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View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
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2021-06-15 14:04 [p.8459]
Madam Speaker, it is my turn to rise today in the Parliament of Canada to recognize an exceptional woman, Louise Harel.
Although we are not from the same political family, we do share a love for Hochelaga and its people. Louise Harel is a feminist, a sovereignist and a proud resident of Hochelaga-Maisonneuve.
She was a member of the National Assembly for over 30 years in Hochelaga-Maisonneuve, held various ministerial positions and was the only woman elected President of the National Assembly of Quebec. Although she is already an officer of the Ordre national du Québec and a recipient of the Grand Cross of the Ordre de la Pléiade, I wanted to state that the City of Montreal has just awarded her the title of citizen of honour.
Ms. Harel has dedicated her entire life to improving the lives and dignity of the most vulnerable, as well as to promoting intercultural ties and defending the French language. She leaves an immense legacy in Quebec, including the Pay Equity Act and legislation on family patrimony. I always found our discussions on diversity and the role of women to be truly inspiring.
Thank you, Louise, for your compassion and your integrity, for your many struggles for the common good and for continuing to be a model of a progressive woman of conviction.
Madame la Présidente, je me lève aujourd'hui pour reconnaître à mon tour au Parlement du Canada une femme d'exception, Louise Harel.
Bien que nous ne soyons pas de la même famille politique, nous partageons l'amour pour Hochelaga et ses gens. Louise Harel est une féministe, une souverainiste et une fière résidente d'Hochelaga-Maisonneuve.
Députée pendant plus de 30 ans dans Hochelaga-Maisonneuve, elle occupa différents postes de ministre et fut la seule femme élue présidente de l'Assemblée nationale du Québec. Bien qu'elle soit déjà officière de l'Ordre national du Québec et récipiendaire du grade de Grand-Croix de l'Ordre de la Pléiade, je tenais à souligner que la Ville de Montréal venait de lui décerner le titre de citoyenne d'honneur.
Mme Harel a dédié toute sa vie à améliorer la vie et la dignité des personnes les plus vulnérables, ainsi qu'au rapprochement interculturel et à la défense de la langue française. Elle laisse un legs immense au Québec, notamment la loi sur l'équité salariale et celle sur le patrimoine familial. Nos discussions sur la diversité et le rôle des femmes sont toujours une source d'inspiration.
Merci, Louise, de ton humanisme et de ton intégrité, de tes nombreuses luttes pour le bien commun et d'être encore aujourd'hui un modèle de femme progressiste et de conviction.
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CPC (MB)
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2021-05-12 14:19 [p.7104]
Mr. Speaker, I rise today to pay tribute, with gratitude, to a highly respected parliamentarian, a loyal Conservative and a dear friend, the remarkable Diane Finley.
For the past 17 years, Diane has served the constituents of Haldimand—Norfolk, her party and her country in this place with honour. Diane was former prime minister Stephen Harper's go-to person on tough files. Whether negotiating with tobacco farmers, reforming EI, military procurement or G7 and G20 lead during the great recession, Diane got the job done. She served as Minister of Human Resources and Social Development, Minister of Citizenship and Immigration, and Minister of Public Works and Government Services, not because it was 2015, but because she is among the best of the best.
Diane is more than an incredibly competent woman. She is kind, thoughtful and wise, and she has mentored many of us, especially Conservative women, over the years. What people might not know about Diane is she is also a very talented interior decorator and amazing cook, and although a proud Scotswoman, she loves her Greek food. I know one thing Diane will miss about Ottawa is her favourite Greek restaurant, Mystiko. I hope she will also miss many of her colleagues, because we are sure going to miss her. We know she will continue to be there for our Conservative movement and our country for many years to come.
I know Doug is smiling on Diane right now. We all wish her the very best and Godspeed in the next chapter of life. “We love you, Diane.”
Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage et remercier une parlementaire fort respectée, une loyale conservatrice et une bonne amie, la remarquable Diane Finley.
Au cours des 17 dernières années, Diane a servi avec honneur les habitants d'Haldimand—Norfolk, son parti et son pays à la Chambre des communes. Diane était la personne à qui l'ancien premier ministre Stephen Harper confiait les dossiers difficiles. Qu'on pense aux négociations avec les producteurs de tabac, à la réforme de l'assurance-emploi, à l'approvisionnement militaire, à la gestion des dossiers du G20 et du G7 durant la récession mondiale, Diane faisait ce qu'il fallait. Elle a servi à titre de ministre des Ressources humaines et du Développement social, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration et ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, non pas parce que l'on était en 2015, mais parce qu'elle comptait parmi les meilleurs.
Diane est plus qu'une femme extrêmement compétente. Elle est bienveillante, réfléchie et sage. Au fil des ans, elle a servi de mentore à beaucoup de gens, en particulier des femmes au sein du Parti conservateur. Les gens ignorent peut-être qu'elle a un immense talent pour la décoration intérieure et la cuisine, et que, malgré ses origines écossaises, elle adore la cuisine grecque. Je sais que s'il y a une chose à Ottawa qui lui manquera, c'est son restaurant grec favori, Mystiko. J'espère que ses collègues lui manqueront aussi, car elle, assurément, nous manquera. Nous savons qu'elle continuera à être là pour le mouvement conservateur et le pays pendant encore de nombreuses années.
Je sais que Doug regarde Diane de là-haut et lui sourit. Nous lui souhaitons nos meilleurs vœux et la meilleure des chances pour le prochain chapitre de sa vie. Nous t'aimons, Diane.
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NDP (BC)
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2021-04-29 14:13 [p.6413]
Mr. Speaker, I rise to mark the passing of a great parliamentarian and outstanding Canadian, Ian Waddell.
Ian was an MP, MLA and cabinet minister, a lawyer, author, film producer, social democrat and an infatigable proponent of a more prosperous and just Canada. He served 14 years in this place, elected three times by the people of Vancouver Kingsway, and once in Port Moody—Coquitlam. After he was elected to the British Columbia legislature, representing Vancouver-Fraserview.
Ian had a storied career. He was particularly proud of his work on the Berger Commission and the key role he played to include indigenous rights in our Constitution. He was the lead minister responsible for the 2010 winter Olympics winning bid and was instrumental in fostering B.C.'s film industry. He even chatted with the Queen.
Ian had a rare ability to work across party lines and seek practical outcomes, always with good humour.
On behalf of my colleagues and the people of Vancouver Kingsway, we express our deepest appreciation for his public service and admiration for a life well live.
Monsieur le Président, je prends la parole pour souligner le décès d'un grand parlementaire et d'un Canadien exceptionnel, Ian Waddell.
Ian a été député de la Chambre des communes, député provincial, ministre, avocat, auteur, producteur de film, sociodémocrate et ardent défenseur d'un Canada plus prospère et plus juste. Il a été député de la Chambre des communes pendant 14 ans, où il a été élu deux fois par les résidants de Vancouver Kingsway, et une fois par ceux de Port Moody—Coquitlam. Par la suite, il a été élu à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique, où il a représenté les résidants de Vancouver-Fraserview.
Ian a mené une carrière bien remplie. Il était particulièrement fier de son travail à la Commission Berger et du rôle clé qu'il a joué pour l'inclusion des droits des Autochtones dans la Constitution. Il a été le principal ministre responsable du succès remporté par la candidature de Vancouver aux Jeux olympiques d'hiver de 2010, et il a joué un rôle crucial dans la promotion de l'industrie du film de la Colombie-Britannique. Il a même bavardé avec la reine.
Ian était l'une des rares personnes à savoir travailler avec des gens de toutes les allégeances politiques pour obtenir des résultats concrets tout en gardant toujours sa bonne humeur.
Au nom de mes collègues et des résidants de Vancouver Kingsway, je lui offre mes plus sincères remerciements pour le service qu'il a rendu à la population, et toute mon admiration pour la vie bien remplie qu'il a menée.
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
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2021-04-26 14:13 [p.6154]
Mr. Speaker, today, it is with great honour that I am able to share some words with the House about an incredible fellow New Democrat, a leader, someone who is a humanitarian, a diplomat and a scholar.
Stephen Lewis has lifted the lives of millions of people and someone who continues to inspire future generations of progressive leaders. He right now is battling a very serious illness, but he does not want us to talk about that illness. He does not want us to talk about him. He wants us to do what he has always advocated for, speaking about people who need help the most.
Recently, Stephen Lewis has indicated exactly who those people are: people who come from low-income countries that are not able to afford the vaccines to fight this global pandemic. We stood shoulder to shoulder recently, fighting against big pharma and urging the Liberal government to give these countries a fighting chance against the pandemic.
The same way Stephen Lewis throughout his life has shared love and compassion for others, the same way he has stood for people, today I want Stephen Lewis and his family to know that we stand with them.
Monsieur le Président, j'ai le grand honneur de dire quelques mots à la Chambre au sujet d'un incroyable collègue néo-démocrate, un chef, un humaniste, un diplomate et un érudit.
Stephen Lewis a amélioré la vie de millions de personnes et continue d'inspirer les futures générations de leaders progressistes. Il lutte en ce moment contre une très grave maladie, mais il ne veut pas qu'on en parle. Il ne veut pas qu'on parle ni de lui, ni de sa maladie. Il souhaite que nous fassions ce qu'il a toujours préconisé, c'est-à-dire parler des personnes qui ont le plus besoin d'aide.
Récemment, Stephen Lewis a indiqué qui étaient ces personnes: ce sont celles qui vivent dans des pays à faible revenu et qui ne peuvent se payer les vaccins pour lutter contre la pandémie mondiale. Nous nous sommes récemment opposés tous les deux aux grandes sociétés pharmaceutiques et avons pressé le gouvernement libéral d'accorder à ces pays une chance de lutter contre la pandémie.
Toute sa vie, Stephen Lewis a fait preuve d'amour et de compassion à l'égard d'autrui et a défendu son prochain. Aujourd'hui, j'aimerais que sa famille et lui sachent que nous sommes de tout cœur avec eux.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, political engagement is a calling and sometimes even one's life work. It is the will to change things or, I should say, to make life better for one's constituents. In Quebec, this also translates into the fight for our country, and an extraordinary example of political engagement is Carole Lavallée.
Political staffer, director of communications—that is when I met her—chief of staff, member for Saint-Bruno—Saint-Hubert for three terms, chair of the Marie-Victorin school board and always a dedicated advocate, Carole has experienced all aspects of political engagement. With a sharp mind, piercing wit and extraordinary flair, Carole is an exceptional politician. As the Bloc's heritage critic, she brought the cultural community together in the fight for respect of copyright. She won a good many battles.
Today Carole is in palliative care, perhaps even in her final days, with her loving partner by her side. On behalf of the Bloc Québécois, along with thousands of Quebeckers, no doubt, I want to say the following:
Thank you for all your work and thank you for enriching our lives. Our thoughts are with you.
Monsieur le Président, l'engagement politique est une vocation et c'est parfois même l'œuvre d'une vie. C'est la volonté de changer les choses ou, je devrais dire, d'améliorer les choses pour ses concitoyens. Au Québec, cela s'exprime aussi dans le combat pour le pays, et un exemple extraordinaire d'engagement politique, c'est Carole Lavallée.
Attachée politique, directrice des communications — c'est là que je l'ai connue —, cheffe de cabinet, députée de Saint-Bruno—Saint-Hubert pendant trois mandats, présidente de la Commission scolaire Marie‑Victorin et toujours profondément militante, Carole a connu tous les aspects de l'engagement politique. Avec un esprit affuté, un sens de la répartie dévastateur, un flair hors du commun, Carole est une femme politique exceptionnelle. Comme porte-parole du Bloc en matière de patrimoine, elle a rassemblé le milieu culturel dans son combat pour le respect des droits d'auteur. Elle en a gagné des batailles.
Aujourd'hui, Carole est aux soins palliatifs, vivant auprès de son amoureux peut-être ses derniers jours. Au nom du Bloc québécois et sans doute au nom des milliers de Québécois, en mon nom personnel, je tiens à lui dire ceci:
Merci pour ton travail, merci d'être dans nos vies; nous sommes tous et toutes avec toi.
View Pam Damoff Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, this month we honour incredible women, and I would like to recognize former Oakville MP Bonnie Brown, who turned 80 years old on March 2.
Bonnie served in this House from 1993 to 2008. Prior to being elected federally, she served as a school board trustee and then was elected as a municipal councillor. This year's theme for International Women's Day is “Choose to Challenge”. Bonnie Brown has never been afraid to challenge. She has spoken passionately about climate change, child care, pharmacare and so much more. I know that Bonnie is especially proud of being the first parliamentarian to speak out against the 2003 invasion of Iraq.
Bonnie cherishes her family, and her children and grandchildren have made her proud. She was and is a trailblazer and shows no signs of slowing down. I thank Bonnie for her leadership and inspiring women like me to walk in her footsteps.
Monsieur le Président, ce mois-ci, nous célébrons les femmes d'exception et c'est pourquoi je tiens à saluer l'ancienne députée d'Oakville Bonnie Brown, qui a eu 80 ans le 2 mars.
Bonnie a été députée de 1993 à 2008. Avant de faire carrière en politique fédérale, elle a été conseillère scolaire, puis conseillère municipale. Cette année, la Journée internationale des femmes avait pour thème « Choisir de contester », et on peut dire que Bonnie Brown n'a jamais eu peur de contester. Changements climatiques, garde des enfants, assurance-médicaments: tous ces sujets et bien d'autres encore lui tenaient particulièrement à cœur et elle savait les défendre avec passion. Je sais qu'elle est particulièrement fière d'avoir été la première parlementaire à dénoncer l'invasion de l'Irak, en 2003.
Bonnie adore sa famille, et ses enfants autant que ses petits-enfants font sa fierté. Elle a toujours été une pionnière et, encore aujourd'hui, elle n'a pas l'air de vouloir ralentir la cadence. Je la remercie d'avoir été un modèle de leadership et d'avoir incité de nombreuses femmes, dont moi, à marcher sur ses pas.
View James Maloney Profile
Lib. (ON)
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2021-02-16 14:17 [p.4130]
Mr. Speaker, my riding of Etobicoke—Lakeshore has a special place in Canadian history. We are the constituency that elected the first Black Canadian to the Ontario legislature, and the first Black woman to the House of Commons.
As we celebrate the 25th anniversary of Black History Month, it is thanks to my predecessor, the Hon. Jean Augustine, and her motion, which was unanimously agreed to in the House of Commons. That was no small feat. Jean was the first woman elected to represent this riding in the House, the first Black woman elected to the chamber and the first Black woman appointed to cabinet. Recently, Maclean's magazine presented her with a well-deserved lifetime achievement award.
Leonard Austin Braithwaite was an outstanding Second World War veteran, a gifted lawyer, a school trustee and a city councillor. He served the legislature from 1963 to 1975, was instrumental in revoking racial segregation in schools and advocated for girls to be allowed to serve as pages in the chamber.
It is an honour to follow in the footsteps of these trailblazers.
Monsieur le Président, ma circonscription, Etobicoke—Lakeshore, occupe une place particulière dans l'histoire canadienne. C'est dans cette circonscription qu'ont été élus le premier Canadien noir à l'Assemblée législative de l'Ontario et la première femme noire à la Chambre des communes.
Alors que nous célébrons le 25e anniversaire du Mois de l'histoire des Noirs, rappelons-nous que nous le devons à ma prédécesseure, Jean Augustine, et à sa motion, qui a été adoptée à l'unanimité à la Chambre des communes. C'était tout un exploit. Mme Augustine a été la première femme élue pour représenter cette circonscription à la Chambre et la première femme noire à siéger à la Chambre et à être nommée au Cabinet. Récemment, le magazine Maclean's lui a remis, à juste titre, un prix d'excellence pour l'ensemble de ses réalisations.
Leonard Austin Braithwaite était un remarquable vétéran de la Seconde Guerre mondiale, un brillant avocat, un conseiller scolaire et un conseiller municipal. Il a siégé à l'Assemblée législative de 1963 à 1975, a joué un rôle prépondérant dans la révocation de la ségrégation raciale dans les écoles et a milité pour que les filles puissent être pages à la Chambre.
C'est un honneur de suivre les traces de ces pionniers.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
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2020-12-11 13:01 [p.3350]
Madam Speaker, the member cannot have it both ways. She cannot say that she likes what the Ethics Commissioner is saying and quote something to her advantage, and then, on the other hand, when the Ethics Commissioner says something that she does not like, misrepresent it.
For example, the member made reference to Bill Morneau. What did the Ethics Commissioner say about Bill Morneau and the expenses? He believed what the minister at the time explained and said that there was no conflict, yet the member just put on the record that the former minister, Mr. Morneau, did, in fact, violate. She cannot have it both ways.
The idea of an Ethics Commissioner is to take the politics out of it, and we see that as a good thing. I wonder if the member would recognize what she has just done. Is that not a conflict in itself?
Madame la Présidente, la députée ne peut pas dire une chose et son contraire. Elle ne peut pas appuyer ce que le commissaire à l'éthique a dit en citant des propos qui font son affaire, puis déformer les propos du commissaire à l'éthique qui ne font pas son affaire.
Par exemple, la députée a fait allusion à Bill Morneau. Qu'a dit le commissaire à l'éthique au sujet de Bill Morneau et de ses dépenses? Il a cru les explications du ministre à ce moment-là et il a conclu qu'il n'y avait pas eu de conflit. Or, la députée vient d'affirmer que l'ancien ministre Morneau a enfreint les règles. Elle ne peut pas dire une chose et son contraire.
On fait appel au commissaire à l'éthique justement pour soustraire le processus à l'influence politique, et nous croyons que c'est une bonne chose. Je me demande si la députée se rend compte de ce qu'elle vient de faire. N'est-ce pas un conflit en soi?
View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
View Christine Normandin Profile
2020-12-11 13:02 [p.3350]
Madam Speaker, the fact remains that the minister ended up stepping down, which seems to confirm in and of itself that there was a breach of ethics, but that was what the minister chose to do at the time.
In any case, I do not think that I am in a position of conflict of interest myself when I say that we should give more power to the Ethics Commissioner, regardless of the situation. That would enable us to take the politics out of ethics in the future, which would not be a bad idea in some contexts. It would also make it possible to give the Ethics Commissioner more independence and especially more power so that his recommendations are not simply recommendations and so that the sanctions are more effective.
Madame la Présidente, il reste que le ministre a fini par démissionner, ce qui peut sembler être une confirmation en soi qu'il y avait un certain manque à l'éthique. Or cela relève alors de la décision du ministre.
Dans tous les cas, je ne crois pas être en conflit moi-même lorsque je dis qu'on devrait donner plus de pouvoir au commissaire à l'éthique, peu importe la situation. À l'avenir, c'est ce qui permettra justement de sortir le politique de l'éthique, ce qui ne serait pas une mauvaise chose dans certains contextes. Cela permettra aussi d'assurer une plus grande indépendance au commissaire à l'éthique et, surtout, lui donner plus de pouvoir pour que ses recommandations ne soient pas que de simples recommandations, mais que les sanctions puissent être plus effectives.
View Gérard Deltell Profile
CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2020-12-09 18:01 [p.3240]
Madam Speaker, I am very proud and truly honoured to rise in the House today to speak to the bill introduced by my Bloc Québécois colleagues.
I am proud to be a Quebecker. I am proud to be part of this nation, which, against all odds, has always demonstrated not only its fighting spirit, but also a willingness to overcome hardships with honour and dignity. I love the history of Quebec. I love the particularities of Quebec. I love the culture of Quebec. I am a Quebecker, like my 77 other colleagues elected to the House who, along with me, represent Quebec's 78 ridings.
Quebec is not a monolithic block. Quebec draws its strength from its diversity. Whether one is a sovereignist, like my friends in the Bloc Québécois, left-leaning, like the member for Rosemont—La Petite-Patrie, a centralizing federalist, like my friends in the Liberal Party, or Conservative, like me and my nine other colleagues, we are all Quebeckers. We can be proud of this nation, which was in fact recognized by a Conservative government.
I studied history, and I am proud of the history of Quebec. We all know that the first nations have existed and still exist on Quebec territory since the dawn of time.
Yesterday I celebrated the 12th anniversary of my first election. I am proud to have spent 12 years and one day representing the Huron-Wendat people in either the National Assembly or the House of Commons. Their territory used to be called the Huron Village. I am very proud to represent this nation because we must always keep in mind that our territory has been occupied by the first nations since the dawn of time.
The first Europeans came here as colonists, as they used to be called. There was Jacques Cartier in 1534, and Samuel de Champlain in 1608. On July 3, Champlain founded Quebec City, ensuring that the permanent foundation of the European presence on North American soil would be part of history under the French regime. We have worn our French identity with honour, pride and dignity for more than 400 years.
A debate is currently taking place about preserving the language, which is the very essence of what we are as Quebeckers. We must never forget that language is part of our history, our heritage, and it is up to us to preserve it so we can show off Quebec in all its glory.
The British arrived in 1759, 1760 and 1763. We must salute the fact that, for more than 260 years, francophones and anglophones have been living on Quebec soil. We are also living alongside other groups who came to Quebec. In the 1840s, Quebec welcomed thousands of people from Ireland fleeing the great famine. Their descendants continue to make Quebec proud. Just because someone is born in a place that has no ties to France does not make them less of a Quebecker. Quite the contrary. Three Quebec premiers had Irish roots. I am thinking of the Johnson brothers.
We have great politicians who also made their mark and had Irish roots. I am thinking of Gilles Duceppe, among others. There is no shame in that, quite the contrary. We are proud of the intermingling that has taken place over the years.
Confederation in 1867 was made possible with the support and assistance of what were then known as French Canadians. George-Étienne Cartier and Sir John A. Macdonald built this country, which allowed Quebec to live and take charge of its destiny within Canada, governed by the laws of Canada. We have always managed to live here in French, and that is something to be protected. That is Quebec's greatest honour.
I mentioned immigration. I must admit that I am fortunate and proud to have a conflict of interest, because I myself am the child of immigrants.
My parents chose and were chosen to move here in 1958, and I was born in 1964. The greatest gift is that my parents, who are now 96 and 97 years old, raised me as a Quebecker. They did not spend their time telling me stories about how things were back in their day in their home country. Instead, they told me how we could live with our pride in our ancestors' legacy here, in Quebec, in Canada. I cannot thank them enough for that.
Even though my father could not stand up on skates for more than four seconds before falling because he had never skated before in his life, he could talk about Maurice Richard, Jean Béliveau and Guy Lafleur with an enthusiasm that would embarrass me today. That is how passionate he was about talking about our national sport. I am hardly exaggerating. I know that members of all parties here in the House have wonderful immigration success stories, and my parents' story is one of them.
Since we are talking about immigration, Quebec's uniqueness emerged in all its glory over the years through the measures that were taken in collaboration with the federal government with regard to immigration. Take, for example, the 1971 Lang-Cloutier agreement, which allowed Quebec to have immigration representatives in the embassies; the 1975 Andras-Bienvenue agreement, which clarified Quebec's role in the selection process; and the well-known 1978 Cullen-Couture agreement, which allowed Quebec to clearly define the selection criteria for its immigrants.
I am getting to the subject at hand today, namely multiculturalism, because, in 1991, there was the Gagnon-Tremblay-McDougall agreement on Quebec's specific role in the selection of immigrants. All of that was done within Canada and in accordance with Canadian laws, including the Canadian Multiculturalism Act, which came into effect in 1988. Obviously, policies had been put in place under the 15th Prime Minister of Canada, the Right Hon. Pierre Elliott Trudeau, but the act as we know it, the 1988 act, received royal assent under Brian Mulroney, the boy from Baie-Comeau.
I know he is not the only Quebecker to have led the country. We had Wilfrid Laurier; Louis St. Laurent, my riding's namesake; our 15th Prime Minister, Mr. Trudeau, and his son, our current Prime Minister; and Paul Martin, who was also a Quebec MP. However, I do not think anyone would fault me for saying that we can be very proud of Brian Mulroney, that Quebecker who led Canada, the boy from Baie-Comeau. Had he had any concerns whatsoever about the Canadian Multiculturalism Act in 1988, he would not have gone there.
The Conservatives recognize the rights of first nations. The Conservatives recognize that French and English are the founding, national and official languages of this country. That is what enables Quebec to be a distinct, French-speaking society within Canada. We believe all Canadians are equal. They have the same rights and powers and enjoy the same benefits. We embrace shared values like equality, democracy and the rule of law.
Section 2 of the Canadian Multiculturalism Act allows for special agreements between the federal government and the provinces. That is why I can understand why sovereignists are worried when we talk about that with the current government, which is highly centralist and thinks that Ottawa knows what is best for the provinces. We take exactly the opposite approach.
The Conservatives are the ones who recognized Quebec as a nation. The Conservatives are the ones who gave Quebec a seat at UNESCO. The Conservatives are the ones who gave Quebec more powers over immigration. The Conservatives are the ones who are open to the idea of giving Quebec more powers over culture and immigration. We are the ones who are open to the idea of a single tax return. Most importantly, we are the ones who want Bill 101 to apply to federally regulated businesses. The Conservatives are the ones who very seriously respect Bill 21 because, technically, it fell precisely under provincial jurisdiction.
If we want Canada to continue to prosper and assert itself as it has done so well for more than 400 years, then we need a Conservative government that will respect the laws, jurisdiction and distinctiveness of Quebec.
Madame la Présidente, je suis très fier et très honoré de me lever à la Chambre aujourd'hui pour parler de ce projet de loi présenté par mes collègues du Bloc québécois.
Je suis fier d'être Québécois. Je suis fier de faire partie de cette nation qui, contre vents et marrées, a toujours su démontrer non seulement une pugnacité, mais aussi une volonté de survivre aux épreuves avec honneur et dignité. J'aime l'histoire du Québec. J'aime les particularités du Québec. J'aime la culture du Québec. Je suis un Québécois, comme mes 77 autres collègues élus à la Chambre qui représentent avec moi les 78 circonscriptions du Québec.
Le Québec n'est pas un bloc monolithique. Le Québec puise sa force dans sa diversité. Qu'on soit souverainiste, comme mes amis du Bloc québécois, qu'on soit de gauche, comme le député de Rosemont—La Petite-Patrie, qu'on soit fédéraliste centralisateur comme mes amis du Parti libéral, ou qu'on soit conservateur, comme moi et mes neuf autres collègues, nous sommes tous des Québécois. Nous pouvons être fiers de cette nation, qui a d'ailleurs été reconnue par un gouvernement conservateur.
Ma fierté, puisque j'ai étudié dans ce domaine, me vient de l'histoire du Québec. Nous le savons tous, les Premières Nations ont existé et existent toujours sur le territoire du Québec depuis la nuit de temps.
Hier, j'ai célébré le 12e anniversaire de ma première élection. C'est avec fierté que, depuis 12 ans et 1 jour, je suis le représentant, à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des communes, des Hurons-Wendats. En d'autres temps, on appelait leur territoire du Village-Huron. Je suis très fier de représenter cette nation parce que nous devons toujours garder en tête que notre territoire a toujours été occupé, et ce, depuis la nuit des temps, par les Premières Nations.
Les premières personnes d'Europe sont arrivées pour venir coloniser, comme on le disait à l'époque, ce territoire. Il y a eu Jacques Cartier, en 1534, et Samuel de Champlain, en 1608. Le 3 juillet, ce dernier a fondé la ville de Québec, faisant en sorte que la fondation permanente de présence européenne sur le sol nord-américain s'inscrive dans l'histoire sous le régime français. Cet aspect français a toujours été incarné, et ce, depuis plus de 400 ans, avec honneur, fierté et dignité.
Des débats ont cours actuellement sur la préservation de la langue, qui est l'essence même de ce que nous sommes comme Québécois. Nous devons toujours nous rappeler que la langue fait partie de notre histoire, de notre héritage et qu'il nous appartient de la préserver pour pouvoir démontrer dans toute sa splendeur ce qu'est le Québec.
Durant les années 1759, 1760 et 1763, il y a eu l'arrivée de la Couronne britannique. Nous devons saluer le fait que, depuis plus de 260 ans, les francophones et les anglophones vivent sur le territoire québécois. Nous vivons aussi aux côtés de différents groupes qui sont arrivés au Québec. Dans les années 1840, en raison de la grande famine qui a frappé l'Irlande, le territoire québécois a accueilli des milliers d'Irlandais. Leurs descendants continuent de faire honneur au Québec. Ce n'est pas parce qu'ils sont nés dans un endroit qui n'a pas de lien avec la France qu'ils sont moins Québécois, bien au contraire. Trois premiers ministres québécois sont originaires de cette filière irlandaise. Je pense aux frères Johnson.
Nous avons de grands politiciens qui ont également fait leur marque et qui sont des descendants de cette filière irlandaise. Je pense entre autres à Gilles Duceppe. Il n'y aucune honte à cela, au contraire. Nous sommes fiers de ce métissage qui s'est fait au fil des ans.
La Confédération de 1867 a été créée avec l'appui et le concours de ce qu'on appelait en d'autres temps les Canadiens français. George-Étienne Cartier et Sir John A. Macdonald ont constitué ce pays. C'est ce qui a fait en sorte que le Québec a pu vivre et assumer pleinement son destin à l'intérieur du Canada en étant régi par les lois du Canada. À la base, nous avons toujours su vivre ici en français, et nous devons préserver cela. C'est la marque de reconnaissance la plus forte pour le Québec.
Je parlais d'immigration. J'avoue que je suis en heureux et fier conflit d'intérêts, puisque je suis moi-même fils d'immigrant.
Mes parents ont été choisis et ont choisi de vivre ici en 1958, et je suis né en 1964. Le plus beau cadeau, c'est que mes parents, qui ont aujourd'hui 96 et 97 ans, m'ont élevé comme un Québécois. Ils n'ont pas passé leur temps à me raconter comment c'était à leur époque, dans leur pays d'origine. Ils m'ont plutôt raconté que nous pouvions vivre avec la fierté de l'héritage de nos ancêtres, ici, au Québec, au Canada. Je ne leur en serai jamais assez reconnaissant.
Même si mon père n'était pas capable de se tenir debout sur des patins plus de quatre secondes avant de tomber, parce qu'il n'avait jamais patiné de sa vie, il pouvait parler de Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur avec un enthousiasme qui me gênerait aujourd'hui, tellement il était capable de parler avec passion de notre sport national. Je le caricature à peine. Je sais qu'ici, à la Chambre, parmi tous les partis, il y a de belles histoires d'immigration réussie, et celle de mes parents en est une.
Puisqu'on parle d'immigration, la spécificité québécoise s'est manifestée dans toute sa splendeur, au fil de toutes ces années, avec les mesures qui ont été prises de concert avec l'État fédéral sur l'immigration. On n'a qu'à penser à l'Entente Lang-Cloutier, en 1971, alors que le Québec avait des représentants en matière d'immigration dans les ambassades, à l'Entente Andras-Bienvenue, en 1975, alors que le rôle de sélection du Québec était désormais défini, ou bien à la fameuse Entente Cullen-Couture, en 1978, où le Québec définissait clairement les critères de sélection pour ses immigrants.
J'arrive directement au sujet qui nous intéresse aujourd'hui, soit la question du multiculturalisme, puisqu'en 1991, il y a eu l'entente Gagnon-Tremblay-McDougall sur le rôle précis du Québec concernant la sélection des immigrants. Tout cela s'est fait à l'intérieur du Canada et selon les lois du Canada, notamment la Loi sur le multiculturalisme canadien, qui a été instaurée en 1988. Il y a eu évidemment des politiques qui ont été mises en place sous le 15e premier ministre du Canada, le très honorable Pierre Elliott Trudeau, mais la loi telle que nous la connaissons, celle de 1988, a obtenu la sanction royale sous Brian Mulroney, le « p'tit gars de Baie-Comeau ».
Je sais qu'il n'est pas le seul Québécois à avoir dirigé le pays. Il faut mentionner Wilfrid Laurier, Louis St-Laurent, nom que porte la circonscription que je représente aujourd'hui, le 15e premier ministre, M. Trudeau, ainsi que son fils, le premier ministre actuel, et Paul Martin, qui a également été député du Québec. Cependant, je pense pouvoir dire sans me tromper qu'on peut être très fier de Brian Mulroney, de cet homme québécois qui a dirigé le Canada, du « p'tit gars de Baie-Comeau ». En 1988, s'il avait eu quelque inquiétude que ce soit au sujet de la Loi sur le multiculturalisme canadien, il ne serait pas allé là.
Nous, les conservateurs, nous reconnaissons les droits des Premières Nations. Nous, les conservateurs, reconnaissons que le français et l'anglais sont les langues fondatrices, nationales et officielles de ce pays, qui permet au Québec d'assurer pleinement sa distinction au Canada avec le français. Pour nous, tous les Canadiens ont un statut égal et ont les mêmes droits, les mêmes pouvoirs et les mêmes avantages. Nous partageons et adoptons des valeurs communes comme l'égalité, la démocratie et la primauté du droit.
L'article 2 de la Loi sur le multiculturalisme canadien permet justement des ententes particulières entre l'État fédéral et les provinces. C'est pourquoi je peux comprendre que les souverainistes soient inquiets quand on parle de cela avec le gouvernement actuel, qui est très centralisateur et qui pense qu'Ottawa sait ce qui est bon pour les provinces. Nous, nous faisons exactement le contraire.
C'est nous, les conservateurs, qui avons reconnu le Québec comme étant une nation. C'est nous, les conservateurs, qui avons donné un siège au Québec à l'UNESCO. C'est nous, les conservateurs, qui avons donné plus de pouvoirs au Québec en matière d'immigration. C'est nous, les conservateurs, qui sommes ouverts à l'idée de donner plus de pouvoirs au Québec en matière de culture et d'immigration. C'est nous qui sommes ouverts à l'idée de la déclaration d'impôt unique. Surtout, c'est nous qui souhaitons l'application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. C'est nous, les conservateurs, qui respectons de façon très sérieuse la loi 21, parce que, techniquement, elle a été faite exactement dans le champ de compétence des provinces.
Si on veut que le Canada continue à prospérer et à s'affirmer comme il le fait si bien depuis plus de 400 ans, cela passe par un gouvernement conservateur, qui sera respectueux des lois, des champs de compétence et de la distinction du Québec.
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Lib. (ON)
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2020-12-08 14:10 [p.3146]
Mr. Speaker, this past Saturday, Lisa and I were very saddened to learn of the passing of our dear friend, the Hon. Ron Irwin.
At the local level, he served as a school trustee, city councillor and mayor. In 1980, Ron was first elected as the Liberal member of Parliament for Sault Ste. Marie and served as parliamentary secretary to then justice minister, Jean Chrétien. Ron was elected again for a second term in 1993 and served as the minister of Indian affairs and northern development.
Irwin was invested into the Order of Canada and was a recipient of the Queen's jubilee medal. I had the honour to present him with a Canada 150 pin for his exceptional public service career, spanning over 35 years. Ron served not only our community but our nation with strong conviction and persevering efforts. He served as Canada's ambassador to Ireland and as a consul general in Boston.
I was blessed to have Ron as a friend and a supporter. Nobody campaigned like Ron. Rest in peace, dear friend.
Lisa and I offer our condolences to his wife Marg, his family and his so many friends. I thank him on behalf of all constituents of Sault Ste. Marie for his years of service.
Monsieur le Président, samedi dernier, Lisa et moi avons été très attristés d'apprendre le décès de notre cher ami, l'honorable Ron Irwin.
À l'échelle locale, il a occupé les fonctions de commissaire d'école, de conseiller municipal et de maire. En 1980, M. Irwin a été élu pour la première fois député libéral de Sault Ste. Marie et a été le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice de l'époque, Jean Chrétien. Il a été réélu pour un second mandat en 1993 et a servi en tant que ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada.
M. Irwin a été décoré de l'Ordre du Canada et a reçu la Médaille du jubilé de la reine. J'ai eu l'honneur de lui remettre l'épinglette Canada 150 pour sa carrière exceptionnelle de plus de 35 ans dans la fonction publique. M. Irwin a servi non seulement notre circonscription, mais aussi notre pays avec beaucoup de conviction et de la persévérance. Il a été ambassadeur du Canada en Irlande et consul général à Boston.
J'ai eu la chance d'avoir M. Irwin comme ami et partisan. Personne ne faisait campagne comme lui. Repose en paix, cher ami.
Lisa et moi offrons nos condoléances à son épouse Marg Irwin, à sa famille et à ses nombreux amis. Je le remercie au nom de tous les habitants de Sault Ste. Marie pour ses années de service.
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CPC (AB)
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2020-12-03 14:02 [p.2914]
Madam Speaker, it is with profound sadness that I rise in the House today to announce the passing of Judy Gordon. Judy was a devoted daughter, wife, mother, grandmother, mayor and MLA, and an incredible woman.
She loved politics and for more than 20 years she dutifully served the people of Central Alberta. She was passionate about her community and worked tirelessly to improve the lives of the people she served. Her accomplishments would take far longer than the 60 seconds I have today. Needless to say, they were many, they were vast and they were impactful.
Most of all Judy loved, as we all do, the small victories: the opportunity to be a champion and get results for the people she represented. I had the privilege of serving with Mayor Gordon. She was tough but fair, and I will forever be grateful for her counsel and her friendship.
According to her son, Greg, it was not about the title. She just wanted to serve people and be in a position to help them. She was very proud of the work that she did. While Judy has left us here, the actions of her servant heart live on in her accomplishments, in the people she touched and in her family.
Rest in peace, Judy.
Madame la Présidente, c'est avec une grande tristesse que je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour annoncer le décès de Judy Gordon, qui était une fille, une épouse, une mère, une grand-mère, une mairesse et une députée provinciale dévouée ainsi qu'une femme incroyable.
Mme Gordon adorait la politique et s'est consacrée, pendant plus de 20 ans, au service de la population du centre de l'Alberta. Elle avait à cœur sa communauté et travaillait inlassablement pour améliorer la vie des gens qu'elle servait. Énumérer ses réalisations prendrait beaucoup plus que les 60 secondes qui me sont allouées. Il va sans dire qu'elles étaient nombreuses, de vaste portée et d'incidence considérable.
Comme nous tous, Mme Gordon aimait surtout les petites victoires: l'occasion de se faire la championne d'une cause et d'obtenir des résultats pour les gens qu'elle représentait. J'ai eu le privilège de travailler avec la mairesse Gordon. Elle était sévère, mais juste, et je lui serai éternellement reconnaissant de ses conseils et de son amitié.
Selon son fils, Greg, elle se souciait peu de son titre. Elle souhaitait simplement servir la population et être bien placée pour l'aider. Elle était très fière de son travail. Même si elle nous a quittés, son altruisme survit dans ses réalisations de même que dans le cœur des gens qu'elle a aidés et des membres de sa famille.
Repose en paix, Judy.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, our very esteemed colleague, the member for Bécancour—Nicolet—Saurel, our friend, my friend, now holds the record for longest serving French-speaking member of the House of Commons. He has been a member of the House for 36 years, two months and 28 days today.
On behalf of the Bloc Québécois I want to humbly recognize his total commitment to his constituents and his close, often personal, relationship with them, as well as his commitment to Quebec sovereignty because he is the dean of separatists in the federal Parliament and he has all sorts of new friends. I said I make this statement humbly because, after all, I am talking on behalf of a party that the member founded in his riding of Sorel-Tracy with Lucien Bouchard.
Adored and adorable, wise, but not overly so, my colleague won the confidence of his constituents 11 times because he is there for people, he listens, and he will do anything for the people and businesses in his part of the country.
I am confident that he will convince them to vote for him a twelfth time, and if he does, he will beat Wilfrid Laurier's century-old record. We will wait until just after that for Quebec to separate.
Congratulations. It will be a pleasure to continue writing history together.
Monsieur le Président, 36 ans, 2 mois, et, aujourd'hui, 28 jours, c'est le record de longévité à la Chambre des communes pour un député francophone que détient notre très estimé député de Bécancour—Nicolet—Saurel, notre ami, mon ami.
Je vais me permettre humblement au nom du Bloc québécois de saluer son engagement total, proche, intime souvent, envers ses concitoyens et envers la souveraineté du Québec, parce que, disons-le, c'est le doyen des indépendantistes au Parlement fédéral, et il a plein de nouveaux amis. J'ai dit humblement aussi parce que, après tout, je parle au nom d'un parti qu'il a fondé dans sa circonscription à Sorel-Tracy avec Lucien Bouchard.
Adoré et adorable, sage, mais pas tant, mon collègue a obtenu la confiance de ses électeurs 11 fois, parce qu'il est près des gens, à l'écoute, et prêt à tout pour les citoyens et les entreprises de son coin de pays.
J'ai bien confiance qu'il réussira à les convaincre une douzième fois, ce qui battrait un autre record vieux d'un siècle, de Wilfrid Laurier. On attendra tout juste après pour faire l'indépendance.
Félicitations! Ce sera un plaisir de continuer à écrire l'histoire ensemble.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
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2020-11-20 11:10 [p.2180]
Madam Speaker, I rise today today to pay tribute to a great patriot, who, after a long life of service and sacrifice, duty and discipline to community and country, has gone home to his Lord and Saviour.
Claude Bennett was humble but had nothing to be humble about. His 27 years as an alderman and member of provincial Parliament were distinguished. He saved countless lives by helping to bring the Ottawa Heart Institute to this city, an institute that, in the end, did three surgeries on him alone. He was relentless in his support of the community. He chaired Triple-A baseball, was the head of the Ottawa Sport Hall of Fame and became the president of the Canadian exhibition here in Ottawa.
He continued into his later years, playing an amazing 54 holes of golf on his 75th birthday and regularly walking as much as 10 miles in a single day. He is the great patriarch of the legendary Bennett family.
We all pay tribute to him and his life. He lives on through his family and friends in this world even as he passes into the next.
Madame la Présidente, je souhaite aujourd'hui rendre hommage à un grand patriote qui a été rappelé auprès de son Seigneur et Sauveur après une longue vie de service public, de sacrifice, de discipline et dévouement pour son prochain et pour sa patrie.
Claude Bennett était d'une grande humilité, mais ce n'était pas faute d'avoir de quoi être fier. Il s'est distingué à chacune des 27 années qu'il a passé comme conseiller municipal et député provincial. En contribuant à la mise sur pied de l'Institut de cardiologie d'Ottawa — où il a lui-même subi trois interventions chirurgicales —, il a sauvé indirectement un nombre incalculable de vies. Il était extrêmement actif dans la collectivité. Président de la ligue de baseball AAA, il était aussi à la tête du Temple de la renommée du sport d'Ottawa et de l'Exposition du Canada central, toujours à Ottawa.
M. Bennett est demeuré actif jusqu'à la toute fin. Il a même joué 54 trous de golf — oui oui! — le jour de son 75e anniversaire et il lui arrivait fréquemment de marcher pas moins de 10 miles par jour. Il était aussi le patriarche vénéré de la légendaire famille Bennett.
Saluons tous ce grand homme et la vie qu'il a menée. Grâce à sa famille et à ses amis, il est encore parmi nous et le sera toujours.
View Karen Vecchio Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, last week, Ontario lost a great Canadian: Margaret Birch.
A proud Ontarian, Margaret was born in Leamington and spent much of her life in service to her community. She volunteered at the Scarborough General Hospital and eventually went on to become the chair of the Scarborough board of health. Her community activism earned her Scarborough's citizen of the year, awarded in 1970, and she achieved political success, winning a seat on Ontario's legislature in 1971.
In 1973, Margaret made history by becoming Ontario's first female cabinet minister, launching an incredible political career that lasted until her retirement in 1985. During her time in politics, she became the first woman member of the Albany Club in Toronto and passionately advocated for mental health care for vulnerable populations.
Margaret's inspirational career has impacted countless Ontarians, and she has left a legacy worth remembering.
May Margaret rest in peace.
Monsieur le Président, la semaine dernière, l’Ontario a perdu une grande Canadienne: Margaret Birch.
Fière Ontarienne, Mme Birch est née à Leamington et a passé une bonne partie de sa vie à servir sa communauté. D’abord bénévole à l’Hôpital général de Scarborough, elle a fini par présider le conseil de santé de Scarborough. Son militantisme communautaire lui a valu la distinction de citoyenne de l’année à Scarborough en 1970. En outre, elle a connu du succès sur la scène politique en remportant un siège à l'Assemblée législative de l’Ontario en 1971.
En 1973, Mme Birch est passée à l’histoire en devenant la première femme à occuper un poste de ministre au gouvernement de l’Ontario. Ce fut le début d’une incroyable carrière politique qui a pris fin avec sa retraite en 1985. Pendant ses années en politique, elle a été la première femme à devenir membre de l’Albany Club, à Toronto, et a milité avec passion en faveur de la prestation de soins de santé mentale au sein des populations vulnérables.
Mme Birch a touché d’innombrables Ontariens par sa carrière inspirante, et elle laisse derrière elle un héritage qui mérite d’être souligné.
Qu’elle repose en paix.
View Paul Lefebvre Profile
Lib. (ON)
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2020-10-30 11:10 [p.1478]
Madam Speaker, a former MP from the area of my hometown, Kapuskasing, passed away on March 3.
From 1988 to 2004, Réginald Bélair represented the riding of Cochrane—Superior and later Timmins—James Bay.
In his first speech to the House on December 3, 1988, this nature lover said that “this northern land is very welcoming; it is an ideal place to relax, to fish, to hunt, to go cross-country skiing or ice-fishing, etc. It has wide open spaces that ease the mind and challenge us to get to know nature better.” These words are still true today.
In 2004, as deputy speaker of the House of Commons, Mr. Bélair said to his colleagues, “Nevertheless, I would ask you to be generous with each other and cooperate a little in order to maintain some decorum in the House.” That still stands up as good advice today.
Mr. Bélair's passing is a painful loss to his family, his wife Jo-Anne and his two daughters Annie and Julie.
Farewell Mr. Bélair and thank you for serving Canada.
Madame la Présidente, un ancien député de la région de ma ville natale, Kaspuskasing, est décédé le 3 mars dernier.
De 1988 à 2004, Réginald Bélair a représenté la circonscription de Cochrane—Superior et, par la suite, celle de Timmins—James Bay.
Lors de son premier discours à la Chambre, le 3 décembre 1988, ce grand amateur de nature a déclaré que « ce pays nordique est très accueillant, c'est un endroit idéal de détente, soit pour la pêche, soit pour la chasse, le ski de fond, la pêche sur la glace, etc. Ce sont de grands espaces qui permettent le repos de l'esprit et qui défient d'apprivoiser cette nature sauvage ». Ces paroles s'appliquent évidemment encore aujourd'hui.
En 2004, à titre de vice-président de la Chambre des communes, M. Bélair a dit ceci à ses collègues: « Je vous demande tout de même de faire preuve d'un peu de générosité l'un envers l'autre et de coopérer un peu pour conserver quand même un certain décorum à la Chambre. » Il s'agit d'un sage conseil encore aujourd'hui.
M. Bélair a laissé un vide douloureux chez sa famille, sa femme, Jo-Anne, et ses deux filles, Annie et Julie.
Adieu, M. Bélair, et merci d'avoir servi le Canada.
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CPC (ON)
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2020-10-29 14:12 [p.1425]
Mr. Speaker, our nation and our hometown of Hamilton lost a statesman, an icon this week with the passing of Senator David Braley.
The successful entrepreneur from humble beginnings to kind-hearted philanthropist with an avid passion for sports and arts, David Braley was the first Hamiltonian to serve in the Canadian Senate. He was an extraordinarily selfless person.
When the Hamilton Tiger-Cats were on the verge of bankruptcy in 1989, David Braley stepped in to save the team. The senator also chaired the committee that brought the extremely successful World Cycling Championship to Hamilton, was a director of the successful 2015 Pan American Games bid, and has donated millions to amateur sport.
Never missing a single opportunity to help his fellow Hamiltonians, he has led fundraising campaigns and donated millions to the Royal Botanical Gardens, local hospitals, art galleries and other educational institutions, including his alma mater McMaster University, where an athletic centre, a health sciences centre and a centre for antibiotic discovery all bear his name.
When asked why the senator was so generous, he responded, “I'm making sure Hamilton has the best. I think Hamilton is a very special place.” David Braley was one of the most truly honourable people I have had the privilege to know. David, my friend, is and will be sorely missed by all.
Monsieur le Président, cette semaine, avec le décès du sénateur David Braley, notre pays et ma ville natale, Hamilton, ont perdu un homme d'État, une icône.
Entrepreneur à succès aux origines modestes, philanthrope au grand cœur et passionné de sport et d'art, David Braley a été le premier Hamiltonien à siéger au Sénat canadien. C'était une personne d'un altruisme extraordinaire.
Lorsque les Tiger-Cats d'Hamilton étaient au bord de la faillite en 1989, David Braley est intervenu pour sauver l'équipe. Le sénateur a aussi présidé le comité qui a amené à Hamilton le championnat du monde de cyclisme — qui a été un vrai succès —, il a dirigé l'équipe qui a permis à Toronto d'accueillir les Jeux panaméricains en 2015 et il a donné des millions au sport amateur.
Ne manquant jamais une occasion d'aider ses concitoyens d'Hamilton, il a mené des campagnes de collecte de fonds et fait don de millions à l'université McMaster, aux Jardins botaniques royaux, à des hôpitaux locaux, à des galeries d'art et à d'autres établissements d'enseignement, dont son alma mater, l'Université McMaster, où un centre sportif, un centre de sciences de la santé et un centre pour la découverte d'antibiotiques portent tous son nom.
Quand on lui demandait pourquoi il était si généreux, il répondait qu'Hamilton était un endroit très spécial et qu'il voulait que cette ville bénéficie de ce qu'il y a de mieux. David Braley était l'une des personnes les plus honorables que j'aie eu le privilège de connaître. David, mon ami, est et sera vivement regretté par tous.
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CPC (AB)
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2020-10-29 14:17 [p.1426]
Mr. Speaker, it is a privilege to pay tribute to a lion and a legend. The Right Hon. Don Mazankowski served Canadians with dignity and integrity for two decades as the MP for Vegreville. As deputy prime minister he was called the “minister of everything”, and apparently the prime minister's instruction to everyone else was to “run it by Maz”. He said he was inspired by Diefenbaker's visit to Vegreville and his message that the west must play a meaningful role in national business.
Maz was a powerful voice for Alberta, for the west and for our role in Confederation. He never forgot where he came from while he was in Ottawa. A staunch advocate for his riding, where he is much loved, he was said to have no enemies after over 20 years in politics, which really is a remarkable feat on its own. I cannot say the same for me after only five.
After a political life, Maz kept giving in other ways to countless charities and causes. Selflessly, he even declined a seat in the Senate. A former MLA in Lakeland said, “Maz did politics the right way, tenacious but gracious, argumentative but not mean-spirited, hard-nosed but soft-hearted.”
I thank Lorraine, Roger, Sheryi Ray, Morgan, Mackenzie and all the Mazankowski family for sharing him with Canada. We are all better for it.
Monsieur le Président, c'est pour moi un privilège que de rendre hommage à un lion et à une légende. Don Mazankowski a servi les Canadiens avec dignité et intégrité pendant deux décennies en tant que député de Vegreville. Lorsqu'il était vice-premier ministre, on le surnommait le « ministre de tout », et il semblerait que le premier ministre disait à tout le monde « Allez d'abord voir Maz ». Il avait été inspiré par une visite de Diefenbaker à Vegreville, et il avait coutume de dire que l'Ouest devait jouer un rôle significatif dans les affaires nationales.
Maz était une voix puissante pour l'Alberta, pour l'Ouest et pour notre rôle dans la Confédération. Il n'a jamais renié ses origines pendant son séjour à Ottawa. Défenseur acharné de sa circonscription, où on l'adore, il paraît qu'il n'avait aucun ennemi après plus de 20 ans en politique, ce qui est vraiment remarquable en soi. Je ne peux en dire autant en ce qui me concerne après seulement cinq ans.
Une fois sa carrière politique terminée, Maz a continué de servir par l'entremise d'innombrables organismes de charité et causes à défendre. De façon désintéressée, il a même refusé un siège au Sénat. Un ancien député de Lakeland a déjà dit ceci de lui: « Maz a fait de la politique comme il se doit, avec un mélange de ténacité et de grâce, sachant argumenter sans toutefois faire preuve de mesquinerie. C'était un dur au cœur tendre. »
Je remercie Lorraine, Roger, Sheryi Ray, Morgan, Mackenzie et tous les autres membres de la famille Mazankowski de l'avoir partagé avec le Canada. Nous nous en portons tous mieux.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Before continuing, I have the unfortunate duty to inform hon. members of the passing of the Right Honourable Don Mazankowski. Following discussions among representatives of all parties in the House, I understand there is agreement to observe a moment of silence in honour of this great Canadian.
I now invite hon. members to rise.
[A moment of silence observed]
Avant de continuer, j'ai malheureusement le devoir d'informer les députés du décès du très honorable Don Mazankowski. À la suite de discussions entre les représentants de tous les partis à la Chambre, je crois comprendre qu'il y a consentement pour observer un moment de silence en l'honneur de ce grand Canadien.
J'invite maintenant les députés à se lever.
[La Chambre observe un moment de silence.]
View Earl Dreeshen Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, yesterday our nation lost a truly iconic leader, the Hon. David Braley.
I was fortunate to interact with Senator Braley not just through his Senate duties, but over many hours of interesting discussions during which he spoke of his main loves, the Canadian Football League, its players and its fans. I was also honoured to attend his induction into the Canadian Football Hall of Fame in 2012. As a fan, I have attended many Grey Cup events over the last few years, and it became so obvious at those events how important David Braley was to the CFL and how important the CFL was to David Braley.
The Tiger-Cats, the Argonauts and the BC Lions all felt David Braley’s touch, but he was so much more than just a CFL owner. He was a successful businessman and, along with his wife Nancy, did so much for his beloved city of Hamilton. The Health Sciences Centre at McMaster, the research centre at Hamilton General Hospital and the athletic centre are but a few examples.
He was a leader who led with his heart. We owe him so much for what he did for our country and for a life well lived. May he rest in peace.
Monsieur le Président, hier, notre pays a perdu une vraie légende, l'honorable David Braley.
J'ai eu le privilège de côtoyer le sénateur Braley non seulement dans le cadre de ses fonctions au Sénat, mais aussi lors de nombreuses heures de discussions captivantes sur ses passions, la Ligue canadienne de football, ses joueurs et ses partisans. J'ai aussi eu l'honneur d'assister à son intronisation au Temple de la renommée du football canadien en 2012. Comme je suis un admirateur, j'ai assisté à un grand nombre d'événements de la Coupe Grey au cours des dernières années, et, à chacun d'eux, j'ai constaté à quel point la Ligue canadienne de football était importante pour David Braley, et vice versa.
Les Tiger-Cats, les Argonauts et les Lions de la Colombie-Britannique ont bénéficié de l'influence de David Braley, mais il était bien plus qu'un propriétaire d'équipe de football. Il était un homme d'affaires prospère et, en compagnie de son épouse Nancy, il a accompli de grandes choses pour sa ville bien-aimée, Hamilton, comme le Centre des sciences de la santé à l'Université McMaster, le Centre de recherche à l'hôpital général d'Hamilton et le centre d'athlétisme, pour n'en donner que quelques exemples.
Il était un leader qui suivait son cœur. Nous lui devons beaucoup pour tout ce qu'il a fait pour notre pays et pour une vie bien vécue. Qu'il repose en paix.
View Robert Oliphant Profile
Lib. (ON)
View Robert Oliphant Profile
2020-10-27 15:46 [p.1321]
Mr. Speaker, it is a great privilege to speak today on Bill C-6, an act to amend the Criminal Code to criminalize conversion therapy. I also want to say it is an honour to follow the member for Rivière-du-Nord and his excellent comments, as well as my colleague, the member for Saint-Laurent.
I will begin by thanking the Minister of Justice and the Minister of Diversity and Inclusion and Youth for their tremendous work in bringing forward these amendments. They have given members of this House a rare opportunity not only to make lives better, but to save lives. That is work that none of us should take lightly. When this bill ultimately passes, it will make us all proud to be Canadian, and proud to be thoughtful, compassionate and just human beings.
Cutting to the chase, I am going to begin with a very personal story. From a very young age, I knew I was different. I saw the world differently from my friends, and experienced relationships with them differently. My earliest memories of that go back to the age of four or five, when gender norms simply did not align with my view of the world. Toys that I was told I should play with did not interest me, games and activities the other boys loved left me indifferent. My affiliations with boys, while strong and important, left me worried and sometimes afraid. Girls were simply easier, and left me feeling less complicated, less conflicted and more comfortable. Still, I wanted to be the best little boy in the world and did everything I could to be just that.
As I grew up and approached adolescence, my family and friends could tell I was different from other boys in the neighbourhood. Rather than trying to channel me into one way of being, they stood back a notch, were open to conversation, watched and allowed nature to take its course. In adolescence, these relationships with boys became even more scary and girls became even more comfortable for me to spend time with.
While I thought that was a sign, many seemed to think this was a sign of an emerging ladies' man, a very dated term, I recognized nothing could have been further from the truth, as is obvious today. Of course I played the game. In the 1960s and 1970s, it was simply too horrendous to even imagine being anything but a ladies' man. I dated, but preferred to do so in groups. I had girlfriends, and I now realize they were long-suffering ones. I had intimate relationships with women, but it was never me. It was someone others hoped I would be, someone others thought I would be, but it was not me.
Wanting to be the best little boy in the world, I did not want to disappoint. I filled my life with events and activities. I kept myself busy on the rowing team, skiing, being a political organizer and organizing events. I would hope to be able to plead being too busy when asked why I was not settling down with the right girl. Meanwhile, I was in a personal hell. My attractions to men were real, and I was in deep conflict.
In my early 20s, I finally sought help. I asked to see a United Church minister, not my own but a neighbouring clergyman. Don White agreed to see me, and I poured out 20 years of feelings, thoughts, anxieties and pain to him. He listened. He did not judge. This was in the late 1970s. While legal, homosexuality was far from accepted. Gay men and lesbians were made fun of, shunned and often hated. We could lose jobs, families, homes and even our lives. However, Don White listened. He recognized I was in great pain and with his wonderful wife, Barbara, they helped me find a therapist to talk to.
However, that therapist did not listen, he judged. He told me I had a choice to make, between an easy life of acceptance, career success and of being a father like he was, or I could follow my instincts and have a life of misery and pain, professional risk and of disappointing my family. It simply did not line up with who I knew I was at my core.
I went back to Don White who listened and simply held me. He said that, yes, my life would be more difficult if I came out as a gay man but that I had to trust my instincts, and he would do what he could to help.
It would take a few more years until I told my parents. Finally in the summer of 1983, I met with them and talked with them. They were liberal to the core, loyal and liberal to the core, of the good United Church tradition. I never doubted that they would love me, but I was still worried. I sat down and said I had something important to tell them. I started to cry. My mother asked me if she could ask me a question. She asked if I thought I were gay. I said that I knew I was gay. She said, “Oh, thank goodness, I was worried you had cancer or that something awful had happened.”
We laughed, and both my parents embraced me and said they would do whatever they could to make my life happy and healthy. A few years later I would have to tell them I had cancer, and they held me the same way and loved me just as much.
Not every child has a parent like I had. Not every young gay man or boy, young lesbian, two-spirited person, bisexual or transperson has a parent like I had. They do not have a church or a pastor like I had, or teachers or mentors or employers or colleagues or friends or a community like I had. In fact, many have the opposite experience.
That is why we need the amendment to the Criminal Code proposed in Bill C-6. We need to protect the most vulnerable when they need it the most. We need to ensure that every person in this country knows they are free to be who they are and to become their own self as God or nature intended them to be, free to live, love and express themselves in ways true to their very core.
This bill is more than symbolic. It is very real in its impact. It would criminalize activities designed to attempt to change one's identity, no more than that, and suppress or reduce their same-sex attractions or sexual behaviours. It would ensure that no one can cause a minor to undergo a therapy designed to change who they are or how they feel. It would ensure they do not have to undergo such processes against their will. It would ensure that no one could make money from these so-called therapies. These are real and critically important measures that the government is recommending.
This bill also carries symbolic weight, and that is what I think scares some in the opposition who may be inclined to vote against it. I heard the Leader of the Opposition express his concerns about conversion therapy, and I thank him for that. I also heard him wiggle around and try to support the far right wing of his party. I think they are worried about this bill because it normalizes LGBTQ people. It says that we are okay. It says that we do not need to change and should not be forced to change. It continues the long evolutionary process, which began in the 1960s by the late Pierre Elliott Trudeau, of telling me and showing me that I am okay.
My hope is that opposition members will read the very fine speeches by the member for Calgary Nose Hill and the member for Elgin—Middlesex—London to ensure that we are unanimous in sending this bill to the next step. It is why I decided to tell my personal story today. However, it is not just my story. It is the story of a significant portion of our population who needs to hear from the House and the government not only that nothing is wrong with them, but that it is wrong for people to try to change them from being who they are.
We have come a long way since former prime minister Trudeau opened the legal door for people like me. Even since, the Prime Minister offered an apology for the way successive governments, Liberal and Conservative, have treated people like me. However, we still have a long way to go.
I read with interest that the new Parliament of New Zealand is the gayest parliament in the world, now with 9% of its members being from the LGBTQ community. It surpassed the U.K., with its 7%, or 45 members. Our House has only four openly gay members, or just slightly over 1%, which does not look at all like the Canadian population. It is still lonely for those of us who are different. Perhaps the bill would be a little easier to pass if the House and our government looked and sounded just a little more like Canada. Let us all work on that.
I close where I began, thanking the Minister of Justice and the Minister of Diversity and Inclusion and Youth for bringing these amendments forward. I thank hon. members for taking the time to read this bill and talk to the community, and for some of the very magnificent speeches I have heard. I also thank people for listening so well today. I think many of my colleagues, who may not have lived my story but have now heard it, are now helping all of us. I thank them and am glad they are prepared to act.
Monsieur le Président, je me sens privilégié de pouvoir parler aujourd'hui du projet de loi C-6, qui modifierait le Code criminel de manière à ériger en infraction criminelle les thérapies de conversion. Je souhaiterais aussi ajouter que c'est un honneur de parler à la suite des excellents commentaires du député de Rivière-du-Nord, ainsi que de ma collègue, la députée de Saint-Laurent.
Je commencerai par remercier le ministre de la Justice et la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse pour leur travail phénoménal ayant mené à la proposition de ces modifications. Ils ont donné aux députés une rare occasion non seulement d'améliorer des vies, mais aussi de sauver des vies. Voilà une tâche qu'aucun de nous ne devrait prendre à la légère. Une fois ce projet de loi adopté, nous serons tous fiers d'être Canadiens, et fiers d'être des personnes attentionnées, bienveillantes et justes.
Pour aller droit au but, je vais commencer par relater une histoire très personnelle. Depuis ma tendre enfance, je savais que j’étais différent. Je voyais le monde de façon très différente de mes amis, et je vivais mes relations avec eux de façon différente. Mes plus lointains souvenirs de cette époque remontent à l’âge de quatre ou cinq ans, quand les normes touchant le sexe ne correspondaient pas à ma vision du monde. Les jouets avec lesquels on me disait que je devrais jouer ne m’intéressaient pas; les jeux et activités auxquels les autres garçons s’adonnaient me laissaient indifférent. Mes interactions avec les garçons, même si elles étaient fortes et importantes, m’inquiétaient et me faisaient parfois peur. J’étais simplement plus à l’aise avec les filles; mes interactions avec elles semblaient moins compliquées et me laissaient moins confus et plus détendu. Néanmoins, je voulais être le meilleur petit garçon au monde et j’ai fait tout mon possible pour le devenir.
En grandissant et à l’approche de l’adolescence, ma famille et mes amis pouvaient voir que j’étais différent des autres garçons du voisinage. Au lieu d’essayer de façonner ma personne, ils ont pris un peu de recul, ils étaient ouverts au dialogue, ils m’ont observé et ont laissé la nature suivre son cours. Dans l’adolescence, ces relations avec les garçons m’effrayaient encore plus et il devenait de plus en plus facile pour moi de passer du temps avec les filles.
Bien que je prenais cela comme un signe, beaucoup de gens pensaient que c’était la naissance d’un homme à femmes — un terme assez désuet —, mais je me rendais compte que rien n’était plus faux, comme c’est évident aujourd’hui. Bien sûr, j’ai joué le jeu. Dans les années 1960 et 1970, c’était tout simplement trop affreux d’imaginer être autre chose qu’un homme à femmes. J’ai fréquenté des femmes, mais je préférais le faire en groupe. J’avais des petites amies et je me rends maintenant compte qu’elles étaient d’une patience extrême. J’avais des relations intimes avec des femmes, mais ce n’était jamais moi. C’était une autre personne que les autres espéraient que je sois, quelqu’un qu’ils pensaient que je serais, mais ce n’était pas moi.
Voulant être le meilleur petit garçon au monde, je ne voulais pas décevoir. J’ai rempli ma vie d’événements et d’activités. Je suis devenu membre de l’équipe d’aviron, je faisais du ski, j’organisais des activités politiques et des événements. J’espérais pouvoir prétexter être trop occupé quand on me demandait pourquoi je ne m’étais pas encore casé avec la bonne fille. Pendant ce temps, je vivais un véritable enfer. Mon attirance pour les hommes était réelle, et cela me causait un profond conflit.
Dans ma jeune vingtaine, j'ai finalement demandé de l'aide. J'ai demandé à voir un ministre de l'Église Unie, non pas le mien, mais celui d'une église voisine. Don White a accepté de me rencontrer et je lui ai confié 20 ans d'émotions, de réflexions, de craintes et de douleurs. Il a écouté. Il ne m'a pas jugé. Nous étions à la fin des années 1970. Bien que légale, l'homosexualité était loin d'être acceptée. On se moquait des hommes gais et des lesbiennes, qui étaient ostracisés et souvent haïs. Nous pouvions y laisser notre emploi, notre famille, notre foyer et même notre vie. Toutefois, Don White m'a écouté. Il a compris que je souffrais atrocement et, avec sa formidable épouse Barbara, m'a aidé à trouver un thérapeute à qui parler.
Cependant, ce thérapeute m'a jugé plutôt que de m'écouter. Il m'a dit que je pouvais choisir une vie facile où je connaîtrais l'acceptation, la réussite professionnelle et la paternité, comme lui, ou suivre mes instincts et avoir une existence misérable et pénible, où ma vie professionnelle serait incertaine et ma famille, déçue. Cela ne correspondait tout simplement pas à la personne que je savais être au fond de moi.
Je suis retourné voir Don White, qui m'a écouté et m'a simplement tenu dans ses bras. Il a dit que, oui, ma vie serait plus difficile si je dévoilais mon homosexualité, mais que je devais suivre mon instinct et qu'il ferait de son mieux pour m'aider.
Il m'aura fallu encore quelques années avant de l'annoncer à mes parents. Finalement, au cours de l'été 1983, nous nous sommes rencontrés et je leur ai parlé. Ils étaient des libéraux dans l'âme, libéraux et fidèles dans l'âme, selon la bonne tradition de l'Église Unie. Je n'ai pas douté un instant qu'ils continueraient de m'aimer, mais j'avais quand même peur. Je me suis assis avec eux et je leur ai dit que j'avais quelque chose d'important à leur dire. Je me suis mis à pleurer. Ma mère m'a demandé si elle pouvait me poser une question. Elle m'a demandé si je pensais que j'étais homosexuel. Je lui ai répondu que j'en étais convaincu. Elle a accueilli ma réponse avec soulagement, inquiète que je lui annonce un cancer ou autre chose d'épouvantable.
On a ri, puis mes parents m'ont pris dans leurs bras et m'ont dit qu'ils feraient tout ce qu'ils pouvaient pour je vive heureux et en santé. Quelques années plus tard, j'ai eu à leur annoncer que j'étais atteint du cancer, et ils m'ont démontré tout autant d'amour et de soutien.
Ce ne sont pas tous les enfants qui ont des parents comme les miens. Ce ne sont pas tous les jeunes hommes ou garçons gais ou les jeunes femmes lesbiennes ou personnes bispirituelles, bisexuelles ou transgenres qui ont des parents comme les miens. Ce n'est pas tout le monde qui appartient à une église, ou qui peut compter sur un pasteur, des enseignants, des mentors, des employeurs, des collègues, des amis ou une collectivité comme les miens. En fait, pour de nombreuses personnes, c'est tout le contraire.
C'est pour cette raison que la modification du Code criminel proposé dans le projet de loi C-6 est nécessaire. Nous devons protéger les personnes les plus vulnérables lorsqu'elles en ont le plus besoin. Nous devons veiller à ce que tous les citoyens de ce pays sachent qu'ils sont libres d'être comme ils sont et de devenir la personne qu'ils veulent, comme c'était prévu au départ par Dieu ou par le cours naturel de la vie. Ils doivent savoir qu'ils sont libres de vivre, d'aimer et de s'exprimer en fonction de qui ils sont fondamentalement.
Ce projet de loi est plus que symbolique. Ses répercussions sont très réelles. Il criminaliserait des activités visant à essayer de changer l'identité d'une personne, rien de moins, et de supprimer ou de limiter le sentiment d'attraction vers une personne du même sexe ou les relations sexuelles avec une personne du même sexe. Il serait l'assurance que personne ne pourrait contraindre un mineur à suivre une thérapie destinée à changer la personne qu'il est ou les sentiments qu'il a. Il serait l'assurance que ce mineur n'aurait pas à se soumettre à une thérapie contre son gré. Il serait l'assurance que personne ne pourrait tirer profit financièrement de ces soi-disant thérapies. Ce sont des mesures réelles et d'une importance capitale que le gouvernement recommande.
Ce projet de loi a aussi un poids symbolique, et c'est cela, je pense, qui fait peur à certains, dans l'opposition, qui sont peut-être enclins à voter contre. J'ai entendu le chef de l’opposition parler de son inquiétude quant à la thérapie de conversion, et je l'en remercie. Je l'ai entendu s'agiter et tenter d'appuyer les membres à l'extrême droite de son parti. Je crois qu'ils sont inquiets parce que ce projet de loi normaliserait les membres de la communauté LGBTQ. Cela signifierait que nous sommes corrects. Cela signifierait que nous n'avons pas besoin de changer et que nous ne devrions pas être forcés de changer. C'est le long processus d'évolution commencé dans les années 1960 par feu Pierre Elliott Trudeau qui se poursuit et qui me dit et me montre que je suis correct.
J'espère que les députés de l'opposition liront les excellents discours des députées de Calgary Nose Hill et d'Elgin—Middlesex—London pour nous assurer que nous souhaitons tous faire franchir la prochaine étape au projet de loi. C'est pourquoi j'ai décidé de parler aujourd'hui de mon histoire personnelle. Cependant, ce n'est pas juste mon histoire. C'est aussi celle d'une partie importante de la population canadienne. Ces gens ont besoin que la Chambre et le gouvernement leur disent qu'il n'y a rien qui cloche chez eux, et qu'il est inadmissible que des personnes cherchent à changer leur identité.
Nous avons fait beaucoup de chemin depuis que l'ancien premier ministre Trudeau a dépénalisé l'homosexualité et, même, depuis que l'actuel premier ministre s'est excusé de la façon dont les gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé ont traité des gens comme moi. Toutefois, nous avons encore beaucoup de chemin à faire.
J'ai lu avec intérêt que 9 % des députés du nouveau Parlement de la Nouvelle-Zélande sont maintenant issus de la communauté LGBTQ, soit la plus forte proportion au monde. Cela dépasse celui du Royaume-Uni, avec 7 % ou 45 députés. La Chambre des communes ne compte que quatre députés ouvertement gais, soit un peu plus de 1 %, ce qui n'est pas du tout représentatif de la population canadienne. Ceux d'entre nous qui sont différents se sentent parfois bien seuls. Il serait peut-être plus facile de faire adopter ce projet de loi si la Chambre et le gouvernement étaient un peu plus à l'image de la population canadienne. Voilà notre prochain projet collectif.
Je termine mon allocution comme je l'ai commencée, en remerciant le ministre de la Justice et la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse d'avoir proposé ces modifications. Je remercie les députés d'avoir pris le temps de lire ce projet de loi et d'en avoir discuté avec les citoyens, et je les remercie aussi pour les allocutions très éloquentes que j'ai entendues. Je remercie également les gens d'avoir si bien écouté aujourd'hui. Je crois que bon nombre de mes collègues, qui n'ont pas vécu la même chose que moi, mais qui m'ont écouté raconter mon histoire, sont maintenant en mesure de nous aider tous. Je les remercie et je suis heureux qu'ils soient prêts à agir.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I am pleased to speak to Bill C-6 today. As always, I look forward to the day that we can all be back in the chamber instead of speaking to pinhole cameras, though I am mindful of the fact that any inconveniences or challenges we face as MPs pale in significance to the impact of COVID on ordinary Canadians who have lost loved ones, lost livelihoods or who are still working on the front lines in this pandemic. These impacts have been even more strongly felt by the most marginalized among us, and especially the community I come from.
I speak today as the NDP spokesperson on sexual orientation and gender identity and expression, or SOGIE for short, but I also speak as an out gay man, someone who has been out in public life for nearly three decades. I wish we had a more representative Parliament today when it comes to topics affecting my community, like conversion therapy. Unfortunately, many of those voices we should be hearing from are absent. In the House, we have only four out gay MPs, and we have no out lesbians and no transgender or non-binary MPs. We are short about 30 MPs from my community.
Some jurisdictions have done better. In fact, New Zealand just elected what has been described as the gayest Parliament in the world, at 10% representation. While it is great to celebrate this as a milestone, I might suggest a more accurate headline that goes something like “New Zealand finally elects a Parliament that nears fair representation of the SOGIE community”. Then the story would have to go on to say that the total does not include any trans or non-binary MPs, despite New Zealand having elected the first trans MP in the world, Georgina Beyer, who served from 1999 to 2007.
I also want to give a quick shout-out today to British Columbia, which has just re-elected six SOGIE MLAs. It looks like the number will still be six when the dust settles, but that is about 7% of the legislature again and ties the U.K. This is compared to a mere 1% in the House. That is a hint to both SOGIE individuals and parties when it comes to nominations for the next election, and as someone who is always recruiting, as the gay stereotype goes, I know this remains a challenge.
Why is there a long preamble on representation? I firmly believe that the most diverse parliaments make the best legislation. It is not only that diverse parliaments are likely to have more MPs with lived experience on the topics at hand, although that is true, but that, perhaps more importantly, they will have the networks in the communities they represent and in Canada as a whole to bring those diverse experiences and voices to bear on the matters at hand. Besides, it is also important to remember, as one wag once said, “If you're not at the table, you're much more likely to be on the menu.” Clearly, in this Parliament we have more work to do to make sure diverse voices are heard on the topic of conversion therapy.
When it comes to Bill C-6, which seeks to end the practice of conversion therapy in Canada, I want to start by saying three things, at least two of which should be obvious to all but clearly are not.
The first is that no one in the SOGIE community needs to be fixed because of their sexual orientation, gender identity or gender expression. The prevalence of homophobia and transphobia makes it hard enough for many of us to live authentic lives as who we are, at home, at work and everywhere else in our daily lives. The very idea that we can or need to be fixed, which is fundamental to the concept of conversion therapy, only serves to reinforce homophobia and transphobia. The idea that one’s sexual orientation or gender identity could possibly be changed is especially problematic for those who, early in their lives, are still working their way toward figuring out exactly who they are. For queer youth, the idea they need to be fixed can and does contribute to both self-hate and fear of rejection by family and friends, both very damaging to mental health.
The second thing that should be obvious, which I think is to most people, is that certain sexual orientations and gender identities and expressions are not better than others. It is certainly not appropriate for governments to prefer some sexual orientations and gender identities over others. Nor is it appropriate to disadvantage or fail to protect some of our citizens because of their gender identity, gender expression or sexual orientation. All of us are equally deserving of equal protection under the law, and that is the essence of the issues raised in Bill C-6.
Finally, the third thing I want to raise at the outset of this debate is apparently less well understood, though it is a clearly established fact. It is impossible to change someone’s sexual orientation or gender identity, and as a result, conversion therapy is harmful to those who are subjected to it.
As for the outcomes of these practices, whether they are called conversion therapy, reparative therapy, aversion therapy or gender affirming therapy, those names do not really matter: The results are always the same. There is no change, and those who are subjected to therapy suffer from outcomes that include guilt and shame, depression, social isolation and often self-harm or even death by suicide.
Fortunately, I was never subjected to conversion therapy, though some in my own family were anything but accepting. I recognize now, ironically, that attempts to beat the gay out of me may have been actually less harmful in the long run than being subjected to conversion therapy. That is because the overt violence allowed me to focus the resulting anger and hostility outward rather than inward on myself.
Frankly, it is hard to imagine that some of the torture that was carried out in the past, under the name of therapy, ever actually took place. Far too many Canadians were subjected to barbaric practices, such as electroshock therapy, chemical castration and even exorcism, as we heard today. It is equally hard for me to accept the idea that conversion therapy should still be going on in Canada to this day, no less harmful in its results, even if somewhat less brutal sometimes in its means.
The fact that conversion therapy is harmful to those subjected to it is the reason this pernicious practice has been condemned internationally and domestically by health professionals. More than eight years ago, on May 17, 2012, on the 22nd anniversary of the removal of homosexuality from the list of recognized mental disorders, the World Health Organization issued a statement labelling conversion therapy to be “a serious threat to the health and well-being—even the lives—of affected people.”
Eight years ago, the World Health Organization called for action at the national level to ban and place sanctions on conversion therapy. No organization of health professionals in Canada currently approves of or allows the practice of conversion therapy. No provincial health plans allow for the practice of conversion therapy as part of the public health care system.
Conversion therapy is no longer supposed to be taking place within the formal health care system in this country, yet we know that it still goes on in the shadows. Not only is it taking place in Canada, but some Canadians are still being sent for conversion therapy in the United States. A report on conversion therapy in Canada was published in February of this year. It surveyed over 7,200 gay, bisexual and two-spirit men. More than 20% reported being subjected to some form of conversion therapy. When it comes to transgender and non-binary Canadians, the numbers approach 50%.
It is one thing to know from formal studies that this is still taking place, but it is quite another to hear the brave survivors who have come forward to tell their stories of the harm they suffered as a result. I encourage all MPs to listen carefully to those stories.
When it comes to Bill C-6, let me say again, as we did last March and when the bill was reintroduced recently, the New Democrats will be supporting Bill C-6 at second reading. What the bill does can briefly be summarized as follows. It specifically criminalizes subjecting minors to conversion therapy and transporting minors out of Canada for the purpose of conversion therapy. It criminalizes subjecting adults to conversion therapy against their will, and it criminalizes what we call the business of conversion therapy.
The main strength of Bill C-6 is its focus on youth, for it is young people who conversion therapy is almost always directed against. It is young people who suffer the greatest harm from the attempts to force them to be someone they are not.
Its second strength is the suite of comprehensive measures to ban the practice or promotion of the business of conversion therapy, which would help ensure the practice is actually shut down by making it illegal to charge for, to profit from or to advertise conversion therapy for both minors and adults. The bill contains significant power to seek court orders to remove offending materials from online platforms.
Let me stop here for a moment to address the reddest of red herrings concerning this bill. This is the “what about” argument: “What about the rights of others?” and in particular, “What about the rights of others whose religious freedoms might be infringed by this bill?” For me, it is always a red flag when I hear arguments that start with “what about”. The resort to what about-ism is rarely about promoting real dialogue, and is instead usually a diversionary tactic to take the argument onto grounds that what about-ers think will make it easier for them to win the argument. What I am saying is that arguments that start with “what about” are most often exercises in distraction rather than attempts to confront the real issues before us.
Clause 5 of Bill C-6 says clearly that the definition of “conversion therapy” in the bill does not refer to “a person’s exploration of their identity or to its development.” This means that there is nothing in the bill that prevents parents from talking to their children about their sexual orientation or gender identity. Nothing in the bill prevents spiritual leaders from discussing these topics with their followers. Nothing in the bill prohibits anyone from holding bigoted and outdated ideas about sexual orientation or gender identity or expression. What it does prevent is taking those beliefs and ideas and turning them into hateful and harmful practices disguised as “therapy”. How the bill is an appropriate bill for a free vote is a question that I will continue to have for my Conservative colleagues.
Returning to the NDP position on the bill, again, as I have said, we will support it at second reading. However, we do believe the bill can and should be improved. What are those improvements we are looking for?
First, we would like to see the government respond positively to the demand from the SOGIE community for a full ban on conversion therapy, a ban for adults as well as for children.
The minister has made the argument previously that his goal here is to have a bill that is charter challenge proof. His solution has been to design Bill C-6 to avoid possible charter challenges by focusing on non-consenting adults, minors and the “business” of conversion therapy. It sets aside the question of so-called “consenting adults.”
This is a good argument in that I do believe the bill would survive a charter challenge as the provisions around the business of conversion therapy included will result in an effective ban on the practice for consenting adults, at least when it comes to paid services. However, a total ban would also survive a charter challenge. I would very much like to see any legal opinions that the government might have saying that it would not.
In brief, my argument here is that there is an equally compelling charter argument that it is a reasonable limit on fundamental rights to prohibit anyone from giving consent to a practice that is clearly harmful to those subjected to it. Without going too far down the legal rabbit hole here, there is parallel jurisprudence that has upheld restrictions on things like fight clubs, which leads me to conclude that a full ban would also be found charter compliant.
The second and perhaps more significant area in which the bill can be improved is in the language used to define what conversion therapy is. The language in Bill C-6 is actually pretty good when it comes to the traditional conversion therapy practice directed at sexual orientation. I am also glad that there is language in the bill attempting to ensure it covers banning conversion therapy directed at trans and non-binary Canadians.
This kind of practice is often styled as “gender-affirming therapy” or “transition treatment” or other such positive-sounding names. However, this is where the language in the bill is not so good. The committee will need to have a close look at this clause of the bill to ensure it is as comprehensive and up to date with current practice as possible when it comes to so-called therapies aimed at transgender and non-binary Canadians.
Now let me address a bit of revisionist history that has crept into the discussion of the bill. I want to take a moment to remind the House how we got here to second reading on a bill to ban conversion therapy. Of course elected officials have played a role, but not everyone who is on side now was always there.
Former Saskatoon West NDP MP Sheri Benson, the only out lesbian in the previous Parliament, sponsored petition e-1833 in the last Parliament, which called on the government to ban conversion therapy. That petition received nearly 20,000 signatures. When the petition was presented to the government in March of 2019, the Liberal government said it would take no action as it argued conversion therapy was a provincial responsibility.
In his 2019 Pride message, the NDP Leader, the member for Burnaby South, called for a ban as part of the NDP Platform. The Liberals still refused to budge. Then on September 29, in the midst of the election campaign just over a year ago, the Prime Minister suddenly changed course and promised a federal ban on conversion therapy. His December 2019 mandate letter for the justice minister included instructions to bring forward legislation to ban conversion therapy. I thank the minister for doing so and I welcome this conversion. I have no doubt also in the sincerity of his intentions to get a bill through this Parliament, which will end this practice.
However, let me stress today as always that no progress on SOGIE rights has ever taken place that has not been fought for by courageous members of our community and no place has that role been more important than in the case of brave conversion therapy survivors who have stepped up to tell their stories. Without them, the rest of us might have gone on blithely assuming that formal professional condemnation of conversion therapy was enough and had actually stopped this practice.
I cannot name all those who have spoken up, but let me quickly point to two who have helped deepen my understanding of how harmful this practice can be and how it continues to go on. I thank Erika Muse and Matt Ashcroft for speaking boldly and publicly.
There are days when the younger me is still surprised that I can stand in the House of Commons and speak as an openly gay man, and even more surprised that I do so as an official party spokesperson on sexual orientation, gender identity and expression. However, there are also days when I am discouraged about the long distance we still have to go to reach full equality and acceptance, especially for transgender and non-binary Canadians. There are also days when I am hopeful that we will soon see more MPs from my community, including trans and non-binary representatives. We need those diverse voices in the House and young Canadians need to see those role models.
It is time to act and in fact long past the time to bring an end to this harmful practice. As welcome as new laws banning the practice are, new laws alone will not be sufficient to repair the past damage from conversion therapy nor combat the hate that underlies these practices. The government will need to fund capacity building within the SOGIE community so these challenges can be addressed by our community ourselves. Unfortunately, for some from our community it is far too late and they will never be able to be brought back to us.
I look forward to the speedy passage of the bill so we can get on with the important work of healing. I look forward to the day when we can say that all forms of conversion therapy have been banned from Canada and are no longer practised. I look forward to the day we can fully celebrate the full range of sexual and gender diversity in our country.
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole au sujet du projet de loi C-6. Je suis toujours aussi impatient de m'adresser aux députés à la Chambre plutôt qu'au moyen d'une caméra de la grosseur d'un trou d'épingle. Je suis conscient toutefois que les inconvénients ou défis auxquels nous faisons face sont bien peu de chose si on les compare à l'impact que la COVID a sur les Canadiens ordinaires qui ont perdu un être cher ou leur moyen de subsistance, ou qui doivent travailler aux premières lignes de la pandémie. Ces répercussions ont frappé plus durement les plus marginalisés d'entre nous, notamment dans ma communauté.
J'interviens aujourd'hui en tant que porte-parole du NPD en matière d'orientation sexuelle et d'identité ou expression de genre, mais aussi en tant qu'homme gai qui vit ouvertement son homosexualité depuis près de trois décennies. Lorsqu'il est question de sujets qui touchent ma communauté, comme la thérapie de conversion, je me prends à souhaiter que la Chambre soit plus représentative. Malheureusement, plusieurs des personnes qui devraient se faire entendre sont absentes. À la Chambre, il y a seulement quatre députés ouvertement gais, aucune députée ouvertement lesbienne, aucun député transgenre et aucun député non binaire. Pour être représentative, la Chambre devrait compter environ 30 députés de ma communauté.
Certains pays font mieux que le Canada. D'ailleurs, la Nouvelle-Zélande vient tout juste d'élire le Parlement considéré comme étant le plus gai au monde, la communauté homosexuelle y comptant pour 10 % de l'assemblée législative. Même s'il est merveilleux de considérer qu'il s'agit d'une étape importante, je suggérerais un titre de manchette plus juste, du genre: « La Nouvelle-Zélande élit enfin un Parlement où la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer jouit presque d'une représentation juste ». Ensuite, il faudrait préciser dans l'article que ces 10 % ne comprennent aucun député transgenre ou non binaire, en dépit du fait que la Nouvelle-Zélande est le premier pays au monde à avoir élu un député transgenre, soit la députée Georgina Beyer, qui a été en fonction de 1999 à 2007.
Je tiens également à saluer aujourd'hui la Colombie-Britannique, qui vient de réélire six députés provinciaux de la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer. Tout porte à croire que le nombre demeurera six lorsque les choses se tasseront, ce qui représente encore environ 7 % de l'assemblée législative, une représentation égale à celle que l'on observe au Royaume-Uni. En revanche, cette communauté ne représente qu'un maigre 1 % à la Chambre des communes du Canada. C'est un message à retenir pour la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer de même que pour les partis en ce qui concerne la nomination de candidats aux prochaines élections. En tant que personne constamment en mode de recrutement, comme le veut le stéréotype gai, je sais que cela demeure un défi.
Pourquoi y a-t-il un long préambule sur la représentation? Je suis fermement convaincu que les parlements où la diversité est grande adoptent les meilleures lois. Non seulement ils sont plus susceptibles de compter dans leurs rangs plus de députés qui ont une expérience concrète des sujets à l’étude, ce qui est vrai, mais surtout, ils ont dans les collectivités qu’ils représentent et dans tout le Canada les réseaux nécessaires pour tirer parti de ces expériences et mettre à contribution ces voix diverses dans les questions dont nous sommes saisis. Par ailleurs, il est important aussi de se rappeler que, comme l’a dit un jour un plaisantin, « Si on n’est pas à la table, on n’a bien plus de chances de se retrouver au menu ». De toute évidence, nous avons encore à faire à la Chambre pour que des voix diverses soient entendues en ce qui concerne la thérapie de conversion.
Pour ce qui est du projet de loi C-6, qui vise à mettre fin aux thérapies de conversion au Canada, je tiens à dire tout d’abord trois choses, dont deux au moins devraient être évidentes pour tous, mais ne le sont manifestement pas.
La première est que nul dans la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer n’a besoin de se faire soigner en raison de son orientation sexuelle, de son identité ou de son expression de genre. Il est déjà difficile à nombre d’entre nous de vivre une vie authentique, fidèle à ce que nous sommes, à la maison, au travail et partout ailleurs dans notre vie quotidienne, à cause de la prévalence de l’homophobie et de la transphobie. L’idée même que nous puissions ou que nous devrions nous faire soigner, ce qui est le concept fondamental de la thérapie de conversion, renforce encore l’homophobie et la transphobie. L’idée qu’il serait possible de changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne est particulièrement problématique pour ceux et celles qui, à l’aube de leur vie, s’interrogent encore sur leur identité véritable. Pour les jeunes allosexuels, l’idée qu’ils doivent se faire soigner peut certainement contribuer à une haine de soi et à une peur de rejet par la famille et les amis, toutes deux très préjudiciables pour la santé mentale.
La deuxième chose qui devrait être évidente, et qui l’est selon moi pour la plupart des gens, c’est que certaines orientations sexuelles et certaines identités et expressions de genre ne sont pas meilleures que d’autres. Il n’est assurément pas approprié que des gouvernements préfèrent des orientations sexuelles et des identités de genre à d’autres. Il n’est pas approprié non plus de désavantager ou de ne pas protéger certains de nos citoyens à cause de leur identité de genre, de leur expression de genre ou de leur identité sexuelle. Nous méritons tous tout autant la même protection en vertu de la loi, et tel est le fond des questions soulevées par le projet de loi C-6.
Enfin, la troisième chose que je tiens à souligner au début de ce débat semble moins bien comprise, même s’il s’agit de toute évidence d’un fait établi. Il est impossible de changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne et, par conséquent, la thérapie de conversion est dangereuse pour les personnes qui y sont soumises.
Quant aux résultats de ces pratiques, qu’on parle de thérapie de conversion, de thérapie réparatrice, de thérapie par aversion ou de thérapie d’affirmation du genre, ces noms importent peu: les résultats sont toujours les mêmes. Il n’y a aucun changement et celles et ceux qui subissent ces thérapies en subissent aussi les conséquences, notamment un sentiment de honte et de culpabilité, de la dépression, un isolement social et souvent l’automutilation, voire une mort par suicide.
Heureusement, je n’ai jamais subi de thérapie de conversion, même si certains membres de ma famille étaient loin de m’accepter comme je suis. Je reconnais à présent que, paradoxalement, me faire tabasser pour m’obliger à renoncer à être gai aura sans doute été moins préjudiciable, au fond, à long terme que subir une thérapie de conversion. Parce que la violence patente m’a permis de me concentrer sur la colère et l’hostilité qu’elle provoquait pour la diriger sur l’extérieur et pas contre moi-même.
À vrai dire, il est difficile d’imaginer que les formes de torture infligées dans le passé, au nom de la thérapie, l’aient vraiment été. Bien trop de Canadiens ont été soumis à des pratiques barbares, comme les électrochocs, la castration chimique et même l’exorcisme, comme nous l’avons entendu aujourd’hui. Il m’est tout aussi difficile d’accepter l’idée que l’on pratique encore aujourd’hui au Canada la thérapie de conversion, qui n’est pas moins préjudiciable dans ses résultats, même si on y recourt à des moyens parfois moins brutaux.
Si au Canada comme à l’étranger, les professionnels de la santé condamnent la thérapie de conversion, c’est parce que cette pratique pernicieuse est dangereuse pour les personnes qui y sont soumises. Il y a plus de huit ans, le 17 mai 2012, le jour du 22e anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des troubles mentaux reconnus, l’Organisation mondiale de la santé a publié une déclaration où elle qualifiait la thérapie de conversion de « menace dangereuse pour la santé et le bien-être, voire la vie, des personnes concernées ».
Il y a huit ans, l’Organisation mondiale de la santé demandait aux États d’interdire la thérapie de conversion et de prévoir des sanctions à l’échelle nationale pour les contrevenants. Aucun organisme de professionnels de la santé au Canada n’approuve ou n’autorise actuellement la pratique de la thérapie de conversion. Aucun régime de santé provincial ne l’autorise non plus dans le cadre du système de santé publique.
La thérapie de conversion n’est plus censée avoir lieu dans le système de santé officiel de ce pays, mais nous savons qu’elle se pratique encore dans l’ombre. Non seulement elle se pratique au Canada, mais des Canadiens sont encore envoyés aux États-Unis pour subir une thérapie de conversion. Un rapport sur la thérapie de conversion au Canada a été publié en février dernier. Les auteurs ont interrogé plus de 7 200 hommes homosexuels, bisexuels et bispirituels. Plus de 20 % déclaraient avoir subi une forme ou une autre de thérapie de conversion. Dans le cas des Canadiens transgenres et non binaires, on approche des 50 %.
C’est une chose de savoir par des études officielles que la thérapie de conversion existe toujours, c’en est une tout autre d’entendre de courageux survivants raconter les souffrances qu’ils ont endurées à cause de cette pratique. J’encourage tous les députés à écouter attentivement ces histoires.
Permettez-moi de dire encore une fois, en ce qui concerne le projet de loi C-6 représenté récemment, que nous le soutiendrons à l'étape de la deuxième lecture, comme nous l'avions appuyé en mars dernier. L'objectif du projet de loi peut se résumer comme suit: il criminalise le fait de soumettre des mineurs à des thérapies de conversion et d'emmener des mineurs à l'étranger pour les y soumettre à des thérapies de conversion. Il criminalise le fait de soumettre des adultes à des thérapies de conversion contre leur volonté et il criminalise ce que nous appelons le commerce des thérapies de conversion.
Le principal point fort du projet de loi C-6, c'est qu'il met l'accent sur les jeunes, car ce sont les jeunes qui sont presque toujours visés par les thérapies de conversion et ce sont eux qui souffrent le plus des tentatives qui sont faites contre eux pour les forcer à devenir ce qu'ils ne sont pas.
Son deuxième point fort, c'est son ensemble de mesures détaillées qui visent à interdire la pratique et la promotion des thérapies de conversion pour des avantages pécuniaires. Elles contribueraient à mettre effectivement un terme à ladite pratique en rendant illégal le fait de faire payer les thérapies de conversion ou d'en tirer profit ou d'en faire de la publicité, dans le cas des mineurs et des adultes. Le projet de loi contient des mesures fortes qui pourraient déboucher sur des injonctions dans le but de faire retirer des plateformes le matériel incriminé.
Arrêtons-nous un moment pour tordre le cou à l'argument le plus fallacieux qui soit concernant ce projet de loi. C'est l'argument du « Qu'en est-il de » et, en particulier, du « Qu'en est-il des droits des autres dont les libertés religieuses pourraient être violées par ce projet de loi? » En ce qui me concerne, c'est toujours un signal d'alarme lorsque j'entends une argumentation qui commence par « Qu'en est-il de ». On a rarement recours à l'argument du « Qu'en est-il de » pour promouvoir le dialogue; on y a plutôt recours, quand on est adepte du « Qu'en est-il de », pour faire diversion et sortir plus facilement gagnant de la discussion. Ce que je veux dire, c'est que les arguments qui commencent par « Qu'en est-il de » sont le plus souvent des manoeuvres de diversion plutôt que des tentatives pour aborder les vrais problèmes qui se posent à nous.
On dit clairement dans l'article 5 du projet de loi C-6 que la définition de « thérapie de conversion » du projet de loi ne se rapporte pas « à l'exploration ou à la construction de son identité ». Cela veut dire qu'il n'y a rien dans ce projet de loi qui empêche des parents d'avoir une conversation avec leurs enfants à propos de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Il n'y a rien dans ce projet de loi qui empêche les chefs spirituels d'aborder ces sujets avec leurs fidèles. Il n'y a rien dans ce projet de loi qui interdit à qui que ce soit d'entretenir des points de vue intolérants et dépassés au sujet de l'orientation sexuelle ou de l'identité ou expression de genre. Ce qu'il empêche, par contre, c'est de transformer ces croyances et ces idées en pratiques haineuses et néfastes déguisées en « thérapie ». La question de savoir en quoi ce projet de loi convient à un vote libre est une question que je pose encore à mes collègues conservateurs.
Pour revenir à la position du NPD sur ce projet de loi, comme je l'ai déjà dit, nous allons l'appuyer à la deuxième lecture. Cela dit, nous estimons qu'il pourrait et devrait être amélioré. Quelles sont les améliorations qui devraient être apportées à notre avis?
D'abord, nous aimerions que le gouvernement accède à la demande de la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer, qui veut que les thérapies de conversion soient complètement interdites, et pour les adultes et pour les enfants.
Le ministre a déjà fait valoir que son objectif est de faire adopter un projet de loi qui soit à l'épreuve d'une contestation fondée sur la Charte. Sa solution a donc été de présenter le projet de loi C-6, qui porte principalement sur les adultes non consentants, les personnes mineures, ainsi que le « commerce » de la thérapie de conversion. Toutefois, le projet de loi met de côté la question de ceux que l'on désigne comme des « adultes consentants ».
Il s'agit d'un argument valable, dans la mesure où je pense que le projet de loi survivrait à une contestation en vertu de la Charte, car les dispositions relatives à la thérapie de conversion qui y sont incluses mèneront à une interdiction effective de cette pratique pour les adultes consentants, du moins en ce qui concerne les services payants. Cependant, l'implantation d'une interdiction totale survivrait également à une contestation fondée sur la Charte. J'aimerais beaucoup consulter les avis juridiques que le gouvernement a obtenus et qui affirment qu'il n'y survivrait pas.
Bref, il existe un argument tout aussi convaincant fondé sur la Charte selon lequel il s'agit d'une limite raisonnable aux droits fondamentaux que d'interdire à quiconque de donner son consentement à une pratique qui porte manifestement préjudice aux personnes qui y sont soumises. Sans trop s'enfoncer dans les méandres du système de justice, il existe une jurisprudence parallèle qui a maintenu les restrictions sur des phénomènes comme les clubs de combat, ce qui m'amène à conclure qu'une interdiction totale serait également conforme à la Charte.
L'autre élément du projet de loi qui pourrait être amélioré, et c'est peut-être l'élément le plus important, est le langage utilisé pour décrire la thérapie de conversion. En fait, le texte du projet de loi C-6 est tout à fait acceptable en qui concerne la pratique traditionnelle de la thérapie de conversion axée sur l'orientation sexuelle. De plus, je suis heureux que le projet de loi emploie du vocabulaire visant à garantir qu'il soit interdit de faire suivre une thérapie de conversion aux Canadiens transgenres et non binaires.
On embellit souvent ce type de traitement en lui donnant des noms comme la thérapie en vue de l'affirmation du genre ou le traitement de transition, ou d'autres noms positifs du genre. Toutefois, c'est là où le langage dans le projet de loi pose problème. Le comité devra examiner cette disposition attentivement pour veiller à ce qu'elle soit aussi complète que possible et qu'elle respecte les pratiques actuelles, et que ces soi-disant thérapies dont le but est de convertir les Canadiens transgenres et non binaires soient interdites.
Je voudrais maintenant parler brièvement du révisionnisme historique qui s'est glissé dans la discussion sur le projet de loi. Je prends un instant pour rappeler à la Chambre comment nous en sommes arrivés à l'étape de la deuxième lecture d'un projet de loi qui cherche à interdire la thérapie de conversion. Bien sûr, les représentants élus y sont pour quelque chose, mais nous n'avons pas toujours joui de l'appui de toutes les personnes qui sont maintenant en faveur d'un projet de loi de la sorte.
Pendant la dernière législature, l'ancienne députée néo-démocrate de Saskatoon-Ouest, Sheri Benson, était la seule députée qui se présentait ouvertement comme lesbienne. Elle a parrainé la pétition e-1833, qui demandait au gouvernement d'interdire les thérapies de conversion. Près de 20 000 personnes ont signé cette pétition. Quand elle a été présentée au gouvernement libéral, en mars 2019, celui-ci a refusé d'agir parce que ces thérapies étaient de compétence provinciale.
Toujours en 2019, dans son message soulignant la célébration de la Fierté, le chef du NPD et député de Burnaby-Sud a demandé que ces thérapies soient interdites, conformément à la plateforme du NPD. Les libéraux ont encore refusé d'agir. Puis, le 29 septembre 2019, il y a un peu plus d'un an, au milieu de la campagne électorale, le premier ministre a soudainement changé d'idée et promis une loi fédérale qui interdirait les thérapies de conversion. La lettre de mandat qu'il a adressée au ministre de la Justice en décembre 2019 lui donnait notamment comme directive de présenter une mesure législative afin d'interdire ces thérapies. Je remercie le ministre de donner suite à ces instructions et je me réjouis que le gouvernement ait changé d'idée. Je crois qu'il désire sincèrement faire adopter par le Parlement un projet de loi qui mettra fin à cette pratique.
Je tiens toutefois à souligner qu'aucune avancée relative aux droits des personnes ayant diverses orientations sexuelles et identités de genre n'aurait été possible sans les braves membres de notre communauté qui se battent pour faire avancer les choses. On peut penser par exemple au rôle crucial qu'ont joué les survivants de thérapies de conversion qui ont eu le courage de faire connaître leur histoire. Sans eux, nous aurions peut-être continué de croire que la condamnation officielle des thérapies de conversion par les professionnels avait suffi et que ces pratiques étaient chose du passé.
Je ne peux pas nommer tous ceux qui ont pris la parole, mais permettez-moi de citer rapidement deux personnes qui m’ont aidé à mieux comprendre que le caractère néfaste de cette pratique et les mécanismes par lesquels elle se perpétue. Je remercie Erika Muse et Matt Ashcroft de s’être exprimés avec audace et en public.
Il y a des jours où je me revois lorsque j'étais plus jeune et où j'ai peine à croire que je prends la parole à la Chambre des communes en tant qu’homme ouvertement homosexuel. Je m'étonne encore plus de pouvoir le faire à titre de porte-parole officiel de mon parti sur la question de l’orientation sexuelle, de l’identité sexuelle et de l’expression de cette identité. Cependant, il y a aussi des jours où je suis découragé par le long chemin qu’il nous reste à parcourir pour parvenir à une égalité et une acceptation totales, surtout pour les Canadiens transsexuels et non binaires. Il y a aussi des jours où j’espère que nous verrons bientôt plus de députés de ma communauté, y compris des représentants transsexuels et non binaires. Nous avons besoin de ces voix diverses à la Chambre, et les jeunes Canadiens ont besoin de voir ces modèles.
Il est temps d’agir et, en fait, il est plus que temps de mettre fin à cette pratique néfaste. Aussi bienvenues que soient les nouvelles lois interdisant cette pratique, elles ne suffiront pas à elles seules à réparer les dommages causés par la thérapie de conversion et à combattre la haine qui sous-tend ces pratiques. Le gouvernement devra financer le renforcement des capacités au sein de la communauté des personnes de diverses orientations sexuelles, identités sexuelles ou expressions de cette identité afin qu'elle puisse résoudre les difficultés auxquelles elle se heurte. Malheureusement, pour certains membres de notre communauté, il est beaucoup trop tard et ils ne pourront jamais revenir à la vie.
J’attends avec impatience l’adoption rapide du projet de loi afin que nous puissions poursuivre l’important travail de guérison. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons dire que toutes les formes de thérapie de conversion ont été interdites au Canada et ne sont plus pratiquées. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons célébrer pleinement toute la diversité sexuelle dans notre pays.
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Lib. (ON)
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2020-10-26 13:46 [p.1216]
Madam Speaker, I would like to thank my hon. colleague for a very strong and principled speech. I would expect nothing less from him on this topic, in fact on virtually every topic he stands on. He challenges us in his comments. I am not going to ask a question about his comments; they stand for themselves and are well reasoned.
My question for him is simply this. Those of us who want to see the day realized have work to do with him. I would like to know from his perspective what the next steps Parliament, in fact Canada, needs to take to realize that vision and dream of his of full equality and what he challenges us as Parliamentarians to take up in battle with him to ensure that all members of his community enjoy the full rights to which he speaks.
Madame la Présidente, j’aimerais remercier mon collègue pour son discours très solide et bien ancré dans ses principes. Je n'attends jamais rien moins de sa part ni sur ce sujet ni sur les autres sujets qu’il aborde. Son propos nous interpelle. Je n'ai pas l'intention de le questionner là-dessus, ce qu'il dit est parfaitement clair et raisonné.
La question que je lui pose est simplement la suivante. Ceux d’entre nous qui veulent voir arriver le jour dont parle le député ont du travail à faire avec lui. J’aimerais savoir quelles sont les prochaines étapes que le Parlement devrait franchir, selon le député, afin de réaliser sa vision et son rêve de pleine égalité et afin que les parlementaires que nous sommes puissent participer avec lui à la lutte visant à garantir aux membres de sa communauté l'exercice des droits dont il parle.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I know we do not have time enough in response to really answer that question. It is one of the reasons I focused on representation in my speech today. I look forward to the day we have a more representational House on all grounds, including sexual orientation and gender identity and expression.
Conversion therapy is an urgent matter because unfortunately these harms are taking place regularly within our society. I would like to see the bill pass expeditiously and be in force by the end of the year, if we can possibly manage that.
Madame la Présidente, je sais que le temps qui nous est alloué pour donner une réponse n'est pas suffisant pour bien répondre à cette question. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai axé mon discours d'aujourd'hui sur la représentativité. J'espère que, un jour, la composition de la Chambre sera plus représentative de la société en général, notamment en ce qui a trait à l'orientation sexuelle et à l'identité et l'expression de genre.
La question des thérapies de conversion est urgente, parce qu'il s'agit d'un fléau qui fait présentement rage dans la société canadienne. J'aimerais que le projet de loi puisse être adopté rapidement et qu'il entre en vigueur d'ici la fin de l'année, si cela est possible pour nous.
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BQ (QC)
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2020-10-26 13:50 [p.1216]
Madam Speaker, I thank my colleague for his excellent, very moving and very eloquent speech on this issue.
I have to admit that until just a few weeks ago, I did not even know that conversion therapy was allowed in Canada. I did not think that such a barbaric practice could exist. I am so glad that we are passing legislation today to prohibit it, or at least moving in that direction. I do not even find this to be an especially progressive bill. Today we are simply bringing Canada into the 20th century. Now we need to go even further.
My colleague mentioned something that was very interesting, picking up on something my colleague across the aisle asked about. In New Zealand, 20% of elected representatives are homosexual; in Canada, it is only 2%. Is there something we can do about that from a legislative standpoint? Are there any measures we could bring forward? How did New Zealand achieve that level of representation?
I would like to hear my colleague's thoughts on that.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son excellent discours très touchant et très éloquent sur cette question.
Pour ma part, je dois avouer un peu candidement qu'il y a quelques semaines je ne pensais même pas que les thérapies de conversion étaient permises au Canada. Je pensais qu'une telle barbarie ne pouvait pas exister. Je suis bien content que nous légiférions aujourd'hui pour interdire cela ou du moins avancer là-dedans. Je ne trouve même pas que c'est un projet de loi progressiste. Aujourd'hui, nous faisons en sorte que le Canada arrive dans le XXe siècle. Maintenant, il faut avancer.
Mon collègue a parlé de quelque chose de très intéressant. Cela rejoint la question de mon collègue de l'autre côté. La Nouvelle-Zélande a 20 % de représentativité de personnes homosexuelles; au Canada, c'est seulement 2 %. Du point de vue législatif, pouvons-nous agir là-dessus? Existe-t-il des mesures que nous pourrions mettre de l'avant? Comment la Nouvelle-Zélande fait-elle pour avoir un tel taux de représentativité?
J'aimerais savoir ce que mon collègue en pense.
View Randall Garrison Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, again, the member's belief that this was not taking place in Canada is representative of the beliefs of many Canadians. I want to thank the conversion therapy survivors, both in Quebec and in English-speaking Canada, who have told their stories and allowed us to realize this actually goes on.
As for New Zealand, about 10% of the new parliament is representative of the SOGIE community. How did they do that? Again, I am always recruiting. What I say is that the best protection for any community in Canadian society and the best way to get representation is to be out and proud of who we are, at work, at home, in all the social groups, in our church, wherever. If we are presenting ourselves as who we really are, that will help Canadians understand that all of us share the same basic humanity.
Madame la Présidente, comme je l'ai mentionné, le fait que le député croyait que la thérapie de conversion n'est pas pratiquée au Canada est représentatif de ce que croient de nombreux Canadiens. Je remercie les survivants de la thérapie de conversion, tant au Québec qu'au Canada anglais, qui nous ont fait part de leur vécu et qui nous ont permis de nous rendre compte de ce qui se passe réellement.
En ce qui concerne la Nouvelle-Zélande, environ 10 % des nouveaux députés appartiennent à la communauté des personnes ayant diverses orientations ou identités sexuelles ainsi que diverses manières de les exprimer. Comment ont-ils fait? Comme je l'ai dit, je suis constamment en mode de recrutement. À mon avis, la meilleure façon de protéger toute communauté de la société canadienne et d'être représenté, c'est de sortir du placard et d'être fier de qui nous sommes au travail, à la maison, dans tous les groupes sociaux, dans notre église et ailleurs. Si nous nous présentons comme nous sommes réellement, cela aidera les Canadiens à comprendre que nous partageons tous la même humanité fondamentale.
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CPC (AB)
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2020-10-26 14:10 [p.1220]
Mr. Speaker, today I rise to pay tribute to Stan Schumacher, who passed away this past month at the age of 87. Stan was a political institution from east central Alberta, who served as both a member of Parliament and a member of the Alberta legislative assembly. He also served as speaker in the Alberta legislature, where he could always be counted on to stand up for our parliamentary institutions and democracy. Stan was also a veteran, having served in the Royal Canadian Armoured Corps. After retiring from elected politics, he continued his law practice and remained a constant voice for his community and grassroots politics. This was where I got to know and appreciate Stan, where we could always count on his voice of experience.
Today, on behalf of the people of Battle River—Crowfoot, I want to pay tribute to Stan's life of service and the impact he made on our region, Alberta and Canada. I share condolences with his wife, Virginia, his family and friends, and the communities he spent his entire life serving.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à Stan Schumacher, qui est décédé le mois dernier à l'âge de 87 ans. M. Schumacher était une institution politique du Centre-Est de l'Alberta, lui qui a été député fédéral et provincial. À titre de Président de l'Assemblée législative de l'Alberta, il a toujours su défendre nos institutions parlementaires et démocratiques. M. Schumacher était également un ancien combattant. Il a fait partie du Corps blindé royal canadien. Après sa carrière de politicien, il a continué d'exercer le droit et est demeuré un fervent défenseur de l'intérêt de sa communauté dans le milieu politique local. C'est dans ce contexte que j'ai appris à connaître et à apprécier M. Schumacher. On pouvait toujours compter sur lui pour nous transmettre la voix de l'expérience.
Aujourd'hui, au nom des citoyens de Battle River—Crowfoot, je rends hommage à M. Schumacher, qui a donné sa vie au service de notre région, de l'Alberta et du Canada et y a laissé sa marque. Je transmets mes condoléances à son épouse, Virginia, à sa famille et à ses amis, de même qu'aux communautés au service desquelles il a consacré sa vie.
View Earl Dreeshen Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, in 1960, a young farm boy who had just started teaching was recruited to run for politics.
At age 23, Bob Clark became the youngest elected official in the commonwealth. He went on to serve as minister of youth, minister of education and eventually leader of Alberta's official opposition.
After politics, he served as Alberta's ethics commissioner and, more recently, as chair of Olds College Board of Governors. As a lifelong sports builder, particularly with the Olds Grizzlys hockey team, Bob was inducted into the Alberta Sports Hall of Fame. These are but a few highlights of his storied career.
In the early 1970s, Bob encouraged me to become engaged in politics. As I travelled alongside Bob, I was able to observe what a politician should be: a compassionate listener and a problem-solver dedicated to public service. I cherished him as a mentor and as a friend.
Bob passed away on July 10 with his loving wife Norma and children, Dean and Donna, by his side. We will all miss him dearly.
Monsieur le Président, en 1960, un jeune homme qui avait grandi sur une ferme et qui venait tout juste d'entreprendre une carrière en enseignement a été pressenti pour se lancer en politique.
À 23 ans, Bob Clark est devenu le plus jeune représentant élu au sein du Commonwealth. Il a ensuite occupé les fonctions de ministre de la Jeunesse, de ministre de l'Éducation et, finalement, de chef de l'opposition officielle en Alberta.
Après avoir quitté la politique, il a occupé le poste de commissaire à l'éthique de l'Alberta et, plus récemment, de président du conseil d'administration du collège d'Olds. Pionnier de longue date dans le domaine du sport — pensons notamment à l'équipe de hockey des Grizzlys d'Olds —, Bob a en outre été intronisé au Temple de la renommée des sports de l'Alberta. Il s'agit là seulement de quelques-uns des moments forts de sa riche carrière.
Au début des années 1970, Bob m'a encouragé à m'engager en politique. Alors que j'accompagnais Bob dans ses déplacements, j'ai pu observer les qualités qui font l'essence même d'un politicien: une personne qui prête une oreille compatissante, qui résout les problèmes et qui consacre sa vie à servir la population. J'éprouvais un attachement profond pour celui que je considérais comme mon mentor et ami.
Bob nous a quittés le 10 juillet dernier, sa tendre épouse Norma et ses enfants Dean et Donna à ses côtés. Il nous manque tous terriblement.
View Michelle Rempel Garner Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, I have watched all of this and more happen in this place during my time here. Just this week, I watched as the chair of a major parliamentary association stayed silent as a group tried to force a Canadian woman off the ballot for the presidency of an international organization. All of these experiences have led me to this central question: Why is it that the women always have to be ones to do the heavy lifting on these issues? Why is it that, in many cases, it is the women who have to stand up and demand these changes?
Yes, I see men speaking up when it is politically convenient for them. I see the social media posts. However, what we need to see is more courage demonstrated through action. As parliamentarians, we need to be reflecting on this, because it is this system that we work in that needs to be shaken.
I think about how no one has spoken out against the former Liberal MP for Kitchener South—Hespeler who is facing assault and criminal harassment charges. This is after the Liberal Party allowed him to run under the party banner, despite the fact that claims about inappropriate behaviour involving him and a female staffer were reported to the party multiple times over the last five years. I did that when it happened under my own tent. Where are the feminists on this side on that issue? We need men standing up in the House acknowledging the privilege found within patriarchal systems of power and, more importantly, we need them to take action when sexism happens within their own caucuses. It should not be me having to do that work all the time. Where were the woke MPs when we needed them to speak out, to enact change and to ensure that all of these things never happen again? It is all good and well to post on social media or voice support for gender equality, but when there is no action, there is no change.
Let us not forget about the issue of female genital mutilation. When I served as the shadow minister for Immigration, Refugees and Citizenship, this was an issue I had to repeatedly and shamefully push in the House of Commons. Media had reported that a draft version of the new citizen guide had dropped the condemnation of this abhorrent practice. There were headlines like, “[The minister of immigration] won't commit to keeping warning about genital mutilation in immigration guide”. After these reports came to light, I had to sponsor a petition that called on the government to ensure that the final draft of the new citizenship guide included the condemnation of this practice. I questioned the minister about this change repeatedly. Why did I have to do that? This is a no-brainer, yet it was weeks, months before we saw action on feminism. The fact that this question had to even be brought up and officially condemned in our Parliament is appalling to me.
When I think about today's debate, I also think about the women in my riding who have been devastated by this government's policy on the energy sector in Alberta more broadly. Everyone in my community wants to support a transition to a renewable energy-based economy. Having no plan to support them and no plan for other jobs has left my community destitute, and that has a unique effect on women. Almost every day, I heard about how the Liberal-induced jobs crisis in my community has left women in unimaginable situations. I have had women in my community say that, with job losses in the energy sector, they have contemplated turning to prostitution as a means of feeding their families. Rates of domestic violence are up, and they are losing their homes and their children. Yet, we are talking about training people who have the privilege of being appointed into a judicial position.
It is abhorrent that we are putting women in these situations because of the bourgeois attitude of this government. It is abhorrent that the women of my community are left behind while the Prime Minister stands idly by, claiming to be a feminist without any compassion or plans to address their plight. Do these women and their families not matter simply because the province they live in and their gender does not tend to overwhelmingly vote for this brand? Is their struggle any less, simply because the Prime Minister believes that their jobs are dirty? This is systemic misogyny, and it is right here in this place and we are not addressing it.
These issues are not limited to our legal system. In schools across this country, young women are taught next to nothing about their bodies. Female sexuality is still taboo to discuss, never mind talking about pleasure. We still see unfair dress codes that target girls who are wearing so-called revealing clothing that is just comfortable to wear. We see this with the ridiculous stigma around menstruation, a completely normal bodily function that billions of people around the world experience. That is to say nothing about the complete lack of discussion in schools about the unique experience of trans women and girls and the violence that they are subject to. This lack of education extends to issues of consent as well. Our youth, especially our men, are not taught that “yes” means “yes” and that “no” means “no”. How can we expect to actually address sexual violence in this country if girls learn to be ashamed of their bodies and young boys are not being taught when sex is consensual?
If we are silent across party lines on these issues here, in the centre of power in our nation, what good does training judges do? If those who run the show here do not face consequences, why should those in the judiciary expect that they will be treated any differently? Every person has an individual responsibility to change the culture that has precipitated the need for the bill, and that includes calling out people in our own networks and challenging our own rigidly held dogmas.
We are in the month of October when the traditional images of witches take centre stage in popular culture across the country. Warped, disfigured, evil-looking women are held up as signs of all that is evil and wrong in the world, and if something bad befalls us, witches are to blame. I could not think of a more apt month to discuss the bill.
For a significant portion of relatively recent history, women were burned at the stake for being midwives and herbalists because the church and wealthy mercantile class wanted to consolidate the medical trade into the hands of men. Women were burned if they embraced their sexuality. Women were burned if they were too pretty and spurned the advances of a wealthy man, or if they spoke truth to power. For a time, between 10,000 and 40,000 women were burned simply for being women who did not conform with the behaviour that the system of male patriarchal institutions prescribed.
Today, the image of a witch still evokes deep-seated cultural norms that strong, empowered women with extraordinary ability are evil: something to be feared, at best, and eliminated at worst. The shamans, the elders, the wise women, the truth tellers, the midwives and the empaths are the women who have brought change for the better to our world, yet in our history and celebrations they are still portrayed as something to be warded against.
While women in our country are no longer literally burned at the stake for being powerful, how many are passed over for promotions by those who fear their courage? How many women are sexually assaulted and made to feel that they brought it on themselves? How many children sit in poverty because they bear the cost of child care? How many women are taught that their sexuality is a sin, not a gift? How many women are placed in situations where they do not have total control over their bodies? How many women never see justice for wrongs they have experienced?
We still burn women for being witches, even if it is metaphorically. That is why we are debating the bill, but there is hope. Women have always had the innate power to create, to bless, to lead and to heal. When I came here, I thought I knew my power but I really did not. It took me time to understand that my intuition is always right, that my voice always has agency, that compassion always wins and that courage, while sometimes met with great personal cost, will always deliver change.
I have learned from tremendously courageous women in my time here. I remember the power and blinding radiance of Nadia Murad's face when she sat in the gallery as I fought alongside her for justice for her people. I remember the member for Vancouver Granville sitting resolute in her truth as her party worked to suppress her agency, but could not because her source of power was from something far greater that they could never remove.
I remember Jane Philpott, now the Dean of Medicine at Queen's University, courageously supporting her in her cause even though it cost her political career. Congratulations, Jane. I remember Megan Leslie, a champion for Canada's environment as she pushed to remove plastic beads from our lakes and rivers. I remember Lisa Raitt as she gracefully mentored me through some of the hardest lessons these halls of power can present.
I name these women and salute their courage and power, but we cannot forget the millions of unnamed women across this country who demonstrate their power on a daily basis. There is the mother who manages to feed her children with no partner to help her. There is the grandmother who takes care of her daughter's children. There is the doctor who finds a breakthrough in a disease, and the lawyer who wins a case, and more.
I stand here today unafraid, after all these years, of doing what is right no matter what is thrown against me. This is the magic that entrenched misogynistic systems try to beat out of women. They still try to beat it out of me every day, but we are remembering our power that has never left, and we are embracing it. We are demanding justice. We are claiming our power and refusing to let men in power skate by. We are not here to make the system comfortable. I am not here to make anyone comfortable, I am here to effect change. That is why the bill angers me: that we must put forward a program of training, in the expectation that those who we elevate to the judiciary have come to this place of power needing it, is a clear demonstration to me that the system is broken.
Why do we not appoint less misogynists to the bench instead of coming up with special programs to train away the hate that women experience?
Why do we not appoint more brilliant women to the bench, women who will work to dismantle the systemic misogyny that exists across our legal system rather than pour tax dollars into a training program that does little to actually protect women?
There are questions that this bill plainly fails to address and the government has taken precious little meaningful action to address them. While I support the bill, I refuse to be quiet about how it clearly takes the wrong approach to an issue that cuts to the very core of our society. This topic is worthy of much debate. I have no problem criticizing the bill for not going far enough. There are those who might even call me a witch for doing so, but I will not be silent.
By the way, happy Samhain to those who are celebrating.
We owe it to women and girls in my riding and across the country, our daughters and those who will come after them to demand more for them, a future where women and girls no longer live under the constant fear of sexual violence.
Depuis que je suis ici, j'ai été témoin de ce genre de comportements et de bien d'autres encore. Pas plus tard que cette semaine, le président d'une grande association parlementaire s'est bien gardé d'intervenir lorsqu'un groupe a tenté de faire retirer le nom d'une Canadienne du bulletin de vote pour la présidence d'un organisme international. Toutes ces expériences m'amènent à me poser une grande question: pourquoi faut-il toujours que ce soit les femmes qui se tapent le sale boulot sur ces questions? Pourquoi, dans bien des cas, ce sont les femmes qui doivent intervenir et exiger que les choses changent?
Je sais, il y a des hommes qui prennent la parole, mais toujours quand c'est politiquement à leur avantage. Je les vois, les publications sur les médias sociaux. Quoi qu'il en soit, les parlementaires doivent prouver qu'ils ne manquent pas de courage et ils doivent passer à l'action. Ce sujet mérite toute notre attention, car c'est le système au grand complet qui doit être revu.
Je me rappelle que personne n'a dénoncé l'ancien député libéral de Kitchener-Sud—Hespeler, qui est aujourd'hui accusé de voies de fait et de harcèlement criminel. Le Parti libéral lui a permis de briguer les suffrages en son nom même si, dans les cinq années précédentes, de nombreuses personnes l'avaient informé que son candidat s'était mal conduit envers une employée. C'est ce que j'ai fait quand la même chose s'est produite de notre côté. Où sont les féministes dans ce genre de situation? Les députés masculins doivent se tenir debout et reconnaître les privilèges que leur confèrent les systèmes patriarcaux du pouvoir, mais ils doivent surtout agir quand ils sont en présence de sexisme dans leur propre caucus. Ça ne devrait pas toujours être à moi de faire le travail. Où étaient les députés qui se disent sensibles aux injustices quand nous avions besoin d'eux? Quand nous avions besoin qu'ils fassent bouger les choses et qu'ils prennent les moyens pour que ce genre de comportement ne se répète plus jamais? C'est beau de publier des billets sur les médias sociaux et de se dire favorable à l'égalité des sexes, mais s'il n'y a pas de suite, rien ne changera jamais.
Il ne faudrait pas passer sous silence la question de la mutilation des organes génitaux féminins. C'est malheureusement un enjeu sur lequel j'ai souvent dû attirer l'attention de la Chambre lorsque j'étais ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté au sein du cabinet fantôme. Les médias avaient annoncé que l'ébauche du nouveau guide de citoyenneté ne condamnait plus cette pratique odieuse. On voyait des grands titres comme « [Le ministre de l'Immigration] ne s'engage pas à laisser l'avertissement sur la mutilation génitale dans le guide sur l'immigration ». Devant ces nouvelles, j'ai dû parrainer une pétition qui demandait au gouvernement de s'assurer que la version finale du nouveau guide de citoyenneté condamne la mutilation génitale féminine. J'ai posé de multiples questions au ministre à ce sujet. Pourquoi cela a-t-il été nécessaire? C'est un enjeu qui devrait aller de soi, mais il a fallu des semaines, et même des mois avant que les choses bougent dans ce dossier féministe. Je trouve simplement aberrant qu'il ait fallu soulever cette question au Parlement et la condamner officiellement.
Le débat d'aujourd'hui me fait aussi penser aux femmes de ma circonscription qui ont subi les effets dévastateurs qu'ont eus en général les politiques du gouvernement sur le secteur énergétique de l'Alberta. Toute ma collectivité souhaite appuyer une transition vers une économie fondée sur l'énergie renouvelable. Cependant, comme on ne propose pas de plan pour la soutenir ou offrir d'autres emplois durant et après la transition, ma collectivité se retrouve sans ressource, ce qui a des conséquences particulières pour les femmes. Presque tous les jours, j'apprends que la crise de l'emploi qu'ont provoquée les libéraux dans ma collectivité met des femmes dans des situations inimaginables. Certaines m'ont dit qu'en raison des pertes d'emplois dans le secteur énergétique, elles ont envisagé de se prostituer afin de subvenir aux besoins de leur famille. Les cas de violence familiale sont à la hausse et les femmes perdent leur foyer et leurs enfants. Et voilà que nous sommes plutôt en train de parler de former des gens qui ont le privilège de pouvoir être nommés à la magistrature.
Il est odieux que l'attitude bourgeoise du gouvernement place des femmes dans une telle situation. Il est odieux que les femmes de ma collectivité soient laissées pour compte tandis que le premier ministre, qui prétend être féministe, se tourne les pouces sans manifester de compassion et sans offrir un plan pour améliorer leur sort. Est-ce à dire que ces femmes et leur famille ne comptent que pour du beurre, simplement parce que la province où elles vivent et les personnes de leur sexe n'ont pas tendance à voter pour son parti? Leur combat est-il indigne de considération, simplement parce que le premier ministre pense que leurs emplois sont sales? Il s'agit là de misogynie systémique. Elle est présente à la Chambre et nous n'en parlons pas.
Or, ces problèmes ne touchent pas uniquement notre système judiciaire. En effet, dans les écoles de tout le pays, les jeunes femmes n'apprennent presque rien sur leur corps. La sexualité des femmes demeure tabou, alors on peut s'imaginer ce qu'il en est de leur plaisir. Il existe toujours des codes vestimentaires qui visent injustement les filles qui portent des vêtements soi-disant suggestifs, alors qu'ils sont tout simplement confortables. Un autre exemple est la honte ridicule qui s'attache aux menstruations, qui sont pourtant des fonctions corporelles entièrement normales que des milliards de femmes dans le monde connaissent. C'est sans compter l'absence totale de discussion dans les écoles à propos de l'expérience unique des femmes et des filles trans et de la violence qu'elles subissent. Ce manque de sensibilisation touche en outre les questions de consentement. On n’apprend pas à nos jeunes, plus particulièrement aux hommes, que « oui », c'est « oui », et « non », c'est « non ». Comment pouvons-nous nous attendre à éliminer réellement la violence sexuelle dans ce pays si l'on apprend aux filles à avoir honte de leur corps et que l'on n’explique pas aux jeunes hommes quand les relations sexuelles sont consensuelles?
Si les députés de tous les partis demeurent silencieux à ce sujet dans le centre du pouvoir de notre pays, à quoi bon former les juges? Si les dirigeants ne subissent aucune conséquence, pourquoi la magistrature devrait-elle s'attendre à être traitée différemment? Chacun a la responsabilité individuelle de changer la culture qui a rendu ce projet de loi nécessaire, de dénoncer les gens au sein de ses propres réseaux et de remettre en question ses propres dogmes.
Nous sommes au mois d'octobre, période de l'année où les images traditionnelles de sorcières sont à l'avant-scène de la culture populaire partout au pays. Ces femmes à l'esprit tordu, défigurées et à l'air méchant sont considérées comme l'emblème de tout ce qui est mal et mauvais dans le monde, et si un malheur nous arrive, il faut blâmer les sorcières. Je ne pourrais pas imaginer un mois plus opportun pour discuter du projet de loi.
Pendant une portion considérable et relativement récente de l'histoire, les sages-femmes et les femmes herboristes étaient condamnées au bûcher parce que l'Église et la classe marchande bien nantie voulaient faire du commerce médical le domaine exclusif des hommes. On brûlait les femmes qui embrassaient leur sexualité. On brûlait les femmes trop jolies qui rejetaient les avances d'un homme riche de même que les femmes qui disaient la vérité à ceux qui détenaient le pouvoir. À une époque, on a brûlé entre 10 000 et 40 000 femmes simplement parce qu'elles ne se conformaient pas au comportement prescrit par les institutions patriarcales masculines.
Aujourd'hui, l'image de la sorcière évoque de vieux acquis culturels profondément ancrés voulant que les femmes fortes et autonomes dotées de capacités extraordinaires soient malfaisantes: au mieux, il faudrait les craindre et, au pire, il faudrait les éliminer. Les chamanes, les anciennes, les femmes intelligentes, les révélatrices de la vérité, les sages-femmes et les femmes empathiques sont celles qui ont changé les choses dans le monde, mais l'histoire et les célébrations de la société les présentent encore de nos jours comme une menace dont il faut se méfier.
Si les femmes au pays ne sont plus littéralement brûlées au bûcher lorsqu'elles ont du pouvoir, combien parmi elles n'obtiennent pas de promotion parce qu'on craint leur courage? Combien de fois a-t-on fait sentir aux femmes victimes d'agression sexuelle qu'elles l'avaient cherché? Combien d'enfants vivent dans la pauvreté en raison du coût des services de garde? À combien de femmes a-t-on enseigné que la sexualité était un péché plutôt qu'une bénédiction? Combien de femmes se retrouvent dans des situations où elles n'ont pas le contrôle absolu sur leur corps? Combien de femmes n'ont jamais pu obtenir justice pour des torts qu'elles ont subis?
De nos jours, beaucoup de femmes sont encore condamnées au bûcher, même si ce n'est que métaphoriquement. C'est pour cette raison que nous débattons du projet de loi. Il y a de l'espoir. Les femmes ont toujours eu le pouvoir inné de créer, de protéger, de diriger et de guérir. Lorsque j'ai été élue, je pensais connaître l'envergure de mes pouvoirs, mais j'avais tort. J'ai mis du temps à comprendre que mon intuition est toujours bonne, que mes opinions ont toujours la capacité d'influencer, que la compassion finit toujours par l'emporter et que le courage entraîne toujours le changement, même si parfois il nécessite de lourds sacrifices personnels.
Depuis que je suis députée, j'ai appris de femmes extrêmement courageuses. Je me souviens de l'expression puissante et rayonnante sur le visage de Nadia Murad, qui était assise dans la tribune le jour où je me suis battue en solidarité avec elle pour défendre les intérêts de son peuple. Je me souviens de la députée de Vancouver Granville, qui s'est résolument agrippée à sa version de la réalité pendant que son propre parti tentait de la discréditer, mais ce dernier n'y est jamais parvenu, car la députée était beaucoup plus forte qu'il le croyait.
Je me souviens de Jane Philpott, qui est maintenant la doyenne de la Faculté de médecine de l'Université Queens, qui a fait preuve de courage est qui s'est portée à la défense de la députée aux dépens de sa carrière politique. Félicitations, Jane. Je me souviens de Megan Leslie, une championne dans le dossier de l'environnement du Canada, qui a milité en faveur de l'interdiction des microbilles et qui s'est assurée que ces dernières n'aboutissent pas dans nos lacs et nos rivières. Je me souviens de Lisa Raitt, qui a m'a guidé avec élégance lorsque j'ai dû apprendre certaines des leçons les plus difficiles que ces lieux de pouvoir peuvent nous donner.
Je nomme ces femmes et je salue leur courage et leur force, mais nous ne pouvons oublier les millions de femmes anonymes partout dans ce pays qui manifestent quotidiennement leur force. C'est la mère célibataire qui parvient à nourrir ses enfants sans l'aide d'un conjoint. C'est la grand-mère qui prend soin des enfants de sa fille. C'est la docteure qui fait une découverte majeure dans une maladie et c'est l'avocate qui gagne une affaire, et plus encore.
Je me tiens ici, aujourd'hui, sans peur, après toutes ces années, pour faire ce qui est juste, quoi qu'on puisse me reprocher. C'est l'étincelle que les pensées misogynes bien ancrées dans le système essaient d'éteindre chez les femmes. C'est encore une lutte de tous les jours pour moi, mais nous devons nous rappeler que notre force ne nous a jamais été enlevée, et nous y croyons. Nous exigeons justice. Nous revendiquons notre pouvoir et nous refusons que les hommes au pouvoir s'en tirent impunément. Nous ne sommes pas là pour valider le système. Je ne suis pas là pour adouber qui que ce soit, je suis là pour faire changer les choses. C'est pour ça que ce projet de loi me met en colère. Le fait que nous soyons obligés de proposer un programme de formation et qu'on s'attende à ce que ceux qui seront nommés juges en aient besoin est la preuve éclatante que le système ne fonctionne pas.
Pourquoi ne nommons-nous pas moins de misogynes à la magistrature, au lieu de mettre en place des programmes spéciaux de formation pour éliminer la haine dont sont victimes les femmes?
Pourquoi ne nommons-nous pas davantage de femmes brillantes à la magistrature, des femmes qui s'efforceront de mettre fin à la misogynie systémique qui existe à l'échelle de notre système judiciaire, au lieu d'injecter des deniers publics dans un programme de formation qui ne protège pas vraiment les femmes?
Il y a des questions auxquelles le projet de loi ne répond pas clairement, et le gouvernement a pris bien peu de mesures concrètes pour remédier à cet état des choses. Même si j'appuie le projet de loi, je ne me gênerai pas pour dire qu'il adopte manifestement la mauvaise approche pour aborder cet enjeu touchant le cœur même de notre société. Ce sujet mérite d'être longuement débattu. Je n'ai aucun problème à souligner que le projet de loi ne va pas suffisamment loin. Certains pourraient même aller jusqu'à me traiter de sorcière pour cela, mais je refuse de me taire.
En passant, joyeux Samain à ceux qui le célèbrent.
Nous devons aux femmes et aux jeunes filles de ma circonscription et du pays, à nos filles et à leurs descendantes, d'exiger plus pour elles, à savoir un avenir où elles n'auront plus à vivre dans la crainte constante d'être victimes de violence sexuelle.
View Bob Saroya Profile
CPC (ON)
View Bob Saroya Profile
2020-10-01 14:10 [p.420]
Mr. Speaker, I rise today to congratulate all Canadians on Latin American Heritage Month. We appreciate all the contributions of Canadians of Latin American descent who, for generations, have helped build our communities and made them stronger. Despite all the challenges and barriers, they have shown how hard work and determination always prevail. Their communities from coast to coast are essential to building a brighter future. I also want to acknowledge how Latin American communities came together during the lockdown to help the most vulnerable.
Lastly, I want to pay tribute to the sponsor of the bill in the Senate, our late Conservative senator, Tobias Enverga. Tobias was a vocal advocate for diversity and multiculturalism in Canada who dedicated his life to building bridges between communities.
On behalf of the Conservative Party and our leader, I wish everyone celebrating Latin American Heritage Month a joyful celebration.
Monsieur le Président, j'interviens aujourd'hui afin de féliciter tous les Canadiens à l'occasion du Mois du patrimoine latino-américain. Nous apprécions toutes les contributions des Canadiens d'origine latino-américaine qui, depuis des générations, aident à bâtir les collectivités et à les rendre plus fortes. Malgré toutes les difficultés et les barrières, ces gens ont montré comment on peut triompher avec des efforts et de la détermination. Partout au pays, leurs communautés sont essentielles à la création d'un avenir meilleur. Soulignons également que les communautés latino-américaines ont uni leurs efforts afin d'aider les plus vulnérables durant le confinement.
Enfin, je veux rendre hommage au parrain du projet de loi au Sénat, le regretté sénateur conservateur Tobias Enverga. Tobias était un ardent défenseur de la diversité et du multiculturalisme au Canada et a consacré sa vie à bâtir des ponts entre les communautés.
Au nom du Parti conservateur et de notre chef, je souhaite à tous ceux qui soulignent le Mois du patrimoine latino-américain une joyeuse célébration.
View Maxime Blanchette-Joncas Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, on behalf of our leader and all of my Bloc Québécois colleagues, I want to express our sadness at the passing of a great sovereignist and one of the first Bloc Québécois MPs.
Suzanne Tremblay passed away on Saturday, and this staunch defender of our interests is being mourned not just in the Lower St. Lawrence region, but all across Quebec. I once had the privilege of working with her to showcase what our corner of the country has to offer, and I can assure the House that she was extraordinarily dedicated to regional and rural development.
She will be remembered for her outspoken nature, her audacity and her indomitable spirit, as well as for the enormous contribution she made to cultural issues and the way she defended the industry as a whole from international giants. I am grateful to Suzanne Tremblay for standing up to promote Quebec and our region. Her career is an inspiration to the new generation, which I belong to.
Thank you for everything. Farewell, Suzanne.
Monsieur le Président, au nom de notre chef et de tous mes collègues du Bloc québécois, je tiens à souligner la tristesse qui nous anime à la suite du décès d'une grande indépendantiste et députée de la première heure de notre formation politique.
Suzanne Tremblay s'est éteinte samedi dernier, et c'est non seulement la région du Bas-Saint-Laurent qui pleure un pilier de la défense de nos intérêts, mais le Québec tout entier. J'ai eu le privilège jadis de collaborer à ses côtés pour la mise à l'avant-plan des particularités de notre coin de pays. Je peux assurer la Chambre de sa détermination hors du commun pour le développement régional et rural.
On retiendra son franc-parler, son audace et sa combativité. On se souvient entre autres de sa contribution colossale aux enjeux culturels et à la défense de toute l'industrie face aux géants internationaux. Je veux dire merci à Suzanne Tremblay d'être montée au front pour le rayonnement du Québec et de notre région. Sa carrière est inspirante pour la nouvelle génération, dont je suis.
Merci pour tout. Au revoir, Suzanne.
View John McKay Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, it has been some time since David Smith died. David was a lawyer, MP, cabinet minister, senator, chairman of the world's largest law firm and a born raconteur.
I got to know him through the Liberal Party politics and the Wednesday morning prayer breakfasts. His standard greeting was, “How's brother John today?” Regardless of the scripture passage or prayer concern, David would have a story. My favourite featured he and Colonel Gadhafi sitting around a campfire in a Libyan desert and being serenaded by fornicating camels. I do not know what a fornicating camel sounds like, but it was extremely difficult after David's story to maintain a prayerful attitude.
David also liked to sing the great old hymns of the faith. The hymn What a Friend We Have in Jesus became infinitely more poignant when David told us about the deeply tragic life of the Port Hope man who wrote the hymn, Joseph Scriven.
I miss that raspy voice. I miss that off-key singing. I miss those hilarious anecdotes. May my friend rest in peace.
Monsieur le Président, David Smith est décédé il y a déjà quelque temps. David a été avocat, député, ministre, sénateur, président d'un des plus gros cabinets d'avocats du monde et un raconteur né.
C'est par les activités politiques du Parti libéral et les petits déjeuners-prières du mercredi que j'ai fait sa connaissance. Il m'accueillait invariablement en disant « Comment va le frère John aujourd'hui? » Peu importe le passage de la Bible ou la prière du jour, David avait une histoire à raconter. Ma préférée est celle où David et le colonel Kadhafi étaient assis autour d'un feu de camp, bercés par le chant de chameaux en train de forniquer. J'ignore à quoi ressemble le chant de chameaux se livrant à la fornication, mais je peux affirmer qu'il était extrêmement difficile de maintenir un pieux recueillement après l'histoire de David.
David aimait aussi chanter les grands hymnes religieux traditionnels. L'hymne Quel ami fidèle et tendre nous est apparu infiniment plus émouvant après que David nous ait raconté la vie profondément tragique de Joseph Scriven, l'homme de Port Hope qui en a écrit les paroles.
Sa voix rauque me manque. Je m'ennuie de l'entendre chanter faux et raconter ses anecdotes hilarantes. Que mon ami repose en paix.
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Lib. (QC)
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2020-09-24 10:05 [p.25]
Mr. Speaker, it is with a heavy heart that I rise today in the House to pay tribute to the late Right Hon. John Turner, Canada's 17th prime minister.
I knew John my whole life, and he believed fiercely in the values that make us who we are as Canadians, values like treating everyone with dignity and respect and always being willing to stand up for what is just and right. Today we remember him as a House of Commons man, a strong advocate for equality and a champion of our democracy.
We live in an extraordinary country, thanks in part to people like John Turner. John learned to love democracy very early in life. From his earliest years, his mother taught him the importance of public service.
Throughout his career, first as a lawyer and later as a politician, he was always the epitome of elegance and humility. John treated every person with dignity and respect. No matter how busy he was, he never forgot anyone's birthday.
As a member of Parliament, John had the privilege of serving three different provinces. Thanks to his mastery of the law and the democratic process, he was able to overhaul the Criminal Code. His work for the Department of Justice paved the way for legal aid in Canada, ensuring that every person could defend their rights, regardless of their economic or cultural background. These changes transformed the lives of millions of Canadians.
It was obvious to anyone who spoke with John how much he loved Canada. John always talked about his country with immense hope and optimism. For him, Canada was a place where people helped and respected one another, a place where equality was a way of life.
It was just last year that John was on the Hill to celebrate his 90th birthday with people from across the political spectrum, and I remember that he was still passionate about strengthening our democratic institutions. He used to say that “Democracy doesn't happen by accident.” He was right.
John knew that keeping our democracy strong and free meant we needed to put in the hard work to keep it that way. He believed in the incredible power of young people to get involved in our democratic process and encouraged them to do that wherever he could. John knew that Canadians, regardless of age or background, formed the heart of our country and that our future depended on all of us working together for everyone.
Today, as we mourn his loss and reflect on his legacy, let us all remember our ability to give back to our own communities.
To John's wife, Geills, and their children Elizabeth, Michael, David and Andrew, to his grandchildren, his sister Brenda Norris and brother-in-law David Kilgour, your husband, loving father and brother was a great Canadian. We are all so lucky you shared him with us.
I invite my fellow Canadians to join us in signing the virtual book of condolences, and together, let us continue to work to defend and strengthen our democracy. As John once said, let us not take this country for granted.
Monsieur le Président, c'est avec le cœur lourd que je me lève en Chambre aujourd'hui pour rendre hommage au très honorable John Turner, 17e premier ministre du Canada.
J'ai connu John toute ma vie, et je peux affirmer qu'il croyait fermement aux valeurs qui définissent notre identité canadienne. Des valeurs comme le fait de traiter les autres avec respect et dignité. Et de toujours être prêt à défendre ce qui est juste et bon. Aujourd'hui, nous nous souvenons de lui comme étant un pilier de la Chambre des communes, un fervent défenseur de l'égalité et de notre démocratie.
Nous vivons dans un pays extraordinaire et c'est en partie grâce à des gens comme John Turner. John a développé un attachement pour la démocratie très tôt dans sa vie. Déjà lorsqu'il était jeune, sa mère lui a appris l'importance du service public.
Tout au long de sa carrière, d'abord comme avocat et par la suite comme politicien, il a toujours fait preuve d'élégance et d'humilité. John traitait tout le monde avec dignité et respect. Même quand il était très occupé, il ne lui arrivait jamais d'oublier l'anniversaire de quiconque dans son entourage.
Comme député, John a eu le privilège de servir trois provinces différentes. Son excellente maîtrise du droit et du processus démocratique lui a permis d'apporter des changements majeurs au Code criminel. Son travail au ministère de la Justice a ouvert la voie à l'aide juridique au Canada pour que tous puissent faire reconnaître leurs droits, peu importe leur profil économique ou culturel. Ces changements ont transformé la vie de millions de Canadiens.
Quand quelqu'un discutait avec John, c'était facile de voir à quel point il aimait le Canada. John parlait toujours de son pays avec énormément d'espoir et d'optimisme. Pour lui, le Canada, c'est un endroit où on s'entraide et où on respecte les autres, un endroit où l'égalité est un style de vie.
D'ailleurs, John est venu sur la Colline l'an dernier pour célébrer son 90e anniversaire en compagnie de gens de tous les horizons politiques. Je me souviens à quel point il parlait encore avec passion du renforcement de nos institutions démocratiques. Il disait que « la démocratie ne se fait pas par accident ». Il avait raison.
John savait que pour que notre démocratie demeure forte et libre, nous devions travailler fort. Il avait la conviction que les jeunes pouvaient exercer un pouvoir incroyable au sein de notre processus démocratique et il les encourageait à le faire partout où il le pouvait. John savait que les Canadiens de tous âges et de tous horizons étaient au cœur de notre pays et que notre avenir serait façonné par la collaboration de tous, pour le bien de chacun.
Aujourd'hui, tandis que nous pleurons sa perte et réfléchissons à son héritage, souvenons-nous de notre capacité à redonner à notre propre communauté.
J'aimerais dire ceci à son épouse Geills, à ses enfants Elizabeth, Michael, David et Andrew, à ses petits-enfants, à sa sœur Brenda Norris et à son beau-frère David Kilgour: votre époux, votre père aimant, votre frère était un grand Canadien. Nous avons beaucoup de chance d'avoir pu le côtoyer également.
J'invite enfin tous les Canadiens à signer le livre de condoléances virtuel. Et, ensemble, continuons de tout faire pour défendre et renforcer notre démocratie. Comme John l'a dit un jour: « ne tenons pas ce pays pour acquis ».
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CPC (MB)
Mr. Speaker, on behalf of the official opposition and the Conservative Party of Canada, I have the honour to pay tribute to former prime minister the Right Hon. John Turner.
Some people leave their mark on this place in a way that outlasts them by decades. To walk the halls and see their portraits is to be reminded daily that we stand where they stood.
The tributes that have poured out for Mr. John Turner in the last week could easily lead one to believe that the very existence of the modern Liberal Party is his greatest legacy. So many veterans of the Martin and Chrétien campaigns of the 1990s and early 2000s took to television, to social media, and to local radio and newspapers this week to pay tribute to the man they give credit for getting them involved in politics.
Their stories had one common theme. They spoke to a plain truth that John Turner never forgot and that so many who held the same lofty offices as his have never known. John Turner cared about individual Canadians, and not just those he encountered in the halls of power, where he spent more than 20 years as attorney general, finance minister, prime minister and leader of the opposition. Stories this week have been set in airplanes, taverns, church basements and coffee shops, stories of a man who took the extra time to know Canadians' stories and remember their names.
We have a tendency in moments like this to turn men into monuments, and with a prime minister who was an Olympic athlete and a Rhodes Scholar, that would be very easy to do. However, to Canadians who shared their stories this week of a man who remembered their names years after first meeting them, of a politician who inspired them to get off the couch, of an adversary without a shred of malice in his heart, the John Turner who comes through is one who always had more interest in being a person than he ever had in being a portrait.
I will relate a story. It is very interesting, and when I first heard it I questioned whether it was actually true. When I tell the story, I think those who have not heard it will share in my awe.
As the story goes, the young Liberal MP John Turner and his wife were vacationing in Barbados. While on the beach one morning, Mr. Turner's wife noticed a man out for a swim who appeared to be in trouble. The surf was rough that day. There was a strong undertow and the elderly man was not a strong swimmer. Mr. Turner's wife anxiously alerted her husband to the situation. Without hesitation, the young MP, who was a competitive swimmer in his university days, plunged into the surf. Grasping the man in a life-saving hold, he struggled against the undertow and finally made it back to shore.
Once on the beach, Mr. Turner set out to give the man mouth-to-mouth resuscitation. When the resuscitated gentleman came to his senses, who was the person Mr. Turner had saved? It was none other than the Progressive Conservative leader, former prime minister and then leader of the opposition John Diefenbaker. Is that not unbelievable? It is one thing to run into a colleague on a holiday, especially an opposition colleague, but it is another thing to save that individual's life. What an amazing and wonderful story.
They say that the greatest compliments are those that come from our staunchest adversaries, and in spite of being one of his fiercest adversaries, former Progressive Conservative prime minister Brian Mulroney had this to say about Mr. Turner:
The fact that he was a gentleman set him apart.... He was leader of the opposition...and while we had many battles...there was no malice in the man. He was a man of principle, so he brought a great sense of dignity both to himself and to the various jobs he held.
He always conducted himself with dignity and with elegance, so I think he's going to be remembered, of course, as a prime minister, but also as a parliamentarian, who contributed a great deal to Canada in the course of a highly successful life.
As I say, he brought to politics a very, very good mind and a vision for Canada. He brought all those values, including integrity and dignity, to his job. He symbolized, I thought, much of what was best about Canada.
What wonderful words from former prime minister Brian Mulroney about the Right. Hon. John Turner.
In closing, history has taught us that we always knew where John Turner stood. It did not matter if it was the prime minister he served, the Canadian people he faced or the party that he dedicated his life to. He did the hard job for every prime minister he served, and from what I have heard, when he disagreed with them they knew it. In fact, John Turner was the last finance minister to have resigned from cabinet on principle. Mr. Turner had all the qualities one would want in a Canadian statesman, even when people disagreed with him, and sometimes especially when people disagreed with him.
Our public life is richer because of the contributions the Right Hon. John Turner made. May he rest in peace.
Monsieur le Président, au nom de l'opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, j'ai l'honneur de rendre hommage à la mémoire de l'ancien premier ministre le très honorable John Turner.
Il y a des personnes qui laissent leur marque dans cette enceinte des décennies après leur départ. Tous les jours, quand nous nous promenons dans les couloirs et que nous voyons leurs portraits, nous nous rappelons que nous marchons sur leurs traces.
Les nombreux hommages qui ont été rendus à M. John Turner au cours de la dernière semaine pourraient facilement nous amener à croire que le Parti libéral moderne est le plus grand héritage qu'il nous aura laissé. En effet, tant de vétérans des gouvernements Martin et Chrétien des années 1990 et du début des années 2000 se sont servis de la télévision, des médias sociaux, des stations de radio locales et des journaux cette semaine pour rendre hommage à l'homme qui les a amenés à se lancer en politique.
Leurs histoires avaient un point en commun. Ces personnes ont parlé d'une qualité bien évidente que John Turner a toujours possédée, ce qui n'est malheureusement pas le cas de beaucoup d'autres gens ayant occupé des postes aussi élevés que lui. John Turner se souciait du sort des Canadiens, et pas seulement de celui des personnes qu'il rencontrait dans les coulisses du pouvoir, où il a passé plus de 20 ans de sa vie comme procureur général, ministre des Finances, premier ministre et chef de l’opposition. Les récits racontés sur lui cette semaine prenaient place dans des avions, des tavernes, des sous-sols d'églises et des cafés. Ils dressaient le portrait d'un homme qui prenait le temps nécessaire pour connaître les histoires des Canadiens et se souvenir de leur nom.
Dans une situation comme celle-ci, nous avons tendance à mettre la personne sur un piédestal, et, avec un premier ministre qui était un ancien athlète olympique et un boursier de la fondation Rhodes, ce serait très facile de le faire. Toutefois, pour les Canadiens qui, tout au long de la semaine, ont raconté des anecdotes par rapport au fait que cet homme s'était rappelé de leur nom même plusieurs années après qu'ils aient été présentés, que ce politicien les avait inspirés à se lever et à passer à l'action, qu'il était un adversaire au cœur dépourvu de malice, le John Turner qui est remémoré est un homme qui a toujours été plus intéressé à être une personne qu'un monument.
Je vais faire part à la Chambre d'une anecdote. Elle est très inspirante, et quand je l'ai entendue pour la première fois, je me suis demandé si elle était véridique. Quand j'aurai terminé, ceux et celles qui l'entendent pour la première fois seront aussi émerveillés que moi.
Voici l'anecdote en question. Le jeune député libéral John Turner et son épouse étaient en vacances à la Barbade. Un matin sur la plage, Mme Turner a remarqué un nageur en détresse. Ce jour-là, la mer était agitée. La vague de fond était puissante et l'homme, qui était plutôt âgé, n'était pas très bon nageur. Mme Turner s'est empressée de signaler la situation à son mari. Le jeune député qui avait fait de la nage compétitive lorsqu'il était étudiant à l'université a plongé dans la mer sans la moindre hésitation. Après avoir agrippé l'homme pour lui maintenir la tête hors de l'eau, il a lutté contre la vague de fond pour revenir sur la plage.
Sur la plage, M. Turner a administré le bouche-à-bouche à l'homme qu'il venait de secourir. Lorsque l'infortuné nageur est revenu à lui, M. Turner s'est rendu compte qu'il venait de sauver la vie à nul autre qu'à l'ancien premier ministre progressiste-conservateur John Diefenbaker, qui était alors le chef de l'opposition. N'est-ce pas incroyable? C'est une chose de rencontrer par hasard un collègue en vacances, et plus particulièrement un collègue de l'opposition, mais c'en est une autre de sauver la vie à ce collègue. Quelle histoire à la fois étonnante et formidable.
On dit que les plus grands compliments sont ceux qui viennent de nos plus farouches adversaires. Ainsi, en dépit du fait qu'il était l'un de ses plus ardents opposants, voici ce que l'ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney a dit au sujet de M. Turner:
Il se démarquait parce qu'il était un gentleman... Il était chef de l'opposition... et bien que nous ayons eu de nombreux différends... il n'avait aucune malice. Comme c'était un homme de principe, il a fait preuve d'une grande dignité et s'est acquitté de toutes les tâches qui lui ont été confiées avec un véritable sens de l'honneur.
M. Turner s'est toujours conduit avec dignité et élégance et je crois qu'on se rappellera de lui, évidemment, comme un premier ministre, mais aussi comme un parlementaire qui a fait une contribution remarquable au Canada au cours d'une vie très réussie.
J'affirme que M. Turner a fait bénéficier la sphère politique de son solide intellect et de sa vision pour le Canada. Dans le cadre de ses fonctions, il a mis en pratique les valeurs auxquelles il souscrivait, notamment l'intégrité et la dignité. J'estime qu'il symbolisait dans une large mesure ce que le Canada a de meilleur.
Quelles belles paroles prononcées par l'ancien premier ministre Brian Mulroney à propos du très honorable John Turner.
Je terminerai en disant que l'histoire nous a appris que John Turner a toujours su nous donner l'heure juste quant à ses positions, peu importe si cela concernait son premier ministre, le peuple canadien ou le parti auquel il a consacré sa vie. Il a effectué le travail difficile que lui ont confié tous les premiers ministres qu'il a servis, et d'après ce que j'ai entendu, lorsqu'il n'était pas d'accord, il ne se gênait pas pour le leur dire. John Turner a d'ailleurs été le dernier ministre des Finances à avoir démissionné du Cabinet par principe. M. Turner possédait toutes les qualités auxquelles on est en droit de s'attendre d'un homme d'État canadien, même — et surtout — lorsque les gens n'étaient pas d'accord avec lui.
Le travail du très honorable John Turner a contribué à enrichir notre vie publique. Qu'il repose en paix.
View Claude DeBellefeuille Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, John Napier Turner was born in England in 1929. He emigrated to Canada with his mother in 1932 after his father died.
A true athlete, he qualified for the 1948 Olympics in London but was unable to compete because of a knee injury. Although sprinting was his speciality, his political career was more like a marathon.
John Turner entered politics for the first time in 1962, when he was elected to represent the Liberal Party of Canada in the riding of Saint-Laurent—Saint-Georges, on the Island of Montreal. Six years later, in 1968, this ambitious man ran to succeed Lester B. Pearson as the leader of the Liberal Party. However, it was Pierre Elliott Trudeau who became the Liberal leader and then prime minister.
As the justice minister under that government, John Turner decriminalized abortion and homosexuality. These changes to the Criminal code were a major step forward for the rights of women and the LGBT community. It was also in his capacity as justice minister that Mr. Turner applied the controversial War Measures Act during the October 1970 crisis. In 1972, he became finance minister, a position he held for three years.
Members will recall that John Turner was not happy about Quebec not being a party to the constitutional agreement of 1982. While his Liberal Party colleagues were adamantly opposed to recognizing Quebec's distinct character, John Turner was in favour of the Meech Lake accord. That is why Jean Chrétien, his long-time political rival, accused him of not standing up to Quebec.
In 1984 John Turner finally achieved his dream, replacing Pierre Elliott Trudeau as the leader of the Liberal Party and becoming Prime Minister. Although his time as Prime Minister was short, lasting only 79 days, John Turner loyally remained the leader of the official opposition until 1990 and finally retired from politics in 1993.
His important contribution to politics deserves recognition.
On behalf of the Bloc Québécois, I would like to offer my sincere condolences to the family and friends mourning his loss today.
Monsieur le Président, né en Angleterre en 1929, John Napier Turner émigre au Canada avec sa mère en 1932 à la suite de la mort de son père.
Véritable athlète, il est passé près de participer aux Jeux olympiques de Londres de 1948, mais a dû y renoncer après s'être blessé au genou. Même s'il était spécialiste du sprint, sa carrière politique relève plutôt d'un véritable marathon.
La vie l'a mené vers la politique pour la première fois en 1962, alors qu'il est élu sous la bannière du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Saint-Laurent—Saint-Georges, sur l'île de Montréal. Homme ambitieux, il tente de succéder à Lester B. Pearson à la chefferie du Parti libéral six ans plus tard, en 1968. C'est plutôt Pierre-Elliott Trudeau qui devient chef, puis premier ministre.
Sous ce gouvernement, John Turner, alors ministre de la Justice, fut celui qui décriminalisa l'avortement et l'homosexualité. Ces changements au Code criminel constituaient une avancée majeure pour les droits des femmes et de la communauté LGBT. C'est aussi à titre de ministre de la Justice qu'il appliqua la controversée Loi sur les mesures de guerre lors de la crise d'Octobre de 1970. Dès 1972, pour trois ans, il accéda au poste de ministre des Finances.
On se souviendra que John Turner n'appréciait pas que le Québec soit absent de l'entente constitutionnelle de 1982. Tandis que ses collègues du Parti libéral étaient farouchement opposés à la reconnaissance du caractère distinct du Québec, John Turner défendait plutôt l'accord du lac Meech. C'est d'ailleurs pour ces raisons que Jean Chrétien, son rival politique de toujours, l'accusait d'être mou face au Québec.
C'est en 1984 que John Turner réalisa enfin son rêve en remplaçant Pierre-Elliott Trudeau à la tête du Parti libéral, puis comme premier ministre. Même si son mandat de premier ministre fut court, puisqu'il ne dura que 79 jours, John Turner, un homme loyal, demeure chef de l'opposition officielle jusqu'en 1990 et se retire finalement de la vie politique en 1993.
Son importante contribution à la vie politique mérite d'être soulignée.
Au nom du Bloc québécois, je souhaite mes plus sincères condoléances à tous les amis, aux proches et à la famille qu'il laisse aujourd'hui dans le deuil.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, today we are paying tribute to John Napier Turner, who made major contributions to politics in Canada.
With the passing of John Turner we mourn a prime minister of Canada and a man who made incredible contributions to public life as a minister of finance, a minister of justice, and briefly as a prime minister and as the leader of the opposition in his decades of public life.
As the House is well aware, John Turner was larger than life outside of politics as well. He was a Rhodes scholar, a talented athlete and a skilled lawyer.
Ed Broadbent, a former leader of the NDP, who served with him in Parliament, said of him that of all the party leaders he had known, John Turner had the deepest respect for Parliament and for its democratic rules and procedures.
In the end, though, he never did take a seat in Parliament as a prime minister, 11 seats down from your seat, Mr. Speaker.
We can talk about his contributions. We can certainly talk about his background. However, I would like to speak about his being an inspiration to so many Canadians. I know this because of my own family history. My father, who is now 98 and still married to my mother, who is 97—we have good genes in New Westminster—was a long-time school administrator and teacher, and someone who won a high school basketball championship in British Columbia and was a school board trustee in New Westminster—Coquitlam—Burnaby. He had never run for higher office, but when John Turner became the leader of the Liberal Party, he was inspired and sought and won the Liberal nomination. He ran for the Liberals in that riding, 20 years before I ran for the NDP. Though that election did not turn out as either my father or John Turner had planned, the reality is that John Turner inspired hundreds of candidates across the country and millions of Canadians in the elections of 1984 and 1988. If members were to visit my parents' home in New Westminister, B.C., they would see many pictures of John Turner with my father.
That inspiration John Turner developed and provoked in so many Canadians is something that lives today. His deep respect for democracy was something I think all Canadians admire. The reality is that our democracy is as good and as strong as the calibre of the representatives Canadians choose for themselves.
John Turner was an exemplary public servant and will be greatly missed.
The NDP caucus and our leader offer our sincere condolences to the family and friends of John Napier Turner.
Monsieur le Président, aujourd'hui nous faisons l'éloge de John Napier Turner, qui a apporté des contributions énormes à notre vie politique canadienne.
À la suite du décès de John Turner, nous pleurons un premier ministre du Canada et un homme qui, dans le cadre de sa carrière politique de plusieurs décennies, a apporté d'importantes contributions à la vie publique en tant que ministre des Finances, ministre de la Justice et, brièvement, premier ministre et chef de l'opposition.
Comme la Chambre le sait très bien, John Turner était aussi un homme plus grand que nature à l'extérieur de la scène politique. Il était un boursier de la fondation Cecil Rhodes, un athlète talentueux et un juriste émérite.
Ed Broadbent, un ancien chef du NPD qui a siégé au Parlement à ses côtés, a dit de lui que, de tous les chefs de parti qu'il a connus, John Turner avait le respect le plus profond pour le Parlement et pour ses règles et procédures démocratiques.
Toutefois, il n'a finalement jamais siégé au Parlement en tant que premier ministre et occupé le siège qui se trouve à 11 sièges de vous, monsieur le Président.
Ses contributions sont dignes de mention, tout comme l'est certainement son parcours. Je vais toutefois parler du fait qu'il a été une source d'inspiration pour de nombreux Canadiens. Je l'ai constaté personnellement dans ma famille même. Mon père, qui est maintenant âgé de 98 ans et qui est toujours marié avec ma mère, qui a 97 ans — nous avons de bonnes prédispositions génétiques, à New Westminster —, a eu une longue carrière d'enseignant et d'administrateur d'école, a remporté un championnat de basketball au niveau secondaire en Colombie-Britannique et a été commissaire d'école dans New Westminster—Coquitlam—Burnaby. Il n'avait jamais cherché à occuper de plus hautes fonctions, mais, quand John Turner est devenu le chef du Parti libéral, il a été inspiré: il a brigué et remporté l'investiture libérale. Il a fait campagne pour les libéraux dans cette circonscription, 20 ans avant ma propre campagne pour le NPD. Même si ces élections n'ont pas donné les résultats que mon père et John Turner avaient souhaités, le fait est que John Turner a été une source d'inspiration pour des centaines de candidats partout au pays et des millions de Canadiens pendant les élections de 1984 et 1988. Si les députés visitaient la maison de mes parents à New Westminster, en Colombie-Britannique, ils y verraient de nombreuses photos de John Turner et de mon père.
Cette flamme que John Turner a fait naître et a nourrie dans le cœur de nombreux Canadiens scintille encore aujourd'hui. Je pense que tous les Canadiens admiraient son profond respect pour la démocratie. Dans les faits, la qualité et la solidité de notre régime démocratique reposent sur le calibre des représentants que se donnent les Canadiens.
John Turner a été un parlementaire exemplaire. Il nous manquera beaucoup.
De la part du caucus du NPD et de notre chef, nous offrons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de John Napier Turner.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Mr. Speaker, I rise on a point of order. I would like the unanimous consent of the House to also offer condolences on behalf of the Green Party.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je demande le consentement unanime de la Chambre pour offrir également mes condoléances au nom du Parti vert.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Thank you, Mr. Speaker. I also want to thank all of my colleagues.
It is a great honour for me to address the chamber to pay tribute to my friend, John Turner.
I, obviously, am from a different generation, and in case anyone thinks I have changed sides, I am wearing red today in honour of John Turner. I do not know how I became so lucky to be considered worthy to be one of the few opposition MPs invited to what I think will go down in history as an extraordinary event, his 90th birthday party on June 10 last year.
John Turner did not approach reflections on his 90th birthday as someone who was out of it, who was not paying attention, who was just reflecting on the past, but gave a speech that was a clarion call to democracy. To his last days, he was engaged in the life of this country. He loved Canada so passionately, and his contributions to this country must not be underestimated. When he was Minister of Justice, he gave us legal aid. He said that everyone had to have access to the law, that they had to have access to a defence. He also took the first step on the very long road to LGBTQ rights by ending the criminality of same-sex relations in this country through a change to the Criminal Code.
He did much, and he was remembered and celebrated at that birthday party, as we have now heard, by Brian Mulroney by video and other living prime ministers who were present, including the Right Hon. Joe Clark, who gave a spectacular address, the Right Hon. Paul Martin and the Right Hon. Jean Chrétien. It was an extraordinary evening.
I want to give my condolences to Geills; Elizabeth; granddaughter, Fiona, and to my dear friends, Laura and David Kilgour, family members of someone who exemplifies what it means to be a great Canadian. John Turner is the exemplar of what that looks like: John Turner was a great Canadian.
Rather than spending anymore time saying things about him that I have learned, I have to say that he fought so hard against the creation of the PMO as a big-time institution. He was there, working for our current prime minister's father. Indeed, Tom Axworthy famously relates how when he was working for Prime Minister Pierre Elliott Trudeau, Tom was sent with a message from John Turner, Minister of Finance. Turner said to him, “You just go back there and tell the boss that I don't need some junior G-man from PMO coming around here to tell me what to do.” Those were the days. It has taken a while.
I want to end what I am saying by quoting what John Turner told us on his birthday. It goes to the essence of what he meant by saying that democracy does not happen by accident, as the Prime Minister has mentioned. He said that often:
I don't like the use of the term “backbencher” when describing MPs. It is the MP who holds a prominent position in the House of Commons. My thinking on this is honed from the Magna Carta—one of the greatest pieces of democracy ever. Written in 1215, it laid out the essence of democracy in Great Britain and became the template of democracy worldwide.
Then, reflecting on the Magna Carta and the importance of the people voting, and the people who are elected occupying the position of government, he said:
It's so different today, where Prime Ministers
—and here I want to make sure that is plural, so that no one thinks they are being singled out—
act in a manner that I can only describe as unilateral.
The most important part of democracy in my view is that “people govern people”. We have to hold that principle sacred...where debate and opinion of people matter.
...democracy does not happen by accident.
I thank John Turner for his constant reminder that we have to contribute to our society and give back. He lived under principles of faith as a devote Catholic. He understood that what we do to each other, we can expect to be done unto us, and we have an obligation to the entire family of humanity.
Eternal rest grant unto him. Light perpetual shine upon him. May he rest in peace.
Je vous remercie, monsieur le Président. Je remercie également tous mes collègues.
C'est un grand honneur pour moi de prendre la parole pour rendre hommage à mon ami, John Turner.
De toute évidence, je fais partie d'une autre génération, et, pour ceux qui me soupçonnent d'avoir changé d'allégeance, je précise que si je porte du rouge aujourd'hui, c'est en hommage à John Turner. J'ignore pourquoi j'ai eu la chance d'être jugée digne de faire partie des rares députés de l'opposition à avoir été invités à son 90e anniversaire, le 10 juin de l'année dernière, qui, selon moi, passera à l'histoire comme étant un événement extraordinaire.
Les réflexions livrées par John Turner lors de son 90e anniversaire n'étaient pas celles d'un homme qui était en décalage avec la société, qui n'était pas à l'écoute ou qui se contentait de ruminer le passé: son discours se voulait un appel à l'action au nom de la démocratie. Jusqu'à ses derniers jours, il a contribué à l'essor du pays. Il aimait passionnément le Canada. Gardons-nous d'ailleurs de sous-estimer ses contributions au pays. Quand il était ministre de la Justice, il nous a donné l'aide juridique. Il disait que tout le monde devait avoir accès à la justice, que tout le monde avait droit à une défense. C'est aussi lui qui a fait le premier pas sur la très longue route vers la reconnaissance des droits de la communauté LGBTQ en modifiant le Code criminel de façon à décriminaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe au Canada.
Il a accompli beaucoup de choses et, lors de cette fête d'anniversaire, comme on l'a mentionné, de nombreuses personnes l'ont célébré en évoquant ses réalisations: Brian Mulroney, par vidéo, ainsi que d'autres anciens premiers ministres qui étaient là, dont le très honorable Joe Clark, qui a prononcé un discours magistral, et les très honorables Paul Martin et Jean Chrétien. Quelle soirée extraordinaire.
Je veux offrir mes condoléances à Geills, à Elizabeth, à sa petite-fille Fiona ainsi qu'à mes chers amis Laura et David Kilgour, des membres de la famille du parfait exemple d'un grand Canadien. C'est ce qu'était John Turner: un grand Canadien.
Au lieu de passer plus de temps à parler de ce que je connais de lui, je soulignerai qu'il a lutté bec et ongles contre l'établissement du Cabinet du premier ministre en tant qu'entité ayant un poids important. Il travaillait pour le père du premier ministre actuel. Tom Axworthy a d'ailleurs raconté, c'est bien connu, qu'alors qu'il travaillait pour le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, John Turner, qui était ministre des Finances à l'époque, lui avait confié un message. John Turner lui avait dit: « Retourne là-bas et dis au patron que je n'ai pas besoin que le Cabinet du premier ministre m'envoie un bureaucrate en herbe pour me dire quoi faire. » Quelle époque! Il a fallu un certain temps.
J'aimerais terminer en rappelant une chose que John Turner a dite le jour de son anniversaire. C'est ce qui résume le mieux sa pensée quand il affirmait que la démocratie n'est pas le fruit du hasard, comme le rappelait le premier ministre. M. Turner a alors répété une chose qu'il disait souvent:
Je n'aime pas dire d'un député qu'il est « d'arrière-ban ». Les députés sont au cœur même du fonctionnement de la Chambre des communes. Ma réflexion est inspirée de la Magna Carta, c'est-à-dire l'un des plus grands ouvrages démocratiques de tous les temps. Écrite en 1215, la Magna Carta jette les bases de la démocratie en Grande-Bretagne et, partant, dans le reste du monde.
Il a poursuivi sa réflexion sur la Magna Carta, sur l'importance du vote et sur le fait que le gouvernement doit être formé d'élus, avant d'ajouter ceci:
C'est tellement différent de nos jours; les premiers ministres [...]
— et j'insiste ici sur le pluriel, afin que personne ne se sente visé plus qu'un autre —
[...] agissent d'une manière que je peux seulement qualifier d'unilatérale.
À mes yeux, le principe selon lequel le peuple dirige le peuple est le plus important de tous en démocratie. Nous devons le considérer comme sacro-saint [...] dès qu'il est question de débats et d'opinion publique.
[...] la démocratie n'est pas le fruit du hasard.
Je remercie John Turner de nous avoir sans cesse rappelé que nous devons apporter notre pierre à la société. Fervent catholique, il a mené sa vie selon les principes de la foi. Il avait compris que ce que nous faisons aux autres pouvait nous être fait à notre tour et que nous avons des devoirs envers la grande famille humaine.
Puisse-t-il jouir de son repos éternel. Que la lumière brille toujours sur lui. Qu'il repose en paix.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I am grateful that we are able to come together today to pay our respects to our colleague as members of the parliamentary family. During and even beyond his long political career, John Turner was a passionate defender of our parliamentary democracy.
Together let's commemorate the life of Canada's 17th prime minister.
I invite all hon. members to stand to observe a moment of silence.
[A moment of silence observed]
Je suis reconnaissant que nous ayons eu l'occasion aujourd'hui de rendre hommage, ici et ensemble, à un membre de notre famille parlementaire. Au cours de sa longue carrière politique et même au-delà, John Turner s'est montré un ardent défenseur de notre démocratie parlementaire.
Ensemble, nous pouvons commémorer la vie du 17e premier ministre du Canada.
J'invite les députés à se lever pour observer une minute de silence.
[La Chambre observe un moment de silence.]
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Lib. (QC)
View Greg Fergus Profile
2020-09-24 14:07 [p.59]
Mr. Speaker, I would like to pay tribute to the Hon. John Napier Wyndham Turner, the 17th prime minister of Canada, who passed away on Friday at the age of 91. John Turner was an athlete, a Rhodes scholar and a lawyer who was admired for his dazzling intellect.
His mother used to say that he would become pope or prime minister, and Canada was the best choice. He served as a member of Parliament, minister, prime minister and leader of the opposition, and he loved Parliament and its time-honoured traditions. He has the distinction of having sat in the House of Commons as a member of Parliament for three different provinces, namely Quebec, Ontario and British Columbia.
On a personal note, I was lucky to know him. Over the years, he generously shared his time to give me advice when I was in Toronto. His stories were hilarious, although some cannot be repeated in public. John Turner was a great Canadian.
I offer my sincere condolences to his wife Geills and his family. Thank you for sharing him with us. May he rest in peace.
Monsieur le Président, j'aimerais rendre hommage à l'honorable John Napier Wyndham Turner, 17e premier ministre du Canada. Il est décédé vendredi dernier à l'âge de 91 ans. Athlète, boursier Rhodes, avocat, John Turner a fait tourner les têtes pour son intellect à la figure fringante.
Sa mère disait qu'il deviendrait pape ou premier ministre, et le Canada était le meilleur choix. Député, ministre, premier ministre et chef de l'opposition, il adorait le Parlement et ses traditions profondes. Il a la particularité d'avoir siégé à la Chambre des communes à titre de député de trois provinces différentes: le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique.
Sur une note personnelle, j'ai fait sa connaissance. Au fil des ans, quand je m'arrêtais à Toronto, il était généreux de son temps pour me donner des conseils. Ses histoires étaient hilarantes, dont certaines que je ne peux pas répéter en public. John Turner était un grand Canadien.
À sa femme, Geills, et à sa famille, j'offre mes plus sincères condoléances. Je les remercie de l'avoir partagé avec nous. Qu'il repose en paix.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Honourable Senators,
Members of the House of Commons,
Ladies and Gentlemen,
Every day on our shared planet, millions face hardships that test the human spirit. Extreme weather, wildfires, poverty, conflicts, discrimination and inequalities. Rarely though, has all of humanity faced a single common insidious enemy. An invisible enemy that respects no borders, thrives anywhere, hits anyone.
To overcome a pandemic requires the work and resolve of every order of government, every community, and every one of us.
We don’t decide when hardship comes, but here in Canada, we have decided how we wanted to address it. We have adapted in remarkable ways.
We Canadians did our part. We changed our habits, postponed our plans, switched to teleworking or had to completely reinvent our work, all this, while caring for one another.
We owe an immense debt to those who served and still serve on the frontlines, to health care personnel and essential workers, women and men in uniform, volunteers and leaders, everywhere in the country.
There has been a lot of suffering and we all mourn those who have passed.
We trust science to lead the fight until a safe and effective vaccine becomes available. But until then, we must keep our guard up, using the tools that are available to us now – such as testing, treatments and physical distancing measures.
Like a reed in high winds, we might sway but we will not break. Because our roots are firmly in place, our goals clear, and because we have hope – the hope that lifts the soul on dark days and keeps us focused on the future.
Canadians have lived through uncertain times before and have always prevailed because determination, concern for others, courage, and common sense define our nation.
We must bring all those qualities to bear once again and continue to work for the common good, and for a better, safer and more just society.
This is who we are and what will see us through to brighter days.
Opening
For over 150 years, Parliamentarians have worked together to chart Canada’s path forward.
Your predecessors met when Confederation was only a few months old, setting the course for a young country. They stood united through Canada’s toughest days, leading the nation through wars and depression. And as they did, each Parliamentarian was called to meet their times.
Today, Canadians expect you to do the same. They expect you to work together on their behalf and meet this crucial moment.
Less than a year ago, we gathered here for a Throne Speech to open the 43rd Parliament. Since then, our realities have changed. And so must our approach.
This pandemic is the most serious public health crisis Canada has ever faced.
Over 9,000 Canadians have died in six months. For our neighbours in the United States, this figure is over 200,000. Globally, it’s nearly a million.
But these aren’t just numbers. These are friends and family. Neighbours and colleagues.
The pandemic is the story of parents who have died alone, without loved ones to hold their hand.
It is the story of kids who have gone months without seeing friends.
Of workers who have lost their jobs.
The last six months have laid bare fundamental gaps in our society, and in societies around the world. This pandemic has been hard for everyone. But for those who were already struggling, the burden has been even heavier.
For parents – and especially moms – who are facing impossible choices between kids and career.
For racialized Canadians and Indigenous Peoples who are confronted by systemic barriers.
For young people who are worried about what their future will hold.
For seniors who are isolated, frightened, and most at risk.
And for workers who, while earning the lowest wages in the most precarious sectors, have been on the frontlines of the pandemic.
We must address these challenges of today. But we also cannot forget about the tests of the future.
The world came into this pandemic facing the risks and consequences of climate change. A lesson that COVID-19 has taught us, is that we need to match challenges with decisiveness and determination.
On all of these fronts – health and the economy, equality and the environment – we must take bold action.
The Government will meet these challenges.
The Government’s approach will have four foundations.
The first foundation of this plan is to fight the pandemic and save lives.
The second foundation of the Government’s plan is supporting people and businesses through this crisis as long as it lasts, whatever it takes. Effectively dealing with the health crisis is the best thing we can do for the economy. Government action has already helped Canadians stay safe, and buffered the worst economic impacts.
The third foundation is to build back better to create a stronger, more resilient Canada. To do this, we must keep strengthening the middle class and helping people working hard to join it, and continue creating jobs and building long-term competitiveness with clean growth. We must also keep building safer communities for everyone.
The fourth and final foundation of this plan is to stand up for who we are as Canadians. We cannot forget what has made us a country that is welcoming. A country that celebrates two official languages. That achieves progress on gender equality, walks the road of reconciliation, and fights discrimination of every kind.
This is our generation’s crossroads.
Do we move Canada forward, or let people be left behind? Do we come out of this stronger, or paper over the cracks that the crisis has exposed?
This is the time to remember who we are as Canadians.
This is the opportunity to contain the global crisis and build back better, together.
Protecting Canadians from COVID-19
The first foundation of the Government’s approach is protecting Canadians from COVID-19.
This is priority number one.
It is the job of the federal government to look out for all Canadians and especially our most vulnerable. We need to work together. Beating this virus is a Team Canada effort.
Over the last six months, Canadians have stood united and strong. Their actions embody what has always been the purpose of the federal government: bringing Canadians together to achieve common goals.
Personal protective equipment has been shipped across the country. Members of the Canadian Forces were there in long-term care homes.
Close to 9 million Canadians were helped with the Canada Emergency Response Benefit and over 3.5 million jobs were supported by the wage subsidy.
The Government will continue to have people’s backs just like Canadians have each other’s backs.
Through the first wave, contact tracing and testing ramped up across the country. The surge this fall further reinforces what we already know – that we must do even more.
The federal government will be there to help the provinces increase their testing capacity. Canadians should not be waiting in line for hours to get a test.
At the same time, the Government is pursuing every technology and every option for faster tests for Canadians from coast to coast to coast. As soon as tests are approved for safe use in Canada, the Government will do everything it can to see them deployed. The Government will also create a federal Testing Assistance Response Team to quickly meet surge testing needs, including in remote and isolated communities.
Local public health authorities are the backbone of our nation’s efforts to stop outbreaks before they start. As members of the communities they protect, they know the devastating economic impact a lockdown order can have.
To prevent small clusters from becoming major outbreaks, communities may need to enact short-term closure orders. To make that decision easier for the public health authorities, and to help ease the impact that science- and evidence-based decisions can have on local businesses in the short term, the Government will work to target additional financial support directly to businesses which have to temporarily shut down as a result of a local public health decision.
This will ensure that decisions are made with the health of Canadians as the first priority.
The Government will also continue to work on what communities need more broadly.
The Government has already invested over $19 billion for a Safe Restart Agreement with provinces and territories, to support everything from the capacity of health care systems to securing PPE.
To address the challenges faced by provinces and territories as they reopen classrooms, the federal government invested $2 billion in the Safe Return to Class Fund, along with new funding for First Nations communities. This is money to keep kids – and staff – safe in the classroom, whether that’s by helping schools buy cleaning supplies or upgrade ventilation.
These commitments build on federal investments to support people who are most at risk and those who care for them, including with the federal wage top-up for personal support workers. People on the frontlines who have been looking after seniors do vital work and the Government will continue to have their backs.
At the same time, the Government will continue to support Canadians as they take action to keep each other safe.
Already, people are doing their part by wearing masks. That’s important, and we can build on that commitment. Working with private sector partners, the federal government created the COVID Alert app. Canadians living in Ontario, Newfoundland and Labrador, New Brunswick, and Saskatchewan now have an extra tool to keep themselves and others safe. The Government hopes all the others will sign on so that people in all parts of the country can both do their part and be better protected.
The Government will also continue to work on getting Canadians the PPE they need.
This spring, the Government issued a call, and thousands of Canadian businesses and manufacturers responded. From shop floors to companies big and small, Canada’s dynamic businesses met the challenge as their workers stepped up.
And in less than six months, Canadians are now manufacturing almost all types of PPE. The Government will continue building that domestic capacity, while securing supply chains to keep Canadians safe and create jobs.
Canadians are pulling together, whether that’s with PPE manufacturing, through the COVID Alert app, or by wearing a mask. In the same way, Canadian researchers and scientists are pitching in to the Team Canada effort with their knowledge and expertise.
Vaccine efforts
In the long run, the best way to end this pandemic is with a safe and effective vaccine.
Canada’s vaccine strategy is all about ensuring that Canadians will be able to get a vaccine once it is ready.
There are many types of potential candidates. Canada is exploring the full range of options. The Government has already secured access to vaccine candidates and therapeutics, while investing in manufacturing here at home. And to get the vaccines out to Canadians once they’re ready, the Government has made further investments in our capacity for vaccine distribution.
From the Vaccine Task Force that provides the best advice on vaccine purchasing and roll-out, to the Immunity Task Force looking at how COVID-19 is affecting vulnerable populations, Canada’s top scientific minds are guiding the Government every step of the way.
Helping Canadians through the pandemic
The medical and scientific fight against this virus is crucial. And so are the livelihoods of every single Canadian, worker, and family.
So the second foundation of the Government’s approach is supporting Canadians through this crisis.
The economic impact of COVID-19 on Canadians has already been worse than the 2008 financial crisis. These consequences will not be short-lived.
This is not the time for austerity. Canada entered this crisis in the best fiscal position of its peers. And the Government is using that fiscal firepower, on things like the Canada Emergency Response Benefit and the Canada Emergency Wage Subsidy, so that Canadians, businesses, and our entire economy have the support needed to weather the storm.
Canadians should not have to choose between health and their job, just like Canadians should not have to take on debt that their government can better shoulder.
Creating jobs
People losing their jobs is perhaps the clearest consequence of the global economic shock that Canadians – like those in other countries – have faced.
The CERB helped people stay healthy at home while being able to keep food on the table.
The CEWS helped people keep their jobs, or be rehired if they had been laid off.
But there is still more to be done.
Unemployment is in the double digits, and underemployment is high.
Women, racialized Canadians, and young people have borne the brunt of job losses.
Canadians need good jobs they can rely on.
To help make that happen, the Government will launch a campaign to create over one million jobs, restoring employment to previous levels. This will be done by using a range of tools, including direct investments in the social sector and infrastructure, immediate training to quickly skill up workers, and incentives for employers to hire and retain workers.
One way the Government will create these jobs is by extending the Canada Emergency Wage Subsidy right through to next summer. The Government will work with businesses and labour to ensure the program meets the needs of the health and economic situation as it evolves.
Another example of how the Government will create jobs is by significantly scaling up the Youth Employment and Skills Strategy, to provide more paid work experiences next year for young Canadians.
Now, more than ever, Canadians must work together – including by eliminating remaining barriers between provinces to full, free internal trade – to get the economy back up and running and Canadians back to work.
Supporting workers and their families
With the job losses that Canadians have faced, it became clear early on that many people would need help until they could find work once again. But existing income support systems were not designed to handle this unprecedented situation. That’s why the Government moved quickly to create the Canada Emergency Response Benefit as a temporary program to help millions of Canadians get through a very difficult time.
With the economic restart now well underway, CERB recipients should instead be supported by the Employment Insurance system. For people who would not traditionally qualify for EI, the Government will create the transitional Canada Recovery Benefit.
Over the coming months, the EI system will become the sole delivery mechanism for employment benefits, including for Canadians who did not qualify for EI before the pandemic. This pandemic has shown that Canada needs an EI system for the 21st century, including for the self-employed and those in the gig economy.
Women in the Economy
Women – and in particular low-income women – have been hit hardest by COVID-19. This crisis has been described as a She-cession.
Many women have bravely served on the frontlines of this crisis, in our communities or by shouldering the burden of unpaid care work at home.
We must not let the legacy of the pandemic be one of rolling back the clock on women’s participation in the workforce, nor one of backtracking on the social and political gains women and allies have fought so hard to secure.
The Government will create an Action Plan for Women in the Economy to help more women get back into the workforce and to ensure a feminist, intersectional response to this pandemic and recovery. This Plan will be guided by a task force of experts whose diverse voices will power a whole of government approach.
It has been nearly 50 years since the Royal Commission on the Status of Women outlined the necessity of child care services for women’s social and economic equality. We have long understood that Canada cannot succeed if half of the population is held back. Canadians need more accessible, affordable, inclusive, and high quality childcare.
Recognizing the urgency of this challenge, the Government will make a significant, long-term, sustained investment to create a Canada-wide early learning and childcare system.
The Government will build on previous investments, learn from the model that already exists in Quebec, and work with all provinces and territories to ensure that high-quality care is accessible to all.
There is broad consensus from all parts of society, including business and labour leaders, that the time is now.
The Government also remains committed to subsidizing before- and after-school program costs. With the way that this pandemic has affected parents and families, flexible care options for primary school children are more important than ever.
The Government will also accelerate the Women’s Entrepreneurship Strategy, which has already helped women across Canada grow their businesses.
Supporting businesses
As the Government invests in people, it will continue to support job-creating businesses.
Small businesses are the lifeblood of communities and the backbone of the economy. The Government introduced a range of supports for Canadian businesses, from help with payroll through the Canada Emergency Wage Subsidy to assistance with expenses through interest-free loans.
COVID-19 has caused businesses across the country, both large and small, to rethink their approaches. Entrepreneurs and owners are looking at more digital options, more creative solutions, and more climate-friendly investments.
The Government will help businesses adapt for the future and thrive.
This fall, in addition to extending the wage subsidy, the Government will take further steps to bridge vulnerable businesses to the other side of the pandemic by:
Expanding the Canada Emergency Business Account to help businesses with fixed costs;
Improving the Business Credit Availability Program;
And introducing further support for industries that have been the hardest hit, including travel and tourism, hospitality, and cultural industries like the performing arts.
Fiscal sustainability
This COVID-19 emergency has had huge costs. But Canada would have had a deeper recession and a bigger long-term deficit if the Government had done less.
With interest rates so low, central banks can only do so much to help. There is a global consensus that governments must do more. Government can do so while also locking in the low cost of borrowing for decades to come. This Government will preserve Canada’s fiscal advantage and continue to be guided by values of sustainability and prudence.
There are two distinct needs.
The first is to help Canadians in the short term, to do whatever it takes, using whatever fiscal firepower is needed to support people and businesses during the pandemic. The best way to keep the economy strong is to keep Canadians healthy.
The second need is to build back better, with a sustainable approach for future generations. As the Government builds a plan for stimulus and recovery, this must be done responsibly.
In the longer term, the Government will focus on targeted investments to strengthen the middle class, build resiliency, and generate growth. The Government will also identify additional ways to tax extreme wealth inequality, including by concluding work to limit the stock option deduction for wealthy individuals at large, established corporations, and addressing corporate tax avoidance by digital giants.
Web giants are taking Canadians’ money while imposing their own priorities. Things must change, and will change. The Government will act to ensure their revenue is shared more fairly with our creators and media, and will also require them to contribute to the creation, production, and distribution of our stories, on screen, in lyrics, in music, and in writing.
This fall, the Government will release an update to Canada’s COVID-19 Economic Response Plan. This will outline the Government’s economic and fiscal position, provide fiscal projections, and set out new measures to implement this Throne Speech.
This update will make clear that the strength of the middle class, and the wellbeing of all Canadians, remain Canada’s key measures of success.
Building back better – a resiliency agenda for the middle class
As we fight for every Canadian and defend everyone’s ability to succeed, we also need to focus on the future, and on building back better. This forms the third foundation of the Government’s approach.
Around the world, advanced economies are realizing that things should not go back to business as usual. COVID-19 has exposed the vulnerabilities in our societies.
The Government will create a resiliency agenda for the middle class and people working hard to join it.
This will include addressing the gaps in our social systems, investing in health care, and creating jobs. It will also include fighting climate change, and maintaining a commitment to fiscal sustainability and economic growth as the foundation of a strong and vibrant society.
Addressing gaps in our social systems
Central to this is recognizing that one of the greatest tragedies of this pandemic is the lives lost in long-term care homes. Elders deserve to be safe, respected, and live in dignity.
Although long-term care falls under provincial and territorial jurisdiction, the federal government will take any action it can to support seniors while working alongside the provinces and territories.
The Government will work with Parliament on Criminal Code amendments to explicitly penalize those who neglect seniors under their care, putting them in danger.
The Government will also:
Work with the provinces and territories to set new, national standards for long-term care so that seniors get the best support possible;
And take additional action to help people stay in their homes longer.
The Government remains committed to increasing Old Age Security once a senior turns 75, and boosting the Canada Pension Plan survivor’s benefit.
The Government will look at further targeted measures for personal support workers, who do an essential service helping the most vulnerable in our communities. Canada must better value their work and their contributions to our society.
COVID-19 has disproportionately affected Canadians with disabilities, and highlighted long-standing challenges. The Government will bring forward a Disability Inclusion Plan, which will have:
A new Canadian Disability Benefit modelled after the Guaranteed Income Supplement for seniors;
A robust employment strategy for Canadians with disabilities;
And a better process to determine eligibility for Government disability programs and benefits.
Over the last six months, it has become clearer than ever why Canadians need a resilient health care system.
The Government will ensure that everyone – including in rural and remote areas – has access to a family doctor or primary care team. COVID-19 has also shown that our system needs to be more flexible and able to reach people at home. The Government will continue to expand capacity to deliver virtual health care.
The Government will also continue to address the opioid epidemic tearing through communities, which is an ongoing and worsening public health crisis. Additionally, the Government will further increase access to mental health resources. All Canadians should have the care they need, when they need it. We will all be stronger for it.
The same goes for access to the medicine that keeps people healthy. Many Canadians who had drug plans through work lost this coverage when they were laid off because of the pandemic. So this is exactly the right moment to ramp up efforts to address that.
The Government remains committed to a national, universal pharmacare program and will accelerate steps to achieve this system including:
Through a rare-disease strategy to help Canadian families save money on high-cost drugs;
Establishing a national formulary to keep drug prices low;
And working with provinces and territories willing to move forward without delay.
In addition to good health infrastructure, Canadians also need strong, safe communities to call home.
The Government has banned assault-style firearms. The Government will also continue implementing firearms policy commitments, including:
Giving municipalities the ability to further restrict or ban handguns;
And strengthening measures to control the flow of illegal guns into Canada.
Women’s safety must be the foundation on which all progress is built. The Government will accelerate investments in shelters and transition housing, and continue to advance with a National Action Plan on Gender-Based Violence.
To keep building strong communities, over the next two years the Government will also invest in all types of infrastructure, including public transit, energy efficient retrofits, clean energy, rural broadband, and affordable housing, particularly for Indigenous Peoples and northern communities.
In the last six months, many more people have worked from home, done classes from the kitchen table, shopped online, and accessed government services remotely. So it has become more important than ever that all Canadians have access to the internet.
The Government will accelerate the connectivity timelines and ambitions of the Universal Broadband Fund to ensure that all Canadians, no matter where they live, have access to high-speed internet.
And to further link our communities together, the Government will work with partners to support regional routes for airlines. It is essential that Canadians have access to reliable and affordable regional air services. This is an issue of equity, of jobs, and of economic development. The Government will work to support this.
Strong communities are places where everyone has a safe, affordable home.
No one should be without a place to stay during a pandemic, or for that matter, a Canadian winter.
This week, the Government invested more than $1 billion for people experiencing homelessness, including for this fall.
In 2017, the Government announced that it would reduce chronic homelessness by 50 percent. The Government has already helped more than a million people get a safe and affordable place to call home. Given the progress that has been made, and our commitment to do more, the Government is now focused on entirely eliminating chronic homelessness in Canada.
At the same time, the Government will also make substantial investments in housing for Canadians.
The Government will add to the historic National Housing Strategy announced in 2017 by increasing investments to rapid housing in the short term, and partnering with not-for-profits and co-ops in the mid- to long-term. For the middle class, the Government will also move forward with enhancements to the First-Time Home Buyer Incentive, including in Canada’s largest cities, so families can afford to buy their first home.
Housing is something everyone deserves, and it’s also a key driver of the economy. Construction projects create jobs, and having a home is critical so people can contribute to their communities.
Just like everyone deserves a home, everyone deserves to be able to put nutritious food on the table.
The pandemic has made that harder for Canadians. The Government will continue to work with partners – including directly with First Nations, Inuit, and Métis Nation partners – to address food insecurity in Canada. The Government will also strengthen local food supply chains here in Canada.
The Canadian and migrant workers who produce, harvest, and process our food – from people picking fruit to packing seafood – have done an outstanding job getting good food on people’s plates. They deserve the Government’s full support and protection.
The Government will also ensure that those in Canada’s supply managed sectors receive full and fair compensation for recent trade agreements. Farmers keep our families fed, and we will continue to help them succeed and grow.
A stronger workforce
This pandemic has revealed gaps in health, housing, and food supply. And it has also laid bare inequalities Canadians face in the workforce.
We have an opportunity to not just support Canadians, but grow their potential. Working with the provinces and territories, the Government will make the largest investment in Canadian history in training for workers. This will include by:
Supporting Canadians as they build new skills in growing sectors;
Helping workers receive education and accreditation;
And strengthening workers’ futures, by connecting them to employers and good jobs, in order to grow and strengthen the middle class.
From researchers developing vaccines, to entrepreneurs building online stores, this pandemic has reminded us of the power of the knowledge economy, and how vital it is for our future.
Canadians are leading, and they should have government services that keep up.
The Government will make generational investments in updating outdated IT systems to modernize the way that Government serves Canadians, from the elderly to the young, from people looking for work to those living with a disability. The Government will also work to introduce free, automatic tax filing for simple returns to ensure citizens receive the benefits they need.
Government must remain agile, and ready for what lies ahead.
Taking action on extreme risks from climate change
Climate action will be a cornerstone of our plan to support and create a million jobs across the country.
This is where the world is going. Global consumers and investors are demanding and rewarding climate action.
Canadians have the determination and ingenuity to rise to this challenge and global market opportunity.
We can create good jobs today and a globally competitive economy not just next year, but in 2030, 2040, and beyond.
Canadians also know climate change threatens our health, way of life, and planet. They want climate action now, and that is what the Government will continue to deliver.
The Government will immediately bring forward a plan to exceed Canada’s 2030 climate goal. The Government will also legislate Canada’s goal of net-zero emissions by 2050.
As part of its plan, the Government will:
Create thousands of jobs retrofitting homes and buildings, cutting energy costs for Canadian families and businesses;
Invest in reducing the impact of climate-related disasters, like floods and wildfires, to make communities safer and more resilient;
Help deliver more transit and active transit options;
And make zero-emissions vehicles more affordable while investing in more charging stations across the country.
A good example of adapting to a carbon-neutral future is building zero-emissions vehicles and batteries. Canada has the resources – from nickel to copper – needed for these clean technologies. This – combined with Canadian expertise – is Canada’s competitive edge.
The Government will launch a new fund to attract investments in making zero-emissions products and cut the corporate tax rate in half for these companies to create jobs and make Canada a world leader in clean technology. The Government will ensure Canada is the most competitive jurisdiction in the world for clean technology companies.
Additionally, the Government will:
Transform how we power our economy and communities by moving forward with the Clean Power Fund, including with projects like the Atlantic Loop that will connect surplus clean power to regions transitioning away from coal;
And support investments in renewable energy and next-generation clean energy and technology solutions.
Canada cannot reach net zero without the know-how of the energy sector, and the innovative ideas of all Canadians, including people in places like British Columbia, Alberta, Saskatchewan, and Newfoundland and Labrador.
The Government will:
Support manufacturing, natural resource, and energy sectors as they work to transform to meet a net zero future, creating good-paying and long-lasting jobs;
And recognize farmers, foresters, and ranchers as key partners in the fight against climate change, supporting their efforts to reduce emissions and build resilience.
The Government will continue its policy of putting a price on pollution, while putting that money back in the pockets of Canadians. It cannot be free to pollute.
This pandemic has reminded Canadians of the importance of nature. The Government will work with municipalities as part of a new commitment to expand urban parks, so that everyone has access to green space. This will be done while protecting a quarter of Canada’s land and a quarter of Canada’s oceans in five years, and using nature-based solutions to fight climate change, including by planting two billion trees.
The Government will ban harmful single-use plastics next year and ensure more plastic is recycled. And the Government will also modernize Canada’s Environmental Protection Act.
When the Prairie Farm Rehabilitation Administration was closed by a previous government, Canada lost an important tool to manage its waters. The Government will create a new Canada Water Agency to keep our water safe, clean, and well-managed. The Government will also identify opportunities to build more resilient water and irrigation infrastructure.
At the same time, the Government will look at continuing to grow Canada’s ocean economy to create opportunities for fishers and coastal communities, while advancing reconciliation and conservation objectives. Investing in the Blue Economy will help Canada prosper.
The Canada we’re fighting for
This is a fight for Canadians today and Canada tomorrow. So we must never forget the values that make us who we are. The fourth and final foundation of the Government’s approach is defending Canadian values and ensuring they are lived experiences for everyone.
Canada is a place where we take care of each other. This has helped Canada weather the pandemic better than many other countries.
Canada must continue to stand up for the values that define this country, whether that’s welcoming newcomers, celebrating with pride the contributions of LGBTQ2 communities, or embracing two official languages. There is work still to be done, including on the road of reconciliation, and in addressing systemic racism.
Reconciliation
Throughout the pandemic, the Government has made it a priority to support Indigenous communities, which has helped contain the spread of COVID-19 and kept people safe. That is something the Government will continue to do.
The Government will walk the shared path of reconciliation with Indigenous Peoples, and remain focused on implementing the commitments made in 2019. However, the pandemic has shown that we need to keep moving forward even faster on a number of fronts including by:
Expediting work to co-develop distinctions-based Indigenous health legislation with First Nations, Inuit, and the Métis Nation, and a distinctions-based mental health and wellness strategy;
Accelerating work on the National Action Plan in response to the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls’ Calls for Justice, as well as implementation of the Truth and Reconciliation Commission’s Calls to Action;
And continuing to close the infrastructure gap in Indigenous communities, working on a distinctions-basis with First Nations, Inuit, and the Métis Nation to accelerate the government’s 10-year commitment.
The Government will also:
Make additional resiliency investments to meet the clean drinking water commitment in First Nations communities;
And support additional capacity-building for First Nations, Inuit, and the Métis Nation.
The Government will move forward to introduce legislation to implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples before the end of this year.
Addressing systemic racism
For too many Canadians, systemic racism is a lived reality. We know that racism did not take a pause during the pandemic. On the contrary, COVID-19 has hit racialized Canadians especially hard.
Many people – especially Indigenous people, and Black and racialized Canadians – have raised their voices and stood up to demand change.
They are telling us we must do more. The Government agrees.
The Government pledged to address systemic racism, and committed to do so in a way informed by the lived experiences of racialized communities and Indigenous Peoples.
The Government has invested in economic empowerment through the Black Entrepreneurship Program, while working to close the gaps in services for Indigenous communities. Important steps were taken with the release of Canada’s Anti-Racism Strategy for 2019-2022, the creation of an anti-racism secretariat, and the appointment of the first-ever Minister focused specifically on diversity and inclusion. This is all good, but much more needs to be done for permanent, transformative change to take shape.
The Government will redouble its efforts by:
Taking action on online hate;
Going further on economic empowerment for specific communities, and increasing diversity on procurement;
Building a whole-of-federal-government approach around better collection of disaggregated data;
Implementing an action plan to increase representation in hiring and appointments, and leadership development within the Public Service;
And taking new steps to support the artistic and economic contributions of Black Canadian culture and heritage.
Progress must also be made throughout the policing and justice systems. All Canadians must have the confidence that the justice system is there to protect them, not to harm them. Black Canadians and Indigenous Peoples are overrepresented in the criminal justice system. That has to change.
The Government will take steps to ensure that the strong hand of criminal justice is used where it is needed to keep people safe, but not where it would be discriminatory or counterproductive.
The Government will:
Introduce legislation and make investments that take action to address the systemic inequities in all phases of the criminal justice system, from diversion to sentencing, from rehabilitation to records;
Move forward on enhanced civilian oversight of our law enforcement agencies, including the RCMP;
Modernize training for police and law enforcement, including addressing standards around the use of force;
Move forward on RCMP reforms, with a shift toward community-led policing;
And accelerate work to co-develop a legislative framework for First Nations policing as an essential service.
Protecting two official languages
Our two official languages are woven into the fabric of our country.
The defence of the rights of Francophones outside Quebec, and the defence of the rights of the Anglophone minority within Quebec, is a priority for the Government.
The Government of Canada must also recognize that the situation of French is unique. There are almost 8 million Francophones in Canada within a region of over 360 million inhabitants who are almost exclusively Anglophone. The Government therefore has the responsibility to protect and promote French not only outside of Quebec, but also within Quebec.
In this vein, 51 years after the passage of the Official Languages Act, the Government is committed to strengthening this legislation among other things, taking into consideration the unique reality of French.
A welcoming Canada
Immigration remains a driver of Canada’s economic growth.
With other countries rejecting global talent that could help their economy, Canada has an opportunity as we recover to become the world’s top destination for talent, capital, and jobs. When people choose Canada, help build Canada, and make sacrifices in support of Canada, we should make it easier for them to formally become Canadian.
Earlier this year, the Government announced measures to grant permanent residency to people who, although not Canadian citizens, had cared for the most vulnerable in long-term care homes and other medical facilities.
The Government will continue to bring in newcomers and support family reunification. We know that there is an economic and human advantage to having families together.
As part of both the short-term economic recovery and a long-term plan for growth, the Government will leverage the advantage we have on immigration to keep Canada competitive on the world stage.
Canada in the world
We must take action on all of these priorities at home. But we must also address the world in which we live.
COVID-19 has accelerated the existing trends toward a more fragmented global order. It remains in Canada’s interest to create and maintain bilateral and multilateral relationships to advance peace and economic prosperity.
The Government will invest more in international development while supporting developing countries on their economic recoveries and resilience. Canada will also support work to ensure that people around the world have access to a vaccine. We cannot eliminate this pandemic in Canada unless we end it everywhere.
The Government will also continue to stand up for human rights and the rule of law. It is unacceptable that any citizen be arbitrarily detained. Michael Kovrig and Michael Spavor must be brought home. This is something for which all Canadians stand united.
The Government will continue to fight for free trade, including by leading the Ottawa Group to reform the World Trade Organization.
Our likeminded allies and partners are investing to make sure their societies emerge stronger. This Government’s plan does that as well.
Conclusion
Taken together, this is an ambitious plan for an unprecedented reality. The course of events will determine what needs to be done when.
But throughout, protecting and supporting Canadians will stay the top priority.
And the core values that have driven the Government since day one remain the same.
In 2015, Canadians asked their government to deliver real change on everything from middle class jobs to climate change. In 2019, the people chose a Parliament that would keep moving forward on these shared goals. And in 2020, Canadians expect nothing less.
It is no small task to build a stronger, more resilient country.
It will take hard work. It will require a commitment to finding common ground.
Parliamentarians, Canadians have placed a trust in you to guide this country forward. They have placed their faith in you to work together to meet whatever challenges we face.
Remember that we are here today because of the generations of Canadians who came before us. We are here because of the women and men – our parents, grandparents, and great-grandparents – who had the courage to reach for a better future.
Today, it is our turn. Our moment to build a stronger and more resilient Canada for everyone.
Members of the House of Commons, you will be asked to appropriate the funds to carry out the services and expenditures authorized by Parliament.
Members of the Senate and Members of the House of Commons, may you be equal to the profound trust bestowed on you by Canadians, and may Divine Providence guide you in all your duties.
Honorables Sénateurs et Sénatrices,
Députés de la Chambre des communes,
Mesdames et Messieurs,
Chaque jour, des millions de gens sur la planète font face à des fléaux qui mettent l’âme humaine à l’épreuve. Conditions météo extrêmes. Incendies ravageurs. Pauvreté. Conflits. Discrimination et inégalités. Rarement, toutefois, l’humanité a-t-elle fait face à un ennemi aussi insidieux, un ennemi invisible qui ne respecte aucune frontière, se répand partout et peut frapper n’importe qui.
Pour vaincre une pandémie, il faut le travail et la détermination de tous les ordres de gouvernement, de chaque communauté et de chacun d’entre nous.
On ne choisit pas quand les épreuves s’abattent sur nous, mais ici, au Canada, nous avons choisi la manière de les surmonter. Nous nous sommes adaptés d’une façon remarquable.
Nous, les Canadiens, avons fait notre part. Nous avons changé nos habitudes, reporté nos projets, nous sommes passés au télétravail ou avons dû complètement réinventer notre travail, tout cela en prenant soin les uns des autres.
Nous sommes immensément redevables à ceux qui ont servi et qui servent encore en première ligne, au personnel de la santé et aux travailleurs essentiels, aux femmes et aux hommes en uniforme, aux bénévoles et aux dirigeants, partout au pays.
Les souffrances ont été nombreuses et nous pleurons ceux qui sont décédés.
Nous faisons confiance à la science pour mener le combat jusqu’à ce qu’un vaccin efficace et sécuritaire soit disponible. Mais d’ici là, nous devons rester vigilants, et utiliser les outils disponibles – tels que le dépistage, les traitements et les mesures de distanciation physique.
Comme un roseau par grands vents, nous serons secoués, mais nous ne céderons pas. Parce que nos racines sont fermement en place, nos objectifs sont clairs, et parce que nous avons l’espoir – un espoir qui illumine notre âme lors des jours sombres et qui nous permet de demeurer tournés vers l’avenir.
Les Canadiens ont déjà vécu des temps incertains et ont toujours démontré que la détermination, le souci des autres, le courage et le bon sens définissent notre nation.
Nous devons puiser dans ces principes encore une fois et continuer à œuvrer pour le bien commun et à travailler pour une société meilleure, plus sûre et plus juste.
C’est ce que nous sommes et c’est ce qui nous permettra de passer à travers et d’atteindre des jours meilleurs.
Allocution d’ouverture
Depuis plus de 150 ans, les parlementaires travaillent ensemble pour définir la voie que doit suivre le Canada.
Vos prédécesseurs se sont réunis au moment où la Confédération n’avait que quelques mois d’existence, élaborant ainsi l’orientation d’un jeune pays. Ils sont restés unis pendant les jours les plus sombres du Canada, et ont dirigé le pays pendant les guerres et la Grande Crise. Ce faisant, chaque parlementaire a été appelé à se montrer à la hauteur de son époque.
Aujourd’hui, les Canadiens s’attendent à ce que vous agissiez comme eux. Ils s’attendent à vous voir travailler ensemble en leur nom et affronter ce moment crucial.
Il y a moins d’un an, nous nous sommes réunis ici lors d’un discours du Trône afin d’ouvrir la 43e législature. Depuis, notre réalité a changé. Cela veut dire que notre approche doit changer, elle aussi.
Cette pandémie constitue la plus grave crise de santé publique que le Canada ait connue.
Plus de 9 000 Canadiens sont décédés en l’espace de six mois. Chez nos voisins, les États-Unis, ce nombre s’élève à plus de 200 000. Dans le monde, c’est près d’un million.
Mais ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont nos amis et des membres de nos familles. Nos voisins et nos collègues.
La pandémie est l’histoire de parents qui sont morts seuls, sans leurs proches pour leur tenir la main.
C’est l’histoire d’enfants qui n’ont pas vu leurs amis durant des mois.
L’histoire de travailleurs qui ont perdu leur emploi.
Les six derniers mois ont dévoilé les lacunes fondamentales de notre société, et celles des sociétés du monde entier. Cette pandémie a été difficile pour tout le monde. Mais pour ceux dont la situation était déjà difficile, le fardeau a été encore plus lourd à porter.
Pour les parents, et en particulier pour les mères, qui ont été confrontés à des dilemmes impossibles entre leurs enfants et leur carrière.
Pour les Canadiens racisés et les peuples autochtones qui se heurtent à des obstacles systémiques.
Pour les jeunes qui s’inquiètent de ce que l’avenir leur réserve.
Pour les personnes âgées qui sont isolées, effrayées et les plus exposées au risque.
Et pour les travailleurs qui, tout en gagnant les salaires les plus bas dans les secteurs les plus précaires, ont été aux premières lignes durant la pandémie.
Nous devons nous attaquer à ces problèmes d’aujourd’hui sans toutefois oublier ceux qui nous attendent demain.
Le monde est entré dans cette pandémie en faisant face aux risques et aux conséquences des changements climatiques. Une leçon que la COVID-19 nous a enseignée, c’est que nous devons relever les défis avec détermination.
Sur tous ces fronts – la santé et l’économie, l’égalité et l’environnement – nous devons agir en faisant preuve d’audace.
Le gouvernement affrontera ces défis.
L’approche du gouvernement reposera sur quatre piliers.
Le premier pilier de ce plan consiste à lutter contre la pandémie et à sauver des vies.
Le deuxième pilier du plan gouvernemental consiste à soutenir les gens et les entreprises aussi longtemps que la crise durera, en prenant les mesures qui s’imposeront. La meilleure chose à faire pour l’économie est de gérer la crise sanitaire de manière efficace. Les mesures du gouvernement ont déjà contribué à protéger les Canadiens et à amortir les pires conséquences économiques de cette crise.
Le troisième pilier consiste à rebâtir en mieux afin de créer un Canada plus fort et plus résilient. Pour ce faire, nous devons continuer à renforcer la classe moyenne et aider les personnes qui travaillent fort pour en faire partie, et continuer à créer des emplois et à mettre en place une compétitivité à long terme fondée sur une croissance propre. Nous devons également bâtir des communautés plus sécuritaires pour tout le monde.
Le quatrième et dernier pilier de ce plan consiste à être fidèle à qui nous sommes en tant que Canadiens. Nous ne pouvons pas oublier ce qui a fait de nous un pays accueillant. Un pays qui célèbre deux langues officielles, qui fait des progrès sur le plan de l’égalité des sexes, qui œuvre à la réconciliation et qui lutte contre la discrimination sous toutes ses formes.
Notre génération est à la croisée des chemins.
Allons-nous faire progresser le Canada ou laisser les gens pour compte? Allons-nous sortir plus forts de cette crise ou simplement balayer sous le tapis ce qu’elle a dévoilé?
C’est maintenant que nous devons nous rappeler qui nous sommes en tant que Canadiens.
C’est maintenant que nous devons saisir l’occasion de contenir la crise mondiale et de rebâtir en mieux, ensemble.
Protéger les Canadiens de la COVID-19
Le premier pilier de l’approche du gouvernement consiste à protéger les Canadiens de la COVID-19.
C’est la priorité absolue.
Le gouvernement fédéral a pour mission de veiller sur tous les Canadiens, et en particulier les plus vulnérables. Nous devons travailler ensemble. La victoire contre le virus se fait en équipe, d’un bout à l’autre du Canada.
Depuis les six derniers mois, les Canadiens se montrent unis et forts. Leurs gestes incarnent la raison d’être même du gouvernement fédéral: mobiliser les Canadiens autour d’objectifs communs.
De l’équipement de protection individuelle a été livré partout au pays. Les membres des Forces canadiennes étaient présents dans les centres de soins de longue durée.
Près de 9 millions de Canadiens ont bénéficié de la Prestation canadienne d’urgence, et la Subvention salariale a soutenu plus de 3,5 millions d’emplois.
Le gouvernement continuera d’être là pour les Canadiens, tout comme les Canadiens sont là les uns pour les autres.
Durant la première vague, nous avons accéléré le dépistage et la recherche de contacts dans tout le pays. La poussée de cet automne confirme ce que nous savions déjà: il faut en faire encore plus.
Le gouvernement fédéral sera là pour aider les provinces à accroître leur capacité de dépistage. Les Canadiens ne devraient pas avoir à faire la queue pendant des heures pour se faire tester.
Du même coup, le gouvernement examine toutes les technologies et toutes les options permettant d’offrir des tests plus rapides afin d’aider les Canadiens d’un océan à l’autre. Dès que les tests seront approuvés pour une utilisation sûre au Canada, le gouvernement mettra tout en œuvre pour les rendre accessibles. Le gouvernement mettra également sur pied une équipe d’intervention en matière de dépistage pour répondre rapidement aux besoins urgents à cet égard, notamment dans les communautés éloignées et isolées.
Les autorités locales de santé publique sont la base des efforts déployés par notre pays pour enrayer les éclosions avant qu’elles se propagent. Comme elles font partie des communautés qu’elles protègent, ces autorités connaissent les effets économiques dévastateurs d’un ordre de confinement.
Pour éviter que de petits foyers d’éclosion ne se propagent encore plus, les communautés pourraient devoir imposer des ordres de fermeture à court terme. Pour faciliter la tâche des autorités de santé publique et atténuer l’impact que les décisions fondées sur la science et les données probantes peuvent avoir à court terme sur les entreprises locales, le gouvernement s’efforcera de fournir une aide financière supplémentaire directement aux entreprises qui doivent fermer temporairement leurs portes par suite d’une décision de santé publique locale.
Cette mesure permettra de prendre des décisions en gardant la santé des Canadiens au haut de la liste des priorités.
Le gouvernement continuera également de s’efforcer de répondre aux différents besoins des communautés de manière générale.
À cette fin, le gouvernement a déjà investi plus de 19 milliards de dollars dans le cadre de l’Accord sur la relance sécuritaire avec les provinces et les territoires afin de contribuer à tous les efforts, du renforcement des capacités des réseaux de soins de santé jusqu’à la fourniture d’équipement de protection individuelle.
Pour remédier aux difficultés rencontrées par les provinces et les territoires pendant la rentrée scolaire, le gouvernement fédéral a investi 2 milliards de dollars dans le Fonds pour une rentrée scolaire sécuritaire ainsi que de nouveaux fonds destinés aux communautés des Premières Nations. Ces fonds serviront à assurer la sécurité des enfants – et du personnel – dans les salles de classe, que ce soit en aidant les écoles à acheter des produits de nettoyage ou à mettre à niveau leurs systèmes de ventilation.
Ces engagements s’ajoutent aux investissements fédéraux visant à soutenir les personnes les plus à risque ainsi que ceux qui s’occupent d’elles, notamment par le biais du complément de salaire fédéral accordé aux préposés aux bénéficiaires. Les intervenants de première ligne qui s’occupent des personnes âgées font un travail essentiel, et le gouvernement continuera de les soutenir.
En parallèle, le gouvernement continuera d’appuyer les Canadiens alors qu’ils agissent pour se protéger les uns les autres.
Les gens font déjà leur part en portant un masque. C’est une mesure importante, et nous pouvons donner suite à cet effort. En collaboration avec des partenaires du secteur privé, le gouvernement fédéral a conçu l’application Alerte COVID. Les habitants de l’Ontario, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan disposent désormais d’un outil de plus pour assurer leur propre sécurité et celle des autres. Le gouvernement espère que les autres vont aussi l’adopter, pour que les gens d’un bout à l’autre du pays puissent à la fois faire leur part et être mieux protégés.
Le gouvernement continuera également de s’efforcer de fournir aux Canadiens l’équipement de protection individuelle dont ils ont besoin.
Le printemps dernier, le gouvernement a lancé un appel auquel des milliers d’entreprises et de fabricants canadiens ont répondu. Dans les ateliers et les usines des grandes et petites entreprises, les travailleurs se sont mobilisés et les entreprises canadiennes ont relevé le défi grâce à leur dynamisme.
Et en moins de six mois, le Canada s’est mis à fabriquer presque tous les types d’équipement de protection individuelle. Le gouvernement continuera de renforcer cette capacité nationale, tout en sécurisant les chaînes d’approvisionnement pour protéger les Canadiens et créer des emplois.
Les Canadiens se mobilisent, que ce soit en fabriquant de l’équipement de protection individuelle, en utilisant l’application Alerte COVID ou en portant un masque. De la même façon, les chercheurs et les scientifiques canadiens mettent leurs connaissances et leur expertise au service des efforts pancanadiens.
Efforts en matière de vaccins
À long terme, la meilleure façon de mettre fin à cette pandémie est de disposer d’un vaccin sûr et efficace.
La stratégie du Canada en matière de vaccins vise à garantir que les Canadiens pourront se faire vacciner dès que le vaccin sera au point.
Il existe plusieurs types de candidats-vaccins. Le Canada explore une diversité d’options. Le gouvernement s’est déjà assuré un accès à des candidats-vaccins et à des produits thérapeutiques, tout en finançant leur mise au point ici, au pays. Et pour pouvoir distribuer les vaccins aux Canadiens une fois qu’ils seront prêts, le gouvernement a fait des investissements supplémentaires dans sa capacité de distribution.
Que ce soit le Groupe de travail sur les vaccins, qui offre les meilleurs conseils sur l’achat et le déploiement des vaccins, ou le Groupe de travail sur l’immunité, qui se penche sur l’effet de la COVID-19 sur les populations vulnérables, les plus grands esprits scientifiques du Canada guident le gouvernement à chaque étape.
Aider les Canadiens durant la pandémie
La lutte médicale et scientifique contre ce virus est cruciale. Tout comme le gagne pain de chacun des Canadiens, des travailleurs et des familles.
Par conséquent, le deuxième pilier de l’approche du gouvernement consiste à soutenir les Canadiens durant cette crise.
Les répercussions économiques de la COVID-19 sur les Canadiens sont déjà pires que celles de la crise financière de 2008. Et elles ne seront pas de courte durée.
L’heure n’est pas à l’austérité. Le Canada est entré dans cette crise en meilleure position financière que ses pairs. Et le gouvernement met à profit sa capacité financière pour investir dans des initiatives comme la Prestation canadienne d’urgence et la Subvention salariale d’urgence du Canada et ainsi apporter aux Canadiens, aux entreprises et à l’ensemble de notre économie le soutien nécessaire pour traverser la tempête.
Les Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre leur santé et leur travail, tout comme ils ne devraient pas avoir à s’endetter alors que leur gouvernement peut mieux les soutenir.
Créer des emplois
Les pertes d’emploi sont peut-être la conséquence la plus évidente du choc économique mondial qu’ont subi tant les Canadiens que les populations des autres pays.
La Prestation canadienne d’urgence a aidé les gens à rester en santé à la maison et à pouvoir continuer à nourrir leur famille.
La Subvention salariale d’urgence a aidé les gens à conserver leur emploi ou à être réembauchés s’ils avaient été mis à pied.
Mais la tâche n’est pas terminée.
Le taux de chômage atteint les deux chiffres et le niveau de sous emploi est élevé.
Les femmes, les Canadiens racisés et les jeunes ont subi le plus lourdement les pertes d’emploi.
Les Canadiens ont besoin de bons emplois sur lesquels ils peuvent compter.
À cette fin, le gouvernement lancera une campagne visant à créer plus d’un million d’emplois, ce qui nous ramènera aux mêmes niveaux qu’auparavant. Pour ce faire, il utilisera une série d’outils. Il compte notamment faire des investissements directs dans le secteur social et les infrastructures, offrir une formation immédiate pour permettre aux travailleurs d’acquérir rapidement des compétences, et mettre en place des mesures incitant les employeurs à embaucher et à conserver leurs travailleurs.
L’une des façons qui permettront au gouvernement de créer ces emplois sera de prolonger la Subvention salariale d’urgence du Canada jusqu’à l’été prochain. Le gouvernement travaillera de concert avec les entreprises et les travailleurs afin de s’assurer que le programme tient compte à la fois de la situation sanitaire et économique, au fur et à mesure de son évolution.
Une autre façon pour le gouvernement de créer des emplois consistera à renforcer considérablement la Stratégie emploi et compétences jeunesse, pour offrir plus d’expériences professionnelles rémunérées aux jeunes Canadiens l’an prochain.
Aujourd’hui plus que jamais, les Canadiens doivent travailler ensemble, notamment en éliminant les derniers obstacles à un libre-échange complet entre les provinces, afin de relancer l’économie et de remettre les Canadiens au travail.
Soutenir les travailleurs et leur famille
Avec les pertes d’emploi que les Canadiens ont subies, il est très vite devenu évident que beaucoup d’entre eux auraient besoin d’aide jusqu’à ce qu’ils puissent retrouver du travail. Mais les systèmes de soutien au revenu existants n’ont pas été conçus pour faire face à une telle situation sans précédent. Voilà pourquoi le gouvernement a rapidement créé la Prestation canadienne d’urgence, un programme temporaire destiné à aider des millions de Canadiens à traverser une période très difficile.
La relance économique étant maintenant bien engagée, les prestataires de la PCU devraient désormais passer au régime d’assurance-emploi. Pour ceux qui n’auraient pas droit à l’assurance-emploi en temps normal, le gouvernement a créé temporairement la Prestation canadienne de la relance économique.
Au cours des prochains mois, le régime d’assurance-emploi deviendra le seul mécanisme de distribution des prestations d’emploi, y compris pour les Canadiens qui n’y avaient pas droit avant la pandémie. Cette pandémie a montré que le Canada a besoin d’un régime d’assurance-emploi adapté au XXIe siècle, y compris pour les travailleurs autonomes et les personnes qui travaillent dans l’économie à la demande.
Les femmes dans l’économie
Les femmes – en particulier celles avec de faibles revenus – ont été les plus touchées par la COVID-19. Les effets de cette crise ont été décrits comme une « récession au féminin ».
Nombreuses sont les femmes qui ont servi en première ligne dans nos communautés ou chez elles, en assumant la charge des soins non rémunérés.
Nous ne pouvons pas laisser la pandémie nous faire reculer dans le temps quant à la participation des femmes au marché du travail, ni perdre les gains sociaux et politiques pour lesquels les femmes et leurs alliés se sont battus si fort.
Le gouvernement va établir le Plan d’action pour les femmes dans l’économie pour aider plus de femmes à retourner sur le marché du travail et veiller à gérer la pandémie et la reprise d’un point de vue féministe et intersectionnel. Ce plan sera orienté par un groupe de travail composé d’experts dont la diversité des voix viendra stimuler l’approche pangouvernementale mise de l’avant.
Cela fait près de 50 ans que la Commission royale d’enquête sur la condition de la femme a souligné la nécessité de services de garde d’enfants pour favoriser l’égalité sociale et économique des femmes. Nous avons compris depuis longtemps que le Canada ne peut pas réussir si la moitié de la population est ignorée. Les Canadiens ont besoin de services de garde d’enfants plus accessibles, plus abordables, plus inclusifs et de meilleure qualité.
Conscient de l’urgence de cet enjeu, le gouvernement réalisera un investissement important, soutenu et à long terme dans la mise en place d’un système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada.
Le gouvernement tablera sur des investissements antérieurs, apprendra du modèle mis en place au Québec et travaillera de concert avec les provinces et les territoires pour que des services de garde de haute qualité soient accessibles à tous.
Toutes les sphères de la société, y compris les dirigeants du monde des affaires et les dirigeants syndicaux, s’entendent pour dire que c’est le moment d’agir.
Le gouvernement reste déterminé à subventionner les coûts des programmes avant et après les classes. Compte tenu de la façon dont cette pandémie a touché les parents et les familles, il est plus important que jamais de disposer de possibilités de garde souples pendant l’école primaire.
Le gouvernement va également accélérer la mise en œuvre de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, qui a déjà aidé des femmes de tout le Canada à faire prospérer leurs entreprises.
Soutenir les entreprises
Tout en investissant dans les gens, le gouvernement continuera de soutenir les entreprises qui créent des emplois.
Les petites entreprises sont le moteur des communautés et l’épine dorsale de l’économie. Le gouvernement a adopté une série de mesures pour soutenir les entreprises canadiennes, allant de l’aide à la masse salariale par l’intermédiaire de la Subvention salariale d’urgence du Canada à l’aide aux dépenses par le biais de prêts sans intérêt.
La COVID-19 a poussé les entreprises de tout le pays, grandes comme petites, à repenser leurs façons de faire. Les entrepreneurs et les propriétaires se tournent davantage vers les solutions numériques, les solutions créatives et les investissements respectueux du climat.
Le gouvernement aidera les entreprises à s’adapter à l’avenir et à y prospérer.
Cet automne, en plus de prolonger la subvention salariale, le gouvernement mettra en place d’autres mesures pour aider les entreprises à traverser la pandémie:
il étendra le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes pour aider les entreprises à assumer leurs coûts fixes;
il améliorera le Programme de crédit aux entreprises;
et il mettra en place d’autres mesures d’aide pour les industries les plus durement touchées, notamment l’industrie du voyage et du tourisme, l’industrie de l’accueil et les industries culturelles comme les arts de la scène.
Viabilité financière
L’urgence de la COVID-19 a entraîné d’énormes coûts. Cependant, si le gouvernement n’en avait pas fait autant, le Canada aurait subi une récession plus profonde et un déficit beaucoup plus élevé à long terme.
Étant donné les faibles taux d’intérêt, les banques centrales ne peuvent pas en faire davantage pour aider. Il existe un consensus mondial sur le fait que les gouvernements doivent en faire plus. Les gouvernements peuvent y arriver en conservant le faible coût des emprunts pour les décennies à venir. Ce gouvernement préservera les avantages fiscaux du Canada et restera guidé par les valeurs de la viabilité et de la prudence.
À l’heure actuelle, il existe deux nécessités distinctes.
La première consiste à aider les Canadiens à court terme et à faire tout ce qu’il faut, en utilisant l’arsenal budgétaire nécessaire pour soutenir la population et les entreprises pendant la pandémie. La meilleure façon de maintenir la vigueur de l’économie est de garder les Canadiens en bonne santé.
La deuxième nécessité est celle de rebâtir en mieux, en adoptant une approche durable pour les prochaines générations. Le gouvernement élabore un plan de stimulation et de relance, et il doit le faire de manière responsable.
À plus long terme, le gouvernement se concentrera sur des investissements ciblés pour renforcer la classe moyenne, accroître la résilience et générer de la croissance. Le gouvernement déterminera également de nouveaux moyens de taxer les inégalités extrêmes sur le plan de la richesse, notamment en terminant le travail consistant à limiter les déductions pour option d’achat d’actions des gens riches des grandes entreprises établies et en s’attaquant à l’évitement de l’impôt sur les sociétés par les géants du numérique.
Un constat s’impose: les géants du Web empochent l’argent des Canadiens et imposent leurs propres priorités. Les choses doivent changer et elles vont changer. Le gouvernement agira afin d’assurer un partage plus équitable de leurs revenus avec nos créateurs et médias, en plus d’exiger qu’ils contribuent à la création, à la production et à la diffusion de nos histoires, à l’écran, en parole, en musique et à l’écrit.
Cet automne, le gouvernement rendra publique une mise à jour du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19. Il exposera la situation économique et financière du gouvernement, fournira des projections financières et présentera de nouvelles mesures visant à mettre en œuvre le présent discours du Trône.
Cette mise à jour établira clairement que la force de la classe moyenne et le bien-être de tous les Canadiens demeurent les principaux indicateurs de réussite du Canada.
Rebâtir en mieux – une stratégie pour améliorer la résilience de la classe moyenne
Pendant que nous nous battons pour tous les Canadiens et défendons leur capacité de réussir, nous devons également nous concentrer sur l’avenir et rebâtir en mieux. C’est le troisième pilier de l’approche du gouvernement.
Partout dans le monde, les économies avancées prennent conscience que les choses ne devraient pas revenir à ce qu’elles étaient avant. La COVID-19 a mis en évidence les vulnérabilités de nos sociétés.
Le gouvernement créera une stratégie pour améliorer la résilience de la classe moyenne et des personnes qui travaillent fort pour en faire partie.
Nous allons notamment réduire les écarts dans nos systèmes sociaux, investir dans les soins de santé et créer des emplois. Nous allons lutter contre les changements climatiques et poursuivre notre engagement à l’égard de la viabilité financière et de la croissance économique en tant que fondements d’une société forte et dynamique.
Réduire les écarts dans nos systèmes sociaux
Nous devons a priori reconnaître que l’un des plus grands drames de cette pandémie est la perte de vies humaines dans les centres de soins de longue durée. Tous les aînés méritent de vivre en sécurité, dans le respect et la dignité.
Même si les soins de longue durée sont de compétence provinciale et territoriale, le gouvernement fédéral fera tout en son pouvoir pour soutenir les personnes âgées en collaboration avec les provinces et les territoires.
Le gouvernement travaillera avec le Parlement pour apporter des modifications au Code criminel afin de sanctionner de manière claire les personnes qui négligent et mettent en danger les aînés dont ils prennent soin.
En outre, le gouvernement:
collaborera avec les provinces et les territoires en vue d’établir de nouvelles normes nationales pour les soins de longue durée afin que les personnes âgées bénéficient du meilleur soutien possible;
prendra des mesures supplémentaires pour aider les gens à vivre chez eux plus longtemps.
Le gouvernement reste déterminé à augmenter la pension de la Sécurité de la vieillesse lorsqu’une personne âgée atteint 75 ans et à augmenter la prestation de survivant du Régime de pensions du Canada.
Le gouvernement étudiera également d’autres mesures visant expressément les préposés aux services de soutien à la personne, qui offrent un service essentiel aux gens les plus vulnérables de nos communautés. Le Canada doit mieux valoriser leur travail et leur contribution à notre société.
La COVID-19 touche de façon démesurée les Canadiens en situation de handicap et a mis en lumière des problèmes qui durent depuis longtemps. Le gouvernement présentera son plan pour l’inclusion des personnes handicapées, lequel prévoit:
une nouvelle prestation canadienne pour les personnes en situation de handicap qui sera inspirée du Supplément de revenu garanti destiné aux aînés;
une stratégie d’emploi robuste qui ciblera les Canadiens en situation de handicap;
un meilleur processus pour déterminer l’admissibilité aux programmes et aux prestations du gouvernement qui visent les personnes en situation de handicap.
Depuis les six derniers mois, nous comprenons mieux que jamais pourquoi les Canadiens ont besoin d’un système de santé résilient.
Le gouvernement veillera à ce que tout le monde – y compris dans les zones rurales et éloignées – ait accès à un médecin de famille ou à une équipe de soins primaires. La COVID-19 a également révélé que notre système doit être plus souple et permettre de joindre les personnes à leur domicile. Le gouvernement continuera d’améliorer l’accessibilité des soins de santé virtuels.
Le gouvernement poursuivra sa lutte contre l’épidémie des opioïdes, une crise sanitaire qui déchire des communautés et ne cesse d’empirer chaque jour. De plus, le gouvernement offrira un meilleur accès aux ressources en santé mentale. Tous les Canadiens devraient recevoir les soins dont ils ont besoin, lorsqu’ils en ont besoin. Nous en sortirons tous plus forts.
Il en va de même pour l’accès aux médicaments qui aident les gens à rester en santé. Bien des Canadiens qui avaient un régime d’assurance-médicaments à leur travail ont perdu cette assurance lorsqu’ils ont été mis à pied en raison de la pandémie. Par conséquent, le moment est bien choisi pour redoubler d’efforts dans ce dossier.
Le gouvernement continue de croire en un régime national universel d’assurance-médicaments, et accélérera les étapes pour le mettre en place au moyen des mesures suivantes:
lancer une stratégie concernant les maladies rares pour aider les familles à réaliser des économies sur les médicaments coûteux;
établir une liste de médicaments admissibles pour que le prix des médicaments demeure bas;
travailler de concert avec les provinces et les territoires qui souhaitent aller de l’avant rapidement.
En plus d’une bonne infrastructure de santé, les Canadiens doivent pouvoir s’épanouir dans des communautés fortes et sécuritaires.
Le gouvernement a interdit les armes à feu de style arme d’assaut. Le gouvernement continuera aussi de mettre en œuvre ses engagements qui ont trait aux politiques sur les armes à feu. Il prendra notamment les mesures suivantes:
donner aux municipalités la capacité de restreindre davantage ou d’interdire les armes de poing;
renforcer les mesures de contrôle du flux d’armes illégales qui entrent au Canada.
La sécurité des femmes doit être le fondement sur lequel tout progrès est édifié. Le gouvernement accélérera les investissements dans les refuges et les logements de transition, et poursuivra la mise en œuvre d’un plan d’action national contre la violence sexiste.
Pour renforcer les communautés encore davantage, le gouvernement investira dans tous les types d’infrastructure au cours des deux prochaines années. Il investira dans le transport en commun, les rénovations écoénergétiques, l’énergie propre, le service à large bande en milieu rural et le logement abordable, en particulier pour les peuples autochtones et les communautés du Nord.
Ces six derniers mois, bien des gens ont commencé à travailler de la maison, à suivre leurs cours depuis leur table de cuisine, à magasiner en ligne et à accéder aux services du gouvernement à distance. Il est donc plus important que jamais que tous les Canadiens aient accès à Internet.
Le gouvernement accélérera le calendrier de mise en œuvre de la connectivité et reverra à la hausse les ambitions du Fonds pour la large bande universelle afin que les Canadiens de toutes les régions aient accès à Internet haute vitesse.
Et pour resserrer les liens entre nos communautés, le gouvernement travaillera avec des partenaires pour assurer les liaisons régionales des compagnies aériennes. Il est essentiel que les Canadiens vivant en région aient accès à un service aérien régional fiable et abordable. C’est une question d’équité, d’emplois et de développement économique. Le gouvernement travaillera en ce sens.
Pour des communautés fortes, tout le monde doit pouvoir vivre dans un endroit sûr et abordable.
Tout le monde devrait avoir un toit au-dessus de la tête pendant la pandémie, mais aussi pour traverser l’hiver canadien.
Cette semaine, le gouvernement a investi plus de 1 milliard de dollars pour les personnes en situation d’itinérance, notamment pour l’automne.
En 2017, le gouvernement a annoncé qu’il réduirait de 50 % l’itinérance chronique au Canada. À ce jour, le gouvernement a déjà aidé plus d’un million de personnes à se trouver un toit sûr et abordable. Compte tenu des progrès réalisés et de notre engagement à en faire davantage, le gouvernement entend désormais éliminer entièrement l’itinérance chronique au pays.
En même temps, le gouvernement réalisera des investissements importants dans le logement, pour l’ensemble des Canadiens.
Le gouvernement bonifiera la Stratégie nationale sur le logement, une initiative sans précédent annoncée en 2017. Pour ce faire, il augmentera les investissements destinés aux placements rapides en logement à court terme et il travaillera en partenariat avec des organisations sans but lucratif et des coopératives à moyen et à long terme. Pour aider la classe moyenne, le gouvernement apportera des améliorations à l’Incitatif à l’achat d’une première propriété, notamment dans les grandes villes canadiennes, pour permettre aux familles de s’acheter leur première maison.
Tout le monde mérite d’avoir un toit au-dessus de la tête, et le logement est aussi un moteur essentiel de l’économie. Les projets de construction créent de l’emploi, et lorsque les gens ont un chez-soi, ils sont mieux à même de contribuer à leur communauté.
Tout comme chaque personne mérite un foyer, chacun mérite de pouvoir offrir des repas nutritifs à sa famille.
En raison de la pandémie, cela a été plus difficile pour les Canadiens. Le gouvernement continuera de travailler avec des partenaires, y compris directement avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis, pour combattre l’insécurité alimentaire au Canada. Le gouvernement renforcera aussi les chaînes d’approvisionnement alimentaire locales du pays.
Les travailleurs canadiens et migrants qui produisent, récoltent et transforment nos aliments – des cueilleurs de fruits jusqu’aux gens qui emballent nos fruits de mer – ont fait un travail remarquable pour mettre de la bonne nourriture dans l’assiette des gens. Ils méritent tout le soutien et la protection du gouvernement.
Le gouvernement veillera également à ce que les travailleurs des secteurs soumis à la gestion de l’offre au Canada reçoivent un dédommagement plein et équitable par suite des accords commerciaux conclus récemment. Nos familles peuvent se nourrir grâce aux agriculteurs, et nous allons continuer de les aider à réussir et à faire croître leurs entreprises.
Une main-d’œuvre plus forte
Cette pandémie a révélé des lacunes dans les secteurs de la santé, du logement et de l’approvisionnement alimentaire. Elle a aussi mis en lumière les inégalités auxquelles les Canadiens font face sur le marché du travail.
Nous avons l’occasion de non seulement soutenir les Canadiens, mais aussi d’accroître leur potentiel. En collaboration avec les provinces et les territoires, le gouvernement fera le plus grand investissement de l’histoire canadienne en formation des travailleurs. Cet investissement a pour objectif de:
soutenir les Canadiens qui acquièrent de nouvelles compétences dans des secteurs en croissance;
aider les travailleurs à suivre des formations et à obtenir des accréditations;
renforcer les futurs travailleurs, en les mettant en contact avec des employeurs et de bons emplois, dans l’objectif de faire croître et de renforcer la classe moyenne.
Que ce soit à travers les chercheurs qui mettent au point des vaccins ou les entrepreneurs qui créent des boutiques en ligne, cette pandémie nous a rappelé la puissance de l’économie du savoir, et à quel point elle est cruciale pour notre avenir.
Les Canadiens sont des chefs de file, et ils doivent disposer de services publics qui suivent la cadence.
Le gouvernement fera des investissements de longue durée afin de mettre à niveau les systèmes de TI désuets. Il pourra ainsi moderniser ses services aux Canadiens – les jeunes et moins jeunes, ceux qui se cherchent un emploi ou ceux qui vivent avec un handicap. Le gouvernement travaillera également à la mise en place d’un système gratuit de production automatisée des déclarations d’impôt pour les déclarations simples afin que les citoyens reçoivent les prestations dont ils ont besoin.
Le gouvernement doit rester agile et être prêt pour ce qui l’attend.
Agir contre les risques extrêmes découlant des changements climatiques
Les mesures en faveur du climat formeront la pierre angulaire de notre plan visant à soutenir et à créer un million d’emplois dans tout le pays.
Le monde s’en va dans cette direction. Les consommateurs et les investisseurs du monde entier exigent et saluent les mesures en faveur du climat.
Les Canadiens ont la détermination et l’ingéniosité nécessaires pour relever ce défi et saisir les débouchés mondiaux.
Nous pouvons créer de bons emplois aujourd’hui et développer une économie compétitive à l’échelle mondiale non seulement pour l’année prochaine, mais aussi pour 2030, 2040 et au-delà.
Les Canadiens sont conscients que les changements climatiques menacent leur santé, leur mode de vie et leur planète. Ils veulent une action climatique dès maintenant, et c’est ce que le gouvernement continuera de faire.
Le gouvernement mettra immédiatement en place un plan qui permettra de surpasser les objectifs climatiques du Canada pour 2030. Le gouvernement légiférera également sur l’objectif canadien de zéro émission nette d’ici 2050.
Dans le cadre de son plan, le Canada prévoit les mesures suivantes:
créer des milliers d’emplois dans la rénovation de maisons et d’immeubles, ce qui permettra de réduire la facture énergétique des familles et des entreprises canadiennes;
investir dans la réduction des effets des catastrophes climatiques, comme les inondations et les feux de forêt, pour rendre les communautés plus sûres et résilientes;
favoriser la mise en place d’un plus grand nombre de solutions de transports en commun et de transport actif;
rendre les véhicules zéro émission plus abordables et plus accessibles et investir dans l’élargissement de l’infrastructure de recharge à l’échelle du pays.
Un bon exemple d’adaptation vers un avenir neutre en carbone réside dans la construction de véhicules et de batteries zéro émission. Du nickel au cuivre, le Canada dispose des ressources nécessaires à ces technologies propres. Ces ressources, jumelées à l’expertise canadienne, représentent l’avantage concurrentiel du Canada.
Le gouvernement lancera un nouveau fonds pour attirer les investissements dans la fabrication de produits zéro émission et réduira de moitié le taux d’imposition des sociétés pour ces entreprises afin de créer des emplois et de faire du Canada un leader mondial dans le domaine des technologies propres. Le gouvernement cherchera à faire du Canada la destination la plus compétitive du monde pour les entreprises de technologies propres.
Le gouvernement prendra aussi ces mesures:
transformer la façon dont nous propulsons notre économie et nos communautés en allant de l’avant avec le Fonds pour l’énergie propre, notamment avec des projets comme la boucle de l’Atlantique, qui permettra de fournir les surplus énergétiques à des communautés qui délaissent le charbon;
appuyer les investissements dans les énergies renouvelables et dans les solutions et technologies d’énergie propre de prochaine génération.
Le Canada ne peut atteindre la cible zéro émission nette sans le savoir-faire du secteur de l’énergie et les idées novatrices de tous les Canadiens, notamment les gens de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Le gouvernement prendra ces mesures:
soutenir les secteurs de la fabrication, des ressources naturelles et de l’énergie dans leurs efforts de transition vers un avenir zéro émission, en créant des emplois bien rémunérés et durables;
reconnaître les agriculteurs, les forestiers et les éleveurs comme des partenaires clés dans la lutte contre les changements climatiques, en soutenant leurs efforts pour réduire les émissions et renforcer leur résilience.
Le gouvernement maintiendra sa politique de tarification de la pollution et continuera de redonner cet argent aux Canadiens. Il ne devrait pas être permis de polluer gratuitement.
La pandémie a rappelé aux Canadiens à quel point la nature leur est précieuse. Le gouvernement travaillera en collaboration avec les municipalités dans le cadre d’un nouvel engagement visant à accroître le nombre de parcs en milieu urbain, pour que tout le monde ait accès à un espace vert. Nous ferons cela tout en protégeant le quart des terres et des océans du pays dans cinq ans. Pour lutter contre les changements climatiques, nous allons en outre nous tourner vers des solutions naturelles, comme la plantation de 2 milliards d’arbres.
Le gouvernement interdira les plastiques à usage unique nocifs l’an prochain et veillera à ce que davantage de plastique soit recyclé. De plus, il modernisera la Loi sur la protection de l’environnement du Canada.
Lors de la fermeture de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies par un gouvernement précédent, le Canada a perdu un outil important pour gérer ses eaux. Le gouvernement va créer une nouvelle agence canadienne de l’eau pour assurer la sécurité, la propreté et la bonne gestion de nos eaux. Le gouvernement cherchera également des moyens de construire des infrastructures hydrauliques et d’irrigation plus résilientes.
Parallèlement, le gouvernement continuera de faire croître l’économie océanique du Canada afin de créer des débouchés pour les pêcheurs et les communautés côtières, tout en faisant progresser les objectifs de réconciliation et de conservation. Ces investissements dans l’économie bleue contribueront à la prospérité du pays.
Le pays pour lequel nous menons ce combat
Nous menons ce combat pour les Canadiens d’aujourd’hui et le Canada de demain. Nous ne devons donc jamais oublier les valeurs qui nous définissent. Le quatrième et dernier pilier de l’approche du gouvernement consiste à défendre les valeurs canadiennes et à faire en sorte que tous en bénéficient.
Au Canada, nous prenons soin les uns des autres. C’est ce qui a aidé le pays à traverser la pandémie mieux que bien d’autres pays.
Le Canada doit continuer de défendre les valeurs qui le définissent, que ce soit d’accueillir de nouveaux arrivants, de souligner avec fierté l’apport des communautés LGBTQ2 ou de célébrer ses deux langues officielles. Il reste encore du travail à faire, notamment sur le chemin de la réconciliation et dans la lutte contre le racisme systémique.
Réconciliation
Tout au long de la pandémie, le gouvernement s’est fixé comme priorité de soutenir les communautés autochtones, ce qui a permis de contenir la propagation de la COVID-19 et de garantir la sécurité des gens. Le gouvernement poursuivra ses efforts en ce sens.
Le gouvernement continuera d’avancer sur la voie commune de la réconciliation et gardera le cap sur la mise en œuvre des engagements pris en 2019. Toutefois, la pandémie a révélé que nous devons progresser encore plus rapidement sur certains fronts. C’est pourquoi nous prendrons les mesures suivantes:
accélérer les travaux visant à élaborer conjointement avec les Premières Nations, les Inuits et la Nation métisse une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions, ainsi qu’une stratégie de santé mentale et de bien-être fondée sur les distinctions;
accélérer les travaux réalisés dans le cadre du Plan d’action national pour donner suite aux appels à la justice énoncés dans le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et mettre en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation;
poursuivre les travaux visant à combler les lacunes en matière d’infrastructure dans les communautés autochtones et collaborer avec les Premières Nations, les Inuits et la Nation métisse dans le cadre d’une approche fondée sur les distinctions pour accélérer la réalisation de l’engagement sur 10 ans du gouvernement.
Le gouvernement va également:
effectuer des investissements supplémentaires dans la résilience pour respecter son engagement en matière d’eau potable dans les communautés des Premières Nations;
appuyer des projets de renforcement des capacités supplémentaires à l’intention des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse.
Le gouvernement présentera un projet de loi visant à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones d’ici la fin de l’année.
Lutte contre le racisme systémique
Pour trop de Canadiens, le racisme systémique est une réalité bien présente. Nous savons que le racisme n’a pas pris de pause pendant la pandémie. Au contraire, la COVID-19 a frappé de plein fouet les Canadiens racisés.
De nombreuses personnes – en particulier les Autochtones, les Noirs et les Canadiens racisés – ont demandé haut et fort à ce que les choses changent.
Ils nous disent que nous devons en faire plus. Le gouvernement est d’accord.
Le gouvernement a promis de s’attaquer au racisme systémique et s’est engagé à le faire en tenant compte des expériences concrètes des communautés racisées et des peuples autochtones.
Le gouvernement a investi dans l’autonomisation économique au moyen du Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires, tout en s’efforçant de combler les lacunes dans les services destinés aux communautés autochtones. Des étapes importantes ont été franchies avec la parution de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2019-2022, la création d’un secrétariat de lutte contre le racisme et la nomination, pour la première fois, d’un ministre attitré exclusivement à la diversité et à l’inclusion. Ce sont de bonnes mesures, mais il reste encore beaucoup à faire pour qu’un changement permanent et transformateur prenne forme.
Le gouvernement redoublera d’efforts pour:
lutter contre la haine en ligne;
renforcer les efforts d’autonomisation économique visant des communautés ciblées et accroître la diversité dans les marchés publics;
mettre en place une approche pangouvernementale fondée sur une meilleure collecte de données désagrégées;
mettre en œuvre un plan d’action visant à accroître la représentation dans les recrutements et les nominations ainsi que le développement du leadership au sein de la fonction publique;
prendre de nouvelles mesures pour soutenir les contributions artistiques et économiques de la culture et de l’héritage des communautés noires canadiennes.
Des progrès doivent également être réalisés dans l’ensemble des systèmes de police et de justice. Tous les Canadiens doivent avoir la certitude que le système judiciaire est là pour les protéger et non pour leur nuire. Les Canadiens noirs et les Autochtones sont surreprésentés dans le système de justice pénale. Il faut que ça change.
Le gouvernement prendra des mesures pour garantir que la justice pénale est administrée dans toute sa rigueur là où elle est nécessaire pour assurer la sécurité des gens et non pas de façon discriminatoire ou contreproductive.
Le gouvernement prendra les mesures suivantes:
adopter des mesures législatives et réaliser des investissements pour lutter contre les inégalités systémiques dans toutes les phases du système de justice pénale, de la déjudiciarisation à l’établissement des peines, de la réinsertion au casier judiciaire;
faire avancer le renforcement de la surveillance civile de nos organismes d’application de la loi, y compris la GRC;
moderniser la formation à l’intention des policiers et des agents responsables de l’application de la loi, notamment en ce qui concerne les normes pour le recours à la force;
faire progresser les réformes de la GRC, en privilégiant une approche de police communautaire;
accélérer le travail d’élaboration conjointe d’un cadre législatif pour les services de police des Premières Nations en tant que services essentiels.
Protection des deux langues officielles
Nos deux langues officielles sont indissociables du patrimoine de notre pays.
La défense des droits des minorités francophones à l’extérieur du Québec et la défense des droits de la minorité anglophone au Québec sont une priorité pour le gouvernement.
Mais le gouvernement du Canada doit également reconnaître que la situation du français est particulière. Il y a près de 8 millions de francophones au Canada dans un océan de plus de 360 millions d’habitants principalement anglophones. Le gouvernement a donc la responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec.
En ce sens, 51 ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles, le gouvernement s’engage notamment à renforcer cette loi en tenant compte de la réalité particulière du français.
Un Canada accueillant
L’immigration est toujours un moteur de la croissance économique du Canada.
Alors que d’autres pays ferment leurs portes aux talents mondiaux susceptibles d’aider leur économie, le Canada a la possibilité, dans le cadre de sa relance, de devenir la première destination mondiale pour les talents, les capitaux et les emplois. Lorsque les gens choisissent le Canada, contribuent à bâtir le Canada et font des sacrifices pour soutenir le Canada, nous devrions leur permettre de devenir officiellement des Canadiens.
Plus tôt cette année, le gouvernement a annoncé des mesures pour accorder la résidence permanente aux gens qui, même s’ils n’étaient pas des citoyens canadiens, ont pris soin des gens les plus vulnérables dans des centres de soins de longue durée et d’autres établissements de santé.
Le gouvernement continuera d’accueillir les nouveaux arrivants et de favoriser la réunification des familles. Nous savons qu’il y a un avantage économique et humain à ce que les familles soient ensemble.
Dans le cadre de son plan de relance économique à court terme et de son plan de croissance à long terme, le gouvernement mettra à profit les retombées de l’immigration pour maintenir la compétitivité du Canada sur la scène mondiale.
Le Canada dans le monde
Nous devons donner suite à toutes ces priorités au pays. Mais nous devons aussi reconnaître le monde dans lequel nous vivons.
La COVID-19 a accéléré les tendances actuelles vers un ordre mondial plus fragmenté. Il demeure dans l’intérêt du Canada de forger et de maintenir des relations bilatérales et multilatérales pour faire progresser la paix et la prospérité économique.
Le gouvernement investira davantage dans le développement international et aidera les pays en développement à mener à bien leur reprise économique et à accroître leur résilience. Le Canada soutiendra également les efforts visant à garantir l’accès des populations du monde entier à un vaccin. Nous ne pourrons pas éliminer cette pandémie au Canada si nous ne parvenons pas à l’enrayer partout dans le monde.
Le gouvernement continuera également de défendre les droits de la personne et la primauté du droit. Il est inacceptable que des citoyens soient détenus de manière arbitraire. Michael Kovrig et Michael Spavor doivent revenir au pays. Tous les Canadiens sont solidaires de leur situation.
Le gouvernement continuera de se battre pour le libre-échange, notamment en chapeautant le Groupe d’Ottawa sur la réforme de l’Organisation mondiale du commerce.
Nos alliés et partenaires aux vues similaires investissent pour s’assurer que leurs sociétés en sortent plus fortes. C’est aussi l’objectif du plan que se donne le gouvernement.
Conclusion
Ensemble, ces mesures forment un plan ambitieux qui nous permettra de composer avec une réalité sans précédent. Le cours des événements déterminera le moment où le travail à accomplir devra se faire.
Tout au long du processus, notre priorité est de protéger et de soutenir les Canadiens.
Et les valeurs fondamentales qui ont guidé le gouvernement depuis le premier jour restent les mêmes.
En 2015, les Canadiens ont demandé à leur gouvernement d’apporter de véritables changements dans tous les domaines, des emplois de la classe moyenne aux changements climatiques. En 2019, les citoyens ont élu un Parlement qui continuerait à faire avancer ces objectifs communs. Et, en 2020, les Canadiens n’attendent rien de moins.
Ce n’est pas une tâche facile que de bâtir un pays plus fort et plus résilient.
Il faudra travailler fort. Il faudra s’engager à trouver un terrain d’entente.
Mesdames et Messieurs les parlementaires, les Canadiens comptent sur vous pour faire progresser ce pays. Ils s’attendent à ce que vous travailliez ensemble afin de relever les défis auxquels nous sommes confrontés.
Souvenez-vous que nous sommes ici aujourd’hui grâce aux générations de Canadiens qui nous ont précédés. Nous sommes ici grâce aux femmes et aux hommes – nos parents, nos grands-parents et nos arrière-grands-parents – qui ont eu le courage d’aspirer à un avenir meilleur.
Aujourd’hui, c’est à notre tour. Nous avons l’occasion de bâtir un Canada plus fort et plus résilient pour tous.
Mesdames et Messieurs les députés, vous serez appelés à voter les crédits nécessaires pour financer les services et les dépenses approuvés par le Parlement.
Sénatrices et Sénateurs, Mesdames et Messieurs les députés, puissiez-vous être dignes de la confiance placée en vous par les Canadiens et puisse la Divine Providence vous guider dans l’exercice de vos fonctions.
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CPC (ON)
Madam Chair, these are difficult days for all, and today I heard of the passing of a great Barrie resident. I will use the first valuable moments of my time to regretfully inform the House of the passing of the Hon. Aileen Carroll.
Aileen started in politics as a Barrie city councillor in 1995 and rose in politics to become a federal cabinet minister in 2003. Aileen later served in the Ontario legislature.
Aileen leaves behind her husband, Kevin, of 52 years, her children Daniel and Joanna, and her grandchildren. My thoughts go out to Aileen's family at this time. Aileen will be greatly missed by all who knew her.
I would like to remind everyone of the words “parliamentary co-operation and collaboration”. We all use these buzzwords many times. In the tone of these phrases, I would like to ask the government: How can we, the opposition, help the government during this crisis and what resources does it need from us? We are all in this together.
Madame la présidente, nous traversons tous une période difficile. Aujourd'hui, j'ai appris le décès d'une grande résidante de Barrie. J'utiliserai les premières minutes de mon précieux temps de parole pour informer la Chambre d'une triste nouvelle: la mort de Mme Aileen Carroll.
Mme Carroll a commencé sa carrière politique en tant que conseillère municipale de Barrie en 1995 pour ensuite devenir ministre fédérale en 2003. Plus tard, elle a siégé à l'Assemblée législative de l'Ontario.
Mme Carroll laisse dans le deuil son mari depuis 52 ans, Kevin, ses enfants, Daniel et Joanna, et ses petits-enfants. Mes pensées accompagnent sa famille en cette période difficile. Elle manquera beaucoup à tous ceux qui la connaissaient.
J'aimerais rappeler à tous les mots « coopération et collaboration parlementaires ». Nous avons tous souvent ces mots à la bouche. Dans cet esprit, je pose la question suivante au gouvernement: comment pouvons-nous, en tant qu'opposition, aider le gouvernement pendant cette crise, et quelles ressources attend-il de nous? Nous sommes tous dans le même bateau.
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Lib. (ON)
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2020-04-20 19:00 [p.2230]
Mr. Speaker, I would like to begin by joining my colleagues in offering my condolences to all of those touched by the senseless act of violence in Nova Scotia yesterday. I thank Constable Heidi Stevenson for her bravery and dedication in serving her community and country so well, as well as all of the first responders who are on the front lines every day to keep us safe. We join the people of Nova Scotia in mourning this devastating loss, finding strength in each other and offering our support together as we all heal from this tragedy.
I also want to take an opportunity to pay tribute to a wonderful Canadian and a former member of Parliament who sadly passed away this weekend, the Hon. Aileen Carroll. I had the pleasure of knowing Aileen and always greatly admired her dedication to public service. She represented the people of Barrie with tremendous energy and was deeply committed to contributing to the local community, having started her career as a small business owner and a city councillor.
Aileen went on to win three successive elections and served as MP for nine years, including as parliamentary secretary to the minister of foreign affairs and then as minister of international co-operation, representing Canada on the world stage. In 2011, Aileen resigned from public life and dedicated herself to focusing on her family, grandchildren and friends, but she remained committed to serving her community through charitable causes. We are grateful for her many years of public service. Her impact will extend right across the country and her legacy will live on. Our thoughts are with her family, her friends and all her colleagues through this difficult time while they mourn.
I would like to acknowledge the contributions made by all the businesses and community leaders who have helped us flatten the curve by staying home and, in many cases, temporarily closing their doors.
I know that Canadian business owners and entrepreneurs are worried. They have worked hard to develop their ideas into prosperous businesses that are the heart of communities across the country and the backbone of Canada's economy.
They have worked hard to turn their ideas into successful businesses at the heart of communities across the country and the backbone of our national economy. To all of them, let me be clear: We will do whatever it takes to support them through this. Our goal is to save jobs and to save businesses. We are taking immediate, significant and decisive action to help Canadians facing hardship as a result of COVID-19.
Through the Canada emergency wage subsidy, we will keep more Canadians employed in businesses of any sizes and in any sector, covering 75% of their wages. We are helping businesses keep their costs low by allowing businesses to defer GST, HST and customs duties payments while also extending the tax filing deadline to June 1 and allowing businesses to defer any payments owing until August 31. This measure will help over 3.2 million businesses and self-employed Canadians.
We are also helping businesses keep up with their operating costs and cash flow through the Canada emergency business account, an interest-free $40,000 loan guaranteed by the Government of Canada with up to $10,000 forgivable if it is paid back before the end of 2022. These loans are available through one's bank or credit union now.
When we heard that many small businesses were not able to access the emergency business account because of the requirement that they have a payroll of at least $50,000, we lowered that threshold to $20,000. Nearly a quarter of a million businesses have already had their loans approved, and our government's recent announcement to expand the eligibility criteria for this program means that even more businesses will qualify.
This means a small furniture store that usually relies on foot traffic to stay afloat can continue paying the costs of upkeeping its warehouse space. This means that a physiotherapist practice can access the funds to rehire its employees even while it has seen its revenue drop and everyone is working from home.
For businesses with larger operational needs, we have made loans of up to $12.5 million available. These are also available through one's local bank or credit union.
We have also heard from businesses that they need help paying their rent, and that is exactly what we intend to do. As the Prime Minister announced last week, we will introduce a Canada emergency rent assistance program for small businesses. This program will seek to provide loans and forgivable loans to commercial property owners who in turn will lower the rent for small businesses. Rent is an issue that falls under the jurisdiction of provinces and territories. We will continue to work closely with them on this important issue, and we will have more details to share soon.
Our government also recognizes that businesses in different parts of the country may face unique realities and challenges in the face of COVID-19. In order to give equivalent financial support to these small and medium-sized businesses, our government is investing $675 million in Canada's regional development agencies. At the same time, we will ensure that rural businesses and communities have access to much-needed capital by investing $287 million in the community futures network to support small businesses in rural communities. This new financing will help support businesses and their communities so that they can be strong through this crisis.
Together, these measure alleviate enormous expenses and pressures on businesses and on business owners, and will help prime them for recovery, when it is safe to do so, to ensure that they can regain ground much more quickly.
Everything we have done to date is to respond to what we have heard directly from businesses across the country, from helping them keep their employees on staff and supporting them with the funds and cash flow to operate and pay their bills, to keeping their costs low. Our government will remain unwavering in our support for Canadians, our health care system and our economy, and our work is not yet done. No measure is off the table.
Canadians are innovative, strong and resilient. In the face of COVID-19, our government recognizes the need to help innovative early-stage companies and young entrepreneurs. To better support these businesses and entrepreneurs, we are investing $250 million through the National Research Council of Canada's industrial research assistance program, also known as IRAP, and $20 million for Futurpreneur Canada to continue to support young entrepreneurs across Canada who are facing challenges due to COVID-19.
Through this crisis, it has been so inspiring to see Canadians come together in new and amazing ways. In fact, since the Prime Minister announced Canada's plan to mobilize industry to fight COVID-19 a couple of weeks ago, about 5,000 innovative Canadian businesses have answered our call, working to provide our front-line workers with the gear that they are going to need to fight this pandemic together.
These are unprecedented times and I know that Canadian business owners and entrepreneurs are worried. However, we are all in this together and we are all helping each other as team Canada. This is who we are as Canadians and we can all take pride in that.
Monsieur le Président, à l'instar de mes collègues, je veux offrir mes condoléances à tous ceux qui sont touchés par les gestes de violence insensée perpétrés en Nouvelle-Écosse hier. Je remercie la gendarme Heidi Stevenson de la bravoure et du dévouement avec lesquels elle a si bien servi sa collectivité et son pays, de même que les travailleurs de première ligne qui veillent tous les jours à notre sécurité. Nous partageons le deuil des gens de la Nouvelle-Écosse, qui ont subi une perte accablante et qui se soutiennent mutuellement, et nous leur offrons notre appui tandis que nous nous remettons tous de la tragédie.
Je veux profiter de l'occasion pour rendre hommage à une Canadienne formidable et une ancienne députée qui s'est malheureusement éteinte le week-end dernier. Il s'agit de l'honorable Aileen Carroll. J'ai eu le plaisir de connaître Aileen et j'ai toujours beaucoup admiré le dévouement avec lequel elle servait le public. Elle a représenté les gens de Barrie avec une énergie hors du commun et, ayant entamé sa carrière en tant que dirigeante d'une petite entreprise et conseillère municipale, elle avait l'engagement communautaire à cœur.
Plus tard, Aileen a remporté trois élections consécutives. Députée pendant neuf ans, elle a servi à titre de secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères et représenté le Canada sur la scène internationale à titre de ministre de la coopération internationale. En 2011, Aileen s'est retirée de la vie publique pour s'occuper de sa famille, ses petits-enfants et ses amis, quoiqu'elle a continué à servir sa collectivité et à contribuer à des œuvres de bienfaisance. Nous la remercions de ses nombreuses années de service public. Son influence se fera sentir partout au pays et son héritage perdurera. Nos pensées accompagnent sa famille, ses amis et tous les collègues en cette difficile période de deuil.
J'aimerais souligner la contribution de chaque entreprise et de chaque dirigeant des communautés qui nous ont aidés à aplanir la courbe en restant chez eux et, dans de nombreux cas, en fermant temporairement leurs portes.
Je sais que les propriétaires d'entreprises et les entrepreneurs canadiens sont inquiets. Ils ont travaillé pour transformer leurs idées en entreprises prospères qui sont au cœur des communautés de tout le pays et qui constituent l'épine dorsale de notre économie nationale.
Ils ont travaillé fort pour faire de leurs idées des entreprises prospères qui sont au cœur des collectivités partout au pays et qui sont l'épine dorsale de l'économie canadienne. Je veux être bien claire pour tous ces entrepreneurs: nous ferons tout ce qu'il faut pour les aider à traverser cette période difficile. Notre objectif est de sauver des emplois et des entreprises. Nous prenons des mesures décisives, significatives et immédiates pour soutenir les Canadiens qui font face à des difficultés à cause de la COVID-19.
Grâce à la Subvention salariale d'urgence du Canada qui s'appliquera au taux de 75 %, un plus grand nombre de Canadiens conserveront leur emploi, peu importe la taille et le secteur des entreprises. Nous aidons les entreprises à réduire leurs coûts en permettant le report des versements de la TPS, de la TVH et des droits de douane, en plus de reporter au 1er juin la date limite de production des déclarations de revenus et au 31 août le paiement de toutes les sommes dues. Cette mesure aidera plus de 3,2 millions d'entreprises et de travailleurs autonomes canadiens.
Nous aidons aussi les entreprises avec les coûts d'exploitation et les liquidités au moyen du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, qui est un prêt de 40 000 $ sans intérêt, garanti par le gouvernement du Canada. Le remboursement du solde d'ici la fin de 2022 entraînera une radiation d'une partie du prêt, jusqu'à concurrence de 10 000 $. Ces prêts sont maintenant offerts par l'entremise des banques ou des caisses populaires.
Lorsque nous avons appris que de nombreuses petites entreprises n'avaient pas accès au compte d'urgence à cause de l'exigence d'une masse salariale d'au moins 50 000 $, nous avons abaissé ce seuil à 20 000 $. Près d'un quart de million d'entreprises ont déjà des prêts approuvés. Comme le gouvernement a annoncé récemment qu'il élargissait les critères d'admissibilité du programme, les entreprises admissibles seront encore plus nombreuses.
Ainsi, un petit magasin de meubles qui s'appuie habituellement sur la circulation de piétons pour tirer son épingle du jeu peut continuer à payer les frais associés au maintien de son espace d'entreposage. Un cabinet de physiothérapie peut avoir accès à des fonds pour réembaucher des employés malgré la baisse de ses revenus et le fait que tout le monde travaille à partir de la maison.
Pour les entreprises qui ont des besoins opérationnels supérieurs, nous avons prévu des prêts pouvant aller jusqu'à 12,5 millions de dollars. Il faut aussi s'adresser à une banque ou à une caisse populaire pour les obtenir.
Des entreprises nous ont également dit qu'elles avaient besoin d'aide pour payer le loyer et nous allons leur offrir cette aide. Comme l'annonçait le premier ministre la semaine dernière, nous allons mettre en place un programme d'aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial des petites entreprises. Ce programme accordera des prêts et des prêts à remboursement conditionnel aux propriétaires d'immeubles commerciaux qui, en retour, abaisseront le loyer des petites entreprises. Les loyers sont de compétence provinciale et territoriale. Nous allons continuer de travailler avec les provinces et les territoires dans cet important dossier et nous aurons bientôt davantage de détails à donner.
Le gouvernement sait aussi que les entreprises du pays doivent faire face à des situations et à des défis qui varient d'une région à l'autre du pays pendant la pandémie de COVID-19. Afin d'offrir un soutien financier équivalent à ces petites et moyennes entreprises, le gouvernement investit 675 millions de dollars dans les agences de développement régional du Canada. En outre, nous nous assurerons que les entreprises et les collectivités des régions rurales ont accès au financement dont elles ont grandement besoin grâce à un investissement de 287 millions de dollars dans le Réseau de développement des collectivités visant à aider les petites entreprises des collectivités rurales. Ce financement contribuera à soutenir les entreprises et les collectivités afin d'assurer leur résilience pendant la crise.
Conjointement, ces mesures allégeront les frais des entreprises et des entrepreneurs, ainsi que les pressions qu'ils subissent et elles les aideront à se préparer à la reprise qui aura lieu lorsque le danger sera écarté, afin qu'ils puissent se remettre sur pieds beaucoup plus rapidement.
Toutes les mesures que nous avons prises jusqu'à présent découlent directement de ce que nous disent les entreprises partout au pays, qu'il s'agisse de les aider à conserver leurs employés, à disposer des fonds et des liquidités voulus pour fonctionner et payer leurs factures ou à réduire leurs coûts. Le gouvernement continuera d'appuyer sans relâche les Canadiens, le système de santé et l'économie. Notre travail n'est pas terminé. Aucune option n'est écartée.
Les Canadiens sont créatifs, ils sont forts et ils ne se laissent pas abattre. Pour faire face à la COVID-19, le gouvernement reconnaît la nécessité d'aider les entreprises novatrices en démarrage et les jeunes entrepreneurs. Pour mieux les soutenir, nous investissons 250 millions de dollars par l'entremise du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, aussi appelé PARI, et 20 millions de dollars pour que Futurpreneur Canada puisse continuer de soutenir les jeunes entrepreneurs de partout au pays qui éprouvent des difficultés à cause de la COVID-19.
En cette période de crise, il est profondément inspirant de voir les Canadiens se mobiliser de façons aussi nouvelles que formidables. En fait, depuis que le premier ministre a annoncé le Plan canadien de mobilisation du secteur industriel pour lutter contre la COVID-19, il y a quelques semaines, environ 5 000 entreprises novatrices canadiennes ont répondu à notre appel en s'affairant à fournir aux travailleurs de première ligne l'équipement dont ils auront besoin pour lutter contre cette pandémie.
Nous vivons une situation sans précédent, et je sais que les propriétaires d'entreprise et les entrepreneurs du Canada sont inquiets. Toutefois, nous sommes tous dans le même bateau, nous nous serrons tous les coudes et nous sommes tous membres de l'équipe Canada. C'est ce qui nous définit en tant que Canadiens, et nous pouvons tous en être fiers.
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Lib. (ON)
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2020-02-27 14:16 [p.1684]
Mr. Speaker, Canada has lost a giant. The Honourable David P. Smith, husband, father, grandfather, former cabinet minister, senator and a genuine political legend, passed away yesterday.
“Brother Smith”, as he was known by everyone, was honest, funny and decent. He was called home, but far too soon. He was deeply religious. Yesterday was Ash Wednesday, which is perhaps fitting, and it was his time, but the rest of us were not ready.
His humour, his demeanour and his gregarious personality transcended all political boundaries. He was respected and loved by all that knew him, regardless of their political stripe.
However, make no mistake. He was a Liberal. He was also a brilliant strategist. He was the man behind many successful campaigns. In 1993 he ran the Ontario campaign, and the Liberals won every seat but one. I am told that Prime Minister Chrétien still has not forgiven him.
There are many people in the chamber who would not be here but for him. He was a mentor, a role model and an inspiration. He represented all good things about this profession.
A minute is not enough time to reflect, so I ask that we pause and we learn from his legacy.
Monsieur le Président, le Canada a perdu un géant. L'honorable David P. Smith — mari, père, grand-père, ancien ministre, sénateur et véritable légende de la politique — est décédé hier.
« Brother Smith », comme on l'appelait, était un homme honnête, drôle et bon. Il est allé rejoindre le Créateur beaucoup trop vite. C'était un homme très religieux. Hier, c'était le mercredi des Cendres, ce qui est probablement approprié, car son heure était arrivée, mais nous n'étions pas prêts à le voir partir.
Son humour, sa conduite et son côté sociable allaient au-delà de toutes les frontières politiques. Il était respecté et aimé de tous ceux qui le connaissaient, peu importe leurs allégeances politiques.
Cependant, il ne faut pas se méprendre: c'était bien un libéral. C'était un fin stratège. Il était l'homme derrière de nombreuses campagnes réussies. En 1993, il a dirigé la campagne en Ontario et les libéraux ont remporté tous les sièges sauf un. On m'a raconté que le premier ministre Chrétien lui en veut encore.
Plusieurs ne seraient pas ici si ce n'était de David. Il était un mentor, un exemple à suivre et une inspiration. Il incarnait tout ce qu'il y a de bon dans notre profession.
Une minute est loin d'être suffisante, alors je propose que nous nous arrêtions un instant pour réfléchir à son héritage.
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Lib. (NB)
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2020-02-24 14:04 [p.1424]
Madam Speaker, I rise in the House today with a heavy heart to pay my respects to the late Charles Hubbard, who passed away on February 12. He was a friend and colleague to many of us here in this House.
Charlie was the member of Parliament for Miramichi from 1993 to 2008 and served the people of the riding with great pride. He was the parliamentary secretary to the Minister of Indian Affairs and Northern Development, and Parliamentary Secretary to the Minister of Transport during the government of Paul Martin.
Before entering politics, Charlie served in the Canadian Armed Forces, and in 1963 began his illustrious teaching career. He later went on to become the first principal of Miramichi Valley High School and was also deeply involved with many community organizations over the years.
Charlie had a love for the outdoors that included farming and fishing.
I would like to extend my condolences to his wife Pat, their children and their grandchildren. Charlie was a good friend and mentor to me, and a true champion of the Miramichi region. He will be missed.
Madame la Présidente, c'est le coeur lourd que je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour rendre hommage au regretté Charles Hubbard, qui est mort le 12 février. Il a été un ami et un collègue de beaucoup d'entre nous ici, à la Chambre.
Charlie a été député de Miramichi de 1993 à 2008, et il a servi les habitants de cette circonscription avec beaucoup de fierté. Il a été secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et secrétaire parlementaire du ministre des Transports dans le gouvernement de Paul Martin.
Avant de se lancer en politique, Charlie a servi dans les Forces armées canadiennes et, en 1963, il a commencé son illustre carrière d'enseignant. Par la suite, il est devenu le premier directeur de l’École secondaire Miramichi Valley, et il a aussi participé activement à de nombreux organismes communautaires au fil des années.
Charlie était un amateur d'activités de plein air, y compris l'agriculture et la pêche.
J'offre mes condoléances à sa femme, Pat, leurs enfants et leurs petits-enfants. Charlie a été pour moi un bon ami et un mentor, et il était un véritable défenseur de la région de Miramichi. Il nous manquera.
View Darren Fisher Profile
Lib. (NS)
Madam Speaker, today I rise in honour of the late Dr. Jim Smith, a beloved and accomplished family doctor, a former Liberal member of the legislative assembly and cabinet minister for the province of Nova Scotia, a husband, brother, father and friend.
For over 30 years, Dr. Smith was a cherished family doctor to many in Dartmouth—Cole Harbour.
For around two decades, Dr. Jim Smith served as the MLA for Dartmouth East. His non-partisan nature, strong work ethic and compassion for others defined his political career and his life. When Dr. Jim Smith spoke, everyone listened, and it was not just because of his hilarious, sharp wit. His constituents knew they were well represented and his political opponents knew it too.
I ask all members of the House to rise and join folks from across my province in remembering and honouring Nova Scotia's faithful servant, Dr. Jim Smith.
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à feu le Dr Jim Smith, médecin de famille aimé et accompli, ancien député libéral et ministre de la Nouvelle-Écosse, époux, frère, père et ami.
Pendant plus de 30 ans, le Dr Smith a été le médecin de famille fort apprécié de nombreux citoyens de Dartmouth—Cole Harbour.
En outre, pendant près de deux décennies, il a représenté Dartmouth-Est à titre de député provincial. Sa nature non partisane, sa solide éthique de travail et sa compassion envers les autres ont défini sa carrière politique et sa vie. Lorsque le Dr Jim Smith parlait, tout le monde écoutait, et pas seulement en raison de son sens de l'humour et de sa vivacité d'esprit. Les citoyens savaient qu'il les représentait bien. Ses opposants politiques le savaient aussi, d'ailleurs.
J'invite tous les députés à se joindre aux gens de ma province pour honorer la mémoire d'un loyal serviteur de la Nouvelle-Écosse, le Dr Jim Smith.
View Kody Blois Profile
Lib. (NS)
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2019-12-09 14:09 [p.96]
Mr. Speaker, I rise to congratulate the former member for Kings—Hants, the Hon. Scott Brison, for being named Chancellor of Dalhousie University. The graduate of Hants West Rural High succeeds the former deputy prime minister, the Hon. Anne McLellan, who was a graduate of Hants North Rural High, in the role.
It is worth noting that Mr. Brison becomes the third resident of Kings—Hants to be named chancellor at Dalhousie, after Sir Graham Day of Hantsport served in the role during the 1990s.
Education and innovation play an important role of shaping a future Canada and ensuring we remain competitive in a global economy. Scott will be an asset for Dalhousie, and I have no doubt that Scott will serve the university, Nova Scotia and Canada well in the role moving forward.
I would ask all members of the House to join me in wishing him well.
Monsieur le Président, je prends la parole pour féliciter l'ancien député de Kings—Hants, l'honorable Scott Brison, pour sa nomination à titre de chancelier de l'Université Dalhousie. Diplômé de l'école secondaire rurale de Hants-Ouest, il succède à cette fonction à l'ancienne vice-première ministre, l'honorable Anne McLellan, diplômée de l'école secondaire rurale de Hants-Nord.
Il convient de mentionner que M. Brison devient le troisième résidant de Kings—Hants à être nommé chancelier de l'Université Dalhousie, puisque sir Graham Day de Hantsport a occupé ce poste dans les années 1990.
L'éducation et l'innovation contribuent beaucoup à façonner l'avenir du Canada et à maintenir notre compétitivité dans l'économie mondiale. Scott sera un atout pour l'Université Dalhousie et je suis certain qu'il saura bien la servir à cette fonction, de même que la Nouvelle-Écosse et le Canada.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour lui souhaiter la meilleure des chances.
View David Sweet Profile
CPC (ON)
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2019-06-06 15:10 [p.28706]
Mr. Speaker, Irwin Cotler is a vocal defender of minorities around the world against tyrannical dictatorships. He has represented the likes of Nelson Mandela, Jacobo Timerman and Natan Sharansky. He serves several human rights organizations.
On Monday, Mr. Cotler was interrupted and berated during a speech at Concordia University in an attempt by a protestor to shut him down. Will the government condemn this attack on the free speech of one of Canada's top human rights defenders?
Monsieur le Président, Irwin Cotler est un ardent défenseur des minorités contre les dictateurs tyranniques, dans le monde entier. Il a représenté des personnes comme Nelson Mandela, Jacobo Timerman et Natan Sharansky. Il œuvre pour plusieurs organismes de défense des droits de la personne.
Lundi, Me Cotler a été interrompu et houspillé par un manifestant qui a voulu l'empêcher de parler alors qu'il prononçait un discours à l'Université Concordia. Le gouvernement va-t-il condamner cette atteinte à la liberté d'expression d'un des plus grands défenseurs des droits de la personne au Canada?
View Robert Oliphant Profile
Lib. (ON)
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2019-06-06 15:10 [p.28706]
Mr. Speaker, it is a privilege. Everyone in this House by their presence and by their applause represents the idea that we stand with Irwin Cotler, who has been a defender of human rights, civil rights and justice around the world. We send our support from this side of the House to Mr. Cotler and convey it from the other side of the House as well.
Monsieur le Président, c'est un privilège. Par leur présence et leurs applaudissements, tous les gens dans cette enceinte montrent bien que nous sommes solidaires d'Irwin Cotler, qui défend les droits de la personne, les droits civils et la justice partout dans le monde. De ce côté-ci de la Chambre, nous offrons notre soutien à Me Cotler et nous lui transmettons également celui des députés d'en face.
View Marc Serré Profile
Lib. (ON)
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2019-05-16 14:01 [p.27941]
Madam Speaker, I rise today to honour the memory of my uncle Ben Serré. He lost his battle with cancer on May 11. He was surrounded by his two daughters, Ginette and Julie, sons-in-law Michel and Ken, and grandchildren, Stephanie, Melanie, Erik, Darren and Miguel.
My uncle served as Liberal MP for the riding of Timiskaming—French River and Timiskaming—Cochrane from 1993 to 2004, following in the footsteps of his older brother, my father, Gaetan Serré. I am truly humbled and proud to have followed their paths.
Uncle Benoît was dedicated to advancing his community's interests. He was proud of his indigenous, Algonquin and northern Ontario roots, and he was their voice in Ottawa. He was a passionate hunter and fisher and a proud francophone with a good sense of humour. Most importantly, he loved his family deeply.
May Uncle Benoît, a kid from Verner and Desaulniers, rest in peace.
Meegwetch.
Madame la Présidente, j'interviens aujourd'hui pour honorer la mémoire de mon oncle Ben Serré qui, le 11 de ce mois-ci, a perdu sa bataille contre le cancer. Il était entouré de ses deux filles, Ginette et Julie, de ses beaux-fils Michel et Ken, et de ses petits-enfants Stephanie, Melanie, Erik, Darren et Miguel.
Mon oncle a été député pour les circonscriptions de Timiskaming—French River et de Timiskaming—Cochrane de 1993 à 2004; il suivait les traces de son frère aîné, mon père, Gaétan Serré. J'avoue en toute modestie être particulièrement fier d'avoir moi aussi suivi leurs traces.
Oncle Benoît a toujours favorisé les intérêts de la communauté. Fier de ses racines autochtones, algonquines et du Nord de l'Ontario, il faisait en sorte que leur voix soit entendue à Ottawa. C'était un chasseur et un pêcheur passionné, ainsi qu'un fier francophone qui avait un bon sens de l'humour. Surtout, il avait un grand cœur pour sa famille.
Au petit gars de Verner et de Desaulniers: repose en paix, oncle Benoît.
Meegwetch.
View Ron Liepert Profile
CPC (AB)
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2019-05-14 14:05 [p.27755]
Mr. Speaker, today I would like to acknowledge the passing of a former member of Parliament for the riding of Calgary West, Jim Hawkes. Mr. Hawkes, or Jim, as he preferred to be called, was a member of this chamber from 1979 to 1993, winning, I believe, six elections. He served in a variety of capacities, including as chair of the former standing committee on employment and immigration, parliamentary secretary to the deputy prime minister at the time, Don Mazankowski, and chief government whip from 1988 to 1993.
As the current member for Calgary Signal Hill, which will revert to Calgary West in October, I can attest that even 25 years after leaving office, Jim was recognized and well known throughout the community. He was respected by the people he served. He was an honest, decent, fair man, and he worked tirelessly for the constituents of Calgary West.
Jim Hawkes was a true gentleman, and he will be sorely missed.
Monsieur le Président, aujourd'hui, j'aimerais souligner le décès d'un ancien député de la circonscription de Calgary-Ouest, Jim Hawkes. M. Hawkes, ou Jim, comme il préférait se faire appeler, a été député fédéral de 1979 à 1993. Il a remporté, je crois, six élections. Il a occupé diverses fonctions, y compris celles de président de l'ancien Comité permanent de l'emploi et de l'immigration, de secrétaire parlementaire du vice-premier ministre de l'époque, Don Mazankowski, et de whip en chef du gouvernement de 1988 à 1993.
En tant que député actuel de Calgary Signal Hill, qui redeviendra Calgary-Ouest en octobre, je peux confirmer que même 25 ans après avoir quitté ses fonctions, Jim était apprécié et bien connu dans l'ensemble de la collectivité. Il était respecté par les gens qu'il avait représentés. C'était un homme juste, bon et honnête, qui a travaillé sans relâche pour les habitants de Calgary-Ouest.
Jim Hawkes était un vrai gentleman. Il nous manquera beaucoup.
View Michael Barrett Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I am humbled to rise today to mark the one-year anniversary of the passing of my friend, Gord Brown.
Gord was a lover of sports, both as a champion kayaker and as captain of the Conservative hockey team, but above that he loved his family and where he was from.
For 14 years, Gord was nothing short of a tireless champion for the constituents of Leeds—Grenville—Thousand Islands and Rideau Lakes. With the loving support of his wife Claudine, who is here today, and his sons Tristan and Chance, he was able to cement his legacy through the revitalization of the eastern Ontario development program, compassionate care measures in Bill C-44, his work for forgotten survivors of thalidomide and the passing Bill C-370 to rename what is now known as Thousand Islands National Park.
Canada lost a top citizen and a great parliamentarian. His boys lost their dad, and Claudine lost her best friend. With the love for Canada that everyone in this place shares, we will be working hard every day to make it better and stronger, just as Gord did.
Monsieur le Président, c'est avec humilité que je prends la parole aujourd'hui pour souligner le premier anniversaire du décès de mon ami Gord Brown.
Ancien champion de kayak et capitaine de l'équipe de hockey des conservateurs, Gord était un amateur de sports. Mais ce qu'il aimait par-dessus tout: sa famille et ses origines.
Pendant 14 ans, Gord n'a été rien de moins que le défenseur infatigable des électeurs de Leeds—Grenville—Thousand Islands et Rideau Lakes. Grâce au soutien affectueux de sa femme, Claudine, qui est ici aujourd'hui, et de ses fils, Tristan et Chance, il a su consolider son héritage grâce à la revitalisation du Programme de développement de l'Est de l'Ontario, à des mesures comme le congé de soignant dans le cadre du projet de loi C-44, à son travail pour les survivants oubliés de la thalidomide et à l'adoption du projet de loi  C-370 pour renommer ce qui est connu aujourd'hui comme le Parc national des Îles-du-Saint-Laurent du Canada.
Le Canada a perdu un de ses meilleurs citoyens et un grand parlementaire. Deux garçons ont perdu leur père, Claudine a perdu son meilleur ami. Grâce à l'amour que tous les députés éprouvent pour le Canada, nous travaillerons très fort chaque jour pour l'améliorer et le rendre plus fort, tout comme Gord l'a fait.
View Bardish Chagger Profile
Lib. (ON)
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2019-04-11 15:11 [p.27011]
Mr. Speaker, today, one of our colleagues in the House needed a helping hand. I want to take a minute to thank every single member of Parliament, and namely the member of Parliament for Peace River—Westlock, the member of Parliament for Oshawa, the member of Parliament for Kitchener—Conestoga, the member of Parliament for Markham—Stouffville, the member of Parliament for Brampton West, the member of Parliament for Toronto—St. Paul's and the member of Parliament for Charleswood—St. James—Assiniboia—Headingley.
This demonstrates that we are all human beings and that we care for each other. I want to give a wholehearted thanks from our side to across the aisle.
Monsieur le Président, aujourd'hui, une de nos collègues à la Chambre a eu besoin d'aide. J'aimerais prendre une minute pour remercier tous les députés, et en particulier le député de Peace River—Westlock, le député d'Oshawa, le député de Kitchener—Conestoga, la députée de Markham—Stouffville, la députée de Brampton-Ouest, la députée de Toronto—St. Paul's, et le député de Charleswood—St. James—Assiniboia—Headingley.
Cet incident démontre que nous sommes tous des êtres humains et que nous prenons soin les uns des autres. Je tiens à remercier de tout coeur les députés d'en face.
View Geoff Regan Profile
Lib. (NS)
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2019-04-11 15:11 [p.27011]
I thank the hon. government House leader. I think Canadians, who often see the strong feelings exhibited on both sides and the vigorous arguments that occur here, would be gratified with the way that all members responded when a member was in medical distress. I share the hon. government House leader's comment and thank all members for their accommodation of that situation.
The member for Longueuil—Saint-Hubert on a point of order.
Je remercie la leader du gouvernement à la Chambre. Je pense que les Canadiens, qui sont souvent témoins des vives réactions des députés des deux côtés et des arguments qu'ils évoquent avec énergie, seraient satisfaits de la manière dont tous les députés ont réagi lorsqu'une de nos collègues a eu besoin de soins médicaux d'urgence. Je partage l'opinion de la leader du gouvernement à la Chambre et je remercie tous les députés de leur compréhension lors de cette situation.
Le député de Longueuil—Saint-Hubert invoque le Règlement.
View Jean Rioux Profile
Lib. (QC)
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2019-04-04 14:01 [p.26680]
Mr. Speaker, it is with emotion that I pay tribute to a committed politician who touched the lives of many people in the riding of Saint-Jean.
Paul-André Massé passed away on March 17. Born in Saint-Jean-sur-Richelieu, Mr. Massé became a member of Parliament for the Liberal Party of Canada in 1979 and was re-elected in 1980. As a former member of the military, he proudly promoted Royal Military College Saint-Jean and the Saint-Jean Garrison.
Paul-André was a public official who served others in the interest of bettering society. Generous and dedicated, he was a tireless volunteer for the Society of St. Vincent de Paul and the Centre des aînés johannais.
I wish to extend my sincere condolences to his family, relatives and friends. They will miss him, but they should know that his spirit and optimism will live on and continue to guide us.
Monsieur le Président, c'est avec émotion que je rends hommage à un politicien qui a su, par son engagement, toucher de nombreux citoyens de la circonscription de Saint-Jean.
Le 17 mars dernier est décédé M. Paul-André Massé. Né à Saint-Jean-sur-Richelieu, il y devint député du Parti libéral du Canada en 1979 et fut réélu en 1980. Ancien militaire, c'est avec fierté qu'il a fait la promotion des institutions que sont le Collège militaire royal de Saint-Jean et la Garnison Saint-Jean.
Paul-André était de ces hommes publics qui placent leur action au service des autres, dans le souci d'une société meilleure. Généreux et très dévoué, il s'impliqua avec abnégation dans la Société de Saint-Vincent de Paul, ainsi que dans les activités du Centre des aînés johannais.
J'adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à ses amis. Je sais qu'il leur manquera, mais qu'ils sachent qu'il restera présent avec nous, car son positivisme continuera d'éclairer nos vies.
View Joël Godin Profile
CPC (QC)
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2019-02-08 11:00 [p.25447]
Mr. Speaker, the loss of any leader always leaves a great void.
I rise today to pay tribute to Marcel R. Plamondon, a man who was integral to the development of the city of Saint-Raymond and our beautiful riding, Portneuf—Jacques-Cartier. He passed away on February 5, 2019.
He served as the member for Portneuf in the National Assembly and was the founding president of our community television station, the president of the Caisse d'entraide économique de Portneuf, the president of the Insurance Brokers Association of Quebec, and a member of the Tribunal d'appel en matière de protection du territoire agricole.
In a tête-à-tête I once had with him, he told me that it is important for elected officials to stay connected to the people. I follow that advice every day.
I want to extend my deepest condolences to his wife, Aline Girard; his children, Pierre, Vincent, Marielle and Patrick; his grandchildren, Marie-Christine, Xavier, Charles, Pénélope, Marianne, Elisabeth, Félix, Loïc and Miko; and his great-grandchildren, Livia and Louis-Alexandre. They have every reason to be proud of their patriarch.
Mr. Plamondon, thank you for everything you did for our beautiful region.
Monsieur le Président, le départ de nos bâtisseurs nous laisse toujours un grand vide.
Je veux rendre hommage aujourd'hui à M. Marcel R. Plamondon, un homme qui a fait partie intégrante du développement de la ville de Saint-Raymond et de notre belle circonscription, Portneuf—Jacques-Cartier. Il est décédé le 5 février dernier.
Il a été député de Portneuf à l'Assemblée nationale, président-fondateur de la télévision communautaire, président de la Caisse d'entraide économique de Portneuf, président de l'Association des courtiers d'assurance du Québec et membre du Tribunal d'appel en matière de protection du territoire agricole.
Il m'avait confié, lors d'une rencontre intime, qu'il était très important pour un élu de rester en contact avec les gens. C'est un conseil que j'applique au quotidien.
À son épouse, Aline Girard, à ses enfants, Pierre, Vincent, Marielle et Patrick, à ses petits-enfants, Marie-Christine, Xavier, Charles, Pénélope, Marianne, Elisabeth, Félix, Loïc et Miko, ainsi qu'à ses arrière-petits-enfants, Livia et Louis-Alexandre, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances. Ils peuvent être fiers de leur patriarche.
Monsieur Plamondon, je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour notre belle région.
View Joël Lightbound Profile
Lib. (QC)
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2019-02-07 14:07 [p.25396]
Mr. Speaker, many great men and women have had the privilege of working in this place and serving their constituents and their country.
Today I want to pay tribute to one of those people, my friend Auguste Choquette. Son and grandson of politicians, Mr. Choquette was born into politics. He had a brilliant career as a lawyer and proudly represented the people of Lotbinière from 1963 to 1968 alongside Lester B. Pearson, with whom he had the privilege of voting to adopt the maple leaf as our national flag. He was very proud of that.
August Choquette left politics in 1968, but politics never left him. His was very involved in his community, always busy even at age 86. He was always quick to share stories, advice and insight with those fortunate enough to cross paths with him. He was exceptionally generous, clear-sighted, famously eloquent, honourable and quick-witted.
Auguste Choquette passed away on December 21, at Maison Michel-Sarrazin, in Quebec City. True to form, in lieu of funeral services he asked that people make donations to the Michel-Sarrazin hospice centre where he lived out his days in good hands.
I would like to extend my condolences to his family and friends and invite my colleagues to make a donation to Maison Michel-Sarrazin.
Monsieur le Président, plusieurs hommes et femmes d'envergure ont eu le privilège de travailler en ces lieux et de servir leur monde et leur pays.
Aujourd'hui, je souhaite rendre hommage à l'un d'eux, mon ami Auguste Choquette. Fils et petit-fils de politiciens, M. Choquette est né dans la politique. Il a mené une brillante carrière comme avocat et a fièrement représenté les citoyens de Lotbinière de 1963 à 1968, aux côtés de Lester B. Pearson, avec qui il a eu le privilège de voter entre autres l'adoption de l'unifolié comme drapeau national, ce dont il était très fier.
Si Auguste Choquette a quitté la politique en 1968, la politique, elle, ne l'a jamais quitté. Très impliqué dans sa communauté, toujours engagé malgré ses 86 printemps, il n'hésitait jamais à réjouir ceux qui avaient la chance de le croiser de ses histoires et de ses conseils, à nous éclairer de ses lumières avec tellement de générosité, le regard toujours clair, l'éloquence toujours légendaire, le cœur toujours noble et l'esprit toujours vif.
Auguste Choquette s'est éteint le 21 décembre dernier, à la Maison Michel-Sarrazin, à Québec. Digne jusqu'à la fin, il ne souhaitait pas de funérailles et demandait seulement qu'on fasse des dons à cette institution, où il était entre bonnes mains au crépuscule de sa vie.
J'aimerais donc offrir mes condoléances à tous ses amis et à sa famille, et inviter tous mes collègues à faire des dons à la Maison Michel-Sarrazin.
View Hélène Laverdière Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, I am profoundly sad as I rise today to pay tribute to our colleague and friend Paul Dewar, who passed away yesterday.
Paul was a courageous man who was determined to build a better world for everyone. Paul was a strong, compassionate voice on topics like nuclear disarmament, human rights, peace and justice.
Paul dedicated his life to public service as a teacher, union leader and parliamentarian. Even in his last year, while battling cancer, he still poured his spirit into his legacy initiative to empower young Canadians, Youth Action Now.
We love Julia, Nathaniel and Jordan. Our entire New Democrat family grieves with them.
Let us heed Paul's final message to us:
...may we be bound together by joyous celebration of life. We are best when we love and when we are loved.Shine on like diamonds in the magic of this place.
Monsieur le Président, c'est avec une énorme tristesse que je me lève aujourd'hui pour souligner le décès, hier, de notre collègue et ami Paul Dewar.
Paul était un homme de courage, déterminé à bâtir un monde meilleur pour tous. Sur des enjeux comme le désarmement nucléaire, les droits de la personne, la paix et la justice, Paul était une voix forte empreinte d'humanité.
Paul a consacré sa vie au public comme professeur, comme chef syndical et comme parlementaire. Même pendant la dernière année de sa vie, alors qu'il luttait contre le cancer, il s'est beaucoup investi dans l'initiative La jeunesse passe aux actes, qui vise à encourager les jeunes Canadiens à jouer un rôle dans la société.
Nous offrons notre amour à Julia, à Nathaniel et à Jordan. Toute la famille néo-démocrate partage leur chagrin.
Écoutons le dernier message que Paul avait pour nous:
[...] puissions-nous jouir de la vie tous ensemble. Nous sommes au mieux lorsque nous donnons et recevons de l'amour. Offrons le meilleur de nous-mêmes à ce monde merveilleux.
View Anita Vandenbeld Profile
Lib. (ON)
View Anita Vandenbeld Profile
2019-02-07 14:17 [p.25398]
Mr. Speaker, I too rise today in great sadness after the passing of our good friend Paul Dewar, who was taken from us far too soon.
Paul was a true parliamentarian. He was principled. He stood up for human rights and for those who had no voice. Even after his tragic diagnosis, he launched Youth Action Now to encourage engagement among young people. From his mother Marion, Paul inherited an absolute love of our city and its people. His graciousness, sincerity and compassion made it easy to reach across party lines to work together for a better city and a better world.
Today, Ottawa has lost one of its great citizens. Our hearts go out in sympathy to his family and to the many, many people whose lives he touched. From his final words, we draw inspiration. He said, “Let's embrace each other in these days of cynicism and doubt.”
Smile and play...Laugh and dance...Give and share...
We will miss Paul.
Monsieur le Président, c'est aussi animée d'une grande tristesse que j'interviens à la Chambre pour souligner le décès de notre bon ami, Paul Dewar, mort beaucoup trop tôt.
Paul était un véritable parlementaire et un homme de principes. Il défendait les droits de la personne et les gens qui ne pouvaient pas se faire entendre. Le diagnostic tragique qu'il avait reçu ne l'a d'ailleurs pas empêché de lancer le groupe La jeunesse passe aux actes, pour encourager la participation des jeunes. Paul avait hérité de sa mère, Marion, un profond attachement à notre ville et à ses résidants. Grâce à sa bienveillance, à sa sincérité et à sa compassion, il pouvait facilement obtenir la collaboration de gens de tous les horizons politiques afin que tous unissent leurs efforts pour créer une ville meilleure et un monde meilleur.
Aujourd'hui, Ottawa a perdu un citoyen exceptionnel. Nous sommes de tout cœur avec sa famille et avec les très nombreuses personnes dont la vie a été enrichie par sa présence. Ses dernières paroles nous servent d'inspiration: « Rassemblons-nous dans ces jours de cynisme et de doute », comme il nous y invite.
Souriez et jouez...Riez et dansez...Donnez et partagez...
Paul nous manquera.
View Geoff Regan Profile
Lib. (NS)
View Geoff Regan Profile
2019-02-07 14:18 [p.25398]
I join all hon. members in mourning the loss of Paul Dewar. He was a good man and he leaves behind a legacy of devoted service to his country and his community.
Paul leaves behind his family and loved ones, but also the many Canadians who saw him as a generous and compassionate man.
I had the pleasure of playing hockey with Paul, as many of us did, numerous times, and I can say that by MP hockey standards, he was a very good player. He was a gentleman on and off the ice, and I understand he was also a wonderful hockey dad.
The New Democratic Party has placed books of condolence in both lobbies and members are invited to inscribe their messages for Paul's family.
There have been discussions among representatives of all the parties in the House, and I understand that there is unanimous consent to observe a moment of silence in memory of our former colleague and friend, Paul Dewar.
I invite members to rise and observe a moment of silence.
[A moment of silence observed]
Je me joins à tous les députés pour pleurer la perte de Paul Dewar. C'était un homme que nous estimions tous; il nous laisse un héritage marqué par son dévouement envers son pays et sa collectivité.
Paul laisse dans le deuil sa famille et ses proches, mais également les nombreux Canadiens qui ont reconnu en lui un homme généreux et compatissant.
Comme bon nombre d'entre nous, j'ai eu le plaisir de jouer au hockey avec Paul à de nombreuses reprises. Je peux vous dire qu'en tant que député hockeyeur, c'était un excellent joueur. Il était un gentleman tant sur la patinoire que dans la vie en général. J'ai aussi cru comprendre qu'il était un merveilleux papa pour de jeunes hockeyeurs.
Le Nouveau Parti démocratique a laissé des livres de condoléances dans les deux antichambres. Les députés sont invités à y écrire des messages pour la famille de Paul.
À la suite des discussions entre les représentants de tous les partis à la Chambre, je crois comprendre qu’il y a consentement pour observer un moment de silence en l’honneur de notre ancien collègue et ami M. Paul Dewar.
J’invite les députés à se lever pour observer un moment de silence.
[On observe un moment de silence.]
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, last Thursday, former member of Parliament for Guelph—Wellington, Dr. William Winegard, passed away at the age of 94. He was part of what many call the “greatest generation”.
He grew up during the Great Depression. He was a Second World War veteran and served as the youngest officer in the history of the Royal Canadian Navy. He came back from the war, became an engineering professor and eventually the president of the University of Guelph. He was then elected to this very House of Commons and served as minister for science in the government of Brian Mulroney. Bill was an officer of the Order of Canada, a recognition of his contributions to the city of Guelph, the county of Wellington and to Canada. He was a teacher and a leader to many and a mentor to me, and for that I will be forever grateful.
I ask all members of the House to join me in paying tribute to this great Canadian.
Monsieur le Président, jeudi dernier, M. William Winegard, ancien député de Guelph-Wellington, est décédé à l'âge de 94 ans. Il faisait partie de ce que beaucoup de personnes appellent « la génération la plus glorieuse ».
Il a grandi durant la Grande Dépression. Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, il était le plus jeune officier de l'histoire de la Marine royale canadienne. À son retour de la guerre, il est devenu professeur de génie, puis président de l'Université de Guelph. Il a ensuite été élu à la Chambre des communes, où il a occupé le poste de ministre des Sciences dans le gouvernement de Brian Mulroney. Bill a été fait officier de l'Ordre du Canada en reconnaissance de ses contributions à la ville de Guelph, au comté de Wellington et au Canada. Il était un enseignant qui a inspiré de nombreuses personnes. Il a été un mentor pour moi, et je lui en serai toujours reconnaissant.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour rendre hommage à ce grand Canadien.
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Lib. (PE)
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2019-01-31 14:04 [p.25092]
Mr. Speaker, I rise to celebrate the life of former MP Mel Gass, who recently passed away. Mel, a businessman, was elected three times as a Progressive Conservative and served the riding of Malpeque for nine years with distinction. As a member of several committees, Mel felt truly honoured to lay a wreath at Dieppe as chair of the veterans affairs committee, and he especially enjoyed his time as parliamentary secretary to the minister of fisheries and oceans. I can sincerely say that he stood up for fishermen in Canada and in his community. In 1989, Mel served as leader of the provincial PC Party.
Returning to private life, Mel continued to operate Silverwood Motel and served as a local councillor. As well, he was president of the Tourism Industry Association of Prince Edward Island and was granted several awards for his work in tourism.
Afflicted with ALS in recent years, he retained his good nature and sense of humour. His love of life, people and community always showed through for the proud Canadian he was. Our condolences go out to his family.
Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage à la vie de l’ancien député Mel Gass, qui est décédé récemment. Mel, un homme d’affaires, a été élu trois fois comme député progressiste-conservateur et a représenté la circonscription de Malpeque avec distinction pendant neuf ans. Membre de plusieurs comités, Mel s’est senti fort honoré de déposer une couronne à Dieppe en tant que président du comité des anciens combattants, et il a particulièrement aimé son mandat de secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans. Je peux dire sans hésitation qu’il a défendu les intérêts des pêcheurs au Canada et dans sa collectivité. En 1989, Mel a été chef du Parti progressiste-conservateur provincial.
De retour à la vie civile, Mel a continué à exploiter le motel Silverwood et il a été conseiller municipal. Qui plus est, il a été président de l’Association de l’industrie touristique de l’Île-du-Prince-Édouard et il a remporté plusieurs prix pour son travail dans le secteur du tourisme.
Atteint de la sclérose latérale amyotrophique depuis quelques années, il a su conserver sa générosité et son sens de l’humour. C’était un fier Canadien, et il a toujours su montrer son amour de la vie, des gens et de la collectivité. Nous offrons nos condoléances à sa famille.
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Lib. (QC)
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2019-01-30 14:19 [p.25016]
Mr. Speaker, Pierre De Bané, a good friend of mine and a former parliamentarian, passed away on January 9, 2019. I would like to honour his memory by expressing how grateful I am for all of the help and good advice he gave me.
Mr. De Bané was the first Lebanese Canadian to sit in the House of Commons and the Senate, where he served for 45 years. Over the course of his political career, he was responsible for several portfolios under Pierre Elliott Trudeau's government.
Pierre De Bané studied and taught law. He was a staunch supporter of the French language and his community in the Lower St. Lawrence. This fine man paved the way for future generations, and I am one of those who followed in his footsteps.
Parliamentary colleagues, let us pay tribute to the memory of Pierre De Bané.
Monsieur le Président, Pierre De Bané, un grand ami à moi et l’un des nôtres, est décédé le 9 janvier 2019. Je tiens à souligner sa mémoire, entre autres pour l’aide qu’il m’a apportée et pour m’avoir fait l’honneur de me faire bénéficier de ses conseils judicieux.
Il s’agit du premier Canadien d’origine libanaise à avoir siégé aux Communes et au Sénat, et ce, pendant 45 ans. Son parcours politique lui a permis d’occuper plusieurs portefeuilles dans le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau.
Pierre De Bané a enseigné et étudié le droit. Il a défendu avec passion la langue française et sa communauté du Bas-du-Fleuve. Cet homme de grande valeur a ouvert la voie pour plusieurs générations, et je suis l’un de ceux qui l’ont suivi.
Mes collègues du Parlement, rendons grâce à Pierre De Bané.
View Earl Dreeshen Profile
CPC (AB)
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2019-01-28 14:15 [p.24874]
Mr. Speaker, on January 12 our nation's flag flew at half-staff to honour Alberta's long-serving parliamentarian, Myron Thompson. Today, in this interim chamber, I am proud to give our respects to my mentor, friend and constituent, a man who proudly served central Alberta.
On a parliamentary visit to Washington, Myron was greeted by President George W. Bush, where his baseball experiences made him the centre of attention. Unfortunately, as a 19-year-old backcatcher behind Yogi Berra, Myron realized a different path would need to be followed. Myron and his family chose Sundre as their home. Myron was a teacher, a principal and mayor of Sundre before being elected in 1993 as the MP for Wild Rose and he served them well.
On December 19 I was honoured to be with Myron, his family and friends as the street in front of his home was named “Myron Thompson's Way”. On behalf of my constituents and a grateful nation, I will be honoured to present our flag to his beloved wife, Dot. Myron will be missed but his impact never forgotten.
Monsieur le Président, le 12 janvier, le drapeau du Canada a été mis en berne pour rendre hommage à Myron Thompson, un parlementaire de longue date. Aujourd'hui, dans cette enceinte temporaire, c'est avec beaucoup de fierté que je salue mon mentor, ami et concitoyen, un homme qui a fièrement servi la région du centre de l'Alberta.
Au cours d'une visite de parlementaires à Washington, Myron a été accueilli par le président George W. Bush, et son passé de joueur de baseball lui a valu toute l'attention. Receveur substitut dans la même équipe que Yogi Berra, Myron s'est aperçu à l'âge de 19 ans qu'il allait devoir malheureusement trouver un autre domaine pour se faire valoir. Lui et sa famille ont choisi de s'établir à Sundre. Il a été enseignant et directeur d'une école, puis maire de Sundre, avant d'être élu en 1993 député de Wild Rose, une circonscription qu'il a su bien servir.
Le 19 décembre dernier, j'ai eu l'honneur d'accompagner Myron, ses amis et sa famille lorsque la rue de son domicile a été baptisée « Myron Thompson's Way ». Au nom des gens de ma circonscription et de la nation reconnaissante, je serai heureux de remettre le drapeau du Canada à son épouse bien-aimée, Dot. Myron nous manquera, mais nous n'oublierons jamais ce qu'il a accompli.
View Nathan Cullen Profile
NDP (BC)
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2018-11-06 14:16 [p.23329]
Mr. Speaker, last night, MPs and staff gathered together at the Maclean's, L'Actualité, Parliamentarians of the Year awards.
In a rare and refreshing spirit of bipartisanship, we celebrated MPs from northern Saskatchewan to Quebec City, from Chicoutimi to Toronto, from Nepean to Burnaby, who do us all proud. However, I rise today to pay special tribute to our friend Paul Dewar who deservedly won the Lifetime Achievement Award.
After learning of the devastating news of Paul's cancer diagnosis, letters poured in from across the country. One person wrote “This is a story of a life well lived because it was done in community”. His longtime friend, Kiavash Najafi, recently said that Paul is a man who cannot be stopped in pursuit of a better world, and we see this on brilliant display with Paul's Youth Action Now initiative.
In his gracious and moving acceptance speech last night, Paul urged all of us to talk to one another with curiosity and compassion, and to find that space in between.
To Julia, Nathaniel and Jordan, enjoy these precious moments. To Paul, we are thankful for your sharing with us and all Canadians a life that continues to be very well lived.
Monsieur le Président, hier soir, les députés et le personnel se sont réunis à l'occasion de la remise des prix des parlementaires de l'année décernés par les revues Maclean's et L'Actualité.
Dans un esprit de collégialité rare et rafraîchissant, nous célébrons les députés du Nord de la Saskatchewan, de Québec, de Chicoutimi, de Toronto, de Nepean et de Burnaby, entre autres, qui nous font tous honneur. Cependant, je prends la parole aujourd'hui pour rendre un hommage spécial au député Paul Dewar qui a remporté, à juste titre, le prix d'excellence pour l'ensemble des réalisations.
Après la terrible nouvelle du diagnostic de cancer de Paul, des lettres ont afflué des quatre coins du pays. Une personne a écrit: « C'est l'histoire d'une vie bien vécue parce qu'elle a été vécue au sein de la communauté ». Son ami de longue date, Kiavash Najafi, a dit récemment que Paul est un homme inarrêtable dans sa poursuite d'un monde meilleur. L'initiative Youth Action Now de Paul en est une preuve touchante.
Hier soir, pendant son discours de remerciement élégant et émouvant, Paul nous a tous exhortés à nous parler avec curiosité et compassion, et à chercher un juste milieu.
Julia, Nathaniel et Jordan, profitez de ces moments précieux. Paul, nous vous remercions de nous avoir fait une place, à nous et à la population canadienne, dans une vie que vous continuez à vivre pleinement.
View Erin O'Toole Profile
CPC (ON)
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2018-11-06 15:18 [p.23340]
Mr. Speaker, I rise on a point of order, which relates to a unanimous consent motion passed in the House of Commons on May 24, and it relates to the unanimous consent given on the installation of a plaque commemorating a former MP from the Great War, Sam Sharpe. The unanimous consent motion was seconded by my colleague on the other side, the MP for Pickering—Uxbridge, and there was much help from the member for Scarborough—Guildwood as well.
The installation is to be held before the 100th year anniversary of the armistice that ended the war. We have been informed in recent days that it is the intention of the Minister of Veterans Affairs not to install the plaque, as per the unanimous consent of the House, but to display the maquette. The maquette, the model for the commemorative plaque, was displayed in 2015. The intention of the House on May 24 was to install the plaque here in Centre Block.
I would quote from the unanimous consent motion passed on Ma