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View Mario Beaulieu Profile
BQ (QC)
I'd like to hear from the QCGN representatives on this.
In the last session, Ms. Jennings, your predecessor said, with regard to education measures, that there had been good reasons to restrict access to English-language schools in the 1960s but that it became less and less appropriate to do so. She felt that the French language was in good shape and that such restrictions would ultimately disappear because they constituted a violation of civil rights.
Do you share that opinion? Do you agree that French is currently declining in Quebec?
J'aimerais entendre les représentants de QCGN à ce sujet.
Lors de la dernière session, votre prédécesseur, madame Jennings, avait dit, à l'égard des mesures scolaires, qu'il y avait eu de bonnes raisons pour restreindre l'accès aux écoles anglaises dans les années 1960, mais que c'était de moins en moins pertinent. Il considérait que la langue française est en bonne posture et que cela allait finir par disparaître parce que c'était une violation des droits civils.
Êtes-vous de cet avis? Êtes-vous d'accord pour dire qu'il y a un déclin du français au Québec en ce moment?
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Marlene Jennings
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Hon. Marlene Jennings
2020-12-10 18:00
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Here's what the QCGN and I, its president, think.
We believe that, yes, French needs to be protected, and we have always believed that, but we also believe that the English-speaking communities of Quebec are Quebeckers and that we also have rights. Our vitality is in danger not because we cannot speak English, but because our educational institutions' population is going down.
Voici ce que le QCGN et moi-même, la présidente, nous croyons.
Nous croyons que, oui, le français doit être protégé, et nous l'avons toujours cru, mais nous croyons aussi que les membres des communautés anglophones du Québec sont des Québécois et que nous avons aussi des droits. Notre vitalité est menacée, non pas parce que nous ne pouvons pas parler anglais, mais parce que la fréquentation de nos établissements scolaires est en baisse.
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BQ (QC)
Good afternoon, Mr. Théberge. Thank you for your presentation.
Could you sum up the situation in Quebec?
Have you received any complaints, or have things been running fairly smoothly during the pandemic?
Bonjour, monsieur le commissaire. Je vous remercie de votre présentation.
Pourriez-vous nous résumer la situation au Québec?
Avez-vous reçu des plaintes, ou cela a-t-il plutôt bien fonctionné dans le cas de la pandémie?
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Raymond Théberge
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Raymond Théberge
2020-12-08 16:03
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One complaint emerged from our study. It involved a French pamphlet sent out to the English-speaking community.
In Quebec, alerts are always sent out in both official languages. They're never an issue.
The issue where we received the most feedback involved a French pamphlet sent out to the English-speaking community.
Il y a une plainte qui est ressortie de l'étude que nous avons faite. Il s'agit de l'envoi d'un dépliant en français à la communauté anglophone.
Pour ce qui est des alertes, au Québec, elles sont toujours envoyées dans les deux langues officielles. Ce n'est donc jamais un problème.
Le problème au sujet duquel nous avons reçu le plus de commentaires, c'était l'envoi d'un dépliant en français à la communauté anglophone.
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BQ (QC)
Other than that, have there been any issues? Have the press conferences, for example, been bilingual?
À part cela, y a-t-il eu d'autres difficultés? Les conférences de presse, par exemple, étaient-elles bilingues?
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Raymond Théberge
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Raymond Théberge
2020-12-08 16:05
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Premier Legault always wraps up his remarks by providing information in English. We haven't received any complaints in this area.
In any event, these complaints aren't admissible for the purposes of the Office of the Commissioner's study. We wanted to see how things were running at the national level, whether we're talking about New Brunswick or Ontario. We wanted to see the big picture. Our recommendations concern the federal government, not the provinces.
Le premier ministre Legault consacrait toujours la dernière partie de ses conférences à la communication des informations en anglais. Nous n'avons donc pas reçu de plaintes à ce sujet.
De toute façon, ce ne sont pas des plaintes recevables pour les besoins de l'étude du Commissariat. Nous voulions voir ce qui se passait à l'échelle nationale, que ce soit au Nouveau-Brunswick ou en Ontario. Nous voulions brosser un portrait global de la situation. Les recommandations que nous faisons touchent l'appareil fédéral, non les provinces.
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BQ (QC)
That's right.
In short, basically, things have been running smoothly in Quebec. Is that right?
C'est exact.
Si je résume, en gros, cela s'est quand même bien passé au Québec. N'est-ce pas?
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Raymond Théberge
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Raymond Théberge
2020-12-08 16:05
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According to my information, we haven't received many complaints, except with regard to the pamphlet.
D'après les données dont je dispose, nous n'avons pas reçu beaucoup de plaintes, à l'exception de ce dépliant.
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NDP (BC)
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2020-12-07 17:22
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Thank you.
Just to clarify the last question on data, could the officials provide TRVs, approved versus denied, for applications with dual intent, and the same thing for applications without dual intent, going back the last 10 years and broken down by year and country, please?
On a different issue, the deputy minister previously confirmed that permit holders wouldn't be deported or lose status, but there has been no indication from IRCC that this is in fact the case. Does someone with an expired postgraduate work permit have implied status even though it can't be extended in the vast majority of cases? For those who are in Canada with an expired or expiring PGWP, what are their options if someone is interested in hiring them? Are they out of luck if their work permit has expired? What happens if they have a job but their PGWP has already expired?
I noted that there's a difference as well for those who are in Quebec. I wonder if the officials can answer the same question for people both in Quebec and outside Quebec.
Je vous remercie.
Pour clarifier la dernière question sur les données, les fonctionnaires pourraient-ils fournir des visas de résident temporaire, approuvés ou refusés, pour les demandes à double intention, et la même chose pour les demandes sans double intention, en remontant aux dix dernières années et en les ventilant par année et par pays?
Sur un autre sujet, la sous-ministre a confirmé précédemment que les titulaires de permis ne seraient pas expulsés ou ne perdraient pas leur statut, mais Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada n'a jamais indiqué que c’est effectivement le cas. Une personne dont le permis de travail postdiplôme est expiré a-t-elle un statut implicite même si, dans bien des cas, ce permis ne peut être prolongé? Pour ceux qui sont au Canada avec un permis de travail postdiplôme expiré ou en voie d’expiration, quelles sont leurs options dans l'éventualité où quelqu'un voudrait les embaucher? Doivent-ils perdre tout espoir si leur permis de travail est expiré? Que se passe-t-il s’ils ont un emploi, mais que leur permis de travail postdiplôme est déjà expiré?
J’ai remarqué qu’il y a aussi une différence pour ceux qui sont au Québec. Les fonctionnaires peuvent-ils répondre à la même question pour les personnes qui se trouvent au Québec et celles qui se trouvent à l'extérieur du Québec?
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Marian Campbell Jarvis
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Marian Campbell Jarvis
2020-12-07 17:23
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There's a lot in that question. I would like to raise a few things to help respond to it.
First, we are seized with this situation that has arisen as a result of the pandemic. As the minister noted, the immigration-level targets, the interest in international students, the calibre of students becoming permanent residents—that was certainly noted by the minister. We've taken note.
In terms of the expiration of the postgraduate work permit, that is a one-time permit, as I think the member knows, but there are a few things in the interim. We have encouraged a person approaching the end of their expiration to consider applying as a visitor, as a temporary foreign worker. That could be under the international mobility program or the temporary foreign worker program. Those are some options that do exist.
To stay in the country, one of the flexibilities we introduced was the revocation period. That would allow somebody a bit more time to reapply to have status and to perhaps pursue other options.
Madam Chair, as I think the member noted, this is something we are very seized with. We are looking into this.
Il y a beaucoup de choses dans cette question. Pour faciliter une réponse, permettez-moi de signaler différentes choses.
Tout d’abord, nous devons composer avec cette situation qui résulte de la pandémie. Comme le ministre l’a fait remarquer, les objectifs en matière d’immigration, l’intérêt pour les étudiants étrangers et le calibre des étudiants qui deviennent résidents permanents sont assurément des choses dont il a pris note, et nous aussi.
Pour ce qui est du permis de travail postdiplôme expiré, il convient de souligner, comme je crois que la députée le sait, que c'est un permis qui n'est délivré qu'une seule fois. Il y a cependant certaines démarches qui peuvent être faites en attendant. Nous avons encouragé les personnes qui voient la date d'expiration du permis arriver à présenter une demande en tant que visiteur ou travailleur étranger temporaire. Cela pourrait se faire dans le cadre du Programme de mobilité internationale ou du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Ce sont des options qui existent.
Pour leur permettre de rester au pays, l’une des flexibilités que nous avons mises en place est la période de révocation. Cela donnerait à une personne un peu plus de temps pour présenter une nouvelle demande de statut et, peut-être, pour envisager d’autres options.
Madame la présidente, comme l'a fait remarquer la députée, je crois, nous sommes très pris par cette question. C'est quelque chose que nous étudions.
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NDP (ON)
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2020-12-07 12:05
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Thank you very much.
When the Kielburgers were pitching this they claimed a lot of partnerships. Volunteer Canada they said was on board. Volunteer Canada walked away. Imagine Canada walked way. The YMCA didn't get involved. They claimed to the Treasury Board that WE Charity “has a significant presence in Quebec”, yet, Mr. Daraiche, they hired a PR firm and they said your job was to reach out to the francophone and Quebec organizations in the area of non-profit organizations. Only 4% of the people who signed up were young people from Quebec. I would think that would be registered as quite the abysmal failure of outreach in Quebec.
What happened?
They said they had significant presence in Quebec. They said you could get them organizations on the ground. Why were only 4% of the youth from Quebec?
Merci beaucoup.
Lorsque les Kielburger vantaient les mérites du projet, ils affirmaient avoir établi de nombreux partenariats. Ils soutenaient que l'organisme Bénévoles Canada appuyait le projet. Mais Bénévoles Canada s'est retiré, tout comme Imagine Canada. Le YMCA n'a pas pris part au projet. Les Kielburger ont affirmé au Conseil du Trésor que l'organisme UNIS avait « une présence considérable au Québec ». Toutefois, monsieur Daraiche, ils ont engagé une firme de relations publiques, et ils ont dit que votre travail consistait à vous porter à la rencontre des organismes sans but lucratif francophones et québécoises. Seulement 4 % des personnes qui se sont inscrites au programme étaient des jeunes du Québec. Je pense que la sensibilisation du Québec a été un échec lamentable.
Que s'est-il passé?
Ils ont indiqué avoir une présence considérable au Québec. Ils ont dit que vous pourriez sensibiliser des organisations sur le terrain. Alors, pourquoi les jeunes originaires du Québec représentaient-ils seulement 4 % des demandeurs?
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Martin Daraiche
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Martin Daraiche
2020-12-07 12:06
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Mr. Angus, if you're asking about the program's effectiveness, I can only provide a partial answer. It's a question government officials might be able to answer.
I want to set the record straight. We only had a few weeks to reach out to people. That brings me back to how challenging implementing the program was. For the month of June, we had a mandate to inform organizations and students. Basically, we were working on it just a few weeks, less than a month. That is the extent of our involvement. We did indeed endeavour to inform as many organizations as possible, but the time frame was very limited. As you know, WE Charity decided to hand over the program's administration to the federal government on July 3.
I can only comment—
Monsieur le député, si votre question a trait à l'efficacité du programme, je ne peux que partiellement y répondre. Elle pourrait être posée aux représentants du gouvernement.
Il faut remettre les faits en contexte. Nous sommes en mesure d'établir des contacts pendant quelques semaines seulement. Je reviens sur le défi que représentait le déploiement de ce programme. Pendant le mois de juin, nous avons été mandatés pour informer des organismes et des étudiants. Essentiellement, tout cela a duré quelques semaines seulement, moins d'un mois. Notre implication se limite donc à cela. Nous avons effectivement fait les démarches pour informer le plus d'organisations possible, mais la durée a été très limitée. Comme vous le savez, l'organisme UNIS a décidé de retourner la gestion du programme au gouvernement fédéral, le 3 juillet.
Je peux seulement commenter...
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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
View Christine Normandin Profile
2020-12-02 16:43
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I'm going to go a little further, because the minister does not want to comment on the Quebec strategy.
In a Radio-Canada/CBC report three weeks ago, federal officials said that the pandemic didn't really explain everything. The lowering of immigration thresholds set by the Legault government as soon as it came to power has had significant consequences.
I would like to know if the minister agrees with the statement that Quebec is partly to blame for the current processing delays.
Je vais aller un peu plus loin, parce que le ministre ne veut pas se prononcer sur la stratégie québécoise.
Dans un article de Radio-Canada, il y a trois semaines, des fonctionnaires fédéraux ont dit que, en réalité, la pandémie n'expliquait pas tout. La baisse des seuils d'immigration fixés par le gouvernement Legault, dès son arrivée au pouvoir, a eu d'importantes conséquences.
J'aimerais savoir si le ministre souscrit à ces propos voulant que ce soit un peu la faute du Québec s'il y a des délais de traitement présentement.
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View Marco Mendicino Profile
Lib. (ON)
As I said, there are some anomalies, but on our side, we have made investments to add resources and use the technology. We've also relaxed our policies somewhat. These examples show that we are more efficient.
With respect to our partnership with Quebec, we work closely together under the Canada-Quebec Accord relating to Immigration and Temporary Admission. We respect the jurisdiction of Quebec, which chooses its immigration levels.
Comme je l'ai dit, il y a des anomalies, mais, de notre côté, nous avons fait des investissements pour ajouter des ressources et utiliser la technologie. Nous avons aussi assoupli quelque peu nos politiques. Ces exemples montrent que nous sommes plus efficaces.
Concernant notre partenariat avec le Québec, nous travaillons en étroite collaboration dans le cadre de l'Accord Canada-Québec relatif à l'immigration et à l'admission temporaire des aubains. Nous respectons la compétence du Québec, qui choisit les niveaux d'immigration.
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View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
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2020-11-30 16:00
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Thank you, Madam Chair.
Allow me to welcome the people from ALPA, an organization from the riding I represent. I'm really glad to have you with us today.
I want to congratulate you on the outstanding work you do with the clientele you serve in Hochelaga and East Montreal and on Montreal Island. Thank you for your hard work.
As you said earlier, we took quick action to put a family reunification process in place. We committed to processing 6,000 files a month and 49,000 more by December. We facilitated the transmission of biometric information, applications and digital interviews, but we especially migrated from paper to digital files.
I'd like to hear what you have to say about everything that's been done during the pandemic. This proved that our immigration system had to be modernized. What else could we do to make the immigration process more efficient?
You talk about the situation in Quebec. I'd like to hear what you have to say about the immigration agreement between Quebec and Canada. What more could we do with respect to that agreement?
Merci, madame la présidente.
Permettez-moi de saluer les gens d'ALPA, un organisme de la circonscription que je représente. Je suis bien contente qu'ils soient des nôtres aujourd'hui.
Je tiens à vous féliciter pour le travail exceptionnel que vous faites auprès de la clientèle que vous desservez, non seulement à Hochelaga, mais également dans l'ensemble de l'île et à l'est de Montréal. Je vous remercie de votre travail acharné.
Comme vous l'avez dit tout à l'heure, on a quand même agi rapidement pour mettre en place un processus de réunification des familles. On s'est engagé à traiter 6 000 dossiers par mois et 49 000 autres d'ici décembre. On a facilité l'envoi de données biométriques et de candidatures, ainsi que les entretiens numériques, mais, surtout, on est passé des dossiers papier aux dossiers numériques.
J'aimerais vous entendre sur toutes les choses qu'on a faites pendant la pandémie. Cela a démontré la nécessité de moderniser notre système d'immigration. Qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre pour améliorer l'efficacité du processus d'immigration?
Vous avez parlé de la réalité au Québec. J'aimerais vous entendre au sujet de l'entente entre le Québec et le Canada en matière d'immigration. Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux dans le cadre de cette entente?
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:01
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Thank you very much, Madam Chair. I'll answer Ms. Martinez Ferrada. I also thank you for the invitation.
We've experienced the changes along with you. I welcome the modernization effort, that is, the digital shift, that's been made by both parties. It has helped us facilitate procedures and processes, which are very complex in many cases. In some instances, Quebec has made it a twofold effort because the Quebec government exercises some immigration powers. I'll come back to that in a moment in response to the second part of your question.
Institutional modernization is a good thing. We at ALPA have also experienced a digital shift. We've been working with immigrants remotely since March, and that has revealed inequalities and a digital divide, which I think has occurred in two areas.
The first area is access to bandwidth. That's extremely important, but not everyone can afford a home connection that's fast enough. These services cost money. Everything's being done remotely and by video. That's the first point.
The second area is digital literacy. You can acquire the tools, but you still have to know how to use them. When you modernize and go digital, you use PDF documents, for example. However, if you don't have access to a computer, it's extremely difficult to use those documents. Most people we help have an Internet connection, but with their smart phones, which have small screens. In many instances, forms aren't adapted to those screens. We have to assist people with the procedures, and our work, in a way, is done in twofold manner. We take the PDFs and complete them remotely.
We can't criticize all this modernization—you can't be opposed to virtue—but it does have the effect of doubling or tripling the time we spend working with every person we assist.
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais répondre à Mme Martinez Ferrada. Je vous remercie aussi pour l'invitation.
Nous avons vécu les changements en parallèle avec vous. Je salue le travail de modernisation qui est fait de part et d'autre, qu'on pourrait appeler un virage numérique. Cela nous permet de faciliter les procédures et les processus, qui sont souvent très complexes. Ce travail est parfois fait en double par le Québec, car le gouvernement québécois exerce une partie des pouvoirs en matière d'immigration. J'y reviendrai tout à l'heure en répondant à la deuxième partie de votre question.
Il est bien que, du côté institutionnel, on se modernise. Chez ALPA, nous avons aussi fait ce virage numérique. Depuis le mois de mars, nous intervenons à distance auprès des personnes immigrantes. Cela révèle les inégalités et la fracture numérique, qui, selon moi, est à deux niveaux.
Le premier niveau est l'accès à la bande passante. C'est hyper important, mais ce n'est pas tout le monde qui peut s'offrir une connexion à la maison avec un nombre d'octets suffisants. Ces services coûtent de l'argent. Tout se fait à distance, mais aussi par vidéo. C'est le premier point.
Le deuxième niveau a trait à la littératie numérique. On peut avoir les outils, mais encore faut-il savoir les utiliser. Quand on se modernise pour passer au numérique, on utilise des documents en PDF, par exemple. Par contre, si on n'a pas accès à un ordinateur, il devient extrêmement compliqué d'utiliser ces documents. La majorité des personnes que nous accompagnons ont toutes une connexion Internet, mais avec leur téléphone intelligent, dont l'écran est petit. Souvent, les formulaires ne sont pas adaptés à ce petit écran. Nous devons accompagner les personnes dans ces démarches et notre travail est fait en double, d'une certaine manière. Nous prenons ces PDF et les remplissons à distance.
Nous ne pouvons pas décrier toute cette modernisation ni être contre la vertu, mais cela a eu pour effet de doubler ou de tripler notre temps d'intervention auprès de chaque personne que nous accompagnons.
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Lib. (QC)
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2020-11-30 16:04
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Mr. Boucher, since we don't have a lot of time, would you briefly address the case of Quebec, please?
Monsieur Boucher, étant donné que nous n'avons pas beaucoup de temps, pouvez-vous aborder rapidement la question du Québec, s'il vous plaît?
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:04
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Yes, absolutely.
The Quebec case is relevant because I think it currently takes an average of 26 months to get permanent residence in Quebec. So that's about two years. Earlier I talked about how all documents expire. So you can imagine the situation.
I think there are promising solutions in Quebec, given that it's quite easy to find a temporary springboard to permanent residence. I'm thinking here of the Quebec experience program, the PEQ, which is intended for students and temporary workers who can file their applications. I think it's important to capitalize on that.
The borders are closed right now. To renew our population in Quebec, we'll absolutely have to facilitate, and continue to facilitate, access to this springboard that temporary residents can use to become permanent residents. The fact that the borders are closed really complicates the situation. Quebec and the federal government will necessarily have to combine their efforts to facilitate matters. There's also the entire question of asylum seekers. It's mainly Quebec and Ontario that receive them. Unfortunately, we have very few services for them in Montreal.
Oui, tout à fait.
La question du Québec est pertinente, parce que l'obtention de la résidence permanente prend actuellement 26 mois en moyenne au Québec, je crois. On parle donc de deux ans environ. J'ai parlé tout à l'heure de l'expiration de tous les documents. Vous pouvez donc imaginer la situation.
Je crois qu'il y a des leviers intéressants, au Québec, étant donné qu'il est assez facile d'accéder à un tremplin temporaire vers la résidence permanente. Je pense ici au Programme de l'expérience québécoise, ou PEQ, qui est destiné aux étudiants, ainsi qu'aux travailleurs temporaires qui peuvent faire leur demande. À mon avis, il est important de capitaliser là-dessus.
En ce moment, les frontières sont fermées. Pour être en mesure de renouveler notre population, au Québec, il va absolument falloir faciliter, et continuer à faciliter, l'accès à ce tremplin qui permet aux résidents temporaires d'obtenir leur résidence permanente. Le fait que les frontières soient fermées présentement rend la situation extrêmement compliquée. Nécessairement, le Québec et le fédéral vont devoir unir leurs efforts pour faciliter les choses. En outre, il y a toute la question des demandeurs d'asile. Ce sont en majorité le Québec et l'Ontario qui les reçoivent. Malheureusement, on a très peu de services pour eux à Montréal.
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Lib. (QC)
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2020-11-30 16:04
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You don't have any funding for processing refugee cases.
Is that correct?
À l'heure actuelle, vous n'avez pas de financement pour traiter les cas des réfugiés.
Est-ce exact?
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:04
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There's no funding for processing asylum claims. A small portion of the funding we receive is earmarked for housing assistance, but services for asylum claimants are currently nonexistent. They need those services. These people have work permits and therefore can work. They're already trying to contribute. We've seen that during the pandemic. Most of the people who were on the front lines in the health system and who were working as patient care attendants or concierges were asylum claimants. We're indebted to them for that and we must also be able to offer them services. Right now, though, the doors are closed to asylum claimants.
Il n'y a aucun financement pour traiter les demandes d'asile. Une petite partie du financement que nous recevons est destinée à l'aide au logement, mais, en ce moment, les services pour les demandeurs d'asile sont inexistants. Or, ils ont besoin de ces services. Ces gens ont des permis de travail et peuvent donc être actifs. Ils offrent déjà leur contribution. Nous avons pu le voir pendant la pandémie. Les personnes qui étaient au front dans le réseau de la santé et qui travaillaient comme préposés aux bénéficiaires ou comme concierges étaient en grande partie des demandeurs d'asile. Nous leur sommes redevables à cet égard et nous devons aussi pouvoir leur offrir des services. En ce moment, pour les demandeurs d'asile, les portes sont fermées.
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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
View Christine Normandin Profile
2020-11-30 16:10
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I'd like to talk about the processing delays involved in renewing work permits, for example. Some people can't renew their work permits because they've renewed them too often. I'm thinking, for example, of certain working holiday permits, the WHPs.
What do you think about the idea of priority processing for the cases of people who are already in Quebec? That's a request that Quebec has made to the federal government. We should help people who are here and who might be in trouble if their permanent residence applications aren't processed quickly.
J'aimerais parler des délais de traitement pour le renouvellement des permis de travail, entre autres choses. Certaines personnes ne peuvent pas renouveler leur permis de travail parce qu'elles l'ont renouvelé trop souvent. Je pense, entre autres, à certains permis vacances-travail, les PVT.
Que pensez-vous de la possibilité qu'on traite en priorité les dossiers des gens qui sont déjà au Québec? C'est une demande que Québec a formulée au gouvernement fédéral. Il faudrait aider les gens qui sont ici, lesquels pourraient être mal pris si on ne traite pas rapidement leur demande de résidence permanente.
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:10
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Absolutely. We support that recommendation because it's very important. These people are already here. Most of them are already learning French, although some already speak French. They are workers. They are scattered across the province, in slaughterhouses, in the health system and elsewhere. We think it's very important to regularize their situation as soon as possible. They're renewing the labour force. It's not just for economic development purposes.
As I said earlier, it's also a mental health issue, a very significant one that is increasingly being documented. Although the pandemic has revealed certain structural problems, we shouldn't have to deal with its mental health consequences after the fact. We can see what's coming. Alarm bells are being rung in all the studies being published on the topic.
Tout à fait. Nous appuyons cette recommandation, car c'est très important. Ces personnes sont déjà sur le territoire. Pour la plupart, ils sont déjà en apprentissage de la langue française, mais certains connaissent déjà le français. Ce sont des travailleurs. Ils sont un peu partout, que ce soit dans les abattoirs, dans le réseau de la santé ou ailleurs. Selon nous, il est très important de régulariser leur situation le plus rapidement possible. C'est une relève de main-d'oeuvre. Ce n'est pas juste pour des fins de développement économique.
Comme je le disais tout à l'heure, c'est aussi une question de santé mentale, qui est très importante et de plus en plus documentée. Si la pandémie est venue révéler certains problèmes structurels, il ne faudrait pas, après coup, devoir ramasser les pots cassés en matière de santé mentale. On sent les choses venir. Des signaux d'alarme sont émis un peu partout dans les études qui sont en train d'être publiées là-dessus.
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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
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2020-11-30 16:11
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I'm going to ask a quick question because I have 30 seconds left.
I know that changes have been made regarding francization. A study permit and a Quebec acceptance certificate, a CAQ, are now required to continue francization training.
Should we facilitate access to francization?
Je vais poser une question rapide, car il me reste 30 secondes.
Sur la question de la francisation, je sais qu'il y a eu des modifications. Un permis d'études et un certificat d'acceptation du Québec, ou CAQ, sont désormais nécessaires pour pouvoir poursuivre la francisation.
Devrait-on faciliter l'accès à la francisation?
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:12
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To ask the question is, in a way, to answer it.
I'm not here to play ideological games with the French fact, but, from a demographic, pragmatic and objective perspective, the fact remains that the French language is sensitive. If the French language in Quebec…
Poser la question, c'est y répondre, d'une certaine manière.
Je ne suis pas ici pour faire dans l'idéologie du fait français, mais d'un point de vue démographique, pragmatique et objectif, il reste que la question de la langue française est sensible. Si la langue française au Québec...
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BQ (QC)
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2020-11-30 16:29
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Thank you very much, Madam Chair.
I'm going to direct my questions to Mr. Boucher
I'd like to hear what you have to say about the possibility of lowering barriers for access to francization, in particular by not requiring a study permit or by making it easier to obtain a study permit sooner.
Do you have any good recommendations to make to ensure that francization goes forward?
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je vais poser mes questions à M. Boucher. J'aimerais continuer sur la question de la francisation et qu'on y aille peut-être avec des recommandations.
J'aimerais vous entendre sur la possibilité de diminuer les barrières en ce qui a trait à l'accès à la francisation, notamment en ne demandant pas de permis d'étude ou en facilitant l'octroi d'un tel permis d'étude, plus rapidement.
Auriez-vous une bonne recommandation à faire pour assurer que la francisation se fasse?
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Yannick Boucher
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Yannick Boucher
2020-11-30 16:30
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With regard to francization, earlier we were talking about people from francophone Africa. I think it's really important to facilitate access to Canada for these people. It's extremely limited. I'd say that could be done by granting scholarships, for example, for people from the francophone world in general, but from francophone Africa in particular. There are ways to select people who already speak French but who achieve a level of francization that enables them to fit into a different culture. Learning a language also means learning about culture. We all agree on that. That's a recommendation on francization that I think is extremely important.
Sur la question de la francisation, on parlait déjà tout à l'heure des personnes de l'Afrique francophone. Je pense qu'il serait vraiment important de faciliter l'accès de ces personnes au Canada. Il est extrêmement limité. Je dirais que, dans la Francophonie en général, mais en particulier dans l'Afrique francophone, cela pourrait se faire par l'octroi de bourses d'étude, par exemple. Il y a des moyens d'arriver à sélectionner des personnes qui parlent déjà français, mais qui arrivent à une forme de francisation qui leur permet de s'intégrer dans une culture différente. Apprendre une langue, c'est aussi apprendre une culture. On s'entend là-dessus. Cela serait une recommandation en matière de francisation qui m'apparaît extrêmement importante.
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Armelle Mara
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Armelle Mara
2020-11-30 16:47
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Madam Chair, honourable members, we would like to thank the committee for welcoming us today to hear our testimony on the delays involved in obtaining permanent residence in Quebec. Our aim is to draw your attention to the status of our applications.
My name is Armelle Mara, and I represent Où sont nos demandes de résidence permanente?, a group I formed together with Ms. Hatem. I am from Cameroon, and I came to Quebec as an international student in 2016. Although I filed my permanent residence application in 2018, I am still waiting and have not had a work permit since December 2018. I can assure you that many of us are in the same situation.
We are a group of permanent residence applicants who have been waiting for a decision since 2017, 2018, 2019 and 2020. We already have our Quebec acceptance certificates, an essential step in applying for permanent residence. Despite that fact, we are forced to wait 26 months—and, in fact, as many as 32 months—to become permanent residents.
Having had enough of waiting for months and, in some cases years, without any prospects, we decided to take clear, proactive steps to alert public authorities. There are 3,900 persons in our group, and we have started up a petition that has gathered nearly 11,000 signatures to date. We also demonstrated in Montreal and Quebec City on November 13 to draw attention to our cases.
We have come to this pass as a result of the total lack of response to our applications. File processing times have virtually doubled. COVID-19 and the advent of teleworking have contributed to the complications we have experienced in filing applications in paper format. We are immigrants, and we are definitely seeing red!
I'm going to hand over to Ms. Hatem.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les honorables députés, nous tenons à remercier ce comité, qui nous reçoit aujourd'hui pour écouter nos témoignages en lien avec les délais d'obtention de la résidence permanente au Québec. Notre objectif est d'attirer votre attention sur l'état de nos demandes.
Je m'appelle Armelle Mara et je représente le groupe Où sont nos demandes de résidence permanente?, créé conjointement avec Mme Hatem. Je suis Camerounaise et je suis arrivée au Québec comme étudiante internationale en 2016. J'ai déposé ma demande de résidence permanente en 2018. Je suis toujours en attente et sans permis de travail depuis décembre 2018. Je puis vous assurer que nous sommes nombreux à vivre cette situation.
En effet, nous sommes un groupe de candidats et de candidates à la résidence permanente en attente d'une décision depuis 2017, 2018, 2019 et 2020. Nous avons déjà nos certificats de sélection du Québec, une étape primordiale pour faire une demande de résidence permanente. Malgré cela, nous devons attendre 26 mois — et jusqu'à 32 mois, en réalité — pour devenir résidents permanents.
Las de patienter depuis des mois et, pour certains, des années, sans possibilités d'avenir, nous avons décidé d'entamer des actions concrètes et proactives afin d'alerter les autorités publiques. Nous sommes 3 900 personnes dans notre groupe et nous avons une pétition qui comporte presque 11 000 signatures à ce jour. Le 13 novembre, nous avons manifesté à Montréal et à Québec pour attirer l'attention sur nos cas.
Si nous en sommes arrivés là, c'est à cause du silence total quant à nos demandes. Les délais liés au traitement des dossiers ont presque doublé. La COVID-19 et la venue du télétravail ont contribué aux complications pour nous qui avons fait des demandes en format papier. Les immigrants que nous sommes voient rouge, désormais, et comment!
Je cède la parole à Mme Hatem.
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Roxane Hatem
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Roxane Hatem
2020-11-30 16:48
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Following on from Ms. Mara's explanations, I plan to cite some examples to illustrate the vulnerable position we find ourselves in today as permanent residence applicants in Quebec.
Waiting times have increased from 16 to 26 months, and even 50 months for investors. We have to pay renewal costs for work visas. These are closed work visas, which are paid for by both employer and immigrant, unlike what is done in the other provinces of Canada. Medical visits are valid for one year. Consequently, after a year, you have to pay again and see the doctor once more.
Our members include pregnant women, whose children will be Canadian, who are waiting for permanent residence, a situation that causes them stress and could affect their health. This has many consequences for us, workers who have been accepted by Quebec. We may wind up without jobs overnight. We can't renew our work visas any more. We are definitely in a vulnerable position. Once we have done all that and have waited 24 months for a decision in our case, we must wait months, in some instances, before receiving a confirmation email from IRCC offices in Montreal.
Our claims regarding these problems and what we are seeking from the government today are as follows. First, we ask that the government grant temporary open work permits to temporary residents who are waiting for permanent residence, as is done in the other provinces of Canada.
Second, we ask that the government give us a realistic completion date and undertake to meet it. According to our accounts, our files have been 100% complete since March 2020. We need to know how much longer we have to wait.
Third, the validity of medical appointments must be extended so that immigrants do not have to make another medical appointment one year later and pay more fees, which are costly, especially for families.
Fourth, we ask that the length of the delay in obtaining permanent residence be deducted from the required waiting period before we can apply for citizenship because we want to become citizens of Canada and to remain in the country. We want to be involved in society, but we unfortunately have to hold permanent resident status for two years in order to do so. The longer we wait for permanent residence, the more time passes, and the longer we have to wait to apply for citizenship.
Fifth, and this is one of the most important points, an acknowledgement of receipt must be sent to persons who submitted their files in 2019 in 2020. Some people who did so in July 2019 have not received an acknowledgement of receipt from IRCC. They do not know where there files are. They cannot access them online so they can monitor their progress. They fear their files will be returned to them at some point because they lack a document or their Quebec acceptance certificate is no longer valid. What are we to do?
These are our fears today…
Après les explications de Mme Mara, je vous donnerai quelques exemples de la précarité dans laquelle nous, les demandeurs de résidence permanente au Québec, vivons aujourd'hui.
Les délais passent de 16 à 26 mois, à 50 mois même pour les investisseurs. Il faut payer des frais de renouvellement de visa de travail. Ce sont des visas de travail fermés qui sont payés par l'employeur et par l'immigrant, contrairement à ce qui se fait dans les autres provinces du Canada. Les visites médicales sont valables un an. Donc, après un an, il faut repayer et repasser la visite médicale.
Il y a des femmes enceintes, dont les enfants seront Canadiens, qui sont toujours en attente de la résidence permanente; cela leur crée du stress et pourrait être dangereux pour leur santé. Cela a beaucoup de conséquences sur nous, les travailleurs sélectionnés par le Québec. Nous pouvons nous retrouver sans emploi du jour au lendemain. Nous ne pouvons plus renouveler nos visas de travail. Nous nous retrouvons vraiment dans une situation précaire. Une fois que nous avons fait tout cela et que nous avons attendu 24 mois pour connaître la décision prise dans notre dossier, nous devons parfois attendre des mois avant de recevoir le courriel de confirmation de la part des bureaux d'IRCC à Montréal.
En ce qui concerne ces problèmes, voici nos revendications et ce que nous demandons aujourd'hui au gouvernement. Premièrement, il s'agit d'accorder un permis de travail ouvert transitoire aux résidents temporaires qui attendent leur résidence permanente, comme cela se fait dans les autres provinces du Canada.
Deuxièmement, il faudrait nous donner une date d'achèvement réaliste et s'engager à la respecter. Sur nos comptes, nos dossiers sont complétés à 100 % depuis le mois de mars 2020, par exemple. Il faut que nous sachions combien de temps il nous reste à attendre.
Troisièmement, il faut étendre la validité des visites médicales, pour que les immigrants n'aient pas à refaire la visite médicale après un an et à repayer les frais qui sont considérables, surtout pour les familles.
Quatrièmement, nous demandons que le temps de retard avant l'obtention de notre résidence permanente soit reporté dans la période d'attente de notre citoyenneté, parce que nous voulons devenir citoyens du Canada et nous voulons rester au pays. Nous voulons nous impliquer dans la société, mais, malheureusement, il nous faut deux ans de statut de résidence permanente pour ce faire. Plus nous attendons notre résidence permanente, plus le temps passe, et plus nous aurons des délais pour demander la citoyenneté.
Cinquièmement, et c'est l'un des points les plus importants, il faut envoyer un accusé de réception aux personnes qui ont présenté leur dossier en 2019 et en 2020. Il y a des gens qui ont envoyé leur dossier en juillet 2019 et qui n'ont pas reçu d'accusé de réception de la part d'IRCC. Ils ne savent pas où est leur dossier. Ils ne peuvent pas y avoir accès en ligne pour suivre l'état d'avancement. Ils craignent de se faire renvoyer leur dossier un moment donné parce qu'il manque un document et que leur certificat de sélection du Québec n'est plus valide. Que faire?
Ce sont nos peurs aujourd'hui...
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Lib. (QC)
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2020-11-30 17:40
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Thank you, Madam Chair.
First, ladies, allow me to thank you for your testimony today. I'm sure it will be a great help in drafting the committee's report.
I'd like to go back to the modernization issue. If the COVID-19 crisis has shown us anything, it's precisely that we need to modernize the system. It's also shown us that we need to work with a digitized system. However, I believe we've put several measures in place during the COVID-19 crisis, in particular biometrics and e-permits.
Incidentally, you mentioned open work permits earlier. We've also made it possible for workers who had closed permits to apply for open permits. Those permits are processed in fewer than 10 days.
We've just made a commitment respecting the analysis of family reunification files: 6,000 files per month, 49,000 in December. However, I think we have monitor the data. Ms. Pelletier mentioned surveys earlier. As regards the number of files processed, we should just be careful not to toss out figures that we don't have, on the one hand. On the other hand, our work is ongoing.
I'd also like to revisit the matter of immigration to Quebec. As you know, Canada has a special agreement with Quebec. It's the only province with which Canada does have an agreement. We respect Quebec's jurisdictions and the immigration thresholds it has established.
I'd like to get your views on the issues respecting immigration to Quebec, on what could be done, while respecting Quebec's jurisdiction, to improve the immigration experience and increase the number of family reunifications, which our government obviously wants to do.
Are there any aspects you would like us to work on, whether it be modernization or immigration to Quebec? Both Ms. Mara and Ms. Pelletier could briefly answer that question.
Merci, madame la présidente.
Premièrement, permettez-moi, mesdames, de vous remercier de vos témoignages d'aujourd'hui. Je suis certaine qu'ils aideront grandement à la rédaction du rapport du Comité.
Je voudrais revenir sur la question de la modernisation. Si la crise de la COVID-19 nous a bien démontré une chose, c'est justement la nécessité de moderniser le système. Elle nous a aussi démontré la nécessité de travailler au moyen d'un système numérisé. Toutefois, je pense que nous avons mis en place plusieurs choses durant la crise de la COVID-19, notamment la question de la biométrie et des permis électroniques.
D'ailleurs, vous parliez tout à l'heure des permis de travail ouverts. Nous avons quand même aussi donné la possibilité aux travailleurs qui avaient un permis fermé de faire une demande pour obtenir un permis ouvert. Cette demande est traitée en deçà de 10 jours.
Nous venons de prendre un engagement quant à l'analyse des dossiers de réunification familiale: 6 000 dossiers par mois, 49 000 en décembre. D'ailleurs, je pense qu'il faut faire attention en ce qui a trait aux données. Mme Pelletier parlait tout à l'heure de la question des sondages. En ce qui concerne la question du nombre de dossiers traités, il faudrait juste faire attention de ne pas lancer des chiffres qu'on n'a pas d'une part. D'autre part, notre travail continue.
J'aimerais aussi revenir sur la question de l'immigration au Québec. Comme vous le savez, le Canada a une entente particulière avec le Québec. C'est la seule province avec laquelle le Canada a une entente. Nous respectons les compétences du Québec et les seuils d'immigration établis par celui-ci.
J'aimerais entendre votre point de vue sur les enjeux en matière d'immigration au Québec, sur ce qui pourrait être fait dans le respect des compétences du Québec afin d'améliorer l'expérience de l'immigration et l'augmentation des réunifications familiales, ce que notre gouvernement souhaite faire, bien évidemment.
Y a-t-il des choses sur lesquelles vous aimeriez que nous travaillions, que ce soit au sujet de la modernisation ou de l'immigration au Québec? Tant Mme Mara que Mme Pelletier pourraient répondre rapidement à cette question.
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Armelle Mara
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Armelle Mara
2020-11-30 17:42
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Thank you for your question, Ms. Martinez Ferrada.
I personally think Quebec should relax the rules for the applicants it has accepted. You can't be in Quebec, file an application and wait 18 months for an acknowledgement of receipt. That's too long. The CSQ is valid for only 24 months, then it expires. Quebec should try at least to relax the conditions for us so we don't wind up in a difficult situation.
I assure you that, in everyday life, it's so degrading, from a human standpoint, to go through what we're experiencing now. Furthermore, when you're separated from your family, it's awful and heartbreaking, I assure you. Sometimes you think your case is worse, but, when you see the cases of others opposite you, they're just overwhelmed and dismayed. Solving the portal problem as well would really help relax requirements.
Je vous remercie de la question, madame Martinez Ferrada.
Personnellement, je pense qu'il faudrait que, pour les candidats qu'il a sélectionnés, le Québec assouplisse les règles. On ne peut pas être au Québec, faire une demande et attendre 18 mois pour avoir un accusé de réception. C'est trop long. Le CSQ est valide seulement 24 mois, puis il expire. Il faudrait que le Québec essaie au moins d'assouplir les conditions pour nous, afin que nous ne nous retrouvions pas dans cette situation précaire.
Je vous assure que, dans le train-train quotidien, c'est tellement déshonorant, sur le plan humain, de vivre ce que nous sommes en train de vivre actuellement. De plus, quand on est séparé de sa famille, c'est atroce et déchirant, je vous assure. Parfois, on croit que son cas est pire, mais, quand on voit le cas des autres, en face, on est juste dépassé et désemparé. Cela aiderait vraiment d'alléger les exigences, et de régler le problème de quota, également.
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Misha Pelletier
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Misha Pelletier
2020-11-30 17:44
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Thanks very much for your question, Ms. Martinez Ferrada.
In fact, it would help is a great deal if we could upload our documents without having to send them by mail. Times have changed; we're living in 2020. It's definitely easier to make the process digitally accessible for people who submit their files, whether now or in the future.
As regards the 6,000 files per month, that's what we understood. However, we'd like to see some transparency on IRCC's part. How many files are really processed…
Je vous remercie beaucoup de la question, madame Martinez Ferrada.
En fait, cela nous aiderait beaucoup de pouvoir télécharger nos documents sans avoir à les envoyer par la poste. Ces temps doivent être révolus; nous sommes rendus en 2020. Il est certainement plus facile de rendre le processus accessible numériquement aux gens qui présenteront des dossiers, que ce soit maintenant ou dans l'avenir.
En ce qui concerne les 6 000 dossiers par mois, c'est ce que nous avions compris. Or, nous aimerions avoir de la transparence de la part de l'IRCC. Combien de dossiers sont vraiment traités...
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Réjean Hébert
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Réjean Hébert
2020-11-27 13:10
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As I was saying, I support the comments that Ms. Estabrooks has just made. I completely agree with her analysis.
Since we have less time to address you, I'm going to focus instead on a number of facts that should outrage all Canadians.
In this first crisis, Quebec experienced true “age-icide”. I use that word deliberately, because that is really what it is all about, in my opinion. In Quebec, 10% of people living in a CHSLD died during the first wave. In Ontario it was 2.3% and in British Columbia it was 0.6%. Of all the European countries, only Spain has figures somewhat similar to ours. In that country, 5.3% of people living in long-term care facilities died from COVID-19. The death toll was twice that in Quebec.
Why did Quebec experience such a massacre? Several reasons can be cited. I will list some of them, so that what Quebec went through never happens again, in this province or elsewhere.
It became clear that in Quebec, living conditions in facilities like CHSLDs had been neglected over the past three decades. First, CHSLD management and governance have been completely “swallowed up” by much larger health care facilities. As early as 2003, the boards of directors and executive management of CHSLDs were eliminated, and CHSLDs were merged with hospitals and local community service centres in all Quebec communities. This first major reform in 2003 caused the CHSLDs to lose their own administrative entity.
New structural reforms came in 2015. This is when the integrated health and social services centres, or CISSS, were created. Rehabilitation centres and youth centres were integrated and establishments across an entire region were merged. In Quebec, we therefore ended up with very large groups with several missions: the hospital mission, of course which is still predominant; the frontline services mission; the CHSLD mission; the rehabilitation mission, and that of youth centres.
New Brunswick and Alberta also experienced a major merger of this kind that places the hospital at the centre of institutions and marginalizes the other missions of these huge complexes. We are therefore left with CHSLDs that no longer have their own management. Investigator Yves Benoit, who produced a report on the situation at CHSLD Sainte-Dorothée, says the following: More than five reporting lines stand between the CEO of the Laval CISSS and the managing first responder (coordinator) of CHSLD Ste-Dorothée.
If you count the ministry, that makes six reporting lines. For example, it could take several days or even weeks to submit a problem to hospital management and get a response. A significant loss of agility was having an impact on how these facilities were managed.
Staffing shortages, especially of personal support workers, are the second major problem. Over the past few years, the work of PSWs has been devalued, not only due to inadequate pay, but also, I would argue, because the human element has been removed from what they do. Putting a time limit on each of their tasks has obscured the PSW's role, which is to provide residents with emotional support. The PSW's value lies therein. The quality of the work environment has deteriorated over the last five years, in the wake of the major reforms in 2015. Over half a billion dollars in excess wage insurance, overtime hours and the use of freelance labour show that things have deteriorated.
The third major issue is the deterioration of medical and nursing care. Physicians have been steered towards clinical practice. They have therefore abandoned CHSLD practice. Similarly, nurses have been steered towards hospitals, where greater needs arose. As a result, medical and nursing care in CHSLDs no longer made it possible to monitor patients properly and, above all, to treat them in the event of acute deterioration.
The fourth major reason is facilities are obsolete. Some facilities have multi-bed rooms, shared bathrooms, or ventilation and air conditioning problems, and some do not have a spare room to provide end-of-life care or isolation rooms for treating infections.
The pandemic has been mismanaged due to the focus on preparing hospitals to receive patients with the virus and massive transfers to CHSLDs of patients at the end of acute care. Priority was also given to hospitals in terms of infection prevention and control, resulting in a lack of both these in CHSLDs. Staff have been moving freely, and they still are, unfortunately. This has contributed to outbreaks and spreading the virus. Problems arose with availability of equipment, and priority was again given to hospitals. Visits by family caregivers, who provide residents not only with emotional support, but also with necessary, even essential, day-to-day care, were not permitted.
Designation of hot spots came late once outbreaks were under way, and staff could not get tested in those facilities. These oversights led to a major crisis. Imagine if it were 10% of children in schools, 10% of children in daycare centres, 10% of an indigenous community. People would be horrified, everyone would stage un rebellion. However, we had no “Old Age...” or “Old Lives Matter” movement for seniors in the first wave. I fully agree with Ms. Estabrooks that this pandemic brought thinly veiled ageism to the fore.
I'd like to thank the Canadian Armed Forces for coming to help limit the damage of this pandemic in our residential facilities.
Thank you, Madam Chair.
Comme je vous l'ai dit, j'appuie les propos que Mme Estabrooks vient de vous livrer. En effet, j'adhère complètement à son analyse.
Puisque nous disposons de moins de temps pour nous adresser à vous, je vais plutôt insister sur un certain nombre de faits qui devraient scandaliser l'ensemble de la population canadienne.
Au cours de cette première crise, le Québec a vécu un véritable « âgicide ». J'utilise ce mot à dessein, parce que c'est vraiment de cela qu'il s'agit, selon moi. Au Québec, 10 % des personnes vivant dans un CHSLD sont décédées lors de la première vague. Le pourcentage a été de 2,3 % en Ontario et de 0,6 % en Colombie-Britannique. Parmi tous les pays européens, il n'y a que l'Espagne dont les chiffres s'approchent un peu des nôtres. Dans ce pays, 5,3 % des personnes vivant dans un établissement de soins de longue durée sont mortes de la COVID-19. Le nombre de décès a été deux fois plus élevé au Québec.
Pourquoi le Québec a-t-il vécu une telle hécatombe? Plusieurs raisons peuvent être invoquées. Je vais vous en énumérer certaines, d'abord pour que l'expérience du Québec ne se reproduise jamais, que ce soit dans cette province ou ailleurs.
Il est devenu clair qu'au Québec, les conditions de vie dans les établissements comme les CHSLD avaient été négligées au cours des trois dernières décennies. D'abord, la gestion et la gouvernance des CHSLD ont été complètement « avalées » par des établissements de santé beaucoup plus vastes. En effet, dès 2003, les conseils d'administration et les directions générales des CHSLD ont été abolis, et les CHSLD ont été fusionnés avec les hôpitaux et les centres locaux de services communautaires dans chacune des localités au Québec. C'est cette première grande réforme, en 2003, qui a fait perdre aux CHSLD leur entité administrative propre.
En 2015, il y a eu une nouvelle réforme structurelle. C'est dans ce contexte qu'on a créé les Centres intégrés de santé et de services sociaux. Les centres de réadaptation et les centres jeunesse ont été intégrés et les établissements de toute une région ont été fusionnés. Au Québec, on se retrouve donc avec de très grands ensembles qui ont plusieurs missions: la mission hospitalière, bien sûr, qui prédomine toujours; la mission des services de première ligne; la mission des CHSLD; la mission de réadaptation, et celle des centres jeunesse.
Le Nouveau-Brunswick et l'Alberta ont aussi vécu une grande fusion de ce genre, qui place l'hôpital au centre des établissements et qui marginalise les autres missions de ces gros ensembles. On se retrouve donc avec des CHSLD qui ont perdu leur direction propre. L'enquêteur Yves Benoit, qui a produit un rapport d'enquête sur la situation qu'a connue le CHSLD Sainte-Dorothée, précise ce qui suit: Plus de cinq niveaux hiérarchiques séparent le PDG du CISSS de Laval du premier répondant gestionnaire (coordonnatrice) du CHSLD Ste-Dorothée.
Si on ajoute à cela le ministère, cela fait six niveaux hiérarchiques. Ainsi, avant qu'un problème puisse être soumis à la direction de l'hôpital et qu'une réponse puisse être donnée, il s'écoulait plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Une importante perte d'agilité affectait la gestion de ces établissements.
Les pénuries de personnel, surtout de préposés, sont le deuxième problème important. Au cours des dernières années, on a dévalorisé le travail des préposés, non seulement en leur offrant une rémunération déficiente, mais aussi et surtout, je dirais, en déshumanisant leur travail. Avec le minutage des activités, on a oublié que le rôle d'un préposé est d'offrir un soutien émotif aux résidants. C'est ce qui valorise les préposés. La qualité du milieu de travail s'est détériorée au cours des cinq dernières années, dans la foulée de la grande réforme de 2015. Cette détérioration se traduit par plus d'un demi-milliard de dollars excédentaires en assurance-salaire, par les heures supplémentaires et par le recours à de la main-d'œuvre indépendante.
Le troisième grand problème est la détérioration de l'encadrement médico-infirmier. Les médecins ont été orientés vers la pratique en cabinet. Ils ont donc abandonné la pratique dans les CHSLD. De la même façon, les infirmières ont été orientées vers les hôpitaux, où il y avait des besoins plus importants. Ainsi, l'encadrement médico-infirmier ne permettait plus, dans les CHSLD, de bien suivre les patients et, surtout, de les traiter en cas de détérioration aiguë.
La quatrième grande raison est la vétusté des installations. Certaines installations ont des chambres à lits multiples, des salles de bain partagées, des problèmes de ventilation et de climatisation, des établissements qui n'ont pas de chambre excédentaire pour prodiguer les soins de fin de vie ou qui n'ont pas de chambre d'isolement pour traiter les infections.
La gestion de la pandémie a été déficiente, puisqu'on s'est attardé à gérer la pandémie en préparant les hôpitaux pour accueillir les patients atteints du virus et en transférant massivement des patients en fin de soins actifs vers les CHSLD. On a aussi donné priorité aux hôpitaux pour ce qui est de la prévention et du contrôle de l'infection, si bien qu'il y a eu des négligences à cet égard en CHSLD. Il y a eu la mobilité du personnel, qui existe encore malheureusement et qui a favorisé les éclosions et la propagation du virus. Il y a eu des problèmes de disponibilité du matériel, et on a donné priorité, encore une fois, aux hôpitaux. On a interdit les visites des proches aidants, qui apportent aux résidants non seulement un soutien émotif, mais aussi des soins quotidiens qui sont nécessaires, voire essentiels.
Il y a eu la désignation tardive des zones chaudes au moment de l'éclosion de l'infection, et la non-disponibilité des tests de dépistage pour le personnel qui travaille dans ces centres-là. Ces négligences ont fait qu'on s'est retrouvé avec une crise majeure. Imaginez 10 % des enfants dans les écoles, imaginez 10 % des enfants dans les garderies, imaginez 10 % des membres d'une communauté autochtone. Ce serait scandaleux, tout le monde se révolterait. Toutefois, il n'y en a pas eu, dans cette première vague, de mouvement « Old Age or Old Lives Matter » pour les personnes âgées. Je suis tout à fait d'accord avec Mme Estabrooks qu'il y a là un âgisme à peine voilé qui a été révélé par cette pandémie.
Je voudrais remercier les Forces armées canadiennes d'être venues prêter main-forte pour limiter les dégâts de cette pandémie dans nos établissements d'hébergement.
Je vous remercie, madame la présidente.
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View Mario Beaulieu Profile
BQ (QC)
I'd like to go back to Mrs. Cardinal's response. From what I understood, the issue of services during the pandemic is, above all, a governance issue. Consequently, if the language planning model isn't changed and French continues to decline in and outside Quebec, we may still be able to provide more services in the minority official languages by improving governance.
I recently read one of Mrs. Cardinal's articles, and I'd like to know if her thinking is still the same. She writes:
In these conditions, the future of French in North America is being determined in Quebec because it is the only francophone state on the continent. Its survival will likely depend on either the creation of a sovereign francophone state or a redefinition of Canadian federalism in which the territorial principle plays a larger role.
Do you still think that, Mrs. Cardinal?
How does that apply to the subject before us?
J'aimerais revenir sur la réponse de Mme Cardinal. Selon ce que j'ai compris, la question des services pendant la pandémie est avant tout une question de gouvernance. Donc, si on ne modifie pas le modèle d'aménagement linguistique et que le déclin du français se poursuit à l'extérieur du Québec et au Québec, on pourrait quand même arriver à avoir plus de services dans les langues officielles en contexte minoritaire en améliorant la gouvernance.
J'ai lu récemment l'un des articles de Mme Cardinal. Je voudrais savoir si elle pense toujours la même chose. Elle écrit:
Dans ces conditions, force est aussi de constater que l’avenir du français en Amérique du Nord se joue au Québec, car il est le seul État francophone sur le continent. Il est probable que sa survie dépendra soit de la création d’un État souverain francophone, soit d’une redéfinition du fédéralisme canadien qui ferait une plus large place au principe territorial.
Madame Cardinal, le pensez-vous toujours?
Comment cela s'applique-t-il au sujet qui nous occupe?
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Linda Cardinal
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Linda Cardinal
2020-11-26 16:51
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Thank you, Mr. Beaulieu.
To answer your first question, I've never questioned the type of language planning behind the official languages model in Canada. The issue in the present instance, which is a crisis management situation, is governance. In all circumstances, we have the Official Languages Act the other acts, whether we're talking about a territorial or a personalistic regime. The prevailing acts will not necessarily improve the situation. The problem is that these acts don't mesh with each other. That's why I say we're facing a governance issue. You get the impression that there's the Official Languages Act on the one hand and all the others on the other and that there's no connection between the two. That's really important.
Merci, monsieur Beaulieu.
Pour répondre à votre première question, je n'ai pas remis en cause le type d'aménagement linguistique derrière le modèle des langues officielles au Canada. Dans le cas présent, qui est celui de la gestion de la crise, l'enjeu est celui de la gouvernance. Dans tous les contextes, il y a la Loi sur les langues officielles et les autres lois, qu'il s'agisse d'un régime territorial ou personnaliste. Les lois en présence ne vont pas nécessairement améliorer la situation. C'est le fait que ces lois ne sont pas arrimées les unes autres qui pose problème. C'est pour cela que je parle d'un enjeu de gouvernance. On a l'impression qu'il y a la Loi sur les langues officielles d'un côté, qu'il y a tout le reste de l'autre et qu'il n'y a pas de vase communicant entre les deux. C'est vraiment important.
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View Raquel Dancho Profile
CPC (MB)
View Raquel Dancho Profile
2020-11-24 11:55
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Thank you very much. I appreciate that.
Now that we're talking about the money for the Quebec context, we know that most of the influx has been into Quebec at Roxham Road.
The Government of Canada has reimbursed Quebec for the costs it incurred as a result of the tens of thousands of refugee claimants who entered Quebec via Roxham Road. How much was Quebec reimbursed in 2017 and 2018?
Merci beaucoup. Je l'apprécie.
Comme nous parlons de l'argent dans le contexte du Québec, nous savons que la majorité de ces réfugiés sont entrés par le chemin Roxham, au Québec.
Le gouvernement du Canada a remboursé le Québec pour les coûts qu'il a assumés en raison des dizaines de milliers de demandeurs d'asile qui sont entrés au Québec par le chemin Roxham. À combien s'élève le remboursement que le Québec a reçu en 2017 et en 2018?
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Catrina Tapley
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Catrina Tapley
2020-11-24 11:55
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I assume we're talking about additional monies the federal government has provided to the Government of Quebec—
Vous voulez sans doute parler des sommes supplémentaires que le gouvernement fédéral a versées au gouvernement du Québec...
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Catrina Tapley
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Catrina Tapley
2020-11-24 11:55
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—for lodging, and for the increases in lodging related to irregular asylum claimants. We're still discussing with the Government of Quebec for 2019 and 2020. Those discussions are under way and ongoing. We have not—
... pour le logement et pour les hausses des dépenses de logement des demandeurs d'asile entrés de manière irrégulière. Nous sommes toujours en discussion avec le gouvernement du Québec pour 2019 et 2020. Nous n'avons pas...
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CPC (MB)
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2020-11-24 11:56
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I'm sorry to cut you off, Deputy Minister, but my understanding was that it was $250 million over 2017-18, is that correct?
Je suis désolée de vous interrompre, madame la sous-ministre, mais j'avais compris que 250 millions de dollars avaient été versés pour l'exercice 2017-2018, est-ce exact?
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View Raquel Dancho Profile
CPC (MB)
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2020-11-24 11:56
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Do you know what the payment was for 2019, or is that still being worked on?
Savez-vous quel a été le montant versé pour 2019 ou est-ce que ce montant n'a pas encore été fixé?
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Catrina Tapley
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Catrina Tapley
2020-11-24 11:56
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No. We're still discussing it with Quebec.
Non. Nous sommes toujours en discussion avec le Québec à ce sujet.
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BQ (QC)
Logically, there should be no conditions, since health is a provincial jurisdiction. If the federal government doesn't provide its fair share of health care funding, we end up in a situation like the one we're in today.
Many say that Quebec was in trouble. It had exhausted all its resources when it asked for help from the Canadian Armed Forces.
Isn't that your opinion too?
Logiquement, il ne devrait pas y avoir de conditions, puisque la santé est un champ de compétence provinciale. Si le gouvernement fédéral n'apporte pas sa juste part au financement de la santé, on se retrouve dans une situation comme celle que nous vivons aujourd'hui.
Plusieurs disent que le Québec était mal pris. Il avait épuisé toutes ses ressources, quand il a demandé l'aide des Forces armées canadiennes.
N'est-ce pas votre avis aussi?
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Christian Leuprecht
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Christian Leuprecht
2020-11-23 12:07
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As you know there are 33, I believe, transfers, most of which are unconditional, some of them conditional. Unconditional means the province makes a decision on how it spends those funds. We can see by virtue of the fact that the Canadian Armed Forces were called into long-term care homes in two provinces but not in the other eight provinces or three territories, that different provinces made different decisions in regard not just to the allocation of the funds available to them, but to the management and the auditing with regard to, for instance, long-term care.
We can learn from laboratories of experimentation what went right in different provinces and what could have been done better in other provinces, and so let's get together and try to make sure that we understand tactically and operationally what failed here rather than trying to turn this into a debate about how much additional dollars the federal government may or may not need to transfer. Ultimately, it is a provincial choice how the province spends unconditional transfers.
Comme vous le savez, il y a, sauf erreur, 33 transferts, dont la plupart sont inconditionnels, les autres étant conditionnels. Un transfert inconditionnel signifie que c'est la province qui décide comment elle va dépenser ces fonds. À preuve, les Forces armées canadiennes ont été appelées à intervenir dans les établissements de soins de longue durée de deux provinces, mais pas dans ceux des huit autres provinces ni des trois territoires; nous pouvons donc constater que différentes provinces ont pris différentes décisions en ce qui concerne non seulement l'attribution des fonds mis à leur disposition, mais aussi la gestion et la vérification, par exemple, des soins de longue durée.
Nous pouvons examiner les laboratoires d'expérimentation pour savoir ce qui a bien fonctionné dans certaines provinces et ce qui aurait pu être amélioré dans d'autres provinces. Alors, unissons nos efforts et assurons-nous de comprendre ce qui a échoué sur le plan tactique et opérationnel, au lieu d'essayer de transformer cela en un débat sur la question de savoir combien de fonds supplémentaires le gouvernement fédéral pourrait ou non devoir transférer. Au bout du compte, la façon de dépenser les transferts inconditionnels est un choix qui appartient aux provinces.
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View Alexis Brunelle-Duceppe Profile
BQ (QC)
Thank you, Major-General Fortin.
We saw the status of the situation. Dr. Tam told us earlier about periods when there could be 20,000 new cases a day. These are obviously frightening predictions.
Have you already prepared action plans for each area of Quebec, in the event of a request? The situation may be consistent with this scenario.
Je vous remercie, major-général Fortin.
Nous avons vu quelle était la situation. Plus tôt, la Dre Tam nous a parlé de périodes où il y pourrait y avoir 20 000 nouveaux cas par jour. Ce sont évidemment des projections qui font peur.
Avez-vous déjà préparé des plans d'action pour chacune des régions du Québec, au cas où il y aurait une demande? La situation va peut-être correspondre à ce scénario.
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Dany Fortin
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Dany Fortin
2020-11-20 13:30
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Thank you for your question, Mr. Brunelle-Duceppe.
I want to point out that, based on our experience last spring and summer, we've continued—although in an extremely gradual and cautious manner—the training and force generation activities for our activities or operations abroad. We've maintained our capacity so that we remain prepared to meet the various needs of Canadians.
On that note, elements of the Canadian Armed Forces, or CAF, are called upon to respond to a range of potential activities—and they're ready to respond. While natural events such as fires, forest fires or floods are unlikely to occur in the coming months, this capacity remains in place.
We've also learned several lessons and taken into account our observations over the spring. We've incorporated them into our decision-making and force preparation process.
Je vous remercie de votre question, monsieur Brunelle-Duceppe.
J'aimerais préciser qu'à la suite de notre expérience du printemps et de l'été derniers, nous avons poursuivi — bien que d'une façon extrêmement progressive et prudente — les activités d'entraînement et de génération de forces en vue de nos activités ou de nos opérations à l'étranger. Nous avons maintenu notre capacité afin d'être prêts à répondre aux différents besoins des Canadiens.
À cet égard, des éléments des Forces armées canadiennes, ou FAC, sont appelés à répondre à une panoplie d'activités potentielles — et ils sont prêts à y répondre. Bien que la possibilité d'incidents naturels tels qu'un incendie, un feu de forêt ou une inondation soit peu probable au cours des prochains mois, cette capacité demeure en vigueur.
Nous avons également tiré plusieurs leçons et retenu les observations que nous avons pu faire au courant du printemps, etnous les avons intégrées dans notre processus de prise de décision et de préparation des forces.
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View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Thank you very much, Mr. Chair.
Welcome to the committee, Ms. McKenna.
Earlier, I heard you talk about all kinds of infrastructure projects but there is one topic that I did not hear you raise. However, I have had the opportunity to discuss it with you on a number of occasions and perhaps your thinking may have evolved since.
For about a year, we have been talking to you about the criteria imposed on municipalities under the Gas Tax Fund and Quebec's Contribution, or TECQ. Municipalities have been writing to me in their hundreds—and we have made a collection of their resolutions—to denounce those criteria and to demand to finally be able to use the funds for city halls, fire stations, municipal garages and warehouses. I feel that you are very familiar with the subject.
I would like to know whether any specific loosening of those criteria is foreseen. You will understand that, at the height of this pandemic, municipalities need money in order to carry out their projects. It will help them financially and it will also help the economy.
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président.
Bienvenue au Comité, madame McKenna.
Je vous ai entendu tout à l'heure parler de toutes sortes de projets dans le domaine de l'infrastructure, mais il y a un sujet que je ne vous ai pas entendu soulever. Pourtant, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec vous à quelques reprises et votre réflexion ou votre pensée a peut-être évolué depuis.
Depuis à peu près un an, nous vous parlons des critères imposés aux municipalités dans le cadre du Programme de la taxe sur l'essence et de la contribution du Québec, ou TECQ. Des municipalités m'écrivent par centaines — et nous avons recueilli leurs résolutions — pour dénoncer ces critères et demander à pouvoir enfin utiliser les fonds pour les hôtels de ville, les casernes de pompier, les garages municipaux et les entrepôts. Je pense que vous êtes très au fait de ce dossier.
J'aimerais savoir si des assouplissements concrets sont prévus à ce sujet. Vous comprendrez qu'en pleine période de pandémie, les municipalités ont besoin d'argent pour exécuter leurs projets. Cela les aidera financièrement et cela aidera aussi l'économie.
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View Catherine McKenna Profile
Lib. (ON)
Thank you for the question.
The federal gas tax fund is certainly important for Quebec. We have contributed more than $2.5 billion to support communities, whatever their size.
As for the way in which it works, I feel that it is really important to understand that the situation in Quebec is different from the other provinces of Canada. Quebec is responsible for administering the federal gas tax fund through its own program. This allows it to ensure that the investments support the infrastructure projects that directly benefit municipalities.
The federal gas tax fund provides money for infrastructures that are mainly intended for public use or benefit, such as sports centres or cultural and tourist infrastructures, rather than municipal buildings that principally serve the municipal administration. I know that we have talked about that a lot.
Discussions are underway with the Government of Quebec with a view to establishing a new component with a broader scope: the COVID-19 Resilience stream of the Investing in Canada Infrastructure Program. This will help municipalities a lot, including with their municipal buildings.
Je vous remercie de la question.
Il est certain que le Fonds de la taxe sur l'essence fédéral est important pour le Québec. Nous lui avons versé plus de 2,5 milliards de dollars pour appuyer des communautés, peu importe leur taille.
Quant à la façon dont cela fonctionne, je pense qu'il est vraiment important de comprendre que la situation est différente au Québec comparativement aux autres provinces du Canada. Le Québec est responsable d'administrer le Fonds de la taxe sur l'essence fédéral par l'intermédiaire de son propre programme. Cela lui permet d'assurer que les investissements appuient les projets d'infrastructure directement au bénéfice des municipalités.
Le Fonds de la taxe sur l'essence fédéral finance les infrastructures destinées principalement à l'usage ou au profit du public, comme les centres sportifs ou les infrastructures culturelles et touristiques, au lieu des bâtiments municipaux qui servent avant tout à l'administration municipale. Je sais que nous en avons beaucoup parlé.
Des discussions sont en cours avec le gouvernement du Québec pour établir un nouveau volet, qui aura une portée plus grande: le volet Résilience à la COVID-19 du Programme d'infrastructure Investir dans le Canada. Cela aidera beaucoup les municipalités, y compris pour ce qui est des bâtiments municipaux.
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View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Thank you, Madam Minister.
I think I have an answer to my question, but essentially, you read the program description to me. I am pleased to know that discussions are underway. It will be interesting to find out whether those discussions go in the direction of what is being proposed here. In fact, according to the information I have, it seems that the blockage is on the federal side, in terms of giving more flexibility to the municipalities.
The problem is that those small municipalities are in difficulty at the moment. They have experienced huge drops in revenue and I feel that it would be good to give them flexibility and space during these times. It would help them a lot. We are talking about municipalities like Berthierville, Amos, La Sarre, La Malbaie, Saint-Denis-sur-Richelieu and Louiseville, to name but a few. Hundreds of municipalities are affected by these restrictive policies and I feel that a sympathetic ear on the part of the government would be welcome.
You talked a lot about the Canada Infrastructure Bank with my Conservative colleague and you also brought up the Contrecœur Terminal project for the Port of Montreal. You were the Minister of Environment and Climate Change in the past. You have probably therefore kept an eye on the file and you must also know that yesterday, the project received approval from the Impact Assessment Agency of Canada.
I would really like to know why the project has not yet received federal funding through, for example, the National Trade Corridors Fund. Although Quebec has a lot of good projects like that, it receives less than 10% of the money from the fund.
I know that your answer will be that the Canada infrastructure Bank has a $300 million agreement. But that agreement is just a loan, not a grant. Yet grants exist and the other provinces have had access to that fund. Why do Quebec and the Contrecœur Terminal project not have access to it?
Je vous remercie, madame la ministre.
Je pense avoir obtenu la réponse à ma question, mais vous m'avez essentiellement lu la description du programme. Je suis content de savoir que des discussions sont en cours. Il serait intéressant de savoir si ces discussions vont dans le sens de ce qui est proposé ici. En effet, selon l'information que j'ai, il semble que ce soit du côté fédéral que les choses bloquent pour ce qui est de donner plus de flexibilité aux municipalités.
Le problème est que ces petites municipalités sont en difficulté en ce moment. Elles ont subi d'énormes baisses de revenus et je pense qu'il serait bon de leur donner de la flexibilité et de l'air ces temps-ci. Cela les aiderait beaucoup. On parle de municipalités comme Berthierville, Amos, La Sarre, La Malbaie, Saint-Denis-sur-Richelieu, Louiseville et j'en passe. Des centaines de municipalités sont touchées par ces politiques restrictives et je pense que de l'écoute de la part du gouvernement à cet égard serait la bienvenue.
Vous avez beaucoup parlé de la Banque de l'infrastructure du Canada avec mon collègue conservateur et vous avez aussi évoqué le projet de terminal Contrecœur au port de Montréal. Vous avez été la ministre de l'Environnement et du Changement climatique par le passé. Vous avez donc probablement suivi le dossier et vous devez également savoir que le projet a obtenu hier l'aval de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.
J'aimerais savoir en fait pourquoi ce projet n'a toujours pas reçu de financement fédéral, par exemple au moyen du Fonds national des corridors commerciaux. Bien que le Québec ait beaucoup de bons projets comme celui-là, il reçoit moins de 10 % du financement accordé par ce Fonds.
Je sais que vous allez me répondre que la Banque de l'infrastructure du Canada a une entente de 300 millions de dollars. Cette fameuse entente est un prêt, par contre, pas une subvention. Pourtant, il existe des subventions et les autres provinces ont eu accès à ce Fonds. Pourquoi le Québec et le projet de terminal Contrecœur n'y ont-ils pas accès?
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Lib. (ON)
Yes, I was indeed the Minister of Environment and Climate Change previously, but I feel that we are talking about two different things. The Canada infrastructure Bank has shown an interest, but there's also an environmental impact process.
I think you are also talking about access to funding. The Minister of Transport operates the funds that have to do with trade, including the National Trade Corridors Fund. So I can ask him the question.
We recognize how important infrastructure is for trade, for international trade. We are always seeking to invest in new projects.
J'étais effectivement la précédente ministre de l'Environnement et du Changement climatique, mais je pense que nous parlons de deux choses différentes. La Banque de l'infrastructure du Canada a montré un intérêt, mais il y a également un processus d'évaluation environnementale.
Je pense que vous parlez aussi des fonds qui sont accessibles. C'est le ministre des Transports qui gère les fonds en lien avec le commerce, dont le Fonds national des corridors commerciaux. Je pourrai donc lui poser la question.
Nous reconnaissons à quel point l'infrastructure est importante pour le commerce, le commerce international. Nous cherchons toujours à investir dans de nouveaux projets.
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View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Thank you very much, Mr. Chair.
My question goes to Ms. Gillis.
In the last year, can you tell us the proportion of infrastructure investments in Quebec to those in the rest of Canada?
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président.
Ma question s'adresse à Mme Gillis.
Au cours de la dernière année, pouvez-vous nous dire, proportionnellement, combien d'investissements en infrastructure il y a eu au Québec par rapport au reste du Canada?
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Kelly Gillis
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Kelly Gillis
2020-11-19 17:02
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Thank you for your question.
To date, we have approved 1,144 projects in Quebec for a total of $6.5 billion. As for bilateral agreements, the amount allocated is $7.5 billion. For that program, 289 projects have been approved and announced for a total of about $3 billion. Those are the amounts invested in Quebec to date
Je vous remercie de votre question.
À ce jour, nous avons approuvé 1 144 projets au Québec, qui s'élèvent dans l'ensemble à 6,5 milliards de dollars. En ce qui concerne les ententes bilatérales, le montant alloué est de 7,5 milliards de dollars. Pour ce programme, 289 projets ont été approuvés et annoncés, ce qui représente environ 3 milliards de dollars. Ce sont les montants investis à ce jour au Québec.
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Jean-Sébastien Gascon
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Jean-Sébastien Gascon
2020-11-19 16:52
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Distinguished parliamentarians, I would like to begin by thanking you for this invitation. I'm honoured, excited even. I love the level of consideration this committee gives to issues. This is the first time I've been invited to appear before a federal committee. It's very exciting for me. I hope my presentation will interest you in some way.
Globalization puts Quebec and Canadian beef production in competition with the world. It's a commercially unstable industry, highly complex and high-risk. This is why the processing sector is concentrated in the hands of a few giants.
I would like to highlight four elements that illustrate the challenges we face.
The free market exposes beef producers and processors to highly volatile prices, and few businesses survive. Several countries have abundant and inexpensive labour, including the United States, Mexico and Brazil. Regulations lack reciprocity. Beef is imported from producers who are subject to production standards that are lower than Quebec's, both in terms of animal health and welfare and the environment. The same is true for producers in the rest of Canada. Finally, several governments support their processing sector financially.
Boeuf Québec is an innovative initiative for the recovery of the industry. Sales are doubling every four to six months, and we hope that this pace will be maintained for the next two years, even though it is still a small industry.
How can the government support the Boeuf Québec program so that we can seize the opportunities? The Boeuf Québec program is simple, and I'll tell you a big secret later. It is based on four key elements to strive for excellence and be among the best in the world. The government assistance announced today must help us innovate to meet these four major challenges. What are they?
First, we need to better respond to consumer demands. Indeed, the consumer is the final arbiter of our project.
Second, there is a need for better vertical coordination from farm to table, because collaboration between the links in the production chain leads to significant gains in productivity and agility. Mr. Graydon pointed out the difficulties of working with distributors and major brands.
Thirdly, we must start the race for greater business productivity. If we want a relaunch, we must seek better value and profitability for all businesses, especially processors, slaughterhouses and producers. In Canada, there is no recovery in the beef industry, and it's even worse in Quebec.
Fourth, we need to increase the competitiveness of the business environment. We need to innovate to better manage risk, better regulate, train the workforce, and foster research, investment and innovation. Government support is an essential lever to offset global disparities. It's clear that we aren't on a level playing field with the rest of the world.
The needs are clearly expressed to accelerate the Partenaires Boeuf Québec program, which takes the same direction as the Canadian Beef program. The challenge of such a program is to make it work on a large scale, and all partners have a stake in making it work.
On a more concrete level, I will now say a few words about productivity.
The key element that will require the most investment over the next few years is productivity. There will be no revival of production and processing in the Boeuf Québec industry without an increase in business profitability. I'm convinced that this is the same challenge across Canada.
As far as producers are concerned, one of Boeuf Québec's objectives is to increase production profitability by 6% by launching a pilot project in 2021. More value must be produced at lower cost. Today, this means innovating, selling better and producing better. That's how we'll get producers to invest and produce more.
As far as slaughterhouses and processors are concerned, we can now turn our weak links into a driving force. We have several slaughterhouses that are federally inspected. Surprisingly, in Quebec, slaughterhouses are constantly being shut down or doing other activities because they can't do it. Some provincially inspected slaughterhouses demonstrated during the pandemic that they have a tremendous capacity for strategic slaughter. Again, if left to their own devices, they won't be able to do it.
We need to make a radical technological shift. Technology allows us to manage the complexity of a project like Boeuf Québec's and allows us to be more productive. We need to make a radical technological shift in production and processing now. This is synonymous with automation, robotization, industry 4.0, blockchain. We have to focus on innovation, otherwise we won't be able to compete on a level playing field with other countries.
We are currently working on a blockchain project that will change the way we produce. We need the government to make this chain a technological leader and to compete with the giants that dominate this industry. You've probably already seen the robots coming into the factories at high speed. In five years, if we haven't innovated, we'll be dead.
I brought a note. Currently, there are two destabilizing issues in the processing sector that need to be seen and understood. The first one is technology—I think I've expressed it pretty well. A comet is coming towards us, and if we don't turn the corner now, I think it'll be too late in five years. The second earthquake came with the pandemic crisis. North America has been undercapacity in slaughter for years.
In “Business Insider” it says:
The era of big beef may be over as Americans turn to small-scale butchers in the pandemic.
The COVID-19 pandemic has exposed the fragile nature of America's meat supply chain as tens of thousands of meat industry workers fell sick, and hundreds died. Small-scale farms have seen a huge spike in demand as consumers search for alternative meat sources. Right now, 80% of the US beef market is controlled by four huge meat producers, and they're the target of a Justice Department antitrust investigation.
The current context is particular. There is an undercapacity in slaughter, and we are faced with the need to make not only a technological shift, but also a shift in relation to the consumer. The consumer is asking more questions and is willing to ask more questions. Demand must be met now.
For years, the beef production sector was viewed as a commodity producing system. In a sense, that era may be coming to an end. That's where we come in, and I go back to the strategic points I mentioned earlier: the consumer, productivity, vertical coordination and competitiveness.
My goal is for us to in some way become the Cirque du Soleil of the beef industry in North America. To do so, we subscribe to a marketing strategy called the “blue ocean”. In my opinion, that's what we're achieving through Boeuf Québec. We want to surprise you.
I, for one, find it quite exciting to have conversations like the one being held today with Canada's leaders in this field. However, I believe that we need to be able to—
Distingués parlementaires, j'aimerais d'abord vous remercier de cette invitation. Je suis honoré, je dirais même excité. J'adore le niveau de réflexion à ce comité. C'est la première fois que je suis invité et que je comparais à un comité fédéral. C'est très excitant pour moi. J'espère que ma présentation va vous intéresser dans un certain sens.
La mondialisation place la production québécoise et canadienne du bœuf de boucherie en compétition avec le monde. C'est une filière commercialement instable, d'une grande complexité et qui comporte un risque élevé. C'est pourquoi le secteur de la transformation est concentré dans les mains de quelques géants.
Je souligne quatre éléments qui illustrent bien les défis auxquels nous devons faire face.
Le libre marché expose les producteurs et les transformateurs de bœuf à des prix d'une grande volatilité, et peu d'entreprises y survivent. Plusieurs pays disposent d'une main-d'oeuvre abondante et qui ne coûte pas cher, notamment les États-Unis, le Mexique et le Brésil. La réglementation manque de réciprocité. On importe du bœuf d'éleveurs qui sont assujettis à des normes de production inférieures à celles du Québec, tant en matière de santé et de bien-être animal que d'environnement. C'est la même chose pour les éleveurs dans le reste du Canada. Enfin, plusieurs États soutiennent financièrement leur secteur de la transformation.
Boeuf Québec est une initiative innovante pour la relance du secteur. Les ventes doublent tous les quatre à six mois, et nous souhaitons que ce rythme se maintienne pour les deux prochaines années, même s'il s'agit quand même d'une filière de petite envergure.
Comment le gouvernement peut-il soutenir le programme Boeuf Québec pour que nous puissions saisir les occasions qui s'offrent? Le programme Boeuf Québec est simple, et je vous dirai un grand secret tantôt. Il repose sur quatre éléments clés pour viser l'excellence et faire partie des meilleurs du monde. Ainsi, l'aide gouvernementale annoncée aujourd'hui doit nous aider à innover pour répondre à ces quatre grands défis. Quels sont-ils?
Premièrement, il faut mieux répondre aux demandes des consommateurs. En effet, le consommateur, c'est l'arbitre final de notre projet.
Deuxièmement, il faut assurer une meilleure coordination verticale de la ferme à la table, parce que la collaboration entre les maillons de la production permet de gagner de manière importante en productivité et en agilité. M. Graydon a souligné les difficultés à collaborer avec les distributeurs et les grandes bannières.
Troisièmement, il Il faut entreprendre la course pour une plus grande productivité des entreprises. Si nous souhaitons une relance, il faut aller chercher une meilleure valeur et une meilleure profitabilité pour toutes les entreprises, particulièrement pour ce qui est des transformateurs, des abattoirs et des producteurs. Au Canada, il n'y a pas de relance dans le secteur du bœuf, et c'est encore pire au Québec.
Quatrièmement, il faut augmenter la compétitivité de l'environnement d'affaires. Il faut innover pour mieux gérer les risques, mieux réglementer, former la main-d'oeuvre, et favoriser la recherche, l'investissement et l'innovation. Le soutien du gouvernement est un levier incontournable pour compenser les disparités mondiales. Il est clair que nous ne jouons pas à armes égales avec le reste du monde.
Les besoins sont clairement exprimés pour accélérer le programme Partenaires Boeuf Québec, qui a les mêmes orientations que celles du programme Canadian Beef. Tout le défi d'un tel programme est de réussir à le faire fonctionner à grande échelle, et tous les partenaires ont intérêt à ce que cela fonctionne.
Sur un plan plus concret, je vous glisse maintenant quelques mots sur la productivité.
L'élément clé qui nécessitera le plus d'investissements au cours des prochaines années est la productivité. Il n'y aura pas de relance de la production et de la transformation de la filière Boeuf Québec sans une augmentation de la profitabilité des entreprises. Je suis convaincu que c'est le même défi qui se pose partout au Canada.
En ce qui concerne les producteurs, Boeuf Québec s'est notamment donné pour objectif d'augmenter la profitabilité de la production de 6 % en lançant un projet pilote en 2021. Il faut produire davantage de valeur à moindre coût. Cela implique aujourd'hui d'innover, de mieux vendre et de mieux produire. C'est ainsi que nous amènerons les producteurs à investir et à produire davantage.
Pour ce qui est des abattoirs et des transformateurs, on peut dès maintenant transformer nos maillons faibles en force vive. Nous disposons de plusieurs abattoirs qui font l'objet d'inspections fédérales. Fait surprenant, au Québec, il y a constamment des abattoirs qui sont à l'arrêt ou qui mènent d'autres activités parce qu'ils n'y arrivent pas. Des abattoirs assujettis aux inspections provinciales ont démontré pendant la pandémie qu'ils avaient une formidable capacité d'abattage stratégique. Encore une fois, si on les laisse à eux-mêmes, ils ne seront pas capables de le faire.
Il nous faut réaliser un virage technologique radical. La technologie nous permet de gérer la complexité d'un projet comme celui de Boeuf Québec et elle nous permet d'être plus productifs. Nous devons dès maintenant faire un virage technologique radical en matière de production et de transformation. Cela rime avec automatisation, robotisation, industrie 4.0, chaîne de blocs. Il nous faut miser sur l'innovation, sinon, nous ne lutterons pas à armes égales avec les autres pays.
Nous élaborons actuellement un projet de chaîne de blocs qui changera la manière de produire. Nous avons besoin du gouvernement pour arriver à faire de cette filière un leader technologique et pour rivaliser avec les géants qui dominent cette industrie. Vous avez probablement déjà vu les robots qui arrivent dans les usines à grande vitesse. Dans cinq ans, si nous n'avons pas innové, nous serons morts.
J'ai apporté une note. Actuellement, il y a deux tremblements de terre dans le secteur de la transformation qu'il faut voir venir et comprendre. Le premier est la technologie — je pense que je l'ai assez bien exprimé. Une comète vient vers nous, et si nous ne prenons pas le virage maintenant, j'estime qu'il sera trop tard dans cinq ans. Le deuxième tremblement de terre s'est révélé avec la crise liée à la pandémie. Cela fait des années que l'Amérique du Nord est en sous-capacité quant à l'abattage.
En outre, dans Business Insider, on peut lire des propos qui se traduisent comme suit:
Les Américains se tournent vers les petits bouchers pendant la pandémie, ce qui pourrait sonner le glas des géants de l’industrie bovine.
La pandémie de COVID-19 a mis au jour la précarité de la chaîne d’approvisionnement en viande aux États-Unis, où des dizaines de milliers de travailleurs de cette industrie sont tombés malades et des centaines ont perdu la vie. Les consommateurs, en quête d’autres fournisseurs, se tournent vers les petites fermes, qui ont vu la demande monter en flèche. Actuellement, 80 % du marché américain du bœuf est contrôlé par 4 grands producteurs de viande, qui font l’objet d’une enquête antitrust menée par le département de la Justice.
Le contexte actuel est particulier. Il y a une sous-capacité en matière d'abattage, et nous nous retrouvons devant la nécessité d'effectuer non seulement un virage technologique, mais aussi un virage relativement au consommateur. Le consommateur pose plus de questions et il est prêt à en poser davantage. Il faut répondre maintenant à la demande.
Pendant des années, on concevait le secteur de la production de bœuf comme un système qui produisait de la marchandise. Dans un certain sens, cette ère est peut-être en train de se terminer. C'est là que nous intervenons, et je reprends les points stratégiques que j'ai mentionnés plus tôt: le consommateur, la productivité, la coordination verticale et la compétitivité.
Mon but est de faire en sorte que nous devenions d'une certaine manière le Cirque du Soleil du secteur du bœuf en Amérique du Nord. Pour ce faire, nous souscrivons à une stratégie de marketing que l'on appelle l'« océan bleu ». D'après moi, c'est ce que nous sommes en train de réussir par l'entremise de Bœuf Québec. Nous souhaitons vous surprendre.
Pour ma part, je trouve cela tout à fait excitant d'avoir des conversations comme celle qui se tient aujourd'hui avec les leaders du Canada en la matière. Cependant, je crois qu'il faut réussir à...
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BQ (QC)
The problem is that the programs are often ill-suited. Take, for example, the $200,000 project in support of backbone infrastructure to connect 294 households in the municipality of Moffet. That is a great project, but it's going to take five years just to build the 50 kilometres of backbone infrastructure. After waiting five years, residents still won't have connectivity because a service provider has to come in and offer the service but is under no obligation to connect the households.
There is a serious design flaw in the program, because people can still end up with no service when the project is complete. Obviously, given your statistics, you are happy to say that you are connecting households.
The responsiveness of the programs matters, and if you were to reach out to the Quebec government, you would find that it is prepared to put up money.
This is a very simple question. Why don't you give the money to the Quebec government so it can set up a more tailored program to connect regions in Quebec?
Le problème, c'est que les programmes sont souvent mal adaptés. Par exemple, l'investissement de 200 000 $ pour la mise en place d'une dorsale qui branchera 294 foyers de la municipalité de Moffet est un très beau programme. Par contre, cela prendra cinq ans simplement pour faire cette dorsale sur 50 kilomètres. Au bout de ces cinq ans, les citoyens ne seront toujours pas branchés, parce qu'il faut un fournisseur de service qui s'y rendra. Celui-ci n'aura pas l'obligation de brancher les foyers.
Il y a vraiment un problème dans la conception du programme, qui fait qu'au bout du compte, le citoyen n'aura pas plus de service. Évidemment, selon vos statistiques, vous êtes plutôt satisfaits de dire que vous avez branché des foyers.
Il y a donc cette adaptabilité des programmes qui est importante et, si vous faites le lien avec le gouvernement du Québec, celui-ci est prêt à débourser.
Voici une question très simple: pourquoi n'envoyez-vous pas l'argent au gouvernement du Québec, qui met en place un programme mieux adapté pour brancher les régions du Québec?
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Lib. (ON)
Okay.
If my colleague would like a briefing on how we're working with Quebec to support the people of Quebec, I am happy to offer it to him.
This is a complex program, a complex project. It's the most significant national infrastructure project of our time, and having a conversation and that briefing might go a long way.
D'accord.
Si mon collègue souhaite être informé sur la façon dont nous collaborons avec le Québec pour aider sa population, je serai ravie de m'en occuper.
C'est un programme complexe, un projet complexe. Il s'agit du plus important projet d'infrastructure national de notre époque, et il pourrait être utile de tenir une discussion et une séance d'information.
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BQ (QC)
My question is for the Minister for Women and Gender Equality and Rural Economic Development.
No one knows better than Quebeckers how to make the best use of the public money. After all, they have the expertise because they know the reality on the ground. The regions should administer regional development projects. Decisions affecting the future of Quebec's regions should be made in Quebec.
Canada's role is limited to what is laid out in the Constitution. In other words, Canada is supposed to transfer the funding to Quebec for matters under its jurisdiction, and leverage the proximity and effectiveness of Quebec in areas of shared jurisdiction. The money should be transferred to Quebec in order to support innovation within its borders.
Minister, where do you stand on setting up a regional development and economic diversification fund to support the processing of Quebec's natural resources in Quebec? The fund would be administered by regional issue tables in conjunction with the Quebec government.
Ma question va s'adresser à la ministre des Femmes et de l'Égalité des genres et du Développement économique rural.
Nul n'est mieux placé que les Québécoises et les Québécois qui ont l'expertise sur le terrain pour déterminer comment utiliser les fonds publics. Le développement régional doit être administré par les régions. C'est au Québec que doivent se prendre les décisions concernant l'avenir des régions du Québec.
Le rôle du Canada doit se limiter à celui conféré par la Constitution, soit transférer des sommes au Québec dans les champs de compétence du Québec et tirer profit de la proximité et de l'efficacité de l'État québécois dans les champs de compétence partagés. Les fonds doivent être acheminés au Québec dans une perspective de soutien à l'innovation territoriale.
Madame la ministre, quelle est votre opinion concernant la mise en place de fonds régionaux de développement et de diversification économique, orientés vers la transformation au Québec de nos richesses naturelles, et qui seraient administrés par des tables régionales en collaboration avec le gouvernement du Québec?
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Lib. (ON)
Okay.
Thank you for that very important question.
I think the partnership we've developed with the Government of Quebec, the way we are coordinating our efforts, the way we are sitting at the table to address challenges around passive infrastructure, the way we've even coordinated with the development of the application form itself speaks to the positive relationship we have with Quebec, as we do with every province and territory.
My colleague asked earlier about this program. If I may respond to what he shared earlier, in your own riding, my friend, there are thousands of households, thousands of Quebeckers who are going to be connected by the end of this year. In the riding next door—
D'accord.
Merci pour cette question très importante.
Notre partenariat avec le Québec, la coordination de nos efforts, notre présence à la table pour vaincre les difficultés concernant les infrastructures passives, la coordination même de nos efforts avec l'élaboration du formulaire de demande, tout ça démontre nos rapports féconds avec le Québec comme avec toutes les provinces et tous les territoires.
Mon collègue s'est informé plus tôt sur ce programme. Si je peux répondre à ses propos antérieurs, dans votre propre circonscription, mon ami, des milliers de ménages, des milliers de Québécois seront branchés d'ici la fin de l'année. Dans la circonscription immédiatement voisine...
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BQ (QC)
I'm going to stop you there, Minister.
I wasn't talking about the Internet. I asked you where you stood on an economic diversification stimulus fund set up by and for the regions of Quebec?
Would you, as the minister for rural economic development, be interested in establishing a program to support Quebec-centric innovation, one that was designed by and for the regions of Quebec? Have you given it any thought?
Je vous arrête, madame la ministre.
Je ne parlais pas d'Internet. Ma question portait sur le principe d'un fonds de relance sur la diversification économique conçu par et pour les régions du Québec.
Est-ce que vous seriez intéressée, à titre de ministre du Développement économique rural, à la mise en place d'un programme de soutien à l'innovation territoriale conçu par et pour les régions du Québec? Y avez-vous réfléchi?
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Lib. (ON)
Madam Chair, as I was trying to say, the partnerships we have in place are working in his own community, where we are connecting households to this essential service, and we look forward to working with communities. Communities are putting these applications forward. Ottawa is not telling communities how to do this.
Madame la présidente, comme j'essayais de le dire, nos partenariats travaillent dans sa propre communauté, où nous branchons les ménages à ce service essentiel, et nous sommes impatients de collaborer avec les communautés. Les communautés présentent ces demandes. Ottawa ne leur dit pas comment faire.
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CPC (AB)
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2020-11-19 12:29
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To follow up on that question, why would the Quebec model be more likely to fail outside of Quebec?
Andrea.
Pour donner suite à cette question, pourquoi le modèle québécois serait-il plus susceptible d'échouer à l'extérieur du Québec?
Madame Mrozek, la parole est à vous.
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Andrea Mrozek
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Andrea Mrozek
2020-11-19 12:29
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I've spoken a lot about ensuring that we respect the unique cultures, traditions and history of the places we come from. Quebec has more of a social democratic history. It may be the one place in Canada where such a system could work better.
I am in favour of provincial jurisdiction and it is important on this issue, so Quebec is certainly free to follow a model that suits it. But Canada outside of Quebec does not have the same tradition. We do not have the same desire toward conformity, toward becoming Québécois. We do not have language goals. We have a diversity of immigrants, newcomers and refugees, people who come from ethnic backgrounds, people who come from different places, who desire to raise their children in a very broad diversity of ways. I believe it is very unlikely we will ever have enough money to fund that kind of diversity for the rest of Canada.
There is an established literature in academic literature in Quebec that talks about assimilationist goals and uniformity for people coming into Quebec, and that kind of thing is not present in the rest of Canada. From coast to coast to coast, we have diversity and have people, again, coming from elsewhere who desire to raise their children in very unique and diverse ways. They should not be discriminated against because they don't desire to use spaces in a child care system.
J'ai parlé longuement du respect des cultures, des traditions et de l'histoire uniques des lieux d'où nous sommes originaires. Le Québec a plutôt une histoire sociale-démocrate. C'est peut-être le seul endroit au Canada où un tel système pourrait fonctionner de façon plus efficace.
J'appuie la compétence provinciale, et elle revêt une grande importance dans ce dossier. Par conséquent, le Québec est certainement libre de suivre un modèle qui lui convient. Mais le Canada hors Québec n'a pas les mêmes traditions. Nous n'avons pas la même volonté de conformité, la même volonté de devenir Québécois. Nous n'avons pas d'objectifs linguistiques. En revanche, nous avons une diversité d'immigrants, de nouveaux arrivants et de réfugiés, des gens provenant de différents endroits et ayant différentes origines ethniques, qui souhaitent élever leurs enfants de façons très diversifiées. Je crois qu'il est très peu probable que nous ayons un jour assez d'argent pour financer ce genre de diversité pour le reste du Canada.
Il y a des écrits reconnus dans les ouvrages universitaires du Québec qui traitent d'objectifs assimilationnistes et d'uniformité pour les personnes qui immigrent au Québec, et ce genre de choses n'existe pas dans le reste du Canada. D'un océan à l'autre, la population est diversifiée et, je le répète, il y a de gens qui viennent d'ailleurs et qui souhaitent élever leurs enfants de manières très diversifiées et uniques. Ils ne devraient pas être victimes de discrimination parce qu'ils ne souhaitent pas utiliser les places disponibles au sein d'un système de garde d'enfants.
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