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View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
All right.
Statistics Canada has announced that it will begin collecting racial data on victims of crime and those accused of crime. It seems that it will not include data on use-of-force incidents in police services; you mentioned that.
Do you believe Statistics Canada should go further in collecting this kind of data? Why do you feel it's important?
D'accord.
Statistique Canada a annoncé qu'il allait commencer à recueillir des données sur la race des victimes d'actes criminels et celle des personnes accusées d'actes criminels. Il semble que cela n'inclura pas les données sur les incidents de recours à la force dans les services de police; vous en avez parlé.
Pensez-vous que Statistique Canada devrait aller plus loin quant à la collecte de ce genre de données? Pourquoi pensez-vous que c'est important?
Akwasi Owusu-Bempah
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Akwasi Owusu-Bempah
2020-07-23 15:57
On the race data specifically, yes, I do. It has been collecting some from police agencies that provide that data to them. Others have a policy not to provide the data.
Again, going to your intersectionality point, the more data we can collect, the better. I understand that's not always practical in the context of the work that the police are doing, but again, although I've advocated for the collection of race-based data for the better part of a decade and a half, if we don't do it properly it could be quite dangerous.
Oui, je crois que Statistique Canada devrait aller plus loin pour ce qui est de la collecte de données sur la race. Il a recueilli certaines données sur ce sujet auprès de services de police, qui les lui fournissent. D'autres ont pour politique de ne pas fournir ce genre d'information.
Pour revenir à ce que vous avez dit sur l'intersectionnalité, il est préférable de recueillir le plus de données possible. Je comprends que ce n'est pas toujours faisable dans le cadre du travail effectué par la police. En effet, même si je recommande la collecte de données selon la race depuis presque une décennie et demie, cela pourrait être très dangereux si nous ne faisons pas les choses correctement.
View Jack Harris Profile
NDP (NL)
Thank you.
I think your example of the reward system within policing in terms of recognizing the number of arrests versus various other ways of resolving incidents does reflect on that too, because it forces police officers down a particular path that they perhaps don't even realize they're being directed towards. I think some of these examples are quite useful.
Also, I'm very conscious, and this is one of the reasons I was so keen to have this whole study go forward, that we are at a point.... You say you've been working for a decade and a half on some of these issues, in particular data and whatnot. As a result of well-known current events, we are at a point where there is a chance to seize the opportunity to try to implement some systemic solutions to what we are recognizing as systemic problems. It's encouraging that 85% of Canadians see it as a systemic problem, particularly in policing.
It's a version of the questions Mr. Vidal asked. Are there specific systemic solutions that are practical to see happening? You talk about national statistics, and you had fairly granular expectations in terms of what was expected. Is there a practical way of instituting that at a national level? What mechanism would there be? Would there be a Stats Canada role, or should there be some other national standard or national law that would compel this?
Merci.
Vous avez parlé d'un système qui récompense les policiers en fonction du nombre d'arrestations auxquelles ils procèdent au lieu de les encourager à trouver d'autres moyens de résoudre des incidents. Je pense que cela contribue également à produire des résultats disparates en fonction de la race parce que cela contraint les policiers à suivre un chemin sans peut-être se rendre compte qu'on les dirige dans ce sens. Je crois que certaines solutions que vous avez proposées sont fort utiles.
Par ailleurs, je suis fort conscient, et c'est l'une des raisons que je tenais tant à ce que cette étude soit menée, que nous sommes à un stade... Vous dites que vous vous penchez depuis une décennie et demie sur certains de ces enjeux, en particulier la collecte de données et tout ce qui s'ensuit. En raison d'actualités très connues, nous avons maintenant l'occasion de tenter de mettre en oeuvre des solutions systémiques à ce que nous reconnaissons être des problèmes systémiques. Il est encourageant que 85 % des Canadiens reconnaissent l'existence de ce problème systémique, plus particulièrement au sein des services de police.
Mes questions sont une version de celles posées par M. Vidal. Y a-t-il des solutions systémiques précises qu'il serait pratique de mettre en oeuvre? Vous parlez de statistiques nationales, et vous aviez des attentes assez précises sur ce qui était prévu. Y a-t-il un moyen pratique de mettre cela en oeuvre à l'échelle nationale? De quel mécanisme disposerait-on? Est-ce que Statistique Canada jouerait un rôle, ou devrait-on adopter une autre norme ou loi nationale pour imposer l'adoption de telles solutions?
Akwasi Owusu-Bempah
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Akwasi Owusu-Bempah
2020-07-23 16:02
Yes, this should most definitely be standardized using standardized racial descriptors. The Province of Ontario recently, as part of the Anti-Racism Act, put forth data [Technical difficulty—Editor] standards, which I think provide a good model. What would need to happen is simply a box on the UCR, the uniform crime reports, for example, that would capture race, so the racial categories that would be utilized—there are about a dozen in Ontario—would make their way onto the forms and into the databases that police use and collect.
I should note that although this is not done in a systematic fashion at the moment, we know from all the attention to police carding that the police have been collecting racial information across this country on the people they come into contact with. What we don't have is that being done in any kind of uniform fashion, and what we don't have is that being done throughout the different types of work the police do, and it's not reported to Statistics Canada.
From my perspective, that would take a bit of computer programming to ensure that the databases were proper, as well as the changing of fields in those databases and the forms used. It's a relatively simple thing to do. I say “relatively” purposely.
Oui, il faudrait certainement procéder à la normalisation en utilisant des descripteurs raciaux normalisés. Dans le cadre de sa loi contre le racisme, la province de l'Ontario a récemment proposé des données... [Difficultés techniques]...normes, ce qui, d'après moi, constitue un bon modèle. Il faudrait simplement insérer une case aux Enquêtes de déclaration uniforme de la criminalité, par exemple, où on saisirait la race afin que les catégories raciales utilisées — il y en a une dizaine en Ontario — soient intégrées dans les formulaires et les bases de données que la police emploie er recueille.
Je dois signaler que, même si ce n'est pas fait de manière systématique pour l'instant, nous savons, en raison de toute l'attention accordée aux contrôles d’identité par les policiers, que, partout au pays, la police recueille des renseignements sur la race des personnes avec lesquelles elle entre en contact. Or, cette collecte de renseignements ne se fait pas de façon uniforme. En effet, la police n'utilise pas cette pratique pour toutes les tâches qu'elle effectue, et les renseignements ne sont pas communiqués à Statistique Canada.
À mon avis, il faudrait un peu de programmation informatique pour s'assurer que les bases de données sont adéquates, tout comme la modification de leurs champs et les formulaires utilisés. C'est relativement simple à faire. C'est à dessein que je dis « relativement ».
View Jack Harris Profile
NDP (NL)
Is that a province-by-province issue, Professor Owusu-Bempah, or is it something that can be done nationally?
Est-ce que cela peut seulement être réalisé à l'échelle provinciale, professeur Owusu-Bempah, ou aussi à l'échelle nationale?
Akwasi Owusu-Bempah
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Akwasi Owusu-Bempah
2020-07-23 16:03
It can be done nationally in the uniform crime reporting system. It's a system of reporting information on criminal incidents to Statistics Canada that 99% of police agencies currently use. The whole purpose of that is that all police agencies across the country are sending this uniform data to Statistics Canada. It's simply a matter of updating that information to capture race.
What is different is some of the other forms of information the police capture. When we talk about carding or street checks, although similar forms are used, this is information that is collected about individuals the police come into contact with not necessarily when there has been an incident, but they want to collect information about an individual. There's less uniformity in that sense. Many people would argue that this [Technical difficulty—Editor] should be eradicated, and that's what we see in Ontario—not the eradication of street checks or carding, but their heavy regulation—so the numbers have come down substantially.
Cela peut être réalisé à l'échelle nationale à l'aide du système de Déclaration uniforme de la criminalité. Ce système, actuellement utilisé par 99 % des services de police, sert à signaler des renseignements sur les incidents de naturelle criminelle à Statistique Canada. Cela permet à tous les services de police du pays d'envoyer des données uniformes à Statistique Canada. Il faut simplement mettre à jour ces renseignements pour saisir la race.
La différence réside dans certaines des autres formes de renseignements saisis par la police. Quand nous parlons de contrôles d’identité ou de contrôles de routine, même si des formes semblables sont employées, il s'agit de renseignements que la police désire recueillir sur des personnes avec lesquelles elle est entrée en contact, sans qu'il n'y ait eu forcément d'incident. C'est un processus moins uniforme. Bon nombre de personnes soutiennent que cela... [Difficultés techniques]... devrait être éradiqué. En Ontario, les pratiques des contrôles d'identité et des contrôles de routine ne sont pas éradiquées, mais elles sont lourdement réglementées. La quantité de renseignements recueillis a donc diminué considérablement.
Jeff Latimer
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Jeff Latimer
2020-07-07 13:24
Thank you very much, Mr. Chair.
I'd like to thank you for the opportunity to appear before your committee as a representative of Statistics Canada. As a public servant, I am always grateful for these opportunities. I'm here with my colleagues Karen Mihorean and Marc Lachance. They will answer questions within their areas of expertise if required.
It's clear to us that the pandemic has raised significant concerns about the disproportionate impacts across Canada based upon socio-economic differences. Not all groups have been equally affected, and we have observed such impacts within our data, particularly among seniors living in long-term care facilities, health care workers, racialized communities, indigenous communities and those living in low-income households.
Before presenting a few key examples, it's important to highlight the data collection accountabilities related to COVID-19.
As you probably know, the provincial and territorial public health authorities are responsible for collecting and reporting within their jurisdictions on COVID-19 cases. The Public Health Agency of Canada is responsible for receiving this data from the provinces and territories and reporting at the national level. While Statistics Canada does not collect COVID-19 data directly, we do provide expertise and advice on gaps in existing data and on potential strategies to address such gaps, as well as data collection and data exchange standards.
I'd like to make one last point related to data collection before I provide examples. There are generally two methods: survey data, from a sample the population, and administrative data, typically from a census of all cases. COVID-19 data is collected through administrative data, which often has a number of limitations. In Canada, it is clear these data limitations are creating significant challenges.
Merci beaucoup, monsieur le président.
J’aimerais d’abord vous remercier de me donner la possibilité de comparaître devant votre comité comme représentant de Statistique Canada. À titre de fonctionnaire, je suis toujours reconnaissant que de telles occasions me soient offertes. Je suis ici avec mes collègues Karen Mihorean et Marc Lachance. Ils pourront au besoin répondre aux questions qui concernent leurs domaines respectifs.
Il est évident que la pandémie a soulevé d’importantes préoccupations au sujet des répercussions disproportionnées qui se sont produites à l’échelle du Canada en fonction des disparités socioéconomiques. Tous les groupes n’ont pas été touchés de la même façon, et nous avons constaté ces répercussions dans nos données, particulièrement en ce qui concerne les aînés vivant dans des établissements de soins de longue durée, les travailleurs de la santé, les communautés racialisées, les communautés autochtones et les personnes vivant dans des ménages à faible revenu.
Avant de présenter quelques exemples clés, il est important de souligner les responsabilités au chapitre de la collecte des données dans le contexte de la COVID-19.
Les autorités provinciales et territoriales de santé publique sont chargées de la collecte et de la déclaration des cas de COVID-19 dans leur secteur de compétence. L’Agence de la santé publique du Canada est responsable de recevoir les données transmises par les provinces et les territoires et de produire des rapports à l’échelle nationale. Même si Statistique Canada ne recueille pas directement de données sur la COVID-19, nous fournissons une expertise et des conseils sur les lacunes dans les données existantes, les stratégies possibles pour les combler, ainsi que les normes qui président à la collecte et à l'échange de ces données.
J’aimerais apporter une dernière précision concernant la collecte de données. Il existe deux méthodes générales à ce chapitre: les données d’enquête, qui sont fondées sur un échantillon de la population, et les données administratives, qui représentent habituellement un recensement de tous les cas. Les cas de COVID-19 sont recensés au moyen de données administratives, qui comportent souvent certaines limites. Au Canada, il ne fait aucun doute que ces limites sont hautement problématiques.
Jeff Latimer
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Jeff Latimer
2020-07-07 13:26
First, there is a lack of common data standards and data exchange standards across the country, along with inefficient data processing and data quality concerns. Second, the lack of granularity in the data that is collected related to COVID-19 makes it difficult to answer key policy questions. For example, there is no data collected on such demographic characteristics as race, ethnicity or income, and no data on an individual's underlying health status. In addition, detailed geospatial data is not available to better understand the spread of COVID-19. Finally, and I think most importantly, the data submitted to the federal government does not include identifiers that could facilitate safe and appropriate record linkage with existing Statistics Canada datasets that could potentially fill these gaps.
That said, we have been actively collecting new survey data and analyzing our existing data to shed some light on the potential indirect impacts of COVID-19. During this time of social distancing, for example, 64% of youth are reporting substantial declines in their mental health status, compared with only 35% of seniors. The unemployment rate for students in May of this year was 40%, which is triple the rate reported last year in the same month. A similar pattern was evident among non-student youth as well. More than 70% of seniors in Canada over the age of 80 report at least one pre-existing chronic condition related to severe symptoms of COVID-19, which is more than double the rate among adults under 60.
If we look at the immigrant population, we see that employment losses during COVID-19 have been more than double compared with the Canadian-born population. We also know that before COVID-19, black Canadians were already experiencing unemployment rates twice that of the general population. The wage gap between these groups has been widening in recent years. Among black youth, almost twice as many report experiencing food insecurity as compared with other young Canadians. Visible minority populations, such as Chinese and Korean Canadians, have reported increases in race-based negative incidents over the last few months. One in ten women have reported being concerned about violence in their home during the pandemic.
If we examine the socio-demographic characteristics of long-term care workers, who are currently facing some of the most difficult challenges, we see that they are more likely to be immigrants, they are less likely to work full time, and they are more likely to earn less than the average Canadian. Indigenous men are two and a half times more likely to be unemployed. They earn, on average, 23% less than their non-indigenous counterparts. In almost all indicators, including health status and life expectancy, the indigenous population lags well behind Canadian averages.
The pandemic has shone a glaring light on many of these pre-existing social inequities that Statistics Canada has been tracking for decades. In order to respond to the need for more data, we have launched a number of rapid data collection vehicles, such as web panels and crowdsourcing surveys. The topics have included the impacts of COVID-19 on labour, food insecurity, mental health, perceptions of safety, trust in others and parenting concerns. Statistics Canada finished collection just yesterday, using our crowdsourcing surveys, to better understand the impact on persons with long-term disabilities. This data will be available in early August. It will include information on visible minority status as well as such other demographic markers as gender, immigrant status and indigenous identity. More data on mental health issues will also be made available in the coming weeks. It will provide breakdowns by gender diversity, immigrant status and ethnocultural groups.
In partnership with the provinces and territories, we have also significantly increased the timeliness of death data in Canada so that a clear picture of excess deaths during the pandemic can be estimated. We will be releasing this data publicly next month.
We are also partnering with the Canadian Institute for Health Information to examine in greater detail the issues among health care workers and long-term care facilities.
Finally, we are working with the Public Health Agency of Canada to make detailed preliminary data on the number of confirmed COVID-19 cases available to Canadians and researchers.
I'd like to thank you very much for your time. My colleagues and I are available to answer any questions you may have.
Thank you, Mr. Chair.
Tout d’abord, il y a l'absence de normes communes concernant les données proprement dites et l’échange de ces données à l’échelle du pays. Il y a également des questions au sujet de l’inefficacité du traitement des données et de la qualité de ces dernières. En deuxième lieu, le manque de granularité dans les données recueillies sur la COVID-19 fait en sorte qu’il est difficile de répondre aux questions stratégiques clés. Par exemple, aucune donnée n’est recueillie sur les caractéristiques démographiques, comme la race, l’origine ethnique ou le revenu, ni sur l’état de santé sous-jacent des personnes. De plus, on ne dispose pas de données géospatiales détaillées pour mieux comprendre la propagation de cette maladie. Enfin, les données soumises au gouvernement fédéral ne comprennent pas d’identificateurs qui pourraient faciliter un couplage sécuritaire et approprié avec les bases de données existantes de Statistique Canada et ainsi combler ces lacunes.
Ceci étant dit, nous recueillons activement de nouvelles données d’enquête et nous analysons nos données existantes, afin de faire la lumière sur les répercussions indirectes possibles de la COVID-19. En cette période de distanciation sociale, beaucoup plus de jeunes que d'aînés font état d’une détérioration importante de leur santé mentale, soit 64 % comparativement à 35 %. En mai dernier, le taux de chômage des étudiants était de 40 %, ce qui est le triple du taux enregistré l’an dernier pour le même mois. Une tendance similaire a également été observée chez les jeunes qui ne sont pas aux études. Plus de 70 % des personnes âgées de plus de 80 ans au Canada déclarent au moins un problème de santé chronique préexistant lié à des symptômes graves de la COVID-19, soit plus du double du taux observé chez les adultes de moins de 60 ans.
Si nous examinons la population des immigrants, les pertes d’emploi pendant la pandémie ont plus que doublé comparativement à la population née au Canada. Nous savons aussi qu’avant la COVID-19, le taux de chômage des Canadiens noirs était déjà deux fois plus élevé que celui de la population en général, et que l’écart salarial s’est creusé au cours des dernières années. En outre, les jeunes Noirs sont deux fois plus nombreux que les autres jeunes Canadiens à déclarer vivre dans l’insécurité alimentaire. Les populations de minorités visibles, comme les Canadiens d’origine chinoise et coréenne, ont signalé une augmentation des incidents négatifs fondés sur la race au cours des derniers mois. Enfin, une femme sur 10 a indiqué s’inquiéter de la violence à la maison pendant la pandémie.
Si nous examinons les caractéristiques sociodémographiques des travailleurs en soins de longue durée, qui font actuellement face à certains des problèmes les plus difficiles, nous constatons qu’ils sont plus susceptibles d’être des immigrants, moins susceptibles de travailler à temps plein et plus susceptibles de gagner moins que le Canadien moyen. Les hommes autochtones sont deux fois et demie plus susceptibles d’être sans emploi et gagnent en moyenne 23 % de moins que leurs homologues non autochtones. Dans presque tous les indicateurs, y compris l’état de santé et l’espérance de vie, la population autochtone obtient des résultats bien en deçà des moyennes canadiennes.
La pandémie a fait ressortir un grand nombre d'inégalités sociales préexistantes que Statistique Canada étudie depuis des décennies. Afin de répondre au besoin d’obtenir plus de données, nous avons lancé un certain nombre d’outils de collecte rapides, comme des panels Web et la collecte par approche participative. Parmi les sujets abordés figuraient les répercussions de la COVID-19 sur la main-d’œuvre, l’insécurité alimentaire, la santé mentale, les perceptions à l’égard de la sécurité, la confiance à l’égard des autres et les préoccupations parentales. Statistique Canada a terminé hier la collecte par approche participative visant à mieux comprendre les répercussions sur les personnes ayant une incapacité de longue durée. Ces données seront disponibles au début d’août et comprendront de l’information sur le statut de minorité visible, ainsi que d’autres marqueurs démographiques, comme le genre, le statut d’immigrant et l’identité autochtone. D’autres données sur les problèmes de santé mentale seront aussi disponibles au cours des prochaines semaines. Elles fourniront des ventilations selon la diversité de genre, le statut d’immigrant et les groupes ethnoculturels.
En partenariat avec les provinces et les territoires, nous avons considérablement amélioré l’actualité des données sur les décès au Canada, afin d’avoir une meilleure idée de la surmortalité pendant la pandémie. Ces données seront publiées le mois prochain.
Nous travaillons aussi en partenariat avec l’Institut canadien d’information sur la santé afin d'examiner plus en détail les enjeux pour les travailleurs de la santé et les établissements de soins de longue durée.
Enfin, nous travaillons avec l'Agence de la santé publique du Canada pour que les Canadiens et les chercheurs aient accès aux données préliminaires détaillées sur le nombre de cas confirmés de COVID-19.
Je vous remercie beaucoup pour le temps que vous m'avez accordé. Mes collègues et moi-même sommes disposés à répondre à toutes vos questions.
Merci, monsieur le président.
Marc Lachance
View Marc Lachance Profile
Marc Lachance
2020-07-07 13:54
Good afternoon.
This is a very good question. Similar to our colleague from CIHI, Statistics Canada produces national standards. As you mentioned, the census is one of the major data collection activities in which we apply those standards. As a national statistical organization, Statistics Canada makes all those standards available. We develop them with communities and with experts. We also test them with the respondents to ensure that they understand those standards. As a result, we have standards that we can make available to other organizations. They're all available publicly. As mentioned, they are all trusted and used.
We are also working closely with our—
Bonjour.
C'est une très bonne question. Comme nos collègues de l'Institut canadien d'information sur la santé, Statistique Canada élabore des normes nationales, et comme vous l'avez mentionné, le recensement est l'une des grandes activités de collecte de données où l'on applique ces normes. Statistique Canada est un organisme statistique national qui, à ce titre, met toutes ces normes à la disposition des intéressés. Nous les élaborons en collaboration avec les communautés et des experts. Nous les testons également auprès des répondants pour nous assurer qu'ils les comprennent bien. Ainsi, nous avons des normes qui peuvent être utilisées par d'autres organismes. Elles sont toutes rendues publiques, et comme il a été mentionné, elles sont toutes fiables et utilisées.
Nous collaborons aussi étroitement avec nos...
Karen Mihorean
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Karen Mihorean
2020-07-07 14:03
Yes, thank you.
What we've found is that not just youth have experienced a significant impact on their mental health. We've been able to compare the data from our crowdsourcing and our web panel surveys to the Canadian community health survey, looking at overall rates and general perceptions of mental health in what people were reporting in 2018-19 and then how it compares now. It's not just in youth that we are seeing a decline; we're also seeing it among the indigenous population and in immigrants. These are also populations that have been particularly hit with job loss, for example, and the ability to remain financially stable. We are seeing rather significant declines in self-perceived mental health among those three groups especially.
Oui, merci.
Nous avons constaté aussi que les jeunes ne sont pas les seuls dans cette situation. Nous avons été en mesure de comparer les données de notre approche participative et des enquêtes par panel en ligne à l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes; nous avons comparé les pourcentages globaux et les perceptions générales qu'avaient les Canadiens de leur santé mentale en 2018-2019 à la situation actuelle. Nous constatons une détérioration pas seulement chez les jeunes, mais aussi chez les populations autochtones et les immigrants. Ce sont aussi les populations qui ont été particulièrement touchées par les pertes d'emploi, par exemple, et la déstabilisation financière. Nous constatons des détériorations relativement importantes dans la santé mentale autoévaluée en particulier chez ces trois groupes.
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Thank you, Mr. Chair.
Last week, on Friday, Statistics Canada was to release labour force survey data at 8:30 a.m. eastern time, one of the most important and market-moving indicators of the month, but someone in the government leaked that information ahead of time, almost 45 minutes ahead of time, and exclusively to Bloomberg terminal users on Wall Street and on Bay Street, who pay thousands of dollars a month for those terminals.
Moving markets, the Canadian dollar moved eight basis points in that short period of time and billions were made or lost on the market. Section 34 of the Statistics Act makes it a criminal offence for someone to leak information that might influence stock, bond or currency markets.
Has the government notified the RCMP about what appears to be a criminal breach of the Statistics Act?
Merci, monsieur le président.
Vendredi dernier, Statistique Canada devait publier les données de l'Enquête sur la population active — l'un des indicateurs les plus importants et influents du mois — à 8 h 30, heure de l'Est. Or, quelqu'un au sein de l'État a divulgué ces données près de 45 minutes à l'avance aux utilisateurs du terminal Bloomberg, à Wall Street et à la bourse de Toronto, qui paient des milliers de dollars par mois pour ces terminaux.
Pendant cette courte période, le dollar canadien a bougé de huit points de base, et il y a eu des gains et des pertes d'une valeur de plusieurs milliards de dollars sur le marché. L'article 34 de la Loi sur la statistique rend coupable d'une infraction criminelle quiconque divulgue des renseignements qui pourraient avoir une incidence sur la valeur marchande d'actions, d'obligations ou de devises.
Le gouvernement a-t-il informé la GRC de ce qui semble être une infraction criminelle à la Loi sur la statistique?
View Navdeep Bains Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, I'd like to thank the honourable member for his question.
I, too, share the same concerns that he's highlighted with regard to this leak. This is completely unacceptable. That is why we're going to make sure that a proper and thorough examination is done, and going forward we want to make sure that no such breach or leak occurs.
Monsieur le président, je remercie le député de sa question.
J'ai les mêmes inquiétudes que le député à propos de cette fuite d'information. C'est carrément inacceptable. Nous allons nous assurer que cette affaire fait l'objet d'une enquête approfondie en bonne et due forme et nous veillerons à ce que de telles fuites ne se reproduisent plus.
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Chair, Statistics Canada said that staffers and ministers' offices, including the Prime Minister's office, the finance minister's office, the employment minister's office and the industry minister's office, would have received this secret information no earlier than 2 p.m. the previous day.
Statistics Canada has also indicated that it has begun an internal investigation. Will the minister commit to fully co-operating with this investigation?
Monsieur le président, Statistique Canada a déclaré que le personnel des cabinets des ministres, y compris ceux du premier ministre, du ministre des Finances, de la ministre de l'Emploi et du ministre de l'Industrie, a reçu cette information secrète au plus tôt à 14 heures, la veille.
Statistique Canada dit aussi avoir commencé une enquête interne. Le ministre s'engage-t-il à coopérer pleinement à cette enquête?
View Navdeep Bains Profile
Lib. (ON)
I'd like to remind the honourable colleague that our government has supported Statistics Canada. We're the ones who reintroduced the mandatory long-form census. We're the ones who funded more money for Statistics Canada. The member opposite knows that we'll be fully co-operative in any such investigation into any leak.
J’aimerais rappeler à mon collègue que notre gouvernement a soutenu Statistique Canada. C’est nous qui avons réinstauré la version longue du questionnaire de recensement. C’est nous qui avons versé du financement supplémentaire à Statistique Canada. Le député d’en face sait que nous coopérons pleinement dans le cadre de toute enquête concernant une fuite.
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Will the minister commit to making the results of this investigation public?
Le ministre s’engage-t-il à publier les conclusions de l’enquête?
View Navdeep Bains Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, the member opposite knows full well that there are proper processes and protocols in place when it comes to such sensitive matters, and we will ensure that those processes and protocols—
Monsieur le président, le député d’en face sait fort bien que des processus et des protocoles appropriés ont été mis en place pour traiter les questions aussi délicates, et nous ferons en sorte que ces processus et protocoles...
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Chair, I hope there is no double standard for ministers' offices and the public service, because it was only about 13 years ago that a public servant was criminally charged and convicted for using top secret information in the markets.
I hope that in this investigation, and in the release of the information concerning this investigation, ministers' staffers aren't held to a different standard than the public service has been held to.
This leak speaks to the integrity of the government. Intelligence at the Five Eyes.... Our four allies have been telling us for years that one of the top two or three threats that democracies are facing is declining public confidence in our key institutions. Democracies have been blindsided by misinformation, disinformation and cyber-attacks, and now we are being blindsided by the misuse of information by this very government.
That doesn't even.... The government's own national statistics-gathering agency doesn't trust this cabinet or this government, and that's why they announced several days ago that they would suspend the pre-release of information to the cabinet.
What is the government going to do to restore public confidence in our institutions?
Monsieur le président, j’espère qu’il n’y a pas deux poids, deux mesures pour les cabinets des ministres et la fonction publique, car il n’y a que 13 ans environ que des accusations criminelles ont été portées contre un fonctionnaire, qui a fini par être condamné, pour s’être servi de renseignements très secrets dans les marchés.
J’espère que dans le cadre de cette enquête, et dans les renseignements qui seront publiés à son sujet, le personnel ministériel n’est pas soumis à des normes différentes de celles des fonctionnaires.
Cette fuite témoigne de l’intégrité du gouvernement. Le renseignement au sein du Groupe des cinq... Nos quatre alliés nous disent depuis des années que l’une des deux ou trois principales menaces auxquelles les démocraties font face est celle de la baisse de confiance en nos institutions clés. Les démocraties ont été prises au dépourvu pas les fausses informations, la désinformation et les cyberattaques, et nous sommes maintenant pris au dépourvu par la mauvaise utilisation que fait le gouvernement au pouvoir de l’information.
Cela ne fait même pas... Le propre organisme national de collecte de statistiques du gouvernement ne fait pas confiance au Cabinet ou au gouvernement. Voilà pourquoi il a annoncé, il y a quelques jours, qu’il suspendrait la diffusion préalable de l’information au Cabinet.
Que fera le gouvernement pour rétablir la confiance du public en nos institutions?
View Navdeep Bains Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, our government has remained steadfast in its support for Statistics Canada. I'd like to remind my honourable colleague that we are the government that brought forward legislation to strengthen the independence of Statistics Canada. We're the government that brought forward measures to make sure they have additional monies for conducting the proper mandatory long-form census as well.
When it comes to the leak that the member opposite is talking about, we're not going to prejudge the outcome. We have been very clear that the proper processes and protocols that are in place will be followed.
Monsieur le président, notre gouvernement a manifesté son soutien constant à Statistique Canada. J’aimerais rappeler à mon collègue que c’est notre gouvernement qui a présenté une mesure législative pour accroître l’indépendance de Statistique Canada. C’est aussi notre gouvernement qui a instauré des mesures pour s’assurer qu’elle dispose dufinancement supplémentaire nécessaire pour réaliser la version longue obligatoire du recensement comme il se doit.
Nous n’allons pas présumer de l’issue de la fuite dont parle le député d’en face. Nous avons clairement énoncé qu’on suivrait les processus et les protocoles établis.
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Chair, I hope the government will call the RCMP and notify them about what appears to be a criminal breach of the Statistics Act, because it was a previous Liberal minister who himself was subject to a lot of misinformation and was a target of improper allegations about his office's use of information that leaked about the income trust changes that the previous Liberal government had brought in. The RCMP began an investigation and, in the course of the investigation, they charged a public servant who was ultimately convicted of breaching that secret information.
I hope the minister holds his office and the offices of his cabinet colleagues to the same standard, calls in the RCMP and makes them aware of what appears to be a criminal breach of the Statistics Act.
Monsieur le président, j’espère que le gouvernement appellera la GRC et l’avertira de ce qui semble être une violation criminelle à Statistique Canada, car c’est un ancien ministre libéral qui faisait lui-même l’objet de bien de la désinformation et était la cible de fausses allégations concernant l’utilisation que son cabinet avait faite d’une fuite de renseignements concernant les modifications aux fiducies de revenu que le gouvernement libéral précédent avait proposées. La GRC a lancé une enquête au cours de laquelle elle a porté des accusations contre un fonctionnaire qui a fini par être trouvé coupable de la fuite de ces renseignements secrets.
J’espère que le ministre soumet son cabinet et ceux de ses collègues du Cabinet aux mêmes normes, qu’il appelle la GRC et qu’il l’informe de ce qui semble être une violation criminelle de la Loi sur la statistique.
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Lib. (ON)
I appreciate that very much.
Again, I want to take this opportunity to say that leaks of this nature are completely unacceptable. We've been very clear that we are going to take the appropriate steps. Statistics Canada is taking the appropriate steps.
I want to remind the member opposite that we're not going to prejudge any outcome at this stage. Again, it is our government that has been consistently supporting Statistics Canada in its work through the previous years.
Je vous en sais gré.
Encore une fois, je veux profiter de l’occasion pour dire que les fuites de cette nature sont complètement inadmissibles. Nous avons clairement énoncé que nous prendrions les mesures qui s’imposent. Statistique Canada prend les mesures qui s’imposent.
Je tiens à rappeler au député d’en face que nous n’allons pas présumer de l’issue à ce stade. Je le répète, c’est notre gouvernement qui a constamment soutenu le travail de Statistique Canada au cours des années précédentes.
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CPC (AB)
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Chair, last week markets were shocked when leaks regarding the state of our economy came to light before the market even opened. This caused worry to investors at home and abroad about the integrity of our markets and the nature of the leak, which is, in itself, unprecedented.
Section 34 of the Statistics Act indicates the following:
Every person who, after taking the oath set out in subsection 6(1), is guity of an offence and liable on summary conviction to a fine not exceeding five thousand dollars or to impreisonment for a term not exceeing five years or both:
(a) wilfully discloses or divulges directly or indirectly to any person not entitled under this Act to receive the same any information obtained by him in the course of his employment that might exert an influence on or affect the market value of any stocks, bonds or other security or any product or article, or
(b) uses any information described in paragraph (a) for the purpose of speculating in any stocks, bonds or other security or any product or article
My question for the minister is this: Does the government consider this case to be subject to paragraph 34(a) or 34(b) and a criminal offence, yes or no?
Merci, monsieur le président.
Monsieur le président, la semaine dernière, les marchés ont été ébranlés lorsque des fuites relatives à l'état de notre économie ont été dévoilées avant même l'ouverture des marchés. Cela a causé des inquiétudes aux investisseurs canadiens et étrangers en ce qui concerne l'intégrité de nos marchés et la nature des fuites, qui sont en elles-mêmes sans précédent.
L'article 34 de la Loi sur la statistique indique ce qui suit:
Est coupable d’une infraction et passible, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, d’une amende maximale de cinq mille dollars et d’un emprisonnement maximal de cinq ans, ou de l’une de ces peines, quiconque, après avoir prêté le serment énoncé au paragraphe 6(1):
a) soit, volontairement, révèle ou divulgue, directement ou indirectement, à quiconque n’est pas autorisé par la présente loi à les obtenir, des renseignements qu’il a obtenus dans l’exercice de ses fonctions et qui pourraient avoir une influence ou une incidence sur la valeur marchande d’actions, d’obligations ou autres valeurs ou d’un produit ou article;
b) soit se sert de tels renseignements pour spéculer sur des actions, obligations ou autres valeurs ou sur un produit ou article.
La question que j'adresse au ministre est la suivante: le gouvernement considère-t-il que ce cas est assujetti à l'alinéa 34(a) ou 34(b) et qu'il s'agit d'une infraction criminelle, oui ou non?
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Lib. (ON)
Mr. Chair, my hon. colleague is absolutely right that the current situation with regard to the COVID crisis is deeply problematic, and we want to make sure that any information we share with the Canadian public with regard to economic measures or labour market numbers follows the appropriate process. The breach that occurred is completely unacceptable. Our government has denounced this breach. That breach was not the way to deal with such sensitive information.
The member has alluded to several paragraphs within the Statistics Act. I can assure him that we are looking into this matter and that Statistics Canada is looking into this issue as well. Going forward, we will ensure that such a breach does not occur again, because it's important that we continue to have the confidence of Canadians during this current health care crisis.
Monsieur le président, mon collègue a tout à fait raison de dire que la situation actuelle en ce qui concerne la crise de la COVID pose de graves problèmes, et nous voulons nous assurer que toute information que nous communiquons à la population canadienne au sujet des mesures économiques ou des chiffres du marché du travail suit le processus approprié. La fuite en question est totalement inacceptable. Notre gouvernement l’a d’ailleurs dénoncée. Ce n’était pas le bon moyen de traiter des renseignements de nature aussi délicate.
Le député a cité plusieurs dispositions de la Loi sur la statistique. Je peux lui assurer que nous étudions la question et que Statistique Canada se penche également là-dessus. À l’avenir, nous veillerons à ce qu’une telle fuite ne se reproduise pas, car il est important que nous continuions d’avoir la confiance des Canadiens pendant la crise qui secoue actuellement le système des soins de santé.
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CPC (AB)
Okay, I will take that as a yes.
So this matter should be investigated, yes or no?
D’accord, je vais supposer que cela veut dire oui.
Il y aura donc une enquête, oui ou non?
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Lib. (ON)
As I have indicated very clearly, what has happened is completely unacceptable. This breach should not have occurred. This matter is being looked into, and we want to assure Canadians going forward that—
Comme je l’ai dit très clairement, ce qui s’est passé est totalement inacceptable. Cette fuite n’aurait pas dû se produire. Nous examinons actuellement la situation, et nous tenons à assurer aux Canadiens que...
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CPC (AB)
Will Statistics Canada investigate itself or will the government refer this to the RCMP?
L’enquête sera-t-elle menée par Statistique Canada, ou est-ce que le gouvernement compte renvoyer le dossier à la GRC?
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Lib. (ON)
Mr. Chair, there are appropriate protocols in place to look into such breaches. Those protocols will be followed, and the appropriate actions will be taken to ensure that such breaches do not occur going forward.
Monsieur le président, il existe des protocoles appropriés pour examiner de telles fuites de renseignements. Ces protocoles seront suivis, et nous prendrons les mesures qui s’imposent pour veiller à ce que telles fuites ne se reproduisent pas à l’avenir.
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CPC (AB)
The minister indicated that this will be investigated, but during the investigation into the SNC-Lavalin scandal, the Liberal staff refused to co-operate. Will the minister commit today that all Liberal staff will co-operate with this investigation?
Le ministre a fait savoir que cet incident fera l’objet d’une enquête, mais dans le cadre de l’enquête sur le scandale SNC-Lavalin, le personnel du Parti libéral avait refusé de collaborer. Le ministre s’engage-t-il aujourd’hui à ce que tout le personnel du Parti libéral collabore à cette enquête?
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Lib. (ON)
Again, we've been clear that it's important that any such breach be taken seriously. What has happened is unacceptable, and we will ensure that the appropriate steps are taken to make sure that such breaches do not occur going forward.
Encore une fois, nous avons affirmé clairement qu’il est important que toute fuite de ce genre soit prise au sérieux. Ce qui s’est passé est inacceptable, et nous veillerons à ce que les mesures appropriées soient prises pour que cela ne survienne plus à l’avenir.
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CPC (AB)
There's no doubt about the general terms, but I need to make sure that the government will commit that its staff will co-operate. Yes or no?
Il n’y a aucun doute quant aux modalités générales, mais je dois m’assurer que le gouvernement s’engagera à ce que son personnel collabore. Oui ou non?
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Lib. (ON)
The process is very clear. The protocols are very clear. The law is very clear, and we will make sure that the process is followed and the law is upheld.
Le processus, les protocoles et la loi sont très clairs. Nous allons nous assurer que le processus est suivi et que la loi est respectée.
Anil Arora
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Anil Arora
2020-03-12 15:32
Thank you very much, Mr. Chair.
I'd like to begin by thanking the committee members for inviting Statistics Canada to appear before you today to provide an update on its efforts regarding the enumeration of rights holders under section 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
As you mentioned, Mr. Chair, with me today are my colleagues Lynn Barr-Telford and Stéphane Dufour, who will assist me in answering your questions. The fact that I am here with assistant chief statisticians attests to how important we consider the issue to be and gives them an opportunity to hear from you directly. Ms. Barr-Telford and Mr. Dufour are responsible for census content and operations, respectively.
Statistics Canada is committed to providing high-quality up-to-date data and analysis to policy-makers. To that end, we have formed strong relationships with our partners, developed world-class expertise, established robust methodologies, pursued constant innovation and explored new ways to meet the data needs of Canadians.
We use sample surveys, administrative and new emerging data sources, and the census, conducted once every five years, to build, maintain and further strengthen our data infrastructure in Canada. This infrastructure reflects a support of our values, our laws and societal needs with good facts and evidence. This evidence and need for unbiased data—not influenced by factors other than statistical rigour and independence—was made explicit through changes to the Statistics Act in 2017, subsequent to the return of the mandatory long-form census in 2016.
Canadians, 88% in fact, say they trust Statistics Canada. The 2016 census achieved the highest-ever response rate, which lends further support for a strong and credible statistical system in Canada.
Meeting the data needs of our bilingual society, where English and French have had official language status for the past 50 years, is something we take very seriously at Statistics Canada. We are unaware of any other statistical agency in the world that has acquired expertise equivalent to ours or built such an extensive wealth of knowledge around a society with two official languages as dynamic as the one we have here in Canada.
We are also committed to meeting the specific needs of language rights holders, a commitment I care deeply about. I'd like to take a few moments to show you that by sharing some of the tangible measures we have taken at Statistics Canada in the past few years.
First, we secured stable funding for a language statistics program at the department, as provided for in the 2019 budget. Through a leading-edge centre of expertise for statistical production and analysis for Canada's official languages, we can support related government initiatives. Our efforts support the official languages action plan and give official language communities, as well as all Canadians, access to high-quality information.
In 2017, we assembled Canada's leading experts through a formal advisory committee on language statistics to help guide our commitment to further strengthen our capacity to serve Canadians with the best information possible, the measure of right holders being an important focus.
Given the specific requirements that define minority language rights holders both within and outside Quebec, we developed, through robust qualitative testing, a module of comprehensible questions in both languages to ensure that we could obtain a highly reliable count of right holders.
To ensure that the questions designed through qualitative testing would work to yield high quality and reliable results, we conducted a large-scale quantitative test with 135,000 households in 2019.
Over the past many years, Statistics Canada has also strengthened its ability to obtain and maintain administrative data on school enrollments from other jurisdictions, including enrollments in minority language schools across this country.
In addition, together with the Department of Canadian Heritage, we built the capacity to produce geographic databases that make it possible to overlay the location of rights holders' children and the exact location of every minority language education facility in Canada. This will enable Statistics Canada to determine the distance between where rights holders live and where the education facility is located geographically.
We are also working with the Department of Canadian Heritage, as well as other federal partners, to develop a new post-census survey on official language minorities in Canada. The survey should provide relevant contextual information on rights holders' intentions when it comes to sending their children to a minority language education facility. The survey should also highlight the challenges official language minority communities face, including access to education in their official language.
The census is a signature data collection vehicle that dates back to 1666 in Canada, and one that obviously has evolved since in content and methodology. It serves our nation's needs for high-quality data at low levels of geography for very small populations. It provides a statistical basis upon which numerous legal, statutory and policy programs are assessed, and subsequent decisions are made to increase their effectiveness, including the Employment Equity Act, the Official Languages Act, the Canadian Human Rights Act, the Immigration and Refugee Protection Act, the Federal-Provincial Fiscal Arrangements Act, the Employment Insurance Act and Canada Pensions Plan, just to name a few.
However, the census is a specific snapshot in time and, on its own, cannot provide all the information rights holders are seeking. It is therefore important to build an ecosystem of data that will shed light on this important issue. To that end, Statistics Canada is exploring various data sources that will help paint an accurate picture of rights holders. This includes provincial and territorial data on annual school enrolment and a follow-up survey of rights holders to produce estimates of the number of parents who intend to send their children to a minority language education facility.
Indeed, existing questions on mother tongue and language spoken at home on the census, along with annual administrative data on school enrolments and the possible addition of a module of five questions on rights holders and a post-censal survey, would immensely strengthen the information on this vital aspect of our bilingual society.
We are eager to continue working with our partners to enrich this important ecosystem of data.
Thank you, Mr. Chair.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je tiens d'abord à remercier les membres du Comité d'avoir invité Statistique Canada à comparaître aujourd'hui afin de leur faire part de l'évolution de son travail concernant le dénombrement des ayants droit en vertu de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Comme vous l'avez dit, monsieur le président, je suis accompagné de mes collègues Lynn Barr-Telford et Stéphane Dufour, qui m'appuieront afin de répondre à vos questions. Le fait que je sois accompagné par les statisticiens en chef adjoints démontre l'importance que nous accordons à ce sujet et leur permet d'entendre directement vos questions. Mme Barr-Telford et M. Dufour s'occupent respectivement du contenu et des opérations du recensement.
Statistique Canada s'est engagé à fournir des données et des analyses actuelles et de qualité aux responsables de l'élaboration des politiques. La réalisation de cet objectif nous a permis de bâtir des liens solides avec nos partenaires, de développer une expertise de calibre mondial, de mettre au point des méthodologies robustes, d'innover sans cesse et d'explorer des façons novatrices de répondre aux besoins en renseignements de la population canadienne.
Nous utilisons des enquêtes par sondage, des sources de données administratives et émergentes, ainsi que le recensement, mené une fois tous les cinq ans, pour construire, entretenir et consolider notre infrastructure de données au Canada. Cette infrastructure se fait l'écho de nos valeurs, de nos lois et de nos besoins sociétaux en les faisant reposer sur des preuves et des faits probants. Après le retour du formulaire long obligatoire lors du recensement de 2016, les modifications apportées à la Loi sur la statistique en 2017 ont clairement fait ressortir que nous avons besoin de données objectives et fondées uniquement sur l'indépendance et la rigueur statistiques.
Les Canadiens, en fait 88 % d'entre eux, disent faire confiance à Statistique Canada. Le taux de réponses au recensement de 2016 a été sans précédent, ce qui vient appuyer encore davantage l'idée que nous avons besoin d'un système statistique solide et crédible au Canada.
Répondre aux besoins en renseignements de notre société bilingue, où le français et l'anglais jouissent du statut de langue officielle depuis 50 ans, est quelque chose que nous prenons très au sérieux à Statistique Canada. À notre connaissance, aucun autre organisme de statistique au monde n'a acquis une expertise équivalente à la nôtre ni créé une mine de renseignements sur une société dynamique dotée de deux langues officielles aussi riche que celle que nous avons mise sur pied au Canada.
Nous nous sommes également engagés à répondre aux besoins particuliers des ayants droit linguistiques, et c'est un engagement qui me tient beaucoup à coeur. J'aimerais prendre quelques minutes pour le démontrer en vous décrivant quelques mesures concrètes que nous avons prises, à Statistique Canada, au cours des dernières années.
Tout d'abord, nous avons stabilisé le financement pour un programme de statistique linguistique à Statistique Canada, comme prévu au budget de 2019. En offrant un centre d'expertise d'avant-garde pour la production et l'analyse des statistiques sur les langues officielles au Canada, nous pouvons soutenir les mesures gouvernementales en la matière. Nos travaux viennent notamment appuyer le Plan d'action pour les langues officielles et permettent de fournir des renseignements de qualité aux communautés de langue officielle et à l'ensemble de la population.
En 2017, nous avons mis sur pied un comité consultatif officiel sur les données linguistiques formé des plus grands experts au Canada pour nous aider à respecter notre engagement de renforcer notre capacité à bien servir les Canadiens en recueillant la meilleure information possible. Le dénombrement des ayants droit constitue à cet égard un élément important.
À partir des exigences précises auxquelles doivent répondre les ayants droit des minorités linguistiques tant au Québec que dans le reste du Canada, nous avons élaboré, à l'aide de tests qualitatifs solides, un module de questions faciles à comprendre dans les deux langues officielles pour nous assurer de pouvoir obtenir un dénombrement très fiable des ayants droit.
Pour nous assurer que les questions élaborées dans le cadre des tests qualitatifs allaient nous mener à des résultats de haute qualité et fiables, nous avons procédé à un test quantitatif à grande échelle auprès de 135 000 ménages en 2019.
Depuis de nombreuses années, Statistique Canada renforce sa capacité de recueillir et de conserver des données administratives sur les inscriptions à l'école dans les provinces et territoires, y compris dans les établissements d'enseignement de la minorité linguistique partout au pays.
De plus, en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien, nous avons développé la capacité de produire des bases de données géographiques qui permettent de superposer l'emplacement des enfants d'ayants droit à l'emplacement exact de chaque établissement d'enseignement de la minorité linguistique au Canada. Statistique Canada sera ainsi en mesure de déterminer la distance entre le lieu de résidence des ayants droit et l'emplacement géographique de l'établissement d'enseignement.
Par ailleurs, en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien et divers autres partenaires fédéraux, nous travaillons à l'élaboration d'une nouvelle enquête postcensitaire sur les minorités de langue officielle au Canada. Cette enquête produira d'importants renseignements contextuels sur l'intention des ayants droit de faire instruire leurs enfants dans un établissement d'enseignement de la minorité linguistique. Elle fera également ressortir les difficultés auxquelles les minorités de langue officielle se heurtent, y compris en ce qui a trait à l'accès à l'éducation dans leur langue officielle.
Le recensement est une méthode de collecte des données caractéristique qui existe depuis 1666 au Canada, et dont le contenu et la méthodologie ont, bien sûr, évolué au fil du temps. Notre pays a besoin de données de haute qualité sur les très petites populations qui se trouvent en un lieu donné, et il répond à ce besoin. Il procure une base statistique à partir de laquelle nombre de nos programmes stratégiques, juridiques et prévus par la loi peuvent être évalués et bonifiés pour en accroître l'efficacité, notamment la Loi sur l'équité en matière d'emploi, la Loi sur les langues officielles, la Loi canadienne sur les droits de la personne, la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces, la Loi sur l'assurance-emploi et le Régime de pensions du Canada, pour ne nommer que ceux-là.
Toutefois, le recensement représente un instantané d'un moment précis dans le temps et ne peut fournir à lui seul tous les renseignements que recherchent les ayants droit. Il importe donc de se doter d'un écosystème de données pour éclairer cette importante question. Dans cette optique, Statistique Canada explore différentes sources de données qui lui permettront de dresser un portrait exact des ayants droit, y compris les données sur les effectifs scolaires annuels obtenus des provinces et des territoires et une enquête de suivi auprès des ayants droit pour produire des estimations du nombre de parents ayant l'intention de faire instruire leurs enfants dans un établissement d'enseignement de la minorité linguistique.
En effet, les questions sur la langue maternelle et la langue parlée à la maison que contient actuellement le recensement, en combinaison avec les données administratives annuelles sur les inscriptions à l'école et l'ajout éventuel d'un module de cinq questions sur les ayants droit et d'un sondage postcensitaire, permettraient grandement de bonifier l'information sur cet aspect primordial de notre société bilingue.
Nous nous réjouissons à la perspective de continuer à travailler avec nos partenaires à l'enrichissement de cet important écosystème des données.
Merci, monsieur le président.
View Bernard Généreux Profile
CPC (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to our witnesses today. To say that we were eager to meet with them is putting it mildly.
My first question is this. Is Statistics Canada an arm's length agency, in other words, independent from the government and equipped with its own board of directors? If so, can the political powers that be ask you to include certain questions in the census?
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie nos témoins d'aujourd'hui. Le moins que l'on puisse dire est que nous avions hâte de les voir.
Ma première question est la suivante: Statistique Canada est-il un organisme indépendant du gouvernement, doté de son propre conseil d'administration? Le cas échéant, le milieu politique peut-il vous demander d'inclure certaines questions dans le recensement?
Anil Arora
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Anil Arora
2020-03-12 15:41
We are referred to as a department; we are under the authority of a minister. We are independent to the extent that we have control over our methodology, meaning, the decisions we make are by default our own. Since 2017, however, Statistics Canada has had a process in place to ensure greater transparency around its decision-making.
Nous sommes appelés un ministère et relevons d'un ministre. Nous sommes indépendants dans la mesure où nous contrôlons notre méthodologie, c'est-à-dire que les décisions que nous prenons sont par défaut les nôtres. Depuis 2017, cependant, un processus est en place à Statistique Canada pour faire preuve de plus de transparence pour ce qui est de nos décisions.
Stéphane Dufour
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Stéphane Dufour
2020-03-12 16:49
Since I'm in charge of operations, I can tell you that, according to our current procedures, we are going to have a lot of logistical problems if we don't start printing by the end of July 2020.
Puisque je m'occupe des opérations, je peux vous répondre que, selon nos procédures actuelles, nous allons avoir beaucoup de problèmes logistiques si nous ne commençons pas l'impression d'ici la fin du mois de juillet 2020.
Sheila Risbud
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Sheila Risbud
2020-03-10 15:35
Mr. Chair, members of the committee, my name is Sheila Risbud and I am the president of the Association canadienne-française de l'Alberta, the ACFA.
Thank you for the invitation to testify before you today. Your work is tremendously important for the future of French in Alberta and elsewhere.
What is the ACFA? Founded in 1926, the ACFA defends the rights of Alberta's francophone community, advances its rights and enhances its vitality. The ACFA represents more than 250,000 French-speaking Albertans, a population that grew by over 50% between 1991 and 2016.
It is astonishing that I am speaking in French today, as there was no French-language school in Edmonton throughout nearly my entire education. My parents had no choice but to use French immersion programs managed by the anglophone majority. I am relieved that, thanks to section 23 of the charter, my three children are receiving an education in French and not immersion in Calgary.
At home, in Calgary, the French-language schools are overflowing. The problem is the same across Alberta. Why? The census considerably underestimates the number of children of rights holders under section 23 of the charter. That should change immediately. The failure to enumerate all the children of rights holders in Alberta harms the vitality and sustainability of French. How many French-language schools are we entitled to in Calgary? It is impossible to answer that, as most of the eligible children are not enumerated.
Let me be as clear as possible. It remains impossible to determine with any accuracy the request justifying education in French in Alberta. Why? Because Statistics Canada counts only one of the three categories of children eligible for education in French. That problem is not new. It has persisted since 1982, when section 23 of the charter came into force. Since 1982, Statistics Canada has carried out seven censuses. In reality, those have been seven missed opportunities.
The ACFA is proud to have produced and disseminated, with the Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta, the very first major study on the necessary changes to the census. We are especially proud that the study helped your committee make this recommendation:
That the Government of Canada require Statistics Canada to include questions in the 2021 Census that would allow for the enumeration of all rights-holders under the broadest interpretation of paragraphs 23(1)(a) and (b) and subsection 23(2) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
That said, the ACFA is surprised that Statistics Canada continues to hesistate to implement your committee's recommendation. Alberta's francophone community is struggling to accept the fact that the federal government has still not confirmed the addition of questions necessary for the enumeration of all children of rights holders to the short form census questionnaire. The brief you received before my presentation today clearly explains that the long form questionnaire does not make it possible to address this shortcoming. Only questions in the short form questionnaire will satisfy the Albertan francophonie.
The ACFA refuses to believe that the future of French outside Quebec may rest between the hands of Statistics Canada. The ACFA's expectations from the members of cabinet are high. In fact, under the Statistics Act, the government, and not Statistics Canada, is in charge of laying out the questions of the short form census.
The ACFA thanks Statistics Canada for collaborating by testing the questions the francophonie needs. I invite you to look at the brief our association submitted. On page 8, under tab 2, are provided the questions Statistics Canada tested in 2019. You will see that the conclusion is encouraging. The analysis work is finished. The required questions exist, and they work.
There you will see the questions Statistics Canada tested in 2019, and you will see that the conclusion is encouraging. The analysis work is finished. The required questions exist, and they work.
Everyone knows what the next and last stage is. The federal government must prescribe the questions to enumerate the children of all right holders in the census short form questionnaire and not only in the long form questionnaire.
The ACFA is counting on the members of this committee to intercede with the members of cabinet to ensure that the only right decision is made soon. At this stage of the file, only one political action will help guarantee the sustainability of our minority francophone communities.
Thank you for your attention.
Monsieur le président, membres du Comité, je m'appelle Sheila Risbud et je suis présidente de l'Association canadienne-française de l'Alberta, l'ACFA.
Je vous remercie de votre invitation à témoigner devant vous aujourd'hui. Votre travail est d'une importance inestimable pour l'avenir du français en Alberta et ailleurs.
Qu'est-ce que l'ACFA? Fondée en 1926, l'ACFA défend les acquis de la communauté francophone de l'Alberta, fait avancer ses droits et accroît sa vitalité. L'ACFA représente plus de 250 000 Albertaines et Albertains d'expression française, une population qui a crû de plus de 50 % entre 1991 et 2016.
Il est étonnant que je m'exprime aujourd'hui en français, car il n'existait pas d'école de langue française à Edmonton pendant presque toute ma scolarité. Mes parents n'avaient nul autre choix que de recourir à des programmes d'immersion française gérés par la majorité anglophone. Je suis soulagée que, grâce à l'article 23 de la Charte, mes trois enfants reçoivent une instruction en français et non pas en immersion à Calgary.
Chez moi, à Calgary, les écoles de langue française débordent. Le problème est le même partout en Alberta. Pourquoi? Le recensement sous-estime de façon importante le nombre d'enfants de parents ayants droit en vertu de l'article 23 de la Charte. Cela doit changer dès maintenant. L'omission de dénombrer tous les enfants d'ayants droit en Alberta nuit à la vitalité et à la pérennité du français. À combien d'écoles de langue française avons-nous droit à Calgary? Impossible de le dire, car la plupart des enfants admissibles ne sont pas recensés.
Permettez-moi d'être aussi claire que possible. Il demeure impossible de déterminer avec la moindre précision la demande justifiant l'instruction en français en Alberta. Pourquoi? Parce que Statistique Canada ne recense qu'une seule des trois catégories d'enfants admissibles à l'instruction en langue française. Ce problème ne date pas d'hier. Il perdure depuis 1982, l'année de l'entrée en vigueur de l'article 23 de la Charte. Depuis 1982, Statistique Canada a mené sept recensements. En réalité, ce sont sept occasions ratées.
L'ACFA est fière d'avoir produit et diffusé, de concert avec la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta, la toute première étude d'envergure sur les modifications nécessaires au recensement. Nous sommes surtout fiers que cette étude ait aidé ce comité à faire cette recommandation:
Que le gouvernement du Canada mandate Statistique Canada d'ajouter obligatoirement au Recensement de 2021 des questions permettant de dénombrer tous les ayants droit au sens des alinéas 23(1)a) et b) et du paragraphe 23(2) de la Charte canadienne des droits et libertés, dans son interprétation la plus généreuse.
Cela dit, l'ACFA est étonnée que Statistique Canada hésite toujours à mettre en œuvre la recommandation de votre comité. La communauté francophone de l'Alberta accepte difficilement que le gouvernement fédéral n'ait pas encore confirmé l'ajout des questions nécessaires au dénombrement de tous les enfants de parents ayants droit sur le questionnaire court du recensement. Le mémoire que vous avez reçu avant ma présentation d'aujourd'hui explique clairement que le questionnaire long ne permet pas de régler cette carence. Seules des questions sur le questionnaire court satisferont la francophonie albertaine.
L'ACFA refuse de croire que l'avenir du français à l'extérieur du Québec puisse reposer entre les mains de Statistique Canada. Les attentes de l'ACFA à l'égard des membres du Conseil des ministres sont élevées. En effet, selon la Loi sur la statistique, c'est le gouvernement, et non pas Statistique Canada, qui est responsable d'énoncer les questions du recensement court.
L'ACFA remercie Statistique Canada d'avoir collaboré en testant les questions dont la francophonie a besoin. Je vous invite à regarder le mémoire que notre association a soumis. À la page 8 de l'onglet 2, il y a les questions que Statistique Canada a testées en 2019. Vous verrez que la conclusion est encourageante. Le travail d'analyse est terminé. Les questions requises existent et elles fonctionnent.
Vous verrez là les questions que Statistique Canada a testées en 2019, et vous verrez que la conclusion est encourageante. Le travail d'analyse est terminé. Il y a des questions requises et elles fonctionnent.
La prochaine et dernière étape est connue de tous. Le gouvernement fédéral doit prescrire les questions visant à dénombrer les enfants de tous les ayants droit dans le questionnaire court du recensement et non pas seulement dans le questionnaire long.
L'ACFA compte sur les membres de ce comité pour intervenir auprès des membres du Conseil des ministres pour veiller à ce que la seule bonne décision soit prise prochainement. À ce stade-ci du dossier, seul un geste politique permettra de garantir la pérennité de nos communautés francophones en situation minoritaire.
Je vous remercie de votre attention.
Marie-Pierre Lavoie
View Marie-Pierre Lavoie Profile
Marie-Pierre Lavoie
2020-03-10 15:41
Thank you, Mr. Chair.
Honourable members, ladies and gentlemen, good afternoon. I sincerely thank you for the opportunity to speak to you on behalf of the Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, the CSFCB.
Your committee is all too familiar with the shortcomings of the census and the issues its data causes to the CSFCB and to the francophone and Acadian school boards in minority settings.
The sociodemographic reality of minority language communities is simple and well-known: as a result of immigration and exogamy, fewer and fewer children eligible to attend French-language schools have French as their only first language learned.
On the other hand, more and more of them learn French at school rather than at home. So the number and proportion of parents who meet the criteria of paragraph 23(1)(a) of the charter are falling significantly, while the number and proportion of parents who meet the criteria of paragraph 23(1)(b) and subsection 23(2) are rising very rapidly. These categories are not enumerated by the census.
Effectively, the CSFBC and the province cannot adequately plan the required investments because they do not have access to reliable and relevant data on the number of potential students in French-language schools. It is not enough to know how many eligible students live in each municipality; we must also know where students live in every catchment area.
That is why your committee recommended the following in 2017:
That the Government of Canada require Statistics Canada to include questions in the 2021 Census that would allow for the enumeration of all rights-holders under the broadest interpretation of paragraphs 23(1)(a) and (b) and subsection 23(2) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
However, despite your recommendation, Statistics Canada has systematically avoided guaranteeing that the questions will be asked in the short form census.
It is indisputable that the short form census of Canadians is the only way to enumerate all the children with at least one parent with rights under section 23 of the charter. Therefore, the CSFBC is using its invitation to testify to ask the committee to plead with the federal government to require that the questions intended to enumerate the children with at least one parent with rights under section 23 of the charter be added to the short form census questionnaire.
This question is very important for the CSFBC, which has directly suffered the consequences of the undercounting of right holders through the census. In fact, the CSFBC spent weeks—and I do mean weeks—during its trial before the Supreme Court of British Columbia trying to estimate the number of right holders under paragraph 23(1)(b) and subsection 23(2) of the charter because Statistics Canada had never done it. Unfortunately, we were unsuccessful.
Despite all the efforts of expert witnesses and the invested resources, the trial judge concluded that it was impossible to estimate the number of children who were not counted. The judge relied only on Statistics Canada data, which is substantially incomplete. Therefore, the Supreme Court of British Columbia concluded on several occasions that the number does not justify certain buildings or building expansions.
I want to be very clear. The “where numbers warrant” criterion set out in section 23 of the charter depends on the enumeration of all children of right holders. That is what the Supreme Court of Canada has been telling us since the Mahe case, in 1990. That case will be 30 years old at the end of next week.
Therefore, the implementation of section 23 requires the enumeration of the children of each local community to then determine what is “justified” in a given community. To do that, we must determine the number of children residing within a very specific geographic area and not simply estimate their number and guess their geographic location.
Here is an example. You could now refer to tab 5 of our brief. I am talking about the Pemberton example. The 2016 Census enumerated 46 children of right holders under paragraph 23(1)(a) of the charter. So we are talking about 46 children in 2016. However, in 2016, 59 children with at least one parent with rights under section 23 of the charter were enrolled in our school.
Owing to the incomplete data of the census, the judge concluded that the community was entitled to one school that could accommodate only 55 students. Today, 79 students are attending the elementary school La Vallée de Pemberton. We have no more space in Pemberton. If you look at tab 4, you will see a photo of our school. As you can see, it consists of two portable classrooms. Imagine 79 students in two portable classrooms.
To avoid the Pemberton issue and a number of others, the francophone and Acadian school boards and provincial and territorial governments need to know the absolute number of the children of rights holders under section 23 of the charter for each of the existing and proposed school catchment areas. That is how they—and the courts, as needed, as we have seen—determine what a community is entitled to under section 23. To do so, new census questions must be put to 100% of households using the short form questionnaire.
Although Statistics Canada is the government entity charged with developing and administrating the census, it is the cabinet—the Governor in Council—that is ultimately responsible for determining the content of the census. Therefore, the CSFBC expects the federal government to act accordingly.
We are very appreciative of the hard work your committee is doing with respect to the rights of the Franco-Columbian community. This study and the resulting recommendations will help ensure the flourishing of current and future students of our schools, but also of Francophone minority communities in Canada.
Thank you very much for listening to me.
Merci, monsieur le président.
Chers députés, mesdames et messieurs, bonjour. Je vous remercie sincèrement de me donner l'occasion de vous adresser la parole au nom du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, le CSF.
Votre comité connaît trop bien les lacunes du recensement et les problèmes que causent ses données au CSF et aux conseils scolaires francophones et acadiens en situation minoritaire.
La réalité sociodémographique des communautés linguistiques en situation minoritaire est simple et bien connue: en raison de l'immigration et de l'exogamie, de moins en moins d'enfants admissibles aux écoles de langue française ont le français comme seule langue première apprise.
En revanche, ces enfants sont de plus en plus nombreux à apprendre le français à l'école plutôt qu'à la maison. Ainsi, le nombre et la proportion de parents qui répondent aux critères de l'alinéa 23(1)a) de la Charte chutent à vue d'œil. Bien qu'il s'agisse de la seule catégorie dénombrée par le recensement, elle est sous-estimée. À l'inverse, le nombre et la proportion de parents qui répondent aux critères de l'alinéa 23(1)b) et du paragraphe 23(2) augmentent très rapidement. Ces catégories ne sont pas du tout dénombrées par le recensement.
Concrètement, le CSF et la province ne peuvent pas planifier adéquatement les immobilisations nécessaires parce qu'ils n'ont pas accès à des données fiables et pertinentes concernant le nombre d'élèves potentiels dans les écoles de langue française. Il n'est pas suffisant de savoir combien d'élèves admissibles résident dans chaque municipalité; il nous faut aussi savoir où résident les élèves dans chaque zone de fréquentation.
C'est pourquoi votre comité a recommandé ce qui suit, en 2017:
Que le gouvernement du Canada mandate Statistique Canada d'ajouter obligatoirement au Recensement de 2021 des questions permettant de dénombrer tous les ayants droit au sens des alinéas 23(1)a) et b) et du paragraphe 23(2) de la Charte canadienne des droits et libertés, dans son interprétation la plus généreuse.
Or, malgré votre recommandation, Statistique Canada a systématiquement évité de garantir que les questions seraient posées sur le formulaire court du recensement.
Il est incontestable que le questionnaire abrégé du recensement de la population canadienne, soit le formulaire court, est le seul moyen de dénombrer tous les enfants dont au moins un parent est titulaire de droits en vertu de l'article 23 de la Charte. Ainsi, le CSF profite de son invitation à témoigner pour demander au Comité d'exhorter le gouvernement fédéral à exiger que les questions visant à dénombrer les enfants dont au moins un parent est titulaire de droits en vertu de l'article 23 de la Charte soient ajoutées au questionnaire court du recensement.
Cette question est d'une grande importance pour le CSF, qui a subi directement les conséquences du sous-dénombrement des titulaires de droits dans le cadre du recensement. En effet, le CSF a passé des semaines — je dis bien des semaines —, pendant son procès devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, à tenter d'estimer le nombre de titulaires de droits en vertu de l'alinéa 23(1)b) et du paragraphe 23(2) de la Charte parce que Statistique Canada ne l'avait jamais fait. Malheureusement, nous n'avons pas réussi.
Malgré tous les efforts des témoins experts et les ressources investies, la juge de procès a conclu qu'il était impossible d'estimer le nombre d'enfants qui ne sont pas recensés. La juge ne s'est fiée qu'aux seules données de Statistique Canada, qui sont largement incomplètes. Ainsi, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a conclu à plusieurs reprises que le nombre ne justifie pas certains immeubles ou agrandissements d'édifices.
Je veux être très claire: le critère numérique, à savoir « là où le nombre le justifie », qui est prévu dans l'article 23 de la Charte, dépend du dénombrement de tous les enfants de titulaires de droits. C'est ce que la Cour suprême du Canada nous dit depuis l'affaire Mahe, en 1990. Cela va faire 30 ans la fin de semaine prochaine.
La mise en œuvre de l'article 23 exige donc que soient dénombrés les enfants de chaque communauté locale pour ensuite déterminer ce qui est « justifié » dans une communauté donnée. Pour ce faire, il faut déterminer le nombre d'enfants résidant à l'intérieur d'un secteur géographique très précis et non tout simplement en estimer le nombre et deviner leur emplacement géographique.
Je vous donne un exemple. Vous pourrez ici vous référer à l'onglet 5 de notre mémoire. Il s'agit de l'exemple de Pemberton. Le Recensement de 2016 dénombrait 46 enfants de titulaires de droits en vertu de l'alinéa 23(1)(a) de la Charte. On parle donc de 2016 et de 46 enfants. Pourtant, en 2016, ce sont 59 enfants qui étaient inscrits dans notre école et dont au moins un parent était titulaire de droits en vertu de l'article 23 de la Charte.
En raison des données incomplètes du recensement, la juge a conclu que la communauté avait droit à une école ne pouvant accueillir que 55 élèves. Aujourd'hui, ce sont 79 élèves qui fréquentent l'école primaire La Vallée de Pemberton. Nous n'avons plus de place à Pemberton. Si vous regardez l'onglet 4, vous verrez une photo de notre école. Comme vous le voyez, elle est logée dans deux classes mobiles. Imaginez 79 élèves dans deux classes mobiles.
Pour éviter le problème de Pemberton et plusieurs autres, les conseils scolaires francophones et acadiens et les gouvernements provinciaux et territoriaux ont besoin de connaître le nombre absolu d'enfants de titulaires de droits en vertu de l'article 23 de la Charte pour chacune des zones de fréquentation scolaire existantes et proposées. C'est ainsi qu'ils déterminent — ainsi que les tribunaux, au besoin, comme on en a été témoin — ce à quoi une communauté a droit en vertu de l'article 23. Pour ce faire, les nouvelles questions du recensement doivent être posées à 100 % des ménages, et ce, grâce au questionnaire court.
Certes, Statistique Canada est l'entité gouvernementale chargée de développer et d'administrer le recensement, mais c'est le Conseil des ministres, soit le gouverneur en conseil, qui est ultimement responsable de décider du contenu du recensement. Le CSF s'attend donc à ce que le gouvernement fédéral agisse en conséquence.
Nous sommes grandement reconnaissants du travail acharné de votre comité à l'égard du respect des droits de la communauté franco-colombienne. La présente étude et les recommandations qui s'ensuivront permettront d'assurer l'épanouissement des élèves actuels et futurs de nos écoles, mais aussi de la francophonie en milieu minoritaire au Canada.
Je vous remercie beaucoup de m'avoir écoutée.
Denis Chartrand
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Denis Chartrand
2020-03-10 15:49
My name is Denis Chartrand, and I am one of the three vice-presidents of the Fédération nationale des conseils scolaires francophones du Canada. I am joined by Valérie Morand, our executive director.
Our federation represents more than 265 school trustees servicing the 28 French-language school boards operating in minority settings across the country. Those school boards are located in nine provinces and three territories—in other words, across Canada, with the exception of Quebec. They provide educational services in French as a first language to more than 170,000 students in over 700 schools.
We are testifying before you today on this important issue of collecting reliable, fair and accurate data through the census for the vitality and sustainability of francophone and Acadian communities.
We've submitted to you an 18-page brief, which details our position in regard to the urgency to add questions to the short-form census to better quantify the number of rights holders.
Since 2017, three years ago, the Fédération nationale des conseils scolaires francophones has been urging Statistics Canada to modify the short-form Canadian census questionnaire to help school boards quantify the number of eligible children in French-language schools in the various cities, towns and townships in Canada.
The government must require that Statistics Canada add questions to the short-form census questionnaire, not only to the long questionnaire. This is the only way to adequately quantify all rights holders pursuant to section 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
Three categories of Canadians have the right to have their children educated in French under section 23 of the charter: first, parents whose first language is French; second, parents who have received a significant part of their primary school instruction in French; and third, parents of whom any child is attending or has attended a French-language school.
However, Statistics Canada persists in counting only one of the three categories of rights holders—the first one. As a result, the census underestimates the number of children who can enrol in our schools. The data will not be useful for French-language school boards and provincial and territorial education ministries unless they help determine, and not estimate, the actual number of children in the catchment area they live in.
The short form census questionnaire is the only way to enumerate all rights holders, as it is the only way to determine the number within a specific geographic sector. Conversely, the long form questionnaire estimates a national average, which is useless in a specific community.
It is impossible to demonstrate that “the numbers justify” for a specific community based on a national average. That can only be done using actual data.
Provincial and territorial governments and French school boards must know where to invest in school infrastructure in order to fulfill their obligations pursuant to section 23 of the charter, and thus protect minority language rights and their francophone communities. At this time, because of the lack of precise data, the estimated number of children likely to be enrolled in French-language schools is constantly underestimating the needs in Canadian provinces and territories. Such shortcomings in the current census have adverse effects on the vitality of French-language communities wherever French is the language of the minority.
What's more, the francophonie is changing. The francophonie has changed, and an increasing number of adults speak more than one language. French is often not the mother tongue of recently immigrated francophones. However, since they and their children were educated in French, they fall under paragraph 23(1)(b) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms. This new reality must be reflected in the short-form census questionnaire's data collection.
Using only French as a mother tongue does not provide an accurate picture of Canada's francophone population in minority settings, thereby excluding an increasingly significant number of rights holders. This creates headaches for school administrators who struggle to meet the growing demand for French first-language education.
Schools are overflowing.
The lack of evidence during new school infrastructure planning very often results in schools that are too small to meet the demand. Only just built, schools must install portables to respond to an underestimated demand. I'd like to share with you the top priority of my school board, Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, when it comes to school facilities. Built to accommodate 314 students, École Maurice-Lapointe has a student population of 718. That's an occupancy rate of 268%, and yet, there are no francophones in Kanata, they say. The school has 23 portables—I repeat, 23 portables. It actually has more portables than regular classrooms.
Now I'll turn to our recommendations.
Since 2017 the Fédération nationale des conseils scolaires francophones has taken some 40 initiatives to make the federal government aware of the importance of modifying the short-form census questionnaire to better quantify French-language school rights. Consequently, what follows are the FNCSF's key recommendations.
First, we recommend that, in the the immediate term, the short-form census questionnaire be modified to include questions that better enumerate rights holders and properly reflect Canada's francophone community. Second, we recommend that, in the medium term, the Official Languages Act be amended to expressly require Statistics Canada to enumerate rights holders under section 23 of the charter.
Comprehensive data on children eligible to attend French-language schools are essential for French-language school boards in order to battle assimilation. These data will allow school boards to better plan their infrastructure needs and to better advocate for capital project priorities before provincial and territorial ministries of education.
Currently, census data provide a very incomplete picture of rights holders under section 23 of the charter. In failing to provide the data necessary to correctly demonstrate that the number so warrants, the census hinders the implementation of section 23 of the charter.
Simply put, the short-form census questionnaire must be modified by the addition of questions to better quantify rights holders, because the vitality and sustainability of francophone and Acadian communities in minority settings in Canada are at stake.
Time is of the essence. The modification of the short-form census questionnaire must happen now, in time for the next census in 2021, in order for the federal government to meet its obligations pertaining to linguistic duality.
The census underestimates the number of rights holders under paragraph 23(1)(a) of the charter, as it discourages respondents from identifying several mother tongues. The socio-demographic reality of minority language communities is simple and well known. As a result of immigration and exogamy, fewer and fewer children eligible to attend French-language schools have French as their only first language learned. Thus, the number and proportion of parents who meet the criteria of paragraph 23(1)(a) of the charter—the only category recognized by the census—is falling significantly.
The number and proportion of parents who meet the criteria of paragraph 23(1)(b) and subsection 23(2) is rising very rapidly, but these categories are not enumerated by the census. There is no doubt that the vitality of francophone communities depends on education. Communities can thrive only if their schools are plentiful and thriving.
The survival of minority francophone communities is threatened by the systematic under-counting of children who have a parent with education rights. It makes it very difficult—and in some cases, impossible—for French-language school boards to justify their applications to provincial or territorial authorities for additional schools, because they do not have the evidence that the numbers warrant them.
The short-form census questionnaire of Canada's population is sent out to 100% of the population. It is the only format possible for enumerating education rights holders properly.
Thank you for your attention. I will answer any questions you may have.
Je suis Denis Chartrand, un des trois vice-présidents de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones du Canada. Je suis accompagné de Mme Valérie Morand, notre directrice générale.
Notre fédération représente plus de 265 conseillers scolaires, qui oeuvrent au sein de 28 conseils scolaires francophones en contexte minoritaire d'un bout à l'autre du pays. Ces conseils scolaires sont situés dans neuf provinces et trois territoires, c'est-à-dire partout au Canada, à l'exception du Québec. Ils offrent des services éducatifs en français langue première à plus de 170 000 élèves dans plus de 700 écoles.
Nous témoignons devant vous aujourd'hui cet enjeu déterminant qu'est la collecte de données fiables, justes et précises par l'entremise du recensement pour la vitalité et la pérennité des communautés francophones et acadiennes.
Vous avez également reçu un mémoire de 18 pages que nous avons déposé auprès du Comité et qui comprend davantage de précisions sur l'urgence d'ajouter des questions au formulaire court du recensement pour mieux dénombrer les ayants droit.
Depuis 2017, donc depuis trois ans, la Fédération nationale des conseils scolaires francophones exhorte Statistique Canada à modifier le questionnaire court du recensement canadien afin d'aider les conseils scolaires à mieux dénombrer le nombre d'enfants admissibles aux écoles de langue française dans les différentes villes et municipalités du pays.
Le gouvernement doit exiger que Statistique Canada ajoute des questions non seulement au questionnaire long, mais aussi au questionnaire court du recensement. C'est l'unique façon de dénombrer adéquatement tous les ayants droit en vertu de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Trois catégories de Canadiens ont le droit de faire instruire leurs enfants en français en vertu de l'article 23 de la Charte: premièrement, les parents dont la langue maternelle est le français; deuxièmement, les parents qui ont fait une partie importante de leur scolarité au niveau primaire dans la langue française; et troisièmement, les parents dont l'un des enfants fréquente ou a fréquenté une école de langue française.
Or Statistique Canada persiste à ne recenser qu'une seule des trois catégories d'ayants droit, soit la première. Conséquemment, le recensement sous-estime le nombre d'enfants pouvant s'inscrire dans nos écoles. Les données ne seront utiles, pour les conseils scolaires de langue française et pour les ministères de l'Éducation provinciaux et territoriaux, que si elles permettent de déterminer, et non pas d'estimer, le véritable nombre d'enfants dans la zone de fréquentation où ils habitent.
Le questionnaire court du recensement est l'unique façon de dénombrer tous les ayants droit, car c'est la seule façon d'en déterminer le nombre à l'intérieur d'un secteur géographique précis. À l'inverse, le questionnaire long estime une moyenne nationale, qui ne sert à rien dans une localité précise.
Il est impossible de démontrer que le « nombre le justifie » pour une communauté précise à l'aide d'une moyenne nationale. Cela ne se réalise qu'à l'aide de données véritables.
Les gouvernements provinciaux et territoriaux et les conseils scolaires francophones doivent savoir où offrir des services éducatifs et où investir dans les infrastructures scolaires pour respecter leurs obligations en vertu de l'article 23 de la Charte et, ainsi, protéger les droits de la minorité linguistique et les communautés francophones. Au moment présent, en raison de l'absence de données précises sur le nombre d'enfants pouvant être inscrits dans des écoles de langue française, les besoins dans les provinces et les territoires sont sous-estimés. Ces lacunes du recensement actuel ont des effets néfastes sur la vitalité des communautés de langue française partout où le français est la langue de la minorité.
De plus, la francophonie change. La francophonie a changé, et de plus en plus d'adultes parlent plus d'une langue. Les francophones issus de l'immigration récente n'ont pas seulement le français comme langue maternelle. Toutefois, ils ont été, ainsi que leurs enfants, scolarisés en français et se trouvent donc assujettis à l'alinéa 23(1)b) de la Charte. Cette nouvelle conjoncture doit être reflétée dans la collecte de données dans le formulaire court du recensement du Canada.
Se baser seulement sur le français comme langue maternelle ne donne plus une image juste de la population francophone au Canada en contexte minoritaire. Cela écarte ainsi une partie de plus en plus importante d'ayants droit, ce qui crée des maux de tête aux administrateurs scolaires qui tentent de répondre à la demande de plus en plus grande pour l'éducation en langue française, langue première.
Or nos écoles débordent.
Le manque de données probantes lors de la planification d'infrastructures scolaires se traduit toujours par des écoles trop petites pour répondre à la demande. À peine construites, les écoles doivent installer des classes mobiles pour répondre à une demande mal évaluée. Permettez-moi de vous montrer la priorité absolue de mon conseil scolaire, le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, en ce qui concerne les installations scolaires. À l'École Maurice-Lapointe, d'une capacité de 314 élèves, il y a 718 élèves. Il s'agit là d'un taux d'occupation de 268 %, et on nous dit qu'il n'y a pas de francophones à Kanata. Il y a 23 classes mobiles à cette école, je répète, 23 classes mobiles. En fait, il y a plus de classes mobiles que de classes ordinaires.
Je vous présenterai maintenant nos recommandations:
Depuis 2017, la Fédération nationale des conseils scolaires francophones a mené une quarantaine d'actions visant à sensibiliser le gouvernement fédéral à l'importance de modifier le formulaire court du recensement pour mieux dénombrer les personnes admissibles aux écoles de langue française. La Fédération nationale des conseils scolaires francophones propose donc les recommandations suivantes.
Nous recommandons: premièrement, à court terme, que le formulaire court du recensement soit modifié en vue d'inclure des questions pour mieux répertorier les ayants droit et refléter de façon juste la francophonie canadienne; deuxièmement, à moyen terme, que la Loi sur les langues officielles soit modifiée pour qu'elle prévoie expressément l'obligation de Statistique Canada de dénombrer les personnes titulaires de droits en vertu de l'article 23 de la Charte.
Des données complètes sur les enfants admissibles aux écoles de la langue française sont essentielles aux conseils scolaires pour lutter efficacement contre l'assimilation. Ces données permettront aux conseils scolaires de mieux planifier leurs besoins en infrastructure et de mieux revendiquer, auprès des ministères de l'Éducation des provinces et territoires, leurs priorités en immobilisation.
Présentement, les données du recensement offrent un portrait très incomplet des titulaires de droits en vertu de l'article 23 de la Charte. En ne fournissant pas les données nécessaires pour démontrer correctement que le nombre le justifie, le recensement empêche la mise en œuvre de l'article 23 de la Charte.
Bref, le formulaire court du recensement doit être modifié par l'ajout de questions pour mieux dénombrer les ayants droit, car il en va de la vitalité et de la pérennité des communautés francophones et acadiennes vivant en situation minoritaire au pays.
Le temps presse. La modification du formulaire court du recensement doit se faire maintenant, à temps pour le recensement de 2021, afin que le gouvernement fédéral respecte ses obligations en matière de dualité linguistique.
Le recensement sous-estime le nombre d'ayants droit selon l'alinéa 23(1)a) de la Charte, car il décourage les répondants d'identifier plusieurs langues maternelles. La réalité sociodémographique des communautés en situation minoritaire est simple et bien connue. En raison de l'immigration et de l'exogamie, de moins en moins d'enfants admissibles aux écoles de langue française ont le français comme seule langue première apprise. Ainsi, le nombre et la proportion de parents répondant aux critères de l'alinéa 23(1)a) de la Charte — la seule catégorie reconnue dans le recensement — chutent.
Le nombre et la proportion de parents répondant aux critères des articles 23(1)b) et 23(2) augmentent rapidement. Par contre, ces catégories ne sont pas dénombrées dans le recensement. Il ne fait aucun doute que l'éducation joue un rôle fondamental dans la vitalité des communautés francophones. Les communautés ne seront vivantes que si leurs écoles sont nombreuses et vivantes.
La survie des communautés francophones en situation minoritaire est menacée par le sous-dénombrement systématique des enfants dont un parent a des droits en matière d'éducation. Il rend notamment très difficile, voire parfois impossible, pour les conseils scolaires de langue française, de justifier la demande d'écoles supplémentaires auprès des autorités provinciales et territoriales, faute de ne pas pouvoir prouver que le nombre le justifie.
Le questionnaire abrégé du recensement de la population canadienne — c'est-à-dire le recensement court — est remis à l'entièreté de la population. Il constitue la seule option envisageable pour dénombrer adéquatement les ayants droit en éducation.
Je vous remercie de votre attention. C'est avec plaisir que nous répondrons à vos questions.
Sylvia Martin-Laforge
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Sylvia Martin-Laforge
2020-03-10 16:04
We offer the following observations and principles into this debate. On the one hand, the duty to fulfill the rights contained in section 23 of the charter falls squarely on the shoulders of the provinces. On the other hand, the enumeration of children of rights holders is a federal responsibility. Rightly or wrongly, section 91.6 of the Constitution Act, 1867 states that the census is exclusively under federal jurisdiction. Minority language educational rights are generally only available where numbers warrant. Linguistic minority communities always seek the largest descriptive number, provinces the lowest.
Even if it were realistic to rely on provincial and territorial governments to enumerate the children of section 23 rights holders, or rely on communities to self report these children, the data generated would be inconsistent with the goal of producing objective, credible and accurate data.
In our opinion, only Statistics Canada can enumerate the children of section 23 rights holders and produce data free from the perception of bias that will meet evidentiary standards and the legal test set by the courts.
We know, however, that many provinces—including Quebec—permit access to official language community schools beyond the scope of section 23. Whatever number Statistics Canada generates will therefore under-report eligibility in these jurisdictions.
Nous offrons les observations et attirons votre attention sur les principes qui suivent. D'un côté, le devoir de respecter les droits prévus à l'article 23 de la Charte incombe entièrement aux provinces. De l'autre côté, le dénombrement des enfants d'ayants droit est une responsabilité fédérale. À tort ou à raison, aux termes de l'article 91.6 de la Loi constitutionnelle de 1867, le recensement relève exclusivement du gouvernement fédéral. Généralement, le droit à l'instruction dans la langue de la minorité est seulement accordé là où le nombre d'enfants le justifie. Pour cette raison, les communautés en situation minoritaire cherchent toujours à faire en sorte que ce nombre soit le plus grand possible, tandis que les provinces visent le plus petit nombre possible.
Même s'il était réaliste de compter sur les gouvernements provinciaux et territoriaux pour dénombrer les enfants dont les parents sont titulaires des droits garantis par l'article 23 ou sur les communautés pour dénombrer elles-mêmes ces enfants, les chiffres ainsi obtenus ne répondraient pas au besoin de produire des données objectives, fiables et précises.
À notre avis, seul Statistique Canada est en mesure de dénombrer les enfants des ayants droit en vertu de l'article 23 et de produire des chiffres ne donnant aucune impression de partialité qui répondront aux normes en matière de preuve et au critère juridique établi par les tribunaux.
Or, nous savons que de nombreuses provinces, y compris le Québec, permettent à des enfants qui n'en ont pas le droit en vertu de l'article 23 de fréquenter les écoles de la langue de la minorité. Par conséquent, les données que Statistique Canada produira sous-représenteront l'admissibilité aux écoles dans ces provinces.
Geoffrey Chambers
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Geoffrey Chambers
2020-03-10 16:06
Allow me to be clear. The Quebec Community Groups Network asks that children of all section 23 rights holders be enumerated by Statistics Canada by means of the short-form census, beginning with the 2021 census. A resort to the long-form census will neither suffice nor be celebrated. The census is much more than an academic or intellectual exercise. It is a cornerstone for sound public policy regarding our official language communities in the education sector.
It is key that Statistics Canada enumerate children of all section 23 rights holders, not just those of parents with rights under paragraph 23(1)(a)—first official language learned and still understood—which does not apply in Quebec. The only section 23 data generated by the previous seven short-form censuses has been of no practical utility in Quebec.
The census is more than an academic exercise.
In conclusion, we note that the enumeration of children under section 23 rights holders is contained in the mandate letter of the Minister of Economic Development and Official Languages, but not the Minister of innovation, Science and Industry. This creates a kind of confusion. This is another example that reinforces the need for a central agency to lead the Government of Canada's official languages strategy.
We realize that our presentation to this committee may be preaching to the converted, but you are in a position to influence the way this conversation goes forward, and we very much urge you to throw your weight behind a correct decision in this matter. It's important to our community. We are very determined to see this go the right way, and we are 100% in solidarity with our francophone colleagues who testified before us.
Permettez-moi d'être clair. Le Quebec Community Groups Network demande que les enfants de tous les titulaires des droits garantis par l'article 23 soient dénombrés par Statistique Canada au moyen du formulaire court du recensement, et ce, à compter du recensement de 2021. Le recours au formulaire long serait insuffisant, et nous n'applaudirions pas cette mesure. Le recensement est bien plus qu'un exercice théorique ou intellectuel. Il s'agit de la pierre angulaire de l'élaboration de politiques publiques judicieuses concernant le secteur de l'éducation pour les communautés linguistiques en situation minoritaire.
Statistique Canada doit absolument dénombrer les enfants de tous les titulaires des droits garantis par l'article 23 de la Charte, et non seulement ceux dont les parents sont des ayants droit en vertu de l'alinéa 23(1)a) — « dont la langue première apprise et encore comprise » —, disposition qui ne s'applique pas au Québec. Les seules données liées à l'article 23 qui ont été recueillies au moyen des sept derniers formulaires courts du recensement n'ont été d'aucune utilité au Québec.
Je le répète, le recensement est bien plus qu'un exercice théorique.
Pour conclure, je souligne que le dénombrement des enfants des titulaires des droits garantis par l'article 23 est mentionné dans la lettre de mandat de la ministre du Développement économique et des Langues officielles, mais pas dans celle du ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie. Cette disparité crée une certaine confusion, et c'est là un autre exemple qui renforce le besoin de mettre sur pied un organisme central responsable de la stratégie du gouvernement du Canada en matière de langues officielles.
Nous savons qu'en témoignant devant vous, nous prêchons probablement à des convertis, mais vous avez la possibilité d'influencer le cours de la discussion, et nous vous encourageons fortement à appuyer la bonne décision. Cette question est importante pour notre communauté. Nous sommes déterminés à ce que l'issue en soit favorable et nous sommes pleinement solidaires de nos collègues francophones qui ont témoigné avant nous.
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
The big question now is about how the census is going to work and whether Statistics Canada is really going to meet the needs of the rights holders.
Have you had an opportunity to talk to the people at Statistics Canada over the last few years? There are the criteria we have been discussing, but you have to see how they will respond to your questions or requests.
La grande question qui se pose maintenant est de savoir comment le recensement va fonctionner et si Statistique Canada va vraiment répondre aux besoins des ayants droit.
Avez-vous eu l'occasion de discuter avec les gens de Statistique Canada au cours des dernières années? Il y a les critères dont nous avons parlé, mais il faut voir comment il répondra à vos questions ou à vos demandes.
Denis Chartrand
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Denis Chartrand
2020-03-10 16:39
Let me give you a preliminary answer. Ms. Morand will be able to give you details later.
Yes, we have spoken with the bureaucrats at Statistics Canada. As Ms. Lavoie mentioned, they even tested the questions and they said that it worked. So we don't understand why they insist that it will only be part of the long form.
Je vais vous répondre de façon préliminaire. Mme Morand pourra vous donner des détails par la suite.
Oui, nous avons discuté avec les bureaucrates de Statistique Canada. Comme Mme Lavoie l'a mentionné, ils ont même testé les questions et ils ont dit que cela fonctionnait. Nous ne comprenons donc pas pourquoi ils s'obstinent à dire que cela ne fera partie que du formulaire long.
Marie-Pierre Lavoie
View Marie-Pierre Lavoie Profile
Marie-Pierre Lavoie
2020-03-10 16:39
We have sent a number of letters on this issue.
Nous avons envoyé plusieurs lettres à ce sujet.
View Bernard Généreux Profile
CPC (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to the witnesses for being here. I apologize for being late.
I would like to curse and swear, but I'm going to refrain. I have been a member of this committee for the last four years. We have met with you a few times, and we're still talking about the same thing today.
This Thursday, we are meeting with the chief statistician of Canada, so sharpen your pencils. Basically, the issue is political. It's not about math, and you don't have to convince anybody of the relevance of what you have been demanding for years.
One of the excuses we have been given in previous studies we have conducted is that there was no room on the form. Eventually, the choice to include one question rather than another becomes a political choice. That's it, plain and simple.
I am a printer and I know paper. I know that you can put a lot of information on a sheet of paper, as long as you want to.
Mr. Arseneault, you have a big job ahead of you.
We all agree on the enumeration. There is absolutely no reason to be partisan on this issue. It's crystal clear. This issue must be settled once and for all.
I hope we will have some insightful answers on Thursday. I say this because I know the chief statistician will be listening to what is being said today. I hope he's ready. I would not want him to tell us that he does not have room on his paper, because I will show him some paper. At some point, enough of this nonsense.
I hear you and, sincerely, I have tremendous admiration for all that you do and all that you have done over the last 50 years to have the rights of rights holders recognized. I believe that we must make your work easier.
Accountability is one of the things that has always struck a chord with me. Even today, money is still being sent to the provinces, and the provinces do whatever they want with it. We can't figure out what they do with that money. We talked about early childhood. Mr. Arseneault, how many studies have we done on that? Each time, we came up against the issue of accountability.
Do you have any comments on that? With regard to the chief statistician who will be appearing before us on Thursday, go for it.
Merci, monsieur le président.
Je remercie les témoins d'être ici. Je les prie d'excuser mon retard.
J'aurais le goût de sacrer, mais je vais me retenir. J'ai été membre de ce comité au cours des quatre dernières années. Nous vous avons rencontrés à quelques reprises et nous parlons de la même chose encore aujourd'hui.
Ce jeudi, nous allons rencontrer le statisticien en chef du Canada, alors aiguisez vos crayons. Essentiellement, le problème est politique. Il n'est pas mathématique, et il n'est plus nécessaire de convaincre qui que ce soit de la pertinence de ce que vous demandez depuis des années.
L'une des excuses qu'on nous a données à l'occasion d'études antérieures que nous avons menées sur ce sujet, c'est qu'il n'y avait pas de place dans le formulaire. Finalement, le choix d'inclure une question plutôt qu'une autre devient un choix politique. C'est carrément cela.
Je suis imprimeur et je connais le papier. Je sais qu'on peut faire entrer beaucoup d'éléments sur une feuille de papier, à la condition qu'on veuille bien le faire.
Monsieur Arseneault, vous avez un gros travail à faire.
Nous sommes tous d'accord pour ce qui est du dénombrement. Il ne faut absolument pas faire preuve de partisanerie dans ce dossier. C'est clair et net. Il faut régler cette question une fois pour toutes.
J'espère que nous aurons des réponses intéressantes, jeudi. Je le dis, car je sais que le statisticien en chef va écouter ce qui sera dit aujourd'hui. Qu'il se prépare. Je ne voudrais pas qu'il nous dise qu'il n'a pas de place sur son papier, parce que je vais lui en trouver, du papier. À un moment donné, c'est assez, le niaisage.
Je vous écoute et, sincèrement, j'ai une admiration sans bornes pour tout ce que vous faites et tout ce que vous avez fait depuis les 50 dernières années pour faire reconnaître les droits des ayants droit, et je crois que nous devons faciliter votre travail.
La reddition de comptes est l'un des éléments qui m'ont toujours chatouillé. Encore aujourd'hui, on envoie de l'argent aux provinces, et les provinces en font ce qu'elles veulent. On n'arrive pas à savoir ce qu'elles font de cet argent. On a parlé de la petite enfance. Monsieur Arseneault, combien d'études avons-nous faites là-dessus? Chaque fois, nous nous butions à la question de la reddition de comptes.
Avez-vous des choses à dire à ce sujet? En ce qui concerne le statisticien en chef qui comparaîtra devant nous jeudi, laissez-vous aller.
Valérie Morand
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Valérie Morand
2020-03-10 16:47
At the moment, we are very concerned. When the new cabinet was sworn in, a mandate letter was given to Minister Joly, who is responsible for the francophonie and official languages. It was clearly indicated that she had to change the census. People had hope when they saw that it was in the minister's mandate letter.
However, there is no mention of the short form or the long form. If we change the long form, we are no further ahead and we are back to square one. You know the issue. As you are well aware after hearing us, the ultimate decision rests in the hands of Mr. Bains, the Minister of Innovation, Science and Industry. Yes, it is in Ms. Joly's mandate letter, but it is in her colleague's hands. You can see the danger of this ending up in file 13, as they say.
In short, we are concerned about this.
En ce moment, notre préoccupation est vive. Quand le nouveau Cabinet a été assermenté, on a donné une lettre de mandat à la ministre Joly, qui est responsable de la francophonie et des langues officielles. C'était bien indiqué qu'elle devait modifier le recensement. Les gens ont eu de l'espoir en voyant que c'était dans la lettre de mandat de la ministre.
Toutefois, on ne mentionne pas le formulaire court ou le formulaire long. Si on modifie le formulaire long, on n'est pas plus avancé et on revient à la case départ. Vous connaissez le dossier. Comme vous le savez très bien après nous avoir entendus, la décision ultime repose entre les mains de M. Bains, le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie. Oui, c'est dans la lettre de mandat de Mme Joly, mais cela repose entre les mains de son collègue. Vous voyez le danger que cela tombe dans la filière 13, comme on l'appelle.
En somme, nous sommes préoccupés par cette situation.
Denis Chartrand
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Denis Chartrand
2020-03-10 16:48
I am an engineer by profession, so I like working with numbers. I am sure the chief statistician, who will appear before you, will tell you that with the long form, which is sent to 20% of Canadians, he can give you a close estimate. I am not questioning that, but it is a national average. That is not what we need. We need numbers in specific locations.
Je suis ingénieur de profession, alors j'aime travailler avec les chiffres. Je suis certain que le statisticien en chef, qui comparaîtra devant vous, vous dira qu'avec le formulaire long, qui est envoyé à 20 % des Canadiens, il est capable de vous donner une bonne estimation. Je ne mets pas cela en doute, mais il s'agit d'une moyenne nationale. Ce n'est pas ce dont nous avons besoin. Nous avons besoin de chiffres à des endroits précis.
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
Thank you very much.
On Thursday, we will have the opportunity to ask questions of the chief statistician. What direct questions should we ask him? As that song from the 1980s said....
She Blinded Me with Science, they've blinded me with details that are not important.
Merci beaucoup.
Jeudi, nous aurons la chance de poser des questions au statisticien en chef. Quelles questions directes devrions-nous lui poser? Comme le disait la chanson des années 1980,
She Blinded Me with Science, ils m'ont aveuglé avec des détails qui ne sont pas importants.
Denis Chartrand
View Denis Chartrand Profile
Denis Chartrand
2020-03-10 17:10
Why do they not want to include the questions?
Pourquoi ne veulent-ils pas inclure les questions?
Marie-Pierre Lavoie
View Marie-Pierre Lavoie Profile
Marie-Pierre Lavoie
2020-03-10 17:10
Yes. How would that hurt?
Oui. En quoi cela nuirait-il?
Denis Chartrand
View Denis Chartrand Profile
Denis Chartrand
2020-03-10 17:10
As the gentleman said, if the paper is too short, get longer paper! I am just an engineer.
Comme monsieur l'a mentionné, si le papier est trop court, qu'on prenne un papier plus long! Je ne suis qu'un ingénieur.
Marie-Pierre Lavoie
View Marie-Pierre Lavoie Profile
Marie-Pierre Lavoie
2020-03-10 17:11
The questions were tested this summer and they work. It is just a matter of including them in the short form and not only in the long form.
Les questions ont été testées cet été et elles fonctionnent. Il s'agit simplement de les inclure au formulaire court et pas seulement au formulaire long.
View Marie-France Lalonde Profile
Lib. (ON)
Basically, it would confirm what you are already know.
I have another question.
You seem pretty sure of what Statistics Canada might tell us or the position it has already taken. Why is that?
Ms. Martin-Laforge, go ahead.
Au fond, cela validerait ce que vous savez déjà.
J'ai une autre question.
Vous semblez assez sûrs de ce que Statistique Canada pourrait nous dire ou de la position qu'il a déjà adoptée. Pour quelle raison?
Madame Martin-Laforge, nous vous écoutons.
Sylvia Martin-Laforge
View Sylvia Martin-Laforge Profile
Sylvia Martin-Laforge
2020-03-10 17:13
StatsCan is going to tell you all the reasons...or you're going to tell them all the reasons they should do it.
They're probably thinking that the risk of putting in more questions and doing this in the short form opens the door to other groups and other questions. I think that the constitutional right and what we're trying to do in Canada around the two official languages and the linguistic minority is primordial.
They are risk-averse, I believe, in that they would not want to do this because it would open the door to other groups.
That's my take on not accepting that answer from them.
Statistique Canada invoquera toutes les raisons... ou vous leur donnerez toutes les raisons pour le faire.
Ils pensent probablement qu'inclure un plus grand nombre dans le formulaire court pourrait ouvrir la porte à d'autres groupes et à d'autres questions. Je pense que le droit constitutionnel et l'approche du Canada à l'égard des deux langues officielles et de la minorité linguistique sont primordiaux.
Je crois qu'ils sont peu enclins à prendre des risques, en ce sens qu'ils ne veulent pas le faire parce que cela ouvrirait la porte à d'autres groupes.
Voilà mon point de vue sur l'idée de ne pas accepter cela comme réponse de leur part.
Josée Bégin
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Josée Bégin
2020-03-10 8:48
If it's all right, Madam Chair, Immigration, Refugees and Citizenship Canada will start. Then we'll turn to Employment and Social Development Canada, and then go to Statistics Canada.
Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, madame la présidente, ce sont les représentants du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration qui commenceront. Ils seront suivis du ministère de l’Emploi et du Développement social et, ensuite, de ceux de Statistique Canada.
Josée Bégin
View Josée Bégin Profile
Josée Bégin
2020-03-10 9:04
Madam Chair, committee members, thank you for giving me this opportunity today to present some key observations on the Canadian labour market.
I would like to use my time to focus on the country's labour supply and demand dynamics, and particularly the contribution of immigrants to the recent changes observed in the labour market.
According to different observations on labour supply and demand in Canada, it is clear that labour markets were tighter in 2019. If we look at labour demand, a number of provinces posted record-high job vacancy rates in the first three quarters of 2019. Across the country, several industries, such as health care and accommodation and food services, also posted their highest-ever job vacancy rates last year.
With respect to labour supply, the national participation rates for the core-working-age population, or individuals between 25 and 54 years old, were also at their highest level.
In May 2019, Canada saw its lowest unemployment rate since 1976, when comparable data from the labour force survey became available. Similar records were also observed in Quebec and Nova Scotia.
If we look at recent labour supply and demand dynamics in Canada, there are considerable variations, especially for specific occupations, levels of education and geographic areas.
First, the most recent results of the job vacancy survey show a tightening of the labour market in a number of occupations, such as health care professionals, where the number of unemployed individuals was lower than the number of vacant positions. We have observed similar scenarios at the provincial level as well. For example, there was less than one unemployed person for each vacant position in manufacturing occupations in Quebec and in sales and service occupations in British Columbia.
Second, if we examine the skills sought by employers, the labour market is obviously tighter for workers with lower levels of education. For example, in the third quarter of 2019 in British Columbia, there was less than one unemployed person with a high school diploma or lower for every vacant position requiring a similar level of education.
Lastly, we have also observed considerable regional differences in the aging of the labour supply. In 2009, just under one in six people in the labour force in Canada were 55 years and older, compared with more than one in five in 2019.
In some regions of the country, particularly northern British Columbia, southern Newfoundland, and Gaspésie, around one in three people in the labour force were over the age of 55. These regions, like most others outside large urban centres, also had some of the lowest retention rates of immigrant tax filers.
Given the aging population in many regions across Canada, immigrants are playing an increasingly important role in the renewal of labour supply.
Over the past five years, the number of Canadian students enrolled in a post-secondary institution has fallen by more than 40,000. Meanwhile, the number of international students has grown by more than 120,000.
Similarly, the most recent population estimates indicate that the numbers of births in Canada is stable and that the number of immigrants has increased.
In 2019, just over one in four individuals in the labour market was born outside Canada. By 2036, this figure could be one in three.
In recent years, most of the annual employment growth was driven by increases observed among landed immigrants.
In 2019, close to two-thirds of the overall employment growth in Canada was led by permanent residents, though they represented roughly a quarter of the working-age population. In particular, among women, three-quarters of the employment growth in 2019 was driven by permanent residents.
In some provinces, such as Alberta and Manitoba, permanent residents were responsible for all the employment growth observed in 2019. They represented a little less than a quarter of the working-age population in those provinces.
Labour supply and demand variations are one thing, but we are also very aware of the need to shed light on the quality and security offered by those jobs. Quality of employment is one issue we are delving into further at Statistics Canada.
For example, we are working closely with the United Nations Economic Commission for Europe, with whom we recently contributed to the development of an international statistical framework for measuring employment quality.
Quality of employment comprises various dimensions, including job security, decent wages and the right to work without discrimination.
One aspect of job security is the extent to which jobs are permanent or temporary. In 2019, recent landed immigrants were less likely to have a permanent job than their Canadian-born counterparts. Conversely, landed immigrants who had been in Canada for more than 10 years were more likely to have a permanent job than individuals born in Canada. This was observed among both men and women.
These results highlight the importance of looking at the entire employment trajectory when examining employment quality.
Another aspect of job security is the unionization rate. For example, landed immigrants, especially those who arrived in the country recently, had much lower unionization rates than Canadian-born individuals, both among women and men.
Statistics Canada is working closely with a number of provincial, federal and international partners, including Employment and Social Development Canada, or ESDC, and Immigration, Refugees and Citizenship Canada, or IRCC, to enhance, refine and standardize employment quality indicators and get a better understanding of the employment trajectory.
Thanks to information from the longitudinal immigration database, which was developed in partnership with IRCC, we can analyze the employment trajectory of immigrants to better understand their labour market reality.
Finally, I'd like to mention some of Statistics Canada's recent initiatives to enhance the information available on the labour market. First, we understand that communities throughout the country, from large urban centres to rural areas, need reliable, timely information on the labour market.
We are currently exploring innovative statistical methods to provide more labour market information to more communities across Canada. We are also working closely with our colleagues at IRCC to refine labour market information on immigrants, using administrative data, for example.
We are also evaluating the possibility of producing reliable, timely data on the labour market status of immigrants based on their immigrant category. Third, together with ESDC, we recently made administrative data on temporary foreign workers available to our researchers. This information on labour demand enriches the information on the labour supply of temporary foreign workers. These data will help our researchers analyze the employment situation of these workers in the context of a tighter labour market.
That concludes my presentation, Madam Chair.
I hope that this brief overview of Canada's recent labour market supply and demand dynamics will be useful to the committee.
I would be more than happy to answer your questions.
Madame la présidente, membres du Comité, je vous remercie de me permettre aujourd'hui de livrer certaines observations clés en ce qui a trait au marché du travail au Canada.
J'aimerais profiter de mon temps de parole pour me concentrer sur les dynamiques de l'offre et de la demande de main-d'œuvre au Canada, en mettant l'accent sur la contribution des immigrants aux changements récents observés sur le marché du travail.
Plusieurs observations quant à l'offre et à la demande de main-d'œuvre au Canada montrent un resserrement évident des marchés du travail en 2019. Du côté de la demande, plusieurs provinces ont enregistré des taux de postes vacants records au cours des trois premiers trimestres de 2019. Dans l'ensemble du pays, plusieurs secteurs ont aussi enregistré des taux de postes vacants records, notamment le secteur des soins de santé et celui des services d'hébergement et de restauration.
Du côté de l'offre, le Canada a enregistré en 2019 des taux de participation records chez les personnes du principal groupe d'âge actif, soit les personnes âgées de 25 à 54 ans.
En mai 2019, le Canada a enregistré son plus faible taux de chômage depuis 1976, soit l'année à partir de laquelle des données comparables provenant de l'Enquête sur la population active sont disponibles. Des records similaires ont aussi été observés au Québec et en Nouvelle-Écosse.
Lorsque nous examinons les dynamiques récentes de l'offre et de la demande de main-d'œuvre au Canada, nous constatons d'importantes variations, particulièrement en ce qui a trait à l'offre et à la demande de main-d'œuvre pour certaines professions, niveaux d'éducation et régions géographiques.
Premièrement, les plus récents résultats de l'Enquête sur les postes vacants et les salaires montrent un resserrement du marché du travail dans plusieurs professions, notamment pour les professions en santé, où le nombre de personnes en chômage était inférieur au nombre de postes vacants. Il y avait des scénarios similaires dans les provinces, comme les professions en fabrication au Québec et les professions en vente et services en Colombie-Britannique, où il y avait moins de un chômeur pour chaque poste vacant.
Deuxièmement, au chapitre des compétences recherchées, nous avons observé un resserrement du marché du travail chez les travailleurs qui possèdent des niveaux d'éducation moins élevés. Par exemple, en Colombie-Britannique, au troisième trimestre de 2019, on retrouvait moins de un chômeur possédant un diplôme d'études secondaires ou moins pour chaque poste vacant exigeant un niveau d'éducation analogue.
Finalement, nous remarquons aussi des différences régionales quant au vieillissement de l'offre de main-d'œuvre. En 2009, un peu moins d'une personne active sur six au Canada avait 55 ans et plus. En 2019, c'était plus d'une personne sur cinq.
Dans certaines régions du Canada, notamment dans le nord de la Colombie-Britannique, dans le sud de Terre-Neuve et en Gaspésie, c'était environ une personne active sur trois qui avait plus de 55 ans. Ces régions, tout comme une majorité de régions à l'extérieur des grands centres urbains, avaient aussi parmi les plus faibles taux de rétention d'immigrants déclarants.
Étant donné le vieillissement de la population dans plusieurs régions du Canada, les immigrants jouent un rôle de plus en plus important dans le renouvellement de l'offre de main-d'œuvre.
Au cours des cinq dernières années, le nombre d'étudiants canadiens inscrits dans une institution d'éducation postsecondaire a diminué de plus de 40 000, alors qu'il a augmenté de plus de 120 000 chez les étudiants internationaux.
Dans un même ordre d'idées, les plus récentes estimations démographiques montrent une stagnation du nombre de naissances au Canada, contrebalancée par une augmentation du nombre d'immigrants.
En 2019, un peu plus d'une personne sur quatre au sein de la population active était née à l'extérieur du Canada. D'ici 2036, ce chiffre pourrait atteindre une personne sur trois.
Au cours des dernières années, la croissance annuelle de l'emploi a été en grande partie attribuable aux augmentations observées chez les résidents permanents.
En 2019, près du tiers de la croissance globale de l'emploi au Canada était attribuable aux résidents permanents, alors que ceux-ci représentaient environ un quart de la population en âge de travailler. Chez les femmes, notamment, c'était trois quarts de la croissance de l'emploi qui était attribuable aux résidentes permanentes en 2019.
Dans certaines provinces, telles que l'Alberta et le Manitoba, la totalité de la croissance de l'emploi observée en 2019 était attribuable aux résidents permanents. Ils représentaient un peu moins du quart de la population en âge de travailler dans ces deux provinces.
Les variations dans l'offre et la demande de main-d'œuvre sont une chose, mais nous sommes aussi très conscients de la nécessité de faire la lumière sur la qualité et la sécurité de ces emplois. La qualité de l'emploi est un aspect sur lequel nous nous concentrons de plus en plus à Statistique Canada.
Nous travaillons d'ailleurs étroitement avec la Commission économique des Nations unies pour l'Europe, avec qui nous avons récemment contribué à l'élaboration d'un cadre statistique international pour la mesure de la qualité de l'emploi.
La qualité de l'emploi comporte un certain nombre de dimensions, notamment la sécurité d'emploi, l'accès à un revenu décent, ainsi que le droit de travailler sans discrimination.
L'un des aspects de la sécurité d'emploi est la mesure dans laquelle les emplois sont permanents ou temporaires. En 2019, les résidents permanents récents étaient moins susceptibles d'occuper un emploi permanent que leurs homologues nés au Canada. À l'inverse, les résidents permanents arrivés au Canada depuis plus de 10 ans étaient plus susceptibles d'occuper un emploi permanent que leurs homologues nés au Canada, et ce, autant chez les hommes que chez les femmes.
Ces résultats témoignent de l'importance de considérer l'ensemble de la trajectoire d'emploi lorsqu'il est question de qualité de l'emploi.
Un autre aspect de la sécurité d'emploi est le taux de syndicalisation. À ce chapitre, les résidents permanents avaient des taux considérablement inférieurs à ceux des personnes nées au Canada, particulièrement en ce qui a trait aux résidents permanents récents. Ce résultat était valide autant chez les hommes que chez les femmes.
Statistique Canada collabore étroitement avec un certain nombre de partenaires provinciaux, fédéraux et internationaux, dont Emploi et Développement social Canada, ou EDSC, et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ou IRCC, afin d'approfondir, de raffiner et de standardiser les différents indicateurs de la qualité de l'emploi et de mieux comprendre la trajectoire d'emploi.
Grâce à des informations provenant de la base de données longitudinale sur l'immigration mise au point en partenariat avec IRCC, nous sommes en mesure d'analyser la trajectoire d'emploi des immigrants afin de mieux comprendre leur réalité sur le marché du travail.
J'aimerais terminer en soulignant quelques initiatives récentes prises par Statistique Canada afin de rehausser l'information disponible sur le marché du travail. Premièrement, nous comprenons qu'il est essentiel que les communautés de partout au pays, des grands centres urbains aux régions rurales aient accès à de l'information sur le marché du travail fiable et en temps opportun.
Nous explorons présentement l'utilisation de méthodes statistiques novatrices pour fournir davantage d'information sur le marché du travail à davantage de communautés de partout au pays. De plus, nous collaborons étroitement avec nos collègues d'IRCC afin de raffiner l'information sur le marché du travail des immigrants à l'aide, par exemple, de données administratives.
Nous évaluons notamment l'option de produire des données fiables et en temps opportun quant au statut sur le marché du travail des immigrants, selon leur catégorie d'immigration. Troisièmement, nous avons récemment mis à la disposition de nos chercheurs, en collaboration avec EDSC, des données administratives sur les travailleurs étrangers temporaires. Ces informations sur la demande de main-d'œuvre viennent complémenter les informations sur l'offre de main-d'œuvre des travailleurs étrangers temporaires. Ces données permettront notamment à nos chercheurs d'analyser la situation d'emploi de ces travailleurs dans un contexte de resserrement du marché du travail.
Madame la présidente, je conclus ici ma présentation.
J'espère que ce bref survol des dynamiques récentes de l'offre et de la demande de main-d'œuvre au Canada aura été utile au Comité.
Je répondrai avec plaisir à vos questions.
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