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View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
When you undertook the study on the trip the Prime Minister took to India, it was likely because a matter of national security would normally be involved. Is that correct?
Lorsque vous avez entrepris l'étude au sujet du voyage du premier ministre en Inde, c'était parce que, normalement, il devait y avoir une question de sécurité nationale en jeu, est-ce bien le cas?
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View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Minister Goodale appeared before this committee during the hearings on Bill C-59, I believe. At that time, he told us that he could not answer certain questions because it was a matter of national security. After that, in the House of Commons, Minister Goodale said the opposite. Daniel Jean also testified before our committee that it was not a matter of national security.
In your opinion, is it a matter of national security?
Le ministre Goodale a comparu devant ce comité lors des séances portant sur le projet de loi C-59, je crois. À ce moment-là, il nous a dit qu'il ne pouvait pas répondre à certaines questions parce qu'il s'agissait d'un sujet lié à la sécurité nationale. Par la suite, à la Chambre des communes, le ministre Goodale a dit le contraire. M. Daniel Jean a aussi témoigné devant notre comité pour dire que ce n'était pas une question de sécurité nationale.
Selon vous, s'agit-il d'un enjeu de sécurité nationale?
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Lib. (ON)
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2019-05-13 15:45
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In the report, we included a letter to the Prime Minister in which we clearly deal with it.
We told him that, as per our terms of reference, we had examined the allegations of foreign interference, of risks to the Prime Minister’s security, and of inappropriate use of intelligence.
The report deals with those three matters specifically. The Department of Justice clearly redacted the report and revised it.
Dans le rapport, nous avons inclus une lettre destinée au premier ministre dans laquelle nous l'indiquons clairement.
Nous lui avons dit que, tel qu'il était mentionné dans notre cadre de référence, nous avions examiné les allégations d'ingérence étrangère, de risque à la sécurité du premier ministre et d'utilisation inappropriée de renseignements.
Le rapport traite de ces trois questions précisément. Le ministère de la Justice a évidemment caviardé le rapport et celui-ci a été révisé.
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View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Your report on the trip to India mentions that the Prime Minister’s Office did not screen the visitors well and that an error in judgment was probably made.
Has the Prime Minister or a member of his staff responded to your recommendations?
Concernant le voyage en Inde, il est mentionné dans votre rapport que le Cabinet du premier ministre n'avait pas bien trié les visiteurs et qu'il y aurait eu une erreur de jugement.
Est-ce que le premier ministre ou un membre de son personnel a répondu aux recommandations du CPSNR?
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Lib. (ON)
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2019-05-13 15:46
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No, not yet. We are still waiting for a response from the government to both reports.
Non, pas encore. Nous attendons toujours une réponse du gouvernement concernant les deux rapports.
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View K. Kellie Leitch Profile
CPC (ON)
Thank you all for presenting.
My mom was a stay-at-home mom and had a grade 10 education, and for better or worse, this is how I and my siblings turned out.
I have a quick question for you with respect to health care. Each of you touched on it. I know two of you are nurses. I'm a pediatric surgeon myself.
With respect to your position as seniors, are you finding it challenging to access the things you need as a family? You all mentioned that, because of making a choice to stay at home, you don't have those additional benefits that we know do come with employment as well. CPP is one thing, but health benefits also come with employment.
Do you find that a challenge for your families?
Merci à vous toutes pour vos exposés.
Ma mère était une mère au foyer et avait une 10e année, que cela soit ou non une bonne chose, c'est ce qui s'est passé pour moi et pour mes frères et soeurs.
J'ai une brève question à vous poser au sujet des soins de santé. Chacune d'entre vous en a parlé. Je sais que deux d'entre vous sont infirmières. Je suis moi-même chirurgienne pédiatre.
En ce qui concerne votre situation d'aînées, trouvez-vous difficile d'avoir accès aux choses dont vous avez besoin en tant que famille? Vous avez toutes mentionné que, parce que vous avez choisi de rester à la maison, vous ne pouviez jouir de ces avantages supplémentaires qui, nous le savons, sont aussi liés à l'emploi. Le RPC est une chose, mais les prestations de santé viennent aussi avec l'emploi.
Trouvez-vous cela difficile pour vos familles?
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Mary Moody
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Mary Moody
2019-04-04 10:21
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Can I answer this? Yes, I do.
When you get older, it costs a lot more for drugs. I've currently been put on a drug that I have to pay for, which is $5,000 a year.
One of the biggest things I miss in not working is the perk that your travel medical is covered forevermore. We do not have that perk. I consider it incredible when you do. We no longer can travel. My insurance to travel now is currently $2,000 for the year. My husband is 84, and his is more. Hence, we no longer can travel because of this, but if we had this paid for the rest of our lives.... We have friends who are practically at death's door, and they are able to go to California, to Mexico, to Europe. We cannot.
Puis-je répondre à cette question? Oui c'est difficile.
Quand on vieillit, les médicaments coûtent beaucoup plus cher. À l'heure actuelle, je dois prendre un médicament qui revient à 5 000 $ par année.
L'une des choses qui me manquent le plus en tant que femme sans emploi, c'est l'avantage indirect que constitue l'assurance médicale de voyage pour le reste de vos jours. Nous n'avons pas cet avantage. Je trouverais incroyable de pouvoir en bénéficier. Nous ne pouvons plus voyager. Mon assurance-voyage revient actuellement à 2 000 $ par année. Mon mari a 84 ans et le coût de la sienne est encore plus élevé. Par conséquent, nous ne pouvons plus voyager, mais si cette assurance était payée pour le reste de notre vie... Nous avons des amis qui sont pratiquement au seuil de la mort et ils peuvent aller en Californie, au Mexique, en Europe. Nous ne le pouvons pas.
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View K. Kellie Leitch Profile
CPC (ON)
It creates an inequity in your lifestyle compared to your colleagues.
Cela crée une injustice si l'on compare votre mode de vie à celui de vos collègues.
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Mary Moody
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Mary Moody
2019-04-04 10:22
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Yes, definitely. It's a huge thing.
Oui, certainement. C'est énorme.
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View K. Kellie Leitch Profile
CPC (ON)
I think it's one thing that we don't appreciate as Canadians, that when you make a choice to stay with your family, of which I think I've been a beneficiary, there are significant limitations that are outside of just strict financial ones.
Je pense que c'est une chose que nous n'apprécions pas en tant que Canadiens, c'est-à-dire que lorsque vous choisissez de rester avec votre famille, ce dont je crois avoir bénéficié, il y a des limites importantes qui ne sont pas strictement financières.
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Mary Moody
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Mary Moody
2019-04-04 10:22
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Yes.
Oui.
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View K. Kellie Leitch Profile
CPC (ON)
I have one last question. It will be directed to you again.
We have challenges in having women involved in politics. The previous panel mentioned travel. Having come from a northern community, I recognize how long it probably took you to get here. We obviously have these physical barriers. For example, my sister would never consider running, and her flight would only be from Calgary. Do you have any thoughts on dealing with the management of the travel issue?
J’ai une dernière question. Elle s’adresse à vous de nouveau.
Il est difficile de faire participer les femmes à la vie politique. Le groupe de témoins précédent a parlé de voyages. Comme je viens d’une localité du Nord, je sais combien de temps il vous a probablement fallu pour venir ici. Ce sont des obstacles matériels évidents que nous avons là. Par exemple, ma soeur ne songerait jamais à se porter candidate, et pourtant, elle aurait juste à prendre l'avion de Calgary. Avez-vous des idées sur la manière de gérer la question des voyages?
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Madeleine Redfern
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Madeleine Redfern
2018-09-26 17:14
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The biggest issue I have regarding travel is that when our Inuit male leaders travel with their female staff, they think it's a benefit and a perk that they can sexually harass, sexually assault or have relationships with women on the road. I know that's not answering your question, but the bigger problem is that outside the workplace, many of our leaders or managers believe those workplace rules don't exist.
Le plus gros problème que j’ai en ce qui concerne les voyages, c’est que lorsque nos dirigeants inuits voyagent avec leur personnel féminin, ils y voient un avantage, un à-côté qui leur permet de harceler sexuellement, d'agresser sexuellement ou d'avoir des relations avec ces femmes sur la route. Je sais que cela ne répond pas à votre question, mais le plus gros problème, c’est que beaucoup de nos dirigeants ou gestionnaires croient que ces règles n’existent pas à l'extérieur du milieu de travail.
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CPC (AB)
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2018-06-05 15:59
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Thank you very much, Monsieur Shugart.
I am also very proud to have designed the critical paths for consular activity for Canadians on both the travel.gc.ca website and application. Canadians rely on these tools for safe travel abroad; however, the audit report also indicated that mandatory cyclical reviews of its online travel advice and advisories were not always completed on schedule.
Mr. Shugart, how could the government not mandate this critical task, leaving Canadians with incomplete information prior to making critical travel decisions, please?
Merci beaucoup, monsieur Shugart.
Je suis aussi très fière d'avoir conçu le cheminement critique de l'activité consulaire pour les Canadiens sur le site Web et l'application voyage.gc.ca. Les Canadiens comptent sur ces outils pour voyager en toute sécurité à l'étranger; cependant, le rapport d'audit a aussi souligné que la revue cyclique obligatoire des Conseils aux voyageurs et avertissements n'était pas toujours faite au moment voulu.
Monsieur Shugart, comment le gouvernement peut-il ne pas ordonner cette tâche cruciale, laissant les Canadiens sans renseignements complets avant la prise de décisions de voyage cruciale?
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Heather Jeffrey
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Heather Jeffrey
2018-06-05 16:00
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We were pleased that the audit report did find that, in response to crises or changes in a local context, the travel advice was updated. We maintain a 24-7 capacity here in Ottawa that is connected to situations on the ground. In the middle of the night or on the weekends, whenever events happen on the ground, the advice is updated and it is continually maintained in the local context.
Where we have fallen behind, and where the Auditor General pointed out we need to do better, is in the 18-month cyclical reviews, looking at each country in its holistic stage with all of the different pieces of advice to make sure there are no inconsistencies. We have, as a result, put in place additional capacity to ensure that we achieve that and reduce the backlog.
Nous étions heureux de constater que le rapport d'audit avait relevé qu'en réaction aux crises ou changements de contexte local les Conseils aux voyageurs avaient été mis à jour. Nous avons des ressources à Ottawa qui sont chargées, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de se tenir au courant de la situation sur le terrain. Que ce soit au milieu de la nuit ou pendant les fins de semaine, quel que soit l'événement qui se produit sur les lieux, les conseils sont mis à jour et sont constamment actualisés en fonction du contexte local.
Là où nous avons pris du retard, et là où le vérificateur général a mentionné que nous devions faire mieux, c'est au niveau de la revue obligatoire selon un cycle de 18 mois, un examen de chaque pays dans son ensemble, accompagné des différents conseils s'y rapportant et veillant à éliminer tout manque de cohérence. Suite à cette observation, nous avons ajouté des ressources pour atteindre cet objectif et réduire les arriérés.
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View Blake Richards Profile
CPC (AB)
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2018-05-28 16:13
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Sure, but I guess the issue there is whether that is indirect foreign funding, where collusion happens and things like that. At any rate, we'll move on and try another one.
What about ministerial travel and government advertising? I've asked you about this before. It doesn't seem like you are open to the idea of harmonizing those restrictions with the same ones that are put on political parties in the pre-writ. What about requiring ministerial travel and government advertising to be included during the pre-writ as part of a party's spending limit?
Bien sûr, mais je suppose que la question est de savoir s’il s’agit de financement étranger indirect, où il y a collusion et ce genre de choses. Quoi qu’il en soit, nous allons passer à autre chose.
Qu’en est-il des voyages ministériels et de la publicité gouvernementale? Je vous ai déjà posé des questions à ce sujet. Il ne semble pas que vous soyez ouverte à l’idée d’harmoniser ces restrictions avec celles qui sont imposées aux partis politiques avant les élections. Qu’en est-il de l’obligation d’inclure les voyages ministériels et la publicité gouvernementale pendant la période préélectorale dans le plafond des dépenses d’un parti?
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View Blake Richards Profile
CPC (AB)
View Blake Richards Profile
2018-05-28 20:21
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Okay.
The other one you've probably heard, as we've raised it a number of times in question period and elsewhere. It's about ministerial travel and government announcements. Our concern is that we think that gives the governing party a bit of an advantage, because there's a new restriction in the pre-writ period on what political parties can do, but when ministerial travel and government advertising are able to be done, of course the governing party could benefit from that. We feel there's a concern that this pre-writ period is longer than the period when the government is saying they would restrict advertising. Of course, on ministerial travel there's no restriction.
If we wanted to try to look at an amendment on that, would you see...? I think there are a couple of ways it could be done. Obviously, you could try to harmonize that. It wouldn't be the elections law, I know, but it could be done within the context of this legislation, I would think, or it could be done in such a way that those could become election expenses.
I'm wondering what your thoughts are on that. Is that something that's feasible and possible? If so, would you have any advice on how we might do that, if we were seeking to do it?
D’accord.
Vous avez probablement entendu parler de l’autre question, on l’a soulevée en effet à plusieurs reprises pendant la période des questions et ailleurs. Elle porte sur les voyages des ministres et les annonces du gouvernement. Ce qui nous préoccupe, c’est qu'elle tend, selon nous, à avantager le parti au pouvoir, parce qu’il y a une nouvelle restriction dans la période préélectorale quant à ce que les partis politiques peuvent faire, mais lorsque les voyages ministériels et la publicité gouvernementale peuvent se faire, bien sûr, le parti au pouvoir pourrait en bénéficier. Nous craignons que cette période préélectorale soit plus longue que la période pendant laquelle le gouvernement dit qu’il limiterait la publicité. Bien entendu, il n’y a aucune restriction concernant les voyages ministériels.
Si nous voulions examiner un amendement à ce sujet, verriez-vous...? Je pense qu’il y a plusieurs façons de le faire. Évidemment, vous pourriez essayer d’harmoniser cela. Ce ne serait pas la loi électorale, je le sais, mais cela pourrait se faire dans le contexte de cette loi, je pense, ou cela pourrait se faire de façon à ce que cela devienne des dépenses électorales.
Je me demande ce que vous en pensez. Est-ce faisable et possible? Si oui, vous nous conseilleriez de nous y prendre comment, si c’est ce que l'on cherchait à faire?
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Stéphane Perrault
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Stéphane Perrault
2018-05-28 20:23
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I have a few comments. First, I think the point made earlier today was that to the extent there's an imbalance, it's on the advertising side, because there is no limit pre-writ on the parties' or MPs' travel.
On the advertising side, this is something that is captured, as you know, by a government policy. Certainly, I would welcome some harmonizing of the timelines. That's not something that perhaps should be done under the Canada Elections Act.
I do note that, if I'm not mistaken, the policy also currently requires all advertising not to be partisan. If it is not partisan, then it wouldn't be a contribution, so I'm not sure that contribution is the best angle. I think the better angle would be to harmonize the timeline, but that's something to be done within the policy.
Quelques commentaires. Tout d’abord, l'argument avancé plus tôt aujourd’hui, c’est que dans la mesure où déséquilibre il y a, c’est du côté de la publicité, parce qu’il n’y a pas de limite avant les élections pour les déplacements des partis ou des députés.
Pour ce qui est de la publicité, comme vous le savez, cela relève d'une politique gouvernementale. Je serais bien sûr favorable à une certaine harmonisation des échéanciers. Cela ne devrait sans doute pas relever de la Loi électorale du Canada.
Sauf erreur, je constate que la politique actuelle exige également que toute la publicité soit non partisane. Si elle est non partisane, ce n'est pas une contribution, alors je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure façon de procéder. Il serait préférable, je pense, d’harmoniser les échéanciers, mais cela doit se faire dans le cadre de la politique.
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Aykan Erdemir
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Aykan Erdemir
2018-04-26 13:03
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Thank you, Chair Levitt, Vice-Chairs Sweet and Hardcastle, and distinguished members of the Subcommittee on International Human Rights.
On behalf of the Foundation for Defense of Democracies, I thank you for the opportunity to discuss with you today the human rights situation in Turkey. In my testimony, I will focus mainly on the state of freedom of religion or belief in Turkey, and specifically the situation of religious minorities.
Under the 15-year rule of the Justice and Development Party, the Turkish government has had a mixed record on freedom of religion or belief. These freedoms have shown slight improvement in some areas, while they have deteriorated in many others.
The government's positive gestures include restitution of properties expropriated from religious minority communities, state funding for the restoration of a number of churches and synagogues, the provision of dual citizenship to Orthodox archbishops, Turkey's observer status in the International Holocaust Remembrance Alliance, participation of Turkish officials at the International Holocaust Remembrance Day ceremonies, removal of religious affiliation data from official identity cards, and the lifting of the ban on the hijab in the Turkish civil service.
There has, however, been an alarming lack of respect for fundamental rights and freedoms since the abortive coup of July 2016 and the ensuing state of emergency, which the government recently extended for the seventh time.
Although Turkey's religious minorities were quick to demonstrate their loyalty in the immediate aftermath of the failed coup attempt, they still became victims of a wave of hatred and violence for their supposed complicity in the coup.
Three weeks after the coup attempt, in a demonstration of solidarity, Turkey's Jewish and Christian religious leaders joined the government's anti-coup demonstration in Istanbul. Three of the officials who spoke at the rally, however, in denouncing the coup plotters, insulted religious minorities by tarring the plotters as “seeds of Byzantium”, “crusaders”, and as a “flock of infidels”.
There has been an alarming trend among pro-government media to connect the coup plot to religious minorities. A pro-government journalist insisted two days after the abortive coup that Fethullah Gülen, a U.S.-based Sunni cleric who is widely considered by the Turkish public to be the coup's mastermind, has a Jewish mother and an Armenian father, and is a member of the Catholic clerical hierarchy. Another pro-government daily even published a fabricated Vatican passport to show that Gülen was a Catholic cardinal. The ecumenical patriarch of the Orthodox Church was slandered for plotting the coup with the CIA, while another pro-government columnist claimed that the plotters may be hiding in churches. Unsurprisingly, it was not long before incitement led to physical attacks against religious minorities.
Churches in Malatya and Trabzon, the scenes of lethal attacks against Christians a decade ago, were the first to be targeted. Later, an Armenian high school in Istanbul was vandalized. An Alevi worship hall there and homes in Malatya were next and Christian tourists were harassed in Gaziantep.
Attacks against religious minorities have remained at the elevated level reached shortly after the failed coup. On March 6 this year, a lone gunman fired a shot through the window of the Saint Maria Catholic Church in Trabzon. This is the fifth confirmed attack against the church since the assassination of its priest, Andrea Santoro, in 2006.
Meanwhile, Turkey's culture of impunity continues to make Christians an attractive target for hate crimes. A month and a half after the coup attempt, Turkey granted an early release to Father Santoro's murderer. The killer, who refused in court to express remorse for his crime and even made a short-lived escape from prison in 2012, managed to walk free after serving only 10 years of his 18-year sentence. In a 2011 letter to a relative he had bragged that he was treated like a king in prison, and he even vowed to kill the Pope. He added that he wanted to become even more famous than Mehmet Alì Agca, the Turkish assailant who shot and critically wounded Pope John Paul II in 1981 only to walk free from a Turkish prison in 2010.
Besides failing to tackle Turkey's culture of impunity, the Turkish government is also responsible for its ongoing crackdown on religious minorities. On October 8, 2016, authorities banned the Protestant church in Antioch, an ancient cradle of Christianity, for conducting Bible study “without a permit”. Soon afterwards, two officials of Turkey's Association of Protestant Churches reported the police had questioned them about their pastoral work. On October 17, 2016, airport officials denied entry to an American Protestant who headed the Ankara Refugee Ministry by saying that he was a national security threat. In November 2016, authorities handed control of the Syriac Church in the city of Sanliurfa, to a nearby university's faculty of Islamic theology.
It is also alarming to see that Turkey's state-run media outlets are active in smearing and scapegoating religious minorities, using state funds for incitement, particularly against Jews and Christians. For example, The Last Emperor or Payitaht: Abdülhamid, an historical series funded and broadcast by Turkey's state-run Turkish radio-television, TRT, is a blatantly anti-Semitic and anti-Christian drama. Each episode of The Last Emperor has led to an upsurge in hate speech and incitement online. One Twitter user, after watching this state-funded drama, vowed to turn the territory between the Euphrates and Nile rivers into Jewish graveyards. Another Twitter user, after watching the drama, said, “The more I watch ‘The Last Emperor,’ the more my enmity to Jews increases—you infidels, you filthy creatures.”
Turkey's state-run media outlets demonstrated a similar attitude during the July 2017 attack against the Neve Shalom Synagogue in Istanbul. Turkey's official Anadolu news agency and its state-run television network, TRT, used photos of the Istanbul synagogue attack to promote the next day's anti-Israel protests. Turkey's Jewish community reacted by stating that the government media's coverage amounted to “making Turkish Jews” a target. Both state-run outlets later deleted the incendiary tweets and removed the photo from their reports.
One case that best illustrates the smearing and scapegoating of religious minorities in Turkey is that of the U.S Pastor Andrew Brunson. On April 16 of this year, Pastor Brunson, a Presbyterian minister from North Carolina, who had been unjustly detained in a Turkish prison for 18 months, finally got to defend himself in court. His trial ended in a continuation until May 7, and he was sent back to prison to face up to seven years of pretrial detention under Turkey's draconian state of emergency. For over 20 years before his sudden arrest, Pastor Brunson has preached peacefully in Turkey's third largest city, Izmir. Following the attempted coup in 2016, Turkish authorities initially charged Pastor Brunson with membership in an armed terrorist organization. Later they added charges of espionage and attempting to overthrow the government, although there is no evidence to support any of these accusations. Pastor Brunson's attorneys finally received the indictment last month, but only after it had been leaked to the media. The 62-page indictment is a muddled collection of conspiracy theories based largely on ludicrous accusations from three secret witnesses. Turkey's pro-government media has been shameless in its smear campaign against Pastor Brunson. The media claimed that the pastor would have become the next director of the CIA had he been successful in helping to coordinate the attempted coup against Erdogan. When there was a bomb attack against wardens of the maximum security prison where Pastor Brunson was being held, a story accusing the CIA of masterminding the attack ran under the headline, “The Pastor's Bomb”.
With all this in mind, the following are a number of policy recommendations for Canada to use to target Erdogan regime's human rights abuses. The travel advice and advisories of the Government of Canada could spell out more clearly the alarming rise in the targeting of foreign nationals, religious minorities, and members of the clergy that could result in long pretrial detention without due process and attorney-client privilege.
Canadian lawmakers could organize fact-finding missions to Turkey to investigate and report on the state of freedom of religion or belief in Turkey, as well as engage Turkish lawmakers to encourage the strengthening of minority rights and freedom of religion or belief in Turkey.
Canadian officials should urge their Turkish counterparts in bilateral and multilateral platforms to lift the state of emergency as an enabler of grave human rights violations.
Canada can increase and earmark a greater portion of its international development aid to Turkey for supporting civil society organizations and projects that aim to strengthen human rights and freedom of religion or belief.
Canada can develop programs to host and/or offer refuge to Turkish minorities who are persecuted, as well as fund “scholars at risk” and “journalists at risk” programs for religious freedom advocates who have been targeted by the Turkish government for their advocacy.
The Canadian public sector can institutionalize twinning programs with their Turkish counterparts to facilitate peer-to-peer best practice sharing in the field of equal citizenship, social inclusion, anti-discrimination, and anti-hate crime policies.
Finally, the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act (Sergei Magnitsky Law) provides for implementing restrictive measures against foreign nationals responsible for gross violations of internationally recognized human rights, including freedom of conscience, religion, thought, and belief. Canada could consider using the legislation to impose asset freezes and travel bans on Turkish officials and their accomplices for unjust detention of, and incitement against, religious minorities.
On behalf of the Foundation for Defense of Democracies, I thank you again for inviting me to testify before this distinguished committee.
Je remercie le président, M. Levitt, les vice-présidents, M. Sweet et Mme Hardcastle, et les éminents membres du Sous-comité des droits internationaux de la personne.
Au nom de la Foundation for Defense of Democracies, je vous remercie de cette occasion de vous parler aujourd’hui de la situation des droits de la personne en Turquie. Dans mon témoignage, je focaliserai principalement sur la liberté de religion ou de conviction en Turquie, et en particulier la situation des minorités religieuses.
Sous la règle de 15 ans du Parti pour la justice et le développement, le gouvernement turc a eu un bilan mitigé en matière de liberté de religion ou de conviction. Certains aspects de ces libertés ont marqué une légère amélioration, mais de nombreux autres ont détérioré.
Les actes positifs du gouvernement se résument à la restitution de propriétés expropriées appartenant aux communautés religieuses minoritaires, au financement par l’État de la restauration d’un certain nombre d’églises et de synagogues, à l’octroi de la double citoyenneté aux archevêques orthodoxes, au statut d’observateur de la Turquie à l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, à la participation de fonctionnaires turcs aux cérémonies de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, au retrait des données sur l’appartenance religieuse des cartes d’identité officielles et à la levée de l’interdiction du hijab à la fonction publique turque.
Il y a, toutefois, un manque de respect alarmant des droits et libertés fondamentaux depuis le coup d’État manqué de juillet 2016 et l’état d’urgence subséquent que le gouvernement a récemment prolongé pour la septième fois.
Malgré le fait que les minorités religieuses de Turquie aient promptement démontré leur loyauté tout de suite après le coup d’État manqué, elles sont quand même devenues victimes d’une vague de violence et de haine pour leur supposée complicité au coup d’État.
Trois semaines après la tentative du coup d’État, lors d’une manifestation de solidarité, les dirigeants religieux juifs et chrétiens de Turquie se sont joints à la manifestation du gouvernement contre le coup d’État à Istanbul. Cependant, trois des fonctionnaires qui ont pris parole au ralliement ont dénoncé les faux menteurs du coup d’État, insulté les minorités religieuses en qualifiant les conspirateurs de « semences de Byzance », de « croisés » et de « bandes d’infidèles ».
Les médias progouvernementaux ont la tendance alarmante d'établir un lien entre le complot du coup d’État et les minorités religieuses. Deux jours après le coup d’État manqué, un journaliste progouvernemental a maintenu que Fethullah Gülen, un religieux sunnite établi aux États-Unis et largement considéré par le public turc comme étant le cerveau du coup d’État, est de mère juive et de père arménien et qu'il est membre de la hiérarchie catholique. Un autre quotidien progouvernemental a même publié une fabrication de passeport du Vatican montrant que Fethullah Gülen était un cardinal catholique. Le patriarche oecuménique de l’Église orthodoxe a fait l’objet de calomnies selon lesquelles il aurait comploté le coup d’État avec la CIA, tandis qu’un autre journaliste progouvernemental a affirmé que les conspirateurs pourraient s’être cachés dans des églises. Chose peu étonnante, peu après cela, l’incitation à la haine a mené à des attaques physiques contre les minorités religieuses.
Des églises à Malatya et Trabzon, le foyer des attaques mortelles perpétrées contre les chrétiens il y a une dizaine d’années, ont été les premières à être visées. Plus tard, une école secondaire arménienne à Istanbul a été vandalisée. Un lieu de culte alevi dans cette ville et des maisons à Malatya ont été les victimes suivantes, et des touristes chrétiens ont été harcelés à Gaziantep.
La fréquence des attaques contre les minorités religieuses est toujours aussi élevée qu'après le coup d’État manqué. Le 6 mars cette année, un tireur isolé a fait feu sur un vitrail de l’Église catholique Saint Maria à Trabzon. C’est la cinquième attaque confirmée contre cette église depuis l’assassinat de son prêtre, Andrea Santoro, en 2006.
Parallèlement, la culture de l’impunité en Turquie continue à faire des chrétiens une cible facile de crimes haineux. Un mois et demi après la tentative de coup d’État, la Turquie a accordé une libération anticipée au meurtrier du Père Santoro. Le tueur, qui a refusé d’exprimer du remords devant le tribunal et a même réussi à s’échapper de prison pendant une courte période en 2012, a réussi à retrouver la liberté après n’avoir purgé que 10 ans de sa peine de 18 ans. Dans une lettre adressée à un membre de sa famille en 2011, il s’est vanté d’avoir été traité comme un roi en prison, et il a même promis de tuer le pape. Il a ajouté qu’il voulait devenir encore plus célèbre que Mehmet Alì Agca, l’agresseur turc qui a fait feu sur le pape Jean-Paul II en 1981 et l'a blessé gravement, qui a été libéré d’une prison turque en 2010.
En plus de ne pas s’attaquer à la culture de l’impunité de Turquie, le gouvernement turc est aussi responsable de mesures de répression continues à l’endroit de minorités religieuses. Le 8 octobre 2016, les autorités ont banni l’Église protestante d’Antioche, ancien berceau de la chrétienté, pour avoir mené des études bibliques « sans permis ». Peu après, deux représentants de l’Association des églises protestantes de Turquie ont affirmé avoir été interrogés par la police au sujet de leur travail pastoral. Le 17 octobre 2016, les autorités aéroportuaires ont refusé l’entrée à un protestant américain qui est à la tête du ministère des Réfugiés d’Ankara, le déclarant une menace à la sécurité nationale. En novembre 2016, les autorités ont cédé le contrôle de l’église syriaque de Sanliurfa à la faculté de théologie islamique d’une université du voisinage.
Il est alarmant aussi de constater que les médias publics de Turquie calomnient activement les minorités religieuses et en font un bouc émissaire, utilisant des fonds publics pour inciter la haine, surtout contre les juifs et les chrétiens. Par exemple, « The Last Emperor » ou « Payitaht: Abdülhamid », une série historique financée et diffusée par la radiotélévision publique, TRT, est une série dramatique ouvertement antisémite et antichrétienne. Chaque épisode du « The Last Emperor » a mené à une montée de discours haineux et d’incitation à la haine en ligne. Un utilisateur de Twitter, après avoir regardé cette émission dramatique financée par l’État, a promis de faire du territoire entre l’Euphrate et le Nil un cimetière juif. Un autre utilisateur de Twitter a déclaré, après avoir regardé cette émission: « Plus je regarde « The Last Emperor », plus ma haine des juifs augmente — vous êtes des infidèles, de sales créatures. »
Les médias publics de Turquie ont manifesté une attitude semblable durant l’attaque en juillet 2017 perpétrée contre la synagogue Neve Shalom à Istanbul. L’agence de presse officielle turque, Anadolu, et son réseau public de télédiffusion, TRT, ont utilisé des photos de la synagogue à Istanbul pour encourager les protestations contre Israël le lendemain. La communauté juive de Turquie a réagi en déclarant que la couverture médiatique du gouvernement faisait presqu'une cible des juifs turcs. Les deux médias publics ont supprimé par la suite les gazouillis incendiaires et retiré la photo de leurs rapports.
Le cas du pasteur américain, Andrew Brunson est le meilleur exemple de la façon dont les minorités religieuses sont calomniées et prises en bouc émissaire en Turquie. Le 16 avril de cette année, Andrew Brunson, un pasteur presbytérien de la Caroline du Nord qui avait été injustement placé en garde à vue dans une prison de Turquie pendant 18 mois, a finalement eu l’occasion de se défendre devant un tribunal. Son procès a fini par être reporté jusqu’au 7 mai, et il a été renvoyé en prison, risquant sept années de détention préalable au procès au titre de l’état d’urgence draconien qui règne en Turquie. Pendant plus de 20 ans avant son arrestation soudaine, le pasteur Brunson avait prêché pacifiquement à Izmir, la troisième grande ville de Turquie. Après la tentative de coup d’État en 2016, les autorités turques ont initialement accusé le pasteur Brunson d’appartenance à une organisation terroriste armée. Plus tard, elles ont ajouté des accusations d’espionnage et de tentative de renversement du gouvernement, bien qu’il n’y ait aucune preuve à l’appui de ces accusations. Les avocats du pasteur Brunson ont enfin reçu l’acte d’accusation le mois dernier, mais pas avant qu’il ait fait l’objet de fuites dans les médias. Fort de 62 pages, l’acte d’accusation est un ramassis confus de théories de conspiration fondées largement sur des accusations ridicules provenant de trois témoins secrets. Les médias progouvernementaux de Turquie ont mené une campagne de détraction éhontée contre le pasteur Brunson, déclarant, entre autres, que le pasteur serait devenu le prochain directeur de la CIA s’il avait réussi à aider à coordonner la tentative de coup d’État contre Erdogan. Après une attaque à la bombe contre les gardes de la prison à sécurité maximale où le pasteur Brunson était détenu, un article accusant la CIA d’être le cerveau de l’attaque a été publié sous le titre « La bombe du Pasteur ».
Dans le contexte de tout ce qui précède, je vous présente un certain nombre de recommandations stratégiques que le Canada pourrait adopter pour cibler les violations des droits de la personne perpétrées par le régime Erdogan. Dans ses Conseils aux voyageurs et avertissements, le gouvernement du Canada pourrait exposer plus clairement la montée alarmante du ciblage des étrangers, des minorités religieuses et des membres du clergé, qui pourrait se solder par une longue détention préalable au procès sans aucune application régulière de la loi et sans le privilège du secret professionnel de l’avocat.
Les législateurs canadiens pourraient organiser des missions d’information en Turquie pour faire enquête et rapport sur l’état de la liberté de religion ou de conviction en Turquie, et encourager les législateurs turcs à renforcer en Turquie les droits et libertés de religion ou de conviction des minorités.
Aux plateformes bilatérales et multilatérales, les fonctionnaires canadiens devraient enjoindre leurs homologues turcs de lever l’état d’urgence qui habilite de graves violations des droits de la personne.
Le Canada peut augmenter une plus grande portion de son aide au développement international et l'attribuer à la Turquie en vue du soutien des organisations civiles et des projets qui visent à renforcer les droits de la personne et liberté de religion ou de conviction.
Le Canada peut mettre au point des programmes d’accueil et/ou d’octroi du statut de réfugié aux minorités turques persécutées, ainsi que financer des programmes « universitaires à risque » et « journalistes à risque » pour les défenseurs de la liberté de religion que le gouvernement turc a ciblés pour leurs activités de défense.
Le secteur public canadien peut établir des programmes de jumelage avec ses homologues turcs pour faciliter l’échange de pratiques exemplaires dans le domaine des politiques en matière d’égalité des citoyens, d’inclusion sociale et d’anti-discrimination, ainsi que des crimes motivés par la haine.
Enfin, la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus (Loi de Sergeï Magnitski) prévoit la mise en œuvre de mesures de restriction contre les étrangers responsables de violations graves des droits de la personne reconnus à l’échelle internationale, y compris la liberté de conscience, de religion, de pensée et de conviction. Le Canada devrait envisager de recourir à cette loi pour imposer le gel des avoirs et l’interdiction de voyager aux fonctionnaires turcs et à leurs complices qui ont contribué à la détention injustifiée de minorités religieuses et à l’incitation à la haine contre celle-ci.
Au nom de la Foundation for Defense of Democracies, je tiens à vous remercier de nouveau de m’avoir invité à témoigner devant cet éminent comité.
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View David Anderson Profile
CPC (SK)
Thank you.
You mentioned, Dr. Caman, that you lost your job. I would like both of you to tell us a bit about the personal price you paid for this. If either of you went back to Turkey or tried to travel internationally, what would happen to you?
Merci.
Monsieur Caman, vous avez dit que vous avez perdu votre emploi. J'aimerais vous demander à tous les deux de nous dire quel est le prix que vous avez payé personnellement. Que se passerait-il si vous vouliez retourner en Turquie ou entreprendre un voyage international?
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Mehmet Efe Caman
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Mehmet Efe Caman
2018-04-26 13:27
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Ever since I experienced those difficulties, I have never tried to go to another country, because I know that Canada has the rule of law. My passport, although on one side has been cancelled by the Turkish government, is still internationally recognized as a travel document.
I'm fine here in Canada as long as I stay here. If I decided to go anywhere else, especially to the European Union or the United States, or any country, including a third world country, it might be a big problem for me.
Depuis que j'ai connu ces difficultés, je n'ai jamais essayé de me rendre dans un autre pays, car je sais que le Canada respecte la primauté du droit. Bien que mon passeport ait été annulé par le gouvernement turc, il demeure un document de voyage reconnu à l'échelle internationale.
Je suis bien au Canada, tant que je reste ici. Je pourrais avoir de graves problèmes si je décidais de me rendre ailleurs, en particulier dans l'Union européenne ou aux États-Unis, ou dans tout autre pays, y compris un pays du tiers monde.
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Aykan Erdemir
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Aykan Erdemir
2018-04-26 13:27
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For my part, last November I did testify at the U.S. Senate at an event organized by the United States Commission on International Religious Freedom, in a very similar manner—to raise the plight of Turkey's religious minorities, especially the case of U.S. pastor Andrew Brunson. Just a couple of weeks after my testimony, the Turkish government issued an arrest warrant in Turkey on bogus charges. When I appealed that warrant, the government confiscated all of my assets in Turkey.
I'm just one example of the dissidents who have to pay a price for speaking out about vulnerable communities in Turkey. I think it's really heartening to see that Turkish citizens are not bowing to these pressures. There are still people who continue to speak out.
De mon côté, j'ai témoigné, en novembre dernier, devant la Commission parlementaire américaine sur la liberté religieuse dans le monde, comme ici aujourd'hui, pour dénoncer la situation des minorités religieuses turques, en particulier le sort réservé au pasteur américain Andrew Brunson. Quelques semaines après mon témoignage, le gouvernement turc a émis un mandat d'arrêt à mon endroit en Turquie, sur la base d'accusations fantaisistes. Lorsque j'ai fait appel de ce mandat, le gouvernement a confisqué tous mes biens en Turquie.
Je ne suis qu'un exemple parmi beaucoup d'autres dissidents qui ont à payer le prix pour s'être portés à la défense de communautés vulnérables en Turquie. Il me semble vraiment encourageant de voir que les citoyens turcs ne cèdent pas sous la pression. Il y a des gens qui continuent à dénoncer les iniquités.
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View John McKay Profile
Lib. (ON)
If I may, I'm going to bring this meeting to order. This is the 103rd meeting of the Standing Committee on Public Safety and National Security. We have as our guest this morning Daniel Jean, national security and intelligence adviser.
Prior to calling on Mr. Jean, I'm going to ask that all of the camerapeople remove themselves.
Second, there has been some conversation among the members of the committee, and we will observe a moment's silence in light of the tragedy in Humboldt. If you would rise with me, we will be silent for a moment.
[A moment of silence observed]
Thank you.
As I said, our guest this morning is Daniel Jean, national security and intelligence adviser to the Prime Minister.
Mr. Jean, you certainly seem to be able to attract a crowd, but you're welcome to the committee regardless. I understand that you have an opening statement. Thereafter, you know the order of questions. With that, I'll call on you for your opening statement.
Je déclare ouverte la 103e séance du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, qui reçoit aujourd'hui Daniel Jean, conseiller à la sécurité nationale et au renseignement.
Avant d'entendre M. Jean, je demanderais à toutes les personnes qui tiennent une caméra de se retirer.
De plus, à la suite d'une discussion des membres du Comité, nous observerons un instant de silence pour souligner la tragédie de Humboldt. Si vous voulez bien vous lever avec moi, nous garderons le silence un instant.
[On observe un moment de silence.]
Merci.
Comme je l'ai indiqué, nous recevons aujourd'hui Daniel Jean, conseiller à la sécurité nationale et au renseignement auprès du premier ministre.
Monsieur Jean, vous semblez certainement capable d'attirer une foule; vous êtes néanmoins le bienvenu devant le Comité. Je crois comprendre que vous avez un exposé à faire. Vous savez que le Comité vous interrogera par la suite. Sur ce, je vous cède la parole pour que vous fassiez votre exposé.
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Daniel Jean
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Daniel Jean
2018-04-16 12:01
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Thank you, Mr. Chair.
Distinguished members of the committee, thank you for your time.
I welcome the opportunity to discuss with you the facts surrounding the controversy associated with the invitation of Mr. Atwal to a reception hosted by the Canadian High Commission in Delhi during the recent visit of the Prime Minister to India, as well as the background briefing I offered to representatives of Canadian media on February 22 and 23.
I wish to stress that the information that I am providing you today, like the information I shared with the media during the background briefings, is unclassified. While I have access to classified intelligence that can inform unclassified briefings, I always exercise caution on what I share in an unclassified context.
The first notification I received that Mr. Atwal was on the guest list for the Delhi High Commission reception planned in the context of the Prime Minister's visit to India came through the Canadian Security and Intelligence Service. CSIS received this information on February 21, 2018, at around 8 a.m. from a source, suggesting that Mr. Atwal's presence at the reception would be embarrassing to the Canadian government.
After the CSIS director informed me of the situation just before 10 a.m., I immediately asked our Privy Council Office Security and Intelligence team to contact the Royal Canadian Mounted Police to validate the information. Soon thereafter, we informed relevant officials at PCO, the Prime Minister's Office and PCO officials accompanying the Prime Minister in Delhi.
The RCMP confirmed that afternoon the past conviction for attempted murder on a visiting Minister of State from India in 1986. As Mr. Atwal is no longer considered a security threat by our security agencies, the issue was the controversy that his presence at the event could have generated given the nature of his past conviction. Around the same time, pictures of Mr. Atwal with members of the Prime Minister's delegation taken the day before at a reception in Mumbai and a picture of his invitation to the upcoming Delhi reception started to circulate in the Indian media. At 7:46 p.m., the CBC published a story with these pictures. That was the first article about this in Canada.
Mr. Atwal's invitation was rescinded by the High Commission in India later that night. By mid-morning on February 22, we had assessed what we knew so far about the incident drawing on both the sequence of events, unclassified information available at that stage, and classified information: Mr. Atwal had attended the Mumbai reception and pictures of him with members of the Prime Minister's entourage had surfaced in the media; Mr. Atwal was invited to the Canadian High Commission reception in New Delhi; the Prime Minister had publicly declared that the invitation should not have been extended, and a Canadian member of Parliament, Mr. Randeep Sarai had assumed responsibility for the invitation; in parallel, we had seen inaccurate information in the media and a number of false allegations that suggested that federal institutions had been informed before the trip that Mr. Atwal had received an invitation, had informed staff from the PMO, and that no action to reconsider the invitation had been taken.
At that time, I made the decision to offer a background briefing to Canadian media on what we knew in order to clarify facts, to answer a number of pressing questions from the media, and to alert them to the inaccurate information being circulated. In keeping with my usual practice, I discussed beforehand my proposal to offer a background briefing and the key messages I intended to deliver with both PCO colleagues and PMO officials.
The PMO communications department suggested a list of journalists I could contact in Ottawa that afternoon and evening in addition to the Canadian media accompanying the Prime Minister in India, who would be briefed the next day.
In the background briefings, I confirmed that I was giving an unclassified briefing on background—c'est-à-dire, no attribution by name—and I covered the following points. With regard to the invitation, I indicated that the Prime Minister had acknowledged that this invitation should not have been extended and that the member of Parliament, Mr. Sarai, had taken responsibility for the invitation. I said that the Prime Minister and Mr. Sarai were on the record on these facts and that I would not comment further on that aspect.
On how and when we were informed and the rationale for rescinding the invitation, I said, based on the information I had at that time, that the first notification we received that Mr. Atwal was on the guest list for the Delhi reception came from a source who informed CSIS in the early morning of February 21. I confirmed that we rapidly consulted the RCMP, the agency responsible for handling criminal matters, and notified PCO and PMO officials in Ottawa and Delhi. I confirmed that Mr. Atwal was no longer considered to be a security threat by our security agencies and that the invitation had been rescinded because of the controversy that could erupt given the nature of his past conviction.
I answered a number of questions around security screening for guests at receptions, and questions also around no-fly lists.
I then told media representatives that inaccurate information around the invitation of Mr. Atwal was being circulated. I referred them to the title of an Indian Express story published on February 22, which suggested that a Canadian citizen entered India after a 38-year ban as part of the Prime Minister's delegation. I indicated that this was misleading as the individual was not on the official delegation for the visit.
I noted that while the Government of Canada is glad when a Canadian citizen can resolve travel restrictions, the government had not intervened with the Indian government to remove any member of the official delegation from an interdiction to travel to India. I said that questions related to interdictions to travel to India should be directed to the Government of India.
With regard to Mr. Atwal, I said that we understood that after having difficulties travelling to India for several years, he was removed by the Indian government from the so-called blacklist in 2017 and allowed to travel there last summer as someone who is presumably no longer considered a threat, and no longer espouses the cause of an independent Khalistan. Mr. Atwal now meets with Indian diplomats in Canada and Indian officials, which is the normal process for people who go through the blacklist process. Articles subsequently published in The Indian Express and The Times of India confirm that information.
On February 24, The Times of India confirmed that Jaspal Atwal was reformed, was off the blacklist, and had been engaging with the government for three years. When you read the articles, it explains the number of officials you would normally meet through that process. In the second article—from March 9, the day after Mr. Atwal gave his press conference—the official spokesperson for the Ministry of External Affairs did confirm that Mr. Atwal had been removed from the blacklist in 2017 as part of a conscious effort by the Indian government of outreach with diaspora who were reformed.
I also described at that time two unfounded allegations made to the media suggesting that the PMO had been informed, days before the trip, of Mr. Atwal's presence on the guest list but that no action had been taken to rescind the invitation. It was indeed reported that CSIS had been alerted days before, and I had informed the Prime Minister's Office. CSIS has no record or recollection of such an earlier alert. CSIS confirmed that the first notification they got came on February 21 around 8 a.m.
An allegation was also made that the RCMP, Surrey detachment, had been alerted several weeks before the trip that Mr. Atwal was on the guest list and had alerted the PMO. Upon hearing the allegation, the PCO contacted senior officials at RCMP headquarters, who in turn contacted both RCMP Surrey and the Prime Minister's protective detail, who then confirmed that no such alert had been received.
With regard to attribution, as reported by journalists who received the briefing, including Tonda MacCharles and Alex Ballingall of the Toronto Star, and John Ivison of the National Post, what I said was that we had concerns that this seemed to be coordinated misinformation by actors, possibly to exacerbate the faux pas—the fact that an invitation that should not have been made had been made—in order to reinforce the notion that Canada is complacent on the risk of extremism, a perception that has been brought, at times, by Indian intelligence services, and one that we do not share.
Let's look at what the people who were briefed actually said. In the Toronto Star:
When the Star had asked those same questions last week of a senior Canadian official who spoke on condition of anonymity, the answer was: “I want to be very clear: I am not saying that the government of India set us up." However, the official did suggest that there are “people in India” who would benefit from fuelling the controversy over whether the Trudeau government is “complacent on terrorism”—an allegation the Liberal government flatly denies.
In the National Post, John Ivison wrote:
I received a briefing from a senior security source last week.... He did not allege the Indian government engineered Atwal's invitations to the events in Mumbai and New Delhi. In fact, he said Sarai was the source of the invitation and either ignored Atwal's conviction because it was 30 years old, or was unaware of his nefarious past. But he did suggest Atwal was removed from the blacklist by the Indian government—a fact also reported by the Times of India and other Indian media, which claimed it happened in July 2017.
He also alluded to the Canadian Press...upon return, Mr. Atwal had consulted his passport and confirmed that he had travelled. He had stamps in India in January and August 2017.
After I had completed the background briefings by phone with the Canadian media in Delhi on the morning of February 23, the PCO and the PMO communications brought to my attention a story published that morning, which suggested that a Surrey Punjabi media outlet had sent an anonymous tip to the Canadian high commission that Mr. Atwal was going to attend the Mumbai reception and that if the tip had immediately been acted upon, the whole controversy could have been avoided. We immediately queried the high commission. We confirmed that the tip was actually received after Mumbai, before Delhi, and it would not have made any difference.
In regard to the relationship with India, I want to stress that we take the relationship with India very seriously. Beyond sustained efforts to broaden the foreign policy relationship and grow bilateral trade, we also strive to be good security partners. Canada was not spared from violent extremism actions. We remain vigilant to any potential threat and work closely with our Indian partners within the Canadian legislative framework, including the charter.
Over the last year, our security and intelligence agencies have worked constructively to enhance co-operation with their Indian counterparts. Prior to the Prime Minister's visit to India, senior officials from the RCMP and CSIS travelled to Delhi. I met with my NSA counterpart the week before, and he told me how pleased he was with the co-operation of the RCMP and CSIS.
With regard to the invitation to Mr. Atwal, I wish to stress that throughout the incident, on the 21st and 22nd, I made several attempts to connect with my Indian counterpart by phone, and I emailed him to thank him for the good exchanges we had the week before, as well as to express our regrets over the controversy resulting from the invitation and explain that it had been rescinded.
In conclusion, I have now had the chance to share with you all relevant unclassified information that I'm privy to with regard to this issue. As you can see, the background briefing that I offered included both a faithful description of the sequence of events and answered a number of pressing questions from the media. I felt it was important to alert the Canadian media to the misinformation being circulated, notably the unfounded allegations that public institutions—first, CSIS; secondly, the RCMP; and third, our diplomatic mission in Delhi—had been informed ahead of the Mumbai reception that Mr. Atwal was on the guest list and that these institutions had relayed the information to the PMO in time to prevent the controversy. The paper trail will show that all these allegations are false.
Finally, I want to thank officials in the international security and intelligence community, who, as you can see from the sequence of events, did not spare any effort during an intense 48 hours.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Distingués membres du Comité, je vous remercie de votre temps.
Je me réjouis d'avoir la possibilité de discuter avec vous des faits entourant la controverse suscitée par l'invitation de M. Atwal à la réception organisée par le haut-commissariat du Canada en Inde à New Delhi dans le cadre de la visite récente du premier ministre en Inde, ainsi que de la séance d'information que j'ai offerte aux représentants des médias canadiens les 22 et 23 février derniers.
Je souhaite préciser que l'information que je vais vous donner aujourd'hui, tout comme celle que j'ai fournie aux médias canadiens lors de la séance d'information organisée à leur intention, n'est pas classifiée. Même si j'ai accès à des renseignements classifiés qui peuvent éclairer des séances d'information non classifiées, je fais toujours preuve de prudence quant à l'information que je divulgue dans un contexte non classifié.
La première notification que j'ai reçue quant au fait que M. Atwal figurait sur la liste des invités à la réception organisée par le haut-commissariat du Canada en Inde à New Delhi m'est venue du Service canadien du renseignement de sécurité. Le 21 février 2018, vers 8 h, le SCRS a été informé que le nom de M. Atwal figurait sur la liste par une source qui suggérait que la présence de celui-ci pourrait embarrasser le gouvernement canadien.
Lorsque le directeur du SCRS m'a informé de la situation, juste avant 10 h, j'ai immédiatement demandé à notre équipe de sécurité du renseignement du Bureau du Conseil privé, le BCP, de communiquer avec la Gendarmerie royale du Canada pour valider cette information. Peu de temps après, nous avons informé les responsables compétents au Bureau du Conseil privé et au Cabinet du premier ministre, ainsi que les représentants du BCP accompagnant le premier ministre à Delhi.
Dans l'après-midi, la GRC a confirmé que M. Atwal avait bel et bien été condamné pour une tentative de meurtre contre un ministre d'État de l'Inde, en 1986. Étant donné que M. Atwal n'est plus considéré comme une menace à la sécurité par nos services de sécurité, le problème était que sa présence aurait pu susciter une controverse en raison de la nature de sa condamnation passée. À peu près au même moment, des photos de M. Atwal en compagnie des membres de la délégation du premier ministre, prises la veille à la réception de Mumbai, et une photo de son invitation à la réception de Delhi ont commencé à circuler dans les médias indiens. À 19 h 46, la CBC a publié un article et ces photos. C'était le premier article à cet effet au Canada.
L'invitation de M. Atwal a été annulée par le haut-commissariat du Canada à New Delhi plus tard en soirée. Vers le milieu de la matinée du 22 février, nous avions fait le point sur ce que nous savions déjà au sujet de l'incident en nous appuyant sur la séquence des événements, l'information non classifiée accessible à ce moment et les renseignements classifiés: M. Atwal avait participé à la réception à Mumbai et des photos de lui en compagnie des membres de l'entourage du premier ministre avait été publiées dans les médias; M. Atwal avait été invité à la réception donnée au haut-commissariat du Canada à New Delhi; le premier ministre avait déclaré publiquement que l'invitation n'aurait pas dû être faite et qu'un député du Canada, M. Randeep Sarai, en avait assumé la responsabilité; et parallèlement à cela, nous avons vu de l'information inexacte dans les médias et différentes fausses allégations, selon lesquelles des institutions fédérales avaient été informées avant le voyage que M. Atwal avait reçu une invitation, qu'elles en avaient informé le personnel du Bureau du premier ministre et qu'aucune mesure visant à réexaminer l'invitation n'avait été prise.
À ce moment-là, j'ai pris la décision de fournir une séance d'information aux médias canadiens concernant ce que nous savions afin de clarifier les faits, de répondre à un certain nombre de questions urgentes des médias et d'informer ces derniers que de l'information inexacte circulait. Auparavant, comme je le fais habituellement en pareil cas, j'avais discuté avec mes collègues du Bureau du Conseil privé et des représentants du Cabinet du premier ministre de ma proposition d'offrir une séance d'information et des messages que je souhaitais communiquer.
Le service des communications du Cabinet du premier ministre a proposé une liste de journalistes avec lesquels je pourrais communiquer à Ottawa cet après-midi ou ce soir-là, outre les médias canadiens qui accompagnaient le premier ministre en Inde, lesquels recevraient une séance d'information le lendemain.
Au cours des séances d'information, j'ai confirmé que j'offrais de l'information contextuelle non classifiée, c'est-à-dire sans attribuer de nom, et j'ai évoqué les points suivants. En ce qui concerne l'invitation, j'ai indiqué que le premier ministre avait admis que cette invitation n'aurait jamais dû être faite et que le député Sarai avait assumé la responsabilité de cette invitation. J'ai ajouté que le premier ministre et M. Sarai avaient publiquement discuté de ces faits et que je ne formulerais pas d'autres commentaires à ce sujet.
Pour ce qui est du moment où nous avons reçu l'information, de la manière dont nous l'avons reçue et de la justification de l'annulation, j'ai indiqué, à la lumière de l'information dont je disposais à ce moment-là, que le premier avis nous informant que M. Atwal figurait sur la liste des invités de la réception donnée à Delhi provenant d'une source qui avait communiqué avec le Service canadien du renseignement de sécurité tôt le matin du 21 février. J'ai confirmé que nous nous étions empressés de consulter la GRC, l'organisme chargé des affaires criminelles, et que nous avions averti des fonctionnaires du Bureau du Conseil privé et des représentants du Cabinet du premier ministre à Ottawa et à Delhi. J'ai confirmé que nos organismes de sécurité ne considèrent plus M. Atwal comme une menace pour la sécurité et que l'invitation avait été annulée en raison de la controverse qu'aurait pu susciter sa condamnation passée.
J'ai répondu à un certain nombre de questions portant sur le filtrage de sécurité des invités aux réceptions auxquelles assiste le premier ministre et sur les listes de personnes interdites de vol.
J'ai ensuite informé les représentants des médias que de l'information inexacte sur l'invitation de M. Atwal circulait. Je les ai renvoyés au titre d'un article de l'Indian Express publié le 22 février, où on laissait entendre qu'un citoyen canadien était entré en Inde à titre de membre de la délégation du premier ministre, après une interdiction de voyage de 38 ans. J'ai souligné que cette information était trompeuse, car cette personne n'était pas membre de la délégation officielle de la visite.
J'ai fait remarquer que bien que le gouvernement du Canada soit satisfait quand un citoyen canadien peut faire lever une interdiction de voyager, il n'était intervenu auprès du gouvernement de l'Inde afin de lui demander de lever une telle interdiction pour aucun membre de la délégation officielle. J'ai indiqué que les questions relatives aux interdictions de voyager en Inde devraient être adressées au gouvernement de ce pays.
En ce qui concerne M. Atwal, j'ai indiqué que nous croyions comprendre qu'après avoir éprouvé des difficultés à voyager en Inde pendant plusieurs années, il avait vu son nom retiré de la soi-disant liste noire en 2017 et avait reçu la permission de voyager dans ce pays l'année dernière, vraisemblablement parce qu'il n'était plus considéré comme une menace et n'adhérait plus à la cause d'un Khalistan indépendant. M. Atwal rencontre maintenant des diplomates indiens au Canada et des responsables indiens, conformément au processus normal que suivent les personnes ayant figuré sur la liste noire. C'est d'ailleurs ce que confirment des articles publiés par la suite dans l'Indian Express et le Times of India.
Le 24 février, le Times of India a confirmé que Jaspal Atwal s'était repenti, ne figurait plus sur la liste noire et était en pourparlers avec le gouvernement depuis trois ans. Cet article explique combien de fonctionnaires les gens doivent normalement rencontrer au cours de ce processus. Dans le deuxième article, publié le 9 mars, soit le lendemain de la conférence de presse de M. Atwal, le porte-parole officiel du ministre des Affaires extérieures confirme que M. Atwal a bel et bien été retiré de la liste noire en 2017 dans le cadre d'un effort conscient que déploie le gouvernement de l'Inde pour tendre la main aux membres repentis de la diaspora.
À l'époque, j'ai également traité de deux allégations non fondées faites aux médias, lesquelles laissaient entendre que le Cabinet du premier ministre avait été informé, quelques jours avant le voyage, de la présence de M. Atwal sur la liste des invités, mais qu'aucune mesure n'avait été prise pour annuler cette invitation. En fait, certains avaient affirmé que le Service canadien du renseignement de sécurité avait été alerté des jours à l'avance et que j'avais informé le Cabinet du premier ministre. Or, le Service canadien du renseignement de sécurité n'a aucun document ou aucun souvenir montrant qu'il avait été alerté plus tôt. Il a confirmé que le premier avis qu'il a reçu est arrivé le 21 février vers 8 heures.
Il a aussi été allégué que le détachement de la GRC à Surrey avait été alerté plusieurs semaines avant le voyage que M. Atwal figurait sur la liste des invités et avait alerté le Cabinet du premier ministre. En prenant connaissance de cette allégation, le Bureau du Conseil privé a joint de hauts fonctionnaires à l'administration centrale de la GRC, qui ont à leur tour communiqué avec le détachement de la GRC à Surrey et le Peloton de protection du premier ministre, qui ont alors confirmé qu'aucune alerte de ce genre n'avait été reçue.
Au sujet de l'attribution, comme l'ont rapporté des journalistes qui ont assisté à la séance d'information, notamment Tonda MacCharles et Alex Ballingall, du Toronto Star, et John Ivison, du National Post, j'ai indiqué que nous étions préoccupés par le fait qu'il semblait y avoir une désinformation coordonnée émanant de certains acteurs, peut-être pour aggraver l'impair commis en faisant une invitation qui n'aurait pas dû être faite, afin de renforcer l'idée selon laquelle le Canada se montrait complaisant à l'égard des risques d'extrémisme, une perception qui a été soulevée à l'occasion par les services de renseignement indiens et que nous ne partageons pas.
Voyons ce que les journalistes qui ont assisté à la séance d'information ont publié. Voici ce qu'indique le Toronto Star:
Lorsque le Star a posé ces mêmes questions la semaine dernière à un haut fonctionnaire canadien qui a préféré garder l'anonymat, la réponse a été « Je veux que les choses soient très claires: je ne dis pas que nous avons été victimes d'un coup monté du gouvernement de l'Inde. » Toutefois, ce haut fonctionnaire a laissé entendre qu'il y a des « gens en Inde » pour lesquels il serait avantageux d'alimenter la controverse quant à la complaisance dont le gouvernement Trudeau ferait preuve à l'égard du terrorisme, une allégation que le gouvernement réfute catégoriquement.
Dans le National Post, John Ivison a écrit ce qui suit:
J'ai assisté à une séance d'information d'une source haut placée dans le domaine de la sécurité la semaine dernière... Cette source n'a pas allégué que les invitations de M. Atwal aux réceptions prévues à Mumbai et à New Delhi avaient été orchestrées par le gouvernement indien. En fait, elle a dit que M. Sarai était à l'origine de l'invitation et soit a fait fi de la déclaration de culpabilité de M. Atwal parce qu'elle datait de 30 ans, soit n'était pas au courant de son passé trouble.Ma source a toutefois laissé entendre que M. Atwal avait été retiré de la liste noire par le gouvernement indien, un fait également rapporté par le Times of India et d'autres médias indiens, qui ont affirmé que cela s'était produit en juillet 2017.
Le journaliste a aussi fait allusion à la presse canadienne, indiquant qu'à son retour, M. Atwal avait consulté son passeport et confirmé qu'il avait voyagé. Des tampons témoignaient de voyages effectués en Inde en janvier et août 2017.
Après que j'eus donné des séances d'information au téléphone aux médias canadiens à Delhi le matin du 23 février, les services des communications du Bureau du Conseil privé et du Cabinet du premier ministre ont porté à mon attention un article publié ce matin-là, lequel laissait entendre d'un organe de presse pendjabi de Surrey avait envoyé un tuyau anonyme au Haut-commissariat du Canada pour l'informer que M. Atwal allait assister à la réception de Mumbai et que s'il avait donné suite immédiatement à ces renseignements, toute la controverse aurait pu être évitée. Nous avons immédiatement interrogé le Haut-commissariat à ce sujet, et on nous a confirmé qu'il avait été alerté après la réception de Mumbai et avant celle de Delhi, et que cela n'aurait eu aucune incidence.
En ce qui concerne la relation avec l'Inde, je tiens à souligner que nous prenons cette dernière avec le plus grand sérieux. Outre les efforts soutenus que nous déployons pour élargir la relation en matière de politique étrangère et faire croître le commerce bilatéral, nous nous efforçons aussi d'être de bons partenaires sur le plan de la sécurité. Le Canada n'a pas été épargné par les gestes d'extrémistes violents. Nous demeurons vigilants à l'égard de toute menace potentielle et travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires indiens dans le cadre législatif canadien, notamment en vertu de la Charte.
Dans la dernière année, nos organismes de sécurité et de renseignement ont travaillé de manière constructive pour améliorer la collaboration avec leurs équivalents indiens. Avant la visite du premier ministre en Inde, de hauts fonctionnaires de la GRC et du Service canadien du renseignement de sécurité se sont rendus à Delhi. J'ai aussi préalablement rencontré mon homologue conseiller à la sécurité nationale, qui m'a indiqué qu'il était fort satisfait de la collaboration avec la GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité.
En ce qui concerne l'invitation de M. Atwal, j'aimerais souligner que pendant l'incident, les 21 et 22, j'ai tenté à plusieurs reprises de communiquer avec mon homologue indien par téléphone, et je lui ai envoyé un courriel pour le remercier des échanges fructueux que nous avions eus la semaine précédente, pour lui dire que nous étions désolés de la controverse provoquée par l'invitation et pour lui expliquer que cette dernière avait été annulée.
Je conclurai en indiquant que j'ai maintenant eu l'occasion de vous faire part de toute l'information non classifiée pertinente à laquelle j'ai accès concernant cette affaire. Comme vous pouvez le constater, la séance d'information que j'ai offerte a fourni une description fidèle du déroulement des événements et a répondu à un certain nombre de questions pressantes de la part des médias. J'estimais qu'il était important d'aviser les médias canadiens que des informations erronées circulaient, notamment des allégations non fondées selon lesquelles des organismes publics, soit le Service canadien du renseignement de sécurité, la GRC et le Haut-commissariat du Canada à Delhi, auraient été informés avant la réception de Mumbai que le nom de M. Atwal figurait sur la liste des invités et auraient transmis l'information au Cabinet du premier ministre à temps pour empêcher la controverse. Les traces documentaires montreront que toutes ces allégations sont fausses.
Je tiens enfin à remercier les fonctionnaires du milieu international de la sécurité et du renseignement, lesquels, comme vous pouvez le constater en observant la séquence des événements, n'ont pas ménagé leurs efforts au cours de ces 48 heures intenses.
Je vous remercie.
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Lib. (ON)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you, Monsieur Jean, for being with us today and also for sending a letter to the chair asking to appear before our committee. As our chair indicated, you have attracted quite a crowd here today.
You went through a lot of information very quickly for us. I wonder if you can elaborate a bit on why you thought it was important to do the briefing that you did. I know that you spoke about a lot of facts as you went through, but why did you feel it was important to have that briefing with the media to counter the misinformation that was out there?
Merci, monsieur le président.
Merci, monsieur Jean, de comparaître aujourd'hui et d'avoir fait parvenir une lettre au président afin de demander de témoigner devant le Comité. Comme notre président l'a indiqué, vous avez attiré toute une foule aujourd'hui.
Vous nous avez fourni beaucoup d'informations très rapidement. Je me demande si vous pourriez nous expliquer brièvement pourquoi vous avez jugé important d'offrir la séance d'information que vous avez donnée. Je sais que vous avez beaucoup parlé des faits au cours de votre exposé, mais pourquoi avez-vous considéré qu'il importait de donner une séance d'information aux médias afin de corriger les informations erronées qui circulaient alors?
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Daniel Jean
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Daniel Jean
2018-04-16 12:14
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There were three main objectives to the briefing. The first was—as when you are in a crisis—trying to describe to the media the facts and the sequence of events as best as we knew them at that time. The second was to answer a lot of their questions, and when you look at all the articles that these journalists wrote after that, you can see that I answered a lot of questions on security screening, vetting of lists, and no-fly lists.
The third objective—and it was an important one—was that we could see you had inaccurate information, but you also had what really looked like coordinated efforts to try to create a narrative that was actually using, in an inappropriate way, three respected public institutions, CSIS, the RCMP, and our diplomatic mission in Delhi—at the time of the background briefing, we knew about CSIS and the RCMP, while the third one came later—and suggesting that they had been alerted that Mr. Atwal was on the guest list, they had said to the Prime Minister's Office that this was the case, and that somehow the invitation was not rescinded.
From a public policy standpoint and from a Canadian interest standpoint, it's absolutely correct that the media and Canadians should ask tough questions of the government and the member of Parliament as to how this invitation was extended. It was a faux pas. It should not have happened. I answered a lot of these questions that night, as you can see from the reports from the people who received the background briefing.
In the same way, if you have actors who are trying to fabricate a narrative that is totally untrue and using three of our most respected public institutions to do that, I think there has to be someone who is neutral who can come in and alert the media to that. That's why I did it.
La séance d'information avait trois objectifs. Le premier consistait à tenter d'expliquer aux médias les faits et la séquence des événements du mieux que nous le pouvions, comme on le fait en cas de crise. Nous voulions aussi répondre à un grand nombre de questions des médias, et quand on consulte les articles que les journalistes présents ont écrits par la suite, on peut constater que j'ai répondu à bien des questions sur le filtrage de sécurité, la révision des listes et les listes de personnes interdites de vol.
Le troisième objectif, qui était important, venait du fait que nous pouvions voir que des informations erronées circulaient, mais aussi qu'il semblait y avoir des efforts concertés pour tenter de raconter une histoire en utilisant, de manière inappropriée, trois organismes publics respectés, soit le Service canadien du renseignement de sécurité, la GRC et notre mission diplomatique à Delhi. Au moment de la séance d'information, nous savions que les deux premiers étaient concernés, alors que le troisième est venu plus tard. Certains laissaient entendre que ces organismes avaient été avisés que M. Atwal figurait sur la liste des invités, qu'ils avaient informé le Cabinet du premier ministre de ce fait et que l'invitation n'avait pas été annulée.
Du point de vue de la politique publique et de l'intérêt national, il est tout à fait pertinent que les médias et la population canadienne posent des questions au gouvernement et aux députés pour savoir comment cette invitation a été faite. C'était un impair qui n'aurait pas dû être commis. J'ai répondu à un grand nombre de questions ce soir-là, comme vous pouvez vous en rendre compte en lisant les comptes rendus de ceux qui ont assisté à la séance d'information.
De même, si certains tentent de raconter une histoire complètement fausse en utilisant trois de nos organismes publics les plus respectés, je pense qu'il faut qu'une personne neutre intervienne pour en aviser les médias. Voilà pourquoi j'ai donné la séance d'information.
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Lib. (ON)
You've mentioned coordinated efforts and have said that there were actors out there who were doing this. You obviously felt that these weren't random tips being given to the media, but that it was a coordinated effort on behalf of certain actors to get this misinformation out there. Is that right?
Vous avez évoqué des efforts concertés et l'intervention de certains acteurs. Vous avez manifestement eu l'impression qu'il ne s'agissait pas de tuyaux fournis par hasard aux médias, mais d'un effort coordonné que certains ont déployé pour faire circuler de fausses informations. Est-ce exact?
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Daniel Jean
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Daniel Jean
2018-04-16 12:16
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When you look at the sequence of events, we were first alerted in Ottawa, and then in Ottawa we discovered the tip the Vancouver Sun reported on on the 23rd. We had not seen that paper before, because when we called them to talk about Mr. Atwal, they were aware and they thought we were talking about the same thing. But, in essence, when you look at it, we were tipped. Within a matter of hours, pictures of Mr. Atwal with the entourage of the Prime Minister and a picture of his invitation were in the media, and inaccurate information was being rooted at the same time. Then you had what certainly to us in the community looked like coordinated efforts, because it was the same narrative in three different tips that were sent to the media.
The tip about CSIS was first sent to the CBC. It was going to be part of the Terry Milewski story. We were able to repeal that one. Unfortunately, for the Vancouver Sun, we didn't have a chance to get back to them on time. The one about the RCMP happened really late on the night of the 21st. Between midnight and two o'clock, we woke up the RCMP. They called their Surrey detachment. They called their PMPD, the protective detail, and they confirmed that information was false. I can tell you that the minute you see the paper trail on the actual anonymous tip, for the Vancouver Sun story on the 23rd, which was sent to the high commission, you will see right away that it happened after the Mumbai reception and before the Delhi reception, yet the Vancouver Sun was told by the anonymous tipster that it was before Mumbai and it could have prevented the faux pas.
Quand on observe la séquence des événements, on constate que nous avons été d'abord alertés à Ottawa, puis que nous avons eu vent des informations que le Vancouver Sun a rapportées le 23. Nous n'avions pas vu ce journal avant, parce que quand nous avons communiqué avec les responsables pour parler de M. Atwal, ils étaient au courant de l'affaire et pensaient que nous parlions de la même chose. Essentiellement, toutefois, quand on examine les faits, nous avons été informés. En l'espace de quelques heures, des photos de M. Atwal dans l'entourage du premier ministre et de son invitation paraissaient dans les médias, alors même que nous nous rendions compte que des renseignements erronés circulaient. Nous avons donc certainement eu l'impression que c'était le résultat d'efforts concertés, car les trois tuyaux envoyés aux médias racontaient la même histoire.
Celui sur le Service canadien du renseignement de sécurité a d'abord été envoyé à CBC et devait faire l'objet d'un reportage de Terry Milewski. Nous avons pu mettre un frein à cette affaire. Malheureusement, dans le cas du Vancouver Sun, nous n'avons pas pu intervenir à temps. Le tuyau sur la GRC a été communiqué très tard le soir du 21. Entre minuit et 2 heures, nous avons réveillé les responsables de la GRC, qui ont communiqué avec le détachement de Surrey. Ce dernier a appelé le peloton de protection du premier ministre, qui a confirmé que ces renseignements étaient faux. Je peux vous affirmer que dès qu'on examine la trace documentaire sur le tuyau anonyme envoyé au Haut-commissariat dont il est question dans l'article que le Vancouver Sun a publié le 23, on constate immédiatement qu'il a été reçu immédiatement après la réception de Mumbai et avant celle de Delhi. Pourtant, l'informateur anonyme a affirmé au Vancouver Sun que le Haut-commissariat avait été informé avant la réception de Mumbai et que l'impair aurait pu être évité.
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Lib. (ON)
You also mentioned as late as February 23 that the Surrey media outlet was printing a story, and again that happened. Was this continuing that coordinated effort afterwards, or do you think it was...?
Vous avez également indiqué qu'aussi tard que le 23 février, les médias de Surrey ont publié un article, et c'est encore ce qu'il s'est passé. Était-ce une poursuite des efforts coordonnés, ou pensez-vous que c'était...
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