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CPC (MB)
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Zilberbrant, I was intrigued by the comment you made about evening the playing field domestically as well as in the foreign sector. I would assume that your company is somewhat involved in the foreign sector and that it would also apply to you with regard to some of your materials.
I'm just very curious about the importance of that, for instance, when you're talking about carbon emissions and the need for those to be equal.
Why is it so important for Canada as we go forward to make sure we have an even playing field not only domestically but also with all of the foreign entities and especially the ones we have to trade with?
Merci, monsieur le président.
Monsieur Zilberbrant, le commentaire que vous avez formulé au sujet de la nécessité de créer des règles équitables à l'échelle nationale ainsi qu'à l'échelle internationale m'a intrigué. Je présume que votre entreprise mène des activités à l'échelle internationale et que cela s'appliquerait également à vous et à certains de vos matériaux.
Je suis seulement très curieux au sujet de l'importance de cette initiative, par exemple lorsque vous parlez des émissions de carbone et de la nécessité de les rendre équitables.
Pourquoi est-il si important que le Canada veille à établir des règles équitables, non seulement à l'échelle nationale, mais également à l'échelle internationale et surtout en ce qui concerne les pays avec lesquels nous devons faire des échanges commerciaux?
Greg Zilberbrant
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Greg Zilberbrant
2015-06-09 9:48
I'm referring to the fact that when we look at something like cement, we are a commodity-based business and a commodity-based business on a very large scale in terms of volume and tonnage. The importance of the foreign aspect of the even playing field is the fact that our material can travel quite a distance, and manufacturing facilities in other parts of the world can send their material quite a distance.
The even playing field is really a reflection of our ability to remain competitive in the domestic market considering other jurisdictions that may not have the same impact on whatever the carbon mechanism is and that are able to import into Canada.
Je fais référence au fait que lorsqu'il s'agit d'un produit comme le ciment, nous sommes une entreprise fondée sur un produit et nous avons un volume et un tonnage très élevés. En ce qui concerne les règles équitables, c'est important à l'échelle internationale, car notre matériau peut être transporté sur de grandes distances, et d'autres usines de fabrication dans d'autres régions du monde peuvent également expédier leurs matériaux sur de grandes distances.
Les règles équitables concernent vraiment notre capacité de demeurer concurrentiels sur le marché national si l'on tient compte que d'autres pays ne subissent peut-être pas les mêmes effets en ce qui concerne le mécanisme lié au carbone et qu'ils sont en mesure de vendre leurs produits au Canada.
Thang Nguyen
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Thang Nguyen
2015-06-04 13:06
Mr. Chairman and distinguished members of the subcommittee.
Last year I appeared before the subcommittee to address the trafficking of Vietnamese workers in some 40 countries across the globe, such as Malaysia, Taiwan, Jordan, France, England, Cyprus, and even America, and Algeria, Ghana, and many other countries.
This form of modern day slavery is rooted in the Vietnamese government's official labour export program. Today I would like to address the broader issue of workers' rights in the context of the ongoing negotiations on the Trans-Pacific Partnership, TPP, in which Canada is a negotiating partner.
In early 2014, we invited the mother of Do Thi Minh Hanh to testify before the U.S. Congress. Do Thi Minh Hanh is a labour union organizer. She was serving a prison sentence for her efforts to organize labour unions in Vietnam. That hearing and effective advocacy by labour unions galvanized close to 200 U.S. members of Congress to make the right of Vietnamese workers to form free and independent trade unions a major component of the TPP agreement.
Last month, even President Obama publicly stated that that is the precondition for Vietnam joining the TPP. Vietnam is the only TPP negotiating partner that outlaws free and independent labour unions. All organizers of independent labour unions in Vietnam have either been imprisoned or fled to other countries to avoid arrest.
Twelve months ago, we launched a campaign to make religious freedom an objective of TPP negotiations. On May 22, just a few weeks ago, the U.S. Senate passed the trade promotion authority, also known as fast track, with specific language that sets religious freedom as one of the trade negotiation's priorities.
We are urging the U.S. House of Representatives right now to adopt the same amendment. If signed into law, this will be the first time in U.S. history that religious freedom will be an objective of trade negotiations. This is particularly important because TPP will not be just another trade agreement, as its name implies; TPP will also send a message to the world that its members regard each other as trusted partners.
As such, TPP membership should not be extended to governments that brutally repress religion. The repression of religion is ongoing in Vietnam. Forced renunciation of faith is still commonplace in many provinces. Catholicism is practically outlawed in the three northern provinces of Dien Bien, Son La, and Lai Chau. Religious leaders and followers have been physically assaulted, or even tortured—some of them to death.
We estimate that some 150 to 200 people are currently in prison because of their faith. The Vietnamese national assembly is considering the country's first law on religion. Its current draft stipulates that all religious group activities, even in private homes, must be pre-registered with and approved by the government.
It will be hard for the U.S. government or any government in the free world to justify becoming a partner of such a repressive regime. I therefore urge the Canadian House of Commons through this committee to support our efforts to use the ongoing trade negotiations as leverage to promote human rights in Vietnam, particularly workers' rights to form free and independent labour unions and all citizens' rights to religious freedom. After all, trade should contribute to a better world and not strengthen the hands of tyrants.
Thank you.
Bonjour, monsieur le président et bonjour, distingués membres du sous-comité.
L'an dernier, j'ai comparu devant le sous-comité pour parler de la traite des travailleurs vietnamiens dans quelque 40 pays, notamment la Malaisie, Taïwan, la Jordanie, la France, l'Angleterre, Chypre, et même les États-Unis, et l'Algérie, le Ghana, et de nombreux autres pays.
Cette forme d'esclavage de l'ère moderne est ancrée dans le programme officiel d'exportation de main-d'oeuvre du gouvernement vietnamien. Aujourd'hui, j'aimerais parler de l'enjeu plus vaste des droits des travailleurs dans le contexte des négociations en cours dans le cadre du PTP, le Partenariat transpacifique, dans lequel le Canada est un partenaire de négociation.
Au début de 2014, nous avons invité la mère de Do Thi Minh Hanh à comparaître devant le Congrès américain. Do Thi Minh Hanh est une organisatrice syndicale. Elle purgeait une peine d'emprisonnement pour sa participation à l'organisation de syndicats au Vietnam. Cette audience et les actions revendicatrices efficaces entreprises par les syndicats ont galvanisé près de 200 membres du Congrès américain à faire du droit des travailleurs vietnamiens de former des syndicats libres et indépendants un élément principal de l'accord du PTP.
Le mois dernier, même le président Obama a affirmé publiquement qu'il s'agit d'une condition préalable à la participation du Vietnam au PTP. Le Vietnam est le seul partenaire de négociation du PTP qui interdit les syndicats libres et indépendants. Tous les organisateurs de syndicats indépendants au Vietnam ont été emprisonnés ou ont dû s'enfuir dans d'autres pays afin d'éviter l'arrestation.
Il y a 12 mois, nous avons lancé une campagne pour faire de la liberté religieuse un objectif des négociations liées au PTP. Il y a quelques semaines, le 22 mai, le Sénat américain a adopté la trade promotion authority, une procédure accélérée, dont le libellé précise que la liberté religieuse est l'une des priorités des négociations commerciales.
Nous prions la Chambre des représentants des États-Unis d'adopter immédiatement le même amendement. S'il est adopté, ce sera la première fois dans l'histoire des États-Unis que la liberté de religion représentera un objectif de négociation commerciale. C'est important, car le PTP ne sera pas seulement un autre accord commercial, comme son nom le suggère; il fera également savoir au reste du monde que ses membres considèrent les autres signataires comme étant des partenaires dignes de confiance.
Ainsi, l'adhésion au PTP ne devrait pas être offerte aux gouvernements qui répriment brutalement l'expression de la religion. La répression de la religion se poursuit au Vietnam. Dans de nombreuses provinces, on force fréquemment les gens à renoncer à leur foi. Le catholicisme est pratiquement interdit dans les trois provinces nordiques de Dien Bien, Son La, et Lai Chau. Des dirigeants religieux et leurs disciples ont été agressés physiquement ou même torturés — et certains à mort.
Nous estimons que de 150 à 200 personnes sont actuellement emprisonnées en raison de leur foi. L'assemblée nationale vietnamienne envisage d'adopter la première loi du pays sur la religion. L'ébauche actuelle stipule que toutes les activités menées par des groupes religieux, même dans des résidences privées, doivent être préalablement enregistrées et approuvées par le gouvernement.
Il sera difficile pour le gouvernement américain, ou pour n'importe quel gouvernement dans le monde libre, de justifier l'établissement d'un partenariat avec un régime aussi répressif. C'est pourquoi je prie la Chambre des communes du Canada, par l'entremise de votre comité, d'appuyer nos efforts en vue d'utiliser les négociations commerciales en cours pour promouvoir les droits de la personne au Vietnam, surtout le droit des travailleurs de former des syndicats libres et indépendants, et le droit de tous les citoyens à la liberté de religion. Après tout, le commerce devrait contribuer à la formation d'un monde meilleur, et non à renforcer le pouvoir des tyrans.
Merci.
Francisco Suarez Davila
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H.E. Francisco Suarez Davila
2015-06-02 11:05
Thank you, Mr. Chairman.
It is really a privilege to participate in these hearings organized by the foreign affairs committee on the possible issues faced by the next North American leaders' summit. Events and ideas have certainly shifted since I last had the pleasure to be in Parliament, in the Senate last year, but I think the changes have been mostly for the good.
Although of course we face old and new challenges, some of which can be solved in the short term, others will require a long-term agenda. I think three in particular are good news. Canada and Mexico, acting together, are making progress to reverse the U.S. protectionist measures on COOL. That's really good news. We're working together with Canada on the TPP negotiations. There has also been significant progress made on the very difficult issue of ISIS.
I will attempt to highlight 10 very quick points, the main topics that I believe are essential for the North American agenda.
First, obviously, is energy cooperation. I think that's the real and the most important driver for trilateral cooperation. Of course, there are new factors, one of which is the falling price of oil. In the short term, that has reduced the appetite for investment, particularly in deepwater drilling and shale-oil fracking. But Mexico's energy performance is in the process of full implementation. It will require some adjustments in that the investment will take place not in deepwater or shale gas but in the easier areas.
The three energy ministers met for the first time in Washington at the end of last year to put in place, for the first time, a working agenda. An important part is a shared medium-term energy outlook on the potential. Mexico sees energy as a driver to push forward the industrialization process. Particularly, we see that cheap gas will give the area a vast competitive edge in manufacturing, in automobiles, and in aerospace. This has triggered lots of investment.
Last week there was a second ministerial meeting of the three energy ministers working together on climate change, clean energy technologies, energy efficiency, and carbon capture. Electricity generation is often forgotten. One speaks about oil, in the case of Mexico, but electricity generation and converting from fuel oil to gas will require significant investment in the order of $90 billion. Another area in which we're working closely with Canada is on best regulatory practices in shale gas and avoiding water pollution and waste. Here we are working very closely with the energy regulator in Alberta.
Large investments are already taking place in oil and gas pipelines within our country and linking them to the borders. Mexico will be building a total of 10,000 kilometres' worth of pipelines with about $20 billion in investment. Canadian companies like TransCanada and ATCO are already working on something like 2,000 kilometres of pipelines, which is the the size of Keystone. That's already in place.
The area of trade negotiations is a very significant area. I mentioned that we're working together to reverse the U.S. measures on COOL, but we're also working very closely with Canada to advance on TPP negotiations. Although we have cautious optimism on the part of Mexico, we think we could be able to conclude an agreement by the end of the year. We view TPP as an area to expand trade with Asia, as you do, but also as the easiest way to update and upgrade NAFTA to make it a second-generation, state-of-the-art treaty.
We have two main concerns, I think, that are probably the main obstacles. If there is no fast-track authority by the U.S. Congress, then this won't move forward. The second concern is that the U.S. Congress does not overburden the negotiations with issues that of course are important in their own right but are related to the domestic agenda and have nothing to do with trade. Take religious liberty and whether we agree with religious liberty. That has nothing to do with trade, and it will create a cost on other countries—not for us, obviously.
Intellectual protectionism is creeping. We obviously believe in intellectual property, but intellectual property protected for a century is perhaps a bit excessive. This might affect areas like pharmaceuticals, which need a more limited period of protection. We have, of course, the usual suspects in such products as dairy and apparel, but as I mentioned, we are confident that we can come to an agreement by the end of the year.
Border competition I won't mention. I think stupendous work has been done by my colleagues at the Canadian Council of Chief Executives. I think there we were working a bit at cross purposes.
There are two border commissions. One is a border commission and one is a regulatory commission. One is between the U.S. and Canada, and the other one is between the U.S. and Mexico. To some extent some of the border issues are specific, but some were common. I think now we're working to have some amount of convergence.
In terms of infrastructure investment, the three countries lack infrastructure investment along our borders, and within our borders. We have a vast program totalling $600 billion. There again we will be working on roads, railroads, and ports. There is a large megaproject for Mexico City with a fantastic Norman Foster design. Canadian companies like Bombardier are active in these fields.
There's a great deal of Mexican interest in working on the logistic corridors. A clear logistic corridor is one that goes from Winnipeg right down the centre of the United States and into Mexico, and there's interest in investing in CentrePort in Winnipeg. As I think some of the other speakers have said, I think NADB is North American in name only. It's an institution that can really work to invest for the three countries in the infrastructure and in environment.
In terms of innovation and education, I think it's essential to invest in those. Education links are substantially lacking despite the great progress that has been made in trade and investment. The three countries are now working on relevant programs that are specifically to increase the number of scholarships and to increase the number of agreements between universities and businesses to promote joint products for investment and technology. We will be working with Canada and with Canada's international education division on the science and technology agreement between Canada and Mexico.
People mobility is a more ample concept and less politically sensitive one than is labour mobility. We're very pleased with the recent decision by the Canadian government, as the letter from the Prime Minister to our President says, to eliminate visa requirements for a very large number of Mexicans. As you know, this means requirements for visas will be reduced or they will be replaced with the new trend, which is an electronic travel authority. We very much welcome this. There are some outstanding issues. Perhaps I can comment on those later. We already have a political decision by the three leaders to have a North American trusted traveller program linking NEXUS, Global Entry, and SENTRI.
The Mexico-Canada seasonal agriculture workers program has been a success for 40 years. We have been working particularly with some of the western provinces that have severe shortages of semi-skilled workers, and we would hope some progress will be made so that eventually agreements would be made to facilitate the movement of semi-skilled workers for which there is need in the western provinces.
We are convinced that we cannot make progress if diplomacy does not extend to governors and premiers. Fortunately, for the first time, in Colorado in November, there will be a meeting of the governors and premiers of the three countries, which will be great in preparing for the summit. I think we have to work in cooperation towards our continent, and I think there Mexico and Canada should work to collaborate with Cuba in its transition process, and we have to work with Central America and Haiti. Otherwise I think we will have problems requiring a wide vision.
I want to emphasize that our starting point, our best economic platform, is North America itself. Trade within North America is more than $1 trillion, more than trade with TPP countries which, excluding US and Canada obviously, is $800 million.
Trade with Europe is less than trade within North America. Our key priority is to make our region more dynamic and competitive. The North American countries are obviously among the largest and most dynamic countries in the world. In 2013 Mexico was the eighth-largest economy. I think we can no longer see it as a question of trade. It is a matter of value chains, and there the intraregional trade is very important.
I would point out that there's a basic trend emerging in which Mexico in some quarters is not seen as a complement but rather as a competitor, particularly in the automobile sector. I think we have to work there on a good narrative to convince people that it's not labour costs. It's overall productivity and a host of other factors, but the North American automobile and aerospace industries are integrated. A car produced in Mexico has Canadian and U.S. parts.
I will make a number of last remarks, a conclusion.
After two full winters as Mexico's ambassador to Canada, I want to conclude on a positive, personal note with optimism, obviously encouraged by the summer weather and having survived two particularly hard winters. After that, it's nothing: I can be positive; I can be optimistic.
On the future of North American corporations, I have discussed all of this during this period with bilateral skeptics who return to the past, with trilateral enthusiasts who look to the future, with those who measure results by the half-full glass, and with others by a half-empty one.
Twenty years of NAFTA, in my view, yielded huge results, but that grand old lady has aged and has become wrinkled. I feel now that over the past two years we are in the spirit of a revival. People like former Secretary George Shultz have spoken of it, in recent fora, as a North American economic powerhouse. This is compared with secular stagnation in Europe and Japan and with emerging countries, which are losing momentum.
I think we have new drivers of growth. It's energy. It's trade negotiations. It's infrastructure investment. Mexico is becoming a new growth driver, approaching growth rates of 4% to 5%, and there is a manufacturing revival in the region, new ideas and new studies. In my view, the relationship between Canada, Mexico, and the United States has now increased and covers a wide spectrum of topics, with increasing depth, with an increasing number of actors from the business community, thinkers, provincial and city governments, fora, institutional mechanisms like the Canada-Mexico Partnership. There are new flights coming every day and large investments both ways. Now Bimbo is investing in Canada. I think it almost doesn't matter if top governments are involved in electoral matters. We're getting to know each other better. There are of course obstacles and issues, but we are advancing at different speeds according to the issues. It's nothing dramatic, but I think there's an inner momentum and steady progress.
I will conclude by particularly congratulating your committee because you're acting with great vision and a great sense of timeliness in getting together these ideas well ahead of the summit. I really congratulate you because I think it's really far-sighted.
Thank you very much for inviting me.
Merci, monsieur le président.
C'est vraiment un privilège de participer à ces audiences organisées par le Comité des affaires étrangères au sujet des questions susceptibles d'être débattues au cours du prochain Sommet des leaders nord-américains. Les événements et les idées ont bien sûr beaucoup évolué depuis la dernière fois que j'ai eu le plaisir de me trouver au Parlement, en fait au Sénat, l'année dernière, mais je crois que ces changements ont été dans l'ensemble bénéfiques.
Bien sûr, nous faisons face à des défis, anciens et nouveaux, dont quelques-uns pourront être résolus dans le court terme et d'autres qui appellent des solutions à long terme. Je pense qu'il y a trois événements en particulier qui sont de bonnes nouvelles. Le Canada et le Mexique, agissant de concert, tentent avec un certain succès d'amener les États-Unis à rapporter les mesures protectionnistes qu'ils ont prises à propos de l'étiquetage COOL (étiquetage relatif au pays d'origine). C'est vraiment une excellente nouvelle. Nous travaillons également avec le Canada dans le cadre des négociations sur le PTP. Nous avons fait également des progrès significatifs sur la question fort complexe de l'ISIS.
Je vais essayer de faire très rapidement 10 remarques, qui portent sur les principaux sujets qui sont, d'après moi, essentiels pour l'agenda nord-américain.
Premièrement, et cela est évident, il y a la collaboration en matière d'énergie. Je pense que c'est le principal vecteur de la collaboration trilatérale. Bien sûr, il y a de nouveaux facteurs, dont l'un est la baisse du prix du pétrole. À court terme, cela a eu pour effet de réduire l'appétit des investisseurs, en particulier pour les forages en eau profonde et la fracturation pour le pétrole de schiste. Le programme énergétique mexicain est en train d'être intégralement mis en oeuvre. Il va falloir lui apporter quelques modifications parce que les investissements ne vont pas viser l'exploration en eau profonde ou le pétrole de schiste, mais plutôt les secteurs plus faciles.
Les trois ministres de l'Énergie se sont rencontrés pour la première fois à Washington à la fin de l'année dernière, pour mettre en place, pour la première fois encore, un programme de travail. Un aspect important consiste à en arriver à un point de vue commun sur l'évolution du secteur de l'énergie à moyen terme, en ce qui touche les possibilités. Le Mexique considère que l'énergie est un vecteur qui fait progresser le processus d'industrialisation. En particulier, nous pensons que l'essence bon marché va donner à la région un avantage concurrentiel dans le secteur de l'industrie et dans ceux de l'automobile et de l'aérospatiale. Cet aspect est à l'origine de nombreux investissements.
La semaine dernière, il y a eu une deuxième réunion ministérielle des trois ministres de l'Énergie qui ont travaillé ensemble sur le changement climatique, les technologies en matière d'énergie propre, l'efficacité énergétique et la capture du carbone. La production d'électricité est souvent oubliée. On parle beaucoup de pétrole, dans le cas du Mexique, mais la production électrique et le passage du pétrole au gaz vont exiger des investissements importants de l'ordre de 90 milliards de dollars. Un autre secteur dans lequel nous travaillons en étroite collaboration avec le Canada est celui des bonnes pratiques en matière de réglementation du gaz de schiste, de la pollution de l'eau et des déchets. Nous travaillons très étroitement dans ce domaine avec les autorités de réglementation de l'énergie en Alberta.
Nous effectuons déjà des investissements importants pour les gazoducs et les oléoducs au Mexique, et aussi, pour les relier à la frontière. Le Mexique va construire 10 000 kilomètres de pipelines qui représentent environ un investissement de 20 milliards de dollars. Des sociétés canadiennes comme TransCanada et ATCO travaillent déjà sur quelque 2 000 kilomètres de pipeline, ce qui correspond à la taille du pipeline Keystone. Cela est déjà en place.
Le domaine des négociations concernant les échanges commerciaux est un domaine très important. J'ai mentionné que nous travaillions ensemble pour faire rapporter les mesures qu'ont prises les États-Unis à propos du COOL, mais nous travaillons également en étroite collaboration avec le Canada pour faire progresser les négociations sur le PTP. Le Mexique fait preuve d'un optimisme prudent, mais nous pensons que nous devrions pouvoir conclure l'entente d'ici la fin de l'année. Nous considérons le PTP comme une façon d'augmenter nos échanges commerciaux avec l'Asie, comme vous le pensez, mais également comme la façon la plus facile de mettre à jour et d'améliorer l'ALENA pour en faire un traité de deuxième génération, à la pointe de ce genre de traités.
Nous avons deux principales préoccupations qui, d'après moi, sont probablement les principaux obstacles. Si le Congrès des États-Unis n'adopte pas une procédure accélérée, je crois que cela ne se fera pas. La deuxième préoccupation est le risque que le Congrès des États-Unis complique les négociations en les faisant porter sur des questions qui ont bien sûr une certaine importance, mais qui concernent un agenda interne et qui n'ont rien à voir avec le commerce. Pensez à la liberté religieuse et à la question de savoir si nous sommes favorables à la liberté religieuse. Cela n'a rien à avoir avec les échanges commerciaux et cela va imposer des coûts à d'autres pays — pas pour nous, évidemment.
Le protectionnisme intellectuel menace. Nous sommes évidemment favorables à la propriété intellectuelle, mais une protection d'une durée d'un siècle pour la propriété intellectuelle est peut-être un peu excessive. Cela pourrait toucher des domaines comme les produits pharmaceutiques, qui ont besoin d'une période de protection plus courte. Il y a bien sûr les suspects habituels pour les produits comme les vêtements et les produits laitiers, comme je l'ai mentionné, mais nous pensons que nous pourrons en arriver à une entente d'ici la fin de l'année.
Je ne mentionnerais pas la concurrence transfrontalière. Je pense que mes collègues du Conseil canadien des chefs d'entreprise ont fait un travail considérable. Je pense toutefois que, dans ce domaine, nous travaillons un peu les uns contre les autres.
Il y a deux commissions frontalières. Il y a une commission frontalière et l'autre, est une commission de réglementation. L'une concerne les États-Unis et le Canada et l'autre les États-Unis et le Mexique. Il y a des questions frontalières qui, dans une certaine mesure, sont particulières à certains pays, mais d'autres sont communes. Je crois que nous sommes en train d'en arriver à une certaine convergence de nos efforts.
Pour ce qui est des investissements dans les infrastructures, les trois pays n'ont pas fait suffisamment d'efforts le long de nos frontières et à l'intérieur de nos frontières. Nous avons un vaste programme s'élevant à 600 milliards de dollars. Là encore, nous allons travailler sur les routes, les chemins de fer et les ports. Il y a un méga projet fantastique pour Mexico, qui a été conçu par Norman Foster. Des sociétés canadiennes comme Bombardier sont actives dans ces domaines.
Les Mexicains sont très intéressés à travailler sur les corridors logistiques. Il y a un corridor logistique évident qui va de Winnipeg au Mexique en passant par le centre des États-Unis; des investisseurs sont intéressés par le CentrePort de Winnipeg. Je pense que certains des autres intervenants l'ont dit; je crois que la NADB n'a de nord-américaine que le nom. C'est une institution qui a les moyens d'investir dans les trois pays dans les infrastructures et l'environnement.
Il me paraît essentiel d'investir dans l'innovation et l'éducation, il me paraît essentiel d'investir dans ces domaines. Les liens dans le domaine de l'éducation manquent cruellement, malgré les grands progrès qui ont été réalisés dans le domaine commercial et celui des investissements. Les trois pays sont maintenant en train de travailler sur des programmes pertinents qui ont précisément pour but d'augmenter le nombre des bourses et celui des ententes entre universités et entreprises pour promouvoir les produits conjoints pour les investissements et la technologie. Nous allons travailler avec le Canada et avec la Section de l'éducation internationale du Canada sur une entente relative à la science et la technologie entre le Canada et le Mexique.
La mobilité des personnes est une notion plus vaste et moins sensible politiquement que la mobilité des travailleurs. Nous sommes très heureux des décisions que le gouvernement canadien a prises récemment, et comme la lettre de votre premier ministre à notre président le dit, cette décision supprime l'exigence d'un visa pour un grand nombre de Mexicains. Comme vous le savez, cela veut dire qu'un visa ne sera plus obligatoire dans tous les cas ou il sera alors remplacé par un document nouveau, à savoir un titre de voyage électronique. Nous sommes tout à fait en faveur de cette mesure. Il y a encore quelques questions à régler. Je pourrais peut-être vous en parler plus tard. Les trois chefs de gouvernement ont déjà pris la décision politique d'intégrer le programme nord-américain des voyageurs de confiance avec les programmes NEXUS, Global Entry et SENTRI.
Le programme des travailleurs agricoles saisonniers entre le Mexique et le Canada est un succès depuis 40 ans. Nous avons travaillé en particulier avec certaines provinces de l'Ouest qui souffrent d'une grave pénurie d'ouvriers semi-qualifiés et nous espérons réaliser certains progrès de sorte que les ententes qui seront éventuellement signées faciliteront le déplacement des ouvriers semi-qualifiés dont ont besoin les provinces de l'Ouest.
Nous sommes convaincus que nous ne pourrons pas progresser si les actions diplomatiques ne visent pas les gouverneurs et les premiers ministres. Heureusement, pour la première fois, il y a eu au Colorado, au mois de novembre, une réunion des gouverneurs et des premiers ministres des trois pays, ce qui est une excellente chose pour préparer le sommet. Je pense que nous devons collaborer à l'échelle de notre continent et que le Mexique et le Canada devraient collaborer avec Cuba dans son processus de transition; nous devons également collaborer avec l'Amérique centrale et Haïti. Si nous ne le faisons pas, je crois que nous connaîtrons des problèmes qui ne pourront être résolus qu'avec beaucoup de recul.
Je tiens à souligner que notre point de départ, notre meilleur programme économique, est l'Amérique du Nord, elle-même. Les échanges commerciaux au sein de l'Amérique du Nord s'élèvent à plus de 1 000 milliards de dollars, ce qui est supérieur au commerce avec les pays de la PTP qui est de, si on exclut évidemment les États-Unis et le Canada, 800 millions de dollars.
Les échanges commerciaux avec l'Europe sont moins intenses qu'à l'intérieur de l'Amérique du Nord. Notre principale priorité est de rendre notre région plus dynamique et plus compétitive. Les pays d'Amérique du Nord comptent bien évidemment parmi les pays les plus importants et les plus dynamiques au monde. En 2013, Mexico se plaçait au huitième rang des économies mondiales. Je pense qu'il n'est pas possible de considérer cela comme une question d'échanges commerciaux. Cela concerne les chaînes de valeur et dans celles-ci, les échanges intrarégionaux sont très importants.
Je ferais remarquer qu'il apparaît une tendance générale voulant que, dans certains secteurs, le Mexique ne soit pas considéré comme un acteur complémentaire, mais plutôt comme un concurrent, en particulier dans le secteur de l'automobile. Je pense qu'il faudrait élaborer une bonne explication pour convaincre les gens que cela n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre. Il s'agit de la productivité générale et de toute une série d'autres facteurs, mais les industries automobiles et aérospatiales en Amérique du Nord sont intégrées. Les voitures produites au Mexique contiennent des pièces provenant du Canada et des États-Unis.
Je vais terminer avec quelques remarques, pour conclure.
Je viens de passer deux hivers complets en qualité d'ambassadeur du Mexique au Canada et je tiens à conclure sur une note personnelle positive et également optimiste; je suis bien évidemment encouragé par l'arrivée de l'été après avoir survécu à deux hivers particulièrement rudes. Après tout cela, le reste importe peu. Je peux être positif et je peux être optimiste.
Pour ce qui est de l'avenir des sociétés nord-américaines, j'ai parlé de toute cette question pendant cette période avec des sceptiques favorables au bilatéralisme qui regardent vers le passé, avec des enthousiastes axés sur le trilatéralisme qui regardent vers l'avenir, avec ceux qui mesurent les résultats en y voyant un verre à moitié plein et d'autres, un verre à moitié vide.
Les 20 années de mise en application de l'ALENA ont, à mon avis, débouché sur des résultats considérables, mais ce vieux traité a pris de l'âge et il est un peu ridé. Je pense que depuis les deux dernières années, il s'est fait sentir un esprit de renouveau. Les gens comme l'ancien secrétaire George Shultz en ont parlé, récemment dans certaines instances, comme une grande puissance économique nord-américaine. On peut comparer cela avec la stagnation que connaissent l'Europe et le Japon ainsi que les pays émergents, dont le rythme de croissance a ralenti.
Je crois que nous disposons de nouveaux vecteurs de croissance. Il y a l'énergie. Il y a les négociations commerciales. Il y a les investissements dans les infrastructures. Le Mexique est en train de devenir un nouveau vecteur de croissance, puisqu'il enregistre des taux de croissance de 4 à 5 % et il y a une résurgence de l'industrie manufacturière dans les régions, de nouvelles idées et de nouvelles études. À mon avis, la relation entre le Canada, le Mexique et les États-Unis s'est bien développée et couvre une large gamme de domaines, avec une intégration accrue et un nombre croissant d'acteurs provenant du milieu des affaires, de penseurs, de gouvernements municipaux et provinciaux, des instances, de mécanismes institutionnels comme le Partenariat Canada-Mexique. De nouveaux vols arrivent tous les jours et il se fait de grands investissements dans ces deux pays. Bimbo est en train d'investir au Canada. Je pense qu'il importe peu que les hauts dirigeants de ces pays soient également occupés par des questions électorales. Nous nous connaissons de mieux en mieux. Il y a bien sûr des obstacles et certains problèmes, mais nous avançons à des vitesses différentes selon les questions soulevées. Ce n'est pas quelque chose de renversant, mais je pense qu'il y a une dynamique et des progrès constants.
Permettez-moi de terminer en félicitant particulièrement votre comité pour sa large vision et la clairvoyance dont il fait preuve en regroupant ces idées bien avant la tenue du sommet. Je vous félicite vraiment, parce que je crois que vous avez une véritable vision à long terme.
Je vous remercie de m'avoir invité.
Eric Miller
View Eric Miller Profile
Eric Miller
2015-06-02 11:18
Thank you, Mr. Chairman.
Thank you, members of the committee, for the invitation and for shining a light on this important topic.
The Canadian Council of Chief Executives is an organization composed of the CEOs of Canada's leading enterprises that are responsible for the vast majority of Canada's exports, investment, and research and development.
Member companies of the Canadian Council of Chief Executives collectively administer $6 trillion in assets and have annual revenues in excess of $800 billion across every economic sector of the Canadian economy.
It has been more than two decades since Canada, the U.S., and Mexico removed most of the formal barriers between our economies through the North American Free Trade Agreement, yet the intervening years have seen relatively few refinements to our cross-border frameworks. Because economic competitiveness requires ongoing effort, not just one-off actions, however bold, our commercial arrangements must evolve as well.
With the forthcoming North American leaders' summit in mind, the council decided to set forth our ideas for how we can concretely make improvements to the continent's competitiveness. The result was this paper, which some of you may have seen, “Made in North America”, which sets forth 44 concrete recommendations on how to make our continent more competitive. The document reflects consultations we had in Ottawa, as well as in Washington and Mexico City.
Our recommendations were guided and are guided by today's realities that no country in North America has the fiscal space for significant new appropriations, nor are we in the business these days of creating many new institutions. We've identified actions that are achievable within our means, and we found there's much that we can do.
In the years since NAFTA, Canada has oscillated between supporting deeper trilateral engagement with the U.S. and Mexico and supporting deeper bilateral engagement with the United States. We see this as a false choice. A better approach would be to apply the principle of subsidiarity. We will pursue cross-border policies at the level at which it makes sense, whether trilateral, bilateral, or regional among states and provinces. Pragmatism and viability should be at the core of our future North American competitiveness agenda.
As the Canadian government prepares to host the North American leaders' summit later this year, what should specifically be on their agenda? A core area for improvement is to bring the border into the digital age. Enhanced data sharing can be the foundation for a new partnership between the public and private sector. If done properly, it can drive both improved border security and supply chain efficiency.
Many companies believe that supply chain visualization technologies, which allow them to comprehensively monitor their production networks, and the application of big data analytics to predict behaviour therein is the wave of the future. Yet if you look at how we do things today, companies are presently making statutory declarations about the origins of the goods they are importing and their compliance with regulations and whatnot, based on information that they did not create or verify. Why? Because 20 years ago, when the rules were put in place, we did not have the technology to accurately track a manufacturing input three or four stages back in China, or wherever it was being produced, so what we did was encourage companies to effectively police their supply chains by threatening to severely fine them if the information on the declaration wasn't correct, even if that incorrect information was clearly unintentional. In 2015 we now have the technology to remotely monitor and predict what's going on in our supply chains. The challenge is that this is expensive.
In order to get to this grand new bargain between the public and private sector, what should we do? The federal government should begin a series of cross-sector pilots with companies willing to visualize their supply chains and share their data and analysis. Companies that participate would receive an exemption from penalties, except, of course, in the cases of fraud or malfeasance, and perhaps an exemption from certain tariffs or fees. In other words, you would go to your board and show an investment case for why this is being done. After testing, the lessons learned would be integrated into a program for all companies within Canada, and then, of course, we would seek to work with our partners in the United States and Mexico to extend this across North America.
By applying these types of rules, the private sector would learn much more about what is happening in their individual supply chains and where to derive efficiency gains. For its part, the government would get access to vast new quantities of structured data that would deliver insights about goods entering, leaving, or transiting Canada. In short, this deeper public private partnership would deliver enhanced trade facilitation and smarter security.
Technology can also deliver benefits on the traveller side. We all know NEXUS is an excellent program. We see this as an excellent platform on which to build enhanced benefits. It presently tells the government who is crossing the border but not why.
One of the most difficult issues in border policy pertains to business travellers and when someone arrives at the border they are asked that all terrifying question, “Are you working?” One of the consequences of the closure of the Citizenship and Immigration offices in the U.S. is that increasingly business travellers and others who need their cases for entry adjudicated simply go to the border, and this has led to a good amount or randomization in terms of treatment.
The U.S. Department of Homeland Security is calling for the development of a program known as the trusted employer program. Canada can do the same. How we think this should work is to pick up on the same vision of using technology to drive efficiency. We take the NEXUS platform and we build trip-specific information on top of this. You could get your general counsel to put in, “I'm going to cross at this time and here's the legal justification for what I'm doing”.
What we learned from cargo shipments is that providing information in advance leads to more efficient crossings. We need to do this with frequent travellers as well.
The report, of course, lays out a series of other things that I'm happy to get in to in the Q and A. We talk about remaking the workflow processes at the border to drive efficiency gains, using public-private partnerships to drive significant improvements in border infrastructure, working with the auto industry to significantly reduce the paperwork burden facing North American-built automobiles, picking a couple of successful areas in Canada-U.S. regulatory cooperation and experimenting with trilateralizing them with Mexico, and making the rules of origin among the Canada, U.S., and Mexico free trade agreements with Europe talk to each other.
I would conclude this way though. North America has the potential to be the most dynamic and prosperous region of the world economy for many years to come. From energy to innovation to good governance, we have all the right elements to succeed. All we are lacking is the will. To lead in the 21st century we must be smarter not only in our policy design but in the application of our corresponding regulations, procedures, and technological systems. Let us commit now to fully seizing this opportunity.
Merci, monsieur le président.
Merci aux membres du comité de m'avoir invité et de s'intéresser à cet important sujet.
Le Conseil canadien des chefs d'entreprise est un organisme composé des PDG des sociétés les plus importantes au Canada. Ces entreprises sont responsables de la plupart des exportations, des investissements et de la recherche-développement au pays.
Les sociétés qui sont membres du Conseil canadien des chefs d'entreprise administrent ensemble six 6 000 milliards d'actifs et ont des revenus annuels de plus de 800 milliards de dollars dans tous les secteurs de l'économie canadienne.
Cela fait plus de 20 ans que le Canada, les États-Unis et le Mexique ont supprimé la plupart des barrières qui existaient entre nos économies grâce à l'Accord de libre-échange nord-américain, et pourtant, au cours des années qui ont suivi, nous n'avons constaté que peu de changements dans nos cadres transfrontaliers. La compétitivité économique exige que l'on fasse des efforts constants, et non pas des efforts isolés même s'ils sont audacieux, et nos ententes commerciales doivent également évoluer.
Avec l'arrivée du Sommet des leaders nord-américains, le conseil a décidé de présenter nos idées sur la façon dont nous pourrions concrètement améliorer la compétitivité du continent. Cela a débouché sur ce document que certains d'entre vous ont peut-être vu, intitulé Made in North America, et qui propose 44 recommandations concrètes sur la façon de renforcer la compétitivité de notre continent. Ce document a été élaboré après la tenue de consultations à Ottawa, ainsi qu'à Washington et à Mexico.
Nos recommandations s'appuient sur la réalité actuelle qui est qu'aucun pays de l'Amérique du Nord ne dispose des moyens financiers qui lui permettent de procéder à de nouvelles affectations importantes, et qu'il n'est pas prévu à notre époque de créer de nombreuses autres institutions. Nous avons identifié des initiatives que nous pouvons mettre en oeuvre avec les moyens dont nous disposons et nous avons constaté que nous pouvons faire beaucoup de choses.
Dans les années qui ont suivi l'ALENA, le Canada a oscillé entre privilégier des ententes trilatérales approfondies avec les États-Unis et le Mexique et des ententes bilatérales approfondies avec les États-Unis. Cela constitue un faux choix. Il est préférable d'appliquer le principe de la subsidiarité. Nous allons adopter des politiques transfrontalières au niveau approprié, qu'elles soient trilatérales, bilatérales ou régionales ou concernent les États et les provinces. Le pragmatisme et la rentabilité devraient être à l'avenir au coeur de notre programme de renforcement de notre compétitivité en Amérique du Nord.
Le gouvernement canadien se prépare à accueillir plus tard cette année le Sommet des leaders nord-américains et l'on peut se demander quels sont les points qui devraient figurer à l'ordre du jour; une amélioration importante serait de faire entrer la frontière dans l'âge du numérique. Une meilleure communication des données peut créer un nouveau partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Si ce projet était exécuté correctement, il pourrait améliorer à la fois la sécurité aux frontières et l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement.
De nombreuses entreprises pensent que les technologies de visualisation de la chaîne d'approvisionnement, qui leur permettent de suivre globalement les réseaux de production ainsi que l'application des analyses effectuées à partir de mégadonnées pour prévoir les comportements dans ce domaine, seront essentielles à l'avenir. Pourtant, si vous examinez la façon dont nous faisons les choses aujourd'hui, les sociétés font à l'heure actuelle des déclarations légales au sujet de l'origine des marchandises qu'elles importent et le fait qu'elles sont conformes à la réglementation et le restent, en se fondant sur des renseignements qui ne proviennent pas d'elles ou qu'elles n'ont pas vérifiés. Pourquoi? Parce qu'il y a 20 ans, lorsque ces règles ont été adoptées, nous n'avions pas la technologie qui permettrait de suivre avec précision les intrants de fabrication en remontant trois ou quatre étapes en Chine ou ailleurs, de sorte que nous avons incité les sociétés à surveiller efficacement leurs chaînes d'approvisionnement en les menaçant de leur imposer des amendes très lourdes si l'information figurant sur leurs déclarations n'était pas exacte, même si elles n'avaient eu aucunement l'intention de fournir de l'information inexacte. En 2015, nous avons maintenant la technologie qui permet de surveiller à distance et de prédire ce qui se passe dans nos chaînes d'approvisionnement. Le problème est que cela coûte cher.
Pour en arriver à cette nouvelle entente entre le secteur privé et le secteur public, que devrions-nous faire? Le gouvernement fédéral devrait commencer par lancer une série de projets pilotes intersectoriels avec les sociétés qui sont disposées à visualiser leurs chaînes d'approvisionnement et à communiquer leurs données et leurs analyses. Les entreprises participantes seraient exemptes de toutes pénalités, sauf, bien entendu, dans les cas de fraude ou de malversation, et elles auraient peut-être droit à une exemption pour certains droits de douane et frais. Autrement dit, elles s'adresseraient à votre commission et présenteraient un projet d'investissement expliquant pourquoi elles ont pris ces mesures. Après un certain nombre d'essais, les leçons apprises seraient intégrées à un programme destiné à toutes les entreprises exerçant des activités au Canada et ensuite, bien sûr, nous tenterions de travailler avec nos partenaires aux États-Unis et au Mexique pour étendre ces pratiques à l'ensemble de l'Amérique du Nord.
En appliquant ce genre de règles, le secteur privé en apprendrait beaucoup plus au sujet de ce qui se passe dans leurs chaînes d'approvisionnement individuelles et des chaînons où ils pourraient obtenir des gains d'efficacité. De son côté, le gouvernement aurait accès pour la première fois à des quantités considérables de données structurées qui décriraient comment les marchandises entrent au Canada, en ressortent ou transitent par ce pays. Bref, ce partenariat public-privé renforcé faciliterait en fait les échanges commerciaux et créerait une sécurité intelligente.
La technologie peut également offrir des avantages du côté des voyageurs. Nous savons tous que NEXUS est un excellent programme. Nous pensons que c'est là une excellente base qui pourrait offrir beaucoup d'autres avantages. À l'heure actuelle, ce programme dit au gouvernement qui est en train de traverser les frontières, mais pas pourquoi.
Une des questions les plus complexes en matière de politique frontalière est l'approche à adopter pour les hommes d'affaires qui voyagent et qui, quand ils arrivent à la frontière, se font poser cette question terrifiante « Est-ce que vous travaillez? » À la suite de la fermeture des bureaux de Citoyenneté et Immigration aux États-Unis, de plus en plus d'hommes d'affaires et autres voyageurs qui veulent savoir s'ils peuvent entrer ou non dans le pays voisin doivent se rendre tout simplement à la frontière, ce qui a donné lieu à la randomisation du traitement des demandes d'entrée.
Le Department of Homeland Security des États-Unis demande que soit élaboré un programme appelé le programme des employeurs fiables. Le Canada peut faire la même chose. La solution consisterait en fait à étendre cette même vision qui propose d'utiliser la technologie pour améliorer l'efficacité. Il faudrait se servir de la plateforme NEXUS pour la compléter avec des renseignements concernant les déplacements. Vous pourriez demander à votre avocat général de faire inscrire: « Je vais traverser la frontière maintenant et voici la justification juridique de ce que je fais ».
Les expéditions de cargaison nous ont appris que le franchissement de la frontière était beaucoup plus efficace si l'information était fournie à l'avance. Nous allons faire la même chose avec les voyageurs fréquents.
Le rapport présente bien entendu une série d'autres mesures que je serai heureux d'aborder au moment des questions et réponses. Nous parlons de restructurer le travail effectué à la frontière pour en améliorer l'efficacité, grâce à des partenariats publics et privés susceptibles d'améliorer grandement les infrastructures frontalières, en travaillant avec le secteur de l'automobile pour réduire de façon significative les formalités administratives qui touchent les automobiles construites en Amérique du Nord, en choisissant quelques domaines où la coopération entre le Canada et les États-Unis en matière de réglementation a été un succès et en essayant de trilatéraliser ces solutions avec le Mexique en faisant en sorte que les règles d'origine entre le Canada, les États-Unis et le Mexique prévues par les ententes de libre-échange avec l'Europe correspondent.
J'aimerais toutefois conclure ainsi. L'Amérique du Nord a le potentiel d'être la région de l'économie mondiale la plus dynamique et la plus prospère pendant encore des années. Qu'il s'agisse d'énergie, d'innovation ou de bonne gouvernance, nous avons tous les ingrédients pour réussir. Tout ce qui nous manque, c'est la volonté d'agir. Pour être parmi les premiers au XXIe siècle, il faut être plus intelligent, non seulement dans la conception des politiques, mais dans l'application des procédures et des règlements correspondants et des systèmes technologiques. Nous devrions nous engager aujourd'hui pleinement à profiter de cette possibilité.
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NDP (QC)
We are talking about programs to support exports, but government policies can also be obstacles. For instance, there is a company called Enzyme in my riding that specializes in adapting video games. I saw the problems firsthand. The company was adapting video games into Kazakh and needed programmers who spoke Kazakh. If a job like that was posted at the Saint-Jérôme employment centre, I'm sure they they would not find anyone.
Shouldn't we have an industry development policy in Canada to enable the companies to grow and survive locally? Exporting could come later.
On parle des programmes d'aide à l'exportation, mais des politiques gouvernementales peuvent aussi constituer des obstacles. Par exemple, il y a, dans mon comté, une compagnie spécialisée dans l'adaptation de jeux vidéos, Enzyme. J'ai été témoin d'un problème. Cette compagnie adaptait des jeux vidéos en langue kazakhe et elle avait besoin de spécialistes de programmation en kazakh. Si on annonce un tel poste au centre d'emploi de Saint-Jérôme, on ne trouvera personne, c'est certain.
N'y aurait-il pas lieu d'avoir une politique de développement de l'industrie au Canada, afin de permettre aux entreprises d'émerger et de survivre localement? Par après, on pourra penser à l'exportation.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 16:41
Now you're talking about all of the other issues that we certainly work on within our organization.
Even our data tells us that a good chunk—60% or so—are not ever going to get involved in export because it's just not exportable. However, definitely barriers around red tape within Canada and standards.... Even within Canada, going from one province to another, there can be barriers. I think we need to fix those just as quickly as we're trying to fix some of the international barriers.
In fact, some of the work on internal trade that's ongoing is promising for the first time. It shouldn't be easier to do business in the United States than it is to do business in another part of Canada. We should encourage companies to do more trade within Canada, and there are still too many barriers in place for some of them to do that.
Vous parlez de tous les autres enjeux sur lesquels nous travaillons au sein de notre organisation.
Nos propres données nous indiquent qu'une grande partie des entreprises — environ 60 % — n'exporteront jamais parce que leur produit n'est tout simplement pas exportable. Cependant, il est certain que les obstacles causés par les lourdeurs administratives au Canada et par les normes... Même au Canada, il peut exister des obstacles au commerce interprovincial. Je crois qu'il faut éliminer ces obstacles aussi rapidement que nous essayons d'éliminer les entraves au commerce international.
Pour la première fois, le travail qui s'effectue sur le plan du commerce international est prometteur. Il ne devrait pas être plus facile de faire des affaires aux États-Unis que dans une autre région du Canada. Nous devrions encourager les entreprises à commercer davantage au Canada, mais certaines d'entre elles ont de la difficulté à le faire parce qu'il existe encore trop d'obstacles.
View Don Davies Profile
NDP (BC)
I think the Obama administration has done some work in that area of trying to reduce tariffs to zero for all environmental goods and services as a means of stimulating. It not only is good for business, but it may be good for the environment as well.
In my last time here, I want to give each of you a minute. I'm now deputizing—
The Chair: You only have a minute left.
Mr. Don Davies: I have a minute, so you have 15 seconds each. If you could do one thing, if you could advise the government to do one thing that would help SMEs increase their international trade, what would it be?
We'll start with you, Mr. Turi.
Je pense que l'administration Obama travaille à porter les tarifs à zéro pour tous les biens et services écologiques afin de stimuler le secteur. Non seulement est-ce bon pour les affaires, mais c'est bon aussi pour l'environnement.
Pour ma dernière intervention, j'aimerais donner à chacun une minute. Je suis en train de jouer le rôle...
Le président: Il ne vous reste qu'une minute.
M. Don Davies: Il me reste une minute, donc vous avez 15 secondes chacun. Si vous pouviez ne faire qu'une chose, si vous ne pouviez conseiller qu'une chose au gouvernement pour aider les PME à intensifier leurs échanges internationaux, qu'est-ce que ce serait?
Nous allons commencer par vous, monsieur Turi.
Philip Turi
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Philip Turi
2015-05-04 17:01
Obviously, continuing to open markets is huge, so let's continue to invest in opening new markets. That's vitally important. With respect to the direct funding, follow some of things I was outlining earlier. Let's not put up too many barriers, let's not create limitations based on size and history, and let's look at the export potential of each project. It doesn't have to be a massive type of fund where we're funding thousands of companies. I think that if you focused on smaller companies, greater impact, more potential, I think this would have a better chance of moving the needle.
Évidemment, il est extrêmement important de continuer d'ouvrir de nos marchés, donc il faut continuer d'investir dans l'ouverture de nouveaux marchés. C'est crucial. Pour ce qui est du financement direct, je reviens à ce que j'ai déjà dit. Ne mettons pas trop d'obstacles, ne créons pas de limites de taille et d'expérience, misons sur le potentiel d'exportation de chaque projet. Il ne faut pas nécessairement créer un fonds gigantesque qui finance des milliers d'entreprises. Je pense que si l'on met l'accent sur les petites entreprises à plus grand impact, plus grand potentiel, on a une meilleure chance d'avancer.
Joy Nott
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Joy Nott
2015-05-04 17:02
I would say advertise, advertise, advertise, and no, that doesn't necessarily mean television commercials and an extended budget. That's not what I'm saying. There are things like Facebook, Twitter. There are all kinds of things. Get the word out there for what services are available.
Je dirais: publicité, publicité et publicité. Non, cela ne veut pas nécessairement dire des gros budgets et des annonces à la télévision. Ce n'est pas ce que je dis. Il y a des choses comme Facebook et Twitter. Il y a toutes sortes de choses qui existent. Il faut faire connaître les services disponibles.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 17:02
Reduce trade barriers. Ultimately, that's the biggest impact for a small company. Whether that's a free trade agreement or whether that's importing into Canada through CBSA, just try to reduce them as much as possible.
Il faut réduire les obstacles au commerce. En fin de compte, c'est ce qui a le plus d'incidence sur une petite entreprise. Qu'on parle d'un accord de libre-échange ou de l'importation au Canada par l'ASFC, il faut essayer de les réduire autant que possible.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 15:52
Thank you, committee members.
I provided a fairly lengthy briefing of what I'm going to say, so I'll sort of skip through that.
International Road Dynamics is a small technology company that got started in the 1980s by the three of us. We grew it through R and D to demonstration of our product to commercialization in a very large marketplace called intelligent transportation systems. Basically our systems, our instrumentations, our weigh-in-motion devices help make highways safer, more efficient, and environmentally friendly.
There are applications for our business worldwide. We have subsidiaries in the United States, Mexico, Chile, Brazil, India, and China. Some are wholly owned and some are shared with a joint venture partner who's local. To date we've exported to 76 countries worldwide. Ninety-five per cent of our revenues are export. We've delivered over $700 million worth of equipment to customers worldwide.
In my briefing paper I talk a little more about what's happening on the ground. I'm head of the international portion of our business, which is anything offshore of North America. Anything between Canada and the United States we internally describe as our domestic business. That being said, there is a distinct difference between doing business in the United States and Canada, and in the United States and the rest of the world. There are various degrees of differences in different parts of the world. With operations in Chile, we enjoy the business throughout Latin America, and with operations in China and India, we enjoy business in those regions as well.
Over the years, we've taken advantage of and appreciated many of the programs that were targeting exports, such as trade missions. I can't emphasize enough how important those trade missions are. In many countries, being there with a government official is the best endorsement a company can get, just as when I bring overseas buyers into Canada, having a federal or provincial or even city official with us is very important.
We've participated in Team Canada missions. We've participated with Prime Minister Harper in India. It's very good exposure. The assistance it provides, especially for an SME, helps extend a limited budget for exploring and growing markets. When you're in the technology business, a lot of times you don't have a lot of time. If the opportunity is there, you have to get out there.
We really appreciate the work of the consulates and embassies. That's the first phone call I made in 1980, and I continue to make it today. We've worked with ambassadors and commercial officers everywhere we do business, and they are a great help in providing guidance and insight and in getting over the bureaucracy or some of the uniqueness in each of those countries.
I know that the CCC backed off a little bit, but we made use of the CCC, and it made the difference for us in getting a significant job in Saudi Arabia. We didn't have to sign it with the CCC, because once we brought them to the table, the Government of Saudi Arabia accepted our credibility because the Government of Canada was there, and we went ahead without it. We have worked on projects not led by IRD but through other Canadian companies and have used CCC government-to-government contracts.
In the early days, CIDA was very important to us in market studies, the funding to provide those, and the funding to explore markets and find out where there was funding to carry on fairly significant projects. Once again I encourage the activity of the CCC.
I just can't say enough good things about EDC. We would be an American or European company if it weren't for EDC. As I said in our briefing paper, technology is one thing and we had some challenges with technologies early on, but for us, as an export company, it wasn't the technology or the credibility that was the greatest issue, it was financing our exports. In many cases Canadian banks are good but they really don't have the insight into what's happening in international markets. If it weren't for EDC, just because of financing, we probably would have had to sell the company.
So we use all of the EDC programs today to help guarantee our exports, help guarantee our lines of credit, bonding in these countries and, of course, payment guarantees.
That brings us to the fact that all of these programs are really good. We took advantage of them and we appreciate them. They encourage the small SME companies to go into the marketplaces, but business is done differently elsewhere. I heard Argentina mentioned, and I can give you lots of warnings about Argentina, Brazil, India, and China. We have an anti-corruption policy, which I fully support, but that said, it is different in these countries. These countries are experts in getting you into a position where you're at their mercy.
Just to give you an example, an SME goes into a country supported by the Government of Canada, you meet companies and you're greeted and you think they're good companies and you enter into a contract and maybe things aren't as specified as you would like them to be, which is typical in many of these countries. Then it gets to the point where you're trying to deliver, you get into a little bit of trouble, you have to go to the customer to try to get that sorted out, and in the meantime you have a receivable that's coming due from Canadian banks. They're after you after 30, 60, or 90 days, and the payment cycles are different and pretty soon you're at the mercy of the customer, and right away you're then set up for a bribe.
It happens time and time again. I've had it happen in Brazil, India, China, Argentina, Paraguay, Uruguay, you name it; it's out there and it's the way they do business.
I think that's one area I really encourage Foreign Affairs, the embassies, and consulates to get involved. I think they've got to go out and educate the potential customers, the governments, of the challenges that Canadians companies have in doing business and understanding the bureaucracy—but most importantly so that we don't participate in the corrupt ways that business is done in many of these countries.
Embassies and consulates could keep a clean hands list of companies that they know and that are clean and make sure that the government officials know that is the way that Canadian companies are going to do business. That way we can help with avoiding that challenge.
One of the areas in many of these countries, just like in North America, is infrastructure, which is the game that's being played right now as governments worldwide are investing in infrastructure. There are tremendous opportunities for Canadian companies. As I mentioned earlier there's Japan, but there are also many other countries that are very active in supporting their exporters, especially in the infrastructure game—
Merci, mesdames et messieurs.
Je vous ai remis un document d'information assez volumineux, alors je vais le survoler rapidement.
International Road Dynamics est une petite entreprise spécialisée dans la technologie qui a été créée par nous trois dans les années 1980. Nous sommes passés de la R-D et de la démonstration de nos produits à la commercialisation de nos produits sur le gigantesque marché des systèmes de transport intelligents. Nos systèmes de pesage routier permettent l’automatisation des autoroutes, contribuant ainsi à l’efficacité et à la sécurité du réseau de transport routier et à la réduction des gaz à effet de serre.
Notre entreprise est présente partout dans le monde. Nous avons des filiales aux États-Unis, au Mexique, au Chili, au Brésil, en Inde et en Chine. Certaines sont en propriété exclusive et d'autres sont en coentreprise avec des partenaires locaux. Aujourd’hui, nous exportons dans 76 pays. Depuis sa constitution en société, IRD a livré des biens et des services d’une valeur de plus de 700 millions de dollars canadiens, dont environ 95 % proviennent des exportations.
Dans mon mémoire, je parle davantage de ce qui se passe sur le terrain. Je dirige le volet international de notre entreprise, c'est-à-dire tout ce qui est à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Nous considérons le Canada et les États-Unis comme notre marché intérieur. Cela dit, il y a quand même une grande différence entre faire des affaires aux États-Unis et au Canada, puis aux États-Unis et dans le reste du monde. On constate des différences entre les diverses régions du monde. Grâce à notre filiale au Chili, nous faisons des affaires partout en Amérique latine, et depuis que nous sommes installés en Chine et en Inde, nous avons étendu nos activités dans ces régions également.
Au fil des années, nous avons profité des nombreux programmes destinés à accroître les exportations, tels que les missions commerciales, qui sont de la plus grande importance, et je ne le dirai jamais assez. Dans de nombreux pays, le fait qu’un représentant du gouvernement fasse les présentations et soit présent lors d’une visite auprès d’un client potentiel peut procurer un avantage considérable, tout comme il est important que je sois accompagné d'un représentant fédéral, provincial ou municipal lorsque j'emmène des acheteurs étrangers au Canada.
Nous avons pris part à des missions d'Équipe Canada. Nous avons accompagné le premier ministre Harper en Inde. Cela nous a donné une grande visibilité. Cette aide nous a été, à titre de PME, d’une valeur inestimable. Elle nous a permis de bonifier notre budget limité afin d'explorer et de développer de nouveaux marchés. Dans le secteur des technologies, on ne dispose pas de beaucoup de temps pour se faire connaître. Il faut saisir les occasions si on ne veut pas passer à côté d’un important débouché.
Nous apprécions grandement le travail des consulats et des ambassades. C’est toujours avec les délégués commerciaux que nous communiquons en premier lieu. Je l'ai fait en 1980 et je le fais encore aujourd'hui. Nous collaborons avec des ambassadeurs et des délégués commerciaux partout où nous faisons des affaires. Ils nous fournissent toujours des renseignements et des conseils précieux et nous aident à surmonter certaines difficultés, dont les procédures bureaucratiques et les normes d'affaires propres à chaque pays.
Je sais que la CCC n'est plus aussi visible qu'avant, mais nous en avons profité, et elle nous a permis d'obtenir un gros contrat en Arabie saoudite. Une fois que nous avions réuni tous les intéressés, le gouvernement de l'Arabie saoudite a décidé que le contrat de gouvernement à gouvernement n’était pas nécessaire puisque le gouvernement du Canada avait manifesté son appui et sa confiance envers notre PME. Nous avons travaillé sur des projets qui n'étaient pas menés par IRD mais par d'autres entreprises canadiennes et nous avons signé des contrats de gouvernement à gouvernement avec la CCC.
Dans les premiers temps, l’ACDI nous a aidés à maints égards. Nous avons eu recours à ses études de marché pour cerner les débouchés et trouver du financement pour mener des projets d'envergure. Encore une fois, j'encourage le travail de la CCC.
On ne dira jamais assez de bien d’EDC. IRD serait devenue une entreprise américaine ou européenne, n’eût été l’appui d’EDC. Comme je l'ai dit dans notre mémoire, bien que nous nous soyons heurtés à certaines difficultés sur le plan technologique, en tant que PME exportatrice, ce n'était ni la technologie ni la crédibilité qui posait le plus problème, mais plutôt le financement de nos exportations. Dans bien des cas, les banques canadiennes sont une bonne chose, mais elles ne savent pas vraiment ce qui se passe sur les marchés internationaux. Sans l'aide d'EDC et de son financement, nous aurions probablement été contraints de vendre notre entreprise.
Nous avons donc recours à tous les programmes d'EDC pour garantir nos exportations et nos marges de crédit, ainsi que pour des instruments de cautionnement dans ces pays et, évidemment, des garanties de paiement.
Chacun de ces programmes a sa raison d'être et nous en avons bien profité. Ils encouragent les PME à explorer les marchés d'exportation, mais sachez qu'à l'étranger, on fait les choses différemment. On a mentionné tout à l'heure l'Argentine, mais je tiens à vous mettre en garde contre l'Argentine, le Brésil, l'Inde et la Chine. Nous avons une politique anti-corruption, que j'appuie fermement, mais cela dit, la situation est différente dans ces pays. Ces pays sont passés maîtres dans l'art de vous maintenir à leur merci.
Un exemple typique, c’est une PME canadienne qui entre sur un marché avec l’aide du gouvernement du Canada. La PME suppose que les entreprises locales représentent de bons partenaires honnêtes et elle signe un contrat, et peut-être que les conditions ne sont pas aussi spécifiques qu'elle l'aurait souhaité, ce qui est chose courante dans ces pays. Au moment de la livraison, elle éprouve quelques difficultés et doit rencontrer le client pour régler tout cela, et entretemps, elle a des créances à rembourser aux banques canadiennes. Elle subit des pressions et, souvent, les cycles de paiement étant différents, elle devient à la merci du client, et la seule solution à envisager pour se libérer de la pression énorme est de verser un pot-de-vin.
Cela arrive fréquemment. Cela nous est arrivé au Brésil, en Inde, en Chine, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay; c'est la façon de faire des affaires.
C'est l'un des secteurs où, selon moi, le ministère des Affaires étrangères, les ambassades et les consulats devraient agir pour informer les clients potentiels et les gouvernements étrangers des difficultés auxquelles les entreprises canadiennes se heurtent lorsqu'elles font des affaires et doivent comprendre la bureaucratie — mais surtout, expliquer à ces gens que ce n'est pas la façon dont nous faisons des affaires au Canada.
Les ambassades et les consulats pourraient dresser une liste des entreprises fiables et s'assurer que les représentants des gouvernements savent que les entreprises canadiennes jouent cartes sur table. Cela pourrait contribuer à réduire le plus possible ces risques.
Dans de nombreux pays, tout comme en Amérique du Nord, les infrastructures sont un domaine dans lequel investissent les gouvernements du monde entier et qui présente d'importants débouchés pour les entreprises canadiennes. Je vous ai parlé tout à l'heure du Japon, mais il y a beaucoup d'autres pays qui appuient leurs exportateurs, particulièrement dans le domaine des infrastructures...
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NDP (BC)
I have only a little bit of time left, so I am going to ask each of you to respond very quickly.
In Canada, 99% of businesses are SMEs, and we know that only about 10% of those businesses engage in international trade. All of us on this committee want to raise these numbers and get more SMEs engaged in trade.
If you could give the government one piece of advice as to something that would help in that regard, what would it be?
I'll start with you, Mr. Bergan, and then go to you, Mr. Hicks.
Puisqu'il me reste peu de temps, je vais demander à chacun de répondre très brièvement.
Au Canada, 99 % des entreprises sont des PME, et nous savons que 10 % d'entre elles seulement s'adonnent au commerce international. Tous les membres du comité souhaitent que ces chiffres augmentent et qu'un plus grand nombre de PME réalise des échanges commerciaux.
Si vous aviez un conseil à donner au gouvernement pour l'aider à cet égard, quel serait-il?
Je vais commencer par vous, monsieur Bergan, après quoi j'écouterai M. Hicks.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 17:00
I guess I'd like to start where we started. We used the foreign services and went overseas. We went and found the markets. The trade services were very good at introducing us to people and customers and at helping us with advice on how to enter the markets.
As I said earlier, I think the first step for many SMEs should be the United States, because they conduct their business very similarly to how we conduct ours. As far as currency goes, we deal in eight different currencies with our subsidiaries, and we use inactive hedging and a factoring program and are able to manage our currency risk very well.
J'imagine que j'aimerais commencer par raconter nos débuts. Nous avons fait appel aux services extérieurs et sommes partis à l'étranger. Nous avons d'ailleurs trouvé des marchés. Les services commerciaux ont fait de l'excellent travail en nous présentant des personnes et des clients, et en nous donnant des conseils sur la façon de pénétrer les marchés.
Comme je l'ai dit plus tôt, je pense que bien des PME devraient commencer par les États-Unis, puisque les Américains mènent leurs affaires un peu comme nous. Pour ce qui est de la devise, nous faisons des transactions dans huit devises différentes avec nos filiales. Nous utilisons une couverture inactive et un programme d'affacturage, et nous arrivons très bien à gérer le risque relatif à la devise.
Mike Hicks
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Mike Hicks
2015-04-29 17:00
I agree with Mr. Bergan.
I would have said something similar to that, but I would like to throw in again that you need to have a skilled and qualified workforce in Canada for what you do. Be the best at what you can do. Again, as I said, in our industry, we need to exceed industry standards, not just compete at industry standards. Please continue to fund the high schools, the community colleges, and so forth to increase the skill level of Canadians.
Je suis d'accord avec M. Bergan.
J'aurais donné une réponse similaire, mais j'ajouterais qu'il faut avoir une main-d'oeuvre qualifiée au Canada dans ce que vous faites. Soyez le meilleur dans ce que vous pouvez faire. Comme je l'ai dit, nous devons excéder les normes de notre industrie, et non pas nous contenter de les respecter. Veuillez s'il vous plaît continuer à financer les écoles secondaires, les collèges communautaires et le reste afin d'accroître les compétences des Canadiens.
View Don Davies Profile
NDP (BC)
I'm going to stop you there.
Mr. McKay, quickly, what's your one piece of advice?
Je vais vous arrêter ici.
Monsieur McKay, pouvez-vous rapidement nous donner votre conseil?
Colin McKay
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Colin McKay
2015-04-29 17:01
I would say you should have a simplified interface for businesses so that they can answer the direct-to-business questions, so they understand what is available to them, they can examine export possibilities, and they can make decisions with information from government services.
Je dirais qu'il faudrait offrir une plateforme simple aux entreprises pour qu'elles puissent répondre directement aux questions, comprendre les programmes qui lui sont offerts, évaluer les possibilités d'exportation et prendre des décisions à partir de l'information des services gouvernementaux.
Alberto Addante
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Alberto Addante
2015-04-29 17:01
I think the main thing is our credibility internationally as a small to medium-sized business. We definitely could benefit from trade missions and from more networking and more resources for networking overseas. Credibility is very big for us; we need to be taken seriously. And our industry does deserve it.
Je pense que ce qui compte le plus, c'est notre crédibilité à l'échelle internationale en tant que PME. Nous pourrions bel et bien tirer profit des missions commerciales, de même que d'un réseautage accru et de ressources supplémentaires pour réseauter à l'étranger. La crédibilité est très importante à nos yeux, puisque nous devons être pris au sérieux. Notre industrie le mérite.
View Nina Grewal Profile
CPC (BC)
Mr. Bergan, International Road Dynamics has had considerable success in international markets, with operational installations in countries like the United States, Saudi Arabia, Pakistan, India, China, Indonesia, Korea, Malaysia, Brazil, and Colombia, to name just a few. What has been your experience when attempting to sell internationally, and what stumbling blocks have you encountered? In your opinion, what kinds of opportunities are there for Canadian companies looking to expand internationally?
Monsieur Bergan, International Road Dynamics a connu beaucoup de succès sur les marchés internationaux. Vous avez d'ailleurs des installations dans des pays comme les États-Unis, l'Arabie saoudite, le Pakistan, l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Corée, la Malaisie, le Brésil et la Colombie. Comment les choses se sont-elles passées lorsque vous avez voulu vendre à l'étranger? Quels obstacles avez-vous rencontrés? À votre avis, quelles possibilités s'offrent aux entreprises canadiennes qui souhaitent élargir leurs activités à l'échelle internationale?
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 17:02
As I said in my original presentation, the first challenge, if you're dealing with a Canadian bank, is dealing with the payment cycles. Many times the contract isn't as tightly specified as you're used to and you can get into a situation where you have to spend a lot of time trying to figure out what the customer wants and trying to get paid. As far as corruption goes, I can't say enough. It doesn't matter where in the world you go, if you get into a situation where you have to go to a customer to ask for any leniency, there's a question of “What can you do for us?”
I encourage the trade commissioners. They're excellent at what they do, they're excellent at finding customers, and they're excellent at making contacts and helping and advising us, but I think they have to go out and deal with the local chambers and make very clear that we expect to be paid as businesses doing business in their country and supplying the best world-class products, as Mr. Hicks mentioned, and we expect there to be no under-the-table payments, which seem to be the norm in many of those countries. That goes right to the highest levels of government, right to ministers. I've been approached to make payments. It's a challenge.
Comme je l'ai dit en exposé, le premier défi se rapporte aux paiements, si l'entreprise fait affaire avec une banque canadienne. Bien souvent, les contrats ne sont pas aussi rigoureux que ceux auxquels nous avons l'habitude, et il se peut que bien du temps doive être consacré à déterminer ce que veut le consommateur et à se faire payer. Pour ce qui est de la corruption, il y aurait tant de choses à dire là-dessus. Peu importe où vous êtes dans le monde, si vous devez demander l'indulgence d'un client, celui-ci peut toujours demander ce que vous pouvez faire pour lui.
J'encourage les délégués commerciaux. Ils excellent dans leur travail, dans la recherche de clients, dans l'établissement de contacts, et dans l'aide et les conseils qu'ils nous apportent. Je pense toutefois qu'ils doivent s'adresser aux chambres de commerce locales pour leur dire très clairement que nous nous attendons à être payés, puisque nos entreprises font des affaires dans leur pays et fournissent des produits de calibre mondial, comme M. Hicks l'a dit. Nous nous attendons à ce qu'aucun paiement ne soit fait clandestinement, ce qui semble être la norme dans bon nombre de pays. L'information doit se rendre aux plus hautes instances gouvernementales et aux ministres. J'ai été approché à propos des paiements. C'est un défi.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
This is interesting, as you look through the various countries, in terms of online shopping, there's a high in North Korea of almost 13%-plus on groceries, for instance, whereas in the United States I think it's 2%.
Anyway, I want to come to Mr. Hicks and Mr. Bergan. Partly it's a spinoff from that last question. It's clear that people have utilized CCC, the Export Development Corporation, and likely the Business Development Bank as well. We have a lot of people utilizing those as well, and yes, they do a good job. But to your point about corruption and the kinds of shenanigans you can run into when you do business, without experience, in a new country, is there a need for the Department of Foreign Affairs, with the trade commissioners, embassies, or consul generals, to have a specialist available or someone who can assist small businesses? Even large businesses—I deal with McCain Foods and Irving Forestry a lot—run into trouble unexpectedly.
How does the government or agencies try to cover off every angle, because regardless of your size you can run into a difficulty that will basically put you out of business? Do you have any thoughts?
Il est intéressant d'examiner les données sur différents pays. En ce qui a trait aux achats en ligne, plus de 13 % de ceux qui sont effectués en Corée du Nord servent à acquérir des produits alimentaires, par exemple, alors que cette proportion est de 2 % aux États-Unis, je crois.
J'aimerais maintenant m'adresser à MM. Hicks et Bergan. Mon intervention est quelque peu connexe à la question précédente. De toute évidence, des gens ont eu recours aux services de la Chambre de commerce du Canada, d'Exportation et développement Canada, et probablement de la Banque de développement du Canada aussi. Les gens sont nombreux à faire appel à ces organisations, qui font bel et bien du bon travail. Mais j'aimerais revenir sur ce que vous disiez à propos de la corruption et des manigances qu'il est possible de rencontrer en faisant des affaires dans un nouveau pays sans avoir d'expérience. En collaboration avec les délégués commerciaux, les ambassades ou les consuls généraux, le ministère des Affaires étrangères doit-il dépêcher un spécialiste sur place ou une personne pouvant aider les petites entreprises? Même les grandes entreprises se heurtent à des problèmes inattendus — je discute souvent avec les représentants de McCain Foods et de Irving Forestry.
Comment le gouvernement ou les organismes essaient-ils de prévoir tous les coups, puisque toute entreprise peut rencontrer une difficulté qui l'acculera à la faillite, peu importe sa taille? Qu'en pensez-vous?
Terry Bergan
View Terry Bergan Profile
Terry Bergan
2015-04-29 17:06
Maybe I'll start off. The first thing, as I said, is that they have to go to the local chambers and have to go to the government agencies to make sure they know the way Canadians are going to do business. They can also monitor the business environment to be able to identify the companies that are problematic.
Last week I was in China. The week before I was in India. I've met with the ambassadors and the commercial officers in both. They're very, very helpful and they know. I think there's more they can do, not only warning the Canadian companies but making sure that the customer base and the clientele know what the expectations are on our part: payment, non-corruption, and honest business with as little bureaucracy as possible.
Je peux commencer. La première chose à faire, comme je l'ai dit, c'est de s'adresser aux chambres de commerce locales et aux organismes gouvernementaux pour qu'ils sachent comment les Canadiens vont se comporter en affaires. On peut également observer le milieu des affaires pour être en mesure d'identifier les entreprises problématiques.
J'étais en Chine la semaine dernière, et en Inde la semaine précédente. J'ai rencontré les ambassadeurs et les délégués commerciaux des deux pays, qui sont extrêmement utiles et connaissent le milieu. Je pense qu'ils peuvent faire plus que prévenir les entreprises canadiennes. Ils peuvent veiller à ce que la clientèle connaisse nos attentes en matière de paiement, d'absence de corruption, d'honnêteté dans les transactions commerciales et de tracasseries administratives minimales.
Mike Hicks
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Mike Hicks
2015-04-29 17:07
The tapes are rolling, but unfortunately corruption has been around forever. I agree that it shouldn't be there. Again, I think it's up to the companies to manage it.
Really, I don't think there's anything you can do as a government to control it, because it's there. It shouldn't be there and we wish it wasn't there, but as I said, it's up to the individual companies to know how to manage it, and to know how and when to walk away, and so on and so forth.
Corruption has been around forever, no matter which country you deal in. It does happen, even in Canada in a minor way.
Nos propos sont enregistrés, mais la corruption existe malheureusement depuis toujours. Je conviens qu'elle ne devrait pas régner, mais je crois encore une fois qu'il incombe aux entreprises de gérer la situation.
Je ne crois vraiment pas que le gouvernement puisse faire quoi que ce soit pour la réprimer, car elle est omniprésente. Elle ne devrait pas régner et nous aurions aimé qu'elle n'existe pas, mais comme je l'ai dit, il revient aux entreprises de savoir comment gérer la situation, comment s'y dérober, quand se retirer, et ainsi de suite.
La corruption a toujours existé, peu importe le pays. Elle sévit partout, même au Canada dans une faible mesure.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
Yes, I've heard the line, “It's just the way they do business”, but I also know that the individual who told me that also got in trouble and that we had to work to try to get him out of it. There might be something that the government could do through various sectors, in terms of outreach to a customer base, with the weight of the Canadian government behind it, saying that this is the way we do business. I think the Chamber of Commerce idea may not be a bad one. Anyway, it's something the committee can consider.
I'd like to come back to the Canadian Border Services Agency again for a second.
C'est vrai. J'ai déjà entendu une personne dire que « c'est simplement leur façon de faire des affaires », mais je sais également que cette personne s'est mise dans le pétrin, et que nous avons dû travailler fort pour essayer de la sortir de sa fâcheuse situation. Compte tenu de l'autorité du gouvernement canadien, il y a peut-être des mesures que nous pourrions prendre dans divers secteurs afin de faire savoir à la clientèle que c'est notre façon de fonctionner. L'idée de la Chambre de commerce n'est peut-être pas mauvaise. Quoi qu'il en soit, c'est un élément que le comité pourrait envisager.
J'aimerais revenir un instant sur l'Agence des services frontaliers du Canada, ou ASFC.
Nicolas Letenneur
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Nicolas Letenneur
2015-04-27 15:48
Good afternoon everyone.
Fumoir La Fée des Grèves is a seafood processing plant located in the Quebec City area. The smokehouse was established in 1994 by my brother and I, Marin and Nicolas Letenneur. We are French immigrants trained in the preparation of high-quality food.
We went into business as soon as we arrived in Canada. While we had few resources, we had a lot of potential. Since our company was created in 1994, we have taken part in a number of international fairs, and each time our products are recognized as among the best smoked salmon in the world. Their subtle maple flavour—distinctively Canadian—wins universal acclaim every time. Our smokehouse methods have attracted a great deal of interest from investors. Quality control is the cornerstone of this Canadian technique.
Smoked salmon is consumed worldwide, but also produced in nearly every country. In most countries, import duties are very high, preventing us from being competitive and selling our products in large quantities there. We have been making high-quality products at our Quebec City plant for 20 years now using our unique recipes and techniques, which are recognized throughout the province.
We are also becoming increasingly known internationally and in various food, restaurant, retail and industrial markets. We always intended to bring our company into the international market. To prepare ourselves, we've learned and invested a lot to meet the industry's highest standards. Since cold-smoked salmon is everywhere, in both industrialized and developing countries, we quickly identified numerous business opportunities for our company.
Given the challenges we faced in exporting our products, we thought about practical ways of establishing ourselves internationally. This strategic thinking led us to the opportunities for technology transfers. Thanks to federal government assistance under the industrial cooperation program and with the help of a specialized company, we created a marketable product in the form of an industrial franchise.
We were invited to Latin America, Asia and the Middle East, where the franchise idea was very well-received, and we worked on technology transfer projects with potentially serious partners.
The first technology transfer we undertook through the industrial cooperation program was on the island of Bali. Once the initial steps were taken, we began implementing the minimum standards required for the local market, with the goal of ultimately meeting the hazard analysis and critical control points—or HACCP—and global food safety initiative—or GFSI—the highest food production standards that allow for exporting. The Bali plant was on the brink of bankruptcy at the time, but today, thanks to this project, it is doing much better and is producing several dozen tons of smoked salmon for the Indonesian market. We subsequently hired additional staff at our Quebec City plant to monitor the progress in Bali.
At the same time, we visited Japan to evaluate the idea of supplying that country from Bali. Given the customs benefits of free trade between these two nations, we immediately saw a terrific opportunity to expand.
Right before the final phase of the technology transfer in Bali, the third in a three-part program, the industrial cooperation program was suddenly shut down, breaking our momentum. Our file had been on hold for several months and was about to be approved. Without government support, we could not take the risk of investing so much money, even though we knew the Asian market was worth hundreds of millions of dollars.
Economically speaking, technology transfer is a very good way for small and medium-sized businesses to expand internationally. It is financially viable, the risks are limited and the difficulties that arise are manageable. We are evidence of that. In addition to Indonesia and Japan, we had requests from Singapore and South Korea, assuring us of a favourable market.
Currently, we are doing a technology transfer in the Middle East. We will not be receiving a share of the profits, other than through royalties.
The industrial cooperation program is an indispensable engine for prosperity for small and medium-sized businesses on the international market. Support from federal and provincial governments is also essential for us to operate internationally. Today's small and medium-sized businesses are tomorrow's multinationals, but they cannot get there without government support. That is why we would love to see the industrial cooperation program reinstated or a similar new program launched. This would enable us to complete our project in Indonesia and start others. Our business strategy is to set up on every continent and compete with major suppliers Norway and Chile, enabling Canada to take its rightful place in this rapidly growing market.
With each foreign project, we hire 5 to 10 more people—depending on project size—at our headquarters in Quebec City to monitor the technology transfer and ensure it is successful. Therefore, this kind of program is also terrific for job creation here in Canada.
Bonjour à toutes et à tous.
Le Fumoir La Fée des Grèves est une usine de transformation de produits marins de la région de Québec. Le fumoir a été fondé en 1994 par Marin et M. Nicolas Letenneur, immigrants d'origine française formés en alimentation haut de gamme.
Nous nous sommes lancés en affaires dès notre arrivée. Nous l'avons fait avec très peu de moyens, mais avec beaucoup de potentiel et de volonté. Depuis la création de l'entreprise en 1994, nous avons participé à plusieurs foires internationales et, chaque fois, nos saumons fumés et les autres produits que nous fabriquons ont été reconnus et considérés parmi les meilleurs du monde. Le petit goût d'érable, typiquement canadien, fait l'unanimité à chaque salon. Notre méthode de fumage intéresse beaucoup des investisseurs potentiels. Le contrôle de la qualité est la clé de voûte de ce savoir-faire canadien.
Il faut savoir que le saumon fumé, s'il est consommé partout dans le monde, est aussi produit dans presque tous les pays. La plupart du temps, les taxes à l'importation sont très élevées dans ces pays et nous empêchent de façon récurrente d'être compétitifs et d'y vendre de très gros volumes. Depuis 20 ans, nous développons des produits de qualité dans notre usine de Québec grâce à des recettes et des techniques propres à notre entreprise qui sont reconnues partout au Québec.
De plus en plus, nous sommes reconnus ailleurs dans le monde, et ce, dans les différents marchés alimentaires, par les services de restauration, les détaillants et les industriels. Mon frère et moi envisagions dès le départ le développement international de l'entreprise. Pour nous préparer, nous avons beaucoup appris et investi pour nous conformer aux normes les plus élevées de l'industrie. Le saumon fumé à froid étant présent partout dans le monde, tant dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement, nous avons vu rapidement beaucoup d'occasions d'affaires pour notre entreprise.
Voyant les difficultés que nous avions à exporter nos produits à l'étranger, nous avons réfléchi à un moyen pratique pour nous implanter sur la scène internationale. C'est lors de ces réflexions stratégiques que nous avons pensé aux possibilités de transferts technologiques. Grâce à l'appui du programme de coopération industrielle du gouvernement fédéral et avec l'aide d'une compagnie spécialisée, nous avons développé un outil commercialisable sous la forme d'une franchise industrielle.
Nous avons été invités en Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient où l'idée de franchise fut très bien accueillie. Nous avons de plus travaillé sur des projets de transferts technologiques avec des partenaires potentiels très sérieux.
Le premier transfert technologique que nous avons réalisé concrètement grâce au programme de coopération industrielle a démarré sur l'île de Bali. Une fois les premières étapes franchies, nous avons commencé par mettre en place les normes minimales requises pour le marché local, avec l'objectif d'être en mesure de respecter, en définitive, les normes HACCP et GFSI,. Ce sont les normes les plus élevées de production alimentaire pour permettre à ces compagnies d'exporter dans les pays voisins. L'usine de Bali était à l'époque au bord de la faillite et, aujourd'hui, grâce à ce projet, elle est en bien meilleure position et produit plusieurs tonnes de saumon fumé pour le marché indonésien. Nous avons d'ailleurs embauché d'autres personnes à notre usine de Québec pour assurer le suivi par la suite.
Au cours de la même période, nous avons organisé une mission de prospection au Japon avec l'idée de vendre nos produits dans ce pays à partir de Bali. Bénéficiant des avantages douaniers du libre-échange entre ces deux pays, nous avons tout de suite vu un grand potentiel de développement.
Au moment de passer à la phase finale du transfert technologique à Bali, alors que nous en étions à la phase finale d'un programme en trois parties, le programme de coopération industrielle a été brutalement arrêté, nous stoppant dans notre élan. Notre dossier était en attente depuis plusieurs mois et sur le point d'être signé. Sans le soutien du gouvernement, nous ne pouvions pas prendre le risque d'investir ces sommes, bien que nous sachions qu'il y avait en Asie un marché de plusieurs centaines de millions de dollars.
Sur le plan économique, le transfert technologique est un très bon moyen de développement international pour les PME. C'est rentable. Les risques sont limités, non sans difficultés, mais c'est tout à fait réalisable. Nous en avons eu la preuve. En plus de l'Indonésie et du Japon, nous avons reçu des demandes de Singapour et de la Corée du sud, ce qui nous assurerait un marché confortable.
À l'heure actuelle, nous sommes en train de faire un transfert technologique au Moyen-Orient. Nous ne réaliserons des profits que grâce aux redevances.
Le programme de coopération industrielle est pour nous, les PME, un générateur indispensable de prospérité sur le plan international. Également, le soutien des gouvernements fédéral et provinciaux est pour nous vital pour pénétrer ces marchés internationaux. Les PME d'aujourd'hui sont les multinationales de demain, et cela ne peut se faire sans le soutien des gouvernements. C'est pourquoi nous souhaitons vivement voir rétabli le programme de coopération internationale ou voir naître un nouveau programme. Cela nous permettrait de finaliser le projet en Indonésie et d'en développer d'autres puisque notre stratégie d'affaires est de nous implanter sur tous les continents et de concurrencer la Norvège et le Chili, qui sont des fournisseurs importants dans ce domaine, ainsi que de permettre au Canada d'occuper la place qu'il mérite dans ce marché en pleine croissance.
Pour chaque projet à l'étranger, nous embauchons de cinq à dix personnes à notre siège social du Québec — cela dépend de la dimension du projet — afin d'assurer le suivi et le succès du transfert technologique. C'est donc un outil formidable de création d'emplois pour le Canada.
Denis Leclerc
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Denis Leclerc
2015-04-27 16:02
Thank you kindly, Mr. Chair.
My name is Denis Leclerc, and I am the president and CEO of Écotech Québec, a cleantech cluster in Quebec. Unfortunately, ours is the only such company in Canada. I say "unfortunately" because it would be great to have other Écotechs in provinces across the country.
Our goal is to help the environment and businesses by accelerating the development of clean technologies, facilitating technology financing and, above all, commercializing these innovations.
In Quebec, Écotech Québec brings together more than 500 innovative and exporting companies and SMEs. According to the Institut de la statistique du Québec, they accounted for $10.7 billion in total revenues and 30,000 jobs in 2011. Some 70% of these businesses are already exporting products outside Canada. As far as the ecosystem is concerned, Quebec is home to 200 research centres and clusters that are directly involved in environmental or energy-related innovation.
Clean technologies do two things. First, they allow companies to be more competitive while reducing costs, and second, they reduce waste production, particularly in processing plants. Of course, they also benefit the environment, enabling companies to reduce their eco-footprint.
We are here today to discuss international trade. And one of the problems cleantech companies face is that commercializing an innovation is significantly more expensive than developing it. How can we help Canadian companies export their know-how and technology?
Currently, the government offers an R and D tax credit. We suggest expanding that tax credit to include commercialization, which would go a long way towards speeding up the process of marketing clean technologies abroad.
Guy Drouin, our taxation committee president, will tell you more about this proposal.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je m'appelle Denis Leclerc, président d'Écotech Québec, qui est une grappe de technologies propres — cleantech cluster — au Québec. Malheureusement, notre entreprise est la seule du genre au Canada. Je dis « malheureusement » parce que ce serait bien qu'on retrouve des Écotech un peu partout dans les autres provinces.
Notre but est d'aider l'écosystème et les entreprises à accélérer le développement de technologies propres, à faciliter le financement de ces technologies et, surtout, à commercialiser leurs innovations.
Au Québec, Écotech représente plus de 500 entreprises et PME innovantes et exportatrices. Selon l'Institut de la statistique du Québec, cela représentait en 2011 un chiffre d'affaires totalisant 10,7 milliards de dollars et 30 000 emplois. Soixante-dix pour cent de ces entreprises en sont déjà à l'étape de l'exportation à l'extérieur du Canada. Dans l'écosystème, 200 centres de recherche ou regroupements de recherche au Québec sont directement liés à des innovations qui touchent l'environnement ou l'énergie.
Les technologies propres font deux choses. Premièrement, elles permettent aux entreprises d'être plus compétitives et de réduire leurs coûts. Deuxièmement, elles ont une incidence sur la production de déchets, notamment dans le cas d'une usine manufacturière. Elles permettent aussi, bien entendu, de réduire l'impact sur l'environnement et de diminuer l'empreinte écologique environnementale d'une entreprise.
Nous sommes ici aujourd'hui pour vous parler de commerce international. Un des problèmes auxquels font face les entreprises dans le secteur des technologies propres est que la commercialisation d'une innovation coûte beaucoup plus cher que son invention. Comment fait-on pour aider les entreprises du Canada à exporter leurs connaissances et leurs technologies?
Actuellement, il y a des crédits d'impôt à la recherche-développement. Nous proposons que le crédit d'impôt à la recherche-développement soit élargi pour y inclure des aspects de commercialisation, ce qui viendrait accélérer de beaucoup la commercialisation des technologies propres à l'extérieur du Canada.
M. Guy Drouin, qui est président de notre comité qui s'occupe de l'aspect financier, va vous en parler davantage.
Guy Drouin
View Guy Drouin Profile
Guy Drouin
2015-04-27 16:05
Thank you.
I am also the president and CEO of Biothermica carbone. We've been around for 27 years. We export technology. We are an integrated developer. We just completed a major carbon transaction in the California market thanks to a facility entirely paid for by us to reduce the quantity of methane emitted by an underground coal mine in Alabama. These carbon credits are recognized by both California and Quebec, since the two share a market.
Why have a commercialization tax credit? As the president of a tech company, as well as the president of Écotech Québec's taxation committee, I'm the right person to explain that.
We have long-term R and D tax measures, lasting measures. Canada's SR&ED program was put in place 30 years ago, in 1985, paving the way for a number of innovative high-tech companies in Canada.
The measure hasn't been rounded out, however. As far as developing a technology is concerned, Canadians are very inventive. There's no question that we are a population of inventors when you compare us with other countries around the world. The real challenge isn't coming up with a technology but, instead, marketing it to the world. For a tech company, Canada's market is small, and Quebec's even smaller.
So longevity is key. Numerous government programs exist to help with tech missions abroad. These are one-shot deals, however. Commercialization doesn't work that way. In order to market your technology successfully, you have to make a sustained long-term effort.
That calls for a sustainable measure, and we're proposing a very simple one. Under our proposal, a company would have to meet three requirements: have received the federal R and D tax credit, have intellectual property covered by a patent or other form of protection, and have a structured commercialization plan, similar to an R and D program. The company itself would need to have a credible commercialization program, one that it had developed or that had been designed by an external consultant or expert. A company that met those three conditions would then qualify for the commercialization tax credit we are proposing.
Which expenses would be eligible? Only the salary paid to the individual within the company responsible for commercializing the technology. Few people in Quebec have that expertise, so they are very expensive, earning between $150,000 and $200,000 a year. Usually, they are engineers with MBAs or international trade experience. SMEs should benefit from the same rate they have access to under the R and D tax credit. At the provincial level, it's 30% and about the same at the federal level. Such a measure would enable companies to make genuine long-term investments in commercialization in target markets, further to a sustainable marketing strategy, instead of accessing ad hoc measures that don't work.
We examined what amendments would need to be made to the federal legislation and how businesses would qualify for the tax credit. We hired Deloitte Touche Tohmatsu to that end, and the work was done. We have a comprehensive document produced by Écotech Québec.
Together with the Institut de recherche économique du Québec, we also evaluated what the fiscal cost of such a measure, applicable solely to SMEs, would be for Quebec. Under federal legislation, a SME is defined as having less than $50 million in investments. The Bombardier's and Bell Canada's don't need a commercialization tax credit, but SMEs do. On the second-last slide, you'll find the fiscal cost associated with the measure, as well as the increase in revenues that the measure will generate as a result of additional sales. The net fiscal cost for Quebec cleantech SMEs is $7.5 million annually. The gross fiscal cost is $17.8 million, and the fiscal and para-fiscal revenues total $10.3 million.
At the federal level, those figures would be four times more, representing $30 million to $40 million a year. Rest assured that this will truly secure the growth of cleantech SMEs.
This is an important element of Canada's economic growth going forward, given the interest many companies have in clean technology.
In conclusion, I would just like to point out that this measure is cross-cutting. A clean technology can be developed by a company like mine or one that manufactures recycled furniture. It's a matter of how you define it. We had that same discussion with the Institut de la statistique du Québec. It's important to clarify the area to which the fiscal measure applies.
Merci.
Je suis également président de Biothermica carbone. Notre firme existe depuis plus de 27 ans et elle exporte des technologies. Nous sommes des maîtres d'oeuvre. Nous venons de réaliser une importante transaction liée au carbone et au marché de la Californie grâce à une installation que nous avons payée en totalité et qui visait à diminuer la quantité de méthane d'une mine de charbon souterraine en Alabama. Ces crédits de carbone sont reconnus autant par le marché de la Californie que par celui du Québec puisqu'ils sont liés.
Pourquoi avoir un crédit d'impôt lié à la commercialisation? Étant président d'une compagnie de technologies et président du comité sur la fiscalité d'Écotech Québec, je suis bien placé pour en parler.
Nous avons des mesures fiscales pérennes relativement à la recherche-développement. Elles durent longtemps. Le Programme de la RS&DE que le Canada a mis en place date de 30 ans. Il a été mis en place en 1985 et a permis l'éclosion de véritables entreprises de technologies au Canada.
Toutefois, on n'a pas complété cette mesure. Quand il est question de mettre au point une technologie, les Canadiens sont très inventifs. Il n'y a pas de doute que nous constituons un peuple d'inventeurs quand on nous compare à d'autres communautés ailleurs dans le monde. Cependant, le vrai défi n'est pas de mettre au point la technologie, mais de l'étendre partout dans le monde. Le marché canadien est petit pour une entreprise de technologies. Celui du Québec uniquement l'est encore plus.
Il faut donc une pérennité. Il existe beaucoup de programmes gouvernementaux qui visent à nous accompagner dans une mission technologique à l'étranger. Toutefois, il s'agit de démarches non récurrentes. En commercialisation, cela ne fonctionne pas ainsi. Dans ce domaine, on réussit si on fait un effort constant et à long terme.
Il faut donc des mesures de pérennité et celle que nous proposons est très simple. Il faut d'abord qu'une compagnie ait déjà profité du programme de crédits d'impôt fédéral pour la recherche-développement. Il faut également qu'elle ait une propriété intellectuelle enregistrée sous forme de brevet — ou sous toute autre forme — et enfin qu'elle ait un programme systémique de commercialisation  comme on a en R-D. Un programme crédible doit être préparé par l'entreprise elle-même ou par un consultant externe, par un expert. À ce moment, elle se qualifie.
Quelles seront les dépenses admises? Il n'y aura que le salaire de la personne au sein de l'entreprise qui est responsable de commercialiser la technologie. Peu de gens ont ces compétences au Québec. Ils coûtent donc cher. Ils sont payés de 150 000 $ à 200 000 $ par année. En général, il s'agit d'ingénieurs qui possèdent un MBA ou qui ont déjà une expérience dans le domaine du commerce international. Les PME devraient avoir droit au même crédit d'impôt que l'on a en R-D. Au provincial, c'est 30 % et au fédéral c'est également environ 30 %. Cela permettrait à des entreprises d'investir véritablement à long terme dans la commercialisation dans des marchés ciblés — pas dans des démarches sans récurrence qui ne fonctionnent pas — et ce, avec une stratégie de marketing à long terme.
Nous avons mentionné comment la loi du Canada devrait être amendée et comment on peut avoir droit à ce crédit. Nous avons engagé l'entreprise Deloitte Touche Tohmatsu pour ce faire. Cela a été fait. Nous avons un document complet qui a été fait par Écotech Québec.
Avec l'Institut de recherche économique du Québec, nous avons également évalué le coût fiscal d'une telle mesure pour le territoire du Québec qui serait applicable uniquement aux PME. La définition fédérale d'une PME est d'avoir moins de 50 millions de dollars d'investissement. Bombardier ou Bell Canada n'ont pas besoin de crédit d'impôt à la commercialisation, mais les PME en ont besoin. Le coût fiscal est indiqué ici sur l'avant-dernière diapositive, avec les revenus supplémentaires qui vont être générées par cette mesure en vertu des ventes supplémentaires. Le coût fiscal net pour les PME québécoises qui oeuvrent dans le domaine des technologies propres est de 7,5 millions de dollars annuellement. Le coût fiscal brut est de 17,8 millions de dollars et les revenus fiscaux et parafiscaux sont de 10,3 millions de dollars.
En ce qui a trait au Canada, on peut dire que c'est quatre fois plus. Cela représenterait donc de 30 à 40 millions de dollars par année. Soyez assurés que les PME qui oeuvrent dans le secteur des technologies propres vont véritablement croître.
C'est l'un des éléments de l'avenir économique du Canada, car beaucoup d'entreprises s'intéressent aux technologies propres.
Je termine en disant que c'est transversal. Une technologie propre peut être mise au point par une compagnie comme la mienne ou par une entreprise qui fabrique des meubles recyclables. Il y a une question de définition. Nous avons eu la même discussion avec l'Institut de la statistique du Québec. On peut bien circonscrire le domaine visé par cette mesure fiscale...
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Lib. (ON)
Thank you very much.
I would like to thank all of the witnesses for your testimony. I think it's very inspiring for all of us to hear from people who are working so hard to start businesses and employ people.
I also want to comment that it was great for me to hear all of this testimony about the hard work of Canadian diplomats and how they're helping you. We sometimes malign people who work for the Government of Canada as bureaucrats, but we hear from your stories that they're really helping our economy grow.
I want to start with Mr. Hall.
Your story about having to sell out to expand, I think is an all-too-frequent and sad story of what happens to Canadian businesses. We're really smart. We're entrepreneurial. We're hard-working. However, we seem to get to this point in our businesses where as soon as they're really succeeding, we have to sell out.
I'd be interested in your view—and from other witnesses—on what we need to do to create conditions for companies like yours so that you can grow to be the giants and the world-beaters who are acquiring rather than being acquired.
Merci beaucoup.
Tout d'abord, je tiens à remercier tous nos témoins de leur présence aujourd'hui. Il est très inspirant d'entendre des témoignages de gens qui travaillent d'arrache-pied pour lancer une entreprise et créer des emplois.
Je suis ravie de vous entendre dire à quel point les diplomates canadiens travaillent fort et vous aident. On critique parfois les gens qui travaillent pour le gouvernement du Canada en disant qu'ils ne sont que des bureaucrates, mais selon ce que vous dites, leur travail est essentiel à la croissance de notre économie.
Je vais d'abord m'adresser à M. Hall.
Vous avez dû vendre votre entreprise afin de prendre de l'expansion, et malheureusement, c'est une histoire qu'on entend trop souvent au Canada. Nous sommes des gens intelligents, des entrepreneurs, des travailleurs acharnés. Toutefois, chaque fois que nous avons du succès, nous devons vendre nos entreprises.
Selon vous — et les autres témoins —, de quoi avons-nous besoin pour créer les conditions favorables qui permettraient à des entreprises comme la vôtre de croître et de devenir des chefs de file mondiaux qui acquièrent d'autres entreprises plutôt que l'inverse?
Brandon Hall
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Brandon Hall
2015-04-27 16:19
Again, it's access to capital, access to advice, and for me it would have been more mentors and financing advice. I talked about a targeted program that would pick up on small companies, similar to PapaBravo. They are right on the cusp of expanding and need that extra big bump in order to expand at a growth rate that's going to allow them to survive in a new market and penetrate that new market. With a targeted program like that, you could target the specific companies that were high growth and on the verge of either selling or succeeding.
I think that access to capital is the biggest thing.
Encore une fois, il est essentiel d'avoir accès à des capitaux et à des conseils, et dans mon cas, j'avais davantage besoin de mentors et de conseils financiers. C'est la raison pour laquelle j'ai parlé de la mise en place d'un programme ciblé qui viendrait en aide aux petites entreprises comme PapaBravo. Elles s'apprêtent à pénétrer de nouveaux marchés et ont besoin d'un petit coup de pouce pour réussir à s'implanter. Avec un tel programme, vous pourriez cibler les entreprises prometteuses qui sont sur le point de passer à l'action.
N'empêche que l'accès aux capitaux est primordial.
Denis Leclerc
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Denis Leclerc
2015-04-27 16:20
When it comes to cleantech companies, access to capital is definitely important, but so is access to markets. Cleantech start-ups want to know how they can find a testing ground in order to trial their innovation in a real-life setting. That's why we, at Écotech Québec, really push for public contracts to fulfil that role as well. By that, I mean contracts with government and public organizations, as well as semi-public government bodies. That includes a multitude of corporations and organizations, dealing with outdoor recreation and cottages all the way up to conference facilities. They are all public or semi-public organizations and they can play a role when it comes to accommodating new technology and testing it.
Post-testing, these organizations become technology showcases, which tech companies need in order to market their technology to potential customers. When trying to sell their technology abroad, companies are often asked where the technology is being used in their home country, in Canada. And when that technology isn't being used here, at home, it cuts them off at the knees. So it's important to have a testing ground, a technology showcase and, certainly, support for commercialization both here and abroad.
Pour les entreprises qui se consacrent aux technologies propres, l'accès au capital est bien sûr un enjeu, mais l'accès aux marchés en est un également. Dans ce domaine, les nouvelles entreprises se demandent comment elles peuvent trouver un banc d'essai et tester une innovation dans la vraie vie. C'est pourquoi à Écotech Québec nous insistons beaucoup pour que ce rôle soit joué aussi par les marchés publics. J'entends par là les gouvernements et les organismes publics et parapublics du gouvernement, qui couvrent une multitude d'entreprises et d'organisations, qu'il s'agisse d'organisations de chalets de plein air ou de congrès. Ce sont tous des organismes publics et parapublics. Ils ont un rôle à jouer pour ce qui est d'héberger les nouvelles technologies afin de les tester.
Une fois que les technologies sont testées, ces entités deviennent des vitrines technologiques. Il faut des vitrines technologiques pour permettre à un entrepreneur de faire la promotion de ses technologies et d'attirer des clients potentiels. Bien souvent, lorsque l'entrepreneur quitte le Canada pour essayer de vendre sa technologie à l'étranger, il se fait demander où celle-ci est appliquée dans son pays. Or quand il n'y a pas d'application chez nous, cela nous coupe les jambes. On parle donc d'un banc d'essai, d'une vitrine technologique et, bien sûr, d'un appui à la commercialisation ici et à l'étranger.
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Lib. (ON)
Okay. I guess you guys don't travel to the countries where it's really hard to get a visa.
I wanted to ask also about this issue of clean tech.
What you said about the carbon market and the importance of having an array of clean technologies was very interesting.
Will Ontario's participation in the carbon market be an opportunity to create an array of clean technologies with other provinces?
Très bien. Je suppose que vous ne vous rendez pas dans des pays où il est très difficile d'obtenir un visa.
J'aimerais également vous interroger sur les technologies propres.
Ce que vous avez dit au sujet du marché du carbone et de l'importance d'avoir une grappe des technologies propres était très intéressant.
La participation de l'Ontario au marché du carbone constitue-t-elle une occasion de créer une grappe de technologies propres avec d'autres provinces?
Denis Leclerc
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Denis Leclerc
2015-04-27 17:17
Yes, when Ontario announced its participation, the department, the Minister of the Environment and the Premier of Ontario shared their interest in creating something like that.
In fact, this is not another organization. It is an umbrella under which we group together the innovation and technology market forces. The point is not to create an additional structure, but rather to do two things, ensure cohesion among the actors, and create synergy so as to grow domestic and international trade in the area of new technologies.
En effet, lorsqu'il y a eu l'annonce de la participation de l'Ontario, le ministère, le ministre de l'Environnement et la première ministre de l'Ontario ont fait part de leur intérêt à envisager une telle création.
En fait, il ne s'agit pas d'un autre organisme. Il s'agit d'un parapluie où on réunit les forces du marché dans le domaine de l'innovation et des technologies. Il ne s'agit pas de créer une structure supplémentaire, mais plutôt de faire deux choses, à savoir d'assurer la cohésion entre les acteurs et de créer une synergie de façon à faire croître le commerce intérieur et le commerce international au chapitre des technologies.
Céline Bak
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Céline Bak
2015-04-22 15:40
Good afternoon, ladies and gentlemen. I am very pleased to be with you today.
Mr. Chair, thank you for the opportunity to appear before the committee.
I would like to suggest that we imagine when we were children of having a tug-of-war and how we strategized to win the tug-of-war. We all had a place on the rope and we were all thinking about who should be first, second, and third, and we all had a common goal. I'd like us to have this image in mind as we think about the opportunity to create a $50 billion industry for the Canadian clean technology industry.
The context for this opportunity is, as you all know, the important challenge we face in regard to exports. With consumer debt being high, with governments struggling to balance the books, and with industry sitting on cash, exports, including both merchandise and natural resources, are a core part of the Canadian economic story. As we all know, there is a geopolitical risk associated with oil and gas exports, as they currently sit at 25% of total exports. We have a graph here to familiarize you with the current mix of exports, now half natural resources and half merchandise, and the current account of Canada that continues to struggle to regain balance.
We'd like to make a modest proposal for clean technology, and that would be a diplomatic commerce strategy based on four principles: engagement, development, procurement, and capital markets.
We can all benefit from SMEs' clean technology exports if we pull together—meaning all of DFATD, Environment Canada, Natural Resources Canada, and Finance Canada—all of the Canadian capacity that is relevant for clean technology and SMEs.
I'd like to begin by giving you an indication of five things you should know about the industry.
It's made up of hard-working exporters. More than half of revenues are currently from exports, and 40% of those exports are from non-U.S. markets, indicating a highly globalized industry. It's also one of the fastest growing industries in Canada, with revenues growing by 9% to $11.3 billion in 2012.
It's near to us all, with no single company too big to fail and over 800 companies across the country.
In addition to the jobs and the exports that these companies produce, they also produce fuels that keep people working in Canadian forests, chemicals that keep cancer causing chemicals far from our families, electricity grids that keep hospitals up and running no matter what, energy so that the buildings we work in can produce rather than consume energy, water where we need it without wasting money, and transportation that costs less than what we pay for today; that and much more.
These companies are driving great jobs, including high-paying full-time jobs in astounding numbers, which grew by 6% to 41,000 people directly employed in over 800 companies. These firms are mostly SMEs and they are deeply innovative. In fact, 75% of the R and D investment in the industry, for a total of $3.5 billion over the last five years, was made by SMEs. That investment is second only to the aerospace industry in Canada in terms of R and D intensity.
I'll quickly compare and contrast with some industries that we may be more familiar with, including the Canadian aerospace industry, with 73,000 people working in it within 700 firms, with $1.3 billion in R and D, and 80% of revenues from exports. The automotive industry has 117,000 people working within 450 firms and 75% of revenues from exports.
Our vision for the Canadian clean technology industry by 2022 is an industry made up of a 100,000 direct jobs within the firms, 700 or so in total, with $50 billion in revenue, $2.2 billion in R and D, and 80% of revenues from exports. We think that there are some very interesting parallels between these industries.
What does a diplomatic commerce strategy mean? It means engagement, development, procurement, and capital markets. We need to work together across all departments and all letters of DFATD.
The first is an engagement strategy, because clean technology is a strategic conversation when we talk about trade. When we engage in bilateral discussions with China, India, Saudi Arabia, the United Arab Emirates, and with all of our strategic partners, is it Canada's turn to be engaged with the commerce that might occur in clean technologies? One vehicle for that discussion is regulation.
In Canada, we have one of the broadest and deepest arrays of regulatory frameworks in the world, and many emerging markets are building regulations. Can we help them with that as a first step to commerce?
Second, we need a strategy for international development and climate change, which has to be both multilateral and bilateral. International development and climate finance have been the foundations for important industries, both in the G-8 and in the G-20. Multilateral finance must deliver climate mitigation. We absolutely must ensure that, but it has also served to build industrial capacity, and this will continue in the future. For years we've been invited to second technical experts to the World Bank. Will we ever accept these invitations?
In regard to procurement, I would like to refer to four examples: pull credit facilities within EDC, industrial regional benefits within our aerospace contractors in Canada, SME procurement within the federal supplier system in the U.S., and SME procurement via the social economy within the European Union. It is important to note that early deployments in innovation-based industries are the springboard for exports for all innovation-based firms. How are the U.S. and the EU building SME content into infrastructure investments? How should we consider that? How is EDC structuring its approach to engage its pull credit facility clients to pull-through opportunities for SME exporters in clean technology? How are our military contractors in Canada addressing their IRB obligations in regard to an industry such as this one?
The last element of the strategy is for capital markets. Clean technology demands capital for turnkey assets. Can we make SME exports the equivalent of housing starts in this country? Should we deliver regular reporting on exports by size of firm? What are the best practices? Should we be doing quarterly reporting on exports by size of firm? Today, exports by size of firm are invisible to economists, and the same is true for environmental goods, which is another, entirely different opportunity in terms of clean technology and exports.
Let's keep in mind that it is the signals from economists within banks and pension funds that activate new capital markets. With that, we have the opportunity to build jobs, exports, and a stronger economy within a very healthy environment, building on a very capable industry that we have in place today.
I look forward to answering any of your questions.
Mesdames et messieurs, bonjour. Je suis très heureuse d'être ici parmi vous aujourd'hui.
Monsieur le président, je vous remercie de cette invitation à comparaître devant le comité.
J'aimerais vous proposer de remonter dans le temps pour imaginer l'époque de notre enfance où nous jouions au tir à la corde et où nous établissions des stratégies pour battre l'équipe adverse. Nous avions chacun notre place le long de la corde et nous réfléchissions pour trouver les meilleures personnes à mettre en première, en deuxième et en troisième position. Nous avions tout un but commun. Je voudrais vous demander de garder cette image à l'esprit pendant que nous examinons la possibilité de créer une industrie canadienne de 50 milliards de dollars spécialisée dans les technologies propres.
Comme vous le savez tous, cette possibilité se fonde sur l'important défi que nous devons affronter en matière d'exportations. Dans un contexte où l'endettement des consommateurs est élevé, où les gouvernements se débattent pour équilibrer leurs budgets et où l'entreprise privée n'investit pas ses importantes réserves en liquide, les exportations, tant de marchandises que de ressources naturelles, constituent un élément essentiel de l'économie canadienne. Comme nous le savons, les exportations de pétrole et de gaz, qui représentent actuellement 25 % de l'ensemble de nos exportations, comportent un risque géopolitique. J'ai ici un graphique qui vous permettra de vous familiariser avec la composition actuelle de nos exportations, qui comprennent une moitié de ressources naturelles et une moitié de marchandises. Le compte courant du Canada fluctue tandis que nous essayons de rétablir l'équilibre.
Nous voudrions présenter une modeste proposition touchant les technologies propres. Il s'agit d'une stratégie diplomatique de commerce fondée sur quatre principes: l'engagement, le développement, l'approvisionnement et les marchés de capitaux.
Nous pouvons tous profiter des exportations de technologies propres des PME en mettant en commun toute la capacité canadienne — j'entends par là le MAECD, Environnement Canada, Ressources naturelles Canada et Finances Canada — liée aux technologies propres et aux PME.
J'aimerais commencer par vous donner un aperçu des cinq choses que vous devriez connaître au sujet de l'industrie.
Elle se compose d'exportateurs qui travaillent vraiment fort. Plus de la moitié des recettes vient actuellement des exportations, dont 40 % sont à destination de marchés autres que les États-Unis, ce qui témoigne de la forte mondialisation de l'industrie. Le secteur est en outre l'un de ceux qui croissent le plus rapidement au Canada, ses recettes ayant augmenté de 9 % en 2012 pour atteindre 11,3 milliards de dollars.
Ces entreprises sont tout près de nous. Il y en a plus de 800 dans tous les coins du pays, et aucune n'est trop grande pour faire faillite.
À part les emplois qu'elles créent et les exportations qu'elles réalisent, ces entreprises produisent aussi des carburants qui permettent d'exploiter les forêts canadiennes, des composés propres qui évitent à nos familles d'avoir à manipuler des produits chimiques cancérigènes, des réseaux électriques grâce auxquels nos hôpitaux peuvent continuer à fonctionner quelles que soient les circonstances, de l'énergie pour que les bâtiments dans lesquels nous travaillons puissent produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment, de l'eau à utiliser sans gaspillage, des transports moins coûteux que ceux d'aujourd'hui et bien plus encore.
Ces entreprises créent d'excellents emplois, y compris des emplois à temps plein bien rémunérés en très grand nombre, ce qui leur a permis d'accroître leurs travailleurs de 6 % et de faire passer leurs effectifs à 41 000 dans plus de 800 sociétés. Celles-ci consistent essentiellement en PME extrêmement novatrices. En fait, 75 % des dépenses de R-D de l'industrie, qui ont totalisé 3,5 milliards de dollars dans les cinq dernières années, ont été faites par des PME. Ces investissements ne le cèdent en importance qu'à ceux de l'industrie aérospatiale canadienne.
Je vais essayer de vous présenter une comparaison rapide avec quelques autres industries que vous connaissez peut-être mieux, dont l'industrie aérospatiale canadienne, qui emploie 73 000 personnes dans quelque 700 entreprises, qui investit 1,3 milliard de dollars dans la R-D et dont 80 % des recettes proviennent des exportations. De même, l'industrie automobile a des effectifs de 117 000 personnes dans 450 entreprises et tire 75 % de ses recettes des exportations.
Nous croyons que, d'ici 2022, l'industrie canadienne des technologies propres aura 100 000 emplois directs dans quelque 700 sociétés dont les recettes s'élèveront à 50 milliards de dollars. Leurs dépenses de R-D se chiffreront à 2,2 milliards de dollars et elles tireront des exportations 80 % de leurs recettes. Nous croyons qu'il y a quelques parallèles très intéressants à établir entre ces secteurs.
Qu'est-ce qu'une stratégie diplomatique de commerce? Elle signifie engagement, développement, approvisionnement et marchés de capitaux. Tous les ministères doivent travailler ensemble en mettant à contribution toutes les composantes du MAECD.
Il y a d'abord une stratégie d'engagement parce que les technologies propres constituent un secteur stratégique quand nous parlons de commerce. Lorsque nous engageons des discussions bilatérales avec la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et tous nos autres partenaires stratégiques, n'est-ce pas au tour du Canada de participer au commerce engendré par les technologies propres? L'un des moyens à envisager réside dans la réglementation.
Nous avons au Canada l'un des cadres réglementaires les plus larges et les plus profonds du monde. Beaucoup de marchés émergents se constituent un cadre de réglementation. Pouvons-nous les aider à le faire comme première étape de développement des relations commerciales?
Deuxièmement, nous avons besoin d'une stratégie de développement international et de changement climatique, qui doit être à la fois multilatérale et bilatérale. Le développement international et le changement climatique ont constitué la base d'importantes industries aussi bien dans le G8 que dans le G20. Le financement multilatéral doit participer à l'atténuation des effets du changement climatique. Nous devons absolument y veiller, mais il a aussi servi à renforcer la capacité industrielle et continuera de le faire à l'avenir. Depuis des années, nous sommes invités à détacher des experts en technologie à la Banque mondiale. Accepterons-nous jamais ces invitations?
En ce qui concerne l'approvisionnement, je voudrais mentionner quatre exemples: les facilités de crédit accordées par EDC, les retombées industrielles et régionales des entrepreneurs canadiens du secteur aérospatial, les achats du gouvernement fédéral américain auprès des PME et les achats auprès des PME qui se produisent dans l'économie sociale de l'Union européenne. Il importe de noter que les déploiements rapides des industries fondées sur l'innovation constituent un tremplin pour les exportations des entreprises de ce secteur. Comment les États-Unis et l'Union européenne font-ils profiter les PME des investissements d'infrastructure? Que devons-nous en penser? Comment est-ce qu'EDC structure son approche pour amener les clients de ses facilités de crédit à créer des occasions pour les PME exportatrices de technologies propres? Comment les entrepreneurs militaires du Canada s'acquittent-ils de leurs obligations en matière de retombées industrielles et régionales dans le cas d'une industrie comme celle-ci?
Les marchés de capitaux constituent le dernier élément de la stratégie. Les technologies propres exigent du capital pour fournir des produits clés en main. Pouvons-nous faire des exportations des PME l'équivalent des mises en chantier au Canada? Devons-nous produire des rapports réguliers sur les exportations réparties selon la taille de l'entreprise? À l'heure actuelle, les exportations selon la taille de l'entreprise sont invisibles pour les économistes. Il en est de même des produits environnementaux, qui constituent une autre occasion complètement différente en matière de technologies propres et d'exportation.
Ne perdons pas de vue que ce sont les messages transmis par les économistes des banques et des régimes de pension qui amorcent les nouveaux marchés de capitaux. Nous avons ainsi l'occasion de créer des emplois, de réaliser des exportations et de renforcer l'économie dans un environnement très sain, en faisant fond sur une industrie hautement compétente que nous avons déjà.
J'attends avec intérêt les questions que vous aurez à me poser.
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CPC (AB)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you, witnesses, for coming here and enlightening us.
I will start with you, Ms. Materi, because you have experience living outside of Canada. You've lived in India and Australia. I'd like you to comment on whether or not Canadian companies understand foreign business cultures. This Monday we had a witness here who mentioned that to do business in China, you need to understand how business works there. Of course, I was born in India, and I grew up there. I can tell you that the business attitude in India is different from the attitude in Canada.
Do you find that Canadian companies are adequately informed about the personal aspect of business cultures in other countries? If not, how would you recommend that we address this information deficit?
Merci, monsieur le président.
Je remercie les témoins de leur présence et des renseignements très instructifs qu'ils nous ont présentés.
Ma première question s'adresse à Mme Materi, qui a déjà eu l'occasion de vivre à l'étranger. Vous avez résidé en Inde et en Australie. Je voudrais vous inviter à nous dire si les sociétés canadiennes comprennent la culture des affaires des autres pays. Lundi dernier, un témoin nous a dit que pour faire des affaires en Chine, il faut comprendre la façon dont les Chinois mènent leurs entreprises. Bien sûr, je suis né et j'ai grandi en Inde. Je peux donc vous dire que le comportement commercial en Inde est différent de celui qu'on trouve au Canada.
Croyez-vous que les sociétés canadiennes sont assez bien informées de l'aspect personnel de la culture des affaires des autres pays? Si non, comment pouvons-nous, à votre avis, remédier à ce déficit d'information?
Ramona Materi
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Ramona Materi
2015-04-22 16:37
To answer the first part of your question, I think probably that smart exporters, when they're starting out, try to go into a country where there's a business culture match. Maybe that's why there's a tendency to go to the U.S., because there is a match there. I would think that smart exporters who start off in Turkey, when there's nobody in the family in Turkey and who have never lived in Turkey, or were never an exchange student in Turkey, nothing, nothing, nothing.... I think the companies who are doing well get their feet wet in similar cultures.
With regard to the longer term, I just look at myself. I was a girl who grew up in North Vancouver. Because of the Rotary Club, I got to spend a year in India. Because of the Canadian government, I spent two years in a school where there were kids from 55 countries. Because of the Rotary Club, I studied in Switzerland. Because of an agricultural organization, I studied and worked in Australia. I think it is a longer-term strategy, and I think the efforts the government is making to support international student exchanges are absolutely crucial.
There's also remedying the issue in the short term. I personally have visited Turkey, but I've never done business there. Are the trade commissioners providing reality checks, as I presume they try to do, for businesses in terms of it being a different culture? It may prevent startups from just going in and then pulling back because they had no idea how people did things in China, whereas another company—such as yours, that has had a lot of experience in markets—is developing that knowledge.
Beyond a four-year election cycle, it's the long term. By the time I was 25, I had quite a bit of knowledge of different countries. I think it's very important that we continue to do that with people in exchanges and so forth.
Pour répondre à la première partie de votre question, je dirais que les exportateurs astucieux ciblent probablement, pour commencer, un pays dont la culture des affaires n'est pas trop différente de celle qu'ils connaissent. C'est peut-être pour cette raison que beaucoup d'entre eux visent les États-Unis, où la culture des affaires est assez proche de la nôtre. J'imagine que les exportateurs astucieux éviteront de commencer en Turquie si aucun membre de leur famille ne vit dans ce pays, s'ils n'ont jamais vécu eux-mêmes en Turquie ou s'ils n'y ont jamais fait des études comme participants à un programme d'échanges d'étudiants. Je crois que les sociétés qui réussissent s'attaquent à des marchés ayant une culture semblable.
Pour ce qui est du long terme, je considère mon propre exemple. J'ai grandi dans Vancouver-Nord. Grâce au club Rotary, j'ai passé un an en Inde. Grâce au gouvernement canadien, j'ai passé deux ans dans une école dont les élèves venaient de 55 pays. Grâce au club Rotary, j'ai étudié en Suisse. Grâce à une organisation agricole, j'ai fait des études et travaillé en Australie. Je crois que c'est une stratégie à long terme et que les efforts déployés par le gouvernement pour appuyer les échanges internationaux d'étudiants sont absolument essentiels.
Il y a aussi moyen de remédier au problème dans le court terme. J'ai personnellement visité la Turquie, mais je n'y ai jamais fait des affaires. Les délégués commerciaux analysent-ils la situation locale pour expliquer aux entreprises les caractéristiques de la culture des affaires? J'imagine qu'ils le font afin d'éviter que des jeunes entreprises ne viennent s'établir pour se retirer quelque temps plus tard parce qu'elles n'ont aucune idée de la façon dont les choses se font en Chine, tandis qu'une autre société — comme la vôtre qui a une grande expérience des marchés — réunit les connaissances nécessaires.
Au-delà du cycle électoral de quatre ans, c'est déjà le long terme. À 25 ans, j'avais déjà accumulé pas mal de connaissances sur différents pays. Je crois qu'il est très important de continuer à faire cela grâce à des échanges d'étudiants, etc.
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CPC (AB)
Okay.
Ms. Jackowetz, you told us about your experience with the TCS, BDC, EDC, etc. Did the advice that Cravo receive reflect detailed knowledge of target markets, the business climate, the standards and interests, and the procurement processes in other countries?
D'accord.
Madame Jackowetz, vous nous avez parlé de vos contacts avec le Service des délégués commerciaux, la Banque de développement du Canada, EDC, etc. Les conseils obtenus par Cravo témoignaient-ils d'une connaissance détaillée des marchés cibles, du climat des affaires, des normes, des intérêts et des processus d'approvisionnement des autres pays?
Anne Jackowetz
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Anne Jackowetz
2015-04-22 16:40
I can't say definitely that this is where we got our knowledge from. For a lot of it we did our own research. By the time we engaged these parties, we already had our markets in mind and had done our research.
I will say, however, that there are some programs that EDC has been working on. I took part in one just the other day, a webinar that EDC put out on doing business in India. I was able to listen for over two hours. Canadian businesses who had successfully gone into the Indian market talked about their experience. To me, sharing stories with each other is great. They talked about what they found to be successful. I think programs like that are really valuable for us.
On our behalf, what we find useful is having somebody on the ground in those new markets that we're going into, somebody like a sales consultant. If we don't have a demonstration house there, we need to have somebody on the ground who is local and who can help us with that.
Je ne peux pas affirmer que c'est là que nous sommes allés chercher les renseignements dont nous avions besoin. Dans une large mesure, nous avons fait nos propres recherches. Lorsque nous nous sommes adressés à ces organismes, nous avions déjà une bonne idée des marchés à cibler.
Je dirai cependant qu'EDC s'occupe d'un certain nombre de programmes. J'ai justement participé à l'un d'eux l'autre jour. Il s'agissait d'un webinaire sur la façon de faire des affaires en Inde. J'ai pu écouter pendant plus de deux heures. Les entreprises canadiennes qui ont réussi sur le marché indien ont parlé de leur expérience. Pour moi, le partage réciproque de ces histoires est extrêmement utile. Les responsables des entreprises ont fait état de ce qui avait donné de bons résultats. Je crois que les programmes de ce genre sont vraiment précieux pour nous.
Je dirai, en ce qui nous concerne, que nous trouverions utile d'avoir quelqu'un sur place dans ces nouveaux marchés que nous essayons de pénétrer. Il pourrait s'agir d'un conseiller aux ventes, par exemple. Si nous n'avons pas sur place un projet de démonstration, il nous faut un représentant local qui puisse nous aider.
Glen Hodgson
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Glen Hodgson
2015-04-20 15:33
Thank you, Mr. Chairman and members of the committee. It's nice to be back. I was here probably four or five years ago talking about some aspects of trade.
The topic today is small business in international trade. I don't want to be the skunk at the garden party, but I thought I would start with a commentary that I wrote in The Globe and Mail about a year ago called “Governments need a surgical approach for helping small business”. Canada is small business-based economy—the data indicating that is there, which I took from the Startup Canada site—but I think the focus on small or medium-sized businesses is probably the wrong focus. I'd like to see us focus on growth-oriented companies. I came up with an expression in this commentary, “growth-oriented enterprises”, or GOEs, as the focal point.
In the commentary I talked about some of the data. There's a large productivity gap between Canada and the United States, and unfortunately a lot of that is attributable to small firms in Canada. So it's actually a negative factor, I would argue, in the functioning of our economy. I'm concerned about the fact that maybe we've done almost too much, that we've loved our SMEs to death when it comes to the tax system and other aspects of public policy intervention.
I would argue that we have to be really smart about how government intervenes to support small business. I like supporting small business. I spent a decade of my career at EDC, which I think has the model about right. It's very effective, but in a very efficient way. Maybe I could just read the last paragraph of my commentary as my first point.
Rather than supporting SMEs because of their size, governments should re-focus their energy and scarce resources on other more important business attributes, regardless of the size of the business: high growth potential; the capacity to innovate; a demonstrated ability to launch new products and services; and the willingness and expertise to tackle new growth markets successfully.
There's the starting point. I like small business, but I think what we're really looking for is companies with strong growth potential going forward. At the Conference Board we've done a lot of research over the years on small business and international opportunities. In fact, I brought two such studies just as examples. We probably have a dozen or so studies. I've been at the board for 10 years now, and in my decade we've done lots of research on small business and on Canada's fit into globalization. We have, I would hope, the strongest private sector research organization called the Global Commerce Centre doing a lot of research on Canada's fit into globalization.
We did two studies about six years ago, one called “Canadian SMEs and Globalization: Success Factors and Challenges”, and another, “Survival of the Fittest: Which SMEs Internationalize Most Extensively and Effectively?” The bottom line is that there is a prima facie case for supporting small companies, but you really have to think hard. You have to think hard about how our scarce resources can really be most effective.
I thought I would close my opening remarks with just a couple of comments on free policy advice for organizing the federal family in support of small business. First of all, going global is not for everybody. What the research shows is that firms succeed if they have key attributes going in: if they have international experience, if they have what is almost like the right ecosystem or culture. Do you have a cultural fit? Do you understand what you're getting into? Have you had experience in the past doing international business? Are you building up expertise and management capacity? You need to ask that before you even get into the attributes like finding partners abroad, finding customers abroad, and having adequate capital or risk capital. I would argue that there's almost a pre-screening required before we encourage firms to go global.
I had a chance within EDC to look at a lot of international business practices and actually do deals. I was the government relations director and then the VP of policy and then deputy chief economist working for a guy named Stephen Poloz—you may have heard of him. Steve was my boss for three years. We learned a lot about global value chains, about how business is done today. One of the things we focused on was trying to encourage Canadian companies to fit into the value chains of bigger enterprises. Rather than a B-to-C relationship, where you go from a business to a customer, you think of a B-to-B relationship, fitting into some value chain around the world. You can always find customers abroad directly, but more and more Canadian firms are having success when they fit into the global ecosystem and actually become part of global value chains.
I'm a big fan of the trade commissioner service, of EDC and BDC. In fact, I think we have the business model more or less right for all three, but you can always find ways to refine it and do better. I can recall the days when we actually used to pay small companies to go abroad to trade fairs and there were various government programs. I'm not sure there was a lot of value for money in that. I do like the focus that's been brought at EDC and BDC. We know Jean-René Halde very well. He's the president at BDC. He's really focused on high growth potential companies. I think that's a sweet spot for the conversation, thinking not about more money, but actually how to take the resources we have and focus them much more.
We should be proud of the fact we have two strong state banks in Canada in the BDC and the EDC, and an effective trade commissioner service. For me, it's all about refining that around growth opportunities: do the pre-screening, figure out which firms have the attributes to potentially succeed, and then provide the support from core government and the crown corporations to make them really effective.
I think I'll stop there, Mr. Chairman, with my opening remarks. I would be very happy to respond to questions from the members.
Merci, monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du comité. Je suis heureux d’être de retour. Je suis venu témoigner il y a quatre ou cinq ans pour traiter de certains aspects du commerce.
La séance d’aujourd’hui porte sur les petites entreprises et le commerce international. Ne m’en voulez pas, mais j’aimerais commencer mon exposé par un commentaire que j’ai écrit dans le Globe and Mail il y a environ un an; ce commentaire s’intitule « Governments need a surgical approach for helping small business ». Je dis, données à l’appui, que l’économie canadienne se fonde sur les petites entreprises, et ces données sont tirées du site web de Startup Canada. Néanmoins, je crois que nous avons probablement tort de mettre l’accent sur les petites et moyennes entreprises. Je préférerais que nous concentrions notre énergie sur les entreprises qui misent sur la croissance. J’ai trouvé cette expression, « GOE », pour « growth-oriented enterprises », comme « aller » en anglais, et c'est le point central de mon commentaire.
Dans mon commentaire, j’ai parlé de certaines données. Il y a un énorme écart de productivité entre le Canada et les États-Unis; malheureusement, une grande part de cet écart est attribuable aux petites entreprises canadiennes. C'est donc en fait un facteur négatif dans le fonctionnement de notre économie, selon moi. Je m’inquiète que nous en ayons peut-être trop fait pour nos PME adorées en ce qui a trait au régime fiscal et à d’autres aspects dans nos politiques publiques.
Je soutiens que le gouvernement doit appuyer les petites entreprises, mais il faut vraiment le faire intelligemment. J’aime appuyer les petites entreprises. J’ai passé une décennie de ma carrière à EDC, qui a à peu près adopté le bon modèle, selon moi. Il est efficace et efficient. Je crois que je vais vous lire le dernier paragraphe de mon commentaire pour traiter de mon premier point.
Au lieu d’appuyer les PME en fonction de leur taille, les gouvernements devraient concentrer leur énergie et leurs maigres ressources sur d’autres caractéristiques plus importantes, sans tenir compte de la taille de l’entreprise: un fort potentiel de croissance; la capacité d’innovation; la capacité établie de lancer de nouveaux produits et services; et la volonté et l’expertise de percer avec succès de nouveaux marchés en expansion.
Voilà le point de départ. J’aime les petites entreprises; cependant, à mon avis, ce que nous cherchons vraiment, ce sont des entreprises qui ont un fort potentiel de croissance. Le Conference Board a fait beaucoup de recherches au fil des ans sur les petites entreprises et les débouchés sur la scène internationale. En fait, j’en ai apporté deux pour vous en donner une idée. Nous en avons probablement une dizaine. Je travaille au Conference Board depuis maintenant 10 ans, et nous avons fait de nombreuses recherches sur les petites entreprises et la position du Canada sur l’échiquier mondial. Je crois que nous avons le meilleur organisme de recherche du secteur privé, soit le Centre du commerce mondial, qui fait beaucoup de recherches sur la position du Canada sur l’échiquier mondial.
Nous avons réalisé deux études il y a environ six ans: Canadian SMEs and Globalization: Success Factors and Challenges et Survival of the Fittest: Which SMEs Internationalize Most Extensively and Effectively? En somme, l’appui accordé aux petites entreprises semble fondé à première vue, mais nous devons vraiment nous pencher sérieusement sur la question. Nous devons vraiment nous demander comment nous pouvons utiliser le plus efficacement possible nos ressources limitées.
J’aimerais terminer mon exposé avec deux ou trois commentaires sur des conseils stratégiques gratuits sur la manière d’organiser l’administration fédérale pour soutenir les petites entreprises. Premièrement, ce n’est pas donné à tous de percer les marchés mondiaux. Les recherches nous apprennent que les entreprises connaissent du succès si elles ont au départ certaines caractéristiques importantes, qu’elles ont de l’expérience internationale et qu’elles ont presque le bon écosystème ou la bonne culture. Avez-vous une bonne culture organisationnelle? Comprenez-vous ce dans quoi vous vous embarquez? Avez-vous de l’expérience dans le commerce international? Renforcez-vous votre expertise et votre capacité de gestion? Vous devez vous poser ces questions avant même d’examiner d’autres aspects, notamment la recherche de partenaires et de clients à l’étranger et l’obtention de suffisamment de capitaux et de capital de risque. Je prétends qu’il faut pratiquement faire une présélection avant d’encourager des entreprises à se tourner vers les marchés mondiaux.
J’ai eu l’occasion au sein d’EDC de me pencher sur bon nombre de pratiques commerciales internationales et de conclure des marchés. J’ai été directeur des relations gouvernementales, puis j’ai occupé le poste de vice-président des politiques avant de devenir économiste en chef adjoint sous un certain Stephen Poloz — vous le connaissez peut-être. Steve a été mon patron durant trois ans. Nous avons beaucoup appris au sujet des chaînes de valeur mondiales et de la manière dont se fait le commerce aujourd’hui. Nous avons notamment essayé d’encourager les entreprises canadiennes à se tailler une place dans les chaînes de valeur de grandes sociétés. Au lieu d’avoir une relation entre une entreprise et des consommateurs, vous optez pour une relation interentreprises et faites partie d’une chaîne de valeur mondiale. Vous pouvez toujours trouver directement des clients à l’étranger, mais de plus en plus d’entreprises canadiennes connaissent du succès lorsqu’elles se taillent une place dans un écosystème mondial et font partie de chaînes de valeur mondiales.
Je suis un grand partisan du Service des délégués commerciaux, d’EDC et de la BDC. En fait, je crois que nous avons pratiquement le bon modèle d’affaires dans les trois cas, mais nous pouvons toujours faire mieux. Je me souviens en fait de l’époque où nous payions les petites entreprises pour aller assister à l’étranger à des foires commerciales et qu’il y avait divers programmes gouvernementaux. Je ne suis pas certain que nous en avions vraiment pour notre argent. J’aime bien l’orientation prise par EDC et la BDC. Nous connaissons très bien Jean-René Halde, qui est président de la BDC. Il se concentre vraiment sur les entreprises à fort potentiel de croissance. À mon avis, c’est la formule gagnante. Nous ne nous disons pas qu’il faut plus d’argent; nous cherchons en fait la manière d’utiliser nos ressources de façon plus ciblée.
Nous devrions être fiers d’avoir deux solides banques d’État au Canada, soit la BDC et EDC, et un efficace Service des délégués commerciaux. À mon avis, il suffit de nous concentrer sur les possibilités de croissance: faire une présélection, déterminer les entreprises qui ont les capacités de connaître du succès et leur fournir du soutien par l’entremise d’organismes gouvernementaux essentiels et de sociétés d’État pour les rendre vraiment efficaces.
Je vais m’arrêter là, monsieur le président. Je serai très heureux de répondre aux questions des membres du comité.
Shawn Stebbins
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Shawn Stebbins
2015-04-20 15:53
Thanks, Randy.
You're not the only one to have trouble pronouncing that word. I've lived with that for over 30 years.
Good afternoon. Thank you for the invitation. I'm very sorry that I'm not able to attend in person. I regret not being able to make the trip. Ottawa is one of my favourite cities.
I'm a fishery biologist and president of Archipelago Marine Research. I'm also a shareholder in the company and I've worked here for most of my career.
Just before I start, I also want to support Glen's comments about trying to focus efforts on growth-oriented business and high-potential business. I think that makes a lot of sense. I like to think that we could fit into that category, but we'd have to have an independent assessment of that.
Our company was formed in the late seventies. We've been around for 38 years. It was formed by five marine biology graduates who basically wanted to strike out and do business on their own. I joined the company about seven years after that.
The company has a long history of steady growth. Our business is focused on delivery of marine environmental services, primarily from our Victoria head office, to both government and private sector clients. We are still a private company. We have four shareholders who all actively participate in the business.
Our two primary areas of business are marine environmental monitoring, assessment, and planning, and also commercial fishery monitoring, data analysis, and reporting. Archipelago currently achieves in the neighbourhood of $10 million of revenue annually, about 85% of which is associated with our commercial fishing customers.
Revenues are split between services at 90% and products at 10%. Our international sales vary considerably from year to year but are generally between 15% and 25% of sales and include both products and services.
We have between 170 and 200 staff, some of whom are seasonal. That's the equivalent of about 135 person years annually. The majority of staff are located in Victoria.
When we do international business, we do it primarily through contractors or short-term travel. In addition, we recently established a subsidiary in Canberra, Australia, to deliver electronic fishery monitoring services to commercial fisheries there on behalf of the Australian government.
The bulk of our international sales involve this new technology. Working with local industry back as early as 2000, Archipelago developed the technology. It involves a vessel-based industrial computing platform, along with sensors and a number of parallel software products that facilitate data collection, interpretation, and reporting from an active commercial fishing vessel.
We also leverage the new technology to deliver professional consulting services to the customers who are using the technology, so we help design monitoring programs and implement them and move them to an operational basis.
Archipelago has been marketing these EM products and related services internationally since 2007. Our customers include Australia and New Zealand in the southern hemisphere; Denmark, Scotland, England, Netherlands, Germany, and France in northern Europe; and the United States. We've also completed projects with NGOs and the fishing industry in some of these locations.
The primary motivation for customers to purchase these products is to improve the monitoring and associated data available from commercial fisheries in order to improve decision-making around science, management, and enforcement within these fisheries. The ultimate objective of all this, of course, is to increase resource health and improve the long-term sustainability of fisheries.
Another benefit can be accrued by the fishing industry if it is able to prove it is using sustainable fishing practices. Those in themselves benefit the long-term health of the resource, but seafood markets benefit since, increasingly, a higher value is put on sustainable seafood.
Archipelago, like DeeBee's, has chosen to self-fund the development and marketing of this new technology. Being a services-based business for decades, we've had relatively tight margins, and therefore we've had significant challenges in developing this new technology. It's been an ongoing struggle for us to develop and manufacture these products and to develop what's essentially a brand new market at the same time.
The challenge resides partly in our lack of expertise and knowledge in new areas of business—like Dionne, I'm not afraid to say what I don't know, and there's an awful lot to learn—but also in our limited financial resources.
I'd like to comment on some of the resources and programs that are available and have helped us along the way.
The first thing I would say is that our five-person R and D team represents a new cost to our business, with no direct offsetting revenue. The SR and ED tax credit program has been a considerable benefit to Archipelago's development in both the hardware and software products. Without this assistance we could not have made the progress we have.
Locally, VIATeC—the Victoria Advanced Technology Council—and the Acetech organization in Vancouver have played key roles in assisting me and others of my staff to acquire the expertise required to develop products and work to develop the resources for international business. These organizations have helped us to successfully develop products and also improve our business processes and expertise. This has been done through educational programs, mentorships, and facilitation of networking in our community. In my view these organizations are a key communication tool to get the word out to industry regarding government programs that assist with the development of international trade in Canada.
More recently we've begun to access the funding and technical support available through the IRAP program. As Archipelago has been experiencing a lag in sales recently, this program has been valuable to assist us to maintain our momentum with product development and innovation in functionality that we would otherwise not be able to continue. We're also currently applying for a term loan through our bank, with support from Export Development Canada under the export guarantee program. It looks as if this is going to be approved. I can say unequivocally that if this loan wasn't there to support the investment that we've made in establishing our Australian subsidiary, we would have some serious concerns moving forward.
Another challenge we face with international sales, and I think I heard this a bit from one of the other speakers, is nationalist protectionism. This has been evident in particular in the U.S., where we've lost some competitive tenders to what we feel are lesser-qualified competitors. Sometimes it's through legislated controls, such as small business set-aside in the U.S., but it can be dictated just by simple policy statements such as Buy America. In some locations we've come up against government-supported competition as well.
In summary, self-funding is likely our primary challenge for research and development, for international marketing and sales, and for establishing an international presence. Second is developing or acquiring new expertise in product development and international marketing and sales. Finally, it would be convincing governments, including our own, to adopt and fund the transition to a valuable new monitoring tool for fisheries.
Thank you.
Merci, Randy.
Vous n'êtes pas le seul à avoir du mal à prononcer ce mot. Je vis avec cela depuis plus de 30 ans.
Bonjour, et merci pour l'invitation. Je suis navré de ne pas être là en personne. Je regrette de ne pas avoir pu me déplacer. Ottawa est une de mes villes préférées.
Je suis biologiste des pêches et président d'Archipelago Marine Research. Je suis également actionnaire de l'entreprise, où je travaille depuis presque le début de ma carrière.
Avant de commencer, je tiens à appuyer les propos de Glen sur l'idée qu'il faut essayer de concentrer les efforts sur les entreprises à croissance élevée et à grand potentiel. Cela me paraît relever du bon sens. J'aime à penser que notre entreprise pourrait entrer dans cette catégorie, mais il faudrait une évaluation indépendante pour le confirmer.
Notre entreprise a vu le jour vers la fin des années 1970. Elle existe depuis 38 ans. Elle a été créée par cinq diplômés en biologie marine qui voulaient essentiellement se mettre à leur compte et lancer leur propre entreprise. Je me suis joint à l'entreprise environ sept ans après sa création.
Archipelago affiche depuis longtemps une croissance soutenue. Elle se spécialise dans la prestation de services environnementaux touchant le milieu marin, principalement à partir de notre siège social à Victoria, à l'intention de clients des secteurs public et privé. Il s'agit tout de même d'une société privée, à laquelle participent activement quatre actionnaires.
Nous avons deux principaux secteurs d'activité: d'une part, la surveillance environnementale du milieu marin, l'évaluation et la planification des opérations maritimes et, d'autre part, la surveillance de la pêche commerciale, l'analyse des données et la production de rapports. Archipelago enregistre actuellement un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 10 millions de dollars, dont environ 85 % sont attribuables aux clients du secteur de la pêche commerciale.
Les services génèrent 90 % des revenus, alors que les produits comptent pour 10 %. Nos ventes internationales varient considérablement d'une année à l'autre, mais elles représentent généralement entre 15 et 25 % du total des ventes, ce qui comprend à la fois les produits et les services.
Nous avons un personnel de 170 à 200 travailleurs, dont certains sont saisonniers. C'est l'équivalent d'environ 135 années-personnes. La plupart des employés travaillent à Victoria.
Lorsque nous menons des affaires à l'échelle internationale, nous avons principalement recours à des entrepreneurs ou à des visites de courte durée. D'ailleurs, nous avons récemment établi une filiale à Canberra, en Australie, afin de fournir des services de surveillance électronique de la pêche commerciale pour le compte du gouvernement australien.
Le gros de nos ventes internationales reposent sur cette nouvelle technologie, qui est le fruit d'une collaboration, entamée déjà en 2000, entre Archipelago et l'industrie locale. Il s'agit d'une plateforme informatique industrielle, dotée de capteurs et d'un certain nombre de logiciels parallèles qui facilitent la collecte, l'interprétation et la communication de données à bord d'un bateau de pêche commerciale en service.
Nous misons également sur la nouvelle technologie pour fournir des services consultatifs professionnels aux clients qui s'en servent. Nous aidons donc à concevoir des programmes de surveillance et à les mettre en oeuvre dans un contexte opérationnel.
Archipelago commercialise ces produits et services de surveillance électronique à l'échelle internationale depuis 2007. Nous comptons des clients en Australie et en Nouvelle-Zélande dans l'hémisphère Sud; au Danemark, en Écosse, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, en Europe du Nord; et aux États-Unis. Nous avons également réalisé des projets avec des ONG et l'industrie de la pêche dans certains de ces endroits.
Qu'est-ce qui motive les clients à acheter ces produits? Ils veulent surtout améliorer la surveillance et les données connexes liées à la pêche commerciale afin de pouvoir prendre de meilleures décisions axées sur la science, la gestion et l'application de la loi. L'objectif ultime, bien entendu, c'est d'améliorer la santé des ressources halieutiques et la viabilité à long terme des pêches.
Par ailleurs, l'industrie de la pêche pourra en profiter si elle est en mesure de prouver qu'elle utilise des techniques de pêche durable. Ces pratiques favorisent la santé à long terme des ressources, mais les marchés des fruits de mer en bénéficient aussi, car on accorde de plus en plus d'importance à l'exploitation durable des produits de la mer.
Tout comme DeeBee's, Archipelago a choisi de financer elle-même le développement et la commercialisation de cette nouvelle technologie. Étant une entreprise basée sur les services depuis des décennies, nous avons eu des marges de profit relativement serrées. Voilà pourquoi nous avons fait face à d'importants défis au moment de mettre au point cette nouvelle technologie. Nous menons une lutte constante pour développer et fabriquer ces produits, tout en créant un marché qui est, au fond, tout nouveau.
Le défi réside, d'une part, dans notre manque d'expertise et de connaissances dans de nouveaux secteurs d'activité — comme Dionne, je n'ai pas peur d'admettre mon ignorance, car il y a beaucoup à apprendre — et, d'autre part, dans nos ressources financières limitées.
J'aimerais maintenant parler de certains des programmes et des ressources qui nous ont aidés en cours de route.
Je dirais tout d'abord que notre équipe de recherche et de développement, composée de cinq personnes, représente un nouveau coût pour notre entreprise, car elle ne génère pas de revenus compensatoires directs. À ce titre, le programme de crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental s'est révélé très avantageux pour Archipelago sur le plan de la mise au point du matériel et des logiciels. Sans cette aide, nous n'aurions pas réussi à progresser autant.
À l'échelle locale, VIATeC — le Victoria Advanced Technology Council — et l'organisation Acetech, à Vancouver, ont joué des rôles de premier plan. Grâce à l'aide fournie par ces deux entités, les membres de notre personnel, dont moi-même, avons pu acquérir les compétences nécessaires à la mise au point de produits et mobiliser les ressources destinées au commerce international. Elles nous ont aidés à créer avec succès des produits et à améliorer nos processus de travail et nos compétences. Ces progrès, nous les devons aux programmes d'éducation, de mentorat et de réseautage dans notre milieu. Selon moi, ces organisations constituent un outil de communication important pour informer l'industrie au sujet des programmes gouvernementaux qui favorisent le développement du commerce international au Canada.
Plus récemment, nous avons commencé à accéder à l'aide financière et technique offerte dans le cadre du Programme d'aide à la recherche industrielle. À la suite d'une baisse récente des ventes d'Archipelago, ce programme nous a été d'un secours précieux; ainsi, nous avons pu continuer sur notre lancée en ce qui concerne le développement de produits et l'innovation en matière de la fonctionnalité, ce que nous n'aurions pas les moyens de faire. Nous avons également présenté une demande de prêt à terme auprès de notre banque, avec l'aide d'Exportation et développement Canada, dans le cadre du Programme de garanties d'exportations. Tout porte à croire que la demande sera approuvée. Je peux dire sans équivoque que si ce prêt n'était pas là pour appuyer l'investissement que nous avons fait dans notre filiale australienne, nous aurions de graves préoccupations à l'avenir.
Un autre défi auquel nous faisons face au chapitre des ventes internationales, et je pense que les autres témoins en ont aussi parlé, c'est le protectionnisme national. Nous avons pu le constater surtout aux États-Unis, où nous avons perdu certains appels d'offres contre des concurrents qui, selon nous, étaient moins qualifiés. Parfois, le protectionnisme se traduit par des contrôles légiférés, comme les marchés réservés aux petites entreprises aux États-Unis, mais il peut aussi être dicté par de simples énoncés de politique, comme la politique d'achat de produits américains. Dans certains endroits, nous nous sommes également heurtés à de la concurrence subventionnée par le gouvernement.
En résumé, l'autofinancement constitue probablement notre principal défi pour la recherche et le développement, la commercialisation et les ventes internationales, ainsi que pour l'établissement d'une présence internationale. Ensuite, il s'agit de perfectionner ou d'acquérir de nouvelles compétences pour la mise au point, la commercialisation et la vente de produits à l'échelle internationale. Enfin, il faut convaincre les gouvernements, y compris le vôtre, à adopter et à financer des mesures pour assurer la transition vers un nouvel outil efficace de surveillance de la pêche.
Merci.
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Lib. (ON)
Thank you very much, Mr. Chairman.
You've seen how excited my colleague Murray is to have the great Victoria companies. Since I'm the MP for Toronto Centre, I'm going to start with the Toronto companies. It's great to have great entrepreneurs from Toronto here too.
Mr. Bar-Ziv, I thought your points about trade being a global competition were extremely well made, and you clearly have experience, not only in this current company, but in your past life, as you put it. Based on that experience, what are a couple of the best practices that you've seen from other countries in supporting their entrepreneurs in global trade that we should be doing? Is there something you've seen Israel doing? Is there something you've seen the U.S. doing? I don't know, maybe Finland is great at it.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Vous avez vu à quel point mon collègue, M. Murray, était enthousiaste d’accueillir les représentants d’excellentes entreprises de Victoria. Comme je suis députée de Toronto-Centre, je vais commencer par interroger les représentants des entreprises de Toronto. Il est également merveilleux de recevoir d’excellents entrepreneurs de Toronto.
Monsieur Bar-Ziv, j’ai trouvé extrêmement pertinents vos arguments concernant le fait que le commerce exige que les entreprises rivalisent à l’échelle mondiale, et vous avez clairement de l’expérience dans ce domaine, que vous avez acquise non seulement en travaillant pour votre employeur actuel, mais aussi au cours d’une vie antérieure, comme vous le dites. Compte tenu de cette expérience, quelles sont quelques-unes des pratiques exemplaires que vous avez vu d’autres pays appliquer pour soutenir le commerce international de leurs entrepreneurs et que nous devrions adopter? Y a-t-il des mesures que vous avez vu Israël ou les États-Unis prendre? Qui sait? Peut-être que la Finlande fait un excellent travail à cet égard.
Gali Bar-Ziv
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Gali Bar-Ziv
2015-04-20 16:17
I think if you come to Toronto—
Ms. Chrystia Freeland: I live there.
Mr. Gali Bar-Ziv: —I don't know if you are invited by the Israel Economic Mission to Canada, but, whoever is heading it, they run events all the time. So they'll do technology for banking and they'll get a bunch of companies that develop something and they'll go and get all of the big Canadian banks to buy other countries' technology. They'll go and do something for communications. They'll get Rogers and the Bell Media all to buy something that was made elsewhere. How can we as Canadians do the same?
We may sell language, but we sell technology at the end of the day. There are lots of companies like us, and it can be very sector oriented or it can be category oriented, and I think the way to do it is for the trade commissioners to try to create these little events. I live on an airplane. I hunt all day and if I knew there was some sort of a schedule that I can go from one hive to another, I would, because that is what business is about. I think it brings the companies that you want, the Whole Foods of the world all together and then you get a bunch of companies.
What's the notion of a market? You may have the exact same provider, but everybody likes to be in one place where you may have all those providers. It's the same thing; create that mini-market for Canadian companies. That would be my number one advice.
Je pense que si vous allez à Toronto…
Mme Chrystia Freeland: Je vis là-bas.
M. Gali Bar-Ziv: … je ne sais pas si la Mission économique d’Israël au Canada (Israel Economic Mission to Canada) vous envoie des invitations, mais, quels que soient les gens qui la dirigent, ils organisent constamment des activités. Donc, ils en organiseront une portant sur des technologies bancaires, et ils demanderont à un groupe d’entreprises d’élaborer des technologies de ce genre. Ensuite, ils convaincront toutes les grandes banques canadiennes d’acheter des technologies élaborées dans d’autres pays. Puis, ils organiseront une activité portant sur les communications, et ils réussiront à persuader Rogers et Bell Média d’acheter des produits conçus ailleurs. Comment nous, les Canadiens, pouvons-nous faire la même chose?
Nous vendons peut-être des produits langagiers, mais, au bout du compte, nous vendons des technologies. Il y a de nombreuses entreprises comme la nôtre, et leur regroupement peut être grandement axé sur les secteurs ou sur les catégories, mais je crois que la meilleure façon de procéder consisterait à confier aux délégués commerciaux la tâche d’essayer d’organiser ces petites activités. Je passe ma vie à bord d’avions. Je chasse toute la journée et, si je connaissais l’existence d’un genre de programme qui me permettrait de passer d’une plaque tournante à l’autre, j’en tirerais parti parce que c’est là le but du commerce. Je pense que ces activités permettent de réunir les entreprises avec lesquelles on souhaite faire des affaires, les grandes sociétés du monde entier, et de leur présenter les produits d’une foule d’entreprises.
Qu’est qu’on entend par un marché? Il se peut que vous traitiez avec le même fournisseur, mais tous les gens aiment se rendre à un endroit où tous les fournisseurs sont réunis. Faites la même chose en créant un mini-marché pour les entreprises canadiennes. Voilà le premier conseil que je vous donnerais.
View Nina Grewal Profile
CPC (BC)
My next question is for Mr. Stebbins.
Mr. Stebbins, I understand that Archipelago Marine Research Ltd. has undergone significant and sustained growth over the past 30 years. The company has evolved from a dedicated services organization, operating almost exclusively in local markets, to a global services and technology provider, offering expertise and technology in support of sustainable fisheries management throughout coastal U.S., Europe, and Australia. Where specifically are you doing business? How important are international markets to the company's bottom line?
Ma prochaine question s'adresse à M. Stebbins.
Monsieur Stebbins, je crois qu'Archipelago Marine Research Ltd. a connu une croissance importante et soutenue au cours des 30 dernières années. L'entreprise de services spécialisés qui exerçait ses activités presque exclusivement dans les marchés locaux est devenue un fournisseur de services et de technologie à l'échelle mondiale, qui offre expertise et technologie à l'appui de la gestion durable des pêches dans les régions côtières des États-Unis, de l'Europe et de l'Australie. Où, plus particulièrement, faites-vous des affaires? Dans quelle mesure les marchés internationaux sont-ils importants pour les résultats de l'entreprise?
Shawn Stebbins
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Shawn Stebbins
2015-04-20 16:37
The company is organized into three business divisions. Two of them are local. One is the marine environmental services that are done in the local British Columbia coastline. The other one is providing onboard observers on commercial fishing vessels, which is also local.
To answer your question with respect to our electronic monitoring technology, international markets are absolutely critical. If we don't sell internationally, there's not enough of a market locally. Even if we added the east coast of Canada, which we haven't yet, we wouldn't have a large enough market for this technology. So they're absolutely key.
How to access them is challenging. It's taking a bit of time because most of what we do is sell to governments. The governments are slow to make significant policy changes, and moving towards electronic monitoring on commercial fisheries represents a significant policy change. It's been quite a few years that we've been doing work in Europe on a pilot scale and waiting for them to move towards full implementation. I think we've been there six years now. We're just waiting now and we're thinking that Scotland, potentially England, and the Netherlands either later this year or early next year are going to make a more significant move. Those are absolutely key businesses for us to keep things rolling.
L'entreprise compte trois divisions d'affaires, dont deux sont des divisions locales. Il y a d'abord les services environnementaux en milieu marin, dans les régions côtières de la Colombie-Britannique. Il y a ensuite les services d'observateurs à bord des navires de pêche commerciale, qui sont également des services locaux.
Pour répondre à votre question au sujet de notre technologie de surveillance électronique, je dirais que les marchés internationaux sont absolument essentiels. Le marché local n'est pas suffisant; nous devons vendre à l'échelle internationale. Même si nous faisions des affaires dans l'est du Canada, ce qui n'est pas encore le cas, nous n'aurions pas un marché suffisamment important pour cette technologie. Ils sont donc essentiels.
Or, il est difficile d'y avoir accès. Il faut un peu de temps, car nous vendons surtout aux gouvernements. Les gouvernements mettent beaucoup de temps à apporter des modifications importantes aux politiques, et passer à la surveillance électronique des pêches commerciales représente une modification importante. Cela fait quelques années que nous travaillons à un projet pilote en Europe et que nous attendons sa mise en oeuvre complète. Je crois que nous sommes là-bas depuis six ans. Nous attendons. Selon nous, vers la fin de cette année ou au début de l'an prochain, l'Écosse, peut-être l'Angleterre, et les Pays-Bas feront un pas plus important. Ce sont des marchés absolument essentiels au maintien de nos activités.
View Laurin Liu Profile
NDP (QC)
That's very interesting.
My colleague Marc-André mentioned Canada not signing on to the AIIB. I think as you mentioned and is underlined in your report it's essential to consider Asian markets. Again, those are where the new opportunities are really found.
In the next minute, could you possibly talk about what Canada's trade strategy in Asia should look like?
C'est très intéressant.
Mon collègue Marc-André a mentionné que le Canada ne s'est pas joint à la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures. Comme vous l'avez mentionné et souligné dans votre rapport, je pense qu'il est primordial de tenir compte des marchés asiatiques. Encore une fois, c'est là que se trouvent vraiment les nouveaux débouchés.
Au cours de la prochaine minute, pourriez-vous parler de ce à quoi devrait ressembler la stratégie commerciale du Canada en Asie?
Glen Hodgson
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Glen Hodgson
2015-04-20 17:02
First and foremost, being part of the Trans-Pacific Partnership is the cornerstone. I think it's really critical that Canada be there at the outset, that we not use domestic challenges as a reason not to be there at the table, knowing that some of our partners are negotiating from a very strong basis.
I think we've accepted in our foreign policy that China is the rising star in the world and building a constellation of other countries around that, but fundamentally we have to be engaged in Asia on every front. Europe will probably have a hard time growing at more than 1% on a sustained basis for the next 25 to 50 years. European countries are aging very quickly. We're not quite as old, but we have the same tendencies, whereas Asia is where the dynamic population growth is and where the integration is going on. You can see that the numbers are gradually shifting. Canadian companies are figuring out that they have to be in Asia in a big way.
But I think TPP is kind of the next step, finding a way to engage all the countries around the Pacific Rim. I don't know how big a market that is, but accessing about another billion people on a tariff-free basis would be a great step forward.
D'abord et avant tout, la participation au Partenariat transpacifique en est la pierre angulaire. Je pense qu'il est vraiment crucial que le Canada y soit dès le départ, que nous ne nous servions pas des enjeux nationaux comme prétexte pour ne pas nous joindre aux négociations sachant que certains de nos partenaires sont en très bonne position pour négocier.
Je pense que, dans le cadre de notre politique étrangère, nous avons accepté que la Chine soit l'étoile montante dans le monde et qu'elle se forme une constellation d'autres pays autour d'elle. Cela dit, fondamentalement, nous devons être présents en Asie sur tous les fronts. L'Europe aura probablement du mal à maintenir une croissance durable de plus de 1 % sur les 25 à 50 prochaines années. Les pays européens vieillissent très rapidement. Notre population n'est pas aussi âgée, mais nous avons les mêmes tendances, tandis que l'Asie enregistre une croissance démographique dynamique et c'est là que l'intégration se produit. On peut voir que les nombres changent graduellement. Les entreprises canadiennes se rendent compte qu'elles doivent vraiment percer en Asie.
Cependant, je pense que le Partenariat transpacifique représente, en quelque sorte, la prochaine étape pour trouver une façon de rallier tous les pays le long de la côte du Pacifique. J'ignore la taille de ce marché, mais le fait d'avoir accès à environ un milliard de personnes de plus en franchise de droits tarifaires serait un grand pas en avant.
Gali Bar-Ziv
View Gali Bar-Ziv Profile
Gali Bar-Ziv
2015-04-20 17:03
Do you mind if I steal 30 seconds?
We do business in Asia, especially in China. I think most people don't know how to do business in China and Asia. Forget the tariffs, forget the regulations; it's how you do the business.
I'm sitting in a shop with someone, closing a deal that just took six months to negotiate, and they want to change all the terms at the moment of signature. What do you do? I'm sick; I've just come back from Mexico and I'm throwing up. What do you do? You sit for four hours and you say no, no, no. They try to convince you that this will make you rich, that it's so good, and that you have the greatest thing in the world. That's doing business in Asia.
In order to reverse it to the original terms, I had to go back to my relationship, a relationship that took a long time to build, with dinner after dinner of not talking business but just making them like you.
To me, that's the most difficult thing in Asia. We like to talk business. They don't want to talk business. It's a different reality, a different culture. Once we learn that, we'll start to be successful.
Thank you.
Vous permettez que je vous vole 30 secondes?
Nous faisons affaire avec l'Asie, surtout avec la Chine. Je pense que la plupart des gens ne savent pas comment traiter avec la Chine et l'Asie. Oubliez les tarifs, oubliez la réglementation; c'est la façon de faire des affaires qui compte.
J'étais dans un magasin en train de conclure un marché qu'il n'avait fallu que six mois pour négocier et, au moment de la signature, ils ont voulu changer toutes les conditions. Que pouvais-je faire? J'étais malade; je revenais du Mexique et je vomissais. Que pouvais-je faire? Je suis resté assis pendant quatre heures à leur répéter non. Ils ont essayé de me convaincre que leur marché fera ma fortune, qu'il était très bon et que je ne trouverais pas mieux ailleurs. C'est cela, faire des affaires en Asie.
Afin de revenir aux conditions originales, j'ai dû réinvestir dans ma relation — relation qu'il a fallu du temps pour nouer — et souper avec eux à plusieurs reprises sans parler d'affaires, pour qu'ils en viennent à m'apprécier.
À mon sens, c'est la chose la plus difficile à faire en Asie. Nous aimons parler d'affaires, mais ils ne veulent pas le faire. C'est une réalité différente, une culture différente. Une fois que nous l'aurons appris, nous commencerons à avoir du succès.
Merci.
View Chungsen Leung Profile
CPC (ON)
Thank you, Chair.
Canada is a trading country, and of course we need people, not just francophones and anglophones, but also allophones. I've had the experience of working for both those two companies you mentioned, Bombardier and SNC-Lavalin, in the past. How could the public sector and private sector and CIC work together in this area to select the best immigrants as well as to integrate them into the total international trading network for Canada?
I point to how express entry is able to pick out those immigrants who have more than our basic bilingual language, as well as being allophones.
Merci, monsieur le président.
Le Canada est un pays commerçant, et il nous faut évidemment des gens. Pas seulement des francophones et des anglophones, mais aussi des allophones. J'ai déjà travaillé pour les deux entreprises que vous avez mentionnées, Bombardier et SNC-Lavalin. Comment le secteur public, le secteur privé et CIC pourraient-ils travailler ensemble pour sélectionner les meilleurs immigrants et les intégrer dans le réseau de commerce international du Canada?
Je m'interroge sur la capacité d'Entrée express de repérer les immigrants qui parlent une ou plusieurs langues en plus de nos langues officielles.
View Chris Alexander Profile
CPC (ON)
Obviously, French and English are our national and official languages. We're very proud of that, but we're also proud of the fact that we have so many Canadians—both those who are newcomers and those who were born here—who continue to learn and to master third, fourth, and fifth languages. Chinese is our third most spoken language in Canada, and we have linguistic capacity across the board, which is a huge asset for Canada in this global trading environment.
You're right. It should be a priority for Canadians to master the languages of our closest trading partners, of the countries with which we're doing free trade deals. We are thinking along those lines with our international education strategy and so forth. But how do we get employers involved? How do we engage with them?
We have more stakeholder engagement than ever before, round tables on francophone immigration but also on immigration issues generally. What occupations are required? We do this across the country on a continuous basis.
The Réseau de développement économique et d'employabilité is a major interlocutor and stakeholder for us when it comes to Francophone immigration outside Quebec, but we are also encouraging employers to get involved in this new Express Entry initiative.
Keep in mind that, when you make a profile and enter the pool for express entry, you have to fill in a profile on Canada Job Bank as well, which we're all realizing and we've heard, probably from young people, is a very important tool for finding a job in your field.
As an economic immigrant, you have to be in Canada Job Bank. Starting this spring, employers across the country will see you once you're in the pool and once you've started on your pathway toward immigration. And they will be able to make you a job offer even if they don't have a labour market impact assessment. The rates of success, the rates of employment, the match between immigrants and employers' needs is going to go up. And that's also direct feedback to us because you don't just build your profile on Canada Job Bank. Employers post their jobs there: which jobs are required in Canada and which jobs are not being filled in sufficient numbers by Canadian-trained people.
We're not going to have enough software designers and software engineers any time soon, and so in recent years and in the foreseeable future, it's a priority for our economic immigration.
Il va sans dire que le français et l'anglais sont nos langues nationales et officielles. Nous en sommes très fiers, mais nous sommes aussi fiers du fait que de nombreux Canadiens, tant les nouveaux arrivants que ceux qui sont nés ici, continuent d'apprendre et de maîtriser une troisième, une quatrième et même une cinquième langue. Le chinois est la langue la plus parlée au Canada, après le français et l'anglais, et nous avons une capacité linguistique dans une foule d'autres langues, ce qui constitue un atout considérable pour le Canada dans le contexte de commerce mondial.
Vous avez raison. Les Canadiens devraient se donner comme priorité de maîtriser la langue de nos principaux partenaires commerciaux, des pays avec lesquels nous avons conclu un accord de libre-échange. C'est l'optique que nous avons adoptée notamment dans le cadre de notre Stratégie en matière d'éducation internationale. Mais comment convaincre les employeurs de nous emboîter le pas? Comment les mobiliser?
La mobilisation des intervenants n'a jamais été aussi grande, nous organisons des tables rondes sur l'immigration francophone et sur les questions d'immigration en général. Pour quelles professions avons-nous besoin d'employés? C'est quelque chose que nous faisons de façon continue partout au pays.
Le Réseau de développement économique et d'employabilité est un interlocuteur et un intervenant d'une grande importance pour nous en ce qui concerne l'immigration francophone hors Québec, mais nous faisons aussi la promotion de la participation des employeurs à cette nouvelle initiative qu'est Entrée express.
Je tiens à rappeler qu'une personne qui crée un profil et qui est admise dans le bassin d'Entrée express doit également créer un profil sur le site Guichet emplois du Canada, qui est, comme nous le savons et comme nous l'avons entendu, sans doute de la bouche de jeunes gens, un outil extrêmement important pour quiconque cherche un emploi dans son domaine.
Si vous êtes un immigrant économique, vous devez être inscrit auprès du site Guichet emplois du Canada. À partir de ce printemps, les employeurs de partout au pays pourront vous rencontrer une fois que vous serez dans le bassin et que vous aurez amorcé votre processus d'immigration. Ils pourront alors vous faire une offre d'emploi même s'ils n'ont pas d'avis relatif au marché du travail. Les taux de réussite, d'emploi, les jumelages entre immigrants et besoins des employeurs vont augmenter. De plus, comme les immigrants créent leur profil sur le site Guichet emplois du Canada et que les employeurs y affichent leurs postes, ce système nous renseignera directement sur les emplois pour lesquels il existe une demande au Canada et ceux que les employeurs ne réussissent pas à combler avec des travailleurs canadiens.
Ainsi, nous avons une pénurie de concepteurs de logiciel et d'ingénieurs en logiciel, et celle-ci n'est pas près de se résorber. C'est pourquoi ces dernières années, nous en avons fait une priorité de notre immigration économique et que cela demeurera une priorité dans un avenir rapproché.
View Joe Daniel Profile
CPC (ON)
Thank you, Chair, and thank you, witnesses, for being here.
It's an interesting question and an interesting issue, and I think you both already have the answer. The answer is that you must make it economically viable for immigrants in the francophone communities to stay there. We're finding this already. We've had numerous witnesses, for example, who have come here and told us about the young people who are leaving many of the francophone or minority communities for education or for jobs, but are not returning to their communities. Therein lies the problem.
One thing I would ask is this. Anticipating what this government is doing with respect to free trade with Europe, what are your communities doing, what are you doing to promote the economic aspects of this in such a way that you can attract people here who will do business with Europe?
This question is for both of you.
Merci, monsieur le président. Messieurs les témoins, je vous remercie de comparaître.
Il s'agit d'une question et d'un enjeu intéressants, et je pense que vous connaissez déjà la réponse tous les deux. En fait, il faut faire en sorte que la situation soit économiquement viable pour que les immigrants des communautés francophones restent sur place. Nous le constatons déjà. Par exemple, un grand nombre de témoins nous ont dit que les jeunes quittent bon nombre de milieux francophones ou minoritaires dans le but de faire des études ou de travailler, mais qu'ils n'y retournent pas. Voilà le problème.
J'aimerais donc poser une question. Compte tenu des négociations du gouvernement avec l'Europe en matière de libre-échange, que font vos communautés et vous pour faire valoir les volets économiques de la langue de façon à attirer des gens qui feront affaire avec l'Europe?
La question s'adresse aux deux témoins.
Gilles LeVasseur
View Gilles LeVasseur Profile
Gilles LeVasseur
2015-03-12 16:40
If we look at the Ontario proportion, for example, Ontario has been developing a very strong, robust francophone school system. My two daughters go to a school called Sainte-Geneviève. It's the largest francophone primary school in Canada outside Quebec.
What you will notice is that at least a third of the parents do not speak French, but they send their kids there because they know that this is the path to the future, the path to more mobility, the path to openness to the European Union, the path to more interactions. They understand that.
The sad part is that we need to enhance the approach whereby immersion becomes not just for a certain knowledgeable, elite society but is also for the commoners, whereby it is open to many people. This is what we need to emphasize. It is why, for example, the francophone school boards in Ontario advertise in both official languages, to integrate the most people as possible into our school system. That's one way.
The other way—and this is where we need to show the economic viability.... The thing is that it takes time to get there, but, if I may speak beyond the immigration aspect, this is something I have always personally expressed: francophone Quebec corporations also have to play their part outside Quebec in promoting both official languages. I know some of you will probably hate me for what I'm saying, but there is also a duty to step up to the plate and showcase that we also have solidarity with the francophones outside Quebec.
You'll say, “Give an example”. Metro is a very profitable grocery chain; we have been asking for years why they can't put an accent on “Metro”. Banque Nationale—National Bank—where are your bilingual signs in Toronto? Desjardins....
We are together. We need that solidarity. We need to be together. They have to take the leadership with us, because if they showcase in their own institutions, when they go outside Quebec, that there is value to being bilingual, economically everybody is going to get on the bandwagon. But if they don't take the step, how can we minorities, when we don't have strong control of our own financial institutions, make the difference?
En Ontario, par exemple, la province a créé un très solide réseau scolaire francophone. Mes deux filles fréquentent l'école Sainte-Geneviève. C'est la plus grande école primaire francophone hors Québec du Canada.
Vous remarquerez qu'au moins le tiers des parents ne parlent pas français, mais ils envoient tout de même leurs enfants dans cet établissement parce qu'ils savent que c'est la clé de l'avenir, d'une mobilité accrue, d'une ouverture à l'Union européenne et d'interactions accrues. Ils le comprennent.
Ce qui est triste, c'est qu'il faut améliorer les choses de sorte que l'immersion ne soit plus réservée à une population élitiste bien informée, mais qu'elle s'adresse aussi à monsieur Tout-le-monde et soit ouverte à bien des gens. Voilà ce sur quoi il faut insister. C'est d'ailleurs pourquoi les commissions scolaires francophones de l'Ontario font par exemple des publicités dans les deux langues officielles; elles souhaitent intégrer le plus de personnes possible au réseau scolaire. Voilà donc une façon de procéder.
Quant à l'autre façon, c'est là où il faut démontrer la viabilité économique... Le hic, c'est qu'il faut du temps pour y arriver, mais c'est une chose que j'ai toujours affirmée personnellement et qui va au-delà de l'immigration. En fait, les entreprises québécoises francophones ont elles aussi un rôle à jouer hors Québec dans la promotion des deux langues officielles. Je sais que certains d'entre vous m'en voudront probablement de le dire, mais elles ont également le devoir d'assumer leurs responsabilités et de démontrer une solidarité avec les francophones hors Québec aussi.
Vous allez me demander un exemple. Le détaillant Metro est une chaîne d'épiceries très lucrative, et nous lui demandons depuis des années pourquoi il ne peut pas mettre un accent à son nom. Quant à la Banque Nationale, ou National Bank, où sont les affiches bilingues à Toronto? Et Desjardins...
Nous sommes tous dans le même panier et avons besoin de cette solidarité. Nous devons nous serrer les coudes. Les entreprises doivent prendre l'initiative pour nous, car si elles démontrent la valeur économique du bilinguisme au sein de leurs propres établissements hors Québec, tout le monde leur emboîtera le pas. Mais si elles n'assument pas leurs responsabilités, comment pourrons-nous changer les choses, en tant que minorités, si nous n'avons même pas d'emprise sur nos institutions financières?
Robert Therrien
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Robert Therrien
2015-03-12 16:43
Let me add to that in terms of what we are doing. As a francophone network in Saskatchewan, we try to regroup because, first, we have a duty. We want to work with employers to recruit the immigrants here. There is integration—first they have to become settled and so on—but when they're at a job and starting to work, you have the whole issue about school, the whole issue about social life and everything that goes with it, including health and all that sort of thing.
It takes a whole network of people to offer those services. This is one thing we want to emphasize, that in working with employers we have a community that is ready and would like to support the integration of immigrants into the community. The employer doesn't have to worry about what goes on after those hours of work. Lifestyle at home is difficult after the hours of work—you have kids, you have spouses, and that sort of thing. They have to be integrated into society, and we as a community would like to be structured in such a way that we can offer all of those services to the immigrants coming in.
Again I speak of capacity, because the resources we have now are not conducive to being able to offer the whole spectrum of services to make sure that as a whole the immigrants are looked after and will integrate. The question of retention remains as to how well they integrate into society and your community. If they feel they don't belong, at some point they're going to want to get up and leave.
So beyond the employer, it's a question of what we do as a community. It's about the whole structure that we put in place to make sure that we can respond to the needs of the immigrants by making sure those other services are available.
Permettez-moi de vous parler de ce que nous faisons. En tant que réseau francophone en Saskatchewan, nous tentons de nous regrouper surtout parce que nous avons un devoir. Nous voulons collaborer avec les employeurs afin qu'ils recrutent des immigrants. Ceux-ci doivent d'abord s'intégrer et s'installer, par exemple, mais lorsqu'ils trouvent un emploi et commencent à travailler, il y a toute la question de l'école, de la vie sociale et de tout ce qui en découle, comme la santé et le reste.
Il faut tout un réseau de personnes afin d'offrir ces services. C'est une chose sur laquelle nous voulons insister: lorsque nous travaillons avec des employeurs, la communauté est prête à contribuer à l'intégration des immigrants dans le milieu. L'employeur n'a pas à se soucier de ce qui se passe après les heures de travail. Après le travail, la vie à la maison n'a rien de simple — avec les enfants, le conjoint et ce genre de choses. Les immigrants doivent s'intégrer à la société, et en tant que communauté, nous aimerions avoir la structure nécessaire pour offrir tous ces services aux nouveaux venus.
Je parle encore une fois en connaissance de cause, car les ressources dont nous disposons actuellement ne nous permettent pas d'offrir toute la gamme de services qui feraient en sorte que l'ensemble des immigrants soient pris en charge et s'intègrent. La rétention dépend de la mesure dans laquelle les immigrants s'intègrent à la société et au milieu. S'ils ne se sentent pas à leur place, ils voudront tôt ou tard s'en aller.
Il faut aller au-delà de l'employeur, car tout dépend de ce que nous faisons collectivement. Tout dépend de la structure complète que nous mettons en place pour être en mesure de répondre aux besoins des immigrants et d'offrir les autres services.
View James Rajotte Profile
CPC (AB)
I call this meeting to order.
This is meeting number 68 of the Standing Committee on Finance, orders of the day pursuant to Standing Order 108(2), study of the Canadian Renminbi Trading Centre.
We're very pleased to have three witnesses presenting here this morning. First of all, from the Canadian Council of Chief Executives, we have Mr. Brian Kingston. Welcome.
We also have Eric Lemieux, Director General of Finance Montréal.
Welcome to the committee.
From Toronto by video conference we have the Toronto Financial Services Alliance, the president and CEO, Ms. Janet Ecker. Welcome. Thank you so much for being with us.
I want to thank all of you for being here. You'll each have five minutes for your opening statement, and then we'll have questions from members.
We'll begin with Mr. Kingston, please.
Je déclare la séance ouverte.
Il s'agit de la séance no 68 du Comité permanent des finances. Conformément au paragraphe 108(2) du Règlement, nous menons une étude sur le Centre canadien d'échange du renminbi.
Trois personnes sont présentes ici ce matin pour témoigner devant le comité, et nous sommes très heureux de les accueillir. Nous entendrons tout d'abord le représentant du Conseil canadien des chefs d'entreprise, M. Brian Kingston. Bienvenue.
Nous recevons également M. Eric Lemieux, qui est directeur général de Finance Montréal.
Bienvenue à ce comité.
Nous entendrons aussi la présidente et directrice générale de la Toronto Financial Services Alliance, Mme Janet Ecker, qui témoignera par vidéoconférence depuis Toronto. Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie infiniment d'être parmi nous.
Je tiens à remercier tous nos invités de leur présence. Ils disposeront chacun de cinq minutes pour nous présenter leurs observations préliminaires, et ils répondront ensuite aux questions des membres.
Nous allons commencer par M. Kingston. Allez-y, s'il vous plaît.
Brian Kingston
View Brian Kingston Profile
Brian Kingston
2015-02-24 8:46
Good morning, Mr. Chairman, committee members. Thank you for the invitation to appear before you to discuss the Canadian Renminbi Trading Centre, or RMB hub.
The Canadian Council of Chief Executives represents 150 chief executives and leading entrepreneurs in all sectors and regions of the economy. Our members collectively lead companies that administer $6 trillion in assets; have annual revenues in excess of $850 billion; and are responsible for the majority of Canada's private sector exports, investment, and training.
The CCCE strongly supported Canada's efforts to secure an RMB hub, as we believe it will deliver significant benefits to Canadian businesses, financial institutions, and the economy. I'm going to begin today by discussing some of the benefits of the RMB hub and then conclude with recommendations on what Canada needs to do to ensure the hub is a success.
To start with the benefits, the most significant benefit to Canada of the RMB hub is its potential to facilitate trade. Canada and China have a large and growing trade relationship. China is Canada's second largest national trading partner, while Canada is China's 13th largest trading partner. Despite historically resource-intensive trade between Canada and China, trade is diversifying with services trade trending upward, increasing more than 50% from 2007 to 2012. There is also a shift toward trade in value-added goods like manufacturing exports. But there is room for significant growth in our trade relationship, as Canada remains a much smaller partner to China than other countries with similar complementary sectors. For example, China's imports from Canada only represent 1.3% of total imports, which is low when compared with those from Switzerland or Germany where imports are 1.5% and 5.1% respectively.
A number of sectors hold great potential for increased trade. Canada only provides 0.2% of China's total petroleum and gas compared with Saudi Arabia at 19%, Angola at 14%, and Russia at 9%. Similarly, China has significant export capacity in industries such as machinery and equipment, manufacturing and electrical machinery, but only supplies 10% and 16% of imports to Canada compared with the U.S., which provides 56% and 46% respectively.
The RMB hub has the potential to improve Canada's trade with China by reducing foreign exchange costs for importers and exporters, facilitating both trade and investment. Dealing in RMB also gives Canadian businesses a competitive advantage when selling to Chinese trading partners that prefer RMB-denominated transactions. According to estimates from the Canadian Chamber of Commerce, whom you heard from last week, denominating exports in RMB has the potential to grow Canadian exports to China by an additional $21 billion to $32 billion over the next 10 years.
In addition to benefiting both importers and exporters, the RMB hub creates new opportunities for Canadian financial institutions. Along with the Mexican peso, the RMB has witnessed the most significant rise in market share among major emerging market currencies. The RMB is expected to become one of the three most traded currencies in the world in 2015. This will take China's financial integration with global markets to a new level. Securing the first RMB hub in the Americas gives Canadian financial institutions a distinct first mover advantage and the provision of RMB-denominated financial services to Canadian businesses and firms in the western hemisphere that have commercial ties with China. Such services can include corporate RMB accounts, lines of credit, and facilities to transact foreign exchange and make payments in RMB.
Now moving on to what needs to be done to ensure the success of the RMB hub. As you heard last week from the ICBC, Canada has a relatively short window of three or four years to take advantage of its RMB trading hub before China is expected to liberalize its capital account, reducing the competitive advantage that the hub creates. To make the most of this opportunity, Canada must establish a long-term vision for deeper Canada-China engagement that includes the following two actions. One, it must create a strategic partnership with China. The lack of a more developed and on-going China strategy in Canada is a major gap in our economic portfolio, especially considering that China is Canada's second largest trading partner after the U.S. Without such an agreement we risk falling behind our competitor nations. Two, it must launch free trade negotiations with China. Canada must take the next step in our trade relationship by launching bilateral free trade negotiations. Eliminating trade and investment barriers will give Canadian businesses a competitive advantage.
In conclusion, the CCCE congratulates the government on securing an RMB hub in Canada. Canada has the opportunity to be a market leader but we must act quickly.
I'd be happy to answer any questions. Thank you.
Monsieur le président, membres du comité, je vous salue et vous remercie de m'avoir invité à me présenter devant vous pour participer à la présente discussion sur le Centre canadien d'échange du renminbi, qu'on désigne également sous l'appellation de plaque tournante du RMB.
Le Conseil canadien des chefs d'entreprise — le CCCE — représente 150 hauts dirigeants et entrepreneurs de premier plan de tous les secteurs et toutes les régions du pays. Les entreprises membres de notre organisme administrent collectivement un actif d'une valeur de 6 billions de dollars. Leurs recettes annuelles s'élèvent à plus de 850 milliards de dollars, et elles sont à l'origine de la plupart des exportations, des investissements et des activités de formation du secteur privé au Canada.
Le CCCE a fermement appuyé les efforts qu'a déployés le Canada en vue de se doter d'une plaque tournante du RMB parce qu'il croit que cela procurera des avantages notables aux entreprises, aux institutions financières et à l'économie canadiennes. Dans le cadre de mon exposé d'aujourd'hui, dans un premier temps, je vous parlerai de quelques-uns des effets bénéfiques d'une plaque tournante du RMB, et, dans un deuxième temps, je formulerai des recommandations à propos de ce que le Canada doit faire pour s'assurer que cette plaque tournante soit une réussite.
Tout d'abord, en ce qui a trait aux effets bénéfiques, je soulignerai que le principal avantage que présente la plaque tournante du RMB pour le Canada tient au fait qu'elle est susceptible de faciliter les échanges. Les relations commerciales du Canada et de la Chine sont d'une ampleur considérable et sans cesse croissantes. La Chine est le deuxième partenaire commercial en importance du Canada parmi les pays de la communauté internationale, tandis que le Canada est le 13e partenaire commercial en importance de la Chine. Pendant très longtemps, les échanges commerciaux entre le Canada et la Chine étaient axés principalement sur les ressources, mais la nature de ces échanges est en voie de diversification. De fait, le commerce des services affiche une tendance à la hausse — il a connu une augmentation de plus de 50 % de 2007 à 2012. On constate également une réorientation vers le commerce des biens à valeur ajoutée, par exemple les produits manufacturés destinés à l'exportation. Cela dit, nos relations commerciales pourraient croître de façon substantielle, vu que nous demeurons le plus petit partenaire de la Chine par comparaison avec d'autres pays possédant des secteurs complémentaires semblables. Par exemple, les produits canadiens ne représentent que 1,3 % des importations de la Chine, ce qui est une faible proportion si nous nous comparons avec la Suisse ou l'Allemagne, dont les produits représentent respectivement 1,5 % et 5,1 % des importations de la Chine.
Un certain nombre de secteurs pourraient contribuer énormément à l'accroissement des échanges commerciaux. Une proportion d'à peine 0,2 % du pétrole et du gaz consommés par la Chine provient du Canada; par comparaison, 19 % de son pétrole et de son gaz proviennent de l'Arabie saoudite, 14 % de l'Angola, et 9 %, de la Russie. Dans le même ordre d'idées, la Chine dispose d'une forte capacité d'exportation dans certains secteurs, par exemple celui de la machinerie et du matériel et celui de la fabrication de machinerie électrique, mais les produits provenant de ces deux secteurs ne représentent respectivement que 10 % et 16 % des produits importés par le Canada, tandis que les produits des mêmes secteurs des États-Unis représentent respectivement 56 % et 46 % des importations du Canada.
La plaque tournante du RMB pourrait améliorer les relations commerciales du Canada avec la Chine en réduisant les coûts liés aux opérations de change que doivent assumer les importateurs et les exportateurs, ce qui aurait pour effet de faciliter tant les échanges que les investissements. En outre, les transactions en RMB procurent un avantage concurrentiel aux entreprises canadiennes, vu que leurs partenaires commerciaux chinois préfèrent les transactions libellées dans cette devise. Selon une estimation de la Chambre de commerce du Canada — dont vous avez entendu des représentants la semaine dernière —, le fait de libeller des exportations en RMB pourrait faire croître les exportations canadiennes vers la Chine de 21 à 32 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.
En plus d'être profitable pour les importateurs et les exportateurs, la plaque tournante du RMB crée de nouvelles occasions pour les institutions financières canadiennes. Parmi les monnaies de grand marché en émergence, celles qui ont connu la plus forte croissance de leurs parts de marché sont le RMB et le peso mexicain. On prévoit que le RMB sera l'une des trois monnaies les plus utilisées dans les échanges internationaux en 2015, ce qui fera passer l'intégration financière de la Chine au sein des marchés mondiaux à un nouvel échelon. L'obtention de la première plaque tournante du RMB des Amériques procurera aux institutions financières canadiennes l'avantage que confère l'initiative et permettra de fournir des services financiers libellés en RMB aux entreprises et sociétés canadiennes de l'hémisphère occidental qui entretiennent des liens commerciaux avec la Chine. De tels services peuvent comprendre des comptes d'entreprise en RMB, des marges de crédit et des mécanismes d'échange de devises et de paiement en RMB.
Je vais maintenant vous parler des mesures que nous devons prendre pour assurer la réussite de la plaque tournante du RMB. Comme vous l'ont mentionné la semaine dernière des représentants de la BICC, le Canada dispose d'un créneau relativement court pour tirer parti de sa plate-forme d'échange du RMB, vu qu'on prévoit que la Chine libéralisera son compte de capital d'ici trois ou quatre ans, ce qui aura pour effet d'atténuer l'avantage découlant de la plaque tournante. S'il veut tirer le meilleur parti de cette occasion, le Canada doit créer un plan à long terme en vue de renforcer ses liens avec la Chine, ce qui exigera la prise de deux mesures. Premièrement, le Canada doit établir un partenariat stratégique avec la Chine; l'absence d'une stratégie plus étoffée et plus constante à l'égard de la Chine constitue l'une des principales lacunes du portefeuille économique du Canada, surtout si l'on tient compte du fait que, après les États-Unis, la Chine est le deuxième partenaire commercial en importance du Canada. En l'absence d'un tel accord, nous risquons de prendre du retard par rapport aux pays avec lesquels nous sommes en concurrence. Deuxièmement, le Canada doit entreprendre des pourparlers en vue de la conclusion d'un accord de libre-échange avec la Chine; il doit faire passer notre relation commerciale avec la Chine à l'échelon supérieur en lançant des négociations bilatérales concernant le libre-échange. La suppression des obstacles au commerce et à l'investissement procurera un avantage concurrentiel aux entreprises canadiennes.
En conclusion, je tiens à mentionner que le CCCE félicite le gouvernement d'avoir doté le Canada d'une plaque tournante du RMB. Le Canada a la possibilité d'être un chef de file du marché, mais il doit agir rapidement.
Je serai heureux de répondre à toutes vos questions. Merci.
Eric Lemieux
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Eric Lemieux
2015-02-24 8:51
Thank you, Mr. Chair.
Thank you very much for inviting me to participate in this committee.
As a representative of Montreal's financial services industry, let me share our views on the implementation of a renminbi trade centre in Canada. Overall, we are very positive about establishing a renminbi trade centre in Canada. Canada and China have long-standing relationships. Those historic ties are deep and represent a very good foundation on which we can continue to build, notably in the financial services industry.
The internationalization of the renminbi represents an opportunity to write a new chapter in the bilateral relationship between Canada and China. In our view, there are two main areas that will be impacted by this major development.
First, Canadian companies will be able to trade directly in renminbi with their Chinese business partners. This should increase commerce between our two countries and increase the competitive advantage of Canadian companies versus those of other countries due to lower foreign-exchange costs.
Second, Canada's financial services industry, including that of Montreal and the province of Quebec, will be able to create and distribute financial products in renminbi. This will generate a new line of business for financial institutions, provide new investment opportunities for institutional and retail clients, and further increase the profile of recognition of the expertise found within Canada's financial services industry.
The Canadian renminbi trading centre will also benefit China, whose economy is shifting from being oriented to the production of manufactured goods towards favouring national consumption and global investment in strategic industries. With a renminbi trading base in Canada, China will have direct access to North and South American financial markets that operate within the same time zones. The Chinese will also benefit from a solid financial system in Canada with its world-class expertise, proven legal framework protecting investors and consumers, and a favourable fiscal regime.
I would like to add that increasing financial relationships between Canada and China isn't just a bet on growth. It's also an investment in change. Change in the way we do business together. Change in the vehicles allowing access to Chinese markets. Change in the behaviour of Chinese and Canadian finance professionals as they become more accustomed to the practices of one another. To summarize, it's an investment in a more collaborative future between our countries and financial communities.
Finance Montréal supports Toronto and Vancouver in their will to act as the main Canadian hubs of renminbi trade. As Canada's biggest financial centre with most of the foreign exchange operations, Toronto has the capacity and the know-how to handle a significant share of the renminbi transactions and their clearing activities in Canada.
Vancouver, for its part, as the Pacific gateway to Asia, is also very well-positioned. It has a substantial Chinese-speaking population and British Columbia has an incentive program that exempts foreign exchange trading from provincial taxes. B.C. also took the lead in the renminbi market in November 2013, becoming the first provincial government to launch a "dim sum", or renminbi-denominated bond, worth nearly $425 million.
Now, what specific role can Montreal play in establishing and operating an offshore renminbi market in Canada?
In Quebec, there are about 150,000 jobs in the financial services industry, out of which 100,000 are located in Montreal. The GDP of the financial services industry amounts to 6.2% of the province's total economic output. Montreal is ranked 18th in the world in the Global Financial Centres Index. In 2008, Montreal was 31st in this global ranking. So the local industry has performed well since the crisis and the volume of international business has increased in Montreal over the last few years.
Montreal wants to play an active role in putting in place and operating a renminbi trading centre in Canada. On top of creating and distributing financial products in renminbi, Montreal's financial community will play a specific role in the renminbi market: on the derivatives side. As the Montréal Exchange is the derivatives trading hub for Canadian securities, renminbi derivatives created by financial institutions will be traded in Montreal. Our city is specialized in this cutting-edge area of financial services.
Renminbi futures or currency swaps will diversify the offer of products traded on the Montréal Exchange, while increasing its international appeal.
Montreal has a special relationship with the city of Shanghai, which has been its sister city for nearly 35 years now. One example of the close collaboration between Montreal and Shanghai is a partnership signed in 2013 between Finance Montréal and the Shanghai Financial Association. This deal will increase exchanges of students and professionals of our financial services industries, particularly in the derivatives trading sector.
In 2013 and 2014, representatives of Finance Montréal visited the newly created Shanghai free trade zone, which was designed to facilitate the international trade of goods and services. It was also conceived to increase investment and financial liberalization, including full convertibility of the renminbi, which will further open up the banking sector.
These personal ties and direct contacts between Montreal's and Shanghai's financial communities could be leveraged and further increased by the new renminbi trading centre in Canada. We also see an increasing interest from Chinese banks in opening up branches in Montreal, such as the Bank of China, which opened its first office in 2013. Industrial Bank of China has also announced its intentions to open its first branch in Montreal in 2015.
The Canadian renminbi trading centre could accelerate the penetration of the Montreal market by Chinese financial institutions, a development which we support. All these elements bode well for the financial relationship between China and Canada and also for Montreal, as part of Canada's financial community.
It is now up to us as a nation to seize the opportunities that will arise from this renminbi trading centre and thus further develop a win-win partnership with our Chinese counterparts.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Chers membres du comité, je vous remercie beaucoup de m'avoir invité à participer à vos travaux.
En tant que représentant de l'industrie des services financiers de Montréal, j'aimerais partager avec vous notre point de vue sur l'impact du développement du Centre canadien d'échange du renminbi. De façon globale, nous voyons ce centre d'échange de façon très positive. Le Canada et la Chine ont de bonnes relations qui sont établies depuis longtemps. Ces liens historiques sont profonds et forment une excellente fondation sur laquelle nous pouvons continuer de bâtir, notamment dans l'industrie des services financiers.
L'internationalisation du renminbi représente une occasion d'écrire un nouveau chapitre des relations bilatérales entre le Canada et la Chine. À notre avis, deux principaux éléments seront touchés par le Centre canadien d'échange du renminbi.
Premièrement, les entreprises canadiennes seront en mesure de faire des échanges commerciaux directement en renminbi avec leurs partenaires d'affaires chinois. Cela devrait accroître les activités commerciales entre les deux pays et procurer un avantage concurrentiel supplémentaire aux entreprises canadiennes en raison de la diminution du coût des transactions sur devises.
Deuxièmement, l'industrie des services financiers du Canada, incluant celle de Montréal et du Québec, sera en mesure de créer et de distribuer des produits financiers libellés en renminbi. Cela générera de nouvelles lignes d'affaires pour les institutions financières, procurera de nouvelles occasions d'investissement pour leurs clients institutionnels et particuliers, et accroîtra la réputation mondiale de l'expertise qui caractérise l'industrie des services financiers du Canada, y compris dans le marché des devises.
Le Centre canadien d'échange du renminbi profitera aussi à la Chine, dont l'économie passe de celle de producteur de biens manufacturés à une économie davantage orientée vers la consommation nationale et les investissements mondiaux dans des industries stratégiques. Grâce au Centre canadien d'échange du renminbi, la Chine aura un accès direct aux marchés financiers de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud, qui fonctionneront selon les mêmes fuseaux horaires. Les Chinois pourront aussi bénéficier de la solidité du système financier canadien et de son expertise de classe mondiale, d'un encadrement réglementaire éprouvé protégeant les investisseurs et les consommateurs ainsi que d'un régime fiscal favorable.
J'aimerais ajouter que l'accroissement des relations financières entre le Canada et la Chine n'est pas qu'un pari sur la croissance. Il s'agit aussi d'un investissement dans le changement. On parle ici d'un changement dans la façon dont nous faisons des affaires ensemble. Il s'agit d'un changement dans les produits donnant accès au marché chinois et d'un changement dans les comportements des professionnels de la finance du Canada et de la Chine. En effet, ils s'habitueront de plus en plus aux pratiques en vigueur dans les deux pays. En somme, c'est un investissement dans un futur où la collaboration entre nos communautés financières sera plus importante.
Finance Montréal soutient Toronto et Vancouver dans leur volonté d'agir comme principaux lieux d'échange du renminbi au Canada. À titre de plus grand centre financier du Canada où se trouve la majorité des activités d'échange de devises, Toronto a la capacité et le savoir-faire nécessaires pour gérer une part significative des transactions et des services de compensation en renminbi ayant lieu au Canada.
En tant que porte d'accès vers l'Asie du Pacifique, Vancouver est, de son côté, également très bien positionnée. La ville comporte une population substantielle d'origine chinoise et la Colombie-Britannique offre un programme fiscal incitatif qui peut exempter l'échange de devises étrangères du régime de taxation provincial. La Colombie-Britannique a aussi agi comme pionnière dans les marchés financiers en devenant, en novembre 2013, le premier gouvernement provincial à émettre des obligations libellées en renminbi d'une valeur de 425 millions de dollars.
Quel rôle spécifique Montréal peut-elle jouer dans l’établissement et la mise en oeuvre d’un centre d’échange du renminbi au Canada?
Au Québec, il y a environ 150 000 emplois dans le secteur financier, dont près de 100 000 sont situés à Montréal. Le PIB du secteur financier génère 6,2 % de l'activité économique de la province. Montréal se classe au 18e rang du Global Financial Centres Index parmi les endroits les plus importants au monde. En 2008, elle était classée 31e, ce qui démontre que l'industrie locale est en croissance, qu'elle a eu un bon rendement depuis la crise financière et que le volume d'affaires généré par des institutions financières internationales a augmenté au cours des dernières années.
Montréal entend jouer un rôle actif dans le développement et la mise en oeuvre du Centre canadien d'échange du renminbi. En plus de créer et distribuer des produits financiers libellés en renminbi, la communauté financière de Montréal occupera des fonctions spécifiques dans le marché du renminbi, soit tout ce qui a trait aux produits dérivés. Puisque le centre d'échange canadien des produits dérivés est la Bourse de Montréal, les produits dérivés sur la devise du renminbi qui seront créés par les institutions financières pourront être échangés à Montréal. Notre ville est spécialisée dans ce domaine de pointe.
Des contrats à terme sur devises et des swaps de devises libellées en renminbi pourraient contribuer à diversifier l'offre de produits dérivés échangés à la Bourse de Montréal tout en augmentant le rayonnement international de cette institution financière.
Par ailleurs, Montréal a une relation particulière avec la ville de Shanghai, puisque les deux villes sont jumelées depuis près de 35 ans. Un exemple de cette proximité est l'entente de partenariat signée en 2013 entre Finance Montréal et la Shanghai Financial Association. Cette entente augmentera les échanges entre les étudiants et les professionnels des deux industries financières, particulièrement dans le secteur des produits dérivés.
En 2013 et 2014, des représentants de Finance Montréal ont visité la zone de libre-échange à Shanghai qui a été conçue pour faciliter le commerce international des produits et services. Elle a aussi pour objectif d'accroître les investissements et la libéralisation des services financiers, incluant à terme la conversion libre du renminbi, ce qui ouvrira davantage le secteur bancaire chinois.
Les liens personnels créés entre les représentants des communautés financières de Montréal et de Shanghai pourraient être utilisés comme levier dans le cadre de la mise en oeuvre du Centre canadien d'échange du renminbi. Nous voyons également un intérêt accru de la part des banques chinoises à ouvrir des succursales à Montréal, comme l'a fait, par exemple, la Banque de Chine en ouvrant son premier bureau en 2013. La ICBC a également annoncé son intention d'ouvrir une première succursale à Montréal en 2015.
Le Centre canadien d'échange du renminbi pourrait accélérer la pénétration du marché montréalais par les institutions financières chinoises, ce que nous voyons d'un bon oeil. Tous ces éléments sont de bon augure pour les relations financières entre le Canada et la Chine, mais également pour Montréal en tant que membre de la communauté financière canadienne.
C’est maintenant à nous d’agir et de saisir les occasions qui émergeront de l’établissement du Centre canadien d’échange du renminbi. Ensemble, travaillons à développer un partenariat avec nos contreparties chinoises.
Je vous remercie.
Janet Ecker
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Janet Ecker
2015-02-24 8:59
Thank you very much, Mr. Chair and committee, for this opportunity.
I'm Janet Ecker, president and CEO of the Toronto Financial Services Alliance. With me is Sheryl Kennedy, who is the CEO of Promontory Financial Group Canada and a former deputy governor of the Bank of Canada. Sheryl and her firm were advisers to the TFSA in its leadership role on the RMB initiative.
We are a unique public-private partnership dedicated to growing Toronto region as a top 10 international financial centre. We're a collaboration involving three levels of government, the financial industry, and academia, and we work to grow the sector, to strengthen our global reputation, and to enhance our competitiveness as an international centre.
It was a logical step for us to seek an agreement with China to designate Canada as an RMB trading hub. Let me explain.
As members know, Canada's economy is becoming more globally oriented. International trade and investments contribute more to the country's bottom line, with China now our second-largest trading partner, after the U.S. Bank of Canada governors and the Canadian government are encouraging our businesses to reach out around the world.
Our financial industry is part of that story. After surviving the global crisis relatively unscathed, financial firms used this strength to grow their global footprint, thus benefiting our economy.
For example, financial services trade continues to expand. Since 2000, global exports have tripled, while Canadian exports have nearly quadrupled. The financial services share of total Canadian services exports rose steadily, almost doubling from 5.9% a decade ago to 11% in 2013. Canada's outward financial services foreign direct investment has more than tripled since 1999. In 2013, the sector accounted for 53% of Canada's total FDI stock abroad, up from 44% a decade earlier. One third of Canadian banks' revenue is generated from outside Canada. Canadian insurance firms such as Manulife and Sun Life rank among the top 20 in the world and are active in Asian markets and beyond. Canada's large pension funds rank number three in the world in terms of assets and are well regarded global investors, particularly in infrastructure projects, a pressing need in Asian and other markets.
We also recognize that China was seeking to internationalize its currency and had already designated a number of trading hubs in such places as Hong Kong, Singapore, and London. A centre for the Americas only made sense.
To achieve it, however, would take the collaborative efforts of the financial industry and government. As is typical of TFSA initiatives, we reached out to our industry and government partners to create a working group to drive this initiative. Its members include representatives of a cross-section of domestic and international institutions active in Canada, as well as the federal and Ontario governments and the Bank of Canada as observers.
We were also very pleased that a broad spectrum of business and other organizations supported the initiative. The Canadian Chamber of Commerce, the Canadian Manufacturers & Exporters, the Canada China Business Council, the Canadian Council of Chief Executives, Toronto, Finance Montréal, AdvantageBC, the B.C. government, the Asia Pacific Foundation, and Export Development Canada have all lent their support. It is particularly worth drawing the committee's attention to the fact that AdvantageBC, TFSA, and Finance Montréal are working collaboratively on this initiative, underlining both the national reach of the industry, despite the fact that it is headquartered in Toronto region, and the fact that the benefits of this agreement will accrue across the country.
As the committee knows, in November Prime Minister Harper signed the agreement with China to designate Canada as an RMB trading hub for the Americas. I had the privilege of attending the announcement in Beijing and would like to congratulate the government on this successful initiative.
The committee knows that there are three measures that were part of the agreement: designating the Industrial and Commercial Bank of China as the clearing bank, setting up the reciprocal currency swap line, and also establishing a renminbi qualified foreign institutional investor quota to Canadian financial institutions
What does this mean for the economy and Canadian business? The measures announced will allow direct exchange and trade operations between our two countries. As a result, Canadian firms doing business with China will no longer be required to settle their transactions through an intermediate currency such as the U.S. dollar, thereby mitigating currency risks and reducing transaction costs. An HSBC survey showed 55% of Chinese businesses said they would offer discounts to their trading partners for RMB-denominated transactions.
On the broader economic impacts, TFSA sponsored the Canadian Chamber of Commerce report that cited direct trade benefits alone of an RMB trading hub at over $32 billion over the next 10 years. In addition, Canadian financial institutions will benefit by being able to provide a broad range of services and products throughout the Americas: trade finance, contract bonding, chequing accounts, short-term liquidity, long-term financing, and investment products.
The bottom line is that this agreement will continue to raise our stature as a global financial centre with a major financial industry in this country, facilitate increased investment in trade, and strengthen Canada's broader economic relationship with China. As we seek to broaden our base of trading partners, building the reach and expertise of our financial sector and emerging economies around the world is critical. This is another important step in that direction. We now need to take advantage of this opportunity.
Thank you very much.
Monsieur le président, membres du comité, je vous remercie de l'occasion que vous m'offrez.
Je m'appelle Janet Ecker. Je suis présidente et directrice générale de la Toronto Financial Services Alliance. Je suis accompagnée aujourd'hui de Sheryl Kennedy, présidente et directrice générale de Promontory Financial Group Canada et ancienne sous-gouverneure de la Banque du Canada. Sheryl et des membres de la société qu'elle dirige ont agi à titre de conseiller de la TFSA et l'ont aidée à jouer un rôle de premier plan dans le cadre de l'initiative liée à la plaque tournante du RMB.
Notre organisation est le fruit d'un partenariat public-privé hors du commun qui consacre ses énergies à faire de la région de Toronto l'un des 10 principaux centres financiers du monde. Elle est née de la collaboration d'organismes provenant des trois échelons de gouvernement, du secteur financier et du secteur universitaire, et elle s'efforce de contribuer à la croissance de l'industrie, de renforcer notre réputation à l'échelle mondiale et d'accroître notre compétitivité en tant que carrefour international.
Il était logique pour nous de chercher à conclure un accord avec la Chine afin que le Canada soit désigné à titre de plate-forme d'échange du RMB. Si vous le permettez, je vais fournir des explications à ce sujet.
Comme vous le savez, l'économie canadienne est de plus en plus axée sur les marchés mondiaux. Le commerce et les investissements à l'échelle internationale ont une incidence plus grande qu'auparavant sur la situation financière du Canada. La Chine est à présent notre deuxième partenaire commercial en importance après les États-Unis, et les gouverneurs de la Banque du Canada et le gouvernement du Canada encouragent les entreprises du pays à créer des liens partout dans le monde.
L'industrie financière canadienne a joué un rôle dans tout cela. Après s'être sorties relativement indemnes de la crise mondiale, les sociétés financières ont mis cet avantage à profit afin d'accroître leur présence sur le marché mondial, ce qui a profité à notre économie.
Par exemple, le commerce des services financiers continue de prendre de l'expansion. Depuis 2000, les exportations mondiales ont triplé, tandis que les exportations canadiennes ont presque quadruplé. La part des services financiers dans les exportations totales de services du Canada a augmenté de façon constante — cette part était de 11 % en 2013, ce qui représente presque le double de ce qu'elle était il y a une dizaine d'années de cela, où elle s'élevait à 5,9 %. L'investissement direct à l'étranger du Canada dans le secteur des services financiers a plus que triplé depuis 1999. En 2013, une proportion de 53 % de l'IDE total du Canada était liée aux services financiers, alors que, il y a 10 ans environ, cette proportion s'élevait à 44 %. Le tiers des recettes des banques canadiennes sont générées à l'étranger. Des compagnies d'assurance canadiennes, par exemple Manuvie et Sun Life, se classent parmi les 20 principales compagnies d'assurance en importance à l'échelle internationale, et elles sont actives sur les marchés asiatiques et ailleurs dans le monde. L'actif des principaux régimes de pension du Canada est le troisième en importance dans le monde, et ces régimes sont vus d'un bon oeil par les investisseurs du monde entier, surtout ceux qui investissent dans des projets d'infrastructures, lesquels représentent un besoin urgent en Asie et dans d'autres marchés.
Nous sommes également conscients du fait que la Chine cherchait à internationaliser sa monnaie et avait déjà établi un certain nombre de plates-formes d'échange à divers endroits, notamment à Hong Kong, à Singapour et à Londres. L'établissement d'un centre pour les Amériques allait de soi.
Cela dit, cette initiative exigeait les efforts concertés de l'industrie financière et du gouvernement. Comme nous le faisons généralement dans le cadre de projets de la TFSA, nous sommes entrés en contact avec nos partenaires de l'industrie et du gouvernement en vue de constituer un groupe de travail qui serait chargé de diriger l'initiative. Ce groupe comprend des représentants d'un groupe représentatif d'institutions nationales et internationales actives au Canada, de même que de représentants du gouvernement fédéral, du gouvernement de l'Ontario et de la Banque du Canada, qui ont qualité d'observateurs.
En outre, nous étions très heureux qu'un vaste éventail d'entreprises et d'autres organisations appuient l'initiative. Parmi ces organisations, mentionnons la Chambre de commerce du Canada, Manufacturiers et exportateurs du Canada, le Conseil d'affaires Canada-Chine, le Conseil canadien des chefs d'entreprise, la Ville de Toronto, Finance Montréal, AdvantageBC, le gouvernement de la Colombie-Britannique, la Fondation Asie-Pacifique et Exportation et développement Canada. Toutes ces organisations nous ont offert du soutien. Il convient tout particulièrement de souligner que cette initiative est le fruit d'une collaboration entre AdvantageBC, la TFSA et Finance Montréal, ce qui met en évidence le fait que l'industrie, malgré qu'elle soit établie dans la région de Toronto, a une envergure nationale, et que les effets bénéfiques de l'accord se feront sentir partout au pays.
Comme vous le savez, en novembre dernier, le premier ministre Harper a signé avec la Chine l'accord faisant du Canada la plaque tournante du RMB pour les Amériques. J'ai eu le privilège d'assister à l'annonce faite à Beijing, et j'aimerais féliciter le gouvernement d'avoir mené à bien cette initiative.
Les membres du comité savent que l'accord était constitué de trois éléments, à savoir la désignation de la Banque industrielle et commerciale de Chine à titre de banque de compensation, l'établissement d'un accord d'échange de devises et l'octroi aux institutions financières canadiennes d'un quota, d'un montant en RMB au titre du programme des investisseurs institutionnels étrangers qualifiés.
Qu'est-ce que cela représente pour l'économie et les entreprises canadiennes? Les mesures annoncées permettront aux deux pays d'effectuer directement des opérations de change. Par conséquent, les sociétés canadiennes qui font des affaires avec la Chine n'auront plus à effectuer leurs transactions au moyen d'une devise intermédiaire comme le dollar américain, ce qui permettra d'atténuer les risques liés aux devises et de réduire les coûts dont s'assortissent les transactions. D'après un sondage mené par la HSBC, une proportion de 55 % des entreprises chinoises offriraient des rabais à leurs partenaires commerciaux si leurs transactions étaient libellées en RMB.
En ce qui concerne les retombées économiques d'ordre plus général, je mentionnerai que la TFSA est à l'origine du rapport de la Chambre de commerce du Canada selon lequel les seuls avantages commerciaux directs découlant d'une plate-forme d'échange du RMB se chiffreraient à plus de 32 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années. De surcroît, la plate-forme profitera aux institutions financières canadiennes puisqu'elle leur permettra d'offrir dans l'ensemble des Amériques une vaste gamme de produits et de services, notamment en ce qui a trait au financement des transactions commerciales, au cautionnement des marchés, aux comptes de chèques, aux liquidités à court terme, au financement à long terme et aux produits de placement.
Pour l'essentiel, l'accord contribuera à améliorer notre image de centre financier mondial doté d'une industrie financière de premier plan, à accroître les investissements dans le commerce et à renforcer les liens économiques entre le Canada et la Chine. Au moment où nous nous efforçons d'accroître notre bassin de partenaires commerciaux, l'accroissement du rayonnement et de l'expertise de notre secteur financier et des économies émergentes du monde entier est un élément crucial. L'accord représente une étape importante dans cette voie. Nous devons à présent saisir l'occasion qui s'offre à nous.
Merci beaucoup.
View Nathan Cullen Profile
NDP (BC)
Thank you, Chair.
Thank you to our guests for being here. I don't have a great number of questions. Some of the testimony we've heard this morning has been supportive, as Mr. Kingston and others have said, of testimony we've heard before. Some of the paths we've already been down before, so I won't repeat those.
Mr. Kingston, I think you talked about the “first mover” advantage. Can you elaborate a bit more on that? What distinctly needs to happen, or what may happen in the next three to four years, before other North or South American competitors bring a hub into their jurisdictions?
Merci, monsieur le président.
Je remercie nos invités de leur présence. Je n'ai pas énormément de questions à poser. Comme M. Kingston et d'autres personnes l'ont dit, quelques-uns des propos qui ont été formulés aujourd'hui vont dans le sens de témoignages que nous avons entendus antérieurement. Par conséquent, je ne m'engagerai pas dans des voies que nous avons déjà explorées.
Monsieur Kingston, je crois que vous avez fait allusion à l'avantage que confère l'initiative. Pourriez-vous nous en dire un peu plus long à ce sujet? Qu'est-ce qui devrait ou pourrait se produire au cours des trois ou quatre prochaines années, c'est-à-dire avant que des administrations concurrentes d'Amérique du Nord ou du Sud se dotent elles aussi d'une plaque tournante?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2015-02-24 9:06
Yes, the first mover advantage is critical. It will really be important first for financial institutions. Canada, being the only country in the Americas to have this designation, has a very short window before China liberalizes its capital account to offer these services, not only to Canadian companies but to companies in the Americas that deal with China.
The second piece of this is taking advantage of the lower transaction costs and increasing trade with China. For companies particularly in resources where margins can be particularly thin, having this lower transaction cost means there's actually a chance to beat out competitor countries and win contracts in China.
Oui, l'avantage octroyé par le fait d'être les premiers est crucial. Cet avantage se révélera vraiment important en premier lieu pour les institutions financières. Comme le Canada est le seul pays des Amériques à posséder cette désignation, il dispose d'un très court créneau avant que la Chine ne libéralise son compte de capital pour offrir de tels services non seulement aux entreprises canadiennes, mais également aux entreprises des Amériques qui font des affaires avec la Chine.
En outre, nous devons tirer parti du faible coût des transactions et accroître nos échanges commerciaux avec la Chine. Le fait de pouvoir effectuer des transactions à coût peu élevé offre aux entreprises — surtout celles du secteur des ressources où les marges bénéficiaires peuvent être particulièrement faibles — une chance de damer le pion à des concurrents d'autres pays et de décrocher des contrats en Chine.
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NDP (BC)
I know it's speculative, and you're not in the industry yourself, but if, for example, there are two LNG proposals happening, is there a lower transaction cost if you're able to trade in RMB coming through Canada than the States?
Je sais qu'il s'agit d'une question de nature hypothétique et que vous ne faites pas vous-même partie de l'industrie, mais j'aimerais savoir si, dans l'éventualité où, par exemple, deux propositions relatives à du GNL sont présentées, le coût lié à la transaction sera plus faible si cette transaction est libellée en RMB à partir du Canada plutôt que si elle est effectuée depuis les États-Unis.
Brian Kingston
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Brian Kingston
2015-02-24 9:06
Yes, there would be lower transaction costs there. Other examples—
Oui, le coût lié à la transaction serait plus faible. D'autres exemples...
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NDP (BC)
Let me stop you on that one. We also heard from another witness that American or South American companies may come through Canada's trading hub in order to make deals happen in their home countries. I want to distinguish where the advantage is and isn't. Let's just take LNG as an example, because it's a live issue in the province that I and Mr. Saxton and others come from.
If an American firm wants to set up an LNG deal with China in America, can they not use a hub through Canada to lower those transaction costs, the same way a Canadian firm would trying to access a deal here in Canada directly?
Permettez-moi de vous interrompre là-dessus. Un autre témoin nous a dit que des entreprises américaines ou sud-américaines pourraient passer par la plate-forme d'échange canadienne afin de conclure des marchés dans leur pays d'attache. Je tiens à cerner en quoi précisément consiste l'avantage. Prenons l'exemple du GNL, vu qu'il s'agit d'un problème très actuel dans la province dont M. Saxton et moi, entre autres, sommes originaires.
Est-ce qu'une société américaine qui veut conclure un marché en matière de GNL avec la Chine aux États-Unis peut utiliser la plaque tournante canadienne afin d'abaisser les coûts liés à la transaction, de la même façon que le ferait une entreprise canadienne au moment de tenter de décrocher un contrat ici au Canada?
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