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Lib. (ON)
Order, please. I am now prepared to rule on the question of privilege raised on March 10, 2011, by the Minister of Indian Affairs and Northern Development concerning an alleged sit-in at his Parliament Hill office.
I wish to thank the minister for having raised this matter and the members for Churchill and Yukon for their comments.
In raising this question of privilege, the Minister of Indian Affairs and Northern Development explained that on Wednesday, March 9, 2011, the member for Churchill arrived at his office, uninvited and accompanied by a group of the Sayisi Dene and media representatives, pressing his staff for an immediate meeting despite his absence. In his view, this constituted a protest and a sit-in. Characterizing the incident as a serious breach of trust and a serious matter from a security standpoint, the minister expressed concern that his employees were made uncomfortable and prevented from doing their work.
The member for Churchill countered that the visit was simply an attempt to obtain a meeting with the minister and not an orchestrated event with the intention of obstructing the work of the minister's office.
As all hon. members will recall, House of Commons Procedure and Practice, Second Edition, at page 108 states:
Speakers have consistently upheld the right of the House to the services of its members free from intimidation, obstruction and interference.
It also notes, on the same page, that:
Over the years, members have regularly brought to the attention of the House instances which they believed were attempts to obstruct, impede, interfere, intimidate or molest them, their staffs or individuals who had some business with them or the House.
In the case before us, the Chair is being asked to determine whether the unauthorized presence in the minister's office of the member for Churchill, a delegation of the Sayisi Dene and the media was tantamount to intimidation or obstruction of the minister's staff. To assist me, I reviewed the report on this matter prepared by House of Commons security, who attended the scene after being called upon for assistance by the minister's staff. It is clear to the Chair from the submissions, as well as the security report, that those occupying the minister's office were uninvited and did not have proper authorization to be there. As well, the Chair believes that the minister's staff was indeed uncomfortable, though they appeared to have handled the situation with aplomb and good grace.
I am troubled that the member for Churchill, without prior warning, took it upon herself to lead a group to another member's office. That media representatives were part of this group makes the situation that much more unfortunate. No matter how well intentioned the member for Churchill was, or how amicable the outcome of this particular incident, it was an unauthorized presence in a minister's office that left ministerial staff uncomfortable enough to warrant the assistance of security. It is a credit to the minister's staff, and it must be said to the unexpected visitors as well, that this incident did not escalate further and that the tone of the exchange was respectful.
It is well understood that members need access to ministers to fulfill their parliamentary functions but it is equally true that there are various well-known, entirely acceptable avenues available to secure such access. Members are expected to avail themselves of these mutually agreed upon opportunities rather than resorting to other unorthodox means that may place colleagues in untenable situations. Because of the actions of the member for Churchill, for almost an hour, her guests occupied the office of the minister without a previously arranged appointment. This is a clear abuse of the usual practices that all members are expected to follow. The Chair is disappointed that the member for Churchill showed a complete disregard for the common courtesies that are to be observed between members. In this case, the situation was well managed, but we may not always be so lucky.
It does not require a great deal of imagination to foresee the kind of circus atmosphere that could result if all members took it upon themselves to escort constituents, delegations or other citizens—however worthy their cause or objective—to whichever other member's office they chose.
That being said, in this particular case, in large part due to the calm, measured approach taken by the minister's staff in handling the situation, there is little evidence to suggest that the staff of the minister were obstructed in the fulfillment of their duties. The minister himself was careful not to overstate the impact of the incident on his staff. In view of the very high threshold required in adjudicating such situations, in this circumstance the Chair cannot find that a prima facie question of privilege has arisen in this matter.
The Chair expects that all members will heed the lesson of this incident in an effort to maintain the integrity of the precinct as a work environment where all members feel secure and respected.
I ask for the active collaboration of all members in this and I thank all members for their attention.
À l'ordre, s'il vous plaît. Je suis maintenant prêt à rendre ma décision sur la question de privilège soulevée le 10 mars 2011 par le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien au sujet d'une prétendue occupation de son bureau sur la Colline du Parlement.
Je remercie le ministre d'avoir soulevé cette question, ainsi que les députés de Churchill et de Yukon pour leurs interventions.
Dans son intervention, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien a affirmé que, le mercredi 9 mars 2011, la députée de Churchill s’est présentée à son bureau, sans invitation, accompagnée d’un groupe de Sayisi Dene et de représentants des médias, et a fait pression sur son personnel pour obtenir une réunion sur-le-champ, malgré son absence. À son avis, il s’agissait d’une manifestation et d’une occupation de son bureau. Après avoir qualifié l’incident de grave abus de confiance et de question sérieuse sous l’angle de la sécurité, le ministre a fait part de ses préoccupations quant au fait que l’incident avait mis ses employés mal à l’aise et les avait empêchés de faire leur travail.
La députée de Churchill a répliqué que la visite n’était qu’une tentative visant à obtenir une réunion avec le ministre et non un événement orchestré dans le but de faire obstruction au travail du bureau du ministre.
Comme s'en souviendront les députés, il est écrit à la page 108 de La procédure et les usages de la Chambre des communes, deuxième édition, ce qui suit:
La présidence a régulièrement réaffirmé que la Chambre se devait de protéger contre toute intimidation, obstruction ou ingérence son droit de bénéficier des services de ses députés.
Il est également mentionné à la même page:
Au fil des ans, des députés ont porté à l’attention de la Chambre des cas où, selon eux, il y avait eu tentative d’obstruction, de nuisance, d’ingérence, d’intimidation ou de brutalité à leur endroit ou à l’endroit de leur personnel ou de personnes qui avaient affaire à eux ou à la Chambre.
Dans le cas qui nous occupe, la présidence doit déterminer si la présence non autorisée de la députée de Churchill, de la délégation de Sayisi Dene et des médias au bureau du ministre constituait de l’intimidation ou de l’obstruction à l’endroit du personnel du ministre. Pour m’aider à trancher, j’ai examiné le rapport rédigé à ce sujet par les services de sécurité de la Chambre des communes, dont les agents se sont rendus sur place après avoir été appelés par le personnel du ministre. Il apparaît clairement à la présidence, au vu des observations et du rapport des services de sécurité, que les personnes occupant le bureau du ministre n’avaient pas été invitées et n’étaient pas autorisées à s’y trouver. En outre, la présidence croit que le personnel du ministre s’est bel et bien senti mal à l’aise, quoiqu’il semble avoir géré la situation avec grâce et aplomb.
Je suis troublé de voir que la députée de Churchill ait pris l’initiative, sans avis préalable, d’amener un groupe au bureau d’un autre député. Que des représentants des médias aient fait partie de ce groupe rend la situation d’autant plus regrettable. Peu importe que la députée de Churchill ait eu de bonnes intentions ou que l’incident ait connu un dénouement heureux, il n’en demeure pas moins qu’il s’agissait d’une présence non autorisée au bureau du ministre qui a mis le personnel du ministre mal à l’aise au point où il a dû demander l’aide des services de sécurité. C’est tout à l’honneur du personnel du ministre – et, il faut le reconnaître, aussi à celui des visiteurs inattendus – que l’incident n’ait pas pris de plus amples proportions et que le ton soit demeuré respectueux.
Il est généralement accepté que les députés ont besoin de communiquer avec les ministres pour s’acquitter de leurs fonctions parlementaires, mais il est tout aussi vrai qu’il existe une variété de moyens bien connus et tout à fait acceptables d’engager de telles communications. On s’attend à ce que les députés fassent usage de ces moyens qui font consensus plutôt que de recourir à d’autres méthodes peu orthodoxes qui mettent des collègues dans des situations intenables. En raison des actions de la députée de Churchill, les invités de celle-ci ont occupé durant près d’une heure le bureau du ministre sans avoir pris rendez-vous au préalable. Il s’agit clairement d’un manquement aux pratiques habituelles que les députés sont censés observer. La présidence est déçue par le manque flagrant de courtoisie de la députée de Churchill, qui est contraire à ce qu’on attend habituellement des députés entre eux. En l’espèce, la situation a été bien gérée, mais il se peut que les résultats ne soient pas toujours aussi heureux.
Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour prévoir l'atmosphère de cirque qui en résulterait si tous les députés se permettaient d'escorter des électeurs, des délégations ou d'autres citoyens, quel que soit le mérite de leur cause ou de leur objectif, au bureau de l'un ou l'autre député de leur choix.
Cela dit, dans le cas présent, et ce en grande partie en raison de l’approche calme et pondérée adoptée par le personnel du ministre pour gérer la situation, peu d’éléments de preuve donnent à penser que le personnel du ministre a été entravé dans l’exercice de ses fonctions. Le ministre lui-même s’est gardé d’exagérer les répercussions de l’incident sur son personnel. Étant donné le seuil très élevé requis pour statuer dans de telles situations, la présidence ne peut pas conclure, dans le cas présent, qu’il y a de prime abord matière à question de privilège.
La présidence s'attend à ce que tous les députés tirent une leçon de cet incident et s'efforceront de maintenir l'intégrité et l'enceinte parlementaire comme milieu de travail où tous les députés se sentent en sécurité et respectés.
Je demande la collaboration active de tous les députés à cet égard, et je les remercie de leur attention.
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Lib. (ON)
Order, please. I have the honour to inform the House that a communication has been received as follows:
Rideau Hall
March 25, 2011
Mr. Speaker:
I have the honour to inform you that the Right Honourable David Johnston, Governor General of Canada, signified royal assent by written declaration to the bills listed in the Schedule to this letter on the 25th day of March, 2011 at 7:55 a.m.
Yours sincerely,
Stephen Wallace,
The Secretary to the Governor General and Herald Chancellor.
The schedule indicates the bills assented to were Bill C-442, An Act to establish a National Holocaust Monument--Chapter 13; and Bill C-475, An Act to amend the Controlled Drugs and Substances Act (methamphetamine and ecstasy)--Chapter 14.
À l'ordre, je vous prie. J'ai l'honneur d'informer la Chambre que j'ai reçu la lettre suivante:
Rideau Hall
Le 25 mars 2011
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de vous aviser que le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, a octroyé la sanction royale par déclaration écrite aux projets de loi mentionnés à l'annexe de la présente lettre le 25 mars 2011, à 7 h 55.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Le secrétaire du Gouverneur général et chancelier d'armes,
Stephen Wallace
L'annexe précise que la sanction royale a été octroyée au projet de loi C-442, Loi visant à ériger le Monument national de l'Holocauste, chapitre 13; au projet de loi C-475, Loi modifiant la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (méthamphétamine et ecstasy), chapitre 14.
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Lib. (ON)
That the House agree with the finding of the Standing Committee on Procedure and House Affairs that the government is in contempt of Parliament, which is unprecedented in Canadian parliamentary history, and consequently, the House has lost confidence in the government.
Que la Chambre est d’accord avec le constat du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre que le gouvernement s'est rendu coupable d’outrage au Parlement, ce qui est sans précédent dans l’histoire parlementaire canadienne, et en conséquence, la Chambre a perdu confiance dans le gouvernement.
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Lib. (ON)
Since today is the final allotted day for the supply period ending March 26, 2011, the House will go through the usual procedures to consider and dispose of the supply bill.
In view of recent practices, do hon. members agree that the bill be distributed now?
Some hon. members: Agreed.
Comme c'est aujourd'hui le dernier jour désigné de la période des crédits se terminant le 26 mars 2011, la Chambre suivra la procédure habituelle pour examiner les projets de loi de crédits et en terminer l'étude.
Compte tenu des pratiques récentes, les députés sont-ils d'accord pour que l'on distribue le projet de loi maintenant?
Des voix: D'accord.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, before we start this debate, I have a few words for you. You are at the end of your term as Speaker of the House, and I would like to express how much fondness and respect we all have for you. Your rulings have left their mark on our country's history.
Mr. Speaker, you have taught us all, sometimes with a modest rebuke, sometimes with the sharp sting of focused argument, to understand, to respect and to cherish the rules of Canadian democracy, and for that your citizens will always hold you in highest honour.
This is a historic day in the life of Canadian democracy, the democracy that you, Mr. Speaker, have served so well. I have to inform the House that the official opposition has lost confidence in the government.
The government no longer has the confidence of the official opposition.
Our motion asks the House to agree with the finding in the 27th report of the Standing Committee on Procedure and House Affairs presented on March 21. This was a historic finding. It was the first time that a parliamentary committee has found the government in contempt.
Today, with this motion, we ask the House to do the same, to find the government in contempt and to withdraw the confidence of the House.
With this motion, we are calling on members of Parliament to condemn the government for its contempt of Parliament and to withdraw the confidence of the House. This is a historic day in the life of Canadian democracy, but it is also an opportunity for us to confirm our commitment to parliamentary democracy and its fundamental principles.
What principles are we talking about? That the government has the obligation to provide members of this House with the information they need in order to hold the government accountable to the people of Canada.
The principle at stake in this debate goes to the heart of parliamentary democracy: the obligation of a government to provide members of this House with the information they need in order to hold the government accountable to the people of Canada.
We are the people's representatives. When the government spends money, the people have a right to know what it is to be spent on. Parliament does not issue blank cheques. For four months, the opposition has asked the government to tell the Canadian people the true cost of its budget plans. For four months, we demanded to know how much Canadian taxpayers were being asked to pay for fighter jets, prisons and corporate tax breaks. For four months. this House and the Canadian people were stonewalled by the government and they are being stonewalled still.
For four months, we have been trying to hold this government accountable. For four months, we demanded to know the real cost of the fighter jets, prisons and tax breaks for major corporations. For four months, we did not get a single answer, aside from the contempt and arrogance of this government. And today, still, we have no answers.
We were shocked, but we were not surprised. After all, this is the same government that shut down Parliament twice, the same government that was forced, by one of your rulings, to hand over documents to do with Afghan prisoners, and we are still waiting for those documents.
In the case of the Afghan documents, the government's excuse for withholding the truth was national security. In the case of the budget documents, it invented something about cabinet confidence, but actually it did not even bother with an excuse at all.
But you, Mr. Speaker, would have none of it. You, Mr. Speaker, held that the rules of our democracy require the government to answer the questions that Parliament wants answered. The matter was sent back to a committee for action and it came back with a finding of contempt. That is why we are where we are today. The House must decide whether the government has broken a basic rule of our democracy and therefore, whether it can remain in office.
For our part on this side of the House, there is no doubt. You, Mr. Speaker, have spoken, the committee has spoken, and now the House must speak with a clear voice. It must say that a government that breaks the rules and conceals facts from the Canadian people does not deserve to remain in office.
With one clear voice, the House must declare that a government that does not respect democracy cannot remain in power. We have had enough. If this vote results in an election, the Canadian people will have the opportunity to replace an arrogant government with one that respects democracy.
To those who say an election is unnecessary, we reply that we did not seek an election, but if we need one to replace a government that does not respect democracy with one that does, I cannot think of a more necessary election.
It is not just democracy that the House will be called upon to affirm this afternoon. The House should also affirm Canadians' hunger, nay their longing, for change. It is time to change Canada's direction. It is time to get us on the right path. After five years of Conservative government, it is time to say enough is enough. Enough of the politics of fear. Enough of the politics of division. Enough of the politics of personal destruction.
Enough is enough. We need to look at the government's priorities. It wants to spend 1,000 times more on fighter jets than on helping students in CEGEP and university. We reject the government's priorities. It is offering less to seniors for an entire year than what it spent on one day of the G20. We say no to this kind of waste. The government wants to spend 1,000 times more on prisons than on preventing youth crime. Again, we say no. This government's priorities are not in line with the priorities of Canadian families. We have had it. Enough is enough.
The priorities of the government laid bare in that thin gruel that we saw earlier this week reveal a government out of touch and out of control. There is no credible plan to tackle the deficit because there are no numbers any reasonable person can believe in. There is no vision of how to sustain our health care system. There is not a word about affordable housing, not a word about child care, and nothing for the pressing needs of Canadian families in poverty.
Instead, we get jets, jails and giveaways to oil companies, insurance companies, and banks that are doing just fine, thank you very much.
So we need a change. We need to focus scarce resources where they really matter: early learning and child care; college and university education for all, especially for aboriginal and immigrant Canadians; energy efficiency and green jobs; family care for our loved ones in the home, and security and dignity in retirement. We need all of this plus a clear plan to clean up our country's finances and get us back to balance without adding to the tax burden on Canadian families.
These are the priorities of our people. These are the needs that we must serve. These are the priorities at home. However, let us not forget the priorities abroad. We have so much ground to catch up. We have a government that has lost our place in the world and lost our place at the Security Council of the United Nations.
We need a government that restores our honour, our credit, and our prestige on the international stage, a government that understands the deep and committed internationalism that dwells in the hearts of all Canadian citizens.
We need a government for the people, a government that is accountable to the people and that serves the people and democracy.
I want to conclude by saying a few words about democracy. Some members of this government have been charged with electoral fraud. A member of the Prime Minister's inner circle is accused of influence peddling. Enough is enough. People are fed up.
I return to where I started, to democracy, to the abuse of power. We have a government whose most senior members stand accused of electoral fraud. We have a Prime Minister who appointed, as his top adviser, someone who served prison time for stealing money from his clients, someone who now faces accusations of influence peddling, and is under an RCMP investigation.
Canadians look at that picture and they say, “We have had enough”. This House has had enough, enough of the abuse of power and enough of the bad economic choices.
We have a government with unique distinctions. We have a government with the largest deficit in Canadian history. It is the highest spending government in Canadian history. It is the most wasteful government in Canadian history. Finally, it is the first government in Canadian history to face a vote of contempt in this House.
This is a government and a Prime Minister that is out of touch and is out of control. It is time for a change.
Mr. Speaker, I urge all of the members to support our motion.
Monsieur le Président, avant de commencer ce débat, j'aimerais dire quelques mots à votre sujet. Vous arrivez à la fin de votre mandat comme Président de la Chambre, et j'aimerais témoigner de l'affection et du respect que nous avons tous pour vous. Vos règlements et vos jugements ont marqué l'histoire de notre pays.
Monsieur le Président, vous nous avez tous appris, tantôt avec de petits reproches, tantôt avec le mordant d'une argumentation éclairée, à comprendre, à respecter et à admirer les règles de la démocratie canadienne. Pour cela, nous vous accorderons toujours un très grand respect.
Nous vivons aujourd'hui une journée historique dans la démocratie canadienne, démocratie que vous avez servie avec beaucoup de distinction, monsieur le Président. Je dois aviser la Chambre que l'opposition officielle a perdu confiance dans le gouvernement.
Le gouvernement ne jouit plus de la confiance de l'opposition officielle.
Dans notre motion, nous demandons à la Chambre de souscrire au constat figurant dans le 27e rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre présenté le 21 mars. Il s'agit d'un constat sans précédent dans notre histoire. Pour la première fois, un comité parlementaire a conclu que le gouvernement s'était rendu coupable d'outrage au Parlement.
Aujourd'hui, avec cette motion, nous demandons à la Chambre de conclure elle aussi que le gouvernement s'est rendu coupable d'outrage au Parlement et, en conséquence, de lui retirer sa confiance.
Par cette motion, nous demandons aux députés de condamner le gouvernement pour outrage au Parlement et, par conséquent, de lui retirer la confiance de la Chambre. C'est un moment important dans l'histoire de la démocratie canadienne, mais c'est aussi une occasion d'affirmer notre attachement à la démocratie parlementaire et à ses principes fondamentaux.
De quels principes parlons-nous? Que le gouvernement doit offrir aux députés toute l'information qu'ils jugent nécessaire afin de tenir l'exécutif responsable devant le peuple canadien.
Le principe en cause est au coeur même de la démocratie parlementaire: le gouvernement a l'obligation de fournir aux députés l'information dont ils ont besoin pour rendre des comptes à la population canadienne.
Nous représentons les citoyens. Quand le gouvernement dépense de l'argent, les citoyens ont le droit de savoir pour quoi ils le dépensent. Le Parlement ne fait pas de chèques en blanc. Ça fait maintenant quatre mois que l'opposition réclame du gouvernement qu'il dise aux citoyens combien coûteront vraiment ses plans budgétaires. Ça fait quatre mois que nous réclamons de savoir combien d'argent les contribuables canadiens devront débourser pour tous ces avions de chasse, prisons et autres allègements fiscaux consentis aux entreprises. Quatre mois que la Chambre et les Canadiens se buttent aux refus obstinés du gouvernement, comme aujourd'hui.
Pendant quatre mois, nous avons demandé des comptes à ce gouvernement. Pendant quatre mois, nous avons demandé le vrai coût des avions de chasse, des prisons et des baisses d'impôt pour les grandes entreprises. Pendant quatre mois, nous n'avons reçu aucune réponse, mis à part le mépris et l'arrogance de ce gouvernement. Et encore aujourd'hui, aucune réponse!
Nous étions choqués, mais nous n'étions pas surpris. Après tout, c'est le même gouvernement qui a fermé le Parlement à deux reprises, le même gouvernement qui a été forcé, par un de vos règlements, de livrer les documents dans le dossier des détenus afghans, et nous attendons toujours ces documents.
Dans le cas des documents sur les détenus afghans, le gouvernement a prétexté la sécurité nationale pour justifier son refus d'obtempérer. Dans celui des documents budgétaires, il a insinué qu'il s'agissait de renseignements confidentiels du Cabinet, mais il ne s'est même pas donné la peine de trouver des excuses.
Mais vous, monsieur le Président, avez vu clair dans leur jeu. Mais vous, monsieur le Président, avez compris qu'en vertu des règles démocratiques auxquelles nous nous soumettons, le gouvernement a l'obligation de répondre aux questions auxquelles le Parlement exige d'avoir une réponse. La question a été renvoyée au comité, qui a conclu qu'il y avait eu outrage au Parlement. Voilà où nous en sommes aujourd'hui. La Chambre doit déterminer si le gouvernement a enfreint l'une des règles élémentaires de notre démocratie et s'il peut par conséquent demeurer au pouvoir.
Selon nous, de ce côté-ci de la Chambre, il n'y a plus le moindre doute possible. Vous vous êtes prononcé, monsieur le Président. Le comité s'est prononcé. Le temps est maintenant venu pour la Chambre de s'exprimer haut et fort. Elle doit faire savoir au gouvernement que, dès lors qu'il enfreint les règles en vigueur et dissimule des faits à la population canadienne, il ne mérite pas de demeurer en poste.
La Chambre doit dire avec une voix claire qu'un gouvernement qui ne respecte pas la démocratie ne mérite pas de rester en place. Cela suffit! Si le résultat de ce vote est une élection, le peuple canadien aura l'occasion de remplacer un gouvernement arrogant par un gouvernement qui respecte la démocratie.
À ceux qui affirment que nous n'avons pas besoin d'élections, nous répondons que ce n'est pas nous qui avons couru après, mais que si l'occasion nous est donnée de remplacer un gouvernement qui ne respecte pas la démocratie par un autre qui la respecte, jamais des élections n'auront été plus nécessaires.
Ce n'est pas seulement à propos de la démocratie que la Chambre sera appelée à se prononcer aujourd'hui. Aujourd'hui, la Chambre devra tenir compte de la soif, de la très grande soif de changement des Canadiens. Le temps est venu que le Canada change de cap et rentre dans le droit chemin. Après cinq ans de gouvernement conservateur, le temps est venu de dire: « assez, c'est assez ». Assez de la politique de la peur. Assez de la division comme façon faire de la politique. Et assez de la politique axée sur la destruction personnelle.
Assez, c'est assez! Regardez les priorités de ce gouvernement. Il propose de dépenser mille fois plus sur les avions de chasse que sur l'aide aux étudiants au cégep et à l'université. À ces priorités, nous disons non. Il offre moins aux aînés pour toute l'année que ce qu'il a dépensé en une seule journée au sommet du G20. Nous disons non à ce gaspillage. Le gouvernement propose de dépenser mille fois plus pour les prisons que pour la prévention du crime chez les adolescents. Nous disons non et encore non. Les priorités de ce gouvernement ne reflètent pas les priorités des familles canadiennes. Cela suffit! Assez, c'est assez!
Les priorités du gouvernement qui ont été exposées dans ce maigre brouet plus tôt cette semaine révèlent un gouvernement déconnecté de la réalité et qui n'en fait qu'à sa tête. Il n'y a pas de plan crédible d'élimination du déficit, à preuve on n'y trouve pas de chiffres crédibles aux yeux de toute personne raisonnable. On n'y trouve pas de vision de la manière de soutenir notre système de soins de santé. On n'y trouve pas un mot sur le logement abordable, rien sur les garderies et rien pour répondre aux besoins pressants des familles canadiennes pauvres.
Nous y trouvons plutôt des avions, des prisons et des cadeaux aux pétrolières, aux compagnies d'assurances et aux banques qui sont pourtant dans une situation plutôt confortable.
Il nous faut donc du changement. Nous devons concentrer nos minces ressources là où cela compte vraiment: l'éducation préscolaire et les garderies; l'éducation collégiale et universitaire pour tous, particulièrement pour les Autochtones et les immigrés; l'efficacité énergétique et les emplois verts; les soins à domicile pour les proches et la sécurité et la dignité à la retraite. Nous avons besoin de tout cela et d'un plan clair d'assainissement des finances nationales et d'un retour à l'équilibre budgétaire sans accroissement du fardeau fiscal des familles.
Ce sont là les priorités de la population. Il y a des besoins auxquels il faut répondre. Ce sont les priorités nationales. Cependant, n'oublions pas les priorités à l'étranger. Nous avons un grand retard à rattraper. Le gouvernement nous a fait perdre notre place dans le monde et notre place au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Il nous faut un gouvernement qui va rétablir notre honneur, notre crédit et notre prestige sur la scène internationale, un gouvernement qui comprend le sentiment internationaliste profond et clair que l'on retrouve dans le coeur de tous les Canadiens.
Enfin, nous avons besoin d'un gouvernement des citoyens, redevable devant les citoyens, au service des citoyens et de la démocratie.
À la fin, je reviens à la démocratie. Des membres de ce gouvernement sont accusés de fraude électorale. Un proche du premier ministre est accusé de trafic d'influence. Ça suffit. On n'est « pucapab »!
Je reviens à ce dont j'ai parlé au début, soit la démocratie et les abus de pouvoir. Nous avons un gouvernement dont certains des membres les plus haut placés sont accusés de fraude électorale. Nous avons un premier ministre qui s'est choisi comme principal conseiller un individu qui a fait de la prison pour avoir volé de l'argent à ses clients, un individu qui est maintenant accusé de trafic d'influence et qui fait l'objet d'une enquête de la GRC.
Les Canadiens en ont assez. La Chambre des communes en a assez, assez des abus de pouvoir et assez des mauvais choix économiques.
Nous avons un gouvernement qui se caractérise comme étant celui qui a fait le plus gros déficit de l'histoire du Canada, qui a été le plus dépensier de l'histoire du Canada, qui a le plus gaspillé de notre histoire. Et pour finir, c'est le premier gouvernement de l'histoire du Canada à être visé par un vote de défiance pour outrage au Parlement.
C'est un gouvernement et un premier ministre qui sont déconnectés de la réalité et qui n'en font qu'à leur tête. Le temps d'un changement est arrivé.
Monsieur le Président, je demande à tous les députés d'appuyer notre motion.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for Kitchener—Conestoga for his public service on that committee, but I would draw to his attention a point in my speech indicating that the House asked for four months for the documents necessary for Parliament to make up its mind about the budget.
The member for Kitchener—Conestoga waves a binder in my face. Let me remind him that the answers we sought were not in those documents. We have been stonewalled for four months. The issue about who is to blame for contempt of Parliament lies squarely on the side of a government that when asked to provide the information necessary for the citizens of Canada to evaluate a budget, it stonewalled, objected, refused, and did not comply. This raises a fundamental issue of respect for parliamentary institutions.
The facts remain as I have stated. One cannot say that the government is in compliance when the binders do not provide the information required and when for four months, it gave us no answer at all.
Monsieur le Président, je remercie le député de Kitchener—Conestoga de son service public au sein de ce comité, mais j’attire son attention sur mon exposé, dans lequel j’ai notamment expliqué que la Chambre a exigé pendant quatre mois les documents dont le Parlement avait besoin pour arrêter sa position sur le budget.
Le député de Kitchener—Conestoga agite un gros cartable devant moi. Je lui rappelle que les réponses que nous recherchions ne se trouvaient pas dans ces documents. Nous nous sommes heurtés à un refus absolu pendant quatre mois. Il ne fait aucun doute que le gouvernement lui-même doit être blâmé pour outrage au Parlement. En effet, lorsqu’on lui a demandé de fournir l’information dont les citoyens du Canada avaient besoin pour évaluer un budget, il a fait de l’obstruction, il s'y est opposé, il s’est braqué et il n’a pas satisfait à cette demande. Son refus soulève la question fondamentale du respect des institutions parlementaires.
Les faits restent tels que je les ai exposés. Il est impossible de dire que le gouvernement s’est acquitté de ses obligations, car les cartables en question ne contiennent pas l’information demandée et, pendant quatre mois, le gouvernement a refusé de nous fournir la moindre réponse.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for Skeena—Bulkley Valley for his insightful remarks. He points out that we are here today because of a long pattern of abuse, not simply the withholding of documents on this occasion, which we have spent four long months in vain, seeking the documents we need to do our job, but there is a longer pattern of abuse that goes back to the shutting down of Parliament on two occasions.
When the Government of Canada was under pressure, facing just criticism from members of the House, it chose to prorogue. Canadians did not like that. It set the pattern of contempt, the pattern of disrespect, the pattern of abuse of our democracy that brings us to this place.
The member for Skeena—Bulkley Valley asks our side what we can do about it. That is why we are here today, to present a motion before the House that holds the government in contempt. If we do not do this, if we allow the government to get away with this, we will endanger the democracy which is incarnated by this beautiful room.
We have to be absolutely clear on this.
What has to be done to put things right and have democracy respected? The motion moved by the Liberal Party of Canada, the official opposition, has to be supported and adopted, that is what.
Monsieur le Président, je remercie le député de Skeena—Bulkley Valley pour ses remarques perspicaces. Comme il l'a souligné, nous sommes ici aujourd'hui à cause d'une longue série d'abus de la part du gouvernement, non seulement en l'occurrence à cause de son refus de nous divulguer les documents dont nous avons besoin pour faire notre travail — documents que nous avons cherché en vain à obtenir pendant quatre longs mois —, mais à cause d'une tendance à l'abus qui remonte aussi loin que la fermeture du Parlement à deux reprises.
En effet, lorsque le gouvernement du Canada est devenu la cible de critiques de la part de députés, il a choisi de proroger le Parlement. Et les Canadiens n'ont pas aimé cela. Le gouvernement a fait systématiquement preuve de mépris et d'irrespect et il a systématiquement porté atteinte à la démocratie. C'est ce qui nous a conduits dans cette situation.
Le député de Skeena—Bulkley Valley se demande ce que nous, de notre côté, pouvons faire à cet égard. Justement, nous sommes ici aujourd'hui pour présenter une motion devant la Chambre afin de reconnaître le gouvernement coupable d'outrage. Si nous n'agissons pas, si nous permettons au gouvernement de s'en tirer, nous mettrons en danger la démocratie qu'incarne cette magnifique salle.
Il faut absolument être clair quant à cette question.
Que faut-il faire pour redresser la barre et pour faire respecter la démocratie? Il faut appuyer et adopter la motion du Parti libéral du Canada, l'opposition officielle.
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Lib. (BC)
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2011-03-25 10:30 [p.9249]
Mr. Speaker, the strength of the country we love is our people, but it is also the principles and practices of our democracy. People have worked for, fought for and have died for our democracy and our country. Now the government has broken the basic rules of democracy, and that is being expressed in the vote of contempt of Parliament that is happening today in the House of Commons.
Would the Leader of the Official Opposition tell us how the government's abuses of power and contempt of Parliament affect the very character of Canada? How do they affect the daily lives of people in their homes and communities in Canada?
Monsieur le Président, le pays que nous aimons tire sa force non seulement de son peuple, mais aussi des principes et des pratiques à la base de notre démocratie. Des gens ont dû travailler fort et se battre, parfois au péril de leur vie, pour notre démocratie et notre pays. Or, le gouvernement a enfreint les règles de base de la démocratie. C'est ce qu'exprime le vote de défiance pour outrage au Parlement dont nous sommes saisis aujourd'hui, à la Chambre des communes.
Le chef de l'opposition officielle pourrait-il nous dire comment les cas d'abus de pouvoir et l'outrage au Parlement dont s'est rendu coupable le gouvernement touchent-ils l'essence même du Canada? Quels en sont les effets sur la vie quotidienne des gens et des collectivités au Canada?
View Michael Ignatieff Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, my colleague and friend from Vancouver Quadra asks a question that essentially transports us out of the precincts of the House and asks what this means to ordinary Canadians, the families watching at home and people at work. This is a question that affects them directly.
Many Canadians enjoy the very special privilege of rich and lucky countries, of not having to think and worry about their democracy. They entrust its protection to their representatives. They do not think about whether their democracy is in danger. They do not look up from the more important things they have to do in their lives, such as getting the kids to hockey practice and to school, doing their jobs, being with their neighbours and friends.
However, in the deep background of their lives, there must always be a confidence that their democracy works and that it works for them, and that when members of the House ask a government questions about how taxpayer money is spent, they get an honest answer. That is the crux of our democratic system, that on behalf of the woman taking her son or daughter to hockey practice, on behalf of the man going to work in the mill, they can count on us in the House of Commons to ask the questions that those citizens need to know in order to hold our government accountable. When that government fails in this most elementary task of democratic freedom, it is the duty of the members of the House to bring the government down.
Monsieur le Président, ma collègue et amie de Vancouver Quadra pose une question qui nous transporte essentiellement à l'extérieur de la Chambre. Elle demande ce que cela signifie pour les Canadiens ordinaires, pour les familles qui nous regardent à la maison et pour les travailleurs. C'est une question qui les touche directement.
Les Canadiens sont nombreux à jouir du privilège très spécial qu'offrent les pays riches et chanceux, soit celui de ne pas devoir réfléchir à la démocratie dans laquelle ils vivent et de ne s'en faire pour celle-ci. Ils en confient la protection à leurs représentants. Ils ne se tracassent pas de savoir si leur démocratie est en danger. Ils peuvent se concentrer sur les activités plus importantes qu'ils ont à mener dans la vie, comme conduire les enfants à la pratique de hockey et à l'école, travailler, fréquenter leurs voisins et leurs amis.
Toutefois, dans l'arrière-fond de leur vie, il faut qu'ils soient toujours convaincus que la démocratie fonctionne, et qu'elle fonctionne dans leur intérêt, et que les députés obtiennent des réponses honnêtes aux questions qu'ils posent au gouvernement sur la façon dont il dépense l'argent des contribuables. C'est le coeur même de notre système démocratique: la femme qui emmène son fils ou sa fille à une pratique de hockey et l'homme qui s'en va travailler à l'usine peuvent compter sur nous, députés, pour poser à la Chambre les questions auxquelles les citoyens veulent obtenir des réponses afin de tenir le gouvernement responsable. Lorsque le gouvernement n'accomplit pas cette tâche élémentaire qu'est le respect de la liberté démocratique, il est du devoir des députés de le faire tomber.
View Bob Rae Profile
Lib. (ON)
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2011-03-25 10:40 [p.9250]
Mr. Speaker, I have always listened with interest to the comments of the government House leader, but rarely have I heard a more inaccurate account of what actually has taken place over the last several months.
I find it astonishing that a government House leader, who pretends he is respectful of the House and respectful of the Speaker's rulings, would make no reference at all to the Speaker's ruling, which responded to a four month effort on the part of members of Parliament to try to get information from the government for expenditures totalling $40 billion. The government has failed to account for that, has failed to respond to it, has failed to address it and now pretends it does not even exist. It is like talking about Moby Dick without mentioning the fact that it also happens to be a whale. There is a whale of a problem over there and the whale of the problem is that it is inaccurate.
Then there are the tiny inaccuracies. For three months the government refused to bring forward Bill C-49. There were no debate, no comments, no discussion. Yesterday the minister stood up and said that he would like to get it all done in three seconds. He is not telling the truth to the Canadian people. He is not coming clean to the Canadian people. He should know that is the problem.
Monsieur le Président, j'ai toujours écouté avec intérêt les observations du leader du gouvernement à la Chambre, mais rarement ai-je entendu un compte rendu aussi inexact des événements qui se sont déroulés au cours des derniers mois.
Je trouve stupéfiant qu'un leader du gouvernement à la Chambre, qui prétend respecter les décisions de la présidence et la Chambre, ne mentionne pas du tout la décision de la présidence, rendue en réponse à quatre mois d'efforts déployés par les députés dans le but d'obtenir de l'information de la part du gouvernement au sujet de dépenses totalisant 40 milliards de dollars. Le gouvernement ne l'a pas justifiée, il n'y a pas répondu, il n'en a pas parlé et, maintenant, il fait comme si elle n'existait pas. C'est comme parler de Frankenstein sans mentionner qu'il s'agit d'un monstre. Il y a un problème monstre de l'autre côté de la Chambre, et ce problème est un manque d'exactitude.
Il y a aussi les toutes petites inexactitudes. Pendant trois mois, le gouvernement a refusé de mettre à l'étude le projet de loi C-49. Il n'y a pas eu de débat, pas d'observations, pas de discussion. Puis, hier, le ministre a déclaré qu'il voulait franchir toutes les étapes en trois secondes. Il cache la vérité à la population canadienne. Il n'est pas honnête avec elle. Il devrait savoir que c'est cela, le problème.
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order. I am afraid the hon. member's time has expired. There is less than a minute left for the response from the government House leader.
À l'ordre. Le temps accordé à la députée est écoulé. Il reste moins d'une minute au leader du gouvernement à la Chambre pour répondre à la question.
View Brian Murphy Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, so little time, so many floating targets from the former general for me to shoot at.
I want to ask him about income trusts. What happened to that promise? He talked in his speech about credibility, he talked about truth and about keeping his word. Let us go to the core of what the government has done and what its leader believes. He believes that for Atlantic Canada, where there is a culture of defeat, there should be $32 million taken from the budget of ACOA, and the Minister for ACOA sits there and get robbed and says nothing for Atlantic Canada.
I am from a party that was the party of Allan MacEachen, the party of Roméo LeBlanc when we had statesmen for Atlantic Canada. There is no one from Atlantic Canada speaking up because the Prime Minister does not believe in regional development. He does not believe that we have a place in this Confederation.
What about bilingualism? The Prime Minister said it was a god that failed. So now we have Service Canada all through Atlantic Canada who are administratively unilingual. Language of work, out the door. Legislation created by a great Canadian, out the door.
What we are doing with respect to this is saying we are calling the chips right now. We want an election so people will decide to get rid of the government that does not care about Atlantic Canadians, does not care about bilingualism and worst of all, which is the subject of the motion, Conservatives will not give information to the elected representatives of Canadians. They will not give information on jets, on the Youth Criminal Justice Act, on the cost of prisons. They did nothing about the death of a 16-year-old Moncton girl named Ashley Smith. They do not care.
Monsieur le Président, si peu de temps et tant de cibles flottantes qui me sont tendues par l’ancien général.
J’ai des questions pour lui au sujet des fiducies de revenu. Qu’est-il advenu de cette promesse? Il a parlé de crédibilité dans son allocution, de vérité et de promesses tenues. Voyons de près ce que le gouvernement a fait et ce que son chef pense. Il croit que, pour les provinces de l’Atlantique, où existe une culture de défaitisme, le budget de l’APECA devrait être amputé de 32 millions de dollars, et le ministre responsable de l’APECA se laisse dépouiller sans rien dire pour défendre les intérêts de la région de l’Atlantique.
Je suis du parti d’Allan MacEachen, de Roméo LeBlanc. À leur époque, nous avions des défenseurs pour la région de l’Atlantique. Il n’y a personne de cette région pour prendre la parole parce que le premier ministre ne croit pas au développement régional. Il ne croit pas que nous ayons une place dans la Confédération.
Que dire du bilinguisme? Le premier ministre a dit que c’était un dieu qui a échoué. Donc, nous avons maintenant Service Canada, qui, partout dans la région de l’Atlantique, est unilingue sur le plan administratif. Tant pis pour la langue de travail. Tant pis pour la loi créée par un grand Canadien.
Ce que nous faisons, c’est dire qu'il faut se décider. Nous voulons des élections pour que les gens décident de se débarrasser du gouvernement qui se fiche des Canadiens de la région de l’Atlantique et du bilinguisme et, surtout, comme le prévoit la motion, des conservateurs qui refusent de donner de l’information aux représentants élus des Canadiens. Ils refusent de donner de l’information sur les avions, sur la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sur le coût du système carcéral. Ils n’ont rien fait au sujet du décès d’une jeune fille de 16 ans de Moncton, Ashley Smith. Ils s’en fichent.
View Peter Milliken Profile
Lib. (ON)
Order, please. The hon. Chief Government Whip will have 15 seconds to respond.
À l'ordre, s'il vous plaît. Le whip en chef du gouvernement a 15 secondes pour répondre.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Mr. Speaker, the town of Dover in my riding is celebrating its 40th birthday this year. Recently, however, Dover had to say goodbye to one of its own. I rise today to pay tribute to a Newfoundlander and an east coast music legend, A. Frank Willis, who passed away at the age of 60.
He was born into a musical family and started playing the guitar and button accordion at an early age and played with his brothers in a band that performed locally. He went on to become an accomplished folk and country musician and was known as a one-man band. He entertained audiences all across our great country, bringing with him a sincere love and admiration of his home province of Newfoundland and Labrador.
He was a master showman and an accomplished writer who could paint a picture and tell a story in every song. In 1981, he won the People's Choice Award for the best country solo artist. He was also voted Newfoundland's entertainer of the year.
A. Frank Willis, known as one of Newfoundland's greatest exports to the mainland, will be sadly missed by his many friends, family, fellow musicians and audiences around the world.
Monsieur le Président, la ville de Dover, située dans ma circonscription, célèbre cette année son 40e anniversaire. Dover a récemment dû dire au revoir à l'un des siens. Je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à un Terre-Neuvien et à une légende de la musique sur la côte est, A. Frank Willis, qui est décédé à l'âge de 60 ans.
Frank est né dans une famille de musiciens et a commencé à jouer de la guitare et de l'accordéon à boutons dès son plus jeune âge. Il jouait avec ses frères dans un groupe qui se produisait localement. Il est devenu un musicien de folk et de country accompli et il était connu comme homme-orchestre. Il divertissait des publics d'un bout à l'autre de notre beau grand pays, transportant avec lui son amour et son admiration sincères pour sa province natale, Terre-Neuve-et-Labrador.
Frank était passé maître dans l'art du spectacle et il était un écrivain accompli qui arrivait à dresser le portrait de gens et à raconter des histoires dans chacune de ses chansons. Il a remporté en 1981 le Prix du public dans la catégorie du meilleur artiste solo de musique country. Il a également été choisi artiste de l'année à Terre-Neuve.
A. Frank Willis, qui est considéré comme l'un des meilleurs produits exportés par Terre-Neuve vers la partie continentale, manquera énormément à ses nombreux amis, à sa famille, à ses amis musiciens et à son public du monde entier.
View Geoff Regan Profile
Lib. (NS)
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2011-03-25 11:05 [p.9254]
Mr. Speaker, tomorrow, March 26, is Purple Day, a day to raise international awareness about epilepsy, which affects 300,000 Canadians and 50 million people worldwide.
Thanks to the ongoing efforts of Cassidy Megan, who lives in my riding of Halifax West, Purple Day was launched in 2008 and is now being celebrated in more than 35 countries. She was nine when it was launched. Hopefully we will soon see a UN declaration that will help build global support for people with epilepsy.
I would like to encourage my colleagues to wear purple in support of this special event tomorrow.
I know all members will join me in extending our thanks to Cassidy for her leadership and courage in the fight to raise epilepsy awareness.
Monsieur le Président, demain, le 26 mars, nous soulignerons la Journée pourpre, qui vise à sensibiliser davantage les gens du monde entier à l'épilepsie. Cette maladie touche 300 000 Canadiens et 50 millions de personnes partout dans le monde.
Grâce aux efforts de Cassidy Megan, qui vit dans ma circonscription, Halifax-Ouest, la Journée pourpre, qui a été instaurée en 2008, est maintenant soulignée dans plus de 35 pays. Elle avait neuf ans lorsque cette journée a été lancée. J'espère qu'il y aura bientôt une déclaration des Nations Unies qui permettra d'accorder un meilleur soutien aux personnes atteintes d'épilepsie partout dans le monde.
J'incite mes collègues à porter du pourpre demain pour appuyer cette activité spéciale demain.
Je sais que tous les députés se joindront à moi pour remercier Cassidy pour le leadership et le courage dont elle fait preuve afin de sensibiliser davantage la population à l'épilepsie.
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