Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 60 of 3412
View Bob Benzen Profile
CPC (AB)
Thank you, Madam Chair, and thank you to all the witnesses.
Professor Leuprecht, you said a lot of very interesting things in your opening comments, and I'd like to follow up on a few. Clearly, with the pandemic, and all our other military commitments overseas, dealing with forest fires and whatnot, there's a high demand for the Canadian military. Yet, it doesn't seem we have enough resources. You talked a bit about the government's need to increase defence spending from 1.3% to 2% of its budget.
Can you talk a bit about that?
Merci, madame la présidente, et merci à tous les témoins.
Monsieur Leuprecht, vous avez dit beaucoup de choses très intéressantes dans votre déclaration préliminaire, et j'aimerais revenir sur certaines d'entre elles. De toute évidence, compte tenu de la pandémie et de tous nos autres engagements militaires à l'étranger, comme la lutte contre les feux de forêt et tout le reste, l'Armée canadienne est très sollicitée. Pourtant, il semble que nous n'ayons pas suffisamment de ressources. Vous avez expliqué brièvement que le gouvernement devait augmenter ses dépenses en matière de défense de sorte qu'elles représentent 2 % de son budget, plutôt que 1,3 %.
Pouvez-vous nous en parler un peu?
Christian Leuprecht
View Christian Leuprecht Profile
Christian Leuprecht
2020-11-23 12:15
Let me just give you some data on recent operations.
There were 31 domestic operations from 2010 to 2020, including assistance activity for 23 operations. The number of and types of troops assigned for 29 of them, and the duration for 23 of them show the following patterns. The frequency of these operations is increasing, but the majority of these were relatively minor, they required fewer than 100 CAF personnel, and 16 out of 23 operations for which information is available were relatively short, so less than a fortnight in duration. While the size of operations has increased recently, post-2000s, floods have required call-outs of about 2,500 CAF personnel, whereas the 1997 Red River floods required 8,000 personnel, and the 1998 eastern Canada ice storm required 12,000 personnel.
The real critical point to get to is aviation transport, and of course, our colleagues have already flagged that. The evacuation of communities, airlifting supplies and personnel is in high demand. There has been some demand for specialists, such as engineers, and a great demand for general labour. However disruptive these operations might be, by and large, these are operations that should be within the capabilities of the CAF.
As the chief of the defence staff pointed out in his remarks before the committee, the CAF now builds this into its training and incidents operational cycles. What is disruptive is the size of the operations, and demands that are unconventional, for example, for floods and forest fires, the CAF now builds in. But the CAF, as I pointed out, had not built in a large pandemic operation of the size that it was asked to carry out. It demonstrated it could carry out that task, but it showed that with constant resources, there are very difficult trade-offs to be made.
We live, as our colleagues have pointed out, in an international security environment that is likely going to require more capacity and more demands, simply operationally. We live in an environment where our allies, and our key strategic ally, the United States, are calling for allies to do more on defence, and we have a growing requirement in terms of domestic operations.
In the past, people always said that Canada was a free rider. I've argued that Canada is not a free rider, it is an easy rider. It has spent just enough on defence. The problem is that what was just enough in the past is simply not enough in light of the challenges and the demands we are facing today in terms of domestic deployments, continental defence and international demands in terms of peace, stability and security, as well as our allied commitments.
Permettez-moi de vous fournir quelques données sur les récentes opérations.
De 2010 à 2020, il y a eu 31 opérations nationales, y compris des activités d'aide dans le cadre de 23 opérations. Le nombre et le type de soldats affectés à 29 d'entre elles, ainsi que la durée de 23 d'entre elles, permettent de dégager les tendances suivantes. La fréquence de ces opérations est en hausse, mais la majorité d'entre elles étaient d'envergure relativement modeste: elles ont exigé moins de 100 militaires canadiens, et 16 des 23 opérations pour lesquelles nous disposons des renseignements étaient de durée relativement courte, c'est-à-dire de moins d'une quinzaine de jours. Bien que l'ampleur des opérations ait augmenté récemment, après les années 2000, les inondations ont nécessité l'intervention d'environ 2 500 membres des Forces armées canadiennes, alors que les inondations de la rivière Rouge en 1997 avaient nécessité l'intervention de 8 000 militaires, et la tempête de verglas de 1998 dans l'est du Canada avait exigé 12 000 militaires.
Le point crucial, c'est le transport aérien, comme nos collègues l'ont évidemment déjà signalé. L'évacuation des habitants d'une localité et le transport aérien de fournitures et d'effectifs sont des fonctions très demandées. Il y a aussi une certaine demande pour des spécialistes, comme des ingénieurs, et une forte demande pour la main-d'œuvre en général. Aussi perturbatrices que soient ces activités, dans l'ensemble, ce sont des opérations qui devraient figurer parmi les capacités des Forces armées canadiennes.
Comme le chef d'état-major de la défense l'a souligné dans ses observations devant le Comité, les Forces armées canadiennes intègrent désormais ces capacités dans leurs cycles opérationnels d'entraînement et d'intervention en cas d'incident. L'effet perturbateur tient à l'ampleur des opérations et à la nature non conventionnelle des exigences, par exemple, pour les inondations et les feux de forêt, qui font maintenant partie des opérations des Forces armées canadiennes. Toutefois, comme je l'ai signalé, les Forces armées canadiennes n'avaient pas prévu une opération de lutte contre la pandémie de l'ampleur de celle qu'on lui a demandé de mener. L'armée a prouvé qu'elle pouvait accomplir cette tâche, mais elle a aussi montré que, devant la demande constante de ressources, il y a des compromis très difficiles à faire.
Comme nos collègues l'ont fait remarquer, nous vivons dans un environnement international de sécurité qui nécessitera probablement plus de capacités et de besoins, simplement sur le plan opérationnel. Nous vivons dans un environnement où nos alliés et notre principal allié stratégique, les États-Unis, demandent aux autres alliés de faire plus en matière de défense, et nous devons composer avec une exigence accrue en matière d'opérations nationales.
Autrefois, les gens disaient toujours que le Canada s'en tirait à bon compte. Pour ma part, je soutiens que le Canada est un allié profitable. Il n'a dépensé que le nécessaire pour la défense. Le problème, c'est que le montant qui était qualifié de strict nécessaire dans le passé ne l'est tout simplement plus maintenant, compte tenu des exigences et des défis auxquels nous faisons face aujourd'hui sur le plan des déploiements à l'échelle nationale, continentale et internationale en matière de paix, de stabilité et de sécurité, ainsi que sur le plan de nos engagements à titre d'alliés.
View Bob Benzen Profile
CPC (AB)
That definitely means we should be doubling our spending, and going from $20 billion to $40 billion.
Cela signifie manifestement que nous devrions doubler nos dépenses et passer de 20 à 40 milliards de dollars.
Christian Leuprecht
View Christian Leuprecht Profile
Christian Leuprecht
2020-11-23 12:19
I would caution that what Canada needs is not necessarily a bigger military, because people always think that we need to recruit more people. We already have challenges on the recruitment side. We need a better military, and in many ways, a better organized military with the right kit, the right training and the right people. That has always been the strength of the Canadian Armed Forces.
Ultimately, it's exceptional people with exceptional kits that can be relied upon, and the ability to do that on our own. This is ultimately what's in question here, if we further undermine our ability to deliver for the organization, that we can deploy and be relied upon to deliver regardless what the government asks of its Canadian Armed Forces. I'm concerned that the current level of commitment is not enough to sustain that in light of the current operational tempo.
Je tiens à préciser que ce dont le Canada a besoin, ce n'est pas nécessairement d'une plus grosse armée; les gens ont souvent tendance à croire que nous devons faire plus de recrutement. Nous avons déjà des problèmes à ce chapitre. Ce qu'il nous faut, c'est une meilleure armée, c'est-à-dire une armée mieux organisée avec le bon matériel, la bonne formation et les bonnes personnes. Cela a toujours été la force des Forces armées canadiennes.
En fin de compte, ce qu'il nous faut, ce sont des gens exceptionnels avec des attirails exceptionnels et fiables, et cette capacité que nous avons de faire les choses par nous-mêmes. En fait, c'est ce qui est en jeu ici si nous continuons à miner notre capacité à donner à l'organisation ce dont elle a besoin pour lui permettre de se déployer et d'être l'organisation sur laquelle nous pouvons compter, peu importe ce que l'État attend d'elle. Compte tenu du présent rythme opérationnel, je crains que le degré d’engagement actuel ne soit pas suffisant pour maintenir cela.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Can I pick up on that? Could you talk a bit more about the integration between the commercial and the military?
I think this would surprise a lot of people as well, that ostensibly private companies are constantly looking for opportunities to find all kinds of military applications through the direction of party committees, and this has been escalated dramatically under Xi Jinping. This isn't just particular sectors; this is ubiquitous in what is expected on the commercial side within the Chinese economy.
Puis-je revenir sur cette question? Pourriez-vous parler brièvement de l'intégration entre le secteur commercial et le secteur militaire?
Je crois que bien des gens seraient aussi surpris d'apprendre que des entreprises qui s'affichent comme des sociétés privées sont constamment à la recherche de toutes sortes d'applications militaires, et ce, à la demande des comités du parti. Ces recherches se sont intensifiées considérablement sous le gouvernement de Xi Jinping. Je ne parle pas seulement de certains secteurs en particulier. C'est une pratique exigée de tous les secteurs commerciaux au sein de l'économie chinoise.
Charles Burton
View Charles Burton Profile
Charles Burton
2020-06-08 12:38
The Chinese Communist Party establishes a five-year plan with goals for furtherance of their interests in key strategic sectors, including high technology. Therefore, the industries are involved in acquiring this information either through commercial deals with foreign companies contingent on the transfer of intellectual property and technology or through theft. For example, cyber espionage or espionage engaged in by agents of the Chinese state are involved in these relationships with foreign firms or universities where PLA-associated scholars have been found to be collaborating with Canadians in key sectors without identifying their People's Liberation Army association.
All the industries in China belong to these systems. Each ministry has a system, and this includes the military. A lot of things that we think are commercial enterprises are actors whose primary mandate is to further the interests of the Chinese strategic and military apparatus. That's been pretty well established.
Le Parti communiste chinois dresse des plans quinquennaux comportant des objectifs pour l'avancement de ses intérêts dans les secteurs stratégiques clés, notamment la technologie. L'industrie participe donc à l'obtention de ces renseignements soit en concluant des accords commerciaux avec des entreprises étrangères en échange d'un transfert de propriétés intellectuelles ou de technologies, soit en subtilisant ces renseignements. Par exemple, des agents de l'État chinois font du cyberespionnage ou de l'espionnage traditionnel dans le cadre de tels échanges avec des entreprises ou des universités étrangères et on a découvert que des universitaires ayant des liens avec l'Armée populaire de libération avaient collaboré avec des Canadiens dans des secteurs clés sans faire connaître leur association avec l'Armée populaire de libération.
Toutes les industries en Chine sont liées à ce système. Chaque ministère a un système et il en va de même pour l'armée. Bien des entités qu'on croit être des entreprises commerciales sont en fait des acteurs dont le principal mandat est de faire avancer les intérêts de l'appareil stratégique et militaire chinois. C'est une réalité bien établie.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
To your recommendation about a moratorium on all state-owned enterprise investment from China, would it be possible, as some might want to do, to say this sector might have military applications or might be more strategic, and this sector isn't, or is it more likely that those applications exist in a very broad spectrum of sectors?
Au sujet de votre recommandation concernant un moratoire sur les investissements provenant de toute entreprise d'État chinoise, serait-il possible, comme certains pourraient le suggérer, de dire que tel secteur pourrait avoir des applications militaires ou aurait une plus grande valeur stratégique contrairement à tel autre secteur, ou ce genre d'applications est-il plutôt possible dans un grand nombre de secteurs?
Charles Burton
View Charles Burton Profile
Charles Burton
2020-06-08 12:40
I think the Chinese state is not likely to be investing in failing Canadian industries and sectors that are not in the geostrategic interests of the state as reflected in their planning process, which is comprehensive and very thorough. I think we have to look at any Chinese investment that is controlled by the Chinese Communist Party, which all of them are required to be by virtue of their citizenship in the People's Republic of China. I think we'll find that most, if not all of them, are serving the interests of the Chinese state and are not simply about enhancing the profitability of a company in Canada through a shrewd investment by private or corporate considerations. They're state considerations.
Je crois que l'État chinois ne souhaitera vraisemblablement pas investir dans les industries et secteurs canadiens en déclin qui n'ont pas de valeur géostratégique pour les intérêts de la Chine, comme l'indique son processus de planification, qui est global et exhaustif. Je crois qu'il faut considérer tout investissement venant de Chine comme étant contrôlé par le Parti communiste chinois, ce qui est requis pour toute entreprise inscrite en République populaire de Chine. Je crois que nous constaterons que la plupart des investissements, pour ne pas dire tous les investissements, servent les intérêts de l'État chinois et n'ont pas seulement pour but d'accroître la profitabilité d'une entreprise au moyen d'un judicieux investissement fondé sur des considérations privées ou commerciales. Ils sont fondés sur des considérations étatiques.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
So a possible rethink of eligibility might be a good idea.
I want to pop over quickly to the “Strong, Secure, Engaged”. We had asked for a report on defence spending, how much was collapsing, what's on schedule and what's behind. You had told us originally the end of May. Where is the report? It is the end of May now.
Il y aurait donc peut-être lieu de repenser les critères d'admissibilité.
J'aimerais passer rapidement à la politique de défense Protection, Sécurité, Engagement. Nous avions demandé un rapport sur les dépenses en matière de défense, l'ampleur de l'effondrement, les travaux qui avancent comme prévu et les retards. Vous nous aviez dit, au départ, que le tout serait prêt à la fin de mai. Où est le rapport? Nous voici à la fin de mai.
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:16
We asked the department for updated information, and we did not get it. As you mentioned, we were hoping to release a report by the end of May, but we haven't received the information we were hoping to get, so we have to postpone that.
Nous avons demandé au ministère de nous fournir des renseignements à jour, mais en vain. Comme vous l'avez dit, nous comptions publier un rapport d'ici la fin du mois de mai, mais nous n'avons pas reçu les renseignements que nous espérions obtenir. Voilà pourquoi nous devons en reporter la publication.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
Was that information from DND?
S'agissait-il de renseignements en provenance du ministère de la Défense nationale?
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
Yes.
Oui.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
We don't know why.
Nous ne le savons pas.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
That's disgraceful. This is half a trillion dollars of spending. Are they refusing to give it to you? Are they ignoring you? What are they doing?
C'est honteux. On parle de dépenses de 500 milliards de dollars. Les fonctionnaires refusent-ils de vous fournir les renseignements? Vous font-ils la sourde oreille? Que sont-ils en train de faire?
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
Apparently the current situation makes it very difficult for departmental officials to provide us with the information.
À ce qu'il paraît, en raison de la situation actuelle, les fonctionnaires du ministère ont beaucoup de mal à nous fournir les renseignements.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
But this was only a couple of months.... Had they been ignoring it for longer than the current situation?
Mais c'était il y a à peine quelques mois... N'ont-ils rien fait avant la situation actuelle?
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
We were supposed to get the information on time to provide parliamentarians with an update on “Strong, Secure, Engaged”. May was the target date for us, but we didn't get the information on time.
Nous étions censés obtenir les renseignements à temps afin de pouvoir présenter aux parlementaires une mise à jour sur la politique Protection, Sécurité, Engagement. Nous nous étions donné comme échéance le mois de mai, mais nous n'avons pas reçu les renseignements à temps.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
When are you going to get the information from DND?
Quand le ministère de la Défense nationale vous les fournira-t-il?
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
We were told that it would be delayed by a couple of weeks, but we have not received it yet.
On nous a dit que le tout serait retardé de quelques semaines, mais nous n'avons encore rien reçu.
View Kelly McCauley Profile
CPC (AB)
Would you be able to report back to us in mid-June on whether they have given you that information? That's disgraceful that DND, for half a trillion [Technical difficulty—Editor]. It's just like asking for the bid information on the ships, where they delayed for years.
Let me ask you one last question. Will all this emergency spending going on right now put into jeopardy the “Strong, Secure, Engaged” spending plans?
Pourriez-vous nous faire savoir, à la mi-juin, si les fonctionnaires vous ont envoyé ces renseignements? C'est une honte pour le ministère de la Défense nationale, compte tenu des 500 milliards de dollars [Difficultés techniques]. C'est d'ailleurs ce qui s'était passé lorsque nous avions demandé des renseignements sur les soumissions concernant les navires; là encore, le ministère avait fait traîner les choses pendant des années.
Permettez-moi de vous poser une dernière question. Les dépenses urgentes qui sont effectuées en ce moment vont-elles mettre en péril les plans de dépenses dans le cadre de la politique Protection, Sécurité, Engagement?
Yves Giroux
View Yves Giroux Profile
Yves Giroux
2020-05-29 11:18
That's a question that the government would be in a good position to answer. For example, in the need to return to more sustainable spending, if the government decides to cut some aspects of government operations and targets defence spending, then it could put in jeopardy “Strong, Secure, Engaged” spending, or DND spending more generally. However, if it decides to reduce other areas of government spending, it could leave DND [Technical difficulty—Editor].
These are all policy choices that the government will have to make when it decides the way in which it wants to return to more sustainable levels of deficit, or even a balanced budget.
Le gouvernement serait bien placé pour répondre à cette question. Par exemple, advenant la nécessité de revenir à des dépenses plus soutenables, si le gouvernement décide de réduire certains aspects de ses activités et de cibler les dépenses en matière de défense, cela risque alors de mettre en péril les dépenses prévues dans le cadre de la politique Protection, Sécurité, Engagement ou, de façon plus générale, les dépenses du ministère de la Défense nationale. Toutefois, si le gouvernement décide de réduire ses dépenses dans d'autres secteurs, il pourra peut-être laisser le ministère de la Défense nationale [Difficultés techniques].
Voilà autant de choix stratégiques que le gouvernement devra faire lorsqu'il décidera de la façon dont il souhaite revenir à des niveaux de déficit plus soutenables, voire à un budget équilibré.
View Peter Fragiskatos Profile
Lib. (ON)
Mr. Falconer, does your association represent workers in the defence sector?
Monsieur Falconer, est-ce que votre association représente les travailleurs du secteur de la défense?
View Peter Fragiskatos Profile
Lib. (ON)
The U.S. has set aside $17 billion in federal loans for businesses that it deems critical to the maintenance of national security. That's straight from the policy that was recently enacted.
As you well know, Canada has a very large defence sector. Should Canada aim to do something similar in your view, or at least in the association's view?
Les États-Unis ont prévu 17 milliards de dollars de prêts fédéraux pour les entreprises qu'ils estiment essentielles au maintien de la sécurité nationale. Je le tiens directement de la politique qui vient d'être mise en place.
Comme vous le savez bien, le secteur canadien de la défense est très important. Notre pays devrait-il viser un objectif semblable à celui des États-Unis, d'après vous, ou, du moins, d'après votre association?
Gord Falconer
View Gord Falconer Profile
Gord Falconer
2020-04-03 16:51
In our view, we represent members who do repair and overhaul in the defence sector. We also represent the shipbuilding industry. One of the things that we need to do is to ensure that those are protected and, yes, there should be something that's put into play for that.
Nous prétendons représenter les réparateurs et réviseurs du secteur de la défense et des chantiers navals. Nous devons notamment assurer leur protection. Effectivement, des mesures devraient nous y aider.
View Peter Fragiskatos Profile
Lib. (ON)
I'll just emphasize that it is loans that have been allocated by Washington, but I think it's something that is worth discussing.
Je soulignerai seulement que ce sont des prêts distribués par Washington, mais je pense qu'il vaut la peine d'en discuter.
Gord Falconer
View Gord Falconer Profile
Gord Falconer
2020-04-03 16:51
Washington has a lot larger issue with the defence side than we do. I just want to emphasize that we do a lot of work for the Americans, which is obviously now in jeopardy because of the borders being closed.
The other thing that you have to keep in mind is that we have our differences between essential services between different provinces. Some of that work had actually been let go because of the provincial jurisdiction on essential versus non-essential. I just want to emphasize that as well.
En matière de défense, le problème de Washington est beaucoup plus gros que le nôtre. Je tiens seulement à souligner que nous effectuons beaucoup de travail pour les Américains, travail maintenant en péril, manifestement, à cause de la fermeture des frontières.
Il faut garder à l'esprit les différences entre nos provinces, relativement aux services essentiels. Je tiens aussi à souligner qu'il a fallu laisser tomber une partie de ce travail en raison de la compétence exercée par les provinces sur la détermination du caractère essentiel ou non essentiel.
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
To clarify, there are basically three components: the air force, the army and the navy. Then there's the civilian side and the Communications Security Establishment, or CSE. An additional $487.3 million is wanted for capital investments.
I'm not asking for the exact figures, but can they be rounded up? Do we know what proportion of this amount is for each component and for the civilian side?
Pour clarifier, essentiellement, il y a trois éléments: l'armée de l'air, l'armée de terre et la marine. Ensuite, il y a la partie civile et le Centre de la sécurité des télécommunications, ou CST. On demande 487,3 millions de dollars supplémentaires pour des dépenses en immobilisations.
Je ne demande pas les chiffres exacts, mais est-ce qu'on peut arrondir? Est-ce qu'on a une idée de la proportion de ce montant qui est destinée à chaque élément et à la partie civile?
Rob Chambers
View Rob Chambers Profile
Rob Chambers
2020-03-11 16:02
Certainly, I can speak to the infrastructure portion of that, sir, taking into account the minister's earlier comment about the defence team. Some of these resources really are integrated, and they are of benefit to all of the services.
To give you a specific example, in Valcartier, Defence Research and Development Canada is the leading defence R and D function in the Government of Canada. A large portion, $16.65 million of that amount, is destined for a project for DRDC. I wouldn't be able to specify the benefit to the air force, the army or the navy from that. It is very much a defence team investment.
There are a few other infrastructure projects here that are a little more targeted, some for army, some for air force, although when they are applied it goes beyond just that service. I think that for the overall picture I would defer to my colleague the CFO or the deputy, to give you that bigger picture beyond infrastructure.
Certainement, je peux parler de la partie des infrastructures, monsieur, en tenant compte du commentaire précédent du ministre au sujet de l'équipe de défense. Certaines de ces ressources sont réellement intégrées et elles profitent à l'ensemble des services.
Pour vous donner un exemple précis, à Valcartier, Recherche et développement pour la défense Canada est la principale fonction de défense en recherche et développement du gouvernement du Canada. Une partie importante, 16,65 millions de dollars de cette somme, est destinée à un projet de RDDC. Je ne serais pas en mesure de préciser ce que tirent de cela la force aérienne, l'armée ou la marine. C'est vraiment un investissement dans l'équipe de défense.
Il y a quelques autres projets d'infrastructure qui sont un peu plus ciblés, certains pour l'armée, certains pour la force aérienne, même si, lorsqu'ils sont appliqués, cela dépasse ce seul service. Je crois que pour dresser le portrait global, je laisserais le soin à ma collègue la dirigeante principale des finances ou sous-ministre, vous présenter le portrait d'ensemble, au-delà des infrastructures.
Jody Thomas
View Jody Thomas Profile
Jody Thomas
2020-03-11 16:03
We have a list of the projects that these particular supplementary estimates are for. It is a mix of army, navy, air force and SOFCOM, as well as some infrastructure funding.
Examples are the naval large trucks, the common pattern armoured vehicle and the Canadian Forces electronic warfare support. Some of it is for things like identity management, for when we are doing recruiting, so we can capture identity more quickly and put them into the recruiting system more quickly—those kinds of things.
There is no project here in particular for anything other than, on the capital side, military capability between the four services and the recruiting group.
Nous avons une liste des projets pour lesquels ce Budget supplémentaire des dépenses particulier est conçu. C'est un mélange: l'armée, la marine, la force aérienne et le COMFOS, ainsi que certains fonds destinés aux infrastructures.
Parmi certains exemples, mentionnons les grands camions de la marine, le véhicule blindé de modèle courant et le soutien de guerre électronique des Forces canadiennes. Certaines de ces choses servent à la gestion de l'identité, lorsque nous faisons du recrutement, afin que nous puissions saisir plus rapidement l'identité et l'intégrer plus rapidement dans le système de recrutement — ces genres de choses.
Il n'y a ici aucun projet en particulier pour quoi que ce soit d'autre que, du côté des immobilisations, la capacité militaire entre les quatre services et le groupe de recrutement.
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
Is this list accessible and public? Out of curiosity, can we look at it somewhere?
Est-ce que cette liste est accessible et publique? Par curiosité, pouvons-nous la consulter quelque part?
Jody Thomas
View Jody Thomas Profile
Jody Thomas
2020-03-11 16:04
Yes, absolutely, we can table it.
Oui, absolument, nous pouvons la déposer.
View Larry Bagnell Profile
Lib. (YT)
View Larry Bagnell Profile
2020-03-11 16:18
Madam Chair, thank you.
To the minister and everyone at the table who has served in the military, thank you very much for your service.
Normally I would ask one question after another, but I have two questions. I don't want you to use all the time on my first question, because I want to hear an answer to the second question.
The first one is about COVID-19. The military has had a great role and I'm sure it's very appreciated by some Canadians. Maybe you could update Canadians on your role in that.
Second, you mentioned recent interactions in the Arctic. I think it was yesterday that Canadian and American jets intercepted a Russian one 50 miles off Alaska. Maybe you could comment on that.
Merci, madame la présidente.
Monsieur le ministre, tout le monde à la table qui a déjà servi dans l'armée, merci beaucoup de votre service.
Habituellement, je poserais une question après l'autre, mais j'ai deux questions. Je ne veux pas passer tout mon temps sur la première question, puisque je veux avoir une réponse à la deuxième question.
Ma première question concerne la COVID-19. L'armée a joué un rôle important, et je suis sûr que certains Canadiens en sont très reconnaissants. Peut-être que vous pourriez informer les Canadiens de votre rôle à ce sujet.
Ensuite, vous avez mentionné des interactions récentes dans l'Arctique. Je pense que c'est hier que des avions à réaction canadiens et américains ont intercepté un avion à réaction russe à 50 milles au large de l'Alaska. Peut-être que vous pourriez fournir des commentaires là-dessus.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
When we were discussing the defence policy, one thing was sure. We wanted to make sure that the Canadian Armed Forces will be there for Canadians in times of need. We can anticipate the different types of disasters that come up. If you look throughout previous years, in the last four and a half years you see floods, fires, and our dealing with missiles from Iran and other issues around the world.
In this one in particular, the Canadian Armed Forces responded superbly. We can move very quickly on the logistics piece. Even on the first flight from Wuhan, we had military medical personnel on the aircraft. We were able to make sure that when Trenton was selected, we had the right accommodations, the right people there. At the peak of it, we had over 300 personnel in support of this.
Part of this is we also have significant expertise, so as we were looking at providing support, we were very mindful that we had to protect the force itself. We are taking the appropriate measures, so that we can maintain our operations overseas and at the same time be able to support Canadians.
This was a very unique challenge that we had to move very quickly on. The military worked very closely with all the other departments to respond very quickly.
When it comes to the recent intercept when the Russian Bears came into the American.... One of the pictures was just brought to me, which I want to share with the committee. We have our F18s actually intercepting that Bear and we have the F22 in the background here as well. We hear about it, but I get to see some of the actual work that goes on from the early detection to the actual intercept.
It also goes to show that Russia is continually looking at new methods. We need to make sure that we put the right investments in it. We are doing that now, but we have a lot more work to do in regard to modernization, which is going to help deliver on a lot of those projects.
Lorsque nous parlions de la politique de défense, une chose était certaine. Nous voulions nous assurer que les Forces armées canadiennes allaient être là pour les Canadiens en cas de besoin. Nous pouvons prévoir les différents types de catastrophes possibles. Si vous regardez les années précédentes, au cours des quatre dernières années et demie, nous avons connu des inondations et des incendies, en plus de devoir composer avec des missiles iraniens et d'autres problèmes dans le monde.
Dans le cas de cette situation en particulier, les Forces armées canadiennes sont intervenues de façon remarquable. Nous pouvons prendre des mesures très rapides sur le plan logistique. Même lors du premier vol en provenance de Wuhan, du personnel militaire médical était à bord de l'avion. Nous avons pu nous assurer, lorsque Trenton a été choisie, que nous disposions des installations appropriées et que les bonnes personnes étaient présentes. Au plus fort de la crise, nous avions plus de 300 membres du personnel qui soutenaient cette opération.
Cela tient également en partie au fait que nous disposons d'une expertise importante, de sorte que, lorsque nous en étions à évaluer la façon d'offrir du soutien, nous étions très conscients du fait que nous devions protéger les forces elles-mêmes. Nous prenons les mesures appropriées afin de pouvoir à la fois maintenir nos opérations à l'étranger et aider les Canadiens.
Il s'agissait d'un défi tout à fait unique, et nous devions prendre des mesures très rapides. L'armée a travaillé en très étroite collaboration avec tous les autres ministères pour réagir très rapidement.
En ce qui concerne la situation récente où des avions russes ont été interceptés dans l'espace aérien américain... L'une des photographies vient tout juste de m'être fournie, et je voulais la présenter au Comité. Nous voyons nos F18 intercepter cet avion russe, et nous voyons le F22 en arrière-plan également. Nous en entendons parler, mais j'ai la chance de voir une partie du travail qui est effectué, du moment où l'avion est détecté jusqu'au moment où il est intercepté en tant que tel.
Cela montre également que la Russie cherche continuellement à mettre au point de nouvelles méthodes. Nous devons nous assurer de faire les bons investissements. Nous le faisons actuellement, mais il nous reste beaucoup de travail à faire sur le plan de la modernisation, ce qui nous aidera à réaliser un grand nombre de ces projets.
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
Thank you, Madam Chair.
I'll try to be a good soldier and stay on today's topic, which is supplementary estimates (B) 2019-20.
During my period of service, some type of administrative and financial madness always occurred between January and March 31, because that was the end of the fiscal year. We were told either to make budget cuts or to transfer money to the senior levels.
In the most recent budget, I can see that almost $22 billion was spent on National Defence. To me, it's never enough. Today we're asking for half a billion dollars in capital investments. I'm not questioning the importance of the various programs, which are essential. In recent years, wasn't our budget enough to meet our needs and fulfill our ambitions?
We still have external operations under way that are being carried out under great conditions, despite our limited means. The same applies to equipment, which I referred to earlier and which you mentioned briefly. All this is essential.
Minister Sajjan, do we have the means to match our ambitions?
Merci, madame la présidente.
Je vais essayer d'être un bon soldat et de rester sur le sujet d'aujourd'hui, qui est le Budget supplémentaire des dépenses (B) 2019-2020.
À l'époque où j'étais moi-même en service, il y avait toujours une espèce de folie administrative et financière entre le mois de janvier et le 31 mars, parce que c'était la fin de l'exercice. Nous recevions l'ordre soit de procéder à des compressions budgétaires, soit de transférer des fonds aux échelons supérieurs.
Dans le dernier budget, je constate qu'on a consacré pratiquement 22 milliards de dollars à la Défense nationale. À mes yeux, ce n'est jamais suffisant. On demande aujourd'hui un demi-milliard de dollars en immobilisation. Je ne mets pas en cause l'importance des différents programmes, qui sont essentiels. Dans les dernières années, notre budget n'était-il pas suffisant pour répondre à nos besoins et nos ambitions?
Nous avons quand même des opérations extérieures en cours qui sont conduites dans des conditions formidables, malgré nos moyens limités. C'est la même chose pour ce qui est des équipements, dont je parlais tout à l'heure et que vous avez évoqués brièvement. Tout cela est essentiel.
Monsieur le ministre, avons-nous les moyens de nos ambitions?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
I'll talk about March madness in a second—it's something that I wanted to get away from—and why it used to happen.
First of all, when it comes to running the military, we have the budget for that. Any operation that a government approves is funded separately. There is money given directly to the operation, so the operation itself is going to be successful. We have always made sure of that, and there are always contingencies in place.
Plus, as with the defence policy, we are prioritizing on the capital projects to make sure that we are supported. For example, there are the upgrades of all LAVs. Every LAV that the army commander has asked for has now been fully upgraded. Initially, when I came in, not all of them were allocated, but all of them have been.
We're moving on projects now for the support vehicles. We have brand new LAVs, but as you know, some of the ambulances and command post and engineer vehicles have been getting older, so now we're moving those projects forward.
Je vais parler de la frénésie de dépenses du mois de mars dans un instant — c'est quelque chose à quoi je voulais échapper — et pourquoi cela se produit.
Avant tout, pour ce qui est de gérer les forces armées, nous avons un budget à cet égard. Toute opération approuvée par le gouvernement est financée de manière distincte. Des sommes sont consacrées directement à l'opération pour en assurer l'exécution. Nous y avons toujours veillé et il y a toujours des plans d'urgence en place.
En outre, tout comme pour la politique en matière de défense, nous accordons la priorité aux projets d'immobilisation pour nous assurer d'avoir du soutien en place. Par exemple, il y a la mise à niveau de tous les véhicules blindés légers, les VBL. Nous avons pleinement mis à niveau chacun des VBL que le commandant de l'armée de terre a demandé. Au début, quand je suis arrivé, tous les fonds n'étaient pas alloués, mais c'est maintenant le cas.
Nous passons maintenant aux projets pour les véhicules de soutien. Nous avons des VBL tout neufs, mais comme vous le savez, il y a un certain nombre d'ambulances, de postes de commandement et de véhicules de génie qui prennent de l'âge. C'est pourquoi nous allons de l'avant avec ces projets.
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
Okay, Minister Sajjan.
This is all part of the procurement programs that have already been announced, and we're following the procurement schedule. I'm fully aware that this can't be done in one year.
The fact remains that, at the end of the budget year, half a billion dollars is being ripped from the budget. We're talking about the day-to-day management of things already under way and not about surprises, with the exception of legal recourse for victims of sexual assault or sexual harassment, for example. This is a new component, and I understand that this expense wasn't initially planned.
However, the rest is foreseeable. I understand that certain market situations, such as the exchange rate and the value of the Canadian dollar against the euro or the American dollar, may influence the possibility of purchasing certain products or equipment. Indeed, if we're asking for additional funding each year for existing programs, is our overall funding adequate, also given the 2% required for NATO?
I know that the men and women in uniform in our armed forces are doing an extraordinary job. They manage to do everything with very few resources. They'll never tell you that they lack anything. They'll say that they can carry out the mission.
I understand that our external operations are independently funded. Nevertheless, we're still in a situation where we must rob Peter to pay Paul in order to increase our power and deploy our forces. At some point, we must be consistent.
D'accord, monsieur le ministre.
Tout cela fait partie des programmes d'acquisition déjà annoncés et on suit la programmation de l'acquisition. Je suis parfaitement conscient que cela ne se fait pas en une année.
Il reste quand même qu'en fin d'année budgétaire on défonce le budget d'un demi-milliard de dollars. On parle de la gestion courante de ce qui est déjà en cours et non de surprises, à l'exception du recours judiciaire pour les victimes d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel, par exemple. C'est un élément nouveau et je comprends que cette dépense n'était pas prévue initialement.
Toutefois, le reste est prévisible. Je comprends que certaines situations de marché, notamment les cours et la valeur de la devise canadienne versus l'euro ou le dollar américain, peuvent influencer la possibilité d'acheter certains produits ou certains équipements. De toute évidence, si l'on demande chaque année des crédits supplémentaires pour financer des programmes existants, notre financement est-il adéquat dans son ensemble, compte tenu aussi des 2 % requis pour l'OTAN?
Je sais qu'au sein de nos forces armées, les hommes et les femmes en uniforme font un travail extraordinaire. Ils réussissent à tout faire avec peu de moyens. Jamais ils ne vous diront qu'ils manquent de quoi que se soit. Ils vont dire qu'ils sont capables d'assurer la mission.
Je comprends que nos opérations extérieures reçoivent un financement indépendant. Il reste néanmoins qu'on est encore et toujours dans une situation où l'on doit déshabiller Pierre pour habiller Paul, afin d'augmenter la puissance et de déployer les forces. À un moment donné, il faudra être conséquent.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
First, to answer your question, no. We're making the appropriate investments into the right areas. That's what the defence policy is about. What we're trying to do is move the projects quickly enough to make sure we fill those gaps that we had in the past. Those are being done.
For those projects that I talked about, it was about moving quickly. What we don't want to also get into.... What we've been passing down through the deputy minister and the chief of the defence staff is for all members' commands to be able to spend to their budgets, making it easier. We're looking at where those needs are, and it's to have that flexibility. What we needed to be able to do is.... We can't be stuck into one place and not be able to move money around. Having that flexibility was very important to us because, as needs change, priorities change as well. We've been able to do just that. That's what you see sometimes. Changes are sometimes not out of necessity, but because of a prudent decision being made on where support is required.
I could go much longer, but the Chair would get upset.
D'abord, pour répondre à votre question, non. Nous faisons les investissements appropriés dans les bons domaines. C'est à cela que sert la politique de défense. Ce que nous voulons, c'est faire progresser les projets assez rapidement pour nous assurer de combler les lacunes que nous avons eues par le passé. Ces investissements sont consentis.
Pour ce qui est des projets dont j'ai parlé, il fallait faire avancer rapidement les choses. Ce que nous voulons éviter... Par l'entremise du sous-ministre et du chef d'état-major de la Défense, nous voulons que toutes les chaînes de commandement soient en mesure de dépenser leur budget, nous voulons leur faciliter la tâche. Nous cherchons à cerner les besoins, et nous voulons qu'il y ait une souplesse. Ce que nous devons pouvoir faire... nous ne pouvons pas rester à un seul endroit et ne pas être en mesure de bouger les fonds. Cette souplesse était très importante pour nous, à mesure que les besoins et les priorités changent. C'est exactement ce que nous avons réussi à faire. C'est ce que l'on voit, parfois. Les changements ne sont pas toujours faits par nécessité; parfois, c'est parce qu'une décision prudente a été prise quant au soutien requis.
Je pourrais continuer longtemps, mais la présidente se fâcherait.
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Minister, on January 27, you answered Order Paper Question No. 184. It asked about the number of projects in which National Defence and the Canadian Armed Forces are currently behind schedule. The response was there are 117 projects that are delayed. Yet, the spokesperson from your office said that 90% are delivered within budget and scope. That's an old statistic that goes back to 2017.
Why haven't you updated that statistic, and why are you misleading Canadians by putting out that information?
Monsieur le ministre, le 27 janvier, vous avez répondu à la question à inscrire au Feuilleton no 184 sur le nombre de projets pour lesquels le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes accusent actuellement du retard. Vous avez répondu que 117 projets sont en retard. Toutefois, le porte-parole de votre ministère a dit que 90 % des projets sont menés à bien en respectant le budget et la portée. Ce sont d'anciennes statistiques; elles datent de 2017.
Pourquoi n'avez-vous pas mis à jour ces chiffres, et pourquoi induisez-vous les Canadiens en erreur en diffusant cette information?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Bezan, we are absolutely not here to mislead Canadians. We are here to move the projects forward as quickly as possible. I would be happy to provide any information. I've been very open with all members in trying to take these issues into account, and improving how we work at National Defence. I would be happy to get you the updated information.
Monsieur Bezan, notre but n'est vraiment pas d'induire les Canadiens en erreur. Notre rôle est de faire avancer les projets aussi vite que possible. Je serais ravi de fournir n'importe quel renseignement. J'ai été très franc avec tous les députés sur les questions que nous prenons en considération, et sur la façon dont nous améliorons le travail du ministère de la Défense nationale. Je serai ravi de vous communiquer de l'information à jour.
View James Bezan Profile
CPC (MB)
If you could actually update that information—
Si vous pouviez en fait mettre à jour cette information...
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
What particular projects are you asking about?
De quels projets en particulier parlez-vous?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Which projects—capital projects, infrastructure projects...? For example, you talked about delays. That's a very wide aspect of looking at it, because you have to drill down to each one. In some cases, for example, a project is delayed because we want to make sure the requirements are met. The point is that we want to move forward as quickly as possible, but at the end of the day get the actual project that we—
Quels projets... les projets d'immobilisations, les projets d'infrastructure? Par exemple, vous avez parlé des retards. C'est une question très générale, et les raisons précises changent d'un projet à l'autre. Dans certains cas, par exemple, un projet est retardé parce que nous voulons nous assurer que les exigences sont respectées. L'important, c'est que nous essayons d'avancer le plus rapidement possible et, au bout du compte, de réaliser correctement le projet que nous...
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
Thank you.
I would like to talk about protecting the forces deployed in the region as part of the operation as such. At the beginning of the year, we were all concerned and surprised by the Iraqi attack on various places, which is largely unknown.
In the event of new attacks or new tensions, or for medical reasons—think of the coronavirus—would we have the depth and the flexibility to be fully autonomous, whether logistically or in terms of occupying bases and different locations, meaning with no possibility of co-operation with other partners?
Je vous remercie.
Je voudrais parler de la protection des forces déployées dans la région dans le cadre de l'opération en tant que telle. En début d'année, nous avons tous été préoccupés et surpris par l'attaque irakienne à divers endroits, qu'on ignore en grande partie.
En cas de nouvelles attaques ou de nouvelles tensions, ou pour des raisons médicales — pensons au coronavirus —, aurions-nous la profondeur et la flexibilité nécessaires pour être entièrement autonomes, que ce soit sur le plan logistique ou en ce qui a trait à l'occupation des bases et des différents endroits, c'est-à-dire en excluant toute possibilité de coopération avec d'autres partenaires?
Mike Rouleau
View Mike Rouleau Profile
Mike Rouleau
2020-03-09 15:54
Thank you for your question.
The short answer is no.
When we joined the coalition, we became dependent in various ways, to some extent, but we are mostly dependent on the United States. In terms of basic communication systems, of course we have our own systems, but the architecture of the intelligence system is based on the American system. I am thinking in particular of C4I, which stands for “command, control, communications, computers and intelligence”, in terms of surveillance, air strikes and protection of the forces at the various bases. This is done by the Americans. In terms of logistics, many contracts are done through U.S. forces.
So we are dependent on the United States, or the coalition, if you like, in some respects. Having said that, we try to be as self-sufficient as possible. For example, this week, because of COVID-19, we sent more personal protective equipment to our medical forces in Iraq and Kuwait.
We believe we are able to continue the mission under conditions such as those of January 3, the worst night of the mission to date. For example, after the attack, we made sure that we had enough munitions on the ground. We increased Canada's munitions in Iraq. I am more comfortable today than I was on January 3. I think we are in a good position.
In terms of COVID-19, within Joint Task Force-Iraq we are able to do four things.
We can do the screening. We can do the treatment. We can do the quarantine, if necessary, and we can do the evacuation.
If our troops contract COVID-19, we have the medical resources to take care of them. This morning, I asked our forces in Iraq whether we have the medical resources we need if the worst predictions of the number of people infected were to materialize, and I was told yes, without hesitation. So I'm not worried about that.
Je vous remercie de votre question.
La réponse courte est non.
Lorsque nous nous sommes joints à la Coalition, nous en sommes devenus dépendants à différents égards, jusqu'à un certain point, mais nous sommes surtout dépendants des États-Unis. En ce qui concerne les systèmes de communication fondamentale, nous avons évidemment nos propres systèmes, mais l'architecture du système de renseignement est basée sur le système américain. Je pense notamment au C4I, soit « commandement, contrôle, communication, informatique et renseignement », à la surveillance, aux frappes aériennes et à la protection des forces des différentes bases. Cela est fait par les Américains. Sur le plan logistique, beaucoup de contrats sont faits par l'entremise des forces américaines.
Nous dépendons donc des États-Unis, ou de la Coalition, si vous préférez, à certains égards. Cela dit, nous essayons d'être le plus autosuffisants possible. Par exemple, cette semaine, en raison du COVID-19, nous avons envoyé plus d'équipement de protection individuelle à nos forces médicales en Irak et au Koweït.
Nous croyons être en mesure de poursuivre la mission dans des conditions comme celles qui existaient le 3 janvier, la pire nuit de la mission à ce jour. Par exemple, après l'attaque, nous nous sommes assurés d'avoir suffisamment de munitions sur le terrain. Nous avons augmenté les munitions du Canada en Irak. Je suis plus à l'aise aujourd'hui que je ne l'étais le 3 janvier. Je pense que nous sommes en bonne position.
En ce qui concerne le COVID-19, au sein de la Force opérationnelle interarmées en Irak, nous sommes capables de faire quatre choses.
Nous pouvons faire le dépistage, nous pouvons traiter les personnes et les mettre en quarantaine, si nécessaire, et nous pouvons les évacuer.
Si nous avons des troupes atteintes du COVID-19, nous avons les ressources médicales nécessaires pour prendre soin d'elles. Ce matin, j'ai demandé à nos forces en Irak si nous avions les ressources médicales nécessaires si jamais les pires prévisions quant au nombre de gens infectés se matérialisaient, et on m'a répondu oui, sans hésitation. Je ne suis donc pas inquiet à ce sujet.
View Sven Spengemann Profile
Lib. (ON)
Thank you very much, gentlemen, for being with us.
Mr. Fadden, it's particularly good to have you here. In terms of your former role as national security adviser, I think you have a unique perspective on how this connects to the Department of National Defence and questions of national defence. I want to start by asking you about that.
Where are the intersections, the grey zones, between what we look at as Public Safety questions and National Defence questions? These two committees have their own mandates. In that way, we're stovepiped, and perhaps there should be a joint study between the two of them.
Can you make some general comments on how much of the national defence component plays a role in good cybersecurity and how much lies on the public safety side?
Merci beaucoup, messieurs, d'être là.
Monsieur Fadden, je suis particulièrement heureux que vous soyez là. En ce qui concerne votre ancien rôle de conseiller à la sécurité nationale, je crois que vous avez un point de vue unique sur la façon dont le sujet est lié au ministère de la Défense nationale et aux questions liées à la défense nationale. Je veux commencer par vous poser des questions à ce sujet.
Quelles sont les intersections, les zones grises, entre ce que nous considérons comme des questions liées à la sécurité publique et les questions liées à la défense nationale? Ce sont deux comités qui ont leur propre mandat. De cette façon, il y a des cloisons, et on devrait peut-être réaliser une étude conjointe réunissant les deux comités.
Pouvez-vous formuler des commentaires généraux sur la mesure dans laquelle la composante de défense nationale joue un rôle dans une bonne cybersécurité et quelle part revient à la composante de la sécurité publique?
Richard Fadden
View Richard Fadden Profile
Richard Fadden
2019-04-10 15:53
Well, I tend to agree with you that drawing distinctions in this area is a little bit artificial and that one of the things that should be avoided to the extent possible is the development of these silos. We have quite enough of them as we are, and we don't need any more.
I think National Defence's main contribution is through the Communications Security Establishment and, insofar as the private sector is concerned, the Centre for Cyber Security. They tend to operate quite co-operatively with other parts of the national security environment in Canada. I would argue, in part on the basis of what I knew when I was working, but in part because I now operate a little bit in the private sector, that they certainly were a welcome development, but they have not solved all the problems of cyber-attacks here or anywhere else.
I think one of the big problems they have, and this is a Defence issue, in the sense that the defence minister is responsible, is that we talk about these things, but we talk about them less and share far less with the private sector than a variety of other countries do. I don't blame any particular government or any particular official. There's something in the Canadian DNA in that we think that national security should be dealt with and not talked about, but I would argue that in many cases we're far better off if we talk about them a little bit, without going into operational detail. It raises awareness. It allows both government and corporations to talk and to share more information than is otherwise the request, but I think the main contributor is CSE.
Eh bien, je suis assez d'accord avec vous: les distinctions qu'on fait dans le domaine sont un peu artificielles, et une des choses qu'il faut éviter, dans la mesure du possible, c'est de créer de telles cloisons. Nous en avons déjà assez comme c'est là, nous n'en avons pas besoin de plus.
Je crois que la principale contribution de la Défense nationale, c'est par l'intermédiaire du Centre de la sécurité et des télécommunications et, en ce qui concerne le secteur privé, le Centre pour la cybersécurité. Ces intervenants ont tendance à travailler de façon assez coopérative avec d'autres composantes de l'environnement de la sécurité nationale au Canada. Je dirais, et c'est en partie à la lumière de ce que j'ai su lorsque je travaillais, mais c'est aussi en partie parce que je travaille maintenant un peu dans le secteur privé, qu'il s'agissait assurément là de nouveautés qui ont été les bienvenues, mais ces entités n'ont pas réglé tous les problèmes des cyberattaques, ici et ailleurs.
Selon moi, l'un de leurs gros problèmes, et c'est un problème lié à la Défense, dans la mesure où c'est le ministre de la Défense qui est responsable, c'est que nous parlons de ces choses, mais nous en parlons beaucoup moins et nous partageons beaucoup moins d'information avec le secteur privé que ne le font une diversité d'autres pays. Je ne blâme pas un gouvernement ou un fonctionnaire précis. Il y a quelque chose dans l'ADN canadien lié au fait que nous estimons qu'il faut gérer la sécurité nationale, mais pas en parler. Toutefois, je dirais que, dans de nombreux cas, nous nous en tirerions beaucoup mieux si nous en parlions un peu au secteur privé, sans aller dans les détails opérationnels. C'est une façon d'accroître la sensibilisation. Cela permet au gouvernement et aux sociétés de discuter et de communiquer plus d'information qu'on en demande, mais je crois que le principal contributeur, c'est le CST.
View Glen Motz Profile
CPC (AB)
Can you explain the difference, if there is any, between cybersecurity in the defence sector and cybersecurity in the IT sector? Is there even a difference?
Pouvez-vous nous expliquer la différence, s'il y en a une, entre la cybersécurité en matière de défense et la cybersécurité dans le secteur des technologies de l'information? Y a-t-il bien une différence?
Steve Drennan
View Steve Drennan Profile
Steve Drennan
2019-04-10 17:01
I can think of a few key differences. One of them is that it's like a dam bursting. In cybersecurity in Defence, they are just waiting to move from what's called “defence” to “active defence” to “cyber-offence” as the legislation gets moved forward, because it's a critical enabler. Cyber is now seen as a whole new area; just like having naval or air force, cyber is its own theatre of combat. It's pretty critical that we move that legislation forward so that National Defence can do more on the cyber landscape. As they deploy troops and as they're in theatres of operation, they can now win and lose battles based on cyber. That's one difference. They're held back a little bit. They also have a whole bunch of classified networks and other elements that all have to be brought forward. That has to do with funding and large changes that are being looked at right now.
In the private sector, there aren't as many rules. We talked about cyber-threat intelligence earlier. You will see the large vendors being able to gather that data across the world from the nodes they have in different countries, because it's less restrictive on how they operate. That's actually very positive, because then they're able to share that data with government and industry.
Quelques différences clés me viennent à l'esprit. On pourrait comparer l'un des deux à un barrage sur le point d'éclater. La cybersécurité en matière de défense comprend une succession d'étapes: d'abord, ce qu'on appelle la « défense », puis la « défense active », et enfin la « cyberattaque ». À ce chapitre, les lois habilitantes sont d'une importance capitale. De nos jours, l'informatique est considérée comme un tout nouveau théâtre d'opérations à part entière, au même titre que les théâtres d'opérations de la Marine ou de la Force aérienne. Voilà pourquoi il faut absolument adopter des dispositions législatives qui donneront à la Défense nationale une plus grande marge de manoeuvre dans le cyberespace. Lorsque les troupes sont déployées dans les théâtres d'opérations, l'informatique peut faire la différence entre la victoire et la défaite. C'est une différence entre les deux. Il y a aussi un peu plus de restrictions imposées à la cybersécurité en matière de défense. Il y a une foule de réseaux classifiés et toutes sortes d'autres questions qu'il faut régler, notamment le financement et les vastes modifications qui sont présentement à l'étude.
Il n'y a pas autant de règles dans le secteur privé. Nous avons parlé plus tôt des renseignements sur les cybermenaces. Nous savons que les grands fournisseurs peuvent recueillir des données du monde entier grâce à leurs noeuds dans divers pays. Il y a moins de restrictions imposées à leurs activités de cette façon. À dire vrai, c'est une très bonne chose, parce que les fournisseurs peuvent ensuite communiquer les données au gouvernement et à l'industrie.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Thank you very much.
It came up during the opening remarks, but I just wonder if you could elaborate on the significance of an increasing potential NATO involvement in the Arctic. I'm trying to remember who brought it up. We talked about that question a little bit from the China side. Could you explain how other players may see an increased involvement of NATO in the Arctic?
Merci beaucoup.
Cela a été mentionné pendant les déclarations préliminaires, mais je me demandais si vous pouviez nous en dire davantage sur l'importance d'une potentielle participation croissante de l'OTAN dans la région de l'Arctique. J'essaie de me rappeler qui en a parlé. Nous avons un peu parlé de la question sous l'angle de la Chine. Pourriez-vous nous expliquer comment les autres intervenants pourraient interpréter la participation croissante de l'OTAN dans l'Arctique?
Stephanie Pezard
View Stephanie Pezard Profile
Stephanie Pezard
2018-11-26 16:33
An increased involvement of NATO has been happening, but at a very slow pace. There is a keen understanding from NATO members that it's not an area of the utmost importance for NATO. It is becoming increasingly important as NATO members realize that they may have lost the type of cold weather war-fighting knowledge that they had during the Cold War. They have turned to more expeditionary style of war-fighting and there are simply some capabilities that need to be rebuilt—sort of how Russia is rebuilding, frankly. For that specific reason, Norway has always pushed for stronger involvement of NATO, but other members have not seen it as urgent, simply because the threat has not been as close.
I would say that this closer involvement of NATO in the Arctic is not necessarily about the Arctic per se. It is very much focused on the North Atlantic. In a way, the Arctic is seen as a conduit to the North Atlantic.
There is also worry of keeping a good balance between deterrence and the risk of...not provoking Russia but creating a sense of threat in Russia. Since two-thirds of its strategic deterrent is in the Kola Peninsula, they are very keen on protecting the industry infrastructure they have around the northern sea route. They are very sensitive about the Arctic. It's an area of extreme importance to them. NATO needs to show its presence and its ability to come to Norway's rescue, as a member, if needed, without creating a false sense of alarm or any sense of alarm on the part of Russia. That's a tight balance.
L'OTAN a augmenté sa participation, mais très lentement. Les membres de l'OTAN savent très bien que l'Arctique n'est pas la région la plus importante pour l'OTAN. L'Arctique devient de plus en plus important à mesure que les membres de l'OTAN réalisent qu'ils ont peut-être perdu les connaissances relatives aux combats dans le froid qu'ils avaient acquises durant la guerre froide. Ils se sont tournés vers un style de combat plus expéditionnaire, et il y a tout simplement certaines capacités à rebâtir.... Franchement, un peu comme le fait la Russie. C'est pour cette raison précise que la Norvège a toujours insisté pour que l'OTAN joue un plus grand rôle, mais les autres membres n'ont pas ce sentiment d'urgence, simplement parce que la menace n'a pas été aussi proche.
Je dirai que cette participation plus étroite de l'OTAN dans l'Arctique ne concerne pas nécessairement l'Arctique à proprement parler. Cela concerne plutôt l'Atlantique Nord. D'une certaine manière, l'Arctique est perçu comme une voie de passage vers l'Atlantique Nord.
On s'efforce également à maintenir un bon équilibre entre la dissuasion et le risque de, non pas de provoquer la Russie, mais de créer un sentiment de menace chez les responsables russes. Étant donné que les deux tiers de ses dispositifs de dissuasion stratégiques se trouvent dans la presqu'île de Kola, elle tient beaucoup à protéger l'infrastructure industrielle qu'elle a mise sur pied le long de la route maritime du Nord. La Russie est très sensible à la question de l'Arctique. C'est une région d'une extrême importance pour elle. L'OTAN doit manifester sa présence et sa capacité de venir en aide à la Norvège, en tant que membre, si le besoin se fait sentir, sans inutilement créer un sentiment d'inquiétude chez les Russes. C'est un équilibre fragile.
Abbie Tingstad
View Abbie Tingstad Profile
Abbie Tingstad
2018-11-26 16:35
It would also be important for NATO, in terms of crafting the message, signalling how the presence is distributed and how it's being used.
Thank you.
Ce serait également important pour l'OTAN, pour faire passer son message, pour montrer qu'elle est présente un peu partout et à quoi elle sert.
Merci.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
What should Canada be asking of NATO? How should Canada be helping to try to guide NATO to do that in the right way? What position can we adopt to help our NATO allies make sure we have the capabilities we need in the area, if it comes to that, without provoking Russia in the Arctic while we develop or rebuild those capabilities?
Que devrait demander le Canada à l'OTAN? Comment le Canada devrait-il aider et guider l'OTAN pour qu'elle puisse faire cela de la bonne manière? Quelle position devrons-nous prendre pour aider nos alliés de l'OTAN à s'assurer que nous avons les capacités nécessaires dans l'Arctique, si nous devions en arriver là, sans provoquer la Russie, pendant que nous mettons sur pied ou nous rétablissons ces capacités?
Stephanie Pezard
View Stephanie Pezard Profile
Stephanie Pezard
2018-11-26 16:36
That's not a question that we've addressed directly in our research. It's an ongoing dialogue between Canada and its NATO allies, frankly.
The current state of an increased pace of exercises, especially cold weather exercises, deployments—again through exercises in Europe and the Arctic—seem to be something that has been satisfactory so far.
Are there additional needs or requests to Canada? I could not discuss that. That would come from NATO members.
Nous n'avons pas traité directement de cette question dans nos recherches. Franchement, c'est un dialogue qui se poursuit entre le Canada et ses alliés de l'OTAN.
Actuellement, il y a une augmentation de la fréquence des exercices, surtout les exercices dans le froid, et des déploiements — une fois encore, au moyen d'exercices en Europe et dans l'Arctique —, et cela semble être satisfaisant, jusqu'ici.
Y a-t-il des besoins supplémentaires ou des demandes à présenter au Canada? Je ne pourrais pas en parler. Cela doit venir des membres de l'OTAN.
Ilkka Kanerva
View Ilkka Kanerva Profile
Ilkka Kanerva
2018-11-26 17:05
Just to add a few words to my what my colleagues have said, it's good to remember that we have three fundamental elements in our politics today that concern our military capabilities.
The first is absolutely huge investments. We are just now going through this period. Throughout our history, Finland has never made these kinds of huge investments, especially for the navy, and for fighters as well. It's around 10 billion euros. At the same time, we are making remarkable investments in our ground troops. It means that Finland will reach the level of 2% of GDP. You know what that means for us. These are huge investments.
Second, Finland is increasing very rapidly our international military networks, mainly with Sweden and Norway, as well as under NORDEFCO. The second element in this sector is that Finland's bilateral relations with the U.S. have been increasing also very rapidly, and on a tripartite level, there's co-operation with Finland, Sweden and the U.S. at the same time.
We are also co-operating with the U.K., within the framework of JEF activities, especially given the Brexit situation. Then there's Germany, as well, and also France, with the idea of intervention troops being suggested by President Macron. We also have a lot of bilateral relationships with different European countries, especially around the Baltic Sea area.
The third basic element of the investments and international co-operation is, of course, our legislation reforms. We realized after 2014 that it is necessary to do these kinds of reforms, and it has made a huge difference in our military capacity in terms of our readiness to react to threats to Finland in various ways.
These three elements mean that we are also paying a lot of attention to these activities, and what is interesting is that in our case, almost all the political parties are on board, so our national consensus is very strong concerning our foreign security and military defence activities.
Thank you.
Pour ajouter quelques mots à ce que mes collègues ont dit, il est bon de se rappeler que nous avons aujourd'hui trois éléments fondamentaux dans notre politique qui concerne nos capacités militaires.
Le premier est celui des investissements absolument énormes. Nous sommes présentement dans cette période. Tout au long de son histoire, la Finlande n'a jamais fait ce genre d'investissement massif, surtout pour les forces navales, de même que les avions-chasseurs. Cela représente environ 10 milliards d'euros. En même temps, nous faisons des investissements remarquables dans nos troupes au sol. Cela signifie que la Finlande atteindra à ce chapitre 2 % de son PIB. Vous savez ce que cela signifie pour nous. Ce sont d'énormes investissements.
Deuxièmement, la Finlande accroît très rapidement ses réseaux militaires internationaux, principalement avec la Suède et la Norvège, ainsi que dans le cadre de la Coopération des pays nordiques en matière de défense. Le deuxième élément dans ce secteur est que les relations bilatérales entre la Finlande et les États-Unis se sont également développées très rapidement et, de façon tripartite, il y a en même temps une coopération entre la Finlande, la Suède et les États-Unis.
Nous coopérons également avec le Royaume-Uni, dans le cadre des activités de la JEF, en particulier en raison du Brexit. Ensuite, il y a aussi l'Allemagne, mais également la France, dont le président, M. Macron, a proposé l'idée de troupes d'intervention. Nous entretenons également de nombreuses relations bilatérales avec différents pays européens, en particulier dans la région de la mer Baltique.
Le troisième élément fondamental des investissements et de la coopération internationale est, bien entendu, nos réformes législatives. Après 2014, nous nous sommes rendu compte qu'il était nécessaire de procéder à ce genre de réformes, et cela a fait une énorme différence dans notre capacité militaire en ce qui concerne notre promptitude à réagir de diverses manières aux menaces qui pèsent sur la Finlande.
Ces trois éléments signifient que nous accordons également beaucoup d'attention à ces activités, et ce qui est intéressant dans notre cas, c'est que presque tous les partis politiques sont d'accord, de sorte que notre consensus national est très fort en ce qui concerne nos activités de politique étrangère en matière de sécurité et de défense militaire.
Je vous remercie.
View Raj Saini Profile
Lib. (ON)
Good afternoon, and a very warm welcome to all of you.
I wanted to pick up on this point, because it is a hot topic and I think it's very important. I want you to give me an understanding of the region, especially with what has transpired over the last two days in terms of the Kerch Strait, the Azov sea and Ukraine.
I have observed over the last few years that there have been many more military exercises than in the past. The Russians have done a huge military exercise with operation ZAPAD in 2017. The Swedes did Exercise Aurora in 2017. You have indicated that you would like to do your own military exercise in conjunction with NATO, probably by 2020.
Given the Russian influence that's there, especially in Belarus and in the Kaliningrad oblast, the imposition of missiles there, what is the feeling in the Nordic countries in terms of their own security?
Bonjour, et bienvenue à vous tous.
Je voulais revenir sur ce point, parce que c'est un sujet brûlant, et je pense que c'est très important. J'aimerais que vous me donniez une idée de la situation dans la région, en particulier compte tenu de ce qui s'est passé ces deux derniers jours dans le détroit de Kerch, dans la mer d'Azov et en Ukraine.
Ces dernières années, j'ai constaté qu'il y a eu beaucoup plus d'exercices militaires que par le passé. Les Russes ont fait un exercice militaire de grande envergure avec l'opération ZAPAD, en 2017. Les Suédois ont fait l'exercice Aurora, en 2017. Vous avez indiqué que vous aimeriez faire votre propre exercice militaire en collaboration avec l'OTAN, probablement d'ici 2020.
Compte tenu de l'influence russe, en particulier au Bélarus et dans l'oblast de Kaliningrad, et de l'imposition de missiles, quel est le sentiment des pays nordiques en ce qui concerne leur propre sécurité?
Pertti Salolainen
View Pertti Salolainen Profile
Pertti Salolainen
2018-11-26 17:10
I think it's important that we also do exercises. We are having a lot of exercises with NATO troops. I can tell you that the number of exercises where we are participating—mainly NATO, Nordic and the Baltic Sea area exercises—is about 40 per year, if not more. It's more than some NATO countries have.
That shows that we are very active. We are willing in terms of preparedness to give and receive military help. This is the legislation that we changed just some time ago—that we must be ready to receive and give assistance. This is a fundamental change in the thinking.
I would also like to add that we are also fully following to the letter the sanctions of the west towards Russia. This is also a very important aspect that is not generally that well known.
Je pense qu'il est important que nous fassions aussi des exercices. Nous procédons à beaucoup d'exercices avec les troupes de l'OTAN. Je peux vous dire que le nombre d'exercices auxquels nous participons — principalement des exercices de l'OTAN, dans les régions du Nord et de la mer Baltique — est d'environ 40 par année, sinon plus. C'est plus que ce que font certains pays de l'OTAN.
Cela montre que nous sommes très actifs. Nous sommes prêts à donner et à recevoir de l'aide militaire. Il s'agit des modifications législatives que nous avons apportées il y a quelque temps à peine — selon lesquelles nous devons être prêts à recevoir et à offrir de l'aide. Il s'agit d'un changement fondamental dans la façon de penser.
De plus, je voudrais aussi ajouter que nous suivons également à la lettre les sanctions de l'Ouest à l'égard de la Russie. C'est aussi un aspect très important qui n'est généralement pas bien connu.
View Raj Saini Profile
Lib. (ON)
I have one final question. I want to ask a pragmatic question, in a way.
In 2017 you celebrated your 100th anniversary of independence. You've had this amazing ability, over the course of 100 years, to maintain your strength and also your neutrality. Another time we can get into how you were able to do that, but seeing what recently happened in Ukraine, looking at the Russian militarization or the Russian advancement of its interests in the former republics, looking at its control of the Baltic Sea, especially with Kaliningrad right there, philosophically....
I know that in 1995 Finland tilted toward the west by joining the EU, but you have not fully joined NATO. The last country to join NATO was Montenegro. Outside of that, going forward for the next 100 years, when you see the geopolitical landscape changing in such a dramatic manner, do you think Finland is thinking differently, in terms of the next 100 years, on whether it should either join NATO as a full partner or maintain its element of neutrality, as it is now? And is that the right course of action for your country?
J'ai une dernière question. J'aimerais poser une question pragmatique, d'une certaine façon.
En 2017, vous avez célébré votre 100e anniversaire d'indépendance. Vous avez eu cette capacité étonnante, au cours des 100 dernières années, de maintenir votre force et également votre neutralité. Une autre fois, nous pourrons nous pencher sur la façon dont vous avez réussi à le faire, mais à la lumière de ce qui s'est passé récemment en Ukraine, compte tenu de la militarisation russe ou de la promotion par la Russie de ses intérêts dans les anciennes républiques, de son contrôle de la mer Baltique, particulièrement avec Kaliningrad qui s'y trouve, d'un point de vue philosophique...
Je sais que, en 1995, la Finlande s'est tournée vers l'Ouest en devenant membre de l'Union européenne, mais votre pays n'est pas devenu membre à part entière de l'OTAN. Le dernier pays à être devenu membre de l'OTAN a été le Monténégro. En dehors de cela, quand vous voyez le paysage géopolitique changer de façon aussi spectaculaire, pensez-vous que la Finlande pense différemment quant à savoir si, pour les 100 prochaines années, elle devrait se joindre à l'OTAN en tant que partenaire à part entière ou maintenir sa position de neutralité, comme elle le fait actuellement? Et est-ce la bonne ligne de conduite pour votre pays?
Results: 1 - 60 of 3412 | Page: 1 of 57

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Show single language
Refine Your Search
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data