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CPC (MB)
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Zilberbrant, I was intrigued by the comment you made about evening the playing field domestically as well as in the foreign sector. I would assume that your company is somewhat involved in the foreign sector and that it would also apply to you with regard to some of your materials.
I'm just very curious about the importance of that, for instance, when you're talking about carbon emissions and the need for those to be equal.
Why is it so important for Canada as we go forward to make sure we have an even playing field not only domestically but also with all of the foreign entities and especially the ones we have to trade with?
Merci, monsieur le président.
Monsieur Zilberbrant, le commentaire que vous avez formulé au sujet de la nécessité de créer des règles équitables à l'échelle nationale ainsi qu'à l'échelle internationale m'a intrigué. Je présume que votre entreprise mène des activités à l'échelle internationale et que cela s'appliquerait également à vous et à certains de vos matériaux.
Je suis seulement très curieux au sujet de l'importance de cette initiative, par exemple lorsque vous parlez des émissions de carbone et de la nécessité de les rendre équitables.
Pourquoi est-il si important que le Canada veille à établir des règles équitables, non seulement à l'échelle nationale, mais également à l'échelle internationale et surtout en ce qui concerne les pays avec lesquels nous devons faire des échanges commerciaux?
Greg Zilberbrant
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Greg Zilberbrant
2015-06-09 9:48
I'm referring to the fact that when we look at something like cement, we are a commodity-based business and a commodity-based business on a very large scale in terms of volume and tonnage. The importance of the foreign aspect of the even playing field is the fact that our material can travel quite a distance, and manufacturing facilities in other parts of the world can send their material quite a distance.
The even playing field is really a reflection of our ability to remain competitive in the domestic market considering other jurisdictions that may not have the same impact on whatever the carbon mechanism is and that are able to import into Canada.
Je fais référence au fait que lorsqu'il s'agit d'un produit comme le ciment, nous sommes une entreprise fondée sur un produit et nous avons un volume et un tonnage très élevés. En ce qui concerne les règles équitables, c'est important à l'échelle internationale, car notre matériau peut être transporté sur de grandes distances, et d'autres usines de fabrication dans d'autres régions du monde peuvent également expédier leurs matériaux sur de grandes distances.
Les règles équitables concernent vraiment notre capacité de demeurer concurrentiels sur le marché national si l'on tient compte que d'autres pays ne subissent peut-être pas les mêmes effets en ce qui concerne le mécanisme lié au carbone et qu'ils sont en mesure de vendre leurs produits au Canada.
Thang Nguyen
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Thang Nguyen
2015-06-04 13:06
Mr. Chairman and distinguished members of the subcommittee.
Last year I appeared before the subcommittee to address the trafficking of Vietnamese workers in some 40 countries across the globe, such as Malaysia, Taiwan, Jordan, France, England, Cyprus, and even America, and Algeria, Ghana, and many other countries.
This form of modern day slavery is rooted in the Vietnamese government's official labour export program. Today I would like to address the broader issue of workers' rights in the context of the ongoing negotiations on the Trans-Pacific Partnership, TPP, in which Canada is a negotiating partner.
In early 2014, we invited the mother of Do Thi Minh Hanh to testify before the U.S. Congress. Do Thi Minh Hanh is a labour union organizer. She was serving a prison sentence for her efforts to organize labour unions in Vietnam. That hearing and effective advocacy by labour unions galvanized close to 200 U.S. members of Congress to make the right of Vietnamese workers to form free and independent trade unions a major component of the TPP agreement.
Last month, even President Obama publicly stated that that is the precondition for Vietnam joining the TPP. Vietnam is the only TPP negotiating partner that outlaws free and independent labour unions. All organizers of independent labour unions in Vietnam have either been imprisoned or fled to other countries to avoid arrest.
Twelve months ago, we launched a campaign to make religious freedom an objective of TPP negotiations. On May 22, just a few weeks ago, the U.S. Senate passed the trade promotion authority, also known as fast track, with specific language that sets religious freedom as one of the trade negotiation's priorities.
We are urging the U.S. House of Representatives right now to adopt the same amendment. If signed into law, this will be the first time in U.S. history that religious freedom will be an objective of trade negotiations. This is particularly important because TPP will not be just another trade agreement, as its name implies; TPP will also send a message to the world that its members regard each other as trusted partners.
As such, TPP membership should not be extended to governments that brutally repress religion. The repression of religion is ongoing in Vietnam. Forced renunciation of faith is still commonplace in many provinces. Catholicism is practically outlawed in the three northern provinces of Dien Bien, Son La, and Lai Chau. Religious leaders and followers have been physically assaulted, or even tortured—some of them to death.
We estimate that some 150 to 200 people are currently in prison because of their faith. The Vietnamese national assembly is considering the country's first law on religion. Its current draft stipulates that all religious group activities, even in private homes, must be pre-registered with and approved by the government.
It will be hard for the U.S. government or any government in the free world to justify becoming a partner of such a repressive regime. I therefore urge the Canadian House of Commons through this committee to support our efforts to use the ongoing trade negotiations as leverage to promote human rights in Vietnam, particularly workers' rights to form free and independent labour unions and all citizens' rights to religious freedom. After all, trade should contribute to a better world and not strengthen the hands of tyrants.
Thank you.
Bonjour, monsieur le président et bonjour, distingués membres du sous-comité.
L'an dernier, j'ai comparu devant le sous-comité pour parler de la traite des travailleurs vietnamiens dans quelque 40 pays, notamment la Malaisie, Taïwan, la Jordanie, la France, l'Angleterre, Chypre, et même les États-Unis, et l'Algérie, le Ghana, et de nombreux autres pays.
Cette forme d'esclavage de l'ère moderne est ancrée dans le programme officiel d'exportation de main-d'oeuvre du gouvernement vietnamien. Aujourd'hui, j'aimerais parler de l'enjeu plus vaste des droits des travailleurs dans le contexte des négociations en cours dans le cadre du PTP, le Partenariat transpacifique, dans lequel le Canada est un partenaire de négociation.
Au début de 2014, nous avons invité la mère de Do Thi Minh Hanh à comparaître devant le Congrès américain. Do Thi Minh Hanh est une organisatrice syndicale. Elle purgeait une peine d'emprisonnement pour sa participation à l'organisation de syndicats au Vietnam. Cette audience et les actions revendicatrices efficaces entreprises par les syndicats ont galvanisé près de 200 membres du Congrès américain à faire du droit des travailleurs vietnamiens de former des syndicats libres et indépendants un élément principal de l'accord du PTP.
Le mois dernier, même le président Obama a affirmé publiquement qu'il s'agit d'une condition préalable à la participation du Vietnam au PTP. Le Vietnam est le seul partenaire de négociation du PTP qui interdit les syndicats libres et indépendants. Tous les organisateurs de syndicats indépendants au Vietnam ont été emprisonnés ou ont dû s'enfuir dans d'autres pays afin d'éviter l'arrestation.
Il y a 12 mois, nous avons lancé une campagne pour faire de la liberté religieuse un objectif des négociations liées au PTP. Il y a quelques semaines, le 22 mai, le Sénat américain a adopté la trade promotion authority, une procédure accélérée, dont le libellé précise que la liberté religieuse est l'une des priorités des négociations commerciales.
Nous prions la Chambre des représentants des États-Unis d'adopter immédiatement le même amendement. S'il est adopté, ce sera la première fois dans l'histoire des États-Unis que la liberté de religion représentera un objectif de négociation commerciale. C'est important, car le PTP ne sera pas seulement un autre accord commercial, comme son nom le suggère; il fera également savoir au reste du monde que ses membres considèrent les autres signataires comme étant des partenaires dignes de confiance.
Ainsi, l'adhésion au PTP ne devrait pas être offerte aux gouvernements qui répriment brutalement l'expression de la religion. La répression de la religion se poursuit au Vietnam. Dans de nombreuses provinces, on force fréquemment les gens à renoncer à leur foi. Le catholicisme est pratiquement interdit dans les trois provinces nordiques de Dien Bien, Son La, et Lai Chau. Des dirigeants religieux et leurs disciples ont été agressés physiquement ou même torturés — et certains à mort.
Nous estimons que de 150 à 200 personnes sont actuellement emprisonnées en raison de leur foi. L'assemblée nationale vietnamienne envisage d'adopter la première loi du pays sur la religion. L'ébauche actuelle stipule que toutes les activités menées par des groupes religieux, même dans des résidences privées, doivent être préalablement enregistrées et approuvées par le gouvernement.
Il sera difficile pour le gouvernement américain, ou pour n'importe quel gouvernement dans le monde libre, de justifier l'établissement d'un partenariat avec un régime aussi répressif. C'est pourquoi je prie la Chambre des communes du Canada, par l'entremise de votre comité, d'appuyer nos efforts en vue d'utiliser les négociations commerciales en cours pour promouvoir les droits de la personne au Vietnam, surtout le droit des travailleurs de former des syndicats libres et indépendants, et le droit de tous les citoyens à la liberté de religion. Après tout, le commerce devrait contribuer à la formation d'un monde meilleur, et non à renforcer le pouvoir des tyrans.
Merci.
Francisco Suarez Davila
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H.E. Francisco Suarez Davila
2015-06-02 11:05
Thank you, Mr. Chairman.
It is really a privilege to participate in these hearings organized by the foreign affairs committee on the possible issues faced by the next North American leaders' summit. Events and ideas have certainly shifted since I last had the pleasure to be in Parliament, in the Senate last year, but I think the changes have been mostly for the good.
Although of course we face old and new challenges, some of which can be solved in the short term, others will require a long-term agenda. I think three in particular are good news. Canada and Mexico, acting together, are making progress to reverse the U.S. protectionist measures on COOL. That's really good news. We're working together with Canada on the TPP negotiations. There has also been significant progress made on the very difficult issue of ISIS.
I will attempt to highlight 10 very quick points, the main topics that I believe are essential for the North American agenda.
First, obviously, is energy cooperation. I think that's the real and the most important driver for trilateral cooperation. Of course, there are new factors, one of which is the falling price of oil. In the short term, that has reduced the appetite for investment, particularly in deepwater drilling and shale-oil fracking. But Mexico's energy performance is in the process of full implementation. It will require some adjustments in that the investment will take place not in deepwater or shale gas but in the easier areas.
The three energy ministers met for the first time in Washington at the end of last year to put in place, for the first time, a working agenda. An important part is a shared medium-term energy outlook on the potential. Mexico sees energy as a driver to push forward the industrialization process. Particularly, we see that cheap gas will give the area a vast competitive edge in manufacturing, in automobiles, and in aerospace. This has triggered lots of investment.
Last week there was a second ministerial meeting of the three energy ministers working together on climate change, clean energy technologies, energy efficiency, and carbon capture. Electricity generation is often forgotten. One speaks about oil, in the case of Mexico, but electricity generation and converting from fuel oil to gas will require significant investment in the order of $90 billion. Another area in which we're working closely with Canada is on best regulatory practices in shale gas and avoiding water pollution and waste. Here we are working very closely with the energy regulator in Alberta.
Large investments are already taking place in oil and gas pipelines within our country and linking them to the borders. Mexico will be building a total of 10,000 kilometres' worth of pipelines with about $20 billion in investment. Canadian companies like TransCanada and ATCO are already working on something like 2,000 kilometres of pipelines, which is the the size of Keystone. That's already in place.
The area of trade negotiations is a very significant area. I mentioned that we're working together to reverse the U.S. measures on COOL, but we're also working very closely with Canada to advance on TPP negotiations. Although we have cautious optimism on the part of Mexico, we think we could be able to conclude an agreement by the end of the year. We view TPP as an area to expand trade with Asia, as you do, but also as the easiest way to update and upgrade NAFTA to make it a second-generation, state-of-the-art treaty.
We have two main concerns, I think, that are probably the main obstacles. If there is no fast-track authority by the U.S. Congress, then this won't move forward. The second concern is that the U.S. Congress does not overburden the negotiations with issues that of course are important in their own right but are related to the domestic agenda and have nothing to do with trade. Take religious liberty and whether we agree with religious liberty. That has nothing to do with trade, and it will create a cost on other countries—not for us, obviously.
Intellectual protectionism is creeping. We obviously believe in intellectual property, but intellectual property protected for a century is perhaps a bit excessive. This might affect areas like pharmaceuticals, which need a more limited period of protection. We have, of course, the usual suspects in such products as dairy and apparel, but as I mentioned, we are confident that we can come to an agreement by the end of the year.
Border competition I won't mention. I think stupendous work has been done by my colleagues at the Canadian Council of Chief Executives. I think there we were working a bit at cross purposes.
There are two border commissions. One is a border commission and one is a regulatory commission. One is between the U.S. and Canada, and the other one is between the U.S. and Mexico. To some extent some of the border issues are specific, but some were common. I think now we're working to have some amount of convergence.
In terms of infrastructure investment, the three countries lack infrastructure investment along our borders, and within our borders. We have a vast program totalling $600 billion. There again we will be working on roads, railroads, and ports. There is a large megaproject for Mexico City with a fantastic Norman Foster design. Canadian companies like Bombardier are active in these fields.
There's a great deal of Mexican interest in working on the logistic corridors. A clear logistic corridor is one that goes from Winnipeg right down the centre of the United States and into Mexico, and there's interest in investing in CentrePort in Winnipeg. As I think some of the other speakers have said, I think NADB is North American in name only. It's an institution that can really work to invest for the three countries in the infrastructure and in environment.
In terms of innovation and education, I think it's essential to invest in those. Education links are substantially lacking despite the great progress that has been made in trade and investment. The three countries are now working on relevant programs that are specifically to increase the number of scholarships and to increase the number of agreements between universities and businesses to promote joint products for investment and technology. We will be working with Canada and with Canada's international education division on the science and technology agreement between Canada and Mexico.
People mobility is a more ample concept and less politically sensitive one than is labour mobility. We're very pleased with the recent decision by the Canadian government, as the letter from the Prime Minister to our President says, to eliminate visa requirements for a very large number of Mexicans. As you know, this means requirements for visas will be reduced or they will be replaced with the new trend, which is an electronic travel authority. We very much welcome this. There are some outstanding issues. Perhaps I can comment on those later. We already have a political decision by the three leaders to have a North American trusted traveller program linking NEXUS, Global Entry, and SENTRI.
The Mexico-Canada seasonal agriculture workers program has been a success for 40 years. We have been working particularly with some of the western provinces that have severe shortages of semi-skilled workers, and we would hope some progress will be made so that eventually agreements would be made to facilitate the movement of semi-skilled workers for which there is need in the western provinces.
We are convinced that we cannot make progress if diplomacy does not extend to governors and premiers. Fortunately, for the first time, in Colorado in November, there will be a meeting of the governors and premiers of the three countries, which will be great in preparing for the summit. I think we have to work in cooperation towards our continent, and I think there Mexico and Canada should work to collaborate with Cuba in its transition process, and we have to work with Central America and Haiti. Otherwise I think we will have problems requiring a wide vision.
I want to emphasize that our starting point, our best economic platform, is North America itself. Trade within North America is more than $1 trillion, more than trade with TPP countries which, excluding US and Canada obviously, is $800 million.
Trade with Europe is less than trade within North America. Our key priority is to make our region more dynamic and competitive. The North American countries are obviously among the largest and most dynamic countries in the world. In 2013 Mexico was the eighth-largest economy. I think we can no longer see it as a question of trade. It is a matter of value chains, and there the intraregional trade is very important.
I would point out that there's a basic trend emerging in which Mexico in some quarters is not seen as a complement but rather as a competitor, particularly in the automobile sector. I think we have to work there on a good narrative to convince people that it's not labour costs. It's overall productivity and a host of other factors, but the North American automobile and aerospace industries are integrated. A car produced in Mexico has Canadian and U.S. parts.
I will make a number of last remarks, a conclusion.
After two full winters as Mexico's ambassador to Canada, I want to conclude on a positive, personal note with optimism, obviously encouraged by the summer weather and having survived two particularly hard winters. After that, it's nothing: I can be positive; I can be optimistic.
On the future of North American corporations, I have discussed all of this during this period with bilateral skeptics who return to the past, with trilateral enthusiasts who look to the future, with those who measure results by the half-full glass, and with others by a half-empty one.
Twenty years of NAFTA, in my view, yielded huge results, but that grand old lady has aged and has become wrinkled. I feel now that over the past two years we are in the spirit of a revival. People like former Secretary George Shultz have spoken of it, in recent fora, as a North American economic powerhouse. This is compared with secular stagnation in Europe and Japan and with emerging countries, which are losing momentum.
I think we have new drivers of growth. It's energy. It's trade negotiations. It's infrastructure investment. Mexico is becoming a new growth driver, approaching growth rates of 4% to 5%, and there is a manufacturing revival in the region, new ideas and new studies. In my view, the relationship between Canada, Mexico, and the United States has now increased and covers a wide spectrum of topics, with increasing depth, with an increasing number of actors from the business community, thinkers, provincial and city governments, fora, institutional mechanisms like the Canada-Mexico Partnership. There are new flights coming every day and large investments both ways. Now Bimbo is investing in Canada. I think it almost doesn't matter if top governments are involved in electoral matters. We're getting to know each other better. There are of course obstacles and issues, but we are advancing at different speeds according to the issues. It's nothing dramatic, but I think there's an inner momentum and steady progress.
I will conclude by particularly congratulating your committee because you're acting with great vision and a great sense of timeliness in getting together these ideas well ahead of the summit. I really congratulate you because I think it's really far-sighted.
Thank you very much for inviting me.
Merci, monsieur le président.
C'est vraiment un privilège de participer à ces audiences organisées par le Comité des affaires étrangères au sujet des questions susceptibles d'être débattues au cours du prochain Sommet des leaders nord-américains. Les événements et les idées ont bien sûr beaucoup évolué depuis la dernière fois que j'ai eu le plaisir de me trouver au Parlement, en fait au Sénat, l'année dernière, mais je crois que ces changements ont été dans l'ensemble bénéfiques.
Bien sûr, nous faisons face à des défis, anciens et nouveaux, dont quelques-uns pourront être résolus dans le court terme et d'autres qui appellent des solutions à long terme. Je pense qu'il y a trois événements en particulier qui sont de bonnes nouvelles. Le Canada et le Mexique, agissant de concert, tentent avec un certain succès d'amener les États-Unis à rapporter les mesures protectionnistes qu'ils ont prises à propos de l'étiquetage COOL (étiquetage relatif au pays d'origine). C'est vraiment une excellente nouvelle. Nous travaillons également avec le Canada dans le cadre des négociations sur le PTP. Nous avons fait également des progrès significatifs sur la question fort complexe de l'ISIS.
Je vais essayer de faire très rapidement 10 remarques, qui portent sur les principaux sujets qui sont, d'après moi, essentiels pour l'agenda nord-américain.
Premièrement, et cela est évident, il y a la collaboration en matière d'énergie. Je pense que c'est le principal vecteur de la collaboration trilatérale. Bien sûr, il y a de nouveaux facteurs, dont l'un est la baisse du prix du pétrole. À court terme, cela a eu pour effet de réduire l'appétit des investisseurs, en particulier pour les forages en eau profonde et la fracturation pour le pétrole de schiste. Le programme énergétique mexicain est en train d'être intégralement mis en oeuvre. Il va falloir lui apporter quelques modifications parce que les investissements ne vont pas viser l'exploration en eau profonde ou le pétrole de schiste, mais plutôt les secteurs plus faciles.
Les trois ministres de l'Énergie se sont rencontrés pour la première fois à Washington à la fin de l'année dernière, pour mettre en place, pour la première fois encore, un programme de travail. Un aspect important consiste à en arriver à un point de vue commun sur l'évolution du secteur de l'énergie à moyen terme, en ce qui touche les possibilités. Le Mexique considère que l'énergie est un vecteur qui fait progresser le processus d'industrialisation. En particulier, nous pensons que l'essence bon marché va donner à la région un avantage concurrentiel dans le secteur de l'industrie et dans ceux de l'automobile et de l'aérospatiale. Cet aspect est à l'origine de nombreux investissements.
La semaine dernière, il y a eu une deuxième réunion ministérielle des trois ministres de l'Énergie qui ont travaillé ensemble sur le changement climatique, les technologies en matière d'énergie propre, l'efficacité énergétique et la capture du carbone. La production d'électricité est souvent oubliée. On parle beaucoup de pétrole, dans le cas du Mexique, mais la production électrique et le passage du pétrole au gaz vont exiger des investissements importants de l'ordre de 90 milliards de dollars. Un autre secteur dans lequel nous travaillons en étroite collaboration avec le Canada est celui des bonnes pratiques en matière de réglementation du gaz de schiste, de la pollution de l'eau et des déchets. Nous travaillons très étroitement dans ce domaine avec les autorités de réglementation de l'énergie en Alberta.
Nous effectuons déjà des investissements importants pour les gazoducs et les oléoducs au Mexique, et aussi, pour les relier à la frontière. Le Mexique va construire 10 000 kilomètres de pipelines qui représentent environ un investissement de 20 milliards de dollars. Des sociétés canadiennes comme TransCanada et ATCO travaillent déjà sur quelque 2 000 kilomètres de pipeline, ce qui correspond à la taille du pipeline Keystone. Cela est déjà en place.
Le domaine des négociations concernant les échanges commerciaux est un domaine très important. J'ai mentionné que nous travaillions ensemble pour faire rapporter les mesures qu'ont prises les États-Unis à propos du COOL, mais nous travaillons également en étroite collaboration avec le Canada pour faire progresser les négociations sur le PTP. Le Mexique fait preuve d'un optimisme prudent, mais nous pensons que nous devrions pouvoir conclure l'entente d'ici la fin de l'année. Nous considérons le PTP comme une façon d'augmenter nos échanges commerciaux avec l'Asie, comme vous le pensez, mais également comme la façon la plus facile de mettre à jour et d'améliorer l'ALENA pour en faire un traité de deuxième génération, à la pointe de ce genre de traités.
Nous avons deux principales préoccupations qui, d'après moi, sont probablement les principaux obstacles. Si le Congrès des États-Unis n'adopte pas une procédure accélérée, je crois que cela ne se fera pas. La deuxième préoccupation est le risque que le Congrès des États-Unis complique les négociations en les faisant porter sur des questions qui ont bien sûr une certaine importance, mais qui concernent un agenda interne et qui n'ont rien à voir avec le commerce. Pensez à la liberté religieuse et à la question de savoir si nous sommes favorables à la liberté religieuse. Cela n'a rien à avoir avec les échanges commerciaux et cela va imposer des coûts à d'autres pays — pas pour nous, évidemment.
Le protectionnisme intellectuel menace. Nous sommes évidemment favorables à la propriété intellectuelle, mais une protection d'une durée d'un siècle pour la propriété intellectuelle est peut-être un peu excessive. Cela pourrait toucher des domaines comme les produits pharmaceutiques, qui ont besoin d'une période de protection plus courte. Il y a bien sûr les suspects habituels pour les produits comme les vêtements et les produits laitiers, comme je l'ai mentionné, mais nous pensons que nous pourrons en arriver à une entente d'ici la fin de l'année.
Je ne mentionnerais pas la concurrence transfrontalière. Je pense que mes collègues du Conseil canadien des chefs d'entreprise ont fait un travail considérable. Je pense toutefois que, dans ce domaine, nous travaillons un peu les uns contre les autres.
Il y a deux commissions frontalières. Il y a une commission frontalière et l'autre, est une commission de réglementation. L'une concerne les États-Unis et le Canada et l'autre les États-Unis et le Mexique. Il y a des questions frontalières qui, dans une certaine mesure, sont particulières à certains pays, mais d'autres sont communes. Je crois que nous sommes en train d'en arriver à une certaine convergence de nos efforts.
Pour ce qui est des investissements dans les infrastructures, les trois pays n'ont pas fait suffisamment d'efforts le long de nos frontières et à l'intérieur de nos frontières. Nous avons un vaste programme s'élevant à 600 milliards de dollars. Là encore, nous allons travailler sur les routes, les chemins de fer et les ports. Il y a un méga projet fantastique pour Mexico, qui a été conçu par Norman Foster. Des sociétés canadiennes comme Bombardier sont actives dans ces domaines.
Les Mexicains sont très intéressés à travailler sur les corridors logistiques. Il y a un corridor logistique évident qui va de Winnipeg au Mexique en passant par le centre des États-Unis; des investisseurs sont intéressés par le CentrePort de Winnipeg. Je pense que certains des autres intervenants l'ont dit; je crois que la NADB n'a de nord-américaine que le nom. C'est une institution qui a les moyens d'investir dans les trois pays dans les infrastructures et l'environnement.
Il me paraît essentiel d'investir dans l'innovation et l'éducation, il me paraît essentiel d'investir dans ces domaines. Les liens dans le domaine de l'éducation manquent cruellement, malgré les grands progrès qui ont été réalisés dans le domaine commercial et celui des investissements. Les trois pays sont maintenant en train de travailler sur des programmes pertinents qui ont précisément pour but d'augmenter le nombre des bourses et celui des ententes entre universités et entreprises pour promouvoir les produits conjoints pour les investissements et la technologie. Nous allons travailler avec le Canada et avec la Section de l'éducation internationale du Canada sur une entente relative à la science et la technologie entre le Canada et le Mexique.
La mobilité des personnes est une notion plus vaste et moins sensible politiquement que la mobilité des travailleurs. Nous sommes très heureux des décisions que le gouvernement canadien a prises récemment, et comme la lettre de votre premier ministre à notre président le dit, cette décision supprime l'exigence d'un visa pour un grand nombre de Mexicains. Comme vous le savez, cela veut dire qu'un visa ne sera plus obligatoire dans tous les cas ou il sera alors remplacé par un document nouveau, à savoir un titre de voyage électronique. Nous sommes tout à fait en faveur de cette mesure. Il y a encore quelques questions à régler. Je pourrais peut-être vous en parler plus tard. Les trois chefs de gouvernement ont déjà pris la décision politique d'intégrer le programme nord-américain des voyageurs de confiance avec les programmes NEXUS, Global Entry et SENTRI.
Le programme des travailleurs agricoles saisonniers entre le Mexique et le Canada est un succès depuis 40 ans. Nous avons travaillé en particulier avec certaines provinces de l'Ouest qui souffrent d'une grave pénurie d'ouvriers semi-qualifiés et nous espérons réaliser certains progrès de sorte que les ententes qui seront éventuellement signées faciliteront le déplacement des ouvriers semi-qualifiés dont ont besoin les provinces de l'Ouest.
Nous sommes convaincus que nous ne pourrons pas progresser si les actions diplomatiques ne visent pas les gouverneurs et les premiers ministres. Heureusement, pour la première fois, il y a eu au Colorado, au mois de novembre, une réunion des gouverneurs et des premiers ministres des trois pays, ce qui est une excellente chose pour préparer le sommet. Je pense que nous devons collaborer à l'échelle de notre continent et que le Mexique et le Canada devraient collaborer avec Cuba dans son processus de transition; nous devons également collaborer avec l'Amérique centrale et Haïti. Si nous ne le faisons pas, je crois que nous connaîtrons des problèmes qui ne pourront être résolus qu'avec beaucoup de recul.
Je tiens à souligner que notre point de départ, notre meilleur programme économique, est l'Amérique du Nord, elle-même. Les échanges commerciaux au sein de l'Amérique du Nord s'élèvent à plus de 1 000 milliards de dollars, ce qui est supérieur au commerce avec les pays de la PTP qui est de, si on exclut évidemment les États-Unis et le Canada, 800 millions de dollars.
Les échanges commerciaux avec l'Europe sont moins intenses qu'à l'intérieur de l'Amérique du Nord. Notre principale priorité est de rendre notre région plus dynamique et plus compétitive. Les pays d'Amérique du Nord comptent bien évidemment parmi les pays les plus importants et les plus dynamiques au monde. En 2013, Mexico se plaçait au huitième rang des économies mondiales. Je pense qu'il n'est pas possible de considérer cela comme une question d'échanges commerciaux. Cela concerne les chaînes de valeur et dans celles-ci, les échanges intrarégionaux sont très importants.
Je ferais remarquer qu'il apparaît une tendance générale voulant que, dans certains secteurs, le Mexique ne soit pas considéré comme un acteur complémentaire, mais plutôt comme un concurrent, en particulier dans le secteur de l'automobile. Je pense qu'il faudrait élaborer une bonne explication pour convaincre les gens que cela n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre. Il s'agit de la productivité générale et de toute une série d'autres facteurs, mais les industries automobiles et aérospatiales en Amérique du Nord sont intégrées. Les voitures produites au Mexique contiennent des pièces provenant du Canada et des États-Unis.
Je vais terminer avec quelques remarques, pour conclure.
Je viens de passer deux hivers complets en qualité d'ambassadeur du Mexique au Canada et je tiens à conclure sur une note personnelle positive et également optimiste; je suis bien évidemment encouragé par l'arrivée de l'été après avoir survécu à deux hivers particulièrement rudes. Après tout cela, le reste importe peu. Je peux être positif et je peux être optimiste.
Pour ce qui est de l'avenir des sociétés nord-américaines, j'ai parlé de toute cette question pendant cette période avec des sceptiques favorables au bilatéralisme qui regardent vers le passé, avec des enthousiastes axés sur le trilatéralisme qui regardent vers l'avenir, avec ceux qui mesurent les résultats en y voyant un verre à moitié plein et d'autres, un verre à moitié vide.
Les 20 années de mise en application de l'ALENA ont, à mon avis, débouché sur des résultats considérables, mais ce vieux traité a pris de l'âge et il est un peu ridé. Je pense que depuis les deux dernières années, il s'est fait sentir un esprit de renouveau. Les gens comme l'ancien secrétaire George Shultz en ont parlé, récemment dans certaines instances, comme une grande puissance économique nord-américaine. On peut comparer cela avec la stagnation que connaissent l'Europe et le Japon ainsi que les pays émergents, dont le rythme de croissance a ralenti.
Je crois que nous disposons de nouveaux vecteurs de croissance. Il y a l'énergie. Il y a les négociations commerciales. Il y a les investissements dans les infrastructures. Le Mexique est en train de devenir un nouveau vecteur de croissance, puisqu'il enregistre des taux de croissance de 4 à 5 % et il y a une résurgence de l'industrie manufacturière dans les régions, de nouvelles idées et de nouvelles études. À mon avis, la relation entre le Canada, le Mexique et les États-Unis s'est bien développée et couvre une large gamme de domaines, avec une intégration accrue et un nombre croissant d'acteurs provenant du milieu des affaires, de penseurs, de gouvernements municipaux et provinciaux, des instances, de mécanismes institutionnels comme le Partenariat Canada-Mexique. De nouveaux vols arrivent tous les jours et il se fait de grands investissements dans ces deux pays. Bimbo est en train d'investir au Canada. Je pense qu'il importe peu que les hauts dirigeants de ces pays soient également occupés par des questions électorales. Nous nous connaissons de mieux en mieux. Il y a bien sûr des obstacles et certains problèmes, mais nous avançons à des vitesses différentes selon les questions soulevées. Ce n'est pas quelque chose de renversant, mais je pense qu'il y a une dynamique et des progrès constants.
Permettez-moi de terminer en félicitant particulièrement votre comité pour sa large vision et la clairvoyance dont il fait preuve en regroupant ces idées bien avant la tenue du sommet. Je vous félicite vraiment, parce que je crois que vous avez une véritable vision à long terme.
Je vous remercie de m'avoir invité.
Eric Miller
View Eric Miller Profile
Eric Miller
2015-06-02 11:18
Thank you, Mr. Chairman.
Thank you, members of the committee, for the invitation and for shining a light on this important topic.
The Canadian Council of Chief Executives is an organization composed of the CEOs of Canada's leading enterprises that are responsible for the vast majority of Canada's exports, investment, and research and development.
Member companies of the Canadian Council of Chief Executives collectively administer $6 trillion in assets and have annual revenues in excess of $800 billion across every economic sector of the Canadian economy.
It has been more than two decades since Canada, the U.S., and Mexico removed most of the formal barriers between our economies through the North American Free Trade Agreement, yet the intervening years have seen relatively few refinements to our cross-border frameworks. Because economic competitiveness requires ongoing effort, not just one-off actions, however bold, our commercial arrangements must evolve as well.
With the forthcoming North American leaders' summit in mind, the council decided to set forth our ideas for how we can concretely make improvements to the continent's competitiveness. The result was this paper, which some of you may have seen, “Made in North America”, which sets forth 44 concrete recommendations on how to make our continent more competitive. The document reflects consultations we had in Ottawa, as well as in Washington and Mexico City.
Our recommendations were guided and are guided by today's realities that no country in North America has the fiscal space for significant new appropriations, nor are we in the business these days of creating many new institutions. We've identified actions that are achievable within our means, and we found there's much that we can do.
In the years since NAFTA, Canada has oscillated between supporting deeper trilateral engagement with the U.S. and Mexico and supporting deeper bilateral engagement with the United States. We see this as a false choice. A better approach would be to apply the principle of subsidiarity. We will pursue cross-border policies at the level at which it makes sense, whether trilateral, bilateral, or regional among states and provinces. Pragmatism and viability should be at the core of our future North American competitiveness agenda.
As the Canadian government prepares to host the North American leaders' summit later this year, what should specifically be on their agenda? A core area for improvement is to bring the border into the digital age. Enhanced data sharing can be the foundation for a new partnership between the public and private sector. If done properly, it can drive both improved border security and supply chain efficiency.
Many companies believe that supply chain visualization technologies, which allow them to comprehensively monitor their production networks, and the application of big data analytics to predict behaviour therein is the wave of the future. Yet if you look at how we do things today, companies are presently making statutory declarations about the origins of the goods they are importing and their compliance with regulations and whatnot, based on information that they did not create or verify. Why? Because 20 years ago, when the rules were put in place, we did not have the technology to accurately track a manufacturing input three or four stages back in China, or wherever it was being produced, so what we did was encourage companies to effectively police their supply chains by threatening to severely fine them if the information on the declaration wasn't correct, even if that incorrect information was clearly unintentional. In 2015 we now have the technology to remotely monitor and predict what's going on in our supply chains. The challenge is that this is expensive.
In order to get to this grand new bargain between the public and private sector, what should we do? The federal government should begin a series of cross-sector pilots with companies willing to visualize their supply chains and share their data and analysis. Companies that participate would receive an exemption from penalties, except, of course, in the cases of fraud or malfeasance, and perhaps an exemption from certain tariffs or fees. In other words, you would go to your board and show an investment case for why this is being done. After testing, the lessons learned would be integrated into a program for all companies within Canada, and then, of course, we would seek to work with our partners in the United States and Mexico to extend this across North America.
By applying these types of rules, the private sector would learn much more about what is happening in their individual supply chains and where to derive efficiency gains. For its part, the government would get access to vast new quantities of structured data that would deliver insights about goods entering, leaving, or transiting Canada. In short, this deeper public private partnership would deliver enhanced trade facilitation and smarter security.
Technology can also deliver benefits on the traveller side. We all know NEXUS is an excellent program. We see this as an excellent platform on which to build enhanced benefits. It presently tells the government who is crossing the border but not why.
One of the most difficult issues in border policy pertains to business travellers and when someone arrives at the border they are asked that all terrifying question, “Are you working?” One of the consequences of the closure of the Citizenship and Immigration offices in the U.S. is that increasingly business travellers and others who need their cases for entry adjudicated simply go to the border, and this has led to a good amount or randomization in terms of treatment.
The U.S. Department of Homeland Security is calling for the development of a program known as the trusted employer program. Canada can do the same. How we think this should work is to pick up on the same vision of using technology to drive efficiency. We take the NEXUS platform and we build trip-specific information on top of this. You could get your general counsel to put in, “I'm going to cross at this time and here's the legal justification for what I'm doing”.
What we learned from cargo shipments is that providing information in advance leads to more efficient crossings. We need to do this with frequent travellers as well.
The report, of course, lays out a series of other things that I'm happy to get in to in the Q and A. We talk about remaking the workflow processes at the border to drive efficiency gains, using public-private partnerships to drive significant improvements in border infrastructure, working with the auto industry to significantly reduce the paperwork burden facing North American-built automobiles, picking a couple of successful areas in Canada-U.S. regulatory cooperation and experimenting with trilateralizing them with Mexico, and making the rules of origin among the Canada, U.S., and Mexico free trade agreements with Europe talk to each other.
I would conclude this way though. North America has the potential to be the most dynamic and prosperous region of the world economy for many years to come. From energy to innovation to good governance, we have all the right elements to succeed. All we are lacking is the will. To lead in the 21st century we must be smarter not only in our policy design but in the application of our corresponding regulations, procedures, and technological systems. Let us commit now to fully seizing this opportunity.
Merci, monsieur le président.
Merci aux membres du comité de m'avoir invité et de s'intéresser à cet important sujet.
Le Conseil canadien des chefs d'entreprise est un organisme composé des PDG des sociétés les plus importantes au Canada. Ces entreprises sont responsables de la plupart des exportations, des investissements et de la recherche-développement au pays.
Les sociétés qui sont membres du Conseil canadien des chefs d'entreprise administrent ensemble six 6 000 milliards d'actifs et ont des revenus annuels de plus de 800 milliards de dollars dans tous les secteurs de l'économie canadienne.
Cela fait plus de 20 ans que le Canada, les États-Unis et le Mexique ont supprimé la plupart des barrières qui existaient entre nos économies grâce à l'Accord de libre-échange nord-américain, et pourtant, au cours des années qui ont suivi, nous n'avons constaté que peu de changements dans nos cadres transfrontaliers. La compétitivité économique exige que l'on fasse des efforts constants, et non pas des efforts isolés même s'ils sont audacieux, et nos ententes commerciales doivent également évoluer.
Avec l'arrivée du Sommet des leaders nord-américains, le conseil a décidé de présenter nos idées sur la façon dont nous pourrions concrètement améliorer la compétitivité du continent. Cela a débouché sur ce document que certains d'entre vous ont peut-être vu, intitulé Made in North America, et qui propose 44 recommandations concrètes sur la façon de renforcer la compétitivité de notre continent. Ce document a été élaboré après la tenue de consultations à Ottawa, ainsi qu'à Washington et à Mexico.
Nos recommandations s'appuient sur la réalité actuelle qui est qu'aucun pays de l'Amérique du Nord ne dispose des moyens financiers qui lui permettent de procéder à de nouvelles affectations importantes, et qu'il n'est pas prévu à notre époque de créer de nombreuses autres institutions. Nous avons identifié des initiatives que nous pouvons mettre en oeuvre avec les moyens dont nous disposons et nous avons constaté que nous pouvons faire beaucoup de choses.
Dans les années qui ont suivi l'ALENA, le Canada a oscillé entre privilégier des ententes trilatérales approfondies avec les États-Unis et le Mexique et des ententes bilatérales approfondies avec les États-Unis. Cela constitue un faux choix. Il est préférable d'appliquer le principe de la subsidiarité. Nous allons adopter des politiques transfrontalières au niveau approprié, qu'elles soient trilatérales, bilatérales ou régionales ou concernent les États et les provinces. Le pragmatisme et la rentabilité devraient être à l'avenir au coeur de notre programme de renforcement de notre compétitivité en Amérique du Nord.
Le gouvernement canadien se prépare à accueillir plus tard cette année le Sommet des leaders nord-américains et l'on peut se demander quels sont les points qui devraient figurer à l'ordre du jour; une amélioration importante serait de faire entrer la frontière dans l'âge du numérique. Une meilleure communication des données peut créer un nouveau partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Si ce projet était exécuté correctement, il pourrait améliorer à la fois la sécurité aux frontières et l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement.
De nombreuses entreprises pensent que les technologies de visualisation de la chaîne d'approvisionnement, qui leur permettent de suivre globalement les réseaux de production ainsi que l'application des analyses effectuées à partir de mégadonnées pour prévoir les comportements dans ce domaine, seront essentielles à l'avenir. Pourtant, si vous examinez la façon dont nous faisons les choses aujourd'hui, les sociétés font à l'heure actuelle des déclarations légales au sujet de l'origine des marchandises qu'elles importent et le fait qu'elles sont conformes à la réglementation et le restent, en se fondant sur des renseignements qui ne proviennent pas d'elles ou qu'elles n'ont pas vérifiés. Pourquoi? Parce qu'il y a 20 ans, lorsque ces règles ont été adoptées, nous n'avions pas la technologie qui permettrait de suivre avec précision les intrants de fabrication en remontant trois ou quatre étapes en Chine ou ailleurs, de sorte que nous avons incité les sociétés à surveiller efficacement leurs chaînes d'approvisionnement en les menaçant de leur imposer des amendes très lourdes si l'information figurant sur leurs déclarations n'était pas exacte, même si elles n'avaient eu aucunement l'intention de fournir de l'information inexacte. En 2015, nous avons maintenant la technologie qui permet de surveiller à distance et de prédire ce qui se passe dans nos chaînes d'approvisionnement. Le problème est que cela coûte cher.
Pour en arriver à cette nouvelle entente entre le secteur privé et le secteur public, que devrions-nous faire? Le gouvernement fédéral devrait commencer par lancer une série de projets pilotes intersectoriels avec les sociétés qui sont disposées à visualiser leurs chaînes d'approvisionnement et à communiquer leurs données et leurs analyses. Les entreprises participantes seraient exemptes de toutes pénalités, sauf, bien entendu, dans les cas de fraude ou de malversation, et elles auraient peut-être droit à une exemption pour certains droits de douane et frais. Autrement dit, elles s'adresseraient à votre commission et présenteraient un projet d'investissement expliquant pourquoi elles ont pris ces mesures. Après un certain nombre d'essais, les leçons apprises seraient intégrées à un programme destiné à toutes les entreprises exerçant des activités au Canada et ensuite, bien sûr, nous tenterions de travailler avec nos partenaires aux États-Unis et au Mexique pour étendre ces pratiques à l'ensemble de l'Amérique du Nord.
En appliquant ce genre de règles, le secteur privé en apprendrait beaucoup plus au sujet de ce qui se passe dans leurs chaînes d'approvisionnement individuelles et des chaînons où ils pourraient obtenir des gains d'efficacité. De son côté, le gouvernement aurait accès pour la première fois à des quantités considérables de données structurées qui décriraient comment les marchandises entrent au Canada, en ressortent ou transitent par ce pays. Bref, ce partenariat public-privé renforcé faciliterait en fait les échanges commerciaux et créerait une sécurité intelligente.
La technologie peut également offrir des avantages du côté des voyageurs. Nous savons tous que NEXUS est un excellent programme. Nous pensons que c'est là une excellente base qui pourrait offrir beaucoup d'autres avantages. À l'heure actuelle, ce programme dit au gouvernement qui est en train de traverser les frontières, mais pas pourquoi.
Une des questions les plus complexes en matière de politique frontalière est l'approche à adopter pour les hommes d'affaires qui voyagent et qui, quand ils arrivent à la frontière, se font poser cette question terrifiante « Est-ce que vous travaillez? » À la suite de la fermeture des bureaux de Citoyenneté et Immigration aux États-Unis, de plus en plus d'hommes d'affaires et autres voyageurs qui veulent savoir s'ils peuvent entrer ou non dans le pays voisin doivent se rendre tout simplement à la frontière, ce qui a donné lieu à la randomisation du traitement des demandes d'entrée.
Le Department of Homeland Security des États-Unis demande que soit élaboré un programme appelé le programme des employeurs fiables. Le Canada peut faire la même chose. La solution consisterait en fait à étendre cette même vision qui propose d'utiliser la technologie pour améliorer l'efficacité. Il faudrait se servir de la plateforme NEXUS pour la compléter avec des renseignements concernant les déplacements. Vous pourriez demander à votre avocat général de faire inscrire: « Je vais traverser la frontière maintenant et voici la justification juridique de ce que je fais ».
Les expéditions de cargaison nous ont appris que le franchissement de la frontière était beaucoup plus efficace si l'information était fournie à l'avance. Nous allons faire la même chose avec les voyageurs fréquents.
Le rapport présente bien entendu une série d'autres mesures que je serai heureux d'aborder au moment des questions et réponses. Nous parlons de restructurer le travail effectué à la frontière pour en améliorer l'efficacité, grâce à des partenariats publics et privés susceptibles d'améliorer grandement les infrastructures frontalières, en travaillant avec le secteur de l'automobile pour réduire de façon significative les formalités administratives qui touchent les automobiles construites en Amérique du Nord, en choisissant quelques domaines où la coopération entre le Canada et les États-Unis en matière de réglementation a été un succès et en essayant de trilatéraliser ces solutions avec le Mexique en faisant en sorte que les règles d'origine entre le Canada, les États-Unis et le Mexique prévues par les ententes de libre-échange avec l'Europe correspondent.
J'aimerais toutefois conclure ainsi. L'Amérique du Nord a le potentiel d'être la région de l'économie mondiale la plus dynamique et la plus prospère pendant encore des années. Qu'il s'agisse d'énergie, d'innovation ou de bonne gouvernance, nous avons tous les ingrédients pour réussir. Tout ce qui nous manque, c'est la volonté d'agir. Pour être parmi les premiers au XXIe siècle, il faut être plus intelligent, non seulement dans la conception des politiques, mais dans l'application des procédures et des règlements correspondants et des systèmes technologiques. Nous devrions nous engager aujourd'hui pleinement à profiter de cette possibilité.
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NDP (QC)
We are talking about programs to support exports, but government policies can also be obstacles. For instance, there is a company called Enzyme in my riding that specializes in adapting video games. I saw the problems firsthand. The company was adapting video games into Kazakh and needed programmers who spoke Kazakh. If a job like that was posted at the Saint-Jérôme employment centre, I'm sure they they would not find anyone.
Shouldn't we have an industry development policy in Canada to enable the companies to grow and survive locally? Exporting could come later.
On parle des programmes d'aide à l'exportation, mais des politiques gouvernementales peuvent aussi constituer des obstacles. Par exemple, il y a, dans mon comté, une compagnie spécialisée dans l'adaptation de jeux vidéos, Enzyme. J'ai été témoin d'un problème. Cette compagnie adaptait des jeux vidéos en langue kazakhe et elle avait besoin de spécialistes de programmation en kazakh. Si on annonce un tel poste au centre d'emploi de Saint-Jérôme, on ne trouvera personne, c'est certain.
N'y aurait-il pas lieu d'avoir une politique de développement de l'industrie au Canada, afin de permettre aux entreprises d'émerger et de survivre localement? Par après, on pourra penser à l'exportation.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 16:41
Now you're talking about all of the other issues that we certainly work on within our organization.
Even our data tells us that a good chunk—60% or so—are not ever going to get involved in export because it's just not exportable. However, definitely barriers around red tape within Canada and standards.... Even within Canada, going from one province to another, there can be barriers. I think we need to fix those just as quickly as we're trying to fix some of the international barriers.
In fact, some of the work on internal trade that's ongoing is promising for the first time. It shouldn't be easier to do business in the United States than it is to do business in another part of Canada. We should encourage companies to do more trade within Canada, and there are still too many barriers in place for some of them to do that.
Vous parlez de tous les autres enjeux sur lesquels nous travaillons au sein de notre organisation.
Nos propres données nous indiquent qu'une grande partie des entreprises — environ 60 % — n'exporteront jamais parce que leur produit n'est tout simplement pas exportable. Cependant, il est certain que les obstacles causés par les lourdeurs administratives au Canada et par les normes... Même au Canada, il peut exister des obstacles au commerce interprovincial. Je crois qu'il faut éliminer ces obstacles aussi rapidement que nous essayons d'éliminer les entraves au commerce international.
Pour la première fois, le travail qui s'effectue sur le plan du commerce international est prometteur. Il ne devrait pas être plus facile de faire des affaires aux États-Unis que dans une autre région du Canada. Nous devrions encourager les entreprises à commercer davantage au Canada, mais certaines d'entre elles ont de la difficulté à le faire parce qu'il existe encore trop d'obstacles.
View Don Davies Profile
NDP (BC)
I think the Obama administration has done some work in that area of trying to reduce tariffs to zero for all environmental goods and services as a means of stimulating. It not only is good for business, but it may be good for the environment as well.
In my last time here, I want to give each of you a minute. I'm now deputizing—
The Chair: You only have a minute left.
Mr. Don Davies: I have a minute, so you have 15 seconds each. If you could do one thing, if you could advise the government to do one thing that would help SMEs increase their international trade, what would it be?
We'll start with you, Mr. Turi.
Je pense que l'administration Obama travaille à porter les tarifs à zéro pour tous les biens et services écologiques afin de stimuler le secteur. Non seulement est-ce bon pour les affaires, mais c'est bon aussi pour l'environnement.
Pour ma dernière intervention, j'aimerais donner à chacun une minute. Je suis en train de jouer le rôle...
Le président: Il ne vous reste qu'une minute.
M. Don Davies: Il me reste une minute, donc vous avez 15 secondes chacun. Si vous pouviez ne faire qu'une chose, si vous ne pouviez conseiller qu'une chose au gouvernement pour aider les PME à intensifier leurs échanges internationaux, qu'est-ce que ce serait?
Nous allons commencer par vous, monsieur Turi.
Philip Turi
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Philip Turi
2015-05-04 17:01
Obviously, continuing to open markets is huge, so let's continue to invest in opening new markets. That's vitally important. With respect to the direct funding, follow some of things I was outlining earlier. Let's not put up too many barriers, let's not create limitations based on size and history, and let's look at the export potential of each project. It doesn't have to be a massive type of fund where we're funding thousands of companies. I think that if you focused on smaller companies, greater impact, more potential, I think this would have a better chance of moving the needle.
Évidemment, il est extrêmement important de continuer d'ouvrir de nos marchés, donc il faut continuer d'investir dans l'ouverture de nouveaux marchés. C'est crucial. Pour ce qui est du financement direct, je reviens à ce que j'ai déjà dit. Ne mettons pas trop d'obstacles, ne créons pas de limites de taille et d'expérience, misons sur le potentiel d'exportation de chaque projet. Il ne faut pas nécessairement créer un fonds gigantesque qui finance des milliers d'entreprises. Je pense que si l'on met l'accent sur les petites entreprises à plus grand impact, plus grand potentiel, on a une meilleure chance d'avancer.
Joy Nott
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Joy Nott
2015-05-04 17:02
I would say advertise, advertise, advertise, and no, that doesn't necessarily mean television commercials and an extended budget. That's not what I'm saying. There are things like Facebook, Twitter. There are all kinds of things. Get the word out there for what services are available.
Je dirais: publicité, publicité et publicité. Non, cela ne veut pas nécessairement dire des gros budgets et des annonces à la télévision. Ce n'est pas ce que je dis. Il y a des choses comme Facebook et Twitter. Il y a toutes sortes de choses qui existent. Il faut faire connaître les services disponibles.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 17:02
Reduce trade barriers. Ultimately, that's the biggest impact for a small company. Whether that's a free trade agreement or whether that's importing into Canada through CBSA, just try to reduce them as much as possible.
Il faut réduire les obstacles au commerce. En fin de compte, c'est ce qui a le plus d'incidence sur une petite entreprise. Qu'on parle d'un accord de libre-échange ou de l'importation au Canada par l'ASFC, il faut essayer de les réduire autant que possible.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 15:52
Thank you, committee members.
I provided a fairly lengthy briefing of what I'm going to say, so I'll sort of skip through that.
International Road Dynamics is a small technology company that got started in the 1980s by the three of us. We grew it through R and D to demonstration of our product to commercialization in a very large marketplace called intelligent transportation systems. Basically our systems, our instrumentations, our weigh-in-motion devices help make highways safer, more efficient, and environmentally friendly.
There are applications for our business worldwide. We have subsidiaries in the United States, Mexico, Chile, Brazil, India, and China. Some are wholly owned and some are shared with a joint venture partner who's local. To date we've exported to 76 countries worldwide. Ninety-five per cent of our revenues are export. We've delivered over $700 million worth of equipment to customers worldwide.
In my briefing paper I talk a little more about what's happening on the ground. I'm head of the international portion of our business, which is anything offshore of North America. Anything between Canada and the United States we internally describe as our domestic business. That being said, there is a distinct difference between doing business in the United States and Canada, and in the United States and the rest of the world. There are various degrees of differences in different parts of the world. With operations in Chile, we enjoy the business throughout Latin America, and with operations in China and India, we enjoy business in those regions as well.
Over the years, we've taken advantage of and appreciated many of the programs that were targeting exports, such as trade missions. I can't emphasize enough how important those trade missions are. In many countries, being there with a government official is the best endorsement a company can get, just as when I bring overseas buyers into Canada, having a federal or provincial or even city official with us is very important.
We've participated in Team Canada missions. We've participated with Prime Minister Harper in India. It's very good exposure. The assistance it provides, especially for an SME, helps extend a limited budget for exploring and growing markets. When you're in the technology business, a lot of times you don't have a lot of time. If the opportunity is there, you have to get out there.
We really appreciate the work of the consulates and embassies. That's the first phone call I made in 1980, and I continue to make it today. We've worked with ambassadors and commercial officers everywhere we do business, and they are a great help in providing guidance and insight and in getting over the bureaucracy or some of the uniqueness in each of those countries.
I know that the CCC backed off a little bit, but we made use of the CCC, and it made the difference for us in getting a significant job in Saudi Arabia. We didn't have to sign it with the CCC, because once we brought them to the table, the Government of Saudi Arabia accepted our credibility because the Government of Canada was there, and we went ahead without it. We have worked on projects not led by IRD but through other Canadian companies and have used CCC government-to-government contracts.
In the early days, CIDA was very important to us in market studies, the funding to provide those, and the funding to explore markets and find out where there was funding to carry on fairly significant projects. Once again I encourage the activity of the CCC.
I just can't say enough good things about EDC. We would be an American or European company if it weren't for EDC. As I said in our briefing paper, technology is one thing and we had some challenges with technologies early on, but for us, as an export company, it wasn't the technology or the credibility that was the greatest issue, it was financing our exports. In many cases Canadian banks are good but they really don't have the insight into what's happening in international markets. If it weren't for EDC, just because of financing, we probably would have had to sell the company.
So we use all of the EDC programs today to help guarantee our exports, help guarantee our lines of credit, bonding in these countries and, of course, payment guarantees.
That brings us to the fact that all of these programs are really good. We took advantage of them and we appreciate them. They encourage the small SME companies to go into the marketplaces, but business is done differently elsewhere. I heard Argentina mentioned, and I can give you lots of warnings about Argentina, Brazil, India, and China. We have an anti-corruption policy, which I fully support, but that said, it is different in these countries. These countries are experts in getting you into a position where you're at their mercy.
Just to give you an example, an SME goes into a country supported by the Government of Canada, you meet companies and you're greeted and you think they're good companies and you enter into a contract and maybe things aren't as specified as you would like them to be, which is typical in many of these countries. Then it gets to the point where you're trying to deliver, you get into a little bit of trouble, you have to go to the customer to try to get that sorted out, and in the meantime you have a receivable that's coming due from Canadian banks. They're after you after 30, 60, or 90 days, and the payment cycles are different and pretty soon you're at the mercy of the customer, and right away you're then set up for a bribe.
It happens time and time again. I've had it happen in Brazil, India, China, Argentina, Paraguay, Uruguay, you name it; it's out there and it's the way they do business.
I think that's one area I really encourage Foreign Affairs, the embassies, and consulates to get involved. I think they've got to go out and educate the potential customers, the governments, of the challenges that Canadians companies have in doing business and understanding the bureaucracy—but most importantly so that we don't participate in the corrupt ways that business is done in many of these countries.
Embassies and consulates could keep a clean hands list of companies that they know and that are clean and make sure that the government officials know that is the way that Canadian companies are going to do business. That way we can help with avoiding that challenge.
One of the areas in many of these countries, just like in North America, is infrastructure, which is the game that's being played right now as governments worldwide are investing in infrastructure. There are tremendous opportunities for Canadian companies. As I mentioned earlier there's Japan, but there are also many other countries that are very active in supporting their exporters, especially in the infrastructure game—
Merci, mesdames et messieurs.
Je vous ai remis un document d'information assez volumineux, alors je vais le survoler rapidement.
International Road Dynamics est une petite entreprise spécialisée dans la technologie qui a été créée par nous trois dans les années 1980. Nous sommes passés de la R-D et de la démonstration de nos produits à la commercialisation de nos produits sur le gigantesque marché des systèmes de transport intelligents. Nos systèmes de pesage routier permettent l’automatisation des autoroutes, contribuant ainsi à l’efficacité et à la sécurité du réseau de transport routier et à la réduction des gaz à effet de serre.
Notre entreprise est présente partout dans le monde. Nous avons des filiales aux États-Unis, au Mexique, au Chili, au Brésil, en Inde et en Chine. Certaines sont en propriété exclusive et d'autres sont en coentreprise avec des partenaires locaux. Aujourd’hui, nous exportons dans 76 pays. Depuis sa constitution en société, IRD a livré des biens et des services d’une valeur de plus de 700 millions de dollars canadiens, dont environ 95 % proviennent des exportations.
Dans mon mémoire, je parle davantage de ce qui se passe sur le terrain. Je dirige le volet international de notre entreprise, c'est-à-dire tout ce qui est à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Nous considérons le Canada et les États-Unis comme notre marché intérieur. Cela dit, il y a quand même une grande différence entre faire des affaires aux États-Unis et au Canada, puis aux États-Unis et dans le reste du monde. On constate des différences entre les diverses régions du monde. Grâce à notre filiale au Chili, nous faisons des affaires partout en Amérique latine, et depuis que nous sommes installés en Chine et en Inde, nous avons étendu nos activités dans ces régions également.
Au fil des années, nous avons profité des nombreux programmes destinés à accroître les exportations, tels que les missions commerciales, qui sont de la plus grande importance, et je ne le dirai jamais assez. Dans de nombreux pays, le fait qu’un représentant du gouvernement fasse les présentations et soit présent lors d’une visite auprès d’un client potentiel peut procurer un avantage considérable, tout comme il est important que je sois accompagné d'un représentant fédéral, provincial ou municipal lorsque j'emmène des acheteurs étrangers au Canada.
Nous avons pris part à des missions d'Équipe Canada. Nous avons accompagné le premier ministre Harper en Inde. Cela nous a donné une grande visibilité. Cette aide nous a été, à titre de PME, d’une valeur inestimable. Elle nous a permis de bonifier notre budget limité afin d'explorer et de développer de nouveaux marchés. Dans le secteur des technologies, on ne dispose pas de beaucoup de temps pour se faire connaître. Il faut saisir les occasions si on ne veut pas passer à côté d’un important débouché.
Nous apprécions grandement le travail des consulats et des ambassades. C’est toujours avec les délégués commerciaux que nous communiquons en premier lieu. Je l'ai fait en 1980 et je le fais encore aujourd'hui. Nous collaborons avec des ambassadeurs et des délégués commerciaux partout où nous faisons des affaires. Ils nous fournissent toujours des renseignements et des conseils précieux et nous aident à surmonter certaines difficultés, dont les procédures bureaucratiques et les normes d'affaires propres à chaque pays.
Je sais que la CCC n'est plus aussi visible qu'avant, mais nous en avons profité, et elle nous a permis d'obtenir un gros contrat en Arabie saoudite. Une fois que nous avions réuni tous les intéressés, le gouvernement de l'Arabie saoudite a décidé que le contrat de gouvernement à gouvernement n’était pas nécessaire puisque le gouvernement du Canada avait manifesté son appui et sa confiance envers notre PME. Nous avons travaillé sur des projets qui n'étaient pas menés par IRD mais par d'autres entreprises canadiennes et nous avons signé des contrats de gouvernement à gouvernement avec la CCC.
Dans les premiers temps, l’ACDI nous a aidés à maints égards. Nous avons eu recours à ses études de marché pour cerner les débouchés et trouver du financement pour mener des projets d'envergure. Encore une fois, j'encourage le travail de la CCC.
On ne dira jamais assez de bien d’EDC. IRD serait devenue une entreprise américaine ou européenne, n’eût été l’appui d’EDC. Comme je l'ai dit dans notre mémoire, bien que nous nous soyons heurtés à certaines difficultés sur le plan technologique, en tant que PME exportatrice, ce n'était ni la technologie ni la crédibilité qui posait le plus problème, mais plutôt le financement de nos exportations. Dans bien des cas, les banques canadiennes sont une bonne chose, mais elles ne savent pas vraiment ce qui se passe sur les marchés internationaux. Sans l'aide d'EDC et de son financement, nous aurions probablement été contraints de vendre notre entreprise.
Nous avons donc recours à tous les programmes d'EDC pour garantir nos exportations et nos marges de crédit, ainsi que pour des instruments de cautionnement dans ces pays et, évidemment, des garanties de paiement.
Chacun de ces programmes a sa raison d'être et nous en avons bien profité. Ils encouragent les PME à explorer les marchés d'exportation, mais sachez qu'à l'étranger, on fait les choses différemment. On a mentionné tout à l'heure l'Argentine, mais je tiens à vous mettre en garde contre l'Argentine, le Brésil, l'Inde et la Chine. Nous avons une politique anti-corruption, que j'appuie fermement, mais cela dit, la situation est différente dans ces pays. Ces pays sont passés maîtres dans l'art de vous maintenir à leur merci.
Un exemple typique, c’est une PME canadienne qui entre sur un marché avec l’aide du gouvernement du Canada. La PME suppose que les entreprises locales représentent de bons partenaires honnêtes et elle signe un contrat, et peut-être que les conditions ne sont pas aussi spécifiques qu'elle l'aurait souhaité, ce qui est chose courante dans ces pays. Au moment de la livraison, elle éprouve quelques difficultés et doit rencontrer le client pour régler tout cela, et entretemps, elle a des créances à rembourser aux banques canadiennes. Elle subit des pressions et, souvent, les cycles de paiement étant différents, elle devient à la merci du client, et la seule solution à envisager pour se libérer de la pression énorme est de verser un pot-de-vin.
Cela arrive fréquemment. Cela nous est arrivé au Brésil, en Inde, en Chine, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay; c'est la façon de faire des affaires.
C'est l'un des secteurs où, selon moi, le ministère des Affaires étrangères, les ambassades et les consulats devraient agir pour informer les clients potentiels et les gouvernements étrangers des difficultés auxquelles les entreprises canadiennes se heurtent lorsqu'elles font des affaires et doivent comprendre la bureaucratie — mais surtout, expliquer à ces gens que ce n'est pas la façon dont nous faisons des affaires au Canada.
Les ambassades et les consulats pourraient dresser une liste des entreprises fiables et s'assurer que les représentants des gouvernements savent que les entreprises canadiennes jouent cartes sur table. Cela pourrait contribuer à réduire le plus possible ces risques.
Dans de nombreux pays, tout comme en Amérique du Nord, les infrastructures sont un domaine dans lequel investissent les gouvernements du monde entier et qui présente d'importants débouchés pour les entreprises canadiennes. Je vous ai parlé tout à l'heure du Japon, mais il y a beaucoup d'autres pays qui appuient leurs exportateurs, particulièrement dans le domaine des infrastructures...
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NDP (BC)
I have only a little bit of time left, so I am going to ask each of you to respond very quickly.
In Canada, 99% of businesses are SMEs, and we know that only about 10% of those businesses engage in international trade. All of us on this committee want to raise these numbers and get more SMEs engaged in trade.
If you could give the government one piece of advice as to something that would help in that regard, what would it be?
I'll start with you, Mr. Bergan, and then go to you, Mr. Hicks.
Puisqu'il me reste peu de temps, je vais demander à chacun de répondre très brièvement.
Au Canada, 99 % des entreprises sont des PME, et nous savons que 10 % d'entre elles seulement s'adonnent au commerce international. Tous les membres du comité souhaitent que ces chiffres augmentent et qu'un plus grand nombre de PME réalise des échanges commerciaux.
Si vous aviez un conseil à donner au gouvernement pour l'aider à cet égard, quel serait-il?
Je vais commencer par vous, monsieur Bergan, après quoi j'écouterai M. Hicks.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 17:00
I guess I'd like to start where we started. We used the foreign services and went overseas. We went and found the markets. The trade services were very good at introducing us to people and customers and at helping us with advice on how to enter the markets.
As I said earlier, I think the first step for many SMEs should be the United States, because they conduct their business very similarly to how we conduct ours. As far as currency goes, we deal in eight different currencies with our subsidiaries, and we use inactive hedging and a factoring program and are able to manage our currency risk very well.
J'imagine que j'aimerais commencer par raconter nos débuts. Nous avons fait appel aux services extérieurs et sommes partis à l'étranger. Nous avons d'ailleurs trouvé des marchés. Les services commerciaux ont fait de l'excellent travail en nous présentant des personnes et des clients, et en nous donnant des conseils sur la façon de pénétrer les marchés.
Comme je l'ai dit plus tôt, je pense que bien des PME devraient commencer par les États-Unis, puisque les Américains mènent leurs affaires un peu comme nous. Pour ce qui est de la devise, nous faisons des transactions dans huit devises différentes avec nos filiales. Nous utilisons une couverture inactive et un programme d'affacturage, et nous arrivons très bien à gérer le risque relatif à la devise.
Mike Hicks
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Mike Hicks
2015-04-29 17:00
I agree with Mr. Bergan.
I would have said something similar to that, but I would like to throw in again that you need to have a skilled and qualified workforce in Canada for what you do. Be the best at what you can do. Again, as I said, in our industry, we need to exceed industry standards, not just compete at industry standards. Please continue to fund the high schools, the community colleges, and so forth to increase the skill level of Canadians.
Je suis d'accord avec M. Bergan.
J'aurais donné une réponse similaire, mais j'ajouterais qu'il faut avoir une main-d'oeuvre qualifiée au Canada dans ce que vous faites. Soyez le meilleur dans ce que vous pouvez faire. Comme je l'ai dit, nous devons excéder les normes de notre industrie, et non pas nous contenter de les respecter. Veuillez s'il vous plaît continuer à financer les écoles secondaires, les collèges communautaires et le reste afin d'accroître les compétences des Canadiens.
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