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Lib. (ON)
Order, please. I am now prepared to rule on the question of privilege raised on March 10, 2011, by the Minister of Indian Affairs and Northern Development concerning an alleged sit-in at his Parliament Hill office.
I wish to thank the minister for having raised this matter and the members for Churchill and Yukon for their comments.
In raising this question of privilege, the Minister of Indian Affairs and Northern Development explained that on Wednesday, March 9, 2011, the member for Churchill arrived at his office, uninvited and accompanied by a group of the Sayisi Dene and media representatives, pressing his staff for an immediate meeting despite his absence. In his view, this constituted a protest and a sit-in. Characterizing the incident as a serious breach of trust and a serious matter from a security standpoint, the minister expressed concern that his employees were made uncomfortable and prevented from doing their work.
The member for Churchill countered that the visit was simply an attempt to obtain a meeting with the minister and not an orchestrated event with the intention of obstructing the work of the minister's office.
As all hon. members will recall, House of Commons Procedure and Practice, Second Edition, at page 108 states:
Speakers have consistently upheld the right of the House to the services of its members free from intimidation, obstruction and interference.
It also notes, on the same page, that:
Over the years, members have regularly brought to the attention of the House instances which they believed were attempts to obstruct, impede, interfere, intimidate or molest them, their staffs or individuals who had some business with them or the House.
In the case before us, the Chair is being asked to determine whether the unauthorized presence in the minister's office of the member for Churchill, a delegation of the Sayisi Dene and the media was tantamount to intimidation or obstruction of the minister's staff. To assist me, I reviewed the report on this matter prepared by House of Commons security, who attended the scene after being called upon for assistance by the minister's staff. It is clear to the Chair from the submissions, as well as the security report, that those occupying the minister's office were uninvited and did not have proper authorization to be there. As well, the Chair believes that the minister's staff was indeed uncomfortable, though they appeared to have handled the situation with aplomb and good grace.
I am troubled that the member for Churchill, without prior warning, took it upon herself to lead a group to another member's office. That media representatives were part of this group makes the situation that much more unfortunate. No matter how well intentioned the member for Churchill was, or how amicable the outcome of this particular incident, it was an unauthorized presence in a minister's office that left ministerial staff uncomfortable enough to warrant the assistance of security. It is a credit to the minister's staff, and it must be said to the unexpected visitors as well, that this incident did not escalate further and that the tone of the exchange was respectful.
It is well understood that members need access to ministers to fulfill their parliamentary functions but it is equally true that there are various well-known, entirely acceptable avenues available to secure such access. Members are expected to avail themselves of these mutually agreed upon opportunities rather than resorting to other unorthodox means that may place colleagues in untenable situations. Because of the actions of the member for Churchill, for almost an hour, her guests occupied the office of the minister without a previously arranged appointment. This is a clear abuse of the usual practices that all members are expected to follow. The Chair is disappointed that the member for Churchill showed a complete disregard for the common courtesies that are to be observed between members. In this case, the situation was well managed, but we may not always be so lucky.
It does not require a great deal of imagination to foresee the kind of circus atmosphere that could result if all members took it upon themselves to escort constituents, delegations or other citizens—however worthy their cause or objective—to whichever other member's office they chose.
That being said, in this particular case, in large part due to the calm, measured approach taken by the minister's staff in handling the situation, there is little evidence to suggest that the staff of the minister were obstructed in the fulfillment of their duties. The minister himself was careful not to overstate the impact of the incident on his staff. In view of the very high threshold required in adjudicating such situations, in this circumstance the Chair cannot find that a prima facie question of privilege has arisen in this matter.
The Chair expects that all members will heed the lesson of this incident in an effort to maintain the integrity of the precinct as a work environment where all members feel secure and respected.
I ask for the active collaboration of all members in this and I thank all members for their attention.
À l'ordre, s'il vous plaît. Je suis maintenant prêt à rendre ma décision sur la question de privilège soulevée le 10 mars 2011 par le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien au sujet d'une prétendue occupation de son bureau sur la Colline du Parlement.
Je remercie le ministre d'avoir soulevé cette question, ainsi que les députés de Churchill et de Yukon pour leurs interventions.
Dans son intervention, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien a affirmé que, le mercredi 9 mars 2011, la députée de Churchill s’est présentée à son bureau, sans invitation, accompagnée d’un groupe de Sayisi Dene et de représentants des médias, et a fait pression sur son personnel pour obtenir une réunion sur-le-champ, malgré son absence. À son avis, il s’agissait d’une manifestation et d’une occupation de son bureau. Après avoir qualifié l’incident de grave abus de confiance et de question sérieuse sous l’angle de la sécurité, le ministre a fait part de ses préoccupations quant au fait que l’incident avait mis ses employés mal à l’aise et les avait empêchés de faire leur travail.
La députée de Churchill a répliqué que la visite n’était qu’une tentative visant à obtenir une réunion avec le ministre et non un événement orchestré dans le but de faire obstruction au travail du bureau du ministre.
Comme s'en souviendront les députés, il est écrit à la page 108 de La procédure et les usages de la Chambre des communes, deuxième édition, ce qui suit:
La présidence a régulièrement réaffirmé que la Chambre se devait de protéger contre toute intimidation, obstruction ou ingérence son droit de bénéficier des services de ses députés.
Il est également mentionné à la même page:
Au fil des ans, des députés ont porté à l’attention de la Chambre des cas où, selon eux, il y avait eu tentative d’obstruction, de nuisance, d’ingérence, d’intimidation ou de brutalité à leur endroit ou à l’endroit de leur personnel ou de personnes qui avaient affaire à eux ou à la Chambre.
Dans le cas qui nous occupe, la présidence doit déterminer si la présence non autorisée de la députée de Churchill, de la délégation de Sayisi Dene et des médias au bureau du ministre constituait de l’intimidation ou de l’obstruction à l’endroit du personnel du ministre. Pour m’aider à trancher, j’ai examiné le rapport rédigé à ce sujet par les services de sécurité de la Chambre des communes, dont les agents se sont rendus sur place après avoir été appelés par le personnel du ministre. Il apparaît clairement à la présidence, au vu des observations et du rapport des services de sécurité, que les personnes occupant le bureau du ministre n’avaient pas été invitées et n’étaient pas autorisées à s’y trouver. En outre, la présidence croit que le personnel du ministre s’est bel et bien senti mal à l’aise, quoiqu’il semble avoir géré la situation avec grâce et aplomb.
Je suis troublé de voir que la députée de Churchill ait pris l’initiative, sans avis préalable, d’amener un groupe au bureau d’un autre député. Que des représentants des médias aient fait partie de ce groupe rend la situation d’autant plus regrettable. Peu importe que la députée de Churchill ait eu de bonnes intentions ou que l’incident ait connu un dénouement heureux, il n’en demeure pas moins qu’il s’agissait d’une présence non autorisée au bureau du ministre qui a mis le personnel du ministre mal à l’aise au point où il a dû demander l’aide des services de sécurité. C’est tout à l’honneur du personnel du ministre – et, il faut le reconnaître, aussi à celui des visiteurs inattendus – que l’incident n’ait pas pris de plus amples proportions et que le ton soit demeuré respectueux.
Il est généralement accepté que les députés ont besoin de communiquer avec les ministres pour s’acquitter de leurs fonctions parlementaires, mais il est tout aussi vrai qu’il existe une variété de moyens bien connus et tout à fait acceptables d’engager de telles communications. On s’attend à ce que les députés fassent usage de ces moyens qui font consensus plutôt que de recourir à d’autres méthodes peu orthodoxes qui mettent des collègues dans des situations intenables. En raison des actions de la députée de Churchill, les invités de celle-ci ont occupé durant près d’une heure le bureau du ministre sans avoir pris rendez-vous au préalable. Il s’agit clairement d’un manquement aux pratiques habituelles que les députés sont censés observer. La présidence est déçue par le manque flagrant de courtoisie de la députée de Churchill, qui est contraire à ce qu’on attend habituellement des députés entre eux. En l’espèce, la situation a été bien gérée, mais il se peut que les résultats ne soient pas toujours aussi heureux.
Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour prévoir l'atmosphère de cirque qui en résulterait si tous les députés se permettaient d'escorter des électeurs, des délégations ou d'autres citoyens, quel que soit le mérite de leur cause ou de leur objectif, au bureau de l'un ou l'autre député de leur choix.
Cela dit, dans le cas présent, et ce en grande partie en raison de l’approche calme et pondérée adoptée par le personnel du ministre pour gérer la situation, peu d’éléments de preuve donnent à penser que le personnel du ministre a été entravé dans l’exercice de ses fonctions. Le ministre lui-même s’est gardé d’exagérer les répercussions de l’incident sur son personnel. Étant donné le seuil très élevé requis pour statuer dans de telles situations, la présidence ne peut pas conclure, dans le cas présent, qu’il y a de prime abord matière à question de privilège.
La présidence s'attend à ce que tous les députés tirent une leçon de cet incident et s'efforceront de maintenir l'intégrité et l'enceinte parlementaire comme milieu de travail où tous les députés se sentent en sécurité et respectés.
Je demande la collaboration active de tous les députés à cet égard, et je les remercie de leur attention.
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Lib. (ON)
Order, please. I have the honour to inform the House that a communication has been received as follows:
Rideau Hall
Ottawa
March 25, 2011
Mr. Speaker:
I have the honour to inform you that the Right Honourable David Johnston, Governor General of Canada, signified royal assent by written declaration to the bills listed in the Schedule to this letter on the 25th day of March, 2011 at 7:55 a.m.
Yours sincerely,
Stephen Wallace,
The Secretary to the Governor General and Herald Chancellor.
The schedule indicates the bills assented to were Bill C-442, An Act to establish a National Holocaust Monument--Chapter 13; and Bill C-475, An Act to amend the Controlled Drugs and Substances Act (methamphetamine and ecstasy)--Chapter 14.
À l'ordre, je vous prie. J'ai l'honneur d'informer la Chambre que j'ai reçu la lettre suivante:
Rideau Hall
Ottawa
Le 25 mars 2011
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de vous aviser que le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, a octroyé la sanction royale par déclaration écrite aux projets de loi mentionnés à l'annexe de la présente lettre le 25 mars 2011, à 7 h 55.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Le secrétaire du Gouverneur général et chancelier d'armes,
Stephen Wallace
L'annexe précise que la sanction royale a été octroyée au projet de loi C-442, Loi visant à ériger le Monument national de l'Holocauste, chapitre 13; au projet de loi C-475, Loi modifiant la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (méthamphétamine et ecstasy), chapitre 14.
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Lib. (ON)
moved:
That the House agree with the finding of the Standing Committee on Procedure and House Affairs that the government is in contempt of Parliament, which is unprecedented in Canadian parliamentary history, and consequently, the House has lost confidence in the government.
propose:
Que la Chambre est d’accord avec le constat du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre que le gouvernement s'est rendu coupable d’outrage au Parlement, ce qui est sans précédent dans l’histoire parlementaire canadienne, et en conséquence, la Chambre a perdu confiance dans le gouvernement.
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Lib. (ON)
Since today is the final allotted day for the supply period ending March 26, 2011, the House will go through the usual procedures to consider and dispose of the supply bill.
In view of recent practices, do hon. members agree that the bill be distributed now?
Some hon. members: Agreed.
Comme c'est aujourd'hui le dernier jour désigné de la période des crédits se terminant le 26 mars 2011, la Chambre suivra la procédure habituelle pour examiner les projets de loi de crédits et en terminer l'étude.
Compte tenu des pratiques récentes, les députés sont-ils d'accord pour que l'on distribue le projet de loi maintenant?
Des voix: D'accord.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, before we start this debate, I have a few words for you. You are at the end of your term as Speaker of the House, and I would like to express how much fondness and respect we all have for you. Your rulings have left their mark on our country's history.
Mr. Speaker, you have taught us all, sometimes with a modest rebuke, sometimes with the sharp sting of focused argument, to understand, to respect and to cherish the rules of Canadian democracy, and for that your citizens will always hold you in highest honour.
This is a historic day in the life of Canadian democracy, the democracy that you, Mr. Speaker, have served so well. I have to inform the House that the official opposition has lost confidence in the government.
The government no longer has the confidence of the official opposition.
Our motion asks the House to agree with the finding in the 27th report of the Standing Committee on Procedure and House Affairs presented on March 21. This was a historic finding. It was the first time that a parliamentary committee has found the government in contempt.
Today, with this motion, we ask the House to do the same, to find the government in contempt and to withdraw the confidence of the House.
With this motion, we are calling on members of Parliament to condemn the government for its contempt of Parliament and to withdraw the confidence of the House. This is a historic day in the life of Canadian democracy, but it is also an opportunity for us to confirm our commitment to parliamentary democracy and its fundamental principles.
What principles are we talking about? That the government has the obligation to provide members of this House with the information they need in order to hold the government accountable to the people of Canada.
The principle at stake in this debate goes to the heart of parliamentary democracy: the obligation of a government to provide members of this House with the information they need in order to hold the government accountable to the people of Canada.
We are the people's representatives. When the government spends money, the people have a right to know what it is to be spent on. Parliament does not issue blank cheques. For four months, the opposition has asked the government to tell the Canadian people the true cost of its budget plans. For four months, we demanded to know how much Canadian taxpayers were being asked to pay for fighter jets, prisons and corporate tax breaks. For four months. this House and the Canadian people were stonewalled by the government and they are being stonewalled still.
For four months, we have been trying to hold this government accountable. For four months, we demanded to know the real cost of the fighter jets, prisons and tax breaks for major corporations. For four months, we did not get a single answer, aside from the contempt and arrogance of this government. And today, still, we have no answers.
We were shocked, but we were not surprised. After all, this is the same government that shut down Parliament twice, the same government that was forced, by one of your rulings, to hand over documents to do with Afghan prisoners, and we are still waiting for those documents.
In the case of the Afghan documents, the government's excuse for withholding the truth was national security. In the case of the budget documents, it invented something about cabinet confidence, but actually it did not even bother with an excuse at all.
But you, Mr. Speaker, would have none of it. You, Mr. Speaker, held that the rules of our democracy require the government to answer the questions that Parliament wants answered. The matter was sent back to a committee for action and it came back with a finding of contempt. That is why we are where we are today. The House must decide whether the government has broken a basic rule of our democracy and therefore, whether it can remain in office.
For our part on this side of the House, there is no doubt. You, Mr. Speaker, have spoken, the committee has spoken, and now the House must speak with a clear voice. It must say that a government that breaks the rules and conceals facts from the Canadian people does not deserve to remain in office.
With one clear voice, the House must declare that a government that does not respect democracy cannot remain in power. We have had enough. If this vote results in an election, the Canadian people will have the opportunity to replace an arrogant government with one that respects democracy.
To those who say an election is unnecessary, we reply that we did not seek an election, but if we need one to replace a government that does not respect democracy with one that does, I cannot think of a more necessary election.
It is not just democracy that the House will be called upon to affirm this afternoon. The House should also affirm Canadians' hunger, nay their longing, for change. It is time to change Canada's direction. It is time to get us on the right path. After five years of Conservative government, it is time to say enough is enough. Enough of the politics of fear. Enough of the politics of division. Enough of the politics of personal destruction.
Enough is enough. We need to look at the government's priorities. It wants to spend 1,000 times more on fighter jets than on helping students in CEGEP and university. We reject the government's priorities. It is offering less to seniors for an entire year than what it spent on one day of the G20. We say no to this kind of waste. The government wants to spend 1,000 times more on prisons than on preventing youth crime. Again, we say no. This government's priorities are not in line with the priorities of Canadian families. We have had it. Enough is enough.
The priorities of the government laid bare in that thin gruel that we saw earlier this week reveal a government out of touch and out of control. There is no credible plan to tackle the deficit because there are no numbers any reasonable person can believe in. There is no vision of how to sustain our health care system. There is not a word about affordable housing, not a word about child care, and nothing for the pressing needs of Canadian families in poverty.
Instead, we get jets, jails and giveaways to oil companies, insurance companies, and banks that are doing just fine, thank you very much.
So we need a change. We need to focus scarce resources where they really matter: early learning and child care; college and university education for all, especially for aboriginal and immigrant Canadians; energy efficiency and green jobs; family care for our loved ones in the home, and security and dignity in retirement. We need all of this plus a clear plan to clean up our country's finances and get us back to balance without adding to the tax burden on Canadian families.
These are the priorities of our people. These are the needs that we must serve. These are the priorities at home. However, let us not forget the priorities abroad. We have so much ground to catch up. We have a government that has lost our place in the world and lost our place at the Security Council of the United Nations.
We need a government that restores our honour, our credit, and our prestige on the international stage, a government that understands the deep and committed internationalism that dwells in the hearts of all Canadian citizens.
We need a government for the people, a government that is accountable to the people and that serves the people and democracy.
I want to conclude by saying a few words about democracy. Some members of this government have been charged with electoral fraud. A member of the Prime Minister's inner circle is accused of influence peddling. Enough is enough. People are fed up.
I return to where I started, to democracy, to the abuse of power. We have a government whose most senior members stand accused of electoral fraud. We have a Prime Minister who appointed, as his top adviser, someone who served prison time for stealing money from his clients, someone who now faces accusations of influence peddling, and is under an RCMP investigation.
Canadians look at that picture and they say, “We have had enough”. This House has had enough, enough of the abuse of power and enough of the bad economic choices.
We have a government with unique distinctions. We have a government with the largest deficit in Canadian history. It is the highest spending government in Canadian history. It is the most wasteful government in Canadian history. Finally, it is the first government in Canadian history to face a vote of contempt in this House.
This is a government and a Prime Minister that is out of touch and is out of control. It is time for a change.
Mr. Speaker, I urge all of the members to support our motion.
Monsieur le Président, avant de commencer ce débat, j'aimerais dire quelques mots à votre sujet. Vous arrivez à la fin de votre mandat comme Président de la Chambre, et j'aimerais témoigner de l'affection et du respect que nous avons tous pour vous. Vos règlements et vos jugements ont marqué l'histoire de notre pays.
Monsieur le Président, vous nous avez tous appris, tantôt avec de petits reproches, tantôt avec le mordant d'une argumentation éclairée, à comprendre, à respecter et à admirer les règles de la démocratie canadienne. Pour cela, nous vous accorderons toujours un très grand respect.
Nous vivons aujourd'hui une journée historique dans la démocratie canadienne, démocratie que vous avez servie avec beaucoup de distinction, monsieur le Président. Je dois aviser la Chambre que l'opposition officielle a perdu confiance dans le gouvernement.
Le gouvernement ne jouit plus de la confiance de l'opposition officielle.
Dans notre motion, nous demandons à la Chambre de souscrire au constat figurant dans le 27e rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre présenté le 21 mars. Il s'agit d'un constat sans précédent dans notre histoire. Pour la première fois, un comité parlementaire a conclu que le gouvernement s'était rendu coupable d'outrage au Parlement.
Aujourd'hui, avec cette motion, nous demandons à la Chambre de conclure elle aussi que le gouvernement s'est rendu coupable d'outrage au Parlement et, en conséquence, de lui retirer sa confiance.
Par cette motion, nous demandons aux députés de condamner le gouvernement pour outrage au Parlement et, par conséquent, de lui retirer la confiance de la Chambre. C'est un moment important dans l'histoire de la démocratie canadienne, mais c'est aussi une occasion d'affirmer notre attachement à la démocratie parlementaire et à ses principes fondamentaux.
De quels principes parlons-nous? Que le gouvernement doit offrir aux députés toute l'information qu'ils jugent nécessaire afin de tenir l'exécutif responsable devant le peuple canadien.
Le principe en cause est au coeur même de la démocratie parlementaire: le gouvernement a l'obligation de fournir aux députés l'information dont ils ont besoin pour rendre des comptes à la population canadienne.
Nous représentons les citoyens. Quand le gouvernement dépense de l'argent, les citoyens ont le droit de savoir pour quoi ils le dépensent. Le Parlement ne fait pas de chèques en blanc. Ça fait maintenant quatre mois que l'opposition réclame du gouvernement qu'il dise aux citoyens combien coûteront vraiment ses plans budgétaires. Ça fait quatre mois que nous réclamons de savoir combien d'argent les contribuables canadiens devront débourser pour tous ces avions de chasse, prisons et autres allègements fiscaux consentis aux entreprises. Quatre mois que la Chambre et les Canadiens se buttent aux refus obstinés du gouvernement, comme aujourd'hui.
Pendant quatre mois, nous avons demandé des comptes à ce gouvernement. Pendant quatre mois, nous avons demandé le vrai coût des avions de chasse, des prisons et des baisses d'impôt pour les grandes entreprises. Pendant quatre mois, nous n'avons reçu aucune réponse, mis à part le mépris et l'arrogance de ce gouvernement. Et encore aujourd'hui, aucune réponse!
Nous étions choqués, mais nous n'étions pas surpris. Après tout, c'est le même gouvernement qui a fermé le Parlement à deux reprises, le même gouvernement qui a été forcé, par un de vos règlements, de livrer les documents dans le dossier des détenus afghans, et nous attendons toujours ces documents.
Dans le cas des documents sur les détenus afghans, le gouvernement a prétexté la sécurité nationale pour justifier son refus d'obtempérer. Dans celui des documents budgétaires, il a insinué qu'il s'agissait de renseignements confidentiels du Cabinet, mais il ne s'est même pas donné la peine de trouver des excuses.
Mais vous, monsieur le Président, avez vu clair dans leur jeu. Mais vous, monsieur le Président, avez compris qu'en vertu des règles démocratiques auxquelles nous nous soumettons, le gouvernement a l'obligation de répondre aux questions auxquelles le Parlement exige d'avoir une réponse. La question a été renvoyée au comité, qui a conclu qu'il y avait eu outrage au Parlement. Voilà où nous en sommes aujourd'hui. La Chambre doit déterminer si le gouvernement a enfreint l'une des règles élémentaires de notre démocratie et s'il peut par conséquent demeurer au pouvoir.
Selon nous, de ce côté-ci de la Chambre, il n'y a plus le moindre doute possible. Vous vous êtes prononcé, monsieur le Président. Le comité s'est prononcé. Le temps est maintenant venu pour la Chambre de s'exprimer haut et fort. Elle doit faire savoir au gouvernement que, dès lors qu'il enfreint les règles en vigueur et dissimule des faits à la population canadienne, il ne mérite pas de demeurer en poste.
La Chambre doit dire avec une voix claire qu'un gouvernement qui ne respecte pas la démocratie ne mérite pas de rester en place. Cela suffit! Si le résultat de ce vote est une élection, le peuple canadien aura l'occasion de remplacer un gouvernement arrogant par un gouvernement qui respecte la démocratie.
À ceux qui affirment que nous n'avons pas besoin d'élections, nous répondons que ce n'est pas nous qui avons couru après, mais que si l'occasion nous est donnée de remplacer un gouvernement qui ne respecte pas la démocratie par un autre qui la respecte, jamais des élections n'auront été plus nécessaires.
Ce n'est pas seulement à propos de la démocratie que la Chambre sera appelée à se prononcer aujourd'hui. Aujourd'hui, la Chambre devra tenir compte de la soif, de la très grande soif de changement des Canadiens. Le temps est venu que le Canada change de cap et rentre dans le droit chemin. Après cinq ans de gouvernement conservateur, le temps est venu de dire: « assez, c'est assez ». Assez de la politique de la peur. Assez de la division comme façon faire de la politique. Et assez de la politique axée sur la destruction personnelle.
Assez, c'est assez! Regardez les priorités de ce gouvernement. Il propose de dépenser mille fois plus sur les avions de chasse que sur l'aide aux étudiants au cégep et à l'université. À ces priorités, nous disons non. Il offre moins aux aînés pour toute l'année que ce qu'il a dépensé en une seule journée au sommet du G20. Nous disons non à ce gaspillage. Le gouvernement propose de dépenser mille fois plus pour les prisons que pour la prévention du crime chez les adolescents. Nous disons non et encore non. Les priorités de ce gouvernement ne reflètent pas les priorités des familles canadiennes. Cela suffit! Assez, c'est assez!
Les priorités du gouvernement qui ont été exposées dans ce maigre brouet plus tôt cette semaine révèlent un gouvernement déconnecté de la réalité et qui n'en fait qu'à sa tête. Il n'y a pas de plan crédible d'élimination du déficit, à preuve on n'y trouve pas de chiffres crédibles aux yeux de toute personne raisonnable. On n'y trouve pas de vision de la manière de soutenir notre système de soins de santé. On n'y trouve pas un mot sur le logement abordable, rien sur les garderies et rien pour répondre aux besoins pressants des familles canadiennes pauvres.
Nous y trouvons plutôt des avions, des prisons et des cadeaux aux pétrolières, aux compagnies d'assurances et aux banques qui sont pourtant dans une situation plutôt confortable.
Il nous faut donc du changement. Nous devons concentrer nos minces ressources là où cela compte vraiment: l'éducation préscolaire et les garderies; l'éducation collégiale et universitaire pour tous, particulièrement pour les Autochtones et les immigrés; l'efficacité énergétique et les emplois verts; les soins à domicile pour les proches et la sécurité et la dignité à la retraite. Nous avons besoin de tout cela et d'un plan clair d'assainissement des finances nationales et d'un retour à l'équilibre budgétaire sans accroissement du fardeau fiscal des familles.
Ce sont là les priorités de la population. Il y a des besoins auxquels il faut répondre. Ce sont les priorités nationales. Cependant, n'oublions pas les priorités à l'étranger. Nous avons un grand retard à rattraper. Le gouvernement nous a fait perdre notre place dans le monde et notre place au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Il nous faut un gouvernement qui va rétablir notre honneur, notre crédit et notre prestige sur la scène internationale, un gouvernement qui comprend le sentiment internationaliste profond et clair que l'on retrouve dans le coeur de tous les Canadiens.
Enfin, nous avons besoin d'un gouvernement des citoyens, redevable devant les citoyens, au service des citoyens et de la démocratie.
À la fin, je reviens à la démocratie. Des membres de ce gouvernement sont accusés de fraude électorale. Un proche du premier ministre est accusé de trafic d'influence. Ça suffit. On n'est « pucapab »!
Je reviens à ce dont j'ai parlé au début, soit la démocratie et les abus de pouvoir. Nous avons un gouvernement dont certains des membres les plus haut placés sont accusés de fraude électorale. Nous avons un premier ministre qui s'est choisi comme principal conseiller un individu qui a fait de la prison pour avoir volé de l'argent à ses clients, un individu qui est maintenant accusé de trafic d'influence et qui fait l'objet d'une enquête de la GRC.
Les Canadiens en ont assez. La Chambre des communes en a assez, assez des abus de pouvoir et assez des mauvais choix économiques.
Nous avons un gouvernement qui se caractérise comme étant celui qui a fait le plus gros déficit de l'histoire du Canada, qui a été le plus dépensier de l'histoire du Canada, qui a le plus gaspillé de notre histoire. Et pour finir, c'est le premier gouvernement de l'histoire du Canada à être visé par un vote de défiance pour outrage au Parlement.
C'est un gouvernement et un premier ministre qui sont déconnectés de la réalité et qui n'en font qu'à leur tête. Le temps d'un changement est arrivé.
Monsieur le Président, je demande à tous les députés d'appuyer notre motion.
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CPC (ON)
View Harold Albrecht Profile
2011-03-25 10:23 [p.9248]
Mr. Speaker, I listened with great interest to my colleague's remarks and I want to remind the House and Canadians about the process that was followed.
Mr. Speaker, you referred this issue to the procedure and House affairs committee. You said it was a prima facie breach of privilege, which means on the surface it appeared there was a breach of privilege.
I had the honour and privilege of sitting on that committee during a constituency week when members should have been back in their ridings. We listened to some great input in committee. We heard from Mel Cappe, a number of ministers, and many other witnesses during the two days of hearings, and then a third day for another matter.
The problem is that the decisions of that committee, which should have been made after the input was received, were made long before the committee ever met. At the end, the committee was presented with the demands of the coalition opposition, one of which was that there would be a maximum of two pages in the report, two days of hearings and two pages in the report. It is unbelievable.
What is worse, the coalition demanded that there be no summary of evidence presented at the meetings to the House of Commons. We can talk about democracy and the contempt of parliamentary process, but I would ask my hon. colleague this question. If we do not provide information on the process that the procedure and House affairs committee went through for three days here in Ottawa, is it not a contempt of the parliamentary privilege of the members of the House?
Monsieur le Président, j'ai écouté très attentivement les observations du député et je tiens à rappeler à la Chambre et aux Canadiens le processus qui a été suivi.
Monsieur le Président, vous avez renvoyé la question au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre. Vous avez déclaré qu'il y avait, à première vue, matière à question de privilège, ce qui signifie qu'il semble en apparence y avoir atteinte au privilège.
J'ai eu l'honneur de prendre part aux séances du comité qui ont eu lieu pendant une semaine de relâche du Parlement, une semaine pendant laquelle les députés devraient être dans leur circonscription. Nous avons entendu de bons témoignages au comité. Au cours des deux premiers jours d'audiences, nous avons entendu les témoignages de Mel Cappe, d'un certain nombre de ministres et de plusieurs autres témoins, puis nous avons consacré la troisième journée à une autre question.
Le problème, c'est que les décisions du comité ont été prises bien avant les séances du comité, alors qu'elles auraient dû être prises après les témoignages. Au bout du compte, ce sont les demandes de la coalition de l'opposition qui ont été présentées au comité. On a exigé que le rapport tienne au maximum sur deux pages et qu'il y ait deux jours d'audiences. Deux pages et deux jours, il faut le faire!
Le pire, c'est que la coalition a exigé que le comité ne présente pas de résumé des témoignages à la Chambre des communes. On peut bien parler de démocratie et de mépris du processus parlementaire, mais je pose la question suivante au député. Lorsqu'on ne fournit pas de renseignements sur le déroulement des trois jours de séances du Comité de la procédure et des affaires de la Chambre à Ottawa, ne s'agit-il pas d'un cas d'atteinte au privilège parlementaire des députés?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for Kitchener—Conestoga for his public service on that committee, but I would draw to his attention a point in my speech indicating that the House asked for four months for the documents necessary for Parliament to make up its mind about the budget.
The member for Kitchener—Conestoga waves a binder in my face. Let me remind him that the answers we sought were not in those documents. We have been stonewalled for four months. The issue about who is to blame for contempt of Parliament lies squarely on the side of a government that when asked to provide the information necessary for the citizens of Canada to evaluate a budget, it stonewalled, objected, refused, and did not comply. This raises a fundamental issue of respect for parliamentary institutions.
The facts remain as I have stated. One cannot say that the government is in compliance when the binders do not provide the information required and when for four months, it gave us no answer at all.
Monsieur le Président, je remercie le député de Kitchener—Conestoga de son service public au sein de ce comité, mais j’attire son attention sur mon exposé, dans lequel j’ai notamment expliqué que la Chambre a exigé pendant quatre mois les documents dont le Parlement avait besoin pour arrêter sa position sur le budget.
Le député de Kitchener—Conestoga agite un gros cartable devant moi. Je lui rappelle que les réponses que nous recherchions ne se trouvaient pas dans ces documents. Nous nous sommes heurtés à un refus absolu pendant quatre mois. Il ne fait aucun doute que le gouvernement lui-même doit être blâmé pour outrage au Parlement. En effet, lorsqu’on lui a demandé de fournir l’information dont les citoyens du Canada avaient besoin pour évaluer un budget, il a fait de l’obstruction, il s'y est opposé, il s’est braqué et il n’a pas satisfait à cette demande. Son refus soulève la question fondamentale du respect des institutions parlementaires.
Les faits restent tels que je les ai exposés. Il est impossible de dire que le gouvernement s’est acquitté de ses obligations, car les cartables en question ne contiennent pas l’information demandée et, pendant quatre mois, le gouvernement a refusé de nous fournir la moindre réponse.
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NDP (BC)
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2011-03-25 10:26 [p.9248]
Mr. Speaker, it is with some sadness that we are all involved in this debate today. It is a historic moment that a government of Canada is being found in contempt not just of Parliament but of the Canadian people.
All members come here in an effort to represent constituents back home. There is a list of concerns and serious allegations, some of them being founded by the public prosecutor charging four Conservatives and two may likely go to jail, cancelling the long form census, and firing independent government officers and agents.
Members are meant to hold government to account. It concerns me that just last night an email was leaked from the Minister of Industry who instructed his Senate colleagues to kill the generic bill for drugs to Africa. That is very similar to how the government instructed its people in the Senate to kill the climate change accountability act introduced by the leader of the NDP.
A government is being found in contempt, which has never happened before. There have been bad governments, lying governments, and contemptuous governments in this country before, but the present government has achieved this low bar of ethics and morality. How is it we find ourselves in this position and what must we all do collectively to never allow this to happen again?
Monsieur le Président, c’est avec une certaine tristesse que nous participons au débat d’aujourd’hui. C’est un moment historique, car c’est la première fois qu’un gouvernement du Canada est ainsi reconnu coupable d’outrage au Parlement et d'outrage aux Canadiens.
Tous les députés viennent siéger au Parlement afin de représenter les électeurs de leurs circonscriptions. Nous sommes aujourd’hui saisis de toute une liste de préoccupations et de graves allégations dont certaines sont déjà fondées du fait que le ministère public a porté des accusations contre quatre députés conservateurs dont deux risquent des peines d’emprisonnement, sans oublier l’abolition du questionnaire détaillé de recensement et le congédiement de fonctionnaires et d’agents de l’État.
Les députés sont censés exiger des comptes du gouvernement. Je suis préoccupé d’apprendre qu’hier soir encore, un courriel du ministre de l'Industrie a fait l’objet d’une fuite, un courriel par lequel le ministre ordonnait à ses collègues du Sénat de saborder le projet de loi relatif aux médicaments génériques pour l’Afrique. Cela ressemble étrangement à la façon dont le gouvernement a demandé à ses sénateurs de saborder le projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques présenté par le chef du NPD.
Un gouvernement est reconnu coupable d’outrage au Parlement. Cela ne s’était jamais produit auparavant. Ce pays a déjà eu son lot de mauvais gouvernements, de gouvernements qui mentaient et de gouvernements méprisants, mais c’est le gouvernement actuel qui a obtenu les plus mauvaises notes en matière d’éthique et de moralité. Comment nous retrouvons-nous dans une telle position aujourd’hui et que devons-nous faire collectivement pour éviter qu’une telle chose se reproduise à l’avenir?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for Skeena—Bulkley Valley for his insightful remarks. He points out that we are here today because of a long pattern of abuse, not simply the withholding of documents on this occasion, which we have spent four long months in vain, seeking the documents we need to do our job, but there is a longer pattern of abuse that goes back to the shutting down of Parliament on two occasions.
When the Government of Canada was under pressure, facing just criticism from members of the House, it chose to prorogue. Canadians did not like that. It set the pattern of contempt, the pattern of disrespect, the pattern of abuse of our democracy that brings us to this place.
The member for Skeena—Bulkley Valley asks our side what we can do about it. That is why we are here today, to present a motion before the House that holds the government in contempt. If we do not do this, if we allow the government to get away with this, we will endanger the democracy which is incarnated by this beautiful room.
We have to be absolutely clear on this.
What has to be done to put things right and have democracy respected? The motion moved by the Liberal Party of Canada, the official opposition, has to be supported and adopted, that is what.
Monsieur le Président, je remercie le député de Skeena—Bulkley Valley pour ses remarques perspicaces. Comme il l'a souligné, nous sommes ici aujourd'hui à cause d'une longue série d'abus de la part du gouvernement, non seulement en l'occurrence à cause de son refus de nous divulguer les documents dont nous avons besoin pour faire notre travail — documents que nous avons cherché en vain à obtenir pendant quatre longs mois —, mais à cause d'une tendance à l'abus qui remonte aussi loin que la fermeture du Parlement à deux reprises.
En effet, lorsque le gouvernement du Canada est devenu la cible de critiques de la part de députés, il a choisi de proroger le Parlement. Et les Canadiens n'ont pas aimé cela. Le gouvernement a fait systématiquement preuve de mépris et d'irrespect et il a systématiquement porté atteinte à la démocratie. C'est ce qui nous a conduits dans cette situation.
Le député de Skeena—Bulkley Valley se demande ce que nous, de notre côté, pouvons faire à cet égard. Justement, nous sommes ici aujourd'hui pour présenter une motion devant la Chambre afin de reconnaître le gouvernement coupable d'outrage. Si nous n'agissons pas, si nous permettons au gouvernement de s'en tirer, nous mettrons en danger la démocratie qu'incarne cette magnifique salle.
Il faut absolument être clair quant à cette question.
Que faut-il faire pour redresser la barre et pour faire respecter la démocratie? Il faut appuyer et adopter la motion du Parti libéral du Canada, l'opposition officielle.
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Lib. (BC)
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2011-03-25 10:30 [p.9249]
Mr. Speaker, the strength of the country we love is our people, but it is also the principles and practices of our democracy. People have worked for, fought for and have died for our democracy and our country. Now the government has broken the basic rules of democracy, and that is being expressed in the vote of contempt of Parliament that is happening today in the House of Commons.
Would the Leader of the Official Opposition tell us how the government's abuses of power and contempt of Parliament affect the very character of Canada? How do they affect the daily lives of people in their homes and communities in Canada?
Monsieur le Président, le pays que nous aimons tire sa force non seulement de son peuple, mais aussi des principes et des pratiques à la base de notre démocratie. Des gens ont dû travailler fort et se battre, parfois au péril de leur vie, pour notre démocratie et notre pays. Or, le gouvernement a enfreint les règles de base de la démocratie. C'est ce qu'exprime le vote de défiance pour outrage au Parlement dont nous sommes saisis aujourd'hui, à la Chambre des communes.
Le chef de l'opposition officielle pourrait-il nous dire comment les cas d'abus de pouvoir et l'outrage au Parlement dont s'est rendu coupable le gouvernement touchent-ils l'essence même du Canada? Quels en sont les effets sur la vie quotidienne des gens et des collectivités au Canada?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, my colleague and friend from Vancouver Quadra asks a question that essentially transports us out of the precincts of the House and asks what this means to ordinary Canadians, the families watching at home and people at work. This is a question that affects them directly.
Many Canadians enjoy the very special privilege of rich and lucky countries, of not having to think and worry about their democracy. They entrust its protection to their representatives. They do not think about whether their democracy is in danger. They do not look up from the more important things they have to do in their lives, such as getting the kids to hockey practice and to school, doing their jobs, being with their neighbours and friends.
However, in the deep background of their lives, there must always be a confidence that their democracy works and that it works for them, and that when members of the House ask a government questions about how taxpayer money is spent, they get an honest answer. That is the crux of our democratic system, that on behalf of the woman taking her son or daughter to hockey practice, on behalf of the man going to work in the mill, they can count on us in the House of Commons to ask the questions that those citizens need to know in order to hold our government accountable. When that government fails in this most elementary task of democratic freedom, it is the duty of the members of the House to bring the government down.
Monsieur le Président, ma collègue et amie de Vancouver Quadra pose une question qui nous transporte essentiellement à l'extérieur de la Chambre. Elle demande ce que cela signifie pour les Canadiens ordinaires, pour les familles qui nous regardent à la maison et pour les travailleurs. C'est une question qui les touche directement.
Les Canadiens sont nombreux à jouir du privilège très spécial qu'offrent les pays riches et chanceux, soit celui de ne pas devoir réfléchir à la démocratie dans laquelle ils vivent et de ne s'en faire pour celle-ci. Ils en confient la protection à leurs représentants. Ils ne se tracassent pas de savoir si leur démocratie est en danger. Ils peuvent se concentrer sur les activités plus importantes qu'ils ont à mener dans la vie, comme conduire les enfants à la pratique de hockey et à l'école, travailler, fréquenter leurs voisins et leurs amis.
Toutefois, dans l'arrière-fond de leur vie, il faut qu'ils soient toujours convaincus que la démocratie fonctionne, et qu'elle fonctionne dans leur intérêt, et que les députés obtiennent des réponses honnêtes aux questions qu'ils posent au gouvernement sur la façon dont il dépense l'argent des contribuables. C'est le coeur même de notre système démocratique: la femme qui emmène son fils ou sa fille à une pratique de hockey et l'homme qui s'en va travailler à l'usine peuvent compter sur nous, députés, pour poser à la Chambre les questions auxquelles les citoyens veulent obtenir des réponses afin de tenir le gouvernement responsable. Lorsque le gouvernement n'accomplit pas cette tâche élémentaire qu'est le respect de la liberté démocratique, il est du devoir des députés de le faire tomber.
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CPC (ON)
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2011-03-25 10:33 [p.9249]
Mr. Speaker, I will be sharing my time with my hon. colleague from Carleton—Mississippi Mills, the chief government whip.
I rise today to speak to the motion introduced by the Leader of the Opposition on a matter of non-confidence in the government.
I wish I could say I am pleased to make this speech today, but I am not. In fact, I am saddened that a Parliament, which has accomplished a lot recently, will come to an end because of the reckless actions of the Liberal, Bloc Québécois and NDP coalition in forcing an unwanted and unnecessary election on Canadians.
Yesterday, I listed 10 important government bills which had received royal assent this week, bills like Bill S-6 to eliminate the faint hope clause, Bill C-48 to eliminate sentencing discounts for multiple murderers and Bill C-59 to get rid of early parole for white-collar fraudsters, a bill the Liberal leader opposed. That was a very positive week.
We also tried to pass important bills like Bill C-49, which would crack down on human smugglers and those who would take advantage of our generous immigration laws, and Bill S-10, which would get tough on drug dealers and date rape artists who would target our youth. I stood in this place just yesterday and asked for those bills to be passed. What was the response from the opposition coalition in passing these bills? No. No to getting tough on human smugglers. No to getting tough on drug dealers.
Instead, we find ourselves here today faced with the most partisan of attacks from an opposition coalition bent on defeating this government at all costs.
I know the Liberal members over there claim that the government was found to have done something wrong. What they are not telling Canadians is that this was an opposition-stacked committee that used the tyranny of the majority to get the predetermined outcome it wanted. Let us be clear. It was predetermined. After all, the members for Kings—Hants, Ottawa South, Joliette and Acadie—Bathurst said so in the media.
In my speech I could focus on all the abuses of parliamentary democracy and the absolute contempt that the opposition demonstrated, not just at that committee but on virtually every other committee of the House in overruling chairs, in making political decisions, ignoring the rules of this place, and on and on.
One may ask why we have never heard about these things. It is because the opposition coalition has a majority on every committee. Its members were the ones who demonstrated real contempt for Parliament, and they will have to answer to the Canadian people for that.
Let us be clear about what this vote of non-confidence is really about. It is a vote against the next phase of Canada's economic action plan. It is a vote against our low tax plan for jobs and economic growth. It is a vote against hard-working Canadians and their families. It is a vote that will weaken Canada's economic recovery.
It is a vote against the budget. It is a vote against our plan.
Let us be clear. The latest phase of Canada's economic action plan encourages owners of small businesses to hire more people. It provides potential employees with new opportunities to train and to hone those skills. It invests in innovation. It lays the groundwork for private sector growth to replace government stimulus. This is good for all Canadians in every region of our great country from coast to coast to coast.
For seniors across Canada, I am proud to report that our government is delivering once again. For the poorest of seniors, we are providing an important hike to the guaranteed income supplement. For people caring for infirm loved ones, we are providing support in the form of a $2,000 tax relief credit. For the many public servants who make their homes in my riding, we are providing a guarantee that we will not slash programs and eliminate jobs as the Liberals did in the mid-1990s. Instead, we will provide a strategic review to enhance efficiency and reduce overall overhead with minimal impact on service to Canadians.
I was pleased to see included a request from the Canadian fire chiefs to provide for our volunteer firefighters. Next week we could be enacting that tax credit in law, but it will not happen because of the Liberal-led coalition.
I hope Canadian colleges and universities will drive innovation and help Canada forge closer ties with promising markets like India's. Carleton University made a great proposal to do just that, but it will have to wait. We will certainly be supporting our students in new ways.
I am especially proud to say that our government is providing real support to people who find their pensions at risk because their employer goes bankrupt. The budget would provide at least some help from the federal government to the former Nortel workers, despite the fact their pension plans were provincially regulated. It is something.
Unlike previous but misguided efforts in this place, this will not hurt Canadian businesses.
In short, Canada's economic action plan is another huge help for people in my riding of Ottawa West—Nepean. It will be a huge help to my home province of Ontario. We are working closely with the government of Dalton McGuinty to cut corporate taxes to make Ontario and Canada a magnet for jobs, investment and opportunity. It will be a huge help from coast to coast to coast right across our great country. It will help secure our economic recovery. It will help create jobs and it will support all Canadians.
By voting against this motion of non-confidence in our government, the opposition coalition can stop this unnecessary and unwanted election later today. I want to urge the opposition to reconsider its support for an unnecessary and costly election. I hope it will vote for the things Canadians find truly important, for the measures that will help so many right across the country.
I move:
That this question be now put.
Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est accordé avec mon collègue de Carleton—Mississippi Mills, le whip en chef du gouvernement.
Je prends la parole aujourd'hui à propos de la motion présentée par le chef de l'Opposition en vue de retirer au gouvernement la confiance de la Chambre.
J'aimerais vous dire que je suis heureux de pouvoir faire le présent discours, mais ce n'est pas le cas. En fait, je regrette que le Parlement, qui a beaucoup accompli ces derniers temps, doive mettre fin à ses travaux à cause de l'irresponsabilité de la coalition des libéraux, du Bloc québécois et du NPD, qui compte imposer aux Canadiens des élections inutiles, dont ils ne veulent pas.
Hier, j'ai énuméré 10 importants projets de loi du gouvernement qui ont reçu la sanction royale cette semaine, soit le projet de loi S-6, pour éliminer la disposition de la dernière chance, le projet de loi C-48, pour faire disparaître les peines à rabais dont bénéficiaient les auteurs de meurtres multiples, ainsi que le projet de loi C-59, auquel les libéraux s'étaient opposés, pour que les fraudeurs en col blanc ne puissent plus obtenir une libération conditionnelle anticipée. Ce fut une semaine très fructueuse.
Nous avons essayé également d'adopter d'autres projets de loi important, comme le projet de loi C-49, destiné à lutter contre les passeurs clandestins et les gens qui cherchent à profiter de nos généreuses lois sur l'immigration, et comme le projet de loi S-10, destiné à sévir plus fermement contre des criminels qui s'en prennent aux jeunes, soit les narcotrafiquants et les artistes du viol commis en droguant la victime. Hier, j'ai demandé dans cette enceinte à la coalition de l'opposition d'adopter ces projets de loi, et quelle a été sa réponse? Elle a refusé. Elle ne veut pas qu'on sévisse ni contre les passeurs clandestins, ni contre les narcotrafiquants.
Nous faisons face aujourd'hui à l'attaque la plus partisane de la coalition de l'opposition, qui veut renverser le gouvernement à tout prix.
Les députés libéraux prétendent que, selon un comité, le gouvernement a mal agi. Mais ils ne disent pas aux Canadiens que le comité en question est aux ordres de l'opposition et qu'il a eu recours à la tyrannie de la majorité pour obtenir le résultat prédéterminé qu'il voulait. À n'en pas douter, le résultat était prédéterminé. Après tout, les députés de Kings—Hants, d'Ottawa South, de Joliette et d'Acadie—Bathurst l'ont avoué devant les médias.
Dans mon discours, je pourrais mettre l'accent sur les abus de démocratie parlementaire et sur le mépris total manifesté par l'opposition, non seulement au sein de ce comité, mais également dans les travaux de pratiquement tous les autres comités des Communes. L'opposition annule les décisions des présidents, prend des décisions politiques, ignore le Règlement de la Chambre, et ainsi de suite.
On pourrait se demander pourquoi on n'en a jamais entendu parler. Voici pourquoi. La coalition de l'opposition est majoritaire au sein de chaque comité, et ce sont nos collègues de la coalition qui ont fait preuve d'un réel mépris à l'égard du Parlement. Ils devront répondre de leurs actes devant les Canadiens.
Disons franchement à quoi rime ce vote de défiance. Il s'agit ni plus ni moins d'un vote contre la prochaine phase du Plan d'action économique du Canada, contre notre plan visant à maintenir des impôts bas pour stimuler la croissance et l'emploi et contre les familles canadiennes qui travaillent fort. C'est un vote qui affaiblira la reprise économique canadienne.
C'est un vote contre le budget, c'est un vote contre notre plan.
Disons les choses franchement. La dernière phase du Plan d'action économique du Canada encourage les propriétaires de petites entreprises à embaucher plus de gens. Dans le cadre de cette phase, nous offrons aux employés potentiels de nouvelles possibilités d'acquérir des compétences ou de les parfaire. Nous investissons dans l'innovation. Nous préparons le terrain afin de passer au secteur privé le flambeau de la relance économique. Les Canadiens de toutes les régions de part et d'autre de notre merveilleux pays en bénéficieront.
Je suis fier de dire que le gouvernement tient les promesses qu'il a faites aux personnes âgées. Nous bonifions de façon importante le Supplément de revenu garanti pour les plus pauvres des aînés. Nous offrons aux personnes qui prennent soin d'un proche atteint de déficience mentale ou physique un crédit d'impôt applicable à un montant de 2 000 $. Nous garantissons aux nombreux fonctionnaires qui s'établissent dans ma circonscription que nous ne sabrerons pas dans les programmes et que nous n'éliminerons pas d'emplois non plus, comme l'ont fait les libéraux au cours du milieu des années 1990. Au contraire, nous procéderons à un examen stratégique afin d'accroître l'efficacité et de réduire les coûts indirects globaux tout en limitant le plus possible les répercussions sur les services offerts aux Canadiens.
J'ai été réjoui de voir que le budget prévoyait une mesure destinée aux pompiers volontaires qu'avaient réclamée les chefs de pompiers. Le crédit d'impôt aurait pu être adopté dès la semaine prochaine, mais cela ne se produira pas à cause de la coalition dirigée par les libéraux.
J'espère que les universités et collèges du Canada stimuleront l'innovation et aideront le Canada à forger des liens plus étroits avec des marchés prometteurs comme ceux de l'Inde. L'Université Carleton a proposé un beau projet en ce sens, mais celui-ci devra attendre. Nous offrirons certainement du soutien aux étudiants sous de nouvelles formes.
Je suis particulièrement fier que le gouvernement offre une aide concrète aux gens dont la pension est à risque parce que leur employeur a fait faillite. Le budget fournirait un peu d'aide, de la part du gouvernement fédéral, aux anciens employés de Nortel, bien que leur régime de pension soit de compétence provinciale. C'est là quelque chose.
Contrairement aux précédentes tentatives peu judicieuses de la Chambre, cette mesure ne nuira pas aux entreprises canadiennes.
En bref, le Plan d'action économique du Canada est un autre important coup de pouce pour les gens de ma circonscription, Ottawa-Ouest—Nepean, et de ma province natale, l'Ontario. Nous collaborons étroitement avec le gouvernement de Dalton McGuinty pour réduire les impôts des sociétés afin que l'Ontario et le Canada attirent les emplois, les investissements et les possibilités. Cette mesure aidera beaucoup l'ensemble de notre grand pays, renforcera la reprise économique, créera des emplois et aidera les Canadiens.
En votant contre la motion de défiance à l'égard du gouvernement, la coalition de l'opposition peut empêcher, plus tard aujourd'hui, le déclenchement d'élections inutiles, dont personne ne veut. J'exhorte l'opposition à revoir l'appui qu'elle accorde à des élections inutiles et coûteuses. J'espère qu'elle votera pour ce qui importe vraiment aux Canadiens, soit les mesures qui viendront en aide à de nombreuses personnes partout au pays.
Je propose:
Que cette question soit maintenant mise aux voix.
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Lib. (ON)
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2011-03-25 10:40 [p.9250]
Mr. Speaker, I have always listened with interest to the comments of the government House leader, but rarely have I heard a more inaccurate account of what actually has taken place over the last several months.
I find it astonishing that a government House leader, who pretends he is respectful of the House and respectful of the Speaker's rulings, would make no reference at all to the Speaker's ruling, which responded to a four month effort on the part of members of Parliament to try to get information from the government for expenditures totalling $40 billion. The government has failed to account for that, has failed to respond to it, has failed to address it and now pretends it does not even exist. It is like talking about Moby Dick without mentioning the fact that it also happens to be a whale. There is a whale of a problem over there and the whale of the problem is that it is inaccurate.
Then there are the tiny inaccuracies. For three months the government refused to bring forward Bill C-49. There were no debate, no comments, no discussion. Yesterday the minister stood up and said that he would like to get it all done in three seconds. He is not telling the truth to the Canadian people. He is not coming clean to the Canadian people. He should know that is the problem.
Monsieur le Président, j'ai toujours écouté avec intérêt les observations du leader du gouvernement à la Chambre, mais rarement ai-je entendu un compte rendu aussi inexact des événements qui se sont déroulés au cours des derniers mois.
Je trouve stupéfiant qu'un leader du gouvernement à la Chambre, qui prétend respecter les décisions de la présidence et la Chambre, ne mentionne pas du tout la décision de la présidence, rendue en réponse à quatre mois d'efforts déployés par les députés dans le but d'obtenir de l'information de la part du gouvernement au sujet de dépenses totalisant 40 milliards de dollars. Le gouvernement ne l'a pas justifiée, il n'y a pas répondu, il n'en a pas parlé et, maintenant, il fait comme si elle n'existait pas. C'est comme parler de Frankenstein sans mentionner qu'il s'agit d'un monstre. Il y a un problème monstre de l'autre côté de la Chambre, et ce problème est un manque d'exactitude.
Il y a aussi les toutes petites inexactitudes. Pendant trois mois, le gouvernement a refusé de mettre à l'étude le projet de loi C-49. Il n'y a pas eu de débat, pas d'observations, pas de discussion. Puis, hier, le ministre a déclaré qu'il voulait franchir toutes les étapes en trois secondes. Il cache la vérité à la population canadienne. Il n'est pas honnête avec elle. Il devrait savoir que c'est cela, le problème.
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CPC (ON)
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2011-03-25 10:42 [p.9250]
Mr. Speaker, what the Liberal Party is doing today is the first act in a reckless coalition with the New Democratic Party and the Bloc Québécois.
Let me say, particularly to the member for Toronto Centre and very directly, we have seen what bringing the NDP members into the cabinet room in Ontario can do. They over-governed Ontario. They over-regulated in Ontario. They killed jobs. They killed opportunities.
Most importantly, wherever the NDP has been in power, it has stolen the soul of the Canadian dream, the soul of the Canadian people.
We will not allow opposition members to do it lightly. We will take our case to the Canadian people and say that this reckless coalition is wrong for Canada, bad for the Canadian economy and bad for Canadian jobs. Simply put, we will not let them get away with it.
Monsieur le Président, ce que le Parti libéral fait aujourd'hui, c'est qu'il pose la première pierre d'une coalition irresponsable avec le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois.
Je veux dire, particulièrement au député de Toronto-Centre et très directement, que nous avons vu ce qui arrive quand les néo-démocrates prennent le pouvoir en Ontario. Ils ont gouverné et réglementé à l'excès en Ontario. Ils ont fait disparaître des emplois. Ils ont fermé des débouchés.
Surtout, partout où le NPD a exercé le pouvoir, il a détruit l'âme du rêve canadien et de la population canadienne.
Nous ne permettrons pas aux députés de l'opposition de le faire facilement. Nous allons porter notre cause devant la population canadienne et lui dire que cette coalition irresponsable ne convient pas au Canada et qu'elle nuit à l'économie et aux emplois canadiens. En un mot, nous n'allons pas les laisser faire.
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NDP (BC)
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2011-03-25 10:43 [p.9250]
Mr. Speaker, the government House leader certainly has been trying very hard to spin Conservatives' record as something that is supporting Canadians.
We have seen him do this day after day in the House of Commons. I think he has become very familiar with it. Maybe in the most generous of moments I could give him an A for effort. There he is smiling. He could not even keep a straight face yesterday as he tried to ram through a whole bunch of government bills that he knew was impossible.
The fact is that the real record of the government is that it has the worst record on scandals in this country. It has the worst record of disclosure and of not providing information, not only to parliamentarians but to the people of Canada. It has the worst record on insider scams.
Day after day we have had to go through a litany of these issues and expose what the government refuses to disclose to the people of Canada. The fact that we are now, at this moment in this Parliament, finding contempt surely must be something that deeply disturbs even Conservative members.
We are talking about the institution of democracy. We are talking about the work that we are sent here to do—
Monsieur le Président, le leader du gouvernement à la Chambre a déployé beaucoup d'efforts pour montrer que les conservateurs appuient les Canadiens, alors que ce n'est pas ce que leur bilan montre.
Nous l'avons vu faire chaque jour à la Chambre des communes. Je crois que c'est devenu une routine pour lui. Je vais être généreuse et lui donner un A pour ses efforts. Il est ici et il sourit. Il souriait aussi hier, alors qu'il tentait de faire adopter de force une panoplie de projets de loi, malgré l'impossibilité de la chose.
Force est de constater que le gouvernement est celui qui affiche le pire bilan de l'histoire de notre pays en ce qui concerne les scandales. Voilà de quoi retourne son bilan. Il affiche le pire bilan en ce qui concerne la divulgation de l'information, puisqu'il refuse de fournir des renseignements non seulement aux parlementaires, mais aussi aux Canadiens. C'est aussi le gouvernement qui a connu le plus de scandales internes de l'histoire.
Jour après jour, nous avons dû revenir à la charge et exposer au grand jour le fait que le gouvernement refuse de divulguer de l'information aux Canadiens. Même les députés conservateurs devraient être ébranlés par le fait que nous nous apprêtons à trouver le gouvernement coupable d'outrage au Parlement.
Nous parlons de l'institution qu'est la démocratie. Nous parlons du travail que nous devons faire ici...
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order. I am afraid the hon. member's time has expired. There is less than a minute left for the response from the government House leader.
À l'ordre. Le temps accordé à la députée est écoulé. Il reste moins d'une minute au leader du gouvernement à la Chambre pour répondre à la question.
View John Baird Profile
CPC (ON)
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2011-03-25 10:45 [p.9251]
Mr. Speaker, I have great regard and great respect for the member for Vancouver East.
However, if she wants to talk about the record of the government, let me be succinct, 19 months, 480,000 net new jobs. That is the priority of Canadians. That is what they sent us here to do. That is the job that we want to move forward with, with the next phase of Canada's economic action plan.
We can start on that path. We can start on Monday, or we can start it in two months, but we are committed to jobs, the economy and economic growth.
Monsieur le Président, j'ai la plus haute estime pour la députée de Vancouver-Est et je la respecte énormément.
Cela dit, si elle veut parler du bilan du gouvernement, je tiens à souligner très brièvement qu'en 19 mois, 480 000 nouveaux emplois nets ont été créés. C'est la priorité des Canadiens. C'est pour cette raison qu'ils nous ont élus. Nous voulons poursuivre ce que nous avons entrepris et mettre en oeuvre la prochaine phase du Plan d'action économique du Canada.
Nous pouvons nous engager dans cette voie. Nous pouvons commencer dès lundi, ou nous pouvons commencer dans deux mois, mais nous sommes déterminés à créer des emplois, à améliorer l'économie et à assurer la croissance économique.
View Gordon O'Connor Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I rise today to speak to a motion put forward by the leader of the opposition. I must state at the outset that I find it strange that we are debating this motion when the Liberal member for Kings—Hants introduced a motion in the House two days ago relating to the same matter.
Why did he do that? He did it to avoid debate on the issues that matter to Canadians. He did it to avoid debate on the excellent budget that was introduced by the Minister of Finance and our government. He did it to avoid having a vote on the budget that is in the best interests of Canadians, including his own constituents. That is shameful.
The Liberals, Bloc Québécois and NDP coalition have been caught up in political and partisan games at the expense of the best interests of Canadians. We have seen them time and time again play these games both in the House and in committees. They are the ones who have contempt for this House and for Canadians by forcing an unwanted, unnecessary election. I suppose we should expect nothing less from them.
Let me address the report from the Standing Committee on Procedure and House Affairs. It is a report that in no way reflects the committee's hearings. Despite receiving all of the information requested and hearing clear, reasonable testimony from ministers, public servants and independent experts, opposition members were determined to rig the outcome of the committee hearings. It was a true kangaroo court.
However, they were not content with that alone. Now they want to act as judge and jury for the Minister of International Cooperation. They want to use their tyranny of the majority to find her guilty when the evidence from committee shows quite the opposite. There is nothing so blind as a closed mind.
Let me speak for a minute about the Liberals. The Liberal Party should not be speaking about ethics. This is the same party that stole $40 million from Canadians. While it paid back a measly amount, much of it remains unaccounted for. I understand that 13 ridings benefited from this scandal. That is a lot of envelopes filled with tainted money funnelled through back doors of the Liberal Party. I ask the Liberals, where is the $40 million?
When one is asked, “What first comes to your mind when you hear Liberal at the federal level?”, the answer certainly is not ethics. The answer is corruption.
The Liberal plan is tainted. This is the ad scam party that opposes laws that would prevent drug dealers from targeting children outside their schools. This is the ad scam party that opposes laws to end early parole for criminals who prey on seniors who have worked all their lives to comfortably retire. This is the ad scam party whose own members cannot even play by the rules. They want to talk about ethics.
When the Liberal immigration critic said that calling so-called honour killings barbaric went too far, what did the leader do? Nothing.
When one of its members was charged with a criminal offence, what did its leader do? Nothing.
That is some ethics.
Now I turn to the Bloc. Who do the Liberals want to form a coalition with? The Bloc Québécois, a party whose primary goal is to stand against Canada, a party whose members, like the member for Sherbrooke, have attended events and fundraisers organized by the RRQ, a group that includes neo-FLQ terrorists, a party whose policies are all about metropolitan Montreal, forgetting the regions of Quebec.
It is our Conservative government that has delivered for every part of Canada and every region of Quebec.
We gave Quebec a seat at the UNESCO table.
We recognized “les Québécois” as a nation within a united Canada.
We have delivered on the infrastructure priorities of Quebec's towns and cities.
We have celebrated Quebec's history and culture, including Quebec's 400th anniversary celebrations.
The Bloc Québécois is purely trying to distract Quebeckers from the fact they have done and can do nothing for the province of Quebec.
It voted against our world leading economic action plan.
It voted against opening trade with the world for Quebec businesses.
It also voted against legislation that would impose mandatory minimum sentences for people convicted of child trafficking.
Bloc members sit in the House and collect their salaries. They sit in the House and will collect their pensions, yet they do nothing for Quebec. It is shameful.
The NDP members support an opportunist election that would not only kill the government's legislation, but also the legislation they have introduced. They would stop a bill that would provide low-cost drugs to Africa, a bill the member for Ottawa Centre now sponsors. They clearly planned on campaigning on the introduction of their private members' bills, but not on the passage of these bills. How is that for ethics.
Why would they introduce legislation they do not care about? Probably for the same reason they invited media to tour their war room a few months ago. They have obviously been scheming with their coalition partners for this election for months. The same plan they revealed to Canadians in 2008, a coalition with Liberals in the driver's seat, the NDP spending taxpayers' money with abandon and the Bloc Québécois with a veto on every policy of the coalition.
When it comes to following up on promises, the NDP cannot be trusted. An example is the member for Sackville—Eastern Shore, who flip-flopped on his position on the wasteful and ineffective long gun registry when it came down to the final vote. The minute that his vote would make a real difference for law-abiding duck hunters and farmers in this country, what did he do? He jumped ship. He turned tail. He is not the only one. The members for Welland, Sudbury, Timmins—James Bay, Algoma—Manitoulin—Kapuskasing and Nickel Belt all flipped their votes. I hope their voters will flip them.
How can seniors and families in their ridings trust them to make the best decisions when they flip-flop on policy because parts of their caucus are worried about losing their seats? I do not want to hear them talk about misleading. What they have done is misleading their constituents.
I believe that we have accomplished a lot in this session. Just this week, 12 new laws have been granted royal assent. These new laws are repealing the faint hope clause, cracking down on crooked consultants and protecting children from online sexual exploitation. Unlike the other parties, our Conservative government is here to make Parliament work, and there is still a lot of work that needs to be done.
The motion before us makes a mockery of Parliament. Canadians expect and deserve better. For the last five years we have delivered. We have steered Canada through the great recession. We have cut all forms of taxes the government collects. We provided seniors with pension income splitting. We reduced the GST from 7% to 6% to 5%. We introduced important tax credits: the Canada employment credit, the work income tax benefit, the child tax credit. The budget before the House goes even further while making targeted investments in people and our economy.
The other parties have no plans and no ideas to offer, so they resort to smear and slander. We have witnessed committees they control turned into kangaroo courts. We have seen them use the cover of privilege to try to convict the innocent. We are now seeing them force an unwanted election on Canadians and mislead them about their intent to form a coalition of the Liberal Party, the Bloc Québécois and the NDP.
One last jarring thought: If the coalition were to come about following the election, picture the Bloc in charge of public security, the NDP in charge of finance and the Liberals in charge of accountability. God help Canada. But enough fiction. Canadians are smarter than that. They can count on a Conservative government to stand up for their priorities and stand up for Canada.
Monsieur le Président, j'interviens aujourd'hui pour parler de la motion présentée par le chef de l'opposition. Je dois dire d'emblée que je trouve cela étrange que nous discutions de cette motion quand le député libéral de Kings—Hants a présenté il y a deux jours une motion à la Chambre portant sur la même question.
Pourquoi a-t-il fait cela? Il l'a fait pour éviter un débat sur les questions qui revêtent de l'importance pour les Canadiens. Il l'a fait pour éviter un débat sur l'excellent budget qui a été présenté par le ministre des Finances et le gouvernement. Il l'a fait pour éviter qu'il y ait un vote sur ce budget, qui est avantageux pour les Canadiens, y compris ses électeurs. C'est honteux.
La coalition libérale, bloquiste et néo-démocrate a choisi de se livrer à des jeux politiques et partisans au détriment des intérêts des Canadiens. Nous l'avons vue se livrer à ses jeux à maintes reprises, à la Chambre et dans les comités. Ce sont les membres de la coalition qui se rendent coupables d'outrage à la Chambre et affichent du mépris envers les Canadiens en forçant le déclenchement d'élections inutiles et non voulues. Je suppose que nous ne devrions pas nous attendre à moins de leur part.
J'aimerais parler du rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Le rapport ne reflète aucunement les audiences du comité. Malgré qu'ils aient obtenu tous les renseignements demandés et entendu les témoignages clairs et raisonnables de ministres, de fonctionnaires et d'experts indépendants, les députés de l'opposition étaient déterminés à arranger le résultat des audiences. C'était un véritable tribunal d'opérette.
Cela ne leur a pas suffit, cependant. Ils veulent se faire juge et jury dans l'affaire mettant en cause la ministre de la Coopération internationale. Ils veulent exercer la tyrannie de la majorité pour la déclarer coupable alors que les témoignages entendus au comité brossent un tout autre portrait. Il n'y rien de plus aveugle qu'un esprit fermé.
J'aimerais dire quelques mots au sujet des libéraux. Le Parti libéral est bien mal placé pour parler d'éthique. Ce parti-là a volé 40 millions de dollars aux Canadiens. Il a remboursé une somme minable mais le reste a disparu. Je crois comprendre que 13 circonscriptions ont bénéficié de ce scandale. Ça fait beaucoup d'enveloppes remplies d'argent sale siphonné subrepticement par le Parti libéral. Ma question pour les libéraux est la suivante: Où sont les 40 millions de dollars?
Quand on demande aux gens la première chose qui leur vient à l'esprit lorsqu'on parle du Parti libéral fédéral, ils ne pensent pas à l'éthique. Ils pensent à la corruption.
Le plan libéral est vicié. Ce parti responsable du scandale des commandites s'oppose à une loi qui aurait empêché les trafiquants de drogue de cibler nos enfants dans les cours d'école. Ce parti responsable du scandale des commandites s'oppose à une loi visant à rendre inadmissibles à la libération anticipée les criminels qui s'en prennent aux personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie pour avoir une retraite agréable. Ce parti du scandale des commandites est rempli de députés qui ne sont pas fichus de respecter les règles. Le comble, c'est qu'ils veulent parler d'éthique.
Quand le porte-parole du Parti libéral en matière d'immigration a dit qu'il était un peu fort de qualifier les crimes d'honneur de barbares, qu'est-ce qu'a fait son chef? Rien.
Quand un de ses députés a été accusé d'une infraction criminelle, qu'est-ce qu'a fait son chef? Rien.
C'est toute une éthique.
J'en viens maintenant au Bloc. Avec qui les libéraux veulent former une coalition? Avec le Bloc québécois, un parti dont le principal objectif est de s'opposer au Canada, un parti dont les membres, comme le député de Sherbrooke, ont assisté à des événements et à des activités de financement organisés par le RRQ, un groupe qui comprend des terroristes néo-felquistes, un parti dont les politiques sont centrées sur la région métropolitaine de Montréal et excluent les autres régions du Québec.
C'est le gouvernement conservateur qui a pris des mesures concrètes dans l'intérêt de toutes les régions du Canada, de toutes les régions du Québec.
Nous avons donné un siège au Québec à l'UNESCO.
Nous avons reconnu les Québécois comme une nation distincte au sein d'un Canada uni.
Nous avons répondu aux besoins en matière d'infrastructure des localités québécoises.
Nous avons célébré l'histoire du Québec et de sa culture, et nous avons notamment fêté le 400e anniversaire de la ville de Québec.
Le Bloc québécois essaie simplement de faire oublier aux Québécois qu'il n'a rien fait et ne peut rien faire pour leur province.
Il a voté contre notre Plan d'action économique, un des meilleurs qui soient sur la scène internationale.
Il s'est opposé, par son vote, à l'ouverture de marchés mondiaux pour les entreprises québécoises.
Il a aussi voté contre une mesure législative qui imposerait des peines minimales obligatoires aux personnes reconnues coupables de traite des enfants.
Les députés du Bloc se contentent d'être présents à la Chambre et de toucher leurs salaires. Ils sont assis là, à la Chambre, ils toucheront leurs pensions, et pourtant, ils ne font rien pour le Québec. C'est honteux.
Quant aux députés du NPD, ils font montre d'opportunisme en appuyant des élections qui non seulement enverraient aux oubliettes les mesures législatives du gouvernement, mais aussi celles qu'ils ont présentées. Ils seraient prêts à bloquer un projet de loi qui contribuerait à envoyer des médicaments à bas prix en Afrique, un projet de loi dont le député d'Ottawa-Centre est le parrain. De toute évidence, ils ont prévu de faire campagne sur les projets de loi d'initiative parlementaire qu'ils ont présentés, mais pas sur leur adoption. Belle éthique.
Pourquoi voudraient-ils présenter des mesures législatives dont ils se moquent? Probablement pour la raison pour laquelle ils ont invité les médias à visiter leur centre opérationnel il y a quelques mois. De toute évidence, ils complotent avec leurs partenaires de la coalition depuis des mois en vue de ces élections. Ils ont en tête le même plan que celui qu'ils avaient révélé aux Canadiens en 2008, à savoir une coalition formée des libéraux à sa tête, des néo-démocrates prêts à dépenser l'argent des contribuables à tour de bras et des bloquistes avec un droit de veto sur toutes les politiques présentées par la coalition.
Pour ce qui est de respecter des promesses, on ne peut pas se fier au NPD. Le député de Sackville—Eastern Shore illustre bien cela. Il a retourné sa veste au moment du vote final sur le registre des armes d'épaule, registre qui est coûteux et inefficace. Alors que son vote allait vraiment changer le cours des choses pour les chasseurs et les agriculteurs respectueux des lois dans ce pays, qu'a-t-il fait? Il a changé d'avis. Il a fait volte-face. Et il n'est pas le seul dans ce cas-là. Les députés de Welland, de Sudbury, de Timmins—Baie James, d'Algoma—Manitoulin—Kapuskasing et de Nickel Belt ont tous fait de même. J'espère que leurs électeurs leur tourneront le dos.
Comment les familles et les aînés dans les circonscriptions néo-démocrates pourraient-ils faire confiance à leurs députés et croire qu'ils prendront les meilleures décisions, puisque ces derniers font volte-face sur des politiques parce que certains membres de leur caucus craignent de perdre leurs sièges? Je ne veux pas les entendre parler de tromperie. Ce sont eux qui ont trompé leurs électeurs.
Je crois que nous avons accompli beaucoup de choses durant cette session. Rien que cette semaine, 12 nouvelles lois ont reçu la sanction royale. Ces nouvelles lois abolissent la disposition de la dernière chance, sévissent contre les consultants véreux et protègent les enfants contre l'exploitation sexuelle en ligne. Contrairement aux autres partis, le gouvernement conservateur est ici pour faire fonctionner le Parlement, et il reste beaucoup à faire.
La motion dont nous débattons tourne en dérision le Parlement. Les Canadiens s'attendent à mieux et méritent mieux. Pendant ces cinq dernières années, nous avons livré la marchandise. Nous avons guidé le Canada à travers la grande récession. Nous avons réduit toutes les formes d'impôts et de taxes que le gouvernement perçoit. Nous avons instauré pour les aînés le fractionnement du revenu de retraite. Nous avons réduit la TPS de 7, à 6, puis à 5 p. 100. Nous avons créé d'importants crédits d'impôt, notamment le crédit canadien pour emploi, la prestation fiscale pour le revenu de travail et le crédit d'impôt pour les enfants. Le budget que nous avons présenté à la Chambre va encore plus loin, en proposant des investissements ciblés dans les gens et l'économie.
Les autres partis n'ont pas de plans ou d'idées à proposer, alors ils se rabattent sur les insultes et les calomnies. Nous avons vu comment les comités où ils sont majoritaires se sont transformés en tribunal d'opérette. Nous les avons vus, sous le couvert du privilège, essayer de faire condamner des innocents. Ils imposent maintenant des élections inutiles aux Canadiens et les induisent en erreur sur leur intention de former une coalition réunissant les libéraux, les bloquistes et les néo-démocrates.
Une dernière réflexion douloureuse: si, au terme des élections, la coalition était portée au pouvoir, imaginez ce qui se passerait si les bloquistes étaient responsables de la sécurité publique, les néo-démocrates des finances et les libéraux de la reddition de comptes. Que Dieu vienne en aide au Canada. Mais assez de fiction. Les Canadiens ne sont pas fous. Ils peuvent compter sur le gouvernement conservateur pour défendre leurs priorités et les intérêts du Canada.
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Lib. (NB)
Mr. Speaker, so little time, so many floating targets from the former general for me to shoot at.
I want to ask him about income trusts. What happened to that promise? He talked in his speech about credibility, he talked about truth and about keeping his word. Let us go to the core of what the government has done and what its leader believes. He believes that for Atlantic Canada, where there is a culture of defeat, there should be $32 million taken from the budget of ACOA, and the Minister for ACOA sits there and get robbed and says nothing for Atlantic Canada.
I am from a party that was the party of Allan MacEachen, the party of Roméo LeBlanc when we had statesmen for Atlantic Canada. There is no one from Atlantic Canada speaking up because the Prime Minister does not believe in regional development. He does not believe that we have a place in this Confederation.
What about bilingualism? The Prime Minister said it was a god that failed. So now we have Service Canada all through Atlantic Canada who are administratively unilingual. Language of work, out the door. Legislation created by a great Canadian, out the door.
What we are doing with respect to this is saying we are calling the chips right now. We want an election so people will decide to get rid of the government that does not care about Atlantic Canadians, does not care about bilingualism and worst of all, which is the subject of the motion, Conservatives will not give information to the elected representatives of Canadians. They will not give information on jets, on the Youth Criminal Justice Act, on the cost of prisons. They did nothing about the death of a 16-year-old Moncton girl named Ashley Smith. They do not care.
Monsieur le Président, si peu de temps et tant de cibles flottantes qui me sont tendues par l’ancien général.
J’ai des questions pour lui au sujet des fiducies de revenu. Qu’est-il advenu de cette promesse? Il a parlé de crédibilité dans son allocution, de vérité et de promesses tenues. Voyons de près ce que le gouvernement a fait et ce que son chef pense. Il croit que, pour les provinces de l’Atlantique, où existe une culture de défaitisme, le budget de l’APECA devrait être amputé de 32 millions de dollars, et le ministre responsable de l’APECA se laisse dépouiller sans rien dire pour défendre les intérêts de la région de l’Atlantique.
Je suis du parti d’Allan MacEachen, de Roméo LeBlanc. À leur époque, nous avions des défenseurs pour la région de l’Atlantique. Il n’y a personne de cette région pour prendre la parole parce que le premier ministre ne croit pas au développement régional. Il ne croit pas que nous ayons une place dans la Confédération.
Que dire du bilinguisme? Le premier ministre a dit que c’était un dieu qui a échoué. Donc, nous avons maintenant Service Canada, qui, partout dans la région de l’Atlantique, est unilingue sur le plan administratif. Tant pis pour la langue de travail. Tant pis pour la loi créée par un grand Canadien.
Ce que nous faisons, c’est dire qu'il faut se décider. Nous voulons des élections pour que les gens décident de se débarrasser du gouvernement qui se fiche des Canadiens de la région de l’Atlantique et du bilinguisme et, surtout, comme le prévoit la motion, des conservateurs qui refusent de donner de l’information aux représentants élus des Canadiens. Ils refusent de donner de l’information sur les avions, sur la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sur le coût du système carcéral. Ils n’ont rien fait au sujet du décès d’une jeune fille de 16 ans de Moncton, Ashley Smith. Ils s’en fichent.
View Gordon O'Connor Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, according to a recent poll, the Liberals are the fourth party in terms of trust in this Parliament. They are fourth.
Do members know why Canadians do not trust the Liberals? It is because their brand is tainted; it is a corrupt party.
When, during the election, the matter of ethics comes up, I would expect Liberal candidates to put bags on their heads.
Monsieur le Président, à en croire un sondage récent, le Parti libéral est au quatrième rang en ce qui concerne la confiance des électeurs. Au quatrième rang.
Les députés savent-ils pourquoi les Canadiens ne font pas confiance au Parti libéral? C'est parce que leur image est altérée. C'est un parti corrompu.
Lorsque la question de l'éthique sera soulevée pendant la campagne électorale, je m'attends à ce que les candidats libéraux se mettent un sac de papier sur la tête.
View Claude Bachand Profile
BQ (QC)
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2011-03-25 10:57 [p.9253]
Mr. Speaker, I must admit it has been a long time since I have heard such an arrogant speech.
I have a lesson in democracy for the Conservative government's whip. To attack the legitimacy of the Bloc is to attack the legitimacy of all the hon. members who sit in this House. If an hon. member is sitting in the House of Commons, it is because the people of his riding elected him. It should not matter what party he belongs to.
When I say the whip is arrogant, I mean that the Conservative Party seems to think it is the only party that matters in Parliament. What the minister did is totally unacceptable.
I want to know whether he thinks that the voters in Saint-Jean and those in the other 50 Bloc-held ridings are all morons who understand absolutely nothing. I have news for him: the Bloc is going to come back with a majority in Quebec for the seventh time, and the government whip is going to eat his words.
Monsieur le Président, je dois vous avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu un discours aussi arrogant.
Je veux donner une leçon de démocratie au whip du parti au pouvoir, le gouvernement conservateur. Quand on attaque la légitimité du Bloc, on attaque la légitimité de tous les députés qui siègent ici. Si un député siège à la Chambre des communes, c'est parce que les gens de son comté l'ont élu. Il ne devrait y avoir aucune différence.
Si je dis que le whip est arrogant, c'est parce qu'en dehors du Parti conservateur, c'est comme si le monde parlementaire n'existait plus. Ce que le ministre a fait est totalement inadmissible.
Je veux lui demander s'il considère que les électeurs de Saint-Jean et ceux des 50 autres députés du Bloc sont tous des imbéciles qui ne comprennent absolument rien. J'ai une nouvelle à lui apprendre: pour une septième fois, le Bloc va revenir avec une majorité de députés du Québec, et le whip du gouvernement va ravaler ses paroles.
View Gordon O'Connor Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, we do live in a democracy. Anyone legitimately elected from Quebec is legitimately here.
However, I am questioning the Bloc. Its members have been here for 20 years. They have been here, gaining their pensions, et cetera. What have they achieved? Nothing.
They basically have no function. They have no purpose. They are nothing. I would hope the voters of Quebec make better choices.
Monsieur le Président, nous sommes en démocratie. Les candidats qui sont légitimement élus au Québec ont tout à fait le droit de siéger à la Chambre.
Par contre, je m'interroge au sujet du Bloc. Ses députés sont présents à la Chambre depuis 20 ans. Ils y siègent, mais à part se garantir une pension, qu'ont-ils accompli? Absolument rien.
Ils n'ont aucune fonction précise, aucune utilité. Ils ne servent à rien. J'espère que les électeurs du Québec feront un meilleur choix.
View Paul Calandra Profile
CPC (ON)
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2011-03-25 10:58 [p.9253]
Mr. Speaker, we have heard a lot of talk today. It is funny to hear the NDP members talk about ethics because when they had an opportunity in 2004 to throw out one of the most corrupt governments in Canadian history, they went and signed a deal with it.
We have a Liberal Party that, of course, campaigns constantly on things. It campaigned for child care. Did it do it? No. It said it would cut the GST. Did it do it? No. It said it would kill free trade. Did it do it? No.
It said that it would not cut health care and social spending. Did it? Yes. It cut $25 billion from the provinces in health care and social services. That is the legacy of the Liberal Party--
Monsieur le Président, beaucoup de paroles ont été prononcées aujourd'hui. C'est drôle d'entendre les néo-démocrates parler d'éthique, car ils ont eu l'occasion en 2004 de faire tomber l'un des gouvernements les plus corrompus de l'histoire du Canada, mais ils ont plutôt conclu une entente avec lui.
Quant aux libéraux, ils ont bien sûr l'habitude de faire campagne sur diverses questions. Ils ont fait campagne sur les services de garde. Ont-ils fait quoi que ce soit? Non. Ils ont promis de réduire la TPS. L'ont-ils fait? Non. Ils ont promis d'abolir le libre-échange. L'ont-ils fait? Non.
Ils avaient promis de réduire les dépenses liées aux soins de santé et aux programmes sociaux. L'ont-ils fait? Bien sûr. Ils ont réduit de 25 milliards de dollars les fonds versés aux provinces pour les soins de santé et les services sociaux. Voilà l'héritage que laisse le Parti libéral...
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order, please. The hon. Chief Government Whip will have 15 seconds to respond.
À l'ordre, s'il vous plaît. Le whip en chef du gouvernement a 15 secondes pour répondre.
View Gordon O'Connor Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I just want to make a few comments about the NDP.
With the NDP, there is drama, screaming, yelling and outrage. It voted against seniors. It voted against students. It voted against medical care. It voted against trade bills. It voted against crime bills. It worked to obstruct the progress in Parliament.
All I ever hear from its members is talk, talk, talk.
Monsieur le Président, j'aimerais dire quelques mots au sujet du NPD.
Les députés néo-démocrates ne font que dramatiser les choses et protester à cor et à cri. Pourtant, ils ont voté contre les personnes âgées, les étudiants, les soins de santé, ainsi que les projets de loi sur le commerce et la criminalité. Bref, ils ont cherché à faire de l'obstruction pour nuire aux travaux du Parlement.
Des paroles en l'air — voilà tout ce que j'entends d'eux.
View James Rajotte Profile
CPC (AB)
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2011-03-25 11:00 [p.9253]
Mr. Speaker, I rise today to commemorate the passing of a great Canadian and a pillar of the Edmonton community, Mr. Bruce Campbell.
Bruce was born in Cadomin, Alberta, in 1923 and he moved to Edmonton as a teenager. During World War II he served honourably as a telegraphist in the Royal Canadian Navy. After the war, Mr. Campbell returned to Alberta and started his own construction company, Camwil Construction, helping to build northern Alberta's communities for 40 years.
He represented Edmontonians on city council for almost a decade, served on many boards and committees, including as president of the Edmonton and Alberta Construction Associations, the Edmonton Chamber of Commerce and the Canadian Club.
He received numerous awards for his service. In 2001, Bruce was honoured to open the Bruce Campbell Youth Centre in the West Edmonton Mall, where he was a frequent visitor. He will be remembered for his kind and generous nature, his gentle laugh and his love of life.
I ask all parliamentarians to join me in recognizing his contributions and send our best wishes to his family and friends.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour signaler le décès de M. Bruce Campbell, un grand Canadien et un pilier de la collectivité d'Edmonton.
Né à Cadomin, en Alberta, en 1923, Bruce a déménagé à Edmonton lorsqu'il était adolescent. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a honorablement servi dans la Marine royale du Canada, en tant que télégraphiste. Après la guerre, M. Campbell est retourné en Alberta où il a lancé sa propre entreprise de construction, Camwil Construction, contribuant ainsi à l'édification des collectivités du Nord de l'Alberta pendant 40 ans.
Il a représenté les Edmontoniens au conseil municipal pendant presque une décennie, en plus de siéger à de nombreux conseils et comités, notamment à titre de président des associations de la construction d'Edmonton et de l'Alberta, de la chambre de commerce d'Edmonton et du Canadian Club.
Bruce a reçu de nombreux prix pour ses services. En 2001, il a eu l'honneur d'inaugurer le centre de jeunesse Bruce Campbell au West Edmonton Mall, un endroit qu'il fréquentait souvent. On se souviendra de lui pour sa bonté et sa générosité, son rire affectueux et sa joie de vivre.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour reconnaître la contribution de cet homme et pour offrir nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Mr. Speaker, the town of Dover in my riding is celebrating its 40th birthday this year. Recently, however, Dover had to say goodbye to one of its own. I rise today to pay tribute to a Newfoundlander and an east coast music legend, A. Frank Willis, who passed away at the age of 60.
He was born into a musical family and started playing the guitar and button accordion at an early age and played with his brothers in a band that performed locally. He went on to become an accomplished folk and country musician and was known as a one-man band. He entertained audiences all across our great country, bringing with him a sincere love and admiration of his home province of Newfoundland and Labrador.
He was a master showman and an accomplished writer who could paint a picture and tell a story in every song. In 1981, he won the People's Choice Award for the best country solo artist. He was also voted Newfoundland's entertainer of the year.
A. Frank Willis, known as one of Newfoundland's greatest exports to the mainland, will be sadly missed by his many friends, family, fellow musicians and audiences around the world.
Monsieur le Président, la ville de Dover, située dans ma circonscription, célèbre cette année son 40e anniversaire. Dover a récemment dû dire au revoir à l'un des siens. Je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à un Terre-Neuvien et à une légende de la musique sur la côte est, A. Frank Willis, qui est décédé à l'âge de 60 ans.
Frank est né dans une famille de musiciens et a commencé à jouer de la guitare et de l'accordéon à boutons dès son plus jeune âge. Il jouait avec ses frères dans un groupe qui se produisait localement. Il est devenu un musicien de folk et de country accompli et il était connu comme homme-orchestre. Il divertissait des publics d'un bout à l'autre de notre beau grand pays, transportant avec lui son amour et son admiration sincères pour sa province natale, Terre-Neuve-et-Labrador.
Frank était passé maître dans l'art du spectacle et il était un écrivain accompli qui arrivait à dresser le portrait de gens et à raconter des histoires dans chacune de ses chansons. Il a remporté en 1981 le Prix du public dans la catégorie du meilleur artiste solo de musique country. Il a également été choisi artiste de l'année à Terre-Neuve.
A. Frank Willis, qui est considéré comme l'un des meilleurs produits exportés par Terre-Neuve vers la partie continentale, manquera énormément à ses nombreux amis, à sa famille, à ses amis musiciens et à son public du monde entier.
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BQ (QC)
View Pascal-Pierre Paillé Profile
2011-03-25 11:02 [p.9254]
Mr. Speaker, on Tuesday, the Conservative government presented a budget that ignores the needs of Quebeckers from the Quebec City area. The budget states in black and white that the Conservative government will not be providing funding for the Quebec multi-purpose arena.
Therefore, and bearing in mind that the 2011 budget contains mere crumbs for the Quebec City area, it is obvious that the Conservative members from the area have no say when it comes to this government's decision-making process and have no influence in cabinet. It is paradoxical that our region has the largest number of Conservative members and that they are unable to get anything for our region.
Once again, they are saying no to Quebec City. The Conservative members can rest assured that the Bloc Québécois will hound them on this issue in the coming election campaign.
Monsieur le Président, le gouvernement conservateur a déposé mardi un budget indifférent aux besoins des Québécoises et Québécois de la région de Québec. Un budget où on nous confirme noir sur blanc que le gouvernement conservateur ne participera pas au financement de l'amphithéâtre multifonctionnel de Québec.
À la lumière de cela, et compte tenu du fait qu'on ne retrouve que des miettes dans le budget de 2011 pour la région de Québec, il faut admettre que les députés conservateurs de la région n'ont aucun droit au chapitre des décisions de ce gouvernement et qu'ils ne font clairement pas le poids à la table du Conseil des ministres. C'est tout de même paradoxal que ce soit dans notre région qu'on retrouve le plus de députés conservateurs et qu'ils ne soient pas capables de tirer leur épingle du jeu pour notre région.
Encore une fois, à Québec, on dit non. Les députés conservateurs peuvent être assurés que le Bloc québécois les talonnera à ce sujet lors de la prochaine campagne électorale!
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NDP (BC)
Mr. Speaker, a few days ago I joined hundreds of machinists at a rally in Vancouver. These highly skilled workers are fighting to keep their jobs in Canada. Similar rallies were held on the same day in Montreal and other parts of the country.
These machinists are simply asking the government to make sure that Air Canada actively obeys the law passed in Parliament, the Air Canada Public Participation Act. They need the support of this government to pressure Air Canada management to keep heavy maintenance facilities across Canada. While these workers represent decades of expert commitment to serving the Canadian aviation industry and ensuring safety, Air Canada management is preparing to export well-paying full-time jobs to low-paying countries. This has clear safety implications.
The government is in defiance of the laws of the land and ignoring critical safety concerns, as well as the strategic interest of Canada to maintain and grow highly skilled jobs. This is clearly not acceptable. We call upon the government today to oblige Air Canada to respect the law and make sure that these highly skilled jobs are maintained here in Canada.
Monsieur le Président, il y a quelques jours, je me suis joint à des centaines de mécaniciens lors d'une manifestation à Vancouver. Ces travailleurs hautement spécialisés luttent pour conserver leurs emplois au Canada. Des manifestations semblables ont eu lieu le même jour à Montréal et dans d'autres régions du pays.
Ces mécaniciens demandent simplement au gouvernement de veiller à ce qu'Air Canada respecte la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada qu'a votée le Parlement. Ils ont besoin de l'appui du gouvernement pour contraindre la direction d'Air Canada à conserver les installations d'entretien lourd situées un peu partout au Canada. Bien que ces travailleurs mettent leur expertise au service de la sécurité et de l'industrie aéronautique canadienne depuis des décennies, la direction d'Air Canada s'apprête à exporter des emplois à temps plein et bien rémunérés dans des pays où les salaires sont peu élevés. Il est clair que cela met en cause la sécurité.
Le gouvernement fait fi des lois canadiennes. Il ne tient compte ni des préoccupations importantes en matière de sécurité ni des intérêts stratégiques du Canada de maintenir et de créer des emplois hautement spécialisés. C'est inacceptable. Nous demandons au gouvernement d'obliger Air Canada à respecter la loi et à s'assurer de conserver ces emplois hautement spécialisés au Canada.
View John Weston Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, norouz mubarak. I am very pleased to commemorate the Persian New Year, a wonderful tradition that dates back more than 3,000 years.
It is my honour to be the first ever government liaison to the Persian and Iranian communities and I have deep appreciation for the Nowruz festivals that I attend in my riding. These celebrations are vivid proof that the Canadian Iranian community continues to make great contributions to Canada's economic health and cultural richness.
Canadians love Nowruz's symbols of positive change, from cold, rain and darkness toward brightness, blossoming, sunshine and love. Celebrating these things in Canada will have echoes in Iran.
Today we join with Iranians the world over in seeking the return of spring and, with it, democracy and justice.
[Member spoke in Farsi]
[English]
Monsieur le Président, norouz mubarak. Je suis ravi de commémorer le nouvel an perse, une merveilleuse tradition qui date de plus de 3 000 ans.
J'ai l'insigne honneur d'être le premier agent de liaison du gouvernement auprès des communautés perse et iranienne et j'apprécie sincèrement les fêtes de Norouz auxquelles je participe dans ma circonscription. Ces célébrations sont la preuve vivante que la communauté irano-canadienne continue d'apporter de belles contributions à la prospérité économique et à la richesse culturelle du Canada.
Les Canadiens aiment les symboles de Norouz qui évoquent un changement positif, marquant la transition du froid, de la pluie et de la noirceur vers la clarté, la floraison, le soleil et l'amour. La célébration de ces symboles au Canada aura des échos en Iran.
Aujourd'hui, nous joignons notre voix à celle des Iraniens du monde entier dans l'attente du retour du printemps et, avec lui, de la démocratie et de la justice.
[Le député s'exprime en farsi.]
[Traduction]
View Geoff Regan Profile
Lib. (NS)
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2011-03-25 11:05 [p.9254]
Mr. Speaker, tomorrow, March 26, is Purple Day, a day to raise international awareness about epilepsy, which affects 300,000 Canadians and 50 million people worldwide.
Thanks to the ongoing efforts of Cassidy Megan, who lives in my riding of Halifax West, Purple Day was launched in 2008 and is now being celebrated in more than 35 countries. She was nine when it was launched. Hopefully we will soon see a UN declaration that will help build global support for people with epilepsy.
I would like to encourage my colleagues to wear purple in support of this special event tomorrow.
I know all members will join me in extending our thanks to Cassidy for her leadership and courage in the fight to raise epilepsy awareness.
Monsieur le Président, demain, le 26 mars, nous soulignerons la Journée pourpre, qui vise à sensibiliser davantage les gens du monde entier à l'épilepsie. Cette maladie touche 300 000 Canadiens et 50 millions de personnes partout dans le monde.
Grâce aux efforts de Cassidy Megan, qui vit dans ma circonscription, Halifax-Ouest, la Journée pourpre, qui a été instaurée en 2008, est maintenant soulignée dans plus de 35 pays. Elle avait neuf ans lorsque cette journée a été lancée. J'espère qu'il y aura bientôt une déclaration des Nations Unies qui permettra d'accorder un meilleur soutien aux personnes atteintes d'épilepsie partout dans le monde.
J'incite mes collègues à porter du pourpre demain pour appuyer cette activité spéciale demain.
Je sais que tous les députés se joindront à moi pour remercier Cassidy pour le leadership et le courage dont elle fait preuve afin de sensibiliser davantage la population à l'épilepsie.
View Greg Rickford Profile
CPC (ON)
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2011-03-25 11:06 [p.9254]
Mr. Speaker, I would like to recognize youth from across Canada, as well as seven members from the great Kenora riding, visiting Ottawa for the Town Youth Participation Strategies Conference.
Since 1993, youth from across Canada have been researching and developing programs to reduce behaviours that put youth at risk. Their conferences and workshops held nation-wide are helping bring youth community groups together to discuss issues like drug use, suicide prevention and bullying.
TYPS focuses on issues that are critical to all Canadian communities. Initiatives such as their teen anti-smoking videos, after-school recreational programs and youth centre science clubs have received federal and provincial support.
This year's conference is being held in Ottawa with workshops dedicated to stress management, teen homelessness and substance abuse.
I ask all members of this House to join me in recognizing the courageous work being done by these future community leaders. These kids are just another example of what makes the Kenora riding so great.
Monsieur le Président, j'aimerais saluer les jeunes de l'ensemble du Canada, ainsi que sept membres de la grande circonscription de Kenora, qui sont à Ottawa pour assister à la conférence de l'organisme Town Youth Participation Strategies.
Depuis 1993, les jeunes de l'ensemble du pays mènent des recherches et mettent en place des programmes visant à réduire les comportements qui mettent les jeunes à risque. Leurs conférences et les ateliers qu'ils organisent à l'échelle nationale aident à rassembler les groupes communautaires de jeunes afin qu'ils discutent de questions comme la consommation de drogues, la prévention du suicide et l'intimidation.
TYPS met l'accent sur des questions qui sont d'une importance cruciale pour toutes les collectivités canadiennes. Certaines de ses initiatives, comme ses vidéos visant à décourager les adolescents de fumer, ses programmes parascolaires et ses clubs scientifiques pour les jeunes, ont reçu l'appui des provinces et du gouvernement fédéral.
Cette année, la conférence se tiendra à Ottawa. Il y aura des ateliers consacrés à la gestion du stress, à l'itinérance chez les adolescents et à la toxicomanie.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour saluer le travail courageux effectué par ces futurs dirigeants communautaires. Ces jeunes sont un autre exemple de ce qui rend la collectivité de Kenora si merveilleuse.
View Robert Bouchard Profile
BQ (QC)
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2011-03-25 11:07 [p.9255]
Mr. Speaker, in a letter published in the newspaper Le Quotidien, Ms. Russel-Aurore Bouchard, a historian and writer from Chicoutimi, spoke from the heart condemning Bill C-32 on copyright, which would deprive artists of $74 million in revenue.
Ms. Bouchard chastised the government, saying that the bill is terrible and completely unacceptable. She said that, despite a career devoted to community service in which she has published close to 70 historical works, her gross income this year will be $6,700. To make matters worse, under the current version of Bill C-32, the federal government would deprive her of half of her income. This is a major attack on our artists' dignity.
Bill C-32 is a blatant example of the Conservatives' disregard for artists, a disregard that was confirmed once again in the 2011 budget, which does not meet Quebec's cultural development needs.
Monsieur le Président, dans une lettre publiée dans le journal Le Quotidien, l'historienne et écrivaine native de Chicoutimi, Mme Russel-Aurore Bouchard, a lancé un véritable cri du coeur dénonçant le projet de loi C-32 sur le droit d'auteur, qui priverait les artistes de 74 millions de dollars de revenus.
Mme Bouchard fustige le gouvernement en qualifiant ce projet de loi de « totalement odieux » et « infect ». Elle mentionne que, malgré une carrière vouée au service de sa communauté en publiant tout près de 70 ouvrages historiques, son revenu brut cette année sera de 6 700 $. Pire, avec la version actuelle du projet de loi C-32, le fédéral viendra retrancher la moitié de son salaire. Il s'agit d'une attaque profonde à la dignité de nos artistes.
Le projet de loi C-32 est un exemple flagrant du mépris des conservateurs à leur endroit, et ce mépris s'est vu une fois de plus confirmé dans le budget de 2011, qui ne répond pas aux besoins du Québec en matière de développement culturel.
View Brian Storseth Profile
CPC (AB)
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2011-03-25 11:08 [p.9255]
Mr. Speaker, during December and January, I travelled across my constituency from Westlock to Morinville, St. Paul to Cold Lake, to consult with my constituents on what was important to them for budget 2011. They discussed important issues, such as helping our most vulnerable seniors and our volunteer firefighters, and finding a way to get more Canadian doctors and nurses into our rural communities. Budget 2011 does this.
These were the priorities of Albertans, not a wasteful and unwanted election.
Mayors and reeves across my riding have thanked our government for the efficient roll-out of Canada's economic action plan and asked that we enshrine the gas tax dollars in legislation. Budget 2011 does this, as well as increase transfers to the provinces.
While our farmers are finally going through some profitable times and we have men and women of the Canadian Forces deployed in such regions as Afghanistan and Libya, this is the time for stability and not an unnecessary and unwanted election.
Monsieur le Président, durant les mois de décembre et de janvier, j'ai parcouru ma circonscription, de Westlock à Morinville et de St. Paul à Cold Lake, pour consulter mes électeurs et leur demander ce qu'ils voulaient voir dans le budget de 2011. Ils ont parlé, entre autres, de l'importance d'aider les personnes âgées les plus vulnérables et les pompiers volontaires, ainsi que de trouver un moyen d'attirer plus de médecins et d'infirmiers canadiens dans nos collectivités rurales. C'est ce que fait le budget de 2011.
Ces questions étaient les priorités des Albertains. Ces derniers ne veulent pas d'élections coûteuses.
Les maires et les préfets de ma circonscription ont remercié le gouvernement pour le déploiement efficace du Plan d'action économique du Canada et nous ont demandé d'inscrire les recettes provenant de la taxe sur l'essence dans une mesure législative. C'est ce que fait le budget de 2011. Il augmente également les transferts aux provinces.
La situation des agriculteurs s'est finalement améliorée et des membres des Forces canadiennes sont déployés dans des régions comme l'Afghanistan et la Libye. Nous avons besoin de stabilité, pas d'élections inutiles dont personne ne veut.
View Sukh Dhaliwal Profile
Lib. (BC)
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2011-03-25 11:10 [p.9255]
I will begin by praising you, Mr. Speaker, and other retiring members of Parliament for your collective contributions to Canadian democracy. Democracy forms no part, however, of this now dying Conservative government.
The budget had nothing for families, very little for seniors, crumbs for students, tax cuts for mega corporations and, most importantly, no new ideas. It hides the real cost of prisons and jets. By not giving this information and these figures to Canadians, the government has shown arrogance and ethical breaches.
Canadians will decide a better way: a true north, strong and free, government on this side.
Je tiens d'abord à vous louer, monsieur le Président, vous et les autres députés qui se retirent, pour votre contribution à la démocratie canadienne. Toutefois, la démocratie n'a pas sa place dans le gouvernement conservateur actuel, dont les heures sont maintenant comptées.
Le budget ne contenait rien pour les familles, très peu pour les personnes âgées, des miettes pour les étudiants, des réductions d'impôt pour les grandes sociétés et, surtout, pas de nouvelles idées. Il cache le coût réel des prisons et des avions de chasse. En ne fournissant pas ces renseignements et ces données à la population canadienne, le gouvernement s'est montré arrogant et a manqué à l'éthique.
Les Canadiens opteront pour une meilleure approche: un pays dont l'histoire est une épopée des plus brillants exploits, un gouvernement formé des députés assis de ce côté-ci de la Chambre.
View Dean Del Mastro Profile
CPC (ON)
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2011-03-25 11:11 [p.9255]
Mr. Speaker, on Tuesday our government presented the next phase of our economic action plan, a low tax plan for jobs and growth.
Shockingly, the opposition coalition of the Liberals, the NDP, and the Bloc Québécois did not even bother to read it before rejecting it. No wonder those guys cannot get a number straight.
In rejecting the next phase of our economic action plan, the opposition parties are rejecting the needs of families, seniors, and all Canadians, including the hard-working people of Peterborough.
Let us be clear: this is their election. Their reckless coalition is threatening our economic recovery with their unnecessary election. They will do it all by hiding their true intentions. Shame on every one of them.
It has been said there are two doors in this election, but even you know, Mr. Speaker, that lurking behind that red door are socialists and separatists plotting for cabinet seats.
Monsieur le Président, mardi, le gouvernement a présenté la phase suivante de son Plan d'action économique, à savoir un plan de réduction des impôts pour stimuler la création d'emplois et la croissance.
La coalition de l'opposition formée des libéraux, des néo-démocrates et des bloquistes a rejeté ce plan sans même se donner la peine de le lire. C'est choquant. Pas étonnant qu'ils citent des chiffres farfelus.
En refusant la phase suivante de notre Plan d'action économique, les parties de l'opposition tournent le dos aux familles, aux personnes âgées et à tous les Canadiens — dont les vaillants travailleurs de Peterborough — et ignorent leurs besoins.
Soyons bien clairs: ce sont eux qui sont responsables du déclenchement de ces élections. Leur irresponsable coalition met en danger notre reprise économique par ces inutiles élections. Honte à eux tous.
On a même entendu dire que, dans ces élections, on pouvait faire deux choix. Mais, même vous, monsieur le Président, savez bien que derrière les libéraux sont tapis les socialistes et les séparatistes qui complotent pour avoir des sièges au Cabinet.
View Nathan Cullen Profile
NDP (BC)
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2011-03-25 11:12 [p.9255]
Mr. Speaker, I rise today to pay tribute to Frank Howard, who passed away recently on March 23.
Frank was first elected to the provincial and federal governments in 1957 and served this place for 17 years as the representative for Skeena.
He was a logger and a trade unionist. He fought as a lead advocate for modernizing Canada's divorce laws. Equally as important, he fought to bring the vote to first nations people in this country for the first time.
He believed that average, ordinary working Canadians could achieve the highest levels of office and effect change. He believed in the courage of one's convictions, and that a smart intellect and a strong principled character could make change happen in this country.
He was a courageous man and offered me advice from time to time that I greatly appreciated.
We will all miss Frank Howard. He was a great man and a great parliamentarian.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à Frank Howard, décédé le 23 mars.
M. Howard a été élu comme parlementaire, au palier provincial puis fédéral, en 1957. Il a siégé à la Chambre des communes pendant 17 ans à titre de représentant de la circonscription de Skeena.
Bûcheron et syndicaliste, M. Howard a été le principal militant de la modernisation des lois du Canada en matière de divorce. Autre accomplissement tout aussi important, il a lutté pour donner, pour la première fois de l'histoire, le droit de vote aux peuples des Premières nations du Canada.
M. Howard croyait que le Canadien travailleur ordinaire pouvait aspirer aux plus hauts échelons sur le plan professionnel et faire changer les choses. Il croyait qu'une personne devait avoir le courage de ses opinions et que, si elle avait l'esprit vif et des principes solides, elle pouvait provoquer des changements dans ce pays.
M. Howard était un homme courageux qui, à l'occasion, m'a prodigué de précieux conseils.
Frank Howard manquera à tous. C'était un grand homme et un excellent parlementaire.
View Shelly Glover Profile
CPC (MB)
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2011-03-25 11:13 [p.9256]
Mr. Speaker, Canada has faced the worst economic downturn since the Second World War and has recovered the earliest and the strongest of all the developed countries.
We are proud of what we have been able to do as a nation. However, our economic recovery is still fragile and there are problems around the world that we are not immune to.
The reckless coalition thinks that now is the time to force an unnecessary and opportunistic election that will put our recovery at risk.
Our government believes that now is not the time. Canadians want to see the next phase of Canada's economic action plan implemented.
If the Liberal leader is going to force an election on Canadians, he needs to be honest. He needs to tell them he has a coalition with the separatist Bloc Québécois and the socialist NDP.
Monsieur le Président, le Canada a dû faire face à la pire récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale et a été le premier pays du monde industrialisé à s'en sortir. C'est aussi lui qui affiche la reprise la plus solide.
Nous sommes fiers de ce que nous avons pu faire au pays. Cependant, la relance économique est toujours fragile, et nous ne sommes pas à l'abri des problèmes qui touchent le monde à l'heure actuelle.
La coalition irresponsable de l'opposition croit que le moment est venu de déclencher des élections inutiles et opportunistes, qui vont nuire à notre reprise économique.
Le gouvernement croit que ce n'est pas le moment de faire cela. Les Canadiens souhaitent que nous mettions en oeuvre la deuxième phase du Plan d'action économique du Canada.
Si le chef libéral a l'intention d'imposer des élections à la population canadienne, il devrait au moins faire preuve d'honnêteté. Il doit avouer aux Canadiens qu'il a formé une coalition avec les séparatistes du Bloc québécois et les socialistes du NPD.
View Mario Laframboise Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, if an election is triggered today, there will be only one party responsible: the Conservative Party. Instead of trying to work together with the other political parties when developing the budget, instead of listening, the Conservatives simply did as they pleased.
Since the budget contains nothing about the payment of the $2.2 billion for sales tax harmonization, nothing to settle any other financial disputes between Quebec and Ottawa, nothing for the forestry industry, nothing about a complete overhaul of the employment insurance system, in short, nothing for Quebec, they should not be surprised that the members of the Bloc Québécois, who are here every day to defend the interests of Quebec, will rise to vote against this budget.
They did not hesitate to spend $26 million of public money to finance their pre-election campaign. It is clear: the Conservatives made up their mind about an election a long time ago.
Monsieur le Président, si une élection était déclenchée aujourd'hui, il n'y aurait qu'un responsable: le Parti conservateur. En effet, au lieu de tenter de collaborer avec les autres formations politiques dans le cadre de l'élaboration du budget, au lieu d'être à l'écoute, les conservateurs en ont profité pour n'en faire qu'à leur tête.
Ainsi, comme le budget ne contenait rien sur le versement des 2,2 milliards de dollars pour l'harmonisation des taxes, rien pour le règlement des différents contentieux monétaires qui opposent le Québec à Ottawa, rien pour l'industrie forestière, rien pour une réforme globale de l'assurance-emploi, bref, rien pour le Québec, qu'ils ne s'étonnent pas que les députés du Bloc québécois, qui sont ici tous les jours pour défendre les intérêts du Québec, se lèvent et votent contre ce budget.
Ils n'ont pas hésité à dépenser 26 millions de dollars à même les fonds publics pour financer leur campagne préélectorale. Ça saute aux yeux: les conservateurs étaient décidés depuis bien longtemps à aller en élections.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
View Anthony Rota Profile
2011-03-25 11:15 [p.9256]
Mr. Speaker, this government no longer has the confidence of the official opposition. The Conservatives have broken the fundamental rules of democracy and can no longer remain in power. This Parliament does not give blank cheques and we, as elected representatives, have the right to know how the government plans to spend taxpayers' money.
For four months, this House and the Canadian people were stonewalled by the government, when we demanded to know how much Canadian taxpayers were being asked to pay for fighter jets, for prisons and for corporate tax breaks.
The Prime Minister will go down in the history books as the head of the only government that was found in contempt by the House of Commons for concealing the information MPs needed to hold the government accountable to the people of Canada.
After five years of Conservative government, it is time to say enough is enough. Enough politics of fear. Enough politics of division. Enough politics of personal destruction. Enough abuse of power.
Monsieur le Président, l'opposition officielle n'a plus confiance en ce gouvernement. Les conservateurs ont brisé la règle de base de la démocratie et ne peuvent plus demeurer au pouvoir. Ce Parlement n'écrit pas de chèques en blanc et les représentants du peuple ont le droit de savoir à quoi le gouvernement dépensera l'argent des contribuables.
Pendant quatre mois, la Chambre et la population canadienne ont eu droit à des réponses évasives de la part du gouvernement lorsque nous avons cherché à savoir combien coûteraient aux contribuables canadiens les avions de chasse, les prisons et les allègements fiscaux consentis aux sociétés.
Le premier ministre passera à l'histoire comme étant le chef du seul gouvernement à avoir été trouvé coupable d'outrage à la Chambre des communes pour avoir refusé de divulguer des renseignements dont les députés avaient besoin pour obliger le gouvernement à rendre des comptes à la population canadienne.
Après cinq ans de gouvernement conservateur, il est temps de dire: assez, c'est assez. Nous en avons assez de la politique de peur, de division et de diffamation. Nous en avons assez des abus de pouvoir.
View Steven Blaney Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, today the opposition parties will show their true colours. The Liberals, Bloc Québécois and NDP will reunite their makeshift coalition to defeat a responsible Conservative government that listens to all of Quebec's regions.
The makeshift coalition has but one objective: to seize power in order to put us further in debt, raise taxes, kill our fragile economic recovery and serve their own partisan interests rather than thinking about the people in the regions of Quebec.
Our Conservative government has tabled a serious, credible plan, a budget for 2011, that is widely supported by all levels of Quebec society.
We want to help our families, our most vulnerable seniors—whom they are abandoning—and our communities.
One last time, I ask the parties and members of that makeshift coalition to stand up and support our budget, and to put aside their own partisan interests.
Monsieur le Président, aujourd'hui, les masques vont tomber. Les libéraux, les bloquistes du Plateau et les néo-démocrates vont reformer leur coalition « broche à foin » alors qu'ils vont défaire un gouvernement conservateur responsable et à l'écoute de toutes le régions du Québec.
La coalition « broche à foin » n'a qu'un seul objectif, celui de prendre le pouvoir afin de nous endetter davantage, d'augmenter nos impôts, de tuer notre relance économique fragile et de servir les intérêts partisans avant de penser aux gens de toutes les régions du Québec.
Notre gouvernement conservateur a déposé un projet, un budget pour 2011 sérieux et crédible, qui reçoit un vaste appui de toutes les couches de la société québécoise.
Nous voulons aider nos familles, nos aînés les plus vulnérables — ceux qu'ils abandonnent — et nos communautés.
Pour une dernière fois, je demande aux partis et aux parlementaires de la coalition « broche à foin » de se lever et d'appuyer le budget, tout en mettant de côté leur intérêt partisan.
View Michael Ignatieff Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, for the first time in Canadian history a government stands on the verge of being found in contempt by Parliament.
For four months the government has refused to tell Canadians the true cost of its jets, its jails, and its corporate tax giveaways. The Prime Minister, in effect, demanded a blank cheque from the House and this afternoon the House will give its answer.
How can Canadians trust a government that is so out of touch and so out of control?
Monsieur le Président, pour la première fois de l'histoire du Canada, un gouvernement est sur le point d'être reconnu coupable d'outrage au Parlement.
Pendant quatre mois, le gouvernement a refusé de révéler aux Canadiens le véritable coût de ses avions, de ses prisons et de ses cadeaux fiscaux aux entreprises. Le premier ministre a demandé un chèque en blanc à la Chambre et, cet après-midi, il aura sa réponse.
Comment les Canadiens pourraient-ils faire confiance à un gouvernement qui est si déconnecté et qui n'en fait qu'à sa tête?
View John Baird Profile
CPC (ON)
View John Baird Profile
2011-03-25 11:18 [p.9257]
Mr. Speaker, that is not the case. That information has been tabled not just in committee but also in this place.
The leader of the Liberal Party wants to talk about contempt. It is the Liberal Party that is demonstrating contempt for the Canadian electorate. It has said that it will not accept the results of the next election and it wants to form a coalition government with the NDP and the Bloc. The worst part of that contempt is that those members will not be open, honest and transparent with the Canadian people. Shame on them.
Monsieur le Président, ce n'est pas le cas. Les renseignements ont été déposés au comité et ici, à la Chambre.
Le chef du Parti libéral veut parler d'outrage. C'est le Parti libéral qui fait preuve de mépris envers les électeurs. Il a déclaré qu'il n'accepterait pas les résultats de la prochaine élection et qu'il veut former un gouvernement de coalition avec le NPD et le Bloc québécois. Le pire, c'est que les députés d'en face ne sont pas ouverts, honnêtes et transparents avec la population canadienne. Ils devraient avoir honte.
View Michael Ignatieff Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is completely absurd. I would never reject the results of a democratic election. I personally support the principles of democracy; they are the ones who are demonstrating contempt. It did not need to go this far. The Conservatives could have listened to families. The Conservatives could have listened to Parliament. They chose not to. Instead, they chose fighter jets, mega-jails and gifts to corporations. Instead of an election, the Prime Minister would rather—
Monsieur le Président, c'est tout à fait absurde. J'accepterai toujours les résultats d'une élection démocratique. Moi, j'appuie les principes de la démocratie; ce sont eux qui ne les respectent pas. Cela n'avait pas besoin de dégénérer jusque-là. Les conservateurs auraient pu écouter les familles. Les conservateurs auraient pu écouter le Parlement. Ils ont dit non. Ils ont plutôt choisi les avions de chasse, les mégaprisons, les cadeaux aux grandes entreprises. Au lieu d'une élection, le premier ministre aurait préféré...
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
The time has expired.
The hon. Leader of the Government in the House of Commons.
Le temps est expiré.
L'honorable leader du gouvernement à la Chambre des communes a la parole.
View John Baird Profile
CPC (ON)
View John Baird Profile
2011-03-25 11:19 [p.9257]
Mr. Speaker, with respect to that coalition, we know the leader of the Liberal Party sent a letter to the Governor General endorsing a coalition between the Liberals, the Bloc and the NDP. Just this week, when asked about whether he would revisit that coalition idea, he ran away from the media.
Not being honest, not being upfront, and not being transparent with Canadians will not work. The leader of the Liberal Party can run away from the media, but he cannot run away from Canadians.
Monsieur le Président, au sujet de cette coalition, nous savons que le chef du Parti libéral a envoyé une lettre au Gouverneur général pour endosser une coalition entre les libéraux, le Bloc et le NPD. Cette semaine, lorsqu'on lui a demandé s'il reprendrait l'idée de cette coalition, il a fui les médias.
Ne pas être honnête, ne pas être franc et ne pas être transparent avec les Canadiens ne mènera nulle part. Le chef du Parti libéral peut fuir les médias, mais il ne peut pas fuir les Canadiens.
View Michael Ignatieff Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, we welcome an encounter with Canadians. We welcome a debate with Canadians. We welcome the opportunity to take our choices to Canadians.
It is prisons or pensions. It is corporate tax breaks or child care spaces. It is fighter jets or family care. These are the choices that will face the Canadian people.
One choice will matter most of all: which government will Canadians trust with the democratic institutions of our country?
Monsieur le Président, nous sommes heureux de rencontrer les Canadiens. Nous sommes heureux d'avoir un débat avec les Canadiens. Nous sommes heureux d'avoir l'occasion de présenter nos choix aux Canadiens.
Des prisons ou des pensions? Des allégements fiscaux aux entreprises ou des places en garderie? Des avions de chasse ou des soins familiaux? Tels sont des choix que devront faire les Canadiens.
Un choix sera plus important que tous les autres: à quel gouvernement les Canadiens voudront-ils confier les institutions démocratiques de notre pays?
View John Baird Profile
CPC (ON)
View John Baird Profile
2011-03-25 11:21 [p.9257]
Mr. Speaker, what Canadians want is stability. They want a steady hand on the wheel. They want a strong government that will focus on jobs, the economy and economic growth.
Again, the member mentioned choices. The choice will be clear. Do Canadians want a government led by this Prime Minister and the Conservative Party, or do they want an unstable, risky, reckless coalition with the Liberals and their friends in the Bloc Québécois and the NDP?
We saw in Ontario how badly the NDP did for this country. We saw how bad it was for this country in British Columbia. We will not let the socialists take power in Canada.
Monsieur le Président, ce que les Canadiens veulent, c'est la stabilité. Ils veulent une main ferme sur le volant. Ils veulent un gouvernement fort qui mettra l'accent sur les emplois, l'économie et la croissance économique.
Le député a parlé de choix. Le choix est clair. Est-ce que les Canadiens veulent un gouvernement dirigé par le premier ministre actuel et le Parti conservateur ou par une coalition instable, risquée et irresponsable des libéraux et de leurs amis bloquistes et néo-démocrates.
Nous avons vu en Ontario à quel point le NPD a été néfaste pour le Canada. Nous avons vu à quel point il a été mauvais pour la Colombie-Britannique. Nous ne laisserons pas les socialistes prendre le pouvoir au Canada.
View Ralph Goodale Profile
Lib. (SK)
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2011-03-25 11:21 [p.9257]
Mr. Speaker, in contempt of Canadians, the Conservative regime is hiding $70 billion in bad choices: $10 billion for mega jails, $30 billion for extra corporate tax cuts, and $30 billion for stealth war planes, so that family care, health care, seniors and students get crowded off the agenda.
The government is spending one thousand times more for war planes than for students. These will cost $1,000 for every man, woman and child in this country.
Why no competitive bidding? This smells like a scheme designed by Bruce Carson.
Monsieur le Président, le régime conservateur méprise les Canadiens et cache 70 milliards de dollars de mauvaises décisions: 10 milliards de dollars pour des méga prisons, 30 milliards de dollars pour des allègements fiscaux additionnels accordés aux entreprises et 30 milliards de dollars pour des avions de combat furtifs, de sorte que les soins familiaux, les soins de santé, les aînés et les étudiants restent sur le carreau.
Le gouvernement dépense mille fois plus pour les avions de combat que pour les étudiants. Ces avions coûteront 1 000 $ par homme, femme et enfant canadien.
Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'appel d'offres? Ça ressemble fort à une combine à la Bruce Carson.
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CPC (ON)
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2011-03-25 11:22 [p.9257]
Mr. Speaker, this government has brought forward major reforms to the justice legislation to ensure that violent offenders who commit offences against children spend more time in jail. We are pleased with those reforms.
We believe that tax cuts are an important part of economic growth. That is why the Ontario Liberal government of Dalton McGuinty was supporting those tax cuts with us every step of the way.
We also believe that when men and women sign up for the Canadian Forces, the Canadian people should stand behind them. We do not want to turn the Canadian air force into a no-fly zone like the Liberal Party would.
Monsieur le Président, le gouvernement actuel a mis en place des réformes majeures des lois sur la justice, afin que les délinquants violents qui commettent des infractions à l'égard des enfants passent plus de temps derrière les barreaux. Nous sommes satisfaits de ces réformes.
Nous croyons que les allègements fiscaux sont nécessaires pour stimuler la croissance économique. C'est pourquoi le gouvernement libéral de Dalton McGuinty en Ontario les a appuyés depuis le début.
Nous croyons également que lorsque des hommes et des femmes s'enrôlent dans les Forces canadiennes, la population canadienne devrait les épauler. Contrairement au Parti libéral, nous ne voulons pas que l'Aviation canadienne reste clouée au sol.
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Lib. (SK)
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2011-03-25 11:23 [p.9257]
Mr. Speaker, the Parliamentary Budget Officer demolished Conservative war plane calculations. The U.S. Government Accountability Office says that, indeed, the price has doubled to $30 billion. It is stealth pricing. The Pentagon says that it is even worse.
That is what we get with no competition. We do not get the right plane at the best price with the best industrial benefits, and it crowds out seniors and students, child care, health care and housing. Sixty-eight per cent of Canadians say that the government is wrong on the jet plane fiasco.
Why that choice?
Monsieur le Président, le directeur parlementaire du budget a démoli les calculs des conservateurs concernant les avions de guerre furtifs. Selon le Government Accountability Office des États-Unis, le prix est en effet du double, soit 30 milliards de dollars. Les prix ont été calculés furtivement. Selon le Pentagone, c’est encore pire.
C’est ce que nous obtenons quand il n’y a pas de concurrence. Nous n’obtenons pas l’avion qu’il nous faut au meilleur prix avec les meilleures retombées industrielles, et ce, au détriment des personnes âgées et des étudiants, des services de garderies, de la santé et du logement. En fait, 68 p. 100 des Canadiens disent que le gouvernement a tort dans le fiasco des avions furtifs.
Pourquoi avoir fait ce choix?
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order, please. The hon. Minister of National Defence.
À l’ordre, s’il vous plaît. Le ministre de la Défense a la parole.
View Peter MacKay Profile
CPC (NS)
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2011-03-25 11:24 [p.9257]
Mr. Speaker, none of that is true, as the hon. member himself knows. Professional public servants have looked at the Parliamentary Budget Officer's numbers and they reject his methodology.
The reality is that we will be buying these aircraft at the best price. They are the best aircraft, in fact, the only aircraft available.
We will take no lessons from the member opposite and his party, which gutted the Canadian Forces during its time in office, which cancelled important helicopter programs and is prepared to do the same thing and put men and women in jeopardy with underfunded equipment.
That is what we get with the Liberal Party.
Monsieur le Président, rien de cela n’est vrai et le député le sait. Des professionnels de la fonction publique ont examiné les chiffres du directeur parlementaire du budget et ont rejeté sa méthode.
En réalité, nous achèterons ces avions au meilleur prix. Ce sont les meilleurs avions, en fait, les seuls offerts.
Nous n’avons pas de leçon à recevoir du député d’en face et de son parti, qui a affaibli les Forces canadiennes durant son mandat, qui a annulé d’importants programmes pour les hélicoptères et qui est prêt à le refaire et à mettre nos hommes et nos femmes en péril en raison du sous-financement de l’équipement.
C’est cela que nous avons avec le Parti libéral.
View Gilles Duceppe Profile
BQ (QC)
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2011-03-25 11:24 [p.9258]
Mr. Speaker, today we are facing a government that has repeatedly deceived us and attacked democracy. It is also a government that has clearly decided to ignore Quebec and its economic priorities. This same government is determined to make us believe that it does not want an election, even though it has made every effort to trigger one.
Does the Prime Minister realize that, based on his body of work, Quebeckers have lost confidence in him?
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous faisons face à un gouvernement qui a multiplié les tromperies et les assauts contre la démocratie. C'est aussi un gouvernement qui a carrément fait une croix sur le Québec et ses priorités économiques. Ce même gouvernement s'acharne à nous faire croire qu'il ne veut pas aller en élections alors qu'il a tout fait pour les déclencher.
Le premier ministre réalise-t-il que, pour l'ensemble de son oeuvre, il a perdu la confiance des Québécoises et des Québécois?
View Christian Paradis Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, we have presented a responsible budget. Our country is in the best position of all G7 countries. We were the last to enter the recession and the first to come out of it. We are in the best position ever. We have measures that will increase the productivity of our SMEs. Yesterday, we signed a historic agreement with Quebec for the development of offshore oil and gas. The Bloc is obviously complaining because it does not want such a thing to work within the federation. However, we want it to work and it will work.
Monsieur le Président, on vient de déposer un budget responsable. On est le pays le mieux positionné dans le G7. On a été les derniers à entrer en récession et les premiers à en sortir. On est positionnés mieux que jamais. On a des mesures qui assurent une productivité accrue pour nos PME. Hier, on a signé une entente historique avec le Québec pour le développement des hydrocarbures extracôtiers. C'est sûr que le Bloc s'en plaint parce qu'il ne veut pas que cela fonctionne dans la fédération, mais nous, nous voulons que cela fonctionne et cela va fonctionner.
View Gilles Duceppe Profile
BQ (QC)
View Gilles Duceppe Profile
2011-03-25 11:25 [p.9258]
Mr. Speaker, we are not complaining about this agreement. We are pleased about it, but we find that the minister has very little to be proud about. After all, the government signed an agreement with Newfoundland and Labrador in 2005, and it took 12 years to come to an agreement with Quebec; the government compensated the provinces that harmonized their sales taxes within the first year, and it has yet to settle with Quebec after 19 years. This minister does not have a lot to be proud of.
This government has been tarnished by patronage, influence peddling, electoral fraud and RCMP investigations.
Do they realize that Quebeckers have lost all confidence in these clowns?
Monsieur le Président, on ne se plaint pas de cette entente; on s'en réjouit, mais je trouve que le ministre a très peu de fierté, puisqu'on sait que le gouvernement a signé une entente avec Terre-Neuve-et-Labrador en 2005 et que cela a pris 12 ans pour le faire avec le Québec; que le gouvernement a indemnisé ceux qui ont harmonisé les taxes de vente dès la première année et qu'il ne l'a pas encore fait dans le cas du Québec après 19 ans. Il n'a pas beaucoup de fierté, ce ministre!
Ce qui entache ce gouvernement, c'est le patronage, le trafic d'influence, la fraude électorale, les enquêtes de la GRC.
Est-ce qu'on se rend compte que les Québécois et les Québécoises ont perdu toute confiance en ces guignols?
View Christian Paradis Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, insults are the weapon of the weak. Speaking of pride, we came to power and we solved the problem of Old Harry. I headed up the Department of Natural Resources for one year, and during that time we made it our priority and we resolved it. The Bloc, however, stood by and watched for 12 years. They voted against supply management, which was in the throne speech; they voted against the economic action plan; they voted against $3 billion for the forestry industry, $1 billion for the community assistance fund, $1 billion for the pulp and paper green transformation program—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, l'injure est l'argument des faibles. Parlant de fierté, on est arrivés au pouvoir, on l'a réglé le problème d'Old Harry. J'ai été un an responsable du ministère des Ressources naturelles et on en a fait une priorité et on l'a réglé. Eux, ils ont assisté à cela — passifs —, pendant 12 ans. Ils ont voté contre la gestion de l'offre quand on en a parlé dans le discours du Trône; ils ont voté contre le Plan d'action économique; ils ont voté contre 3 milliards de dollars pour l'industrie forestière, 1 milliard de dollars pour la fiducie d'aide au développement communautaire, 1 milliard de dollars pour le programme d'écologisation des pâtes et papiers...
Des voix: Oh, oh!
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order, please.
The hon. member for Joliette.
À l'ordre, s'il vous plaît.
L'honorable député de Joliette a la parole.
View Pierre Paquette Profile
BQ (QC)
View Pierre Paquette Profile
2011-03-25 11:27 [p.9258]
Mr. Speaker, not only are the Conservatives thumbing their noses at democracy but they are also thumbing their noses at the truth, because it was a Bloc motion on supply management that was adopted here in December 2005. In addition to thumbing their noses at the truth and democracy, they are also thumbing their noses at Quebec. They are constantly attacking Quebec: they refuse to compensate Quebec for the harmonized GST and QST; they refuse to support Quebec's forestry and manufacturing industries; they refuse to improve the employment insurance program; they are indifferent to Quebec's regions; and they are trying to reduce Quebec's political weight.
Do the Prime Minister and the government understand why Quebeckers do not have any confidence in them?
Monsieur le Président, non seulement les conservateurs bafouent la démocratie, mais ils bafouent aussi la vérité parce que c'est une motion du Bloc qui a été adoptée ici, en décembre 2005, sur la gestion de l'offre. En plus de bafouer la vérité et de bafouer la démocratie, ils bafouent le Québec aussi. Ils l'attaquent constamment: refus de compensation pour la TPS et la TVQ qui ont été harmonisées, refus de soutenir ses industries forestière et manufacturière, refus d'améliorer l'assurance-emploi, indifférence face aux régions du Québec, tentative de réduire son poids.
Est-ce que le premier ministre et le gouvernement comprennent pourquoi les Québécois n'ont pas confiance en eux?
View Denis Lebel Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, if the singer Dalida were still alive, she would be singing, “Words, words, words...nothing but words”. A thousand campaign promises later and there may be another campaign. We have delivered on our promises as never before. The forestry industry has received more money from this government than from any other of this country's governments.
Monsieur le Président, si la chanteuse Dalida était encore de ce monde, elle dirait: « Paroles, paroles, paroles ». Que des paroles. Mille promesses en campagne électorale plus tard, et il y en aura peut-être une autre. Nous, nous avons « livré » comme jamais. L'industrie forestière a reçu plus d'argent de ce gouvernement que de tout autre gouvernement au pays.
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