentir de la honte parce qu'il est Autochtone. Je trouve inquiétant que certaines personnes, qu'il s'agisse de la sénatrice Beyak ou d'autres personnes de n'importe où au pays, semblent pouvoir prononcer des paroles absolument blessantes et dommageables et s'en tirer sans aucune conséquence. C'est très dangereux pour l'intégrité de notre pays. Nous avons tellement de choses à apprendre sur la notion qui consiste à prévoir en fonction des sept générations suivantes, sur la notion de demander au lieu d'exiger dans le cadre du leadership, sur l'importance d'écouter les femmes qui ont de l'expérience et sur toutes les choses qui existaient avant l'arrivée des colons. Et ensuite, la Loi sur les Indiens et les pensionnats ont fait ressentir de la honte chez les gens.
Je suis d'accord. Hier soir, j'ai eu une soirée intéressante à l'Université de Toronto. J'ai rencontré une merveilleuse jeune femme autochtone qui m'a parlé du rapport Chandler-Lalonde et du fait que les collectivités autonomes ont des meilleurs résultats sur le plan de la santé, de l'éducation et de l'économie. Il s'agit maintenant d'une approche érudite et fondée sur des données probantes, mais il s'agit aussi de bâtir notre pays et de bâtir une nation d'un océan à l'autre.
Merci.
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Lib. (ON)
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2020-03-10 12:09
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Thanks.
Minister Miller, you spoke about trust a lot throughout your speech today. I've recognized your hard work and commitment to having an open and honest dialogue throughout this process. I referenced your work, your commitment to language acquisition, your commitment to peace and dialogue and patience a number of times throughout my meeting on Sunday night. It was well recognized; there was a lot of nodding in the audience. These youth were very well informed.
I'd ask you to elaborate on how patience, diplomacy, a calm approach are serving the situation now. I would once again commend you for that work.
Merci.
Monsieur Miller, pendant la déclaration que vous avez faite aujourd'hui, vous avez beaucoup parlé de la confiance. J'ai reconnu votre travail acharné et votre engagement à mener un dialogue ouvert et honnête dans le cadre de ce processus. J'ai fait référence à votre travail, à votre engagement à l'égard de l'apprentissage des langues, de la paix et du dialogue et à la patience dont vous avez fait preuve à plusieurs reprises au cours de ma réunion qui a eu lieu dimanche soir. Tout cela a bien été reconnu et approuvé par l'audience. Ces jeunes étaient très bien informés.
J'aimerais que vous nous parliez davantage de la façon dont la patience, la diplomatie et une attitude calme facilitent la situation actuelle. J'aimerais encore une fois vous féliciter pour ce travail.
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View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Thank you.
Let me add on to what Carolyn said. My greatest concern, when I heard from the leadership in Kahnawake, was about the 200 kids who study off-reserve and how they are being targeted. Our concern in all of this is the safety of all Canadians, and particularly those most vulnerable, but when you hear stories like that, it really brings home what this means and the need to achieve a peaceful resolution.
Building trust sometimes means being vulnerable and going on a playing field that isn't yours, exposing yourself. Nine hours of transcript for a minister is a significant amount of exposure; it's minimal compared to the vulnerabilities the people who accepted to meet me face. I feel safe around police forces; they don't. That insecurity was palpable in the room on many occasions. This is systemic, ongoing and documented. It isn't something that people just throw out there; it is documented in reports.
That trust has been broken for decades, so it isn't someone like me who is going to repair it or something like this government that will repair it simply in one year, with a bunch of programs that are historic in their investment quantum. It will take a long time to repair these bonds that have been broken, and probably more mistakes will be made. It's just something we have to be relentless about. It's about building relationships. In any community, even across this committee you build relationships and that builds a modicum of trust—
Merci.
Permettez-moi d'ajouter mes commentaires à ceux de Mme Bennett. Après avoir entendu les dirigeants de Kahnawake, ma plus grande préoccupation concernait les 200 enfants qui étudient à l'extérieur de la réserve et la façon dont ils sont ciblés. Dans cette situation, notre préoccupation est la sécurité de tous les Canadiens, et surtout celle des plus vulnérables. Mais lorsqu'on entend des histoires comme celle-ci, on comprend réellement ce que cela signifie et dans quelle mesure il est nécessaire de parvenir à une résolution pacifique.
Parfois, pour inspirer confiance, il faut se montrer vulnérable, s'exposer et travailler sur un terrain qui n'est pas le nôtre. Neuf heures de transcription, c'est une grande exposition pour un ministre, mais c'est très peu comparativement aux vulnérabilités des gens qui ont accepté de me rencontrer. En effet, je me sens en sécurité quand je suis près des policiers, mais c'est différent pour ces gens. À de nombreuses reprises, on pouvait concrètement ressentir ce sentiment d'insécurité dans la salle. C'est un phénomène systémique, constant et documenté. Ce ne sont pas seulement des paroles en l'air; ce phénomène est documenté dans des rapports.
Ce lien de confiance est rompu depuis des décennies, et une personne comme moi ou le gouvernement ne peut pas le réparer en une seule année par l'entremise d'une série de programmes profitant d'un investissement historique. Il faudra beaucoup de temps pour réparer les liens qui ont été rompus et d'autres erreurs seront probablement commises. Il s'agit simplement de ne pas abandonner les efforts. Il faut cultiver des relations. Dans toute communauté, et même au sein de votre comité, on cultive des relations qui établissent un minimum de confiance...
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View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
—and confidence. It allows you to move on. It's systemic. We can work at it as a country. I'm confident.
Thank you.
... et de fiabilité. Cela permet de progresser. C'est systémique. Notre pays peut fournir les efforts nécessaires. J'en suis convaincu.
Merci.
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View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Thank you, Minister. I appreciate that you went out to the Wet'suwet'en community. It's my neighbour to the west of my riding.
I share the concerns of my colleague Mr. Schmale. You talked about exploiting divisions as if it were somebody else other than what you were doing. You talked about being “open and honest”, I think, Minister Miller. That's what you said; you wanted these discussions to be that way.
Are you aware of who elects the elected chiefs and council of the Wet'suwet'en community?
Merci, madame la ministre. Je vous suis reconnaissant d'être allée dans la communauté Wet'suwet'en. Ce sont mes voisins, à l'ouest de ma circonscription.
J'éprouve les mêmes préoccupations que mon collègue, M. Schmale. Vous avez parlé de tirer parti des divisions comme si c'était quelqu'un d'autre qui le faisait. Vous avez dit qu'il fallait être « ouverts et honnêtes », je pense, monsieur Miller. C'est ce que vous avez dit; c'est la façon dont vous vouliez que ces discussions se déroulent.
Savez-vous qui élit les chefs et les membres du conseil de la communauté Wet'suwet'en?
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
The reserve population elects the chiefs, yes.
Les membres de la population de la réserve élisent les chefs.
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View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Do you know that the Wet'suwet'en hereditary chiefs are part of that community?
Savez-vous que les chefs Wet'suwet'en font partie de cette communauté?
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Lib. (ON)
My understanding, and from the Supreme Court decision, is that the hereditary chiefs...that there is the conversation now about title of the whole community, not just the reserve lands.
D'après ce que je comprends, et selon la décision rendue par la Cour suprême, les chefs héréditaires... Une discussion est en cours au sujet du titre de l'ensemble de la communauté, et pas seulement des terres de la réserve.
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View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Let me just say what Gary Naziel, who is a wing chief of the Wet'suwet'en community—
Permettez-moi seulement de répéter ce que Gary Naziel, un chef adjoint de la communauté Wet'suwet'en...
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View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
—said to us. We met with him in Prince George three weeks ago now. He said that the elected chiefs are actually elected by the Wet'suwet'en hereditary chiefs as well. They are a true representative of the Wet'suwet'en community of hereditary and community members. Were you aware of that?
... nous a dit. Nous l'avons rencontré à Prince George il y a trois semaines. Il a dit que les chefs élus étaient aussi élus par les chefs héréditaires des Wet'suwet'en. Ce sont de vrais représentants de la communauté Wet'suwet'en, des membres héréditaires et communautaires. Le saviez-vous?
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Lib. (ON)
Absolutely, and that's why now the hereditary chiefs will go back to their clans and their houses and their elected chiefs—
Certainement, et c'est la raison pour laquelle les chefs héréditaires retourneront maintenant dans leurs clans et leurs maisons et leurs chefs élus...
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View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
I'm going to tell you that they will now go back to their clans and their houses and all members of the nation will determine and ratify this proposal.
Je vous dirai qu'ils retourneront maintenant dans leurs clans et leurs maisons et que tous les membres de la nation détermineront et ratifieront cette proposition.
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CPC (BC)
Chief Dan George, who is one of the chiefs elected by the community, has been trying to get a meeting with you, and even wanted to be part of the discussions when you just met with them a few days ago, and said they—the elected chiefs—were shut out of the meeting. Why?
Le chef Dan George, l'un des chefs élus par la communauté, a tenté de vous rencontrer, et il voulait même participer aux discussions lorsque vous avez seulement rencontré les chefs héréditaires il y a quelques jours. Les chefs élus ont dit qu'ils n'avaient pas été autorisés à participer à cette rencontre. Pourquoi?
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