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NDP (NU)
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2022-06-22 16:39 [p.7155]
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moved for leave to introduce Bill C-297, An Act to amend the Canada Elections Act (Indigenous languages).
[Member spoke in Inuktitut and provided the following text:]
ᓯᕗᓪᓕᕐᒥᒃ ᐊᒃᓱᐊᓗ ᖁᔭᓕᒍᒪᕗᖓ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᕐᒃ ᐊᑦᒪᓐᑕᓐ- ᒍᕆᔅᐹᒧᑦ, ᐊᐃᒃᐲᒪᑦ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᒃᒥᒃ. ᐊᒻᒪᓗ ᒪᑦᓇᓪᓗᐊᕕᒃ ᒧᒥᓛᖅ ᖃᖅᑲᖅ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᖑᓚᐅᖅᑐᖅ ᓄᓇᕗᒻᒧ ᐱᒋᐊᖅᑎᓚᐅᖅᑕᖓ ᑲᔪᓯᑎᓐᓇᓱᒃᑲᒃᑯ
[Member provided the following translation:]
First off, I would like to very much thank my colleague, the member for Edmonton Griesbach, for seconding my bill. This bill builds upon the great work started by my predecessor MP for Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, and I thank her.
[English]
She said: Mr. Speaker, first off, I would like to very much thank my colleague, the member for Edmonton Griesbach, for seconding my bill.
This bill builds upon the great work started by my predecessor MP for Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, and I thank her.
Nunavummiut and other speakers of indigenous languages have an inherent right to receive information and cast a ballot in their own language. In the 2019 election, voter turnout for indigenous people living on reserves was 51.8%. In Nunavut, which is almost entirely indigenous, voter turnout was under 50%, well below the Canadian average of 76% voter turnout. The federal government's report in PROC recognized that indigenous peoples, especially elders, would face significant barriers to voting in a COVID election.
How can it be that in Nunavut, where the first language of 46% of the voters is Inuktitut or Inuinnaqtun, ballots are only in English and French? The Crown and the federal government have an obligation to work with and build trust with the indigenous communities and people throughout Canada.
This bill, if enacted, would represent a meaningful step towards that building of trust and respecting of our inherent rights, and would hopefully lead to greater participation in our democratic electoral process by indigenous peoples throughout Canada.
demande à présenter le projet de loi C‑297, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (langues autochtones).
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᓯᕗᓪᓕᕐᒥᒃ ᐊᒃᓱᐊᓗ ᖁᔭᓕᒍᒪᕗᖓ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᕐᒃ ᐊᑦᒪᓐᑕᓐ- ᒍᕆᔅᐹᒧᑦ, ᐊᐃᒃᐲᒪᑦ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᒃᒥᒃ. ᐊᒻᒪᓗ ᒪᑦᓇᓪᓗᐊᕕᒃ ᒧᒥᓛᖅ ᖃᖅᑲᖅ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᖑᓚᐅᖅᑐᖅ ᓄᓇᕗᒻᒧ ᐱᒋᐊᖅᑎᓚᐅᖅᑕᖓ ᑲᔪᓯᑎᓐᓇᓱᒃᑲᒃᑯ
[La députée fournit un texte en anglais dont voici la traduction:]
Je tiens d'abord à remercier du fond du cœur mon collègue le député d'Edmonton Griesbach d'avoir appuyé mon projet de loi. Ce projet de loi fait fond sur l'excellent travail lancé par la précédente députée de Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, et je la remercie.
[Traduction]
— Monsieur le Président, je tiens d'abord à remercier du fond du cœur mon collègue le député d'Edmonton Griesbach d'avoir appuyé mon projet de loi.
Ce projet de loi fait fond sur l'excellent travail lancé par la précédente députée de Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, et je la remercie.
Les Nunavummiuts et les autres locuteurs de langues autochtones ont le droit inhérent de recevoir de l'information et de voter dans leur propre langue. Lors des élections de 2019, le taux de participation des Autochtones vivant dans les réserves était de 51,8 %. Au Nunavut, où la population est presque exclusivement autochtone, le taux de participation était inférieur à 50 %, ce qui est beaucoup plus bas que la moyenne canadienne de 76 %. Dans son rapport au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, le gouvernement fédéral a admis que les peuples autochtones, et plus particulièrement les aînés, auraient beaucoup de mal à exercer leur droit de vote si des élections avaient lieu pendant la pandémie.
Comment se fait-il qu'au Nunavut, où la langue maternelle de 46 % des électeurs est l'inuktitut ou l'inuinnaqtun, les bulletins de vote ne soient qu'en anglais et en français? La Couronne et le gouvernement fédéral ont l'obligation de collaborer et d'établir des liens de confiance avec les communautés et les particuliers autochtones dans tout le Canada.
Ce projet de loi, s'il est adopté, représenterait un pas important vers l'établissement de ces liens de confiance et le respect de nos droits inhérents, en plus de mener, espérons-le, à une plus grande participation des peuples autochtones du Canada au processus électoral démocratique.
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NDP (NU)
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2022-06-21 13:00 [p.7073]
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Uqaqtittiji, during the 2019 election, the member's party promised to make sure that the CBSA had the resources it needed to detect and stop the flow of weapons at our borders.
Why has the Liberal government not restored the more than 1,000 positions cut by previous Conservative governments, which are required to stop the flow of weapons at the Canada-U.S. border?
Uqaqtittiji, pendant les élections de 2019, le parti du député a promis de faire en sorte que l’Agence des services frontaliers du Canada ait les ressources voulues pour détecter et arrêter le trafic d’armes à nos frontières.
Pourquoi le gouvernement libéral n’a-t-il pas rétabli les plus de 1 000 postes que les précédents gouvernements conservateurs avaient supprimés et qui sont nécessaires pour bloquer l'importation d'armes depuis les États‑Unis?
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2022-06-21 14:14 [p.7085]
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[Member spoke in Inuktitut and provided the following text:]
ᐅᖅᑲᖅᑎᑦᑎᔨ, ᓯᕗᓪᓕᕐᒥ ᑳᓇᑕᓕᒫᕐᒥᒃ ᓄᓇᖃᖅᑳᖅᓯᒪᔪᓄᑦ ᐅᓪᓗᕆᔭᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐅᓪᓗᖃᑦᑎᐊᖁᕙᓯ.
[Member provided the following translation:]
First of all, I wish you all a wonderful Indigenous People's Day.
[English]
I am honoured to speak on National Indigenous Peoples Day. There are many stories that I could share. Inuit, first nations and Métis in Canada have made historic achievements. Among these achievements are the creation, education and graduation of the joint degree program in Canadian common law and indigenous legal orders at the University of Victoria.
I thank the indigenous elders and former students of the residential schools. By their sacrifice, we are regaining our strengths as indigenous peoples. It is by their determination that we are able to celebrate our heritages, languages and hope for future generations. I am so thankful to them.
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᐅᖅᑲᖅᑎᑦᑎᔨ, ᓯᕗᓪᓕᕐᒥ ᑳᓇᑕᓕᒫᕐᒥᒃ ᓄᓇᖃᖅᑳᖅᓯᒪᔪᓄᑦ ᐅᓪᓗᕆᔭᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐅᓪᓗᖃᑦᑎᐊᖁᕙᓯ.
[La députée fournit une version en anglais dont voici la traduction:]
Tout d’abord, je tiens à souhaiter à tous une très belle Journée des peuples autochtones.
[Traduction]
C'est un honneur pour moi de prendre la parole à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones. J'aurais toutes sortes d'histoires à raconter. Les Inuits, les Premières Nations et les Métis du Canada ont réalisé des avancées historiques. Je pense par exemple à la création, à la gestation et à la mise en œuvre du programme de diplôme double en common law canadienne et en droit autochtone, à l'Université de Victoria.
Je remercie les dirigeants autochtones et les anciens élèves des pensionnats indiens. Grâce à leurs sacrifices, les peuples autochtones reprennent vie. C'est grâce à leur détermination que nous sommes aujourd'hui capables de célébrer notre patrimoine et nos langues, et d'espérer un avenir meilleur pour les générations à venir. Je leur suis immensément reconnaissance.
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NDP (NU)
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2022-06-21 14:30 [p.7087]
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Uqaqtittiji, yesterday the government announced billions for Arctic defence. Arctic sovereignty is always colonial and patriarchal. The High Arctic relocatees who live in Grise Fiord and Resolute can attest to being sent there without the resources they needed to survive and thrive.
Investments in the north need to help northerners access safe housing, clean drinking water and fresh food. Current investments are not working. How will Nunavummiut benefit from the billions being invested in Arctic defence?
Uqaqtittiji, hier, le gouvernement a annoncé l’investissement de milliards de dollars pour la défense de l’Arctique. La souveraineté dans l’Arctique s’inscrit toujours dans une vision coloniale et patriarcale. Les personnes réinstallées dans l’Extrême-Arctique à Grise Fiord et à Resolute peuvent témoigner du fait qu’elles ont été envoyées là-bas sans les ressources dont elles avaient besoin pour survivre et s’épanouir.
Les sommes investies dans le Nord doivent aider les habitants du Nord à avoir accès à des logements sûrs, à de l’eau potable et à des aliments frais. Les investissements actuels ne donnent rien de bon. En quoi les Nunavummiuts bénéficieront-ils des milliards investis dans la défense de l’Arctique?
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NDP (NU)
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2022-06-17 11:49 [p.6907]
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Uqaqtittiji, food insecurity in Nunavut is a major issue. The cost-of-living crisis is making a bad situation even worse. In budget 2022, the Liberals did not mention food insecurity in the north once. My constituents are being left behind by the government. Food has expired by the time it reaches shelves in Nunavut. This is not how people in Canada should live.
Why has the government not taken steps to make sure all people in the north can access fresh, affordable food?
Uqaqtittiji, l'insécurité alimentaire est un grave problème au Nunavut. La crise du coût de la vie ne fait qu'aggraver une situation déjà déplorable. Les libéraux n'ont pas mentionné l'insécurité alimentaire dans le Nord une seule fois dans le budget de 2022. Les habitants de ma circonscription ont été laissés pour compte par le gouvernement. Les aliments sont déjà périmés lorsqu'ils parviennent enfin au Nunavut. Aucun Canadien ne devrait vivre ainsi.
Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas pris de mesures pour veiller à ce que tous les habitants du Nord puissent avoir accès à des aliments frais et abordables?
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NDP (NU)
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2022-06-17 12:56 [p.6920]
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Uqaqtittiji, I was glad to see that amendments were made regarding user-generated providers. I wonder if the member could help clarify what the amendments would mean if Bill C-11 were to pass.
Uqaqtittiji, j'ai été heureuse de constater que des amendements ont été apportés pour les fournisseurs de contenu généré par les utilisateurs. Je me demande si le député pourrait préciser ce que les amendements impliqueraient si le projet de loi C‑11 était adopté.
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NDP (NU)
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2022-06-17 13:14 [p.6923]
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Uqaqtittiji, I would like to ask the member if his party understands that the proposed changes in Bill C-11 include user-generated content creators generally but provide exceptions only to professional content providers who are generating revenue.
Uqaqtittiji, j'aimerais demander au député si son parti comprend que les amendements proposés au projet de loi C‑11 incluent les créateurs de contenu généré par les utilisateurs en général, mais prévoient des exceptions uniquement pour les fournisseurs de contenu professionnel qui génèrent des revenus.
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NDP (NU)
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2022-06-17 13:39 [p.6926]
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Uqaqtittiji, my dad completed suicide when I was very young, but I was very fortunate to have several different father figures with several different families throughout Nunavut. I would love to wish them a happy Father's Day. I also wish a special one to my husband Allan. As a blended family, we were able to raise nine children together, so happy Father's Day to Allan.
I am privileged to stand here as we celebrate and acknowledge that this is National Indigenous History Month, especially since next week, on June 21, many people across Canada will be celebrating National Indigenous Peoples Day. Having said this, I want to call attention to education by insisting that all governments and educational institutions in Canada implement the TRC's calls to action 6 through 12 and 63 to 66, which focus on education.
I also want to thank the member for Saanich—Gulf Islands for introducing this bill. Its predecessor, Bill C-230, died on the Order Paper.
I will outline briefly how opportunities for environmental racism have been perpetuated by Canada and implemented in Canada’s constitutional and legal framework for dealing with lands in Canada.
The violation of the indigenous inherent right to lands is the strongest form of colonialism. This practice by Canada has negatively impacted indigenous peoples. This colonialism has happened for hundreds of years, from the time of first settlers to present-day Canada. This is evident with case law leading to the current landmark case on the land title of Haida Nation. We cannot deny that there is conflict between colonial Canada and many of the first nations that have had to go through the courts to have their rights and title recognized.
Before settlers arrived in what is now known as Canada, indigenous peoples thrived. They managed the environment and the wildlife, ensuring a pristine and balanced environment. Since the arrival of settlers that led up to the Constitution Act in 1867, indigenous peoples have been robbed of their lands. However, indigenous peoples can reclaim lands in one of four ways. Rather than explaining the Constitution Act, I will simply state that sections 91(24), 92 and 35 create the opportunities for environmental racism to be perpetuated.
There are many cases dealing with rights and title, including Calder, R. v. Sparrow, Delgamuukw, R. v. Marshall, the Tsilhqot'in case, Clyde River, Haida Nation and Carrier Sekani. These cases lead to opportunities for environmental racism to be perpetuated. While these important cases have advanced indigenous rights and title to lands, the courts have ensured that these rights are limited and incremental.
Another instrument is the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which was adopted in the United Nations in 2007. Canada was one of four countries that voted against it. It was not until 2016 that Canada finally endorsed UNDRIP. It was finally in the last Parliament that legislation related to UNDRIP received royal assent here in Canada. I will specifically and quickly say that article 32 states:
1. Indigenous peoples have the right to determine and develop priorities and strategies for the development or use of their lands or territories
I am going to give a quick example of the impacts of environmental racism.
When environmental racism seemed to reach its peak in Nunavut, in February 2021, a group of hunters from Arctic Bay and Pond Inlet marked a shift in how Inuit voice their concerns. While this group was hunting, it happened to be at the same time the Nunavut Impact Review Board was holding one of its technical hearings on the proposal by the Baffinland Iron Mines Corporation to expand its current mine.
During this time, Inuit who attended the hearings felt unheard. The questions they posed to Baffinland were not being answered, and the Nunavut Impact Review Board was continually limiting the number of questions the Inuit could ask throughout the proceedings. The hunters, having heard reports about the suppression of Inuit voices, took the drastic action of impeding access at two points of the mine. Baffinland, rather than working with Inuit, chose to close the mine and impose a court-ordered injunction.
Because of the courage of what is now known as the Nuluujaat Land Guardians and that of hunters and trappers organizations such as the Qikiqtani Inuit Association, which represents the regional interests of the Inuit, the Inuit changed their position. They went from being willing to support phase two to outright rejecting the phase two proposal in its form at the time. Inuit, indeed, have been willing to work with Baffinland to ensure Inuit employment and ensure proper environmental protection, adaptation and mitigation. They just were not heard to the extent they should have been.
On March 13 of this year, the Nunavut Impact Review Board, within its statutory mandate, recommended to the Minister of Northern Affairs that Baffinland's proposal to expand its current mine in phase two should not proceed. It said, “These potential significant adverse effects cannot be adequately prevented, mitigated, or adaptive managed under proposed mitigation, adaptive management and monitoring programs and/or revisions (to the project certificate).” The Minister of Northern Affairs has 90 days from March 13 to decide whether he will accept the Nunavut Impact Review Board's recommendation. While I very much appreciate the work of my forefathers, the fact that the Nunavut Land Claims Agreement ended up with a provision that allows the federal government to have the final say is more than environmental racism.
Since the Nunavut Impact Review Board's decision, Baffinland has requested an emergency decision by the Minister of Northern Affairs to expand the current project beyond its scope. Now Baffinland has issued notices that it will lay off its workers, choosing profits over labourers. While the price of iron ore has dipped, it is projected to continue to rise and remain stable.
There is another aspect to this. The fact that four ministers have been invited to hear directly from the most impacted community and have refused is more than environmental racism. The fact that the Minister of Northern Affairs will decide the fate of the lands, impacting directly the environment and the Inuit who have lived there since time immemorial, necessitates the passing of this bill.
While this bill will be another form of chipping away at the current system, it will still ensure that indigenous peoples are engaged in the development of a national strategy. That is why the NDP supports the passing of this bill. Finally, passing this legislation will ensure that Canada complies with article 32 of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which is such an important international instrument that Canada has an opportunity to show leadership on.
Uqaqtittiji, mon père s'est suicidé quand j'étais jeune, mais j'ai été très chanceuse de connaître plusieurs autres personnes, dans plusieurs familles partout au Nunavut, qui ont fait figure de père pour moi. J'aimerais bien leur souhaiter une très joyeuse fête des Pères. Je le souhaite aussi tout particulièrement à mon mari Allan. Comme famille reconstituée, nous avons élevé ensemble neuf enfants. Ainsi, joyeuse fête des Pères à Allan.
Je m'estime privilégiée de prendre la parole au moment où la Chambre souligne et célèbre le Mois national de l'histoire autochtone, surtout puisque la semaine prochaine, le 21 juin, nombre de Canadiens célébreront la Journée nationale des peuples autochtones. Cela dit, je veux attirer l'attention sur l'éducation, en insistant pour que tous les gouvernements et tous les établissements d'enseignement du Canada mettent en œuvre les appels à l'action nos 6 à 12 et 63 à 66, qui visent l'éducation.
Je tiens également à remercier la députée de Saanich—Gulf Islands d'avoir présenté le projet de loi, dont la première mouture, le projet de loi C-230, est morte au Feuilleton.
J'expliquerai brièvement comment le racisme environnemental a été perpétué par le Canada et enchâssé dans le cadre constitutionnel et juridique canadien relatif à la gestion des terres au pays.
La violation du droit foncier inhérent des Autochtones est la pire forme de colonialisme. Cette pratique du Canada a eu des répercussions négatives sur les peuples autochtones. Ce type de colonialisme existe depuis des centaines d'années, depuis l'époque des premiers colons jusqu'au Canada d'aujourd'hui. Cette évidence s'impose avec la jurisprudence qui a mené à la décision historique récente sur le titre foncier de la nation haïda. Nous ne pouvons nier qu'il existe un conflit entre le Canada colonialiste et de nombreuses Premières Nations, qui ont dû s'adresser aux tribunaux pour faire reconnaître leurs droits et leurs titres.
Avant l'arrivée des colons dans ce qui forme aujourd'hui le Canada, les peuples autochtones prospéraient. Ils géraient l'environnement, la faune et la flore pour veiller à ce que l'environnement demeure sain et équilibré. Depuis l'arrivée des colons, qui sont à l'origine de la Loi constitutionnelle de 1867, les peuples autochtones ont été dépouillés de leurs terres. Cependant, les peuples autochtones peuvent récupérer leurs terres de quatre manières différentes. Plutôt que d'expliquer la Loi constitutionnelle de 1867, je me contenterai d'affirmer que le paragraphe 91(24), et les articles 92 et 35 de la Loi ouvrent la porte à la perpétuation du racisme environnemental.
De nombreuses causes juridiques ont porté sur les droits et les titres, y compris les affaires Calder, R. c. Sparrow, Delgamuukw, R. c. Marshall, Nation Tsilhqot'in, Clyde River, Nation haïda et Conseil tribal Carrier Sekani. Ces causes ont ouvert la porte à la perpétuation du racisme environnemental. Bien que ces causes importantes aient permis de faire des progrès au chapitre des droits et des titres concernant les territoires autochtones, les tribunaux ont veillé à ce que ces droits soient limités et mis en œuvre de manière progressive.
Un autre instrument, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, a été adopté par les Nations Unies en 2007. Le Canada est l'un des quatre pays qui a voté contre son adoption. Ce n'est qu'en 2016 que le Canada l'a finalement adoptée. Lors de la dernière législature, une loi relative à cette déclaration a enfin reçu la sanction royale. J'aimerais préciser brièvement que l'article 32 dit ceci:
1. Les peuples autochtones ont le droit de définir et d'établir des priorités et des stratégies pour la mise en valeur et l'utilisation de leurs terres ou territoires [...]
Je vais présenter brièvement un exemple qui illustre les conséquences du racisme environnemental.
En février 2021, période où le racisme environnemental semble avoir atteint un sommet au Nunavut, un groupe de chasseurs d'Arctic Bay et de Pond Inlet ont changé la façon dont les Inuits font valoir leurs préoccupations. Pendant qu'ils étaient à la chasse, il se trouve que la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions tenait des audiences techniques sur le projet d'expansion de la mine actuellement exploitée par la société minière Baffinland Iron Mines Corporation.
Pendant cette période, les Inuits qui ont assisté aux audiences ne se sont pas sentis écoutés. Les questions qu'ils ont posées à la société minière Baffinland sont restées sans réponse, et la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions a continuellement limité le nombre de questions que les Inuits pouvaient poser pendant les délibérations. Les chasseurs, après avoir entendu que la parole des Inuitstait était réprimée, ont pris la décision draconienne de bloquer l'accès à deux entrées de la mine. La société Baffinland, au lieu de travailler avec les Inuits, a choisi de fermer la mine et de leur imposer une ordonnance d’injonction de la Cour.
Grâce au courage de ceux que nous connaissons maintenant comme les Nuluujaat Land Guardians et des organismes de chasseurs et de trappeurs comme la Qikiqtani Inuit Association, qui représente les intérêts régionaux des Inuits, les Inuits ont changé de position. Alors qu'ils avaient initialement été disposés à appuyer la deuxième phase, ils ont fini par carrément rejeter la proposition sous la forme présentée. En effet, les Inuits étaient prêts à travailler avec la société Baffinland pour protéger les emplois et pour garantir que des mesures de protection, d'adaptation et d'atténuation des risques étaient en place concernant l'environnement, mais ils n'ont simplement pas été entendus autant qu'ils auraient dû l'être.
Le 13 mars dernier, la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions, a recommandé au ministre des Affaires du Nord, dans le cadre du mandat qui lui a été conféré par la loi, de ne pas autoriser l'expansion de la mine actuelle proposée par Baffinland à la phase deux de son projet. La commission a dit « On ne peut prévenir, atténuer ou gérer de manière adaptative les effets négatifs potentiels considérables au moyen des programmes d'atténuation des effets, de gestion adaptative des effets et de surveillance proposés ni des modifications proposées [au certificat du projet]. » Le ministre des Affaires du Nord dispose de 90 jours à compter du 13 mars pour décider s'il acceptera la recommandation de la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions. Bien que je sois très reconnaissante du travail de mes prédécesseurs, le fait que l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut comprenne une disposition donnant au gouvernement fédéral le dernier mot est plus que du racisme environnemental.
Depuis la décision de la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions, Baffinland a demandé au ministre des Affaires du Nord d'autoriser de toute urgence l'expansion du projet actuel au-delà de la portée initialement prévue. Maintenant, Baffinland a avisé qu'elle mettrait ses travailleurs à pied, choisissant les profits au détriment des travailleurs. Bien que le cours du fer ait diminué, on prévoit qu'il continuera d'augmenter, puis demeurera stable.
Par ailleurs, le fait que quatre ministres ont refusé une invitation à entendre directement les communautés les plus touchées va au-delà du racisme environnemental. Le fait que c'est le ministre des Affaires du Nord qui décidera du sort des terres, ce qui aura une incidence directe sur l'environnement et les Inuits qui y vivent depuis des temps immémoriaux, nécessite l'adoption de ce projet de loi.
Même si ce projet de loi représente une autre façon de miner un peu plus le système actuel, il permettra quand même aux peuples autochtones de participer à l’élaboration d'une stratégie nationale. C'est pourquoi le NPD appuie son adoption. Enfin, l'adoption de ce projet de loi fera en sorte que le Canada se conformera à l'article 32 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, cet instrument international si important au sujet duquel le Canada a l'occasion de faire preuve de leadership.
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2022-06-16 14:45 [p.6817]
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Uqaqtittiji, imagine a family member needs urgent medical attention. In Nunavut, this means spending thousands of dollars to travel great distances just to access basic health care. If elders need long-term care, there are too few options. Families are forced to send their loved ones across the country, afraid that they will never seem them again.
Nunavut residents deserve to have the care they need at home. Why is the government still failing to provide basic health care services to Nunavut?
Uqaqtittiji, imaginons qu'un membre de notre famille ait un urgent besoin de services médicaux. Au Nunavut, cela signifie des milliers de dollars de dépenses afin de parcourir de longues distances seulement pour obtenir des soins de santé de base. Si un aîné a besoin de soins de longue durée, les choix sont trop limités. Les familles doivent envoyer leurs proches à l'autre bout du pays, en craignant de ne plus jamais les revoir.
Les résidants du Nunavut ont le droit d'obtenir près de chez eux les soins dont ils ont besoin. Pourquoi le gouvernement n'arrive-t-il toujours pas à garantir l'accès aux soins de santé de base au Nunavut?
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2022-06-16 16:30 [p.6833]
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Uqaqtittiji, the Canadian Judicial Council, which is comprised of chief and assistant chief justices, was doing consultations on this process as early as 2016. The Canadian Bar Association, responding to the council's consultations, in 2019 also talked about the importance of these processes being implemented.
In a sense, this is not necessarily new legislation that is being considered. There was a previous bill that was already discussed. In effect, this is not brand new and it does not sound like it is a new initiative. I read in the mandate letter given to the minister that this needs to be a priority.
Has the member read the mandate letter that initiates this process and that says having it completed is a priority?
Uqaqtittiji, le Conseil canadien de la magistrature, qui comprend les juges en chef et les juges en chef associés ou adjoints, a mené des consultations sur ce processus dès 2016. En 2019, en réponse aux consultations du Conseil, l'Association du Barreau canadien a parlé de l'importance de mettre en œuvre ces procédures.
En quelque sorte, le projet de loi à l'étude n'est pas tout à fait nouveau. On a déjà discuté d'un projet de loi précédent qui portait là-dessus. Dans les faits, il ne s'agit pas d'un tout nouveau projet de loi, et il me semble que cette initiative ne date pas d'hier. Selon ce que j'ai lu dans la lettre de mandat du ministre, cette initiative est censée être une priorité.
Le député a-t-il lu la lettre de mandat qui justifie ce processus et qui dit qu'il faut en faire une priorité?
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NDP (NU)
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2022-06-16 16:56 [p.6836]
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Uqaqtittiji, does the member agree that there have already been a lot of consultations and there has already been a lot of public engagement warranting the quick passage of this bill?
Uqaqtittiji, la députée convient-elle qu'il y a déjà eu de nombreuses consultations ainsi qu'une grande adhésion du public justifiant l'adoption rapide du projet?
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2022-06-16 17:30 [p.6841]
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Uqaqtittiji, does the member not realize this bill would actually enhance fairness because of the mechanisms that would be established, and that, through the enhancement of these fairness systems, it would help improve the protection of victims?
Uqaqtittiji, le député ne se rend-il pas compte que le projet de loi améliorerait en fait l'équité, en raison des mécanismes qui seraient établis, et que, grâce à l'amélioration de ces systèmes d'équité, il contribuerait à améliorer la protection des victimes?
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2022-06-14 17:27 [p.6710]
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[Member spoke in Inuktitut and provided the following text:]
ᐅᖃᖅᑎᑦᑎᔨ, ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᖁᕕᐊᓱᒃᐳᖓ ᒪᑭᑦᑕᕆᐊᒃᓴᖅ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᖅ S-21 ᑕᐃᔭᐅᓪᓗᓂ ᓯᓚᖅᔪᐊᕐᒥᒃ ᐊᓈᓇᒋᔭᖅᓄᑦ ᐅᖃᐅᓯᓕᕆᓂᖅ ᐅᓪᓗᖅ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᖁᓪᓗᒍ.
ᐱᒋᐊᕈᑎᖃᕈᒪᓪᓗᖓ ᖁᔭᓕᒍᒪᓪᓗᒋ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᐃᔨᒋᓚᐅᖅᑕᒃᑲ ᐸᓛᓐᑎᓇ ᒪᒃᑭᒃ, ᒫᓂᑲ ᐸᓂᐸᑯᑐᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᒫᓂᑲ ᐃᑦᑐᒃᓵᖅᔪᐊᖅ.
ᐃᖅᑲᐅᒪᓪᓚᕆᒃᑕᒃᑲ ᐃᓕᓴᐃᔨᑦᑎᐊᕙᐅᓪᓗᑎᒃ. ᕐᑯᔭᓕᕐᑲᑕᐅᔪᒪᔪᖓ ᐃᓕᓐᓂᐊᕆᐊᖅᑎᑕᐅᕙᓚᐅᖅᓯᒪᔪᓕᒫᓂᒃ. ᐊᒃᓱᕈᖅᑎᑕᐅᔪᒃᑰᒻᒪᕆᓚᐅᖅᑎᓪᓗᓯ ᒫᓐᓇᒧ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᑎᑦᑎᕐᑲᑕᐅᒐᓯ.
ᑭᖑᓪᓕᕐᒥᒃ ᕐᑯᔭᓕᒍᒪᔭᒃᑲ ᐃᓐᓇᒻᒪᕇᑦ. ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᓇᒡᓕᒋᕙᓯ. ᕐᑭᑐᕐᖓᓯᓐᓂ ᐊᖅᓵᖅᑕᐅᓯᒪᓚᐅᕋᓗᐊᖅᖠᓯᒃ ᓇᒡᓕᖕᓂᒃᑯᑦ ᒫᓐᓇᒧᑦ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᕐᑲᑕᐅᓯᒪᓪᓚᕆᒃᑲᓯ.
[Member provided the following translation:]
Mr. Speaker, it is a tremendous honour to speak today, as I represent Nunavummiut, on Bill S-21, an act to establish international mother language day.
I would like to begin by sharing my gratitude to the Inuktitut teachers I had in grade school: Blandina Makkik, Monica Panipakutsuk and Monica Ittusardjuat. They were such kind and caring teachers.
I share my gratitude with the former residential school students. Despite the abuses you suffered, you have contributed to our well-being and where we stand today.
Finally, I must acknowledge the indigenous elders, especially those whose children were taken from them. It is by your love and care we are able to thrive today. I care very much for your well-being.
[English]
What I just said was translated from my mother language into English, one of the two official languages.
In my statement today, I will speak about why passing this bill can contribute to a greater understanding of Canada's history toward its treatment of Inuit, Métis and first nations. I will begin with the extraordinary story of the late Clara Quassa of Igloolik. Mrs. Quassa briefly shared her story in an interview available on isuma.tv.
I remember her fondly as a gentle elder. What I did not know until a few weeks ago is that she was forced to send her five children to a residential school in Chesterfield Inlet. She was forced to send them about 800 kilometres away.
She had no more children in her home because they were all sent to Chesterfield Inlet. She remembers them crying when going on the plane. She said that when they returned from the residential school, they were different. She does remember fondly that they still spoke Inuktitut.
One of her children died after being sent to some other facility. She was told where her daughter's grave was, but Clara died having yearned to see her daughter's grave. Despite all of this, I can see her legacy in her adult children, grandchildren and great grandchildren. When I return to Igloolik, I see and hear them speaking in Inuktitut. I see them cherishing her fondly.
What I despair to share is that her story is not unique. There are far too many Inuit, first nations people and Métis who have stories similar to hers. Canada is founded on Inuit, Métis and first nations lands. Canada thrives as a first world country based on the injustices it caused to indigenous peoples. While Métis, first nations people and Inuit have been voicing their stories for generations, their voices were suppressed, ignored and not allowed to be understood by mainstream society.
Canada is a so-called bilingual country with two official languages, English and French. Meanwhile, UNESCO estimates that 75% of indigenous languages in Canada are endangered. Regular Canadians, settlers, have also been victims of Canada's colonial history. Regular Canadians, settlers, have been robbed of their sense of being Canadian. After all, many are proud of being Canadian. What most do not realize is that they are proud of Canada's suppression. They are proud of Canada's oppressive policies. They are proud of colonial laws and policies that continue to impact current generations through intergenerational trauma. They are proud of the chronic underfunding that ensures that Inuit, first nations and Métis remain suppressed, in poverty, undereducated and not able to overcome the mental health challenges of intergenerational trauma.
Indeed, I myself used to be proud to celebrate Canada Day. I too was robbed through Canada's colonial education system. During my participation in the PROC study on the viability of indigenous languages in federal elections, I learned more about first nations and the extent of how endangered their languages are. We were provided data by Statistics Canada reflecting 2017 figures. There are over 70 indigenous languages spoken in Canada, but only 15.6% of the indigenous population have the ability to have conversations in any of these mother languages. We were told that only 170 of those who identify as Kutenai, 255 of those who identify as Tlingit and 455 of those who identify as Haida speak their mother language. These figures must be understood in terms of just how strong Canada's colonial laws and policies are today. The extent to which these languages are endangered shows just how hard we must all work to indigenize Canada's history. We must ensure that all first nations, Inuit and Métis are supported and resourced in order for these beautiful mother languages to be revitalized.
I am thankful to both Bangladesh and UNESCO, which in 1999 proposed that International Mother Language Day be established. By 2002, it was recognized by the United Nations General Assembly. I understand that starting in 1948, the Bengali stood up to the imposition of Urdu by the Government of Pakistan in Bangladesh. I am thankful the Bengali people demanded that their mother language be an official language alongside Urdu. The atrocities experienced by the Bengali are physically and collectively terrible. Once the Bengali demanded change, many were injured and killed at a protest organized by students of the University of Dhaka against the government's repression of Bengali. This protest happened on February 21, 1952. Qujannamiik to the Bengali people. We must acknowledge their enormous sacrifices and celebrate their history.
I must acknowledge what has been attempted to promote and protect indigenous languages. In 2014, Matthew Kellway, a New Democrat, introduced a private member's bill to recognize this day. As we debate this today, we know it did not pass. We now have the Indigenous Languages Act, which created the position of the indigenous languages commissioner. I had the pleasure of meeting the indigenous languages commissioner, Ronald Ignace, and directors Robert Watt, Georgina Liberty and Joan Greyeyes, at their first meeting here in Ottawa. I look forward to the great work they will do to promote and protect indigenous languages.
I do suggest that the bill be amended to replace the word “aboriginal” with the word “indigenous”.
I conclude by stating that the federal government must provide the same resources, rights and privileges to indigenous languages as it does for the two official languages. I conclude that I will gladly support the passing of this bill into law.
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᐅᖃᖅᑎᑦᑎᔨ, ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᖁᕕᐊᓱᒃᐳᖓ ᒪᑭᑦᑕᕆᐊᒃᓴᖅ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᖅ S-21 ᑕᐃᔭᐅᓪᓗᓂ ᓯᓚᖅᔪᐊᕐᒥᒃ ᐊᓈᓇᒋᔭᖅᓄᑦ ᐅᖃᐅᓯᓕᕆᓂᖅ ᐅᓪᓗᖅ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᖁᓪᓗᒍ.
ᐱᒋᐊᕈᑎᖃᕈᒪᓪᓗᖓ ᖁᔭᓕᒍᒪᓪᓗᒋ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᐃᔨᒋᓚᐅᖅᑕᒃᑲ ᐸᓛᓐᑎᓇ ᒪᒃᑭᒃ, ᒫᓂᑲ ᐸᓂᐸᑯᑐᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᒫᓂᑲ ᐃᑦᑐᒃᓵᖅᔪᐊᖅ.
ᐃᖅᑲᐅᒪᓪᓚᕆᒃᑕᒃᑲ ᐃᓕᓴᐃᔨᑦᑎᐊᕙᐅᓪᓗᑎᒃ. ᕐᑯᔭᓕᕐᑲᑕᐅᔪᒪᔪᖓ ᐃᓕᓐᓂᐊᕆᐊᖅᑎᑕᐅᕙᓚᐅᖅᓯᒪᔪᓕᒫᓂᒃ. ᐊᒃᓱᕈᖅᑎᑕᐅᔪᒃᑰᒻᒪᕆᓚᐅᖅᑎᓪᓗᓯ ᒫᓐᓇᒧ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᑎᑦᑎᕐᑲᑕᐅᒐᓯ.
ᑭᖑᓪᓕᕐᒥᒃ ᕐᑯᔭᓕᒍᒪᔭᒃᑲ ᐃᓐᓇᒻᒪᕇᑦ. ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᓇᒡᓕᒋᕙᓯ. ᕐᑭᑐᕐᖓᓯᓐᓂ ᐊᖅᓵᖅᑕᐅᓯᒪᓚᐅᕋᓗᐊᖅᖠᓯᒃ ᓇᒡᓕᖕᓂᒃᑯᑦ ᒫᓐᓇᒧᑦ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᕐᑲᑕᐅᓯᒪᓪᓚᕆᒃᑲᓯ.
[La députée fournit un texte en anglais dont voici la traduction:]
Monsieur le Président, c'est un très grand privilège de prendre la parole à titre de représentante des Nunavummiuts sur le projet de loi S‑21, Loi instituant la Journée internationale de la langue maternelle.
J'aimerais commencer par témoigner ma gratitude aux enseignantes d'inuktitut que j'ai eues au primaire: Blandina Makkik, Monica Panipakutsuk et Monica Ittusardjuat. Elles ont été des enseignantes fort gentilles et bienveillantes.
Je témoigne ma gratitude aux anciens résidents des pensionnats autochtones. Malgré les agressions que vous avez subies, vous avez contribué à notre bien-être et à nous ammener jusqu'ici aujourd'hui.
Enfin, je me dois de saluer les aînés autochtones, plus particulièrement ceux qui se sont fait enlever leurs enfants. C'est grâce à votre amour et à vos soins que nous pouvons nous épanouir aujourd'hui. J'ai très à cœur votre bien-être.
[Français]
Ce que je viens de dire dans ma langue maternelle a été traduit en français, l'une des deux langues officielles.
Dans ma déclaration d'aujourd'hui, j'énoncerai les raisons pour lesquelles l'adoption de ce projet de loi peut contribuer à une meilleure compréhension de l'histoire du Canada et de la façon dont les Inuits, les Métis et les Premières Nations ont été traités. Je commencerai par l'histoire extraordinaire de feue Clara Quassa, d'Igloolik. Mme Quassa a brièvement fait part de son histoire dans le cadre d'une entrevue accessible sur isuma.tv.
J'ai gardé d'elle le souvenir d'une aînée douce. Toutefois, jusqu'à il y a quelques semaines, je ne savais pas qu'elle avait été forcée d'envoyer ses cinq enfants dans un pensionnat à Chesterfield Inlet. Elle a été obligée de les envoyer à quelque 800 km de chez elle.
Elle n’avait plus d’enfants à la maison parce qu’ils avaient tous été envoyés à Chesterfield Inlet. Elle se souvenait de les avoir vu pleurer quand ils étaient montés à bord de l’avion. Elle a dit que, quand ils sont revenus du pensionnat, ils étaient différents. Elle se rappelait avec bonheur qu’ils parlaient encore inuktitut.
L’un de ses enfants est décédé après avoir été envoyé à un autre établissement. On lui a dit où sa fille était enterrée, mais Clara est décédée alors qu’elle rêvait encore de visiter la tombe de sa fille. En dépit de tout cela, je vois son héritage à travers ses enfants adultes, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants. Quand je reviens à Igloolik, je les vois et les entends parler en inuktitut. Ils chérissent sa mémoire affectueusement.
Ce qui me désespère, c’est que son histoire n’est pas unique. Il y a beaucoup trop de membres des Premières Nations, d’Inuits et de Métis qui ont des histoires semblables. Le Canada a été fondé sur les terres des Inuits, des Métis et des Premières Nations. Le Canada prospère en tant que pays industrialisé sur le dos des injustices qu’il a fait subir aux peuples autochtones. Même si les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits racontent leur histoire depuis des générations, leurs voix ont été réprimées, ignorées et incomprises à dessein par l’ensemble de la société.
Le Canada est un pays soi-disant bilingue avec deux langues officielles, l’anglais et le français. Pourtant, l’UNESCO estime que 75 % des langues autochtones au Canada sont en péril. Des Canadiens ordinaires, des colons, ont aussi été victimes de l’histoire colonialiste du Canada. Des Canadiens ordinaires, des colons, ont été privés de leur sentiment d’appartenance au Canada. Après tout, bon nombre de gens sont fiers d’être Canadiens. Ce dont la plupart ne se rendent pas compte, c’est qu’ils sont fiers de la répression du Canada. Ils sont fiers des politiques oppressives du Canada. Ils sont fiers des lois et des politiques colonialistes qui continuent d’avoir des effets sur les générations actuelles à cause des traumatismes intergénérationnels. Ils sont fiers du sous-financement chronique qui fait en sorte que les Inuits, les Premières Nations et les Métis demeurent réprimés, pauvres, peu instruits et incapables de surmonter les problèmes de santé mentale causés par les traumatismes intergénérationnels.
En effet, j'étais moi-même, autrefois, fière de célébrer la fête du Canada. J'ai moi aussi été spoliée par le système d'éducation colonial du Canada. Lorsque j'ai participé à l'étude du comité de la procédure sur la viabilité des langues autochtones aux élections fédérales, j'en ai appris davantage sur les Premières Nations et sur les dangers qui menacent leurs langues respectives. Statistique Canada nous a fourni des données qui correspondent aux chiffres de 2017. Plus de 70 langues autochtones sont parlées au Canada, mais seulement 15,6 % des membres de la population autochtone sont capables de tenir une conversation dans l'une de ces langues maternelles. On nous a dit que seulement 170 des personnes qui s'identifient comme Kutenais, 255 des personnes qui s'identifient comme Tlingits et 455 des personnes qui s'identifient comme Haïdas parlent leur langue maternelle. Ces chiffres témoignent de la force des lois et des politiques coloniales du Canada aujourd'hui. La mesure dans laquelle ces langues sont menacées montre à quel point nous devons tous travailler fort pour autochtoniser l'histoire du Canada. Nous devons veiller à ce que toutes les Premières Nations, les Inuits et les Métis soient soutenus et disposent des ressources nécessaires pour revitaliser ces magnifiques langues maternelles.
Je suis reconnaissante à la fois au Bangladesh et à l'UNESCO qui, en 1999, ont proposé la création de la Journée internationale de la langue maternelle. En 2002, cette journée a été reconnue par l'Assemblée générale des Nations unies. Je crois comprendre qu'à partir de 1948, les Bengalis se sont opposés à l'imposition de l'urdu par le gouvernement du Pakistan au Bangladesh. Je suis reconnaissante au peuple bengali d'avoir exigé que sa langue maternelle soit une langue officielle aux côtés de l'urdu. Les atrocités subies par les Bengalis sont physiquement et collectivement terribles. Après avoir exigé le changement, beaucoup de Bengalis ont été blessés et tués lors d'une manifestation organisée par les étudiants de l'université de Dhaka, contre la répression des Bengalis par le gouvernement. Cette manifestation a eu lieu le 21 février 1952. Qujannamiik au peuple bengali. Nous devons reconnaître leurs énormes sacrifices et célébrer leur histoire.
Je dois reconnaître ce qui a été tenté pour promouvoir et protéger les langues autochtones. En 2014, Matthew Kellway, un néo-démocrate, a présenté un projet de loi d'initiative parlementaire pour reconnaître cette journée. Alors que nous débattons de la question aujourd'hui, nous savons que ce projet de loi n'a pas été adopté. Il y a maintenant la Loi sur les langues autochtones, qui a créé le poste de commissaire aux langues autochtones. J'ai eu le plaisir de rencontrer le commissaire aux langues autochtones, Ronald Ignace, et les directeurs Robert Watt, Georgina Liberty et Joan Greyeyes, lors de leur première réunion ici, à Ottawa. Je me réjouis de l'excellent travail qu'ils accompliront pour promouvoir et protéger les langues autochtones.
Je propose que la version anglaise du projet de loi soit modifiée de façon à remplacer le mot « aboriginal » par le mot « indigenous ».
Je vais conclure en disant que le gouvernement fédéral doit offrir aux langues autochtones les mêmes ressources, les mêmes droits et les mêmes privilèges qu'il offre aux deux langues officielles. En terminant, je serai heureuse d'appuyer l'adoption de ce projet de loi.
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2022-06-13 16:12 [p.6604]
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Uqaqtittiji, I would like to thank the member for her passionate statement as well. Does the member think this bill does enough to support indigenous issues?
Uqaqtittiji, je remercie moi aussi la députée de son discours empreint de passion. Croit-elle que le projet de loi en fait suffisamment pour aider soutenir les affaires autochtones?
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NDP (NU)
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2022-06-13 16:44 [p.6608]
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Uqaqtittiji, it is a pleasure, as always, to stand to represent my riding of Nunavut. I always appreciate my constituents' ongoing support and the feedback that they provide to me.
I will share my time with the member for Edmonton Griesbach. I always appreciate his great interventions in the House. He is such a great role model for young indigenous men and for all those who identify as two-spirit.
I am pleased to stand to debate Bill C-11, An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. I have debated this bill and I am pleased that the New Democrats support this important bill. Having heard the debates since the bill was first introduced in February, I have maintained that it is an important bill that supports the broadcasting of indigenous content.
In Canada, the Inuit Broadcasting Corporation has been a leader in broadcasting Inuit content on television. It has broadcasted a lot of Inuit cultural content, as well as content in Inuktitut; by Inuit, for Inuit.
I think that this bill has the potential to ensure great Inuit content by online streaming providers like Uvagut TV and Isuma TV. Both of these online providers have already made a huge dent in information that is already available online. I am sure that Inuit TV, which will be a new broadcasting streaming provider, will also be able to share some great Inuit content, hopefully with a huge audience as well, especially if this bill is allowed to pass.
There are specific sections in this bill that directly lead to the support of indigenous programming. Without this bill, these important broadcasting and programming providers will continue to struggle with competing against web giants like Netflix. I appreciate the space provided in this bill to improve and update the Canadian broadcasting policy by clarifying that the system needs to respond to the needs of Canadians, and specifically to the needs of racialized communities and those who represent the diversity that Canada enjoys, including indigenous peoples.
What I would like to see discussed by committee are assurances that require broadcasters to broadcast indigenous languages, as this bill has a gap that needs to be filled to ensure that indigenous languages are also included.
I had the pleasure of sitting at PROC when it was studying the Elections Act. It was talking about the study on indigenous languages in Canada. We learned some interesting statistics about indigenous languages.
For example, there are 175,825 people who speak Algonquian languages. Manitoba has 21.7%, Quebec has 21.2%, Ontario has 7.2%, Alberta has 16.7% and Saskatchewan has 16%. As for Inuit languages, there are 42,065 people who speak Inuktitut in Nunavut and Quebec. There are 23,455 people who speak Athabaskan languages, with Saskatchewan at 38%, the Northwest Territories at 22% and British Columbia at 18%.
I am not going to go through this whole list, but I do want to highlight that there are hundreds of thousands of indigenous languages, and we need to do our part to make sure that we can help promote, preserve and revitalize them as Canadians. If we are to remain true to reconciliation, we have to ensure that we practise that in any bill that has an impact on all indigenous peoples.
I appreciate in addition that this act does address the concerns related to freedom of expression by stating that this act would be directly guided by ensuring that freedom of expression is understood and used in this bill. I have been surprised in past debates by concerns that freedom of expression would be restricted through this bill. I have stated that I do not think the bill would do that, given that it would promote and ensure that content that is important to Canadians, especially indigenous content, is allowed to be supported. We all know that in online streaming there is huge competition in mainstream Canada that does not create enough space for indigenous content to be incorporated into any of the airwaves that we are talking about.
Finally, I have very much appreciated the priority in ensuring that we all work together to make sure that we are doing what we can for all indigenous peoples, including first nations, Métis and Inuit, and specifically in this bill's support it so that not only are we ensuring well-being for our current indigenous peoples but are also focusing on protecting our indigenous cultures, including first nations, Métis and Inuit cultures, for the future.
Uqaqtittiji, c'est un plaisir, comme toujours, d'intervenir à la Chambre pour représenter ma circonscription, Nunavut. Je suis toujours reconnaissante aux gens de ma circonscription de leur soutien et des commentaires qu'ils me transmettent.
Je partagerai mon temps de parole avec le député d'Edmonton Griesbach, dont j'apprécie toujours les excellentes interventions à la Chambre. Il offre aux jeunes hommes autochtones et à toutes les personnes bispirituelles un excellent modèle à suivre.
Je suis heureuse de prendre la parole pour débattre du projet de loi C‑11, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois. J'ai déjà participé aux débats à propos de ce projet de loi important et je me réjouis que les néo-démocrates l'appuient. Je suis les débats depuis que le projet de loi a été présenté, en février, et je continue d'affirmer qu'il s'agit d'une mesure législative importante, qui soutient la diffusion de contenu autochtone.
Au Canada, l'Inuit Broadcasting Corporation est un chef de file de la télédiffusion de contenu inuit. Elle diffuse beaucoup de contenu culturel inuit de même que du contenu en inuktitut fait par les Inuits, pour les Inuits.
Je pense que ce projet de loi a le potentiel de garantir un excellent contenu inuit par des fournisseurs de diffusion en ligne comme Uvagut TV et Isuma TV. Ces deux fournisseurs en ligne ont déjà fait une énorme percée dans l’information déjà disponible en ligne. Je suis sûr qu’Inuit TV, qui sera un nouveau fournisseur de diffusion en continu, sera également en mesure de partager un excellent contenu inuit, avec un énorme public, espérons-le, surtout si ce projet de loi est adopté.
Certains articles de ce projet de loi entraînent directement le soutien de la programmation autochtone. Sans ce projet de loi, ces importants fournisseurs de services de radiodiffusion et de programmation continueront de lutter contre la concurrence de géants du Web comme Netflix. J’apprécie l’espace prévu dans ce projet de loi pour améliorer et actualiser la politique canadienne de radiodiffusion en précisant que le système doit répondre aux besoins des Canadiens, et plus particulièrement à ceux des communautés racialisées et des groupes qui représentent la diversité dont jouit le Canada, y compris les peuples autochtones.
J’aimerais que le comité discute de garanties qui obligeraient les radiodiffuseurs à diffuser dans les langues autochtones, car ce projet de loi comporte une lacune qui doit être comblée pour que les langues autochtones soient également incluses.
J’ai eu le plaisir de siéger au comité de la procédure lors de l'examen de la loi électorale. Il était question de l’étude sur les langues autochtones au Canada. Nous avons appris des faits intéressants sur les langues autochtones.
Par exemple, il y a 175 825 personnes qui parlent des langues algonquiennes. Le Manitoba en compte 21,7 %, le Québec 21,2 %, l’Ontario 7,2 %, l’Alberta 16,7 % et la Saskatchewan 16 %. Quant aux langues inuites, 42 065 personnes parlent l’inuktitut au Nunavut et au Québec. Il y a 23 455 personnes qui parlent les langues athabaskanes, dont 38 % en Saskatchewan, 22 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 18 % en Colombie-Britannique.
Je ne vais pas passer en revue toute cette liste, mais je tiens à souligner qu’il existe des centaines de milliers de langues autochtones et que nous devons faire notre part pour contribuer à les promouvoir, les préserver et les revitaliser en tant que Canadiens. Pour rester fidèles à la réconciliation, nous devons inclure ces objectifs dans tout projet de loi qui a une incidence sur les peuples autochtones.
J’apprécie en outre le fait que cette mesure législative tient compte des préoccupations concernant la liberté d’expression puisqu’il y est déclaré que la loi serait directement guidée par la garantie que la liberté d’expression y est comprise et reconnue. Lors des débats antérieurs, j'ai été surprise de constater que certains craignent que le projet de loi ne restreigne la liberté d’expression. Et j’ai déclaré que, d’après moi, le projet de loi n’aurait pas ce résultat puisqu’il favoriserait et garantirait le soutien au contenu qui est important pour les Canadiens, en particulier au contenu autochtone. Nous savons tous que dans le secteur de la diffusion en continu sur Internet, la concurrence est énorme au Canada en général, ce qui ne laisse pas suffisamment d’espace pour que le contenu autochtone soit inclus sur les ondes dont nous parlons.
Enfin, j’ai beaucoup apprécié la priorité accordée à la collaboration, pour faire tout ce qui est possible pour les peuples autochtones, notamment les Premières Nations, les Métis et les Inuits, et plus particulièrement pour soutenir le projet de loi, non seulement pour assurer le bien-être actuel de tous les peuples autochtones de notre pays, mais également pour mettre l’accent à l’avenir sur la protection des cultures autochtones, y compris des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
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