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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the last 10 years the Conservatives have run multi-billion dollar deficits, averaging about $15 billion a year. All of their incompetence, mismanagement, phony tax cut legacy, and personal debt records are buried in a whopping $150 billion addition to the national debt.
Does a Conservative balanced budget mean that over their term it balances out at about a $15 billion deficit? Is a multi-billion dollar deficit year after year what the Conservatives mean by balanced?
Monsieur le Président, au cours des 10 dernières années, les conservateurs ont accumulé des déficits de plusieurs milliards de dollars, soit d'environ 15 milliards de dollars par année. Leur incompétence, leur mauvaise gestion, leurs réductions d'impôts artificielles et leur bilan en matière d'endettement personnel sont bien enfouis dans la somme colossale de 150 milliards de dollars qui s'ajoute à la dette nationale.
Pendant la durée de leur mandat, les conservateurs ont accusé en tout un déficit d'environ 15 milliards de dollars. Est-ce cela un budget conservateur équilibré? Un déficit de plusieurs milliards de dollars année après année. Est-ce cela que les conservateurs considèrent comme un budget équilibré?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the fundamental responsibility of a Minister of Justice is to protect the rule of law and the integrity of investigations. Therefore, “no comment” means “no comment”. If an investigation has merit, it is compromised, and in extreme cases, lives are put at risk. If there is no merit, individuals are slandered and smeared with little recourse.
What then was the Minister of Justice thinking when he commented on Minister Michael Chan? Has he forgotten his oath of office, or was he so overwrought with the joy of potential partisan advantage that he jettisoned his oath of office?
Monsieur le Président, la responsabilité fondamentale du ministre de la Justice consiste à protéger la primauté du droit et à assurer l'intégrité des enquêtes. Ainsi, il doit s'abstenir de faire des commentaires à tout prix. Si ses commentaires sont fondés, cela peut compromettre les résultats de l'enquête et, dans certains cas extrêmes, des vies peuvent être en jeu. Si ses commentaires sont sans fondement, ils peuvent entacher la réputation de certaines personnes et celles-ci n'auront pratiquement aucun recours.
À quoi pensait le ministre de la Justice quand il s'est prononcé sur la situation du ministre Michael Chan? A-t-il oublié qu'il a prêté serment, ou a-t-il choisi de ne pas en tenir compte parce qu'il était trop heureux à l'idée de se servir de la situation pour se faire du capital politique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Pope Francis has just released his encyclical on climate change.
Over the centuries, great prophets have denounced injustice and spoken truth to power, often at great personal risk. In more modern times, Wilberforce denounced the scourge of slavery in the British Empire. Bishop Desmond Tutu fearlessly led the fight against apartheid. Reverend Tommy Douglas denounced the injustice of tying health care to the size of one's bank account. Pope John Paul II is best remembered as the spiritual godfather of the demise of communism.
Into this prophetic role stepped Pope Francis this week. In a comprehensive, well-researched, and penetrating account of climate change, the Pope zeroed in on the injustice that allows the rich to get richer on the backs of those least able to adapt. Like the prophets of old, he denounced the cavalier indifference of the smug and the affluent.
If the Conservative government does not get the science and chooses to ignore the economics, surely it will listen to Pope Francis. To ignore faith, science, and economics is to define smug indifference.
Monsieur le Président, le pape François vient tout juste de publier l'encyclique sur le réchauffement climatique.
Au cours des siècles, de grands prophètes ont dénoncé l'injustice et ont laissé entendre la voix de la vérité en s'adressant aux puissants, au péril de leur vie. Plus récemment, William Wilberforce a dénoncé le fléau de l'esclavage au sein de l'Empire britannique. L'archevêque Desmond Tutu a courageusement mené la lutte contre l'apartheid. Le pasteur Tommy Douglas a dénoncé le fait que l'accessibilité aux soins de santé était proportionnelle à la taille du compte en banque. Quant au pape Jean-Paul II, on s'en souviendra particulièrement comme du parrain spirituel de la chute du communisme.
C'est maintenant au pape François d'assumer cette semaine le rôle de prophète. Dans un compte rendu exhaustif, bien documenté et perspicace sur le réchauffement climatique, le pape a dénoncé l'injustice qui permet aux riches de s'enrichir aux dépens des gens les moins en mesure de s'adapter. Comme les prophètes des temps anciens, le pape a dénoncé l'indifférence désinvolte des arrogants et des riches.
Si le gouvernement conservateur ne comprend pas la science et choisit de ne pas tenir compte des facteurs économiques, peut-être acceptera-t-il d'écouter le pape François? Ne pas tenir compte des chefs religieux, des scientifiques et des économistes, c'est faire preuve d'une indifférence crasse.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Pope Francis issued a powerful encyclical about the ravages of climate change. He has decried the injustice of those who allow the rich to get richer on the backs of those least able to adapt to climate change. The Conservatives have smugly ignored the economics and science of climate change.
If the Conservative government does not get the science and refuses to ignore the economics, surely the Conservatives will listen to the clarion call of Pope Francis. To ignore faith, science and economics is to define smug ignorance. Will they at least listen to the Pope?
Monsieur le Président, le pape François a publié une encyclique des plus éloquentes sur les ravages des changements climatiques. Il a dénoncé l'injustice commise par ceux qui permettent aux riches de s'enrichir aux dépens des gens les moins aptes à s'adapter aux changements climatiques. Les conservateurs ont levé le nez sur les données économiques et scientifiques concernant les changements climatiques.
Si le gouvernement conservateur ne comprend pas la science et choisit de ne pas tenir compte des facteurs économiques, peut-être acceptera-t-il d'écouter l'appel lancé par le pape François. Ne pas tenir compte des chefs religieux, des scientifiques et des économistes, c'est faire preuve d'un mépris total. Les conservateurs vont-ils au moins écouter le pape François?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to compliment the hon. member on his rant. It was one of the finer rants I have heard in a while.
The previous question actually went where I wanted to go, which was to the self-congratulatory nonsense the Conservatives continually put forward. They have run up the national debt between $150 billion and $160 billion. That means that over the last 10 years, their average expenses have exceeded their revenues by somewhere in the order of $15 billion on an annual basis, which is hardly a way to run the economy.
Since I have already answered that question, I want to ask a second question which is on the so-called carbon pricing. Clearly, every government in Canada gets it now. B.C. prices carbon. Alberta prices carbon, and certainly the new government will be much more sensitive on pricing carbon. Ontario prices carbon. Quebec prices carbon. About 80% to 85% of the economy already prices carbon. The only place that the pricing of carbon is bad is across the aisle here, where the Conservatives simply want to keep their heads stuck literally in the sand, but I will not describe which kind of sand.
I would be interested in the hon. member's views that as a nation we have actually moved a great deal forward on the pricing of carbon, where the government has actually been a drag on the pricing of carbon.
Monsieur le Président, je tiens à féliciter le député de sa diatribe, l'une des plus percutantes que j'aie entendues depuis longtemps.
La question précédente est cependant allée dans le sens de ce que j'entendais relever, c'est-à-dire la tendance des conservateurs à se péter les bretelles alors qu'il n'y a pas de quoi fanfaronner. Ils ont creusé la dette nationale d'environ 150 ou160 milliards de dollars. Autrement dit, au cours des 10 dernières années, les dépenses moyennes ont dépassé les revenus de quelque chose comme 15 milliards de dollars chaque année. Ce n'est pas ainsi que l'on gère une économie.
Puisque j'ai déjà obtenu réponse à cette question, j'en pose une seconde, cette fois sur la fameuse fixation du prix du carbone. De toute évidence, tous les gouvernements au Canada ont maintenant pris la mesure de l'enjeu. La Colombie-Britannique fixe un prix pour le carbone. L'Alberta fixe un prix pour le carbone. Le nouveau gouvernement sera certainement beaucoup plus ouvert à l'idée de fixer un prix pour le carbone. L'Ontario fixe un prix pour le carbone. Le Québec fixe un prix pour le carbone. Dans 80 à 85 % de l'économie environ, le prix du carbone est déjà fixé. Le seul endroit où cette mesure est mal perçue, c'est en face. Les conservateurs s'entêtent carrément à garder la tête bien dans le sable, et je n'ai pas besoin de préciser le type de sable en question.
J'aimerais savoir si le député pense que le pays a fait de véritables avancées à l'égard de la fixation du prix du carbone alors que le gouvernement fait tout en son pouvoir pour y faire obstacle.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister has completed his photo op tour with a visit to Pope Francis, who took his pontifical name from St. Francis of Assisi, the patron saint of the environment.
In his latest photo op, Pope Francis did not look too impressed. Having met with the Prime Minister, who is the international laggard in chief on climate change, may explain the Pope's disgruntled appearance.
Could the minister tell us why Pope Francis looked so impressed, and did he call on the Prime Minister to be serious about climate change?
Monsieur le Président, le premier ministre a terminé sa tournée de relations publiques par un entretien avec le pape François, dont le nom de règne s'inspire de saint François d'Assise, le saint patron de l'environnement.
D'après les photos les plus récentes, le pape François n'a pas l'air très impressionné. Le mécontentement qui se peint sur son visage est peut-être attribuable au fait qu'il a rencontré le premier ministre, le chef d'État qui traîne le plus de l'arrière dans le dossier des changements climatiques.
Le ministre pourrait-il nous expliquer pourquoi le pape François avait cet air et nous dire si celui-ci a demandé au premier ministre de prendre les changements climatiques au sérieux?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister has been dragged, kicking and screaming, into the 21st century, barely.
After immense pressure from the G7 leadership, he reluctantly agreed to a communiqué that would get Canada out of fossil fuels by the end of the century. However, his minister only has a target of 225 megatonnes by 2030. She seems awfully keen on mini-tonnes, however, on fugitive methane emissions from oil, gas and fertilizer sectors.
Since fugitive emissions are relatively small potatoes in the emissions profile, what is her plan for the rest?
Monsieur le Président, le premier ministre a résisté autant qu'il a pu, mais il a fini par arriver au XXIe siècle.
Après avoir subi d'énormes pressions des dirigeants des pays du G7, il a accepté à contrecoeur de publier un communiqué annonçant que le Canada allait délaisser les combustibles fossiles d'ici la fin du siècle. Sa ministre n'a pourtant qu'un objectif de 225 mégatonnes à atteindre d'ici 2030. Elle se contente de peu et semble n'en avoir que pour les émissions fugitives de méthane provenant des secteurs du pétrole, du gaz et des engrais.
Mais comme la quantité d'émissions fugitives est plutôt négligeable par rapport à l'ensemble des émissions, que compte-t-elle faire d'autre?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this weekend the Prime Minister will be attending the G7 summit in Germany. He will be pressed by President Obama, Chancellor Merkel, Prime Minister Cameron, and others to be serious about climate change.
He knows, as does the rest of the world, that this pledge to cut 30% by 2030 is nothing more than a press release masquerading as a plan. Having done nothing in the last 10 years, he expects to waltz into the most important meeting in the world and bully and bluster his way through the agenda. He will fool no one.
Once again Canada's reputation will be trashed, once again the Prime Minister will resist any serious commitment to reducing GHGs, and once again he will assiduously work to water down any communique by the leaders. The G7 leaders know that this plan is both delusional and deceptive. The G7 is not a group for delusions and deceptions.
Monsieur le Président, ce week-end, le premier ministre participera au Sommet du G7, en Allemagne. Le président Obama, la chancelière Merkel et le premier ministre Cameron l'exhorteront à prendre les changements climatiques au sérieux.
À l'instar du reste du monde, le premier ministre sait que l'engagement de réduire les émissions de 30 % d'ici 2030 n'est rien d'autre qu'une déclaration médiatique qu'il tente de faire passer pour un plan. Le premier ministre n'a rien fait au cours des 10 dernières années, mais il croit que les fanfaronnades et l'intimidation suffiront à le tirer d'affaire lors de la plus importante rencontre internationale dans ce dossier, mais personne ne sera dupe.
Encore une fois, la réputation du Canada sera mise en lambeaux, et le premier ministre, qui résistera à tout engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, s'emploiera vigoureusement à diluer toute déclaration de la part des dirigeants du G7. Ceux-ci savent toutefois que le plan du Canada est à la fois illusoire et trompeur et qu'il n'a pas sa place dans un groupe comme le G7.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister will be at the G7 meeting in Germany this week. Chancellor Merkel, Prime Minister Cameron and President Obama see this as the most important meeting prior to Paris to talk about GHG emissions. The Prime Minister has set a GHG target, which everyone knows is a press release masquerading as a target. The G7 leaders know that this is just simply a deceptive and delusional plan.
Why embarrass us, once again, on the international stage to deceive the world's most important leaders? Why not just admit that the last 10 years have been a colossal Conservative failure?
Monsieur le Président, le premier ministre participera cette semaine à la réunion du G7, en Allemagne. La chancelière Merkel, le premier ministre Cameron et le président Obama considèrent cette réunion comme la plus importante avant celle qui aura lieu à Paris pour discuter des émissions de gaz à effet de serre. Le premier ministre a fixé une cible pour ces émissions, mais tout le monde sait que ce n'était qu'un communiqué de presse déguisé. Les leaders du G7 savent que ce n'est rien de plus qu'un plan fallacieux et grotesque.
Pourquoi cherche-t-on encore une fois à nous embarrasser sur la scène internationale en essayant de tromper les plus importants leaders de la planète? Pourquoi les conservateurs n'admettent-ils pas tout simplement que les dix dernières années ont été un échec monumental?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the minister is now committed to a 225 megatonne reduction of greenhouse gases by 2030. Delusionally, she said that her government will reduce its methane emissions for the oil and gas sector and regulate the production of fertilizer.
Can the minister tell the House precisely how many megatonnes will be reduced and eliminated by fertilizer and methane regulation, and what is the plan for the rest?
Monsieur le Président, la ministre s'engage maintenant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 225 mégatonnes d'ici 2030. Donnant dans la pensée magique, elle a soutenu que le gouvernement conservateur fera réduire les émissions de méthane du secteur des hydrocarbures et qu'il réglementera la production d'engrais.
La ministre peut-elle dire à la Chambre de combien de mégatonnes, précisément, la réglementation des engrais et des émissions de méthane permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et quel est le plan pour le reste?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, after much hemming and hawing, we finally got the Minister of the Environment to commit to her new target of 524 megatonnes by 2030. Having done nothing for the last 10 years, she now asks us to believe that an additional 200 megatonnes will be achieved in 15 years without a plan.
What are her commitments in writing from the provinces? What are her commitments in writing from the industrial sectors? How will she offset the projected 180 megatonnes from the oil sands?
This target looks more deceptive and delusional than fair and ambitious.
Monsieur le Président, après avoir longuement tergiversé, la ministre de l’Environnement s'est enfin engagée à atteindre un nouvel objectif, soit 524 mégatonnes d'ici 2030. Rien n'a été fait au cours des 10 dernières années, mais elle nous demande maintenant de croire que ce nouvel objectif, qui comprend 200 mégatonnes de plus, sera atteint d'ici 15 ans, sans qu'on établisse de plan.
Quels engagements les provinces ont-elles pris par écrit? Quels engagements les secteurs industriels ont-ils pris par écrit? Comment compensera-t-elle les émissions prévues du secteur des sables pétrolifères, qui devraient totaliser 180 mégatonnes?
Cet objectif semble plus trompeur et illusoire que juste et ambitieux.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, yesterday I asked the Minister of the Environment a very simple question at committee: Could she state the new 2030 targets in megatonnes? Incredibly, the deputy minister jumped in and said that it was very complicated.
However, 30% of 731 megatonnes is not complicated, and it is the responsibility of the minister to know her facts and to have a plan as to how we will make those targets.
The minister has had 24 hours to crunch the numbers. Could she state the 2030 target in megatonnes?
Monsieur le Président, hier, pendant une réunion du comité, j'ai posé une question très simple à la ministre de l’Environnement: Peut-elle indiquer quelles sont les nouvelles cibles de 2030 en mégatonnes? Chose incroyable, la ministre a bondi et a répondu que c'était très compliqué.
Pourtant, 30 % de 731 mégatonnes, ce n'est pas compliqué, et il incombe à la ministre d'être au courant du dossier et d'avoir un plan pour nous permettre d'atteindre ces cibles.
La ministre a eu 24 heures pour faire des calculs. Peut-elle indiquer quelles sont les cibles de 2030 en mégatonnes?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I doubt that if you sought it you would have unanimous consent to make me go for the 10 minutes.
Some hon. members: Oh, oh!
Hon. John McKay: I have some consent here, but there does not seem to be much consent elsewhere.
There are some resplendent ironies in discussing this motion on a day where The Globe and Mail carried the obituary of Dr. David Sackett. He is known as the father of evidence-based medicine at McMaster University. He was Canada's guru on evidence-based medicine.
If one does not function on evidence-based medicine, one sometimes does exactly the opposite of what one needs to do. The classic example in the medical field is the death of George Washington. The death of George Washington, a relatively healthy man, happened in the course of about 16 to 24 hours. In the course of those hours, he was attended upon by the best physicians that country had to offer, all of whom made their decisions based on practice, what they had done in the past. They were not based on evidence but on what they had done in the past.
One of the practices was bloodletting. Over the course of 16 hours, they drained five pints of blood from the first president of the United States. If he was not sick before, he certainly would have been sick afterwards. He died. This was a practice that was not based on evidence. If we continue to make practices and decisions based upon something other than evidence, for example, ideology, we will actually kill the patient, as in the case of medicine.
That is my view of what is happening here. We have instances where environmental scientists are told to toe the line. Therefore, just as we have one department, one website, we should have one department and one voice. That was the edict that was published by the Department of the Environment in 2007, so that all inquiries of scientists would be funnelled through the political department of the minister at that time.
Environment Canada scientists, many of them world leaders in their fields, have long been encouraged to discuss their work with the media and the public, on everything from migratory birds to melting Arctic ice. Several of them were co-authors of the United Nations report on climate change that won the 2007 Nobel Peace Prize.
Until now, Environment Canada has been one of the most open and accessible departments. As a consequence, because decisions are not shared widely, because there is not an opportunity for the scientists to discuss them, the decisions made at Environment Canada, and elsewhere in the government, are not optimum. After question period, I would like to give some classic examples of these decisions.
Monsieur le Président, je doute fort que, même si vous le demandiez, vous constatiez qu'il y a consentement unanime pour que j'utilise toutes mes 10 minutes d'une traite.
Des voix: Oh, oh!
L'hon. John McKay: Je semble avoir le consentement de cette partie-ci de l'assemblée, mais pas du reste.
Il y a quelque chose de splendidement ironique à débattre de cette motion aujourd'hui, alors que paraissait ce matin dans le Globe and Mail la notice nécrologique du Dr David Sackett. Cet ancien de l'Université McMaster est considéré comme le père de la médecine factuelle. Il était la référence canadienne en la matière.
Il faut savoir que ceux qui tournent le dos à la médecine factuelle peuvent parfois faire exactement le contraire de ce qu'ils auraient dû faire. Il n'y a pas meilleur exemple que la mort de George Washington. M. Washington, qui était pourtant en assez bonne santé, est mort en moins de 16 à 24 heures. Dans cet intervalle, il a été confié aux soins des meilleurs médecins des États-Unis, qui, tous autant qu'ils sont, se sont fiés à leurs habitudes, à leur expérience, pour prendre une décision. Au lieu de regarder les faits, ils ont préféré faire comme ils avaient toujours fait.
Les saignées faisaient partie des interventions couramment pratiquées. Pendant 16 heures, le premier président des États-Unis a été saigné par ses médecins, qui lui ont prélevé cinq pintes de sang. S'il n'était pas vraiment malade avant cette intervention, il l'était certainement par la suite. Il en est mort. Cette pratique ne reposait sur aucun fait. Si nous continuons à prendre des décisions et à adopter des pratiques fondées sur autre chose que des données probantes — une idéologie, par exemple —, l'issue sera fatale, comme en médecine.
Selon moi, c'est ce qui est en train de se produire. Certains scientifiques du domaine de l'environnement se font dire de rentrer dans le rang. Tout comme il a un seul site Web, un ministère ne devrait parler que d'une seule voix. C'est la directive que le ministère de l'Environnement a publiée en 2007, qui a fait en sorte que toutes les demandes adressées aux scientifiques seraient dorénavant acheminées au personnel politique du ministre.
Les scientifiques d'Environnement Canada, dont plusieurs sont des sommités mondiales dans leur domaine, ont longtemps été encouragés à discuter de leurs travaux dans les médias et avec le public, qu'il s'agisse des oiseaux migrateurs ou de la fonte des glaces de l'Arctique. Plusieurs d'entre eux comptent parmi les auteurs d'un rapport des Nations Unies sur les changements climatiques, qui leur a valu le prix Nobel de la paix en 2007.
Auparavant, Environnement Canada était l'un des ministères les plus ouverts et les plus accessibles. Les décisions prises par le ministère, ou par le gouvernement en général, ne sont plus optimales, parce qu'elles ne sont pas communiquées à grande échelle et parce que les scientifiques n'ont pas l'occasion d'en discuter. Après la période des questions, j'aimerais donner quelques exemples de telles décisions.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, prior to question period I was talking about bloodletting. It appears that bloodletting is not just limited to out-of-date medical procedures but is still living in on Environment Canada. The title of the document that I was reading from is called, “Environment Canada scientists told to toe the line”. Until now, Environment Canada was one of the most open and accessible departments. One of the researchers was quoted as saying “They’ve been muzzled,” says Weaver of the federal researchers. “The concept of free speech is non-existent at Environment Canada. They are manufacturing the message of science.”
This is serious stuff. I am pleased that the hon. member for Kingston and the Islands has brought forward this motion because the scientists who work for not only Environment Canada but also the rest of the federal government are under siege.
Fifty per cent of them believe that there are cases where the health and safety of Canadians or environmental sustainability has been compromised because of political interference with scientific work. There appears to be no end to which the government will go in order to muzzle scientists, even to the point of compromising the health and security of Canadians.
Seventy-one per cent of them agree that our ability to develop policy laws and programs are based on scientific evidence and that facts have been compromised by political interference, much like my bloodletting example where the ideology gets ahead of the evidence. In fact, the evidence is that when it is, it is inconveniently ignored.
Forty-eight per cent of them are aware of cases where the department or agency has suppressed or declined to release information, which has led to incomplete, inaccurate and misleading impressions.
Seventy-four per cent of them think the sharing of government science findings with the Canadian public has become too restrictive. This is serious stuff.
Finally, 60% of the scientists of Environment Canada and the Department of Fisheries and Oceans believe that the government is not incorporating the best climate change science into its policies.
This is not just some sort of little academic excise. Last week, after Parliament rose, the Minister of the Environment told reporters, and in effect the world, that Canada was going to reach a target in 2030 of a 30% reduction in greenhouse gas emissions. That sounds like a good target. This morning she came before the committee on estimates and I asked her a very simple question. Could she state that 30% target in actual megatonnes? It was quite interesting. The deputy minister immediately took over the question, did not let the minister speak, and went into this rather complicated story of how this was a bit of a moving target. I agree with him that it is a moving target. This simple little lawyer asked himself: how can we actually state a 30% reduced target if we do not know what the number of the megatonnes to be achieved is? It is hard to say. It may be 20%, it may 40%, or it may be no per cent at all.
It is quite strange. We are starting with a target of 749 megatonnes as of 2005. Simple math would take that down by 30%, which is somewhere between 150 megatonnes and 200 megatonnes. One would think it would be easy to say that we expect to have a target somewhere in the order of 550 megatonnes by 2030. However, the environment minister is not even able to say that. Nor is the the deputy minister.
This is either the result of the inability of Environment Canada to actually calculate the number or it is a result of the inability of Environment Canada to communicate the number. If in fact the number were stated in public as to what our megatonne target was in terms of greenhouse gas emissions reduction, then Canadians from all provinces, all stripes, would know whether this was a realistic target and would know how the government planned to get to this target.
This exercise in talking about how scientists are muzzled is very serious. It is very serious because policy is being made, being announced, and what is it based upon? The government chooses, for whatever reason, to not put forward evidence on which to base its decision-making process. The consequence is that we have fantasy targets. The government's credibility is completely shot on this file and many others, and the consequence of the consequence, if you will, Mr. Speaker, is that ideology prevails, communication and speaking points prevail over all matters, and with respect to evidence, who cares? That is simply inconvenient.
I thank the House for the time and attention. I appreciate the opportunity to speak. I look forward to questions from members.
Monsieur le Président, avant la période des questions, j'ai parlé des saignées. Il semble que les saignées ne se limitent pas aux interventions médicales désuètes, mais qu'elles existent encore à Environnement Canada. L'article dont j'ai lu des passages est intitulé « Les scientifiques d'Environnement Canada se font dire de rentrer dans le rang ». Jusqu'à maintenant, Environnement Canada était l'un des ministères les plus ouverts et accessibles. Un chercheur aurait déclaré qu'ils ont été muselés, selon ce que dit Weaver au sujet des chercheurs fédéraux. Il ajoute que la notion de liberté d'expression est inexistante à Environnement Canada, et qu'ils fabriquent le message scientifique.
C'est très grave. Je suis content que le député de Kingston et les Îles ait présenté cette motion, parce que les scientifiques qui travaillent à Environnement Canada et dans tout l'appareil gouvernemental sont menacés.
Cinquante pour cent d'entre eux estiment qu'il y a des exemples d’ingérence politique dans leurs travaux scientifiques qui compromettent la santé et la sécurité des Canadiens ou la durabilité environnementale. Il ne semble pas y avoir de limite à la volonté du gouvernement de museler les scientifiques; il est même prêt à compromettre la santé et la sécurité des Canadiens.
Soixante et onze pour cent de ces scientifiques croient que l’ingérence politique réduit la capacité du Canada à élaborer des politiques, des lois et des programmes fondés sur des preuves scientifiques. Cela ressemble beaucoup à mon fameux exemple de la saignée, où les considérations idéologiques ont prévalu sur les données probantes. En fait, dans l'état actuel des choses, quand les données dérangent, elles ne sont pas prises en compte.
Quarante-huit pour cent ont eu connaissance de cas où la suppression d’information par un ministère ou un organisme, ou le refus de publication, a donné une impression incomplète, inexacte ou trompeuse au public.
Soixante-quatorze pour cent estiment que la communication publique des conclusions d’études scientifiques gouvernementales est devenue trop restreinte depuis les cinq dernières années. C'est très grave.
Enfin, soixante pour cent des scientifiques d'Environnement Canada et du ministère des Pêches et des Océans ne pensent pas que le gouvernement intègre les meilleures données scientifiques sur les changements climatiques dans ses politiques.
Il ne s'agit pas simplement d'une sorte d'exercice intellectuel. La semaine dernière, après l'ajournement, la ministre de l'Environnement a dit aux journalistes et, en fait, au monde, que le Canada allait atteindre en 2030 une cible de 30 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette cible semble bonne. Ce matin, la ministre s'est présentée devant le comité des prévisions budgétaires, et je lui ai posé une question très simple: combien de mégatonnes cette cible de 30 % représente-t-elle? Ce fut fort intéressant. Le sous-ministre n'a pas laissé la ministre parler; il s'est immédiatement lancé dans un exposé alambiqué pour expliquer qu'il ne s'agissait pas d'une cible fixe. Je suis d'accord avec lui: ce n'est pas une cible fixe. Le simple petit avocat que je suis s'est demandé comment on pouvait annoncer une cible de 30 % de réduction quand on ne sait pas à combien de mégatonnes il faut parvenir. C'est difficile à dire. On réduira peut-être les émissions de 20 %, ou de 40 %, ou peut-être ne les réduira-t-on pas du tout.
C'est assez étonnant. En 2005, la cible était de 749 mégatonnes. Le calcul est simple: une réduction de 30 % est de l'ordre de 150 à 200 mégatonnes. On se serait attendu à ce qu'il soit facile de dire qu'on devrait arriver à peu près à 550 mégatonnes d'ici 2030. La ministre de l'Environnement ne le peut pourtant pas. Le sous-ministre non plus.
De deux choses l'une: ou bien le ministère de l'Environnement est incapable de faire le calcul, ou bien il est incapable de communiquer les chiffres. Si le nombre de mégatonnes que représente la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre était rendu public, les Canadiens de toutes les provinces et de toutes les allégeances sauraient si la cible était réaliste et comment le gouvernement entendait s'y prendre pour l'atteindre.
Ce débat sur la façon dont les scientifiques sont muselés est très sérieux. C'est très sérieux, car une politique est formulée et annoncée et sur quoi est-elle fondée? Le gouvernement choisit, pour une raison ou pour une autre, de ne pas présenter l'information sur laquelle il fonde ses décisions. La conséquence, c'est que nous avons des objectifs fantaisistes. La crédibilité du gouvernement est complètement minée dans ce dossier, et bien d'autres, et la conséquence de la conséquence, si vous voulez, monsieur le Président, c'est que c'est l'idéologie qui prévaut, tout comme la communication et les notes d'allocution prévalent sur toutes les questions. Les preuves? On s'en fiche, pour la simple raison qu'elles gênent.
Je remercie la Chambre de m'avoir accordé son temps et son attention. Je suis reconnaissant de pouvoir prendre la parole. Je répondrai volontiers aux questions des députés.
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