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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the last 10 years the Conservatives have run multi-billion dollar deficits, averaging about $15 billion a year. All of their incompetence, mismanagement, phony tax cut legacy, and personal debt records are buried in a whopping $150 billion addition to the national debt.
Does a Conservative balanced budget mean that over their term it balances out at about a $15 billion deficit? Is a multi-billion dollar deficit year after year what the Conservatives mean by balanced?
Monsieur le Président, au cours des 10 dernières années, les conservateurs ont accumulé des déficits de plusieurs milliards de dollars, soit d'environ 15 milliards de dollars par année. Leur incompétence, leur mauvaise gestion, leurs réductions d'impôts artificielles et leur bilan en matière d'endettement personnel sont bien enfouis dans la somme colossale de 150 milliards de dollars qui s'ajoute à la dette nationale.
Pendant la durée de leur mandat, les conservateurs ont accusé en tout un déficit d'environ 15 milliards de dollars. Est-ce cela un budget conservateur équilibré? Un déficit de plusieurs milliards de dollars année après année. Est-ce cela que les conservateurs considèrent comme un budget équilibré?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the fundamental responsibility of a Minister of Justice is to protect the rule of law and the integrity of investigations. Therefore, “no comment” means “no comment”. If an investigation has merit, it is compromised, and in extreme cases, lives are put at risk. If there is no merit, individuals are slandered and smeared with little recourse.
What then was the Minister of Justice thinking when he commented on Minister Michael Chan? Has he forgotten his oath of office, or was he so overwrought with the joy of potential partisan advantage that he jettisoned his oath of office?
Monsieur le Président, la responsabilité fondamentale du ministre de la Justice consiste à protéger la primauté du droit et à assurer l'intégrité des enquêtes. Ainsi, il doit s'abstenir de faire des commentaires à tout prix. Si ses commentaires sont fondés, cela peut compromettre les résultats de l'enquête et, dans certains cas extrêmes, des vies peuvent être en jeu. Si ses commentaires sont sans fondement, ils peuvent entacher la réputation de certaines personnes et celles-ci n'auront pratiquement aucun recours.
À quoi pensait le ministre de la Justice quand il s'est prononcé sur la situation du ministre Michael Chan? A-t-il oublié qu'il a prêté serment, ou a-t-il choisi de ne pas en tenir compte parce qu'il était trop heureux à l'idée de se servir de la situation pour se faire du capital politique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Pope Francis has just released his encyclical on climate change.
Over the centuries, great prophets have denounced injustice and spoken truth to power, often at great personal risk. In more modern times, Wilberforce denounced the scourge of slavery in the British Empire. Bishop Desmond Tutu fearlessly led the fight against apartheid. Reverend Tommy Douglas denounced the injustice of tying health care to the size of one's bank account. Pope John Paul II is best remembered as the spiritual godfather of the demise of communism.
Into this prophetic role stepped Pope Francis this week. In a comprehensive, well-researched, and penetrating account of climate change, the Pope zeroed in on the injustice that allows the rich to get richer on the backs of those least able to adapt. Like the prophets of old, he denounced the cavalier indifference of the smug and the affluent.
If the Conservative government does not get the science and chooses to ignore the economics, surely it will listen to Pope Francis. To ignore faith, science, and economics is to define smug indifference.
Monsieur le Président, le pape François vient tout juste de publier l'encyclique sur le réchauffement climatique.
Au cours des siècles, de grands prophètes ont dénoncé l'injustice et ont laissé entendre la voix de la vérité en s'adressant aux puissants, au péril de leur vie. Plus récemment, William Wilberforce a dénoncé le fléau de l'esclavage au sein de l'Empire britannique. L'archevêque Desmond Tutu a courageusement mené la lutte contre l'apartheid. Le pasteur Tommy Douglas a dénoncé le fait que l'accessibilité aux soins de santé était proportionnelle à la taille du compte en banque. Quant au pape Jean-Paul II, on s'en souviendra particulièrement comme du parrain spirituel de la chute du communisme.
C'est maintenant au pape François d'assumer cette semaine le rôle de prophète. Dans un compte rendu exhaustif, bien documenté et perspicace sur le réchauffement climatique, le pape a dénoncé l'injustice qui permet aux riches de s'enrichir aux dépens des gens les moins en mesure de s'adapter. Comme les prophètes des temps anciens, le pape a dénoncé l'indifférence désinvolte des arrogants et des riches.
Si le gouvernement conservateur ne comprend pas la science et choisit de ne pas tenir compte des facteurs économiques, peut-être acceptera-t-il d'écouter le pape François? Ne pas tenir compte des chefs religieux, des scientifiques et des économistes, c'est faire preuve d'une indifférence crasse.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Pope Francis issued a powerful encyclical about the ravages of climate change. He has decried the injustice of those who allow the rich to get richer on the backs of those least able to adapt to climate change. The Conservatives have smugly ignored the economics and science of climate change.
If the Conservative government does not get the science and refuses to ignore the economics, surely the Conservatives will listen to the clarion call of Pope Francis. To ignore faith, science and economics is to define smug ignorance. Will they at least listen to the Pope?
Monsieur le Président, le pape François a publié une encyclique des plus éloquentes sur les ravages des changements climatiques. Il a dénoncé l'injustice commise par ceux qui permettent aux riches de s'enrichir aux dépens des gens les moins aptes à s'adapter aux changements climatiques. Les conservateurs ont levé le nez sur les données économiques et scientifiques concernant les changements climatiques.
Si le gouvernement conservateur ne comprend pas la science et choisit de ne pas tenir compte des facteurs économiques, peut-être acceptera-t-il d'écouter l'appel lancé par le pape François. Ne pas tenir compte des chefs religieux, des scientifiques et des économistes, c'est faire preuve d'un mépris total. Les conservateurs vont-ils au moins écouter le pape François?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to compliment the hon. member on his rant. It was one of the finer rants I have heard in a while.
The previous question actually went where I wanted to go, which was to the self-congratulatory nonsense the Conservatives continually put forward. They have run up the national debt between $150 billion and $160 billion. That means that over the last 10 years, their average expenses have exceeded their revenues by somewhere in the order of $15 billion on an annual basis, which is hardly a way to run the economy.
Since I have already answered that question, I want to ask a second question which is on the so-called carbon pricing. Clearly, every government in Canada gets it now. B.C. prices carbon. Alberta prices carbon, and certainly the new government will be much more sensitive on pricing carbon. Ontario prices carbon. Quebec prices carbon. About 80% to 85% of the economy already prices carbon. The only place that the pricing of carbon is bad is across the aisle here, where the Conservatives simply want to keep their heads stuck literally in the sand, but I will not describe which kind of sand.
I would be interested in the hon. member's views that as a nation we have actually moved a great deal forward on the pricing of carbon, where the government has actually been a drag on the pricing of carbon.
Monsieur le Président, je tiens à féliciter le député de sa diatribe, l'une des plus percutantes que j'aie entendues depuis longtemps.
La question précédente est cependant allée dans le sens de ce que j'entendais relever, c'est-à-dire la tendance des conservateurs à se péter les bretelles alors qu'il n'y a pas de quoi fanfaronner. Ils ont creusé la dette nationale d'environ 150 ou160 milliards de dollars. Autrement dit, au cours des 10 dernières années, les dépenses moyennes ont dépassé les revenus de quelque chose comme 15 milliards de dollars chaque année. Ce n'est pas ainsi que l'on gère une économie.
Puisque j'ai déjà obtenu réponse à cette question, j'en pose une seconde, cette fois sur la fameuse fixation du prix du carbone. De toute évidence, tous les gouvernements au Canada ont maintenant pris la mesure de l'enjeu. La Colombie-Britannique fixe un prix pour le carbone. L'Alberta fixe un prix pour le carbone. Le nouveau gouvernement sera certainement beaucoup plus ouvert à l'idée de fixer un prix pour le carbone. L'Ontario fixe un prix pour le carbone. Le Québec fixe un prix pour le carbone. Dans 80 à 85 % de l'économie environ, le prix du carbone est déjà fixé. Le seul endroit où cette mesure est mal perçue, c'est en face. Les conservateurs s'entêtent carrément à garder la tête bien dans le sable, et je n'ai pas besoin de préciser le type de sable en question.
J'aimerais savoir si le député pense que le pays a fait de véritables avancées à l'égard de la fixation du prix du carbone alors que le gouvernement fait tout en son pouvoir pour y faire obstacle.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister has completed his photo op tour with a visit to Pope Francis, who took his pontifical name from St. Francis of Assisi, the patron saint of the environment.
In his latest photo op, Pope Francis did not look too impressed. Having met with the Prime Minister, who is the international laggard in chief on climate change, may explain the Pope's disgruntled appearance.
Could the minister tell us why Pope Francis looked so impressed, and did he call on the Prime Minister to be serious about climate change?
Monsieur le Président, le premier ministre a terminé sa tournée de relations publiques par un entretien avec le pape François, dont le nom de règne s'inspire de saint François d'Assise, le saint patron de l'environnement.
D'après les photos les plus récentes, le pape François n'a pas l'air très impressionné. Le mécontentement qui se peint sur son visage est peut-être attribuable au fait qu'il a rencontré le premier ministre, le chef d'État qui traîne le plus de l'arrière dans le dossier des changements climatiques.
Le ministre pourrait-il nous expliquer pourquoi le pape François avait cet air et nous dire si celui-ci a demandé au premier ministre de prendre les changements climatiques au sérieux?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister has been dragged, kicking and screaming, into the 21st century, barely.
After immense pressure from the G7 leadership, he reluctantly agreed to a communiqué that would get Canada out of fossil fuels by the end of the century. However, his minister only has a target of 225 megatonnes by 2030. She seems awfully keen on mini-tonnes, however, on fugitive methane emissions from oil, gas and fertilizer sectors.
Since fugitive emissions are relatively small potatoes in the emissions profile, what is her plan for the rest?
Monsieur le Président, le premier ministre a résisté autant qu'il a pu, mais il a fini par arriver au XXIe siècle.
Après avoir subi d'énormes pressions des dirigeants des pays du G7, il a accepté à contrecoeur de publier un communiqué annonçant que le Canada allait délaisser les combustibles fossiles d'ici la fin du siècle. Sa ministre n'a pourtant qu'un objectif de 225 mégatonnes à atteindre d'ici 2030. Elle se contente de peu et semble n'en avoir que pour les émissions fugitives de méthane provenant des secteurs du pétrole, du gaz et des engrais.
Mais comme la quantité d'émissions fugitives est plutôt négligeable par rapport à l'ensemble des émissions, que compte-t-elle faire d'autre?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this weekend the Prime Minister will be attending the G7 summit in Germany. He will be pressed by President Obama, Chancellor Merkel, Prime Minister Cameron, and others to be serious about climate change.
He knows, as does the rest of the world, that this pledge to cut 30% by 2030 is nothing more than a press release masquerading as a plan. Having done nothing in the last 10 years, he expects to waltz into the most important meeting in the world and bully and bluster his way through the agenda. He will fool no one.
Once again Canada's reputation will be trashed, once again the Prime Minister will resist any serious commitment to reducing GHGs, and once again he will assiduously work to water down any communique by the leaders. The G7 leaders know that this plan is both delusional and deceptive. The G7 is not a group for delusions and deceptions.
Monsieur le Président, ce week-end, le premier ministre participera au Sommet du G7, en Allemagne. Le président Obama, la chancelière Merkel et le premier ministre Cameron l'exhorteront à prendre les changements climatiques au sérieux.
À l'instar du reste du monde, le premier ministre sait que l'engagement de réduire les émissions de 30 % d'ici 2030 n'est rien d'autre qu'une déclaration médiatique qu'il tente de faire passer pour un plan. Le premier ministre n'a rien fait au cours des 10 dernières années, mais il croit que les fanfaronnades et l'intimidation suffiront à le tirer d'affaire lors de la plus importante rencontre internationale dans ce dossier, mais personne ne sera dupe.
Encore une fois, la réputation du Canada sera mise en lambeaux, et le premier ministre, qui résistera à tout engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, s'emploiera vigoureusement à diluer toute déclaration de la part des dirigeants du G7. Ceux-ci savent toutefois que le plan du Canada est à la fois illusoire et trompeur et qu'il n'a pas sa place dans un groupe comme le G7.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister will be at the G7 meeting in Germany this week. Chancellor Merkel, Prime Minister Cameron and President Obama see this as the most important meeting prior to Paris to talk about GHG emissions. The Prime Minister has set a GHG target, which everyone knows is a press release masquerading as a target. The G7 leaders know that this is just simply a deceptive and delusional plan.
Why embarrass us, once again, on the international stage to deceive the world's most important leaders? Why not just admit that the last 10 years have been a colossal Conservative failure?
Monsieur le Président, le premier ministre participera cette semaine à la réunion du G7, en Allemagne. La chancelière Merkel, le premier ministre Cameron et le président Obama considèrent cette réunion comme la plus importante avant celle qui aura lieu à Paris pour discuter des émissions de gaz à effet de serre. Le premier ministre a fixé une cible pour ces émissions, mais tout le monde sait que ce n'était qu'un communiqué de presse déguisé. Les leaders du G7 savent que ce n'est rien de plus qu'un plan fallacieux et grotesque.
Pourquoi cherche-t-on encore une fois à nous embarrasser sur la scène internationale en essayant de tromper les plus importants leaders de la planète? Pourquoi les conservateurs n'admettent-ils pas tout simplement que les dix dernières années ont été un échec monumental?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the minister is now committed to a 225 megatonne reduction of greenhouse gases by 2030. Delusionally, she said that her government will reduce its methane emissions for the oil and gas sector and regulate the production of fertilizer.
Can the minister tell the House precisely how many megatonnes will be reduced and eliminated by fertilizer and methane regulation, and what is the plan for the rest?
Monsieur le Président, la ministre s'engage maintenant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 225 mégatonnes d'ici 2030. Donnant dans la pensée magique, elle a soutenu que le gouvernement conservateur fera réduire les émissions de méthane du secteur des hydrocarbures et qu'il réglementera la production d'engrais.
La ministre peut-elle dire à la Chambre de combien de mégatonnes, précisément, la réglementation des engrais et des émissions de méthane permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et quel est le plan pour le reste?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, after much hemming and hawing, we finally got the Minister of the Environment to commit to her new target of 524 megatonnes by 2030. Having done nothing for the last 10 years, she now asks us to believe that an additional 200 megatonnes will be achieved in 15 years without a plan.
What are her commitments in writing from the provinces? What are her commitments in writing from the industrial sectors? How will she offset the projected 180 megatonnes from the oil sands?
This target looks more deceptive and delusional than fair and ambitious.
Monsieur le Président, après avoir longuement tergiversé, la ministre de l’Environnement s'est enfin engagée à atteindre un nouvel objectif, soit 524 mégatonnes d'ici 2030. Rien n'a été fait au cours des 10 dernières années, mais elle nous demande maintenant de croire que ce nouvel objectif, qui comprend 200 mégatonnes de plus, sera atteint d'ici 15 ans, sans qu'on établisse de plan.
Quels engagements les provinces ont-elles pris par écrit? Quels engagements les secteurs industriels ont-ils pris par écrit? Comment compensera-t-elle les émissions prévues du secteur des sables pétrolifères, qui devraient totaliser 180 mégatonnes?
Cet objectif semble plus trompeur et illusoire que juste et ambitieux.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, yesterday I asked the Minister of the Environment a very simple question at committee: Could she state the new 2030 targets in megatonnes? Incredibly, the deputy minister jumped in and said that it was very complicated.
However, 30% of 731 megatonnes is not complicated, and it is the responsibility of the minister to know her facts and to have a plan as to how we will make those targets.
The minister has had 24 hours to crunch the numbers. Could she state the 2030 target in megatonnes?
Monsieur le Président, hier, pendant une réunion du comité, j'ai posé une question très simple à la ministre de l’Environnement: Peut-elle indiquer quelles sont les nouvelles cibles de 2030 en mégatonnes? Chose incroyable, la ministre a bondi et a répondu que c'était très compliqué.
Pourtant, 30 % de 731 mégatonnes, ce n'est pas compliqué, et il incombe à la ministre d'être au courant du dossier et d'avoir un plan pour nous permettre d'atteindre ces cibles.
La ministre a eu 24 heures pour faire des calculs. Peut-elle indiquer quelles sont les cibles de 2030 en mégatonnes?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I doubt that if you sought it you would have unanimous consent to make me go for the 10 minutes.
Some hon. members: Oh, oh!
Hon. John McKay: I have some consent here, but there does not seem to be much consent elsewhere.
There are some resplendent ironies in discussing this motion on a day where The Globe and Mail carried the obituary of Dr. David Sackett. He is known as the father of evidence-based medicine at McMaster University. He was Canada's guru on evidence-based medicine.
If one does not function on evidence-based medicine, one sometimes does exactly the opposite of what one needs to do. The classic example in the medical field is the death of George Washington. The death of George Washington, a relatively healthy man, happened in the course of about 16 to 24 hours. In the course of those hours, he was attended upon by the best physicians that country had to offer, all of whom made their decisions based on practice, what they had done in the past. They were not based on evidence but on what they had done in the past.
One of the practices was bloodletting. Over the course of 16 hours, they drained five pints of blood from the first president of the United States. If he was not sick before, he certainly would have been sick afterwards. He died. This was a practice that was not based on evidence. If we continue to make practices and decisions based upon something other than evidence, for example, ideology, we will actually kill the patient, as in the case of medicine.
That is my view of what is happening here. We have instances where environmental scientists are told to toe the line. Therefore, just as we have one department, one website, we should have one department and one voice. That was the edict that was published by the Department of the Environment in 2007, so that all inquiries of scientists would be funnelled through the political department of the minister at that time.
Environment Canada scientists, many of them world leaders in their fields, have long been encouraged to discuss their work with the media and the public, on everything from migratory birds to melting Arctic ice. Several of them were co-authors of the United Nations report on climate change that won the 2007 Nobel Peace Prize.
Until now, Environment Canada has been one of the most open and accessible departments. As a consequence, because decisions are not shared widely, because there is not an opportunity for the scientists to discuss them, the decisions made at Environment Canada, and elsewhere in the government, are not optimum. After question period, I would like to give some classic examples of these decisions.
Monsieur le Président, je doute fort que, même si vous le demandiez, vous constatiez qu'il y a consentement unanime pour que j'utilise toutes mes 10 minutes d'une traite.
Des voix: Oh, oh!
L'hon. John McKay: Je semble avoir le consentement de cette partie-ci de l'assemblée, mais pas du reste.
Il y a quelque chose de splendidement ironique à débattre de cette motion aujourd'hui, alors que paraissait ce matin dans le Globe and Mail la notice nécrologique du Dr David Sackett. Cet ancien de l'Université McMaster est considéré comme le père de la médecine factuelle. Il était la référence canadienne en la matière.
Il faut savoir que ceux qui tournent le dos à la médecine factuelle peuvent parfois faire exactement le contraire de ce qu'ils auraient dû faire. Il n'y a pas meilleur exemple que la mort de George Washington. M. Washington, qui était pourtant en assez bonne santé, est mort en moins de 16 à 24 heures. Dans cet intervalle, il a été confié aux soins des meilleurs médecins des États-Unis, qui, tous autant qu'ils sont, se sont fiés à leurs habitudes, à leur expérience, pour prendre une décision. Au lieu de regarder les faits, ils ont préféré faire comme ils avaient toujours fait.
Les saignées faisaient partie des interventions couramment pratiquées. Pendant 16 heures, le premier président des États-Unis a été saigné par ses médecins, qui lui ont prélevé cinq pintes de sang. S'il n'était pas vraiment malade avant cette intervention, il l'était certainement par la suite. Il en est mort. Cette pratique ne reposait sur aucun fait. Si nous continuons à prendre des décisions et à adopter des pratiques fondées sur autre chose que des données probantes — une idéologie, par exemple —, l'issue sera fatale, comme en médecine.
Selon moi, c'est ce qui est en train de se produire. Certains scientifiques du domaine de l'environnement se font dire de rentrer dans le rang. Tout comme il a un seul site Web, un ministère ne devrait parler que d'une seule voix. C'est la directive que le ministère de l'Environnement a publiée en 2007, qui a fait en sorte que toutes les demandes adressées aux scientifiques seraient dorénavant acheminées au personnel politique du ministre.
Les scientifiques d'Environnement Canada, dont plusieurs sont des sommités mondiales dans leur domaine, ont longtemps été encouragés à discuter de leurs travaux dans les médias et avec le public, qu'il s'agisse des oiseaux migrateurs ou de la fonte des glaces de l'Arctique. Plusieurs d'entre eux comptent parmi les auteurs d'un rapport des Nations Unies sur les changements climatiques, qui leur a valu le prix Nobel de la paix en 2007.
Auparavant, Environnement Canada était l'un des ministères les plus ouverts et les plus accessibles. Les décisions prises par le ministère, ou par le gouvernement en général, ne sont plus optimales, parce qu'elles ne sont pas communiquées à grande échelle et parce que les scientifiques n'ont pas l'occasion d'en discuter. Après la période des questions, j'aimerais donner quelques exemples de telles décisions.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, prior to question period I was talking about bloodletting. It appears that bloodletting is not just limited to out-of-date medical procedures but is still living in on Environment Canada. The title of the document that I was reading from is called, “Environment Canada scientists told to toe the line”. Until now, Environment Canada was one of the most open and accessible departments. One of the researchers was quoted as saying “They’ve been muzzled,” says Weaver of the federal researchers. “The concept of free speech is non-existent at Environment Canada. They are manufacturing the message of science.”
This is serious stuff. I am pleased that the hon. member for Kingston and the Islands has brought forward this motion because the scientists who work for not only Environment Canada but also the rest of the federal government are under siege.
Fifty per cent of them believe that there are cases where the health and safety of Canadians or environmental sustainability has been compromised because of political interference with scientific work. There appears to be no end to which the government will go in order to muzzle scientists, even to the point of compromising the health and security of Canadians.
Seventy-one per cent of them agree that our ability to develop policy laws and programs are based on scientific evidence and that facts have been compromised by political interference, much like my bloodletting example where the ideology gets ahead of the evidence. In fact, the evidence is that when it is, it is inconveniently ignored.
Forty-eight per cent of them are aware of cases where the department or agency has suppressed or declined to release information, which has led to incomplete, inaccurate and misleading impressions.
Seventy-four per cent of them think the sharing of government science findings with the Canadian public has become too restrictive. This is serious stuff.
Finally, 60% of the scientists of Environment Canada and the Department of Fisheries and Oceans believe that the government is not incorporating the best climate change science into its policies.
This is not just some sort of little academic excise. Last week, after Parliament rose, the Minister of the Environment told reporters, and in effect the world, that Canada was going to reach a target in 2030 of a 30% reduction in greenhouse gas emissions. That sounds like a good target. This morning she came before the committee on estimates and I asked her a very simple question. Could she state that 30% target in actual megatonnes? It was quite interesting. The deputy minister immediately took over the question, did not let the minister speak, and went into this rather complicated story of how this was a bit of a moving target. I agree with him that it is a moving target. This simple little lawyer asked himself: how can we actually state a 30% reduced target if we do not know what the number of the megatonnes to be achieved is? It is hard to say. It may be 20%, it may 40%, or it may be no per cent at all.
It is quite strange. We are starting with a target of 749 megatonnes as of 2005. Simple math would take that down by 30%, which is somewhere between 150 megatonnes and 200 megatonnes. One would think it would be easy to say that we expect to have a target somewhere in the order of 550 megatonnes by 2030. However, the environment minister is not even able to say that. Nor is the the deputy minister.
This is either the result of the inability of Environment Canada to actually calculate the number or it is a result of the inability of Environment Canada to communicate the number. If in fact the number were stated in public as to what our megatonne target was in terms of greenhouse gas emissions reduction, then Canadians from all provinces, all stripes, would know whether this was a realistic target and would know how the government planned to get to this target.
This exercise in talking about how scientists are muzzled is very serious. It is very serious because policy is being made, being announced, and what is it based upon? The government chooses, for whatever reason, to not put forward evidence on which to base its decision-making process. The consequence is that we have fantasy targets. The government's credibility is completely shot on this file and many others, and the consequence of the consequence, if you will, Mr. Speaker, is that ideology prevails, communication and speaking points prevail over all matters, and with respect to evidence, who cares? That is simply inconvenient.
I thank the House for the time and attention. I appreciate the opportunity to speak. I look forward to questions from members.
Monsieur le Président, avant la période des questions, j'ai parlé des saignées. Il semble que les saignées ne se limitent pas aux interventions médicales désuètes, mais qu'elles existent encore à Environnement Canada. L'article dont j'ai lu des passages est intitulé « Les scientifiques d'Environnement Canada se font dire de rentrer dans le rang ». Jusqu'à maintenant, Environnement Canada était l'un des ministères les plus ouverts et accessibles. Un chercheur aurait déclaré qu'ils ont été muselés, selon ce que dit Weaver au sujet des chercheurs fédéraux. Il ajoute que la notion de liberté d'expression est inexistante à Environnement Canada, et qu'ils fabriquent le message scientifique.
C'est très grave. Je suis content que le député de Kingston et les Îles ait présenté cette motion, parce que les scientifiques qui travaillent à Environnement Canada et dans tout l'appareil gouvernemental sont menacés.
Cinquante pour cent d'entre eux estiment qu'il y a des exemples d’ingérence politique dans leurs travaux scientifiques qui compromettent la santé et la sécurité des Canadiens ou la durabilité environnementale. Il ne semble pas y avoir de limite à la volonté du gouvernement de museler les scientifiques; il est même prêt à compromettre la santé et la sécurité des Canadiens.
Soixante et onze pour cent de ces scientifiques croient que l’ingérence politique réduit la capacité du Canada à élaborer des politiques, des lois et des programmes fondés sur des preuves scientifiques. Cela ressemble beaucoup à mon fameux exemple de la saignée, où les considérations idéologiques ont prévalu sur les données probantes. En fait, dans l'état actuel des choses, quand les données dérangent, elles ne sont pas prises en compte.
Quarante-huit pour cent ont eu connaissance de cas où la suppression d’information par un ministère ou un organisme, ou le refus de publication, a donné une impression incomplète, inexacte ou trompeuse au public.
Soixante-quatorze pour cent estiment que la communication publique des conclusions d’études scientifiques gouvernementales est devenue trop restreinte depuis les cinq dernières années. C'est très grave.
Enfin, soixante pour cent des scientifiques d'Environnement Canada et du ministère des Pêches et des Océans ne pensent pas que le gouvernement intègre les meilleures données scientifiques sur les changements climatiques dans ses politiques.
Il ne s'agit pas simplement d'une sorte d'exercice intellectuel. La semaine dernière, après l'ajournement, la ministre de l'Environnement a dit aux journalistes et, en fait, au monde, que le Canada allait atteindre en 2030 une cible de 30 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette cible semble bonne. Ce matin, la ministre s'est présentée devant le comité des prévisions budgétaires, et je lui ai posé une question très simple: combien de mégatonnes cette cible de 30 % représente-t-elle? Ce fut fort intéressant. Le sous-ministre n'a pas laissé la ministre parler; il s'est immédiatement lancé dans un exposé alambiqué pour expliquer qu'il ne s'agissait pas d'une cible fixe. Je suis d'accord avec lui: ce n'est pas une cible fixe. Le simple petit avocat que je suis s'est demandé comment on pouvait annoncer une cible de 30 % de réduction quand on ne sait pas à combien de mégatonnes il faut parvenir. C'est difficile à dire. On réduira peut-être les émissions de 20 %, ou de 40 %, ou peut-être ne les réduira-t-on pas du tout.
C'est assez étonnant. En 2005, la cible était de 749 mégatonnes. Le calcul est simple: une réduction de 30 % est de l'ordre de 150 à 200 mégatonnes. On se serait attendu à ce qu'il soit facile de dire qu'on devrait arriver à peu près à 550 mégatonnes d'ici 2030. La ministre de l'Environnement ne le peut pourtant pas. Le sous-ministre non plus.
De deux choses l'une: ou bien le ministère de l'Environnement est incapable de faire le calcul, ou bien il est incapable de communiquer les chiffres. Si le nombre de mégatonnes que représente la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre était rendu public, les Canadiens de toutes les provinces et de toutes les allégeances sauraient si la cible était réaliste et comment le gouvernement entendait s'y prendre pour l'atteindre.
Ce débat sur la façon dont les scientifiques sont muselés est très sérieux. C'est très sérieux, car une politique est formulée et annoncée et sur quoi est-elle fondée? Le gouvernement choisit, pour une raison ou pour une autre, de ne pas présenter l'information sur laquelle il fonde ses décisions. La conséquence, c'est que nous avons des objectifs fantaisistes. La crédibilité du gouvernement est complètement minée dans ce dossier, et bien d'autres, et la conséquence de la conséquence, si vous voulez, monsieur le Président, c'est que c'est l'idéologie qui prévaut, tout comme la communication et les notes d'allocution prévalent sur toutes les questions. Les preuves? On s'en fiche, pour la simple raison qu'elles gênent.
Je remercie la Chambre de m'avoir accordé son temps et son attention. Je suis reconnaissant de pouvoir prendre la parole. Je répondrai volontiers aux questions des députés.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to take note that in 2002, there were not masses of scientists gathered on the front lawn of Parliament Hill saying, “Free us” and “Allow us to speak”. They started to gather only a few years ago when the policy of the government was enunciated by the then minister of the environment as having one department, one website, and one voice. The consequence is that scientists feel as if they cannot speak.
In fact, it has become so bad that even scientists who do not work for the federal government feel that they cannot speak. A doctor recalled speaking with the scientists at the Experimental Lakes Area in Kenora. According to him, even some non-federal government scientists are afraid to speak out, as their funding comes from the federal government.
As long as we have this climate of fear, this muzzling of scientists, the best evidence does not get out. Unlike 2002, where decision-making was based upon the best evidence available and was frequently in the public domain, it was in the public domain because the scientists of federal Canada put it there and were not afraid to do so.
Monsieur le Président, je tiens à souligner que, en 2002, il n'y avait pas une foule de scientifiques rassemblés sur la pelouse de la Colline du Parlement en disant: « Libérez-nous! » et « Laissez-nous parler! ». Les rassemblements ont débuté il y a quelques années seulement quand le ministre de l'Environnement de l'époque a exposé la politique du gouvernement: un ministère, un site Web, une voix. Le résultat, c'est que les scientifiques ont l'impression de ne pas pouvoir parler de leur travail.
En fait, la situation a atteint un point tel que même les scientifiques qui ne travaillent pas pour le gouvernement fédéral ont l'impression de ne pas pouvoir parler. Un médecin se souvient s'être entretenu avec des scientifiques dans la région des lacs expérimentaux, à Kenora. Selon lui, même certains scientifiques qui ne travaillaient pas pour le gouvernement fédéral craignaient de prendre position, parce que leur financement provient du fédéral.
Tant et aussi longtemps que ce climat de peur existera et que les scientifiques seront muselés, les données les plus fiables ne seront pas publiées. En 2002, au contraire, les décisions étaient souvent du domaine public et étaient fondées sur les données disponibles les plus fiables, justement parce que les scientifiques du gouvernement canadien ne craignaient pas de rendre les données publiques.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I think the best answer to my colleague's question is to read a headline posted on May 22, 2015 by Michael Rennie, a scientist with the Experimental Lakes area. The headline is “Ex-government scientist in northwestern Ontario says muzzling was part of “toxic” work environment”. He said, “I think that Canadians are missing out by not hearing about our work”.
In direct answer to my colleague's question, when an ex-scientist from Environment Canada, presumably no longer dependent upon the Government of Canada's largesse, says they were working in a “toxic work environment”, we have to conclude that the best evidence in not getting into the public domain. The consequence is that the best policies are not being acted upon.
Monsieur le Président, je pense que la meilleure façon de répondre à la question de ma collègue est de lire ce titre mis en ligne le 22 mai dernier par Michael Rennie, un scientifique qui travaillait dans la région des lacs expérimentaux. Le titre disait: « Un ex-scientifique du Nord-Ouest de l'Ontario affirme que le musellement faisait partie d'un environnement de travail “toxique” ». Ce à quoi il ajoutait: « Je crois que les Canadiens auraient avantage à entendre parler de notre travail. »
Pour répondre directement à la question de ma collègue, lorsqu'un ex-scientifique d'Environnement Canada qui ne dépend vraisemblablement plus des largesses du gouvernement fédéral affirme qu'il travaillait dans un « environnement de travail toxique », nous devons conclure que les meilleures données ne se rendent pas jusque dans la sphère publique. La conséquence en est que les meilleures politiques restent sans lendemain.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to thank my hon. colleague for his speech and recognize him for his work on water issues over many years. He is certainly one of the experts in this House on water, and I want to direct a question on that particular issue that concerns fracking.
A couple of weeks ago at the environment committee, I asked the officials present what they would do if I poured into Lake Ontario, opposite from my riding, a list of chemicals. There was a list of six or seven chemicals, all of which are hazardous to human health. They basically told me they would lock me up quite quickly and that I would be subject to a half-million-dollar fine and potentially two years in jail.
I said, “That is kind of interesting, because that is the kind of stuff that is actually going into fracking holes. What are you doing about that?” They said, “Well, we are monitoring.” I said, “That is interesting. While you are monitoring, there are things that are potentially happening to the environment, because somewhere between a third and a half of the water that is put into a fracking hole comes back up and has to be managed.”
Therefore, I would be interested in the hon. member's views with respect to the scientists' ability to get hold of what is going into these fracking holes.
Monsieur le Président, je tiens à remercier le député de son discours et je le félicite pour le travail qu'il effectue depuis de nombreuses années dans le dossier de l'eau. Il est certainement l'un des experts de la Chambre dans ce dossier, et je veux lui poser une question sur ce sujet à propos de la fracturation.
Il y a quelques semaines, lors d'une audience du comité de l'environnement, j'ai demandé aux fonctionnaires qui étaient présents ce qu'ils feraient si je déversais dans le lac Ontario, qui se trouve en face de ma circonscription, une liste de produits chimiques. Il y en avait six ou sept, tous des produits dangereux pour la santé humaine. Essentiellement, ils m'ont dit qu'ils me mettraient assez rapidement sous les verrous, que je serais passible d'une amende d'un demi-million de dollars et que je risquerais une peine d'emprisonnement de deux ans.
Je leur ai répondu que c'était plutôt intéressant parce que c'est le genre de substances qui sont injectées dans les puits de fracturation et je leur ai demandé ce qu'ils font dans ce cas. Ils m'ont répondu qu'ils surveillent la situation. Ce à quoi j'ai répondu que c'était intéressant parce que, pendant qu'ils surveillent la situation, il y a des choses qui peuvent se produire dans l'environnement parce qu'entre le tiers et la moitié de l'eau utilisée dans un puits de fracturation remonte et qu'il faut s'en occuper.
J'aimerais donc savoir ce que pense le député de la capacité des scientifiques à trouver ce qui est injecté dans ces puits de fracturation.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, because the hon. member is from B.C., I want to ask her a question with respect to Kristi Miller's experience. She is the scientist with the Department of Fisheries and Oceans. She published an article about sockeye salmon in the prestigious journal Science. She was told by officials that she was forbidden from speaking to the media about her groundbreaking findings. This is not just something that is of academic interest and a sort of cute little factoid, the sockeye salmon industry in B.C. is a serious industry.
Has the hon. member thought about the Liberal leader's approach to this issue, which is that all information is open by default unless the government can demonstrate otherwise?
Monsieur le Président, comme la députée est de la Colombie-Britannique, j’aimerais lui poser une question concernant l’expérience de Kristi Miller, une scientifique du ministère des Pêches et des Océans. Elle a publié un article sur le saumon sockeye dans la prestigieuse revue Science. Des représentants du ministère lui ont interdit de parler aux médias de ses conclusions révolutionnaires. Ce n’est pas seulement un secteur qui intéresse les universitaires ou un petit fait intéressant. L’industrie du saumon sockeye en Colombie-Britannique est très importante.
La députée a-t-elle réfléchi à l’approche du chef libéral en la matière, à savoir que toute information est de nature publique par défaut, à moins que le gouvernement puisse prouver le contraire?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would be interested in the hon. member's comments on a discussion between Raveena Aulakh, who is an environment reporter, and Dr. Tom Duck, a leading atmospheric scientist. They were commenting on the 2007 gag order—for want of a better term:
In 2010, it was reported that media coverage of climate change had been reduced by 80 per cent....
Environment Canada will also hide information, such as statistics on climate change, in the depths of their website;...
Environment Canada’s goal is to frustrate journalists to the point where they give up and abandon the story.
I would like to ask the hon. member whether that is consistent with his experience.
Monsieur le Président, j'aimerais connaître l'opinion de mon collègue au sujet d'une discussion entre Raveena Aulakh, qui réalise des reportages sur l'environnement, et le professeur Tom Duck, un atmosphériste de renom. Ils discutaient de ce que l'on pourrait appeler, à défaut d'une meilleure expression, le « bâillon » de 2007:
En 2010, on a rapporté que la couverture médiatique des changements climatiques avait été réduite de 80 % [...]
Environnement Canada enfouira aussi des renseignements dans les recoins de son site Web, comme des statistiques sur les changements climatiques [...]
L'objectif d'Environnement Canada est de frustrer les journalistes jusqu'à ce qu'ils se découragent et laissent tomber leur article.
J'aimerais savoir si cela correspond à l'expérience de mon collègue.
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Lib. (ON)
moved for leave to introduce Bill C-680, An Act to amend the Food and Drugs Act (microbeads).
He said: Mr. Speaker, the bill would amend the Food and Drugs Act to prohibit the sale of personal care products containing pieces of plastic of up to five millimetres in size.
As we know, this has been a subject of some considerable debate. The reason for moving the bill at this time is that even though the House spoke passionately, eloquently and, ultimately, unanimously in favour of doing something, we have noticed a pattern in the past of motions of the House being ignored.
This will no longer be ignored. The government will have to respond with a response to the legislation itself. I would encourage all members to support it.
demande à présenter le projet de loi C-680, Loi modifiant la Loi sur les aliments et drogues (microbilles).
— Monsieur le Président, ce projet de loi vise à modifier la Loi sur les aliments et drogues afin d'interdire la vente de produits de soins personnels contenant des particules de plastique dont les dimensions sont de cinq millimètres ou moins.
Comme on le sait, cette question a fait l'objet d'un débat considérable. Même si la Chambre a parlé de cette question avec passion et éloquence et qu'elle a fini par adopter à l'unanimité une motion visant à prendre des mesures à cet égard, nous avons cru bon présenter ce projet de loi parce que, par le passé, le gouvernement n'a pas tenu compte de motions adoptées à la Chambre.
Le gouvernement ne pourra plus faire abstraction de cette question. Il va devoir réagir en répondant au projet de loi. J'encourage tous les députés à l'appuyer.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, what do these environmental charities all have in common? The David Suzuki Foundation, Tides Canada, Pembina Institute, Environmental Defence, and Sierra Club have all been critical of the government's environmental policy, and all have received unsolicited, aggressive, and unwarranted attention from the CRA.
The minister is going to stand in her place and with a straight face say that these are just routine audits. Why does the minister not use some of that $750 million to stop this witch hunt against legitimate and—
Monsieur le Président, qu'ont en commun ces divers organismes de bienfaisance voués à l'environnement? La Fondation David Suzuki, Tides Canada, l'Institut Pembina, l'organisme Défense environnementale et le Sierra Club ont tous critiqué la politique environnementale du gouvernement, et l'Agence du revenu du Canada les a tous soumis, contre leur gré et sans justification, à un traitement plutôt agressif.
Quand elle prendra la parole, la ministre déclarera très sérieusement qu'il s'agit de vérifications de routine. Pourquoi n'utilise-t-elle pas une partie de ces 750 millions de dollars pour mettre fin à cette chasse aux sorcières à l'endroit d'organismes légitimes et...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Conservatives spent $750 million on self-promotional advertising while clawing back more than $900 million from Environment Canada. Apparently self-promotion is more important than species at risk, or more important than toxic spills in Vancouver, or more important than that elephant in the room, climate change.
Will the current government advertise its $12-million cut for species at risk? Will it advertise its $188-million cut from climate change?
Is it not ironic and tragic that Environment Canada funds are being used to bankroll Conservative Party advertising?
Monsieur le Président, les conservateurs ont consacré 750 millions de dollars à de la publicité autopromotionnelle tout en reprenant plus de 900 millions de dollars à Environnement Canada. On dirait que l'autopromotion est plus importante que les espèces en péril ou que les déversements toxiques à Vancouver ou que le gros problème tellement évident dont on refuse de parler, les changements climatiques.
Est-ce que le gouvernement va se vanter dans une publicité d'avoir réduit de 12 millions de dollars le budget pour la protection des espèces en péril? Va-t-il se payer une publicité sur la coupe de 188 millions de dollars qu'il a faite dans la lutte contre les changements climatiques?
N'est-il pas ironique et tragique que le budget d'Environnement Canada serve à financer la publicité du Parti conservateur?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to commend my colleague on her speech about the bogus balanced budget, “B3” for want of a better term. I ask her, what was the emergency to get to the bogus balanced budget since the Conservatives sold off GM shares and lost $100 million doing that and they raided $2 billion from the emergency contingency fund to get to the bogus balanced budget? What was the emergency, other than the Prime Minister's mandate to get to a bogus balance?
Monsieur le Président, je tiens à féliciter ma collègue de son discours sur le soi-disant budget équilibré. Voici ma question à son intention: pourquoi les conservateurs étaient-ils si pressés de présenter un soi-disant budget équilibré alors que pour y arriver ils ont dû brader des actions de GM, faisant ainsi perdre 100 millions de dollars à l'État, et puiser 2 milliards de dollars dans le fonds de prévoyance? Quelle était donc l'urgence d'agir ainsi, si ce n'est la volonté du premier ministre de présenter un soi-disant budget équilibré?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, thank you for your generosity.
I agree with my hon. colleague that this is a clever budget insofar as we consider smoke and mirrors to be clever. In that respect, it is clever. I do agree with his demographic targeted cutting of boutique tax credits.
What I was interested in knowing is whether the hon. member is concerned about the built-in structural, fiscal deficit caused by the initial HST cuts, which have basically forced the government into this smoke and mirrors bogus balanced budget, where it has to mug the contingency fund and prematurely sell off assets in order to get to the bogus balanced budget.
Monsieur le Président, je vous remercie de votre générosité.
Je conviens avec le député qu'il s'agit d'un budget astucieux, dans la mesure toutefois où on peut considérer la poudre aux yeux comme un procédé astucieux. De ce point de vue, il est certes astucieux. Je suis d'accord pour dire qu'il s'agit de crédits d'impôt ultraciblés.
Je suis curieux de savoir si le député se soucie du déficit budgétaire structurel causé par la réduction de la TVH, qui a essentiellement obligé le gouvernement à nous jeter de la poudre aux yeux en présentant ce projet de loi faussement équilibré. En effet, pour prétendument équilibrer le budget, le gouvernement a dû puiser dans le fonds de réserve et vendre prématurément des actifs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, for years the Prime Minister has maintained the fiction that Canada would be in lockstep with the U.S. GHG targets.
When President Obama announced his country's latest goal, the Prime Minister bailed and said that Canada would announce its own targets. Apparently these targets will be announced without a plan, without talking to the premiers, and without pricing carbon.
Why embarrass Canada again at the G7 and in the lead-up to Paris with fictional and delusional targets? Why even bother with the pretence? Why humiliate Canada internationally once again?
Monsieur le Président, pendant des années, le premier ministre a prétendu que le Canada allait avoir les mêmes cibles que les États-Unis en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Cependant, quand le président Obama a annoncé la nouvelle cible américaine, le premier ministre a soudainement déclaré que le Canada annoncerait ses propres cibles. Il semble que ces cibles seront annoncées sans plan, sans discussion avec les autres premiers ministres du pays, et sans l'établissement du prix du carbone.
Pourquoi le gouvernement veut-il embarrasser de nouveau le Canada au Sommet du G7 et à l'approche de la conférence de Paris en fixant des cibles fictives et illusoires? À quoi bon faire semblant? Pourquoi humilier une autre fois le Canada sur la scène internationale?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I was impressed by the hon. member's speech about what a wonderful job Environment Canada is doing, which speaks to a parallel reality. I am not quite sure how Environment Canada actually does a better job when it lets go 55 scientists from its contaminants program. I am not quite sure how Environment Canada does a better job by reducing the overall budget for emergency responses by something in the order of 35%. I am not sure how Environment Canada actually does a better job by lapsing over the last four or five years the equivalent of one entire budgetary cycle. Every year, Environment Canada lapses a portion of its money and the cumulative total is the equivalent of one budgetary cycle.
I would be interested in the hon. member's analysis as to how, given all of those core facts, Environment Canada is actually responding better.
Monsieur le Président, j'ai été impressionné par le discours du député sur l'excellent travail d'Environnement Canada, qui semble illustrer une réalité parallèle. Je ne sais trop comment Environnement Canada réussit à faire un meilleur travail alors qu'il a dû remercier 55 scientifiques de son programme de lutte contre les contaminants. Je ne sais trop comment il réussit après avoir réduit d'environ 35 % le budget total pour les interventions en cas d'urgence. Je ne sais trop comment Environnement Canada réussit à faire un meilleur travail après avoir dû renoncer, au cours des quatre à cinq dernières années, à des sommes équivalant à un cycle budgétaire complet. Chaque année, Environnement Canada a perdu une part des crédits qui lui étaient attribués et, en date d'aujourd'hui, le total de ces sommes équivaut à un cycle budgétaire complet.
J'aimerais savoir si le député a analysé la question et s'il est en mesure d'expliquer, à la lumière de ces faits fondamentaux, comment Environnement Canada a pu améliorer sa capacité d'intervention.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the enthusiasm for the response to this particular incident seems to be contained only within the Conservative caucus. The Premier of British Columbia was none too impressed. The mayor of Vancouver was none too impressed. In fact, the municipal councils were really irritated in 2013 when they were blindsided by the Kitsilano closing.
I wonder how it is that the hon. member explains that none of the other elected officials, outside of the Conservative caucus in British Columbia, are too terribly impressed by this response. How does he explain that the Auditor General took note of this several years ago, when he said that Canada needs significant improvements in both Coast Guard and National Defence search and rescue equipment and information assistance?
Other than the fantasy world in the Conservative caucus, is there anyone else who actually supports what the response has been to date?
Monsieur le Président, il semble que le caucus conservateur soit le seul à faire preuve d'enthousiasme pour l'intervention à l'égard de cet accident en particulier. La première ministre de la Colombie-Britannique n'a pas du tout été impressionnée. Le maire de Vancouver n'a pas du tout été impressionné. D'ailleurs, les conseillers municipaux ont été désagréablement surpris d'apprendre la fermeture du poste de Kitsilano en 2013.
Je me demande comment le député explique le fait qu'aucun élu, mis à part les membres du caucus conservateur de la Colombie-Britannique, n'est très impressionné par cette intervention. Comment explique-t-il le fait que la vérificatrice générale a souligné ce problème il y a plusieurs années lorsqu'elle a dit que le Canada doit apporter des améliorations considérables en ce qui a trait au matériel de recherche et de sauvetage et à la transmission des renseignements au sein de la Garde côtière et du ministère de la Défense nationale?
À l'extérieur du monde imaginaire dans lequel vit le caucus conservateur, y a-t-il qui que ce soit qui approuve la façon dont l'intervention s'est déroulée jusqu'à présent?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I was kind of amused by the response from the member for Yukon when I asked why the premier of British Columbia, the mayor of Vancouver and council members were all upset. The police, fire responders and the emergency responders were all upset because of the timelines.
The member did not respond to any one of them, but cited some person who is not known to me, but possibly is known to the hon. member who just spoke.
Can the hon. member who just spoke tell me how it is that there seems to be such a variation in reality between what the Conservative caucus believes happened, i.e. less than a third of a litre of oil ultimately escaped, and this apparent upset on the part of every elected politician and every representative outside of the Conservative members of the B.C. caucus?
Monsieur le Président, j’ai été quelque peu amusé par la réponse du député du Yukon, à qui j’ai demandé pourquoi la première ministre de la Colombie-Britannique, le maire de Vancouver et les membres de son conseil étaient tous contrariés. Les policiers, les pompiers et les intervenants d’urgence étaient tous indignés par les délais d’intervention.
Le député n’a donné aucune réponse et il a préféré citer une personne qui m’est inconnue, mais que la députée qui vient d’intervenir connaît peut-être.
La députée peut-elle me dire comment il se fait qu’il semble y avoir un tel écart d’interprétation des faits entre le caucus conservateur, pour qui le déversement se serait limité à un tiers de litre, et l’indignation que semblent ressentir tous les politiques élus et tous les représentants en dehors des députés conservateurs de la Colombie-Britannique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am trying to reconcile some discrepancies between what government members say and what seems to be the truth of the matter.
When the Kitsilano base was open, it dealt with something in the order of in excess of 300 incidents on an annual basis, which is a little more than one a day. The response time was something in the order of five minutes for all levels of incidents. In this instance, the response time, the notification time, was 37 hours. There seems to be a bit of a discrepancy between five minutes and 37 hours. As a consequence, the response does not seem to be quite the world-class response that members across the way seem to think was operative here.
How is it that 37 hours becomes a world-class response, but five minutes is not?
Monsieur le Président, j’essaie de faire la lumière sur certains écarts manifestes entre ce que disent les députés ministériels et ce qui semble être la vérité dans cette affaire.
Lorsque la base de Kitsilano était ouverte, elle s’occupait chaque année de plus de 300 accidents, ce qui fait un peu plus d’un par jour. Le temps de réaction était de l’ordre de cinq minutes pour les accidents de tous les niveaux. Dans ce cas-ci, le temps de réaction, le temps de notification a été de 37 heures. Il semble y avoir un important écart entre cinq minutes et 37 heures. Par conséquent, l’intervention n’est pas tout à fait conforme au système de calibre mondial dont parlent les députés d’en face.
Comment se fait-il qu’un temps de réaction de 37 heures représente une capacité de calibre mondial, par opposition à un temps de réaction de cinq minutes?
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