Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 15 of 1705
View Luc Thériault Profile
BQ (QC)
View Luc Thériault Profile
2019-06-20 12:19 [p.29469]
Mr. Speaker, on behalf of the Bloc Québécois, I would like to offer my condolences to Mr. Warawa's family and friends and to his colleagues in the Conservative caucus.
Mr. Warawa proudly served the people of Langley—Aldergrove for 15 years. He was taken from us by cancer today, reminding us that there is still a long way to go to beat this terrible disease.
The last time he addressed the House, Mr. Warawa knew this day would come. He reminded us that members must not let themselves get too caught up in politics and forget what matters. He told us to take care of ourselves and to spend time with our families, because in the end, that is what really matters.
Rest in peace, Mark. Thank you for your public service and your contribution to your country.
Monsieur le Président, au nom du Bloc québécois, je tiens à offrir mes condoléances aux proches et à la famille de M. Warawa, ainsi qu'à ses collègues du caucus conservateur.
M. Warawa a fièrement servi les gens de Langley—Aldergrove depuis 15 ans. Le cancer l'emporte aujourd'hui, nous rappelant qu'il y a encore tant à faire pour vaincre cette terrible maladie.
M. Warawa savait que ce jour arriverait lorsqu'il s'est adressé à la Chambre pour la dernière fois. Il nous a rappelé que les députés ne doivent pas se laisser emporter par cette vague qu'est la politique et oublier l'essentiel. Il nous a dit de prendre soin de nous-mêmes et de passer du temps avec nos familles parce que, au fond, c'est ce qui compte vraiment.
Reposez en paix, Mark. Nous vous remercions de votre service public et de votre contribution à votre pays.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2019-06-19 15:16 [p.29394]
Mr. Speaker, the Prime Minister has no credibility when it comes to the environment. Just 24 hours after declaring a climate emergency, he gave the green light to the Trans Mountain pipeline, which will produce more greenhouse gas emissions than all of Quebec's industries combined.
He is apologizing by saying that he is going to invest $500 million in green energy, but he is investing $14 billion in pollution.
How is the Prime Minister going to fight climate change by investing our money in a project that creates more pollution than all of Quebec?
Monsieur le Président, le premier ministre n’a aucune crédibilité en environnement: 24 heures seulement après avoir reconnu l’urgence climatique, il donne le feu vert à Trans Mountain, un pipeline qui va émettre plus de gaz à effet de serre que toutes les industries du Québec mises ensemble.
Il s’excuse en disant qu’il va investir 500 millions de dollars dans des énergies vertes, mais il met 14 milliards de dollars dans la pollution.
Comment le premier ministre va-t-il lutter contre les changements climatiques en mettant notre argent dans un projet qui pollue plus que le Québec au grand complet?
View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, today, I am tabling a petition calling on the government to protect the banks of the St. Lawrence River corridor.
This petition follows on an e-petition signed by about 700 people that has already been submitted. This time, the clerk certified 1,500 signatures on this paper petition. In the past, when Canadians came to Parliament Hill, the Minister of Transport refused to meet with them. We hope that, even if he does not meet with them, he will still respond favourably to the petition. The erosion of the banks of the St. Lawrence River is a very important issue for the petitioners. It affects their daily lives. I think the minister should show a little humanity.
Madame la Présidente, je dépose aujourd'hui une pétition visant la protection des berges du corridor fluvial du Saint-Laurent.
La pétition fait suite à une pétition qui avait déjà été déposée sous format électronique et qui comprenait autour de 700 signatures. Cette fois-ci, 1 500 signatures ont été authentifiées par le greffier, sous format papier. Par le passé, lorsque les citoyens sont venus sur la Colline, le ministre des Transports a refusé de les rencontrer. On espère que, même s'il ne les rencontre pas, il pourra y avoir une réponse favorable à la pétition. L'érosion des berges du Saint-Laurent est un enjeu très important pour eux. Ils en sont victimes tous les jours. Je pense qu'il faudrait faire preuve d'un peu d'humanité.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2019-06-18 10:20 [p.29266]
Mr. Speaker, I have another 50 or so signatures to add to the 3,792 signatures on last week's petition calling for a public inquiry into the Lac-Mégantic tragedy.
This petition is not just about the Lac-Mégantic tragedy. It is about all aspects of rail safety. Decades of deregulation and privatization have jeopardized rail safety across the country.
Petitions are a way for citizens to make their voices heard. There are other ways. A documentary series about the Lac-Mégantic tragedy is in production. We will not give up.
Monsieur le Président, j'ajoute une cinquantaine de signatures aux 3 792 signatures d'une pétition présentée la semaine dernière. Celle-ci vise à demander une commission d'enquête publique sur le drame de Lac-Mégantic.
La pétition ne concerne pas seulement la tragédie du Lac-Mégantic, elle concerne tout ce qui entoure la sécurité ferroviaire. La déréglementation et la privatisation du secteur depuis des dizaines d'années mettent en jeu la sécurité ferroviaire du pays dans son ensemble.
Les pétitions sont un moyen des citoyens de se faire entendre. Il y en a d'autres. Il y aura une série documentaire sur la tragédie de Lac-Mégantic. Nous ne lâcherons pas.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2019-06-18 13:06 [p.29290]
Mr. Speaker, I completely agree with the parliamentary secretary, who said that a price on pollution improves economic competitiveness. That is what OECD researchers are saying. That is a message for my Conservative colleagues.
However, I do not agree with the Liberals, who keep repeating that the economy and the environment go hand in hand. That is not the case for Trans Mountain.
The more we increase oil sands development, the more we increase greenhouse gas emissions. Here are a few statistics. Since 2005, the oil sands have grown by 158%. Alberta is the largest emitter of greenhouse gases, which rose by 28.7% between 2009 and 2016.
The economy and the environment do not always go hand in hand, when it comes to the extraction of dirty oil from the oil sands.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec le secrétaire parlementaire lorsqu'il dit que la tarification du carbone améliore la compétitivité économique. Ce sont les chercheurs de l'OCDE qui le disent. C'est un message à l'intention de mes collègues conservateurs.
Par contre, là où je ne suis pas d'accord avec les libéraux, c'est qu'ils rappellent toujours que l'économie et l'environnement vont de pair. Or cela n'ira pas de pair avec Trans Mountain.
Plus il y a de développement des sables bitumineux, plus il y a d'émissions de gaz à effet de serre. Voici quelques chiffres. La croissance des sables bitumineux a été de 158 % depuis 2005, et l'Alberta est la plus importante émettrice de GES, avec une augmentation de 28,7 % entre 2009 et 2016.
Économie et environnement ne vont pas toujours de pair quand il est question du développement du pétrole sale des sables bitumineux.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2019-06-18 14:00 [p.29298]
Mr. Speaker, according to the Canada Revenue Agency, tax evasion costs us $26 billion and banks and oil companies reap the rewards.
That is $26 billion that is not being taxed and used to pay for our nurses or to renovate our schools and that is just the tip of the iceberg.
The Canada Revenue Agency calculates how much money people are hiding, but not how much money people keep in tax havens with the CRA's permission. Corporations and banks are allowed to engage in tax avoidance. That is what the Liberals are hiding when they talk about tax fairness.
The CRA will put a citizen who owes $100 through hell to get that money, but Ottawa allows banks to hide billions of dollars in Barbados.
The Liberals even legalized three new tax havens during their term. They say that the net is tightening on tax cheats, but it is more like a window that is opening.
Monsieur le Président, 26 milliards de dollars, c'est le prix de l'évasion fiscale, selon l'Agence du revenu du Canada, et les plus grands profiteurs sont les banques et le pétrole.
Vingt-six milliards de dollars sont cachés à l'impôt et ne servent pas à payer nos infirmières ou à rénover nos écoles, mais cela n'est que la pointe de l'iceberg.
L'Agence du revenu du Canada calcule l'argent que les gens lui cachent, mais pas l'argent que les entreprises mettent dans les paradis fiscaux avec sa permission. L'évitement fiscal, pour les grandes entreprises et les banques, c'est permis. C'est ce que les libéraux cachent quand ils parlent de justice fiscale.
Si un citoyen doit 100 $ à l'Agence, elle va le poursuivre jusqu'en enfer pour les récupérer. Or les banques cachent des milliards de dollars à la Barbade, et cela est autorisé par Ottawa.
Les libéraux ont même légalisé trois nouveaux paradis fiscaux au cours de leur mandat. Ils disent que la trappe se referme sur les tricheurs, mais en vérité, c'est plutôt une fenêtre qui s'ouvre.
View Marilène Gill Profile
BQ (QC)
View Marilène Gill Profile
2019-06-18 15:07 [p.29312]
Mr. Speaker, the Minister of Justice said yesterday that Bill 21 violates fundamental rights and individual freedoms and that he would always defend the charter. He was basically saying that he intends to challenge the Government of Quebec's secularism law.
My question is simple. Is the minister going to wait until after the election to challenge Bill 21, for fear of alienating Quebeckers?
Monsieur le Président, hier, le ministre de la Justice a déclaré que la loi 21 portait atteinte aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles et qu’il allait toujours défendre la Charte. Aussi bien dire qu’il entend contester la loi sur la laïcité de l’État du Québec.
Ma question est simple: le ministre attend-il après les élections pour contester la loi 21, parce qu’il a peur de la réaction des Québécois?
View Marilène Gill Profile
BQ (QC)
View Marilène Gill Profile
2019-06-18 15:08 [p.29312]
Mr. Speaker, the government already dictates what people can and cannot wear. Soldiers, RCMP officers and prison guards all wear uniforms. Male MPs have to wear a tie in order to be recognized in the House of Commons. I do not hear the Minister of Justice objecting to those rules.
What is the real reason that the Minister of Justice wants to challenge a state secularism law that is supported by the people of Quebec?
Monsieur le Président, il n’y a rien de nouveau pour l’État à dire aux gens ce qu’ils peuvent porter ou non. Les militaires ont un uniforme, les policiers de la GRC ont un uniforme et les gardiens de prison en ont aussi un. Les hommes qui siègent à la Chambre des communes doivent porter la cravate pour avoir le droit de parole. Nous n'avons pas entendu le ministre de la Justice se plaindre de cela.
Quelle est la réelle raison pour laquelle le ministre de la Justice veut contester une loi sur la laïcité de l’État qui a l’appui de la population québécoise?
View Luc Thériault Profile
BQ (QC)
View Luc Thériault Profile
2019-06-18 18:23 [p.29336]
Mr. Speaker, the Bloc Québécois agrees to apply and will be voting against the motion.
Monsieur le Président, le Bloc québécois est d'accord pour appliquer et nous voterons contre la motion.
View Luc Thériault Profile
BQ (QC)
View Luc Thériault Profile
2019-06-18 18:29 [p.29338]
Mr. Speaker, the Bloc Québécois agrees to apply, and we will vote no.
Monsieur le Président, le Bloc québécois est d'accord pour appliquer le résultat du vote, et nous voterons contre.
View Luc Thériault Profile
BQ (QC)
View Luc Thériault Profile
2019-06-18 18:32 [p.29339]
Mr. Speaker, the Bloc Québécois agrees to apply and will be voting no.
Monsieur le Président, le Bloc québécois est d'accord pour appliquer le résultat du vote, et nous voterons contre.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2019-06-18 21:30 [p.29360]
Madam Speaker, I thank the member for Durham for his speech.
Today we are debating the new NAFTA. The government announced that it wanted to fast-track it. For the Trans-Pacific Partnership we heard more than 400 witnesses in committee. There are just three days left before the House adjourns for the summer, followed by the election.
Does the member for Durham think this is all a pre-election spectacle by the government to show Canadians that it is resolving the matter of free trade, or is the Prime Minister simply sending a message to President Trump, telling him that he is taking care of it and will see him next week?
Madame la Présidente, je remercie le député de Durham de son discours.
Nous discutons aujourd'hui du nouvel ALENA. Le gouvernement a annoncé qu'il voulait l'adopter à toute vapeur. Pour le Partenariat transpacifique, on a entendu plus de 400 témoins en comité. Maintenant, il reste trois jours avant que la Chambre s'ajourne pour l'été, qui mènera aux élections.
Selon le député de Durham, est-ce que le gouvernement tente de faire un show de boucane préélectoral pour montrer à la population qu'il règle la question du libre-échange, ou s'agit-il plutôt d'un message qu'il envoie au président Trump pour lui dire qu'il s'en occupe et qu'il va le rencontrer cette semaine?
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2019-06-18 21:32 [p.29360]
Madam Speaker, the Bloc Québécois does not oppose the implementation of the new NAFTA, now known as CUSMA. We had two conditions for agreeing to consider the bill. We stated our reasons more than once, and I even wrote about them in the U.S. media. First, we wanted the issue of the steel and aluminum tariffs to be resolved. That has been done. However, there is also the issue of supply management, which has not been resolved.
The government wants to ram through the implementation bill for the agreement, and we are opposed to that. As I indicated in my previous question, more than 400 witnesses were invited to appear before the committee when it was studying the trans-Pacific partnership. However, to date, no witnesses have been invited to speak about CUSMA, the new NAFTA. We are therefore opposed to its implementation, because it puts the cart before the horse.
In Washington, Congress has barely started looking at the new agreement, and Congress has the authority to sign international agreements. The text that the Prime Minister signed in November may change. We know that the Democrats, who control the House of Representatives, disagree with the Republicans, who control the U.S. Senate, about a number of things. The Democrats may well demand changes to the agreement before they endorse it. As of now, Congress has not even drafted the bills to implement the agreement, yet here we are debating ours. This makes no sense. Implementing an agreement that has not even been finalized is nothing more than pre-election smoke and mirrors.
Where is the fire? NAFTA is still in force and will remain in force after the dissolution of the House. There is no rush. I understand the government wanting to cross a few things off its to-do list, but doing a sloppy job is not the right way to bolster its record. Doing things properly means waiting. Furthermore, this agreement has some very real implications, and the government has not even bothered to listen to the people it will affect. That is a major problem.
Like all agreements, this one has winners and losers. The losers will need compensation, guidance and help, and that needs to happen at the same time as ratification, not afterwards, on the 12th of never. We know that promises made before ratification are quickly forgotten. Just look at the workers in the shipbuilding industry. They were told they would be compensated, and the next day, they were forgotten. We can also think of workers in the clothing, furniture, agriculture and automotive industries. They are getting no support.
We all know that this agreement was signed at the expense of our supply-managed farmers, our regions and our agricultural model. There is nothing to help them deal with this, nothing but vague promises. There was nothing in the notice of ways and means motion tabled a few weeks ago either.
After four years, we know what this government's promises are worth. It has been two years since CETA and the TPP were signed, but our farmers have yet to see even a hint of any cheques, and they will not get one red cent before the election. Despite its lofty promises, the government has done nothing. It should be ashamed. Because of its inaction, any commitments made in the budget have become campaign promises. Canadians have been burned, so all trust is gone.
With respect to CUSMA, the programs should already be in place when the agreement comes into force. Our farmers have been fleeced twice now, but they will not be fleeced a third time.
I want to address another issue of concern to dairy farmers. With CUSMA, Donald Trump will have control over the export of milk proteins, class 7. That is an unprecedented surrender of sovereignty by this government. Our farmers can currently sell surplus milk protein on foreign markets. If the agreement comes into force too quickly, there is a good chance that Washington and President Donald Trump will completely block our exports. It is worrisome. The risk is very real. That would completely destabilize Quebec's dairy industry.
If we get our protein exports in order before the agreement is implemented, there is a chance that the Americans will see the matter as resolved and will let it go. That is what we want. The last three agreements were signed at the expense of our producers. If the government implements this agreement in the worst way possible, it will cause irreparable harm. I think our farmers have been punished enough by the government. Enough is enough. For this reason alone, it is worth waiting. I think we all agree on that.
As I was saying, we do not systematically oppose every free trade agreement. We support free trade in principle. Quebec needs free trade. I also want to say that CUSMA, the new NAFTA, is not all bad. If I were a Canadian, I would probably think that the Minister of Foreign Affairs got a good deal. For example, she shielded Ontario's auto sector from potential tariffs. She also protected Canada's banking sector from American competition. That is not nothing. It is good for Ontario. She maintained access to the American market for grain from the west. This is good for the Prairies. This is a good agreement for Canada.
She also took back Canada's control over the oil trade, which Brian Mulroney abandoned in 1988. Alberta must be happy. For once, I am not being heckled too much. She did away with the infamous chapter 11 on investments and preserved the cultural exception. That is good. However, the specific gains for Quebec are less clear. I talked about supply-managed producers. I could talk about how the Government of Quebec will have to pay more for biologic drugs and will no longer be able to collect QST on packages arriving from the United States from Amazon or other web giants. Small retailers will find themselves at a disadvantage. What is more, copyright will be extended from 50 years to 70.
In short, we need to look at all of those things in order to implement measures that will help Quebeckers benefit from the new opportunities that are available and put programs in place to compensate those the government abandoned during the negotiations. We need to do all that before we vote on this legislation. No party in the House deserves to be given a blank cheque.
I hope that, after the election, the Bloc Québécois will have the balance of power. That is what political analysts are saying could happen. Then, there will be no more blank cheques.
An hon. member: Oh, oh!
Mr. Gabriel Ste-Marie: Madam Speaker, the member for Brossard—Saint-Lambert will see. For the first time in years, Quebeckers will be able to rest assured that their interests are being taken into account. In order to do that, we need to wait before voting on the NAFTA implementation bill. There is no hurry.
Madame la Présidente, le Bloc québécois n'est pas opposé à la mise en œuvre du nouvel ALENA, désormais appelé ACEUM. Nous avions posé deux conditions pour accepter de considérer le projet de loi. Nous l'avons dit et répété, et je l'avais même écrit dans les médias américains. Nous voulions d'abord que la question des tarifs sur l'acier et l'aluminium soit réglée; c'est fait. Cependant, il y avait aussi la question de la gestion de l'offre, qui n'est pas réglée.
Par ailleurs, le gouvernement veut adopter la mise en œuvre de l'accord à toute vapeur, et nous nous y opposons. Comme je l'ai dit dans ma question précédente, pour le Partenariat transpacifique, plus de 400 témoins ont été invités à comparaître en comité. Toutefois, à ce jour, aucun témoin n'a été invité pour parler de l'ACEUM, le nouvel ALENA. Nous nous opposons donc à sa mise en œuvre, puisqu'il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs.
À Washington, le Congrès vient à peine d'être saisi du nouvel accord. C'est lui qui a l'autorité de conclure les traités internationaux. Le texte que le premier ministre a signé en novembre pourrait être modifié. Nous savons qu'il y a des désaccords entre les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, et les républicains, qui contrôlent le Sénat américain. Les démocrates pourraient fort bien exiger des changements à l'accord pour l'appuyer. À l'heure actuelle, le Congrès n'a même pas encore rédigé les projets de loi de mise en œuvre de l'accord, alors que nous en débattons. Cela n'a aucun sens. Mettre en œuvre un accord qui n'est pas définitif, cela s'appelle faire un show de boucane préélectoral, ni plus ni moins.
Le feu n'est pas pris dans la cabane. L'ALENA continue de s'appliquer et continuera de s'appliquer après la dissolution de la Chambre. Il n'y a rien qui presse. Je comprends que le gouvernement veut pouvoir inscrire quelques réalisations à son bilan, mais faire les choses n'importe comment n'est pas la façon de faire. Pour bien faire les choses, il faut attendre. De plus, cet accord a des implications bien réelles et on n'a même pas pris la peine d'écouter celles et ceux qu'il va affecter. C'est un problème majeur.
Comme tous les accords, celui-ci fait des gagnants et des perdants. Les perdants, il faudra les indemniser, les accompagner et les aider. Cela doit être fait en même temps que la ratification, et non après celle-ci, dans la semaine des quatre jeudis. On a vu dans le passé que toutes les promesses faites avant les ratifications sont vite oubliées. On peut penser aux travailleurs du secteur de la construction navale. On leur a dit qu'ils seraient indemnisés, et le lendemain, on avait oublié. On peut aussi penser aux travailleurs des industries des vêtements, des meubles, de l'agriculture et de l'automobile. Il n'y a rien pour les soutenir.
Nous savons tous que cet accord a été conclu sur le dos des producteurs agricoles assujettis à la gestion de l'offre, de nos régions et de notre modèle agricole. Il n'y a rien pour les aider à y faire face, sauf de vagues promesses. Il n'y avait rien non plus dans l'avis de motion de voies et moyens déposé il y a quelques semaines.
Après quatre ans, nous savons ce que valent les promesses de ce gouvernement. Cela fait deux ans que l'AECG et le Partenariat transpacifique ont été conclus, et nos agriculteurs n'ont pas vu l'ombre d'un chèque, et ils n'en verront pas la couleur avant les élections. Malgré ses belles promesses, le gouvernement n'a rien fait. Il devrait avoir honte. Par son inaction, l'engagement énoncé dans le budget s'est transformé en promesse électorale. On a été échaudé, et la confiance n'y est plus.
En ce qui a trait à l'ACEUM, il faut que les programmes soient déjà en place au moment de l'entrée en vigueur. Nos agriculteurs se sont fait avoir deux fois, mais ils ne se feront pas avoir trois fois.
Je veux aborder un autre élément qui concerne les producteurs laitiers. Avec l'ACEUM, Donald Trump aura un droit de regard sur l'exportation des protéines laitières, la classe 7. Cela représente un abandon de souveraineté sans précédent de la part du gouvernement. À l'heure actuelle, nos producteurs peuvent écouler leurs surplus de protéines laitières sur les marchés étrangers. Si l'accord entre en vigueur trop rapidement, il y a de bonnes chances que Washington et le président Donald Trump bloquent carrément toutes nos exportations. C'est inquiétant. Le risque est bien réel. Cela viendrait déstructurer complètement la filière laitière du Québec.
Si on met de l'ordre dans les exportations de protéines avant que l'accord entre en œuvre, il y a des chances que les Américains constatent que c'est réglé et qu'ils laissent cela aller. C'est ce que nous voulons. Les trois derniers accords ont été conclus sur le dos de nos producteurs. Si le gouvernement met cet accord en œuvre de la pire façon possible, il va causer un tort irréparable. À mon avis, nos agriculteurs se sont assez fait taper sur la tête par le gouvernement. Il est temps que cela cesse. Rien que pour cela, cela vaut la peine d'attendre. Je crois que nous sommes tous d'accord là-dessus.
Comme je le disais, nous ne nous opposons pas systématiquement à tous les accords de libre-échange. En principe, nous sommes en faveur du libre-échange. Le Québec a besoin de cela. De plus, je voulais dire qu'il n'y a pas que du mauvais dans l'ACEUM, le nouvel ALENA. Si j'étais Canadien, je trouverais probablement que la ministre des Affaires étrangères a fait une bonne entente. Par exemple, elle a mis l'industrie automobile ontarienne à l'abri d'éventuels tarifs. Elle a aussi préservé le marché des banques canadiennes, qui est à l'abri de la concurrence américaine. Ce n'est pas rien, c'est bon pour l'Ontario. Elle a préservé l'accès au marché américain pour le grain de l'Ouest. C'est bon pour les Prairies. C'est une bonne entente pour le Canada.
Elle a aussi recouvré la souveraineté du Canada sur le commerce du pétrole, que Brian Mulroney avait abandonnée en 1988. L'Alberta doit être contente. Pour une fois, on ne me chahute pas trop. Elle a mis fin à l'infâme chapitre 11 sur les investissements et elle a préservé l'exception culturelle. C'est bon. Toutefois, les gains spécifiques au Québec sont moins clairs. Je parlais des producteurs sous la gestion de l'offre. Je pourrais parler du gouvernement du Québec, qui va payer plus cher pour les médicaments biologiques, et de la TVQ qu'il ne pourra plus percevoir sur les colis qui arrivent des États-Unis par Amazon ou autres géants du Web. Les petits commerçants vont s'en trouver désavantagés. Par ailleurs, la période pendant laquelle les auteurs pourront toucher leurs droits va passer de 50 à 70 ans.
Bref, c'est tout cela qu'il faut regarder afin de pouvoir mettre en place les mesures qui permettront aux Québécois de profiter des nouvelles occasions qui se présentent à eux et de pouvoir mettre en place les programmes qui vont compenser ceux que le gouvernement a abandonnés au fil des négociations. Il faut faire tout cela avant de voter la loi. Pas un parti de la Chambre ne mérite un chèque en blanc.
J'espère bien que, après les élections, le Bloc québécois aura la balance du pouvoir. Il est question de cela, selon les analystes politiques. Ainsi, il n'y aura plus de chèques en blanc.
Une voix: Oh, oh!
M. Gabriel Ste-Marie: Madame la Présidente, la députée de Brossard—Saint-Lambert le verra bien. Pour la première fois depuis des années, les Québécois pourront avoir l'assurance que leurs intérêts seront pris en compte. Pour cela, il faut attendre avant de voter le projet de loi de mise en œuvre de l'ALENA. Rien ne presse.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2019-06-18 21:41 [p.29361]
Madam Speaker, I thank my colleague for his thoughtful question.
Before I answer, I do not think I made myself clear in my speech, so I wanted to say again that I will be sharing my time with the member for Davenport. The microphone was off, but—
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa judicieuse question.
D'abord, je crois que je n'ai pas été clair pendant mon discours. Ainsi, je voudrais rappeler que je partage mon temps de parole avec la députée de Davenport. Le micro était fermé, mais...
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2019-06-18 21:42 [p.29362]
Madam Speaker, I also said that I wanted to share my time with the member for Davenport, but you could not hear me because the microphone was off.
I therefore ask the unanimous consent of the House to share my time.
An hon. member: No.
Madame la Présidente, j'ai dit aussi que je voulais partager mon temps de parole avec la députée de Davenport, mais comme le micro était coupé, vous n'avez pas pu l'entendre.
Je demande donc le consentement unanime de la Chambre pour pouvoir partager mon temps de parole.
Une voix: Non.
Results: 1 - 15 of 1705 | Page: 1 of 114

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data