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Lib. (SK)
Thank you, Mr. Chairman and members of the committee.
In the spirit of brevity and efficiency, I think I will forgo the opportunity to put a 10-minute statement on the record and just speak informally for a couple of minutes about BillC-98. Evan Travers and Jacques Talbot from Public Safety Canada are with me and can help to go into the intricacies of the legislation and then respond to any questions you may have. They may also be able to assist if any issues arise when you're hearing from other witnesses, in terms of further information about the meaning or the purpose of the legislation.
Colleagues will know that BillC-98 is intended to fill the last major gap in the architecture that exists for overseeing, reviewing and monitoring the activities of some of our major public safety and national security agencies. This is a gap that has existed for the better part of 18 years.
The problem arose in the aftermath of 9/11, when there was a significant readjustment around the world in how security agencies would operate. In the Canadian context at that time, the Canada Customs and Revenue Agency was divided, with the customs part joining the public safety department and ultimately evolving into CBSA, the Canada Border Services Agency. That left CRA, the Canada Revenue Agency, on its own.
In the reconfiguration of responsibilities following 9/11, many interest groups, stakeholders and public policy observers noted that CBSA, as it emerged, did not have a specific review body assigned to it to perform the watchdog function that SIRC was providing with respect to CSIS or the commissioner's office was providing with respect to the Communications Security Establishment.
The Senate came forward with a proposal, if members will remember, to fix that problem. Senator Willie Moore introduced BillS-205, which was an inspector general kind of model for filling the gap with respect to oversight of CBSA. While Senator Moore was coming forward with his proposal, we were moving on the House side with NSICOP, the National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians, by virtue of BillC-22, and the new National Security and Intelligence Review Agency which is the subject of Bill C-59.
We tried to accommodate Senator Moore's concept in the new context of NSICOP and NSIRA, but it was just too complicated to sort that out that we decided it would not be possible to salvage Senator Moore's proposal and convert it into a workable model. What we arrived at instead is BillC-98.
Under NSICOP and NSIRA, the national security functions of CBSA are already covered. What's left is the non-security part of the activities of CBSA. When, for example, a person comes to the border, has an awkward or difficult or unpleasant experience, whom do they go to with a complaint? They can complain to CBSA itself, and CBSA investigates all of that and replies, but the expert opinion is that in addition to what CBSA may do as a matter of internal good policy, there needs to be an independent review mechanism for the non-security dimensions of CBSA's work. The security side is covered by NSICOP, which is the committee of parliamentarians, and NSIRA, the new security agency under Bill C-59, but the other functions of CBSA are not covered, so how do you create a review body to cover that?
We examined two alternatives. One was to create a brand new stand-alone creature with those responsibilities; otherwise, was there an agency already within the Government of Canada, a review body, that had the capacity to perform that function? We settled on CRCC, the Civilian Review and Complaints Commission, which performs that exact function for the RCMP.
What is proposed in the legislation is a revamping of the CRCC to expand its jurisdiction to cover the RCMP and CBSA and to increase its capacity and its resources to be able to do that job. The legislation would make sure that there is a chair and a vice-chair of the new agency, which would be called the public complaints and review commission. It would deal with both the RCMP and the CBSA, but it would have a chair and a vice-chair. They would assume responsibilities, one for the RCMP and one for CBSA, to make sure that both agencies were getting top-flight attention—that we weren't robbing Peter to pay Paul and that everybody would be receiving the appropriate attention in the new structure. Our analysis showed that we could move faster and more expeditiously and more efficiently if we reconfigured CRCC instead of building a new agency from the ground up.
That is the legislation you have before you. The commission will be able to receive public complaints. It will be able to initiate investigations if it deems that course to be appropriate. The minister would be able to ask the agency to investigate or examine something if the minister felt an inquiry was necessary. BillC-98 is the legislative framework that will put that all together.
That's the purpose of the bill, and I am very grateful for the willingness of the committee at this stage in our parliamentary life to look at this question in a very efficient manner. Thank you.
Merci, monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du Comité.
Dans un souci de brièveté et d'efficacité, je renonce à faire une déclaration de 10 minutes pour simplement vous entretenir quelques minutes, à la bonne franquette, du projet de loi C-98. Je suis accompagné de MM. Evan Travers et Jacques Talbot, du ministère de la Sécurité publique, qui pourront m'aider à m'y retrouver dans les méandres de la loi et répondre à vos questions. Ils pourront aussi vous aider à clarifier le témoignage d'autres témoins, en ce qui concerne la signification ou la raison d'être de la loi.
Mesdames et messieurs, vous savez que le projet de loi C-98 vise à combler la dernière lacune importante qui existe dans l'architecture des dispositions régissant la surveillance, l'examen et le contrôle des activités de certains de nos principaux organismes chargés de la sécurité publique et nationale. Cette lacune existe depuis près de 18 ans.
Le problème s'est posé au lendemain du 11 septembre, quand, partout dans le monde, on a sensiblement corrigé le mode de fonctionnement des organismes de sécurité. À l'époque, l'Agence canadienne des douanes et du revenu a été subdivisée, les Douanes allant s'unir au ministère de la Sécurité publique et devenant finalement l'Agence des services frontaliers du Canada. L'Agence canadienne du revenu s'est alors retrouvée seule.
Dans la réorganisation des responsabilités qui a suivi le 11 septembre, beaucoup de groupes de pression, de parties prenantes et d'observateurs de la politique publique ont fait remarquer que la nouvelle Agence des services frontaliers du Canada ne possédait pas en propre d'organe d'examen qui jouerait un rôle de chien de garde analogue à celui du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, le CSARS, à l'endroit du Service canadien du renseignement de sécurité ou à celui du commissariat, à l'endroit du Centre de la sécurité des télécommunications.
Vous vous rappellerez que le Sénat a proposé une solution pour combler cette lacune. Le sénateur Willie Moore a déposé le projet de loi S-205, qui s'inspirait d'un modèle qui confiait la surveillance de l'Agence des services frontaliers à un inspecteur général. Pendant ce temps, à la Chambre des communes, nous proposions le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, à la faveur du projet de loi C-22, et le nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, qui fait l'objet du projet de loi  C-59.
Au milieu du nouveau comité des parlementaires et du nouvel office susmentionnés, nous avons essayé de faire de la place à l'idée du sénateur Moore, mais ça nous a semblé tellement compliqué que nous avons jugé impossible de récupérer son idée et de la transformer en un modèle fonctionnel. À la place, nous avons proposé le projet de loi C-98.
Le comité des parlementaires et l'office de surveillance susmentionnés examinent les fonctions de l'Agence des services frontaliers du Canada en matière de sécurité nationale. Mais ce sont les activités de l'Agence qui ne concernent pas la sécurité qu'on laisse de côté. À qui peut se plaindre la personne qui, par exemple, se présente à la frontière et y subit une expérience désagréable, embarrassante ou difficile? À l'Agence, qui fera une enquête complète et qui lui répondra. Mais, d'après les experts, en sus de ce que l'Agence peut faire dans le cadre de sa politique interne, il faut un mécanisme indépendant d'examen pour le volet non sécuritaire du travail de l'Agence. Ce volet, contrairement au volet sécuritaire relevant du comité des parlementaires et du nouvel office chargé de la sécurité, sous le régime du projet de loi  C-59, n'est pas visé. Comment, alors, créer l'organisme qui s'en chargera?
Nous avons étudié deux solutions de rechange. La première était de créer un organisme autonome pour le charger de ces responsabilités; sinon, existait-il un organisme fédéral d'examen déjà capable de s'en acquitter? Notre choix s'est fixé sur la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes qui s'occupe exactement de ces fonctions pour la GRC.
Le projet de loi propose la réorganisation de cette commission pour en élargir la compétence à l'Agence des services frontaliers et accroître ses capacités et ressources pour la rendre capable de ce travail. Il dote le nouvel organisme qui en sortira d'un président et d'un vice-président et lui donne le nom de Commission d'examen et de traitement des plaintes du public. Elle s'occuperait de la GRC et de l'Agence, qui seraient du ressort du président et du vice-président, pour les faire bénéficier d'une attention de premier ordre — pour que nous ne déshabillions pas Pierre pour habiller Paul et que chacune, dans la nouvelle structure, reçoive l'attention appropriée. Notre analyse a montré que, en réorganisant l'ancienne commission, nous irions plus vite et serions plus efficaces que si nous créions un organisme à partir de zéro.
Voilà le projet de loi que vous avez sous les yeux. La nouvelle commission pourra recevoir les plaintes du public, lancer les enquêtes qu'elle jugera appropriées. Le ministre pourrait demander à l'organisme d'enquêter ou d'examiner une question s'il le jugeait nécessaire. Le projet de loi C-98 encadrera toutes ces fonctions.
Voilà la raison d'être du projet de loi. Je suis très reconnaissant à votre comité de sa volonté, à cette étape de notre vie parlementaire, d'examiner cette question de façon très efficace. Merci.
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Lib. (SK)
I think, Ms. Dabrusin, it's simply a product of the large flow of public safety business and activity that we have had to deal with. I added it up a couple of days ago. We have asked this Parliament to address at least 13 major pieces of legislation, which has kept this committee, as well as your counterparts in the Senate, particularly busy.
As you will know from my previous answers, I have wanted to get on with this legislation. It's part of the matrix that is absolutely required to complete the picture. It's here now. It's a pretty simple and straightforward piece of legislation. I don't think it involves any legal intricacies that make it too complex.
If we had had a slot on the public policy agenda earlier, we would have used it, but when I look at the list of what we've had to bring forward—13 major pieces of legislation—it is one that I hope is going to get to the finish line, but along the way, it was giving way to things like BillC-66, BillC-71, BillC-83, Bill C-59 and BillC-93. There's a lot to do.
Je pense, madame Dabrusin, que c'est simplement le résultat du grand nombre de dossiers que nous avons dû régler et d'activités que nous avons dû orchestrer en matière de sécurité publique. Je les ai ajoutés il y a deux ou trois jours. Nous avons demandé à la législature actuelle d'examiner au moins 13 projets importants de loi, ce qui a tenu particulièrement occupé votre comité ainsi que les comités homologues du Sénat.
J'ai toujours répondu que je voulais voir aboutir ce projet de loi. Cette pièce essentielle du programme législatif, la voici maintenant, simple, sans complexités juridiques excessives.
Si nous avions pu profiter plus tôt d'un moment libre dans le programme des politiques publiques, nous en aurions profité. Mais parmi les projets de loi que nous devions faire avancer — 13 lois importantes —, ce projet de loi fait partie de ceux qui, je l'espère, franchiront la ligne d'arrivée. Et, en cours de route, il a dû céder le passage aux projets de loi C-66, C-71, C-83, C-59 et C-93, notamment. Il y a beaucoup de pain sur la planche.
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Lib. (SK)
Well, as I said, Monsieur Dubé, we have had an enormous volume of work to get through, as has this committee, as has Parliament, generally. The work program has advanced as rapidly as we could make it. It takes time and effort to put it all together. I'm glad we're at this stage, and I hope the parliamentary machinery will work well enough this week that we can get it across the finish line.
It has been a very significant agenda, when you consider there has been BillC-7, BillC-21, BillC-22, Bill C-23, Bill C-37, Bill C-46, Bill C-66, Bill C-71, Bill C-59, BillC-97, BillC-83, BillC-93 and Bill C-98. It's a big agenda and we have to get it all through the same relatively small parliamentary funnel.
Eh bien, comme je l'ai dit, monsieur Dubé, nous avons eu énormément de travail à faire, tout comme ce comité et le Parlement de manière générale. Les travaux ont progressé aussi rapidement que nous le pouvions. Il faut du temps et des efforts pour tout mettre en place. Je suis heureux que nous soyons à cette étape, et j'espère que l'appareil parlementaire fonctionnera assez bien cette semaine pour que nous puissions franchir la ligne d'arrivée.
Le programme législatif a été très chargé quand on pense aux projets de loi  C-7, C-21, C-22, C-23, C-37, C-46, C-66, C-71, C-59, C-97, C-83, C-93 et C-98. C'est un programme chargé, et tout doit passer par un entonnoir parlementaire relativement petit.
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Lib. (SK)
There is no internal resistance at all. In fact, the organization, CBSA, recognizes that this is a gap in the architecture and that it needs to be filled.
Part of it was filled by Bill C-22 with the committee of parliamentarians, as far as national security is concerned. Part of it was filled by Bill C-59 and the creation of the new NSIRA, again with respect to national security.
This legislation fills in the last piece.
Il n'y a aucune résistance interne. En fait, l'ASFC reconnaît que c'est une lacune dans l'architecture et qu'il faut la combler.
Elle a été partiellement corrigée à l'aide du projet de loi C-22 et du comité de parlementaires, du moins pour ce qui est de la sécurité nationale. Elle a aussi été partiellement corrigée au moyen du projet de loi  C-59 et de la création du nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement.
Cette dernière mesure législative représente le dernier morceau du casse-tête.
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Lib. (SK)
Our concern, Monsieur Dubé, is with providing information in the public domain that could, in fact, reveal sensitive and very critical operational details of the RCMP, CSIS or CBSA in a way that would compromise their ability to keep Canadians safe.
The information can be shared in the context of the National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians. It would also be available to the new national security and intelligence review agency, which will be created under Bill C-59. Those are classified environments in which members of Parliament around the table have the appropriate clearance level. It's more difficult to share that information here.
Monsieur Dubé, notre préoccupation tient à la fourniture de renseignements dans le domaine public qui pourrait en fait révéler des détails opérationnels sensibles et très critiques concernant la GRC, le SCRS ou l'ASFC d'une façon qui pourrait compromettre leur capacité d'assurer la sécurité des Canadiens.
L'information peut être communiquée dans le contexte du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Elle serait également accessible au nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, qui sera créé en vertu du projet de loi  C-59. Ce sont des environnements classifiés pour lesquels les députés autour de la table possèdent le niveau d'autorisation approprié. C'est plus difficile de communiquer cette information ici.
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Lib. (SK)
I consider both BillC-71 and Bill C-59 to be vital pieces of legislation that need to receive the appropriate parliamentary attention as quickly as possible. I want to thank this committee for dealing with both of those items of legislation in a very thorough way. There was no compromise on your scrutiny. You examined the issues very carefully. You made a number of recommendations for changes in the legislation and sent them back to the House in a timely way. I thank this committee for that work. Now, both of those issues are before the Senate.
I have had the opportunity to speak with a number of senators about the very heavy agenda that is before them, including BillC-71 and Bill C-59. They do seem to be optimistic that in the time they have available between now and the summer they will be able to deal with the legislation in a full and final way.
I share the belief that this legislation is vital. It contains very important measures, such as the extensive background checks that you referred to in BillC-71, which I believe has received support across all party lines.
In Bill C-59, issues that you mentioned included the ability of CSIS to deal properly with bulk datasets, the new authorities that are provided to the Communications Security Establishment, as well as the creation of a new national security and intelligence review agency to get out of these silos for reviewing our security intelligence organizations and to have one review agency that has full jurisdiction to examine any issue in any department or agency of the Government of Canada and follow the evidence wherever it may go.
There's a lot more to the legislation than that, but those are really critical innovations in the law, and it is important for the legislation to receive careful and timely consideration. The communications that I have heard from the Senate would lead me to believe that they are working diligently on the issues before them and are confident that they will be able to discharge their parliamentary duties in a timely way, and I look forward to that.
Je considère que le projet de loi C-71 et le projet de loi  C-59 sont des textes législatifs cruciaux qui doivent bénéficier d'une attention parlementaire appropriée le plus rapidement possible. Je tiens à remercier le Comité de s'être occupé de ces deux textes législatifs de façon vraiment exhaustive. Votre étude minutieuse était sans compromis. Vous avez examiné les enjeux très attentivement. Vous avez formulé un certain nombre de recommandations de changements aux projets de loi et les avez renvoyés rapidement à la Chambre. Je remercie le Comité de son travail. Et maintenant, ces deux dossiers se retrouvent devant le Sénat.
J'ai eu l'occasion de parler avec un certain nombre de sénateurs au sujet de leur ordre du jour très chargé, y compris les projets de loi C-71 et C-59. Je dois dire qu'ils semblent optimistes et estiment qu'ils auront assez de temps d'ici l'été pour traiter des projets de loi de façon complète et définitive.
Je crois moi aussi que ce projet de loi est crucial. Il contient des mesures très importantes, comme les vérifications approfondies des antécédents dont vous avez parlé dans le projet de loi C-71, qui, si je ne m'abuse, a bénéficié du soutien de tous les partis.
Dans le projet de loi  C-59, les enjeux que vous avez mentionnés incluent la capacité du SCRS de composer de façon appropriée avec des bases de données de masse, les nouveaux pouvoirs fournis au Centre de la sécurité des télécommunications et la création d'un nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement qui vise à éliminer les cloisonnements au moment d'examiner nos organisations responsables du renseignement de sécurité, de façon à miser sur un seul organisme de surveillance ayant la compétence nécessaire pour examiner n'importe quel enjeu au sein d'un quelconque ministère ou organisme du gouvernement du Canada et pour suivre les éléments de preuve peu importe où ils mènent.
Il y a beaucoup d'autres choses dans le projet de loi, mais ce sont les innovations législatives vraiment cruciales qu'on y trouve, et il est important que le projet de loi fasse l'objet d'un examen minutieux et rapide. Les communications que j'ai eues avec le Sénat me donnent à penser que les sénateurs travaillent de façon diligente sur les enjeux dont ils sont saisis et croient pouvoir s'acquitter de leur fonction parlementaire en temps opportun, ce que j'attends avec impatience.
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Lib. (SK)
One thing that Bill C-59 does with respect to the threat reduction measures is to create a very clear procedural, as well as legal and constitutional, frame that will ensure more transparency and more accountability. Exactly how the powers can be used is laid out now more explicitly in legislation than ever before.
The one major criticism of the old BillC-51 was that the way those powers were worded in the old law implied that you could somehow exercise those powers in violation of the charter. We have clarified in the law explicitly that it is not the case, and that indeed, if and when those powers are ever exercised, they must be exercised in a manner consistent with the charter, not in violation of the charter.
Une des conséquences du projet de loi  C-59 en ce qui a trait aux mesures de réduction des menaces, c'est qu'on crée un cadre procédural très clair ainsi qu'un cadre juridique et constitutionnel qui permettra plus de transparence et plus de responsabilisation. La façon précise dont les pouvoirs peuvent être utilisés est maintenant décrite de façon plus explicite que jamais dans la loi.
L'une des principales critiques formulées à l'endroit de l'ancien projet de loi C-51, c'est que la façon dont ces pouvoirs étaient décrits dans l'ancienne loi laissait sous-entendre qu'il serait possible, d'une façon quelconque, d'exercer de tels pouvoirs de façon contraire à la Charte. Nous avons précisé explicitement dans la loi que ce n'est pas le cas et que, en fait, si ces pouvoirs doivent un jour être utilisés, et lorsqu'ils le seront, ils devront l'être conformément à la Charte, pas en contravention de la Charte.
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Lib. (SK)
Thank you very much, Mr. Chairman. Good afternoon to members of the committee. It's a pleasure to be with you again to discuss the estimates today.
I have a familiar cast of characters with me. Malcolm Brown is the Deputy Minister of Public Safety. John Ossowski is the President of the Canada Border Services Agency. Anne Kelly is the Commissioner of the Correctional Service of Canada. Jeff Yaworski is the Acting Director for CSIS. Gilles Michaud is Deputy Commissioner for the RCMP.
I would point out that as of last week, Deputy Commissioner Michaud has been elected Delegate for the Americas to serve on the executive committee of INTERPOL, representing our continent in that important organization.
Again, I want to thank members of the committee for the diligent work that you do on matters related to public safety. The volume and gravity of the key pieces of legislation, the policy changes, and the major investments that we have been making are very substantial. Your scrutiny and advice have helped to inform that work, which includes, for example, the new regime that Canada now has in place with respect to cannabis, a modernized national security framework that was developed in the context of Bill C-59 and new strong actions in relation to gun and gang violence. That's just to name a few.
We are in the midst of extraordinary changes to Canada's public safety environment, and Canadians are seeing some direct benefits. This month alone, we have announced millions of dollars in new funding for public safety projects from coast to coast. Those projects help our communities plan and prepare for natural disasters like floods. They improve our collective ability to effectively counter radicalization to violence in new and innovative ways. They help communities steer youth away from criminal and risky behaviour, such as guns, gangs and drugs.
Of course, there is also the $86 million that we announced earlier this month to support both the RCMP and the CBSA in their efforts to combat gun and gang violence. Keeping Canadians safe clearly requires efforts at every level, from communities to NGOs to governments to law enforcement and security agencies and beyond.
Today, in these estimates that are the subject matter for this meeting, we're looking at the spending authorities the portfolio needs to accomplish those objectives. Through these supplementary estimates (A), the Public Safety portfolio is requesting adjustments resulting in a net increase of $262 million. That represents a change of 2.6% over existing authorities. It's largely because several portfolio organizations have now received Treasury Board approval to increase appropriations and have received or are making transfers to and from other organizations.
All told, the approval of these estimates, including in-year adjustments, would result in total portfolio authorities increasing to $10.5 billion for the current fiscal year.
For my part today, I'll try to break down the key highlights of these changes across the portfolio, and I'll speak to just a few current priorities.
First, I note that these estimates provide a great snapshot of just how closely this portfolio must work together. Thirteen of the spending initiatives, with a total value of over $144 million, are horizontal in nature, requiring close collaboration among the organizations within this portfolio. I'll single out three in particular.
One of the most prominent is the $29.9 million requested in these estimates for the initiative to take action against guns and gangs, to which I alluded earlier. The evidence is clear: Gun and gang violence is a growing problem for Canadians.
Last year, I announced a total of new funding of $327.6 million over five years to help address this issue. A portion of that total—over $200 million over five years—will help provinces and territories address gun and gang issues through initiatives specific to the needs of their local communities.
The nearly $30 million that is requested in these estimates will help the CBSA, the RCMP and Public Safety Canada to carry out this collaborative new guns and gangs initiative.
On the theme of collaboration, I would also highlight the $50.3 million requested by my department to be transferred to the RCMP in support of the first nations policing program in various communities across Canada. Indigenous communities, like all other communities in Canada, should be safe places where families can thrive and economies can flourish. Public safety is essential for social and economic development. That's why I announced last year that the government is investing an incremental $291.2 million over five years in policing in first nations and Inuit communities currently served under the first nations policing program. That is the single largest investment in the program since it was first created back in 1991. For the first time, the funding will be both ongoing and indexed so that first nations communities can have the confidence that their police forces will have the resources they need into the future.
A third horizontal initiative is reflected in the $7.1 million requested for CSIS and CBSA to support the 2018 to 2020 immigration plan. As you know, Minister Hussen announced a multi-year plan that would welcome some 980,000 new permanent residents to our country by 2020. Public Safety portfolio organizations are very important partners in the immigration and refugee system, helping determine admissibility to Canada and providing security screening. Again, this funding will support their efforts.
Mr. Chair, that's just a quick snapshot of some of the collaborative work the portfolio is undertaking.
I'll briefly outline some of the other more prominent dollar amounts requested by some of our portfolio partners.
These estimates would provide the CBSA with a net increase in budgetary expenditures of $94.1 million. Along with supporting action against gun and gang violence, as well as immigration activities, that funding will also enhance the passenger protect program and other priorities.
The RCMP is seeking a net increase of $163.3 million in these estimates for the first nations policing program that I mentioned, and the guns and gangs initiative, as well as for G7 security, efforts related to the new cannabis regime, and much more.
Finally, I'll also highlight a requested net increase of $16 million to the spending authorities for CSIS, and an increase of $2.3 million to the Correctional Service of Canada. Minister Blair will have more details to share on today's estimates during the next hour of your meeting.
With respect to immediate priorities, it's safe to say that we won't be slowing down in the near future. For example, you can expect to see new measures responding to the mandate that we have given to the new commissioner of the RCMP. With the new cannabis regime in place, we'll be presenting legislation soon to make things fairer for Canadians who have been previously convicted of the offence of simple possession.
In closing, I understand that this committee will begin clause-by-clause consideration of BillC-83 later this week. I have been following the testimony and your lines of questioning very closely. Even though we are eliminating the practice of administrative segregation through this bill and introducing the new concept of structural intervention units, it is clear that some form of independent review mechanism for individuals who do not take part in programming within the structured intervention units would make stakeholders more comfortable with this very ambitious legislation. As indicated previously, I would be amenable to such a change, and I look forward to your work on clause-by-clause study.
As members likely know, creating a review mechanism would be a new and distinct function that would require a royal recommendation. That includes changing the terms and conditions of the original royal recommendation that was included at the beginning with BillC-83, which of course would make such an amendment inadmissible at the committee stage.
If members are interested in such an amendment, my office would be more than willing to work with you in preparing such a report stage amendment. I would seek the appropriate royal recommendation from my cabinet colleagues.
Thank you very much for the opportunity to appear, Mr. Chair. Welcome to you in your role as chair today. I'm glad to be here and to have the opportunity to answer any questions.
Merci beaucoup, monsieur le président. Bonjour aux membres du Comité. C'est un plaisir de comparaître de nouveau pour discuter du budget des dépenses.
Je suis accompagné d'un groupe qui vous est familier. Malcolm Brown est sous-ministre de la Sécurité publique. John Ossowski est président de l'Agence des services frontaliers du Canada. Anne Kelly est commissaire du Service correctionnel du Canada. Jeff Yaworski est directeur par intérim du SCRS. Enfin, Gilles Michaud est sous-commissaire de la GRC.
Je signale que, la semaine dernière, le sous-commissaire Michaud a été élu délégué des Amériques auprès du Comité exécutif d'INTERPOL. Il représente donc notre continent auprès de cette importante organisation.
Je tiens à remercier de nouveau le Comité de son travail diligent sur les questions de sécurité publique. L'ampleur et la gravité des mesures législatives importantes, des modifications de politique et des injections de fonds considérables que nous avons proposés sont loin d'être négligeables. L'étude que vous en avez faite et les conseils que vous avez donnés ont aidé à guider ce travail. Notons par exemple le nouveau régime canadien qui régit maintenant l'usage du cannabis, le Cadre de sécurité nationale modernisé qui a été élaboré dans le contexte du projet de loi  C-59 et les nouvelles mesures énergiques qui ont été prises relativement à la violence liée aux armes à feu et aux gangs. Ce ne sont là que quelques exemples.
Nous sommes au beau milieu de transformations extraordinaires dans le domaine de la sécurité publique au Canada, et les Canadiens en constatent les bienfaits directs. Au cours du seul mois de novembre, nous avons annoncé l'injection de millions de dollars en argent frais pour des projets en matière de sécurité publique d'un bout à l'autre du Canada. Ces projets aident les collectivités à planifier leur action et à se préparer en prévision de catastrophes naturelles comme des inondations. Ils améliorent notre capacité collective de lutter efficacement contre la radicalisation par des moyens nouveaux et innovateurs. Ils aident les communautés à détourner les jeunes des comportements criminels et dangereux comme l'utilisation d'armes à feu, la participation aux activités de gangs et la consommation de drogues.
Bien sûr, il y a également les 86 millions de dollars que nous avons annoncés ce mois-ci pour soutenir les efforts que la GRC et l'ASFC déploient pour lutter contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs. Pour garantir la sécurité des Canadiens, il faut évidemment des efforts à tous les niveaux, depuis les collectivités jusqu'aux ONG en passant par les gouvernements et les services d'application de la loi et de sécurité, notamment.
Aujourd'hui, les prévisions budgétaires à l'étude au cours de la séance comprennent les autorisations de dépenser dont le portefeuille a besoin pour atteindre ces objectifs. Dans le Budget supplémentaire des dépenses (A), le portefeuille de la sécurité demande des rajustements qui se traduisent par une augmentation nette de 262 millions de dollars, ce qui représente une hausse de 2,6 % par rapport aux autorisations existantes. Cela tient au fait que plusieurs organisations du portefeuille viennent de recevoir l'approbation du Conseil du Trésor pour augmenter leurs crédits et ont reçu ou fait des transferts en provenance et à destination d'autres organisations.
Tout considéré, l'approbation du budget des dépenses, y compris les rajustements en cours d'exercice, aura pour effet de porter à 10,5 milliards de dollars les autorisations totales du portefeuille pour l'exercice en cours.
Pour ma part, je vais essayer aujourd'hui de présenter les principaux faits saillants parmi les changements qui touchent l'ensemble du portefeuille, mais je n'aborderai que quelques priorités de l'heure.
Je signalerai d'abord que le budget des dépenses constitue un instantané qui montre bien à quel point les diverses composantes du portefeuille doivent collaborer ensemble. En effet, 13 des initiatives en matière de dépenses, dont la valeur totalise plus de 144 millions de dollars, sont horizontales et exigent une étroite collaboration entre les diverses organisations du portefeuille. J'en aborderai trois.
L'une des initiatives les plus en vue est celle qui vise la lutte contre les armes à feu et les gangs. Ce sont 29,9 millions de dollars qui sont demandés dans le budget des dépenses pour cette initiative. Les faits sont évidents: la violence liée aux armes à feu et aux gangs est un problème de plus en plus grave pour les Canadiens.
L'an dernier, j'ai annoncé des nouveaux fonds totalisant 327,6 millions de dollars sur cinq ans pour aider à lutter contre ce problème. Une partie de cette somme, soit plus de 200 millions de dollars sur cinq ans, aidera les provinces et les territoires à lutter contre les problèmes liés aux armes à feu et aux gangs par des initiatives qui répondent expressément aux besoins des collectivités locales.
Le montant de près de 30 millions de dollars demandé dans le budget des dépenses aidera l'ASFC, la GRC et Sécurité publique Canada à mener à bien cette nouvelle initiative coopérative contre les armes à feu et les gangs.
À propos de collaboration, je souligne aussi le montant de 50,3 millions de dollars que mon ministère demande à transférer à la GRC pour soutenir le Programme des services de police des Premières Nations dans diverses collectivités au Canada. Les collectivités autochtones, comme toutes les autres au Canada, devraient être des milieux sûrs où les familles peuvent s'épanouir et l'économie prospérer. La sécurité publique est essentielle au développement social et économique. Voilà pourquoi j'ai annoncé l'an dernier que le gouvernement injecterait 291,2 millions de dollars de plus sur cinq ans dans les services de police des collectivités des Premières Nations et des Inuits qui bénéficient actuellement du Programme des services de police des Premières Nations. C'est le principal apport de fonds dans ce programme depuis sa création, en 1991. Pour la première fois, les fonds seront permanents et indexés, de sorte que les collectivités des Premières Nations auront l'assurance que leurs forces de police auront les ressources nécessaires à l'avenir.
Quant à la troisième initiative horizontale, un montant de 7,1 millions de dollars est demandé pour le SCRS et l'ASFC afin d'appuyer le plan d’immigration de 2018 à 2020. Comme vous le savez, le ministre Hussen a annoncé un plan pluriannuel qui doit permettre d'accueillir quelque 980 000 nouveaux résidents permanents d’ici 2020. Les organisations du portefeuille de la Sécurité publique sont des partenaires très importants du système d’immigration et de protection des réfugiés, car ils aident à déterminer l’admissibilité au Canada et assurent le filtrage de sécurité. Ces fonds appuieront leurs efforts.
Monsieur le président, ce n’est qu’un bref aperçu du travail en collaboration entrepris par le portefeuille.
Je vais expliquer brièvement quelques autres montants parmi les plus importants demandés par certains des partenaires du portefeuille.
Le budget des dépenses donnerait à l’ASFC une augmentation nette de 94,1 millions de dollars de ses dépenses budgétaires. Ces fonds permettront non seulement de soutenir la lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, et les activités relatives à l’immigration, mais aussi d'améliorer le Programme de protection des passagers et de renforcer d’autres priorités.
La GRC demande une augmentation nette de 163,3 millions de dollars pour le Programme des services de police des Premières Nations dont j'ai déjà parlé, pour l’Initiative sur les armes à feu et les gangs, pour les mesures de sécurité au G7, pour les efforts liés au nouveau régime du cannabis et pour bien d’autres choses encore.
Enfin, je soulignerai également une augmentation nette de 16 millions de dollars des autorisations de dépenser du SCRS et une hausse de 2,3 millions de dollars pour le Service correctionnel du Canada. Le ministre Blair aura plus de détails à communiquer sur les prévisions budgétaires étudiées aujourd’hui au cours de la prochaine heure de votre séance.
En ce qui concerne les priorités immédiates, nous pouvons dire avec assurance que nous ne sommes pas près de relâcher nos efforts. Par exemple, vous pouvez vous attendre à voir de nouvelles mesures en fonction du mandat que nous avons confié au nouveau commissaire de la GRC. Maintenant que le nouveau régime régissant le cannabis est en place, nous présenterons bientôt un projet de loi pour rendre la situation plus équitable pour les Canadiens qui ont déjà été reconnus coupables de possession simple.
Je conclus. Je crois comprendre que le Comité entreprendra l’étude article par article du projet de loi C-83 cette semaine. J’ai suivi de très près les témoignages et j'ai vu dans quel sens allaient vos questions. Même si nous éliminons la pratique de l’isolement préventif par ce projet de loi et que nous introduisons le nouveau concept d'unité d’intervention structurée, il est clair que les intervenants seraient plus à l’aise avec cette mesure législative très ambitieuse si une forme quelconque de mécanisme d’examen indépendant était prévue pour les détenus qui ne participent pas aux programmes au sein des unités d’intervention structurée. Comme je l’ai déjà dit, je suis prêt à accepter un tel changement, et j’ai hâte de suivre l'étude article par article.
Comme les députés le savent probablement, la création d’un mécanisme d’examen serait une nouvelle fonction distincte qui exigerait une recommandation royale. Cela suppose la modification des modalités de la recommandation royale originale qui figure au début projet de loi C-83, et qui, bien sûr, rend un tel amendement irrecevable à l’étape du Comité.
Si un tel amendement intéresse les députés, mon bureau serait tout à fait disposé à travailler avec eux pour préparer un tel amendement à l’étape du rapport. Je demanderais la recommandation royale qui convient à mes collègues du Cabinet.
Merci beaucoup de me donner l’occasion de comparaître, monsieur le président. Je vous souhaite la bienvenue à titre de président aujourd’hui. Je suis heureux d’être là et d’avoir l’occasion de répondre à vos questions.
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Lib. (SK)
We continue to make progress. Bill C-59 is further through the process now. It's in front of the Senate, and I'm hopeful that the Senate will be able to deal with Bill C-59 in the weeks and months immediately ahead.
BillC-21 is also in the Senate. It's also making progress. We need those two pieces of legislation passed to give us the legal authority to make the changes. Once they're passed, there will be certain regulations that will need to be developed and promulgated under the two pieces of legislation.
The good news is that from Mr. Morneau's budget, we have the money in place that will allow us to build the new information system that will be required to correct this long-standing problem. It's a problem that's 10 years old. I want to fix it as fast as I can, but I do have to go through the necessary legal steps in the right order to get the legal authority and to get the regulations adopted.
We have the money now, and CBSA will be building the new system, which will be a government-controlled system and an interactive system. Once a person who has been red-flagged as a security issue has been cleared, they'll get a clearance number, and on all their subsequent encounters with the system they'll be able to enter that clearance number and automatically be cleared without going through the difficulty they're experiencing now.
Nous continuons de faire des progrès. Le projet de loi  C-59 est maintenant plus avancé. Le Sénat en est saisi, et j’espère qu'il sera en mesure de l’étudier dans les semaines et les mois à venir.
Le projet de loi C-21 est également devant le Sénat. Son processus avance également. Il faut que ces deux mesures législatives soient adoptées pour que nous soyons autorisés par la loi à apporter les changements. Une fois qu’ils auront été adoptés, certains règlements devront être élaborés et promulgués en vertu des deux textes législatifs.
La bonne nouvelle, c’est que le budget de M. Morneau prévoit des fonds qui nous permettront de mettre en place le nouveau système d’information nécessaire pour corriger ce problème de longue date. C’est un problème qui remonte à 10 ans. Je veux régler le problème le plus rapidement possible, mais je dois passer par les étapes juridiques nécessaires dans le bon ordre pour que la loi m'autorise à prendre le règlement et à le faire adopter.
Nous avons maintenant les fonds, et l’ASFC concevra le nouveau système, qui sera contrôlé par le gouvernement et interactif. Une fois que la situation d’une personne qui avait d'abord été identifiée comme posant un risque pour la sécurité est renversée, elle obtient un numéro d’autorisation, et lors de toutes ses interactions ultérieures avec le système, elle peut inscrire ce numéro d’autorisation et être automatiquement autorisée sans passer par les difficultés qu’elle connaît actuellement.
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Lib. (SK)
I will, Mr. Chairman. Thank you very much to the members of the committee for their work as they are about to begin clause-by-clause study of Bill C-59, the national security act.
I am pleased today to be accompanied by a range of distinguished officials in the field of public safety and national security. David Vigneault, as you know, is the director of CSIS. Greta Bossenmaier, to my right, is the chief of the Communications Security Establishment, and the CSE is involved in Bill C-59 in a very major way.
To my left is Vincent Rigby, associate deputy minister at Public Safety. I think this is his first committee hearing in his new role as associate deputy minister. Kevin Brosseau is deputy commissioner of the RCMP, and Doug Breithaupt is from the Department of Justice.
Everything that our government does in terms of national security has two inseparable objectives: to protect Canadians and to defend our rights and freedoms. To do so, we have already taken a number of major steps, such as the new parliamentary committee established by Bill C-22 and the new ministerial direction on avoiding complicity in mistreatment. That said, Bill  C-59 is certainly central to our efforts.
As I said last week in the House, this bill has three core themes: enhancing accountability and transparency, correcting certain problematic elements in the former BillC-51, and ensuring that our national security and intelligence agencies can keep pace with the evolving nature of security threats.
Bill C-59 is the product of the most inclusive and extensive consultations Canada has ever undertaken on the subject of national security. We received more than 75,000 submissions from a variety of stakeholders and experts as well as the general public, and of course this committee also made a very significant contribution, which I hope members will see reflected in the content of Bill C-59.
All of that input guided our work and led to the legislation that's before us today, and we're only getting started. When it comes to matters as fundamental as our safety and our rights, the process must be as open and thorough as it can possibly be. That is why we chose to have this committee study the bill not after second reading but before second reading. As you know, once a bill has passed second reading in the House, its scope is locked in. With our reversal of the usual order, you will have the chance to analyze Bill C-59 in detail at an earlier stage in the process, which is beginning now, and to propose amendments that might otherwise be deemed to be beyond the scope of the legislation.
We have, however, already had several hours of debate, and I'd like to use the remainder of my time to address some of the points that were raised during that debate. To begin with, there were concerns raised about CSIS's threat reduction powers. I know there are some who would like to see these authorities eliminated entirely and others who think they should be limitless. We have taken the approach, for those measures that require a judicial warrant, of enumerating what they are in a specific list.
CSIS needs clear authorities, and Canadians need CSIS to have clear authorities without ambiguity so that they can do their job of keeping us safe. This legislation provides that clarity. Greater clarity benefits CSIS officers, because it enables them to go about their difficult work with the full confidence that they are operating within the parameters of the law and the Constitution.
Importantly, this bill will ensure that any measure CSIS takes is consistent with the Charter of Rights and Freedoms. BillC-51 implied the contrary, but CSIS has been very clear that they have not used that particular option in Bill C-51, and Bill C-59 will end any ambiguity.
Mr. Paul-Hus, during his remarks in the debate in the House, discussed the changes we're proposing to the definition of “terrorist propaganda” and the criminal offence of promoting terrorism. Now, there can be absolutely no doubt of our conviction—I think this crosses all party lines—that spreading the odious ideologies of terrorist organizations is behaviour that cannot be tolerated. We know that terrorist groups use the Internet and social media to reach and radicalize people and to further their vile and murderous ends. We must do everything we can to stop that.
The problem with the way the law is written at the moment, as per BillC-51 is that it is so broad and so vague that it is virtually unuseable, and it hasn't been used. Bill C-59 proposes terminology that is clear and familiar in Canadian law. It would prohibit counselling another person to commit a terrorism offence. This does not require that a particular person be counselled to commit a particular offence. Simply encouraging others to engage in non-specific acts of terrorism will qualify and will trigger that section of the Criminal Code.
Because the law will be more clearly drafted, it will be easier to enforce. Perhaps we will actually see a prosecution under this new provision. There has been no prosecution of this particular offence as currently drafted.
There were also questions raised during debate about whether the new accountability mechanisms will constitute too many hoops for security and intelligence agencies to jump through as they go about their work. The answer, in my view, is clearly, no. When the bill was introduced, two of the country's leading national security experts, Craig Forcese and Kent Roach, said the bill represents “solid gains—measured both from a rule of law and civil liberties perspective—and come at no credible cost to security.”
Accountability mechanisms for Canadian security and intelligence agencies have been insufficient for quite some time. BillC-22 took one major step to remedy that weakness by creating the new National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians. Bill C-59 will now add the new comprehensive national security and intelligence review agency, which some people, for shorthand, refer to as a super-SIRC, as well as the position of intelligence commissioner, which is another innovation in Bill C-59.
These steps have been broadly applauded. Some of the scrutiny that we are providing for in the new law will be after the fact, and where there is oversight in real time we've included provisions to deal with exigent circumstances when expedience and speed are necessary.
It is important to underscore that accountability is, of course, about ensuring that the rights and freedoms of Canadians are protected, but it is also about ensuring that our agencies are operating as effectively as they possibly can to keep Canadians safe. Both of these vital goals must be achieved simultaneously—safety and rights together, not one or the other.
Debate also included issues raised by the New Democratic Party about what is currently known as SCISA, the Security of Canada Information Sharing Act. There was a suggestion made that the act should be repealed entirely, but, with respect, that would jeopardize the security of Canadians. If one government agency or department has genuine information about a security threat, they have to be able to disclose it to the appropriate partner agencies within government in order to deal with that threat, and you may recall that this has been the subject of a number of judicial enquiries in the history of our country over the last number of years.
That disclosure must be governed by clear rules, which is why Bill C-59 establishes the following three requirements. First, the information being disclosed must contribute to the recipient organization's national security responsibilities. Second, the disclosure must not affect any person's privacy more than is reasonably necessary. Third, a statement must be provided to the recipient attesting to the information's accuracy. Furthermore, we make it clear that no new information collection powers are being created or implied, and records must be kept of what information is actually being shared.
Mr. Chair, I see you're giving me a rude gesture, which could be misinterpreted in another context.
Some hon. members: Oh, oh!
Hon. Ralph Goodale: There are a couple of points more, but I suspect they'll be raised during the course of the discussion. I'm happy to try to answer questions with the full support of the officials who are with me this morning.
Thank you.
Je vais le faire, monsieur le président. Je remercie sincèrement les membres du Comité de leur travail, au moment où ils s'apprêtent à entreprendre l'étude article par article du projet de loi  C-59, loi concernant la sécurité nationale.
J'ai le plaisir aujourd'hui d'être accompagné par un groupe de distingués collaborateurs qui travaillent dans le domaine de la sécurité publique et nationale. David Vigneault, comme vous le savez, est directeur du SCRS. Greta Bossenmaier, à ma droite, est chef du Centre de la sécurité des télécommunications, le CST, qui est très concerné par le projet de loi  C-59.
À ma gauche, Vincent Rigby est sous-ministre délégué à Sécurité publique. Je pense qu'il en est à sa première audience du Comité dans ses nouvelles fonctions. Kevin Brosseau est sous-commissaire à la GRC, et Doug Breithaupt travaille au ministère de la Justice.
Dans tout ce que fait notre gouvernement en matière de sécurité nationale, il y a deux objectifs inséparables: protéger les Canadiens et défendre les droits et libertés. Pour ce faire, nous avons déjà pris plusieurs mesures importantes, comme le nouveau comité de parlementaires établi par le projet de loi C-22 et la nouvelle directive ministérielle visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements. Cela dit, le projet de loi  C-59 est certainement un élément central de nos efforts.
Comme je l'ai mentionné la semaine dernière à la Chambre, le projet de loi porte sur trois thèmes principaux: accroître la responsabilité et la transparence, corriger les lacunes de l'ancien projet de loi C-51, et veiller à ce que les agences canadiennes chargées de la sécurité nationale et du renseignement soient en mesure de s'adapter à l'évolution des menaces.
Le projet de loi  C-59 est le fruit des consultations les plus exhaustives qui aient été menées au Canada sur la sécurité nationale. Nous avons reçu plus de 75 000 mémoires provenant d'un grand éventail d'experts et d'intervenants ainsi que de la population. Les membres du Comité y ont aussi apporté une contribution très importante, comme ils pourront le constater, je l'espère, à son contenu.
Toute cette information a guidé nos travaux et mené au projet de loi qui est devant nous aujourd'hui, et ce n'est qu'un début. Quand il est question de sujets aussi fondamentaux que notre sécurité et nos droits, le processus doit être aussi ouvert et complet que possible. C'est pourquoi nous avons choisi de demander au Comité d'examiner ce projet de loi non pas après, mais avant la deuxième lecture. Comme vous le savez, une fois que le projet de loi a passé l'étape de la deuxième lecture en Chambre, sa portée ne peut être modifiée. En procédant comme nous le faisons, vous aurez la chance d'examiner le projet de loi  C-59 en détail plus tôt dans le processus, soit à partir de maintenant, et de proposer des amendements qui auraient pu autrement être considérés comme dépassant sa portée.
Nous avons déjà eu plusieurs heures de débat, et j'aimerais profiter du temps qu'il me reste pour vous parler de certains points qui ont été soulevés à cette occasion. Tout d'abord, il y avait des inquiétudes au sujet des pouvoirs de réduction de la menace du SCRS. Certains voudraient qu'on les élimine totalement, alors que d'autres voudraient qu'ils soient illimités. Pour les mesures qui nécessitent un mandat judiciaire, nous avons donc décidé de les énumérer dans une liste précise.
Le SCRS doit avoir, et les Canadiens ont besoin que le SCRS ait, des pouvoirs clairement définis, sans ambiguïté, afin qu'il puisse faire son travail qui est d'assurer notre sécurité. Le projet de loi apporte cette clarté. En ayant des pouvoirs très clairs, les agents du SCRS peuvent accomplir le travail difficile qui est le leur en sachant qu'ils le font en respectant pleinement la loi et la Constitution.
Qui plus est, le projet de loi fera en sorte que les mesures prises par le SCRS respectent la Charte des droits et libertés. Le projet de loi C-51 supposait le contraire, et même si le SCRS a très clairement indiqué qu'il n'a jamais utilisé cette option, le projet de loi  C-59 éliminera toute ambiguïté à ce sujet.
Lors de son intervention pendant le débat en Chambre,M. Paul-Hus a parlé des changements que nous proposons d'apporter à la définition de « propagande terroriste » et à l'infraction criminelle de fomenter la commission d'une infraction de terrorisme. Il ne peut maintenant y avoir absolument aucun doute sur notre conviction — et je pense que tous les partis sont d'accord — que répandre les idéologies odieuses des organisations terroristes est un comportement qui ne peut être toléré. Nous savons que les groupes terroristes utilisent Internet et les réseaux sociaux pour joindre et radicaliser des gens et arriver à leurs fins ignobles et sanguinaires. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les en empêcher.
Le problème à l'heure actuelle est que la définition du projet de loi C-51 étant très vaste et très vague, elle est pratiquement inapplicable, et la disposition n'a pas été utilisée. Le projet de loi  C-59 propose donc une terminologie claire et courante en droit canadien. Il interdirait de conseiller à une personne la commission d’infractions de terrorisme. Cela ne nécessite pas qu'une personne en particulier soit incitée à commettre une infraction particulière. Le simple fait d'encourager les autres à poser des gestes terroristes non spécifiques se qualifiera et enclenchera cette disposition du Code criminel.
La loi étant plus claire, il sera plus facile de l'appliquer. Des poursuites seront peut-être intentées en vertu de cette nouvelle disposition pour cette infraction, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à maintenant.
On a aussi demandé pendant le débat à la Chambre si les nouveaux mécanismes de reddition de comptes n'obligeront pas les agences de sécurité et de renseignement à faire trop de pirouettes pendant leur travail. La réponse, à mon avis, est certainement non. Lorsque nous avons présenté le projet de loi, deux de nos meilleurs experts en sécurité nationale au pays, Craig Forcese et Kent Roach, ont mentionné que le projet de loi constituait des avancées solides — tant du point de vue de la règle de droit que des libertés civiles — et sans coût apparent pour la sécurité.
Les mécanismes de reddition de comptes des agences canadiennes de sécurité et de renseignement sont déficients depuis un bout de temps déjà. Le projet de loi C-22 a fait un grand pas pour corriger cette lacune en créant le Comité de parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Le projet de loi  C-59 créera quant à lui l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, que certains appellent, pour faire court, super CSARS, de même que le poste de commissaire au renseignement, une autre innovation du projet de loi  C-59.
Ces mesures ont été très bien accueillies. Certaines activités de surveillance prévues dans le projet de loi auront lieu a posteriori, et quand les activités de surveillance auront lieu en temps réel, nous avons inclus des dispositions pour couvrir les situations d'urgence où il faut intervenir sans attendre.
Il est important de mentionner que la reddition de comptes vise, bien sûr, à s'assurer que les droits et les libertés des Canadiens sont protégés, mais aussi à s'assurer que nos organismes fonctionnent le mieux possible pour protéger les Canadiens. La sécurité et les droits sont deux objectifs essentiels qui doivent être atteints simultanément, et non pas l'un sans l'autre.
Lors du débat, le Nouveau Parti démocratique a soulevé des questions au sujet de ce qu'on appelle communément la LCISC, la Loi sur la communication d'information ayant trait à la sécurité du Canada. On a suggéré de l'abroger totalement, mais, respectueusement, nous mettrions ainsi la sécurité des Canadiens en danger. Si un organisme ou ministère gouvernemental possède des renseignements dignes de foi concernant une menace à la sécurité, il doit être en mesure de les divulguer aux organismes partenaires concernés au sein du gouvernement pour s'occuper de cette menace, et vous vous souviendrez sans doute que cela a donné lieu à quelques enquêtes judiciaires dans l'histoire de notre pays au cours des dernières années.
La divulgation doit être régie par des règles claires, et c'est pourquoi le projet de loi  C-59 prévoit les trois exigences suivantes: premièrement, l'information divulguée doit cadrer avec les responsabilités en matière de sécurité nationale de l'organisme destinataire. Deuxièmement, la divulgation ne doit pas se répercuter sur la vie privée d'une personne plus que raisonnablement nécessaire. Troisièmement, l'organisme destinataire doit recevoir une confirmation que les renseignements sont exacts. De plus, nous indiquons clairement qu'aucun nouveau pouvoir en matière de collecte de renseignements n'est créé ou sous-entendu, et qu'un dossier doit être conservé sur tout renseignement communiqué à un autre organisme.
Monsieur le président, je vois que vous me faites un geste inélégant, qui pourrait être mal interprété dans un autre contexte.
Des députés: Oh, oh!
L'hon. Ralph Goodale: J'ai quelques autres points, mais je présume qu'ils seront soulevés pendant la discussion. Je serai heureux de répondre à vos questions avec l'appui des gens qui m'accompagnent aujourd'hui.
Merci.
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Lib. (SK)
The short answer, of course, is that BillC-51 as a single piece of legislation no longer exists. It is now embedded in other pieces of law and legislation that affect four or five different statutes and a number of different agencies and operations of the Government of Canada. It's now a little bit like trying to unscramble eggs rather than simply repealing what was there before.
Based on the consultation that you referred to, we meticulously went through the security laws of Canada, whether they were in BillC-51 or not, and asked ourselves this key question. Is this the best provision, the right provision, in the public interest of Canadians to achieve two objectives—to keep Canadians safe and safeguard their rights and freedoms—and to accomplish those two objectives simultaneously?
We honoured our election commitment of dealing with five or six specific things in BillC-51 that we found particularly problematic. Each one of those has been dealt with, as per our promise, but in this legislation we covered a lot of other ground that came forward not during the election campaign but as a part of our consultation.
La réponse courte, bien sûr, est que le projet de loi C-51 n'existe plus. Son contenu a été intégré dans d'autres textes législatifs qui touchent cinq ou six lois et différents organismes et activités du gouvernement du Canada. C'est un peu maintenant comme vouloir séparer les oeufs d'une omelette, au lieu d'abroger simplement ce qui était là.
Au sujet de la consultation dont vous avez parlé, nous avons passé au peigne fin les lois sur la sécurité au Canada, qu'elles aient été touchées ou non par le projet de loi C-51, et nous nous sommes posés la question importante suivante: « est-ce la meilleure disposition, la bonne disposition pour atteindre, dans l'intérêt des Canadiens, les deux objectifs simultanément, soit assurer leur sécurité et protéger leurs droits et libertés?
Nous avons tenu notre engagement électoral de corriger cinq ou six éléments précis du projet de loi C-51 que nous trouvions particulièrement problématiques. Nous avons corrigé chacun d'eux, comme nous l'avions promis, mais nous avons ajouté beaucoup d'autres éléments qui ont été soulevés, non pas pendant la campagne, mais pendant les consultations.
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Lib. (SK)
Yes. I can certainly get the list from our platform. They include making sure that civil protest was no in any way compromised; making sure that the Charter of Rights and Freedoms was paramount, particularly with respect to the threat reduction measures; making sure that there would be a review of the legislation after a certain period of time, with the legislation providing for a five-year review when all the security framework of Canada will be re-examined; and clarifying a number of definitions, like the one about terrorist propaganda that I referred to. There are also the no-fly corrections that we undertook.
We also said that we would create the committee of parliamentarians. That's done. We said that we would create the office for dealing with counter-radicalization. That's done. With the passage of Bill C-59, all of the specific elements that we referred to in the platform will be accomplished.
Oui, je peux certainement obtenir la liste dans notre plateforme. On voulait notamment s'assurer que rien n'empêcherait les manifestations civiles; s'assurer que la Charte des droits et libertés était respectée, notamment pour ce qui est des mesures de réduction des menaces; s'assurer qu'il y aurait un examen de la loi après un certain temps, soit dans cinq ans lorsque l'ensemble du cadre de sécurité sera réexaminé; et clarifier certaines définitions, comme celle concernant la propagande terroriste, dont j'ai parlé. Nous avons aussi corrigé certains éléments concernant l'interdiction de vol.
Nous avions aussi dit que nous créerions le comité de parlementaires. C'est fait. Nous avions dit que nous créerions un bureau de lutte contre la radicalisation. C'est fait. Lorsque le projet de loi  C-59 sera adopté, tous les éléments dont il était question dans notre plateforme auront été concrétisés.
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Lib. (SK)
It's because they do come together as a comprehensive, coherent package. Again, that is a product of the consultation. Never before has a government gone out to Canadians to say, “Have your say about national security. Tell us what works. Tell us what doesn't work. Raise the issues you want to raise.” We had a discussion paper to stimulate the conversation, but there was nothing off limits for Canadians to raise. The issues they raised, some more strenuously than others, and some in a larger volume than others, are the issues that are included in Bill C-59. They are all interconnected.
To give you one example, some people have asked about the CSE provisions here and about whether it's directly relevant. Well, CSE was one of our campaign commitments. CSE is a topic that was raised during the consultation. One of the new innovations that we're bringing in the legislation is the creation of the intelligence commissioner. The intelligence commissioner deals with CSE issues, with CSIS issues, and with other issues, so it makes sense to do them all together as a package.
A great many cross-cutting issues like that lead one to conclude that you need to debate this package as a comprehensive package rather than in bits and pieces, where the continuity would not be obvious.
Ces changements forment un tout cohérent et complet. Je répète que c'est le fruit de consultations. Aucun autre gouvernement n'avait tendu la main aux Canadiens pour qu'ils aient leur mot à dire concernant la sécurité nationale, qu'ils nous disent ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et qu'ils soulèvent les enjeux qui comptent pour eux. Nous avions un document de travail pour stimuler ce dialogue, mais il n'y avait aucune limite aux enjeux que les Canadiens pouvaient soulever. Les Canadiens ont soulevé certains enjeux plus vigoureusement que d'autres et ils en ont soulevé certains plus souvent que d'autres; ce sont les enjeux que nous retrouvons dans le projet de loi  C-59. Ils sont tous étroitement liés.
Voici un exemple. Des personnes ont posé des questions concernant les dispositions sur le Centre de la sécurité des télécommunications se trouvant dans le projet de loi et elles se demandaient si ces mesures étaient directement liées au reste. Eh bien, le Centre de la sécurité des télécommunications était l'un de nos engagements électoraux. Il s'agit d'un sujet qui a été soulevé lors des consultations. L'une des nouvelles mesures que nous proposons dans le projet de loi est la création du commissaire au renseignement. Le titulaire s'occupe des questions liées au Centre de la sécurité des télécommunications et au Service canadien du renseignement de sécurité et d'autres questions. C'est donc logique de prendre toutes ces mesures en même temps.
Comme nous avons un grand nombre d'enjeux connexes, cela nous amène à conclure qu'il faut débattre de ces mesures comme un tout au lieu de le faire à la pièce, parce qu'autrement le lien qui les unit ne serait pas aussi évident.
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Lib. (SK)
Yes.
Insofar as CBSA deals with national security and intelligence matters, it is covered by Bill C-59, just as is CSIS or CSE or the RCMP, or any other security intelligence or police organization at the federal level. Their activities in relation to national security and intelligence are covered by Bill C-59 and the new national security and intelligence review agency.
What's still missing with respect to CBSA is an individual complaints mechanism for officer conduct unrelated to national security. We will be bringing forward a proposal to deal with that. That is one gap that remains in the architecture, and it will be subject to separate legislation.
Oui.
Si l'Agence des services frontaliers du Canada traite de questions ayant trait à la sécurité nationale et au renseignement, l'organisme sera visé par le projet de loi  C-59, au même titre que le SCRS, le Centre de la sécurité des télécommunications, la GRC ou tout autre organisme de sécurité ou du renseignement ou tout autre service de police à l'échelle fédérale. Leurs activités ayant trait à la sécurité nationale et au renseignement sont visées par le projet de loi  C-59 et le nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement.
Ce qui manque encore en ce qui concerne l'Agence des services frontaliers du Canada, c'est un mécanisme pour les plaintes par des particuliers qui portent sur la conduite des agents n'ayant pas trait à la sécurité nationale. Nous proposerons une mesure à cet égard. C'est une lacune qui subsiste dans l'architecture, et cela fera l'objet d'un autre projet de loi.
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Lib. (SK)
Mr. Motz, we listened very carefully to the public reaction and the parliamentary reaction when we tabled the bill in June. By and large, it was favourable.
However, with a piece of legislation this large, there will be differing perspectives and points of view. Over the course of the summer, there's been some elaboration on that. Some academic papers have been written, and various people who were involved in the consultations have come back to raise a question about this or a concern about that.
There are two areas that I would mention in particular. One is the provisions around SCISA, the Security of Canada Information Sharing Act, and whether those provisions can be improved or upgraded. Some of the experts, for example, Professors Forcese and Roach, have made some suggestions in that regard, which we're prepared to take a very careful look at. That is a critical mechanism here for agencies to be able to share information, but to do so on the proper legal basis, properly protecting privacy. The Privacy Commissioner made some observations as well. That's one area.
With regard to another area, you may have noticed that, earlier in the fall, I issued new ministerial directives to the security agencies about how they deal with information sharing with foreign entities. People have noted that a ministerial directive, by custom, has the force of law. It may be valuable to take that concept and find a way to put it in legislation so that there is a legislative anchor or hook for the ministerial directives.
Those are just two possibilities that we could consider, and I hope by the end of this conversation, you will agree that your optimism is not misplaced.
Monsieur Motz, nous avons écouté très attentivement les réactions de la population et des parlementaires lorsque nous avons déposé le projet de loi en juin. Dans l'ensemble, les réactions étaient favorables.
Cependant, avec un projet de loi d'une telle envergure, il y aura des perspectives divergentes. Au cours de l'été, certains ont justement fait part de leur point de vue à ce sujet. Des universitaires ont écrit des articles, et diverses personnes qui ont participé aux consultations ont soulevé une question à propos de ceci ou une réserve à propos de cela.
Il y a deux secteurs que j'aimerais mentionner en particulier. Premièrement, il y a les dispositions concernant la Loi sur la communication d'information ayant trait à la sécurité du Canada. Pouvons-nous les améliorer? Certains spécialistes, par exemple, MM. Forcese et Roach, ont formulé des suggestions à cet égard, et nous sommes disposés à les examiner très attentivement. Il s'agit d'un mécanisme essentiel pour que les organismes puissent communiquer de l'information et le faire de manière légale et adéquate en vue de protéger la vie privée. Le commissaire à la protection de la vie privée a également formulé certains commentaires. Voilà un premier domaine.
En ce qui concerne un autre domaine, vous avez peut-être remarqué qu'au début de l'automne j'ai donné de nouvelles directives ministérielles aux organismes de sécurité sur la façon de communiquer de l'information avec des entités étrangères. Certains ont souligné qu'une directive ministérielle a traditionnellement force de loi. Il serait peut-être pertinent de prendre ce concept et de trouver une manière de l'inclure dans le projet de loi pour fournir un cadre législatif aux directives ministérielles.
Ce ne sont que deux possibilités que nous pourrions examiner, et j'espère que d'ici la fin de ces échanges vous serez d'accord pour dire que vous avez raison d'être optimiste.
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Lib. (SK)
I would be interested to look at any specific suggestion you might have to make, where something is better done by regulation than actually in legislation. That's completely possible, because we're doing the legislation in the way we're doing it by having this discussion in committee before second reading. If there's a suggestion or an idea about it that you'd like to bring forward, we'll take a look at it.
Your comment is the opposite of what we usually hear, which is to not leave it to regulation but to put it in the bill. I think it would depend on the specific proposal.
Je serais curieux d'examiner toute suggestion précise que vous auriez concernant une mesure que nous aurions intérêt à adopter par la voie réglementaire plutôt que la voie législative. C'est tout à fait possible, parce que nous avons décidé de discuter du projet de loi au Comité avant la deuxième lecture. Si vous avez une suggestion dont vous voulez nous faire part, nous l'examinerons.
Votre commentaire est en fait le contraire de ce que nous entendons normalement. Les gens demandent de ne pas passer par la voie réglementaire, mais bien de l'inclure dans le projet de loi. Je pense que cela dépendra de ce que vous proposez concrètement.
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Lib. (SK)
There are a number of places where approval procedures are put in place where we have made arrangements for emergency situations and exigent circumstances so that the necessary approvals can be obtained, but that doesn't stand in the way of agencies taking the action they need to take in an emergency.
Des procédures d'approbation existent à plusieurs endroits, et nous avons pris des dispositions dans le cas de situations d'urgence pour que les approbations nécessaires puissent être obtenues, mais cela n'empêche pas les organismes d'intervenir en cas d'urgence.
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Lib. (SK)
In the presentation of this section we wanted to make it clear that no new power of collection is being created here. This is all in reference to information that already exists.
Lorsque nous avons présenté cet article, nous voulions clairement affirmer que nous ne créons aucun nouveau pouvoir concernant la collecte de renseignements. Cela concerne uniquement de l'information qui existe déjà.
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Lib. (SK)
Justice Noël's judgment is very interesting. Obviously he was concerned about certain procedures and practices and he laid out his instruction as to how those practices were to be adjusted. Bill C-59 captures Justice Noël's advice and judgment for a procedure going forward dealing with the management of data and datasets. That is all articulated in a very elaborate set of rules that will apply.
However, Justice Noël also said this. I don't have the exact quote in front of me, but he said to bear in mind that the CSIS Act was written in 1984. Think back to 1984. If you had a cellphone, it was as big as a breadbox. The fax machine was cutting-edge technology. A lot has changed, and as you mentioned, Monsieur Picard, he said explicitly that maybe all of this needs to be revisited in light of all the technological change that has taken place since 1984.
There have been recommendations from the Security Intelligence Review Committee. There have been judgements of the courts. There have been findings by judicial inquiries into a whole variety of circumstances in terms of the collection, the analysis, and the utilization of certain datasets, and what should be permitted and what shouldn't be permitted. We've taken all of that on board and it is now embodied in the rules laid out in Bill C-59.
There was another dimension of Justice Noël's judgment where he suggested in some pretty blunt language that there needed to be greater communication and candour between the agency and the court.
David Vigneault is the director of CSIS. I would just ask him to comment on that issue with respect to candour.
Le jugement du juge Noël est très intéressant. Certaines procédures et pratiques le préoccupaient évidemment, et le juge a fourni des consignes quant à la manière de modifier ces pratiques. Le projet de loi  C-59 donne suite aux conseils et au jugement du juge Noël concernant une procédure ayant trait à la gestion des données et des ensembles de données. C'est défini dans une série très élaborée de règles qui s'appliqueront.
Cependant, le juge Noël a également mentionné autre chose. Je n'ai pas exactement ce qu'il a dit entre les mains, mais il a mentionné qu'il ne faut pas oublier que la Loi sur le SCRS a été rédigée en 1984. Rappelons-nous ce qu'était la réalité en 1984. Si vous aviez un téléphone cellulaire, votre appareil était de la grosseur d'une boîte à pain. Le télécopieur était une technologie de pointe. Beaucoup de choses ont changé depuis. Comme vous l'avez mentionné, monsieur Picard, il a clairement dit que nous devrions peut-être revoir ces dispositions, compte tenu de tous les changements technologiques qui sont survenus depuis 1984.
Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité a formulé des recommandations. Des tribunaux se sont prononcés sur la question. Des enquêtes judiciaires ont permis d'arriver à des conclusions dans une vaste gamme de circonstances en ce qui a trait à la collecte, à l'analyse et à l'utilisation de certains ensembles de données et à ce qui devrait être permis et à ce qui ne devrait pas l'être. Nous avons tenu compte de tous ces éléments, et cela se retrouve maintenant dans les dispositions du projet de loi  C-59.
Il y avait un autre aspect dans le jugement du juge Noël; il a laissé entendre dans un langage assez direct que les communications entre l'organisme et le tribunal doivent s'améliorer et que l'organisme doit voir à un meilleur respect de son obligation de franchise à l'égard du tribunal.
David Vigneault est le directeur du SCRS. J'aimerais lui demander de faire un commentaire concernant la question de l'obligation de franchise.
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Lib. (SK)
That's always difficult to predict, Mr. MacKenzie, as you know.
In the example I used in my remarks, I think my answer to your question would be, yes, in the tools that are available to deal with terrorist propaganda. The problem with the language in BillC-51 was that it was very broad, and in the language of lawyers in court, it was so broad that it was vague and unenforceable.
If you recall, there was some discussion during the election campaign in 2015 that the language in that particular section might have been used to capture certain election campaign ads, which obviously wasn't the intention of the legislation.
We've made it more precise without affecting its efficacy, and I think we made it more likely that charges can be laid and successfully prosecuted, because we have paralleled an existing legal structure that courts, lawyers, and prosecutors are familiar with, and that is the offence of counselling. Clearly, it doesn't have to be a specific individual counselling another specific individual to do a specific thing. If they are generally advising people to go out and commit terror, that's an offence of counselling under the the act they way we've written it.
Comme vous le savez, c'est toujours difficile de le prévoir, monsieur MacKenzie.
Dans l'exemple que j'ai utilisé dans mon exposé, je crois que ma réponse à votre question serait oui en ce qui a trait aux outils disponibles pour lutter contre la propagande terroriste. Le problème avec le langage utilisé dans le projet de loi C-51 était que c'était très vaste. Pour reprendre l'expression des avocats devant la cour, le libellé était tellement vaste que c'était vague et impossible à appliquer.
Je vous rappelle qu'il y a eu certaines discussions durant la campagne électorale en 2015 faisant valoir que le libellé de cet article pourrait être utilisé pour inclure certaines publicités électorales, ce qui n'était évidemment pas le but de la mesure législative.
Nous avons précisé le libellé sans nuire à son efficacité, et je crois que nos changements rendront plus probables le dépôt d'accusations et les condamnations, parce que nous avons dressé un parallèle avec une structure juridique existante que les tribunaux, les avocats et les procureurs connaissent, soit l'infraction de conseiller. Ce n'est clairement pas obligé que ce soit une personne précise qui conseille à une autre de faire quelque chose de précis. Si une personne conseille de manière générale à une autre de commettre un acte terroriste, c'est une infraction de conseiller une telle commission en vertu du projet de loi, tel que nous l'avons écrit.
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Lib. (SK)
Mr. MacKenzie, on that point, I might ask Kevin Brosseau to comment. I think you're referring to the Driver case at Strathroy. That critical piece of information that came to us from the FBI was actually an intelligence operation they were conducting. It wasn't via social media. It was another method that they were using.
But your point about the ability for them to share with us and us to share with them was absolutely crucial. The relationship between CSIS and their counterparts, the RCMP and their counterparts, is extraordinary. In that particular case, in the space of about eight hours, they were able to identify very precisely what was going on and stop a very significant tragedy from happening.
Monsieur MacKenzie, à ce sujet, j'aimerais peut-être demander à Kevin Brosseau de faire un commentaire. Je crois que vous faites référence à l'affaire Driver à Strathroy. Cette importante information qui nous a été transmise par le FBI découlait en fait d'une opération de renseignement menée par les autorités américaines. Cela ne provenait pas des médias sociaux. Une autre méthode a été utilisée.
Cependant, la capacité des autorités américaines de nous communiquer de l'information et notre capacité d'en faire autant ont été fondamentales. La relation qui existe entre le SCRS et ses homologues et entre la GRC et ses homologues est extraordinaire. Dans cette affaire, les autorités ont eu besoin d'environ huit heures pour déterminer très précisément ce qui se tramait et empêcher une très grave tragédie de se produire.
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Lib. (SK)
It's a very serious issue, Mr. Spengemann. You really have touched on the two elements we're working on. Through the collection of new provisions that are here in Bill C-59 we will give CSIS and the RCMP and our other agencies the ability and the tools to be as well informed as humanly possible about these activities and to be able to function with clarity within the law and within the Constitution to do what they need to do to counter those threats. Specifically where offences arise in relation to young people, the Youth Criminal Justice Act applies, so that is the process by which young offenders will be managed under this law.
The other side of it is prevention, and all of the countries in the G20, and probably many others around the world, are turning their attention more and more to this question. It has been discussed among the Five Eyes allies. It's been discussed among the G7 countries as well as the G20.
How can we find the ways and share our expertise internationally with all countries that share this concern? How can we find the ways to identify vulnerable people early enough to have a decent opportunity to intervene effectively in that downward spiral of terrorist influence to get them out of that pattern?
Obviously intervention and counter-radicalization techniques will not work in every circumstance. That's why we need a broad range of tools to deal with terrorist threats, but where prevention is possible, we need to develop the expertise to actually do it. That is the reason we created the new Canada centre for community engagement and prevention of violence, so we would have a national office that could coordinate the activities that are going along at the local and municipal and academic levels across the country, put some more resources behind those, and make sure we are sharing the very best ideas and information so that if we can prevent a tragedy, we actually have the tools to do it.
Il s'agit là d'un problème très grave, monsieur Spengemann. Vous abordez réellement deux éléments auxquels nous travaillons. Grâce à l'éventail de nouvelles dispositions que comprend le projet de loi  C-59, nous donnerons au Service canadien du renseignement de sécurité, à la GRC et aux autres organismes la capacité et les outils nécessaires pour être aussi bien informés qu'il est humainement possible de l'être au sujet de ces activités et pour pouvoir agir dans le respect de la loi et de la Constitution afin de faire ce qu'ils doivent faire pour contrer ces menaces. Lorsque les infractions mettent en jeu des jeunes, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents s'applique; le processus sera donc régi par cette loi lorsque de jeunes contrevenants sont concernés.
L'autre facette est celle de la prévention, une question vers laquelle tous les pays membres du G20, et probablement de nombreux autres pays du monde, portent leur attention. Les alliés de la collectivité des cinq, ainsi que les pays membres du G7 et du G20 ont d'ailleurs discuté du sujet.
Comment pouvons-nous trouver des moyens de mettre en commun l'expertise de tous les pays concernés? Comment trouver des moyens de détecter les jeunes vulnérables suffisamment tôt pour avoir une occasion décente d'intervenir efficacement afin de mettre fin à la spirale de l'influence terroriste et de les sortir du cycle?
De toute évidence, les techniques d'intervention et de lutte à la radicalisation ne fonctionneront pas à tout coup. Voilà pourquoi nous devons disposer d'un large éventail d'outils pour lutter contre les menaces terroristes; quand la prévention s'avère possible, toutefois, nous devons renforcer l'expertise pour intervenir à cet égard. C'est pour cette raison que nous avons mis sur pied le nouveau Centre canadien d'engagement communautaire et de prévention de la violence, un bureau national qui coordonnera les activités mises en oeuvre à l'échelle locale, municipale et universitaire au pays, leur accordera davantage de ressources et assurera l'échange des idées et des renseignements les meilleurs pour que si nous pouvons prévenir une tragédie, nous disposions des outils pour y parvenir.
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Lib. (SK)
Yes. It's all important. It's hard to put them in a hierarchical order. It's all important activity, and we're doing our best to have a coordinated, full effort with everybody on board.
Oui, c'est important, bien qu'il soit difficile de classer les activités en ordre hiérarchique. Toutes les activités sont importantes, et nous faisons de notre mieux pour déployer un effort global coordonné avec toutes les parties prenantes.
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Lib. (SK)
I think Madam Gallant, the way you put that, it's a complete misstatement of the government's position.
We believe we need a robust set of measures to deal with the terrorist threat. That includes our participation in the global coalition against Daesh. Canada's role there, especially our intelligence-collecting capacity, has been a very large asset. We need the surveillance, the intelligence gathering, and the monitoring capacity of our security agencies. We need the ability of our police forces to collect evidence to prepare cases that can be sustained in court. We need the ability to use no-fly lists, the ability to list people and entities under the Criminal Code, to apply for peace bonds, and to use the threat-reduction powers of CSIS.
Madame Gallant, je pense qu'en présentant les choses ainsi, vous donnez une impression complètement fausse de la position du gouvernement.
Nous pensons avoir besoin d'un ensemble solide de mesures pour lutter contre la menace terroriste. Nous devons notamment participer à la coalition internationale contre Daech, au sein de laquelle le rôle Canada s'est révélé un atout de taille, particulièrement au chapitre de la collecte de renseignements. Nous avons besoin de la capacité de surveillance et de collecte de renseignements de nos organismes. Il faut que nos forces de police soient en mesure de préparer des dossiers pouvant être défendus en cour. Nous devons pouvoir utiliser les listes de personnes interdites de vol, y inscrire des gens et des entités en vertu du Code criminel, demander des engagements à ne pas troubler l'ordre public et exercer les pouvoirs de réduction de la menace du SCRS.
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Lib. (SK)
You need all those things together, including a prevention effort.
Il faut pouvoir utiliser tous ces outils, y compris les efforts de prévention.
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Lib. (SK)
It's already an offence under the Criminal Code.
Le Code criminel en fait déjà une infraction.
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Lib. (SK)
If you are travelling for a terrorist purpose, if you leave Canada to travel for a terrorist purpose, that is an offence under the Criminal Code.
Quiconque voyage ou quitte le Canada à des fins terroristes commet une infraction en vertu du Code criminel.
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Lib. (SK)
There are about 60 of those returnees back in Canada. Bear in mind, these are people who have gone to a whole variety of theatres of terrorist activity around the world. Some would have been directly involved, others less so. The security and intelligence efforts of Canadians and all our allies around the world are watching these people intently to know exactly what they're up to.
When they come back, if evidence is available that can stand up in court, they are charged. In the last two years, there have been two charges laid because we believe we have the evidence that can be prosecuted in court. Up until that time, no charges had been laid.
Une soixantaine de combattants sont revenus au pays. Gardez à l'esprit que ces gens se sont rendus dans toutes sortes de nids d'activités terroristes du monde. Certains ont participé activement aux activités, d'autres moins. Les efforts en matière de sécurité et de renseignement des Canadiens et de leurs alliés permettent de surveiller attentivement ces personnes pour savoir exactement ce qu'elles sont en train de faire.
À leur retour, elles sont accusées si les preuves recueillies peuvent tenir la route en cour. Au cours des deux dernières années, deux accusations ont été déposées parce que nous jugions avoir des preuves valables. Aucune accusation n'avait été portée jusque-là.
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Lib. (SK)
We believe the measures that have been put together here, based upon the most extensive consultation with Canadian experts, parliamentarians, and the general public, are indeed appropriate to accomplish two objectives—one, to keep Canadians safe, and two, to safeguard their rights and freedoms—and to do those things together.
À notre avis, les mesures que prévoit le projet de loi, instaurées à la suite de consultations exhaustives menées auprès d'experts canadiens, de parlementaires et du grand public, permettent effectivement d'atteindre deux objectifs: assurer la sécurité des Canadiens et préserver leurs droits et libertés, et ce, concurremment.
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Lib. (SK)
The most prominent issue that emerged from BillC-51 was the original wording of what became section 12.1 of the CSIS Act, which implied, by the way the section was structured, that CSIS could go to a court and get the authority of the court to violate the charter. Every legal scholar I've ever heard opine on this topic has said that is a legal nullity. An ordinary piece of legislation such as the CSIS Act cannot override the charter. The charter is paramount. However, the language in the way section 12.1 was structured left the impression that you could go to the court and get authority to violate the charter.
In the language change that we have put into Bill C-59, first of all, we have specified a list of disruption activities that CSIS may undertake with the proper court authorization, but when they go to the court to ask for authority, the ruling they're asking for from the court is not that it violate the charter, but that it fits within the charter, that in fact it is consistent with the Canadian Charter of Rights and Freedoms, including clause 1 of the charter.
That's the difference between the structure of the old section and how we've tried to make it clear that the charter prevails.
Le principal problème découlant du projet de loi C-51, c'est que le libellé initial de ce qui est devenu l'article 12.1 de la Loi sur le SCRS indiquait, en raison de la manière dont il était structuré, que le SCRS pouvait s'adresser à un tribunal pour obtenir l'autorisation de violer la Charte. Tous les spécialistes du droit que j'ai entendus ont affirmé que cette disposition n'avait aucune valeur juridique. Une loi ordinaire comme la Loi sur le SCRS ne peut avoir préséance sur la Charte. C'est cette dernière qui prime. Le libellé de l'article 12.1 était toutefois structuré de manière à donner l'impression que le SCRS pouvait s'adresser à un tribunal pour obtenir l'autorisation de violer la Charte.
Le projet de loi  C-59 modifie ce libellé, notamment en ajoutant une liste des activités de perturbation que le SCRS peut entreprendre avec l'autorisation d'un tribunal. Cependant, lorsqu'il s'adresse à la cour pour obtenir cette autorisation, ce n'est pas pour être autorisé à violer la Charte, mais pour s'assurer que les activités respectent cette dernière, y compris l'article 1.
Voilà ce qui différencie la structure de l'ancienne disposition et le nouveau libellé. Nous avons tenté d'indiquer nettement que la Charte prime.
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Lib. (SK)
You can expect to see a whole range of proposals dealing with enhanced cybersecurity from the government in the next number of months. The existing cyber-policy goes back to 2010. It was thought at that time to be cutting edge, but technology has marched on.
We will be introducing an entirely new set of measures to strengthen Canada's cyber-capacity. One piece of that is the new authority that we are giving to the CSE. Maybe I can ask Greta, in the interest of time here, to comment specifically on cyber-powers in the section on CSE.
Au cours des prochains mois, vous pouvez vous attendre à voir notre gouvernement présenter tout un éventail de propositions visant à renforcer la cybersécurité. Les politiques actuelles en la matière remontent à 2010; elles étaient considérées comme avant-gardistes à l'époque, mais la technologie a évolué.
Nous proposerons donc un ensemble entièrement nouveau de mesures pour renforcer la cybercapacité du Canada, accordant notamment un nouveau pouvoir au Centre de la sécurité des télécommunications. Pour gagner du temps, je demanderais peut-être à Greta de traiter précisément des cyberpouvoirs prévus dans les dispositions sur le CST.
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Lib. (SK)
The real difference there is that, without this authority, you have to sit back and wait to be attacked, even though you know it's going to happen. You're not in a position to be proactive. With the new authorities, CSE would be able to identify a very likely attack and be more proactive in preventing it from happening, rather than to try to clean up the mess after it has happened.
Ce qui change la donne, c'est que sans ce pouvoir, on reste les bras croisés à attendre qu'une attaque survienne, même si on sait qu'elle va se produire. On ne peut être proactif. Grâce à ces nouveaux pouvoirs, le CST pourrait détecter une attaque qui risque fort de se produire et être plus proactif afin de la prévenir au lieu de tenter de réparer les pots cassés après les faits.
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Lib. (SK)
It wasn't used in the two or three years between then and now. Our view was that it was written in such broad language, it was largely unusable.
We've tried to use language that is more familiar. In the history of our criminal law, the offence of counselling is very well understood. Using that language covers the problem, and does so in a way that's enforceable.
Cette définition n'a pas été utilisée au cours des deux ou trois ans qui se sont écoulés depuis l'adoption du projet de loi. À notre avis, son libellé était si vague qu'il la rendait en grande partie inutilisable.
Nous avons tenté d'utiliser une formulation plus courante. Dans les annales du droit pénal, l'infraction consistant à prodiguer un conseil est très bien comprise. En utilisant cette formule, on résout le problème de manière à rendre la disposition applicable.
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Lib. (SK)
All of the implications of existing and proposed future legislation have been very carefully analyzed.
Toutes les ramifications de la législation existante et future proposée ont été soigneusement analysées.
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Lib. (SK)
I will do my very best to respond fulsomely, as I always do.
Je ferai de mon mieux pour répondre de façon détaillée, comme je le fais toujours.
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Lib. (SK)
Mr. Chairman and members of the committee, good morning.
I'm sure you would all like to join me this morning in expressing our deep concern with respect to the two very serious incidents that occurred this past weekend, one in Edmonton and the other in Las Vegas. These circumstances are horrendous in our free and open and democratic society. It's at times like these that we all pull together to support each other and to applaud our first responders on both sides of the border, who have done extraordinary work. We extend our thoughts and prayers to the victims and the families and the loved ones, and we hope for the speedy and full recovery of those who have been injured. We make the emphatic point that events like this will not divide us, nor will they intimidate us. Police investigations are obviously ongoing; they're at a very early stage. A lot more information will be forthcoming in due course, but we I'm sure stand in solidarity with one another within our country and across the border when these kinds of sorry events occur.
Mr. Chairman, with respect to this meeting and this topic, this is my first opportunity to be before the committee since the return of Parliament, so welcome to you as the new chair. I notice some other new faces on all sides of the table, and some old-timers too. To all of you, welcome, and thank you for the invitation to be here today. I look forward to a very good relationship with the committee.
We begin, of course, with BillC-21. I'm joined today by Martin Bolduc, who is vice-president of the Canada Border Services Agency; Sébastien Aubertin-Giguère, who is director general of the traveller program directorate within CBSA; and Andrew Lawrence, who is the acting executive director of the traveller program directorate.
The bill that we're here to discuss will at long last enable Canada to keep track of not only who enters our country but also who leaves it. If that sounds pretty fundamental, actually it is. But there has been a gap in our border system for a great many years that we are now proposing to close with BillC-21. I would point out that many other countries, including all of our Five Eyes allies, already collect this information that is commonly known as “exit” data. Canada, with Bill C-21, will catch up to those other countries and fill the gap.
The information that we're talking about is simply the basic identification information that is found on page 2 of everyone's passport, along with the time and the place of departure. It's the same simple identification information that all travellers willingly hand over when they cross the border. When you cross into the United States, you show your passport and the border officers take note of the information on page 2. It's that information that we're talking about here: name, date, place of birth, nationality, gender, and the issuing authority of the travel document.
The way this information will be collected is really quite straightforward, and travellers should notice no difference at all in the process. For people leaving Canada by air, the air carrier will collect that information, as it already does from passenger manifests, and it will give it to the Canada Border Services Agency before departure. For people crossing by land into the United States, American officials collecting this information, as they already do in the form of entry data, will then send it back to CBSA where it will serve as exit data. This will work in the same way in reverse for travellers crossing into Canada from the United States. The experience from the point of the view of the traveller will be absolutely unchanged.
With this information in hand, Canadian officials will be better able to deal with cross-border crime, including child abductions and human trafficking. It will strengthen our ability to prevent radicalized individuals from travelling to join terrorist groups overseas. It will help ensure the integrity of benefit programs where residency requirements are part of the eligibility criteria. It will also ensure that immigration officials have complete and accurate information when they do their jobs. They won't waste a lot of time dealing with people who have already left the country.
Finally, the legislation also addresses a concern raised in the Auditor General's report in the fall of 2015 about the need for stronger measures to combat the unlawful export of controlled or dangerous goods. BillC-21 will amend the Customs Act to prohibit smuggling controlled goods out of Canada. Currently, and this may be a surprise to some people, only smuggling “into” Canada is prohibited. The new legislation will give border officers the authorities regarding outbound goods similar to the ones they already have for inbound goods.
Mr. Chair, I followed closely the second reading debate in the House about BillC-21. There were not a lot of specific issues raised, but there was one mentioned by Mr. Dubé that I would like to respond to. It had to do with this issue of the sharing of information with the United States. I was concerned that there seemed to be a view that any exchange of information with the U.S. was inherently a bad thing.
I think we should keep in mind that the process of Canadian and U.S. authorities working together and exchanging information, pursuant to laws and agreements and subject to oversight, is essential for our mutual security. For example, when Canadian authorities were able to take action in Strathroy, Ontario, last summer to prevent a planned terrorist attack, that was due to an exchange of information with the United States. Because of that, the RCMP and local police authorities were able to prevent a much larger tragedy. Working in concert with our American partners, and exchanging information with them according to the rules, is very important to our national interests. It supports having the longest, most open, successful international boundary in the history of the world.
The key questions are these: what kind of information is to be shared, with what safeguards, and for what purposes? BillC-21 provides very clear answers. What kind of information? As I said, it's the basic identification data, on page 2 of our passports, that we all offer up whenever we cross a border. It's worth pointing out that if Canada is sharing this information with the United States, that is only because the person in question has just come into Canada from the United States, to whom they necessarily gave the same information upon entry. It's not new or expanded information beyond the fact that they have left. That's the sum and substance of the data that is involved.
What safeguards are in place? To begin with, the government has engaged proactively throughout this whole process with the Privacy Commissioner. That engagement continues. You can find the privacy impact assessments of the current and previous phases of entry/exit implementation on the CBSA website. A new assessment will be updated once the new legislation is actually in effect.
In addition, exchange of information both within Canada and with the U.S. will be subject to formal agreements that will include information management safeguards, privacy protection clauses, and mechanisms to address any potential problems.
All of this will be happening in the context of the most robust national security accountability structure that Canada has ever had. We've already passed BillC-22, which creates the new National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians. Add to that Bill C-59, introduced in the spring, which will create a new national security and intelligence review agency. And as you know, we have proactively, in the last number of days, released new ministerial directives about information sharing that have been broadly applauded as significant advancements.
Finally, what purpose does the exchange of information serve? As I've outlined, it will help Canadian authorities do everything from combatting cross-border crime to preventing terrorist travel to improving the management of social benefits and immigration programs. But to give you a concrete example, if it's discovered one evening that a child is missing, police can do a check of the exit records to see if the child left the country earlier that day, where, at what time, and in whose company. That is obviously immensely helpful to investigators working collaboratively on both sides of the border in their efforts to recover the child and catch the kidnapper. For that reason alone, I hope the committee will see fit to report this bill back to the House with all deliberate speed.
I thank you for your attention, Mr. Chair, and look forward to questions.
Monsieur le président, madame et messieurs les membres du Comité, bonjour.
Je suis persuadé que vous voudrez tous vous joindre à moi ce matin pour exprimer les vives inquiétudes que soulèvent en nous les deux tragédies survenues en fin de semaine à Edmonton et à Las Vegas. Il est regrettable que des événements aussi horribles puissent se passer dans une société libre, ouverte et démocratique comme la nôtre. C'est dans des circonstances semblables que nous devons nous montrer solidaires en soulignant le travail extraordinaire accompli par les premiers intervenants de part et d'autre de la frontière. Nos pensées et nos prières accompagnent les victimes, leur famille et leurs proches. Nous espérons que les blessés pourront se rétablir totalement le plus rapidement possible. Nous ne saurions trop insister sur le fait que des gestes de la sorte ne réussiront pas à nous diviser ni à nous intimider. Les enquêtes policières débutent à peine. Nous finirons sans doute par en apprendre davantage, mais je demeure convaincu que nous saurons nous montrer solidaires, aussi bien entre Canadiens qu'avec nos voisins américains, comme nous le faisons toujours dans des circonstances aussi épouvantables.
Monsieur le président, avant d'aborder le sujet du jour, je tiens à profiter de ma première comparution devant votre comité depuis notre retour au Parlement pour vous souhaiter la bienvenue dans vos nouvelles fonctions. Je remarque aussi quelques nouveaux visages de part et d'autre de la table, et quelques anciens également. Je vous souhaite tous la bienvenue en vous remerciant de l'invitation que vous m'avez faite aujourd'hui. Je suis convaincu que nous saurons bien travailler tous ensemble.
Nous allons donc d'abord nous intéresser au projet de loi C-21. Je suis accompagné aujourd'hui de trois représentants de l'Agence des services frontaliers du Canada. Il s'agit de Martin Bolduc, vice-président; Sébastien Aubertin-Giguère, directeur général, Direction de programme des voyageurs; et Andrew Lawrence, directeur exécutif par intérim, Direction de programme des voyageurs.
Grâce au projet de loi dont nous allons discuter aujourd'hui, le Canada pourra enfin, comme il le souhaitait depuis longtemps, consigner des données non seulement sur les personnes qui entrent au pays, mais aussi sur celles qui en sortent. Si vous vous dîtes que c'est quelque chose d'assez fondamental, vous avez tout à fait raison. Notre système frontalier a pourtant dû composer avec cette lacune pendant toutes ces années. Nous nous proposons maintenant d'apporter les correctifs nécessaires au moyen du projet de loi C-21. Je dois souligner que bien d'autres pays, y compris tous ceux du Groupe des cinq, recueillent déjà ces données de sortie, comme on les appelle. Le Canada souhaite rattraper son retard à ce chapitre grâce au projet de loi C-21. 
Nous parlons ici simplement des renseignements personnels de base que l'on trouve à la page 2 de n'importe quel passeport, en plus du moment et de l'endroit du départ. Ce sont les mêmes données d'identification que les voyageurs communiquent déjà volontairement lorsqu'ils traversent la frontière. Lorsque vous vous rendez aux États-Unis, vous montrez votre passeport à l'agent frontalier qui consigne les renseignements figurant à la page 2. Ce sont les informations dont il est question ici: le nom, la date et le lieu de naissance, la nationalité, le sexe et l'autorité émettrice du document de voyage.
Ces renseignements seront recueillis dans le cours normal des choses, si bien que les voyageurs ne percevront aucun changement dans le processus. Pour ceux qui quittent le Canada par avion, c'est la compagnie aérienne qui consignera ces données comme elle le fait déjà pour ensuite transmettre la liste des passagers à l'Agence des services frontaliers du Canada avant le départ. Pour ceux qui se rendent aux États-Unis par voie terrestre, les agents américains qui recueillent déjà ces renseignements à titre de données d'entrée les transmettront à l'ASFC qui s'en servira comme données de sortie. La réciproque sera également vraie pour les gens qui entrent au Canada à partir des États-Unis. Il n'y aura aucun changement perceptible pour le voyageur.
Grâce à ces données, les agents canadiens seront mieux à même de lutter contre les crimes transfrontaliers comme les enlèvements d'enfants et le trafic de personnes. Nous serons ainsi mieux aptes à empêcher des individus radicalisés de se rendre à l'étranger pour se joindre à des groupes terroristes. L'intégrité des programmes de prestations reposant sur des critères liés à la résidence sera quant à elle mieux protégée. Les agents de l'immigration pourront en outre accomplir leur travail en s'appuyant sur des renseignements complets et exacts. Ils cesseront de perdre des heures à travailler sur les dossiers de personnes qui ont déjà quitté le Canada.
Le projet de loi permettra enfin de répondre à une préoccupation soulevée par le vérificateur général dans son rapport de l'automne 2015 où il recommandait des mesures plus rigoureuses de lutte contre l'exportation illégale de marchandises contrôlées ou dangereuses. Le projet de loi C-21 va apporter des modifications à la Loi sur les douanes en vue d'interdire la contrebande de marchandises contrôlées qui sortent du Canada. À l'heure actuelle, et cela en surprendra peut-être certains, seule la contrebande vers le Canada est interdite. Grâce aux nouvelles mesures législatives, les agents frontaliers disposeront à l'égard des marchandises quittant le pays des mêmes pouvoirs dont ils bénéficient déjà pour les marchandises qui entrent au Canada.
Monsieur le président, j'ai suivi avec grand intérêt le débat en deuxième lecture sur le projet de loi C-21 à la Chambre. Peu de préoccupations précises ont été soulevées à cette occasion, mais j'aimerais tout de même réagir à une observation de M. Dubé au sujet des échanges d'information avec les États-Unis. Je trouve toujours inquiétant de constater que certains semblent avoir l'impression que tout échange d'information avec les Américains est une mauvaise chose en soi.
Nous devons garder à l'esprit qu'il est essentiel pour la sécurité des deux pays que les autorités canadiennes et américaines puissent collaborer et mettre en commun leurs données, conformément aux lois et aux accords en vigueur, et sous réserve d'une surveillance appropriée. C'est ainsi grâce à l'échange d'information avec les États-Unis que les autorités canadiennes ont pu intervenir l'été dernier à Strathroy en Ontario pour contrer une attaque terroriste qui avait été planifiée. Sans ces informations, la GRC et les forces policières locales n'auraient pas pu empêcher qu'une tragédie beaucoup plus grave ne survienne. Il en va de notre intérêt national que nous puissions travailler de concert avec nos homologues américains en échangeant de l'information avec eux dans les limites des règles applicables. C'est dans ce contexte qu'il nous est possible de gérer la frontière internationale la plus longue, la plus ouverte et la mieux gardée de l'histoire de la planète.
Il y a certaines questions importantes qu'il convient de se poser. Quel genre de renseignements doivent être échangés? Quelles précautions doivent être prises? À quelles fins doit-on mettre en commun ces données? Le projet de loi C-21 répond très clairement à ces questions. Quel genre d'information? Comme je l'indiquais, il s'agit des données personnelles de base figurant à la page 2 de notre passeport que nous communiquons tous déjà lorsque nous traversons une frontière. Il faut souligner que si le Canada communique ces renseignements aux autorités américaines, c'est uniquement parce que la personne visée vient d'entrer au Canada en provenance des États-Unis, lesquels ont déjà nécessairement reçu la même information de leur côté. Il n'est pas question de données nouvelles ou plus détaillées. On veut seulement savoir qui a quitté le pays et rien d'autre.
Quelles précautions sont prises? Précisons dès le départ que le gouvernement s'est assuré de communiquer avec le commissaire à la protection de la vie privée tout au long du processus. C'est encore le cas aujourd'hui. Vous pouvez trouver sur le site Web de l'Agence des services frontaliers l'évaluation des facteurs relatifs à la vie privée pour la phase actuelle et les phases antérieures de mise en oeuvre de l'Initiative sur les entrées et les sorties. Cette évaluation sera mise à jour une fois la nouvelle loi en vigueur.
De plus, les échanges d'information à l'intérieur du Canada et avec les États-Unis seront assujettis à des ententes officielles qui prévoiront des balises pour la gestion de l'information, des dispositions pour la protection des renseignements personnels et des mécanismes de recours en cas de problèmes.
Toutes ces mesures seront prises dans le contexte de la structure de reddition de comptes la plus efficace que le Canada ait connue en matière de sécurité nationale. Nous avons déjà adopté le projet de loi C-22 qui a permis la création du nouveau Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Il faut ajouter à cela le projet de loi  C-59 présenté ce printemps qui vise la mise sur pied d'un nouvel Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement. Comme vous le savez, nous avons aussi agi proactivement au cours des derniers jours en communiquant de nouvelles directives ministérielles en matière d'échange de renseignements, un pas en avant qui a été fort bien accueilli.
Enfin, à quoi doit servir l'échange d'information? Comme je l'ai indiqué, il s'agit d'aider les autorités canadiennes à mieux remplir leur mandat, qu'il soit question de lutter contre la criminalité transfrontalière, d'empêcher un terroriste de voyager ou d'assurer une meilleure gestion des prestations sociales et des programmes d'immigration. Pour vous donner un exemple concret, pensons à la disparition d'un enfant. La police pourra vérifier les dossiers de sortie pour voir si l'enfant a quitté le pays plus tôt dans la journée, à quel endroit, à quelle heure et avec qui. C'est bien évidemment un outil précieux pour les enquêteurs des deux côtés de la frontière qui conjuguent leurs efforts pour retrouver l'enfant et appréhender la personne qui l'a enlevé. Cette raison devrait suffire à elle seule pour inciter le Comité à faire le nécessaire pour faire rapport de ce projet de loi à la Chambre dans les plus brefs délais.
Je vous remercie de votre attention et je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
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Lib. (SK)
There are several safeguards, including, number one, the nature of the information. It is very basic data, and it's data that people already share. If you're crossing into the United States, you show your passport. What this will add is the provision that this information will then automatically come back to the CBSA too. You've already told the Americans, so CBSA will have the data that would say this individual left Canada at this time at this border crossing. That's safeguard number one, the nature of the information.
Safeguard number two is the relationship we've developed with the Privacy Commissioner. In all of these measures, whether it's for this or BillC-23 or Bill C-59, we have an ongoing dialogue with the Office of the Privacy Commissioner. He comments on areas where we could improve, where he sees problems, where he would like to see things changed, and all of that advice is taken very seriously in crafting both the law and the regulations.
There are privacy impact assessments that are required to be done. The ones that have been done so far on this initiative are already on the website. Once the legislation is passed and we actually have the legal framework, we will produce a new privacy impact assessment that will be made public to satisfy the requirements of the Privacy Commissioner. There will also be written agreements between the relevant Canadian departments and between Canada and the U.S., which will detail the way the information will be managed and safeguarded, what the privacy protection clauses need to be, and the mechanisms for addressing any potential problems. That will all be laid out in agreements governing—
Il y a plusieurs mesures de protection, notamment la nature des renseignements. C'est la première mesure. En effet, il s'agit de renseignements de base et ce sont des renseignements que les gens partagent déjà. Par exemple, si vous traversez aux États-Unis, vous devez montrer votre passeport. Toutefois, cette disposition fera en sorte que ces renseignements seront automatiquement transmis aussi à l'ASFC. Les Américains savent déjà, et maintenant l'ASFC aussi, que l'individu a quitté le Canada à un certain moment et à un certain poste frontalier. La nature des renseignements est la première mesure de protection.
La deuxième mesure de protection concerne la relation que nous avons établie avec le commissaire à la protection de la vie privée. Dans toutes ces mesures, que ce soit dans le cadre de ce projet de loi ou du projet de loi C-23 ou du projet de loi  C-59, nous avons établi un dialogue continu avec le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. Le commissaire nous indique les points que nous pourrions améliorer, les problèmes qu'il observe, les choses qu'il aimerait changer, et tous ses conseils sont pris très au sérieux lors de la rédaction de la loi et des règlements.
Il faut également mener des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée. Celles qui ont déjà été menées sur ces initiatives sont publiées sur le site Web. Une fois la loi adoptée, le cadre juridique nécessaire sera en place et nous mènerons une nouvelle évaluation des facteurs relatifs à la vie privée qui sera rendue publique pour satisfaire aux exigences formulées par le commissaire à la protection de la vie privée. Il y aura également des ententes écrites entre les ministères canadiens pertinents et entre le Canada et les États-Unis, et ces ententes préciseront la façon dont les renseignements seront gérés et protégés, les dispositions sur la protection de la vie privée qui sont nécessaires, et les mécanismes pour régler les problèmes potentiels. Ces éléments seront tous détaillés dans des ententes qui viseront...
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