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View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
I call to order meeting number 12 of the House of Commons Standing Committee on International Trade.
Today’s meeting is taking place in a hybrid format, pursuant to the House order of September 23, 2020. The proceedings are available via the House of Commons website.
To ensure an orderly meeting, I would like to outline a few rules to follow.
Members and witnesses may speak in the official language of their choice. Interpretation services are available for this meeting. You have the choice, at the bottom of your screen, of floor, English or French.
For members participating in person, proceed as you usually would when the whole committee is meeting in person in a committee room. Keep in mind the directives from the Board of Internal Economy regarding masking and health protocols.
Before speaking, please wait until I recognize you by name. If you are on the video conference, please click on the microphone icon to unmute yourself. For those in the room, your microphone will be controlled as normal by the proceedings and verification officer. When you are not speaking, your mike should be on mute.
Before I go to the business of the day and the witnesses, I understand that Mr. Blaikie has a motion he wants to speak to.
Je déclare ouverte la réunion numéro 12 du Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes.
La réunion d'aujourd'hui se déroule dans un format hybride, conformément à l'ordre de la Chambre en date du 23 septembre 2020. Les débats sont disponibles sur le site Web de la Chambre des communes.
Pour assurer le bon déroulement de la réunion, il y a quelques règles à suivre.
Les députés et les témoins peuvent s'exprimer dans la langue officielle de leur choix. Des services d'interprétation sont disponibles pour cette réunion. Vous pouvez choisir d'avoir le parquet en français ou en anglais en cliquant sur le bouton à la base de votre écran.
Pour les membres participant en personne, faites comme vous le feriez normalement lorsque tous les membres du Comité se réunissent en personne dans une salle. N'oubliez pas les directives du Bureau de régie interne concernant les masques et les protocoles sanitaires.
Avant de prendre la parole, veuillez attendre que je vous appelle par votre nom. Si vous êtes en vidéoconférence, cliquez sur l'icône du microphone pour remettre le son. Pour les personnes présentes dans la salle, c'est l'agent chargé de la procédure et de la vérification qui sera en charge de votre microphone comme d'habitude. Lorsque vous ne parlez pas, votre micro doit être coupé.
Avant de passer aux travaux de la journée et aux témoins, je crois savoir que M. Blaikie a une motion à présenter.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Thank you very much, Madam Chair.
At this time, I would like to move the motion, for which I gave notice on December 4.
It reads as follows:
That the committee recognize:
(1) the longstanding cultural, familial, political and economic connections between Canada and the people of both the Republic of Ireland and the United Kingdom;
(2) the important role played by Canada in negotiating the Good Friday Agreement and in ensuring the commitments laid out in the treaty were implemented;
(3) that the decision by the United Kingdom to leave the European Union could affect the Good Friday Agreement and the provisions in it regarding the border between the Republic of Ireland and the UK, and;
That the committee calls on the government to ensure that any post-Brexit trade deal between Canada and the United Kingdom be consistent with the principles of the Good Friday Agreement, and;
That the committee report this motion to the House and, pursuant to Standing Order 109, request that the government table a comprehensive response to the report.
I'm sure many members of the committee know and understand the deep connection between Canada and Ireland, and the significance of the Brexit process for the Irish border. We often hear that trade has the ability to open borders and to keep borders open.
Historically, Canada has played an important role in securing peace between the Republic of Ireland and the United Kingdom. I think it's good to reaffirm our commitment to that now as we conclude a transitional deal and look forward to a successor agreement in the future.
For the benefit of committee members who may not already know, I understand that the same motion has already passed unanimously at the foreign affairs committee of the House. I think it would be nice for the Committee on International Trade to add its voice to that call.
Thank you very much.
Merci, madame la présidente.
Je voudrais présenter maintenant la motion dont j'ai donné avis le 4 décembre.
En voici le libellé:
Que le Comité reconnaisse:
1) les liens culturels, familiaux, politiques et économiques de longue date entre le Canada et les populations tant de la République d’Irlande que du Royaume-Uni;
2) le rôle important joué par le gouvernement du Canada lors des négociations entourant l’Accord du Vendredi saint et de la mise en œuvre des engagements énoncés dans le traité;
3) que le fait que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne pourrait avoir une incidence sur l’Accord du Vendredi saint et ses dispositions concernant la frontière séparant la République d’Irlande du Royaume-Uni;
Que le Comité demande au gouvernement de veiller à ce que tout accord commercial entre le Canada et le Royaume-Uni après le Brexit soit conforme aux principes de l’Accord du Vendredi saint;
Que le Comité fasse rapport de cette motion à la Chambre et que, conformément à l’article 109 du Règlement, il demande au gouvernement de déposer une réponse exhaustive au rapport.
Je suis sûr que bon nombre des membres du Comité connaissent et comprennent le lien profond existant entre le Canada et l'Irlande ainsi que l'importance du Brexit pour la frontière irlandaise. On dit souvent que le commerce a cela de bon qu'il ouvre les frontières et qu'il les garde ouvertes.
Historiquement parlant, le Canada a joué un rôle important dans l'instauration de la paix entre la République d'Irlande et le Royaume-Uni. Je pense qu'il est bon de réaffirmer notre engagement alors que nous concluons un accord transitoire et que nous attendons avec impatience l'accord qui lui succédera à l'avenir.
Aux membres du Comité qui ne le savent peut-être pas encore, je dirai que la même motion a déjà été adoptée à l'unanimité par le le Comité des affaires étrangères de la Chambre. Je pense qu'il serait bon que le Comité du commerce international fasse de même.
Merci beaucoup.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Thank you, Mr. Blaikie.
Is there any discussion?
Merci, monsieur Blaikie.
Y a-t-il des commentaires?
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Madam Chair, as Mr. Blaikie pointed out, we were very pleased that this motion passed unanimously at the foreign affairs committee last week. I think you will find that government members will join Mr. Blaikie in support for the people of Ireland and to ensure that the trade agreement has no consequence and is entirely consistent with the Good Friday Agreement.
Madame la présidente, comme M. Blaikie l'a dit, nous avons été très contents que cette motion soit adoptée à l'unanimité au Comité des affaires étrangères, la semaine dernière. Vous constaterez que les membres du gouvernement se joindront à M. Blaikie pour soutenir le peuple irlandais et s'assurer que l'accord commercial soit sans conséquence et tout à fait conforme à l'Accord du Vendredi saint.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Thank you, Ms. Bendayan.
Is there any further discussion?
Mr. Savard-Tremblay, go ahead.
Merci, madame Bendayan.
D'autres commentaires?
Monsieur Savard-Tremblay, vous avez la parole.
View Simon-Pierre Savard-Tremblay Profile
BQ (QC)
Thank you, Madam Chair.
I simply wanted to mention that I too supported the motion.
Needless to say, the committees ought not to contradict one another, because that would no doubt send the wrong signal. In principle, we would be wise not to reopen this agreement. I also supported it out of solidarity for all peoples that strive for their independence.
Je vous remercie, madame la présidente.
Je veux simplement mentionner que j'ai également soutenu ladite motion.
Évidemment, il ne faut pas que les comités se contredisent les uns les autres, ce qui enverrait sans doute un mauvais signal. Par principe, nous avons tout intérêt à ne pas rouvrir cette entente. Je l'appuie également par solidarité envers tous les peuples qui militent pour leur indépendance.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Thank you.
Mrs. Gray, please go ahead.
Merci.
Madame Gray, allez-y.
View Tracy Gray Profile
CPC (BC)
Thank you, Madam Chair.
I'll just let the committee know that the official opposition also supports this motion. We will be voting in favour as well.
Merci, madame la présidente.
Je veux juste dire au Comité que l'opposition officielle appuie également cette motion. Nous allons également voter en sa faveur.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Thank you all very much.
I don't see any other discussion.
(Motion agreed to)
The Chair: It's unanimous. Thank you very much.
Now we move on to the business of the day.
Pursuant to Standing Order 108(2), the committee will now proceed with the study of Canada’s recovery plan for exporters after COVID-19.
We welcome our witnesses today. From the Canadian Council for Aboriginal Business, we have Patrick Watson, director of public policy. From the Canadian Vehicle Manufacturers' Association, we have Brian Kingston, president. From the Centre for Global Enterprise, Schulich School of Business, we have Douglas Kennedy, managing director. From Union des producteurs agricoles, we have Marcel Groleau, general president; and Isabelle Bouffard, director of agriculture policy and research.
Welcome to all of you on our last meeting day for 2020.
Mr. Watson, you have the floor.
Merci beaucoup à tous.
Je vois qu'il n'y a plus d'autres commentaires.
(La motion est adoptée.)
La présidente: C'est unanime. Merci beaucoup.
Passons maintenant à l'ordre du jour.
Conformément au paragraphe 108(2) du Règlement, le Comité procède à l'étude du plan de relance du Canada pour les exportateurs après la COVID-19.
Nous souhaitons la bienvenue aux témoins. Nous accueillons aujourd'hui M. Patrick Watson, directeur, Politique publique, Conseil canadien pour le commerce autochtone; M. Brian Kingston, président de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules; M. Douglas Kennedy, directeur général, Centre for Global Enterprise, Schulich School of Business; et de l'Union des producteurs agricoles, M. Marcel Groleau, président général, et Mme Isabelle Bouffard, directrice, Direction recherches et politiques agricoles.
Bienvenue à notre dernière réunion de l'année 2020.
Monsieur Watson, vous avez la parole.
Patrick Watson
View Patrick Watson Profile
Patrick Watson
2020-12-11 13:14
Thank you, Madam Chair.
Aanii, Patrick Watson n'indignikaaz. Hello, my name is Patrick Watson and as the director of public policy for the Canadian Council for Aboriginal Business, CCAB, I would like to thank you, Madam Chair and all distinguished members of this committee, for the opportunity to provide you with my testimony and to answer your questions today.
Speaking to you from my home office, I acknowledge the land as the traditional territory of many nations, including the Algonquin, the Anishinabe and the Haudenosaunee peoples, and now home to many diverse first nations, Métis and Inuit peoples. I would like to recognize and hold up their elders past, present and emerging.
As Chief Poitras stated to the House of Commons Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs on November 3, 2020, “This pandemic has highlighted the inequities in this country and exacerbated existing challenges.” This statement underlines how, more than any other time in history, indigenous peoples need to be top of mind for the Government of Canada and the Canadian public.
Since 1982, CCAB has been committed to the full participation of indigenous peoples in the Canadian economy. Our work is backed by data-driven research and recognized by the Organisation for Economic Co-operation and Development, the OECD, as the gold standard for indigenous business data in Canada.
From the beginning of the pandemic, the Government of Canada introduced efforts to provide support for businesses. As the CCAB's president and CEO, Ms. Tabatha Bull, stated in recent appearances before the House of Commons Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs and the Standing Senate Committee on National Finance, the unique circumstances facing indigenous businesses were not initially taken into account when forming the eligibility of the Canada emergency business account or Bill C-14, which initially left large indigenous-owned businesses ineligible for the wage subsidy. We appreciate that these gaps were remedied; however, we must not forget the additional burden that the nearly month-long gap placed on many indigenous businesses.
Furthermore, with an understanding that there were on-reserve businesses that could not access the programs available due to unique taxation and ownership structures, the government announced the distribution of $133 million to support indigenous businesses. However, with Bill C-9, which extended the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy, a number of questions remain unanswered concerning the eligibility of indigenous businesses, which the CCAB has submitted to ISED and CRA. We are waiting on responses to these questions.
As a lesson learned, resulting from our efforts to ensure indigenous inclusion, the CCAB has repeatedly highlighted the need for a navigator function specifically for indigenous businesses to assist with the understanding and uptake of various programs, including those designed to support exporters. Indigenous businesses have found navigating the bureaucracy, which often does not consider their unique legal and place-based circumstances, a significant barrier to accessing the support necessary to keep their businesses alive and maintain the well-being of their communities.
In order to support sound federal public policy development and effective interventions during the pandemic, and in collaboration with leading national indigenous organizations, CCAB undertook a COVID-19 indigenous business survey as part of a COVID-19 indigenous response task force. The goal of the survey was to understand the unique impacts of the COVID-19 pandemic on indigenous-owned businesses in Canada.
As we dug deeper into this research, we found that indigenous women disproportionately bore the brunt of the negative effects of COVID-19. For example, more indigenous women-owned businesses reported very negative outcomes to their businesses: 61% for women-owned compared to 53% for men-owned businesses. Women-owned businesses experienced higher revenue drops as a whole compared to men-owned businesses: 36% of women-owned businesses, compared to 26% of men-owned businesses.
The CCAB appreciates the indication provided to us by Indigenous Services Canada that they will fund a second COVID-19 indigenous business survey this fall to assess the impacts that the first and second waves of COVID-19 have had and are having on indigenous businesses.
It is our hope that the results of both surveys will inform effective policy and programmatic interventions to support indigenous business recovery and, in turn, support indigenous prosperity and well-being. We would welcome a future opportunity to present our findings to this committee.
What we have taken away from this experience is that programs of general application are often not well designed to meet the specific needs of indigenous businesses. The lack of targeted assistance for indigenous businesses to utilize these government supports further adds to the frustration and distrust that is the result of the history between the Crown and indigenous peoples.
This underlines the need for an indigenous economic recovery strategy that is indigenous-led, builds indigenous capacity and is well resourced to support indigenous prosperity and well-being. This is one of the recommendations found in the Senate Committee on National Finance’s report on Bill C-9, which notes that the federal government should consider “adopting a government-wide strategy to support Indigenous businesses, similar to its Women Entrepreneurship Strategy and the Black Entrepreneurship Program”. Access to external markets would be an important part of this government-wide strategy, including the need to support indigenous exporters as part of the recovery.
Such a strategy was not mentioned in the recent Speech from the Throne, nor in the fall economic statement. Although we acknowledge the number of important renewed commitments made in the Speech from the Throne and in the fall economic statement, I would be remiss if I did not express my disappointment that there was no mention of efforts to support the economic empowerment of indigenous peoples, businesses or communities. That was a missed opportunity for the Government of Canada to signal to Canadians that indigenous prosperity and economic reconciliation matter.
In the immediate term, what is needed to support indigenous exporters is a 5% set-aside with a navigator service across all four CanExport programming streams—CanExport SMEs, CanExport innovation, CanExport associations and CanExport community investments—for indigenous businesses, organizations and aboriginal economic development corporations, also known as dev corps. A 5% set-aside for first nations, Métis and Inuit businesses would represent a meaningful investment in indigenous exporters and indigenous economic recovery. This proposal is aligned with the Government of Canada’s procurement set-aside, which is reflected in the mandate letter of the Minister of Public Services and Procurement Canada.
In the medium term, what we would like to see in the upcoming budget is a plan for the Government of Canada to build the capacity of indigenous organizations to deliver export opportunity awareness, export readiness training and exporter business missions in a good way that draws upon the lessons learned of the recent OECD report “Linking Indigenous Communities with Regional Development in Canada”, to ensure that these supports are culturally appropriate, place-based and meaningful for indigenous businesses.
The CCAB would welcome the opportunity to work with this committee and Global Affairs Canada on its efforts to build indigenous capacity. In the last three months alone, CCAB has hosted and participated in a series of export webinars with the trade commissioner service, Export Development Canada and the Business Development Bank of Canada, focused on indigenous businesses.
We have been developing a unique export readiness training opportunity with the World Trade Centre in Vancouver for early 2021, and we co-hosted a Canada-Australia indigenous business export dialogue on December 3, 2020, which provided a business mission for indigenous exporters from both countries. Our next indigenous business export dialogue will take place on January 14, 2021, this time with indigenous businesses from the United States of America.
I would like to leave you with this point for consideration. Too often, indigenous business concerns are an afterthought, resulting in indigenous organizations like CCAB working to prove to the Government of Canada that their responses have not met the needs of indigenous peoples. A reasonable starting point to support indigenous economic recovery would include set-asides and a navigator function for the CanExport programs for indigenous businesses and communities.
CCAB is committed to continue to work in collaboration with the Government of Canada, our members and partners to help rebuild and strengthen the path forward towards a healthy and prosperous Canada.
Thank you all very much for your time. Meegwetch.
Merci, madame la présidente.
Aanii, Patrick Watson n'indignikaaz. Bonjour, mon nom est Patrick Watson et, en tant que directeur de la politique publique du Conseil canadien pour le commerce autochtone, je vous remercie, madame la présidente et distingués membres du Comité, de me donner l'occasion de témoigner et de répondre à vos questions aujourd'hui.
Depuis mon bureau à domicile, je reconnais la terre comme le territoire traditionnel de nombreuses nations, y compris les peuples algonquin, anishinabe et haudenosaunee, qui accueille désormais divers peuples autochtones, métis et inuits. Je reconnais et je rends hommage à leurs aînés passés, présents et émergents.
Comme l'a déclaré le chef Poitras au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord de la Chambre des communes le 3 novembre 2020, « la pandémie a mis en lumière les iniquités au pays et exacerbé des difficultés existantes. » Cette affirmation indique à quel point les peuples autochtones doivent, plus que jamais auparavant dans l'histoire canadienne, être au cœur des préoccupations du gouvernement du Canada et des Canadiens.
Depuis 1982, le Conseil canadien pour le commerce autochtone s'emploie à faciliter la pleine participation des peuples autochtones à l'économie canadienne. Notre travail est fondé sur la recherche guidée par les données et est reconnu par l'Organisation de coopération et de développement économiques, ou l'OCDE, comme un modèle d'excellence en matière de données d'affaires autochtones au Canada.
Depuis le début de la pandémie, le gouvernement du Canada instaure des mesures de soutien destinées aux entreprises. Comme l'a déclaré la présidente et directrice générale du Conseil canadien pour le commerce autochtone, Mme Tabatha Bull, lors d'un récent témoignage devant le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord de la Chambre des communes et le Comité sénatorial permanent des finances nationales, on n'a pas tenu compte des circonstances particulières auxquelles font face les entreprises autochtones lorsque l'on a établi initialement les critères d'admissibilité au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ou aux mesures prévues par le projet de loi C-14. Résultat: de grandes entreprises autochtones se sont trouvées initialement inadmissibles à la subvention salariale. Nous comprenons que l'on a remédié à ces lacunes. Il ne faut toutefois pas oublier que le retard de près d'un mois représente un fardeau additionnel pour beaucoup d'entreprises autochtones.
En outre, étant donné que les entreprises situées dans les réserves ne pouvaient pas se prévaloir des programmes en raison des structures particulières d'imposition et de propriété, le gouvernement a annoncé la distribution de 133 millions de dollars pour soutenir les entreprises autochtones. Toutefois, avec le projet de loi C-9, qui a prolongé la Subvention salariale d'urgence du Canada et la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, des questions sont demeurées sans réponses concernant l'admissibilité des entreprises autochtones, que le Conseil canadien pour le commerce autochtone a soumises au ministère de l'Industrie et à l'Agence du revenu du Canada. Nous attendons des réponses à ces questions.
Comme le Conseil canadien pour le commerce autochtone a tiré des leçons de ses efforts visant à assurer l'inclusion des Autochtones, il signale continuellement la nécessité d'une fonction d'intervenant pivot destinée aux entreprises autochtones, afin de les aider à comprendre les différents programmes et à en tirer parti, y compris les programmes conçus pour aider les exportateurs. La bureaucratie qui, souvent, ne prend pas en considération les circonstances juridiques et territorialisées particulières aux entreprises autochtones, entrave souvent l'accès de celles-ci au soutien qui leur est nécessaire pour survivre et maintenir le bien-être de leur communauté.
Envue de contribuer à l'élaboration de bonnes politiques et d'interventions efficaces de la part du fédéral durant la pandémie, le Conseil canadien pour le commerce autochtone a entrepris, en collaboration avec d'autres grands organismes autochtones nationaux, un sondage sur la COVID-19 auprès des entreprises autochtones, dans le cadre des travaux de l'Équipe spéciale COVID-19 pour les entreprises autochtones. L'objectif du sondage était de comprendre les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les entreprises autochtones du Canada.
En étudiant de plus près les données du sondage, nous avons constaté que les effets négatifs de la COVID-19 ont particulièrement nui aux femmes autochtones. Par exemple, plus de femmes autochtones rapportent que leur entreprise a subi des répercussions très négatives, soit 61 % de femmes propriétaires d'entreprise comparativement à 53 % d'hommes propriétaires d'entreprise. Les entreprises des femmes ont connu une baisse plus marquée de revenus en général que les entreprises des hommes: 36 % des entreprises appartenant à des femmes comparativement à 26 % des entreprises appartenant à des hommes.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone apprécie le fait que Services aux Autochtones Canada a indiqué qu'il financerait un deuxième sondage sur la COVID-19 auprès des entreprises autochtones cet automne, en vue d'évaluer les répercussions de la première et de la deuxième vagues de COVID-19 sur ces entreprises.
Nous espérons que les résultats aux deux sondages contribueront à l'élaboration de politiques et de programmes efficaces, qui appuieront la reprise des entreprises autochtones et, ainsi, la prospérité et le bien-être des Autochtones. Nous serions heureux de revenir témoigner devant le présent comité afin de présenter les résultats.
Cette expérience nous a appris que les programmes généraux s'appliquent souvent mal aux besoins particuliers des entreprises autochtones. Le manque d'assistance adaptée aux entreprises autochtones pour aider celles-ci à se prévaloir des mesures de soutien gouvernementales ajoute à la frustration et à la méfiance qui découlent des rapports historiques entre la Couronne et les peuples autochtones.
Voilà qui souligne la nécessité d'une stratégie de reprise économique pour les Autochtones qui est dirigée par des Autochtones, qui renforce la capacité autochtone et qui dispose de ressources adéquates pour appuyer la prospérité et le bien-être des Autochtones. C'est d'ailleurs l'une des recommandations formulées par le Comité sénatorial des finances nationales dans son rapport sur le projet de loi C-9, où il invite le gouvernement fédéral à « adopter une stratégie pangouvernementale pour soutenir les entreprises autochtones, à l’instar de ce qu’il a fait avec la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat et son Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires ». L'accès aux marchés extérieurs serait un élément important de cette stratégie pangouvernementale, de même que l'appui aux exportateurs autochtones dans le cadre de la reprise.
Ni le récent discours du Trône ni l'énoncé économique de l'automne ne fait mention d'une telle stratégie. Certes, le discours du Trône et l'énoncé économique de l'automne réaffirment de nombreux engagements importants, mais je ne peux pas passer sous silence ma déception devant le manque d'efforts pour appuyer l'autonomisation économique des peuples, des entreprises ou des communautés autochtones. Le gouvernement du Canada a raté une belle occasion de signaler aux Canadiens l'importance de la prospérité des Autochtones et de la réconciliation économique.
Dans l'immédiat, il faut appuyer les exportateurs autochtones avec un marché réservé de 5 % assorti d'un service d'intervenant pivot dans les quatre volets du programme CanExport — CanExport PME, CanExport Associations, CanExport Innovation et CanExport Investissement des communautés — pour les entreprises et organismes autochtones et les sociétés de développement économique autochtones. Un marché réservé de 5 % pour les entreprises autochtones, métisses et inuites constituerait un véritable investissement dans les exportateurs autochtones et la reprise économique autochtone. Cette proposition cadre avec le marché réservé du gouvernement du Canada, lequel fait partie de la lettre de mandat de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement.
À moyen terme, nous aimerions que le prochain budget renferme un plan pour le gouvernement du Canada visant à renforcer de bonne façon la capacité des organismes autochtones en matière de sensibilisation aux débouchés d'exportation, de formation à la préparation à l'exportation et de missions commerciales pour les exportateurs. Ce plan devrait s'inspirer des leçons apprises que l'OCDE énonce dans son récent rapport intitulé: Linking Indigenous Communities with Regional Development in Canada, pour que ces soutiens soient adaptés à la culture, territorialisés et significatifs pour les entreprises autochtones.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone est prêt à collaborer avec le présent comité et Affaires mondiales Canada pour renforcer la capacité autochtone. Au cours des trois derniers mois, le Conseil a organisé des webinaires sur l'exportation destinés aux entreprises autochtones, avec le service des délégués commerciaux, Exportation et développement Canada et la Banque de développement du Canada.
Nous avons mis au point une formation unique sur la préparation à l'exportation avec le World Trade Centre de Vancouver, qui sera offerte au début de janvier 2021. Le 3 décembre 2020, nous avons co-organisé un entretien sur l'exportation pour les entreprises autochtones du Canada et de l'Australie, ce qui a offert une mission commerciale pour les exportateurs autochtones des deux pays. Le prochain dialogue d'exportateurs autochtones aura lieu le 14 janvier 2021, cette fois avec des entreprises autochtones des États-Unis d'Amérique.
J'aimerais conclure en vous invitant à prendre ceci en considération. Trop souvent, les préoccupations des entreprises autochtones font partie des considérations secondaires, ce qui oblige les organismes autochtones comme le Conseil canadien pour le commerce autochtone à prouver au gouvernement du Canada que ses interventions ne répondent pas aux besoins des peuples autochtones. Pour appuyer la reprise économique autochtone, il serait raisonnable de prévoir des marchés réservés et une fonction d'intervenant pivot pour les volets du programme CanExport pour les entreprises et les communautés autochtones.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone s'engage à collaborer avec le gouvernement du Canada, ses membres et ses partenaires pour aider à reconstruire et à renforcer la voie vers un Canada sain et prospère.
Je vous remercie de votre attention. Meegwetch.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Mr. Kingston, you have the floor.
Monsieur Kingston, vous avez la parole.
Brian Kingston
View Brian Kingston Profile
Brian Kingston
2020-12-11 13:24
Good afternoon, Madam Chair and committee members. Thank you for the invitation to be here today to take part in the consultations on Canada's international trade after COVID-19.
Just by way of background, the Canadian Vehicle Manufacturers' Association is an industry association that represents Canada's leading manufacturers of light and heavy-duty motor vehicles. Our membership includes Fiat Chrysler Automobiles, FCA; Ford Motor Company; and General Motors, GM. CVMA members are responsible for the majority of vehicles manufactured in Canada, directly employing over 22,000 Canadians in well-paying, high-skilled jobs.
Over the past two months, the members of the CVMA have committed $4.8 billion in new investment to Canada, creating 3,700 direct new jobs and tens of thousands throughout the auto supply chain. International trade is absolutely critical to the auto industry and the new investments that have been made in Canada. More than 85% of vehicles that we assemble here are exported, with motor vehicles responsible for fully 10% of Canada's goods exports.
Today I'd like to make three points about Canada's international trade priorities after COVID-19. The first is that we should focus on North America. The U.S. is and will remain Canada's most important automotive trade partner in a post-COVID world. Given the highly integrated nature of the auto industry, a successful recovery from COVID-19 depends on unfettered market access across the North American trading bloc. To achieve this, we urge continued efforts to ensure smooth and seamless implementation of the Canada-United States-Mexico agreement, CUSMA. This includes working with the new U.S. administration to resolve outstanding implementation issues related to the core parts of rules of origin and used-vehicle trade.
We also recommend a redoubling of efforts to reduce border thickening. We applaud the government for attention early in the pandemic to maintain commercial cross-border movement of goods. However, auto manufacturers are now witnessing an increasing number of issues with technical experts facing challenges when crossing the border to perform critical functions. This is starting to have serious economic consequences that could threaten a sustainable export recovery from COVID-19 if not addressed immediately.
To address this challenge, we have asked the government to provide clearer guidance to border service officers on common entry scenarios, apply rapid testing at border crossings, and consider a border crossing pilot program for the automotive sector. This would support a fully functioning industry and ensure that significant new investments in Canada can progress and support trade while recognizing that the auto industry has put robust safety protocols in place across facilities to protect the health and safety of employees and the communities in which they operate.
The second key point I'd like to make today is that harmonization is the key to our prosperity. Canada produces vehicles primarily for the North American market. It's critical that Canada maintain national harmonized vehicle regulations and standards with the federal U.S. across safety, emissions criteria, chemicals management and GHG emissions. Harmonization is necessary to ensure that Canada continues benefiting from the integrated North American auto industry and the significant automotive investment flows and jobs it has created here for Canadians. Auto regulatory harmonization enables “one product, tested once and certified once for sale across one [Canadian and U.S.] market”. This has provided Canadian consumers with the greatest access to new and more advanced GHG-reducing technologies, safety features and vehicle model choice, as well as allowing industry to develop and manufacture these advanced technologies at the lowest cost.
If regulations are not harmonized in an integrated North American auto sector, Canada risks consumer access to new technology vehicles or services that are available in the larger U.S. market. It also puts Canada at risk of missing out on hotly contested new manufacturing mandates. We have largely harmonized auto regulations with the U.S. thanks to the regulatory co-operation council and work over past governments.
More recently, the highly integrated nature of the automotive manufacturing industry was ingrained in the recently signed CUSMA, which was ultimately an agreement largely about automotive trade. We must not put the enormous benefits of auto trade at risk through unaligned regulations. We recommend that the government engage with the new U.S. administration as quickly as possible to reinvigorate the RCC. The success of this really depends on support at the leader level.
Je vous souhaite bon après-midi, madame la présidente, ainsi qu'aux membres du Comité. Merci de m'avoir invité à prendre part aux consultations sur le commerce international du Canada après la COVID-19.
Pour donner un peu de contexte, l'Association canadienne des constructeurs de véhicules, ou ACCV, représente les plus importants fabricants de véhicules légers et lourds du Canada. Les sociétés membres de l'ACCV sont Fiat Chrysler Automobiles, ou FCA; Ford du Canada limitée et General Motors du Canada limitée. Les membres de l’ACCV produisent la majorité des véhicules au Canada et fournissent des emplois directs bien rémunérés et hautement qualifiés à plus de 22 000 Canadiens.
Au cours des deux derniers mois, les membres de l'ACCV se sont engagés à investir un nouveau montant de 4,8 milliards de dollars au Canada et à créer 3 700 nouveaux emplois directs et des dizaines de milliers d'autres dans la chaîne d'approvisionnement automobile. Le commerce international est absolument crucial à l'industrie automobile et aux nouveaux investissements qui ont été faits au Canada. Plus de 85 % des véhicules que nous assemblons ici sont exportés et les véhicules à moteur représentent pas moins de 10 % des marchandises exportées par le Canada.
Aujourd'hui, j'aimerais faire valoir trois points concernant les priorités du Canada en matière de commerce international après la COVID-19. Premièrement, nous devrions nous concentrer sur l'Amérique du Nord. Les États-Unis sont et demeureront le plus important partenaire commercial du secteur automobile pour le Canada dans le monde post-COVID. Étant donné la nature hautement intégrée de l'industrie automobile, une reprise réussie après la COVID-19 dépend d'un libre accès à tout le bloc commercial de l'Amérique du Nord. Pour y arriver, des efforts continus sont nécessaires afin d'assurer la mise en œuvre sans heurt de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, l'ACEUM. Cela implique de travailler avec la nouvelle administration américaine pour résoudre les problèmes d'application en suspens concernant les principaux éléments des règles d'origine et du commerce des véhicules usagés.
Nous recommandons également de redoubler les efforts pour réduire l'épaississement de la frontière. Nous saluons le fait que le gouvernement ait assuré au début de la pandémie le maintien de la circulation commerciale transfrontalière des marchandises. Toutefois, les fabricants du secteur de l'automobile constatent maintenant que les experts techniques font face à un nombre croissant de problèmes lorsqu'ils traversent la frontière pour exercer des fonctions essentielles, ce qui entraîne de sérieuses conséquences économiques et pourrait menacer une reprise durable des exportations après la COVID-19, si ces problèmes ne sont pas réglés immédiatement.
À cette fin, nous demandons que le gouvernement énonce des lignes directrices plus claires pour les agents des services frontaliers concernant les cas d'entrée ordinaires, qu'il offre des tests de dépistage rapide aux postes frontaliers et envisage un projet pilote sur les passages à la frontière pour le secteur de l'automobile. Cela faciliterait le plein fonctionnement de l'industrie et ferait en sorte que les nouveaux investissements au Canada puissent progresser et appuyer le commerce, compte tenu du fait que l'industrie automobile a mis en place de rigoureux protocoles de sécurité dans toutes ses installations afin de protéger la santé et la sécurité des employés et des collectivités où elle mène ses activités.
Le deuxième point que je veux faire valoir aujourd'hui est celui-ci: l'harmonisation est essentielle à notre prospérité. Le Canada produit des véhicules destinés principalement au marché nord-américain. Il est crucial que le Canada maintienne des règles et des normes nationales régissant les véhicules motorisés qui sont harmonisées avec celles du gouvernement fédéral des États-Unis, en ce qui concerne la sécurité, les critères d'émission, la gestion des produits chimiques et l'émission des gaz à effet de serre. Une telle harmonisation est nécessaire pour que le Canada continue de bénéficier de l'industrie automobile intégrée de l'Amérique du Nord et du flux considérable d'investissements dans le secteur automobile et d'emplois qu'elle génère pour les Canadiens. L'harmonisation de la réglementation automobile rend possible l'application du principe « d’un produit, testé une fois et certifié une fois pour la vente à l’échelle d’un seul marché [canadien et américain] », ce qui offre au Canada un accès optimal à de nouvelles technologies de pointe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des fonctionnalités de sécurité et à un choix de modèles, tout en permettant à l'industrie de mettre au point et de fabriquer ces technologies de pointe au moindre coût.
Si les règles ne sont pas harmonisées à l'échelle du secteur automobile nord-américain intégré, les consommateurs du Canada risquent de ne pas avoir accès aux nouveaux véhicules, technologies ou services qui sont accessibles au marché plus vaste des États-Unis. Le Canada risque également de rater de nouveaux mandats de production qui font l'objet d'une chaude lutte. Nous avons harmonisé en grande partie la réglementation automobile avec les États-Unis grâce au Conseil de coopération en matière de réglementation et au travail de gouvernements précédents.
Dernièrement, la nature hautement intégrée de l'industrie de la fabrication automobile était ancrée dans l'Accord Canada—États-Unis—Mexique signé récemment, qui, au bout du compte, est un accord qui porte en grande partie sur le commerce automobile. Il ne faut pas mettre en péril les bénéfices énormes du commerce automobile avec des règlements mal harmonisés. Nous recommandons au gouvernement de discuter sans tarder avec la nouvelle administration américaine afin de revitaliser le Conseil de coopération en matière de réglementation. Le succès de cette entreprise dépend véritablement de l'appui manifesté par les dirigeants.
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 13:31
As Canada moves forward with its trade agenda, it will also be important to examine market access for North American-built vehicles, including the acceptance and recognition of safety and technical standards pursuant to the Canadian motor vehicle safety standards. Our members build and export vehicles worldwide. It is important to ensure that rigorous and comprehensive safety standards, such as CMVSS, are recognized as equivalent to or better than other standard bodies, such as the United Nations Economic Commission for Europe, UNECE.
It's important to note that regulatory harmonization does not preclude Canada from achieving its environmental policy objectives through complementary policy measures, such as accelerating the turnover of older, higher-emitting vehicles and incentivizing the adoption of newer, lower-emitting technology vehicles by Canadians.
Jurisdictional compatibility is also important in areas such as privacy. Vehicles are produced for an integrated North American market and need to operate seamlessly across jurisdictions. We encourage the federal government to take a leadership role to avoid a patchwork of privacy regulation that may hinder privacy objectives, create barriers for business and confusion for the consumer. Industry needs a clear and consistent policy landscape to support innovation and competitiveness for auto investment.
The third point, which I'll conclude on today, relates to infrastructure and the need to invest in trade-enabling infrastructure. Growing Canada’s trade in a post-COVID-19 world requires more trade-enabling infrastructure. This includes completion of the Gordie Howe International Bridge and additional port capacity to support activity such as vehicle on-loading and off-loading.
We witnessed just this summer how fragile Canada’s trade infrastructure really is when the Port of Montreal was closed due to labour action. The Port of Montreal strike caused a significant decrease in the port's national share of exports by water, with the share of exports down to 7.8%. That was from an average, typically, of around 15%. This disruption required rerouting, which added significant costs to production, increased uncertainty and ultimately undermined Canada’s competitiveness as a reliable jurisdiction for the production and movement of goods.
We believe that any post-COVID trade strategy should include efforts to boost our trade infrastructure and resiliency to protect against any future disruptions.
With that, I'll conclude my remarks. I look forward to any questions.
Tandis que le Canada va de l'avant avec son programme commercial, il est important également d'examiner l'accès aux marchés pour les véhicules fabriqués en Amérique du Nord, y compris l'approbation et la reconnaissance des normes sécuritaires et techniques conformes aux normes canadiennes de sécurité concernant les véhicules motorisés. Nos membres construisent et exportent des véhicules partout dans le monde. Il est important de faire en sorte que des normes rigoureuses et exhaustives de sécurité, comme les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, soient reconnues comme équivalentes — ou meilleures — à celle d'autres organismes rédacteurs de normes, comme la Commission économique des Nations unies pour l'Europe, ou CEE-ONU.
Il importe de souligner que l'harmonisation des règlements n'empêche pas le Canada d'atteindre les objectifs de sa politique environnementale au moyen de politiques complémentaires, qui consisteraient à accélérer le renouvellement d'anciens véhicules à fortes émissions et à promouvoir l'adoption par les Canadiens de véhicules à technologie plus récente et à plus faibles émissions.
La compatibilité entre les administrations est importante également pour d'autres raisons, comme la protection de la vie privée. Les véhicules sont produits pour un marché nord-américain intégré et doivent pouvoir fonctionner sans heurt, peu importe le territoire de compétences. Nous encourageons le gouvernement fédéral à exercer son leadership afin d'éviter qu'un ensemble disparate de règlements de la protection de la vie privée nuise à la protection des renseignements personnels, crée des obstacles pour les entreprises et sème la confusion chez le consommateur. L'industrie a besoin d'un ensemble de politiques clair et uniforme afin d'appuyer l'innovation et la compétitivité pour les investissements automobiles.
Enfin, le troisième point sur lequel je vais conclure aujourd'hui a trait à l'infrastructure et à la nécessité d'investir dans les infrastructures facilitant le commerce. Pour accroître les échanges commerciaux du Canada dans un monde post-COVID, il faudra plus d'infrastructures facilitant le commerce. Cela comprend l'achèvement de la construction du pont international Gordie-Howe et une capacité portuaire accrue, afin de soutenir les activités comme l'embarquement et le débarquement des véhicules.
Pas plus tard que cet été, nous avons constaté à quel point les infrastructures commerciales du Canada sont fragiles, lorsque le Port de Montréal a dû interrompre ses activités en raison d'une grève. Cette grève a entraîné pour le port une diminution considérable de sa part des exportations nationales par voie maritime, qui a baissé à 7,8 %. En moyenne, cette part se chiffre à 15 %. Cette perturbation a rendu nécessaire le réacheminement des marchandises, ce qui a fait augmenter considérablement les coûts de production, a généré de l'incertitude et, au bout du compte, a miné la compétitivité du Canada en tant qu'administration fiable pour la production et la circulation de marchandises.
Nous sommes d'avis que toute stratégie commerciale pour l'après-COVID doit prévoir des efforts pour améliorer l'infrastructure commerciale et sa résilience afin de nous prémunir contre toute perturbation future.
Voilà qui termine mon allocution. Je serai heureux de répondre à vos questions.
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Lib. (ON)
Thank you very much, Mr. Kingston.
Mr. Kennedy, go ahead, please.
Merci beaucoup, monsieur Kingston.
Monsieur Kennedy, allez-y, je vous prie.
Douglas Kennedy
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Douglas Kennedy
2020-12-11 13:32
Madam Chair and distinguished members, thank you very much for the opportunity to come before you today to offer a few observations about Canada's trade post-COVID.
By way of background, the Centre for Global Enterprise is a centre based at the Schulich School of Business in Toronto, supported by both the public sector and the private sector with the mandate of enabling Canadian businesses to reach their full potential through engagement with international markets.
I believe you all have a slide deck that I prepared for this meeting. I will not go through it in detail. I'm happy to answer any questions. I'd just like to make a couple of observations, beginning with where we are and the trend line that Canada was on prior to COVID-19.
The first observation to make, on the first slide, is that Canada was about 2.5% of the global market back in 1980. Currently, depending on the measure, we're between 1.3% and 1.9% of the global market. Forecasts see us going down to 1% or slightly below by 2030. The implications are two: one, there's a lot of the global economy to engage with and, increasingly, growth is going to come from outside our borders; two is where this growth is going to come from, and that's on the second slide, which gives a sample of some economies. These are based on secondary sources, PwC, IMF and so on. They may differ in scale, but the observations, essentially, in terms of proportion, hold.
Canada and the United States will continue to grow, all things considered equal, but there are economies that are going to do better. There's no magic trick behind it. There are demographic reasons, urbanization, education, resource allocation, improving infrastructure and so on, to explain why these economies are expected to grow over the next 20 to 30 years at a faster pace than Canada's or indeed North America's.
The next thing is to take a snapshot of where our current trade is. If you go to the third slide, this is a listing of what PwC expects to be the top 20 economies in 2050. So, 30 years from now, for most of the people graduating from Schulich with MBAs or BBAs, this is sort of the time frame of their careers. If you take a look, you see the ranking of the economies and, again, that may differ as things evolve, but it also ranks Canada's trading relationship with them. As you can see, with very few exceptions, we are absent or nearly absent from a lot of the economies that are expected to grow and take leadership positions globally. Again, it's also very evident that our trade is extremely concentrated with two, possibly three, counterparties.
On post-pandemic, let's turn to what we believe the world is going to look like post-COVID, so over the next, say, zero to 24 months.
On things that are going to stay the same, the economic drivers behind trade and globalization aren't going to change. There may be some differences of degree, but the driving forces of demographics, economic expansion, resource allocations and deep-trade infrastructure are essentially going to remain the same. The other thing I would point out is that digitization of the economies adds a new dimension for engagement by Canadian companies, so that educational services, technical services and health care services, in which Canada excels, are all going to be more accessible on an online basis, or an e-commerce basis, opening a new dimension for Canadian trade with engagement with other countries.
The other thing that we're saying as well, which is unfortunate for a country seeking to diversify its trading partners, is that there's still this emphasis on regional or bilateral trade relationships. Most recently, we had the announcement of the RCEP, the Regional Comprehensive Economic Partnership, which they announced last month, which is essentially China's answer to CPTPP. Essentially, it includes the entire east Asia region, which is a statement of both leverage, in terms of Chinese current economic relationships, and also intent. There is an intent to bring that region, on an isolated basis, closer to economic integration, and integrating within that region means that other markets or other potential trading partners may be disadvantaged.
Post-pandemic, what will change?
Rather than radical changes, I think the most likely outcome is that trends that were already visible pre-pandemic, like e-commerce and decarbonization of the economy, are going to continue and, indeed, accelerate. This is going to have a ripple effect through all economies going forward. Some economies will be affected more than others, but that is going to accelerate changes that were already expected to be in place.
The second thing that I think is important is that up until now globalization and supply tended to be focused on economic efficiency, pretty much to the exclusion of other considerations. The COVID situation, some of the political issues and some of the diplomatic trade issues we've had over the last number of years have underlined to businesses the fact that there are other risks. There are risks to supply chains both upstream—what happens if a port shuts down for an extended period of time and all your products are coming through there—but also downstream. What's your distribution like? If you're reliant on one particular market, if you're exporting pork to China and that's your sole market and they slap tariffs on it, you're in a difficult situation.
Businesses, I believe, will not necessarily onshore everything, but I think there will be moves to regionalize, to try to be close to the customer, as well as to diversify: having a plan B, having diversification in your markets and in your suppliers, or at least the access to substitutes in case your primary source of supply shuts down.
The other thing we don't know is how the social changes that have come through COVID-19—working from home, for example—are going to ripple through the real economy. A point to be made is that all economies are going to be affected differently. I did put a slide in here showing how COVID infections and total infections vary across a sample of countries. Some countries are obviously doing a lot better than we are. We are doing a lot better than other countries. Those countries that have had a fairly limited experience—I took a look at some of the east Asian countries—can be expected to rebound more quickly than other countries and with less permanent scarring to their economic landscape.
However, having said that, COVID-19 isn't the only factor. COVID-19 will have impacts on particular economic sectors that are more important for some countries than others. I would look at the tourism industry, for example. Petro states, depending on how COVID plays out and the ripple effects, could have a very difficult time getting back to where they were in January 2020.
I have a couple of suggestions for post-pandemic trade. First and foremost, let's start looking at where the growth is. It doesn't necessarily have to be the biggest economies, but economies that are expected to do a long-term trend line to growth should be very attractive to Canadian businesses, in particular because there are first mover advantages. If you can get into an economy that's growing quickly where demand isn't being satisfied or where demand is expected to expand, it's a lot easier to gain a substantial market share there than to try to penetrate a stagnant market with a lot of entrenched rivals.
The next thing is that tariff reduction and general trade agreements are good. They should be pursued, but, as services become more important, non-tariff barriers continue to proliferate. Agreements on things like data protection that are multilateral, things like IP, investor protections, contract enforcement, taxation harmonization and so on, even if they are outside a specific general trade agreement, are certainly worth pursuing.
The other thing to look at now, particularly post-COVID, is to realize that there are lots of other countries out there with a dominant trading relationship that may be particularly interested in forging new relationships and diversifying their current trade relationships. Just as we and Mexico have a situation with the United States as the dominant trading partner, many countries in east Asia, for example, have the same sort of relationship with China. Those are the kinds of countries that potentially pose a lot of good opportunities for Canada.
The other thing is to leverage “brand Canada”, particularly in the service industries and so on. Again, education, health care, technical services, commercial services, financial services are all places where Canada excels, and being able to deliver those with Canadian standards globally could be a real area of comparative advantage for us.
Let's now look at the companies themselves. Part of this observation is based on a survey that was done by Aimia back in 2016 of 350 different Canadian SMEs and their attitudes towards engaging with markets outside of Canada. Part of it is from focus groups that we ourselves have held since then.
What this seems to come down to is a risk-benefit analysis. Every company that is looking to potentially expand or do something abroad is looking at the opportunity cost and what the expected benefits are. The opportunity cost is not just financial cost, though. A lot of companies, particularly fast-growth companies, are looking at time, export allocations, availability of resources, availability of support and the risk of actually achieving what they want to achieve.
I think a lot of our focus going forward in terms of a post-COVID policy should perhaps be on improving the effectiveness of the existing machinery we have. We should put some oil in the machinery and try to get it to work more efficiently, from the perspective of the SME owner and executive, to reduce their opportunity costs, time, effort and risk in order to pursue a solution that is going to get them into international markets.
With that, I'd be happy to respond to any questions. Thank you very much.
Madame la présidente et membres distingués du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à présenter quelques observations concernant le commerce international du Canada après la COVID.
En guise de contexte, je dirai que le Centre for Global Enterprise fait partie de la Schulich School of Business, située à Toronto. Le Centre est soutenu à la fois par les secteurs public et privé, et son mandat consiste à permettre aux entreprises canadiennes de réaliser leur plein potentiel en perçant des marchés internationaux.
Je crois que l'on vous a remis un document que j'ai préparé pour la présente réunion. Je n'entrerai pas dans les détails du document, mais je répondrai volontiers à vos questions. J'aimerais simplement formuler quelques observations, en commençant par la situation actuelle et la tendance qui se dessinait au Canada avant l'arrivée de la COVID-19.
Premièrement, comme on peut le voir à la première page, le Canada occupait environ 2,5 % du marché mondial en 1980. À l'heure actuelle, selon la mesure employée, notre part du marché mondial se situe entre 1,3 % et 1,9 %. D'après les prévisions, nous devrions descendre à 1 %, ou un peu plus bas, d'ici 2030. Cette observation sous-entend deux choses: premièrement, l'économie mondiale est beaucoup plus grande et, de plus en plus, la croissance provient de l'extérieur des frontières; deuxièmement, il s'agit de savoir quelles économies génèreront cette croissance. La deuxième page du document indique quelques-unes de ces économies. Ces renseignements proviennent d'autres sources, comme PWC, le Fonds monétaire international, etc. Les sources ne s'entendent pas toujours sur l'ampleur des économies, mais, essentiellement, leurs observations concordent en ce qui concerne les proportions.
Le Canada et les États-Unis continueront de croître, toutes choses étant égales par ailleurs, mais d'autres économies connaîtront une meilleure croissance. Il n'y a rien de magique là-dedans. Des facteurs démographiques, l'urbanisation, l'éducation, l'allocation des ressources, l'amélioration des infrastructures, entre autres, expliquent pourquoi on s'attend à ce que ces économies croissent au cours des 20 ou 30 prochaines années à un rythme plus rapide que celui du Canada ou de l'Amérique du Nord.
Il y a aussi l'état de la situation actuelle en matière de commerce. À la troisième page du document figure une liste des 20 économies qui domineront en 2050, selon PwC. Trente ans, donc, ce qui représente la durée de la carrière de la plupart des personnes qui terminent une maîtrise en administration des affaires ou un baccalauréat en administration des affaires à Schulich. Si vous jetez un coup d'œil sur cette page, vous verrez le classement de ces économies. Encore une fois, cela peut changer selon l'évolution des choses, mais on peut constater le classement de la relation commerciale qu'entretient le Canada avec ces économies. Comme vous le voyez, à l'exception de quelques-unes, le Canada a peu ou pas d'échanges commerciaux avec beaucoup d'économies que l'on s'attend à voir grossir et à occuper une position de leadership mondial. Il est aussi très évident que nos échanges commerciaux se concentrent autour de deux, peut-être trois, partenaires.
Passons maintenant à ce dont le monde aura l'air après la COVID, dans une période de 0 à 24 mois.
Tout d'abord, parlons de ce qui restera inchangé: les moteurs économiques du commerce et de la mondialisation demeureront les mêmes. Il peut y avoir des différences de degré, mais les moteurs que sont les facteurs démographiques, l'expansion économique, l'allocation des ressources et les accords commerciaux approfondis vont essentiellement demeurer. Je souligne par ailleurs que la numérisation des économies ajoute une nouvelle dimension pour la participation des entreprises canadiennes, de sorte que les services d'éducation, les services techniques et les services de soins de santé, des domaines où le Canada excelle, seront tous plus accessibles en ligne, ou sur une plateforme de commerce électronique, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour les échanges commerciaux du Canada avec d'autres pays.
Par ailleurs, nous constatons que l'accent est toujours mis sur les relations commerciales régionales ou bilatérales, ce qui est regrettable pour un pays qui cherche à diversifier ses partenaires commerciaux. Dernièrement, le mois dernier, on a annoncé le Regional Comprehensive Economic Partnership, ou RCEP, lequel est essentiellement la réponse de la Chine à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Le RCEP comprend toute la région de l'Est de l'Asie, ce qui constitue une déclaration d'influence, en ce qui concerne les relations économiques actuelles de la Chine, et d'intention. L'intention est d'intégrer économiquement la région, sur une base isolée. L'intégration à l'intérieur de la région signifie que d'autres marchés ou d'autres partenaires commerciaux potentiels pourraient être désavantagés.
Après la pandémie, qu'est-ce qui changera?
Je crois que, plutôt que des changements radicaux, il est plus probable que nous voyions se poursuivre et s'accélérer des tendances qui se dessinaient déjà avant la pandémie, comme le commerce électronique et la décarbonation de l'économie, ce qui aura un effet d'entraînement sur toutes les économies à l'avenir. Certaines économies seront plus touchées que d'autres, mais ces tendances accéléreront des changements auxquels on s'attendait déjà.
Autre facteur important: jusqu'à présent, la mondialisation et l'approvisionnement ont été axés sur l'efficience économique, presque à l'exclusion d'autres considérations. La COVID et certains enjeux politiques, diplomatiques et commerciaux que nous avons connus au cours des dernières années, ont fait réaliser aux entreprises l'existence d'autres risques. Il y a des risques liés à la chaîne d'approvisionnement, à la fois en aval et en amont — que faire si un port suspend ses activités pendant une période prolongée et que tous nos produits proviennent de ce port? Qu'en est-il de la distribution? Si on dépend d'un marché en particulier — si on exporte du porc uniquement en Chine et que la Chine y impose des tarifs, on se trouve dans une situation difficile.
Je ne crois pas que les entreprises vont nécessairement tout rapatrier, mais je pense qu'elles auront tendance à se régionaliser, à se rapprocher du consommateur et à se diversifier, à avoir un plan B, à diversifier leurs marchés et leurs fournisseurs, ou, à tout le moins, à vouloir un accès à des substituts au cas où elles ne pourraient plus recourir à leur principale source d'approvisionnement.
Autre inconnue: les changements sociaux qu'aura entraînés la COVID-19 — comme le fait de travailler de la maison, par exemple — auront un effet domino à l'échelle de la véritable économie. Soulignons que toutes les économies seront touchées différemment. Dans le document que je vous ai fait parvenir, il y a une page où l'on montre le taux d'infection et le nombre total d'infections dans un échantillon de pays. De toute évidence, certains pays se portent beaucoup mieux que le Canada et le Canada se porte beaucoup mieux que d'autres pays. Il y a lieu de s'attendre à ce que certains pays qui ont été touchés de manière assez limitée — je pense à certains pays de l'Asie de l'Est — se rétablissent plus rapidement que d'autres et que leur économie présente des séquelles moins permanentes.
Cela étant dit, la COVID-19 n'est pas le seul facteur. La COVID-19 aura des répercussions sur certains secteurs économiques en particulier qui ont une plus grande importance dans certains pays que d'autres. Pensons à l'industrie touristique, par exemple. Les États pétroliers, selon ce qui ressortira de la COVID et les répercussions de celle-ci, pourraient avoir beaucoup de mal à rétablir la situation dans laquelle ils se trouvaient en janvier 2020.
J'ai quelques suggestions concernant le commerce après la pandémie. D'abord et avant tout, concentrons-nous sur les endroits qui connaissent une croissance. Je ne parle pas nécessairement des économies les plus importantes, mais des économies où l'on s'attend à voir une croissance à long terme. Celles-ci devraient être très attrayantes pour les entreprises canadiennes, notamment parce qu'elles présentent des avantages pour les premiers arrivés. Si l'on arrive à percer une économie qui croît rapidement, où la demande n'est pas satisfaite ou devrait augmenter, il est beaucoup plus facile de se tailler une part du marché que de tenter de pénétrer un marché stagnant où sont déjà bien établis de nombreux rivaux.
Ensuite, les réductions tarifaires sont une bonne chose, de même que les accords commerciaux généraux. On devrait chercher à en conclure, mais, comme les services prennent de l'importance, les barrières non tarifaires continuent de se multiplier. Les accords multilatéraux sur des choses comme la protection de données, la propriété intellectuelle, la protection des investisseurs, les mesures d'exécution de contrats, l'harmonisation fiscale, et j'en passe, valent la peine d'être envisagées, même en dehors du cadre d'un accord commercial général en particulier.
Autre point à considérer, en particulier après la COVID: de nombreux pays avec une relation commerciale dominante pourraient être particulièrement désireux de forger de nouvelles relations commerciales et de diversifier leurs partenaires commerciaux actuels. Tout comme le Canada et le Mexique ont les États-Unis comme partenaire commercial dominant, beaucoup de pays de l'Asie de l'Est, par exemple, ont le même genre de relation avec la Chine. Les pays dans cette situation pourraient être porteurs de possibilités pour le Canada.
Par ailleurs, il y a lieu d'exploiter l'image de marque du Canada, en particulier dans le secteur des services. Encore une fois, l'éducation, les soins de santé, les services techniques, les services commerciaux et financiers sont tous des domaines où le Canada excelle. Être en mesure d'offrir ces services selon des normes canadiennes dans le monde pourrait se révéler un véritable avantage concurrentiel pour nous.
Penchons-nous maintenant sur les entreprises. Mon observation est en partie fondée sur un sondage mené par Aimia en 2016 auprès de 350 experts canadiens sur leurs attitudes concernant la mobilisation de marchés à l'extérieur du Canada, et en partie sur des groupes de discussion que nous avons nous-mêmes tenus depuis.
Il semble que la question se résume à une analyse des risques et des avantages. Chaque entreprise qui envisage de prendre de l'expansion ou de faire affaire à l'étranger tient compte du coût de renonciation et des avantages attendus. Le coût de renonciation ne se limite pas à des coûts financiers, cependant. De nombreuses entreprises, en particulier celles qui connaissent une croissance rapide, prennent en considération le temps, les autorisations d'exportation, la disponibilité des ressources et du soutien, ainsi que le risque lié à la réalisation de ce qu'elles veulent réaliser.
À l'avenir, je crois que, pour ce qui est de la politique après la COVID, nous devrions chercher à rendre plus efficace la machinerie dont nous disposons actuellement. Nous devrions huiler la machine et la faire fonctionner plus efficacement du point de vue de l'expert-propriétaire et du dirigeant, afin de réduire leurs coûts de renonciation, le temps et les efforts consacrés, et le risque lié à la poursuite d'une solution qui leur permettront de percer des marchés internationaux.
Sur ce, je serai heureux de répondre à vos questions. Merci beaucoup.
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Lib. (ON)
Thank you very much, Mr. Kennedy.
We'll move on to Monsieur Groleau.
Merci beaucoup, monsieur Kennedy.
Passons à M. Groleau pour une période de six minutes.
Marcel Groleau
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Marcel Groleau
2020-12-11 13:43
Good afternoon. Thank you for inviting us to speak to the members of the committee about our point of view on the agreement between Canada and the United Kingdom, and also on the agreement Canada signed with the European Union a few years ago.
In Canada, one out of every eight jobs is in the farming and agri-food sector. It's the largest employer. It's the leading primary sector in our economy and, as a result of food processing, also the top manufacturing sector. We're talking here about $112 billion per year in revenue and exports worth $60 billion per year, ranking Canada among the top 10 countries around the world.
It is an essential and a priority sector, as we have seen during the pandemic. The big issue was food security. In Quebec, there are approximately 128,000 jobs in this sector.
Bonjour. Je vous remercie de nous avoir invités à communiquer aux membres du Comité notre point de vue sur l'entente entre le Canada et le Royaume-Uni, mais également sur l'entente que le Canada a signée avec l'Union européenne, il y a quelques années.
Au Canada, un emploi sur huit relève de l'agriculture et du secteur agroalimentaire. C'est le plus important employeur. C'est le premier secteur primaire de notre économie et, en raison de la transformation alimentaire, c'est également le premier secteur manufacturier. On parle ici de recettes de plus de 112 milliards de dollars par année et d'exportations de 60 milliards de dollars par année. À cet égard, le Canada est parmi les 10 premiers pays à l'échelle mondiale.
C'est un secteur essentiel et prioritaire, comme nous avons pu le constater pendant la pandémie. Il a été question de sécurité alimentaire. Au Québec, environ 128 000 emplois relèvent directement de ce secteur.
Christine Lafrance
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Christine Lafrance
2020-12-11 13:45
Mr. Groleau, Could you hold on to your microphone please? Apologies for the interruption.
Monsieur Groleau, pourriez-vous tenir votre micro, s'il vous plait? Je suis désolée de vous avoir interrompu.
Marcel Groleau
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Marcel Groleau
2020-12-11 13:45
Okay.
The United Kingdom is Canada's fifth-largest trading partner. Canadian exports to the United Kingdom were approximately $20 billion in 2019, and its imports from the UK totalled $9 billion, for a positive trade balance of $10.6 billion. It's a key partner.
One of the outcomes of Brexit is that the trade agreement will no longer apply to trade between Canada and the United Kingdom after December 31, 2020. That's why an interim trade agreement should be signed quickly before the ratification of a new comprehensive free trade agreement between the two countries. I should have said a comprehensive trade agreement and not a comprehensive free trade agreement.
For the time being, virtually all the measures in the European agreement have been renewed. In view of the tight deadlines, this may be the most sensible solution under the circumstances, but things will not be as simple going forward.
As with trade in goods, the balance for agricultural trade between Canada and the United Kingdom has been positive for several years. Exports of agricultural commodities from Canada to the United Kingdom totalled $307 million in 2019, compared to imports of $65 million. There is therefore a positive trade balance for agricultural commodities, but when agri-food trade is included, namely processed products, the balance is reversed. Canadian agricultural exports to the United Kingdom were $456 million, whereas imports totalled $608 million, for a negative trade balance.
The same is true for the 28 countries of the European Union. The agricultural balance is positive, but the agri-food balance between the countries of Europe, including the United Kingdom, and Canada is negative and totals $2.8 billion.
The above data show that our agricultural and agri-food trade with the United Kingdom is uneven. Indeed, agri-food exports from Canada to the United Kingdom mainly consist of agricultural commodities, whereas Canadian imports are primarily processed products. The pattern is similar to our trade with Europe.
A glance at recent developments in exports of Canadian agricultural goods to Europe shows that between 2016 and 2019, Canadian agricultural exports grew by only 10%, whereas Canadian agricultural imports increased by 30% over the same period. In a letter to the Prime Minister of Canada in September, five former provincial premiers condemned Europe's lack of openness towards Canadian agri-food exporters.
Let's look a little more closely at this state of affairs. The agreement with Europe did not turn out as well as expected. That's also what the five former provincial premiers said. The agreement did not meet its commitments to our agri-food exporters.
The European Commission and its member states continue to erect all kinds of barriers, for example for pork, beef, canola, sugar and grain. The expected reduction or elimination in CETA of several trade barriers were shelved. For example, there is the Italian regulation on labels of origin for pasta, which will be harmful to Canadian wheat exporters. This is inconsistent with the European Union's commitments under CETA and European Union law. Worse still, the ploy is likely to be copied for other products elsewhere in Europe.
In October, the Canadian Minister of Agriculture, Marie-Claude Bibeau, agreed with the former premiers by saying she would like to see Canada benefit from CETA, but we're still waiting. The minister added that the agreement had in some respects been beneficial—though in very few instances—for example, exports of canola and biofuel. She would like the agreement to be more balanced.
We could mention a few other examples of this imbalance. In 2019, cattle producers exported less than 3% of the 19,580 tons of fresh beef it was entitled to export to Europe without any customs duties. The situation is even worse for frozen beef, with no exports from Canada to Europe. On the other hand, Europeans exported 99% of the specialty cheese volumes to which they were entitled and 71% of industrial cheese volumes. These increased imports to Canada have affected Quebec in particular, because it produces 65% of specialty cheeses made in Canada.
Producers and processors of goat's milk and sheep's milk also suffered losses owing to additional cheese imports. This young but developing area of production in Canada is having trouble competing with a well-established European industry that receives significant government assistance. In Quebec, cheese imports totalled approximately $152 million in 2019. Of this amount, $6.6 million came from the United Kingdom.
Canadian farm producers must comply with standards not always applied to imported European products. Indeed, there is no reciprocity in terms of standards, particularly for cheese imported from Europe, such as the use of copper vats, which are allowed in Europe but prohibited in Canada, the maturation of unpasteurized milk cheeses, the use of certain additives, and the threshold value for certain bacteria. In other words, it's easier and there are fewer restrictions in Europe than in Canada, and we don't place restrictions in Canada on products imported from Europe. It's utterly unfair. As nearly all of the flaws in the agreement with the United Kingdom have been renewed, the situation will continue if something is not done in the eventual permanent agreement. The errors of CETA will simply be reproduced.
Added to the flaws in CETA is the fact that there is more agricultural support in Europe than in Canada. As the following table shows, in 2019, the OECD estimated European assistance at 19% of total farm revenue. For Canada, the figure was 8.8%. Despite Brexit, this support will continue for United Kingdom agricultural producers until 2022. The table shows that most OECD countries provide market price support, as Canada does with supply management.
I spoke about the European Union, but when Canada is compared to other countries, even to the United States, support for Canadian producers is lower. Hence our recent efforts with Ms. Bibeau to improve risk management programs in agriculture in Canada. We can sign all kinds of treaties with other countries, but if Canadian government support is not comparable to the support received by producers in the countries we want to compete with, they won't be of any benefit to Canada.
This, then, is what we're asking for. First of all, Canada needs to be firmer in its negotiations with the United Kingdom to avoid simply renewing the failings in the European agreement. The United Kingdom must reduce and perhaps even eliminate its non-tariff barriers to meet its commitments. The Canadian agriculture and agri-food sector should not take the hit for Brexit. If trade adjustments are needed, then volume redistributions have to be made between the United Kingdom and Europe.
And Canada should not give up further market share for its sensitive products, more specifically those subject to supply management, including in its negotiations with the United Kingdom, and also in its Mercosur negotiations.
Adjustments are also required at the border to better identify cheese imports by type of milk, particularly goat's milk and sheep's milk, as I mentioned earlier, to allow a more accurate analysis of the impact of opening our markets to Europe. The HS codes currently in use are based on a classification by type of cheese, such as cheddar, Parmesan, and Romano. With this system, it's difficult if not impossible to track trade in goat's milk and sheep's milk cheese.
Lastly, Canada needs to provide a competitive level of support, both financial and regulatory, to its agricultural enterprises, and it should be equivalent to the support received by the agricultural sectors of its main trading partners.
I can now take any questions you may have.
D'accord.
Le Royaume-Uni est le cinquième partenaire commercial du Canada. Les exportations canadiennes vers le Royaume-Uni étaient de près de 20 milliards de dollars en 2019, et les importations, de 9 milliards de dollars. C'est une balance positive de 10,6 milliards de dollars. Il s'agit d'un partenaire très important.
Dans la foulée du Brexit, l'accord économique ne s'appliquera plus aux échanges entre le Canada et le Royaume-Uni après le 31 décembre 2020. On comprend pourquoi un accord commercial intérimaire devrait être conclu rapidement, d'ici la ratification d'un nouvel accord de libre-échange global entre les deux pays. Je devrais plutôt parler d'un accord d'échange global et non pas de libre-échange global.
Pour l'instant, presque toutes les mesures de l'accord européen ont été reconduites. C'est possiblement la solution la plus sensée dans les circonstances et compte tenu des courts délais, mais la suite des choses n'est pas aussi simple.
Comme pour les échanges de marchandises, la balance du commerce agricole entre le Canada et le Royaume-Uni est positive depuis plusieurs années. Les exportations de denrées agricoles du Canada vers le Royaume-Uni s'élevaient à 307 millions de dollars en 2019, contre des importations de 65 millions de dollars. Il y a donc une balance positive dans les échanges des denrées agricoles, mais lorsqu'on ajoute les échanges agroalimentaires, soit les produits transformés, la balance s'inverse. Les exportations agricoles canadiennes vers le Royaume-Uni étaient de 456 millions de dollars, alors que les importations étaient de 608 millions de dollars. C'est une balance commerciale négative.
On observe le même phénomène avec les 28 pays de l'Union européenne. La balance agricole est positive, mais la balance agroalimentaire entre l'ensemble des pays d'Europe, incluant le Royaume-Uni, et le Canada est négative et s'élève à 2,8 milliards de dollars.
Les données précédentes démontrent que nos échanges agricoles et agroalimentaires avec le Royaume-Uni sont inégaux. En effet, les exportations agroalimentaires canadiennes vers le Royaume-Uni comportent principalement des produits agricoles, alors que les importations canadiennes comptent en majorité des produits transformés. Ce portrait est similaire à celui de nos échanges avec l'Europe.
Lorsqu'on regarde l'évolution récente des exportations agricoles canadiennes vers les pays d'Europe, on constate que, entre 2016 et 2019, les exportations agricoles canadiennes ont crû seulement de 10 %, alors que les importations agricoles canadiennes ont augmenté de 30 % pendant la même période. Dans une lettre transmise au premier ministre canadien en septembre, cinq anciens premiers ministres provinciaux ont dénoncé le manque d'ouverture de l'Europe à l'endroit des exportateurs agroalimentaires canadiens.
Analysons d'un peu plus près les raisons de cet état de choses. L'accord avec l'Europe n'a pas tenu ses promesses. C'est le constat qu'ont aussi fait les cinq anciens premiers ministres provinciaux. L'accord n'a pas tenu ses promesses à l'égard de nos exportateurs agroalimentaires.
La Commission européenne et les États membres de l'Union européenne continuent d'imposer de multiples barrières, notamment pour le porc, le bœuf, le canola, le sucre et les céréales. La réduction ou l'élimination prévue dans l'AECG de plusieurs barrières au commerce ont été reléguées aux oubliettes. À titre d'exemple, il y a la réglementation italienne sur l'étiquetage d'origine des pâtes, qui est préjudiciable aux exportateurs de blé canadien. De plus, elle est contraire aux engagements pris par l'Union européenne dans le cadre de l'AECG et contraire aux lois de l'Union européenne. Pire encore, la manœuvre risque d'être copiée pour d'autres produits ailleurs en Europe.
Au mois d'octobre, la ministre canadienne de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a donné raison aux anciens premiers ministres en déclarant qu'elle aimerait voir le Canada profiter de l'AECG, ce qui n'est pas encore le cas. La ministre a aussi indiqué que l'Accord avait quand même permis de remporter quelques victoires — elles sont très peu nombreuses —, par exemple pour les exportations de canola et de biocarburant. Elle aimerait que l'Accord soit plus équilibré.
Nous pouvons vous donner quelques autres exemples de ce déséquilibre. En 2019, les producteurs de bovins ont exporté moins de 3 % des 19 580 tonnes de bœuf frais qu'ils avaient le droit d'exporter vers l'Europe sans tarif douanier. La situation est encore pire pour le bœuf congelé, où il n'y a eu aucune exportation du Canada vers l'Europe. Les Européens, de leur côté, ont exporté 99 % des volumes de fromages fins auxquels ils avaient droit et 71 % des volumes de fromages industriels. Ces hausses d'importations au Canada touchent particulièrement le Québec, qui produit 65 % des fromages fins faits au Canada.
Les producteurs et les transformateurs de lait de chèvre et de brebis ont également subi des pertes dues à des importations supplémentaires de fromage. Cette production jeune et en développement au Canada peine à concurrencer une industrie européenne bien établie qui bénéficie d'importantes aides gouvernementales. Au Québec, les importations de fromage se chiffraient à près de 152 millions de dollars en 2019. De ce montant, 6,6 millions de dollars provenaient du Royaume-Uni.
Les producteurs agricoles canadiens doivent respecter des normes qui ne sont pas toujours appliquées aux produits importés européens. En effet, il n'y a pas de réciprocité des normes, notamment dans le cas des fromages importés de l'Europe, pour l'utilisation des cuves en cuivre, par exemple, qui sont permises en Europe, mais interdites au Canada, l'affinage des fromages au lait cru, l'ajout de certains additifs et le seuil de tolérance à l'égard de certaines bactéries. Autrement dit, c'est plus facile et il y a moins de restrictions en Europe qu'au Canada, et on n'impose pas les restrictions canadiennes aux produits importés européens. C'est tout à fait inéquitable. Comme on a reconduit presque intégralement les imperfections de l'accord avec le Royaume-Uni, la situation va perdurer si rien n'est fait pour les corriger dans l'accord permanent à venir. Les erreurs de l'AECG seront simplement reproduites.
Aux imperfections de l'AECG s'ajoute un soutien agricole plus important en Europe qu'au Canada. Comme le tableau suivant le démontre, en 2019, l'OCDE estimait l'aide européenne à 19 % des recettes agricoles totales. Pour le Canada, elle était de 8,8 %. Malgré le Brexit, ce soutien va continuer d'être accordé aux producteurs agricoles du Royaume-Uni jusqu'en 2022. Le tableau permet de démontrer que la majorité des pays de l'OCDE offrent un soutien des prix de marché, comme le fait le Canada avec la gestion de l'offre.
Je vous ai parlé de l'Union européenne, mais lorsqu'on compare le Canada avec les autres pays, même avec les États-Unis, le soutien accordé aux producteurs canadiens est inférieur. De là viennent nos démarches récentes auprès de Mme Bibeau pour améliorer les programmes de gestion des risques en agriculture au Canada. On peut signer beaucoup de traités avec les autres pays, mais si le soutien du gouvernement canadien n'est pas comparable au soutien que reçoivent les producteurs des pays que nous voulons concurrencer, ces accords ne profiteront pas au Canada.
Je vous présente donc nos demandes. Tout d'abord, le Canada doit être plus ferme dans ses négociations avec le Royaume-Uni pour éviter de simplement reconduire les imperfections de l'accord avec l'Europe. Le Royaume-Uni doit réduire et même éliminer ses barrières non tarifaires pour respecter ses engagements. Le secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire canadien ne doit pas faire les frais du Brexit. Si des ajustements doivent être faits quant aux échanges commerciaux, des redistributions de volumes doivent être réalisées entre le Royaume-Uni et l'Europe.
Par ailleurs, le Canada ne doit pas céder de nouvelles parts de marché pour ses produits sensibles, plus spécifiquement ceux assujettis à la gestion de l'offre, notamment dans ses négociations avec le Royaume-Uni, mais également dans ses négociations dans le cadre du Mercosur.
En outre, un ajustement doit être apporté aux frontières afin de pouvoir mieux identifier les importations de fromage selon les types de lait et ainsi avoir une meilleure analyse de l'incidence de l'ouverture de nos marchés à l'Europe, notamment pour les fromages de chèvre et de brebis, comme je l'ai mentionné plus tôt. Les codes SH utilisés actuellement se basent sur une classification des types de fromage, comme le cheddar, le parmesan, le romano, et le reste. Avec ce système, il est donc difficile, voire impossible, de repérer le commerce des fromages à base de lait de chèvre et de brebis.
Enfin, le Canada doit aussi apporter un soutien compétitif, tant financier que réglementaire, à ses entreprises agricoles équivalent à celui offert aux secteurs agricoles de ses principaux partenaires commerciaux.
Je suis prêt à répondre à vos questions.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Thank you, Mr. Groleau. You can rest assured that we have many.
We'll go on to Mr. Hoback for six minutes.
Merci, monsieur Groleau. N’avez crainte, nous en avons beaucoup.
Passons à M. Hoback pour une période de six minutes.
View Randy Hoback Profile
CPC (SK)
Thank you, Chair.
First of all, merry Christmas to everybody, and all the best through the holiday season. Be safe, have a good time relaxing amongst your families and stay home.
I'm going to start with you, Brian.
I'm curious about this. In the auto sector, one of the things we know is that it's a very integrated just-in-time system. I know that a lot of the componentry was coming out of Asia, coming out of China, and I was hearing over the summer that they're relooking at this and asking whether we want to have that amount of it being beholden to China, with that inability or unpredictability in terms of getting the products here in Canada for transit systems and things like that.
Do you see some structural change happening there, or is this just something that they thought about and said “never mind”?
Merci, madame la présidente.
Je tiens d’abord à souhaiter un joyeux Noël à tout le monde et à offrir mes meilleurs vœux pour la période des Fêtes. Soyez prudents, détendez-vous bien en famille et restez à la maison.
Ma première question s’adresse à vous, monsieur Kingston.
Le point suivant a piqué ma curiosité. Nous savons que le secteur automobile est un système juste-à-temps très intégré. Je sais que de nombreuses pièces proviennent de l’Asie, en particulier de la Chine, et j’ai entendu dire au cours de l’été que le Canada se penche à nouveau sur la question et se demande s’il veut dépendre de la Chine pour ce volume de pièces, compte tenu de l’incapacité ou de l’imprévisibilité du pays relative à l’acheminement des produits au Canada pour les réseaux de transport et d’autres choses du genre.
Pensez-vous qu’il y aura des changements structurels ou s’agit-il simplement d’une question qui a été examinée et ensuite écartée?
Brian Kingston
View Brian Kingston Profile
Brian Kingston
2020-12-11 13:55
Thank you. It's a good question.
First, there will be some structural changes as a result of CUSMA, simply because the stronger rules of origin in that agreement force a higher level of North American content. That was already occurring before the pandemic, and that will continue, to make sure that vehicles can actually receive preferential treatment through the agreement.
The bigger question of.... What we witnessed throughout COVID, due to lockdowns and then other supply chain disruptions, was problems in terms of procuring parts. That was problematic not just for the auto sector, but across industries. I think it's too early to tell, but it is safe to say that companies will be re-examining supply chains from a resiliency perspective to make sure that, should something like this happen again, they have secondary and tertiary suppliers they can access inputs from to make sure they don't face a problem like this again.
Regarding the question of parts from Asia, it really will depend on the type of vehicle and the technology being used. More and more, obviously, vehicles are highly connected, electrified. Some of that input will come from Asia, undoubtedly. We're encouraged to see that there have been new significant investments made in Canada that could create opportunities here.
Merci. C’est une bonne question.
Tout d’abord, l’ACEUM entraînera des changements structurels pour la simple raison que les règles d’origine plus strictes qui sont prévues dans cet accord imposent un niveau plus élevé de contenu nord-américain. Ces changements se produisaient déjà avant la pandémie et ils continueront d’avoir lieu afin que les véhicules puissent effectivement bénéficier d’un traitement préférentiel dans le cadre de l’accord.
La question la plus importante... Tout au long de la pandémie de COVID, nous avons constaté des problèmes d’approvisionnement de pièces en raison des fermetures et d’autres perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Cela a posé des problèmes non seulement au secteur automobile, mais aussi à l’ensemble des industries. Je pense qu’il est trop tôt pour se prononcer, mais on peut dire sans se tromper que les entreprises réexamineront les chaînes d’approvisionnement du point de vue de la résilience afin de pouvoir avoir accès à des fournisseurs secondaires et tertiaires et d’éviter d’être confrontées à nouveau à un tel problème si une situation semblable devait se reproduire.
En ce qui concerne la question des pièces en provenance d’Asie, cela dépendra vraiment du type de véhicule et de la technologie utilisée. De toute évidence, il y a de plus en plus de véhicules très connectés et de véhicules électriques. Une partie de cet apport viendra sans aucun doute de l’Asie. Nous sommes encouragés de voir que de nouveaux investissements importants ont été faits au Canada qui pourraient créer des débouchés ici.
View Randy Hoback Profile
CPC (SK)
Of course, one thing we're hearing, Brian, is that we should look at things we have here in Canada and make sure we have the capacity to either build them in Canada or build them in a country that we get along with, so that no matter what the scenario—a pandemic scenario, for example—we know the country is going to give us those products. One thing I hear about quite a bit is the rare earth elements for batteries for electric cars, and the components used in batteries that we have in Canada. China tends to own all of that at this point in time.
Do you see the COVID crisis actually speeding up that process, to say that we need to have our own capacity in those types of imports?
Nous entendons évidemment, monsieur Kingston, que nous devrions examiner les ressources dont nous disposons au Canada et veiller à avoir la capacité de fabriquer des produits au Canada ou dans un pays avec lequel nous nous entendons bien, de sorte que le pays nous donnera ces produits quel que soit le scénario qui se produit, notamment celui d’une pandémie. J’entends beaucoup parler des éléments des terres rares requis pour les batteries des voitures électriques et des composants utilisés dans les batteries que nous avons au Canada. À l’heure actuelle, la Chine a tendance à posséder tous ces éléments.
Pensez-vous que la crise de la COVID accélèrera ce processus, c’est-à-dire que nous devons avoir notre propre capacité relativement à ce type d’importations?
Brian Kingston
View Brian Kingston Profile
Brian Kingston
2020-12-11 13:57
I think it may. There already are efforts under way in North America, with respect to the rare earth conversation, to make sure there is a level of resiliency there.
The question on batteries is an interesting one. The fact that Ford will be assembling electric vehicles here in Canada starts to give us some real scale in terms of EV production. If Canada were to win a few more mandates of that size, it would start to build a critical mass. It would make sense at that point to have some of that production—the actual battery assembly, perhaps—in Canada. I think there is an opportunity.
We know we have the minerals. The question is, can we catch up on the expertise front? We know that other countries have made leaps and bounds in terms of battery technology, so we are starting from a little bit behind, but I wouldn't rule out an opportunity to make that type of input as we start to look at overall resiliency in rare earths and batteries.
Je pense que c’est possible. Des efforts en matière de terres rares sont déjà en cours en Amérique du Nord pour faire en sorte qu’il y ait un niveau de résilience dans le continent.
La question des batteries est intéressante. Le fait que Ford assemblera des véhicules électriques au Canada commence à donner une véritable ampleur à notre production de véhicules électriques. Si le Canada obtenait quelques autres mandats de cette taille, il commencerait à atteindre une masse critique. Il serait alors logique qu’une partie de cette production — l’assemblage des batteries, peut-être — se fasse au Canada. Je pense qu’une occasion s’offre à nous.
Nous savons que nous avons les minéraux. La question est de savoir si nous pouvons rattraper notre retard sur le plan de l’expertise. Nous savons que d’autres pays ont fait des pas de géant dans le secteur de la technologie des batteries. Nous commençons donc avec un peu de retard, mais je n’exclurais pas la possibilité de produire ce type d’apport alors que nous commençons à nous pencher sur la résilience globale des terres rares et des batteries.
View Randy Hoback Profile
CPC (SK)
Okay. Then, of course, we're seeing countries go together, creating a bit of a cluster or bloc that can actually set its regs together that impact people outside their zone. I think Canada-U.S., CUSMA, was actually.... When we talked about it at the start, we thought it would be a great opportunity in the car sector to get the regs right so we are consistent, but it would be big enough that it would impact Central America and South America, and even go into Asia. We started looking at a car seat that was approved in Canada being approved in all those regions.
How do you think we're doing on that? Do you see more work needing to be done on that?
D’accord. Bien sûr, nous voyons ensuite les pays se regrouper et créer un petit groupe ou bloc qui peut mettre en place des réglementations qui ont une incidence sur les gens en dehors de leur zone. Je pense que l’Accord Canada—États-Unis—Mexique était en fait... Lorsque nous en parlions au début, nous pensions qu’il représenterait une excellente occasion pour mettre en place des réglementations comme il se doit dans le secteur automobile afin d’être cohérent, mais que l’accord serait suffisamment important pour avoir une incidence sur l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, voire l’Asie. Nous avons commencé à voir qu’un siège de voiture approuvé au Canada être approuvé dans toutes ces régions.
À votre avis, où en sommes-nous à cet égard? Croyez-vous qu’il y a encore du travail à faire dans ce domaine?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 13:59
Yes, you're absolutely correct. It's hugely important for the auto sector, particularly as vehicles become even more technologically advanced, with safety features, connectivity and so on. Making sure we have consistent regulations in place is key.
We are totally aligned with the U.S. We co-operate with them regularly in international forums and in other markets, but it's a non-stop piece of work that has to be done. We always have to make sure that we co-operate with the Americans, our North American partners, with the support of government, to ensure that we're helping to shape those regulations in other jurisdictions so our vehicles can be sold there.
Oui, vous avez absolument raison. C’est extrêmement important pour le secteur automobile, surtout à mesure que les véhicules deviennent encore plus avancés sur le plan technologique grâce à des dispositifs de sécurité, de connectivité et autres. Il est essentiel d’avoir des réglementations cohérentes en place.
Nos réglementations sont tout à fait conformes à celles des États-Unis. Nous coopérons régulièrement avec eux dans des forums internationaux et d’autres marchés, mais c’est un travail de longue haleine qui doit être fait. Nous devons toujours coopérer avec les Américains et nos partenaires nord-américains et agir avec le soutien du gouvernement pour contribuer à l’élaboration de ces réglementations dans d’autres pays afin que nous puissions y vendre nos véhicules.
View Randy Hoback Profile
CPC (SK)
I'm going to turn to Mr. Kennedy quickly.
Je vais m’adresser rapidement à M. Kennedy.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Make it a short question, Mr. Hoback.
Soyez bref, monsieur Hoback.
View Randy Hoback Profile
CPC (SK)
Mr. Kennedy, why isn't Canada part of the picture in 2050? Why aren't we part of that group of 20 countries?
Monsieur Kennedy, pourquoi le Canada ne fait-il pas partie de l’équation en 2050 ? Pourquoi ne sommes-nous pas membres de ce groupe de 20 pays?
Douglas Kennedy
View Douglas Kennedy Profile
Douglas Kennedy
2020-12-11 13:59
Well, Canada in 2050—and again, this is just one forecast by PwC—is going to be ranking about 23rd or 24th, for a number of reasons: population size, scale, and demographics—the age of our population and the fact that growth in the Canadian population is essentially through immigration. That's our primary growth source. We've already achieved very high education levels. We could do better on productivity.
Other countries, if you move subsistence farmers and you give them a primary education so they can operate sewing machines, drive trucks or operate lathes, they are going to catch up, in terms of their ability to generate value, much faster than we are trying to grow incrementally from.... Tertiary education is where we are now.
It's not so much that Canada is going to fall behind. The Canadian economy is expected to top $3 trillion by 2050, up from about $1.9 trillion today. It's just that other countries are moving faster.
Il ne s’agit que d’une seule prévision de PwC, mais elle prévoit que le Canada se classera environ au 23e ou 24e rang en 2050 pour un certain nombre de raisons, notamment la taille, l'échelle et la démographie de la population, l'âge de la population et le fait que la croissance de la population canadienne est essentiellement attribuable à l’immigration. Il s’agit de notre principale source de croissance. Nous avons déjà atteint des niveaux de scolarité très élevés. Nous pourrions faire mieux en matière de productivité.
Dans d’autres pays, si vous déplacez des agriculteurs de subsistance et vous assurez leur éducation primaire afin qu’ils puissent utiliser des machines à coudre, conduire des camions ou faire fonctionner des tours, ils vont rattraper leur retard en ce qui concerne leur capacité à générer de la valeur beaucoup plus rapidement que nous essayons de croître progressivement à partir de... Nous en sommes actuellement à l’enseignement supérieur.
Ce n’est pas tant que le Canada prendra du retard — l’économie canadienne devrait dépasser les 3 billions de dollars d’ici 2050 comparativement à sa valeur actuelle d’environ 1,9 billion de dollars —, c’est plutôt que d’autres pays progressent plus rapidement.
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