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CPC (SK)
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2022-11-17 18:22 [p.9680]
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Madam Speaker, I am pleased to have the opportunity to follow up on the Liberal government's proposed fertilizer policy, which I also raised in the House just before the summer break.
On December 11, 2020, Environment and Climate Change Canada released a document entitled “A Healthy Environment and a Healthy Economy: Canada's strengthened climate plan to create jobs and support people, communities and the planet”. The release of this document was important enough to warrant a press conference by the Prime Minister himself, accompanied by several of his cabinet ministers. At 78 pages, this document is a lot to take in, but what is most concerning is that on page 45 it indicates that the government will “set a national emission reduction target of 30% below 2020 levels from fertilizers”.
I had the opportunity over the summer to talk with many farmers and farm organizations about this policy, and there are many people with many concerns. Given that fertilizer is already a major input cost for Canadian farms, it follows that farmers already use as little of it as possible and only as much as is necessary. The only way to reduce fertilizer emissions by 30% seems to be to reduce fertilizer applications by 30%. Such a policy would be harmful to Canadian farmers, Canadian consumers and the global food supply.
According to the Saskatchewan Association of Rural Municipalities, a typical farm consisting of 1,000 acres of canola and 1,000 acres of wheat would have its annual profits reduced by approximately $40,000 per year if these proposed fertilizer restrictions were implemented. Such a massive reduction would be devastating not only to farmers, but to the many urban entrepreneurs they do business with.
A massive reduction in fertilizer would trigger a massive reduction in crop yields, which would then lead to a dramatic increase in the price of bread and bread products at the grocery story. With inflation and the carbon tax already driving up the price of everything at the grocery store, the last thing Canadian consumers need is for the price of groceries to be driven up even higher by these new fertilizer restrictions.
The problem will not be limited to Canadians, though. Indeed, Canada already produces enough food to feed everyone in this country, and we export the surplus to international markets. As brutal as these fertilizer restrictions may be, we should still be able to produce enough food to feed everyone in this country. The problem is that the amount of food that Canada exports to foreign countries will be dramatically reduced. That means these fertilizer restrictions will simply cause many of the poorest people in the world to starve to death.
Given that the only way to reduce fertilizer emissions by 30% seems to be to reduce fertilizer applications by 30%, how will the Liberal government implement this policy? Will it be with a fertilizer tax, similar to the carbon tax, perhaps by restricting the amount of fertilizer that farmers can buy with some sort of licensing program, or is the federal government simply going to nationalize every potash mine in the country and reduce output by 30%?
The Liberal government's plan to reduce fertilizer emissions by 30% does not seem to be particularly well thought out, but I would be curious to hear from the hon. parliamentary secretary as to how exactly the government plans to implement this policy.
Madame la Présidente, je suis heureux d'avoir l'occasion ce soir de faire un suivi sur la politique relative à l'engrais proposée par le gouvernement libéral, une question que j'ai également soulevée à la Chambre juste avant la pause estivale.
Le 11 décembre 2020, Environnement et Changement climatique Canada a publié un document intitulé « Un environnement sain et une économie saine: Le plan climatique renforcé du Canada pour créer des emplois et soutenir la population, les communautés et la planète ». C'est un document si important que sa publication a justifié la tenue d'une conférence de presse par le premier ministre lui-même, en compagnie de plusieurs ministres. Il compte 87 pages. C'est beaucoup d'information à digérer. Cependant ce qui m'inquiète le plus, c'est de lire, à la page 51, que le gouvernement entend établir « un objectif national de réduction des émissions de 30 % sous les niveaux de 2020 provenant des engrais ».
Pendant l'été, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec beaucoup d'agriculteurs et d'organisations agricoles au sujet de cette politique, qui suscite de nombreuses préoccupations. Étant donné que les engrais représentent déjà un coût de production important pour les exploitations agricoles canadiennes, il est évident que les agriculteurs en utilisent déjà le moins possible et seulement lorsque c'est nécessaire. La seule façon de réduire de 30 % les émissions causées par les engrais semble être de réduire de 30 % leur application. Une telle politique porterait atteinte aux agriculteurs, aux consommateurs et à la chaîne d'approvisionnement alimentaire mondiale.
D'après l'association des municipalités rurales de la Saskatchewan, si les restrictions sur les engrais proposées étaient mises en œuvre, une exploitation agricole typique où sont cultivées 1 000 acres de canola et 1 000 acres de blé verrait ses bénéfices annuels réduits d'environ 40 000. Une réduction aussi considérable serait catastrophique non seulement pour les agriculteurs, mais aussi pour les nombreux entrepreneurs en milieu urbain avec qui ils font affaire.
Une réduction majeure de l'utilisation d'engrais déclencherait une réduction tout aussi importante du rendement des cultures, ce qui entraînerait une augmentation vertigineuse du prix du pain et des produits de boulangerie à l'épicerie. Sachant que l'inflation et la taxe sur le carbone font déjà grimper le prix du panier d'épicerie, la dernière chose dont les consommateurs canadiens ont besoin, c'est de voir le prix des aliments augmenter encore plus en raison de ces nouvelles restrictions relatives aux engrais.
Le problème ne se limitera toutefois pas aux Canadiens. Le Canada produit déjà suffisamment de nourriture pour nourrir toute la population du pays et il exporte le surplus vers les marchés internationaux. Aussi brutales que soient les restrictions relatives aux engrais, on devrait quand même être en mesure de produire assez de nourriture pour alimenter toute la population du pays. Le problème, c'est que la quantité de nourriture que le Canada exporte sera considérablement réduite. Conséquence: à cause de ces restrictions, beaucoup des plus pauvres du monde mourront de faim.
Étant donné que la seule façon de réduire de 30 % les émissions provenant des engrais semble être de réduire de 30 % l'utilisation de ceux-ci, comment le gouvernement libéral mettra-t-il en œuvre cette politique? Le fera-t-il en adoptant une taxe sur les engrais semblable à la taxe sur le carbone ou en établissant peut-être un programme de délivrance de permis pour limiter la quantité d'engrais que les agriculteurs sont autorisés à acheter, ou va-t-il simplement nationaliser toutes les mines de potasse du pays et réduire leur production de 30 %?
Le plan du gouvernement libéral visant à réduire de 30 % les émissions provenant des engrais ne semble pas particulièrement réfléchi, mais je serais curieux d'entendre le secrétaire parlementaire expliquer exactement comment le gouvernement prévoit de mettre en œuvre cette politique.
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CPC (SK)
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2022-11-17 18:30 [p.9681]
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Madam Speaker, in closing, I would like to share some insights about how the government seems to make announcements first and then figure out the details later.
In a reply to my Order Paper question, Question No. 89, the government said that it did not even study how rationing fertilizer would affect the food supply in Canada and affect Canadian agricultural production, nor how lower exports would affect the global food supply. Furthermore, the Minister of Agriculture and Agri-Food admitted in writing, in Order Paper Question No. 90, that the government did not study how rationing fertilizer would impact the economy of Saskatchewan, whether it be from reduced crop yields or from the resulting unemployment, including fewer jobs in agri-retail, at canola crushing plants and at farms throughout the province.
Why is an issue as fundamental as food production not worth studying before an announcement?
Madame la Présidente, en conclusion, j'aimerais partager certaines pensées sur la façon dont le gouvernement semble faire des annonces d'abord puis figurer les détails plus tard.
Dans une réponse à ma question no 89 inscrite au Feuilleton, le gouvernement a déclaré qu'il n'avait même pas étudié quel effet le rationnement des engrais aurait sur l'approvisionnement alimentaire au Canada et la production agricole au Canada, ni quel effet la baisse des exportations aurait sur l'approvisionnement alimentaire mondial. Par ailleurs, la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire a admis par écrit, en réponse à ma question no 90 inscrite au Feuilleton, que le gouvernement n'avait pas étudié quel effet le rationnement des engrais aurait sur l'économie de la Saskatchewan, qu'il s'agisse de la réduction du rendement des cultures ou de la perte subséquente d'emplois en agriculture, notamment dans le commerce de détail agricole, les usines de trituration du canola et les exploitations agricoles.
Pourquoi un sujet aussi fondamental que la production alimentaire ne mérite même pas qu'on procède à une étude avant de faire une annonce?
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CPC (SK)
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2022-09-27 18:39 [p.7845]
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Madam Speaker, I am happy to take to my feet tonight to try to get some answers regarding the carbon tax that the NDP-Liberal government is going to force upon the people of Canada. Not only was a commitment made in the 2019 campaign that the Liberals would never increase the carbon tax by more than $30 per tonne, but now we are going to see it go to $150 per tonne.
The question that I asked the Minister of Agriculture a couple of months ago was this: What are people supposed to do on the farms?
I have a friend now who is paying $90,000 a week in fuel, and a big chunk of that is from the carbon tax. I have another friend who runs a restaurant in Regina. His name is Raul. He said that if he did not have to pay a carbon tax on the heating and utilities to operate his restaurants, he could hire one new employee in each restaurant. He could give someone else a living wage so they could support their family, go to work, earn a paycheque and do better. It would make sure they do well in society.
These are a couple of things that I would like to have answered.
Another burning question I have right now is this: When is the carbon tax going to kick in enough that it actually lowers emissions? I also hope my friend from Glengarry—Prescott—Russell can answer this question: How much has the carbon tax lowered emissions across the country? I believe that in their seven years of being in government, the Liberals have never actually hit an environmental target. They have not planted their billion trees. They have not lowered CO2 emissions. Really, they have just been punishing everyday families, punishing ordinary Canadians and making it harder for them to get by.
We see the rising cost of inflation, and no one believes that the carbon tax has not had a negative effect on it. We have to pay more to truck fruits and vegetables and other groceries into different areas, especially rural and remote Canada. The carbon tax affects the price at the grocery store. I would like to know from my friend as well whether he believes that the carbon tax has not negatively affected the price of groceries. Does he think the carbon tax might actually make the price of groceries go down once it hits $150 a tonne?
These are a few things that I hope he can answer in his response.
Finally, the government has had some trials and tribulations, obviously of its own making, and I would ask him about the commitment the Liberals made to Canadians that they would not increase the carbon tax past $30 a tonne. I think that is very important, and people across Saskatchewan and Canada want to hear the answer to this: Why did they break that promise? Why did they feel it was okay for the Liberal government to make a promise in that campaign and then not follow through? It is not doing anything for the environment. If they are not lowering emissions and this carbon tax is still making everything less affordable for Canadians, what is the point?
I know he is going to answer with this: “Oh, we are just going to give it back in a rebate.” No one in Saskatchewan believes that, because the Liberals are making life less affordable and the rebate does not cover the price at the pumps or the price we are paying at the grocery stores.
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole ce soir pour tenter d'obtenir des réponses concernant la taxe sur le carbone que le gouvernement néo-démocrate—libéral imposera aux Canadiens. Non seulement les libéraux ont promis, lors de la campagne électorale de 2019, qu'ils n'augmenteraient jamais la taxe sur le carbone de plus de 30 $ la tonne, mais celle-ci passera maintenant à 150 $ la tonne.
Il y a quelques mois, j'ai posé la question suivante à la ministre de l'Agriculture: qu'est-ce que les exploitants agricoles sont censés faire?
J'ai un ami qui dépense actuellement 90 000 $ par semaine en carburant, et la taxe sur le carbone compte pour une grande partie de ce montant. J'ai un autre ami qui tient un restaurant à Regina. Il s'appelle Raul. Il m'a dit que, s'il n'avait pas à payer la taxe sur le carbone sur le chauffage et les services publics pour exploiter ses restaurants, il pourrait embaucher un nouvel employé dans chaque restaurant. Il pourrait offrir un emploi à une personne, qui obtiendrait ainsi un salaire suffisant pour soutenir sa famille et améliorer sa situation, ce qui lui permettrait de bien s'en tirer dans la société.
Voilà quelques questions auxquelles j'aimerais qu'on réponde.
J'ai aussi une autre question brûlante: à quel moment la taxe sur le carbone va-t-elle être suffisamment élevée pour vraiment réduire les émissions? J'espère aussi que mon ami de Glengarry—Prescott—Russell pourra répondre à cette question: dans quelle mesure la taxe sur le carbone a-t-elle permis de réduire les émissions au pays? Je crois qu'en sept ans au pouvoir, les libéraux n’ont jamais atteint une cible environnementale. Ils n'ont pas planté leur milliard d'arbres. Ils n'ont pas réduit les émissions de CO2. En fait, ils ont simplement puni les familles et les Canadiens ordinaires en faisant en sorte qu'ils aient plus de difficulté à joindre les deux bouts.
L'inflation ne cesse d'augmenter, et personne ne croit que la taxe sur le carbone n'y est pas pour quelque chose. Le transport des fruits, des légumes et des autres produits d'épicerie partout au pays, et plus particulièrement dans les régions rurales et éloignées, coûte de plus en plus cher. La taxe sur le carbone a une incidence sur le prix du panier d'épicerie. J'aimerais que mon ami me dise s'il croit que la taxe sur le carbone n'a pas eu d'effet négatif sur le prix du panier d'épicerie. Croit-il que la taxe sur le carbone pourrait vraiment faire baisser le prix du panier d'épicerie lorsqu'elle atteindra 150 $ la tonne?
J'espère qu'il pourra me fournir quelques réponses.
Enfin, le gouvernement a connu pas mal de déboires — dont il est, bien sûr, entièrement responsable —, et je voudrais poser au député une question sur l'engagement que les libéraux ont pris envers les Canadiens de ne pas augmenter la taxe sur le carbone au-delà de 30 $ la tonne. Je pense qu'il s'agit d'un engagement très important, et les gens de la Saskatchewan et du Canada veulent entendre la réponse à la question suivante: pourquoi les libéraux ont-ils rompu cet engagement? Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il estimé qu'il était acceptable de faire une promesse pendant cette campagne et de ne pas la respecter? Il ne fait rien pour l'environnement. S'il ne réduit pas les émissions et cette taxe sur le carbone continue de rendre tout moins abordable pour les Canadiens, à quoi sert cette mesure?
Je sais que le député va répondre: « Oh, nous rendrons simplement l'argent sous forme de remboursement. » Personne en Saskatchewan n'y croit, car les libéraux rendent la vie moins abordable et le remboursement ne couvre pas les prix que nous payons à la pompe ou à l'épicerie.
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View Warren Steinley Profile
CPC (SK)
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2022-09-27 18:45 [p.7846]
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Madam Speaker, I appreciate my friend's comments from across the aisle.
One thing that I will not disagree with him on at all is that I firmly believe that Liberals know how to spend taxpayers' dollars. I believe that he could read a huge list of spending that this government has done, whether it is effective and efficient is a totally different debate.
However, one thing the member did bring up was fertilizer targets, and the fact that last year farmers lost about 35.8% of some of the crops that they planted. However, this government wants to bring in a fertilizer reduction target where it is going to put 30% less fertilizer in the fields for farmers. We talked to farmers in Saskatchewan and across the country, and they said that they would not be able to grow the same number of crops with that amount of fertilizer.
I am not sure if the member went out to Ag in Motion in Saskatchewan, but I would love him to come out for that tour. I think he might have actually, but it is doing amazing things in agriculture with technology. I went to the YARA incubator, where they actually can scan leaves in a field—
Madame la Présidente, je remercie mon collègue d'en face de ses observations.
Je suis entièrement d'accord avec lui sur un point: je suis convaincu que les libéraux savent comment dépenser l'argent des contribuables. Je crois sincèrement qu'il pourrait énumérer une liste interminable de dépenses que le gouvernement a faites. Pour ce qui est de déterminer si ces dépenses sont efficaces, c'est une tout autre histoire.
Cela dit, le député a notamment parlé des cibles par rapport aux engrais et du fait que les agriculteurs ont perdu environ 35,8 % de certaines de leurs récoltes l'an dernier. Or, le gouvernement veut imposer une cible de réduction des engrais selon laquelle les agriculteurs devraient utiliser 30 % moins d'engrais. Nous avons parlé à des agriculteurs en Saskatchewan et ailleurs au pays, et ils nous ont dit qu'ils ne seraient pas en mesure de produire les mêmes récoltes avec cette quantité d'engrais.
Je ne sais pas si le député est déjà allé à Ag in Motion, en Saskatchewan, mais j'aimerais bien qu'il vienne faire un tour. Je pense qu'il y est peut-être allé en fait. On peut y voir des percées technologiques incroyables dans le domaine de l'agriculture. J'ai visité la ferme-incubateur YARA, où il est possible de numériser les feuilles dans un champ...
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View Jeremy Patzer Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, I would ask members to imagine a runner. He takes his place and is about to run the biggest race of his lifetime, but before the whistle blows, he leans down and ties his shoelaces together so that one shoe is securely fastened to the other shoe.
Then the runner deliberately turns around so that his back faces the finish line and sits down. Meanwhile, all his opponents stand at the ready. Their shoes are fastened properly and they face forward. These runners are prepared to race.
That is a good way for us to picture the different position the Prime Minister is putting Canada in when there is a looming global food shortage that we are not prepared for.
Other countries around the world are ready. They are not punishing producers and they have a plan to tackle the looming crisis. Agriculture is our superpower. It is this hidden economic driver that can not only solve world hunger but could also bring a great deal of prosperity to this nation. However, our producers cannot do this alone. They need the government to work alongside them, not against them, but the Prime Minister fails to recognize this. Not only that, but he has belittled and disrespected this industry by tying its hands behind its back and kicking it aside, all the while expecting it to solve our problems.
It started with applying the carbon tax to on-farm fuels, followed by poor trade deals and then a threat of a 30% reduction in fertilizer usage. Now our producers are dealing with sky-high input costs and the new threat of front-of-pack labelling for single-ingredient ground beef. At the very least, all our producers are asking for from the government is clarity. Unlike everyone else, our farmers only get one shot at success every year, and they cannot go into this blindly.
In my question, I asked the minister for clarity around the retroactive tariff on Russian fertilizer purchased before March 2. In her answer, she refused to give specifics. Now we are here on June 20, and our farmers are still somewhat in the dark. Fertilizer prices have more than doubled over the winter, and when these are coupled with sky-high input costs, our producers simply cannot afford an extra tariff that was applied on a product purchased before the war even started.
Despite what the minister thinks, fertilizer is not some optional add-on; rather, it is a critical tool that is used to boost crop yields and maximize output. Farmers really have no choice but to use it in order to meet the global demand and to make a profit on the crops that they grow.
As we look at what is happening across the globe with the war in Ukraine, India placing a ban on the export of wheat and poor yields as a result of the drought in western Canada, it is safe to say that we are on the brink of a global food crisis. If we want to solve this problem with a made-in-Canada solution, the government should work to make inputs less expensive so we can increase crop yields. The minister can do this today by cancelling the tariff on Russian fertilizer.
Tonight I will ask again: Will the government do the right thing and remove the retroactive tariff on fertilizer purchased before March 2?
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View Jeremy Patzer Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, again, it is backwards hearing it from the parliamentary secretary when he thinks that just because it is paid by importers, somehow farmers are not going to have to pay for it. We all know the importers are going to pass that cost on to the farmer, but the farmer has no means of passing that cost on to anybody else. If the government truly wanted to support farmers, it would scrap the tariff for farmers.
Canada is also an outlier on this issue. The G7 countries do not have this kind of tariff because they truly know what it means to support farmers. Supporting farmers and going tough on Russia for its illegal occupation of Ukraine are not exclusive to each other.
I call on the minister once again. Let us harness our superpower and use it to address the looming global food crisis. After seven years of working against our farmers, the government has an opportunity to change course. Instead of working against them by making their lives more expensive, let us work alongside our producers. Standing up and saying they are working with the industry is not enough. Our farmers deserve actions and results.
Once again, will the government do the right thing, support our farmers and drop the tariff on Russian fertilizer purchased before March 2?
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View Rosemarie Falk Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, we know that the RCMP provides essential services in communities, especially in the communities that I represent. My constituents know how important their work is and appreciate the RCMP members who serve our community. RCMP members deserve appropriate pay for the work that they do and we do not believe that is debatable. To be clear, the issue at hand is not about the pay rate for RCMP members, but rather the financial burden that has been placed on local municipalities and the Liberal government's failure to engage appropriately with other levels of government.
The collective agreement negotiated last summer by the Liberal government resulted in not only increased policing costs going forward but significant one-time retroactive wage payments. Despite their exclusion from the process, the financial burden of this collective agreement largely falls on the shoulders of other levels of government. These costs have placed a tremendous constraint on municipalities in my riding of Battlefords—Lloydminster and no doubt on rural municipalities across this country.
Municipalities certainly anticipated increased policing costs following these negotiations, but the negotiated agreement far exceeded what was anticipated. We know that municipal governments cannot run a deficit budget by law to cover these costs, so without assistance from other levels of government, municipal governments are faced with cutting services in communities or significant tax hikes. Neither is a suitable option for my constituents.
We cannot forget that these bills are coming due as an affordability crisis continues and is continuing to balloon in this country. The City of North Battleford in my riding has calculated an annual policing cost increase in the range of $800,000 to just over $1 million annually. That is in addition to the one-time retroactive wage payment of over $1.6 million this year. For the City of Lloydminster in my riding, the retroactive payment costs are estimated to be up to over $1.8 million.
Other municipalities in my riding, like Cut Knife, Wilkie and Paradise Hill, have all expressed similar concerns with their budgetary constraints. These municipalities have asked the Liberal government to provide them some relief by absorbing the one-time retroactive wage costs. I do not think that ask is unreasonable, even more so because the Liberal government chose to exclude municipalities, provinces and stakeholders from the process.
When I asked the Minister of Public Safety to agree to this reasonable solution, his response was disappointing. The minister not only disregarded the fiscal position many municipalities find themselves in by asserting the current divisions of cost, but he also led the House to believe that there was an established level of communication between his government and local governments in my riding. Sending municipalities a bill and a payment schedule does not by any means equate to meaningful engagement.
Will the Liberal government admit today that it has placed rural municipalities, like the ones I represent, in a difficult position, and will it finally step up now and throw them a lifeline by absorbing the one-time back-pay costs?
Monsieur le Président, comme nous le savons, la GRC fournit des services essentiels à la population, particulièrement dans les localités que je représente. Les résidants de ma circonscription comprennent bien l'importance de la mission de la GRC et sont reconnaissants du travail des membres de la GRC dans la collectivité. Indéniablement, les membres de la GRC méritent un salaire à la hauteur du travail qu'ils accomplissent. Soyons clairs: la question dont nous débattons ne porte pas sur le taux de rémunération des membres de la GRC, mais plutôt sur le fardeau financier que doivent assumer les municipalités locales parce que le gouvernement libéral n'a pas collaboré efficacement avec les autres ordres de gouvernement.
La convention collective négociée l'été dernier par le gouvernement libéral s'est soldée par une augmentation des coûts des services de police et par des paiements uniques et rétroactifs substantiels. Même s'ils ont été exclus du processus, les autres ordres de gouvernement se retrouvent avec une grande partie du fardeau financier de cette convention collective. Ces coûts ont soumis les municipalités de ma circonscription, Battlefords—Lloydminster, et sûrement les municipalités rurales de partout au pays à des contraintes énormes.
Les municipalités avaient certainement prévu que les coûts des services de police allaient augmenter à la suite des négociations, mais la convention négociée va bien au-delà de ce qu'elles avaient anticipé. Nous savons que les administrations municipales ne peuvent pas, légalement, faire de déficit pour couvrir ces coûts. Alors, sans l'aide des autres ordres de gouvernement, elles devront éliminer des services destinés aux communautés ou imposer d'importantes hausses d'impôts. Aucune de ces options n'est acceptable pour les gens de ma circonscription.
Nous ne pouvons pas oublier que ces factures arrivent à échéance, alors que nous traversons une crise de l’abordabilité qui ne cesse de prendre de l’ampleur au pays. Dans ma circonscription, la ville de North Battleford a calculé une augmentation des coûts annuels relatifs à la police de 800 000 $ à un peu plus de 1 million de dollars par année. Sans oublier le paiement rétroactif unique qui représente plus de 1,6 million de dollars cette année. Pour la ville de Lloydminster, ce paiement rétroactif se chiffrerait à plus de 1,8 million de dollars.
Dans d’autres municipalités de ma circonscription, comme Cut Knife, Wilkie et Paradise Hill, les conseils municipaux ont exprimé les mêmes inquiétudes concernant leurs contraintes budgétaires. Ils ont demandé au gouvernement libéral de les soulager en absorbant les coûts du paiement rétroactif unique. Je ne pense pas que cette demande soit déraisonnable, d’autant plus que le gouvernement libéral a choisi d’exclure les municipalités, les provinces et les parties prenantes de ce processus.
Lorsque j’ai demandé au ministre de la Sécurité publique d’accepter cette requête raisonnable, j’ai été déçue par sa réaction. Non seulement le ministre n'a pas tenu compte de la situation budgétaire dans laquelle se trouvent de nombreuses municipalités en revendiquant la division actuelle des coûts, mais il a aussi laissé croire à la Chambre qu'une communication avait été établie entre le gouvernement fédéral et les administrations locales de ma circonscription. Or, le fait d’envoyer aux municipalités une facture et un calendrier de remboursement est loin d'équivaloir à un engagement significatif.
Le gouvernement libéral reconnaîtra-t-il aujourd'hui qu'il a placé les municipalités rurales comme celles que je représente dans une situation difficile, et acceptera-t-il enfin d'intervenir et de leur donner un fier coup de main en absorbant les coûts que représente le paiement salarial rétroactif?
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View Rosemarie Falk Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, that response disappoints every municipality that finds itself in this position of fiscal precarity because of the agreement that the Liberal government negotiated. There is no meaningful engagement with the government. It does not operate in partnership or collaboration with other levels of government.
I just want to bring to the parliamentary secretary's attention a letter that was addressed and sent to the Minister of Public Safety on November 30, 2021, from the Minister of Corrections, Policing and Public Safety from Saskatchewan. It says that the province was excluded in these negotiations, as were the municipalities, and that the Government of Saskatchewan is requesting that the Government of Canada absorb the entire fiscal impact of unilateral decisions regarding retroactive wage compensation for the prior periods of 2017 to 2021.
Is it normal for the government not to respond to letters from provincial ministers?
Monsieur le Président, toutes les municipalités qui se trouvent en situation de précarité financière à cause de l'entente négociée par le gouvernement fédéral seront déçues par cette réponse. Il n'y a pas de collaboration digne de ce nom de la part du gouvernement. Il n'entretient pas de partenariats et ne collabore pas avec les autres ordres de gouvernement.
Je voudrais porter à l'attention de la secrétaire parlementaire une lettre adressée au ministre de la Sécurité publique envoyée le 30 novembre 2021 par la ministre des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique de la Saskatchewan. La ministre y mentionnait que la province avait été exclue des négociations, tout comme les municipalités, et que le gouvernement de la Saskatchewan demandait au gouvernement du Canada d'absorber l'impact financier des décisions qu'il a prises unilatéralement au sujet de la rémunération rétroactive pour la période de 2017 à 2021.
Est-il normal que le gouvernement ne réponde pas aux lettres envoyées par les ministres des provinces?
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View Cathay Wagantall Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, on February 11, I raised a question concerning the impact an RCMP payroll increase and back pay will have on the rural communities of Yorkton—Melville. The agreement reached last June between the federal government and the National Police Federation includes a $20,000 payroll increase for the more than 19,000 regular members of the RCMP. It also provides for retroactive pay dating back to April 2017.
In rural Canada the RCMP are our source of stability and safety. Officers are our friends, neighbours and a staple of our communities. We know that our members and reservists are deserving of a long overdue raise. We are frustrated that the government has failed to increase the number of members in the west as promised, and we are deeply concerned for the health and safety of those who are serving rural Saskatchewan.
I have raised this issue on behalf of my municipalities and constituents who had no say during the federal government's unilateral negotiations. I am asking the minister to answer to concerned mayors, councillors and my constituents who are footing the entire bill for this pay increase. The minister is not oblivious to the growing economic hardships of Canada's rural communities. He knows the government's spending is out of control with no plan to rein it in. Inflation is the highest it has been in over 30 years and four in five Canadians are saying they changed their food buying habits because of increased costs.
He also knows that, effective April 1, the government’s carbon tax will add 12¢ to every litre of gas with further increases to come. We have a cost of living crisis in this country. Canadians do not have the flexibility to absorb yet another steep increase in their taxes, but that is exactly what will happen as a result of poor planning or intentional design on the part of the Liberal government. The largest of my riding’s communities is the city of Yorkton, and it is a prime example of how this deal has thrown a huge wrench into their budgeting plans.
Yorkton councillor Quinn Haider has told me that, in addition to the increase in salary, they are being expected to absorb the retroactive costs from as far back as 2017. The RCMP agreement came their way with the cost being about $2.1 million and, like a responsible administration, Yorkton had been diligently planning accordingly by putting significant funds into an RCMP reserve for the back pay. However, the cost is ending up to be $1.4 million, nearly double the amount set aside. The city has used up its entire reserve and has had to draw from other reserves in order to cover these costs. The council has had no choice but to plan for a 4.86% increase in taxes this year, 2.36% of which is solely for the RCMP pay increase and back pay.
The councillor told me, “I don’t believe anyone on council has a problem with the RCMP getting a raise, but this is a significant hit. We didn’t have any say in these contract negotiations whatsoever. We’re not the only city around who’s in the same predicament. Everyone is. This hurts.”
For some perspective, last year, the city of Yorkton’s tax increase was 0%. The city honoured hard-working taxpayers and gave them a break during the difficulties businesses and workers were facing with COVID lockdowns by making sacrifices and finding efficiencies. This year, council was hopeful for a modest 2% increase in municipal taxes, but now, because of a well-intentioned but unfair federal deal, residents of Yorkton can expect to pay more than double that amount.
Yorkton and many cities like it are being left to explain such a sharp tax increase to their residents and wondering what is motivating the federal government to stay so silent on doing its part. When will the Liberal government take responsibility by revisiting this deal and announce its commitment to cover the RCMP back pay, which it unilaterally negotiated and then dropped exclusively on the provinces and our municipalities?
Monsieur le Président, le 11 février dernier, j’ai posé une question concernant les répercussions que la hausse des salaires à la GRC et les versements rétroactifs auraient dans les collectivités rurales de la circonscription de Yorkton—Melville. L’accord conclu en juin dernier entre le gouvernement fédéral et la Fédération de la police nationale comprend une augmentation de salaire de 20 000 $ pour plus de 19 000 membres réguliers de la GRC. Cet accord précise aussi qu’il y aura un paiement rétroactif à avril 2017.
Dans nos régions rurales, la présence de la GRC est synonyme de stabilité et de sécurité. Les agents de la GRC sont des amis, des voisins, et des piliers de nos collectivités. Nous savons combien les membres et les réservistes méritent une augmentation de salaire depuis longtemps. Nous sommes frustrés que le gouvernement n’ait pas réussi à augmenter le nombre d’agents dans l’Ouest canadien, comme cela avait été promis et nous craignons énormément pour la santé et la sécurité de ceux qui servent la population dans les collectivités rurales de la Saskatchewan.
J'ai soulevé la question au nom des municipalités et des citoyens que je représente et qui n'ont pas eu voix au chapitre pendant les négociations unilatérales du gouvernement fédéral. Je demande au ministre de répondre aux maires, aux conseillers et aux citoyens de ma circonscription qui sont préoccupés et qui font entièrement les frais de cette hausse salariale. Le ministre n'est pas sans connaître les difficultés économiques croissantes des collectivités rurales du Canada. Il sait que le gouvernement dépense à un rythme effréné et n'a aucune intention de ralentir. L'inflation est plus élevée qu'elle ne l'a été depuis 30 ans et quatre Canadiens sur cinq disent avoir modifié leurs habitudes d'achat d'aliments en raison de la hausse des prix.
Le ministre sait également que, à compter du 1er avril, la taxe sur le carbone du gouvernement ajoutera 12 ¢ à chaque litre d'essence et que d'autres augmentations suivront. Une crise du coût de la vie sévit au pays. Les Canadiens n'ont pas les moyens d'absorber une autre forte hausse d'impôts. Or, c'est exactement ce qui se produira en raison de la mauvaise planification du gouvernement libéral. Ou est-ce à dessein? La plus grande municipalité de ma circonscription est Yorkton et elle illustre parfaitement à quel point cette entente bouleverse ses plans budgétaires.
Quinn Haider, un conseiller de Yorkton, m'a dit que, en plus de l'augmentation salariale, on voudrait qu'ils épongent également les coûts rétroactifs jusqu'en 2017. L'entente avec la GRC qui a été présentée à la Ville comprenait un coût d'environ 2,1 millions de dollars et, en bonne administration responsable, Yorkton a planifié et mis de côté une somme importante dans une réserve pour la GRC destinée à couvrir le paiement rétroactif. Or, le coût est finalement de 1,4 million de dollars, soit près du double du montant mis de côté. La Ville a épuisé toute sa réserve et a été contrainte de piger dans d'autres réserves pour couvrir ces coûts. Le conseil n'a eu d'autre choix que de prévoir une hausse de taxes de 4,86 % cette année, dont 2,36 % uniquement pour l'augmentation salariale de la GRC et le paiement rétroactif.
Le conseiller m'a dit: « Je crois que personne au sein du conseil ne pense que la GRC ne devrait pas obtenir d'augmentation, mais c'est un dur coup. Nous n'avons pas participé à la négociation de cette entente. Nous ne sommes pas les seuls à être dans cette situation. C'est la même chose pour toutes les villes. C'est une situation pénible. »
Pour donner un peu de contexte, l'année dernière, l'augmentation de taxes par la Ville de Yorkton était de 0 %. La Ville a fait des sacrifices et a trouvé une façon de faire des économies pour récompenser les vaillants contribuables et leur donner un peu de répit face aux problèmes vécus par les entreprises et les travailleurs pendant les confinements provoqués par la COVID. Cette année, le conseil espérait pouvoir limiter la hausse de taxes municipales à un maigre 2 %, mais, à cause d'une entente bien intentionnée, mais injuste, conclue par le fédéral, les habitants de Yorkton doivent s'attendre à subir une hausse représentant plus du double de ce pourcentage.
Yorkton et de nombreuses autres villes doivent maintenant expliquer à leurs résidents pourquoi ils subissent une telle hausse de taxes et elles se demandent pourquoi le gouvernement fédéral garde le silence sur le rôle qu'il devrait jouer. Quand le gouvernement libéral assumera-t-il ses responsabilités et retravaillera-t-il cette entente afin d'annoncer qu'il s'engage à couvrir les paiements rétroactifs à la GRC, qu'il a négociés seul avant de laisser aux provinces et aux municipalités le soin d'éponger la facture?
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CPC (SK)
Mr. Speaker, responding to my question on February 11, the Minister of Public Safety stated:
...to be clear, there are long-standing arrangements that exist between the federal government, the provinces and the municipalities. Of course, we remain in very close touch with them to ensure that there is fair and equitable support when it comes to the RCMP.
We will always be sure that the RCMP are properly resourced....
Saskatchewan requested the federal government to absorb the retroactive costs of this contract and rightly accuses the government of ignoring the 2021 agreement, which states, “The contract parties are committed to a more co-operative and collaborative relationship.” The province and its municipalities were not consulted during negotiations. Minimal and infrequent information on progress is not consultation.
If the minister was really committed to ensuring the RCMP is properly resourced, he would have worked collaboratively with Saskatchewan and its municipalities, which of course are prepared to honour future agreements. When will he announce that the federal government will absorb the financial impact of its unilateral decisions for retroactive compensation from 2017 to 2021?
Monsieur le Président, en réponse à ma question du 11 février, le ministre de la Sécurité publique a déclaré ce qui suit:
[...] pour être clair, il existe des ententes de longue date entre le gouvernement fédéral, les provinces et les municipalités. Bien sûr, nous restons en contact étroit avec nos partenaires afin de nous assurer qu'ils reçoivent un soutien juste et équitable pour ce qui est de la GRC.
Nous nous assurerons toujours que la GRC dispose des ressources nécessaires [...]
La Saskatchewan a demandé au gouvernement fédéral d'absorber les coûts rétroactifs de ce contrat et accuse à juste titre le gouvernement d'ignorer l'entente de 2021, qui stipule que les parties au contrat s'engagent à établir une relation qui fait plus de place à la coopération et à la collaboration. La province et ses municipalités n'ont pas été consultées lors des négociations. Des renseignements sur les progrès réalisés réduits à leur plus simple expression et donnés de loin en loin ne constituent pas une consultation.
Si le ministre voulait vraiment faire en sorte que la GRC dispose de ressources suffisantes, il aurait travaillé en collaboration avec la Saskatchewan et ses municipalités, qui sont bien sûr prêtes à respecter les ententes futures. Quand annoncera‑t‑il que le gouvernement fédéral absorbera les répercussions financières de ses décisions unilatérales concernant la rémunération rétroactive de 2017 à 2021?
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CPC (SK)
Madam Speaker, when I originally asked the Minister of Agriculture what it would mean for farmers if the government restricted fertilizer use, I stressed how crucial it is for all Canadians across the country. Since then, the problem has only gotten more obvious. After all, we are talking about the people and operations producing our food and other essential supplies. It is something so critical for people in their daily lives and for the basic functioning of our entire economy, as one in six jobs relies on agriculture. However, ever since the Liberals first announced it over a year ago, they have kept everyone in the dark. Producers, industry and Canadian consumers are still waiting to get some clarity and reassurance about what they are actually going to do, or, rather, what they are not going to do.
After throwing out an open-ended announcement, will the Liberals finally rule out a restrictive approach that aggressively cuts down fertilizer use, much as what we saw in the European Union? It is a fair question, and they should be able to answer it by now. Associations and industry have been asking this for a long time, but the government will not say anything. Whenever I ask them, they all say the government has not been consulting with them. As time goes on, it seems like the government is unwilling to clear the air and it starts to feel like a bad sign.
Let us consider what is at stake and what damage can be done by a rash decision. Meyers Norris Penny worked out a projection based on the European Union modelling over the next decade for losses as a result of a significant cut to fertilizer use in Canada. Year after year, yields would drop by millions of tonnes. It could get so bad that we would have a steep decline in what we can export after filling our own domestic demand. For those working in agriculture, the sector could lose up to $10 billion in a year, for an estimated total loss of $48 billion by 2030.
No one can afford these devastating losses to a key part of our economy, especially when the federal government is already trying to bring down other high-performing industries, such as our natural resources sector. While maintaining food supply is a big enough challenge by itself, whether it is for here at home or to feed hungry populations all over the world, we can expect more problems to come along. We had a terrible drought this past year, compounded by bad years of lack of moisture in the years prior, which brought yields to lows unseen since 2007. It could happen again with future bad years.
Aside from weather conditions, the government is already pushing for a rapid expansion of biofuel production. It is going with the expectation that Canada can produce 26 million tonnes of canola by 2025, which we can definitely do, but only if we do not also remove the tool that makes it possible.
In the Order Paper question I submitted, the response that came back said that the government is specifically looking to reduce emissions from nitrogen-based fertilizers. One of the fundamental problems with that, which it is unwilling to recognize or admit, is that canola and corn, some of the main crops used for biofuels, are some of the biggest-consuming crops of nitrogen-based fertilizers to grow the bushels to get the yields that we need to meet demand. By creating more demand, we will need the same crops for food and fuel supply together, and we definitely cannot afford to sabotage our own yields by taking on a fertilizer-usage reduction, which is what we saw in the European Union. Unfortunately, the minister has not said much about this. She quoted an informal survey of a dozen professionals, who in the end actually agreed with what farmers and industry are already saying.
It has been clear for far too long that the Liberals do not recognize the practical realities of producers and how the difficult decisions they have to make will impact everybody else. I challenge the Liberal government right here and right now to remove all doubt and confusion.
Can the parliamentary secretary, right here and right now, guarantee to our farmers that there will not be a restriction on the amount of fertilizer used in farming?
Madame la Présidente, lorsque j'ai demandé initialement à la ministre de l'Agriculture d'expliquer les répercussions qu'aurait la décision du gouvernement de restreindre l'utilisation des engrais pour les agriculteurs, j'ai souligné l'importance de la question pour tous les Canadiens. Depuis, le problème n'a fait que devenir plus manifeste. Après tout, nous parlons des gens et des exploitations qui produisent nos aliments et d'autres denrées essentielles. Il s'agit d'une question cruciale pour la population au quotidien et pour le fondement de toute notre économie, puisqu'un emploi sur six dépend de l'agriculture. Cependant, depuis leur annonce, il y a plus d'un an, les libéraux tiennent tout le monde dans l'ignorance. Les producteurs, les acteurs de l'industrie et les consommateurs canadiens attendent toujours de recevoir des éclaircissements et des garanties au sujet des mesures qui seront prises, ou plutôt, au sujet des mesures qui ne seront pas prises.
Après avoir fait une annonce sans dates précises, les libéraux abandonneront-ils enfin l'idée d'adopter une approche restrictive qui réduirait drastiquement l'usage d'engrais, comme l'a fait l'Union européenne? La question se pose, et ils devraient maintenant être en mesure d'y répondre. Les associations et l'industrie la posent depuis longtemps, mais le gouvernement ne dit rien. Chaque fois que je m'informe auprès d'elles, elles me disent toutes que le gouvernement ne les consulte pas. Le temps passe, et le gouvernement semble peu enclin à mettre les choses au clair. Ça ressemble à un mauvais signe.
Regardons un peu ce qui est en jeu et les dommages que pourrait causer une décision irréfléchie. Le cabinet Meyers Norris Penny a établi des prévisions fondées sur le modèle de l'Union européenne, qui montrent les pertes que pourrait entraîner, au cours de la prochaine décennie, une réduction considérable de l'usage d'engrais au Canada. Les récoltes seraient réduites de plusieurs millions de tonnes chaque année, à tel point qu'après avoir répondu à la demande domestique, les quantités disponibles pour l'exportation seraient grandement réduites. Précisons, pour les gens qui travaillent en agriculture, que ce secteur pourrait perdre jusqu'à 10 milliards de dollars en un an, et que les pertes totales pourraient atteindre 48 milliards de dollars d'ici 2030.
Personne ne peut se permettre des pertes aussi dévastatrices dans un des principaux secteurs de l'économie, surtout à un moment où le gouvernement fédéral essaie de faire tomber d'autres industries hautement rentables, comme le secteur des ressources naturelles. Bien que maintenir l'approvisionnement alimentaire soit un problème assez considérable en soi, qu'il s'agisse de nourrir les gens de chez nous ou les populations qui ont faim un peu partout dans le monde, nous pouvons nous attendre à d'autres problèmes. Nous avons connu une terrible sécheresse l'an dernier, qui a été aggravée par le manque d'humidité des années antérieures, et le rendement des récoltes n'a pas été aussi faible depuis 2007. Cela pourrait se produire de nouveau si les prochaines années sont mauvaises.
Outre les conditions météorologiques, le gouvernement est déjà en train d'exercer des pressions pour une expansion rapide de la production de biocombustibles, car il s'attend à ce que le Canada produise 26 millions de tonnes de canola d'ici 2025, ce que nous pouvons assurément faire, mais seulement si on n'élimine pas l'outil qui rend une telle production possible.
À en croire la réponse à la question que j'ai fait inscrire au Feuilleton, le gouvernement s'emploie expressément à réduire les émissions causées par les engrais à base d'azote. Le principal problème, ce que le gouvernement refuse de reconnaître, c'est que le canola et le maïs figurent parmi les principales céréales entrant dans la fabrication de biocarburants, mais aussi parmi celles qui nécessitent le plus d'engrais azoté pour que les récoltes puissent répondre à la demande. Si la demande augmente, il faudra que les mêmes champs servent à la fois à nourrir la population et à fabriquer du carburant, et on ne peut très certainement pas se permettre de saboter nos champs en employant moins d'engrais. C'est ce qui est arrivé en Union européenne. Malheureusement, la ministre n'a pas été d'une grande aide. Elle nous a renvoyés à un sondage informel mené auprès d'une dizaine de professionnels, qui ont fini par dire la même chose que ce que les agriculteurs et l'industrie disent déjà.
On sait depuis maintenant trop longtemps que les libéraux ne comprennent rien à la réalité des producteurs et ne sont pas conscients que les décisions difficiles que ces derniers doivent prendre ont une incidence sur tout le monde. Je mets au défi le gouvernement libéral de dissiper aujourd'hui même tous les doutes et de nous donner l'heure juste.
Le secrétaire parlementaire peut-il garantir aux agriculteurs du Canada, ici et maintenant, que la quantité d'engrais qu'ils peuvent utiliser pour leurs cultures ne sera pas limitée?
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CPC (SK)
Madam Speaker, again, this shows the lack of awareness that the government has on how innovative farmers already have been. Having grown up on a grain farm, I definitely understand how that works. I have seen the farming practices evolve over the years when it comes to rotational crops and when it comes to being more efficient with how we apply fertilizer. Farmers have made those changes for years.
The parliamentary secretary mentioned extreme weather events. Yes, this last year was definitely, I would say, an extreme weather event with how dry it was, but in the region of the country that I live in, it naturally is already dry. We have already made all the adjustments that we need to make sure that we are preserving moisture in the soil. We have better farming practices. We have already improved yields, but we have also better protected the soil. The government is too afraid to recognize that farmers have made those changes themselves.
Will the member again here, today, comment and will he commit that the government will not restrict fertilizer use? Much of the European Union did. It said it was going to reduce 30% emissions as well, and it came up with a 20% fertilizer usage hard-cap reduction.
Madame la Présidente, le gouvernement a encore une fois montré sa méconnaissance des nombreuses mesures novatrices que les agriculteurs ont déjà prises. Comme j'ai grandi dans une ferme céréalière, je connais bien le secteur. J'ai vu l'évolution des pratiques agricoles au fil des ans, que l'on pense à la rotation des cultures ou à l'utilisation plus efficace des engrais. Les agriculteurs font de tels changements depuis des années.
Le secrétaire parlementaire a mentionné les phénomènes météorologiques extrêmes. Oui, je dirais que la sécheresse de la dernière année constitue sans aucun doute un phénomène météorologique extrême. Cela dit, les conditions de sécheresse ne sont pas exceptionnelles dans la région du pays où j'habite. Nous avons déjà fait tous les ajustements nécessaires pour préserver l'humidité dans le sol. Nous avons de meilleures pratiques agricoles. Nous avons déjà amélioré le rendement, en plus de mieux protéger le sol. Le gouvernement n'ose pas reconnaître que les agriculteurs ont déjà fait ces changements de leur propre chef.
Je reviens à ma question: le député nous en dira-t-il davantage sur le sujet et garantira-t-il aujourd'hui que le gouvernement ne restreindra pas l'utilisation d'engrais? Une grande partie de l'Union européenne l'a fait. Elle a aussi dit qu'elle allait réduire les émissions de 30 %, puis elle a imposé une limite ferme à l'utilisation d'engrais avec une réduction de 20 %.
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