Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 8 of 8
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I am ready to rule on a question of privilege raised on February 18, 2020, by the member for Timmins—James Bay concerning the government's response to written Question No. 163.
In his intervention, the member alleged that the Minister of Justice and Attorney General of Canada deliberately misled the House in a response to a written question about the costs incurred in legal proceedings related to Canadian Human Rights Tribunal cases. In short, the member argued that there is a discrepancy between the costs specified in the government's response and the amounts provided to members of the public who obtained the information through access to information requests. In his opinion, the government is in contempt of the House for having deliberately misled it by providing incomplete or inaccurate information in its answer to written Question No. 163.
In response, the parliamentary secretary to the government House leader asserted that the government uses a consistent formula for calculating litigation costs when responding to written questions, while the methodology used for the compilation of the amounts obtained by other people is unknown. He added that this discrepancy in the information by no means suggests that the calculations by the government were done in bad faith or to deliberately mislead the House, and that this matter should not be considered a legitimate question of privilege since it consisted more in a debate as to the facts. In other words, his view is that members disagree on how the final number was arrived at, but that such disagreements are not unusual in debating an issue from different perspectives.
I thank the members for their interventions. Essentially, the member for Timmins—James Bay contends that the response was deliberately misleading because, as he mentioned in his remarks, it does not align with the information obtained by an academic and a journalist through other means, while the parliamentary secretary suggests that the methodologies employed by other sources may have differed from the one employed by the government.
Ultimately, this seems to be a dispute as to facts which, as Speaker, it is not my role to assess. Our precedents on this subject are clear and, as stated in House of Commons Procedure and Practice, third edition, at page 529:
There are no provisions in the rules for the Speaker to review government responses to questions.
Furthermore, in the case before us, contrary to the precedents cited by the member for Timmins—James Bay, we do not have a situation where the same individual has presented two different sets of facts to the House, nor is there any evidence to suggest that there was an attempt to deliberately mislead the House. For these reasons, the Chair cannot find that there is a prima facie question of privilege in this case.
It may be that the member for Timmins—James Bay is not satisfied with the response he received. There is however an array of options available for him to pursue this issue, whether it be resubmitting a written question worded differently or by asking questions to the minister directly during Oral Questions or a committee meeting.
The parliamentary secretary, in his intervention on February 25, 2020, also suggested that members could approach a minister or a parliamentary secretary directly to seek clarification when they feel that the information is incomplete or appears to be inconsistent with other sources of information. He contended that, more often than not, these inconsistencies may simply be a mistake, an omission or a misunderstanding instead of a deliberate attempt to mislead the House.
The Chair must admit that perhaps better communication between members, who seek the information, and the government, which provides that information, could be a solution to improve how the information is shared in this process, without escalating any dissatisfaction to a question of privilege. However, the Chair wants to reassure the House that whenever members feel that their privileges have been breached, it is their right to bring the matter to the attention of the Speaker in this way.
In conclusion, as Speakers before me have expressed several times, I would like to reiterate the importance of the accuracy of information from the government on which the members rely to perform their parliamentary duties.
I thank all members for their attention.
Je suis prêt à me prononcer sur la question de privilège soulevée le 18 février 2020 par le député de Timmins—Baie James concernant la réponse du gouvernement à la question écrite Q-163.
Dans son intervention, le député a allégué que le ministre de la Justice et procureur général du Canada a délibérément induit la Chambre en erreur dans une réponse à une question écrite concernant les frais engagés dans le cadre des poursuites liées à des causes portées devant le Tribunal canadien des droits de la personne. En somme, le député a fait valoir que les montants précisés dans la réponse du gouvernement ne correspondent pas à ceux que des citoyens ont obtenus grâce à des demandes d’accès à l’information. Selon lui, le gouvernement a commis un outrage à la Chambre, car il l’a délibérément induite en erreur en fournissant des renseignements incomplets ou inexacts dans sa réponse à la question écrite Q-163.
Dans sa réponse, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes a indiqué que le gouvernement applique une formule cohérente pour calculer le montant des frais juridiques qui est transmis dans les réponses écrites, et il a fait valoir qu’on ne connaît pas la méthodologie utilisée pour calculer les montants obtenus par d’autres personnes. Il a ajouté que les divergences ne signifient aucunement que les calculs du gouvernement ont été faits de mauvaise foi ou pour induire la Chambre en erreur. Il s’agit selon lui d’un débat sur les faits et, pour cette raison, il est d’avis qu’il n’y a pas matière à invoquer le privilège. Autrement dit, à son avis, les députés ne s’entendent pas sur la façon dont les montants finaux ont été calculés, mais ces désaccords ne sont pas inhabituels lorsqu’on débat d’une question selon des perspectives différentes.
Je remercie les députés de leurs interventions. En gros, le député de Timmins—Baie James soutient que la réponse obtenue est délibérément trompeuse, car, comme il l’a mentionné dans son intervention, les renseignements qui y figurent ne correspondent pas à ceux qu’un universitaire et un journaliste ont obtenus par un autre moyen, alors que le secrétaire parlementaire laisse entendre que la méthodologie utilisée par d’autres sources peut être différente de celle que le gouvernement a appliquée.
En fin de compte, il semble s'agir d'un désaccord sur les faits, et il n'est pas de mon ressort, à titre de Président, de me prononcer sur une telle question. Nos précédents à ce sujet sont clairs, et, comme le précise la Procédure et les usages de la Chambre des communes, troisième édition, à la page 529,
[a]ucune disposition du Règlement ne permet au Président de contrôler les réponses que le gouvernement donne aux questions.
De plus, dans le cas qui nous occupe, contrairement à la situation exposée dans les précédents cités par le député de Timmins—Baie James, une même personne n’a pas présenté deux ensembles de faits différents à la Chambre et rien ne porte à croire que l’on a tenté d’induire délibérément la Chambre en erreur. Pour ces motifs, la présidence ne peut conclure qu’il y a de prime abord matière à question de privilège.
Il est possible que le député de Timmins—Baie James ne soit pas satisfait de la réponse qu’il a reçue. Diverses possibilités s’offrent toutefois à lui pour pousser la question plus loin. Il peut, entre autres, soumettre une autre question écrite formulée différemment ou encore poser une question directement au ministre durant la période des questions orales ou dans le cadre des délibérations d’un comité.
Le secrétaire parlementaire, dans son intervention du 25 février 2020, a aussi mentionné que les députés pourraient s’adresser directement à un ministre ou un secrétaire parlementaire pour obtenir des clarifications lorsqu’ils estiment que les renseignements sont incomplets ou qu’il semble y avoir une divergence avec d’autres sources d’information. Il a fait valoir que, la plupart du temps, ces divergences découlent simplement d’une erreur, d’une omission ou d’un malentendu et elles ne constituent pas une tentative délibérée d’induire la Chambre en erreur.
La présidence doit toutefois avouer qu'une meilleure communication entre les députés, qui demandent les renseignements, et le gouvernement, qui fournit les renseignements, pourrait peut-être permettre d'améliorer la communication des renseignements et d'éviter que toute insatisfaction fasse l'objet d'une question de privilège. Cependant, la présidence tient à rassurer la Chambre que lorsque des députés estiment qu'il y a eu atteinte à leurs privilèges, ils ont le droit de porter la question à l'attention du Président de cette façon.
Pour conclure, comme mes prédécesseurs l’ont souligné à plusieurs reprises, je tiens à rappeler toute l’importance de l’exactitude des renseignements qui sont fournis par le gouvernement et sur lesquels les députés comptent pour s’acquitter de leurs fonctions parlementaires.
Je remercie les députés de leur attention.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2020-02-25 15:17 [p.1519]
Mr. Speaker, I am rising to address the question of privilege raised by the member for Timmins—James Bay in respect to the government's response to Order Paper Question No. 163.
I would point out that the member for Timmins—James Bay has presented different estimates as to the government's litigation costs related to the Canadian Human Rights Tribunal decision respecting the first nations child and family services program.
The member presents three sets of information: the government's response to Question No. 163, which I would point out has been calculated using a consistent formula that the government uses for litigation costs in responding to Order Paper questions; a compilation of a number of responses to ATIP questions over the years, which has been compiled by Dr. Blackstock; and an estimate prepared by the Assembly of First Nations.
The government does not have a clear line of sight into how either Dr. Blackstock or the AFN calculated these costs or what was included in their estimates. This in no way suggests that the calculations were done in bad faith or that the minister deliberately misled the House with the government's response to Question No. 163.
This amounts to a debate as to the facts, and therefore should not be considered a legitimate question of privilege.
This brings us to the broader issue. While we may have different political views on issues before the House, we are all here for the same reason, to work in the interests of Canadians.
When a member feels that the information the government has provided appears to be inconsistent with other sources of information or may feel that the information is incomplete, the simple and civil thing to do is talk to the minister or parliamentary secretary responsible for the file.
If that approach does not yield the results that a member expects, it is perfectly legitimate for members to raise these matters as points of order. What I have witnessed of late is that members are unfortunately using questions of privilege instead of more appropriately using points of order.
I would hate to suggest that members are using these important questions of privilege simply to score political points. I would also like to point out that raising these matters as questions of privilege is tantamount to a direct personal attack on a member's character.
There are but few examples that can be found of a member deliberately misleading the House. More often than not, a misleading statement arises when there is a mistake, an omission or a simple misunderstanding on an issue. To assume that members and ministers deliberately seek to mislead the House is a false assumption.
Let us remind ourselves of the important role we play in our parliamentary democracy and treat each other with the respect that we all so thoroughly deserve.
Monsieur le Président, j'interviens au sujet de la question de privilège soulevée par le député de Timmins—Baie James concernant la réponse du gouvernement à la question no 163 inscrite au Feuilleton.
Je souligne que le député de Timmins—Baie James a présenté différentes estimations du montant dépensé par le gouvernement pour des poursuites judiciaires relatives à la décision du Tribunal canadien des droits de la personne concernant le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations.
Le député présente trois groupes de données: la réponse du gouvernement à la question no 163 — laquelle repose sur une formule cohérente que le gouvernement applique pour calculer le montant des frais juridiques qui est transmis dans les réponses aux questions inscrites au Feuilleton —; des réponses à des questions posées en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, lesquelles ont été compilées par Mme Blackstock au fil des ans; et une estimation calculée par l'Assemblée des Premières Nations.
Le gouvernement ne sait pas exactement comment Mme Blackstock et l'Assemblée des Premières Nations ont fait leurs calculs ou ce qui est inclus dans leurs estimations. Cela ne signifie aucunement que les calculs ont été faits de mauvaise foi ou que le ministre a sciemment induit la Chambre en erreur dans la réponse du gouvernement à la question no 163.
Il s'agit d'un débat sur les faits et, par conséquent, il n'y a pas matière à invoquer le privilège.
Cela nous amène à une question plus générale. Bien que nous puissions avoir des opinions politiques différentes sur les enjeux dont la Chambre est saisie, nous sommes tous ici pour la même raison: travailler dans l'intérêt des Canadiens.
Lorsqu'un député a l'impression que l'information fournie par le gouvernement ne correspond pas à celle d'autres sources ou qu'elle est incomplète, la chose toute simple et polie à faire est d'en parler au ministre ou au secrétaire parlementaire responsable du dossier.
Si cette approche ne donne pas les résultats attendus par le député, il est tout à fait légitime pour lui d'invoquer le Règlement. Malheureusement, j'ai observé dernièrement que les députés invoquent la question de privilège plutôt que le Règlement, comme il serait plus indiqué de faire.
Loin de moi l'idée d'insinuer que les députés soulèvent ces importantes questions de privilège uniquement pour se faire du capital politique. J'aimerais aussi signaler que présenter ces affaires comme des questions de privilège revient à s'attaquer directement à la réputation d'un député.
Il n'y a que quelques cas où un député a délibérément induit la Chambre en erreur. Plus souvent qu'autrement, une déclaration trompeuse découle d'une erreur, d'une omission ou d'un simple malentendu. On a tort de présumer que des députés ou des ministres cherchent à induire la Chambre en erreur.
Rappelons-nous le rôle important que nous jouons dans notre démocratie parlementaire et traitons-nous les uns les autres avec le respect que nous méritons tous.
View Mark Strahl Profile
CPC (BC)
View Mark Strahl Profile
2020-02-25 15:21 [p.1520]
Mr. Speaker, I do not normally rise immediately following the interventions of the parliamentary secretary to the government House leader, but it is the job of the Speaker to determine what is or is not a valid question of privilege. For this member to suggest that members are uncivil or somehow derelict in their duties for bringing up important questions of privilege for you, as the Speaker, to decide sends a chill from the government that once again it does not want to hear from members of Parliament and it does not want to be challenged.
When we on this side of the House, and in this case it was a member of the NDP, believe that we have been misled by a government answer to an Order Paper question, we have every right to raise that.
You, Mr. Speaker, not a representative of the government, will determine whether that was the right course of action or whether a breach has actually occurred. That is an important thing. We have to stand up for the rights of members of Parliament, and I am disappointed that this member would undermine that with his statement here today.
Monsieur le Président, généralement, je ne prends pas la parole immédiatement après les interventions du secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, mais il incombe à la présidence de déterminer s'il y a matière à question de privilège ou non. L'insinuation par le secrétaire parlementaire que les députés soumettant à votre attention d'importantes questions de privilège manquent de civilité ou qu'ils manquent en quelque sorte à leur devoir envoie le message que, encore une fois, le gouvernement ne veut pas entendre ce qu'ont à dire les députés, ni qu'on lui demande des comptes. Cela donne froid dans le dos.
Quand de ce côté-ci de la Chambre, on — en l'occurrence, un député néo-démocrate — croit que le gouvernement a donné une réponse trompeuse à une question inscrite au Feuilleton, on a parfaitement le droit d'en faire part à la présidence.
C'est vous, monsieur le Président, et non un représentant du gouvernement, qui déterminerez s'il s'agissait de la bonne voie à suivre ou s'il y a eu atteinte au privilège. Il est important de défendre les droits des députés, et je suis déçu que le secrétaire parlementaire ait porté atteinte à ces droits dans les propos qu'il a tenus ici aujourd'hui.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I want to thank the hon. member for his input. I will take it under advisement.
The hon. member for North Island—Powell River.
Je remercie le député de son intervention. Je vais prendre la question en délibéré.
La députée de North Island—Powell River a la parole.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, you can also refer to me as the NDP whip. Hopefully, that will help with this process.
I rise on a point of order. I too just want to thank the Conservative whip for his intervention. This does send a very chilling tone to this House. When we are in a minority Parliament, it is important that we work collaboratively together and not see this kind of standing up in the House and, in my estimation, accusing another member of behaviour unbecoming. Therefore, I hope that the member will take the point to reflect, and allow you, Mr. Speaker, to do the job that you were elected in this place to do and not put those kinds of ramifications.
The reality is that for the NDP there is a strong desire to see some reconciliation done in meaningful ways, specifically around the issue of indigenous children. I certainly hope that the tone of this place would reflect what, hopefully, is the intention of all of us, which is to support indigenous children.
Hopefully, we will hear back from you, Mr. Speaker.
Monsieur le Président, vous pouvez aussi me désigner comme la whip du NPD. J'espère que cela pourra faciliter le processus.
J'invoque le Règlement. J'aimerais également remercier le whip du Parti conservateur de son intervention. Entendre de tels propos à la Chambre donne effectivement froid dans le dos. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, il est important de travailler en collaboration et de ne pas tenir de tels propos, et je crois qu'on ne devrait pas accuser ainsi un autre député de mal se comporter. Par conséquent, j'espère que le député prendra le temps d'y réfléchir et qu'il vous laissera, monsieur le Président, faire le travail pour lequel vous avez été élu à la Chambre sans verser dans ce genre de discours.
La réalité, c'est que le NPD souhaite ardemment que des mesures concrètes soient prises pour promouvoir la réconciliation, notamment en ce qui concerne les enfants autochtones. J'ose espérer que nous avons tous la volonté d'aider les enfants autochtones, et que le ton que nous emploierons à la Chambre reflétera cette intention.
J'espère que vous pourrez vous prononcer sur la question, monsieur le Président.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2020-02-18 10:23 [p.1120]
Mr. Speaker, I do not know if I have had the opportunity to do so, but I would like to congratulate you on your excellent position as my neighbour and as Speaker of the House.
As we are talking about the relationship between first nation people, I rise on a question of privilege pursuant to Standing Order 48, to state that I believe my parliamentary privilege was violated by the Minister of Justice and his staff.
It is my belief that the minister and his staff misled the House on a fundamental issue, which is the legal cost of fighting indigenous children at the Human Rights Tribunal and in federal court. I consequently believe that, because they have provided this misinformation, the minister should be held in contempt of Parliament.
We have had a lot of talk this week about the importance of the rule of law. I find this issue especially pertinent when we are talking about the actions of the justice department and the Attorney General, who apparently believe they are above Parliament when it comes to their obligation to respond to Order Paper questions on fundamental questions of fact, not opinions on facts. If you will indulge me, Mr. Speaker, I will present the facts of this case as succinctly as possible.
On December 9, 2019, I gave notice pursuant to Standing Order 39 of a written question seeking information regarding the legal fees for the hours and the associated costs the government has incurred due to legal proceedings related to Human Rights Tribunal cases against first nation children between 2007 and 2019. The Department of Justice provided a written response to this question in late January 2020 stating, “Based upon the hours recorded, the total amount of legal costs incurred amounts to approximately $5,261,009.14, as of December 9, 2019.”
As a stand-alone figure, the idea that the federal government would have spent $5.2 million fighting the rights of the most vulnerable children in this country is shocking. However, it has come to my attention that these numbers are extremely misleading. I have brought this forward because evidence contrary to the justice official's came out last week when I was representing Canada in Washington, so this is my first opportunity to address this.
Ms. Cindy Blackstock, who has been involved in this case from the beginning, has tabled documents she has received through multiple ATIPs from the justice department about the costs incurred between 2007 and 2017. The number Ms. Blackstock has provided, through the justice department's own documents, is $9.4 million spent fighting indigenous children in court.
APTN has analyzed the numbers and has come up with a slightly more conservative figure of $8.3 million as of 2017, but that is still substantially higher than what the Minister of Justice stated the department has spent up until now. This does not include any of the costs incurred after 2017.
I will remind the Speaker that when the government was found guilty of reckless discrimination against first nation children in 2016, the Prime Minister made a solemn vow that he would respect the rulings of the Human Rights Tribunal. He said he would address this and would not fight this.
However, there have been nine non-compliance orders, as well as a battle in federal court attempting to quash the ruling and deny the rights of children who are in the broken child welfare system. It is clear the numbers we have up to 2017 from the Minister of Justice's office are higher than $8.3 million and higher than the false $5.2 million he provided through the Order Paper.
How can the House make sense of these contradictory numbers? We are not talking about opinions. The issue goes to the heart of the Prime Minister's promise on reconciliation to create a new relationship based on trust. It must also be based on the trust of parliamentarians, when they use tools like the Order Paper question to get factual responses so they can do their jobs.
This ongoing legal battle against first nation children has had a corrosive effect on the Prime Minister's brand and it would appear to me that it cannot be explained away as a matter of opinion attempting to downplay the numbers.
Page 111 of Erskine May: A treatise on the law, privileges, proceedings and the usage of Parliament explicitly states that misleading the House can be considered an issue of contempt. It states, “The Commons may treat the making of a deliberately misleading statement as a contempt.”
Similarly, page 82 of House of Commons Procedure and Practice quotes the United Kingdom Joint Committee on Parliamentary Privilege in listing various types of contempt, which includes “deliberately attempting to mislead the House or a committee (by way of statement, evidence or petition)”.
We know being wrong is not a matter of privilege, but misleading the House is. That is why various Speakers, your predecessors, have used the test laid out in page 85 of House of Commons Procedure and Practice. It states:
...the following elements have to be established when it is alleged that a Member is in contempt for deliberately misleading the House: one, it must be proven that the statement was misleading; two, it must be established that the Member making the statement knew at the time that the statement was incorrect; and three, that in making the statement, the Member intended to mislead the House.
I believe these tests can be met in this case.
First, if we review the criteria that I have just read, the statement given to me was misleading because there exists in the public domain, in the documents of the Minister of Justice, conflicting information regarding these documents. The minister only provided me with the costs of the hours recorded, but not with the associated legal fees.
Second, the minister knew that his statement was misleading since the ministry with which he is charged provided different information to Ms. Cindy Blackstock, yet his signature on the document was tabled in the House.
Third, the minister intended to mislead the House since he intentionally avoided answering parts of the question that would provide clarity, a point made clear by the fact that the minister omitted to mention all additional legal fees and only provided the cost of hours.
This is not about being wrong; this is about the fundamental question of the obligation of the government to speak truthfully in this chamber.
I note that previous Speakers have ruled that in the event of contradictory information, the matter can be brought to the House to be dealt with.
For example, the Speaker, on March 3, 2014, stated:
...the fact remains that the House continues to be seized of completely contradictory statements. This is a difficult position in which to leave members, who must be able to depend on the integrity of the information with which they are provided to perform their parliamentary duties.
Accordingly, in keeping with the precedent cited earlier in which Speaker Milliken indicated that the matter merited “...further consideration by an appropriate committee, if only to clear the air”.
I believe that the same situation exists today and that the remedy should therefore be the same.
The fact that the Canadian government even spent a cent fighting the most vulnerable of its own citizens in court to deny them their indigenous rights and human rights is callous and shameful. However, the fact the government misled the House and provided incomplete or inaccurate information regarding the amount of money that it has wasted on such reprehensible actions is unacceptable. I asked the government to answer these fundamental questions. We need to know that the government will respond with true and accurate figures to an Order Paper question about how much money was spent at the Human Rights Tribunal.
That is in accordance with page 63 of Erskine May's Treatise on the Law, Privileges, Proceedings and Usage of Parliament, which states that “...it is of paramount importance that ministers give accurate and truthful information to Parliament, correcting any inadvertent error at the earliest opportunity.”
Also, I am demanding that the Minister of Justice explain to this House and the Canadian public why the information that was provided in response to the Order Paper question differs so much from the information that was provided to Ms. Cindy Blackstock through multiple ATIP requests in his own department. The Canadian people have a right to know.
I will wrap up here. In conclusion, this matters because what we are dealing with are the lives of children. It mattered to Kanina Sue Turtle, Tammy Keeash, Tina Fontaine, Amy Owen, Courtney Scott, Devon Freeman, Chantell Fox, Jolynn Winter, Jenera Roundsky, Azraya Ackabee-Kokopenace, and all the other children who have been broken in this system that failed them. Parliament needs to know that these children were loved. We had an obligation to do better.
The Parliament of Canada called on the government and the justice minister on December 11, 2019, just after we learned the horrific details of the death of Devon Freeman, to end his legal battle against the children. He has ignored the rule of Parliament. He has ignored the obligations under the Order Paper question. I ask you to address this.
Monsieur le Président, je ne sais pas si j'ai eu l'occasion de le faire, mais j'aimerais vous féliciter d'être à la fois mon voisin et le Président de la Chambre, ce qui est remarquable.
Étant donné que nous parlons de la relation avec les Premières Nations, j'aimerais soulever une question de privilège, conformément à l'article 48 du Règlement, et dire que j'estime que le ministre de la Justice et son personnel ont porté atteinte à mon privilège parlementaire.
Je suis d'avis que le ministre et son personnel ont induit la Chambre en erreur sur une question fondamentale, à savoir les frais engendrés par les batailles juridiques contre les enfants autochtones devant le Tribunal des droits de la personne et la cour fédérale. En conséquence, puisque lui et son personnel ont fourni de fausses informations, le ministre, selon moi, devrait être accusé d'outrage au Parlement.
Cette semaine, nous avons beaucoup parlé de l'importance de la primauté du droit. C'est particulièrement pertinent en ce qui concerne les gestes posés par le ministère de la Justice et le procureur général, car ceux‑ci croient, apparemment, pouvoir faire fi du Parlement et de leur obligation de répondre à des questions inscrites au Feuilleton portant sur d'importantes questions factuelles. On ne parlait pas d'opinions à propos de faits. Si vous me le permettez, monsieur le Président, je vais présenter les faits aussi succinctement que possible.
Le 9 décembre 2019, j'ai donné avis, conformément à l'article 39 du Règlement, d'une question écrite demandant de l'information au sujet des frais juridiques et des coûts connexes engagés par le gouvernement entre 2007 et 2019, en raison des poursuites judiciaires portées devant le Tribunal canadien des droits de la personne contre des enfants des Premières Nations. Le ministère de la Justice a présenté une réponse écrite à cette question à la fin janvier 2020, dans laquelle il déclare ceci: « En se basant sur les heures facturables, le montant total des dépenses encourues est approximativement de 5 261 009,14 $ en date du 9 décembre 2019. »
Déjà, l'idée que le gouvernement fédéral dépenserait 5,2 millions de dollars pour lutter contre les droits des enfants les plus vulnérables au Canada est scandaleuse. Or, j'ai appris que ce chiffre est carrément trompeur. Je soulève cette question aujourd'hui parce que des preuves contradictoires sont ressorties la semaine dernière, lorsque j'étais à Washington pour représenter le Canada. C'est donc ma première occasion d'en parler.
Mme Cindy Blackstock, qui participe au dossier depuis le début, a présenté des documents qu'elle a obtenus grâce à plusieurs demandes d'accès à l'information auprès du ministère de la Justice, concernant les coûts engagés entre 2007 et 2017. Le chiffre fourni par Mme Blackstock — fondé sur les documents mêmes du ministère de la Justice — est 9,4 millions de dollars dépensés pour des batailles juridiques contre les enfants autochtones.
Le Réseau de télévision des peuples autochtones a analysé les chiffres et est arrivé à une évaluation un peu plus prudente, soit 8,3 millions de dollars en date de 2017, ce qui demeure considérablement plus élevé que ce que le ministre de la Justice a déclaré que le ministère avait dépensé jusqu'à présent. Cette évaluation ne comprend aucun des coûts engagés après 2017.
Je rappelle au Président que, lorsque le gouvernement a été reconnu coupable de discrimination inconsidérée envers les enfants des Premières Nations, en 2016, le premier ministre a promis solennellement de respecter les décisions du Tribunal des droits de la personne. Il a déclaré qu'il s'attaquerait au problème et qu'il ne s'opposerait pas aux décisions.
Or, on a émis neuf ordonnances de non-conformité, et le gouvernement a porté l'affaire devant la Cour fédérale pour tenter de faire annuler la décision et de priver de leurs droits les enfants qui sont dans le système défaillant d'aide à l'enfance. Il est évident que les chiffres que le cabinet du ministre de la Justice a fournis, qui vont jusqu'en 2017, sont supérieurs à 8,3 millions de dollars et au montant erroné de 5,2 millions de dollars qu'il a inscrit au Feuilleton.
Comment la Chambre peut-elle s'y retrouver dans ces chiffres contradictoires? Nous ne parlons pas ici d'opinions. La question touche à l'essence même de la promesse de réconciliation du premier ministre en vue d'établir une nouvelle relation fondée sur la confiance. Elle doit aussi se fonder sur la confiance des parlementaires lorsqu'ils utilisent des outils comme les questions inscrites au Feuilleton pour obtenir des réponses factuelles afin d'accomplir leur travail.
La bataille juridique persistante contre les enfants des Premières Nations a eu un effet dévastateur sur l'image du premier ministre, et, selon moi, on ne peut pas prétendre qu'il s'agit d'une question d'opinion pour tenter de minimiser les chiffres.
À la page 111 de l'ouvrage d'Erskine May, intitulé A treatise on the law, privileges, proceedings and the usage of Parliament, on précise de façon explicite qu'induire la Chambre en erreur peut être considéré comme un outrage. On peut y lire: « Lorsqu'une déclaration trompeuse est faite délibérément, les Communes peuvent agir comme s'il s'agissait d'un outrage. »
Par ailleurs, à la page 83 de l'ouvrage La Procédure et les usages de la Chambre des communes, on trouve une liste de certains types d'outrage dressée par le Joint Committee on Parliamentary Privilege du Royaume‑Uni, parmi lesquels figure le fait de « tenter délibérément d'induire en erreur la Chambre ou un comité (par une déclaration, un élément de preuve ou une pétition) ».
Nous sommes conscients qu'il n'y a pas lieu d'invoquer la question de privilège lorsqu'une personne a tort, mais ce n'est pas le cas quand quelqu'un cherche à induire la Chambre en erreur. Voilà pourquoi bon nombre des Présidents qui vous ont précédé se sont appuyés sur les critères exposés à la page 86 de l'ouvrage La Procédure et les usages de la Chambre des communes, où on peut lire:
[...] les éléments suivants doivent être présents lorsqu’on accuse un député d’outrage pour avoir délibérément induit la Chambre en erreur : il faut établir premièrement que la déclaration était effectivement trompeuse; deuxièmement, que le député savait, au moment de faire la déclaration, qu’elle était inexacte; troisièmement, qu’en la faisant, le député avait l’intention d’induire la Chambre en erreur [...]
Je pense que dans le cas qui nous occupe, ces critères ont été remplis.
Premièrement, si l'on examine les critères que je viens d'énoncer, la déclaration qui m'a été faite était trompeuse. En effet, les documents fournis par le ministre de la Justice contiennent des renseignements qui entrent en contradiction avec des informations rendues publiques. Le ministre m'a seulement communiqué le coût des heures facturables, sans les frais juridiques connexes.
Deuxièmement, le ministre savait que sa déclaration était trompeuse, puisque le ministère dont il a la responsabilité a fourni une information différente à Mme Cindy Blackstock. Pourtant, il a signé le document déposé à la Chambre.
Troisièmement, le ministre avait l'intention d'induire la Chambre en erreur, puisqu'il a délibérément évité de répondre à certains éléments de la question et de clarifier ainsi les choses, en omettant notamment de mentionner tous les frais juridiques supplémentaires pour indiquer seulement le coût des heures.
Il ne s'agit pas d'une question d'erreur; il s'agit de l'obligation fondamentale du gouvernement de dire la vérité à la Chambre.
Des Présidents antérieurs ont conclu que, lorsqu'il y a information contradictoire, la Chambre peut être saisie de la question.
Ainsi, le 3 mars 2014, le Président a déclaré:
[...] la Chambre demeure saisie de deux déclarations entièrement contradictoires. Cela laisse les députés dans une position difficile, eux qui doivent pouvoir compter sur l'intégrité des renseignements qu'on leur fournit dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions parlementaires.
En conséquence, conformément au précédent que j'ai invoqué tout à l'heure, où le Président Milliken avait indiqué que l'affaire méritait « que le comité compétent en fasse une étude plus approfondie, ne serait-ce que pour tirer les choses au clair » [...]
Je pense que nous nous trouvons devant une situation de ce genre et que la solution devrait donc être la même.
Le simple fait que le gouvernement du Canada dépense le moindre cent pour s'opposer à ses citoyens les plus vulnérables devant les tribunaux afin de les priver de leurs droits en tant qu'Autochtones et que personnes à part entière est tout simplement honteux. Il est par ailleurs inacceptable que le gouvernement ait induit la Chambre en erreur en fournissant des renseignements incomplets ou inexacts au sujet des sommes gaspillées pour des mesures aussi répréhensibles. J'ai demandé au gouvernement de répondre à ces questions fondamentales. Nous devons avoir l'assurance que le gouvernement fournira des chiffres véridiques et précis en réponse à une question inscrite au Feuilleton portant sur les sommes dépensées au Tribunal canadien des droits de la personne.
Ce serait conforme à ce qu'on peut lire à la page 63 de l'ouvrage d'Erskine May intitulé A Treatise on the Law, Privileges, Proceedings and Usage of Parliament: « [...] il est de la plus haute importance que les ministres fournissent des renseignements précis et justes au Parlement et qu'ils corrigent à la première occasion toute erreur accidentelle. »
J'exige aussi que le ministre de la Justice explique à la Chambre et à la population canadienne pourquoi les renseignements qui ont été fournis en réponse à la question inscrite au Feuilleton sont si différents de ceux qui ont été fournis à Mme Blackstock après de multiples demandes d'accès à l'information auprès de son propre ministère. Les Canadiens ont le droit de savoir.
Je vais en rester là. En conclusion, tout cela est important, car il est question de la vie d'enfants. C'était important pour Kanina Sue Turtle, Tammy Keeash, Tina Fontaine, Amy Owen, Courtney Scott, Devon Freeman, Chantell Fox, Jolynn Winter, Jenera Roundsky, Azraya Ackabee‑Kokopenace et tous les autres enfants qui ont été broyés par un système qui les a laissés tomber. Le Parlement doit savoir que ces enfants étaient aimés. Nous avions l'obligation de faire mieux.
Le 11 décembre 2019, juste après avoir appris les horribles détails entourant la mort de Devon Freeman, le Parlement du Canada a demandé au gouvernement et au ministre de la Justice de mettre fin à cette bataille juridique contre les enfants. Ce dernier a fait fi de la primauté du Parlement. Il a fait fi des obligations liées aux questions inscrites au Feuilleton. Je vous demande donc de vous pencher sur cette question, monsieur le Président.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I will take this question of privilege under advisement.
I will hear very briefly from the hon. member for Perth—Wellington, for 30 seconds or less. I do not want this to turn into a debate.
Je vais prendre en délibéré cette question de privilège.
Je vais entendre très brièvement le député de Perth—Wellington, soit pendant 30 secondes ou moins. Je ne veux pas que cette affaire vire en débat.
View John Nater Profile
CPC (ON)
View John Nater Profile
2020-02-18 10:33 [p.1122]
Mr. Speaker, in the interests of time, the opposition would like to reserve its right to return to the House, if needed, to address this question of privilege.
Monsieur le Président, pour ne pas perdre de temps, l'opposition aimerait se réserver le droit d'intervenir de nouveau à la Chambre sur cette question de privilège, si nécessaire.
Results: 1 - 8 of 8

Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data