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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the unanimous 38th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security, entitled “Cybersecurity in the Financial Sector as a National Security Issue”.
The reason this report is unanimous is that the members worked together in a fashion that would do credit to our Parliament and the functioning of committees. I particularly want to take this opportunity to single out each of the members of the committee for their contributions, particularly the member for Montarville for his experience as a CBSA officer and his quarterbacking skills; the member for Laurentides—Labelle, who speaks faster than I can think; the member for Mississauga—Lakeshore for his thoughtful interventions; the member for Brampton North for her practical insights; and the member for Toronto—Danforth for her really pointed questions.
I also want to recognize the vice-chair, the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, for his really helpful steering of the committee; the member for Medicine Hat—Cardston—Warner, who asked very pointed questions from his police background; as well as the member for Yellowhead, who also asked very pointed questions due to his police background; and the member for Beloeil—Chambly, who was reasonable and helpful throughout the entire committee process. It is a real example of how, when committees work together, they will succeed and provide very helpful insight.
Finally, I want to draw members' attention to the first recommendation of the committee, which states, “The Committee recommends that, in the next Parliament, the House of Commons Standing Committee on Public Safety and National Security establish a sub-committee dedicated to studying the public safety and national security aspects of cybersecurity, with potential areas of inquiry including international approaches to critical infrastructure protection, impact of emerging technologies, and cyber supply chain security.” One of the things we really learned out of this study was that this field is moving so fast that the Parliament of Canada needs to stay on top of cybersecurity in all of its manifestations.
It has been a great honour for me to have chaired that committee and I would like to think the success of the committee is entirely due to the co-operation among the members. I look forward to the government's response tabled pursuant to Standing Order 109.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 38e rapport, unanime, du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, intitulé « Cybersécurité dans le secteur financier comme un enjeu de sécurité économique nationale ».
Le rapport est unanime parce que les députés y ont travaillé d'une manière qui ferait honneur à notre Parlement et au fonctionnement des comités. Je veux profiter de l'occasion pour remercier chaque membre du comité de sa contribution, notamment le député de Montarville, pour son expérience à titre d'agent de l'Agence canadienne des services frontaliers et ses aptitudes en organisation; le député de Laurentides—Labelle, qui parle à une vitesse supérieure à celle de ma pensée; le député de Mississauga—Lakeshore, pour ses interventions réfléchies; la députée de Brampton-Nord, pour ses idées pratiques; et la députée de Toronto—Danforth, pour ses questions vraiment pointues.
Je remercie également le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles qui a dirigé le comité très efficacement à titre de vice-président; le député de Medicine Hat—Cardston—Warner, un ancien policier qui a su poser des questions très précises; le député de Yellowhead, un autre ancien policier qui a lui aussi posé des questions précises; et le député de Beloeil—Chambly, qui s'est montré raisonnable et qui a été d'une aide précieuse tout au long du processus. Voilà un bon exemple qui illustre que lorsque les membres d'un comité travaillent de concert, ils réussissent et offrent des conseils utiles.
Enfin, j'aimerais attirer l'attention des députés sur la première recommandation du comité, qui se lit comme suit: « Le Comité recommande que, lors du prochain Parlement, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes crée un sous-comité chargé d'étudier les aspects de la cybersécurité qui ont trait à la sécurité publique et à la sécurité nationale, notamment sur les approches internationales de la protection des infrastructures essentielles, l'incidence des nouvelles technologies et la cybersécurité de la chaîne d’approvisionnement numérique. » Cette étude nous a notamment permis de prendre conscience que la cybersécurité est un domaine qui évolue si rapidement que le Parlement du Canada doit demeurer à l'affût de tous ses aspects.
Ce fut un grand honneur pour moi de présider ce comité, et j'aime à penser que son succès repose entièrement sur l'esprit de coopération de ses membres. J'attends impatiemment la réponse que le gouvernement présentera, conformément au paragraphe 109 du Règlement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to table the 37th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security on Bill C-98, an act to amend the Royal Canadian Mounted Police Act and the Canada Border Services Agency Act and to make consequential amendments to other acts.
I also want to endorse the general comments on the way in which we are so well served by those officials who are clerks and analysts. In this instance, I also want to compliment and appreciate the co-operation of my vice-chairs, the members for Beloeil—Chambly and Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, and all of the members of the committee, along with the House leadership who have moved the bill in a very expeditious fashion because it is of great importance to the Canada Border Services Agency.
I also want to generally compliment the working of the committee. We have gone through something in the order of 13 major pieces of legislation, plus numerous reports, plus numerous private members' bills and we have had a collegial atmosphere that has served us all well. I am thankful to present the bill and this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter le 37e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, concernant le projet de loi C-98, Loi modifiant la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et la Loi sur l'Agence des services frontaliers du Canada et apportant des modifications corrélatives à d'autres lois.
Je tiens d'ailleurs à faire miens les commentaires de ceux qui louent le travail des greffiers et des analystes. Leur soutien nous est indispensable. Je salue également l'esprit de collaboration de nos deux vice-présidents, les députés de Beloeil—Chambly et de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, ainsi que de tous les membres du Comité. Je remercie enfin les leaders parlementaires des différents partis d'avoir fait progresser très rapidement ce projet de loi d'une importance capitale pour l'Agence des services frontaliers du Canada.
Je terminerai avec des félicitations pour le travail du Comité en général. Nous avons réussi à étudier 13 projets de loi d'envergure, dans ces eaux-là, plus de nombreux rapports et projets de loi d'initiative parlementaire, et l'ambiance a toujours été à la collaboration, ce qui nous a bien servis. Je suis reconnaissant de pouvoir présenter le projet de loi et le rapport que voici.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this might be an appropriate moment to remind colleagues that it is an ancient right of citizens to present petitions to the Crown, notwithstanding what the member might think.
These petitioners are concerned about devices that have been planted in their brains without their knowledge and consent, affecting a variety of health issues. The petition is signed by hundreds of people from across Canada.
Monsieur le Président, le moment est peut-être bien choisi pour rappeler à mes collègues que le fait de présenter des pétitions à la Couronne est un droit séculaire des citoyens, peu importe ce qu'en pense le député.
Les pétitionnaires s'inquiètent au sujet de dispositifs qui ont été implantés dans leur cerveau à leur insu et sans leur consentement, ce qui engendre divers problèmes de santé. La pétition est signée par des centaines de personnes de partout au Canada.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, two reports from the Standing Committee on Public Safety and National Security. They are the 35th report, regarding Bill C-93, an act to provide no-cost, expedited record suspensions for simple possession of cannabis, and the 36th report, regarding the main estimates, 2019-20.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, deux rapports du Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Il s'agit du 35e rapport portant sur le projet de loi C-93, Loi prévoyant une procédure accélérée et sans frais de suspension de casier judiciaire pour la possession simple de cannabis et du 36e rapport portant sur le Budget principal des dépenses 2019-2020.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to commend the hon. member for his work as vice-chair on the committee. It has been a pleasure to work with him and the hon. member from the NDP. I would describe it as a high-functioning committee.
Given that there is a general consensus by all parties that Bill C-98 is an important bill and that there has not been a great deal of disagreement among the parties, and given that the committee members work well together, would the hon. member be prepared to deal with this bill in an expeditious manner at committee, and would he be prepared to let the motion for second reading come to a vote today so that it can be referred to the committee and avoid all of the angst that comes with time allocation motions?
It seems to me that in the House there is a fairly significant consensus, so why not let it come to a vote and be referred to the committee? Then I will solicit my hon. colleagues' co-operation in laying on additional meetings for dealing with Bill C-98.
Monsieur le Président, je félicite le député de son travail à titre de vice-président du comité. Il est très agréable de travailler avec lui et le député néo-démocrate. Je dirais que le comité fonctionne très bien.
Puisque tous les partis s'entendent pour dire que le projet de loi C-98 est un projet de loi important, que ce dernier fait l'objet de peu de différends et que les membres du comité travaillent bien ensemble, le député serait-il prêt à en accélérer l'étude par le comité et à mettre dès aujourd'hui aux voix la motion portant que le projet de loi soit lu pour la deuxième fois et renvoyé au comité? Nous éviterions ainsi la frustration associée à l'attribution de temps.
J'ai l'impression qu'il y a consensus à la Chambre, alors pourquoi ne pas mettre la motion aux voix et renvoyer le projet de loi au comité? Je solliciterai alors la coopération de mes collègues pour prévoir des séances supplémentaires afin d'étudier le projet de loi C-98.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, let me ask a blindingly obvious question. The Liberal government agrees with the bill. The official opposition agrees with the bill, and the NDP agrees with the bill.
Why, therefore, are we not simply allowing debate to collapse rather than there being an almost express invitation to have time allocation? It seems that the time would be much better used by voting to send the bill to committee. This is a good committee. It works hard,. It is open to amendments. It listens to witnesses. There is good co-operation, particularly from her NDP colleague from Beloeil—Chambly. It is an obvious case where the committee could do its work, do it expeditiously, and move this bill to the next stage, which is back to the House after committee stage. Why not proceed and let us get on to other business?
Monsieur le Président, j'aimerais poser une question très évidente. Le gouvernement libéral, l'opposition officielle et le NPD approuvent tous le projet de loi.
Pourquoi, alors, ne laissons-nous pas simplement le débat se terminer au lieu d'inciter en quelque sorte le gouvernement à recourir à l'attribution de temps? Selon moi, notre temps serait mieux investi si nous passions au vote pour renvoyer le projet de loi au comité. Il s'agit d'un bon comité, qui travaille fort. Il est disposé à accepter des amendements et il écoute les témoins. Il y a une bonne collaboration entre les membres du comité, surtout de la part du député de Beloeil—Chambly, le collègue néo-démocrate de la députée. Ce qui est évident, c'est que le comité pourrait faire rapidement son travail et faire passer le projet de loi à la prochaine étape, c'est-à-dire le renvoyer à la Chambre. Pourquoi ne pas aller de l'avant et enfin passer à autre chose?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we have just seen a classic example of people not being able to get out of their partisan lanes.
We now know that the Liberals, the Conservatives, the NDP and the Green Party agree that Bill C-98 is a good bill and that it should move forward. However, what are we going to do? We are going to spend the rest of today, and possibly into the next sitting of the House, talking about a bill that we all agree is a good bill.
Every day that we talk about it here is a day we cannot talk about it in committee, which means that we cannot hear witnesses on the very issues the member for Saanich—Gulf Islands raised. We cannot deal with the issues the previous speaker raised, and we cannot bring in witnesses who have useful things to say about the operation of this bill.
This is a classic example of some dysfunctionality in this place at a level that is really quite distressing. Everyone agrees that this is a bill that needs to be passed. This is a bill that needs to hear witnesses. It is going before a committee that I have the great honour of chairing and that functions at a very high level. The member for Beloeil—Chambly is a very helpful and co-operative member, as is the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles. Both are vice-chairs of the committee who help with getting legislation through. I daresay that there is not a great deal of distance between the government's position and the opposition parties' positions. The situation continues to evolve.
As the member for Saanich—Gulf Islands said, this sounds like an egregious set of facts for which there is no oversight body. That is why we are here. It is to get an oversight body put in place for the CBSA.
The CBSA apparently interacts with between 93 million and 96 million people on an annual basis. That is about three times the population of Canada on an annual basis. Some are citizen interactions, some are permanent resident interactions, some are visitor interactions and some are refugee claim interactions. I daresay that with 93 million to 96 million interactions on an annual basis, not every one will go well. That is something we are trying to correct.
There is something in the order of 117 land border crossings, some of which are fully staffed, such as at Toronto Pearson International Airport, Montréal-Trudeau International Airport or wherever, but others are simply a stake in the ground. There are about 1,000 locations across this long border over four time zones. The CBSA facilitates the efficient flow of people and goods, and it administers something in the order of 90 acts and regulations. It administers some of those acts and regulations on behalf of other levels of government.
In addition to having 93 million to 96 million interactions on an annual basis, the CBSA collects about $32 billion in taxes, levies and duties over the course of the year.
This is an enormous organization. It has enormous numbers of interactions with people, services and goods, and I dare say, not every one of them goes the way it should, as much as we would like to say otherwise. Hence the bill before us as we speak.
I heard the other speaker say that we have not had enough consultation, and the speaker before that said that all the government does is consultation. They cannot have it both ways. Either there is too much consultation or there is too little consultation.
All I know is that we have very little legislative runway left. We are speaking on a Friday afternoon about a bill that we all agree on, and by speaking on it, we are in fact preventing the bill from proceeding to committee, where it could be dealt with. I would be absolutely delighted to give up my time in order to let debate collapse and allow us to go to the vote, but there does not seem to be a huge amount of enthusiasm. Therefore, regrettably, members are going to have to listen to me talk for the next 15 minutes about a bill that we all agree on.
The unusual part of the situation in which we find ourselves is that unlike the case with the RCMP, unlike CSIS, unlike various other security services, there is no actual oversight body. That is a clear gap in the legislation.
Bill C-59, which I had the honour of shepherding through the committee, is an extraordinarily complicated piece of legislation.
I know, Mr. Speaker, that you love flow charts and appreciate the way in which legislation proceeds, and I commend you. The flow chart produced by Professor Forcese on Bill C-59 shows that Bill C-59 is extremely complicated in making sure that there are enough supervisory bodies for the various functions of CSIS, the RCMP, CSE, etc., spread over quite a number of agencies. There are at least three ministries responsible, those being defence, public safety and global affairs. It is an extraordinarily complicated piece of legislation. We anticipate and hope that it will return from the Senate and receive further debate here—though hopefully not too much—because it is really a revamping of the security architecture of our nation.
One of the gaps, as has been identified by other speakers, is the absence of an oversight body with respect to the activities of the Canada Border Services Agency. I expect to have an interaction with the Canada Border Services Agency in about two hours. Many of my colleagues will similarly be having interactions with the Canada Services Border Agency within a very short period of time, and I am rather hoping that my interaction and all of their interactions will go well, as I dare say they probably will.
The committee is now in place, and I want to talk about one further piece of legislation that has passed and is functioning, Bill C-22, which established the National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians. In addition to its reporting function to the Prime Minister, there is a reporting function to the public safety committee. I know you, Mr. Speaker, were present as the chair of that committee presented his first report to the public safety committee. I have to say that while listening to the interactions with the chair of that committee, I felt that the questions by the members of the public safety committee were of quite high calibre and gave very pointed and useful insight into the work of that committee.
Bill C-98 fills a gap. It is being strengthened and renamed the public complaints and review commission, or the PCRC, and will have, in effect, a joint responsibility for both the RCMP and the CBSA. If the PCRC were to receive a complaint from the public, it would notify the CBSA, which would undertake an initial investigation. I dare say that this would resolve a great percentage of the complaints the public may have. In fact, 90% of RCMP complaints are resolved in this way.
The PCRC would also be able to conduct its own investigation of a complaint if its chairperson was of the opinion that it would be in the public interest to do so. In those cases, the CBSA would not start an investigation into the complaint.
Therefore, in effect, there is an ability on the part of the CBSA to say it is not going to refer it to mediation or some further investigation, but to simply assume the jurisdiction and move forward with it. To make that request, the complaint would have to be made within 60 days of receiving notice from the CBSA about the outcome of the complaint. The idea here is that the complaint does not just languish.
When the PCRC receives a request for a review of a CBSA complaint decision, the commission would review the complaint and all relevant information and share its conclusions regarding the CBSA's initial decision. It could conclude that the CBSA's decision was appropriate, it could ask the CBSA to do a further investigation or it could assume the jurisdiction and investigate the complaint itself.
The commission can also hold public hearings as part of its work. At the conclusion of the PCRC investigation, the review body would be able to report on its findings and make recommendations as it sees fit, and the CBSA would be required to provide a response in writing to the PCRC's findings and recommendations.
In addition to its complaints function, the PCRC would be able to review, on its own initiative or at the request of the minister, any activity of the CBSA, except for national security matters. I think that is an important thing to take note of, because we do not want national security matters dealt with in an open and public forum, if at all possible. Then it would be reviewed by the national Security Intelligence Review Committee, under Bill C-59, which hopefully by then will be passed and brought into force.
PCRC reports would include findings and recommendations on the adequacy, appropriateness, sufficiency or clarity of the CBSA policies, procedures and guidelines, the CBSA's compliance with the law and ministerial directions, and the reasonableness and necessity of the CBSA's use of its power. On that latter point, the members previously have indicated instances where one would reasonably question the use, reasonableness and necessity of the CBSA's interactions with members of the public. Hopefully, with the passage of this bill and the setting up of the PCRC, those complaints would be adjudicated in a fashion that is satisfactory to both the service and members of the public.
With respect to both its complaint and review functions, the PCRC would have the power to summon and enforce the appearance of persons before it and compel them to give oral or written evidence under oath. It would have the power to administer oaths and to receive and accept oral and written evidence, whether or not the evidence would be admissible in a court of law. That provides a certain level of flexibility. As this is not a criminal case, we are not asking for a standard of beyond reasonable doubt; rather, by passing this legislation and giving these authorities, we are trying to create an environment in which issues can actually be resolved.
It would also have the power to examine any records and make any inquiries that it considers necessary. However, beyond its review and complaint functions, Bill C-98 would also create an obligation on the CBSA to notify local police and the PCRC of any serious incident involving CBSA officers or employees. That includes giving the PCRC the responsibility to track and publicly report on serious incidents, such as death, serious injury or Criminal Code violations involving the CBSA. Hopefully, we could reasonably anticipate a reduction in these incidents by virtue of just the very existence of this entity because, as has reasonably been said by speakers previously, there is nowhere to go when one has a complaint with the CBSA.
Operationally, the bill is worded in such a way as to give the PCRC the flexibility to organize its internal structure as it sees fit, and to carry out its mandate under both the CBSA Act and the RCMP Act. The PCRC could designate members of its staff as belonging either to the RCMP unit or the CBSA unit. Common services, such as corporate support, could still be shared between both units. There are several obvious benefits that can be generated by operating in this fashion. For example, expertise could be shared between the RCMP and the CBSA. Hopefully, by doing so, the agency would be strengthened. Clearly identifying which staff members are responsible would also help with the management of information.
In addition, a vice-chair and chair will be appointed to the PCRC, which would be mandatory. It would ensure that there will always be two individuals at the top who are capable of exercising decision-making powers.
Under Bill C-98, the PCRC would establish and publish an annual report covering each of its business lines, the CBSA and the RCMP, and the resources devoted to each. The report would summarize their operations throughout the year, such as the number and types of complaints and any review activities, and would provide information on the number, type and outcomes of serious incidents. I am hopeful that this will be a readily accessible report, transparent to all, so that those who follow these issues can operate from the same set of facts.
The annual report would be tabled in Parliament by the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness. Presumably, the Standing Committee on Public Safety and National Security would be able to review that report, call witnesses and examine the functionality of the entity.
The new public complaints and review commission proposed under Bill C-98 would close a significant gap in Canada's public safety accountability regime.
As I said earlier, the number of interactions we have with Canadians, visitors, landed folks, refugee claimants and others is quite significant, because Canada is open to receiving not tens of thousands or hundreds of thousands, but millions of people crossing the border on an annual basis. The legislation is long overdue.
I would urge my colleagues to get out of their partisan lanes and let the bill move to committee. The complaint seems to be that the bill is last minute and will therefore never see royal assent. Well, the bill will certainly never see royal assent if the chamber holds it up. All parties are responsible for House management, and I would urge all party representatives who are responsible for House management to let the bill move to committee sooner rather than later.
Monsieur le Président, nous venons de vivre une situation classique où les gens sont incapables de sortir des ornières de leurs discours partisans.
Nous savons maintenant que le Parti libéral, le Parti conservateur, le NPD et le Parti vert conviennent tous que le projet de loi C-98 est une bonne mesure législative qui devrait aller de l'avant. Toutefois, qu'allons-nous faire? Nous passerons le reste de la séance d'aujourd'hui, et peut-être même une partie de la prochaine séance, à parler d'un projet de loi que nous jugeons tous être une bonne mesure.
Chaque jour où nous débattons de ce projet de loi dans cette enceinte est un jour où nous ne pouvons pas l'étudier au comité, ce qui signifie que nous ne pouvons pas entendre des témoins parler des enjeux soulevés par la députée de Saanich—Gulf Islands. Nous ne pouvons pas nous pencher sur les problèmes mentionnés par l'intervenante précédente, et nous ne pouvons pas non plus inviter à comparaître des personnes qui ont des choses utiles à dire sur l'application de ce projet de loi.
C'est un exemple classique du dysfonctionnement de cet endroit. C'est plutôt inquiétant. Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut adopter ce projet de loi. Or, ce projet de loi nécessite que l'on recueille des témoignages. Il sera renvoyé au comité que j'ai le grand honneur de présider et qui fonctionne extrêmement bien. Le député de Beloeil—Chambly fait partie du comité. Il coopère bien et ses contributions sont utiles. La même chose vaut pour le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles. Ce sont les vice-présidents du comité. Ils aident à faire progresser l'étude des projets de loi. J'oserais dire que le fossé qui sépare la position du gouvernement de celle des partis de l'opposition est bien étroit. La situation continue d'évoluer.
L'exemple donné par la députée de Saanich—Gulf Islands illustre qu'il est scandaleux qu'il n'existe pas d'organisme de surveillance pour l'Agence des services frontaliers du Canada. C'est pour cela que nous sommes ici.
Apparemment, l'Agence des services frontaliers du Canada interagit avec entre 93 millions et 96 millions de personnes chaque année. C'est trois fois la population du Canada. Certaines de ces personnes sont des citoyens, d'autres sont des résidents permanents, des visiteurs ou des réfugiés demandant l'asile. Je doute que chacune des 93 millions à 96 millions d'interactions par année se passe bien. C'est ce que nous tentons de rectifier.
On dénombre approximativement 117 postes frontaliers terrestres, dont certains comptent un effectif complet, notamment à l'aéroport international Pearson de Toronto et à l'aéroport international Montréal-Trudeau, alors que d'autres se limitent à un jalon dans le sol. On trouve environ 1 000 localités le long de la longue frontière entre le Canada et les États-Unis et quatre fuseaux horaires. L'ASFC facilite la circulation efficace des gens et des biens et elle veille à l'application de quelque 90 lois et règlements, dont certains relèvent d'autres ordres de gouvernement.
Outre des interactions annuelles dont le nombre varie entre 93 millions et 96 millions, l'ASFC perçoit environ 32 milliards de dollars en impôts, taxes et droits au cours d'une même année.
L'ASFC est une énorme organisation. Ses agents voient passer un très grand nombre de personnes, de biens et de services et, je dois le dire, l'expérience n'est pas toujours aussi agréable qu'elle le devrait, même si j'aimerais pouvoir dire le contraire. Par conséquent, le gouvernement a présenté la mesure dont nous sommes saisis.
Ma collègue a mentionné qu'il n'y a pas eu suffisamment de consultations alors que l'intervenante suivante a affirmé pour sa part que le gouvernement ne fait que des consultations. De deux choses l'une, soit il y a trop de consultations soit il n'y en a pas assez.
Je sais simplement qu'il ne nous reste que peu de temps pour débattre de ce projet de loi. Nous sommes en train de discuter un vendredi après-midi d'un projet de loi sur lequel tout le monde est d'accord. En réalité, ces discussions empêchent le projet de loi d'être renvoyé au comité et d'être traité. Je serais absolument ravi de céder mon temps de parole à quelqu'un d'autre afin de mettre fin au débat et nous permettre de passer au vote, mais je ne sens pas beaucoup d'enthousiasme. Par conséquent, les députés devront hélas m'écouter pendant les 15 prochaines minutes parler d'un projet de loi qui fait l'unanimité.
Nous nous trouvons dans une situation plutôt inhabituelle, car par contraste avec les cas de la GRC, du SCRS et d'autres services de sécurité, l'ASFC n'est soumise à aucun organisme de surveillance. Il y a manifestement un vide législatif.
Le projet de loi C-59, que j'ai eu l'honneur de piloter à l'étape de l'étude en comité, est d'une complexité hors normes.
Je sais, monsieur le Président, que vous adorez les diagrammes et que vous aimez le processus législatif, et c'est tout à votre honneur. Le diagramme produit par le professeur Forcese sur le projet de loi C-59 fait ressortir l'extrême complexité du projet de loi, qui prévoit tous les organes nécessaires, répartis dans un assez grand nombre d'organismes, pour surveiller les diverses fonctions du SCRS, de la GRC, du Centre de la sécurité des télécommunications, et cetera. Il y a au moins trois ministres responsables: ceux de la Défense, de la Sécurité publique et des Affaires mondiales. C'est une mesure législative extrêmement complexe. Comme il s'agit ni plus ni moins de refondre la structure de la sécurité de notre pays, nous nous attendons à ce que le Sénat nous renvoie le projet de loi, et même nous le souhaitons, pour que nous en débattions plus longuement — mais pas trop, espérons-le.
Une des lacunes, comme l'ont signalé d'autres intervenants, est l'absence d'un organisme de surveillance pour les activités de l'Agence des services frontaliers du Canada. Je m'attends à avoir une discussion avec des représentants de l'Agence dans environ deux heures. Un grand nombre de mes collègues s'entretiendront aussi avec l'Agence des services frontaliers du Canada d'ici peu. J'espère que mon entretien et les leurs se dérouleront bien et j'ose avancer que ce sera probablement le cas.
À présent, j'aimerais parler d'une mesure législative qui a été adoptée et mise en œuvre, le projet de loi C-22, qui a constitué le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. En plus de rendre compte au premier ministre, ce comité rend compte au comité de la sécurité publique. Monsieur le Président, vous étiez là lorsque le président de ce comité a présenté son premier rapport au comité de la sécurité publique. J'ai trouvé que les questions que les membres du comité de la sécurité publique lui ont posées étaient de très haut calibre et qu'elles ont permis d'obtenir de l'information très précise et utile sur le travail de ce comité.
Le projet de loi C-98 permet de combler une lacune. On renforce l'entité et on lui donne un nouveau nom, soit la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, qui sera responsable à la fois de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada. À la réception d'une plainte du public, cette commission en aviserait l'Agence — l'ASFC —, qui procéderait à une première enquête. À mon avis, un bon pourcentage des plaintes se régleraient de cette façon. Quatre-vingt-dix pour cent des plaintes touchant la GRC sont d'ailleurs réglées de cette manière.
La Commission aurait également le pouvoir de mener sa propre enquête au sujet d'une plainte si son président jugeait que c'est dans l'intérêt du public. L'ASFC n'entreprendrait alors pas d'enquête concernant cette plainte.
L'ASFC peut donc, dans les faits, décider de ne pas porter la plainte en médiation ou mener une enquête plus poussée et laisser simplement la Commission faire son travail. La plainte doit avoir été déposée dans les 60 jours précédant la réception de l'avis de l'Agence au sujet du résultat de la plainte. Il s'agit essentiellement de ne pas laisser la plainte s'éterniser.
Lorsque la Commission reçoit une demande d'examen d'une plainte concernant une décision de l'ASFC, elle doit examiner la plainte et toute information pertinente, puis transmettre ses conclusions concernant la décision initiale de l'Agence. La Commission pourrait conclure que cette décision était appropriée, elle pourrait demander à l'ASFC de mener une enquête plus approfondie ou elle pourrait reprendre l'enquête au sujet de la plainte.
La Commission peut aussi tenir des audiences publiques. À la conclusion de son enquête, la Commision peut faire rapport de ses constatations et émettre des recommandations si elle le juge approprié. L'ASFC devra alors présenter une réponse écrite concernant les constatations et les recommandations de la Commission.
Outre sa fonction relative aux plaintes, la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public sera habilitée à examiner, de sa propre initiative ou à la demande du ministre, toute activité de l'Agence des services frontaliers du Canada, à l'exception des questions touchant la sécurité nationale. Je pense qu'il est important de le souligner, car il faut autant que possible éviter que les questions de sécurité nationale soient examinées sur la place publique. Puis, ces questions seront examinées par le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, aux termes du projet de loi C-59, qui, d'ici là, on l'espère, aura été adopté et sera en vigueur.
Les rapports de la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public comprendraient des conclusions et des recommandations sur le bien-fondé, la pertinence, le caractère adéquat ou la clarté de toute politique, procédure ou ligne directrice régissant les opérations de l’Agence des services frontaliers du Canada, sur la conformité de cette dernière à la loi et aux instructions ministérielles, ainsi que sur le caractère raisonnable et la nécessité du recours par l'Agence à ses pouvoirs. À ce sujet, des députés ont parlé de cas où il y aurait lieu de s'interroger sur l'utilisation, le caractère raisonnable et la nécessité des interactions entre l'Agence et des membres du public. Espérons que, après l'adoption du projet de loi et la création de la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public, ces plaintes seront traitées de manière satisfaisante, à la fois pour l'Agence et les membres du public.
Qu'il s'agisse des examens ou du traitement des plaintes, la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public pourra contraindre des témoins à comparaître sous serment, que ce soit en personne ou par écrit. Elle aura le pouvoir de faire prêter serment et de recevoir des éléments de preuve oraux ou écrits, que ces éléments de preuve soient ou non autrement recevables devant un tribunal. La Commission jouira ainsi d'une certaine marge de manœuvre. Comme les causes qu'elle entendra ne sont pas de nature criminelle, la responsabilité n'aura pas à être établie au-delà de tout doute raisonnable. Le projet de loi et les pouvoirs qu'il contient devraient permettre au contraire de créer un climat propice à la résolution des différends.
La Commission pourra en outre examiner tous les documents et mener toutes les enquêtes qu'elle jugera nécessaires. Cela dit, le projet de loi C-98 ne porte pas seulement sur les examens et les plaintes; il obligera en effet l'Agence des services frontaliers du Canada à informer les policiers et la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public de tout incident grave mettant en cause un de ses employés ou dirigeants. La Commission aura ainsi la responsabilité d'enquêter sur les incidents graves — mort, blessure grave, violation du Code criminel — et d'en faire publiquement rapport. Nous croyons toutefois que la seule existence de la Commission devrait faire baisser le nombre d'incidents graves, car, comme l'ont souligné à juste titre certains députés avant moi, pour le moment, les gens qui ont à se plaindre de l'Agence des services frontaliers du Canada n'ont personne à qui s'adresser.
Pour ce qui est du fonctionnement, le projet de loi est libellé de façon à donner à la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public la marge de manœuvre dont elle a besoin pour mettre en place sa structure comme elle l'entend et pour exécuter son mandat aux termes de la Loi sur l'Agence des services frontaliers du Canada et de la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada. La Commission pourrait faire relever les membres de son personnel soit de l'unité de la GRC, soit de celle de l'Agence des services frontaliers du Canada. Les services d'appui à l'organisation, par exemple, pourraient être partagés par les deux unités. Ce mode de fonctionnement présente divers avantages, par exemple, le partage de la même expertise entre les deux unités. Ce faisant, la Commission en serait — nous l'espérons — renforcée. La désignation précise du personnel responsable faciliterait la gestion de l'information.
En outre, un vice-président et un président seraient obligatoirement nommés à la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public. On garantirait de la sorte qu'il y a toujours à la tête de l'organisation deux personnes habilitées à prendre des décisions.
Selon le projet de loi C-98, la Commission publierait un rapport annuel portant sur chacun de ces secteurs d'activité, celui de l'Agence des services frontaliers du Canada et celui de la GRC, ainsi que sur les ressources consacrées à chacun d'entre eux. Le rapport résumerait les opérations menées tout au long de l'année, telles que le nombre et le type de plaintes et les activités d'examen, et fournirait de l'information sur le nombre, le genre et l'issue des incidents graves. J'espère que ce rapport sera facilement accessible et transparent pour permettre à ceux qui suivent ces dossiers de fonctionner à partir de la même série de faits.
Le rapport annuel serait déposé au Parlement par le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile. Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale pourra vraisemblablement le passer en revue, convoquer des témoins et examiner le fonctionnement de l'entité.
La nouvelle Commission d’examen et de traitement des plaintes du public proposée dans le projet de loi C-98 comblerait une importante lacune dans le régime canadien de reddition de comptes en matière de sécurité publique.
Comme je l'ai indiqué plus tôt, le nombre d'interactions que nous avons avec les Canadiens, les visiteurs, les immigrants reçus, les demandeurs du statut de réfugié et d'autres personnes est plutôt élevé, car le Canada est ouvert à accueillir non pas des dizaines ou des centaines de milliers de gens, mais des millions de personnes qui traversent la frontière chaque année. Le projet de loi se fait attendre depuis longtemps.
J'exhorte mes collègues à mettre de côté leurs divergences partisanes et à laisser le projet de loi être renvoyé au comité. Certains déplorent que le projet de loi a été présenté à la dernière minute et qu'il ne recevra donc jamais la sanction royale. Eh bien, il ne recevra certainement jamais la sanction royale si la Chambre le retarde. Tous les partis sont responsables de la gestion de la Chambre et j'exhorte tous les représentants des partis qui sont chargés de gérer les travaux de la Chambre à faire en sorte que le projet de loi soit renvoyé au comité le plus tôt possible.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is a very good question. Service standards have not always been met, and this is true throughout a variety of agencies across all governments. The member's representative on the committee, the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, should, as his number one concern, raise that very issue.
I would like to answer the question for the member directly, but I cannot, for the simple reason that we have not heard from witnesses, the officials, and, in particular from the minister, on that point.
Again, my core suggestion is to move the bill out of the House and into the committee.
Monsieur le Président, c'est une excellente question. On n'a pas toujours respecté les normes de service, et ce, dans de nombreux organismes de tous les ordres de gouvernement. Étant donné qu'il s'agit de la principale préoccupation du représentant du parti de la députée au sein du comité, le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, c'est lui qui devrait soulever cette question.
J'aimerais répondre directement à la question de la députée, mais je ne le peux pas, tout simplement parce que nous n'avons pas encore entendu les témoignages des dirigeants de l'Agence des services frontaliers du Canada à ce sujet, et surtout, que nous n'avons pas encore entendu le ministre.
Je le répète, je suggère essentiellement à la Chambre de voter pour le projet de loi à cette étape afin de le renvoyer au comité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, as I have listened to several hours of speeches thus far, there have been significant concerns raised by the hon. member, such as the concern raised previously about time standards and service standards.
Much of the debate, however, has been taken up with how ineffectual or whatever either the government or the opposition parties are. There has been a lot of partisan stuff, back and forth. What I regret about this place is that the time allocated for debate does not actually result in debate about significant concerns to be raised about this bill itself. Rather, we spend endless amounts of time talking about how bad the other parties are.
In this particular instance, I would urge my colleague that if there are concerns that his very able representative has, the member for Beloeil—Chambly, those are best dealt with at committee.
Monsieur le Président, j'ai écouté plusieurs heures d'interventions jusqu'à maintenant et je remarque que le député a exprimé de grandes préoccupations, notamment au sujet des normes pour les délais et des normes de service.
Une grande partie du débat, cependant, a été consacrée aux propos sur l'inefficacité ou sur une autre faiblesse attribuée au parti ministériel ou aux partis de l'opposition. Les propos partisans ont fusé de part et d'autre. Ce que je trouve regrettable à propos de la Chambre, c'est que le temps dont les députés disposent pour débattre ne soit pas vraiment consacré aux préoccupations importantes qu'il y a lieu de soulever au sujet du projet de loi. Nous passons un temps fou à parler des défauts des autres partis.
Dans le cas présent, je dirais à mon collègue que, si son très compétent représentant, le député de Beloeil—Chambly, a des préoccupations, le mieux serait qu'elles soient examinées par le comité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the hon. member is right; I have been here a long time. For some bizarre reason the people of Scarborough—Guildwood keep sending me back here. I am rather hoping that they will do it one more time.
My comments are directed to the issue of House management, and House management is an all-party function. When we take up endless amounts of time over what is perceived to be party positioning or party advantage, we actually waste House time. Possibly one of the reasons that the number of bills passed is not up to the previous Harper standards is that the opposition has spent a lot of time talking about partisan issues rather than getting to the issue.
The issue itself about the unions is a legitimate point. I expect that the unions will be before the committee, if not as the number one witnesses, then certainly as the number two witnesses. I cannot really comment on whether they were consulted because this is not the forum in which to address that issue. The forum to address that issue is at committee itself. If the hon. member wishes to send me, as chair of the committee, the name, address and location of the union people whom he thinks need to be heard from, I am more than happy to have them come as witnesses.
Monsieur le Président, le député a raison: cela fait longtemps que je siège à la Chambre. Pour une raison étrange, les électeurs de Scarborough—Guildwood renouvellent toujours mon mandat à la Chambre. J'espère bien qu'ils le feront une autre fois.
Mes observations concernent la gestion de la Chambre, qui dépend de la participation de tous les partis. Lorsque nous passons une éternité à discuter de ce qui est perçu comme le positionnement ou l'avantage d'un parti, en réalité, nous gaspillons le temps de la Chambre. Peut-être que l'une des raisons pour lesquelles le nombre de projets de loi adoptés ne répond pas aux normes de l'ancien gouvernement Harper, c'est que l'opposition a passé beaucoup de temps à parler de questions partisanes au lieu d'aborder la question.
La question concernant les syndicats soulève un point légitime. Je m'attends à ce que les syndicats comparaissent au comité, peut-être pas comme témoins principaux, mais certainement tout de suite après. Je ne peux pas vraiment dire s'ils ont été consultés, car ce n'est pas ici qu'il convient d'en parler. C'est au comité qu'il serait approprié de le faire. Si le député veut m'envoyer, en tant que président du comité, les coordonnées des représentants syndicaux qu'il pense que nous devrions entendre, je serai très heureux de les convoquer.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have absolute confidence in the hon. member's contribution to the flow of legislation through the House.
We are getting to the end of a Parliament and frankly, we should be looking in the mirror. There are times that this place is thoroughly dysfunctional. It is even dysfunctional on things that we agree on, which is really quite sad.
Moses came down with the Ten Commandments. I am sure that we could have at least four weeks' worth of debate, whether it should be 10 commandments, or 20, or two, for no particular advantage to the Canadian people.
I wish that the bill would come to our committee sooner rather than later. I would urge hon. colleagues over the course of this afternoon to reflect on the fact that if we are to have any chance of seeing Bill C-98 receive royal assent, the bill needs to move along and it needs to move along today.
Monsieur le Président, je suis tout à fait convaincu que le député va jouer son rôle pour faire avancer ce projet de loi.
La législature touche à sa fin, et nous devrions faire notre propre examen de conscience. Il arrive à cette assemblée d'être complètement dysfonctionnelle, même lors de situations où nous sommes tous d'accord, et c'est navrant.
Moïse a reçu les dix commandements. Je suis persuadé que nous serions capables de débattre pendant au moins quatre semaines sur le nombre idéal de commandements — 10, 20 ou seulement 2 — sans que la population n'en tire le moindre intérêt.
Je voudrais que le projet de loi soit renvoyé au comité le plus tôt possible. J'invite les députés à réfléchir cet après-midi au fait que pour que le projet de loi C-98 obtienne la sanction royale, il faut le faire passer à l'étape de l'étude en comité aujourd'hui même.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, last week, the world lost a great Canadian, Jean Vanier.
Born to privilege, this erudite intellectual and social visionary pursued the simple idea that we are all made in the image of God, that we have “unique value”, especially those among us who have been discarded by society. He lived what he believed.
The origins of the worldwide l'Arche movement were in a modest home with two intellectually challenged adults. Now there are 147 communities around the world, 31 of which are in Canada.
Tens of thousands of Canadians have spent time in a l'Arche community, sometimes called “a university for the heart”, among those who society has treated as discards and have learned lessons that have influenced their life paths in profound ways.
Jean Vanier used his formidable gifts to follow the teachings of Jesus. His life was a road less travelled, his influence, both temporal and eternal. It was a life well lived.
Monsieur le Président, la semaine dernière, le monde a perdu un grand Canadien, Jean Vanier.
Né dans un milieu privilégié, cet intellectuel érudit doublé d'un visionnaire social était animé d'une idée toute simple: nous sommes tous créés à l'image de Dieu et nous avons tous une « valeur unique », surtout ceux que la société rejette. Il a vécu sa vie selon cette intime conviction.
Le mouvement mondial de l'Arche a vu le jour dans une modeste maison où vivaient deux adultes ayant un handicap intellectuel, mais il compte aujourd'hui 147 communautés de par le monde, dont 31 au Canada.
Des dizaines de milliers de Canadiens ont déjà passé du temps dans une communauté de l'Arche, qu'on surnomme parfois l'Université du cœur, où ils ont pu côtoyer ceux que la société considère comme des moins que rien et en retirer des leçons susceptibles d'influencer profondément le cours de leur vie.
Jean Vanier a su employer ses extraordinaires dons pour suivre les enseignements de Jésus. Il a décidé de suivre un chemin moins fréquenté, mais son influence sur son prochain aura été à la fois temporelle et éternelle. Il a bien vécu.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I rise in my capacity as the chair of the public safety and national security committee.
The hon. member for Lakeland made an intervention last week. Regrettably, I had no notice of the intervention, and I would have preferred to bring my point of intervention after hers, but it is what it is. The hon. member was concerned about the pace at which Motion No. 167 was proceeding through the committee. I want to offer some observations with respect to that particular motion.
It was, in fact, referred to the committee on May 30, 2018, which is roughly a year ago. I would just note that the language of the motion was that it should be “instructed” to undertake, which I would note is not an obligation to undertake. Nevertheless, the committee did hear from the hon. member fairly shortly thereafter, on June 12, as she presented her concerns on Motion No. 167.
Subsequent meetings were held on October 16, October 18, October 23 and October 30. Then, through November and December, the committee was seized with other committee business, namely supplementary estimates, Bill C-83 and a variety of other things. This is an extraordinarily busy committee with private members' bills, private members' motions, supplementary estimates, main estimates and government business.
The first consideration of a draft report occurred on December 4, and then subsequently on March 20. After hearing all of the witnesses and the intervention by the hon. member for Lakeland, receiving four briefs, hearing 19 witnesses and having seven meetings, there is significant disagreement in the committee as to what the report should say, not only the body of the report in recitation of the testimony but also the recommendations. I would be remiss if I did not note that there is significant disagreement in the committee.
In addition to all of the above, I would just note, as you, Mr. Speaker, are considering the hon. member's intervention that, one, the referral is not a mandatory referral, and if the Speaker does do an intervention, I would like that to be taken into consideration; two, this is a very busy committee; three, there is very significant disagreement in the committee as to the way forward; and four, there is consequence to the continuous disruptive nature of House business. Just this motion alone takes all committees off their business, and of course, like all of the other committees, we have suffered the consequence of all these motions.
As due consideration is given to the motion by the hon. member for Lakeland, I would ask that those things be taken into consideration as well.
Monsieur le Président, je prends la parole en tant que président du comité de la sécurité publique et nationale.
La députée de Lakeland a fait une intervention la semaine dernière. J'aurais préféré intervenir après son intervention, mais, malheureusement, je n'ai pas été avisé de la question à ce moment-là. La députée était préoccupée par le rythme de l'étude sur la motion M-167 au comité. J'aimerais apporter des précisions au sujet de cette motion.
La motion a été renvoyée au comité le 30 mai 2018, soit il y a environ un an. J'aimerais simplement préciser que le libellé de la motion dit que le comité devrait recevoir « instruction » d'entreprendre une étude, ce qui n'équivaut pas à une obligation. Quoi qu'il en soit, le comité a entendu les préoccupations de la députée au sujet de la motion M-167 peu après le renvoi, soit le 12 juin.
D'autres réunions ont eu lieu par la suite, les 16, 18, 23 et 30 octobre. Cependant, en novembre et en décembre, le comité a dû se pencher sur le Budget supplémentaire des dépenses, le projet de loi C-83 et bien d'autres initiatives. Ce comité extrêmement occupé doit étudier une foule de choses, comme des projets de loi d'initiative parlementaire, des motions d'initiative parlementaire, le Budget supplémentaire des dépenses, le Budget principal des dépenses et des initiatives ministérielles.
Le Comité a commencé à se pencher sur la version préliminaire de son rapport le 4 décembre, puis a continué le 20 mars. Après avoir entendu tous les témoins et l'intervention de la députée de Lakeland, c'est-à-dire après avoir étudié les 4 mémoires reçus, écouté les 19 témoignages et s'être réuni 7 fois, les membres du Comité ne s'entendent pas du tout sur le contenu du rapport, et ce, tant pour ce qui est du résumé des témoignages que des recommandations. Je m'en voudrais de ne pas dire qu'il y a de profondes divergences de vues.
En outre, comme vous vous penchez sur l'intervention de la députée, monsieur le Président, je tiens seulement à vous rappeler, premièrement, qu'il ne s'agit pas d'un renvoi obligatoire — et j'aimerais que vous en teniez compte si vous décidez d'intervenir —; deuxièmement, que ce comité a beaucoup de besogne à abattre; troisièmement, que les désaccords sont très profonds quant à la voie à suivre; et quatrièmement, que la perturbation continue des travaux de la Chambre est lourde de conséquences. Cette seule motion interrompt les travaux de tous les comités, et il va sans dire que, comme tous les autres comités, nous avons déjà dû subir les conséquences de toutes les motions de ce genre.
Je vous demanderais donc de tenir compte aussi de ces facteurs pendant l'étude de la motion de la députée de Lakeland.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have my Kleenex at the ready, in case I cannot get through this. I want to continue the theme that the hon. member has spoken about, which is that this is a God moment. Seldom do we hear a speech in this chamber that is filled with such honesty, such directness and such frankness. There was such candour that I actually looked up the definition of “candour” in the dictionary while he was speaking. It said “he spoke with a degree of candour unusual in political life”.
Indeed, the hon. member's speech was unusual in the political life of us all, because we do not speak with candour, as we should. That is the tension of people of faith who work in this chamber. The priorities and beliefs of faith do not always line up with the needs and desires of being a practising politician. I know that the hon. member has faced that tension. I know that many of us in this chamber face that tension. I would say that the hon. member has navigated that tension about as well as any of us, because his candour in his admission of his faith in Jesus Christ is not something we hear every day in this chamber. In some circles, frankly, it is frowned upon.
The hon. member has, from time to time, joined us all at the prayer breakfast. It is probably the one hour in the entire week when we are no longer Liberals, no longer Conservatives, no longer NDP; we are just members of a faith community. Then as members of a faith community, we actually pray for each other. I know the hon. member has been a subject of our prayers in the last while, as have others, to be frank.
I would ask the hon. member how he has navigated that tension, but I would also ask him whether he has sung with his singing colleagues the song with the lyric “thou hast taught me to say...it is well with my soul”?
Monsieur le Président, j'ai des Kleenex avec moi au cas où j'en aurais besoin. Je vais reprendre ce que le député a dit dans son discours, soit que nous vivons un moment divin. Il est rare d'entendre en cette enceinte un discours aussi honnête, aussi direct et aussi franc. Sa candeur était tellement palpable que je me suis surpris à vérifier la définition de ce terme dans le dictionnaire pendant qu'il parlait. L'exemple qui accompagnait la définition allait comme suit: « Il s'est exprimé avec une candeur rare dans la vie politique. »
Certes, le discours du député était inhabituel dans notre vie politique à tous parce que nous ne nous exprimons pas avec candeur, comme nous devrions le faire. C'est la tension que vivent les gens de foi qui œuvrent à la Chambre. Les priorités et les croyances religieuses ne correspondent pas toujours aux besoins et aux désirs d'un politicien pratiquant. Je sais que le député a ressenti cette tension. Je sais que nombre d'entre nous la ressentons aussi. Je pense qu'il a su composer avec cette tension aussi bien que n'importe qui, car la candeur avec laquelle il a affirmé sa foi en Jésus-Christ ne se manifeste pas souvent à la Chambre. Un tel aveu serait même mal vu dans certains cercles.
Le député se joint de temps à autre à nous au déjeuner-prière. C'est probablement la seule heure de toute la semaine où nous ne sommes plus libéraux, conservateurs ou néo-démocrates, mais simplement des fidèles. À titre de fidèles, nous prions les uns pour les autres. Je sais que dernièrement le député a fait l'objet de nos prières, mais il n'est pas le seul, d'ailleurs.
J'aimerais demander au député comment il a composé avec cette tension, mais j'aimerais aussi lui demander s'il s'est joint à ses collègues chanteurs pour chanter les paroles « Tu m'as appris à dire […] mon âme est en paix »?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 34(1), I have the honour to present, in both official languages, the report of the Canadian parliamentary delegation of the Canada-United Kingdom Inter-Parliamentary Association respecting its visit to London.
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, le rapport de la délégation parlementaire canadienne de l'Association interparlementaire Canada-Royaume-Uni concernant sa visite à Londres.
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