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View David de Burgh Graham Profile
Lib. (QC)
moved for leave to introduce Bill C-445, An Act to amend the Parliament of Canada Act (management and direction of the Parliamentary Protective Service).
He said: Mr. Speaker, I rise today to introduce a bill that would change subsection 79.55(2) of the Parliament of Canada Act relating to the Parliamentary Protective Service. The act reads, in essence, that the director “must be a member of the [RCMP].” This bill would add the word “not” and mandate that the two Speakers, without outside intervention, would jointly select the director of our integrated security force.
While we appreciate the RCMP's efforts to integrate the security forces, this bill would give the Crown three years to complete the transition back to the House. Nothing in this act would prevent the RCMP from continuing to protect the Prime Minister in the House, nor from calling on the RCMP for backup should the need arise. However, all decisions going forward would belong to the House and Senate rather than to the executive. While it is not a matter for legislation, I hope that this would also allow the designated airspace known as CYR537 to be handed over to the Parliamentary Protective Service.
As I consider this to be, first and foremost, a matter of protecting parliamentary privilege, I ask that this bill be ultimately referred to the Standing Committee on Procedure and House Affairs.
I thank the member for Hamilton Centre for seconding this bill, demonstrating the cross-party support it will need to move forward.
demande à présenter le projet de loi C-445, Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada (gestion et direction du Service de protection parlementaire).
— Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter un projet de loi visant à modifier le paragraphe 79.55(2) de la Loi sur le Parlement du Canada relativement au Service de protection parlementaire. Essentiellement, la Loi stipule que le directeur « doit être un membre [...] de la [GRC] ». Le projet de loi ajouterait les mots « ne » et « pas » pour préciser que le directeur ne doit pas être un membre de la GRC. Il prévoit également que le Président du Sénat et le Président de la Chambre des communes nomment conjointement, sans intervention extérieure, la personne devant occuper le poste de directeur du Service de protection parlementaire.
Nous remercions la GRC de tout ce qu'elle a fait pour assurer la coordination des services de sécurité. Toutefois, ce projet de loi accorderait trois ans à la Couronne pour remettre les rênes entre les mains des deux Chambres. Il n'y a rien dans ce projet de loi qui empêcherait la GRC de continuer à protéger le premier ministre à la Chambre, ou qui empêcherait la Chambre de réclamer des renforts auprès de la GRC si le besoin se présentait. Cela dit, à l'avenir, il appartiendrait à la Chambre des communes et au Sénat, plutôt qu'à l'organe exécutif, de prendre toutes les décisions. J'espère que cela permettrait également de confier l'espace aérien désigné correspondant au code CYR537 au Service de protection parlementaire, même si cette question n'est pas visée par le projet de loi.
Comme je considère que cette question vise d'abord et avant tout à protéger le privilège parlementaire, je demande que ce projet de loi soit finalement renvoyé au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
Je remercie le député d'Hamilton-Centre d'avoir appuyé le projet de loi. L'appui de tous les partis sera nécessaire pour le faire aller de l'avant.
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Lib. (NS)
View Geoff Regan Profile
2019-02-19 10:14 [p.25475]
Mr. Speaker, I am now ready to rule on the issue raised on February 6, 2019, by the member for Hull—Aylmer regarding an incident of racial profiling that recently occurred within the parliamentary precinct.
The Chair is grateful to the honourable member for bringing this incident to the attention of the House. I also appreciate the comments made by the Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage and Multiculturalism.
While the hon. member for Hull—Aylmer raised this matter as a question of privilege and it deals with a serious event, it is not properly a question of privilege. It did not involve a member of Parliament or engage a proceeding of either this House or any committee. Nonetheless, the member has given me an opportunity to make a statement to the House and to report on the investigation that has taken place with respect to the incident.
The member for Hull—Aylmer explained that he and the parliamentary secretary had been made aware that a group of Canadians, mostly young, had come to Parliament Hill on February 4, 2019, to engage with members of Parliament on, and sensitize them to, issues that black communities in Canada are facing today. Reporting that an incident of racial profiling had occurred during this initiative, known as “Black Voices on the Hill”, he asked me to investigate the matter immediately and suggest measures to ensure that Parliament is an open and welcome place for all Canadians.
As Speaker, I have responsibility, shared with the Speaker of the Senate, for the oversight of matters of security and policing for the parliamentary precinct, and the Parliamentary Protective Service has the operational responsibility for the security in the parliamentary buildings. These important responsibilities embody far more than just the physical aspects of keeping people safe when here on Parliament Hill. The racial profiling incident cannot be condoned and must be dealt with swiftly and purposefully.
A complaint was quickly raised in the House, and the Parliamentary Protective Service replied with a full and unreserved apology, stating:
We offer our apologies to the participants for the situation that they experienced. Our security personnel must always conduct themselves with professionalism and respect towards parliamentarians, employees and visitors. We need to do a better job in ensuring that this standard is maintained across our workforce. The Parliamentary Protective Service has zero tolerance for any type of discrimination. We took immediate action upon learning of this incident and launched an internal investigation into the matter. Once the investigation is completed, we will be advising the Speakers accordingly.
The apology is a welcomed first step. However, it should not be construed as either a final step or a way to erase the harsh and unacceptable reality of what happened. Instead, we are resolved to learn from it and to do better going forward.
While one transgression does not represent the actions of all, one is too many and none can be overlooked, dismissed or excused.
All who come here must know unequivocally that they will be welcomed with equality, dignity and respect. To experience anything less here on Parliament Hill, the centre of our democracy, is a failure on our part and for that I offer my sincere apologies. We can and must do better, and we will.
As Speaker, I would like to conclude by making it clear that while there is not a finding of a prima facie question of privilege, for the reasons I have mentioned, this in no way diminishes the importance or gravity of the matter raised.
I thank all hon. members for their attention.
Je suis maintenant prêt à rendre ma décision sur la question soulevée le 6 février 2019 par le député de Hull—Aylmer à propos d’un incident de profilage racial survenu récemment dans l’enceinte parlementaire.
Je remercie l’honorable député d’avoir porté cet incident à l’attention de la Chambre. Je remercie également le secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme pour ses commentaires.
Malgré le fait que l'honorable député de Hull—Aylmer ait soulevé cette affaire comme une question de privilège et qu'elle concerne un événement grave, il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une question de privilège. Cette affaire n'impliquait pas un député et elle ne concernait pas les délibérations de la Chambre ni d'un comité. Cependant, le député me donne l'occasion de faire une déclaration à la Chambre et de faire le point sur l'enquête réalisée à l'égard de cet incident.
Le député de Hull—Aylmer a expliqué que le secrétaire parlementaire et lui-même ont été informés qu’un groupe de Canadiens, formé principalement de jeunes, sont venus au Parlement le 4 février 2019, pour discuter avec les députés et pour les sensibiliser aux problèmes auxquels les communautés noires du Canada sont confrontées. Il a signalé qu’un incident de profilage racial avait eu lieu lors de l’activité appelée « Black Voices on the Hill » et il m’a demandé de faire immédiatement enquête sur cette affaire; il propose également des mesures afin de veiller à ce que le Parlement soit un endroit ouvert et accueillant pour tous les Canadiens.
En tant que Président, je suis responsable — avec le Président du Sénat — de la supervision des questions relatives à la sécurité et au maintien de l’ordre au sein de la Cité parlementaire; le Service de protection parlementaire est responsable, sur le plan opérationnel, de la sécurité dans les édifices du Parlement. Ces responsabilités importantes vont bien au-delà de la sécurité physique des personnes qui se trouvent sur la Colline du Parlement. Un incident de profilage racial ne peut être toléré et doit être traité rapidement et de manière rigoureuse.
Une plainte a rapidement été soulevée à la Chambre et le Service de protection parlementaire a répondu en présentant des excuses complètes sans réserve:
Tout d'abord, nous présentons nos excuses aux participants pour la situation qu'ils ont vécue lundi. Le personnel de sécurité doit toujours faire preuve du plus grand professionnalisme et respect envers les parlementaires, les employés et les visiteurs. Nous devons veiller davantage à ce que cette norme soit maintenue au sein de notre effectif. Le Service de protection parlementaire ne tolère aucun type de discrimination. Dès que nous avons été informés de l'incident, nous avons pris des mesures immédiates et avons lancé une enquête interne dans cette affaire. Une fois l'enquête terminée, les deux présidents seront avisés.
Ces excuses constituent un premier pas dans la bonne direction; toutefois, elles ne devraient pas être considérées comme mettant fin à cette affaire ou comme une façon d’effacer l’incident inacceptable et affligeant qui a eu lieu. Nous sommes plutôt déterminés à tirer des leçons importantes de cet incident afin de faire mieux à l’avenir.
Bien qu’une telle inconduite ne soit pas représentative du comportement de tous, un seul incident est un incident de trop et aucun ne doit être ignoré, rejeté ou excusé.
Toutes les personnes qui viennent ici doivent avoir la certitude qu'elles seront accueillies et traitées avec équité, dignité et respect. Si les visiteurs ne sont pas traités ainsi sur la Colline du Parlement, le cœur de notre démocratie, il s'agit d'un échec de notre part et pour cette raison, je présente mes sincères excuses. Nous pouvons et devons faire mieux et nous allons nous y employer.
À titre de Président, je souhaite conclure en soulignant que bien qu’il n’y ait pas, à première vue, matière à question de privilège, pour les raisons que j’ai mentionnées, cette conclusion ne diminue en rien l’importance ou la gravité de la question soulevée.
Je remercie les députés de leur attention.
View Geoff Regan Profile
Lib. (NS)
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2019-02-06 18:28 [p.25348]
I have a member rising on a question of privilege for which I have notice.
Un député souhaite invoquer une question de privilège, dont j'ai reçu avis.
View Greg Fergus Profile
Lib. (QC)
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2019-02-06 18:28 [p.25348]
Mr. Speaker, I rise in the House on a question of privilege not only as the member for Hull—Aylmer but also as the chair of the black caucus.
Two days ago, during this Black History Month, a group of black Canadians, mostly young black Canadians, were on Parliament Hill to engage and to sensitize members of Parliament on the issues facing Canada's black communities. This effort was known as “Black Voices on the Hill”. I regret to inform you that both the member for Halifax and I were made aware of an incident of racial profiling of this group of young Canadians.
This place belongs to all Canadians. Therefore, I ask you to investigate this matter immediately and to suggest measures to make this place the welcoming and open place it should be for all Canadians.
Monsieur le Président, je soulève une question de privilège à la Chambre, non seulement en tant que député, mais aussi en tant que président du caucus des Noirs de la Chambre.
Nous sommes en plein Mois de l'histoire des Noirs et, il y a deux jours, un groupe de Canadiens de race noire, la plupart des jeunes, se sont rassemblés sur la Colline du Parlement dans le cadre de l'activité « Black Voices on the Hill » qui visait à sensibiliser les députés aux problèmes vécus par les communautés noires du Canada. Malheureusement, le député d'Halifax et moi-même avons appris que ce groupe de jeunes Canadiens a fait l'objet de profilage racial.
La Colline parlementaire appartient à tous les Canadiens. Je vous demande donc de lancer immédiatement une enquête sur cette affaire et de proposer des mesures en vue de rendre le lieu aussi ouvert et accueillant qu'il devrait l'être pour tous les Canadiens.
View Andy Fillmore Profile
Lib. (NS)
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2019-02-06 18:29 [p.25349]
Mr. Speaker, I rise on the same question of privilege as the member of Parliament for Halifax and as the Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage and Multiculturalism.
Following the Government of Canada's Black History Month gala event at the National Arts Centre on Monday, February 4, I was approached by several constituents of my riding of Halifax who were in Ottawa to participate in “Black Voices on the Hill” earlier that day. They shared with me their deep disappointment at the alleged incident of racial profiling in the parliamentary precinct described by the member for Hull—Aylmer. Later that night, I was contacted directly by another Halifax constituent, who had been a witness to the incident.
There is grave concern in my community over this experience, so I too am respectfully requesting that you look into this matter and report back to this House on your findings, as well as any actions that may have been or may be taken to rectify this upsetting incident.
Monsieur le Président, à titre de député d'Halifax et de secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, je soulève la même question de privilège.
Après le gala organisé par le gouvernement du Canada à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs, le lundi 4 février, au Centre national des arts, j'ai rencontré plusieurs personnes de ma circonscription, Halifax, qui étaient à Ottawa pour participer à l'activité de sensibilisation « Black Voices on the Hill » qui se tenait plus tôt le même jour. Ces personnes m'ont fait part de leur profonde déception au sujet de l'incident de profilage racial qui se serait produit dans la Cité parlementaire et qui a été rapporté par le député de Hull—Aylmer. Plus tard le même soir, un autre résidant d'Halifax a communiqué avec moi et m'a dit avoir été témoin de l'incident.
Comme cette mésaventure suscite de sérieuses préoccupations au sein de ma collectivité, je vous demande respectueusement de bien vouloir examiner l'affaire, présenter vos conclusions à la Chambre et préciser quelles mesures auront été prises ou devraient être prises pour remédier à ce regrettable incident.
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Lib. (NS)
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2019-02-06 18:30 [p.25349]
I thank the hon. member for Hull—Aylmer for raising this question and also the hon. member for Halifax for his comments.
I take this matter very seriously. I will look into the matter and return to the House in due course.
Je remercie le député de Hull—Aylmer d'avoir soulevé cette question et le député d'Halifax de nous avoir fait part de ses observations.
Je prends cette affaire très au sérieux. Je vais examiner la question et je communiquerai mes conclusions à la Chambre en temps et lieu.
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Lib. (NS)
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2018-11-28 15:37 [p.24101]
I have the honour to lay upon the table a document concerning the designation of premises for the purposes of the definition of “parliamentary precinct” in section 79.51 of the Parliament of Canada Act.
J'ai l'honneur de déposer sur le bureau un document concernant la désignation des lieux pour l'application de la définition de « Cité parlementaire » conformément à l'article 79.51 de la Loi sur le Parlement du Canada.
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Lib. (NS)
View Geoff Regan Profile
2018-11-20 15:20 [p.23624]
I am now prepared to rule on the question of privilege raised on November 1, 2018, by the hon. member for Windsor West concerning the use of alcohol and other substances within the parliamentary precinct. I want to thank the member for Windsor West for having raised the matter.
In his intervention, the member alleged that there had been several incidents recently, related to the use of alcohol within the parliamentary precinct that were inconsistent with Ontario laws and with keeping Parliament a safe workplace. While acknowledging that some work has already been done, he asked that I, as Speaker, report back to the House on this issue, as well as those he raised with me previously about providing a more holistic and consistent approach to the use of alcohol on the Hill.
As indicated by the member for Windsor West, he asked me in January of this year to address the issue of alcohol on Parliament Hill at the Board of Internal Economy. In response, I referred the member to his House leader, who is a member of the board. He indicated that some progress was made using this approach.
Subsection 52.3 of the Parliament of Canada Act gives the board, not the Speaker, the legal authority to:
...act on all financial and administrative matters respecting
(a) the House of Commons, its premises and its staff; and
(b) the members of the House of Commons.
Accordingly, the right forum to raise such matters as raised by the member for Windsor West remains the Board of Internal Economy.
While the member rightfully noted that not all members have a House leader who can raise issues on their behalf at the board, Speaker Parent reminded us on April 23, 1998, at page 6037 of the Debates that, “As a general rule I as Speaker of the House represent the independent members on the Board of Internal Economy.”
Members from caucuses not represented on the board and independent members should feel free to approach me at any time on any matter. I am pleased to be their spokesperson if they wish to be heard on this or any other issue. I also encourage them to make their views known to other board members.
While I cannot conclude that there is a prima facie question of privilege in this case, this does not mean the subject is not serious. Indeed, it is incumbent upon all of us to ensure that Parliament is a healthy and safe workplace for everyone. The special nature of the work performed here should never be used as a shield from this obligation, this priority. I look forward to our continued work on appropriate measures that will allow those who work here today, and in the future, to do so with ease of mind and a full sense of security.
I thank hon. members for their attention.
Je suis maintenant prêt à me prononcer sur la question de privilège soulevée le 1er novembre 2018 par le député de Windsor-Ouest concernant la consommation d’alcool et d’autres substances au sein de la Cité parlementaire. Je remercie le député de Windsor-Ouest d’avoir soulevé cette question.
Lors de son intervention, le député a allégué que plusieurs incidents avaient eu lieu récemment relativement à la consommation d’alcool au sein de la Cité parlementaire qui allaient à l’encontre des lois ontariennes et du maintien d’un milieu de travail sécuritaire au Parlement. Bien qu’il ait reconnu que des progrès avaient été réalisés, il m’a demandé, à titre de Président, de faire rapport à la Chambre sur cette question, ainsi que sur les autres questions qu’il m’avait soumises sur l’adoption d’une approche plus holistique et plus uniforme concernant la consommation d’alcool sur la Colline du Parlement.
Comme l'a souligné le député de Windsor-Ouest, il m'a demandé, en janvier de cette année, d'intervenir auprès du Bureau de régie interne afin que celui-ci se penche sur la question de la consommation d'alcool sur la Colline du Parlement. En réponse, je l'ai invité à s'adresser à sa leader parlementaire, qui est membre du Bureau. Il a indiqué que des progrès avaient été réalisés concernant l'utilisation de cette approche.
L'article 52.3 de la Loi sur le Parlement du Canada prévoit que c'est le Bureau, et non le Président, qui est:
[...] chargé des questions financières et administratives intéressant
a) la Chambre des communes, ses locaux, ses services et son personnel;
b) les députés.
Par conséquent, c'est toujours le Bureau de régie interne qui doit être saisi des questions de même nature que celles soulevées par le député de Windsor-Ouest.
Bien que le député ait souligné à juste titre que ce ne sont pas tous les députés qui ont un leader parlementaire qui peut soulever ces questions en leur nom au Bureau, le Président Parent nous a rappelé le 23 avril 1998, à la page 6037 des Débats de la Chambre des communes, que: « En règle générale, en tant que Président de la Chambre, c’est moi qui représente les députés indépendants au Bureau de régie interne. »
Les députés de caucus qui ne sont pas représentés au Bureau et les députés indépendants peuvent communiquer avec moi en tout temps sur quelque question que ce soit. C’est avec plaisir que j’agirai à titre de porte-parole s’ils souhaitent être entendus sur cette question ou sur tout autre sujet. Je les invite également à faire part de leurs opinions aux autres membres du Bureau.
Bien que je ne puisse conclure qu’il y a, de prime abord, matière à question de privilège à cet égard, cela ne signifie pas que cette question n’est pas sérieuse. En fait, il incombe à chacun d’entre nous de veiller à ce que le Parlement soit un milieu de travail sain et sécuritaire pour tous. La nature particulière du travail qui est réalisé ici ne devrait jamais servir d’excuse pour se soustraire à cette obligation, cette priorité. Je compte poursuivre notre collaboration en vue de la mise en œuvre de mesures appropriées pour assurer une tranquillité d’esprit et un sentiment de sécurité chez les personnes qui travaillent et travailleront au Parlement.
Je remercie les honorables députés de leur attention.
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NDP (ON)
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2018-11-01 15:15 [p.23154]
Mr. Speaker, I rise on a point of privilege with regard to alcohol and the use of substances at this place on Parliament Hill. I wrote to you on January 29th, 2018. Specifically, I asked for your intervention at the Board of Internal Economy to address the use of alcohol on Parliament Hill.
There were four major components. I will not get into the full details, but they were to provide a more holistic approach and a more consistent approach to the use of alcohol on the Hill, similar to the Province of Ontario.
In a response to me, you referred me to my House leader and it being raised at the Board of Internal Economy. I would like to thank all the House leaders for doing that. It has been discussed, and there has been some work in that regard. However, there are members who do not have a House leader with the ability to do so.
Since that time, there have been several incidents on the Hill that show that there is some question with regard to activity and consistency with Ontario law and the use of alcohol on Parliament Hill.
I would ask that you consider this a point of privilege in your intervention at the Board of Internal Economy. I believe that recent events show that perhaps an investigation of security, which is your responsibility, Mr. Speaker, would be appropriate at this particular juncture. I believe that this should be a safe workplace. I believe that the past practices of this place have required change, and it has not been easy to do so.
Therefore, I ask, as a point of privilege, for safety, my ability to carry out my duties, and the security of this place, that you review the role of the Speaker with regard to the use of alcohol and the issues I identified in my previous letter to you and that you report back to this chamber. Again, there are members who do not have a House leader.
I appreciate your attempts to deal with this issue. There is no doubt that the public and people who use this space do not need to be impeded, let alone members of Parliament, with regard to some of the things that take place that are inconsistent with provincial laws and certainly inconsistent with being a good place to work.
Monsieur le Président, ma question de privilège porte sur la consommation d'alcool et de drogue sur la Colline du Parlement. Je vous ai écrit le 29 janvier 2018 pour vous demander d'intervenir auprès du Bureau de régie interne afin qu'il se penche sur la question de la consommation d'alcool sur la Colline du Parlement.
La discussion tournait autour de quatre grands points. Je n'entrerai pas dans les détails, mais essentiellement, l'objectif consistait à adopter une approche plus holistique et plus proche de celle de l'Ontario concernant la consommation d'alcool sur la Colline.
La réponse que vous m'avez fait parvenir m'invitait à m'adresser à la leader parlementaire de mon parti pour qu'elle saisisse le Bureau de la régie interne de la question. Je remercie d'ailleurs les leaders parlementaires de tous les partis. Des discussions ont eu lieu et les choses ont quelque peu progressé. Cela dit, tous les députés n'ont pas de leader parlementaire pour faire cette démarche en leur nom.
Depuis, plusieurs incidents ayant eu lieu sur la Colline soulèvent certaines interrogations quant au respect des lois ontariennes et la consommation d'alcool sur la Colline du Parlement.
J'aimerais que vous considériez qu'il s'agit d'une question de privilège lorsque vous vous adresserez au Bureau de régie interne. Je crois que les événements des derniers jours montrent qu'une enquête de sécurité, que vous avez, monsieur le Président, la responsabilité de mener, serait appropriée dans cette situation. Je crois que notre milieu de travail devrait être sûr. Je crois que les pratiques du passé requièrent du changement, ce qui n'a pas toujours été facile à obtenir.
Je soulève donc une question de privilège concernant ma sécurité, ma capacité à exercer mes fonctions et la sécurité dans cet endroit et vous demande d'examiner quel est le rôle du Président quant à la consommation d'alcool, ainsi que les autres éléments que j'ai soulevés dans une lettre que je vous ai précédemment envoyée et que vous fassiez rapport de vos conclusions à la Chambre. Je le répète, certains députés n'ont pas de leader parlementaire.
J'apprécie les efforts que vous avez faits pour tenter de régler cette question. Assurément, le public et les gens qui travaillent ici — en particulier les députés — n'ont pas à être dérangés par des agissements qui vont à l'encontre des lois provinciales et certainement du maintien d'un milieu de travail sain.
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Lib. (NS)
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2018-11-01 15:17 [p.23155]
I thank the hon. member for his submission. I will consider the matter and return to the House in due course.
Je remercie le député de son intervention. Je vais étudier la question et je communiquerai ma réponse à la Chambre en temps et lieu.
View Marilyn Gladu Profile
CPC (ON)
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2018-10-31 17:24 [p.23096]
Madam Speaker, it is my understanding that the Speaker's office is in charge of the parliamentary bus shuttle service. Since the changes were made, there have been numerous occasions when I have had to wait more than 20 minutes for a bus, and my parliamentary privilege was in jeopardy. Seriously, I have a medical condition as well that demands that I walk less. I would ask that your office take it under consideration to add an express Wellington bus and take away one for the Senate service.
Madame la Présidente, je crois comprendre que le service de navette parlementaire relève du bureau du Président. Depuis qu'on y a apporté des changements, il m'est arrivé à plusieurs occasions de devoir attendre un autobus pendant plus de 20 minutes, et mon privilège parlementaire s'en trouve ainsi menacé. Je parle sérieusement, car mon état de santé m'oblige à réduire mes déplacements à pied. Je demande que votre bureau envisage d'ajouter un autobus express à destination de la rue Wellington et d'en enlever un au service du Sénat.
View Alice Wong Profile
CPC (BC)
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2018-10-31 17:24 [p.23096]
Madam Speaker, yes, I share my colleague's concern and need to meet that service as a senior.
Madame la Présidente, oui, je partage l'inquiétude de ma collègue et j'ai besoin de ce service en tant que personne âgée.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I appreciate this being brought to my attention. I will certainly take it under advisement and get back to the House if need be.
Je remercie la députée d'avoir porté cette question à mon attention. Je vais certainement prendre la question en délibéré et donner une réponse à la Chambre au besoin.
View Diane Finley Profile
CPC (ON)
View Diane Finley Profile
2018-09-24 16:19 [p.21728]
Mr. Speaker, I rise today to address Bill C-81, an act to ensure a barrier-free Canada, better known as the accessible Canada act. This is a subject near and dear to my heart. As we have heard from various members, we all want to ensure that those living with disabilities are treated as equals and remove the barriers they face every single day. I said this is near and dear to my heart, so I would like to start by providing some insight into some obstacles that I have encountered first-hand living with disabilities in Canada.
It was in 2006 that I had just been named minister of human resources and social development, with responsibility for the office for disabilities. Ironically, just a few weeks into the job, I was diagnosed with Grave's disease and Grave's eye disease. These are thyroid afflictions that, among other things, in me cause both extreme light sensitivity and extreme stabismus, resulting in my being legally blind for quite a period of time. More recently, I underwent complicated double hip replacement surgery, which unfortunately resulted in my need for mobility assistance tools around this place for many months.
It was during both of these periods that I learned just how inaccessible many things in my life were, including this particular workplace. They were simple things, such as moving between the Hill and my office, more than half a kilometre from the House, being unable to walk that distance, being unable to step up or down from the little white minibus. Challenges were also considerable in actually having to fight to get an accessible parking space here at Centre Block.
Mr. Speaker, as you will recall, even with the eventual direct intervention by the Speaker's office, it literally took months to fix what were supposed to be the accessibility doors at the rear of this building, doors which unfortunately malfunctioned more often than not. One of the main barriers to getting that particular job done was a clear lack of accountability for the issue. I will talk more about accountability later.
I also discovered how narrow certain parts of these buildings are for those who rely on wheelchairs or walkers, walkers that inhibit our ability to get around. With a disability, many of these seemingly small things all of a sudden can become very big obstacles, but it used to be a lot worse. In fact, under the previous Liberal government, the office for people with disabilities was actually two offices and neither one of them was accessible by those who were mobility challenged. That is right. People who use wheelchairs or walkers could not get into the building. They could not work there, could not consult, could not lobby, and they could not advocate for people with disabilities because they were not allowed in. I know this may sound a little farcical but unfortunately it is true.
Happily, the Conservative government fixed that scenario in short order and, in fact, combined the facilities. There was one office and it was billed as a showcase of how businesses and organizations could adapt to people with mobility, visibility, hearing or other challenges. In one place, businesses and other organizations could finally find the technologies, techniques, tips and tools that would help them accommodate people of all abilities so that these organizations could benefit from their skills to make those organizations even stronger. By the end, not only could people with disabilities enter this office to do business but they could actually work there. What a concept.
As the former minister for HRSD responsible for the disabilities file, I have to say that I was very proud to be part of a government that took leadership in removing many barriers for people with disabilities.
We created the registered disability savings plan in 2008, and we signed on to the UN Convention on the Rights of Persons with Disabilities. The RDSP, as members have probably heard, was a breakthrough financial planning tool, the first of its kind anywhere in the world. To date, over 150,000 Canadians and their families have invested in this wonderful tool.
However, we did so much more for people with disabilities. We launched the opportunities fund that, so far, has helped over 20,000 people with disabilities develop the skills they need to actually get a job and, with that, the dignity and self-respect that come with having a job.
We partnered with the Canadian Association for Community Living on the ready, willing and able initiative to connect people with developmental disabilities with a job. We also invested in expanding vocational training programs for people with autism spectrum disorders.
Yes, we did more. We removed the GST-HST from eyewear that is specially designed to electronically enhance the vision of individuals with vision impairment, and also from special training to help individuals cope with the effects of a disorder or disability.
We invested hundreds of millions of dollars every year in the labour market agreements for persons with disabilities, to help the provinces and territories improve the employment of Canadians with disabilities.
We released a landmark third-party report, “Rethinking disability in the private sector.” This report spelled out, in very plain language, the many tangible benefits of hiring people with disabilities, including reduced absenteeism, reduced turnover, improved morale, and improved profitability.
I am, rightly, very proud that in 2007, our government created the enabling accessibility fund. This program was designed to provide direct funding to help community groups, municipalities and organizations improve accessibility for people with disabilities, where they work, live and play, such as community centres, town halls, churches, arenas, and so many more local spots.
Over 3,700 facilities were made more accessible through this program. In 2013, we recognized both the value and the success of this program, originally billed as a temporary one, by making the funding permanent. I have to say that when we launched that particular program over 10 years ago, I never expected that I would be so appreciative of the results of those investments 10 years later. I am surely glad they were there, as are thousands and thousands of Canadians who use them every day.
Among many other tax aids, we also created the home accessibility tax credit, for both seniors and those living with disabilities, to renovate and make their own homes more accessible, giving them not just a sense of independence but in fact real independence. We did this because we recognized the contributions that people with disabilities can and do make to our nation and our communities. We recognize the value that a person's independence brings to their dignity.
This is not to say that the accomplishments of our government solved every problem, but they were significant steps in the right direction. That said, I am sure that members would agree that we still have a lot of work to do.
Take for example the presentation of petitions right here in the House of Commons. Almost a year ago exactly, a petition from my constituents was rejected by the Clerk of the House because it was on 11 by 17 inch paper. It has been printed big enough to accommodate constituents who had visual challenges. The paper was deemed too big for the House of Commons, by this House of Commons.
Under the current Standing Orders, petitioners can only petition the House of Commons if the petition is printed on paper described as the “usual size”, meaning letter or legal size only. I had to seek unanimous consent from the House to table this particular petition. Thanks to my colleagues on all sides, unanimous consent was granted and I was allowed to table the petition. However, quite frankly, there is so much text required to be included on a petition now that the font used has to be pretty small if it is going to fit on 8 ½" by 11" piece of paper. That is not fair. It is not fair to our constituents. In fact, it is such a backward a policy to limit the size of paper if all of the required information is there. Personally, I believe that every Canadian should be able to submit a petition on larger paper if it means they can read what they are signing. I do not think that is an unreasonable thing to require.
As someone who was once legally blind, and as the former minister responsible for the disabilities office, I regularly encouraged many institutions and organizations to adopt more accessible friendly policies. It is very disappointing to me that the House is not taking the same approach, at least not so far. Not only does this guideline fail to provide accessibility to Canadians who are visually impaired, but it is also a barrier to their being able to access and fully participate in their government with the same level of engagement as those without visibility challenges.
I am grateful to the House for granting me unanimous consent to table the petition. Frankly, I was hopeful that having this issue brought before the procedure and House affairs committee, or as we know it better, PROC, would lead to positive and permanent change. Sadly, I am now hearing that government members of PROC, the same people introducing Bill C-81, for some strange reason are now withholding their support for this change, a change they once seemed to support. Frankly, I do not understand it. If the government were truly serious about addressing the issues facing Canadians with disabilities, it would have addressed the Standing Order by now. Instead, here we are almost a year later, and Standing Order 36(1.1)(c) still has not been updated. Unfortunately, I wish I could say this was just an oversight. Sadly, it does not seem to be.
During the 2015 election, the Liberals campaigned on a promise to make life more accessible for Canadians with disabilities. For each cabinet shuffle, it has been part of the minister's mandate letter to consult and introduce legislation on this subject as quickly as possible. Here we are three years later and are getting a bill from a minister that is said to have been the result of extreme consultations across Canada. I have no doubt the minister and her staff did extensive consultations across the country on this matter. That is what they claim; it must be true. However, one would normally have expected something of deeper value and more tangible change to have been proposed as a result. Instead, all this piece of legislation does is propose the creation of yet another agency, at a cost of $290 million to taxpayers.
Here is the sad part. None of the money would actually be spent on helping Canadians who face accessibility issues on a day-to-day basis. Instead, it would go to hiring more bureaucrats and paying auditors to audit all government buildings and buildings that fall under federal jurisdiction, such as banks, and for more consultations on what the standard regulations for accessibility should be. In my humble opinion, this would be a waste of money. We do not need more consultations to develop regulations. We have those already. As a matter of fact, during our time in government, we spent many millions of dollars making hundreds of federal buildings more accessible. When we put that in the budget, the Liberals voted against it. We were able to do all of these updates and set regulations without the need for yet another multi-million dollar agency to develop another report.
The proposed legislation says that the regulations, after being developed over the next six years, would apply to the Parliament buildings, among other places.
I have a few questions for the minister. As members of Parliament, we all have at least two offices: one in Ottawa and one, although often more, in the riding. Would auditors be auditing our constituency offices to ensure that they comply with these new regulations? If our offices do not comply, who would be responsible for paying for the upgrades?
I know from my own experience that it was extremely difficult to find office space that was both accessible and affordable in many small towns. Our member office budgets would not cover the cost to make an office accessible because of the high dollar amount involved. Simply building a ramp and altering the front door of my office would have cost three years' rent. The landlord could not reasonably be expected to pay for that, and house management would not pay for it.
In addition to our constituency offices, our Parliament buildings were not designed to be disability-friendly. While we as a government have made great strides in fixing that, these buildings were not designed with accessibility issues in mind.
With Centre Block shutting down in a few months for a much-needed 10-plus years' renovation, has the minister made plans to ensure that when this building reopens it will be disability-friendly for not only Canadians when they visit the Parliament buildings, but also the MPs, senators and thousands of people who support this institution? For example, will rounded doorknobs be changed over to lever knobs? What about the bathroom sink faucets and the toilet flushers? What about the many ramps that need to be built? Will they be built to the appropriate 1-to-10 ratio? How about a distinguishable baseboard that would allow someone with a visual impairment to see where the wall and floor meet? Will there be visual and audible warnings for people in the event of emergencies? Right now in my Confederation Building office the fire alarm is an audio-only alarm. That works for me and my staff, but what if I have guests or what about cleaners who cannot hear? What is planned for wheelchair access to the hill? Perhaps more importantly, what plans exist for true emergency evacuation by wheelchair or walker?
I know that while I was the Minister of Public Works, I took all of these things into consideration and required that they be incorporated into the Parliament Hill renovation design plans. Are those features still included? I know that many of those plans have been changed.
Will the minister ensure that Centre Block and the other Parliament buildings will be accessibility-friendly after these once-in-a-century renovations?
As I mentioned earlier, I am also concerned about the jurisdiction under which this bill is being placed. As the bill currently stands, the Minister of Sport and Persons with Disabilities will be responsible for implementing this bill, yet much of the work will require execution by Public Services and Procurement. I am concerned that as a result of this, the minister will be unable to adequately assess and address the issues as they arise.
While I do support sending this legislation to committee and I do support its intended goal, I have some serious concerns about the need to create a new agency, the amount of funding requested, and how the division of responsibility, authority, and accountability for its implementation will be addressed. I am also concerned that all that this legislation does is essentially reiterate the minister's mandate letter. She has already consulted with Canadians, so instead we should be discussing the regulations, not the creation of another agency.
I look forward to hearing what other members have to say, so that together we can develop legislation that will truly address the very real concerns facing very real Canadians with very real disabilities.
Monsieur le Président, je parlerai aujourd'hui du projet de loi C-81, dont le titre complet est « Loi visant à faire du Canada un pays exempt d'obstacles », et le titre abrégé, mieux connu, est « Loi canadienne sur l'accessibilité ». Ce sujet me touche personnellement. Comme l'ont dit divers collègues avant moi, nous souhaitons tous que les personnes handicapées soient traitées sur le même pied que les autres et que les obstacles qu'elles doivent surmonter au quotidien disparaissent. Comme je viens de le dire, ce sujet me touche personnellement, et c'est pourquoi j'aimerais donner quelques exemples concrets d'obstacles que j'ai moi-même dû surmonter, ici au Canada, à cause des handicaps avec lesquels je dois vivre.
Nous sommes en 2006 et je viens d'être nommée ministre des Ressources humaines et du Développement social et ministre responsable du Bureau de la condition des personnes handicapées. Ironie du sort, à peine quelques semaines après mon entrée en fonction, on m'apprend que j'ai la maladie de Graves et que mes yeux sont affectés. Chez moi, ce dérèglement de la glande thyroïde me rend notamment extrêmement sensible à la lumière, en plus de me causer un strabisme aigu. Je suis donc légalement aveugle depuis un certain temps. Dernièrement, j'ai subi une opération chirurgicale complexe de remplacement des deux hanches, ce qui m'a hélas obligée à me déplacer avec des aides à la mobilité durant des mois.
Ces deux périodes m'ont appris à quel point de nombreuses choses dans ma vie sont inaccessibles, y compris mon lieu de travail. Des choses simples, comme me déplacer entre la Colline et mon bureau, à plus d'un demi-kilomètre de la Chambre sont devenues compliquées, puisqu'il m'était impossible de faire le trajet à pied ou de monter ou descendre de la navette blanche. Il s'est également révélé très difficile d'obtenir une place de stationnement accessible à l'édifice du Centre.
Monsieur le Président, comme vous vous en souviendrez, même si le bureau du Président a fini par intervenir directement, il a fallu des mois pour réparer les soi-disant portes accessibles à l'arrière de l'édifice, lesquelles ne fonctionnaient pas la plupart du temps. L'un des principaux obstacles à cette réparation était le manque clair de reddition de comptes par rapport à l'accessibilité. Je reviendrai à la reddition de comptes un peu plus tard.
J'ai aussi réalisé à quel point certaines parties de ces bâtiments sont étroites pour les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant ou à l'aide d'une marchette. Pour une personne handicapée, plusieurs obstacles qui semblent insignifiants au premier regard deviennent soudain des barrières presque insurmontables, mais la situation s'est quand même améliorée. En effet, sous le gouvernement libéral précédent, on pouvait trouver deux bureaux prétendument accessibles aux personnes handicapées, mais aucun n'était accessible dans les faits pour les personnes à mobilité réduite. C'est exact. Il était impossible pour les personnes en fauteuil roulant ou en marchette d'accéder à ce bâtiment. Elles ne pouvaient donc pas y travailler, mener des consultations, faire du lobbying et se porter à la défense des personnes handicapées. J'ai bien conscience que cette situation pouvait sembler un peu grotesque, mais, hélas, c'était bien le cas.
Heureusement, le gouvernement conservateur a su rapidement remettre les pendules à l'heure en ayant l'idée judicieuse de fusionner les deux bureaux. Il n'y avait désormais qu'un seul bureau, présenté comme un bel exemple de façon pour les entreprises et les organismes de s'adapter aux besoins des personnes aux prises avec des difficultés liées à la mobilité, la vue ou l'ouïe, par exemple. Ces entreprises et ces organismes avaient enfin accès, au même endroit, à des technologies, des techniques, des conseils et des outils leur permettant d'une part de répondre aux besoins des personnes handicapées, et d'autre part, de tirer profit des compétences de ces mêmes personnes pour perfectionner leurs pratiques. Ultimement, une personne handicapée pouvait non seulement entrer dans ce bureau, mais y travailler. Il fallait y penser.
En tant qu'ancienne ministre des Ressources humaines et du Développement social responsable du dossier des personnes handicapées, je dois dire que je suis particulièrement fière d'avoir fait partie d'un gouvernement qui a pris l'initiative d'éliminer bon nombre d’obstacles auxquels se heurtaient les personnes handicapées.
Nous avons élaboré le Régime enregistré d’épargne-invalidité en 2008, et nous avons signé la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Comme les députés l’ont probablement entendu dire, l’outil de planification financière que constitue ce régime enregistré a été une percée et il est le premier du genre dans le monde. À ce jour, plus de 150 000 Canadiens et leur famille ont investi dans ce merveilleux outil.
Toutefois, nous avons fait beaucoup plus pour les personnes handicapées. Nous avons lancé le fonds d’intégration qui, à ce jour, a permis à plus de 20 000 d'entre elles d’acquérir les compétences nécessaires pour obtenir un emploi et garder ainsi leur dignité et le respect de soi.
Nous avons formé un partenariat avec l’Association canadienne pour l’intégration communautaire aux fins de l'initiative Prêts, disponibles et capables, qui permet de trouver un emploi aux personnes ayant des troubles du développement. Nous avons aussi investi dans les programmes de formation professionnelle pour les gens atteints de troubles autistiques.
Oui, nous avons fait plus. Nous avons supprimé la TPS et la TVH sur les appareils spécialement conçus pour traiter un trouble visuel par voie électronique ainsi que sur la formation conçue spécialement pour aider les personnes à composer avec les effets d’un trouble ou d’une déficience.
Nous avons investi des centaines de millions de dollars par an dans des ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées, afin d’aider les provinces et les territoires à améliorer l’emploi dans ce groupe de la population.
Nous avons publié un important rapport indépendant intitulé « Repenser l'incapacité dans le secteur privé ». On y exposait en langage très clair les nombreux avantages concrets de l'embauche de personnes handicapées, dont une baisse du taux d'absentéisme, une diminution du roulement du personnel, une amélioration du moral et un accroissement de la rentabilité.
En 2007, le gouvernement conservateur a créé le Fonds pour l'accessibilité, ce dont je suis très fière, et avec raison. Ce programme avait pour but d'accorder du financement direct pour aider des groupes communautaires, des municipalités et des organismes à accroître l'accessibilité pour les personnes handicapées dans les milieux de travail et la collectivité, par exemple dans les centres communautaires, les hôtels de ville, les églises, les arénas et de nombreux autres lieux locaux.
Grâce à ce programme, l'accessibilité a été améliorée dans plus de 3 700 installations. En 2013, reconnaissant l'utilité et le succès de ce programme qui, au départ, devait être temporaire, nous l'avons doté d'un financement permanent. Lorsque nous avons lancé ce programme il y a plus de 10 ans, je ne m'attendais pas à être aussi satisfaite des résultats de ces investissements 10 ans plus tard. Je suis certainement contente qu'ils aient été faits, tout comme les milliers de Canadiens à qui ils bénéficient au quotidien.
Parmi les nombreuses autres mesures d'aide fiscale, nous avons également créé le crédit d'impôt pour l'accessibilité domiciliaire, tant pour les aînés que pour les personnes handicapées, afin de rénover leur maison et d'en accroître l'accessibilité. Cela leur permettait non seulement de se sentir indépendants, mais aussi de le devenir réellement. Nous avons pris ces mesures car nous avons reconnu la contribution que les personnes handicapées peuvent apporter, et qu'elles apportent effectivement, à notre pays et à nos collectivités. Nous reconnaissons la valeur de l'indépendance pour la dignité d'une personne.
Cela ne veut pas dire que les réalisations du gouvernement ont permis de résoudre tous les problèmes, mais il s'agissait de mesures importantes qui allaient dans la bonne direction. Cela dit, je suis sûre que les députés conviendront que nous avons encore beaucoup de travail à faire.
Songeons, par exemple, à la présentation de pétitions ici même, à la Chambre des communes. Il y a presque un an, le greffier de la Chambre a rejeté une pétition présentée par des électeurs de ma circonscription parce qu'elle était imprimée sur une feuille de 11 pouces par 17. On avait utilisé des caractères assez gros pour pouvoir être lus par les gens ayant une déficience visuelle. Toutefois, la dimension du papier a été jugée trop grande pour la Chambre des communes, selon ses propres normes.
À l'heure actuelle, les gens ne peuvent présenter une pétition à la Chambre des communes que si elle est imprimée sur du papier « de grandeur normale », c'est-à-dire de format lettre ou légal. J'ai dû obtenir le consentement unanime des députés pour présenter cette pétition. Grâce à mes collègues de tous les partis, le consentement unanime m'a été accordé, et j'ai pu la présenter. Pour tout dire, les pétitions doivent comprendre tellement de texte aujourd'hui qu'il faut que la police utilisée soit vraiment petite pour que tout rentre sur du papier de 8,5 pouces sur 11 pouces. C'est injuste. C'est injuste envers nos concitoyens. En fait, si tous les renseignements à fournir se trouvent dans la pétition, il est très rétrograde de limiter les formats de papier acceptables. J'estime que tous les Canadiens devraient pouvoir soumettre une pétition sur de plus grandes feuilles si c'est la condition qui leur permet de lire ce qu'ils signent. Selon moi, ce n'est pas déraisonnable.
Comme j'ai moi-même déjà été aveugle au sens de la loi, et en tant qu'ancienne ministre responsable des questions touchant les personnes handicapées, j'encourageais régulièrement bien des institutions et des organismes à adopter des politiques qui favorisent davantage l'accessibilité. Je suis donc très déçue que la Chambre n'ait pas adopté une approche allant dans ce sens, du moins pas encore. Cette ligne directrice ne laisse aucune place à l'accessibilité pour les personnes ayant une déficience visuelle. Qui plus est, elle représente un obstacle à leur accès au gouvernement et à leur pleine participation dans le gouvernement avec le même niveau d'engagement que les Canadiens sans déficience visuelle.
Je remercie la Chambre de m'avoir accordé le consentement unanime pour déposer la pétition. À vrai dire, j'espérais qu'un changement positif et permanent découlerait du renvoi de la question au comité de la procédure et des affaires de la Chambre. Malheureusement, j'apprends maintenant que des députés ministériels membres du comité de la procédure, c'est-à-dire les mêmes personnes qui ont présenté le projet de loi C-81, refusent maintenant, pour une raison étrange, d'appuyer un changement qu'ils semblaient autrefois approuver. Franchement, cela me dépasse. Si le gouvernement voulait vraiment éliminer les obstacles auxquels se heurtent les Canadiens handicapés, il aurait déjà réglé la question du Règlement. Or, presque un an plus tard, l'article 36(1.1)c) du Règlement n'a toujours pas été mis à jour. J'aimerais pouvoir dire qu'il s'agit d'un simple oubli. Hélas, cela ne semble pas être le cas.
Lors des élections de 2015, les libéraux ont fait campagne sur la promesse d'améliorer l'accessibilité pour les handicapés. À chaque remaniement ministériel, la lettre de mandat du ministre stipulait qu'il devait tenir des consultations à ce sujet et proposer une loi dans les plus brefs délais. Nous voilà, trois ans plus tard, avec ce projet de loi qui est, selon les dires de la ministre, le résultat de consultations exhaustives à l'échelle du pays. Je ne doute pas une minute que c'est ce que la ministre et son personnel ont fait. C'est ce qu'ils prétendent. Je présume donc que c'est vrai. Or, nous aurions été en droit de supposer que le produit final soit quelque chose d'un peu plus utile, d'un peu plus concret que ce que nous avons ici. Au lieu de cela, le projet de loi de la ministre se contente de proposer la création d'un nouvel organisme — encore un autre — qui va coûter 290 millions de dollars aux contribuables.
Voici le côté navrant de l'histoire: aucune partie de cet argent ne sera utilisée pour aider les Canadiens qui sont aux prises avec des problèmes d'accessibilité sur une base quotidienne. En lieu et place, l'argent servira à embaucher plus de fonctionnaires et à payer des vérificateurs pour qu'ils examinent tous les immeubles gouvernementaux et tous les immeubles qui relèvent du gouvernement fédéral, comme les banques. L'argent servira en outre à mener d'autres consultations sur les normes que nous devrions adopter pour réglementer l'accessibilité. À mon humble avis, ce serait du gaspillage. L'élaboration de la réglementation n'a pas besoin d'autres consultations. Nous savons déjà de quoi il retourne. En fait, lorsque nous formions le gouvernement, nous avons dépensé des millions de dollars pour améliorer l'accessibilité de centaines d'immeubles fédéraux. Lorsque nous avons mis ces mesures dans le budget, les libéraux ont voté contre. Nous avons fait toutes ces mises à jour et nous avons mis au point des règles sans avoir à créer un autre organisme coûtant des millions de dollars pour qu'il nous ponde un autre rapport.
Selon la mesure législative proposée, les règlements, qui seraient élaborés au cours des six prochaines années, s'appliqueraient, entre autres, aux édifices du Parlement.
J'ai quelques questions pour la ministre. Nous les députés, avons tous au moins deux bureaux: un à Ottawa et un — et, dans bien des cas, plusieurs — dans notre circonscription. Est-ce que les vérificateurs feraient des vérifications dans nos bureaux de circonscription pour s'assurer que les nouveaux règlements sont respectés? S'ils ne le sont pas, qui devrait payer les aménagements?
Je sais d'expérience que, dans bien des petites villes, il était extrêmement difficile de trouver des bureaux à la fois faciles d'accès et abordables. Nos budgets de bureau de députés ne couvriraient pas le coût des travaux pour rendre un bureau accessible parce que ce sont des travaux coûteux. La simple construction d'une rampe d'accès et la modification de la porte d'entrée de mon bureau auraient coûté l'équivalent de trois ans de loyer. On ne peut pas raisonnablement s'attendre à ce que le propriétaire paye ces travaux et la direction de la Chambre ne voudrait pas payer.
Outre nos bureaux de circonscription, les édifices du Parlement n'ont pas été conçus pour être accessibles aux personnes handicapées. Même si, comme gouvernement, nous avons fait de grand progrès pour remédier à cette lacune, ces édifices n'ont pas été conçus en tenant compte de problèmes d'accessibilité.
La fermeture de l'édifice du Centre aura lieu dans quelques mois en vue des rénovations nécessaires qui dureront plus de 10 ans. Dans ce contexte, la ministre a-t-elle élaboré un plan pour que l'édifice puisse, à sa réouverture, accueillir les personnes handicapées, tant les Canadiens qui visitent les édifices du Parlement que les députés, les sénateurs et les milliers de personnes qui appuient cette institution? Par exemple, les poignées rondes seront-elles remplacées par des poignées à levier? Qu'arrivera-t-il avec les robinets de salle de bain et les chasses d'eau des toilettes? Qu'en est-il des nombreuses rampes d'accès devant être construites? Respecteront-elles le taux de pente de 1 pour 10? Y aura-t-il une plinthe permettant aux personnes ayant une déficience visuelle de voir facilement où le mur et le plancher se rencontrent? Y aura-t-il des alertes visuelles et des avertisseurs sonores pour les gens en cas d'urgence? En ce moment, dans mon bureau de l'édifice de la Confédération, l'alarme incendie est seulement sonore. Elle convient à mon personnel et à moi-même, mais pas nécessairement à mes invités ou aux personnes responsables du ménage qui ne peuvent pas entendre. Que prévoit-on pour l'accès des personnes en fauteuil roulant sur la Colline, mais surtout, quels sont les plans d'évacuation en cas d'urgence pour les personnes en fauteuil roulant ou en marchette?
Lorsque j'étais ministre des Travaux publics, j'ai pris en considération tous ces éléments et j'ai exigé qu'ils soient intégrés aux plans de conception pour la réfection du Parlement. Sont-ils toujours inclus dans les plans? Je sais que beaucoup de ces plans ont été changés.
La ministre veillera-t-elle à rendre accessibles l'édifice du Centre et les autres édifices du Parlement dans le cadre de ce genre de rénovations qui n'arrivent qu'une fois par siècle?
Comme je l'ai indiqué plus tôt, je suis également préoccupée au sujet du ministère responsable du projet de loi. À l'heure actuelle, c'est la personne occupant la fonction de ministre des Sports et des Personnes handicapées qui est désignée comme responsable de la mise en oeuvre de ce projet de loi, mais une grande partie du travail devra être réalisée par le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement. Par conséquent, je crains que la ministre ne soit pas en mesure d'évaluer et de corriger adéquatement les problèmes qui surviendront.
Même si je suis favorable au renvoi de ce projet de loi à un comité, ainsi qu'à l'objectif énoncé, je m'interroge sérieusement sur la nécessité de créer un nouvel organisme, sur l'ampleur du financement nécessaire, et sur la façon de diviser les responsabilités et les pouvoirs et d'établir les exigences en matière de reddition de comptes pour la mise oeuvre du projet de loi. Je crains aussi que ce projet de loi ne serve essentiellement qu'à réaffirmer la teneur de la lettre de mandat de la ministre. Puisque la ministre a déjà consulté les Canadiens, nous devrions plutôt discuter de la réglementation, et non de la création d'un autre organisme.
J'ai hâte d'entendre l'avis d'autres députés afin que nous puissions ensemble élaborer un projet de loi qui puisse répondre concrètement aux besoins des personnes handicapées du pays.
View Cathy McLeod Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, on the front lawn of this building is a $5.6 million example of the Liberals' outlandish abuse of taxpayers' dollars.
The Prime Minister commissioned this arena, and it will be open for a very short period of time. The public is only going to have access for 45 minutes, which, quite frankly, is going to be a bit of a relief, because according to the rules, all one is allowed to do is go around, around, and around.
How can the Prime Minister justify this expense that will be on the backs of our grandchildren and children?
Monsieur le Président, on est en train de construire sur la pelouse du Parlement une patinoire de 5,6 millions de dollars. Cela montre les dépenses extravagantes que les libéraux font aux frais des contribuables.
Le premier ministre a commandé cette patinoire, qui sera ouverte pendant une très courte période de temps. Les membres du public y auront seulement accès pendant 45 minutes. En toute honnêteté, c'est un peu un soulagement parce que, selon le règlement qui s'appliquera, les gens seront uniquement autorisés à tourner en rond.
Comment le premier ministre peut-il justifier cette dépense que devront payer nos enfants et petits-enfants?
View Mélanie Joly Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I was pleased to announce last week that the Canada 150 rink will be open through the 40th anniversary of Winterlude and until the end of February. This will be a great legacy project, a first in front of Parliament Hill. Afterward, the rink will be given to a community in need. There will be hockey, ringette, sledge hockey for children and adult men and women, and many other activities. Thousands of Canadians will enjoy the delights of this great rink.
I invite my colleague to put on her skates. It will be a pleasure for me to go and skate with her.
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, j'ai été ravie d'annoncer la semaine dernière que la patinoire Canada 150 restera ouverte durant la 40e édition du Bal de neige et jusqu’à la fin du mois de février. Ce grand projet de patinoire devant la Colline du Parlement sera une première. La patinoire sera par la suite donnée à une collectivité dans le besoin. Il y aura du hockey, de la ringuette, du hockey sur luge pour les enfants et les adultes de sexe masculin et féminin, ainsi que de nombreuses autres activités. Des milliers de Canadiens profiteront des plaisirs qu'offrira cette magnifique patinoire.
J'invite la députée à chausser ses patins. Je serai heureuse d'aller patiner avec elle.
Des voix: Oh, oh!
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CPC (QC)
View Jacques Gourde Profile
2017-11-28 15:02 [p.15691]
Mr. Speaker, with $5.6 million how many outdoor skating rinks could we renew across Canada to get young children and their families to skate for the next 25 years?
Instead of fuelling this Prime Minister's boundless egocentrism, why did this Prime Minister and the Minister of Canadian Heritage not consider investing all that money into several skating rinks. Instead of skating on just one temporary outdoor rink to the tune of $5.6 million for the sake of a photo op on New Year's Eve—
Monsieur le Président, avec 5,6 millions de dollars, combien de patinoires extérieures pourrions-nous rénover partout au Canada pour faire patiner des petits enfants et leurs familles pendant les 25 prochaines années?
Au lieu de nourrir l'égocentrisme sans limites de ce premier ministre, pourquoi le premier ministre et la ministre du Patrimoine canadien n'ont-ils pas considéré l'idée d'investir tout cet argent dans plusieurs patinoires, au lieu de patiner sur une seule patinoire extérieure temporaire à 5,6 millions de dollars dans le but d'obtenir de belles images aux cérémonies du 31 décembre...
View Mélanie Joly Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, last week, I announced that the Canada 150 skating rink will remain open until the end of February for the 40th anniversary of Winterlude. This great legacy project, a skating rink in front of Parliament, is a first and the skating rink will be donated to a community in need, as my colleague said.
There will be hockey games, ringuette, and sledge hockey for young and old, men and women alike. Thousands of people are expected in front of Parliament. I hope that my colleague will join me for the Canada 150 celebrations.
Monsieur le Président, la semaine dernière, j'ai annoncé que la patinoire Canada 150 va être ouverte jusqu'à la fin février ainsi que dans le contexte du 40e anniversaire de Bal de Neige. Ce grand projet de patinoire devant le Parlement est une première, et la patinoire sera donnée à une communauté qui en a bien besoin, comme le disait mon collègue.
Il y aura des parties de hockey, de ringuette et de hockey sur luge pour petits et grands et pour hommes et femmes, bien entendu. Des milliers de personnes seront attendues devant le Parlement. J'espère que mon collègue va se joindre à moi pour les célébrations de Canada 150.
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NDP (BC)
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2017-11-27 12:40 [p.15601]
Mr. Speaker, I really appreciate the concerns of my colleague from Calgary Shepard around Liberal spending. Perhaps he could comment on this. Recently, we learned there is a skating rink being built in front of Parliament that will cost Canadian taxpayers $5.6 million. This is a block away from the world's largest and longest skating rink at the Rideau Canal, and four blocks away from the rink of dreams the City of Ottawa has as well.
I am concerned. Not one person from Courtney—Alberni is going to use that rink. In fact, we need a rink. The five nations in the central region of Vancouver Island, Tofino, and Ucluelet are looking to build a hockey rink, and they need around that amount for the federal government's share to build a rink in our region.
We know the government is confused in terms of its decision-making, and governing is about decision-making. It is going to cost over $215,000 a day for a temporary hockey rink. Perhaps the member could share his comments and thoughts on how that is impacting people in his community, and across Canada, and how they feel about it.
Monsieur le Président, je comprends très bien les préoccupations de mon collègue de Calgary Shepard au sujet des dépenses des libéraux. Récemment, nous avons appris qu'une patinoire est en cours de construction devant le Parlement. La population canadienne devra débourser 5,6 millions de dollars pour ce projet qui est réalisé à un coin de rue de la patinoire la plus longue du monde, sur le canal Rideau, et à quatre coins de rue de la Patinoire des rêves, gérée par la Ville d'Ottawa. Mon collègue pourrait peut-être formuler un commentaire à ce sujet?
Cette situation me préoccupe. Pas une seule personne de Courtney—Alberni n'utilisera cette patinoire. En fait, nous avons nous-mêmes besoin d'une patinoire. Les cinq nations de la région du centre de l'île de Vancouver, de Tofino et d'Ucluelet ont comme projet de construire une patinoire de hockey. Pour ce faire, elles ont besoin que le gouvernement fédéral investisse à peu près ce montant-là.
Nous savons que la prise de décisions n'est pas une force du gouvernement actuel, mais la gouvernance est fondée sur la prise de décisions. La patinoire de hockey temporaire coûtera quelque 215 000 $ par jour. Le député pourrait-il nous dire ce que seront, selon lui, les conséquences de cette décision sur les habitants de sa collectivité et de l'ensemble du Canada, et ce que la population en pense?
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CPC (AB)
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2017-11-27 12:41 [p.15601]
Mr. Speaker, that is the member's pinch point, how the government is spending. The Liberals are bad stewards of the resources Canadian taxpayers are forced to give them through taxation. This $5.6-million project is a good example.
I will give him an example from my riding. Right behind my constituency office, there is a space allocated for a fully enclosed lacrosse facility that has been waiting for funds from a new recreational program of the federal government. We have the matching funds, $1.5 million, ready to go. This would be a year-round facility for lacrosse players—about 6,000 of them all across Calgary—to go and play. It would revitalize the area we are in.
My constituency office is inside the city, but I still find deer at my back door, among people who have nowhere else to go who sometimes sleep there, unfortunately. It would revitalize the area. It would fundamentally change Ogden, and the commercial area it is in, for $1.5 million of matching funds.
This gives us an example. This would be a year-round fully built facility run by volunteers, and $1.5 million is all they are looking for, but in return $5.6 million was spent on this hockey rink just outside Parliament Hill.
I heard a member ask why I do not like hockey. I love hockey, but no one can play hockey on it. It is a hockey rink with no hockey allowed.
Monsieur le Président, le député a mis le doigt sur le problème: la manière dont le gouvernement dépense les fonds publics. Les libéraux administrent très mal les ressources financières que les contribuables du pays sont forcés de leur remettre sous forme d'impôts et de taxes. À 5,6 millions de dollars, ce projet l'illustre d'ailleurs on ne peut mieux.
Voici un exemple tiré de ma circonscription. Juste derrière mon bureau se trouve un terrain destiné à devenir un terrain de crosse entièrement clôturé aussitôt que le gouvernement fédéral aura versé les fonds provenant d'un nouveau programme d'infrastructures récréatives. Le reste du financement — 1,5 million de dollars — est déjà disponible. Ce terrain permettrait aux joueurs de crosse de pratiquer leur sport à l'année, et ils sont environ 6 000 à Calgary, en plus de contribuer à revitaliser le secteur.
Mon bureau de circonscription est en ville, mais je vois quand même des cerfs dans la cour arrière, parmi les gens qui n'ont hélas nulle part où aller et qui viennent parfois y dormir. Ce terrain de crosse revitaliserait le secteur. Il changerait le visage d'Ogden et tout le secteur commercial environnant, si seulement le gouvernement acceptait de verser 1,5 million de dollars.
Ce n'est qu'un exemple. Ce terrain entièrement aménagé serait utilisable à l'année et il serait administré par des bénévoles. Ils ne demandent que 1,5 million de dollars, alors que 5,6 millions auront servi à aménager la patinoire sur la Colline du Parlement.
J'ai entendu quelqu'un me demander ce que j'ai contre le hockey. J'adore le hockey, c'est juste qu'on ne pourra pas y jouer sur cette patinoire-là. On aménage une patinoire de hockey où il sera interdit de jouer au hockey.
View Cathy McLeod Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, we are standing two blocks away from the longest skating rink in the world. Four blocks away at City Hall there is a lovely outdoor facility, however, the government sees nothing wrong with spending $5.6 million for a temporary rink on Parliament Hill. It works out to about 300 taxpayer dollars per spin. Now we hear it is going to be rebuilt in Ottawa. Will the minister at least commit to sending this rink to a community in the north where the season is long and the need is great?
Madame la Présidente, nous sommes à deux coins de rue de la plus longue patinoire au monde et à quatre coins de rue de l'hôtel de ville, où se trouve une merveilleuse patinoire extérieure. Toutefois, le gouvernement ne voit rien de mal à dépenser 5,6 millions de dollars pour une patinoire temporaire sur la Colline du Parlement. Cela revient à environ 300 $ de l'argent des contribuables le tour. On nous dit maintenant qu'elle sera reconstruite à Ottawa. La ministre va-t-elle au moins s'engager à expédier cette patinoire dans le Nord, où l'hiver est plus long et les besoins plus grands?
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Lib. (QC)
Madam Speaker, of course we are really delighted with this new project.
If my colleague had listened to what I have said in the past, this rink will be given to a community in need afterwards. Meanwhile, Canadians will have until February to enjoy the great Winterlude and also this important infrastructure.
I hope I will have the chance to go on the ice and enjoy ice-skating with her. This is a great way to celebrate Canada 150.
Some hon. members: Oh, oh!
Madame la Présidente, nous sommes évidemment enchantés de ce nouveau projet.
Si ma collègue avait écouté ce que j'ai dit auparavant, elle saurait que cette patinoire sera par la suite donnée à une collectivité dans le besoin. D'ici là, les Canadiens pourront profiter du magnifique Bal de Neige jusqu'en février et de cette importante infrastructure.
J'espère que j'aurai l'occasion d'aller y patiner avec la députée. Ce serait une belle façon de célébrer les 150 ans du Canada.
Des voix: Oh, oh!
View Cathy McLeod Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, it is unfortunate that I did not get under the wire for my 20 minutes, but I will try to keep my comments confined to 10.
I am pleased to speak to the budget implementation act, but I would like to create a bit of context before I get into a couple of details contained within it. In the 2015 election campaign, the Liberals made specific promises to Canadians. They promised that they would have tiny deficits of $10 billion a year and that they would get back to balanced budgets during their time in office. They also indicated that dollars would be spent predominantly on infrastructure in the provinces and territories.
The first thing we have to recognize is that everything they have done since, in terms of the budget and budget implementation acts, has violated their promise to Canadians. The Liberals made a promise about what they were going to do with respect to deficits and how they were going to spend Canadians' money. That was an important promise, and it is shameful that they are breaking that promise.
The Liberals are breaking their promise at a time when it is not necessary. I will acknowledge that had the economy been struggling, they might have had to provide a bit of stimulus. However, they took office with a surplus budget and a growing economy. The Liberals are quite proud to say that the economy is going well, so why do they need to spend all of this extra money? That is an important place to start.
There are three areas that the government directly controls. It controls the creation of an environment that would be positive for jobs, opportunity, and growth. It controls bringing money into its coffers through our tax system, and it obviously controls how to spend that money. I would suggest that these three functions need to be carefully aligned. In this budget, which deals predominantly with the expenditure side of things, the government is completely out of alignment with the other three features. We need an environment that is going to create success. We need a fair tax system, and we need to have a reasonable spending plan.
I would like to touch briefly on tax generation. Not only do the Liberals want this $20 billion deficit with no plan for getting back to balanced budgets, but they are desperately looking for ways to get more money. The interesting thing is that they have floated out a whole bunch of ideas, but they have never done anything that would impact the personal wealth of the Prime Minister, the finance minister, or their Liberal friends who are enjoying some tax benefits that most of us do not enjoy.
The small business tax was an idea that was floated out by the Liberals. It would have hurt our small businesses in terms of how they dealt with passive income and how they would grow their companies. However, the Liberals did nothing with respect to tax avoidance schemes that are used by their wealthy friends.
The Liberals floated out the idea of taxing the health benefits of teachers who make $80,000 a year, yet they are not going to worry about shares that are held in a company like Morneau Shepell and the finance minister's introduction of legislation around pensions.
The Liberals also talked about taxing employee discounts. They realized that the accounting nightmare of charging taxes on the value of a Big Mac would be a little over the top, so they walked away from that idea very quickly.
The Liberals are denying disability tax credits to people who have diabetes. They said they would hire more nurses who would review the paperwork that has already been done by doctors and nurse practitioners. They were considering hiring nurses for the Canada Revenue Agency to review the paperwork, so they could justify their denial of disability tax credits for diabetics.
Free advice for the government would be that it perhaps should be spending those dollars for nurses on more people to look at tax havens and tax-avoidance issues. Very clearly, there is one set of rules for the Prime Minister and his friends and another set of rules for the rest of us.
I will now go to tax expenditures, the other part of the budget. I will start small and work up to some of the larger issues. Money matters. How Liberals spend hard-earned tax dollars really matters. I have some examples of how they are choosing to spend money. If people were to walk a one-kilometre circle in this area, they would see a cup, which apparently cost $2.5 million. It is some sort of structure sitting on Sparks Street. They have chosen to build a $5-million hockey rink. If people were to walk a little further, they would know that City Hall has a beautiful skating rink all year round, but Liberals chose to spend $5 million for a hockey rink that I believe is going to be open for about a month.
Just yesterday, we heard that $10 million is going to a private business to build a Club Med in Quebec. There are many in my riding who would say that if the government is going to subsidize and support the resort industry, there are many who be very happy to be at the table and receive $10 million. However, there was a reason, when Conservatives were in government, that we did not do that kind of thing. It was because we did not believe that kind of corporate handout was to the benefit of anyone.
I have to speak about something in this particular bill that I have had no reasonable explanation for. Nothing has been said by the Liberal government that gives me any comfort that this will be money well spent. That, of course, is the half a billion dollars going to the Asian Infrastructure Investment Bank. That is in division 5, part 2. The original explanation from the finance minister's communications person was that this is going to create jobs here at home and will help the middle class. What fantasy world would someone have to live in to believe that giving half a billion dollars to an Asian infrastructure bank that is building bridges and roads in Asia is going to create jobs here at home and help the middle class? I would note that if there were opportunities abroad, Canadians are not precluded from bidding on those jobs anyway. There has been no reasonable explanation for that half a billion dollars. When I was in Yellowknife not so long ago, I saw a huge need for infrastructure there.
This leaves me a couple of minutes to talk about creating an environment for success. The north is a great example. It created a moratorium on oil and gas drilling and decided to turn significant areas into parks. The premier of the Northwest Territories said that southerners want all of the north to be their park. Southerners are taking away their dreams and hopes, and creating a nightmare for them. They are putting a carbon tax on them and they are going to be not only the most impacted by climate change, but the ones most impacted by a carbon tax, with nothing to support the impact that is going to have. They are taking away jobs and opportunities, imposing additional costs, and destroying a community.
In conclusion, I suggest that the budget implementation act is a follow-through on broken promises from an election campaign. It would go after law-abiding small businesses to grab dollars wherever the Liberals can and create an increasingly negative climate for investment. Although there may be a couple of measures that are reasonable and supportable, the BIA 2 would simply continue a very flawed fundamental approach by the government to the finances of our nation.
Monsieur le Président, je n'ai malheureusement pas pu obtenir 20 minutes de temps de parole, mais je vais tâcher de condenser mon intervention pour qu'elle ne dure que 10 minutes.
Je suis heureuse de pouvoir m'exprimer dans cette enceinte sur le projet de loi d'exécution du budget, mais je voudrais en décrire le contexte avant de parler en détail du contenu. Au cours de la campagne électorale de 2015, les libéraux ont fait des promesses bien précises aux Canadiens. Ils leur ont promis de ne faire que de minuscules déficits de 10 milliards de dollars par année et de rétablir l'équilibre budgétaire avant la fin de leur mandat. Ils ont en outre indiqué qu'ils injecteraient de l'argent principalement dans les infrastructures des provinces et des territoires.
Nous devons premièrement constater que, depuis ce temps, leurs budgets et leurs lois d'exécution du budget ont tous violé la promesse qu'ils avaient faite aux Canadiens. Les libéraux avaient fait une promesse au sujet des déficits et de la manière d'utiliser l'argent des Canadiens. C'était une promesse importante, et il est honteux de voir qu'ils la trahissent.
Les libéraux trahissent leur promesse à un moment où ce n'est pas nécessaire. Je suis prête à reconnaître que, si l'économie avait été léthargique, ils auraient peut-être été obligés de la stimuler un peu. Toutefois, ils ont hérité d'un excédent budgétaire et d'une économie en pleine croissance. Les libéraux sont passablement fiers de dire que l'économie va bien, alors pourquoi ont-ils besoin de dépenser toutes ces sommes supplémentaires? C'est une bonne question à se poser pour commencer.
Le gouvernement peut intervenir directement dans trois domaines: il peut façonner un environnement favorable à la création d'emplois, à la multiplication des débouchés et à la croissance de l'économie. Il peut déterminer les prélèvements fiscaux que fera l'État et il peut évidemment déterminer comment il utilisera l'argent recueilli. À mon avis, les interventions dans les trois domaines doivent être soigneusement harmonisées. Or, dans ce budget, qui porte principalement sur les dépenses de l'État, le gouvernement a complètement perdu de vu ses trois axes d'intervention. Il nous faut un environnement favorable, un système fiscal équitable et un budget des dépenses raisonnable.
J'aimerais parler brièvement des recettes fiscales. En plus de n'avoir aucun scrupule à afficher un déficit de 20 milliards de dollars sans se doter du même coup d'un plan de retour à l'équilibre budgétaire, les libéraux cherchent désespérément des moyens de remplir les coffres de l'État. Je signale au passage que, dans les nombreuses idées qu'ils ont lancées ici et là, aucune n'aurait eu le moindre impact sur la richesse personnelle du premier ministre, du ministre des Finances ou de leurs amis libéraux qui se prévalent d'avantages fiscaux auxquels la plupart d'entre nous ne peuvent même pas rêver.
L'idée d'imposer les petites entreprises qui a été lancée par les libéraux aurait empêché ces dernières de prendre de l'expansion et de gérer leurs revenus passifs à leur convenance. C'est seulement dommage que les libéraux n'aient rien fait pour éliminer les stratagèmes d'évitement fiscal qui font le bonheur de leurs riches amis.
Les libéraux ont aussi lancé l'idée d'imposer les régimes d'assurance collective des enseignants qui gagnent plus de 80 000 $ par année, mais ils ne feront rien contre les actions détenues dans une société comme Morneau Shepell ou contre le fait que le ministre des Finances ait pu présenter une mesure législative sur les régimes de retraite.
Les libéraux ont aussi envisagé d'imposer les rabais consentis aux employés. Ils ont toutefois compris que le cauchemar comptable dans lequel ils se retrouveraient s'il leur fallait calculer l'impôt sur la valeur d'un Big Mac n'en valait pas vraiment la peine, alors ils ont vite renoncé à cette idée.
Les libéraux refusent d'accorder le crédit d'impôt pour personnes handicapées aux diabétiques. Ils ont dit qu'ils allaient embaucher plus de personnel infirmier pour examiner les documents fournis par les médecins et les infirmières praticiennes. Ils ont envisagé d'embaucher du personnel infirmier à l'Agence du revenu du Canada pour étudier les documents comme moyen de justifier le rejet des demandes de crédit d'impôt pour personnes handicapées des diabétiques.
J'ai un petit conseil gratuit pour le gouvernement: au lieu d'embaucher du personnel infirmier, il devrait peut-être prendre ces fonds afin d'engager plus de gens pour s'occuper des paradis fiscaux et de l'évitement fiscal. De toute évidence, les règles qui s'appliquent au premier ministre et à ses amis ne sont pas les mêmes que celles qui s'appliquent au reste de la population.
À présent, je vais parler de l'autre partie du budget, c'est-à-dire les dépenses. Je vais y aller en ordre croissant. L'argent, ce que le gouvernement libéral fait avec l'argent durement gagné des contribuables, c'est important. J'ai quelques exemples de ce que les libéraux ont décidé de faire avec cet argent. À un kilomètre d'ici, on peut voir une coupe qui, apparemment, a coûté 2,5 millions de dollars. C'est une espèce de structure qui se trouve sur la rue Sparks. Ils ont décidé de construire une patinoire de hockey de 5 millions de dollars. Il suffit de marcher un peu plus loin pour voir qu'il y a une belle patinoire à l'hôtel de ville qui est là à l'année, mais les libéraux ont décidé de dépenser 5 millions pour une patinoire qui sera probablement ouverte pendant à peu près un mois.
Pas plus tard qu'hier, nous avons entendu qu'on allait financer un Club Med à hauteur de 10 millions de dollars au Québec. Bien des gens dans ma circonscription diraient que, si le gouvernement a l'intention de subventionner et d'aider le secteur de la villégiature, ils seraient eux aussi très heureux de recevoir 10 millions de dollars. Toutefois, si les conservateurs ne faisaient pas ce genre de choses lorsqu'ils étaient au pouvoir, c'était pour une raison. C'est parce que nous ne jugions pas que ce genre d'aide sociale aux entreprises profite à qui que ce soit.
Je dois parler d'une mesure dans ce projet de loi que je n'arrive pas à m'expliquer. Le gouvernement libéral n'a rien dit qui me rassure de quelque façon que ce soit sur le bien-fondé de cette dépense. Il s'agit, bien entendu, du demi-milliard de dollars destinés à la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures. C'est à la section 5, partie 2. L'explication initialement donnée par le responsable des communications du ministre des Finances, c'est que cela créera des emplois ici et que cela aidera la classe moyenne. Dans quel monde imaginaire faut-il bien vivre pour croire que donner un demi-milliard de dollars à une banque d'infrastructure asiatique qui construit des ponts et des routes en Asie va créer des emplois ici et aider la classe moyenne? En passant, s'il y a des possibilités à l'étranger, rien n'empêche les Canadiens de soumissionner de toute façon. Il n'y a pas d'explication raisonnable pour justifier cette dépense. Lorsque je me trouvais à Yellowknife, dernièrement, j'y ai constaté des besoins immenses en infrastructures.
Il me reste quelques minutes pour parler de la création d'un environnement favorisant la réussite. Le Nord est un excellent exemple. Il a créé un moratoire sur le forage pétrolier et gazier et a décidé de transformer de grandes zones en parcs. Le premier ministre des Territoires du Nord-Ouest a dit que les gens du Sud veulent que tout le Nord soit leur parc. Ils anéantissent les espoirs et les rêves de la population du Nord et lui donnent des cauchemars. Ils lui imposent une taxe sur le carbone; elle sera non seulement la région la plus touchée par les changements climatiques, mais aussi celle qui sera la plus touchée par une taxe sur le carbone, et ce, sans recevoir aucune aide pour alléger les conséquences connexes. Les gens du Sud font disparaître les emplois et les possibilités, imposent d'autres coûts et détruisent une communauté.
En conclusion, je dirais que la loi d'exécution du budget est la suite de promesses électorales rompues. Elle s'en prendra aux petites entreprises respectueuses des lois pour grappiller de l'argent là où les libéraux le peuvent et elle créera un contexte de moins en moins intéressant pour les investisseurs. Même si la loi no 2 d'exécution du budget compte quelques mesures qui sont raisonnables et valables, elle poursuivra simplement une approche fondamentale très déficiente du gouvernement à l'égard des finances du pays.
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GP (BC)
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2017-10-30 13:59 [p.14670]
Mr. Speaker, last week we stood together in a moment of silence in memory of the tragic event of October 22, 2014.
We never had a public inquiry in this country as to the breakdown of security that allowed an armed man into this building. However, without any inquiry we do know that the House of Commons' protective guards performed professionally and courageously, under the leadership of the former Sergeant-at-Arms Kevin Vickers.
Without a proper review, the previous government decided that the solution was to put the RCMP in charge of all Parliament Hill security, essentially demoting the very people who protected us. As a result, we now see ongoing labour negotiations and small signs of protest by our protective guards, who are now facing disciplinary action. They are not being treated with respect in labour negotiations by their new bosses. I ask all members of Parliament to stand up for the guards, just as they protected us then.
Monsieur le Président, la semaine dernière, nous avons observé un moment de silence afin de commémorer les terribles événements du 22 octobre 2014.
Il n'y a jamais eu d'enquête publique afin de faire la lumière sur les manquements, sur le plan de la sécurité, qui ont permis à un homme armé de pénétrer dans le Parlement. Or, même sans enquête officielle, nous savons que les gardiens de sécurité de la Chambre des communes ont agi avec professionnalisme et courage, sous le leadership de l'ex-sergent d'armes Kevin Vickers.
Sans le moindre examen, l'ancien gouvernement a décidé que la solution consistait à confier la sécurité de toute la Colline du Parlement à la GRC, se trouvant de facto à rétrograder ceux-là mêmes qui nous ont protégés. Aujourd'hui, les négociations collectives traînent en longueur, et les gardiens de sécurité qui manifestent leur mécontentement, même discrètement, s'exposent à des mesures disciplinaires. Du côté patronal, ces négociations sont loin de se faire sous le signe du respect. Je demande donc à tous les députés de défendre les gardiens de sécurité comme ils nous ont défendus, nous, en cette journée fatidique.
View Ruth Ellen Brosseau Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, just over three years ago, I was in the Railway Committee Room when we heard gunshots outside our caucus room. A bullet even lodged itself in the room's door. Before we knew what was happening, an officer from our security service entered the room. He calmly and professionally told us what we needed to do to remain safe. The officers protected us that day at the risk of being wounded themselves. They saved us, and I think that they are deserving of our respect.
These guards have been trying to get a collective agreement to improve working conditions, shift predictability, and eliminate forced overtime. They have decided to wear green hats, bracelets, and stickers to ask for the respect that they deserve, a very Canadian protest: measured, polite, and efficient. The response has been threats of discipline and even suspensions. The very guard who took a bullet three years ago is facing a suspension for exercising his fundamental rights. That is wrong. I ask the managers to come to an equitable agreement with the guards and show—
Madame la Présidente, il y a un peu plus de trois ans, j'étais dans la Salle du comité des chemins de fer quand des coups de feu ont été entendus à l'extérieur de notre salle de caucus. Une balle s'est même logée dans la porte de la pièce. Avant même que nous sachions ce qui se passait, un agent de notre service de sécurité est entré et a dit avec calme et professionnalisme ce qu'il fallait faire pour rester en sécurité. Les agents nous ont protégés ce jour-là en risquant d'être blessés eux-mêmes. Ils nous ont sauvés et je crois que nous leur devons du respect en retour.
Ces agents tentent d'obtenir une convention collective afin d'améliorer leurs conditions de travail et la prédictibilité des quarts et d'éliminer les heures supplémentaires obligatoires. Ils ont décidé de porter des casquettes, des bracelets et des autocollants verts pour demander le respect qu'ils méritent, ce qui est une façon très canadienne de protester: posée, polie et efficace. On leur a répondu en les menaçant de sanctions et même de suspensions. Même l'agent qui a été blessé par balle il y a trois ans est menacé de suspension pour avoir exercé ses droits fondamentaux. C'est inacceptable. Je demande aux gestionnaires d'en arriver à une entente équitable avec les agents et de montrer...
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Lib. (NS)
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2017-09-22 12:45 [p.13412]
Mr. Speaker, I will be splitting my time with the member for Vancouver Quadra.
I am proud to rise in the House to speak to Bill C-58, an act to amend the Access to Information Act and the Privacy Act.
Our government was elected on a promise to reinforce public trust in our democracy, and over the course of our time in office, we have put action behind our words. For example, we are reforming campaign finance laws to make one of the world's most respected democracies even more transparent. We have introduced legislation to make Canada's democracy more accessible to all Canadians. The debate today is about another of the fundamental concepts of any modern democracy.
We know Canadians cannot meaningfully participate in democracy when they are in an information vacuum. Access to government data is vital. Without it, neither the public nor the media are able to hold governments to account. That is why our government promised to firm up one of the key pillars of our democracy: access to information.
We told Canadians we would make information open by default, and in formats that would be modern and simple to use. Canadians pay for the information that is assembled in the Government of Canada, so why should they not have access to this data? This greater openness in turn will lead to greater confidence in our democracy, which is why this government has put such a great emphasis on amending the Access to Information Act with Bill C-58.
This is the first major overhaul since our predecessors in this very institution voted in favour of the current act 35 years ago, so it is long overdue.
The act, which was enacted in Parliament in 1982, and took effect the following year, came long before anyone had ever heard of the Internet. Governments in those days had far more administrators and clerks, because there was so much paperwork to file and record. One could not just flip a written message to a colleague by email. If one wanted to send an interesting news article to a counterpart in another department, one could not just forward a link. One's options were limited to things like a fax machine or an inter-office courier.
Today, technology has dramatically changed how governments operate, and we need to align our laws to take into account this new reality. We have a responsibility to make it easier to obtain information and once Canadians get it, that information should be in easy-to-use formats. We can think of the graduate students, like those at Dalhousie University or Saint Mary's University in my riding of Halifax, who are out there doing groundbreaking research but operating on tight timelines. We want them to be able to, when possible, obtain an electronic version of government records so they can more easily navigate and analyze the documents. Think of the time that will be saved if they do not have to go through hundreds of pages to find what they are looking for.
Now Bill C-58 has many components, but for now I would like to focus on how it impacts parliamentary institutions. I am talking about the Library of Parliament, the parliamentary budget officer, the Parliamentary Protective Service, the Office of the Conflict of Interest and Ethics Commissioner, the Office of the Senate Ethics Officer, and the administration of the Senate and of the House of Commons. These institutions are foundational components of our democracy, and Bill C-58 proposes to bring them under the Access to Information Act to make them more accountable. The proposed legislation will require these institutions to publish each quarter their travel and hospitality expenses as well as disclose over the same timeline any contracts with a value above $10,000.
Another important component of Bill C-58 is the new powers it would give to our Information Commissioner. This is of particular interest to me, both in my role as a Parliamentary Secretary to the Minister of Democratic Institutions as well as the member of Parliament for Halifax.
Not too long ago, I met with representatives from a group based in Halifax called the Centre for Law and Democracy, whose mission is to:
...promote, protect and develop those human rights which serve as the foundation for or underpin democracy, including the rights to freedom of expression, to vote and participate in governance, to access information and to freedom of assembly and association.
Some members may be familiar with the centre's work on the right to information rating, or RTI, which is developed along with Access Info Europe to calculate and rate the overall strength of countries' right to information laws.
The topic of the Information Commissioner was one I discussed with representatives of this group in my office during a meeting in the spring. They believe, as I do, and so too does our government believe, that the Information Commissioner ought to have the ability to order the release of records, or so-called “order making”. I am proud to say that Bill C-58 would give the Information Commissioner that power. I would like to congratulate and thank the Centre for Law and Democracy on its strong advocacy on this point, and for its ongoing work in Canada and across the world to strengthen democratic institutions.
It is important to note that the legislation would also give government institutions the ability to decline requests that are excessively broad or requests of information already in the public domain.
The government has limited resources, and this will free up government institutions to respond to other requesters. Of course the applicant subjected to a decision like this would be able to make a complaint to the Information Commissioner.
Bill C-58 would also oblige members of Parliament and senators to publish all travel and hospitality expenses, and all service contract amounts. In both cases, this information would have to be made public on a quarterly basis.
We know senators and members of Parliament already publish travel and hospitality expenses pursuant to their own internal rules, and senators disclose service contract information, while MPs publish the total costs of awarded service contracts.
Importantly, Bill C-58 would enshrine the current practice of also requiring additional details on the service contracts and travel costs of MPs.
This legislation will require a review of the act every five years, starting in 2019. This will give Canadians an opportunity to look for further improvements.
We believe Canada deserves a vibrant democracy that is transparent, open, and accountable, but our efforts do not begin and end with changes to the Access to Information Act.
We have been relentless since taking office to look for other ways to improve our democratic system. For instance, Bill C-33 would amend the Canada Elections Act to increase voter participation and improve the integrity of our electoral system. Bill C-50, meanwhile, if passed, will make important changes to the same act to make political fundraising more open and transparent. We are also taking action against cyber-threats and the danger they pose to our electoral system.
We live in one of the most respected democracies in the world, but our government will remain relentless in ensuring that any weaknesses are dealt with. Bill C-58 is a major part of this effort, and I am proud to work with the Minister of Democratic Institutions to advance it. With that, I welcome any questions from my colleagues.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Vancouver Quadra.
Je suis fier de prendre la parole à la Chambre au sujet du projet de loi C-58, une loi modifiant la Loi sur l'accès à l'information et la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Le gouvernement a été élu parce qu'il a promis de renforcer la confiance du public en notre démocratie. Depuis notre arrivée au pouvoir, nous traduisons nos paroles en gestes concrets. Par exemple, nous sommes en train de réformer les lois régissant le financement des campagnes électorales pour rendre l'une des démocraties les plus respectées au monde encore plus transparente. Nous avons présenté un projet de loi visant à rendre la démocratie canadienne plus accessible à l'ensemble des Canadiens. Le débat d'aujourd'hui porte sur un autre concept fondamental de toute démocratie moderne.
Nous savons que les Canadiens ne peuvent participer réellement à la démocratie s'ils ne sont pas informés. L'accès aux données du gouvernement est crucial. Sans lui, ni le public ni les médias ne peuvent exiger des comptes du gouvernement. Voilà pourquoi le gouvernement a promis de raffermir l'un des principaux piliers de notre démocratie: l'accès à l'information.
Nous avons dit aux Canadiens que les renseignements seraient accessibles par défaut, dans des formats modernes et simples à utiliser. Comme les Canadiens paient pour les renseignements colligés par le gouvernement du Canada, pourquoi n'y auraient-ils pas accès? Cette plus grande ouverture permettra d'accroître la confiance en notre démocratie. C'est la raison pour laquelle le gouvernement met tant l'accent sur la modification de la Loi sur l'accès à l'information au moyen du projet de loi C-58.
Il s'agit de la première réforme en profondeur de ce régime depuis que nos prédécesseurs ont voté en faveur de la loi actuelle dans cette enceinte, il y a 35 ans. Cette réforme était donc attendue depuis longtemps.
La Loi sur l'accès à l'information a été adoptée par le Parlement en 1982 et est entrée en vigueur l'année suivante, soit bien avant la venue d'Internet. À cette époque, les gouvernements comptaient beaucoup plus d'administrateurs et de commis que maintenant, car il fallait classer et consigner beaucoup plus de documents. Il n'était pas possible d'utiliser le courrier électronique pour envoyer simplement un message écrit à un collègue. Si l'on souhaitait envoyer un article intéressant à un homologue d'un autre ministère, on ne pouvait pas simplement lui transmettre un lien. Parmi les quelques options disponibles, on pouvait utiliser un télécopieur ou avoir recours aux services d'un messager.
Aujourd'hui, la technologie a radicalement changé le fonctionnement des gouvernements, et nous devons harmoniser nos lois afin de tenir compte de la nouvelle réalité. Il est de notre devoir de faciliter l'accès à l'information et de veiller à ce qu'elle soit présentée dans des formats faciles à utiliser lorsque les Canadiens l'obtiennent. On peut penser aux étudiants de cycles supérieurs, comme ceux de l'Université Dalhousie ou de l'Université Saint Mary's dans ma circonscription, Halifax, qui mènent des recherches de pointe, mais qui doivent respecter des échéances serrées. Nous souhaitons qu'ils soient capables, dans la mesure du possible, d'obtenir une version électronique des documents gouvernementaux afin qu'ils puissent parcourir et analyser ceux-ci plus facilement. On a qu'à penser au temps qu'ils épargneront s'ils n'ont pas à parcourir des centaines de pages pour trouver ce qu'ils cherchent.
Le projet de loi C-58 contient de nombreux éléments, mais, pour l'instant, je tiens à mettre l'accent sur les répercussions qu'il a sur les institutions parlementaires. Je parle ici de la Bibliothèque du Parlement, du Bureau du directeur parlementaire du budget, du Service de protection parlementaire, du Bureau du commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, du Bureau du conseiller sénatorial en éthique, de l'Administration du Sénat et de l'Administration de la Chambre des communes. Ces institutions sont des éléments essentiels de notre démocratie, et le projet de loi C-58 propose de les assujettir à la Loi sur l’accès à l’information pour les obliger à rendre davantage de comptes. La mesure législative proposée exigera que ces institutions publient leur frais de déplacement et de réception à chaque trimestre et qu'elles divulguent tout contrat d'une valeur supérieure à 10 000 $ en suivant le même échéancier.
Un autre élément important du projet de loi C-58, ce sont les nouveaux pouvoirs qu'il accorderait au commissaire à l’information. Cet élément m'intéresse tout particulièrement, tant à titre de Secrétaire parlementaire de la ministre des Institutions démocratiques qu'en tant que député d'Halifax.
Il n'y a pas très longtemps, j'ai rencontré des représentants d'un groupe d'Halifax, le Centre for Law and Democracy, qui s'est donné pour mission de:
[...] promouvoir, protéger et faire avancer les droits de la personne à la base de la démocratie, y compris la liberté d'expression, le droit de vote et le droit de participer à la gouvernance, le droit d'accès à l'information ainsi que la liberté de réunion et la liberté d'association.
Certains députés sont peut-être au fait du travail acompli par le centre dans le domaine de l'évaluation de l'accès à l'information, mise au point en collaboration avec Access Info Europe, pour déterminer l'efficacité des lois sur le droit à l'information des pays et leur attribuer une note.
J'ai abordé le sujet du commissaire à l'information avec des représentants de ce groupe à mon bureau, lors d'une réunion ce printemps. Comme moi et le gouvernement, ils croient que le commissaire à l'information devrait pouvoir ordonner la communication de documents, autrement dit « rendre des ordonnances ». Je suis fier de dire que le projet de loi C-58 donnerait ce pouvoir au commissaire à l'information. J'aimerais féliciter et remercier le Centre for Law and Democracy d'avoir défendu ce point de vue avec vigueur et pour les efforts constants qu'il déploie au Canada et dans le monde pour renforcer les institutions démocratiques.
Il est important de souligner que la mesure législative donnerait aussi aux institutions fédérales la possibilité de refuser d'accéder à des demandes trop vagues ou à des demandes d'information qui se trouve déjà dans le domaine public.
Les ressources du gouvernement ne sont pas illimitées, et cette disposition laissera plus de temps aux institutions gouvernementales pour répondre aux autres demandeurs. Bien sûr, les demandeurs dont la demande est refusée pour cette raison pourront loger une plainte auprès du commissaire à l'information.
Le projet de loi C-58 obligera également les députés et les sénateurs à rendre publics leurs frais d'accueil, les dépenses afférentes à leurs déplacements et les montants des contrats de service qu'ils accordent. Dans ces trois cas, l'information concernée devra être publiée tous les trois mois.
Nous savons que, en vertu des règles internes de chaque Chambre, les sénateurs et les députés rendent déjà publics leurs frais d'accueil et les dépenses afférentes à leurs déplacements, que les sénateurs divulguent l'information relative aux contrats de service et que les députés en publient le coût total.
Actuellement, les députés doivent déjà fournir certains détails supplémentaires concernant leurs contrats de service et les dépenses afférentes à leurs déplacements, mais, fait à souligner, le projet de loi C-58 officialisera cette pratique en l'inscrivant dans la loi.
La mesure législative prévoit que la Loi sur l'accès à l'information fera l'objet d'un examen tous les cinq ans à compter de 2019. Les Canadiens pourront ainsi s'attendre à d'autres améliorations.
Selon nous, le Canada peut aspirer à une démocratie transparente, ouverte et responsable, et nos efforts ne commencent pas plus qu'ils ne se terminent avec les modifications proposées à la Loi sur l'accès à l'information.
Nous n'avons ménagé aucun effort, depuis que nous avons été élus, pour trouver d'autres moyens d'améliorer notre démocratie. Par exemple, le projet de loi C-33 modifiera la Loi électorale du Canada de manière à accroître la participation électorale et à renforcer l'intégrité du régime électoral. S'il est adopté, le projet de loi C-50 modifiera quant à lui en profondeur la même loi afin de rendre le financement politique plus ouvert et plus transparent. Nous prenons en outre des mesures contre les cybermenaces et le danger qu'elles font planer sur le régime électoral.
Nous vivons dans l'une des démocraties les plus respectées du monde, mais le gouvernement s'attaquera inlassablement à toute faille. Le projet de loi C-58 contribue directement à cet effort, et je suis fier de pouvoir travailler à sa réalisation, en collaboration avec la ministre des Institutions démocratiques. Sur ce, je répondrai avec plaisir aux questions de mes collègues.
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Lib. (NS)
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2017-09-22 12:55 [p.13414]
Mr. Speaker, it is hard to imagine anything that creates more cynicism than being chastised for doing the right thing.
We are very proud to be doing the right thing. It is overdue. We are taking a very good, fundamental step toward increasing openness and transparency through this bill and through many actions across the mandate of the government. We are ensuring that these changes impact a variety of our parliamentary institutions, including the Library of Parliament, the parliamentary budget officer, the Parliamentary Protective Service, the Office of the Conflict of Interest and Ethics Commissioner, the Office of the Senate Ethics Officer, the administration of both the Senate and House of Commons, and the list goes on.
We are fundamentally doing the work of good democracy in Canada to create the most open and transparent democracy we can.
Monsieur le Président, nous faisons le travail qui s'impose et on nous houspille. Difficile de trouver quelque chose qui pourrait créer plus de désillusion.
Nous sommes très fiers de faire le travail qui s'impose. Il est grand temps que ce travail soit fait. Nous voulons accroître l'ouverture et la transparence; ce projet de loi représente un geste important et fondamental en ce sens, tout comme bon nombre d'autres mesures adoptées par le gouvernement depuis son arrivée au pouvoir. Nous veillons à ce que les changements touchent un éventail d'institutions parlementaires, dont la Bibliothèque du Parlement, le directeur parlementaire du budget, le Service de protection parlementaire, le Commissariat aux conflits d'intérêts et à l'éthique, le Bureau du conseiller sénatorial en éthique et l'administration du Sénat et de la Chambre des communes, et ce n'est là qu'une partie de la liste.
Essentiellement, nous prenons des mesures de saine démocratie afin de créer la démocratie la plus ouverte et la plus transparente possible.
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Lib. (BC)
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2017-09-22 12:58 [p.13414]
Mr. Speaker, I welcome the opportunity to speak to Bill C-58, a comprehensive set of amendments to the Access to Information Act that would deliver on our government's key commitment to improve openness and transparency in government. If passed, these amendments would make progress in bringing Canada's access to information legislation in line with the communication advances of the last three decades.
The act has not been significantly updated since it came into force 34 years ago, when fax machines were cutting edge and information was stored in huge filing rooms. As we all know, however, the world has evolved considerably since then. Today, it is smart phones and social media, big data and high-speed Internet.
Canadians seek out information through digital channels, and government can now interact with the public through the web and social media. Moreover, the volume of information the government manages has dramatically increased.
I think we can all agree that the current act needs to be brought up to date.
We have certainly been hearing that so far in the debate.
This is why the government committed to reforming Canada’s access to information program. This modernization began with early action to improve access to information.
In May 2016, the President of the Treasury Board issued an interim directive that enshrined the principle of open by default. He eliminated all fees, apart from the $5 filing fee, and directed the release of government information in user-friendly formats wherever possible. Fees for processing large-volume requests could run into the hundreds, and sometimes thousands, of dollars and sometimes deterred people from having access to public information.
Those were good first steps. Today we are maintaining that elimination of fees, and we are bringing forward transformative measures to enhance Canadians' access to government information.
Let me begin with one of many ground-breaking features of our proposed legislation. For the very first time, the Information Commissioner would have order-making power. No access to information regime is complete without powerful and meaningful oversight. We promised Canadians that we would find ways to empower the Office of the Information Commissioner to order government information to be released.
The bill before us today would do just that. This is something that has come up again and again in the debate as one of the key things that are a necessary change, and we are making that change. This change would strengthen the commissioner's role from that of an ombudsperson to that of an authority with a legislative ability to order government institutions to release records.
The legislation also proposes to entrench in law, for future and current governments, an obligation to proactively publish a broad range of information on a predictable schedule and without the need for anyone to make an access to information request for that information.
The amendments would create a new part of the act on proactive publication which builds on current best practices, applies consistent requirements across government institutions, and seizes on the opportunities of our digital age.
These amendments would result in the proactive release of key information throughout government.
This is a process that would take place across literally hundreds of offices and departments of the government. It would allow our citizens a greater understanding of government and would demonstrate effective stewardship of public funds.
Here is another first. Through this legislative system of mandatory proactive disclosure, the act would, for the first time ever, include ministers' offices, the Prime Minister's Office, institutions that support Parliament, administrative institutions that support the courts, and more than 1,100 judges of the superior courts.
This system of mandatory proactive disclosure puts a strong emphasis on increasing the information that is open by default and making information that is of interest to Canadians freely available on the web.
I would like to take this opportunity to highlight a few more features of the reforms we will make to our access to information regime.
Having just spoken about the proactive publication that is key to our commitment to openness by default, I also want to mention a few other things we are doing in the bill.
We will develop a new plain language guide that will provide requesters with clear explanations of exemptions and exclusions. The rationale for these exclusions will be laid out, a rationale that will be in the public interest.
We would invest in tools to make processing information more efficient. That is an important way to address one of the key weaknesses of our current system, which is how many access to information requests are not responded to in a timely way.
The bill would allow federal institutions that have the same minister to share their request processing services for greater efficiency and timeliness. It would support the new legislation with government training. There are many things we would do.
It is important to note that many of our changes were initiated at the recommendation of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics.
It would be subject to the oversight of the Information Commissioner. The bill proposes that if a department decides to decline to act on a request, the requester will have the right to appeal to the Information Commissioner, and the Commissioner could use the new order-making power to resolve the issue.
This is a new authority that could significantly improve the system, but it needs to be implemented with care.
We look forward to debating the proposed provisions with parliamentarians in a thoughtful way. All these changes were designed to address criticism from Canadians about delays and inconsistencies in the current request-based system and recommendations from stakeholders, such as the Information Commissioner and our colleagues at the ETHI committee.
We can never become complacent when it comes to openness and transparency. That is why the reforms before us today are the first legislative phase in what would be an ongoing review and modernization of the act.
The legislation would require a review of the act every five years, and as I pointed out earlier in the debate, the first review would start no later than one year after royal assent, so this is really an ongoing improvement process. These five-year reviews would provide an important opportunity for Canadians to have their say on access rights and would help us make sure that the system met their needs.
These reviews will assess what is working and how, and ensure that the act is never allowed to become so outdated again. Today, I am proud to be part of the first government to bring significant change to the Access to Information Act since it was first introduced over 30 years ago.
I encourage all members to support this work and this bill, and in doing so help us take a great step forward in updating the Access to Information Act.
I also look forward to continuing to work with Parliament, the Information Commissioner, the Privacy Commissioner, and other stakeholders to further strengthen our access to information regime.
Monsieur le Président, je suis heureuse d'avoir l'occasion d'intervenir au sujet du projet de loi C-58, qui est un ensemble exhaustif de modifications à la Loi sur l'accès à l'information qui permettra au gouvernement de respecter une de ses principales promesses, soit améliorer l'ouverture et la transparence au sein de l'appareil gouvernemental. Si ce projet de loi est adopté, les modifications qu'il contient permettront de mieux harmoniser la loi canadienne sur l'accès à l'information aux avancées en matière de communication des 30 dernières années.
La Loi n'a pas été véritablement mise à jour depuis qu'elle est entrée en vigueur il y a 34 ans, alors que les télécopieurs étaient à la fine pointe de la technologie et que l'information était conservée dans les immenses salles de classement. Cependant, comme nous le savons tous, le monde a considérablement évolué depuis. Aujourd'hui, il est question de téléphone intelligent et de médias sociaux, de données massives et d'Internet haute vitesse.
Les Canadiens cherchent de l'information par voie électronique, et le gouvernement peut maintenant interagir avec le public grâce au Web et aux médias sociaux. En outre, le volume d'information géré par le gouvernement a augmenté de façon astronomique.
Je pense que nous pouvons tous convenir que la Loi actuelle doit être mise à jour.
C'est certainement un point qui a été soulevé jusqu'à présent dans le débat qui nous occupe.
C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé à réformer le programme d'accès à l'information. Nous avons pris des mesures, assez tôt dans le cadre de cette modernisation, pour améliorer l'accès à l'information.
En mai 2016, le président du Conseil du Trésor a publié une directive provisoire mettant en place le principe d'accessibilité par défaut. Il a éliminé tous les frais, hormis les frais de traitement de 5 $, et il a demandé à ce que les renseignements détenus par le gouvernement soient, dans la mesure du possible, publiés dans des formats faciles à utiliser. Les frais de traitement des demandes volumineuses pouvaient s'élever à des centaines ou des milliers de dollars et pouvaient parfois décourager les gens de soumettre une demande d'accès à l'information.
Ces mesures étaient un pas dans la bonne direction. Aujourd'hui, nous maintenons cette élimination des frais, et nous proposons des mesures substantielles pour améliorer l'accès des Canadiens aux renseignements détenus par le gouvernement.
Je me permets de commencer avec un des éléments les plus novateurs de notre projet de loi. Pour la toute première fois, le poste de commissaire à l'information aurait le pouvoir de rendre des ordonnances. Aucun régime d'accès à l'information ne serait complet sans un véritable pouvoir de surveillance. Nous avons promis aux Canadiens que nous trouverions des façons d'habiliter le Commissariat à l'information pour qu'il puisse exiger la divulgation d'informations gouvernementales.
C'est précisément ce que ferait le projet de loi dont nous sommes saisis aujourd'hui. C'est l'un des changements nécessaires qui ont été soulignés à maintes reprises au cours du débat, et nous apportons maintenant ce changement. Cela renforcerait le rôle du commissaire, qui passerait d'un rôle d'ombudsman à un rôle d'autorité dont les pouvoirs, conférés par la loi, lui permettrait d'ordonner aux institutions gouvernementales de divulguer de l'information.
Par ailleurs, le projet de loi propose d'inscrire dans la loi, pour les gouvernements actuels et futurs, l'obligation de publier de façon proactive une foule de renseignements selon des échéances prévisibles et sans que personne n'ait à soumettre une demande d'accès à l'information.
Les modifications créeraient une nouvelle partie à la loi, portant sur la publication proactive qui s'inspire des pratiques exemplaires actuelles, qui garantit une application cohérente des exigences à l'échelle pangouvernementale et qui tire avantage des possibilités de l'ère numérique.
Ces modifications entraîneraient la publication proactive des données clés partout au gouvernement.
C'est un processus qui serait adopté par des centaines de bureaux et de ministères dans l'ensemble de l'appareil gouvernemental. Ces mesures contribueraient à mieux informer les citoyens au sujet des activités du gouvernement et à mieux gérer les fonds publics.
Voici une autre proposition sans précédent. En inscrivant ce système de divulgation proactive obligatoire dans la loi, le projet de loi permettrait d'inclure, pour la toute première fois, le Cabinet du premier ministre, les institutions qui appuient le Parlement, les institutions administratives qui appuient les tribunaux ainsi que plus de 1 100 juges des cours supérieures.
Ce système de publication proactive obligatoire met beaucoup l'accent sur l'augmentation du nombre de données qui sont ouvertes par défaut, et sur le fait de rendre accessible, gratuitement sur le Web, de l'information d'intérêt pour les Canadiens.
J'aimerais profiter de l'occasion pour souligner quelques-uns des autres éléments de la réforme que nous appliquerons à notre régime d'accès à l'information.
Outre la publication proactive dont nous venons de parler et qui est essentielle pour réaliser le principe d’ouverture par défaut, je tiens à souligner quelques autres éléments que contient le projet de loi.
Nous allons élaborer un nouveau guide en langage simple qui offrira aux demandeurs des définitions claires des exemptions et des exclusions. Les motifs d’exclusion seront précisés, et ces motifs seront dans l’intérêt du public.
Nous pourrions investir dans des outils pour rendre plus efficace le traitement de l’information, ce qui est important pour combler l’une des principales lacunes du système, soit le nombre de demandes d’accès à l’information auxquelles on ne répond pas en temps opportun.
Par souci d’efficacité et pour gagner du temps, le projet de loi permettrait aux institutions fédérales relevant du même ministre de mettre en commun les services de traitement des demandes. Le tout serait assorti d’une formation. Il y a bien des choses que nous ferions.
Je fais remarquer que nombre des changements que nous avons proposés découlent des recommandations du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique.
Ce genre de décision serait assujetti à la surveillance de la commissaire à l'information. Si un ministère décidait de refuser de donner suite à une demande, le demandeur aurait le droit d'adresser une plainte à la commissaire à l'information, et celle-ci pourrait utiliser son nouveau pouvoir de rendre des ordonnances pour régler le problème.
Ce nouveau pouvoir pourrait améliorer considérablement le système, mais il convient de le mettre en oeuvre avec prudence.
Nous sommes prêts à débattre de façon réfléchie des clauses proposées avec les parlementaires. Tous ces changements ont été conçus pour répondre aux critiques des Canadiens qui se plaignent des retards et des incohérences du système actuel fondé sur les demandes, et ils découlent des recommandations des intervenants, tels que la commissaire à l’information et nos collègues du comité de l'éthique.
Nous ne pouvons pas nous permettre de devenir complaisants en ce qui concerne l'ouverture et la transparence. C'est pourquoi les réformes dont il est question aujourd'hui constituent la première phase d'un examen et d'une modernisation continus de la loi.
Comme je l’ai mentionné, le projet de loi prévoirait un examen de la loi tous les cinq ans. Le premier examen serait amorcé au plus tard un an après la sanction royale. Le processus d’amélioration serait donc vraiment permanent. Ces examens quinquennaux seraient l’outil idéal pour que les Canadiens aient leur mot à dire sur les droits d’accès, nous permettant ainsi de leur garantir un système adapté à leurs besoins.
Ces examens nous permettront de voir ce qui fonctionne et de comprendre pourquoi cela fonctionne, ainsi que de faire en sorte que la loi ne devienne jamais aussi dépassée. Aujourd'hui, je suis fière de faire partie du premier gouvernement à apporter d'importants changements à la Loi sur l'accès à l'information depuis sa création il y a plus de 30 ans.
J’encourage tous les députés à appuyer ces travaux et ce projet de loi, pour nous permettre ainsi de faire de grands progrès dans la mise à jour de la Loi sur l’accès à l’information.
J'ai hâte de continuer à travailler avec le Parlement, avec la commissaire à l'information, le commissaire à la vie privée et d'autres intervenants pour renforcer davantage notre régime d'accès à l'information.
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CPC (AB)
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2017-09-22 13:12 [p.13417]
Mr. Speaker, Canadians deserve a government that is accountable and open by default. For that to be possible, Canadians must have access to information about government decisions and practices to hold their government to account. While the Liberal government pays lips service to those ideals of openness and accountability, it has consistently fallen short of implementing them. We have seen this in a variety of areas, particularly with the statement by the Prime Minister on open and accountable government.
The stated aim of Bill C-58 is to update the Access to Information Act with necessary reforms. However, as with many Liberal promises, it fails to achieve them. We have heard them invoking flowery language and buzz words and making grand-sounding claims as a substitute for action in many instances in this Parliament. This bill is no different in many respects, and I will get to some of them.
An open and accountable government requires citizens to have access to information about decisions made by Parliament and government entities. Since the first Access to Information Act was introduced in 1983, the act has provided Canadians with the means to request information about themselves, or decisions affecting them. However, because of significant changes in information technology and in government operations and the passage of time, the act has not been meaningfully updated since it was first introduced, and many critics across all party lines have identified the need for reform.
The Conservatives introduced the idea of openness by default in the previous parliament. In 1983, it was originally a Liberal government that introduced the act. However, successive Conservative and Liberal governments have neglected to update it as required. Although I guess the current Liberal government is to be commended for undertaking the task in the first place, we see many shortcomings in the resulting bill. Bill C-58 does not adequately address many of the flaws in Canada's current access to information regime that we heard about in detail at committee.
When I was a member of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics, we conducted a detailed study of the act and the issues surrounding it. We heard from numerous witnesses, from accountability watchdogs to ATIP officers in government departments to Canada's Information Commissioner, and others. We reviewed the commissioner's comprehensive report on the state of access to information in Canada and adopted many of her key recommendations in our own report. All three parties on the committee co-operated to draft a thoughtful report, with sensible recommendations for access to information reform. However, the government's response to our report is both late and underwhelming. The Liberals promised that phase one of the ministerial level review of Canada's access to information regime would be completed in time to produce legislation in early 2017. Here we are in late September and just beginning today to debate the bill, which many critics consider to be a half measure.
One of the primary flaws that witnesses at committee pointed out is the culture of secrecy throughout government. Such a culture runs contrary to both Liberal promises and Conservative initiatives. This has run across party lines over time. For example, the Conservatives hold that Canada's government should be open by default. In the last parliament, the Conservative government released a study titled “Canada's Action Plan on Open Government”, in which the Conservatives recognized the following:
The key challenge for governments is how to shift to an environment where data and information are released openly to the public by default while respecting privacy, security, and confidentiality restrictions.
Such an environment represents a fundamental change in government culture that requires government-wide direction to drive the release of federal information and advance overall objectives for transparency, accountability, and citizen engagement.
Such an environment of disclosure would be a stark departure from what witnesses at the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics described as a culture of secrecy among government entities.
According to witnesses like Sean Holman, vice-president of the Canadian Association of Journalists, the general attitude of the public service is one of withholding instead of disclosing information, and one of caution instead of candour. This attitude flows from the act and from cabinet. Mr. Holman put it clearly when he said:
We have a cultural problem when it comes to secrecy....Fixing the Access to Information Act is only one part of addressing those problems....the problem with the Access to Information Act when it was introduced was that it was grafted onto a secretive political system. We did not deal with the actual problem; we instead introduced legislation that conformed to the system as it currently existed.
He was referring to the adoption of the original act in 1983, which has remained virtually unchanged since then.
This is not to criticize Canada's public servants, since they respond to direction from the top. Those that enter the public service walk into a culture that already exists. Bringing about a culture of openness by default requires buy-in from ministers, the Prime Minister, deputy ministers, and senior managers among all departments. Culture cannot be changed overnight and simply by adopting a new law in Parliament.
Openness and accountability require timely responses. Witnesses at committee complained bitterly about the delays in the service standards for responding to ATIPS. They mentioned that extension after extension can take response times of up to over a year in some cases. This diminishes the news value of information for journalists. It puts people's lives on hold in some circumstances when they need vital information, and brings to mind the adage that justice delayed is justice denied.
Bill C-58 includes some of the committee's recommendations, the most significant of which is granting the commissioner the power to issue binding orders for the disclosure of particular information. Although it should increase the public's access to information, such order-making power is not a panacea for solving a culture of secrecy. Also, it was not uniformly endorsed in witness testimony, although it was the final recommendation of the committee.
The committee heard from witnesses like Professor Michel Drapeau, a retired colonel and access to information and privacy lawyer. He argued that switching to an order-making model is unnecessary because the issue and the problem that existed was the culture in government and the lack of openness in which departmental ATIP officers responded or operated in.
If within a department the ATIP officers and other members of the public service have a mindset and a culture to openly disclose information and to think first of ensuring that it is released on a timely basis, we might not be arguing about whether or not order-making power is necessary to compel disclosure. Delay is the biggest failure perhaps, which will not be solved by merely establishing order-making power for the commissioner.
We are glad to see that Bill C-58 requires the minister to undertake a review at least within one year of royal assent and every five years thereafter. Hopefully, that will prevent us from going another 34 years without a review of the act. It is important, because we know that the pace of change in information technology and the evolution of that technology is very fast, and as long as political will continues to exist to review the act in the future, it is good to have the built-in provision for review.
The provisions in Bill C-58 requiring proactive publication of materials related to Parliament, ministers' offices, superior courts, and other government institutions are a welcome addition to the access to information regime and should contribute to the culture of openness by default, but there is certainly a long way to go to establish that change of culture.
Proactive disclosure of sought after information should increase democratic accountability and pre-empt many requests, but proactive disclosure by various parliamentary and governmental entities is not the same as extending the scope of the Access to Information Act to cover them. It is not what the committee recommended nor what the commissioner recommended and not what the Liberals promised in their 2015 election platform, and it is not what the Prime Minister ordered in the mandate letter of the President of the Treasury Board.
The minister's mandate letter instructs him to lead a review of the act and implement certain reforms, such as ensuring that “the Act applies appropriately to the Prime Minister’s and Ministers’ Offices, as well as administrative institutions that support Parliament and the courts.”
Ensuring that the act applies to the prime minister's and ministers' offices requires more than proactive disclosure of a limited list of useful information, but this is not the only recommendation that the bill either ignores or only partially addresses.
Our report suggested several matters that the government should consider or consult on during the second phase of its review. I welcome an update from the government on the state of those considerations and consultations.
Open and accountable government requires an access to information regime that ensures timely responses to ATIP requests. This applies to all elements of the Government of Canada, with a few important exceptions, namely, to protect parliamentary privilege, cabinet confidence, and national security. This prevents government entities from wiggling out of disclosure obligations. That is why the committee recommended that the minister consult the organizations that support Parliament, such as the Clerks of the Senate and the House of Commons, and the parliamentary librarian to determine how to effectively protect parliamentary privilege and create an independent review process for such provisions.
To improve timely response to ATIP requests, we recommended limiting extensions to only those cases where strictly necessary, and even then, only for a maximum of 30 days. We also recommended repealing exclusions in the act and replacing them with exemptions as needed. As Ken Rubin mentioned, when responding to a question at committee, we cannot expect to change a culture of secrecy just by giving order-making power to the commissioner, and especially not if all the carve-outs remain in place through the retention of an extensive list of exemptions.
Eliminating exclusions, which are stated areas that the act does not cover, and replacing them with exemptions, which would allow government entities to refuse requests on specific grounds, would provide greater oversight of Canada's access to information regime. It would also shift the culture of the public service more toward openness by default.
To protect the vital governance work of Parliament, the committee recommended adding a mandatory exemption for cabinet confidences when disclosure would reveal the substance of cabinet deliberations, except when such discussions cover a period of factual or background information when there is consent for disclosure of the information, and so forth.
For ease of understanding, to reduce the volume of requests received and to contribute to a culture of openness by default, the committee recommended that institutions respond to ATIP requests by providing information in open, reusable, and accessible file formats, such as pdf, Word, Excel, and similar formats, instead of obscure and highly specialized ones.
Although useful in their own right, the measures the committee recommended would not create a comprehensive access to information regime with great swaths of government entities that are not subject to the act.
Aaron Wudrick of the Canadian Taxpayers Federation pointed out at committee that “as a general principle the federal Access to Information Act should cover all of the federal government, including both government-controlled and government-funded areas.” The principle here is quite simple: where taxpayers' money is being spent, the public deserves accountability and transparency.
To address such an extension of the act, the Information Commissioner stated that “The use of criteria as a way to determine which entities should be subject to the Act is a rational approach to coverage, as it promotes predictability with respect to which entities are subject to the Act.” Moreover, it guarantees that institutions performing similar functions are also subject to it. Her criteria included whether an entity is covered because it is publicly controlled in whole or in part by the government; whether it performs public functions under federal jurisdiction because it has power to regulate and set standards under federal jurisdiction because it is charged with executing federal policy; whether it is established by federal statute; or whether it is one of the many covered by the Financial Administration Act.
The government has undertaken a review of Canada's access to information regime and has made a first attempt at updating the act. We are disappointed that the President of the Treasury Board has ignored many of the committee's recommendations. What could have been a good start on a worthy project has become something of a disappointment to the members, witnesses, and the Information Commissioner herself, who contributed to a detailed study on the topic. The President of the Treasury Board seems to expect extraordinary credit for these meagre steps that do not seem likely to fix all of the problems in an access to information system that is widely described by critics as broken.
This morning, the minister made it out as if Bill C-58 would instantly transform Canada into a world leader in access to information. That is simply not the case. Many of the problems will remain in place. Comparatively, we have a country like Serbia, which was not even a sovereign nation but part of a federation under a Communist dictatorship in 1983 when our act was brought in. It is ranked ahead of Canada by international observers. This is not a credit to the current system. As well, we can compare to countries such as Sweden, which as had access to information law for 250 years. Witnesses could not believe that in Canada it would take months and months to get information that would routinely be released in 24 hours in countries like that.
The government is trying to take far too much credit for this reform. I urge the minister to reconsider Bill C-58 and correct its many deficiencies. I encourage the new members of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics to take advantage of review stage and amend it. Canada indeed deserves an open and accountable government, with a sensible and comprehensive access to information regime. We deserve better than Bill C-58.
I will not support this bill. To do so would be to reward the government for breaking its election promises and taking credit for window dressing, which it has described as a grand and comprehensive solution.
Monsieur le Président, les Canadiens méritent d'être dirigés par un gouvernement responsable et ouvert. Pour que cela soit possible, les Canadiens doivent avoir accès à l'information sur les décisions et les pratiques du gouvernement, afin de demander à celui-ci de rendre des comptes. Bien que le gouvernement libéral prononce de belles paroles au sujet de l'ouverture et de la reddition de comptes, il n'a pas réussi à mettre ces principes en pratique. Nous avons pu le constater dans divers domaines, malgré la déclaration du premier ministre au sujet d'un gouvernement ouvert et responsable.
L'objectif déclaré du projet de loi C-58, c'est de mettre à jour la Loi sur l'accès à l'information en apportant les modifications qui s'imposent. Cependant, comme c'est le cas pour de nombreuses promesses libérales, ces modifications n'ont pas été apportées. À maintes reprises au cours de la présente législature, les libéraux ont prononcé de belles paroles, ont utilisé des termes à la mode et ont fait des déclarations pompeuses plutôt que de prendre de véritables mesures. À bien des égards, ce projet de loi ne fait pas exception, et je vais en parler.
Lorsqu'un gouvernement est ouvert et responsable, les citoyens doivent avoir accès à l'information sur les décisions prises par le Parlement et les institutions gouvernementales. Depuis que la première Loi sur l'accès à l'information a été présentée en 1983, les Canadiens peuvent demander des renseignements à leur sujet ou au sujet de décisions ayant sur eux des répercussions. Cependant, les technologies de l'information ont beaucoup changé, tout comme les opérations gouvernementales. Beaucoup de temps s'est écoulé. La loi n'a pas été remaniée de façon significative depuis qu'elle a été présentée la première fois, et des porte-parole des divers partis ont souligné qu'une réforme s'impose.
Les conservateurs ont avancé l'idée d'un gouvernement ouvert par défaut au cours de la législature précédente. C'est un gouvernement libéral qui a présenté la loi en 1983. Cependant, les gouvernements conservateurs et libéraux successifs ont omis de la mettre à jour comme il se doit. Je suppose qu'on devrait féliciter le gouvernement libéral actuel d'avoir entrepris cette tâche, mais le projet de loi présenté comporte de nombreuses lacunes. Le projet de loi C-58 ne règle pas adéquatement les nombreuses lacunes qui ont été relevées dans le régime canadien actuel sur l'accès à l'information et dont on a entendu parler en détail à l'étape du comité.
Quand je siégeais au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique, celui-ci a mené une étude approfondie de la loi et des questions connexes. Nous avons entendu de nombreux témoins, des chiens de garde de la reddition de comptes aux représentants du bureau de l'accès à l'information et de la protection des renseignements personnels dans des ministères, en passant par la commissaire à l'information du Canada en plus d'autres personnes. Nous avons étudié le rapport complet de la commissaire sur l'état de l'accès à l'information au pays et nous avons adopté un grand nombre de ses recommandations principales dans notre rapport. Les députés des trois partis qui formaient le comité ont uni leurs forces pour rédiger un rapport réfléchi qui incluait des recommandations sensées sur la réforme de l'accès à l'information. Or, la réponse du gouvernement au rapport est décevante en plus de venir tard. Les libéraux ont promis que la première étape de l'examen ministériel sur le régime d'accès à l'information du Canada serait terminée à temps pour présenter un projet de loi au début de 2017. Nous voilà maintenant à la fin de septembre, et nous ne commençons qu'aujourd'hui à débattre du projet de loi, qui, selon de nombreux détracteurs, n'est qu'une demi-mesure.
Parmi les principales lacunes soulevées par les témoins devant le comité, il y avait la culture du secret, qui est répandue dans l'ensemble du gouvernement. Une telle culture entre en contradiction avec les promesses libérales et les initiatives conservatrices. La question va au-delà des allégeances politiques. Par exemple, les conservateurs soutiennent que le gouvernement du Canada devrait être ouvert par défaut. Pendant la dernière législature, le gouvernement conservateur a publié une étude intitulée « Plan d'action du Canada pour un gouvernement ouvert », dans laquelle les conservateurs ont reconnu ce qui suit:
Le principal défi pour les gouvernements consiste à savoir comment passer à un environnement où les données et les informations sont publiées ouvertement au public par défaut, tout en respectant les restrictions de protection des renseignements personnels, de sécurité et de confidentialité.
Un tel contexte représente un changement fondamental dans la culture gouvernementale, qui requiert une orientation pangouvernementale pour encadrer la publication de l’information du gouvernement fédéral et faire progresser les objectifs généraux de transparence, de responsabilisation et de mobilisation des citoyens.
Un tel contexte de divulgation serait aux antipodes de ce que les témoins devant le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique ont décrit comme une culture du secret au sein des entités gouvernementales.
D'après des témoins comme Sean Holman, le vice-président de l'Association canadienne des journalistes, l'attitude générale de la fonction publique est de dissimuler les renseignements plutôt que de les divulguer; et d'être circonspect plutôt qu'ouvert. Cette attitude découle de la loi et du Cabinet. M. Holman l'a bien expliqué lorsqu'il a dit:
Nous avons un problème culturel lorsqu'il s'agit du secret. [...] En apportant des amendements à la Loi sur l'accès à l'information, nous ne ferons que régler un aspect du problème. [...] [L]e problème, lorsque la Loi sur l'accès à l'information a été adoptée, c'est qu'elle s'est greffée sur un système politique cachottier. Nous n'avons pas réglé le problème véritable; nous avons plutôt adopté une loi qui était conforme au système existant.
Il parlait de la première loi mise en place en 1983, qui est demeurée pratiquement inchangée depuis.
Il ne s'agit pas de critiquer les fonctionnaires du Canada, puisqu'ils reçoivent leurs instructions de la direction. Ceux qui entrent à la fonction publique doivent composer avec une culture qui existait avant leur arrivée. Mettre en place une culture d'ouverture par défaut exige l'adhésion des ministres, du premier ministre, des sous-ministres et de la haute direction de tous les ministères. La culture ne peut pas changer du jour au lendemain par la simple adoption d'un nouveau projet de loi au Parlement.
L'ouverture et la reddition de comptes commandent des réponses en temps opportun. Au comité, des témoins ont critiqué amèrement les retards par rapport aux normes de services visant le traitement des demandes d'accès à l'information. Ils ont indiqué que les reports à répétition peuvent, dans certains cas, entraîner des délais de traitement de plus d'un an. Cela réduit d'autant la valeur de l'information pour les journalistes qui cherchent des données récentes. Dans certaines circonstances, des gens doivent mettre leur vie en suspens lorsque les renseignements sont d'une importance cruciale, ce qui n'est pas sans rappeler l'adage disant que justice différée est justice refusée.
Le projet de loi C-58 tient compte de certaines recommandations du comité, la principale étant le fait d'accorder au commissaire le pouvoir de rendre une ordonnance ayant force exécutoire pour la publication de certains renseignements. Même si ce pouvoir d'ordonnance devrait faciliter l'accès de la population à l'information, ce n'est pas un remède miracle à la culture du secret. Par ailleurs, même si cette proposition figure dans les recommandations finales du comité, elle n'avait pas l'assentiment de tous les témoins.
Le comité a entendu divers témoins dont Michel Drapeau, professeur, colonel à la retraite et avocat spécialiste de l'accès à l'information et de la protection de la vie privée. Il a fait valoir qu'il était inutile d'adopter un modèle exécutoire, puisque le problème vient de la culture gouvernementale, c'est-à-dire que les agents responsables des demandes d'accès à l'information évoluent et travaillent dans un contexte marqué par le manque d'ouverture.
Si les agents d'accès à l'information d'un ministère et d'autres membres de la fonction publique avaient pour culture et pour mentalité de communiquer ouvertement des renseignements et de s'assurer, dès le départ, qu'ils soient communiqués en temps opportun, nous n'aurions pas à nous demander s'il faut adopter un modèle exécutoire pour forcer la divulgation. Le problème le plus marqué est peut-être celui du temps de réponse, et on ne le réglera pas en donnant au commissaire le pouvoir de rendre des ordonnances.
Nous nous réjouissons que le projet de loi  C-58 exige que le ministre entreprenne l’examen de la loi dans l’année qui suit la sanction royale et, par la suite, tous les cinq ans. Avec un peu de chance, on évitera ainsi qu'il s'écoule encore 34 ans avant le prochain examen de la loi. Il s'agit d'une exigence importante, puisque la technologie, notamment la technologie de l'information, évolue très rapidement. Si la volonté politique demeure et que les gouvernements souhaitent revoir cette loi dans les années à venir, il est bon que la loi contienne une disposition à cet effet.
Les dispositions du projet de loi C-58 qui exigent la publication proactive de documents qui concernent le Parlement, les bureaux de ministre, les cours supérieures et d'autres institutions sont un heureux ajout au régime d'accès à l'information et elles devraient encourager un climat d'ouverture par défaut. Toutefois, il y a manifestement loin de la coupe aux lèvres.
Certes, la divulgation proactive d'informations recherchées devrait accroître la responsabilité démocratique et devancer beaucoup de demandes. Toutefois, voir diverses entités parlementaires et gouvernementales divulguer des renseignements de leur propre initiative et étendre la portée de la Loi sur l'accès à l'information afin de viser ces entités constituent deux choses distinctes. Ni le comité ni la commissaire n'ont fait cette recommandation. Ce n'est pas ce que les libéraux avaient promis dans leur plate-forme électorale de 2015 et cela ne fait pas partie du mandat que le premier ministre a confié par écrit au président du Conseil du Trésor.
La lettre de mandat du ministre lui enjoint de diriger un examen de la Loi et de mettre en oeuvre certaines réformes afin « que la Loi s’applique de façon appropriée au Cabinet du premier ministre et aux cabinets des ministres ainsi qu’aux institutions administratives à l’appui du Parlement et des tribunaux ».
Pour que la Loi s'applique au bureau du premier ministre et aux cabinets ministériels, il faudra plus que la publication proactive d'une liste restreinte de renseignements utiles. Cela dit, cette recommandation n'est pas la seule que le projet de loi ignore ou ne suit que partiellement.
Notre rapport suggère plusieurs enjeux sur lesquels le gouvernement devrait se pencher ou mener des consultations pendant la deuxième étape de son examen. Je serais heureux de savoir si le gouvernement a tenu compte de ces suggestions et si les consultations avancent bien.
Pour qu'un gouvernement soit ouvert et responsable, il doit disposer d'un régime qui permet de répondre en temps opportun aux demandes d'accès à l'information. Cela s'applique à tous les secteurs d'activité du gouvernement du Canada, à quelques importantes exceptions près, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit de protéger le privilège parlementaire, les documents confidentiels du Cabinet ou la sécurité nationale. Ainsi, les entités gouvernementales ne peuvent pas se soustraire à leurs obligations de divulgation. C'est pourquoi le comité a recommandé que le ministre consulte les personnes qui appuient le Parlement, comme les greffiers du Sénat et de la Chambre des communes et le bibliothécaire parlementaire, afin de déterminer comment protéger adéquatement le privilège parlementaire et mettre en place un processus d'examen indépendant des dispositions à ce chapitre.
Afin d'améliorer le temps de réponse aux demandes d'accès à l'information, nous avons recommandé d'uniquement prolonger les délais lorsque c'est absolument nécessaire et, même alors, seulement pour un maximum de 30 jours. Nous avons aussi recommandé de supprimer les exclusions prévues dans la Loi sur l’accès à l’information et de les remplacer, au besoin, par des exceptions. Comme Ken Rubin l'a mentionné au comité, en réponse à une question, nous ne pouvons pas nous attendre à changer la culture du secret simplement en conférant au commissaire le pouvoir de rendre des ordonnances, surtout pas si toutes les exclusions demeurent en vigueur du fait du maintien d'une longue liste d'exceptions.
Le fait de supprimer des exclusions, qui sont des domaines précis que la Loi ne couvre pas, pour les remplacer par des exceptions permettrait aux entités gouvernementales de refuser des demandes pour des motifs précis et d'assurer ainsi une meilleure surveillance du régime d'accès à l'information du Canada. Cela aurait aussi comme avantage de faire évoluer la culture de la fonction publique dans le sens de l'ouverture par défaut.
Afin de protéger le travail essentiel de gouvernance du Parlement, le comité a proposé que l'on ajoute une exception obligatoire pour les documents confidentiels du Cabinet lorsque la communication de l'information pourrait révéler la substance des délibérations, sauf s'il s'agit de discussions couvrant des faits établis ou des renseignements généraux sur une période donnée et qu'il y a consentement sur la communication de l'information, ce genre de choses.
Afin de simplifier les choses, de réduire le nombre de demandes reçues et de créer une culture d'ouverture par défaut, le comité a également proposé que les institutions répondent aux demandes d'accès à l'information en fournissant les renseignements dans des formats de fichiers ouverts, réutilisables et accessibles, comme PDF, Word, Excel et d'autres formats similaires, plutôt que dans des formats peu connus ou hautement spécialisés.
Bien que les mesures proposées par le comité soient foncièrement utiles, elles ne suffiront pas à créer un régime d'accès complet à l'information, puisqu'une grande part des entités gouvernementales ne sont pas assujetties à la loi.
Aaron Wudrick, de la Fédération canadienne des contribuables, a dit au comité que « la loi fédérale sur l'accès à l'information devrait s'appliquer à l'ensemble du gouvernement fédéral, y compris aux secteurs contrôlés et financés par le gouvernement ». Le principe en jeu ici est relativement simple: dès que l'on dépense de l'argent des contribuables, la population mérite qu'on lui rende des comptes en toute transparence.
Pour déterminer quelle devrait être la portée exacte de la Loi, la commissaire à l'information a affirmé ceci: « L’utilisation des critères pour déterminer les organismes qui doivent être assujettis à la Loi constitue une approche rationnelle à la portée, car elle favorise la prévisibilité quant aux organismes assujettis à la Loi. » Cette façon de faire garantit en outre que toutes les institutions dont les fonctions sont semblables y seront assujetties. Les critères de la commissaire visent notamment les institutions relevant en tout ou en partie du gouvernement, les institutions dotées d'une fonction publique à l'échelon fédéral du fait qu'elles peuvent prendre des règlements et établir des normes en application d'une loi fédérale ou qu'elles sont chargées d'appliquer une politique fédérale, les institutions constituées en vertu d'une loi fédérale ainsi que les nombreuses institutions assujetties à la Loi sur la gestion des finances publiques.
Le gouvernement a entrepris l'examen du régime canadien d'accès à l'information et il en est à sa première tentative pour actualiser la loi. Nous sommes déçus que le président du Conseil du Trésor ait fait fi de bon nombre des recommandations du comité. Ce qui aurait pu être un bon point de départ pour un projet intéressant se révèle plutôt une déception pour les députés, les témoins et la commissaire à l'information elle-même, qui a contribué à une étude approfondie sur le sujet. Le président du Conseil du Trésor semble s'attendre à ce qu'on l'applaudisse à tout rompre pour ces quelques demi-mesures qui ne feront rien, à première vue, pour régler les nombreux problèmes d'un régime d'accès à l'information que ses détracteurs qualifient volontiers de vicié.
Ce matin, le ministre a fait comme si le projet de loi C-58 allait transformer instantanément le Canada en chef de file mondial en matière d'accès à l'information. Or, ce n'est tout simplement pas le cas. De nombreux problèmes demeureront. En comparaison, prenons un pays comme la Serbie, qui n'était même pas un État souverain en 1983, quand notre loi a été adoptée, puisqu'elle faisait partie d'une fédération sous dictature communiste. Ce pays a devancé le Canada selon des observateurs internationaux. Ce n'est pas à l'honneur du régime actuel. Nous pouvons aussi nous comparer à un pays comme la Suède, qui dispose de lois sur l'accès à l'information depuis 250 ans. Des témoins n'arrivaient pas à croire qu'au Canada cela pouvait prendre des mois pour obtenir des renseignements qu'on obtiendrait normalement en 24 heures dans des pays comme ceux-là.
Le gouvernement essaie de s'attribuer beaucoup trop de mérite pour cette réforme. J'exhorte le ministre à revoir le projet de loi C-58 et à corriger ses nombreuses lacunes. J'encourage tous les nouveaux membres du Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique à profiter de l'étape de l'examen pour l'amender. Le Canada mérite un gouvernement ouvert et responsable qui dispose d'un régime complet et raisonnable d'accès à l'information. Nous méritons mieux que le projet de loi C-58.
Je n'appuierai pas ce projet de loi, car l'appuyer reviendrait à récompenser le gouvernement pour avoir manqué à ses promesses électorales et s'être fait gloire d'un écran de fumée qu'il qualifie de grande solution globale.
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Lib. (YT)
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2017-06-19 15:39 [p.12915]
Mr. Speaker, I have the honour to table, in both official languages, the 34th report of the Standing Committee on Procedure and House Affairs, entitled “Question of Privilege Regarding the Free Movement of Members of Parliament within the Parliamentary Precinct”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 34e rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre intitulé « Question de privilège concernant la libre circulation des députés au sein de la Cité parlementaire ».
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Lib. (NS)
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2017-06-15 15:19 [p.12781]
I have the honour to lay upon the table a document regarding the extension of the parliamentary precinct for the purposes of the celebration of Canada Day, pursuant to section 79.51 of the Parliament of Canada Act.
J'ai l'honneur de déposer un document concernant l'élargissement de la Cité parlementaire en vue des célébrations de la fête du Canada, conformément à l'article 79.51 de la Loi sur le Parlement du Canada.
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NDP (ON)
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2017-05-11 15:07 [p.11091]
Mr. Speaker, it is actually a question of privilege.
Once again I find myself joining others who are rising to raise an issue of my rights being infringed. I rise, believe me, much more in sorrow than in anger, because the incident that happened occurred within less than an hour of my being at a PROC meeting where we were dealing with exactly this issue, privilege being denied in terms of access to the Hill.
I want to say at the outset that I would ask for just a couple of moments to describe what happened. In the interest of time and in fairness, because we are dealing with this at PROC, I will not be asking you, Mr. Speaker, to rule on whether this is a prima facie case, but I will be asking my colleagues at PROC to accept this as one more example of a challenge that we have to overcome.
Very briefly, I left my office in the Justice Building on my way over here. I did not lose a vote nor did I lose a chance to speak, but I did have a side meeting set up at the request of the Minister of Democratic Institutions, and I did miss that. There were implications for this.
I came out of Justice Building. I went to get on the green bus, and the driver said something to the effect that there was hardly any point getting on because the bus could not get up on the Hill because of demonstrators. I said that we should get on the bus and see how far we could go, and we would take it from there. There was one other colleague on the bus.
We got as far as the “car wash”, the vehicle security area, and we were stopped again. Another bus was in front us. After a few minutes, the driver had no idea when things were going to be freed up, so I got off the bus. I went over and talked to the immediate staff, the person who was doing traffic control. He did not know but said that it could be a delay of five to 10 minutes.
The driver had mentioned that all the people were walking up where the bus goes, and it was only just as we were arriving that security was putting up the fencing so that people could walk along on the Hill parallel to Wellington Street, but still leave room for the bus to go. Once that was in place, once we went through a bit of traffic management, we did finally get under way.
My point is this. Over and over, ad nauseam, we have raised the issue of the lack of planning. Once again, had that fence already been in place to accommodate the Canadians who are entitled to be on their Parliament Hill, there would not have been any stoppage. It again speaks to making the planning of member of Parliament's access to Parliament Hill a priority. We really are getting tired of saying this over and over again.
Mr. Speaker, I will conclude now, but I just want to say to my colleagues on PROC, by virtue of my not taking a lot of time to make this a big issue here, that I hope they will allow me to make this part of our review so that when we are looking at recommendations for change, it is both the case that you referred to us and this incident that has happened to me here today.
Monsieur le Président, il s'agit en fait d'une question de privilège.
Encore une fois, comme d'autres députés, je me lève pour signaler une atteinte à mes droits. Je dois avouer que ma déception est nettement plus vive que ma colère, car l'incident dont il s'agit est survenu moins d'une heure avant une réunion du comité de la procédure à laquelle je devais participer et où nous allions justement aborder cette question, celle de l'atteinte au privilège lié à l'accès à la Colline.
Je tiens à mentionner dès le départ que j'aimerais prendre quelques minutes pour expliquer ce qui s'est passé. Pour des questions de temps et d'équité, parce que le comité de la procédure étudie la question, je ne vais pas demander à la présidence de rendre une décision à savoir si la question de privilège est fondée à première vue. Je vais, par contre, demander à mes collègues du comité d'accepter ce cas comme un exemple de plus d'un problème qui doit être réglé.
Je vais donc être très bref. J'ai quitté mon bureau de l'édifice de la Justice pour me rendre ici. Je n'ai pas manqué de vote, ni d'occasion de prendre la parole, mais j'ai raté une réunion spéciale organisée à la demande de la ministre des Institutions démocratiques, ce qui a eu des conséquences.
En sortant de l'édifice de la Justice, je suis monté à bord de l'autobus vert. Le chauffeur m'a alors dit qu'il était inutile de prendre l'autobus, puisque les manifestants l'empêcheraient de gravir la Colline. Je lui ai répondu que l'autobus devrait aller aussi loin que possible, puis que nous pourrions marcher le reste du chemin. Un collègue se trouvait aussi à bord de l'autobus.
L'autobus a dû s'arrêter de nouveau au « lave-auto », c'est-à-dire à l'aire d'inspection de sécurité des véhicules. Un autre autobus se trouvait devant nous. Au bout de quelques minutes, comme le chauffeur n'avait aucune idée du temps qu'il nous faudrait attendre, j'ai décidé de descendre de l'autobus. Je suis allé parler au responsable de la circulation. Il n'avait pas d'information précise, mais a dit qu'il faudrait peut-être attendre de 5 à 10 minutes.
Le chauffeur a mentionné que les marcheurs se trouvaient sur la voie qu'emprunte habituellement l'autobus et que ce n'était qu'au moment où nous arrivions que les agents de sécurité étaient en train d'installer les clôtures afin que les gens puissent marcher sur la Colline, parallèlement à la rue Wellington, et qu'il y ait ainsi suffisamment d'espace pour que l'autobus puisse circuler. Une fois les clôtures en place et la circulation sous contrôle, nous avons enfin pu reprendre notre route.
Voici maintenant où je veux en venir. Nous avons signalé le manque de planification à maintes reprises, nous en avons parlé ad nauseam. Là encore, si la clôture avait été en place pour les Canadiens qui ont le droit d'être sur la Colline du Parlement, la circulation n'aurait pas été bloquée. Cela montre une fois de plus l'importance de faire de la planification de l'accès des députés à la Colline du Parlement une priorité. Nous sommes vraiment fatigués de toujours répéter la même chose.
Monsieur le Président, je vais conclure, mais je veux juste dire à mes collègues du comité de la procédure que, étant donné que je soulève cette question ici sans tambour ni trompette et sans m'étendre outre mesure, j'espère qu'ils me permettront d'ajouter l'incident que je viens de relater à ceux qui font l'objet de l'étude pour que, au moment de décider des recommandations à faire, tant l'affaire dont vous nous avez saisis que ce qui m'est arrivé ici aujourd'hui soient pris en considération.
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Lib. (NS)
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2017-05-11 15:10 [p.11092]
I thank the hon. member for Hamilton Centre very much for raising this issue. He is of course familiar with the ruling that I made on the question of privilege raised by the hon. member for Beauce and the hon. member for Milton some time ago, which of course is before PROC, also known as the Standing Committee on Procedure and House Affairs. I thank him very much for raising this, and I look forward to the report of the committee in due course.
Je remercie beaucoup le député d'Hamilton-Centre d'avoir soulevé cette question. Bien entendu, il est au fait de la décision que j'ai rendue sur la question de privilège soulevée par le député de Beauce et la députée de Milton il y a quelque temps, qui comme on le sait a été renvoyée au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Je le remercie beaucoup d'avoir soulevé cette question et j'attends avec impatience le rapport du comité.
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Lib. (NS)
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2017-04-06 10:24 [p.10245]
I am now prepared to rule on the question of privilege raised on March 22, 2017, by the member for Milton regarding delayed access to the parliamentary precinct.
I would like to thank the hon. member for having raised this matter, as well as the members for Beauce, Perth—Wellington, and Hamilton Centre for their comments.
In raising this matter, the member for Milton indicated that she was prevented from attending a vote in the House of Commons and, thus, impeded in the performance of her parliamentary duties when her access to the parliamentary precinct through her normal transport was temporarily blocked. The member for Beauce confirmed that he was subjected to the same delay.
As Speaker, it is my role to ensure that the privileges of the House and the individual privileges of members are protected, including that of freedom from obstruction; for it is that privilege of unfettered access to the parliamentary precinct which ensures that members are able to discharge their responsibilities as elected representatives. I take my role in this regard very seriously. That is why upon hearing the question of privilege raised by the hon. member for Milton I stated that I would obtain a report into what occurred.
In fact I have received two reports of the incident. The first, from the House of Commons Corporate Security Officer and Deputy Sergeant-at-Arms, provides an excellent minute-by-minute summary of events and is supplemented by witness statements. The second report was received from the acting director of the Parliamentary Protective Service.
Based on these reports, here is what appears to have happened on March 22nd. At approximately 3:47 p.m., the bollards at or by the vehicle screening facility were lowered to allow for the arrival of a bus transporting journalists to Centre Block for the presentation of the budget. The media bus, under Parliamentary Protective Service escort, immediately proceeded to Centre Block. Seconds later, after the media bus had proceeded, a House of Commons shuttle bus arrived at the vehicle screening facility but was not allowed to proceed to Centre Block. In the ensuing minutes, two more shuttle buses arrived at the vehicle screening facility and were similarly delayed. I am informed that members were on at least some of these buses.
During these delays, which lasted a total of nine minutes, two members, the member for Milton and the member for Beauce, were waiting at the bus shelter near the vehicle screening facility. At approximately 3:54 p.m., the member for Beauce entered the vehicle screening facility and made inquiries of parliamentary protective staff about the delays and then decided at approximately 3:55 p.m. to leave the bus shelter and walk up the Hill. As members will know, it was around this time that a vote was commencing in the House.
House of Commons Procedure and Practice, second edition, on page 110, states:
Incidents involving physical obstruction—such as traffic barriers, security cordons and union picket lines either impeding Members’ access to the Parliamentary Precinct or blocking their free movement within the precinct...have been found to be prima facie cases of privilege.
The importance of the matter of members' access to the precinct, particularly when there are votes for members to attend, cannot be overstated. It bears repeating that even a temporary denial of access, whether there is a vote or not, cannot be tolerated. The Parliamentary Protective Service needs to better familiarize itself with the operations of the House so that its posture reflects and gives priority to the needs of the House, its committees, and its members at all times, and it needs to ensure that Parliamentary Protective Service staff are always alert to changing circumstances in this regard.
-–This was stressed as long ago as 2004, when, in its 21st report, the Standing Committee on Procedure and House Affairs stated:
The denial of access to Members of the House—even if temporary—is unacceptable, and constitutes a contempt of the House. Members must not be impeded or interfered with while on their way to the Chamber, or when going about their parliamentary business. To permit this would interfere with the operation of the House of Commons, and undermine the pre-eminent right of the House to the service of its Members.
As my predecessor stated on March 15, 2012, at page 6333 of Debates:
...the implementation of security measures cannot override the right of Members to unfettered access to the parliamentary precinct, free from obstruction or interference.
Obviously these kinds of incidents, which have given rise to the issue now before us, have been all too frequent. It is for this reason that my predecessor stated on May 12, 2015, at page 13,760 of Debates that protective personnel:
...need to know the community they serve. They need to be sensitive and responsive to the community they serve, and they need to be familiar with the expectations of the community they serve. This includes having the primary function of this place top of mind as they go about performing their duties.
Clearly there was a failure in that regard on this occasion.
It is precisely to prevent the recurrence of events like that of March 22nd that some months ago I asked the director of the Parliamentary Protective Service, as one of his annual objectives, to provide mandatory training on an ongoing basis for all members of the service on the privileges, rights, immunities, and powers of the House of Commons, including unfettered access of members of the House of Commons to the parliamentary precinct.
The Chair has every confidence that the leadership of the Parliamentary Protective Service will be able to achieve this important understanding of the parliamentary community they serve by availing themselves of all opportunities available for relevant training, including those previously offered by the procedural staff of the House.
In the meantime, given the evidence that members were impeded in the fulfilment of their parliamentary duties and in view of the guidance provided by precedents, the Chair can only conclude that there are sufficient grounds for finding a prima facie question of privilege. I now invite the member for Milton to move the appropriate motion.
Je suis maintenant prêt à rendre ma décision sur la question de privilège soulevée le 22 mars 2017 par la députée de Milton, concernant un incident où son accès à la Cité parlementaire a été entravé.
Je remercie l'honorable députée d'avoir soulevé cette question, de même que les députés de Beauce, de Perth—Wellington et d'Hamilton-Centre de leurs observations.
Lorsqu’elle a soulevé la question, la députée de Milton a indiqué qu’on l’avait empêchée de se rendre à la Chambre des communes pour voter et, par conséquent, qu’on avait entravé l’exercice de ses fonctions parlementaires, et ce parce que son moyen de transport habituel avait été arrêté temporairement à l’entrée de la Colline du Parlement. Le député de Beauce a confirmé qu’il avait été retardé de la même façon.
Il m'incombe, à titre de Président, de veiller à la protection des privilèges de la Chambre et de ceux des députés à titre individuel, ce qui comprend la protection contre l'obstruction, car c'est grâce à ce privilège permettant aux députés d'accéder sans entraves à la Cité parlementaire qu'ils peuvent s'acquitter de leurs responsabilités en tant que représentants élus. Je prends mon rôle à cet égard très au sérieux. C'est pourquoi j'ai fait savoir, dès que l'honorable députée de Milton a soulevé sa question de privilège, que je demanderais un rapport sur ce qui s'est produit.
En fait, j’ai reçu deux rapports sur l’incident. Le premier, du sergent d’armes adjoint et agent de la sécurité institutionnelle, expose d’excellente façon le déroulement des faits minute par minute et est accompagné de déclarations de témoins. Le deuxième rapport provient du directeur par intérim du Service de protection parlementaire.
D’après ces rapports, voici ce qui semble s’être passé le 22 mars dernier. À 15 h 47 environ, les bornes de protection au poste de contrôle des véhicules ont été abaissées pour laisser passer un autobus transportant des journalistes se rendant à l’Édifice du Centre pour la présentation du budget. L’autobus des médias, qui était escorté par le Service de protection parlementaire, s’est rendu immédiatement à l’Édifice du Centre. Quelques secondes après le passage de cet autobus, un bus navette de la Chambre des communes est arrivé au poste de contrôle des véhicules, mais on ne lui a pas permis de poursuivre son chemin jusqu’à l’Édifice du Centre. Dans les minutes qui ont suivi, deux autres bus-navettes sont arrivés au poste de contrôle des véhicules et ont été retardés de la même façon. Selon l’information qu’on m’a fournie, des députés se trouvaient à bord de certains de ces véhicules.
Pendant cette interruption, qui a duré neuf minutes au total, deux députés, la députée de Milton et le député de Beauce, attendaient à l’arrêt d’autobus près du poste de contrôle des véhicules. Vers 15 h 54, le député de Beauce est entré dans le poste de contrôle des véhicules et a demandé des explications sur le retard au personnel du Service de protection parlementaire puis, à 15 h 55, il a décidé de quitter l’arrêt d’autobus et de terminer sa route à pied. Comme les députés le savent, c’est à peu près à cette heure-là que le vote a commencé à la Chambre.
Dans l'ouvrage La procédure et les usages de la Chambre des communes, deuxième édition, il est écrit ceci à la page 110:
La présidence estime qu’il y a de prime abord atteinte aux privilèges pour des cas d’obstruction physique — comme des barrages routiers, des cordons de sécurité et des piquets de grève qui empêchent un député d’accéder à l’enceinte parlementaire ou nuit à sa liberté de mouvement dans cette enceinte [...]
On ne saurait exagérer l'importance de la question du libre accès des députés à la Cité, particulièrement quand les députés sont appelés à voter. C'est un principe qu'il vaut la peine de répéter: bloquer l'accès, même de façon temporaire, ne peut être toléré. Les Services de protection parlementaire doivent mieux comprendre le fonctionnement de la Chambre pour que l'on puisse voir par leurs actes qu'ils donnent priorité aux besoins de la Chambre, de ses comités et des députés, et ils doivent veiller à ce que les membres du Service de protection parlementaire demeurent vigilants et sachent s'adapter aux circonstances à cet égard.
Ce n'est pas d'hier qu'on insiste sur ce point. Déjà en 2004, dans son 21e rapport, le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre déclarait ce qui suit:
Il est inouï qu'on ait empêché — même temporairement — des députés d'accéder à la Colline, et cela constitue un outrage à la Chambre. Les députés ne doivent pas être entravés lorsqu'ils se rendent à la Chambre ni dans les allées et venues exigées par leurs fonctions parlementaires. Le permettre serait entraver le fonctionnement de la Chambre des communes et affaiblirait le droit prééminent qu'elle a de compter sur la présence et les services des députés.
Comme mon prédécesseur l'a affirmé le 15 mars 2012, à la page 6333 des Débats:
[...] la mise en place de mesures de sécurité ne peut avoir préséance sur le droit des députés d'avoir libre accès à la Cité parlementaire sans entrave ni obstruction.
Clairement, des faits comme ceux qui ont donné lieu à la question à l'étude ne se produisent que trop souvent. C'est d'ailleurs pour cette raison que mon prédécesseur a déclaré, le 12 mai 2015, à la page 13760 des Débats:
[…] les agents chargés des services de protection doivent connaître les gens qu'ils servent. Ils doivent se montrer sensible à leur situation et agir en conséquence. Ils doivent en outre être bien au fait de leurs attentes, ce qui veut dire notamment qu'ils doivent garder à l'esprit le rôle principal de l'endroit lorsqu'ils exercent leurs fonctions.
De toute évidence, il y a eu manquement à cet égard lors de l'incident en cause.
C'est justement pour éviter des incidents comme celui du 22 mars que, il y a quelques mois, j'ai demandé au directeur du Service de protection parlementaire, dans le cadre de ses objectifs annuels, qu'il offre de la formation continue obligatoire pour tous les membres du Service sur les privilèges, droits, immunités et pouvoirs de la Chambre des communes, y compris l'accès sans entrave pour les députés à la Cité parlementaire.
La présidence est convaincue que les hauts placés du Service de protection parlementaire parviendront à bien comprendre le milieu parlementaire qu'ils sont appelés à servir et qu'ils saisiront toutes les occasions de suivre la formation pertinente, notamment celle qui a déjà été offerte par les greffiers à la procédure de la Chambre.
Entre-temps, vu la preuve établissant que des députés ont été gênés dans l'exercice de leurs fonctions parlementaires et compte tenu des précédents, la présidence ne peut que constater l'existence de motifs suffisants pour conclure qu'il y a, de prime abord, atteinte au privilège. J'invite maintenant la députée de Milton à présenter la motion appropriée.
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CPC (ON)
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2017-04-06 10:33 [p.10247]
moved:
That the question of privilege regarding the free movement of Members of Parliament within the Parliamentary Precinct raised on Wednesday, March 22, 2017 be referred to the Standing Committee on Procedure and House Affairs.
She said: Mr. Speaker, I would like to share my time with the member of Parliament for Beauce on this topic.
 propose:
Que la question de privilège concernant la libre circulation des députés au sein de la Cité parlementaire soulevée le mercredi 22 mars 2017 soit renvoyée au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
-- Monsieur le Président, j'aimerais partager mon temps de parole sur cette question avec le député de Beauce.
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CPC (ON)
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2017-04-06 10:34
I want to thank you, Mr. Speaker, for your thoughtful ruling.
I do appreciate the time that the Parliamentary Protective Service puts in to making sure that our privileges, our rights, and our duties are supported in this place. I also want to thank those who provide the transport around the precinct, who I know were not at fault for what ended up happening. As I said, I truly appreciate the work they do every day to allow us to do the work we do every day here in this House on behalf of Canadians.
I thought I would give the House a bit of an idea from my perspective of what happened and why I felt so strongly in making sure that I rose on a point of personal privilege that day. As was noted in your reports, Mr. Speaker, I did arrive in time to be able to come to the Hill and, as expected, I waited for the transport to arrive. The frustrating part about it was that the transport was right there and I could see it waiting to come through security in order to bring us to the Hill. I made small talk with people at the bus shelter, including my colleague, the member of Parliament for Beauce. We waited patiently as the media bus proceeded to the Hill.
After a long period of waiting, when we realized that time was passing and the security bollard was not opening, my colleague from Beauce went over to inquire as to why the buses were not being released. The reason given was that security was waiting for the empty motorcade of the Prime Minister to vacate the precinct before we were allowed to go to the House to vote.
As I said, we could see the bus from where we were. We could see four or five officers who were in the area. If they had people on the bus who were members of Parliament, I was unaware, but now I understand they did. Indeed they would have seen us waiting at the bus shelter. They would have known that those waiting were members of Parliament, yet they did not know whether there were other members who were scattered among the different stops along the way to be brought to the House. Every expectation I had was that the bus would approach, that we would get on it, and we would be able to proceed to the House in order to vote.
One thing I do know about the scheduling of buses during a vote is that all efforts are taken to ensure that the system of timing is such so that members at the last minute, sometimes with one or two minutes to go, are not left stranded at their offices in any of the buildings around the precinct. As a result, careful thought is given to making sure that those last-minute buses in the six, five, and four minutes left in the ringing of the bells make it to the House in time so that members can discharge their parliamentary obligations and duties on behalf of Canadians. However, that did not happen in that case. In fact, I am very distressed to understand that it was not a single bus or even two buses, that it was three buses that were held up for nine minutes preventing members from going to vote. The reason we were prevented was that the supremacy of one was paramount over the supremacy of the members of Parliament going to vote. The supremacy was in one person, and that was the Prime Minister.
Prime Minister Pierre Elliott Trudeau once famously said that 50 yards off the Hill, MPs are nobodies. Unfortunately, that type of arrogance seems to have bled into his son, the current Prime Minister, in terms of how he approaches issues. It is an incredibly arrogant statement and it is one that we reflect on a lot when we discharge our duties, because as members of Parliament we do not feel that way at all. It is unfortunate that the singular importance of that day during the budget had to do with whether or not the empty motorcade of the Prime Minister came off the Hill as opposed to members of Parliament coming into the House of Commons to vote. Indeed, it trumped what was, as you said, Mr. Speaker, our abilities to discharge our parliamentary responsibilities to Canadians.
We need to understand two things. First, was this done by actual order? If it was, who made the order and how was that order made, because it was a serious matter, one that you have expressed, Mr. Speaker. The second is whether this is something of an interpretation of the people who serve on the Hill that one group or one individual is far more important than the other. I do think that this is very indicative and very problematic.
Currently we have a discussion happening in PROC, the procedure and House affairs committee, with respect to the Prime Minister's and the government's desire to ensure that the members of Parliament's duties, privileges, and responsibilities are curtailed. Lots is said and lots is written about the importance of tradition and rules and what we do here in this House and the precedents that are set. It is incredibly important that we stop once in a while to be assured and to ensure that what we are doing here is respected.
The fact is that a number of MPs were prohibited from voting on a day when the budget was being presented in the House of Commons. The fact is the Prime Minister has, through his ministers, put forth a document that seriously curtails the ability of MPs to fulfill their duties. I do not think that this is an isolated incident, and I do worry that the tone of the government being set is such that MPs are no longer important either in this place or in what we have to say in opposition.
Mr. Speaker, I hope and I support that this matter be referred to the appropriate committee so that the committee can undertake a study to determine through your two reports that I hope will be tabled, exactly what happened, who proceeded in making the decision to stop the MPs from getting on the Hill, and whether or not there was an implicit order or whether or not there was just tone being followed with respect to this matter. I am sure that my colleague, the member for Beauce, will also speak to the issue and the importance of it to his parliamentary privilege.
I greatly appreciate the time that has been put into ensuring that this was duly studied and appropriately thought through and that the time and effort of those who did the investigation did it in a timely fashion so that we could get to the facts of the matter. However, the facts are now known and what we need to understand more importantly now is the intention and the tone under which this Parliament seems to be operating that leads to the conclusion that the Prime Minister is paramount and supreme over the rest of us sitting here taking our seats in the House of Commons. Obviously, I reject that notion. I think that all members of Parliament in this place are incredibly important in how they represent their communities and their views, be they on the government backbench or in opposition.
I believe we should take pause to not just bat away complaints of the opposition on matters that are extremely important such as long-standing rules, long-standing conventions, agreements that we want to change things in this place, that we do so in concurrence with one another as opposed to having one side determine which path we are going to be following well into the future in terms of rules in the House.
I understand that the committee I am seeking this matter be referred to is undergoing a bit of a filibuster. I applaud my colleagues who are doing that, because they are making the point there that I am making here. It is unacceptable for a government to contemplate and think it is supreme above each and every member of Parliament that sits here, and if that arrogance is what is infiltrating the decision-making in this place by those who are serving us, then we need to throw some light on it and ensure that it does not continue, because it is completely unacceptable.
Unfortunately, my colleague from Beauce and I were both caught up in the moment where we were not allowed to be able to vote in the House. Some would say that is just a small infraction, but I would submit it is not. It is absolutely grave. We had our intention. We wanted to come to the Hill. We wanted to exercise our franchise on behalf of our constituents, and we were unable to do so because some individual, some person, we do not know yet, decided that was not going to happen because the Prime Minister's motorcade, which was empty, and the convenience of having it in one place or another took precedence over the duties and the responsibilities of a duly elected member of Parliament.
It is absolutely shameful. The committee deserves to study it, and we deserve to have a report back.
Je tiens à vous remercier, monsieur le Président, de votre décision éclairée.
Je remercie le Service de protection parlementaire du temps qu'il consacre à veiller au respect de nos privilèges, de nos droits et de nos devoirs dans cette enceinte. Je tiens aussi à remercier les personnes qui assurent le transport dans la Cité parlementaire, qui, je le sais, n'étaient pas coupables de ce qui s'est finalement produit. Comme je l'ai mentionné, je leur suis très reconnaissante du travail qu'ils effectuent tous les jours pour nous permettre de nous acquitter de notre travail quotidien à la Chambre au nom des Canadiens.
J'aimerais expliquer un peu à la Chambre ce qui s'est produit et lui donner les raisons pour lesquelles je me suis fait un devoir de soulever une question de privilège ce jour-là. Comme l'indiquent les rapports qui vous ont été transmis, monsieur le Président, je suis bel et bien arrivée à temps à l'arrêt pour pouvoir prendre la navette à destination de l'édifice du Centre. Je me suis mise à attendre la navette, comme prévu, mais l'attente a été frustrante. En effet, je pouvais apercevoir la navette tout près, qui attendait pour franchir le contrôle de sécurité et venir nous chercher. Pour passer le temps, je bavardais de choses et d'autres avec les personnes présentes à l'abribus, y compris mon collègue, le député de Beauce. Nous attendions patiemment, tandis que la navette des médias emmenait déjà ses passagers à l'édifice du Centre.
Après une longue période d'attente, les bornes de protection n'avaient toujours pas été abaissées. Le temps filait, et mon collègue de Beauce est parti s'informer, afin de savoir pourquoi on ne laissait pas passer les navettes. On lui a alors répondu que le personnel de sécurité attendait le départ de la limousine vide du premier ministre et de son escorte motorisée, qui devaient quitter la Cité parlementaire avant qu'on nous permette de nous rendre à la Chambre des communes pour voter.
Comme je l'ai dit, nous pouvions apercevoir la navette depuis l'endroit où nous étions. Nous pouvions apercevoir quatre ou cinq agents qui se trouvaient sur place. À ce moment, je ne savais pas que des députés se trouvaient à bord de la navette, mais je l'ai appris par la suite. Ils nous ont vraisemblablement aperçus sous l'abribus. Ils devaient savoir que les gens qui attendaient là étaient des députés, mais ils ne savaient pas si d'autres députés se trouvaient à d'autres arrêts afin de prendre la navette pour se rendre à la Chambre. Je me disais que la navette finirait certainement par passer et que nous pourrions nous rendre à la Chambre pour voter.
Je sais en tout cas que lors de la tenue d'un vote, aucun effort n'est ménagé pour assurer que des autobus soient disponibles jusqu'à la dernière minute — même une ou deux minutes avant le vote — pour ne pas laisser en rade les députés dont le bureau est situé dans les édifices autour de la Cité parlementaire. Les horaires sont établis avec soin, de sorte que ces autobus de dernière minute arrivent à la Chambre durant les quatre, cinq ou six dernières minutes de la sonnerie d'appel, c'est-à-dire à temps pour que les députés soient en mesure de s'acquitter de leurs obligations parlementaires au nom des Canadiens. Ce n'est pas ce qui s'est produit dans le cas qui nous occupe. En fait, j'ai été consternée d'apprendre qu'il ne s'agissait pas d'un seul autobus ou même deux, mais bien de trois autobus qui ont été retardés pendant neuf minutes et ont ainsi empêché des députés de participer au vote. La raison? La suprématie d'un seul individu s'est avérée prépondérante à celle de députés qui se déplaçaient pour aller voter. Cet individu, c'est le premier ministre.
C'est bien connu, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau a déclaré que les députés sont d'illustres inconnus dès qu'ils s'éloignent de 50 verges de la Colline. Malheureusement, son fils, l'actuel premier ministre, affiche la même arrogance dans sa façon d'aborder les situations. Cette déclaration incroyablement insolente nous revient souvent durant l'exercice de nos fonctions, car elle ne correspond pas du tout à ce que nous ressentons en tant que députés. Il est malheureux que, durant la présentation du budget ce jour-là, on ait jugé plus important de laisser les véhicules vides de l'escorte motorisée du premier ministre quitter la Colline que de veiller à ce que les députés assistent au vote tenu à la Chambre des communes. Cela a eu préséance sur la capacité des députés à s'acquitter des devoirs parlementaires qu'ils ont envers les Canadiens.
Nous cherchons à comprendre deux choses. Premièrement, un ordre avait-il été donné? Dans l'affirmative, de qui venait cet ordre et de quelle façon a-t-il été communiqué? Nous devons le savoir, car il s'agit d'une affaire grave, comme vous l'avez dit, monsieur le Président. Deuxièmement, s'agit-il de l'interprétation des gens qui travaillent sur la Colline qu'un groupe ou qu'un individu serait beaucoup plus important qu'un autre? Je crois que ce serait très révélateur et très problématique.
Actuellement, le comité de la procédure et des affaires de la Chambre discute de la volonté du premier ministre et du gouvernement de réduire les devoirs, les privilèges et les responsabilités des députés. Beaucoup a été dit et écrit sur l'importance de la tradition et des règles, ainsi que du travail que nous effectuons dans cette enceinte, et des précédents établis. Il est extrêmement important de marquer à l'occasion un temps d'arrêt pour avoir l'assurance que notre travail à la Chambre reçoit le respect qu'il mérite et y veiller.
Bref, un certain nombre de députés n'ont pas pu voter le jour où le budget a été présenté à la Chambre des communes. Le premier ministre a aussi, par l'intermédiaire des ministres, présenté un document qui restreint considérablement la capacité des députés de s'acquitter de leur tâche. Il ne s'agit pas d'un incident isolé, selon moi. Je m'inquiète de voir le gouvernement donner l'impression que les députés n'ont aucune importance, tout comme les points de vue de l'opposition.
Monsieur le Président, j'espère que ce dossier sera renvoyé au comité approprié qui pourra — en se fondant sur les deux rapports que, je l'espère, vous déposerez — mener une étude et déterminer ce qui s'est produit exactement, qui a pris la décision d'empêcher les députés de se rendre sur la Colline du Parlement, et s'il y a eu un ordre explicite ou implicite à cet effet. Je suis certaine que mon collègue, le député de Beauce, souhaitera lui aussi parler de cet enjeu, qui touche le privilège parlementaire.
Je suis très reconnaissante du temps qui a été consacré à faire en sorte que le dossier soit dûment étudié et que les personnes responsables de l'enquête y procèdent dans les meilleurs délais afin que nous puissions savoir ce qui s'est passé. Cependant, les faits sont désormais connus, et ce qu'il faut surtout cerner maintenant, c'est l'intention du Parlement ainsi que l'orientation que semble refléter son fonctionnement, qui amène à conclure que le premier ministre exerce une suprématie prépondérante sur nous tous qui siégeons à la Chambre des communes. Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette notion. Je pense que tous les députés sont incroyablement importants dans leur rôle de représentants de circonscription et de communicateurs d'opinions, qu'ils soient des députés d'arrière-ban ou de l'opposition.
D'après moi, plutôt que d'écarter du revers de la main les plaintes de l'opposition concernant des questions extrêmement importantes telles que la modification de règles, de conventions de longue date, il faut convenir que, pour changer la façon dont les choses fonctionnent ici, nous devons travailler ensemble. Il ne faut pas qu'une partie décide de l'orientation à long terme qu'il convient de donner au Règlement de la Chambre.
Je crois comprendre que le comité auquel j'aimerais que la question soit renvoyée se bute à une manoeuvre d'obstruction systématique. J'applaudis mes collègues qui agissent de la sorte, car ils prouvent le point que je soulève. C'est inacceptable qu'un gouvernement pense qu'il exerce une suprématie sur tous les députés. Si l'arrogance qu'affichent les gens qui nous servent est ce qui empoisonne le processus décisionnel à la Chambre, alors il faut faire la lumière sur la situation et faire en sorte qu'elle cesse, car c'est totalement inadmissible.
Malheureusement, le député de Beauce et moi n'avons pas pu entrer à la Chambre pour aller voter parce que nous avons été bloqués. Pour certains, il s'agirait d'une entorse mineure, mais je ne suis pas d'accord. C'est très grave. Nous avions l'intention de voter. Nous voulions nous rendre sur la Colline du Parlement. Nous voulions nous prononcer au nom des gens de notre circonscription, mais nous n'avons pas pu parce qu'une personne, que nous ne connaissons pas encore, a décidé de nous en empêcher parce que l'escorte motorisée du premier ministre, dans lequel celui-ci n'était plus, devait être à tel endroit plutôt qu'à tel autre. Ces considérations l'ont emporté sur les devoirs et les responsabilités de députés dûment élus.
C'est tout à fait honteux. Il faut que le comité se penche sur cette question et nous en fasse rapport.
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Lib. (MB)
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2017-04-06 10:43 [p.10248]
Mr. Speaker, I must say I am disappointed in the person who is a leadership candidate for the Conservative Party to try to take such an important issue of a question of privilege and try to make it political in the sense that she has chosen to try to blame the Prime Minister's motorcade.
Mr. Speaker, if the member was listening to your ruling, you were very clear in terms of why it has been ruled as prima facie, why it is that the motion was moved. It had nothing to do with the Prime Minister, not to mention other comments that the member has put on the record.
I would ask the would-be leader of the Conservative Party, does she not recognize that privilege is a very serious issue inside this chamber, that one does not have to be a member of the opposition to recognize it? Even we within government recognize it and treat it very seriously.
I sat on PROC, the procedure and House affairs committee, where we had to deal with this very serious issue in the past. We on this side of the House recognize it for what it is and it is a very serious issue. We do not believe that attempting to politicize it, as the member across the way has done, is in the best interests of moving forward.
Why does she choose to blame the Prime Minister's motorcade when within the Speaker's ruling there is no reference to it? It is about the media bus.
Monsieur le Président, je dois dire que je suis déçu qu'une candidate à la direction du Parti conservateur cherche à politiser une importante question de privilège en tentant d'imputer la faute à l'escorte motorisée du premier ministre.
Monsieur le Président, si la députée a écouté votre décision, elle a clairement compris les raisons qui vous ont fait juger que la question de privilège paraît fondée à première vue et pour lesquelles la motion a été présentée. Le cas n'a rien à voir avec le premier ministre, sans parler des autres propos tenus par la députée.
La députée, qui voudrait bien être chef du Parti conservateur, n'admet-elle pas que les questions de privilège sont très sérieuses, et qu'il n'est pas nécessaire d'être député de l'opposition pour en convenir? Nous-mêmes, qui faisons partie du gouvernement, l'admettons et prenons cette question très au sérieux.
J'ai siégé au comité de la procédure et des affaires, où nous avons été saisis de cette question cruciale par le passé. De ce côté-ci de la Chambre, nous reconnaissons ce qu'est le privilège et lui accordons une très grande importance. Nous ne croyons pas que de tenter de politiser cette question, comme la députée d'en face l'a fait, permet d'aller de l'avant.
Pourquoi choisit-elle de jeter le blâme sur l'escorte motorisée du premier ministre alors que la décision de la présidence n'en fait aucunement mention? On y parle de l'autobus des médias.
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CPC (ON)
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2017-04-06 10:45 [p.10248]
Mr. Speaker, I have not had the privilege of reading the two documents to which you referred, so I do not know whether or not it is in there. However, I can tell the member that my colleague from Beauce did approach and ask why we were being impeded. The fact of the matter, not the interpretation, is that the member was told by the security service that we were being impeded because of the Prime Minister's motorcade.
Is the member calling the member of Parliament for Beauce a liar? Is this what he is trying to say on the floor of the House of Commons? If he is, I invite you to go outside and say exactly that same thing, and we are going to see—
Monsieur le Président, je n'ai pas eu la chance de lire les deux documents dont vous avez parlé. J'ignore donc ce qu'ils incluent précisément. Cependant, je peux dire au député que mon collègue de Beauce a bien demandé pourquoi l'accès était entravé. Le fait est que — je parle d'un fait, et non d'une interprétation — le service de sécurité a répondu au député que l'accès était bloqué en raison de l'escorte motorisée du premier ministre.
Le député accuse-t-il le député de Beauce d'être un menteur? Est-ce bien ce qu'il tente de dire à la Chambre des communes? Si c'est le cas, je vous invite à sortir et à répéter la même chose, et nous verrons...
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NDP (BC)
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2017-04-06 10:45 [p.10248]
Madam Speaker, I suppose part of this requires some translation, if I can use that word, for Canadians watching, as to why this could be so important to members of Parliament trying to access the Hill and cast their vote on behalf of their constituents. This scenario did not have any massive ramifications on the government standing or falling or a budget passing or not, but the principle is the question of rights of members of Parliament and the rights of our constituents to have their voices heard on matters of the day.
The question is regarding what caused this problem. This is a difficult balance, as my friend alluded to in her comments, between access not just for members of Parliament but for the public as well, and the security that we must maintain in this place. My colleague from Milton was right to give credit to the security service and the staff for doing the job that they do.
We just watched an attempt by a Liberal member to say that it was this and not that, when we have clear evidence given by the member for Beauce as to why this impeding happened. Is the proper forum for dialogue on this not at a committee? That is where we can bring forward the security services. We can hear from the member for Beauce and the member for Milton and put the facts on the table to understand what the problem is. One could imagine a scenario in the future where a certain prime minister would not want a certain group of members of Parliament to vote and simply makes sure the motorcade hits at a certain time so that the gates are closed. Is a committee not the best place for this conversation to take place?
Madame la Présidente, je suppose que nous devrions expliquer aux Canadiens qui nous regardent pourquoi il est si important que les députés puissent avoir accès à la Colline afin de voter au nom de leurs concitoyens. L'incident en question n'a pas eu d'énormes répercussions sur le maintien ou la chute du gouvernement ou l'adoption ou le rejet du budget. Toutefois, ce qui est en cause ici, c'est le droit des députés de se prononcer, au nom des électeurs, sur les questions du jour.
Nous tentons de déterminer ce qui a causé le problème. Comme ma collègue l'a fait remarquer, il n'est pas facile de trouver un juste milieu entre la nécessité d'assurer l'accès des députés et de la population et la nécessité de garantir la sécurité de cet endroit. Ma collègue de Milton a félicité, à juste titre, les employés du service de sécurité du travail qu'ils font.
Un député libéral vient de tenter de discréditer le témoignage du député de Beauce, qui a clairement précisé la raison pour laquelle l'accès à cette enceinte a été bloqué. Ne serait-il pas plus approprié de discuter de cette question devant un comité? Nous pourrions faire comparaître des membres du service de sécurité. Nous pourrions entendre la version des faits des députés de Beauce et de Milton et exposer les faits afin de comprendre la nature du problème. On peut imaginer une situation à l'avenir où un premier ministre donné ne voudrait pas que certains députés votent, et où il n'aurait qu'à s'assurer que son escorte motorisée passe au moment opportun afin que les portes soient fermées. Un comité ne serait-il pas le meilleur endroit pour avoir une telle discussion?
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CPC (ON)
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2017-04-06 10:47 [p.10249]
Madam Speaker, I thank the member for Skeena—Bulkley Valley for the interpretation of what I was trying to say.
As was indicated in my original intervention on March 22, wherein I gave the reason that we were impeded from the Hill as the first point of evidence, that indeed it was the Prime Minister's motorcade, the empty one, having precedence over our approach to the Hill. It is a very flimsy excuse and as such one would worry going forward as to what kinds of excuses could be given in order to ensure certain members of Parliament of any stripe did not come onto the Hill or fulfill their duties as a member.
The reason I brought up the quote from former prime minister Pierre Elliott Trudeau is that it goes to the point of our being viewed as nothing. The reality is we are somebody when we sit in the House, and we are somebody when we represent our constituents in our home ridings, and we should be treated as such. We should not have the precedent of some individual making an erroneous call that an empty motorcade of the Prime Minister is actually paramount and supreme over the voting obligations of members of Parliament.
Madame la Présidente, je remercie le député de Skeena—Bulkley Valley de son interprétation de ce que j'essayais de dire.
Le 22 mars, lors de ma première intervention à ce sujet, j'ai mentionné que nous n'avions pu accéder comme de coutume à la Colline en raison des véhicules vides qui attendaient le premier ministre. Voilà une bien piètre raison qui donne lieu de s'inquiéter des autres types de prétextes qui pourraient être invoqués pour empêcher certains députés de quelque parti que ce soit d'accéder à la Colline ou de remplir leurs fonctions.
Si j'ai cité les propos de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, c'est pour montrer qu'on nous considère comme des rien du tout. Nous sommes toutefois des personnes qui ont un rôle à remplir, que nous soyons à la Chambre ou en train de représenter des citoyens dans nos circonscriptions, et nous devrions être traités en tant que tels. Nous ne devons pas accepter qu'un individu, par une erreur de jugement, puisse décider que les véhicules vides qui attendent le premier ministre sont plus importants que le devoir de voter des députés.
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PPC (QC)
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2017-04-06 10:48 [p.10249]
Madam Speaker, I am very pleased to endorse everything my colleague from Milton said. She is absolutely right. I was with her when I was forced to wait an unreasonably long period of time because we were denied access to Parliament Hill and prevented from exercising our democratic right to vote on a bill and represent our constituents well. It was important to me to be here.
The facts outlined in the Speaker's ruling are absolutely true. We were forced to wait nine minutes. I went to see a security officer to ask what was going on because the clock was ticking and we wanted to be in the House of Commons to exercise our right to vote.
The first officer was not well informed and asked for information. Initially, we were told that we had to wait for the Prime Minister's motorcade, which was empty. Others told us that it was because of the media bus. There was some confusion at the security gate, and because it was taking too long, we decided to proceed quickly on foot to the House of Commons to exercise our right to vote.
As everyone knows, we were not able to exercise our right to vote, so I am very pleased with the Chair's ruling, which confirms the comments of my colleague from Milton and my own. This is important not only to us, but to all members of the House. Parliamentary privilege exists so that we can represent our constituents, our reason for being here, and vote.
I am not proud of what has been happening in the House for the past few weeks; certain parliamentary traditions and customs are not being respected. The Prime Minister is not always present during question period, and yet being able to ask the Prime Minister questions is another aspect of parliamentary privilege.
This shows a degree of arrogance that is inconsistent with what the Prime Minister said during the election campaign. He said he wanted to bring a new tone to the House of Commons, but this new tone has not been positive, as we are experiencing today.
One only needs to look at what is happening in our parliamentary committees, where the government wants to limit my colleagues' right to speak. This does not respect the British parliamentary tradition. I hope we can come back to this and look at what is happening here in Parliament.
Why are parliamentary privilege and parliamentary traditions being flouted? We need to have this debate at committee. This is important to me and my colleagues in the official opposition, as I imagine it is for the members of all opposition parties. Madam Speaker, I am pleased to have this opportunity to speak to this matter.
I would now like to move an amendment to the proposal brought forward by my colleague from Milton. I move, seconded by the member for Oxford:
That the motion be amended by adding the following: “and that the committee make this matter a priority over all other business including its review of the Standing Orders and Procedure of the House and its Committees.”
Madame la Présidente, je suis très heureux de confirmer aujourd'hui les propos de ma collègue de Milton. Elle a tout à fait raison. J'étais avec elle lorsque j'ai subi un temps d'attente déraisonnable, parce qu'on nous a empêchés de venir sur la Colline du Parlement et d'exercer notre droit démocratique de voter sur un projet de loi et de bien représenter nos concitoyens. Pour moi, c'était important d'être ici.
Les faits mentionnés dans la décision de la présidence sont absolument vrais. Nous avons dû attendre neuf minutes. Je suis allé voir un agent de sécurité pour lui demander ce qui se passait, puisque le temps pressait et que nous voulions être présents à la Chambre des communes pour exercer notre droit de vote.
Le premier agent n'était pas trop au courant et il a demandé de l'information. Au début, on nous a dit qu'on devait attendre les véhicules du premier ministre, qui étaient vides. D'autres nous ont dit que c'était à cause de l'autobus des journalistes. Il y avait un peu de confusion à la barrière de sécurité, et puisque l'attente était trop longue, nous avons décidé de marcher d'un pas très rapide pour nous rendre à la Chambre des communes afin d'exercer notre droit de vote.
Comme chacun le sait, nous n'avons pas pu exercer notre droit de vote. Je suis donc bien heureux de la décision de la présidence, qui a confirmé les propos de ma collègue de Milton et les miens. C'est important pour nous, mais aussi pour l'ensemble des députés de la Chambre. Les privilèges parlementaires existent pour que nous puissions représenter nos concitoyens, soit notre raison d'être ici, et voter.
Je ne suis pas fier de ce qui se passe à la Chambre depuis les dernières semaines, car il y a des traditions parlementaires, des us et coutumes qui ne sont pas respectés. Le premier ministre n'est pas présent à l'ensemble des périodes des questions. Or c'est un autre privilège parlementaire que de pouvoir questionner le premier ministre.
Cela démontre une certaine arrogance qui est différente des propos que le premier ministre a tenus en campagne électorale. Celui-ci désirait amener un vent de changement à la Chambre des communes, mais c'est un changement pour le pire que nous sommes en train de subir aujourd'hui.
On n'a qu'à regarder ce qui se passe aux comités parlementaires, où on essaie de limiter le droit de parole de mes collègues parlementaires. Cela ne respecte pas la tradition britannique parlementaire. Je souhaite que l'on puisse revenir et étudier ce qui se passe ici, au Parlement.
Pourquoi fait-on fi des privilèges parlementaires et de la tradition parlementaire? Il faut avoir ce débat en comité. Pour moi et les députés de l'opposition officielle, c'est important, et j'imagine que c'est aussi le cas pour tous les partis de l'opposition. D'ailleurs, je suis heureux que vous me permettiez, madame la Présidente, de m'exprimer sur ce sujet.
Maintenant, j'aimerais proposer un amendement à la proposition de ma collègue de Milton. Je propose, avec l'appui du député d'Oxford:
Que la motion soit modifiée par adjonction de ce qui suit: « et que le Comité accorde à cette question la priorité sur tous les autres travaux, y compris son examen du Règlement et de la procédure de la Chambre et de ses comités. »
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Lib. (MB)
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2017-04-06 10:53 [p.10249]
Madam Speaker, I am somewhat curious about the Conservative Party's approach to dealing with the serious issue of privilege. We have always believed, whether it was in opposition or in government, that members need to have unfettered access to the House of Commons. We recognize the value and importance of the vote and of participating in debate. We see that, and I will get the opportunity to go over exactly what the Speaker said.
What we know the Speaker did not say was that it had anything at all to do with a prime ministerial motorcade, yet the opposition wants to focus the debate on the Prime Minister. They seem to be more focused on that than on the actual privilege.
I am sure at least one of the members listened attentively to the ruling the Speaker made, and throughout the ruling no reference was made to the Prime Minister. The reference was to the media bus, and that is what the question of privilege is all about.
Did the member across the way listen to what the Speaker's ruling was on the question of privilege? If he did, could he please provide any comment whatsoever with respect to the relevancy of the media bus?
Madame la Présidente, l'approche adoptée par le Parti conservateur au sujet de cette importante question de privilège me laisse perplexe. Depuis toujours, peu importe de quel côté de cette enceinte nous nous trouvions, nous défendons l'idée que les députés doivent avoir un accès sans entrave à la Chambre des communes. Pour nous, la valeur et l'importance de la participation aux débats et aux votes ne font aucun doute et j'aurai l'occasion de revenir sur ce qu'a dit exactement le Président.
En revanche, nous savons que le Président n'a pas dit que le problème était lié à l'escorte motorisée du premier ministre, mais l'opposition ne peut s'empêcher de ramener le débat au premier ministre. Cela semble être plus important pour eux que la question de privilège.
Je sais qu'au moins un député a bien écouté la décision de la présidence; elle ne contient aucune référence au premier ministre. Seul l'autobus des médias est mentionné et c'est lui qui est au coeur de la question de privilège dont nous parlons.
Le député d'en face a-t-il écouté la décision de la présidence sur la question de privilège? Si c'est le cas, a-t-il des observations à faire quant au rôle qu'a joué l'autobus des médias dans cette affaire?
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PPC (QC)
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2017-04-06 10:55 [p.10250]
Madam Speaker, earlier I explained what my colleague from Milton and I experienced. It was quite clear.
Indeed, I am the one who inquired about why our parliamentary privileges were breached. At the time there were mixed messages as to why this happened, but never any clear reason. At the time we were told that some of the Prime Minister's vehicles were empty and that we had to wait. There was also talk of the media bus.
To us, the most important thing is that this privilege was breached. It has been confirmed that this is not the first time this happened to us. Parliamentary conventions of other hon. members are currently being ignored. Let us look at what is happening in committees because it is important for hon. members to be able to express themselves. That is what I want to see.
I am pleased that the Chair has acknowledged our right to our privileges and transferred this request to the relevant committees so that we may have a detailed analysis.
Madame la Présidente, tout à l'heure, j'ai bien expliqué ce que ma collègue de Milton et moi-même avons vécu. C'était très clair.
Oui, c'est moi qui suis allé m'informer pour savoir pourquoi nos privilèges parlementaires étaient bafoués. À ce moment-là, il y avait de la cacophonie par rapport aux raisons et on n'a pas pu avoir une raison précise. Ce qu'on nous a dit, à l'époque, c'est qu'il y avait effectivement des véhicules vides du premier ministre qu'on devait attendre. On nous a aussi parlé de l'autobus des médias.
Pour nous, le plus important, c'est que ce privilège a été bafoué. Ce n'est pas la première fois que cela nous arrive et là, cela a été confirmé. Des coutumes parlementaires d'autres députés sont bafoués présentement au Parlement. Examinons ce qui se passe dans les comités, car c'est important que les députés puissent s'y exprimer. C'est ce que je souhaite.
Je suis bien heureux que la présidence ait reconnu le droit à nos privilèges et transféré cette requête aux comités pertinents pour que nous puissions en faire l'analyse détaillée.
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NDP (BC)
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2017-04-06 10:56 [p.10250]
Madam Speaker, this is in reference to my Liberal friend. I am reading the Speaker's ruling right now, and there is a recounting of what happened, but at no point did the Speaker make that suggestion. I will read the quote from him: “The media bus, under Parliamentary Protective Service escort, immediately proceeded to Centre Block. Seconds later, after the media bus had proceeded, a House of Commons shuttle bus arrived at the vehicle screening facility but was not allowed to proceed to Centre Block.”
The Speaker does not say it was because of the media bus. We also have testimony from the member for Beauce, who asked the security services, and I tend to believe him. Maybe my Liberal colleague is questioning the veracity of what my friend for Beauce is saying, but I will believe him until it is proven otherwise. I have no reason to doubt that he asked the question and was given the answer from our security services, whom I also believe.
Again, the Liberal members can choose not to believe the security services, but the Speaker at no point in his ruling, and I have read it three times now, says that the media bus was the source of the problem. All he said in the ruling was that the media bus went through and that subsequently three buses were stopped. The member for Beauce then asked the security representative there why, and he was told about the Prime Minister's empty motorcade.
This is why we need to bring this issue to the procedure and House affairs committee. It is so that we can find out what the truth is, rather than hear speculation from the Liberal Party or a suggestion from the Liberals that one of the members of Parliament is lying.
I would like the member for Beauce to recount that specific part of the story, which seems important to me and important for us to investigate.
Madame la Présidente, je reviens à l’observation de mon ami libéral. Je suis en train de lire la décision du Président, qui relate les faits, mais nulle part il n’y est fait cette mention. Permettez-moi d’ailleurs de le citer: « L’autobus des médias, qui était escorté par le Service de protection parlementaire, s’est rendu immédiatement à l’Édifice du Centre. Quelques secondes après le passage de cet autobus, un bus navette de la Chambre des communes est arrivé au poste de contrôle des véhicules, mais on ne lui a pas permis de poursuivre son chemin jusqu’à l’édifice du Centre. »
Le Président ne dit pas que l’autobus des médias en est la cause. Nous avons également le témoignage du député de Beauce, qui a posé la question aux services de sécurité, et je le crois. Peut-être que mon collègue libéral remet en question la véracité des déclarations de mon ami de Beauce, mais jusqu’à preuve du contraire je le crois. Je n’ai aucune raison de douter qu’il a posé la question à nos services de sécurité, auxquels je fais également confiance, et que ces derniers lui ont répondu.
Je le répète, les députés libéraux peuvent décider de ne pas croire les services de sécurité, mais, dans sa décision, que j’ai lue trois fois, le Président n'affirme pas que l’autobus des médias est la cause du problème. Tout ce qu’il dit, c’est que l’autobus des médias est passé et qu’ensuite trois autobus ont été arrêtés. Le député de Beauce a alors demandé à l’agent de sécurité quelle en était la raison, et celui-ci lui a répondu que c’était à cause du passage, à vide, de l'escorte motorisée du premier ministre.
Voilà pourquoi nous devons en référer au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre afin qu’il détermine la vérité plutôt que de s’en tenir aux suppositions du Parti libéral, qui laissent entendre qu’un député a menti.
J’aimerais que le député de Beauce rapporte cette partie des faits, qui me semble importante et qui mérite une enquête.
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PPC (QC)
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2017-04-06 10:58 [p.10250]
Madam Speaker, I think my colleague is right. He did a very good translation of what I just said. I said that in French, and it is the same thing in English.
I was there. I was waiting and I asked and was told that there was an empty car, that we had to wait because of the motorcade of the Prime Minister, which was empty at that time. For me, that is what happened.
I am very pleased that the same facts were in the Speaker's decision. I agree with the Speaker, and that is why we must have that debate. It is too bad that we must have that debate in the committee, because the facts are the facts and we must go along with that.
I am very upset about the situation.
Madame la Présidente, je pense que mon collègue a raison. Il a très bien traduit ce que je viens de dire. Je l'ai dit en français; l'histoire est la même en anglais.
J'étais là. J'attendais, puis j'ai posé ma question aux services de sécurité, et on m'a répondu qu'il fallait attendre en raison de l'escorte motorisée du premier ministre, qui était vide à ce moment-là. C'est ce qui est arrivé selon moi.
Je suis soulagé que le Président ait tenu compte de ces faits dans sa décision. Je suis d'accord avec lui, et c'est justement la raison pour laquelle il est primordial que nous ouvrions ce débat. C'est dommage que l'on doive avoir ce débat en comité alors que les faits sont les faits, et que c'est avec cela que nous devons composer.
Cette situation me choque beaucoup.
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Lib. (MB)
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2017-04-06 10:59 [p.10250]
Madam Speaker, as I indicated in my questions, we do take the issue of privilege and access to the House very seriously, as I believe all members of this House should, and we recognize how important it is that we have unfettered access to the floor of the House of Commons.
The Prime Minister has consistently said to his members of Parliament, and has suggested to all members of Parliament, that it always works much better if we represent our constituents' interests here in Ottawa, as opposed to Ottawa's interests in the constituencies. This is something our current Prime Minister truly believes.
In order to represent our constituents' interests here in Ottawa, we need to have that unfettered access. That is something I, as a parliamentarian for many years, take very seriously. That is why I was offended by the members' comments in regard to changing the topic. We should be taking the issue more seriously. I will provide more comments with respect to the previous presentations shortly.
I want to emphasize that we perform many roles inside this chamber and in committee rooms. I would argue that our standing committees have the potential to be the real backbone of future developments of ideas for members of Parliament to be engaged with. The House is an opportunity for individuals to be equally engaged in all sorts of different policy areas. It is absolutely critical that MPs be able to attend our institution here, including all committee rooms on the Hill and on the precinct site, which goes beyond just the Hill. We do have committees that are off the Hill.
It is of the utmost importance that we have access, especially when it comes time to vote. I have been involved previously when similar questions of privilege were raised. When that occurred, I do not believe members at the procedure and House affairs committee tried to say that the government of the day was trying to block members from being able to participate.
After listening to some of the comments coming from across the way, it needs to be made very clear to all members of this House that there is not one member of the House who would be in support of another member not having unfettered access to House. To try to imply something different is just wrong. That is not the case. I know that at least it is not the case within the Liberal caucus, and I would suggest that it applies to all caucuses.
We all, collectively, understand and appreciate the importance of what members of Parliament need to do and are obligated to do. That mandate comes from the constituents who put us here. I do take this issue very seriously.
I have listened to the statements and asked questions of the two Conservative speakers. I am of the opinion that they do not understand the ruling made by the Speaker. What I would like to do is reinforce that. Nowhere in the Speaker's ruling was there any reference, at all, in regard to the Prime Minister or the Prime Minister's motorcade. In fact, it would seem to me that some members are trying to tie other issues into this very important issue of privilege.
I would like to reinforce exactly what the Speaker said. I am going to quote for members who maybe were not listening quite attentively to what the Speaker was saying. They will now have the opportunity to hear it, because I am going to repeat, word for word, in good part, what the Speaker said.
The Speaker stated, “In fact, I have received two reports of the incident. The first, from the House of Commons Corporate Security Officer and Deputy Sergeant-at-Arms, provides an excellent minute by minute summary of events and is supplemented by witness statements. The second report was received from the acting director of the Parliamentary Protective Service.”
I will pause there. I would like to think that no members in the House would actually question the consultation made by the Speaker and what he heard from the specific groups that helped him with the decision he shared with us just an hour ago.
His ruling further stated, “Based on those reports, here is what appears to have happened on March 22. At approximately 3:47 p.m., the bollards at the vehicle screening facility were lowered to allow for the arrival of a bus transporting journalists to Centre Block for the presentation of the budget. The media bus, under Parliamentary Protective Service escort, immediately proceeded to Centre Block. Seconds later, after the media bus had proceeded, a House of Commons shuttle bus arrived at the vehicle screening facility, but was not allowed to proceed to Centre Block. In the ensuing minutes, two more shuttle buses arrived at the vehicle screening facility and were similarly delayed. I am informed that members were on at least some of these buses. During these delays, which lasted a total of nine minutes, two members, the member for Milton and the member for Beauce, were waiting at the bus shelter near the vehicle screening facility. At approximately 3:54 p.m., the member for Beauce entered the vehicle screening facility and made inquiries of parliamentary protective staff about the delays and then decided, at approximately 3:55 p.m.”, which is one minute later, “to leave the bus shelter and walk up the hill. As members will know, it is at around this time that a vote was commencing in the House.”
The Speaker went on to explain, through House of Commons Procedure and Practice, second edition, page 110, as follows:
Incidents involving physical obstruction—such as traffic barriers, security cordons and union picket lines either impeding Members' access to the Parliamentary Precinct or blocking their free movement within the precinct...have been found to be prima facie cases of privilege.
Members across the way who would have heard that would have also heard that there was no reference whatsoever to the Prime Minister's motorcade. What they would know from the ruling of the Speaker was that it was all about a media bus and an escort. That is, ultimately, what was implied in the Speaker's ruling that justified it as a prima facie case.
I listened to the member for Milton's response to that. This is what I love about Hansard. Members across the way can read for themselves what was said by the member. If we ask ourselves if the member relayed any sort of confidence in what the Speaker put on the record minutes before she stood, I would argue no. Her focus seemed to be politicizing the issue by talking about a former prime minister and then trying to apply it to the current Prime Minister.
Let us look at the word “arrogance”, and how the member across the way used it. Then she talked about other things that were taking place in the House of which members should be aware. I have thoughts on those issues too, and I would like to share some of them.
With respect to the current Prime Minister, I believe he has been one of the most accountable, transparent prime ministers we have seen in the House in decades. Members across the way laugh and heckle, but in my tenure as an MLA, I very closely watched the prime ministers, their attitudes, and how they interacted with the public. Never before have I seen prime ministers tour town hall style at open mics, where there were no taped or advance questions given to them, and actually answer questions.
Some hon. members: Oh, oh!
Madame la Présidente, comme je l'ai dit plus tôt en réponse à des questions sur ce sujet, le gouvernement prend très au sérieux la question de privilège et d'accès à la Chambre, comme tous les députés devraient le faire, et il reconnaît l'importance d'avoir un accès sans entrave à l'enceinte de la Chambre des communes.
Comme le premier ministre l'a toujours dit aux députés de son caucus, et laissé entendre à tous les députés, ils réussiront à mieux accomplir leur travail s'ils représentent les intérêts de leurs électeurs ici, à Ottawa, que s'ils représentent les intérêts d'Ottawa dans leur circonscription. Le premier ministre y croît véritablement.
Afin de représenter les intérêts des électeurs à Ottawa, il est essentiel que nous ayons un accès illimité à la Chambre. En tant que parlementaire de longue date, c'est quelque chose que je prends très au sérieux. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai été insulté quand le député m'a accusé d'avoir changé de sujet. Nous devrions tous prendre cette question plus au sérieux. Je formulerai d'autres observations sur les discours antérieurs sous peu.
Je tiens à souligner que nous assumons plusieurs rôles ici à la Chambre et aux comités. Je dirais même que nos comités permanents sont souvent la source d’idées que les députés s’engagent ensuite à défendre. La Chambre offre à chacun l’occasion de s’impliquer dans divers domaines politiques. Il est absolument essentiel que les députés puissent participer aux activités de notre institution ici ainsi que dans toutes les salles de comité, qu’elles se trouvent sur la Colline ou ailleurs dans la Cité parlementaire. Certains comités se réunissent hors de la Colline.
Il est absolument crucial que nous jouissions de cet accès, surtout lorsqu’il est temps de voter. J’ai déjà participé à des discussions sur ce privilège. Je ne crois pas que pendant ces discussions, les membres du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre aient suggéré que le gouvernement au pouvoir à l’époque ait cherché à empêcher des députés de prendre part aux activités de la Chambre.
Après avoir écouté certaines des observations des députés d’en face, je tiens à souligner clairement à tous les députés présents ici à la Chambre qu’aucun député n'accepterait que certains de ses collègues ne jouissent pas d’un libre accès à la Chambre. Quiconque cherche à sous-entendre le contraire est dans l’erreur. Ce n’est pas le cas. Je sais tout au moins que ce n’est pas le cas dans le caucus libéral, et je présume qu’il en est de même dans tous les caucus.
Nous comprenons et nous reconnaissons tous l’importance de ce que les députés se doivent d’accomplir au Parlement. Ils ont reçu un mandat des électeurs. Cette question me tient donc très, très à cœur.
J’ai écouté les déclarations des deux intervenants conservateurs et je leur ai posé des questions. J’ai l’impression qu’ils ne comprennent pas la décision que le Président a rendue. Je tiens à souligner que cette décision ne mentionne aucunement le premier ministre et l'escorte motorisée du premier ministre. En fait, j’ai bien l’impression que certains députés essaient d’associer d’autres enjeux à cette question de privilège, qui est primordiale.
Je tiens à souligner exactement ce que le Président a dit. Je vais le répéter pour que les députés qui peut-être n’écoutaient pas attentivement ce que disait le Président le sachent. Ils vont maintenant entendre ce qu’il a dit, parce que je vais répéter mot à mot la plus grande partie de ce que le Président a dit.
Le Président a dit: « En fait, j’ai reçu deux rapports sur l’incident. Le premier, du sergent d’armes adjoint et agent de la sécurité institutionnelle, expose d’excellente façon le déroulement des faits minute par minute et est accompagné de déclarations de témoins. Le deuxième rapport provient du directeur par intérim du Service de protection parlementaire. »
Je vais m’arrêter ici. J’espère qu’aucun député de la Chambre ne remet en question la consultation que le Président a tenue et ce que les groupes d’intervenants lui ont dit pour l’aider à rendre la décision qu’il nous a présentée il y a à peine une heure.
Dans sa décision, le Président a ajouté ce qui suit: « D’après ces rapports, voici ce qui semble s’être passé le 22 mars dernier. À 15 h 47 environ, les bornes de protection au poste de contrôle des véhicules ont été abaissées pour laisser passer un autobus transportant des journalistes se rendant à l’Édifice du Centre pour la présentation du budget. L’autobus des médias, qui était escorté par le Service de protection parlementaire, s’est rendu immédiatement à l’Édifice du Centre. Quelques secondes après le passage de cet autobus, un bus-navette de la Chambre des communes est arrivé au poste de contrôle des véhicules, mais on ne lui a pas permis de poursuivre son chemin jusqu’à l’Édifice du Centre. Dans les minutes qui ont suivi, deux autres bus-navettes sont arrivés au poste de contrôle des véhicules et ont été retardés de la même façon. Selon l’information qu’on m’a fournie, des députés se trouvaient à bord de certains de ces véhicules. Pendant cette interruption, qui a duré neuf minutes au total, deux députés, la députée de Milton et le député de Beauce, attendaient à l’arrêt d’autobus près du poste de contrôle des véhicules. Vers 15 h 54, le député de Beauce est entré dans le poste de contrôle des véhicules et a demandé des explications sur le retard au personnel du Service de protection parlementaire puis, à 15 h 55 », soit une minute plus tard, « il a décidé de quitter l’arrêt d’autobus et de terminer sa route à pied. Comme les députés le savent, c’est à peu près à cette heure-là que le vote a commencé à la Chambre. »
Par la suite, le Président a cité un extrait de l'ouvrage La procédure et les usages de la Chambre des communes, deuxième édition. Il est écrit ce qui suit à la page 110:
La présidence estime qu’il y a de prime abord atteinte aux privilèges pour des cas d’obstruction physique — comme des barrages routiers, des cordons de sécurité et des piquets de grève qui empêchent un député d’accéder à l’enceinte parlementaire ou nuit à sa liberté de mouvement dans cette enceinte […]
Si les députés d'en face ont bien écouté, ils auront remarqué qu'il n'est fait nulle mention des véhicules du premier ministre. Ils auront par contre appris de la décision de la présidence qu'il était question d'un autobus transportant des journalistes et d'une escorte. C'est de cela, en fin de compte, que parle implicitement la présidence quand elle constate l'existence de motifs suffisants pour conclure qu'il y a, de prime abord, atteinte au privilège.
J'ai écouté la réponse de la députée de Milton à la décision. C'est ce que j'aime du hansard. Les députés d'en face peuvent aller lire ce qui a été dit. La députée a-t-elle manifesté quelque confiance dans les paroles prononcées par le président quelques minutes avant qu'elle prenne la parole? Je ne le crois pas. Elle semble vouloir à tout prix politiser l'affaire en reprenant les paroles d'un ancien premier ministre pour essayer d'établir un rapport avec l'attitude du premier ministre actuel.
Revenons sur le mot « arrogance » et la façon dont la députée l’a employé, avant de parler de certaines choses qui se produisent dans cette Chambre et dont elle a jugé bon d’informer les députés. J’ai mon opinion là-dessus, et j’ai l’intention de vous faire part de certaines de mes réflexions.
S’agissant de l’actuel premier ministre, j’estime que c’est l’un des premiers ministres les plus responsables et les plus ouverts que la Chambre ait eus depuis des décennies. Les députés d’en face peuvent rire et chahuter tant qu’ils veulent, mais depuis que j’ai été élu député provincial pour la première fois, j’ai toujours observé attentivement les premiers ministres, leur attitude, leur façon de communiquer avec le public, et jamais je n’ai vu un premier ministre participer aussi ouvertement à des assemblées locales et répondre aux questions qui lui sont posées devant les micros, et qui ne sont pas des questions préenregistrées ou envoyées à l’avance.
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (MB)
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2017-04-06 11:10 [p.10251]
Madam Speaker, I appreciate that intervention. The point is that we have a Prime Minister who, over the last year and a half, has demonstrated to Canadians first-hand that there is a higher sense of accountability in Ottawa, and not only within the Prime Minister's Office. A couple of weeks back, the Minister of National Defence went to Winnipeg North to meet with members of our Ukrainian community, to talk about what was happening in Ukraine and Canada. As the member across the way—
Madame la Présidente, je vous remercie d’être intervenue. Je m’apprêtais à dire que, depuis un an et demi, notre premier ministre montre clairement aux Canadiens que la notion de responsabilité est une priorité à Ottawa, et pas seulement dans le Cabinet du premier ministre. Il y a quelques semaines, le ministre de la Défense nationale s’est rendu à Winnipeg-Nord pour rencontrer des membres de la communauté ukrainienne et pour parler des relations entre l’Ukraine et le Canada. Le député d’en face...
View Dan Albas Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I rise on a point of order. I am truly sorry to interrupt the member opposite. However, he has really gone off into the north here. We are talking about a simple motion and an amendment. I do not find any of his comments with respect to the travels of the Minister of National Defence—
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je suis vraiment désolé d’interrompre le député d’en face, mais il est en train de perdre le nord. Nous sommes saisis d’une motion toute simple et d’un amendement. Je ne vois pas ce que les déplacements du ministre de la Défense nationale viennent faire...
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
On relevance, as the member knows, there is some leeway. The member is actually getting to the point, I am sure. However, as the member knows, there is some leeway in the debates, and I would again ask the members to afford that respect and not heckle or react badly.
En ce qui concerne la pertinence, le député sait parfaitement que nous jouissons d’une certaine marge de manoeuvre lors des débats. Le député ne va pas tarder à nous dire où il veut en venir, j'en suis sûre, mais en attendant, j'invite encore une fois tous les députés à faire preuve de respect pour celui qui a la parole, et à ne pas le chahuter ni l’interpeller.
View Dan Albas Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, just to be abundantly clear, I was not heckling the member; I was just asking him to—
Madame la Présidente, loin de moi l’idée de chahuter le député, je lui demandais simplement...
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Lib. (MB)
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2017-04-06 11:12 [p.10252]
Madam Speaker, it is interesting that the member would stand on a point of order on relevance when I did not see him stand on a point of order on relevance when his colleague talked about the Prime Minister and his attitudes. The Conservative Party needs to understand that if one member starts talking about an area and is trying to make a case that another member does have the opportunity to address the points his colleague has raised. That is what is happening. If we have individuals from the Conservative opposition being critical and making reference to a point of order, then start talking about Standing Orders and so forth—
Madame la Présidente, il est intéressant que le député invoque le Règlement sur la pertinence de mes propos, alors qu’il n’a rien dit lorsque son collègue a parlé du premier ministre et de son comportement. Il faut que le Parti conservateur comprenne que, si un député commence à parler d’un sujet pour essayer de démontrer quelque chose, un autre député a tout à fait le droit de répondre aux remarques qui viennent d’être faites. C’est exactement la situation dans laquelle nous nous trouvons. Si des députés conservateurs commencent à faire des critiques et à invoquer le Règlement...
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NDP (ON)
I would just remind the parliamentary secretary that I have already ruled on that. The debate is not on the point of order that was just made; rather the debate is on the motion.
Je rappelle au secrétaire parlementaire que j’ai déjà rendu ma décision à ce sujet. Nous discutons maintenant non pas du rappel au Règlement, mais de la motion.
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Lib. (MB)
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2017-04-06 11:13 [p.10252]
Madam Speaker, when we look at what the member's presentation was all about, did we hear anything with regard to the media bus, which the Speaker referenced? Ultimately, the opposition members are sending a mixed message. On the one hand, they are trying to emphasize that they have a matter of privilege. I am very sympathetic to what the members have referenced in moving the motion. However, I question why the members across the way took as much time as they did. Much in their speeches was not about the privilege itself, but about other things that were not related to the privilege.
That is why it is important, and why I started to address some of those aspects. In good part, it needs to be done. The amendment to the motion asks to send this to the procedures and House affairs committee, which is the committee it should go to, and that it should be given priority. As I indicated, I have sat on PROC before. A nice thing about a standing committee is that it has the opportunity to set its own agenda. There is nothing to prevent PROC, for example, from meeting more than the two days a week for two hours a day. In fact, that is what is happening today. As we speak, PROC is meeting.
Therefore, the member's amendment to the motion really is not necessary. When I was a member of PROC, we all understood the importance of a motion that passed from the House dealing with privilege and the responsibility of that. If in fact the motion does pass, I would like to think the committee will be afforded the opportunity to set aside the time to do one or more things if it chooses to do so. This would be determined by the membership of the committee.
Just based on the two speeches before mine, my concern is that even if it does pass in the House, what will be the focus of the debate going into the procedures and House affairs committee? Is it really and truly going to be about the privilege on which the Speaker has ruled, or is it going to become an expansion of a wide variety of other issues about which the Conservative Party, in some ways working with the New Democratic Party, is going to want to talk?
That is why I believe, as government, we need to take the issue very seriously. I encourage all members to take the issue very seriously. If we believe at the core of the question of privilege, as presented by the Speaker, is about unfettered access to the Parliament buildings, then that is what it should be about.
I am hoping that by standing and speaking to the motion, members across the way will recognize that if in fact they genuinely believe, as they want me and others to believe, that this is about the privilege raised, then the comments that were made by the previous two speakers were not necessarily warranted. That was where the focus appeared to be.
That is why it is good to repeat the fact that we have a very serious issue before the chamber. I will continue to argue that what is in the best interest of this institution is that we recognize the importance of unfettered access. We are not just talking about votes. We are talking about debate, committee rooms, the chamber, and committee rooms outside the parliamentary precinct. That is what the focus of the debate should be.
I started off by saying that I was disappointed, and the reason I am disappointed is that the two previous speeches set the tone in the wrong direction. I would invite members opposite to refocus. What is important here is not the political shots but rather—
Madame la Présidente, pendant toute son intervention, le député a-t-il fait la moindre allusion à l’autobus des médias dont a parlé le Président? En définitive, les députés de l’opposition envoient un message contradictoire: d’un côté, ils essaient de prouver qu’ils sont justifiés d’invoquer le Règlement. Je comprends tout à fait la raison pour laquelle les députés proposent cette motion. Je me demande toutefois pourquoi cela leur a pris si longtemps. Pendant leurs interventions, ils n’ont pas vraiment parlé du privilège en soi, mais de toutes sortes d’autres sujets qui n’ont rien à voir avec le privilège en question.
C’est la raison pour laquelle j’ai jugé bon de commencer par parler de ces autres sujets. C’est important de le faire. L’amendement propose d’en saisir le comité de la procédure et des affaires de la Chambre, qui est le comité compétent, et de demander à celui-ci d’examiner cette question en priorité. Comme je l’ai dit, j’ai déjà été membre de ce comité. Ce qui est bien avec un comité permanent, c’est qu’il peut fixer son ordre du jour. Rien n’empêche ce comité, par exemple, d’avoir plus de deux séances de deux heures par semaine. En fait, c’est le cas aujourd’hui. Ce comité siège en ce moment même.
Par conséquent, l’amendement proposé par le député n’est pas vraiment nécessaire. Quand je siégeais au comité de la procédure, nous étions tous bien conscients de l’importance d’une motion de la Chambre invoquant une question de privilège. Si la motion est adoptée, j’espère que le comité aura la possibilité de s’intéresser à une ou deux autres questions, si tel est son souhait. Ce sera aux membres du comité de décider.
Si j’en juge par les deux interventions qui ont précédé la mienne et au cas où la motion serait adoptée, je me demande sur quoi, principalement, porteront les discussions du comité de la procédure et des affaires de la Chambre. Va-t’on vraiment discuter de la question de privilège que le Président a tranchée, ou bien va-t-on aborder toutes sortes d’autres questions que le Parti conservateur, en collaboration avec le Nouveau Parti démocratique, a l’intention de soulever ?
C'est pourquoi j’estime que, en tant que gouvernement, nous devons prendre cette question très au sérieux. J'invite tous les députés à faire de même. Si nous croyons que la question de privilège, comme l’a soumis le Président, repose sur la notion d'un accès sans entrave aux édifices du Parlement, alors c'est là-dessus qu’il faut se concentrer.
J'espère qu’en prenant la parole au sujet de la motion, j’inciterai les députés d'en face à reconnaître que, s’ils ont l’intime conviction, comme ils veulent nous le faire croire, à moi et aux autres, qu’il s’agit du privilège soulevé, alors les commentaires des deux orateurs précédents n'étaient pas nécessairement justifiés. C'est là où l'accent semble avoir été mis.
C'est pourquoi il y a lieu de répéter que la Chambre est saisie d'une question très grave. Je continuerai de faire valoir qu’il est dans l'intérêt supérieur de cette institution qu'est le Parlement de reconnaître l'importance d’un accès sans entrave. Il n’est pas seulement question des votes. Il est aussi question des débats, des salles de comité, de la Chambre et des salles de comité qui se trouvent à l'extérieur de la Cité parlementaire. C'est là-dessus que doit porter le débat.
J'ai commencé par dire que j'étais déçu, et ma déception s’explique par le fait que les deux allocutions précédentes envoient le mauvais message. J'invite mes collègues d'en face à recentrer leur discours. Il faut mettre de côté la politicaillerie et se concentrer plutôt…
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CPC (BC)
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2017-04-06 11:20 [p.10252]
Madam Speaker, the member talked repeatedly about how serious this is and that we need to take this matter seriously, at the end of the day. He said that when he was in opposition, under a Conservative majority government, and sat on the procedure and House affairs committee, they all understood that this sort of issue and the issue of a member's privilege would take precedence at the procedure and House affairs committee. That is when Joe Preston was the chair of that committee.
Now we have seen a different style. We have seen that it is actually the Prime Minister's Office that is setting the agenda for the procedure and House affairs committee with this motion to strip members of the opposition of their rights in this place. Therefore, it is no longer the committee that is setting the agenda. It is the Prime Minister's Office.
If the member wants this matter to be taken seriously, it is this House that will need to take up its role and instruct the committee that because this matter is so serious, it needs to be given precedence over all other matters the Prime Minister's Office wants that committee to discuss.
Will the member agree with me that the way we can show, as a House, that we want this matter to be taken seriously is to instruct the procedure and House affairs committee to put this at the very top of the agenda at the very earliest opportunity?
Madame la Présidente, le député a parlé à maintes reprises de la gravité de la situation et de la nécessité, au bout du compte, de prendre cette question au sérieux. Il a déclaré que, lorsqu'il était dans l’opposition, sous un gouvernement conservateur majoritaire, et qu’il siégeait au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, tous les membres du Comité comprenaient qu'une question concernant les privilèges d'un député aurait la préséance dans les travaux du comité. À cette époque, c’est Joe Preston qui présidait ce comité.
Le style que nous observons maintenant est différent. Nous avons constaté que c'est en fait le Cabinet du premier ministre qui établit l'ordre du jour du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, avec cette motion visant à priver les membres de l'opposition de leurs droits à la Chambre. Ce n'est donc plus le Comité qui définit l'ordre du jour, mais bien le Cabinet du premier ministre.
Si le député veut que cette question soit prise au sérieux, c'est la Chambre qui devra assumer son rôle et indiquer au Comité que, puisque cette question est si grave, elle doit avoir préséance sur toutes les autres questions que le Cabinet du premier ministre veut faire examiner par le Comité.
Le député est-il d’accord avec moi pour dire que la meilleure façon pour la Chambre de dire que cette question doit être prise au sérieux consiste à indiquer au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre de la placer en tête de l'ordre du jour à la toute première occasion?
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Lib. (MB)
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2017-04-06 11:21 [p.10253]
Madam Speaker, my last appeal was to get members, of the Conservative caucus in particular, to focus on the issue of the privilege itself. That has nothing to do with the Prime Minister's Office. Why do the Conservatives continue to want to bring up the Prime Minister's Office? It has absolutely nothing to do with it, and the members know that full well.
The Prime Minister was here for the day. The motorcade might have been parked there all day. I do not know. Why do the members of the Conservative Party continue to try to bring up the Prime Minister's Office? I say, shame on them. The issue is access of privilege, and the Conservatives should be focused on that issue. To try to loop in the Prime Minister's Office is disingenuous. If the Conservatives are serious about the issue and want to debate the issue, they should stay focused on the privilege.
Madame la Présidente, ma dernière intervention visait à demander aux députés, particulièrement ceux du caucus conservateur, de se concentrer sur la question de privilège elle-même. Le Cabinet du premier ministre n'a rien à faire dans tout cela. Pourquoi les conservateurs ramènent-ils constamment sur le tapis le Cabinet du premier ministre alors qu'ils savent pertinemment qu'il n'a rien à voir dans cette affaire?
Le premier ministre était ici pour la journée. Le convoi motorisé est peut-être resté garé là toute la journée. Je ne le sais pas. Pourquoi les députés conservateurs continuent-ils de parler du Cabinet du premier ministre? Ils devraient avoir honte. La question porte sur le privilège d'accès à la Chambre et c'est là-dessus que les conservateurs devraient se concentrer. Ils font preuve de mauvaise foi en essayant d'y mêler le Cabinet du premier ministre. Si les conservateurs sont sérieux au sujet de cette affaire et qu'ils souhaitent en débattre, ils devraient se concentrer sur le privilège.
View Alistair MacGregor Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, as a new member of Parliament in this place, with a year and a half of experience, certainly not as much as the member opposite, I remember very clearly the day I was handed my parliamentary ID. I have read the back of it many times. It states:
Under the law of parliamentary privilege, the bearer has free and open access at all times, without obstruction or interference, to the precincts of the Houses of Parliament to which the bearer is a member.
I have read this many times, and I understand the gravity. We are, each one of us in this House, more than just individual members of Parliament. We are representatives of every single region of Canada, and through us, hundreds of thousands, indeed millions, of Canadians have their voice in this place.
It is amazing that we can all be reading the same Speaker's report and have such different interpretations of it. No one on this side of the House is questioning the Speaker's ruling. The Speaker laid down the facts on the time frames that happened. He did not go into the reasons for the delay, but he did explain to this House that there was a delay. This House had the opportunity to listen to the member for Beauce and the member for Milton give their reasons as to why they thought the delay happened. They explained that to this House. The member for Beauce quite clearly went up to Parliamentary Protective Services and asked the reason for the delay. He was told that it was because of the Prime Minister's motorcade.
My question for the member opposite is this. Is the member standing in this House and accusing the member for Milton and the member for Beauce, on the record, of standing in this House and misleading this House and giving false reasoning? I would like to know his answer.
Madame la Présidente, je ne siège dans cette enceinte que depuis un an et demi et il va sans dire que je possède moins d'expérience que le député d'en face, mais je me rappelle très clairement le jour où on m'a remis ma carte d'identité parlementaire. J'ai lu à maintes reprises ce qui figure au dos de celle-ci. Il y est écrit ceci:
Conformément au droit du privilège parlementaire, le titulaire a plein accès en tout temps, sans entrave ni ingérence, à l'enceinte de la Chambre du Parlement dont le titulaire est membre.
J'ai lu ce texte à maintes reprises et j'en comprends le sérieux. Chacun de nous dans cette Chambre est plus qu'un simple député. Nous sommes les représentants de toutes les régions du Canada, et par notre entremise, des centaines de milliers, en fait des millions de Canadiens font entendre leur voix dans cette enceinte.
C’est incroyable de constater que nous pouvons tous lire le même rapport du Président et tous l’interpréter différemment. Personne de ce côté-ci de la Chambre ne remet en doute la décision de la présidence. Le Président a exposé les faits quant au déroulement des événements. Il n’a pas expliqué les raisons du retard, mais a signalé à la Chambre qu’il y avait eu un retard. La Chambre a eu l’occasion d’entendre le député de Beauce et la députée de Milton expliquer pourquoi, selon eux, il y avait eu un retard. Ils ont pu l’expliquer devant la Chambre. Le député de Beauce a clairement demandé au Service de protection parlementaire les raisons de ce retard. On lui a dit que celui-ci était causé par l'escorte motorisée du premier ministre.
Je souhaite donc poser au député d’en face la question suivante. Est-ce que le député ici présent accuse — officiellement — la députée de Milton et celui de Beauce d’être intervenus pour induire en erreur la Chambre sur la base d’un faux raisonnement? Je souhaite connaître sa réponse.
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Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2017-04-06 11:24 [p.10253]
Madam Speaker, I appreciate the first comments made by the member, because it is indeed a privilege to be here to represent our constituencies, and it is one of the reasons I argued for unfettered access to the parliamentary precinct. I do not think anyone would question that.
With respect to the specific question the member asked, at times I think members might have selective hearing. If he listened to the member for Beauce, this is what he said in response to a question. He said there was no specific reason given by personnel at the gate. They made reference to the Prime Minister's motorcade, but they also made reference to the media bus. Why has that point been lost? Why does the opposition give the motorcade as the reason? Why do members want to give that impression? I am suspicious of that.
I would like to see the focus of the debate, no matter how long we have it today, whether it is five minutes or five hours, be what the member started his speech with, which is why it is so important that we have unfettered access to this facility.
Madame la Présidente, je remercie le député de ses premières observations. Il s’agit en effet d’un privilège d’être ici pour représenter nos électeurs. C’est l’une des raisons qui font que je réclame un accès sans entrave à la Cité parlementaire. Je crois que nous sommes tous d'accord là-dessus.
En ce qui concerne la question posée par le député, je pense que, parfois, les députés ont une oreille sélective. Le député de Beauce a dit, en réponse à une question, que le personnel à l'entrée ne lui avait donné aucune raison précise. Le personnel aurait mentionné l'escorte motorisée du premier ministre, mais également l’autobus des journalistes. Pourquoi a-t-on oublié de mentionner ce point? Pourquoi l’opposition a-t-elle retenu l'escorte comme raison? Pourquoi les députés veulent-ils donner cette impression? J’ai des soupçons à ce sujet.
Je souhaiterais que le débat — peu importe s’il dure cinq minutes ou cinq heures — porte plutôt sur ce qu’a mentionné le député au début de son intervention, soit l’importance d’avoir accès à cet établissement sans entrave.
View Marilyn Gladu Profile
CPC (ON)
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2017-04-06 11:26 [p.10253]
Madam Speaker, the member opposite said that this is a very serious issue, that we have to have parliamentary access and that we could be talking about this for five hours in the House. Would it be better to talk for five hours in the House or to have the procedure and house affairs committee, which is sitting right now, take some action to figure out, if these vehicles were in the way, what we are going to do to prevent that? Could the member comment?
Madame la Présidente, le député de l’opposition a indiqué que l’accès au Parlement est un enjeu crucial et que nous pourrions en discuter pendant cinq heures à la Chambre. Serait-il plus judicieux d’en parler pendant cinq heures à la Chambre ou de demander au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre — qui siège actuellement — d’examiner la question et de déterminer si les voitures constituaient une entrave ainsi que les mesures à prendre pour éviter ce genre de situation? J’aimerais entendre le député à ce sujet.
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