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Lib. (PE)
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2021-02-25 15:32
I call this meeting to order.
Welcome to meeting number 19 of the House of Commons Standing Committee on Human Resources, Skills and Social Development and the Status of Persons with Disabilities.
Today's meeting is taking place in a hybrid format pursuant to the House order of January 25, 2021. The proceedings will be made available via the House of Commons website. The webcast will always show the person speaking rather than the entirety of the committee. Pursuant to the order of reference of Wednesday, February 17, 2021, the committee will commence its consideration of Bill C-220, an act to amend the Canada Labour Code with regard to compassionate care leave.
I welcome our witnesses to begin our discussion with five minutes of opening remarks, followed by questions.
We have with us Matt Jeneroux, the member of Parliament for Edmonton Riverbend. Representing the Canadian Cancer Society, we have Kelly Masotti, and once she has her technical issues resolved, Helena Sonea. Ms. Masotti is the vice-president of advocacy, and Ms. Sonea is the senior manager of advocacy. We also have, from the Canadian Grief Alliance, Paul Adams.
For the benefit of our guests, I'll make a few additional comments. Simultaneous translation is available. You have the choice at the bottom of your screen of floor, English or French. When speaking, please speak slowly and clearly. When you're not speaking, your mike should be on mute.
We're going to start with the sponsor of the bill.
Mr. Jeneroux, welcome to the committee. You have five minutes for your opening statement, and you have the floor.
La séance est ouverte.
Bienvenue à la 19e séance du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées de la Chambre des communes.
La réunion d'aujourd'hui se déroule de façon hybride, conformément à l'ordre adopté par la Chambre le 25 janvier 2021. Les délibérations seront disponibles sur le site Web de la Chambre des communes. La webémission montrera toujours la personne qui parle plutôt que l'ensemble du Comité. Conformément à l'ordre de renvoi du mercredi 17 février 2021, le Comité entreprend son étude du projet de loi C-220, Loi modifiant le Code canadien du travail (congé de soignant).
Je souhaite la bienvenue à nos témoins. Nous commencerons notre discussion par une déclaration préliminaire de cinq minutes, qui sera suivie d'une période de questions.
Matt Jeneroux, le député d'Edmonton Riverbend, s'est joint à nous. Nous accueillons Kelly Masotti, qui représente la Société canadienne du cancer, ainsi que Helena Sonea, une fois que ses problèmes techniques seront réglés. Mme Masotti est vice-présidente de la défense des droits, et Mme Sonea est gestionnaire principale de la défense des droits. Nous accueillons également Paul Adams, de la Canadian Grief Alliance.
Je vais faire quelques observations supplémentaires à l'intention de nos invités. L'interprétation simultanée est disponible. Vous avez le choix, au bas de votre écran, entre le français et l'anglais. Lorsque vous avez la parole, parlez lentement et clairement. Lorsque vous n'avez pas la parole, votre micro devrait être en sourdine.
Nous allons commencer par le parrain du projet de loi.
Monsieur Jeneroux, bienvenue au Comité. Vous avez cinq minutes pour faire votre déclaration préliminaire, et la parole est à vous.
View Matt Jeneroux Profile
CPC (AB)
Thank you, Mr. Chair. It's good to be in this seat for once.
Before I get started on my remarks, I want to simply say a huge thank you to you and the members of the committee for agreeing to make Bill C-220 a priority. To interrupt your ongoing business to study our bill means so much to me, but also to the many stakeholders. Again, thank you.
It's an honour to appear before this committee to discuss my private member's bill, Bill C-220. I'm also very pleased to appear alongside my friends, the Canadian Cancer Society and the Canadian Grief Alliance, who I know will help answer any questions we might have about this bill.
Currently the issue facing many families when facing the death of a loved one is the amount of legislated leave. Right now, under Canada's labour code, Canadians are only able to take five days, with only the first 72 hours being paid. This has gotten better with the passing of bereavement leave, but we've all heard that it's simply not compassionate enough. The leave still ends within days of a loved one's death, leaving little time to take care of practical necessities such as funeral and estate planning, and most importantly, to grieve.
I've heard from many people who have taken the leave that having to return to work so soon after the death resulted in more lost work time down the road. They ended up having to take more time off to process the death and to grieve. Bereavement has become a topic that we as representatives must continue to discuss. We've seen 20,000 Canadians die from COVID-19 in the last year. Many have had to say goodbye to their loved ones through a paned glass window, and those are the lucky ones. That leaves thousands of Canadians to grieve while trying to juggle their jobs and other personal responsibilities.
Grief impacts all people differently, and while some people might want to return to work quickly, that's not always the case for others. It's important to have bereavement supports in place for Canadians, especially as our population ages. Now is an important time to be talking about grief and its impact on workers. Every Canadian will be impacted by grief at some point in their lives, and this fact has been especially poignant during COVID-19.
My final topic that I'd like to touch on before I turn the floor over to the experts is the nature in which this bill was drafted and is now in the process of being amended. I've said it in the House of Commons, I've said it in public and I've said it during countless media interviews, but a real success of this bill has been the collaboration around the importance of supporting grief. I again thank the many stakeholders who have weighed in over countless hours while we explored this topic, especially our friends in the Canadian Hospice Palliative Care Association, and particularly the Alberta Hospice Palliative Care Association, where this idea all began.
I also think it's important to recognize the tremendous support offered by the Minister of Labour and her parliamentary secretary, the member for Mount Royal. This is a real story that really does need to be told. Working across the party lines with the Bloc Québécois member for Thérèse-De Blainville and the NDP member for Elmwood—Transcona is a real example of parliamentarians working together to truly make our country better.
It's because of all their tireless advocacy that we today have an opportunity to make more bereavement supports available to working Canadians. Enacting these changes will help millions right when they need it the most.
Thanks again for having me at your committee.
Merci, monsieur le président. C'est bien d'être assis à cette place, pour une fois.
Avant de commencer, je tiens à vous remercier infiniment, vous et les membres du Comité, d'avoir accepté de faire du projet de loi C-220 une priorité. Que vous interrompiez vos travaux pour étudier notre projet de loi compte beaucoup pour moi, mais aussi pour les nombreux intervenants. Encore une fois, merci.
C'est un honneur de comparaître devant le Comité pour discuter de mon projet de loi d'initiative parlementaire, c'est-à-dire le projet de loi C-220. Je suis également très heureux de comparaître aux côtés de mes amis, la Société canadienne du cancer et la Canadian Grief Alliance, qui, je le sais, m'aideront à répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir au sujet de ce projet de loi.
À l'heure actuelle, le problème auquel font face de nombreuses familles en cas de décès d'un proche est le nombre de congés prévus par la loi. Présentement, en vertu du Code canadien du travail, les Canadiens ne peuvent prendre que cinq jours, et seulement les 72 premières heures sont payées. La situation s'est améliorée avec l'adoption du congé de décès, mais nous avons tous entendu dire que ce n'est tout simplement pas assez généreux. Le congé prend fin quelques jours après le décès de l'être cher, ce qui laisse peu de temps pour s'occuper des nécessités pratiques comme les funérailles et le règlement de la succession et, surtout, pour faire son deuil.
J'ai entendu de nombreuses personnes qui ont pris ce congé dire que le fait de devoir retourner au travail si peu de temps après le décès d'un proche avait pour conséquence d'augmenter le temps de travail perdu en cours de route. Elles ont fini par prendre plus de temps pour faire face au décès de leur proche et pour faire leur deuil. Le deuil est devenu un sujet dont nous devons discuter en tant que représentants. Au cours de la dernière année, nous avons vu 20 000 Canadiens mourir de la COVID-19. Beaucoup de gens ont dû dire au revoir à leurs proches à travers une vitre, et ce sont les chanceux. Cela laisse des milliers de Canadiens en deuil, alors qu'ils tentent de concilier responsabilités personnelles et travail.
Le deuil a un impact différent sur chacun. Si certaines personnes peuvent vouloir retourner rapidement au travail, ce n'est pas le cas pour d'autres. Il est important de mettre en place un soutien au deuil pour les Canadiens, d'autant plus que notre population vieillit. Il est important de parler du deuil et de son impact sur les travailleurs maintenant. Tous les Canadiens seront touchés par le deuil à un moment ou à un autre de leur vie, ce fait a été particulièrement poignant lors de la COVID-19.
Le dernier sujet que je voudrais aborder avant de céder la parole aux experts est la nature du projet de loi qui a été rédigé et qui est maintenant en voie d'être modifié. Je l'ai dit à la Chambre des communes, je l'ai dit en public et je l'ai dit à l'occasion d'innombrables entrevues avec les médias, mais le véritable succès de ce projet de loi a été la collaboration autour de l'importance de soutenir le deuil. Je remercie encore une fois les nombreux intervenants qui ont pris la parole au cours des innombrables heures que nous avons consacrées à cette question, en particulier nos amis de l'Association canadienne de soins palliatifs, et en particulier de l'Alberta Hospice Palliative Care Association, où cette idée a été lancée.
Je crois également important de reconnaître l'appui extraordinaire offert par la ministre du Travail et son secrétaire parlementaire, le député de Mont-Royal. C'est une véritable histoire qu'il faut vraiment raconter. Ce travail en équipe avec le député bloquiste de Thérèse-De Blainville et le député néo-démocrate d'Elmwood—Transcona, est un véritable exemple de collaboration entre parlementaires pour vraiment améliorer notre pays.
C'est grâce à tous leurs efforts inlassables que nous avons aujourd'hui l'occasion d'offrir davantage de soutien aux travailleurs canadiens en deuil. La mise en oeuvre de ces changements aidera des millions de personnes au moment où elles en ont le plus besoin.
Je vous remercie encore une fois de m'avoir invité à votre comité.
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Lib. (PE)
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2021-02-25 15:37
Thank you, Mr. Jeneroux.
Next we're going to hear from the Canadian Cancer Society, with Ms. Masotti for five minutes, please.
Merci, monsieur Jeneroux.
Nous allons maintenant entendre Mme Masotti, de la Société canadienne du cancer. Vous disposez de cinq minutes.
Kelly Masotti
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Kelly Masotti
2021-02-25 15:37
Good afternoon, Chair, committee members and fellow witnesses.
My name is Kelly Masotti. I am vice-president of advocacy at the Canadian Cancer Society. Hopefully my colleague Helena will be joining us at some point in time today.
Thank you for the opportunity to discuss with you today Bill C-220, an act to amend the Canada Labour Code regarding bereavement leave.
As you study the bill, we are pleased to share with you perspectives on the ways a change in legislation of this kind could have an impact upon the many Canadians who are diagnosed with cancer every year and upon their loved ones.
This legislative change was needed prior to COVID-19. Our health care system is evolving quickly, and elected officials and governments across the country have shown incredible leadership. For that we thank you and encourage your continued response to the evolving needs of Canadians.
The Canadian Cancer Society has long advocated for increased awareness and flexibility concerning the needs of caregivers, and specifically for amending current bereavement legislation and regulation to be more flexible. The proposed bill does just that. It amends the existing framework to better meet the needs of Canadians, to be more practical and to address grief and bereavement.
Prior to a loved one's passing, some caregivers' responsibilities include managing medications, equipment, home care visits and medical appointments; personal care; preparing meals; cleaning; handling banking and financial management; and keeping family members and health care providers up to date.
Many Canadians every day undertake this important, invisible role. While improvements are being made, there is a lack of recognition of the role of caregivers and the role of the formal health care and social services they intersect with every day.
The peripheral role assigned to a caregiver by a health and social service system can often leave caregivers feeling discounted, devalued and not respected. Caregivers are as diverse as the Canadian population, but policies and programs that affect them seldom take into account or address this diversity.
Imagine being a caregiver every day to your loved one, managing their day-to-day care and, following their passing, being expected to return to work immediately afterwards because you have either no or inadequate paid bereavement leave. Family members, potential recipients of compassionate care leave, may need support as they grieve the loss of a loved one and try to manage numerous strains and stresses on their mental health.
According to a recent Statistics Canada report, one-fifth of caregivers provided 20 or more hours of care to an ill family member or friend, most likely an ill spouse or child. Additionally, 68% of the surveyed caregivers said they would have liked to receive greater financial supports.
The economic value of unpaid caregiving in Canada exceeds $25 billion annually. As mentioned previously, the needs of caregivers and bereavement leave are issues that needed to be addressed prior to COVID-19. COVID-19 has had impacts upon caregivers' ability to attend and support their loved ones receiving cancer treatment in a hospital setting and treatment at the end of life, and being able to say goodbye. There is increasing evidence generated by our support services, our patient and caregiver surveys and research by academia suggesting that throughout the COVID-19 pandemic caregivers are feeling increased amounts of burnout, stress, anxiety and frustration. These are having a significant toll on their mental health.
A recent Ipsos poll conducted by CCS at the beginning of February found that approximately eight in 10 Canadians are supportive of providing financial support for a family caregiver of someone facing a progressive, life-altering illness such as cancer. Failure to provide adequate supports and time to grieve can result in negative outcomes for the person and their mental health and increased downstream costs to the health care and employment sectors.
Bereavement programs are often part of the comprehensive care offered as part of palliative care—another gap in the health care system that needs improvement.
By making leave for caregivers more flexible, more Canadians will have access to the time necessary to heal, minimize economic hardships and help take care of some of the most practical business, such as planning a funeral and contacting banks and services providers following a loved one's death.
In summary, the Canadian Cancer Society supports the efforts of MP Jeneroux to highlight the need for greater bereavement support for Canadians, especially caregivers.
Thanks again to the committee for your time and energy today as you consider this practical and positive change to provide people time to grieve for a loved one.
Bonjour, monsieur le président, membres du Comité et autres témoins.
Je m'appelle Kelly Masotti. Je suis vice-présidente de la défense des droits à la Société canadienne du cancer. Ma collègue, Mme Sonea, devrait se joindre à nous aujourd'hui, à un moment donné.
Je vous remercie de me donner l'occasion de discuter avec vous aujourd'hui du projet de loi C-220, Loi modifiant le Code canadien du travail (congé de soignant).
Dans le cadre de votre étude du projet de loi, nous sommes heureux de vous faire part de notre point de vue sur la façon dont ce genre de changement législatif pourrait avoir une incidence sur les nombreux Canadiens qui reçoivent un diagnostic de cancer chaque année, et sur leurs proches.
Cette modification législative était déjà nécessaire avant la COVID-19. Notre système de soins de santé évolue rapidement, et les représentants élus et les gouvernements de tout le pays ont fait preuve d'un leadership incroyable. Nous vous en remercions et vous encourageons à continuer de répondre aux besoins changeants des Canadiens.
La Société canadienne du cancer préconise depuis longtemps une plus grande sensibilisation aux besoins des soignants et une plus grande souplesse à cet égard, ainsi qu'un assouplissement des lois et des règlements actuels sur le deuil. C'est ce que fait le projet de loi proposé. Il modifie le cadre existant afin de mieux répondre aux besoins des Canadiens, d'être plus pragmatique et d'aider sur le front du deuil.
Certaines des responsabilités qu'un soignant assume avant le décès d'un être cher consistent notamment à gérer les médicaments, l'équipement, les visites de soins à domicile et les rendez-vous médicaux, à s'occuper des soins personnels, de la préparation des repas, du nettoyage, de la gestion bancaire et financière, et de tenir informés les membres de la famille et les fournisseurs de soins de santé.
Chaque jour, de nombreux Canadiens assument ce rôle important et invisible. Bien que des améliorations aient été apportées, on ne reconnaît pas le rôle de ces soignants et le rôle des soins de santé et des services sociaux formels avec lesquels ils sont en contact chaque jour.
Le rôle périphérique qu'un système de santé et de services sociaux attribue aux soignants peut souvent leur donner le sentiment d'être ignorés, dévalorisés et non respectés. Les aidants naturels sont aussi diversifiés que la population canadienne, mais les politiques et les programmes qui les touchent tiennent rarement compte de cette diversité.
Imaginez que vous prenez soin d'un proche, que vous gérez ses soins quotidiens et que vous devez retourner au travail immédiatement après son décès parce que vous n'avez pas, ou pas suffisamment, de congé de décès payé. Les membres de la famille, qui pourraient bénéficier du congé de soignant, peuvent avoir besoin de soutien alors qu'ils pleurent la perte d'un être cher et essaient de gérer les nombreuses sources de tension et de stress qui pèsent sur leur santé mentale.
Selon un récent rapport de Statistique Canada, un cinquième des soignants ont dispensé au moins 20 heures de soins à un membre de leur famille ou à un ami malade, probablement un conjoint ou un enfant malade. De plus, 68 % des soignants interrogés ont dit qu'ils auraient aimé recevoir plus de soutien financier.
La valeur économique des soins non rémunérés au Canada dépasse 25 milliards de dollars par année. Comme il a été mentionné précédemment, les besoins des soignants et le congé de décès sont des questions qui requéraient déjà de l'attention avant la pandémie. La COVID-19 a eu des répercussions sur la capacité des soignants d'assister et de soutenir leurs proches qui reçoivent un traitement contre le cancer en milieu hospitalier ou un traitement en fin de vie, et de pouvoir leur dire au revoir. De plus en plus de données probantes générées par nos services de soutien, nos sondages auprès des patients et des soignants et les recherches effectuées par des universitaires donnent à penser que, depuis le début de la pandémie, les soignants se sentent de plus en plus accablés par l'épuisement professionnel, le stress, l'anxiété et la frustration. Leur santé mentale en souffre beaucoup.
Un récent sondage Ipsos mené par la SCC, au début de février, a révélé qu'environ 8 Canadiens sur 10 seraient pour l'octroi d'un soutien financier au soignant d'une personne aux prises avec une maladie progressive, qui peut changer le cours d'une vie, comme le cancer. Le manque de soutien adéquat et de temps pour le deuil peut entraîner des résultats négatifs pour la personne et sa santé mentale, et une augmentation des coûts en aval pour les secteurs des soins de santé et de l'emploi.
Les programmes de soutien du deuil font souvent partie des soins complets offerts dans le cadre des soins palliatifs, une autre lacune du système de santé qui doit être améliorée.
L'assouplissement des congés pour les soignants donnera, à un plus grand nombre de Canadiens, le temps nécessaire pour guérir, minimiser les difficultés économiques et s'occuper de certaines choses plus pratiques, par exemple pour organiser les funérailles et contacter les banques et les fournisseurs de services après le décès d'un proche.
En résumé, la Société canadienne du cancer appuie les efforts déployés par M. Jeneroux pour souligner la nécessité d'un soutien accru en cas de deuil pour les Canadiens, en particulier les soignants.
Je remercie encore une fois le Comité du temps et de l'énergie qu'il consacre aujourd'hui à l'étude de ce changement pratique et positif visant à donner aux gens le temps de pleurer un être cher.
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Lib. (PE)
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2021-02-25 15:43
Thank you very much, Ms. Masotti.
I understand that during your remarks, your colleague joined us. She'll have a chance to support you in the Q and A part of the meeting.
Merci beaucoup, madame Masotti.
Je crois comprendre que votre collègue s'est jointe à nous pendant votre exposé. Elle aura l'occasion de vous appuyer pendant la période de questions et réponses.
Kelly Masotti
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Kelly Masotti
2021-02-25 15:43
Thank you.
Merci.
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Lib. (PE)
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2021-02-25 15:43
Next we're going to hear from Mr. Adams, on behalf of the Canadian Grief Alliance.
Mr. Adams, you have the floor for five minutes.
Nous allons maintenant entendre M. Adams, au nom de la Canadian Grief Alliance.
Monsieur Adams, vous avez la parole pour cinq minutes.
Paul Adams
View Paul Adams Profile
Paul Adams
2021-02-25 15:43
Mr. Chair, honourable members, thank you for inviting the Canadian Grief Alliance to speak to you today.
We are a coalition of grief experts and 150 leading health organizations, including the Canadian Medical Association, the Canadian Nurses Association and the Canadian Psychiatric Association. We came together last spring to ask all levels of government to urgently turn their minds to this issue of grief in the context of COVID-19 and in anticipation of the deadly toll we have seen since then.
Grief is obviously not an issue just when there's a pandemic. Even in ordinary times, we as a society have been neglectful of the grieving, and that's why the CGA is pleased to be here today to support this legislation. We want to extend our thanks to Mr. Jeneroux for introducing the bill and to all of the parties for supporting it.
Almost every one of us has suffered grief in our lives: the loss of a mother or father, a spouse or a partner, a child or perhaps a close friend. If we have the time and the space to grieve, and if we are lucky enough to have the support of family and friends, after a time we rejoin the trajectory of our lives, even if the ache of loss never entirely disappears.
What the research tells us is that when grief is complicated, if circumstances prevent us from having the space or the support to grieve, it can transform into depression or anxiety, dependence or addiction, and self-harm or the thoughts of it. When this happens, it can create burdens in the workplace in terms of productivity and days of work lost. Of course, it imposes a weight of avoidable anguish on the grieving and those close to them.
So far as the law is concerned, many Canadians are entitled to as little as five days' leave when they have lost a family member, and fewer than that with pay.
If you will forgive me for being personal here, I lost my wife, Suzanne, to breast cancer four years ago. Five days is not long enough to organize a funeral. It would certainly not have been time enough for a family like ours, with two teenage children, to regain its equilibrium. I was lucky enough to be in a circumstance that allowed me to take several weeks away from work, and I could afford to do it financially. I truly believe that time was critical to allowing me to return to work a few weeks later and be fully productive, just as it was for my kids to return to school and resume learning. Those precious days helped us get some of our balance back and not fall out of our orbit, as might otherwise have been the case. As a parent, I shudder to think what the consequences might have been for my teenage children had we not had the time to grieve together.
This bill will create a right for a significantly large number of Canadians to a more generous period to grieve, to collect themselves and to rejoin the world of work. The bill does not concern itself with all the issues that the Canadian Grief Alliance believes must be addressed for a truly effective national grief strategy, for which we have also advocated. We believe nonetheless that if passed, it can be a beacon to legislators such as yourselves to do more, and to the provinces, which also must do their part.
Ultimately, we believe that bereavement leave should be paid leave, whether through employers or employment insurance. A right is not a right if you cannot afford to access it.
We also believe that there needs to be a network of grief services to support those for whom existing social networks are inadequate. However, the passage of this bill would represent a significant step by the Parliament of Canada toward recognizing that grief is a collective, and not just an individual, responsibility. There is an irreducible sum of grief that no family or friend or parliament can wave away when you have lost someone close to your heart, but there is a great deal that all of us can do to ensure such suffering is no greater than it needs to be.
Thank you very much.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie d'avoir invité la Canadian Grief Alliance à vous parler aujourd'hui.
Nous sommes une coalition de spécialistes du deuil et de 150 organisations de santé de premier plan, dont l'Association médicale canadienne, l'Association des infirmières et infirmiers du Canada et l'Association des psychiatres du Canada. Nous nous sommes réunis au printemps dernier pour demander à tous les ordres de gouvernement de se pencher de toute urgence sur cette question du deuil dans le contexte de la COVID-19 et en prévision du lourd bilan que nous avons connu depuis.
De toute évidence, le deuil n'est pas un problème seulement en cas de pandémie. Même en temps normal, notre société a négligé le deuil, et c'est pourquoi la Canadian Grief Alliance se réjouit d'être ici aujourd'hui pour appuyer ce projet de loi. Nous tenons à remercier M. Jeneroux d'avoir présenté le projet de loi, et tous les partis de l'avoir appuyé.
Presque chacun d'entre nous a souffert de la perte d'une mère ou d'un père, d'un conjoint ou d'un partenaire, d'un enfant ou peut-être d'un ami proche. Si nous avons le temps et la possibilité de faire notre deuil, et si nous avons la chance d'avoir le soutien de notre famille et de nos amis, après un certain temps, notre vie reprend son cours, même si la douleur de la perte ne disparaît jamais complètement.
Ce que la recherche nous dit, c'est que lorsque le deuil est compliqué, si les circonstances nous empêchent d'avoir le temps ou le soutien nécessaire pour faire notre deuil, cela peut engendrer une dépression ou de l'anxiété, une dépendance ou une addiction, un suicide ou des pensées suicidaires. Lorsqu'elle survient, cette situation peut créer des fardeaux en milieu de travail sur le plan de la productivité et des jours de travail perdus. Bien sûr, cela impose aux personnes endeuillées et à leurs proches un fardeau d'angoisse qui pourrait être évité.
En ce qui concerne la loi, de nombreux Canadiens n'ont droit qu'à cinq jours de congé lorsqu'ils ont perdu un membre de leur famille, et à moins que cela avec salaire.
Si vous me pardonnez cette note personnelle, j'ai perdu ma femme, Suzanne, à cause d'un cancer du sein, il y a quatre ans. Cinq jours, ce n'est pas assez pour organiser des funérailles. Cela n'aurait certainement pas suffi à une famille comme la nôtre, avec deux adolescents, pour retrouver son équilibre. J'ai eu la chance de me trouver dans une situation qui m'a permis de m'absenter du travail pendant plusieurs semaines, et j'avais les moyens financiers de le faire. Je crois vraiment que le temps a joué un rôle essentiel pour me permettre de retourner au travail quelques semaines plus tard et d'être pleinement productif, et pour permettre à mes enfants de retourner à l'école et de reprendre leurs études. Ces précieuses journées nous ont aidés à retrouver un certain équilibre et à ne pas nous effondrer complètement, comme cela aurait pu être le cas autrement. En tant que parent, je frémis à l'idée des conséquences que cela aurait pu avoir pour mes enfants adolescents si nous n'avions pas eu le temps de faire notre deuil ensemble.
Ce projet de loi donnera, à un grand nombre de Canadiens, le droit à un congé plus généreux pour faire leur deuil, se remettre et réintégrer le monde du travail. Le projet de loi ne traite pas de toutes les questions qui, selon la Canadian Grief Alliance, doivent être abordées dans le cadre d'une véritable stratégie nationale de deuil, que nous avons également préconisée. Nous croyons néanmoins que, s'il est adopté, il pourra servir de modèle aux législateurs comme vous et aux provinces, qui doivent également faire leur part.
En fin de compte, nous croyons que le congé de décès devrait être payé, que ce soit par l'entremise des employeurs ou de l'assurance-emploi. Un droit n'est pas un droit si vous n'avez pas les moyens d'y avoir accès.
Nous croyons également qu'il doit y avoir un réseau de services d'aide aux personnes en deuil pour qui les réseaux sociaux existants sont inadéquats. Cependant, l'adoption de ce projet de loi représenterait une étape importante pour le Parlement du Canada en vue de la reconnaissance du deuil comme une responsabilité collective, et pas seulement individuelle. Il y a une somme irréductible de chagrin qu'aucune famille, aucun ami ou aucun Parlement ne peut dissiper lorsqu'on a perdu un être cher, mais nous pouvons tous faire beaucoup pour nous assurer que ces souffrances ne soient pas plus grandes qu'elles ne devraient l'être.
Merci beaucoup.
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Lib. (PE)
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2021-02-25 15:48
Thank you very much, Mr. Adams.
We're going to proceed now with questions, beginning with the Conservatives.
Mr. Vis, you have six minutes, please.
Merci beaucoup, monsieur Adams.
Nous allons maintenant passer aux questions, en commençant par les conservateurs.
Monsieur Vis, vous avez six minutes.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Chair, and thank you to both witnesses for joining us today.
Thank you, MP Jeneroux, for bringing this bill forward. I was happy to jointly second this legislation, and I am pleased to be able to review it further in committee today.
When I first was acquainted with this bill last year, it struck a chord with me. Mr. Adams described a personal circumstance, and I had one too. In 2008, I was a graduate student at Carleton University in Ottawa, and my sister's husband passed away suddenly. My sister was 29 years old and was left with four kids alone. My sister was living in Washington state at the time, and although I wasn't an immediate family member of my brother-in-law, it would apply to my mother, who had to return to work sooner than she would have liked.
This legislation is very important and does strike a chord with a lot of families like my own who have gone through tragic and sudden loss and are left with big questions about what to do, how the bills are paid, how to do insurance claims and having the time to sort through all that, let alone finding the space, as both witnesses rightly mentioned, to mourn the loss of a loved one.
Thank you for sharing that, and thank you for indulging me with my own story.
Mr. Adams, for the sake of people listening today, how is compassionate care leave different from bereavement leave under the Canada Labour Code?
Merci, monsieur le président, et merci aux deux témoins de s'être joints à nous aujourd'hui.
Merci, monsieur Jeneroux, d'avoir présenté ce projet de loi. J'ai été heureux de l'appuyer conjointement, et je me réjouis de pouvoir l'examiner plus à fond aujourd'hui au Comité.
Lorsque j'ai pris connaissance de ce projet de loi pour la première fois, l'an dernier, cela a touché une corde sensible. M. Adams a décrit une situation personnelle, et j'en avais une moi aussi. En 2008, alors que je faisais des études supérieures à l'Université Carleton, à Ottawa, le mari de ma soeur est décédé subitement. Ma soeur s'est retrouvée seule, à 29 ans, avec quatre enfants. Elle vivait dans l'État de Washington à l'époque, et même si je n'étais pas un membre de la famille immédiate de mon beau-frère, cette mesure s'appliquerait à ma mère, qui a dû retourner au travail plus tôt qu'elle ne l'aurait souhaité.
Ce projet de loi est très important et touche une corde sensible chez beaucoup de familles comme la mienne, qui ont subi une perte tragique et soudaine et qui se posent de grandes questions sur ce qu'il faut faire, comment les factures seront payées, comment faire les réclamations d'assurance et avoir le temps de débrouiller tout cela, tout en trouvant du temps, comme les deux témoins l'ont fort justement mentionné, pour pleurer la perte d'un être cher.
Merci de nous en avoir fait part, et merci de m'avoir permis de raconter ma propre histoire.
Monsieur Adams, pour les gens qui nous écoutent aujourd'hui, en quoi le congé de soignant diffère-t-il du congé de décès que prévoit le Code canadien du travail?
Paul Adams
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Paul Adams
2021-02-25 15:50
I'm afraid I'll have to defer to Mr. Jeneroux on that. I'm not really an expert on the technicalities.
The alliance really believes that we need to move on a whole bunch of fronts to improve the provisions for the bereaved.
Je crains de devoir céder la parole à M. Jeneroux à ce sujet. Je ne suis pas vraiment un expert des détails techniques.
La Canadian Grief Alliance croit vraiment que nous devons agir sur de nombreux fronts pour améliorer les dispositions pour les personnes endeuillées.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Okay.
MP Jeneroux, would you like to distinguish the two for us, please?
D'accord.
Monsieur Jeneroux, pourriez-vous nous expliquer la distinction entre les deux, s'il vous plaît?
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CPC (AB)
Yes, for sure.
Thanks, Paul and Kelly and Helena for joining here.
The compassionate leave under which the bill was first developed solely looks at the caregiver, and rightfully so. However, when in conversations with the minister and the parliamentary secretary about extending bereavement from just the compassionate leave, which deals with just the caregiver.... The full bereavement leave deals with those...with sudden death, for example, a car accident, a homicide, cases in which you wouldn't have that caregiving time at the front end of a loved one's death.
Oui, bien sûr.
Merci, monsieur Adams, madame Masotti et madame Sonea, de vous être joints à nous.
Le congé de soignant pour lequel le projet de loi a été élaboré au départ ne vise que les aidants naturels, et à juste titre. Cependant, dans les conversations avec la ministre et le secrétaire parlementaire au sujet de la prolongation du congé de décès, et pas seulement le congé de soignant, qui ne s'applique qu'aux aidants naturels... Le congé de décès s'applique aux cas... de mort subite, par exemple, un accident de voiture, un homicide, les cas où l'on n'aurait pas pris soin d'un proche avant son décès.
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CPC (BC)
How many people do you believe, MP Jeneroux, would be impacted by this move to extend the length of leave past the death of a loved one?
Selon vous, monsieur Jeneroux, combien de personnes seraient touchées par cette décision de prolonger le congé après le décès d'un être cher?
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CPC (AB)
Right now we know that there are about 11,000 individuals who take compassionate care leave every year. To extend this to the death of a loved one outside the scope of caregiving, the number would obviously be much larger. We don't know in terms of who's going to die in the future and how much time is going to be generally spent with them, but we're seeing with an aging population that it's just going to continue to go up and up as we see the numbers taking the bereavement leave.
À l'heure actuelle, nous savons qu'environ 11 000 personnes prennent un congé de soignant chaque année. En ce qui concerne le décès d'un être cher en dehors du cadre de la prestation de soins, le nombre serait évidemment beaucoup plus élevé. Nous ne savons pas combien de gens mourront ni combien de temps sera consacré à les soigner, mais nous constatons qu'avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes qui prennent un congé de décès ne cesse d'augmenter.
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CPC (BC)
Thank you.
What has the response from the stakeholder community been to this bill since you tabled it in February 2020, and will the amendments to bereavement leave still allow for flexible caregiving?
Merci.
Quelle a été la réaction de la communauté des intervenants à ce projet de loi depuis que vous l'avez déposé en février 2020, et les modifications au congé de décès permettront-elles toujours de faire preuve de souplesse en matière de prestation de soins?
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CPC (AB)
I'll answer the second part, and then maybe I'll turn it over to Paul or Helena or Kelly to talk about the stakeholder aspect.
Je vais répondre à la deuxième partie, puis je vais peut-être céder la parole à M. Adams, à Mme Sonea ou à Mme Masotti pour qu'ils vous parlent des intervenants.
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CPC (BC)
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CPC (AB)
Seeing the response from stakeholders has been just remarkable. Lots of people have come out of the woodwork to show why this is important. The Canadian Grief Alliance is very key as a brand new organization that encompasses so many different organizations and really shows the full scope of them. I think, in the interests of time, I'll just turn it over to them.
La réaction des intervenants a été tout simplement remarquable. Beaucoup de gens sont sortis de nulle part pour montrer pourquoi c'est important. La Canadian Grief Alliance est un organisme tout à fait nouveau qui regroupe un grand nombre d'organisations différentes et qui en montre vraiment toute la portée. Pour gagner du temps, je vais lui céder la parole.
Paul Adams
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Paul Adams
2021-02-25 15:53
If I could just say briefly, a critical part of why we wanted to address the issue of grief is that I think it falls in a kind of ground that people don't fully understand. Grief is a normal, natural process. It's not a mental illness. It's not in itself a sign of ill health. In fact, it's just the opposite, but we do know that it can turn into something more serious—a serious mental health issue—and that's why we were concerned, especially in the context of COVID-19.
I talked before about the complexity of grief leading to other difficulties at times. Of course, it's not just the people who have lost loved ones to COVID during this pandemic, but it's anyone who has lost a loved one, whether it's to cancer or another disease, who may not be able to be with their loved one, may not be able to have a funeral in a normal way, may not be able to gather with their family and friends.
Si vous me permettez d'intervenir brièvement, l'une des principales raisons pour lesquelles nous voulions nous attaquer à la question du deuil, c'est que je pense qu'elle s'inscrit dans un domaine que les gens ne comprennent pas bien. Le deuil est un processus normal et naturel. Ce n'est pas une maladie mentale. Ce n'est pas, en soi, un signe de mauvaise santé. En fait, c'est tout le contraire, mais nous savons que cela peut se transformer en quelque chose de plus grave — un grave problème de santé mentale — et c'est pourquoi nous étions préoccupés, surtout dans le contexte de la COVID-19.
J'ai déjà parlé de la complexité du deuil qui entraîne parfois d'autres difficultés. Bien sûr, il n'y a pas que les gens qui ont perdu un proche à cause de la COVID pendant cette pandémie, mais il y a aussi tous ceux qui perdent un être cher, que ce soit à cause du cancer ou d'une autre maladie, qui ne peuvent pas être à ses côtés, qui ne peuvent peut-être pas tenir des funérailles comme cela se fait normalement, se réunir avec leur famille et leurs amis.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Chair. That's all from me.
Merci, monsieur le président. C'est tout ce que j'avais à dire.
View Sean Casey Profile
Lib. (PE)
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2021-02-25 15:54
Thank you, Mr. Vis.
Next we have Mr. Long, please, for six minutes.
Merci, monsieur Vis.
La parole est maintenant à M. Long, pour six minutes.
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
Thank you, Mr. Chair, and good afternoon to my colleagues.
Matt, it's great to see you. It seems like it was many years ago that we sat together on ethics, you and Pat Kelly, and all of us on the Liberal side. We did great work there. I just want to congratulate you on this. You certainly have my respect for bringing this forward.
Now MP Falk and I were a part of HUMA in the last Parliament. The study was launched for M-110 by MP Richards, which was the study for parents suffering the loss of an infant. During that study, through testimony that I will say was certainly compelling and absolutely heartbreaking, we certainly saw then the need for governments, our government, to show more compassion and flexibility when it comes to bereavement leave.
I have some questions. I'll ask them, and they can be for Mr. Adams, Ms. Masotti, Ms. Sonea or you, too, Matt.
My first question is this. Our government is taking the necessary steps to ensure that when workers are experiencing a tragic event in their lives there are supports in place. Can you tell us about the proposed amendments, and how you feel they will make this bill better and ensure that workers are supported?
Maybe, Matt, we'll start with you.
Merci, monsieur le président, et bonjour à mes collègues.
Monsieur Jeneroux, c'est un plaisir de vous voir. Il me semble qu'il y a de nombreuses années, nous nous sommes réunis pour discuter d'éthique, vous et Pat Kelly, et nous tous du côté libéral. Nous avons fait de l'excellent travail là-bas. Je tiens à vous en féliciter. Vous avez certainement tout mon respect pour avoir soulevé cette question.
Mme Falk et moi-même faisions partie du comité HUMA au cours de la dernière législature. L'étude de la motion M-110, c'est-à-dire l'étude concernant les parents qui ont perdu un bébé, a été lancée par le député Richards. Au cours de cette étude, grâce à des témoignages que j'ai trouvés très convaincants et absolument déchirants, nous avons certainement constaté que les gouvernements, notre gouvernement, devaient faire preuve de plus de compassion et de souplesse en ce qui concerne les congés de décès.
J'ai quelques questions. Je vais les poser, et elles peuvent s'adresser à M. Adams, à Mme Masotti, à Mme Sonea ou à vous aussi.
Ma première question est la suivante. Notre gouvernement prend les mesures nécessaires pour veiller à ce que des mesures de soutien soient en place lorsque des travailleurs vivent un événement tragique. Pouvez-vous nous parler des modifications proposées et nous dire en quoi elles amélioreront le projet de loi et soutiendront les travailleurs?
Monsieur Jeneroux, nous pourrions peut-être commencer par vous.
View Matt Jeneroux Profile
CPC (AB)
Thanks, Wayne.
I really appreciate it. Those were fun days on ethics for sure, as new members of Parliament.
Merci, monsieur Long.
Je vous en suis très reconnaissant. Ces réunions sur l'éthique ont certainement été bien agréables pour les nouveaux députés.
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
Yes, absolutely.
Oui, absolument.
View Matt Jeneroux Profile
CPC (AB)
Again, the original intent of the bill, looking at compassionate leave, was built on some of the work I did at the Alberta provincial legislature, but what it turned into was very specific to caregiving and how caregivers are supported, which is important and needs to continue to be part of the conversation.
With the reach-out from Parliamentary Secretary Housefather and Minister Tassi, we said, “Why don't we look at broadening it to include everybody who would go through bereavement?” Again, it's for those sudden instances, a sudden diagnosis of cancer where we don't have the ability at the beginning to do that caregiving. It helps to expand that general scope.
Encore une fois, l'intention initiale du projet de loi sur le congé de soignant, était fondée sur une partie du travail que j'ai fait à l'Assemblée législative de l'Alberta, mais cela a pris la forme d'une disposition très précise visant les soignants et le soutien à leur apporter, qui est important et doit continuer de faire partie de la conversation.
Avec le secrétaire parlementaire, M. Housefather et la ministre Tassi, nous nous sommes demandé: « Pourquoi ne pas envisager d'élargir la portée de la loi pour inclure tous ceux qui vivent un deuil? » Encore une fois, c'est pour ces cas soudains, un diagnostic de cancer soudain, lorsque nous n'avons pas la capacité, au début, de prodiguer des soins. Cela aide à élargir la portée générale.
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
Ms. Masotti, Ms. Sonea or Mr. Adams, is there anything you'd like to add to that or comment on?
Madame Masotti, madame Sonea ou monsieur Adams, avez-vous quelque chose à ajouter?
Kelly Masotti
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Kelly Masotti
2021-02-25 15:57
I don't have much to add. I would agree with what Mr. Jeneroux just said. Any level of additional support for caregivers would be welcome. We know that when individuals are diagnosed with cancer, rates of anxiety and depression skyrocket. Throughout our surveying over the last few months, we're seeing the same for caregivers, who also experience those same levels of anxiety in helping and caring for their loved ones.
Broadening the bill, and the amendments suggested, are wise. Any additional support for people in a time of crisis is something we should all be very proud of and support.
Je n'ai pas grand-chose à ajouter. Je suis d'accord avec ce que M. Jeneroux vient de dire. Tout soutien supplémentaire pour les soignants serait le bienvenu. Nous savons que lorsque des personnes reçoivent un diagnostic de cancer, les taux d'anxiété et de dépression montent en flèche. Durant le sondage que nous avons mené au cours des derniers mois, nous avons constaté la même chose chez les soignants qui éprouvent également le même degré d'anxiété lorsqu'ils aident et soignent leurs proches.
L'élargissement du projet de loi et les amendements proposés sont judicieux. Nous devrions tous être très fiers de tout soutien supplémentaire offert aux gens en période de crise.
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
Absolutely, it's very much needed.
Mr. Adams, do you have anything you'd like to add?
Absolument, c'est grandement nécessaire.
Monsieur Adams, avez-vous quelque chose à ajouter?
Paul Adams
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Paul Adams
2021-02-25 15:58
I'd just add quickly that we have a gap in the research. We don't really understand right now fully the burden of grief, how many people grieve or the pace of grieving. Certainly there isn't much in Canada to know with precision how much time people need. Those needs would be various. I don't think we know that. We absolutely applaud the changes and we hope that by being more expansive it will touch more people. However, we also hope that in time we can have more research in this country so that we understand more precisely what the needs are.
J'ajouterais rapidement qu'il y a une lacune dans la recherche. À l'heure actuelle, nous ne comprenons pas vraiment le fardeau du deuil, le nombre de personnes en deuil ou les phases du deuil. Nous n'avons certainement pas beaucoup de données au Canada pour savoir avec précision de combien de temps les gens ont besoin. Les besoins sont variables. Je ne pense pas que nous le sachions. Nous sommes tout à fait en faveur des changements et nous espérons qu'en élargissant la portée du projet de loi, nous toucherons un plus grand nombre de personnes. Cependant, nous espérons aussi qu'avec le temps, nous pourrons faire davantage de recherche au Canada afin de mieux comprendre quels sont les besoins.
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