Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 30 of 324
View James Rajotte Profile
CPC (AB)
I call to order meeting number 129 of the Standing Committee on Finance.
Our orders of the day, pursuant to the order of reference of Monday, June 10, 2013, are for the study of Bill S-17, An Act to implement conventions, protocols, agreements and a supplementary convention, concluded between Canada and Namibia, Serbia, Poland, Hong Kong, Luxembourg and Switzerland, for the avoidance of double taxation and the prevention of fiscal evasion with respect to taxes.
Colleagues, I want to thank all of you for being here on very short notice. I sincerely appreciate it.
I also want to thank our guests, both here in Ottawa and by video conference, for appearing on very short notice. It is very much appreciated by our committee.
We have a three-hour meeting scheduled, from 11 till 2, and we are going to hear from officials from the Department of Finance first. Then we will have questions from committee members. I expect this will take 30 minutes minimum, or maybe a little longer. Then we will ask our witnesses to come forward and present their opening statements, and then we'll have questions from members.
At the time when members want to go to clause-by-clause consideration of the bill, they will indicate that to me, and we will do that.
For the other witnesses who are here with us and by video conference, you'll be able to hear the officials from the Department of Finance present their rationale for this bill as well.
First of all, from the Department of Finance, we have Mr. Ted Cook, who has been before our committee many times recently.
Welcome back to the committee, Mr. Cook.
We also have Monsieur Alain Castonguay.
Welcome to the committee.
Mr. Castonguay, I believe you have the opening statement for the officials. Then we'll have questions from members.
Please begin.
Je déclare ouverte la 129e séance du Comité permanent des finances.
Conformément à l'ordre de renvoi du lundi 10 juin 2013, nous allons étudier le projet de loi S-17, Loi mettant en oeuvre des conventions, des protocoles, des accords, un avenant et une convention complémentaire conclus entre le Canada et la Namibie, la Serbie, la Pologne, Hong Kong, le Luxembourg et la Suisse en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts.
Chers collègues, je vous remercie tous d'être venus à très court préavis. Je vous en suis très reconnaissant.
Je veux également remercier nos témoins, tant ceux qui sont ici à Ottawa que ceux qui se joignent à nous par vidéoconférence, de comparaître eux aussi à très court préavis. Nous vous en sommes très reconnaissants.
Une séance de trois heures est prévue, de 11 à 14 heures, pendant laquelle nous entendrons d'abord des représentants du ministère des Finances avant de leur poser des questions. Je m'attends à ce que cela prenne au moins 30 minutes, peut-être un peu plus. Nous demanderons ensuite aux témoins de faire leurs déclarations liminaires avant de répondre à nos questions.
Lorsque les membres du comité voudront examiner le projet de loi article par article, ils me l'indiqueront, et c'est ce que nous ferons.
Les autres témoins qui comparaissent en personne ou par vidéoconférence pourront eux aussi entendre les représentants du ministère des Finances nous expliquer quelle est la raison d'être du projet de loi.
Tout d'abord, du ministère des Finances, nous avons M. Ted Cook, qui a souvent comparu devant le comité dernièrement.
Bon retour parmi nous, monsieur Cook.
Nous accueillons également M. Alain Castonguay.
Je vous souhaite la bienvenue à ce comité.
Monsieur Castonguay, je crois que vous ferez la déclaration liminaire au nom des représentants. Les membres poseront ensuite des questions.
Veuillez procéder.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
Okay.
I understand that the idea of multilateral automatic information exchange came up during this committee's study on tax havens. I'm wondering if Canada's taking any steps towards moving in that direction.
D'accord.
Je comprends que la question de l'échange automatique de renseignements à l'échelle multilatérale a été soulevée pendant l'étude du comité sur les paradis fiscaux. Je me demande si le Canada a pris des mesures à cette fin.
Alain Castonguay
View Alain Castonguay Profile
Alain Castonguay
2013-06-17 11:23
I can tell you that the OECD has started to do work on this. As an OECD member, we're very interested in that. They're examining the design issues around multilateral automatic exchanges of information. That work is just getting started, and we'll participate in it.
Je peux vous dire que l'OCDE a entrepris des travaux à cet égard, ce qui nous intéresse grandement à titre de membre. L'organisation examine les questions liées à la conception de ce système. Les travaux viennent de commencer, et nous y participerons.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
Maybe I could just quickly go around to all of the witnesses and ask if they agree—
An hon. member: That's brief?
Voices: Oh, oh!
Mr. Ted Hsu: Well.... Does anybody object to saying that multilateral automatic information exchange and beneficial ownership disclosure should be priorities?
J'aimerais simplement demander aux autres témoins de nous dire rapidement à tour de rôle s'ils sont d'accord...
Une voix: C'est être bref, ça?
Des voix: Oh, oh!
M. Ted Hsu: Eh bien... Quelqu'un est-il contre l'idée que l'échange automatique de renseignements sur une base multilatérale et la divulgation du bénéficiaire effectif devraient être des priorités?
H. David Rosenbloom
View H. David Rosenbloom Profile
H. David Rosenbloom
2013-06-17 12:34
Yes. The United States has automatic information exchange with many countries. In fact, that's the rule in the United States. I don't know that it is.... Automatic information exchange, as far as I understand, basically involves your turning over the information you collect to the other country on an automatic basis. It's fairly easy for a taxpayer who wants to avoid being identified to invest through some blocker entity between the taxpayer and the account. It's relative child's play to get around automatic information exchange.
I don't believe, in our experience, that it has done anything. Look at what we're going through right now. We're trying to identify offshore accounts. We've passed this Foreign Account Tax Compliance Act, which is a subject that nobody has mentioned here but is very important to this discussion. That's going to do a lot more than automatic information exchange ever did, and we've had automatic information exchange for 40 years. It's not an answer, as far as I'm concerned.
Oui. Les États-Unis ont des accords d'échange automatique de renseignements avec de nombreux pays. En fait, c'est la règle aux États-Unis. Je ne sais pas si... L'échange automatique de renseignements, si je comprends bien, veut dire essentiellement que l'on transmet les renseignements recueillis à l'autre pays de façon automatique. Il est donc très facile pour un contribuable qui ne veut pas que son nom apparaisse d'investir en mettant un écran entre lui et son compte. Contourner l'échange automatique de renseignements, c'est un jeu d'enfant.
Je ne pense pas, selon notre expérience, que cela ait réglé quoi que ce soit. Il suffit de voir ce qui se passe à l'heure actuelle. Nous essayons de déterminer à qui appartiennent des comptes à l'étranger. Nous avons adopté la Foreign Account Tax Compliance Act, que personne n'a mentionnée ici, mais qui est très importante pour la discussion. Cette loi sera beaucoup plus efficace que le système d'échange automatique de renseignements, et ce système est en place chez nous depuis 40 ans. Ce n'est pas la solution, à mon avis.
View Guy Caron Profile
NDP (QC)
Thank you.
I will turn to Mr. Cockfield again.
You heard me quoting The Economist, which said the following about companies:
“A confusing thicket of bilateral tax treaties lets them play off national rules against each other.”
I think all the comments we have heard, particularly in the study on tax havens, have clearly shown that efforts should really be directed towards multilateral treaties to ensure that all the countries can work on having the same rules, perhaps even with the assistance of an international organization. To do so, we could perhaps follow the WTO model to some extent.
Do you think we should spend less time negotiating all the bilateral agreements and more time reaching an international consensus that would allow those countries to start with a level playing field?
I will also let Ms. Alepin answer quickly.
Merci.
Je vais revenir à M. Cockfield.
Vous m'avez entendu citer la revueThe Economist, qui mentionnait ceci au sujet des compagnies:
« Une série de conventions fiscales ambigües les laissent jouer avec les règles nationales ».
Je pense qu'il était clair, dans toutes les interventions que nous avons entendues, particulièrement lors de l'étude sur les paradis fiscaux, que les efforts devraient vraiment être orientés vers des traités multilatéraux de façon à s'assurer que l'ensemble des pays peuvent commencer à se doter de règles communes, peut-être même par l'entremise d'une organisation internationale. On pourrait peut-être, pour ce faire, suivre un peu le modèle de l'OMC, par exemple.
Pensez-vous qu'on devrait passer moins de temps à négocier tous ces traités bilatéraux et à en passer davantage à obtenir un consensus international qui permettrait à ces pays de commencer à jouer sur un terrain égal?
Je vais aussi permettre à Mme Alepin de répondre brièvement.
Arthur Cockfield
View Arthur Cockfield Profile
Arthur Cockfield
2013-06-17 12:44
I agree that multilateral action and greater cooperation at the international level would certainly be helpful.
In the research community there have been ongoing discussions for the last two decades about how to pull this off. Currently, Canada has signed the OECD Convention on Mutual Administrative Assistance. The last time I checked, six months ago, we had yet to ratify it. Strangely it's been almost a decade or at least eight years since we signed that. That also might be a step in the right direction.
I'm a little cynical as to whether we'll see this international cooperation. I believe the OECD is moving in the correct direction. It's not truly a world tax organization. It represents the interests of the OECD member states, but it has ongoing efforts of outreach to non-OECD member states. Again, from a theoretical research perspective, we can absolutely fix this problem. But—boy—it's a complicated one and I'm not sure there's the political desire to do so. There are a lot of wealthy people, for instance, who wouldn't want total transparency within the global system.
Je suis d'accord pour dire que des mesures multilatérales et une meilleure collaboration à l'échelle internationale seraient assurément utiles.
Les chercheurs discutent depuis deux décennies de la façon de procéder. Pour l'instant, le Canada a signé la Convention concernant l'assistance administrative mutuelle de l'OCDE. Lorsque j'ai vérifié la dernière fois, il y a six mois, nous ne l'avions pas encore ratifiée. Ce qui est bizarre, c'est qu'il s'est écoulé presque dix ans, huit à tout le moins, depuis que nous l'avons signée. Ce serait également un pas dans la bonne direction.
Je suis un peu sceptique à l'idée que les pays collaboreront vraiment dans ce dossier. Je pense que l'OCDE fait un pas dans la bonne direction. Ce n'est pas vraiment une organisation mondiale sur la fiscalité. Elle représente les intérêts de ses États membres, mais elle s'emploie activement aussi à sensibiliser les États non membres. Encore une fois, d'un point de vue théorique, on peut trouver une solution à ce problème, mais bon sang que c'est compliqué, et je ne suis pas certain que la volonté politique y soit. Bien des gens riches, par exemple, ne souhaitent pas que le système mondial soit totalement transparent.
Brigitte Alepin
View Brigitte Alepin Profile
Brigitte Alepin
2013-06-17 12:45
In 2005, I had a research contract for Harvard University. The objective was to determine how to adapt our tax regimes to globalization. All those issues, which are current problems, were not very well known at the time. This research contract led me to conclude that we must slowly work towards global tax co-operation. That will probably be the only way to replace this tax competition between countries, which is at the very root of the problem.
En 2005, j'ai réalisé un contrat de recherche pour l'Université Harvard. L'objectif était de déterminer comment adapter nos régimes d'imposition à la mondialisation. Toutes ces questions, qui sont des problèmes actuels, étaient alors peu connues. Ce contrat de recherche m'a amenée à conclure qu'il faut tout doucement envisager une coopération fiscale mondiale. Ce sera probablement la seule façon de remplacer cette concurrence fiscale entre les pays, qui est l'essence même du problème.
Alan H. Kessel
View Alan H. Kessel Profile
Alan H. Kessel
2013-06-11 11:05
Thank you.
Honourable members, Mr. Chair, it's my pleasure to be here with you today to discuss legislative amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act, CFPOA.
Since its introduction on February 5, Bill S-14 has progressed quickly and has received widespread support from both parliamentarians and stakeholders. It's our hope that members of this committee, and indeed all parties, will recognize its importance and move expeditiously to ensure that Bill S-14 is enacted as soon as possible.
Canada has long played a prominent role on the international stage in combatting corruption, and it takes allegations of corruption involving Canadian companies seriously. We have seen an increasing amount of international attention being paid to global corruption, and indeed the Canadian media have taken note of a number of recent high-profile cases in our courts.
The global fight against foreign bribery is intended to create a level playing field for international business so that Canadian companies can compete and win fairly in the pursuit of freer markets and expanded global trade. Canada has been an active partner and has played a prominent role in international efforts to combat corruption and bribery. The CFPOA was first introduced to implement our international obligations under the Organization for Economic Cooperation and Development anti-bribery convention, as well as two more anti-corruption conventions through the OAS and the UN.
Needless to say, Canada takes its international obligations extremely seriously, and we are pleased that at its meeting in March 2013, the OECD working group on bribery praised the government for its amendments as measures that will implement the working group's recommendations to a very high degree, if passed as tabled within one year of tabling.
Mr. Chair, Bill S-14 signals our government's continued commitments to further deter and prevent Canadian companies from bribing foreign public officials in international business transactions. These are important amendments that will strengthen our anti-corruption laws and place Canada at the leading edge of countries taking strong action against corruption, action that will benefit Canadian companies both at home and abroad. These amendments will help ensure that Canadian companies continue to act in good faith. With this bill, Canada is sending a loud and clear signal to the world that we will not tolerate corruption.
I'll now take a minute to briefly explain the six technical amendments that are being proposed in Bill S-14.
First is the introduction of nationality jurisdiction to allow Canada to prosecute Canadians or Canadian companies on the basis of their nationality. Currently we can only do so after proving a substantial link between the offence and Canada.
Second, provide the RCMP with exclusive authority to lay charges under the act.
Third, remove the for-profit requirement so that bribery applies to all bribes and not just those paid by businesses that make a profit.
Fourth, increase the maximum imprisonment from five years to 14 years.
Fifth, introduce a new books and records offence specific to foreign bribery. Although there are already offences under the Criminal Code that criminalize falsification of books and records, they are not specific to foreign bribery. The penalties for the new offence would mirror those for the foreign bribery offence, that is, a maximum of 14 years' imprisonment and unlimited fines.
Finally, eliminate the facilitation payments exception under the CFPOA. You will note that the bill provides for a delay for the coming into force of the elimination of the facilitation payment defense. This delay will provide Canadian companies time to adjust their own practices and internal policies, if they have not already done so, to ban the use of facilitation payments in their day-to-day operations.
Honourable members, Mr. Chair, as I previously stated, the proposed changes have given Canada tentatively good marks with domestic stakeholders and at the OECD working group on bribery. We are pleased with the OECD working group on bribery's strong, positive endorsement of the significant progress made on investigations and prosecutions of the foreign bribery offence, the awareness-raising efforts undertaken by numerous government departments, and the proposed amendments to the CFPOA included in Bill S-14. It's important to note that these positive comments from the OECD working group on bribery were given with the strong caveat that the proposed amendments be adopted. Canada has invested a lot of credibility in getting this bill tabled, and we must report back to the OECD in the near future regarding its adoption.
Honourable members, Mr. Chair, Canada is positioning itself as a reliable supplier of the resources that emerging markets need to grow. We must create the conditions for Canadian businesses to succeed in the pursuit of its pro-trade agenda. Corruption does the opposite. It hinders economic growth and long-term prosperity. It fosters only an environment conducive to allowing other crimes to flourish. We expect our companies to abide by the laws of the countries they operate in, as well as to act in accordance with applicable Canadian laws and ethical standards and practices. We believe they can compete with the best and win fairly.
As the Minister of Foreign Affairs stated on February 5, when announcing these new measures:
Canada is a trading nation. Our economy and future prosperity depend upon expanding our trade ties with the world. This, we hope, is a good faith sign that Canada's good name retains its currency.
With that, my colleagues and I would be happy to answer any questions you may have.
Thank you, Mr. Chairman.
Je vous remercie.
Mesdames et messieurs les membres du comité, monsieur le président, je suis heureux de pouvoir discuter avec vous aujourd'hui des modifications législatives à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers, la LCAPE.
Depuis son dépôt le 5 février, le projet de loi  S-14 a avancé rapidement et il a reçu un large appui de la part des parlementaires et des intervenants. Nous espérons que les membres du comité, et de tous les partis d'ailleurs, reconnaîtront son importance et feront diligence pour faire en sorte que ce projet de loi soit adopté dans les meilleurs délais.
Depuis longtemps, le Canada joue un rôle de chef de file sur la scène internationale dans la lutte contre la corruption, et il prend très au sérieux les accusations de corruption portées contre les entreprises canadiennes. La communauté internationale se préoccupe de plus en plus de la corruption mondiale et, d'ailleurs, la presse canadienne a pris acte de plusieurs affaires très en vue traitées par nos tribunaux.
La lutte mondiale contre la corruption à l'étranger a pour but de créer des règles du jeu uniformes pour toutes les entreprises internationales, afin de faire en sorte que les entreprises canadiennes puissent participer équitablement à la quête de marchés ouverts et d'un commerce mondial élargi. Le Canada est un partenaire actif et joue un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre la corruption. La LCAPE a été adoptée à l'origine pour mettre en oeuvre nos obligations internationales en vertu de la Convention de lutte contre la corruption de l'OCDE, ainsi que de deux autres conventions adoptées par l'OEA et les Nations Unies.
Il va sans dire que le Canada prend très au sérieux ses obligations internationales, et nous sommes très heureux que lors de sa réunion au mois de mars 2013, le groupe de travail de l'OCDE sur la lutte contre la corruption ait loué le gouvernement canadien pour les modifications qu'il propose et qui permettront de mettre en oeuvre dans une très grande mesure les recommandations du groupe de travail, si elles sont adoptées sans changement dans l'année qui suit leur dépôt.
Monsieur le président, le projet de loi  S-14 prouve que le gouvernement reste résolu à dissuader et empêcher les entreprises canadiennes de corrompre des agents publics lors de transactions à l'étranger. Ce sont des modifications importantes qui vont renforcer nos lois anti-corruption et mettront le Canada en tête des pays qui luttent vigoureusement contre la corruption. Ce sont des mesures qui profiteront aux entreprises canadiennes tant au Canada qu'à l'étranger. Ces modifications feront en sorte que les entreprises canadiennes puissent continuer à agir de bonne foi. Et grâce à ce projet de loi, le Canada signale clairement au monde entier qu'il ne tolérera pas la corruption, quelle qu'elle soit.
Je vais maintenant prendre quelques instants pour vous expliquer les six modifications techniques qui sont proposées dans le cadre du projet de loi  S-14.
Premièrement, on établit une compétence fondée sur la nationalité pour permettre au Canada de poursuivre des Canadiens ou des entreprises canadiennes sur la base de leur nationalité. À l'heure actuelle, nous ne pouvons poursuivre qu'après avoir prouvé qu'il y a un lien important entre l'infraction et le Canada.
Deuxièmement, on confère à la GRC le pouvoir exclusif de porter des accusations en vertu de la loi.
Troisièmement, on enlève la condition « en vue d'un profit » afin que la corruption s'applique à tous les actes de corruption et non pas seulement à ceux commis par des entreprises qui en font un profit.
Quatrièmement, le projet de loi porte la peine de prison maximale de 5 à 14 ans.
Cinquièmement, on crée une nouvelle infraction concernant les livres comptables qui s'applique expressément à la corruption d'agents étrangers. Même si, déjà, des infractions sont prévues au Code criminel pour criminaliser la falsification des livres comptables, elles ne s'appliquent pas expressément à la corruption d'agents étrangers. Les sanctions prévues pour la nouvelle infraction seront semblables à celles qui s'appliquent à la corruption d'agents étrangers, c'est-à-dire un maximum de 14 ans de prison et des amendes illimitées.
Enfin, on élimine l'exception relative aux paiements de facilitation prévue dans la LCAPE. Vous remarquerez que le projet de loi prévoit un certain laps de temps pour l'entrée en vigueur de l'élimination de ce moyen de défense. Ainsi, les entreprises canadiennes auront-elles le temps de réviser leurs pratiques et leurs politiques internes, si elles ne l'ont pas déjà fait, pour interdire le recours aux paiements de facilitation dans leurs activités courantes.
Mesdames et messieurs les membres du comité, monsieur le président, comme je l'ai déjà dit, les changements proposés donnent jusqu'à présent au Canada d'excellentes notes de la part des intervenants canadiens et du groupe de travail de l'OCDE sur la lutte contre la corruption. Nous sommes heureux de l'appui solide donné par le groupe de travail de l'OCDE aux progrès importants faits au chapitre des enquêtes et des poursuites dans les cas de corruption à l'étranger, des efforts de sensibilisation entrepris par de nombreux ministères, ainsi que des modifications proposées à la LCAPE dans le projet de loi  S-14. Il est important de noter que ces commentaires positifs du groupe de travail de l'OCDE sur la lutte contre la corruption ont été formulés avec une solide réserve, soit que les modifications proposées soient adoptées. Le Canada a mis en jeu sa crédibilité en proposant ce projet de loi, et nous devons faire rapport à l'OCDE très prochainement de son adoption.
Monsieur le président, le Canada se présente comme un fournisseur fiable de ressources pour les marchés émergents en quête de croissance. Nous devons créer des conditions propices aux entreprises canadiennes pour qu'elles puissent continuer à poursuivre ce programme d'échanges commerciaux. La corruption a l'effet inverse. Elle fait obstacle à la croissance économique et à la prospérité à long terme. Elle ne favorise qu'un environnement propice à la criminalité. Nous nous attendons des entreprises qu'elles respectent les lois des pays dans lesquels elles mènent leurs activités, qu'elles respectent également les lois, les normes et les pratiques déontologiques du Canada. Nous estimons qu'elles peuvent faire concurrence aux meilleurs et remporter la mise équitablement.
Comme le ministre des Affaires étrangères l'a dit le 5 février, quand il a annoncé ces nouvelles mesures:
Le Canada est une nation commerçante. Son économie et sa prospérité future reposent sur l'élargissement de ses relations commerciales avec le monde. Nous espérons que ces nouvelles mesures seront perçues comme un signe de la détermination du Canada à conserver sa bonne réputation.
Sur ce, mes collègues et moi répondrons volontiers à vos questions.
Merci, monsieur le président.
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
Thank you, Mr. Chair, and thank you, Mr. Kessel and your colleagues, for being here this morning. This is very important legislation for Canada to pass. I appreciate your assistance in helping with the drafting of the bill, helping to appear before Senate and parliamentary committees, and helping to move it along.
I believe that all the political parties, at least at this stage, are in agreement that this is something that needs to be done soon.
Last week I had the opportunity to speak to the Transparency International Canada conference, and they expressed wide support for this legislation. There were people in the room representing stakeholders in government, academia, NGOs, businesses, law firms, accounting firms, and other kinds of consulting firms, and they all agreed that this was valuable legislation that should pass very quickly.
Mr. Kessel, in your opening remarks you mentioned the 2008 OECD working group on bribery report. It outlined some recommendations for Canada. Would it be fair to say that Bill S-14 is a response to the OECD report? Can you specifically tell us how the legislation addresses each of those recommendations? As a signatory to a number of anti-corruption conventions, including the OECD convention, does this help Canada live up to its commitment under those conventions?
Could you address those questions for us?
Merci, monsieur le président, et merci à vous, monsieur Kessel, et à vos collègues d'être venus ce matin. C'est un projet de loi très important que le Canada doit adopter. Je vous remercie pour l'aide que vous avez fournie dans la rédaction du projet de loi et vos comparutions devant les comités des deux chambres pour aider à faire avancer ce projet de loi.
J'espère que tous les partis s'entendent, du moins à cette étape-ci, pour dire que ces mesures sont impérieuses.
La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de prononcer une allocution dans le cadre de la conférence organisée par Transparency International Canada, et l'organisme a exprimé son ferme soutien à ce projet de loi. Il y avait là des gens qui représentaient les gouvernements, le milieu universitaire, les ONG, des entreprises, des firmes d'avocats et des cabinets comptables, et d'autres sociétés de consultation, et tous s'entendaient pour dire que c'était un projet de loi important qui devrait être adopté très rapidement.
Monsieur Kessel, vous avez parlé tout à l'heure du rapport de 2008 du groupe de travail de l'OCDE sur la lutte contre la corruption. Il renferme certaines recommandations à l'intention du Canada. Pourrait-on dire que le projet de loi S-14 est une réponse à ce rapport à l'OCDE? Pouvez-vous nous dire précisément en quoi il concrétise chacune d'elles? En tant que signataire de plusieurs conventions de lutte contre la corruption, y compris celle de l'OCDE, est-ce que le Canada s'acquittera ainsi des engagements pris dans le cadre de ces conventions?
Pouvez-vous, je vous prie, répondre à ces questions?
Alan H. Kessel
View Alan H. Kessel Profile
Alan H. Kessel
2013-06-11 11:20
In my third hour of response to Mr. Dechert, I'll get to a number of these questions.
Voices: Oh, oh!
Mr. Alan H. Kessel: Maybe I can condense it, because it's starting to feel like a law school exam again.
The reality is, absolutely. Let me also put it in context. You're not dealing with just some amorphous working group on bribery sitting in the basement of a building in Paris. We're actually dealing with peer review by our colleagues.
In the review of Canada, we had the U.S., a very strong reviewer, I must say, which holds its own high standards, together with Austria. One of the things that was developed under this particular piece of international treaty work was to say it's all very well that treaties are created and are sent out there, and they expect countries to just say yes, we've lived up to our obligations, but what they did put in there was a review mechanism by peers. I have to say that some of us don't like it too much, being under scrutiny; it was extremely painful on occasion sitting there in those meetings and being told we didn't live up to the values and ethics that we thought we had. The Americans are extraordinarily tough.
The result of that review and examination and entrail reading was to come up with a series of very specific items. I don't want to belabour all of them, but, for example, the not-for-profit issue was one that they found extraordinarily odd, as it doesn't appear in many other countries. In fact, no other country has it in their legislation. That came up as an issue. The question of prosecuting nationals hasn't been obligatory in the past, and we didn't think about it about 20 years ago when we brought this in. It appears that smart accountants and lawyers other than ourselves have suggested to their clients that they should just go overseas, do their corrupt practices from an office in another country, and therefore they wouldn't be prosecutable in Canada. This was seen as a massive, gaping hole. Canada could stand up and say they were applying all the language of the law, but the spirit of it was being abrogated. The issue of nationality jurisdiction now says that if you're a Canadian and you think you're going to go to Unga Bunga, and you're going to sit there and do some horrible thing to some other country, forget it, because we're now going to get you. We have now made it easier for prosecutors, who before had to show a substantial link to this country before they could prosecute. It has removed that.
One of the things that we got high marks on was that particular thing.
The other thing was companies were running two sets of books. They had one set of books that were reviewed by the auditors and looked perfectly good, and another set of books that were not. We do have falsification legislation, but this was specifically designed to ensure that when their companies were overseas and their chief of marketing and sales was giving a cool million dollars to whomever to ensure that there was a deal, that went into a different set of accounting. What we've now put in place is a very clear criminalization of that particular issue.
The other question....
Peut-être qu'au bout de trois heures, je pourrai avoir répondu à plusieurs des questions de M. Dechert.
Des voix: Oh, oh!
M. Alan H. Kessel: Je peux sans doute faire un résumé. J'ai un peu l'impression d'être en train de passer un examen de l'école de droit.
Le fait est que oui, absolument. Permettez-moi de mettre les choses en contexte. Il ne s'agit pas ici d'un vague groupe de travail qui siège dans un sous-sol à Paris. Nous faisons l'objet d'un examen par nos pairs.
Les États-Unis, qui sont assez sévères, je dois le dire, et qui appliquent des normes très rigoureuses, ainsi que l'Autriche ont participé à l'examen du Canada. L'une des choses qui a été établie dans le cadre de ce traité international, c'est qu'il est bien beau que des traités soient rédigés et diffusés, et qu'on s'attende à ce que les pays disent oui, nous nous sommes acquittés de nos obligations, mais ils ont aussi voulu intégrer un mécanisme d'examen par les pairs. Je dois avouer que cela ne nous enchante pas tous d'être assis sous la loupe; il a parfois été très douloureux d'être à ces réunions où on se fait dire qu'on n'a pas été à la hauteur des valeurs et de l'éthique qu'on pensait défendre. Les Américains sont très durs.
Le résultat de cet examen et de cette fouille minutieuse a été une série d'éléments très précis. Je ne voudrais pas trop m'attarder là-dessus, mais par exemple, ils ont jugé des plus bizarres le critère concernant les profits, car il est rare dans les autres pays. En fait, on ne le trouve dans aucune loi d'un autre pays. Cela posait donc problème. La question de la poursuite de nationaux n'avait pas jusqu'ici été obligatoire, et nous n'y avons pas pensé il y a 20 ans quand nous avons rédigé la loi. Il semble que des avocats et comptables intelligents, pas nous, ont suggéré à leurs clients d'établir un bureau à l'étranger pour y exercer leurs pratiques de corruption et, ainsi, ne pas être passibles de poursuites au Canada. C'était donc une lacune très importante. Le Canada pouvait très bien, pour sa défense, dire qu'il applique la loi à la lettre, mais l'esprit de la loi n'était pas respecté. Maintenant, en vertu de la compétence fondée sur la nationalité, un Canadien qui pense pouvoir aller à l’étranger pour faire des magouilles et des choses terribles devra y penser à deux fois, parce que nous pourrons maintenant lui mettre la main au collet. Nous avons facilité la tâche aux procureurs qui devaient auparavant prouver l'existence d'un lien important avec le pays avant de pouvoir intenter des poursuites. Ce ne sera plus le cas.
Cela nous a d'ailleurs valu d'excellentes notes.
L'autre élément, c'est que les entreprises tenaient deux séries de livres comptables. Il y en avait une que vérifiaient les vérificateurs et tout y était bien beau, et l'autre c'était très différent. Nous avons des lois contre la falsification, mais ces mesures visaient particulièrement à faire en sorte que lorsque leurs entreprises étaient à l'étranger et que leur chef des ventes donnait un beau million de dollars à quelqu'un pour garantir la conclusion d'une affaire, ça passait dans un autre livre comptable. Ce genre de pratique est désormais clairement un acte criminel.
L'autre question...
View Hélène Laverdière Profile
NDP (QC)
To clarify, it was not a hostile question; it was a matter of understanding the system.
Very briefly, also, Mr. Kessel, you mentioned that this bill will cover most of the recommendations of the OECD working group. What will be left? What is the next challenge on the OECD working group recommendations that we won't have fulfilled yet?
Je tiens à préciser qu'il ne s'agissait pas d'une question hostile; je voulais simplement mieux comprendre le système.
Très brièvement, monsieur Kessel, vous avez mentionné que ce projet de loi reprendra la majorité des recommandations du groupe de travail de l'OCDE. Lesquelles ne seront pas appliquées? Quelles recommandations du groupe de travail de l'OCDE n'ont pas encore été reprises?
Roland Legault
View Roland Legault Profile
Roland Legault
2013-06-11 11:46
Thank you for this question.
I will speak in French, since no one on this side of the table has done so for some time.
It seems to me that an important recommendation was not implemented. This recommendation relates to the sharing of personal tax and income tax information. Canada cannot go this route because, based on its tax system and, more specifically, its income tax system, taxpayers provide personal information and the government is obligated to not disclose it. Taxpayers provide reliable information as part of the income tax system specifically because the information is not disclosed or used for other purposes.
Je vous remercie de la question.
Je vais m'exprimer en français, étant donné que personne ne l'a fait depuis un bon moment de ce côté-ci de la table.
Il me semble qu'une importante recommandation n'a pas été mise en oeuvre. Elle concerne le partage de renseignements personnels en matière d'impôt et de taxation. Le Canada n'est pas en mesure de le mettre en vigueur parce que, selon son système de taxation et, plus particulièrement, son système fiscal, les contribuables fournissent leurs renseignements personnels et le gouvernement s'engage à ne pas les divulguer. On peut se fier aux renseignements fournis par les contribuables dans un cadre fiscal précisément parce que ces renseignements ne sont pas divulgués et utilisés à d'autres fins.
View Dave Van Kesteren Profile
CPC (ON)
Thank you, Chair.
Thank you for being here.
Somebody mentioned South Sudan. The chair and I travelled to South Sudan. I love South Sudan. I get pumped when I see South Sudan. It's the poorest country in the world, but I get pumped about these people. I think they have the potential to do incredibly great things, and I'll tell you why.
I see people there who are just biting at the bit to get into business, to go to work. There's just this frenzy of activity, but it is such a wretch. They've been fighting for 40 years. They have no infrastructure. There are no lines. If you want electricity, you have to get yourself a generator.
We travelled to a farm, and that's the reason we went, actually, to visit a group of Canadian philanthropists who are trying to introduce modern farming techniques. They import all their food, and yet they have the ability to not only feed themselves but probably feed that whole region. It's incredibly rich.
I'm not telling you anything you don't know, Mr. Cornelius.
When I look at that and I see that incredible opportunity, I get frustrated at the status quo.
I'll tell you why I get frustrated. When we went to Juba, there were lots of cars driving around, but they're all NGOs. The UN had all their trucks flying by, and everything. The government is completely hamstrung because they can't do anything. If they're going to get any money, they have to listen to what these fellows are saying. Yet these people are literally sitting on a gold mine. “There's gold in them thar hills”, and there's copper, but there are no roads and there's no infrastructure.
Maybe I'm a little bit naive, but here's the way I see it. As Canadians, we could help those people. We could help them get into those copper mines and those gold mines. We could introduce them to companies. Here's where international trade comes in. We're going to introduce you to a company, Goldcorp, or something like that. By the way, these fellows are not here for the same reason. They're not here because of humanitarian aid. They're here for profit. But there's going to be a spinoff, and the unguided hand is going to go to work like you would never believe. We could see an infusion of wealth into that country.
Like that NDP farmer and that Reform farmer, I understand there are two opinions here. But doggone it all, we have tried the other method. I haven't travelled as extensively as you have, but I've been to Ghana, for instance, and I've seen projects that don't work and I've seen projects that do work, but inevitably, the private sector has to get involved.
I'm going to tell you one other story, because we're tying this thing all into Foreign Affairs. Turkey is a Muslim country. It's a moderate Muslim country. I think it's the gateway to the Muslim world, and they're involved in aid work, too. They're really successful with other countries. They're not really successful with Christian countries like South Sudan, but they're working within North Sudan. I shouldn't call it North Sudan—Sudan. What an opportunity we could have, as soft powers, if we started to work with Turkey. They have enough oil up there. I think it's the third-largest reserve in the world, and it's just sitting there. The poor people in the north, they have no money because it won't flow that way, and the south....
But if we could work with Canada and Turkey, and get these two countries together, now, see, we're working with CIDA, we're working with International Trade, and we're working with Foreign Affairs. Doesn't that just make a whole lot of sense?
This is one example where we could set the world on fire in a place like Sudan, and I believe we could ultimately change that whole area of Africa. The people are ready and they have everything they need right there at their doorstep, but nobody's exploiting it.
Are we wrong to suggest that, or even to dream that kind of a dream?
Merci, monsieur le président.
Merci d'être parmi nous.
Quelqu'un a parlé du Soudan du Sud, que le président et moi avons visité. J'adore ce pays. Je suis enthousiasmé par ce qui s'y passe. C'est le pays le plus pauvre du monde entier, mais je suis tout de même enthousiasmé par ses habitants. Je crois qu'ils sont capables de grandes choses, et je vais vous dire pourquoi.
Je vois des gens qui rongent leur frein, et qui n'attendent rien d'autre que de se lancer en affaires et de travailler. Il s'y passe plein de choses, mais, en même temps, il y a tellement de misère. C'est la guerre depuis 40 ans. Il n'y a pas d'infrastructures, pas de lignes électriques. Si on veut de l'électricité, on doit se procurer une génératrice.
Nous avons visité une ferme. En fait, c'est la raison pour laquelle nous sommes allés là-bas: nous rendions visite à un groupe philanthropique canadien qui tente de mettre en place des techniques agricoles modernes. Le pays importe tous ses produits alimentaires, et ce, même s'il a la capacité non seulement de suffire à ses besoins, mais probablement aussi de nourrir toute la région. C'est extrêmement fertile.
Je ne vous apprends rien, monsieur Cornelius.
Je regarde ce qui se passe, je vois toutes ces occasions, et je suis frustré par le statu quo.
Je vais vous dire pourquoi je suis frustré. Lorsque nous sommes allés à Juba, il y avait plein de véhicules sur la route, mais ils appartenaient tous à des ONG. On voyait passer en trombe tous les camions des Nations Unies et ceux d'autres organisations. Le gouvernement a les mains complètement liées, parce qu'il ne peut rien faire. S'il veut de l'argent, il doit faire ce que ces gens lui disent. Cependant, le pays est littéralement une mine d'or. « Il y a de l'or dans ces collines », et il y a du cuivre aussi, mais il n'y a aucune route ni aucune infrastructure.
Je suis peut-être un peu naïf, mais voici ce que je pense: en tant que Canadiens, nous pourrions aider ces gens. Nous pourrions les aider à exploiter ces mines de cuivre et d'or en leur présentant des entreprises. Et c'est ici qu'on commence à parler de commerce international. Nous allons leur présenter une entreprise, Goldcorp ou une autre entreprise du genre. En passant, ces gens ne sont pas là pour la même raison que nous. Ils ne sont pas là pour des raisons humanitaires. Ils veulent faire des profits. Mais il y aura des retombées, et cette main non guidée se mettra au travail comme vous n'auriez pu imaginer. On pourrait ainsi créer de la richesse dans ce pays.
Comme l'agriculteur du NPD et celui du Parti réformiste, je comprends qu'il y a deux points de vue possibles. Mais, nom d'un chien, nous avons déjà essayé l'autre méthode. Je n'ai pas voyagé autant que vous, mais je suis allé au Ghana, par exemple, et j'ai vu des projets qui ne fonctionnaient pas et d'autres couronnés de succès, mais, inévitablement, il faut faire une place au secteur privé.
Je vais vous raconter une autre histoire, parce qu'on essaie de tout faire sous l'égide des Affaires étrangères. La Turquie est un pays musulman. C'est un pays musulman modéré. Je crois qu'il s'agit d'une porte d'entrée dans le monde musulman, et les Turques participent eux aussi au travail humanitaire. Ils ont beaucoup de succès dans d'autres pays. Ils ont moins de succès dans les pays chrétiens comme le Soudan du Sud, mais ils travaillent avec le Soudan du Nord. Je ne devrais pas l'appeler ainsi, c'est le Soudan. Nous pourrions saisir une incroyable occasion, en tant que puissance douce, en décidant de travailler avec la Turquie. Il y a suffisamment de pétrole là-bas. Je crois que la Turquie possède la troisième réserve de pétrole en importance, et elle est inexploitée. Les pauvres dans le Nord n'ont pas d'argent parce qu'il ne transite pas dans cette direction, et le Sud...
Mais si le Canada et la Turquie travaillaient ensemble, si les deux pays travaillaient en collaboration... Maintenant, voyez-vous, nous travaillons avec l'ACDI et avec Commerce international et Affaires étrangères. N'est-ce pas tout simplement la chose sensée à faire?
Le Soudan est un endroit où nous pourrions vraiment faire bouger les choses, et, au bout du compte, changer toute cette région de l'Afrique. Ces gens sont prêts, et ils ont tout ce dont ils ont besoin à portée de main, mais personne n'exploite les ressources.
Ai-je tort de formuler une telle suggestion ou même de tout simplement avoir un tel espoir?
Jim Cornelius
View Jim Cornelius Profile
Jim Cornelius
2013-05-21 12:50
You're not wrong to dream it. The potential of South Sudan is enormous, both in terms of its agricultural land and its resources. It's critical. The key thing that we've learned over many years, of course, is that the governance structure has to be put in place and the infrastructure has to be put in place. We can give you as many examples of places where there's good land and good resources and lots of companies are involved, and poverty is not reduced because of the governance structure and who captures that wealth. Unless there's good governance put in place to ensure that the benefits go to the whole population—
Le problème, ce n'est pas d'y rêver. Le potentiel du Soudan du Sud est énorme, du point de vue de l'agriculture et des ressources. C'est crucial. La principale leçon que nous avons tirée de notre travail au fil des ans, bien sûr, c'est qu'il faut mettre en place une structure de gouvernance et les infrastructures nécessaires. Il y a tout autant d'endroits où les terres sont fertiles et où il y a des ressources et beaucoup d'entreprises sur place, sans qu'on arrive à réduire la pauvreté, et cela tient à la structure de gouvernance et aux gens qui empochent l'argent. Si on ne met pas en place une bonne structure de gouvernance pour s'assurer que toute la population en profite...
View Laurie Hawn Profile
CPC (AB)
I'm guessing that none of the other panellists would disagree with that. I'm not seeing any disagreement, thank you.
I'd like to stick with Public Safety, Mr. Davies, for a second. One of my other jobs is as the Canadian co-chair of the Canada-U.S. Permanent Joint Board on Defence. As I'm sure you know, there's a lot of cooperation on that between Public Safety and the Homeland Security side. Could you talk a little bit about...?
We've kind of talked about the Canadian side of this, which obviously ultimately is the most important to us. Can you talk a little bit about the coordination with the U.S. in general terms, or if there is anything sort of specific to rail safety that you could talk about?
J'imagine qu'aucun de nos témoins ne vous contredira. Je vois que tout le monde est d'accord, merci.
J'aimerais que l'on s'en tienne pour l'instant à la Sécurité publique, monsieur Davies. J'occupe par ailleurs le poste de coprésident canadien de la Commission permanente mixte de défense Canada-États-Unis. Vous n'ignorez pas, bien sûr, qu'il y a une forte collaboration entre la Sécurité publique et l’Homeland Security. Pourriez-vous nous dire quelques mots...?
Nous avons surtout évoqué la partie canadienne, qui bien entendu est la plus importante en ce qui nous concerne. Pourriez-vous nous dire quelques mots de la coordination en général avec les É.-U., et s'il y a des dispositions précises dont vous pouvez nous parler en ce qui a trait à la sécurité des chemins de fer?
John Davies
View John Davies Profile
John Davies
2013-05-09 9:15
Just maybe in general terms and my colleagues can talk about a more specific link to rail. The beyond the border initiative agreement between President Obama and Prime Minister Harper is a big driver of a lot of security-related investments and efforts over the last few years. Of course, one aspect of that is information sharing, working together also on different threat assessments, investments to make the border safer, to push the border out from a permanent perspective.
So a lot of the work we're doing with the U.S. is sort of driven by very concrete objectives linked to the border action plan. The action plan has a number of specific metrics, deliverable dates, and so on. It has really helped energize and open a lot of doors for us with the U.S. and I think vice versa. So that's a big part at least from the national security policy and information-sharing point of view. That's a big piece of the puzzle for us.
Je pourrais peut-être exposer la situation générale et mes collègues vous donneront des détails plus précis concernant les chemins de fer. L'initiative Par-delà la frontière, qui a fait l'objet d'un accord entre le président Obama et le premier ministre Harper, a entraîné une multiplication des investissements et des efforts liés à la sécurité ces dernières années. L'un des volets en est bien entendu l'échange d'informations, on procède ensemble à différentes évaluations des menaces, on investit pour sécuriser la frontière et on s'efforce de trouver des solutions permanentes.
Par conséquent, une grande partie du travail en collaboration avec les États-Unis porte sur des objectifs très concrets liés au plan d'action pour une frontière intelligente. Ce plan d'action correspond à des objectifs précis à date fixe, par exemple. Il nous a vraiment aidés à dynamiser notre action et à nous ouvrir de nombreuses portes aux États-Unis, et je pense que c'est réciproque. C'est donc une démarche importante, du moins en ce qui concerne la politique nationale de sécurité et l'échange d'informations. C'est un volet important de notre action.
View Laurie Hawn Profile
CPC (AB)
Thank you.
I'd like to turn to VIA Rail now along that same line with respect to MOUs or agreements you have with other rail companies, specifically cross-border. What kinds of arrangements do you have for information sharing, intelligence-sharing cooperation, with other operators, specifically Amtrak?
Je vous remercie.
Je m'adresse maintenant aux responsables de VIA Rail pour leur demander là aussi quels sont les protocoles d'accord ou d'entente qu'ils ont avec d'autres sociétés de chemin de fer, notamment de l'autre côté de la frontière. Quelles sont les ententes que vous avez passées en matière d'échange d'informations ou de communication des renseignements avec d'autres opérateurs, notamment Amtrak?
Marc Beaulieu
View Marc Beaulieu Profile
Marc Beaulieu
2013-05-09 9:16
We have a very close relationship with Amtrak. We value our partnership with them. We're in constant communication whether it be operational or security wise. We certainly share information extremely well. As I said, it's an extension. We keep them informed as much as required to make sure that our mutual networks are well informed of any threats.
Nous sommes en étroite relation avec Amtrak. Nous apprécions ce partenariat. Nous sommes constamment en communication, que ce soit sur des questions opérationnelles ou de sécurité. Nous ne manquons pas de pratiquer une bonne communication. Je vous le répète, c'est un prolongement de notre réseau. Nous tenons cette société au courant dans toute la mesure du possible pour être sûrs que nos deux réseaux sont bien informés des menaces éventuelles.
View Patrick Brown Profile
CPC (ON)
View Patrick Brown Profile
2013-05-07 16:20
Jacquie, I have a final question for the members of the Neurological Health Charities.
We can learn a lot from other countries in terms of there not being a monopoly on a good idea. Just as other countries pick up ideas in Canada, do you, whether it's the ALS, Parkinson, or Alzheimer societies, have ongoing dialogue with associations in different countries? Do you know of any new technological advancements that might be happening elsewhere in the neurological field that we should be aware of in Canada or that we should invest in ?
Jacquie, je voudrais vous poser une dernière question sur Organismes caritatifs neurologiques du Canada.
D'autres pays peuvent nous en apprendre beaucoup, notamment qu'il ne faut pas garder jalousement nos pratiques exemplaires. Les autres pays s'inspirent de nos pratiques exemplaires. Estimez-vous que, au Canada la société Alzheimer, la société Parkinson et la société de la SLA collaborent avec celles des autres pays? Êtes-vous au courant de percées technologiques qui sont survenues ailleurs dans le domaine neurologique et dans lesquelles nous devions investir?
Jacquie Micallef
View Jacquie Micallef Profile
Jacquie Micallef
2013-05-07 16:21
That is something we're starting to look into more now that we are coming to a point where we're wrapping up the study and we're beginning to look at what the next steps are and broaden our horizons.
Before joining Neurological Health Charities Canada I was with the Alzheimer Society for six years. I just joined the NHCC in January, so it's still very fresh. There is an international Alzheimer body, as there is for many of the other diseases. The international congresses are happening. A lot of them are actually happening now, over the summer and into the fall. So I think that dialogue is happening.
I will take that back, because I know from my experience, we've looked a lot at service delivery in other countries, and it's very difficult to try to take service delivery in another country that's emerged in a very different way, is a very different culture, and place it here. But in terms of this topic, in terms of technology and devices, I think there is a lot that we could learn. As I said, in moving forward and expanding our horizons, it will absolutely be something that we take forward.
C'est une question sur laquelle nous commençons à nous pencher au moment où nous achevons notre étude et envisageons quelles seront les prochaines étapes pour élargir nos horizons.
Avant de me joindre à Organismes caritatifs neurologiques du Canada, j'ai fait partie de la Société Alzheimer. Je suis passée chez OCNC en janvier dernier. C'est donc très nouveau pour moi. Pour la maladie d'Alzheimer, il existe un organisme international, comme c'est le cas pour bon nombre d'autres affections. Des congrès internationaux se tiennent. Beaucoup ont lieu ce printemps ou auront lieu au cours de l'été et de l'automne. Il y a donc beaucoup d'échanges à ce chapitre, selon moi.
Je voudrais mettre un bémol. Je sais d'expérience qu'il n'est pas toujours facile de mettre en oeuvre un mode de prestation des services différent en nous inspirant d'un autre pays qui a une façon différente de faire les choses. Cependant, je pense que nous pourrions beaucoup en apprendre sur la technologie ou les dispositifs médicaux. Je le répète, pour élargir nos horizons, c'est le chemin que nous devrons prendre.
David Lee
View David Lee Profile
David Lee
2013-05-02 16:02
Yes, I've certainly learned that making regulatory frameworks is not for the faint of heart.
For a framework like this, at the federal level you really have to go out and first listen and understand the needs across country, because it is quite true that there is a lot going on in the hospitals. There's a lot of research going on. Often patients are appearing and they're very hard to diagnose. You have to do some international collaboration to even understand if the disease is there, and then all of a sudden you're looking for a treatment.
That will start to involve us at the federal level, but there are many levels in play. There are funding levels. Getting a small research project off the ground is very important. At early stages you're not thinking about regulations when you're in your lab, trying to innovate and identify whether a therapy will work. But it's very important to approach the regulatory aspects early so that when you're doing your studies, you don't misfire. You can start to innovate, but if you don't start to build a case to get on the market, your research is not going to translate out.
I've been doing more work with Genome Canada and CIHR to go out and talk to researchers about what they're going to be expected to do as they work up their innovations. So that's one level of federal participation where we have to look at and talk with a lot of colleagues. That's both primary care physicians, research physicians, and academic physicians.
But really, there is an international discussion as well. One of the really interesting things about rare disease is that it does attract a lot of international cooperation. So part of what we need to do is look at the needs of our patients, our researchers, our provinces, and also see what we can draw from the international context and bring together. That's a good federal role because, as I mentioned, with things like trial advice, if we're setting up a global trial, that affects all those levels, but we're giving the advice. So we're trying to find ways to do that and build a framework so that people can have a voice at those early discussions.
It's not easy to design because we don't have a lot of good precedence in Canada. But we do get help from our international colleagues who have designed frameworks such as these, and they have been giving us very important advice on it. Putting it together is quite involved.
Oui, j'ai effectivement appris qu'il ne faut pas avoir froid aux yeux pour se lancer dans la conception de cadres de réglementation.
Pour un cadre comme celui-ci, il faut vraiment que le fédéral prête une oreille attentive aux besoins à l'échelle du pays, car il est très vrai qu'il se passe beaucoup de choses dans les hôpitaux. Il se fait beaucoup de recherche. Souvent, il y a des patients qui sont très difficiles à diagnostiquer. Il faut de la collaboration internationale pour même savoir si la maladie est là. Puis tout à coup, vous êtes à la recherche d'un traitement.
Nous serons alors appelés à intervenir, au fédéral, mais il est question de plusieurs niveaux — des niveaux de financement. Il est très important de permettre à un petit projet de recherche de démarrer. Au début, vous ne pensez pas à la réglementation quand vous êtes dans votre laboratoire et que vous essayez d'innover et de déterminer si une thérapie fonctionnera. Mais il est très important d'aborder la question de la réglementation tôt pour éviter les ratés pendant que vous réalisez vos études. Vous pouvez commencer votre travail d'innovation, mais si vous n'entamez pas le travail qu'il faut pour amener votre médicament sur le marché, votre recherche ne donnera rien.
Je travaille avec Génome Canada et les IRSC dans le but d'aller parler aux chercheurs de ce qu'on attendra d'eux pendant qu'ils peaufinent leurs innovations. C'est un niveau de participation du fédéral qui nous demande de nous adresser à de nombreux collègues. Il peut s'agir de médecins de premier recours, de chercheurs et de médecins universitaires.
En réalité, la discussion a aussi une portée internationale. L'une des choses très intéressantes des maladies rares, c'est qu'elles suscitent beaucoup de coopération internationale. Alors nous devons entre autres nous pencher sur les besoins de nos patients, de nos chercheurs et de nos provinces, voir ce que nous pouvons tirer de ce qui se passe à l'échelle internationale, et tout conjuguer. C'est un rôle fédéral intéressant, car, comme je l'ai mentionné, quand il s'agit de conseils visant des essais — en cas d'essai général —, tous les niveaux sont touchés, mais nous donnons les conseils. Nous essayons donc de trouver des façons de le faire et d'établir un cadre, de sorte que les gens puissent se prononcer au début des discussions.
Ce n'est pas facile à concevoir, car nous n'avons pas de précédents utiles au Canada. Cependant, nos collègues de l'étranger nous aident et nous conseillent, puisqu'ils ont conçu des cadres semblables. C'est toute une tâche de conjuguer tout cela.
Durhane Wong-Rieger
View Durhane Wong-Rieger Profile
Durhane Wong-Rieger
2013-05-02 16:29
As I was saying, because of the international linkages in many cases if you have only, let's say, three sites internationally, we actually do have patients who are followed and have consults via international sites. Look at Sick Kids Hospital in Toronto, where they actually are providing consults to patients who are in other countries as well. So it is very important that we're now part of this large international community.
Comme je le disais, en raison des liens à l'échelle internationale, il arrive souvent que même s'il existe seulement trois sites dans le monde, nos patients peuvent être suivis et obtenir des consultations par l'entremise des sites internationaux. Par exemple, à l'Hôpital pour les enfants malades de Toronto, on offre aussi des consultations aux patients qui sont dans d'autres pays. Il est donc très important que nous fassions partie de cette grande communauté internationale.
David Lee
View David Lee Profile
David Lee
2013-05-02 16:31
Thank you.
Madam Chair, we at Health Canada would very strongly support the idea of cooperating in international registries. This is a very key aspect of the rare disease world.
How you enter very important information into registries is a key question. So coordinating internationally is a very important issue. That's why having these discussions among regulators about how to study drugs that are otherwise very difficult or impossible to study so that we can be very clear about the requirements is very important.
A new international consortium has been developed. It is actually chaired by a Canadian, Paul Lasko from CIHR, and I think we can be very proud of that. This consortium coordinates research of this kind, very small research, so we need to link countries together. There are over 30 countries in this consortium. Its purpose is to focus research and make sure we don't have redundancies. So lifting registries into the important study of both the disease and the drug and trying to learn as much as we can from them is a very important aspect of regulating.
Merci.
Madame la présidente, à Santé Canada, nous appuyons fortement l'idée de participer aux registres internationaux. Il s'agit d'un élément de première importance dans le domaine des maladies rares.
La façon d'entrer des renseignements très importants dans un registre est une question fondamentale, et c'est pourquoi la coordination à l'échelle internationale est extrêmement importante. Il est donc essentiel que les organismes de réglementation discutent de la façon d'étudier des médicaments qui sont autrement très difficiles ou impossibles à étudier, et que nous soyons très clairs au sujet des exigences.
Un nouveau consortium international a été mis sur pied. Le président, Paul Lasko, des IRSC, est Canadien, et je crois que nous pouvons en être très fiers. Ce consortium coordonne les recherches de ce type, c'est-à-dire des recherches très pointues, et c'est pourquoi nous devons relier ces pays. Plus de 30 pays font partie de ce consortium. Sa raison d'être est de concentrer la recherche et d'éviter les redondances. Il s'ensuit qu'intégrer des registres dans l'étude des maladies et des médicaments appropriés et d'essayer d'en apprendre le plus possible est un volet très important de la réglementation.
Durhane Wong-Rieger
View Durhane Wong-Rieger Profile
Durhane Wong-Rieger
2013-05-02 16:33
We are very supportive. The European Organisation for Rare Disorders, the National Organization for Rare Disorders in the U.S., and the Canadian Organization for Rare Disorders have actually signed a joint memorandum of understanding to say that we support international registries, and as David says, they need to have common elements.
The other thing I will mention is that the NIH, the National Institutes of Health in the U.S., has just in fact helped to launch a large genetic registries website called Registries for All. It's meant to be exactly for this purpose, to provide a common platform on which you can have individual genetic diseases registered. Patient access is available. We're very much encouraging all countries to go to a common platform so that the data may in fact be shared. Patient privacy can be protected. As David said, we're very supportive of it, and we're also very proud that Canada quite frankly is again one of the leading partners in helping to move this kind of an initiative forward.
Nous l'appuyons fortement. L'Organisation européenne pour les maladies rares, l'Organisation nationale pour les maladies rares des États-Unis, et l'Organisation pour les maladies rares du Canada ont signé un protocole d'entente commun pour affirmer que nous appuyons les registres internationaux, et comme David l'a mentionné, ils doivent avoir des éléments communs.
J'aimerais aussi mentionner que les NIH, c'est-à-dire les National Institutes of Health aux États-Unis, viennent tout juste d'aider à lancer un vaste site Web de registres génétiques appelé Registries for All. Il servira exactement à cela, c'est-à-dire qu'il offre une plate-forme commune sur laquelle on peut inscrire des maladies génétiques individuelles. Les patients peuvent y avoir accès. Nous encourageons vivement tous les pays à se rendre sur une plateforme commune, afin que les données puissent être partagées. La vie privée des patients peut être protégée. Comme le dit David, nous appuyons fortement cette initiative, et nous sommes aussi très fiers que le Canada soit, encore une fois, l'un des partenaires principaux dans le lancement de ce type d'initiatives.
View Raymond Côté Profile
NDP (QC)
Yes. Absolutely.
I will certainly address those questions, Mr. Chair.
In terms of the Department of Finance expenditures in the main estimates 2013-14, the department is asking $5 million in grants and contributions. That is a drop from the main estimates 2012-13. It is a drop of $210 million. Clearly, the drop is the result of stopping debt-relief payments to countries with large debts.
This is what I would like to know. In main estimates 2012-13 and, by comparison with 2013-2014, which countries have benefited from debt relief payments from Canada?
Oui. Tout à fait.
Je vais certainement aborder ces questions, monsieur le président.
En ce qui concerne les dépenses du ministère des Finances dans le cadre du Budget principal des dépenses 2013-2014, le ministère demande 5 millions de dollars à titre de subventions et de contributions. C'est une baisse quant au Budget principal des dépenses de 2012-2013. C'est une baisse de 210 millions de dollars. Visiblement, la baisse est attribuable à la cessation des paiements liés à l'allègement des dettes de pays lourdement endettés.
Je voudrais savoir ceci. Dans le Budget principal des dépenses 2012-2013 et si on veut faire une comparaison avec 2013-2014, quels sont les pays qui ont bénéficié de paiements d'allègement de la dette de la part du Canada?
Nicholas Leswick
View Nicholas Leswick Profile
Nicholas Leswick
2013-05-02 9:28
I can try to answer that question. Just to position these payments in context, the Government of Canada provides debt relief to heavily indebted and poor countries in the context of our engagement in the Paris Club. We negotiate this debt relief agreement, but our exposures are held by EDC, the Canadian Wheat Board, and the Canadian International Development Agency.
While the Department of Finance is negotiating the debt relief, we then compensate these organizations because we've just written off their exposure. However, we're now essentially cancelling these payments because the reality is that EDC, the Wheat Board, or CIDA had written down these payments long ago because there was a default or non-performing situation. The writedown was 10 years ago, so essentially the federal government is paying itself to do business, and we thought this was inefficient.
More directly to your question, last year we provided debt relief to the Democratic Republic of Congo and the Ivory Coast.
Je peux essayer de répondre à cette question. Pour situer ces paiements dans leur contexte, le gouvernement du Canada accorde un allègement de dette aux pays pauvres et très endettés, comme il s'y est engagé auprès du Club de Paris. Nous négocions cet accord d'allègement de dette, mais nos risques sont assumés par EDC, la Commission canadienne du blé et l'Agence canadienne de développement international.
Le ministère des Finances négocie l'allègement de la dette, et nous indemnisons ensuite ces organisations, parce que nous venons d'effacer leur perte. Cependant, nous annulons maintenant ces paiements parce qu'en réalité, EDC, la Commission canadienne du blé ou l'ACDI avaient radié ces paiements il y a longtemps en raison d'un manquement ou d'une situation non rentable. La dépréciation s'est faite il y a 10 ans; en gros, le gouvernement fédéral se paie pour faire des affaires, et nous avons jugé que c'était une pratique non efficiente.
Pour répondre plus directement à votre question, l'an dernier, nous avons allégé la dette de la République démocratique du Congo et de la Côte d'Ivoire.
François Guimont
View François Guimont Profile
François Guimont
2013-04-23 15:50
Yes, for sure, I'll slow down.
The CCRIC, our centre…
provides advice and support, and coordinates information sharing and incident response to cyber-threats on systems outside the federal government.
Since last October, CCIRC has among other things done the following. It has implemented a national cyber-threat notification system to provide automatic notifications of cyber-incidents to owners and operators of vital cyber-systems. It has improved dialogue with its partners through information and tools on its website, including establishing an online community portal; and finally, it has expanded its operational hours to 15 hours a day, seven days a week, with on-site coverage, to cover the full business operating hours of its clients.
Through a new telephone system, CCIRC personnel are directly accessible 24 hours a day, seven days a week, to serve its public and private sector partners. It's worth noting that since initiating the 15-7 operations in November, CCIRC has not received any call outside that timeframe.
Mr. Chair, looking ahead at the coming months, we will continue to strengthen engagement with provincial and territorial deputy ministers, and increase our meetings with critical infrastructure sectors to raise awareness of the cyber threat.
Finally, we will continue to work closely with our counterparts in Australia, the U.K., New Zealand, and the United States to share policy and operational responses to cyber-security concerns.
With that, Mr. Chair, I thank you for your time. I look forward to your questions.
Oui, bien sûr, je vais ralentir le rythme.
Le CCRIC, notre centre,
offre des conseils et un soutien, et coordonne l'échange de renseignements et la réponse aux incidents de cybermenaces touchant aux systèmes à l'extérieur du gouvernement fédéral.
Depuis octobre dernier, le CCRIC a entre autres réalisé ce qui suit. Il a mis en oeuvre un système national de notification des menaces d'incidents cybernétiques dans le but de fournir des avis automatiques des incidents cybernétiques aux propriétaires et aux exploitants de cybersystèmes essentiels. Il a également amélioré le dialogue avec ses partenaires à l'aide de renseignements et d'outils sur son site Web, y compris en établissant un portail de la communauté en ligne. Enfin, il a augmenté ses heures de fonctionnement à 15 heures par jour, sept jours par semaine, et il offre des services sur place, dans le but de couvrir toutes les heures d'ouverture de ses clients.
Au moyen d'un nouveau système téléphonique, le personnel du CCRIC est désormais accessible 24 heures sur 24, sept jours par semaine, afin de servir ses partenaires des secteurs public et privé. Il convient également de signaler que depuis le lancement de l'horaire de fonctionnement de 15 heures par jour, sept jours par semaine, en novembre, le CCRIC n'a reçu aucun appel en dehors de ces heures.
Monsieur le président, dans les mois qui suivront, nous continuerons de renforcer l'engagement des sous-ministres provinciaux et territoriaux. Nous augmenterons également la fréquence de nos réunions avec le secteur de l'infrastructure essentielle afin d'accroître la sensibilisation aux cybermenaces.
Et, finalement, nous continuerons de collaborer étroitement avec nos homologues de l'Australie, du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis en vue d'échanger les réactions stratégiques et opérationnelles aux préoccupations en matière de cybersécurité.
Sur ce, monsieur le président, je vous remercie du temps que vous m'avez consacré. J'attends vos questions avec intérêt.
View Bryan Hayes Profile
CPC (ON)
Mr. Guimont, where are we in relation to two of our closest security and intelligence partners? In the report that was the U.K. and Australia. How do we compare in terms of our cyber-security systems with these two nations?
Monsieur Guimont, où nous situons-nous par rapport à nos deux plus proches partenaires du milieu de la sécurité et du renseignement? Le rapport indiquait qu'il s'agissait du Royaume-Uni et de l'Australie. Comment nos systèmes de cybersécurité se comparent-ils à ceux de ces deux pays?
François Guimont
View François Guimont Profile
François Guimont
2013-04-23 16:55
Thank you for the question. I will start with the relationship we have with the U.S. They're very close. Our economies are connected in a meaningful way, so we have a lot of relationship. I was in Washington a couple of months ago and I sat down with a number of people, and cyber is a top-priority topic. That is my first observation.
The second one is that it's not just flying down and meeting. We also have essentially committed to a number of actions with the U.S. We've done that formally. Madame Clairmont will speak to it in a minute.
Third, we also deal with other countries, so not only the United States, the U.K., New Zealand, etc., and it's always the same thinking: sharing information; where we can have common strategies; and being ahead of the issues potentially coming our way. Madame Clairmont just had a meeting very recently on the so-called Five Eyes and she can speak to that as well specifically.
Je vous remercie de me poser la question. Je vais d'abord parler de notre relation avec le Royaume-Uni, avec qui nous entretenons des liens très étroits. Nos économies sont liées de façon significative, si bien que nos relations sont nombreuses. Je me suis entretenu avec un certain nombre de personnes lors d'un séjour à Washington il y a de cela quelques mois. J'ai appris que la cybersécurité est un sujet prioritaire. Voilà pour la première observation que je voulais faire.
Deuxièmement, je n'ai pas fait le déplacement pour une simple rencontre. Nous nous sommes également engagés à prendre un certain nombre de mesures avec les États-Unis, ce que nous avons fait en bonne et due forme. Mme Clairmont en parlera dans un instant.
Troisièmement, nous ne traitons pas uniquement avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, etc.; nous traitons aussi avec d'autres pays. Les principes sont toujours les mêmes: échanger des renseignements, établir des stratégies communes et prévoir les problèmes éventuels avant qu'ils ne se matérialisent. Mme Clairmont a récemment participé à une réunion sur le prétendu système Five Eyes. Elle pourra vous en parler également.
Results: 1 - 30 of 324 | Page: 1 of 11

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data