Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 30 of 24412
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
I call the meeting to order.
Thank you for being here today.
This is, of course, a very special day as we welcome legislation that has successfully gone through second reading in the House of Commons .
This is, of course, a hearing about Bill C-5, an act to amend the Bills of Exchange Act, the Interpretation Act and the Canada Labour Code. Bill C-5 is also known as the bill for a national day for truth and reconciliation.
Just as a quick note regarding organization, we're going to have two separate hours of witnesses to discuss this bill with our MPs.
For the sake of our witnesses, we have representation from the Liberal party, which is the governing party; the opposition party, which is the Conservatives; the Bloc Québécois; and the NDP.
Most of us are doing this remotely. I just want to say to our witnesses that if there's a conversation that you wish to comment on or in which perhaps you want to correct something, try to get the questioner's attention by just waving your hand, rather than trying to get my attention.
By the same token, MPs, I'd like to ask you to please direct your questions by starting with the name of the person you would like to answer the question. That makes things a lot easier.
That said, we will now proceed.
We have three witnesses on the first panel. Carlon Big Snake is a small-business owner. We also have, from the Canadian Federation of Library Associations, Stacy Allison-Cassin, assistant professor, University of Toronto. As well, from Federally Regulated Employers — Transportation and Communications, we have Derrick Hynes, who is the president and CEO.
The way we do this is that you give your opening statements for up to five minutes. You don't have to use all five minutes, but you have up to five. If you go beyond five, I'm somewhat flexible, but of course for the sake of our timing, we have to keep moving.
We're going to start with Carlon Big Snake, and I hope the connection is solid enough.
Please give us your introductory remarks for five minutes.
La séance est ouverte.
Merci de votre présence.
La journée est, bien sûr, très spéciale, car nous recevons un projet de loi qui a passé la deuxième lecture à la Chambre des communes.
Nous discutons, bien entendu, du projet de loi C-5, Loi modifiant la Loi sur les lettres de change, la Loi d'interprétation et le Code canadien du travail, un projet de loi qui institue la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Je voudrais vous dire quelques mots au sujet de la séance. Nous avons deux heures avec deux groupes de témoins distincts qui viennent discuter du projet de loi avec nos députés.
Je mentionne à l'intention des témoins que nous avons des députés du Parti libéral, le parti ministériel, du parti de l'opposition, soit le Parti conservateur, ainsi que des députés du Bloc québécois et du NPD.
La plupart d'entre nous participent à la séance de façon virtuelle. Je veux simplement mentionner aux témoins que si vous désirez intervenir dans une discussion ou corriger un fait, essayez d'attirer l'attention de l'intervenant en agitant la main, plutôt que de tenter d'avoir mon attention.
Je demanderais aussi à mes collègues députés de commencer leurs questions en mentionnant le nom de la personne à qui elle s'adresse. Les choses sont ainsi beaucoup plus simples.
Sur ce, nous allons commencer.
Le premier groupe de témoins est composé de trois personnes. Nous accueillons Carlon Big Snake, propriétaire d'une petite entreprise. Nous avons également Stacy Allison-Cassin, professeure adjointe, Université de Toronto, de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques, ainsi que Derrick Hynes, président-directeur général, d'Employeurs des transports et communications de régie fédérale.
Voici comment nous procédons. Vous avez jusqu'à cinq minutes pour faire votre déclaration liminaire. Vous pouvez vous arrêter avant, mais c'est le temps dont vous disposez. Je vais être un peu souple si vous allez au-delà, mais nous avons une limite de temps à respecter et nous devons avancer.
Nous allons commencer par Carlon Big Snake, et j'espère que nous avons une bonne connexion.
Vous disposez de cinq minutes pour votre déclaration liminaire. Allez-y, s'il vous plaît.
Carlon Big Snake
View Carlon Big Snake Profile
Carlon Big Snake
2020-11-20 12:38
Thank you. First of all, I would like to say okya.
My name is Carlon Big Snake. I'm a proud Blackfoot member from the Siksika Nation in Treaty No. 7 territory.
Today I am very honoured to represent and witness a promising historical event for indigenous people and Canadians in making a positive change to Canada's modern society. Not only for ourselves but to look to [Technical difficulty—Editor] these opportunities or to allow an equitable quality of life. Unfortunately, today's society is apportioned, which in turn causes hate and racism.
The acceptance of the TRC call for action number 80 to support Bill C-5's changes will show the sincerity and commitment of the federal government. This action will show a promising future for Canada and indigenous peoples across the nation.
The proposed bill, Bill C-5, will also enhance the education system. It will be prudent to assist Canada's educational institutions for a better understanding of our forgotten history.
My wife Lisa and I are descendants and survivors of the residential school system. We were raised with negative impacts of history. However, we felt it is our responsibility to take that mentality and use our hardship for strength for our future.
We decided to advocate in a positive manner to give hope to our families and communities. We also used those negative impacts to strengthen and create a future for our future generations.
Recently, my wife and I acquired two white buffalo. They are held with honour and respect among the people. In the past, the buffalo provided food, shelter and medicine.
However, when a white buffalo is born, it is a sign of strength and hope that we will see change soon for our people, which I see now. With the proposed acceptance of call to action number 80 through Bill C-5, we as caregivers hope that not only our people but everyone will receive blessings.
It is our way of allowing Canadians to visit first nation territory and see that we, as individuals, have pride in who we are today and to create a united society.
In closing, I would like to thank you for giving me this opportunity to address the matter, and I have faith that the decision will be made to accept and have September 30 as a national day of truth and reconciliation.
Together we can begin to heal the past and look forward to a united prosperous future.
Kiit’aah’mut’tsin. Again, thank you.
Je vous remercie. J'aimerais tout d'abord vous dire okya.
Je m'appelle Carlon Big Snake. Je suis un membre fier des Pieds-Noirs de la nation des Siksikas sur le territoire du Traité no 7.
Aujourd'hui, je suis très honoré d'être avec vous et d'être témoin d'un événement historique prometteur pour les Autochtones et les Canadiens qui apportera un changement positif au sein de la société moderne du Canada. Ce sera le cas non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour [Difficultés techniques] des possibilités ou permettre d'avoir une qualité de vie équitable. Malheureusement, la société d'aujourd'hui est divisée, ce qui engendre la haine et le racisme.
En proposant les changements nécessaires dans le projet de loi C-5 pour concrétiser l'appel à l'action numéro 80 de la Commission de vérité et réconciliation, le gouvernement fédéral témoigne de sa sincérité et de son engagement, et il ouvre ainsi la voie à un avenir prometteur pour le Canada et les peuples autochtones partout au pays.
Le projet de loi C-5 améliorera aussi le système d'éducation. Il serait bon d'aider les établissements d'enseignement au pays à mieux comprendre la part de notre histoire qui est tombée dans l'oubli.
Ma femme Lisa et moi sommes des descendants et des survivants du système des pensionnats. Nous avons été élevés en subissant les effets négatifs de l'histoire. Toutefois, nous nous sommes dit que nous avions la responsabilité de faire évoluer les mentalités et de nous servir de nos difficultés comme d'une force pour bâtir notre avenir.
Nous avons décidé d'intervenir de manière positive pour donner de l'espoir à nos familles et à nos communautés. Nous avons également utilisé ces effets négatifs pour devenir plus forts et créer un avenir pour nos générations futures.
Récemment, ma femme et moi avons fait l'acquisition de deux bisons blancs, que notre peuple honore et respecte. Dans le passé, les bisons nous fournissaient nourriture, abri et produits médicinaux.
De plus, quand un bison blanc naît, c'est un signe de force et d'espoir qui nous indique que des changements surviendront bientôt pour notre peuple, et c'est ce que je vois maintenant. Le projet de loi C-5 propose de concrétiser l'appel à l'action numéro 80, et nous espérons que les bienfaits qui en résulteront se feront sentir au sein de notre peuple, mais aussi de la population toute entière.
C'est une façon pour nous de permettre aux Canadiens de visiter le territoire des Premières Nations et de constater que nous sommes fiers de qui nous sommes aujourd'hui et que nous voulons créer une société unie.
En conclusion, je tiens à vous remercier de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole, et j'ai bon espoir que la décision qui sera prise sera d'adopter le projet de loi et de faire du 30 septembre une journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Ensemble, nous pouvons commencer à guérir le passé et à envisager un avenir commun prospère.
Kiit'aah'mut'tsin. Encore une fois, je vous remercie.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Thank you. We appreciate that. Thank you very much.
We are now going to go to Stacy Allison-Cassin, assistant professor, University of Toronto.
Are you with us?
Merci beaucoup de vos paroles.
Nous allons maintenant passer à Stacy Allison-Cassin, professeure adjointe, Université de Toronto.
Êtes-vous avec nous?
Stacy Allison-Cassin
View Stacy Allison-Cassin Profile
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:42
I am.
Je suis là.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Ah, there you are.
Okay, you have up to five minutes. Please proceed.
Ah, vous voici.
Excellent. Vous avez jusqu'à cinq minutes. Allez-y, s'il vous plaît.
Stacy Allison-Cassin
View Stacy Allison-Cassin Profile
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:42
Good afternoon, members of the committee and fellow witnesses. I guess maybe it's good morning for some of you.
I'm Stacy Allison-Cassin, assistant professor, teaching stream, at the Faculty of Information at the University of Toronto, and I'm chair of the Canadian Federation of Library Associations' Indigenous Matters Committee. I am appearing today on behalf of the CFLA.
I'm a citizen of the Métis Nation of Ontario, and I am speaking from Oakville, Ontario, which is the traditional territory of the Huron-Wendat, the Haudenosaunee and the Anishinabe. I also acknowledge the current treaty holders, the Mississaugas of the Credit First Nation.
I want to thank the Standing Committee on Canadian Heritage for the opportunity to speak on Bill C-5 on the proposed national day for truth and reconciliation.
I want to start off with a brief story. Like many families right now, we are working and learning from home. My youngest daughter is in grade 3, and she currently does her schooling from the kitchen table. On September 30, as in recent past years, we wore our orange shirts. As I came in and out of the kitchen on that day, I was continually struck—being sort of able to listen in on a day of grade 3—by the lessons and discussions that were taking place on the topic of residential schools. The teacher read them Phyllis Webstad's story of her orange shirt, and the children in the class were invited to reflect on the story in different ways, really reflecting on it as children listening to a story about another child.
I found it particularly moving. Throughout the day, they watched videos and did orange shirt-themed artwork, and the teacher led the group of seven- to nine-year-olds through some very difficult conversations.
After school that day, we had further conversations within our own family about residential schools and Canada's role. My child had a one-word question that I think many parents are familiar with: Why?
Although I've not had a family member who has experienced residential school—as far as I know, at this point—I have had to talk to my children about why my grandmother hid her identity and why she did not teach my dad her language. I'm hopeful and encouraged that my children and their classmates are learning about residential schools and indigenous peoples in Canada. I know that we have more work to do, and I am really so grateful for all of those and for Phyllis for sharing their stories to bring us to this point.
As a librarian, a parent and an indigenous person, I was struck by a great number of things that day. Among them are the following. Stories are important for truth and understanding and conversations. Facts are important. Creating deliberate space—time apart from the contours of work and school and our busy days in the lives that we all lead—is really vital to ensuring learning, awareness and remembrance of residential schools and the ongoing impacts of colonization, as well as learning about the vibrancy of indigenous peoples and cultures.
September 30—what is now known as Orange Shirt Day—has in many schools, libraries and other sites become an important day of learning and remembering. Creating a national day of truth and reconciliation will create further weight and impetus for a day of remembering and learning for all Canadians.
This is important because, as we know, the first step of reconciliation is the truth part, which includes learning facts, hearing stories and understanding the ongoing impacts of colonization. That will ultimately lead to reconciliation.
As a librarian and educator, I recognize the importance of access to materials, as well as the importance of infrastructure in the delivery of such materials and learning. As we know, access to online materials is particularly important right now in the pandemic. This includes access to the Internet, to materials that are both age-appropriate and culturally appropriate, and to materials in an appropriate language.
As a parent, I have found myself seeking books and guides to help me have conversations with my children and sharing these with other parents.
Libraries exist in schools, communities, hospitals and higher education, making them key hubs for accessing information, programming and technology across the spectrum of age, location and social position. They enable learning outside the bounds of formal education.
Libraries play an important role in ensuring that people have the ability to learn about not only the residential school system, the Indian Act and treaties, but also about indigenous art, literature, language and culture and the experiences of indigenous people in Canada.
Creating a national day for truth and reconciliation would encourage and support the development of programming and the collection of materials, and it would bring greater learning and awareness to all people in Canada.
In 2017 the Canadian Federation of Library Associations' working group on the Truth and Reconciliation Commission released a report that set out detailed actions for libraries to take to implement the calls to action. Since the release of the CFLA's TRC report, the Indigenous Matters Committee has formed a major component of the work of the CFLA. Numerous calls to action relate to education, language, and programming, and speak to the availability of reports and documentation. Furthermore, calls to action numbers 69 and 70 highlight the importance of compliance with UNDRIP regarding indigenous peoples' rights to know the truth of what happened and to access information regarding human rights violations. It is thus vitally important that infrastructure be present to support both control of and access to documentation.
To return to the story I told at the beginning of these remarks, it's my hope that with a national day of truth and reconciliation, learning and discussion will be amplified across Canada. In this, libraries are able to act as a key component to help ensure that we will not have another generation that will not know the truth and that we will acknowledge and honour the survivors and remember those who have died.
Thank you.
Je souhaite un bon après-midi aux membres du Comité, de même qu'aux autres témoins. Je suppose que pour certains d'entre vous, c'est bon matin qui serait de mise.
Je m'appelle Stacy Allison-Cassin. Je suis professeure adjointe, dans le volet enseignement, à la Faculté d'information de l'Université de Toronto, et je suis présidente du Comité des questions autochtones de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques. Je comparais aujourd'hui au nom de la fédération, ou CFLA.
Je suis citoyenne de la nation des Métis de l'Ontario, et je vous parle depuis Oakville, en Ontario, qui se trouve sur le territoire traditionnel des Hurons-Wendats, des Haudenosaunee et des Anishinabe. Je salue également les détenteurs actuels du traité, la Première Nation des Mississaugas de Credit.
Je tiens à remercier le Comité permanent du patrimoine canadien de me donner l'occasion de m'exprimer sur le projet de loi C-5 concernant le projet de journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Je veux commencer par une petite histoire. Comme de nombreuses familles en ce moment, nous travaillons et étudions à la maison. Ma petite dernière est en troisième année et elle suit actuellement ses cours installée sur la table de la cuisine. Le 30 septembre, nous avons porté nos chandails orange, comme nous l'avons fait au cours des dernières années. En faisant des allers-retours dans la cuisine ce jour-là, j'étais frappée — je pouvais écouter en quelque sorte ce qui se passait dans cette classe de 3e année — par les leçons et les discussions qui se déroulaient sur le thème des pensionnats. L'enseignant leur a lu l'histoire de Phyllis Webstad et de son chandail orange, et les enfants étaient invités à réfléchir à l'histoire de différentes manières, soit vraiment comme des enfants qui écoutent l'histoire d'une autre enfant.
J'ai trouvé cela particulièrement émouvant. Tout au long de la journée, ils ont regardé des vidéos et réalisé des dessins sur le thème du chandail orange, et l'enseignant a amené ce groupe d'enfants de sept à neuf ans à discuter de sujets très difficiles.
Après l'école, nous avons eu d'autres discussions au sein de notre propre famille sur les pensionnats et le rôle du Canada. Ma fille avait une question d'un seul mot que, je pense, beaucoup de parents se font poser: pourquoi?
Bien qu'aucun membre de ma famille n'ait été dans un pensionnat — d'après ce que j'ai appris jusqu'à maintenant —, j'ai dû parler à mes enfants des raisons pour lesquelles ma grand-mère a caché son identité et pourquoi elle n'a pas enseigné sa langue à mon père. Je trouve très encourageant que mes enfants et leurs camarades de classe se familiarisent avec l'existence des pensionnats et apprennent à connaître les peuples autochtones du Canada. Je sais que nous avons encore du travail à faire, et je suis vraiment très reconnaissante à tous ceux qui, comme Phyllis, nous ont raconté leur histoire pour que nous puissions en arriver là aujourd'hui.
En tant que bibliothécaire, parent et Autochtone, j'ai été frappée par un grand nombre de choses ce jour-là, dont les suivantes: les histoires sont importantes pour connaître la vérité, comprendre ce qui s'est passé et pouvoir en discuter. Les faits sont importants. Créer délibérément un moment — un temps en marge de notre travail et de l'école et des journées chargées que nous avons tous — est vraiment essentiel pour apprendre à connaître l'histoire des pensionnats indiens et les répercussions qui subsistent de la colonisation, sensibiliser les gens et faire en sorte de ne jamais oublier ce qui s'est passé, de même que pour se familiariser avec le dynamisme des peuples et des cultures autochtones.
Le 30 septembre — qui est maintenant connu sous le nom de « Journée du chandail orange » — est devenu dans de nombreuses écoles, bibliothèques et autres lieux un jour important d'apprentissage et de souvenir. La création d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation donnera plus de poids et d'élan à une journée de souvenir et d'apprentissage pour tous les Canadiens.
C'est important, car, comme nous le savons, la première étape de la réconciliation est de connaître la vérité, c'est-à-dire connaître les faits, écouter les histoires et comprendre les répercussions toujours présentes de la colonisation. C'est ce qui mènera finalement à la réconciliation.
En tant que bibliothécaire et professeure, je suis consciente de l'importance de l'accès au matériel, ainsi que l'importance de l'infrastructure pour fournir le matériel et l'apprentissage. Comme nous le savons, l'accès au matériel en ligne est particulièrement important en ce moment, en raison de la pandémie. Cela comprend l'accès à Internet, à du matériel adapté à l'âge et à la culture, ainsi qu'à du matériel dans une langue appropriée.
En tant que parent, j'ai tenté de trouver des livres et des guides pour m'aider à avoir des conversations avec mes enfants et aussi pour en faire part aux autres parents.
Il existe des bibliothèques dans les écoles, les communautés, les hôpitaux et les établissements d'enseignement supérieur, ce qui en fait des centres clés pour l'accès à l'information, aux programmes et à la technologie, quels que soient l'âge, le lieu et la condition sociale. Elles permettent d'apprendre en dehors des limites de l'éducation formelle.
Les bibliothèques jouent un rôle important en donnant aux gens la possibilité de se renseigner non seulement sur le système des pensionnats, la Loi sur les Indiens et les traités, mais aussi sur l'art, la littérature, les langues et la culture autochtones et sur les expériences des peuples autochtones au Canada.
La création d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation encouragerait et soutiendrait le développement de programmes et la collecte de matériel, et elle permettrait à tous les habitants du Canada d'être plus conscients de ce qui s'est passé et d'être mieux renseignés.
En 2017, le groupe de travail sur la Commission de vérité et réconciliation de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques a publié un rapport détaillant les mesures à prendre par les bibliothèques pour mettre en œuvre les appels à l'action. Depuis la publication du rapport, le Comité des questions autochtones a constitué une composante majeure du travail de la CFLA. De nombreux appels à l'action concernent l'éducation, les langues et les programmes, et portent sur la disponibilité des rapports et de la documentation. En outre, les appels à l'action numéros 69 et 70 mettent l'accent sur l'importance du respect de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et des droits des peuples autochtones de connaître la vérité sur ce qui s'est passé et d'avoir accès aux informations concernant les violations des droits de la personne. Il est donc d'une importance cruciale de disposer de l'infrastructure nécessaire pour soutenir à la fois le contrôle et l'accès à la documentation.
Pour revenir à l'histoire que j'ai racontée au début de ces remarques, j'espère qu'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation servira à multiplier les occasions d'apprentissage et de discussions partout au Canada. Dans ce contexte, les bibliothèques peuvent jouer un rôle clé pour veiller à ce qu'il n'y ait pas une autre génération qui ne connaisse pas la vérité, et à ce que nous reconnaissions et honorions les survivants et nous souvenions de ceux qui sont morts.
Je vous remercie.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Thank you, Ms. Allison-Cassin.
Is it “Ms.” or “Dr.”?
Merci, madame Allison-Cassin.
Vous êtes bien titulaire d'un doctorat?
Stacy Allison-Cassin
View Stacy Allison-Cassin Profile
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:48
It's Dr. Allison-Cassin.
Oui.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
It's Dr. Allison-Cassin. Good for you.
I want to now go to Federally Regulated Employers — Transportation and Communications, and Derrick Hynes, who is the president and CEO.
Go ahead, Mr. Hynes.
Très bien, et bravo.
Nous allons maintenant céder la parole à Derrick Hynes, président-directeur général, Employeurs des transports et communications de régie fédérale.
Monsieur Hynes, allez-y.
Derrick Hynes
View Derrick Hynes Profile
Derrick Hynes
2020-11-20 12:49
Good afternoon, Mr. Chair and members of the committee.
Mr. Chair, I need to start with a quick shout-out to my mom, who happens to be one of your constituents. I'm sure she's watching you and me today.
Thank you for inviting me today as a witness.
In my five minutes, I have some general comments. I'm happy to take questions and discuss these important issues with you after that point.
First let me tell you a little bit about FETCO, the organization for which I work. We are an association of private sector federally regulated employers. Our membership includes major airlines, courier companies, railways, telecom firms, etc., as well as others. Our members are businesses that carry out 24-7 continuous operations almost exclusively. They run businesses that essentially never stop. They connect the domestic and global supply chains and provide critical services to Canadians on a daily basis.
Let me start by saying that FETCO and its members fully support and endorse truth and reconciliation. Our members have a tremendous commitment to diversity and inclusion within their organizations, and this fits perfectly within that broad framework. Our members have no opposition to this proposed holiday. They appreciate the significance of setting aside a day of reflection. They agree it's a positive step in the direction of reconciliation, and frankly, they'd like to be partners in this important journey.
In the broader context, what I'd like to talk to you briefly about today is basically the concept of what a paid statutory holiday means within the context of the federal private sector to provide you with, I hope, some insights around what this looks like in practical terms. What I'm not going to do, and I don't want to do, is in any way disrespect this important dialogue by somehow implying that we should put a price on reconciliation. That would be wrong. That's not my intention. However, I think it's important that we all understand what a paid holiday means.
My colleagues at the Canadian Federation of Independent Business conducted some research a couple of years ago and concluded that a paid statutory holiday across the entire country basically costs the economy, in effect, $3.6 billion. That's assuming all jurisdictions participate in the holiday.
Within the federal private sector, where my members reside, we've done some back-of-the-envelope analysis. It's pretty crude. It looks as if it's probably about a $600-million cost for a one-day paid holiday.
I spoke with some of my members about this specifically. I spoke with a member who employs about 5,000 Canadians in a 24-7 continuous operation. They, in their operation, estimate that a paid holiday costs about $1.4 million for them specifically.
It's important to note that the federal private sector is unique in Canada. As I noted earlier, these businesses don't stop during a holiday. These are not your typical nine-to-five desk jobs. These are businesses that continue to run whether there's a holiday or not. They don't shut down and take the day off.
What happens in practical terms is that those who work typically receive extra compensation, and we all know the expression about receiving overtime at time and a half, for example. What happens, building on that perspective, is that those who receive that time and a half will often take it off later on as time off, and then those who are brought in to replace them for that day are again paid overtime at time and a half, so there's a bit of a compounding effect of what a paid statutory holiday means in the context of continuous operations. Really, in essence, it becomes a cost item, for all intents and purposes.
It's also important to note that a change like this one doesn't occur in isolation. Last year, for example, the government introduced three new paid days to the Canada Labour Code. They're called “personal leave” days. Employees are entitled to them for a multitude of reasons, and the reasons for which they can be taken are quite flexible. Five are guaranteed, three of which must be paid to the employees.
Today we're talking about Bill C-5, which will potentially add one more. Minister Tassi, the Minister of Labour, is planning to soon add another—it's in her mandate letter—under the title of “family day”. This means that over about a two-year period, the government will be adding five days of paid time off in a very condensed time frame.
With all this said, if the government does proceed in this manner, we do have a few recommendations that we hope you will consider in your deliberations.
First, one option is to consider declaring a national truth and reconciliation day without necessarily making it a paid holiday within the federal private sector.
I've looked at the witness testimony you heard earlier in the week. I'm not sure that there's necessarily a huge push from advocates asking that this be a paid day off. Some of your witnesses talked about the fact that this is not meant to be a day for people to put their feet up and watch TV.
If we did it this way and it was not necessarily a paid day off, employers could be actively engaged with indigenous leaders to ensure that the day is commemorated properly and respectfully.
However, if the truth and reconciliation day does proceed as a paid holiday, our second recommendation is that it actually be made effective as a paid holiday in 2022. The 2021 budgeting in most major corporations is done. That financial planning is already complete, and it would be quite disruptive to the process to start that process all over again to accommodate this change.
Our final request, if we do add a paid day for truth and reconciliation, is that the government reconsider its commitment to adding the family day as well. Adding both in the federal sector at this time would mean that the federal jurisdiction would have the highest number of paid statutory holidays within all the Canadian jurisdictions. What ultimately will result from that is a bit of an unfair asymmetry between organizations that operate in the federal sector versus the many—the vast majority—that actually operate across the provincial sector.
That's all I have to add. I'd be happy to take your questions and talk about this. We do believe that this is a critically important issue, and we want to be supportive.
Thank you.
Bon après-midi, monsieur le président, et mesdames et messieurs les membres du Comité.
Monsieur le président, je dois commencer par saluer ma mère qui se trouve à habiter dans votre circonscription. Je suis certain qu'elle nous regarde, vous et moi, aujourd'hui.
Je vous remercie de m'avoir invité aujourd'hui à témoigner.
Au cours des cinq minutes qui me sont imparties, j'ai quelques commentaires généraux à faire. Je serai heureux ensuite de répondre aux questions et de discuter avec vous de ces enjeux importants.
Permettez-moi tout d'abord de vous parler un peu d'Employeurs des transports et communications de régie fédérale, ou ETCRF, l'organisme pour lequel je travaille. Nous sommes une association d'employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale. Nous comptons parmi nos membres de grandes compagnies aériennes, des sociétés de messagerie, des chemins de fer, des entreprises de télécommunications, etc. Nos membres sont des entreprises qui exercent presque exclusivement leurs activités 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Ils dirigent des entreprises qui, pour l'essentiel, ne s'arrêtent jamais. Elles relient les chaînes d'approvisionnement nationales et mondiales et fournissent quotidiennement des services essentiels aux Canadiens.
Permettez-moi de commencer en disant que l'ETCRF et ses membres soutiennent et appuient fermement le processus de vérité et réconciliation. Nos membres adhèrent sans réserve aux principes de la diversité et de l'inclusion au sein de leurs organismes, et cela s'inscrit parfaitement dans ce vaste processus. Nos membres n'ont pas d'objection au congé proposé. Ils sont conscients de l'importance de réserver une journée à la réflexion. Ils conviennent que c'est un pas positif vers la réconciliation et, bien honnêtement, ils aimeraient être partenaires de cet important cheminement.
Dans un contexte plus large, j'aimerais vous parler un peu aujourd'hui de ce qu'un jour férié payé signifie dans le contexte du secteur privé sous réglementation fédérale afin de vous donner, je l'espère, un aperçu de ce que cela signifie concrètement. Ce que je ne vais pas faire, et je ne veux pas faire, c'est me montrer irrespectueux de cet important dialogue en laissant entendre que nous devrions, en quelque sorte, attribuer un prix à la réconciliation. Ce serait inadmissible. Ce n'est pas mon intention. Cependant, je pense qu'il est important que nous comprenions tous ce que signifie un congé payé.
Mes collègues de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante ont effectué des recherches il y a quelques années et ont conclu qu'un jour férié payé dans tout le pays coûte en fait 3,6 milliards de dollars à l'économie. Cela suppose que toutes les administrations au Canada y participent.
Au sein du secteur privé sous réglementation fédérale, où résident mes membres, nous avons effectué une analyse approximative. Les données sont relativement brutes. Il semble que le coût d'un jour de congé payé s'élève à environ 600 millions de dollars.
J'ai parlé de la question avec certains de mes membres, et j'ai parlé avec un membre qui emploie environ 5 000 Canadiens et dont l'entreprise fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Ils estiment qu'un jour de congé payé leur coûte environ 1,4 million de dollars.
Il est important de noter que le secteur privé sous réglementation fédérale est unique au Canada. Comme je l'ai déjà dit, ces entreprises ne s'arrêtent pas pendant un jour férié. Ce ne sont pas des emplois de bureau typiques de neuf à cinq. Ce sont des entreprises qui continuent à fonctionner, qu'il y ait un jour de congé ou non. Elles ne ferment pas pour prendre congé.
Concrètement, les personnes qui travaillent ces jours-là reçoivent généralement une rémunération supplémentaire, et nous connaissons tous l'expression « heures supplémentaires à temps et demi », par exemple. Ce qui se passe, dans ce cas, c'est que ceux qui reçoivent ce temps et demi le prennent souvent plus tard en congé, et ceux qui sont amenés à les remplacer pour cette journée sont eux aussi payés en heures supplémentaires à temps et demi, ce qui veut dire qu'un jour férié payé a une sorte d'effet multiplicateur pour une entreprise dont les activités fonctionnent en continu. En réalité, il devient en fait un élément de dépense.
Il est également important de noter qu'un tel changement ne se produit pas de manière isolée. L'année dernière, par exemple, le gouvernement a ajouté trois nouveaux jours payés dans le Code canadien du travail. Ces jours sont appelés « congés personnels ». Les employés y ont droit pour une multitude de raisons, et les motifs pour lesquels ils peuvent être pris sont assez souples. Cinq d'entre eux sont garantis, dont trois doivent être payés aux employés.
Aujourd'hui, nous parlons du projet de loi C-5, qui en ajoutera potentiellement un autre. La ministre Tassi, la ministre du Travail, prévoit d'en ajouter bientôt un autre — c'est dans sa lettre de mandat — sous le titre de « jour de la Famille ». Cela signifie que sur une période d'environ deux ans, le gouvernement ajoutera cinq jours de congé payé dans un laps de temps très court.
Ceci étant dit, si le gouvernement procède de cette manière, nous avons quelques recommandations que nous espérons que vous prendrez en compte dans le cadre de vos délibérations.
Premièrement, une option consiste à envisager d'instaurer une journée nationale de la vérité et de la réconciliation sans nécessairement en faire un jour férié payé dans le secteur privé fédéral.
J'ai examiné les témoignages que vous avez entendus plus tôt cette semaine. Je ne suis pas sûr qu'il y ait nécessairement une forte pression de la part des défenseurs pour que ce soit un jour de congé payé. Certains de vos témoins ont dit que ce n'était pas censé être un jour de détente devant la télévision.
Si nous le faisions de cette façon et que ce n'était pas nécessairement un jour de congé payé, les employeurs pourraient s'engager activement avec les dirigeants autochtones pour s'assurer que la journée est commémorée correctement et respectueusement.
Cependant, si la Journée de la vérité et de la réconciliation finit par être un jour férié payé, notre deuxième recommandation est qu'elle le devienne effectivement en 2022. Le budget 2021 est établi dans la plupart des grandes entreprises. Cette planification financière est déjà terminée, et il serait très perturbant de recommencer ce processus pour tenir compte de ce changement.
Notre dernière demande, si nous ajoutons un jour de congé payé pour la vérité et la réconciliation, est que le gouvernement reconsidère son engagement à ajouter également la Journée de la famille. L'ajout de ces deux journées dans le secteur fédéral signifierait que l'administration fédérale aurait le plus grand nombre de jours fériés payés de toutes les administrations canadiennes. En fin de compte, il en résultera une asymétrie injuste entre les organisations qui œuvrent dans le secteur fédéral et celles, nombreuses — la grande majorité — qui œuvrent dans le secteur provincial.
C'est tout ce que j'avais à ajouter. Je serai ravi de répondre à vos questions et de discuter de cette question. Nous estimons qu'il s'agit d'une question cruciale et nous voulons montrer notre appui.
Merci.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Thank you, Mr. Hynes, and give my regards to your mom as well.
Now we go to our questions.
Just to remind our witnesses, there are several rounds.
I believe Mr. Waugh is up first.
Merci, monsieur Hynes. Transmettez également mes salutations à votre mère.
Passons maintenant à la période des questions.
Je rappelle à nos témoins qu’il y a plusieurs séries de questions.
Je crois que M. Waugh est le premier sur la liste.
View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
Thank you, Mr. Chair.
Merci, monsieur le président.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
That's for six minutes, please.
Vous avez six minutes, je vous prie.
View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
Thank you.
I want to say thank you to Mr. Big Snake, Mr. Hynes and Dr. Allison-Cassin for their comments. I'll start first with the doctor.
As a former school board trustee in the province of Saskatchewan, I totally agree with you on materials, the Internet and the language. I think this day needs an education component to it all over Canada. Is your organization, the Canadian Federation of Library Associations, at the point now, with new materials and such, that if this does become a day of recognition on September 30, your library association will be putting out materials that all of us could have access to?
Merci.
Je tiens à remercier M. Big Snake, M. Hynes et Mme Allison-Cassin pour leurs commentaires. Je commencerai par Mme Allison-Cassin.
En tant qu’ancien membre du conseil d’administration d’une école de la province de la Saskatchewan, je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne le matériel, l’Internet et les langues. Je pense que cette journée doit comporter un volet éducatif dans tout le Canada. Votre organisation, la Fédération canadienne des associations de bibliothèques, a-t-elle actuellement du nouveau matériel qu’elle pourra mettre à la disposition de tous si cette journée devient un jour de reconnaissance le 30 septembre?
Stacy Allison-Cassin
View Stacy Allison-Cassin Profile
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:57
Thank you for your question.
I think an important thing to know about the Canadian Federation of Library Associations is that we're a federation of associations. We represent the provincial associations as well as specialized associations, such as, for example, the Canadian law associations or health associations, and we really act as a mechanism for bringing together conversations that are then mobilized within our individual jurisdictions. Numerous library associations have been working on this issue for several years, but we don't develop curriculum specifically through the CFLA. We have a detailed report, which I mentioned, that lays out actions that can and could be taken in the context of individual libraries or individual associations.
I do know that the library association in Saskatchewan is quite active in developing all kinds of programming. For example, I know that they have a program on right now to look at specialized subject headings, which is an important part of accessing materials. Subject headings that have been used in many libraries have actually been in racist terminology or in older terminology that's problematic. There is a considerable effort going on across many library associations and professional groups to change those so that we are no longer accessing materials with inappropriate language and names for nations that are not the names the nations use themselves. That kind of work is ongoing.
I cannot speak for all of the associations down to the individual libraries, but I know that active and considerable effort is being put into these programs across Canada, so I would think so.
Merci d’avoir posé la question.
Je pense qu’une chose importante à savoir sur la Fédération canadienne des associations de bibliothèques est que nous sommes une fédération d’associations. Nous représentons les associations provinciales ainsi que des associations spécialisées, comme, par exemple, les associations canadiennes de droit ou les associations de santé, et nous agissons réellement comme un mécanisme favorisant des échanges qui sont ensuite mobilisés au sein de nos administrations individuelles. De nombreuses associations de bibliothèques travaillent à cette question depuis plusieurs années, mais nous n’élaborons pas de programmes d’études particuliers dans le cadre de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques. Nous disposons d’un rapport détaillé, que j’ai mentionné, qui présente les actions qui peuvent et pourraient être prises dans le contexte des bibliothèques individuelles ou des associations individuelles.
Je sais que l’association des bibliothèques de la Saskatchewan élabore activement toutes sortes de programmes. Par exemple, je sais que cette association a mis en place un programme qui permet de consulter des rubriques spécialisées, élément important pour accéder au matériel. Les rubriques qui ont été utilisées dans de nombreuses bibliothèques ont en fait été rédigées dans une terminologie raciste ou plus ancienne qui pose problème. De nombreuses associations de bibliothèques et de groupes professionnels déploient des efforts considérables pour les modifier afin que nous n’ayons plus accès à du matériel dont le langage et les noms ne conviennent pas aux nations et qui ne sont pas les noms qu’elles-mêmes utilisent. Ce genre de travail est en cours.
Je ne peux pas parler au nom de toutes les associations jusqu’aux bibliothèques individuelles, mais je sais que des efforts actifs et considérables sont déployés dans le cadre de ces programmes partout au Canada, alors je pense que oui.
View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
Good. Thank you for your presentation.
I'll move now to Mr. Hynes.
I used to work with Bell Canada. We did not recognize Remembrance Day as a federal holiday. That was changed.
You brought out several good points, one from Stephen Kakfwi, the former premier of Northwest Territories, whom you quoted on the definition of a holiday.
You had a good point about federal holidays versus provincial holidays. That can be a contentious issue. When I was in the television business, for example, Remembrance Day was a holiday provincially, but under the CRTC it was not. Can you expand on that? Provincial versus federal jurisdiction will be a contentious issue in this country.
C’est bien. Merci pour votre exposé.
Je vais passer à M. Hynes.
J’ai travaillé avec Bell Canada. Nous ne reconnaissions pas le jour du Souvenir comme un jour férié fédéral. Les choses ont changé.
Vous avez soulevé plusieurs bons points, dont celui de Stephen Kakfwi, ancien leader du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, que vous avez cité en ce qui concerne la définition d’un jour férié.
Vous avez présenté un bon argument à propos des jours fériés fédéraux et provinciaux. Cette question peut être litigieuse. Lorsque j’étais dans le secteur de la télévision, par exemple, le jour du Souvenir était un jour férié au niveau provincial, mais pas sous le régime du CRTC. Pouvez-vous nous en dire plus? La question de la compétence provinciale par rapport à la compétence fédérale sera litigieuse dans ce pays.
Derrick Hynes
View Derrick Hynes Profile
Derrick Hynes
2020-11-20 13:00
Thanks for the question.
One of the many challenges that emerges within this complex federation in which we all live is that the rules of the workplace, for example, are determined by the jurisdiction in which it operates. The federal sector covers about 10% of all employees within the country. The rest are covered under the relevant provincial jurisdictions wherever the organization might operate. Of course, I don't need to tell most of you on this call that it is determined by the Constitution which powers reside where.
Most of the members I represent are what were believed to be, at the time of the writing of the Constitution, those large federal undertakings—transportation firms, communications firms, banking, etc. The challenge that exists is that when we add paid holidays to the Canada Labour Code, they only affect those organizations that are federally regulated. If we add two, which is now what is largely under consideration, the private federal sector in this country will have the largest number of paid holidays.
If you're an organization whose competitor, for example, might be provincially regulated, you are now at a cost disadvantage against that competitor. It would be our hope that we would do as much as we could to create harmonization when it comes to paid statutory holidays, as well as on many other issues that we talk to the government about, such as occupational health and safety. There are lots of other issues for which harmonization just makes life a whole lot easier and removes any unnecessary competitive imbalance that could be brought into force.
This in no way takes away from our members' support and belief in setting aside a day for national truth and reconciliation. I could go on ad nauseum about how committed they are to that. These are not mutually exclusive concepts. We can do one and not necessarily make it a paid holiday.
Merci d’avoir posé la question.
L’un des nombreux défis qui se posent au sein de cette fédération complexe dans laquelle nous vivons tous est que les règles du lieu de travail, par exemple, sont déterminées par l’administration dans laquelle celui-ci se trouve. Le secteur fédéral couvre environ 10 % de tous les employés du pays. Les autres sont couverts par les administrations provinciales pertinentes, quel que soit le lieu d’activité de l’organisation. Bien entendu, vous savez pour la plupart que la Constitution détermine les compétences qui sont exercées dans chaque province.
La plupart des membres que je représente sont ce que l’on croyait être, au moment de la rédaction de la Constitution, ces grandes entreprises fédérales — entreprises de transport, entreprises de communication, banques, etc. Lorsque nous ajoutons des congés payés au Code canadien du travail, il est possible qu’ils ne concernent que les organisations sous réglementation fédérale, ce qui pose problème. Si nous en ajoutons deux, ce qu’on envisage sérieusement de faire, c’est le secteur privé fédéral de ce pays qui aura le plus grand nombre de congés payés.
Si vous êtes une organisation dont le concurrent, par exemple, pourrait être réglementé par une province, vous êtes maintenant désavantagé en termes de coûts par rapport à lui. Espérons que nous nous efforcerons au maximum d’harmoniser les jours fériés payés, ainsi que de nombreuses autres questions dont nous discutons avec le gouvernement, comme la santé et la sécurité au travail. Il y a beaucoup d’autres questions pour lesquelles l’harmonisation facilite grandement la vie et supprime tout déséquilibre concurrentiel inutile qui pourrait être mis en vigueur.
Cela n’enlève rien au soutien et à la conviction de nos membres en faveur de l’instauration d’une journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Je pourrais continuer à parler à n’en plus finir de leur engagement à cet égard. Ce ne sont pas des concepts mutuellement exclusifs. Nous pouvons en instaurer une sans qu’il s’agisse nécessairement d’un jour férié payé.
View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
I think my time's up, Mr. Chair. I stopped it at 5:48.
Je pense que mon temps est écoulé, monsieur le président. Je me suis arrêté à cinq minutes quarante-huit secondes.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Yes, I was being rather generous to you, sir. I will be generous to others across the board as well.
I will take this time to welcome the two MPs who have joined us. Madame Desbiens is with us, I believe. She's from the Bloc.
Also, I mentioned to our witnesses earlier about the party representation. I mentioned the four parties. We also have a rule within the committee that both the independents and the unrecognized parties—unrecognized from a House perspective—also have access to our committee, so I want to welcome Mr. Paul Manly, who's from the Green Party.
Mr. Manly, thank you for joining us.
Oui, j’ai été plutôt généreux envers vous, monsieur Waugh. Je le serai aussi envers tous les autres.
Je profite de cette occasion pour souhaiter la bienvenue aux deux députés qui nous ont rejoints. Mme Desbiens est avec nous, je crois. Elle est bloquiste.
J’ai également parlé à nos témoins de la représentation des partis. J’ai mentionné les quatre partis. Nous avons également une règle au sein du Comité selon laquelle les indépendants et les députés de partis non reconnus — non reconnus du point de vue de la Chambre — ont également accès à notre comité. Je souhaite donc la bienvenue à M. Paul Manly, du Parti Vert.
Monsieur Manly, merci de vous joindre à nous.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
Thank you. Thank you for having me here.
Je vous remercie. Merci de me recevoir.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Mr. Housefather, you have six minutes, please.
Monsieur Housefather, vous avez six minutes, je vous prie.
View Anthony Housefather Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chairman. Thank you so much to all of the witnesses.
Mr. Hynes, it's great to see you again. I'm going to come to you next.
Mr. Big Snake, thank you so much for your very moving story, both about your family and the buffalo. I really appreciated it.
Dr. Allison-Cassin, I'm a huge fan of libraries. When I was mayor of Côte Saint-Luc, our library was open from 10 a.m. to 10 p.m. 365 days a year. I think the library is the essence of a community. My first question is to you.
You talked a little bit about how libraries would help to instruct schoolchildren in the history of residential schools in Canada and the purpose of the national day for truth and reconciliation. Could you talk to me a little bit about how libraries might also help employers do the same thing? What could you do for adults as well as you could do for kids?
Je vous remercie, monsieur le président. Merci beaucoup à tous les témoins.
Monsieur Hynes, c’est un plaisir de vous revoir. Je vais revenir à vous.
Monsieur Big Snake, merci beaucoup pour votre histoire très émouvante, à la fois concernant votre famille et le bison. Je l’ai vraiment appréciée.
Madame Allison-Cassin, je suis un inconditionnel des bibliothèques. Lorsque j’étais maire de Côte-Saint-Luc, notre bibliothèque était ouverte de 10 heures à 22 heures, 365 jours par année. Je pense que la bibliothèque est l’essence même d’une communauté. Ma première question s’adresse à vous.
Vous avez parlé un peu de la façon dont les bibliothèques aideraient à enseigner aux écoliers l’histoire des pensionnats au Canada et le but de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Pourriez-vous me parler un peu de la façon dont les bibliothèques pourraient aussi aider les employeurs à en faire autant? Que pourriez-vous faire à la fois pour les adultes et pour les enfants?
Stacy Allison-Cassin
View Stacy Allison-Cassin Profile
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:04
Well, I would like to think that many adults use the library as well, as much as kids do.
Speaking to programs for adults, I was talking earlier about my role as a parent. That is certainly a vital role in understanding how to facilitate conversations with children, but I would also say that for adults, there's lots of learning. I did not learn about residential schools when I was a child. That learning primarily had to take place as an adult.
Of course, while I read picture books to my children and learn from them, I'm going to perhaps read other kinds of material or engage with other kinds of material. When we look to adult learners across the spectrum, there are things like book clubs. We know that many public libraries have book clubs.
As I said, there are also many different kinds of libraries. There are public libraries, but libraries exist in other kinds of spaces. There are libraries in hospitals. There are research libraries, which is another area that is really important in conducting research around indigenous matters. When we look at the fundamental role of access to materials and information and data and reports, it really goes across the spectrum. Libraries absolutely serve to not only provide history but also access to information and research about the ongoing impacts, for example, of the residential school system on families in all kinds of ways. There are absolutely roles for libraries in multiple kinds of contexts, and in particular, as I said, in thinking about how we provide access to those materials.
J’aime à penser que beaucoup d’adultes utilisent autant les bibliothèques que les enfants.
En ce qui concerne les programmes pour adultes, je parlais tout à l’heure de mon rôle de parent. C’est certainement un rôle essentiel pour comprendre la façon de faciliter les conversations avec les enfants, mais je dirais aussi que pour les adultes, il y a beaucoup à apprendre. Je n’ai pas appris l’histoire des pensionnats quand j’étais enfant. Cet apprentissage a dû se faire principalement à l’âge adulte.
Bien sûr, pendant que je lis des livres d’images à mes enfants et que j’apprends d’eux, je vais peut-être lire ou consulter d’autres types de matériels. Les apprenants adultes de tous les niveaux ont accès à des services comme les clubs de lecture. Nous savons que de nombreuses bibliothèques publiques en sont dotées.
Comme je l’ai dit, il existe également de nombreux types de bibliothèques. Il y a des bibliothèques publiques, mais les bibliothèques se trouvent dans d’autres types d’espaces. Il y a des bibliothèques dans les hôpitaux. Il y a des bibliothèques de recherche, autre domaine vraiment important pour mener des recherches sur les questions autochtones. Lorsque nous examinons le rôle fondamental de l’accès au matériel, aux informations, aux données et aux rapports, nous constatons qu’il couvre tout le spectre. Il est clair que les bibliothèques servent non seulement à fournir l’histoire, mais aussi l’accès à l’information et à la recherche sur les conséquences permanentes, par exemple, du système des pensionnats, à bien des égards, pour les familles. Les bibliothèques ont un rôle indéniable à jouer dans de multiples contextes. Comme je l’ai dit, elles nous amènent notamment à réfléchir sur la manière dont nous donnons accès à ces documents.
View Anthony Housefather Profile
Lib. (QC)
Thanks so much. I do think libraries will play a central role in this holiday. I really do.
To Mr. Hynes, first of all, I want to thank FETCO for its commitment to truth and reconciliation and its understanding of the importance of this day. I think you spoke very sensitively to that while balancing it with the needs of the people you represent. I want to thank you for that. I will convey to Minister Tassi the concern that you expressed about adding another day in terms of family day in addition to this holiday.
One of the points you raised intrigued me a little bit. This was in terms of your subsidiary request that if we do go ahead and make this a paid holiday, it come into force in 2022, because budgets for 2021 have already been done. Can you speak a little bit more to how you would propose the government do that?
Merci beaucoup. Je pense que les bibliothèques joueront un rôle central en ce qui concerne ce jour férié. Je le pense vraiment.
Monsieur Hynes, je tiens d’abord à remercier les Employeurs des transports et communications de régie fédérale de s’engager en faveur de la vérité et de la réconciliation et de comprendre l’importance de cette journée. Je pense que vous en avez parlé avec beaucoup de délicatesse tout en les mettant en balance avec les besoins des personnes que vous représentez. Je tiens à vous en remercier. Je transmettrai à la ministre Tassi la préoccupation que vous avez exprimée concernant l’ajout d’une journée de la famille en plus de ce jour férié.
Un des points que vous avez soulevés m’a un peu intrigué. Il s’agit de votre demande accessoire visant à ce que, si ce congé finit par être payé, il n’entre pas en vigueur avant 2022, car les budgets pour 2021 ont déjà été établis. Pouvez-vous nous donner des détails sur la manière dont vous proposeriez au gouvernement de procéder?
Derrick Hynes
View Derrick Hynes Profile
Derrick Hynes
2020-11-20 13:07
Sure. Thanks for the question, and also thank you for your kind comments. We do make great efforts within our organization to be a collaborative participant in any consultation that's happening under Minister Tassi's mandate. You and I have had a lot of interaction in these early days as a result.
When I reached out to members about this issue, I have to say that the response was quick and it was very positive. This issue around financial planning was one of the issues that was raised. Much of the budgeting and planning that gets done for an organization—everything down to the fine detail of shift scheduling for the year ahead and determining human resources needs, particularly in operational environments—gets done well in advance. I heard from some of our members that this planning is complete for 2021, as a result, and we're not far away from January 1. It would be somewhat disruptive to have to unfold all of that and then layer in a paid holiday at this point, so I think it would be appreciated among our member community if at least the paid portion of this holiday were delayed to 2022.
That's not to say that the national day could not be set aside in 2021. We will do all we can to be supportive of it, but if the portion of it that actually kicks in the paid part and makes it a paid statutory holiday could be extended to 2022, that would make our lives a lot easier and would certainly be appreciated.
Bien sûr, merci pour la question, et merci aussi pour vos aimables commentaires. Nous nous efforçons, au sein de notre organisation, de participer à toute consultation qui se déroule sous le mandat de la ministre Tassi. Vous et moi avons donc eu de nombreuses interactions aux premiers jours.
Lorsque j’ai consulté les membres sur cette question, je dois dire que leur réponse a été rapide et très positive. Il a notamment été question de la planification financière. Une grande partie de la budgétisation et de la planification d’une organisation — jusqu’aux moindres détails de la planification des équipes pour l’année à venir et de la détermination des besoins en ressources humaines, en particulier dans les environnements opérationnels — est faite bien à l’avance. Certains de nos membres m’ont dit que cette planification était donc terminée pour 2021, et que le 1er janvier arrivera bientôt. Il serait quelque peu perturbant de devoir revoir tout cela et d’y ajouter un congé payé à ce stade. Je pense donc que notre communauté de membres apprécierait qu’au moins la partie payée de ce congé soit reportée à 2022.
Toutefois, cela ne veut pas dire que la journée nationale ne pourrait pas être instituée en 2021. Nous ferons tout notre possible pour en favoriser l’instauration, mais si l’aspect pécuniaire de la journée qui en fait un jour férié payé pouvait être reporté à 2022, cela nous faciliterait grandement la vie et serait certainement apprécié.
View Anthony Housefather Profile
Lib. (QC)
I appreciate that information. Thank you.
Mr. Chair, do I have any time left or am I done?
Je vous sais gré de cette information. Merci.
Monsieur le président, me reste-t-il du temps ou ai-je terminé?
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
You have 39 seconds. Make the most of it.
Vous avez 39 secondes. Utilisez-les au mieux.
View Anthony Housefather Profile
Lib. (QC)
I think in 39 seconds I won't achieve much.
Thank you to all of our witnesses.
I will yield the floor to my colleague from the Bloc Québécois.
Je pense qu’en 39 secondes, je n’arriverai pas à grand-chose.
Merci à tous nos témoins.
Je vais laisser la parole à mon collègue du Bloc Québécois.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Mr. Champoux, you have the floor for six minutes.
Monsieur Champoux, vous avez la parole pour six minutes.
View Martin Champoux Profile
BQ (QC)
View Martin Champoux Profile
2020-11-20 13:09
Thank you very much, Mr. Chair.
My thanks to the witnesses for joining us today. Their testimony is very enlightening.
I will turn first to Ms. Allison-Cassin.
You brought up the issue of indigenous languages. Clearly, for the Bloc Québécois, the issue of language is very important. We are talking a lot about it these days.
We know that a number of indigenous languages are under threat and that some have probably already disappeared or are spoken very little. A group of young people in the country is trying to revive the indigenous language that their grandparents spoke, but that they have almost never spoken. I find that to be an extraordinary initiative. It's a lovely story. It's a great way to value indigenous culture and make it better known.
Does your federation have the means to assist an initiative like that? Do you feel that it's an initiative that can be spread more widely in the country to save indigenous languages, which are very powerful cultural tools?
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie les témoins de leur présence parmi nous aujourd'hui. Leurs témoignages sont très éclairants.
Je vais d'abord m'adresser à Mme Allison-Cassin.
Vous avez abordé la question des langues autochtones. Évidemment, au Bloc québécois, la question de la langue est très importante. Nous en parlons particulièrement ces jours-ci.
On sait que plusieurs langues autochtones sont menacées et que certaines sont probablement déjà disparues ou très peu parlées. Il y a un groupe de jeunes au pays qui essaie de raviver la langue autochtone de leurs grands-parents qu'ils n'ont à peu près jamais parlé. J'ai trouvé l'initiative extraordinaire. C'est une belle histoire. C'est une belle façon de valoriser et de faire connaître la culture autochtone.
Est-ce que votre fédération a les moyens d'aider une telle initiative? Pensez-vous qu'il s'agit d'une initiative qui peut se déployer plus largement au pays pour sauver des langues autochtones, qui sont des outils culturels très importants?
Results: 1 - 30 of 24412 | Page: 1 of 814

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data