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GP (BC)
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2021-04-23 12:22 [p.6102]
Madam Speaker, it is an honour to present in the House today a petition from many of my constituents and from constituents from beyond the borders of Saanich—Gulf Islands. They call on the House to consider and respect the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. They draw attention, in particular, to violations of UNDRIP in the construction of the Coastal GasLink pipeline. They specifically speak to the concerns of the Wet'suwet'en nation and ask the House assembled to support UNDRIP and respect the hereditary rights of the Wet'suwet'en nation.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui à la Chambre une pétition signée par un grand nombre d'électeurs de Saanich—Gulf Islands et d'ailleurs. Ils demandent à la Chambre de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Ils attirent notamment l'attention sur les violations de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans le cadre de la construction du gazoduc Coastal GasLink. Ils parlent précisément des préoccupations de la nation des Wet'suwet'en et ils demandent à la Chambre d'appuyer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de respecter les droits héréditaires de la nation des Wet'suwet'en.
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GP (BC)
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2021-02-23 10:14 [p.4413]
Mr. Speaker, I am rising this morning to present a petition on behalf of a number of my constituents and petitioners outside my community. They are calling on the government to respect the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, to embed UNDRIP into our laws, and specifically to move to address the unresolved issues related to the rights of the people of the Wet'suwet'en nation, to move expeditiously to hear their concerns and to implement UNDRIP in relation to the pipeline moving through their territory.
Monsieur le Président, je prends la parole ce matin pour présenter une pétition au nom d'un certain nombre de personnes, parmi lesquelles se trouvent des habitants de ma circonscription. Ils demandent au gouvernement de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, d'en intégrer les principes dans les lois du Canada et, plus précisément, de s'attaquer aux problèmes non résolus qui sont liés aux droits des membres de la nation des Wet'suwet'en, d'entendre rapidement leurs préoccupations et de traiter, à la lumière des principes énoncés dans la Déclaration, la question du pipeline qui traverse leur territoire.
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GP (BC)
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2021-01-29 12:15 [p.3777]
Mr. Speaker, I am honoured to table a petition signed by constituents of Nanaimo—Ladysmith. The petitioners call upon the House of Commons to commit to upholding the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the Truth and Reconciliation Commission of Canada's calls to action by immediately halting all existing and planned construction of the Coastal GasLink fracked pipeline project in Wet’suwet’en territory and prioritizing the real implementation of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de déposer une pétition signée par les citoyens de la circonscription de Nanaimo—Ladysmith. Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de s'engager à respecter immédiatement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation en interrompant tous les travaux, en cours et prévus, dans le cadre du projet de pipeline pour le gaz extrait par fracturation de Coastal GasLink sur le territoire de la nation des Wet'suwet'en, en mettant l'accent sur la véritable mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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GP (BC)
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2021-01-28 10:09 [p.3676]
Mr. Speaker, I am very pleased to be speaking this morning from the traditional territory of the WSÁNEC Nation, the indigenous peoples of this territory.
In brief, the petition from my constituents relates to a call to recognize and truly respect the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, specifically referencing the situation on Wet'suwet'en lands. It calls for nation-to-nation negotiations and asks for work on the fracked gas pipeline to cease immediately.
Monsieur le Président, je suis très heureuse de prendre la parole ce matin depuis le territoire traditionnel de la nation WSÁNEC, le peuple autochtone de cette région.
En résumé, la pétition signée par des habitants de ma circonscription porte sur une demande visant à reconnaître et à respecter véritablement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, surtout en ce qui a trait à la situation qui prévaut sur les terres des Wet'suwet'en. La pétition réclame une négociation de nation à nation et l'interruption immédiate des travaux liés au projet de gazoduc visant à transporter du gaz extrait par fracturation.
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GP (BC)
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2020-12-07 15:50 [p.3046]
Madam Speaker, it is an honour to present a petition dealing with the ongoing issues on Wet'suwet'en traditional territory.
The petitioners call for the government to respect the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, to respect the Wet'suwet'en views regarding the Coastal GasLink project and to withdraw efforts to force that project to completion.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter une pétition qui porte sur les problèmes en cours concernant les territoires ancestraux des Wet'suwet'en.
Les pétitionnaires demandant au gouvernement de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, de respecter l'avis des Wet'suwet'en concernant le projet de Coastal GasLink, et de mettre fin à ses efforts visant à forcer la réalisation de ce projet.
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GP (BC)
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2020-12-01 10:04 [p.2727]
Mr. Speaker, it is an honour to present petition 10865888. The petitioners ask the House of Commons to look at the situation, particularly on Wet'suwet'en territory and lands, in relation to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. They point out that the Coastal GasLink project being built across Wet'suwet'en lands does not have the approval of the Wet'suwet'en nation, and specifically that the Coastal GasLink project will involve the release of vast quantities of the greenhouse gas methane.
The petitioners call on the House to move quickly to bring Canada into compliance with the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le Président, c'est un honneur de présenter la pétition no 10865888. Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de se pencher sur la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, en particulier en ce qui concerne le territoire et les terres des Wet'suwet'en. Ils soulignent que les travaux du projet de Coastal GasLink sont effectués sur les terres des Wet'suwet'en sans l'approbation de cette nation. Ils précisent que le projet de Coastal GasLink entraînera le rejet d'énormes quantités de méthane, qui est un gaz à effet de serre.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre d'agir rapidement pour faire en sorte que le Canada respecte la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
View Cathy McLeod Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, history will judge the Prime Minister on his treatment of both female cabinet ministers and MPs during his tenure. It is easy to say the right words and throw the feminism label around, but it is actions that tell the story.
It is now clear that an internal pattern of behaviour is extending into the Liberals' approach to governing. Not only did the Liberals ignore the Wet'suwet'en elected chiefs when they negotiated the memorandum of understanding, they completely disregarded the Wet’suwet’en Matriarchal Coalition. These women simply wanted jobs for their people. They were stripped of their hereditary titles by male chiefs who then gave the titles to men who opposed the GasLink project. This has forced them to go to the Canadian and B.C. human rights tribunals.
Disregarding these female leaders is unacceptable and cannot be allowed to stand. It is time for the Prime Minister to walk the talk and stop ignoring those who deserve to be at the negotiating table.
Monsieur le Président, l'histoire jugera le premier ministre en ce qui concerne le traitement qu'il a réservé aux femmes députées et membres de son Cabinet pendant son mandat. Il est facile de tenir le bon discours et de lancer des mots comme « féminisme » à tort et à travers, mais ce sont les gestes qui comptent.
Une tendance se dessine clairement dans la façon de gouverner des libéraux. Ils ont non seulement ignoré les chefs élus des Wet'suwet'en lors de la négociation du protocole d'entente, mais ils ont aussi complètement fait fi de la coalition matrilinéaire Wet'suwet'en, un groupe de femmes qui voulaient simplement assurer des emplois à leur peuple. Or, des chefs masculins ont retiré à ces femmes leurs titres héréditaires et les ont donnés à des hommes qui s'opposaient au projet GasLink. Cela a contraint la coalition matrilinéaire Wet'suwet'en à porter sa cause devant le Tribunal canadien des droits de la personne et le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique.
Il est inacceptable de traiter ainsi ces leaders féminines. On ne peut passer cela sous silence. Il est grand temps que le premier ministre joigne le geste à la parole et cesse d'ignorer des gens qui méritent de participer aux négociations.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2020-11-23 15:58 [p.2251]
Mr. Speaker, it is an honour to present a petition. I am speaking today from the traditional territory of the WSÁNEC Nation. Hych'ka Siem.
The petitioners are calling for the House assembled to follow through on commitments to implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples to follow through on commitments to meet the calls for action from the Truth and Reconciliation Commission. The petitioners specifically note the ongoing situation on Wet’suwet’en territory and the Coastal GasLink. They also note the pervasive ways in which implementing the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples should be incorporated into Canadian law.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition. Je m'adresse aujourd'hui à la Chambre depuis le territoire traditionnel de la nation WSÁNEC. Hych'ka Siem.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre de respecter les engagements visant à mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à donner suite aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Les pétitionnaires soulignent expressément le différend qui oppose les promoteurs du projet Coastal GasLink aux Wet’suwet’en. Les pétitionnaires proposent également des façons d'intégrer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones à l'ensemble du droit canadien.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)

Question No. 115--
Mr. Corey Tochor:
With regard to the government’s campaign to make Bill Morneau the Secretary-General of the Organisation for Economic Co-operation and Development: (a) what is the current budget for the campaign; (b) what are the costs incurred to date, broken down by item; (c) what are the projected costs, broken down by item; (d) how many government officials have been assigned duties in relation to the campaign; (e) what are the duties that each of the officials in (d) have been assigned, broken down by title of the official; and (f) what are the details of any contracts signed in relation to the campaign, including (i) vendor, (ii) date and duration, (iii) amount, (iv) description of goods or services provided?
Response
Hon. François-Philippe Champagne (Minister of Foreign Affairs, Lib.):
Mr. Speaker, the following reflects a consolidated response approved on behalf of Global Affairs Canada ministers. With regard to part (a) of the question, as is the case in campaigns for leadership positions in multilateral organizations, the government will provide diplomatic support, advocacy and strategic advice to advance Mr. Morneau’s candidacy. This support will be cost-effective and consistent with relevant Treasury Board guidelines and policies. As the OECD secretary-general selection process is just beginning, it is not yet possible to estimate the total costs that may be incurred to support Canada’s nominee, particularly in the current context given the global health situation.
With regard to part (b), so far, the campaign has incurred $6,265.76 in hospitality costs to support outreach with OECD member delegates and other OECD-related representatives based in Paris. These expenses reflect standard diplomatic practices, including for such selection processes.
With regard to part (c), as of the date of this request, the department is working on the projection of costs for the secretary-general campaign, which will be aligned with the costs normally associated with campaigns for high-level international positions where member countries put forward candidates.
With regard to part (d), the department has not assigned any officials exclusively for the purposes of the OECD secretary-general campaign. Nevertheless, as the lead department responsible for the relationship with the organization, a number of officials in the department and at the permanent delegation of Canada to the OECD are providing support with respect to the campaign in line with their regular duties.
With regard to part (e), the duties of strategic policy advice, advocacy and support will be carried out by the assistant deputy minister, strategic policy; director general, international economic policy; director, international economic relations and strategy; deputy director, OECD unit, international economic relations and strategy; policy adviser, international economic relations and strategy; policy analyst, international economic relations and strategy; Ambassador, Canada’s permanent delegation to the OECD; deputy permanent representative, permanent delegation to the OECD; counsellor, permanent delegation to the OECD; counsellor, permanent delegation to the OECD; program officer, permanent delegation to the OECD; and strategic communications and program officer, permanent delegation to the OECD.
The duties of communications advice and support will be carried out by the director general, strategic communications; director, strategic communications foreign policy; director, media relations; and senior communications adviser.
The duties of coordination of diplomatic outreach will be carried out by the director, official visits, office of protocol; visits coordinator, office of protocol; and visits officer, office of protocol.
With regard to part (f) of the question, there have been no contracts signed in support of the campaign to date.

Question No. 117--
Mrs. Cathy McLeod:
With regard to the Wet’suwet’en Nation and TC Energy’s Coastal GasLink natural gas pipeline project: what are the details of all in-person and virtual consultations and meetings conducted by the Minister of Crown-Indigenous Relations and the Minister of Northern Affairs or the Department of Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs, with the Wet'suwet'en hereditary chiefs, the Wet'suwet'en elected chiefs and councillors, and the Wet'suwet'en people, and all First Nations along the path of the pipeline, between August 1, 2018, to present, including, for each in-person or virtual consultation or meeting, the (i) date, (ii) location, (iii) name and title of the First Nations, groups, organizations or individuals consulted, (iv) recommendations that were made to the ministers?
Response
Mr. Gary Anandasangaree (Parliamentary Secretary to the Minister of Crown-Indigenous Relations, Lib.):
Mr. Speaker, insofar as Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs Canada is concerned, the response is as follows. With regard to TC Energy’s Coastal GasLink natural gas pipeline project, consultations were not conducted by the Minister of Crown-Indigenous Relations or the Minister of Northern Affairs or the Department of Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs, as this is a provincially regulated pipeline.

Question No. 120--
Mrs. Cathy McLeod:
With regard to the contract signed between Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs Canada and Nathan Cullen (Reference Number: C-2019-2020-Q4-00124): (a) was $41,000 the final value of the contract, and, if not, what was the final value; (b) what was the start and end date of the contract; (c) what specific services did Mr. Cullen provide in exchange for the payment; and (d) was the $41,000 just for Mr. Cullen’s services, or did that amount cover other costs, and, if so, what is the itemized breakdown of which costs the payment covered?
Response
Mr. Gary Anandasangaree (Parliamentary Secretary to the Minister of Crown-Indigenous Relations, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a), the original estimated contract cost was $41,000, including taxes. The final value of the contract is $21,229.11, including taxes.
With regard to part (b), the start date was February 24, 2020, and the end date was March 17, 2020.
With regard to part (c), the scope of work in the contract defined the following services: discussions between representatives for Canada, British Columbia and the Wet’suwet’en Nation with regard to the establishment of a negotiation process to advance the recognition and reconciliation of Wet’suwet’en aboriginal title and rights; specific interventions when political issues arise; in consultation with the federal team, provide strategic advice to the minister and senior departmental management; provide strategic advice to the federal team; attend engagement sessions and meetings at key times when highly sensitive issues are discussed and/or when important messages have to be delivered to the other parties; and meet with senior officials of CIRNAC.
With regard to part (d), the breakdown of the $41,000 was as follow in the contract: fees: $20,000; other expenses: $10,000; travel: $10,000; GST: $1,000. Payments of $21,229.11 were made against the contract and the details of the amounts paid, final value, are as follows: fees: $16,000; other expenses: $4,980.10; travel: $0; GST: $249.01. “Other expenses” include, but are not limited to, food for participants and conference boardroom charges for the event at the hotel.

Question No. 121--
Mr. Todd Doherty:
With regard to government statistics on the impact of the various measures taken during the pandemic on the mental health of Canadians: (a) has the government conducted any specific studies or analysis on the mental health impacts of the various measures put into place by various levels of government (self-isolation, social distancing, business closures, etc.); and (b) what are the details of all such studies, including (i) who conducted the study, (ii) general findings, (iii) which measures were analyzed, (iv) findings related to each measure, (v) where results were published, if results were made public?
Response
Mr. Darren Fisher (Parliamentary Secretary to the Minister of Health, Lib.):
Mr. Speaker, the Government of Canada recognizes that COVID-19 has resulted in varying degrees of stress for many Canadians who may not have ready access to their regular support networks. That is why the government is funding an online portal of psychosocial supports.
This new portal, called Wellness Together Canada, makes it easier for Canadians to access free, credible information and services to address mental health and substance use issues. The portal also connects Canadians to peer support workers, social workers, psychologists and other professionals for confidential text sessions or phone calls.
The portal is available free to all Canadians in both official languages on a 24-7 basis. It is the result of a consortium of leaders in mental health and substance use care, including Stepped Care Solutions, Kids Help Phone and Homewood Health.
With regard to part (a), the Centre for Surveillance and Applied Research, CSAR, is contributing funding or subject expertise to several studies to understand changes in mental health and mental illness among Canadians during the COVID-19 period. However, these are under way and not yet complete. They include the Survey on COVID-19 and Mental Health, SCMH; the Canadian Longitudinal Study on Ageing, CLSA, COVID-19 study; the Covid-19, Health and Social InteractiON in Neighborhoods, COHESION, study; and the COMPASS study of high school students in Ontario, Alberta, Quebec and British Columbia.
With regard to part (b)(i), the SCMH is being conducted by Statistics Canada. Results will be analyzed by the Public Health Agency of Canada, PHAC. The CLSA COVID-19 study is being led by principal investigators at McMaster, McGill and Dalhousie universities. The COHESION study is being led by researchers at the Université de Montréal and the University of Saskatchewan. PHAC researchers will be involved in future analyses. The COMPASS study is being led by researchers at the University of Waterloo. Some analyses will be conducted by graduate students funded by PHAC.
With regard to part (b)(ii), as these studies are currently under way, there are no findings that can be reported at present. Early findings from the CLSA COVID-19 study are anticipated by the end of 2020, early findings from the COHESION study are anticipated during the first quarter of 2021, and PHAC analyses of SCMH data will begin in February 2021, with the intention of making the results publicly available as soon as possible.
With regard to part (b)(iii), as these studies are currently under way, no analyses have been completed to date.
With regard to part (b)(iv), see response for part (b)(iii).
With regard to part, (b)(v), see response for part (b)(iii).

Question No. 123--
Mr. Dean Allison:
With regard to the Canada Emergency Commercial Rent Assistance program: (a) what was original budget for the program; (b) what is the latest projected budget for the program; (c) what was the original expected number of businesses that would apply for the program; (d) what was actual number of businesses that applied for the program; (e) of the applications in (d), how many were successful; and (f) does the government have any statistics regarding what percentage of commercial property landlords whose tenants enrolled in the program accepted a 25 per cent reduction in rent, and, if so, what are the statistics?
Response
Mr. Adam Vaughan (Parliamentary Secretary to the Minister of Families, Children and Social Development), Lib.):
Mr. Speaker, in response to part (a), the original budget for the Canada emergency commercial rent assistance, CECRA, program was $2.97 billion total combined from federal, provincial and territorial governments. This includes funding for forgivable loans disbursed and program administration costs.
In response to part (b), the projected budget for CECRA is $2.97 billion.
In response to part (c), 60,000 submissions by property owners was the original expected number of applications.
In response to part (d), as October 4, 2020, 74,774 applications had been received for the program from property owners. Each application represents one property with one or more impacted small business tenant.
In response to part (e) of the applications in (d), as of October 5, 2020, 59,404 applications by property owners were approved; 5,935 were under review.
In response to part (f), individual small business tenants did not directly enroll in the CECRA program. Rather, eligibility for CECRA was based on applications submitted by commercial property landlords on behalf of their eligible tenants. All property owners who enrolled in the program were required to provide a 25% rent reduction to their eligible tenants in order to be approved. Failure to comply with this program requirement would put the property owner in default of the loan agreement, and the loan would become repayable.

Question no 115 --
M. Corey Tochor:
En ce qui concerne la campagne du gouvernement visant à faire de Bill Morneau le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques: a) quel est le budget actuel de la campagne; b) quels coûts celle-ci a-t-elle engendrés jusqu’à présent, ventilés par article; c) quels sont les coûts prévus, ventilés par article; d) combien de fonctionnaires se sont vu confier des tâches en rapport avec la campagne; e) quelles sont les tâches qui ont été affectées à chacun des fonctionnaires visés en d), ventilées par titre du fonctionnaire; f) quels sont les détails des contrats signés en relation avec la campagne, y compris (i) le fournisseur, (ii) la date et la durée, (iii) la valeur du contrat, (iv) la description des biens ou des services offerts?
Response
L'hon. François-Philippe Champagne (ministre des Affaires étrangères, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, comme c’est le cas dans les campagnes pour des postes de direction dans des organisations multilatérales, le gouvernement fournira un soutien diplomatique, des activités de plaidoyer et des conseils stratégiques pour faire avancer la candidature de M. Morneau. Ce soutien sera rentable et conforme aux lignes directrices et politiques connexes du Conseil du Trésor. Puisque le processus de sélection du secrétaire général de l’OCDE ne fait que commencer, il n’est pas encore possible d’estimer les coûts totaux qui pourraient être engagés à l’appui du candidat canadien, en particulier dans le contexte actuel compte tenu de la situation sanitaire mondiale.
En ce qui a trait à la partie b) de la question, jusqu'à présent, la campagne a nécessité 6 265,76 $ en frais d'accueil à l’appui des activités de sensibilisation auprès de délégués membres de l'OCDE et d'autres représentants œuvrant dans le contexte de l’OCDE à Paris. Ces dépenses s’inscrivent dans les pratiques diplomatiques courantes, y compris celles liées à ces processus de sélection.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, à la date de cette demande, le ministère travaille à la projection des coûts de la campagne du secrétaire général et s'attend à ce qu’ils soient proportionnels aux coûts normalement associés aux campagnes pour des postes internationaux de haut niveau où des pays membres doivent proposer des candidats.
En ce qui concerne la partie d) de la question, le ministère n’a affecté aucun fonctionnaire exclusivement à la campagne de M. Morneau. Néanmoins, en tant que ministère responsable des relations avec l’Organisation, un certain nombre de fonctionnaires du ministère et de la Délégation permanente du Canada auprès de l'OCDE apportent leur soutien à la campagne dans le cadre de leurs fonctions habituelles.
En ce qui a trait à la partie e) de la question, voici la liste pour les conseils stratégiques, plaidoyer et soutien: sous-ministre adjoint, Politique stratégique; directrice générale, Politiques économiques internationales; directeur, Relations économiques internationales et stratégie; directrice adjointe, Unité de l'OCDE, Relations économiques internationales et stratégie; conseillère politique, Relations économiques internationales et stratégie; analyste politique, Relations économiques internationales et stratégie; ambassadrice, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE; représentante permanente adjointe, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE; conseiller, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE; conseiller, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE; responsable de programme, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE; et agente des communications stratégiques et des programmes, Délégation permanente du Canada auprès de l’OCDE.
Pour les conseils et soutien en matière de communication, la liste est la suivante: directeur général, Communications stratégiques; directrice, Communications stratégiques, Politique étrangère; directrice, Relations avec les médias; et conseillère principal en communication.
Pour ce qui est de la Coordination de la sensibilisation diplomatique, la liste est la suivante: directrice, Visites officielles, Bureau du protocole; coordonnatrice des visites, Bureau du protocole; et agent des visites, Bureau du protocole.
Enfin, en ce qui concerne la partie f) de la question, aucun contrat n'a été signé pour soutenir la campagne à ce jour.

Question no 117 --
Mme Cathy McLeod:
En ce qui concerne la Première nation Wet’suwet’en et le projet de gazoduc Coastal GasLink de TC Énergie: quels sont les détails de toutes les consultations et les réunions virtuelles et en personne que la ministre des Relations Couronne-Autochtones et le ministre des Affaires du Nord ou le personnel du ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord ont organisées, du 1er août 2018 à aujourd’hui, avec des chefs héréditaires, des chefs élus, des conseillers ou des membres de la Première nation Wet’suwet’en et de toute autre Première nation sur le territoire de laquelle le gazoduc doit passer, y compris, pour chaque consultation ou réunion, (i) la date, (ii) le lieu, (iii) le nom et le titre des groupes, des organisations et des membres des Premières nations qui ont été consultés, (iv) les recommandations qui ont été faites aux ministres?
Response
M. Gary Anandasangaree (secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne le projet de gazoduc Coastal GasLink de TC Énergie, les consultations n’ont pas été menées par la ministre des Relations Couronne-Autochtones ou le ministre des Affaires du Nord ou le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, car il s’agit d’un gazoduc sous réglementation provinciale.

Question no 120 --
Mme Cathy McLeod:
En ce qui concerne le contrat passé entre Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Nathan Cullen (numéro de référence: C-2019-2020-Q4-00124): a) la valeur finale du contrat était-elle de 41 000 $ et, dans la négative, quelle était la valeur finale du contrat; b) quelles étaient la date de début et la date de fin du contrat; c) quels services précis M. Cullen a-t-il offerts en contrepartie du paiement; d) la somme de 41 000 $ concernait-elle uniquement les services de M. Cullen ou la somme couvrait-elle d’autres coûts, et, le cas échéant, quelle est la ventilation détaillée des coûts couverts par le paiement?
Response
M. Gary Anandasangaree (secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, la valeur estimée du contrat d’origine était de 41 000 $, incluant les taxes, mais la valeur finale du contrat a été de 21 229,11 $, incluant les taxes.
En ce qui concerne la partie b) de la question, la date de début était le 24 février 2020, et la date de fin était le 17 mars 2020.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, l’énoncé des travaux dans le contrat indiquait les services suivants: des discussions entre les représentants du Canada, de la Colombie-Britannique et de la nation Wet'suwet'en concernant l'établissement d'un processus de négociation pour faire avancer la reconnaissance et la réconciliation du titre et des droits ancestraux des Wet'suwet'en; des interventions spécifiques lorsque des questions politiques se présentent; en consultation avec l'équipe fédérale, fournir des conseils stratégiques au ministre et à la haute direction du ministère; fournir des conseils stratégiques à l'équipe fédérale; assister à des séances d'engagement, à des réunions à des moments clés où des problèmes très sensibles sont abordés et lorsque des messages importants doivent être transmis aux autres parties; et rencontrer les hauts fonctionnaires de RCAANC.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, la ventilation du montant de 41 000 $ dans le contrat était la suivante: 20 000 $ pour les frais de service; 10 000 $ pour les autres coûts, qui incluent sans s’y limiter les repas pour les participants et les frais de salles de conférences pour l’événement à l’hôtel; 10 000 $ pour les voyages; 1 000 $ pour la TPS; et des paiements d’un montant total de 21 229,11 $ qui ont été effectués – le détail de la valeur finale des montants payés est le suivant: 16 000 $ pour les frais de service, 4 980,10$ pour les autres coûts, qui incluent sans s’y limiter les repas pour les participants et les frais de salles de conférences pour l’événement à l’hôtel et 249,01 $ pour la TPS. Le montant octroyé aux voyages était nul.

Question no 121 --
M. Todd Doherty:
En ce qui concerne les statistiques du gouvernement quant à l’incidence des différentes mesures prises durant la pandémie sur la santé mentale des Canadiens: a) le gouvernement a-t-il effectué des études ou des analyses axées sur les répercussions sur la santé mentale qu’ont eues les différentes mesures mises en place par les divers ordres de gouvernement (auto-isolement, distanciation physique, fermetures d’entreprises, etc.); b) quels sont les détails relatifs à toutes ces études, y compris (i) qui a réalisé l’étude, (ii) quels sont les résultats généraux, (iii) quelles mesures ont fait l’objet d’une analyse, (iv) quelles sont les constatations relatives à chacune de ces mesures, (v) à quel endroit, s’ils ont été rendus publics, les résultats ont-ils été publiés?
Response
M. Darren Fisher (secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, Lib.):
Monsieur le Président, le gouvernement du Canada est conscient que la COVID-19 a entraîné différents niveaux de stress chez de nombreux Canadiens qui n’auront pas facilement accès à leurs réseaux de soutien habituels. C’est pour cette raison que le gouvernement finance un portail en ligne de soutien psychosocial.
Ce nouveau portail, intitulé Espace mieux-être Canada, permet aux Canadiens d’accéder plus facilement des informations crédibles et des services afin de résoudre les problèmes de santé mentale et de consommation de substances. Le portail met également les Canadiens en contact avec des travailleurs de soutien par les pairs, des travailleurs sociaux, des psychologues et d'autres professionnels pour des sessions de texte ou des appels téléphoniques confidentiels.
Le portail est offert gratuitement à tous les Canadiens dans les deux langues officielles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C’est le résultat d'un consortium de chefs de file dans le domaine des soins de santé mentale et de consommation de substances, notamment: Stepped Care Solutions, Jeunesse, J'écoute et Homewood Health.
En réponse à la partie a) de la question, le Centre de surveillance et de recherche appliquée, le CSRA, fournit du financement ou une expertise en la matière pour plusieurs études visant à comprendre les changements concernant la santé mentale et la maladie mentale chez les Canadiens pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les études suivantes sont en cours et ne sont pas encore achevées: l’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale, ou ECSM; l’étude sur la COVID-19 de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement, ou ELCV; l’étude COHESION, pour Covid-19, Health and Social InteractiON in Neighborhoods; et l’étude COMPASS chez des élèves du secondaire en Ontario, en Alberta, au Québec et en Colombie-Britannique.
En ce qui a trait à la partie b)(i) de la question, l’ECSM est réalisée par Statistique Canada. Les résultats seront analysés par l’Agence de la santé publique du Canada, ou ASPC. L’ELCV est dirigée par des chercheurs principaux aux universités McMaster, McGill et Dalhousie. L’étude COHESION est dirigée par des chercheurs à l’Université de Montréal et à l’Université de la Saskatchewan, et des chercheurs de l’ASPC participeront à de futures analyses. L’étude COMPASS est dirigée par des chercheurs à l’Université de Waterloo. Des analyses seront réalisées par des étudiants diplômés financés par l’ASPC.
Pour ce qui est de la partie b)(ii) de la question, ces études sont en cours donc aucune constatation ne peut être communiquée à l’heure actuelle. Les premières constatations découlant de l’ELCV sont attendues d’ici la fin de 2020, les premières constatations découlant de l’étude COHESION sont attendues au cours du premier trimestre de 2021, les analyses de l’ASPC des données de l’ECSM commenceront en février 2021, et nous avons l’intention de rendre les résultats accessibles au public dès que possible.
En ce qui concerne la partie b)(iii) de la question, aucune analyse n’a été achevée à ce jour.
La réponse à la partie b)(iv) est la même que pour la partie (b)(iii).
La réponse à la partie b)(v) est la même que pour la partie (b)(iii).

Question no 123 --
M. Dean Allison:
En ce qui concerne l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial: a) quel était le budget original du programme; b) quel est le dernier budget prévisionnel pour le programme; c) selon les prévisions de départ, combien d’entreprises devaient présenter une demande au titre du programme; d) dans les faits, combien d’entreprises ont présenté une demande au titre du programme; e) sur les demandes en d), combien ont été acceptées; f) le gouvernement possède-t-il des statistiques sur le pourcentage des locateurs d’immeubles commerciaux, dont les locataires se sont inscrits au programme, qui ont accepté une réduction de loyer de 25 % et, le cas échéant, quelles sont ces statistiques?
Response
M. Adam Vaughan (secrétaire parlementaire du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social (Logement), Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, le budget original du programme de l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial, ou AUCLC, s’élevait à 2,97 milliards de dollars. Il s’agit du total provenant des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Cela comprend le financement des prêts-subventions consentis et les frais d’administration du programme.
En ce qui concerne la partie b) de la question, le budget prévisionnel pour l’AUCLC est de 2,97 milliards de dollars.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, le nombre initial prévu de demandes présentées par des propriétaires d’entreprises était de 60?000.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, en date du 4 octobre 2020, 74?774 demandes avaient été reçues pour le programme de la part de propriétaires. Chaque demande représente une propriété avec un ou plusieurs locataires de petites entreprises touchés.
En ce qui concerne la partie e) de la question, en date du 5 octobre 2020, 59?404 demandes de propriétaires avaient été approuvées, et 5?935 demandes étaient à l’étude.
Enfin, pour ce qui est de la partie f) de la question, les propriétaires de petites entreprises n’ont pas directement adhéré à l’AUCLC. L’admissibilité à l’AUCLC était plutôt fondée sur les demandes présentées par les propriétaires de propriétés commerciales au nom de leurs locataires admissibles. Tous les propriétaires inscrits au programme devaient accorder une réduction de loyer de 25 % à leurs locataires admissibles pour être approuvés. Le fait de ne pas se conformer à cette exigence du programme mettrait le propriétaire en défaut de l’entente de prêt, et le prêt deviendrait remboursable.
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NDP (BC)
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2020-11-02 16:16 [p.1546]
Madam Speaker, I particularly appreciate the fact that the member expressed support on behalf of the Conservatives for the bill.
The member for Thornhill, speaking in the last round about the proposed citizenship oath amendments, said that if indigenous peoples continue the protest of the Coastal GasLink pipeline, they would lose support for such an amendment. This kind of statement is completely ignorant of the rights of indigenous peoples.
If the Conservatives support the recognition of the inherent rights of indigenous people, as is proposed in the bill, would they also support article 10 of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples about free, prior and informed consent?
Madame la Présidente, je me félicite que la députée exprime le soutien du Parti conservateur à l'égard de ce projet de loi.
Lors du débat précédent sur les modifications proposées au serment de citoyenneté, le député de Thornhill a déclaré que si les peuples autochtones continuaient de protester contre le gazoduc Coastal GasLink, ils perdraient tout soutien à l'égard de cette modification. Une telle déclaration démontre une ignorance crasse des droits des peuples autochtones.
Si les conservateurs appuient la reconnaissance des droits inhérents des peuples autochtones, comme le propose le projet de loi, ne seraient-ils pas également en faveur de l'article 10 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones relativement au consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause?
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CPC (MB)
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2020-11-02 16:17 [p.1546]
Madam Speaker, the member for Thornhill was referring to the public outcry at the railway blockades, but also referring to the immense support from the Wet'suwet'en elected band council and some of their hereditary chiefs. For example, hereditary chief Helen Michelle mentioned, “A lot of the protestors are not even Wet'suwet'en” and “Our own people said 'go ahead'” with Coastal GasLink. Further, she said that they talked to the elders. They talked and talked, and they kept bringing them back. She said that they walked the very territory where Coastal GasLink was going and they were going to give it the go-ahead.
Further, Chief Larry Nooski of the Nadleh Whut'en said, “Coastal GasLink represents a once in a generation economic development opportunity for Nadleh Whut'en First Nation. We negotiated hard...to guarantee that Nadleh people, including youth, have the opportunity to benefit directly and indirectly from the project, while at the same time, ensuring that the land and the water is protected”. I believe my colleague's response in his speech was regarding those comments.
Further, regarding UNDRIP, Conservatives are supportive of reconciliation with indigenous peoples. That path must be studied and furthered across all levels of government. I am eager to see what, if anything, the government puts forward as soon as possible. It has been four years since it said it would adopt it, yet no action has been brought forward. Again, it is an area that needs study and I look forward to seeing that being studied.
Madame la Présidente, le député de Thornhill faisait référence au tollé suscité par les barrages ferroviaires, ainsi qu'à l'immense appui exprimé par le conseil de bande élu des Wet'suwet'en et certains de leurs chefs héréditaires. Par exemple, la chef héréditaire Helen Michelle avait déclaré: « Beaucoup de manifestants ne sont même pas des Wet'suwet'en » et « Notre peuple a donné le feu vert » à Coastal GasLink. Ils n'ont eu de cesse de discuter, et ils les ont ramenés. Elle a ajouté qu'ils ont marché le long du tracé du projet et qu'ils allaient lui donner le feu vert.
Par ailleurs, le chef Larry Nooski, de la Première Nation Nadleh Whut'en, a dit ceci: « Coastal GasLink constitue pour la Première Nation Nadleh Whut'en une occasion de développement économique qui ne se présente qu'une fois au cours d'une génération. Nous avons négocié énergiquement [...] pour garantir que les Nadleh, y compris les jeunes, puissent bénéficier directement et indirectement du projet, tout en veillant à la protection des terres et des eaux. » Je crois que la réponse de mon collègue dans son discours portait sur ces commentaires.
De plus, en ce qui concerne la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, les conservateurs sont favorables à la réconciliation avec les peuples autochtones. Cette piste doit être examinée en détail par tous les ordres de gouvernement. J'ai hâte de voir si le gouvernement proposera quelque chose sans tarder. Cela fait déjà quatre ans qu'il s'était engagé à adopter le projet de loi; pourtant, aucune mesure n'a été mise en œuvre à ce jour. Je le redis, c'est une question qui doit être examinée plus en profondeur et j'ai très hâte que ce soit fait.
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NDP (BC)
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2020-11-02 16:52 [p.1551]
Madam Speaker, it is a pleasure for me to rise and speak in support of Bill C-8 on behalf of the NDP.
The NDP has consistently called for the full implementation of the Truth and Reconciliation Commission's calls to action. In fact, I tabled an amendment to revise the citizenship oath to recognize and affirm the aboriginal and treaty rights of the first nations, Inuit and Métis peoples in a previous immigration bill, Bill C-6, back in 2016. Sadly, that amendment was not accepted.
Even though this change was in the former minister's 2017 mandate letter, the Liberals failed to act until the dying days of the last Parliament, just before the 2019 election. As a result, the bill did not even make it to second reading.
The Prime Minister has claimed that the new relationship with indigenous peoples is his most important relationship, yet it has taken the minister three years to act on this priority from his mandate letter. I ask the members to think about it. It is astonishing that it has taken this long for the Liberals to act. There is simply no good reason for this not to be accomplished already.
The Liberals have missed the opportunity to ensure that the many new citizens who took their oaths since 2017 began their journey as Canadian citizens with a full understanding of our collective obligation to honour the rights of indigenous peoples. If it takes the Liberals this long to add a line to the citizenship oath, is it any wonder they are failing on their nation-to-nation relationships with indigenous peoples on so many levels?
In 2017, when the Prime Minister declared, “No relationship is more important to Canada than the relationship with Indigenous Peoples”, all of Canada was hopeful. Perhaps we would finally be able to work on redressing this country's historical wrongs and heal the trauma caused by Canada's colonial history. Perhaps we would finally be on the right side of history and move forward with a new relationship that puts the rights of indigenous peoples front and centre. Sadly, the actions of the Prime Minister indicate otherwise.
All we have to do is take a good hard look at the lived experiences of indigenous peoples to know that Canada has failed and is continuing to fail to meet its obligations to indigenous peoples. Look at what is happening with indigenous children. In 2016, the Canadian Human Rights Tribunal found Canada guilty of “wilful and reckless” racial discrimination by knowingly underfunding on-reserve child welfare services.
Why did it take 10 non-compliance orders against the federal government to force it to act? Why did Dr. Cindy Blackstock have to fight for so long and so relentlessly for the government to treat indigenous children fairly and equitably? Why is it that the basic human rights for indigenous peoples are so hard to honour for the Liberal government, and for the Conservative government before it? It is truly hard to comprehend.
Successive governments' foot-dragging in meaningful implementation and in upholding indigenous rights has had devastating impacts on the lives of indigenous communities across the land for generations, from the young to the old and all of those in between. We see the effect of this in our communities every single day. It is in the violence currently being committed against the Mi'kmaq fishers.
As stated in the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, they have the right to self-determination. This right was enshrined in the peace and friendship treaties and upheld by the Supreme Court of Canada in 1999 by the Marshall decision. The Marshall decision affirmed their treaty rights to hunt, fish and gather in pursuit of a “moderate livelihood” 20 years ago, yet successive governments, both Liberal and Conservative, have failed to negotiate with indigenous communities to define “moderate livelihood” and pave a path for indigenous fishers to fully exercise their rights, rights which are enshrined in Canada's Constitution.
How is this possible? Would anyone think, even for a minute, that, if this were a Supreme Court ruling for non-indigenous peoples, it would take more than two decades for the government to act? As a result of the inaction, the Mi'kmaq fishers are faced with violence, intimidation and domestic terrorism. Crimes were committed against them. People were injured, and they have suffered property damage.
Two weeks ago, the Liberal ministers agreed with the NDP that this warranted an emergency debate in the House of Commons, yet during the debate Liberal members voted against the NDP's unanimous consent motion to affirm the inherent rights of the Mi'kmaq and Maliseet people. The Liberals have refused to confirm their rights, which are enshrined in the Canadian Constitution and by the Supreme Court of Canada. They refuse to recognize that the Mi'kmaq nation deserves full and equal protection under the law from violence, intimidation and domestic terrorism.
Now, according to media reports, the Assembly of Nova Scotia Mi’kmaq Chiefs is alleging that the DFO is planning to seize the gear and traps of the Mi'kmaq fishers. Do the Liberals really think this is reconciliation? It is utterly shameful.
The Liberal government must stop making a mockery of the meaning behind this bill and act with integrity by taking real action to affirm the rights of all indigenous peoples. The Prime Minister must also pause and reflect on the message he is sending to young indigenous peoples when they witness the blatant inaction of the RCMP when it comes to ensuring the Mi'kmaq nation is afforded the same protection as everyone else.
This situation is more disturbing when compared to the situation of the Wet'suwet'en land defenders, where an ample number of heavily armed RCMP officers surrounded them as they attempted to assert their rights against the Coastal GasLink pipeline. It was truly shocking to learn that the RCMP officers were instructed to “use as much violence toward the gate as you want.”
It is as though the 1997 landmark decision, in which the Supreme Court of Canada found that the rights of the Wet'suwet'en nation had not been extinguished, did not exist. The Liberals are pushing ahead with the Trans Mountain pipeline extension. The voices of the land defenders are being ignored. There is a total disregard for article 10 of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which explicitly outlines the need for the government to fully respect the free, prior and informed consent of indigenous peoples when it comes to resource development on their land, including and especially when the answer is “no”.
When the violation of the rights of indigenous peoples are so blatant, how can the Liberals go on pretending that they are affirming the rights of indigenous peoples? Sadly, this kind of injustice is not new, nor is this kind of doublespeak.
My questions for the Prime Minister are theses: What will it take to stop the human rights violations against indigenous peoples? What will it take for him to internalize the fact that the trauma of such human rights abuses is intergenerational?
My colleague, the member for North Island—Powell River, shared the very real lived experiences of her children as indigenous peoples. No parent should have to see their children suffer under the weight of such systemic racism. No parent should have to fear for the safety of their children because they are indigenous, yet this is their everyday reality.
My constituents, who continue to witness this ongoing abuse by the government, are saying that reconciliation is dead. They see an unprecedented number of indigenous children being taken away from their families through the child welfare system. They see police brutality being levied against indigenous peoples. They see racism permeating the health care system. They continue to see indigenous women and girls go missing.
The National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls determined that colonial structures and policies, which persist in Canada, constitute a root cause of the violence experienced by indigenous women, girls and 2SLGBTQ2IA people. This violence, the report concludes, amounts to a race-based genocide against indigenous peoples, especially women, girls and 2SLGBTQ2IA people.
To remedy this and put an end to this Canadian genocide, the final report of the national inquiry put forth 231 calls for justice. When the final report on the national inquiry was released, the federal government promised that a national action plan would be in place on the anniversary of the annual release.
Families, survivors and indigenous organizations have emphasized the need for an indigenous women-led national action plan to implement the 231 calls for justice. However, with the COVID-19 pandemic as an excuse, the national action plan has been delayed indefinitely. The longer the government stalls, the longer people suffer.
For example, many of the calls for justice include addressing racism in health care settings and hospitals. The disturbing death of Joyce Echaquan, an indigenous mother of seven children, after experiencing racist and derogatory treatment from health care staff in a hospital, is a sharp reminder that it is inexcusable for the Liberal government to delay the implementation of the calls for justice.
While the government is using the pandemic as an excuse for inaction and delays, the community has been advocating for real concrete actions to improve the safety and well-being of indigenous women and girls on the ground for decades. These include access to safe and affordable housing, reforms to the child welfare system, reforms to the justice system and policing, improving health care access for indigenous people as well as providing core funding support for providers of culturally sensitive and trauma-informed support in community services.
The pandemic is not an excuse to delay what should be a top priority for Canada. On the contrary, the pandemic is the reason to accelerate action. In fact, the pandemic has exposed many issues. Imagine what it is like to not have access to clean drinking water in a pandemic, yet the Liberal government has recently backtracked on its promise to end all drinking water advisories in indigenous communities by March 2021, which is only five months away.
Just last month, the Neskantaga First Nation's community was evacuated amidst a global pandemic after high levels of hydrocarbons were discovered in the water supply. While the government is using the pandemic as an excuse for the delays in fulfilling its promise, this situation was not caused by the pandemic. The community of the Neskantaga has been under a boil water advisory for 25 years. With the COVID-19 pandemic, access to safe water to meet hygiene needs is more important than ever. The pandemic should be a catalyst for urgent action rather than an excuse for delays. The health and safety of indigenous peoples matter. The lives of indigenous peoples matter.
Tied to the issue of clean drinking water is access to safe, secure affordable housing. Canada is struggling with a preventable affordable housing and homelessness crisis. The crisis impacts indigenous communities much more acutely due to the historic and ongoing displacement and systemic racism experienced by indigenous peoples. Indigenous peoples are 10 times more likely to become homeless than non-indigenous Canadians.
Indigenous communities in rural, urban and northern communities face some of the worst housing conditions in all of Canada. My colleague, the MP for Nunavut, went on a housing tour in her region. All the families she visited were living in overcrowded situations and all had serious problems with mould. Some homes were in such poor condition that beds were frozen to the wall.
Overcrowded homes and lack of housing means that many people are often forced to remain with abusers. Children are removed from their homes and families because there is no safe habitable housing available to families. As my colleague states, “Putting Inuit in situations where they are dying, getting sick or losing their kids because of inadequate housing is modern-day colonization.”
Urban and rural indigenous communities also face unique and drastic housing challenges. My riding of Vancouver East is one of the hardest hit by Canada's ongoing homelessness crisis, a crisis that disproportionately affects indigenous peoples.
Of all the community members currently living in the Strathcona Park tents right now, it is estimated that 40% of the residents are of indigenous ancestry, despite indigenous people only comprising 2.5% of the population of Metro Vancouver.
The lack of access to housing, a basic human right, is a root cause to the disproportionate number of indigenous children in care and removed from their families. It is a root cause of the violence experienced by indigenous women, girls and 2SLGBTQQIA people. It is stressful, trauma-inducing and injurious.
It is simply incredulous that the housing needs for urban, rural and northern indigenous peoples were completely ignored in the national housing strategy. Despite all the talk over the years, there is still no plan for a rural, urban and northern indigenous housing strategy led by indigenous people for indigenous people.
The amended citizenship oath affirms what should have been true all along; that recognizing and affirming indigenous and treaty rights is at the core of fulfilling one's duties and responsibilities as a Canadian citizen. The government must act now to fulfill its own obligations to recognize and affirm indigenous and treaty rights.
While the amended Citizenship Act helps new Canadians better understand, we, at the same time, also have a crucial role to play in ensuring that Canada meets its obligation to indigenous peoples. It is treaties that give settler Canadians the privilege of living on indigenous lands and with that privilege comes the collective responsibility to commit ourselves to recognizing and affirming indigenous and treaty rights.
Justice Murray Sinclair summarized this obligation best, “Reconciliation is not an aboriginal problem—it is a Canadian problem. It involves all of us.” It is incumbent on the federal government to show that leadership every single step of the way. It is incumbent on the Liberal government to do better than what it has done so far.
Having only completed 10 calls for action is not good enough. Indigenous people should not have to continually wait for their rights to be honoured and for their basic human rights to be respected. Incremental reconciliation should not be the path forward. We need to see action and we need to see it now. We cannot allow for the pandemic to be that excuse. We need to accelerate the program and to move forward. Generations have been waiting for it. Indigenous peoples deserve better.
Madame la Présidente, c'est avec plaisir que je prends la parole pour appuyer le projet de loi C-8 au nom du NPD.
Le NPD n'a cessé de demander que l'on mette en œuvre l'ensemble des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. En fait, en 2016, j'ai présenté un amendement à un projet de loi antérieur sur l'immigration, le projet de loi C-6, dont le but était de revoir le serment de citoyenneté afin de reconnaître et d'affirmer les droits ancestraux ou issus de traités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Malheureusement, l'amendement n'a pas été adopté.
Même si cette modification faisait partie de la lettre de mandat de 2017 du ministre, les libéraux ont agi seulement à la toute fin de la législature précédente, soit juste avant les élections de 2019. Par conséquent, le projet de loi ne s'est même pas rendu à l'étape de la deuxième lecture.
Le premier ministre prétend que sa relation la plus importante est cette nouvelle relation qu'il a établie avec les Autochtones, et pourtant, il a fallu trois ans au ministre pour qu'il réponde à cette priorité de sa lettre de mandat. Je demande aux députés d'y réfléchir. Il est consternant que les libéraux aient mis tout ce temps pour agir. Il n'y a tout simplement aucune bonne raison pour que cette question ne soit pas déjà réglée.
Les libéraux ont raté l'occasion de faire en sorte que le grand nombre de nouveaux citoyens qui ont prêté serment depuis 2017 entament leur vie de citoyens canadiens en prenant la pleine mesure de notre obligation collective qui consiste à honorer les droits des peuples autochtones. S'il faut autant de temps aux libéraux pour ajouter une ligne au serment de citoyenneté, faut-il s'étonner qu'ils échouent autant dans leurs relations de nation à nation avec les peuples autochtones?
En 2017, quand le premier ministre a déclaré: « aucune relation n'est plus importante pour le Canada que celle qu'il entretient avec les peuples autochtones », le Canada s'est gonflé d'espoir. Peut-être arriverions-nous finalement à redresser les torts historiques du pays et à guérir du traumatisme causé par le passé colonial du Canada. Peut-être serions-nous du bon côté de l'histoire et pourrions-nous établir une nouvelle relation ayant en son coeur les droits des peuples autochtones. Malheureusement, les actions du premier ministre indiquent le contraire.
Il suffit de faire un examen attentif des expériences qu'ont vécues les peuples autochtones pour se rendre compte que le Canada a échoué et qu'il continue d'échouer à remplir ses obligations envers ces peuples. Voyez ce qui arrive aux enfants autochtones. En 2016, le Tribunal canadien des droits de la personne a reconnu le Canada coupable de discrimination raciale délibérée et inconsidérée, parce qu'il avait sous-financé sciemment les services d'aide à l'enfance dans les réserves.
Pourquoi a-t-il fallu 10 ordonnances de non-conformité pour obliger le gouvernement fédéral à agir? Pourquoi Cindy Blackstock a-t-elle dû travailler si longtemps et si obstinément pour que le gouvernement traite les enfants autochtones de façon juste et équitable? Pourquoi le gouvernement libéral, et le gouvernement conservateur qui l'a précédé, ont-ils tant mal à respecter les droits fondamentaux des peuples autochtones? La situation dépasse l'entendement.
Le peu d'empressement des gouvernements successifs à vraiment garantir l'application et le respect des droits des Autochtones a eu des effets dévastateurs sur les communautés autochtones de partout au pays, sur les jeunes, les aînés et tous les autres. On en voit tous les jours les effets dans nos collectivités, par exemple, sous la forme d'actes de violence qui sont commis contre les pêcheurs micmacs.
Comme l'indique la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, l'autodétermination est un droit. Ce droit a été inscrit dans les traités de paix et d'amitié, et il a été confirmé par la Cour suprême du Canada dans la décision Marshall en 1999. En effet, cette décision d'il y a 20 ans a affirmé les droits issus des traités de pratiquer la chasse, la pêche et la cueillette pour s'assurer une subsistance convenable. Pourtant, les gouvernements successifs, libéraux comme conservateurs, n'ont pas négocié avec les communautés autochtones pour définir en quoi consiste une « subsistance convenable » et n'ont pas fait en sorte que les pêcheurs autochtones puissent pleinement exercer leurs droits, des droits consacrés par la Constitution du Canada.
Comment est-ce possible? S'il s'agissait d'une décision de la Cour suprême en faveur de peuples non autochtones, personne n'imaginerait, ne serait-ce qu'un seul instant, que le gouvernement mettrait plus de deux décennies à agir. Cette inaction a entraîné des actes de violence, d'intimidation et de terrorisme intérieur contre les pêcheurs micmacs. Ils ont été victimes de crimes. Des gens ont subi des blessures et des dommages matériels.
Il y a deux semaines, les ministres libéraux ont convenu avec les néo-démocrates qu'un débat d'urgence à ce sujet s'imposait à la Chambre des communes. Or, pendant le débat, les députés libéraux ont voté contre la motion du NPD demandant le consentement unanime en vue d'affirmer les droits inhérents des peuples micmacs et malécites. Les libéraux ont refusé de confirmer ces droits consacrés par la Constitution canadienne et par la Cour suprême du Canada. Ils refusent de considérer le fait que la nation Mi'kmaq a le droit à la protection pleine et égale de la loi contre la violence, l'intimidation et le terrorisme intérieur.
Maintenant, selon les reportages des médias, l'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse laisse entendre que le ministère des Pêches et des Océans a l'intention de saisir les engins et les casiers de pêche des pêcheurs micmacs. Est-ce cela, la définition de la réconciliation des libéraux? C'est carrément honteux.
Le gouvernement libéral doit cesser de ridiculiser l'intention qui sous-tend ce projet de loi et agir avec intégrité en prenant des mesures concrètes pour affirmer les droits des Autochtones. Le premier ministre doit également prendre un instant pour réfléchir au message qu'il envoie aux jeunes Autochtones qui sont témoins de l'inaction flagrante de la GRC pour ce qui est d'offrir à la nation micmaque la même protection qu'à tous les autres.
Cette situation est plus préoccupante que celle des défenseurs des terres des Wet'suwet'en, qui ont été encerclés par un nombre considérable d'agents de la GRC lourdement armés alors qu'ils tentaient de faire valoir leurs droits en s'opposant au gazoduc Coastal GasLink. C'est vraiment consternant d'apprendre que les agents de la GRC avaient reçu l'ordre d'« employer la violence à volonté pour démanteler le barrage ».
C'est comme si le jugement phare de 1997 de la Cour suprême du Canada, dans lequel celle-ci a conclu que les droits de la nation des Wet'suwet'en n'étaient pas éteints, n'existait pas. Les libéraux vont de l'avant avec l'agrandissement du réseau de pipelines Trans Mountain. On ne tient nullement compte de la voix des défenseurs des terres. On fait complètement abstraction de l'article 10 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, lequel énonce explicitement la nécessité, pour le gouvernement, d'obtenir auprès des peuples autochtones leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, en ce qui a trait à l'exploitation des ressources situées sur leurs terres, ce qui inclut la nécessité de respecter leur décision s'ils n'y consentent pas.
Avec des violations aussi évidentes des droits des peuples autochtones, comment les libéraux peuvent-ils continuer à prétendre qu'ils défendent les droits des peuples autochtones? Malheureusement, ce n'est pas la première fois que nous sommes témoins de ce genre d'injustice ni de ce genre de double discours.
Mes questions pour le premier ministre sont les suivantes: que faudra-t-il pour que cesse la violation des droits de la personne des Autochtones? Que faudra-t-il pour qu'il comprenne que les traumatismes engendrés par ces violations sont intergénérationnels?
Ma collègue la députée de North Island—Powell River nous a parlé de l'expérience bien réelle vécue par ses enfants en tant qu'Autochtones. Aucun parent ne devrait voir ses enfants être victimes d'un tel racisme systémique. Aucun parent ne devrait craindre pour la sécurité de ses enfants parce qu'ils sont Autochtones, mais c'est pourtant ce que vivent chaque jour des parents au pays.
Les habitants de ma circonscription, qui sont témoins des violations commises quotidiennement par le gouvernement, disent que la réconciliation n'est plus possible. Ils voient un nombre sans précédent d'enfants autochtones être enlevés à leur famille par le système d'aide à l'enfance. Ils voient la brutalité dont fait preuve la police à l'endroit des Autochtones. Ils voient le racisme qui est présent dans tout le système de santé. Ils continuent d'apprendre la disparition de femmes et de filles autochtones.
L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a déterminé que les structures et les politiques coloniales, qui persistent au Canada, sont la cause première de la violence subie par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones. Selon le rapport, cette violence équivaut à un génocide racial contre les peuples autochtones, particulièrement les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA.
Pour remédier au problème et mettre fin à ce génocide canadien, l'enquête nationale a présenté 231 appels à la justice dans son rapport final. Lorsque ce rapport a été publié, le gouvernement fédéral a promis de mettre en place un plan d'action national d'ici l'anniversaire de la publication annuelle.
Les familles, les survivantes et les organisations autochtones ont souligné la nécessité d'avoir un plan d'action national dirigé par des femmes autochtones pour mettre en œuvre les 231 appels à la justice. Cependant, sous prétexte de la pandémie de COVID-19, le plan d'action national a été retardé indéfiniment. Plus le gouvernement tarde à agir, plus les gens souffrent.
Par exemple, bon nombre des appels à la justice demandent qu'on s'attaque au racisme dans le réseau de la santé et plus particulièrement dans les hôpitaux. La mort consternante de Joyce Echaquan, cette mère autochtone de sept enfants, sous les quolibets racistes et désobligeants du personnel de l'hôpital où elle était traitée, nous prouve de manière irréfutable que le gouvernement libéral n'a aucune excuse pour retarder la mise en œuvre des appels à la justice.
Le gouvernement a beau invoquer la pandémie pour justifier son inaction et ses atermoiements, il y a déjà des dizaines d'années que la population réclame des actions concrètes, sur le terrain, pour améliorer la sécurité et le bien-être des femmes et des jeunes filles autochtones. Les exemples ne manquent pas, de l'accès à un logement sûr et abordable à la réforme du réseau d'aide à l'enfance, de l'appareil judiciaire ou de la police en passant par l'accès aux soins de santé et le financement durable des organismes qui offrent des services adaptés culturellement ou du soutien aux personnes ayant vécu un traumatisme.
La pandémie ne doit pas servir d'excuse pour retarder la mise en œuvre de ce qui devrait être une priorité pour le Canada. Elle devrait au contraire pousser le gouvernement à agir au plus vite. La pandémie a fait ressortir de nombreux problèmes. Les députés peuvent-ils s'imaginer sans eau potable en pleine pandémie? Pourtant, le gouvernement libéral, qui avait promis de lever tous les avis de faire bouillir l'eau dans les communautés autochtones du pays d'ici mars 2021, c'est-à-dire dans à peine cinq mois, est revenu sur sa parole dernièrement.
Pas plus tard que le mois dernier, la Première Nation de Neskantaga a été évacuée en pleine pandémie mondiale après la découverte de niveaux élevés d'hydrocarbures dans le réseau d'approvisionnement en eau. Même si le gouvernement donne la pandémie pour excuse pour les retards dans la concrétisation de sa promesse, cette situation n'a pas été causée par la pandémie. La communauté des Neskantaga fait l'objet d'un avis de faire bouillir l'eau depuis 25 ans. Avec la pandémie de COVID-19, l'accès à l'eau potable pour répondre aux besoins en matière d'hygiène est plus important que jamais. La pandémie devrait signifier une action rapide et non pas excuse pour les retards. La santé et la sécurité des populations autochtones sont importantes. La vie des populations autochtones est importante.
L'accès à un logement sûr et abordable est lié à la question de l'eau potable. Le Canada est confronté à une crise évitable en matière de logement abordable et d'itinérance. Cette crise a des conséquences beaucoup plus graves sur les communautés autochtones en raison des déplacements forcés historiques et continus et du racisme systémique dont sont victimes les populations autochtones. Les Autochtones sont dix fois plus à risque de se retrouver sans abri que les Canadiens non autochtones.
Les communautés autochtones des collectivités rurales, urbaines et nordiques connaissent des conditions de logement parmi les pires de tout le Canada. Ma collègue la députée Nunavut a fait une tournée des logements dans sa région. Toutes les familles chez qui elle s'est rendue vivaient dans des logements surpeuplés qui avaient tous de graves problèmes de moisissure. Certaines maisons étaient en si mauvais état que les lits étaient collés aux murs par le gel.
Le surpeuplement dans les maisons et le manque de logements font que de nombreuses personnes sont souvent contraintes de rester avec leurs agresseurs. Des enfants sont retirés de leur foyer et de leur famille parce qu'il n'y a pas de logement habitable sûr disponible pour les familles. Comme ma collègue le dit: « Mettre les Inuits dans des situations où ils meurent, tombent malades ou se font arracher leurs enfants à cause de logements inadéquats est une forme de colonialisme des temps modernes. »
Les communautés autochtones urbaines et rurales doivent également surmonter des défis uniques et considérables en matière de logement. Ma circonscription, Vancouver-Est, est l'une des plus durement touchées au pays par la crise de l'itinérance, une crise qui affecte de façon disproportionnée les peuples autochtones.
Parmi toutes les personnes qui vivent actuellement dans le village de tentes érigé dans le parc Strathcona, quelque 40 % sont d'origine autochtone, et ce malgré que les Autochtones ne représentent que 2,5 % de la population du Grand Vancouver.
Le manque d'accès au logement, un droit fondamental de la personne, est une des causes profondes du nombre disproportionné d'enfants autochtones pris en charge et retirés de leur famille par l'État. C'est une des causes profondes de la violence dont sont victimes les femmes et les filles autochtones ainsi que les membres de la communauté 2ELGBTQQIA. C'est stressant, traumatisant et préjudiciable.
Il est tout simplement incroyable que la Stratégie nationale sur le logement n'ait absolument pas tenu compte des besoins des communautés autochtones des régions urbaines, rurales et nordiques. Malgré toutes les discussions au fil des ans, il n'y a toujours rien de prévu relativement à une stratégie sur le logement pour les communautés autochtones des régions urbaines, rurales et nordiques qui serait dirigée par des Autochtones, pour des Autochtones.
Le serment de citoyenneté modifié affirme une réalité qui aurait toujours dû être un fait: la reconnaissance et la confirmation des droits ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones devrait être au cœur des obligations de tout citoyen canadien. Le gouvernement doit agir dès maintenant afin de remplir ses propres obligations à propos de la reconnaissance et de la confirmation de ces droits ancestraux ou issus de traités.
La nouvelle version de la Loi sur la citoyenneté aide les nouveaux Canadiens à mieux comprendre mais, parallèlement, nous, parlementaires, avons un rôle crucial à jouer pour faire en sorte que le Canada respecte ses obligations envers les peuples autochtones. Les traités ont donné aux colons canadiens le privilège de vivre sur des terres autochtones, mais ce privilège s'accompagne de la responsabilité collective de s'engager à reconnaître et à affirmer les droits des Autochtones, notamment les droits issus de traités.
C'est le juge Murray Sinclair qui a le mieux résumé cette obligation en disant: « La réconciliation n'est pas un problème autochtone, c'est un problème canadien. Cela nous concerne tous. » Il incombe donc au gouvernement fédéral de faire preuve du leadership nécessaire à toutes les étapes du processus. Quant au gouvernement libéral, il doit faire mieux qu'il n'a fait jusqu'ici dans ce dossier.
Il ne suffit pas d'avoir donné suite à 10 appels à l'action. Les peuples autochtones ne devraient pas devoir continuellement attendre qu'on respecte leurs droits, notamment les droits fondamentaux de la personne. La réconciliation progressive ne devrait pas être la voie à suivre. Le gouvernement doit passer à l'action dès maintenant. On ne peut permettre que la pandémie lui serve d'excuse. Le gouvernement doit accélérer le processus et aller de l'avant. Des générations attendent qu'on donne suite aux appels à l'action. Les peuples autochtones méritent mieux.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
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2020-11-02 17:20 [p.1555]
Madam Speaker, the hon. member mentioned the Wet'suwet'en and the police action there. Was she aware that it was the B.C. NDP government that gave the RCMP their orders? Would she like to see that pipeline cancelled as well and put an end to the fracking and the LNG projects the NDP are pushing through Wet'suwet'en territory?
Madame la Présidente, la députée a parlé des Wet'suwet'en et des interventions policières qui ont eu lieu dans la région. Savait-elle que c'était le gouvernement néodémocrate de la Colombie-Britannique qui avait donné ses ordres à la GRC? Souhaite-t-elle que le projet d'oléoduc soit annulé, qu'on cesse de pratiquer la fracturation hydraulique dans la région et que les projets de liquéfaction de gaz naturel que les néodémocrates veulent imposer dans le territoire des Wet'suwet'en soient annulés?
View Jenny Kwan Profile
NDP (BC)
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2020-11-02 17:21 [p.1555]
Madam Speaker, I support the indigenous people and their rights. That is why I am here, and that is what I am fighting for. It is time for us to honour their rights.
Madame la Présidente, j'appuie les peuples autochtones et leurs droits. C'est la raison pour laquelle je suis ici et c'est ce pour quoi je lutte. Il est grand temps que nous respections leurs droits.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
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2020-10-26 16:38 [p.1234]
Mr. Speaker, I acknowledge I am speaking to you from the traditional territory of the WSÁNEC peoples and I raise my hands to them. Hych'ka Siem.
I am presenting petition no. 10672056, pertaining to the failure to implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. The petitioners specifically take note of the Canadian Constitution and our human rights obligations, and specifically ask the government to move without delay to nation-to-nation talks with the Wet’suwet’en First Nation and to fully implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Monsieur le Président, je reconnais que je m'adresse à vous depuis le territoire traditionnel du peuple WSÁNEC, que je salue d'ailleurs. Hych'ka Siem.
Je présente la pétition no 10672056, qui porte sur le refus de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Les pétitionnaires mentionnent la Constitution canadienne et nos obligations en matière de droits de la personne, et demandent au gouvernement d'entreprendre sans tarder des pourparlers de nation à nation avec la Première Nation des Wet'suwet'en et de mettre intégralement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
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