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Sonia Alimi
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Sonia Alimi
2019-06-18 16:18
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Good afternoon.
Before we focus on the points we are discussing today, on behalf of the DisAbled Women's Network of Canada, we want to remind you that we are meeting on unceeded Algonquin territory and highlight the period of truth and reconciliation we are now going through. So let's take this opportunity to focus more specifically on the needs of our aboriginal sisters and on how we can repair the harm caused to improve the lives of current and future generations.
We thank the Standing Committee on Health for inviting our organization to testify and we recognize the other witnesses here today.
We will make our presentation in both official languages.
At the DisAbled Women's Network of Canada, we are committed to denouncing oppressions intersectionally. So we address oppressions stemming from ableism, a system that infringes on the rights and freedoms of people whose abilities do not meet the standards, as well as racism, colonialism, sexism and other systems of oppression.
When it comes to forced sterilizations, we think they are a direct consequence of an ableist society. In that sense, they have specific repercussions on girls and women with disabilities. Jihan Abbas will highlight that painful observation.
Let's not forget that forced sterilization is closely related to a eugenic vision to determine and hierarchize individuals and their possibilities of existence. It is based on the logic of ableist oppression, which has established notions of deviation, by targeting what is missing, what is against nature and what can be oppressed and limited. As a result, we consider that forced sterilization, being a concrete expression of the ableist system, opens the door to racist, colonialist and sexist practices, among other things.
We know that racism and ableism are tightly interwoven. It is very useful to remind you that the eugenics movement, both in the United States and in Canada, had to do with the white supremacist ideas focusing on the degeneration of the white race. An overwhelming number of black women have been subjected to and are still being subjected to non-consensual sterilizations.
Researcher Shatema Threadcarft, in her 2016 work on intimate justice and the bodies of black women in the United States, shows the prevalence of those practices.
Canada is no exception in that respect. Before the Standing Senate Committee on Human Rights, university professor Josephine Etowa revealed that, during a study on the health condition of black women in Nova Scotia, it was noted that hysterectomy was being practised in a worrisome proportion. Here is what Ms. Etowa said, and I quote:
They started telling us their personal stories of how women in their community, especially those with dark skin colour, every time they went to the doctor, even in their early twenties, hysterectomy was one of the answers to whatever problem they went to see the doctor for.
So we understand how racism and ableism are expressed, and we see that this is an important issue in the forced sterilization file.
It is also a problem experienced by trans and intersex individuals.
Alexandre Baril, assistant professor at the University of Ottawa, states in his 2013 thesis that the Canadian government requires trans individuals who want to acquire a marital status to undergo changes to their genital organs involving a suppression of the ability to reproduce “naturally”.
Canadian sociologist and anthropologist Morgan Holmes, who represents the Egale Canada group, also reports on the concrete effects of cisgenderism leading to the forced sterilization of intersex individuals, especially children. She also appeared before the Standing Committee on Human Rights, on May 15, 2019. During her presentation, she denounced the paradox of subsection 268(3) of the Criminal Code, which, while prohibiting female genital mutilation, authorizes surgical procedures on intersex children, whose reproductive capabilities are removed with impunity and without consent.
On another note, which still continues to shed light on the situation intersectionally, the issue of sterilization also affects women in prison in large numbers. A U.S. study from 2016 talks about the pressures on incarcerated women to undergo surgeries to remove their reproductive capabilities. That same study confirms that those injunctions always seek to respond to a eugenic and ableist system.
The facts I am sharing here with you are only the tip of the iceberg. It is important to know that many other women at the intersection of multiple oppressions are subjected to forced sterilization. That is why we feel it is important, in the context of our presentation, to insist on the intersectional dimension of this problem and to show that solutions cannot be found outside such an analysis.
I will now yield the floor to Ms. Abbas.
Bonjour.
Avant d'aborder les points qui nous intéressent aujourd'hui, au nom du Réseau d'action des femmes handicapées du Canada, nous souhaitons rappeler que nous sommes présentement sur des territoires algonquins non cédés et souligner la période de vérité et de réconciliation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Saisissons donc cette occasion pour examiner plus particulièrement les besoins de nos sœurs autochtones et la façon dont nous pouvons réparer les torts causés afin d'améliorer la vie des générations actuelles et futures.
Nous remercions le Comité permanent de la santé d'avoir invité notre organisme à témoigner et saluons également les autres témoins ici présents.
Notre communication se fera dans les deux langues officielles.
Au sein du Réseau d'action des femmes handicapées du Canada, nous avons à cœur de dénoncer les oppressions de façon intersectionnelle. Ainsi, nous abordons les oppressions découlant du capacitisme, un système qui entrave les droits et les libertés des personnes dont les capacités ne correspondent pas aux normes, au même titre que le racisme, le colonialisme, le sexisme et d'autres systèmes d'oppression.
En ce qui concerne les stérilisations forcées, nous considérons qu'elles sont une conséquence directe d'une société capacitiste. En ce sens, elles ont des répercussions particulières sur les filles et les femmes en situation de handicap. Mme Jihan Abbas mettra en évidence ce douloureux constat.
Rappelons que la stérilisation forcée est étroitement liée à une vision eugénique visant à déterminer et à hiérarchiser les individus ainsi que leurs possibilités d'existence. Elle s'appuie sur la logique d'oppression du capacitisme, qui a établi des notions de déviance, en ciblant ce qui manque, ce qui est contre nature et ce qu'on peut oppresser et limiter. Par conséquent, nous considérons que la stérilisation forcée, en étant une expression concrète du système capacitiste, ouvre la porte notamment aux pratiques racistes, colonialistes et sexistes.
Nous savons que le racisme et le capacitisme sont solidement imbriqués l'un dans l'autre. Il est fort utile de rappeler que le mouvement eugénique, tant aux États-Unis qu'au Canada, était lié aux idées suprémacistes des Blancs tournant autour de la dégénérescence de la race blanche. Un nombre criant de femmes noires ont subi et subissent encore des stérilisations non consenties.
La chercheuse Shatema Threadcraft, dans son œuvre de 2016 portant sur la justice intime et le corps des femmes noires aux États-Unis, démontre la prévalence de ces pratiques.
À cet égard, le Canada n'est pas en reste. Devant le Comité sénatorial permanent des droits de la personne, la professeure d'université Josephine Etowa a en effet révélé que, durant une étude menée sur l'état de santé des femmes noires en Nouvelle-Écosse, on avait constaté que l'hystérectomie avait été pratiquée dans une proportion inquiétante. Je cite les propos de Mme Etowa:
On nous a raconté qu’à toutes les fois qu’une femme, surtout si elle a la peau foncée, consulte son médecin, même si elle est au début de la vingtaine, l’hystérectomie faisait toujours partie des solutions proposées à son problème de santé.
On comprend donc comment s'articulent le racisme et le capacitisme, et l'on constate que c'est un enjeu important dans le dossier de la stérilisation forcée.
C'est également un problème que vivent les personnes trans et intersexuées.
M. Alexandre Baril, qui est professeur adjoint à l'Université d'Ottawa, indique dans sa thèse de 2013 que l'État canadien oblige les personnes trans souhaitant accéder à un état civil à « subir des modifications de leurs organes génitaux impliquant une suppression de la capacité de se reproduire “naturellement” ».
La sociologue et anthropologue canadienne Morgan Holmes, qui représente le groupe Egale Canada, rapporte également les effets concrets du cisgenrisme menant à la stérilisation forcée des personnes intersexuées, surtout des enfants. Elle a également comparu devant le Comité sénatorial permanent des droits de la personne, le 15 mai 2019. Durant son allocution, elle a dénoncé le paradoxe du paragraphe 268(3) du Code criminel, qui, tout en interdisant la mutilation génitale féminine, autorise les opérations chirurgicales d'enfants intersexués, à qui l'on retire impunément et sans consentement leurs capacités reproductives.
Dans un autre registre, qui continue néanmoins à éclairer la situation de façon intersectionnelle, la question de la stérilisation touche également, et en grand nombre, les femmes en prison. Une étude américaine de 2016 parle effectivement des pressions subies par les femmes incarcérées pour les amener à subir des opérations chirurgicales visant à leur enlever leurs capacités reproductives. Cette même étude confirme que ces injonctions visent toujours à répondre à un système eugénique et capacitiste.
Les faits que je vous rapporte ici ne sont que la pointe de l'iceberg. Il est important de savoir que de nombreuses autres femmes se trouvant à l'intersection de multiples oppressions sont sujettes à la stérilisation forcée. C'est pourquoi il nous semble aussi important, dans le contexte de notre allocution, d'insister sur la dimension intersectionnelle de ce problème et de démontrer que les solutions ne peuvent se trouver à l'extérieur d'une telle analyse.
Je vais maintenant céder la parole à Mme Abbas.
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Jihan Abbas
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Jihan Abbas
2019-06-18 16:23
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In Canada, women with disabilities have historically been targeted for coercion and forced sterilization, and they remain vulnerable to these practices even today.
Canada was of course influenced by the eugenics movement throughout the 20th century. In fact, both Alberta and British Columbia had legislation enabling sterilization for anyone diagnosed as “mentally ill” or “deficient”. Data from the Alberta Eugenics Board case files indicate 1,154 women with disabilities were sterilized under these practices. Close to 40% of these were sterilized after 1955.
Sterilization laws in Alberta were not repealed until 1972. Unfortunately, in the case of British Columbia, records of these practices have been lost or destroyed. While other provinces may not have had official sterilization laws, countless women with disabilities were likely sterilized, as these procedures were often performed on young women with disabilities through parental consent. As well, sterilization practices in Canada have also been sexist, racist and imperialist and have disproportionately targeted indigenous women.
There are two examples of case law that show the vulnerability of women with disabilities to forced sterilization, as well as the possibility for legal protection. In 1995, Leilani Muir, a woman with an intellectual disability, successfully sued the Alberta government over the practice of forced sterilization. Muir, who had been admitted to the Provincial Training School for Mental Defectives in 1955, had been sterilized at age 14. Her advocacy led to an official apology from the Alberta government and compensation for hundreds of others.
There was also the 1986 Supreme Court of Canada decision known as the Eve decision. The case involved a 24-year-old woman with an intellectual disability. The mother had argued that, as her daughter's substitute decision-maker, she wanted to be authorized to have her daughter undergo tubal ligation. The Supreme Court ruled against the mother, saying that the procedure was “non-therapeutic”.
This landmark decision was a critical turning point in the struggle for recognition of the rights of persons with intellectual disabilities. It ended the long-standing practice of non-therapeutic sterilization of people with intellectual disabilities and other mental disabilities and affirmed that, regardless of cognitive ability, all persons have a fundamental right that cannot be overridden.
Despite these cases, parental influence continues to be a factor for young women with disabilities, as parents still wield power and control that can influence access to and decisions around reproductive health.
In our own research, the recently released “More Than a Footnote” report, we spoke to one woman who shared that her parents had made reproductive health choices on her behalf without her consent and against her will. Much of the existing research here deals with women with intellectual disabilities, as they appear particularly vulnerable to this. They have inadequate access to education and they're more likely to experience poor reproductive health outcomes.
We also want to note that in terms of reproductive coercion young women and girls with disabilities may be subject to problematic forms of power and control over their reproductive health because of the role of adult decision-makers in their lives. Of course, here is the intersection of paternalism and ableism.
One recent Canadian study framed these ongoing forms of coercion as violence enacted upon young women with disabilities and drew attention to some of the most prevalent forms. These include birth control sabotage, pregnancy coercion and controlling the outcomes of a pregnancy.
For young women with disabilities, there are unique dynamics that require our attention. On this note, the continued use of Depo-Provera as a contemporary practice is something to which we must pay attention. Depo-Provera remains controversial, and its side effects can be serious and are not well understood. There is evidence that this was prescribed to women with disabilities before it was approved in Canada as a contraception. As well, one Canadian study found that young women with intellectual disabilities were commonly prescribed this in response to family and caregiver concerns about pregnancy and menstrual hygiene.
One of the most disturbing things we've come across is the practice of applying invasive growth attenuation treatments, commonly referred to as the Ashley treatment, to children with complex disabilities and medical conditions. It's aimed at keeping them small, presumably to make it easier for their caregivers to provide care. Procedures can include things such as high doses of estrogen, hysterectomies and breast bud removal. While this practice seems more prevalent in the U.S., it has spread to other countries and it's difficult to gauge what is happening here in Canada. There is a need for a dedicated space to explore these things.
Finally, in DAWN Canada's research, it has also been illustrated how widespread reproductive coercion is for women with disabilities. Women with disabilities share that while they may not be the victims of forced sterilization, as they would have been historically, they continue to be actively pressured against motherhood. There are continued reminders from family, friends and medical professionals that shape their decision-making.
Of course, there are several factors that increase vulnerability among this group. These include limited contraception options and a lack of knowledge among health care providers about disability.
We have recommendations to reduce this vulnerability. These include supporting self-advocacy so women and girls with disabilities become partners in their own care, teaching health care providers about disability to avoid ignorance and ableism, and conducting more research and policy analysis to examine the many insidious ways in which women with disabilities and their bodies are controlled by caregivers, parents and support workers.
Finally, in terms of broader action, DAWN Canada points to the promise offered through the Nairobi principles, which seek to affirm sexual and reproductive rights through an intersectional lens that is inclusive of both a gender analysis and the very real impacts of ableism on the lived experiences of women and girls with disabilities. These principles move us collectively to a place that affirms both the need for access to safe abortion and the need to consider the ways ableism shapes autonomy and access to reproductive health.
Thank you.
Au Canada, les femmes handicapées ont toujours été vulnérables à la stérilisation forcée, et elles le demeurent encore aujourd'hui.
Bien sûr, le Canada a subi l'influence du mouvement eugénique tout au long du XXe siècle. En fait, tant l'Alberta que la Colombie-Britannique avaient des lois permettant la stérilisation de quiconque avait un diagnostic de « maladie mentale » ou de « déficience ». Selon les données de l'Alberta Eugenics Board, 1 154 femmes handicapées ont ainsi été stérilisées, et près de 40 % d'entre elles l'ont été après 1955.
Les lois de l'Alberta sur la stérilisation n'ont pas été abrogées avant 1972, et malheureusement, en Colombie-Britannique, les dossiers faisant foi de stérilisation forcée ont été perdus ou détruits. Dans les autres provinces, même s'il n'y avait pas de loi officielle sur la stérilisation, d'innombrables femmes handicapées ont probablement été stérilisées, puisque ces opérations étaient souvent effectuées sur de jeunes femmes handicapées avec le consentement de leurs parents. De même, on peut dire que la stérilisation au Canada a toujours été sexiste, raciste et impérialiste, de sorte qu'elle touche démesurément les femmes autochtones.
Il y a deux exemples dans la jurisprudence, qui témoignent de la vulnérabilité des femmes handicapées à la stérilisation forcée, de même que de la possibilité d'une protection juridique. En 1995, Leilani Muir, une femme atteinte d'une déficience intellectuelle, a poursuivi le gouvernement de l'Alberta pour stérilisation forcée et obtenu gain de cause. Muir, qui avait été admise à la Provincial Training School for Mental Defectives en 1955, avait été stérilisée à l'âge de 14 ans. Sa démarche a poussé le gouvernement de l'Alberta à présenter des excuses officielles et à offrir une indemnité à des centaines d'autres personnes.
Il y a aussi un arrêt de la Cour suprême du Canada, qui remonte à 1986, l'arrêt Eve. Eve était une femme de 24 ans ayant une déficience intellectuelle. Sa mère soutenait, à titre de mandataire de sa fille, qu'elle voulait être autorisée à soumettre sa fille à la ligature des trompes. Or, la Cour suprême a tranché en défaveur de la mère parce qu'elle jugeait la procédure « non thérapeutique ».
Cette décision phare marque un point tournant dans la bataille pour la reconnaissance des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle. Elle est venue mettre un terme à la pratique de longue date de stérilisation non thérapeutique des personnes ayant une déficience intellectuelle ou d'autres troubles mentaux, en établissant que quelles que soient leurs compétences cognitives, toutes les personnes ont un droit fondamental ne pouvant pas être annulé.
Malgré cette jurisprudence, l'influence parentale continue de jouer sur l'avenir des femmes handicapées, puisque leurs parents exercent sur elles un pouvoir pouvant avoir une incidence sur leur accès à la santé reproductive ou leurs décisions à ce sujet.
Pendant nos recherches en vue du rapport More Than a Footnote, qui vient d'être publié, au moins une femme qui nous a parlé nous a dit que ses parents avaient fait des choix en matière de santé reproductive en son nom, sans son consentement et contre sa volonté. La plupart des études existantes visent les femmes ayant une déficience intellectuelle, puisqu'elles semblent particulièrement vulnérables à cela. Elles n'ont pas suffisamment accès à l'éducation et sont les plus susceptibles de vivre une mauvaise expérience en matière de santé reproductive.
Nous tenons aussi à souligner que les jeunes femmes et filles handicapées peuvent être soumises à des formes problématiques de pouvoirs, comme la coercition reproductive, et que les décideurs adultes qui s'en occupent peuvent, de par le rôle qu'ils jouent dans leur vie, avoir emprise sur leur santé reproductive. Bien sûr, cela se situe à la jonction du paternalisme et du capacitisme.
Une étude menée récemment au Canada présente ces formes de coercition persistante comme de la violence envers les jeunes femmes handicapées et attire l'attention sur les formes les plus courantes qu'elle peut prendre. Il y a les efforts pour saboter les méthodes de contraception, la coercition entourant la grossesse et le contrôle de l'issue d'une grossesse.
Il y a des dynamiques uniques aux jeunes femmes handicapées qui méritent notre attention. À ce propos, il convient de faire preuve de vigilance à l'égard de l'utilisation continue du Depo-Provera, qui est courante de nos jours. Le Depo-Provera demeure une substance controversée, dont les effets secondaires peuvent être graves et sont souvent mal compris. Il y a des preuves attestant qu'il a été prescrit à des femmes handicapées avant même d'être approuvé pour la contraception au Canada. De même, une étude canadienne révèle qu'il est souvent prescrit aux jeunes femmes ayant une déficience intellectuelle parce que les membres de leur famille et leurs soignants craignent qu'elles ne tombent enceintes ou pour des raisons liées à l'hygiène menstruelle.
L'une des interventions les plus choquantes que nous ayons vues consiste à soumettre des enfants atteints d'un handicap complexe ou d'une maladie grave à des traitements invasifs d'atténuation de la croissance, ce qu'on appelle communément le traitement Ashley. Ce traitement vise à ce que ces personnes restent petites, vraisemblablement pour qu'il soit plus facile pour les soignants de leur prodiguer des soins. Ces traitements peuvent comprendre l'administration d'estrogène à dose élevée, l'hystérectomie ou le retrait du bourgeon mammaire. Bien que cette opération semble plus courante aux États-Unis, elle se répand à d'autres pays, et il est difficile de jauger ce qui se fait au Canada. Nous aurions besoin d'un espace consacré à l'étude de tout cela.
Enfin, les études du Réseau des femmes handicapées du Canada illustrent à quel point la coercition reproductive est répandue envers les femmes handicapées. Les femmes handicapées nous disent que même si elles ne sont plus victimes de stérilisation forcée, comme avant, elles continuent d'être fortement dissuadées d'avoir des enfants. Leurs proches, leurs amis et leurs médecins leur font continuellement des rappels qui influencent leurs décisions.
Bien sûr, il y a plusieurs facteurs qui augmentent la vulnérabilité au sein de ce groupe. Ainsi, les méthodes de contraception à leur disposition sont limitées, et les fournisseurs de soins de santé comprennent souvent mal la réalité des personnes handicapées.
Nous avons des recommandations à faire pour réduire leur vulnérabilité. Ainsi, nous croyons qu'il faut les aider à se défendre elles-mêmes, pour que les femmes et les filles handicapées deviennent des partenaires dans les soins qui leur sont fournis, tout comme il faut sensibiliser les professionnels de la santé à la réalité des personnes handicapées pour éviter l'ignorance et le capacitisme. Il faut aussi approfondir la recherche et analyser les politiques pour comprendre toutes les façons insidieuses dont les femmes handicapées et leur corps sont sous l'emprise de leurs soignants, de leurs parents et des travailleurs de soutien.
Enfin, de manière plus générale, le Réseau des femmes handicapées du Canada rappelle le potentiel porteur des principes de Nairobi, qui visent à affirmer les droits sexuels et reproductifs dans une perspective intersectionnelle qui comprennent à la fois une analyse comparative entre les sexes et une analyse des effets tangibles du capacitisme sur l'expérience vécue par les femmes et les filles handicapées. Ces principes nous mènent collectivement vers l'affirmation à la fois de la nécessité d'avoir accès à l'avortement en toute sécurité et du besoin d'évaluer comment le capacitisme affecte l'autonomie et l'accès à la santé reproductive.
Merci.
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View Doug Eyolfson Profile
Lib. (MB)
Did you hear from anyone stating that if they were partially disabled—say 25% disabled—they would still need a pension equivalent to full-time work? Was there any feedback saying that's what was needed?
Y a-t-il eu des personnes vous disant, si elles étaient partiellement handicapées — disons 25 % — qu'elles auraient quand même besoin d'une pension équivalant à un travail à plein temps? Y a-t-il eu une rétroaction disant que c'est de cela qu'on avait besoin?
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Craig L. Dalton
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Craig L. Dalton
2019-06-10 15:58
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We haven't received any feedback in that regard.
Nous n'avons reçu aucune rétroaction à cet égard.
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View Joyce Murray Profile
Lib. (BC)
Mr. Chair, I'd like to thank the committee for inviting me to appear a second time to discuss the 2019-20 main estimates.
This is my first appearance before the committee as President of the Treasury Board and Minister of Digital Government. It's a great honour to be here in that capacity. I have enjoyed my time here as the parliamentary secretary over the years.
I am pleased to have with me some officials from my department: Peter Wallace, Secretary of the Treasury Board Secretariat; Karen Cahill, Assistant Secretary and Chief Financial Officer; and, Glenn Purves, Assistant Secretary, Expenditure Management Sector. I'd also like to highlight the presence here of Greg Fergus, the Parliamentary Secretary to the President of the Treasury Board and Minister of Digital Government.
After my remarks, my officials and I would be happy to answer any questions you might have.
Mr. Chair, on April 11, I tabled the 2019-20 main estimates, which provide information on $300 billion in spending to deliver programs and services this fiscal year. This includes new measures announced in the federal budget.
These main estimates are made up of $126 billion in planned voted expenditures and $174 billion in statutory expenditures. They detail the government's plan to support the middle class, as presented in budget 2019, including historic investments in housing, skills training and our most vulnerable seniors.
This is the second year in a row that the main estimates include measures announced in the budget. We have been able to do this in part by tabling the main estimates in mid-April, after the budget. As you all know, this new sequencing is part of a two-year pilot initiative that was put forward by this committee to make it easier for Canadians and parliamentarians to track government spending.
We launched the pilot with the tabling of last year's main estimates, by including a single central vote to implement all spending measures and departmental allocations announced in the 2018 budget, vote 40. This approach allows for enhanced transparency and full alignment between the main estimates and budget. However, parliamentarians, including the committee members, expressed their desire for more rigorous oversight by having the appropriate parliamentary committees scrutinize new spending associated with budget measures.
You also asked for better alignment between the main estimates and the departmental plans. As you know, Mr. Chair, our government greatly respects the work of parliamentary committees, and with this year's main estimates, we've responded to these concerns and other feedback from the Parliamentary Budget Officer. We've also implemented some changes to this year's main estimates following this committee's excellent report on the estimates reform process.
What we have provided parliamentarians, and what you are considering today, is the result of our ongoing work to better align the budget, the main estimates and the departmental plans. This year's main estimates include all of the $6 billion in new voted measures announced in budget 2019. They are presented in 194 separate measure-specific votes listed under individual departments. These votes have been referred to the appropriate parliamentary committees, that is, the committees that normally review a department's work, and because they are presented as individual votes, this new mechanism provides more detail and granularity for tracking and oversight than ever before.
In his April 29 report to Parliament on the main estimates, the PBO described these new measures as “important improvement to the process”. In addition, committee reviews of these measure-specific votes has been supported by supplementary information provided to Parliament at the end of April. This is information that could not be included in the departmental plans for timing reasons, which were well advanced when the budget was announced, and they were also tabled on the same day as the main estimates.
In addition, the government will continue to provide detailed online reporting of funding allocated to these individual votes, as well as progress reports in the 2019-20 supplementary estimates. I am pleased to announce that the first such report is already available online.
In summary, the use of the 194 measure-specific votes provides clear linkages between Table A2.11 in the budget plan and the main estimates and the departmental plans, taking into account the supplementary information provided at the end of April.
Mr. Chair, this is about the ongoing and continuous improvement of the estimates process. We've come a long way from two years ago when there was no alignment between the budget and main estimates. I'd like to remind the committee that we are working to improve a system that we inherited, which The Globe and Mail said, prior to our reforms, was “bad to the point of absurdity”.
As the PBO noted in his report:
In summary, it is clear the Government has taken steps to improve the Estimates process from the previous year; however, there are still changes which could be made to further improve parliamentarians’ oversight role in scrutinizing government spending.
We have always maintained that Canadians and the parliamentarians who represent them have the right to know how public funds are being spent and to hold the government to account for its spending. These ongoing reforms will help them exercise that right.
By creating these linkages, the government is making it easier than ever for parliamentarians and Canadians to know where the money is going.
I'd like to turn now to that portion of the main estimates that applies to my department. As the employer and expenditure manager for the government, the Treasury Board Secretariat is seeking Parliament's authority for $7 billion in planned spending.
The main funding requests of the Treasury Board of Canada Secretariat are as follows.
First, we are requesting $259 million under vote 1 for program expenditures.
Second, we are requesting $36 million, under votes 45, 50 and 55, to implement three measures announced in the budget. They relate to advancing gender equality, ensuring proper payments for public servants and implementing Federal Public Service Dental Plan amendments.
The remaining votes relate to the role of Treasury Board ministers as the employer and financial manager for the government.
There is $750 million dollars in Treasury Board vote 5 for government contingencies for urgent or unforeseen expenditures that cannot be covered by other departmental votes.
There is $327 million in Treasury Board vote 10 for government-wide initiatives. This is to support horizontal initiatives like the early learning and child care initiative, a liquefied natural gas investment in Kitimat, the implementation of the new accessible Canada act, and the implementation and administration of the proactive pay equity legislation.
There is $2.7 billion in Treasury Board vote 20 for public service insurance.
There is $2.2 billion in Treasury Board votes 25 and 35 for operating and capital budget carry-fowards, and $600 million in Treasury Board vote 30 for payless requirements such as maternity and parental allowances, and severance pay.
In conclusion, Mr. Chair, in our system of government, the ability of parliamentarians to hold the government to account is of the utmost importance. We've made important improvements to the main estimates over the past two years to do just that. The effect is to highlight new government spending so that parliamentarians and Canadians can scrutinize the expenditure of tax dollars in greater detail.
Thank you again to the committee and the chair for the invitation to appear today. I'll be pleased to take questions from the committee.
Monsieur le président, j'aimerais remercier le Comité de m'avoir invitée une deuxième fois à parler du Budget principal des dépenses de 2019-2020.
C'est la première fois que je comparais devant le Comité en qualité de présidente du Conseil du Trésor et ministre du Gouvernement numérique. C'est un grand honneur de me trouver ici à ce titre. J'ai beaucoup aimé ma fonction de secrétaire parlementaire au fil des années.
J'ai le plaisir d'être accompagnée de fonctionnaires de mon ministère: Peter Wallace, secrétaire du Conseil du Trésor du Canada; Karen Cahill, secrétaire adjointe et dirigeante principale des finances; et Glenn Purves, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des dépenses. J'aimerais aussi souligner la présence de Greg Fergus, secrétaire parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor et ministre du Gouvernement numérique.
Après mes observations, mes collaborateurs et moi-même répondrons volontiers à toutes vos questions.
Monsieur le président, le 11 avril, j'ai déposé le Budget principal des dépenses de 2019-2020 qui fournit des renseignements sur 300 milliards de dollars de dépenses pour la prestation de programmes et de services au cours de cet exercice. Il comprend de nouvelles mesures annoncées dans le budget fédéral.
Ce Budget principal des dépenses se compose de 126 milliards de dollars en dépenses votées prévues et 174 milliards en dépenses législatives. Il donne les détails du plan du gouvernement pour aider la classe moyenne qu'il a présenté dans le budget de 2019, y compris des investissements historiques dans le logement, la formation professionnelle et pour nos aînés les plus vulnérables.
Pour la deuxième année consécutive, le Budget principal des dépenses comprend des mesures annoncées dans le budget. Si cela a été possible, c'est en partie parce que nous avons déposé le Budget principal des dépenses mi-avril, après le budget. Comme vous le savez tous, cette nouvelle séquence fait partie d'un projet pilote de deux ans proposé par le Comité pour qu'il soit plus facile aux Canadiens et aux parlementaires de suivre les dépenses publiques.
Nous avons lancé ce projet pilote lors du dépôt du budget principal des dépenses de l'année dernière, dans lequel nous avons présenté les dépenses liées à toutes les mesures et à tous les ministères annoncées dans le budget de 2018 sous la forme d'un seul crédit central d'exécution du budget, le crédit 40. Cette façon de faire a permis d'accroître la transparence et d'harmoniser complètement les postes du budget principal des dépenses avec ceux du budget. Toutefois, les parlementaires, incluant les membres de ce comité, nous ont dit qu'ils voulaient exercer une surveillance plus étroite en renvoyant aux comités parlementaires compétents les nouvelles dépenses associées aux initiatives budgétaires.
Vous avez également demandé une meilleure concordance entre le Budget principal des dépenses et les plans ministériels. Comme vous le savez, monsieur le président, le gouvernement respecte énormément le travail des comités parlementaires et, avec le Budget principal des dépenses de cette année, nous répondons à ces préoccupations et à d'autres commentaires du directeur parlementaire du budget. Nous avons également apporté quelques changements au Budget principal des dépenses de cette année à la suite de l'excellent rapport du Comité sur la réforme du processus budgétaire.
Ce que nous avons fourni aux parlementaires, et ce que vous examinez aujourd'hui, est le résultat de nos efforts continus pour arriver à une meilleure concordance entre le budget, le Budget principal des dépenses et les plans ministériels. Le Budget principal des dépenses de cette année comprend les 6 milliards de dollars de nouvelles mesures votées annoncées dans le budget de 2019. Elles sont présentées en 194 crédits propres aux mesures répertoriés dans les différents ministères. Ces crédits ont été soumis aux comités parlementaires concernés, c'est-à-dire à ceux qui examinent normalement le travail d'un ministère et, comme les crédits sont présentés séparément, ce nouveau mécanisme fournit plus de détails et de précisions que jamais pour en faire le suivi et en assurer la surveillance.
Dans son rapport au Parlement du 29 avril sur le Budget principal des dépenses, le directeur parlementaire du budget qualifie ces nouvelles mesures d'« améliorations substantielles » au processus. De plus, dans leur examen de ces crédits propres aux mesures, les comités ont bénéficié de renseignements supplémentaires fournis à la fin du mois d'avril. Il avait été impossible d'inclure ces renseignements dans les plans ministériels pour des questions de calendrier, ces plans étant déjà bien avancés au moment où le budget a été annoncé et ils ont, de plus, été déposés le même jour que le Budget principal des dépenses.
Par ailleurs, le gouvernement continuera de fournir des rapports détaillés en ligne sur les fonds alloués à ces crédits individuels, ainsi que des rapports d'étape dans le Budget supplémentaire des dépenses de 2019-2020. Je suis heureuse d'annoncer que le premier de ces rapports est déjà disponible en ligne.
En résumé, l'utilisation de 194 crédits propres aux mesures fournit des liens clairs entre le tableau A2.11 dans le plan budgétaire et le Budget principal des dépenses ainsi que les plans ministériels, en tenant compte des renseignements supplémentaires fournis à la fin du mois d'avril.
Monsieur le président, il s'agit d'améliorations continues au processus budgétaire. Nous avons parcouru beaucoup de chemin en deux ans, car il n'y avait alors aucune concordance entre le budget et le Budget principal des dépenses. J'aimerais rappeler au Comité que nous nous efforçons d'améliorer un système dont nous avons hérité et dont le Globe and Mail disait, avant nos réformes, qu'il était tellement mauvais qu'il en était absurde.
Comme le souligne le directeur parlementaire du budget dans son rapport:
En résumé, le gouvernement a manifestement pris des mesures pour améliorer le processus budgétaire par rapport à l’année précédente. Cependant, d’autres améliorations pourraient être apportées afin de renforcer le rôle de supervision des parlementaires à l’égard des dépenses du gouvernement.
Nous avons toujours dit que les Canadiens et les parlementaires qui les représentent ont le droit de savoir comment les fonds publics sont dépensés, et qu'ils ont le droit de demander au gouvernement de rendre compte de ses dépenses. Ces réformes continues les aideront en ce sens.
En établissant ces liens, le gouvernement fait en sorte qu'il soit plus facile que jamais pour les parlementaires et pour les Canadiens de savoir où va l'argent.
J'aimerais passer maintenant à la partie du Budget principal des dépenses qui concerne mon ministère. En tant qu'employeur et gestionnaire des dépenses du gouvernement, le Secrétariat du Conseil du Trésor sollicite l'autorisation du Parlement pour 7 milliards de dollars de dépenses prévues.
Les principales demandes du Secrétariat du Conseil du Trésor sont les suivantes.
Tout d'abord, nous demandons 259 millions de dollars pour le crédit 1 du ministère, qui a trait aux dépenses du programme.
Ensuite, nous demandons 36 millions de dollars pour trois crédits d'exécution du budget, c'est-à-dire les crédits 45, 50 et 55, afin de promouvoir l'égalité entre les sexes, de s'assurer que les fonctionnaires reçoivent leur paie et d'appuyer les modifications touchant le Régime de soins dentaires de la fonction publique fédérale.
Les autres crédits concernent le rôle des ministres du Conseil du Trésor en qualité d'employeur et de gestionnaire financier du gouvernement.
Il y a 750 millions de dollars au crédit 5 du Conseil du Trésor pour les dépenses éventuelles du gouvernement, c'est-à-dire des dépenses urgentes ou imprévues qui ne peuvent pas être couvertes par d'autres crédits ministériels.
Il y a 327 millions de dollars au crédit 10 du Conseil du Trésor pour les initiatives pangouvernementales. Ces fonds doivent servir à soutenir des initiatives horizontales comme l'initiative d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, un investissement dans le gaz naturel liquéfié à Kitimat, la mise en œuvre de la nouvelle Loi canadienne sur l'accessibilité, ainsi que la mise en œuvre et l'administration de la loi proactive sur l'équité salariale.
Il y a 2,7 milliards de dollars au vote 20 du Conseil du Trésor pour les assurances de la fonction publique.
Il y a 2,2 milliards de dollars aux crédits 25 et 35 du Conseil du Trésor pour les reports du budget de fonctionnement et du budget des dépenses en capital, et 600 millions de dollars au crédit 30 du Conseil du Trésor pour les besoins en matière de rémunération, comme les prestations parentales et de maternité, et les indemnités de départ.
En conclusion, monsieur le président, dans le régime politique canadien, la capacité des parlementaires de demander des comptes au gouvernement revêt une importance capitale. C'est pourquoi nous avons apporté des améliorations importantes au Budget principal des dépenses au cours des deux dernières années. Les nouvelles dépenses publiques sont maintenant mises en évidence de sorte que les parlementaires et les Canadiens peuvent examiner plus en détail comment est dépensé l'argent des contribuables.
Je remercie encore le Comité et le président de l'invitation à comparaître aujourd'hui. C'est avec plaisir que je répondrai aux questions du Comité.
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Jon Jackson
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Jon Jackson
2019-06-04 17:03
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Thank you, Madam Chair.
Let me read something for you:
By 2021, Canadian artists and arts organizations will share their work with a larger and more diverse public, including youth — in person, in print, and online.
Artists and arts organizations will have more resources to experiment and take artistic risks to create excellent work that is shared across the country and around the world.
Further on it is stated:
Canada’s major arts organizations will be models of diversity and innovation. They will contribute to the quest for excellence and renewal in their artistic practices, and to the vitality of their cities and communities. Their programming and institutional decisions will reflect Canada’s diversity – including its cultural diversity, Deaf and disability communities, and official language minority communities. They will flourish and reach more Canadians than ever.
Madam Chair, members of the standing committee, my name is Jon Jackson, and I am the executive director for Theatre Calgary. Thank you for the opportunity to address you today on the Canada Council for the Arts and how they are managing their increased budget.
What I've just read to you is an excerpt from Canada Council's vision for 2021. Theatre Calgary and arts organizations across the country embrace this vision and applaud the council's incredible ambition. We fully support the Canada Council's commitment to creating more opportunities for artists across our country, as well as expanding and diversifying the number of artists and arts organizations receiving funding.
Unfortunately, I am here today to discuss with you that these efforts are not being provided equitably across our country, particularly in Alberta. With the federal government providing the Canada Council with increased funding to invest in the arts, it is also the time to change the system and make it fair and equitable for all Canadians to not only create art but engage in it as well.
In 2017-18, artists in Alberta received $11.2 million in funding from the Canada Council for the Arts, for artists, arts organizations and projects. Alberta received $991.30 per artist. This is the second lowest in the country, despite being home to the fourth highest number of artists of any province.
In spite of that, Alberta is creating some of the best art in Canada and showcasing it for international audiences. For instance, Theatre Calgary has made a point of partnering globally over the years, from the development of the world premiere of The Little Prince with Lamplighter Drama in London to our ongoing co-producing relationship with the American Conservatory Theater in San Francisco, which most recently resulted in the theatrical adaptation of A Thousand Splendid Suns; and our most recent collaboration with New York artists Bobby Cronin and Crystal Skillman on the world premiere of Mary and Max—A New Musical, which will make its European premiere this fall at Austria's Landestheater Linz.
Alberta Ballet is the only ballet company in the world to which Elton John, Joni Mitchell, k.d. lang, Sarah McLachlan, Gordon Lightfoot and The Tragically Hip have entrusted their music to create ballets.
Alberta is also home to Indefinite Arts Centre, Canada's oldest and largest disability arts organization. They currently have an exhibition in Dubai and enjoyed great success in Hong Kong last year.
Every artist and arts organization in Alberta is producing incredible work like this while receiving inequitable funding from the council. We are helping them fulfill their commitment to raising the international profile of Canadian art and artists without the support that Alberta artists and arts organizations deserve.
The Canada Council has indicated that they have decreased the proportion of funding to arts organizations from 67% to 50%, with more funding being allocated to projects and individual artists. While we applaud and support an increased investment in artists, giving them more flexibility on where and how they create the art, we would like to take this time to remind the council that arts organizations employ those artists and provide them with stable income and the opportunity to take risks and showcase their work to broader audiences.
Over the last five years alone, Calgary Opera, Theatre Calgary, Alberta Ballet, and the Calgary Philharmonic Orchestra have employed 5,135 artists. Without our companies, many of these artists may have to leave Alberta to find work. On top of that, each of us is supporting and encouraging new artists. Over the last three years, our organizations have invested over $2.6 million in our emerging artist and mentorship programs.
These initiatives provide new and developing artists paid opportunities to work, furthering the development of their art and their knowledge of the professional world. Without equitable funding from the council putting Albertans on a par with our peers across the country, we will not be able to continue these programs, which will have a lasting negative effect on the Alberta art sector.
While we are excited that the Canada Council utilizes a peer system for their investments—after all, who better to judge artistic work than artists?—this is another example of inequity. In 2017-18, the council utilized 624 assessors from across Canada. The Atlantic provinces had 62, and despite having twice the population and almost twice the number of artists, Alberta had only 34. How are Alberta artists and arts organizations from this province able to be equitably evaluated when Albertans do not have a voice at the table?
Mr. Brault has said that the Canada Council is not receiving enough applications from Alberta to provide the council the opportunity to increase funding to Alberta artists and arts organizations. I would ask him what he has done to connect with Albertans to make them aware of the opportunities available and to educate them on the application process.
I would challenge him to ensure that both he and the program officers spend more time in Alberta, meet with our organizations, meet with our artists, especially our indigenous artists, and help them apply. I know for a fact that Calgary Arts Development, our municipal arts funding organization, would be very happy to work with Mr. Brault to facilitate and coordinate this.
My challenge extends beyond simply making Albertans aware of opportunities. I'm also talking about relationship building. While the Canada Council has a mandate for the equitable distribution of information, we in Alberta are continuously challenged in receiving information and connecting with the council.
In the past year, I have spoken with my project officer once; this is despite numerous attempts on my part to connect. Another organization, Wordfest, has had five changes in their project officers in the last two years. Not only do organizations struggle to speak directly with their officers, but they are also consistently advised that feedback calls on recent applications will take weeks and months to be completed. How are we supposed to build a relationship with the council if we don't know who we are supposed to build it with?
We are in the middle of a transformative period. The doubling of the Canada Council's budget is a thrilling and unprecedented opportunity to provide Canadian artists with the chance to ascend the world stage. As a proud Canadian, a proud Albertan and a proud arts worker, I would ask that this opportunity be provided equally to all provinces.
Thank you.
Merci, madame la présidente.
Je vais commencer par un peu de lecture:
D'ici 2021, les artistes et les organismes artistiques canadiens partageront leur œuvre avec un public plus vaste et plus diversifié, dont la jeunesse, que ce soit en personne, sur papier ou en ligne.
Les artistes et les organismes artistiques disposeront de plus de ressources pour expérimenter et prendre des risques afin de créer d'excellentes œuvres qui seront partagées à l'échelle nationale et internationale.
On peut lire un peu plus loin dans le même texte:
Les grands organismes artistiques du Canada seront des modèles de diversité et d'innovation et contribueront à la quête d'excellence et au renouvellement de leurs champs de pratiques artistiques et à la vitalité des villes ou des communautés où ils sont établis. Les programmations et toutes les décisions institutionnelles qui reflètent la diversité du Canada — notamment les citoyens de diverses cultures, les artistes handicapés ou sourds, et les communautés de langue officielle en situation minoritaire — vont prospérer et être appréciées par encore plus de Canadiens.
Madame la présidente, chers membres du comité permanent, je suis Jon Jackson, directeur général de Theatre Calgary. Je vous remercie de me donner cette occasion de m'adresser à vous aujourd'hui au sujet du Conseil des arts du Canada et de la façon dont il gère l'accroissement de son budget.
Ce que je viens de vous lire est un extrait de la vision du Conseil pour 2021. Theatre Calgary, de concert avec les organismes artistiques d'un bout à l'autre du pays, souscrit à cette mission et applaudit la formidable ambition du Conseil. Nous appuyons entièrement l'engagement du Conseil des arts à créer davantage de possibilités pour les artistes canadiens et à accroître et à diversifier le nombre d'artistes et d'organismes artistiques qui reçoivent des subventions.
Malheureusement, je suis ici aujourd'hui pour vous dire que ces efforts ne sont pas répartis de façon équitable à l'échelle du pays, particulièrement pour ce qui concerne I'Alberta. Le gouvernement fédéral a accordé au Conseil un financement accru pour investir dans les arts, et c'est le moment d'en profiter pour modifier le système de façon à le rendre juste et équitable pour tous les Canadiens, non seulement pour créer de l'art, mais également pour en profiter.
En 2017-2018, les artistes de I' Alberta ont reçu 11,2 millions de dollars du Conseil sous forme de subventions aux artistes, aux organismes artistiques et aux projets. Le financement moyen par artiste a été de 991,30 $, plaçant I' Alberta à l'avant-dernier rang, et ce, malgré le fait que la province occupe le quatrième rang en termes de nombre d'artistes par province.
L' Alberta réalise des créations artistiques parmi les meilleures au Canada et les présente à un public international. Theatre Calgary, par exemple, a établi plusieurs partenariats mondiaux au fil des ans, allant du développement de la première mondiale du Petit Prince en collaboration avec Lamplighter Drama à Londres, à notre partenariat de production permanent avec I'American Conservatory Theater de San Francisco (qui a récemment mené à une adaptation théâtrale de A Thousand Splendid Suns), de même qu'à notre récente collaboration avec les artistes new-yorkais Bobby Cronin et Crystal Skillman pour la première mondiale de Mary and Max—A New Musical, dont la première européenne aura lieu à l'automne au théâtre de Linz, en Autriche.
L' Alberta Ballet est la seule compagnie au monde à laquelle Elton John, Joni Mitchell, k.d. lang, Sarah McLachlan, Gordon Lightfoot et The Tragically Hip ont confié leur musique pour en créer des ballets.
L' Alberta abrite également l'lndefinite Arts Centre, le plus ancien et le plus important organisme artistique pour personnes handicapées au Canada. Le centre présente actuellement une exposition à Dubaï, et ce, après avoir connu un vif succès à Hong Kong l'an dernier.
Tous les artistes et les organismes artistiques de I'Alberta produisent des œuvres extraordinaires, même si le financement qu'ils reçoivent du Conseil n'est pas juste. Ils aident le Conseil à rehausser le profil international de l'art et des artistes canadiens, sans toutefois bénéficier du soutien qu'ils méritent.
Le Conseil des arts du Canada a indiqué qu'il a réduit de 67 % à 50 % la part de financement accordée aux organismes artistiques afin d'octroyer davantage aux projets et aux artistes individuels. Nous applaudissons et appuyons certes cet investissement accru afin de donner aux artistes davantage de souplesse quant à l'endroit et à la façon de créer leur art, mais nous tenons à rappeler au Conseil que les organismes artistiques emploient ces mêmes artistes et leur fournissent un revenu stable, de même que la possibilité de prendre des risques et de présenter leur art à un public plus vaste.
Rien qu'au cours des cinq dernières années, le Calgary Opera, Theatre Calgary, I'Alberta Ballet et le Calgary Philharmonic Orchestra ont employé 5 135 artistes. Sans ces compagnies, nombre de ces artistes pourraient être forcés de quitter I'Alberta pour trouver du travail. De plus, chacun de ces organismes appuie et encourage la relève. Au cours des trois dernières années en effet, nous avons investi plus de 2,6 millions de dollars dans des programmes de mentorat et d'aide aux artistes en début de carrière.
Ces initiatives offrent aux artistes émergents et en développement des occasions rémunérées de travailler, ce qui leur permet de développer leur art et de se familiariser avec le monde professionnel. Sans financement équitable de la part du Conseil qui mette les Albertains sur un pied d'égalité avec leurs homologues ailleurs au pays, nous ne pourrons pas maintenir ces programmes, ce qui aura un effet négatif à long terme sur le secteur des arts de I'Alberta.
Nous sommes certes tout en faveur du recours à l'évaluation par les pairs utilisé par le Conseil des arts du Canada pour guider ses investissements; après tout, qui de mieux pour juger une œuvre artistique que d'autres artistes? Pourtant, voilà un autre exemple d'iniquité. En 2017-2018, le Conseil a fait appel à 624 évaluateurs à l'échelle du Canada. Quelque 62 provenaient des provinces de l'Atlantique, alors que seuls 34 étaient de I'Alberta, en dépit du fait que sa population est 2 fois plus nombreuse et qu'elle compte près de 2 fois le nombre d'artistes. Comment les artistes et les institutions artistiques de l'Alberta peuvent-ils être évalués de façon équitable si les Albertains n'ont pas voix au chapitre?
M. Brault a indiqué que le Conseil des arts du Canada ne recevait pas suffisamment de demandes de subvention de I'Alberta pour lui permettre d'accroître le financement aux artistes et aux organismes artistiques de cette province. Je lui demanderais ce qui a été fait pour établir des relations avec les Albertains, pour leur faire connaître les possibilités et les familiariser avec le processus de demande de subvention.
Je le mets au défi de s'assurer que lui et ses chargés de projet passent plus de temps en Alberta, rencontrent nos organismes, viennent voir nos artistes, en particulier nos artistes autochtones, et les aident à présenter leurs demandes. Je sais pertinemment que Calgary Arts Development, notre organisme municipal de financement des arts, se ferait un plaisir de travailler avec M. Brault pour faciliter et coordonner cette démarche.
Mon défi va au-delà de la simple sensibilisation aux possibilités; je parle aussi de tisser des liens. Bien que le Conseil ait le mandat de disséminer équitablement l'information, ici en Alberta, nous avons continuellement de la difficulté à obtenir de l'information du Conseil et à communiquer avec celui-ci.
L'an dernier, j'ai réussi à parler à mon chargé de projet une seule fois, ce malgré de nombreuses tentatives de ma part. L'organisme Wordfest a changé cinq fois de chargé de projet au cours des deux dernières années. Les organismes ont non seulement de la difficulté à parler directement à leurs représentants, mais ils se font constamment répondre que la rétroaction sur les demandes récentes prendra des semaines, voire des mois à préparer. Comment pouvons-nous établir une relation avec le Conseil si nous ne savons pas avec qui nous sommes censés l'établir?
Nous vivons une passionnante période de transformation. Le doublement du budget du Conseil des arts du Canada est l'occasion rêvée de donner aux artistes canadiens la chance de se hisser sur la scène internationale. En tant que fier Canadien, fier Albertain et fier travailleur du domaine artistique, je demande que cette occasion soit offerte de façon égale à toutes les provinces.
Merci.
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Alex Imperial
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Alex Imperial
2019-06-04 16:23
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My name is Alex Imperial from HEU.
HEU is the oldest health care union in British Columbia and represents 50,000 members working for public, non-profit and private employers. HEU members work in all areas of the health care system, providing both direct and non-direct care services: acute care hospitals, residential care facilities, community group homes, outpatient clinics, medical labs, community social services and first nation health agencies.
Workplace violence is a widespread problem in the health care industry. Violence affects workers in all occupations and settings across the sector. Our care aides frequently experience violence in the workplace, witness and respond to violent incidents and often face threats and intimidation. While physical injuries are of significant concern, the psychological toll of workplace trauma is an emerging issue for our members.
Health care workers now have the highest injury rate of any sector in the province. In long-term care, the injury rate is four times higher than the provincial average. In B.C., according to WCB statistics, health care assistants suffer more injuries than workers in any other occupation and have the highest rate of injuries from violence. They accounted for approximately 16,000 injuries with time lost from work in the past five years, 15% of which was related to violence.
We also know that in health care the compensated claims under-represent the problem. There are multiple independent systems that collect reports of violence from health care workers across B.C. Without a standard integrated system to collect and analyze data, it is impossible to truly estimate the incidents of violence. Lack of centralized information also challenges efforts to identify and address contributing factors for violence that are shared or driven by the system. Research supports our belief that, for a variety of reasons, under-reporting is widespread across the sector. A national strategy or approach for standardized data collection and reporting of violence is recommended.
Our members experience various forms of violence along a spectrum from verbal abuse and threats to physical and sexual assault from patients, residents, clients and even family members. Our members are slapped, kicked, punched, pushed, spat at and grabbed. They endure being yelled at and threatened. These forms of violence result in emotional, physical and financial hardship for our members and their families.
I'm going to give the committee an example of one care aide who was kicked in the face, which resulted in a broken jaw. The trauma resulted in PTSD and chronic pain. The member was off work for a year while on workers' compensation. She is now back at work but is earning less than what she was earning prior to the injury. She is now battling the WCB, which refuses to pay a fair permanent disability claim. Currently, she still experiences dizziness, pain and confusion.
What are the effects of violence in the workplace on our members?
The first is the loss of income. Even if they qualify for workers' compensation or LTD, it will not make them whole, as the WCB will pay only 90% of net; and for LTD, in most cases, will pay only 70%.
Second, they are never the same. Sometimes injuries result in permanent physical and psychological disabilities. Access to treatment can be an issue. They will suffer through pain, anxiety, depression and fear for the rest of their lives, and WCB and LTD will be financially responsible only up to age 65.
Third, violence results in the social isolation of members who are unable to return to their pre-injury job—more so if members are unable to go back to any kind of work at all. We note that some of our members have limited skills and experience to adapt to another occupation. The satisfaction and the connection provided by work and co-workers is gone, the future is uncertain and members need to reinvent their lives to manage, sometimes without success.
Fourth, violence impacts our members' families, which end up providing support both financially and emotionally. In some cases, the effects of the injuries due to violence result in relationship breakdown. Life is disrupted not only for the victim of violence, but also for the family and loved ones.
Je m'appelle Alex Imperial et je représente le HEU.
Le HEU, le plus ancien syndicat des soins de santé de la Colombie-Britannique, représente 50 000 membres qui travaillent dans des établissements des secteurs public, privé et sans but lucratif. Les membres de notre syndicat oeuvrent dans tous les secteurs du système de santé, offrant des services de soins directs et indirects. Il s'agit aussi bien des hôpitaux de soins actifs que des établissements de soins en résidence, des foyers de groupe communautaires, des cliniques externes, des laboratoires médicaux, des services sociaux communautaires et des organismes de santé des Premières Nations.
La violence en milieu de travail est un problème répandu dans le secteur des soins de santé. La violence touche les travailleurs de toutes les professions et de tous les milieux du secteur. Nos aides-soignants sont souvent victimes de violence en milieu de travail, sont témoins d'incidents violents exigeant leur intervention, et font souvent face à des menaces et à de l'intimidation. Bien que les blessures physiques soient très préoccupantes, le coût psychologique des traumatismes en milieu de travail est un nouvel enjeu pour nos membres.
Les travailleurs de la santé ont maintenant le taux de blessures le plus élevé de tous les secteurs de la province. Dans les établissements de soins de longue durée, le taux de blessures est quatre fois plus élevé que la moyenne provinciale. En Colombie-Britannique, selon les statistiques de la Commission des accidents du travail, les assistants en soins de santé subissent plus de blessures que les travailleurs de toute autre profession et ont le taux le plus élevé de blessures causées par la violence. Au cours des cinq dernières années, ils ont subi environ 16 000 blessures entraînant une perte de temps de travail, dont 15 % étaient liées à la violence.
Nous savons aussi que dans le domaine des soins de santé, les demandes d'indemnisation ne reflètent pas l'ampleur du problème. Il existe de multiples systèmes indépendants qui recueillent les rapports d'incidents violents des travailleurs de la santé de la Colombie-Britannique. En l'absence d'un système intégré standard pour recueillir et analyser les données, il est impossible de vraiment estimer le nombre d'incidents. Le manque d'information centralisée complique également les efforts déployés pour cerner et traiter les facteurs qui contribuent à la violence dans le système de santé. La recherche appuie notre conviction que, pour diverses raisons, la sous-déclaration est répandue dans l'ensemble du secteur. Nous recommandons d'adopter une stratégie ou une approche nationale pour la collecte de données normalisées et la production de rapports.
Nos membres subissent diverses formes de violence, allant de la violence verbale et des menaces aux agressions physiques et sexuelles de la part de patients, de résidents, de clients et même de membres de la famille. Ils se font gifler, frapper à coups de pied ou à coups de poing, cracher dessus et empoigner. Ils sont l'objet de cris et de menaces. Ces formes de violence entraînent des difficultés émotionnelles, physiques et financières pour nos membres et leur famille.
Je vais donner au Comité l'exemple d'une aide-soignante qui a reçu un coup de pied dans le visage, ce qui lui a fracturé la mâchoire. Ce traumatisme lui a causé un TSPT et des douleurs chroniques. Elle a dû prendre un congé d'un an pendant lequel elle a touché des indemnités d'accident du travail. Elle est de retour au travail, mais elle gagne moins que ce qu'elle gagnait avant sa blessure. Elle se bat maintenant contre la CAT, qui refuse de lui verser une indemnité d'invalidité permanente équitable. À l'heure actuelle, elle éprouve encore des étourdissements, de la douleur et de la confusion.
Quels sont les effets de la violence en milieu de travail sur nos membres?
Le premier effet est la perte de revenu. Même s'ils sont admissibles à l'indemnisation pour accident du travail ou à l'AILD, nos membres ne sont pas entièrement dédommagés, car la CAT ne paie que 90 % de leur salaire net; et pour ce qui est de l'AILD, dans la plupart des cas, elle n'en couvre que 70 %.
Deuxièmement, les effets ne sont jamais les mêmes. Parfois, les blessures entraînent des incapacités physiques et psychologiques permanentes. Il peut être difficile d'obtenir des soins. Les victimes souffriront de douleur, d'anxiété, de dépression et de peur pour le reste de leur vie, et la responsabilité financière de la CAT et de l'AILD s'arrête à l'âge de 65 ans.
Troisièmement, la violence entraîne l'isolement social de nos membres qui ne sont pas en mesure de reprendre le poste qu'ils occupaient avant l'incident, surtout s'ils sont incapables d'exercer de nouveau un emploi, quel qu'il soit. Nous constatons que certains de nos membres ont des compétences et une expérience limitées pour s'adapter à une autre profession. La satisfaction et le lien que le travail et les collègues leur offraient ont disparu, leur avenir est incertain et ils doivent essayer de rebâtir leur vie, parfois sans succès.
Quatrièmement, la violence a des répercussions sur les familles de nos membres, qui finissent par offrir un soutien financier et émotionnel. Dans certains cas, les effets des blessures causées par la violence entraînent la rupture des relations familiales. Cela bouleverse la vie, non seulement des victimes de violence, mais aussi de leur famille et de leurs proches.
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Sylvain Ricard
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Sylvain Ricard
2019-05-30 8:47
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Thank you, Mr. Chair.
Thank you for this opportunity to present the results of our recent audit report on call centres. Joining me today is Jean Goulet, the principal who was responsible for the audit.
In this audit, we looked at the call centres of three departments: Employment and Social Development Canada, Immigration, Refugees and Citizenship Canada, and Veterans Affairs Canada. We also looked at whether the Treasury Board of Canada Secretariat included call centres within the Government of Canada's service strategy and whether Shared Services Canada provided support to modernize call centres.
This audit is important because call centres are a key source of government information. This is especially true for people who are visually impaired, have intellectual or physical disabilities, do not have a computer or Internet access or the skills to use these technologies, or live in rural or remote regions and do not have high-speed Internet access or cannot easily get to a government office.
Canadians make millions of calls to the government every year to get the information they need to make time-sensitive, important decisions. For example, they may be calling to ensure that they receive benefits on time or to find out about the status of an application.
Overall, we found that getting through to government call centres took time and persistence. ln fact, we found that half of the 16 million Canadians who tried to speak with an agent could not do so. Seven million callers were redirected to an automated system, were told to visit the website, or were disconnected. ln addition, more than a million callers gave up waiting and hung up. And callers who did manage to get through to an agent sometimes had to wait up to a half an hour or longer.
We also found that service decisions were not driven by callers' needs. For example, departments did not offer callers the option of staying on the line or getting called back when an agent became available.
The way in which call centres set service standards was not relevant to Canadians, transparent or consistent. None of the call centres we audited had service standards on clients' likelihood of reaching an agent or on the accuracy of the answers they provided callers, and the call centre for Immigration, Refugees and Citizenship Canada did not have a standard on how long callers would have to wait to speak to an agent once they were in the queue. Without service standards, callers cannot know what level of service they can expect from call centres.
And the situation is unlikely to improve in the near future. The government's Clients First Service Strategy does not include call centres, though more than 25% of Canadians use the telephone to connect with the government. ln addition, after five years of a call centre modernization project, Shared Services Canada has managed to upgrade only 8 of 221 call centres, and it has no plan for the remaining 213.
We made five recommendations. All organizations have agreed with all of them and have shared their action plans with us.
Mr. Chair, this concludes my opening remarks. We would be pleased to answer any questions the committee may have.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je vous remercie de nous donner l'occasion de présenter les résultats de notre récent rapport d'audit sur les centres d'appels. Je suis accompagné de Jean Goulet, le directeur principal qui était responsable de l'audit.
Dans cet audit, nous avons examiné les centres d'appels de trois ministères: Emploi et Développement social Canada; Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada; et Anciens Combattants Canada. Nous avons aussi examiné si le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada avait inclus les centres d'appels dans la stratégie de service du gouvernement du Canada, et si Services partagés Canada avait fourni un soutien à la modernisation des centres d'appels.
Cet audit est important parce que les centres d'appels sont une source clé d'information gouvernementale. Cela vaut particulièrement pour les personnes qui ont une déficience visuelle, qui souffrent d'un handicap intellectuel ou physique, qui n'ont pas d'ordinateur ou d'accès à Internet (ou les capacités d'utiliser ces technologies), ou les personnes vivant en région rurale ou éloignée qui n'ont pas d'accès Internet haute vitesse ou la possibilité de se rendre facilement dans un bureau du gouvernement.
Le gouvernement reçoit chaque année des millions d'appels de Canadiennes et de Canadiens cherchant à obtenir l'information dont ils ont besoin pour pouvoir prendre des décisions importantes et pressantes. Par exemple, ces personnes pourraient appeler pour vérifier si elles recevront leurs prestations à temps ou pour connaître l'état d'avancement d'une demande.
Dans l'ensemble, nous avons constaté qu'il fallait du temps et de la persévérance pour avoir accès aux centres d'appels gouvernementaux. En effet, nous avons constaté que la moitié des 16 millions de Canadiens qui avaient voulu joindre un agent n'avaient pas réussi à le faire. Sept millions d'appelants ont été redirigés vers un système automatisé ou invités à consulter le site Web, ou bien la communication a été coupée. Par ailleurs, plus d'un million d'appelants ont renoncé à patienter et ont raccroché. Enfin, les appelants qui ont réussi à parler à un agent avaient parfois dû attendre une demi-heure ou plus.
Nous avons aussi constaté que les décisions relatives au service ne tenaient pas compte des besoins des appelants. Par exemple, les ministères n'offraient pas aux appelants la possibilité d'être mis en attente ou d'être rappelés dès qu'un agent devenait disponible.
La manière dont les centres d'appels ont établi des normes de service n'était pas pertinente pour les Canadiens, ni transparente, ni cohérente. Aucun des centres d'appels que nous avons audités ne disposait de normes de service sur la probabilité que les appelants puissent parler à un agent ou sur l'exactitude des réponses qui leur seraient transmises. De plus, le centre d'appels d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada n'avait pas de normes sur le temps durant lequel un appelant devait patienter avant de pouvoir parler à un agent après avoir été mis en attente. Sans normes de service, les appelants ne pouvaient pas savoir quel niveau de service ils pouvaient attendre des centres d'appels.
Il est peu probable que les choses s'améliorent dans un proche avenir. La Stratégie relative aux services axés sur la clientèle du gouvernement du Canada n'inclut pas les centres d'appels, même si plus de 25 % des Canadiens utilisent le téléphone pour communiquer avec le gouvernement. De plus, cinq ans après le début d'un projet de modernisation des centres d'appels, Services partagés Canada, ou SPC, avait réussi à moderniser seulement 8 des 221 centres d'appels et il n'avait aucun plan pour les 213 autres.
Nous avons formulé cinq recommandations. Toutes les organisations ont accepté l'ensemble de ces recommandations et nous ont présenté leur plan d'action.
Je termine ainsi ma déclaration d'ouverture. Nous serons heureux de répondre aux questions des membres du Comité.
Merci.
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Lib. (BC)
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2019-05-07 12:11
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Thank you, Mr. Chair. I apologize for my tardiness.
It's certainly a pleasure to be here today with my colleague, Minister Hajdu, to speak to the 2019-20 main estimates, particularly funding for disability programs, and to update you on the progress made as Minister of Accessibility.
Since 2014-2015, our government has been working hard to ensure that persons with disabilities are taken into account in all of our decisions and policies.
In this year's main estimates, you'll notice that there is an increase of $98.6 million to the Canadian disability savings grants and bonds. This is due to steady growth in total registered plans and participation in the program, which is very good news.
In like manner, we are proposing two changes that will better protect the long-term savings of Canadians with disabilities in budget 2019: first, eliminating the requirement to close a registered disability savings plan, RDSP, when the beneficiary no longer qualifies for the disability tax credit. This will allow grants and bonds to remain in the RDSP instead of having to be repaid to the government; second, exempting RDSPs from seizure and bankruptcy, with the exception of contributions made in the 12 months before the filing. This is to level the playing field in comparing amounts in RDSPs to amounts in registered retirement savings plans, which are currently exempt from seizure by creditors and bankruptcy.
As well, we're increasing our support with an investment of $12 million over three years for Ready, Willing and Able. This will help to improve the employment of persons with intellectual disabilities and/or autism spectrum disorders who face unique barriers in finding jobs.
We also want to support the inclusion of Canadians with visual or reading impairments who cannot read ordinary printed material. By supporting that inclusion, we are eliminating barriers to employment and learning.
We propose to invest $25.8 million over five years, starting in 2019-20, to help make more reading material accessible for persons with print disabilities. To reduce barriers to daily activities such as paying for groceries, our government proposes to invest $500,000 in 2019-20, through budget 2019, to find ways to improve the accessibility of electronic payment terminals. One by one, these investments open the door to more opportunities for persons with disabilities.
Accessibility and inclusion are two of my biggest priorities. I'd like to provide further details on how we are making systemic changes to improve accessibility for all Canadians, including those living with disabilities.
The proposed accessible Canada act, which you all know very well, aims to level the playing field for everyone by proactively removing barriers in a number of priority areas under federal jurisdiction. The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology has heard testimony from many stakeholders over the past weeks, and recently completed the clause-by-clause analysis for this transformative bill.
The disability community has voiced its support for the swift passage of this bill, through the over 1,200 letters and emails I have personally received lately outlining the importance of this legislation to Canadians and the need for it to be passed into law. Our hope is that it will receive royal assent before the summer recess.
To make sure that the necessary structures are in place when the bill becomes law, our government has already started working on three key proponents: the establishment of the new Canadian accessibility standards development organization, the recruitment of the CEO and board of directors for this new organization, and the recruitment of the chief accessibility officer.
Finally, the pre-consultation process has started for the development of initial regulations under Bill C-81.
Thanks to these important steps, we know that once the bill has been given royal assent, we will be ready to take the lead.
I hope that this update on our planned expenditures in the main estimates, as well as on our efforts to promote the inclusion and removal of barriers for persons with disabilities, has been useful. I trust that it is has reiterated our commitment to continuing that work in the coming fiscal year.
As was said, my colleague Minister Hajdu and I would be pleased to answer your questions.
Merci, monsieur le président. Je vous prie d'excuser mon retard.
C'est certainement un plaisir de comparaître avec ma collègue, la ministre Hajdu, pour parler du Budget principal des dépenses 2019-2020 et plus particulièrement du financement des programmes pour les personnes handicapées, et pour faire le point, à titre de ministre de l'Accessibilité, sur les progrès réalisés.
Depuis 2014-2015, notre gouvernement travaille fort pour s'assurer que les personnes en situation de handicap sont prises en compte dans toutes nos politiques et décisions.
Dans le Budget principal des dépenses de cette année, vous remarquerez une augmentation de 98,6 millions de dollars du montant consacré aux subventions et aux bons canadiens pour l'épargne-invalidité. Cela est attribuable à la croissance constante du total des régimes enregistrés et de la participation au programme, ce qui est une excellente nouvelle.
De la même façon, nous proposons dans le budget de 2019 deux modifications propres à mieux protéger l'épargne à long terme des Canadiens handicapés: premièrement, l'élimination de l'exigence de fermer le régime enregistré d'épargne-invalidité, le REEI, lorsque le bénéficiaire n'est plus admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées, ce qui permettra de garder les subventions et les bons dans le REEI au lieu de les rembourser à l'État; deuxièmement, la mise à l'abri des REEI de la saisie en cas de faillite, à l'exception des cotisations versées dans les 12 mois précédant la proposition de faillite. Il s'agit de traiter de la même manière les montants placés dans les REEI, et ceux qui sont mis dans les régimes enregistrés d'épargne-retraite. Ces derniers ne peuvent pas, actuellement, être saisis par les créanciers en cas de faillite.
De plus, nous augmentons notre soutien en injectant 12 millions de dollars sur trois ans dans le programme Prêts, disponibles et capables, le PDC, ce qui aidera à améliorer l'emploi des personnes ayant une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre autistique qui ont des obstacles uniques à surmonter pour trouver un emploi.
Nous tenons également à soutenir l'inclusion des Canadiens ayant une déficience visuelle ou de lecture qui ne sont pas en mesure de lire les imprimés traditionnels. En soutenant cette inclusion, nous éliminons les obstacles à l'emploi et à l'apprentissage.
Nous proposons d'injecter 25,8 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2019-2020, pour aider à rendre plus de matériel de lecture accessible aux personnes qui ont du mal à lire les imprimés. Pour atténuer les obstacles aux activités quotidiennes, comme le paiement de l'épicerie, le gouvernement propose de dépenser 500 000 $ en 2019-2020, grâce au budget de 2019, afin de trouver des façons d'améliorer l'accessibilité des terminaux de paiement électronique. Chacune de ces mesures multiplie les possibilités offertes aux personnes handicapées.
L'accessibilité et l'inclusion sont deux de mes plus grandes priorités. J'aimerais donner plus de détails sur la façon dont nous apportons des changements systémiques pour améliorer l'accessibilité de tous les Canadiens, y compris les personnes en situation de handicap.
La Loi canadienne sur l'accessibilité, que vous connaissez tous très bien, vise à uniformiser les règles du jeu pour tout le monde en éliminant de façon proactive les obstacles dans un certain nombre de domaines prioritaires relevant de la compétence fédérale. Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a entendu les témoignages de nombreux intervenants au cours des dernières semaines et a récemment terminé l'étude article par article de ce projet de loi qui aura un profond retentissement.
Les personnes handicapées se sont prononcées en faveur de l'adoption rapide du projet de loi dans plus de 1 200 lettres et courriels que j'ai personnellement reçus dernièrement et qui soulignent l'importance du projet de loi pour les Canadiens et la nécessité de son adoption. Nous espérons qu'il recevra la sanction royale avant la pause estivale.
Pour veiller à ce que les structures nécessaires soient en place lorsque le projet de loi entrera en vigueur, le gouvernement a déjà commencé à travailler à trois éléments clés, soit la mise sur pied de la nouvelle Organisation canadienne d'élaboration des normes d'accessibilité, le recrutement du PDG et du conseil d'administration de cette nouvelle organisation, et le recrutement du dirigeant principal de l'accessibilité.
Enfin, le processus de consultation sur l'élaboration du règlement initial d'application du projet de loi C-81 a débuté.
Grâce à ces étapes importantes, nous savons que, une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale, nous serons prêts à prendre les devants.
J'espère que cette mise à jour sur les dépenses prévues dans le Budget principal des dépenses, ainsi que sur nos efforts visant à promouvoir la participation des personnes handicapées et l'élimination des obstacles, aura été utile. J'ai l'assurance qu'elle réaffirme notre engagement à poursuivre ce travail au cours du prochain exercice.
Comme on l'a dit, ma collègue, la ministre Hajdu, et moi serons heureuses de répondre à vos questions.
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NDP (QC)
Thank you, Mr. Chair.
I thank the witnesses for their statements.
Madam Minister, you spoke about improvements to the Registered Disability Savings Plan. That is not clear to me yet. The main estimates show an increase of 44% over the previous fiscal year. The program has existed for ten years, and the participation rate is not very high.
Men are overrepresented at present. How do you think you could increase the participation rate for women? Are you considering reviewing the eligibility criteria? Currently this is based on the disability tax credit, which is not refundable. There are people who do not ask for it, or don't know about it.
I'd like to know how you are going to bring about this increase, please.
Merci, monsieur le président.
Je remercie les témoins de leurs présentations.
Madame la ministre, vous nous avez parlé des améliorations apportées au Régime enregistré d'épargne-invalidité. Ce n'est pas encore clair pour moi. Dans le Budget principal des dépenses, vous prévoyez une augmentation de 44 % par rapport à l'exercice précédent. Le programme existe depuis 10 ans et le taux de participation n'est pas très élevé.
Présentement, les hommes sont surreprésentés. Comment pensez-vous élever le taux de participation des femmes? Envisagez-vous de revoir les critères d'admissibilité? Présentement, c'est basé sur le crédit d'impôt pour personnes handicapées, qui est non remboursable. Il y a des gens qui n'en font simplement pas la demande ou qui ne savent pas que cela leur est destiné.
J'aimerais savoir comment vous allez réaliser cette augmentation, s'il vous plaît.
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Lib. (BC)
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2019-05-07 12:29
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Thank you very much for your question.
It's a problem I'm quite familiar with, and I am deploying major efforts to solve it.
The RDSP has been a game-changer for the financial security of Canadians with disabilities. It has just passed its 10th year, and certainly, in conjunction with the disability tax credit, it could benefit from an updating. That's what we've started. We started it at the CRA on the side of tax policy, with the minister reconstituting the disability advisory committee. Its report is coming out very soon on how we can better serve Canadians through the DTC and related tax measures. Then we recognized that in the meantime, we could address things going on with the RDSP proper. We know that many Canadians who qualify for the DTC do not avail themselves of it, and we're looking to figure out why that is. Is it the group to whom it's targeted? Are there barriers implicit in the program itself? We're looking at that.
I'd say we've made three changes. The first happened several years ago through our government. We made it possible for nurse practitioners to fill out the forms related to qualification for the DTC. That too was a game-changer for many communities that don't have access to doctors or couldn't afford the cost of filling out a form, which again, is a barrier we need to address.
Then this year we made two changes to the RDSP specifically. The first has to do with repayment of grants and bonds when someone no longer becomes eligible for a DTC. We heard loud and clear from the community that was unfair. When they qualified for DTC, they got those grants and bonds. They felt it unfair to have to repay them if they became ineligible, so we've changed that. That will particularly help Canadians with episodic disabilities.
The second one has to do with bankruptcy and protecting RDSPs from seizure in bankruptcy, as RRSPs are.
We're also targeting women with disabilities who qualify for the DTC. Again, I share your concern that the DTC, as a non-refundable tax credit, has limits, because it doesn't benefit those Canadians with disabilities who don't work. We are working with provinces on awareness campaigns. CRA has sent out letters to every eligible Canadian who qualifies for a DTC to raise awareness about the RDSP. We're doing targeted campaigns and outreach within disability communities. We're holding awareness days where people can come in to see if they qualify for this. We're working with banks to see if there's an option for some kind of auto-enrollment.
There's a lot on the table. It's a bit premature for me to tell you much more than that, but I can assure you this issue is one of my pressing top-of-mind, not-so-secret, secret objectives that I want to fix.
Merci beaucoup de votre question.
C'est un problème que je comprends bien et je fais beaucoup d'efforts pour le régler.
Le REEI a changé la donne en ce qui concerne la sécurité financière des Canadiens handicapés. Il vient tout juste de terminer sa 10e année. Chose certaine, il serait avantageux que le régime et le crédit d’impôt pour personnes handicapées soient actualisés. Ce travail est déjà amorcé. Nous avons commencé à travailler avec l’ARC en ce qui concerne la politique fiscale, la ministre ayant reconstitué le Comité consultatif des personnes handicapées. Elle publiera très bientôt son rapport sur les moyens de servir les Canadiens grâce au CIPH et aux mesures fiscales connexes. Ensuite, nous avons reconnu que, entretemps, nous pourrions régler certains problèmes liés au REEI proprement dit. Nous savons que de nombreux Canadiens admissibles au CIPH ne s’en prévalent pas, et nous essayons de comprendre pourquoi. Est-ce à cause du groupe ciblé? Y a-t-il des obstacles implicites dans le programme même? C’est ce que nous essayons de voir.
Nous avons apporté trois changements. Le premier remonte à plusieurs années: le gouvernement a permis aux infirmières praticiennes de remplir les formulaires établissant l'admissibilité au CIPH. Cela aussi a changé la donne dans de nombreuses collectivités qui n’ont pas accès à des médecins et pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer pour faire remplir un formulaire. C'est encore là un obstacle qui doit retenir notre attention.
Cette année, nous avons apporté deux changements au REEI. Le premier concerne le remboursement des subventions et des bons lorsqu’une personne perd son droit au CIPH. Les personnes handicapées ont dénoncé haut et fort cette injustice. Lorsqu’elles étaient admissibles au crédit d'impôt, elles obtenaient ces subventions et ces bons. Elles estimaient qu’il était injuste d'en exiger le remboursement si elles devenaient inadmissibles. Nous avons donc modifié cette règle. Cela aidera plus particulièrement les Canadiens atteints d’invalidités épisodiques.
Le deuxième changement concerne la faillite et vise à protéger les REEI contre les saisies en cas de faillite, tout comme sont protégés les REER.
Nous nous préoccupons également des femmes handicapées qui ont droit au CIPH. Encore une fois, je suis d’accord avec vous pour dire que ce crédit d’impôt non remboursable a ses limites, puisque que, il ne profite pas aux Canadiens handicapés qui ne travaillent pas. Nous travaillons avec les provinces à des campagnes de sensibilisation. L’ARC a envoyé des lettres à tous les Canadiens admissibles au CIPH afin de les informer sur le REEI. Nous menons des campagnes et des activités de sensibilisation ciblées auprès des personnes handicapées. Nous organisons des journées de sensibilisation pendant lesquelles les gens peuvent venir voir s’ils sont admissibles. Nous travaillons avec les banques pour voir s’il y a une possibilité d’inscription automatique.
Il y a beaucoup de fers au feu. Il est un peu prématuré pour moi de vous en dire beaucoup plus, mais je peux vous assurer que cette question est l’un de mes objectifs secrets les plus pressants — pas si secrets, en fait — que je veux atteindre.
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View Brigitte Sansoucy Profile
NDP (QC)
Thank you.
Minister, regarding the Canada Learning Bonds, for those who have a registered education savings plan, there is a 16% increase in the main estimates. This is a complex program that requires a long-term relationship with a financial institution.
I'd like to know how you intend to increase the popularity of the plan, to encourage low-income families that are difficult to convince to open an RESP. Are you planning something to simplify registration? How can we see to it that every child will have access to an education savings plan?
Merci.
Madame la ministre, au sujet des Bons d'études canadiens, pour ceux qui ont des régimes enregistrés d'épargne-études, le Budget principal des dépenses prévoit une augmentation de 16 %. C'est un programme complexe qui demande une relation à long terme avec une institution financière.
Je voulais savoir comment vous pensez accroître la popularité du programme pour inciter les familles à faible revenu, qui sont difficiles à convaincre, d'ouvrir un régime d'épargne-études. Quelque chose est-il prévu pour simplifier l'inscription? Comment s'assurer que chaque enfant peut avoir accès à un compte d'épargne-études?
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Lib. (ON)
I'll build on Carla's comments a little bit about people with disabilities. There's a piece in my portfolio as well that increases eligible grants for services and equipment for students from $8,000 to $20,000. Also...harmonize definition of “disability”, so if there's a severe and permanent disability when studying, a student can receive loan forgiveness. That's just to build on Minister Qualtrough's comments about trying to make sure that we are being thoughtful in terms of supporting people with disabilities in accessing education.
The Canada learning bond is an amazing tool, but you're right, there has been a low uptake. In my mandate letter from the Prime Minister, I was mandated to ask those same questions about why that is. What is it that we're doing wrong as a government, or is it that people don't know about it? Are we not getting to the right people at the right time?
This year the one-millionth child received the Canada learning bond, meaning that one million Canadian families do have that head start. But we know there's more to do. We know there are still about 1.8 million eligible children who are yet to receive the Canada learning bond. That's why we have decided we can't do it alone, and we've launched this call for concepts. We're seeking submissions from partner organizations that often are better suited and are interacting more closely with families that would benefit from receiving the Canada learning bond to see how we can increase awareness and the take-up of this bond in an innovative way.
I talked about this at a local agency in my own community that does a variety of counselling with low-income families, including credit counselling. To be able to use agencies that are embedded in the communities and have those relationships with people who could be benefiting from the Canada learning bond is one of the ideas we've had, thus the call for proposals and concepts.
I look forward to receiving those submissions and working with Canadians all across the country who have a better sense of how we reach families in need.
Je vais m'appuyer sur les propos de Carla Qualtrough au sujet des personnes handicapées. Il y a aussi dans mon portefeuille une mesure qui permet de faire passer de 8 000 $ à 20 000 $ les subventions admissibles pour les services et l’équipement destinés aux étudiants. De plus, il faut harmoniser la définition d’« invalidité », de sorte qu’en cas d’invalidité grave et permanente, un étudiant puisse obtenir une exonération de remboursement de prêt. C’est un simple ajout aux observations de la ministre Qualtrough, qui a dit que nous essayons de ne pas perdre de vue l'aide à apporter aux personnes handicapées pour qu'elles puissent accéder aux études.
Le Bon d’études canadien est un outil formidable, mais vous avez raison de dire qu'il a été peu utilisé. Dans la lettre de mandat que le premier ministre m'a remise, j’ai reçu la charge de poser ces mêmes questions: pourquoi en est-il ainsi? Le gouvernement s'y prend-il mal? Les gens ne sont-ils pas au courant? Ou bien est-ce que nous ne nous adressons pas aux bonnes personnes au bon moment?
Cette année, le millionième enfant a reçu le Bon d’études canadien, ce qui signifie qu’un million de familles canadiennes ont eu droit à ce coup de pouce. Mais nous savons qu’il y a plus à faire. Nous savons qu’il y a encore environ 1,8 million d’enfants admissibles qui n’ont pas encore reçu le Bon d’études canadien. C’est pourquoi nous avons décidé que nous ne pouvons pas y arriver seuls, et nous avons lancé un appel aux idées. Nous sommes à la recherche de propositions d’organisations partenaires qui, souvent, sont mieux adaptées et ont des interactions plus étroites avec les familles qui bénéficieraient du Bon d’études canadien. Nous voulons trouver un moyen novateur d'accroître la sensibilisation et le recours à ce bon d’études.
J’en ai parlé à un organisme local de ma collectivité qui offre divers services de counselling aux familles à faible revenu, y compris en matière de crédit. L’une des idées qu'on nous a proposées est de faire appel aux organismes bien intégrés dans le milieu local et qui ont des relations étroites avec ceux qui pourraient profiter du Bon d’études canadien. D'où l'appel de propositions et d'idées.
J’ai hâte de recevoir les mémoires et de travailler avec les Canadiens de partout qui ont une meilleure idée des moyens à prendre pour joindre les familles dans le besoin.
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Lib. (BC)
One of the things we have been looking at is the issue of wages as well. The notion of a living wage has come up, so they're trying to get a definition of that, given that the costs of living across our country are so divergent.
If I have time for one quick comment to Minister Qualtrough, I think the registered disability savings plan is one of the more creative ones, which was brought in by Jim Flaherty. I think it's been very creative. When I was the minister of children and families in B.C., I was trying to get to the process where everyone, the moment they were designated into that category, would have funding. We placed funding with the Vancouver Foundation to try to do that. For some reason, the Vancouver Foundation's terms of reference didn't allow it to do that.
As you're looking at identifying, I think if somehow we can progressively look at being able to make a payment as soon as people are identified with a qualifying disability, it would make such an incredible difference to those families over the long term.
Nous nous sommes également penchés sur la question des salaires. La notion de salaire convenable a été évoquée, alors on essaie d’en obtenir une définition, étant donné que les coûts de la vie varient beaucoup à l’échelle du pays.
Si j’ai le temps de faire un bref commentaire à l’intention de la ministre Qualtrough, je dirais que le régime enregistré d’épargne-invalidité, qui a été mis en place par Jim Flaherty, est l’un des plus créatifs. Je pense que cela a été très créatif. Lorsque j’étais ministre de l’Enfance et de la Famille en Colombie-Britannique, j’essayais de faire en sorte que toutes les personnes, dès qu’elles étaient inscrites à cette catégorie, reçoivent du financement. Nous avons affecté des fonds à la Fondation de Vancouver pour essayer de faire cela. Pour une raison quelconque, le mandat de la Fondation de Vancouver ne lui permettait pas de le faire.
Comme vous cherchez à identifier les gens, je pense que si nous pouvions, d’une façon ou d’une autre, envisager de verser un paiement dès que les personnes sont identifiées comme ayant une invalidité admissible, cela ferait une énorme différence à long terme pour ces familles.
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View Kerry Diotte Profile
CPC (AB)
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2019-05-07 12:52
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This is for Minister Qualtrough.
According to a CTV article on Monday, your government is planning on cutting a program that employs about 34 people with developmental disabilities, and they're right here on Parliament Hill and they're planning on protesting this. So, what gives?
Ma question s’adresse à la ministre Qualtrough.
Selon un article de CTV de lundi, votre gouvernement prévoit supprimer un programme qui emploie environ 34 personnes ayant une déficience intellectuelle, et elles sont ici même sur la Colline du Parlement et elles prévoient protester. Alors, de quoi s’agit-il?
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Lib. (BC)
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2019-05-07 12:52
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This is a tough one. We have a group of employees with disabilities who we need to transition from one job into something that provides meaningful work. What the ESDC has done is extended the contract for this group of workers for a year so that we can work within our other programming to provide them with meaningful work.
As they were advised, and as we know, the work that they had been previously doing is no longer operationally required. It sounds very cold, but it's not meant to sound that way.
We want to find meaningful work for these workers, so we have extended their contract for a year. During that year, we're also going to work with them and organizations around them to ensure they can transition to other meaningful work because we know that Canadians with disabilities are amongst the most underemployed in our country. We don't want to lose this group of very talented individuals from the workforce.
C’est une question difficile. Nous avons un groupe d’employés handicapés qui doivent passer d’un emploi à un autre qui offre un travail intéressant. EDSC a prolongé d’un an le contrat pour ce groupe de travailleurs afin que nous puissions travailler dans le cadre de nos autres programmes pour leur offrir un travail intéressant.
Comme on leur a dit et comme nous le savons, le travail qu’ils faisaient auparavant n’est plus nécessaire sur le plan opérationnel. Cela semble très froid, mais ce n’est pas censé paraître ainsi.
Nous voulons trouver un emploi intéressant pour ces employés, alors nous avons prolongé leur contrat d’un an. Au cours de cette année, nous allons également travailler avec eux et avec les organisations qui les encadrent pour veiller à ce qu’ils puissent faire la transition vers d’autres emplois intéressants, car nous savons que les Canadiens handicapés sont parmi les personnes les plus sous-employés au pays. Nous ne voulons pas perdre ce groupe de personnes très talentueuses.
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CPC (AB)
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2019-05-07 12:53
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Are you going to address them on Parliament Hill when they protest?
Allez-vous vous adresser à eux sur la Colline du Parlement lorsqu’ils manifesteront?
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Lib. (BC)
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2019-05-07 12:53
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My team and I will talk with them anytime.
Mon équipe et moi sommes disposés à leur parler n’importe quand.
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View Ramesh Sangha Profile
Lib. (ON)
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2019-05-07 12:58
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Thank you very much.
Thank you, Ministers, both of you.
My question is to Minister Qualtrough.
Thank you very much for your Bill C-81. People in the disability communities are very enthusiastic regarding when it becomes the law. As a committee we have done a study on Bill C-81 and now we are doing the study on episodic disabilities, M-192.
Can you give an update to the committee on the steps this government is taking to ensure Canadians with episodic disabilities are provided with the support they need?
Merci beaucoup.
Merci aux deux ministres.
Ma question s’adresse à la ministre Qualtrough.
Merci beaucoup pour votre projet de loi C-81. Les personnes handicapées sont très enthousiastes à l’idée de la loi. Le Comité a étudié le projet de loi C-81 et nous étudions maintenant les invalidités épisodiques et la motion M-192.
Pouvez-vous faire le point sur les mesures que prend le gouvernement pour s’assurer que les Canadiens atteints d’invalidités épisodiques reçoivent le soutien dont ils ont besoin?
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View Carla Qualtrough Profile
Lib. (BC)
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2019-05-07 12:59
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Thank you.
First of all, we wanted to make sure that episodic disabilities were reflected and included in Bill C-81, which is definitely part of the definition. Second of all, we support the private member's bill. We really respect the work you all have done on your report. I look forward to provide our government response in the weeks to come, and of course, as I mentioned earlier about the RDSP, removing the requirement to pay back grants and bonds will significantly impact eligibility for individuals with episodic disabilities. It's a big deal for them. That's the quick list.
Merci.
Tout d'abord, nous voulions nous assurer que les invalidités épisodiques étaient prises en compte et incluses dans le projet de loi C-81, ce qui fait certainement partie de la définition. Deuxièmement, nous appuyons le projet de loi d'initiative parlementaire. Nous respectons vraiment le travail que vous avez tous fait à l'égard de votre rapport. J'ai hâte de fournir la réponse de notre gouvernement dans les semaines à venir et, bien sûr, comme je l'ai mentionné plus tôt au sujet du REEI, l'élimination de l'obligation de rembourser les subventions et les bons aura une incidence importante sur l'admissibilité des gens souffrant d'invalidités épisodiques. C'est très important pour eux. Voilà la courte liste.
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Lib. (NB)
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2019-05-07 13:13
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Thank you, Mr. Chair. Thank you to everyone coming in this afternoon.
Mr. Robidoux, Minister Qualtrough was in and we were talking about Bill C-81. I was wondering, can you elaborate on the progress that has been made on the preconsultation phase so far?
Merci, monsieur le président. Merci à tous d'être venus cet après-midi.
Monsieur Robidoux, la ministre Qualtrough était là et nous parlions du projet de loi C-81. Je me demandais si vous pouviez nous en dire davantage sur les progrès qui ont été réalisés jusqu'à maintenant dans la phase des consultations préalables.
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-05-07 13:14
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We've just begun those discussions and this outreach. As you are aware, we are fully supporting the legislation being considered in the Senate. We're also engaged in the staffing for the key position to support CASDO and the accessibility officers.
In terms of the preconsultation, we've engaged with stakeholder organizations to identify which areas they see as priorities and to begin that discussion that would inform the work that CASDO will do once it's established.
It's early discussions, but it is all to prepare for when Bill C-81 has received royal assent, so that CASDO is in a position to start its work immediately.
Nous venons tout juste de commencer ces discussions et cette sensibilisation. Comme vous le savez, nous appuyons sans réserve le projet de loi à l'étude au Sénat. Nous sommes également engagés dans la dotation du poste clé pour appuyer l'Organisation canadienne d’élaboration des normes d’accessibilité et les agents chargés de l'accessibilité.
Pour ce qui est de la consultation préalable, nous avons consulté les organisations intéressées pour déterminer les domaines qu'elles considèrent comme prioritaires et amorcer la discussion qui éclairera le travail que l'Organisation canadienne d’élaboration des normes d’accessibilité fera une fois qu'elle sera créée.
Il s'agit de discussions préliminaires, mais il s'agit de se préparer au moment où le projet de loi C-81 aura reçu la sanction royale, afin que l'Organisation canadienne d’élaboration des normes d’accessibilité soit en mesure de commencer son travail immédiatement.
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Lib. (NB)
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2019-05-07 13:14
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With respect to the CASDO board appointment process, can you give us an update there? Are there any new developments on that?
En ce qui concerne le processus de nomination au conseil d'administration de l'Organisation canadienne d’élaboration des normes d’accessibilité, pouvez-vous faire le point à ce sujet? Y a-t-il du nouveau à ce sujet?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-05-07 13:14
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The notice of the positions has been posted. I think it closed about a week ago. We are now reviewing candidates and we're hoping to be in a position to appoint people once the bill has received royal assent.
Obviously, we cannot proceed with appointments until the organization is created, and that will require legislation. We are doing the work so that we're in a position to move with these appointments.
L'avis concernant les postes a été affiché. Je crois que la date de clôture était la semaine dernière. Nous examinons actuellement les candidatures et nous espérons être en mesure de nommer des gens une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale.
De toute évidence, nous ne pouvons pas procéder à des nominations tant que l'organisation n'aura pas été créée, et cela nécessitera une loi. Nous faisons le travail pour être en mesure de procéder à ces nominations.
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Lib. (NB)
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2019-05-07 13:15
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Are you able to give us any insight or elaborate at all on the application process? Did it exceed...? Did you have lots of applicants? Were you looking for a more diverse...?
Pouvez-vous nous donner des précisions sur le processus de demande? A-t-il dépassé... Avez-vous reçu beaucoup de demandes? Vouliez-vous une plus grande diversité...
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-05-07 13:15
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It was posted in the other GIC appointments in an accessible manner, obviously. We did outreach with stakeholder organizations and other interested parties where we thought there could be good talent. We feel very comfortable that we have a good set of talented individuals who have put their names forward.
Il a été affiché dans les autres nominations par le gouverneur en conseil de façon accessible, évidemment. Nous avons fait de la sensibilisation auprès des organisations d'intervenants et d'autres parties intéressées où nous pensions qu'il pourrait y avoir des gens talentueux. Nous sommes convaincus d'avoir un bon groupe de personnes talentueuses qui ont posé leur candidature.
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Lib. (NB)
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2019-05-07 13:17
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Okay, thank you.
Finally, the minister mentioned that the department is doing a review of the DTC RDSP to improve uptake. This committee recommended in its report on motion M-192 that the government consider ensuring that those who are eligible for CPP disability be eligible for the DTC.
Is that something the department is looking at as part of its review of these programs?
D'accord, merci.
Enfin, la ministre a mentionné que le ministère procède à un examen du REEI du CIPH afin d'en améliorer l'adoption. Dans son rapport sur la motion M-192, le Comité a recommandé que le gouvernement envisage de faire en sorte que les personnes admissibles aux prestations d'invalidité du RPC soient admissibles au CIPH.
Est-ce quelque chose que le ministère examine dans le cadre de son examen de ces programmes?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-05-07 13:18
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The department is looking at all options, but as it stands now, the eligibility for the RDSP is tied to DTC. That hasn't changed. The government hasn't made changes to this.
As Minister Qualtrough has indicated, they may change the RDSP to allow people to keep their account in cases where they lose eligibility. It's already a measure that will facilitate people who have episodic disabilities keeping their funding and the access to their accounts.
Le ministère examine toutes les options, mais à l'heure actuelle, l'admissibilité au REEI est liée au CIPH. Cela n'a pas changé. Le gouvernement n'a pas apporté de changements à cet égard.
Comme l'a indiqué la ministre Qualtrough, il se peut que l'on modifie le REEI pour permettre aux gens de conserver leur compte lorsqu'ils perdent leur admissibilité. Il s'agit déjà d'une mesure qui aidera les personnes ayant une invalidité épisodique à conserver leur financement et l'accès à leur compte.
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-05-07 13:18
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Also, as she mentioned, it's so that they can keep their RDSP in case of bankruptcy.
Those were the new measures that the government has put forward.
At this point, the eligibility remains linked to the DTC.
De plus, comme elle l'a mentionné, c'est pour qu'ils puissent conserver leur REEI en cas de faillite.
Voilà les nouvelles mesures que le gouvernement a proposées.
À ce stade, l'admissibilité demeure liée au CIPH.
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Lib. (PE)
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2019-05-07 13:37
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Thank you.
I want to continue on with my colleague's line of questions with regard to supporting employment for persons with intellectual disabilities. It's one of the issues that tug at you as a member of Parliament. Often I'll have a family member arrive in my office to talk about their desire to see their child find meaningful employment that can sustain them.
If you don't have this information now, then perhaps you could submit it to the committee. I'm wondering if you could briefly tell us about the areas in government or the supports that would either assist an individual with an intellectual disability find employment within the government—there was some reference made earlier, on the disability side, that we would have a designated number or an increase in the number of opportunities for youth—or the support programs that would assist an employer in hiring an individual with an intellectual disability.
Merci.
J'aimerais poursuivre dans la même veine que mon collègue au sujet du soutien à l'emploi pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. C'est l'un des problèmes qui assaillent les députés. Il arrive souvent qu'un proche se pointe à mon bureau pour me dire qu'il aimerait bien que son enfant trouve un emploi intéressant pour se faire vivre.
Si vous n'avez pas ces renseignements maintenant, vous pourriez peut-être les transmettre plus tard au Comité. Je me demande si vous pourriez nous dire un mot des secteurs du gouvernement ou des mesures de soutien qui pourraient aider une personne ayant une déficience intellectuelle à trouver de l'emploi au sein du gouvernement — on a dit tout à l'heure que nous aurions un nombre désigné de personnes handicapées ou une augmentation du nombre de possibilités pour les jeunes — ou des programmes de soutien pour aider les employeurs à embaucher une personne ayant une déficience intellectuelle.
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Graham Flack
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Graham Flack
2019-05-07 13:38
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In terms of federal hiring programs [Technical difficulty—Editor] program as well, many of the ones we've talked about, there have been efforts to improve the hiring of individuals with disabilities, but I don't believe we have the specifics of targets for individuals with intellectual disabilities. The numbers I'd be able to give you on the Canada summer jobs or student work-integrated learning programs would be around disability as a whole. I wouldn't be able to unbundle it.
Pour ce qui est des programmes d'embauche fédéraux [Difficultés techniques] également, bon nombre de ceux dont nous avons parlé ont mobilisé des efforts pour l'amélioration de l'embauche de personnes handicapées, mais, que je sache, nous n'avons pas de cibles précises pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Les chiffres que je pourrais citer sur Emplois d'été Canada ou les programmes d'apprentissage intégré au travail pour les étudiants concerneraient l'ensemble des personnes handicapées. Je ne pourrais pas les dégrouper.
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 8:58
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Thank you, Karen.
I have submitted a written brief and hope everybody has had an opportunity to read it. It has been rare for DAWN to do this in advance, but I have done it this time. I hope the members of the committee had a chance to review it.
Today I want to quickly go through its points and to add that there are some new things in my speaking notes, including a reminder about state party obligations; intersectional analysis—albeit I feel that with some of the other witnesses we are going to get some good intersectional analysis, as we already have from the first witness—and an end note that I've added on the vulnerable persons standard as it applies to medical assistance in dying.
Just as a reminder to the committee and the Government of Canada, there are state obligations under both the Convention on the Rights of People with Disabilities and the Convention on the Elimination of Discrimination Against Women specifically for women and girls with disabilities—and again, it's to remind us to investigate, prosecute and punish acts of violence and to leave no space for potential abuse or exploitation of persons with disabilities.
That is just a very quick highlight of what's in my speaking notes.
Regarding intersectional analysis, among the things I want to note is that I appreciate the first witness's reference to the labelling of “senior” as a problematic way to see women with disabilities. Women with disabilities are not a homogenous group. There's a very broad range of considerations; again, the intersectional analysis is quite critical here.
In the very limited research we were able to find on black women, for example, with disabilities, there was a study in Ontario from April 2011. Again, rather than go into the details—because I'm very aware of this time thing and want to focus on some other issues—I'd like to remind everyone that there are many barriers that an older black woman with a disability would face that would be very specific to that intersection.
Specifically, I also wanted to remind us that we are in a time of truth and reconciliation and that it's very important for us to be especially mindful of ways that we can improve our presence on this land today. It's a time for truth and reconciliation and for letting ourselves also consider the needs of older indigenous sisters, in particular, today and consider how we can make reparations and make their lives better for future generations.
To go into the details of DAWN's submission on access to transportation, research indicates that women with disabilities are more likely to be the target of sexual assaults in transit environments. In terms of accessible or specialized transit usage among women with disabilities, the risk increases with the severity of disability. A lack of access to information about transportation and travel, coupled with limited financial assistance, prevents women with disabilities from fully participating in social life. Of the women who report either a severe or very severe disability, 46% report difficulty in using public or specialized transportation. For women in the north, of course, this is particularly true.
In terms of access to health care, the emerging issue that I want to point to, because of the very specific focus of DAWN Canada, is the tension between the Convention on the Rights of Persons with Disabilities and Canada's medical assistance in dying act. Many have argued that the act itself is a violation of Canada's obligations concerning disability and the right to life.
Advocates fear that the act fails to account for the reasons many women with disabilities may seek out assisted dying, which include underfunded palliative and disability support programs, social isolation, a lack of access to needed services and supports—suicide prevention, addictions treatment, trauma-informed services—and because disability still remains stigmatized and undervalued.
In the context of housing and institutionalization, let me add a reminder that the reality is that many senior women who have a disability are homeless, and while women in general are more likely than men to experience poverty, aboriginal women with disabilities, older women, women of colour, and immigrant and refugee women are the most affected by housing issues.
Because of a lack of adequate supported housing in the community, women with disabilities are also at risk for various forms of institutionalization—in group homes, hospitals and long-term care facilities. Additionally, incarceration remains a reality for many women with disabilities who are undiagnosed and therefore untreated. For example, it has been estimated that 40% of Ontario's population of incarcerated women have a history of traumatic brain injury sustained before they committed their first crime.
Access to justice and high rates of victimization against women with disabilities indicate that there are significant gaps with respect to their safety and access to justice. In the review of 120 cases, law enforcement was notified in 96% of these cases, yet only 55% of cases resulted in charges, and only 25% resulted in an assailant being found guilty. In another study looking at sexual assault in nursing homes, only 5% of these cases were prosecuted. Again, for context, we're talking about the low rates of prosecution and the high rates of sexual assault in institutions.
I'll turn to my concluding recommendations, and again there were certainly some excellent ones from the first witness that I really appreciate, which I missed, including focusing on the caregiving piece. I really appreciate that, because unpaid caregiving is something that many older women with disabilities are doing. It's been well documented that there's an overburden of caring for others.
This brief presents research that is relevant to women with disabilities and that has policy implications for older women. In order to ensure that senior women with disabilities, inclusive of race, ethnicity, indigeneity, sexual identity, class and geographic location, are fully included in a social policy and programs, DAWN Canada recommends the following.
We recommend that Canada respect its commitments under the CEDAW and CRPD and other treaties with respect to older women in Canada; that the recommendations of the study focus on the most marginalized seniors using a GBA+ intersectional analysis; that monitoring mechanisms be in place in group homes and institutions to ensure that women are safe and can report incidents of abuse and sexual assault and are supported to do so—I can't emphasize enough how problematic it is that in Canada we do not have institutional monitoring and that we have so much resistance to this idea—that senior women be supported at all stages of reporting sexual assault and abuse; that there be funding for improved availability of adapted and public transportation—
Let's be really clear. In rural and northern communities, this simply doesn't happen; the isolation of seniors in rural communities is a huge and deep concern, and should be for all Canadians.
Furthermore, we recommend that service providers in health care, social services and victim services be educated about the needs across the intersections of senior women with disabilities; that research and policy related to senior women include a disability lens and, most critically, an intersectional lens; that implementation of the medical assistance in dying act be monitored under the vulnerable persons standard to ensure that senior women, in particular women with disabilities, are not subject to coercion.
Merci, madame la présidente.
J'ai remis un mémoire écrit et j'espère que tout le monde a eu l'occasion de le lire. Il est rare que le Réseau d'action des femmes handicapées, ou RAFH, prépare un mémoire à l'avance, mais je l'ai fait cette fois-ci. J'espère que les membres du Comité ont eu l'occasion d'en prendre connaissance.
Aujourd'hui, je veux passer rapidement en revue les points qu'il comprend et ajouter certaines informations qui figurent dans mes notes d'allocution. Je veux notamment faire un rappel concernant les obligations de l'État, parler de l'analyse intersectionnelle — bien que je pense que nous obtiendrons une bonne analyse intersectionnelle de la part des autres témoins, comme nous en avons déjà eu une du premier témoin — et, à titre de mot de la fin, faire un ajout concernant les normes relatives aux personnes vulnérables dans le domaine de l'aide médicale à mourir.
Je tiens à rappeler au Comité et au gouvernement fédéral que l'État a des obligations en vertu de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, particulièrement des femmes et des filles ayant des handicaps. Je vous rappelle qu'il faut faire enquête sur les actes de violence afin d'entamer des poursuites et de punir ces actes, et ne laisser aucune place à la maltraitance ou à l'exploitation potentielles des personnes handicapées.
Ce n'est qu'un aperçu de ce qui se trouve dans mes notes d'allocution.
En ce qui concerne l'analyse intersectionnelle, je tiens à indiquer que je suis sensible à la remarque que le premier témoin a faite sur le fait que l'étiquette d'« aîné » est une manière problématique de voir les femmes handicapées. Ces dernières ne forment pas un groupe homogène. Un large éventail de considérations entrent en ligne de compte. Ici encore, l'analyse intersectionnelle joue un rôle crucial.
Dans le peu de recherches que nous avons pu trouver sur les femmes noires ayant un handicap, par exemple, figurait une étude réalisée en Ontario en avril 2011. Ici encore, plutôt que d'entrer dans les détails, étant donné que je sais que le temps m'est compté et que je veux mettre l'accent sur d'autres points, je voudrais rappeler à tous que les femmes âgées noires ayant un handicap sont confrontées à de nombreux obstacles propres à cette intersection.
Je voulais notamment rappeler que nous sommes en une ère de vérité et de réconciliation, et qu'il est très important que nous portions une attention particulière aux manières dont nous pouvons améliorer notre présence sur cette terre aujourd'hui. En cette ère de vérité et de réconciliation, nous devons aussi prendre en compte les besoins des soeurs autochtones âgées aujourd'hui, et voir comment nous pouvons offrir une réparation et améliorer leur vie pour les générations futures.
Pour en venir aux détails sur le mémoire du RAFH sur l'accès aux transports, les recherches indiquent que les femmes handicapées sont plus susceptibles d'être la cible d'agressions sexuelles dans le transport en commun. En ce qui concerne l'utilisation du transport en commun accessible ou spécialisé chez les femmes handicapées, le risque augmente avec la gravité du handicap. Le manque d'accès à l'information sur les transports et les déplacements, combiné avec l'aide financière limitée, empêche les femmes handicapées à participer pleinement à la vie sociale. Des femmes ayant déclaré un handicap grave ou très grave, 46 % disent éprouver de la difficulté à utiliser le transport public ou spécialisé. C'est particulièrement vrai chez celles qui vivent dans le Nord, bien entendu.
Au chapitre de l'accès aux soins de santé, je tiens à mettre en lumière le problème émergent de l'incompatibilité entre la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la loi canadienne sur l'aide médicale à mourir, puisqu'il s'agit du point de mire du RAFH. Nombreux sont ceux qui ont fait valoir que la loi elle-même est une violation des obligations du Canada en matière de handicap et de droit à la vie.
Les défenseurs des droits de la personne craignent que la loi puisse faire fi des motifs pour lesquels de nombreuses femmes handicapées pourraient réclamer l'aide médicale à mourir, notamment le sous-financement des programmes de soins palliatifs et de soutien aux personnes handicapées, l'isolement social, le manque d'accès aux services et aux soutiens nécessaires — comme la prévention du suicide, la lutte contre la dépendance et les services tenant compte des traumatismes —, et le fait que le handicap demeure encore stigmatisé et déconsidéré.
Dans le domaine du logement et de l'institutionnalisation, permettez-moi de rappeler qu'un grand nombre de femmes handicapées sont sans abri, et même si les femmes sont plus susceptibles de souffrir de la pauvreté que les hommes, les femmes autochtones handicapées, âgées, de couleur, immigrantes et réfugiées sont particulièrement touchées par les problèmes de logement.
En raison d'un manque de logements adéquatement soutenus dans la communauté, les femmes handicapées risquent davantage de faire l'objet de diverses formes d'institutionnalisation dans des foyers de groupes, des hôpitaux et des établissements de soins de longue durée. Qui plus est, l'incarcération demeure une réalité pour bien des femmes handicapées qui n'ont pas reçu de diagnostic et qui ne sont donc pas traitées. Par exemple, on estime que 40 % de la population carcérale féminine de l'Ontario avaient subi une lésion cérébrale avant de commettre leur premier crime.
L'accès à la justice et les taux élevés de victimisation des femmes handicapées montrent qu'il existe des lacunes importantes sur les plans de la sécurité et de l'accès à la justice pour ces femmes. Après avoir examiné 120 dossiers, on a constaté que les organismes d'exécution de la loi avaient été avisés dans 96 % des cas, mais que des accusations avaient été portées dans seulement 55 % des cas et qu'à peine 25 % des procès s'étaient conclus sur une déclaration de culpabilité de l'assaillant. Selon une autre étude sur les agressions sexuelles dans les centres de soins, à peine 5 % des cas donnaient lieu à des poursuites. Ici encore, pour mettre les choses en contexte, nous parlons de faibles taux de poursuites et de taux élevés d'agressions sexuelles dans les établissements.
Je conclurai en présentant des recommandations, soulignant ici encore que le premier témoin en a formulé d'excellentes que j'ai beaucoup aimées et que j'ai omises, notamment celle sur les aidants familiaux. Je suis très sensible à la question, car bien des femmes âgées handicapées prennent soin d'un proche sans être rémunérées. C'est un fait amplement prouvé que ceux qui prennent soin des autres sont surchargés de travail.
Ce mémoire présente des recherches qui concernent les femmes handicapées et qui ont des implications stratégiques pour les femmes âgées. Pour que les femmes âgées ayant un handicap, sans égard à la race, à l'ethnicité, à l'appartenance autochtone, à l'identité sexuelle, à la classe et au lieu géographique, soient pleinement incluses dans les politiques et les programmes sociaux, le RAFH recommande ce qui suit.
Nous recommandons que le Canada respecte les engagements pris au titre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et d'autres traités relatifs aux femmes âgées au Canada; que les recommandations de l'étude portent sur les aînés les plus marginalisés en s'appuyant sur une analyse comparative entre les sexes plus intersectionnelle; que des mécanismes de surveillance soient instaurés dans les foyers de groupe et les établissements pour faire en sorte que les femmes soient en sécurité et puissent signaler les cas d'agression sexuelle tout en étant soutenues dans leurs démarches. Je ne saurais trop insister sur le fait qu'il est très problématique qu'il n'y ait pas de surveillance dans les établissements et qu'il y ait tant de résistance à cet égard au Canada. Les femmes âgées doivent être soutenues à toutes les étapes du signalement d'une agression sexuelle ou de maltraitance. Nous recommandons aussi d'accorder du financement pour améliorer l'accès aux transports adaptés et publics.
Soyons très clairs: dans les communautés rurales et du Nord, il n'y a tout simplement pas de transports. L'isolement des aînés dans ces communautés est un problème grave et profond qui devrait préoccuper tous les Canadiens.
En outre, nous recommandons d'éduquer les fournisseurs de services de soins de santé, de services sociaux et de services aux victimes au sujet des besoins pour toutes les intersections de femmes âgées ayant un handicap; que la recherche et les politiques relatives aux femmes âgées tiennent compte des handicaps et, surtout, de l'intersectionnalité; et que la mise en oeuvre de la loi sur l'aide médicale à mourir soit surveillée en fonction des normes relatives aux personnes vulnérables afin de veiller à ce que les femmes âgées, et particulièrement celles qui ont un handicap, ne fassent l'objet d'aucune contrainte.
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Helen Kennedy
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Helen Kennedy
2019-05-02 9:06
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Thank you very much for this opportunity.
Egale was founded in 1986 and is Canada's only national charity that seeks to improve the lives of LGBTQI2S people by informing public policy, inspiring cultural change and promoting equal rights and inclusion through research, education and community engagement.
Our mandate encompasses advancing gender equality for LGBTQI2S women—that's lesbian, bi, trans, queer, intersex and two-spirit women—as we recognize that they often experience greater inequalities due to intersectional identities and therefore encounter compounded discrimination on the basis of both sexual orientation and gender identity.
Because we're short on time—I only have seven minutes—I'm jumping right to my recommendations and I'm going to come back, then, to the main piece of the presentation. These are the recommendations that Egale is making to address our concerns.
We recommend the development of a national research and knowledge hub for gender equality, which will facilitate the mainstreaming of LGBTQI2S women within domestic public policy. We recommend that this include the formation of a national steering committee for LGBTQI2S women's rights.
The steering committee, led and organized by a national LGBTQI2S organization such as our own, will identify research and programmatic needs for LBGTQI2S women that align with Status of Women Canada's three priority areas and provide guidance on the research projects that ensures they employ a GBA+ analysis.
We will offer input on the development and improvement of programs/initiatives based on the research findings. We would foster partnerships with local and grassroots organizations to carry out research programs and initiatives and practise results-based management to assess the effectiveness of the programs and initiatives. We would also discuss current issues and policy developments impacting gender equality for LGBTQI2S women in Canada.
We would also recommend a national gender-affirming health care strategy that models the work and approach of Trans Care BC to ensure that there is comprehensive health care for older and aging women trans and gender-diverse non-binary communities that is physically and economically accessible and addresses their wide-ranging health care needs.
We would recommend that we incorporate within the new health accord measures that help to assess and integrate the health care needs of LGBTQI2S women and the broader community, including funding specifically allocated to services that tend to the mental health needs of diverse members of our community.
We would recommend that we ensure that Bill C-81, the accessible Canada act, incorporate measures to address barriers that disproportionately impact members of our community who are living with disabilities, including ensuring that there are safe spaces in health care settings. These include requiring health care colleges—for example, nurses, social workers, etc.—to have frameworks in place to protect members of our LGBTQI2S service users and mandatory competency training in LGBTQI2S issues.
We would recommend a non-discriminatory intake and sign-up forms as well as processes in all health care services in order for our community clients to feel recognized and welcome. More competency and inclusion training in LGBTQI2S issues should be mandatory for all service providers, especially in the long-term care sector.
Jumping back to the reasons why we're making these recommendations, despite the advances in women's health in Canada, significant disparities of equality continue to affect members of the lesbian, bi, trans, queer, intersex and two-spirit older and aging community of women. It's particularly true in the area of access to social resources and the consequences of this lack of access.
There is also an immediate need for intersectional research that currently involves women to include LGBTQI2S older and aging women. The recognition of intersectionality and varying social locations is crucial to facilitating positive aging experiences and good end-of-life care.
Within Canada's aging population, there is significant heterogeneity not only in age, but also in terms of other social determinants and social locations. Sexual orientation and gender identity are key determinants in health, particularly when it comes to discrimination and social inclusion. The intersection of age, gender identity and sexual orientation is an important consideration, given the potential for the layering of ageism with discrimination. In the Canadian context, a need for targeted research with and on diverse groups has been recognized.
Despite efforts to be inclusive, the traditional focus of Canadian health research on women assumes that all women, regardless of age, cultural background, geographical location, socio-economic status, religion, sexual orientation and gender identity and categories of difference, share exactly the same experiences, views and priorities. We know this is not the case. The significant absence of disaggregated data and existing research on experiential and structural impacts of discrimination is felt by LBTQI2S women, both globally and in Canada.
It's also of particular concern for research involving LBTQI2S women. Women, seniors, sexual orientation and gender identity minorities continue to suffer from a lack of intersectional research in Canada. An intersectional approach is necessary so the full range of vulnerabilities, experiences and issues of diverse women are not obscured. The issues and priorities of many of our vulnerable women, including members of other groups, are usually excluded from mainstream women's health research.
Older LBTQI2S women are more likely impacted by social exclusion. Social exclusion has been linked to a wide range of issues, including poverty, poor mental and physical health, a lack of education and lack of political participation. There are no—
Merci beaucoup pour l'invitation.
Égale a été fondé en 1986. Il s'agit du seul organisme de bienfaisance national au Canada qui a pour but d'améliorer la vie des personnes LGBTQI2S en contribuant à l'élaboration de politiques d'intérêt public, en inspirant un changement de culture et en faisant la promotion de l'égalité des droits et de l'inclusion au moyen de la recherche, de la sensibilisation et de la mobilisation communautaire.
Un de nos objectifs est de faire avancer l'égalité entre les sexes pour les femmes LGBTQI2S — c'est-à-dire les femmes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, allosexuelles, intersexuées et bispirituelles —, car nous reconnaissons qu'elles font souvent l'objet d'inégalités exacerbées par leurs identités intersectionnelles et qu'elles sont victimes d'une plus grande discrimination fondée à la fois sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Étant donné que nous avons peu de temps — j'ai seulement droit à sept minutes —, je vais passer tout de suite à nos recommandations. Je reviendrai ensuite au corps de mon exposé. Égale fait les recommandations suivantes pour répondre à ses préoccupations.
D'abord, nous recommandons la mise sur pied d'un centre de recherche et de connaissance sur l'égalité entre les sexes, qui facilitera l'intégration des femmes LGBTQI2S dans les politiques nationales d'intérêt public. Nous recommandons aussi que ce centre inclue un comité de direction national centré sur les droits des femmes LGBTQI2S.
Le comité de direction sera dirigé et organisé par un organisme national voué à la communauté LGBTQI2S, tel que le nôtre. Il cernera les besoins en matière de recherche et de programmes axés sur les femmes LGBTQI2S qui correspondent aux trois secteurs prioritaires de Condition féminine Canada. Il donnera également des conseils pour veiller à la mise en œuvre de l'analyse comparative entre les sexes plus dans les projets de recherche.
Nous fournirons des commentaires sur la création et l'amélioration de programmes et d'initiatives fondés sur les résultats de recherche. Nous établirons des partenariats avec des organisations locales et communautaires afin de mener des initiatives et des programmes de recherche et de mettre en place une gestion axée sur les résultats dans le but d'évaluer l'efficacité de ces programmes et de ces initiatives. De plus, nous discuterons d'enjeux actuels et de faits nouveaux sur le plan des politiques ayant des répercussions sur l'égalité entre les sexes pour les femmes LGBTQI2S au Canada.
Ensuite, nous recommandons la mise en place d'une stratégie nationale en matière de soins de santé liés à l'affirmation du genre modelée sur le travail et l'approche de Trans Care BC. Cette stratégie visera à faire en sorte que les femmes transgenres âgées et vieillissantes, ainsi que les personnes non binaires et de diverses identités de genre ont accès à des soins de santé complets, à ce que ces soins soient physiquement et économiquement accessibles, et à ce qu'ils répondent à leur vaste gamme de besoins en matière de soins de santé.
De plus, nous recommandons d'intégrer dans le nouvel accord sur la santé des mesures qui aideront à évaluer et à inclure les besoins en matière de soins de santé des femmes LGBTQI2S et de l'ensemble de la communauté. Ces mesures doivent comprendre l'allocation de fonds à des services qui répondent précisément aux besoins en santé mentale des divers membres de notre communauté.
Aussi, nous recommandons de veiller à ce que le projet de loi C-81, la loi sur l'accessibilité au Canada, comprenne des mesures relatives aux obstacles qui ont une incidence disproportionnée sur les membres de notre communauté vivant avec un handicap. Cela comprend la présence de lieux sûrs dans les établissements de soins de santé, l'obligation pour les écoles offrant des programmes de soins de santé — par exemple, pour les infirmières et les travailleurs sociaux — de mettre en place des cadres de protection pour les membres de la communauté LGBTQI2S qui utilisent les services, ainsi que de la formation obligatoire sur les compétences liées aux enjeux touchant les personnes LGBTQI2S.
En outre, nous recommandons la création de formulaires d'accueil et d'inscription non discriminatoires, ainsi que la mise en place de processus qui reconnaissent tous les membres de notre communauté et qui leur permettent de se sentir bien accueillis. Aussi, tous les fournisseurs de service devraient recevoir plus de formation obligatoire sur l'inclusion et sur les compétences liées aux enjeux touchant les personnes LGBTQI2S, surtout dans le secteur des soins à long terme.
Je reviens maintenant aux raisons pour lesquelles nous faisons ces recommandations. Malgré les progrès qui ont été réalisés dans le domaine de la santé des femmes au Canada, des écarts importants sur le plan de l'égalité continuent à avoir une incidence sur les femmes âgées et vieillissantes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, allosexuelles, intersexuées et bispirituelles. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne l'accès aux ressources sociales et les conséquences du manque d'accès.
Il faut aussi absolument que les recherches intersectionnelles qui incluent actuellement les femmes intègrent immédiatement les femmes LGBTQI2S âgées et vieillissantes. La reconnaissance de l'intersectionnalité et de la diversité des situations sociales est essentielle à la création d'expériences de vieillissement positives et de soins de fin de vie de qualité.
Il y a beaucoup d'hétérogénéité au sein de la population vieillissante du Canada, non seulement sur le plan de l'âge, mais aussi d'autres déterminants sociaux et d'autres facteurs liés à la situation sociale. L'orientation sexuelle et l'identité de genre constituent des déterminants clés de la santé, particulièrement en ce qui touche la discrimination et l'inclusion sociale. La conjonction de l'âge, de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle est un élément important à considérer, étant donné le risque que l'âgisme vienne s'ajouter aux autres motifs de discrimination. Au Canada, on reconnaît qu'il est nécessaire de mener des recherches ciblées auprès et au sujet de groupes divers.
Malgré les efforts déployés pour les rendre inclusives, les recherches menées au Canada sur la santé des femmes tiennent pour acquis que toutes les femmes, peu importe leur âge, leurs antécédents culturels, leur emplacement géographique, leur situation socioéconomique, leur religion, leur orientation sexuelle, leur identité de genre et leurs autres différences, ont exactement les mêmes expériences, les mêmes opinions et les mêmes priorités. Nous savons que c'est faux. L'absence notable de données ventilées et de recherche sur les répercussions expérientielles et structurelles de la discrimination a des effets sur les femmes LBTQI2S, et ce, tant au Canada qu'à l'échelle mondiale.
C'est aussi une préoccupation particulière par rapport aux recherches qui incluent les femmes LBTQI2S. Les femmes, les aînés, ainsi que les minorités d'orientation sexuelle et d'identité de genre continuent à ressentir les effets d'un manque de recherche intersectionnelle au Canada. Il faut adopter une approche intersectionnelle afin que l'ensemble des points vulnérables, des expériences et des difficultés de femmes diverses soient mis au jour. Normalement, les difficultés et les priorités de nombre de femmes vulnérables, y compris des membres d'autres groupes, sont exclues de la recherche générale sur la santé des femmes.
Les femmes aînées LBTQI2S sont plus à risque d'être touchées par l'exclusion sociale. Des liens ont été établis entre l'exclusion sociale et une vaste gamme de difficultés, y compris la pauvreté, les problèmes de santé mentale et physique, un faible niveau de scolarité et une absence de participation politique. Il n'y a pas de...
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Chaneesa Ryan
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Chaneesa Ryan
2019-05-02 9:18
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Gaps in information exist, making it difficult to understand the full extent of the problematic prevalence of disabilities in indigenous communities. However, due to complex social, cultural and historical factors and the increased prevalence of chronic conditions, mental health issues, depression, substance abuse and rates of violence, it's safe to conclude that indigenous peoples are more likely to experience disability compared with their non-indigenous counterparts.
Due to the intersectionality of indigenous status and disability status, indigenous people with disabilities in Canada represent a marginalized community within a marginalized population. The biggest challenge for seniors with disabilities is economic insecurity, particularly for those whose disabilities affected their employment and in turn their ability to accumulate savings for retirement.
Part of the poor health outcomes and disability rates of this population can be attributed to the increased likelihood of low educational attainment, low employment rates, low incomes and disproportionate and chronic poverty that impact indigenous people across their life course. Research has indicated that indigenous seniors experience substantially higher poverty rates than the national average, with approximately 25% of indigenous seniors living in poverty compared with 13% of non-indigenous seniors.
Despite the growing demand for culturally safe community-based supports and services for older indigenous populations in Canada, the current infrastructure and services are lacking and inadequate. For example, 44% of first nations people aged 55 and older require one or more continuing care services. However, fewer then 1% have access to long-term care facilities on reserve. As a result, some health challenges may go unnoticed until they are exacerbated and complicated, requiring an emergency room visit or hospital admission.
When members of the indigenous community inevitably require more supports and services, they are forced to leave their communities to access long-term care that is often hundreds if not thousands of kilometres away. These individuals are not only forced to leave their homes but are also moved away from their families, their language, their cultures and their traditional country foods. The impact of being forced to move away from their community to access services can be very traumatizing and trigger traumatic experiences from childhood, such as forced relocation, the residential school system and the sixties scoop.
The challenges surrounding continuing care within indigenous communities are partially due to the convoluted and overlapping nature of the responsibilities, policies and jurisdictions of different levels of government. The responsibility for and provision of health care are currently shared by federal, provincial and territorial governments. As the framework is complicated and ambiguous, many older indigenous people experience difficulty navigating the system and accessing adequate support services and care.
Des lacunes en matière d'information existent, ce qui fait qu'il est difficile de comprendre l'ampleur de la prévalence problématique des handicaps dans les collectivités autochtones. Cependant, en raison de facteurs sociaux, culturels et historiques complexes et de la prévalence accrue des maladies chroniques, des problèmes de santé mentale, de dépression, de toxicomanie et de violence, on peut conclure sans crainte de se tromper que les Autochtones sont plus à risque que leurs homologues non autochtones de souffrir d'une incapacité.
En raison de l'intersectionnalité entre les peuples autochtones et les incapacités, les Autochtones atteints d'une incapacité au Canada représentent un groupe marginalisé au sein d'une population marginalisée. Le plus grand défi pour les aînés atteints d'une incapacité est l'insécurité économique, et plus particulièrement pour ceux dont les incapacités ont nui à leur emploi et à leur capacité d'accumuler des économies pour leur retraite.
Les mauvais résultats sur le plan de la santé et les taux d'incapacité parmi cette population peuvent être attribuables en partie à la probabilité accrue de faible niveau de scolarité, de taux d'emploi peu élevés, de faibles revenus et de pauvreté disproportionnée et chronique qui ont une incidence sur les peuples autochtones au cours de leur vie. Des recherches ont révélé que les aînés autochtones connaissent des taux de pauvreté considérablement plus élevés que la moyenne nationale, compte tenu qu'environ 25 % des aînés autochtones vivent dans la pauvreté comparativement à 13 % chez les aînés non autochtones.
Malgré la demande croissante à des soutiens et services communautaires culturellement sécuritaires pour les populations d'aînés autochtones au Canada, les infrastructures et les services actuels sont insuffisants et inadéquats. Par exemple, 44 % des membres des Premières Nations âgés de 55 ans et plus ont besoin d'un service de soins continus ou de plusieurs de ces services. Cependant, moins de 1 % d'entre eux ont accès à des établissements de soins de longue durée dans les réserves. Par conséquent, certains problèmes de santé peuvent passer inaperçus jusqu'à ce qu'ils s'aggravent et se compliquent et qu'une visite aux services d'urgence ou une admission à l'hôpital soient nécessaires.
Lorsque des Autochtones ont inévitablement besoin de plus de soutien et de services, ils sont forcés de quitter leur collectivité pour avoir accès à des soins de longue durée qui sont souvent offerts à des centaines, voire à des milliers de kilomètres. Ces individus sont non seulement contraints de quitter leur foyer, mais ils doivent aussi laisser derrière leur famille, leur langue, leur culture et leur nourriture traditionnelle. Le fait de devoir quitter leur collectivité pour accéder à des services peut être une expérience très traumatisante et peut ramener à la surface des expériences de leur enfance telles que les réinstallations forcées, les pensionnats indiens et la rafle des années 1960.
Les défis entourant les soins continus au sein des collectivités autochtones sont attribuables en partie à la nature complexe et du chevauchement des responsabilités, des politiques et des compétences des différents ordres de gouvernement. La responsabilité de la prestation des soins de santé relève actuellement des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Étant donné que le cadre est compliqué et ambigu, de nombreux aînés autochtones ont du mal à s'y retrouver dans le système et à accéder à des services et à des soins adéquats.
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Lib. (QC)
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2019-05-02 9:22
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Thank you.
Ms. Brayton, hello again. We met in 2017 when I made an announcement to your organization.
Have you been informed that you'll be receiving $830,959 for the year 2019-20?
Merci.
Madame Brayton, bonjour à nouveau. Nous nous sommes vues en 2017 quand j'ai fait une annonce devant votre organisme.
Vous a-t-on informée du fait que vous alliez recevoir 830 959 $ pour l'année 2019-2020.
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:22
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Yes. We're very happy about that.
Oui. Nous en sommes très contents.
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Lib. (QC)
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2019-05-02 9:22
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You also know that we've already started to provide funding to the new horizons for seniors program, and that we'll continue to do so. We've even increased our investments. We created the national housing strategy in 2017. This national strategy will help many women living in poverty.
You said that you submitted a brief, but I didn't have access to that document. I want to know your recommendations. Despite everything that has been invested, there's still a great deal of work to do. However, the national housing strategy and our investments are a good way to start reducing the isolation of our seniors.
What are your recommendations for senior women with disabilities?
Vous savez aussi que nous avons déjà commencé à donner des fonds au programme Nouveaux Horizons pour les aînés, et que nous continuons à le faire. Nous avons même augmenté nos investissements. Nous avons créé la Stratégie nationale sur le logement en 2017. Cette stratégie nationale aidera beaucoup de femmes qui vivent dans la pauvreté.
Vous avez dit avoir soumis un mémoire, mais je n'ai pas eu accès à ce document. Ce que j'aimerais savoir, c'est en quoi consistent vos recommandations. Malgré tout ce qu'on a investi, il reste beaucoup de travail à faire. Par contre, la Stratégie nationale sur le logement et les investissements que nous avons engagés sont un bon début pour briser l'isolement chez nos aînés.
Quelles sont donc vos recommandations visant les femmes aînées handicapées?
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:23
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I'll check with the clerk.
She said she didn't receive the brief.
Je vais vérifier auprès de la greffière.
Elle a dit qu'elle n'a pas reçu le mémoire.
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Lib. (QC)
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2019-05-02 9:23
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I didn't receive it.
Did we?
Je ne l'ai pas reçu.
L'avons-nous reçu?
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Kenza Gamassi
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Kenza Gamassi
2019-05-02 9:24
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Yes. It was a while ago.
Oui. Il y a quelque temps de cela.
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CPC (AB)
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2019-05-02 9:31
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Ms. Brayton, I'm going to start with you. You mentioned medical assistance in dying and your concerns about the lack of palliative care available to those who might choose it rather than medical assistance in dying. You also talked about your concerns that medical assistance in dying is and could in fact become increasingly available to those who have a disability, and that a decision in that regard could even be made by a family member on behalf of an individual. You commented that this speaks to the value of these people who live with a disability, and that society is perhaps not placing the level of value on these individuals that we should.
I'm hoping that you could comment on that a little bit further in terms of women who live with a disability, particularly as they enter into their senior years, and your concerns based on your experiences in the field.
Madame Brayton, je vais commencer avec vous. Vous avez mentionné l'aide médicale à mourir et exprimé vos préoccupations concernant le manque de soins palliatifs disponibles à ceux qui souhaitent recevoir ces soins plutôt que d'opter pour l'aide médicale à mourir. Vous avez également évoqué vos inquiétudes selon lesquelles l'aide médicale à mourir est et pourrait devenir de plus en plus disponible aux personnes qui ont un handicap, et c'est une décision qui pourrait même être prise par un membre de la famille au nom d'une personne. Vous avez signalé que cela se rapporte à la valeur de ces personnes qui ont un handicap et au fait que la société n'accorde pas l'importance qu'elle devrait à ces personnes.
J'espère que vous pourrez nous en dire un peu plus sur les femmes qui ont un handicap, plus particulièrement lorsqu'elles avancent en âge, et sur vos préoccupations à la lumière de vos expériences sur le terrain.
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:32
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Thank you so much for bringing this back. I really think it's important and appreciate this opportunity very much. I know it's an important discussion for lawmakers because it is a law that I know was passed with concerns and with a real preoccupation going forward for how it would take shape. Indeed, a couple of years in we certainly, in terms of a disability community, know of and are beginning to hear of cases of concern. I'm not going to cite them today because I'm not really prepared to do that, and again, I wanted to bring this forward.
I will say in response to what you're speaking of that the stigma, the devaluation, essentially the isolation, of women with disabilities, particularly senior women, makes them particularly vulnerable. I talked about suicide prevention and how important it is and how rarely we think of that instead of an end-of-life process, and that sort of thing. I think the palliative care issue is one, and I know Dr. Leitch is also here, who knows very well that we have some work to do in our medical system to really improve the care for seniors, particularly at the end of life. That's one of the key ways we can mitigate the risk of somebody being offered medical assistance in dying rather than either palliative care or, indeed, an opportunity to think of something rather than medical assistance in dying as their only option.
I think one of the things that we want to make sure that we do, and again I spoke to this, is the vulnerable persons standard. This is something that's been widely supported by the national disability community and Canadians with disabilities as something that we think would be an important to put in place. I have provided a link in my speaking notes and would invite the chair to share that link with more information for the committee on the vulnerable persons standard. I think the review is next year, 2020, and think that that it would be a good point to look at whether or not the vulnerable persons standard is something that we can actually put in place soon.
I can share, again, not a senior example, but an example of the vulnerability of women with disabilities. In this case I think it's even more compelling because the woman was 24. She was from Newfoundland, a young woman who presented at the hospital with her mother who was in medical distress at the time, but it had not been....
Sorry, I just want to refocus and tell the story properly. She came into the hospital with her mother; she's not a verbal person, so her mother was with her. The physician who received them leaned in to the mother and said, “There's something we can do to help here”, and implied to the mother that medical assistance in dying was something he could offer to her daughter. I'm happy to say that this mother's instinct and reaction was to tell him immediately that she wanted to see another physician, and was referred to another physician. An investigation ensued of this doctor. I want to say this about this young woman and make the point why the medical assistance in dying issue is so important. My point is that a year later she was placed in a supportive living environment, and that's where she is to this day and, of course, she's thriving now.
My past president was in an induced coma due to pneumonia, again an older woman with a disability, and when she came out of the coma—and some of you may have actually met Ms. Hutchison when she was our president—the first thing that happened was the nurse leaned in and began implying to her that she might want to consider medical assistance in dying.
What I'm trying to say is that it's not a perfect system and that it's very important we understand that one of the things we have to accept is that there are going to be risks and that our duty is to reduce those risks at this point, because the legislation is in place.
Thank you so much for letting me bring that forward. I appreciate it very much.
Merci beaucoup de soulever l'enjeu à nouveau. J'estime vraiment que c'est important et je vous suis très reconnaissante de cette occasion. Je sais que c'est une discussion importante pour les législateurs, car c'est une loi qui, je sais, a été adoptée malgré le fait qu'on avait des préoccupations sur la façon dont elle prendrait forme. Maintenant qu'elle a été adoptée depuis quelques années, nous, en tant que communauté des personnes handicapées, sommes au courant de certains cas inquiétants et commençons à en entendre parler. Je ne vais pas vous les citer aujourd'hui, car je ne suis pas vraiment préparée à le faire et, encore une fois, je veux soulever cet enjeu.
En réponse à ce que vous dites concernant les préjugés, je dirais que la dévaluation, essentiellement l'isolement, des femmes handicapées, et surtout des femmes aînées, les rendent particulièrement vulnérables. J'ai parlé de la prévention du suicide, de son importance et du fait que nous y réfléchissons rarement par opposition à un processus de fin de vie. Je pense que la question des soins palliatifs est un facteur, et je sais que Dre Leitch est également ici et qu'elle est bien consciente que nous avons du travail à faire dans notre système médical pour améliorer les soins aux aînés, et plus particulièrement en fin de vie. C'est l'une des principales façons dont nous pouvons réduire le risque qu'une personne se fasse offrir l'aide médicale à mourir plutôt que des soins palliatifs ou l'occasion de réfléchir aux diverses options plutôt que de croire que l'aide médicale à mourir est la seule option.
Je pense que l'une des choses que nous devons nous assurer de faire, et j'en ai parlé, c'est d'élaborer une norme relative aux personnes vulnérables. C'est une mesure que la communauté nationale des personnes handicapées et les Canadiens handicapés appuient massivement et jugent important de mettre en place. J'ai fourni un lien dans mon mémoire et j'inviterais la présidente à faire parvenir ce lien et des renseignements additionnels au comité sur la norme relative aux personnes vulnérables. Je pense que l'examen sera effectué l'an prochain, en 2020, et je pense que ce serait un bon point à examiner pour déterminer si la norme relative aux personnes vulnérables peut être mise en place.
Je peux vous donner, non pas un exemple concernant une personne âgée, mais un exemple de la vulnérabilité des femmes handicapées. Dans ce cas-ci, je pense que c'est encore plus flagrant, car la femme avait 24 ans. C'était une jeune femme de Terre-Neuve qui s'est présentée à l'hôpital avec sa mère parce qu'elle avait besoin de soins médicaux d'urgence, mais...
Désolée, je veux seulement me ressaisir et bien raconter l'histoire. Elle s'est présentée à l'hôpital avec sa mère; comme elle ne parle pas, sa mère était avec elle. Le médecin qui les a reçues a dit à la mère, « Il y a quelque chose que nous pouvons faire pour l'aider », en laissant entendre que l'aide médicale à mourir était une option qu'il pourrait offrir à sa fille. Je suis heureuse de dire que l'instinct et la réaction de cette mère a été de lui répondre qu'elle voulait voir immédiatement un autre médecin, ce qui a été fait. Ce médecin a fait l'objet d'une enquête subséquemment. Je tiens à raconter l'histoire de cette jeune femme et expliquer pourquoi la question de l'aide médicale à mourir est si importante. Un an plus tard, la jeune femme a été placée dans un milieu où elle reçoit du soutien, où elle vit encore aujourd'hui et où elle s'épanouit.
L'ancienne présidente de mon organisme a été plongée dans un coma artificiel à la suite d'une pneumonie. Elle est, elle aussi, une femme handicapée, et lorsqu'elle est sortie du coma — et certains d'entre vous ont peut-être rencontré Mme Hutchison lorsqu'elle était notre présidente —, l'infirmière lui a dit à l'oreille qu'elle devrait peut-être envisager l'aide médicale à mourir.
Ce que j'essaie de dire, c'est que ce n'est pas un système parfait et qu'il est très important de comprendre que l'une des choses que nous devons accepter, c'est qu'il y aura des risques et que nous avons le devoir de réduire ces risques, car la loi est en place.
Merci beaucoup de m'avoir donné l'occasion de soulever ces points. Je vous en suis très reconnaissante.
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CPC (AB)
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2019-05-02 9:36
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Can you go into that a bit further? Having expressed your concerns about medical assistance in dying, the alternative then would be offering an adequate palliative care system or....
Pouvez-vous aller un peu plus loin? Après avoir exprimé vos préoccupations au sujet de l'aide médicale à mourir, l'alternative serait alors d'offrir un système de soins palliatifs adéquat ou...
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:36
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Quality of life.
Une qualité de vie.
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CPC (AB)
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2019-05-02 9:36
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Quality of life, exactly.
Can you talk about what could be done, particularly at the federal level, to make sure there is greater accessibility to this for these women? And, of course, with that comes overall quality of life and a higher living standard.
What would it look like if we as a society were to embrace that to a greater extent?
Une qualité de vie, exactement.
Pouvez-vous nous parler de ce qui pourrait être fait, particulièrement à l'échelon fédéral, pour assurer une plus grande accessibilité pour ces femmes? Et, bien sûr, cela s'accompagne d'une qualité de vie globale et d'un niveau de vie plus élevé.
À quoi cela ressemblerait-il si, en tant que société, nous souscrivions davantage à cette idée?
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:37
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I think one thing we heard an awful lot about already from that other panellists is the issue of poverty. The economic situation of older women, particularly older women with disabilities, is something you need to address at a national, provincial, territorial and local level. As a society we need to address income inequality, writ large. I think that's probably one of the first things I would say.
I think we need to understand that we need to begin to address the caregiving issue in this country. It's a critical issue, both on the giving and receiving end. It's critical to understand that the level of stress on families of caregiving is one thing that's not being addressed.
In terms of the overall question, though, I think it would probably require another hour for me to get into all of the different issues we have around social inequality of women and girls with disabilities. But fundamentally the social determinants of health are something that all Canadians are entitled to, and sadly, many Canadians, including women with disabilities, do not have that.
I will remind this panel that as of November 2018, the new statistic for women with disabilities in Canada is 24%. So 24% of women in Canada live with a disability. The idea that we do not and have not inserted disability into every single social and economic policy speaks to the fact that we have yet to really achieve equality for all Canadians.
Ms. Rachel Harder: I'm done.
Je pense que les autres témoins ont beaucoup parlé de l'enjeu de la pauvreté. La situation économique des femmes âgées, en particulier les femmes âgées handicapées, est une question qu'il faut aborder à l'échelle nationale, provinciale, territoriale et locale. En tant que société, nous devons nous attaquer à l'inégalité des revenus, en général. C'est probablement l'une des premières choses que je dirais.
Je pense que nous devons comprendre qu'il faut commencer à nous attaquer à la question de la prestation de soins au pays. C'est une question cruciale, tant du point de vue de ceux qui en assurent la prestation que des bénéficiaires de soins. Il est essentiel de comprendre que le degré de stress des familles qui prodiguent des soins n'est pas pris en compte.
Toutefois, pour ce qui est de la question générale, je pense que j'aurais probablement besoin d'une heure supplémentaire pour aborder nos diverses préoccupations concernant l'inégalité sociale des femmes et des filles handicapées. Mais fondamentalement, les déterminants sociaux de la santé sont une chose à laquelle tous les Canadiens ont droit et ce n'est malheureusement pas le cas pour de nombreux Canadiens, y compris les femmes handicapées.
Je rappelle au Comité que selon les nouvelles statistiques de novembre 2018, le pourcentage de femmes handicapées au Canada s'élève à 24 %. Donc, 24 % des femmes au Canada vivent avec un handicap. L'idée que nous n'avons pas intégré les personnes handicapées dans toutes les politiques sociales et économiques montre que l'égalité pour tous les Canadiens n'est pas encore une réalité.
Mme Rachael Harder: J'ai terminé.
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Bonnie Brayton
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Bonnie Brayton
2019-05-02 9:48
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I would love to. Thank you.
It's actually a good point. I won't focus on the word “senior”. I'll actually focus on some of the other language we hear around seniors—that is, “vulnerable”. The concept of vulnerabilization is something that is really important to understand in terms of what you do to somebody's person when you vulnerabilize them through language and through the way you treat or see them.
In the disability community, we have the same problem. One of the things I like to do is pivot people from the concept of vulnerabilization to resilience. Especially when you think of seniors or anybody who's marginalized, it means they are facing more barriers and it means they are likely more resilient. Some of the language we need to use is more positive.
While it might not be intuitive for people to think of this, again in a development context, they say there's a continuum between vulnerabilization and resilience. My argument is to take us beyond any of those concepts to empowerment, regardless of what population you're speaking to.
I know it doesn't actually answer the question. The previous witness really addressed the other issue well, in terms of an “older person” or an “elder” being an important way we show respect for older people.
I appreciate the question, and I do think the concept of vulnerabilization is another way we need to think of how we have to stop using language that takes away from somebody's humanity.
J'en serais ravie. Merci.
C'est un très bon point. Je ne me concentrerai pas sur le mot « aîné ». Je vais plutôt me concentrer sur un autre terme qu'on emploie par rapport aux personnes âgées: le mot « vulnérable ». Il est vraiment important de comprendre le concept de vulnérabilisation. On parle de la vulnérabilisation d'une personne par le langage et par la façon dont la personne est traitée et perçue.
Nous avons le même problème dans la communauté des personnes handicapées. J'aime aider les gens à passer de la vulnérabilité à la résilience. Lorsqu'on pense aux personnes âgées ou aux personnes marginalisées, surtout, cela signifie qu'elles sont confrontées à plus d'obstacles et qu'elles sont probablement plus résilientes. Certains des termes que nous devons utiliser sont plus positifs.
Réfléchir à ces questions ne va pas nécessairement de soi, mais dans un contexte de développement, on dit qu'il existe un continuum entre la vulnérabilité et la résilience. Je dirais qu'il faut aller au-delà de ces concepts et tendre vers l'autonomisation, et ce, pour toute population.
Je sais que cela ne répond pas vraiment à la question. L'intervenante précédente a vraiment bien traité de l'autre enjeu lorsqu'elle a dit que l'emploi des termes « personne âgée » ou « aîné » est une façon importante de démontrer du respect à l'égard des personnes âgées.
Je vous remercie de la question. Je pense que la notion de vulnérabilité nous amène aussi à réfléchir à l'importance d'abandonner un langage qui tend à déshumaniser les gens.
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View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
I just want to ask Ms. Gibson something really quickly.
Earlier in this Parliament, we passed Bill C-81, an act to ensure a barrier-free Canada. In this latest budget, the government made a commitment to hire 5,000 people with disabilities over the next five years.
I'm just wondering, in order to make good on that commitment and in order to try to incorporate veterans living with disabilities into those numbers, what do you think is needed beyond Bill C-81 and beyond that commitment, in order to ensure that it's made real?
J'aimerais poser une question à madame Gibson très rapidement.
Plus tôt au cours de la présente législature, nous avons adopté le projet de loi C-81, Loi visant à faire du Canada un pays exempt d’obstacles. Dans le dernier budget, le gouvernement s'est engagé à embaucher 5 000 personnes handicapées au cours des cinq prochaines années.
Je me demande simplement, afin de respecter cet engagement et d'essayer d'intégrer les anciens combattants handicapés à ces chiffres, ce qu'il faut, à votre avis, au-delà du projet de loi C-81 et de cet engagement, pour faire en sorte que cela devienne réel?
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View Sven Spengemann Profile
Lib. (ON)
Thank you all for being with us again. I appreciate that much of the interest is in the area of sexual misconduct.
I wanted to just sort of round out our conceptualization of diversity and inclusion. On a previous occasion, I had a chance to ask about second or third careers for people later on in life to join the Canadian Armed Forces. I think the answer was quite comforting: There are avenues for people to join not only right out of university, college or even high school but later on, after a successful career elsewhere.
I want to ask a question about Canadians with disabilities. To what extent are the Canadian Armed Forces currently a career option for Canadians with diagnosed disabilities? I'm thinking of things like autism, Down's syndrome, epilepsy and perhaps even blindness. Are there thought projects under way to increase inclusiveness for those persons through career paths in the Canadian Forces?
Merci à tous d’être de nouveau parmi nous. Je comprends que l’on s’intéresse beaucoup à l’inconduite sexuelle.
Je voulais simplement résumer notre conception de la diversité et de l’inclusion. À une autre occasion, j’ai pu poser des questions au sujet de la deuxième ou de la troisième carrière des gens qui se joignent aux Forces armées canadiennes plus tard dans leur vie. Je pense que la réponse était très réconfortante: il est possible de s’enrôler non seulement à la sortie de l’université, du collège ou même de l’école secondaire, mais aussi plus tard, après une carrière réussie ailleurs.
J’aimerais poser une question au sujet des Canadiens handicapés. Dans quelle mesure les Forces armées canadiennes sont-elles actuellement une option de carrière pour les Canadiens atteints d’une incapacité diagnostiquée? Je pense à des gens qui vivent avec l’autisme, le syndrome de Down, l’épilepsie et peut-être même la cécité. Y a-t-il des projets de réflexion en cours pour accroître l’inclusivité de ces personnes dans leur cheminement de carrière au sein des Forces canadiennes?
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Charles Lamarre
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Charles Lamarre
2019-04-11 16:09
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We have just released a DAOD, which is a departmental administrative order and directive, that talks about disabilities. We do have some folks with disabilities in the Canadian Armed Forces. Those are related mainly to how they learn, for example. Also, as you all know, if we have members who have been injured in operations—we've had quite a few who have successfully carried on, including people who have returned to active duty and to theatres of operations with prosthetic limbs and the like. Those are ways in which we do that, and we accommodate those types of individuals because, of course, there's value to doing that.
What we do have, however, is the concept that I've called universality of service. It is the aspect that gives us the right to not necessarily have the duty to accommodate in certain areas. The reason for that is that it's been proven in certain cases that there is a bona fide operational requirement for people to be able to do certain things.
For example, you need to be able to carry a load and to be mobile in order to help extricate somebody from a situation—it might be a burning vehicle, a damaged vehicle, a ship that's suffered something, an aircraft—and all of those things have been recognized by the courts to say that these are bona fide operational requirements. Somebody who showed up at a recruiting centre in a wheelchair, for example, would not be able to do those things. There's a recognition that the kind of duty that we perform is so demanding that you're going to be in combat at some point potentially in your career, and you need to be able to do these things because it's not only yourself at that point; it's also the rest of your team. We have been given that.
Universality of service calls upon you to maintain that capability throughout your career and to prove that you can. We sometimes make accommodations for folks who can't anymore, and those will be for a specific set period of time. That's either to get them ready to go back in if they can rehabilitate or, if they cannot, to enable them to do a proper transition. They then have the advantage of our transition group and that can be a process that can take up to six years depending on their desire to keep on working and whether or not we have a position for which, for example, we know they would not be required to go and deploy in an operational environment. We try to do that for as long as we can keep them.
In the cases of autism and everything else like that, folks have to pass a Canadian Forces aptitude test. It is a timed test that gives us an indication of the cognitive abilities of the individual, and their ability to learn. That's really what it comes down to because that's an important aspect. In a learning organization such as ours, people need to be able to understand and to comprehend complex weapons systems or procedures, so that we can then conduct operations.
Nous venons de publier une DOAD, une directive et un ordre administratifs du ministère, qui porte sur les handicaps. Il y a des personnes handicapées dans les Forces armées canadiennes. Leur handicap est surtout lié à la façon dont ils apprennent, par exemple. De plus, comme vous le savez tous, si nous comptons des membres qui ont été blessés dans des opérations — il y en a pas mal qui ont réussi à continuer, y compris des gens qui sont retournés en service actif et dans des théâtres d’opérations avec des prothèses et ainsi de suite. C’est ainsi que nous procédons, et nous accueillons ces personnes parce que, bien sûr, c'est ce qu'il faut faire.
Nous appliquons cependant un concept que j’ai appelé l’universalité du service. C’est l’aspect qui nous donne le droit de ne pas nécessairement avoir l’obligation de prendre des mesures d’adaptation dans certains domaines. La raison en est qu’il a été prouvé dans certains cas qu’il existe un besoin opérationnel réel que les gens puissent réussir à accomplir certaines choses dans le feu de l'action.
Par exemple, il faut être capable de transporter une charge et d’être mobile pour aider à extraire quelqu’un d’une situation dangereuse — il peut s’agir d’un véhicule en feu, d’un véhicule endommagé, d’un navire qui a subi une avarie, d’un aéronef — et les tribunaux ont reconnu que toutes ces situations représentent des cas d’exigences opérationnelles justifiées. Une personne qui se présente à un centre de recrutement en fauteuil roulant, par exemple, ne pourrait pas réussir ce genre de choses. Il est admis que les fonctions que nous exerçons sont tellement exigeantes qu'il faut faire face au combat à un moment donné dans notre carrière, et être en mesure d'accomplir toutes ces choses parce que le reste de notre équipe en dépend aussi. C’est notre lot.
L’universalité du service exige de maintenir cette capacité tout au long de notre carrière et de prouver que nous le pouvons. Nous adoptons parfois des mesures d'accommodement pour ceux qui ne peuvent plus répondre à ces exigences, et ce, pour une période déterminée. Il s’agit soit de les préparer au retour en service actif s’ils peuvent se réadapter soit, s’ils ne le peuvent pas, leur permettre d'assurer la transition qui s'impose. Ils ont alors l’avantage de notre groupe de transition, et ce processus peut prendre jusqu’à six ans selon leur désir de continuer à travailler et selon que nous avons ou non un poste pour lequel, par exemple, nous savons qu’ils ne seraient pas obligés d’être déployés dans un environnement opérationnel. Nous essayons de le faire aussi longtemps que nous pouvons les garder.
Dans le cas de l’autisme et de tout le reste, les gens doivent passer un test d’aptitude des Forces canadiennes. C’est un test d'une durée déterminée qui nous donne une indication des capacités cognitives de la personne et de sa capacité d’apprendre. C’est vraiment de cela qu’il s’agit, parce que c’est un aspect important. Dans une organisation d’apprentissage comme la nôtre, les gens doivent être en mesure de comprendre des systèmes ou des procédures d’armement complexes, afin que nous puissions ensuite mener des opérations.
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Paul Wynnyk
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Paul Wynnyk
2019-04-11 16:12
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To build on what General Lamarre said in addressing your question, I would add that we are very much looking, in the future, at adapting these different policies and perhaps having different standards of universality of service.
One of the organizations that work for me is working on something called force mix and structure design, which is really an evaluation of the structure of the Canadian Forces, in terms of whether it is relevant to the 21st century as we go forward and in terms of the actual design of units. A component of that is asking the very question that you asked, whether everybody needs to meet the same standard, because different jobs require different standards of fitness.
General Vance would be the very first to say, and he may have said it in front of this committee, that you don't need to be 10 feet tall and 250 pounds for every job in the Canadian Armed Forces. This is very applicable as we look at some of the new trades and occupations that are coming online. Cyber is one example, and the cyberwarrior of the future may not have to be trained to the same level nor be as fit as the infantry soldier. To what degree we can accommodate some of the disabilities that you've mentioned, I'll be frank, we don't know right now, but we're certainly exploring that as we go forward.
Pour faire suite à ce que le général Lamarre a dit en réponse à votre question, j’ajouterais que nous envisageons très sérieusement, à l’avenir, d’adapter ces différentes politiques et peut-être d’instaurer des normes différentes d’universalité du service.
L’une des organisations qui travaillent pour moi se concentre sur ce qu’on appelle la composition des forces et la conception de la structure, en menant en fait une évaluation de la structure des Forces canadiennes, pour déterminer si elle est pertinente pour le XXIe siècle et pour ce qui est de la conception réelle des unités. Une partie de ce travail consiste à poser la même question que vous avez posée, à savoir si tout le monde doit répondre à la même norme, parce que différents emplois exigent des normes de condition physique différentes.
Le général Vance serait le premier à le dire, et il l’a peut-être dit devant le Comité, qu’il n’est pas nécessaire de mesurer 10 pieds et de peser 250 livres pour occuper un emploi dans les Forces armées canadiennes. Cela s’applique parfaitement à certains des nouveaux métiers et professions qui seront exercés chez nous. La cybernétique en est un exemple, et le cyberguerrier de l’avenir n’aura peut-être pas besoin d’être formé au même niveau ni d’être aussi apte que le soldat d’infanterie. Pour ce qui est de la mesure dans laquelle nous pouvons tenir compte de certains des handicaps dont vous avez parlé, je vous dirai franchement que nous ne le savons pas pour l’instant, mais nous explorons certainement cette possibilité pour l’avenir.
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Lib. (ON)
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2019-04-11 11:45
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Good morning.
Pursuant to the Centennial Flame Research Award Act, the committee is happy to welcome back the 2017 recipient of the award, Mr. Benjamin Fulton.
The Centennial Flame Research Award is granted each year by this committee to a Canadian with a disability to conduct research on the contributions of one or more persons with disabilities to the public life of Canada or the activities of Parliament.
On Tuesday, September 26, 2017, this committee selected Ben as the recipient of the 2017 edition of the award. Ben's research focuses on the contribution of David Lepofsky, who we have all met because he has appeared before this committee. He is a respected Crown counsel, professor of law and disability rights advocate.
Incidentally, Mr. Lepofsky appeared again before this committee last fall during the review of Bill C-81, and I understand he's actually speaking, I think as we speak, on Bill C-81 in the Senate, which is great.
Committee members received a copy of Ben's report three weeks ago and again this Monday.
Thank you, Mr. Fulton, for submitting your report. I've had a chance to read it. I know we're all excited to have you back here to present your report.
I will turn the floor over to you. We're going to give you roughly 15 minutes to discuss your report, sir.
Bonjour.
Conformément à la Loi sur la bourse de recherches de la flamme du centenaire, le Comité est heureux de recevoir à nouveau le récipiendaire de la bourse pour 2017, M. Benjamin Fulton.
La Bourse de recherches de la flamme du centenaire est remise chaque année par notre comité à une personne handicapée du Canada afin de lui permettre de mener des recherches sur la participation d’une ou de plusieurs personnes handicapées aux affaires publiques canadiennes ou aux activités du Parlement
Le mardi 26 septembre 2017, notre comité a choisi Ben comme lauréat de la bourse pour 2017. Les recherches menées par Ben portent sur la contribution de David Lepofsky, que nous avons tous déjà rencontré puisqu'il a témoigné devant notre comité. M. Lepofsky est un avocat de la Couronne, un professeur de droit et un défenseur des droits des personnes handicapées très respecté.
D'ailleurs, il a comparu à nouveau devant notre comité l'automne dernier pendant notre étude du projet de loi C-81, et je crois savoir qu'il est en train de comparaître en ce moment même devant un comité du Sénat à propos de ce même projet de loi. C'est formidable.
Les membres du Comité ont reçu un exemplaire du rapport de Ben il y a trois semaines, puis à nouveau ce lundi.
Merci, monsieur Fulton, de nous avoir remis votre rapport. Je l'ai lu. Nous sommes tous très heureux de vous recevoir pour que vous nous le présentiez.
Je vous laisse donc la parole. Vous aurez une quinzaine de minutes pour nous parler de votre rapport.
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 11:47
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I'd like to introduce myself to the committee, tell you a bit about my relationship with David, how I got to know him and what prompted me to submit my proposal to do this research. I want to give you a bit of the background and some of the methodology of how I conducted my research and wrote the report. Basically, I'd like to furnish the committee with a lot of things that you wouldn't necessarily get just from reading the report itself.
I met David in the summer before I started law school at Osgoode. As a blind law student, I thought it would behoove me to reach out to a blind lawyer and ask for some tips and tricks of the trade as I started my legal education. He said that he had about 15 minutes to meet me between the meeting he had at Osgoode and a plane he had to catch. About half of that meeting took place in the halls and the elevator at Osgoode. I realized then that David was a very busy, very effective and efficient person, making use of every spare minute of time.
Throughout my time at Osgoode, I experienced many challenges. Interestingly, to the best of my knowledge, I was the first fully blind student to attend at Osgoode since David Lepofsky had graduated in 1979. They had other visually impaired students, but there are some unique challenges to being completely blind. Most notably, I use a screen reader.
The school had a recorded lecture policy available to the students, but unfortunately, it had been mounted on a platform where you needed a mouse button to click the play button. I worked with the techies at Osgoode, at York University, at Microsoft itself, for months. There was really no workaround, and the only way to do it was to change the platform that the school was using.
Ironically, about 10 years before I started my studies, Osgoode had also undergone a major renovation. It was aesthetically very pleasing. People commented on how open the floor design was and how they had made great use of natural light. Unfortunately, they had also compromised the accessibility of the law school, not just for visually impaired people, but they also sacrificed some wheelchair accessibility.
Most notably, and somewhat disturbingly, is that many of the classrooms have an intricate staircase system that goes from the back to the front. It's difficult for anyone to navigate, let alone anybody with some challenges. It presupposes that nobody in a wheelchair would need to access the front of the class to speak to a professor, but even more disturbingly, that nobody with a disability would be at the front of the class as a professor. This sort of exclusion of thinking about people in positions of power as having a disability is part of the stigma that advocates like Mr. Lepofsky and I are fighting very hard to change.
So, I started a student-run organization at Osgoode. I called it the Daredevils in Training Organization.
Although originally we focused a lot on visual impairments, we lobbied on behalf of all students with a disability. We were successful at convincing the administration to change the way that they mounted their recorded lecture policy, so I was able to make use of those lectures in second and third year. Another student who was with me at the time also appreciated that.
We also worked with them on the physical structure of the space, and that was ongoing when I left. They were putting in tactile wayfinding, and seeing what they could do about the wheelchair situation, certainly with the acknowledgement that something needed to be done.
When I was in second year going into third year and looking at internships and other opportunities available, I noticed this Centennial Flame Research Award. I couldn't think of somebody who would be more fitting to write about than David Lepofsky, so with his support and the support of Roxanne Mykitiuk, who was a professor at Osgoode who supported my application, I submitted my proposal.
I, of course, knew about David's work with the Constitution, the Charter, Supreme Court decisions, the Attorney General and, of course, his infamous work with regard to the TTC. What I didn't realize was the amount of work that he's actually done with this committee. It must have been a bit surprising to see his name on that application. Certainly, he met the criteria, surpassed it in so many ways and definitely deserved to have this honour.
My methodology really focused on a few interviews with David, although I'd heard him speak many times before. He's actually given more guest lectures than some of the professors whose courses I actually took. I just wanted to flesh out my understanding a little bit more with some one-on-one time with him. This was something that I approached him about before submitting my proposal. I wanted to make sure that, if I was approved, it wouldn't come as a surprise to him that I was now expecting so many hours of his very valuable time.
Following those interviews, I then read his collected works and engaged in this endeavour of noting up David Lepofsky to see how he had been referenced by other academics. I came up with an overwhelming plethora of journal articles, chapters in textbooks—both legal and sociological—Supreme Court decisions and decisions from other tribunals. In the end, I had to pick a very small handful of what was available to get the general picture of how his work was being received within the wider community.
With all of this research and knowledge in hand, I expanded my focus of interviews to the people who had worked with David Lepofsky over the years. I interviewed a number of professors at Osgoode and a few people who had worked with Barrier-Free Canada and other organizations that he'd been involved with. I also talked to Jerome Bickenbach, who was a little surprised to hear somebody asking about an article that he'd written about 30 years ago. Nonetheless, I felt it was a really important part of the process, and it gave me a really good idea of David's character and how he worked with other people.
It was really important for me to see that relationship of how David worked with other people because, in this report, what I really wanted to mostly do was furnish advocates with tools that they could use to help with their own advocacy endeavours. This piece is, in many ways, a mini biography about David Lepofsky and his work. As he's been very inspirational to me, I wanted to be very inspirational to other advocates. Beyond just providing inspiration, I wanted to provide that education and provide a model that some aspiring advocates could take if they were interested in establishing another organization or advancing their own advocacy initiatives in some way. I didn't just present the model. I also tried to break that down into its individual elements and show how these components interact so that aspiring advocates could then pick and choose which aspects of Lepofsky's work they would want to incorporate in their own initiatives.
For instance, one thing that was very important—and I'm hoping this came through clearly in the report—was having a simplified organizational structure. This is a strong part of David's philosophy, and it's something that I strongly agree with. I've been involved in a number of organizations, and I've seen many of the challenges involved with regard to the organizational structure. Keeping it simple, I think, was just the best way to go, and I'm hoping that this came across. I also tried to focus a little bit on some of the foibles to give this a little bit of a human spin and also to maintain that inspiration to advocates in their moments of failure. You're not going to win every single battle.
I felt it was important to look at what doesn't work, and why it didn't work and how it didn't work, to help people avoid some of their own trial and error. Also, it was to illustrate that the strategies and tactics that worked well in one situation may not work in another situation. That may not be the fault of the advocate, but just the circumstances of the situation. I wanted to really provide people with something they could take away and use to advance their own advocacy. I'm hoping that came through in the report. I'm really looking forward to the publication of this on the website. I have to get that link to my mom, because she wants to put it on Facebook.
J'aimerais me présenter, vous parler un peu de ma relation avec David et vous raconter comment nous nous sommes rencontrés et ce qui m'a incité à présenter mon projet de recherche. Je vais vous donner un peu de contexte et expliquer la méthodologie que j'ai suivie pour faire mes recherches et rédiger le rapport. En gros, je vais donner au Comité beaucoup d'information qu'on n'obtiendrait pas en lisant seulement le rapport.
J'ai rencontré David pendant l'été précédant mon entrée à la faculté de droit Osgoode. En tant qu'aveugle qui étudiait le droit, j'ai cru bon entrer en contact avec un avocat aveugle pour lui demander des conseils et des trucs du métier avant de me lancer dans mes études en droit. Il m'a dit qu'il avait 15 minutes à me consacrer entre une réunion qu'il avait à Osgoode et un vol qu'il devait prendre. À peu près la moitié de cette rencontre s'est déroulée dans les couloirs et l'ascenseur à Osgoode. J'ai compris que David était quelqu'un de très occupé et de très efficace qui tirait profit de chaque minute de son temps.
Pendant mes études à Osgoode, j'ai dû faire face à bien des défis. Autant que je sache, j'étais le premier étudiant complètement aveugle à cette faculté depuis que David Lepofsky avait reçu son diplôme en 1979. Il y avait eu d'autres étudiants non-voyants, mais être complètement aveugle comporte certains défis uniques. J'utilise un lecteur d'écran, notamment.
L'école offrait aux étudiants la possibilité d'écouter des cours enregistrés, mais malheureusement, le logiciel utilisé pour ce faire exigeait que l'on clique sur le bouton « play ». J'ai travaillé avec les techniciens d'Osgoode, de l'Université York et même de Microsoft pendant des mois. Il n'y avait aucune solution de rechange, sinon de carrément changer de plateforme informatique.
Paradoxalement, une dizaine d'années avant que je commence mes études, il y avait eu des rénovations majeures à Osgoode. Esthétiquement, c'était très beau. Les gens appréciaient les espaces ouverts et l'excellente utilisation de la lumière naturelle. Malheureusement, ces rénovations avaient aussi eu pour effet de compromettre l'accessibilité de la faculté de droit, pas seulement pour les non-voyants, mais aussi pour les personnes en fauteuil roulant.
Mais surtout, et ce qui était aussi le plus troublant, c'est que plusieurs salles de cours sont équipées d'un système complexe d'escaliers allant du fond de la salle vers l'avant. Ce n'est pas simple d'y circuler, et c'est encore pire pour quiconque a un handicap. Cela suppose qu'aucun étudiant en fauteuil roulant ne peut se rendre à l'avant de la salle pour parler à un enseignant et, surtout, qu'aucune personne handicapée ne peut enseigner dans une telle salle. Cette façon de penser qui exclut qu'une personne ayant un handicap puisse occuper un poste prestigieux fait partie des préjugés que les intervenants comme M. Lepofsky et moi nous efforçons de faire tomber.
J'ai donc fondé un groupe étudiant à Osgoode. Je l'ai baptisé le Club des Daredevil en devenir.
Si notre groupe s'est surtout concentré sur les problèmes pour les non-voyants au début, il s'est aussi porté à la défense de tous les étudiants handicapés. Nous avons réussi à convaincre la direction de changer la façon d'enregistrer les cours, et j'ai donc pu écouter ces cours pendant mes deuxième et troisième années. Un autre étudiant qui était avec moi à ce moment-là a aussi pu en profiter et a été reconnaissant.
Nous avons aussi collaboré avec la direction pour modifier l'aménagement physique de l'espace. Les travaux étaient toujours en cours lorsque je suis parti. Des indicateurs tactiles étaient en train d'être installés et la situation concernant l'accès pour les personnes en fauteuil roulant était en cours d'examen. Certainement, la direction a reconnu que quelque chose devait être fait.
Pendant ma deuxième année, je cherchais des stages et d'autres possibilités offertes et j'ai remarqué cette bourse de recherches de la flamme du millénaire. Je ne pouvais imaginer quelqu'un qui serait mieux placé que moi pour écrire sur David Lepofsky. Donc, avec son appui et celui de Roxanne Mykitiuk, une professeure à Osgoode qui a endossé ma candidature, j'ai proposé mon projet.
Bien sûr, je connaissais les travaux de David sur la Constitution, la Charte, les décisions de la Cour suprême, le procureur général et, surtout, ses fameux travaux sur la TTC. Ce dont je n'étais pas au courant, c'est tout ce qu'il a fait pour votre comité. Vous avez dû être surpris de voir son nom sur la demande. Il satisfaisait certainement à tous les critères et les dépassait même à bien des égards. Il méritait certainement pareil honneur.
Ma méthodologie reposait surtout sur des entrevues avec David, même si je l'avais entendu parler de nombreuses fois auparavant. Il a donné plus de conférences à titre d'invité que certains professeurs dont j'ai suivi les cours. Je voulais affiner encore plus ma compréhension en passant du temps seul à seul avec lui. Je lui ai demandé si cela l'intéressait avant même de présenter ma demande. Je ne voulais pas que, si mon projet était retenu, il soit surpris que je m'attende à ce qu'il me consacre tant d'heures de son temps si précieux.
Après les entrevues, j'ai lu tout ce qu'il a écrit et je me suis attelé à la tâche de vérifier toutes les références à David Lepofsky dans les travaux d'autres universitaires. Résultat: une quantité astronomique d'articles, de chapitres dans des manuels de cours — de droit et de sociologie — et de décisions de la Cour suprême et d'autres tribunaux. J'ai dû finalement retenir seulement une infime partie de tous ces écrits pour comprendre comment ses travaux étaient perçus dans la communauté universitaire.
Fort de toute cette recherche et de toutes ces connaissances, je suis passé aux entrevues avec des gens qui avaient travaillé avec M. Lepofsky au fil des ans. J'ai interviewé plusieurs professeurs à Osgoode et quelques personnes qui avaient travaillé chez Canada sans barrières et d'autres organisations avec lesquelles il avait collaboré. J'ai aussi parlé à Jerome Bickenbach, qui a été pour le moins surpris qu'on lui pose des questions à propos d'un article qu'il avait écrit il y a une trentaine d'années. J'ai trouvé que c'était une partie importante du processus qui m'a donné une très bonne idée du personnage et de sa façon de travailler avec les autres.
Il était très important pour moi de comprendre comment David travaillait avec les autres puisque mon but premier avec ce rapport était de donner aux intervenants des outils qu'ils pourront utiliser de leur côté. Ce rapport est donc, en quelque sorte, un regard sur la vie et l'oeuvre de David Lepofsky. Tout comme il a été une inspiration pour moi, j'ai voulu inspirer d'autres intervenants. Au-delà d'être une source d'inspiration, je voulais renseigner les aspirants intervenants et leur fournir un modèle pour qu'ils fondent d'autres organismes ou qu'ils mènent leurs propres activités de quelque façon que ce soit. Je ne me suis pas contenté de présenter un modèle; j'ai aussi essayé d'en isoler les différents éléments et de montrer comment ceux-ci interagissent de sorte que les aspirants intervenants puissent choisir quels aspects du travail de M. Lepofsky prendre en considération dans leurs propres initiatives.
Par exemple, un aspect très important — et j'espère que c'est clair dans le rapport — est la simplicité de la structure organisationnelle. C'est un élément central de la philosophie de David, et j'y souscris entièrement. J'ai collaboré avec de nombreuses organisations et j'ai constaté à quel point la structure organisationnelle peut entraîner des problèmes. Garder les choses simples est, à mon avis, la meilleure idée, et j'espère avoir su l'exprimer dans le rapport. J'ai aussi parlé des échecs que David a connus pour mettre l'accent sur le côté humain et pour inspirer les intervenants dans les moments plus difficiles. On ne peut pas gagner toutes les batailles.
Je pense qu'il était important d'explorer ce qui ne fonctionne pas et pourquoi cela ne fonctionne pas, pour éviter aux gens de faire les mêmes erreurs. Je voulais aussi montrer que les stratégies et les mécanismes qui fonctionnent bien dans une situation peuvent ne pas fonctionner dans d'autres cas, non pas par la faute de l'intervenant, mais simplement à cause des circonstances. Je voulais que les gens puissent tirer des leçons et les mettre en pratique à leur façon. J'espère que j'ai bien su exprimer cela dans le rapport. J'ai hâte qu'il soit publié sur le site Web. Il faudra que j'envoie le lien à ma mère parce qu'elle veut le mettre sur Facebook.
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Lib. (BC)
Thank you very much, Mr. Fulton. You asked whether or not it had a human spin tied to it, and it certainly did. Referencing failures and how we learn from them, certainly in the political world, we see that quite regularly and hopefully learn from them as well.
I was particularly touched by parts of the report. You talked about the courtroom, that when the power went out, the court became disabled. I think that was a wonderful metaphor. You followed up by saying that without the proper tools to work, everyone is disabled. That emphasized it. It alters the way people perceive accommodations.
Can you talk a little more about the combination of those three, and how our perception becomes subjective, in terms of those judgments around disabilities?
Merci beaucoup, monsieur Fulton. Vous avez parlé de mettre l'accent sur le côté humain, et je crois que vous l'avez fait, sans aucun doute. Parler des échecs et des leçons qu'on peut en tirer, cela se fait beaucoup dans le milieu politique. Il est à espérer que les politiciens savent tirer des leçons de leurs échecs eux aussi.
Certaines parties du rapport m'ont particulièrement touché. Vous racontez l'anecdote de la panne de courant dans une salle d'audience, qui est devenue complètement paralysée. J'ai trouvé cette métaphore formidable. Vous enchaînez en expliquant que nous sommes tous handicapés une fois privés des outils dont nous avons besoin. C'est une très bonne illustration. Cela change la façon de percevoir les accommodements.
Pouvez-vous nous parler un peu de la combinaison de ces différents éléments et de la façon dont notre perception devient subjective lorsque nous portons des jugements sur les handicaps?
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:00
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Yes. A famous quote from Milton is, “Doth God exact day-labour, light denied?” I think that encapsulates the whole idea. Anybody would be required to have the tools at their disposal. In my own experience at law school, I received a lot of files in the first year that I found to be inaccessible. I had to go through the student services department to get them translated from the PDF documents over to Word documents. At the end of first year, I was able to get a grant to cover a lot of technology and training to go with that technology.
In second year, when I was serving as the secretary for student government, I was given a host of formats—JPEGs, PDFs and all sorts of things. I knew how to perform the optical character recognition. I had the software and the ability to do that. In a way, I became more able.
When we're thinking about accessibility, it's accessibility to an individual. It ends up being a very tailored process, in some cases. There's a lot of talk about the concept of universal design, and some question as to whether that's truly possible, or if the only universal design will need an inherent level of flexibility to accommodate individual differences. What I, as one blind person, may be able to access currently, with my technology and training, would be inaccessible to another person. Of course, this is just within this one focus, this one specific disability. There's a host of them.
What we really should be working towards as a society is creating consultation groups that can speak about the host of challenges—mobility challenges, mental challenges, hearing and sensory challenges. There is a host of ones that I probably can't even think of, because I'm not a specialist in that field. We need more specialists in that field, and those consultations need to happen with builders and constructors at the creation of the infrastructure. If we take this proactive approach, I think we'll be incorporating a lot more people, and giving better effect to a commitment to diversity.
Oui. Un célèbre vers de Milton dit: « Dieu exige-t-il le produit du jour quand il refuse la lumière? » Je pense que cela résume toute la question. Tout le monde devrait avoir à sa disposition les outils nécessaires. Lors de ma première année à la faculté de droit, j'ai reçu beaucoup de fichiers qui m'étaient inaccessibles. J'ai dû faire appel au centre des services aux étudiants pour faire convertir les documents PDF en documents Word. À la fin de la première année, j'ai obtenu une bourse pour couvrir les coûts liés aux outils technologiques et à la formation connexe.
La deuxième année, alors que j'étais secrétaire du gouvernement étudiant, on m'a fourni des documents dans une série de formats — JPEG, PDF, et bien d'autres. Je savais comment effectuer la reconnaissance optique de caractères. J'avais le logiciel pour le faire et la capacité de le faire. J'ai donc en quelque sorte accru mes capacités.
Lorsqu'on songe à l'accessibilité, cela se rapporte à une personne. Dans certains cas, il s'agit au bout du compte d'un processus très adapté. On parle beaucoup de la notion de conception universelle, et certains se demandent si c'est vraiment possible, ou si la seule conception universelle exigera un degré inhérent de flexibilité pour tenir compte des différences individuelles. En tant que personne aveugle, ce à quoi je peux avoir accès actuellement, grâce aux outils technologiques et à la formation, pourrait être inaccessible à une autre personne. Évidemment, on ne se concentre ici que sur un seul handicap, mais il y en a bien d'autres.
Ce que nous devrions vraiment chercher à faire, en tant que société, c'est créer des groupes de consultation où l'on pourrait discuter des nombreux obstacles — problèmes de mobilité, problèmes mentaux, problèmes auditifs et sensoriels. Il y en a beaucoup auxquels je ne peux probablement même pas penser parce que je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine. Il faut plus de spécialistes dans ce domaine, et des consultations doivent avoir lieu avec les constructeurs pour la création d'infrastructures. Si nous adoptons cette approche proactive, je pense que nous intégrerons beaucoup plus de gens et que nous démontrerons davantage notre engagement à l'égard de la diversité.
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Lib. (BC)
Thank you.
Another part I really enjoyed is where you talked about Lepofsky. One of the differences he had was that he would take the opposite side of a debate and flesh out the arguments, and he always seemed to win.
Could you take the opposite side of the argument you just gave us and see if you can still win?
Some hon. members: Oh, oh!
Merci.
J'ai beaucoup aimé également la partie où vous parliez de M. Lepofsky. L'une de ses particularités, c'est qu'il aimait prendre le contre-pied d'une position dans un débat et en étayer les arguments, et il semblait toujours gagner.
Pourriez-vous prendre le contre-pied de l'argument que vous venez de nous présenter et voir si vous pouvez tout de même gagner?
Des députés: Oh, oh!
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:03
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I guess that would perhaps involve me defining a commitment to diversity as not a desirable goal.
Je suppose qu'il me faudrait dans ce cas définir un engagement à l'égard de la diversité comme un objectif non souhaitable.
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:03
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You'll have to give me some time on that.
Vous devrez me donner un peu de temps pour y penser.
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CPC (AB)
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2019-04-11 12:03
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Thanks very much.
It's a real pleasure having you here, Ben, especially on a topic like Mr. Lepofsky, who all of us has had a chance to get to know quite well over the past year or so.
I really found it interesting in your report when you talked about how successful he was at advocacy and he had a very clear plan on how that would work. Now I know what to expect as we go through the Senate with Bill C-81 and what he's going to do. Maybe he'll be upset that you gave all his secrets away in your report.
I know many of us have spoken to David over the last couple of weeks regarding Bill C-81 as it goes through the Senate.
In your report, you talked a little bit on the need to strengthen Bill C-81 and some opportunities there to add some teeth to it. When you're going through this report, with everything that you've experienced, what are your two or three top priorities as Bill C-81 goes through the Senate? What are some of the things that you'd like to see as part of that bill to strengthen it, maybe from your own experiences and from your discussions with David?
Merci beaucoup.
C'est vraiment un plaisir de vous avoir ici, Ben, en particulier pour parler de M. Lepofsky, que nous avons tous eu la chance de connaître assez bien au cours de la dernière année.
J'ai trouvé très intéressant, dans votre rapport, que vous parliez de son succès dans la défense des droits et du fait qu'il avait un plan très clair quant à la façon dont cela fonctionnerait. Je sais maintenant à quoi m'attendre concernant l'étude du projet de loi C-81 au Sénat et ce que fera M. Lepofsky. Il sera peut-être contrarié que vous ayez divulgué tous ses secrets dans votre rapport.
Je sais que bon nombre d'entre nous ont discuté avec David ces dernières semaines au sujet de l'étude du projet de loi C-81 au Sénat.
Dans votre rapport, vous parlez un peu de la nécessité de renforcer le projet de loi C-81 et des possibilités d'y ajouter du mordant. Quand vous parcourez ce rapport, compte tenu de tout ce que vous avez vécu, quelles sont vos deux ou trois grandes priorités pour ce projet de loi lors de l'étude au Sénat? Selon vous, qu'est-ce qui devrait y être ajouté pour le renforcer, d'après votre expérience et vos discussions avec David?
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:04
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One of the most important things is the enforcement mechanism. You mentioned teeth, and that needs to be in place. It needs to be spelled out very clearly how to identify the infractions. That requires appointing watchdogs and making sure that they have the resources to monitor the industry to the level that it will require to make this implementation effective.
After having the systems in place to observe and catch the infringement, then there needs to be something in place for remedies to the infringements. What do we do with companies that are not following these guidelines? That needs to be spelled out very clearly.
I think that institutional involvement will need to happen. There should be collaboration between the institution that is set up to monitor the act and the companies that are required to comply with it, so when an infringement is observed, the institution can work with the company to make effective remedies. Having as much of that spelled out beforehand will streamline the work and make that more efficient.
Following those two mechanisms, what do you do with recalcitrant companies that just don't want to comply? That's when the enforcement needs to bring out the hammer and maybe have some punitive measures that are designed to convey the message that non-compliance is not an option. Though again, I think that should be a little farther down the ladder. We should be working proactively to implement as many of these changes beforehand. If it's not beforehand, when we do catch them, we should look at more amicable ways of resolving the situation.
L'une des choses les plus importantes, c'est le mécanisme d'application. Vous avez parlé de mordant, et c'est nécessaire. Il faut énoncer très clairement la façon de déceler les infractions. Cela exige la nomination de chiens de garde qui auront les ressources nécessaires afin de surveiller suffisamment l'industrie pour assurer l'efficacité de la loi.
Lorsque des systèmes seront en place pour observer et signaler les infractions à la loi, on devra alors disposer de moyens de corriger la situation. Qu'arrivera-t-il aux entreprises qui ne se conforment pas aux lignes directrices? Il faut que ce soit indiqué clairement.
Je pense qu'il faudra un engagement institutionnel. Il doit y avoir une collaboration entre l'institution qui est chargée de surveiller l'application de la loi et les entreprises qui sont tenues de se conformer à la loi. Ainsi, lorsqu'il y aura une infraction, l'institution pourra trouver avec l'entreprise des moyens efficaces de corriger la situation. Si autant d'éléments sont déjà précisés, cela simplifiera le travail et rendra la loi plus efficace.
Après ces deux mécanismes, que fera-t-on des entreprises récalcitrantes qui ne voudront tout simplement pas se conformer à la loi? C'est là que l'application devra être rigoureuse et qu'on devra peut-être prévoir des mesures punitives ayant pour but de faire comprendre aux entreprises que le non-respect de la loi n'est pas une option. Toutefois, je pense que cela devrait se trouver plus bas dans l'ordre de priorité. Nous devrions travailler de façon proactive à la mise en oeuvre du plus grand nombre de ces changements au préalable. Sinon, quand nous repérerons les infractions, nous devrions envisager des façons plus amicales de résoudre la situation.
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CPC (AB)
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2019-04-11 12:07
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I think what you're touching on as to what's wrong—in my opinion and the opinion of many stakeholders—is there are not enough metrics in the legislation that talk about when barriers are going to be removed, what those barriers are and what the consequences are if those guidelines aren't met. I think I'm paraphrasing what you're saying.
An addition to that is that in the bill, any federal department can ask for an exemption from any of this legislation. From what you're saying, that is something that should be removed because you can't have winners and losers; you can't have some departments or businesses that are going to abide by barrier-free Canada legislation and some that don't have to.
Je pense que ce que vous mentionnez, c'est ce qui cloche — de mon point de vue et de celui de nombreux intervenants —, soit qu'il n'y a pas suffisamment de paramètres, dans la mesure législative, qui portent sur le moment où les obstacles seront éliminés, la nature de ces obstacles et les conséquences possibles si les lignes directrices ne sont pas respectées. Je crois que je paraphrase ce que vous avez dit.
En outre, le projet de loi prévoit qu'un ministère fédéral pourra demander une exemption de l'application de n'importe quelle disposition de ce projet de loi. D'après ce que vous dites, il faudrait retirer cela, car il ne peut y avoir des gagnants et des perdants; il ne peut y avoir des ministères ou des entreprises qui respectent la loi visant à faire du Canada un pays exempt d'obstacles, et d'autres qui n'ont pas à la respecter.
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:08
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Yes, that's basically exactly it.
I think, just to prepare you for your dealings with David Lepofsky, he's probably going to say everything I just said.
Oui, c'est précisément cela.
Je dois indiquer, simplement pour vous préparer à vos interactions avec David Lepofsky, que selon moi, il dira probablement tout ce que je viens de dire.
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View Cheryl Hardcastle Profile
NDP (ON)
Thank you very much.
I've had the pleasure of getting to know David Lepofsky as a friend as well as a valuable resource for my work. I'm the critic for people living with disabilities and worked very hard on amendments for Bill C-81 with a variety of different advocates, but nobody stands out like David Lepofsky. I'll ask you to comment on that in a minute.
I would love to see him in the Senate right now advocating the way that he tried to with this committee about the important amendments that are needed to Bill C-81. He recognizes them. He seems to have, people say, a legal mind, but I like to say it's a legal intuition. He understands how something needs to be applied. He can advance the application of a legal theory.
I read your report, Ben, which is such an entertaining read. It was so easy to get through. It was really a pleasure for me. I congratulate you on that piece of work.
When the Council of Canadians with Disabilities challenged VIA Rail in court about accessible passenger cars, that to me exemplified some of the work that he's done, the force of the advocacy that he had and how adamant he was that we could not have exemptions in Bill C-81.
That's another aspect, that some of these federal jurisdictions like VIA Rail could be exempt and that you don't have the ability to appeal. I really hope he'll be able to come through with the Senate and that the Senate will recognize that these are absolute needs.
Maybe you could talk about how, when you want to achieve something with a decision-making body, with someone who holds the power, sometimes people hold back on their advocacy work because they don't want to seem adversarial. They want to be friends and try to get on your side to get you to change your mind. I feel that David had this good instinct about that.
Maybe you would like to comment on some of the experiences you had in putting this report together. Maybe you could talk about how you recognize some of those tightropes that people have to walk when they are advocates and are trying to help create change from within, and then seeing that it won't work that way, they have to take a harsher approach.
Merci beaucoup.
J'ai eu le plaisir de faire la connaissance de David Lepofsky, qui est devenu un ami et une ressource précieuse pour mon travail. En tant que porte-parole pour les personnes handicapées, j'ai travaillé très fort pour présenter des amendements au projet de loi C-81 avec divers intervenants, mais personnes ne se distingue autant que David Lepofsky. Je vous demanderai votre opinion là-dessus dans une minute.
J'aimerais beaucoup le voir au Sénat maintenant pour promouvoir, comme il a tenté de le faire avec ce comité, les amendements importants qui sont nécessaires pour le projet de loi C-81. Il les reconnaît. Les gens disent qu'il a l'esprit d'un juriste, mais j'aime dire que c'est l'intuition d'un juriste. Il comprend comment les choses doivent être appliquées. Il peut faire progresser l'application d'une théorie juridique.
J'ai lu votre rapport, Ben. Il est très intéressant et facile à lire. J'y ai pris grand plaisir. Je vous félicite pour ce travail.
Lorsque le Conseil des Canadiens avec déficiences a poursuivi VIA Rail en justice à propos de l'accessibilité des wagons de voyageurs, pour moi, cela illustrait une partie du travail que M. Lepofsky a accompli, la force de ses efforts et la façon dont il disait catégoriquement qu'il ne pouvait y avoir d'exemptions dans le projet de loi C-81.
Voilà un autre aspect: certaines entités fédérales comme VIA Rail pourraient obtenir une exemption, et il ne serait pas possible d'en appeler. J'espère vraiment que M. Lepofsky pourra convaincre le Sénat que ce sont des besoins bien réels.
Peut-être pourriez-vous nous expliquer comment, lorsqu'on veut atteindre un objectif avec un organisme décisionnel, avec quelqu'un qui détient le pouvoir, on doit parfois freiner son travail de sensibilisation pour ne pas donner une impression de confrontation. On veut miser sur l'amitié et tenter de convaincre les gens de changer d'idée. Je pense que David a un excellent instinct à cet égard.
J'aimerais que vous nous parliez de certaines expériences que vous avez vécues lors de la préparation de votre rapport, par exemple votre façon de distinguer les situations délicates dans lesquelles les gens qui veulent faire changer les choses de l'intérieur peuvent se trouver lorsqu'ils se rendent compte que cela ne fonctionne pas et qu'ils doivent adopter une approche plus sévère.
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Benjamin Kane Fulton
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Benjamin Kane Fulton
2019-04-11 12:11
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I'll try to do it in two minutes.
Quickly, then, it's interesting to note that in the CN case, David was actually not a counsel in that at all. He saw a situation that he thought should be resolved in a certain way, and he basically wrote a case comment that was published. This was what was so inspiring about Lepofsky's work, the way he would take different approaches at different times. I tried to have that come through in the report to show people there is this plethora of tools that you need to choose from, and you need to know when to choose which tools.
This was something David was able to have a really strong influence on, without really getting as involved as if he were actually representing one of the parties in the case. He wasn't even amicus curiae or at any level of the court. Nonetheless, Justice Abella read the comment and cited it with approval in her decision. This shows you that the really powerful message can come through in a way that's not adversarial at all. He didn't direct this to anybody; it was just being published for anybody with a legal interest to read and it got picked up.
One thing David said that was really important was about his role. He sees himself as an educator, so he's not really trying to convince anybody of anything. He's just trying to give everybody the information and the facts and to lay them out so that they can make their decisions.
In that CN case, what he did was to explain properly how the legal test should proceed. It wasn't so much that the company was seeking an exemption as much as it was about when to look at the effects of making a decision on the cost of implementing the infrastructure. They were trying to say that what needed to happen was to look at the cost for them to change from what they had to what they were being asked to change to. But the real argument—and this was the one that was made and that won the day in court—was that they needed to look at how much extra it would have cost for them to do it right the first time. Those laws were in place when they bought the inaccessible train cars. They should have been thinking about it, and the fact that they didn't, didn't give them an excuse to later say that it would cost too much now to change it.
It really just pinpointed the very specifics of the legal test and how to perform that legal test, and that changed the whole outcome.
Je vais tenter de le faire en deux minutes.
Il est intéressant de noter que dans l'affaire du CN, David n'a pas du tout agi à titre d'avocat. Il a vu une situation qui, selon lui, devait être résolue d'une certaine façon, et il a essentiellement rédigé un commentaire qui a été publié. C'est ce qui était si inspirant à propos du travail de M. Lepofsky: la façon dont il adoptait des approches différentes à des moments différents. J'ai tenté de faire ressortir cet aspect dans le rapport pour montrer aux gens qu'il existe une multitude d'outils parmi lesquels on doit choisir et qu'il faut savoir lequel choisir au bon moment.
David a su exercer une très forte influence à cet égard sans vraiment s'impliquer comme s'il représentait l'une des parties en cause. Il n'était même pas là comme amicus curiae ni à aucune étape du processus judiciaire. Néanmoins, la juge Abella a lu le commentaire, l'a cité et approuvé dans sa décision. Cela montre qu'un message très puissant peut être passé grâce à un moyen qui n'est pas du tout axé sur la confrontation. Il n'a rien dicté à quiconque; il n'a fait que publier le document pour que quiconque ayant un intérêt juridique puisse le lire, et le message a été repris.
David a dit une chose très importante au sujet de son rôle. Il se considère comme un éducateur; il n'essaie donc pas de convaincre quiconque de quoi que ce soit. Il tente seulement de fournir à tous des renseignements et des faits afin qu'ils puissent prendre leurs décisions.
Dans l'affaire du CN, il a bien expliqué la manière dont le critère juridique devait s'appliquer. Ce n'est pas tant que l'entreprise cherchait à obtenir une exemption, mais c'est qu'il fallait savoir à quel moment examiner l'incidence d'une décision sur le coût de la mise en oeuvre de l'infrastructure. Les responsables tentaient de dire qu'il fallait tenir compte de ce qu'il leur en coûterait pour remplacer les wagons qu'ils possédaient par les wagons qu'on leur demandait d'avoir. Or, le véritable argument — et celui qui a été présenté et qui l'a emporté au tribunal —, c'est qu'ils auraient dû vérifier combien il leur en aurait coûté de plus pour bien faire les choses dès le départ. Les dispositions étaient en vigueur quand ils ont acheté les wagons dont l'accès était problématique. Ils auraient dû y penser, et le fait qu'ils n'y aient pas pensé ne leur donnait pas le droit de dire par la suite qu'il leur en coûterait maintenant trop cher pour les changer.
Cela n'a fait que souligner les aspects très précis du critère juridique et la façon de l'appliquer, ce qui a complètement changé le résultat.
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Lib. (ON)
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2019-04-11 9:59
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Okay.
Dr. Adewale, when it comes to seniors with disabilities and the lack of transportation, how do we get a solution to that barrier?
D'accord.
Madame Adewale, comment en arriver à une solution quant au manque de moyens de transport pour les aînés vivant avec une incapacité?
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Oluremi Adewale
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Oluremi Adewale
2019-04-11 9:59
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It is a fact that many seniors are staying at home because of our transit system. First of all, many of them are immobile. They can't drive, for safety reasons. The transit system that we currently have is not efficient in terms of meeting the needs of seniors. I already touched on seniors living in poverty. Is there a way for government to provide some funding to ensure that seniors are not sitting at home, and that they have the capacity to pay if they have to go and buy food or even just go anywhere? We know that when they sit at home and they're lonely and sad, the mental health and physical health costs will eventually be more for the government than if it had supported them with, for instance, a support walker. They could get out maybe three times a week to have some physical activity, or get out to buy healthy food rather than ordering in unhealthy food, which they do because it's cheap and they don't have money. It costs the government tons of money in hospitalizations if they have to pay for them when they get sick.
We need to evaluate the transportation system, which currently is not meeting the needs of seniors. We need to provide funding for seniors in order to move them from place to place. That would be one of many recommendations that I think might eventually save money and keep our seniors active and healthier for a long time.
Il est vrai que de nombreuses personnes âgées demeurent chez elles en raison des déficiences de nos systèmes de transport en commun. Il faut d'abord dire que plusieurs aînés ont perdu leur mobilité. Ils ne peuvent plus conduire pour des raisons de sécurité. Les services de transport en commun actuellement offerts ne répondent pas aux besoins des aînés. Je vous ai déjà dit que les personnes âgées sont nombreuses à vivre dans la pauvreté. Serait-il possible pour le gouvernement d'offrir le financement nécessaire pour que les personnes âgées ne soient pas clouées à domicile et pour qu'elles aient les moyens de se déplacer là où elles veulent, notamment pour acheter de la nourriture? Nous savons que pour les personnes qui doivent demeurer chez elles dans la solitude et la tristesse, il en coûtera en fin de compte plus cher au gouvernement en soins en santé mentale et physique que ce qu'il aurait investi pour les aider à se déplacer, par exemple au moyen d'un déambulateur. Si on les aidait, ces gens-là pourraient peut-être sortir trois fois par semaine et faire un peu d'activité physique ou s'acheter des aliments sains, plutôt que de commander des aliments qui ne le sont pas, comme ils le font actuellement parce que c'est bon marché et qu'ils ne peuvent pas se payer mieux. Si ces personnes en viennent à devoir être hospitalisées, le gouvernement aura des sommes considérables à débourser.
Nous devons donc évaluer nos systèmes de transport en commun qui ne répondent pas actuellement aux besoins des personnes âgées. Nous devons faire en sorte que nos aînés disposent des ressources financières nécessaires pour pouvoir se déplacer comme bon leur semble. Cela fait partie des nombreuses recommandations qui pourraient se traduire au bout du compte par des économies tout en permettant à nos aînés de demeurer actifs et en santé plus longtemps.
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Wolfgang Zimmermann
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Wolfgang Zimmermann
2019-04-10 15:39
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Thank you very much, Mr. Chair.
Good afternoon, ladies and gentlemen.
Please let me start by offering my appreciation for the opportunity today to offer a few thoughts on the employment potential that the federal civil service presents for veterans. In this context, I would like to focus especially on veterans who have acquired a mental or physical health impairment, either on or off the job, during their employment with the Canadian Armed Forces.
As a brief personal introduction, I'm privileged to wear two employment hats at the moment, one being president of the Pacific Coast University for Workplace Health Sciences, Canada's only statutory university ever created by private legislation and unanimous support of all members of the Legislative Assembly of British Columbia and dedicated to education and research on all aspects of the workplace health cycle. We currently offer academic and continuing education programs in return to work and disability management.
My second role is as executive director of the National Institute of Disability Management and Research, established some 25 years ago by a significant group of employers, unions and government representatives with a mandate to drive innovation, thought leadership and best practice economic and social outcomes following onset of a mental or physical health impairment, creating win-win situations for disabled individuals, employers and society.
In this context, and to achieve these results consistently, we developed professional and program standards in return to work and disability management, created an ISO-style organization, the International Disability Management Standards Council, and today, the professional disability management competency standards are formally licensed in 64 countries around the world.
To bring the tremendous opportunity that continued employment within the federal civil service represents for disabled veterans, I draw on my own experience from many years ago working for MacMillan Bloedel, then Canada's largest forest products company, when, on my fifth day on the job, a 50-foot alder tree barber-chaired, came down on me and broke my back. The support of both the company and the union, now the United Steelworkers, and the B.C. workers' compensation board allowed me to continue working for the organization, first in forestry administration, a field I initially graduated from, and then, after retraining, as an accountant.
This was after my successful return to work, which also entailed developing physical accessibility to the administrative building of a completely inaccessible logging camp of almost 500 workers on the west coast of Vancouver Island. Much like a diverse corporation such as MacMillan Bloedel, then with over 20,000 and operating across a broad spectrum of businesses requiring both blue- and white-collar employees, there is absolutely no reason why the federal civil service, with about 260,000 employees across Canada, could not accommodate most disabled veterans for continuing employment.
Successful job retention with the pre-disability employer, in this case the Government of Canada, following the onset of a mental or physical health impairment requires three components that are a basis for any return to work effort anywhere in the world. These are creativity, because no two disability situations are alike and can vary based on a number of circumstances; collaboration between various stakeholders; and open and transparent communication.
At this point in time, assuming that Bill C-81, Canada's national accessibility legislation, is proclaimed, its requirement to hire 5,000 individuals with disabilities over the next few years creates a unique employment opportunity for disabled veterans. It does, however, require flexibility and creativity on the part of the Public Service Commission, thinking outside the box to review and remove, if necessary, bureaucratic impediments that take any number of forms from unnecessary educational requirements to more flexibility in delivering additional training.
There are a couple of suggested concrete steps. Effective job retention with the pre-disability employer requires early intervention, an absolutely necessary first step to ensure that psychosocial compounding of, let's say, a physical impairment does not render the individual ultimately unemployable.
Individuals who acquire a mental or physical health impairment, regardless of causation, need to be triaged successfully at the earliest possible time. This simply means determining the likelihood of continued employment with the old job, or if a change will be necessary, which could mean retraining or redeployment to another position either within DND or the broader federal civil service.
The current interface between DND and Veterans Affairs is often detrimental to the continuing employment prospects of disabled veterans, and could be dramatically improved. This is not to say that landing a job within the federal civil service is the final piece in the puzzle. When 70% of disabled individuals currently hired into the federal civil service don't make it through their probationary period, systemic issues well beyond this conversation need to be addressed.
Based on experience in many other jurisdictions, we are certainly most willing to provide a number of additional concrete steps that could contribute towards achieving much improved socio-economic outcomes for disabled veterans.
Thank you very much.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Mesdames et messieurs, bonjour.
J'aimerais d'abord vous remercier de me permettre de présenter certains points de vue sur les possibilités d'emploi que la fonction publique fédérale offre aux anciens combattants. Dans ce contexte, j'aimerais me concentrer sur les anciens combattants qui ont subi une blessure physique ou psychologique, que ce soit ou non dans le cadre de leurs fonctions, au cours de leur emploi au sein des Forces armées canadiennes.
À titre personnel, j'ai le privilège d'occuper deux postes en ce moment, dont celui de président de la Pacific Coast University for Workplace Health Sciences, la seule université reconnue au pays jamais créée par projet de loi d'initiative parlementaire ayant obtenu l'appui unanime de tous les députés de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique et consacrée à l'enseignement et à la recherche de tous les aspects du cycle de la santé en milieu de travail. Nous offrons actuellement des programmes de formation générale et d'éducation permanente en retour au travail et en gestion des limitations fonctionnelles.
J'occupe également le poste de directeur exécutif de l'Institut national de recherche et de gestion de l'incapacité au travail, qui a été fondé il y a environ 25 ans par un important groupe d'employeurs, de syndicats et de représentants gouvernementaux dans le but de stimuler l'innovation, le leadership éclairé, les pratiques exemplaires et les résultats économiques et sociaux dans la foulée d'une déficience physique ou mentale afin de créer des situations gagnantes pour les personnes handicapées, les employeurs et la société.
Dans ce contexte, et afin de constamment atteindre ces résultats, nous avons élaboré des normes professionnelles et de prestation de programmes en matière de retour au travail et de gestion des limitations fonctionnelles et créé un organisme de type ISO, l’International Disability Management Standards Council, de sorte qu'aujourd'hui, les normes de compétence en gestion de l'invalidité au travail sont reconnues dans 64 pays.
Pour illustrer les innombrables possibilités d'emploi que la fonction publique fédérale offre aux anciens combattants, j'utiliserai l'exemple de ma propre expérience. Il y a de nombreuses années, je travaillais pour MacMillan Bloedel, qui était alors la plus importante société de produits forestiers du pays. À mon cinquième jour de travail, une barbe d'aulne de 50 pieds de long est tombée sur moi et m'a brisé le dos. Avec l'appui de la compagnie, du syndicat — aujourd'hui le Syndicat des Métallos — et du Worker’s Compensation Board de la Colombie-Britannique, j'ai pu continuer à travailler au sein de l'entreprise, d'abord en administration forestière, le domaine dans lequel j'avais initialement obtenu mon diplôme, puis, après un recyclage professionnel, en comptabilité.
Tout cela après un retour au travail réussi incluant notamment la construction d'un accès physique au bâtiment administratif d'un chantier forestier totalement inaccessible de près de 500 travailleurs sur la côte Ouest de l'île de Vancouver. À l'instar d'une entreprise diversifiée telle que MacMillan Bloedel, qui comptait alors plus de 20 000 cols bleus et cols blancs, absolument rien ne pourrait empêcher la fonction publique fédérale, avec ses quelque 260 000 employés partout au pays, d'embaucher la majorité des anciens combattants handicapés.
Le maintien réussi de l'emploi avec l'employeur précédent — en l'occurrence le gouvernement du Canada — à la suite d'une blessure physique ou psychologique nécessite la combinaison de trois éléments qui sont à la base de tout retour au travail, où que ce soit dans le monde. Il s’agit de la créativité, car tous les cas sont différents et varient en fonction des circonstances; de la collaboration entre les diverses parties intéressées; et d'une communication ouverte et transparente.
Supposons que le projet de loi C-81, la loi canadienne sur l’accessibilité, est adopté et que, selon ses dispositions, l'embauche de 5 000 personnes au cours des prochaines années crée un contexte d'embauche unique pour les anciens combattants handicapés. Cela nécessitera toutefois souplesse et créativité de la part de la Commission de la fonction publique, qui devra faire preuve d'imagination afin de passer en revue et d'éliminer, au besoin, une foule d'obstacles bureaucratiques et d'exigences inutiles en matière d'études afin de permettre une plus grande souplesse sur le plan de la formation.
Il serait possible de prendre quelques mesures concrètes. Un maintien en emploi efficace auprès de l'employeur d'avant l'invalidité nécessite une intervention précoce, une première étape absolument essentielle afin que des facteurs psychosociaux ne s'ajoutent à l'invalidité physique et rendent la personne inemployable.
Les personnes qui ont un handicap mental ou physique — peu importe la cause — devraient faire l'objet d'un tri aussi rapidement que possible. Cela permettra de déterminer si elles peuvent continuer à occuper leur emploi ou si elles doivent changer de poste, ce qui pourrait impliquer un recyclage professionnel ou un redéploiement dans un autre poste, soit au sein du ministère de la Défense nationale ou ailleurs dans la fonction publique.
À l'heure actuelle, les contacts entre le ministère de la Défense nationale et le ministère des Anciens Combattants peuvent souvent nuire aux débouchés potentiels des anciens combattants handicapés. Cette situation mériterait d'être radicalement améliorée. Je ne dis pas que le fait d'obtenir un emploi dans la fonction publique fédérale réglera tous les problèmes pour ces personnes. En fait, 70 % des personnes handicapées qui sont embauchées à la fonction publique fédérale ne réussissent pas à se maintenir en poste pendant la période de probation. Il y a des problèmes systémiques qu'il faut régler et qui vont bien au-delà du cadre de la conversation que nous sommes en train d'avoir.
Vu l'expérience de nombreux autres pays, nous sommes certainement prêts à offrir certaines mesures concrètes qui favoriseraient de meilleurs résultats socioéconomiques pour les anciens combattants handicapés.
Merci beaucoup.
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View Francis Drouin Profile
Lib. (ON)
Thank you, Mr. Chair, and thanks to all of you who are hearing me.
I'm not really interested in success stories; I am interested in what's not happening on the ground and, Ms. Lowther, I think you've laid it out for us. I'm certainly flying at 10,000 feet and we don't always see what's really happening.
Mr. Zimmermann, when you said that 70% don't make it through the probation period, that's seriously an issue. When you say that, I think about the fact that they're not properly welcomed into their environment.
In your experience and in your studies, what steps could we take to ensure that those who are hired right now make it through their probation period and that we reduce that number? I ask that because 70% is too high.
Feel free, Ms. Lowther, to jump in.
Merci, monsieur le président, et merci à tous ceux qui sont présents.
Je ne m'intéresse pas tant aux histoires de réussites qu'à ce qui manque sur le terrain. Madame Lowther, je pense que vous avez bien exposé les lacunes pour nous. Certainement, je suis loin du terrain et je ne vois pas toujours ce qui se passe véritablement.
Monsieur Zimmerman, vous avez dit que 70 % des candidats ne réussissent pas à garder leur poste à la fin de la période de probation; il s'agit là d'un problème sérieux. Lorsque vous avez dit cela, j'ai pensé au fait que ces gens ne sont pas accueillis comme il faut dans leur nouvel environnement.
D'après votre expérience et vos observations, quelles mesures pourrions-nous prendre pour veiller à ce que ceux qui sont embauchés maintenant réussissent leur période de probation afin de réduire cette statistique? Je vous pose la question parce que 70 %, c'est trop élevé.
Madame Lowther, n'hésitez pas à nous donner votre avis.
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Wolfgang Zimmermann
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Wolfgang Zimmermann
2019-04-10 15:50
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The 70% refers to individuals with disabilities and the real challenge in this regard is that is very consistent. If you look at the employment equity numbers for individuals with disabilities, the outflow rate right now in the federal civil service—and we're talking about an organization as you know of 260,000 employees—is that for every individual with a disability who's hired, two of them leave the federal civil service.
Where I think all of you can play a tremendous role is that we are lacking within the federal civil service, as with a number of other organizations—and some are very different—a culture of accommodation. That's really the key. When you look at the number of individuals with disabilities, 80% of individuals acquire their impairment during their working life. They don't get accommodated. They frankly get turfed.
Les 70 % ne concernent que les personnes handicapées. Le vrai défi à cet égard est d'être constant. Si l'on examine les statistiques en matière d'équité pour les personnes handicapées, le taux de sortie actuel de la fonction publique fédérale — comme vous le savez, il s'agit d'une organisation de 260 000 employés — est de deux personnes handicapées qui quittent la fonction publique fédérale pour chaque personne handicapée qui est embauchée.
Là où je pense que vous pourriez jouer un rôle extraordinaire, c'est dans la création d'une culture d'accommodement. C'est ce qui manque à la fonction publique fédérale, comme dans nombre d'autres organisations. Voilà vraiment la clé. Lorsqu'on examine le nombre de personnes handicapées, on constate que 80 % de ces personnes ont acquis leur handicap pendant leur vie active. Elles ne reçoivent aucun accommodement. Bien franchement, elles sont renvoyées, tout simplement.
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Lib. (ON)
Do you know of organizations where they got it right and their performance is not 70% but much better and they provide proper accommodations to ensure that disabled individuals keep working in the organizations?
Connaissez-vous des organisations qui ont bien fait les choses — où les statistiques sont bien mieux que 70 % — et où l'on offre des accommodements suffisants pour garantir que les personnes handicapées puissent continuer à y travailler?
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Wolfgang Zimmermann
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Wolfgang Zimmermann
2019-04-10 15:51
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There are a good number of organizations.
A good example of that is Canada Post. Some seven or eight years ago, they established a national program where they're saying no individual who acquires an impairment is going to lose their job. The Irving Group in the Maritimes is a private sector organization that does a tremendous job in this regard, whether it's a mental health issue or a physical health issue.
What that does is.... Particularly in large organizations, one day you may need to accommodate someone with a mental health issue, and the next day it could be a physical health issue—it could be cancer—which require you to address the challenge of episodic disabilities. You build a tool kit within the organization and then you gradually open up the door to the organization becoming conditioned to retiring individuals with disabilities from the outside.
I just happen to understand the interface between Veterans Affairs and DND because I had the privilege of spending over six years on the Veterans Affairs advisory committee in the late 1990s.
Il y a bon nombre d'organisations.
Un bon exemple est Postes Canada. Il y a sept ou huit ans, on y a établi un programme national qui garantit que quiconque acquiert un handicap ne perdra pas son poste. Le Groupe Irving, dans les Maritimes, est une organisation du secteur privé qui fait un travail remarquable à cet égard, peu importe s'il s'agit d'un trouble lié à la santé mentale ou à la santé physique.
Cela fait que... En particulier dans les grandes organisations, un jour on pourrait avoir besoin d'accommoder quelqu'un qui a un problème de santé mentale, et le lendemain il pourrait s'agir d'un problème de santé physique — comme le cancer —, ce qui exigera que l'organisation relève le défi de gérer des employés ayant des invalidités épisodiques. Vous pourriez aider les organisations à élaborer une stratégie pour qu'elles puissent, graduellement, ouvrir la porte à l'embauche d'anciens combattants qui quittent le service militaire.
Je connais bien la nature des communications entre Anciens Combattants Canada et le ministère de la Défense nationale parce que j'ai eu le privilège de siéger pendant plus de six ans au comité consultatif d'Anciens Combattants, vers la fin des années 1990.
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Wolfgang Zimmermann
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Wolfgang Zimmermann
2019-04-10 15:52
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We have some huge opportunities and you folks can drive this.
Il existe d'énormes possibilités que vous pourriez favoriser.
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Brenda Gunn
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Brenda Gunn
2019-04-04 15:50
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[Witness speaks in Northern Michif :]
[English]
Thank you for the invitation to appear today. I'm really excited that this committee is undertaking this important study, so much so that I was willing to take the afternoon away from my three-month-old daughter. My apologies if I'm perhaps not as put together as I might normally be, but I managed to pull together my presentation while she was napping on my lap over the last couple of weeks. I'm really excited to be here, and I look forward to having some time for questions, so I will try to be as succinct as possible.
For your information, I am a professor in the Faculty of Law here at the University of Manitoba. I've been participating in the international indigenous rights movement for the past 15 years. I am also the co-chair of the rights of indigenous peoples interest group for the American Society of International Law, and a member of the International Law Association's implementing the rights of indigenous peoples committee. I've also provided technical assistance to the UN expert mechanism on the rights of indigenous peoples for their study on best practices for implementing the UN declaration.
Today, I want to focus my remarks on the idea of international best practices, but I want to highlight the international legal standards that should guide Canada's engagement with indigenous peoples. I'll make reference to three main rights, which include the right to self-determination, the right to participate in decision-making and the right to free, prior and informed consent.
While many people cite the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples in relation to these rights, it's important to know that these rights are grounded in broader human rights treaties that Canada is a party to, including the International Covenant on Civil and Political Rights and the International Convention on the Elimination of All Forms of Racial Discrimination.
My presentation here today is going to draw on four main documents, which I provided to the clerk this morning. There are two studies by the UN expert mechanism on the rights of indigenous peoples: the new World Bank environmental and social standards, as well as the “zero draft” of the convention on business and human rights, which is based on the UN Guiding Principles on Business and Human Rights.
To this end, while I would say that I'm providing a presentation on best practices, I actually think it's much more than simply best practices. I'm trying to provide what, in my expert opinion, are the minimum necessary standards that Canada is required to meet to uphold its international human rights obligations.
What I've done is try to compile some of the key areas that I think Canada must uphold, based on these various documents. As a starting point, I think it's quite clear in international law that indigenous peoples must not just be able to participate in decision-making processes that affect their rights, but must also actually control the outcome of such processes. To this end, the participation must be effective. The processes must uphold indigenous peoples' human rights, including the right to self-determination and the right to use, own, develop and control their lands, territories and resources. This is critical, because, in this regard, FPIC safeguards cultural identity. For indigenous peoples, as we know, cultural identity is inextricably linked to their lands, resources and territories.
When we're speaking about FPIC, we have some guidance on what these different standards are. “Prior” means that the process must occur prior to any other decisions being made that allow the proposal to proceed. The process should begin as early as possible in the formulation of a proposal. The international standard is for indigenous peoples' engagement to begin at the conceptualization and design phases. It must also provide the necessary time for indigenous peoples to absorb, understand and analyze the information provided and to undertake their own decision-making processes.
We speak about “informed” consent. International law requires that independent specialists be engaged to assist in the identification of project risks and impacts. Indigenous people should not have to rely solely on the materials put forward by the proponent.
Finally, there is “consent”. I'm sure I'll field more questions on this, so I didn't put too much into the presentation, but I think importantly consent means that indigenous peoples must not be simply required to say yes to a predetermined decision; there has to be the opportunity to engage in a more robust process.
To this end, the process must occur in a climate free from intimidation, coercion, manipulation and harassment. It must promote trust and good faith and not suspicion, accusations, threats, criminalization, violence toward indigenous peoples or the taking of prejudiced views towards them. The process must ensure that indigenous peoples have the freedom to be represented as traditionally required under their own laws, customs and protocols, with attention to gender and representation of other sectors within the community. Indigenous peoples must also be able to determine how and which of their institutions and leaders represent them.
Under international law, indigenous peoples also have the power to determine the course or the actual consultation process. This includes being consulted when devising the process of consultation and having the opportunity to share or use or develop their own protocols in consultation.
Finally, the process must also allow for indigenous peoples to define the methods, the timelines, the locations and evaluation of the consultation process.
One question often raised is when FPIC is required. Generally, it's when a project is likely to have a significant direct impact on indigenous peoples' lives, lands, territories and resources. It's important to note that it's indigenous peoples' perspective on the potential impact that is the standard here. It's not the state's or the proponent's determination of the impact, but indigenous peoples'. Also, this right of FPIC is not limited to lands that Canada recognizes as aboriginal title lands; it includes lands that indigenous peoples have traditionally owned or otherwise occupied and used, including lands, territories and resources that are governed under indigenous peoples' own laws.
It's important during these processes that states engage broadly with all potentially impacted indigenous peoples through their own representative institutions. They must ensure that they are also engaging indigenous women, children, youth and persons with disabilities, bearing in mind that government structures of some indigenous communities may be male-dominated. To this end, consultation should also provide an understanding of the specific impacts on indigenous people. It's not just about having indigenous women, children and youth present, but also specifically turning your mind to how the project may impact indigenous women differently or specifically.
Another area that I think is particularly important in Canada is the importance of ensuring that FPIC processes support consensus building within indigenous peoples' communities and must avoid any process that may cause further division within the community. In relation to processes that might further divide, we want to be aware of any situations of economic duress, such as when communities may be feeling pressure to engage in the process because of economic duress, and trying to ensure that any process, consultation or otherwise is not further dividing the community.
As was already mentioned, these consultation processes should occur throughout the project, ensuring that there is constant communication between the parties. Under international law, it's important to note that these consultation processes where indigenous peoples are engaged in decision-making and provide their free, prior and informed consent should not be confused with public hearings for the environment and regulatory regimes.
Sorry, I think I am running short of time. I want to make one or two more points.
International law does recognize that indigenous peoples may withhold their consent in several circumstances, which include following an assessment and conclusion that the proposal is not in their best interest, where there are deficiencies in the process, or to communicate a legitimate distrust in the consultation process or the initiative.
Some might say that the UN declaration is unclear because different articles provide different wording. However, I think the UN Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples has tried to clarify that the terms “consult” and “co-operate” denote a right of indigenous peoples to influence the outcome of the decision-making process, not just to be involved in it. I think the standards and international law are quite clear, and Canada should be taking steps to uphold these obligations.
Finally, to wrap things up, there are some broader objectives that the right to participate in decision-making seeks to achieve that can help us guide these processes. The first is to correct the de jure and de facto exclusion of indigenous peoples from public life, and the second, to revitalize and restore indigenous people's own decision-making processes.
Finally, free, prior and informed consent also has some underlying rationales that should guide our implementation: To restore indigenous people's control over their lands and resources; to restore indigenous people's cultural integrity, pride and self-esteem; and to redress the power imbalance between indigenous peoples and states, with a view to forging new relationships based on rights and mutual respect between the parties.
[Witness speaks in Northern Michif:]
[La témoin s'exprime en michif du Nord:]
[Traduction]
Merci de l'invitation à comparaître aujourd'hui. Je suis vraiment ravie que le Comité entreprenne cette importante étude, à tel point que j'étais prête à prendre l'après-midi, loin de ma fille de trois mois. Mes excuses si je ne suis peut-être pas aussi préparée que d'habitude, mais j'ai réussi à mettre au point mon exposé pendant qu'elle faisait la sieste sur mes genoux au cours des deux dernières semaines. Je suis vraiment ravie d'être ici et j'ai hâte d'avoir du temps pour les questions. Je vais donc essayer d'être aussi brève que possible.
Pour votre information, j'enseigne à la Faculté de droit de l'Université du Manitoba. Je participe au mouvement international des droits des peuples autochtones depuis 15 ans. Je suis également coprésidente du groupe de défense des droits des peuples autochtones pour la Société américaine de droit international et membre du comité de mise en oeuvre des droits des peuples autochtones de l'Association de droit international. J'ai également fourni une aide technique au Mécanisme d'experts des Nations unies sur les droits des peuples autochtones pour son étude sur les pratiques exemplaires en vue de la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations unies.
Aujourd'hui, je veux axer mes remarques sur l'idée des pratiques exemplaires internationales, mais je tiens à souligner les normes juridiques internationales qui devraient guider la collaboration du Canada avec les peuples autochtones. Je ferai référence à trois droits principaux, à savoir le droit à l'autodétermination, le droit de participation à la prise de décisions et le droit au consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.
De nombreuses personnes citent la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones au sujet de ces droits. Il importe cependant de savoir que ces droits sont fondés sur des traités plus généraux relatifs aux droits de la personne auxquels le Canada est partie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Mon exposé aujourd'hui s'appuiera sur quatre documents principaux que j'ai remis à la greffière ce matin. Le Mécanisme d'experts des Nations unies sur les droits des peuples autochtones a réalisé deux études: les nouvelles Normes environnementales et sociales de la Banque mondiale ainsi que l'avant-projet de la convention relative aux entreprises et aux droits de l'homme, qui est fondée sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme des Nations unies.
À cette fin, je dirais que je présente un exposé sur les pratiques exemplaires, mais je pense en fait que cela va bien au-delà des pratiques exemplaires. J'essaie de préciser quelles sont, à mon avis, les normes minimales nécessaires que le Canada doit respecter afin de remplir ses obligations internationales en matière de droits de la personne.
J'ai essayé de dresser une liste des principaux domaines que le Canada doit défendre, à partir de ces divers documents. Pour commencer, je pense que le droit international énonce clairement que les peuples autochtones ne doivent pas seulement être en mesure de participer au processus de prise de décisions qui touche leurs droits; ils doivent également en contrôler le résultat. Pour ce faire, la participation doit être réelle. Les processus doivent respecter les droits fondamentaux des peuples autochtones, y compris le droit à l'autodétermination et le droit d'utiliser, de posséder, de mettre en valeur et de contrôler leurs terres, territoires et ressources. Cela est essentiel, car, à cet égard, le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause protège l'identité culturelle. Comme nous le savons, l'identité culturelle des peuples autochtones est inextricablement liée à leurs terres, à leurs ressources et à leurs territoires.
Lorsque nous parlons du consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, nous avons quelques indications sur la nature de ces différentes normes. « Préalable » signifie que le processus doit avoir lieu avant que toute autre décision permettant à la proposition d'aller de l'avant ne soit prise. Le processus devrait commencer le plus tôt possible lors de la formulation d'une proposition. Selon la norme internationale, la participation des peuples autochtones commence aux étapes de conceptualisation et d'élaboration. Le processus doit également donner aux peuples autochtones le temps nécessaire pour assimiler, comprendre et analyser les renseignements fournis et pour entreprendre leurs propres processus de prise de décisions.
Nous parlons de consentement « en toute connaissance de cause » ou éclairé. Le droit international exige que des spécialistes indépendants soient engagés pour aider à cerner les risques et les répercussions des projets. Les peuples autochtones ne devraient pas être obligés de se fier uniquement aux documents proposés par le promoteur.
Enfin, il y a le mot « consentement ». Je suis sûre que je je vais me faire poser davantage de questions à ce sujet. Je ne me suis donc pas trop attachée à cette question dans mon exposé, mais je pense que le consentement signifie que les peuples autochtones ne doivent pas simplement être tenus de dire oui à une décision prédéterminée; il doit y avoir la possibilité de participer à un processus plus robuste.
À cette fin, le processus doit se dérouler dans un climat exempt d'intimidation, de contrainte, de manipulation et de harcèlement. Il doit promouvoir la confiance et la bonne foi et non pas donner lieu à la suspicion, à des accusations, à des menaces, à la criminalisation, à la violence à l'endroit des peuples autochtones ou à des préjugés à leur égard. Le processus doit faire en sorte que les peuples autochtones aient la liberté d'être représentés comme il est traditionnellement exigé en vertu de leurs propres lois, coutumes et protocoles, compte tenu du sexe et de la représentation des autres secteurs de la collectivité. Les peuples autochtones doivent également être en mesure de déterminer la manière dont ils seront représentés, et, parmi leurs établissements et leurs dirigeants, ceux qui les représenteront.
En vertu du droit international, les peuples autochtones ont aussi le pouvoir de déterminer le déroulement de la consultation ou le processus proprement dit. Cela inclut la consultation lors de la conception du processus de consultation et la possibilité de partager, d'utiliser ou d'élaborer leurs propres protocoles en matière de consultation.
Enfin, le processus doit également permettre aux peuples autochtones de définir les méthodes, les délais, les lieux et l'évaluation du processus de consultation.
Une question souvent posée est celle de savoir à quel moment il faut obtenir le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause. En règle générale, c'est lorsqu'un projet est susceptible d'avoir une incidence directe importante sur la vie des peuples autochtones, leurs terres, leurs territoires et leurs ressources. Il est important de souligner que c'est le point de vue des peuples autochtones sur l'incidence potentielle qui constitue la norme ici. Il s'agit de l'incidence déterminée non pas par l'État ou le promoteur, mais par les peuples autochtones. De plus, ce droit au consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause ne se limite pas aux terres que le Canada reconnaît comme des terres visées par un titre ancestral; il comprend les terres que les peuples autochtones ont toujours possédées ou occupées et utilisées de manière traditionnelle, y compris les terres, territoires et ressources régis par les lois de ces peuples.
Au cours de ces processus, il importe que les États engagent un dialogue élargi avec tous les peuples autochtones potentiellement concernés par l'entremise de leurs propres institutions représentatives. Ils doivent veiller à faire participer également les femmes, les enfants, les jeunes et les personnes handicapées autochtones, en tenant compte du fait que les structures gouvernementales de certaines collectivités autochtones peuvent être à prédominance masculine. À cette fin, la consultation devrait également permettre de comprendre les répercussions particulières sur les populations autochtones. Il s'agit non pas uniquement de s'assurer de la présence de femmes, d'enfants et de jeunes autochtones: il faut également s'attacher au fait que le projet peut avoir une incidence différente ou particulière sur les femmes autochtones.
Un autre domaine qui, à mon avis, est particulièrement fondamental au Canada est l'importance de veiller à ce que les processus de consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause soutiennent l'établissement d'un consensus au sein des collectivités des peuples autochtones et d'éviter tout processus susceptible d'entraîner une division supplémentaire au sein de la collectivité. En ce qui concerne les processus susceptibles de susciter davantage la division, il faut être conscient de toute situation de contrainte économique, par exemple lorsque les collectivités peuvent se sentir obligées de participer au processus en raison de contraintes économiques, et s'assurer que tout processus, toute consultation ou autre mécanisme ne divise pas davantage la collectivité.
Comme cela a déjà été mentionné, ces processus de consultation devraient avoir lieu tout au long du projet, pour garantir une communication constante entre les parties. En vertu du droit international, il importe de souligner que ces processus de consultation où les peuples autochtones participent à la prise de décisions et fournissent leur consentement préalable, librement et en connaissance de cause ne doivent pas être confondus avec des audiences publiques sur l'environnement et les régimes de réglementation.
Désolée, je pense que je manque de temps. Je veux soulever un ou deux autres points.
Le droit international reconnaît que les peuples autochtones peuvent refuser leur consentement dans plusieurs situations, notamment après avoir évalué la proposition et conclu qu'elle n'est pas dans leur intérêt, si le processus comporte des lacunes ou pour faire part d'une méfiance légitime à l'égard du processus de consultation ou de l'initiative.
Certains pourraient dire que la Déclaration des Nations unies n'est pas claire, car différents articles proposent des formulations différentes. Cependant, je pense que le Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones a tenté de préciser que les termes « consulter » et « coopérer » dénotent un droit des peuples autochtones d'influencer le résultat du processus de prise de décisions, et pas seulement d'y participer. Je pense que les normes et le droit international sont très clairs et que le Canada devrait prendre des mesures afin de respecter ces obligations.
Enfin, pour conclure, le droit de participer à la prise de décisions vise à atteindre des objectifs plus généraux qui peuvent nous aider à orienter ces processus. Le premier consiste à corriger l'exclusion de droit et de fait des peuples autochtones de la vie publique, et le deuxième, à revitaliser et à rétablir les processus de prise de décisions propres à ces peuples.
En dernier lieu, le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause a également des fondements sous-jacents qui devraient guider notre mise en oeuvre: rétablir le contrôle des peuples autochtones sur leurs terres et leurs ressources; rétablir l'intégrité culturelle, la fierté et l'estime de soi des peuples autochtones; et remédier au déséquilibre des pouvoirs entre les peuples autochtones et les États, en vue de forger de nouvelles relations fondées sur les droits et le respect mutuel entre les parties.
[La témoin s'exprime en michif du Nord :]
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Dharana Needham
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Dharana Needham
2019-04-02 11:08
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Thank you.
Hello, everyone. My name if Dharana Needham. I'm a second-year student at McGill University, and I will be representing Vancouver Quadra.
Today I will be speaking on women and poverty, focusing specifically on single mothers living in poverty, subsequent child poverty, and the impact of the health care system on impoverished people with disabilities.
My older brother and I were raised by a single mother who is both diabetic and living with chronic illness. This places her in a category of persons with disabilities.
I am a student living with both physical and learning disabilities, and my entire family is living in poverty. I have been below the poverty line my entire life and, as such, have seen the progression in the lack of resources being made available to single mothers, persons with disabilities and low-income families, which has perpetuated the problem of poverty, specifically within Vancouver.
Due to my mother's disabilities, she is unable to drive. It takes us an hour on public transportation to reach affordable food centres. It takes double the time to reach our nearest welfare offices. Vancouver has become unaccommodating and neglectful to people living in poverty, and I can safely say that this is not the only city in Canada in which this is happening. The issue of access is intensified for single mothers and even more so for a single mother living with a form of disability. This is an occurrence that is significantly more common than one may think.
The current medical system does not accommodate those living in poverty. We claim to be living in a universal health care system; however, we've plateaued at the term and have not considered the fact that an inordinate number of people are still being barred from the health care resources they need because they cannot afford them.
Canada's health care system can be put up on a pedestal because, technically, it is universal—and I am forever grateful for that—but when I have to choose between paying for my medication and paying for my rent, I cannot be proud of our system.
I understand that the topics I am discussing are regulated by provincial governments. However, these cannot be considered provincial issues. They are concerns that fall under the mandate of each respective provincial government, but they are problems that transcend one province and are perpetuated across the country.
Merci.
Bonjour à tous. Je m'appelle Dharana Needham. Je suis une étudiante de deuxième année à l'Université McGill, et je représenterai Vancouver Quadra.
Aujourd'hui, je parlerai des femmes et de la pauvreté, plus particulièrement des mères célibataires vivant dans la pauvreté, de la pauvreté subséquente des enfants et de l'incidence du système des soins de santé sur les personnes pauvres et handicapées.
Mon frère aîné et moi avons été élevés par une mère célibataire qui est à la fois diabétique et atteinte d'une maladie chronique. Elle se retrouve ainsi dans une catégorie de personnes handicapées.
Je suis une étudiante vivant avec des handicaps physiques et des troubles d'apprentissage, et toute ma famille vit dans la pauvreté. Toute ma vie, j'ai vécu sous le seuil de la pauvreté et j'ai donc constaté une progression dans le manque de ressources pour les mères célibataires, les personnes handicapées et les familles à faible revenu, ce qui perpétue le problème de la pauvreté, en particulier à Vancouver.
En raison de ses handicaps, ma mère est incapable de conduire. Il nous faut une heure en transport en commun pour atteindre des centres d'alimentation abordables. Il faut deux fois plus de temps pour nous rendre à nos bureaux de services sociaux les plus proches. Vancouver est devenue peu accommodante et fort négligente envers les gens vivant dans la pauvreté, et je peux affirmer avec certitude que ce n'est pas la seule ville au Canada où cela se produit. La question de l'accès est exacerbée pour les mères célibataires et encore plus pour une mère célibataire vivant avec une forme de handicap. Ces cas sont beaucoup plus courants qu'on pourrait le croire.
Le système médical actuel ne prend pas en charge les personnes vivant dans la pauvreté. Nous prétendons bénéficier d'un système de soins de santé universel. Or, nous avons atteint un plateau à l'issue du processus et n'avons pas tenu compte du fait qu'un nombre démesuré de personnes se voient toujours interdire l'accès aux ressources de soins de santé dont elles ont besoin, car elles ne peuvent pas les payer.
Le système de santé canadien peut être mis sur un piédestal, car, sur le plan technique, il est universel — et j'en suis éternellement reconnaissante —, mais lorsque je dois choisir entre payer mes médicaments et payer mon loyer, je ne peux pas être fière de notre système.
Je comprends que les sujets que j'aborde sont réglementés par les gouvernements provinciaux. Toutefois, ces problèmes ne peuvent être considérés comme des problèmes provinciaux. Ce sont des préoccupations qui relèvent du mandat de chaque gouvernement provincial respectif, mais ce sont des problèmes qui transcendent une province et se perpétuent partout au pays.
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Phoenix Nakagawa
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Phoenix Nakagawa
2019-04-02 12:25
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Of course. I just want to ask the chair, how do you communicate with minorities within your community—any minority, queer, coloured, disabled? How do you listen to their voices?
D'accord. Je voulais seulement vous demander, madame la présidente, comment vous communiquez dans votre collectivité avec les groupes minoritaires quels qu'ils soient: la communauté LGBTQ, les personnes racialisées et les personnes handicapées. Comment faites-vous pour leur donner une voix?
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CPC (ON)
That's a great question. Thanks very much.
One of the key things I do.... I am also the shadow minister for families, children and social development, and I also work specifically with the LGBTQ2S community, which has probably been one of the greatest challenges, but the greatest growth that I've ever had in my 48 years on earth.
The biggest thing is going out there and talking—not actually talking, but listening—introducing myself and saying, “Share with me your story.” Yesterday I had three women chiefs who came and sat down with me. My job wasn't to tell them; my job was to listen. I think that's one of the greatest things.
I try to always be available. I am just Karen. That's the way my persona is. If you see me on the street or in the grocery store, you come up to me, and it doesn't matter who you are. That's how I represent my constituents.
C'est une excellente question. Merci beaucoup.
L'une de mes principales responsabilités... Je suis également la porte-parole de l'opposition pour la famille, les enfants et le développement social, et je travaille directement avec la communauté LGBTQ2S. Cela a probablement été l'une des choses les plus difficiles que j'ai faites, mais je ne crois pas avoir jamais autant grandi en tant que personne depuis que je suis née, il y a 48 ans.
La chose la plus importante que je fais, c'est non pas de parler, mais d'écouter. Je me présente, et je dis: « Racontez-moi votre histoire. » Hier, j'ai rencontré trois femmes chefs avec qui j'ai discuté. Mon travail était non pas de leur dire quoi que ce soit, mais bien de les écouter. Je crois que c'est une des choses les plus importantes.
J'essaie d'être disponible en tout temps. Je suis Karen, tout simplement. C'est ma personnalité. Si vous me voyez dans la rue ou à l'épicerie et que vous venez me parler, qui vous êtes n'est pas important. C'est comme cela que je représente mes électeurs.
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Richard Matern
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Richard Matern
2019-02-28 15:58
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Dear Chair and members of the Standing Committee, Egale is very pleased that you have undertaken this study on LGBTQI2S health in Canada. Thank you for giving us the opportunity to be here at your opening meeting.
My name is Richard Matern. I'm the director of research and policy at Egale. As Canada's only national LGBTQI2S organization, Egale works to improve the lives of our communities in Canada through informing public policy, inspiring cultural change and promoting human rights and inclusion.
As Lori talked about, and in spite of the many legal advances we've made, significant disparities in equality remain, especially in the health sector. Not only does the LGBTQI2S community in Canada face barriers and stigma within the health system itself, but it also faces significant challenges in social determinants that significantly impact health, such as income and food security, employment status and work conditions, as well as connections to social networks and community. This is especially pertinent for members of our community who are racialized, living with a disability or have other multiple marginalized identities.
Within the health care system, as Devon talked about, people routinely face barriers in accessing appropriate care, rooted in insufficient training for health professionals on cultural competence and population-specific health considerations. This also includes limited and inconsistent coverage for therapeutics and medically necessary surgeries associated with gender transitioning.
Additionally, I would add that intersex people continue to be subjected to non-consensual surgeries, stigmatization and withholding of information, despite these practices being contrary to international human rights law. It is estimated that 30% to 80% of intersex children undergo more than one surgery, and some have as many as five surgeries. Section 268 of the Criminal Code continues to allow non-consensual surgery by medical practitioners to alter the bodies of infants and children whom they perceive to be ambiguous.
Outside of the health care system, the social determinants of health act in complex and compounding ways to negatively impact LGBTQI2S people. Perpetual encounters with homo-, bi- and transphobia at school, in the workplace and elsewhere contribute to isolation and chronic stresses that can directly impact educational achievement, career progression and income levels. This added stress can lower mental health status and include a heightened risk of developing depression, anxiety, substance use and suicidality.
From my colleagues, you've heard a lot of stats around mental health and suicidality in our community. What I'll add is what we found in our Egale Youth Outreach Centre, which is a drop-in centre that we've opened for homeless and under-housed LGBTQI2S youth in Toronto, where we see first-hand the impacts of some of these larger systemic forces on the youth in our community. For instance, since we opened the centre in 2016, we've seen thousands of visits each year averaging over 100 unique client visits per month, with new intakes increasing by 127% and therapeutic interventions increasing by 417%. Last year, over half the youth visiting the centre were either lesbian or gay, while one third were transgender and/or non-binary.
The top three presenting concerns among youth were mental health, employment and family relationship issues. A significant number also expressed that they were at some level of risk for suicidality. Other concerns included housing, social isolation and substance use which, while not as common as the aforementioned specific issues, frequently arise as intersecting and ensuing challenges that staff are called to assist with from month to month.
Many of the youth are homeless or under-housed. They don't feel safe in the present shelter system. Many struggle to meet basic needs. For example, EYO's food program, in which 15 to 30 participants eat per day and rely on for their food per day, has been a crucial service that has required additional resources and partnerships in order to address the food insecurity faced by participants driven by poverty and low incomes.
Seniors in our community are also impacted. What we hear from the seniors we work with is that many in our community are isolated. They lack the familial and social supports of their heterosexual or cisgender counterparts and also in many cases have a lack of access to employer-triggered pension plans due to a lifetime of stigma and discrimination in the workforce.
While there is limited Canadian data available on the specific needs faced by LGBTQI2S seniors, as Lori has talked about, U.S. data quantifies the anecdotal evidence that we hear through our National Seniors Advisory Council. One survey demonstrated that 42% of LGBT older people are very or extremely concerned that they will outlive the money they have saved for retirement, as compared to 25% of non-LGBT older people. U.S. data also demonstrates that disability is overrepresented among LGBT older persons, with nearly half of a large U.S. sample of LGBT older adults reporting a disability.
As was mentioned by Devon, LBTQI2S seniors also fear going into assisted living centres and long-term care facilities. They often feel they must hide their identities and partners to stay safe from abuse and discrimination.
In a national consultation conducted by Egale and its National Seniors Advisory Council, it was shown that the top issue with the largest perceived impact on seniors in our community was the fear of being re-closeted in residential care. Particularly in cases of dementia and/or Alzheimer's disease, many seniors in our community worry whether their identities will be honoured and respected as their consent and autonomy are brought into question.
As you have heard, the study presents a crucial opportunity for the federal government to address the health challenges that remain for LGBTQI2S people to ensure adequate and appropriate actions are taken to establish new priorities, reprioritize key needs, recognize the gaps in services and provide solutions for the improvement of life for members in our community.
In order to address our concerns in this area, we make the following recommendations:
First, conduct large-scale consultations with intersex people living in Canada as an initial step towards reforming subsection 268(3) of Canada's Criminal Code, which continues to allow non-consensual surgery by medical practitioners.
Two, ensure that Bill C-81, the accessible Canada act, incorporates measures to address barriers that disproportionately impact members of the LGBTQI2S community who are living with disabilities, including ensuring safe spaces in health care settings. This includes requiring health care colleges to have frameworks in place to protect service users from our community and mandatory competency training in LGBTQI2S issues.
Incorporate measures that support LGBTQI2S individuals living with a mental illness and in the criminal justice system, including the development of a national harm reduction strategy with specific funding allocated to address the mental health and addiction needs of LGBTQI2S individuals.
Ensure that the national food policy includes a plan to address food security among LGBTQI2S people, including those living in poverty as well as those living in indigenous and isolated northern communities.
Incorporate within the new health accord measures to assess and integrate health care needs that are faced by the LGBTQI2S community, including allocating specific funding towards services that attend to the mental health needs of diverse LGBTQI2S people across the country.
We would add, end discriminatory practices related to blood donation for men who have sex with men, and transpeople.
Also, develop a national gender-affirming health care strategy to ensure comprehensive health care for trans and gender-diverse communities that is physically and economically accessible and addresses their wide-ranging health care needs.
In line with the Canadian guidelines for sexual health education, implement consistent sexual and reproductive health education across all provinces and territories that is comprehensive and inclusive of LGBTQI2S health issues and experiences and is geared for adolescent and youth development.
Provide for accessible and affordable contraceptives, immunization plans and preventative sexual health care, including PrEP, pre-exposure prophylaxis, and PEP, post-exposure prophylaxis, within sexual health coverage across Canada.
Finally, recognize LGBTQI2S family planning and diverse family structures by training health care professionals, including IVF clinics, on inclusive patient care that does not make hetero-normative and cis-normative assumptions about family planning and fertility.
On behalf of Egale, thank you for your attention. We look forward to working with you further.
Monsieur le président, chers membres du comité permanent, à Fonds Égale, nous sommes heureux que vous ayez entrepris cette étude sur la santé des personnes LGBTQI2 au Canada. Merci de nous avoir donné l'occasion de comparaître à votre première séance.
Je m'appelle Richard Matern. Je suis directeur de la recherche et des politiques à Fonds Égale. En tant qu'unique organisation LGBTQI2 au Canada, Fonds Égale s'efforce d'améliorer la vie de nos communautés au Canada en étayant les politiques publiques, en inspirant un changement culturel et en faisant la promotion des droits de la personne et de l'inclusion.
Comme l'a dit Lori, et malgré les nombreux progrès juridiques que nous avons réalisés, il reste encore d'importantes disparités en matière d'égalité, surtout dans le secteur de la santé. La communauté LGBTQI2 au Canada fait face non seulement à des obstacles et à des préjugés au sein du système de santé proprement dit, mais aussi à des difficultés importantes liées à des déterminants sociaux ayant une énorme incidence sur la santé, comme le revenu et la sécurité alimentaire, l'emploi et les conditions de travail, ainsi que les liens avec les réseaux sociaux et la communauté. C'est d'autant plus vrai pour les membres de notre communauté qui sont racialisés, handicapés ou marginalisés pour une multitude d'autres raisons identitaires.
Au sein du système de santé, comme l'a dit Devon, les gens se heurtent régulièrement à des obstacles dans l'accès à des soins adéquats, qui découlent du manque de formation des professionnels de la santé en ce qui au savoir-faire culturel et à des facteurs liés à la santé de certaines populations. Cela comprend également une couverture limitée et incohérente des besoins thérapeutiques et médicaux nécessaires dans le cadre du processus de transition sexuelle.
De plus, j'ajouterais que les personnes intersexuées continuent de subir des chirurgies non consensuelles, une stigmatisation et une non-divulgation d'information, même si ces pratiques sont contraires au droit international en matière de droits de la personne. On estime que de 30 à 80 % des enfants intersexués subissent plus d'une chirurgie, et certains en ont jusqu'à cinq. L'article 268 du Code criminel continue d'autoriser des chirurgies non consensuelles pratiquées par des médecins pour changer le corps de nourrissons et d'enfants qu'ils considèrent comme étant ambigus.
Au-delà du système de santé, les déterminants sociaux de la santé interviennent de manières complexes et cumulatives qui nuisent aux membres de la communauté LGBTQI2. Les perpétuels incidents homophobes, biphobes et transphobes à l'école, en milieu de travail et ailleurs contribuent à un isolement et à un stress chronique qui peuvent avoir une incidence directe sur la réussite scolaire, l'avancement professionnel et le niveau de revenu. Ce stress supplémentaire peut nuire à la santé mentale et accroître le risque de dépression, d'anxiété, de toxicomanie et de tendances suicidaires.
Mes collègues vous ont donné beaucoup de chiffres sur la santé mentale et les tendances suicidaires dans notre communauté. Je vais ajouter ce que nous avons constaté au centre jeunesse de Fonds Égale Canada pour les droits de la personne, un centre d'accueil que nous avons ouvert à Toronto pour les jeunes LGBTQI2 itinérants et mal logés, où nous voyons de nos propres yeux les répercussions de certaines de ces grandes forces systémiques sur les jeunes de notre communauté. Par exemple, depuis que nous avons ouvert le centre en 2016, nous avons accueilli des milliers de personnes chaque année. La moyenne est de plus de 100 visites différentes de clients par mois. La proportion de nouveaux venus a augmenté de 127 %, et la proportion d'interventions thérapeutiques, de 417 %. L'année dernière, plus de la moitié des jeunes qui sont venus au centre étaient des gais et lesbiennes, tandis que les transgenres et les personnes non binaires représentaient le tiers des clients.
Les trois principaux problèmes des jeunes étaient des problèmes de santé mentale, d'emploi et de relations familiales. Un nombre important de jeunes ont également fait part d'un certain risque de suicide. Parmi les autres préoccupations figuraient les problèmes de logement, d'isolement social et de toxicomanie, qui, bien que moins répandus que les problèmes précédents, se manifestent souvent en tant que difficultés connexes qui s'ensuivent et dont le personnel doit s'occuper d'un mois à l'autre.
Une grande partie des jeunes sont sans abri ou mal logés. Ils ne se sentent pas en sécurité dans le réseau de refuges. Beaucoup ont de la difficulté à répondre à leurs besoins de base. Par exemple, le programme alimentaire du centre, auquel participent et se fient de 15 à 30 personnes par jour pour manger, s'est révélé être un service essentiel pour réduire une insécurité alimentaire attribuable à la pauvreté et aux faibles revenus des participants.
Les aînés de notre communauté sont également touchés. Ce que nous disent ceux avec qui nous travaillons, c'est qu'ils sont nombreux à être isolés. Ils n'ont pas le soutien familial et social de leurs homologues hétérosexuels ou cisgenres, et dans bien des cas, ils ne reçoivent également pas de prestations d'un régime de pension d'employeur après avoir passé leur vie à souffrir de préjugés et de discrimination sur le marché du travail.
Les données canadiennes sur les besoins précis des aînés LGBTQI2 sont limitées, comme l'a mentionné Lori, mais les données américaines confirment les témoignages que nous entendons à notre conseil consultatif national sur les aînés. En effet, selon un sondage, 42 % des personnes âgées LGBT disent avoir très ou extrêmement peur d'épuiser leurs économies de retraite de leur vivant, alors que ce chiffre est de 25 % chez les personnes âgées qui ne font pas partie de ce groupe. Les données américaines montrent également que les personnes handicapées sont surreprésentées parmi les personnes âgées de la communauté LGBT, alors que près de la moitié d'un grand échantillon de personnes âgées de la communauté aux États-Unis a déclaré avoir un handicap.
Comme Devon l'a mentionné, les aînés LGBTQI2 ont également peur de se rendre dans des résidences avec services d'assistance personnelle et des établissements de soins de longue durée. Ils ont souvent l'impression de devoir cacher leur identité et leurs partenaires pour éviter les mauvais traitements et la discrimination.
Grâce à une consultation nationale menée par Fonds Égale Canada et son conseil consultatif national des aînés, on sait que le principal problème ayant la plus grande incidence perçue sur les aînés dans notre communauté était la crainte de devoir retourner dans le placard dans les établissements de soins pour bénéficiaires internes. Surtout lorsqu'ils sont atteints de démence ou de la maladie d'Alzheimer, de nombreux aînés dans notre communauté se demandent si leur identité sera respectée alors que leur capacité à donner leur consentement et à être autonomes est remise en question.
Comme vous l'avez entendu, l'étude offre au gouvernement fédéral une occasion décisive de s'attaquer aux problèmes de santé qui subsistent pour les personnes LGBTQI2 pour veiller à ce que des mesures adéquates et appropriées soient prises afin d'établir de nouvelles priorités, de revoir la priorité accorder aux principaux besoins, de reconnaître les lacunes dans les services et d'offrir des solutions en vue d'améliorer la vie des membres de notre communauté.
Pour répondre à nos préoccupations à ce sujet, nous recommandons ce qui suit.
Premièrement, il faut mener de vastes consultations auprès des personnes intersexuées vivant au Canada en tant que premier pas vers la réforme du paragraphe 268(3) du Code criminel du Canada, qui continue d'autoriser les chirurgies non consensuelles faites par des médecins.
Deuxièmement, il faut veiller à ce que le projet de loi C-81, la loi canadienne sur l'accessibilité, prévoie des mesures pour s'attaquer aux obstacles qui ont une incidence disproportionnée sur les personnes handicapées LGBTQI2, y compris en garantissant des places sûres dans les établissements de soins. Il faut notamment que les collèges de soins de santé aient des cadres en place pour protéger les bénéficiaires de notre communauté et qu'ils offrent une formation obligatoire sur les problèmes des personnes LGBTQI2.
Il faut aussi prévoir des mesures de soutien des personnes LBGTQI2 qui sont atteintes d'une maladie mentale ou qui sont dans le système de justice pénale, en élaborant notamment une stratégie nationale de réduction des méfaits qui prévoit des fonds pour répondre aux besoins des personnes LGBTQI2 en matière de santé mentale et de toxicomanie.
Il faut veiller à ce que la politique alimentaire nationale comporte un plan pour assurer la sécurité alimentaire des personnes LGBTQI2, y compris celles qui vivent dans la pauvreté dans des collectivités autochtones et des collectivités isolées du Nord.
Il est également nécessaire d'inclure dans le nouvel accord sur la santé des mesures pour évaluer et intégrer les besoins en matière de santé de la communauté LGBTQI2, en prévoyant notamment un financement des services qui répondent aux besoins de membres de la communauté partout au pays.
Nous ajouterions aussi qu'il faut mettre fin aux pratiques discriminatoires en ce qui a trait aux dons de sang d'hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, de personnes transgenres.
De plus, il faut élaborer une stratégie nationale de soins de santé liés à l'affirmation du genre afin d'offrir aux communautés transsexuelles et de diverses identités de genre des soins de santé complets qui sont physiquement et économiquement accessibles et de répondre ainsi à leurs vastes besoins en matière de soins de santé.
Conformément aux Lignes directrices canadiennes pour l'éducation en matière de santé sexuelle, il faut adopter un programme uniforme d'éducation en matière de santé sexuelle et reproductive dans l'ensemble des provinces et des territoires. Ce programme doit être exhaustif et tenir compte des problèmes de santé et de ce que vivent les personnes LBGTQI2, et il doit être axé sur le développement des jeunes et des adolescents.
En outre, d'un bout à l'autre du Canada, la couverture des soins de santé sexuelle doit comprendre des contraceptifs abordables et faciles à obtenir, des plans de vaccination et des soins de santé sexuelle préventifs, notamment des prophylaxies préexpositions et des prophylaxies post-expositions.
Enfin, il faut reconnaître les efforts de planification familiale et les différentes structures familiales de la communauté LGBTQI2 en offrant aux professionnels de la santé, y compris dans les cliniques de fécondation in vitro, une formation pour qu'ils offrent des soins inclusifs, sans idées préconçues hétéronormatives et cisnormatives de la planification familiale et de la fécondité.
Au nom de Fonds Égale Canada, je vous remercie de votre attention. Nous avons hâte de poursuivre le travail avec vous.
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Graham Flack
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Graham Flack
2019-02-28 11:06
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To make it simple, we did distribute a copy of our remarks
in English and in French, in case the committee members want to follow along.
I propose to briefly walk you through the supplementary estimates (B).
The department is seeking a total of $181.5 million in voted appropriations. First is a $163.5-million request to write off student debts for which all reasonable collection efforts have been exhausted. ESDC seeks this authority on an annual basis. This is due to various factors such as expiration of the allowed period to use legal means to collect, bankruptcy, small balances, extreme financial hardship, and compromise settlements.
The department is requesting the amount of $3.4 million for the youth employment strategy to help us continue to deliver placements under the Canada summer jobs program. These funds will support the screening of the high volume of applications received by the program to deliver quality work placements for youth in the summer of 2019.
On accessibility, there are two items to mention.
First, the department is requesting $5 million to increase support for the opportunities fund for persons with disabilities and to establish an accessibility secretariat to administer the Accessibility Canada Act.
Second, the department is requesting $1.1 million for the accessible Canada initiative through the opportunities fund for persons with disabilities.
This amount will serve to connect employers and persons with disabilities, and to help businesses develop effective recruitment and retention strategies.
The next item is the 2030 agenda for sustainable development. The department is requesting $7 million to support the establishment of a sustainable development goals unit and to support the creation of a new SDG funding program. The department is also including a transfer of $96,500 to the Department of Indigenous Services Canada to support policy and engagement activities related to indigenous housing and homelessness.
The final item is the request for $1.6 million to replace aging communications equipment by migrating to a government-wide call centre platform through Shared Services Canada.
We would be happy to take your questions, Mr. Chair.
Pour simplifier les choses, nous avons distribué une copie de notre intervention.
en anglais et en français, au cas où les membres du Comité voudraient suivre.
Je propose de passer brièvement en revue le Budget supplémentaire des dépenses (B).
Le ministère demande 181,5 millions de dollars en crédits votés. Premièrement, il demande 163,5 millions de dollars pour radier les dettes de prêts aux étudiants pour lesquelles tous les moyens possibles de recouvrement ont été épuisés. EDSC demande cette autorisation sur une base annuelle. Divers facteurs entrent en jeu, comme l'expiration des délais de voies légales de recouvrement, la faillite, les petits soldes, les difficultés financières extrêmes et les ententes de compromis.
Le ministère demande 3,4 millions de dollars pour la Stratégie emploi jeunesse afin de l'aider à continuer d'offrir des stages dans le cadre du programme Emplois d'été Canada. Ce financement servira à soutenir l'examen préliminaire du grand nombre de demandes reçues par le programme dans le but d'offrir aux jeunes des stages de haute qualité à l'été 2019.
Pour ce qui est de l'accessibilité, il y a deux demandes de financement.
Premièrement, le ministère demande 5 millions de dollars pour accroître le soutien au Fonds d'intégration pour les personnes handicapées et pour mettre sur pied un secrétariat chargé d'appliquer la Loi canadienne sur l'accessibilité.
Deuxièmement, le ministère demande 1,1 million de dollars pour l'initiative Canada Accessible par l'entremise du Fonds d'intégration pour les personnes handicapées.
Ce financement servira à établir des liens entre les employeurs et les personnes handicapées et à aider les entreprises à élaborer des stratégies efficaces de recrutement et de maintien en poste.
Le prochain item est le Programme de développement durable à l'horizon 2030. Le ministère demande 7 millions de dollars pour appuyer la création d'une unité responsable des objectifs de développement durable et d'un nouveau programme pour financer ces objectifs. Le ministère inclut également un transfert de 96 500 $ au ministère des Services aux Autochtones Canada pour soutenir les travaux d'élaboration de politiques et les activités de mobilisation relatives au logement autochtone et l'itinérance chez les Autochtones.
Enfin, le ministère demande 1,6 million de dollars pour remplacer l'équipement de communication vieillissant, en procédant à la migration vers une plateforme de centre d'appels pangouvernemental, par l'entremise de Services partagés Canada.
Monsieur le président, nous serons heureux de répondre à des questions.
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Lib. (ON)
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2019-02-28 11:16
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Thank you very much for giving this information today and educating us.
You have asked for $5 million for the new bill, which is Bill C-81, an act to ensure a barrier-free Canada, and $1.1 million for the accessible Canada initiative through the opportunities fund for persons with disabilities. The $5 million is for the new accessibility secretariat under the new act.
Can you give the committee information regarding what the $5 million will be going towards for the secretariat? What is that, in the broad sense?
Merci beaucoup d'avoir partagé ces renseignements aujourd'hui et de nous avoir appris des choses.
Vous avez demandé 5 millions de dollars pour le nouveau projet de loi, le projet de loi C-81, Loi visant à faire du Canada un pays exempt d'obstacles, et 1,1 million de dollars pour l'initiative pour un Canada accessible au moyen du Fonds d'intégration pour les personnes handicapées. Les 5 millions de dollars seraient pour le nouveau secrétariat de l'accessibilité prévu par la nouvelle loi.
Pouvez-vous dire au Comité en quoi les 5 millions de dollars serviront au secrétariat? À quelles fins seront-ils utilisés, au sens large?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:17
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As you have pointed out, we are seeking money for the accessibility secretariat and some money for the opportunities fund. This funding now will be in support of the accessibility act, but it doesn't require passage of the legislation in terms of being able to proceed.
The accessibility secretariat will be permanently funded within the department of ESDC, and its role will be to maintain the implementation and ongoing administration of the legislation. Its staff will be working on the regulation and general advancement of all the initiatives that support the legislation. That funding, which is about $5 million as you mentioned, will support the secretariat.
In addition to that, there's some funding that was sought through the estimates for the opportunities fund for persons with disabilities. That program supports and assists people with disabilities in finding jobs, developing a skill set and reaching out to employers. The specific funding sought in the estimates is to support employers and assist them in recruiting and identifying persons with disabilities, and raising awareness for employers in terms of how they could develop workplaces that are welcoming for persons with disabilities.
There will be about $200,000 in vote 1 for the operation, and $1.1 million in vote 5 for Gs and Cs that will be distributed to service providers who will pursue these objectives.
Comme vous l'avez souligné, nous demandons de l'argent pour le secrétariat de l'accessibilité et pour le Fonds d'intégration pour les personnes handicapées. Le financement appuiera la Loi canadienne sur l'accessibilité, mais celle-ci n'a pas besoin d'être adoptée avant que nous puissions procéder aux travaux.
Le secrétariat de l'accessibilité disposera en permanence d'un budget qui fera partie de celui du ministère de l'Emploi et du Développement social, et il sera chargé de la mise en oeuvre et de l'administration continue de la loi. Le personnel du secrétariat travaillera sur la réglementation et veillera à faire progresser les initiatives qui appuient la loi. Le financement qui, comme vous l'avez mentionné, monte à environ 5 millions de dollars appuiera le secrétariat.
En plus de cela, nous demandons un financement dans le cadre du Budget principal des dépenses pour le Fonds d'intégration pour les personnes handicapées. Il s'agit d'un programme qui appuie et qui aide les personnes handicapées à trouver un emploi et à développer des compétences, et il aide à sensibiliser les employeurs. Le financement que nous demandons en particulier dans le cadre du Budget principal des dépenses serait pour appuyer les employeurs et les aider à embaucher et à identifier les personnes handicapées, en plus de sensibiliser les employeurs aux moyens de créer des milieux de travail accueillants pour les personnes handicapées.
Il y aura environ 200 000 $ au titre du crédit 1 pour le fonctionnement et 1,1 million de dollars au titre du crédit 5 pour des subventions et des contributions aux fournisseurs de services qui veulent atteindre les objectifs.
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Lib. (ON)
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2019-02-28 11:19
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Do you think the $5 million you are asking for under the accessible Canada act will also include pay and other allowances for the employees who will be working in the establishment?
À votre avis, les 5 millions de dollars que vous demandez en vertu de la Loi canadienne sur l'accessibilité serviront-ils à payer le salaire et d'autres indemnités pour les employés qui travailleront à l'établissement?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:19
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If you mean the establishment of the organization under the authority act, no. That will be funded from the $290 million that was announced for the accessibility act, but that will come later, once the legislation has received royal assent. Once the legislation is there, the department will come and seek funding to establish the different machinery—the standards organization, the accessibility commissioner and the accessibility officer. That will come later on. This is really for the secretariat within the department, to support the activities that can be started before the legislation actually comes into force and will continue after its coming into force.
Si vous voulez dire l'établissement de l'organisme en vertu de la loi, non. Cela viendra des 290 millions de dollars affectés à la Loi canadienne sur l'accessibilité, mais cela viendra plus tard, quand la loi aura reçu la sanction royale. À ce moment-là, le ministère demandera le financement nécessaire pour établir les différents organes administratifs, comme l'organisation de normalisation, le poste de commissaire à l'accessibilité et le poste d'agent de l'accessibilité. Cela viendra plus tard. Pour le moment, il s'agit de créer le secrétariat au sein du ministère pour appuyer les activités qui peuvent débuter avant l'entrée en vigueur de la loi et qu'on poursuivra par la suite.
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Lib. (ON)
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2019-02-28 11:20
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What will this amount be used for? Is $5 million only for building the secretariat? I'm not sure about it.
Would you explain it, please?
À quoi servira ce montant? Les 5 millions de dollars sont-ils uniquement pour créer le secrétariat? Je ne suis pas certain de comprendre.
Pourriez-vous nous expliquer un peu, s'il vous plaît?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:20
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It will engage in a number of activities related to accessibility, starting the work on the regulations and starting the work in terms of outreach to stakeholders in identifying the standards that should be developed first for accessibility. That work prepares the groundwork for once the legislation has received royal assent. Then we are equipped to move with the machinery changes that I mentioned earlier. It's doing the preparatory work so that, once the legislation receives royal asset, we're ready to move very quickly.
Les fonds serviront à financer des activités liées à l'accessibilité, à amorcer la rédaction des règlements et à entamer le travail de communication auprès des intervenants pour déterminer les premières normes à élaborer en matière d'accessibilité. Ces activités préparent le terrain pour la loi en attendant la sanction royale. Ainsi, nous serons équipés pour apporter les changements administratifs dont j'ai parlé tantôt. Il s'agit de travail préparatoire pour que, une fois que la loi aura reçu la sanction royale, nous puissions procéder très rapidement.
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NDP (QC)
Thank you, Mr. Chair.
I must admit that after reading the supplementary estimates (B), 2018-19, the questions I have are more about what's not included.
First, you mentioned opportunities for persons with disabilities. There's another measure for them, the disability tax credit. We've seen the rejection rate jump by 60%. I have to wonder why.
We just finished a study where we heard from many witnesses living with episodic disabilities. They told us how important this measure is for helping them make ends meet. These are often people with serious and prolonged impairments.
What's behind the 60% increase in rejections?
Merci, monsieur le président.
Je dois vous avouer qu'à la lecture du Budget supplémentaire des dépenses (B) 2018-2019, les questions qui me sont venues concernent des dépenses qui n'y sont pas.
Premièrement, on a parlé d'intégration des personnes handicapées. Il y a une autre mesure pour elles, qui est le crédit d'impôt pour personnes handicapées. On constate que le nombre de refus a augmenté de 60 %. Cela m'amène à me poser des questions.
Nous venons de finir une étude où nous avons entendu plusieurs témoins qui vivent avec des incapacités épisodiques. Ils nous ont dit à quel point cette mesure était importante pour eux, afin d'arrondir leurs fins de mois. Souvent, ce sont de personnes ayant des déficiences graves et prolongées.
Qu'est-ce qui explique cette hausse de 60 % du nombre de refus?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:24
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Thank you very much for that question.
The disability tax credit is administered by the Canada Revenue Agency. The CRA is responsible for reviewing applications and following up with the applicants to determine whether they are eligible. The CRA would be better equipped than us to answer that question.
Merci beaucoup de cette question.
L'administration du crédit d'impôt pour personnes handicapées relève de l'Agence du revenu du Canada. C'est l'Agence qui examine les demandes et qui fait le suivi avec les individus qui présentent une demande pour établir s'ils y sont admissibles ou non. Les fonctionnaires de l'Agence seraient mieux en mesure de répondre à cette question que nous.
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View Brigitte Sansoucy Profile
NDP (QC)
I hope I've gotten you interested. After all, your job is to support persons with disabilities. What questions has this raised within your department? How are you going to work with the CRA to ensure that the people who have these needs are heard?
During our last study, witnesses told us they're required to reapply for the registered disability savings plan every year and explain that they are still missing a leg. They are having trouble accessing this funding. The program is administered by the CRA, but your mission is to integrate these individuals and improve their quality of life.
J'espère que cela vous a intrigués. Après tout, vous êtes là pour soutenir les personnes handicapées. Quelles questions cela a-t-il soulevées dans votre ministère? Comment allez-vous travailler avec l'Agence du revenu du Canada pour que ces personnes qui ont ces besoins soient entendues?
Lors de notre dernière étude, des personnes sont venues nous dire que le régime enregistré d'épargne-invalidité exigeait qu'elles présentent une nouvelle demande chaque année pour expliquer que leur jambe était toujours amputée. Ces personnes ont de la difficulté à avoir accès à ces fonds qui sont administrés par l'Agence du revenu du Canada. De votre côté, votre mission est d'intégrer ces personnes et d'améliorer leur qualité de vie.
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View Brigitte Sansoucy Profile
NDP (QC)
How concerned are you about this? How do you approach the CRA about such a massive increase in rejections?
Comment cela vous préoccupe-t-il? Comment interpellez-vous l'Agence au sujet d'une augmentation aussi importante du nombre de refus?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:25
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As you know, about a year and a half ago, the CRA created the Disability Advisory Committee. We support the CRA. We work with it when it needs expert advice. We also work closely with the CRA to help it understand the realities that persons with disabilities live with, but ultimately, the CRA is responsible for administering its own legislation, and it's up to the CRA to make recommendations.
If the advisory committee has recommendations that go beyond what the CRA has to do, we would of course work with the CRA to provide support, but it's really up to the CRA.
Comme vous le savez, il y a environ un an et demi, l'Agence a créé le Comité consultatif des personnes handicapées. Nous appuyons l'Agence. Quand elle a besoin de conseils d'experts, nous travaillons avec elle. Aussi, nous travaillons étroitement avec l'Agence pour ce qui est de la compréhension de la réalité des personnes handicapées, mais c'est certain que c'est sa loi qu'elle applique et que c'est à elle d'apporter les recommandations.
Si le Comité consultatif a des recommandations qui vont au-delà de ce que l'Agence doit faire, c'est certain que nous allons travailler avec cette dernière pour l'appuyer à ce sujet, mais c'est vraiment de son ressort.
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View K. Kellie Leitch Profile
CPC (ON)
Thank you very much.
Thank you very much for coming to present to the committee. It's great to see all of you again.
I have a few questions with regard to disabilities, particularly the registered disability savings plan. I'm not sure who has ultimate responsibility for that in the department, but one of the issues that I know has come up at committee is the issue with respect to the closing out of the RDSP. I recognize that there are funds allocated here for accessibility, etc., but have you spoken to the government or to the minister with respect to grandfathering the opportunity for those grants and bonds so that individuals are not placed in a position of hardship? Obviously, the government has set an expectation with those Canadians, and then all of a sudden to be reneging on that and asking for them to repay the funds is really a challenge for organizations and individuals who are already in a position of hardship.
I recognize there may be about $4 million, maybe $5 million, here for accessibility infrastructure, but to be quite frank, I think individuals are far more important to deal with. How is the RDSP issue being dealt with? Is the government willing to grandfather those grants and bonds for those families in need?
Merci beaucoup.
Je vous remercie d'avoir accepté de témoigner devant le Comité. Je suis ravie de vous revoir tous ici aujourd'hui.
J'aimerais poser quelques questions concernant les personnes handicapées, plus particulièrement au sujet du régime enregistré d'épargne-invalidité. Je ne sais pas trop qui est responsable de ce régime au sein du ministère, mais, parmi les enjeux soulevés devant le Comité, il y a le fait que certaines personnes sont obligées de fermer leur régime enregistré d'épargne-invalidité. Je suis consciente que le budget prévoit des fonds à diverses fins, comme l'accessibilité, mais avez-vous parlé au gouvernement ou au ministre de la possibilité d'accorder un droit acquis aux personnes ayant reçu des subventions et des bons pour éviter qu'elles se trouvent dans une situation difficile? De toute évidence, le gouvernement a créé des attentes pour ces Canadiens. Or, en annulant tout à coup leur régime enregistré d'épargne-invalidité et en leur demandant de rembourser l'argent touché, le gouvernement vient aggraver les difficultés auxquelles ces organismes et ces personnes doivent déjà faire face.
Je suis consciente que le budget prévoit de 4 à 5 millions de dollars pour les infrastructures d'accessibilité, mais, bien franchement, je pense qu'il est beaucoup plus important de s'occuper des personnes. Comment gère-t-on la question des régimes enregistrés d'épargne-invalidité? Le gouvernement est-il disposé à accorder un droit acquis aux familles qui ont besoin de ces subventions et de ces bons?
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:44
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Okay, and I won't speak too quickly.
Just quickly, you are right. The registered disability savings plan is an important program that supports families and Canadians who have severe and prolonged disabilities. In these current estimates, we're asking for an increase of $5 million that relates to that. As part of normal forecasting, we need to make some adjustments to the amounts that are there for the grants and the bonds. Every year officials make a forecast based on expected demand, and now we're at the point where we realize that we need to make some adjustments.
For the disability grant, we'll increase it by $44 million, and for the bonds, we're decreasing it by $49 million. That's what's covered in the estimates.
More specifically, to your question that ties the disability tax credit to the eligibility for the program, that is an eligibility condition that is part of the legislation. As you've mentioned, if someone loses their eligibility for a disability tax credit, then their registered disability savings plan would need to be closed, and there is a requirement for them to start repaying, within a year, the amounts that have been provided by government, not their own contribution, but the grants and the bond.
The individual has the possibility to seek a medical practitioner to certify if there's a likelihood that the person will be eligible in future years for disability. Depending on their condition, that may be the case.
D'accord. Je ne vais pas parler trop vite.
Vous avez raison, je serai brève. Le régime enregistré d'épargne-invalidité est un programme important, qui vient en aide aux Canadiens atteints d'une invalidité grave et prolongée, ainsi qu'à leur famille. Dans le Budget supplémentaire des dépenses, nous demandons une hausse de 5 millions de dollars au titre de ce régime. Dans le cadre du processus habituel d'établissement des prévisions budgétaires, nous devons apporter des rajustements aux montants prévus pour les subventions et les bons. Chaque année, les fonctionnaires établissent des prévisions en fonction de la demande prévue. Nous sommes maintenant arrivés au moment où il faut procéder à des rajustements.
Nous allons augmenter de 44 millions de dollars les crédits alloués à la subvention pour l'épargne-invalidité et diminuer de 49 millions de dollars les crédits destinés au bon pour l'épargne-invalidité. C'est ce qui est prévu dans le Budget supplémentaire des dépenses.
Pour ce qui est de votre question, la loi prévoit que, pour être admissible au programme, une personne doit aussi être admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées. Comme vous l'avez signalé, si une personne n'est plus jugée admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées, il faut fermer son régime enregistré d'épargne-invalidité. Cette personne dispose alors d'un délai d'un an pour commencer à rembourser les montants qu'elle a touchés du gouvernement, soit les subventions et les bons, et non ses propres cotisations.
Le cas échéant, cette personne peut demander à un médecin d'attester qu'il se peut qu'elle soit admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées au cours des prochaines années. Selon son état, c'est tout à fait possible.
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Chantal Maheu
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Chantal Maheu
2019-02-28 11:46
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If that's the case, that the medical practitioner certifies it, then there's a possibility of holding the account for five years in the financial institution. The money would remain there, and there would be no need to repay.
Si le médecin atteste que c'est bel et bien le cas, il est possible de garder le compte ouvert pendant cinq ans au sein de l'institution financière visée. L'argent reste alors dans le compte, et son titulaire n'est pas tenu de rembourser quelque somme que ce soit.
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