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View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Thank you, Mr. Chair. Welcome back, everyone.
I'll point to remarks made by the members on the opposite aisle in discussing the amendment on hand, and some of the suggestions for a time allotment from 3:30 to 6:30 versus the current 3:30 to 5. My colleagues and I have entertained and discussed that, Chair. We could accommodate that request.
Merci, monsieur le président. Bonjour à vous tous.
J'aimerais revenir sur des commentaires formulés par les membres de l'opposition dans nos discussions sur l'amendement en question, ainsi que sur certaines suggestions où nous adopterions une période de 15 h 30 à 18 h 30 plutôt que de 15 h 30 à 17 heures. Monsieur le président, j'en ai discuté avec mes collègues, et nous pourrions accéder à cette demande.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
There are three things we're seeking, Chair. One is that the minister be here for three hours, which I gather the government delegation has accepted. The second is that his opening remarks be limited to 10 minutes. The third is that we have licence to ask him about any matters related to his work as finance minister. Those are the only three things that we ask for. They seem pretty reasonable, and not out of line with what typically happens at a committee.
Given that this is a budget bill with 350 pages of content, and that this is perhaps the only time the minister will appear before this committee, I can't see any justification for not allowing that kind of openness under any subject for the entire session. I'll leave it at that for now. If members want to further litigate any of those three, I'm happy to do it. If they can offer those things, we can offer quick passage of the motion without any additional changes, and proceed from there.
Nous souhaitons obtenir trois choses, monsieur le président. D'abord, que le ministre soit ici durant trois heures, ce que semblent accepter nos collègues ministériels. Ensuite, que sa déclaration préliminaire ne fasse pas plus de 10 minutes. Enfin, que nous puissions interroger le ministre sur n'importe quel aspect lié à son portefeuille. Ce sont les trois seules choses que nous demandons. Elles nous semblent fort raisonnables, et conformes à ce qui se passe habituellement au sein d'un comité.
Puisqu'il s'agit d'un projet de loi d'exécution du budget de 350 pages, et que c'est peut-être la seule fois où le ministre se présentera devant nous, je ne peux pas voir ce qui empêcherait une telle transparence du ministre sur n'importe quel sujet durant toute la séance. Je vais m'en tenir à cela pour l'instant. Si les membres veulent discuter davantage de ces trois points, j'y consens avec plaisir. S'ils peuvent nous les accorder, nous pouvons leur offrir d'adopter rapidement la motion sans y apporter d'autres modifications, et poursuivre les travaux.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
Okay.
Does anybody else wants to speak?
Mr. Poilievre, you and I chatted, and you're saying, “any matters related to his work as finance minister”. It was my opinion that if the minister goes broad in his opening remarks, what I've tried to do in the past is to allow the questions to be broad. If the minister just sticks to the BIA, then the discussion would be pretty well limited to the BIA and, in essence, the budget as well.
Go ahead.
D'accord.
Quelqu'un d'autre veut prendre la parole?
Monsieur Poilievre, nous avons bavardé, vous et moi, et vous dites maintenant: « sur n'importe quel aspect lié à son portefeuille ». J'étais d'avis que, si le ministre fait une déclaration préliminaire générale, je ferai comme j'ai toujours essayé de le faire jusqu'ici, c'est-à-dire que je permettrai des questions générales. Mais si le ministre s'en tient au projet de loi d'exécution du budget, alors la discussion sera elle aussi essentiellement limitée à ce sujet et, grosso modo, au budget.
Allez-y.
View Peter Fragiskatos Profile
Lib. (ON)
I'm amused by the comments by my colleague, who talks about the boundaries of the discussion. It seems to me that in his view, the opposition is going to set the boundaries of discussion. I think this committee should come to a collective view on that.
When the minister comes here, I'm sure he'll talk about the budget. I want to ask him about the budget, because my constituents are asking me about it, not about grandiose economic theories or the role of the finance minister in general, but on something quite specific—the 2019 budget that has been presented, which we'll hopefully now examine if the opposition wants to be serious. What my colleague is proposing, I'm afraid, is not serious.
Je trouve amusants les propos de mon collègue, qui parle du cadre de nos travaux. Si je l'ai bien compris, c'est l'opposition qui va établir ce cadre. Je crois que le Comité devrait adopter un point de vue collégial sur la question.
Quand le ministre viendra devant nous, je suis persuadé qu'il traitera du budget. Je veux lui poser des questions sur le budget, parce que mes concitoyens me questionnent sur le sujet, et pas sur des théories économiques grandiloquentes ni sur le rôle du ministre des Finances au sens large, mais sur quelque chose de très précis: le budget de 2019 qui a été déposé, et que nous allons, je l'espère, étudier maintenant si l'opposition veut bien faire preuve de sérieux. J'ai bien peur que ce que mon collègue propose ne soit pas sérieux.
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Thanks for the intervention by my colleague. You know, committees are the masters of their domains. I've been on this committee since we were elected as a majority government. I've really enjoyed it and we are the masters of our domain. When the minister has come to speak to us, we've all asked him questions. Mr. Poilievre, Mr. Deltell and Ms. Raitt, when she was here, asked questions, tough questions. We are going to be looking at the subject matter of Bill C-97. I'm sure Mr. Poilievre, Mr. Richards and Mr. Kmiec will want to ask tough questions and they'll be afforded that opportunity.
In response to my colleague, I was going to say my friend, Mr. Poilievre, that within the three-hour time slot from 3:30 to 6:30, you've asked for the minister to keep his remarks within 10 minutes. I don't think that's something extraordinary. I think the purview is that we are speaking to Bill C-97, which touches upon fiscal policy. It touches upon a thing. It's not a huge bill, and no pun was intended by the comment, but a document that's important to Canadians and to our government. Of course, it is important to this committee to study it, to bring witnesses forth and to commence that process. I think it behooves all of us as parliamentarians to do that.
Mr. Poilievre, I'm very accommodating and I think the committee is accommodating on where members are in terms of the three hours and the 10 minutes. I think it's obviously the chair's role to decide what's in order in any committee to be discussed. If we stray too far, then I think it behooves us to point that out, and it also behooves you folks to point that out on your side. I think we can be accommodating and meet on that.
Thank you, Mr. Chair.
Je remercie mon collègue pour son intervention. Vous savez, les comités ont le plein contrôle. Je siège à ce comité depuis mon élection en tant que membre du gouvernement majoritaire. J'aime beaucoup mon expérience, et le Comité a bien le plein contrôle. Quand le ministre s'est présenté devant nous, nous lui avons tous posé des questions. M. Poilievre, M. Deltell et Mme Raitt, quand elle siégeait au Comité, lui ont posé des questions, des questions difficiles. Nous allons étudier l'objet du projet de loi C-97. Je suis persuadé que M. Poilievre, M. Richards et M. Kmiec voudront poser des questions difficiles au ministre et qu'ils en auront l'occasion.
Pour répondre à mon collègue — j'allais dire, cher monsieur Poilievre, que dans les trois heures prévues, soit de 15 h 30 à 18 h 30, vous avez demandé à ce que la déclaration préliminaire du ministre ne fasse pas plus de 10 minutes. Je n'y vois rien d'exceptionnel. Je crois qu'il est de notre responsabilité de traiter du projet de loi C-97, qui est lié à la politique fiscale, et plus particulièrement à un aspect de celle-ci. Ce n'est pas un projet de loi épais, sans mauvais jeu de mots, mais un document important pour les Canadiens et notre gouvernement. Bien entendu, il est important que le Comité l'étudie, convoque des témoins et entame ce processus. Je pense que c'est notre devoir en tant que parlementaires.
Monsieur Poilievre, je suis très conciliant et je crois que le Comité l'est aussi pour ce qui est des trois heures de comparution et des 10 minutes de déclaration. Selon moi, il est évident qu'il revient au président d'un comité de décider de son ordre du jour. Si nous nous éloignons trop du sujet, je crois qu'il nous incombe de le souligner, comme il vous revient de nous le souligner aussi. Je crois que nous pouvons tous être conciliants et nous entendre là-dessus.
Merci, monsieur le président.
View Greg Fergus Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chair.
I'll make this quick.
Mr. Chair, parliamentary convention holds that, when a minister appears before a committee, it is to address the issue on the agenda. We are talking about the Minister of Finance, who has appeared before the committee many times. I don't believe he has ever even declined an invitation by the committee, but I digress.
When a committee studies a bill and reviews its provisions, government and opposition members alike have the opportunity to ask a minister questions, as they would with any witness. In all cases, however, the questions must relate to the subject in hand.
Mr. Chair, you've always been very open-minded. In the past, when the minister went off topic, you've always given committee members the leeway to do the same. However, when the minister's comments pertain to the topic on the agenda, the questions put to the minister should as well, as parliamentary convention dictates.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je serai très bref.
Monsieur le président, il existe une convention parlementaire qui veut que lorsqu'un ministre se présente devant un comité, ce ministre traite du sujet à l'ordre du jour. Je parle ici du ministre des Finances, qui a comparu à plusieurs reprises devant notre comité. Je crois même qu'il n'a jamais refusé une de nos invitations, mais cela n'est pas dans le sujet.
Quand, par exemple, nous étudions un projet de loi et que nous en examinons toutes les dispositions, les députés du gouvernement et de l'opposition peuvent poser des questions au ministre, tout comme ils en poseraient à n'importe quel témoin. Dans tous les cas, cependant, ces questions doivent être pertinentes au sujet à l'étude.
Monsieur le président, vous avez fait preuve de grande ouverture. Par le passé, quand le ministre s'écartait du sujet, vous avez toujours permis aux membres du Comité de s'éloigner un peu du sujet, eux aussi. Mais lorsque, conformément à la convention parlementaire, les commentaires du ministre sont pertinents au sujet à l'ordre du jour, il est normal que les questions adressées au ministre soient pertinentes, elles aussi.
Merci.
View Murray Rankin Profile
NDP (BC)
View Murray Rankin Profile
2019-04-09 15:48
I'm not sure that there really is a conflict on the table. I understand from your recent comment that you're saying that a certain amount of latitude, insofar as the minister speaks about matters qua as Minister of Finance, will be accepted. It's your job to police this. I know that when we are in the House of Commons, the Speaker allows people—to a degree I find rather shocking, frankly—to speak very much outside the four corners of the bill that's at issue. Questions of relevance are rarely, if ever, addressed by the chair.
Given your commitment that you accept that a minister can come and talk about ministerial responsibilities, and given what Mr. Poilievre said, that he is not going to talk about personal matters but merely things concerning his work as finance minister, I don't understand that we have a real conflict on the table. I would suggest that we are ad idem.
Je ne suis pas convaincu que ce soit un véritable sujet de conflit. Si je comprends bien ce que vous venez de dire, une certaine marge de manoeuvre sera acceptée, pour autant que le ministre des Finances parle de questions ayant trait à son portefeuille. C'est à vous qu'il incombe de surveiller cela. Je sais que lorsque nous sommes à la Chambre des communes, le Président permet aux députés — et, bien franchement, je trouve cela plutôt choquant — de parler de sujets qui dépassent la portée du projet de loi à l'étude. Les questions de pertinence sont rarement, pour ne pas dire jamais, traitées par la présidence.
Comme vous vous engagez à accepter qu'un ministre puisse venir parler de ses responsabilités ministérielles et, compte tenu de ce que M. Poilievre a dit, à savoir qu'il ne parlera pas de questions personnelles, mais simplement de choses concernant le portefeuille du ministre des Finances, je ne vois pas où est le conflit. Je dirais que nous sommes sur la même longueur d'onde.
View Tom Kmiec Profile
CPC (AB)
Thank you, Mr. Chair. I guess I missed a thrilling morning when this was being debated.
In anticipation of this meeting, I looked at the previous motion that was passed last year. As you'll remember, eventually that motion hamstrung the committee when the issues of DPAs came up on one really late night. Then we had a lot more questions, and a lot of members around the table weren't happy. I had a kids' school group that was coming through. Late at night I went to speak to someone, and when I returned this was on the table.
I know that we're at this point again. We're dealing with a programming motion. It is slightly different. One thing I'll mention is that nothing in here says that any of this has to be televised. I would like to see that as part of this motion. In actuality, the word “televised” doesn't even appear in this motion.
Merci, monsieur le président. Je suppose que j'ai raté un débat palpitant ce matin.
En prévision de cette réunion, j'ai passé en revue la motion précédente qui a été adoptée l'année dernière. Comme vous vous en souviendrez, cette motion a fini par entraver les travaux du Comité lorsque la question des accords de suspension des poursuites a été soulevée très tard un soir. Cela a ensuite déclenché beaucoup d'autres questions, et de nombreux députés autour de la table n'étaient pas contents. J'étais censé assister à une activité scolaire pour les enfants. En fin de soirée, je suis sorti parler à quelqu'un et, à mon retour, ce sujet était à l'étude.
Je sais que nous nous retrouvons dans la même situation. Nous avons affaire à une motion de programmation. C'est légèrement différent. Un point que je tiens à mentionner, c'est que rien dans le libellé ne précise que la réunion doit être télévisée. J'aimerais que cela fasse partie de la motion. En fait, le mot « télévisée » n'y figure même pas.
View Kim Rudd Profile
Lib. (ON)
Thank you.
I came to this place almost four years ago, coming from a background of having to work with people in business, and I came with an expectation—
Mr. Poilievre is reading his phone and not listening to the answer to the question he asked me.
I came expecting respectful debate. When I saw the behaviour and the complete disrespect for the Minister of Finance in the House when he stood up to read the budget, I question the motivation of Mr. Poilievre and the members on that side as to whether these comments and these requests are designed for respectful debate, real questions, or whether they are intended to have another, frankly, disgusting performance like the one we saw that day.
Thank you, Mr. Chair.
Merci.
Voilà presque quatre ans que je siège ici. Je travaillais auparavant dans un milieu où je devais côtoyer des gens d'affaires. Lorsque j'ai été élue députée, j'avais une attente...
M. Poilievre est occupé à lire ses messages sur son téléphone, au lieu d'écouter la réponse à la question qu'il m'a posée.
Bref, je m'attendais à des débats respectueux. Cependant, après avoir vu le comportement et le manque total de respect à l'égard du ministre des Finances lorsqu'il s'est levé à la Chambre pour lire le budget, je remets en question la motivation de M. Poilievre et des députés d'en face, car je me demande si ces observations et ces demandes sont conçues pour assurer un débat respectueux et des questions concrètes ou si elles visent plutôt à créer, bien franchement, une autre performance déplorable comme celle dont nous avons été témoins l'autre jour.
Merci, monsieur le président.
View Blake Richards Profile
CPC (AB)
Some of you will know this and others may not. In my previous career, before I got into politics, I was in real estate. I helped folks sell and buy homes. This reminds me, actually, of some of the situations I found myself in, in those circumstances. Sometimes what you'd get is that someone would say, “I know we have a contract here that says X, Y, and Z, and this is the price of the home and this is the closing date, and all the conditions that go with that, but you know what? Don't worry about that. Yes, we'll get the walls painted for you, or, yes, we'll leave some of the furniture, or whatever the case might be.” They'd say, we don't need to throw that in the contract, though. It will just be an agreement between us. For obvious reasons, I wouldn't accept those kinds of things. This reminds me of those same situations.
Mr. Poilievre has made a suggestion. It's been said a couple of times on both sides, but I will point out that this is a fairly significant compromise by the opposition, I would argue, because we're letting the government have exactly what it wants, which is to limit the amount of time there is for consideration and debate and amendments or anything else related to the budget. In return, the expectation is that there be three hours for the minister to come here to be held accountable for any matters related to his finance portfolio, and that his opening remarks limited to 10 minutes and that the meeting be televised.
What we're hearing, essentially, for the most part, is yes, we agree to all of that, but we don't want to put it in writing. Whenever I have someone tell me they agree with me and they're willing to give me something, but they don't want to put it in writing, I have to question the motivation for not being willing to put it in writing? If it's okay and you're agreeing that you're going to allow it, why not just put it in writing? What's the harm? As I say, it hearkens me back to my days in real estate, when somebody would say, “Yes, no, no, don't worry. We'll leave the freezer. We don't want to put it in the contract—let's not do that—but we'll leave it, we promise.”
You never want to doubt someone's sincerity, and I'm not saying I do, but why not put it in writing then? What's the problem here? I just feel that we're in a spot where it's almost like there's disagreement for the sake of disagreement, or something like that. I wish we could end that. If that's what everyone's saying is—
Certains d'entre vous le savent et d'autres ne le savent peut-être pas. Dans ma carrière précédente, avant de me lancer en politique, j'étais dans l'immobilier. J'ai aidé les gens à vendre et à acheter des maisons. Cela me rappelle, en fait, certaines des situations dans lesquelles je me suis retrouvé. Parfois, quelqu'un disait: « Je sais que nous avons ici un contrat qui dit X, Y et Z, et que c'est le prix de la maison et que c'est la date de transfert de la propriété, et je connais toutes les conditions qui s'appliquent, mais vous savez quoi? Ne vous inquiétez pas de ça. Oui, nous ferons repeindre les murs pour vous, ou oui, nous laisserons des meubles, ou quoi que ce soit d'autre. » Par contre, ils disaient que ces choses n'avaient pas besoin d'être incluses dans le contrat. Ce sera juste un accord entre nous. Pour des raisons évidentes, je n'acceptais pas ce genre d'arrangement. C'est ce que me rappelle la situation actuelle.
M. Poilievre a proposé quelque chose. Cela a été dit à quelques reprises des deux côtés, mais je ferai remarquer qu'il s'agit à mon avis d'un compromis assez important de la part de l'opposition, puisque nous laissons au gouvernement exactement ce qu'il veut, c'est-à-dire limiter le temps dont nous disposerons pour examiner les amendements ou toute autre question relative au budget et pour en débattre. En retour, il est attendu que le ministre vienne ici pendant trois heures afin que nous puissions lui demander des comptes sur n'importe quel aspect de son portefeuille des finances, que ses remarques préliminaires soient limitées à 10 minutes et que la réunion soit télévisée.
Ce que nous entendons, c'est que, pour l'essentiel, oui, nous sommes d'accord avec tout cela, mais nous ne voulons pas le mettre par écrit. Chaque fois que quelqu'un me dit qu'il est d'accord avec moi et qu'il est prêt à me donner quelque chose, mais qu'il ne veut pas le mettre par écrit, je me pose des questions. Si c'est la chose à faire et que vous êtes d'accord pour l'autoriser, pourquoi ne pas simplement le mettre par écrit? Où est le mal? Comme je l'ai dit, cela me rappelle l'époque où j'étais dans l'immobilier, quand quelqu'un me disait : « Oui, non, non, ne vous inquiétez pas. On va laisser le congélateur. Nous ne voulons pas le stipuler dans le contrat — ne faisons pas cela —, mais nous le laisserons, c'est promis. »
On ne veut jamais douter de la sincérité de quelqu'un, et je ne dis que c'est ce que je fais, mais pourquoi alors ne pas mettre cela par écrit? Quel est le problème? J'ai l'impression que nous nous retrouvons dans une situation où il y a presque un désaccord de principe, ou quelque chose comme ça. J'aimerais que nous puissions sortir de cette impasse. Si tout le monde dit que...
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Chair, I believe you are a man of your word. I've known you for a long time. I've never once known you to violate your word, and so I take you at your word today that we will be allowed to question the minister, not just on the BIA but also on his broader finance portfolio. I give you my word that my questions will focus exclusively on his work as a finance minister, not on anything unrelated to that job.
As a result, I am prepared to withdraw my earlier amendment and propose a different one.
(Amendment withdrawn)
Hon. Pierre Poilievre: With my new amendment, paragraph 7 would be transformed to read:
the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 6:30 p.m., and that his opening statement be limited to ten minutes, and that the meeting be televised;
Monsieur le président, je crois que vous êtes un homme de parole. Je vous connais depuis longtemps. Je ne vous ai jamais vu manquer à votre parole et je vous crois donc sur parole aujourd'hui lorsque vous nous dites que nous aurons le droit d'interroger le ministre, non seulement sur la loi d'exécution sur le budget, mais aussi sur son portefeuille des finances en général. Je vous donne ma parole que mes questions porteront exclusivement sur son travail en tant que ministre des Finances, et non sur quelque chose qui n'a rien à voir avec ce travail.
Par conséquent, je suis prêt à retirer mon amendement précédent et à en proposer un autre.
(L'amendement est retiré.)
L'hon. Pierre Poilievre: Avec mon nouvel amendement, le paragraphe 7 se lirait comme suit. Que:
le Comité invite le ministre des Finances à comparaître au sujet du projet de loi C-97 le mercredi 1er mai 2019, de 15 h 30 à 18 h 30, que sa déclaration d'ouverture soit limitée à dix minutes et que la séance soit télévisée;
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
It's not a problem. Is everyone okay with that?
(Amendment agreed to)
(Motion as amended agreed to)
The Chair: We have one other motion.
Go ahead, Mr. Sorbara.
Je n'y vois pas d'objection. Tout le monde est d'accord avec cela?
(L'amendement est adopté.)
(La motion modifiée est adoptée.)
Le président: Nous avons une autre motion.
Allez-y, monsieur Sorbara.
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
The motion is:
That
1. the Committee begin a subject matter study of Bill C-97, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on March 19, 2019, and other measures on Monday, April 29, 2019, if the Bill itself has not yet been referred to the Committee;
2. the Committee hear from departmental officials on the subject matter of Bill C-97 on Monday, April 29, 2019, from 3:30 p.m. to 6:30 p.m.;
3. if Bill C-97 is referred to the Committee by the House during the subject matter study of the Bill, all evidence and documentation received in public in relation to its subject matter study of Bill C-97 be deemed received by the Committee in the context of its legislative study of Bill C-97;
4. the Clerk of the Committee write immediately to each Member of Parliament who is not a member of a caucus represented on the Committee, to inform them of the beginning of the subject matter study of Bill C-97 by the Committee and to invite them to start working on their proposed amendments to the Bill, which would be considered during the clause-by-clause study of the Bill;
5. Members of the Committee submit their prioritized witness lists for the study of Bill C-97 to the Clerk of the Committee by no later than noon on Thursday, April 18, 2019, and that these lists be distributed to Members that same day;
6. the Committee hear from witnesses on Bill C-97 from April 29, 2019, to May 16, 2019;
7. the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 5:00 p.m., and that officials appear from 5:00 p.m. to 6:30 p.m., if necessary;
8. proposed amendments to Bill C-97 be submitted to the Clerk of the Committee in both official languages by 5:00 p.m. on Wednesday, May 22, 2019, at the latest;
9. the Committee commence clause-by-clause consideration of Bill C-97 on Monday, May 27, 2019, at 11:00 a.m., subject to the Bill being referred to the Committee;
10. the Chair may limit debate on each clause to a maximum of five minutes per party, per clause; and
11. if the Committee has not completed the clause-by-clause consideration of the Bill by 9:00 p.m. on Tuesday, May 28, 2019, all remaining amendments submitted to the Committee shall be deemed moved, the Chair shall put the question, forthwith and successively, without further debate on all remaining clauses and proposed amendments, as well as each and every question necessary to dispose of clause-by-clause consideration of the Bill, as well as all questions necessary to report the Bill to the House and to order the Chair to report the Bill to the House as soon as possible.
La voici:
Que
1. le Comité entreprenne, le lundi 29 avril 2019, une étude de l’objet du projet de loi C-97, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 mars 2019 et mettant en oeuvre d’autres mesures, si le projet de loi ne lui a pas été renvoyé à ce moment-là;
2. le Comité invite des fonctionnaires à comparaître sur l’objet du projet de loi C-97 le lundi 29 avril 2019, de 15 h 30 à 18 h 30;
3. si la Chambre renvoie le projet de loi C-97 au Comité pendant qu’il en étudie l’objet, tous les témoignages et les documents reçus en public en lien avec l’étude de l’objet du projet de loi C-97 soient réputés avoir été reçus par le Comité dans le cadre de son étude du projet de loi C-97;
4. le greffier du Comité écrive immédiatement à tous les députés ne faisant pas partie d’un caucus représenté au sein du Comité afin de les aviser que le Comité entreprendra l’étude de l’objet du projet de loi C-97 et de les inviter à rédiger et présenter tout projet d’amendement pour que le Comité l’examine au moment de l’étude article par article du projet de loi;
5. les membres du Comité présentent au greffier du Comité leurs listes de témoins, en ordre de priorité, pour l’étude du projet de loi C-97, le jeudi 18 avril 2019 à midi au plus tard et que les listes soient distribuées aux membres la même journée;
6. le Comité invite les témoins à comparaître sur le projet de loi C-97 du 29 avril 2019 au 16 mai 2019;
7. le Comité invite le ministre des Finances à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 17 heures, et, si nécessaire, des fonctionnaires, de 17 heures à 18 h 30;
8. les amendements pour le projet de loi C-97 soient soumis au greffier du Comité, dans les deux langues officielles, au plus tard le mercredi 22 mai 2019 à 17 heures;
9. le Comité, pourvu qu’il ait reçu l’ordre de renvoi, procède à l’étude article par article du projet de loi C-97 le lundi 27 mai 2019 à 11 heures;
10. que le président puisse limiter le débat sur chaque article à cinq minutes par parti et par article;
11. si le Comité n’a pas terminé l’étude article par article du projet de loi à 21 heures le mardi 28 mai 2019, le reste des amendements soumis au Comité soient réputés être proposés, et que le président mette aux voix sur-le-champ et successivement, sans autre débat, le reste des dispositions et des amendements soumis au Comité ainsi que toute question nécessaire pour disposer de l’étude article par article du projet de loi, ainsi que toute question nécessaire pour faire rapport du projet de loi à la Chambre et demander au président de faire rapport du projet de loi à la Chambre dès que possible.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
Thank you, Mr. Sorbara.
I will make a point, and then I have a list of speakers here.
On point 10, that the chair limit debate to a maximum of five minutes per party, per clause, we kind of exercise judgment on that one. There are some clauses that we have allowed parties to talk on for pretty well 20 minutes or so, depending on where we're at in the bill. We're pretty flexible on that, but if absolutely necessary, we'll go to five minutes.
Okay, I have on my list first Mr. Poilievre, and then Mr. Dusseault.
Merci, monsieur Sorbara.
J'ai une remarque à faire. Ensuite, j'ai une liste d'intervenants.
Sur le point 10 de la motion, qui permet au président de limiter le débat sur chaque article à cinq minutes par parti, c'est le bon sens qui commande. Pour certains articles, nous avons accordé une vingtaine de minutes aux partis, selon l'avancement de l'étude du projet de loi. Nous sommes assez souples, mais s'il le faut absolument, nous nous limiterons à cinq minutes.
Très bien. J'ai, sur ma liste, d'abord le nom de M. Poilievre, puis celui de M. Dusseault.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
I haven't had a chance to finish my own remarks. You'll recall, Mr. Chair, that I just finished reading the motion.
Members would benefit from hearing the English version a second time, given that the break for the vote interrupted the flow of our discourse earlier. Just in case members have forgotten the motion as it's written now, I'll read it in English.
The motion is:
That
1. the Committee begin a subject matter study of Bill C-97, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on March 19, 2019, and other measures on Monday, April 29, 2019, if the Bill itself has not yet been referred to the Committee;
2. the Committee hear from departmental officials on the subject matter of Bill C-97 on Monday, April 29, 2019, from 3:30 p.m. to 6:30 p.m.;
3. if Bill C-97 is referred to the Committee by the House during the subject matter study of the Bill, all evidence and documentation received in public in relation to its subject matter study of Bill C-97 be deemed received by the Committee in the context of its legislative study of Bill C-97;
4. the Clerk of the Committee write immediately to each Member of Parliament who is not a member of a caucus represented on the Committee, to inform them of the beginning of the subject matter study of Bill C-97 by the Committee and to invite them to start working on their proposed amendments to the Bill, which would be considered during the clause-by-clause study of the Bill;
5. Members of the Committee submit their prioritized witness lists for the study of Bill C-97 to the Clerk of the Committee by no later than noon on Thursday, April 18, 2019, and that these lists be distributed to Members that same day;
6. the Committee hear from witnesses on Bill C-97 from April 29, 2019, to May 16, 2019;
7. the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 5:00 p.m., and that officials appear from 5:00 p.m. to 6:30 p.m., if necessary;
8. proposed amendments to Bill C-97 be submitted to the Clerk of the Committee in both official languages by 5:00 p.m. on Wednesday, May 22, 2019, at the latest;
9. the Committee commence clause-by-clause consideration of Bill C-97 on Monday, May 27, 2019, at 11:00 a.m., subject to the Bill being referred to the Committee;
10. the Chair may limit debate on each clause to a maximum of five minutes per party, per clause; and
11. if the Committee has not completed the clause-by-clause consideration of the Bill by 9:00 p.m. on Tuesday, May 28, 2019, all remaining amendments submitted to the Committee shall be deemed moved, the Chair shall put the question, forthwith and successively, without further debate on all remaining clauses and proposed amendments, as well as each and every question necessary to dispose of clause-by-clause consideration of the Bill, as well as all questions necessary to report the Bill to the House and to order the Chair to report the Bill to the House as soon as possible.
Let us go through some of my concerns with the motion as currently written.
First of all, we would like to see the minister testify from 3:30 until 6:30 on May 1, 2019, rather than just from 3:30 to 5:00. We'd like to specify, or we want the wording to specify, that members may pose any questions to the minister related to this bill or his conduct as finance minister, and that the chair shall not interrupt such questioning. Three hours is a more reasonable amount of time than an hour and a half. Furthermore, we would limit the finance minister's opening remarks to no more than 10 minutes so that we can focus on questioning. The finance minister had a chance to give a speech in the House of Commons. He doesn't need to repeat it here. Any members who are concerned about his opening statement can refer themselves to his very lengthy opener during the budget introduction in the House of Commons. If they have any confusion whatsoever about either what's in the budget or what the finance minister thinks of the budget, that speech can answer those questions. Therefore, we don't need to burn committee time listening to him speak for half an hour. That is our principal request.
Second, points 10 and 11 are particularly objectionable, because they restrict our ability to properly debate this omnibus budget bill. Last year, we all stumbled upon a very strange section of the previous omnibus budget that gave us deferred prosecution agreements. Few in this room understood the consequences of that amendment.
To your credit, Mr. Chair, you acknowledged that deferred prosecution agreements did not belong in the budget bill. Mr. Fergus likewise, and very presciently, acknowledged the problems with that section of the bill. The foresight that Mr. Fergus exhibited in that debate is quite startling, now that we have seen events unfold subsequently. I don't know; maybe Mr. Fergus can jump in on this discussion and tell us if he was able to foreshadow just how important his predictions of trouble would become. If you look at the last three months of discourse in this country and you match that discourse with Mr. Fergus's observations, you can only conclude that he has a degree of clairvoyance that is quite frankly terrifying. That he could have foreshadowed so much trouble in so few words is really impressive....
What's that?
Je n'ai pas eu la possibilité de formuler mes propres observations. Rappelez-vous, monsieur le président, que je venais de terminer la lecture de la motion.
Il serait bon que les membres du Comité entendent une deuxième fois la motion, vu que nous avons été interrompus et convoqués pour une mise aux voix. Je lis donc le texte une autre fois, au cas où certains en auraient oublié le libellé.
Voici:
Que
1. le Comité entreprenne, le lundi 29 avril 2019, une étude de l’objet du projet de loi C-97, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 mars 2019 et mettant en oeuvre d’autres mesures, si le projet de loi ne lui a pas été renvoyé à ce moment-là;
2. le Comité invite des fonctionnaires à comparaître sur l’objet du projet de loi C-97 le lundi 29 avril 2019, de 15 h 30 à 18 h 30;
3. si la Chambre renvoie le projet de loi C-97 au Comité pendant qu’il en étudie l’objet, tous les témoignages et les documents reçus en public en lien avec l’étude de l’objet du projet de loi C-97 soient réputés avoir été reçus par le Comité dans le cadre de son étude du projet de loi C-97;
4. le greffier du Comité écrive immédiatement à tous les députés ne faisant pas partie d’un caucus représenté au sein du Comité afin de les aviser que le Comité entreprendra l’étude de l’objet du projet de loi C-97 et de les inviter à rédiger et présenter tout projet d’amendement pour que le Comité l’examine au moment de l’étude article par article du projet de loi;
5. les membres du Comité présentent au greffier du Comité leurs listes de témoins, en ordre de priorité, pour l’étude du projet de loi C-97, le jeudi 18 avril 2019 à midi au plus tard et que les listes soient distribuées aux membres la même journée;
6. le Comité invite les témoins à comparaître sur le projet de loi C-97 du 29 avril 2019 au 16 mai 2019;
7. le Comité invite le ministre des Finances à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 17 heures, et, si nécessaire, des fonctionnaires, de 17 heures à 18 h 30;
8. les amendements pour le projet de loi C-97 soient soumis au greffier du Comité, dans les deux langues officielles, au plus tard le mercredi 22 mai 2019 à 17 heures;
9. le Comité, pourvu qu’il ait reçu l’ordre de renvoi, procède à l’étude article par article du projet de loi C-97 le lundi 27 mai 2019 à 11 heures;
10. que le président puisse limiter le débat sur chaque article à cinq minutes par parti et par article;
11. si le Comité n’a pas terminé l’étude article par article du projet de loi à 21 heures le mardi 28 mai 2019, le reste des amendements soumis au Comité soient réputés être proposés, et que le président mette aux voix sur-le-champ et successivement, sans autre débat, le reste des dispositions et des amendements soumis au Comité ainsi que toute question nécessaire pour disposer de l’étude article par article du projet de loi, ainsi que toute question nécessaire pour faire rapport du projet de loi à la Chambre et demander au président de faire rapport du projet de loi à la Chambre dès que possible.
Voyons certaines de mes préoccupations concernant le libellé de la motion.
D'abord, nous voulons que le ministre vienne témoigner le 1er mai 2019, de 15 h 30 à 18 h 30, plutôt que seulement jusqu'à 17 heures. Trois heures conviennent davantage qu'une heure et demie. Nous voulons que la motion précise que les membres du Comité peuvent interroger sans contrainte et sans que le président puisse les interrompre le ministre sur le projet de loi ou sur sa conduite de ministre des Finances. De plus, nous voulons limiter à 10 minutes la durée de la déclaration préliminaire du ministre, pour privilégier les questions. Le ministre a prononcé un discours à la Chambre des communes. Il n'a pas besoin de le répéter ici. Les membres intéressés peuvent consulter eux-mêmes la longue allocution d'ouverture qu'il a prononcée à l'occasion de la présentation du budget à la Chambre. Cette allocution les éclairera sur la teneur du budget ou sur son opinion sur le budget. Inutile, donc, de gaspiller une demi-heure du temps du Comité. C'est notre principale demande.
Ensuite, les points 10 et 11 de la motion sont particulièrement inacceptables, parce qu'ils limitent notre capacité de débattre convenablement de ce projet de loi omnibus. L'année dernière, nous sommes tous tombés par hasard sur un article très étrange du budget omnibus précédent qui nous a conduits aux accords de suspension des poursuites. Très peu de membres présents ont compris les conséquences de cet amendement.
C'est tout à votre honneur, monsieur le président, d'avoir reconnu que ces accords n'avaient pas leur place dans le projet de loi budgétaire, et à votre honneur aussi, monsieur Fergus, d'avoir, avec beaucoup de prescience, eu la prémonition des problèmes que présentait cet article du projet de loi. Cette faculté dont M. Fergus a fait preuve dans le débat est tout à fait saisissante, vu ce que nous savons de ce qui est arrivé ensuite. Peut-être peut-il intervenir maintenant et dire s'il pouvait prévoir l'importance qu'acquerraient ses prédictions des difficultés à venir. Quand on compare les discours prononcés dans notre pays, ces trois derniers mois, à ses observations, on ne peut que conclure à sa grande et vraiment terrifiante clairvoyance. Qu'il ait pu prévoir tellement de problèmes en si peu de mots, c'est vraiment impressionnant...
Pardon?
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CPC (ON)
Seriously, I'm here all night.
The reality is that we did not have enough time to properly discuss that section. I think we would all acknowledge that privately. I know there is probably some desire to avoid putting that on the public record, but to have such an important amendment to the Criminal Code appear before a finance committee out of nowhere and then to discuss it in just a few short minutes is not in the public interest.
We do object to the idea that the chair would limit debate on each clause to five minutes. We also object to this hard deadline. There's no rush here. We know that there are many months for the committee and the House to return a bill for passage. There's no reason why Parliament couldn't meet in the summer months to work on the budget as well. It is not unusual for a budget implementation act to be passed in the fall, because none of the measures are particularly time-sensitive. If we were to have a debate here that lasted a little longer than normal, we could simply reconvene meetings in July and August. I know I would be prepared to attend those meetings. I think most Canadians would think it reasonable that we do our jobs in the summer as well, not just in the spring. Being an MP is a full-time job. We can't expect to be at the cottage from June 24 until September 15 or 16. We have to be prepared to show up for work. If it takes until beyond the end of June to get the BIA passed, then I think we would do well by Canadians to show up and do our jobs. Some members have pointed out that they don't have cottages, which is even better. It means the recreational opportunity cost of being here will be particularly small for them.
I know that Mr. Sorbara, as an economist, will appreciate the reference to opportunity cost.
That is my intervention, Mr. Chair. I think there is a speakers list. I'll let the member go on.
Sérieusement, je passe la nuit ici.
En réalité, nous avons manqué de temps pour discuter convenablement de cet article. Nous en conviendrions tous en privé. C'est peut-être un sujet à éviter dans une déclaration officielle, mais qu'une modification si importante du Code criminel atterrisse sans préavis à un comité chargé des finances, puis qu'on n'en discute que quelques minutes à peine, ce n'est pas dans l'intérêt public.
Nous sommes contre l'idée que le président limite la discussion de chaque article à cinq minutes. C'est vraiment rigide. Pourquoi se hâter? Nous savons que le Comité et la Chambre disposent de nombreux mois pour renvoyer un projet de loi pour le faire adopter. Rien n'interdit au Parlement de se réunir au cours de l'été pour travailler aussi au budget. Il n'est pas inhabituel qu'on adopte en automne un projet de loi d'exécution du budget, parce qu'aucune des mesures qui y sont prévues n'a particulièrement d'échéancier à respecter. Si nous devions débattre ici un peu plus longtemps qu'à l'ordinaire, nous pourrions simplement convoquer des réunions en juillet et en août. Je serais prêt à y participer. La plupart des Canadiens trouveraient normal que nous fassions notre travail aussi l'été, et pas seulement au printemps. Député, c'est un emploi à temps plein. Nous ne pouvons pas nous attendre à faire du chalet du 24 juin au 15 ou 16 septembre. Nous devons être prêts à nous présenter au travail. Si, pour adopter le projet de loi d'exécution du budget, il faut travailler jusqu'en juillet, je pense que ce serait une bonne action pour les Canadiens. Mieux encore, des membres ont fait remarquer qu'ils n'ont pas de maison de campagne. Le coût de renonciation à des loisirs pour être ici sera pour eux particulièrement minime.
M. Sorbara, qui est économiste, aura goûté mon allusion au coût de renonciation.
C'est tout, monsieur le président. Quelqu'un me suit sur la liste des intervenants. Je lui cède la parole.
View Pierre-Luc Dusseault Profile
NDP (QC)
Thank you, Mr. Chair.
My thanks to my colleague for his presentation. I will try to be brief, out of respect for the witnesses who should be appearing before us shortly.
That being said, I will have to oppose the omnibus motion before us on this omnibus bill. The main reason is that, once again, as happens almost every year, budget implementation bills are studied in committee before they are even passed in the House. So we may well be doing work for nothing. If the bill is not passed in the House, it will never be referred to the Standing Committee on Finance. In that case, we will have done all this for absolutely nothing. To study the purpose of the bill before the House has even voted on it at second reading is to predict the outcome of a vote. I think it is inappropriate, as a matter of principle, for a committee to predict the outcome of a vote in the House. That is the main reason why I will be opposing the motion.
However, I would now like to propose that items 2 and 7 be extracted from the motion and put to a separate vote. As a result, the members of the committee could first vote on those two items and then on the rest of the motion. This would allow us, at the very least, to express the desire we have on this side of the table to invite the Minister of Finance to appear before the committee. I do not want my vote against this omnibus motion to be seen as a refusal to invite the minister and his officials to appear before us.
Since I would like the minister to appear before the committee, I would like to be able to comment separately on this issue. I therefore propose at this time that items 2 and 7 of the motion be extracted and voted on separately.
Merci, monsieur le président.
Je remercie mon collègue de sa présentation. Je vais quand même tenter d'être bref, par respect pour les témoins qui devraient comparaître devant nous tout à l'heure.
Cela dit, je vais devoir m'opposer à la motion omnibus qui nous est présentée au sujet de ce projet de loi omnibus. La raison principale est que, encore une fois — cela arrive en effet chaque année ou presque —, les projets de loi d'exécution du budget sont étudiés en comité avant même d'être adoptés à la Chambre. Nous risquons donc de faire du travail pour rien. Si le projet de loi n'est pas adopté à la Chambre, il ne sera jamais renvoyé au Comité permanent des finances. Dans ce cas, nous aurons fait tout cela absolument pour rien. Étudier l'objet du projet de loi avant même que la Chambre ne se soit prononcée sur celui-ci à l'étape de la deuxième lecture équivaut à prédire le résultat d'un vote. Je pense que, par principe, il est inapproprié qu'un comité prédise le résultat d'un vote à la Chambre. C'est la raison principale pour laquelle je vais m'opposer à la motion.
Cependant, j'aimerais proposer à ce moment-ci d'extraire les points 2 et 7 de la motion et de les soumettre à un vote séparé. Ainsi, les membres du Comité pourraient d'abord se prononcer sur ces deux points et, par la suite, sur tout le reste de la motion. Cela nous permettrait à tout le moins d'exprimer le désir que nous avons, de ce côté-ci de la table, d'inviter le ministre des Finances à comparaître devant le Comité. Je ne veux pas que mon vote contre cette motion omnibus soit perçu comme un refus d'inviter le ministre et ses fonctionnaires à comparaître devant nous.
Comme je souhaite que le ministre comparaisse devant le Comité, j'aimerais pouvoir me prononcer séparément sur cette question. Je propose donc à l'instant qu'on extraie les points 2 et 7 de la motion pour qu'ils soient mis aux voix séparément.
View Pierre-Luc Dusseault Profile
NDP (QC)
I tried to find a compromise, so I'm proposing to delete numbers 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 and 11.
Voices: Oh, oh!
Mr. Pierre-Luc Dusseault: That's my amendment.
J'ai essayé de trouver un compromis. Je propose donc de supprimer les points 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11.
Des voix: Oh, oh!
M. Pierre-Luc Dusseault: C'est l'amendement que je propose.
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Lib. (PE)
Okay. Your motion is to delete sections 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 and 11.
D'accord. Votre motion consiste à supprimer les points 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Yes, that's right.
I think this is a very reasonable motion. At the end of the day, it allows for study of the bill, and it allows us to hear from the minister. I have to say I'm not entirely satisfied with the outcome that this amendment would deliver because of course, once again, it puts the minister in a nice, warm, comfortable cocoon to protect him from the ravages of democracy. He would testify for only an hour and a half, in which he tends to burn easily a 15-minute hole at the very beginning, and then he takes prewritten softball questions from his government members for more than half of what remaining time exists. Finally, whenever things get difficult, the chair has a tendency to come to his rescue, almost as a bodyguard would rescue a client, so that leaves us a couple of minutes to actually ask him serious questions about his conduct and his legislation.
We now know the consequences of sheltering the minister from accountability. They include the adoption of legislation that has engulfed the government in scandal. I think, ironically, if members had been willing to hear legitimate criticisms about the deferred prosecution agreement, hived it off and sent it to Justice for a proper six- or seven-month study, they probably wouldn't have ended up in this mess in the first place. They probably would have spotted some of the dangers that later metastasized into the horrendous events of the last two months.
It's funny sometimes that politicians and governments think they are doing themselves favours by sheltering themselves from accountability, but the resulting impunity with which they act when they are without accountability gets them in more trouble than if they had just answered the tough questions up front.
So in a strange way, while it would have been uncomfortable for the minister to stay longer and answer more questions about his BIA last time, we might have saved him from himself and he might therefore have saved his boss from himself. But by preventing this committee from doing that accountability job, we gave the Prime Minister and the finance minister the liberty with which to cause themselves such enormous difficulty.
Why not just accept the member's amendment for now, and then we can discuss another amendment later that would bring the minister in for three hours, instead of one and a half, and require him to answer questions rather than give speeches while he is here? I think that would probably be a better approach.
I will see if any of my colleagues agree. I believe that Mr. Richards is on the list, as well as Mr. Deltell.
Oui. C'est exact.
Je crois que c'est une motion très raisonnable. En fin de compte, cela permet d'étudier le projet de loi et d'entendre le ministre. Je dois dire que je ne suis pas entièrement satisfait de ce que donnerait cet amendement, parce que cela donne évidemment encore une fois au ministre un beau petit cocon douillet et tout chaud pour le protéger des ravages de la démocratie. Il comparaîtrait seulement une heure et demie devant le Comité; qui plus est, il a l'habitude de facilement utiliser 15 minutes au début et de répondre ensuite à des questions faciles et écrites d'avance qui sont posées par des députés ministériels pendant plus de la moitié du temps qu'il reste. Enfin, lorsque les choses se corsent, la présidence a tendance à venir à sa rescousse, un peu comme un garde du corps qui protège un client. Cela nous laisse donc seulement quelques minutes pour vraiment lui poser de vraies questions sur sa conduite et son projet de loi.
Nous sommes maintenant au courant des conséquences de soustraire le ministre à la reddition de comptes. Cela inclut l'adoption d'une mesure législative qui a permis un scandale qui éclabousse le gouvernement. C'est ironique. Si les députés avaient été prêts à écouter les critiques légitimes au sujet de l'accord de suspension des poursuites, à le mettre de côté et à demander à Justice Canada de réaliser une étude adéquate de six à sept mois à ce sujet, ils ne se seraient probablement pas retrouvés dans ce bourbier. Ils auraient probablement été en mesure de repérer certains risques qui se sont plus tard concrétisés et qui ont mené aux gâchis des deux derniers mois.
C'est drôle que parfois des politiciens et des gouvernements pensent qu'ils se rendent service en se soustrayant à la reddition de comptes, mais l'impunité qui en résulte lorsqu'ils peuvent agir sans devoir rendre des comptes leur cause plus d'ennuis que s'ils avaient tout simplement répondu aux questions difficiles d'entrée de jeu.
Bref, étrangement, même s'il avait été plus inconfortable pour le ministre de rester plus longtemps et de répondre à plus de questions la dernière fois au sujet du projet de loi d'exécution du budget, nous lui avons peut-être évité de se faire du tort, et il a peut-être par conséquent évité de causer du tort à son patron. Cependant, en empêchant le Comité de réaliser son travail de reddition de comptes, nous avons donné au premier ministre et au ministre des Finances la liberté qui a fini par leur causer beaucoup de problèmes.
Pourquoi ne pas tout simplement accepter l'amendement du député pour l'instant? Nous pourrons ensuite discuter plus tard d'un autre amendement qui proposera de faire comparaître le ministre durant trois heures au lieu d'une heure et demie et qui l'obligera à répondre aux questions au lieu de seulement faire des discours pendant qu'il est ici. Je crois que ce serait probablement une meilleure façon de faire.
J'aimerais voir si mes collègues sont d'accord. Je crois que M. Richards est sur la liste, de même que M. Deltell.
View Blake Richards Profile
CPC (AB)
I think I will actually be looking to move a subamendment, but I want to speak to the amendment first. Then I will maybe move that, and we can discuss it. I'm sure some of my other colleagues will want to chime in on the subamendment at that point. I will allow them that opportunity then, but I want to speak to this before I do that.
Listening to the arguments that others have made here, I certainly would say, first of all, that I can't help but agree. To look at an omnibus bill of this nature with the kinds of timelines that are being proposed here, with the hammer that's going to be put on top of the opportunity for debate.... Any time you limit opportunities for scrutiny, it's a concern. We've seen the outcomes of that limiting of scrutiny in the past.
For example, we could get into the last budget this government brought forward. They, of course, snuck in something there to try to help their buddies, their Liberal friends, and it has led to a giant scandal for this government and, obviously, a huge concern for Canadians all across this country. Those are the kinds of things that happen when you limit scrutiny and you limit the opportunity for something to be looked at in detail. When you limit the opportunity for debate, it results in problems, lack of accountability, maybe even mistakes in some cases.
We have already seen the type of error there was just in the math alone on this budget from this government. Fortunately, that has already been caught by one of our Conservative members.
Je crois en fait que je vais peut-être proposer un sous-amendement, mais je tiens tout d'abord à dire quelques mots au sujet de l'amendement. Je proposerai peut-être ensuite un sous-amendement, et nous pourrons en débattre. Je suis persuadé que certains de mes autres collègues souhaiteront alors prendre la parole au sujet du sous-amendement. Je vais leur en donner l'occasion après, mais je souhaite dire quelques mots au sujet de l'amendement avant de le faire.
Après avoir écouté les arguments qu'ont fait valoir d'autres au Comité, je dois certainement dire d'entrée de jeu que je ne peux faire autrement qu'être d'accord. Pour étudier un projet de loi omnibus de cette nature avec les échéances proposées ici et avec les restrictions qui seront imposées pour en débattre... Chaque fois que nous limitons les occasions d'examiner un projet de loi, c'est préoccupant. Nous avons déjà vu par le passé les conséquences de restreindre un tel examen.
Par exemple, nous pourrions parler du dernier budget qu'a déposé le gouvernement. Le gouvernement a évidemment inclus quelque chose pour essayer d'aider ses amis libéraux, ce qui a donné naissance à un scandale monstre qui éclabousse le gouvernement, et cela inquiète évidemment énormément des Canadiens de partout au pays. Ce sont des choses qui arrivent lorsque vous limitez l'étude d'une mesure législative et que vous limitez les occasions de l'examiner de manière approfondie. Lorsque vous limitez les occasions d'en débattre, cela entraîne des problèmes et un manque de reddition de comptes, et cela peut même causer des erreurs dans certains cas.
Nous avons déjà vu le genre d'erreurs qui se trouvent dans les calculs pour le budget du gouvernement. Par chance, un député conservateur s'en est aperçu.
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CPC (AB)
Mr. McCauley, who discovered it, is a very diligent member of Parliament. Those are the kinds of opportunities we need to give for there to be these things when there are errors. We've seen a multitude of them from this government over the last few years, so there's certainly lots of precedent to believe that there would be more errors and mistakes, and we need to have the opportunity to comb through things for those and to properly question and make sure there are accountability measures built into them.
The idea that Mr. Dusseault has suggested here, whereby there is an opportunity.... Obviously, I think everybody here would agree that there would be a desire to hear from and question departmental officials and, obviously, the Minister of Finance, for some of those very reasons and others, such as the idea that the minister should be here to be held accountable and to be transparent and open. We haven't necessarily seen that in the past, but it's certainly something we should expect.
The same goes, obviously, when we're looking at the details here. There are likely to be a lot of questions for officials on some of the omnibus things that are thrown into the budget.
I saw in this year's budget an example of something like that. There's a line item in the budget that directly affects my riding, and only my riding. There certainly are some questions by some in my riding as to why, in fact, it's being done the way it is. It shrinks the area of some of the ski hills in Banff. It seems like an odd thing to be in a budget, to say the least. Those are the kinds of things on which there needs to be an opportunity to ask questions. That's one example; there are many others like it.
That's why it's important that we do hear from officials, and that we have the opportunity to question them. That's why it is important to have the same opportunity with the finance minister. I guess, as a side note, I will say that at least, in this case, it is going to be the Minister of Finance and not a parliamentary secretary, as was offered the last time when it was supposed to be the minister who was to appear here.
M. McCauley, qui a découvert cette erreur, est un député très diligent. Voilà les genres d'occasions que nous devons donner aux députés pour que cela arrive lorsqu'il y a des erreurs. Nous avons vu le gouvernement commettre de multiples erreurs au cours des dernières années. Il y a donc certainement beaucoup de précédents qui nous poussent à croire qu'il pourrait y avoir d'autres erreurs, et nous devons avoir l'occasion d'éplucher les mesures législatives pour les trouver, de poser toutes les questions nécessaires et de nous assurer de la présence de mesures de reddition de comptes.
L'idée qu'a proposée M. Dusseault, où nous aurions l'occasion... Je crois évidemment que tout le monde ici s'entend pour dire que nous souhaitons entendre et interroger des représentants ministériels et évidemment le ministre des Finances pour certaines de ces raisons et d'autres, comme l'idée selon laquelle le ministre doit comparaître devant le Comité pour rendre des comptes et être transparent et ouvert. Ce n'est pas nécessairement ce que nous avons vu par le passé, mais c'est certainement ce à quoi nous sommes en droit de nous attendre.
Il en va de même évidemment pour ce qui est des détails du projet de loi. Il y aura probablement beaucoup de questions pour les représentants ministériels concernant certains éléments du projet de loi omnibus qui sont inclus dans le budget.
J'ai vu dans le budget de cette année un exemple de cela. Il y a un poste budgétaire dans le budget qui touche directement ma circonscription et seulement ma circonscription. Il y a certainement des gens de ma circonscription qui se demandent pourquoi c'est fait ainsi. Cela réduit la superficie de certaines stations de ski de Banff. Cela semble être un élément pour le moins étrange à inclure dans un budget. Voilà des éléments au sujet desquels nous devons avoir l'occasion de poser des questions. C'est un exemple, mais il y en a bien d'autres.
Voilà pourquoi il est important d'entendre des représentants ministériels et d'avoir l'occasion de leur poser des questions. Voilà aussi pourquoi il est important de pouvoir aussi le faire avec le ministre des Finances. Soit dit en passant, je dois dire qu'au moins, dans le cas présent, ce sera le ministre des Finances et non un secrétaire parlementaire, comme c'était proposé la dernière fois que le ministre était censé comparaître devant le Comité.
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CPC (AB)
Not at all. The point is that this is not the person who is supposed to be here to be accountable. It's supposed to be the minister.
The bottom line is that the idea of taking those two out.... There were obviously efforts made by my colleague in the NDP to try to do that in some kind of co-operative way. It didn't seem as though the government was willing to co-operate in any kind of way to try to allow the opportunity to have more discussion about some of the other parts of this motion. He's made the decision to approach it in the way he has.
I will point out to members of the government that I guess there's nothing stopping them from bringing forward the other nine sections they have in here, if this amendment and the motion itself were to pass. There would be nothing stopping them, at least to my knowledge, from bringing forward the other nine sections and trying again. We can have a full debate at that point on the other nine, if that's what they choose to do.
I think they can expect a fairly full debate on it, because there seem to be some concerns. The point is that I can't imagine why anyone would say there's a problem with hearing from the people who are supposed to be here to answer for what's in there and to be held accountable by members of Parliament on behalf of the public of this country. I can't imagine why anyone would oppose something like this, so hopefully that will be what we see as a result here: that we can move forward with these couple of items and then figure out the rest of it from there.
To look at the idea of.... First of all, I would say that probably nobody here has had the opportunity to really fully look at the BIA, obviously, at this point. The briefing for members of Parliament and their staff is not even scheduled until tonight. Is that correct? The briefing will be held this evening, so to have a motion brought forward to give us a drop-dead date when the debate and the opportunity for consideration are going to be closed and hammered shut, before anyone has even had the opportunity to fully examine the contents and to be briefed on it, is beyond the pale, Mr. Chair. I think there are a lot of reasons why everyone would be concerned as a result of that.
Maybe what I'll do at this point is to move a subamendment. It's much in line with some of the comments that we heard from my friend and colleague Mr. Poilievre, but the subamendment I'll move is on section 7.
What it currently indicates is that “the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 5:00 p.m., and that officials appear from 5:00 p.m. to 6:30 p.m., if necessary”. What I would suggest as a subamendment here would be to indicate that “the Committee invite the Minister of Finance to appear, along with officials, on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 6:30 p.m.” That's so both would be available to the entire committee for the whole three hours.
I think the least that can be expected with an omnibus bill of this nature is that the minister would come and appear for the full period of time and not leave officials here to do his dirty work for him for half of the time.
Pas du tout. Ce n'est tout simplement pas la personne qui est censée comparaître devant le Comité pour rendre des comptes. C'est censé être le ministre.
Bref, l'idée de retirer ces deux... Mon collègue du NPD a évidemment essayé de le faire en collaboration. Il semblerait que le gouvernement n'était pas prêt à coopérer d'une quelconque manière que ce soit pour essayer de nous donner l'occasion de débattre davantage des autres sections de cette motion. Le député a donc décidé d'aborder la question de cette manière.
Je souligne aux députés ministériels que j'imagine qu'il n'y a rien qui les empêche de proposer les neuf autres sections de la motion, si l'amendement et la motion sont adoptés. Il n'y a rien qui les empêche, du moins, à ma connaissance, de proposer les neuf autres sections et de s'essayer de nouveau. Nous pourrons à ce moment-là débattre pleinement des neuf autres sections, si c'est ce que nos collègues souhaitent faire.
Je crois qu'ils peuvent s'attendre à un assez bon débat sur la question, parce qu'il semble y avoir des préoccupations. Ce que je dis, c'est que je n'arrive pas à comprendre pourquoi quelqu'un dirait que c'est un problème d'inviter les gens qui sont censés comparaître devant le Comité pour que les députés, au nom de la population canadienne, leur demandent des comptes par rapport à ce qui se trouve dans la mesure législative. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi quelqu'un s'opposerait à une telle chose. Bref, j'espère que ce qui résultera de nos échanges aujourd'hui sera que nous pourrons aller de l'avant avec ces deux éléments et que nous serons en mesure de démêler le reste plus tard.
Pour nous pencher sur l'idée... Premièrement, je souligne qu'il n'y a probablement personne ici qui a évidemment eu l'occasion à l'heure actuelle de vraiment examiner le projet de loi d'exécution du budget. La séance d'information pour les députés et leur personnel est seulement prévue à l'horaire pour ce soir. Est-ce exact? La séance d'information aura lieu ce soir. Je trouve inacceptable, monsieur le président, de saisir le Comité d'une motion qui nous impose une date butoir pour clore les discussions et arrêter l'étude, avant même que nous ayons eu l'occasion de passer en revue le contenu du projet de loi et d'avoir une séance d'information à ce sujet. Je crois qu'il y a beaucoup de raisons pour lesquelles cela devrait tous nous préoccuper.
Je crois que je vais maintenant proposer un sous-amendement. Ma proposition correspond passablement à certains commentaires que nous avons entendus de mon ami et collègue, M. Poilievre, mais le sous-amendement que je propose a trait à la section 7.
Cette section prévoit actuellement que « le Comité invite le ministre des Finances à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 17 heures, et, si nécessaire, des fonctionnaires, de 17 heures à 18 h 30 ». Je propose comme sous-amendement que la section prévoit que « le Comité invite le ministre des Finances, ainsi que des fonctionnaires, à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 18 h 30 ». Ainsi, nous pourrons poser des questions aux fonctionnaires et au ministre pendant les trois heures de la réunion.
Je crois que le moins que nous puissions exiger avec un projet de loi omnibus de cette nature est que le ministre comparaisse pour toute la durée de la réunion et qu'il ne laisse pas ses fonctionnaires faire la sale besogne à sa place pendant la moitié de la réunion.
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Lib. (PE)
Just to interrupt, Mr. Richards, you could move the subamendment to the original motion, but Mr. Dusseault's amendment is to delete all of those sections. We're not dealing with sections 2 and 7 at the moment, so your subamendment is disallowed.
Je dois vous interrompre, monsieur Richards. Vous pourriez proposer un sous-amendement à la motion initiale, mais l'amendement de M. Dusseault vise à supprimer toutes ces sections. Étant donné que les discussions n'ont pas trait aux sections 2 et 7 pour l'instant, votre sous-amendement n'est pas recevable.
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CPC (QC)
Thank you very much, Mr. Chair.
I am happy to return to this committee as a “guest artist” of this very prestigious Standing Committee on Finance, as everyone knows.
Mr. Chair, I commend your work, even though I challenged you, just a few moments ago, during the vote. I know you don't feel personally targeted. We believe that, in this amendment submitted by my colleague from Sherbrooke, there are positives and negatives, just like in photography. Just because we extract items does not mean that the remaining ones are not part of the debate. From our perspective, they are part of the debate, and we challenged your decision. The parliamentary majority on this committee expressed its will, of course. We respect the laws and we will govern ourselves accordingly.
In his comments before introducing his amendment, the honourable member for Sherbrooke indicated that this was an omnibus motion dealing with an omnibus bill.
As you will well recall, just like every Canadian in fact, almost four years ago, the current government tabled a platform that was intended to be the bible for its actions if it became a majority government. The people democratically elected the governing party with a majority. Canadians are therefore entitled to expect the government to implement the content of its election platform.
Let's talk about these so-called omnibus bills, which, at the time, were the subject of much debate. The current government was very harsh on the previous government about its alleged misuse of that legislative process.
On page 30 of the election platform, it says, “We will not resort to legislative tricks to avoid scrutiny.” The document reminds us that the former prime minister “has used prorogation to avoid difficult political circumstances. We will not.” As an argument, it is stated that the former prime minister “also used omnibus bills to prevent Parliament from properly reviewing and debating his proposals. We will change the House of Commons Standing Orders to bring an end to this undemocratic practice.”
Those who have followed the news over the past two months will have noticed that this promise, on page 30 of the current government's platform, has not been kept to the letter, to say the least. In fact, exactly the opposite happened.
The document also goes on to say that the current government will not introduce any bills like that.
That is what is at the heart of the amendment introduced by the honourable member for Sherbrooke. An omnibus bill that deals with the budget is one thing, but incorporating separate items into it is another. When parliamentary work is done in a parliamentary committee, the least we expect is to let things take their course, as they say. We must ensure that everyone has the right to speak and that we can do a thorough review, to avoid abuses that may become contentious later on.
Let me remind my friends opposite that the past two and a half months could have been avoided if, last year, the fundamental principle of appropriate democratic debate had been applied in parliamentary committee.
We can never take too much time to properly consider such important bills.
Let's come back to this particular case. We can see that this budget is, in a way, a balance sheet budget, since it is the fourth budget introduced by the current Minister of Finance. Consequently, it is time to look at this administration's track record. Each of the items presented here—the time allowed to study this or that part of the bill with this or that person—is not insignificant in itself, but we need to have a shot at studying those aspects.
We believe that, after three and a half years of management, after the tabling of a fourth budget, after everything that has been said over the past four years and, above all, after the actions that have been taken, the time has come for a review. What better opportunity to do so than in the context of parliamentary work that is meant to be intelligent and shared.
Government members should not see the review by a parliamentary committee as an intrusion and a painful ordeal for them. On the contrary, it is an opportunity to present their views. It is an opportunity to present what they believe their successes are. This is a golden opportunity to respond directly to the oblique and sometimes negative comments that the official opposition and opposition groups may make. This is what democracy is. This is what an intelligent debate is. This is what an exchange of ideas is all about. As the saying goes, enlightenment comes when ideas collide. So this is a golden opportunity that every parliamentarian must have and must seize.
Clearly, we are not opposed to the Minister of Finance appearing before the committee. This minister, who is responsible for the more than $330 billion budget of a G7 country, who has led this department for more than three and a half years, who has just tabled and signed his fourth budget, must have the latitude he needs to clearly present his ideas, his viewpoint and his record, as well as to answer the relevant and legitimate questions of all parliamentarians, regardless of political party.
I'm not going after his personality, but he is a person duly elected by the Canadian people, chosen by the head of the Canadian government to assume the very high and prestigious position of Minister of Finance and to manage, as I was saying, the more than $330 billion budget of a G7 country. From our viewpoint, the least he can do is to give us a little more than 90 minutes to talk about it.
This is not about blasting the Minister of Finance and his administration, but it is rather an opportunity for him to explain to Canadians his vision for the future, to outline his achievements, to talk about deficits and to recall some past commitments that have not been honoured. This would allow for a debate. However, the debate is limited to a paltry 90-minute period, when this person is at the heart of the debate and must have every conceivable opportunity to explain his point of view. Let's take this exceptional opportunity to have a proper debate in parliamentary committee.
In terms of the motion of the honourable member for Sherbrooke, we fully understand that he too has some particularly serious reservations about the way things are done and the time available. There is one aspect where our views may differ: in our opinion, when the Minister of Finance comes forward, he must have the time to explain himself, to praise what he thinks is good and to respond to the work of the opposition members.
Let me remind my colleagues on the government side that a minister's testimony is not a test for him. On the contrary, it is a golden opportunity for him to highlight his achievements. Let me also remind government colleagues that they too have the right to speak, even more so than opposition members, which is quite legitimate in a democracy, since they obtained the majority vote of the people. That is not what we wanted, but that is what we got. We cannot be democrats on a sliding scale, that is, we cannot embrace people's opinions when it suits us and not embrace parliamentary and democratic rules when we are not on the winning side. We are democrats and we respect that.
We also note that government members can ask the minister questions. He is from the same political family. They can lob softballs, so to speak, which is fine, as long as what is said is based on facts and the truth. That's not a problem, but the person who manages the finances of the Canadian government, the person who controls a $330 billion budget, the person who is tabling his fourth budget, the person who has been managing the public finances of a G7 country for three and a half years, must have all the time and latitude he needs to present his point of view, while answering relevant and considered questions from both government and official opposition members, as well as from opposition groups.
Thank you, Mr. Chair.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je suis heureux de revenir à ce comité à titre d'« artiste invité » de ce très prestigieux Comité permanent des finances, comme chacun le sait.
Je salue votre travail, monsieur le président, même si je vous ai défié, il y a quelques instants à peine, lors du vote. Je sais que vous ne vous sentez pas visé personnellement. Nous estimons que, dans cet amendement soumis par mon collègue de Sherbrooke, il y a le positif et le négatif, comme on le dit en photographie. Ce n'est pas parce qu'on extrait des éléments que ceux qui restent ne font pas partie du débat. De notre point de vue, cela fait partie du débat, et nous avons contesté votre décision. La majorité parlementaire à ce comité s'est prononcée, évidemment. Nous respectons les lois et nous allons nous gouverner en conséquence.
Dans les commentaires qu'il a formulés avant de présenter son amendement, le collègue de Sherbrooke a indiqué qu'il s'agissait d'une motion omnibus qui concernait un projet de loi omnibus.
Vous vous souviendrez fort bien, comme tous les Canadiens d'ailleurs, qu'il y a bientôt quatre ans, l'actuel parti ministériel avait déposé un programme qui se voulait la bible des actions à poser s'il devenait un gouvernement majoritaire. La population a élu démocratiquement et de façon majoritaire le parti ministériel actuel. Les Canadiens sont donc en droit de s'attendre à ce qu'il applique le contenu de son programme électoral.
Parlons justement de ces projets de loi dits omnibus, qui, à l'époque, avaient soulevé moult débats. Le parti ministériel actuel avait été très sévère à l'endroit du gouvernement précédent au sujet de l'utilisation qu'il disait abusive de ce processus législatif.
À la page 32 de ce programme électoral, il est écrit: « Nous n'userons pas de subterfuges législatifs pour nous soustraire à l'examen du Parlement. » Le document rappelle que l'ancien premier ministre « a eu recours à la prorogation pour échapper à certaines situations périlleuses, chose que nous ne ferons pas ». Comme argument, il est indiqué que l'ancien premier ministre « s'est également servi des projets de loi omnibus pour empêcher les parlementaires d'étudier ses propositions et d'en débattre convenablement. Nous mettrons un terme à cette pratique antidémocratique en modifiant le Règlement de la Chambre des communes. »
Ceux qui ont suivi l'actualité des deux derniers mois auront remarqué que cette promesse, à la page 32 de la plateforme de l'actuel parti ministériel, n'a pas été suivie à la lettre, c'est le moins qu'on puisse dire. En fait, il a fait exactement le contraire.
Le document dit aussi, plus loin, que l'actuel parti ministériel ne déposera pas de projets de loi de ce genre.
C'est ce qui est au cœur de l'amendement présenté par le collègue de Sherbrooke. Un projet de loi omnibus qui vise le budget, c'est une chose, mais, lorsqu'on y insère des éléments distinctifs, c'en est une autre. La moindre des choses à laquelle nous nous attendons, lorsque le travail parlementaire s'accomplit ici, dans un comité parlementaire, c'est de donner du temps au temps, comme le dit l'expression. Nous devons nous assurer que tout le monde a le droit de parole et que nous pouvons faire un examen approfondi, pour éviter des dérives qui deviendront peut-être condamnables plus tard.
Je rappelle à mes amis d'en face que ce qui se passe depuis deux mois et demi aurait pu être évité si, l'année dernière, on avait appliqué le principe fondamental de débat démocratique pertinent en comité parlementaire.
On ne prend jamais trop son temps pour étudier convenablement des projets de loi aussi importants.
Revenons au cas qui nous occupe. On constate que ce budget est, d'une certaine façon, un budget bilan, puisque c'est le quatrième budget présenté par l'actuel ministre des Finances. En conséquence, il est temps de faire le bilan de cette administration. Chacun des éléments présentés ici — le temps imparti pour étudier telle partie du projet de loi avec telle personne, ceci ou cela — n'est pas inintéressant en soi, mais encore faut-il donner la chance au coureur d'étudier ces éléments.
Nous estimons qu'après trois ans et demi de gestion, après le dépôt d'un quatrième budget, après tout ce qui a pu être dit au cours des quatre dernières années et, surtout, après les actions qui ont été faites, le moment du bilan est venu, et quelle meilleure occasion de le faire que dans le cadre d'un travail parlementaire qui se veut intelligent et partagé.
Les députés ministériels ne doivent pas voir cet examen par un comité parlementaire comme une intrusion et une épreuve douloureuse pour eux. Au contraire, c'est une occasion d'exposer leurs points de vue. C'est une occasion de présenter ce qu'ils estiment être leurs bons coups. C'est une occasion en or de répondre directement aux observations obliques et parfois négatives que l'opposition officielle et les groupes de l'opposition peuvent faire. C'est ce que l'on appelle la démocratie. C'est ce que l'on appelle un débat intelligent. C'est ce que l'on appelle un échange d'idées. Comme le dit si bien l'expression, des idées opposées jaillit la lumière. Alors, c'est une occasion en or que tout parlementaire doit avoir et doit saisir.
Évidemment, nous ne sommes pas contre le fait que le ministre des Finances vienne témoigner en comité. Ce ministre, qui est responsable du budget de plus de 330 milliards de dollars d'un pays du G7, qui dirige ce ministère depuis plus de trois ans et demi, qui vient de déposer et de signer son quatrième budget, doit avoir toute la latitude nécessaire pour exposer clairement ses idées, son point de vue et son bilan, et pour répondre aux questions pertinentes et légitimes de tous les parlementaires, de quelque parti politique que ce soit.
Je n'en fais pas un cas de personnalité, mais il s'agit d'une personne dûment élue par la population canadienne, choisie par le chef du gouvernement canadien pour assumer la très haute et prestigieuse fonction de ministre des Finances et pour gérer, comme je le disais, le budget de plus de 330 milliards de dollars d'un pays du G7. À notre point de vue, la moindre des choses serait que nous ayons un peu plus que 90 minutes pour en parler.
Il ne faut pas voir cela comme une attaque à boulets rouges contre le ministre des Finances et son administration, mais plutôt comme une chance pour lui d'expliquer aux Canadiens sa vision de l'avenir, d'exposer ses réalisations, de parler ne serait-ce que des déficits et de rappeler certains engagements passés qui n'ont pas été tenus. Cela permettrait la tenue d'un débat. Cependant, on limite le débat à une maigrichonne période de 90 minutes, alors que cette personne est au cœur du débat et qu'elle doit avoir toutes les chances possibles et impossibles d'expliquer son point de vue. Saisissons cette occasion exceptionnelle de faire le débat convenablement en comité parlementaire.
Concernant la motion du collègue de Sherbrooke, nous comprenons très bien que lui aussi ait des réserves particulièrement sévères sur la façon de faire et sur le temps imparti. Il y a un aspect où nos points de vue divergent peut-être: selon nous, lorsque le ministre des Finances viendra témoigner, il faudra qu'il ait le temps nécessaire pour s'expliquer, vanter ce qui lui semble être bon et répondre au travail des députés de l'opposition.
Je tiens à rappeler aux collègues ministériels que le témoignage d'un ministre n'est pas une épreuve pour lui. Au contraire, c'est une occasion en or qu'il doit saisir pour mettre en lumière ses réalisations. Je rappelle également aux collègues ministériels qu'ils ont le droit de parole, eux aussi, et même plus que les députés de l'opposition, ce qui est tout à fait légitime en démocratie, puisqu'ils ont obtenu le suffrage majoritaire de la population. Ce n'est pas ce que nous souhaitions, mais c'est ce que nous constatons. Nous ne pouvons pas être des démocrates à géométrie variable, c'est-à-dire adhérer à l'opinion des gens quand cela fait notre affaire et ne pas adhérer aux règles parlementaires et démocratiques quand nous ne sommes pas du côté gagnant. Nous sommes des démocrates et nous respectons cela.
Nous constatons aussi que les parlementaires ministériels peuvent poser des questions au ministre, qui est de la même famille politique. Comme on le dit au hockey, ce sont des passes sur la palette, et c'est bien, dans la mesure où ce qui est dit repose sur des faits et sur la vérité. Cela ne pose pas de problème, mais cela exige que celui qui gère les finances de l'État canadien, celui qui est à la tête d'un budget de 330 milliards de dollars, celui qui dépose son quatrième budget, celui qui gère les finances publiques d'un pays du G7 depuis trois ans et demi, ait tout le temps et la latitude nécessaires pour exposer son point de vue, tout en répondant aux questions pertinentes et mesurées des députés tant ministériels que de l'opposition officielle et des groupes de l'opposition.
Je vous remercie, monsieur le président.
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Lib. (PE)
Okay. We'll vote on the amendment by Mr. Dusseault to delete sections 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 and 11.
An hon. member: Can we have a recorded vote, Mr. Chair?
(Amendment negatived: nays 5; yeas 4 [See Minutes of Proceedings])
The Chair: That's defeated, so we're on the original motion and back to my original list.
D'accord. Mettons aux voix l'amendement de M. Dusseault qui vise à supprimer les sections 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11.
Un député: Puis-je demander un vote par appel nominal, monsieur le président?
(L'amendement est rejeté par 5 voix contre 4. [Voir le Procès-verbal])
Le président: L'amendement est rejeté. Nous revenons donc à la motion initiale et à ma première liste.
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CPC (QC)
Was it 1993? I thought you were there.
It's a great honour for me to see you back, Wayne.
What we have before us today is a way of looking at the analysis of the recent budget, which, in our view, does not get to the bottom of things enough.
Mr. Chair, I would like to draw your attention right away to point 7 of the motion before us. Let me take the time to read it:
7. the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 5:00 p.m., and that officials appear from 5:00 p.m. to 6:30 p.m., if necessary;
This is an important point, but in our opinion it is not mindful of the tremendous burden on the Minister of Finance. That is why we want to extend the hours, and I will table an amendment to that effect a little later.
The Minister of Finance has an incredible burden. This person manages the finances of a G7 country. This person is at the helm of a department and must manage Canada's $330 billion or so in a budget that serves 37 million Canadians. This person must see to every detail of the proposed measures and options suggested to Canadians. Trying to limit the golden opportunity to get to the bottom of things, to ask relevant questions and, most importantly, to have answers to those questions, in our opinion, does not respect the parliamentary system, since everyone has the right to express themselves. It is above all a lack of respect for the Minister of Finance.
This is no small matter, though. When the government tables such thick documents and measures that have a direct impact on the lives of thousands of Canadians, the least we can do is to provide the time for him to explain them and answer the relevant questions. When we limit the minister's testimony to just 90 minutes, minus the 15 or 20 minutes he will take to give his presentation, unfortunately, not much time is left to discuss in detail the commitments made and the impact they can have on the lives of Canadians, on our entrepreneurs, our businesses, our families, our institutions and our partners, whether at the municipal or federal level.
In short, it is a missed opportunity to get to the bottom of things. That is basically why we are here in the House of Commons. We have the extraordinary and signal privilege of sitting on behalf of the 100,000 constituents, in general, who live in our ridings, whether they voted for us or not. We represent all Canadians in our ridings.
The appearance of the Minister of Finance before the Standing Committee on Finance is, in our view, a key moment of transparency, a key moment of accountability, a key moment in parliamentary work and a key moment also for the person who has the extraordinary privilege—deserved, let us not forget—of being at the helm of the Department of Finance. When I say “deserved,” it is simply to remind everyone that, if we have the privilege of sitting in the House, we also have related obligations, including the obligation to respect and honour the mandate entrusted to us all.
We cannot be democrats on a sliding scale, that is, we cannot be happy when victory smiles on us and not happy when we face defeat. Democracy being what it is, we respect the will of the people. Every member in the House deserves to be here.
The government party governs, and the responsibility of the leader of the Canadian government is to choose the people he considers to be best suited for ministerial roles, for the executive. I do not want to favour one over another, but everyone knows that the Department of Finance is one of the largest departments, if not the largest, in any government.
Anyone who has the opportunity, the good fortune and the great honour to sit around the executive table, whether a so-called junior minister or a so-called senior minister, enjoys an invaluable privilege that must be fully appreciated. Around the table, everyone is equal. That is, of course, what we want.
To limit the Minister of Finance's testimony to just 90 minutes is unfortunately to deny him privileged access to speak directly to Canadians, to say exactly what drives him in this budget presentation, what his policy objectives are, and also to report on his achievements.
This is the fourth budget tabled by the Minister of Finance. This minister has been in charge of the Canadian government's public finances for three and a half years, and the time has come for a review, especially since there will be a general election in just over six months. The public will then be able to make a judgment on the current government's economic record and its management of public funds. Views may differ, but the fact remains that, after four budgets and three and a half years of government management, the time has come to take stock.
That is why this presentation to the parliamentary committee gives the minister a unique opportunity to brag, which I say in a positive way. He has a unique opportunity to highlight what he considers to be his successes and to respond to any specific or even rough attack or question from opposition members.
There's nothing personal about this. Indeed, we are here because we are the official opposition, because we are Her Majesty's—in the person of the Minister of Finance in this case—loyal opposition. Let's give the minister an opportunity to respond to attacks or relevant questions from the official opposition and other opposition parties. This is a golden opportunity. I don't see why the minister, given his high responsibilities, would not have this exceptional opportunity to answer questions directly. Certainly, he may not like some of the comments, but we are giving him the opportunity to answer them.
That is the mandate of a parliamentary committee. The minister has the privilege, but above all the duty, to answer the committee's questions.
It is also important to remember that questions will come from both sides. As we just saw in the vote a few moments ago, members of the government party hold the majority around this table and they too can ask witnesses questions. In this case, the Minister of Finance is their ally and their questions should not be expected to be particularly brutal, harsh or painful. Rather, it is an opportunity for the minister to justify his or her various policies. As they say in hockey, the minister will be able to receive passes right on his stick. However, it will be up to him to decide how to handle the puck that will end up there.
We therefore believe it is important for the Minister of Finance to appear before a parliamentary committee to have an opportunity to take stock and to answer members' questions directly about his achievements and what we consider to be measures that have not contributed to economic growth.
That is why I propose the following amendment, which makes a change to the second line of point 7 of the motion. I will therefore read point 7 in its entirety with the amendment I'm proposing:
7. the Committee invite the Minister of Finance to appear on Bill C-97 on Wednesday, May 1, 2019, from 3:30 p.m. to 6:30 p.m.;
Était-ce en 1993? Je croyais que vous étiez là.
C'est un grand honneur pour moi de vous revoir, Wayne.
Ce qui est devant nous aujourd'hui, c'est une façon d'aborder l'analyse du budget récent qui, à notre point de vue, ne va pas assez au fond des choses.
Monsieur le président, j'attire tout de suite votre attention sur le point 7 de la motion qui nous a été soumise. Je vais prendre le soin de le lire:
7. le Comité invite le ministre des Finances à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 17 heures, et, si nécessaire, des fonctionnaires, de 17 heures à 18 h 30;
Ce point est important, mais, selon nous, il n'est pas respectueux de la charge exceptionnelle qu'a le ministre des Finances. C'est pour cela que nous souhaitons prolonger les heures, et je déposerai un peu plus tard un amendement à cet effet.
Le ministre des Finances a une charge incroyable. Cette personne gère les finances d'un pays du G7. Cette personne à la tête d'un ministère doit gérer les quelque 330 milliards de dollars du Canada, dans un budget qui sert les 37 millions de Canadiens. Cette personne doit voir à chacun des détails des mesures proposées et des avenues suggérées aux Canadiens. Vouloir restreindre cette occasion en or d'aller au fond des choses, de poser des questions pertinentes et, surtout, d'avoir des réponses à ces questions, selon nous, ne va pas dans le sens du respect du parlementarisme, puisque chacun a le droit de s'exprimer. C'est surtout un manque de respect envers le ministre des Finances.
Ce n'est quand même pas rien. Quand le gouvernement dépose des documents aussi épais et des mesures qui ont des conséquences directes sur la vie de milliers de Canadiens, la moindre des choses, c'est d'avoir le temps de les expliquer et de répondre aux questions pertinentes. Quand on limite le témoignage du ministre à 90 minutes à peine, durée dont il faut retrancher les 15 ou 20 minutes qu'il prendra pour faire sa présentation, il reste malheureusement peu de temps pour discuter de façon très pointue des engagements pris et des répercussions que ceux-ci peuvent avoir sur la vie des Canadiens, sur nos entrepreneurs, nos entreprises, nos familles, nos institutions et nos partenaires, que ce soit à l'échelle municipale ou fédérale.
Bref, c'est une occasion ratée d'aller au fond des choses. C'est fondamentalement la raison pour laquelle nous sommes ici, à la Chambre des communes. Nous avons l'extraordinaire et insigne privilège de siéger au nom des 100 000 concitoyens, en général, qui vivent dans nos circonscriptions, qu'ils aient voté pour nous ou non. Nous sommes les représentants de tous les Canadiens de nos circonscriptions.
La présence du ministre des Finances au Comité permanent des finances est, à notre point de vue, un moment clé de la transparence, un moment clé de la reddition de comptes, un moment clé du travail parlementaire et un moment clé aussi pour la personne qui a l'extraordinaire privilège — mérité, rappelons-le — d'être à la tête du ministère des Finances. Quand je dis « mérité », c'est simplement pour rappeler à tout le monde que, si nous avons le privilège de siéger à la Chambre, nous avons aussi des obligations qui y sont liées, entre autres l'obligation de respecter et d'honorer le mandat qui nous a été confié à tous.
Nous ne pouvons pas être des démocrates à géométrie variable, c'est-à-dire être contents lorsque la victoire nous sourit et ne pas l'être lorsque nous faisons face à la défaite. La démocratie étant ce qu'elle est, nous respectons la volonté de la population. Chaque député ici, à la Chambre, a mérité d'y être.
C'est le parti ministériel qui gouverne, et la responsabilité du chef du gouvernement canadien est de choisir les personnes qu'il estime être les meilleures pour occuper les fonctions ministérielles, donc celles de l'exécutif. Je ne veux pas prêter quelque degré d'ascension à l'un plus qu'à l'autre, mais chacun sait que le ministère des Finances est l'un des plus grands ministères, sinon le premier, quel que soit le gouvernement.
Quiconque a l'occasion, la chance et le grand honneur de siéger autour de la table de l'exécutif, qu'il soit un ministre dit de second rang ou un ministre dit de premier plan, jouit d'un privilège inestimable qui doit être apprécié à sa juste valeur. Autour de la table, tout le monde est égal. C'est ce que l'on souhaite, bien entendu.
Vouloir limiter le témoignage du ministre des Finances à 90 minutes à peine, c'est malheureusement lui refuser un accès privilégié pour parler directement aux Canadiens, pour dire exactement ce qui l'anime dans cette présentation de budget et quels sont les objectifs qu'il vise dans ses politiques, et aussi pour faire le bilan de ses réalisations.
Rappelons qu'il s'agit du quatrième budget que dépose le ministre des Finances. Ce ministre dirige les finances publiques de l'État canadien depuis trois ans et demi, et l'heure du bilan a sonné, d'autant plus qu'il y aura une élection générale dans un peu plus de six mois. La population pourra alors porter un jugement sur le bilan économique de l'actuel gouvernement et sur sa gestion des fonds publics. Les points de vue peuvent différer, mais il n'en demeure pas moins qu'après quatre budgets et trois ans et demi de gestion de l'État, l'heure du bilan a sonné.
C'est pourquoi cette présentation en comité parlementaire donne au ministre une occasion unique de se vanter, ce que je dis de façon positive. Il a là une chance unique de mettre en lumière ce qu'il estime être ses bons coups et de répondre à toute attaque ou question précise, voire contraignante, de la part des députés de l'opposition.
Il n'y a rien de personnel dans tout cela. En effet, nous sommes ici parce que nous formons l'opposition officielle, parce que nous sommes la loyale opposition de Sa Majesté, en l'occurrence le ministre des Finances. Donnons donc au ministre l'occasion de répondre aux attaques ou aux questions pertinentes venant de l'opposition officielle et des autres partis de l'opposition. C'est une occasion en or. Je ne vois pas pourquoi le ministre, étant donné ses hautes responsabilités, n'aurait pas cette chance exceptionnelle de pouvoir répondre directement aux questions. Certes, certains propos pourraient lui déplaire, mais nous lui donnons la chance d'y répondre.
C'est là le mandat d'un comité parlementaire. Le ministre a pour sa part le privilège, mais surtout le devoir, de répondre aux questions du comité.
Par ailleurs, il importe de rappeler que les questions viendront de part et d'autre. Comme nous venons de le constater à l'occasion du vote tenu il y a quelques instants, les membres du parti ministériel détiennent la majorité autour de cette table et ils peuvent, eux aussi, poser des questions aux témoins. Dans le cas présent, le ministre des Finances est leur allié et il ne faut pas s'attendre à ce que leurs questions soient particulièrement brutales, âpres ou douloureuses. Il s'agit plutôt d'une occasion pour le ministre — ou la ministre, selon la personne en poste, mais dans ce cas-ci il s'agit d'un ministre — de justifier ses diverses politiques. Comme on dit dans le monde du hockey, le ministre pourra recevoir des passes sur la palette. Ce sera toutefois à lui de décider de la façon dont il maniera la rondelle qui aboutira sur son bâton.
Nous jugeons donc important que le ministre des Finances comparaisse en comité parlementaire pour avoir l'occasion de dresser son bilan et pour répondre directement aux questions des membres sur ses réalisations et sur ce que nous considérons comme des mesures n'ayant pas contribué à l'essor économique.
C'est pourquoi je propose l'amendement suivant, qui apporte une modification à la deuxième ligne du point 7 de la motion. Je vais donc lire le point 7 au complet comme je propose de le modifier:
7. le Comité invite le ministre des Finances à comparaître sur le projet de loi C-97 le mercredi 1 mai 2019, de 15 h 30 à 18 h 30; 
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Lib. (ON)
Mr. Chair, can I get clarification on the amendment on point 7?
Mr. Deltell, you'd like to have the minister appear from 3:30 p.m. to 6:30 p.m., but then you want to delete the time that the officials would appear also, from 5:00 to 6:30. Is that correct?
Monsieur le président, puis-je obtenir des clarifications sur l'amendement proposé au point 7?
Monsieur Deltell, vous voudriez que le ministre comparaisse de 15 h 30 à 18 h 30, mais vous voudriez aussi retirer la période réservée à la comparution des fonctionnaires, de 17 heures à 18 h 30, c'est exact?
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