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View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
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2020-07-22 12:40 [p.2707]
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Mr. Speaker, I take it the answer to the Canadian Football League would be “no”.
The other question I have is this. Earlier this month, the government granted exemptions to allow hundreds of foreign National Hockey League players to enter Canada, specifically in Toronto and Edmonton, to allow them to participate in the upcoming NHL playoffs. Many of these players are coming from countries with far worse COVID-19 conditions than ours.
What steps is the government taking to protect Canadians, especially in Toronto and Edmonton, so this does not cause further breakouts of COVID-19?
Monsieur le Président, j'en déduis donc que la demande de la Ligue canadienne de football est refusée.
Ma deuxième question est la suivante. Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement a accordé des exemptions pour permettre à des centaines de joueurs étrangers de la Ligue nationale de hockey d'entrer au Canada, plus précisément pour aller à Toronto et à Edmonton, afin qu'ils puissent participer prochainement aux séries éliminatoires de la LNH. Beaucoup de ces joueurs viennent de pays où la pandémie de COVID-19 est bien pire qu'ici.
Quelles mesures le gouvernement prend-il pour protéger les Canadiens, en particulier ceux de Toronto et d'Edmonton, et éviter que cela n'entraîne d'autres éclosions de COVID-19?
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View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
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2020-07-22 12:40 [p.2707]
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Mr. Speaker, we know Canadians are eager to see their favourite sports team return to play. PHAC has assessed the National Hockey League's plan for pre-season training. When fully implemented, this plan offers robust measures to prevent new cases and the spread of COVID-19 in Canada. The league has obtained a written commitment from both these cities and public health authorities to support the proposed measures.
Monsieur le Président, nous savons que les Canadiens ont hâte que leur équipe de sport favorite recommence à jouer. L'Agence de la santé publique du Canada a évalué le plan de la Ligue nationale de hockey pour l'entraînement présaison. Lorsqu'il sera entièrement mis en œuvre, ce plan offrira des mesures robustes pour prévenir les nouveaux cas et la propagation de la COVID-19 au Canada. La ligue a obtenu un engagement par écrit de la part des deux villes en cause et des autorités de la santé publique afin d'appuyer les mesures proposées.
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NDP (BC)
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2020-07-22 13:14 [p.2713]
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Madam Chair, there is not one pandemic in Canada; there are two. The number of Canadians dying from opioids in our country is staggering and growing. Over 15,000 mothers, fathers, sons and daughters have died in the last four years alone, and June saw the most opioid deaths in British Columbia's history.
What is the Liberal plan to address the overdose pandemic ravaging our country?
Madame la présidente, il n'y a pas une seule pandémie au Canada, mais deux. Le nombre de Canadiens qui meurent à cause des opioïdes dans notre pays est stupéfiant et ne cesse d'augmenter. Plus de 15 000 mères, pères, fils et filles sont morts au cours des quatre dernières années seulement et au mois de juin, le nombre de décès dus aux opioïdes a atteint des sommets jamais vus dans l'histoire de la Colombie-Britannique.
Quel est le plan des libéraux pour faire face à la pandémie de surdoses qui ravage notre pays?
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Lib. (ON)
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2020-07-22 13:15 [p.2713]
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Madam Chair, I share the member's complete devastation over the numbers of opioid overdoses coming out of B.C. Of course, we have known about this crisis for a very long time, and the Liberal government has taken strong steps over the last four or five years to ensure that communities and provinces have the tools they need, including expansive harm reduction supports, access to safe supply and funding for not-for-profit and health-based organizations that are working with people who use substances.
Our government will ensure that we continue to make all tools available to the provinces and territories as they work to support citizens—
Madame la présidente, je partage le désarroi absolu du député face au nombre de surdoses d'opioïdes en Colombie-Britannique. Bien sûr, nous sommes au courant depuis très longtemps, et le gouvernement libéral a pris des mesures rigoureuses au cours des quatre ou cinq dernières années pour que les collectivités et les provinces disposent des outils dont elles ont besoin, notamment une aide accrue à la réduction des méfaits, l'accès à du matériel sûr et une aide financière octroyée à des organismes sans but lucratif et des organismes dans le domaine de la santé qui œuvrent auprès des toxicomanes.
Le gouvernement veillera à ce que les provinces et les territoires continuent d'avoir à leur disposition tous les outils dont elles ont besoin pour aider les citoyens...
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View Don Davies Profile
NDP (BC)
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2020-07-22 13:15 [p.2713]
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Madam Chair, it is not working. The cause of the opioid carnage is clear for all to see: a toxic street supply sold by criminals who do not care about poisoning Canadians.
Public health officers, police chiefs and now premiers are calling on the government to do the right thing and act with logic, compassion and courage to decriminalize drug use and medically regulate a safe supply.
When is the government going to listen to the experts, respect the evidence and treat addiction as a health issue, not a criminal one?
Madame la présidente, ces mesures ne fonctionnent pas. La cause des ravages attribuables aux opioïdes est on ne peut plus claire: des criminels sans scrupules vendent dans la rue des substances toxiques qui empoisonnent des Canadiens.
Les agents de la santé publique, les chefs de police et, maintenant, les premiers ministres provinciaux pressent le gouvernement de faire ce qui s'impose, c'est-à-dire agir avec logique, compassion et courage pour décriminaliser la consommation de drogue et exercer un contrôle médical visant à assurer un approvisionnement sécuritaire.
Quand le gouvernement écoutera-t-il les experts, admettra-t-il la validité des preuves et traitera-t-il la toxicomanie comme un problème de santé plutôt que de criminalité?
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View Patty Hajdu Profile
Lib. (ON)
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2020-07-22 13:16 [p.2713]
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Madam Chair, I would argue that this is exactly what the Liberal government has been doing for five years: working with experts, listening to experts and working with communities to make sure we have safe supply, safer consumption sites, overdose prevention programs and increased access to prescribed medications that support substance use recovery. We have been looking at other ways besides enforcement to deal with problematic substance use.
We know on this side of the House that this is, in fact, a health issue, not an issue of criminality. We will continue to work with the provinces and territories to ensure that they have all the tools they need to save more lives.
Madame la présidente, je soutiens que c'est précisément ce que fait le gouvernement libéral. Depuis cinq ans, nous travaillons avec des experts, nous tenons compte de leurs recommandations et nous collaborons avec les communautés pour assurer un approvisionnement sécuritaire et des centres de consommation sûrs. Nous avons également mis en place des programmes de prévention des surdoses et élargi l'accès aux médicaments sur ordonnance qui aident les toxicomanes. Par surcroît, mis à part l'application de la loi, nous cherchons d'autres moyens de gérer les problèmes liés à la toxicomanie.
De ce côté-ci de la Chambre, nous savons qu'il s'agit effectivement d'un enjeu de santé et non de criminalité. Nous continuerons de collaborer avec les provinces et les territoires pour assurer qu'ils disposent de tous les outils nécessaires pour sauver davantage de vies.
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CPC (BC)
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2020-07-08 13:56 [p.2554]
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Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for Calgary Centre.
The opioid crisis continues to spiral out of control, with 170 deaths in the month of May alone in British Columbia. That is about equal to how many people have died of COVID during the entire pandemic. Opioid use tears families apart, leads to homelessness and causes massive increases in street-level crime.
Residents and business owners in my riding are fed up and are looking for action and leadership. The government has had nearly five years to provide action and leadership, and instead the problem worsens.
How much worse does it need to get before words and virtue signalling are replaced by action, especially support for recovery.?
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Calgary-Centre.
La crise des opioïdes est toujours hors de contrôle: au mois de mai seulement, la Colombie-Britannique a enregistré 170 décès. Cela équivaut presque au nombre de personnes qui ont succombé à la COVID au cours de la pandémie en entier. La consommation d'opioïdes déchire les familles, mène à l'itinérance et fait monter en flèche la criminalité de rue.
Les habitants et les propriétaires d'entreprises de ma circonscription en ont assez et souhaitent que l'on fasse preuve de leadership et d'initiative. Voilà près de cinq ans que le gouvernement aurait pu passer à l'action et prendre les choses en main, mais le problème ne fait que s'aggraver.
À quel point la situation doit-elle se détériorer avant que l'on remplace les belles paroles et l'étalage de vertu par des gestes concrets, notamment de l'aide pour le rétablissement?
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View Patty Hajdu Profile
Lib. (ON)
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2020-07-08 13:57 [p.2554]
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Mr. Speaker, I want to thank the member for bringing forward an important question about the opioid crisis and overdoses.
As he knows, our government has been working over the last five years to undo a decade of damage to the work of substance use in this country, damage resulting from extremely restrictive Harper government policies. I was on the front lines in Thunder Bay at that time, watching people die of overdose time and again and pleading with the federal government to take action. It did not, but we have.
We will continue to work hard to ensure that we can prevent these deaths.
Monsieur le Président, je remercie le député de soulever une question importante liée à la crise des opioïdes et aux surdoses.
Comme il le sait, le gouvernement s'emploie depuis cinq ans à réparer les dégâts subis dans le domaine de la lutte contre la toxicomanie qu'ont causés les politiques extrêmement restrictives du gouvernement Harper pendant une décennie. À l'époque, j'étais à Thunder Bay, aux premières lignes, témoin d'innombrables décès par surdose et priant le gouvernement fédéral d'intervenir. Il n'est pas intervenu, mais nous, oui.
Nous allons continuer de travailler d'arrache-pied pour prévenir ce genre de décès.
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View Sherry Romanado Profile
Lib. (QC)
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2020-06-17 16:29 [p.2503]
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Madam Chair, the supplementary estimates list an amount of $500 million for Public Services and Procurement Canada for statutory appropriations under the public health events of national concern. Can the minister please provide us more information on the nature of those funds?
Madame la présidente, en ce qui concerne Services publics et Approvisionnement Canada, le budget supplémentaire des dépenses prévoit 500 millions de dollars en crédits législatifs liés à la Loi sur les paiements relatifs aux événements de santé publique d’intérêt national. La ministre peut-elle donner des précisions sur la nature de ces fonds?
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View Anita Anand Profile
Lib. (ON)
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2020-06-17 16:29 [p.2503]
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Madam Chair, the funding has been requested to expand PSPC's procurement scope and to purchase supplies as quickly as possible.
The pandemic has meant that we need to have multiple supply chains operating in tandem, both domestically and internationally. As a result, our resources would go toward ensuring—
Madame la présidente, on a demandé les fonds afin d'élargir la portée des activités d'approvisionnement de Services publics et Approvisionnement Canada, de manière à pouvoir acheter des fournitures le plus rapidement possible.
En raison de la pandémie, nous devons faire fonctionner ensemble de multiples chaînes d'approvisionnement à l'échelle nationale et internationale. Nos ressources serviront donc à...
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View Sherry Romanado Profile
Lib. (QC)
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2020-06-17 18:18 [p.2521]
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Madam Chair, I am pleased to rise in the House today to speak to these supplementary estimates and to the health portfolio.
It is no surprise that the supplementary estimates (A), 2020-21, were largely influenced by our government's response to the COVID-19 pandemic. This unprecedented crisis called for an unprecedented, timely, global and coordinated response. Our government took action on several fronts, but public health was one of our top priorities. The organizations in the health portfolio were instrumental in these efforts.
Early in the crisis, Health Canada responded quickly to support the Government of Canada's response. In total, these initial measures cost more than $9.2 million dollars and included support for specialized health services, drugs and medical devices, and funding for operations and coordination.
Since that time, the department's response has expanded and evolved. One of its top priorities has been keeping Canadians informed and helping them protect themselves during the pandemic. To do this, Health Canada has developed a number of digital tools to provide timely, reliable information to Canadians where and when they need it. This includes the Canada COVID-19 app, which provides up-to-date information on the pandemic, a symptom tracker and a self-assessment tool. It also includes the Wellness Together Canada portal, which links Canadians to mental health and substance use supports.
Innovative tools like these empower Canadians to stay healthy and to stop the spread of COVID-19. Health Canada is requesting a total of $240.5 million in additional funds to support these initiatives.
Right now, there is nothing more important than making sure Canada's health care system has the right tools to fight COVID-19. Throughout the pandemic, medication and essential equipment, such as personal protective equipment, have been in high demand around the world. As a regulatory body, Health Canada has found innovative solutions to source and ensure access to these essential supplies.
The department implemented a temporary measure to facilitate access to hand sanitizer, disinfectant and other PPE. In addition, the Minister of Health signed a number of emergency orders that facilitated access to tests, drugs and medical supplies.
Health Canada will continue to take measures like these if necessary, to ensure that Canada has the drugs and medical equipment it needs to fight the pandemic. The department will also continue to do the operational work needed to coordinate our COVID-19 response.
In total, Health Canada is requesting $12.8 billion in additional funding for this work.
Of course, even during the pandemic, Health Canada continues to carry out its regular activities, as it works to protect the health of Canadians. That includes supporting medical research. As part of these supplementary estimates, Health Canada is requesting more than $15 million for the Terry Fox Research Institute and Ovarian Cancer Canada. This investment will advance precision medicine in cancer, including ovarian cancer, for which there is still no reliable screening test and no vaccine to prevent it, even though it has the lowest survival rate of all other cancers in women, a fact that my family unfortunately knows too well.
The department is also requesting an additional $1.5 million to support a safe and non-discriminatory approach to plasma donation. Specifically, this funding will go toward research on reducing barriers to plasma donation by men who have sex with men.
Altogether, these supplementary estimates will increase Health Canada's statutory spending forecast by $262.6 million and its voted spending authorities by $16.6 million.
I will now turn to the Public Health Agency of Canada, or PHAC.
As members will recall, on March 11, the Prime Minister outlined Canada's whole-of-government response to COVID-19 by establishing the COVID-19 response fund.
As the agency responsible for preparing for and responding to public health emergencies, PHAC has played a key role in this response. As such, these supplementary estimates increase PHAC's statutory spending forecast by $2.3 billion and its voted spending authorities by $42.3 million. Of this, $177.1 million will support PHAC's early work to respond to COVID-19. This includes the immediate public health response and the acquisition of supplies for the provinces and territories. It also includes support for communication and public education initiatives.
An additional $74.7 million will be allocated to a more long-term response to the pandemic, which includes isolating travellers entering the country and strengthening the testing capacity of the National Microbiology Laboratory. Furthermore, $7.5 million will be allocated to the Kids Help Phone, which is providing mental health support to young Canadians during this difficult time. The Public Health Agency of Canada is also asking for $1.8 billion to procure protective gear and medical equipment.
With regard to the new funding, PHAC is asking for support to prepare for future pandemic-related challenges. For example, $37 million will be used to establish a Canadian supply of respirators and surgical masks. An additional $5 million will be allocated to the national medical research strategy. This initiative includes COVID-19 tracking and testing and the development of vaccines and treatments. It also includes strengthening Canada's capabilities in biomanufacturing, vaccine research and clinical trials, in co-operation with Health Canada; Innovation, Science and Economic Development Canada; the National Research Council of Canada; and the Canadian Institutes of Health Research.
Of course, the effects of COVID-19 are not limited to health care. This pandemic has had an impact on almost every aspect of our society. That includes the agri-food industry, which is dealing with unique pressures.
Throughout this crisis, the Canadian Food Inspection Agency, or CFIA, has been working diligently to protect the integrity of the food system to ensure that Canadians continue to have access to safe, high-quality foods. These supplementary estimates include just under $20 million in additional funding for the CFIA to carry out this important work. For example, the CFIA has been increasing the number of inspectors, reassigning staff to high-priority areas and finding innovative ways to conduct remote inspections.
As the organization responsible for supporting critical research to inform governments' actions in public health crises such as COVID-19, CIHR is receiving over $151 million in 2020-21 from the fiscal framework for COVID-19-related initiatives. Of this amount, over $147 million is being funded through these supplementary estimates, while CIHR is also allocating close to $4 million of existing funding. Following the Prime Minister's announcement of March 11, and in partnership with a number of provinces, CIHR was able to invest an additional $25.8 million in 53 more research grants.
We understood that we needed to do more to guarantee the best health outcomes for all Canadians dealing with the pandemic. That is why, on April 23, the Prime Minister announced additional funding for a solid research plan, a response to the pandemic and health emergencies.
Almost overnight, the COVID-19 pandemic has changed how we live our lives and put exceptional demands on our health care system and institutions. It is a challenge unlike any we have seen in our lifetime, but together we are rising to meet it. It has never been more important for us to work together as a government and as a country.
Madame la présidente, je suis heureuse de m'adresser à la Chambre aujourd'hui pour parler de ce Budget supplémentaire des dépenses et du portefeuille de la santé.
Il n'est pas surprenant que le Budget supplémentaire des dépenses (A) 2020-2021 ait été largement influencé par la réponse de notre gouvernement à la pandémie de la COVID-19. Cette crise sans précédent exige une réponse sans précédent, une réponse opportune, globale et coordonnée. Notre gouvernement agit sur plusieurs fronts, mais l'un des plus importants est celui de la santé publique. Les organisations du portefeuille de la santé ont joué un rôle déterminant dans ces efforts.
Dès le début de la crise, Santé Canada a réagi rapidement pour appuyer la réponse du gouvernement. Au total, ces mesures initiales ont coûté plus de 9,2 millions de dollars et comprenaient un soutien aux services de santé spécialisés, aux médicaments et aux dispositifs médicaux, ainsi qu'un financement des opérations et de la coordination.
Depuis lors, la réponse du ministère s'est élargie et a évolué. L'une de ses principales priorités a été de tenir les Canadiens informés et de les aider à se protéger pendant la pandémie. Pour ce faire, Santé Canada a développé un certain nombre d'outils numériques afin de fournir à la population des renseignements fiables en temps opportun. Il s'agit notamment de l'application Canada COVID-19, qui fournit des renseignements actualisés sur la pandémie, d'un dispositif de suivi des symptômes, ainsi que d'un outil d'auto-évaluation. Je pense également au portail Espace mieux-être Canada, qui dirige le public vers des services de soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie.
Des outils novateurs comme ceux-ci permettent aux Canadiens de demeurer en bonne santé et de freiner la propagation de la COVID-19. Santé Canada demande un total de 240,5 millions de dollars supplémentaires afin d'être en mesure d'appuyer ces initiatives.
Il n'y a rien de plus important en ce moment que de s'assurer que le système de santé canadien dispose de bons outils pour lutter contre la COVID-19. Tout au long de la pandémie, les médicaments et les équipements essentiels, tels que les équipements de protection individuelle, ont été très demandés dans le monde entier. En tant qu'organisme de réglementation, Santé Canada a trouvé des solutions novatrices pour garantir la découverte de ces fournitures essentielles et l'accès à celles-ci.
Le ministère a mis en place une approche provisoire pour faciliter l'accès aux désinfectants pour les mains, aux désinfectants et à d'autres types d'équipement de protection individuelle. De plus, la ministre de la Santé a signé plusieurs décrets d'urgence, ce qui a facilité l'accès aux tests de diagnostic, aux médicaments et aux dispositifs médicaux.
Santé Canada continuera à prendre des mesures comme celles-ci, si nécessaire, pour s'assurer que le Canada dispose des médicaments et des équipements médicaux dont il a besoin pour lutter contre la pandémie. En outre, le ministère continue d'effectuer le travail opérationnel nécessaire pour coordonner notre réponse à la COVID-19.
Au total, Santé Canada demande 12,8 millions de dollars supplémentaires pour soutenir ses efforts.
De toute évidence, même pendant la pandémie, Santé Canada poursuit ses activités habituelles, car le ministère s'efforce de protéger la santé des Canadiens. Ces activités incluent le soutien de la recherche médicale. Dans le cadre du budget supplémentaire des dépenses, Santé Canada demande plus de 15 millions de dollars pour l'Institut de recherche Terry Fox et Cancer de l'ovaire Canada. Cet investissement fera progresser la médecine de précision dans le domaine du cancer, y compris le cancer de l'ovaire, pour lequel il n'existe toujours pas de test de dépistage fiable ni de vaccin préventif. Pourtant, de tous les cancers, c'est celui où le taux de survie des femmes est le plus faible. Ma famille le sait malheureusement trop bien.
Le ministère demande également 1,5 million de dollars de plus pour que les dons de plasma puissent se faire de manière sûre et non discriminatoire. Plus précisément, ce financement sera consacré à des recherches visant à faciliter les dons de plasma par des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.
Dans l'ensemble, le budget supplémentaire des dépenses augmentera les prévisions de dépenses législatives de Santé Canada de 262,6 millions de dollars et ses crédits autorisés de 16,6 millions de dollars.
Je vais maintenant passer à l'Agence de la santé publique du Canada.
Comme les députés s'en souviendront, le 11 mars, le premier ministre a présenté la réponse pangouvernementale du Canada à la COVID-19 en créant le fonds d'intervention lié à la COVID-19.
En tant qu'agence responsable de la préparation et de l'intervention en cas d'urgence de santé publique, l'Agence de la santé publique du Canada a joué un rôle clé dans la réponse actuelle. En fait, le budget supplémentaire des dépenses augmente les prévisions des dépenses législatives de l'Agence de la santé publique du Canada de 2,3 milliards de dollars et ses pouvoirs de dépenser de 42,3 millions de dollars. De ce montant, 177,1 millions de dollars serviront à soutenir les efforts initiaux de l'Agence de la santé publique du Canada pour lutter contre la COVID-19. Cela comprend la réponse immédiate en matière de santé publique et l'achat de fournitures pour les provinces et les territoires. Cela comprend aussi des mesures d'appui pour des initiatives axées sur les communications et l'éducation du public.
Un montant supplémentaire de 74,7 millions de dollars sera consacré à une réponse à plus long terme à la pandémie, notamment à l'isolement des voyageurs entrant et au renforcement des capacités de tests du Laboratoire national de microbiologie. De plus, 7,5 millions de dollars seront alloués à Jeunesse, J'écoute, qui offre un soutien en matière de santé mentale aux jeunes canadiens pendant cette période difficile. L'Agence de la santé publique du Canada demande également 1,8 milliard de dollars pour l'acquisition d'équipement de protection et de matériel médical.
En ce qui concerne le nouveau financement, l'ASPC demande un soutien pour se préparer aux futurs défis liés à la pandémie. Par exemple, 37 millions de dollars seront utilisés pour établir un approvisionnement canadien en masques respiratoires et chirurgicaux. De plus, 5 millions de dollars supplémentaires seront consacrés à la stratégie nationale de recherche médicale. Cette initiative comprend le suivi et les tests de la COVID-19, ainsi que le développement des vaccins et des thérapies. Elle comprend également le renforcement des capacités de biofabrication, des recherches sur les vaccins et des essais cliniques au Canada, en collaboration avec Santé Canada, Innovation, Sciences et Développement économique Canada, le Conseil national de recherches du Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada.
Bien entendu, les effets de la COVID-19 ne se limitent pas aux soins de santé. Cette pandémie a touché presque tous les aspects de notre société. Cela inclut l'industrie agroalimentaire qui est confrontée à des pressions uniques.
Depuis le début de cette crise, l'Agence canadienne d'inspection des aliments fait preuve de diligence raisonnable pour protéger l'intégrité de la chaîne alimentaire pour veiller à ce que les Canadiens continuent d'avoir accès à de la nourriture saine et de qualité. Le budget supplémentaire des dépenses comprend un peu moins de 20 millions de dollars en fonds additionnels pour que l'Agence canadienne d'inspection des aliments effectue ce travail essentiel. Par exemple, l'Agence a accru le nombre d'inspecteurs, réaffecté du personnel aux secteurs hautement prioritaires et mis en place des moyens novateurs pour effectuer des inspections à distance.
En tant qu'organisation chargée d'appuyer les recherches indispensables sur lesquelles les gouvernements fondent leurs décisions lors de crises de santé publique comme la pandémie de COVID-19, les Instituts de recherche en santé du Canada recevront plus de 151 millions de dollars en 2020-2021 dans le cadre financier des initiatives liées à la COVID-19. De ce montant, plus de 147 millions de dollars proviennent du budget supplémentaire des dépenses, alors que les Instituts de recherche en santé du Canada versent près de 4 millions de dollars en fonds existants. À la suite de l'annonce du premier ministre le 11 mars dernier, et en partenariat avec certaines provinces, les Instituts de recherche en santé du Canada ont été en mesure d'investir un montant additionnel de 25,8 millions de dollars dans 53 autres subventions de recherche.
Nous avons compris qu'il fallait faire davantage pour garantir les meilleurs résultats sanitaires pour tous les Canadiens qui font face à la pandémie. C'est pourquoi, le 23 avril, le premier ministre a annoncé des fonds supplémentaires pour un solide plan de recherche, une réponse à la pandémie et les urgences sanitaires.
Presque du jour au lendemain, la pandémie de COVID-19 a changé nos vies et a soumis le système de santé et les établissements de soins de santé à des pressions exceptionnelles. Nous n'avons jamais vu un pareil défi de notre vivant, mais, ensemble, nous sommes capables de le relever. La collaboration n'a jamais été aussi importante pour le gouvernement et pour le pays.
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View Candice Bergen Profile
CPC (MB)
View Candice Bergen Profile
2020-05-25 11:32 [p.2324]
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Madam Speaker, I am happy to rise to speak to Motion No. 7. The hon. House leader gave a very impassioned speech about how we all worked together when this crisis first hit. We worked together immediately so that we would have a safe situation here in Ottawa, whereby the House was suspended on March 13 and we all went back to our ridings and began the hard work of dealing with this pandemic.
However, when the House was suspended at that time, I do not think any of us thought that the government would use that opportunity to circumvent democracy and shut Parliament down for this long a period of time. That was never what Conservatives wanted.
Motion No. 7 would continue the shutdown of democracy. It would continue the shutdown of Parliament. It would continue the shutdown of all members of Parliament who do the work that Canadians elected us to do. What Motion No. 7 would do is re-establish the special committee. Although the special committee is one in which questions can be asked, we certainly are not seeing questions answered. There are many things that the opposition can do when Parliament is actually sitting in order to try to get answers and hold the government to account. That is not going to be happening if this motion passes.
I want to remind Canadians that there are a number of things that we can do as opposition members, including opposition days where we can have full days to debate issues that members of the opposition parties feel are important. Private members' business is allowed to come forward when Parliament is sitting. Under this motion, no private members' business would come forward until probably the end of September. There are questions on the Order Paper that can be posed, whereby very specific and detailed questions are answered, and we have seen so much information come out over the years from questions on the Order Paper. The opposition is not going to be allowed to do that. There are debates and discussions around important committee reports that happen when Parliament is sitting. That will not be happening under this special committee.
Let us be very clear. For all Canadians, for everyone in the House, Parliament would not be resuming. A committee would be resuming and it would be resuming in this place, face to face. This begs the question: If we can resume here four days a week as a committee, why in the world can we not resume as parliamentarians and as a full Parliament?
We had a study done just recently by the PROC committee. It was a good study, but it was probably too short. The committee probably will need more time, and I think it will be getting more time, to do some work that it is doing. There was some fantastic testimony given on why Parliament is essential. Some might suggest this is just about people getting media coverage. What an insult that is to what every single one of us does every single day when Parliament has been sitting and has sat for the last 150 years. We are here to do a job, whether it is in government or in opposition; whether it is the main opposition party, the second opposition party or even that third opposition party over there. Those members are here to do a job as well, and I do not think any of us are going to insult the third party there, even though its numbers are reduced, by saying that the members are here just to get attention.
Let me quote Marc Bosc, former acting clerk of the House. He articulated Parliament's place. Here is what he said:
In too many countries around the world, dominant executive branches of government eclipse parliament. This makes parliaments weaker and less relevant. That imbalance needs to be addressed, especially in a time of crisis.
That is what we are in, Madam Speaker. He continued:
The House of Commons [not committee] needs to be functioning and needs to be seen by Canadians as functioning. I want to be clear. Parliament, particularly the House of Commons [not committee] is an essential service to the country, and members of Parliament are also essential workers.
These views are not just academic concerns. Veteran observers of Canadian politics have made similar points. John Ibbitson, for example, wrote:
Everything that is being debated on Twitter and Facebook and in the news media needs to be debated on the floor of the House [of Commons] and in Question Period.
Again, that is not a committee. He is talking about being in Parliament in the House of Commons and on the floor of the House of Commons. He continued:
Canada is a parliamentary democracy, health emergency or no health emergency....The opposition parties have every right to raise these issues, and the governing party has every right to defend its record. The place to do that is in Parliament, not just once a day in front of a microphone.
Who has been doing that every day in front of a microphone, getting out in front of his cottage, answering a few questions, smiling, telling everybody how he feels and that is it? That is not Parliament. That is not the way our democracy works.
Manon Cornellier, a Quebec journalist, said in Le Devoir, “The Conservatives…are right to require the government to be more accountable. Constant speeches and press conferences cannot replace the duty of ministers and the Prime Minister to be accountable before elected representatives. In a British type of Parliament, the existence of the government depends on the trust of the House”: not a committee but the House, Parliament. “Ultimately, the government must answer for its actions and decisions...”
A lot of academics and media ask this, but more importantly every day my constituents ask me why Parliament is not sitting. They say we are in a middle of a crisis and they have elected me to sit in Parliament. I have had to tell them that the government, together with the help of some of the other parties, has tied our hands behind our backs. We have still been able to do a lot of good work here in opposition. We have seen the work we have done. The government House leader has even acknowledged that pretty well every one of the programs that the government introduced, we as opposition made better, because we did not allow anyone to shut our voice down and we used every tool available.
That is why we want Parliament to sit. We want to deliver better results for Canadians. We know that in a democracy when the government is challenged, when it has to defend what it is doing and maybe improve it, when it has to listen to us on our opposition days and take a position, it is better for Canadians. That is the whole reason Conservatives want Parliament to sit.
That, then, comes to the question of why the government would not want Parliament to sit. Why would the Liberal government prefer to stand up every day, as the Prime Minister does in front of his cottage, answer a few questions and announce some programs for people, but not come back to Parliament? For a long time, the government was saying it was concerned about the health and safety of people in the precinct and members of Parliament. That wears very thin because its own motion calls us all back here four days a week.
Four days a week we are going to be here in the committee, face to face, practising physical distancing and being very responsible, which is what Conservatives have advocated for. However, the Prime Minister does not want Parliament. Therefore, the whole argument of safety is actually pretty thin. I would say it is a thin excuse and not a real reason.
I would suggest the real reason Liberals do not want Parliament to sit is because they do not want the full accountability, the full scrutiny and the full responsibility that will come when Parliament does sit. Make no mistake: We will sit again. Conservatives will stand ready any time to come back as Parliament and hold the government to account for its response to this pandemic, for its lack of response, for its lack of dealing with things in a timely way, for its lack of supporting and providing protection for Canadians.
Make no mistake: The day of reckoning will come for the Prime Minister. He may think he is going to escape Parliament now, but the day will come. Conservatives will hold the government to account. We will do our job. Conservatives stand ready, willing and able to do the job for Canadians that it seems nobody else in this place wants to do.
Madame la présidente, je suis heureuse d'intervenir au sujet de la motion no 7. Le leader du gouvernement à la Chambre des communes a prononcé un discours enflammé sur la manière dont nous avons tous uni nos efforts lorsque la crise a frappé. Nous avons tout de suite collaboré afin d'assurer des conditions sécuritaires à Ottawa. Les séances de la Chambre ont été suspendues le 13 mars, et nous sommes tous rentrés dans notre circonscription pour entamer le dur travail qui consiste à faire face à la pandémie.
Lorsque la Chambre a suspendu ses travaux, je doute que quiconque ait pensé que le gouvernement profiterait de l'occasion pour contourner les processus démocratiques et fermer le Parlement pendant une aussi longue période. Les conservateurs n'ont jamais voulu qu'il en soit ainsi.
Avec la motion no 7, la démocratie resterait au point mort. Le Parlement demeurerait fermé. Tous les députés continueraient de ne pas pouvoir faire le travail que les Canadiens leur ont confié en les élisant. Concrètement, la motion no 7 rétablirait le comité spécial. Certes, on peut poser des questions au comité spécial, mais on ne peut vraiment pas dire qu'on y obtient des réponses. L'opposition peut accomplir beaucoup de choses, lorsque le Parlement siège en bonne et due forme, afin d'obtenir des réponses et de demander des comptes au gouvernement. Ce n'est pas ce qui se passera si la motion est adoptée.
Je rappelle aux Canadiens qu'il y a un certain nombre de choses que nous pouvons faire en tant que députés de l'opposition, notamment dans le cadre des journées de l'opposition, qui nous permettent de débattre des journées entières sur des questions que les partis de l'opposition jugent importantes. Des initiatives parlementaires peuvent être mises à l'étude lorsque le Parlement siège. Or, selon cette motion, de telles initiatives ne pourront probablement pas être mises à l'étude avant la fin de septembre. On peut inscrire des questions au Feuilleton pour obtenir des réponses à des questions très précises et détaillées, ce qui nous a permis d'obtenir beaucoup d'information au fil des années. L'opposition ne sera plus en mesure de le faire. Il y a des débats et des discussions sur d'importants rapports de comité lorsque le Parlement siège. Ce ne sera pas possible dans le cadre de ce comité spécial.
Soyons très clairs. Pour l'ensemble des Canadiens et des députés, le Parlement ne reprendrait pas ses travaux. Les membres d'un comité siégeraient en personne dans cette enceinte, ce qui m'amène à me poser la question suivante. Si nous pouvons nous réunir en comité quatre jours par semaine, dans cette Chambre, alors pourquoi tous les parlementaires ne pourraient-ils pas reprendre leurs travaux en bonne et due forme?
Le comité de la procédure et des affaires de la Chambre a justement réalisé une étude sur le sujet dernièrement. Il s'agissait d'une bonne étude, quoique peut-être un peu courte. Le comité aura sans doute besoin de plus de temps pour venir à bout des tâches qui lui ont été confiées, et je crois qu'il en aura. Il a entendu plusieurs témoins qui sont venus expliquer de manière extraordinairement éloquente en quoi le Parlement est un service essentiel. Certains seront tentés de dire qu'il s'agit d'une simple tactique pour attirer l'attention des médias. Quelle insulte pour le travail que les députés accomplissent depuis 150 ans chaque fois que le Parlement siège. Que nous soyons sur les banquettes ministérielles ou sur celles de l'opposition — et j'englobe là-dedans autant l'opposition officielle que la deuxième et même la troisième opposition —, nous avons un travail à faire. Les députés sont ici pour faire leur travail, et j'ose espérer que personne ne souhaite insulter le troisième parti de l'opposition en affirmant que ses députés cherchent seulement à attirer l'attention sur eux, même s'ils sont en nombre réduit.
Marc Bosc, qui a déjà été greffier de la Chambre par intérim, a su mieux que quiconque résumer l'importance du Parlement:
Dans trop de pays, les organes exécutifs font de l'ombre au Parlement. Les Parlements finissent alors par être plus faibles et moins pertinents. On doit corriger ce déséquilibre, particulièrement en période de crise.
C'est le cas actuellement, madame la Présidente. M. Bosc a ajouté ceci:
Il faut que la Chambre des communes [et non un quelconque comité] fonctionne et qu'elle soit perçue comme étant une Chambre des communes qui fonctionne. Je veux être clair: le Parlement, particulièrement la Chambre des communes [et non ses comités], est un service essentiel pour le pays. Les députés sont également des travailleurs essentiels [...]
Il ne s'agit pas d'opinions purement théoriques. De nombreux observateurs chevronnés de la scène politique canadienne pensent la même chose. Voici par exemple ce qu'a écrit John Ibbitson:
Tout ce qui a été débattu sur Twitter, sur Facebook et dans la presse doit être débattu sur le parquet de la Chambre [des communes] et pendant la période des questions.
Là encore, il n'est pas question de comités. M. Ibbitson dit que les députés doivent se réunir et débattre de ces sujets à la Chambre des communes. Il ajoute ceci:
Le Canada est une démocratie parlementaire, urgence sanitaire ou pas [...] Les partis de l'opposition ont tout à fait le droit de poser ces questions, et le parti au pouvoir a absolument le droit de défendre ses décisions. Or, l'endroit pour ce faire est le Parlement, pas devant un micro une fois par jour.
Qui prend la parole tous les jours devant un micro, tout sourire, devant sa résidence, répond à quelques questions et explique comment il se sent à la galerie, mais sans plus? Pas le Parlement en tout cas. Ce n'est pas ainsi que fonctionne la démocratie canadienne.
La journaliste québécoise Manon Cornellier a écrit ceci dans Le Devoir: « Les conservateurs [...] n'ont pas tort d'exiger du gouvernement qu'il rende davantage de comptes. Les discours et les conférences de presse à répétition ne peuvent servir de substitut à l'obligation des ministres et du premier ministre d'être responsables devant les élus. En système parlementaire de type britannique, l'existence du gouvernement repose sur la confiance qui lui témoigne la Chambre — pas un comité de la Chambre, mais le Parlement. [Ultimement, le gouvernement] doit répondre de ses actes et décisions. »
Beaucoup d'universitaires et de journalistes posent la question, mais, surtout, beaucoup d'habitants de ma circonscription me demandent chaque jour pourquoi le Parlement ne siège pas. Ils font valoir que nous sommes en pleine crise et que j'ai été élue pour siéger au Parlement. J'ai été obligée de répondre que le gouvernement, avec l'aide de certains partis, nous a lié les mains. L'opposition a quand même été capable de faire beaucoup de très bon travail. On peut constater ce que nous avons accompli. Même le leader du gouvernement à la Chambre des communes a reconnu que l'opposition a amélioré pratiquement tous les programmes proposés par le gouvernement; c'est parce que nous avons refusé que quiconque nous contraigne au silence et nous nous sommes servis de tous les outils à notre disposition.
Voilà pourquoi nous voulons que le Parlement siège. Nous voulons livrer de meilleurs résultats aux Canadiens. Nous savons que, dans une démocratie, il est préférable pour les Canadiens que le gouvernement soit remis en question, qu'il doive défendre ses mesures et peut-être les améliorer, qu'il doive nous écouter lors des journées de l'opposition et prendre position. C'est la raison pour laquelle les conservateurs veulent que le Parlement siège.
La question qui se pose alors est de savoir pourquoi le gouvernement préférerait que le Parlement ne siège pas. Pourquoi le gouvernement libéral préférerait-il un point de presse quotidien, comme celui du premier ministre devant sa résidence, pour répondre à quelques questions et annoncer certains programmes à l'intention de la population, plutôt que la reprise des travaux du Parlement? Pendant longtemps, le gouvernement se disait préoccupé pour la santé et la sécurité des députés et des gens dans la Cité parlementaire. Ce prétexte n'est plus très valable, puisque sa propre motion nous convoque tous ici quatre jours par semaine.
Quatre jours par semaine, nous serons ici, face à face, en respectant les normes de distanciation physique et en étant très responsables, comme le réclament les conservateurs. Toutefois, étant donné que le premier ministre ne veut pas que le Parlement siège, nous formerons plutôt un comité. Par conséquent, l'argument de la sécurité ne tient pas la route. C'est une bien piètre excuse; ce n'est pas la vraie raison.
Selon moi, la vraie raison pour laquelle les libéraux ne veulent pas que le Parlement siège, c'est parce qu'ils ne veulent pas avoir à rendre des comptes en bonne et due forme, ils ne veulent pas se soumettre pleinement à l'examen du public et ils ne veulent pas être assumer pleinement la responsabilité de leurs actions, comme ce sera le cas lorsque le Parlement siégera. En effet, ne nous méprenons pas: nous siégerons de nouveau. Les conservateurs sont prêts à reprendre les travaux parlementaires n'importe quand, et nous exigerons des comptes du gouvernement pour sa réaction à la pandémie, ses défauts d'intervention, sa lenteur, et l'aide et la protection insuffisantes qu'il aura fournies aux Canadiens.
Il n'y a aucun doute, le jour du jugement viendra pour le premier ministre. Il pense peut-être échapper au Parlement en ce moment, mais le jour viendra. Les conservateurs exigeront qu'il rende des comptes. Nous ferons notre travail. Les conservateurs sont prêts, disposés et aptes à faire, pour les Canadiens, le travail que personne d'autre ici ne semble vouloir faire.
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NDP (QC)
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2020-05-25 11:46 [p.2326]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her speech.
That said, I am a little offended by her comments suggesting that we come back to the House as though it were business as usual. There have been some 4,000 deaths in Quebec.
Is it not the responsibility of elected officials, the representatives of the people, to lead by example, to listen to public health advice, to avoid bringing 300 or 330 MPs together in the House, and instead adapt our behaviour and our work to the current crisis? I do not understand the Conservative Party's position on this.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours.
Cela dit, je suis un peu offusqué par son propos voulant que nous revenions à la Chambre comme si tout était normal. Au Québec, il y a eu près de 4 000 décès.
La responsabilité des élus, des représentants de la population, ne devrait-elle pas être de montrer l'exemple, d'écouter les consignes de la santé publique, de ne pas rassembler à la Chambre 300 ou 330 députés et d'adapter les comportements et les travaux en fonction de la crise qui existe? Je ne comprends pas la position du Parti conservateur à cet égard.
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CPC (MB)
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2020-05-25 11:47 [p.2327]
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Madam Speaker, I am very happy to clarify for that member.
We absolutely agree that we should not resume sitting business as usual. We should not have 338 of us here. We need to have a very much reduced setting. However, I think my colleague, who has been here for a while, understands the difference between the roles and powers of a committee and the roles and powers of Parliament.
We are calling for Parliament in a very reduced number to return in a responsible way. If the NDP members want to abdicate and sit on committee their whole careers, that is their choice, but we do not want to do that.
Madame la Présidente, c'est avec grand plaisir que je vais préciser mon propos pour le député.
Nous convenons tout à fait que la Chambre ne doit pas reprendre ses travaux comme si tout était normal. Il ne faut pas réunir les 338 députés ici. Nous devons être beaucoup moins nombreux en cette enceinte. Cela dit, je crois que mon collègue, qui est ici depuis un bon bout de temps, comprend la différence entre les fonctions et les pouvoirs d'un comité et ceux du Parlement.
Nous réclamons une reprise responsable des travaux parlementaires par un nombre très réduit de parlementaires. Si les députés néo-démocrates veulent se démettre de leurs fonctions et siéger à un comité pendant toute leur carrière, c'est leur choix, mais, pour notre part, ce n'est pas ce que nous souhaitons.
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View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
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2020-05-25 14:29 [p.2352]
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Mr. Speaker, we have seen that in this country Canadians have to make an impossible choice when they are sick. Without paid sick leave, they have to choose between going to work and potentially risking infecting their co-workers or staying at home and not knowing if they can pay their bills.
Will the Prime Minister commit to immediately putting in place a guarantee that all Canadians can receive paid sick leave?
Monsieur le Président, au Canada, des gens se retrouvent devant un choix impossible lorsqu'ils sont malades. S'ils ne disposent pas de congés de maladie payés, ils doivent choisir entre aller au travail et risquer ainsi d'infecter leurs collègues, ou bien rester à la maison, sans savoir s'ils pourront payer leurs factures.
Le premier ministre va-t-il s'engager immédiatement à faire en sorte que tous les Canadiens puissent bénéficier de congés de maladie payés?
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