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CPC (SK)
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2013-06-19 16:05 [p.18583]
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I wish to inform the House that pursuant to Standing Order 28(4), I have recalled the House this day for the sole purpose of granting royal assent to certain bills.
Je désire informer la Chambre que, conformément au paragraphe 28(4) du Règlement, j'ai convoqué la Chambre aujourd'hui uniquement en vue de la sanction royale qui sera octroyée à plusieurs projets de loi.
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CPC (SK)
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2013-06-19 16:05 [p.18583]
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I have the honour to inform the House that a communication has been received as follows:
The Secretary to the Governor General
and Herald Chancellor
June 19th, 2013
Mr. Speaker,
I have the honour to inform you that the Right Honourable David Johnston, Governor General of Canada, will proceed to the Senate Chamber today, the 19th day of June, 2013, at 4:00 p.m., for the purpose of giving Royal Assent to certain bills of law.
Yours sincerely,
Stephen Wallace
J'ai l'honneur d'informer la Chambre qu'une communication, dont voici le texte, a été reçue:
Le secrétaire du gouverneur général
et chancelier d'armes
Le 19 juin 2013
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de vous aviser que le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, se rendra à la salle du Sénat, aujourd'hui, le 19 juin 2013 à 16 h 00, afin de donner la sanction royale à certains projets de loi.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Stephen Wallace
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CPC (SK)
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2013-06-19 16:23 [p.18583]
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I have the honour to inform the House that when the House did attend His Excellency the Governor General in the Senate chamber, His Excellency was pleased to give, in Her Majesty's name, the royal assent to certain bills:
C-321, An Act to amend the Canada Post Corporation Act (library materials)—Chapter 10, 2013.
C-37, An Act to amend the Criminal Code—Chapter 11, 2013.
C-383, An Act to amend the International Boundary Waters Treaty Act and the International River Improvements Act—Chapter 12, 2013.
S-9, An Act to amend the Criminal Code—Chapter 13, 2013.
C-47, An Act to enact the Nunavut Planning and Project Assessment Act and the Northwest Territories Surface Rights Board Act and to make related and consequential amendments to other Acts—Chapter 14, 2013.
C-309, An Act to amend the Criminal Code (concealment of identity)—Chapter 15, 2013.
C-43, An Act to amend the Immigration and Refugee Protection Act—Chapter 16, 2013.
S-213, An Act respecting a national day of remembrance to honour Canadian veterans of the Korean War—Chapter 17, 2013.
C-42, An Act to amend the Royal Canadian Mounted Police Act and to make related and consequential amendments to other Acts—Chapter 18, 2013.
S-209, An Act to amend the Criminal Code (prize fights)—Chapter 19, 2013.
S-2, An Act respecting family homes situated on First Nation reserves and matrimonial interests or rights in or to structures and lands situated on those reserves—Chapter 20, 2013.
S-8, An Act respecting the safety of drinking water on First Nation lands—Chapter 21, 2013.
C-63, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the financial year ending March 31, 2014—Chapter 22, 2013.
C-64, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the financial year ending March 31, 2014—Chapter 23, 2013.
C-15, An Act to amend the National Defence Act and to make consequential amendments to other Acts—Chapter 24, 2013.
C-62, An Act to give effect to the Yale First Nation Final Agreement and to make consequential amendments to other Acts—Chapter 25, 2013.
S-14, An Act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act—Chapter 26, 2013.
S-17, An Act to implement conventions, protocols, agreements and a supplementary convention, concluded between Canada and Namibia, Serbia, Poland, Hong Kong, Luxembourg and Switzerland, for the avoidance of double taxation and the prevention of fiscal evasion with respect to taxes—Chapter 27, 2013.
S-15, An Act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001—Chapter 28, 2013.
It being 4:24 p.m., the House stands adjourned until Monday, September 16, 2013, at 11 a.m., pursuant to Standing Orders 28(2) and 24(1).
(The House adjourned at 4:24 p.m.)
The first session of the 41st Parliament was prorogued by royal proclamation on September 13, 2013.
J'ai l'honneur de faire savoir à la Chambre que, lorsqu'elle s'est rendue au Sénat, il a plu à Son Excellence le gouverneur général d'octroyer, au nom de Sa Majesté, la sanction royale aux projets de loi suivants:
C-321, Loi modifiant la Loi sur la Société canadienne des postes (documents de bibliothèque)—Chapitre 10, 2013.
C-37, Loi modifiant le Code criminel—Chapitre 11, 2013.
C-383, Loi modifiant la Loi du traité des eaux limitrophes internationales et la Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux—Chapitre 12, 2013.
S-9, Loi modifiant le Code criminel—Chapitre 13, 2013.
C-47, Loi édictant la Loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets au Nunavut et la Loi sur l'Office des droits de surface des Territoires du Nord-Ouest et apportant des modifications connexes et corrélatives à certaines lois—Chapitre 14, 2013.
C-309, Loi modifiant le Code criminel (dissimulation d’identité)—Chapitre 15, 2013.
C-43, Loi modifiant la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés—Chapitre 16, 2013.
S-213, Loi instituant une journée nationale de commémoration pour honorer les anciens combattants de la guerre de Corée—Chapitre 17, 2013.
C-42, Loi modifiant la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois—Chapitre 18, 2013.
S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats concertés)—Chapitre 19, 2013.
S-2, Loi concernant les foyers familiaux situés dans les réserves des premières nations et les droits ou intérêts matrimoniaux sur les constructions et terres situées dans ces réserves—Chapitre 20, 2013.
S-8, Loi concernant la salubrité de l'eau potable sur les terres des Premières Nations—Chapitre 21, 2013.
C-63, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2014—Chapitre 22, 2013.
C-64, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2014—Chapitre 23, 2013.
C-15, Loi modifiant la Loi sur la défense nationale et d'autres lois en conséquence—Chapitre 24, 2013.
C-62, Loi portant mise en vigueur de l'accord définitif concernant la Première Nation de Yale et modifiant certaines lois en conséquence—Chapitre 25, 2013.
S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers—Chapitre 26, 2013.
S-17, Loi mettant en oeuvre des conventions, des protocoles, des accords, un avenant et une convention complémentaire conclus entre le Canada et la Namibie, la Serbie, la Pologne, Hong Kong, le Luxembourg et la Suisse en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts—Chapitre 27, 2013.
S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada—Chapitre 28, 2013.
Comme il est 16 h 24, la Chambre s'ajourne jusqu'au lundi 16 septembre 2013, à 11 heures, conformément aux paragraphes 28(2) et 24(1) du Règlement.
(La séance est levée à 16 h 24.) 
La première session de la 41e législature a été prorogée par proclamation royale le 13 septembre 2013.
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Aboriginal land claimsAdjournmentAgreements and contractsBordersBulk waterC-15, An Act to amend the National Defen ...C-309, An Act to amend the Criminal code ...C-321, An Act to amend the Canada Post C ...C-37, An Act to amend the Criminal CodeC-383, An Act to amend the International ...C-42, An Act to amend the Royal Canadian ... ...Show all topics
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CPC (SK)
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2013-06-18 10:03 [p.18505]
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Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 36(8) I have the honour to table, in both official languages, the government's response to three petitions.
Monsieur le Président, conformément au paragraphe 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à trois pétitions.
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:04 [p.18505]
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Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the eighth report of the Standing Committee on Environment and Sustainable Development.
In accordance with its order of reference of Monday, June 10, 2013, your committee has considered Bill S-15, an act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001, and agreed on Monday, June 17, 2013 to report it without amendment.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le huitième rapport du Comité permanent de l'environnement et du développement durable.
Conformément à son ordre de renvoi du lundi 10 juin 2013, votre Comité a étudié le projet de loi S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, et a convenu, le lundi 17 juin 2013, d’en faire rapport sans amendement.
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:05 [p.18505]
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Mr. Speaker, there have been consultations among the parties and I am hopeful that you could find unanimous consent for the following motion:
That Bill S-15, an act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001 may be taken up at report stage later this day.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et vous constaterez qu’il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que le projet de loi S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, soit abordé à l'étape du rapport plus tard aujourd'hui.
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CPC (SK)
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2013-06-18 10:06 [p.18505]
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Does the hon. government House leader have the unanimous consent of the House to propose this motion?
Some hon. members: Agreed.
Some hon. members: No.
Le leader du gouvernement à la Chambre a-t-il le consentement unanime de la Chambre pour présenter cette motion?
Des voix: D'accord.
Des voix: Non.
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View Michelle Rempel Profile
CPC (AB)
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2013-06-18 10:06 [p.18505]
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Mr. Speaker, the bill has the unprecedented support of parties across this House. It has the support of the environmental non-governmental organizational community, and it has the support of the Nova Scotia government. However, one of my colleagues, who purports to support the environment, is blocking the passage of the bill. I am outraged.
Monsieur le Président, le projet de loi a l'appui sans précédent de tous les partis à la Chambre. Il a l'appui des organismes environnementaux non gouvernementaux et il a l'appui du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Toutefois, un de nos collègues, qui prétend défendre l'environnement, en empêche l'adoption. Je suis indigné.
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CPC (SK)
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2013-06-18 10:06 [p.18505]
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That is a matter of debate, not a point of order.
C'est une question de débat. Cela ne relève pas du Règlement.
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CPC (MB)
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2013-06-18 10:07 [p.18505]
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Mr. Speaker, I have a petition from several hundred people across Canada, calling on the government to request that Parliament amend the Criminal Code to decriminalize the selling of sexual services and criminalize the purchasing of sexual services, and provide support to those who desire to leave prostitution.
The petitioners have said that the demand for commercial sex with women and children is the root cause of prostitution, and that trafficking, child prostitution and violence toward women have increased in countries where prostitution has been legalized.
Monsieur le Président, j'ai une pétition de centaines de personnes de partout au Canada demandant au gouvernement de demander au Parlement de modifier le Code criminel de manière à décriminaliser la vente de services sexuels et à criminaliser l'achat de services sexuels, de même qu'à aider les personnes qui souhaitent quitter le milieu de la prostitution.
Les pétitionnaires disent que la demande de services sexuels auprès des femmes et des enfants est la cause première de la prostitution et que la traite, la prostitution juvénile et la violence envers les femmes ont augmenté dans les pays où la prostitution a été légalisée.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:07 [p.18505]
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Mr. Speaker, I have four petitions.
The first one is from people, mostly seniors, who are very concerned about the Conservative government making changes to the old age security program and changing the age of eligibility from 65 years to 67 years. They are calling on the government to reverse that measure.
Monsieur le Président, j'ai quatre pétitions.
La première a été signée par des gens, pour la plupart des personnes âgées, qui s'inquiètent beaucoup des changements apportés par le gouvernement conservateur au programme de la Sécurité de la vieillesse et du fait qu'il fasse passer l'âge de l'admissibilité de 65 à 67 ans. Ils demandent au gouvernement d'annuler cette mesure.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:10 [p.18505]
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Mr. Speaker, the second petition is from people who are very concerned about animal rights. They note that animals are sentient beings capable of feeling pain, that they are not property and that stray and wild animals are not sufficiently protected by animal cruelty laws under the property section of the Criminal Code.
Therefore, they are calling on the federal government to recognize animals as beings that can feel pain, to move animal cruelty crimes from the property section of the Criminal Code and to strengthen the language of federal animal cruelty laws in order to close loopholes that allow abusers to escape penalty.
Monsieur le Président, la deuxième pétition vient de personnes qui sont très préoccupées à l'égard des droits des animaux. Elles font remarquer que les animaux sont des êtres sensibles capables de ressentir la douleur, qu'ils ne sont pas des biens et que les animaux errants et sauvages ne sont pas suffisamment protégés par les dispositions de la section du Code criminel portant sur les biens qui prévoient les peines pour cruauté envers les animaux.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de reconnaître que les animaux sont des êtres vivants qui ressentent la douleur, de retirer les crimes de cruauté envers les animaux de la section en question du Code criminel et de renforcer le libellé de la loi fédérale visant à punir ces crimes afin d'en corriger les lacunes qui permettent aux contrevenants d'éviter les sanctions.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:10 [p.18506]
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Mr. Speaker, the third petition is from people in Oshawa who note that the Oshawa Port Authority is ruining the city's waterfront with a 12-storey ethanol plant that was rubber-stamped behind closed doors, and that the Oshawa Port Authority is ignoring the will of local residents, Oshawa city council, the mayor, and Durham regional council.
They are calling on the government to cancel the approved FarmTech ethanol plant, halt all construction, publish all documents pertaining to the FarmTech long-term lease and other Oshawa Port Authority lease agreements, and start negotiating with the City of Oshawa for the divestment of the port to the municipality.
Monsieur le Président, la troisième pétition vient de gens d'Oshawa qui signalent que l'administration portuaire d'Oshawa est en train de ruiner le secteur riverain de la ville. En effet, elle a approuvée sans discussion et à huis clos la construction d'une usine d'éthanol de 12 étages, sans tenir compte de l'opinion des citoyens, du conseil municipal d'Oshawa, du maire et du conseil régional de Durham.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'annuler le projet de construction d'une usine d'éthanol de FarmTech, de suspendre tout aménagement, de publier tous les documents relatifs au bail à long terme de FarmTech et aux autres contrats de location de l'administration portuaire d'Oshawa, et d'amorcer des négociations avec la Ville d'Oshawa pour que le port soit cédé à la municipalité.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:10 [p.18506]
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Mr. Speaker, the fourth petition is from constituents in Toronto who note that a year and a half ago Jenna Morrison, a pregnant mom, died under the wheels of a heavy truck and that perhaps her death could have been prevented had the truck had side guards installed.
They are asking the Government of Canada to introduce regulations under the Motor Vehicle Safety Act requiring side underrun guards for large trucks and trailers, to prevent cyclists and pedestrians from being pulled under the wheels of these vehicles.
Monsieur le Président, la quatrième pétition vient d'électeurs de Toronto qui soulignent qu'il y a un an et demi, Jenna Morrison, une mère enceinte, est décédée sous les roues d'un camion lourd et que sa mort aurait possiblement pu être évitée si le camion avait été muni de protections latérales.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de prendre un règlement en vertu de la Loi sur la sécurité automobile qui exigerait que les gros camions et les remorques soient munis de gardes latérales pour éviter que les cyclistes et les piétons soient entraînés sous les roues de ces véhicules.
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Lib. (ON)
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2013-06-18 10:10 [p.18506]
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Mr. Speaker, I have a number of petitions today. The first one is from my constituents of Kingston and the Islands, and it concerns Bills C-38 and C-45, which gutted protection for ecosystems, especially around bodies of water.
The petitioners call on the government to recognize the importance of ecosystems to our well-being and prosperity, and they call on the federal government to restore federal statutory protections for fish and other natural habitats.
Monsieur le Président, j'ai plusieurs pétitions à présenter aujourd'hui. La première est signée par des électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles. Elle porte sur les projets de loi C-38 et C-45, qui ont affaibli la protection des écosystèmes, surtout autour des plans d'eau.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître l'importance des écosystèmes pour le bien-être et la prospérité du Canada. Ils demandent au gouvernement fédéral de rétablir les mesures de protection prévues dans la loi pour l'habitat du poisson et les autres habitats naturels.
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Lib. (ON)
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2013-06-18 10:12 [p.18506]
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Mr. Speaker, the second petition from my constituents of Kingston and the Islands concerns climate change. The House might know that climate change is partially responsible for the low water levels in the upper Great Lakes and that Canada has shown a lack of international leadership.
The petitioners are calling on the Government of Canada to show international leadership in reaching agreements to keep the rise in average global temperatures to under two degrees, to take action domestically, to do its fair share and to measure progress through an independent validator.
Monsieur le Président, la deuxième pétition signée par des électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles, concerne les changements climatiques. La Chambre sait peut-être que les changements climatiques sont en partie responsables du faible niveau d'eau des Grands Lacs et que le Canada manque de leadership à l'échelle internationale.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de faire preuve de leadership sur la scène internationale en concluant des ententes visant à limiter la hausse de la température dans le monde à moins de deux degrés Celsius, à prendre des mesures à l'échelle nationale, à faire sa juste part et à faire évaluer les progrès accomplis par un organisme de validation indépendant.
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Lib. (ON)
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2013-06-18 10:12 [p.18506]
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Mr. Speaker, there are two petitions from my constituents of Kingston and the Islands concerning genetically modified alfalfa. The petitioners are concerned that the introduction of commercial genetically modified alfalfa will affect non-GM farmers, organic farmers and may affect international trade.
They are calling on the government to have a moratorium on genetically modified alfalfa until its study on farmers can be properly done.
Monsieur le Président, les habitants de Kingston et les Îles ont signé deux pétitions concernant la luzerne génétiquement modifiée. Les pétitionnaires s'inquiètent des répercussions de la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée sur les agriculteurs qui ne cultivent pas de luzerne génétiquement modifiée et sur les agriculteurs biologiques, ainsi que de l'incidence que cela pourrait avoir sur le commerce international.
Ils demandent au gouvernement un moratoire sur la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée tant que les répercussions sur les agriculteurs n'ont pas été étudiées en bonne et due forme.
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Lib. (ON)
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2013-06-18 10:12 [p.18506]
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Mr. Speaker, the last petition I have is from my constituents from Kingston and the Islands regarding corrections.
They are calling on the federal government to adopt rational best practices, including the avoidance of double-bunking in order to reduce recidivism, to improve the rehabilitation of offenders, to improve public safety and to avoid wasting money.
Monsieur le Président, la dernière pétition signée par des résidants de Kingston et les Îles concerne le système correctionnel.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral d'adopter des pratiques exemplaires et rationnelles, notamment d'éviter la double occupation des cellules afin de réduire le taux de récidive et de favoriser la réinsertion sociale des contrevenants afin d'améliorer la sécurité publique et d'éviter le gaspillage d'argent.
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View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
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2013-06-18 10:12 [p.18506]
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Mr. Speaker, the signatories on this petition range from Alberta, Saskatchewan and Ontario, to Quebec. They are calling upon the federal government to replace the chief firearms officers from the provinces and territories with a single civilian agency that is service oriented, so that federal law is applied evenly from coast to coast to coast.
Monsieur le Président, les signataires de cette pétition proviennent de l'Alberta, de la Saskatchewan, de l'Ontario et du Québec. Ils demandent au gouvernement fédéral de remplacer les contrôleurs des armes à feu territoriaux et provinciaux par un organisme civil unique axé sur le service afin que la loi fédérale soit appliquée uniformément d'un bout à l'autre du pays.
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NDP (BC)
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2013-06-18 10:13 [p.18506]
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Mr. Speaker, I am presenting a petition today regarding bringing online petitions to the House of Commons. The constituents who have signed this petition say they believe the current paper petitioning system is antiquated and inefficient.
The petitioners would like the House of Commons to recognize online petitions as it recognizes paper petitions. This is similar to a motion that I brought forward in the House of Commons, and I hope the government will take it seriously.
Monsieur le Président, je présente une pétition aujourd'hui qui vise à permettre la présentation de pétitions en ligne à la Chambre des communes. Les signataires de cette pétition croient que l'actuel système de pétitions sur papier est archaïque et inefficace.
Les pétitionnaires aimeraient que la Chambre des communes admette les pétitions en ligne au même titre que les pétitions sur papier. Cette pétition est similaire à une motion que j'ai présentée à la Chambre des communes, et j'espère que le gouvernement la prendra au sérieux.
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:14 [p.18506]
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Mr. Speaker, I have a petition signed by many Canadians residing in Ontario, many of them Venezuelan Canadians. They would like to bring to the attention of this House the fact that since the last presidential election in Venezuela, democratic, human and electoral rights have been shamefully violated.
The petitioners are asking our government to take a strong stand and help to peacefully resolve the current crisis in Venezuela.
Monsieur le Président, j'ai une pétition signée par beaucoup d'Ontariens, dont un grand nombre sont d'origine vénézuélienne. Ils souhaitent attirer l'attention de la Chambre sur le fait que, depuis la dernière élection présidentielle au Venezuela, les droits démocratiques, les droits de la personne et les droits électoraux sont scandaleusement violés.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d'adopter une position ferme et de contribuer à la résolution pacifique de la crise au Venezuela.
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View Anne Minh-Thu Quach Profile
NDP (QC)
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2013-06-18 10:14 [p.18506]
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Mr. Speaker, I have a petition signed by people from my riding, Beauharnois—Salaberry. Bill C-45, which is now law, made changes to the Navigable Waters Protection Act. As a result, only 62 rivers, 97 lakes and three oceans will remain protected, while previously, that legislation protected all of Canada's waterways.
Bill C-45 shifts the burden of responsibility onto citizens, groups and municipalities, who now have to take project proponents to court themselves if their navigation rights are breached. The government made it impossible for anyone to comment on the minister's decisions or to hold public consultations on any projects proposed by proponents.
The petitioners are calling on the Government of Canada to take responsibility for protecting navigation rights, reverse its decision compelling citizens to take project proponents to court themselves, and guarantee that the right to navigate on all waterways and lakes in Canada will be maintained and that an environmental assessment will be conducted for all projects near any bodies of water.
Monsieur le Président, j'ai ici une pétition signée par des gens de mon comté, Beauharnois—Salaberry. Le projet de loi C-45, qui est maintenant une loi, a apporté des changements à la Loi sur la protection des eaux navigables. Il fait en sorte que seulement 62 rivières, 97 lacs ainsi que 3 océans resteront protégés, alors qu'avant, tous les cours d'eau du Canada étaient protégés par cette loi.
Le projet de loi C-45 a pour conséquence d'inverser le fardeau de la responsabilité en obligeant désormais les citoyens, les groupes et les municipalités à amener eux-mêmes les responsables des projets devant les tribunaux lorsque leur droit à la navigation sera bafoué. Le gouvernement a retiré toute possibilité de commenter les décisions prises par le ministre et de mener des consultations publiques sur les projets proposés par les promoteurs.
Les citoyens demandent donc que le gouvernement du Canada assume les responsabilités en matière de protection du droit à la navigation, qu'il ne délègue pas aux citoyens la tâche de poursuivre eux-mêmes les responsables devant les tribunaux et qu'il garantisse le maintien du droit à la navigation sur tous les cours d'eau et lacs du Canada, de même que le déclenchement du processus d'évaluation environnementale lors de propositions de projets et aux abords des plans d'eau.
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View Ron Cannan Profile
CPC (BC)
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2013-06-18 10:16 [p.18507]
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Mr. Speaker, it is an honour to rise on behalf of numerous British Columbians who are calling upon the government to implement the new mandatory minimum sentencing for those persons convicted of impaired driving causing death and get tougher on impaired drivers.
The petitioners request that the Criminal Code be changed to redefine the offence of impaired driving causing death to vehicular manslaughter.
Also, as the summer is upon us, I would like to remind all Canadians to drink responsibly and to not drink and drive.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur d'intervenir au nom de nombreux Britanno-Colombiens qui demandent au gouvernement d'imposer de nouvelles peines minimales obligatoires pour les personnes reconnues coupables de conduite avec facultés affaiblies causant la mort et d'être plus sévère à l'égard des conducteurs aux facultés affaiblies.
Les pétitionnaires demandent qu'on modifie le Code criminel de façon à ce que l'infraction de conduite avec facultés affaiblies causant la mort devienne un homicide involontaire coupable commis au volant d'un véhicule automobile.
De plus, comme l'été est à nos portes, j'aimerais rappeler à tous les Canadiens de boire de façon responsable et de ne pas conduire en état d'ébriété.
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View Libby Davies Profile
NDP (BC)
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2013-06-18 10:16 [p.18507]
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Mr. Speaker, I am very pleased to rise in the House today to introduce more petitions. I have been introducing these petitions throughout the session. I would like to thank the thousands of Canadians who have been signing this particular petition, as it deals with dogs and cats that are brutally slaughtered for their fur in a number of Asian regions.
Today's petitions come from Saskatoon, Vancouver, Windsor, Kitchener and right across the country. As I have said, I have been introducing these petitions now for a number of months, and obviously it is an issue that people are very concerned about.
The petitioners request that Canada join the U.S.A., Australia and the European Union in banning the import and sale of dog and cat fur. They support the private member's legislation that is before Parliament to make sure that this comes about.
I would like to thank the people across the country, who have been organizing this petition, for their hard and diligent on this very important issue.
Monsieur le Président, j'ai le grand plaisir de présenter d'autres pétitions comme celles que j'ai déposées au cours de la session parlementaire. Je tiens à remercier les milliers de Canadiens qui ont signé cette pétition, qui porte sur les chats et les chiens qui sont abattus pour leur fourrure dans certaines régions d'Asie.
Les pétitions d'aujourd'hui ont été signées par des gens de Saskatoon, de Vancouver, de Windsor, de Kitchener et d'un peu partout au Canada. Comme je l'ai dit, je présente des pétitions comme celles-là depuis plusieurs mois. De tout évidence, cette question suscite beaucoup d'inquiétude.
Les pétitionnaires réclament que le Canada fasse comme les État-Unis, l'Australie et l'Union européenne et qu'il interdise l'importation et la vente de fourrure de chien et de chat. Ils appuient ainsi le projet de loi d'initiative parlementaire dont le Parlement est actuellement saisi, car c'est l'objectif qu'il vise.
Je remercie les organisateurs de cette pétition de leur excellent travail dans ce dossier très important.
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GP (BC)
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2013-06-18 10:17 [p.18507]
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Mr. Speaker, I rise this morning to present three petitions.
The first petition deals with the proposed northern gateway project, which increasingly has the people of British Columbia, the government of British Columbia and the first nations of British Columbia standing against it. These petitions are signed by residents of the Montreal area.
Monsieur le Président, je présenterai trois pétitions ce matin.
La première porte sur le projet Northern Gateway, qui suscite de plus en plus l'opposition des Britanno-Colombiens, du gouvernement de la Colombie-Britannique et des Premières Nations de cette province. Ces pétitions ont été signées par des gens de la région de Montréal.
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GP (BC)
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2013-06-18 10:18 [p.18507]
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Mr. Speaker, the second petition is from residents of the Toronto area who are calling upon the government to refuse to ratify the Canada-China investment treaty. This treaty would lock Canada in, and future governments, for a period of not less than 31 years after ratification. It is time to step back from ratification and actually study that treaty.
Monsieur le Président, la deuxième pétition a été signée par des gens de la région de Toronto qui demandent au gouvernement de ne pas ratifier le traité sur les investissements entre le Canada et la Chine. Ce traité contraindrait le Canada et les futurs gouvernements à respecter ses clauses pendant au moins 31 ans. Il est temps que le Canada suspende le processus de ratification et qu'il étudie vraiment les clauses du traité.
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GP (BC)
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2013-06-18 10:18 [p.18507]
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Mr. Speaker, the last petition, and I am encouraged by its support from across the aisles, is primarily from petitioners in the Surrey area who are in support of my private member's Bill C-442, which calls for a national strategy to deal with the dreadful human tragedy that is Lyme disease.
Monsieur le Président, la dernière pétition, pour laquelle on manifeste de l'autre côté de l'allée un appui qui m'encourage, la dernière pétition, dis-je, provient majoritairement de gens de la région de Surrey qui appuient mon projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-442, qui demande la création d'une stratégie nationale pour faire face à l'épouvantable tragédie qu'est la maladie de Lyme.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:18 [p.18507]
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Mr. Speaker, today I stand to submit some petitions on behalf of constituents from all over the GTA—from Etobicoke, Richmond Hill, Markham, of course the city of Toronto and Mississauga—with respect to the Rouge Park.
The current Rouge Park is home to endangered Carolinian and mixed woodland/plain life zones of Canada, the zones with one-third of Canada's endangered species. It is also the ancestral home of the Mississauga, Huron-Wendat and Seneca first nations and their sacred burial and village sites.
This is the last chance we will have to create a large national park in southern Ontario, an area with 34% of Canada's population and 77% of its land in agriculture and human settlement use, with only about 1/400th of the lands protected in national parks. The petitioners are requesting many things, but they are also requesting that the Government of Canada conduct a rational, scientific and transparent public planning process to create Rouge national park's boundaries, legislation and strategic plan and include first nations and Friends of the Rouge Watershed on a Rouge national park planning and advisory board.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter des pétitions au nom d'électeurs de la grande région de Toronto — d'Etobicoke, de Richmond Hill, de Markham, et bien sûr des villes de Toronto et de Mississauga — concernant le parc de la Rouge.
Nous savons que ce parc comporte des zones biologiques constituées d'une forêt carolinienne rare ainsi que d'une forêt mixte et de plaines, et qu'il abrite le tiers des espèces en péril du Canada. C'est aussi la terre ancestrale des Premières Nations Mississauga, Huron-Wendat et Seneca, et on y trouve des vestiges de leurs villages et de leurs lieux de sépulture sacrés.
Voilà une dernière possibilité de créer un vaste parc national dans le Sud de l'Ontario, une région où vit 34 % de la population du Canada et dont 77 % des terres servent à l'agriculture ou aux habitations humaines. Seulement 1/400e de son territoire est protégé par des parcs nationaux. Les revendications des pétitionnaires sont nombreuses; ils réclament que le gouvernement du Canada instaure un processus de planification public, transparent, scientifique et rationnel en vue d'établir les limites du parc national de la Rouge et d'élaborer une loi ainsi qu'un plan stratégique relatifs à ce parc; et qu'il veille à ce que les Premières Nations et les Amis du bassin de la rivière Rouge soient représentés au comité consultatif et participent à la planification du parc national de la Rouge.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:19 [p.18507]
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Mr. Speaker, it is my pleasure to introduce two petitions to the House today.
The first petition calls upon the Government of Canada to accept the science of climate change and table a comprehensive climate change plan, to commit to attaining greenhouse gas emission reduction goals that are supported internationally and to contribute its fair share to fill the megatonne gap.
Monsieur le Président, je suis heureux de présenter deux pétitions à la Chambre aujourd'hui.
Dans la première pétition, on demande au gouvernement du Canada de reconnaître la véracité des données scientifiques sur les changements climatiques, de déposer un plan exhaustif pour s'y attaquer, de s'engager à atteindre les objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que soutient la communauté internationale et de faire sa juste part pour combler l'écart de mégatonnes.
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View Matthew Kellway Profile
NDP (ON)
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2013-06-18 10:20 [p.18508]
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Mr. Speaker, the second petition, again signed by constituents from across Toronto, is with respect to genetically modified alfalfa.
The petitioners call upon the government to impose a moratorium on the release of genetically modified alfalfa in order to allow a proper review of the impact on farmers in Canada.
Monsieur le Président, la deuxième pétition, signée aussi par des électeurs de Toronto, concerne la luzerne génétiquement modifiée.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'imposer un moratoire sur la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée, afin que ses répercussions sur les agriculteurs canadiens puissent être étudiées en bonne et due forme.
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View Craig Scott Profile
NDP (ON)
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2013-06-18 10:20 [p.18508]
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Mr. Speaker, I rise to present a petition from citizens in Toronto, especially in my riding of Toronto—Danforth.
The petitioners are concerned that the Don River was removed from protection under what was then the Navigable Waters Protection Act by Bill C-45 and are calling for its re-protection.
The petitioners also want to draw attention to the fact that the right to navigation should include non-mechanized vessels, such as canoes and kayaks.
The petitioners want a commitment from the government to meaningful public consultation prior to approval of any project that affects the Don River.
Monsieur le Président, je prends la parole pour présenter une pétition de citoyens de Toronto, et plus particulièrement de ma circonscription, Toronto—Danforth.
Les pétitionnaires trouvent inquiétant que le projet de loi C-45 retire la rivière Don des cours d'eau protégés par la Loi sur la protection des eaux navigables et demandent qu'elle soit de nouveau protégée.
Ils veulent également attirer l'attention sur le fait que le droit de navigation devrait inclure les bateaux non motorisés, comme les canots et les kayaks.
Les pétitionnaires veulent que le gouvernement s'engage à mener une consultation publique sérieuse avant d'approuver tout projet ayant une incidence sur la rivière Don.
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View Tom Lukiwski Profile
CPC (SK)
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2013-06-18 10:21 [p.18508]
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Mr. Speaker, I ask that all questions be allowed to stand.
The Deputy Speaker: Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
Le vice-président: D'accord?
Des voix: D'accord.
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View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
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2013-06-18 10:21 [p.18508]
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There being no motions at report stage, the House will now proceed, without debate, to the putting of the question on the motion to concur in the bill at report stage.
Comme il n'y a aucune motion à l'étape du rapport, la Chambre passe maintenant sans débat à la mise aux voix de la motion d'adoption du projet de loi à l'étape du rapport.
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View Peter Van Loan Profile
CPC (ON)
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2013-06-18 10:22 [p.18508]
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moved that the bill be concurred in.
The Deputy Speaker: Is it the pleasure of the House to adopt the motion?
Some hon. members: Agreed.
propose que le projet de loi soit agréé.
Le vice-président: Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?
Des voix: D'accord.
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View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
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2013-06-18 10:22 [p.18508]
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When shall the bill be read a third time? By leave, now?
Some hon. members: Agreed.
Quand le projet de loi sera-t-il lu pour la troisième fois? Avec la permission de la Chambre, maintenant?
Des voix: D'accord.
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View Peter Van Loan Profile
CPC (ON)
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2013-06-18 10:22 [p.18508]
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moved that the bill be read the third time and passed.
propose que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.
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View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
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2013-06-18 10:22 [p.18508]
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Mr. Speaker, it is my pleasure to rise today to participate in the third reading debate on Bill S-14, the fighting foreign corruption act. I would like to thank members of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development for considering the bill so quickly and our witnesses for their thoughtful contribution to discussion. I note the chairman of the foreign affairs committee is here, and I just want to say to all the members of the House what a superb job he does chairing that committee.
Corruption, in all its unsavoury forms, is an affront to the values of good, honest and hard-working Canadians. Our government's position of zero tolerance in this area is clear. Canada needs to work to root out corruption wherever it lies, and these amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act, or the CFPOA, offer a vital contribution in this regard.
Before I address the important amendments proposed in Bill S-14, I would like to first provide a sense of the considerable efforts Canada is already making in this area. It is a good story for Canadians and for Canadian businesses, and our government is convinced that the enactment of Bill S-14 would only make it better.
I would like to first establish where we are now; that is, firmly committed to combatting foreign corruption in all its guises. Our government's approach to tackling foreign bribery centres on two main thrusts, its prevention and its enforcement. This draws on contributions from a wide spectrum of stakeholders including federal departments, crown corporations and other agencies, all of whom collaborate closely. These actors have all worked constructively together to develop and implement the range of regulatory and legislative tools already in place to advance this worthy and indeed critically important cause. Canada is truly engaged in a whole of government approach to combatting corruption.
Clearly, the best means of addressing corruption is working to prevent it from occurring in the first place. Consultation and outreach figure heavily in such preventative work, and a number of government stakeholders are already engaged in this area. I would like to highlight a few of them and their contributions.
The Department of Foreign Affairs, for one, looks to prepare its diplomats to deal with the issues of corruption, before they serve abroad. Through the provision of information and training, the department educates its ambassadors and political and trade stream officers concerning the Canadian Corruption of Foreign Public Officials Act and Canada's international obligations in the area of corruption.
In March 2010, DFAIT adopted and provided to its missions around the world the policy and procedure for reporting allegations of bribery abroad by Canadians or Canadian companies. That policy was adopted and circulated to provide guidance to Canada's missions on what they should take as appropriate measures when confronted with allegations that a Canadian business or individual had bribed or attempted to bribe a foreign public official and/or committed other bribery-related offences. The policy essentially instructs Canadian officers at mission to relay any such information received to departmental officials back in Ottawa, who in turn transmit the information to law enforcement authorities here, as per an established set of standard operating procedures.
It should also be noted that DFAIT regularly dispatches its legal officers abroad to deliver presentations and serve as panellists in various fora with a view to advancing the anti-corruption cause and building awareness of the wide range of Canadian activity in this area. As just one example, Canadian legal experts from DFAIT delivered a presentation to the 2011 Conference of the States Parties to the UN Convention against Corruption concerning legal mechanisms for freezing the assets of corrupt foreign officials and for combating the bribery of foreign public officials.
As noted earlier, DFAIT is joined by other departments and stakeholders in such important preventative work. Public Works and Government Services Canada, for example, recently added the bribing of a foreign public official under the CFPOA to the list of offences that render companies and individuals ineligible to bid on contracts. That change became effective in November 2012, and it is hoped that it will serve as an added deterrent to companies and individuals contemplating or engaging in such activity.
Our government, through the combined initiative of several federal departments, also took steps in early 2012 to host a workshop in Ottawa on the subject of foreign bribery, with invited experts from various sectors including NGOs, academic institutions, Canadian companies and law firms. The workshop, entitled “New Ideas for Canada's Fight Against Foreign Bribery” was designed to help innovate and develop better measures for enhancing efforts in this area and saw more than 30 participants join officials in a discussion of several foreign bribery-related areas of interest.
The consultation covered topics such as the recognition of and resistance to the solicitation of bribery, voluntary disclosure, books and records offences, the discouragement of facilitation payments, advocacy concerning SMEs, education, training and focused awareness raising, as well as a discussion of the possibility of amending the CFPOA.
The consultation enabled the government to register preventative messaging with Canadian companies first-hand and to really contemplate how to best improve the enforcement of the CFPOA and seek stakeholder support in working to prevent bribery before it occurs and to detect it when it does. The workshop provided a pivotal platform for enhanced engagement and co-operation with these stakeholders as we look to upgrade efforts in this area. We continue to draw on the invaluable input received. The amendments before us today reflect some of that solicited feedback, and we will probably mine some of the good ideas heard for some time to come.
Prevention is only half of the story. Our government is working hard to ensure that we effectively enforce what already exists in the way of legislation and other instruments established to advance the fight against foreign corruption.
Of course the legislative centrepiece of Canada's work on foreign corruption is the CFPOA, which has been in force since 1999. I believe we are all familiar by now with the reasons for the CFPOA's development and its role in honouring Canada's international obligations in this area, as well as the principal purposes it serves and the main activities it criminalizes. I will not repeat those here.
Rather, I would like to use some of my time today to very briefly flag the indispensable contributions that our key law enforcement agencies are making to the enforcement of that existing legislation governing the corruption of foreign public officials. The RCMP serves as the primary enforcement body for the CFPOA and since 2008 has had an international anti-corruption unit in place enforcing and raising awareness about the CFPOA. With teams placed in both Ottawa and Calgary, the latter owing to its position as the largest hub for Canada's extractive industries and related business, this unit would only get better and more effective with the benefit of Bill S-14's enactment.
The Public Prosecution Service of Canada works hand in hand with the RCMP to tackle corruption. Since 2006 and its creation, the PPSC has stationed one of its counsel in Ottawa with the explicit mandate to advise and assist the RCMP's two teams in Ottawa and Calgary with their anti-corruption investigations. This collaboration is paying off. We have seen 3 convictions, and there are another 2 cases pending and 35 more under investigation. The penalties are increasing significantly with each conviction, and we can expect this trend to continue as our legislation gets tougher and we get better at identifying and holding these offenders to account. We are on the right track, and Bill S-14 would only drive us further in that positive direction.
Having touched on what exists already and where we are at, I would like to turn now to where we are going next. Bill S-14 is fundamental to our continued progress, and these reforms would make a significant contribution to our ongoing work to ensure that Canadian companies refrain from bribing foreign public officials and continue to act in accordance with the highest legal and ethical standards in the pursuit of freer markets and expanded global trade. This bill is compelling evidence of our government's commitment to this work, and its passage would send a crystal clear signal to other countries of our expectation that they should hold their own companies to the same account.
These six amendments seek to introduce nationality jurisdiction, specify which authority can lay charges, eliminate the facilitation payments exception, clarify the scope of the CFPOA, increase the maximum penalty and create a new books and records offence.
If I may, perhaps I will just refresh the House's memory as to what each of these amendments would provide for, in turn.
The first amendment, which would introduce nationality jurisdiction, seeks to expand the limited reach of the existing act. The CFPOA's current requirement that the prosecution demonstrate a “real and substantial link” between Canadian territory and the offence charged effectively acts to circumscribe the number of corruption cases we can bring to justice. The assertion of nationality jurisdiction would allow us to tackle possible foreign bribery engaged in by Canadians or Canadian companies regardless of where that bribery might take place, by enabling us to prosecute them on the basis of their Canadian nationality alone.
The second amendment would provide the RCMP exclusive authority to lay charges under the act. This would permit the RCMP to ensure that there is a uniform approach taken to the pre-charge stages of the CFPOA cases throughout Canada. It would also put Canadian businesses on notice that it is clearly the RCMP that is the lead law enforcement agency as far as investigations are concerned.
The third amendment proposes to eliminate the facilitation payments exception currently provided for under the CFPOA. In essence, any payments made to expedite or secure the performance by a foreign public official of any act of a routine nature do not constitute bribes for the purposes of the current act. Such facilitation or grease payments to move along a foreign public official's performance of something he or she is already beholden to perform are plainly open to abuse and should also be characterized as bribes, which are payments specifically made to extract a business advantage and are already illegal under the act.
Indeed, bribes are illegal under the legislation of every OECD country. This is important in light of any concerns that this amendment would place Canadian companies at a competitive disadvantage internationally. As noted in the bill, the entry into force of the specific amendment would be delayed to further address any such concern in recognition of the fact that some other countries continue to permit facilitation payments and, most importantly, to provide Canadian companies with a fair and reasonable amount of time to adjust their own practices, internal policies and operations should that prove necessary.
The fourth amendment, which proposes the elimination of the words “for profit” from the definition of business would ensure that the reach of the CFPOA is not unduly restricted. It clarifies that the scope of the CFPOA is plainly not limited to bribes paid to for-profit enterprises or in the course of profitable businesses. This is key if we are target those who pay bribes on behalf of companies that may not earn a profit in a given year, as well as organizations with a not-for-profit raison d'être. These entities would be caught within this proposed change.
The fifth amendment is straightforward: an increase in the maximum jail term for a foreign bribery offence under the act to 14 years. It is currently set at five. The current possibility of unlimited fines for such offenders would remain untouched.
The new books and records offence that composes the sixth proposed amendment is meant to prevent individuals and companies from cooking the books. While there are offences under the Criminal Code that criminalize the falsification of books and records, they are not specific to foreign bribery. Canada is required to put such specific measures in place in order to honour its obligations under international anti-corruption treaties to which it is a party. The amendment would add another enforcement measure to our tool kit and would be punishable by a maximum of 14 years' imprisonment and unlimited fines; the same severity that is in place for the offence of foreign bribery.
Bill S-14 was adopted by the other place as tabled and I would offer that it is plainly in the national interest that the House do the same. If adopted, the amendments I have just described would clearly and unequivocally demonstrate to interested parties in Canada and abroad that corruption is simply not the Canadian way of doing business, nor should it be the way of doing business anywhere. Ensuring a level playing field for international business is crucial to the global fight against foreign bribery. Legislation such as Bill S-14 is vital if economic growth and expanding global trade and prosperity are to flourish. Indeed, foreign bribery works to undermine that growth, trade and prosperity and to corrode the rule of law that is the foundation for the market freedom so absolutely vital to a trading nation such as Canada.
Bill S-14 seeks to ensure that our companies continue to embrace the highest legal and ethical standards in pursuing their business internationally. Canadians expect no less, and rightly so. Our government firmly believes that Canada can compete with the best and win fairly. Bill S-14 is an expansion of that belief and of our twin commitment to both strengthening the fight against corruption and securing jobs, economic growth and long-term prosperity for all Canadians. I ask all hon. members in the House to work with us to ensure its passage into law as quickly as possible.
Monsieur le Président, c’est avec plaisir que je participe aujourd’hui à la troisième lecture du projet de loi S-14, Loi visant à combattre la corruption transnationale. Je voudrais remercier les membres du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international d’avoir examiné le projet de loi aussi rapidement; je tiens également à remercier les témoins de leur contribution précieuse à la discussion. Je remarque que le président du Comité des affaires étrangères est ici et j’en profite pour dire à tous les députés qu’il fait un travail superbe à la présidence de ce comité.
La corruption, sous toutes ses formes abjectes, est un affront aux valeurs des Canadiens honnêtes et travaillants. La tolérance zéro de notre gouvernement dans ce domaine est bien connue. Le Canada doit s’employer à éradiquer la corruption partout où elle se trouve, et les changements ainsi prévus à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers constituent des mesures vitales à cet égard.
Avant de parler des modifications importantes proposées dans le projet de loi S-14, j’aimerais tout d’abord vous donner un aperçu des efforts considérables déjà déployés par le Canada pour lutter contre la corruption. Nous obtenons déjà de bons résultats pour les Canadiens et les entreprises canadiennes, et notre gouvernement est convaincu que l’adoption du projet de loi S-14 ne ferait qu’améliorer encore les choses.
Je tiens tout d’abord à vous donner l’heure juste: nous sommes déterminés à combattre la corruption transnationale sous toutes ses formes. Notre gouvernement s’attaque aux foyers de corruption transnationale sur deux grands fronts: la prévention et l’application de la loi. Cette approche nécessite la contribution d’intervenants d’horizons très divers, dont des ministères fédéraux, des sociétés d’État et d’autres organismes, qui tous collaborent étroitement avec nous. Ces acteurs ont tous travaillé de façon constructive pour élaborer et mettre en œuvre les outils réglementaires et législatifs déjà en place pour faire progresser cette cause utile, en fait, cette cause d’une importance vitale. Le Canada est véritablement engagé dans une lutte pangouvernementale contre la corruption.
Évidemment, la meilleure façon de lutter contre la corruption est de travailler à la prévenir. La consultation et les communications comptent pour beaucoup dans la prévention, et un certain nombre d’intervenants gouvernementaux y travaillent déjà. J’aimerais attirer votre attention sur quelques-uns d’entre eux et vous parler de leur contribution.
Le ministère des Affaires étrangères, à commencer par lui, s’attache à préparer ses diplomates à gérer les problèmes de corruption avant leur départ pour l’étranger. Le ministère donne à ses ambassadeurs ainsi qu’à ses agents politiques et commerciaux une formation concernant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers et les obligations au niveau international du Canada dans la lutte contre la corruption.
En mars 2010, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international a adopté et fourni à ses missions partout dans le monde la politique et la procédure à suivre pour signaler les allégations de corruption à l’étranger mettant en cause des Canadiens et des sociétés canadiennes. Cette politique a été adoptée et diffusée aux missions canadiennes pour les informer des mesures appropriées à prendre pour faire suite à des allégations voulant qu’une entreprise ou un citoyen canadien aurait soudoyé ou tenté de soudoyer un agent public étranger ou commis d’autres infractions liées à la corruption. La politique ordonne essentiellement aux agents canadiens en poste dans les missions à l’étranger de relayer l’information aux responsables du ministère à Ottawa qui, eux, la transmettent aux responsables de l’application de la loi ici, en suivant les procédures normalisées de fonctionnement établies à cet effet.
Il convient également d’observer que le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international envoie régulièrement ses conseillers juridiques à l’étranger pour présenter des exposés et participer à des discussions d’experts dans le but de faire progresser la lutte contre la corruption et de faire mieux connaître les mesures prises par le Canada dans ce domaine. À titre d’exemple, en 2011, le ministère a dépêché de ses experts juridiques à la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption pour y présenter un exposé sur les mécanismes légaux permettant de geler les avoirs des agents étrangers coupables de corruption et de lutter contre la corruption des agents publics étrangers.
Comme cela a déjà été mentionné, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international jouit de la collaboration d’autres ministères et d’intervenants dans son important travail de prévention. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, par exemple, a dernièrement ajouté la corruption d’agents publics étrangers à la liste des infractions pour lesquelles les sociétés et les particuliers ne sont plus autorisés à soumissionner pour obtenir des marchés publics. Ce changement est entré en vigueur en novembre 2012, et on espère qu’il servira de facteur de dissuasion de plus pour les sociétés et les particuliers qui se livrent déjà ou qui seraient tentés de se livrer à ce genre d’activité.
Grâce à une initiative conjointe d’un certain nombre de ministère fédéraux, notre gouvernement a également organisé, au début de 2012, un atelier à Ottawa sur la corruption transnationale, auquel ont participé des experts issus d’horizons divers, comme des ONG, des universités, des sociétés canadiennes et des cabinets d’avocats. L’atelier, qui avait pour thème « Nouvelles idées pour la lutte du Canada contre la corruption d’agents publics étrangers » était conçu pour aider les gens à innover et à élaborer de meilleures mesures pour lutter contre la corruption; plus de 30 personnes se sont jointes aux responsables pour discuter de plusieurs secteurs d’intérêt dans la lutte contre la corruption transnationale.
Les participants ont discuté, entre autres sujets, de la façon de reconnaître les tentatives de corruption et d’y résister, de la divulgation volontaire, des infractions relatives à la tenue des livres comptables, de la façon de dissuader les gens d’effectuer des paiements de facilitation, de la défense des droits concernant les petites et moyennes entreprises, d’éducation, de formation, d’une sensibilisation davantage ciblée ainsi que de la possibilité de modifier la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
La consultation a permis au gouvernement de sensibiliser directement les sociétés canadiennes à la prévention de la corruption, de réfléchir réellement aux moyens d’améliorer l’application de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers et d’obtenir le soutien des intervenants pour prévenir les actes de corruption et les repérer lorsqu’ils surviennent. L’atelier a servi de plate-forme très importante et aidé à améliorer la participation et la collaboration de ces intervenants à l'égard des mesures que nous prendrons dans la lutte contre la corruption. Nous continuons de tirer profit de la rétroaction précieuse que nous avons obtenue à cette occasion. Les modifications qui vous sont soumises aujourd’hui correspondent en partie à cette rétroaction, et nous mettrons probablement encore à profit à l'avenir certaines des bonnes idées qui ont été formulées.
La prévention ne constitue que la moitié de notre lutte. Le gouvernement veille activement à faire appliquer efficacement les dispositions législatives et les autres instruments que nous avons déjà pour progresser dans la lutte contre la corruption transnationale.
Naturellement, la pierre angulaire législative du Canada dans sa lutte contre la corruption transnationale est la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, qui est en vigueur depuis 1999. Je crois que nous connaissons tous les raisons pour lesquelles cette loi a été élaborée et le rôle qu’elle joue pour aider le Canada à s’acquitter de ses obligations internationales dans ce domaine, ainsi que les objectifs principaux poursuivis au moyen de cette loi et les principales activités qui y sont criminalisées. Je ne répéterai pas tout cela.
J’aimerais plutôt utiliser une partie du temps qui m’est accordé aujourd’hui pour mettre en évidence brièvement la contribution indispensable de nos principaux organismes d’application de la loi pour faire respecter la loi actuelle. L’organisme principal à qui incombe la responsabilité de faire respecter la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers est la GRC. La police fédérale dispose, depuis 2008, d’une unité anti-corruption internationale chargée de faire respecter cette loi et de la faire mieux connaître. L’unité compte une équipe à Ottawa et une autre, à Calgary, cette dernière ville ayant été choisie parce qu’elle est la plaque tournante des industries d’extraction du Canada et des entreprises connexes, et l’adoption du projet de loi S-14 ne ferait que rendre le travail de ces équipes encore plus efficace.
Le Service des poursuites pénales du Canada collabore étroitement avec la GRC pour lutter contre la corruption. Depuis sa création en 2006, le service a affecté un de ses avocats à Ottawa pour qu’il conseille et aide les équipes de la GRC à Ottawa et à Calgary dans leurs enquêtes; et cette collaboration porte ses fruits. Déjà, trois condamnations ont été prononcées, deux autres cas sont en attente et trente-cinq cas sont sous enquête. Les peines imposées augmentent considérablement à chaque condamnation, et nous pouvons nous attendre à ce que cette tendance se poursuive avec le durcissement de nos dispositions législatives et l’amélioration de l’efficacité avec laquelle nous pouvons repérer ces contrevenants et les tenir responsables de leurs actes. Nous sommes dans la bonne voie, et le projet de loi S-14 nous permettrait tout simplement d’avancer plus vite dans la bonne direction.
Maintenant que je vous ai parlé de ce qui se fait déjà et de là où nous en sommes, j’aimerais vous entretenir de ce que nous allons faire. Le projet de loi S-14 joue un rôle fondamental dans la poursuite de nos progrès. Les réformes proposées nous aideraient considérablement dans notre travail en vue de dissuader les sociétés canadiennes d’essayer de soudoyer des agents publics étrangers et les convaincre de continuer à respecter les normes éthiques et légales les plus élevées dans les efforts déployés afin de libéraliser davantage les marchés et étendre les activités commerciales à l’échelle mondiale. Le projet de loi témoigne sans conteste du sérieux qu’accorde le gouvernement à ces questions et son adoption ferait comprendre très clairement aux autres pays que nous nous attendons à ce qu’ils en fassent autant avec les sociétés relevant de leur compétence.
Les six modifications visent à mettre en place le concept de compétence fondée sur la nationalité, à désigner l’autorité compétente pour porter des accusations, à éliminer l’exception relative aux paiements de facilitation, à clarifier la portée de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, à accroître la peine maximale et à créer une infraction relative à la falsification des livres comptables.
Si vous me le permettez, je vais simplement rafraîchir la mémoire des députés sur ce que prévoit chacune de ces modifications.
La première modification, qui établirait une compétence fondée sur la nationalité, vise à étendre la portée limitée de la loi actuelle. En effet, la LCAPE exige que le procureur démontre l’existence d’un « lien réel et important » entre le territoire canadien et l’infraction commise, ce qui réduit le nombre d’affaires de corruption pouvant être renvoyées aux tribunaux. L’exercice de la compétence fondée sur la nationalité nous permettrait d’intenter des poursuites si des sociétés ou des citoyens canadiens tentent de corrompre des agents publics étrangers, indépendamment du lieu où la corruption a lieu, en nous basant uniquement sur leur nationalité canadienne.
La deuxième modification donnerait à la GRC le pouvoir exclusif de porter des accusations en vertu de la loi. Ainsi, la GRC pourrait veiller à ce qu’une approche uniforme soit adoptée aux étapes précédant l’inculpation partout au Canada. De plus, les entreprises canadiennes sauraient que la GRC est le principal organisme d’exécution de la loi en ce qui concerne les enquêtes.
La troisième modification propose d’éliminer l’exception relative aux paiements de facilitation prévue dans la LCAPE. Cela signifie en substance que des paiements effectués pour hâter ou garantir l’exécution par un agent public étranger, d’un acte de nature courante ne sont pas assimilés à de la corruption aux fins de la présente loi. Ces paiements de facilitation destinés à amener un agent public étranger à faire une chose qui fait partie de ses fonctions donnent évidemment lieu à des abus et devraient donc s’inscrire dans la définition de la corruption, qui consiste à faire un paiement pour obtenir un avantage et qui est déjà considérée comme illégale en vertu de la loi.
Bien sûr, les pots-de-vin sont illégaux dans tous les pays de l’OCDE. Ce fait est important compte tenu de la crainte que cette modification constitue un désavantage concurrentiel pour les sociétés canadiennes au niveau international. Comme le signale le projet de loi, l’entrée en vigueur de cette modification serait reportée par suite des préoccupations qu’elle suscite et en reconnaissance du fait que certains autres pays continuent à permettre les paiements de facilitation, mais surtout afin de laisser aux entreprises canadiennes un délai suffisant pour rajuster au besoin leurs pratiques, leurs politiques internes et leurs opérations.
La quatrième modification, qui propose de supprimer les mots « en vue d’un profit » dans la définition d’« affaires », permet de ne pas restreindre indûment la portée de la LCAPE. Elle précise que la portée de la loi ne se limite pas aux pots-de-vin payés à des entreprises à but lucratif ou dans l’exploitation d’une entreprise rentable. Cette disposition est essentielle si nous voulons cibler ceux qui versent des pots-de-vin au nom de sociétés qui peuvent ne pas avoir réalisé un bénéfice dans une année donnée ou d’organismes à but non lucratif. La modification permettrait donc d’assujettir ces entités à la loi.
La cinquième modification est simple: elle porte à 14 ans la peine d’emprisonnement maximale prévue pour l’infraction de corruption d’agents publics étrangers. La limite actuelle est de cinq ans. La possibilité d’imposer des amendes d’un montant illimité demeure telle quelle.
La nouvelle infraction relative aux livres comptables, qui fait l’objet de la sixième modification proposée, a pour but d’empêcher les particuliers et les sociétés de falsifier leurs livres. Même si le Code criminel renferme déjà des dispositions relatives à la falsification des livres comptables, elles ne s’appliquent pas précisément à la corruption d’agents publics étrangers. Le Canada est tenu de prévoir des mesures précises pour honorer ses obligations en vertu des traités internationaux anticorruption dont il est signataire. La modification ajouterait un nouveau moyen d’exécution à notre trousse d’outils. La nouvelle infraction rendrait passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans et d’une amende d’un montant illimité, tout comme l’infraction de corruption d’agents publics étrangers.
Le projet de loi S-14 a été adopté à l’autre endroit tel que déposé. J’estime qu’il est de toute évidence dans l’intérêt national que la Chambre en fasse de même. Si le projet de loi est adopté, les modifications que je viens de décrire montreraient clairement et sans équivoque aux parties intéressées du Canada et d’ailleurs que la corruption ne fait tout simplement pas partie des pratiques d’affaires canadiennes et ne devrait constituer nulle part ailleurs une pratique d’affaires acceptée. Il est essentiel d’assurer à toutes les entreprises des règles du jeu équitables dans la lutte mondiale contre la corruption. Les mesures législatives telles que le projet de loi S-14 jouent un rôle essentiel dans la croissance économique, l’expansion du commerce mondial et la prospérité. En effet, la corruption peut compromettre ces objectifs en minant la primauté du droit, fondement de la liberté de marché qui est absolument vitale pour un pays commerçant comme le Canada.
Le projet de loi S-14 vise à garantir que nos sociétés se conforment aux normes légales et éthiques les plus élevées dans leurs activités internationales. Les Canadiens ne s’attendent à rien de moins. Le gouvernement croit fermement que le Canada peut faire la concurrence aux meilleurs et l’emporter dans des conditions équitables. Le projet de loi S-14 est un prolongement de cette conviction et de notre double engagement tant à renforcer la lutte contre la corruption qu’à assurer emplois, croissance économique et prospérité à tous les Canadiens. J’engage tous les députés à collaborer avec nous pour adopter cette mesure le plus rapidement possible.
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2013-06-18 10:36 [p.18511]
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Mr. Speaker, we have certainly talked a lot about corruption recently in this place. As I have mentioned before, it is interesting that this bill on corruption comes from the Senate.
Let us look at what this bill would do. It is trying to bring us up to speed with other countries. There are some problems because it actually does not go far enough. My colleague will know where Canada ranks in terms of transparency internationally and it is low. We need to go further. We on this side have said that we need to strengthen our transparency measures. A communiqué came out of the G8 and we will be interested to see where Canada stands.
My question is this. Is this all the government is intending to do? It is clearly not enough. We have had only three cases of corruption dealt with in the last number of years, which I believe the member mentioned in his comments. We need to not only strengthen and amend the legislation, but go further. Is the government satisfied with just this? Is this going to be the status quo and is the government okay with it? Second, with respect to enforcement, we cannot deal with corruption unless we dedicate resources. The government has cut resources to deal with this issue, be it in the Department of Justice or the Canada Revenue Agency where it has cut resources.
I will summarize my two questions. First, is this all the government has on corruption and, second, what about enforcement?
Monsieur le Président, la corruption est certainement le sujet de l'heure dans cette enceinte. Comme je l'ai déjà mentionné, je trouve d'ailleurs curieux que ce projet de loi sur la corruption provienne du Sénat.
Arrêtons-nous à l'objectif du projet de loi. Il vise à rattraper notre retard par rapport à d'autres pays. Cependant, il ne va pas assez loin, ce qui pose problème. En effet, comme le sait sans doute le député, le Canada fait actuellement piètre figure au chapitre de la transparence. Il faut en faire davantage. De ce côté-ci de la Chambre, nous soutenons qu'il faut renforcer nos mesures de transparence. Un communiqué a été diffusé dans le cadre de la rencontre du G8, et j'ai hâte de connaître la position du Canada.
Voici ma question. Le gouvernement n'entend-il pas en faire davantage? De toute évidence, ce n'est pas assez. Seulement trois affaires de corruption ont été traitées au cours des dernières années, ce que le député a mentionné, si je ne me trompe pas. Il ne faut pas se contenter de modifier la loi et de la renforcer. Le gouvernement se satisfera-t-il de si peu? S'accommodera-t-on du statu quo, et avec la bénédiction du gouvernement par-dessus le marché? Aussi, en ce qui concerne l'application de la loi, il est impossible de régler les problèmes de corruption sans allouer les ressources nécessaires pour le faire. Or, le gouvernement a sabré les ressources consacrées à cette lutte, aussi bien au ministère de la Justice qu'à l'Agence du revenu du Canada.
Je résume donc mes deux questions. Primo, le gouvernement n'a-t-il rien de mieux à proposer à l'égard de la corruption et, secundo, qu'en est-il de l'application de la loi?
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2013-06-18 10:38 [p.18511]
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Mr. Speaker, as the member knows from the hearings at the foreign affairs committee, this legislation arose out of some criticisms that were made about the current Canadian legislation by the OECD in its report in 2008.
We heard testimony from a number of witnesses, including Ms. Janet Keeping, president, Transparency International Canada, that this legislation addressed those criticisms that were raised in the OECD report. That was also reiterated and confirmed by government officials who had drafted the legislation based on the OECD report.
It does address the outstanding issues with our current Corruption of Foreign Public Officials Act. In addition, the government has created the special enforcement unit at the RCMP to deal specifically with foreign bribery. There 50 staff members working there, in Ottawa and Calgary. There are also special legal experts at the Department of Foreign Affairs and at other departments, such as the Department of Justice, who are made available to the RCMP and all government departments to deal with allegations of foreign corruption.
There is always more that can be done. The Prime Minister made a very important announcement on transparency in London last week, and legislation will be coming forward with respect to requiring Canadian companies to disclose what payments they make to foreign governments.
There is always more that can be done. We are certainly open to suggestions from that hon. member, his party and any international organization that sees a way we can improve our legislation. Of course, this is a key to Canada succeeding as a trading nation. Canadians can compete fairly and succeed, they do every day, and we want to enforce that all the time.
Monsieur le Président, comme le député l'a appris lors des audiences du Comité des affaires étrangères, ce projet de loi découle de critiques sur la législation canadienne actuelle qui ont été formulées par l'OCDE dans un rapport publié en 2008.
Nous avons entendu le témoignage d'un certain nombre de personnes, dont Mme Janet Keeping, présidente de Transparency International Canada, qui ont dit que cette mesure législative répondait aux critiques soulevées dans le rapport de l'OCDE. Ce point de vue a aussi été réitéré et confirmé par des fonctionnaires qui ont rédigé le projet de loi en fonction du rapport de l'OCDE.
Ce projet de loi comble les lacunes cernées dans la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers. En outre, le gouvernement a mis sur pied, au sein de la GRC, un groupe spécial d'exécution de la loi, qui est chargé de lutter contre la corruption d'agents étrangers. Ce groupe compte une cinquantaine d'employés, à Ottawa et à Calgary. Des juristes rattachés au ministère des Affaires étrangères et à d'autres ministères, comme Justice Canada, peuvent aider la GRC et l'ensemble des ministères à traiter les allégations de corruption d'agents étrangers.
Il est toujours possible d'en faire plus. Le premier ministre a fait une annonce très importante sur la transparence à Londres la semaine dernière, et le gouvernement présentera un projet de loi afin d'exiger que les entreprises canadiennes divulguent les paiements qu'elles versent à des gouvernements étrangers.
Il est toujours possible d'en faire plus. Nous sommes ouverts aux suggestions du député, de son parti et de toute organisation internationale qui permettraient d'améliorer nos dispositions législatives. Évidemment, cela est essentiel pour que le Canada connaisse du succès en tant que pays commerçant. Les Canadiens peuvent soutenir équitablement la concurrence et réussir — ils le font d'ailleurs tous les jours —, et nous souhaitons les aider à cet égard en tout temps.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:40 [p.18511]
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Mr. Speaker, I think my hon. colleague will agree that Canada's international mining presence is a major driver in our economy. We can actually set the standards for what could be seen as the best in the world.
Unfortunately, Canada's reputation has suffered because of the actions of some bad actors. They have damaged the legitimate companies and damaged our interests. It is really important that the government takes this seriously, to show the world that the Canadian standard is something that we should be proud of.
I would like to ask my hon. colleague a question in terms of the issue of bribery and corruption. We have very large corporate interests overseas, but we also have the small players. It is some of the small players that have gotten us into trouble. Should we be looking at different thresholds for what has to be revealed? For smaller players, 10,000 euros could be a huge amount of money in terms of getting a deal, as opposed to 100,000 euros. A lot of the areas that they are moving into could be bandit countries so money is being used all the time to grease wheels.
I would like to ask the member about thresholds for development, the development companies, the smaller players, the juniors versus the bigger players, and whether we need two standards.
The other question is on enforcement. It is happening overseas. It is happening in some pretty rough-and-tumble places where the rule of law simply does not exist. How do we ensure that we have the transparency to be able to say that we will hold these companies to account?
Monsieur le Président, mon collègue conviendra, j'en suis certain, que la présence de l'industrie minière canadienne sur la scène internationale est l'un des principaux moteurs de notre économie. Nous pouvons en fait fixer les normes pour ce qui pourrait être considéré comme ce qui se fait de mieux dans le monde.
Malheureusement, la réputation du Canada a été mise à mal par les agissements de certains mauvais acteurs qui ont nui aux entreprises légitimes et à nos intérêts. Il est vraiment important que le gouvernement prenne la question au sérieux et montre au monde que la norme canadienne est quelque chose dont nous pouvons être fiers.
J'aimerais poser à mon collègue une question au sujet de la corruption. Nous avons à l'étranger de très grandes sociétés, mais aussi de petits exploitants. C'est de quelques-uns de ces derniers que nous viennent nos ennuis. Faudrait-il envisager des seuils différents au sujet de ce qui doit être divulgué? Pour les petits exploitants, 10 000 euros pourraient constituer une somme énorme pour la conclusion d'une entente. alors que pour d'autres, ce serait 100 000 euros. Beaucoup de secteurs dans lesquels ces petits exploitants interviennent pourraient se trouver dans des pays délinquants où l'argent sert toujours à graisser la patte à quelqu'un.
Le député nous parlerait-il des seuils à établir pour le développement, les sociétés de développement, les petits exploitants ainsi que les petites et les grosses sociétés minières et préciserait-il s'il faut fixer deux normes différentes?
J'aimerais aussi poser à mon collègue une question sur l'application de la loi. On voit des choses se passer à l'étranger, dans des endroits qui sont loin d'être de tout repos et où la primauté du droit n'existe tout simplement pas. Comment nous assurer d'avoir la transparence voulue pour pouvoir dire que nous obligerons ces entreprises à rendre des comptes?
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:41 [p.18511]
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Mr. Speaker, the member is right that Canadian companies are amongst the largest and most prolific in the extractive industries in the world. A statistic I heard recently was that 50% of all the major mining companies in the world are actually Canadian-based, which I think is something to be very proud of.
The member mentioned threshold levels. I am not quite sure what he is referring to. The legislation does not set any minimum amount for bribery. All bribery is illegal, whether it is $1 or many millions of dollars. We do not have any minimum standard. We expect all Canadian companies, large and small, to live up to the highest ethical standard.
There is a very strict focus on small and medium-sized enterprises. I mentioned that in my speech earlier. We have done a lot of training and outreach to small and medium-sized enterprises across Canada to make sure they are also aware of the Corruption of Foreign Public Officials Act and their obligations thereunder.
We will continue to do so. Enforcement is important. As I said, there are 50 individuals in the RCMP, based in Ottawa and Calgary, and legal officers who are looking at the corruption of foreign public officials full-time, ensuring that Canadian companies, large and small, continue to live up to the highest ethical standards.
Monsieur le Président, le député a raison de dire que les sociétés canadiennes sont parmi les plus grandes et les plus prospères au monde dans le secteur des industries extractives. Récemment, j'ai entendu dire que 50 % des grandes sociétés minières internationales sont canadiennes. Je pense que nous pouvons en être fiers.
Le député a parlé de seuils. Je ne suis pas certain de savoir de quoi il parle. La mesure législative n'établit aucun montant minimum en ce qui concerne la corruption. Toute corruption est illégale, qu'il s'agisse d'un dollar ou de plusieurs millions de dollars. Il n'y a aucune norme minimale. Nous nous attendons à ce que toutes les sociétés canadiennes, grandes et petites, respectent les normes d'éthique les plus élevées.
Une attention très particulière est portée aux petites et moyennes entreprises. J'en ai parlé plus tôt dans mon discours. Nous avons fait beaucoup de formation et de sensibilisation auprès de ces entreprises partout au Canada, afin de veiller à ce qu'elles connaissent bien la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers et leurs obligations en vertu de cette loi.
Nous continuerons de la sorte. L'application de la loi est une question importante. Comme je l'ai dit, il y a 50 employés de la GRC, situés à Ottawa et à Calgary, et conseillers juridiques qui se penchent à temps plein sur la corruption d'agents publics étrangers. Ils veillent à ce que les sociétés canadiennes, grandes et petites, continuent à respecter les normes d'éthique les plus élevées.
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:43 [p.18512]
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Mr. Speaker, as someone who has come from a law enforcement background, I can well appreciate and fully support the thrust of this bill, what it intends to do and how it is in keeping with the kinds of standards that we are employing in our dealings with development aid and so forth.
Could my colleague also speak to the co-operation that I know exists between the international law enforcement community and the Canadian enforcement community? How would Canadian enforcement of this initiative play into the international law enforcement community to investigate, track and chase down some of these allegations and the need for international investigations?
Monsieur le Président, en raison de mon expérience dans la police, je suis tout à fait en mesure d'apprécier et d'appuyer l'idée maîtresse de ce projet de loi, ce qu'il cherche à accomplir et la façon dont il respecte les normes que nous suivons dans nos rapports avec l'aide au développement et ainsi de suite.
Le député peut-il aussi parler de la coopération qui existe, je le sais, entre les services de police internationaux et canadiens? Peut-il dire de quelle façon l'application de la présente mesure par les forces de l'ordre canadiennes s'inscrira dans les efforts des forces de l'ordre étrangères pour mener des enquêtes sur des allégations, faire le suivi et retrouver les coupables, et de quelle façon sont menées les enquêtes internationales?
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:44 [p.18512]
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Mr. Speaker, Canada and the RCMP are members of Interpol. We have officers stationed with Interpol in various places around the world. We co-operate with Interpol and other foreign police forces to deal with allegations of bribery.
In addition, all of our diplomats abroad have been specifically trained on the Corruption of Foreign Public Officials Act and investigate any allegation they hear from anyone in the countries where they serve. Any Canadian or Canadian business involved in bribery or attempted bribery is reported to the RCMP, which then takes it forward with its counterparts in whatever country the bribery is alleged to have taken place.
It is obviously very important that international police forces co-operate very closely on these types of allegations to ensure that the evidence is discovered to bring forward successful prosecutions. I believe that is happening now. That is why we have seen several successful prosecutions recently and I understand there are at least 35 more investigations currently under way.
Monsieur le Président, le Canada et la GRC sont membres d'Interpol. Des agents canadiens sont en poste à Interpol à divers endroits dans le monde. Nous collaborons avec Interpol et avec d'autres services de police étrangers afin de résoudre les allégations de corruption.
En outre, tous nos diplomates à l'étranger ont suivi une formation spéciale concernant la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers et enquêtent sur toute allégation dont ils ont vent dans les pays où ils sont en poste. Tout Canadien ou entreprise canadienne qui pratique la corruption ou tente de le faire est signalé à la GRC, qui relaie ensuite l'information aux services de police appropriés du pays où la corruption a lieu.
Il est manifestement très important que les corps policiers internationaux collaborent très étroitement au sujet de ce genre d'allégations afin qu'on puisse trouver rapidement des preuves qui mèneront à des accusations. Je crois que c'est ce qui se produit actuellement. C'est pourquoi plusieurs poursuites ont été couronnées de succès récemment, et je crois comprendre qu'au moins 35 autres enquêtes sont en cours.
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GP (BC)
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2013-06-18 10:45 [p.18512]
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Mr. Speaker, I will certainly support the bill. I think Canada needs to bring our enforcement standards to the level that the OECD would see as the highest level of enforcement.
My question is a more general one. I think we have to face the fact that we have some problems that we never thought we would see as Canadians where corruption is becoming a larger issue. People are seeing it. We have the instance of SNC-Lavalin, we know that AECL used officials in the past. They say they were arm's-length, but we did have a South Korean contractor go to jail for the work in trying to entice that country to buy a CANDU reactor.
We have fallen on the Transparency International corruption index from sixth place, but we are still among the best in the world at tenth place, but at the time when we see charges of bribery and arrests of municipal officials in different places across Canada, we have seen a disturbing trend of lack of ethics, the kinds of things that are not governed by a rule book, but come from the sense that we actually care about how we are seen in the world and conduct ourselves in ways we would be proud for our children to hear about, not just in the way that we hope we are alright if we do not get caught.
Is there something more than can be done in terms of leadership to clean up our act as a society and practise good ethics, habituate ourselves to values instead of to vices in the way we organize our lives?
Monsieur le Président, je vais sans aucun doute appuyer ce projet de loi. Je crois que le Canada doit porter ses normes d'application de la loi à un niveau que l'OCDE considérerait comme le plus élevé possible.
Ma question est d'ordre général. Je crois que, en tant que Canadiens, nous n'aurions jamais imaginé être aux prises avec un problème croissant de corruption, mais c'est le cas. Il suffit de penser à SNC Lavalin. Nous savons que des représentants d'EACL l'ont déjà fait. Ils disent qu'ils agissaient de façon indépendante, mais un entrepreneur sud-coréen a été emprisonné pour avoir tenté d'inciter son pays à acheter un réacteur CANDU.
Nous sommes passés de la sixième à la dixième place de l'indice de corruption de Transparency International, mais nous sommes toujours parmi les meilleurs au monde. Par contre, des élus municipaux sont accusés de corruption et arrêtés un peu partout au Canada. Nous observons une tendance inquiétante d'absence d'éthique, de gestes contraires aux règles, de gestes qui ne sont pas motivés par l'opinion que les autres ont de nous ou la fierté qu'éprouveraient nos enfants, mais plutôt par l'idée que tout ira bien si nous ne nous faisons pas prendre.
Pouvons-nous en faire plus sur le plan du leadership pour améliorer notre comportement en tant que société, faire preuve d'éthique et organiser nos vies en fonction de valeurs, et non de vices?
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CPC (ON)
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2013-06-18 10:47 [p.18512]
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Mr. Speaker, enforcement is very important. The Prime Minister made a very important announcement in London last week about legislation that will be presented soon requiring Canadian companies to disclose all payments that they make to foreign governments. That is a big step forward.
The enforcement provisions under Bill S-14 and its penalty provisions are very important. They would be among the highest penalties in the world. Some have wondered why they should be. In fact, the penalties under Bill S-14 would be higher in some cases than the penalties for domestic corruption, but that just means that the Canadian Criminal Code probably needs to be updated as well.
We are setting the bar higher with the bill and we are sending a clear and strong message to Canadian companies and to people all around the world that Canada will not tolerate this kind of corruption, either here at home or abroad.
Another measure that I mentioned in my speech is that Canadian companies that engage in foreign bribery and are convicted of foreign bribery will no longer be able to bid on Canadian government contracts. That is a huge disincentive for them to do these kinds of things abroad. We think the combined suite of penalties and enforcement mechanisms we are introducing today would send a really strong message to Canadian companies and everyone in the world they need to compete fairly and ethically to succeed.
Monsieur le Président, les mesures d'application de la loi sont très importantes. La semaine dernière, le premier ministre a fait une annonce très importante à Londres concernant une loi qui sera proposée bientôt afin d'exiger que les sociétés canadiennes divulguent tous les montants qu'elles paient à des gouvernements étrangers. C'est un grand pas en avant.
Les dispositions du projet de loi S-14 concernant l'application de la loi et les peines imposées sont très importantes. Les peines seraient parmi les plus sévères au monde. Certains ont voulu savoir ce qui justifie cela. En fait, dans certains cas, les peines prévues dans le projet de loi S-14 seraient plus sévères que celles visant la corruption à l'échelle nationale, mais cela veut probablement dire que le Code criminel doit également être mis à jour.
Le projet de loi resserre les règles et dit haut et fort aux sociétés canadiennes et au reste du monde que le Canada ne tolérera pas ce genre de corruption, qu'elle se produise au Canada ou à l'étranger.
Dans mon discours, j'ai également parlé d'une autre mesure selon laquelle les sociétés canadiennes reconnues coupables de corruption d'agents étrangers ne seront plus en mesure de présenter une soumission pour des marchés publics au Canada. C'est un moyen de dissuasion très efficace contre ce genre de pratique à l'étranger. Nous croyons que l'ensemble des peines et des mécanismes d'application de la loi que nous proposons aujourd'hui indiqueraient très clairement aux sociétés canadiennes et au reste du monde que le succès doit se fonder sur une concurrence juste et conforme à l'éthique.
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NDP (ON)
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2013-06-18 10:48 [p.18512]
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Mr. Speaker, I rise to speak, yet again, to Bill S-14. We on this side of the House have mentioned before that we support the bill. We believe that we could go further, as I mentioned in my comments and questions to the parliamentary secretary.
As I have done with all of these bills, I have to start off with our concern and my concern about the way the bill came to us. We have a bill on foreign corruption that has come to us from the other place. When a bill has an “S” in front of the bill number, it is an indication that it comes from the Senate. It has been said numerous times since we have been debating the bill that the government should have seen fit to start this bill here in the House. After all, the elected representatives, I think, are the best people to actually look at corruption, notwithstanding what is happening in the other place, speaking of corruption. Every day there is another story of corruption in the other place. I have to start by underlining that point.
The government seems to not even blush anymore when bills are sent over from the other place. At least on this bill, it should show some contrition that there is a bill, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, that would crack down on foreign corruption, yet it comes from the other place, an unelected body, that is mired in corruption right now.
It is rather stark to see this happening with the current government, which claimed that it was going to be different. Now it has become just like the other guys. The government brings in closure and uses the Senate, abuses the Senate, to do its toil. That is what the government has done with Bill S-14. No one even blushes anymore. It is just business as usual with the current government. It uses the Senate to do its bidding, even on something as important as foreign corruption.
The bill itself, as has been mentioned, would simply bring us up to the minimum standard of our allies. The government was embarrassed by our critique, on this side of the House, in terms of how the standards of our companies abroad have fallen in terms of enforcement on corruption and corporate social responsibility. We just saw a news report last night about what happened in Bangladesh. We should not forget that. The NDP called for hearings at the foreign affairs committee. We would like to see more done on that.
It is about Canada getting back into the game and actually leading. The bill does not go far enough.
I will just give a quick résumé. The bill would make four major changes to the Corruption of Foreign Public Officials Act.
It would increase the maximum sentence, as was mentioned by the parliamentary secretary.
It would eliminate the exception for so-called facilitation payments, which is basically paying someone to grease the wheels to get a contract moving. Interestingly, we saw allegations of that happening in Montreal. Maybe we should be applying those rules more forcefully here. Maybe the government should be taking a look at who its candidates are when it recruits them and who it hires as staff when ministers hire ex-candidates. Hopefully, it will do a better job on that.
The bill would also create a new offence for falsifying or concealing books or records. We just received a communiqué from the G8, which came out half an hour ago. In fact, if the government is going to live up to what it has signed on to, it would actually have to amend the bill further, because there is an incentive in this communiqué for the government to do more in this area and to be more transparent in terms of books and records.
The fourth part of the bill would establish national jurisdiction such that Canadian nationals could be prosecuted for offences under the act that are committed overseas. They cannot go overseas and do something they could not do here.
I think it is important to put it into context. As I mentioned, we just received the communiqué from the G8 conference. It touches on many of the aspects we are dealing with in Bill S-14. It is a 10-point communiqué. I am not going to read all 10 points, because they are not all directly related to the bill we are debating.
The first point the G8 leaders signed on to is that “[t]ax authorities across the world should automatically share information to fight the scourge of tax evasion”.
When we talk about the corruption of foreign officials, a lot has to do with the way money moves around. I am delighted to see that this is in the communiqué. We will see if the government takes this seriously.
Second is that countries “should change rules that let companies shift their profits across borders to avoid taxes, and multinationals should report to tax authorities what they pay where”. This has been mentioned already by the parliamentary secretary. It would mean more transparency of companies' operations.
Third is that “[c]ompanies should know who really owns them and tax collectors and law enforcers should be able to obtain this information easily”. If we do not have this in place, the S-14 provisions would be very difficult to enforce, in some cases, because if we do not know who owns companies, we do not know who is influencing the companies. We do not have a full profile. In other words, if we were trying to establish that there was a payment to a company official, and we did not know who the company belonged to, it would be very difficult to prosecute.
We have heard from the G8 meetings that Canada was fighting this. We should be fighting back and getting the government to comply. It turns on the issue of beneficial ownership. That means that a company is hidden behind a shell. What the G8 is looking at, and what Mr. Cameron is pushing for and what number three in the communiqué is about, is that there be full disclosure. Companies can no longer have this parlour trick of hiding behind beneficial ownership. That means having a public registry of all companies showing exactly who owns them. We do not have that right now. Prime Minister Cameron said, “Personally, I would hope the whole world will move towards public registers of beneficial ownership”.
Aid agencies say that private registries would be second best. In other words, there would be a registry, but it would not be public; it would be in government. We are hearing that only the U.K. and the U.S. have committed to having public registries.
I hope the government will take this seriously, because if we are to deal with foreign corruption, we have to have transparency. If we are serious about this communiqué we have signed on to, we have to have a public registry of all companies, who owns them and where they sit. Otherwise, we will not be able to live up to the spirit of transparency.
Fourth is that “[d]eveloping countries should have the information and capacity to collect the taxes owed them—and other countries have a duty to help them”. This is critical when it comes to the issue of being able to influence foreign officials. What we often hear, on the ground, in emerging or developing economies is that officials are able to take advantage of their power to approve projects, et cetera, mainly because there is not a requisite tax system with the proper enforcement and oversight, so they can get away with it. This is what leads to corruption, because there is no proper oversight.
This is extremely important, because obviously, it would help benefit their citizens. It is also a way to deal with the potential for corruption. If there is full disclosure and sunlight, if you will, on who owes taxes and whether they have been paid, it is a disincentive for officials to use their power for corruption.
The fifth point is very important for us in the NDP: “Extractive companies should report payments to all governments—and governments should publish income from such companies”.
We have heard a positive message from the government that it will get behind this. We need to see legislation. From what we have seen and heard from the government, there is no requirement that these reports are to be made public. It is important that we fully embrace transparency and not go just halfway.
By the way, mining companies have said that they would sign on to this. I am hoping that all the extractives will get behind it.
Number six is very near and dear to my heart. It states: “Minerals should be sourced legitimately, not plundered from conflict zones”. As members know, this is the whole issue of conflict minerals. In places like the eastern part of the Congo, where there are human rights abuses and massive corruption, it is a conflict zone. Minerals that go into all of our devices, such as BlackBerrys and cell phones, come from a conflict zone. In essence, we are all, unknowingly for many people, carrying a piece of a conflict in our electronics, because we do not have the proper sourcing of minerals.
What the communiqué says is that “Minerals should be sourced legitimately, not plundered from conflict zones”. This is a challenge to the government. Are the Conservatives going to get on board? Bill C-486, which I put forward, would allow us to comply with what we have seen in the United States with Dodd-Frank. Legislation is in place to ensure that all minerals are from legitimate sources and are not aiding and abetting conflict. The Europeans are moving in this direction. The OECD, which we talked about in terms of this bill, has provided guidelines on ensuring that there is proper and appropriate oversight when it comes to sourcing minerals.
The sixth point is very important, and it is something I have worked on with a lot of people, including people in this place, to get Canada on board and at least get us up to the standard that has been established by others.
Number seven is very important: “Land transactions should be transparent, respecting the property rights of local communities”. When it comes to the corruption of foreign officials, one of the biggest trends we have seen in the last while is the acquisition of land by foreign countries, particularly in developing countries. There is a massive land grab going on right now, particularly in Africa. I will name some countries. China is big into this right now. It is banking land, taking over land. We need to ensure that local communities are respected.
Let us be honest. We are not perfect here in Canada. When we talk about social licence for companies to do their work in extractives, oil and gas, we need to respect local communities. This is an extremely important and urgent issue in developing countries, because we are seeing massive land grabs. It is about food security and about certain countries banking land and keeping an eye on their needs for minerals, oil, gas, et cetera, and in some cases, even food.
Number eight states that governments should roll back some measures on trade that they think would be helpful for trade.
Number nine is about ensuring that things are streamlined, particularly at borders between countries. We certainly know that issue with respect to our friends south of the border. Mr. Speaker, representing your constituency, you do not have to be told that this is extremely important.
Number 10, the last part of the communiqué from the G8, states: “Governments should publish information on laws, budgets, spending, national statistics, elections and government contracts in a way that is easy to read and re-use, so that citizens can hold them to account”. That is actually for us. I am going to read that one again. It is cogent, because if we are going to talk about fighting corruption abroad, we need to be transparent at home. The G8 has signed on to this.
“Governments should publish information on laws, budgets”—think about the parliamentary budget officer here—“spending, national statistics”—this is very interesting, considering what we have done to Stats Canada—“elections and government contracts in a way that is easy to read and re-use, so that citizens can hold them to account”. Number 10 needs urgently to be brought into force here.
I have listed these G8 points that just came out in the communiqué, because as I said in my comments when I questioned the parliamentary secretary, this bill does not go far enough. If we are going to seriously deal with corruption abroad, and we are going to actually be leaders, then it is not good enough just to get up to a minimum standard. That is not the Canadian way. I feel that we are living in the past with the current government.
The way the current government seems to operate, and the parliamentary secretary said it well himself, is that the Conservatives brought forward Bill S-14 because the OECD had cited us as being laggards. It was not until that happened that the government decided to bring forward this legislation. That is not the Canadian way. We should be leading. We should be looking at our practices to see where we are in terms of other jurisdictions.
Everyone knew that we were laggards. Transparency International has been saying so for quite a while.
We can look at this 10-point communiqué of the G8. Are we going to at least meet the standard of our allies? I would like us to see us go further.
For instance, I am concerned when it comes to the issue that Prime Minister Cameron cited about companies being transparent about who owns them so that we can deal with tax evasion. We are hearing that Canada is not going to do that. We are not going to publicly publish who owns a company.
As I mentioned, we need to deal with corruption seriously. We need to have full daylight, and if the government is only going to go halfway on this initiative, we will again fall back. We will be back in this House debating a bill to bring the standard up yet again. The government should embrace what both the U.K. and the U.S. are planning to do and have public registries listing who owns which companies. It should stop the shell game, particularly this practice of “beneficial ownership”.
The point is to make sure that we are transparent when it comes to the extractive industry. The government talked about signing on to the initiative for ensuring that all payments made between foreign governments and Canadian companies are transparent, but to whom? Is the information going to be kept within government, or would it be public? Will we have to ATI to obtain it, or would government do what other governments have done and make it transparent?
As I mentioned before, we must ensure that we get up to the standard of other countries on the issue of conflict minerals so that we no longer are looking the other way when it comes to the sourcing of the supply chain for many of the things that we rely on in our technologies.
If we are serious about it, we would embrace these initiatives of being fully transparent on who owns what companies, being fully transparent and pushing transparency when sourcing minerals in the supply chain for our electronics, and being fully transparent about payments between companies and governments abroad. Then we would be at the same standard as our allies. If we do not meet that standard, then we will be left with what we are doing here, which is trying to catch up.
I will be a bit partisan: what we have seen from the Conservative government is that we have become laggards. We sign on to international treaties, but then we do not follow up with implementation that lives up to the treaty.
For example, we have been called out by Norway and the Red Cross on the fact that the cluster munitions treaty that we signed on to will be undermined by Bill S-10, the proposed implementation legislation, which we have debated. It would undermine this international treaty.
We must think about this for a second. The International Committee of the Red Cross never comes out and criticizes government, but they just did yesterday. It said that Bill S-10, the implementation bill for the cluster munitions treaty that we have signed on to, would actually undermine the treaty. It is shocking.
I am very concerned that when we sign on to this communiqué for the G8 that we actually follow up, live up to the spirit of what we have signed on to and not undermine it.
Another example when it comes to international treaties is the arms trade treaty we agreed to. Then we find the gun lobby taking it over from the government. It is astonishing.
Instead of embracing the future, these guys are living in the past. They are affecting our reputation. Instead of getting on board with progress, they are holding us back just because of their ideology.
Bill S-14 will be supported by the NDP simply because it is the least the Conservative government can do. However, what we want to see is full transparency. When we see the follow-up to the communiqué on the G8, we will be holding the current government to account to at least come up to the standard of our allies.
Personally, and I am sure I speak on behalf of my colleagues, we would like to see Canada lead and not be a laggard. It is something I think most Canadians want to see as well.
Monsieur le Président, j'interviens, encore une fois, au sujet du projet de loi S-14. De ce côté-ci de la Chambre, nous avons déjà indiqué que nous appuyions le projet de loi. Nous croyons que nous pourrions aller plus loin, comme je l’ai dit dans les questions et observations que j’ai adressées au secrétaire parlementaire.
Comme je l’ai fait pour tous ces projets de loi, je dois tout d’abord exprimer notre préoccupation, la préoccupation que m’inspire la façon dont le projet de loi nous est parvenu. Nous avons un projet de loi sur la corruption d’agents publics étrangers qui nous arrive de l’autre Chambre. Quand le numéro d'un projet de loi est précédé de la lettre « S », cela signifie qu'il nous vient du Sénat. On a dit à maintes reprises depuis le début du débat sur le projet de loi que le gouvernement aurait dû le présenter ici même, à la Chambre. Après tout, ce sont les représentants élus qui sont, je crois, le plus en mesure de se pencher sur les problèmes de corruption, sans parler de ce qui se passe à l’autre endroit sur le plan de la corruption. Tous les jours, nous apprenons l’existence d’une nouvelle affaire de corruption à l’autre endroit. Je me dois de faire valoir ce point d’entrée de jeu.
Le gouvernement semble même plus être gêné quand les projets de loi nous arrivent de l’autre endroit. Au moins, dans le cas présent, il aurait pu manifester un peu de contrition du fait qu’un projet de loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, et donc destiné à lutter contre la corruption à l’étranger, nous arrive de l’autre endroit, un organe non élu qui est actuellement embourbé dans des affaires de corruption.
Il est plutôt étrange que cela se produise sous le gouvernement actuel, un gouvernement qui clamait haut et fort qu'il allait faire les choses différemment. Le voilà pourtant devenu la copie conforme du gouvernement qui l’a précédé. Le gouvernement impose la clôture et il use et abuse du Sénat pour faire sa besogne. C’est ce qu’il a fait dans le cas du projet de loi S-14. Personne ne manifeste plus la moindre gêne. C'est devenu le modus operandi du gouvernement actuel. Il a recours au Sénat pour faire ses quatre volontés, même dans un dossier aussi important que celui de la corruption d’agents étrangers.
Le projet de loi lui-même, comme il a été dit, instituerait simplement la norme minimale respectée par nos alliés. Le gouvernement a été mis dans l’embarras par nos critiques, de ce côté-ci de la Chambre, concernant le recul des normes que nos entreprises appliquent à l’étranger en matière de corruption et de responsabilité sociale des entreprises. Hier soir encore, un reportage faisait état de ce qui s’est passé au Bangladesh. Nous ne devrions pas l’oublier. Le NPD a demandé que le Comité des affaires étrangères tienne des audiences à ce sujet. Nous aimerions que l’on porte plus d’intérêt à cette question.
Il faut que le Canada se remette en selle et fasse preuve de leadership. Le projet de loi ne va pas assez loin.
Je vous résume rapidement ce qu’il en est. Le projet de loi apporterait quatre changements notables à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
Il augmenterait la peine maximale, comme l’a indiqué le secrétaire parlementaire.
Il éliminerait l’exception prévue pour ce que l’on appelle les paiements de facilitation, qui consistent essentiellement à payer quelqu’un pour faciliter l’obtention d’un contrat. Fait intéressant, nous avons eu vent d’allégations que de tels paiements auraient été effectués à Montréal. Nous devrions peut-être appliquer aussi ces règles avec plus de rigueur chez nous. Le gouvernement devrait peut-être y regarder de plus près avant de recruter un candidat ou de laisser un ministre embaucher un ancien candidat. Il faut espérer que sa performance à cet égard va s’améliorer.
Le projet de loi créerait en outre une nouvelle infraction relative à la falsification des livres comptables. Nous venons de recevoir un communiqué du G8, il y a une demi-heure à peine. De fait, si le gouvernement veut respecter ce à quoi il s’est ainsi engagé, il lui faudra amender le projet de loi, car le communiqué encourage le gouvernement à aller plus loin dans ce domaine et à faire preuve de plus de transparence en matière de tenue des livres comptables.
La quatrième partie du projet de loi établirait une compétence fondée sur la nationalité, de sorte que les ressortissants canadiens pourraient faire l’objet de poursuites en vertu de la loi pour des infractions commises à l’étranger. Ils ne pourront pas poser à l’étranger des gestes qui sont interdits ici.
Je pense qu’il est important de mettre les choses en contexte. Comme je l’ai dit, nous venons de recevoir le communiqué de la conférence du G8. Il touche nombre des aspects dont nous traitons en rapport avec le projet de loi S-14. Il s’agit d’un communiqué en 10 points. Je ne vais pas vous faire lecture de ces 10 points, car ils ne se rapportent pas tous directement au projet de loi qui nous intéresse ici.
Le premier élément que les dirigeants des pays du G8 ont accepté est que: « Les administrations fiscales du monde entier doivent automatiquement se communiquer des renseignements afin de lutter contre le fléau de la fraude fiscale. »
Quand nous parlons de corruption d’agents publics étrangers, il s’agit principalement de la façon dont l’argent circule. Je me réjouis de voir que cela figure dans le communiqué. Nous verrons bien si le gouvernement prend cela au sérieux.
Le deuxième est que: « Les pays doivent changer leurs règlements qui ont conduit les entreprises à transférer leurs profits à l’étranger pour éviter d’avoir à payer des impôts et les sociétés multinationales doivent rendre compte aux autorités fiscales des impôts qu’elles paient et où elles les paient. » Ce point a déjà été mentionné par le secrétaire parlementaire. Cela signifierait une transparence accrue des transactions des sociétés.
Le troisième est que: « Les sociétés doivent savoir à qui elles appartiennent vraiment et les percepteurs d’impôts ainsi que les forces de maintien de l’ordre doivent être en mesure d’obtenir ces renseignements facilement. » En l’absence de ce cadre, les dispositions du projet de loi S-14 seront très difficiles à faire respecter, dans certains cas, parce que si nous ignorons qui est propriétaire de l’entreprise, nous ignorons aussi qui exerce une influence sur cette entreprise. Nous ne connaissons pas parfaitement la situation. Autrement dit, si nous essayons de déterminer si un montant a été versé à un représentant de la société et que nous ignorons à qui cette société appartient, il sera très difficile d'intenter des poursuites.
Il a transpiré des réunions du G8 que le Canada s’opposait à cette mesure. Nous devrions retrousser nos manches et obliger le gouvernement à changer d’avis. C’est toute la question des bénéficiaires effectifs. Cela signifie qu’une société se cache derrière un paravent. Ce que le G8 envisage, et ce que M. Cameron recherche et qui figure au point trois du communiqué, c’est une divulgation complète de cette information. Les sociétés ne peuvent plus recourir à ce tour de passe-passe concernant les bénéficiaires effectifs. Il y aura un registre public de toutes les sociétés qui montrera exactement qui en sont les propriétaires. Nous n’avons rien de tel à l’heure actuelle. Le premier ministre Cameron a déclaré que, personnellement, il espérait que le monde entier adopterait la pratique de tenir des registres publics des bénéficiaires effectifs.
Selon les organismes d’aide, des registres privés pourraient constituer un pis-aller. Autrement dit, il y aurait des registres, mais ils ne seraient pas publics; les gouvernements en auraient la garde. La rumeur veut que seuls le Royaume-Uni et les États-Unis se soient engagés à tenir des registres publics.
J’espère que le gouvernement prendra la chose au sérieux, car si nous devons lutter contre la corruption d’agents publics étrangers il nous faut de la transparence. Si nous avons vraiment l’intention de respecter les engagements que nous avons pris en signant ce communiqué, nous devons créer un registre public de toutes les sociétés, en indiquant qui en sont les propriétaires et où se trouve leur siège social. Sinon, nous ne pourrons pas respecter cette volonté de transparence.
Quatrièmement, « [l]es pays en développement doivent avoir les connaissances et les capacités de percevoir les impôts qui leur sont dus, et les autres pays ont le devoir de les y aider. » Ce point est essentiel et touche à la capacité d’influencer les agents publics étrangers. Sur le terrain, dans les économies émergentes ou en développement, nous entendons souvent dire que les agents publics peuvent profiter de l’avantage que leur donne leur pouvoir d’approbation des projets, par exemple, principalement faute d’un régime fiscal obligatoire assorti de fonctions d’application et de surveillance. Ils ne s’exposent donc à aucune conséquence. Cet état de choses rend la corruption possible, parce qu’il n’y a pas de supervision adéquate.
C’est un élément extrêmement important, car évidemment il améliorerait la situation des citoyens. C’est également une façon de lutter contre la possibilité de corruption. Lorsqu'on veiller à divulguer toute l’information, à faire la lumière, en quelque sorte, et à déclarer qui doit payer des impôts et si ces impôts ont été payés, les responsables seront beaucoup moins enclins à se servir de leur pouvoir à des fins personnelles.
Le NDP considère le cinquième élément comme très important: « Les sociétés extractives doivent signaler les versements qu’elles font à tous les gouvernements et les gouvernements doivent rendre publiques les recettes qu’ils perçoivent de ces sociétés. »
Le gouvernement s’est montré positif et a déclaré qu’il appuierait cet élément. Attendons de voir les dispositions législatives. À en juger par ce que le gouvernement a dit et fait, la publication de ces rapports ne sera pas obligatoire. La transparence doit être totale; nous ne devons pas nous contenter de demi-mesures.
Les sociétés minières ont d’ailleurs déclaré qu’elles prendraient des engagements à cet égard. J’espère que toutes les sociétés extractives le feront.
Le sixième point m’est particulièrement cher. Il vise les minéraux, qui « doivent être acquis de façon légitime et non pillés dans des zones de conflit. » Les députés le savent, cela touche toute cette question des minéraux stratégiques. Des régions comme le Congo oriental, où les droits de la personne sont bafoués et où la corruption est omniprésente, sont considérées comme des zones de conflit. Les minéraux que nous utilisons dans tous nos dispositifs électroniques, nos BlackBerry et nos téléphones cellulaires par exemple, viennent d’une zone de conflit. Essentiellement, nous avons tous dans nos appareils électroniques, souvent sans même le savoir, un matériau qui vient d’une zone de conflit, parce que nous n’avons pas de système pour déterminer la source des minéraux.
Il est dit dans le communiqué que « [l]es minéraux doivent être acquis de façon légitime et non pillés dans des zones de conflit. » Cela représente un défi pour le gouvernement. Est-ce que les conservateurs vont se rallier? Le projet de loi C-486, que je parraine, nous permettrait de nous conformer aux règles établies par les États-Unis grâce au projet de loi Dodd-Frank. Les dispositions législatives sont en place pour veiller à ce que tous les minéraux proviennent de sources légitimes et ne servent pas à alimenter les conflits. Les Européens prennent actuellement des mesures en ce sens. L’OCDE, dont il a été question relativement à ce projet de loi, a formulé des lignes directrices sur la façon d’exercer une surveillance opportune et appropriée en ce qui concerne l’origine des minéraux.
Le sixième élément est donc très important, et c’est un dossier dans lequel j’ai œuvré avec de nombreuses personnes, y compris des collègues d’ici, pour que le Canada se rallie et relève sa norme au moins au même niveau que les autres.
Le septième point est aussi très important: « Les transactions foncières doivent être transparentes et respecter le droit à la propriété des collectivités locales. » En matière de corruption des agents publics étrangers, l’une des grandes tendances qui se dégagent depuis quelque temps est l’acquisition de terres par des pays étrangers, en particulier dans les pays en développement. Il y a une véritable course à la propriété foncière à l’heure actuelle, en particulier en Afrique. Je vous nomme quelques-uns des pays qui s’y livrent. La Chine est un joueur de premier plan en ce moment. Elle accumule les terres, elle s’en empare. Il nous faut veiller à ce que les collectivités locales soient respectées.
Soyons honnêtes. Les Canadiens ne sont pas parfaits. Quand nous parlons de la légitimité sociale des entreprises des secteurs minier, pétrolier et gazier, nous devons nous aussi respecter les collectivités locales. C’est une question extrêmement importante et urgente dans les pays en développement, où nous assistons à des acquisitions massives de terres. C’est une question de sécurité alimentaire, et certains pays accumulent les terres en vue de satisfaire à leurs besoins en minéraux, en pétrole, en gaz, etc., et même, dans certains cas, en denrées alimentaires.
Le huitième élément précise que les gouvernements doivent mettre en œuvre des mesures pour faciliter les échanges commerciaux.
Le neuvième élément vise à rationaliser les choses, en particulier aux frontières. Nous sommes bien conscients de ce besoin, dans le cas de nos voisins du Sud. Monsieur le Président, compte tenu de la circonscription que vous représentez, il n’est pas nécessaire de vous expliquer l’importance de cet élément.
Le dixième point, le dernier du communiqué du G8, est ainsi formulé: « Les gouvernements doivent publier de l’information concernant les lois, le budget, les dépenses, les statistiques nationales, les élections et les marchés publics de façon à ce que cette information soit facile à lire et à réutiliser, afin que les citoyens puissent les en tenir responsables. » Cela nous intéresse au premier chef. Je relis ce passage. Il est très pertinent, car si nous devons lutter contre la corruption à l’étranger, il nous faut commencer par faire preuve de transparence chez nous. Les pays du G8 ont entériné cette notion.
« Les gouvernements doivent publier de l’information concernant les lois, le budget, » — pensez au directeur parlementaire du budget — « les dépenses, les statistiques nationales, » — voilà qui n’est pas sans ironie, vu ce que nous avons imposé à Statistique Canada — « les élections et les marchés publics de façon à ce que cette information soit facile à lire et à réutiliser, afin que les citoyens puissent les en tenir responsables. » Le dixième élément doit s’appliquer sans retard dans notre pays.
J’ai passé en revue les éléments que le G8 vient d’énoncer dans son communiqué, parce que, comme je l’ai dit dans mes observations quand j’ai interrogé le secrétaire parlementaire, ce projet de loi ne va pas assez loin. Si nous voulons vraiment lutter contre la corruption des agents publics étrangers, et si nous voulons faire preuve de leadership, nous ne pouvons pas nous contenter d’une norme minimale. Nous ne faisons pas les choses ainsi, au Canada. Sous le gouvernement actuel, j’ai l’impression que nous vivons dans le passé.
Voilà la façon dont le présent gouvernement semble fonctionner. Le secrétaire parlementaire l’a bien dit lui-même: les conservateurs n’ont présenté le projet de loi S-14 que parce que l’OCDE nous a traités de traînards. C’est seulement alors que le gouvernement a décidé de présenter cette mesure législative. Ce n’est pas la façon de faire canadienne. Nous devrions tracer la voie. Nous devrions examiner nos pratiques et les comparer à celles des autres pays.
Tout le monde savait que nous étions des traînards. Transparency International le dit depuis un certain temps déjà.
Nous pouvons examiner ce communiqué en 10 points du G8. Allons-nous au moins atteindre la norme de nos alliés? Personnellement, je préférerais que nous allions au-delà.
Par exemple, je m’inquiète quand le premier ministre Cameron dit que les sociétés devraient faire preuve de transparence au sujet de leurs propriétaires afin que nous puissions lutter contre la fraude fiscale. On nous dit que le Canada ne le fera pas. Nous ne publierons pas les renseignements concernant les propriétaires des entreprises.
Comme je l’ai dit, nous devons nous attaquer sérieusement à la corruption. Nous devons tout mettre en lumière. Si le gouvernement ne compte faire les choses qu’à moitié à cet égard, nous allons encore prendre du retard. Et nous recommencerons sous peu à débattre à la Chambre un projet de loi tendant encore une fois à rehausser la norme. Le gouvernement devrait adopter ce que le Royaume-Uni et les États-Unis se proposent de faire, c’est-à-dire établir des registres publics identifiant les propriétaires des entreprises. Nous devons cesser de jouer à cache-cache, particulièrement en ce qui concerne les renseignements sur les « bénéficiaires effectifs ».
L’objectif est de veiller à être transparents dans le cas de l’industrie extractive. Le gouvernement a parlé de se joindre à l’initiative visant à s’assurer que tous les paiements entre les gouvernements étrangers et les sociétés canadiennes sont transparents, mais transparents pour qui? Les renseignements seront-ils gardés au gouvernement ou seront-ils rendus publics? Aurons-nous à recourir à l’accès à l’information pour les obtenir, ou bien le gouvernement fera-t-il comme les autres pays en se montrant transparent?
Comme je l’ai déjà dit, nous devons veiller à nous rehausser au niveau de la norme des autres pays en ce qui concerne les minéraux stratégiques pour ne plus avoir à fermer les yeux sur les sources d’approvisionnement auquel nous recourons pour acheter les produits nécessaires à nos technologies.
Si nous sommes vraiment sérieux, nous devons adopter ces initiatives de transparence concernant les propriétaires d’entreprises, les sources d’approvisionnement de nos industries électroniques et les paiements échangés entre les sociétés et les gouvernements étrangers. C’est seulement alors que nous serons au même niveau que nos alliés. Si nous ne respectons pas cette norme, nous traînerons de l’arrière et serons encore obligés de faire du rattrapage.
Je vais me permettre d’être un peu partisan. Sous le gouvernement conservateur, nous sommes devenus des traînards. Nous signons des traités internationaux, mais nous ne faisons pas une mise en œuvre conforme à l’esprit des traités.
Ainsi, la Norvège et la Croix-Rouge nous ont signalé que la Convention sur les armes à sous-munitions dont nous sommes signataires sera affaiblie par le projet de loi S-10, qui met en œuvre la convention et que nous avons débattu. Ce traité international s'en trouvera affaibli.
Pensons-y un instant. Le Comité international de la Croix-Rouge ne se permet jamais de critiquer les gouvernements, mais il l’a fait hier. Il a dit que le projet de loi S-10, Loi de mise en œuvre de la Convention sur les armes à sous-munitions, que nous avons signée, affaiblirait la convention. C’est renversant.
J’espère que, lorsque nous signerons ce communiqué du G8, nous y donnerons vraiment suite et en respecterons l’esprit sans essayer de l’affaiblir.
Il y a un autre exemple au chapitre des traités internationaux: le traité sur le commerce des armes que nous avons accepté. Nous avons constaté par la suite que le lobby des armes à feu en a repris le contrôle au gouvernement. C’est surprenant.
Au lieu de se tourner vers l’avenir, ces gens vivent dans le passé. Ils ternissent notre réputation. Au lieu d’adopter le progrès, ils cherchent à nous retenir, simplement à cause de leur idéologie.
Le NPD appuiera le projet de loi S-14 parce qu’il représente le minimum que le gouvernement conservateur pouvait faire. Toutefois, nous recherchons la pleine transparence. Lorsque nous verrons le suivi donné au communiqué du G8, nous tiendrons le gouvernement responsable au moins de nous mettre au niveau des normes de nos alliés.
Personnellement -- et je suis sûr de parler au nom de mes collègues --, j’aimerais que le Canada mène au lieu de traîner de l’arrière. Je crois que tous les Canadiens le voudraient aussi.
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CPC (ON)
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2013-06-18 11:09 [p.18515]
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Mr. Speaker, I trust the member opposite knows better. Quite frankly, I find his broad-brush accusations of corruption in the other place obscenely disingenuous.
People who live in glass houses should not be casting stones. I happen to know that the overwhelming majority of Canadians, senators included, are decent, hard-working, honest people who deserve much more respect than the member opposite has decided to cast their way. For the member opposite to suggest otherwise is nothing more than a mean-spirited political exercise in character assassination.
In light of the member's self-defined righteous value system, can he then explain to Canadians how it is that his leader failed to immediately disclose his involvement in an attempted bribery offer some 17 years ago? How can the member consider such hypocrisy worthy of this honourable place?
Monsieur le Président, à mon avis, le député devrait faire attention à ce qu'il dit. En toute honnêteté, je trouve qu'en accusant sans discernement les gens à l'autre endroit de corruption, il fait preuve d'une mauvaise foi révoltante.
Il ne faut pas oublier que, lorsqu'on critique les autres, on s'expose soi-même à la critique. Je sais que la grande majorité des Canadiens, y compris les sénateurs, sont des personnes respectables, vaillantes et honnêtes qui méritent beaucoup plus de respect que le député d'en face ne leur en témoigne. En traitant ainsi les gens de l'autre endroit, le député se livre à des manoeuvres politiques mesquines ayant pour objectif de salir leur réputation.
Compte tenu de l'échelle de valeurs morales que le député a lui-même définie, peut-il expliquer aux Canadiens les raisons pour lesquelles son chef n'a pas immédiatement dévoilé qu'il avait été impliqué dans une tentative de corruption, il y a 17 ans? Comment le député peut-il penser qu'il est acceptable de faire preuve d'une telle hypocrisie dans cette honorable enceinte?
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View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
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2013-06-18 11:10 [p.18515]
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Mr. Speaker, I did not mean to exercise the minister to the extent that he seems to be so exercised. I simply made a comment. I did not mention one senator.
I said it is ironic, irony being a literary device, that we are dealing with a bill, Bill S-10, which deals with corruption and which comes from the other place. That is all I said.
Maybe the member is feeling defensive about payments from the Prime Minister's chief of staff to a senator. I do not know what he calls it. I do not call it enlightened behaviour. I would call it enlightened behaviour when we have a party that calls upon us to bring ourselves up to an ethical standard and have integrity in how we do our business.
When a person makes a mistake, he or she owns up to it. We have not seen that from the Conservative government.
In case he was not listening carefully, I did not name any particular senator. I talked about the irony. I would encourage him not to get too exercised about it. Maybe I will use a metaphor later, but he should not take it personally.
Monsieur le Président, je n'avais pas l'intention d'inciter le ministre à s'énerver de la sorte. J'ai tout simplement formulé une observation. Je n'ai pas mentionné un seul sénateur.
J'ai parlé de l'ironie de la situation — et l'ironie est un procédé littéraire —, du fait que nous soyons en train d'étudier une mesure législative qui porte sur la corruption et nous vient de l'autre endroit, en l'occurrence le projet de loi S-10. C'est tout ce que j'ai dit.
Peut-être que le député est sur la défensive parce que le chef de cabinet du premier ministre a versé des paiements à un sénateur. Je ne sais pas comment il qualifie cela mais, selon moi, il ne s'agit pas d'une décision très judicieuse. Par contre, il pourrait être judicieux qu'un parti exhorte ses députés à respecter certaines normes éthiques et à faire preuve d'intégrité dans leurs activités.
Lorsqu'une personne commet une erreur, elle doit en assumer la responsabilité. Ce n'est pas ce que les conservateurs ont fait.
Au cas où le député n'écoutait pas attentivement, je tiens à souligner que je n'ai nommé aucun sénateur en particulier. J'ai parlé de l'ironie de la situation. Je l'inviterais à ne pas trop s'énerver à ce sujet. Peut-être que j'utiliserai une métaphore ultérieurement. J'espère qu'il ne se sentira pas personnellement visé.
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GP (BC)
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2013-06-18 11:11 [p.18516]
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Mr. Speaker, I wonder if the member could respond to the same question I asked the parliamentary secretary earlier.
I think we are seeing a general problem. I never thought I would see the day, for instance, when academics would forge their research in order to get grants. There is a decline in our general sense of "all I have is my good name", which people used to say in my grandfather's day. It used to mean something.
Celebrities seem to think that as long as they are in the media, it does not matter if the stories they are telling about themselves are good, bad or indifferent. The standard to which we hold ourselves is falling. There is no question about that.
The response from the minister was as if the member for Ottawa Centre had said something outrageous. Analogies, irony and metaphor have a place, even here.
My question to him is what would he do, and what would all Canadians do, when we hold up a mirror and look at ourselves, to know that Canada is the ethical country we think it is? How do we get rid of corruption, which seems to be on the increase across Canada?
Monsieur le Président, je me demande si le député pourrait répondre à la question que j'ai posée plus tôt au secrétaire parlementaire.
Je crois que nous constatons un problème généralisé. Jamais je n'aurais pensé voir le jour où, par exemple, des universitaires falsifieraient leurs recherches pour obtenir des subventions. À une certaine époque, on disait « ma bonne réputation est tout ce que j'ai ». Cette mentalité se perd. C'est ce que les gens disaient du temps de mon grand-père. Ça voulait dire quelque chose auparavant.
Les célébrités semblent penser que tout ce qui importe, c'est de faire parler d'elles dans les médias, peu importe si les histoires racontées sur elles sont bonnes ou mauvaises. La norme que nous établissons pour nous-mêmes est en chute libre. Cela ne fait aucun doute.
Le ministre a réagi comme si le député d'Ottawa-Centre avait dit quelque chose de scandaleux. Les analogies, l'ironie et les métaphores sont admises, même ici.
Ma question au député est la suivante: que ferait-il et que feraient l'ensemble des Canadiens pour avoir la certitude, quand nous nous regardons dans le miroir, que le Canada est bien le pays à l'éthique rigoureuse que nous pensons qu'il est? Comment pouvons-nous nous débarrasser de la corruption, qui semble augmenter au Canada?
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:12 [p.18516]
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Mr. Speaker, I want to touch on two aspects of my colleague's question. One is what we can do domestically. We need to be a lot more ethical in our standards, obviously, as politicians. We have to make sure that the people we appoint to senior posts are going to live up to that ethical standard.
In the case of Arthur Porter, here was someone who was appointed to essentially oversee national security and ensure that there was accountability there. Now we find him in a jail in Panama. That could have been avoided. We on this side think that we should have a public appointments commission that would allow for the vetting of appointments of senior officials.
However, the Conservatives are so stubborn on this issue. They just avoid it. They thought their guy, Gwyn Morgan, who they thought was somehow objective and unaffected by partisanship—and I leave it to others to look into that—was the only person out of 30 million who could do the job. Then they picked up their toys and went home. They killed the public appointments commission.
That is the problem with the current government. We should have that in place. We should have all ministerial staff abiding by an ethics code, as they do in the U.K. That was part of the NDP's platform in the last election. We should have ethical standards for advisers and we should have more accountability in ministers' offices. We should allow Parliament to be a little more autonomous from the executive branch. Clearly we have seen problems in that area with this government.
That would be a start. Maybe later on we could talk about what we could do internationally.
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur deux aspects de la question posée par la députée. Le premier concerne les gestes que nous pouvons poser à l'échelle nationale. De toute évidence, en tant que politiciens, nous devons adopter des normes beaucoup plus strictes en matière d'éthique. Nous devons aussi voir à ce que les personnes à qui nous confions des postes importants respectent ces normes.
Par exemple, quand Arthur Porter a été nommé, il avait essentiellement pour mandat de superviser la sécurité nationale et de voir à ce que la reddition de comptes requise soit en place. Comme on le sait, il est actuellement en prison au Panama. C'est une situation qu'on aurait pu éviter. Les députés de ce côté-ci de la Chambre croient qu'il serait bon qu'une commission des nominations publiques évalue les nominations à des postes de hauts fonctionnaires.
Les conservateurs font preuve d'un entêtement remarquable dans ce dossier. Ils préfèrent ne pas en parler. Ils considéraient que le candidat de leur choix, Gwyn Morgan, était tout à fait objectif et dénué de toute partisanerie — je laisse à d'autres le soin de le confirmer — et que c'était la seule personne au Canada apte à occuper ce poste, aucun autre des 30 millions de Canadiens ne pouvant faire l'affaire. Mais ils ont changé d'idée et ont laissé tomber. Ils ont laissé tomber la Commission des nominations politiques.
C'est ce qui cloche dans le gouvernement actuel. Nous devrions avoir une commission comme celle-là. Le personnel ministériel devrait être soumis à un code d'éthique, comme au Royaume-Uni. Ces éléments faisaient partie de la plateforme du NPD lors des dernières élections. Il faudrait établir des normes d'éthique à l'intention des conseillers et renforcer la reddition de comptes dans les bureaux des ministres. Nous devrions renforcer l'autonomie du Parlement à l'égard du pouvoir exécutif, un aspect plutôt problématique sous le gouvernement actuel.
Tout cela serait un bon début. Nous pourrons ensuite penser au volet international de cette démarche.
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:14 [p.18516]
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Mr. Speaker, corruption is an evil thing that is very similar to cancer. Unfortunately, when Canadian companies are allowed to get away with things too easily, once they become corrupt, it rubs off on the lives of Canadians as well as on our institutions and our representation.
All too often, at our embassies overseas—
Monsieur le Président, la corruption est un mal qui ressemble beaucoup à un cancer. Malheureusement, lorsqu'on permet à des entreprises canadiennes de trop facilement s'en sortir, lorsqu'elles sont corrompues, cela déteint non seulement sur notre vie au sein du Canada, mais aussi sur nos institutions et notre représentation.
Trop souvent, à l'intérieur de nos ambassades, à l'étranger...
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:15 [p.18516]
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I am sorry to have to interrupt the hon. member, but there is a translation problem. Can the member continue?
Je suis désolé d'interrompre le député, mais il y a un problème de traduction. Le député peut-il continuer?
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:15 [p.18516]
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Mr. Speaker, the problem is that, unfortunately, at our embassies—
Donc, monsieur le Président, le problème est que, malheureusement, à l'intérieur de nos ambassades...
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:16 [p.18516]
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There is a problem with the equipment in the translators' booth, so we will suspend for a few minutes.
Il y a un problème technique dans la cabine des interprètes. Par conséquent, nous allons suspendre la séance pendant quelques minutes.
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:24 [p.18516]
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The hon. member for Marc-Aurèle-Fortin has the floor and may continue with his question.
Le député de Marc-Aurèle-Fortin a la parole et peut continuer sa question.
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:24 [p.18516]
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Mr. Speaker, if we are serious about fighting corruption, we should also discuss the often inappropriate behaviour of the Canadian government, which provides scholarships, immigration opportunities and jobs in our embassies to foreign students whose parents or families are associated with foreign governments.
Will our diplomats not only seek to enforce this legislation but also ensure that, ethically, they are beyond reproach?
Monsieur le Président, si nous voulons combattre la corruption, il faudrait aussi parler du comportement trop souvent inapproprié du gouvernement canadien, qui offre des bourses d'études, des possibilités d'immigration ainsi que des emplois dans notre ambassade aux étudiants étrangers qui sont des enfants de parents ou de familles du gouvernement de pays étrangers.
Nos diplomates vont-ils non seulement chercher à appliquer cette loi, mais aussi s'assurer, en ce qui a trait à l'éthique, qu'ils ne prêtent pas le flanc à une critique?
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:25 [p.18516]
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Mr. Speaker, when we talk about accountability and oversight, it is important that all our officials abroad are going to be involved.
I heard the parliamentary secretary talk about the training of our diplomats to deal with issues like the one we are discussing today. However, it needs to have strong oversight when it comes to the government of the day being able to assure its citizens that everyone who is working abroad is doing it for the public good. That is why we have touched on the need for more ethics in ministers' offices, for instance. It is high time that the staff and advisors to ministers provide the highest ethical standards that they can provide to their ministers. We have asked to see that happen. The same has to happen with our diplomatic corps. We have to see that they are going to be abiding by the highest ethical standards.
However, I am more concerned now with the relationship between some who are involved in commerce abroad and dealing with foreign governments. The rules have not been clarified. Businesses will tell us that if there are clear rules they will follow them. The problem is that the government has not clarified the rules. We need to see more of that.
Monsieur le Président, il est important que tous nos fonctionnaires en poste à l'étranger appliquent les principes de responsabilité et de surveillance.
Le secrétaire parlementaire a parlé de former nos diplomates afin qu'ils puissent régler les problèmes comme celui dont nous discutons aujourd'hui. La surveillance doit cependant être rigoureuse si le gouvernement veut être en mesure d'assurer à ses citoyens que tous les fonctionnaires en poste à l'étranger agissent dans l'intérêt public. C'est pourquoi nous avons dit qu'il faut renforcer l'éthique dans les bureaux des ministres, entre autres. Il est grand temps que le personnel et les conseillers des ministres adhèrent aux normes éthiques les plus élevées possible dans le cadre de leur travail. C'est ce que nous avons demandé. Nos diplomates doivent leur emboîter le pas. Nous devons veiller à ce qu'ils adhèrent aux normes éthiques les plus élevées.
Cependant, je m'inquiète davantage de la relation qu'entretiennent certains représentants commerciaux en poste à l'étranger avec les gouvernements étrangers. Les règles n'ont pas été clarifiées. Les entreprises nous disent que si les règles sont claires, elles les respecteront. Le problème, c'est que le gouvernement n'a pas précisé les règles. Il faut les préciser.
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:26 [p.18517]
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Mr. Speaker, I congratulate my colleague from Ottawa Centre for doing a great job as the foreign affairs critic for the official opposition. At the same time, I would say I am rather shocked that the minister has failed to recognize the hon. member's excellent work.
Indeed, judging by his question to my colleague, he seems to have been offended by some of the points he raised, yet my colleague was quite right when he said that this bill does not go far enough and will barely lift Canada out of Transparency International's bottom rankings, in terms of the transparency measures in its anti-corruption legislation.
My colleague mentioned several extremely interesting points. I would like him to talk about them a bit more. In particular, he stated that Canada is a laggard when it comes to bringing its legislation in line with the international treaties it signs. Often, Canada simply does not live up to these treaties.
What does my colleague think Canada can do to improve its image, which has taken a serious beating in recent years?
Monsieur le Président, je voudrais féliciter mon collègue d'Ottawa-Centre pour son excellent travail en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires étrangères. Par la même occasion, je m'offusque de constater que le ministre n'est pas à même de reconnaître l'excellent travail de ce député.
En effet, dans la question qu'il a posée à mon collègue, il semble avoir été vexé par certains éléments avancés par ce dernier. C'est pourtant à juste titre que mon collègue disait que ce projet de loi ne va pas assez loin et qu'il permettra à peine au Canada de quitter les bas-fonds du classement où Transparency International l'a placé en ce qui concerne ses actions en matière de transparence dans le cadre de sa loi sur la corruption.
Mon collègue a mentionné plusieurs éléments extrêmement intéressants. J'aimerais qu'il y revienne. Il affirmait notamment que le Canada traîne de la patte pour ce qui est d'ajuster ses législations aux accords internationaux qu'il signe. Bien souvent, le Canada ne les respecte carrément pas.
Selon mon collègue, qu'est-ce que le Canada peut faire pour améliorer son image, qui en a pris pour son rhume dans les dernières années?
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:28 [p.18517]
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Mr. Speaker, simply put, we need to start living up to the treaties we sign. We need to make sure that when we bring in legislation to enact these treaties, we are not undermining them. We must also sign on to the ones we have agreed to, like the arms trade treaty.
That would perhaps get us going in providing more credibility in the international community. Our international image is suffering. The government is seemingly living in the past. It is time to get on with living in the real world and getting on with the standards that have been seen set by our allies.
On the G8, let us hope that this communiqué is not going to be just words and that we will see action from it.
Monsieur le Président, en fait, nous devons commencer à respecter les traités que nous signons. Lorsque nous présentons des projets de loi en vue de mettre en oeuvre ces traités, nous devons nous assurer de ne pas y nuire. Nous devons également signer les accords que nous avons acceptés, comme le Traité sur le commerce des armes.
Cela nous permettrait d'asseoir un peu plus notre crédibilité auprès de la communauté internationale. Notre réputation sur la scène internationale est mise à mal. Le gouvernement vit apparemment dans le passé. Il est temps de vivre dans le monde réel et d'adhérer aux normes fixées par nos alliés.
En ce qui concerne le G8, espérons que les belles paroles du communiqué se traduisent par des mesures concrètes.
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Lib. (PE)
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2013-06-18 11:29 [p.18517]
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Mr. Speaker, I am pleased to add my voice to the debate on Bill S-14, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act.
This bills makes six much-needed amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act. First, it would remove the words “for profit” from the definition of business so that bribes involving non-profits and charities are included in the act.
Second, it would increase the maximum sentence of imprisonment applicable to the offence of bribing a foreign public official, from the current maximum of 5 years in jail and unlimited fines, to 14 years in jail and unlimited fines.
Third, it would eliminate the exception contained in the act for what are called “facilitation payments”. These are payments for carrying out acts of a routine nature. That exception would be eliminated.
Fourth, it would create a new offence relating to books and records, and the bribing of a foreign public official or the hiding of that bribery.
Fifth, it would establish nationality jurisdiction that would apply to all of the offences under the act, so that all Canadians, permanent residents, Canadian companies, etcetera, can now be charged for crimes taking place in foreign countries.
Finally, it would designate the Royal Canadian Mounted Police as the agency with the exclusive ability to lay charges associated with the act. This specifically refers to the RCMP international anti-corruption unit.
These changes, as we have already heard, are meant to bring Canada in compliance with the OECD conventions on combatting bribery of foreign public officials in international business transactions, which this country ratified in 1998, as well as other international obligations. The Liberal Party will be supporting this bill, as it did through the Senate.
Despite widespread calls for Canada to step up its foreign anti-bribery measures, during the seven years the Conservatives have been in power, they have only begun to deal with the shortcomings of this statute that they propose to fix by this bill.
Bill S-14 updates Canada's anti-corruption laws and puts them in line with Canada's international anti-bribery convention commitments made with the OECD, as well as others made through the United Nations and the Organization of American States. In addition to meeting our commitments to various anti-bribery conventions, Bill S-14 allows Canada to be a country that demonstrates a high level of ethical standards for other countries.
There are important preventative measures that governments should be taking to ensure the RCMP has the resources to successfully investigate cases that are relevant to Bill S-14. A private member's bill, Bill C-474, proposed by the Liberal member for Scarborough—Guildwood, is one such measure, but sadly it is being opposed by the government.
Bill C-474 would attempt to make revenue transparency the norm in resource extraction industries. This transparency would allow for Bill S-14 to be more preventative instead of reactive.
Bill S-14, presently before the House, would result in more prosecutions and convictions for foreign bribery offences. Canada is a bit of a laggard in this regard, even accounting for size differences in population and economy. Canada falls behind, having only prosecuted three cases compared to other major economies. There were 227 cases prosecuted in the United States, 135 in Germany, 35 in Switzerland, 24 in France, 18 in Italy, and 17 in the United Kingdom, as examples.
This bill, as was indicated, would amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, which was passed in 1998 and came into effect the next year. Its passage meant that Canada ratified the OECD Convention on Combating Bribery of Foreign Public Officials in International Business Transactions. The Corruption of Foreign Public Officials Act also implemented Canada's international obligations under the United Nations Convention against Corruption and the Inter-American Convention Against Corruption. In 2002, there were several technical amendments that were made to the act because of amendments to the relevant sections of the Criminal Code.
The OECD working group on bribery has produced at least three follow-up reports on Canada's progress. The phase 1 report was released in July of 1999, the phase 2 report in March of 2004, and the phase 3 report in 2011. Each one commented on Canada's progress and set out areas where Canada needed to improve to stay on par with its international neighbours.
The phase 1 report, in 1999, was focused on the implementation of the Corruption of Foreign Public Officials Act. It was almost entirely positive. It stated that the working group was of the opinion that the Canadian act met the requirements set by the convention. It did address the issues that might need to be discussed during the phase 2 evaluation in 2004, including the exemption for “acts of a routine nature”, which are the facilitation payments that I referred to earlier; the effectiveness of the penalties, including monetary sanctions; and the lack of the nationality jurisdiction. All of these things that were referenced in that phase 1 report, in July 1999, are now contained in Bill S-14.
Five years later, the recommendations contained in the phase 2 report included the following: giving a coordinating role to one of the agencies responsible for the Corruption of Foreign Public Officials Act's implementation; reconsidering the subsection 3(4) exemption for facilitation payments, which I referred to earlier; redefining the word “business” in section 2 to include “not for profit”; and reconsidering the decision to not establish nationality jurisdiction for the crime of bribing foreign officials. Again, all of these recommendations from the working group have been included in the provisions of Bill S-14.
In 2008, the RCMP formed an international anti-corruption unit, which became responsible for investigating bribes of foreign officials. It has two seven-man teams, one in Ottawa and one in Calgary, the latter being the centre of Canada's resource extraction industry. They work with the Public Prosecution Service of Canada, which does the prosecutions in foreign bribery cases. As of May of this year, there are 35 ongoing foreign bribery investigations. There have been only three convictions against companies in the oil and gas sectors, with fines of $9.5 million and $10.35 million in two of those cases.
As the House is aware, one was the case of Griffiths Energy International, an engineering company that had an inappropriate financial relationship with the wife of the former ambassador from Chad. Another case was Niko Resources, for bribing a Bangladeshi official. SNC-Lavalin, Canada's premier engineering firm, was recently convicted on bribery charges in Bangladesh and has been barred from competing for World Bank contracts for the next decade.
In 2009, an attempt to implement similar changes to those that are in the bill before us today passed at second reading. It was at committee stage when it died, after the Prime Minister prorogued Parliament in December of 2009.
That brings us to the phase 3 report of the OECD working group from a couple of years ago. This report again found problems in several areas. These included only counting bribes for the purpose of gaining a business advantage for profit. These sanctions were not effective, proportionate and dissuasive. The extraterritorial jurisdiction issue, which I mentioned in connection with the nationality jurisdiction, only applies to bribery carried out overseas if there is a real and substantial link to Canadian territory. Considerations of national economic interest, the potential effect upon relations with another state, or the identity of the natural or legal persons involved, are only prohibited if improper.
In 2011, the Transparency International Global Corruption Report noted that Canada fell in the lowest category of countries since it had little or no enforcement in terms of following the OECD bribery standards and was the lowest ranked member of the G7.
As indicated, the measures contained in Bill S-14 are long overdue and are needed to bring Canada in line with its international obligations. They are measures that the Liberals will be supporting.
Monsieur le Président, c’est un plaisir de prendre part au débat sur le projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
Le projet de loi apporte six modifications fort nécessaires à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. D’abord, il supprime les mots « en vue d’un profit » dans la définition du terme « affaires » de façon que la loi vise aussi bien les pots-de-vin des entités sans but lucratif et des organismes de bienfaisance.
Deuxièmement, il augmente la peine maximale pour corruption d'agents publics étrangers, qui est actuellement un emprisonnement de cinq ans avec des amendes d’un montant illimité, pour la porter à 14 ans d’emprisonnement, avec des amendes d’un montant illimité.
Troisièmement, il propose d’éliminer l’exception relative aux « paiements de facilitation ». Il s’agit de versements qui sont faits pour des actes courants. Cette exception serait éliminée.
Quatrièmement, il créerait une nouvelle infraction liée aux livres comptables et à la corruption d’agents publics étrangers ou à la dissimulation de cette corruption.
Cinquièmement, il établit une compétence fondée sur la nationalité qui s’appliquerait à l’ensemble des infractions prévues par la loi, de sorte que tous les Canadiens, les résidents permanents, les entreprises canadiennes et toutes les autres entités puissent être inculpés de crimes commis dans des pays étrangers.
Enfin, le projet de loi désigne la Gendarmerie royale du Canada comme seul organisme habilité à porter des accusations aux termes de la loi. Ce qui est visé expressément ici est le Groupe de lutte contre la corruption internationale de la GRC.
Comme on l’a déjà dit, ces modifications ont pour but d’amener le Canada à se conformer aux conventions de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions internationales, ratifiées par le Canada en 1998, ainsi qu’à d’autres obligations internationales. Le Parti libéral appuiera le projet de loi, comme il l’a fait au moment de son étude au Sénat.
Bien que de nombreux appels aient été lancés au Canada pour qu’il renforce ses mesures de lutte contre la corruption d’agents étrangers, les conservateurs commencent tout juste, après sept ans d’exercice du pouvoir, à combler les lacunes de la loi qu’ils proposent de modifier par le projet de loi à l’étude.
Le projet de loi S-14 modernise les lois canadiennes contre la corruption et fait en sorte que le Canada se conforme aux engagements contractés auprès de l’OCDE dans le cadre de la convention internationale de lutte contre la corruption et à d’autres engagements pris auprès de l’ONU et de l’Organisation des États américains. Il fait donc en sorte que le Canada non seulement honore ses engagements dans le cadre de diverses conventions, mais il témoigne aussi de normes éthiques élevées qui peuvent servir d’exemple à d’autres pays.
Il y a des mesures de prévention importantes que l’État devrait prendre pour veiller à ce que la GRC ait les ressources voulues pour enquêter avec succès sur les affaires visées par le projet de loi S-14. Un projet de loi d’initiative parlementaire, le C-474, proposé par le député libéral de Scarborough—Guildwood, est de cette nature. Hélas, le gouvernement s’y oppose.
Le projet de loi C-474 vise à faire de la transparence des revenus la norme dans les industries extractives. Grâce à cette transparence, le projet de loi S-14 serait plus axé sur la prévention que sur la réaction après les faits.
Le projet de loi S-14, actuellement à l’étude à la Chambre, ferait augmenter le nombre de poursuites et de condamnations pour les infractions de corruption d’agents étrangers. À cet égard, le Canada fait figure de retardataire, même si on tient compte des différences de taille de la population et de l’économie. Le Canada tire de l’arrière, avec seulement trois poursuites, alors qu’il y en a bien plus dans d’autres économies majeures: 227 cas aux États-Unis, 135 en Allemagne, 35 en Suisse, 24 en France, 18 en Italie et 17 au Royaume-Uni, par exemple.
Comme on l’a dit, le projet de loi vise à modifier la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, qui a été adoptée en 1998 et qui est entrée en vigueur l’année suivante. En adoptant ce texte, le Canada a ratifié la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. Cette loi donnait également suite aux obligations internationales du Canada aux termes de la Convention des Nations Unies contre la corruption et de la Convention interaméricaine contre la corruption. En 2002, plusieurs modifications de forme ont été apportées à la loi à cause de modifications de dispositions pertinentes du Code criminel.
Le groupe de travail de l’OCDE sur la corruption a produit au moins trois rapports de suivi sur les progrès enregistrés par le Canada. Les rapports sur les trois premières étapes ont été publiés successivement en juillet 1999, en mars 2004 et en 2011. Chacun d’eux présentait des observations sur les progrès du Canada et signalait les domaines où le Canada devait apporter des améliorations pour rester à la hauteur de ses voisins.
Le rapport sur la première étape, produit en 1999, mettait l’accent sur la mise en oeuvre de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. Il était presque entièrement favorable. Le groupe de travail estimait que la loi canadienne répondait aux exigences de la convention. Il traitait des questions qu’il faudrait peut-être aborder dans l’évaluation de la deuxième étape, en 2004, notamment l’exemption prévue pour les « actes de nature courante » — il s’agit des paiements de facilitation dont j’ai parlé tout à l’heure —, l’efficacité des peines, notamment pécuniaires, et la compétence fondée sur la nationalité. Tous ces éléments signalés dans le rapport sur la première étape, en juillet 1999, figurent dans le projet de loi S-14.
Cinq ans plus tard, les recommandations du rapport sur la deuxième étape étaient les suivantes : confier un rôle de coordination à l’un des organismes chargés de l’application de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers; revoir l’exemption prévue au paragraphe 3(4) pour les paiements de facilitation, dont j’ai parlé tout à l’heure; redéfinir le terme « affaires », à l’article 2, pour qu’elle englobe les entités sans but lucratif; revoir la décision d’établir une compétence fondée sur la nationalité pour l'infraction de corruption d’agents publics étrangers. Toutes ces recommandations du groupe de travail ont été reprises dans le projet de loi S-14.
En 2008, la GRC a mis sur pied un Groupe de lutte contre la corruption internationale, qui a été chargé des enquêtes sur la corruption d’agents publics étrangers. Il est formé de deux équipes de sept personnes, une à Ottawa et l’autre à Calgary, cette ville étant le centre de l’industrie extractive au Canada. Ces équipes collaborent avec le Service des poursuites pénales du Canada. Au mois de mai dernier, 35 enquêtes sur des cas de corruption internationale étaient en cours. Il n’y a eu que trois condamnations visant des entreprises du secteur pétrolier et gazier, et les amendes ont été de 9,5 et de 10,35 millions de dollars dans deux de ces cas.
Comme la Chambre le sait, une de ces affaires a mis en cause Griffiths Energy International, société de génie qui a eu des liens financiers inacceptables avec l’épouse de l’ancien ambassadeur du Tchad. Une autre affaire est celle de Niko Resources, coupable de corruption d’un fonctionnaire du Bangladesh. SNC-Lavalin, la plus grande société de génie au Canada, a été récemment reconnue coupable de corruption au Bangladesh et il lui a été interdit de faire des offres sur les marchés de la Banque mondiale pendant les 10 prochaines années.
En 2009, un projet de loi qui apportait des modifications semblables à celles qui sont à l’étude aujourd’hui a franchi l’étape de la deuxième lecture. Il est resté en plan au stade de l’étude au comité parce que le premier ministre a prorogé le Parlement en décembre 2009.
Voilà qui nous amène au rapport sur la troisième étape du groupe de travail de l’OCDE, produit il y a environ deux ans. Ce rapport relevait également des problèmes dans plusieurs domaines, notamment le fait de ne tenir compte de la corruption que lorsqu’il s’agissait d’acquérir un avantage pour réaliser des profits. Les sanctions n’étaient pas efficaces, proportionnées ni dissuasives. La compétence extraterritoriale, dont j’ai parlé à propos de la compétence fondée sur la nationalité, s’appliquait à la corruption à l’étranger seulement s’il existe un lien réel et important avec le territoire canadien. Les considérations de l’intérêt économique national, des effets sur les relations avec un autre État ou de l’identité d’une personne morale ou physique ne sont interdites que s’il y a irrégularité.
En 2011, le Global Corruption Report de Transparency International signalait que le Canada se situait dans la plus basse catégorie de pays parce qu’il prenait peu de mesures, voire aucune, pour se conformer aux normes de l’OCDE en matière de corruption, et il arrivait au dernier rang parmi les membres du G7.
Comme on l’a dit, les mesures prévues dans le projet de loi S-14 n’ont que trop tardé, et elles sont nécessaires si on veut que le Canada honore ses obligations internationales. Ce sont des mesures que les libéraux vont appuyer.
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2013-06-18 11:41 [p.18518]
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Mr. Speaker, I listened with interest to my hon. colleague's comments on this legislation. I certainly agree with him that the bill is long overdue.
I just wonder whether he also picked up on the communiqué from the G8 that my colleague from Ottawa Centre mentioned earlier in the debate. One of the items that he focused on in looking at the G8 communiqué was the need to have a public registry, a need to have much better transparency for companies operating abroad, and to get away from the practice of hiding behind a shell company. Even if we do want to enforce the law, it is hard to know on whom it should be enforced.
Does my colleague agree that we need to go further than this legislation and adopt measures such as a public registry to avoid shell companies being set up?
Monsieur le Président, j'ai écouté avec intérêt les observations que mon collègue a formulées au sujet du projet de loi. Je suis tout à fait d'accord avec lui: cette mesure aurait dû être adoptée il y a bien longtemps.
Je me demande simplement si le député a lui aussi retenu quelque chose du communiqué de presse dont mon collègue d'Ottawa-Centre a parlé plus tôt aujourd'hui. Ce dernier, lorsqu'il s'est penché sur cette déclaration, a notamment mis l'accent sur le fait qu'il faut instaurer un registre public, que les entreprises qui exercent des activités à l'étranger doivent être beaucoup plus transparentes et que les entreprises cessent de se cacher derrière des sociétés fictives. Même si nous voulons assurer l'application de la loi, il est difficile de savoir qui ciblé.
Mon collègue est-il aussi d'avis que cette mesure législative ne suffit pas et qu'il faut adopter des mesures tel le registre public afin d'empêcher la création de sociétés fictives?
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Lib. (PE)
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2013-06-18 11:42 [p.18519]
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Mr. Speaker, I share the concerns expressed by the member. With Canada being such a significant player in the resource extraction industry worldwide, this is a real opportunity not just to meet and to be level with its international obligations, but to lead. An excellent example was just cited with respect to transparency. The private member's bill brought forward by the member for Scarborough—Guildwood would go a long way toward that goal of Canada being an international leader in transparency and ethical conduct.
Often, it is not good enough just to be level. In our case, there is a real opportunity to lead. This is an opportunity that should be seized both with respect to the initiatives that emanated from the G8 and with respect to the initiatives contained in the private member's bill, Bill C-474.
Monsieur le Président, je partage les inquiétudes que la députée a exprimées. Puisque le Canada est un joueur de premier plan dans l'industrie de l'extraction des ressources sur la scène mondiale, voilà l'occasion tout indiquée non seulement pour respecter nos obligations internationales, mais aussi pour montrer la voie à suivre. Un excellent exemple vient tout juste d'être donné en ce qui concerne la transparence. Le projet de loi d'initiative parlementaire que le député de Scarborough—Guildwood a présenté aiderait grandement le Canada à se démarquer en tant que chef de file en matière de transparence et de conduite éthique.
Bien souvent, il ne suffit pas de simplement respecter les normes. Le Canada a l'occasion de prendre l'initiative, et, pour ce faire, il doit adopter tant les mesures qui sont ressorties du G8 que celles prévues dans le projet de loi d'initiative parlementaire C-474.
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:43 [p.18519]
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Mr. Speaker, in its 2012 report, Transparency International indicated that active enforcement was a real way of combatting this type of foreign bribery. We also know that the RCMP is the body responsible for conducting these investigations and reporting the facts.
I would like to know what my colleague thinks about the cuts that have been made to the Canada Border Services Agency and the RCMP in successive budgets.
Can he elaborate on that?
Monsieur le Président, dans son rapport de 2012, l'organisme Transparency International a mentionné le fait qu'une mise en oeuvre active constituait vraiment une façon de contrer ce genre de corruption d'agents publics étrangers. On sait également que c'est la GRC qui doit faire ces enquêtes et rapporter les faits.
J'aimerais connaître l'avis de mon collègue au sujet des compressions budgétaires qu'il y a eu dans les budgets successifs, notamment à l'Agence des services frontaliers et à la GRC.
Peut-il en dire davantage sur la question?
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Lib. (PE)
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2013-06-18 11:44 [p.18519]
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Mr. Speaker, I would like to thank the hon. member for her question.
This remains a problem. Time and time again, budget cuts are being made to very important services that affect the public. We have here yet another example. These organizations need to have sufficient resources to accomplish essential tasks, such as the ones set out in this report.
Most of the time, there is a lack of consideration. Not enough good ideas are being put forward and not enough effort is being made before budgets are cut.
I absolutely share the concerns expressed by my colleague from the NDP that all too often with this single-minded focus on trying to balance the books as a result of the financial mess that we have been thrust into by the government, we see very important front-line services, very important international obligations, compromised because of some wrong-headed and misguided assessment of priorities.
Monsieur le Président, je remercie la députée de sa question.
Cela demeure un problème. On voit constamment que des compressions budgétaires sont effectuées dans des services très importants et que cela affecte le public. Ici, c'est un autre exemple. Il faut avoir assez de ressources pour accomplir des tâches essentielles, comme dans ce présent bilan.
La plupart du temps, il y a un manque de considération et il n'y a pas assez de bonnes idées ni assez d'efforts déployés avant d'effectuer ces compressions budgétaires.
Je partage tout à fait les inquiétudes que ma collègue du NPD a formulées concernant la fixation du gouvernement sur l'équilibre budgétaire à cause du gâchis financier dans lequel il nous a plongés et concernant l'adoption de priorités insensées et peu judicieuses qui compromettent la prestation de très importants services de première ligne et le respect d'obligations internationales des plus importantes.
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GP (BC)
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2013-06-18 11:45 [p.18519]
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Mr. Speaker, it seems that we are increasingly seeing bills come before us in the House that properly should have begun in the House and then gone to the Senate. I am finding it strange. It has been raised before, but I am wondering if the hon. colleague from Charlottetown, having served much longer than I have in this place, could shed light on how it is that we are seeing this increased number of bills coming from the Senate as opposed to originating where they should, in the House.
Monsieur le Président, il semble que la Chambre soit saisie d'un nombre sans cesse croissant de projets de loi qui auraient dû voir le jour à la Chambre, puis être renvoyés au Sénat. Je trouve cela étrange. Cette question a déjà été soulevée, mais je me demande si le député de Charlottetown, qui siège à la Chambre depuis beaucoup plus longtemps que moi, pourrait nous expliquer pourquoi un nombre accru de projets de loi proviennent du Sénat au lieu de voir le jour là où ils le devraient: à la Chambre.
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Lib. (PE)
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2013-06-18 11:46 [p.18519]
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Mr. Speaker, I have very high regard for the member for Saanich—Gulf Islands, but I need to commence with a correction. I have been in this House exactly the same amount of time as she, having been elected for the first time in May 2011. Because of that relative newness, I cannot speak from a position of experience with regard to whether it is normal or whether it is not normal for bills to be emanating from the Senate.
In my view, this bill is something that has gone partway through the House, but was killed by prorogation. The fact that it is back before us is important. The House has had an opportunity to scrutinize it. It is fair comment that perhaps it is a troubling pattern that there are so many bills emanating from the Senate, but because this one is necessary, I do not think that we should be preoccupied by the manner in which it came before us. It is important to have it here, to get it done and to get Canada on an equal playing field with its allies internationally.
Monsieur le Président, j'ai une très haute opinion de la députée de Saanich—Gulf Islands, mais je dois d'abord la corriger. Je siège à la Chambre depuis le même laps de temps qu'elle, car j'ai été élu pour la première fois en mai 2011. Étant donné que je suis relativement nouveau, je ne peux pas me fier à l'expérience pour dire s'il est normal ou non que des projets de loi proviennent du Sénat.
Je pense que ce projet de loi-ci avait franchi la moitié des étapes du processus à la Chambre, mais qu'il est mort au Feuilleton lors de la prorogation. Il est important que nous en soyons de nouveau saisis. La Chambre a eu la possibilité de l'étudier. Il est juste de s'interroger sur le fait qu'autant de projets de loi proviennent du Sénat, mais comme le projet de loi en question est nécessaire, je ne crois pas que nous devrions nous préoccuper de la façon dont il a été présenté. Il est important de l'étudier et de l'adopter afin que le Canada soit assujetti aux mêmes règles que ses alliés sur la scène internationale.
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NDP (QC)
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2013-06-18 11:48 [p.18519]
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Mr. Speaker, first, it is important to point out that this bill originated in the Senate. In a report released in 2011, Transparency International ranked Canada as the worst of all the G7 countries with respect to international bribery. The organization pointed out that Canada rarely, if ever, enforces its negligible anti-corruption legislation.
There have been only three convictions under the Corruption of Foreign Public Officials Act. Does my colleague agree that this is an embarrassment to our country?
Monsieur le Président, tout d'abord, il faut préciser que le projet de loi émane du Sénat. Dans un rapport paru en 2011, Transparency International a classé le Canada au dernier rang des pays du G7 pour ce qui est de la corruption à l'étranger. L'organisme a précisé que le Canada applique peu, voire pas du tout, les maigres lois contre la corruption qu'il a adoptées.
Il n'y a eu que trois condamnations en vertu de la loi canadienne contre les actes de corruption commis à l'étranger. Mon collègue est-il d'accord pour dire qu'il s'agit d'une source d'embarras pour notre pays?
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Lib. (PE)
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2013-06-18 11:49 [p.18519]
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Mr. Speaker, if I understood correctly, the question pertains to Canada's standing in the world with respect to anti-corruption regulations. Of course, we should be concerned and perhaps even a little bit worried about this.
That is why it is important to adopt the measures set out in the bill. The hon. member has reason to be a bit concerned about Canada's standing, but that is also why she should support the bill. Of course, the bill is not perfect. The bill could and probably needs to be improved, but it is a good start.
Monsieur le Président, si j'ai bien compris, la question concerne notre place dans le monde relativement aux règlements contre la corruption. Bien sûr, nous devons nous en préoccuper, et même être un peu inquiets à ce sujet.
C'est pourquoi il est important d'adopter les mesures contenues dans le projet de loi. La députée a raison d'être un peu inquiète de la place qu'occupe le Canada, mais c'est aussi la raison pour laquelle il faut appuyer le projet de loi. Bien sûr, il n'est pas parfait. D'autres améliorations sont possibles et sont probablement nécessaires, mais c'est un bon commencement.
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:50 [p.18519]
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Before resuming debate, I understand there is an intervention by the hon. government House leader on a question of privilege.
Avant la reprise du débat, j'ai cru comprendre que le leader du gouvernement souhaite intervenir au sujet d'une question de privilège.
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CPC (ON)
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2013-06-18 11:50 [p.18519]
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Mr. Speaker, I rise to respond briefly to last night's further intervention by the hon. member for Kingston and the Islands on the question of privilege respecting Bill C-54, the not criminally responsible reform act. My intervention will be brief and I hope it will be the final of many interventions on this point.
On the report tabled on Thursday, the hon. Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage pointed out last night that the hon. Minister of Justice had sought, and did in fact receive, unanimous consent to table that document. For example, page 433 of the House of Commons Procedure and Practice, second edition, at footnotes 111, 112 and 113, notes several examples when documents have, with unanimous consent, been tabled in only one official language.
Mr. Speaker, in the case currently before you, the Minister of Justice sought such unanimous consent to table the report for the very reason that it was produced in only one official language. Otherwise, he would not have had to seek such consent in the first place. The minister did so in the fullness of transparency, to provide members with the document as quickly as possible. Of course, once the translation is complete, the document will be tabled in the other official language as well.
On the tabling of a Microsoft Word track changes version of the document, it is my understanding that this was deliberately chosen as the means by which the House could most easily, readily and quickly determine what had changed between the two versions of the report. Rather than the member opposite trying to ascribe the most nefarious possible motivation to the minister tabling the track changes version, I would suggest that he, instead, consider the most plausible explanation: the minister was simply trying to be as transparent as possible. What he did was provide the House with an easy-to-reference version specifically highlighting the differences. For those not satisfied with that, he also provided the website address where a clean print of the updated version of the report could be located.
It is important to bear in mind that the original version of the report, which I will note was marked as final by the author in November 2012 and with consent to release, as tabled in a response to Order Paper Question No. 1169, was upward of 200 pages in length, thus making the need for track changes or the benefit of track changes rather obvious.
On the matter of the response to Order Paper Question No. 1169, I would refer to what was asked in the order paper question itself. In paragraph (a), the government was asked for certain information relied upon “in developing this legislation”. That is a very important part of the question. The material that was provided in answer to that was the earlier version of the report. I am left wondering how data received well after second reading debate started—that is, the revised report—could be responsive to a question related to the development of the bill, which was the question on the order paper.
Despite that, my colleague should be commended for noting in his response to that order paper question that a revised version of the report had been received. Therefore, not only was he responsive to the question, he was also transparent and open at the same time.
Finally, the hon. member for Kingston and the Islands offered some comments on a systemic remedy, which he proposed. Despite his creativity, I disagree that there is a prima facie case of privilege to be found here. As such, I need not respond further to his suggestion on how to craft an order of reference to the procedure and House affairs committee.
Monsieur le Président, je prends la parole pour réagir brièvement à la nouvelle intervention du député de Kingston et les Îles au sujet de la question de privilège concernant le projet de loi C-54, Loi sur la réforme de la non-responsabilité criminelle. Je serai bref, et j’espère que ce sera la dernière des nombreuses interventions sur le sujet.
À propos du rapport déposé jeudi, le secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien a souligné hier soir que le ministre de la Justice avait demandé et obtenu le consentement unanime pour déposer le document. Par exemple, les notes 111, 112 et 113, à la page 433 de la deuxième édition de La procédure et les usages de la Chambre des communes donnent plusieurs cas de documents qui ont été déposés dans une seule des langues officielles, la Chambre ayant accordé son consentement unanime.
Monsieur le Président, dans le cas qui vous a été soumis, le ministre de la Justice a demandé le consentement unanime pour déposer le rapport dans une seule langue précisément parce qu’il avait été produit dans une seule langue. Autrement, il n’aurait pas eu à demander le consentement unanime. Le ministre a agi de la sorte dans une totale transparence pour que les députés aient le document le plus rapidement possible. Bien sûr, lorsque la traduction sera terminée, le document sera déposé dans l’autre langue officielle également.
Quant au fait que la version en Word de Microsoft a été publiée avec le suivi des modifications, je crois savoir qu’on a fait ce choix délibérément pour que la Chambre puisse voir facilement et rapidement les modifications apportées entre les deux versions du rapport. Au lieu de prêter les motifs les plus vils au ministre, le député devrait considérer la raison la plus plausible qui a pu amener le ministre à publier la version avec suivi des changements: le ministre a simplement essayé de faire preuve du maximum de transparence. Il a remis à la Chambre la version la plus facile à consulter, dans laquelle les différences étaient soulignées. Pour ceux à qui cette version ne plaît pas, il a donné une adresse Internet où on peut trouver la version du rapport au net et à jour.
Il ne faut pas oublier que la version originale du rapport, que l’auteur a indiquée comme définitive en novembre 2012, en accordant la permission de publier, et déposée en réponse à la question n o 1169 inscrite au Feuilleton, faisait plus de 200 pages, d’où la nécessité ou l’utilité plutôt évidentes du suivi des modifications.
Quant à la réponse à la question n o 1169 inscrite au Feuilleton, je rappelle ce qui était demandé dans cette question. Au paragraphe a), on demande au gouvernement les renseignements sur lesquels il s’est appuyé « pour la rédaction du projet de loi ». C’est là un élément très important de la question. La documentation fournie en réponse à cette question est la première version du rapport. Je me demande comment des données reçues bien après le début du débat de deuxième lecture — c’est-à-dire le rapport révisé — peut permettre de répondre à une question qui porte sur la rédaction du projet de loi, comme en fait foi le Feuilleton.
Malgré cela, mon collègue mérite des félicitations puisqu’il a signalé dans sa réponse qu’on avait reçu une version révisée du rapport. Ainsi donc, non seulement a-t-il répondu à la question, mais il a aussi fait preuve d’ouverture et de transparence.
Enfin, le député de Kingston et les Îles a livré des réflexions sur un remède systémique qu’il a proposé. Malgré sa créativité, je ne suis pas d’accord pour dire qu’il y a présomption d’atteinte au privilège. Par conséquent, il est inutile de répondre à sa proposition sur la formulation d’un renvoi au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre.
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NDP (ON)
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2013-06-18 11:54 [p.18520]
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I thank the hon. government House leader and, of course, assure him that the Chair will be as expeditious as possible in responding with a ruling.
Je remercie le leader du gouvernement à la Chambre. Je l’assure que la présidence rendra une décision le plus rapidement possible.
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NDP (BC)
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2013-06-18 11:54 [p.18520]
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Mr. Speaker, I am pleased to rise in the House today to speak to Bill S-14, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, and as we are debating this at second reading, it still has to go to committee.
I have listened with interest to the debate in the House today. It appears that all parties will be supporting this bill. We are debating it in principle but, nevertheless, it is important for us to go through the bill to examine it, as we should all legislation, and then it will go to committee.
I want to begin by saying that these last few weeks in the House have been particularly difficult because the government has used time allocation, a form of closure, I think 47 times, if I am keeping the tab correctly. It is really quite incredible that so much legislation has been rushed through.
We serve our constituents in this place. We do our work in the constituency, but our role in this House is due diligence in examining legislation and going through it. Even if we are going to support it, we have to go through it. That is part of holding the government to account in our parliamentary democracy, so it is very disturbing that we see the pattern over and over again. It has become routine. Other colleagues in the House have commented earlier that bills are now pro forma. We are expected to have a couple of hours of debate and take a cursory look, and then there is a time allocation for going through committee, report stage, and third reading. It is all established by timelines.
As members well know, that is not the way to do parliamentary business.
I wanted to begin my remarks with that because, as someone who has been around here a few years, I have watched the erosion of parliamentary and democratic practice in this House.
I can almost hear the voice of Bill Blaikie in my head, the former member for Winnipeg—Transcona. He was one of those folks in this place who had the long-term memory to know what had changed over the years. When change happens incrementally, just a little snippet at a time, it is difficult to get that overview. I think it would be useful one day to have that overview and to actually look at how much certain practices have changed in the House, say, from 10 years ago or 20 years ago. I think we would all be quite shocked, actually, no matter what matter party we belong to.
In any event, we are debating this particular bill today.
I want to begin by saying, as others have remarked today, that the bill is long overdue. Canada has, really, an embarrassing record on corruption overseas, in terms of lack of legislation.
As many have pointed out today, Transparency International, a very credible organization that monitors corruption and bribery in terms of what happens in different places in the world, in its 2011 report, ranked Canada as the worst of all the G7 countries with regard to international bribery. It pointed out that we had little or no enforcement, based upon the very minimal legislation we had.
There is no question that this is absolutely long overdue. It begs this question. Why does it take so long?
We look at the legislative agenda and look at all of the little boutique bills that come through on the Criminal Code, when they do not need to happen. Why has it taken so many years for something as major as this, which would deal with crime and corruption? Why has it taken so many years for anything to come forward? Where is the balance here? Where are the priorities? We are sort of pulling apart the Criminal Code clause by clause and adding in more mandatory minimum sentences. We have had so many Conservative backbencher bills, yet with something as major as this, in terms of Canada's role in the international community, we are hauled on the carpet by an organization that monitors international bribery and corruption, which has said, “You guys have got a pretty bad record; in fact you're basically the worst of all of the highly industrialized countries”. This is an embarrassment.
Further, there have only been three convictions in the last number of years, in fact, since 1999, and two of those were in the last two years. This is a pretty appalling record.
Suffice it to say I am glad, at least, that we are debating this bill today. At least the bill would take some steps.
Just to focus for a moment on what this bill would do, for those who are watching the debate, there would be four main changes to the Corruption of Foreign Public Officials Act. One of them would be to increase the maximum sentence of imprisonment applicable to the offence of bribing a foreign public official from five to fourteen years. That is a fairly significant change.
The second change in the bill would eliminate an exception that had been in operation for what is called facilitation payments, where foreign officials are paid to expedite the execution of their responsibilities. I will come back to this, because there are some concerns about it. While we agree that this exception should be eliminated, we have to examine the impact of that, for example, on NGOs that are operating in extremely difficult circumstances in political environments that are very risky and where they have to provide payments to get essential emergency humanitarian goods through—for example, going through police checkpoints. One does have to find that balance.
Third, the bill would create a new offence for falsifying or concealing books or records in order to bribe or conceal bribery of a foreign official. This is a very important change in terms of ensuring that transparency goes right the way down the line.
Finally, the bill would establish a nationality jurisdiction that would apply to all of the offences under the act. What this means is that Canadian nationals could be prosecuted for offences that are committed overseas. Again, that is a very important measure.
I want to say very clearly that New Democrats have long supported clear rules that require transparency and accountability by both Canadian individuals and corporations overseas. In fact, the NDP has had a number of bills in this regard. One of my colleagues, the member for Burnaby—New Westminster, had Bill C-323, which would allow lawsuits in Canadian courts by non-Canadians for violations of international obligations. The member for Ottawa Centre had Bill C-486, which would require public due diligence by companies using minerals in the Great Lakes region of Africa.
These are very important issues for Canadians, because we know that the extraction industry in Canada and the way it operates overseas is a major business concern. The way those companies do business is something of great concern to Canadians in terms of ethical practices. We have seen many movements here in Canada, including NGOs, the labour movement and individual citizens who have made sure they became active on this issue.
I want to point out something about a bill we voted on not that long ago, Bill C-300, which was a Liberal member's bill. When I raised transparency in the debate, the Liberal member for Charlottetown who replied to me pointed to Bill C-300 as another attempt to bring about better transparency and corporate accountability in foreign practices.
What is really interesting, and I am sure many members here will remember, is that it was defeated in part because 13 Liberal members voted against it. I remember the bill when it came up. There was intense advocacy for the bill from major NGOs across the country. They did an incredible job. The bill itself was very reasonable. It laid out basic standards for practice. However, there was, of course, a lobby against the bill. It was really quite shocking that 13 Liberal members voting against the bill resulted in the bill being defeated by a mere 6 votes.
We actually did come close to having that bill go through the House of Commons. I know that many of the organizations and individuals that had supported the bill were quite shocked that it had been defeated and were hugely disappointed about the amount of energy, time and effort that had gone into it.
It was a wonderful example of how Canadians look beyond their own border, look globally to see what Canada is doing. They had paid great attention to the need for Canadian corporations, companies and businesses to be accountable, to engage in ethical practices and to ensure there is not bribery and exploitative practices taking place in terms of labour rights or the environment.
These are things Canadians are actually very concerned about. I always feel very inspired when I see these organizations and people, whether they are putting out petitions or sending us emails. People really care about what we do in other parts of the world. We care about whether or not people are being exploited.
Just a little while ago, my colleague from Ottawa Centre talked about the situation in Bangladesh. I saw the story too, last night on CBC, and it is gut-wrenching and it makes us want to jump up and ask what we have to do to make sure these kinds of terrible, appalling conditions no longer exist.
We are talking about thousands of people who lose their lives because they work in terrible conditions where safety is disregarded, where people are not paid decent wages. If we layer on top of that all of the bribery and corruption that goes on, this is a multi-billion dollar business in terms of corruption and unethical practices.
I do not think the bill before us would address all of that, so the other bills we have before the House, particularly from the NDP members that I mentioned, are critical to ensuring there is a comprehensive approach to the way we are dealing with this situation.
We do have some concerns about the bill, which I would like to put on the record. assuming that the bill does get referred to committee. Because the bill would amend the definition of a business to now include not-for-profit organizations, we believe that this should be studied very closely at committee, and obviously witnesses need to be brought in to look at the impact of this particular change on charitable and aid organizations. As I mentioned earlier, the reality is that those organizations do sometimes, out of sheer necessity, have to make payments to expedite or achieve delivery of very essential items and humanitarian goods. This is something that is out there in the real world.
The bill is really tackling corruption and bribery, from the point of view that money is being made, money is being put in people's pockets and officials at embassies and so on are being bribed. That is what we are trying to get at, so I think we have to be very careful that we do not, by consequence, lay down a rule that could actually have a negative impact on organizations that are legitimately and in good faith trying to do very important work in some of these global areas where there is political, military and civil conflict going on. To make sure that kind of aid is delivered in a proper way is very important. We are hoping this issue would be examined more closely at committee.
The second item we think needs further examination is that the committee should also study the consequences of establishing an indictable offence punishable by up to 14 years in prison, because once 14 years is reached, it is actually the threshold at which conditional or absolute discharges of conditional sentences become impossible. It is obviously a much more serious penalty, and the committee, when it receives the bill, should examine that very carefully to make sure there is a balance in terms of our judicial system and conditional sentencing or the question of absolute discharges.
It is easy to make a blanket case, and again we have seen that so often with the Conservative government. It tends to make harsh, blanket rules that do not allow for discretion within our court system. Our court system has a history and a tradition of allowing judicial discretion, so judges can actually examine individual cases and the circumstances that warrant a harsher or a more lenient approach. That is what balance in the judicial system is about.
Therefore, one has to be very careful that in bringing forward new legislation we do not tip that balance and create a system that becomes so rigid that it becomes counterproductive. As the penalty is so harsh, people could end up pleading not guilty more frequently, or prosecutors may even be more reluctant to bring forward charges. There could be unintended consequences of having penalties that are so harsh. This is an issue that we think should be looked at in the bill. We support, in principle, the penalty being increased and the sentencing threshold being increased. However, we have to look more carefully at whether 14 years is the right cut-off.
Finally, in terms of changes that we think need to be looked at, there is the question of the rule on the facilitation payments that I spoke about earlier. We need to figure out how it impacts NGOs and non-profits. That issue would not be part of royal assent but rather would be under the consideration of cabinet, which is in the current text. That one aspect of the bill, if this bill were passed as is, would not go ahead with the rest of the bill. Therefore, that has to be examined. We need to know the reason that is being put aside. The discussion on the facilitation payments as they would impact NGOs might help inform that debate, but it is something we need to look at.
I also want to talk briefly about more current situations. We heard today from the member for Ottawa Centre, who updated the House on a communiqué he had received from the G8 that is currently taking place. It was quite interesting. He pointed out that in this communiqué the issues of corruption and transparency were quite prominent. His point was that we need to know that our own government is committed, not only to the words in these communiqués, but that it is actually going to follow up. I thought the member used a very good example when he spoke about international treaties that we sign for which there is no follow-up.
The example he used was Bill S-10 that was rushed through this House a few days ago, on cluster munitions. I was one of the people who spoke to that bill. The member pointed out very clearly in the debate on that bill that the NDP believes Bill S-10 would actually undermine the very international treaty that it is meant to be following up. The point is that when these communiqués come out and these commitments are made in places like the G8, we need to know they are actually going to be followed up. We need to know that those commitments mean something.
Again, we get back to this particular bill, Bill S-14, that has taken so long to come forward. Why has it taken so long? Why is there not a greater priority and emphasis on these kinds of bills? In the G8 communiqué, among the issues that were flagged, was the need to have greater transparency and a public registry.
The member for Ottawa Centre told us that one of the proposals is the need for a regime whereby companies would not be able to set up a shell company. Even if there is good legislation, if enforcement is to be taken on issues of bribery and corruption, it is very difficult. There could be a lack of political will, as I have just spoken about, or it could be that they are trying to figure out who the operatives are in a particular company. There is the idea of a public registry and the need for better transparency, as well as the notion that we should not allow elaborate legal complexities for the setting up of shell companies that in effect allow individuals and operatives to hide behind other entities. That makes it much more difficult to figure out who is doing what and where enforcement should be applied.
That is a very significant issue, and it is not covered in the bill, so it does show us that the bill does not go far enough. I think that was the member's point this morning.
Nevertheless, we are supporting the bill at second reading. We will pay great attention to it in committee. We will seek to improve the bill so that it lives up to its spirit and intent, which is ensuring that we tackle bribery and corruption by public officials in other countries.
Monsieur le Président, c'est un plaisir d'intervenir à la Chambre au sujet du projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. Comme nous en sommes à l'étape de la deuxième lecture, cette mesure doit encore être renvoyée au comité.
J'ai écouté avec intérêt le débat d'aujourd'hui. Il semble que tous les partis vont appuyer le projet de loi. Nous débattons du principe de cette mesure, mais il demeure important qu'on l'examine, comme nous devrions examiner tout projet de loi, avant de le renvoyer au comité.
J'aimerais affirmer, d'entrée de jeu, que ces quelques dernières semaines à la Chambre ont été particulièrement éprouvantes parce que le gouvernement a eu recours à l'attribution de temps, un type de clôture, à 47 reprises, si le compte est bon. Il est ahurissant de penser au nombre de projets de loi qui ont été adoptés à toute vapeur.
Nous sommes ici pour servir nos électeurs. Nous travaillons dans notre circonscription, mais notre rôle à la Chambre consiste à faire preuve de diligence raisonnable dans l'examen des projets de loi. Même lorsque nous avons l'intention d'adopter une mesure, nous devons l'examiner attentivement. C'est une des façons dont nous exigeons des comptes du gouvernement dans notre démocratie parlementaire. Il est donc troublant de le voir recourir sans cesse à cette tactique. C'est presque devenu une habitude. D'autres députés ont dit, plus tôt, que le processus législatif est maintenant une formalité. On nous laisse débattre pendant quelques heures et jeter un coup d'oeil rapide aux projets de loi avant de voir imposée l'attribution de temps pour l'étape de l'étude en comité, de l'étape du rapport et de la troisième lecture. Les échéanciers sont toujours prévus d'avance.
Comme le savent les députés, ce n'est pas ainsi que devraient se dérouler les travaux parlementaires.
J'ai voulu commencer là-dessus parce que, ayant siégé depuis bon nombre d'années, j'ai été témoin de l'érosion des pratiques parlementaires et démocratiques à la Chambre.
J'ai l'impression d'entendre encore la voix de Bill Blaikie, l'ancien député de Winnipeg—Transcona. Il avait une excellente mémoire, et il était du genre à percevoir les changements qui se produisaient au fil des ans. Quand le changement se produit petit à petit, graduellement, il est difficile d'avoir une vue d'ensemble. Et pourtant, il serait utile, un jour, que nous prenions le temps de réfléchir à ce qui a changé depuis 10 ou 20 ans. Je crois que nous aurions tout un choc, quel que soit le parti auquel nous appartenons.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, nous discutons de ce projet de loi.
Permettez-moi de dire pour commencer, à l'instar d'autres députés aujourd'hui, que ce projet de loi s'est longuement fait attendre. En matière de corruption d'agents étrangers, le Canada a acquis une réputation pour le moins gênante, en l'absence de législation dans ce domaine.
Comme un grand nombre de députés l'ont fait remarquer aujourd'hui, Transparency International, une organisation bien établie qui lutte contre la corruption à l'échelle mondiale, a indiqué dans son rapport de 2011 que le Canada était le pire des pays du G7 en ce qui concerne la corruption internationale, du fait d'une législation inefficace et peu appliquée.
Il est évident que ce projet de loi aurait dû être présenté il y a déjà bien longtemps. Alors je ne peux m'empêcher de demander pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps?
Quand on regarde le programme législatif du gouvernement et qu'on voit toutes ces mesures de replâtrage du Code criminel qu'on nous a présentées, et qui n'étaient pas nécessaires, on est en droit de se demander pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps un projet de loi aussi important, pour lutter contre le crime et la corruption? Pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps? Où est le juste milieu? Où sont les priorités? Nous sommes en train de dépecer le Code criminel article par article, en lui ajoutant constamment de nouvelles peines minimales obligatoires; nous devons voter toutes sortes de projets de loi de députés conservateurs d'arrière-ban; mais quand il s'agit d'une question aussi importante que celle-ci, puisqu'il s'agit du rôle du Canada sur la scène internationale, nous nous laissons tancer par une organisation de lutte contre la corruption internationale qui met en évidence notre bilan lamentable, le pire en fait de tous les pays les plus industrialisés. C'est une situation des plus embarrassantes.
Qui plus est, il n'y a eu que trois condamnations depuis 1999, dont deux au cours des deux dernières années. C'est vraiment un bilan désastreux.
C'est peu de dire que je me réjouis de pouvoir enfin discuter de ce projet de loi aujourd'hui. Nous allons au moins pouvoir faire quelque chose.
À l'intention de ceux qui nous regardent, je vais rappeler brièvement les quatre grands changements qui sont apportés à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers. Le premier consiste à augmenter la peine maximale d'emprisonnement prévue pour l'infraction de corruption d'agents publics étrangers, qui passe ainsi de 5 à 14 ans. C'est un changement assez important.
Le deuxième changement consiste à éliminer l'exception relative aux paiements de facilitation, c'est-à-dire lorsque des agents publics étrangers sont payés pour exécuter plus rapidement leurs responsabilités. Je reviendrai là-dessus tout à l'heure, car cela pose quelques problèmes. Certes, nous estimons que cette exception doit être éliminée, mais il faut malgré tout réfléchir aux conséquences pour les ONG, par exemple, qui travaillent dans des circonstances extrêmement difficiles, dans des environnements politiques risqués, et qui doivent verser de l’argent pour faciliter le passage de l'aide humanitaire d'urgence, à des barrages de police, par exemple. Il faut trouver un juste milieu.
Troisièmement, le projet de loi crée une nouvelle infraction liée à la falsification des livres comptables dans le but de corrompre ou de dissimuler la corruption d'agents publics étrangers. C'est très important si l'on veut assurer la transparence tout au long du processus.
Enfin, le projet de loi établit une compétence fondée sur la nationalité qui s'appliquerait à l'ensemble des infractions prévues par la loi. Autrement dit, les ressortissants canadiens pourraient être poursuivis pour les infractions commises à l'étranger. Encore une fois, il s'agit là d'une mesure très importante.
Je tiens à dire publiquement que les néo-démocrates réclament depuis longtemps des règles claires qui exigent la transparence et l'imputabilité aussi bien des Canadiens que des entreprises canadiennes à l'étranger. En fait, le NPD a proposé un certain nombre de projets de loi dans cette optique, notamment le député de Burnaby—New Westminster, qui a présenté le projet de loi C-323 afin d'autoriser des étrangers à intenter des poursuites devant des tribunaux canadiens en cas de violation de nos obligations internationales. Il y a eu aussi le député d'Ottawa-Centre, qui a présenté le projet de loi C-486 pour obliger les entreprises canadiennes à exercer une diligence raisonnable à l'égard de l'exploitation et du commerce des minéraux désignés provenant de la région des Grands Lacs africains.
Ce sont des questions très importantes pour les Canadiens, car nous savons que les pratiques de l'industrie canadienne de l'extraction minière à l'étranger sont beaucoup critiquées et inquiètent beaucoup les Canadiens sur le plan de l'éthique. Beaucoup de voix se sont fait entendre au Canada, notamment des ONG, des syndicats et de simples particuliers, pour dénoncer ces pratiques.
Permettez-moi de faire remarquer quelque chose à propos d'un projet de loi sur lequel nous nous sommes prononcés il n'y a pas très longtemps, le projet de loi C-300, qui avait été présenté par un député libéral. Quand j'ai soulevé la question de la transparence au cours du débat, le député libéral de Charlottetown qui m'a répondu a rappelé que le projet de loi C-300 était un autre mécanisme qui visait à exiger plus de transparence et d'imputabilité des entreprises canadiennes à l'étranger.
Ce qui est intéressant, et je suis sûr que beaucoup de députés s'en souviennent, c'est que ce projet de loi a été rejeté en partie parce que 13 députés libéraux ont voté contre. Je me souviens très bien que, lorsque ce projet de loi a été présenté, les grandes ONG du Canada ont activement milité en sa faveur en organisant une superbe campagne. Le projet de loi était très raisonnable, car il énonçait des normes de pratique tout à fait standards. Mais un lobby s'est organisé contre le projet de loi, et c'est vraiment déplorable qu'à cause des 13 députés libéraux qui ont voté contre, le projet de loi ait fini par être rejeté par 6 voix.
Nous sommes passés très près de faire adopter ce projet de loi par la Chambre des communes. Je sais qu'un grand nombre d'organisations et de particuliers qui l’avaient appuyé étaient scandalisés qu'il ait été rejeté et profondément déçus d’y avoir consacré autant d'énergie, de temps et d'efforts.
Cet exemple montre bien que les Canadiens sont capables de regarder ce qui se passe au-delà des frontières, pour surveiller ce que le Canada fait à l'étranger. Ils estiment qu'il est important que les entreprises canadiennes rendent des comptes et respectent des pratiques éthiques, et qu'elles interdisent toute corruption liée au droit du travail ou à l'environnement.
Ce sont des questions qui préoccupent beaucoup les Canadiens. Les pétitions ou les courriels qu'ils nous envoient à ce sujet sont toujours pour moi une source d'inspiration. La population s'intéresse de près à ce que nous faisons à l'étranger, et elle ne veut pas que des gens soient exploités par des entreprises canadiennes.
Tout récemment, mon collègue d'Ottawa-Centre a parlé de la situation au Bangladesh. J'ai vu le reportage à CBC, hier soir, et ça m'a complètement bouleversée car je me demande ce qu'il faudrait que nous fassions pour que ces conditions de travail épouvantables cessent d'exister.
Ce sont des milliers de personnes qui trouvent la mort dans des conditions de travail absolument déplorables, où on n’accorde aucune importance à la sécurité, et où les travailleurs ne reçoivent même pas un salaire décent. Si on ajoute à cela toute la corruption qui existe dans ces milieux, on peut dire que les activités de corruption et les pratiques contraires à l'éthique représentent des milliards de dollars.
Je ne pense pas que ce projet de loi-ci permettra de régler tous ces problèmes, et il est donc par conséquent très important que les autres projets de loi dont la Chambre est saisie, surtout ceux du NPD que j’ai mentionnés, soient examinés eux aussi, pour que nous puissions avoir une approche globale pour régler ce problème.
J'aimerais faire part de certaines réserves que nous avons à l'égard de ce projet de loi, à supposer qu'il sera renvoyé en comité. Étant donné qu’il modifie la définition du mot « affaires » pour inclure les organisations à but non lucratif, nous pensons que ce changement devrait être examiné de très près par le comité et que nous devrions bien sûr entendre des témoins pour connaître l'impact de ce changement sur les organisations d'aide et les organismes caritatifs. Comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut bien comprendre que ces organisations sont parfois obligées de verser de l'argent pour accélérer ou même assurer la livraison de secours humanitaires essentiels. C'est la réalité.
Le projet de loi s'attaque vraiment à la corruption, c'est-à-dire à l'argent que des gens se mettent dans les poches et aux fonctionnaires qui reçoivent des pots-de-vin dans les ambassades et ailleurs. C'est ce qui est dans le collimateur, mais il faut faire bien attention de ne pas établir, ce faisant, des règles qui pourraient avoir un impact négatif sur des organisations qui mènent, en toute légitimité et en toute bonne foi, des activités très importantes dans des régions du monde ravagées par des conflits politiques, militaires et civils. Il est très important de s'assurer que cette aide et ces secours humanitaires parviennent à leurs destinataires. Nous espérons que cette question pourra être examinée de près en comité.
La deuxième question que nous voulons examiner en comité est l'impact qu'aura la création d'une nouvelle infraction passible d'un maximum de 14 ans d'emprisonnement, car à partir de 14 ans, il devient impossible d'obtenir une libération conditionnelle ou inconditionnelle pour des peines avec sursis. Il s'agit donc une sanction beaucoup plus sévère, et le comité, lorsqu'il sera saisi du projet de loi, devrait examiner de près toute la question du juste milieu à trouver en ce qui concerne les peines avec sursis et la libération inconditionnelle.
C'est trop facile de généraliser, comme le gouvernement conservateur se plaît à le faire. Il a tendance à décréter des règles sévères qui s'appliqueront à tout le monde, sans permettre la moindre discrétion aux tribunaux. Pourtant, notre histoire et notre tradition judiciaires nous enseignent que les juges sont capables d'examiner chaque cas particulier et de déterminer, en fonction des circonstances, s'ils doivent être plus sévères ou plus indulgents. Voilà le juste milieu à trouver dans le système judiciaire.
Il faut donc faire bien attention, lorsqu'on présente un nouveau projet de loi, de préserver cet équilibre, le juste milieu dont je parlais tout à l'heure, et de ne pas imposer un système tellement rigide qu'il devient antiproductif. Si les sanctions sont trop sévères, les gens auront tendance à plaider non coupables plus souvent, sans compter que les procureurs hésiteront peut-être davantage à intenter des poursuites. Le fait d’imposer des sanctions trop sévères peut avoir des conséquences tout à fait imprévues. C'est certainement un aspect que nous devons examiner de près dans ce projet de loi. Nous sommes d'accord, en principe, pour alourdir les peines et relever le plafond, mais nous devons nous assurer que 14 ans, c’est le seuil approprié.
Enfin, s'agissant des changements que nous devrions examiner de plus près, il y a aussi la question de la règle des paiements de facilitation dont je parlais tout à l'heure. Il faut examiner de plus près l’impact que cela aura sur les ONG et les organismes à but non lucratif. Je sais que cela ne fera pas partie du texte qui sera soumis à la sanction royale, mais que ce sera laissé à la discrétion du Cabinet. Autrement dit, si le projet de loi est adopté, ce passage ne sera pas adopté avec le reste du projet de loi, et c'est pour cela qu'il faut que nous l’examinions de plus près. Il faut que nous sachions pourquoi ce passage est mis de côté. Nous en saurons peut-être davantage lorsque nous discuterons des paiements de facilitation et de leur impact sur les ONG, mais il faut que nous examinions la question de plus près.
J'aimerais maintenant parler brièvement de quelques faits d’actualité. Tout à l'heure, le député d'Ottawa-Centre a informé la Chambre d'un communiqué qu'il avait reçu de la réunion du G8 qui se déroule en ce moment. C'est très intéressant. Il a dit que, dans ce communiqué, les questions de corruption et de transparence étaient prédominantes. Mais il a ajouté que ce qui est important, c'est que nous sachions si notre propre gouvernement est vraiment déterminé à agir et s'il a vraiment l'intention de concrétiser son engagement, car il ne faudrait pas que ces communiqués ne soient que des belles paroles. Le député a rappelé, à juste titre d'ailleurs, un certain nombre de traités internationaux que nous avons signés mais que nous ne respectons pas.
Il a donné l'exemple du projet de loi S-10, dont l'adoption a été précipitée dans cette Chambre, il y a quelques jours, et qui porte sur les armes à sous-munitions. J'ai eu, comme d'autres députés, l'occasion de prendre la parole à propos de ce projet de loi. Le député a clairement affirmé, au cours du débat, que le NPD est convaincu que le projet de loi S-10 va saper le traité international qu'il est censé mettre en œuvre. Lorsque de tels communiqués sont publiés par des instances comme le G8, et qu'ils sont accompagnés d'engagements fermes, il est important que ces engagements se concrétisent. Autrement dit, nous devons voir à ce que ces engagements correspondent à quelque chose.
J'en reviens maintenant au projet de loi dont nous sommes saisis, le projet de loi S-14, qui s’est fait attendre pendant si longtemps. Pourquoi? Pourquoi n'accorde-t-on pas une plus grande priorité à ce genre de projet de loi? Je rappelle que le communiqué du G8 mentionne notamment la nécessité d'accroître la transparence et de créer un registre public.
Le député d'Ottawa-Centre nous a dit que l'une des propositions consistait à interdire aux entreprises de créer une société fictive. Mais c'est très difficile à faire respecter, même avec une loi efficace et même avec des sanctions en cas de corruption. Il y a peut-être un manque de volonté politique, comme je viens de le dire, ou on essaie peut-être de savoir qui sont les véritables dirigeants d'une entreprise donnée. Il est donc question de créer un registre public et d'accroître la transparence, mais aussi d'interdire les complexités juridiques donnant lieu à la création de ces sociétés fictives qui permettent à des individus et à des agents de se cacher derrière d'autres entités. Dans ces conditions, il est encore plus difficile de savoir qui fait quoi et comment imposer des sanctions.
C'est une question extrêmement complexe, qui n'est pas du tout abordée dans ce projet de loi, ce qui montre bien qu'il ne va pas assez loin. Je pense que c'est ce que le député voulait dire ce matin.
Quoi qu'il en soit, nous appuyons ce projet de loi à l'étape de la deuxième lecture. Nous l'examinerons de plus près en comité et nous essaierons de l'améliorer, afin qu'il nous permette d'atteindre l'objectif fixé, qui est de lutter contre la corruption d'agents publics étrangers.
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CPC (AB)
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2013-06-18 12:15 [p.18523]
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Mr. Speaker, I was quite interested to understand that the NDP is going to be supporting the bill. To get the NDP to support any bill that deals with the growth of trade or business is quite welcome by our government, considering its opposition to all trade deals. However, we note also that, as usual, it has its caveats.
What is important is that this is a bill that would make Canadian companies accountable. We are talking about a public registry. Whenever a Canadian company is not accountable and it becomes a public issue, it is a message to other Canadian companies that the government and Canadians are very serious about transparency. That, by itself, would ensure that businesses comply with the legislation.
We are thankful that the NDP will be supporting it. Three convictions have already happened, and the publicity would ensure that Canadian companies will comply with transparency, as expected by all Canadians.
Monsieur le Président, j'étais très content d'apprendre que le NPD appuiera le projet de loi. Compte tenu de l'opposition des néo-démocrates à toutes les ententes commerciales, notre gouvernement est très heureux lorsqu'ils soutiennent un accord qui porte sur la croissance du commerce et des affaires. Cela dit, nous notions aussi que, comme d'habitude, ils ont des réserves.
Ce qui est important, c'est qu'il s'agit d'un projet de loi grâce auquel les entreprises canadiennes devront rendre des comptes. Nous parlons d'un registre public. Chaque fois qu'une entreprise canadienne ne se montre pas responsable et que le public est mis au courant, les autres entreprises du pays comprendront que la transparence est très importante pour le gouvernement et pour les Canadiens. En soi, cette mesure devrait garantir le respect de la loi.
Nous remercions le NPD de son soutien. Il y a déjà eu trois condamnations, et la publicité fera en sorte que les entreprises du pays seront transparentes, conformément aux attentes de tous les Canadiens.
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NDP (BC)
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2013-06-18 12:16 [p.18523]
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Mr. Speaker, I listened to my colleague with interest. I am a little surprised that he thinks three convictions over five years is a good track record. Surely, Canada can do better than that. That is a actually a bit shameful, to have such a minimal response from the Canadian government.
I would like to respond to my colleague by referring to what we heard today about the G8 communiqué, which he has likely seen because of the role that he has. We need a commitment from our federal government that it is going to live up to international treaties and that there is going to be follow-through, whether it is on this bill, or cluster munitions, or trade practices, or matters affecting human rights. The follow-through is so important, and I do not get that sense from the member.
He talks about accountability. He says the bill will send a message. However, if we do not follow it up with the proper enforcement and the transparency, then it is not worth the paper it is written on. Three convictions is not quite good enough.
Monsieur le Président, j'ai écouté avec intérêt les propos de mon collègue. Je suis un peu surpris qu'il pense que trois condamnations en cinq ans constituent un bon bilan. Le Canada peut sûrement faire mieux. À vrai dire, c'est un peu honteux que le gouvernement intervienne si peu.
J'aimerais répondre à mon collègue en faisant allusion à ce que nous avons entendu aujourd'hui à propos du communiqué du G8, qu'il a probablement vu compte tenu de ses fonctions. Le gouvernement fédéral doit s'engager à respecter les traités internationaux et à y donner suite, que ce soit par rapport à ce projet de loi, aux armes à sous-munitions, aux pratiques commerciales ou aux questions concernant les droits de la personne. Faire un suivi est très important, et je n'ai pas l'impression que mon collègue partage cet avis.
Il parle de reddition de comptes. Il dit que le projet de loi enverra un message. Cependant, si nous n'assurons pas de suivi par rapport à son application et à la transparence, il ne vaudra pas le papier sur lequel il est écrit. Trois condamnations, ce n'est pas tout à fait suffisant.
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NDP (ON)
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2013-06-18 12:17 [p.18523]
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Mr. Speaker, the speech from the member for Vancouver East, we would say is almost across the board. She has covered so many topics. However, when she started her speech she spoke of the fact that there have been so many time allocations in the House that our debate has been limited; I believe she said it has been 47 times.
The idea of this place and of committee is to take any bill that is put forward by anyone, be it a private member, government or the Senate, and to work together to try to make it better, yet what I find very troubling is that when we get into debate here, we oftentimes find that the government is not even engaging us. It asks the odd question, but government members are not getting up and giving speeches, putting forth a point of view and working back and forth on the bill.
In her remarks toward the end, she talked about NGOs that bring supplies to places, and refugees from Syria might be an example. They come into a country and NGOs have to pay a gratuity, a tip, or a bribe, whatever they want to call it, to get those goods off of the ship and onshore. That is a reality in the world. That is not something that is high level. Do you think that people would be sideswiped by that unintentionally?
Monsieur le Président, le discours de la députée de Vancouver-Est était assez vaste. Elle a touché à de nombreux sujets. Toutefois, elle a dit au début qu'il y avait eu tellement de motions d'attribution de temps que le débat en avait souffert. Je crois qu'elle a dit qu'il y en avait eu 47.
Que ce soit à la Chambre ou aux comités, les députés sont censés prendre les projets de loi — tous les projets de loi, qu'ils viennent d'un simple député, du gouvernement ou du Sénat — et tenter collectivement de les améliorer. Or, ce qui me dérange, c'est qu'on se réunisse ici pour débattre et que le gouvernement ne demande pas notre avis. Les députés du parti ministériel ne prononcent pas de discours, ne partagent pas leur opinion et ne travaillent pas aux projets de loi.
Vers la fin de son discours, elle a parlé des ONG qui fournissent des provisions aux réfugiés syriens, par exemple. Elles arrivent dans un pays et doivent donner un pourboire, un pot-de-vin ou peu importe pour pouvoir décharger leurs bateaux. C'est la réalité. Ce n'est pas à un niveau élevé. Croyez-vous que ces personnes puissent être touchées, même indirectement?
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:19 [p.18523]
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I presume the member was not asking me the question, but rather his colleague.
The hon. member for Vancouver East.
Je présume que le député ne me posait pas la question à moi, mais plutôt à sa collègue.
La députée de Vancouver-Est a la parole.
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NDP (BC)
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2013-06-18 12:19 [p.18523]
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Mr. Speaker, I hope he was not asking you the question, as I would be happy to reply to him.
This is a very important point that the member has made. It is something that I focused on in my remarks. We have to make sure there are no unintended consequences for organizations that are trying to do the right thing by getting critical aid and humanitarian assistance to people who are literally dying or who are in severe conflict. This bill came down with a heavy hand. If it zeroes in on facilitation payments, on the basis that somehow that is bribery or corruption, I think we would be going down the wrong path.
The member makes a very good point. It is something we share in terms of understanding what enforcement will mean under this bill and getting it right.
Monsieur le Président, j'espère que sa question ne s'adressait pas à vous, parce que je serai heureuse de lui répondre.
Le député soulève un point important, sur lequel j'ai insisté dans mon discours. Il ne faut pas que les organisations qui tentent de faire une bonne action et d'apporter une aide essentielle et humanitaire à des gens qui se meurent ou qui sont au coeur d'un grave conflit subissent des conséquences involontaires. Le projet de loi présente une approche très stricte. S'il se concentre sur les paiements de facilitation sur le principe qu'il s'agit de subordination ou de corruption, je crois que nous nous engageons dans la mauvaise voie.
Le député soulève un très bon point. Nous voulons tous deux comprendre comment la loi sera appliquée et bien faire les choses.
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:20 [p.18523]
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Mr. Speaker, the member opposite spoke very well. I am pleased that her party supports this legislation.
However, I am concerned about the contradiction in the bill. Companies are forbidden to pay bribes to officials, but should NGOs be allowed to pay bribes to police at checkpoints where they do the shakedowns?
Police are supposed to uphold the rules of law. Some of the NGOs are actually tasked with the job of introducing, implementing, and helping out with democratic principles in these countries. Having the law on the side of the travellers, wherein they are not allowed to pay bribes, can help to act as a shield.
Letting the employer or a government get away without paying proper wages is not our role. How can the NDP support letting the employers of the police get away without paying the proper wages?
Monsieur le président, la députée d'en face a très bien parlé. Je suis ravie que son parti appuie ce projet de loi.
Je m'inquiète toutefois au sujet de la contradiction que l'on retrouve dans le projet de loi. Les entreprises n'ont pas le droit de verser des pots-de-vin à des fonctionnaires, mais devrait-on permettre aux ONG de payer des pots-de-vin à des policiers aux points de contrôle où ils effectuent les fouilles?
Les policiers sont censés faire respecter les règles. Certaines ONG sont chargées de présenter et de mettre en oeuvre des principes démocratiques dans ces pays et de contribuer à leur application. Le fait que la loi défend les intérêts des voyageurs, en leur interdisant de verser des pots-de-vin, peut contribuer à servir de protection.
Notre rôle n'est pas de laisser l'employeur ou un gouvernement s'en tirer à bon compte sans payer des salaires acceptables. Comment le NPD peut-il accepter que les employeurs des policiers s'en tirent à bon compte sans payer des salaires acceptables?
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NDP (BC)
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2013-06-18 12:21 [p.18523]
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Mr. Speaker, I am not sure if I completely understand the member's point, or maybe she misunderstood my point.
My point was that we want to make sure that NGOs and non-profits that are delivering very important aid do not get prosecuted when they are just doing their jobs. I certainly agree that we need to focus on officials who are doing the bribery, and we do need to make sure that people are getting paid properly. The NDP has a long track record of saying that when we engage in trade deals and various international treaties, at the top of the list is ensuring that we have proper labour conditions, safety and human rights.
We are now seeing more and more situations around the world, the most recent in Bangladesh, of human misery and tragedy and what happens when there are not proper standards for corporations. They can literally get away with murder.
We are the ones who have been blowing the whistle on that for years. We have said that it is completely unacceptable and cannot continue.
Monsieur le Président, je ne suis pas certaine de bien comprendre l'argument de la députée, ou peut-être a-t-elle mal compris ce que j'ai dit.
Je disais que nous voulons nous assurer que les ONG et les organismes sans but lucratif qui fournissent une aide très importante ne fassent pas l'objet de poursuites lorsqu'ils ne font que leur travail. Je conviens certes que nous devons nous concentrer sur les fonctionnaires qui versent des pots-de-vin et veiller à ce que les gens soient rémunérés convenablement. Le NPD soutient depuis fort longtemps que lorsque nous concluons des accords commerciaux et divers traités internationaux, la priorité est d'assurer des conditions de travail appropriées, la sécurité et le respect des droits de la personne.
Nous sommes de plus en plus souvent témoins de cas dans le monde, le plus récent étant survenu au Bangladesh, où les gens sont confrontés à la misère et à la tragédie et où nous voyons ce qui se passe lorsqu'il n'y a pas de normes adéquates régissant les entreprises. Celles-ci peuvent pour ainsi dire commettre un meurtre impunément.
C'est nous qui dénonçons cette situation depuis plusieurs années et qui soutenons qu'elle est tout à fait inacceptable et qu'elle ne peut plus durer.
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NDP (BC)
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2013-06-18 12:22 [p.18524]
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Mr. Speaker, last night I had a very interesting conversation with our colleague from Windsor, who sits in your chair occasionally. We were talking about the evolution of the Speaker's position and how it has changed over time.
I cannot help but notice that all the bills we have been debating over the last week or so are from the Senate. I would like to ask my colleague, who has been here for a long time and has great experience in these matters, if she has noticed that change over her tenure in the House. Whereas the government should be bringing forward bills to the House, they seem to be bringing forward partisan bills through the Senate or through private members' business.
I wonder whether the member would care to comment on that and the dangers of going that route.
Monsieur le Président, hier soir, j'ai eu une conversation intéressante avec notre collègue de Windsor, qui occupe parfois votre fauteuil. Nous parlions du poste de Président et de la façon dont il a évolué au fil du temps.
Je ne peux pas m'empêcher de remarquer que tous les projets de loi dont nous avons débattu au cours de la dernière semaine proviennent du Sénat. J'aimerais demander à ma collègue, qui est députée depuis longtemps et qui a beaucoup d'expérience dans ce domaine, si elle a remarqué ce changement au cours de ses années à la Chambre. Alors que le gouvernement devrait présenter des projets de loi à la Chambre, il semble présenter des projets de loi partisans par l'entremise du Sénat ou d'initiatives parlementaires.
Je me demande si la députée aimerait formuler des observations à ce sujet et au sujet des dangers liés à cette démarche.
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NDP (BC)
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2013-06-18 12:23 [p.18524]
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Mr. Speaker, there has been a very dramatic shift in this place. I tried to outline that at the beginning of my remarks. In some ways, we need to account for and look at that. However, certainly in the last three weeks since we have had these midnight sittings, I do not think I have ever seen so many bills at one time come through from the Senate.
We have had no explanation from the government as to why this is happening. I would be fascinated to hear what the Speakers think about it, but I am sure they are probably not allowed to give their thoughts on the matter. One has to ask why the government itself is not introducing its own legislation in the House of Commons. To me, it diminishes the role of the House of Commons. It diminishes the role of members who are elected to come to this place.
The government has been introducing legislation in the Senate, which itself is mired in scandal and corruption. We have begun the process with those people, who are not elected and are not accountable, and then say, “Oh well, we kind of have to go back to the House of Commons.”
The proper way to do this is to have legislation in the House of Commons. That is our primary responsibility, to debate and examine legislation and to represent our constituents. We need to talk about these things more and keep bringing them forward, so that Canadians can understand how much has changed under the Conservative government.
Monsieur le Président, un changement radical s'est produit à la Chambre. J'ai tenté de le souligner au début de mes observations. À certains égards, nous devons examiner ce phénomène et en tenir compte. Toutefois, au cours des trois dernières semaines, depuis que nous siégeons jusqu'à minuit, j'ai remarqué que plus que jamais des projets de loi nous venaient du Sénat.
Le gouvernement ne nous a fourni aucune explication qui justifie ce phénomène. Je serais fascinée d'entendre ce que les présidents en pensent, mais je suis certaine qu'ils ne sont pas autorisés à nous faire part de leurs réflexions à ce sujet. On se demande pourquoi le gouvernement ne présente pas lui-même ses propres mesures législatives à la Chambre. Selon moi, cela rabaisse le rôle de la Chambre des communes et des députés qui sont élus pour siéger ici.
Le gouvernement présente des mesures législatives par l'entremise du Sénat qui est lui-même compromis par le scandale et la corruption. Le processus a été amorcé par ces gens, qui ne sont ni élus, ni responsables, puis ils se sont dit qu'il fallait bien que cela soit renvoyé à la Chambre des communes.
La façon appropriée de procéder consiste à présenter des mesures législatives à la Chambre des communes. Nous sommes principalement chargés d'examiner des lois, de les débattre et de représenter nos électeurs. Il faut que nous parlions de ces problèmes plus fréquemment et que nous les exposions, afin que les Canadiens puissent comprendre à quel point les choses ont changé sous le gouvernement conservateur.
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2013-06-18 12:25 [p.18524]
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Mr. Speaker, I thank my colleague for Vancouver East for the benefit of her years of experience in this House in being able to talk about those issues.
I will be splitting my time with my friend from Chicoutimi—Le Fjord.
I rise today in the House to support Bill S-14, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, and I do so for a number of reasons.
The bill would make four main changes to the Corruption of Foreign Public Officials Act. I will elaborate on a bit on these changes.
Bill S-14 would increase the maximum sentence of imprisonment applicable to the offence of bribing a foreign public official from five to 14 years. It would eliminate an exception for so-called “facilitation payments”, whereby foreign officials are paid to expedite the execution of their responsibilities. It would create a new offence for falsifying or concealing books or records in order to bribe or conceal bribery of a foreign official. It would also establish nationality jurisdiction that would apply to all the offences under the act so that Canadian nationals could be prosecuted for offences committed overseas.
Having noted my support for the bill, I want to take a moment to comment on the process by which this bill comes before us in this House.
It is of concern that we get to this place by way of a 2011 report from Transparency International. That organization ranked Canada as the worst of all G7 countries with regard to international bribery with “little or no enforcement” of the scant legislation that exists in this country on these matters. This is to say that Canada needed to be named and shamed publicly, internationally, for our lax legislation and approach to these issues of corrupting public officials in other countries.
I also want to comment on the timing of the bill, which reflects a curious pathology of the current government. The Conservatives have been in power through a minority and now a majority government since 2006. It seems to elude them that they have been here seven years and that all that they do, now that they have been in power so long, is really an indictment of their own conduct as a government. Implicit in this kind of legislation is an indictment of what they have failed to do over the previous seven years in government.
I note that earlier today the parliamentary secretary justified Bill S-14 on the basis of the fact that we are a trading nation. Well, we were a trading nation as well when the Conservatives came to power in 2006. In fact, we have always been a trading nation. We have always been a very open economy, with goods coming and going to and from this country to other places around the world. When did dawn break over Marblehead? When did the Conservative government realize that we have always been a trading nation? The issues that the bill is meant to address existed in 2006 just as well as they exist in 2013.
It seemed to have taken a series of national embarrassments, largely in the extractive industry, to get the Conservative government to recognize that it needed some legislation such as the bill that we have before us. However, it is still not clear, after all of this, that the Conservatives embrace this legislation.
We had Bill C-300 before in this House. It was a bill that would have required extractive companies receiving government support to meet certain standards. As well, it would have established a system for issuing and assessing complaints against such companies. The government saw fit to whip that vote and defeat that legislation.
We had as well the spectacle of the foreign affairs minister introducing Canadian firms to the transition government in Libya before the United Nations could even assess the needs of post-conflict Libya. Among the companies that our minister of foreign affairs took to Libya, according to media reports, was SNC-Lavalin, a company whose contracts are now being investigated in 10 different countries. It is a company that has been banned from bidding on World Bank projects for 10 years. This is a government that only very recently saw fit to take SNC-Lavalin back into Libya to introduce it to a transition government.
We know too that to date there have only been three convictions on these matters. Since 1999, I would cite the Hydro Kleen group being fined $25,000 in January 2005; Niko Resources Ltd. was fined in 2011 because its subsidiary in Bangladesh had paid for a vehicle and travel expenses for a former Bangladeshi state minister; Griffiths Energy International was fined $10 million in January 2013 after it agreed to pay a $2-million bribe to the wife of Chad's ambassador to Canada, and so on. There have been only three convictions since 1999.
All of this seeming reluctance on behalf of the government to bring forth legislation like this is confirmed by the source of this bill, and that is the Senate. The Senate is an institution with an enormous legitimacy deficit—
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Vancouver-Est de nous faire profiter de ses années d'expérience à titre de députée fédérale, qui lui permettent de parler de ces questions en toute connaissance de cause.
Je vais partager le temps de parole qui m'est accordé avec mon collègue de Chicoutimi—Le Fjord.
Je voudrais aujourd'hui appuyer le projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers pour un certain nombre de raisons.
Le projet de loi apporte quatre changements principaux à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers. Permettez-moi de décrire un peu ces changements.
Le projet de loi S-14 augmenterait la peine d'emprisonnement maximale prévue pour l'infraction de corruption d'agents publics étrangers. Il ferait passer cette peine de cinq à 14 ans. Il éliminerait l'exception relative aux « paiements de facilitation », qui sont faits à des agents étrangers pour qu'ils s'acquittent expéditivement de leurs responsabilités. Il créerait une nouvelle infraction consistant à falsifier ou cacher des livres ou des données comptables pour corrompre un agent étranger ou dissimuler cette corruption. Il établirait une compétence fondée sur la nationalité qui s'appliquerait à l'ensemble des infractions prévues par la loi, de manière à ce que les ressortissants canadiens puissent être poursuivis pour des infractions commises à l'étranger.
Ayant déjà signifié mon appui pour ce projet de loi, je voudrais dire un mot sur les circonstances dans lesquelles il nous est soumis, aux Communes.
Il est inquiétant de voir que ce projet de loi est né d'un rapport publié en 2011 par Transparency International. Cette organisation a alors donné au Canada la plus mauvaise note de tous les pays du G7, pour ce qui est de la corruption internationale. Les maigres dispositions juridiques existant au Canada à cet égard n'étaient pratiquement pas appliquées. Le Canada a donc eu besoin d'être nommé et déshonoré publiquement, sur la scène internationale, pour se décider à mettre fin au laxisme de ses lois et de son approche en ce qui concerne la lutte contre la corruption d'agents publics dans d'autres pays.
Je voudrais également dire un mot sur le moment choisi pour présenter le projet de loi. Ce choix est le signe d'une pathologie curieuse dont est atteint le gouvernement actuel. Les conservateurs sont au pouvoir depuis 2006. Ils ont d'abord formé un gouvernement minoritaire, puis ils sont devenus majoritaires. Ils ne semblent pas s'apercevoir que, pendant ces sept longues années, ils ont constamment fait eux-mêmes la preuve que leur propre conduite était fautive. Un projet de loi tel que celui-ci est un aveu implicite de ce qu'ils ont omis de faire pendant leurs sept années précédentes au pouvoir.
Le secrétaire parlementaire a justifié aujourd'hui le projet de loi S-14 au motif que nous sommes une nation commerçante. Nous étions déjà une nation commerçante lorsque les conservateurs sont arrivés au pouvoir en 2006. En fait, nous avons toujours été une nation commerçante. Nous avons toujours eu une économie très ouverte et nous avons toujours fait des échanges dans tous les coins du monde. Quelle est cette soudaine prise de conscience? Quand le gouvernement conservateur a-t-il réalisé que nous sommes depuis toujours une nation commerçante? Les problèmes que vise à régler ce projet de loi étaient déjà là en 2006, et ce sont les mêmes aujourd'hui, en 2013.
Il aura fallu, semble-t-il, toute une série d'embarras, surtout dans l'industrie de l'extraction, pour que le gouvernement conservateur reconnaisse que des mesures législatives du genre de celles dont nous sommes saisis aujourd'hui, s'imposaient. Et pourtant, il n'est pas encore clair, après tout cela, que les conservateurs soient convaincus de leur bien-fondé.
Nous avons déjà été saisis du projet de loi C-300, qui aurait forcé les entreprises du secteur de l'extraction subventionnées par le gouvernement à respecter certaines normes, et qui aurait prévu un système pour déposer et évaluer les plaintes portées contre elles. Mais le gouvernement a trouvé bon d'exiger que ses députés respectent la ligne de parti et il a rejeté cette mesure.
Nous avons aussi vu le ministre des Affaires étrangères présenter des entreprises canadiennes au gouvernement de transition libyen, avant même que les Nations Unies n'aient pu évaluer les besoins du pays à l'issue du conflit. L'une de ces entreprises, selon les médias, était SNC-Lavalin, dont les contrats font aujourd'hui l'objet d'enquêtes dans dix pays. Voilà une entreprise qui s'est vue interdire de soumissionner pendant dix ans pour des projets de la Banque mondiale. Pourtant, le gouvernement a trouvé bon de présenter SNC-Lavalin au gouvernement de transition libyen.
Nous savons qu'il y a eu, à ce jour, seulement trois condamnations dans ces dossiers. Depuis 1999, le groupe Hydro Kleen a reçu une amende de 25 000 $ en janvier 2005. En 2011, la firme Niko Resources Ltée a elle aussi été à l'amende parce que sa filiale au Bangladesh avait acheté un véhicule et assumé les dépenses de voyage d'un ancien ministre d'État de ce pays. La compagnie Griffiths Energy International s'est vue quant à elle imposer une amende de 10 millions de dollars en janvier 2013 pour avoir accepté de verser un pot de vin de deux millions de dollars à la femme de l'ambassadeur du Tchad au Canada. Et ainsi de suite. Je le répète, il n'y a eu que trois condamnations depuis 1999.
La répugnance que le gouvernement semble avoir à proposer ce genre de mesure législative est confirmée par le fait qu'elle a sa source au Sénat, une institution qui souffre aujourd'hui d'un énorme déficit de légitimité...
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:32 [p.18525]
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Order. The hon. member for Burlington is rising on a point of order.
À l'ordre. Le député de Burlington invoque le Règlement.
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:32 [p.18525]
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Mr. Speaker, there has been consultation among the parties and I believe it is possible that you could find unanimous consent for the following motion:
That Bill S-15, an act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001, be taken up at the report stage later today.
Monsieur le Président, il y a eu consultation entre les partis et je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime sur la motion suivante:
Que le projet de loi S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, soit abordé à l'étape du rapport plus tard aujourd'hui.
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:32 [p.18525]
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Does the hon. member have unanimous consent to propose the motion?
Some hon. members: Agreed.
The Acting Speaker (Mr. Barry Devolin): The members have heard the terms of the motion. Does the hon. member have unanimous support for the motion?
Some hon. members: Agreed.
Le député a-t-il le consentement unanime de la Chambre pour présenter la motion?
Des voix: D'accord.
Le président suppléant (M. Barry Devolin): Les députés ont entendu la motion. La Chambre l'appuie-t-elle à l'unanimité?
Des voix: D'accord.
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NDP (ON)
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2013-06-18 12:33 [p.18525]
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Mr. Speaker, I was in the process of commenting on the source of this legislation being the Senate and the enormous legitimacy deficit that exists in the Senate. I think that is historical, but it is particularly acute these days. In particular, the Senate really is in no position to be issuing bills on the issue of corruption, mired as it is in scandals of exactly that nature.
That said, irrespective of the source and as unfortunate as the source of this legislation is, we remain prepared to support the bill. One of the central reasons for doing so is found in the legislative history of members of this party in the House. We have long supported clear rules requiring transparency and accountability by Canadian individuals and corporations overseas.
The bill complements legislative efforts by NDP MPs to encourage responsible, sustainable and transparent management practices. I speak specifically of Bill C-323, put forward by the member for Burnaby—New Westminster, which would allow lawsuits in Canadian courts by non-Canadians for violations of international obligations, and Bill C-486, from the member for Ottawa Centre, which would require public due diligence by companies using minerals from the Great Lakes Region of Africa. These bills reflect the history of our party. They reflect a respect for the democratic aspirations of people in other countries and a respect for their aspirations for better labour standards and a healthier and safer environment.
We understand that effective environmental and labour standards in developing countries often depend on advocacy and activism by local populations, and it is very difficult for local people to hold their governments to account when the government has secret sources of revenue that remove the financial incentive to be accountable in the first place.
We support this legislation as well because the lack of anti-bribery enforcement in Canada has been a national embarrassment to us. I will skip to my conclusion on this point of the national embarrassment over the lack of legislation.
It is worth pointing out that in spite of our support for this bill, it is in effect totally underwhelming. One is left asking, is that all there is?
When the parliamentary secretary points to the openness of our country to international trade and puts forward this legislation as the solution to dealing with corruption issues in such an open and global environment, when Canadians take such pride in and value so highly our reputation on the international scene, the question of why the government always seems to aim so low arises. Why can the government not aspire to a leadership role, one that Canadians could justly take pride in? If it is worth putting forward such legislation, and we certainly believe it is, why not set new and higher standards internationally to ensure that Canadians overseas conduct their affairs to the highest levels of transparency and ethics?
Monsieur le Président, je parlais du fait que ce projet de loi nous venait du Sénat, qui souffre d’un énorme déficit de légitimité. Je crois que cette situation a toujours existé, mais elle est particulièrement aiguë ces jours-ci. Je trouve surtout que le Sénat n’est vraiment pas bien placé pour nous transmettre des mesures législatives sur la corruption alors qu’il est lui-même secoué par des scandales qui sont exactement de cette nature.
Cela étant dit, indépendamment de la source du projet de loi et de la triste situation dans laquelle elle se trouve, nous sommes disposés à appuyer cette mesure. L’une des principales raisons étant les antécédents législatifs des membres de notre parti à la Chambre. Depuis longtemps, nous appuyons la mise en place de règles claires imposant transparence et responsabilité aux sociétés et aux particuliers canadiens à l’étranger.
Le projet de loi s’ajoute aux efforts législatifs déployés par les députés néo-démocrates pour encourager des pratiques de gestion responsables et transparentes. Je parle en particulier du projet de loi C-323 proposé par le député de Burnaby—New Westminster, qui permettrait à des non-Canadiens de s’adresser aux tribunaux canadiens en cas de violation d’obligations internationales, et du projet de loi C-486 du député d’Ottawa-Centre, qui exigerait des entreprises canadiennes qu’elles fassent preuve d’une diligence raisonnable lorsqu’elles utilisent des minéraux provenant de la région des Grands Lacs africains. Ces projets de loi reflètent l’histoire de notre parti et son respect pour les aspirations démocratiques des peuples des autres pays ainsi que leur aspiration à de meilleures normes du travail et à un environnement plus sain et plus sûr.
Nous comprenons que, dans les pays en développement, les normes efficaces régissant l’environnement et le travail dépendent souvent de l’activisme des populations locales. Or il est très difficile pour ces populations de tenir leurs gouvernements responsables quand ceux-ci ont des sources de revenu secrètes qui ne les encouragent pas à rendre des comptes.
Nous appuyons aussi le projet de loi parce que l’application déficiente des mesures anticorruption au Canada a été pour nous une source d’embarras national. Cela dit, je vais passer à ma conclusion.
Est-il vraiment utile de signaler qu’en dépit de notre appui au projet de loi, nous le trouvons particulièrement décevant? On ne peut s’empêcher de se demander si c’est vraiment tout.
Quand le secrétaire parlementaire parle de l’ouverture de notre pays au commerce international et présente ce projet de loi comme solution aux problèmes de corruption qui règnent dans un environnement mondial tellement ouvert, quand les Canadiens sont tellement fiers de notre réputation internationale et y tiennent, on peut se demander pourquoi le gouvernement vise toujours tellement bas. Pourquoi n’aspire-t-il pas à un rôle de leadership dont les Canadiens puissent être fiers à juste titre? S’il vaut la peine de présenter un tel projet de loi — nous croyons certainement que c’est le cas —, pourquoi ne pas fixer de nouvelles normes internationales plus élevées pour s’assurer que les Canadiens mènent leurs activités à l’étranger en respectant les niveaux les plus élevés de transparence et d’éthique?
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CPC (AB)
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2013-06-18 12:37 [p.18526]
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Mr. Speaker, I listened with interest to the hon. member's response to this bill. Although that party is supporting the bill, I want to tell him quite clearly that this government has provided strong leadership not only around the world but also in Canada, and every given time the NDP opposes it.
The member talked about Canada being named and shamed internationally. The record is that the NDP leader goes overseas and has no shame in condemning Canada. What a pity. What kind of official opposition goes overseas to condemn Canada?
Most importantly, when I raised the point that three companies had been convicted, I received very strong laughter from members on the other side. They may think Canadian companies are corrupt and they may think Canadian companies are bad, but we are confident that Canadian companies are doing well. That we have few convictions for bribery speaks very well for Canada. Those members should not laugh at these things.
Monsieur le Président, j'ai écouté avec intérêt le discours du député au sujet de ce projet de loi. Même si son parti appuie cette mesure, je tiens à lui dire très clairement que le gouvernement a fait preuve d'un fort leadership non seulement ailleurs dans le monde, mais aussi au Canada, et que le NPD s'y est toujours opposé.
Le député a dit que le Canada était pointé du doigt et dénoncé à l'étranger. Le fait est que le chef du NPD se rend à l'étranger pour y condamner sans vergogne le Canada. C'est vraiment triste. Quel genre d'opposition officielle se rend à l'étranger pour y condamner son propre pays?
Pire, lorsque j'ai souligné que trois entreprises canadiennes avaient été reconnues coupables, ceux d'en face ont éclaté de rire. Ils croient peut-être que les entreprises canadiennes sont corrompues et mauvaises, mais nous sommes persuadés qu'elles se comportent bien. Que si peu d'entre elles soient condamnées pour corruption est tout à l'honneur du Canada. Ces députés ne devraient pas rire de ce genre de choses.
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NDP (ON)
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2013-06-18 12:38 [p.18526]
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Mr. Speaker, I wish the parliamentary secretary across the way had listened more carefully to my speech, because my point was quite the opposite. The NDP is not arguing that we should be named and shamed. It is with regret that we note that this legislation comes forward only in response to a public report by a credible international organization that notes our lax legislation on these issues and the need for Canada to bring itself up to what the rest of the world is doing. The legislation would only put us on par with the rest of the world and in line with the practices of 36 of 39 other OECD countries.
With respect, by no means is the NDP condemning Canadian corporate conduct overseas. We know that Canadian corporations require and look forward to a consistent set of standards and consistent enforcement so that all corporations around the world can be sure that they are playing on a level playing field.
Monsieur le Président, j'aurais aimé que le secrétaire parlementaire, en face, porte davantage attention à mon discours, car je voulais dire tout le contraire. Le NPD ne prétend pas que nous devrions être pointés du doigt et dénoncés. C'est à regret que nous constatons que cette mesure législative n'a été présentée qu'en réponse à un rapport publié par un organisme international crédible indiquant que nos lois faisaient preuve de laxisme dans ce domaine et que le Canada devrait les harmoniser avec celles des autres pays. Ce projet de loi ne fera qu'aligner les pratiques du Canada sur celles du reste du monde et de 36 des 39 pays membres de l'OCDE.
Avec tout le respect que je dois au député, le NPD ne condamne aucunement la conduite des entreprises canadiennes à l'étranger. Nous savons qu'elles espèrent et ont besoin d'un ensemble uniforme de normes et d'une application uniforme de ces normes afin que toutes les grandes sociétés de la planète sachent qu'elles jouent selon les mêmes règles.
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Lib. (MB)
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2013-06-18 12:40 [p.18526]
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Mr. Speaker, one of the greatest hindrances in many countries is corruption. Until they are able to deal with that issue, economic prosperity will tend to elude them. That is why we want to see countries around the world, such as Canada, play a strong leadership role. That is why we have the United Nations Convention against Corruption. A unified grouping of countries has taken the approach that the best way to deal with corruption is to have countries like Canada being more aggressive in playing a progressive role in combatting corporate corruption. A number of countries have been taken advantage of or exploited. I have met with students in Winnipeg North in a high school setting who have even identified this as an important issue.
How much more do you feel the government could be doing? It had opportunities, such as with private members' bills, to act earlier, but it chose not to.
Monsieur le Président, l'un des pires obstacles dans de nombreux pays est la corruption. Tant que ces pays n'arriveront pas à régler ce problème, la prospérité économique aura tendance à leur échapper. C'est pourquoi nous voulons que des pays comme le Canada jouent un rôle de chef de file. C'est pourquoi la Convention des Nations Unies contre la corruption existe. Un groupe homogène de pays a convenu que la meilleure façon de s'attaquer à la corruption est que des pays comme le Canada interviennent énergiquement et jouent un rôle progressiste dans la lutte contre la corruption des entreprises. Un certain nombre de pays ont été exploités. J'ai même rencontré des élèves d'une école secondaire de Winnipeg-Nord qui ont déclaré qu'il s'agissait là d'un problème important.
Qu'est-ce que le gouvernement pourrait faire de plus, selon vous? Il a eu des occasions d'agir plus tôt, en adoptant certains projets de loi d'initiative parlementaire, notamment, mais il a choisi de ne pas le faire.
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:41 [p.18526]
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Order. Once again, I presume that the member is not asking the Chair the question but, in fact, would like it redirected to his colleague, the hon. member for Beaches—East York.
À l'ordre. Encore une fois, je suppose que le député ne pose pas la question à la présidence, mais qu'il aimerait qu'elle soit transférée à son collègue, le député de Beaches—East York.
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NDP (ON)
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2013-06-18 12:41 [p.18526]
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Mr. Speaker, I would suggest to the member that it is not just prosperity that is not shared because of corruption around the world. As I said in my speech, it goes beyond the material needs of people not being met. It goes to the democratic aspirations of people and their desire to choose the environmental standards they want to live in. It goes to fundamental issues of health and safety in the workplaces in which they work and the prospect of coming home at night after a long day's work.
I hope I made it clear that there are higher standards around the world, in terms of transparency on these matters, that Canada could adhere to. Canada could aspire to even higher standards, if the government was so willing. However, it seems quite reluctant to do even the minimum.
Monsieur le Président, je dirais à mon collègue que ce n'est pas seulement la prospérité qui échappe à certains pays à cause de la corruption dans le monde. Comme je l'ai fait remarquer dans mon discours, le problème va au-delà des besoins matériels des gens qui ne sont pas satisfaits. Il touche les aspirations démocratiques des peuples et leur désir de choisir les normes environnementales auxquelles ils veulent adhérer. Il touche les questions fondamentales de la santé et de la sécurité sur leurs lieux de travail et la perspective de rentrer chez soi le soir après une longue journée de travail.
J'espère avoir clairement fait comprendre qu'il existe ailleurs dans le monde des normes plus élevées auxquelles le Canada pourrait adhérer en ce qui concerne la transparence au sujet de ces questions. Le Canada pourrait aspirer à des normes encore plus élevées, si le gouvernement le voulait. Celui-ci semble toutefois très peu disposé à faire même le minimum.
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NDP (QC)
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2013-06-18 12:42 [p.18526]
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Mr. Speaker, I am pleased to rise in the House to speak to Bill S-14, An Act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act.
I would like to explain to those watching at home what this bill is about. It proposes four major amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act.
First, it increases the maximum prison sentence for bribing a foreign public official from 5 to 14 years. Next, it eliminates the exception for facilitation payments, where a foreign public official is paid to expedite the execution of his or her responsibilities. It also creates a new offence for falsifying or concealing books or records in order to bribe a foreign public official or hide that bribery. Finally, the last major amendment establishes nationality jurisdiction that would apply to all of the offences under the act, such that Canadian nationals could be prosecuted for offences committed overseas.
The bill is very important for fighting corruption despite what the Conservative MPs might think. In this debate, the Conservatives are siding with the companies that unfortunately are engaging in corruption. I am very proud to be Canadian, but when companies think they are above the law and want to engage in corruption in Canada or abroad, the NDP is here to go after them and make them pay for their crimes.
Our position on this bill is very clear. We will support it at third reading. We were a bit disappointed to see that in committee, our proposals to improve the bill did not get the attention we would have liked. There is always room for improvement, even if the Conservatives across the way do not think so and believe that everything they do is perfect. The NDP has long been in favour of clear rules requiring Canadians and Canadian companies working abroad to be transparent and accountable. The bill builds on the legislative initiatives put forward by NDP members with the goal of promoting responsible, sustainable, transparent management practices.
Canada's deficiencies in enforcing anti-corruption laws are embarrassing. However, it comes as no surprise since our government likes to stick with corrupt and unethical people. It is no wonder that under the Conservatives', under this Prime Minister, our country has leaned toward corruption.
As members of the New Democratic Party of Canada, we are glad that the government is finally doing something about this problem, but it is disgraceful that it took so long and that Canada had to be criticized and discredited for the government to do anything about this. Later I will get into the types of criticisms our international allies were making.
Canadians want the companies that are representing Canada to do so in a responsible and respectable manner, and Canadian companies want clear and consistent standards when it comes to international trade. Enforcing rules without loopholes will level the playing field for all companies and protect the environment, labour and human rights, something we could all be proud of.
I would like to provide some background and talk about the criticism of our international allies. In a report released in 2011, Transparency International ranked Canada as the worst of all the G7 countries with respect to international bribery. The organization pointed out that Canada rarely, if ever, enforces its negligible anti-corruption legislation. Since then, the government has been working on resolving the problem. However, since 1999, there have been only three convictions, two of the them in the past two years.
The bill is of particular importance for the mining industry, where the NDP has been and continues to be a strong advocate for accountability. Take, for example, Bill C-323 sponsored by the NDP member for Burnaby—New Westminster, which would permit persons who are not Canadian citizens to initiate legal action based on violations of international law in Canadian courts, and also Bill C-486, sponsored by the NDP member for Ottawa Centre, which requires companies that use minerals from the Great Lakes Region of Africa to exercise due diligence.
It is clear that the NDP stands up for people abused abroad and for justice. We expect Canadian companies to have good standards. We are always disappointed when we learn that Canadian companies are involved in corruption.
The political elite that benefits from corruption, particularly in countries and industries where corruption is rife, is made up primarily of men. Men will try to get away with whatever they can. Unfortunately, that is why we should never expect people and companies, even Canadians, to always do the right thing. Protocols must be put in place to ensure that everyone, individuals and companies alike, does their part by obeying Canadian and international laws.
At the same time, it is primarily women who lack government protection. That is why the NDP is very proud to be listening to women across the country. This is also why we are always actively looking to engage women during elections and consultations. We believe in the principle of equality, unlike certain other parties that prefer women to be a minority in their party.
I would like to talk about some numbers and facts that people at home might find interesting. Earlier, I mentioned that there have been three bribery convictions, and I would like to talk about that some more.
Since the Corruption of Foreign Public Officials Act was enacted in 1999, there have been three convictions. Hydroclean Group was fined $25,000 in January 2005 for bribing an American immigration official at the Calgary airport. Niko Resources Ltd. was fined $9.5 million in June 2011 because its subsidiary in Bangladesh paid the moving and housing costs of Bangladesh's then-minister of energy and natural resources. Finally, the third conviction involved Griffith Energy International Inc., which was fined $10.3 million in January 2013 for agreeing to pay $2 million to the wife of Chad’s ambassador to Canada and to allow her and two other individuals to buy shares at a reduced cost in exchange for support for an oil and gas project in Chad.
Naturally, I hope that the Conservatives will condemn these acts and continue to flush out other companies or individuals involved in bribery. It tarnishes our international reputation. The Conservative government has done enough to tarnish it over the past seven years. This needs to stop.
Transparency International's 2011 bribe payers index ranks the oil and gas industry fourth and the mining industry fifth in the list of sectors most likely to engage in bribery. In addition, the mining and oil and gas industries are ranked second and third in the list of sectors most likely to give major bribes to high-level public officials and politicians. Bill S-14 is particularly relevant to those sectors.
To conclude, I would say that, unlike the Conservatives, the NDP is listening to the people. When the business sector tells us that Canadian companies want clear, consistent international business standards, we listen. Enforcing regulations that are free of loopholes will level the playing field for all companies.
In addition, the NDP is listening to environmental groups and task forces that want to ensure that local communities are not abused in the course of development.
Finally, we are listening to international stakeholders to ensure that Canadian companies have sound, responsible management practices.
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de me lever à la Chambre pour parler du projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
J'aimerais expliquer aux gens qui nous écoutent, aux gens à la maison, de quoi retourne le projet de loi, qui propose quatre grandes modifications à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers.
D'abord, il fait passer de 5 à 14 ans la peine d'emprisonnement maximale applicable en cas de corruption d'un agent public étranger. Ensuite, le projet de loi élimine l'exception relative aux paiements de facilitation, c'est-à-dire lorsqu'un agent public étranger était payé pour hâter l'exécution de ses responsabilités. La troisième modification crée une nouvelle infraction concernant la falsification ou la dissimulation de livres comptables dans le but de corrompre un agent public étranger ou de cacher une telle corruption. Finalement, la dernière modification majeure établit une compétence fondée sur la nationalité qui s'appliquerait à toutes les infractions prévues dans la loi, de manière à ce que les ressortissants canadiens puissent faire l'objet de poursuites pour des infractions commises à l'étranger.
Bref, le projet de loi est très important pour combattre la corruption, peu importe l'avis des députés conservateurs qui, depuis tout à l'heure, commentent ce débat et se rangent du côté des compagnies qui font malheureusement de la corruption. Je suis très fier d'être Canadien, mais lorsque des compagnies se pensent au-dessus des lois et veulent faire de la corruption au pays ou ailleurs, le NPD est présent pour les débusquer et s'assurer qu'elles paient pour leurs crimes.
Notre position par rapport au projet de loi est très claire. Nous l'appuierons à l'étape de la troisième lecture. Nous étions un peu déçus de voir que, en comité, les propositions n'ont pas reçu l'écoute que nous aurions aimé voir afin de l'améliorer. Il y a tout le temps matière à amélioration, même si les députés conservateurs d'en face ne sont pas d'accord et croient que tout ce qu'ils font est parfait. Les néo-démocrates sont, depuis longtemps, en faveur des règles claires exigeant que les Canadiens et les entreprises canadiennes qui se trouvent à l'étranger fassent preuve de transparence et de responsabilité. Le projet de loi s'ajoute aux initiatives législatives présentées par les députés du NPD dans le but de favoriser les pratiques de gestion responsables, durables et transparentes.
Au Canada, les lacunes liées à l'application des lois contre la corruption sont une source d'embarras pour le pays. Toutefois, cela n'est pas surprenant, puisque notre gouvernement aime s'accoler à des gens corrompus ou qui manquent d'éthique. Il n'est donc pas surprenant que, sous le règne des conservateurs et du premier ministre actuel, notre pays ait tangué vers la corruption.
En tant que députés du Nouveau Parti démocratique du Canada, nous sommes satisfaits du fait que le gouvernement se penche enfin sur ce problème, mais il est déplorable que cela ait pris autant de temps et que le Canada ait dû être dénoncé et discrédité pour que le gouvernement agisse. Un peu plus tard, j'expliquerai le genre de dénonciations faites par nos alliés internationaux.
Les Canadiens veulent que les entreprises représentant le Canada le fassent de manière responsable et respectable, et les entreprises canadiennes veulent des normes claires et cohérentes en ce qui a trait au commerce international. L'application d'un règlement sans échappatoire permettra de niveler les règles du jeu à l'égard de toutes les entreprises, tout en protégeant l'environnement, le travail et les droits de la personne, ce dont nous pourrions tous être fiers.
J'aimerais faire une mise en contexte et parler des dénonciations effectuées par nos alliés internationaux. Dans un rapport paru en 2011, Transparency International a classé le Canada au dernier rang des pays du G7 pour ce qui est de la corruption à l'étranger. L'organisme a précisé que le Canada applique peu, voire pas du tout, les maigres lois contre la corruption qu'il a adoptées. Depuis, le gouvernement a tenté de résoudre le problème. Pourtant, il n'y a eu que trois condamnations depuis 1999, dont deux au cours des deux dernières années.
Le projet de loi revêt une importance particulière pour l'industrie de l'extraction minière, où le NPD a été, et demeure toujours, un fervent défenseur de la responsabilité. Citons, par exemple, le projet de loi C-323 du député néo-démocrate de Burnaby—New Westminster, qui vise à autoriser des personnes qui ne sont pas des citoyens canadiens à intenter, devant les tribunaux canadiens, des poursuites fondées sur la violation d'obligations internationales, ainsi que le projet de loi C-486 du député néo-démocrate d'Ottawa-Centre, qui oblige les entreprises qui utilisent des minéraux provenant de la région des Grands Lacs d'Afrique à exercer une diligence raisonnable.
On voit clairement que le NPD se porte autant à la défense des gens qui sont abusés à l'étranger qu'il est du côté de la justice. Nous nous attendons à ce que les compagnies canadiennes aient de bonnes normes. Nous sommes toujours déçus d'apprendre que des compagnies canadiennes trempent dans la corruption.
L'élite politique qui profite de la corruption, particulièrement dans les pays et les secteurs où la corruption est la plus problématique, est principalement composée d'hommes. On dit que « quand il y a de l'homme, il y a de l'hommerie ». Malheureusement, le dicton nous le prouve encore et c'est pourquoi il ne faut jamais s'attendre à ce que les gens et les compagnies, même canadiennes, fassent toujours le bon choix. Il faut que des protocoles soient mis en place pour s'assurer que chaque personne, que ce soit un individu ou une compagnie, fait sa part en respectant les lois canadiennes et les lois internationales.
Parallèlement à cela, ce sont donc surtout les femmes qui manquent de protection gouvernementale. C'est pourquoi, au sein du NPD, nous sommes très fiers d'être à l'écoute des femmes de partout au pays. C'est aussi pour cette raison que nous cherchons toujours activement des voix féminines, autant lors des élections que lors des consultations. En effet, nous croyons au principe d'égalité, contrairement à certains autres partis qui préfèrent que les femmes soient une minorité au sein de leur parti.
J'aimerais maintenant parler de chiffres et de faits qui pourraient intéresser les gens à la maison. Plus tôt, j'ai mentionné qu'il y avait eu trois condamnations pour corruption, et je vais en parler davantage.
Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers, en 1999, il y a eu trois condamnations: d'abord, Hydroclean Group s'est vu imposer une amende de 25 000 $ en janvier 2005 pour des actes de corruption d'un agent d'immigration américain à l'aéroport de Calgary; ensuite, Niko Resources Ltd. s'est vu imposer une amende de 9,5 millions de dollars en juin 2011, parce que sa filiale du Bangladesh avait payé les frais de déplacement et d'hébergement de celui qui était alors ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Bangladesh; et finalement, la troisième condamnation concerne Griffith Energy International Inc., qui s'est vu imposer une amende de 10,3 millions de dollars en janvier 2013 après avoir accepté de verser 2 millions de dollars à l'épouse de l'ambassadeur du Tchad au Canada et lui avoir permis, ainsi qu'à deux autres individus, d'acheter des actions à prix réduit en échange de l'appui à un projet pétrolier et gazier au Tchad.
J'espère évidemment que les conservateurs dénoncent ces actes et qu'ils vont continuer de débusquer les autres compagnies ou individus qui versent dans la corruption. Cela ternit notre image internationale. Or le gouvernement conservateur l'a suffisamment ternie depuis les sept dernières années. Il faut que cela cesse.
L'indice des payeurs de pot-de-vin pour l'année 2011 de Transparency International classe l'industrie pétrolière et gazière et l'industrie minière aux quatrième et cinquième rangs des secteurs les plus susceptibles de commettre des actes de corruption. De plus, l'industrie minière et l'industrie pétrolière et gazière se situent aux deuxième et troisième rangs des secteurs les plus susceptibles de prendre part à d'importants actes de corruption ciblant de hauts fonctionnaires et des politiciens. Le projet de loi S-14 est donc particulièrement important dans ces secteurs.
En conclusion, je dirai que, contrairement aux conservateurs, le NPD écoute la population. Lorsque le milieu des affaires nous dit que les entreprises canadiennes veulent des normes claires et cohérentes pour le commerce international, nous l'écoutons. L'application de règlements sans échappatoires permettra de niveler les règles du jeu pour toutes les entreprises.
De plus, le NPD écoute les groupes environnementaux et les groupes de travail qui veulent s'assurer que les populations locales ne sont pas abusées lorsqu'il y a des développements.
Finalement, nous écoutons les intervenants sur la scène internationale, de manière à ce que les compagnies canadiennes aient de bonnes pratiques de gestion responsables.
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CPC (SK)
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2013-06-18 12:52 [p.18527]
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Mr. Speaker, I listened with great interest to my colleague's presentation. I have a couple of questions for him to consider.
If the member is aware of all these people who are in the corruption game and doing bad things, why is that not reported to the police so the officials can take the desirable action?
I also wonder, when he says that all this corruption is taking place in foreign countries, who made us the government of foreign countries that is going to clear up all this corruption, when it happens, wherever it happens.
The New Democrats showed us where they stood as far as the growth of Canada was concerned, and there was not any corruption. It was a trip to the U.S. to convince the Americans not become involved in engaging Canada as a working nation, which I found difficult to understand.
When it comes right down to it, I am looking at the word “convictions”, only three convictions since 1999. I wonder if the hon. member thinks we will just gather up some buddies and go and get some guys and get some convictions today because it is conviction day in the old corral. It does not work—
Monsieur le Président, j'ai écouté avec grand intérêt l'exposé de mon collègue. J'ai quelques questions auxquelles il pourrait réfléchir.
Si le député connaît plein de gens qui pratiquent la corruption et commettent des actes répréhensibles, pourquoi ces agissements ne sont-ils pas rapportés à la police, que les autorités puissent prendre les mesures qui s'imposent?
Quand il dit que toute cette corruption se déroule à l'étranger, je me demande aussi qui a fait de nous le gouvernement des pays étrangers qui va remédier à toute cette corruption, en tout lieu et en tout temps.
Les néo-démocrates nous ont montré leur position relativement à la croissance du Canada et il n'était pas question de corruption. Ils sont allés aux États-Unis pour convaincre les Américains de ne pas faire affaire avec le Canada, ce que j'ai de la difficulté à comprendre.
Le fait est que, depuis 1999, il n'y a eu que trois condamnations. Je me demande si le député pense que nous allons simplement réunir quelques copains, recruter quelques types, et prononcer des condamnations aujourd'hui, simplement parce que c'est la journée des condamnations dans le bon vieux Far-West. Cela ne fonctionne pas...
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CPC (ON)
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2013-06-18 12:53 [p.18528]
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Order, please.
The hon. member for Chicoutimi—Le Fjord.
À l'ordre, s'il vous plaît.
Le député de Chicoutimi—Le Fjord a la parole.
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NDP (QC)
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2013-06-18 12:54 [p.18528]
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Mr. Speaker, I find the attitude of my Conservative colleague completely shameful. He does not really seem to think it is serious that Canadian companies are involved in corruption overseas.
He even asked what they, the Conservative government, are supposed to do. Are they supposed to play sheriff overseas?
I think that the government needs to show some backbone in the case of companies on Canadian soil that fall under federal jurisdiction, but are doing business overseas. We need to put forward legislation in Canada to protect people in other countries from Canadian companies.
If they obey the law and do not engage in corruption, they will have nothing to hide. However, because of the Conservative government's complacency, companies are currently involved in corruption and the Conservative government is washing its hands of the situation. I do not mean to insinuate anything, but I am not surprised.
Monsieur le Président, je trouve tout à fait déplorable l'attitude de mon collègue conservateur qui ne semble vraisemblablement pas prendre au sérieux la corruption que nos compagnies canadiennes exercent à l'échelle internationale.
Il a lui-même demandé ce qu'ils étaient supposés faire en tant que gouvernement conservateur: est-on supposé jouer les shérifs à l'international?
Il me semble que dans le cas de compagnies sur le territoire canadien et dont les activités relèvent de la compétence fédérale, mais qui font des affaires à l'international, il faut mettre ses culottes. Il faut s'assurer de mettre des lois en avant au Canada pour protéger les populations des autres pays contre nos compagnies canadiennes.
Si les gens respectent les lois et ne versent pas dans la corruption, ils n'auront évidemment rien à se reprocher. Par contre, présentement, dû au laxisme du gouvernement conservateur, des compagnies versent dans la corruption et le gouvernement conservateur s'en lave les mains. Je ne veux rien insinuer, mais je ne suis pas surpris.
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Lib. (MB)
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2013-06-18 12:55 [p.18528]
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Mr. Speaker, I was a bit disappointed in the question that was put forward by the Conservative member. He gives the impression that Canada has no role to play in combatting corruption of public servants beyond Canada's borders. Nothing could be further from the truth.
At the end of the day, there is not only a legal, but, many would ultimately argue, a moral responsibility for Canada to do what it can to combat corruption. Once all is said and done, we would like to think we should be following the advice of the United Nations Convention against Corruption.
That is one of the reasons we brought in legislation during the 1990s and acted on it. I believe it was in 1999 when Jean Chrétien was the Prime Minister. We have seen private member's bills, whether from New Democrats or Liberals, that have been brought forward to try to deal with this issue.
Does the member not agree that we could be doing a whole lot more in providing leadership on this particular issue?
Monsieur le Président, j'ai été un peu déçu de la question posée par le député conservateur. Il donne l'impression que le Canada n'a aucun rôle à jouer dans la lutte contre la corruption des fonctionnaires au-delà de ses frontières. Rien n'est plus faux.
Au fond, le Canada n'a pas seulement la responsabilité juridique, mais aussi, beaucoup diraient, la responsabilité morale de faire ce qu'il peut pour combattre la corruption. En définitive, nous estimons que nous devrions suivre le conseil de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons présenté une mesure législative dans les années 1990 et que avons fait le nécessaire. Je crois que c'était en 1999, lorsque Jean Chrétien était premier ministre. Des projets de loi d'initiative parlementaire ont déjà été présentés par des néo-démocrates ou des libéraux dans une tentative de remédier au problème.
Le député ne convient-il pas que nous pourrions faire bien plus et jouer un rôle de premier plan dans ce dossier?
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NDP (QC)
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2013-06-18 12:56 [p.18528]
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Mr. Speaker, I find it rather ironic that my Liberal colleague is asking for my support and wondering if Canada can do more. Yes we can, and that is why the NDP introduced Bill C-300. That bill would have required mining companies that receive government support to comply with certain standards, but it would also have established a system for lodging and evaluating complaints against such companies.
Unfortunately, the government members voted against the bill. What people may not know is that 13 Liberal Party members, including the member who asked me the question, voted against the bill. Bill C-300 was defeated by six votes.
Yes, Canada can do more and so can the Liberals, by supporting NDP bills that are designed to strengthen these types of laws. We need to do more than just talk. We need to take action and vote the right way.
Monsieur le Président, je trouve assez ironique que mon collègue libéral cherche mon appui afin de savoir si le Canada peut en faire plus. Effectivement oui, c'est pour cela que les néo-démocrates avaient déposé le projet de loi C-300. Ce projet de loi aurait obligé les sociétés d'extraction qui reçoivent de l'aide du gouvernement à respecter certaines normes, mais il aurait aussi établi un système pour émettre des plaintes à l'endroit de telles entreprises et de les évaluer.
Malheureusement, on sait déjà que les députés du gouvernement ont voté contre ce projet de loi. Ce que les gens ne savent peut-être pas, c'est que 13 députés du Parti libéral, dont le député qui m'a posé la question, ont voté contre ce projet de loi. Le projet de loi C-300 a donc été défait pas six voix.
Alors oui, le Canada peut en faire plus et les libéraux peuvent en faire plus aussi en appuyant les projets de loi des néo-démocrates qui visent à renforcer ce genre de loi. Il ne faut pas juste parler, il faut agir et voter dans la bonne direction.
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View Hélène LeBlanc Profile
NDP (QC)
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2013-06-18 12:57 [p.18528]
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Mr. Speaker, I am pleased to rise in the House today to speak to Bill S-14, An Act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act. The bill talks about corruption and transparency.
I will be sharing my time with the member for Saint-Bruno—Saint-Hubert.
As an NDP member of Parliament and the proud representative of LaSalle—Émard, I want to say that it is very important to my constituents to have a transparent and corruption-free government, whether we are talking about this government or any other level of government. The same goes for all elected officials, at any level of government.
It is ironic that this bill was introduced in the Senate—a point that has already been raised—when we know very well that that place is severely lacking in transparency and ethics when it comes to corruption, for example.
However, when I see my Conservative colleagues rise in the House and say that a bill is a priority for this government, it always makes me wonder why the government did not introduce the bill itself if this was such a priority. I have asked myself that question about all of the bills that have recently come to the House.
This is not the first time this kind of bill has come up. In 1997, Canada signed the Convention on Combating Bribery of Foreign Public Officials in International Business Transactions. Canada ratified the convention in 1998. That was a while ago.
Then, there was the United Nations Convention against Corruption in 2004. This convention was ratified in 2007. That was not all. In 2008, the RCMP created an international anti-corruption unit, made up of two seven-person teams in Ottawa and Calgary. This unit focuses on detecting, investigating and preventing international corruption such as bribery, embezzlement and so on. The RCMP oversees this unit.
Canada and Canadians have been concerned about this issue for many years.
In March 2011, Canada and the Corruption of Foreign Public Officials Act were reviewed by members of the OECD working group on bribery. They welcomed Canada's efforts on this issue, but raised objections to the limits on the legislation's jurisdictional reach, the insufficient number of investigators working to uncover bribery of foreign public officials and the lax penalties that would be imposed upon conviction. These were the two criticisms presented.
Since we are part of this convention, it would be useful to conduct periodic reviews and evaluations on this.
They also made a list of recommendations, which is a little too long for me to read here. I would still like to talk more about some points related to the bill now under debate in the House.
Then, in September 2012, Transparency International, a non-governmental organization, released its eighth annual progress report on the enforcement of the OECD Anti-Bribery Convention, which I mentioned earlier. Moreover, the Transparency International board of directors is chaired by a Canadian, who indicated that Canada was in the moderate enforcement category.
This is one of the problems: despite ratifying these conventions for several years, Canada is still enforcing them only at a moderate level despite what the bill says. However, according to Transparency International, active enforcement is necessary to ensure that the legislation actually enables us to tackle this problem. We think that there are not enough resources specifically allocated to do this.
The report also made some interesting recommendations. It proposed ensuring that charges not fall under territorial jurisdiction, but rather be based on the principle of nationality. That is one of the interesting parts of this bill. In other words, any time a Canadian national bribes a foreign public official, the principle of nationality will facilitate the beginning of the legal process under the Criminal Code.
This recommendation, originally made by Transparency International, has been included in Bill S-14. The hope is that it will facilitate launching legal proceedings dealing with the bribery of foreign public officials. Clearly, whether we work here or abroad, we must always hold ourselves to the highest standards regarding ethics and transparency.
This is important for Canadian industries that operate here in Canada as well as abroad, because there is a cost involved any time Canada's reputation abroad is sullied. There is a high cost for the Canadian economy as well as the industries that operate here or abroad.
Canada also needs to show some leadership. We are a democratic nation that has ethical standards. We have established standards regarding working conditions, living conditions and the environment. It is therefore very important that we continue to lead by example, both here and abroad. It is very important to keep this in mind.
Canadians want businesses representing Canada overseas to do so in a responsible, respectable manner. Canadian companies want clear and consistent standards for international business.
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de me lever à la Chambre aujourd'hui pour parler du projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. On y parle de corruption et de transparence.
J'aimerais signaler que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Saint-Bruno—Saint-Hubert.
En tant que députée néo-démocrate et fière représentante de LaSalle—Émard, j'aimerais dire qu'il est très important pour mes concitoyens d'avoir un gouvernement transparent et exempt de corruption, que ce soit ce gouvernement ou tout autre palier de gouvernement. Il en va de même pour tous les élus de quel que palier que ce soit.
Il est également ironique que ce projet de loi émane du Sénat — ce point a déjà été soulevé —alors qu'on sait très bien que cet endroit manque beaucoup de transparence et d'éthique, en matière de corruption, par exemple.
Par contre, quand je vois mes collègues conservateurs se lever à la Chambre et mentionner qu'un projet de loi est une priorité du gouvernement, je me demande toujours comment il se fait qu'il n'émane pas du gouvernement, si c'est une priorité pour celui-ci. Je me suis posée cette question pour tous les projets de loi présentés récemment à la Chambre.
Ce n'est pas la première fois qu'on parle de ce genre de projet de loi. En effet, le Canada a signé en 1997 la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. Le Canada a ratifié la convention en 1998. On voit que ça remonte à longtemps.
Par la suite, il y a eu la Convention des Nations-Unies contre la corruption en 2004. Cette dernière a été ratifiée en 2007. On a continué sur cette lancée. En 2008, la GRC a mis sur pied le Groupe de lutte contre la corruption internationale, formé de deux équipes de sept personnes en poste à Ottawa et à Calgary respectivement. Le mandat de cette unité est de détecter et de prévenir la corruption internationale comme les pots-de-vin, le détournement de fonds et autres. La supervision des activités relève de la GRC.
Ça fait quand même plusieurs années que le Canada et les Canadiens sont préoccupés par cette situation.
En mars 2011, le Canada et la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers ont fait l'objet d'un examen réalisé par des membres du Groupe de travail de l'OCDE sur la corruption. Ils ont salué les efforts du Canada à ce sujet, mais ils ont quand même émis des objections sur les limites imposées à la portée de cette loi, sur le nombre insuffisant d'enquêteurs chargés de détecter la corruption d'agents publics étrangers et sur les sanctions peu sévères qui seraient imposées en cas de condamnation. Ce sont les deux objections qui ont été émises.
En faisant partie de cette entente, c'est bon de faire un examen et une évaluation à ce sujet de temps en temps.
En outre, ils ont fait une liste de recommandations un peu trop longue pour que je la lise ici. J'aimerais quand même développer certains points qui ont trait au projet de loi que nous sommes en train de débattre présentement à la Chambre.
Ensuite, en septembre 2012, l'organisation non gouvernementale Transparency International a publié son huitième rapport annuel sur la mise en oeuvre de la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption, dont je parlais précédemment. D'ailleurs, le conseil d'administration de Transparency International est présidé par un Canadien. Celui-ci mentionnait que le Canada faisait partie de la catégorie de mise en oeuvre modérée.
Il s'agit d'un des problèmes: malgré la signature de ces conventions depuis plusieurs années, le Canada ne les met toujours en oeuvre que de façon modérée, en dépit des lettres et des mots du projet de loi. Or, selon Transparency International, pour que la loi nous permette réellement de s'attaquer à ce problème, il faut avoir une mise en oeuvre active. Nous trouvons qu'on ne met pas assez de ressources à partie pour ce faire.
Il y avait également des recommandations intéressantes. On proposait notamment de faire en sorte que les accusations ne relèvent pas de la compétence territoriale, mais plutôt du principe de nationalité. C'est un des éléments intéressant que contient ce projet de loi. En d'autres mots, lorsque des ressortissants canadiens corrompront des agents publics à l'étranger, le principe de nationalité facilitera la mise en oeuvre d'un processus légal sous le code pénal.
Cette recommandation a été retenue dans le cadre du projet de loi S-14, à la suite d'une recommandation de Transparency International. On espère que cela va faciliter la mise en oeuvre des processus légaux en ce qui a trait à la corruption d'agents publics étrangers. Évidemment, lorsqu'on oeuvre ici ou à l'étranger, on doit toujours s'en tenir à des normes élevées en matière d'éthique et de transparence.
Cela est important pour les industries canadiennes qui sont ici, au Canada, mais qui oeuvrent également à l'étranger, parce que cela coûte quelque chose lorsque la réputation du Canada à l'étranger est ternie. Cela coûte cher à l'économie canadienne ainsi qu'aux économies de ces industries qui oeuvrent ici ou à l'étranger.
Le Canada doit également faire preuve de leadership. Nous sommes un pays démocratique qui a des normes en matière d'éthique. Nous nous sommes dotés de normes en ce qui a trait aux conditions de travail, aux conditions de vie et à l'environnement. Il est donc très important que nous continuions à donner l'exemple ici même et à l'étranger. Il sera très important de s'en rappeler.
Les Canadiens veulent que les entreprises qui représentent le Canada à l'étranger le fassent de manière responsable et respectable, et même les entreprises canadiennes veulent des normes claires et cohérentes pour le commerce international.
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NDP (ON)
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2013-06-18 13:07 [p.18529]
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Mr. Speaker, my hon. colleague underlines the importance of Canada playing a leading role on the international stage in leading by example. Of course, we are mired in bad examples in the House of Commons and in the Senate.
Will my colleague like to comment on the ways in which Canada needs to shift focus to play that leading role, a role of an important example to the world community about how good governance on the international stage is achieved?
Monsieur le Président, la députée a souligné le rôle de premier plan que joue le Canada sur la scène internationale en donnant l'exemple. Bien sûr, les mauvais exemples qu'on trouve à la Chambre des communes et au Sénat nous compromettent fortement.
La députée accepterait-elle de parler des changements que le Canada doit effectuer pour jouer cet important rôle de premier plan, qui consiste à montrer à la communauté internationale comment mettre en place une bonne gouvernance à l'échelle internationale?
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