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GP (ON)
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2022-06-23 11:02 [p.7217]
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Madam Speaker, my understanding is that right now we are not actually debating the motion, but the closure on the motion. I understand that we are also on the last day of the standing orders of our current approach. I would appreciate hearing from the government House leader a reasonable explanation of why he feels closure is necessary at this time.
Madame la Présidente, si je comprends bien, en ce moment, nous ne débattons pas vraiment de la motion, mais bien de la clôture à l’égard de cette motion, et nous en sommes à la dernière journée de l'approche actuelle. J'aimerais que le leader parlementaire du gouvernement nous donne une explication raisonnable de la nécessité de cette clôture.
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GP (BC)
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2022-06-23 12:39 [p.7226]
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Madam Speaker, with all due respect to the hon. official opposition House leader, COVID is not over. My husband is at home right now extremely sick because he tested positive for COVID. I tested myself this morning and the test came up negative. I do not want to put people at risk.
We can look casually and google for scientific advice right now, today. The hon. opposition House leader tells us that there is no scientific evidence, but he is willfully blind. The U.S. Centers for Disease Control is saying that it fears another outbreak. There is what is happening right now in Portugal. There are warnings from Dr. Zain Chagla at McMaster and from Dr. Isaac Bogoch, whom we have been following very carefully. He says to look at the waste-water data.
This is a virus that mutates. That is what it does. It does not mutate to milder and milder; it sometimes mutates milder, sometimes worse. What I have seen in this place since March 13, 2020, when we adjourned because of COVID, is that every measure to adapt has seen a big parliamentary fight, so deciding this now saves us time in the fall.
Madame la Présidente, avec tout le respect que je dois au leader parlementaire de l'opposition officielle, la pandémie de COVID‑19 n'est pas terminée. Mon mari est extrêmement malade à la maison actuellement parce qu'il a contracté la COVID‑19. J'ai passé un test de dépistage ce matin, et il s'est révélé négatif. Je ne veux mettre personne en danger.
Aujourd'hui, il suffit de chercher sur Google de façon désinvolte pour trouver des avis scientifiques. Si le leader parlementaire de l'opposition nous dit qu'il n'existe aucune donnée scientifique, c'est parce qu'il choisit de se montrer aveugle. Les Centers for Disease Control des États‑Unis disent craindre une autre flambée. Je pense à ce qui se passe actuellement au Portugal. Il y a des avertissements émis par le Dr Zain Chagla, de l'Université McMaster, et le Dr Isaac Bogoch, que nous avons suivi très attentivement et qui dit qu'il faut examiner les données sur les eaux usées.
Il s'agit d'un virus qui mute. C'est ce qu'il fait. Il ne mute pas pour devenir de moins en moins dangereux: ses mutations le rendent parfois moins dangereux, parfois plus dangereux. Ce que j'ai constaté à la Chambre depuis le 13 mars 2020, date à laquelle nous avons ajourné nos travaux à cause de la pandémie de COVID‑19, c'est que chaque mesure d'adaptation fait l'objet d'une énorme lutte parlementaire. Conséquemment, nous prononcer sur cette question maintenant nous fera gagner du temps à l'automne.
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2022-06-23 12:43 [p.7227]
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Madam Speaker, I know I do not need to point this out to you, but Standing Order 18 says that “No member shall speak disrespectfully” of another member. That is not just using foul language or calling someone a name; it is also saying, as the hon. member just said, he has so little respect for the member that he is leaving. I am sorry, but that violates Standing Order 18.
Madame la Présidente, je n'ai pas besoin de vous le signaler, je le sais, mais l'article 18 du Règlement indique qu'« aucun député ne doit parler irrévérencieusement » d'un autre député. Au-delà des expressions offensantes et des injures, « parler irrévérencieusement » signifie aussi dire, comme le député vient de le faire, qu'il a tellement peu de respect pour le député qu'il s'en va. Je suis désolée, mais ces propos vont à l'encontre de l'article 18 du Règlement.
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2022-06-23 15:33 [p.7249]
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Mr. Speaker, the Green Party agrees to apply the results of the previous vote and will be voting against.
Monsieur le Président, le Parti vert est d'accord pour appliquer le résultat du vote précédent et votera contre.
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2022-06-23 15:35 [p.7250]
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Mr. Speaker, the Greens agree to the application of the vote and will be voting yes.
Monsieur le Président, les verts sont d'accord pour que le résultat du vote précédent s'applique et il votera oui.
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2022-06-22 15:18 [p.7145]
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Mr. Speaker, here we are again. Last June, the government introduced a bill to implement the Canada disability benefit days before Parliament rose and then called an election.
This June, the government introduced the exact same bill. It has been 20 days and we have yet to debate it once. Nine other bills have been prioritized since.
Canadians with disabilities continue to disproportionately live in poverty across the country. They want to see emergency supports. They want to see action.
Does the current government understand that simply introducing a bill does nothing to help Canadians with disabilities today?
Monsieur le Président, nous y revoici. En juin de l'an dernier, le gouvernement a présenté une mesure législative portant sur la mise en œuvre de la prestation canadienne pour les personnes handicapées quelques jours à peine avant l'ajournement du Parlement, puis il a déclenché des élections.
Cette année, encore en juin, le gouvernement a présenté la même mesure législative. Cela fait maintenant 20 jours qu'elle a été présentée, mais nous n'en avons pas encore débattu. Depuis, la priorité a été accordée à neuf autres projets de loi.
Un très grand nombre de Canadiens handicapés vivent dans la pauvreté, partout au pays. Ces personnes souhaitent des mesures d'aide d'urgence. Elles veulent que le gouvernement agisse.
L'actuel gouvernement comprend-il que le fait de présenter un projet de loi ne suffit pas pour aider les Canadiens handicapés aujourd'hui?
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2022-06-22 16:53 [p.7157]
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Mr. Speaker, I have the honour to present a petition about environmental racism, particularly at the G&R Recycling facility in Kanesatake, Quebec.
Concerned citizens of Canada are calling upon the House of Commons to mobilize the vast resources of the federal government to secure and decontaminate the G&R recycling facility in Kanesatake and others like it; and to put forward concrete plans to enact the measures addressing systemic environmental racism as proposed in Bill C-226. Incidentally, I am very happy about the vote on that bill.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition au sujet du racisme environnemental particulièrement dans une installation au Québec qui s'appelle G&R recyclage à Kanesatake.
Des citoyens préoccupés du Canada prient la Chambre des communes de mobiliser les vastes ressources du gouvernement fédéral pour permettre de sécuriser et de décontaminer les installations de recyclage de G&R à Kanesatake et d'autres installations comme celles-ci; et de proposer des plans concrets pour adopter des mesures visant la discrimination environnementale systémique qui ont été proposées dans le projet de loi C‑226. Je suis d'ailleurs très heureuse du vote sur ce dernier.
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2022-06-22 16:55 [p.7157]
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Mr. Speaker, I am really honoured to submit this petition on behalf of the students of Forest Run Public School and residents of Ontario within the riding of the hon. member for Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill. This petition is very close to my heart, because Bill S-203 is the bill that bans the keeping of cetaceans in captivity. I was honoured to be one of the movers of that effort, along with a number of wonderful senators.
This orca whale has been held in solitary confinement since 2011 at Marineland in Niagara Falls. Her name is Kiska. She needs to be moved to a more suitable and healthy location.
We forget sometimes in this place that petitioners do not have to be 18 years and older. Petitioners can be under 18 as long as they are Canadian citizens, and it is inspiring to see young people mobilizing to bring their voices to this place.
The petitioners ask us to do what is needed to move Kiska to a safe and healthy natural facility.
Monsieur le Président, je suis très honorée de présenter cette pétition au nom des élèves de la Forest Run Public School et des résidants de l’Ontario qui vivent dans la circonscription de la députée d’Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill. Cette pétition me tient à cœur, car le projet de loi S‑203 interdit le maintien en captivité de cétacés. J’ai eu l’honneur d’être l’une des instigatrices de cet effort, en compagnie d’un certain nombre de merveilleux sénateurs.
Cette femelle épaulard est gardée en isolement depuis 2011 à Marineland, à Niagara Falls. Elle s’appelle Kiska. Elle doit être déplacée dans un endroit plus convenable et plus sain.
Nous oublions parfois que les pétitionnaires n’ont pas besoin d’avoir 18 ans ou plus. Les pétitionnaires peuvent avoir moins de 18 ans tant qu’ils sont citoyens canadiens, et il est inspirant de voir les jeunes se mobiliser pour faire entendre leur voix à la Chambre.
Les pétitionnaires nous demandent de faire le nécessaire pour que Kiska puisse vivre dans des installations naturelles saines et sécuritaires.
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2022-06-22 21:00 [p.7195]
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Madam Speaker, I appreciate that the Minister for Women and Gender Equality and Youth and the governing party have moved quickly.
I wonder if she could offer her insights in response to comments recently reported in the media by Kerri Froc, chair of the National Association of Women and the Law, who shared concerns that Bill C-28, as written, may be too difficult for prosecutors to prove. What are the minister's comments on that?
Madame la Présidente, je sais gré à la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et de la Jeunesse et au parti au pouvoir d'avoir agi rapidement.
J'aimerais connaître le point de vue de la ministre au sujet des commentaires de Kerri Froc, présidente de l'Association nationale Femme et Droit, qui ont été récemment rapportés dans les médias. Mme Froc a dit craindre que le projet de loi C-28, tel qu'il est rédigé, exige une preuve trop difficile de la part des procureurs. Peut-on entendre les observations de la ministre à ce sujet?
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2022-06-22 22:24 [p.7208]
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Madam Speaker, I appreciate the chance to come back to my question to the Minister of Housing from a couple of weeks ago on the housing crisis in this country, and specifically those who are experiencing homelessness and living unsheltered. I had asked the question because decades of underinvestment in both housing and mental health and addiction support are hitting my community hard. As one example of what this looks like, over the past several months an encampment has grown in downtown Kitchener to now upwards of 50 people living in tents in the downtown. My community is reeling.
At the time, I was told the solution was the reaching home program. It is part of Canada's homelessness strategy. It supports the goals of the national housing strategy, and the aim is to reduce chronic homelessness by 50% by 2027-28. Just last summer, the Parliamentary Budget Officer reviewed that plan, and here is what he had to say about it. I quote:
...we project that in the absence of additional spending the number of households in housing need would have increased to approximately 1.8 million households with a $9.3-billion aggregate affordability gap by 2025-26.
Turning back to my community, this seems like an example of the increase that the PBO was expecting. In 2018, there were 333 people experiencing homelessness in Waterloo Region. Going fast-forward to our most recent point-in-time count study last fall, we see that it tripled. There are now over a thousand people experiencing homelessness in Waterloo Region, 412 of whom are living unsheltered, for example in tents downtown. The rest are in emergency shelters or in transitional housing. There might be the hidden homeless, or people in institutions such as a hospital or a domestic violence shelter. It is clear in my community, and from the PBO's report in other communities across the country, that these plans are not working.
We also need to be clear that the encampment downtown is not only the result of insufficient federal funds for housing. It is the result of mental health as well. Despite using the right words, for example, we can all agree that mental health is health, the reality is that the funding is not there. In the last election campaign, the governing party promised billions in a new Canada mental health transfer to the provinces. When it came time for the 2022 budget, though, there was not a cent budgeted for this transfer; instead, it got a three-line mention to stay tuned for more.
The fact is that we cannot expect municipalities to take on the housing and mental health crises on their own. They need support from the provinces and, yes, the federal government as well. I appreciate that the parliamentary secretary is with us this evening. She is a person I respect. I wonder if she would be willing to join me to meet people at the encampment in downtown Kitchener. Most importantly, will she share this: Will the federal government step up? If so, what would that look like?
Madame la Présidente, je suis heureux d'avoir l'occasion de revenir sur une question que j'ai posée au ministre du Logement il y a quelques semaines au sujet de la crise du logement au Canada et plus particulièrement des gens qui sont en situation d'itinérance et qui sont sans-abri. J'avais posé la question, parce que des décennies de sous-investissement dans le logement, la santé mentale et le soutien en matière de dépendance frappent durement ma région. Pour illustrer la gravité de la situation, au cours des derniers mois, un campement n'a cessé de s'agrandir dans le centre-ville de Kitchener et il y a maintenant plus de 50 personnes qui vivent dans des tentes au centre-ville. La collectivité est ébranlée.
Lorsque j'ai posé cette question, on m'a répondu que la solution était le programme Vers un chez-soi. Ce programme fait partie de la stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance. Il appuie les objectifs de la Stratégie nationale sur le logement et a pour objectif de réduire l'itinérance chronique de 50 % d'ici 2027‑2028. Pas plus tard que l'été dernier, le directeur parlementaire du budget a examiné ce plan et voici ce qu'il en a dit:
[...] nous prévoyons que, sans dépenses supplémentaires, le nombre de ménages ayant besoin d’un logement serait passé à environ 1,8 million, pour un écart d’abordabilité global de 9,3 milliards de dollars d’ici 2025‑2026.
Je reviens à ma collectivité. Le campement de sans-abri semble illustrer la hausse à laquelle s'attendait le directeur parlementaire du budget. En 2018, la région de Waterloo comptait 333 personnes en situation d'itinérance. En comparaison, à l'automne dernier, au moment du recensement le plus récent disponible, ce nombre avait triplé. La région de Waterloo compte maintenant plus d'un millier de sans-abri, dont 412 n'ont pas de place dans les refuges ou les logements de transition et vivent, par exemple, dans les tentes érigées au centre-ville. C'est sans compter les itinérants cachés ou hospitalisés ou dans les refuges pour victimes de violence familiale. À voir la situation dans ma ville — et, d'après le rapport du directeur parlementaire du budget, la même chose se produit partout au pays —, il est évident que les plans du gouvernement ne fonctionnent pas.
Il faut préciser que le campement au centre-ville découle d'un sous-financement de la part du gouvernement fédéral non seulement dans le domaine du logement, mais également dans le domaine de la santé mentale. Malgré les beaux discours — par exemple, nous convenons tous que la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale —, le financement en santé mentale se fait attendre. En campagne électorale, le parti au pouvoir a promis des milliards de dollars aux provinces sous forme d'un nouveau transfert canadien en matière de santé mentale. Or, lorsqu'est venu le temps de présenter le budget de 2022, il n'a pas consacré un sou à ce transfert. Il y a plutôt consacré trois lignes pour dire que de plus amples détails suivront.
Le fait est que nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les municipalités règlent d'elles-mêmes les crises en matière de logement et de santé mentale. Elles ont besoin de l'aide des provinces, mais aussi de l'aide du gouvernement fédéral. Je remercie la secrétaire parlementaire d'être des nôtres ce soir. C'est une personne que je respecte. Je me demande si elle voudrait se joindre à moi pour rencontrer des gens au campement du centre-ville de Kitchener, mais surtout, j'aimerais qu'elle me dise si le gouvernement fédéral interviendra et de quelle manière.
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2022-06-22 22:31 [p.7209]
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Madam Speaker, I think it is important to note that it is true that the federal government is not doing nothing, and organizations like oneROOF are doing incredible work. The projects she mentioned are important projects that are benefiting people in my community every day, but what I think is also really critical for her to understand is that the trend is going the wrong direction. It is insufficient. It is not nothing, but it is insufficient.
Specifically, as I mentioned, we tripled the number of unhoused individuals in my community in the last three years alone. This is a time when the governing party has had the opportunity to do more, and it has not. I am sure this is not only in Kitchener this is happening, but certainly, if the parliamentary secretary wants to, she can come downtown and see people who are living in tents as a result.
My question is the same. While I appreciate what has already been done, and the rapid housing initiative is important, I would like to see her do far more.
Madame la Présidente, je pense qu'il est important de reconnaître que le gouvernement fédéral n'est pas totalement inactif, et que les organismes comme oneROOF font un travail incroyable. Les projets dont elle a parlé sont des projets importants qui profitent aux gens de ma collectivité tous les jours, mais je pense qu'elle doit absolument comprendre que la tendance va dans le mauvais sens. C'est insuffisant. Ce n'est pas rien, mais c'est insuffisant.
Plus précisément, comme je l'ai mentionné, le nombre de personnes sans logis a triplé dans ma collectivité au cours des trois dernières années seulement. Le parti au pouvoir a eu l'occasion de prendre le taureau par les cornes, mais il ne l'a pas fait. Je suis certain que Kitchener n'est pas le seul endroit où la situation empire, mais si la secrétaire parlementaire le souhaite, elle peut venir dans le centre-ville et constater que des gens vivent dans des tentes.
Je repose ma question. Même si je reconnais ce qui a été fait, et que l'Initiative pour la création rapide de logements est une bonne chose, j'aimerais qu'on en fasse bien davantage.
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2022-06-21 11:17 [p.7063]
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Madam Speaker, I completely agree with the member for Longueuil—Saint-Hubert that invoking closure over and over again sets a dangerous precedent.
I am someone who has been in the House long enough to remember when time allocation was rare. When Stephen Harper started bringing it in over and over again, I counted. I put to the ministers then that between 1920 and 2000, we had seen these kinds of debates 40 times, and in the previous 18 months we had seen them 40 times.
I would urge my hon. friends in the Liberal Party and in the NDP to consider what we are doing here. When we make time allocation routine, it means that the next government in the next session will weaponize it further, and the rights of individual MPs to debate bills properly will be further eroded. I ask them to please not do this thing.
Madame la Présidente, je suis tout à fait d'accord avec le député de Longueuil—Saint-Hubert que l'imposition de bâillons à répétition crée un dangereux précédent.
Je siège à la Chambre depuis assez longtemps pour me souvenir de l’époque où l’attribution de temps était rare. Lorsque Stephen Harper a commencé à l’utiliser à répétition, j’ai fait le décompte. J’ai alors souligné aux ministres qu’entre 1920 et 2000, nous avions vu ce genre de débats 40 fois, et qu’au cours des 18 mois précédents, nous en avions eu 40.
J’invite mes amis du Parti libéral et du NPD à réfléchir à ce que nous faisons ici. Si nous faisons de l’attribution du temps une habitude, cela signifie que le prochain gouvernement, lors de la prochaine session, s’en servira davantage comme d’une arme et que le droits de députés à débattre convenablement des projets de loi seront encore plus érodés. Je leur demande de bien vouloir s’en garder.
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2022-06-21 12:43 [p.7070]
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Madam Speaker, I would like to thank the member for Rivière‑du‑Nord for his speech. The group PolyRemembers has some concerns about Bill C‑21, including the fact that it does not ban assault weapons outright.
How important does he think it is that this be added before the bill is passed?
Madame la Présidente, je remercie le député de Rivière‑du‑Nord de son discours. Le groupe PolySeSouvient a des inquiétudes concernant le projet de loi C‑21, notamment quant au fait qu'une interdiction complète des armes d'assaut n'est pas incluse.
Dans quelle mesure pense-t-il qu'il est important que cela soit ajouté avant l'adoption de ce projet de loi?
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2022-06-21 15:35 [p.7099]
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Mr. Speaker, I want to say a hi and give an affectionate hug to the hon. member for Portage—Lisgar. Some in this place may be surprised by that, but when I was first elected in 2011, I remember exactly the moment I first hugged the hon. member for Portage—Lisgar. It was right after I had said that we were all going away for Christmas now and preparing for the birth of our Lord, and there was a very genuine affection between us that was immediate.
We do not have anything else in common—yes, we do. We have something else in common that I want to mention.
I also hugged her on another occasion. We hug a lot. It was when the Conservatives succeeded in passing a bill I did not want to see passed, a bill that killed the long-gun registry. I ran over to congratulate the hon. member for Portage—Lisgar because she, unlike so many in this place, did not go into politics because she had been a career door knocker, a political nerd wanting to someday be an MP. Her career path was more like mine. She cared about issues and she let caring about those issues bring her into politics to make a difference.
I know how devastated the hon. member for Portage—Lisgar must have been back in the 40th Parliament when her private member's bill, Bill C-391, failed. It would have gotten rid of the long-gun registry, but it came back once the Conservatives had a majority. There is something about commitment and persistence that resonates with people, whether they agree with the goal or not. I respect the persistence. I respect the integrity. I respect the fact that the hon. member for Portage—Lisgar is here because she cares about issues, not because she seeks personal power. I reflect on that with genuine care and affection and hope that someday she will agree with me on climate change.
Thank you very much.
Monsieur le Président, je veux saluer la députée de Portage—Lisgar et lui donner une accolade empreinte d'affection. Certains députés seront peut-être surpris de l'apprendre, mais je me souviens très bien, lorsque j'ai été élue pour la première fois en 2011, de la première accolade que j'ai donnée à la députée de Portage—Lisgar. Je venais tout juste de dire que nous allions tous rentrer à la maison pour Noël et nous préparer à célébrer la naissance de notre Seigneur. Un véritable lien d'affection s'est établi entre nous immédiatement.
Nous n'avons aucun autre point en commun — en fait, ce n'est pas vrai. Je veux parler d'une autre chose qui nous unit.
Je lui ai donné une accolade à une autre occasion. Nous nous serrons souvent dans nos bras. Dans ce cas-ci, les conservateurs avaient réussi à faire adopter un projet de loi auquel je m'opposais, un projet de loi qui mettait fin au registre des armes d'épaule. Je me suis précipitée pour féliciter la députée de Portage—Lisgar parce que, contrairement à beaucoup d'autres députés, elle ne s'est pas lancée en politique en tant que professionnelle du porte-à-porte ou mordue de la politique rêvant de devenir un jour députée. Son cheminement de carrière ressemble davantage au mien. Elle se souciait de certains enjeux, et cet engagement l'a menée vers la politique dans l'espoir de faire changer les choses.
Je sais à quel point la députée de Portage—Lisgar a dû être déçue lors de la 40e législature, lorsque son projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-391, a été rejeté. Il aurait aboli le registre des armes d'épaule, mais il a été présenté de nouveau lorsque les conservateurs ont obtenu la majorité des sièges. L'engagement et la persévérance sont deux qualités qui plaisent aux gens, qu'ils soient d'accord ou non avec l'objectif. Je respecte la persévérance. Je respecte l'intégrité. J'admire le fait que la députée de Portage—Lisgar est ici parce qu'elle se préoccupe des dossiers, et non pas parce qu'elle cherche à obtenir un pouvoir personnel. Son engagement me touche vraiment et j'espère qu'un jour la députée sera d'accord avec moi en ce qui concerne les changements climatiques.
Merci beaucoup.
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GP (BC)
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2022-06-21 16:13 [p.7103]
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Mr. Speaker, it is an honour to rise in this place to speak to Bill C-21. I am going to try to deal with a number of complex issues in a short amount of time and hope it works.
It relates to Bill C-21, and that is the use of firearms. I want to comment on some of the discussion during question period about the Portapique shootings. I think it is important to reflect on what I take away from the news media at this time, when I have a moment to say it. There is no chance of interrupting question period to put it into perspective.
As a Nova Scotian originally, I was devastated, as we all were, by the shootings at Portapique. The RCMP officer who was killed, Heidi Stevenson, was a friend of mine and I know her mother well.
It was awful to watch what happened. We will see what the Mass Casualty Commission produces as a result, but it is pretty clear to me, and I want to speak clearly to this, that the RCMP in Nova Scotia failed the public badly. I know a commission is looking at this, but the RCMP had information that was not shared. It failed to put out a warning and 22 people were killed. I know this inquiry is very important to all the families who lost loved ones.
There appears to me to have been an uncalled-for assumption by some members in question period, who put into question the integrity of the Minister of Public Safety and the Prime Minister's Office. I am not an apologist for the Liberals, but I thought that was not what the evidence revealed. When I look at the CBC reports of what they found out, it appears to me that in the aftermath of the shooting, the Nova Scotia RCMP was all too quick to try to obscure facts from the public, rather than reveal them.
It appears to me that the RCMP commissioner, Brenda Lucki, provided more transparency and provided real information. If anyone in PMO instructed her anything, it seems to me that it would have been to tell everybody what has happened and just be transparent. I am very concerned that we let any false rumours or assumptions to besmirch the reputations of others, including Brenda Lucki, be spread in this place.
It appears to me, as in a number of other shooting incidents, that sometimes the police get it wrong. They did not move in Uvalde, Texas, when they should have, to save those children. There is a common denominator that I discern, which is that when the RCMP is slow to move or the police are slow to move, it is because the people they would have to deal with are heavily armed. I do not find the police slow to move against unarmed protesters. I do not find the police slow to move against indigenous people. However, they delay when they are at risk for their own safety, all too often. It is not always, but all too often.
In the case of the Nova Scotia shooter, we know his name. I do not want to repeat it, because of the crimes he committed. However, he was well known to the RCMP and in the early hours after the shooting, the Nova Scotia RCMP, not the commissioner, put out false statements that he was not known to them. He was known personally to them. They had warnings about him.
This goes to make the bridge and the connection to Bill C-21. This goes to a number of the provisions of Bill C-21 that, if Bill C-21 had been law at that time, could have saved lives. The neighbours of the multiple shooter in Nova Scotia, and we can just call him the evil dentist for the time being, reported him to the RCMP on numerous occasions, but no action was taken. Neighbours were so frightened of him that they literally sold their dream home and moved away, yet nothing was done to even conduct a search of the property or even to inquire why he is buying a car that looks just like an RCMP vehicle. Why does he dress up like an RCMP officer? These details were known in the community, and a number of them were reported to law enforcement authorities.
Could this bill have made a difference? I think it could have, but only if the RCMP or local police are prepared to use the information that comes to them. That is why one of the provisions in this bill that I particularly like is the ability to seek an ex parte motion on the strength of concerns from people who are concerned that some person may be threatening others, not just with firearms, by the way, but with crossbows or with explosive substances. This is really important. This is found under “Application for emergency prohibition order” in clause 4 of this bill, which would amend section 110 of the Firearms Act.
It is really important that we recognize what an ex parte order is. That means that people can go to the court without notifying the person they are scared of that they are going to court, and there can be an emergency search and seizure without a warrant. This violates every instinct of my being, searches without warrants, because I am a civil liberties lawyer, but there is a history of violence by people in the community, people we know.
There is a lot about this law that I hope we will have time to study thoroughly, and I want to speak to that. There are the red flag and yellow flag provisions, the ability to go to a judge without fear of retribution from someone who is well armed or who has crossbows. It may be in cases, as we know all too frequently, of intimate partner violence. It may be in cases of the random and reckless killing of others, as in the case of Portapique or the desperately sad case of Lionel Desmond, who killed his wife and mother and kids. He was, of course, suffering from PTSD from his service in our armed forces and did not get the help he needed, even though he had gone to a hospital the day before. There are many and varied circumstances when the presence of firearms in a home makes the difference between life and death, and where the provisions in Bill C-21 would indeed, I hope, save lives.
I want to turn to a process question at this point: Why rush this bill? I am very concerned that we just invoked time allocation on a bill that we had only had before us for debate for three hours. This bill is complex. It has many moving parts. The government itself has changed its views on key aspects of this bill between its version last year, which was also Bill C-21, and its version this year, which is the current Bill C-21. The Liberals changed their minds, and wisely, on the question of voluntary versus mandatory buyback. They changed their minds, wisely, on the question of any jurisdiction other than the federal government regulating guns. Those were wise choices, and this bill has changed in that way.
Bills get better when they are studied. Any attempt to achieve consensus will improve a bill. A decision on the government side that the Conservatives are only going to obstruct and delay and filibuster is entirely a justified conclusion, given conduct so far in this Parliament, but that does not excuse shortening the time for debate, shortening the time for study and shortening the time to try to find consensus in this place, which is possible.
I want to put forward some of the things that would help achieve consensus. One is to observe the rules, which are our rules. It does not take changing the Standing Orders to ban the practice of reading a speech. How does that connect? When a whip or a House leader in a party knows that they can rally however many MPs they have, like cannon fodder, and give them a speech to deliver in 10 minutes, they can clog up the works of this place with people giving speeches.
If the rules prohibited members from reading a speech and required them to express their thoughts in their own words, there would be fewer members rising to speak during a debate on a bill.
We need to get control of this so that we can have real debate among fewer MPs, because fewer MPs would be able to stand up and speak without a written speech.
The next thing we need to do is consider how many days we sit in this place. We have this panic this time of year, every year, as though a disaster will strike if we do not adjourn on a day that is set. We could sit for more days. We sit for far fewer days than the U.S. Congress, and even fewer days than the British Parliament.
I voted against time allocation, because this is a complicated bill and we should take the time it needs, to respect each other and come up with the best bill.
Monsieur le Président, c’est un honneur de prendre la parole dans cette enceinte pour parler du projet de loi C‑21. Je vais essayer de traiter d'un certain nombre de questions complexes en peu de temps, en espérant que ce sera possible.
La question dont je veux traiter est liée au projet de loi C‑21. Je veux parler de l’utilisation des armes à feu. Je veux revenir sur certains des échanges qui ont eu lieu pendant la période des questions au sujet de la fusillade de Portapique. Je trouve important de revenir sur ce qui a été diffusé par les médias d’information à ce moment-là, selon ce que j’en ai retenu. Je voulais le faire aussitôt que j’en aurais l'occasion. Il est impossible d’interrompre la période des questions pour mettre les choses en perspective.
Comme je suis d’origine néo-écossaise, j’ai été dévastée par la fusillade de Portapique, comme nous l’avons tous été. L’agente de la GRC qui a été tuée, Heidi Stevenson, était l’une de mes amies et je connais bien sa mère.
C’était horrible de voir ce qui s’est passé. Nous verrons les résultats que produira la Commission des pertes massives, mais il est assez évident pour moi — et je veux le dire clairement — que la GRC en Nouvelle-Écosse a gravement manqué à ses obligations envers le public. Je sais qu’une commission étudie la question, mais la GRC disposait de renseignements qui n’ont pas été diffusés. Elle n’a pas émis d’avertissement, et 22 personnes ont été tuées. Je sais que cette enquête compte énormément pour toutes les familles qui ont perdu des êtres chers.
Il me semble que certains députés ont formulé des hypothèses injustifiées pendant la période des questions, qui ont mis en doute l’intégrité du ministre de la Sécurité publique et du bureau du premier ministre. Je ne suis pas du genre à faire l’apologie des libéraux, mais je crois que ces hypothèses ne concordent pas avec ce que les preuves ont révélé. Lorsque je regarde les comptes rendus de la CBC sur ce qui a été découvert, il me semble qu’à la suite de la fusillade, la GRC de la Nouvelle-Écosse s’est montrée trop prompte à essayer de dissimuler des faits au public, au lieu de les révéler.
D’après moi, la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a fait preuve de plus de transparence et a fourni de véritables informations. Si quelqu’un au sein du bureau du premier ministre lui a donné des instructions, il me semble que cela aurait été de dire à tout le monde ce qui s’est passé et de faire simplement preuve de transparence. Je suis très préoccupée par le fait que nous laissons se répandre dans cette enceinte des rumeurs mensongères ou des hypothèses non fondées visant à salir des réputations, dont celle de Brenda Lucki.
Il me semble, comme dans un certain nombre d’autres fusillades, que la police se trompe parfois. Elle n’a pas agi à Uvalde, au Texas, alors qu’elle aurait dû le faire pour sauver les enfants. Il y a un dénominateur commun que je discerne, à savoir que lorsque la GRC ou la police met du temps à intervenir, c’est parce que les personnes auxquelles elle aurait à faire face sont lourdement armées. Je ne trouve pas que la police met du temps à intervenir contre des manifestants non armés. Je ne trouve pas que la police met du temps à intervenir contre les Autochtones. Par contre, elle tarde trop souvent à agir lorsqu’il y a un risque pour sa propre sécurité. Ce n’est pas toujours le cas, mais cela arrive trop souvent.
Dans le cas du tireur de la Nouvelle-Écosse, nous connaissons son nom. Je ne veux pas le prononcer de nouveau, à cause des crimes qu’il a commis. Cependant, il était bien connu de la GRC et dans les premières heures qui ont suivi la fusillade, c’est la GRC de la Nouvelle‑Écosse, non la commissaire, qui a émis de fausses déclarations selon lesquelles la GRC ne le connaissait pas. La police connaissait le tireur personnellement. Elle avait reçu des avertissements à son sujet.
Cela permet de faire le lien avec le projet de loi C-21. Si le projet de loi C-21 avait été adopté à l’époque, un certain nombre de dispositions auraient permis de sauver des vies. Les voisins de l’auteur de la fusillade de masse en Nouvelle‑Écosse, que nous appellerons pour l’instant le méchant dentiste, l’ont signalé à la GRC à de nombreuses reprises, mais aucune mesure n’a été prise. Les voisins avaient tellement peur de lui qu’ils sont allés jusqu’à vendre leur maison de rêve et à déménager, mais rien n’a été fait pour procéder à une fouille de la propriété ni même pour chercher pourquoi il achetait une voiture qui ressemblait à un véhicule de la GRC ou pourquoi il s’habillait comme un agent de la GRC. Ces détails étaient connus de la collectivité, et plusieurs renseignements de ce genre ont été communiqués aux autorités policières.
Le projet de loi aurait-il pu changer la donne? Je crois que oui, mais seulement si la GRC ou la police locale est prête à exploiter les renseignements qu’elle reçoit. C’est pourquoi l’une des dispositions du projet de loi qui me plaît particulièrement est la possibilité pour toute personne de présenter une demande ex parte si elle a des motifs raisonnables de croire qu’une personne peut en menacer d’autres, non seulement avec des armes à feu, soit dit en passant, mais aussi avec des arbalètes ou des substances explosives. C’est vraiment important. Cela se trouve à l’article 4 du projet de loi, « Demande d’une ordonnance d’interdiction d’urgence », qui modifierait l’article 110 de la Loi sur les armes à feu.
Il est vraiment important pour nous de bien saisir ce qu’est une ordonnance ex parte. Cela signifie que des gens peuvent se présenter au tribunal sans aviser de leur démarche la personne dont ils ont peur et qu’il peut y avoir une perquisition et une saisie d’urgence sans mandat. Autoriser les perquisitions sans mandat va à l’encontre de tout ce à quoi je suis viscéralement attachée comme avocate des libertés civiles, mais il y a eu des cas d'actes de violence commis par des gens de la collectivité, des gens que nous connaissons.
Il y a beaucoup de choses dans cette mesure législative que nous aurons, je l’espère, le temps d’étudier en profondeur, et je veux en parler. Il y a les dispositions de signalement d'urgence ou préventif, la possibilité de s’adresser à un juge sans crainte de représailles de la part de quelqu’un qui est bien armé ou qui a des arbalètes. Comme nous le savons trop souvent, cela peut être dans des cas de violence entre partenaires intimes. Il peut s’agir de meurtres commis au hasard et par imprudence, comme dans le cas de Portapique ou le cas désespérément triste de Lionel Desmond, qui a tué sa femme, sa mère et ses enfants. Il souffrait, bien sûr, d’un syndrome de stress post-traumatique après avoir servi dans les Forces armées canadiennes et il n’a pas reçu l’aide dont il avait besoin, même s’il s’était rendu à l’hôpital la veille. Il existe des circonstances nombreuses et variées où la présence d’armes à feu dans un foyer fait la différence entre la vie et la mort, et où les dispositions du projet de loi C‑21 permettraient, je l’espère, de sauver des vies.
J’aimerais maintenant traiter d'une question de procédure: pourquoi précipiter l’adoption de ce projet de loi? Je suis très préoccupée par le fait que l'on vienne d’invoquer l’attribution de temps pour un projet de loi dont nous n'avons débattu que pendant trois heures. C'est un projet de loi complexe. Il comporte de nombreuses pièces mobiles. Le gouvernement lui-même a changé d’avis sur des aspects cruciaux de ce projet de loi entre sa version de l’an dernier, qui était aussi le projet de loi C‑21, et sa version de cette année, qui est l’actuel projet de loi C‑21. Les libéraux ont eu la sagesse de changer d’avis sur la question du rachat volontaire par rapport au rachat obligatoire. Ils ont eu la sagesse de changer d’avis sur la question de la réglementation des armes à feu par les compétences autres que le gouvernement fédéral. Ce furent des choix judicieux, et ce projet de loi a changé dans ce sens.
Les projets de loi s’améliorent quand ils sont étudiés. Toute tentative de parvenir à un consensus améliorera un projet de loi. La décision du gouvernement selon laquelle les conservateurs se contenteraient de faire de l’obstruction systématique et de ralentir les travaux est une conclusion tout à fait justifiée, compte tenu de la conduite adoptée jusqu’à présent au cours de cette législature, mais cela n’excuse pas le fait de raccourcir la durée du débat, la durée de l’étude et la durée de la recherche d’un consensus — ce n'est pas impossible — dans cette enceinte.
J’aimerais parler de certaines des choses qui aideraient à atteindre le consensus. L’une d’entre elles consiste à respecter les règles, qui sont nos règles. Il n’est pas nécessaire de modifier le Règlement pour interdire le fait de lire un discours. Quel est le lien? Lorsqu'un whip ou un leader parlementaire sait qu’il peut rassembler tous les députés de son parti, comme de la chair à canon, et leur donner un texte à réciter en 10 minutes, il peut entraver les travaux de la Chambre à coup de discours.
Si le Règlement interdisait aux députés de lire un discours et qu'il fallait exprimer sa pensée en ses propres mots, il y aurait moins de députés qui prendraient la parole lors d'un débat sur un projet de loi.
Nous devons mettre de l'ordre là-dedans si nous voulons tenir un véritable débat, mais avec un plus petit nombre de députés, car un plus petit nombre de députés seraient en mesure de prendre la parole sans discours écrit.
Une autre chose que nous devons faire, c’est examiner combien de jours nous siégeons à la Chambre. Il y a toujours un vent de panique à ce moment-ci de l’année, comme si un désastre allait nous frapper si nous n’ajournons pas la Chambre à la date prévue. Nous pourrions siéger plus longtemps. Nous siégeons beaucoup moins longtemps que le Congrès américain, et même un peu moins que le Parlement britannique.
J’ai voté contre l’attribution de temps, car il s’agit d’un projet de loi complexe et nous devrions prendre le temps qu’il faut, nous respecter les uns les autres et présenter le meilleur projet de loi possible.
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