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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the unanimous 38th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security, entitled “Cybersecurity in the Financial Sector as a National Security Issue”.
The reason this report is unanimous is that the members worked together in a fashion that would do credit to our Parliament and the functioning of committees. I particularly want to take this opportunity to single out each of the members of the committee for their contributions, particularly the member for Montarville for his experience as a CBSA officer and his quarterbacking skills; the member for Laurentides—Labelle, who speaks faster than I can think; the member for Mississauga—Lakeshore for his thoughtful interventions; the member for Brampton North for her practical insights; and the member for Toronto—Danforth for her really pointed questions.
I also want to recognize the vice-chair, the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, for his really helpful steering of the committee; the member for Medicine Hat—Cardston—Warner, who asked very pointed questions from his police background; as well as the member for Yellowhead, who also asked very pointed questions due to his police background; and the member for Beloeil—Chambly, who was reasonable and helpful throughout the entire committee process. It is a real example of how, when committees work together, they will succeed and provide very helpful insight.
Finally, I want to draw members' attention to the first recommendation of the committee, which states, “The Committee recommends that, in the next Parliament, the House of Commons Standing Committee on Public Safety and National Security establish a sub-committee dedicated to studying the public safety and national security aspects of cybersecurity, with potential areas of inquiry including international approaches to critical infrastructure protection, impact of emerging technologies, and cyber supply chain security.” One of the things we really learned out of this study was that this field is moving so fast that the Parliament of Canada needs to stay on top of cybersecurity in all of its manifestations.
It has been a great honour for me to have chaired that committee and I would like to think the success of the committee is entirely due to the co-operation among the members. I look forward to the government's response tabled pursuant to Standing Order 109.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 38e rapport, unanime, du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, intitulé « Cybersécurité dans le secteur financier comme un enjeu de sécurité économique nationale ».
Le rapport est unanime parce que les députés y ont travaillé d'une manière qui ferait honneur à notre Parlement et au fonctionnement des comités. Je veux profiter de l'occasion pour remercier chaque membre du comité de sa contribution, notamment le député de Montarville, pour son expérience à titre d'agent de l'Agence canadienne des services frontaliers et ses aptitudes en organisation; le député de Laurentides—Labelle, qui parle à une vitesse supérieure à celle de ma pensée; le député de Mississauga—Lakeshore, pour ses interventions réfléchies; la députée de Brampton-Nord, pour ses idées pratiques; et la députée de Toronto—Danforth, pour ses questions vraiment pointues.
Je remercie également le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles qui a dirigé le comité très efficacement à titre de vice-président; le député de Medicine Hat—Cardston—Warner, un ancien policier qui a su poser des questions très précises; le député de Yellowhead, un autre ancien policier qui a lui aussi posé des questions précises; et le député de Beloeil—Chambly, qui s'est montré raisonnable et qui a été d'une aide précieuse tout au long du processus. Voilà un bon exemple qui illustre que lorsque les membres d'un comité travaillent de concert, ils réussissent et offrent des conseils utiles.
Enfin, j'aimerais attirer l'attention des députés sur la première recommandation du comité, qui se lit comme suit: « Le Comité recommande que, lors du prochain Parlement, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes crée un sous-comité chargé d'étudier les aspects de la cybersécurité qui ont trait à la sécurité publique et à la sécurité nationale, notamment sur les approches internationales de la protection des infrastructures essentielles, l'incidence des nouvelles technologies et la cybersécurité de la chaîne d’approvisionnement numérique. » Cette étude nous a notamment permis de prendre conscience que la cybersécurité est un domaine qui évolue si rapidement que le Parlement du Canada doit demeurer à l'affût de tous ses aspects.
Ce fut un grand honneur pour moi de présider ce comité, et j'aime à penser que son succès repose entièrement sur l'esprit de coopération de ses membres. J'attends impatiemment la réponse que le gouvernement présentera, conformément au paragraphe 109 du Règlement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to table the 37th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security on Bill C-98, an act to amend the Royal Canadian Mounted Police Act and the Canada Border Services Agency Act and to make consequential amendments to other acts.
I also want to endorse the general comments on the way in which we are so well served by those officials who are clerks and analysts. In this instance, I also want to compliment and appreciate the co-operation of my vice-chairs, the members for Beloeil—Chambly and Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, and all of the members of the committee, along with the House leadership who have moved the bill in a very expeditious fashion because it is of great importance to the Canada Border Services Agency.
I also want to generally compliment the working of the committee. We have gone through something in the order of 13 major pieces of legislation, plus numerous reports, plus numerous private members' bills and we have had a collegial atmosphere that has served us all well. I am thankful to present the bill and this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter le 37e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, concernant le projet de loi C-98, Loi modifiant la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et la Loi sur l'Agence des services frontaliers du Canada et apportant des modifications corrélatives à d'autres lois.
Je tiens d'ailleurs à faire miens les commentaires de ceux qui louent le travail des greffiers et des analystes. Leur soutien nous est indispensable. Je salue également l'esprit de collaboration de nos deux vice-présidents, les députés de Beloeil—Chambly et de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, ainsi que de tous les membres du Comité. Je remercie enfin les leaders parlementaires des différents partis d'avoir fait progresser très rapidement ce projet de loi d'une importance capitale pour l'Agence des services frontaliers du Canada.
Je terminerai avec des félicitations pour le travail du Comité en général. Nous avons réussi à étudier 13 projets de loi d'envergure, dans ces eaux-là, plus de nombreux rapports et projets de loi d'initiative parlementaire, et l'ambiance a toujours été à la collaboration, ce qui nous a bien servis. Je suis reconnaissant de pouvoir présenter le projet de loi et le rapport que voici.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this might be an appropriate moment to remind colleagues that it is an ancient right of citizens to present petitions to the Crown, notwithstanding what the member might think.
These petitioners are concerned about devices that have been planted in their brains without their knowledge and consent, affecting a variety of health issues. The petition is signed by hundreds of people from across Canada.
Monsieur le Président, le moment est peut-être bien choisi pour rappeler à mes collègues que le fait de présenter des pétitions à la Couronne est un droit séculaire des citoyens, peu importe ce qu'en pense le député.
Les pétitionnaires s'inquiètent au sujet de dispositifs qui ont été implantés dans leur cerveau à leur insu et sans leur consentement, ce qui engendre divers problèmes de santé. La pétition est signée par des centaines de personnes de partout au Canada.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, two reports from the Standing Committee on Public Safety and National Security. They are the 35th report, regarding Bill C-93, an act to provide no-cost, expedited record suspensions for simple possession of cannabis, and the 36th report, regarding the main estimates, 2019-20.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, deux rapports du Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Il s'agit du 35e rapport portant sur le projet de loi C-93, Loi prévoyant une procédure accélérée et sans frais de suspension de casier judiciaire pour la possession simple de cannabis et du 36e rapport portant sur le Budget principal des dépenses 2019-2020.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to commend the hon. member for his work as vice-chair on the committee. It has been a pleasure to work with him and the hon. member from the NDP. I would describe it as a high-functioning committee.
Given that there is a general consensus by all parties that Bill C-98 is an important bill and that there has not been a great deal of disagreement among the parties, and given that the committee members work well together, would the hon. member be prepared to deal with this bill in an expeditious manner at committee, and would he be prepared to let the motion for second reading come to a vote today so that it can be referred to the committee and avoid all of the angst that comes with time allocation motions?
It seems to me that in the House there is a fairly significant consensus, so why not let it come to a vote and be referred to the committee? Then I will solicit my hon. colleagues' co-operation in laying on additional meetings for dealing with Bill C-98.
Monsieur le Président, je félicite le député de son travail à titre de vice-président du comité. Il est très agréable de travailler avec lui et le député néo-démocrate. Je dirais que le comité fonctionne très bien.
Puisque tous les partis s'entendent pour dire que le projet de loi C-98 est un projet de loi important, que ce dernier fait l'objet de peu de différends et que les membres du comité travaillent bien ensemble, le député serait-il prêt à en accélérer l'étude par le comité et à mettre dès aujourd'hui aux voix la motion portant que le projet de loi soit lu pour la deuxième fois et renvoyé au comité? Nous éviterions ainsi la frustration associée à l'attribution de temps.
J'ai l'impression qu'il y a consensus à la Chambre, alors pourquoi ne pas mettre la motion aux voix et renvoyer le projet de loi au comité? Je solliciterai alors la coopération de mes collègues pour prévoir des séances supplémentaires afin d'étudier le projet de loi C-98.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, let me ask a blindingly obvious question. The Liberal government agrees with the bill. The official opposition agrees with the bill, and the NDP agrees with the bill.
Why, therefore, are we not simply allowing debate to collapse rather than there being an almost express invitation to have time allocation? It seems that the time would be much better used by voting to send the bill to committee. This is a good committee. It works hard,. It is open to amendments. It listens to witnesses. There is good co-operation, particularly from her NDP colleague from Beloeil—Chambly. It is an obvious case where the committee could do its work, do it expeditiously, and move this bill to the next stage, which is back to the House after committee stage. Why not proceed and let us get on to other business?
Monsieur le Président, j'aimerais poser une question très évidente. Le gouvernement libéral, l'opposition officielle et le NPD approuvent tous le projet de loi.
Pourquoi, alors, ne laissons-nous pas simplement le débat se terminer au lieu d'inciter en quelque sorte le gouvernement à recourir à l'attribution de temps? Selon moi, notre temps serait mieux investi si nous passions au vote pour renvoyer le projet de loi au comité. Il s'agit d'un bon comité, qui travaille fort. Il est disposé à accepter des amendements et il écoute les témoins. Il y a une bonne collaboration entre les membres du comité, surtout de la part du député de Beloeil—Chambly, le collègue néo-démocrate de la députée. Ce qui est évident, c'est que le comité pourrait faire rapidement son travail et faire passer le projet de loi à la prochaine étape, c'est-à-dire le renvoyer à la Chambre. Pourquoi ne pas aller de l'avant et enfin passer à autre chose?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we have just seen a classic example of people not being able to get out of their partisan lanes.
We now know that the Liberals, the Conservatives, the NDP and the Green Party agree that Bill C-98 is a good bill and that it should move forward. However, what are we going to do? We are going to spend the rest of today, and possibly into the next sitting of the House, talking about a bill that we all agree is a good bill.
Every day that we talk about it here is a day we cannot talk about it in committee, which means that we cannot hear witnesses on the very issues the member for Saanich—Gulf Islands raised. We cannot deal with the issues the previous speaker raised, and we cannot bring in witnesses who have useful things to say about the operation of this bill.
This is a classic example of some dysfunctionality in this place at a level that is really quite distressing. Everyone agrees that this is a bill that needs to be passed. This is a bill that needs to hear witnesses. It is going before a committee that I have the great honour of chairing and that functions at a very high level. The member for Beloeil—Chambly is a very helpful and co-operative member, as is the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles. Both are vice-chairs of the committee who help with getting legislation through. I daresay that there is not a great deal of distance between the government's position and the opposition parties' positions. The situation continues to evolve.
As the member for Saanich—Gulf Islands said, this sounds like an egregious set of facts for which there is no oversight body. That is why we are here. It is to get an oversight body put in place for the CBSA.
The CBSA apparently interacts with between 93 million and 96 million people on an annual basis. That is about three times the population of Canada on an annual basis. Some are citizen interactions, some are permanent resident interactions, some are visitor interactions and some are refugee claim interactions. I daresay that with 93 million to 96 million interactions on an annual basis, not every one will go well. That is something we are trying to correct.
There is something in the order of 117 land border crossings, some of which are fully staffed, such as at Toronto Pearson International Airport, Montréal-Trudeau International Airport or wherever, but others are simply a stake in the ground. There are about 1,000 locations across this long border over four time zones. The CBSA facilitates the efficient flow of people and goods, and it administers something in the order of 90 acts and regulations. It administers some of those acts and regulations on behalf of other levels of government.
In addition to having 93 million to 96 million interactions on an annual basis, the CBSA collects about $32 billion in taxes, levies and duties over the course of the year.
This is an enormous organization. It has enormous numbers of interactions with people, services and goods, and I dare say, not every one of them goes the way it should, as much as we would like to say otherwise. Hence the bill before us as we speak.
I heard the other speaker say that we have not had enough consultation, and the speaker before that said that all the government does is consultation. They cannot have it both ways. Either there is too much consultation or there is too little consultation.
All I know is that we have very little legislative runway left. We are speaking on a Friday afternoon about a bill that we all agree on, and by speaking on it, we are in fact preventing the bill from proceeding to committee, where it could be dealt with. I would be absolutely delighted to give up my time in order to let debate collapse and allow us to go to the vote, but there does not seem to be a huge amount of enthusiasm. Therefore, regrettably, members are going to have to listen to me talk for the next 15 minutes about a bill that we all agree on.
The unusual part of the situation in which we find ourselves is that unlike the case with the RCMP, unlike CSIS, unlike various other security services, there is no actual oversight body. That is a clear gap in the legislation.
Bill C-59, which I had the honour of shepherding through the committee, is an extraordinarily complicated piece of legislation.
I know, Mr. Speaker, that you love flow charts and appreciate the way in which legislation proceeds, and I commend you. The flow chart produced by Professor Forcese on Bill C-59 shows that Bill C-59 is extremely complicated in making sure that there are enough supervisory bodies for the various functions of CSIS, the RCMP, CSE, etc., spread over quite a number of agencies. There are at least three ministries responsible, those being defence, public safety and global affairs. It is an extraordinarily complicated piece of legislation. We anticipate and hope that it will return from the Senate and receive further debate here—though hopefully not too much—because it is really a revamping of the security architecture of our nation.
One of the gaps, as has been identified by other speakers, is the absence of an oversight body with respect to the activities of the Canada Border Services Agency. I expect to have an interaction with the Canada Border Services Agency in about two hours. Many of my colleagues will similarly be having interactions with the Canada Services Border Agency within a very short period of time, and I am rather hoping that my interaction and all of their interactions will go well, as I dare say they probably will.
The committee is now in place, and I want to talk about one further piece of legislation that has passed and is functioning, Bill C-22, which established the National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians. In addition to its reporting function to the Prime Minister, there is a reporting function to the public safety committee. I know you, Mr. Speaker, were present as the chair of that committee presented his first report to the public safety committee. I have to say that while listening to the interactions with the chair of that committee, I felt that the questions by the members of the public safety committee were of quite high calibre and gave very pointed and useful insight into the work of that committee.
Bill C-98 fills a gap. It is being strengthened and renamed the public complaints and review commission, or the PCRC, and will have, in effect, a joint responsibility for both the RCMP and the CBSA. If the PCRC were to receive a complaint from the public, it would notify the CBSA, which would undertake an initial investigation. I dare say that this would resolve a great percentage of the complaints the public may have. In fact, 90% of RCMP complaints are resolved in this way.
The PCRC would also be able to conduct its own investigation of a complaint if its chairperson was of the opinion that it would be in the public interest to do so. In those cases, the CBSA would not start an investigation into the complaint.
Therefore, in effect, there is an ability on the part of the CBSA to say it is not going to refer it to mediation or some further investigation, but to simply assume the jurisdiction and move forward with it. To make that request, the complaint would have to be made within 60 days of receiving notice from the CBSA about the outcome of the complaint. The idea here is that the complaint does not just languish.
When the PCRC receives a request for a review of a CBSA complaint decision, the commission would review the complaint and all relevant information and share its conclusions regarding the CBSA's initial decision. It could conclude that the CBSA's decision was appropriate, it could ask the CBSA to do a further investigation or it could assume the jurisdiction and investigate the complaint itself.
The commission can also hold public hearings as part of its work. At the conclusion of the PCRC investigation, the review body would be able to report on its findings and make recommendations as it sees fit, and the CBSA would be required to provide a response in writing to the PCRC's findings and recommendations.
In addition to its complaints function, the PCRC would be able to review, on its own initiative or at the request of the minister, any activity of the CBSA, except for national security matters. I think that is an important thing to take note of, because we do not want national security matters dealt with in an open and public forum, if at all possible. Then it would be reviewed by the national Security Intelligence Review Committee, under Bill C-59, which hopefully by then will be passed and brought into force.
PCRC reports would include findings and recommendations on the adequacy, appropriateness, sufficiency or clarity of the CBSA policies, procedures and guidelines, the CBSA's compliance with the law and ministerial directions, and the reasonableness and necessity of the CBSA's use of its power. On that latter point, the members previously have indicated instances where one would reasonably question the use, reasonableness and necessity of the CBSA's interactions with members of the public. Hopefully, with the passage of this bill and the setting up of the PCRC, those complaints would be adjudicated in a fashion that is satisfactory to both the service and members of the public.
With respect to both its complaint and review functions, the PCRC would have the power to summon and enforce the appearance of persons before it and compel them to give oral or written evidence under oath. It would have the power to administer oaths and to receive and accept oral and written evidence, whether or not the evidence would be admissible in a court of law. That provides a certain level of flexibility. As this is not a criminal case, we are not asking for a standard of beyond reasonable doubt; rather, by passing this legislation and giving these authorities, we are trying to create an environment in which issues can actually be resolved.
It would also have the power to examine any records and make any inquiries that it considers necessary. However, beyond its review and complaint functions, Bill C-98 would also create an obligation on the CBSA to notify local police and the PCRC of any serious incident involving CBSA officers or employees. That includes giving the PCRC the responsibility to track and publicly report on serious incidents, such as death, serious injury or Criminal Code violations involving the CBSA. Hopefully, we could reasonably anticipate a reduction in these incidents by virtue of just the very existence of this entity because, as has reasonably been said by speakers previously, there is nowhere to go when one has a complaint with the CBSA.
Operationally, the bill is worded in such a way as to give the PCRC the flexibility to organize its internal structure as it sees fit, and to carry out its mandate under both the CBSA Act and the RCMP Act. The PCRC could designate members of its staff as belonging either to the RCMP unit or the CBSA unit. Common services, such as corporate support, could still be shared between both units. There are several obvious benefits that can be generated by operating in this fashion. For example, expertise could be shared between the RCMP and the CBSA. Hopefully, by doing so, the agency would be strengthened. Clearly identifying which staff members are responsible would also help with the management of information.
In addition, a vice-chair and chair will be appointed to the PCRC, which would be mandatory. It would ensure that there will always be two individuals at the top who are capable of exercising decision-making powers.
Under Bill C-98, the PCRC would establish and publish an annual report covering each of its business lines, the CBSA and the RCMP, and the resources devoted to each. The report would summarize their operations throughout the year, such as the number and types of complaints and any review activities, and would provide information on the number, type and outcomes of serious incidents. I am hopeful that this will be a readily accessible report, transparent to all, so that those who follow these issues can operate from the same set of facts.
The annual report would be tabled in Parliament by the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness. Presumably, the Standing Committee on Public Safety and National Security would be able to review that report, call witnesses and examine the functionality of the entity.
The new public complaints and review commission proposed under Bill C-98 would close a significant gap in Canada's public safety accountability regime.
As I said earlier, the number of interactions we have with Canadians, visitors, landed folks, refugee claimants and others is quite significant, because Canada is open to receiving not tens of thousands or hundreds of thousands, but millions of people crossing the border on an annual basis. The legislation is long overdue.
I would urge my colleagues to get out of their partisan lanes and let the bill move to committee. The complaint seems to be that the bill is last minute and will therefore never see royal assent. Well, the bill will certainly never see royal assent if the chamber holds it up. All parties are responsible for House management, and I would urge all party representatives who are responsible for House management to let the bill move to committee sooner rather than later.
Monsieur le Président, nous venons de vivre une situation classique où les gens sont incapables de sortir des ornières de leurs discours partisans.
Nous savons maintenant que le Parti libéral, le Parti conservateur, le NPD et le Parti vert conviennent tous que le projet de loi C-98 est une bonne mesure législative qui devrait aller de l'avant. Toutefois, qu'allons-nous faire? Nous passerons le reste de la séance d'aujourd'hui, et peut-être même une partie de la prochaine séance, à parler d'un projet de loi que nous jugeons tous être une bonne mesure.
Chaque jour où nous débattons de ce projet de loi dans cette enceinte est un jour où nous ne pouvons pas l'étudier au comité, ce qui signifie que nous ne pouvons pas entendre des témoins parler des enjeux soulevés par la députée de Saanich—Gulf Islands. Nous ne pouvons pas nous pencher sur les problèmes mentionnés par l'intervenante précédente, et nous ne pouvons pas non plus inviter à comparaître des personnes qui ont des choses utiles à dire sur l'application de ce projet de loi.
C'est un exemple classique du dysfonctionnement de cet endroit. C'est plutôt inquiétant. Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut adopter ce projet de loi. Or, ce projet de loi nécessite que l'on recueille des témoignages. Il sera renvoyé au comité que j'ai le grand honneur de présider et qui fonctionne extrêmement bien. Le député de Beloeil—Chambly fait partie du comité. Il coopère bien et ses contributions sont utiles. La même chose vaut pour le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles. Ce sont les vice-présidents du comité. Ils aident à faire progresser l'étude des projets de loi. J'oserais dire que le fossé qui sépare la position du gouvernement de celle des partis de l'opposition est bien étroit. La situation continue d'évoluer.
L'exemple donné par la députée de Saanich—Gulf Islands illustre qu'il est scandaleux qu'il n'existe pas d'organisme de surveillance pour l'Agence des services frontaliers du Canada. C'est pour cela que nous sommes ici.
Apparemment, l'Agence des services frontaliers du Canada interagit avec entre 93 millions et 96 millions de personnes chaque année. C'est trois fois la population du Canada. Certaines de ces personnes sont des citoyens, d'autres sont des résidents permanents, des visiteurs ou des réfugiés demandant l'asile. Je doute que chacune des 93 millions à 96 millions d'interactions par année se passe bien. C'est ce que nous tentons de rectifier.
On dénombre approximativement 117 postes frontaliers terrestres, dont certains comptent un effectif complet, notamment à l'aéroport international Pearson de Toronto et à l'aéroport international Montréal-Trudeau, alors que d'autres se limitent à un jalon dans le sol. On trouve environ 1 000 localités le long de la longue frontière entre le Canada et les États-Unis et quatre fuseaux horaires. L'ASFC facilite la circulation efficace des gens et des biens et elle veille à l'application de quelque 90 lois et règlements, dont certains relèvent d'autres ordres de gouvernement.
Outre des interactions annuelles dont le nombre varie entre 93 millions et 96 millions, l'ASFC perçoit environ 32 milliards de dollars en impôts, taxes et droits au cours d'une même année.
L'ASFC est une énorme organisation. Ses agents voient passer un très grand nombre de personnes, de biens et de services et, je dois le dire, l'expérience n'est pas toujours aussi agréable qu'elle le devrait, même si j'aimerais pouvoir dire le contraire. Par conséquent, le gouvernement a présenté la mesure dont nous sommes saisis.
Ma collègue a mentionné qu'il n'y a pas eu suffisamment de consultations alors que l'intervenante suivante a affirmé pour sa part que le gouvernement ne fait que des consultations. De deux choses l'une, soit il y a trop de consultations soit il n'y en a pas assez.
Je sais simplement qu'il ne nous reste que peu de temps pour débattre de ce projet de loi. Nous sommes en train de discuter un vendredi après-midi d'un projet de loi sur lequel tout le monde est d'accord. En réalité, ces discussions empêchent le projet de loi d'être renvoyé au comité et d'être traité. Je serais absolument ravi de céder mon temps de parole à quelqu'un d'autre afin de mettre fin au débat et nous permettre de passer au vote, mais je ne sens pas beaucoup d'enthousiasme. Par conséquent, les députés devront hélas m'écouter pendant les 15 prochaines minutes parler d'un projet de loi qui fait l'unanimité.
Nous nous trouvons dans une situation plutôt inhabituelle, car par contraste avec les cas de la GRC, du SCRS et d'autres services de sécurité, l'ASFC n'est soumise à aucun organisme de surveillance. Il y a manifestement un vide législatif.
Le projet de loi C-59, que j'ai eu l'honneur de piloter à l'étape de l'étude en comité, est d'une complexité hors normes.
Je sais, monsieur le Président, que vous adorez les diagrammes et que vous aimez le processus législatif, et c'est tout à votre honneur. Le diagramme produit par le professeur Forcese sur le projet de loi C-59 fait ressortir l'extrême complexité du projet de loi, qui prévoit tous les organes nécessaires, répartis dans un assez grand nombre d'organismes, pour surveiller les diverses fonctions du SCRS, de la GRC, du Centre de la sécurité des télécommunications, et cetera. Il y a au moins trois ministres responsables: ceux de la Défense, de la Sécurité publique et des Affaires mondiales. C'est une mesure législative extrêmement complexe. Comme il s'agit ni plus ni moins de refondre la structure de la sécurité de notre pays, nous nous attendons à ce que le Sénat nous renvoie le projet de loi, et même nous le souhaitons, pour que nous en débattions plus longuement — mais pas trop, espérons-le.
Une des lacunes, comme l'ont signalé d'autres intervenants, est l'absence d'un organisme de surveillance pour les activités de l'Agence des services frontaliers du Canada. Je m'attends à avoir une discussion avec des représentants de l'Agence dans environ deux heures. Un grand nombre de mes collègues s'entretiendront aussi avec l'Agence des services frontaliers du Canada d'ici peu. J'espère que mon entretien et les leurs se dérouleront bien et j'ose avancer que ce sera probablement le cas.
À présent, j'aimerais parler d'une mesure législative qui a été adoptée et mise en œuvre, le projet de loi C-22, qui a constitué le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. En plus de rendre compte au premier ministre, ce comité rend compte au comité de la sécurité publique. Monsieur le Président, vous étiez là lorsque le président de ce comité a présenté son premier rapport au comité de la sécurité publique. J'ai trouvé que les questions que les membres du comité de la sécurité publique lui ont posées étaient de très haut calibre et qu'elles ont permis d'obtenir de l'information très précise et utile sur le travail de ce comité.
Le projet de loi C-98 permet de combler une lacune. On renforce l'entité et on lui donne un nouveau nom, soit la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, qui sera responsable à la fois de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada. À la réception d'une plainte du public, cette commission en aviserait l'Agence — l'ASFC —, qui procéderait à une première enquête. À mon avis, un bon pourcentage des plaintes se régleraient de cette façon. Quatre-vingt-dix pour cent des plaintes touchant la GRC sont d'ailleurs réglées de cette manière.
La Commission aurait également le pouvoir de mener sa propre enquête au sujet d'une plainte si son président jugeait que c'est dans l'intérêt du public. L'ASFC n'entreprendrait alors pas d'enquête concernant cette plainte.
L'ASFC peut donc, dans les faits, décider de ne pas porter la plainte en médiation ou mener une enquête plus poussée et laisser simplement la Commission faire son travail. La plainte doit avoir été déposée dans les 60 jours précédant la réception de l'avis de l'Agence au sujet du résultat de la plainte. Il s'agit essentiellement de ne pas laisser la plainte s'éterniser.
Lorsque la Commission reçoit une demande d'examen d'une plainte concernant une décision de l'ASFC, elle doit examiner la plainte et toute information pertinente, puis transmettre ses conclusions concernant la décision initiale de l'Agence. La Commission pourrait conclure que cette décision était appropriée, elle pourrait demander à l'ASFC de mener une enquête plus approfondie ou elle pourrait reprendre l'enquête au sujet de la plainte.
La Commission peut aussi tenir des audiences publiques. À la conclusion de son enquête, la Commision peut faire rapport de ses constatations et émettre des recommandations si elle le juge approprié. L'ASFC devra alors présenter une réponse écrite concernant les constatations et les recommandations de la Commission.
Outre sa fonction relative aux plaintes, la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public sera habilitée à examiner, de sa propre initiative ou à la demande du ministre, toute activité de l'Agence des services frontaliers du Canada, à l'exception des questions touchant la sécurité nationale. Je pense qu'il est important de le souligner, car il faut autant que possible éviter que les questions de sécurité nationale soient examinées sur la place publique. Puis, ces questions seront examinées par le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, aux termes du projet de loi C-59, qui, d'ici là, on l'espère, aura été adopté et sera en vigueur.
Les rapports de la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public comprendraient des conclusions et des recommandations sur le bien-fondé, la pertinence, le caractère adéquat ou la clarté de toute politique, procédure ou ligne directrice régissant les opérations de l’Agence des services frontaliers du Canada, sur la conformité de cette dernière à la loi et aux instructions ministérielles, ainsi que sur le caractère raisonnable et la nécessité du recours par l'Agence à ses pouvoirs. À ce sujet, des députés ont parlé de cas où il y aurait lieu de s'interroger sur l'utilisation, le caractère raisonnable et la nécessité des interactions entre l'Agence et des membres du public. Espérons que, après l'adoption du projet de loi et la création de la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public, ces plaintes seront traitées de manière satisfaisante, à la fois pour l'Agence et les membres du public.
Qu'il s'agisse des examens ou du traitement des plaintes, la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public pourra contraindre des témoins à comparaître sous serment, que ce soit en personne ou par écrit. Elle aura le pouvoir de faire prêter serment et de recevoir des éléments de preuve oraux ou écrits, que ces éléments de preuve soient ou non autrement recevables devant un tribunal. La Commission jouira ainsi d'une certaine marge de manœuvre. Comme les causes qu'elle entendra ne sont pas de nature criminelle, la responsabilité n'aura pas à être établie au-delà de tout doute raisonnable. Le projet de loi et les pouvoirs qu'il contient devraient permettre au contraire de créer un climat propice à la résolution des différends.
La Commission pourra en outre examiner tous les documents et mener toutes les enquêtes qu'elle jugera nécessaires. Cela dit, le projet de loi C-98 ne porte pas seulement sur les examens et les plaintes; il obligera en effet l'Agence des services frontaliers du Canada à informer les policiers et la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public de tout incident grave mettant en cause un de ses employés ou dirigeants. La Commission aura ainsi la responsabilité d'enquêter sur les incidents graves — mort, blessure grave, violation du Code criminel — et d'en faire publiquement rapport. Nous croyons toutefois que la seule existence de la Commission devrait faire baisser le nombre d'incidents graves, car, comme l'ont souligné à juste titre certains députés avant moi, pour le moment, les gens qui ont à se plaindre de l'Agence des services frontaliers du Canada n'ont personne à qui s'adresser.
Pour ce qui est du fonctionnement, le projet de loi est libellé de façon à donner à la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public la marge de manœuvre dont elle a besoin pour mettre en place sa structure comme elle l'entend et pour exécuter son mandat aux termes de la Loi sur l'Agence des services frontaliers du Canada et de la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada. La Commission pourrait faire relever les membres de son personnel soit de l'unité de la GRC, soit de celle de l'Agence des services frontaliers du Canada. Les services d'appui à l'organisation, par exemple, pourraient être partagés par les deux unités. Ce mode de fonctionnement présente divers avantages, par exemple, le partage de la même expertise entre les deux unités. Ce faisant, la Commission en serait — nous l'espérons — renforcée. La désignation précise du personnel responsable faciliterait la gestion de l'information.
En outre, un vice-président et un président seraient obligatoirement nommés à la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public. On garantirait de la sorte qu'il y a toujours à la tête de l'organisation deux personnes habilitées à prendre des décisions.
Selon le projet de loi C-98, la Commission publierait un rapport annuel portant sur chacun de ces secteurs d'activité, celui de l'Agence des services frontaliers du Canada et celui de la GRC, ainsi que sur les ressources consacrées à chacun d'entre eux. Le rapport résumerait les opérations menées tout au long de l'année, telles que le nombre et le type de plaintes et les activités d'examen, et fournirait de l'information sur le nombre, le genre et l'issue des incidents graves. J'espère que ce rapport sera facilement accessible et transparent pour permettre à ceux qui suivent ces dossiers de fonctionner à partir de la même série de faits.
Le rapport annuel serait déposé au Parlement par le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile. Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale pourra vraisemblablement le passer en revue, convoquer des témoins et examiner le fonctionnement de l'entité.
La nouvelle Commission d’examen et de traitement des plaintes du public proposée dans le projet de loi C-98 comblerait une importante lacune dans le régime canadien de reddition de comptes en matière de sécurité publique.
Comme je l'ai indiqué plus tôt, le nombre d'interactions que nous avons avec les Canadiens, les visiteurs, les immigrants reçus, les demandeurs du statut de réfugié et d'autres personnes est plutôt élevé, car le Canada est ouvert à accueillir non pas des dizaines ou des centaines de milliers de gens, mais des millions de personnes qui traversent la frontière chaque année. Le projet de loi se fait attendre depuis longtemps.
J'exhorte mes collègues à mettre de côté leurs divergences partisanes et à laisser le projet de loi être renvoyé au comité. Certains déplorent que le projet de loi a été présenté à la dernière minute et qu'il ne recevra donc jamais la sanction royale. Eh bien, il ne recevra certainement jamais la sanction royale si la Chambre le retarde. Tous les partis sont responsables de la gestion de la Chambre et j'exhorte tous les représentants des partis qui sont chargés de gérer les travaux de la Chambre à faire en sorte que le projet de loi soit renvoyé au comité le plus tôt possible.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is a very good question. Service standards have not always been met, and this is true throughout a variety of agencies across all governments. The member's representative on the committee, the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, should, as his number one concern, raise that very issue.
I would like to answer the question for the member directly, but I cannot, for the simple reason that we have not heard from witnesses, the officials, and, in particular from the minister, on that point.
Again, my core suggestion is to move the bill out of the House and into the committee.
Monsieur le Président, c'est une excellente question. On n'a pas toujours respecté les normes de service, et ce, dans de nombreux organismes de tous les ordres de gouvernement. Étant donné qu'il s'agit de la principale préoccupation du représentant du parti de la députée au sein du comité, le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, c'est lui qui devrait soulever cette question.
J'aimerais répondre directement à la question de la députée, mais je ne le peux pas, tout simplement parce que nous n'avons pas encore entendu les témoignages des dirigeants de l'Agence des services frontaliers du Canada à ce sujet, et surtout, que nous n'avons pas encore entendu le ministre.
Je le répète, je suggère essentiellement à la Chambre de voter pour le projet de loi à cette étape afin de le renvoyer au comité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, as I have listened to several hours of speeches thus far, there have been significant concerns raised by the hon. member, such as the concern raised previously about time standards and service standards.
Much of the debate, however, has been taken up with how ineffectual or whatever either the government or the opposition parties are. There has been a lot of partisan stuff, back and forth. What I regret about this place is that the time allocated for debate does not actually result in debate about significant concerns to be raised about this bill itself. Rather, we spend endless amounts of time talking about how bad the other parties are.
In this particular instance, I would urge my colleague that if there are concerns that his very able representative has, the member for Beloeil—Chambly, those are best dealt with at committee.
Monsieur le Président, j'ai écouté plusieurs heures d'interventions jusqu'à maintenant et je remarque que le député a exprimé de grandes préoccupations, notamment au sujet des normes pour les délais et des normes de service.
Une grande partie du débat, cependant, a été consacrée aux propos sur l'inefficacité ou sur une autre faiblesse attribuée au parti ministériel ou aux partis de l'opposition. Les propos partisans ont fusé de part et d'autre. Ce que je trouve regrettable à propos de la Chambre, c'est que le temps dont les députés disposent pour débattre ne soit pas vraiment consacré aux préoccupations importantes qu'il y a lieu de soulever au sujet du projet de loi. Nous passons un temps fou à parler des défauts des autres partis.
Dans le cas présent, je dirais à mon collègue que, si son très compétent représentant, le député de Beloeil—Chambly, a des préoccupations, le mieux serait qu'elles soient examinées par le comité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the hon. member is right; I have been here a long time. For some bizarre reason the people of Scarborough—Guildwood keep sending me back here. I am rather hoping that they will do it one more time.
My comments are directed to the issue of House management, and House management is an all-party function. When we take up endless amounts of time over what is perceived to be party positioning or party advantage, we actually waste House time. Possibly one of the reasons that the number of bills passed is not up to the previous Harper standards is that the opposition has spent a lot of time talking about partisan issues rather than getting to the issue.
The issue itself about the unions is a legitimate point. I expect that the unions will be before the committee, if not as the number one witnesses, then certainly as the number two witnesses. I cannot really comment on whether they were consulted because this is not the forum in which to address that issue. The forum to address that issue is at committee itself. If the hon. member wishes to send me, as chair of the committee, the name, address and location of the union people whom he thinks need to be heard from, I am more than happy to have them come as witnesses.
Monsieur le Président, le député a raison: cela fait longtemps que je siège à la Chambre. Pour une raison étrange, les électeurs de Scarborough—Guildwood renouvellent toujours mon mandat à la Chambre. J'espère bien qu'ils le feront une autre fois.
Mes observations concernent la gestion de la Chambre, qui dépend de la participation de tous les partis. Lorsque nous passons une éternité à discuter de ce qui est perçu comme le positionnement ou l'avantage d'un parti, en réalité, nous gaspillons le temps de la Chambre. Peut-être que l'une des raisons pour lesquelles le nombre de projets de loi adoptés ne répond pas aux normes de l'ancien gouvernement Harper, c'est que l'opposition a passé beaucoup de temps à parler de questions partisanes au lieu d'aborder la question.
La question concernant les syndicats soulève un point légitime. Je m'attends à ce que les syndicats comparaissent au comité, peut-être pas comme témoins principaux, mais certainement tout de suite après. Je ne peux pas vraiment dire s'ils ont été consultés, car ce n'est pas ici qu'il convient d'en parler. C'est au comité qu'il serait approprié de le faire. Si le député veut m'envoyer, en tant que président du comité, les coordonnées des représentants syndicaux qu'il pense que nous devrions entendre, je serai très heureux de les convoquer.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have absolute confidence in the hon. member's contribution to the flow of legislation through the House.
We are getting to the end of a Parliament and frankly, we should be looking in the mirror. There are times that this place is thoroughly dysfunctional. It is even dysfunctional on things that we agree on, which is really quite sad.
Moses came down with the Ten Commandments. I am sure that we could have at least four weeks' worth of debate, whether it should be 10 commandments, or 20, or two, for no particular advantage to the Canadian people.
I wish that the bill would come to our committee sooner rather than later. I would urge hon. colleagues over the course of this afternoon to reflect on the fact that if we are to have any chance of seeing Bill C-98 receive royal assent, the bill needs to move along and it needs to move along today.
Monsieur le Président, je suis tout à fait convaincu que le député va jouer son rôle pour faire avancer ce projet de loi.
La législature touche à sa fin, et nous devrions faire notre propre examen de conscience. Il arrive à cette assemblée d'être complètement dysfonctionnelle, même lors de situations où nous sommes tous d'accord, et c'est navrant.
Moïse a reçu les dix commandements. Je suis persuadé que nous serions capables de débattre pendant au moins quatre semaines sur le nombre idéal de commandements — 10, 20 ou seulement 2 — sans que la population n'en tire le moindre intérêt.
Je voudrais que le projet de loi soit renvoyé au comité le plus tôt possible. J'invite les députés à réfléchir cet après-midi au fait que pour que le projet de loi C-98 obtienne la sanction royale, il faut le faire passer à l'étape de l'étude en comité aujourd'hui même.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, last week, the world lost a great Canadian, Jean Vanier.
Born to privilege, this erudite intellectual and social visionary pursued the simple idea that we are all made in the image of God, that we have “unique value”, especially those among us who have been discarded by society. He lived what he believed.
The origins of the worldwide l'Arche movement were in a modest home with two intellectually challenged adults. Now there are 147 communities around the world, 31 of which are in Canada.
Tens of thousands of Canadians have spent time in a l'Arche community, sometimes called “a university for the heart”, among those who society has treated as discards and have learned lessons that have influenced their life paths in profound ways.
Jean Vanier used his formidable gifts to follow the teachings of Jesus. His life was a road less travelled, his influence, both temporal and eternal. It was a life well lived.
Monsieur le Président, la semaine dernière, le monde a perdu un grand Canadien, Jean Vanier.
Né dans un milieu privilégié, cet intellectuel érudit doublé d'un visionnaire social était animé d'une idée toute simple: nous sommes tous créés à l'image de Dieu et nous avons tous une « valeur unique », surtout ceux que la société rejette. Il a vécu sa vie selon cette intime conviction.
Le mouvement mondial de l'Arche a vu le jour dans une modeste maison où vivaient deux adultes ayant un handicap intellectuel, mais il compte aujourd'hui 147 communautés de par le monde, dont 31 au Canada.
Des dizaines de milliers de Canadiens ont déjà passé du temps dans une communauté de l'Arche, qu'on surnomme parfois l'Université du cœur, où ils ont pu côtoyer ceux que la société considère comme des moins que rien et en retirer des leçons susceptibles d'influencer profondément le cours de leur vie.
Jean Vanier a su employer ses extraordinaires dons pour suivre les enseignements de Jésus. Il a décidé de suivre un chemin moins fréquenté, mais son influence sur son prochain aura été à la fois temporelle et éternelle. Il a bien vécu.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I rise in my capacity as the chair of the public safety and national security committee.
The hon. member for Lakeland made an intervention last week. Regrettably, I had no notice of the intervention, and I would have preferred to bring my point of intervention after hers, but it is what it is. The hon. member was concerned about the pace at which Motion No. 167 was proceeding through the committee. I want to offer some observations with respect to that particular motion.
It was, in fact, referred to the committee on May 30, 2018, which is roughly a year ago. I would just note that the language of the motion was that it should be “instructed” to undertake, which I would note is not an obligation to undertake. Nevertheless, the committee did hear from the hon. member fairly shortly thereafter, on June 12, as she presented her concerns on Motion No. 167.
Subsequent meetings were held on October 16, October 18, October 23 and October 30. Then, through November and December, the committee was seized with other committee business, namely supplementary estimates, Bill C-83 and a variety of other things. This is an extraordinarily busy committee with private members' bills, private members' motions, supplementary estimates, main estimates and government business.
The first consideration of a draft report occurred on December 4, and then subsequently on March 20. After hearing all of the witnesses and the intervention by the hon. member for Lakeland, receiving four briefs, hearing 19 witnesses and having seven meetings, there is significant disagreement in the committee as to what the report should say, not only the body of the report in recitation of the testimony but also the recommendations. I would be remiss if I did not note that there is significant disagreement in the committee.
In addition to all of the above, I would just note, as you, Mr. Speaker, are considering the hon. member's intervention that, one, the referral is not a mandatory referral, and if the Speaker does do an intervention, I would like that to be taken into consideration; two, this is a very busy committee; three, there is very significant disagreement in the committee as to the way forward; and four, there is consequence to the continuous disruptive nature of House business. Just this motion alone takes all committees off their business, and of course, like all of the other committees, we have suffered the consequence of all these motions.
As due consideration is given to the motion by the hon. member for Lakeland, I would ask that those things be taken into consideration as well.
Monsieur le Président, je prends la parole en tant que président du comité de la sécurité publique et nationale.
La députée de Lakeland a fait une intervention la semaine dernière. J'aurais préféré intervenir après son intervention, mais, malheureusement, je n'ai pas été avisé de la question à ce moment-là. La députée était préoccupée par le rythme de l'étude sur la motion M-167 au comité. J'aimerais apporter des précisions au sujet de cette motion.
La motion a été renvoyée au comité le 30 mai 2018, soit il y a environ un an. J'aimerais simplement préciser que le libellé de la motion dit que le comité devrait recevoir « instruction » d'entreprendre une étude, ce qui n'équivaut pas à une obligation. Quoi qu'il en soit, le comité a entendu les préoccupations de la députée au sujet de la motion M-167 peu après le renvoi, soit le 12 juin.
D'autres réunions ont eu lieu par la suite, les 16, 18, 23 et 30 octobre. Cependant, en novembre et en décembre, le comité a dû se pencher sur le Budget supplémentaire des dépenses, le projet de loi C-83 et bien d'autres initiatives. Ce comité extrêmement occupé doit étudier une foule de choses, comme des projets de loi d'initiative parlementaire, des motions d'initiative parlementaire, le Budget supplémentaire des dépenses, le Budget principal des dépenses et des initiatives ministérielles.
Le Comité a commencé à se pencher sur la version préliminaire de son rapport le 4 décembre, puis a continué le 20 mars. Après avoir entendu tous les témoins et l'intervention de la députée de Lakeland, c'est-à-dire après avoir étudié les 4 mémoires reçus, écouté les 19 témoignages et s'être réuni 7 fois, les membres du Comité ne s'entendent pas du tout sur le contenu du rapport, et ce, tant pour ce qui est du résumé des témoignages que des recommandations. Je m'en voudrais de ne pas dire qu'il y a de profondes divergences de vues.
En outre, comme vous vous penchez sur l'intervention de la députée, monsieur le Président, je tiens seulement à vous rappeler, premièrement, qu'il ne s'agit pas d'un renvoi obligatoire — et j'aimerais que vous en teniez compte si vous décidez d'intervenir —; deuxièmement, que ce comité a beaucoup de besogne à abattre; troisièmement, que les désaccords sont très profonds quant à la voie à suivre; et quatrièmement, que la perturbation continue des travaux de la Chambre est lourde de conséquences. Cette seule motion interrompt les travaux de tous les comités, et il va sans dire que, comme tous les autres comités, nous avons déjà dû subir les conséquences de toutes les motions de ce genre.
Je vous demanderais donc de tenir compte aussi de ces facteurs pendant l'étude de la motion de la députée de Lakeland.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have my Kleenex at the ready, in case I cannot get through this. I want to continue the theme that the hon. member has spoken about, which is that this is a God moment. Seldom do we hear a speech in this chamber that is filled with such honesty, such directness and such frankness. There was such candour that I actually looked up the definition of “candour” in the dictionary while he was speaking. It said “he spoke with a degree of candour unusual in political life”.
Indeed, the hon. member's speech was unusual in the political life of us all, because we do not speak with candour, as we should. That is the tension of people of faith who work in this chamber. The priorities and beliefs of faith do not always line up with the needs and desires of being a practising politician. I know that the hon. member has faced that tension. I know that many of us in this chamber face that tension. I would say that the hon. member has navigated that tension about as well as any of us, because his candour in his admission of his faith in Jesus Christ is not something we hear every day in this chamber. In some circles, frankly, it is frowned upon.
The hon. member has, from time to time, joined us all at the prayer breakfast. It is probably the one hour in the entire week when we are no longer Liberals, no longer Conservatives, no longer NDP; we are just members of a faith community. Then as members of a faith community, we actually pray for each other. I know the hon. member has been a subject of our prayers in the last while, as have others, to be frank.
I would ask the hon. member how he has navigated that tension, but I would also ask him whether he has sung with his singing colleagues the song with the lyric “thou hast taught me to say...it is well with my soul”?
Monsieur le Président, j'ai des Kleenex avec moi au cas où j'en aurais besoin. Je vais reprendre ce que le député a dit dans son discours, soit que nous vivons un moment divin. Il est rare d'entendre en cette enceinte un discours aussi honnête, aussi direct et aussi franc. Sa candeur était tellement palpable que je me suis surpris à vérifier la définition de ce terme dans le dictionnaire pendant qu'il parlait. L'exemple qui accompagnait la définition allait comme suit: « Il s'est exprimé avec une candeur rare dans la vie politique. »
Certes, le discours du député était inhabituel dans notre vie politique à tous parce que nous ne nous exprimons pas avec candeur, comme nous devrions le faire. C'est la tension que vivent les gens de foi qui œuvrent à la Chambre. Les priorités et les croyances religieuses ne correspondent pas toujours aux besoins et aux désirs d'un politicien pratiquant. Je sais que le député a ressenti cette tension. Je sais que nombre d'entre nous la ressentons aussi. Je pense qu'il a su composer avec cette tension aussi bien que n'importe qui, car la candeur avec laquelle il a affirmé sa foi en Jésus-Christ ne se manifeste pas souvent à la Chambre. Un tel aveu serait même mal vu dans certains cercles.
Le député se joint de temps à autre à nous au déjeuner-prière. C'est probablement la seule heure de toute la semaine où nous ne sommes plus libéraux, conservateurs ou néo-démocrates, mais simplement des fidèles. À titre de fidèles, nous prions les uns pour les autres. Je sais que dernièrement le député a fait l'objet de nos prières, mais il n'est pas le seul, d'ailleurs.
J'aimerais demander au député comment il a composé avec cette tension, mais j'aimerais aussi lui demander s'il s'est joint à ses collègues chanteurs pour chanter les paroles « Tu m'as appris à dire […] mon âme est en paix »?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 34(1), I have the honour to present, in both official languages, the report of the Canadian parliamentary delegation of the Canada-United Kingdom Inter-Parliamentary Association respecting its visit to London.
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, le rapport de la délégation parlementaire canadienne de l'Association interparlementaire Canada-Royaume-Uni concernant sa visite à Londres.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, today is a good day for corporate social responsibility in Canada. In the 10 years since the introduction and ultimate defeat of Bill C-300, the responsible mining bill, Canada has evolved from a strong resistance to naming an ombudsman for the Canadian office of responsible enterprise. This office will help support Canadian companies around the world to operate in accordance with international human rights standards.
Could the Minister of International Trade update the House on the appointment of the ombudsperson and the establishment of her mandate?
Monsieur le Président, il s'agit d'un grand jour pour la responsabilité sociale des entreprises au Canada. Au cours des 10 années qui se sont écoulées depuis la présentation et l'ultime rejet du projet de loi C-300, Loi sur la responsabilisation des sociétés minières, le sentiment à cet égard a beaucoup évolué au Canada, et l'on est parti d'une position initiale de forte résistance pour annoncer aujourd'hui la nomination d'un ombudsman canadien de l'entreprise responsable. La personne occupant ce poste aidera les entreprises canadiennes partout dans le monde à respecter les normes internationales en matière de droits de la personne.
Le ministre du Commerce international peut-il nous en dire davantage au sujet de la nomination de l'ombudsman et de la façon dont son mandat a été défini?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, two reports from the Standing Committee on Public Safety and National Security.
They are the 31st report on the supplementary estimates (B), 2018-19, and the 32nd report on the interim estimates, 2019-20.
Monsieur le Président, j’ai l’honneur de présenter, dans les deux langues officielles, deux rapports du Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Il s'agit du 31e rapport, sur le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2018-2019, et du 32e rapport, sur le Budget provisoire des dépenses de 2019-2020.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, thank you for that generous five minutes.
I am pleased to join the debate on Bill C-83. I join this debate in two capacities: as an interested member of Parliament and as the chair of the public safety committee, which reviewed the bill, heard the witnesses and put forward quite a number of amendments to the original bill, which in some respects reflects the interest in the bill and how the government was open to amending the bill at committee.
The bill would replace the existing administrative segregation system with structured intervention units. The new SIUs would ensure a separation from the general prison population, which is sometimes necessary for security reasons. Even those witnesses who had actually been segregated prisoners emphasized the need for some mechanism by which a prisoner is separated from the general population. This, however, does not mean separation from rehabilitative programs, mental health care and other interventions.
If members think that this is just an academic exercise, I direct their attention to the front page of The Globe and Mail this morning. It read:
Ontario will not appeal a judge’s decision to abandon a charge of first-degree murder against Adam Capay, the 26-year-old from Lac Seul First Nation who spent more than 1,600 days in solitary confinement before a public furor over his plight forced officials to send him to a secure hospital.
The very issue that we are debating today is on the front page of The Globe and Mail. The article continued:
In deciding against an appeal, the province is consenting to a scathing ruling from Justice John Fregeau that set Mr. Capay free last month and faulted the ministry of corrections for allowing a term of solitary that was "prolonged, egregious and intolerable.”
In particular, he found that the jail’s procedure for reviewing Mr. Capay’s segregation was “pro forma, perfunctory and meaningless”....
Further on, there is some disaggregation of the errors and omissions:
At the time, nothing was controversial about the initial decision to lock him in solitary confinement. Correctional officers have authority to segregate a prisoner if they believe he could harm himself or others. On average, 472 provincial inmates faced segregation every day in 2012.
But in the Capay case, the institution started racking up serious errors and omissions that led directly to his release without trial.
The Supreme Court long ago ruled that people keep some residual rights and liberties after the courts send them to prison. If those residual rights are further reduced by being placed in segregation, the state must hold regular review hearings of the decision.
In Ontario, the law requires segregation review hearings to be held at the institutional level....
The article goes on to discuss Mr. Capay's case, but also the larger issue and that is the larger issue that we are facing today.
As I said earlier, when we heard testimony from various witnesses, those who actually had been subject to segregation and those who were supporting those who had been subject to segregation all argued for the need for segregation. The bill fits with the broader approach to corrections, which is based on the fact that public safety is best served by effective rehabilitation and treatment.
Naturally, there are some inmates who will never be granted any form of conditional release by the Parole Board. They are mostly people serving life sentences who will never progress to the point where the risk they pose to the outside can be managed outside of a correctional institution.
I see that my all too generous five minutes are now up and I will be delighted to resume after question period.
Monsieur le Président, merci de m'accorder cinq généreuses minutes.
Je suis ravi de participer au débat au sujet du projet de loi C-83. Je participe à ce débat en ma capacité à la fois de député et de président du comité de la sécurité publique. Le comité de la sécurité publique a examiné le projet de loi, entendu des témoins et proposé de nombreux amendements au projet de loi initial, ce qui témoigne, à certains égards, de l'intérêt que porte le gouvernement au projet de loi et de l'ouverture dont il a fait preuve pour ce qui est d'amender le projet de loi à l'étape de l'étude en comité.
Le projet de loi remplacera l'isolement préventif par des unités d'intervention structurée. Ces nouvelles unités veilleront à ce qu'il soit possible de séparer des détenus de la population carcérale générale, ce qui est parfois nécessaire pour des raisons de sécurité. Même les témoins qui avaient eux-mêmes été détenus en isolement ont insisté sur le fait qu'il fallait un mécanisme permettant de séparer un détenu de la population générale. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il faille l'empêcher d'avoir accès aux programmes de réadaptation, aux soins de santé mentale et à d'autres types d'interventions.
Si les députés croient qu'il s'agit d'un exercice purement théorique, je les invite à lire la première page du Globe and Mail de ce matin. On y lit ceci:
L'Ontario ne portera pas en appel la décision d'un juge d'abandonner l'accusation de meurtre au premier degré contre Adam Capay, un homme de 26 ans originaire de la Première Nation de Lac Seul, qui a été en isolement préventif pendant plus de 1 600 jours jusqu'à ce que les responsables soient obligés de l'envoyer à un hôpital sécuritaire en raison du tollé provoqué par sa situation.
La question dont nous débattons aujourd'hui fait la une du Globe and Mail. L'article se poursuit ainsi:
En décidant de ne pas interjeter appel, la province accepte la décision cinglante rendue par le juge John Fregeau, qui a libéré M. Capay le mois dernier et a blâmé le ministère des Services correctionnels d'avoir autorisé une période d'isolement « prolongée, extrême et intolérable ».
Plus particulièrement, le juge a conclu que la procédure employée par la prison pour examiner la décision d'isoler M. Capay n'était que « pure formalité », qu'elle avait été menée « de façon superficielle » et qu'elle était « inutile ».
Plus loin dans l'article, il est question des erreurs et des omissions commises:
À l'époque, il n'y avait rien de controversé dans la décision initiale de placer M. Capay en isolement. En effet, les agents correctionnels ont le pouvoir d'isoler un prisonnier s'ils croient qu'il pourrait se faire du tort ou faire du tort à d'autres. En moyenne, 472 détenus sous responsabilité provinciale étaient passibles d'une peine d'isolement chaque jour en 2012.
Cependant, dans l'affaire Capay, l'établissement a commencé à commettre toute une série d'erreurs et d'omissions graves, ce qui a mené directement à la libération de M. Capay sans qu'il ait à subir de procès.
La Cour suprême a jugé il y a longtemps que les gens conservent quelques droits et libertés après avoir été envoyés en prison par les tribunaux. Si ces droits sont restreints davantage par l'isolement, l'État doit revoir régulièrement cette décision.
En Ontario, la loi exige que les cas d'isolement soient passés en revue par les établissements...
Puis, l'article décrit non seulement le cas de M. Capay, mais aussi le problème de façon plus générale, et c'est de ce problème que nous sommes saisis aujourd'hui.
Comme je l'ai dit tout à l'heure, les différents témoins que nous avons entendus, ceux qui ont été placés en isolement et ceux qui ont défendu ces derniers, ont tous invoqué la nécessité des mesures d'isolement. Le projet de loi est fidèle à l’approche générale en matière correctionnelle selon laquelle la meilleure façon d'assurer la sécurité publique, c'est de miser sur une réadaptation et des traitements efficaces.
Évidemment, certains détenus ne se verront jamais accorder la moindre forme de libération conditionnelle par la commission des libérations conditionnelles. Il s'agit essentiellement de personnes purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité qui n'évolueront jamais au point où le risque qu'elles représentent pour la société sera gérable à l'extérieur d'un établissement correctionnel.
Je constate que mon très généreux temps de parole de cinq minutes est maintenant écoulé, et je serai ravi de poursuivre après la période des questions.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will resume where I left off, which has to do with the utility of committees. I noticed that was a theme of question period, that committees are assigned tasks and committees doing their work make significant differences. Therefore, I want to go over a number of the significant differences the committee made with respect to the original Bill C-83 and the Bill C-83 that is before us as amended by the committee. We listened to witnesses and suggested changes to the government, and in many instances the government listened to the committee and made those changes.
The bill now includes a strengthened health care review system. If the warden disagrees with a recommendation from a health care provider to move inmates in or out of SIU or to alter their conditions of confinement, the committee or senior CSC personnel, external to the institution, would review the matter. That was a Liberal amendment.
The Conservatives contributed an amendment, which said that a new provision would allow CSC staff to recommend to a health care professional that an inmate be assessed under certain conditions, such as self-harm, emotional distress, adverse drug reaction, etc.
The NDP-Green Party amendment reinserted the principle that CSC and the parole board impose the “least restrictive” measures, consistent with security. The language existed for 20 years until the previous government changed it to “necessary and proportionate”. Least restrictive is back in, thanks to the amendments provided by the NDP and Green Party.
The NDP wanted a meaningful four hours of face time. Therefore, when CSC records the fact that an inmate did not get his or her four hours out, it would now have to include in the report the reasons for refusal.
About 14 or 15 different amendments were provided by all parties. Those amendments strengthen the bill and recommend the bill to the House.
The bill would enshrine in law the principle that medical professionals in CSC must operate independently of correctional authorities. It would also require CSC to consider systemic and background factors when making decisions that would impact indigenous people in federal custody.
None of this is a panacea. Even once the bill passes and the considerable resources to implement it are put in place, there will remain a lot of work to do.
One of the amendments I did not mention was that we insisted on a five-year review. Therefore, this is an open bill. It is not a panacea, but it is to be recommended. The effective rehabilitation and safe integration of people who have broken the law is essential for public safety. That is why I support the legislation and commend it to hon. colleagues.
Monsieur le Président, je vais reprendre là où j’ai laissé, soit sur l’utilité des comités. J’ai remarqué que c’était un thème de la période des questions, que les comités se voient confier des tâches et que leur travail est important. Par conséquent, je tiens à revenir sur le fait que la version du projet de loi C-83 dont nous sommes actuellement saisis diffère passablement de la version originale, et ce grâce aux travaux du comité. Nous avons entendu des témoins et suggéré des amendements au gouvernement, et dans bien des cas, le gouvernement a écouté le comité et apporté ces amendements.
Le projet de loi comprend maintenant un régime d’examen des soins de santé renforcé. Si le directeur de l’établissement n’accepte pas la recommandation d’un fournisseur de soins de santé de placer un détenu dans une unité d'intervention structurée ou de l’en retirer, ou de modifier ses conditions de détention, le comité, ou encore des membres de la haute direction du SCC de l’extérieur de l’établissement, examineraient la question. C’était un amendement du Parti libéral.
Les conservateurs ont proposé un amendement, soit qu’une nouvelle disposition permette au personnel du SCC de recommander à un professionnel de la santé qu’un détenu soit soumis à une évaluation sous certaines conditions, par exemple en cas d’automutilation, de détresse psychologique, d’effets indésirables d’un médicament, etc.
L’amendement commun du NPD et du Parti vert a rétabli le principe selon lequel le SCC et la commission des libérations conditionnelles imposent les mesures les « moins privatives » qui sont compatibles avec la sécurité. Le libellé avait été utilisé pendant 20 ans jusqu’à ce que le gouvernement précédent le remplace par « nécessaire et proportionnel ». L’expression « moins privatives » est de retour grâce aux amendements proposés par le NPD et le Parti vert.
Le NPD voulait quatre heures de rencontre individuelle constructive. Par conséquent, lorsque le SCC consigne le fait qu’un détenu n’a pas obtenu ses quatre heures, il faudrait désormais qu’il précise dans le rapport les motifs du refus.
Les différents partis ont proposé 14 ou 15 amendements. Ces amendements renforcent le projet de loi et font qu’il peut être recommandé à la Chambre.
Le projet de loi enchâsserait dans la loi le principe selon lequel les professionnels de la santé au SCC doivent être indépendants des autorités correctionnelles. Il exigerait aussi que le SCC prenne en compte les facteurs systémiques et contextuels pour prendre des décisions qui auraient une incidence sur les Autochtones sous garde fédérale.
Aucun de ces éléments n’est une panacée. Même après l’adoption du projet de loi et la mise en place des ressources considérables nécessaires pour le mettre en œuvre, il restera beaucoup de travail à faire.
L’un des amendements dont je n’ai pas parlé prévoit un examen quinquennal. Par conséquent, il s’agit d’un projet de loi ouvert. Ce n’est pas une panacée, mais il doit être recommandé. La réadaptation réelle et la réinsertion en toute sécurité des personnes qui ont enfreint la loi sont essentielles à la sécurité publique. C’est pourquoi j’appuie le projet de loi et je le recommande à mes collègues.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I have the delight of chairing what I regard as an excellent committee. The members work well together. The partisanship occasionally flares up, but it is by and large minimal.
With respect to this bill, there was some divergence of opinion regarding what amendments should and should not be included. However, I note that of the 14 or 15 amendments, six were from opposition parties.
I recommend this attitude of openness in amending bills to all ministers, frankly. The committees can do useful work if they are allowed to do it. Indeed, if members on the committees assert themselves in a collective fashion, the legislation going into committee can be improved before leaving committee.
As I said, this is not the end of our addressing solitary confinement. There are more things to be done. This is not a panacea bill, but it is a bill to be recommended to members.
Madame la Présidente, j’ai le plaisir de présider ce que je considère être un excellent comité. Les députés travaillent bien ensemble. La partisanerie s’enflamme parfois, mais, dans l’ensemble, c’est minime.
En ce qui concerne ce projet de loi, les opinions divergeaient quelque peu sur les amendements qui devaient ou non être inclus. Cependant, je constate que sur les 14 ou 15 amendements, six proviennent des partis de l’opposition.
Honnêtement, je recommande à tous les ministres d’adopter cette attitude d’ouverture par rapport à l’amendement des projets de loi. Les comités peuvent accomplir un travail utile si on leur permet de le faire. En réalité, si les députés qui siègent à des comités s’affirment collectivement, un projet de loi renvoyé à un comité peut être amélioré avant de le quitter.
Comme je l’ai dit, ce n’est pas la fin du dossier de l’isolement cellulaire. Il y a encore beaucoup à faire. Ce projet de loi n’est pas une panacée, mais nous le recommandons aux députés.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I partially agree with my hon. colleague in that there was considerable criticism of the original bill presented to the committee. However, that is the point of a committee. Members listen to testimony and suggest amendments. These amendments are before the House as we speak. There are 14 amendments, six of which are from opposition parties. If that is not appropriate committee work, I do not know what is.
The other gun to the head, so to speak, is that there are two outstanding lawsuits. If we do not move this legislation forward, there will be no solitary confinement units or segregation units in prison. That would be a shame.
Madame la Présidente, je suis en partie d'accord avec mon collègue au sujet des nombreuses critiques exprimées à l'endroit du projet de loi lorsqu'il était étudié par le comité. Cependant, c'est exactement ce à quoi servent les comités. Les membres du comité entendent des témoins et proposent des amendements. Ce sont ces amendements que la Chambre étudie présentement. Il y en a 14, dont 6 qui viennent des partis de l'opposition. Si ce n'est pas la bonne façon de faire pour les comités, je ne vois pas ce qu'ils pourraient faire de plus.
L'autre danger qui nous guette, pour ainsi dire, c'est que deux affaires sont présentement devant les tribunaux. Si nous n'adoptons pas le présent projet de loi, il n'y aura pas d'unités d'isolement préventif ou de cellules d'isolement dans les établissements carcéraux. Ce serait déplorable.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I rise on a point of order. I request unanimous consent for the following motion: Recognizing that 2019 marks the 10th anniversary of the end of armed conflict in Sri Lanka and honouring the tens of thousands of lives lost and countless victims displaced during this 26-year war; and recognizing further that the Government of Sri Lanka has made insufficient progress in implementing its commitments on reconciliation, accountability and transitional justice and that frustrations persist among those seeking to heal the wounds of all those who have suffered; therefore, the House of Commons calls on the Government of Sri Lanka to fully implement its obligations under the Human Rights Council resolution 30/1 and to set a clear timeline bound strategy for ensuring a process of accountability that has the trust and confidence of the victims, including the families of those who have disappeared.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je demande le consentement unanime pour la motion suivante: que, étant donné que 2019 marque le 10e anniversaire de la fin du conflit armé au Sri Lanka, et pour rendre hommage aux dizaines de milliers de personnes qui ont perdu la vie et aux innombrables victimes déplacées au cours de cette guerre qui a duré 26 ans; et étant donné que le gouvernement du Sri Lanka n'a pas accompli suffisamment de progrès pour mettre en oeuvre ses engagements à l'égard de la réconciliation, de la reddition de comptes et de la justice transitoire et que ceux qui tentent de panser les blessures des personnes qui ont souffert éprouvent encore des frustrations; la Chambre des communes demande au gouvernement du Sri Lanka de respecter l'ensemble de ses obligations au titre de la résolution 30/1 du Conseil des droits de l'homme des Nations unies et d'élaborer une stratégie claire assortie d'échéances pour mettre en place un processus de reddition de comptes qui inspirera confiance aux victimes, notamment les familles des personnes disparues.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to table, in both official languages, the 30th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to its report.
Mr. Speaker, may I take this opportunity to wish you and yours a merry Christmas and a happy new year, and particularly to compliment the public safety committee, which has worked admirably throughout this entire year.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 30e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à son rapport.
Monsieur le Président, je voudrais profiter de l'occasion pour souhaiter un joyeux Noël et une bonne année aux membres de votre famille et à vous. Je tiens également à féliciter le comité de la sécurité publique pour le travail remarquable qu'il a mené tout au long de l'année.
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Lib. (ON)
moved for leave to introduce Bill C-423, An Act respecting the fight against certain forms of modern slavery through the imposition of certain measures and amending the Customs Tariff.
He said: Mr. Speaker, in the arc of Judeo-Christian history, the seminal event is the enslavement of the Israelites by the Egyptians, and the subsequent flight to freedom. That is embedded in the theology and psyche of Jews and Christians alike.
The gospel of Jesus talks about freedom throughout. Of course, unfortunately, the lineup of theology and practice does not always occur. Regrettably, the entire British Empire was built upon the notion of slavery, and its economic underpinnings were slavery.
It took possibly the most significant member of Parliament in the history of Westminster Parliament, namely William Wilberforce, to destroy the underpinnings of the British Empire by destroying slavery.
Unfortunately, slavery is still here. In fact, members will be shocked to know that there are more people enslaved now than there ever were at the height of the Atlantic slave trade.
This bill gives an opportunity for consumers to know whether, in fact, anywhere along the supply chain of the product they are buying or the service they are using, slave or forced labour conditions applied.
I am anticipating that this bill will receive both pan-Canadian support and cross-party support. It is my honour to introduce this bill and my hope that it moves through the process quickly.
demande à présenter le projet de loi C-423, Loi concernant la lutte contre certaines formes modernes d’esclavage par l’imposition de certaines mesures et modifiant le Tarif des douanes.
— Monsieur le Président, l'événement majeur qui a marqué l'histoire judéo-chrétienne, c'est l'esclavage des israélites par les Égyptiens et leur fuite ultérieure vers la liberté. Cette histoire est inscrite dans la théologie et l'esprit tant des juifs que des chrétiens.
L'Évangile selon Jésus-Christ parle de liberté pour tous. Malheureusement, théologie et pratique ne coïncident manifestement pas toujours. Hélas, tout l'Empire britannique s'est bâti sur l'esclavage, et ses structures économiques reposaient sur cette pratique.
C'est William Wilberforce, sans doute le député le plus marquant de l'histoire du Parlement de Westminster, qui a détruit les fondements de l'Empire britannique en abolissant l'esclavage.
Malheureusement, l'esclavage existe toujours. En fait, les députés seront scandalisés d'apprendre qu'il y a davantage de personnes actuellement réduites en esclavage qu'il y en a eu au plus fort de la traite transatlantique des esclaves.
Ce projet de loi permettra aux consommateurs de savoir si, quelque part dans la chaîne d'approvisionnement du produit qu'ils achètent ou du service qu'ils utilisent, on a eu recours à l'esclavage ou au travail forcé.
Je m'attends à ce que ce projet de loi reçoive un appui tant pancanadien que multipartite. C'est pour moi un honneur de présenter ce projet de loi, et j'espère qu'il franchira rapidement les étapes du processus législatif.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 29th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security regarding Bill C-83, an act to amend the Corrections and Conditional Release Act and another act.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 29e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale concernant le projet de loi C-83, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et une autre loi.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 28th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security concerning Bill C-83, An Act to amend the Corrections and Conditional Release Act and another Act.
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back, under very constrained timelines, with extensive amendments.
I want to take this opportunity to thank staff, officials and members for their extensive co-operation in presenting this report to the House today.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 28e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale concernant le projet de loi C-83, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et une autre loi.
Le Comité a étudié le projet de loi et a convenu d'en faire rapport à la Chambre, dans des délais très serrés et avec de nombreuses propositions d'amendement.
Je tiens à profiter de l'occasion pour remercier le personnel, les fonctionnaires et les membres du Comité qui ont travaillé en étroite collaboration pour que ce rapport puisse être présenté à la Chambre aujourd'hui.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I am thankful for the opportunity to participate in the debate. At times we do not recognize our blessings in our country for the way things are unfolding. I would like to attribute it all to the government's wisdom, knowledge and political acumen. That is, of course, a critical point. Nevertheless, as a nation, we do have many blessings and many things to be thankful for, and we do not recognize some of the things for which we should be thankful.
For the first part of my speech, I will focus on the issues of trade. The government has signed three trade deals in the past while, the most recent being the CPTPP, an acronym that is challenging at the best of times. It includes 16 countries, six of which are Asian countries. We only had one previous trade deal with an Asian country, so it is like getting six new trade deals simultaneously. It reduces our dependence on one market. We have seen what our dependence on one market can create for us, which is an unhealthy dependency. The last Conservative questioner talked about the gap between Alberta crude and other oils, and we do sell it at a significant discount because we are dependent entirely on one market for that product.
This is a good deal, and I am glad to see that we ratified it and moved it forward. Ironically, the U.S. is on the outside looking in. We have 16 nations that are now prepared to trade with each other on a fair trade basis, and it is a better situation for us all. In fact, if we are to pursue a trade deal with China, it is probably better that we pursue a trade deal with this collective rather than on an individual basis. There is significance to this trade deal, which has yet to play out.
The second deal was the CETA, which was the European deal. I will give credit where credit is due. The previous government did a lot of the heavy lifting with respect to that deal. Our Minister of Foreign Affairs completed the deal, and it is now in place. Access is something in the order of about 300 million to 400 million people in 20 plus countries. This is, again, a tremendous opportunity for us to diversify our market.
The third deal is the one that got all of the ink, namely, the USMCA. The USMCA deal is always going to be a critical deal for us because of our relationship with the Americans on the North American continent.
If there is a lesson to be learned out of all of these trade deals, it is that we need to lessen our dependence on one market and get into other markets. Hopefully, the combination of these deals will get us into other markets, at least a billion people, possibly as many as two billion people, and in the order of 40 plus countries.
One plus one plus one actually makes more than three, because the collective of being able to ship into and out of North America to Europe and the Pacific nations is of enormous benefit to those businesses that operate out of Canada.
Let me turn now to the state of the economy. As I indicated earlier, we are blessed. There have been some very prescient moves made by the Government of Canada, which have paid off. We have just signed the largest private deal in the history of Canada, the $40-billion LNG deal. That was done in a way that recognized a lot of the claims by indigenous nations along the length of the pipeline and at the terminus. That is, ultimately, a really good opportunity for western Canada.
On the monetary side of things, inflation is largely under control. That is entirely due to the stewardship of the Bank of Canada. Interest rates are creeping up, which creates some situations where debt, particularly private debt, is at risk, but by and large, the monetary side of things is quite good.
On the fiscal side of things, we have a fairly robust economy, the top-performing economy in the G7. We have, as I said, the largest private deal ever in Canada in the history of private business. We have historically low unemployment rates. At this point, the economy has created something in the order of 500,000 new jobs in the last three years.
The debt-to-GDP ratio is in a steady state. I, like others, would be keen to see debt reduction, but at the same time, I am concerned about the major issue of growing income inequality. In some respects, the government has rightly attempted to address the issue of growing inequality among Canadians. I think we can all agree that monetary or economic gaps among citizens are to be reduced in as many instances as possible. We started off with the middle-class tax cut, which was a significant reduction in income tax for middle-class Canadians, and in a very courageous political move, we increased the rate for the top 1% of tax filers.
Small business rates have been reduced from 11% down to 9%.
One of the most significant social initiatives ever taken by any government was the Canada child benefit, where nine out of 10 families with children will benefit. Those who need it most get the most. For my riding of Scarborough—Guildwood, which I have the honour to represent, that means $100 million a year. A lot of kids are growing up in Scarborough—Guildwood and there are also a lot of poor families in Scarborough—Guildwood. The combination of the two means that benefit is of real significance to those families.
That means there is money ending up where we want it to end up, mainly in the hands of people who need it. That money will immediately be returned to the economy in the form of food and clothing purchases, transportation, etc. It gets circulated back as opposed to giving tax breaks to those who possibly do not need them. Those monies generally go into savings. While not exclusively dead money, it is money that is “languid” as opposed to money going into the CCB benefit, which is active. This is all to reduce income inequality in Canada.
Those who want to live the American dream should move to Canada, because the reality is that people move out of the lower quartile of wherever they were born at twice the rate than if they were American. That is significant because it shrinks income inequality among Canadians and when we shrink income inequality among Canadians, we all benefit.
Madame la Présidente, je suis reconnaissant de pouvoir participer au présent débat. Il arrive parfois que nous ne reconnaissions pas la chance que nous avons au Canada, notamment pour ce qui est de la façon dont les événements se déroulent. J'aimerais attribuer cette chance uniquement à la sagesse, aux connaissances et au flair politique du gouvernement — il s'agit évidemment d'une question cruciale — mais, en tant que nation, le Canada jouit de nombreux avantages dont il peut être reconnaissant. Or, nous, Canadiens, ne reconnaissons pas toujours certains atouts à l'égard desquels nous devrions nous réjouir.
Dans la première partie de mon intervention, je me concentrerai sur des questions liées au commerce. Le gouvernement a, dans les derniers mois, signé trois accords commerciaux, dont le plus récent est le PTPGP, un sigle qui n'est pas toujours facile à prononcer, au meilleur des cas. Cet accord regroupe 16 pays, dont six se trouvent sur le continent asiatique. Le Canada n'avait jusque-là conclu qu'un seul accord commercial avec un pays asiatique. La conclusion du PTPGP équivaut ni plus ni moins à la signature simultanée de six nouveaux accords. Le PTPGP réduit la dépendance du Canada à un seul marché. Nous avons vu les conséquences qu'une telle dépendance — par ailleurs malsaine — peut entraîner pour le Canada. Le dernier intervenant conservateur a parlé de l'écart de prix entre le brut de l'Alberta et celui d'autres provenances, et il a souligné que le Canada vend son pétrole au rabais parce qu'il ne compte que sur un seul marché.
Je me réjouis que nous ayons ratifié cet accord. Fait à remarquer, les États-Unis restent sur la touche dans ce dossier. Nous sommes en présence de 16 pays en mesure de procéder dorénavant à des échanges commerciaux dans des conditions équitables, et cette situation sera bénéfique à chacun. En fait, si nous avons à conclure un accord commercial avec la Chine, il vaut sans doute mieux le faire dans le cadre du PTPGP plutôt que de pays à pays. Cet accord revêt — et continuera de revêtir de différentes manières — une importance particulière.
Le second accord est l'AECG, conclu avec l'Union européenne. Je veux rendre à César ce qui appartient à César. Le gouvernement précédent avait déjà accompli une part importante du travail concernant cet accord. Notre ministre des Affaires étrangères l'a finalisé et il est désormais en vigueur. Cet accord va nous permettre d'accéder à un marché de 300 à 400 millions de personnes dans une vingtaine de pays. Il s'agit là aussi d'une occasion extraordinaire de diversifier nos débouchés.
Le troisième accord, en l'occurrence l'Accord États-Unis—Mexique—Canada, est sur toutes les lèvres. Il s'agit d'un traité essentiel pour nous en raison des relations que nous entretenons avec les Américains sur ce continent.
S'il y a une leçon à tirer de tous ces accords commerciaux, c'est qu'il faut réduire notre dépendance à l'égard d'un marché unique et percer d'autres marchés. Espérons qu'ensemble, ces accords nous permettront d'accéder à ces marchés d'un milliard, voire de deux milliards de consommateurs, répartis dans plus de 40 pays.
Un plus un plus un égale en fait plus de trois, car le résultat du fait de pouvoir échanger des produits entre l'Amérique du Nord, l'Europe et les pays de la région du Pacifique représente d'énormes avantages pour les entreprises qui font affaire à l'étranger.
Je vais maintenant parler de l'état de l'économie. Comme je l'ai indiqué plus tôt, nous sommes choyés. Le gouvernement du Canada a pris des décisions vraiment judicieuses qui ont porté fruit. Nous venons de signer la plus importante entente privée de l'histoire du Canada, un projet d'exploitation de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars. Le tout a été réalisé d'une façon qui respecte bon nombre des revendications des peuples autochtones situés le long du pipeline et près du terminal. Voilà en définitive une excellente occasion pour l'Ouest canadien.
Sur le plan monétaire, l'inflation est en grande partie sous contrôle, ce qui est entièrement dû à la gestion de la Banque du Canada. Les taux d'intérêt grimpent lentement, ce qui provoque certains problèmes d'endettement, en particulier parmi les particuliers, mais de façon générale, tout va très bien sur le plan monétaire.
Sur le plan financier, notre économie est assez robuste, au point d'être la plus performante des pays du G7. Comme je l'ai dit, nous venons de conclure l'entente la plus importante de l'histoire de l'entreprise canadienne. Les taux de chômage n'ont jamais été aussi bas. L'état de l'économie a permis de créer quelque 500 000 emplois ces trois dernières années.
Le ratio dette-PIB est stable. Comme bien d'autres personnes, je souhaite que la dette soit réduite, mais, en même temps, le problème de l'inégalité croissante des revenus m'inquiète aussi. À certains égards, le gouvernement a tenté à juste titre de s'attaquer à ce problème. Je pense que nous pouvons tous convenir qu'il faut réduire le plus possible les écarts entre les citoyens sur le plan monétaire ou économique. Pour ce faire, nous avons d'abord abaissé considérablement l'impôt sur le revenu des Canadiens de la classe moyenne et, à la suite d'une décision politique très courageuse, nous avons haussé le taux d'imposition du 1 % le plus riche des contribuables.
Par ailleurs, nous avons fait passer le taux d'imposition des petites entreprises de 11 à 9 %.
Une des initiatives sociales les plus importantes jamais mises en oeuvre par un gouvernement dans l'histoire du pays est l'Allocation canadienne pour enfants, qui profite à 9 familles avec enfants sur 10. Les familles qui ont le plus besoin de cette allocation obtiennent le maximum prévu. Dans la circonscription de Scarborough—Guildwood, que j'ai l'honneur de représenter, cette allocation représente 100 millions de dollars par année. Scarborough—Guildwood compte de nombreux enfants et beaucoup de familles pauvres. En raison de ces deux facteurs, l'allocation est extrêmement utile aux familles qui en bénéficient.
Cela signifie qu'il y a des fonds qui se retrouvent où nous voulons qu'ils se retrouvent, principalement dans les mains de gens qui en ont besoin. Ces fonds seront immédiatement remis en circulation dans l'économie à la suite de l'achat d'aliments et de vêtements, du paiement de frais de transport, et d'autres dépenses. Ils sont remis en circulation au lieu d'être utilisés à des fins d'allégement fiscal pour des personnes qui n'en ont possiblement pas besoin et qui, généralement, l'ajoutent aux économies. Bien que ce ne soit pas exclusivement de l'argent mort, il s'agit d'argent inactif plutôt que d'argent utilisé aux fins de l'Allocation canadienne pour enfants, qui est active. Tout cela vise à réduire les inégalités de revenu au Canada.
Les gens qui veulent vivre le rêve américain devraient déménager au Canada, car les Canadiens quittent le quartile le plus bas, ou celui dans lequel ils sont nés, deux fois plus rapidement que les Américains. Il s'agit d'un fait important parce que cela réduit les inégalités de revenu chez les Canadiens. Quand nous réduisons les inégalités de revenu chez les Canadiens, tout le monde en profite.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I think the hon. member asked a legitimate question. Alberta is a resource-based economy and lives and dies on its resources. Ten years ago, Alberta was king of the hill and doing very well, because its resources were in demand. Regrettably, we have not been able to diversify the market, hence the TMX purchase and the attempt to bring some other market into play for the resources that Alberta wishes to sell.
I agree with the member that we should not be selling at a discount. As long as Alberta is selling at a discount and does not have access to other markets, I think that times will more difficult, unnecessarily, for Albertans.
Madame la Présidente, je crois que la question du député est légitime. L'économie de l'Alberta dépend des ressources: il s'agit d'une question de vie ou de mort pour la province. Il y a 10 ans, l'Alberta régnait en maître et elle se portait très bien, étant donné que ses ressources se vendaient bien. Hélas, nous n'avons pas été en mesure de diversifier le marché, c'est pourquoi nous avons acheté l'oléoduc TMX et que nous tentons de trouver d'autres marchés pour les ressources que l'Alberta souhaite vendre.
Je suis d'accord avec le député pour dire qu'il ne faut pas vendre les ressources au rabais. Tant que l'Alberta vend ses ressources au rabais et qu'elle n'a pas accès à d'autres marchés, je crois que les Albertains traverseront inutilement des temps difficiles.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, the hon. member asked a question in the context of a government that has done more on the feminist concerns than pretty well any government in history, and that includes pay equity. It also includes moving status of women to a department.
These are issues that have been historical injustices. The government has moved massively in redressing these historical injustices, and I hope that in a very short period of time, the hon. member will not need to ask a question such as that.
Madame la Présidente, je ne sais pas trop d'où sort la question de la députée, parce que le gouvernement actuel est le plus féministe de l'histoire canadienne, y compris dans le dossier de l'équité salariale. Il a même annoncé qu'il ferait de la condition féminine un ministère à part entière.
Il s'agit d'injustices qui remontent à bien longtemps, et le gouvernement n'a ménagé aucun effort pour les corriger. J'ai bon espoir que, très bientôt, la députée n'aura plus besoin de poser ce genre de question.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I always appreciate the comments of my hon. colleague, but it seems to be settled at this point that Alberta crude sells at a discount. It does cost more to upgrade it. I agree with that. It does cost more to ship it. I agree with that. However, we are dependent on one market. That is where we sell 98%, 99% of the crude. When we are dependent on one market, we know we are going to be in a vulnerable position when it comes to sale.
Madame la Présidente, je suis toujours ravi d'entendre les commentaires de ma collègue. Toutefois, il semble être un fait établi que le pétrole brut de l'Alberta se vend au rabais. Il est vrai qu'il coûte plus cher de transformer ce pétrole. J'en conviens. Il est vrai qu'il coûte plus cher de l'expédier. J'en conviens aussi. Cependant, le Canada dépend d'un seul marché, et c'est sur ce marché qu'il vend 98 ou 99 % de son pétrole brut. Quand on dépend d'un seul marché, on sait qu'on ne se trouve pas dans une position de force quand vient le temps de vendre son produit.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, for years I have had the privilege of sponsoring the Association of Progressive Muslims' annual Eid dinner on the Hill. The president, Mobeen Khaja, has worked tirelessly among all faith groups to make this dinner a celebration of peace and respect for people of all backgrounds. In addition to earning him the Order of Ontario, Mobeen's decades' long efforts were recognized and acknowledged last week when he and his colleagues met with Pope Francis in Rome.
At a time when we see conflict, violence and disrespect toward people of faith, and most recently the horrific attack on the Jewish community in Pittsburgh, Mobeen and the Pope have shown everyone that there is another way. The world could use a lot more of the quiet wisdom of Mobeen and the Pope and a lot less of the bombastic rhetoric that showers us daily.
I would like to offer my congratulations to Mobeen and the Association of Progressive Muslims for the work they do to build bridges among people of all faith.
Monsieur le Président, pendant des années, j'ai eu le privilège d'être le maître de cérémonie du dîner annuel de l'Aïd sur la Colline du Parlement, avec l'Association des musulmans progressistes du Canada. Le président, Mobeen Khaja, a travaillé sans relâche avec tous les groupes confessionnels afin que ce dîner soit une célébration de la paix et du respect pour les gens de toutes les confessions. Les efforts soutenus qu'a déployés Mobeen pendant une décennie lui ont valu l'Ordre de l'Ontario et ont été reconnus et soulignés la semaine dernière alors qu'il s'est rendu à Rome, avec ses collègues, pour rencontrer le pape François.
Les gens qui ont la foi sont souvent victimes de conflits, de violences et d'un manque de respect. Tout récemment, la communauté juive de Pittsburgh a été victime d'une horrible attaque. Dans ce contexte, Mobeen et le pape ont montré à tous qu'il existe une autre voie. Le monde a bien besoin de la sagesse tranquille de Mobeen et du pape et il pourrait se passer des discours pompeux qu'on lui sert quotidiennement.
Je souhaite féliciter Mobeen et l'Association des musulmans progressistes du Canada du travail qu'ils accomplissent afin de rapprocher les gens de toutes les confessions.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I will be splitting my time with the member for Brampton Centre.
This initiative goes back quite a long way for me. I want to recognize the former member for Kitchener Centre, the hon. Karen Redman, who raised the issue of Ashley Smith's death and how it affected so many of us, in caucus and outside of caucus, particularly for people like me who are not from Kitchener.
I want to begin by reading the dry coroner's report, which states:
Coroner's Inquest Touching the Death of Ashley Smith.
Aged: 19
Name of Deceased: Ashley Smith
Date and Time of Death: October 19, 2007, 8:10 a.m.
Place of Death: St. Mary's General Hospital in Kitchener
Cause of Death: Ligature strangulation and positional asphyxia
By What Means: homicide
That is the coroner's way of introducing what is in fact a substantive report that forms, in part, the basis for the initiative in Bill C-83.
The newspaper report is a little more graphic. It states:
Smith, 19, originally from Moncton, N.B., was imprisoned at the Grand Valley Institution in Kitchener, Ont., when she died in 2007.
She had tied a piece of cloth around her neck while guards stood outside her cell door and watched. They had been ordered by senior staff not to enter her cell as long as she was breathing.
...
In the last year of Smith's life, [she] was shuffled 17 times between nine institutions in five provinces.
She was clearly a troubled young lady, but there was still a massive failure on the part of the institutions that were responsible for housing her, and ultimately for her death.
The minister of the day, the hon. member for Bellechasse—Les Etchemins—Lévis, said after receipt of the coroner's report: “My thoughts and prayers go out to Ms. Smith's family. I've asked my officials to review carefully the jury's recommendations”. That was on December 19, 2013. At that time, he was the federal minister of public safety and emergency preparedness.
Here we are, more than 10 years after Ms. Smith's death, looking at a bill that incorporates of many of the recommendations contained in the coroner's report. Clearly, nothing was done from 2007 to 2015, when the previous government ceased to be the government. Three years later, we are now preparing this, in some respects driven by the forces of civil society, but also by the reality of two lawsuits, which at its core means the current system is not sustainable.
Among the recommendations of the coroner's report is that CSC ensure that nursing services are available on site for all inmates; that CSC expand the scope and terms of psychiatric contracts to enable them to perform duties in a meaningful way; that decisions about clinical management of inmates be made by doctors, not CSC staff; that inmates must have access to an independent patient advocate system; that indefinite solitary confinement for prisoners be abolished; and that meetings between prisoners and support staff should not happen through food slots. That was something that happened frequently with Ms. Smith.
We have a long way to go, and I do not pretend to assume that Bill C-83 responds to each and every recommendation. My colleague, the NDP critic for public safety, highlighted some of the real questions that would be properly posed to the minister before a committee. Hopefully, the responses of both the minister and the head of Correctional Service Canada will be helpful in assuaging him about the concerns that are legitimately raised, both in the coroner's report and in the lawsuits that have come up.
The Prime Minister was so concerned about the inadequacies of, for want of a better term, solitary confinement that he actually incorporated it into the mandates of the justice minister and the public safety minister.
The justice minister's mandate says, “recommendations from the inquest into the death of Ashley Smith regarding the restriction of the use of solitary confinement and the treatment of those with mental illness.”
The mandate letter of the public safety minister, states, “address gaps in services to Indigenous Peoples and those with mental illness throughout the criminal justice system”.
In 2013, we had a coroner's inquiry and recommendations coming out of the death of Ashley Smith in 2007. In 2013, the Conservative Party said that its thoughts and prayers went out to the family. The Liberal Party became the Liberal government in 2015. Incorporated into the mandate letters of two senior ministers were the requirement that they deal with these issues. Now we have Bill C-83 on those issues.
In addition, the corrections commissioner has further been mandated to help create a “safe, secure and humane” corrections environment and to address the physical and mental health of inmates, among other priorities. In fact, two weeks ago, the new head of CSC, Anne Kelly, spoke to her mandate. Indeed, members had every opportunity to question her about her mandate and also to see how this part of her mandate might well be fulfilled.
Most significant is that Bill C-83 would put an end to segregation. In Ontario and British Columbia, two constitutional challenges have found that the legislation governing the administrative segregation is contrary to the Charter of Rights and Freedoms. My friends in the Conservative Party might wish that to go away. They probably wish the charter would go away. Nevertheless, two of the most significant provinces in the country have said that the way things are being done is not sustainable and is contrary to the Constitution.
It is quite clear that what is motivating in part, beyond the mandates etc., is the reality of the NGO community and these class action lawsuits. The time to act clearly is now.
It is clear that large parts of the administrative segregation provisions of the Corrections and Conditional Release Act will no longer be in existence in two of Canada's most populous provinces. The Conservative Party's position seems to be to just let people sit in the current system anyway. That is neither a very morally nor legally sustainable position.
In my opinion, taking prisoners out of administrative segregation and putting them into a situation is a greater benefit to public safety.
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de Brampton-Centre.
Dans mon cas, l'initiative à l'étude aujourd'hui n'a rien de nouveau. Je tiens à remercier l'ancienne députée de Kitchener-Centre, Karen Redman, qui avait soulevé la question du décès d'Ashley Smith. Cet incident avait touché un grand nombre d'entre nous, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du caucus, plus particulièrement des gens qui, comme moi, ne sont pas originaires de Kitchener.
J'aimerais d'abord lire le rapport aride du coroner, qui précise ce qui suit:
Enquête du coroner sur le décès d'Ashley Smith
À l'âge de: 19
Nom du défunt: Ashley Smith
Date et heure du décès: Le 19 octobre 2007, à 8 h 10
Lieu du décès: Hôpital général St. Mary's, à Kitchener
Cause du décès: Strangulation par ligature et asphyxie positionnelle
Circonstances du décès: Homicide
Il s'agit de l'introduction du rapport détaillé du coroner sur lequel repose en partie le projet de loi C-83.
L'article de journal est un peu plus cru. En voici un extrait:
Smith, 19 ans, originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick, détenue à l'Établissement Grand Valley, à Kitchener, en Ontario, au moment de son décès en 2007.
Elle avait noué un bout de tissu autour de son cou, pendant que les gardiens se tenaient à l'extérieur de sa cellule et la regardaient faire. Ils avaient reçu l'ordre de ne pas y entrer tant qu'elle respirait encore.
[...]
Pendant la dernière année de sa vie, [elle] a été transférée 17 fois dans neuf établissements de cinq provinces.
Elle était manifestement une jeune femme déséquilibrée, mais il y a quand même eu un échec monumental de la part des établissements responsables de sa détention et, en fin de compte, de sa mort.
Après avoir reçu le rapport du coroner, le ministre de l'époque, le député de Bellechasse—Les Etchemins—Lévis, a dit ceci: « Mes pensées et mes prières accompagnent la famille de Mme Smith. J'ai demandé aux fonctionnaires de mon ministère d'examiner attentivement les recommandations du juré. » C'était le 19 décembre 2013. À l'époque, il était le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile.
Nous voici, plus de 10 ans après la mort de Mme Smith, saisis d'un projet de loi qui incorpore plusieurs des recommandations contenues dans le rapport du coroner. Nous constatons que rien n'a été fait entre 2008 et 2015, lorsque le gouvernement précédent était au pouvoir. Dans la troisième année de notre mandat, nous préparons ce projet de loi qui est, à certains égards, réclamé par la société civile et rendu nécessaire par la réalité de deux poursuites judiciaires, ce qui implique qu'essentiellement, le système actuel n'est pas viable.
Parmi les recommandations du rapport du coroner, il y a celle qui propose que le Service correctionnel du Canada veille à ce que des services de soins infirmiers soient offerts dans les établissements pour tous les détenus; qu'il élargisse la portée et la durée des contrats des psychiatres pour leur permettre de s’acquitter de leurs tâches de façon efficace; que les décisions concernant la prise en charge clinique des détenus soient prises par les médecins, et non par le personnel du Service correctionnel; que les détenus aient un accès à un système indépendant de défense des patients; que l'isolement cellulaire d'une durée indéfinie soit aboli; et que les rencontres entre les détenus et le personnel de soutien ne se déroulent pas par la fente de la porte servant à passer les plateaux de nourriture. C'est quelque chose qui arrivait souvent avec Mme Smith.
Nous avons beaucoup de chemin à faire, et je n'ai pas la prétention de supposer que le projet de loi C-83 donne suite à absolument toutes les recommandations. Mon collègue, le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, a soulevé certaines des vraies questions qu'un comité poserait à juste titre au ministre qui témoignerait devant lui. Idéalement, tant les réponses du ministre que de la commissaire du Service correctionnel du Canada seront utiles pour rassurer mon collègue au sujet des préoccupations qui ont été soulevées légitimement, tant dans le rapport du coroner que dans les poursuites judiciaires que l'on a intentées.
Le premier ministre était tellement préoccupé par les lacunes, à défaut d'une meilleure expression, de l'isolement cellulaire qu'il a inclus cette question dans le mandat de la ministre de la Justice et du ministre de la Sécurité publique.
La lettre de mandat de la ministre de la Justice indique ceci: « [...] des recommandations formulées à l’issue de l’enquête sur la mort d’Ashley Smith quant à la restriction du recours à l’isolement cellulaire et quant au traitement des personnes souffrant de problèmes de santé mentale. »
La lettre de mandat du ministre de la Sécurité publique indique ceci: « [...] combler les lacunes dans les services aux populations autochtones et aux personnes souffrant d’une maladie mentale à l’échelle du système de justice pénale. »
En 2013, à la suite du décès d'Ashley Smith en 2007, le coroner a mené une enquête et a formulé des recommandations. En 2013, le Parti conservateur a déclaré que ses pensées et ses prières accompagnaient la famille Smith. En 2015, le Parti libéral a pris le pouvoir. Dans la lettre de mandat de deux ministres de premier plan, on exige qu'ils règlent ces problèmes. Nous sommes maintenant saisis du projet de loi C-83, qui porte sur ces enjeux.
Qui plus est, la commissaire du Service correctionnel a également reçu le mandat de contribuer à la création d'un environnement « sûr, sécuritaire et humain » dans les établissements correctionnels et de s'attaquer aux problèmes de santé physique et mentale des détenus, entre autres. En fait, il y a deux semaines, la nouvelle commissaire du Service correctionnel du Canada, Anne Kelly, a parlé de son mandat. En effet, les députés ont eu amplement l'occasion de la questionner à ce sujet ainsi que de constater comment elle pourrait bien remplir cette partie de son mandat.
Plus important encore, le projet de loi C-83 sonnerait le glas de l'isolement. La mesure législative régissant l'isolement préventif a fait l'objet de deux contestations judiciaires en vertu de la Constitution, en Ontario et en Colombie-Britannique, à la suite de quoi la cour a conclu que ladite mesure était contraire à la Charte des droits et libertés. Mes amis conservateurs aimeraient bien que la cour n'ait jamais pris cette décision. Ils aimeraient probablement que la Charte disparaisse. Néanmoins, deux des provinces les plus importantes du pays ont conclu que la manière dont les choses sont faites n'est pas viable et qu'elle va à l'encontre de la Constitution.
En dehors des mandats et ainsi de suite, ce sont les ONG sur le terrain et ces recours collectifs qui motivent cela en partie. C'est tout à fait évident. C'est assurément maintenant qu'il faut agir.
Manifestement, de grandes parties des dispositions sur l'isolement préventif de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous caution n'existeront plus dans deux des provinces les plus peuplées du Canada. Les conservateurs semblent être de l'avis qu'on n'a qu'à laisser les gens croupir dans le système actuel. C'est une position qui n'est ni très morale ni très solide, juridiquement parlant.
Selon moi, tirer les prisonniers de l'isolement préventif et les placer dans une situation différente est plus avantageux du point de vue de la sécurité publique.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, there is clearly an effort to make the secure intervention unit an environment that allows very troubled prisoners to have more human interaction. There is a mandated time that they will be allowed to interact with other human beings. There is a mandated time that they have to interact with health care professionals. There is a mandated time in which there is a review of their past progress.
At the end of the day, almost everybody gets back on the street. We can wish that they come back onto the street whole, but that is just wishful fantasies. The prison system needs to be mandated to make people as able as possible to reintegrate into our society to maximize public safety.
Madame la Présidente, il est évident qu'on essaie de faire en sorte que les unités d'intervention structurée soient un lieu où les prisonniers ayant de graves problèmes puissent avoir plus d'interactions avec d'autres personnes. Il y a une période de temps fixe pendant laquelle ils pourront interagir avec d'autres êtres humains, et une période de temps fixe réservée pour des rencontres avec des professionnels de la santé. Une période de temps est également réservée pour évaluer les progrès qu'ils ont réalisés.
Au bout de compte, presque tous les prisonniers sont remis en liberté. On peut espérer qu'ils soient en parfaite santé lorsqu'ils réintègrent la population, mais ce ne sont là que des chimères. Le système carcéral doit avoir pour mission de veiller à ce que toutes les personnes libérées soient aptes à réintégrer la société de sorte à préserver la sécurité publique.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, the measurement of the success of the bill will be over time, and that is absolutely necessary. We currently have a system that is not working, that is constitutionally deficient, that offends the Charter of Rights and Freedoms and that has a little too many Ashley Smiths in the system. The improvement will hopefully be measurable over time. I am sure the head of CSC will have some metrics to share with the committee.
With respect to funding, we are certainly in recovery mode from the previous government. The hundreds of millions of dollars that were cut out of the system are clearly having an impact, and that is extremely regrettable for public safety and for the rehabilitation and well-being of the prisoners.
Madame la Présidente, nous pourrons nécessairement témoigner de l'efficacité du projet de loi avec le temps puisque nous sommes actuellement aux prises avec un système qui ne fonctionne pas, qui comporte des lacunes sur le plan constitutionnel, qui va à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés et où se produisent de trop nombreux cas comme celui d'Ashley Smith. Nous espérons être en mesure de constater les améliorations au fil du temps. Je suis persuadé que la commissaire du Service correctionnel du Canada aura des chiffres à présenter au comité.
En ce qui a trait au financement, nous nous retrouvons effectivement dans un scénario de rattrapage depuis le gouvernement précédent. Les centaines de millions de dollars qui ont été retranchés ont de flagrantes répercussions, ce qui est extrêmement regrettable pour la sécurité publique, ainsi que pour la réadaptation et le bien-être des prisonniers.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I really feel bad that the Liberal Party and the Liberal government adheres to the rule of law. What a concept. We do have those of us in here who make law and we have those down the street, learned judges in the law, who interpret the law. When the interpretation comes back that this offends the Charter of Rights of Freedoms, which it does according to the two cases that are currently before the justices, then this body needs to adjust.
We are all subject to the Charter of Rights and Freedoms. We might not like that, but we are.
Madame la Présidente, comme il est déplorable de voir le Parti libéral et le gouvernement libéral respecter la primauté du droit! Quelle idée! Il y a ceux qui font les lois, ici, à la Chambre, et, juste à côté, il y a les juges chevronnés qui les interprètent. Lorsque leur interprétation revient à dire qu'on enfreint la Charte des droits et libertés, comme on l'a conclu dans deux causes actuellement devant les tribunaux, c'est signe que nous devons rectifier le tir.
La Charte des droits et libertés s'applique à nous tous, que cela nous plaise ou non.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 26th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security entitled, “M-124, Automated External Defibrillators”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to the report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 26e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, intitulé « M-124, défibrillateurs externes automatiques ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande au gouvernement de déposer une réponse globale au présent rapport.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, it is with sadness that I inform the House of the passing of Peter Adams, MP for Peterborough from 1993 to 2004.
Peter loved Peterborough and Peterborough loved him. MPP from 1987 to 1990, Peterborough's Citizen of the Year in 1991, honorary doctorate from Trent University in 2010, Order of Ontario in 2012, one way or another all of his awards and distinctions circled back to his beloved Peterborough. At one point, Peter even tried to convince me that the city was named after him.
In Parliament, he advocated for science before it was fashionable to do so. He was concerned about the Arctic before global warming became so alarming. He was a partisan Liberal, but embraced consensus and collaboration before they became bad words.
A marathoner, Peter ran the good race of life to the end.
He was a mentor and friend to the current MP for Peterborough—Kawartha, the Hon. Minister of Status of Women. She will miss him. I will miss him.
I thank Jill and family for lending him to our nation.
Monsieur le Président, c'est avec tristesse que j'informe la Chambre du décès de Peter Adams, qui a été député de Peterborough de 1993 à 2004.
Peter et Peterborough se vouaient un amour réciproque. Peter a été député provincial de 1987 à 1990, a été nommé citoyen de l'année de Peterborough en 1991, s'est vu remettre un doctorat honorifique de l'Université Trent en 2010 et a obtenu l'Ordre de l'Ontario en 2012. Tous ces prix et ces honneurs gravitent autour de Peterborough, la ville qu'il chérissait tant. À un certain moment, Peter a même tenté de me convaincre que la ville avait été baptisée en son honneur.
Au Parlement, Peter a défendu la cause scientifique avant que cela soit dans l'air du temps. Il était très inquiet quant à l'avenir de l'Arctique avant que le réchauffement climatique devienne un problème alarmant. Peter était un libéral pure laine, mais il souscrivait à l'idée du consensus et de la collaboration avant que ces mots deviennent péjoratifs.
Marathonien accompli, Peter a participé à la belle course de la vie jusqu'au fil d'arrivée.
Peter était le mentor et l'ami de la députée actuelle de Peterborough—Kawartha et ministre de la Condition féminine. Peter lui manquera. Il me manquera aussi.
Je remercie Jill et sa famille d'avoir prêté Peter au pays.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, like others before me I want to express my personal sympathy to the family of Tori Stafford. It must be very difficult for them to listen to this debate and what has gone on before, because in some respects it is reliving what is every parent's most horrific nightmare.
The government understands the concerns Canadians have with respect to ensuring safety in our communities. We want to assure Canadians on all sides of this debate that the protection of society is the paramount consideration for our government, and that public safety is at the forefront of all decisions regarding the classification and transfer of offenders.
Correctional Service Canada is recognized as a leader in the international corrections community and has a long-standing history of co-operating with national and international partners in the stabilization and reconstruction of foreign criminal justice systems. It is not only a nationally recognized good system, but an internationally recognized good system.
Correctional Service Canada regularly assesses all the risks presented by all offenders, to ensure they are placed in the appropriate location. The various considerations are codified in the Corrections and Conditional Release Act under the criteria for the selection of the penitentiary, as follows:
the Service shall take all reasonable steps to ensure that the penitentiary in which they are confined is one that provides them with an environment that contains only the necessary restrictions, taking into account
(a) the degree and kind of custody and control necessary for
(i) the safety of the public,
(ii) the safety of that person and other persons in the penitentiary, and
(iii) the security of the penitentiary;
It goes on to list several other criteria. Those are the criteria Correctional Service Canada uses for anybody coming into the facility who has to be classified as maximum, medium or minimum, as well as for their ongoing time in the facility, whether for a reclassification or a transfer to another institution.
Canadians need to keep in mind that these are not willy-nilly classifications, and that there are guidelines and policies that go with the consideration when it comes to the transfer or classification of a prisoner.
Immediately after sentencing, CSC officials begin a comprehensive assessment process to identify immediate security needs and critical concerns in accordance with the Corrections and Conditional Release Act. The critical factors taken into consideration determine the security level and placement of an offender, and include institutional adjustment, escape risk and risk to public safety. Furthermore, the custody rating scale, an actuarial tool, is also used to assist in assigning the most appropriate initial security classification for the penitentiary placement of an offender.
The aboriginal social history must also be taken into consideration during all risk assessments. Based upon the entire risk assessment, a placement decision is made by CSC.
At this point, I hope I have conveyed that this is a very rigorous process with respect to both the classification of an individual as maximum, minimum or medium, and also to the facility in which the person will be placed.
Based upon their motion today, Conservatives want to simply have the minister intervene and in effect toss that entire decision. This would put the minister in a position of having to make what is essentially a political decision. The Conservative motion asks the minister to ignore the evidence that supports the transfer to this institution and substitute his own decision based upon a set of facts that everyone in this room agrees are egregious in the extreme.
There is a review process that has been triggered by the collective outrage. I say “collective” because it is on both sides of the aisle. The commissioner came before the public safety committee last week. She was originally scheduled to talk about her mandate. However, this set of facts effectively overwhelmed her appearance there. Under repetitive and I would say occasionally even aggressive questioning by the Conservatives, she said at the end of her testimony, “I just want to be clear. This was a tragedy that changed many lives forever. I have been asked to do a review. I am committed to doing a review of the case.”
That is the proper procedure. If in fact the minister is faced with what we collectively agree is an egregious set of facts that causes questions among parliamentarians and Canadians in general, then he does not simply say that he does not like the decision and that he is going to change it. Rather, he asks the commissioner to review the file and see that proper practices were followed.
He has asked the commissioner to do just that. She repeated that over and over again, yet the members from the Conservative Party were not satisfied with that answer. They simply wanted an arbitrary decision to be made by the minister at that point. In fact, they want the minister to make a decision that is unilateral, fact-free and process-free, because the minister cannot undertake the process that I have outlined here. Therefore, they are asking him to do exactly what they would not do while in government.
The minister cannot tell the commissioner of CSC how to manage individual offenders, just as he cannot tell the commissioner of the RCMP who to arrest. My friend, the member for Bellechasse—Les Etchemins—Lévis, said as much when he was the public safety minister. He also said that he did not control the security classification of individual prisoners. In 2014, he was right. Now, in 2018, on the opposite side of the aisle, he wishes for the rest of us to do exactly the opposite of what he was advising four years ago.
Benjamin Perrin, a former staffer in Mr. Harper's office, recently tweeted, “This may be unpopular to voice, but I’m concerned with politicians being the ones who decide how any particular individual offender is treated.”
Not only is it unwise to micromanage offenders, it is also illegal. No minister can tell a commissioner how to manage individual offenders, any more than he or she can tell the RCMP who to arrest. There is a wall between the commissioner and the minister, and it is founded on good logic, good law and common sense. The minister makes the policy, and the commissioner executes the policy.
I could have been more persuaded to support the motion had it not been framed in the lexicon of, “We do not care what the decision is, but make the decision now. Reverse the decision of the commissioner”, but rather, “This is an egregious set of facts. Please have the commissioner review the facts and see that the policies were followed. If these facts and the facts in other cases lead you to make a change in policy, so be it.” That should be the way proper law and policies are followed.
Unfortunately, I will not be able to support this motion. I wish the phrasing of the motion had been a little more thoughtful. However, we have what we have.
Monsieur le Président, comme d’autres l’ont fait avant moi, je tiens à exprimer ma sympathie à la famille de Tori Stafford. Ce doit être très difficile pour elle d’écouter ce débat et de prendre connaissance de ce qui s’est passé car, à certains égards, c’est comme si on leur faisait revivre leur pire cauchemar.
Le gouvernement comprend les Canadiens qui s’inquiètent de la sécurité des collectivités. Peu importe ce qu'ils pensent de cette affaire, nous voulons assurer aux Canadiens que la protection de la société est le principal souci du gouvernement et que la sécurité publique est au coeur de toutes les décisions que l’on prend par rapport à la cote de sécurité et au transfèrement des détenus.
Service correctionnel Canada est reconnu à l’étranger comme un leader mondial dans son domaine et il a une longue tradition de coopération avec des partenaires nationaux et internationaux dans la stabilisation et la reconstruction des systèmes de justice pénale. Sa réputation est reconnue non seulement au pays, mais aussi à l’étranger.
Service correctionnel Canada évalue régulièrement les risques présentés par tous les délinquants, de façon à les loger dans les établissements appropriés. Les divers éléments à prendre en considération sont codifiés dans la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous caution selon les critères suivants, en matière de sélection de l’établissement pénitentiaire:
Le Service doit s’assurer, dans la mesure du possible, que le pénitencier dans lequel est incarcéré le détenu constitue un milieu où seules existent les restrictions nécessaires, compte tenu des éléments suivants:
a) le degré de garde et de surveillance nécessaire
i) à la sécurité du public,
ii) à celle du pénitencier, et
iii) des personnes qui s’y trouvent et du détenu.
La Loi prévoit plusieurs autres critères. Ce sont les critères que Service correctionnel Canada utilise pour toute personne qui arrive dans l'établissement et qui doit obtenir une cote de sécurité maximale, moyenne ou minimale ainsi que pour toute la durée de son séjour dans l'établissement, que ce soit pour une modification de cote ou un transfert dans un autre établissement.
Les Canadiens ne doivent pas oublier qu'il ne s'agit pas de cotes déterminées à la légère et que l'on tient compte de lignes directrices et de politiques lorsque vient le temps de transférer un détenu ou de déterminer sa cote de sécurité.
Immédiatement après la détermination de la peine, les fonctionnaires de Service correctionnel Canada entreprennent un processus d'évaluation complet afin de déterminer les besoins immédiats en matière de sécurité et les préoccupations cruciales conformément à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition. Les facteurs essentiels dont on tient compte servent à déterminer la cote de sécurité d'un délinquant et l'établissement où il sera envoyé, ce qui comprend l'adaptation au milieu carcéral, le risque d'évasion et le risque pour la sécurité publique. Qui plus est, l'Échelle de classement par niveau de sécurité, un outil actuariel, est aussi utilisée pour aider dans la détermination de la cote de sécurité initiale la plus appropriée pour le placement pénitentiaire d'un délinquant.
L'historique social des Autochtones doit aussi être systématiquement pris en considération lors de l'évaluation des risques. Ce n'est qu'une fois que le Service correctionnel du Canada a procédé à une évaluation complète des risques qu'il décide de placer le délinquant dans un établissement en particulier.
J'espère avoir, jusqu'ici, exprimé clairement l'idée que c'est à l'issue d'une démarche très rigoureuse que sont prises les décisions concernant le danger que représente un délinquant, soit maximal, minimal ou moyen, et concernant l'établissement où il doit être placé.
Si l'on s'en tient à la motion d'aujourd'hui, les conservateurs veulent que le ministre intervienne et qu'il fasse tout bonnement table rase du travail qui a été accompli pour arriver à la décision. Le ministre imposerait sa décision à lui pour un motif essentiellement politique. La motion des conservateurs demande au ministre d'ignorer le dossier ayant servi à justifier le transfèrement dans cet établissement et d'y substituer sa propre décision en s'appuyant sur des faits qui, de l'avis de toutes les personnes présentes dans cette enceinte, sont absolument scandaleux.
Un examen a été déclenché par l'indignation généralisée. Je dis « généralisée » parce qu'elle est ressentie par les députés siégeant des deux côtés de la Chambre. La commissaire est venue témoigner devant le comité de la sécurité publique la semaine dernière. Elle devait à l'origine parler de son mandat. Cependant, l'affaire dont il est question aujourd'hui a complètement éclipsé les autres sujets dont elle voulait parler. Soumise à un barrage de questions répétitives et, je dirais même, parfois agressives de la part des conservateurs, elle a déclaré, à la fin de son témoignage: « Je tiens à dire clairement que cette tragédie a bouleversé de nombreuses vies pour toujours. On m'a demandé de procéder à un examen du dossier, et j'ai la ferme intention de le faire. »
C’est la procédure à suivre. En effet, face à un ensemble de faits que nous considérons tous comme choquants et qui suscitent des questions parmi les parlementaires et les Canadiens en général, le ministre n'a pas à changer simplement la décision parce qu'il n'en est pas content. Il demande plutôt à la commissaire de revoir le dossier et de s'assurer qu'on a eu recours à de bonnes pratiques.
C’est exactement ce qu’il a demandé à la commissaire. C’est ce qu’elle a répété à maintes reprises et pourtant, les députés conservateurs n’ont pas été satisfaits de cette réponse. Ils voulaient simplement que le ministre prenne une décision arbitraire sur-le-champ. En fait, ils veulent que le ministre prenne une décision unilatérale, sans se soucier des faits ni du processus, parce que le ministre ne peut pas procéder comme je l'ai décrit. Ils lui demandent donc de faire exactement ce qu’ils n'auraient pas voulu faire lorsqu’ils étaient au pouvoir.
Le ministre ne peut dire à la commissaire du Service correctionnel du Canada comment gérer tel ou tel délinquant, tout comme il ne peut pas dire au commissaire de la GRC qui arrêter. C’est exactement ce qu’a dit mon ami, le député de Bellechasse—Les Etchemins—Lévis, lorsqu’il était ministre de la Sécurité publique. Il a aussi dit qu’il n’avait aucun contrôle sur la cote de sécurité de tel ou tel prisonnier. En 2014, il avait raison. Maintenant, en 2018, il se trouve de l’autre côté de la Chambre et il souhaite que nous fassions exactement le contraire de ce qu’il préconisait il y a quatre ans.
Benjamin Perrin, un ancien membre du personnel du cabinet de M. Harper, a récemment écrit ceci sur Twitter: « C’est peut-être une opinion impopulaire, mais je suis inquiet de voir des politiciens décider du traitement de tel ou tel délinquant ».
C’est non seulement peu avisé de microgérer des délinquants, c’est aussi illégal. Aucun ministre ne peut dire à la commissaire comment gérer tel ou tel délinquant, pas plus qu’il peut dire à la GRC qui arrêter. Il y a un mur entre la commissaire et le ministre, un mur qui repose sur la logique, la loi et le bon sens. Le ministre établit la politique et la commissaire l’exécute.
On serait arrivé plus facilement à me persuader d’appuyer la motion si elle n’avait pas dit essentiellement: « Peu importe la décision, prenez-la maintenant. Annulez la décision de la commissaire ». J’aurais préféré: « Cet ensemble de faits est choquant, veuillez demander à la commissaire de revoir les faits et de confirmer que les politiques ont été respectées. Si ces faits et les faits dans d’autres dossiers vous incitent à modifier la politique, qu’il en soit ainsi ». Ça devrait être ainsi que les lois et les politiques sont dûment respectées.
Malheureusement, je ne pourrai pas appuyer cette motion. J’aurais aimé que le texte de la motion soit rédigé de manière un peu plus réfléchie. Cependant, ce n'est pas le cas.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the government is doing the exact right thing in accordance with the rules, the policy and the law as it is presently set out. The minister has asked for a review of the file. That is what is happening. There is going to be a review of the file. If the decision is changed, that will be the decision that is made.
If, however, the decision is not changed, that may inform future policy. There may be an argument to be made that future policy may change according to this set of facts. However, there may be an additional set of facts that might not be present in our debate today.
This is the process. The process is as important as the decision itself. When the Conservative members were in government, this was the process they followed. They could make policy decisions, but they did not intervene on specific files, and properly so. Ministers should not micromanage this kind of file.
Monsieur le Président, le gouvernement fait exactement ce qui s'impose d'après les règles, la politique et la législation en vigueur à l'heure actuelle. Le ministre a demandé à ce qu'on examine le dossier. Ce sera fait; le dossier sera examiné. La décision pourrait éventuellement être annulée à l'issue de cet examen.
Toutefois, si ce n'est pas le cas, cette situation pourrait influer sur la politique. Il est possible que l'on conclue que les faits de ce dossier justifient un changement de la politique. En revanche, il est également possible qu'il y ait d'autres éléments à prendre en compte dont il n'est pas question dans le débat d'aujourd'hui.
C'est le processus prévu. Le processus est aussi important que la décision elle-même. C'est le processus que les conservateurs suivaient quand ils étaient au pouvoir. Ces derniers pouvaient prendre des décisions en matière de politique, mais, comme il se doit, ils n'intervenaient pas dans les différents dossiers. Il ne faut pas que les ministres fassent de la microgestion dans ce genre de dossier.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, it is quite to the contrary. I feel badly that I am having to repeat myself, but there is a process. The government has initiated the process. That was the responsible thing to do. That would be the responsible thing for any government to do. When the Conservatives were on this side, that is exactly what they did. The minister has initiated a review of this particular case. One cannot just go around making decisions willy-nilly.
My analogy was from my hon. friend from Saskatchewan. He knows Regina very well, and he knows the RCMP police college there. The minister does not tell the police who to arrest. The minister does not run the RCMP other than from a policy standpoint and from a standpoint of budgeting. It would be wrong for a minister to say to the RCMP, “You must arrest this person. You must try this particular person.” That would be an intervention that no right-thinking Canadian would tolerate.
Monsieur le Président, c'est plutôt le contraire. Je regrette de devoir me répéter, mais il existe un processus à suivre. Le gouvernement a lancé ce processus. C'était la mesure responsable à prendre. Ce serait la mesure responsable à prendre de la part de tout gouvernement. Lorsque les conservateurs étaient au pouvoir, c'est exactement ce qu'ils ont fait. Le ministre a lancé un examen de ce cas en particulier. On ne peut pas simplement prendre des décisions à l'aveuglette.
L'analogie que j'ai faite vient de mon collègue de la Saskatchewan. Il connaît bien Regina et il connaît l'école de la GRC qui s'y trouve. Le ministre ne dit pas aux agents qui arrêter. Il ne gère pas la GRC autrement que du point de vue budgétaire ou des politiques. Le ministre aurait tort de dire à la GRC qui arrêter ou qui traduire devant les tribunaux. Ce serait une ingérence qu'aucun Canadien sensé ne tolérerait.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, if my hon. colleague's argument is that there is a right to housing, is there also, therefore, a right to adequate transit? The reason I ask is that housing is not so much an issue where I come from, but adequate transit is. People cannot get to and from Scarborough in any kind of efficient fashion comparable to other parts of Toronto. I want to know whether the member would also argue that if housing is a right, adequate transit is also a right.
Monsieur le Président, si le logement constitue un droit, comme l'affirme ma collègue, peut-on en dire autant des transports en commun? Je pose la question parce que, dans mon coin de pays, l'accès au logement n'est pas vraiment problématique, mais l'accès à des services adéquats de transports en commun, oui. Les gens de Scarborough ont beaucoup plus de mal à se déplacer que ceux des autres secteurs de Toronto. Qu'en pense la députée? Si on peut considérer le logement comme un droit, qu'en est-il des transports en commun?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, when I had the honour of being the parliamentary secretary to the Minister of National Defence, we were doing the strong, secure and engaged, the overall plan for the military. One of the points driven home to us time and time again was that when a member deploys, so does his or her family. It is also true for veterans. A veteran is not a veteran by him or herself but is a veteran in a family context.
My concern is that we are on the floor of the House of Commons, and we have before us a very bad set of facts. There is no question that we have a bad set of facts, but as they say in law school, bad facts make bad law.
I would be interested in the hon. member's observations with respect to the overall policy that veterans benefits should be made available to the family and her concern that these egregious facts, on which every member agrees, should in fact drive a change in policy.
Monsieur le Président, lorsque j'ai eu l'honneur d'être secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, nous avons élaboré le plan d'ensemble pour les forces armées, un plan solide, sûr et engagé. L'un des points sur lesquels on revenait constamment est la réalité selon laquelle, quand un membre de la famille est déployé, c'est toute sa famille qui vit le déploiement. C'est également vrai pour les anciens combattants. Un ancien combattant n'est pas seul à vivre la vie d'un ancien combattant, car toute sa famille vit sa réalité.
Ce qui me préoccupe, c'est que nous sommes à la Chambre des communes et que nous avons devant nous une très mauvaise combinaison de faits. Cela ne fait aucun doute. Or, comme on dit à l'école de droit, les mauvaises combinaisons amènent de mauvaises décisions.
J'aimerais savoir ce que la députée pense de la politique générale selon laquelle les avantages destinés aux anciens combattants devraient être mis aussi à la disposition de leur famille. Je voudrais aussi savoir si elle se soucie du fait que ces événements inacceptables, qui font l'unanimité parmi les députés, devraient en fait entraîner une modification de la politique.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I appreciate the work of the hon. member on the committee.
The position of the Conservative Party prior to and during the committee work was that Bill C-71 is essentially a backdoor registry. There were supporting witnesses who said that this was a backdoor registry. The hon. member moved an amendment which said that this cannot be construed in any way, shape or form as a registry. The committee was persuaded by the hon. member's arguments that this was not a registry.
Is it still the position of the member and his party that Bill C-71 is a backdoor registry?
Madame la Présidente, je salue le travail du député au sein du comité.
La position du Parti conservateur, avant et pendant l’examen du comité, était que le projet de loi était en fait un registre déguisé, ce qu’ont corroboré plusieurs témoins. Le député a proposé un amendement stipulant que le projet de loi ne devait pas être considéré comme un registre, de quelque façon que ce soit. Le comité a été convaincu par les arguments du député que le projet de loi n’était pas un registre.
Le député et son parti sont-ils toujours d’avis que le projet de loi C-71 est un registre déguisé?
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Lib. (ON)
Madam Speaker, the member's speech reflects his contribution at committee, which is always thoughtful and quite effective.
I agree with the sentiments that he expressed toward the end of his speech, which unfortunately seems to pit literally law-abiding gun owners against those who have been victimized by firearms. It does seem to be like a dialogue of the deaf, but it is where we are and it is extremely frustrating. As the chair of the committee, I was amazed to realize how much angst these bills produce.
I am sure my hon. colleague would agree that this is a relatively modest bill and the impositions that it would make are on those who sell firearms and those who use firearms, and are quite modest. Earlier a Conservative member said that these would be undue burdens on lawful firearm owners. Is that the member's view as well?
Madame la Présidente, l’intervention du député est tout à fait à l’image de sa contribution au comité, qui est toujours mesurée et efficace.
Je partage les sentiments qu’il a exprimés à la fin de son intervention, car il ne faudrait pas se retrouver dans une situation où les propriétaires d'armes respectueux de la loi s’opposent à ceux qui ont été victimes d’armes à feu. C’est un peu un dialogue de sourds, mais c’est là où nous en sommes et c’est extrêmement frustrant. En tant de président du comité, j’ai été très surpris de voir le niveau d’angoisse que ces projets de loi peuvent provoquer.
Mon collègue reconnaîtra certainement avec moi que c’est un projet de loi relativement modéré, et que les seules contraintes qu’il impose concernent ceux qui vendent des armes et ceux qui les utilisent, et ces contraintes sont très limitées. Tout à l’heure, un député conservateur a dit que ces contraintes représentaient un fardeau excessif pour les propriétaires légitimes d’armes à feu. Est-ce aussi ce que pense le député?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I get the overall impression that my hon. colleague is not overly enthusiastic about Bill C-71. Nevertheless, he does make a valid contribution at committee and I always appreciate his interventions there.
The member had a multitude of points but I am only going to pick up on two.
The first one has to do with the five-year limitation, which he argues is unnecessary because it already happens and it is a lifetime inquiry. I therefore would ask the hon. member why a former Conservative colleague of his, a former minister in fact, felt compelled to introduce Bill C-42, which Bill C-71 picks up on and which directly addresses the issue of lifting the five-year limitation?
The second point has to do with licence verification, which the member repeatedly said always happens, yet Bill C-42 refers to where the transferor has no reason to believe that the transferee is not authorized to acquire and possess that kind of firearm. In other words, all that has to be established is the threshold of no reason to believe. A valid licence does not have to be produced.
I would be interested in my hon. colleague's comments on his former colleague's Bill C-42, which was Conservative legislation.
Monsieur le Président, j’ai l’impression que mon collègue ne déborde pas d’enthousiasme pour le projet de loi C-71. Il n’en reste pas moins que la contribution utile qu'il apporte au comité est toujours appréciée.
Le député a fait toutes sortes de commentaires, mais je vais revenir sur deux d’entre eux seulement.
Le premier concerne la limite de cinq ans, qu’il juge inutile puisque la vérification porte déjà sur toute la vie de l’individu. J’aimerais donc lui demander pourquoi un de ses anciens collègues conservateurs, qui plus est un ancien ministre, a jugé bon de présenter le projet de loi C-42, que le projet de loi C-71 reprend en partie et qui répond directement à la question de supprimer la limite de cinq ans.
Le deuxième concerne la vérification du permis qui, aux dires répétés du député, se fait systématiquement. Pourtant, le projet de loi C-42 traite des cas où le cédant n’a aucun motif de croire que le cessionnaire n’est pas autorisé à acquérir et à posséder ce genre d'arme à feu. Autrement dit, ce qu’il faut établir, c’est le seuil à partir duquel il n’y a aucune raison de croire. Il n’est pas nécessaire de présenter un permis valide.
J’aimerais savoir ce que pense le député du projet de loi C-42 déposé par l’un de ses anciens collègues conservateurs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, before I start, may I say it is a delight to see my colleague for Scarborough Centre back in the House after her recent illness. We share a border, and I know her to be a very hard-working MP. When she supports Bill C-71, I know it is on the basis that she has a very good ear to the ground and has worked hard with her constituents to establish her support.
It is an honour to rise and speak to Bill C-71. I have the good fortune to chair the Standing Committee on Public Safety and National Security. As the chair, I remained relatively neutral as the debate occurred. However, it is not as if I do not have an opinion on Bill C-71.
After hearing 39 witnesses, reading 101 briefs, and meeting for over 18 hours, we now have an amended bill back in the House. This does not include either the minister's or his parliamentary secretary's extensive consultations, both within and outside of caucus.
At its heart, Bill C-71 is a relatively modest bill. It tries to do three or four things.
First of all, it tries to remove the decision on the classification of guns from the Governor in Council, namely the government, i.e. politicians, and place it with the RCMP.
Second, it grandfathers individual licence-holders in two sets of prohibited weapons, one being Czech and one being Swiss. Then, on a specific day that has already passed, June 30, it reinstates those weapons as prohibited weapons and makes new acquisitions prohibited. Under the previous legislation, or the order under the Governor in Council, those guns were not prohibited.
Third, it expands the realm of inquiry into background checks.
Fourth, it requires vendors to keep a record of sale and have a potential purchaser show a valid licence. There has been some considerable discussion about that over the course of the morning.
In addition, two very significant amendments were made. The first was unanimously agreed to by the committee, and I quote from the amendment: “nothing in this Act shall be construed so as to permit or require the registration of non-restricted firearms.” In other words, it was unanimously agreed that this bill is not a gun registry. That amendment was moved by a Conservative member, the critic for public safety.
As my colleagues know, the term “gun registry” sends both sides of the debate into paroxysms of fear and loathing, which is not particularly helpful in actually reconciling this dialogue of the deaf. It seems to happen every time guns are debated on this floor. Apparently, anything that might make it easier for police to trace a weapon in an efficient way is something to be resisted at all costs, even at the cost of solving a crime.
The second amendment expands the realm of inquiry for someone looking to acquire a firearm licence. For instance, looking into somebody's digital life is good, and looking into someone's history of violent and threatening behaviour is also good. That amendment also passed unanimously after some vigorous back and forth among committee members.
In my view, the arbiter of the weapons classification system should be the Royal Canadian Mounted Police, not the Governor in Council. The first of the two main arguments against the removal of the GIC states that there is no right of appeal. This argument presumes that there should be a constitutional right to challenge the RCMP's classification or that of the Governor in Council.
ln my view, when those who are in the pro-gun lobby think that a weapon has been classified as too restricted, i.e., prohibited or restricted, there is no one they can lobby to downgrade that classification: not an MP or a minister, and not during an election or after an election. The reason is as imaginative as one can be. I cannot understand why people would think that I, a politician, not particularly familiar with the classification of guns, should have any say in whether a gun is restricted or prohibited or not, on the basis of its millimetres, calibre, frequency of fire, length of barrel, etc. This is a responsibility that is appropriate for the RCMP only.
The second argument is that the RCMP makes mistakes. I do not know anybody who does not make mistakes. I do not know of any organization that does not make mistakes or is entirely consistent, including the courts, and indeed including this chamber.
However, there are a number of administrative and quasi-judicial entities from which there is no right of appeal and whose decisions are final. The classification of firearms seems to me to be one of those areas of administrative law in which it is appropriate that the police classify and make the final decision. I would note that any administrative decision can be appealed regardless.
Personally, I would rather take my chances with an organization that has a daily life experience with firearms, rather than some people in cabinet or on the floor of the House.
The firearms that are listed in Bill C-71, the Swiss and Czech firearms, which were grandfathered until June 30, were given a lower classification. This just illustrates the problem: Some people would have classified them as restricted, some would have classified them as prohibited, and some would have classified them as not restricted. I believe the RCMP should make that decision.
Finally, Bill C-71 requires a business to keep a record of sale. This might be thought to be obvious, and apparently it has been obvious for a number of years in a number of jurisdictions. Bill C-71 makes this a requirement. Many are convinced that this makes for a backdoor registry. Apparently, business records held by multiple private businesses across the country constitute a backdoor registry in the minds of some. I would hope that the amendment, as moved by the Conservative member, and as agreed to unanimously by the committee, puts an end to that argument.
In conclusion, this bill is exceedingly modest. Expanding background checks is good. Removing political input into the classification of firearms is good. Requiring the retention of sales records is good. The reclassification of certain weapons is good. I believe colleagues should support this bill as amended.
Avant de commencer, monsieur le Président, je dois dire que je suis ravi de revoir ma collègue de Scarborough-Centre de retour à la Chambre après sa récente maladie. Nos circonscriptions se touchent, et je sais que c’est une travailleuse acharnée. Si elle appuie le projet de loi C-71, c’est qu’elle connaît très bien le terrain et qu'elle a travaillé fort dans ce dossier avec ses concitoyens.
C’est pour moi un honneur de parler du projet de loi C-71. J’ai la chance de présider le Comité permanent de la sécurité publique et nationale. À ce titre, j’ai gardé une certaine neutralité lors des débats, ce qui ne m’empêche pas d’avoir une opinion bien arrêtée au sujet du projet de loi C-71.
Après avoir entendu 39 témoins, examiné 101 mémoires et délibéré plus de 18 heures, nous avons saisi la Chambre de ce projet de loi amendé. Il y a eu en outre d’intenses consultations tenues par le ministre et son secrétaire parlementaire, tant au sein du caucus qu’à l’extérieur.
Le projet de loi C-71 a une portée relativement modeste et il vise à accomplir trois ou quatre choses.
Premièrement, il vise à confier la décision entourant la classification des armes à feu non plus au gouverneur en conseil, c’est-à-dire au gouvernement — autrement dit, aux politiciens —, mais plutôt à la GRC.
Deuxièmement, il accorde des droits acquis à certains particuliers à l’égard de deux ensembles d'armes prohibées, l'un étant tchèque et l'autre suisse. Puis, à une date précise qui est déjà passée, soit le 30 juin, il rétablit la classification d'arme prohibée pour ces armes et interdit d'en faire l'acquisition. En vertu de l'ancienne loi ou du décret du gouverneur en conseil, ces armes à feu n'étaient pas prohibées.
Troisièmement, il élargit le champ de la vérification des antécédents.
Quatrièmement, il exige que les vendeurs tiennent un registre des ventes et qu'un acheteur potentiel présente un permis valide. Il y a eu beaucoup de discussions à ce sujet au cours de la matinée.
En outre, deux changements très importants ont été apportés. Le premier a été adopté à l'unanimité par le comité, et je cite l'amendement: « Il est entendu que la présente loi ne permet ni n’exige l’enregistrement des armes à feu sans restriction ». Autrement dit, il a été unanimement convenu que ce projet de loi n'est pas un registre des armes à feu. Cet amendement a été proposé par un député conservateur, porte-parole en matière de sécurité publique.
Comme mes collègues le savent, le terme « registre des armes à feu » entraîne les deux côtés du débat dans des paroxysmes de peur et de dégoût, ce qui n'est pas particulièrement utile pour mettre fin à ce dialogue de sourds. Cela semble se produire chaque fois que des armes à feu font l'objet du débat à la Chambre. Apparemment, il faut à tout prix s'opposer à tout ce qui pourrait faciliter le traçage efficace d'une arme par la police, même s'il s'agit de résoudre un crime.
Le deuxième changement élargit la portée de l'enquête au sujet de quiconque cherche à obtenir un permis. Par exemple, il est bon d'examiner la vie en ligne de quelqu'un, et il est également bon d'examiner les antécédents de comportement violent et menaçant d'une personne. Cet amendement a également été adopté à l'unanimité après un vigoureux débat entre les membres du comité.
À mon avis, l'arbitre du système de classification des armes devrait être la Gendarmerie royale du Canada, et non le gouverneur en conseil. Le premier des deux principaux arguments contre le retrait du système des mains du gouverneur en conseil stipule qu'il n'y a pas de droit d'appel. Cet argument présume qu'il devrait y avoir un droit constitutionnel de contester la classification de la GRC ou celle du gouverneur en conseil.
À mon avis, lorsque ceux qui participent au lobby pro-armes pensent qu'une arme a été classée dans une catégorie trop restrictive, c'est-à-dire prohibée ou restreinte, il n'y a personne auprès de qui ils peuvent faire des représentations pour reclasser cette arme — ni député ni ministre, et pas pendant une campagne électorale ni après une élection. Il y a beaucoup de raisons à cela. Je ne comprends pas pourquoi les gens penseraient que moi, un politicien qui ne connaît pas particulièrement bien la classification des armes à feu, je devrais avoir mon mot à dire sur la question de savoir si une arme devrait être prohibée, à autorisation restreinte ou sans restriction en fonction de son calibre, de la grosseur du canon, de sa capacité de tir, etc. C'est une responsabilité qui ne devrait relever que de la GRC.
Le deuxième argument est que la GRC fait des erreurs. Je ne connais personne qui ne fasse pas d'erreurs. Je ne connais aucune organisation qui ne fasse pas d'erreurs ou qui soit toujours cohérente, pas même les tribunaux ni notre assemblée.
Toutefois, il existe un certain nombre d'entités administratives et quasi judiciaires dont les décisions sont définitives et ne peuvent faire l'objet d'aucun recours. La classification des armes à feu me semble être l'un des domaines du droit administratif où il convient que la police effectue la classification et prenne la décision finale. Je tiens à souligner que toute décision administrative peut faire l'objet d'un appel, quelle qu'elle soit.
Personnellement, je préfère tenter ma chance avec une organisation qui travaille avec des armes à feu au quotidien, plutôt qu'avec des membres du Cabinet ou des députés.
Les armes à feu énumérées dans le projet de loi C-71, les armes à feu suisses et tchèques, dont les détenteurs ont bénéficié d'un droit acquis jusqu'au 30 juin, ont été classées dans une catégorie moins restrictive. Cela illustre bien le problème: certaines personnes voudraient qu'elles soient classées comme restreintes, d'autres les classeraient comme interdites et d'autres encore les classeraient comme non restreintes. Je crois qu'il serait plus sage de confier cette décision à la GRC.
Enfin, le projet de loi C-71 exige qu'une entreprise tienne un registre des ventes d'armes à feu. On pourrait penser que c'est évident, et c'est apparemment le cas depuis un certain nombre d'années dans un certain nombre de pays. Le projet de loi C-71 en fait une exigence. Nombreux sont ceux qui sont convaincus qu'il s'agit d'un registre déguisé. Apparemment, les documents commerciaux détenus par de multiples entreprises privées à travers le pays constituent un registre déguisé dans l'esprit de certains. J'espère que l'amendement, tel que proposé par le député conservateur et tel qu'accepté à l'unanimité par le comité, mettra un terme à ce débat.
En conclusion, ce projet de loi est extrêmement modeste. Il est bon d'élargir la vérification des antécédents. Il est bon d'éliminer l’intervention politique dans la classification des armes à feu. Exiger la conservation des registres des ventes d'armes est une bonne chose. Le reclassement de certaines armes est une bonne chose. Je crois que mes collègues devraient appuyer ce projet de loi dans sa version amendée.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the great honour to represent a riding in the east end of Toronto, a riding I have represented for 20-odd years. I believe I have some authority and right to speak to this on behalf of my constituents.
It is virtually unanimous that there is no need to have handguns, or any kind of guns, in one's possession in the city of Toronto. That was reflected in the unanimous motion by the City of Toronto. It was reflected in the unanimous motion by the City of Montreal.
If there is a requirement to sports shoot, that can be accommodated. However, to have firearms in one's possession creates difficulties. We heard at committee that the possession and ready availability of weapons made for higher incidents of crime, with very tragic consequences.
I am sure my colleague would actually support the elimination, reduction and control of weapons, as much as possible. I look forward to him supporting Bill C-71.
Monsieur le Président, j’ai depuis une vingtaine d'années le privilège de représenter une circonscription de l’Est de Toronto. Je crois avoir une certaine crédibilité et le droit d’aborder cette question au nom des gens que je représente.
Pratiquement tout le monde convient qu’il n’est pas nécessaire d'avoir une arme de poing ou toute autre arme à feu dans une ville comme Toronto. Le conseil municipal de Toronto et celui de Montréal ont chacun exprimé le même point de vue dans une motion unanime sur cette question.
S'il est nécessaire d'avoir une arme pour le tir sportif, on peut trouver un arrangement. Toutefois, posséder une arme à feu crée des difficultés. Lors de l'étude en comité, nous avons entendu que la possession et la disponibilité d'une arme augmentent le nombre de crimes commis, ce qui a des conséquences vraiment tragiques.
Je suis certain que mon collègue soutiendra, dans la mesure du possible, l’élimination, la diminution et le contrôle des armes à feu. J'ose espérer qu’il appuiera le projet de loi C-71.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I could not agree more.
Given the past summer, given the evidence we heard, given the tragedies spelled out by witness after witness, not only with murder and assault but also with suicide, also with intimate partners, I just cannot imagine how anyone would not support this amendment, which might go some distance toward reducing that. Just a basic inquiry into the violent history of an individual or the psychiatric history of the individual seems to me to be a step forward.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord.
Compte tenu de ce qui s'est passé l’été dernier, compte tenu des témoignages entendus, compte tenu des tragédies dont ont fait état témoin après témoin, non seulement à propos de meurtres et de voies de fait, mais aussi de suicides et de violence contre des partenaires intimes, je ne peux pas croire que quiconque voudrait s’opposer à cet amendement, qui pourrait réduire le nombre de ces tragédies. Une simple vérification de base des antécédents d'une personne en matière de violence ou de troubles mentaux me semble un pas en avant.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to table, in both official languages, the 25th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security entitled “Use of Ion Mobility Spectrometers by Correctional Service Canada”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 25e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale intitulé « Rapport préliminaire: utilisation des spectromètres de mobilité ionique par Service correctionnel du Canada ».
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 22nd report of the Standing Committee on Public Safety and National Security, entitled “Indigenous People in the Federal Correctional System”. This was a unanimous report.
There was a lot of hard work, but it reflects the upset of members with respect to indigenous incarceration. The members wish me to convey that they will be calling the ministers and the officials to the committee in the fall to respond to their recommendations.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to the report.
I also have the honour to present two reports of the Standing Committee on Public Safety and National Security in relation to the recently tabled, as amended, Bill C-71, an act to amend certain acts and regulations in relation to firearms.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 22e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, intitulé « Les personnes autochtones dans le système correctionnel fédéral ». Il s'agit d'un rapport unanime.
Il a nécessité beaucoup de travail, mais cela montre à quel point les députés sont troublés par la question de l'incarcération des Autochtones. Ceux-ci souhaitent que j'informe le Parlement qu'ils convoqueront des ministres et des fonctionnaires en automne pour répondre à leurs recommandations.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande au gouvernement de déposer une réponse globale au présent rapport.
J'ai aussi l'honneur de présenter deux rapports du Comité permanent de la sécurité publique et nationale sur la version amendée du projet de loi qui a récemment été déposée, le projet de loi C-71, Loi modifiant certaines lois et un règlement relatifs aux armes à feu.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 21st report of the Standing Committee on Public Safety and National Security concerning Bill C-71, an act to amend certain acts and regulations in relation to firearms.
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with amendments.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 21e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale concernant le projet de loi C-71, Loi modifiant certaines lois et un règlement relatifs aux armes à feu.
Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre avec des propositions d'amendement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, one of the delightful privileges of this job is the joy of meeting and working with people so accomplished as to make one wonder what one has done with one's life. Bruce Kidd is one such person. He recently retired from the University of Toronto Scarborough campus as principal and vice-president. Those of us of a certain age will know Bruce as an Olympic athlete and a Commonwealth champion. Others will know him as a scholar, others as a university administrator, and still others as a human rights advocate.
The Bruce Kidd I know, however, is a gentle, wise, and skilled man who represented the very best of UTSC. As with many great people, he listened before he spoke. He thought before he acted, and he attributed to others the credit that was rightly his. He was very modest about his accomplishments.
No one could begrudge Bruce a long and comfortable retirement. However, I doubt that he will actually retire. I look forward to seeing Bruce in his next reincarnation after his so-called retirement.
Monsieur le Président, un des heureux privilèges de notre travail est le bonheur de rencontrer et de côtoyer des gens tellement accomplis qu'on se demande si on n'aurait pas dû faire autre chose de notre vie. Bruce Kidd est une telle personne. Il a récemment pris sa retraite du poste de directeur et vice-président du campus Scarborough de l'Université de Toronto. Les députés qui ont un certain âge connaîtront Bruce comme un athlète olympique et un champion du Commonwealth. D'autres le connaîtront comme un universitaire, comme un administrateur d'université ou encore comme un défenseur des droits de la personne.
Cependant, le Bruce Kidd que je connais est un homme gentil, sage et compétent qui représente ce qu'il y a de meilleur au campus Scarborough de l'Université de Toronto. À l'instar d'autres grands hommes, il écoutait avant de parler, il réfléchissait avant d'agir, et il accordait aux autres le mérite qui lui revenait. Il a été très modeste par rapport à ses accomplissements.
Personne ne nierait que Bruce mérite pleinement de profiter d'une longue et heureuse retraite. Cependant, je doute qu'il prenne vraiment sa retraite. Je suis impatient de voir Bruce dans sa prochaine incarnation, après sa prétendue retraite.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, for the sixth time, Bill Browder was arrested on an Interpol arrest warrant. Mr. Browder has been tireless in his advocacy of the Magnitsky legislation. To retaliate, Russia has added him to the Interpol warrant list. Could the Minister of Public Safety speak to what the Government of Canada is doing to ensure that individuals unjustly blacklisted by Russia, such as Mr. Browder, will not be unlawfully detained if they come to Canada?
Monsieur le Président, pour la sixième fois, Bill Browder a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt émis par Interpol. M. Browder avait défendu sans relâche la loi de Magnitski. En guise de représailles, la Russie a ajouté son nom à la liste de personnes visées par un mandat d'Interpol. Le ministre de la Sécurité publique peut-il nous dire ce que fait le gouvernement du Canada pour s'assurer que les individus qui, comme M. Browder, sont injustement mis sur une liste noire par la Russie ne seront pas détenus illégalement s'ils viennent au Canada?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have seldom met a politician more skilled in the art of politics and policy than Bob Rae.
On May 16, the Canadian Association of Former Parliamentarians recognized Mr. Rae with a lifetime achievement award. It is a recognition well deserved.
Many more eloquent than I have highlighted Bob's many political accomplishments. From my perspective, keeping the Liberal Party in the game from 2011 to 2013 was easily one of Bob's most significant political accomplishments. Political leadership is required when times are darkest, and indeed times were dark until October 2015.
In caucus, Bob was pure joy. Not only does he have a wicked sense of humour, but he can and did quickly summarize complex political and policy positions with insight, perspective, and clear direction.
I am glad to know that Bob is not retiring. I will miss his wit and wisdom. This is a well-deserved recognition.
Monsieur le Président, j'ai rarement eu l'occasion de rencontrer un politicien plus doué dans l'art de la politique que Bob Rae.
Le 16 mai dernier, l'Association canadienne des ex-parlementaires a remis le Prix d'excellence pour l'ensemble des réalisations à M. Rae. C'est un hommage bien mérité.
Bien d'autres personnes plus éloquentes que moi ont souligné les nombreuses réalisations politiques de Bob. De mon point de vue, garder le Parti libéral dans le coup de 2011 à 2013 fut de loin la réalisation la plus importante de Bob. Le leadership politique est essentiel en temps difficiles, et nous avons certes vécu des heures très sombres jusqu'en octobre 2015.
Dans notre caucus, Bob a été merveilleux. Non seulement il a un sens de l'humour mordant, mais il peut résumer rapidement des positions politiques et de principe complexes avec perspicacité, en mettant le tout en perspective et en donnant une orientation claire.
Je suis heureux de savoir que Bob ne prend pas sa retraite. Son esprit et sa sagesse me manqueront. C'est un hommage vraiment bien mérité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the hon. member for his thoughts. Indeed, he is one of the hardest-working members on the committee. He offered many thoughtful amendments and has delved into this bill. He is to be commended for his hard work on the committee. However, this is a bill that we will never get entirely right. There is always the challenge between the human rights concerns and security concerns. It is eternally evolving.
I appreciate the hon. member's concerns, many of which I personally think to be quite legitimate. However, on the other hand, they are not set off against the security concerns. The people who have been writing about this bill seem to think that the government has struck the right balance.
I would be interested in the member's comments about Craig Forcese, from the University of Ottawa, who said that it is the “biggest reform of Canadian national security law since 1984....” He said that on accountability and review, we seem to have caught up to the 2006 Arar Commission, with real cleanup of CSIS threat reduction powers.
Craig Forcese and Kent Roach wrote that “solid gains—measured both from a rule of law and civil liberties perspective...at no credible cost to security...rolls back much of the unnecessary overkill of...Bill C-51.”
It seems to me that those people seem to think that balance is being obtained. While I think the hon. member's interventions are quite legitimate and thoughtful, I wonder whether he thinks that the comments by those professors reflect the appropriate balance in the bill.
Monsieur le Président, je remercie le député de ses observations. C'est l'un des membres les plus travaillants du comité. Il a proposé de nombreux amendements réfléchis et il a étudié le projet de loi en profondeur. Je tiens à le féliciter de son excellent travail au sein du comité. Il s'agit toutefois d'un projet de loi qui ne sera jamais parfait. Il faut toujours viser à atteindre un juste équilibre entre la protection des droits de la personne et la sécurité. Cet équilibre est en évolution constante.
Je remercie le député de nous avoir fait part de ses préoccupations. Personnellement, je trouve qu'elles sont très légitimes. Cependant, il faut aussi tenir compte des enjeux de sécurité. Les personnes qui ont écrit des articles sur ce projet de loi semblent penser que le gouvernement a atteint un juste équilibre.
J'aimerais savoir ce que pense le député des commentaires de Craig Forcese, de l'Université d'Ottawa. Ce dernier a déclaré qu'il s'agit de la plus importante réforme de la loi canadienne sur la sécurité nationale depuis 1984. Il a ajouté que, sur les plans de la responsabilité et de l'examen, le Canada semble avoir enfin donné suite à la Commission Arar de 2006 en faisant véritablement le ménage dans les pouvoirs du SCRS en matière de réduction de la menace.
Craig Forcese et Kent Roach ont écrit que « les gains solides, mesurés en fonction de la primauté du droit et de la protection des libertés civiles [...] sans véritablement nuire à la sécurité [...] permettent de corriger une bonne partie des excès inutiles prévus [....] dans le projet de loi C-51 ».
Ces gens semblent donc penser que le gouvernement a atteint un juste équilibre. Les observations du député sont très légitimes et réfléchies, et je me demande si, selon lui, ces deux professeurs ont raison de dire que le gouvernement est parvenu à un juste équilibre dans le projet de loi.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 20th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security entitled “Main Estimates 2018-19”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 20e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale intitulé « Budget principal des dépenses de 2018-2019 ».
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canada's national parks play a critical role in shaping our national identity, protecting wildlife, and preserving national heritage. Last year a record number of Canadians visited parks and heritage places across the country, including the Rouge National Urban Park in Scarborough.
In 2017, the Minister of Environment and Climate Change held the most comprehensive consultation ever to be undertaken. Could the minister tell us what she heard and what her vision is for Canada's parks?
Monsieur le Président, les parcs nationaux du Canada contribuent de façon essentielle à notre identité nationale, à la protection de la faune et à la préservation du patrimoine national. L'année dernière, les parcs et les lieux patrimoniaux du pays, y compris le parc urbain national de la Rouge à Scarborough, ont été visités par un nombre record de Canadiens.
En 2017, la ministre de l'Environnement et du Changement climatique a tenu la consultation la plus vaste qu'il y ait jamais eu. La ministre pourrait-elle nous dire ce que les Canadiens lui ont dit et nous parler de sa vision pour les parcs du Canada?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, several hundred witnesses later, and 50-plus amendments, 76 briefs, and over 70 hours' worth of testimony, I have the honour to present, in both official languages, the 19th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security in relation to Bill C-59, an act respecting national security matters. The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with amendments. This was a classic demonstration of how a parliamentary committee should operate.
Monsieur le Président, après plus de 70 heures de témoignages, plusieurs centaines de témoins, au-delà de 50 amendements et 76 mémoires, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale a produit son 19e rapport, qui porte sur le projet de loi C-59, Loi concernant des questions de sécurité nationale et que j'ai aujourd'hui l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles. Après avoir étudié le projet de loi, le Comité a décidé d'en faire rapport avec des propositions d'amendement. Cette étude est l'exemple parfait de la manière dont les comités parlementaires devraient fonctionner.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I want to thank the previous speakers and thank the hon. member for her eloquence on this file. It really is a good day for Parliament when we can discuss matters of such importance and sensitivity. The member for Timmins—James Bay is to commended for bringing this motion forward.
The key issue here is the request for an apology. An apology, by definition, means a sincere request in connection with an offence that has been committed. For whatever reason, the Catholic Church has chosen not to apologize. At the end of the day, regardless of this motion, presumably it will still not have apologized. I wonder whether the hon. member cares to reflect on the state of affairs if there is either no apology or an apology that may be something less than sincere.
Madame la Présidente, je remercie les intervenants précédents et la députée de I'éloquence dont elle fait preuve dans ce dossier. Il y a vraiment lieu de se réjouir quand le Parlement peut discuter de questions si importantes et si délicates. De plus, il faut féliciter le député de Timmins—Baie James d'avoir présenté cette motion.
L'élément principal de cette motion est la demande d'excuses. Par définition, les excuses expriment un regret sincère à la suite d'une offense qui a été commise. Pour une raison qu'on ignore, l'Église catholique a décidé de ne pas présenter d'excuses. En définitive, que la motion ait été présentée ou non, on peut présumer que la position de l'Église ne changera pas. Je me demande si la députée pourrait nous faire part de ses réflexions sur ce qui se passera soit s'il n'y a pas d'excuses, soit si les excuses ne sont pas vraiment sincères.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to thank the hon. member for her speech, made ever more eloquent by the fact that she is a practising Catholic, and may I even say a disappointed Catholic. I am not a Catholic. In fact, my ancestors were so upset with the Catholic Church they all became Protestants, which means protest-ants.
I want to talk about the day after this motion passes. It is pretty obvious that there is almost unanimity in the chamber. The key issue is the request for a papal apology. It is pretty clear that at this point, the papal apology is not going to be forthcoming. The member used the word “finger-pointing”, and there is some element of that in our conversation today. The question becomes this. Does this conversation, which I think is an important one, move us further along the path of reconciliation, or does it, in effect, freeze us in place or move us back from reconciliation?
Monsieur le Président, je tiens à remercier la députée de son intervention rendue encore plus éloquente par le fait qu’elle est une catholique pratiquante et, si je puis me permettre, une catholique déçue. Je ne suis pas catholique. En fait, mes ancêtres étaient tellement mécontents de l’Église catholique qu’ils sont tous devenus protestants, ce qui signifie qu'ils protestaient contre celle-ci.
J’aimerais parler de ce qui va se passer après que cette motion sera adoptée. Il est assez évident que la Chambre est presque unanime. La question clé réside dans la demande d’excuses papales. Il semble évident à ce stade que le pape ne présentera pas d’excuses. La députée a utilisé l’expression « porter des accusations », et c’est en partie ce que nous faisons dans notre conversation aujourd’hui. La question devient donc: est-ce que cette conversation, qui est importante à mon sens, nous fait avancer dans la voie de la réconciliation ou est-ce qu’elle nous fige sur place ou encore nous éloigne de la réconciliation?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, could the hon. parliamentary secretary offer a reflection on the remarkable adherence of indigenous folks to Christianity?
By this stage in the evolution of history and given the levels of abuse we heard about, one would have thought that indigenous people would be rejecting adherence to the church and adherence to the faith. However, it is quite to the contrary. The numbers and the enthusiasm of indigenous people who embrace Christianity are quite remarkable.
Monsieur le Président, la secrétaire parlementaire pourrait-elle nous dire ce qu'elle pense du fait que les peuples autochtones adhèrent en si grand nombre au christianisme?
À ce moment-ci de leur histoire, et vu l'ampleur des mauvais traitements qu'ils ont subis, on serait tenté de croire que les peuples autochtones auraient rejeté l'Église et la foi chrétienne. C'est pourtant tout le contraire qui s'est produit. Le nombre d'Autochtones qui ont embrassé le christianisme et la ferveur dont ils font preuve sont tout à fait remarquables.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, human beings are strange at times. The more one asks, the less one gets. I wonder whether the hon. member has contemplated the irony of a potential debate like this. It is pretty obvious at this stage that the Catholic Church is unwilling to give an apology. The ironic effect may be that we move further from actually obtaining what is the desire of the House by asking for an apology once again.
Monsieur le Président, les humains sont parfois bien étranges. Plus on demande, moins on obtient de choses. Je me demande si le député se rend compte de l'ironie d'un débat comme celui-ci. À ce stade-ci, il est assez évident que l'Église catholique n'est pas disposée à présenter des excuses. L'ironie, c'est que nous avons de moins en moins de chance d'obtenir ce que souhaite la Chambre en demandant de nouveau des excuses.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the following two reports of the Standing Committee on Public Safety and National Security: the 17th report entitled “Supplementary Estimates (C), 2017-18”, and the 18th report entitled “Interim Estimates 2018-19”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, les deux rapports suivants du Comité permanent de la sécurité publique et nationale: le 17e rapport intitulé « Budget supplémentaire des dépenses (C), 2017-2018 » et le 18e rapport intitulé « Budget provisoire des dépenses 2018-2019 ».
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to present two petitions on behalf of constituents in my riding of Scarborough—Guildwood. This is from the Somaliland expatriate community. It wishes to have Canada recognize Somaliland as an independent country, as well as contribute to international disaster and relief efforts in Somaliland.
Somaliland was a former British protectorate. After an unsuccessful union with Somalia, the people declared their independence in 1991. Over the last 25 years, Somaliland has established a new constitution and its own currency and bank. The people have overseen the restoration of peace and an independent judiciary. In 2015 and 2017, Somaliland suffered from a drought. The local population has suffered from malnutrition, lack of water, and thousands of deaths.
Monsieur le Président, je vais présenter deux pétitions au nom des électeurs de ma circonscription, Scarborough—Guildwood. Ces pétitions sont signées par des expatriés du Somaliland qui souhaitent que le Canada reconnaisse le Somaliland comme pays indépendant et qu'il contribue aux efforts internationaux de secours aux sinistrés dans cette région.
Le Somaliland est un ancien protectorat britannique. Après l'échec de son union avec la Somalie, le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991. Au cours des 25 dernières années, le Somaliland a adopté une nouvelle Constitution et sa propre monnaie, et a mis sur pied une banque. La population a supervisé le processus de rétablissement de la paix et a institué une magistrature indépendante. En 2015 et en 2017, le Somaliland a été victime d'une sécheresse. Les habitants de la région ont souffert de malnutrition et d'un manque d'eau, et des milliers d'entre eux sont décédés.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, my hon. colleague for Lac-Saint-Louis gave an excellent speech and I thank him for sharing his time with me. It is very generous of him.
This is actually a very good budget. I realize that may not be a universally held position and possibly is really bad for the opposition parties and for the Conservative Party's propaganda machine, but it is a very good budget. It is a very good budget in terms of economic fundamentals.
I would encourage members to go to page 26 of the budget where it talks about our debt-to-GDP ratio and the progress we have made literally over a great period of time. I am looking down at the end of the chamber and I see the hon. member for Kenora who arrived here in the bad old days when our debt to GDP was at its highest, which is 69% of debt to GDP. It climbed steadily from around 30% back in the 1980s through the Mulroney years until the election of 1993 and the Chrétien-Martin period. The New York Times had described Canada as an honorary member of the third world because our debt was out of control. While our Conservative colleagues might wish us to believe that at this point, unfortunately this chart and these facts do not support that contention. It is unfortunate for them but very fortunate for us and our nation.
Since 1993 when both Chrétien and Martin worked on reducing the debt and actually paid down something in the order of about $100 billion of debt, we, meaning the nation, had worked this down around 2006 when it actually dipped under 30% of GDP. After that, we kind of limped along a little above. Certainly, in the 2008 financial crisis, there was a bit of a bump. The Conservatives at that point ran a deficit of $56 billion claiming it was entirely due to financial turmoil. In fact, in part, it was also due to mismanagement with respect to fiscal instability and reduction of revenues coming into the government. Thereafter, economic conditions settled down and when the Conservatives left office, it was in and around 30% of GDP.
If members think this is simply luck or that we are just a blessed nation, which we are, I would invite members to think again. If we compare, again in the same chart, our fiscal performance to any other G7 nation, members will notice that, for instance, Italy and Japan run debt to GDP well over 120%. Even the United States, which loves to lecture everyone about debt and fiscal responsibility, is running its debt to GDP around 90%. We are around 30%. There is a broad consensus among Canadians of all political stripes that we do need to maintain fiscal discipline in order to be able to provide the services and programs that Canadians rightly are concerned about.
I have heard previous speakers say that we are out of control with respect to the deficit. It is true that there was a promise, a commitment made in the election to run a modest deficit. At the time, that was quite radical because the opposition parties, the Conservatives and the NDP, were promising a balanced budget. At this point the leader of the day decided that Canada's economy needed a stimulus. The stimulus, as it turned out to be, went from $10 billion, as was set out in the election, to an estimate of $30 billion. However, if we look at the charts, it actually comes in at less than $20 billion. The interesting part is that we ended up with a growth in the Canadian economy.
What my Conservative colleagues fail to mention when they talk in those numbers, namely, 10 becomes 30 which actually ends up as 20 and is projected to decline over the next two or three years, is that at the same time, our unemployment rate went from a high of 7.1% in 2015 to a historic low of 5.9% in 2017. It poses the interesting and nice question as to what it is that we want. Do we want to have a balanced budget at all costs and run the unemployment rate at 7.9% or do we want to provide a stimulus, possibly a larger stimulus than was originally promised but still a stimulus, and run the unemployment rate down to 5.9%?
I know that all governments say the same thing, that it is because of their fiscal management and brilliance that the economy is just humming. The problem for the opposition is that the economy is humming. My hon. colleague from Lac-Saint-Louis referenced the speech of the Governor of the Bank of Canada at Queen's University. The governor said there is still some space in the economy to improve without inflation, which is the dream of every central bank governor. Right now, the Canadian central bank governor has the most envious job in the world. He is running an economy without inflation, with low unemployment, with a debt to GDP that is well within a manageable range.
Again, looking at the charts on page 22, the average real GDP growth since 2016 Q2 is 3.2% in Canada, 2.4% in Germany, 2.4% in the United States. Apparently making America great again has not quite worked. In fact, if one wants to live the American dream, one should move to Canada.
All of these numbers probably in some respects make some people's eyes glaze over, and probably my wife is one of them, but they have to be for some purpose. One of the purposes has been the redistribution of income, or of wealth, if you will, across the income spectrum.
Probably the most significant income redistribution that has happened under this government has been the re-profiling of the Canada child benefit. In the budget at page 38, there is a commitment to raise the amount that is available for an income of $35,000 from $7,500 or $7,600 to almost $11,000. That is enormous. For a family income of $70,000, it is raised from $4,000 up to $6,700.
In a riding like mine, Scarborough—Guildwood, where there are a lot of children and a low level of income among a lot of people, that is a significant and huge impact. In Scarborough—Guildwood, that means something in the order of $100 million comes into the riding each and every year.
We can talk about tax cuts. For those of us who have a good income, tax cuts are very attractive, but the beauty of putting $100 million into a riding like Scarborough—Guildwood is that the money gets spent. It gets spent on transportation. It gets spent on food. It gets spent on clothing. It gets spent on education. It is money that goes into the bank accounts of the constituents of Scarborough—Guildwood and immediately, because the incomes are low, gets turned around and ends up in the economy.
The government has initiated, literally, a fiscal revolution under the Canada child benefit. Unfortunately, I am not going to get a chance to talk about the other revolution, which is the ability to redistribute, under the working benefit.
Madame la Présidente, mon collègue de Lac-Saint-Louis a fait un excellent discours, et je le remercie de partager avec moi le temps qui lui était accordé. C'est très généreux de sa part.
Il s'agit d'un très bon budget. Je sais que tous ne seront pas d'accord et que le budget peut être qualifié de très mauvais par les partis de l'opposition et par la machine à propagande du Parti conservateur, mais c'est néanmoins un très bon budget, où sont appliqués les principes de base d'une saine gestion de l'économie.
J'encourage les députés à consulter la page 28 du budget, où il est question du ratio de la dette sur le PIB et des progrès que le Canada a réalisés à cet égard sur une longue période. Je vois le député de Kenora à l'autre bout de la salle. Il est arrivé aux Communes dans les mauvais jours où le ratio de la dette sur le PIB était plus élevé que jamais, c'est-à-dire à 69 %. Au début des années 1980, le ratio était d'environ 30 %. Pendant les années qui ont suivi, notamment pendant les années de gouvernement Mulroney, et ce, jusqu'aux élections de 1993, qui ont inauguré l'ère Chrétien-Martin, le ratio n'a cessé de croître. Le New York Times qualifiait le Canada de membre honoraire du tiers monde parce que le gouvernement avait perdu le contrôle de la dette du pays. Nos collègues conservateurs peuvent bien essayer de nous faire croire que ce n'est pas ainsi qu'il faut interpréter ce graphique et ces faits, mais c'est ce qui s'est passé, malheureusement pour eux et heureusement pour nous et le pays.
À compter de 1993, Jean Chrétien et Paul Martin se sont employés à réduire la dette et sont parvenus à rembourser une somme de l'ordre de 100 milliards de dollars. Ainsi, vers 2006, le ratio de la dette publique sur le PIB au Canada a baissé sous les 30 % du PIB. Par la suite, il a grimpé de nouveau un peu au-dessus de ce seuil. L'augmentation a certainement été marquée lors de la crise financière de 2008. Les conservateurs ont fait un déficit de 56 milliards de dollars en disant que c'était entièrement attribuable aux difficultés sur les marchés financiers. En réalité, le déficit a été en partie causé par la mauvaise gestion des risques financiers et par la réduction des recettes de l'État. Par la suite, les conditions économiques sont devenues meilleures et, lorsque les conservateurs ont terminé leur mandat, la dette équivalait à environ 30 % du PIB.
Les députés qui attribuent simplement cette situation à la chance ou à la grâce — bien que je reconnaisse que le Canada est un pays touché par la grâce — devraient y repenser à deux fois. Si on compare, au moyen du même graphique, la performance économique du Canada à tout autre pays du G7, on constate que l'Italie et le Japon, par exemple, ont un ratio dette-PIB bien supérieur à 120 %. Même les États-Unis, qui adorent faire la leçon au reste du monde sur l'endettement et la responsabilité économique, affichent un ratio dette-PIB d'environ 90 %. Le nôtre est de 30 %. Les Canadiens de toutes les allégeances politiques s'entendent pour dire qu'il faut maintenir une certaine discipline financière afin d'être en mesure de fournir les services et programmes qui tiennent à coeur, et à juste titre, aux Canadiens.
J'ai entendu d'autres députés affirmer que nous nous endettons de manière débridée. Il est vrai que, durant la campagne électorale, nous avions promis d'enregistrer un déficit modeste. Il s'agissait alors d'une promesse plutôt radicale, car les partis de l'opposition, les conservateurs et les néo-démocrates, avaient promis l'équilibre budgétaire. À l'époque, le chef en place a décidé que l'économie canadienne avait besoin d'une impulsion. Les mesures de stimulation, qu'on estimait à 10 milliards de dollars durant la campagne, atteignent maintenant quelque 30 milliards de dollars. Toutefois, si l'on se fie aux graphiques, on constate qu'il est en fait inférieur à 20 milliards de dollars. Fait intéressant: l'économie canadienne a connu une croissance.
Ce que mes collègues conservateurs ne mentionnent pas, lorsqu'ils disent que le stimulus prévu de 10 milliards de dollars a grimpé à 30 milliards — alors qu'il s'élève en fait à 20 milliards et qu'il devrait diminuer au cours des deux à trois prochaines années —, c'est que le taux de chômage au Canada est passé d'un sommet de 7,1 % en 2015 à un creux historique de 5,9 % en 2017. Cela nous amène à nous poser des questions intéressantes sur ce que nous voulons faire. Souhaitons-nous équilibrer le budget à tout prix et afficher un taux de chômage de 7,9 % ou voulons-nous fournir un stimulus économique qui, bien qu'il soit supérieur à celui qui avait été initialement promis, permet de faire baisser le taux de chômage à 5,9 %?
Je sais que tous les gouvernements soutiennent que lorsque l'économie se porte bien, c'est grâce à leur gestion financière et à leur génie financier. Le fait que l'économie tourne à plein régime pose problème à l'opposition. Mon collègue de Lac-Saint-Louis a fait référence au discours prononcé par le gouverneur de la Banque du Canada à l'Université Queen's. Le gouverneur a affirmé qu'il était encore possible de stimuler la croissance économique sans inflation, ce qui est le rêve de tout gouverneur de banque centrale. À l'heure actuelle, le gouverneur de la Banque du Canada a le poste le plus enviable au monde. Il gère une économie sans inflation, le taux de chômage au pays est faible, et le ratio de la dette par rapport au PIB est très facilement gérable.
Encore une fois, si l'on examine les graphiques de la page 24, la croissance moyenne du PIB réel depuis le deuxième trimestre de 2016 est de 3,2 % au Canada, de 2,4 % en Allemagne et de 2,4 % aux États-Unis. De toute évidence, la politique visant à redonner aux États-Unis leur grandeur n'a pas tout à fait fonctionné. En fait, si l'on souhaite vivre le rêve américain, on aurait intérêt à déménager au Canada.
Tous ces chiffres sont probablement trop abstraits pour bien des gens, dont mon épouse, mais ils doivent avoir un but. Il s'agit entre autres de redistribuer le revenu — ou la richesse, si vous voulez — dans l'ensemble du spectre du revenu.
Le remodelage de l'Allocation canadienne pour enfant constitue probablement la forme de redistribution de revenu la plus importante instaurée par le gouvernement. À la page 38 du budget, le gouvernement s'engage à faire passer de 7 500 $ ou 7 600 $ à près de 11 000 $ le montant offert aux ménages ayant un revenu de 35 000 $. C'est énorme. Pour un ménage ayant un revenu de 70 000 $, l'allocation passe de 4 000 $ à 6 700 $.
Dans une circonscription comme la mienne, Scarborough—Guildwood, où l'on compte beaucoup d'enfants et où beaucoup de gens ont un faible niveau de revenu, cette allocation a une énorme incidence. Elle représente un apport annuel d'une centaine de millions de dollars dans Scarborough—Guildwood.
Parlons de réductions d'impôt. Pour ceux d'entre nous qui disposent d'un bon revenu, les réductions d'impôt sont très intéressantes. Toutefois, ce qu'il y a de beau lorsque l'on injecte 100 millions de dollars dans une circonscription comme Scarborough—Guildwood, c'est que l'argent est dépensé. Les gens le dépensent pour se déplacer, se nourrir, se vêtir ou se scolariser. L'argent est déposé dans les comptes de banque des citoyens de Scarborough—Guildwood et, comme les revenus sont faibles, il est immédiatement dépensé, ce qui fait rouler l'économie.
Avec l'Allocation canadienne pour enfants, le gouvernement a lancé une véritable révolution fiscale. Malheureusement, je n'aurai pas la chance de parler d'une autre révolution, celle sur la capacité de redistribuer la richesse, grâce à la prestation pour les travailleurs.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I love the way the hon. member seems to be able to extract bad news out of good.
After his wanderings all over the fiscal map, I will say that growth in the United States is an issue. There has not been a government in Canada since the time of Confederation that did not base its projections upon growth relative to our main trading partner. After all, 70% of our trade is with the United States. We wish it was less.
I do not think we can underestimate the risk that the White House is to NAFTA. If the hon. member reads the back annexes of the budget, he will realize that there is an itemization of risk to GDP. The first risk is the NAFTA negotiations. I hope they go well, but if they do not go well, we will all suffer.
Madame la Présidente, j'adore la façon dont le député a le don de tourner les bonnes nouvelles en mauvaises nouvelles.
Maintenant qu'il a fini de vagabonder d'un bout à l'autre du plan budgétaire, je dirais que la croissance aux États-Unis est un problème. Il n'y a pas un seul gouvernement au Canada depuis la Confédération qui n'a pas basé ses projections de croissance sur notre partenaire commercial principal. Après tout, 70 % de nos échanges commerciaux se font avec les États-Unis. Si seulement c'était moins.
Je ne crois pas que nous puissions sous-estimer le danger que la Maison-Blanche représente pour l'ALENA. Si le député lit les annexes du budget, il constatera qu'on y trouve une liste des risques pour le PIB. Les négociations de l'ALENA arrivent en tête. J'espère qu'elles se passeront bien, mais si ce n'est pas le cas, nous en subirons tous les conséquences.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, one of the things that I learned from former finance minister Paul Martin, and subsequently Prime Minister Martin, is to get the economic fundamentals right.
For the first two years, the government has been readdressing the economic fundamentals of the previous government. The previous government was “a balanced-budget at all costs”. The mere fact that it only achieved this once in its mandate seems to be lost in the mists of time.
Until the economics are right, we cannot address the issues that the hon. member raised, all of which are quite legitimate. The issue of pharmacare, for instance, is a live issue, and all of us on this side are hoping that it moves forward.
Madame la Présidente, une des choses que j'ai apprises de l'ancien ministre des Finances Paul Martin, qui fut ensuite premier ministre, c'est qu'il faut bien maîtriser les facteurs économiques fondamentaux.
Pendant les deux premières années de son mandat, le gouvernement a dû redresser la situation que lui avait laissée le gouvernement précédent quant à ces facteurs économiques fondamentaux. Le gouvernement précédent avait comme devise de présenter des budgets équilibrés, peu importe qui en ferait les frais. Le fait qu'il n'ait réussi à le faire qu'une seule fois au cours de son mandat semble avoir été oublié des annales.
Tant que les facteurs économiques n'auront pas été redressés, nous ne pourrons pas régler les problèmes mentionnés par la députée, et ils méritent tous que nous le fassions. La question de l'assurance-médicaments, par exemple, est à l'ordre du jour, et tous les députés de ce côté-ci de la Chambre espèrent qu'elle pourra être réglée.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, nine years ago this month, I introduced a bill on corporate accountability, Bill C-300. It proposed the withdrawal of consular and financial support from Canadian mining companies found to have breached international human rights or environmental standards. Companies told us that this would be the end of western civilization as we knew it. Hell hath no fury like a mining company cut off from its money and support.
Needless to say, Bill C-300 nearly died several times as it made its way from the House to committee and back again. However, die it ultimately did by six votes. However, it had an afterlife and lived on in the imagination of civil society, the international press, and hundreds of thousands of Canadians. At one point, 450,000 petitions were presented to the former prime minister, and ignored.
January 17 was resurrection day for Bill C-300, with the announcement of the creation of the Canadian ombudsperson for responsible enterprise.
I would like to thank the Prime Minister, the previous and current ministers of international trade, and the hundreds of thousands of Canadians who kept the dream of Bill C-300 alive.
Monsieur le Président, en février 2009, j'ai déposé un projet de loi sur la responsabilisation des sociétés, le projet de loi C-300. Il proposait qu'on retire le soutien financier et consulaire offert aux sociétés minières canadiennes trouvées responsables de violations des droits internationaux de la personne ou des normes environnementales. Leurs représentants nous ont dit que cela marquerait la fin de la civilisation occidentale telle que nous la connaissions. Il n'est pire furie que celle d'une société minière qu'on prive de financement et de soutien.
Il va sans dire que le projet de loi C-300 est presque mort à maintes reprises pendant ses allers-retours entre la Chambre et le comité, pour finir par être rejeté par six voix. Cependant, il est resté vivant dans l'esprit des membres de la société civile, de la presse internationale et de centaines de milliers de Canadiens. À un moment donné, 450 000 pétitions ont été soumises à l'ancien premier ministre, qui n'en a pas tenu compte.
Le 17 janvier, le projet de loi C-300 est ressuscité lorsqu'on a annoncé la création du poste d’ombudsman canadien pour la responsabilité sociale des entreprises.
Je tiens à remercier le premier ministre, le ministre du Commerce international actuel et sa prédécesseur, ainsi que les centaines de milliers de Canadiens qui ont continué de croire au projet de loi C-300.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, before I present the report of the Standing Committee on Public Safety and Emergency Preparedness, I want to acknowledge the member for Esquimalt—Saanich—Sooke, who has made a significant contribution to this report.
I have the honour to present, in both official languages, the 16th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security concerning Bill C-66, An Act to establish a procedure for expunging certain historically unjust convictions and to make related amendments to other Acts. The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House without amendment.
Monsieur le Président, avant de présenter le rapport du Comité permanent de la sécurité publique et de la protection civile, je tiens à saluer le député d'Esquimalt—Saanich—Sooke, qui y a énormément contribué.
J'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 16e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale concernant le projet de loi C-66, Loi établissant une procédure de radiation de certaines condamnations constituant des injustices historiques et apportant des modifications connexes à d'autres lois. Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre sans amendement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to express my admiration for the hon. member, who has covered a massive range of subjects in his 20 minutes, some of which are actually related to the bill before us.
I want to bring him back to his comments about his riding, which apparently is a younger riding, to ask him about a subject that he did not cover but I think would be of considerable benefit to him, which is the Canada child benefit. After his conversation about boutique tax credits, tax cuts, and things of that nature, does he in fact believe that the Canada child benefit is possibly the most revolutionary and effective way to get money into the hands of families who will actually use it? That is my first question, from a theoretical and policy standpoint, as it were.
The second question is whether he knows the amount of Canada child benefit money that has gone into his riding from the inception of that benefit in July 2016 to its first fiscal year-end of June 30, 2017.
Monsieur le Président, je dois dire que je suis en admiration devant le député, car il a réussi à couvrir un éventail impressionnant de sujets en 20 minutes, dont certains étaient même liés au projet de loi dont nous sommes saisis.
J'aimerais revenir sur ce qu'il disait à propos de sa circonscription, qui compte beaucoup de jeunes familles à ce qu'il dit, et lui poser une question sur un sujet qu'il n'a pas abordé, mais qui, selon moi, est d'une grande importance pour lui, c'est-à-dire l'Allocation canadienne pour enfants. Après nous avoir entretenus de crédits d'impôt ultraciblés, de baisses d'impôt et tutti quanti, ne croit-il pas que l'Allocation canadienne pour enfants est la façon la plus révolutionnaire et la plus efficace de mettre de l'argent dans les mains des familles pour qu'elles puissent ensuite le dépenser? C'était ma première question, qui porte sur les aspects plus théoriques et conceptuels de la chose, disons.
Ma seconde question est: sait-il combien d'argent est allé à sa circonscription grâce à l'Allocation canadienne pour enfants pendant sa première année d'existence, soit de juillet 2016 au 30 juin 2017?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am pleased to follow my colleague, who is a very able contributor to the public safety and emergency preparedness committee. I did not agree with everything he had to say, but nevertheless there was sufficient there to be helpful in this debate.
I also want to inform members that I will be splitting my time with the member for Joliette.
I will focus my remarks over the course of these few minutes on the issue of the Canada child benefit and discuss it in a kind of larger context.
The Government of Canada raises revenues somewhere in the order north of $300 billion. All of that money comes in, and then it is largely distributed to various benefits and programs. The biggest chunk of that money is distributed back to provinces. After that, it is distributed to individuals, such as seniors who get the Canada pension, and various other programs, which members are quite familiar with. It then comes down to the money that the government can actually control, because most of that money is spoken for, if you will, upon its arrival in the coffers of the federal government.
Within that pool of money that the government can direct, there is obviously program spending, such as the Department of Defence, which is somewhere in the order of about $20 billion and is far and away the largest program spending that this government has. Then we get into some other nuances, and we have this discussion as to the best way to use funds in order to benefit Canadians. Some will argue that tax cuts are the best, and clearly tax cuts are the best for those who have the highest margins of taxable income. Clearly, in order to be able to benefit from a tax cut, one has to have a taxable income. Therefore, those who are in the high margins benefit the most from tax cuts. Then we have this beast called a tax credit. Again, one has to have taxable income in order to benefit from a tax credit. It is a contribution, if you will, to those tax credits. Usually they are kind of targeted tax credits, which are sometimes called “boutique tax credits”, and they are a bit hit and miss. Then we have kind of a refundable tax credit where, if one does not have a taxable income, money goes back.
However, the ones I want to talk about today are benefits. Some benefits, and this was particularly true of the previous government, are taxable benefits. For example, the government sends a person $100, that has to be declared, and it is taxed at whatever one's marginal rate might be. The revolutionary concept here with this government has been that it introduced the Canada child benefit, a non-taxable benefit, which has become an enormous amount of money that has gone into the hands of Canadians directly.
The government is always fond of speaking in large numbers. The problem with speaking in large numbers is that it does not give a feel as to how much money is really going into our pockets. Most taxpayers want to know how it affects them. Therefore, on the larger number in the 2016 budget, for instance, a family with two children with an income of $90,000 received $2,500 more per year than they would have under the previous system. This is a significant sum of money.
However, what struck me, and why I wanted to talk about this particular subject, was that I received a memorandum a few weeks ago that set out the amount of money that has come into my own riding from the Canada child benefit. This is why I asked the previous speaker whether he knew about that amount of money.
On average, the size of a riding is in the order of about 100,000 people. Some are a little more than that, some a little less, but that is a rough average. Between July 1, 2016, when the benefit was introduced, and June 30, 2017, a sum of $101,629 million came into my riding. That is a lot of money in one 12-month segment. It is by far the biggest payment of funds received by my constituents, literally in years. I think that all members would be interested in knowing how much money has come into their ridings as well.
The point is that this money goes into the pockets of families with children. It is a cheque that arrives in their bank account. It is money that goes directly back into the economy.
I looked around for a study to arrive at a kind of economic multiplier, such as the one that applies to a tax cut. How much money does a tax cut actually generate to stimulate the GDP? However, I could not find a multiplier effect on GDP for the Canada child benefit. It is not that it does not exist, I simply could not find it. If we compare this to other forms of monies that the federal government returns to taxpayers, this is possibly one of the most effective ways to stimulate the economy.
Statistics Canada announced today that the unemployment rate is down to 5.9% and that 80,000 jobs were created in the last month. That is not insignificant. It is interesting to me, and it would be an economist's paradise to try to correlate the Canada child benefit and the amount of money that goes directly into the economy, the rise in economic productivity, and the increase in GDP. This is possibly the most direct way to stimulate the Canadian economy, by putting money into the hands of people with children.
There was an American study which dealt with a tax credit. It stated that the first half of monies are spent on groceries, child expenses, and furniture. Therefore, if $100 came into the bank account of a person receiving this benefit, the first half would go to groceries, child expenses, and furniture, while the second half would go to paying past-due bills and asset building, such as saving money for education. That does put a lie to those who say that all it does is create dependencies, etc.
I would suggest that the single most significant economic initiative by the government has been the Canada child benefit. I was heartened in the past week to hear the Prime Minister announce the housing benefit, which is, in some respects, a parallel benefit, as it puts money directly into the hands of those who need it. That is the most important economic stimulus that we can do as a government and a nation.
Monsieur le Président, je suis ravi de prendre la parole après mon collègue, qui contribue grandement au comité de la sécurité publique et nationale. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il a dit; néanmoins, son discours était assez pertinent pour contribuer au débat.
Je tiens aussi à informer les députés que je partagerai mon temps de parole avec le député de Joliette.
Au cours des prochaines minutes, mes observations porteront principalement sur l'Allocation canadienne pour enfants, et j'en discuterai dans un contexte plus large.
Le gouvernement du Canada perçoit des recettes de plus de 300 milliards de dollars. Tout l'argent qui a été perçu est ensuite largement distribué à divers programmes et prestations. La majeure partie de cet argent est redistribuée aux provinces. Par la suite, on redistribue l'argent aux contribuables, comme les aînés qui bénéficient du Régime de pensions du Canada et de divers autres programmes, que les députés connaissent très bien. Il est ensuite question de l'argent que le gouvernement peut réellement gérer parce que le gros de cet argent est déjà dépensé, en quelque sorte, dès qu'il arrive dans les coffres du gouvernement fédéral.
Dans ces fonds que le gouvernement peut affecter, il y a évidemment des dépenses de programmes comme le ministère de la Défense, qui sont de l'ordre de 20 milliards de dollars et de loin les dépenses de programmes les plus importantes du gouvernement actuel. Nous devons ensuite discuter de ce qui reste. Ces discussions concernent la meilleure façon d'utiliser les fonds pour que la population canadienne puisse en profiter. Certains diront que les baisses d'impôt constituent la meilleure option. Ce l'est sans aucun doute pour ceux qui ont les revenus imposables les plus élevés. Évidemment, pour être en mesure de profiter d'une baisse d'impôt, il faut avoir un revenu imposable. Par conséquent, ceux qui sont dans la partie supérieure des fourchettes salariales profitent le plus des baisses d'impôt. Il y a aussi la bête qui s'appelle le crédit d'impôt. Dans ce cas aussi, il faut avoir un revenu imposable pour pouvoir profiter d'un crédit d'impôt. Il s'agit d'une sorte de contribution à ces crédits d'impôt. Habituellement, ce sont des crédits d'impôt ultraciblés qui n'atteignent pas toujours leur objectif. Il existe aussi un crédit d'impôt remboursable qui fait que, lorsqu'une personne n'a pas de revenu imposable, l'argent lui est retourné.
Toutefois, ce dont j’aimerais parler aujourd’hui, ce sont les prestations, dont certaines étaient imposables, particulièrement sous le précédent gouvernement. Par exemple, si l’on reçoit 100 $ du gouvernement, cette somme doit être déclarée et imposée au taux marginal pertinent. Le gouvernement a révolutionné la façon de faire en proposant l’Allocation canadienne pour enfants, qui n’est pas imposable et qui permet aux Canadiens de conserver d’importantes sommes d’argent.
Le gouvernement a l’habitude de citer des sommes globales, ce qui fait qu’il est difficile de s’imaginer ce que cela représente pour un particulier. La plupart des contribuables veulent savoir ce que cela représente pour eux. Ainsi, la somme globale citée dans le budget de 2016 représente pour une famille avec deux enfants dont les revenus s’élèvent à 90 000 $ par an un montant de 2 500 $ de plus par an que sous l’ancien régime. C’est beaucoup d’argent.
Ce qui m’a toutefois frappé à ce sujet — et c’est pourquoi je voulais en parler —, c’est la note que j’ai reçue il y a quelques semaines dans laquelle on indique la somme d’argent reçue dans ma circonscription au titre de l’Allocation canadienne pour enfants. Voilà pourquoi j’ai demandé à l’intervenant qui m’a précédé s’il était au courant de cette somme.
Les circonscriptions comptent en moyenne 100 000 habitants. Certaines en ont un peu plus, d'autres, un peu moins, mais c'est en gros la moyenne. Entre le 1er juillet 2016, lorsque l'allocation a été instaurée, et le 30 juin 2017, 101 629 millions de dollars ont été versés dans ma circonscription. C'est beaucoup d'argent en seulement 12 mois. C'est de loin la plus grosse somme qu'ait reçue les électeurs de ma circonscription depuis des années, vraiment. Je pense que tous les députés aimeraient aussi savoir combien d'argent a été versé dans leur circonscription.
Le fait est que cet argent va dans les poches des familles qui ont des enfants. C'est un chèque qui se retrouve dans leur compte bancaire. C'est de l'argent qui est retourné directement dans l'économie.
J'ai cherché une étude sur l'incidence économique de cette allocation, semblable aux études sur les réductions d'impôt qui disent combien d'argent au juste génère une telle réduction pour stimuler le PIB? Or, je n'ai pas pu trouver quelle était l'incidence de l'Allocation canadienne pour enfants sur le PIB. Ce n'est pas qu'il n'y en a pas. C'est plutôt que je ne l'ai pas trouvée. Si nous comparons cette allocation à d'autres formes de retours d'argent du gouvernement fédéral aux contribuables, celle-ci constitue probablement l'un des moyens les plus efficaces de stimuler l'économie.
Statistique Canada a annoncé aujourd'hui que le taux de chômage a diminué pour s'établir à 5,9 % et que 80 000 emplois avaient été créés au cours du dernier mois. Ce n'est pas rien. Je trouve cela intéressant, et un économiste aurait sûrement un plaisir fou à tenter d'établir une corrélation entre l'Allocation canadienne pour enfants, la quantité d'argent injectée directement dans l'économie, la hausse de la productivité économique et la hausse du PIB. Verser de l'argent à des parents d'enfants est peut-être la façon la plus directe de stimuler l'économie canadienne.
J'ai lu une étude américaine portant sur un crédit d'impôt. Il y est écrit que la première moitié de l'argent sert à acheter de la nourriture, des articles pour les enfants et des meubles. Par conséquent, si 100 $ étaient versés dans le compte d'un bénéficiaire de cette allocation, les premiers 50 $ serviraient à acheter de la nourriture, des articles pour les enfants et des meubles, et les 50 $ restants permettraient de payer des factures en retard et de mettre de l'argent de côté, pour l'éducation des enfants par exemple. Cela vient contredire ceux qui prétendent que cet argent engendre simplement une dépendance.
À mon avis, l'Allocation canadienne pour enfants est l'initiative de nature économique la plus importante mise en oeuvre par le gouvernement. Cette semaine, j'ai été encouragé d'entendre le premier ministre annoncer l'allocation d'aide au logement, qui est en quelque sorte une allocation parallèle, car elle est versée directement à ceux qui en ont besoin. Un gouvernement, que dis-je, un pays, ne peut pas faire mieux en matière de stimulant économique.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, it was a good half idea, insofar as it was universal. That is the good part. It was not such a good idea with respect to taxing the benefit, because that actually diminishes the benefit of the benefit, as it were.
I think income testing it is not such a bad idea. It is a pretty simple way to do things, because what we want is for the money to be in the hands of the people who need it the most. For people who are earning significant sums of money, this is just free money, and in some respects it becomes dead money because it goes into savings accounts and places where there is not economic activity, or postponed economic activity. As the study in the United States showed, of that $100, the first half goes directly into economic activity and the second half goes into asset building. In this instance, the government has taken what is half an idea and turned it into a whole one.
Monsieur le Président, il s'agissait d'une bonne moitié d'idée, en ce que cette prestation était universelle; c'était le bon côté. Il ne s'agissait cependant pas d'une si bonne idée en ce qu'elle était imposable, ce qui en diminuait les avantages.
Selon moi, utiliser le revenu comme critère pour les prestations n'est pas une si mauvaise idée. Il s'agit d'une façon simple de faire les choses, car ce que nous voulons est que l'argent soit dans les mains des gens qui en ont le plus besoin. Pour les gens qui touchent des salaires importants, cela représente tout simplement de l'argent gratuit, et à certains égards, cela devient de l'argent mort, car il aboutit dans des comptes d'épargnes et à des endroits où il ne participe pas à l'activité économique, du moins, pas tout de suite. Comme l'a démontré l'étude menée aux États-Unis, sur 100 $, la première moitié est investie dans l'activité économique et la deuxième, dans le développement des actifs. Dans ce cas-ci, le gouvernement s'est servi de ce qui était une moitié d'idée et en a fait une idée complète.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am sure my hon. colleague would like me to say that it is entirely due to the wisdom and intelligence of our government, but I do not believe that. We are doing well economically. The point I want to make, though, in connecting the Canada child benefit to the extraordinary economic performance over the last 18 months is that the benefit has been in place for the last 18 months, so we are actually flowing this money directly to people who stimulate the economy.
It would be an interesting and important economic study to see what the correlation is between the Canada child benefit and the way the economy has taken off.
Monsieur le Président, je suis certain que mon collègue aimerait m'entendre dire que c'est entièrement attribuable à la sagesse et à l'intelligence du gouvernement, mais je ne le pense pas. L'économie va bien. Toutefois, lorsque je fais un lien entre l'Allocation canadienne pour enfants et la performance économique extraordinaire des 18 derniers mois, j'essaie de dire que cette allocation, qui existe justement depuis 18 mois, fait que l'argent va directement dans les poches des gens dont les dépenses stimulent l'économie.
Il serait intéressant et important de réaliser une étude économique pour mesurer la corrélation entre le versement de l'Allocation canadienne pour enfants et la relance de l'économie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have two responses. First, Bill C-63, or the ancillary documents with the bill, move forward the benefit by two years. The anticipated benefit was going to start in 2019 or 2021, but it has been moved forward by two years.
As to child care spaces, the best way to have more of those is for the Canada child benefit to be real and meaningful, providing cash in the hands of parents. Also, the housing benefit that was announced in the last week or two is money that can be directed to all of the needs of parents, who are most able to decide what is of benefit to their family.
Monsieur le Président, j'ai deux réponses. D'abord, le projet de loi C-63 ou les documents connexes devancent le versement de l'allocation de deux ans. Le programme devait être lancé en 2019 ou 2021, mais il a été devancé de deux ans.
En ce qui concerne les places en garderie, la meilleure façon d'en créer davantage, c'est de verser une Allocation canadienne pour enfants qui a des retombées concrètes et utiles. Les parents disposent alors de plus d'argent. Par ailleurs, l'aide au logement, qui a été annoncée il y a une ou deux semaines, représente des sommes pouvant servir à combler les besoins des parents, quels qu'ils soient. Après tout, ils sont les mieux placés pour décider de ce qui est avantageux pour leur famille.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in 2016, the unemployment rate for recent immigrants was 11%, while Canadian-born people had an unemployment rate of just 5%. That is a significant discrepancy.
If we truly want Canadians to build successful lives in Canada and join the ranks of the middle class, we must make it easier for immigrants to get their education and credentials recognized. This is why I was pleased to announce in my riding on Friday that our government is providing $573,000 to the College of Dental Technologists. This project will help internationally-trained dental technologists find jobs by shrinking the licensing process by three months. That is a significant amount of time for a newcomer eager to join the workforce in Canada.
We know that Canada is at its best and most prosperous when all Canadians have a real and fair chance at success. I am proud that our government is supporting newcomers by ensuring—
Monsieur le Président, en 2016, le taux de chômage parmi les immigrants arrivés depuis peu était de 11 %, alors que, chez les Canadiens nés ici, il s'élevait à seulement 5 %: tout un écart.
Si nous voulons vraiment que les Canadiens réussissent dans la vie et qu'ils rejoignent les rangs de la classe moyenne, nous devons aider les immigrants à faire reconnaître leurs acquis et titres de compétences. Voilà pourquoi j'ai eu le plaisir d'annoncer, vendredi dans ma circonscription, que le gouvernement fournira 573 000 $ à l'Ordre des technologues dentaires afin d'aider les technologues formés à l'étranger à trouver du travail en raccourcissant le processus d'agrément de trois mois. Trois mois, c'est énorme pour les nouveaux arrivants impatients de faire leur entrée sur le marché du travail canadien.
Le Canada est à son meilleur quand tous les Canadiens ont réellement la possibilité de réussir dans la vie et qu'ils disposent des mêmes chances que les autres. Je suis fier de ce que fait le gouvernement pour aider les nouveaux arrivants à...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to table, in both official languages, the seventh report of the Standing Committee on Public Safety and National Security entitled “Supplementary Estimates (B) 2017-18”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le septième rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale intitulé: « Budget supplémentaire des dépenses 2017-2018 ».
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, it is my honour to rise in the House today to recognize the nomination of Jan Rowan for the Samara Everyday Political Citizen award.
At age 12, Jan received one shilling for Lent, and much like the good and faithful servant in the parable of the talents, Jan felt the challenge to increase its value by helping the less fortunate. That shilling grew into eight decades of social justice work.
Jan has been a Girl Guide, a Cub Scout leader, and she has raised money for Ronald McDonald House, the Cancer Society, and United Way. As a member of the Raging Grannies, she used song to enhance public awareness. As a union leader, Jan walked picket lines seeking fairer wages and working conditions.
In the 2015 campaign, at age 85, Jan out-canvassed and outworked many people many decades her younger.
Jan is truly an everyday political citizen and much deserving of this recognition.
Monsieur le Président, j'ai aujourd'hui l'honneur de saluer la nomination de Jan Rowan aux prix Citoyens politiques au quotidien, remis par l'organisme Samara.
Quand elle avait 12 ans, Jan a reçu un shilling à l'occasion du carême, et comme le bon et fidèle serviteur de la parabole des talents, elle a voulu en accroître la valeur en venant en aide aux moins fortunés. Ce shilling a donné lieu à huit décennies de travail pour la justice sociale du pays.
Jan a fait partie des guides, elle a été chef louveteau et elle a recueilli des fonds pour le Manoir Ronald McDonald, pour la société du cancer et pour Centraide. Dans les Raging Grannies, elle a misé sur la chanson pour conscientiser le public. Elle a aussi été dirigeante syndicale, et elle n'a pas hésité à prendre part aux piquets de grève afin que ses camarades obtiennent des salaires plus équitables et de meilleures conditions de travail.
Pendant la campagne de 2015, Jan, qui était alors âgée de 85 ans, a frappé à un plus grand nombre de portes que bien des gens beaucoup plus jeunes qu'elle.
Jan est une vraie citoyenne politique au quotidien et cet hommage est amplement mérité.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 14th report of the Standing Committee on Public Safety and National Security concerning Bill C-21, An Act to amend the Customs Act.
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with an amendment.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 14e rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale concernant le projet de loi C-21, Loi modifiant la Loi sur les douanes.
Le Comité a étudié le projet de loi et a convenu d'en faire rapport à la Chambre avec une proposition d'amendement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, on October 17, Russian President Vladimir Putin placed one of his fiercest critics, Bill Browder, on Interpol's most wanted list for the fifth time. It was removed a few hours ago for the fifth time. Mr. Browder led the campaign seeking justice for murdered Russian lawyer Sergei Magnitsky. The notice was submitted to Interpol one day after this Parliament unanimously passed Magnitsky legislation.
Does the Minister of Public Safety believe this is an appropriate use of Interpol resources?
Monsieur le Président, le 17 octobre, le président russe Vladimir Poutine a inscrit pour la cinquième fois l'un de ses critiques les plus virulents, Bill Browder, sur la liste des personnes les plus recherchées d'Interpol. Son nom a été retiré de la liste pour la cinquième fois il y a quelques heures. M. Browder a mené la campagne visant à rendre justice à l'avocat russe Sergueï Magnitski. L'avis a été soumis à Interpol un jour après que le Parlement ait adopté à l'unanimité la Loi Magnitski.
Le ministre de la Sécurité publique croit-il qu'il s'agit d'une utilisation appropriée des ressources d'Interpol?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the hon. member for her comments on this bill, which I think are largely constructive, and her amendments reflect a legitimate worry. However, I take issue with one concern the member has, which is that this proposed legislation would be challenged in the courts.
I can personally guarantee that this will be challenged in the courts. There is not a scintilla of doubt in mind that this will be challenged. I recollect the time when 0.08% was put in the Criminal Code, and it was challenged every which way from Sunday.
I would ask the hon. member this. Should Parliament still not face up to the larger public purpose of putting forward this legislation, and how the courts deal with it is how the courts deal with it?
Monsieur le Président, je remercie la députée de ses observations sur le projet de loi. Dans l'ensemble, j'estime que son point de vue est constructif et que les amendements qu'elle propose découlent d'une préoccupation légitime. Cependant, je ne partage pas une de ses craintes, en l'occurrence que cette mesure législative risque de faire l'objet de contestations devant les tribunaux.
Personnellement, je suis convaincu qu'elle sera contestée devant les tribunaux. Dans mon esprit, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Je me rappelle que dès qu'on a inscrit dans le Code criminel l'alcoolémie de 0,08 %, toutes les raisons ont été invoquées pour contester cette limite.
J'aimerais poser une question à la députée. Si le Parlement n'adoptait pas cette mesure législative d'intérêt public, les tribunaux continueraient-ils à traiter la question comme ils le font à l'heure actuelle?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the hon. member for his usual thoughtful speech. He is a law professor, but he is a recovering law professor, I think.
His core analysis is that replacing the reasonable suspicion test with the mandatory test will, in effect, create more difficulties for people who already feel victimized by the way police officers target, for want of a better term, particular groups of people in our society. I represent a riding that possibly has one of the most, if not the most, numerous varieties of races, ethnicities, religions, etc., and this is a point of acute sensitivity for me.
I am concerned. He makes a good point, but I am not convinced that replacing reasonable suspicion with mandatory will actually address the scourge he is most concerned about. I am interested in his thoughts on that matter.
Monsieur le Président, je remercie le député pour le discours qu'il vient de faire avec son sérieux habituel. Il est professeur de droit, mais il se soigne.
Essentientiellement, son analyse l'amène à conclure que remplacer le critère du soupçon raisonnable par le dépistage obligatoire créera des difficultés accrues pour les gens qui se sentent déjà ciblés injustement par la police, si je puis me permettre cette expression, en raison de leur appartenance à un groupe social. Comme je représente une circonscription dont la composition raciale, ethnique et religieuse est probablement parmi les plus variées au pays, sinon la plus variée, je suis particulièrement sensible à cet argument du député.
C'est une question qui me préoccupe et que le député a raison de soulever. Toutefois, je suis convaincu que remplacer le soupçon raisonnable par le dépistage obligatoire sera un moyen efficace de lutter contre le fléau qui inquiète le plus le député. J'aimerais entendre son point de vue à cet égard.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am entering this debate from a position of disadvantage in that I do not sit on the justice committee and therefore have not listened to the testimony that came before it. I am therefore dependent on what is going on here this morning and also upon my friend from Scarborough Southwest, the only double-hatted parliamentary secretary in this chamber, the Parliamentary Secretary to the Minister of Justice and Attorney General of Canada and to the Minister of Health. He brings to this debate unique expertise, having been the former chief of police in the city of Toronto, and has, in some respects, seen it all. We are fortunate to have his contribution to this debate.
When I did sit on the justice committee, we looked at this issue several times in several different ways. What always stopped us from moving forward on drug-impaired driving was the issue of a test, a test that somehow or other would provide a definitive statement as to whether the individual was or was not impaired. What is being suggested is that a saliva test will be administered, which would give an indication of impairment.
The public good here is obvious, because numerous deaths are caused on our roads by drivers impaired by alcohol, drivers impaired by drugs, and sometimes drivers impaired by both. It is right that this government focus on those levels of impairment, and it is particularly right that this government focus on a test for drug impairment in anticipation of cannabis legislation being the law of the land come this time next year.
Drug-impaired driving is currently a criminal offence. Bill C-46 would create new ways by which to determine impairment. Currently, there is a standardized set of tests that every police officer can give to someone who is suspected of impaired driving by means of drugs. These are sobriety tests. A driver may be asked to walk a straight line, stand on one leg, or demonstrate some form of physical or motor skill to lead the police officer either toward the conclusion that there is some impairment or away from the conclusion that there is some impairment.
If, in fact, the police officer concludes that there is some form of impairment by drugs, he or she is then authorized to take the driver to the station to see whether the driver is in fact impaired. At the station, there is a 12-step protocol to determine whether the person is impaired by drugs. It includes balancing, such as whether the driver can walk a straight line or stand on one leg. They look at pupil size and take the person's blood pressure. These tools have been useful, although time-consuming, in increasing the number of convictions for drug-impaired offences. However, the incidence of drug-impaired driving has gone up quite dramatically. Even though the current use of these tools is effective in securing convictions, it is still not sufficient.
Bill C-46 proposes a better or improved solution. I do not think anyone would say that this is the final solution. A core proposal is providing an oral fluid sample that would be analyzed if a police officer had a reasonable suspicion, which is well understood in criminal law, from observing the suspect. Things like red eyes, muscle tremors, abnormal speech patterns, and of course, simply the smell of cannabis, would precipitate the request for an oral fluid screen that would provide information to the officer as to whether he or she had the grounds to believe that impaired driving had occurred.
The next stage would be that the police officer would be entitled to demand a blood sample from the driver. If the blood sample met the test, there would be a presumption that would set in, the presumption being that impaired driving had occurred. The crown would then be relieved of the burden of proving impairment and the onus would, therefore, shift to the accused. It would be enough to prove that the driver had an illegal level of drugs in his or her body.
It is proposed that this would be framework legislation. It would be setting things up so that when the cannabis law eventually passed, there would be a framework in place. People will observe that the levels at this point have not been set, but there is a proposal as to what the levels might be. The lowest level would be two nanograms to five nanograms of THC per millilitre of blood within two hours of driving. On the hybrid offence, which could either be summary or indictment, it would be over five nanograms of THC per millilitre of blood, again within two hours. Then there is a proposed combined offence for both THC and alcohol. It would be 0.5 milligrams of alcohol combined with 2.5 nanograms of THC per millilitre of blood within two hours of driving.
A number of members have said that it is almost certain that this will be challenged in court, and I agree with them. I can recollect when the 0.8 level for alcohol impairment was first proposed. Prior to that, a determination of drunk driving was made through the tests I outlined earlier, namely, walking a straight line, balance tests, and breath tests. They were always subject to cross-examination and challenge by the accused, but once the 0.8 level was set, after a great deal of litigation, it became the accepted standard and brought much more certainty to the prosecution, and defence, for that matter, of drug-impaired driving.
From time to time, people ask how much cannabis they could consume or how much of any other drug, for that matter, they could consume. The only answer is none.
If people intend to drive, do not take drugs. It is about that simple. Similarly with alcohol, if people intend to drive, do not take alcohol. They should make some other arrangement to get home. We have a scourge in our society, a serious problem. One of the previous speakers said that in the case of the Germans, they drank a lot more but drove a lot less. We have it exactly reversed.
Monsieur le Président, je suis désavantagé dans ce débat parce que je ne siège pas au comité de la justice. Je n'ai donc pas entendu les témoignages. Par conséquent, je dois me fier à ce qui est dit ce matin et à mon collègue de Scarborough-Sud-Ouest, le secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et procureure générale du Canada et de la ministre de la Santé, qui est le seul secrétaire parlementaire à porter deux chapeaux à la Chambre. Il apporte au débat une expertise particulière, en tant qu'ancien chef de police de la ville de Toronto. À certains égards, il a tout vu. Nous sommes chanceux d'avoir sa contribution au débat.
Lorsque je siégeais au comité de la justice, nous avons étudié le dossier à plusieurs reprises, de différentes façons. La question d'un test, qui permettrait en quelque sorte de déterminer avec certitude si les facultés d'une personne sont ou non affaiblies, nous a toujours empêchés de faire des progrès dans le dossier de la conduite avec facultés affaiblies par la drogue. On suggère de procéder à un test de salive qui donnerait à la police un indice pour savoir si la personne a les facultés affaiblies.
De toute évidence, on cherche à protéger l'intérêt public parce que de nombreux décès sur les routes sont causés par des conducteurs dont les facultés sont affaiblies par l'alcool, la drogue et parfois les deux. Avant qu'une mesure législative sur le cannabis n'entre en vigueur dans un an d'ici, il est approprié que le gouvernement s'interroge sur le degré d'affaiblissement des facultés et qu'il envisage entre autres le recours à un test pour dépister la présence de drogue dans le sang.
À l'heure actuelle, la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue constitue une infraction criminelle. Le projet de loi C-46 créerait de nouvelles façons d'établir l'affaiblissement des facultés. Pour l'instant, tout policier qui soupçonne une personne de conduite avec facultés affaiblies par la drogue peut soumettre celle-ci à une série de tests de sobriété normalisés. Le policier peut par exemple demander au conducteur de marcher sur une ligne droite, de se tenir en équilibre sur une jambe ou de faire preuve d'une certaine capacité physique ou motrice. Ces tests visent à établir s'il y a affaiblissement des facultés.
Si le policier conclut à un affaiblissement des facultés, il a alors l'autorisation d'emmener le conducteur au poste de police pour confirmer la présence de drogue. Une fois au poste, il doit suivre un protocole en 12 points pour établir si la personne conduisait effectivement sous l'influence de la drogue. Il peut demander au conducteur de marcher en ligne droite et de se tenir en équilibre sur une jambe. Il vérifie la taille des pupilles et la pression artérielle. Ces indicateurs se sont révélés utiles, bien que fastidieux, pour augmenter le nombre de condamnations pour conduite avec facultés affaiblies par la drogue. Toutefois, les cas de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ont augmenté considérablement. Les tests normalisés permettent d'obtenir des condamnations, mais ils ne suffisent pas.
Le projet de loi C-46 propose une meilleure solution. Je crois que personne ne prétendrait que c'est la solution définitive. La principale proposition est de permettre au policier d'exiger un échantillon de liquide buccal s'il a des motifs raisonnables de le faire après avoir observé le suspect; c'est une procédure bien établie dans le droit pénal. Certains indices comme la rougeur oculaire, les tremblements musculaires, une façon anormale de s'exprimer et, bien sûr, la simple odeur de cannabis précipiteraient le recours à une analyse de liquide buccal qui indiquerait au policier si ses soupçons de conduite avec facultés affaiblies sont fondés.
Le policier pourrait ensuite exiger que le conducteur fournisse un échantillon de sang. Si le résultat de l'analyse sanguine répondait aux critères, il y aurait présomption de conduite avec facultés affaiblies. La Couronne serait alors libérée du fardeau de la preuve, et c'est donc à l'accusé qu'il incomberait de prouver qu'il n'a pas conduit avec les facultés affaiblies. La procédure suffirait à prouver que le conducteur avait une concentration illégale de drogue dans son organisme.
Ce qui est proposé, c'est une loi-cadre. Ainsi, lorsque la loi sur le cannabis entrera en vigueur, un cadre sera en place. On remarquera que les niveaux précis n'ont pas encore été fixés. Toutefois, il existe une proposition à ce sujet. Le niveau le plus bas serait de deux à cinq nanogrammes de THC par millilitre de sang dans les deux heures suivant le moment où l'on a cessé de conduire. Pour ce qui est de l'infraction mixte, punissable par voie de déclaration sommaire de culpabilité ou par voie de mise en accusation, le niveau serait de plus de cinq nanogrammes de THC par millilitre de sang, toujours dans les deux heures suivant le moment où l'on a cessé de conduire. On propose aussi une infraction qui vise la concentration dans le sang à la fois de THC et d'alcool, soit 0,5 milligramme d'alcool et 2,5 nanogrammes de THC par millilitre de sang dans les deux heures après avoir conduit un véhicule.
Des députés ont dit que ces taux seront très certainement contestés devant les tribunaux. Je suis d'accord avec eux. Je me souviens du moment où le taux de 0,8 lié à la conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool a été proposé pour la première fois. Avant cela, on déterminait si une personne avait conduit en état d'ébriété au moyen des tests que j'ai décrits tout à l'heure. On lui demandait notamment de marcher sur une ligne droite, de se tenir en équilibre et de souffler pour qu'on sente son haleine. Ces mesures faisaient toujours l'objet d'un contre-interrogatoire et étaient contestées par l'accusé. Toutefois, une fois qu'il a été fixé à 0,8 à la suite de nombreux litiges, le taux est devenu la norme acceptée, ce qui a procuré une plus grande certitude aux procureurs et, par le fait même, aux avocats de la défense dans les affaires de conduite avec facultés affaiblies.
De temps en temps, des gens demandent quelle quantité de cannabis ou d'autres drogues ils peuvent consommer. La seule réponse possible, c'est de s'abstenir totalement d'en prendre.
Les gens qui comptent prendre le volant ne doivent pas consommer de drogue. C'est aussi simple que cela. Il en va de même pour l'alcool. Les gens qui ont l'intention de prendre le volant ne doivent pas consommer d'alcool. Ils doivent prendre d'autres dispositions pour rentrer chez eux. C'est un très grave problème dans notre société. L'un des orateurs précédents a affirmé que les Allemands, eux, consomment beaucoup plus, mais prennent beaucoup moins le volant. La situation est tout à fait le contraire ici.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, on the face of it, those seem to be irreconcilable concepts, namely, that $1,500 slap-on-the wrist kind of idea for impaired driving. It speaks to the larger issue of minimum mandatories and substituting in effect parliamentary judgment on each individual case for a judge's judgment. A judge will sit in a court, hear evidence from both sides, look at the law, and apply the law according to the facts.
In my view, I am much more confident that the judiciary will fashion a just sentence rather than a punitive sentence. Necessarily, Parliament is quite crude because we have not heard the facts of every individual case.
Monsieur le Président, on pourrait croire, à première vue, qu'il est inconcevable qu'une personne reconnue coupable de conduite avec facultés affaiblies puisse se tirer d'affaire avec une simple réprimande de 1 500 $. Cela renvoie néanmoins au principe des peines minimales obligatoires, c'est-à-dire au fait que, dans chaque cas, on substitue le jugement parlementaire au jugement d'un juge. Un juge dans une salle de tribunal entend la preuve des deux parties, examine la loi, puis applique celle-ci en fonction des faits.
À mon avis, un juge imposera une peine juste plutôt qu'une peine punitive. Une décision du Parlement, elle, serait nécessairement généralisante puisque les députés n'entendent pas les faits propres à chaque cas.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the hon. member raises a very legitimate question, one that had some debate earlier in the day, to which I do not think there is any really good answer. I represent a community that has pretty well every racial ethnic group known to mankind in it. I have sat in my office and listened to people who feel they have been unfairly discriminated against by police officers.
A statement by this Parliament to the issue of mandatory breath samples versus reasonable suspicion breath samples would be in order, that this is not tolerable. Professor Hogg as well was given pause in concern to this. I do not think there is a great answer to his question.
Monsieur le Président, le député soulève une question très légitime, que nous avons abordée dans les débats un peu plus tôt, et à laquelle je ne pense pas qu'il y ait une vraie bonne réponse. La circonscription que je représente compte à peu près tous les groupes ethniques possibles. Il est arrivé que des gens viennent me voir à mon bureau pour me dire qu'ils ont l'impression d'être traités injustement, de façon discriminatoire, par les policiers.
Une déclaration du Parlement s'impose sur le sujet des échantillons d'haleine obligatoires et des échantillons recueillis en présence de soupçons raisonnables; il doit énoncer bien clairement que la discrimination est inacceptable. Ce sujet avait donné matière à réflexion à M. Hogg aussi. Je ne pense pas qu'il y ait une réponse adéquate à cette question.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, when I started my speech, the hon. member for Scarborough Southwest was out. He said that he had forgotten more about this area of practice than I will never know. With the greatest respect to my colleague, the issue is not so much what the law says; it is the practice. We have to take seriously the concerns that have been repeatedly expressed by various people, both in his riding and mine and around the country, about profiling. While I appreciate that the police officer should have and has to have a reasonable and probable ground to cause an investigation, I also appreciate that some people feel they have been targeted. That is just simply not right.
Monsieur le Président, quand j'ai commencé mon intervention, le député de Scarborough-Sud-Ouest était sorti. Il dit qu'il en sait plus là-dessus que je n'en saurai moi-même jamais. Avec tout le respect que je lui dois, la question n'est pas de savoir ce que la loi dit, mais bien ce qui se passera pour vrai, dans la réalité. Nous devons prendre au sérieux les inquiétudes exprimées par de nombreux Canadiens de sa circonscription, de la mienne et de partout au pays concernant les risques de profilage. Je suis tout à fait conscient que les policiers devront avoir des motifs raisonnables pour investiguer et croire probable qu'il y a eu une infraction, mais je sais aussi que certaines personnes sentent qu'on s'en prend directement à elles, et ça, c'est inacceptable.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, it is always encouraging to hear that a committee's recommendations are incorporated into legislation.
For the purpose of people who are not familiar with this piece of legislation, such as myself, what concrete difference will it mean pre and post this legislation, for instance, to a department such as the Department of Justice or the Department of Public Safety? That is so that people have a concrete feel of what this legislation would make in terms of real difference to real departments.
Madame la Présidente, je trouve toujours cela encourageant d'apprendre que les recommandations d'un comité sont prises en compte dans une mesure législative.
Pour aider les gens comme moi qui ne connaissent pas bien la mesure législative débattue, j'aimerais poser la question suivante: concrètement, dans un ministère comme celui de la Justice ou de la Sécurité publique par exemple, en quoi l'adoption du projet de loi à l'étude changera-t-elle les choses? Je demande cela pour que les gens aient une idée concrète de ce que ce projet de loi apporterait véritablement à un vrai ministère.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I was thinking as the hon. member was speaking that we seem to be sleepwalking into catastrophic events. As a brief canvas of what is going on in North America, we have had fires in California. We were at a caucus meeting in Kelowna this summer, and there were fires all up and down the B.C. interior. There were catastrophic hurricanes in Houston, in Florida, and the Caribbean. I know the hon. member has ties to the Caribbean. I wonder whether the hon. member might be prepared to comment on this apparent sleepwalking by some members of not only this House, but particularly Congress in the United States, about these catastrophic events that seem to be becoming much more frequent, and for which we do not seem to be willing or able to prepare in any kind of fashion.
Madame la Présidente, alors que la députée prononçait son discours, je me suis dit que nous avons l'air de somnambules devant ces événements catastrophiques. Pour donner un aperçu de la situation en Amérique du Nord actuellement, il y a eu des feux de forêt en Californie. Nous étions à une réunion du caucus cet été, à Kelowna, et il y avait des feux partout à l'intérieur de la Colombie-Britannique. Il y a eu des ouragans dévastateurs à Houston, en Floride et dans les Caraïbes. Je sais que la députée a des liens avec les Caraïbes. Je me demande si elle serait prête à se prononcer sur l'aveuglement volontaire apparent de certains députés de la Chambre des communes, mais surtout de membres du Congrès des États-Unis, à l'égard de ces événements désastreux qui semblent survenir de plus en plus souvent, et pour lesquels nous ne semblons pas prêts ou aptes à intervenir.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, it looks like the hon. member and I will be carrying on this debate for a few minutes.
I am asking a question in respect of her capacity as the parliamentary secretary to the Minister of International Development. Can she elaborate on the issue of climate change resilience as Canada provides aid and development assistance to various vulnerable countries, the very vulnerable countries that she talked about, the ones that are, in many instances, the victims of climate change?
Madame la Présidente, j'ai l'impression que la députée et moi-même allons poursuivre le débat pendant quelques minutes.
En sa qualité de secrétaire parlementaire de la ministre du Développement international, la députée peut-elle nous en dire davantage sur la résilience aux changements climatiques, notamment en ce qui a trait à l'aide au développement que fournit le Canada aux pays très vulnérables dont elle parle et qui, dans bien des cas, subissent les contrecoups des changements climatiques?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, prior to meeting Bill Browder, the name Sergei Magnitsky was just another name in the news, one more Russian dissident to be tortured or killed by Russian authorities when he or she got too close to the truth about Russian corruption. There is a long and sad list of people tortured or killed for standing up for the basic freedoms that we in Canada take for granted.
Last year, Bill Browder asked to meet us. He told us the Sergei Magnitsky story, and he gave us his book. I made a point of reading it. Briefly, Sergei Magnitsky had the opportunity to leave Russia. He believed, however, that the law would protect him when he exposed a massive $280-million fraud scandal involving some of the most powerful in Russia. There is a fine line between naïveté and bravery, and some might argue that one has to know where the line is. He paid for that with is life. Very simply, Sergei Magnitsky died at the hands of Russian authorities, because he exposed financial malfeasance at the highest levels in the Russian government.
The second meeting on the subject was with Vladimir Kara-Murza and the daughter of Boris Nemtsov, an assassinated Russian activist. Kara-Murza walks with a cane. He was poisoned by Russian authorities for being a Russian voice for democracy. Little did I know at the time that we would meet again and that he would be poisoned a second time, and only through an incredible set of circumstances is he alive today. There is no doubt that his bravery, superb intelligence, and persuasive testimony before the foreign affairs committee brings us to where we are today.
I took some satisfaction in contributing to the foreign affairs committee report entitled “A Coherent and Effective Approach to Canada's Sanctions Regimes: Sergei Magnitsky and Beyond”. I was particularly pleased with recommendation 12, which says:
In honour of Sergei Magnitsky, the Government of Canada should amend the Special Economic Measures Act to expand the scope under which sanctions measures can be enacted, including in cases of gross human rights violations.
That leads me back to my first conversation with Bill Browder. What good will this sanctions regime do? The short answer is to hit them where it hurts. The unique part is that sanctions can now be tailored and applied to those who torture and abuse human rights for financial gain, whether or not they can be linked directly or indirectly to any government of the day. Now there will be no place in Canada for gross abusers of human rights: no condos, no companies, no stocks, no banks, no access to bonds or investments, nothing. They can take their filthy blood money and keep it.
I would have thought that every right-thinking person would support the report of the foreign affairs committee, the minister's initiative, and the bill before us. Therefore, it was with some surprise that I received the following letter from the Russian Congress of Canada, dated June 15, signed by Igor Babalich, president. It would be interesting to know whether the Russian embassy saw this letter before it was sent.
I believe it would be instructive for members to see the letter, and I would be quite willing to table it. In the meanwhile, however, I will use my remaining few minutes to read from it. It is titled “Statement of the Russian Congress of Canada regarding the announced adoption of the so-called Magnitsky Act (Bill S-226)”. It states:
The Russian Congress of Canada calls upon the Canadian government to withdraw its support for the proposed legislation.... [as it] would set a dangerous precedent...further closing dialogue with Russia at [this] time....
...[The Foreign Affairs Minister] announced...that the Canadian government has agreed to endorse a Canadian version of the...Magnitsky Act.... [It] would punish Russian officials, allegedly involved in human rights violations and it would provide for expanding sanctions
That is true. It then goes on to criticize the member for Selkirk—Interlake—Eastman. I cannot imagine why. It gives three reasons that this bill should not be supported. The first is apparently because it mirrors the U.S. law:
...[it] will not serve Canada's national interests or demonstrate its leadership in the vital area of human rights protection. This copycat adoption of the U.S. legislation...under the pressure from the most overzealous representatives of the Ukrainian nationalist diaspora will set a dangerous precedent...and will further...[deteriorate] dialogue with Russia at [this] time
The second reason is “the Foreign Affairs Committee...heard only one side of the Magnitsky controversy...William Browder and a few long-time opponents of the Russian government who had little success in trying to get elected to a public office.” These members of the so-called Russian opposition in reality are fully marginal to the Russian political process and have very limited political support among the Russian population. Possibly they have limited success in Russian elections because they are either tortured or killed. Possibly if they stop being tortured, killed, or poisoned, they might have more success.
The third reason is that the bill is named after the Russian Sergei Magnitsky. “He was an accountant...but has often incorrectly been identified...as a lawyer.” For some reason, that is very important to the writer, that he has been incorrectly identified as a lawyer. It went on to say, “Magnitsky was arrested and put in a pre-trial detention facility. After 11 months in detention, he died in November 2009.” That is true.
“The official Russian investigation of Magnitsky's death did not find any evidence of maltreatment or torture.... The reports of his beating by prison officials, which were circulated in the West, have not been based on any empirical or documentary evidence.” Well, maybe that has something to with the fact that nobody can gain access to the evidence.
Then, in a really interesting statement, it says, “The Russian law has changed, so that no criminal investigation can now be opened against those facing their first criminal accusation of tax evasion and an accused would not be detained during the processing of their case by the authorities.” Somehow that is not as comforting as possibly the writer would hope, but I suppose it is an argument to say they are getting better.
His fourth argument is even more interesting. He says, “The death of Sergei Magnitsky was unfortunate indeed.” It certainly was. He then analogizes that in Canada, 43 prisoners died in 2014, that prisoners die in our facilities as well. As far as I know, none of them have died while being tortured.
He says, “we can not support [a bill that is ill-informed by individuals] with personal animosities against Russia that drag Canada into a campaign of wholesale demonization of Canada's partners and neighbours in the Arctic who also bear shared responsibility for the state of affairs of the region, and must see each other as strategic partners but not enemies.”
He urges that the government withdraw itself from its support of the Magnitsky legislation as it “will be detrimental to such a dialogue and counterproductive with regard to its announced purpose.” I do not quite know what Mr. Babalich hoped to accomplish by his letter to parliamentarians, but it seems to me that it is exactly the opposite of what he intended to accomplish.
I am very pleased to know that colleagues on both sides of the aisle from all three parties will unanimously support the bill.
Monsieur le Président, avant notre rencontre avec Bill Browder, Sergueï Magnitski n'était pour moi qu'un nom entendu aux nouvelles, qu'un autre dissident russe torturé ou tué par les autorités russes parce qu'il s'apprêtait à percer le secret de la corruption qui sévit en Russie. Il y a malheureusement une longue liste de gens qui ont été torturés ou tués pour avoir défendu des libertés fondamentales que nous tenons pour acquises au Canada.
L'an dernier, Bill Browder a demandé à nous rencontrer. Il nous a raconté l'histoire de Sergueï Magnitski et nous a donné son livre. Je trouvais important de le lire. Sergueï Magnitski aurait eu, brièvement, la possibilité de quitter la Russie. Il était toutefois convaincu que la loi le protégerait lorsqu'il a révélé une fraude scandaleuse de 280 millions de dollars à laquelle étaient mêlées certaines des personnes les plus puissantes de Russie. La ligne de démarcation entre naïveté et courage est très mince, et certains diront qu'il faut savoir la repérer. Sergueï Magnitski ne l'a pas fait et cette erreur lui a coûté la vie. Il a été tué par les autorités russes parce qu'il avait révélé des malversations financières aux échelons les plus élevés du gouvernement.
Pendant notre deuxième rencontre à ce sujet, nous avons entendu Vladimir Kara-Murza et la fille de Boris Nemtsov, activiste russe assassiné. M. Kara-Murza marche avec une canne. Les autorités russes l'ont empoisonné parce qu'il faisait la promotion de la démocratie. Je ne savais pas, à l'époque, que nous aurions une deuxième rencontre avec lui, ni qu'il serait empoisonné de nouveau. C'est grâce à un concours de circonstances extraordinaire qu'il est toujours vivant. Il est certain que son courage, son intelligence admirable et le témoignage persuasif qu'il a présenté devant le comité des affaires étrangères nous ont aidés à parvenir où nous en sommes actuellement.
Je suis heureux d'avoir contribué au rapport du comité des affaires étrangères intitulé « Un cadre efficace et cohérent de mise en oeuvre des régimes de sanctions du Canada: Honorer la mémoire de Sergueï Magnitski et aller plus loin ». Je suis particulièrement satisfait de la recommandation 12, qui se lit comme suit:
En l’honneur de Sergueï Magnitski, le gouvernement du Canada devrait modifier la Loi sur les mesures économiques spéciales afin