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Lib. (ON)
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2021-04-20 10:04 [p.5825]
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Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 34(1), I have the honour to present to the House, in both official languages, the report of the Canadian Section of ParlAmericas respecting its participation at the 12th gathering of the ParlAmericas Parliamentary Network for Gender Equality, held virtually on September 23 and October 2, 2020.
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, le rapport de la Section canadienne de ParlAmericas concernant sa participation à la 12e rencontre du Réseau parlementaire pour l'égalité des genres de ParlAmericas, qui s'est déroulée de façon virtuelle le 23 septembre et le 2 octobre 2020.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:05 [p.5825]
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moved for leave to introduce Bill C-289, An Act to amend the Criminal Code (sentencing).
He said: Mr. Speaker, it is a pleasure for me to table this important piece of legislation. For many rural communities across Canada, crime has reached a crisis point. Rural Canadians too often do not feel safe in their own homes, many are victimized, often they have given up reporting property crime altogether and they cannot get affordable insurance, if they can get any insurance at all. My constituents are tired of being victims. They are tired of the revolving door of the justice system and of crime not being taken seriously. They are losing faith in the justice system because too often it works in favour of the criminals, to the detriment of the community and the victim.
My bill is taking a step toward protecting these vulnerable Canadians and putting the needs of lawful citizens ahead of criminals. It would create a new aggravating factor at sentencing for crimes committed where there is evidence that the offence was directed at a person or a person's property that is experiencing increased vulnerability due to remoteness from emergency, medical or police services. It would make the aggravating factor associated with home invasion more inclusive of rural properties by ensuring outlying structures are included. It would ensure that the use or possession of a weapon in home invasions can trigger the aggravating factor and ensure that if offenders do something so egregious that they do not receive bail, the judge considers that rationale for why they remain in custody when giving credit for time served.
I want to thank all of my colleagues for helping me with this bill, my colleague from Lakeland and all of the citizens in Alberta, who helped me come up with this idea.
demande à présenter le projet de loi C-289, Loi modifiant le Code criminel (détermination de la peine).
— Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter une mesure législative importante. Pour de nombreuses collectivités rurales au Canada, la criminalité a atteint un stade critique. Il arrive trop souvent que les Canadiens des régions rurales ne se sentent pas en sécurité chez eux, que nombre d'entre eux deviennent des victimes, qu'ils ne signalent carrément plus les infractions contre les biens et qu'ils ne parviennent pas à souscrire une assurance abordable ou une assurance tout court. Mes concitoyens en ont assez d'être des victimes. Ils en ont assez de la porte tournante du système de justice et du fait que l'on ne prenne pas la criminalité au sérieux. Ils sont en train de perdre confiance dans le système de justice parce qu'il favorise trop souvent les criminels au détriment de la collectivité et des victimes.
Mon projet de loi nous rapprocherait du jour où l'on pourra mieux protéger ces citoyens vulnérables et faire passer leurs besoins avant ceux des criminels. S'il était adopté, au moment de déterminer la peine, le juge devrait considérer comme une circonstance aggravante le fait que le crime en cause visait une personne, ou la propriété d'une personne, qui était vulnérable du fait de son éloignement des services d'urgence, comme les services médicaux ou policiers. La circonstance aggravante associée aux invasions de domicile engloberait aussi les structures adjacentes, ce qui la rendrait mieux adaptée à la réalité rurale. L'emploi ou la possession d'une arme lors d'une invasion de domicile pourrait être considéré comme une circonstance aggravante. Enfin, si les prévenus faisaient quelque chose de tellement grave qu'on devrait leur refuser la mise en liberté sous caution, le juge devrait en tenir compte lorsqu'il calcule les crédits correspondant au temps passé en prison.
Je remercie tous les collègues qui m'ont aidé à rédiger ce projet de loi, dont la députée de Lakeland et l'ensemble des Albertains, car c'est d'eux que vient cette idée.
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CPC (QC)
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2021-04-20 10:07 [p.5825]
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Mr. Speaker, I am tabling the following petition in the House of Commons.
We, the undersigned citizens of Canada, draw the attention of the House of Commons to the following:
Whereas, a new report published by the Associated Press has revealed that there has been an ongoing campaign of Uyghur birth suppression by the Chinese Communist Party which includes methods such as forced sterilization and abortion; and,
Whereas, in addition to the recent news of coordinated Uyghur birth suppression, there is also a body of mounting evidence showing that Uyghurs are being subject to political and anti-religious indoctrination, arbitrary detention, separation of children from families, invasive surveillance, destruction of cultural sites, forced labor, and even forced organ harvesting; moreover, it is estimated that up to three million Uyghurs and other Muslim minorities have been detained in what have been described as concentration camps; and,
Whereas, evidence now makes clear that the Chinese Government's treatment of the Uyghurs meets most, if not all, of the criteria for genocide as outlined in the UN Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide; and,
Whereas, Canada cannot remain silent in the face of this ongoing atrocity.
Therefore we, the undersigned, call on the House of Commons to take the following actions to address the situation:
1. Formally recognize that Uyghurs in China have been and are being subject to genocide.
2. Use the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act ("Magnitsky Act") and sanction those that are responsible for the heinous crimes being committed against the Uyghur people.
Monsieur le Président, je dépose la pétition suivante à la Chambre des communes:
Nous, les soussignés, citoyens du Canada, désirons attirer l'attention de la Chambre des communes sur ce qui suit:
Attendu qu'un nouveau rapport publié par l'Associated Press a révélé la présence d'une campagne de suppression des naissances ouïghoures menée par le Parti communiste chinois, qui comprend des méthodes telles que la stérilisation et l'avortement forcés;
Attendu que, en plus de la nouvelle récente de la suppression coordonnée des naissances ouïghoures, il existe également un ensemble de preuves de plus en plus nombreuses démontrant que les Ouïghours sont soumis à un endoctrinement politique et antireligieux, à la détention arbitraire, à la séparation des enfants de leurs familles, à une surveillance invasive, à la destruction de sites culturels, au travail forcé et même au prélèvement forcé d'organes; en outre, on estime que jusqu'à trois millions d'Ouïghours et d'autres minorités musulmanes ont été détenus dans ce qui a été décrit comme des camps de concentration;
Attendu que les preuves montrent maintenant clairement que le traitement réservé par le gouvernement chinois aux Ouïghours répond à la plupart, sinon à la totalité, des critères de génocide énoncés dans la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide;
Attendu que le Canada ne peut pas rester silencieux face à cette atrocité continue.
Par conséquent, nous, soussignés, demandons à la Chambre des communes de prendre les mesures suivantes pour remédier à la situation:
1. Reconnaître formellement que les Ouïghours en Chine ont été et sont soumis à un génocide.
2. Utiliser la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus (loi de Sergueï Magnitski) et sanctionner les responsables des crimes odieux commis contre le peuple ouïghour.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 10:09 [p.5825]
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I would like to remind members to be concise and specific and make sure they do not take too much time.
J'aimerais rappeler aux députés d'être concis et précis et de s'assurer de ne pas prendre trop de temps.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:09 [p.5826]
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Mr. Speaker, I am presenting several petitions this morning.
The first petition is from Canadians across the country, and these petitioners are calling the attention of this place to the prime importance especially relating to human death and Bill C-7 and the current amendments that would protect those suffering from mental illness.
Petitioners are calling on the government to support measures to protect human life, as all human life should be regarded with great respect from conception to natural death. Petitioners say that we should support Canadians who are most vulnerable and defenceless and not facilitate their death.
Monsieur le Président, j'ai plusieurs pétitions à présenter ce matin.
La première a été signée par des Canadiens de partout au pays. Ils souhaitent attirer l'attention de la Chambre sur l'importance primordiale de la vie humaine, surtout dans le contexte du projet de loi C-7 et des modifications à l'étude visant à mieux protéger les personnes souffrant de maladie mentale.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de soutenir les efforts de ceux qui veulent protéger la vie humaine, car celle-ci doit être traitée avec le plus grand respect, de la conception jusqu'à la mort. Selon les pétitionnaires, nous devons soutenir les Canadiens vulnérables et sans défense, et non les aider à mettre fin à leurs jours.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:13 [p.5826]
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Mr. Speaker, the second petition I am presenting today is from Canadians across the country who are concerned we are the only G7 nation in which the use of sound moderators is not allowed. They say this is a violation of section 7 of the Charter of Rights and Freedoms.
Sound moderators, for the firearms community, dramatically increase the safety of their use in preventing folks from losing their hearing. They are calling on the government to allow for a legal acquisition possession in the use of sound moderators on firearms by all licensed firearm owners in Canada and call upon the provinces and territories to amend provincial and territorial prohibitions and allow the use of sound moderators while engaging in all legal hunting and sport shooting activities.
Monsieur le Président, la deuxième pétition que je présente aujourd'hui provient de Canadiens de partout au pays qui trouvent préoccupant que le Canada soit le seul pays du G7 dans lequel l'emploi de silencieux n'est pas permis. Cette situation contrevient à l'article 7 de la Charte des droits et libertés, selon eux.
Les silencieux contribuent grandement à l'utilisation sécuritaire d'armes à feu, puisqu'ils aident leurs utilisateurs à protéger leur ouïe. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de permettre l'acquisition, la possession et l'utilisation légales de silencieux avec les armes à feu par tous les utilisateurs d'armes autorisés au Canada, et d'exhorter les provinces et les territoires à modifier les interdictions dans ce domaine de manière à autoriser l'utilisation de silencieux pour toutes les activités légales de chasse et de tir sportif.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:13 [p.5826]
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Mr. Speaker, the next petition I am presenting today is from Canadians across Canada who are concerned about Bill C-6 and the definition of conversion therapy.
Petitioners are calling on the government to fix the definition. They are also calling on the government to ban conversion therapy, a degrading practice designed to change a person's sexual orientation; ensure there are no laws discriminating against Canadians that would limit the services they could receive based on their sexual orientation; allow parents to speak to their own children about sexuality and gender, to set house rules about sex and relationships and to allow free and open conversations about sexuality and sexual behaviour; and avoid criminalizing professional and religious counselling voluntarily requested by consenting Canadians.
Monsieur le Président, cette pétition-ci provient de Canadiens de partout au pays qui sont préoccupés par le projet de loi C-6 et la définition des thérapies de conversion.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de corriger la définition. Ils lui demandent aussi d'interdire les thérapies de conversion, des pratiques dégradantes ayant pour but de changer l'orientation sexuelle d'une personne; de veiller à ce qu'aucune loi ne soit discriminatoire envers des Canadiens parce qu'elle limite les services qu'ils peuvent recevoir en raison de leur orientation sexuelle; de permettre aux parents de discuter avec leurs enfants de sexualité et de genre, de fixer des règles à la maison concernant la sexualité et les relations amoureuses, et de permettre des conversations libres et franches sur la sexualité et les comportements sexuels; et d'éviter de criminaliser les services de counselling professionnels et religieux que des Canadiens sollicitent et auxquels ils consentent de leur plein gré.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:13 [p.5826]
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Mr. Speaker, the next petition I am presenting today is from petitioners across Canada who are calling on the government to recognize sexual explicit material online is many times depicting sexual violence and could be easily accessed by young people. The consumption of sexually explicit material by young persons is associated with a wide range of harms, including pornography addiction, the reinforcing of gender stereotypes, and the development of attitudes favourable to harassment and violence, including sexual harassment and sexual violence particularly against women.
Petitioners are calling on the government to recognize the harmful impacts of the increasing accessibility of sexually explicit material online for young persons. They are calling on the quick passage of Bill S-203 in the other place and for the government to recognize it. They are calling for the government to rapidly pass this bill.
Monsieur le Président, la pétition suivante que je présente aujourd'hui est adressée par des pétitionnaires de partout au Canada qui demandent au gouvernement de reconnaître que le matériel sexuellement explicite en ligne dépeint souvent de la violence sexuelle et est facilement accessible aux jeunes. La consommation de matériel sexuellement explicite par les jeunes a toute une série d'effets néfastes, notamment la dépendance à la pornographie, le renforcement de stéréotypes sexuels et le développement d'attitudes favorables au harcèlement et à la violence, dont le harcèlement et la violence sexuels, en particulier envers les femmes.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître les effets néfastes de la facilité grandissante avec laquelle les jeunes ont accès à du matériel sexuellement explicite en ligne. Ils demandent que le projet de loi S-203 soit rapidement adopté à l'autre endroit et que le gouvernement le reconnaisse. Ils demandent au gouvernement d'adopter rapidement ce projet de loi.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:13 [p.5826]
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Madam Speaker, the final petition I have this morning draws attention to the plight of the Uighur people. When we in this country say “never again”, we do mean never again. I am not sure if members have had a chance to see the pictures of the Uighurs lined up on the train station platform being loaded on to trains, but the plight of the Uighurs is an incredible thing that we are called in this place to recognize.
Petitioners are calling for the government to formally recognize the Uighur situation in China, the plight of the Uighurs in the face of the communist government there, to recognize that as a genocide and to use the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act, also known as the Magnitsky act, to sanction those responsible for these heinous crimes so when we say never again we mean never again.
Madame la Présidente, la dernière pétition que je présente, ce matin, aborde la situation critique dans laquelle se trouve le peuple ouïghour. Lorsque nous disons « plus jamais ça » dans notre pays, c'est vraiment ce que nous voulons dire. Je ne sais pas si les députés ont eu l'occasion de voir des photos de Ouïghours alignés sur le quai d'une gare avant d'être embarqués dans des trains, mais le sort des Ouïghours est une tragédie innommable que nous devons dénoncer dans cette enceinte.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître officiellement le situation désespérée des Ouïghours en Chine face au gouvernement communiste, de reconnaître qu'il s'agit d'un génocide et d'utiliser la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, également connue sous le nom de loi Magnitski, pour sanctionner les responsables de ces crimes odieux, pour que, lorsque nous disons « plus jamais ça », cela signifie effectivement « plus jamais ça ».
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CPC (SK)
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2021-04-20 10:13 [p.5826]
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Madam Speaker, I have two petitions to present to the House today.
The first petition brings to the attention of the House that conversion therapy has historically referred to coercive, degrading actions that seek to change a person's sexual orientation or gender identity which are wrong and should be banned. Bill C-6 defines conversion therapy as “a practice, treatment or service designed to change a person's sexual orientation to heterosexual, to change a person's gender identity or gender expression to cisgender or to repress or reduce non-heterosexual attraction or sexual behaviour or non-cisgender gender expression”. This broad definition, the petitioners indicate, wrongly applies the label “conversion therapy” to a broad range of practices, including counsel from parents, teachers and counsellors encouraging children to reduce sexual behaviour.
Bill C-6 expressly allows counselling, medical and surgical efforts to change a child's gender, but prohibits support for a child seeking to de-transition to his or her birth gender. Bill C-6 could restrict the choices of LGBTQ2 Canadians concerning sexuality and gender by prohibiting access to any professional or spiritual support freely chosen to limit sexual behaviour or de-transition.
Petitioners are calling on the House of Commons to take the following actions: ban coercive, degrading practices that are designed to change a person's sexual orientation or gender identity; ensure that no laws discriminate limiting the services that individuals can receive; allow parents to speak with their own children and to set their own house rules; allow free and open conversations about sexuality and behaviour; and avoid criminalizing professional and religious counselling voluntarily requested and consented to by Canadians.
Madame la Présidente, j'ai deux pétitions à présenter à la Chambre aujourd'hui.
Les signataires de la première pétition attirent l'attention de la Chambre sur le fait que l'expression « thérapie de conversion » a toujours fait référence à des mesures coercitives et dégradantes visant à changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, mesures qui sont inacceptables et devraient être interdites. Selon le projet de loi C-6, «  thérapie de conversion » s'entend « d’une pratique, d’un traitement ou d’un service qui vise à modifier l’orientation sexuelle d’une personne pour la rendre hétérosexuelle, à modifier l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne pour la rendre cisgenre ou à réprimer ou à réduire toute attirance ou tout comportement sexuel non hétérosexuels ou toute expression de genre non cisgenre ». Les pétitionnaires indiquent que cette vaste définition applique à tort l'étiquette « thérapie de conversion » à un large éventail de pratiques, y compris les conseils des parents, des enseignants et des conseillers encourageant les enfants à limiter des comportements sexuels.
Le projet de loi C-6 autorise expressément les services de consultation ainsi que les interventions médicales et chirurgicales visant à changer le genre d’un enfant, mais interdit le soutien à un enfant cherchant à faire une détransition et à revenir à son sexe de naissance. Le projet de loi C-6 pourrait restreindre les choix des Canadiens LGBTQ2 en matière de sexualité et de genre en interdisant l’accès à tout soutien professionnel ou spirituel librement choisi pour limiter des comportements sexuels ou faire une détransition.
Les pétitionnaires prient la Chambre de prendre les mesures suivantes: interdire les pratiques coercitives et dégradantes ayant pour but de changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne; veiller à ce qu'aucune loi ne soit discriminatoire en limitant les services que des personnes peuvent recevoir; permettre aux parents de discuter avec leurs enfants et de fixer des règles à la maison; permettre les conversations libres et franches sur la sexualité et les comportements sexuels et éviter de criminaliser les services de counseling professionnels et religieux sollicités et acceptés volontairement par les Canadiens.
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CPC (SK)
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2021-04-20 10:16 [p.5827]
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Madam Speaker, my second petition is in regard to the ongoing campaign against the Uighur people by the Chinese Communist Party. It involves such things as forced sterilizations and abortions for birth suppression, subjecting them to political and anti-religious indoctrination, arbitrary detention, separation of children from families, invasive surveillance, destruction of cultural sites, forced labour and even forced organ harvesting.
It is estimated that up to approximately three million Uighurs and other Muslim minorities have been detained in what have been described as concentration camps. Evidence now clearly indicates that the Chinese government's treatment of the Uighurs meets most if not all of the criteria of genocide as outlined in the UN Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide.
These individuals, like so many, are calling on our government to formally recognize that the Uighurs in China have been subjected and are being subject to genocide and to use the Justice for Victims of Corrupt Foreign Officials Act, the Magnitsky act, and sanction those who are responsible for the heinous crimes being committed against the Uighur people.
Madame la Présidente, la deuxième pétition porte sur la campagne que mène actuellement le Parti communiste chinois contre les Ouïghours, qui comporte entre autres la stérilisation forcée et des avortements pour supprimer les naissances, l'endoctrinement politique et antireligieux, la détention arbitraire, la séparation des enfants de leur famille, la surveillance invasive, la destruction de sites culturels, le travail forcé et même le prélèvement forcé d'organes.
On estime que jusqu'à 3 millions d'Ouïghours et de membres d'autres minorités musulmanes ont été détenus dans ce que l'on décrit comme des camps de concentration. Les éléments de preuve montrent clairement que la manière dont le gouvernement chinois traite les Ouïghours répond à la plupart, voire à la totalité, des critères de génocide énoncés dans la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Les pétitionnaires, comme tant d'autres, demandent que le gouvernement reconnaisse officiellement que les Ouïghours en Chine sont soumis à un génocide et ait recours à la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, ou loi de Magnitski, pour sanctionner les responsables des crimes odieux commis contre le peuple ouïghour.
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Lib. (MB)
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2021-04-20 10:17 [p.5827]
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Madam Speaker, on a point of order, the Speaker just prior had indicated to members about the length of speaking on petitions and I just want to reinforce this. I did not want to interrupt the member, but when presenting a petition, members should be sticking specifically to the petition and it does not necessarily mean that one reads the petition. It is supposed to encapsulate the essence of it briefly and hold back on the commentaries. I just wanted to reinforce what the Speaker had said earlier.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. La présidence vient tout juste de rappeler les députés à l'ordre concernant la longueur des interventions au sujet des pétitions. Je veux simplement abonder dans le même sens. Je ne voulais pas interrompre la députée, mais, lorsqu'ils présentent une pétition, les députés doivent s'en tenir à son contenu, certes, mais cela ne veut pas qu'ils doivent la lire. On est censé en faire un résumé concis et se garder de la commenter. Je voulais simplement revenir sur ce que le Président a dit tout à l'heure.
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Lib. (QC)
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2021-04-20 10:17 [p.5827]
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That is noted.
The hon. member for Renfrew—Nipissing—Pembroke.
J'en prends note.
La députée de Renfrew—Nipissing—Pembroke a la parole.
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CPC (ON)
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2021-04-20 10:17 [p.5827]
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Madam Speaker, I am disappointed my greatest fan interrupted me before I even got started.
I, too, am presenting a petition to have the Uighurs recognized in such a way that the people who are pushing it forward are prevented from benefiting further by invoking the Magnitsky act. We know the government finally agreed to declare this horrible act a genocide, but we need to go further.
I hope that satisfies my greatest fan.
Madame la Présidente, je suis déçue que mon plus grand admirateur m'ait interrompu avant même que je ne commence.
Je présente moi aussi une pétition visant à faire reconnaître le génocide des Ouïghours pour que des sanctions puissent être imposées en vertu de la loi de Magnitski aux personnes responsables afin qu'elles ne puissent plus en tirer profit. Nous savons que le gouvernement a finalement accepté de déclarer que cet acte horrible est un génocide, mais il faut aller plus loin.
J'espère que cela satisfait mon plus grand admirateur.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:18 [p.5827]
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Madam Speaker, I want to congratulate my friend from Winnipeg North on his campaign for Speaker. I am sure we will be hearing more views from him on the rules in the coming days.
I have three petitions to present to the House today.
The first petition is in support of Bill S-204, a bill that would criminalize Canadians going abroad to receive organs that have been taken through forced organ harvesting and trafficking.
I am pleased to share with the House that the bill has just passed the committee stage in the Senate and will be headed very soon for third reading. I congratulate Senator Ataullahjan and all the senators involved in that important work.
Madame la Présidente, je félicite mon collègue de Winnipeg-Nord de s'être porté candidat à la présidence. Je suis certain qu'il nous fera part d'autres points de vue sur le Règlement dans les prochains jours.
J'ai trois pétitions à présenter à la Chambre aujourd'hui.
La première pétition est en faveur du projet de loi S-204, qui vise à criminaliser la pratique de se rendre à l'étranger pour acquérir des organes qui ont été obtenus au moyen de prélèvements forcés et de trafic d'organes.
Je suis heureux d'informer la Chambre que le projet de loi vient de franchir l'étape de l'étude en comité au Sénat et qu'il passera très bientôt à l'étape de la troisième lecture. Je félicite la sénatrice Ataullahjan et tous les sénateurs qui ont contribué à ce travail important.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:20 [p.5827]
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Madam Speaker, the second petition is with respect to the ongoing humanitarian situation in the Tigray region of Ethiopia. The petitioners draw the attention of the House to the human rights abuses involved in the conflict, as well as the ongoing humanitarian challenges. They call on the Canadian government to be strongly engaged with the governments of both Ethiopia and Eritrea on working to improve the situation.
Madame la Présidente, la deuxième pétition porte sur la crise humanitaire qui perdure dans la région éthiopienne du Tigré. Les pétitionnaires attirent l'attention de la Chambre sur les violations des droits de la personne perpétrées dans le cadre du conflit, ainsi que sur les difficultés persistantes sur le plan humanitaire. Ils demandent au gouvernement canadien de nouer un dialogue soutenu avec les gouvernements de l'Éthiopie et de l'Érythrée en vue d'améliorer la situation.
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CPC (AB)
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2021-04-20 10:20 [p.5827]
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Madam Speaker, the third and final petition I am tabling this morning is with respect to Bill C-6. The petitioners are very supportive of efforts to ban conversion therapy, but they are very concerned about the drafting of the bill, in particular the definition used for “conversion therapy”. The definition of conversion therapy used in Bill C-6 is like no other definition of conversion therapy used in other statutes, at other levels, that address this practice. The definition is erroneous in such a way that it would restrict private conversations—
Madame la Présidente, la troisième et dernière pétition que je présente ce matin porte sur le projet de loi C-6. Les pétitionnaires appuient très fortement les efforts visant à interdire les thérapies de conversion, mais ils sont très préoccupés par le libellé du projet de loi, surtout la définition du terme « thérapie de conversion ». La définition dans le projet de loi C-6 ne ressemble à aucune autre définition de ce terme employée dans d'autres lois adoptées par d'autres ordres de gouvernement et qui portent sur cette pratique. La définition est erronée en ce qu'elle restreindrait les conversations privées…
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View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
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2021-04-20 10:20 [p.5827]
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The hon. member for Timmins—James Bay is rising on a point of order.
Le député de Timmins—Baie James invoque le Règlement.
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NDP (ON)
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2021-04-20 10:20 [p.5827]
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Madam Speaker, you have clarified the rules regarding petitions. This is not a form of debate; it is just to present petitions. The member is using this as a platform, which is not within the rules.
Madame la Présidente, vous avez précisé les règles concernant la présentation des pétitions. Il ne s'agit pas d'une forme de débat; il faut s'en tenir à la présentation des pétitions. Le député s'en sert comme prétexte pour débattre de la question, ce qui n'est pas conforme au Règlement.
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Lib. (QC)
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2021-04-20 10:20 [p.5827]
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I would ask the hon. member to present the petition succinctly so we can address the rest of the orders of the day.
Je demanderais au député de présenter la pétition brièvement afin que la Chambre puisse examiner les autres points inscrits à l'ordre du jour.
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CPC (AB)
View Garnett Genuis Profile
2021-04-20 10:20 [p.5827]
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Madam Speaker, I was finished presenting the petition, but I will say on the point of order that this is a very long petition. It fills up an entire page with text. I think a few sentences offering a summary is not the same as—
Madame la Présidente, j'avais terminé de présenter la pétition. Toutefois, en réponse au recours au Règlement, je tiens à préciser qu'il s'agit d'une très longue pétition. Elle fait une page entière de texte, et je pense que de faire un résumé de quelques phrases n'est pas la même chose que...
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View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
View Alexandra Mendès Profile
2021-04-20 10:21 [p.5827]
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Now we are getting into debate. Is the hon. member finished presenting petitions?
Nous nous lançons dans un débat. Le député a-t-il fini de présenter ses pétitions?
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View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
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2021-04-20 10:21 [p.5828]
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Madam Speaker, my comments were with respect to the point of order. I am done presenting petitions, and I have completed my intervention on the point of order.
Madame la Présidente, mes commentaires portaient sur le recours au Règlement. J'ai fini de présenter les pétitions et je n'ai plus rien à dire sur le recours au Règlement.
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Lib. (MB)
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2021-04-20 10:21 [p.5828]
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Madam Speaker, I ask that all questions be allowed to stand.
Madame la Présidente, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
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Lib. (QC)
View Alexandra Mendès Profile
2021-04-20 10:21 [p.5828]
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Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
D'accord?
Des voix: D'accord.
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:22 [p.5828]
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Madam Speaker, I am pleased to rise in this House again to continue to respond to the 2021 budget that was tabled by the federal government yesterday.
As so many parliamentarians, members of the media, stakeholders and even some ordinary Canadians have done, I too have spent hours poring over the contents and the backgrounders, the annexes and other finer details of this budget. Since this is the first budget we have seen in over two years, to be true, a dubious record for Canada, and given the unprecedented health and economic circumstances we are in, I was very eager to receive and review the budget to determine what it would mean for Canadians in the short, medium and long term.
Before I get into the details, let me once again congratulate my colleague the Minister of Finance for making history yesterday as the first female finance minister to table a budget in this House. As I said yesterday, this consequential achievement is long overdue. My four daughters will undoubtedly take inspiration from her.
That said, they certainly will not take inspiration from the budget that the minister has laid before us. This is by far the biggest-spending budget in the history of our nation. It has delivered an avalanche of spending the likes of which our country has never seen before, and yet for many this budget will be a major letdown.
With well over two years since the last budget, the government has had ample time to get this right. For way too long, Canadians have been left without a comprehensive plan for our economy to guide us through what has now become the stormiest season of our lifetime. One would have expected that, with so much time to prepare, the government would have offered Canadians renewed hope and confidence that a secure future would still be theirs. One would have expected a revised and hopefully more effective plan to get Canadians vaccinated in short order. One would have expected a clear plan to safely reopen our economy and get Canadians back to work again. One would have also expected a bold strategy to help struggling small businesses back on their feet again. Finally, one would have expected a responsible government to come forward with a credible plan to manage the massive financial consequences of this COVID pandemic, consequences that future generations of Canadians will be saddled with and have to pay for.
Those who were hoping to see these things in the budget will surely be disappointed. This not a budget that has been developed to fight the pandemic; this budget was developed to help Liberals fight an election. Of that, there can be no doubt.
To be sure, there are a number of positive measures in this budget, some of which we will undoubtedly support and promote, especially those that continue to help Canadians through this very difficult time and also those investments that secure our long-term prosperity. They should expect our support for those.
For example, we are pleased to see that the government listened to us and to the many business organizations across Canada and extended the Canada emergency wage and rent subsidies. We are supportive of a number of important small business measures, such as the new hiring incentive program, the promise of lower credit card processing fees, and supports to help businesses move online in a digital economy.
Sadly, what is completely missing from this budget is emergency support for new businesses, which have somehow fallen through the cracks because in early 2020 they did not yet have the established revenues to qualify for the government's emergency support measures. They are still falling through the cracks.
We also support the introduction of a policy that would allow companies to expense the full value of qualified capital investments in the same fiscal year in order to encourage companies to reinject their corporate savings back into our economy on an expedited basis. We welcome the extension of the student loan interest waiver and the making of additional investments in broadband to improve connectivity within Canada.
Similarly, we welcome additional steps to eliminate the interprovincial trade barriers that measurably undermine our economic growth. We also support the decision to extend sick leave for seriously ill Canadians to 26 weeks. This is precisely the type of spending we are inclined to endorse.
We Conservatives have consistently supported the government in its efforts to help Canadians through the health and economic crisis of our lifetime, and members can be sure we will continue to do so, but there is more to a federal budget than just borrowing and spending. Budgets are about promoting economic growth, including the setting of priorities. They are about exercising fiscal prudence and probity and delivering to future generations a bright and economically sustainable future, and that is what is missing in this budget.
In the lead-up to budget day, we provided both the Prime Minister and his finance minister with a list of must-haves for this budget for the government to win our support. These were measures that we believed were absolutely essential to safely reopen our economy, get Canadians back to work again and provide future generations with the hope and confidence that they can still live out their Canadian dream. As I mentioned, a number of these measures have made their way into the budget. It is amazing what happens when the official opposition does its job by prodding and poking the government from time to time, so I commend the minister for acting upon at least some of our asks.
However, instead of creating a sustainable road map for economic recovery, and I emphasize the word “sustainable”, this budget appears to represent a wasted opportunity to do right by future generations of Canadians. It does not deliver a comprehensive plan to position our economy for long-term success. Spending a loan is not an economic plan. The budget fails to sufficiently address the most important structural weaknesses in our economy, including our declining productivity. Nowhere does it meaningfully address the dramatic flight of foreign capital from our country, nor does it commit to comprehensive regulatory and tax reform.
This budget is notable for its marked pivot away from our natural resource sector, another vote of non-confidence in a sector whose contributions to our national prosperity have been immense over the years. There is no mention of our world-leading and ethical oil and gas sector. There is no critical minerals strategy, just half-hearted measures about consultations, research and a centre of excellence. The government's failure to meaningfully address the skyrocketing cost of housing means that millions of Canadians will see their dream of owning a home slip through their fingers. This is another failure.
Some two billion dollars' worth of trade crosses our common border with the U.S. every day, yet the budget scarcely touches on border security and trade facilitation, and it makes no mention whatsoever of what steps are being taken to plan for an eventual safe reopening of our border. The budget also fails to measurably address the state of Canada's health care and, most importantly, the mental health wall that our country faces. Fortunately, our Conservative leader has identified this significant vulnerability and has committed to addressing this challenge in a future Conservative government.
We had called for the current Liberal government to stop supporting and investing taxpayers' money in the Asian Infrastructure Investment Bank, which is an institution that delivers no meaningful or measurable benefit to Canadians. With Canada's current bilateral relationship with China in utter disrepair, giving taxpayers' money to this China-led organization is completely futile, indefensible and unacceptable. Did the minister respond to our request? No. For the Liberal government, it is business as usual with the communist regime in Beijing.
We are judging the government's budget not on the quantity but on the quality of its spending. Based on that standard, we have found this budget to be wanting. Notwithstanding the additional benefits that the budget would deliver for Canadians who continue to struggle through this pandemic, measures which we support, it is enormously expensive, as members know, and it would dramatically expand the role of government in the lives of Canadians.
Last year's deficit will be a staggering $354 billion, and the government has no plan whatsoever to eliminate its deficits. Our national debt is expected to reach $1.4 trillion this year, with the government signalling that this debt is likely to hit an eye-popping $1.8 trillion by 2025. That is why the Liberals asked for an increase in the debt ceiling to $1.83 trillion.
Presumably with this in mind, the Prime Minister gave the finance minister a revised mandate letter in which he laid out three clear directives to safeguard our national finances. Those directives were: first, avoid creating new permanent spending; second, review Canada's debt management strategy; and third, present a new fiscal anchor. That is the standard the Prime Minister himself has set, and Canadians should be able to take him at his word. Therefore, we are going to measure this budget against that standard.
How did the Prime Minister and his finance minister do?
Let us look for a moment at permanent spending. Remember that the finance minister was instructed to have no new permanent spending. Instead of complying with the Prime Minister's instructions and mitigating against the immense financial challenge facing our country, the finance minister and her government have triggered a plethora of new permanent spending commitments that will likely hobble the prosperity of generations for years to come and mean massive new taxes under the Liberal government.
Similarly, the minister's half-hearted attempt to present a debt management strategy falls far short of the rigour expected of an accountable and responsive government. Indeed, the budget failed to justify why the minister felt that further economic stimulus in the amount of $100 billion was needed when GDP growth has strongly rebounded. She should be happy about that. Preloaded stimulus is the form of savings is primed for release. American stimulus and infrastructure investments well north of $4 trillion are ready to wash over into our economy.
Then we found out in the budget and from exceedingly frank finance officials that much of the stimulus was not stimulus at all. It was emergency support funding, much of which we support, and it was programming that bore absolutely no relation whatsoever to stimulating the economy. Imagine our surprise when a departmental official opined “Oh well, all government spending is stimulus.” No, it is not. All the minister had to do was be transparent about her $100 billion, as we would likely support a number of the initiatives that this fund would support. However, we know that there is an election around corner, and it is now very clear that this funding of $100 billion is simply intended to stimulate the re-election of the government.
Then there is the Prime Minister's directive to present a new fiscal anchor. It was very clear to the finance minister that she present a new fiscal anchor.
The minister referenced that anchor on page 53 of her budget. That is another fail. The closest this anchor comes to being a true anchor is its vague commitment to “reducing the federal debt as a share of the economy over the medium-term.” That is it. That is not a new anchor. That was the government's own anchor, the debt-to-GDP ratio, except that this one, the so-called new one, does not even have a target and will tempt the government to run up further debt in the years to come.
As the Prime Minister blithely stumbles into the fiscal unknown, Canadians should take little comfort in the government's promises to manage our debt and get our deficit situation under control.
Based on the Prime Minister's own mandate instructions to his minister, this budget must be considered a fail.
I began my speech by saying that I was very eager to review the budget to determine what it would mean for Canadians in the short, medium and long term. In the short term, yes, there are a number of investments and programs that will help Canadians make it through this economic and health crisis. We are supportive of many of those measures. However, in the medium and especially the long term, there is very little to get excited about, just endless debt and deficits with not even a pretense of the Liberal government ever wanting to return to a balanced state, even in the long term.
As a responsible official opposition, we are still carefully reviewing and analyzing the budget and we will discuss it with our caucus tomorrow before casting final judgment on it. Suffice it to say that, so far, I am not encouraged.
One thing Canadians can be confident of, absolutely confident of, is that a Conservative government, led by the member for Durham, will implement a true Canada recovery plan that secures our future by getting Canadians back to work, by helping small businesses recover, by restoring Canada's reputation and competitive advantage and by prudently managing the massive financial burden with which the pandemic has left us. The Conservatives have done this before; they will do it again.
I therefore move:
That the motion be amended by deleting all the words after the word 'That' and substituting the following:
“given that the budget:
(a) adds over half a trillion dollars in new debt that can only be paid through higher job-killing taxes;
(b) contains over $100 billion for a re-election fund while doing nothing to secure the long-term prosperity of Canadian; and
(c) fails to rule out the introduction of capital gains taxes on the principal residences of Canadians, currently being studied by Canadian Mortgage and Housing Corporation, as a way to pay for the government's spending;
the House demand that the Liberal government's budget be revised in order to focus on accelerating the vaccination plan to end the dangerous third wave of the COVID-19 pandemic and policies that will create jobs and stimulate economic growth
Madame la Présidente, je suis ravi de prendre la parole à nouveau dans cette enceinte pour continuer à réagir au budget de 2021, que le gouvernement fédéral a présenté hier.
Comme tant de parlementaires, de membres des médias, d'intervenants et même de Canadiens ordinaires, j'ai passé moi aussi des heures à examiner le contenu, les documents d'information, les annexes et d'autres détails du budget. Étant donné qu'il s'agit du premier budget que nous voyons en plus de deux ans — un record plutôt douteux pour le Canada — et compte tenu de la situation sanitaire et économique sans précédent dans laquelle nous nous trouvons, j'étais très impatient de recevoir et d'examiner le budget afin de déterminer son incidence sur les Canadiens à court, moyen et long terme.
Avant d'entrer dans les détails, je tiens à féliciter à nouveau la ministre des Finances d'être entrée dans l'histoire hier en devenant la première femme à occuper le poste de ministre des Finances et à déposer un budget à la Chambre. Comme je l'ai dit hier, cette réalisation de taille se fait attendre depuis longtemps. La ministre sera sans aucun doute une source d'inspiration pour mes quatre filles.
Cela dit, elles ne trouveront certainement rien d'inspirant dans le budget que la ministre nous a présenté hier. C'est de loin le budget le plus dépensier de l'histoire du pays. Il prévoit une tonne de dépenses sans précédent, et pourtant, il décevra beaucoup de gens.
Comme le dernier budget date d'il y a plus de deux ans, le gouvernement a eu amplement le temps de faire les choses comme il faut. Depuis beaucoup trop longtemps, les Canadiens se retrouvent sans plan détaillé pour l'économie alors qu'ils doivent faire face à l'une des périodes les plus difficiles de leur vie. Avec tout le temps dont le gouvernement disposait pour se préparer, on se serait attendu à ce qu'il redonne espoir et confiance aux Canadiens en leur assurant de pouvoir protéger leur avenir. On se serait attendu à un plan renouvelé, voire plus efficace, pour vacciner la population canadienne dans les plus brefs délais. On se serait attendu à un plan précis pour relancer l'économie et permettre aux Canadiens de se remettre au travail. On se serait attendu à une stratégie audacieuse pour aider les petites entreprises en difficulté à se relever. Enfin, on se serait attendu à ce qu'un gouvernement responsable présente un plan crédible pour composer avec les énormes conséquences financières de la pandémie de COVID-19, un fardeau que les Canadiens devront assumer pendant des générations.
Ceux qui espéraient voir tout cela dans le budget seront certainement déçus. C'est un budget conçu non pas pour lutter contre la pandémie, mais pour aider les libéraux à livrer bataille en campagne électorale. Cela ne fait aucun doute.
Certes, le budget comporte un certain nombre de mesures positives. Sans doute, nous en appuierons et en ferons valoir quelques-unes, notamment celles qui assureront un soutien continu aux Canadiens en ces temps difficiles ainsi que les investissements favorisant notre prospérité à long terme. Les libéraux peuvent compter sur notre appui à l'égard de ces mesures.
Par exemple, nous sommes heureux de voir que le gouvernement nous a écoutés et a écouté les nombreuses associations d'entreprises d'un bout à l'autre du Canada et a prolongé la Subvention salariale d'urgence du Canada ainsi que la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer. Nous appuyons plusieurs mesures importantes pour les petites entreprises, telles que la création d'un programme d'incitation à l'embauche, la promesse de réduire les frais de transaction liés aux cartes de crédit, et le soutien offert aux entreprises pour les aider à mener leurs affaires en ligne de sorte qu'elles puissent tirer parti de l'économie numérique.
Malheureusement, ce qui est totalement absent de ce budget, c'est une aide d'urgence pour les nouvelles entreprises. Celles-ci sont laissées pour compte parce que, au début de 2020, elles n'avaient pas encore de revenus établis qui les auraient rendues admissibles aux mesures de soutien d'urgence du gouvernement. Les nouvelles entreprises sont toujours abandonnées à leur sort.
Nous appuyons par ailleurs l'instauration d'une politique qui permettrait la passation en charges immédiates de la valeur entière des investissements en capital admissibles effectués par une entreprise au cours du même exercice financier afin d'encourager les entreprises à réinjecter rapidement leurs épargnes dans l'économie. Nous sommes ravis du prolongement de la dispense d'intérêts sur les prêts étudiants ainsi que de l'octroi d'un financement supplémentaire pour la large bande afin d'améliorer la connectivité au Canada.
De même, nous voyons d'un bon oeil les mesures prises pour éliminer les obstacles au commerce interprovincial qui nuisent considérablement à la croissance économique du Canada. Nous appuyons aussi la décision de faire passer à 26 semaines la durée des prestations de maladie pour les Canadiens gravement malades. Voilà précisément le genre de dépense que nous sommes disposés à appuyer.
Les conservateurs ont toujours soutenu le gouvernement dans ses efforts visant à aider les Canadiens à traverser la crise sanitaire et économique du siècle. Les députés peuvent avoir l'assurance que nous continuerons à le faire, mais un budget fédéral n'est pas qu'un enchaînement d'emprunts et de dépenses. Le budget doit favoriser la croissance économique, mais aussi établir des priorités. Il faut y faire montre de probité et de prudence fiscale afin d'assurer un bel avenir aux générations futures, un avenir viable sur le plan économique. Or, c'est justement ce qui manque dans ce budget.
Pendant la période d'élaboration du budget, nous avons fourni au premier ministre et à la ministre des Finances une liste de mesures essentielles à inscrire dans le budget pour que nous accordions notre appui au gouvernement. Ce sont des mesures que nous jugeons essentielles pour relancer notre économie en toute sécurité, remettre le pays au travail et donner aux générations futures la confiance et l'espoir de pouvoir réaliser leur rêve canadien. Comme je l'ai dit, un certain nombre de ces mesures apparaissent dans le budget. Il est remarquable de voir ce qui se passe lorsque l'opposition officielle fait son travail en pressant et en talonnant le gouvernement de temps à autre. Je félicite la ministre d'avoir tenu compte de certaines de nos demandes.
Malheureusement, au lieu de créer un plan durable pour la relance économique — j'insiste sur le mot « durable » —, le budget est plutôt l'illustration d'une occasion manquée d'agir pour le bien des futures générations de Canadiens. Il ne propose pas un plan global pour que l'économie canadienne puisse prospérer à long terme. Dépenser un emprunt n'est pas un plan économique. Le budget ne s'attaque pas suffisamment aux principales failles structurelles de notre économie, notamment le déclin de notre productivité. On n'y trouve nulle mention de l'important exode des capitaux étrangers et nul engagement à réaliser une réforme globale de la fiscalité et de la réglementation.
Ce budget se distingue par son abandon pur et simple du secteur canadien des ressources naturelles. C'est un autre vote de défiance à l'encontre d'un secteur qui a contribué énormément à la prospérité nationale au fil des ans. Il n'y a pas un mot sur notre secteur pétrolier et gazier de calibre mondial, qui exploite les ressources de manière éthique. Il n'y a aucune stratégie concernant les minéraux critiques. Il n'y a que des demi-mesures: des consultations, de la recherche et un centre d'excellence. L'incapacité du gouvernement à s'attaquer efficacement à la flambée des prix sur les marchés immobiliers signifie que des millions de Canadiens verront leur rêve de devenir propriétaires partir en fumée. C'est un autre échec.
Quelque deux milliards de dollars sont échangés tous les jours entre le Canada et les États-Unis. Pourtant, le budget aborde à peine la question de la sécurité frontalière et de la facilitation des échanges. Il ne fait même pas mention de mesures pour planifier une future réouverture de notre frontière en toute sécurité. Le budget ne prévoit pas non plus de mesures notables pour redresser l'état des services de santé au Canada et, plus important encore, pour contrer la crise de santé mentale qui a lieu au pays. Heureusement, le chef du Parti conservateur a relevé cette grande vulnérabilité et s'est engagé à lutter contre ce problème sous un futur gouvernement conservateur.
Nous avons demandé à l'actuel gouvernement libéral d'arrêter de financer la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures avec l'argent des contribuables. Cette institution n'a aucune retombée notable ou mesurable pour les Canadiens. Étant donné que les relations bilatérales entre le Canada et la Chine sont dans un état lamentable, verser de l'argent des contribuables à cet organisme dirigé par la Chine est complètement futile, indéfendable et inacceptable. Le premier ministre a-t-il répondu à notre demande? Non. Pour le gouvernement libéral, rien n'a changé en ce qui a trait au régime communiste de Pékin.
Nous jugeons le budget du gouvernement non pas sur la quantité, mais sur la qualité des dépenses. Dans cette optique, nous trouvons que le budget laisse à désirer. Outre les mesures additionnelles qui sont prévues dans le budget et que nous appuyons, pour les Canadiens qui continuent de tirer le diable par la queue durant la pandémie, le budget prévoit d'énormes dépenses, comme les députés le savent. Il permettrait au gouvernement de s'immiscer davantage dans la vie des Canadiens.
Le déficit de l'année dernière s'élève à 354 milliards de dollars, et le gouvernement n'a aucun plan pour éliminer les déficits. Notre dette nationale devrait atteindre 1,4 billion de dollars cette année, et le gouvernement indique qu'elle pourrait s'élever au niveau renversant de 1,8 billion de dollars d'ici 2025. Voilà pourquoi les libéraux ont demandé de faire passer le plafond de la dette à 1,83 billion de dollars.
On peut présumer que c'est dans cette optique que le premier ministre a transmis à la ministre des Finances une lettre de mandat révisée, dans laquelle il a clairement énoncé trois directives visant à protéger nos finances nationales: premièrement, ne pas créer de nouvelles dépenses permanentes; deuxièmement, réviser notre stratégie de gestion de la dette; troisièmement, présenter une nouvelle cible financière. Voilà les normes que le premier ministre a établies lui-même. Les Canadiens devraient être en mesure de le croire sur parole. Nous allons donc évaluer ce budget en nous servant de ces critères.
Comment s'en sont tirés le premier ministre et sa ministre des Finances?
Regardons un instant les dépenses récurrentes. On se rappelle que la ministre des Finances avait comme instruction de ne pas ajouter de dépenses récurrentes. Au lieu de suivre les consignes du premier ministre et de limiter l'immense défi financier auquel le pays doit faire face, la ministre des Finances et son gouvernement ont instauré une pléthore de nouvelles dépenses récurrentes qui nuiront probablement à la prospérité des générations à venir et entraîneront la création de nouvelles taxes massives par le gouvernement libéral.
De la même manière, les efforts déployés sans conviction par la ministre pour présenter une stratégie de gestion de la dette ne passent pas la barre de la rigueur attendue d'un gouvernement responsable et attentif. D'ailleurs, rien dans le budget n'indique ce qui pousse la ministre à croire qu'il fallait de nouvelles mesures de relance économique de l'ordre de 100 milliards de dollars, alors que le PIB connaît déjà une forte croissance. Elle devrait d'ailleurs s'en réjouir. L'épargne représente un potentiel pour stimuler l'économie qui ne demande qu'à être mis à contribution. Des investissements américains dans des mesures de stimulus et d'infrastructures dépassant les 4 billions de dollars déborderont bientôt de la frontière et déferleront sur le Canada.
Puis, nous avons appris dans le budget et de la bouche de fonctionnaires très honnêtes du ministère des Finances qu'en fait, une bonne partie de ces dépenses ne sont pas du tout des mesures de relance. Ce sont des dépenses d'urgence que nous appuyons en grande partie, mais les programmes financés n'ont absolument rien à voir avec la relance de l'économie. On peut comprendre notre étonnement lorsqu'un fonctionnaire a répondu: « Eh bien, toute dépense gouvernementale a pour effet de stimuler l'économie. » Non, c'est faux. Tout ce que la ministre aurait dû faire, c'est d'être honnête au sujet des 100 milliards de dollars, car nous aurions probablement appuyé un certain nombre de mesures auxquelles sont destinés ces fonds. Or, nous savons que des élections sont à nos portes et il est maintenant évident que ces 100 milliards de dollars ont pour seul objectif de stimuler la réélection du gouvernement.
Puis, il y a la directive du premier ministre concernant la présentation d'une nouvelle cible budgétaire. Il a été très clair dans sa demande à la ministre des Finances de présenter une nouvelle cible budgétaire.
La ministre parle de cette cible à la page 60 de son budget, ce qui lui vaut encore une mauvaise note. La seule raison pour laquelle on pourrait considérer cette cible comme une vraie cible budgétaire, c'est l'engagement vague à « réduire la dette fédérale en tant que part de l’économie à moyen terme ». C'est tout. Il ne s'agit pas d'une nouvelle cible. C'est la cible du gouvernement que le gouvernement avait déjà, soit le ratio de la dette sur le PIB, sauf que cette cible, qui est supposément nouvelle et qui n'a pas été fixée précisément, incitera le gouvernement à faire augmenter la dette dans les années à venir.
Alors que le premier ministre s'aventure allégrement en terrain financier inconnu, les Canadiens ont peu de raison de se réjouir de la promesse du gouvernement de gérer la dette et de juguler le déficit.
Selon les lettres de mandat que le premier ministre a adressées à ses ministres, il faut considérer ce budget comme un échec.
D'entrée de jeu, j'ai fait état de mon impatience à examiner le budget pour savoir ce qu'il signifiera pour les Canadiens à court, moyen et long termes. À court terme, il prévoit de nombreux investissements et programmes qui aideront les Canadiens à traverser la présente crise économique et sanitaire. Nous appuyons bon nombre de ces mesures. Cependant, à moyen terme et surtout à long terme, il n'y a pas vraiment matière à se réjouir puisque le budget ne laisse entrevoir qu'une accumulation de dettes et de déficits sans que le gouvernement libéral n'entrevoie le retour à l'équilibre, même à long terme.
En tant qu'opposition officielle responsable, nous examinons et analysons encore le budget et nous en discuterons en caucus demain avant de nous prononcer de façon définitive. Je conclurai en disant que, jusqu'ici, je ne trouve pas cette proposition encourageante.
Par ailleurs, les Canadiens peuvent avoir pleinement confiance que, sous la direction du député de Durham, un gouvernement conservateur mettra en œuvre un véritable plan de relance pour le Canada, pour assurer l'avenir et remettre les Canadiens au travail, en aidant les petites entreprises à se relever, en rétablissant la réputation du Canada et son avantage concurrentiel et en gérant prudemment l'énorme fardeau financier qu'aura laissé la pandémie. Les conservateurs ont déjà relevé un tel défi et ils le feront encore.
Par conséquent, je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
« étant donné que le budget:
a) ajoute à la dette plus d'un demi-billion de dollars qui pourront seulement être remboursés au moyen d'une augmentation des taxes qui nuisent à l'emploi;
b) contient plus de 100 milliards de dollars pour un fonds de réélection, mais ne prévoit rien pour assurer la prospérité à long terme des Canadiens;
c) se refuse à écarter la mise en place d'un impôt sur les gains en capital sur la résidence principale des Canadiens, que la Société canadienne d'hypothèques et de logement étudie actuellement, pour financer les dépenses du gouvernement;
la Chambre demande que le budget du gouvernement libéral soit revu afin de mettre l'accent sur l'accélération de la campagne de vaccination, pour mettre fin à la dangereuse troisième vague de la pandémie de COVID-19, et sur des politiques qui créeront des emplois et stimuleront la croissance économique. »
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Lib. (QC)
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2021-04-20 10:41 [p.5830]
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The amendment is in order.
Questions and comments, the hon. parliamentary secretary to the Minister of Finance.
L'amendement est recevable.
Nous passons aux questions et aux observations. Le secrétaire parlementaire de la ministre des Finances a la parole.
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Lib. (NS)
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2021-04-20 10:42 [p.5830]
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Madam Speaker, I thank the member for his generous comments toward the finance minister on her remarkable achievement as the first woman in our nation's history to table a budget Canada's House of Commons.
I note that the member has outlined some of the measures he does support, but I find it curious. Over the course of our pandemic response, there are certain rather obvious policies that the Conservatives have come out against. In particular, I note that the Leader of the Opposition has voiced his strong opposition toward CERB, the Canada emergency response benefit, on a number of occasions. Similarly, after everything we have been through with our long-term care facilities, he has indicated he does not want the federal government to make investments to improve the quality of life for residents in long-term care facilities and would rather leave that exclusively to the provinces.
My question for the hon. member, specifically, is whether he supports the historic proposed investment to create Canada's first national early learning and child care strategy which would ensure women have a fair shake at participating fully in Canada's economy and would reduce the cost of child care for parents.
Madame la Présidente, je remercie le député de ses bons mots à l'endroit de la ministre des Finances, la première femme dans l'histoire de notre pays à présenter un budget à la Chambre des communes, ce qui constitue une réalisation remarquable.
J'ai noté que le député a parlé de certaines des mesures qu'il appuie, mais je m'interroge. Depuis le début de notre réponse à la pandémie, les conservateurs se sont élevés contre certaines politiques qui allaient pourtant de soi. Je me souviens notamment que le chef de l’opposition s'est vigoureusement opposé à diverses reprises à la PCU, la Prestation canadienne d'urgence. De plus, malgré tout ce que nous avons vécu avec les établissements de soins de longue durée, il a indiqué être contre l'idée que le gouvernement fédéral investisse afin d'améliorer la qualité de vie des résidents de ces établissements, préférant laisser la tâche exclusivement aux provinces.
J'aimerais donc que le député me dise s'il est en faveur de l'investissement historique proposé visant à créer la toute première stratégie nationale d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, qui permettrait aux femmes de participer équitablement à l'économie canadienne, et qui réduirait, pour les parents, les coûts liés aux services de garde d'enfants.
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:44 [p.5830]
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Madam Speaker, I find it passing strange that the member was not listening carefully as I gave my speech, as our opposition has been articulating its views on a child care strategy. In fact, our letter to the Minister of Finance expressly calls for the government to implement policies that support women, helping them to engage in the workforce. This is critical for our long-term productivity.
What we do not support is an Ottawa-knows-best, one-size-fits-all approach. We know that many families will be left behind, that do not avail themselves of institutionalized day care. They have family, friends and neighbours who help out with that. On top of that, the member's party has been promising this for 30 years.
Madame la Présidente, je trouve étrange que le député ne m’ait pas écouté de façon plus attentive, lorsque les députés de mon parti présentaient notre position sur une stratégie de garde d’enfants. En fait, dans la lettre que nous avons adressée à la ministre des Finances, nous demandions expressément au gouvernement de mettre en œuvre des politiques pour accompagner les femmes et les aider à s’intégrer au marché du travail. C’est crucial pour notre productivité à long terme.
Non, Ottawa n’a pas toujours raison, non, il n’y a pas de formule universelle. Nous savons que beaucoup de familles seront laissées-pour-compte, parce qu’elles n’ont pas recours à un système de garderies institutionnalisé. Elles comptent sur des membres de leur famille, des amis et des voisins pour les aider. Et en plus, le parti du député promet cela depuis 30 ans.
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BQ (QC)
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2021-04-20 10:45 [p.5831]
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Madam Speaker, during the 2019 election campaign, the Bloc Québécois sounded the alarm about seniors' inadequate incomes. We think the government should address that insecurity by increasing seniors' benefits.
We know that the pandemic has made things even worse. Health consequences and isolation hit seniors first. In July, the government finally gave in to pressure from the Bloc Québécois and gave seniors an extra $300 plus $200 for the guaranteed income supplement. The Bloc Québécois insisted that there should not be two classes of seniors and demanded that the increase be monthly and systematic.
In this budget, the government is creating two classes of seniors, which is exactly what the Bloc Québécois rejected in the first place. We do not understand why the government would increase benefits for those 75 and over but not those aged 65 to 75. That does not—
Madame la Présidente, lors de la campagne électorale de 2019, le Bloc québécois avait sonné l'alarme au sujet du revenu des aînés qui était insuffisant. Nous considérions que cette précarité devait être renversée avec l'augmentation des prestations aux aînés.
On sait que la pandémie a exacerbé cette situation. Les premières victimes ont été les aînés sur le plan de la santé et de l'isolement. C'est sous la pression du Bloc québécois qu'on a finalement obtempéré en juillet et donné 300 $ de plus aux aînés, en plus de 200 $ pour le Supplément de revenu garanti. Le Bloc québécois avait insisté sur le fait qu'il ne fallait pas avoir deux classes d'aînés et qu’il fallait que cette augmentation devienne mensuelle et systématique.
Dans le dernier budget, on crée deux classes d'aînés, ce que le Bloc québécois avait rejeté d'emblée. Nous ne comprenons pas pourquoi on va augmenter les prestations pour les 75 ans et plus, mais pas pour les 65 à 75 ans. Cela ne résiste...
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Lib. (QC)
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2021-04-20 10:46 [p.5831]
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Order. The hon. member for Abbotsford.
À l'ordre. Je cède la parole au député d'Abbotsford.
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:46 [p.5831]
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Madam Speaker, as the member has noted, there is some support for seniors in the budget, but before we embark upon any new permanent spending programs, we need to place of all this in the context of the long-term fiscal sustainability of our country. That is why the mandate letter to the Minister of Finance clearly says that there will be no new permanent spending, yet the budget completely breaks her responsibility to follow that directive.
Madame la Présidente, comme l’a fait remarquer le député, le budget propose une aide pour les aînés, mais avant de nous embarquer dans de nouveaux programmes de dépenses permanents, nous devons nous replacer dans le contexte de la durabilité budgétaire de notre pays à long terme. Je rappelle que la lettre de mandat de la ministre des Finances dit clairement qu’il ne doit pas y avoir de nouvelles dépenses permanentes. Or, ce budget va complètement à l’encontre de la responsabilité qui lui incombe de respecter ces directives.
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NDP (BC)
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2021-04-20 10:47 [p.5831]
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Madam Speaker, my colleague is a fellow British Columbian, so he knows very well that my constituents in New Westminster—Burnaby are hard working. They are running small businesses. Families, people with disabilities, seniors and students are all struggling through this pandemic and we have now hit this tragic third wave, which is the worst yet in the pandemic. My constituents are shocked with the fact that the Liberal government will be cutting the supports that people so desperately need during this pandemic and are angered by the profiteering we have seen during this pandemic. Canada's billionaires are adding $78 billion to their wealth at a time when so many people are struggling.
My question for my colleague is very simple. The budget gives a free ride to the ultra-wealthy in the country. Does he feel it is appropriate, at this critical time, that the Liberals are giving a free ride to Canada's ultra-wealthy?
Madame la Présidente, mon collègue est un compatriote de la Colombie-Britannique, et il est donc bien placé pour savoir que les électeurs de ma circonscription de New Westminster-Burnaby font partie des classes laborieuses. Un certain nombre d’entre eux gèrent des petites entreprises. Que ce soit des familles, des personnes handicapées, des personnes âgées ou des étudiants, ils se démènent tous pour faire face à cette pandémie qui en est à sa troisième vague, la pire de toutes. Les électeurs de ma circonscription ne comprennent pas pourquoi le gouvernement libéral supprime les aides dont les gens ont désespérément besoin pendant cette pandémie, et ils sont furieux lorsqu’ils voient les profits excessifs que certains ont tirés de la crise sanitaire. Les milliardaires canadiens vont se mettre dans les poches 78 milliards de dollars, à une époque où tant de gens tirent le diable par la queue.
La question que je voudrais poser à mon collègue est très simple. Avec ce budget, le gouvernement permet aux Canadiens les plus riches du pays de s’en tirer à bon compte. Pense-t-il que cela soit approprié, en cette période particulièrement difficile?
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:48 [p.5831]
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Madam Speaker, this is a question the member has asked me before in the House. I appreciate him repeating it, and I will repeat my answer.
The real way of supporting Canadians and introducing fairness across all sectors of our economy is to generate economic growth. We had gone into this budget saying no new taxes, especially on our hard hit small business sector, and we are pleased that for the most part there is not a dramatic increase in tax burden on those businesses that are still struggling, although there is some.
These businesses are still calling for help from the government, and new businesses are not receiving it because of the reasons I outlined in my speech. I wish this member of the NDP would focus on economic growth and generating wealth within Canada so every family across this country benefits from that prosperity.
Madame la Présidente, c’est une question que le député m’a déjà posée ici même. Je le remercie de la reposer, et je vais donc réitérer ma réponse.
La seule façon d’aider les Canadiens et d’instaurer de l’équité dans tous les secteurs est de générer de la croissance économique. Pendant la préparation du budget, nous avions demandé qu’il n’y ait pas de nouveaux impôts, surtout pour les petites entreprises qui sont particulièrement touchées, et nous sommes satisfaits que, dans l’ensemble, il n’y ait pas, même s’il y en a quand même un peu, d’augmentation spectaculaire du fardeau fiscal des petites entreprises qui ont encore beaucoup de difficultés.
Ces entreprises ont encore besoin de l’aide du gouvernement, et les nouvelles n’en reçoivent pas pour les raisons que j’ai exposées dans mon intervention. J’aimerais bien que le député du NPD s’intéresse davantage à la croissance économique et à la création de richesses au Canada, pour que toutes les familles du pays puissent profiter de cette prospérité.
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CPC (MB)
Madam Speaker, my question is around credit ratings. Last June, Fitch downgraded our national credit rating. At the same time, S&P warned it could downgrade our credit rating over the next couple of years, “should the deterioration in the government's fiscal position become more severe and prolonged than we currently expect.”
My colleague pointed out very aptly that the Prime Minister has now stumbled blithely into the fiscal unknown. Does my colleague think Canada might be in danger of a credit downgrade again, and what effect might that have on our prospects fiscally?
Madame la Présidente, ma question porte sur les cotes de crédit. En juin dernier, Fitch a baissé notre cote de crédit nationale. Au même moment, S&P a averti qu’il pourrait baisser notre cote de crédit au cours des deux prochaines années « si la détérioration de la situation financière du gouvernement devenait plus grave et plus longue que ce que nous prévoyons actuellement ».
Mon collègue a souligné à juste titre que le premier ministre s’est maintenant lancé allègrement dans l’inconnu fiscal. Mon collègue pense-t-il que le Canada risque de subir une nouvelle baisse de sa cote de crédit et quel effet cela pourrait-il avoir sur nos perspectives financières?
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:50 [p.5831]
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Madam Speaker, I certainly do. My letter to the Minister of Finance outlined the fact that we had serious concerns that Canada's credit rating was going to be downgraded because of a declining fiscal situation. That is a result of unmanageable debt and deficits and unmanageable stimulus spending, which overheats the economy and leads to inflation. We want to make sure our economy is on sound, solid footing.
When Fitch downgrades us, as it recently did, it should sound alarm bells to all of us to ask what the Liberal government is doing wrong.
Madame la Présidente, je le pense certainement. Ma lettre adressée à la ministre des Finances soulignait le fait que nous craignions sérieusement que la cote de crédit du Canada soit baissée en raison de la détérioration de la situation financière. C’est le résultat d’une dette et de déficits ingérables et de dépenses de relance ingérables, qui surchauffent l’économie et encouragent l’inflation. Nous voulons nous assurer que notre économie repose sur des bases saines et solides.
Lorsque l’agence Fitch baisse notre cote, comme elle l’a fait récemment, nous devrions tous sonner l’alarme et nous demander ce que le gouvernement libéral fait de mal.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 10:50 [p.5831]
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Madam Speaker, I want to go back to the first question from the parliamentary secretary, because the member did not answer it and skated around the answer. He was asked whether he supports the child care initiatives here. What he said was that one size does not fit all and that we have to look for different solutions.
This is a tested program in Quebec. It is a successful program in Quebec that has gotten more women into the workforce. It has done a lot for gender equality in the workforce.
Which is it: Does the member support the initiative or think the model has been a failure in Quebec?
Madame la Présidente, je veux revenir à la première question du secrétaire parlementaire, car le député n’a pas répondu et a tourné autour du pot. On lui a demandé s’il appuyait les initiatives en matière de garde d’enfants. Ce qu’il a dit, c’est qu’il n’y a pas de taille unique et que nous devons chercher d’autres solutions.
Il s’agit d’un programme qui a été mis à l’épreuve au Québec, un programme qui a fait ses preuves au Québec et qui a permis à un plus grand nombre de femmes d’entrer sur le marché du travail. Il a fait beaucoup pour l’égalité des sexes sur le marché du travail.
Quelle est la réponse? Le député appuie-t-il l’initiative ou pense-t-il que le modèle a été un échec au Québec?
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CPC (BC)
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2021-04-20 10:51 [p.5831]
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Madam Speaker, first, we support the provinces in making their own decisions in these areas. Clearly, Quebec has made its decision to establish this program, and we laud them for that, but there is nothing in the budget I have seen that says the minister is going to adopt the Quebec system. She has praised it, but we have no details in the budget about what this system will look like, other than that it is going to lead to $10-a-day daycare and a reduction in child care costs by 50% over the next few years.
There is no detail attached to this proposal, so this member is asking me to judge something I have not even seen in its entirety. I will repeat that what we want to see is a system that creates new child care spaces but also incorporates flexibility for families that have other models of child care they want to access. We believe in the rights of parents to choose for their children. I wish this member would.
Madame la Présidente, tout d’abord, nous appuyons les provinces qui prennent leurs propres décisions dans ces domaines. Il est clair que le Québec a pris la décision d’établir ce programme, et nous l’en félicitons, mais rien dans le budget que j’ai vu ne dit que la ministre va adopter le système québécois. Elle en a fait l’éloge, mais nous n’avons aucun détail dans le budget sur ce à quoi ressemblera ce système, si ce n’est qu’il conduira à des garderies à 10 $ par jour et à une réduction de 50 % des frais de garde d’enfants au cours des prochaines années.
Aucun détail n’est joint à cette proposition et le député me demande donc de juger une chose que je n’ai même pas vue dans son intégralité. Je répète que ce que nous voulons, c’est un système qui crée de nouvelles places en garderie, mais qui soit assez souple pour offrir des choix aux familles qui souhaitent avoir accès à d’autres modèles de garde d’enfants. Nous croyons aux droits des parents de choisir pour leurs enfants. J’aimerais que ce député en fasse autant.
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BQ (QC)
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2021-04-20 10:52 [p.5832]
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Madam Speaker, let me begin by saying that the Bloc Québécois stands in solidarity with the people of all Canadian provinces, and especially Ontario, who are dealing with a resurgence of the pandemic, which has become alarming in many respects. Quebec seems to be managing a little better for the moment. Let us hope we can get out of this situation as soon as possible.
Quebec and Canada, like the rest of the world, have been hammered by a devastating and unexpected pandemic, the scale, scope and devastation of which no one anticipated. This was followed by a serious, significant economic crisis that has rocked key sectors of our economy, including everything from self-employed workers and small, local businesses to big multinationals and the greedy giants that the airlines have become.
The government has done the right thing in one respect, specifically, taking advantage of its huge borrowing capacity, which compares favourably with most other OECD countries, to be able to inject significant amounts of money into the Quebec and Canadian economies. It is the right thing to do. Some $50 billion will be spent this year, followed by $100 billion over the next three years, to invest in the actual economic recovery. That is something the government can do, and it is certainly what needs to be done.
In some ways, it listened to the Bloc Québécois—not just the Bloc, that is not what I am saying—when it came to addressing the interests and needs of Quebec and what Quebec was calling for. The government did listen, to some extent. In some cases, there was more talk than action, but the government did pick up on some of the themes that we, together with the National Assembly of Quebec, deemed to be absolutely essential for stimulating economic activity.
I am thinking about the aerospace sector, which appears in a Canadian budget for the very first time. I am thinking about the biopharmaceutical industry, which is now gaining prominence under the current circumstances after being neglected in recent years. Canada and Quebec in particular, were a hub of pharmaceutical research until the sector was decimated after years of neglect.
I am thinking about the electrification of transportation. Let me say from the outset that this is very much a Quebec issue, subject, and expertise. Quebec is an undisputed leader in this area just as it is in the aerospace industry.
I am thinking about the forest-based bioeconomy. I suspect, and I will say it with a smile, that it would not be in the budget if not for the very eloquent and strongly worded statement, addressing the reality of the Quebec regions, made by what we call the Bloc Québécois “caucus du bois” at the initiative of the member for Jonquière and the member for Lac-Saint-Jean. We agree that it is not huge. More money has been allocated before, for example to fight the spruce budworm. However, it is a good start that some funding will be invested in forest-based bioeconomy and that intent is what we were looking for. We will see later whether it is significant or not.
I have to admit that there is some concern associated with that. Where will this money be invested? For example, had the federal government decided in 2021, as it did in 2009-10, to inject a massive amount of money into the automobile industry, we would not expect it to go to Drummondville or Val-d'Or. We would expect it to go to Ontario. If the government injects substantial amounts of money in aerospace, we expect that half this funding will go where half the aerospace industry is located, that is, in Quebec, which is a world leader in that sector.
The pharmaceutical industry was seriously gutted. The expertise was Quebec-based and research capacity is still Quebec-based, not exclusively, but for the most part. Initiatives were brought in during the pandemic by Quebec businesses and corporations.
The electrification of transportation is more than just an economic sector in Quebec. It is our identity. Quebec cannot take full credit. Its geography and history have made it a place where clean hydro-electricity, drawn from its rivers, has shaped our province as a leader in clean energy and everything that follows, including the electrification of transportation. It seems only natural that such leadership would be recognized.
Buying Quebec products, such as charging stations by AddÉnergie Technologies, and installing them across Canada would be a good way to recognize our production capacity and technology. There are several other companies such as Elmec in Shawinigan.
However, we would have reservations and concerns if the plan is to take our expertise and move it somewhere else, diluting the competence and expertise that Quebec is renowned for, to benefit Canadian provinces with our own money. That goes for the forest-based bioeconomy as well, although there is obviously a large forestry industry in British Columbia and a little in New Brunswick and Ontario. This expertise must not be moved, because that would undermine Quebec's competitive edge in key economic sectors. We will have to be very vigilant.
In the aerospace sector, for example, the federal government had no problem retroactively passing a bill allowing Aveos jobs to be transferred from Montreal to Manitoba. If that is where this is going, we are not interested.
When the government decided it was interested in the electrification of transportation, it initially announced $500 million for a Ford plant in Ontario. That does not mean there will not be any plants in Quebec, but we in Quebec obviously know that Ontario is not a hub for transportation electrification.
I remind members that the government made investments to combat spruce budworm in the Maritimes but not in Quebec, which was also having problems with that pest.
Glaring omissions like this have happened repeatedly in the past. Here is another example from this budget: the Davie shipyard, one of Quebec City's economic powerhouses that represents 2% to 3% of a budget merrily hovering around $120 billion, even though it accounts for half of Canada's shipbuilding capacity. The government says it is because Irving is failing to deliver, so bureaucrats will be hired to go support Irving, which will keep on failing to deliver. There is nothing here for Davie, which makes no sense.
This tendency to cherry-pick Quebec's expertise and use our own money to generously distribute that expertise across Canada could turn into an issue. Are these amounts enough? Bioforestry is a special case.
We certainly applaud the fact that something that has been good for Quebec is being applied to the rest of Canada. Quebec has been innovative and has gained international recognition for the child care policy my premier, Ms. Marois, implemented. According to every economic analysis, not just Quebec-based ones, that policy massively increased women's presence in the workforce. The fact that Canada has at long last decided to implement a similar model is worth applauding.
Now, as I have said elsewhere, students do not tell teachers how to correct their work. The federal government will not tell Quebec how to run a child care system. Instead, it should express an interest in learning how Quebec runs its system. There can be exchanges of ideas and free consent to improvements. Generally speaking, the concept of free consent should be the basic principle underlying Quebec-Canada relations.
If the strange notion of an asymmetrical agreement with Quebec means something other than a simple transfer of Quebec's share of the funding for child care with no strings attached, then that is unacceptable.
This morning, the Quebec finance minister, Mr. Girard, was very clear. He does not intend to negotiate. Quebec just wants its share of the funding. That is the way it should be, even though, yesterday, the Minister of Finance was unable to resist saying that the money should be invested the way she says it should. To put it bluntly, it is none of her damn business.
Quebec does what it wants with Quebec's money. Quebeckers have a Quebec government and a National Assembly that deal with such issues. The other Parliament, where we are currently, has no right to tell the National Assembly what to do with its money. That is a bad habit that the federal government has gotten into and is having a hard time overcoming. It is almost genetic. In this case, we are informing the federal government that we will take the money, but we will not be told what to do with it.
The same thing is happening when it comes to long-term care centres for seniors. It is the only federal contribution in health. This is something much larger than an elephant in the room. We are coming out of a pandemic. It is a health issue. Who are the primary victims of the pandemic? Seniors are. We saw that. The loss of life has been dramatic, especially among seniors. What is the budget missing? It is missing help for health care and help for seniors.
I scratched my head. I even thought that in terms of electoral opportunism, a skill this government has mastered, I would have done something. However, there is nothing and it is a slap in the face to Quebec and all of Canada's premiers who are being told that they will not be getting their health transfers. Quebeckers and people elsewhere in Canada might take note and get fed up with this lack of respect. As for the rest of the budget, anyone could have come up with it. The right decisions were easy to make. However, the bad decisions are shocking.
I was talking about CHSLDs, or their equivalent across Canada. The federal government said it would invest $3 billion over five years, which should mean roughly $120 million a year for Quebec. In the context of long-term care, that is not a lot of money. On top of that, the federal government said the money would have conditions attached, because it is Canada, which is intrinsically superior to Quebec's jurisdictions.
However, this fails to acknowledge that the underfunding of the health care system is largely to blame for what happened. In fact, Ottawa has not been paying its fair share for quite some time now. The average age is higher in Quebec than elsewhere.
The federal government likes to take a moral stance and tell others how things work, even when it has no experience in the matter. The federal government has never run a health care facility, but it knows everything because it is the federal government, and they are the Liberals so they are, by definition, superior. This constant tendency to meddle in Quebec's affairs makes no sense, especially considering that Ottawa can barely manage its own jurisdictions, such as border control.
Word choice is a problem here. The federal government uses words like “aeronautics”, “forests”, “health” and “electric transportation”, but the measures themselves are quite vague. In reality, we will debate the budget for a number of days, after which we will vote on this budget, with all of the consequences that entails. We will then move on to the budget implementation bill and other things.
I want to get back to the very important topic of seniors. The Liberal government, that eternal warrior against all forms of discrimination, be they imaginary or real, decided to invent a new form of discrimination, distinguishing between real seniors, aged 75 and older, and phony seniors. If I were a senior 75 and over, I would not be having a big celebration, thinking that I was going to get something. In reality, I would get a $500 cheque in July, which is less than $50 a month over the year. That is insulting enough as it is, but seniors aged 65 to 75 do not even get a little something. They get nothing at all.
I do not know what planet the Prime Minister is living on, but since yesterday, we have all been getting messages at our riding offices and on social media from people aged 65 to 75, who are furious, or even pissed off, if I may say so. They are feeling disrespected.
Because we are good people, as everyone knows, we will urge the government to make things right.
The government's economic statement last November predicted a deficit of $380 billion, a figure that ended up being $350 billion. The $30 billion difference is the same amount that it would cost to implement the provinces' demand to increase health transfers from approximately 22% to 35% in one year. It absolutely would not get the government in trouble. This is something it could do.
If the government accepts our amendment, the Bloc Québécois proposal would increase old age security for those 65 and over by $110 a month. That is a significant sum that would total approximately $4 billion a year. That is just a little more than 1% of last year's deficit for the group of people who were most affected by the pandemic.
We should be able to talk to one another. If our amendment were adopted, we could be in a situation where this summer's disappointing $500 would be accessible to everyone 65 and over pending the adoption of implementing legislation for next year. In this context, there would be legislation next year because we would work together to bring in this law.
We will not be headed to the polls as early as the government would have liked, but we will presumably still be on the campaign trail come fall. Therefore, there will be no legislation to increase old age security before next summer. It will not happen. We could accelerate things if our amendment were accepted because it would create fairness compared to the profound unfairness of the current version.
We are therefore tabling an amendment to the Conservatives' amendment. I have the pleasure of reading it.
That the amendment be amended by deleting paragraphs (a) and (b) and substituting the following:
“(a) does not include any increase to the Canada health transfers;
(b) abandons seniors between the ages of 65 and 75; and”
and by adding after the words “economic growth” the following:
“, support health care systems by increasing the Canada health transfers to 35% of health care costs and contribute to the quality of life of seniors aged 65 and over by increasing Old Age Security as of age 65 and dropping the age for the one-time payment of $500 for the summer of 2021 to age 65.”
The door is wide open for the government securing the Bloc Québécois vote for this budget and significant appreciation by the simple application of Quebec's basic rules of fairness.
Madame la Présidente, je me permets d'abord d'exprimer la solidarité du Bloc québécois à l'endroit des citoyens, en particulier de l'Ontario et de toutes les provinces canadiennes, qui sont aux prises avec un niveau de prévalence de la pandémie qui est à bien des égards alarmant. Le Québec pour l'instant s'en tire, ma foi, moins mal. Espérons que nous parviendrons à nous extraire de cette situation le plus rapidement possible.
Le Québec et le Canada ont été, comme l'ensemble de la planète, frappés de plein fouet par une pandémie dévastatrice et inattendue dont personne n'a anticipé l'envergure, la portée et la dévastation. S'est ensuivie une crise économique grave, importante, qui a ébranlé des secteurs clés de notre économie allant du travail autonome à la toute petite entreprise, du commerce local, jusqu'aux multinationales et aux géants affamés que sont devenues les compagnies aériennes.
Le gouvernement a fait la chose à faire à un égard précis, c'est-à-dire se prévaloir de sa très importante capacité d'emprunt, avantageusement comparable à celle de la plupart des pays de l'OCDE, pour pouvoir injecter des sommes importantes dans l'économie du Québec et du Canada. C'était la chose à faire. Parmi ces sommes, il y aura cette année 50 milliards de dollars, puis, sur trois ans, 100 milliards de dollars qui seront investis dans la relance économique proprement dite. L'État en est capable et c'est certainement la chose à faire.
À certains égards, il a été à l'écoute du Bloc québécois — pas seulement de lui, ce n'est pas ma prétention — en ce qui a trait aux intérêts, aux demandes et aux besoins du Québec. Il y a eu une certaine écoute. Dans certains cas, il a plus utilisé les mots que les fondements, mais il a repris un certain nombre de thématiques que nous avions rendues, souvent en collaboration avec l'Assemblée nationale du Québec, absolument fondamentales dans la perspective d'une relance de l'activité économique.
Je pense au secteur de l'aéronautique qui apparaît pour la première fois dans un budget canadien. Je pense au secteur biopharmaceutique qui acquiert, dans les circonstances, une importance qui est à la hauteur de l'abandon qu'on lui avait infligé dans les dernières années. Le Canada et le Québec, en particulier, étaient un haut lieu de la recherche pharmaceutique qui s'est étiolé comme une peau de chagrin à force de négligence.
Je pense à l'électrification des transports. On va se le dire d'emblée que c'est un enjeu, un sujet, une expertise et l'objet d'un leadership profondément québécois, comme l'est l'industrie aérospatiale.
Je pense à la bioforesterie. On soupçonne, oserais-je l'avouer coquinement, qu'elle n'aurait pas existé dans le budget, n'eût été la sortie très éloquente, branchée sur la réalité des régions du Québec, faite par ce qu'on appelle le « caucus du bois » du Bloc québécois, à l'initiative du député de Jonquière et du député de Lac-Saint-Jean. On s'entend que ce n'est pas énorme. Il y a déjà eu des sommes octroyées plus importantes, ne serait-ce que pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Toutefois, des sommes, qui représentent un bon début, seront investies dans la bioforesterie, et c'est l'esprit que nous cherchions. On verra, par après, si cela est important ou pas.
Je dois avouer qu'une certaine préoccupation vient avec cela. Où sera investi cet argent? Par exemple, si le fédéral décidait en 2021, comme il l'avait fait en 2009-2010, d'injecter massivement de l'argent dans l'industrie automobile, on ne s'attendrait pas que ce soit à Drummondville ou à Val-d'Or. On s'attendrait à ce que ce soit en Ontario. Si le gouvernement injecte des sommes considérables dans l'aérospatiale, on s'attend à ce que la moitié de cet argent arrive là où est la moitié de l'industrie aérospatiale, c'est-à-dire au Québec, qui est un leader mondial en la matière.
L'industrie pharmaceutique a été gravement démantelée, mais les expertises étaient québécoises, la capacité de recherche est encore, pas exclusivement, mais largement québécoise. Des initiatives ont été mises en place pendant la pandémie, notamment par des entreprises et des sociétés québécoises.
L'électrification des transports n'est pas seulement un secteur économique au Québec, c'est notre identité. Le Québec n'a pas un mérite si particulier. La géographie et l'histoire en ont fait un lieu où l'électricité propre, tirée de la puissance hydraulique des rivières québécoises, fait que notre province est capable d'être un meneur en matière d'énergie propre et, en conséquence, de tout ce qui en découle, dont l'électrification des transports. Il serait bien normal que ce leadership soit reconnu.
S'il s'agit d'acheter des produits québécois, par exemple des bornes produites par AddÉnergie Technologies et d'en installer un peu partout au Canada, on le fera, puisque c'est la reconnaissance d'une capacité de production et d'une technologie. Il y a plusieurs autres entreprises, dont Elmec, située à Shawinigan.
S'il s'agit de déplacer une expertise vers un autre endroit, de diluer une compétence et une expertise reconnues au Québec, et ce, au bénéfice de provinces canadiennes et avec notre propre argent, on pourrait développer des réserves et des réticences. La bioforesterie représente un peu la même chose, bien qu'il y ait évidemment une foresterie importante en Colombie-Britannique et un peu au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Il ne faut donc pas que cela déplace et que cela nuise à la position concurrentielle du Québec dans des secteurs économiques clés. Il faudra être hautement vigilant.
Par exemple, dans l'aéronautique, le gouvernement fédéral ne s'est pas gêné pour voter rétroactivement une loi qui venait légitimer le déplacement des emplois d'Aveos de Montréal vers le Manitoba. S'il s'agit de la direction qu'on prend, on n'est pas très intéressé.
Lorsque le gouvernement a décidé que l'électrification des transports l'intéressait, il a fait une première annonce de 500 millions pour une usine de Ford en Ontario. Cela ne signifie pas qu'il n'y en aura pas au Québec, mais, évidemment, au Québec on s'est dit que le haut lieu de l'électrification des transports ne se trouve pas en Ontario.
Rappelons-nous que les investissements mis en place pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette dans les forêts ont été faits dans les Maritimes, et non au Québec, là où le problème existait aussi.
Au gré de l'histoire, il y a eu des cas importants, et j'en ajouterai un autre, un grand absent du budget: le chantier Davie. Où se trouve ce joyau économique de la région de Québec? Il représente environ 2 à 3 % d'un budget qui s'en va allégrement vers les 120 milliards de dollars alors que la Davie a la moitié de la capacité de construction navale du Canada. Le gouvernement dit que c'est parce que Irving ne livre pas, alors on va engager des fonctionnaires pour aller encourager Irving, qui continuera à ne pas livrer. Il n'y a rien pour Davie, cela n'a aucun sens.
La tendance à arracher des morceaux à l'expertise québécoise pour les distribuer généreusement avec notre propre argent partout au Canada pourrait s'avérer un enjeu. Est-ce que les sommes sont suffisantes? Le cas de la bioforesterie est singulier.
Nous ne pouvons que saluer le fait qu'une chose qui a été bonne pour le Québec soit transposée à l'ensemble canadien. Le Québec a été innovateur et reconnu sur le plan international à l'égard de la politique de garderie mise en place par ma première ministre, Mme Marois, qui a, selon toutes les analyses des économistes, et pas seulement au Québec, permis une présence massivement augmentée des femmes sur le marché du travail. Le fait que le Canada décide de reproduire, tardivement, un modèle similaire ne peut qu'être salué.
Maintenant, comme je l'ai dit en d'autres circonstances: l'élève ne dit pas au maître comment corriger sa copie. Le fédéral ne dira pas au Québec comment gérer un système de garderie. Il devrait plutôt demander à Québec comment il le fait, puisque cela intéresse le fédéral. Il peut y avoir des échanges d'idées et des améliorations librement consenties. En général, le concept de « librement consenti » devrait être le seul fondement des relations entre le Québec et le Canada.
Si tant est que cette étrange notion d'entente asymétrique avec le Québec veuille dire autre chose qu'un transfert bancaire sans condition de la part québécoise de la somme investie dans les garderies, cela ne passe pas la rampe.
Ce matin, le ministre des Finances du Québec, M. Girard, a été très clair. Il n'entend donner lieu à aucune négociation et recevoir sa part de l'argent. Il ne saurait en être autrement même si, hier, la ministre des Finances n'a pu résister à la tentation de dire qu'il faudrait que l'argent soit investi là où elle va le dire. En termes un peu courants, mais clairs, ce n'est pas de ses fichues affaires.
Le Québec fait ce qu'il veut de l'argent du Québec. Les Québécois se donnent un gouvernement à Québec et une Assemblée nationale qui disposent de telles questions. L'autre parlement, du côté où nous sommes présentement, n'a pas à dire à l'Assemblée nationale quoi faire avec son argent. Ce sont de fichues mauvaises habitudes dont le gouvernement a bien du mal à se défaire. C'est presque génétique. Dans le cas présent, nous l'informons que nous prenons la somme, mais qu'il ne faudra pas nous dire quoi faire avec.
La même chose se produit pour ce qui est des centres de soins de longue durée pour les aînés. C'est la seule contribution en santé du fédéral. Ce n'est pas un éléphant dans la pièce, mais une baleine bleue. On sort d'une pandémie, c'est un dossier de santé. Qui sont les principales victimes de la pandémie? Ce sont les aînés, on l'a vu. Les pertes de vie sont dramatiques, en particulier chez les aînés. Or, que manque-t-il dans le budget? Il manque de l'aide en santé et de l'aide pour les aînés.
Je me suis gratté la tête. Je me suis même dit qu'en étant un peu opportuniste au plan électoral — une compétence que ce gouvernement maîtrise assez bien —, j'aurais fait quelque chose. Cependant, c'est zéro et c'est une gifle donnée au Québec et à tous les premiers ministres du Canada, à qui l'on dit qu'ils n'auront pas leurs transferts en santé. Il se pourrait que des Québécois et des gens d'ailleurs au Canada en prennent acte et se tannent de ce manque de respect. Pour ce qui est du reste du budget, n'importe qui aurait pu le faire: les bonnes décisions étaient assez faciles à prendre. Par contre, les mauvaises décisions sont étonnantes.
J'étais en train de mentionner les CHSLD, ou leurs équivalents dans l'ensemble du Canada. Le fédéral disait qu'il avait 3 milliards de dollars à investir en cinq ans, ce qui ferait environ 120 millions de dollars par année pour le Québec. Dans le contexte des CHSLD, ce n'est pas énorme. Qui plus est, le fédéral a dit qu'il voulait y mettre des conditions parce qu'il est le Canada et qu'il est intrinsèquement supérieur aux compétences québécoises.
Cependant, cela ne tient pas compte du fait que ce qu'on a vécu est profondément lié au sous-financement du système de santé. En effet, cela fait tellement longtemps que le fédéral ne contribue plus sa part. L'âge moyen est plus élevé au Québec qu'ailleurs.
Le gouvernement fédéral adopte une espèce de posture morale et dit aux autres comment cela fonctionne, même s'il n'a jamais fait cela. Le gouvernement fédéral n'a jamais géré un centre de soins de santé, mais il connaît cela parce qu'il est le fédéral et qu'en plus, il est libéral, ce qui le définit donc comme supérieur. Cette tendance répétée de toujours se mêler des affaires du Québec n'a aucun sens alors que le gouvernement fédéral n'est pas nécessairement assez bon pour s'occuper de ce qui relève de sa propre compétence, comme le contrôle des frontières.
Il existe un problème qui est celui du choix des mots. Le fédéral utilise les mots « aéronautique », « forêts », « santé » ou « transport électrique », mais, dans le détail des mesures, il laisse planer beaucoup d'incertitude. La mécanique est telle est que nous allons débattre du budget pendant plusieurs jours, au terme desquels nous voterons sur ce budget, avec le risque que cela comporte. Ensuite, il y aura la loi de mise en œuvre du budget et un certain nombre d'éléments.
Je vais revenir sur l'exemple des aînés, qui est tellement crucial. Le gouvernement libéral, ce grand chantre devant l'Éternel de la lutte contre toutes formes de discrimination, fussent-elles imaginaires, s'est dit qu'il allait en inventer une: les vrais aînés, âgés de 75 ans et plus, et les faux aînés. Si j'étais un aîné de 75 ans et plus, je ne ferais pas de grosse fête en pensant que je vais recevoir quelque chose. En fait, je recevrai un chèque de 500 dollars en juillet, ce qui ne représente même pas 50 dollars par mois sur une base annuelle. C'est déjà insultant, mais cela le paraît moins, car ceux qui ont entre 65 ans et 75 ans n'obtiennent même pas un petit quelque chose: ils n'obtiennent rien du tout.
Je ne sais pas sur quelle planète vit le premier ministre, mais nous, dans nos bureaux de circonscription et sur nos réseaux sociaux, ne recevons depuis hier que des messages de gens entre 65 ans et 75 ans, qui sont furibards ou, comme on le dit au Québec, « en beau maudit ». Ils se sentent victimes d'un manque de respect.
Dans cet esprit, parce que nous sommes du bon monde — c'est bien connu —, nous allons proposer au gouvernement de s'amender.
L'énoncé économique du gouvernement formulé en novembre prévoyait un déficit de 380 milliards de dollars, lequel s'avère être de 350 milliards de dollars. Les 30 milliards de dollars d'écart représentent ce que demandent les provinces afin de faire passer les transferts en santé d'environ 22 % à 35 % pour une première année. Cela ne mettrait pas le gouvernement dans le trouble, pas du tout. Il pourrait le faire.
La proposition faite par le Bloc québécois est l'augmentation, si le gouvernement accepte notre amendement, de 110 $ par mois de la Sécurité de la vieillesse pour les aînés de 65 ans et plus. Ce n'est pas rien. Cela coûterait annuellement environ 4 milliards de dollars. C'est à peine plus de 1 % du déficit de l'année dernière pour le groupe qui a le plus souffert de la pandémie.
Nous devrions être capables de nous parler. Si notre amendement est adopté, nous devrions en arriver à une situation où le fameux montant de 500 $ de cet été, en attendant l'adoption d'une loi opérationnelle pour l'année prochaine, serait accessible à toutes les personnes de 65 ans et plus. Dans ce contexte, il y aurait une loi l'an prochain, parce que nous collaborerions pour que cette loi existe.
Nous nous dirigeons un peu moins vite vers des élections que l'aurait voulu le gouvernement, mais nous serons quand même vraisemblablement en campagne électorale cet automne. Il n'y aura donc pas de loi sur l'augmentation de la Sécurité de la vieillesse avant l'été prochain. Cela n'arrivera pas. Nous pourrions cependant accélérer les choses si notre amendement était accepté, car il créerait un niveau de justice qui s'oppose à l'injustice profonde de la version actuelle.
Nous allons donc déposer un sous-amendement à l'amendement des conservateurs. Je m'offre le plaisir de le lire:
Que l'amendement soit modifié par substitution, aux paragraphes a) et b), de ce qui suit:
« a) ne comporte aucune augmentation des transferts canadiens en santé;
b) abandonne les aînés entre 65 et 75 ans; »
et par adjonction, après les mots, « croissance économique » de ce qui suit:
« soutiendront les systèmes de santé en haussant les TCS à 35 % des coûts de la santé et contribueront à la qualité de vie des aînés de 65 ans et plus en augmentant la sécurité de la vieillesse dès 65 ans et en abaissant l'âge du versement unique de 500 $ prévu à l'été 2021 à 65 ans. »
La porte est grande ouverte pour que le gouvernement obtienne le vote du Bloc québécois dans ce budget et une appréciation significative par simple application de règles de justice de base du Québec.
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Lib. (QC)
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2021-04-20 11:12 [p.5834]
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The amendment to the amendment is in order.
Questions and comments.
The hon. Parliamentary Secretary to the President of the Queen’s Privy Council.
Le sous-amendement est recevable.
Nous passons aux questions et observations.
Le secrétaire parlementaire du président du Conseil privé de la Reine pour le Canada a la parole.
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Lib. (MB)
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2021-04-20 11:13 [p.5834]
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Madam Speaker, the Prime Minister and government members have recognized the true value of having an national child care system that supports parents being in the workforce. We look at the Province of Quebec and its success. It is something that should be applauded. We can look at a system and ways to incorporate that nationally.
The member makes reference to long-term care. The constituents of Winnipeg North and I, and I believe Canadians in general, see the need for national standards. We have seen this throughout the pandemic.
Can my friend across the way indicate if he thinks we should support what the government is being called upon to do and look at national standards for long-term care? It such an important issue, and it seems to me to that people in all regions of the country want to see that happen.
Madame la Présidente, le premier ministre et les députés ministériels ont estimé qu’il était important de mettre en place un système national de garderies pour venir en aide aux parents qui travaillent. Il suffit de regarder le succès que connaît le programme du Québec. C’est tout à son honneur, d’ailleurs. Nous pouvons très bien nous en inspirer.
Le député a parlé des soins de longue durée. Les électeurs de Winnipeg-Nord estiment, comme moi et comme la plupart des Canadiens, je pense, qu’il est nécessaire d’instaurer des normes nationales. Nous l'avons bien constaté durant la pandémie.
Mon collègue d’en face estime-t-il que nous devrions appuyer cette proposition du gouvernement d’établir des normes nationales pour les établissements de soins de longue durée? C’est une question importante, car il me semble que dans toutes les régions du pays, c’est ce que veulent les gens.
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:14 [p.5834]
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Madam Speaker, I have a suggestion for my esteemed colleague. Rather than apply Canadian standards to Quebec, which has been doing this for 20 years while Canada has not done it at all, the government could apply Quebec's standards to Canada, and everything will be fine. I do not see why it should be done otherwise. Then Quebec can thank the feds when it gets its cheque and say how pleased it is to have helped women in Canada.
Quebec did not wait for the federal government's go-ahead to become a more feminist state. We have had plenty of budgets tabled by female finance ministers, such as Ms. Marois and Ms. Jérôme-Forget.
I am very happy to see this change. I really feel for people in Toronto who pay $1,300 per month per child for care. That is absolutely crazy. Kudos to Canada for following Quebec's lead. I just want to make it clear that the federal government will not be forcing its policies on us just because it was inspired by us.
Madame la Présidente, je vais faire une suggestion à mon estimé collègue: plutôt que d'appliquer des normes canadiennes au Québec, qui fait cela depuis 20 ans, alors que le Canada n'a jamais fait cela, on pourrait appliquer les normes québécoises au Canada, et tout ira bien. Je ne vois pas pourquoi on ferait autrement. Le Québec pourra ainsi remercier le fédéral lorsqu'il recevra son chèque tout en lui disant qu'il est content d'avoir aidé la situation des femmes au Canada.
Le Québec n'a pas attendu le fédéral pour être un État plus féministe. D'ailleurs, des budgets québécois déposés par des femmes ministres des Finances, il y en a eu. On peut penser à Mmes Marois et Jérôme-Forget.
Je suis très content que l'on amène ce changement. Je pense en particulier aux gens de la région de Toronto qui paient 1 300 $ par mois par enfant pour le service de garde; c'est complètement fou. En effet, bravo pour le Canada de prendre exemple sur le Québec, sauf que le fédéral ne nous imposera pas ses conditions sous prétexte qu'il s'est inspiré de nous.
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View Marty Morantz Profile
CPC (MB)
Madam Speaker, I want to talk about the child care promise in the context of the history of the government not being able to keep its promises. The Liberals promised to balance the budget by 2019. They promised electoral reform, elimination of boil water advisories, reduction of cellular fees by 25% and many, many other things.
How much faith does the member have that the Liberal government will be able to keep this promise?
Madame la Présidente, j’aimerais replacer cette promesse de garderies d’enfants dans le contexte de toutes les promesses que le gouvernement a faites et qu’il n’a pas tenues. Les libéraux avaient promis de présenter un budget équilibré en 2019. Ils avaient aussi promis de procéder à une réforme électorale, de faire en sorte qu’il n’y ait plus d’avis de faire bouillir l’eau, de réduire de 25 % les forfaits de téléphonie cellulaire, et bien d’autres choses encore.
Le député croit-il vraiment que le gouvernement libéral va tenir sa promesse cette fois-ci?
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:16 [p.5834]
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Madam Speaker, that is a big question. I do not even know where to start.
If we had to list all of the government's broken promises, we would be here all night, so instead I will name just a few. There is often a direct correlation between the probability that a promise is kept and the proximity of an election, so there is reason to be skeptical.
Quebeckers have an advantage when it comes to child care because we already have a system in place. At best, the Quebec government will receive additional funding and will do what it likes with it.
However, with all of the hype on this issue, I hope that the federal government will follow through on this commitment, that the entire House will agree on the principle of an early child care program and that such a program will be implemented, no matter what the future may bring. Quebec will always be willing to co-operate.
Madame la Présidente, la porte est trop grande, je ne sais plus par où entrer.
S'il fallait faire la liste des engagements qui n'ont pas été respectés par le gouvernement, je proposerais à la Chambre que nous passions la nuit ici. Sinon, en effet, on pourrait en soulever quelques-uns. C'est souvent vrai qu'il existe une corrélation directe entre la probabilité qu'un engagement soit respecté et la proximité d'élections. On peut donc avoir des doutes.
L'avantage des Québécois, dans le contexte des services de garde, est que cela existe déjà chez nous. Au mieux, nous aurons une amélioration du financement de l'État québécois, et celui-ci fera bien ce qu'il voudra d'ailleurs.
J'espère toutefois, compte tenu de toute l'esbroufe qu'on met autour de cette question, que cet engagement se réalisera bel et bien et que l'ensemble de la Chambre sera d'accord sur le principe d'un service de garde à la petite enfance et que, quel que soit l'avenir, cela se concrétisera. Le Québec sera toujours prêt à collaborer.
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:17 [p.5835]
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Madam Speaker, I commend the leader of the Bloc Québécois on his speech.
He quite rightly spoke about the failures of this budget, which include insufficient funding for health care and a lack of support for seniors. It is clear that the budget fails to properly address these two issues.
Another failure is the Liberal Party's refusal to make the wealthy pay. During this pandemic, billionaires grew $78 billion richer. We know that we are losing $25 billion per year to tax havens. We also know that 20% of Quebeckers want a tax on wealth.
How does the leader of the Bloc Québécois explain the Liberal government's refusal to make the wealthy pay their fair share of taxes?
Madame la Présidente, je félicite mon collègue le chef du Bloc québécois pour son discours.
Il a parlé avec raison des échecs du budget, c'est-à-dire le financement insuffisant de la santé et le manque d'appui pour les aînés. Il est évident que ces deux éléments représentent des échecs dans ce budget.
Un autre échec, c'est le refus du Parti libéral de faire payer les ultrariches. Pendant cette pandémie, on a vu que la richesse des milliardaires a augmenté de 78 milliards de dollars. On sait qu'on perd 25 milliards de dollars par année dans les paradis fiscaux. On sait aussi que 20 % des Québécois et des Québécoises veulent une taxe sur la richesse.
Comment le chef du Bloc québécois explique-t-il ce refus du gouvernement libéral à faire payer les ultrariches leur juste part d'impôts?
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:18 [p.5835]
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Madam Speaker, I am tempted to use chemistry terms like centralization versus decentralization.
The Liberals have a compulsive habit of trying to centralize everything. The government is trying to set conditions on programs that should exist regardless. This creates delays, adds complexity and does not provide people with the help they need.
Now, making the rich and the ultra-rich pay is something we can get behind. I will use the example often highlighted by my esteemed colleague from Joliette, namely, tax evasion and tax havens. The federal government is losing out on $900 million a year that it could be going after.
I am being about as subtle as a freight train—and who knows whether trains between Montreal and Quebec City will even survive—but a single tax return would allow us to decentralize power to Quebec, which tends to honour its commitments, something the federal government does not do. Right now the federal government is leaving $900 million lying around in champagne-soaked, sunny tax havens, while Quebeckers are in lockdown in a post-pandemic economic crisis.
Madame la Présidente, j'ai envie d'utiliser des termes de chimie, comme la centralisation par rapport à la décentralisation.
Il y a une compulsion libérale d'essayer de tout centraliser. Le gouvernement essaie de fixer des conditions à des programmes qui devraient exister de toute façon. Cela crée des retards et ajoute de la complexité et ne donne pas aux gens l'aide dont ils ont besoin.
Maintenant, faire payer les riches et les ultrariches reste une cause à laquelle nous nous associons. Je prendrai l'exemple si souvent mis en lumière par mon estimé collègue de Joliette: l'évasion fiscale et les paradis fiscaux. Cela représente 900 millions de dollars sur une base annuelle que le fédéral ne va pas chercher.
On peut me voir venir comme un train pour parler de ce qui n'existera pas entre Montréal et Québec. La déclaration de revenus unique nous permettrait de décentraliser les pouvoirs vers Québec, lequel a tendance à tenir ses engagements, ce que le fédéral ne fait pas. Or, le fédéral, pour l'instant, laisse traîner 900 millions de dollars sur le coin de la table dans des paradis fiscaux arrosés au champagne et ensoleillés pendant que les Québécois sont pris en confinement dans une crise économique postpandémie.
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:19 [p.5835]
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Madam Speaker, the main things missing from the budget are of course health transfers and support for seniors.
In my view, another important omission is the print media. For over a year now, we have been calling on the government to support the print media industry, especially regional media venues, which are going through an unprecedented crisis. The budget would have been a great opportunity to do something for that industry, but there was nothing.
I want to ask my colleague, who is also my party leader, to comment on the fact that this was missing from the federal budget.
Madame la Présidente, les grands absents du budget sont évidemment les transferts en santé et l'aide aux aînés.
À mon avis, il y a un autre grand absent, soit les médias écrits. Depuis plus d'une année, nous lançons des appels à l'aide au gouvernement relativement aux médias écrits, particulièrement les médias régionaux, qui vivent une crise sans précédent. Le budget était une belle occasion de faire quelque chose pour eux, mais il n'en est rien.
J'aimerais demander à mon collègue, qui est aussi mon chef, de me dire ce qu'il pense de cette absence dans le budget fédéral.
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:19 [p.5835]
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Madam Speaker, the federal government announced that it planned to impose a suitable tax on web giants, which are creating a lot of unfair competition in the communications, arts and media sector.
Imagine being on a flight to Europe with enough fuel to get to Greenland. It stops halfway there. The government taxes 3% of its revenue. However, that is only a temporary measure while waiting for something else for which there is no deadline, and also, the money is going into the consolidated revenue fund. The government criticizes Quebec for taking the money from child care services and putting it into the consolidated revenue fund, but it is taking money from arts, culture and the media and putting it in the consolidated revenue fund, which is unacceptable. That money needs to go to the media and the arts, which desperately need it.
Madame la Présidente, le gouvernement fédéral annonce une volonté de taxer les géants du Web, de facturer un tarif pertinent aux géants du Web, qui créent un déséquilibre concurrentiel important dans le milieu de la communication, des arts et des médias.
Imaginons un vol vers l'Europe qui a assez de carburant pour se rendre au Groenland. Il s'arrête au milieu. On va facturer 3 % des revenus, sauf que, d'une part, c'est temporaire, on va donc attendre quelque chose dont on ne contrôle pas l'échéance; d'autre part, on le met dans le fonds consolidé. Il va reprocher à Québec de prendre l'argent des services de garde et de le mettre dans le fonds consolidé, mais il prend l'argent des arts, de la culture et des médias et il va le mettre dans le fonds consolidé, ce qui n'est pas acceptable. Il faut que cela aille aux médias et au milieu des arts, qui en ont grandement besoin.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 11:20 [p.5835]
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Madam Speaker, I want to go back to the response that the leader of the Bloc Québécois gave to our colleague, the parliamentary secretary, about imposing Quebec's great success on long-term care facilities onto the rest of Canada.
Indeed, that is the whole point of national standards, to look to the provinces for the great successes that they have had so that we can use them throughout the rest of the country. Indeed, if there are great successes in Quebec I would love to be able to give those as an opportunity to Ontario. Likewise, I can only imagine that the leader of the Bloc Québécois would want the same.
If another jurisdiction in Canada were so successful in long-term care, would he not like to see those as being options and being made national standards? Does he not see the value of coming together from various provinces and jurisdictions throughout the country to develop standards that can be to the benefit of everyone?
Madame la Présidente, j’aimerais revenir sur la réponse que le chef du Bloc québécois a donnée à mon collègue le secrétaire parlementaire sur la possibilité d’imposer au reste du Canada les normes d’efficacité remarquables des établissements québécois de soins de longue durée.
C’est bien là l’objectif des normes nationales: appliquer au reste du pays ce qui se fait de mieux dans telle ou telle province. Si le Québec est particulièrement efficace dans certains domaines, j’aimerais bien que son système puisse s’appliquer en Ontario. J’imagine que le chef du Bloc québécois est d’accord avec moi sur ce principe.
Si une autre province enregistrait d’excellents résultats dans le domaine des soins de santé de longue durée, ne voudrait-il pas qu’on s’inspire de ses pratiques pour élaborer des normes nationales? Ne voit-il pas tout l’intérêt qu’il y a à mettre en commun les expériences des provinces et des territoires pour élaborer des normes dont tout le monde pourra bénéficier?
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BQ (QC)
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2021-04-20 11:21 [p.5835]
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Madam Speaker, I am overcome by emotion.
Now that I have gotten ahold of myself, I would say yes, but on one condition: free consent between equals. If Quebec is recognized for its extraordinary success in child care, then it should not have standards imposed on it or be told how to spend its money. It should be asked what it thinks about that. If Quebec thinks it is a good idea, it will say yes. If it does not, it will say no. That is what I meant by free consent between equal partners. In fact, this concept of free consent between equal partners should be extended to all relations between Quebec and Canada. That would be very beneficial, at least for Quebec.
Madame la Présidente, je suis encore soufflé par l'émotion.
Une fois cela établi, je répondrais oui, mais à une condition. La condition est la suivante: que ce soit librement consenti entre égaux. Si l’on reconnaît que le Québec a des succès extraordinaires en matière de service de garde, on ne va pas lui imposer des normes ou l'affectation de l'argent. On va lui demander ce qu'il pense de cela. Si le Québec trouve cela pertinent, il va dire oui. S'il ne trouve pas cela pertinent, il va dire non. C'est librement consenti entre partenaires égaux. D'ailleurs, le principe selon lequel cela doit être librement consenti entre partenaires égaux devrait être élargi à l'ensemble des relations entre le Québec et le Canada. Ce serait extrêmement intéressant, au moins pour le Québec.
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:23 [p.5835]
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Madam Speaker, I want to begin by putting in context what this budget means. We are over a year into a global pandemic and it has hit hard. It has hit the world hard, and it has hit people here in Canada very hard.
Specifically, we know the impacts have been devastating; people have lost their jobs; people have lost their businesses; and people have lost their lives. We also know the pandemic has disproportionately impacted some people. We know indigenous people, who have lived with historic and ongoing injustice when it comes to access to health care and overcrowded housing, have felt the impact of this pandemic even more.
We know women have been disproportionately impacted by this pandemic. Women have lost their jobs in service sector and care economy positions. We also know that on top of having to care for children and aging loved ones, women are stretched to the brink and they cannot find affordable child care, so they have been disproportionately impacted to the point that women are now at the lowest job participation rate in decades.
We know that racialized people have been disproportionately impacted. Some of the hardest-hit communities in our country are where there are more newcomers, new Canadians and racialized people. We know of frontline workers who have to go into factories and warehouses, whether it is in logistics or transportation, and are working in grocery stores, on the front lines. These are workers who are often among the most vulnerable and often racialized. They have been disproportionately impacted.
We know young people have felt the burden of this pandemic significantly. Young people who are just starting off their careers saw their jobs cut. Young people who hoped to work in the summer saw many of the jobs they usually worked no longer there. Young people who are looking to build their lives, find partners and grow their careers are unable to do so. Young people have been disproportionately impacted.
One of the greatest shames, something I have referred to as a national shame, is that this pandemic has disproportionately impacted seniors, particularly seniors in long-term care. They have borne the brunt of this pandemic with their lives, and it is something we cannot allow to continue. It should have never happened in the first place, but we cannot allow this to continue.
Now we are dealing with the third wave. The third wave is hitting harder than all the previous waves. We are seeing numbers rising across the country. We are seeing a particularly dire situation in Ontario, where field hospitals are being set up and ICUs are being overwhelmed. Health care workers are telling us they are also at the breaking point. They cannot bear to see more travesty. They are seeing entire families being admitted to the ICU. With this variant, we are seeing younger people who have to be on ventilators. No longer is it just an illness that impacts more so elderly or more immunocompromised people, the variant is impacting younger and younger people. In Ontario, it is clear we are losing the race to the variant.
We have also seen across this country that the poorest communities, where we have the highest number of essential and frontline workers, are the communities with the highest rates of COVID-19 infection, but the lowest rates of vaccination. This is a serious problem.
These are tough times. We are hurting. COVID-19 has hit all communities, and the third wave is hitting hard. Times are hard everywhere. Case numbers are rising, and front-line health workers are struggling. We must act now to protect workers and ensure better care for our seniors. We must take definitive action right now.
What did the Liberals choose to do in this budget? Budgets are always a matter of choices. They are always a matter of priorities. What does this government choose to do, and what does it choose not to do? Both of those questions are fundamental in any budget.
We have seen the pandemic hit people and impact communities differently, but the one thing that is absolutely clear is this. While working people and small businesses have suffered, the ultra rich have not only been spared suffering, they have seen their wealth increase in the midst of this pandemic. The richest Canadians, the 44 wealthiest billionaires, have increased their wealth by over $62 billion. We have seen web giants like Amazon, Netflix and Google increase their profits. We have seen large corporate grocery stores increase their profits. The ultra rich have done very well in this pandemic.
We have seen inequality grow. We have seen the inequalities that were already in society get worse, so one would think that, given the growing inequality, and the fact the ultra rich saw their wealth increase disproportionately while workers and small businesses saw their livelihoods diminish and their lives become worse, this budget would do something about it. One would think the budget would answer the question of who will pay for the pandemic and recovery, which should be the ultra rich. That is what one would have thought, but the reality is the budget makes a clear decision and a clear choice. The Liberal government and the Prime Minister have chosen that the ultra rich will not pay their fair share; instead, the burden will fall on families and workers.
This budget does not include a wealth tax. It does not include an excess profits during the pandemic tax. It does not close offshore tax havens or loopholes. It does not tackle the inequalities at all. It does not mean the wealthiest billionaires in this country will be contributing more of their fair share in any significant way. It does not do that. In doing so, the Liberal government is saying that it will continue to allow profits to be made off the backs of seniors in long-term care and that families and workers will have to continue to bear the burden.
Over the course of the pandemic, inequalities have increased, with the ultra-rich becoming richer than ever while people needing help are still struggling to get by. The crisis has highlighted the many holes in our social safety net. This budget should have helped Canadians, but the Liberals continue to favour the ultra-rich while leaving families and workers behind.
Budgets are a matter of choices. Who did the Prime Minister choose? He did not choose families, workers, or seniors living in long-term care homes. He chose the ultra-rich. The budget has no wealth tax, no excess profits tax and no action to combat tax havens.
The Prime Minister and the government have once again chosen to do nothing, allowing the ultra-rich to keep using tax havens and loopholes. The government chose not to make the ultra-rich pay their fair share. That was a choice, and in making that choice, the Liberal government chose not to help families. It did not address these issues with our tax system.
We have also noticed some good things in the budget. Without a doubt there are some positive things in this budget. The problem with the positive things in this budget is the Liberal government's track record. On the one hand, there certainly seems to be a strong emphasis on child care. In fact, it looks like it borrowed the plan we have been running on for the past number of elections. In 2015 and 2019, we ran on a commitment to bring in universal, accessible, affordable child care. The Liberals have taken from that, which is great. I would love for them to take from that and get it done. The problem is this. We have a really clear example in front of us that I think the Liberals might have forgotten about.
The fact is that the Liberals and the Prime Minister ran on universal pharmacare in 2019. They included it specifically in the throne speech, but had no qualms of completely abandoning it in the budget. They have yet to endorse their own commissioned report, which states very clearly that it should be a universal, entirely public pharmacare for all, and that is not surprising, because all the experts agree. However, the Liberal government has failed to even accept that report. The Liberals have not come out and said that they agree with the clear recommendation. Instead, they have completely abandoned it. The problem with doing that is this. When they run on something, when they campaign on something, when they put it in the throne speech and make as a priority but then completely abandon it, it makes it pretty hard to believe that they will follow through on another promise in the budget.
The sad reality is that so many people, so many women in our country are just fed up with phony promises. The Liberal government has promised universal child care for 28 years. That is three decades that Liberal governments have been in power, in majority governments, and they have not done it. Many members of the Liberal government were asked, why now? Why have they not done it before? Why are they suddenly realizing this epiphany? It makes so sense that the Liberal Party has been in power so many times over three decades and have nothing to advance this. How can Canadians believe them now?
As I just mentioned, the Liberals have been promising pharmacare for 24 years; that is 24 years of broken promises.
The budget includes a federal minimum wage increase, which is great. We ran on that. The funny thing is that when we first proposed it, the Liberal government was opposed to it and ran against it, but I will put that aside. Now the Liberals agree that it is the right thing to do. However, they promised to do it in 2019, they promised to get it done by 2020 and we are halfway through 2021. This is an easy fix. People can see things, hear the promises made and not see the action. The problem is that this one is an entirely easy thing to get done. Cabinet could get it done immediately. We are going to follow this and see if this is another example of a Liberal promise just to sound good but not do anything about it.
Herein lies the problem with the Liberal budget: The Liberals are saying a lot of nice things, but they do not actually do them. They do not actually follow through on them. The problem is that when they do not follow through on them, it is not just a void, but people who need this help get hurt.
This really aligns with what we have experienced throughout this pandemic. The Liberals often started off with something that was just the bare minimum and we had to fight tooth and nail to get more help for Canadians. Let us look at some of the examples of things that the Liberal government promised recently or delivered, and we had to fight to make it better.
When we realized that people were going to lose their jobs because of this pandemic and that it was going to be very difficult for businesses, we said that we needed support to keep people hired. The Liberals started off with a 10% wage subsidy. Put simply, that meant they were willing cover 10% of a person's salary. To cover 10% of a person's salary really will not keep that person hired. It is no significant way to keep people in their jobs. We had to fight tooth and nail and push hard. We said that it had to be more. We wrote a letter, which brought together pretty interesting allies such as the president of the Canadian Federation of Independent Business and the president of Unifor. We said that it had to be at least 75% or higher. We fought hard and we won, so Canadians could see themselves in their jobs. We covered 75% of people's salaries to keep people employed, saving millions of jobs. This is an example of where the Liberals just wanted to do the minimum and we had to fight to get the maximum.
With CERB, the Liberals started off at $1,000, knowing that it was not enough to even cover rent for a lot of people. We had to fight hard, tooth and nail, to ensure we doubled that to $2,000, so people would be able to put food on the table. People in lockdowns who could not work would be able to pay their rent and stay in their homes.
The Liberal government completely ignored students and had no support directly for them. There were no financial supports. We listened to students when they said that they needed help because they would not be able to work this summer. We fought hard to bring in direct financial support for them.
One of the biggest tools to fight this pandemic is paid sick leave, and we fought hard to bring that in at the federal level, the first of its kind, the first new social safety net increase, but we said that there were some problems with what the Liberals have done. They did not bring in enough supports, and they have failed to fix that to date. When the Liberals do not do what they say and when they do not fix the problems we have raised, people end up paying the price and suffering.
Let us look at the choices made in the Liberal budget, who the Liberals have chosen to support and who they have chosen to ignore.
We said that we needed an answer to the question of who would pay for this pandemic, and that had to be with a wealth tax on the ultra-rich, a tax on excess profits, on the pandemic profiteering. We said that there had to be a closing of the tax loopholes.
Did the Liberal government choose to do any of those things in the budget? No. By not choosing to tax the ultra-rich, to close tax loopholes and to end offshore tax havens, the Liberal government has chosen to protect the ultra-rich, which hurts everyone else.
What did Liberals choose to do in the budget? They chose something very interesting. The Liberal government chose to extend the supports that people needed, which is great. However, we are in one of the worst parts of this pandemic, the third wave, and the Liberal government specifically has chosen to cut the amount of help people receive by $200 a month. These are people who have been laid off or cannot go back to work because of the pandemic.
Let us look at this choice. While the Liberals chose not to make the ultra-rich pay their fair share, choosing to help the ultra-rich, they chose to hurt workers who may have lost their jobs because of lockdowns this summer. Hopefully that will not happen again, although we are currently in a lockdown in Ontario. They chose to cut the amount workers, who were laid off in the summer, received, which is a choice against workers.
What about families that are struggling to pay for medications? Who did the Liberal government choose? It effectively chose big pharma over families struggling to pay for their medications. Who else benefits without a universal national pharmacare program? Big pharma.
Everyone agrees that if we pooled our resources as a country, if every province and territory that already buys medications pooled that buying power, we could negotiate better deals and get better prices. It just makes sense. When the government chooses not to do it, it chooses specifically to help big pharma. No one else benefits from that, and it hurts families that are struggling.
What about refusing to take the profit out of long-term care? The Liberals refused to that in this budget. They voted against our motion that called for this. In that choice, all they are choosing to help profitable for-profit long-term care centres, and that hurts seniors who are suffering.
When the Liberals choose not to improve paid sick leave, they hurt workers who are struggling because they cannot make the choice to go into work sick or stay home and not pay the bills. They are choosing not to help workers.
When they choose not to help students by forgiving their student debt, they are continuing to make it harder for them.
I want to wrap up with the immediate concern of the pandemic in Ontario. Right now, the Premier and the Prime Minister have both refused to show leadership to deal with this crisis, which is urgent and serious.
We need two things specifically. We need immediately, and we wanted to see this in the budget, an all-hands-on-deck approach to get the vaccines to the communities that need it most. That is a serious problem. Second, we need to immediately improve paid sick leave. All experts agree that paid sick leave will save lives.
The Premier of Ontario has failed to do anything about this. The Prime Minister has failed to act on what we said, which was to improve the paid sick leave program to get help to people. We suggested the use of the Emergencies Act, specifically a public welfare emergency, which would allow us to have more tools to get help to people. We need to do something now. The situation is a crisis. Ontario is on fire. We need to immediately improve paid sick leave and get the vaccines to the people who need it most. We need to tackle this. The consequences are dire, and we are hearing warning after warning.
We will not give up the fight for people. We will continue to apply pressure on the government to ensure it does what is necessary and right for the people of this land.
Madame la Présidente, j’aimerais tout d’abord mettre ce budget en contexte. Nous sommes depuis plus d’un an aux prises avec une pandémie mondiale qui fait des ravages. Elle secoue le monde, et la population canadienne est très durement touchée.
Plus particulièrement, nous savons que les conséquences sont dévastatrices; des citoyens ont perdu leur emploi, d’autres ont perdu leur entreprise, et certains ont perdu la vie. Nous savons aussi que la pandémie touche plus durement certaines personnes. Nous savons que les Autochtones, qui continuent de vivre une injustice historique en ce qui concerne l’accès aux soins de santé et les logements surpeuplés, ressentent encore plus les effets de la pandémie.
Nous savons que les femmes sont plus durement touchées par la pandémie. Elles ont perdu leur emploi dans le secteur des services et dans l’économie des soins. Nous savons également qu’en plus d’avoir à s’occuper des enfants et de proches vieillissants, elles sont à bout de ressources et ne trouvent pas de garderie abordable. Elles sont même si durement touchées que leur taux de participation au marché du travail n’a jamais été aussi bas depuis des décennies.
Nous savons que les personnes racialisées sont très durement touchées. Certaines des collectivités les plus éprouvées du pays sont celles qui comptent plus de nouveaux arrivants, de néo-Canadiens et de personnes racialisées. Nous savons que des travailleurs de première ligne doivent aller dans les usines et les entrepôts, que ce soit dans la logistique ou le transport, et qu’ils travaillent dans des commerces d’alimentation, en première ligne. Or, ces travailleurs sont souvent parmi les plus vulnérables et ils sont souvent racialisés. Ils sont très durement touchés.
Nous savons que les jeunes souffrent beaucoup de cette pandémie. Des jeunes qui viennent d’entamer leur carrière ont perdu leur emploi. D’autres qui espéraient travailler l’été ont vu disparaître bon nombre des emplois qu’ils trouvaient habituellement. Des jeunes qui aspirent à bâtir leur vie, à trouver une compagne ou un compagnon, et à progresser dans leur carrière sont dans l’incapacité de le faire. Les jeunes sont très durement touchés.
Une des plus grandes hontes, que je qualifie de honte nationale, est que la pandémie a touché de façon disproportionnée les aînés, notamment ceux qui vivent dans des centres de soins de longue durée. Ce sont eux qui paient le plus lourd tribut, et cela ne peut pas continuer. Cela n’aurait d’ailleurs jamais dû arriver, et nous ne pouvons pas permettre que cela continue.
Nous affrontons maintenant la troisième vague. Elle frappe plus fort que les précédentes. Le nombre de cas augmente dans tout le pays. La situation est particulièrement grave en Ontario, où des hôpitaux de campagne sont installés et où les services de soins intensifs sont débordés. Les professionnels de la santé nous disent qu’ils atteignent aussi un point de rupture. Ils n’en peuvent plus de cette situation insensée. Ils voient des familles entières admises aux soins intensifs. Avec ce variant, nous voyons des personnes plus jeunes branchées sur des respirateurs. Nous n’avons plus affaire à une maladie qui frappe plus les aînés ou les personnes immunodéprimées. Le variant touche des personnes de plus en plus jeunes. En Ontario, il est évident qu’il est en train de gagner la course.
Nous voyons également dans tout le pays que les collectivités les plus pauvres, qui comptent le plus grand nombre de travailleurs essentiels et de première ligne, sont celles où les taux d’infection à la COVID-19 sont les plus élevés, mais où les taux de vaccination sont les plus faibles. C’est un grave problème.
Les temps sont difficiles. On vit de durs moments. La COVID-19 a frappé toutes les communautés, et la troisième vague frappe fort. On sait que c'est difficile partout: le nombre de cas augmente, les travailleurs de première ligne en santé ont de la difficulté. On doit agir maintenant pour protéger les travailleurs et les travailleuses et mieux soigner nos aînés. Il est essentiel de mettre en place des mesures concrètes dès maintenant.
Qu’est-ce que les libéraux ont choisi de faire dans ce budget? Les budgets sont toujours une question de choix. Ils sont toujours une question de priorité. Qu’est-ce que le gouvernement a choisi de faire, et qu’est-ce qu’il a choisi de ne pas faire? Ces deux questions sont fondamentales dans tout budget.
Comme nous l'avons constaté, la pandémie n'a pas touché tout le monde de manière égale. Une chose est sûre: si les travailleurs et les petites entreprises ont souffert, les ultra-riches ont non seulement été épargnés, mais ils ont vu leur richesse augmenter au milieu de cette pandémie. Les Canadiens les plus riches, les 44 milliardaires les plus riches, se sont enrichis de plus de 62 milliards de dollars. Nous avons vu les géants du Web comme Amazon, Netflix et Google augmenter leurs profits. Nous avons vu les grandes chaînes d’épicerie accroître leurs bénéfices. Les ultra-riches ont fait des affaires d'or durant la pandémie.
Nous avons vu les inégalités se creuser. Nous avons vu les inégalités qui existaient déjà au sein de la société s’aggraver. Compte tenu de l’inégalité croissante et du fait que les ultra-riches ont vu leur richesse augmenter de façon disproportionnée tandis que les travailleurs et les petites entreprises ont vu leurs moyens de subsistance diminuer et leur vie se détériorer, on aurait pu s'attendre à ce que le budget remédie à la situation. On aurait pu penser que le budget aurait indiqué qui allait payer les dépenses liées à la pandémie et à la relance, c'est-à-dire les ultra-riches. C’est ce qu’on aurait pu penser, mais en réalité, le budget prend une décision claire et fait un choix clair. Le gouvernement libéral et le premier ministre ont choisi d’éviter aux ultra-riches de payer leur juste part; le fardeau retombera plutôt sur les familles et les travailleurs.
Ce budget ne prévoit pas d’impôt sur la fortune. Il ne prévoit pas d’impôt sur les profits excessifs engrangés pendant la pandémie. Il ne s'attaque pas aux paradis fiscaux à l’étranger ni aux échappatoires. Il ne s’attaque pas du tout aux inégalités. Il ne demande pas aux plus riches de ce pays de payer leur juste part. Ce n’est pas ce qu’il fait. Ce faisant, le gouvernement libéral dit qu’il continuera à permettre que des profits soient réalisés sur le dos des personnes âgées dans les centres de soins de longue durée et que les familles et les travailleurs devront continuer à en assumer le fardeau.
Au cours de la pandémie, les inégalités ont augmenté. Les ultras riches sont devenus plus riches que jamais, alors que les personnes ayant besoin d'aide ont toujours du mal à s'en sortir. La crise a révélé de nombreuses lacunes dans notre filet de sécurité sociale. Ce budget aurait dû aider des gens, mais les libéraux continuent de faire la part belle aux ultras riches et de laisser tomber les familles, les travailleurs et les travailleuses.
Les budgets sont une question de choix. Qui le premier ministre a-t-il choisi? Il n'a pas choisi les familles, les travailleurs et travailleuses, ni les aînés dans les centres de soins de longue durée: il a choisi les ultras riches. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune dans le budget, pas d'impôt sur les profits excessifs ni de mesures pour s'attaquer aux paradis fiscaux.
C'est clair, le premier ministre et le gouvernement ont encore fait le choix de se croiser les bras. En disant que les ultras riches peuvent continuer à utiliser les paradis fiscaux et les échappatoires. le gouvernement a dit que, non, les ultras riches ne doivent pas payer leur juste part. C'était un choix et, en faisant ce choix, le gouvernement libéral n'a pas choisi d'aider les familles. On n'a pas réglé ces problèmes dans notre fiscalité.
Nous avons, par ailleurs, noté quelques bonnes choses dans le budget. Sans aucun doute, il y a des choses positives dans ce budget. Le problème avec les éléments positifs de ce budget, ce sont les antécédents du gouvernement libéral. D’une part, il semble certainement mettre l’accent sur les services de garde d’enfants. En fait, il semble qu’il ait emprunté le plan sur lequel nous avons fait campagne lors des dernières élections. En 2015 et en 2019, nous avons fait campagne en nous engageant à mettre sur pied des services de garde d’enfants universels, accessibles et abordables. Les libéraux s’en sont inspirés, ce qui est formidable. J’aimerais bien qu’ils s’en inspirent et qu’ils le fassent. Le problème est le suivant: nous avons devant nous un exemple très clair que les libéraux ont peut-être oublié.
Le fait est que les libéraux et le premier ministre ont fait campagne en promettant l’assurance-médicaments universelle en 2019. Ils l’ont même incluse dans le discours du Trône, mais n’ont eu aucun scrupule à l’abandonner complètement dans le budget. Ils n’ont toujours pas approuvé le rapport qu’ils ont eux-mêmes commandé, qui indique très clairement qu’il devrait s’agir d’un régime d’assurance-médicaments universel et entièrement public pour tous, et ce n’est pas surprenant, car tous les experts sont d’accord. Cependant, le gouvernement libéral n’a même pas accepté ce rapport. Les libéraux n’ont pas dit qu’ils approuvaient cette recommandation explicite. Au lieu de cela, ils l’ont complètement abandonnée. Le problème que présente une telle façon de faire est le suivant: lorsqu’ils font une promesse électorale, lorsqu’ils en font une priorité dans le discours du Trône, et qu’ils l’abandonnent ensuite complètement, il est difficile de croire qu’ils tiendront une autre promesse dans le budget.
La triste réalité est que tant de gens, tant de femmes dans notre pays en ont tout simplement assez des promesses bidon. Cela fait 28 ans que le gouvernement libéral promet un système universel de services de garde. Cela fait trois décennies que les libéraux forment des gouvernements majoritaires, et ils ne l’ont pas fait. De nombreux députés du gouvernement libéral se sont fait demander pourquoi ils ont décidé de le faire maintenant. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant? Pourquoi ont-ils soudainement eu cette épiphanie? Cela n'a aucun sens, car le Parti libéral a été au pouvoir tellement longtemps au cours des trois dernières décennies et il n’a rien fait pour faire avancer les choses. Comment les Canadiens peuvent-ils les croire maintenant?
Comme je viens de le mentionner, les libéraux promettent l’assurance-médicaments depuis 24 ans — 24 ans de promesses non tenues.
Le budget prévoit une augmentation du salaire minimum fédéral, ce qui est formidable. Cela faisait partie de notre plateforme électorale. Le plus drôle, c’est que lorsque nous l’avons proposée pour la première fois, le gouvernement libéral s’y est opposé et a fait campagne contre cette augmentation, mais je vais mettre cela de côté. Maintenant, les libéraux conviennent que c’est la bonne chose à faire. Cependant, ils ont promis de le faire en 2019, ils ont promis de le faire en 2020 et nous sommes à mi-chemin de 2021. C’est une solution facile. Les gens voient ce qui se passe, entendent les promesses faites et ne voient aucun geste posé. Le problème, c’est qu’il s’agit d’une chose très facile à faire. Le Cabinet pourrait la faire immédiatement. Nous allons suivre l’évolution de la situation et voir si c’est un autre exemple de promesse libérale qui ne vise qu’à donner une belle image sans que rien ne soit fait.
Voilà ce qui cloche dans le budget fédéral: les libéraux disent beaucoup de belles choses, mais ils ne les font pas vraiment. Ils n’y donnent pas suite. Le problème, c’est que lorsqu’ils n’y donnent pas suite, cela ne crée pas seulement un vide. Des gens qui ont besoin de cette aide pâtissent.
Cela ressemble beaucoup à ce que nous avons vécu pendant toute la pandémie. Les libéraux commençaient souvent par offrir le strict minimum, et nous devions alors nous battre bec et ongles pour obtenir davantage d’aide pour les Canadiens. Je vais donner quelques exemples des promesses et des réalisations récentes du gouvernement libéral, mais pour lesquelles nous avons dû lutter pour obtenir leur bonification.
Quand nous nous sommes rendu compte que les gens allaient perdre leur emploi à cause de la pandémie et que les choses allaient devenir très difficiles pour les entreprises, nous avons dit au gouvernement qu’il fallait aider ces dernières à garder leurs employés. Les libéraux ont commencé par proposer une subvention salariale de 10 %. Autrement dit, ils étaient prêts à couvrir 10 % du salaire d’un employé. Ce n’est pas en finançant 10 % de son salaire qu'on maintient une personne en emploi. Cela ne suffit pas. Nous avons dû nous battre bec et ongles et faire beaucoup de pression pour faire augmenter cette subvention. Nous avons rédigé une lettre, qui a rallié l’appui de personnalités fort intéressantes comme le président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et le président d’Unifor. Nous avons dit que cette subvention devait représenter au moins 75 % du salaire. Nous avons redoublé d’efforts et nous avons gagné, si bien que les Canadiens ont pu conserver leur emploi. En couvrant 75 % du salaire des gens pour les maintenir en emploi, nous avons sauvé des millions d’emplois. Voilà un exemple où les libéraux voulaient se contenter du minimum et où nous avons dû nous battre pour obtenir le maximum.
Avec la PCU, les libéraux ont commencé par proposer 1 000 $, sachant pourtant que cela ne suffirait pas à couvrir le loyer dans bien des cas. Nous avons dû nous battre bec et ongles pour que cette subvention passe à 2 000 $ et que les gens puissent aussi se nourrir. De cette façon, ceux qui étaient en confinement et qui ne pouvaient pas travailler ont pu quand même payer leur loyer et rester dans leur logement.
Le gouvernement libéral avait complètement oublié les étudiants et n’avait prévu aucune aide directe à leur intention. Aucune aide financière. Nous avons écouté des étudiants qui nous ont dit qu’ils avaient besoin d’aide parce qu’ils n’allaient pas pouvoir trouver un emploi d’été. Nous nous sommes battus pour qu’une aide financière leur soit octroyée.
L’un des outils les plus importants pour lutter contre la pandémie est d’accorder des congés de maladie, et nous avons dû lutter farouchement pour obtenir cela au niveau fédéral. C’est une première, et c’est une bonification du filet de sécurité sociale. Nous avons toutefois constaté que ce que les libéraux avaient fait était insuffisant, et nous l’avons dénoncé, mais ils n’ont toujours pas corrigé le problème. Lorsque les libéraux ne tiennent pas leurs promesses et qu’ils refusent de corriger les problèmes que nous leur signalons, ce sont les gens qui en paient le prix.
Parlons des choix que le gouvernement a faits dans ce budget, de ceux qu’il a choisi d’aider et de ceux qu’il a choisi de laisser de côté.
S’agissant de déterminer qui allait payer le coût de la pandémie, nous avons dit que ce devrait être les Canadiens les plus riches, par l'entremise d'un impôt sur la fortune et sur les profits excessifs qu’ils ont engrangés pendant la pandémie. Nous avons également proposé de supprimer les échappatoires fiscales.
Le gouvernement libéral a-t-il retenu une seule de ces propositions? Absolument pas. En choisissant de ne pas imposer les plus riches et de ne pas supprimer les échappatoires fiscales et les paradis fiscaux à l'étranger, le gouvernement libéral a choisi de protéger les plus riches, au détriment de tout le reste de la population.
Qu’est-ce que les libéraux ont décidé de faire dans ce budget? C’est très intéressant. Ils ont décidé de prolonger les mesures de soutien dont les Canadiens ont besoin, ce qui est bien, mais il se trouve que nous sommes au beau milieu de la troisième vague, la pire de la pandémie, et c’est à ce moment-ci qu’ils décident de réduire l’aide accordée de 200 $ par mois. Or, cette aide est destinée aux travailleurs qui ont été mis à pied ou qui ne peuvent pas retourner au travail à cause de la pandémie.
Réfléchissons au choix qu’ont fait les libéraux. Ils ont préféré ne pas faire payer aux plus riches leur juste part, ce qui signifie qu’ils ont décidé de les aider, au détriment des travailleurs qui ont peut-être perdu leur emploi à cause des confinements de l’été dernier. Espérons que cela ne se reproduira pas, même si nous sommes en plein confinement en Ontario en ce moment. Ils ont donc décidé de réduire le montant que reçoivent les travailleurs qui ont été mis à pied l’été dernier, autrement dit, de les pénaliser.
En ce qui concerne les familles qui ont du mal à payer leurs médicaments, qu’a décidé le gouvernement libéral? De privilégier plutôt les grandes sociétés pharmaceutiques. En effet, à qui profite l’absence d’un programme national d’assurance médicaments? Aux grandes sociétés pharmaceutiques.
Tout le monde s’entend pour dire que si nous mutualisions toutes nos ressources, c’est-à-dire le pouvoir d’achat de chaque province et territoire, nous pourrions négocier de meilleurs contrats et de meilleurs prix. Cela tombe sous le sens. En choisissant de ne pas le faire, le gouvernement choisit d’aider les grandes sociétés pharmaceutiques. Ce sont les seules à en profiter, et en attendant, les familles ont du mal à payer leurs médicaments.
Pourquoi avoir refusé d'exclure la notion de profit des établissements de soins de longue durée? Les libéraux ont refusé de le faire dans le budget. Ils ont voté contre notre motion dans ce sens. Par ce refus, ils choisissent de privilégier les établissements de soins à but lucratif, au détriment des personnes âgées qui souffrent.
Lorsque les libéraux choisissent de ne pas bonifier le régime de congés de maladie payés, ils le font au détriment des travailleurs qui ne savent pas s’ils doivent aller au travail quand ils sont malades ou s’ils doivent rester à la maison et ne pas pouvoir payer leurs factures. Les libéraux choisissent de ne pas aider les travailleurs.
Lorsqu’ils choisissent de ne pas aider les étudiants en annulant leur prêt étudiant, ils leur rendent la vie encore plus difficile.
En conclusion, j’aimerais dire quelques mots sur la situation de la pandémie en Ontario. À l’heure actuelle, le premier ministre provincial et le premier ministre fédéral ont tous les deux refusé de faire preuve de leadership face à cette crise qui est pourtant urgente et grave.
Nous avons besoin de deux choses bien précises. Nous avons besoin d’une mobilisation générale immédiate pour que les collectivités qui en ont le plus besoin reçoivent des vaccins, et nous aurions voulu que ce soit dans le budget, car le problème est grave. Ensuite, nous devons améliorer immédiatement les congés de maladie payés. Tous les spécialistes s’entendent pour dire que des congés de maladie payés sauveront des vies.
Le premier ministre de l’Ontario n’a rien fait à ce sujet. Le premier ministre n’a pas donné suite à ce que nous avons dit, qui était d’améliorer le programme de congés de maladie payés pour aider les citoyens. Nous avons proposé de recourir à la Loi sur les mesures d’urgence, et notamment de déclarer un sinistre, ce qui nous permettrait d’avoir plus de moyens pour aider les citoyens. Nous devons faire quelque chose maintenant. Nous sommes en pleine crise. L’Ontario est au bord du gouffre. Nous devons améliorer immédiatement les congés de maladie payés et faire en sorte que les personnes qui en ont le plus besoin aient accès aux vaccins. Nous devons régler ce problème. Les conséquences sont désastreuses et les cris d’alarme se succèdent.
Nous ne cesserons pas de nous battre pour nos concitoyens. Nous continuerons de faire pression sur le gouvernement pour qu’il fasse ce qui est nécessaire pour les Canadiens.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 11:43 [p.5838]
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Madam Speaker, in this budget is a serious commitment to delivering on child care across the country, something we have not seen in decades. It is a real commitment to putting the infrastructure in place and getting child care down to $10 a day for parents throughout Canada. We were in a very similar situation just over 15 years ago when Paul Martin introduced a similar budget that would have gotten us there. The NDP teamed up with the Conservatives at the time, brought the government down, Stephen Harper was elected and Canadians did not see that child care.
My question for the member is very simple. Will history repeat itself with this budget or will the NDP support it so parents throughout Canada can get the child care promise in the budget, which was promised last time when the NDP took down the government?
Madame la Présidente, le gouvernement s’engage fermement dans le budget à agir en ce qui concerne les services de garde dans tout le pays, ce qui ne s’est pas fait depuis des décennies. Il s’agit d’un véritable engagement à mettre en place l’infrastructure nécessaire et à ramener le coût des garderies à 10 $ par jour pour les parents dans tout le Canada. Nous nous trouvions dans une situation très semblable il y a un peu plus de 15 ans, quand Paul Martin a présenté un budget similaire qui visait le même résultat. À l’époque, le NPD s’est allié aux conservateurs et a fait tomber le gouvernement, Stephen Harper a été élu et les Canadiens n’ont pas vu ces mesures pour les services de garde.
Ma question au député est très simple. L’histoire se répétera-t-elle avec ce budget ou le NDP l’appuiera-t-il pour que les parents dans tout le Canada puissent profiter de la promesse qui y est faite au sujet des garderies, la même promesse qui avait été faite la fois où le NPD a fait tomber le gouvernement?
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:44 [p.5839]
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Madam Speaker, the member brings up history repeating itself. Twenty-seven years ago, the Liberal government promised pharmacare and has had majority governments since. For 27 years, history has repeated itself. Sadly, history has repeated itself with the Liberal government saying one thing and doing another, breaking promise after promise, and that hurts people. The New Democrats absolutely believe in child care. The reality is that the Liberal government likes to talk about child care, but never actually does it.
Madame la Présidente, le député parle d’histoire qui se répète. Il y a 27 ans, le gouvernement libéral promettait un régime d’assurance-médicaments, et il a eu des gouvernements majoritaires depuis. Pendant 27 ans, l’histoire s’est répétée. Malheureusement, elle se répète quand le gouvernement libéral dit une chose et en fait une autre, rompt promesse après promesse, et ce sont les Canadiens qui en souffrent. Les néo-démocrates croient sans réserve dans les services de garde. En réalité, le gouvernement libéral aime parler des garderies, mais il ne fait jamais rien à leur propos.
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CPC (MB)
Madam Speaker, the leader of the NDP really hit the nail on the head. We have a situation of a government that has a damning track record of making big promises and not keeping them, such as to balance the budget by 2019; electoral reform, which was a centrepiece of the 2015 campaign; boil water advisories; reduced cellular fees; and the other things he has mentioned.
What reason would Canadians have to believe this promise on child care? Why should they believe it?
Madame la Présidente, le chef du NPD a tout à fait raison. L'actuel gouvernement ne cesse de faire de grandes promesses, mais ne les tient pas. On peut parler de la promesse d’équilibrer le budget au plus tard en 2019, de la réforme électorale, qui était une pièce maîtresse de la campagne de 2015, des avis de faire bouillir l’eau, de la réduction des frais de téléphonie cellulaire et des autres choses que le député a mentionnées.
Quelle raison les Canadiens auraient-ils de croire à cette promesse sur les services de garde? Pourquoi devraient-ils y croire?
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:45 [p.5839]
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Sadly, Madam Speaker, I agree with the member. The problem is that the Liberal government often does say one thing and does exactly the opposite. The most recent example I keep bringing up is the 27 years of broken promises on child care as well as the 24 years of broken promises on pharmacare. It is hard to keep the broken promises straight as there are so many of them.
There is a recent example with pharmacare. The Liberals campaigned on it in 2019, they included it in the throne speech and they have now walked away from it, as if Canadians would not notice. Canadians have noticed. It is hard to believe the Liberal government is serious about something when it just broke a very similar bold promise that it made very recently. The sad reality is that the government will say one thing and then do another. The Liberals say one thing to get elected and once elected, they do not do it.
Malheureusement, madame la Présidente, je suis d’accord avec le député. Le problème tient au fait que le gouvernement libéral dit souvent une chose et fait exactement le contraire. L’exemple le plus récent que je ne cesse de citer est celui des 27 années de promesses non tenues par rapport aux services de garde ainsi que des 24 années de promesses non tenues par rapport à l’assurance-médicaments. Les promesses non tenues sont si nombreuses qu'il est difficile d'en tenir le compte.
L’assurance-médicaments en est un exemple récent. Les libéraux ont fait campagne sur cet enjeu en 2019; ils l’ont inclus dans le discours du Trône et ils l’ont maintenant délaissé, comme si les Canadiens n’allaient pas le remarquer. Les Canadiens l’ont remarqué. Il est difficile de croire que le gouvernement fédéral est sérieux quand il vient de rompre une promesse audacieuse très similaire qu’il a faite très récemment. La triste réalité est que le gouvernement dit une chose et en fait une autre. Les libéraux disent une chose pour se faire élire et, une fois élus, ils ne la font pas.
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NDP (ON)
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2021-04-20 11:46 [p.5839]
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Madam Speaker, the Liberal budget is the best budget we could have had in 2015. In 2015, the New Democrats ran on child care and the Liberals ridiculed us. They thought $10-a-day child care was ridiculous and made so much fun of it. Now they understand the wisdom of it. On the $15 minimum wage, the Prime Minister, a millionaire's son, thought that was ridiculous. Now the Liberals understand, stealing New Democratic ideas.
However, we are not in 2015; we are in 2021. We are in the midst of the worst medical crisis that our nation has ever seen. ICU beds are being overrun and people are drying. The people dying are young, racialized workers who have to go to work day in, day out. I do not see anything in the budget that recognizes the need to support them, to get the resources or use the powers in the Emergency Act to work with the provinces.
Why is the government also cutting the funding for workers in the gig economy? They are the ones who are suffering.
Madame la Présidente, le budget libéral est le meilleur budget que nous aurions pu avoir en 2015. En 2015, les néo-démocrates ont fait campagne sur les services de garde d’enfants et les libéraux nous ont ridiculisés. Ils trouvaient ridicule de proposer des garderies à 10 $ par jour et ils s’en sont beaucoup moqués. Maintenant, ils reconnaissent la sagesse de l’idée. En ce qui concerne le salaire minimum de 15 $, le premier ministre, fils de millionnaire, pensait que c’était ridicule. Maintenant, les libéraux comprennent, et volent les idées néo-démocrates.
Cependant, nous ne sommes pas en 2015; nous sommes en 2021. Nous sommes au cœur de la pire crise sanitaire que notre nation n’ait jamais connue. Il manque de places aux soins intensifs, et des gens meurent. Les gens qui meurent sont des travailleurs jeunes et racisés qui doivent aller travailler jour après jour. Je ne vois rien dans le budget qui reconnaisse la nécessité de les aider, de fournir les ressources nécessaires ou d’utiliser les pouvoirs de la Loi sur les mesures d’urgence pour travailler de concert avec les provinces.
Pourquoi le gouvernement réduit il aussi l’aide financière pour les travailleurs de l’économie à la demande? Ce sont eux qui souffrent.
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:47 [p.5839]
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Madam Speaker, the hon. member is absolutely right. This is a matter of choices and the Liberal government has made some really clear choices. It has chosen not to improve paid sick leave, which would directly save lives, and not to support workers, when they might lose their jobs, by cutting the amount of money they receive. These workers are the most vulnerable and they might lose their jobs. The government has chosen to cut the amount of support they get at the end of the summer.
The government has clearly chosen to ignore the crisis going on in Ontario. That is why we have to again redouble our efforts to say that we need to use the Emergency Act, we need to ensure vaccines get to the communities that need it most and we need to ensure paid sick leave is in place to keep workers safe.
It is a matter of choices and the government has shown again and again that it did not and has not chosen to work for people; it has chosen to protect the ultra-rich.
Madame la Présidente, le député a tout à fait raison. C’est une question de choix et le gouvernement libéral a fait des choix très clairs. Il a choisi de ne pas bonifier les congés de maladie rémunérés, ce qui sauverait directement des vies, et de ne pas aider les travailleurs, au moment où ils risquent de perdre leur emploi, en réduisant les sommes qu’ils touchent. Ces travailleurs sont les plus vulnérables et ils risquent de perdre leur emploi. Le gouvernement a choisi de réduire le montant de l’aide qu’ils touchent à la fin de l’été.
Le gouvernement a clairement choisi de fermer les yeux sur la crise qui sévit en Ontario. Voilà pourquoi nous devons encore une fois redoubler d’effort et dire que nous devons recourir à la Loi sur les mesures d’urgence, nous assurer que les vaccins parviennent aux collectivités qui en ont le plus besoin et veiller à ce que les congés de maladie rémunérés soient en place pour assurer la sécurité des travailleurs.
C’est une question de choix et le gouvernement a montré à maintes reprises qu’il n’a pas choisi et ne choisit pas de travailler pour les gens; il choisit de protéger les ultra-riches.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 11:48 [p.5839]
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Madam Speaker, there is a street in my riding called Manning Avenue, named after Archbishop Manning from England. Years ago he said, “What we will, we are, and what we are, we do.” I know I cannot cure the leader of the NDP of his cynicism, and all politicians should take responsibility for the cynicism that grows in politics when we do not deliver as accurately and as strongly as we want to.
He has said he is going to vote for this budget. I appreciate the support and the stability that is implied in that commitment. How can we move toward establishing child care? His party in British Columbia talks about giving all the powers to the provinces, and letting the provinces do what the provinces are going to do. He says that in British Columbia, but in Ontario the results would be devastating. We already saw the Ford government's response to our budget yesterday. Its members sound much like their Conservative counterparts in the House. They do not like public child care.
Will the NDP support us in making sure that the federal government negotiates a strong deal with the provinces and that we do not succumb to provincial desires alone in creating this new, national program? Will he back off saying one thing in B.C. and a different thing in Ontario when it comes to establishing child care?
Madame la Présidente, une rue de ma circonscription, l’avenue Manning, a été nommée en l’honneur de l’archevêque Manning d’Angleterre qui a dit il y a des années: « Nous sommes ce que nous faisons et nous faisons ce que nous sommes ». Je suis conscient que je ne peux pas guérir le chef du NPD de son cynisme, et tous les politiciens devraient assumer la responsabilité du cynisme grandissant envers la politique quand nous ne remplissons pas nos engagements avec autant de précision et de force que nous le souhaitons.
Il a dit qu’il allait voter pour ce budget. J’apprécie le soutien et la stabilité que cet engagement implique. Comment pouvons-nous tendre vers la mise en place de services de garde d’enfants? En Colombie-Britannique, son parti parle de confier tous les pouvoirs aux provinces et de les laisser faire ce qu’elles veulent. C’est ce qu’il dit en Colombie-Britannique, mais en Ontario, les résultats seraient dévastateurs. Nous avons déjà vu hier la réaction du gouvernement Ford à notre budget. Ses députés tiennent essentiellement le même discours que leurs homologues conservateurs à la Chambre. Ils n’aiment pas les services de garde publics.
Le NPD nous appuiera-t-il pour veiller à ce que le gouvernement fédéral négocie une entente solide avec les provinces et que nous ne cédions pas aux seuls désirs des provinces dans la création de ce nouveau programme national? Va-t-il cesser de dire une chose en Colombie-Britannique et une autre en Ontario lorsqu’il s’agit de mettre en place des services de garde d’enfants?
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:50 [p.5839]
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Madam Speaker, the whole premise of the question comes back to whether the Liberals are actually going to do what they say. The reality is that sometimes cynicism is not borne out in the evidence. Sometimes it is just pure and raw, and it is unfair; however, in the case of child care, and in the case of the Liberal government, we have 27 years of evidence that despite majority governments, the Liberal government does not do what it promises to do. We have the evidence with pharmacare: The Liberals campaigned on it, made it a priority, said it was important, put it in the throne speech and then did not do it.
We believe in universal, affordable child care. We believe in working with provinces and territories to make it happen and we will continue to fight for it. Our concern is that the Liberal government just likes to say certain things and not ever end up doing them. We are going to fight to make sure it actually happens. We are going to fight to make sure people have the support they need, and people can count on us to do that.
Madame la Présidente, toute la prémisse de la question revient à savoir si les libéraux vont vraiment joindre le geste à la parole. La réalité est que, parfois, le cynisme ne se vérifie pas dans les faits. Parfois, il est simplement brut et cru, et il est injuste. Cependant, en ce qui concerne les services de garde, et le gouvernement fédéral, nous avons 27 ans de preuves que, malgré des gouvernements majoritaires, les libéraux ne font pas ce qu’ils promettent de faire. Nous en avons la preuve avec l’assurance-médicaments: les libéraux ont fait campagne sur ce sujet, en ont fait une priorité, ont dit que c’était important, l’ont inséré dans le discours du Trône, puis n’y ont pas donné suite.
Nous croyons aux services de garde universels et abordables. Nous croyons qu’il faut collaborer avec les provinces et les territoires pour en faire une réalité et nous continuerons à nous battre pour cela. Notre crainte, c’est que le gouvernement libéral aime dire certaines choses sans jamais finir par les faire. Nous allons nous battre pour nous assurer que cela se concrétise. Nous allons nous battre pour nous assurer que les gens bénéficient de l’aide dont ils ont besoin, et les gens peuvent compter sur nous pour le faire.
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CPC (BC)
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2021-04-20 11:51 [p.5840]
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Madam Speaker, there is a lot to unpack in this 754-page document, which is basically an election platform. It is not really a budget. I would offer that a lot of what is said in those documents is in year two and year three. If we read the fine print, the spending is over five years.
We are in the middle of a mental health crisis, and not only a mental health crisis, an opioid crisis as well. While a billion dollars for mental health is not a small figure, it is merely a drop in the bucket, and $116 million spread out over five years to fight the opioid crisis is truly a drop in the bucket.
Does my hon. colleague feel that more should have been spent on fighting some of the worst health crises, mental health and opioids, that our country has ever seen?
Madame la Présidente, il y a beaucoup d’éléments à décortiquer dans ce document de 865 pages, qui constitue essentiellement un programme électoral. Il ne s’agit pas vraiment d’un budget. Je dirais qu’une grande partie des mesures qui y sont proposées seront mises en œuvre au cours des deuxième et troisième années. Si nous lisons les petits caractères, les dépenses s’étalent sur cinq ans.
Nous sommes au cœur d’une crise de santé mentale, sans parler d’une crise des opiacés. Un milliard de dollars pour la santé mentale n’est pas peu, mais c'est à peine une goutte d’eau dans l’océan, et 116 millions de dollars répartis sur cinq ans pour lutter contre la crise des opiacés, c’est vraiment une goutte d’eau dans l’océan.
Mon collègue estime-t-il qu’il aurait fallu dépenser davantage pour lutter contre certaines des pires crises sanitaires que notre pays n’ait jamais connues, soit celles relatives à la santé mentale et aux opiacés?
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NDP (BC)
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2021-04-20 11:52 [p.5840]
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Madam Speaker, while we are in the midst of a global pandemic, and that is a major crisis, it does not mean that other crises have gone away. We still have an opioid crisis, which has taken so many lives in our country. We still have a mental health crisis. In fact, it is going to increase given the additional pain of this pandemic: The isolation, the lack of activities and the lack of interaction will only make problems with mental health worse.
We absolutely need to make sure we are prioritizing mental health. We believe, in fact, that mental health should be included in our health care system so that we truly have a head-to-toe health care system. It is going to be vital coming out of this pandemic. The second piece is the opioid crisis. We believe we need to immediately—
Madame la Présidente, si nous sommes au cœur d’une pandémie mondiale, et il s’agit d’une crise majeure, cela ne signifie pas que les autres crises ont disparu. Nous vivons toujours une crise des opiacés, qui a fauché tant de vies dans notre pays. Nous vivons toujours une crise de santé mentale. En réalité, elle va s’aggraver en raison des souffrances additionnelles infligées par la pandémie: l’isolement, le manque d’activités et le manque de rapports humains ne feront qu’exacerber les problèmes de santé mentale.
Nous devons absolument veiller à ériger la santé mentale en priorité. En réalité, nous croyons que la santé mentale devrait faire partie de notre système de soins de santé afin que nous ayons vraiment un système de soins de santé de la tête aux pieds. Ce sera essentiel pour sortir de cette pandémie. Le deuxième élément est la crise des opiacés. Nous pensons que nous devons immédiatement…
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Lib. (QC)
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2021-04-20 11:53 [p.5840]
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We have to resume debate.
The hon. Minister of Middle Class Prosperity and Associate Minister of Finance.
Nous devons reprendre le débat.
La ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances a la parole.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 11:53 [p.5840]
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Madam Speaker, I am pleased to rise today to speak to the 2021 budget, which was presented yesterday by my colleague, the Deputy Prime Minister and Minister of Finance.
I will begin by informing you, Madam Speaker, that I have been having technical difficulties since this morning. If I lose the connection, I will rejoin quickly.
Budget 2021 is an ambitious and bold budget that focuses on finishing the fight against COVID and laying the groundwork for a strong economic recovery. The COVID-19 pandemic has caused the deepest and fastest recession globally since the Great Depression, and Canada has been no exception. Our government has laid out a plan that is committed to creating more jobs and a better quality of life for Canadians in the days and decades to come.
As we continue to push through this third wave, we know that brighter days are ahead and budget 2021 will get us there. From the beginning, we have made it clear that our first priority is to fight the pandemic and save lives. The largest immunization campaign in Canada's history is now well under way and by the end of September, Canada will have received more than enough doses for every adult to be fully vaccinated. The budget includes an additional $1 billion to help speed up immunizations and another $4 billion for our health care systems.
Our second priority is supporting people and businesses through this crisis and building back better. Budget 2021 not only supports Canadians and businesses as they work their way out of the COVID pandemic, it also invests in the future of our country. Budget 2021 proposes to extend the Canada emergency wage subsidy, the Canada emergency rent subsidy and lockdown support to save jobs and ensure businesses are ready when the economy fully reopens.
The third priority is to build back better. On this front, budget 2021 sets us firmly on a path to a brighter tomorrow. The COVID-19 recession has affected everyone, but the impacts have not been equal. In the labour market, women were hit earlier and harder and their jobs continue to recover more slowly. Long-standing gender inequities have only been amplified over the course of the pandemic, which has put decades of hard-fought gains for women in the workplace at risk.
To date, more than 16,000 women have dropped out of the labour force completely while the male labour force has grown by 91,000. This is a “she-cession”. Budget 2021 lays out an expansive jobs and growth plan that seeks to build a recovery that gives all women in Canada the ability to fully participate in our economy. It proposes providing up to $146.9 million over four years to strengthen the women entrepreneurship strategy, which allows women entrepreneurs greater access to financing, mentorship and training. We must build back a better and fairer Canada.
Budget 2021's historic investments in early learning and child care, in youth and innovation and in housing will all contribute to a more inclusive country and a more solid recovery. In particular, we are proposing a truly generational investment in a Canada-wide system of quality, affordable child care. This budget commits up to $30 billion over five years to work with provincial, territorial and indigenous partners to build this system. By 2025-26, these investments will reach a minimum of $8.3 billion per year ongoing, including indigenous early learning and child care. Our vision is to reduce costs for parents to an average of $10 a day by 2026 everywhere outside of Quebec, which already has its own affordable public system. This would start with a 50% reduction in average fees by 2022. This will make a huge difference for Canadian families.
Quebec began putting in place a universal system of child care centres more than 20 years ago, and we must learn from its experience.
Today, the participation rate in the economy for women with young children is higher in Quebec than in the rest of Canada. In fact, Quebec's rate is among the highest in the world.
The Canada-wide early learning and child care system will help more women participate in the workforce. It will also help more children get a good start in life, and it will support Canadians who need it the most. It will stimulate our economy.
We know that our economy needs a boost. Today, approximately 296,000 people are still out of work because of the pandemic, and another 247,000 are facing sharply reduced work hours, which could mean sharply reduced wages as well.
Job creation is a very important aspect of the budget. I would even say that it is a priority. The measures we are proposing will create half a million job and training opportunities for workers over coming years. There will be 500,000 jobs, including 215,000 for youth.
Young Canadians have been hit hard by the pandemic and job losses. However, the impact goes even deeper. The pandemic has had the greatest impact on youth mental health.
We cannot sacrifice Canadian youth because of the pandemic. The budget therefore includes assistance for young Canadians, including those from low-income households, who wish to pursue and complete their education, and provides additional relief from student loan debt.
In the 2021 budget, we are also continuing to help Canadian businesses, particularly small and medium-size businesses, adopt new technologies. The pandemic has hastened the economy's digital transformation. Businesses, workers and consumers are doing more and more business online. By helping businesses shift to digital, we are helping them become more productive and create good jobs, including for young people.
The budget measures also consolidate Canada's position as a world leader in research, innovation and the economy of tomorrow. That is what building back better means.
We know that the COVID-19 recession has also widened the gaps in access to housing for Canadians. These gaps must be closed if we want to build back better. The investments included in budget 2021 would provide thousands of families with safe and affordable places to call home. In real numbers, $1.5 billion in additional funding for the rapid housing initiative will add 4,500 new affordable housing units, on top of the 4,700 units that were already funded through the program in the fall 2020 economic statement.
The budget provides an additional $567 million over two years for the reaching home program: Canada's strategy to end chronic homelessness. Let me tell colleagues that this investment in affordable housing will make a real difference in Ottawa—Vanier, the riding I have the honour to represent. Just yesterday evening, I had the opportunity to speak with local stakeholders at the Shepherds of Good Hope, who told me how critical it is that we do whatever it takes to end chronic homelessness.
We are also proposing to enhance the affordable housing innovation fund. This would create up to 12,700 units in addition to the 17,600 units supported by the program to date.
These investments would not only make sure that tens of thousands of families have safe places to call home, they would create good, middle-class jobs and prosperity.
We know that the COVID-19 recession has also widened the gaps in access to housing for Canadians. These gaps must be closed if we want to build back better. The investments included in budget 2021 would provide thousands of families with safe and affordable places to call home.
In real numbers, $1.5 billion in additional funding for the rapid housing initiative will add 4,500 new affordable housing units, on top of the 4,700 units that were already funded through the program in the fall 2020 economic statement.
The budget provides an additional $567 million over two years for the reaching home program: Canada's strategy to end chronic homelessness. This investment in affordable housing will make a real difference in Ottawa—Vanier, the riding I have the honour to represent. Just yesterday evening, I had the opportunity to speak with local stakeholders, including the Shepherds of Good Hope, who told me how critical it is that we do whatever it takes to end chronic homelessness.
We are also proposing to enhance the affordable housing innovation fund. This would create up to 12,700 units in addition to the 17,600 units supported by the program to date. These investments would not only make sure that tens of thousands of families have safe places to call home, they would create good, middle-class jobs and prosperity.
Increasing the amount of affordable housing is one of the many things this budget does to support and strengthen the middle class. This is a priority, and it should come as a surprise to no one. Since day one, this government has made consistent efforts to support the middle class.
Early in both of our mandates, we cut taxes for middle-class Canadians. Millions of Canadians are benefiting from these measures and the reason for them is quite simple. We cannot have a strong economy without a strong middle class. It is a matter of fairness. Fairness is also why we have raised the taxes on the wealthiest 1% while lowering taxes for the middle class.
We also know that we have to work hard for all Canadians who want to join the middle class. The 2021 budget enhances the Canada workers benefit, which, over six years, will put almost $9 billion into the pockets of Canadian workers in low-paying jobs. This is an important investment because, in all of our ridings, low-paid workers are often the front-line workers in our local grocery and hardware stores.
These workers need more help to pay their bills. The proposed changes mean that, for the first time, single parents working full-time will be eligible for up to $2,403 in non-taxable financial assistance. To allow more Canadians to join the middle class, our government intends to introduce a $15 minimum wage, keeping its promise to Canadians.
Building back better means helping those most in need and supporting businesses wisely. The 2021 budget will allow businesses to immediately expense a large portion of their investments. This will be particularly useful for small and medium-size businesses, because it will make growth-stimulating investments more attractive. It will also free up capital that can be used to create more good jobs.
To create more jobs and support green growth, the budget will also reduce the tax rates of businesses that manufacture zero-emission technologies. All of these measures will improve Canada's competitiveness, attract investment to the country and create good, well-paid jobs.
Strong small businesses and resilient communities are the backbone of a strong economy and a growing middle class.
We have seen some encouraging signs of recovery. Canada's real gross domestic product rose by almost 10% in the fourth quarter of 2020, building on a record gain of over 40% in the third quarter. This is obviously good news, but we know those numbers do not tell the whole story. A recovery plan that would focus on GDP alone would risk leaving people behind, and we do not do that.
Even before the pandemic, the government was clear: We need to look beyond the gross domestic product, or GDP, if we really want to grow the economy for the welfare of all Canadians. Statistics like the GDP tell us about the growth of economic activity overall, but do not say much about the quality of life of a family with two children that cannot find affordable housing.
An effective recovery plan is one that helps these families find a place to live, helps their children on the path from day care to university, gives parents the training they need to find and keep good jobs, and protects grandparents as well. In short, we need a recovery plan that allows these families and all Canadians to enjoy a good quality of life, as well as growing the GDP.
COVID-19 has had an enormous impact on the quality of life of many Canadians. I am obviously thinking about the impact on health, but many of our fellow Canadians are also at grips with job loss, mental health issues and social isolation.
The pandemic has highlighted inequities in many societies, and Canada is no exception. We can do better, and we must do better. Budget 2021 proposes measures to improve the quality of life of many Canadians. As I have said earlier, it would give every child the best start in life by establishing a Canada-wide early learning child care system. This would also support parents who want to work because, without child care, parents, often mothers, cannot work.
Budget 2021 would also help ensure that seniors and those in care live in safe and dignified conditions by helping provinces and territories strengthen long-term care. It would increase old age security for seniors aged 75 and more. It would help young Canadians complete their education and get a job by making education more accessible and by creating job skills development and work opportunities.
It would help more families find a safe place to call home thanks to new investments in affordable housing. It would lift nearly 100,000 people out of poverty with the proposed changes to the Canada workers benefit by expanding eligibility and, for the first time, providing substantial support for full-time minimum wage workers. As well, this budget proposes to create the new Canada recovery hiring program, which would allow businesses hard hit by the pandemic to hire the workers they need during the economic recovery. It would also accelerate access to high-speed Internet in rural and remote communities, but it would not stop there.
Advancing a national action plan to end gender-based violence would give survivors reliable and timely access to protection and services. Addressing the gap in health outcomes faced by first nations, Inuit and Métis people through a broader approach to health and well-being would lead to healthier, safer and more prosperous indigenous communities.
We have also committed to promoting both our official languages thanks to historic investments aimed at supporting the vitality of official language minority communities and fostering bilingualism in Canada.
Budget 2021 earmarks more than $390 million for this initiative, including $8.7 million for the modernization of the Official Languages Act. Moreover, our enhancement of the women entrepreneurship strategy will give businesswomen greater access to financing, mentoring and training activities.
The budget will also enhance diversity in business governance. In short, economic growth is important, but we also need to measure our qualitative progress to be able to develop the appropriate policies. In this regard, I would like to point out that quality of life is already a criterion for government decision-making, and it will continue to guide our efforts to improve Canadians’ quality of life.
Budget 2021 is truly a recovery plan for jobs, growth and resilience. For jobs, this budget would create half a million new training and work experience opportunities for Canadians. For growth, the investments in early learning and child care, small businesses, students, innovation, housing and the green economy would lead to a growth that benefits everyone. As for resilience, after more than a year of battling COVID-19 day in and day out, I think we can all say that Canadians are resilient.
Budget 2021 would strengthen that resilience by supporting those who are under-represented in the economy, fighting climate change, building on innovation and moving forward with reconciliation with indigenous peoples. It is time to finish the fight against COVID and to invest in a better, fairer, greener, more prosperous and more innovative Canada.
Canadians have been battered by COVID-19, but we will overcome the pandemic. In fact, not only will we overcome the pandemic, we will rebuild a more prosperous country and economy for all Canadians.
The 2021 budget contains measures to heal the wounds left by the pandemic and to help Canada bounce back and become even more prosperous, both for us and for the generations to come.
Madame la Présidente, j'ai le plaisir de prendre la parole aujourd'hui au sujet du budget de 2021, lequel a été présenté hier par ma collègue la vice-première ministre et ministre des Finances.
Je vais commencer par vous informer, madame la Présidente, que j'ai des problèmes techniques depuis ce matin. Si la connexion devait se perdre, je reviendrais rapidement.
Le budget de 2021 est un budget ambitieux et audacieux qui vise à achever la lutte contre la COVID et à jeter les bases d’une solide relance de l’économie. La pandémie de COVID-19 a provoqué la récession la plus profonde et la plus rapide à l’échelle mondiale depuis la Grande Dépression, et le Canada ne fait pas exception. Le gouvernement a établi un plan qui vise à créer plus d’emplois et à améliorer la qualité de vie pour les Canadiens dans les jours et les décennies à venir.
Tandis que nous continuons à composer avec la troisième vague, nous savons que des jours meilleurs nous attendent et que le budget de 2021 nous y conduira. Depuis le début, nous avons clairement dit que notre priorité absolue est de combattre la pandémie et de sauver des vies. La plus vaste campagne d’immunisation de l’histoire du Canada est maintenant bien engagée et d’ici la fin de septembre, le Canada aura reçu un nombre plus que suffisant de doses pour que chaque adulte soit entièrement vacciné. Le budget prévoit 1 milliard de dollars de plus pour aider à accélérer la vaccination et 4 milliards de dollars de plus pour nos systèmes de soin de santé.
Notre deuxième priorité est d’aider les gens et les entreprises à traverser cette crise et à rebâtir en mieux. Avec le budget de 2021, le gouvernement ne fait pas qu’aider les Canadiens et les entreprises à se sortir de la pandémie de la COVID, il investit aussi dans l’avenir de notre pays. En effet, le budget de 2021 propose de prolonger la Subvention salariale d’urgence du Canada, la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer et la mesure de soutien en cas de confinement pour sauver des emplois et garantir que les entreprises seront prêtes lorsque l’économie rouvrira complètement.
La troisième priorité est de rebâtir en mieux. À cet égard, le budget de 2021 nous met fermement sur la voie d’un avenir meilleur. La récession causée par la COVID-19 touche tout le monde, mais les répercussions ne sont pas égales. Sur le marché du travail, les femmes ont été frappées plus tôt et plus durement, et elles récupèrent leurs emplois plus lentement. Les inégalités de longue date entre les sexes n’ont fait que s’amplifier au cours de la pandémie, ce qui a mis en péril des décennies de gains chèrement acquis pour les femmes sur le marché du travail.
À ce jour, plus de 16 000 femmes ont complètement abandonné le marché du travail, tandis qu'il y a 91 000 hommes de plus dans la population active masculine. C'est une « récession au féminin ». Le budget de 2021 présente un vaste plan d’emploi et de croissance qui vise à donner à toutes les femmes du Canada la possibilité de participer pleinement à notre économie. Il propose d’investir jusqu’à 146,9 millions de dollars sur quatre ans pour renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, qui permet à des femmes à la tête d’entreprises d’avoir plus facilement accès à du financement, à du mentorat et à de la formation. Nous devons rebâtir un Canada meilleur et plus équitable.
Les investissements historiques du budget de 2021 dans les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, dans la jeunesse et l’innovation et dans le logement contribueront tous à un pays plus inclusif et à une relance plus solide. En particulier, nous proposons un investissement véritablement générationnel dans un réseau pancanadien de services de garde de qualité et abordables. Ce budget prévoit jusqu’à 30 milliards de dollars sur cinq ans pour collaborer avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones à la mise sur pied de ce réseau. D’ici 2025-2026, ces investissements atteindront au minimum 8,3 milliards de dollars par année en permanence, y compris pour des services d’apprentissage et de garde d’enfants autochtones. Notre ambition est de réduire les coûts pour les parents à une moyenne de 10 $ par jour d’ici 2026 partout à l’extérieur du Québec, qui possède déjà son propre réseau public abordable. Cela commencerait par une réduction de 50 % des frais moyens d’ici 2022, ce qui changera grandement les choses pour les familles canadiennes.
Le Québec a commencé à mettre en place un système universel de centres de la petite enfance il y a plus de 20 ans et nous devons apprendre de son expérience.
Aujourd'hui, le taux de participation à l'économie des femmes qui ont de jeunes enfants est plus élevé au Québec que dans le reste du Canada. En fait, au Québec, il est parmi les plus élevés au monde.
Le système pancanadien d'apprentissage de la petite enfance et de garde des jeunes enfants va aider plus de femmes à avoir une place sur le marché du travail. Il va également aider plus d'enfants à avoir un bon départ dans la vie, et il va épauler les Canadiennes et les Canadiens qui en ont le plus besoin. Cela va stimuler notre économie.
On le sait, notre économie a besoin d'être stimulée. Aujourd'hui, environ 296 000 personnes sont toujours sans emploi en raison de la pandémie et 247 000 autres personnes font face à une forte réduction de leurs heures de travail. Par conséquent, elles risquent de voir leur salaire subir une importante réduction.
La création d'emploi est un aspect très important du budget. Je dirais même qu'il s'agit d'un aspect prioritaire. Les mesures que nous proposons vont offrir un demi-million de possibilités d'emploi et de formation pour les travailleurs au cours des prochaines années. Il y aura 500 000 emplois, dont 215 000 seront pour les jeunes.
Les jeunes Canadiens ont été durement touchés par la pandémie et par les pertes d'emploi. Cependant, l'impact est plus profond que cela. C'est le groupe qui a été le plus affecté en ce qui a trait aux répercussions de la pandémie sur la santé mentale.
La jeunesse canadienne ne peut pas devenir une génération sacrifiée à cause de la pandémie. Le budget propose donc d'aider les jeunes Canadiens, y compris ceux qui proviennent de ménages à faibles revenus, à poursuivre et à terminer leurs études, et à alléger leurs dettes de prêt étudiant.
Par l'entremise du budget de 2021, nous continuons aussi d'aider les entreprises canadiennes, particulièrement les PME, à adopter les nouvelles technologies. La pandémie a accéléré la transformation numérique de l'économie. Les entreprises, les travailleurs et les consommateurs font de plus en plus d'affaires en ligne. En aidant les entreprises à prendre ce virage, nous les aidons à être plus productives et à créer de bons emplois, y compris pour les jeunes.
Les mesures incluses dans le budget permettent aussi de consolider la position du Canada en tant que chef de file mondial de la recherche et de l'innovation et de l'économie de demain. C'est cela, reconstruire en mieux.
Nous savons que la récession causée par la COVID-19 a également creusé les écarts en matière d’accès au logement pour les Canadiens. Ces écarts doivent être comblés si nous voulons rebâtir en mieux. Les investissements prévus dans le budget de 2021 fourniraient à des milliers de familles un logement sûr et abordable. En chiffres réels, 1,5 milliard de dollars de fonds supplémentaires destinés à l’Initiative pour la création rapide de logements permettront d’ajouter 4 500 logements abordables en plus des 4 700 logements déjà financés par le programme qui figurait dans l’Énoncé économique de l’automne 2020.
Le budget prévoit 567 millions de dollars de plus sur deux ans pour le programme « Vers un chez-soi: la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance ». Je dois dire à mes collègues que cet investissement dans le logement abordable améliorera réellement la situation dans Ottawa-Vanier, la circonscription que j’ai l’honneur de représenter. Pas plus tard qu’hier soir, j’ai eu l’occasion de discuter avec des intervenants locaux de l’organisme Les Bergers de l’Espoir qui m’ont dit à quel point il est essentiel que nous fassions tout ce qu’il faut pour mettre fin à l’itinérance chronique.
Nous proposons aussi d’améliorer le Fonds d’innovation pour le logement abordable en vue de créer jusqu’à 12 700 logements, en plus des 17 600 logements financés par le programme à ce jour.
Ces investissements permettraient non seulement de garantir que des dizaines de milliers de familles ont un endroit sûr où se loger, mais aussi de créer de bons emplois pour la classe moyenne et de favoriser la prospérité.
Nous savons que la récession de la COVID-19 a également creusé les écarts d'accès au logement pour les Canadiennes et les Canadiens. Ces écarts doivent être comblés si nous voulons rebâtir en mieux. Les investissements inclus dans le budget de 2021 permettraient à des milliers de familles d'avoir un endroit sûr et abordable où se loger.
En nombre réel, un financement supplémentaire de 1,5 milliard de dollars, pour l'Initiative pour la création rapide de logements, permettra d'ajouter 4 500 nouvelles unités de logement abordable, en plus des 4 700 unités déjà financées par le programme dans l'Énoncé économique de l'automne de 2020.
Le budget prévoit 567 millions de dollars supplémentaires sur deux ans pour les initiatives de la stratégie canadienne Vers un chez-soi, visant à mettre fin à l'itinérance chronique. Cet investissement dans le logement abordable a des effets réels à Ottawa-Vanier, la circonscription que j'ai le bonheur de représenter. Hier soir, j'ai eu l'occasion de parler avec des parties prenantes locales, dont les Bergers de l'espoir, qui m'ont dit à quel point il était essentiel que nous fassions tout ce qui est nécessaire pour mettre fin à l'itinérance chronique.
Nous proposons également d'améliorer le Fonds d'innovation pour le logement abordable. Cela permettra de créer jusqu'à 12 700 unités en plus des 17 600 unités soutenues par le programme à ce jour. Ces investissements permettraient non seulement de s'assurer que des dizaines de milliers de familles ont un endroit sûr où se loger, mais aussi de créer de bons emplois pour la classe moyenne et de favoriser la prospérité.
Augmenter le nombre de logements abordables est une des nombreuses choses que fait le budget pour soutenir et renforcer la classe moyenne. C’est une priorité, ce qui ne devrait surprendre personne. Depuis le premier jour, le gouvernement a toujours cherché à soutenir la classe moyenne.
Au début de nos deux mandats, nous avons réduit les impôts des Canadiens de la classe moyenne. Des millions de Canadiens profitent de ces mesures dont la raison d’être est simple. Nous ne pouvons pas avoir une économie prospère sans une classe moyenne prospère. C’est une question d’équité. C’est également par souci d’équité que nous avons augmenté les impôts du 1 % le plus riche, tout en réduisant les impôts de la classe moyenne.
Nous savons aussi que nous devons travailler fort pour tous ceux qui cherchent à faire partie de la classe moyenne. Le budget de 2021 propose de bonifier l'Allocation canadienne pour les travailleurs, ce qui mettrait près de 9 milliards de dollars en six ans dans les poches des travailleurs canadiens occupant un emploi à faible revenu. C'est un investissement important, car, dans chacune de nos circonscriptions, les travailleurs à bas salaire sont souvent les travailleurs de première ligne de nos épiceries et de nos quincailleries locales.
Ces travailleurs ont besoin d'un peu plus d'aide pour payer leurs factures. Les modifications proposées signifient qu'un parent seul et travaillant à temps plein sera admissible à une aide pouvant aller jusqu'à 2 403 $, non imposable pour la toute première fois. Pour permettre à davantage de Canadiens de se joindre à la classe moyenne, notre gouvernement prévoit instaurer un salaire minimum de 15 $ de l'heure, tenant ainsi une promesse qu'il a faite aux Canadiens.
Rebâtir en mieux, c'est aider ceux et celles qui en ont le plus besoin et c'est aussi appuyer les entreprises de façon judicieuse. Le budget de 2021 propose de permettre aux entreprises la passation en charge immédiate d'une grande part de leurs investissements. Cela serait particulièrement utile pour les PME en rendant les investissements qui stimulent la croissance plus attrayants. Cela libèrerait aussi des capitaux qui pourraient être utilisés pour créer davantage de bons emplois.
Pour créer d'autres emplois et soutenir la croissance verte, le budget propose aussi de réduire les taux d'imposition des entreprises qui fabriquent des technologies à émission zéro. L'ensemble de ces mesures permettrait d'améliorer la compétitivité du Canada, d'attirer des investissements au pays et de créer de bons emplois bien payés.
Des petites entreprises dynamiques et des collectivités résilientes sont la pierre angulaire d’une économie prospère et d’une classe moyenne en pleine croissance.
Nous voyons également quelques signes de reprise encourageants. Le produit intérieur brut réel du Canada a augmenté de près de 10 % au quatrième trimestre de 2020 et ce, après un gain record de plus de 40 % au troisième trimestre. C’est de toute évidence une bonne nouvelle, mais nous savons que ces chiffres ne disent pas tout. Un plan de relance qui ne serait axé que sur le PIB risquerait de laisser des personnes de côté, ce que nous ne voulons pas.
Avant même la pandémie, le gouvernement l'avait clairement dit: il faut regarder au-delà du produit intérieur brut, ou PIB, si l'on veut vraiment faire croître l'économie pour le bien-être de l'ensemble des citoyens. Les statistiques comme le PIB nous renseignent sur la croissance de l'activité économique dans son ensemble, mais elles ne disent pas grand-chose sur la qualité de vie d'une famille avec deux enfants qui a de la difficulté à se trouver un logement abordable.
Un plan de relance qui fonctionne, c'est un plan qui aide cette famille à avoir un toit, qui permet aux enfants d'aller de la garderie jusqu'à l'université, qui aide les parents à avoir la formation nécessaire pour trouver et garder de bons emplois et qui protège aussi les grands-parents. Bref, il faut un plan de relance qui aide cette famille et l'ensemble des Canadiens à avoir une bonne qualité de vie tout en faisant croître le PIB.
La COVID-19 a des répercussions énormes sur la qualité de vie de plusieurs Canadiennes et Canadiens. Je pense évidemment aux répercussions sur la santé, mais il y a aussi les pertes d'emploi, les enjeux de santé mentale et l'isolement social qui a affecté plusieurs de nos concitoyens.
La pandémie a fait ressortir les inégalités dans bien des sociétés, et le Canada ne fait pas exception. Nous pouvons et nous devons mieux faire. Le budget de 2021 propose des mesures pour améliorer la qualité de vie de beaucoup de Canadiens. Comme je le disais tout à l’heure, il donnera à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie en créant un système d’éducation préscolaire pancanadien. Il aidera aussi les parents qui veulent travailler parce que, sans service de garde d'enfants, les parents, et souvent les mères, ne peuvent pas travailler.
Le budget de 2021 contribuera aussi à garantir que les aînés et les personnes dans les établissements de soins vivent dans des conditions sûres et dignes, en aidant les provinces et les territoires à améliorer les soins de longue durée. Il prévoit d’augmenter la pension de Sécurité de la vieillesse pour les aînés de 75 ans et plus. Il aidera les jeunes Canadiens à terminer leurs études et à trouver un emploi en rendant l’éducation plus accessible et en créant des possibilités de perfectionnement professionnel et des occasions d’emploi.
Il aidera plus de familles à trouver un logement sûr grâce à de nouveaux investissements dans des logements abordables. Il permettra de sortir près de 100 000 personnes de la pauvreté en élargissant l’admissibilité à l’Allocation canadienne pour les travailleurs et, pour la première fois, en fournissant une aide substantielle aux travailleurs à plein temps payés au salaire minimum. De plus, le budget propose de créer le programme d’embauche pour la relance économique du Canada, qui permettra aux entreprises durement touchées par la pandémie d’embaucher les travailleurs dont elles ont besoin pendant la reprise économique. Le budget prévoit aussi d’accélérer l’accès à Internet haute vitesse dans les collectivités rurales et éloignées, mais ce n’est pas tout.
Promouvoir un plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe permettra aux survivants et survivantes d’obtenir rapidement et aisément la protection et les services dont ils ont besoin. En adoptant une approche plus large en matière de santé et de bien-être pour combler l’écart des résultats de santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis, nous arriverons à des collectivités autochtones en meilleure santé, plus sûres et plus prospères.
Nous nous sommes également engagés à promouvoir nos deux langues officielles, grâce à des investissements historiques visant à promouvoir la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire et à favoriser le bilinguisme au Canada.
Le budget de 2021 propose plus de 390 millions de dollars, dont 8,7 millions de dollars pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles. De plus, la bonification de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat permettra aux femmes d'affaires d'avoir un meilleur accès au financement, au mentorat et aux activités de formation.
Le budget renforcerait également la diversité dans la gouvernance d'entreprises. Bref, la croissance économique est importante, mais il faut aussi mesurer le progrès qualitatif pour pouvoir élaborer les bonnes politiques. À ce sujet, je précise que le cadre de la qualité de vie commence déjà à éclairer les décisions du gouvernement. Ce cadre continuera de guider nos efforts pour améliorer la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens.
Le budget de 2021 est vraiment un plan de relance pour l’emploi, la croissance et la résilience. En matière d’emploi, il prévoit la création pour les Canadiens d’un demi-million de possibilités de formation et d’expérience professionnelle. En ce qui concerne la croissance, les investissements dans l’éducation préscolaire et les services de garde, les petites entreprises, les étudiants, l’innovation, le logement et l’économie verte favoriseront une croissance qui profitera à tous. Quant à la résilience, après plus d’une année de lutte sans relâche contre la COVID-19, je pense que nous pouvons tous dire que les Canadiens sont résilients.
Le budget de 2021 renforce cette résilience en soutenant ceux qui sont sous-représentés dans l’économie, en luttant contre les changements climatiques, en s’appuyant sur l’innovation et en promouvant la réconciliation avec les peuples autochtones. Il est temps de venir à bout de la COVID et d’investir dans un Canada meilleur, plus juste, plus vert, plus prospère et plus novateur.
Les Canadiens ont été profondément blessés par la COVID-19, mais nous vaincrons cette pandémie. En fait, non seulement nous la vaincrons, mais nous reconstruirons un pays et une économie plus prospères pour l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes.
Dans le budget de 2021, on propose des mesures pour soigner les cicatrices laissées par la pandémie et pour aider le Canada à rebondir et devenir plus prospère, pour nous tous et pour les générations à venir.
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CPC (BC)
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2021-04-20 12:13 [p.5843]
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Mr. Speaker, I greeted the presentation yesterday with both skepticism and concern. My question will focus around the skepticism and hopefully later I can talk about the concerns.
The Liberal government has promised democratic reform. For over 29 years it promised child care. For over 24 years it promised a pharmacy plan. It made fiscal commitments prior to the pandemic. It promised to end boil water advisories on reserves and introduce an action plan for missing and murdered indigenous women and girls.
In his mandate letter to the finance minister, the Prime Minister stated that there will be no new fiscal programs, and he asked the minister to create a new fiscal anchor. If the mandate letter from the Prime Minister to the finance minister means nothing, and the government has such a history of breaking almost every important promise it has made to Canadians, why should we greet this particular document with anything other than skepticism?
Monsieur le Président, la présentation du budget hier m’a laissée à la fois sceptique et inquiète. Ma question portera sur ce qui me rend sceptique et j’espère pouvoir parler plus tard de ce qui m’inquiète.
Le gouvernement libéral a promis une réforme démocratique. Pendant plus de 29 ans, il a promis des services de garde d’enfants. Pendant plus de 24 ans, il a promis un régime d’assurance-médicaments. Il a pris des engagements financiers avant la pandémie. Il a promis de mettre fin aux avis de faire bouillir l’eau dans les réserves et de mettre en place un plan d’action pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Dans la lettre de mandat de la ministre des Finances, le premier ministre déclare qu’il n’y aura pas de nouveaux programmes budgétaires, et il demande à la ministre de fixer une nouvelle cible financière. Si la lettre de mandat du premier ministre à la ministre des Finances ne veut rien dire, et de plus le gouvernement a failli à presque toutes les promesses importantes qu’il a faites aux Canadiens, pour quelle raison ne devrions-nous pas accueillir ce document avec scepticisme?
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Lib. (ON)
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2021-04-20 12:14 [p.5843]
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Mr. Speaker, we have realized many things in the five years since we have formed government. We have ended many boil advisories. Yes, we still have some to get to, but we have dedicated this budget to continuing the work we have been doing to help with that initiative and the many more we have been working on.
We will continue to fight the pandemic, as well as support Canadian families, businesses and workers to ensure a bridge toward recovery. This is what we are presenting, a budget that has Canadians' backs. We have a plan for that.
Monsieur le Président, nous avons beaucoup accompli en cinq ans depuis notre arrivée au pouvoir. Nous avons mis fin à beaucoup d’avis de faire bouillir l’eau. Certes, il en reste quelques-uns, mais nous consacrons ce budget à poursuivre le travail que nous avons entrepris dans ce dossier et dans bien d’autres sur lesquels nous travaillons.
Nous continuerons de combattre la pandémie et de soutenir les familles, les entreprises et les travailleurs canadiens pour assurer la transition vers la reprise. C’est pourquoi nous présentons un budget qui soutient les Canadiens. Nous avons un plan à cet égard.
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BQ (QC)
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2021-04-20 12:15 [p.5843]
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Mr. Speaker, you would really have to live on Mars not to notice that there is currently a housing crisis in Quebec and Canada.
The government is relaunching the rapid housing initiative, which is not a bad program. Last fall, they announced $1 billion in funding. Unfortunately, Quebecers who submitted projects under the first billion-dollar program have not even heard back from the government.
The budget proposes investing $1.5 billion, which is not bad in itself. However, under the first program, the government received applications for more than $4 billion. Clearly, there is a demand for this type of program but, once again, the government is merely tossing a few coins around.
I think it is time to have a real national housing strategy in Quebec and Canada to deal with the problem. We should keep in mind that housing is one of the main indicators of extreme poverty.
When will the government implement a real national housing strategy to deal with poverty in Quebec and Canada?
Monsieur le Président, il faut vraiment vivre sur la planète Mars pour ne pas constater qu'une crise du logement sévit au Québec et au Canada en ce moment.
On relance l’Initiative pour la création rapide de logements, ce qui n'est pas un mauvais programme. À l'automne dernier, on avait annoncé 1 milliard de dollars. Malheureusement, au Québec, les gens qui ont déposé des projets n'ont même pas encore reçu de réponse dans le cadre du premier programme de 1 milliard de dollars.
Dans ce budget, on propose de verser 1,5 milliard de dollars, ce qui n'est pas mauvais en soi. Cependant, dans le cadre du premier programme, on avait reçu des projets totalisant plus de 4 milliards de dollars. Manifestement, il y a une demande pour ce genre de programme, mais, encore une fois, on saupoudre un peu d'argent à gauche et à droite.
Ne serait-il pas le temps d'avoir une véritable Stratégie nationale sur le logement au Québec et au Canada pour faire face à ce problème? Rappelons-nous que le logement est un des principaux indicateurs de pauvreté extrêmement important.
Quand mettra-t-on en place une véritable Stratégie nationale sur le logement pour faire face aux problèmes de pauvreté au Québec et au Canada?
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Lib. (ON)
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2021-04-20 12:17 [p.5844]
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Mr. Speaker, we implemented the national housing strategy in 2017, and it changed things for many communities across Canada.
A few months ago, we implemented the rapid housing initiative, and many regions of Quebec will be able to benefit from it. The program changes things in communities, and it has even exceeded expectations. Our target was approximately 3,500 units. As I said in my statement, we were able to rapidly create 4,700 units across the country. There are four projects under way in my community, two of them in my riding.
We found that the program was effective. In the pre-budget consultations, the communities asked that we continue the program, because many of the initiatives had still not been financed.
The government intends to invest $1.5 billion in rapid housing, since demand for units is high. We will therefore be able to help people find housing more quickly.
Monsieur le Président, nous avons mis en œuvre la Stratégie nationale sur le logement, en 2017, et elle a changé les choses dans plusieurs communautés partout au pays.
Au cours des derniers mois, nous avons mis en place l'Initiative pour la création rapide de logements, et plusieurs régions du Québec vont pouvoir en bénéficier. Ce programme change les choses dans les communautés et il a même surpassé les attentes que nous avions. Nos cibles étaient d'environ 3 500 logements. Comme je l'ai dit dans ma déclaration, nous avons réussi à créer rapidement 4 700 logements partout au pays. Dans ma communauté, quatre projets sont en cours, dont deux dans ma circonscription.
Nous avons vu que ce programme était efficace. Lors des consultations prébudgétaires, les communautés nous ont demandé de poursuivre ce programme, parce que plusieurs initiatives n'avaient toujours pas été financées.
L'intention du gouvernement est d'investir 1,5 milliard de dollars pour la création rapide de logements, puisque la demande est forte sur le terrain. Ainsi, nous allons pouvoir aider les gens à se loger plus rapidement.
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NDP (BC)
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2021-04-20 12:18 [p.5844]
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Mr. Speaker, I know the minister devoted a bit of her speech to talking about the middle class, but I would like to centre my comments on the working class, specifically with regard to the precarious and part-time workers, those who are in retail, tourism, and arts and entertainment.
The government has acknowledged that this pandemic has disproportionately affected women, young people and racialized Canadians, and many of those groups work in these industries. The government also recognizes that it may need to expand measures like the Canada recovery benefit beyond September, into November, recognizing that we are not out of the woods yet.
Why did the government pick an arbitrary date in July to reduce the Canada recovery benefit by $200 a week? That is going to be an $800-a-month hit to precisely the same people the government has identified as having been disproportionately affected by this pandemic. Why is it kicking these people when they are already down and have suffered so much? Why is it making these people pay for the pandemic, rather than the wealthy and well-connected?
Monsieur le Président, je sais que la ministre a consacré une petite partie de son discours à parler de la classe moyenne, mais j’aimerais axer mes commentaires sur la classe ouvrière, plus précisément sur les travailleurs précaires et à temps partiel, ceux du commerce du détail, du tourisme et des arts et spectacles.
Le gouvernement a reconnu que cette pandémie a touché de façon disproportionnée les femmes, les jeunes et les Canadiens racialisés, et beaucoup de ces groupes travaillent dans ces industries. Le gouvernement reconnaît également qu’il pourrait devoir prolonger des mesures comme la Prestation canadienne de relance économique au delà de septembre, jusqu’en novembre, reconnaissant ainsi que nous ne sommes pas encore sortis du bois.
Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi la date arbitraire de juillet pour réduire la prestation canadienne de relance de 200 $ par semaine? Cela va représenter une perte de 800 $ par mois pour les personnes que le gouvernement a identifiées comme étant les plus touchées par la pandémie. Pourquoi le gouvernement vise-t-il ces personnes alors qu’elles sont déjà abattues et qu’elles ont tant souffert? Pourquoi fait-il payer la pandémie à ces personnes plutôt qu’aux gens riches et bien branchés?
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Lib. (ON)
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2021-04-20 12:19 [p.5844]
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Mr. Speaker, I agree with the hon. member. We know that many groups were affected deeply with this crisis, and at the beginning we brought forward the CERB to help them get through the first wave. Then we adapted our programs to make sure the Canada recovery benefit can continue to support those low-wage workers, women, racialized and indigenous communities that need support. We will continue to support them as we go through this third wave.
We are also including a lot of investments to support the sectors that have been really affected, such as tourism and hospitality. For example, over $500 million will be invested in the tourism sector. We have clearly listened to Canadians during the pre-budget consultations. We have looked at how people are affected, and we have been adapting our programs to make sure we continue to have Canadians' backs. That is what we will continue to do—
Monsieur le Président, je suis d’accord avec le député. Nous savons que de nombreux groupes ont été durement touchés par cette crise, et au début, nous avons mis en place la PCU pour les aider à traverser la première vague. Nous avons ensuite adapté nos programmes pour nous assurer que la Prestation canadienne de relance économique continue à soutenir les travailleurs à faible salaire, les femmes, les communautés racialisées et autochtones qui ont besoin d’aide. Nous continuerons à les soutenir tout au long de cette troisième vague.
Nous prévoyons également beaucoup d’investissements pour soutenir les secteurs qui ont été durement frappés, comme le tourisme et l’hôtellerie. Par exemple, plus de 500 millions de dollars seront investis dans le secteur du tourisme. Nous avons manifestement écouté les Canadiens lors des consultations prébudgétaires. Nous avons examiné comment les gens sont touchés, et nous avons adapté nos programmes pour continuer à soutenir les Canadiens. Nous allons maintenir le cap…
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:21 [p.5844]
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Questions and comments, the hon. Parliamentary Secretary to the Minister of Finance.
Nous passons aux questions et observations. Le secrétaire parlementaire de la ministre des Finances a la parole.
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Lib. (NS)
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2021-04-20 12:21 [p.5844]
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Mr. Speaker, I would like to thank the minister, whom I have the pleasure of serving in the capacity of her parliamentary secretary as well, for her leadership in particular on the consultation process in advance of this budget.
One of the things I heard while taking part in that process of consultation was the importance of recognizing the disproportionate negative impact that COVID-19 has had on the economic well-being of women in the Canadian economy. Obviously, a marquee initiative outlined in the budget is a $30-billion investment to establish Canada's first nationwide early learning and child care system.
I am curious if the minister can shed light not only on the value to supporting women and the cost savings this would have for families, but on the economic return we expect to see as a result of this investment, because it would allow more women to take part in the economy. I would be grateful if the minister could shed light on the economic value of this investment.
Monsieur le Président, je remercie la ministre, que j’ai le plaisir de servir également en tant que secrétaire parlementaire, pour le leadership dont elle a fait preuve, en particulier dans le cadre des consultations prébudgétaires.
Une des choses que j’ai entendues en participant à ce processus de consultation, c’est l’importance de reconnaître l’impact négatif disproportionné que la COVID-19 a eu sur le bien-être économique des femmes dans l’économie canadienne. De toute évidence, l’une des initiatives phares du budget est un investissement de 30 milliards de dollars pour établir le premier système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.
J'aimerais savoir si la ministre peut nous renseigner non seulement sur la valeur du soutien aux femmes et les économies que cela entraînerait pour les familles, mais aussi sur le rendement économique que nous prévoyons obtenir grâce à cet investissement, car il permettrait à un plus grand nombre de femmes de participer à l’économie. Je serais reconnaissant à la ministre de nous éclairer sur la valeur économique de cet investissement.
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Lib. (ON)
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2021-04-20 12:22 [p.5844]
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Mr. Speaker, I also want to thank my hon. colleague for his hard work in getting this budget done and also for listening to Canadians, not only in the past months but in the last years, and making sure we focus on what we really need to do on the ground to bring forward those measures.
The Canada early learning and child care initiative is a transformative one. We know this will be a transformative investment. We know it will bring women back to work. We know it will also give our children a better-quality education and get them started early.
As a mother of three, I went through the challenges of not being able to have access to day care. I had to set up my own day care in my basement. We are going to be bringing forward, and working with provinces and territories to set up, an early learning and child care system that will help parents have better affordability. For 2026, we are looking at having a $10-a-day day care. That is going to make a big difference in putting money into families' pockets, so they are able to better sustain their homes and put food on the table, while making sure we can also grow the economy.
It would create very good jobs. The care economy is something we really need to focus on. Experts have shared it, and many parliamentarians have had debates in the House about this, and we should all be working together to make sure the care economy is—
Monsieur le Président, je tiens également à remercier mon collègue de tout le travail qu’il a fait pour préparer ce budget et d’avoir écouté les Canadiens, non seulement au cours des derniers mois, mais aussi des dernières années, afin que nous puissions nous concentrer sur ce que nous devons réellement faire sur le terrain pour mettre en œuvre ces mesures.
L’initiative canadienne pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants est une initiative transformatrice. Nous savons que cet investissement sera source de changements. Nous savons qu’il permettra de ramener les femmes au travail. Nous savons qu’il permettra également d’assurer à nos enfants une éducation de meilleure qualité à un âge plus précoce.
En tant que mère de trois enfants, j’ai dû faire face à un problème d’accès à des services de garde. J’ai dû installer ma propre garderie dans mon sous-sol. Nous allons mettre en place, en collaboration avec les provinces et les territoires, un système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants qui aidera les parents à profiter de services plus abordables. Nous envisageons des services de garde à 10 $ par jour pour 2026. Les familles auront ainsi plus d'argent dans leurs poches et pourront mieux subvenir à leurs besoins et mettre du pain sur la table, tout en contribuant à la croissance de l’économie.
Cela créera de très bons emplois. Nous devons vraiment nous concentrer sur l’économie des soins. Des experts en ont parlé, et de nombreux parlementaires en ont discuté à la Chambre, et nous devrions travailler tous ensemble pour nous assurer que l’économie des soins est…
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:24 [p.5845]
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We will have to leave it there. The time has expired for this segment.
Resuming debate, the hon. member for Kildonan—St. Paul.
Nous allons devoir nous arrêter là. Le temps est écoulé pour ce segment.
Nous reprenons le débat. La députée de Kildonan—St. Paul a la parole.
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CPC (MB)
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2021-04-20 12:24 [p.5845]
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Mr. Speaker, I will be splitting my time with the member for Mégantic—L'Érable.
Yesterday, the federal Liberal government tabled its first budget in over two years, which happens to be the longest period of time our country has been without a budget in Canadian history. It was the first budget in a crisis so vast in scale that the last time we faced a crisis of this magnitude was the Second World War. That was the last time Canada was at this level of financial burden. This was also my first budget as a member of Parliament.
All things considered, the pressure was on for the Liberal government to get this right and deliver a real plan to secure Canada, to get us out of this crisis and to recover our economy. I listened very intently to the budget speech yesterday, hoping to hear something that would give me and the people of my generation the confidence that the Canada of tomorrow will be better than the Canada of today. However, I regret to say that, following the Deputy Prime Minister's speech, I did not feel that confidence.
As Canada braces for the third wave of the COVID-19 pandemic, I have spent a significant amount of time, as we all have, reflecting on what is at stake. The crisis we face in this country and around the world—the uncertainty of the future, the uncharted waters and the millions of deaths and economic casualties—feels at times unsurmountable. Every week, I spend a morning calling my constituents, and I can confidently and sadly say that the anxiety, the fear and the worry are palpable.
Confidence in the future is not a common commodity among the people right now, and it is really no wonder. Tens of thousands of small businesses have closed, as we know, each one representing a Canadian family that put its heart and soul, years of sacrifice and work into its business, which contributed to the cultural landscapes of our communities. Millions more Canadians depended on these businesses for employment to put food on their tables and to live their lives, and now these opportunities are gone. It is predicted that 220,000 businesses may close before this is all over, which may impact another three million jobs.
What is frustrating is that not all countries in the world are facing a third wave as we are here in Canada. The United States seems to be well on the road to recovery. It is the same thing with the United Kingdom, which is holding fast to its plan to fully reopen in two months. So, why is this not the case in Canada? This is really what I do not quite understand. Why is it that the third wave of the COVID-19 pandemic is now raging in Canada's four largest provinces, with Ontario entering a six-week stay-at-home order and closing schools indefinitely to try to stem the exponential growth of this virus? Manitoba just announced further restrictions as well.
If we listen to the Liberal government, it is trying to pin the blame for this third wave on the provinces. Yet, if nearly every province is facing this third wave and if other countries are managing to do better, perhaps the fault lies with the lack of national leadership, with our Prime Minister and his Liberal government.
Canada has more deaths of people over 85 years of age than do our American counterparts, and we now exceed the U.S. in new per capita cases. The U.S. has provided its citizens with over 250 million vaccines, and in Canada we have had less than 10 million. It is really shocking how far apart we are from our neighbours to the south and across the pond. Just last week, the Prime Minister stood in this House and repeated this bizarre misinformation that the U.K. was in the midst of a third wave, when in fact the U.K.'s daily COVID infection rates are a quarter of Canada's daily total, despite having double our population.
It seems that countries that more successfully procured vaccines have been able to prevent the level of death, hospitalizations and economic closures that Canada is now experiencing. Canadians are paying the price for Liberal mismanagement of the pandemic. This third wave is the Prime Minister's third wave, and he has left Canadians unprotected and not secure.
If the third wave was not enough for Canadians to deal with, now we have a budget from the Liberal government that does little to get us out of this pandemic. In fact, there seems to be very little in the budget overall that can make Canadians feel secure in the future and feel that it is going to get better. There did not seem to be a coherent, thoughtful, strategic or innovative plan for recovery in this budget, and I do believe Canadians were really hoping to see something like this. I think they were hoping to wake up in the morning and see headlines like “Finally a Plan”, yet that was not the case.
We now know that the deficit for this past difficult year is $354 billion, and next year it is projected to be $154 billion. Further, the budget predicts that our federal debt will grow to $1.4 trillion by 2026, which is double what it was before the pandemic, which means that the debt that was created in 150 years was doubled in a few short years.
The Minister of Finance continues to tell us that it is all good and we can afford this because interest rates are low. However, Jack Mintz, professor at the University of Calgary's school of public policy, has said:
It’s kind of like rolling the dice.... We are hoping that this huge amount of stimulus won’t impact inflation and interest rates even within the next five years or beyond.
Therefore, we are hoping, but there really is no guarantee. The Liberals are just guessing and hoping that this tremendous gamble, gambling the future of Canada, will all work out and everything will be just fine. However, we know from six years of Liberal government that the Liberals do not keep their promises to Canadians. Despite promising in 2015 that they would run only three modest deficits of $10 billion, which we all remember, the Liberals spent over $100 billion in deficits in their first four years. They justified this by promising it would create amazing economic growth, yet Canadians experienced sluggish economic growth during the Liberals' first term. As the Conservatives warned before the pandemic crisis, spending $100 billion of debt with little economic growth was foolish and selfish and left us more financially vulnerable when and if a crisis hit Canada; and then it did hit Canada.
The truth is that the overwhelming majority of members who rise to speak to this budget will not have to deal with the long-term or even medium-term consequences of this type of spending and this mismanagement. It is my generation that will be on the hook for this bill. As it now stands, we are the first generation since World War II to inherit a worse economy from our parents. Millennials are dealing with a decimated job market, soaring housing costs, increased debt and a dim economic future with what seems to be no end in sight, and the situation has only intensified after six years of the Liberal government. The last time, the Liberal deficits did not work to create economic growth, so why should the Canadian people trust that this time it will be different, that all the spending announced yesterday will deliver better results? I am not buying it.
Despite all of this, all these deaths and all these closures, the loss of freedoms for well over a year, the fear, the anxiety, the worry and the incomprehensible spending and debt burden for future generations, what has been the tone from the Liberal government? How has it really been viewing this crisis? From last week's Liberal Party convention, we know how the Deputy Prime Minister sees this crisis: “COVID has created a window of political opportunity”. She said that.
Then, when the Prime Minister was asked last week if he would do anything differently to avoid the devastation of the third wave, he simply replied that he had no regrets and would not change a thing. This is not leadership. This is political opportunism and a Liberal Prime Minister who fails to grasp the severity of his failures.
People wonder if perhaps the Liberal government does not take the time to speak to isolated seniors or out-of-work newcomers or devastated small business owners to truly try to understand what the past 13 months have done to people in Canada. I feel that if it had, it would never have made these offensive and insensitive comments. These comments do not make Canadians feel secure that the Liberal government knows what it is doing.
To conclude, I will share, yet again, what I am hearing on the ground in my own riding, where I have spoken to many parents who tell me their little children are depressed and do not want to eat. I have had elderly women being very emotional with me on the phone, saying they do not want to spend the last few months or years that they have on this earth locked in their apartments away from their grandkids. I have had grown men cry to me on the phone as they have watched their life's work, their small business, go up in flames.
The most frustrating part for everyone is that there is nothing they can do about it. They cannot force the Liberal government to care or to show competency or to prevent the third wave. They cannot go back in time and stop the Liberals from wasting a hundred days betting on a Chinese company to produce vaccines for Canada, only to be embarrassed and dismissed by the Communist Party of China, putting Canadians three months behind other countries for viable vaccines. They cannot go back and force the Liberals to heed the Conservatives' advice to close the borders when we first learned of this mysterious virus wreaking havoc on China, and later Italy.
That is our job as parliamentarians, to hold the Liberal Prime Minister to account. I, along with my Conservative colleagues, have been standing virtually in this House for months, over a year, pleading, asking, demanding that the Liberals show leadership, put forward an innovative, strategic plan and take care of our country's finances so they do not bankrupt Canadians and bring on a second Great Depression. I wish Canada's Prime Minister would acknowledge the impact of his decisions and lead with humility, given the enormous toll his mistakes have had on Canadians, and bring forward a real plan to get us out of this.
I will close by saying that I am proud of the resilience and the strength of the people of Kildonan—St. Paul. I am thankful for their prayers, their kindness and their support. That support gives me strength to keep going in the tough days. It is my duty to represent them, and I will continue to faithfully fight these battles on their behalf and fulfill my duty as their member of Parliament.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Mégantic—L’Érable.
Hier, le gouvernement fédéral libéral a déposé son premier budget en plus de deux ans, soit la plus longue période sans budget de l’histoire du Canada. C’était le premier budget dans le contexte d’une crise d’une ampleur aussi grande que celle à laquelle nous avons été confrontés lors de la Seconde Guerre mondiale et au cours de laquelle le Canada a dû assumer pour la dernière fois un tel fardeau financier. C’était aussi mon premier budget en tant que députée.
Tout compte fait, la pression était forte pour que le gouvernement libéral fasse bien les choses et présente un véritable plan pour protéger les Canadiens, pour nous sortir de la crise et pour relancer notre économie. J’ai écouté très attentivement le discours du budget d’hier, en espérant entendre quelque chose qui nous donnerait l’espoir, à moi et aux gens de ma génération, que le Canada de demain sera meilleur que le Canada d’aujourd’hui. Cependant, j’ai le regret de dire qu’à la suite du discours de la vice-première ministre, cet espoir est disparu.
Au moment où le Canada fait face à la troisième vague de la pandémie de COVID-19, j’ai consacré beaucoup de temps, comme nous tous, à réfléchir à ce qui est en jeu. La crise à laquelle nous sommes confrontés dans ce pays et dans le monde entier — l’incertitude face à l’avenir, la crainte devant l’inconnu et les millions de morts et de victimes économiques — semble parfois insurmontable. Chaque semaine, je passe une matinée complète à parler aux citoyens de ma circonscription, et je peux dire avec assurance et tristesse que l’anxiété, la peur et l’inquiétude sont palpables.
La confiance en l’avenir est une denrée rare à l’heure actuelle, et ce n’est vraiment pas étonnant. Comme nous le savons, des dizaines de milliers de petites entreprises ont fermé, et chacune d’entre elles représentait une famille canadienne qui pendant des années avait fait des sacrifices et s’était dévouée corps et âme à celle-ci. Ces entreprises avaient contribué au façonnement du paysage culturel de nos collectivités. Des millions de Canadiens dépendaient aussi de ces entreprises pour gagner leur vie et nourrir leur famille, et maintenant, ces emplois ont disparu. On prévoit que 220 000 entreprises pourraient fermer avant la fin de la crise, ce qui pourrait avoir une incidence sur trois millions d’emplois supplémentaires.
Ce qui est frustrant, c’est que ce ne sont pas tous les pays du monde qui font face à une troisième vague comme ici, au Canada. Les États-Unis semblent être sur la voie de la reprise. C’est la même chose au Royaume-Uni, qui maintient son plan de réouverture complète dans deux mois. Alors, pourquoi n’est-ce pas le cas au Canada? C’est vraiment ce que je ne comprends pas. Comment se fait-il que la troisième vague de la pandémie de COVID-19 fait maintenant rage dans les quatre plus grandes provinces du Canada, et que l’Ontario vient d’ordonner un confinement à la maison de six semaines et de fermer les écoles indéfiniment pour essayer d’endiguer la propagation exponentielle de ce virus? Le Manitoba vient également d’annoncer d’autres restrictions.
À entendre le gouvernement libéral, ce sont les provinces qui sont à blâmer pour cette troisième vague. Pourtant, si presque toutes les provinces font face à cette troisième vague et si d’autres pays réussissent à faire mieux, c’est peut-être à cause du manque de leadership national de notre premier ministre et de son gouvernement libéral.
Le Canada affiche plus de décès de personnes de plus de 85 ans que les États-Unis, et nous dépassons maintenant les États-Unis pour ce qui est des nouveaux cas par habitant. Les États-Unis ont fourni plus de 250 millions de vaccins à leurs citoyens, et le Canada en a fourni moins de 10 millions. Il est vraiment choquant de voir à quel point notre performance est loin de celle de nos voisins du Sud et des pays outre-Atlantique. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre a pris la parole à la Chambre pour répéter cette étrange fausseté selon laquelle le Royaume-Uni était au beau milieu d’une troisième vague, alors qu’en fait, les taux quotidiens d’infection par la COVID dans ce pays représentent le quart du total quotidien du Canada, malgré qu’il compte le double de notre population.
Il semble que les pays qui réussissent mieux à se procurer des vaccins ont été en mesure de limiter le nombre de décès, d’hospitalisations et de fermetures économiques, tandis qu’au Canada, la situation perdure. Les Canadiens paient le prix de la mauvaise gestion de la pandémie par les libéraux. Cette troisième vague est la faute du premier ministre, qui n’a pas veillé à la protection et à la sécurité des Canadiens.
Si cela ne suffisait pas aux Canadiens de se trouver face à la troisième vague, ils se retrouvent avec un budget libéral qui ne propose pas grand-chose pour les sortir de cette pandémie. En fait, il y a dans le budget très peu de mesures qui puissent rassurer les Canadiens sur l'avenir et leur donner l'impression que la situation va s'améliorer. Il ne semble pas contenir le plan cohérent, réfléchi, stratégique ou novateur pour la reprise qu'espéraient vraiment les Canadiens. Ils pensaient se réveiller ce matin et voir de gros titres du genre « Enfin un plan! », mais cela n'a pas été le cas.
Nous savons maintenant que le déficit pour la difficile année qui vient de s'écouler se monte à 354 milliards de dollars, et que l'année prochaine, il devrait être de 154 milliards de dollars. De plus, le budget prévoit que notre dette fédérale atteindra 1,4 billion de dollars d'ici 2026, soit le double de ce qu'elle était avant la pandémie, ce qui signifie que la dette accumulée en 150 ans a été doublée en quelques années seulement.
La ministre des Finances maintient que tout va bien et que nous pouvons nous le permettre, étant donné que les taux d'intérêt sont bas. Quoi qu'il en soit, Jack Mintz, professeur de l'École de politique publique de l'Université de Calgary, a dit:
C'est un peu comme un coup de dés [...] On espère que ces mesures de relance pléthoriques n'auront pas de conséquences sur l'inflation ni sur les taux d'intérêt, même au cours des cinq prochaines années ou plus.
Donc, on espère, mais sans garantie absolue. Les libéraux font des suppositions et ils espèrent que ce pari osé — un pari sur l'avenir du Canada — donnera de bons résultats et que tout va s'arranger. Cependant, nous savons, après six ans de gouvernement libéral, que les libéraux ne tiennent pas les promesses qu'ils font aux Canadiens. Bien qu'ils aient promis en 2015 de ne faire que trois modestes déficits de 10 milliards de dollars, ce dont nous nous souvenons tous, les libéraux ont imposé des déficits de plus de 100 milliards de dollars au cours des quatre premières années. Pour se justifier, ils ont promis que cela créerait une croissance économique fulgurante, mais les Canadiens n'ont connu qu'une maigre croissance économique durant le premier mandat des libéraux. Comme les conservateurs l'ont fait remarquer avant la pandémie, l'ajout de 100 milliards de dollars à la dette, jumelé à une faible croissance économique, était un pari insensé et égocentrique qui nous rendrait plus vulnérables du point de vue financier si une crise devait survenir au Canada, ce qui s'est effectivement produit.
La vérité, c’est que la très grande majorité des députés qui prendront la parole sur ce budget n’auront pas à vivre les répercussions à long terme, ou même à moyen terme, de ces dépenses et de cette mauvaise gestion. Ce sont les gens de ma génération qui devront payer la facture pour les mesures annoncées. À l’heure actuelle, nous sommes la première génération depuis la Seconde Guerre mondiale à hériter d’une économie en pire état que celle qu'a connue la génération de ses parents. Les milléniaux doivent composer avec un marché de l’emploi décimé, une hausse vertigineuse du coût du logement, une augmentation de la dette et un avenir économique incertain, une situation qui semble vouloir perdurer et ne cesse de s’aggraver depuis que les libéraux ont accédé au pouvoir, il y a six ans. La dernière fois, les déficits libéraux n’ont pas permis de stimuler la croissance économique; alors, pourquoi les Canadiens devraient-ils croire que, cette fois-ci, les choses seront différentes, que toutes les dépenses annoncées hier donneront de meilleurs résultats? Je n’y crois pas.
Malgré tout cela, malgré tous les décès et toutes les fermetures, malgré la privation de nos libertés depuis plus d’un an, malgré la peur, l’anxiété et l’inquiétude, malgré les dépenses inimaginables et le fardeau de la dette léguée aux générations futures, quelle a été l’attitude du gouvernement libéral? Comment a-t-il vraiment perçu cette crise? D’après ce qui est ressorti du congrès du Parti libéral de la semaine dernière, nous savons que la vice-première ministre a dit que la COVID avait créé une fenêtre de possibilités sur le plan politique. C’est ce qu’elle a dit.
La semaine dernière, quand on a demandé au premier ministre s’il agirait de manière différente pour éviter la dévastation de la troisième vague, il a simplement répondu qu’il n’avait aucun regret et qu’il ne changerait rien. Ce n’est pas là un exemple de leadership. C’est de l’opportunisme politique qui démontre que le premier ministre n’a pas compris la gravité de ses erreurs.
Les gens se disent que le gouvernement libéral ne prend peut être pas le temps de discuter avec des aînés isolés, de nouveaux arrivants au chômage ou des propriétaires de petites entreprises aux abois pour vraiment comprendre quelles ont été les répercussions des 13 derniers mois sur les Canadiens. Je pense que s’il avait pris le temps de leur parler, il n’aurait jamais fait ces commentaires offensants et dénués de sensibilité. Ces commentaires ne font rien pour donner aux Canadiens le sentiment que le gouvernement fédéral sait ce qu'il fait.
En conclusion, je vais répéter ce que j’entends sur le terrain dans la propre circonscription, où de nombreux parents m’ont dit que leurs jeunes enfants étaient déprimés et refusaient de manger. J’ai parlé au téléphone avec des dames âgées très émotives qui m’ont dit qu’elles ne voulaient pas passer les derniers mois ou les dernières années de leur vie enfermées dans leur appartement, loin de leurs petits-enfants. J’ai entendu des hommes pleurer au téléphone en voyant partir en fumée le travail de toute une vie, leur petite entreprise.
Ce qui est le plus frustrant pour tous ces gens, c’est qu’ils ne peuvent rien y faire. Ils ne peuvent pas forcer le gouvernement libéral à faire preuve de compétence, à se soucier de la troisième vague ou à la prévenir. Ils ne peuvent pas revenir en arrière et empêcher les libéraux de perdre 100 jours à parier sur une entreprise chinoise pour produire des vaccins pour le Canada, pour être par la suite mis dans l’embarras et balayés du revers de la main par le Parti communiste chinois, ce qui a retardé de trois mois par rapport à d’autres pays l’accès à des vaccins viables. Ils ne peuvent pas revenir en arrière et forcer les libéraux à suivre le conseil des conservateurs de fermer les frontières lorsque nous avons appris pour la première fois que ce mystérieux virus faisait des ravages en Chine et, plus tard, en Italie.
C’est notre travail, en tant que parlementaires, de demander des comptes au premier ministre libéral. À l’instar de mes collègues conservateurs, je prends la parole à distance à la Chambre depuis des mois, depuis plus d’un an, pour implorer, demander et exiger que les libéraux fassent preuve de leadership et présentent un plan stratégique novateur et s’occupent des finances de notre pays, afin que les Canadiens ne soient pas acculés à la faillite et ne vivent pas une deuxième grande dépression. J’aimerais que le premier ministre du Canada reconnaisse les répercussions de ses décisions et qu’il dirige avec humilité, compte tenu des conséquences énormes de ses erreurs sur les Canadiens, et je voudrais qu’il présente un véritable plan pour nous sortir de cette situation.
Je terminerai en disant que je suis fière de la résilience et du courage des gens de Kildonan—St. Paul. Je les remercie de leurs prières, de leur gentillesse et de leur appui. Ce soutien me donne la force de continuer dans les moments difficiles. Il est de mon devoir de les représenter, et je continuerai de mener fidèlement ces batailles en leur nom et de remplir mon devoir de députée.
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Lib. (MB)
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2021-04-20 12:34 [p.5847]
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Mr. Speaker, it is disappointing to listen to Conservatives spin or provide misinformation. The government from day one, whether with the Canada emergency wage subsidy, emergency rent subsidy, emergency business account, credit availability program, CERB program, or direct support for seniors and people with disabilities and so much more, has been there for Canadians in a very real and tangible way over the last 12 months plus. We will have over 40 million doses of vaccines before the end of June.
Can the member tell the House if she believes that it was the federal government's fault that Manitoba was leading during the second wave back in November? We need to recognize that we have a federation and provinces do have a role to play. The federal government has been there in a tangible way. Has it been perfect? No, but we have made the changes and the modifications. This budget embodies a way in which we can build back better. That is what Canadians want: strong leadership. They are at least getting it from one political entity inside this chamber, the best I can tell, based on the speeches I have been hearing.
I wonder if the member might want to reflect on some of her comments and recognize the many good visionary things—
Monsieur le Président, il est décevant d’entendre les conservateurs déformer les faits. Que ce soit avec la Subvention salariale d’urgence du Canada, la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer, le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, le Programme de crédit aux entreprises, la PCU, le soutien direct aux aînés et aux personnes handicapées, et bien plus encore, le gouvernement a été là pour les Canadiens de façon très réelle et tangible dès le premier jour et au cours des quelque 12 derniers mois. Par ailleurs, nous recevrons plus de 40 millions de doses de vaccins avant la fin de juin.
La députée peut-elle dire à la Chambre si elle croit que c’est la faute du gouvernement fédéral si le Manitoba est venu en tête pour le nombre de cas lors de la deuxième vague en novembre dernier? Nous devons reconnaître que nous vivons dans une fédération et que les provinces ont un rôle à jouer. Le gouvernement fédéral a été là de façon tangible. Avons-nous été parfaits? Non, mais nous avons apporté des changements et des modifications. Le budget propose une façon de rebâtir en mieux. C’est ce que les Canadiens veulent: un leadership fort. D’après les discours que j’ai entendus, il y a au moins une entité politique à la Chambre qui peut leur garantir cela.
Je me demande si la députée pourrait réfléchir à certains de ses commentaires et reconnaître les nombreuses bonnes idées visionnaires...
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:35 [p.5847]
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The hon. member for Kildonan—St. Paul.
La députée de Kildonan—St. Paul a la parole.
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CPC (MB)
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2021-04-20 12:35 [p.5847]
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Mr. Speaker, it is disappointing that the member, again, like many of his colleagues, has yet to show humility for the shortcomings of his Liberal government. In the speech I gave I was trying to be very honest and earnest about what I have heard.
I do stand firm on the position that if the Prime Minister had provided real leadership we would not be in a third wave of the pandemic, experiencing hundreds more deaths and thousands more business closures. That is on the Prime Minister.
Monsieur le Président, il est décevant de constater que ce député, comme bon nombre de ses collègues, n’a pas encore fait preuve d’humilité devant les erreurs de son gouvernement. Dans mon discours, j’essayais d’être très honnête et sincère au sujet de ce que j’avais entendu.
Je suis fermement convaincue que si le premier ministre avait fait preuve d’un véritable leadership, nous ne subirions pas une troisième vague de cette pandémie qui cause des centaines de décès et qui ferme des milliers d’entreprises. Tout cela est la faute du premier ministre.
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NDP (NL)
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2021-04-20 12:36 [p.5847]
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Mr. Speaker, I want to congratulate the hon. member on her speech. She noted that this is her first budget, which is a big thing, and there are lots of big numbers showing up in it.
Throughout the pandemic—
Monsieur le Président, je tiens à féliciter notre collègue pour son allocution. Elle a souligné qu’il s’agit du premier budget au sujet duquel elle intervient, ce qui est très important, et qu’il prévoit beaucoup de dépenses importantes.
Tout au long de la pandémie…
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:36 [p.5847]
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I am just going to interrupt the hon. member.
The hon. member for Drummond on a point of order.
Permettez-moi d’interrompre le député.
L'honorable député de Drummond invoque le Règlement.
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BQ (QC)
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2021-04-20 12:36 [p.5847]
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Mr. Speaker, I do not think the member has the equipment needed to speak because he does not have his headset on.
Monsieur le Président, je pense que le député n'a pas l'équipement requis pour intervenir, puisqu'il n'a pas son casque d'écoute.
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:37 [p.5847]
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I can see that the hon. member for St. John's East has switched his audio device. We will just ask him to start again with his question to make sure that we have the audio functioning properly.
I thank the hon. member for Drummond for his comments.
The hon. member.
Je vois que le député de St. John’s-Est n’a pas son casque d'écoute. Nous allons simplement lui demander de reposer sa question pour être sûrs que l’audio fonctionne correctement.
Je remercie l'honorable député de Drummond de son intervention.
Vous avez la parole.
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NDP (NL)
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2021-04-20 12:37 [p.5847]
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Mr. Speaker, I thank the hon. member for reminding me of that. It is important for the interpreters.
I want to congratulate the hon. member on her speech. She mentioned at the beginning that this is her first budget. The numbers are huge, as we all know, and the Conservatives, throughout the pandemic, have been expressing concerns about the enormous amount of money being spent.
I just want to ask the member whether she thinks there ought to be a little bit more fairness as to who will actually pay for the cost of this pandemic. We have been talking about the necessity for a wealth tax and the fact that during this pandemic billionaires have earned billions more money. Would she and her colleagues support a fair share of the cost of this being paid for by the ultra wealthy?
Monsieur le Président, je remercie le député de ce rappel. C’est important pour les interprètes.
Je tiens à féliciter ma collègue pour son allocution. Elle a mentionné au début qu’il s’agissait du premier budget au sujet duquel elle intervient. Les dépenses prévues sont énormes, comme nous le savons tous, et les conservateurs, tout au long de la pandémie, se sont dits préoccupés par ces dépenses.
Je veux simplement demander à la députée si, à son avis, il faudrait faire preuve d’un peu plus d’équité en déterminant qui va payer les coûts de la pandémie. Nous avons parlé de la nécessité d’imposer une taxe sur la richesse et du fait que, pendant la pandémie, les milliardaires ont gagné des milliards de dollars de plus. La députée et ses collègues seraient-ils d’accord pour que les ultra-riches assument leur juste part des coûts?
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CPC (MB)
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2021-04-20 12:38 [p.5847]
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Mr. Speaker, the people who we should ask whether it is fair for them to pay for this are the members of my generation. The millennial generation and their children are going to be the ones burdening the tax increases that will surely come to pay for this. We know that inflation is coming. We know that higher interest rates are coming and, yet, the Liberal government before the pandemic was setting us up for failure, should a crisis hit.
As I mentioned in my speech, we were left with low defences because of the amount of money that was spent before. Now with this unbelievable amount of spending, we have doubled Canadian debt. It took 150 years to acquire that debt and we have doubled that in now, what, two years? It is unbelievable, so I think the unfairness lies with future generations who are going to have to pay for this.
There has been zero acknowledgement from the Liberal government of the debt burden it is putting on future generations and the severe consequences that may have on the public services provided by the Canadian taxpayer from the federal government.
Monsieur le Président, les gens à qui nous devrions demander s’il est juste qu’ils paient pour cela sont les gens de ma génération. Ce sont les milléniaux et leurs enfants qui vont subir les hausses d’impôt et qui vont sûrement en payer le prix. Nous savons que l’inflation nous menace. Nous savons que les taux d’intérêt vont augmenter. Pourtant avant la pandémie, le gouvernement libéral nous avertissait qu’une crise nous vouerait à l’échec.
Comme je l’ai souligné dans mon allocution, nous n’étions pas bien préparés à cause des dépenses considérables faites auparavant. Maintenant, avec les dépenses incroyables qui s'imposent, la dette canadienne a doublé. Il a fallu 150 ans pour accumuler cette dette, et nous l’avons doublée en quoi, deux ans? C’est incroyable, alors je pense que l’injustice réside dans le fait que les générations à venir devront payer la note.
Le gouvernement libéral n’a aucunement reconnu le fardeau de la dette qu’il impose aux générations à venir et les graves conséquences que cela pourrait avoir sur les services publics qu’il fournit aux contribuables canadiens.
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BQ (QC)
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2021-04-20 12:39 [p.5847]
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Mr. Speaker, I would like to hear what my colleague from Kildonan—St. Paul thinks about the things that were not in the budget and about the fact that the provincial governments and the Quebec government are once again being left with an underfunded health care system, because the federal share is dwindling year after year and the Liberal government refuses to increase health care transfers.
There is also the matter of regional media. I am sure that there are regional media outlets in her riding that are having a hard time because of the crisis. I would like her to share her comments on these things that the budget failed to include.
Monsieur le Président, j'aimerais entendre les impressions de ma collègue de Kildonan—St. Paul sur les absents du budget, sur le fait qu'on laisse encore les gouvernements provinciaux et le gouvernement du Québec avec un système de santé sous-financé, parce que la part du fédéral est réduite d'année en année et que le gouvernement libéral refuse d'augmenter les transferts en santé.
Il y a aussi la question des médias régionaux. Je suis convaincu que, dans sa circonscription, il y a des médias régionaux qui souffrent beaucoup de la crise. J'aimerais qu'elle nous fasse part de ses commentaires sur ces absents du budget.
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CPC (MB)
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2021-04-20 12:40 [p.5848]
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Mr. Speaker, there are a number of things not in this budget, like a plan for how we are going to get out of this and a real, strategic, innovative, thoughtful plan of how we are going to get our economy back to normal to make sure the days of tomorrow are better than the days of today.
On the health care transfers, the Conservatives have been very clear. We know that the health care burden on the provinces is incredible and we believe that provinces should have more autonomy to spend health care dollars how they see fit in their regions. We know no two regions are the same.
What is interesting is that the Liberal government will say that vaccine distribution is a provincial jurisdiction, this is provincial jurisdiction, that is the province's jurisdiction, so it is not the government's fault, it is the provinces' fault, and yet when it comes to something like the child care announcement, which is clearly in provincial jurisdiction, that is not a problem to the Liberals. They are happy to spend billions of dollars in the provincial jurisdiction when it suits their electoral fortunes.
Monsieur le Président, un certain nombre de choses manquent dans ce budget, comme un plan réaliste, stratégique, novateur et sérieux sur la façon dont nous allons remettre l'économie sur les rails, afin de pouvoir connaître bientôt des jours meilleurs.
S’agissant des transferts en santé, les conservateurs ont toujours été très clairs. Nous savons que les soins santé constituent un fardeau incroyable pour les provinces, et nous pensons que celles-ci devraient avoir plus d’autonomie pour dépenser les fonds destinés aux soins de santé comme elles l’entendent. Il n’y a pas deux régions qui sont pareilles.
Il est intéressant de constater que, pour les libéraux, la distribution des vaccins relève exclusivement de la compétence provinciale et que la situation actuelle n’est donc pas la faute du gouvernement fédéral. Cependant, lorsqu’il s’agit d’annoncer un système national de garderies, qui relève pourtant clairement de la compétence des provinces, cela ne pose aucun problème aux libéraux. Autrement dit, ils sont ravis de dépenser des milliards de dollars dans un domaine de compétence provinciale si cela leur donne un avantage électoral.
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2021-04-20 12:41 [p.5848]
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Mr. Speaker, I want to begin by commending my colleague from Kildonan—St. Paul for her excellent speech. She did a great job of identifying the positive and negative aspects of the budget speech that was given yesterday by the Minister of Finance.
I also want to commend the Minister of Finance on her first budget. Yesterday was a historic moment in the House of Commons. The minister was the first woman to ever present a budget speech. I think that is worth pointing out and celebrating.
Obviously, I am not going to spend 10 minutes singing the praises of the finance minister, but I do want to quote her. She said before that the budget she was going to present would be the most significant of our lifetime. She was not wrong. This budget will go down in Canadian history as the highest-spending budget ever.
The Minister of Finance made sure of it by presenting a budget containing spending measures beyond belief. Everyone in the Liberal Party of Canada's voting base who had a request got a little something in the budget. Of course, there was $100 billion to spread around. The Liberal government was handing out money like drinks at an open bar. Some people must be sorry they did not ask for anything, because they probably would have gotten it.
That being said, the Canadian provinces made requests, but they were ignored. We would have expected a budget announcing the end of the pandemic to focus on bolstering the fight against the pandemic and making sure we never find ourselves in this situation again.
Unfortunately, the Liberal government did not say a word about health transfers. There are not even any plans for that. The budget makes mention of many plans, but none of them have anything to do with health transfers to the provinces. What the Liberal government presented yesterday was an election budget.
It is clearly a red-ink budget. It was probably drafted at a time when the Prime Minister was thinking about triggering an early election because he has a minority government. Unfortunately, since he was unable to procure enough vaccines for Canadians, a third wave hit. We will have a lot of vaccines by the fall, but when we needed them, when it was important for all Canadians to be vaccinated, there were none. That is why there was a third wave of COVID-19, because the Prime Minister and his government were unable to anticipate our vaccine needs and failed to negotiate at the right time.
We have been given something halfway between a pre-election budget and a pandemic budget, and we clearly saw that choices had been made. We approve of some of the measures. In fact, some of the measures announced yesterday are worth mentioning. They are actually measures that we asked for. They are measures that were needed, like extending the emergency programs to help Canadians and businesses. In my opinion, given the situation Canada is currently in, it was obvious that the government needed to maintain them.
One would have expected the budget to provide a little hope and give some indication of what will happen after all Canadians have been vaccinated later this year. Unfortunately, this budget has just a smattering of the measures that Canadians have been calling for over the past few weeks and months. More than anything, it is a Liberal pre-election platform.
Were it not for the pandemic, not even this Liberal government would have dared to present this kind of agenda. The pandemic was the perfect excuse to come up with a pre-election budget. The ultimate proof is the $500 that will be sent to seniors aged 75 and over in August, which is most likely the best window for calling the election.
I am not the only one saying so. All political commentators are confirming what I am saying here this morning.
My office received many telephone calls this morning. Everyone is asking why that money is going only to people aged 75 and over, and why the Liberal government is ignoring those aged 65 to 75 in this budget. People are wondering what they did to be left out of that measure, because they have the same needs. Sometimes their needs are even greater, since they tend to be active and want to participate in the economy. Unfortunately, we have not gotten an answer.
We asked for clear and specific action to be taken to help Canadians and stimulate the economy. Our leader, Erin O'Toole, has presented an economic recovery plan.
Mr. Speaker, I apologize for naming one of my colleagues in the House.
The opposition leader called for clear, targeted, temporary measures to stimulate our economy. Unfortunately, what the budget actually contains is an assortment of superficial measures lacking a clear, precise, concrete objective. We asked the government for measures to stimulate our economy. We agreed on the principle. Unfortunately, that is not what we got.
Economic stimulus means having job creation targets and a plan to end public spending and get out of the recession. What the government presented yesterday contains none of that.
Commenting on this government and the idea of balancing the budget, pundit Bernard Drainville said this morning that it is as though this government takes special pride in not balancing the budget. That concept scares Liberals.
We all remember the Liberals' 2015 promise about running small deficits and balancing the budget by the end of their term. Not only did that not happen, but we also ended up with a $100-billion deficit before the pandemic even hit.
Today the government is announcing a $354-billion deficit for last year and more than $150 billion for this year. Deficits will continue to pile up like that to the point that we will have to start a using a new word when talking about public finances. That word is “trillion”, and that is how big Canada's deficit will soon be. Canadians will be $1 trillion in debt. This budget adds half a trillion dollars to the debt. We have to take these things very seriously and think of future generations.
I would like to talk about the national child care service. My wife is an early childhood educator. Yesterday, the government made a big deal about this announcement to impose a single Canada-wide child care system on the provinces. In its budget, it has allocated $30 billion to create this system. It did not mention that part of that amount will be paid directly to Quebec, which established this system many years ago.
Had this been an economic recovery measure, we might have understood. However, I know and respect the work of Quebec's early childhood educators, and I know that they must have a minimum of three years of training, and it also takes time to build and upgrade these buildings. Do the Liberals honestly believe they can deliver what they have put in the budget and that it will contribute to our post-pandemic economic recovery?
It is quite simply impossible. It is not an economic recovery measure. The Liberals are making a promise that they may not be able to keep, because there will be an election in the meantime. Once again, we have become accustomed to the Liberals making announcements and not keeping their promises.
In closing, I want to mention something else that is conspicuously absent from the budget: compensation for supply-managed dairy farmers under the Canada-United States-Mexico Agreement. Despite all the billions of dollars it dished out yesterday, the government was unable to keep its promise to fully compensate supply-managed farmers for their losses. We certainly must take note. The government probably thought that group had already received enough in the past and did not need any goodies before the next election.
That is what I dislike about this budget. The government is trying to please so many people without thinking about the future. The 724 pages that were presented to us yesterday tell us that the future is not important to the Liberals.
Monsieur le Président, tout d'abord, je vais féliciter ma collègue de Kildonan—St. Paul pour son excellent discours. Elle a très bien su cerner les points positifs et négatifs du discours sur le budget donné hier par la ministre des Finances.
Je veux aussi féliciter la ministre des Finances pour son premier budget. Hier, cela a été un moment historique à la Chambre des communes. Une première femme a livré un discours sur le budget, et je crois qu'il vaut la peine de le saluer et de le mentionner.
On se doute bien que je ne passerai pas 10 minutes à louanger la ministre des Finances, cependant, je vais la citer. La ministre des Finances avait mentionné auparavant que le budget qu'elle allait présenter serait le plus important de notre vie. Elle n'avait pas tort. Effectivement, ce budget restera dans les annales du Canada en tant que budget le plus dépensier de toute l'histoire du Canada.
En ce sens, effectivement, la ministre des Finances a marqué le coup en présentant un budget comportant des dépenses inimaginables. Tous ceux et celles qui ont des demandes et qui font partie de la clientèle électorale du Parti libéral du Canada ont trouvé un petit morceau à croquer dans ce budget. Il faut dire qu'il y avait 100 milliards de dollars à répartir. À voir la manière dont le gouvernement libéral en a fait la répartition, c'est-à-dire comme dans un bar ouvert où tout le monde pouvait aller se servir, certaines personnes doivent regretter de n'avoir rien demandé, puisqu'elles y auraient probablement trouvé leur compte elles aussi.
Cela dit, l'ensemble des provinces canadiennes ont fait des demandes et elles n'ont pas été écoutées. Dans un budget annonçant la fin d'une pandémie, on se serait attendu à ce que l'essence même du budget soit axée sur l'amélioration de la lutte contre la pandémie et que le budget veille à ce qu'on ne se retrouve plus jamais dans une situation similaire.
Malheureusement, en ce qui concerne les transferts en santé, il y a eu un silence absolu de la part du gouvernement libéral. Il y a même une absence d'intentions. En effet, on retrouve dans le budget une foule d'intentions, mais absolument aucune n'a trait aux transferts en santé aux provinces. On a constaté que ce que voulait présenter hier le gouvernement libéral était un budget à saveur électorale.
Il s'agit d'un budget écrit à l'encre rouge, on l'a clairement vu. Il a probablement été élaboré au cours d'une période pendant laquelle le premier ministre songeait à déclencher des élections hâtives parce qu'il est en situation minoritaire. Malheureusement, parce que le Canada a manqué de vaccins par sa faute, il y a eu une troisième vague. Nous aurons beaucoup de vaccins d'ici l'automne. Or, quand il aurait fallu en avoir et quand il était important que les Canadiens se fassent tous vacciner, il n'y en avait pas. Cela a fait en sorte qu'il y a eu une troisième vague de la COVID-19 à cause de ce premier ministre et de ce gouvernement, qui n'ont pas su prévoir adéquatement les besoins en vaccins et qui n'ont pas négocié quand il le fallait.
Nous nous sommes donc retrouvés entre un budget à saveur préélectorale et un budget en pleine pandémie, et nous avons nettement vu que des choix avaient été faits. Nous saluons certaines mesures. En effet, certaines mesures présentées hier valent la peine d'être soulignées. D'ailleurs, ce sont des mesures que nous avions demandées. Ce sont des mesures qui s'imposaient, comme la prolongation des programmes d'urgence pour aider les Canadiens et les Canadiennes et pour aider les entreprises. À mon avis, étant donné la situation dans laquelle le Canada se trouve actuellement, il allait de soi que le gouvernement les maintienne.
On se serait attendu à ce que le budget nous présente un peu d'espoir et qu'il présente un peu la façon dont cela se passera après que tous les Canadiens auront été vaccinés un peu plus tard cette année. Malheureusement, ce budget est une tartinade de mesures sur l'ensemble de tout ce qui avait été demandé au Canada au cours des dernières semaines et des derniers mois. Surtout, il s'agit d'un programme préélectoral libéral.
Or, n'eût été la pandémie, même le gouvernement libéral n'aurait pas osé présenter un programme comme celui-là. La pandémie a servi de prétexte pour élaborer un budget à saveur préélectorale. La meilleure preuve, c'est le montant de 500 $ qui sera envoyé aux personnes de 75 ans et plus, au mois d'août, qui semble être la prochaine fenêtre d'ouverture pour une campagne électorale.
Je ne suis pas le seul à le dire. L'ensemble des commentateurs de la scène politique confirment ce que je dis ce matin.
Notre bureau a reçu beaucoup d'appels ce matin. On nous demande pourquoi ce montant est seulement destiné aux gens de 75 ans, pourquoi le gouvernement libéral oublie les personnes de 65 ans à 75 ans dans ce budget. Les gens se demandent ce qu'ils ont fait pour ne pas être inclus dans cette mesure, étant donné que leurs besoins sont les mêmes. Leurs besoins sont parfois même plus grands, car ces gens sont actifs et veulent être capables d'investir dans l'économie. Malheureusement, on n'a pas obtenu de réponse.
Nous avions demandé des mesures claires et précises pour aider les Canadiens et relancer l'économie. Le chef Erin O'Toole a présenté un plan de redressement de l'économie.
Monsieur le Président, je m'excuse d'avoir nommé l'un de mes collègues à la Chambre.
Le chef de l'opposition avait demandé des mesures claires, ciblées et temporaires pour relancer notre économie. Malheureusement, ce que nous retrouvons actuellement dans ce budget, c'est une tartinade de mesures qui ne visent aucun objectif clair, précis ou concret. Nous avions demandé s'il était possible de mettre en place des mesures pour relancer notre économie. Nous étions d'accord sur le principe. Malheureusement, ce n'est pas ce que nous avons obtenu.
Des mesures de relance de l'économie, cela signifie qu'on a des objectifs en matière de création d'emplois, en ce qui concerne la fin des dépenses publiques et en ce qui a trait à une sortie de récession. Il n'y a absolument rien de cela dans ce qui nous a été présenté hier.
Au sujet de ce gouvernement et du retour à l'équilibre budgétaire, le commentateur M. Bernard Drainville a dit ce matin: « [...] c'est comme s'il se faisait un point d'honneur de ne pas retourner à l'équilibre. » C'est un mot qui fait peur, chez les libéraux.
En effet, on se souvient de la promesse de 2015 selon laquelle on allait faire de tout petits déficits, lesquels seraient suivis d'un retour à l'équilibre budgétaire à la fin du mandat. Non seulement nous n'avons pas vu cela, mais nous avons eu droit à 100 milliards de dollars de déficit avant même que la pandémie commence.
Ce qu'on nous a annoncé aujourd'hui, c'est un déficit de 354 milliards de dollars pour l'an dernier et de plus de 150 milliards de dollars pour cette année. Les déficits vont continuer de s'accumuler ainsi, au point où, en parlant des finances publiques, on ajoute un nouveau mot dans notre dictionnaire. En français, on doit maintenant parler de « billions », parce que c'est la taille qu'atteindra le déficit du Canada très bientôt: 1 billion de dollars en dette totale pour les Canadiens et les Canadiennes. C'est donc un demi-billion de dollars qui sont ajoutés à la dette par ce budget. Ces choses doivent être prises en compte avec beaucoup de sérieux en songeant à l'avenir des prochaines générations.
J'aimerais parler du service national de garde d'enfants. Mon épouse est éducatrice en garderie. Hier, le gouvernement a fait grandement état de cette annonce selon laquelle il veut imposer à toutes les provinces un système unique de garde nationale d'enfants. Dans son budget, il a prévu 30 milliards de dollars pour créer ce système. Or, il n'a pas fait mention qu'une partie de cette somme serait versée directement au Québec, qui a déjà implanté ce système il y a plusieurs années.
Si cela avait été une mesure pour relancer l'économie, nous aurions pu comprendre. Toutefois, je connais et je respecte le travail des éducateurs et des éducatrices en garderie au Québec, et je sais qu'il faut un minimum de trois ans pour la formation des éducateurs en garderie ainsi que du temps pour la construction des établissements et leur mise aux normes. Les libéraux pensent-ils sincèrement être capables de concrétiser les intentions que l'on retrouve dans ce budget et d'affirmer que cela va contribuer à la relance de notre économie à la suite de la pandémie?
C'est tout simplement impossible. Ce n'est pas une mesure de relance de notre économie. C'est une manière de faire une promesse que les libéraux ne seront nécessairement pas en mesure de remplir, parce qu'il y aura une élection entre les deux. Encore une fois, les libéraux nous ont habitués à faire des annonces et à ne pas respecter leurs engagements.
En terminant, je tiens à mentionner un autre grand absent du budget: les compensations pour les agriculteurs et les producteurs de lait sous gestion de l'offre dans le cadre de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique. Parmi tous les milliards de dollars qui ont été dispersés hier, le gouvernement a été incapable de respecter sa promesse de compenser pleinement les pertes des producteurs sous gestion de l'offre. Nous devons absolument en prendre note. Le gouvernement considérait probablement que cette clientèle avait déjà été satisfaite par le passé et qu'il n'avait pas besoin de lui plaire pour la prochaine élection.
C'est ce que je déplore de ce budget: on veut plaire à beaucoup de gens sans penser à l'avenir. Les 864 pages qui nous ont été présentées hier nous démontrent que, pour les libéraux, l'avenir n'est pas important.
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BQ (QC)
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2021-04-20 12:51 [p.5849]
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Mr. Speaker, I would like my colleague's thoughts on two things in particular.
First, how does he square the federal government's penchant for centralization with its refusal to increase health transfers? Every year, Quebec sends half of its taxes to the federal government. Cuts were made—
Monsieur le Président, je voudrais connaître l'avis de mon collègue sur deux questions particulières.
D'une part, comment explique-t-il la tendance centralisatrice du gouvernement fédéral et le fait que ce dernier refuse de hausser les transferts en santé? Chaque année, le Québec envoie la moitié de ses impôts au gouvernement fédéral. Il y a eu des compressions...
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CPC (ON)
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2021-04-20 12:51 [p.5849]
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Order. I must interrupt the hon. member to ask him to wear his headset and repeat his question for the hon. member for Mégantic—L’Érable.
À l'ordre. Je dois interrompre l'honorable député pour lui demander de mettre son casque d'écoute avec microphone et de reposer sa question à l'honorable député de Mégantic—L’Érable.
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BQ (QC)
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2021-04-20 12:52 [p.5849]
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Mr. Speaker, first, how does the member square the Liberal government's penchant for centralizing decision-making, even on matters of provincial jurisdiction, with its refusal to increase health transfers? In the 1960s and 1970s, the federal government funded 50% of health care expenditures. Today, it funds just 22%, and health care systems like Quebec's are always at breaking point as a result of this chronic underfunding. Why does the Liberal government keep refusing to restore health transfers while trying to impose standards on the Government of Quebec and the provinces?
Second, we know that seniors have suffered the most during this pandemic. It is bordering on insulting to offer a paltry $500 to seniors over the age of 75. Why not increase pensions? The Bloc Québécois is calling for old age security to be increased by $110 a month. Seniors built Quebec and Canada. They should be able to live decently and maintain their purchasing power.
Monsieur le Président, d'une part, comment le député peut-il expliquer le fait que le gouvernement libéral refuse de hausser les transferts en santé en vertu d'une tendance à vouloir centraliser les décisions, même lorsqu'il s'agit de champs de compétence provinciale? Dans les années 1960 et 1970, le gouvernement fédéral finançait 50 % des dépenses en santé. Aujourd'hui, ce n'est plus que 22 % et les systèmes de santé comme celui du Québec sont toujours sur le point de craquer à cause de ce sous-financement chronique. Pourquoi le gouvernement libéral refuse-t-il constamment de rétablir les transferts en santé alors qu'il essaie d'imposer des normes au gouvernement du Québec et aux provinces?
D'autre part, on sait que les aînés sont ceux qui ont souffert le plus de la pandémie. Or, c'est presque insultant de donner un petit montant de 500 $ aux aînés de 75 ans et plus. Pourquoi ne pas augmenter les pensions? Le Bloc québécois demande à ce que la pension de la Sécurité de la vieillesse soit augmentée de 110 $ par mois. Les aînés sont ceux qui ont bâti le Québec et le Canada; ils devraient être capables d'avoir une existence décente et un pouvoir d'achat qui ne décline plus.
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CPC (QC)
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2021-04-20 12:54 [p.5849]
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Mr. Speaker, I thank my colleague from La Pointe-de-l’Île for his questions. It is not very often that we agree on all of the points he mentioned.
To answer his question, it is in the Liberals' DNA to want to centralize and to preach to the provinces. It is therefore clear that they were not going to use an election budget to meet the legitimate demands of the provinces.
With regard to health care for seniors, what stood out to me is the fact that the Liberal government allocated $3 billion in the budget for measures affecting Quebec's long-term care facilities. However, this morning, the Quebec finance minister described that amount as a pittance, since it will have no impact over the next five years. What is more, the federal government wants to impose national standards in Quebec's long-term care facilities.
It is in the Liberals' DNA to want to impose their solutions and their views on the provinces. There is a well-known expression that says, “Ottawa knows best”, which, in this case, can be interpreted as, “the Liberals think they know best”.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de La Pointe-de-l’Île de ses questions. Il est rare que je sois d'accord avec lui sur l'ensemble des points qu'il a mentionnés.
Pour répondre à sa question, c'est dans l'ADN des libéraux de vouloir être centralisateurs et de faire la morale aux provinces. Il est donc clair qu'ils n'allaient pas profiter d'un budget électoral pour satisfaire les demandes légitimes des provinces.
Quant aux soins de santé pour les aînés, je remarque surtout que le gouvernement libéral a prévu 3 milliards de dollars dans le budget pour des mesures qui touchent les CHSLD. Or, ce matin, le ministre des Finances du Québec a qualifié ce montant de miettes puisqu'il n'aura aucun effet sur une période de cinq ans. En plus, le gouvernement fédéral veut imposer des normes nationales dans les CHSLD.
Il est tout à fait dans l'ADN des libéraux de vouloir imposer leurs solutions et leur point de vue aux provinces. En anglais, il y a une expression qui dit « Ottawa knows best », que l'on peut traduire en français par « les libéraux pensent tout connaître ».
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NDP (ON)
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2021-04-20 12:55 [p.5850]
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Mr. Speaker, one thing that is really important for people to understand is how fundamentally different the economy of northern Ontario is from the rest of Ontario. We are resource-based and we are isolated. The resources that are created in the north go to Queen's Park or they go to Ottawa, and we have to go cap-in-hand and beg for programs to maintain some kind of balance.
I noticed one thing in the budget that is really important for people to recognize. The New Democrats have been pushing for FedNor to be a stand-alone agency for years, something the Conservatives refused to do. The Liberals have ridiculed it up until now and we have seen nothing from its northern members to defend northern Ontario. The Liberal government has finally realized that the New Democrats are right and has established FedNor as a stand-alone agency. It will be in the same category as all the other economic development agencies in the country.
Up until now, northern Ontario has been the poor, underfunded cousin. It is really important for the House to recognize that northern Ontario has a right to proper economic development and FedNor, as a stand-alone agency, will make a huge difference for our region.
Monsieur le Président, il faut que les gens comprennent bien que l’économie du Nord de l’Ontario est fondamentalement différente de celle du reste de la province. Notre économie est tributaire des ressources naturelles et nous sommes isolés. Les ressources que nous exploitons dans le Nord sont acheminées à Queen’s Park ou à Ottawa, et nous devons ensuite demander l’aumône pour obtenir des programmes susceptibles de rétablir un certain équilibre.
Il y a une chose dans le budget que je trouve particulièrement importante. Les néo-démocrates réclament depuis des années que FedNor devienne une agence autonome, ce que les conservateurs ont toujours refusé. Le gouvernement libéral a longtemps fait fi de notre demande, ceux de ses députés qui représentent cette région n’ayant jamais rien proposé dans ce sens, mais aujourd’hui le gouvernement se rend compte que les néo-démocrates ont raison et il fait de FedNor une agence autonome, qui appartiendra à la même catégorie que toutes les autres agences de développement économique du Canada.
Jusqu’à aujourd’hui, le nord de l’Ontario a toujours été le cousin pauvre. Il est important que la Chambre reconnaisse au Nord de l’Ontario le droit d’avoir sa propre agence de développement économique, FedNor, car cela va avoir des retombées considérables sur la région.
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CPC (QC)
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2021-04-20 12:56 [p.5850]
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Mr. Speaker, as I said, the Conservative Party wanted the government to include specific measures in the budget in order to help every region of the country to grow.
As long as FedNor has the tools it needs to restart the economy and make sure that those who lost their jobs are rehired, then I think that time will tell whether creating FedNor was the right decision.
Is that the ultimate solution to all of northern Ontario's problems? I do not think so, but if it is a possible solution, then I do not see why we should not examine it.
Still, I hope that this was not just more lip service from the Liberals to try to win over people from northern Ontario, because it is going to take a long time before the budget is passed, not to mention that there is also the risk of an election.
Monsieur le Président, comme je le mentionnais, le Parti conservateur voulait que l'on inscrive au budget des mesures précises, afin d'aider toutes les régions du pays à se développer.
Dans la mesure où FedNor aura les outils nécessaires pour faire en sorte de relancer l'économie et de redonner leur emploi à ceux qui l'ont perdu, je pense que, à son usage, on pourra juger si la décision de créer FedNor aura été bonne.
Est-ce la solution ultime à tous les problèmes pour le nord de l'Ontario? Je ne le crois pas. Si cela peut être une piste de solution, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas l'étudier.
Cependant, j'espère que ce n'était pas un autre vœu pieux des libéraux pour tenter d'attirer cette clientèle du nord de l'Ontario, car cela va prendre beaucoup de temps avant que le budget soit adopté, en plus du risque d'élection.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, yesterday in her speech, the Minister of Finance basically said it would be irresponsible not to borrow hundreds of millions of dollars because interest rates were so low, completely ignoring the fact that interest rates will inevitably rise.
Does the member think the budget should have had a plan to account for future interest rate increases in its expenditures for it to be a responsible fiscal plan?
Monsieur le Président, la ministre des Finances a dit hier, pendant son discours, qu’il serait irresponsable de ne pas emprunter des centaines de millions de dollars à une époque où les taux d’intérêt sont si bas, sans se soucier qu’un jour, les taux d’intérêt vont inéluctablement remonter.
Le député estime-t-il que la ministre aurait dû inclure dans son budget des scénarios d’augmentation des taux d’intérêt, pour que ce budget des dépenses soit vraiment un budget responsable?
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CPC (QC)
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2021-04-20 12:57 [p.5850]
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Mr. Speaker, of course there should have been a plan. There is no plan for economic recovery, and there is no plan to control spending. This is a budget without a plan.
Just beneath the surface though is the Liberal Party's re-election plan, and that is a shame. The Liberal Party and the government put their own interests before the interests of our generation and future generations.
Half a trillion dollars in debt is being added to Canada's total deficit, and that will take years or decades to pay back. Canadians will have to pay that back for generations.
Monsieur le Président, il aurait évidemment fallu un plan. Il n'y a pas de plan pour la relance économique et il n'y a pas de plan de contrôle des dépenses budgétaires. Dans le budget, il n'y a tout simplement pas de plan.
Le seul plan existant, que l'on peut trouver à force de gratter, est un plan de réélection pour le Parti libéral, et c'est ce qui est dommage. Les propres intérêts du Parti libéral et du gouvernement ont été mis avant l'intérêt général de notre génération et des suivantes.
Une dette d'un demi-billion de dollars a été ajoutée au déficit total du Canada, et cela va prendre des années ou des décennies à rembourser. Les Canadiens devront rembourser cela pendant des générations.
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Lib. (NS)
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2021-04-20 12:58 [p.5850]
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Mr. Speaker, we are at a pivotal moment in the history of our nation. How we respond as we continue to fight COVID-19, and as we plan to emerge from the crisis that it has created from both a public health and economic point of view, will dictate what Canada looks like not just next month or next year, but 10 years and 20 years from now, when my five-year-old daughter is ready to join the workforce.
As we embark upon this debate, I would impress upon my colleagues the importance of focusing on the tasks at hand, which are defeating COVID-19, creating jobs and growth opportunities as we emerge from this pandemic, and setting the stage for a recovery that is both inclusive and sustainable.
Before I go further, I would like to inform the Speaker that I intend to split my time with the hon. member for Newmarket—Aurora at the 10-minute mark.
Those three categories that I have outlined, the continued public health response, the need to create jobs and growth and the need to set the stage for a sustainable and inclusive recovery, are precisely what this budget endeavours to do. Over the course of my remarks I will spend a moment on each of those particular items.
When it comes to the public health response, though the conditions here in my home province of Nova Scotia are quite good compared with just about anywhere in the world, I recognize the same is not true for many different parts of Canada. In order to continue the public health response that we have started over the course of this pandemic, our government proposes putting forward several very serious measures backed by spending commitments. In particular, in the budget I note our commitment to invest $4 billion to strengthen public health care systems in provinces across Canada.
I have spoken to community members who have had appointments delayed and who have been dealing with certain services simply not being available as the public health care system has pivoted to deal with the influx of COVID-19 cases. In the early days of this pandemic I remember wondering whether someone in a car accident would have a place to go, if the case loads got too high in our local hospitals. This injection of billions of dollars into provincial health care systems would help alleviate those strains and let our front-line health care workers have the tools they needed to do their jobs and keep us safe.
When it comes to vaccination, Canada is currently third in the G7 in terms of the number of residents who have had access to a first dose, but we know that we need to continue to do more. Budget 2021 proposes to inject an additional billion dollars to help provincial governments administer vaccines as they arrive.
One of the national tragedies we have witnessed over the course of this pandemic is what has taken place in our long-term care facilities. Here in Nova Scotia the vast majority of deaths we have seen as a result of COVID-19 have come from a single long-term care facility: Northwood in Halifax. We need to make the kinds of investments today that will ensure this tragedy does not repeat itself and that will provide an enhanced quality of life, so that our elderly, when they move to long-term care facilities, can count on living a dignified experience. While there are good facilities all across Canada, we have seen some horror stories emerge from this pandemic. That is why this budget's investment of $3 billion to strengthen long-term care facilities across Canada and our work to establish national standards are so important.
One of the chief concerns I have heard from residents of my own community, both over the course of this pandemic and before COVID-19, is the importance of mental health. Through the pandemic we have advanced measures that would see increased investments in telehealth opportunities and would ensure folks could tune into the Wellness Together portal online. However, we know that is insufficient, particularly for people who need the support of a medical practitioner face to face.
Members will note that budget 2021 includes a commitment to work with provinces and territories to establish national standards on mental health as well. This is backed by funding that would allow the process to actually take place and achieve meaningful progress in the mental health portfolio. However, this pandemic was not just a crisis of public health: It was also an economic crisis that we continue to experience, and we have advanced record measures to support Canadian households and businesses so that families could keep food on the table and businesses could keep workers on the payroll. I am so pleased to share with businesses in my own community that we are going to be extending the emergency benefits, which they have come to rely on to get them through this very difficult time, until it is safe for their customers to return at full scale.
The Canada emergency wage subsidy has now kept more than five million Canadian workers on the payroll. The Canada emergency rent subsidy has let hundreds of thousands of businesses keep their doors open at a time when it would have been very difficult to do so otherwise. However, it is not enough to support businesses through this pandemic. We have to set the stage for jobs and growth so we can accelerate out of this pandemic and get back to where we would have been had the pandemic not shocked our economy so badly.
That is why I am thrilled to see the kinds of investments that are included in this budget, including hiring incentives for businesses and supports that will help small businesses and medium-sized enterprises in particular adopt an online strategy so they can participate in the digital economy. We see record investments in skills development, particularly for young people, new investments that will spur entrepreneurship, investments to remove internal trade barriers and investments in the kind of infrastructure that will create growth for the long term. It is that growth that will allow us to escape this pandemic and ensure that we can afford the measures we are putting in place today.
Colleagues in the House who have known me for some time will know that I have been a passionate advocate for our environment from the time I was young. In fact, the very first time I was involved in politics was when I was seven years old and signed up to be the vice-president of the environment club at my elementary school. I have literally been an advocate for a clean environment since then. Of course, I had the chance to serve as the parliamentary secretary to the minister of the environment and climate change in the previous Parliament and I am proud of many of the measures that we introduced.
When I look at the measures that are backed by serious funding commitments in this budget, I see the opportunity to take advantage of clean growth opportunities in the global economy, and to promote opportunities in my own community in the green economy. I see that we are not only going to invest over $8 billion to reduce industrial emissions, but we are also going to let homeowners take advantage of hundreds of thousands of opportunities for home energy retrofits. There are massive investments to develop clean technology and expand zero-emissions vehicle infrastructure and manufacturing opportunities right here in Canada. I see opportunities for us to make investments that will mitigate the consequences of severe weather events, whether forest fires in the west, floods throughout the country or hurricanes on the east coast. I see the single-largest investment to protect nature in the history of Canada included in this budget, and I am very proud to support it.
It is not enough that our budget is sustainable from an environmental point of view: It also needs to be inclusive to ensure that everyone is able to take part in the economic recovery. I note in particular the support for women in the economy in this budget, including the marquee policy of Canada's first early learning and national child care strategy. This is a policy that will be a legacy piece for this government, and 30 years from now I am confident that families will look back and say that this was the right thing. We know that although it may be expensive to advance this particular policy, the impact it is going to have of allowing more women to take part in the economy will more than pay for itself. It will save phenomenal amounts of money for families of young children and will allow families not only to have that extra cash on hand but, as I have mentioned, allow the secondary earner, who is more often than not a woman in the household, to take part in economic opportunities that she may not have had access to in the absence of an investment of this nature.
I see the significant investment of billions of dollars to support young people and make education more affordable. I see opportunities for job placements and hiring incentives specific to young people in this budget. I look at supports for low-income workers and precarious workers, such as the $8.9 billion investment in the Canada workers benefit. It will ensure that someone who works full-time in a minimum wage job will not live in poverty in Canada. I see new protections for workers in the gig economy and I see an expansion of the EI sickness benefit to 26 weeks, which is very important to me at home. I want to thank in particular Kathy MacNaughton, who raised this with me in 2016 and has been working alongside me to see this done. People should not be better off to get fired than to get cancer in the 21st century in Canada.
There are additional supports for Black Canadians. There are additional supports for indigenous Canadians. There are additional supports for the LGBTQ2 community. We will do whatever it takes, for as long as it takes, to see Canadians through this pandemic, but this budget also sets the course for jobs and growth that will allow us to rebound out of this recession more strongly. It will ensure that everyone, no matter their background, no matter their age and no matter their level of income, is able to have a fair shot at taking part in the economic recovery. This is the Canada that I want to build, and this budget lays the framework to achieve these outcomes.
Monsieur le Président, nous sommes à un moment crucial de l’histoire de notre nation. Les mesures que nous prenons pour lutter contre la COVID-19 et pour sortir de la crise à la fois sanitaire et économique détermineront l’avenir du Canada, non seulement dans un mois ou dans un an, mais dans 10 ou 20 ans, lorsque ma fille de cinq ans sera sur le point d’entrer sur le marché du travail.
Alors que nous entamons ce débat, je souligne pour mes collègues l'importance de se concentrer sur les tâches les plus urgentes, à savoir, venir à bout de la COVID-19, créer des emplois et des possibilités de croissance au sortir de la pandémie et préparer le terrain pour une reprise à la fois inclusive et durable.
Avant d’entrer dans les détails, j’aimerais informer le Président que j’ai l’intention de céder la parole au député de Newmarket-Aurora lorsqu'il me restera 10 minutes de temps de parole.
Les trois catégories que j’ai mentionnées, la poursuite de l'intervention sanitaire, la nécessité de créer des emplois et de la croissance, et la nécessité de préparer le terrain à une reprise économique durable et inclusive, sont les trois grands axes de ce budget. Je me propose d’aborder chacun de ces sujets.
S’agissant des mesures de santé publique, je reconnais que la situation dans ma province, la Nouvelle-Écosse, peut faire l’envie de n’importe quel autre pays, mais je reconnais en même temps qu’il n’en va pas de même pour un grand nombre de régions du Canada. Afin de poursuivre l'intervention sanitaire que nous avons entreprise pendant la pandémie, notre gouvernement propose des mesures très solides, étayées par des engagements financiers conséquents. J’observe notamment que, dans le budget, nous prévoyons d’investir 4 milliards de dollars pour améliorer les systèmes de santé publique des provinces canadiennes.
Des électeurs de ma circonscription m’ont dit que leurs rendez-vous avaient été reportés et que certains services n’étaient plus disponibles parce que le système de santé publique devait faire face à l’afflux de cas de COVID- 19. Au début de la pandémie, je me souviens que je me demandais si une personne victime d’un accident de voiture pourrait se faire soigner dans un hôpital local, si le nombre de cas de COVID-19 venait à être trop élevé dans nos hôpitaux locaux. Cet investissement de plusieurs milliards de dollars dans les systèmes de santé provinciaux permettra d’atténuer les pressions et de donner aux soignants les outils dont ils ont besoin pour faire leur travail et assurer notre sécurité.
En ce qui concerne la vaccination, le Canada se classe actuellement au troisième rang des pays du G7 pour ce qui est du nombre d'habitants qui ont obtenu une première dose, mais nous savons que nous devons continuer à en faire plus. Le budget de 2021 propose d’injecter 1 milliard de dollars supplémentaires pour aider les gouvernements provinciaux à administrer les vaccins au fur et à mesure qu’ils arrivent.
L’une des tragédies nationales dont nous avons été témoins au cours de cette pandémie est ce qui s’est passé dans nos établissements de soins de longue durée. Ici, en Nouvelle-Écosse, la grande majorité des décès causés par la COVID-19 provenait d’un seul établissement de soins de longue durée: Northwood à Halifax. Nous devons faire aujourd’hui le genre d’investissements qui garantiront que cette tragédie ne se répète pas et qui offriront une meilleure qualité de vie, afin que nos aînés, lorsqu’ils emménagent dans un établissement de soins de longue durée, puissent compter vivre dans la dignité. Bien qu’il existe de bons établissements partout au Canada, cette pandémie a fait ressortir des histoires d’horreur. C’est pourquoi l’investissement de 3 milliards de dollars prévu dans ce budget pour renforcer les établissements de soins de longue durée partout au Canada et notre travail pour établir des normes nationales sont si importants.
L’une des principales préoccupations que m’ont signifiées des habitants de ma propre collectivité, tant au cours de cette pandémie qu’avant la COVID-19, est l’importance de la santé mentale. Tout au long de la pandémie, nous avons proposé des mesures qui prévoyaient des investissements accrus dans les possibilités de télésanté et qui permettraient aux gens de se connecter en ligne au portail Espace mieux-être. Cependant, nous savons que cela ne suffit pas, en particulier pour les personnes qui ont besoin du soutien d’un médecin en personne.
Les députés noteront que le budget de 2021 comprend également un engagement à travailler avec les provinces et les territoires pour établir des normes nationales en matière de santé mentale. Cet engagement est soutenu par un financement qui permettrait au processus de se dérouler réellement et de réaliser des progrès importants dans le portefeuille de la santé mentale. Cependant, cette pandémie n’était pas seulement une crise de santé publique: c’était une crise économique que nous continuons de vivre, et nous avons mis de l’avant des mesures records pour soutenir les ménages et les entreprises du Canada afin que les familles puissent mettre du pain sur la table et que les entreprises puissent garder leurs travailleurs sur leur liste de paye. Je suis ravi d’annoncer aux entreprises de ma collectivité que nous allons prolonger les prestations d’urgence, sur lesquelles elles en sont venues à compter pour traverser cette période très difficile, jusqu’à ce que leurs clients puissent revenir en toute sécurité.
La Subvention salariale d’urgence du Canada a permis de maintenir plus de cinq millions de travailleurs canadiens sur le marché du travail. La Subvention d’urgence du Canada pour le loyer a permis à des centaines de milliers d’entreprises de garder leurs portes ouvertes à un moment où il aurait été très difficile de le faire autrement. Toutefois, il ne suffit pas de soutenir les entreprises pendant cette pandémie. Nous devons préparer le terrain pour l’emploi et la croissance afin d’accélérer la sortie de cette pandémie et de revenir au niveau où nous aurions été si la pandémie n’avait pas autant ébranlé notre économie.
C’est pourquoi je suis ravi de voir les types d’investissements que ce budget comprend, y compris les incitatifs à l’embauche pour les entreprises et les soutiens qui aideront les PME en particulier à adopter une stratégie en ligne afin qu’elles puissent participer à l’économie numérique. On constate des investissements record dans le développement des compétences, en particulier pour les jeunes, de nouveaux investissements qui stimuleront l’esprit d’entreprise, des investissements pour éliminer les obstacles au commerce intérieur et des investissements dans le type d’infrastructure qui créera une croissance à long terme. C’est cette croissance qui nous permettra de sortir de cette pandémie et de nous assurer que nous pouvons nous permettre les mesures que nous mettons en place aujourd’hui.
Les collègues à la Chambre qui me connaissent depuis un certain temps savent que je suis un défenseur passionné de notre environnement depuis mon plus jeune âge. En fait, la toute première fois que j’ai pris part à la politique, c’était à l’âge de sept ans, lorsque je me suis inscrit comme vice-président du club de l’environnement de mon école primaire. Depuis lors, je suis littéralement un défenseur de l’environnement propre. Bien sûr, j’ai eu la chance d’être le secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement et du Changement climatique au cours de la législature précédente et je suis fier de bon nombre des mesures que nous avons mises en place.
Lorsque je regarde les mesures qui sont soutenues par de sérieux engagements de financement dans ce budget, je vois l’occasion de profiter des possibilités de croissance propres dans l’économie mondiale et de promouvoir les possibilités de l’économie verte dans ma propre collectivité. Je vois que nous allons non seulement investir plus de 8 milliards de dollars pour réduire les émissions industrielles, mais aussi permettre aux propriétaires de profiter de centaines de milliers de possibilités d’amélioration de l’efficacité énergétique de leur domicile. Il y a des investissements massifs pour mettre au point des technologies propres et étendre l’infrastructure des véhicules zéro émission et les possibilités de fabrication ici même au Canada. Je vois des occasions de faire des investissements qui atténueront les conséquences des phénomènes météorologiques violents, qu’il s’agisse de feux de forêt dans l’Ouest, d’inondations dans tout le pays ou d’ouragans sur la côte Est. Je vois dans ce budget l’investissement le plus important dans l’histoire du Canada pour protéger la nature, et je suis très fier de l’appuyer.
Il ne suffit pas que le budget soit viable du point de vue environnemental, il doit aussi être inclusif afin que tous les Canadiens puissent participer à la relance économique. Je pense notamment aux mesures de soutien annoncées dans le budget pour aider les femmes, notamment à sa politique phare, la toute première stratégie nationale d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. Cette mesure sera un legs du présent gouvernement et, dans 30 ans, j’ai bon espoir que les familles se diront que c’était la bonne chose à faire. Même si la mise en œuvre de cette politique risque de coûter cher, elle finira par s’autofinancer en permettant à un plus grand nombre de femmes de contribuer à l’économie. Elle permettra aux familles ayant de jeunes enfants d’économiser des sommes phénoménales; en plus de ces économies, cette politique permettra, comme je l’ai déjà dit, au soutien secondaire du ménage, habituellement une femme, de saisir des possibilités économiques qui ne lui auraient jamais été offertes sans un investissement de cette nature.
Je constate un généreux investissement de plusieurs milliards de dollars pour aider les jeunes et rendre l’éducation plus abordable. Je vois dans ce budget des possibilités d’emploi et des incitatifs à l’embauche ciblant les jeunes. Je vois les mesures de soutien pour les travailleurs à faible revenu et ceux qui occupent des emplois précaires, comme l’investissement de 8,9 milliards de dollars dans l’Allocation canadienne pour les travailleurs. Cet investissement fera en sorte qu’une personne qui travaille à temps plein au salaire minimum ne vivra pas dans la pauvreté au Canada. Je vois de nouvelles mesures de protection pour les travailleurs à la demande et je vois une prolongation des prestations de maladie de l’assurance-emploi à 26 semaines, ce qui est très important dans ma circonscription. Je tiens à remercier tout particulièrement Kathy MacNaughton, qui a travaillé avec moi en 2016 pour que cette mesure voie le jour. Les gens ne devraient pas trouver qu’il est plus avantageux de se faire congédier que d’avoir le cancer au XXIe siècle au Canada.
Il y a aussi de nouvelles mesures de soutien pour les Canadiens noirs, pour les Canadiens autochtones et pour les membres de la communauté LGBTQ2. Nous ferons tout ce qu’il faudra, aussi longtemps qu’il le faudra, pour aider les Canadiens à traverser cette pandémie. Par ailleurs, le présent budget ouvre la voie à la création d’emplois et à la croissance, ce qui nous permettra de sortir de cette récession plus forts qu’avant. Ce budget permettra à tous les Canadiens, quels que soient leurs antécédents, leur âge et leur niveau de revenu, d’avoir une chance équitable de participer à la relance économique. Voilà le Canada que je veux bâtir, et ce budget fournit le cadre nécessaire pour atteindre ces résultats.
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CPC (SK)
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2021-04-20 13:09 [p.5852]
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Mr. Speaker, I noticed when the budget was presented that revenue was not indicated in this budget as coming from tax increases. I believe the expectation of the government is that the programs it is implementing are going to stimulate the economy, and that growth is where the funding is going to come from to pay for what it is doing. However, as the member mentioned, child care is its big budget item, with the biggest payoff, but that child care program will take years to implement and, in the meantime, interest rates can go up and all kinds of other things can happen.
I want to quote Amanda Lang, whose views on the budget I really appreciate. She said on Power Play, “I will say this, Evan, and this is kind of like one of those more boring line items, but it is important especially for resource industry companies, and that is there is a form of a corporate tax increase in this budget that the Liberals have talked about for a while. It is a reduction on dividend interest deductions allowable. It is super boring sounding, but I will tell you this: It could hurt oil and gas companies disproportionately and at a time when they can least afford it."
Our oil and gas industry is part of the future. It is part of the sector that will bring about the environmental changes that we want, yet this government continues to cause it the greatest duress. Why is that?
Monsieur le Président, j’ai remarqué, à la lecture du budget, que les revenus n’étaient pas attribuables à des augmentations de la charge fiscale. Je crois que le gouvernement s’attend à ce que les programmes qu’il met en œuvre stimulent l’économie et que c’est ainsi que ses mesures seront financées. Toutefois, comme le député l’a dit, le programme de garderies constitue un gros poste budgétaire, et celui qui rapportera le plus, mais la mise en œuvre de ce programme prendra des années et, entretemps, les taux d’intérêt pourraient augmenter et plein d’autres choses pourraient se produire.
J’aimerais citer Amanda Lang, dont j’apprécie vraiment le point de vue sur le budget. De passage à l’émission Power Play, elle a dit, en gros: « Je vais vous dire, Evan -- et c’est probablement l’un des postes budgétaires les plus ennuyeux, mais il est important, surtout pour les entreprises du secteur primaire -- le budget prévoit une forme d’augmentation de l’impôt des sociétés dont les libéraux parlent depuis un certain temps. Il s'agit d'une réduction des déductions admissibles relatives aux intérêts et aux dividendes. Ce n’est pas un sujet qui excitera les foules, mais je peux vous dire que cette mesure pourrait nuire de façon disproportionnée aux sociétés pétrolières et gazières, et cela, au pire moment pour elles. »
Notre industrie pétrolière et gazière jouera un rôle dans notre avenir. Elle fait partie du secteur qui apportera les changements environnementaux que nous souhaitons; pourtant, le gouvernement continue de lui causer le maximum de difficultés. Pourquoi en est-il ainsi?
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Lib. (NS)
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2021-04-20 13:10 [p.5852]
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Mr. Speaker, there is a lot to unpack in that question. First and foremost, when it comes to the cost of our measures and the risk of interest rates going up, I would point out that there is a severe cost of not taking action and making the kinds of investments that we have made. In particular I would point to a recent IMF report, which indicated that in the absence of the government's pandemic response our deficit would have been roughly the same, but the economic scarring would have been enormous, limiting our opportunity to grow out of this recession.
Regarding the energy sector, I will let the hon. member know that I spent about five years working in Calgary, Alberta, much of which was spent working in the energy sector. The reality is that we need to be implementing measures that transition to a clean economy, but we also know that we need to support workers, regardless of the industry in which they work. That is why we have extended record supports to the energy sector through things such as the Canada emergency wage subsidy and support for abandoned wells.
I would be happy to carry on this important conversation with the member at her leisure.
Monsieur le Président, il y en aurait long à dire en réponse à cette question. D’abord et avant tout, en ce qui concerne le coût de nos mesures et le risque que les taux d’intérêt augmentent, je tiens à souligner qu’il serait très coûteux de ne pas agir et de ne pas faire le genre d'investissements que nous avons faits. J'attirerais plus particulièrement l'attention sur un récent rapport du FMI, qui indiquait qu’en l’absence d’intervention du gouvernement face à la pandémie, notre déficit aurait été à peu près le même, mais que les séquelles économiques auraient été énormes, ce qui aurait limité nos possibilités de sortir de la récession.
En ce qui concerne le secteur de l’énergie, je signale à la députée que j’ai travaillé pendant environ cinq ans à Calgary, en Alberta, dont une grande partie dans le secteur de l’énergie. La réalité, c’est que nous devons mettre en œuvre des mesures de transition vers une économie propre, mais nous savons aussi que nous devons soutenir les travailleurs, peu importe le secteur dans lequel ils travaillent. C’est pourquoi nous avons accordé un soutien sans précédent au secteur de l’énergie au moyen de mesures comme la Subvention salariale d’urgence du Canada et le soutien pour les puits abandonnés.
Je serai heureux de poursuivre cette discussion importante avec la députée quand elle le voudra.
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BQ (QC)
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2021-04-20 13:11 [p.5852]
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Mr. Speaker, I do want to applaud the fact that this is the first time a female minister has tabled a budget in Parliament, but I have to say that, in many ways, it is a very paternalistic budget. What I mean is that the federal government is taking a top-down approach, telling us what is good for us, and imposing national standards for long-term care homes and mental health. In addition, it plans to develop a national child care strategy. Given Quebec's experience in that area, I could go on and on.
To truly meet the provinces' needs while respecting their jurisdiction over health care, can the government distinguish between temporary allocations and what provinces really need, which is recurring funding through Canadian health transfers?
Monsieur le Président, bien que je tienne à saluer le fait que, pour la première fois, le budget est présenté au Parlement par une ministre, je dois dire que, à certains égards, il s'agit d'un budget très paternaliste. Je veux dire par là que le fédéral nous regarde de haut, nous dit qu'il sait ce qui est bon pour nous et qu'il va imposer des normes nationales pour les CHSLD et en matière de santé mentale. À cela, j'ajoute qu'il va développer une stratégie nationale pour ce qui est des services de la petite enfance. Vu l'expérience du Québec en la matière, je pourrais en parler longuement.
Pour répondre réellement aux besoins des provinces tout en respectant le champ de compétences des provinces en matière de santé, le gouvernement fait-il une différence entre des sommes ponctuelles et les réels besoins des provinces, soit des sommes récurrentes au moyen des transferts canadiens en santé?
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Lib. (NS)
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2021-04-20 13:12 [p.5852]
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Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for her question. I hope she does not mind if I reply in English.
I disagree that this budget is paternalistic toward our provincial partners. In fact, when it comes to child care, full credit goes to the Province of Quebec for leading the way on this, years prior, to show that we could make these kinds of investments that would pay for themselves.
On the establishment of national standards, the reality is that I am not okay with the quality of life that seniors who live in these facilities enjoy. With all of the investments that we are putting forward that impact areas of provincial jurisdiction, we are saying we will work with the provinces and territories to establish these standards. I am not okay with simply transferring money with absolutely no oversight of the outcome of how that money is spent.
I am looking forward to continuing the conversations with our provincial counterparts so we can work on shared objectives and enhance the quality of life for our constituents.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question. J'espère qu'elle sera d'accord pour que j'y réponde en anglais.
Je ne suis pas d’accord pour dire que ce budget est paternaliste à l’égard de nos partenaires provinciaux. En fait, en ce qui concerne les services de garde, le mérite revient entièrement au Québec, qui a montré la voie, des années auparavant, prouvant qu'il est possible de faire ce genre d’investissement qui s’autofinance.
En ce qui concerne l’établissement de normes nationales, je ne suis pas satisfait de la qualité de vie des personnes âgées qui vivent dans ces établissements. Compte tenu de tous les investissements que nous faisons dans des domaines de compétence provinciale, nous disons simplement que nous allons travailler de concert avec les provinces et les territoires pour établir ces normes. Je ne suis pas d’accord pour qu’on se contente de transférer de l’argent sans vérifier le moindrement comment cet argent est dépensé.
J’ai hâte de poursuivre les discussions avec nos homologues provinciaux afin que nous puissions atteindre des objectifs communs et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.
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NDP (BC)
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2021-04-20 13:13 [p.5853]
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Mr. Speaker, I work with my colleague on the finance committee.
In my riding, people are very concerned about the absence of universal pharmacare. I am thinking of Cole and his family. They pay $1,000 a month for heart medication and they struggle, like 10 million other Canadians, because they have no coverage for pharmacare.
As we know, in 2019, the Liberals promised to bring in public, universal pharmacare, yet the budget has abandoned that promise. It is quite simple. I know the member's constituents are in the same situation as mine. Why did the government abandon its commitments around public, universal pharmacare in budget 2021?
Monsieur le Président, je siège avec mon collègue au comité des finances.
Dans ma circonscription, les gens sont très préoccupés par l’absence de régime universel d’assurance-médicaments. Je songe entre autres à Cole et à sa famille. Ils doivent payer 1 000 $ par mois pour des médicaments visant à traiter un problème cardiaque et, comme 10 millions d’autres Canadiens, ils peinent à joindre les deux bouts faute d’assurance-médicaments.
Comme nous le savons, les libéraux ont promis en 2019 de mettre en place un régime d’assurance-médicaments public et universel, mais cette promesse a été carrément abandonnée dans le budget. C’est très simple. Je sais que les citoyens de la circonscription du député sont dans la même situation que ceux de la mienne. Pourquoi le gouvernement a-t-il abandonné dans le budget de 2021 ses engagements en faveur d’un régime public et universel d’assurance-médicaments?
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