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View Lindsay Mathyssen Profile
NDP (ON)
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2021-06-09 14:48 [p.8157]
Mr. Speaker, a family out for a walk was killed in a terrorist attack. They were murdered because of their faith: because they were Muslim. Last night in London people came together. Over 15,000 strong, they grieved and condemned this hateful act, but they want action. Words of condolence will not stop something like this from happening again. If we do not act, Canadian Muslims will continue to be unsafe.
What will the Prime Minister do to address online hate and Islamophobia? Will he commit to holding a national action summit on Islamophobia? When will we see real action?
Monsieur le Président, une famille a été tuée par un terroriste alors qu'elle faisait une promenade. Elle a été assassinée à cause de sa religion: c'était une famille musulmane. Hier soir, à London, plus de 15 000 personnes se sont réunies pour pleurer la mort de ces personnes et condamner cet acte haineux, mais aussi pour réclamer des mesures concrètes. Les mots de condoléances n'empêcheront pas une telle chose de se reproduire. Si nous n'agissons pas, les musulmans canadiens continueront à être en danger.
Que fera le premier ministre pour s'attaquer à la haine en ligne et à l'islamophobie? S'engagera-t-il à organiser un sommet national sur la lutte contre l'islamophobie? Quand verrons-nous des mesures concrètes?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 14:49 [p.8157]
Mr. Speaker, we were all heartbroken by the terrorist attack that unfolded Sunday in London. An attacker murdered a Muslim family going out for an evening walk just because of their faith.
To the Muslim community in London and to Muslims across Canada, I want to say we stand with them. Islamophobia has no place in any of our communities. This hate is insidious and despicable, and it must stop. The government has taken many steps, but we know there is more to do. We will work hand in hand with the Muslim community and with all Canadians who stand against this violence.
Monsieur le Président, nous avons tous eu le cœur brisé par l'attaque terroriste perpétrée dimanche dernier à London. Un agresseur a assassiné les membres d'une famille musulmane qui faisaient une promenade en soirée, et ce, uniquement en raison de leur foi.
Je tiens à dire que nous sommes solidaires de la communauté musulmane de London et des musulmans de partout au Canada. L'islamophobie n'a pas sa place dans nos collectivités. Cette haine est insidieuse et ignoble et elle doit cesser. Le gouvernement a pris de nombreuses mesures, mais il sait qu'il reste beaucoup à faire. Nous travaillerons main dans la main avec la communauté musulmane et tous les Canadiens qui luttent contre cette violence.
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NDP (ON)
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2021-06-09 14:49 [p.8157]
Mr. Speaker, we have to stop pretending that Canada is a country without Islamophobia. We have serious structural problems in Quebec City, Toronto and London. Islamophobia is deadly. We have needed action for a long time to confront it head-on. In 2019, a delegation from Windsor's Muslim community appeared at the justice committee on Islamophobia with strategies to combat it. A 2018 heritage committee report put forth 30 recommendations to fight it.
What specifically will the Prime Minister do to tackle Islamophobia and online hate speech once and for all? Is the government waiting for more people to die? What specifically will he do?
Monsieur le Président, nous devons cesser de prétendre qu'il n'y a pas d'islamophobie au Canada. Il y a de graves problèmes structurels à Québec, à Toronto et à London. L'islamophobie est meurtrière. Des mesures s'imposent depuis longtemps pour s'attaquer à ce problème de front. En 2019, une délégation de la communauté musulmane de Windsor est venue présenter au comité de la justice des stratégies pour lutter contre l'islamophobie. En 2018, le comité du patrimoine a publié un rapport dans lequel il formulait 30 recommandations pour lutter contre ce problème.
Quelles mesures précises le premier ministre prendra-t-il pour mettre fin une fois pour toutes à l'islamophobie et aux discours haineux en ligne? Le gouvernement attend-il que d'autres personnes meurent? Que fera-t-il exactement?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 14:50 [p.8157]
Mr. Speaker, as a government, we have taken unprecedented steps to fight the rise of Islamophobia. We have a responsibility to combat and condemn hatred in its strongest forms, which is why we declared January 29 as a national day of remembrance of the Quebec City mosque attack and action against Islamophobia. We also committed an additional $50 million to anti-racism initiatives through FES 2020 and proposed $2 million through this year's budget for not-for-profit organizations such as places of worship, schools and community centres to ensure their safety. We have stood, and we will continue to stand, in action with the Muslim community to ensure that all are protected.
Monsieur le Président, en tant que gouvernement, nous avons pris des mesures sans précédent pour lutter contre la montée de l'islamophobie. Nous avons la responsabilité de lutter contre la haine et de la dénoncer sans équivoque. C'est pourquoi nous avons fait du 29 janvier la Journée nationale de commémoration de l'attentat à la mosquée de Québec et d'action contre l'islamophobie. Nous nous sommes aussi engagés, dans l'« Énoncé économique de l'automne 2020 », à investir 50 millions de dollars supplémentaires dans des initiatives antiracisme. Dans le budget de cette année, nous proposons de verser 2 millions de dollars aux organismes sans but lucratif comme les lieux de culte, les écoles et les centres communautaires pour assurer leur sécurité. Nous avons agi avec la communauté musulmane pour garantir la protection de tous et nous continuerons à le faire.
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Lib. (ON)
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2021-06-09 14:51 [p.8157]
Mr. Speaker, my community in London West is reeling from the vicious hate crime that took place on Sunday evening. Four members of a local Muslim family are dead because of an act of terrorism. A child is in the hospital. All Canadians and all Muslims deserve to feel safe and secure in their own communities, and heinous acts such as this leave many feeling unsafe. We know this is not the Canada we want.
Can the Prime Minister inform us of the steps being taken to combat hate crimes in Canada to ensure all Canadians can feel safe and secure in their own communities?
Monsieur le Président, ma collectivité, London-Ouest, a été ébranlée par l'odieux crime haineux qui a été commis dimanche soir. Quatre membres d'une famille musulmane de la région sont décédés à la suite d'un acte de terrorisme. Un enfant est hospitalisé. Tous les Canadiens et tous les musulmans méritent de se sentir en sécurité dans leur propre collectivité, et de tels actes ignobles laissent beaucoup de personnes avec le sentiment qu'elles sont en danger. Nous savons que ce n'est pas le Canada auquel nous aspirons.
Le premier ministre peut-il nous informer des mesures qui sont prises pour combattre les crimes haineux au Canada afin que tous les Canadiens puissent se sentir en sécurité dans leur propre collectivité?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 14:51 [p.8158]
Mr. Speaker, I would like to thank the member for London West for her unwavering advocacy against hatred and discrimination. What happened in London, this act of terrorism, shows us that Islamophobia is a serious issue and it has no place in Canada or around the world. Whether through the security infrastructure program, by cracking down on online extremism or by dismantling far-right hate groups, we will continue doing everything we can to fight violence in every form. We grieve with Muslim communities across Canada and stand with them in solidarity during this difficult time.
Monsieur le Président, je remercie la députée de London-Ouest de son soutien inébranlable dans la lutte contre la haine et la discrimination. L'acte de terrorisme qui a été perpétré à London nous montre que l'islamophobie constitue un grave problème qui n'a pas sa place au Canada ni ailleurs dans le monde. Que ce soit par l'entremise du Programme de financement des projets d'infrastructure de sécurité, en sévissant contre l'extrémisme en ligne ou en démantelant les groupes haineux d'extrême droite, nous continuerons de faire tout en notre pouvoir pour lutter contre la violence sous toutes ses formes. Nous partageons la douleur des communautés musulmanes du Canada et nous leur témoignons notre solidarité en cette période difficile.
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NDP (BC)
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2021-06-09 15:10 [p.8161]
Mr. Speaker, this question is directed to the Prime Minister.
We are still reeling from the devastating and horrible loss in London. We know that hate-motivated crimes against Muslims in Canada have been perpetrated by people who have been radicalized by online hate: the attack in Quebec, the killing in Toronto and now this horrible and heinous attack in London, which was perpetrated by hate.
We know that online hate is very powerful in radicalizing people. The Liberal government has promised to bring in legislation. We need that legislation.
Where is the legislation to tackle online hate so that we can protect the Muslim community?
Monsieur le Président, ma question s'adresse au premier ministre.
Nous sommes toujours sous le choc après la perte tragique et dévastatrice survenue à London. Nous savons que les crimes haineux à l'encontre des Canadiens de confession musulmane sont commis par des personnes radicalisées par le discours haineux en ligne. Il y a eu l'attaque à Québec et la tuerie à Toronto, et il y a maintenant cette attaque atroce à London, motivée par la haine.
Nous savons que le discours haineux en ligne est un outil de radicalisation très puissant. Le gouvernement libéral a promis de légiférer. Nous avons besoin d'une mesure législative.
Pourquoi n'y a-t-il pas de mesure législative pour lutter contre le discours haineux en ligne afin que nous puissions protéger la communauté musulmane?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 15:11 [p.8161]
Mr. Speaker, over the course of this pandemic, we have seen an unfortunate rise in Islamophobia, anti-Semitism, anti-Asian hatred and anti-Black racism. We have seen, unfortunately, during this pandemic, a spike in something that we have seen increase over the past number of years as well.
There is no question of the role the Internet plays in the radicalization to violence and in increasing hate. That is why, as a government, we signed on to the Christchurch Call to Action, why we have continued to move forward on protecting Canadians from online hate and why we will continue to do exactly that.
Monsieur le Président, au cours de la pandémie, nous avons malheureusement constaté la montée de l'islamophobie, de l'antisémitisme de même que du racisme envers les Asiatiques et les Noirs. Nous avons malheureusement été témoins pendant cette pandémie de la hausse fulgurante de quelque chose qui prenait déjà de l'ampleur depuis de nombreuses années.
Le rôle que joue Internet dans la radicalisation qui mène à la violence et dans la montée de la haine est incontestable. C'est pour cette raison que le gouvernement a souscrit à l'Appel à l'action de Christchurch, qu'il poursuit son travail pour protéger les Canadiens contre les discours haineux en ligne et que nous allons continuer de faire exactement cela.
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CPC (ON)
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2021-05-12 15:04 [p.7112]
Mr. Speaker, millions of hours of Canadian content is uploaded onto the Internet by Canadians every single month.
Now the Prime Minister wants to pass a bill that would allow his Canadiana czar to determine what is Canadian enough. That czar would be able to manipulate algorithms to decide what people see when they open up their various online platforms. This czar is going to have so much power.
Can the Prime Minister tell us who, in fact, this czar will be?
Monsieur le Président, les Canadiens téléversent tous les mois des millions d'heures de contenu canadien sur Internet.
Maintenant, le premier ministre veut faire adopter un projet de loi qui permettrait au tsar du contenu canadien de déterminer ce qui est suffisamment canadien. Ce tsar serait en mesure de manipuler des algorithmes pour décider ce que les gens voient lorsqu'ils ouvrent leurs différentes plateformes en ligne. Ce tsar aura beaucoup de pouvoir.
Le premier ministre peut-il nous dire qui sera ce tsar?
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Lib. (QC)
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2021-05-12 15:04 [p.7112]
Mr. Speaker, once again, Conservatives demonstrate that they have no understanding and no appreciation of the Canadian cultural industry.
The thousands upon thousands of jobs created by Canadian productions, the work done by Canadian YouTubers, and the work done by Canadian musical artists and producers, these are the things that we are supporting in determining and enforcing web giants to recognize and support Canadian content.
Once again, Conservatives do not line themselves up with content creators or Canadians. They pick fights and look for conspiracy theories.
Monsieur le Président, les conservateurs prouvent encore une fois qu'ils ne comprennent rien à l'industrie culturelle canadienne et qu'ils ne l'apprécient pas non plus.
Ce sont les milliers d'emplois créés par des productions canadiennes et le travail accompli par des youtubeurs, des musiciens et des producteurs canadiens que nous soutenons en obligeant les géants du Web à reconnaître et à soutenir le contenu canadien.
Encore une fois, les conservateurs sont en décalage avec les créateurs de contenu et avec les Canadiens. Ils cherchent la bagarre et se réfugient dans les théories du complot.
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CPC (ON)
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2021-05-12 15:05 [p.7112]
Mr. Speaker, I guess the Prime Minister will have to censor this debate out of the record, if he says it is misinformation.
It comes down to who decides. Who decides what Canadian content will be promoted? Even the Toronto Star ran this headline today: “Canadian content creators feel left in the dark as Ottawa hits pause on proposed new internet law”. They are worried that the regulation the government is bringing in will disadvantage entrepreneurial artists who are uploading their content online.
Will the Prime Minister tell them who this information czar will be?
Monsieur le Président, je crois que le premier ministre devra censurer ce débat s'il dit qu'il s'agit de fausses informations.
La question est de savoir qui prendra les décisions. Qui décidera quel contenu canadien sera favorisé? On pouvait même lire dans le Toronto Star aujourd’hui que « Le projet de loi fédéral sur Internet mis sur pause, les créateurs de contenu canadien se sentent laissés dans l'ombre ». Ils craignent que la réglementation proposée par le gouvernement nuise aux artistes entrepreneurs qui téléversent leur contenu sur Internet.
Le premier ministre leur dira-t-il qui sera ce tsar de l'information?
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Lib. (QC)
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2021-05-12 15:06 [p.7113]
Mr. Speaker, Bill C-10 aims to level the playing field between creators and web giants. It requires big foreign streamers to provide information on their revenues in Canada, financially contribute to Canadian stories and music, and make it easier for individuals to discover our culture.
The bill explicitly says that obligations apply to web giants only, not Canadian users. Web giants have gone unregulated for far too long, and our government has chosen to act.
Monsieur le Président, le projet de loi C-10 vise à égaliser les règles du jeu entre les créateurs et les géants du Web. Il exige des grands services étrangers de diffusion en continu qu'ils fournissent de l'information sur leurs revenus au Canada, qu'ils contribuent financièrement à la musique et aux émissions canadiennes et qu'ils facilitent la découverte de notre culture.
Le projet de loi mentionne clairement que ces obligations incombent aux géants du Web uniquement, et non aux utilisateurs canadiens. Les géants du Web profitent de l'absence de réglementation depuis beaucoup trop longtemps, et notre gouvernement a décidé d'agir.
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CPC (ON)
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2021-05-12 15:06 [p.7113]
Mr. Speaker, the Prime Minister got off message and got back onto his script. I congratulate him for that.
Now he wants all Canadians to get on his script by giving an information czar over at the CRTC the power to decide what Canadians see and what they do not see. The problem here is who decides. We believe Canadians, as consumers and producers of content, should be allowed to decide for themselves. The Prime Minister believes that a government czar should decide for them. Even his minister let the cat out of the bag on that on television over the weekend.
Will the Prime Minister give us the name of this information czar?
Monsieur le Président, le premier ministre a dérogé du message officiel avant de retourner à son script. Je l'en félicite.
Il veut maintenant que tous les Canadiens adhèrent à son script pour donner à un tsar de l'information au CRTC le pouvoir de décider ce que les Canadiens peuvent ou non voir en ligne. Le problème, c'est à qui revient le pouvoir de décider. Nous croyons que les Canadiens, en tant que consommateurs et producteurs de contenu, doivent pouvoir faire leurs propres choix. Le premier ministre est d'avis qu'un tsar du gouvernement devrait plutôt décider pour eux. Même le ministre a laissé le chat sortir du sac lors d'un passage à la télévision en fin de semaine passée.
Le premier ministre peut-il nous fournir le nom de ce tsar de l'information?
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Lib. (QC)
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2021-05-12 15:07 [p.7113]
Mr. Speaker, for decades, Canadian content has been protected and promoted by rules that the CRTC enforces around radio stations playing more Canadian music so as to support the Canadian music industry, and around television stations needing to put forward Canadian content to create opportunities for Canadian actors, screenwriters, directors and crew to develop Canadian content.
With the move towards a digital world, we need to make sure that streamers, such as Netflix and YouTube, are subject to the same requirements to support Canadian content creation. That is exactly what we are moving forward with.
Monsieur le Président, des règles du CRTC protègent et promeuvent le contenu canadien depuis des décennies. Par exemple, les stations de radio doivent diffuser davantage de musique canadienne pour soutenir l'industrie canadienne de la musique, et les stations de télévision doivent diffuser du contenu canadien afin de susciter de bonnes occasions de créer du contenu pour les acteurs, les scénaristes, les réalisateurs et le personnel technique canadiens.
Avec les progrès réalisés dans le domaine numérique, nous devons faire en sorte que les services de diffusion en continu, comme Netflix et YouTube, soient soumis aux mêmes exigences, et ce, afin de soutenir la création de contenu canadien. Voilà exactement ce que nous proposons.
View Salma Zahid Profile
Lib. (ON)
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2021-01-26 15:03 [p.3548]
Mr. Speaker, a survey by the Canadian Race Relations Foundation found that racialized Canadians are three times more likely to be exposed or targeted by violence on social media. This can lead to hate crimes, which are up by 7% this year.
Four years ago, six people were murdered at a mosque in Quebec City. It was a crime motivated by Islamophobia and xenophobia, with a perpetrator radicalized through a social media environment that amplified hateful messages in a way never seen before.
As the Minister of Canadian Heritage is responsible for creating new regulations for social media platforms, could he please update us on his work to protect Canadians online?
Monsieur le Président, une enquête de la Fondation canadienne des relations raciales est arrivée à la conclusion que les Canadiens racialisés étaient trois fois plus à risque d'être exposés à de la violence ou d'être la cible de violences dans les médias sociaux, ce qui peut conduire à des crimes haineux. Les crimes haineux ont augmenté de 7 % cette année.
Il y a quatre ans, six personnes ont été assassinées dans une mosquée de Québec. C'était des crimes motivés par l'islamophobie et la xénophobie, et leur auteur s'était radicalisé dans les médias sociaux, lesquels ont amplifié les messages haineux comme jamais auparavant.
Le ministre du Patrimoine canadien étant responsable de l'élaboration de nouvelles réglementations pour les plateformes de médias sociaux, pourrait‑il nous expliquer ce qu'il fait pour protéger les Canadiens en ligne?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, the conclusions of this survey are clear. Hate speech has no place in our society. It is time to step up against online hate. The numbers are disturbing, but they come as no surprise. Almost half of Canadians report either experiencing or seeing violent or hateful content online.
Canadians want us to act, and that is exactly why we intent to introduce legislation. Our approach will require online platforms to eliminate illegal content, such as hate speech, terrorist and violent extremism, child pornography and the non-consensual sharing of intimate images online.
Monsieur le Président, les conclusions de cette enquête sont claires. Les discours de haine n'ont pas leur place dans notre société. Il est temps d'intensifier la lutte contre la haine en ligne. Les chiffres sont inquiétants, mais ils ne sont pas surprenants. Près de la moitié des Canadiens déclarent avoir vu des contenus violents ou haineux en ligne ou d'en avoir été la cible.
Les Canadiens veulent que nous agissions, et c'est exactement la raison pour laquelle nous avons l'intention de présenter une mesure législative. Nous exigerons des plateformes en ligne qu'elles éliminent les contenus illégaux, tels que les discours haineux, le fondamentalisme qui s'exprime par le terrorisme et la violence, la pornographie juvénile et le partage non consenti d'images intimes en ligne.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)

Question No. 209--
Mrs. Stephanie Kusie:
With regard to air travel complaints sent to the Canadian Transportation Agency (CTA) since February 1, 2020, and broken down by month and subject: (a) how many air travel complaints were received; (b) what is the status of the complaints in (a) (e.g. resolved, investigation ongoing, no action taken yet, etc.); (c) what is the CTA service standard relating to resolving air travel complaints; and (d) what specific action, if any, did the CTA take to ensure that the processing and investigation of complaints would continue during the pandemic?
Response
Hon. Omar Alghabra (Minister of Transport, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to air travel complaints sent to the Canadian Transportation Agency, CTA, since February 1, 2020, broken down by month and subject, the answers for part (a) are as follows: February: 4776, March: 3625, April: 2349, May: 1396, June: 1128, July: 1199, August: 897, September: 943, October: 1029, and November: 260, as of November 10. The total is 17,602
The CTA is currently processing the complaints received for the period referenced. A detailed breakdown of the subject of each complaint is not available.
The CTA reports on the subject of complaints received in its annual report. The 2019-20 annual report can be found at: www.otc-cta.gc.ca/eng/publication/annual-report-2019-2020#sec10
With regard to part (b), of the complaints referenced in part (a), the CTA has processed over approximately 6,000 complaints since February 1, 2020.
With regard to part (c), the answers are as follows. With regard to facilitation, of all air travel facilitations closed, 80% are completed within 30 calendar days/20 business days from the communication of the initial position of both parties to the conclusion of facilitation.
With regard to mediation, of all air travel complaint mediations closed, 100% are completed within 30 calendar days/20 business days or within such longer period as requested by both parties.
With regard to adjudication, 80% of all air travel complaint adjudications are processed within 120 calendar days/85 business days from the opening of pleadings to the issuance of a decision, net of any pleadings filed beyond the standard answer/reply period, as established in the dispute adjudication rules.
With regard to part (d), between March 25 and June 30, 2020, the CTA temporarily paused interactions with airlines related to dispute resolution activities, to permit them to focus on immediate and urgent operational demands like repatriating Canadians stranded abroad. However, during this period, CTA staff continued to triage and process complaints, communicate with passengers and address issues raised where possible.
Notwithstanding the pause and the sudden and sustained shift to remote work, the CTA has maintained productivity levels comparable to last year’s. It has processed over 6,000 complaints since the beginning of the pandemic, including over 3,100 complaints pertaining to flight disruptions.
The CTA anticipates that resolution of complaints filed in the period after the APPR came fully into force and before the pandemic disrupted global air travel will be facilitated by the major inquiry it launched in February 2020, which focuses on alleged failures by airlines to respect their communications-related obligations under the APPR. The report of an inquiry officer assigned to gather evidence on those allegations was recently published.

Question No. 210--
Mr. Martin Shields:
With regard to Veterans Affairs Canada (VAC): (a) what specific support measures, if any, is VAC taking to ensure that branches of the Royal Canadian Legion are able to cover their operational costs and financially survive the pandemic; and (b) does VAC have any statistics or projections on the financial impact of the pandemic in relation to Legion branches, including how many branches may not survive without assistance from VAC and, if so, what are the statistics or projections?
Response
Hon. Lawrence MacAulay (Minister of Veterans Affairs and Associate Minister of National Defence, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a) and part (b), Canada’s COVID-19 economic response plan has helped to protect millions of jobs, provide emergency support to families and keep businesses afloat throughout the pandemic.
Through Bill C-4, an act relating to certain measures in response to COVID-19, the Government of Canada is providing $20 million to support veterans organizations facing hardship due to COVID-19. All funds were to be provided to veterans organizations by December 31, 2020.
The Government of Canada is helping organizations that serve veterans access the money they need to replace critical charitable and other revenue lost because of COVID-19. The veterans organizations emergency support fund, VOESF, will give them the resources needed to continue to operate and support the veterans community.
The $20-million veterans organizations emergency support fund was announced in November 2020, as part of the Government of Canada’s COVID-19 economic response plan. It was created to support veterans organizations experiencing financial challenges due to COVID-19. The $20-million VOESF will help the recipients cover operational costs like rent, utilities, administration and wages, and will allow them to continue to deliver important services for veterans and their families throughout the global pandemic.
Organizations that access these funds will be able to continue their work with veterans and their families during a time when it is needed most.
On December 17, 2020, the Minister of Veterans Affairs announced that $2.8 million from the VOESF will go to 38 veterans organizations across Canada. These organizations are in addition to the four announced when the VOESF was launched in November 2020: Royal Canadian Legion, ANAVETS, True Patriot Love and VETS Canada.
Through the VOESF, the government was able to help a total of 42 organizations that serve over 280,000 veterans.
These organizations play a critical role in supporting the well-being of veterans and their families across the country. They carry out a range of services, such as mental health support, social and community support, commemoration efforts, animal therapy, healing through physical activity, healing through nature and counselling.
On December 21, 2020, the Royal Canadian Legion announced the Legion branches that will receive support through the VOESF. The Legion, the largest veterans organization in Canada, received $14 million from the Government of Canada to distribute to its branches across the country. This funding will help Legion branches with operational expenses such as rent, insurance, utilities and administrative costs so they can focus on providing important programs, services and support to veterans and their families, and continue their strong community presence. To date, 701 branches of the Legion have been supported through the VOESF and more funds will be disbursed in the coming weeks by the Legion’s Dominion command.
The Legion’s branches are some of the government’s most important partners in supporting veterans, and in making sure that Canadians remember the sacrifices they have made. The Government of Canada has provided them with the funding they need to make it through the pandemic and continues to work together with the Legion on behalf of veterans and their families.

Question No. 215--
Mr. Jeremy Patzer:
With regard to the application process for Senate appointments since October 28, 2019: (a) how many applications were received for Senate appointments; (b) of the applications in (a), how many were unsolicited applications and how many were nominated; and (c) of the nominated candidates, how many were nominated by (i) government employees, (ii) parliamentary staff, (iii) ministers or members of Parliament within the governing party?
Response
Mr. Kevin Lamoureux (Parliamentary Secretary to the President of the Queen’s Privy Council for Canada and to the Leader of the Government in the House of Commons, Lib.):
Mr. Speaker, the number of applications and nominations received for Senate appointments will be disclosed by the independent advisory board for Senate appointments in its next report to the Prime Minister.
The process to nominate an individual for a Senate appointment involves submitting a form via the advisory board’s website with the name of the person or organization and email of the nominator; the name, email and province/territory of residence of the nominee; and a description of why the person would be well suited for the role.
The advisory board does not collect or track the title or place of work of the nominator, and it keeps the nominator’s information confidential. All individuals need to apply, whether they were nominated or not, by submitting an application package through the advisory board’s website.

Question No. 216--
Mr. Dan Mazier:
With regard to Agriculture and Agri-Food Canada limiting its research activities as a result of the COVID-19 pandemic: (a) what research activities were reduced; (b) what research activities continued unimpeded; (c) what research activities remain suspended; and (d) what is the specific plan regarding when each of the research activities, which remain operating at less than full capacity, will resume operating at full capacity?
Response
Hon. Marie-Claude Bibeau (Minister of Agriculture and Agri-Food, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a), at the beginning of the COVID-19 shutdown, most of Agriculture and Agri-Food Canada’s, AAFC, research and development centres remained open in a limited capacity to take care of non-research, critical services such as care of livestock and collections, insects and germplasm, and the maintenance of specialized equipment and biocontainment facilities; and activities to ensure long-term stewardship of land and protect long-term studies, maintain plant germplasm, field equipment and infrastructure, maintain bee colonies and hives, and provide critical material to the sector, e.g., breeder seed.
In May and June, many field-based research projects that were time-sensitive to the planting season resumed, including registration/co-op trials, early generation variety plots to support genetic development, agronomic trials, integrated pest management research and agri-environment research.
AAFC started re-entry back into its research facilities in the middle of August. As of October 13, 2020, all 20 AAFC research centres have resumed a number of laboratory, greenhouse and barn research activities.
With regard to part (b), projects and activities that could be conducted virtually have continued throughout the pandemic.
With regard to part (c), many of AAFC’s research projects are reduced in capacity activity-wise due to COVID-19, but the extent to which these reductions will be evident at the end of fiscal has yet to be determined, as circumstances are still evolving.
With regard to part (d), specific plans to resume full operations of research activities have not been established at this time. AAFC continues to monitor the situation and is ready to adapt its approach as appropriate. The health and safety of AAFC employees continues to be the number one priority in all decision-making matters, and the department will be closely monitoring the situation across the country and continuing to adhere to guidance from local and provincial authorities.

Question No. 219--
Mr. Randy Hoback:
With regard to the decision by the government to have Nuctech security equipment installed in Canadian embassies and consulates and the subsequent contract awarded to Deloitte to review purchasing practices for security equipment: (a) what is the complete list of Canadian embassies, consulates, or other missions abroad that have installed the X-ray scanners from Nuctech; (b) what is the total value of all contracts Nuctech has had with Global Affairs Canada (GAC) since November 4, 2015; (c) what is the value of the contract awarded to Deloitte to review the purchasing practices for security equipment; (d) what is the scope of the Deloitte review; (e) when will the review be completed, and will the results be made public; and (f) did the government receive any written guarantees from Nuctech that any information obtained, either directly or indirectly, from the company’s dealings with GAC or the government, would not be provided to the Chinese government and, if so, what are the details of any such guarantees?
Response
Mr. Robert Oliphant (Parliamentary Secretary to the Minister of Foreign Affairs, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a) and part (b), Global Affairs Canada has not purchased any X-ray scanners from Nuctech.
With regard to part (c), information on contracts worth more than $10,000 for the time period requested is available under proactive disclosure on the Open Government site at: https://open.canada.ca.
With regard to part (d), Deloitte was mandated to conduct a review of Global Affairs Canada’s procurement process for security equipment, including a review of the go-forward options for the use of the recently established standing offers for security equipment and a review of the procurement options to support the future acquisition of mission equipment, including a review of the appropriateness of creating a new national security exception for security equipment.
With regard to part (e), the final versions of the review in French and English were received on November 19, 2020, and were provided to the Standing Committee on Government Operations and Estimates on November 27, 2020. They are available at: www.ourcommons.ca/Committees/en/OGGO/StudyActivity?studyActivityId=10994670
With regard to part (f), Global Affairs Canada has not purchased equipment from Nuctech, therefore no guarantees have been sought.

Question No. 224--
Mr. Dave Epp:
With regard to rent increase notices issued to clients renting space in government-owned buildings during the pandemic: (a) how many rent increase notices have been issued since March 1, 2020; (b) what was the average increase in (i) percentage, (ii) dollar amount; (c) as of March 1, 2020, what was the vacancy rate in government-owned buildings for (i) retail space, (ii) other clients; and (d) what is the current vacancy rate in government-owned buildings for (i) retail space, (ii) other clients?
Response
Mr. Steven MacKinnon (Parliamentary Secretary to the Minister of Public Services and Procurement, Lib.):
Mr. Speaker, here is the information with regard to rent increase notices issued to clients renting space in government-owned buildings during the pandemic. With regard to part (a), from March 1, 2020 to November 5, 2020, in Public Services and Procurement Canada-owned buildings, 42 rent increases have been issued to tenants that do not require rent relief, are currently not participating in the rent deferral program or the Canada emergency commercial rent assistance, CECRA, and are currently paying full monthly rent. There are 60 notices of rent increases as per the lease provisions that have not been issued to tenants that are currently participating in the rent deferral program or the Canada emergency commercial rent assistance, CECRA.
With regard to part (b), the average increase was 1.82% and $1,839.66. The amount increase ranged from $-905.72 to $24,650.78.
With regard to part (c), the vacancy rate in government-owned buildings as of March 1, 2020, was as follows: as of March 31, 2020, the marketable vacancy retail space was 5,600m2, which represented 6.7% of PSPC’s complete retail space of 83,000m2 within its portfolio.
For other clients, this is not applicable.
With regard to part (d), the current vacancy rate in government-owned buildings as of November 5, 2020, is as follows: as of November 1, 2020, the marketable vacant retail space is 6,300m2, which represents 7.5% of PSPC’s complete retail space of 83,800m2 within its portfolio. It should be noted that the increase in vacancy, compared to March 31, 2020, is due to leases that have ended since that time; and there was an additional 800m2 of new retail space added since March 31, 2020.
For other clients, this is not applicable.

Question No. 226--
Mr. Dan Mazier:
With regard to the Emergency Support Fund for Cultural, Heritage and Sport Organizations: (a) how many applications has the government received for funding; (b) what is the total amount dispersed by the fund since its official formation; (c) how many applications were from the constituency of Dauphin—Swan River—Neepawa; (d) how many applications were received from applicants in the province of Manitoba; (e) how many of the applications in (d) were successful; and (f) what are the details of all funding provided through the fund, including (i) recipient, (ii) amount, (iii) location, (iv) organization type, (v) federal riding?
Response
Ms. Julie Dabrusin (Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to Canadian Heritage, or PCH, the answer to part (a) of the question is 6,143. The answer to part (b) is $390,697,000. With regard to part (c), PCH’s financial system does not capture information by federal riding. The answer to part (d) is 234. This number does not include applications from the athlete assistance program as these are disclosed on an annual basis. The answer to part (e) is 231. This number does not include successful applications from the athlete assistance program. With regard to part (f), information pertaining to grants and contributions is publicly available on the Open Canada website at https://search.open.canada.ca/en/gc/.
With regard to the Canada Council for the Arts, the answer to part (a) of the question is 7,083. The answer to part (b) is $62,685,608, and the answer to part (c) is three. With regard to part (d), the answer is 184. The answer to part (e) is 98. With regard to part (f), disclosure of grant and prize recipients can be found at https://canadacouncil.ca/about/public-accountability/proactive-disclosure/grant-recipients.
With regard to Telefilm Canada, the answer to part (a) of the question is 665, and the answer to part (b) is $29,450,367. With regard to part (c), Telefilm Canada’s operational system does not capture information by federal riding. The answer to part (d) is 22, and the answer to part (e) is 18. With regard to part (f), information pertaining to grants and contributions can be found at https://telefilm.ca/en/transparency/proactive-disclosure/grant-contribution/reports-by-quarter.

Question No. 228--
Mr. Damien C. Kurek:
With regard to statistics related to federal correctional inmates since 1980: (a) how many inmates were sentenced to serve two or more life sentences; (b) of the inmates in (a), how many were granted parole, conditional release, or compassionate release; and (c) of the inmates in (b), how many reoffended while on parole, conditional release or compassionate release?
Response
Mr. Joël Lightbound (Parliamentary Secretary to the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness, Lib.):
Mr. Speaker, the Correctional Service of Canada is unable to provide a response to this question, as doing so would involve the extraction and analysis of a significant amount of information, which cannot be completed within the given time frame.

Question No. 229--
Ms. Leona Alleslev:
With regard to information on services provided by Canada Post since October 2017 and broken down by province or territory and by month for each part of the question: (a) what was the volume of lettermail; (b) how many letters received postmarks the day they were mailed; (c) what are the Canada Post lettermail delivery time performance standards; (d) what were the average, median and mean delivery times for the lettermail; (e) what volume and percentage of the lettermail were delivered exceeding the performance standards; (f) how is the loss of lettermail determined and reported; (g) what volume and percentage of lettermail was lost; (h) what is the audit process to evaluate the security, effectiveness and timeliness of the end-to-end lettermail pickup to delivery process; and (i) how many audits were conducted?
Response
Mr. Steven MacKinnon (Parliamentary Secretary to the Minister of Public Services and Procurement, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a) of the question, for the volume of letter mail, refer to the attached annex. It was not possible to provide a breakdown of the data by province and territory and month by month within the allotted time.
With regard to part (b), unless a piece of mail is tracked, Canada Post Corporation, CPC, cannot determine what is not delivered. CPC would know the volume of mail through its machines but not how much “should have” gone through the machine, i.e., inducted but not processed. Similarly, CPC would not know what was processed but not delivered.
Regarding part (c), according to the Canadian Postal Service Charter, the delivery time performance standards are two business days within a community, three business days within province and four business days between provinces.
With regard to part (d), from October 2017 to November 2020, CPC’s on-time delivery performance within the above-mentioned two, three and four business day standards was 95.4% in 2017, 93% in 2018 and 95.3% in 2019. The 2020 delivery performance is not yet available. CPC is unable to provide a breakdown of this data by province and territory and month by month within the allotted time.
Regarding part (e) of the question, the volume and percentage of letter mail delivered beyond or past CPC standards was 4.6% in 2017, 7% in 2018 and 4.7% in 2019. The 2020 performance is not yet available. CPC is unable to provide a breakdown of this data by province and territory and month by month within the allotted time.
With regard to parts (f) and (g) of the question, please refer to the answer for part (b).
Regarding part (h), security of the mail is accomplished through a number of security controls. It starts from the security of mailboxes, which were designed with security in mind and are the result of years of evolution and enhancements, from the metal used to construct the boxes to the design of the locks to secure the inducted products through the course of post. These are tested with the assistance of many key stakeholders and suppliers, engineers, as well as internal knowledge of the security environment. The mail is then brought to depots where ongoing threat, risk and vulnerability assessments are conducted. The security assessment is called a facility security index, or FSI, which is a holistic security assessment based on the Royal Canadian Mounted Police threat risk assessment approach. The process assesses not only the physical security and controls at the facility but also compliance to these controls and to security processes. As a result, an extensive report is provided to management with action plans and a follow-up audit that will be conducted for any significant deficiencies, along with proper communication plans on recommended corrective and preventive measures.
With regard to part (i) of the question, at the beginning of 2020, prior to the COVID-19 pandemic, 11 FSI reviews were conducted. As these are normally focused on larger urban outlets, where there is a higher risk of COVID exposure in conducting these audits, once the pandemic began attention instead shifted to conducting rural reviews at smaller rural corporate outlets. As such audits take less time to complete than FSIs, with FSIs taking typically a week and rural reviews being completed within a day, more reviews could be conducted, with more than 226 completed so far. In comparison, 39 FSI reviews were completed throughout 2019, 25 in 2018, and 50 in 2017, which was when the process was implemented.

Question No. 231--
Mr. Randall Garrison:
With regard to the government’s commitments to reduce greenhouse gas emissions produced by its departments and, specifically for the Department of National Defence (DND): (a) what are the current greenhouse gas reduction targets for DND; (b) what is DND's current status with meeting those targets; (c) have the greenhouse gas impacts of replacing the CF-18 fighter jets been taken into account in the department’s gas reduction targets and plans; (d) have greenhouse gas impacts been incorporated into the bidding and selection process for new fighter jets; and (e) what action is the government taking to ensure the impacts of greenhouse gas emissions from the new fighter jets are mitigated in their operation and maintenance?
Response
Ms. Anita Vandenbeld (Parliamentary Secretary to the Minister of National Defence, Lib.):
Mr. Speaker, National Defence is taking concrete steps to reduce its carbon footprint in its real property and its fleets. This includes greenhouse gas emissions reduction measures such as energy performance contracts at defence installations across the country, clean energy purchases and improved energy management.
National Defence’s continued investments to upgrade and replace critical National Defence infrastructure and fleets will contribute to the government’s efforts to reach net-zero emissions by 2050.
With regard to part (a) of the question, when “Strong, Secure, Engaged”, Canada’s defence policy, was released in 2017, National Defence’s goal was to reduce greenhouse gas emissions by 40% from 2005 levels by 2030. More recently, National Defence, in its 2020-23 defence energy and environment strategy, has adopted a more ambitious target that aligns with the Government of Canada’s greening government strategy. This is to reduce greenhouse gas emissions from its real property and commercial light-duty fleets, where feasible, by 40% from 2005 levels by 2025, and to achieve net-zero emissions by 2050.
Separate from its real property and commercial light-duty fleets, National Defence is also committed to bringing emissions from its national safety and security operations fleets to net zero by 2050, in accordance with the Government of Canada’s updated greening government strategy. For the national safety and security fleet, which is comprised of Canadian Armed Forces aircraft, marine vessels and tactical land vehicles, the 2050 target will consider the use of environmentally friendly technologies and low-carbon fuels when available, affordable and operationally feasible.
With regard to part (b), National Defence’s 2016-19 defence energy and environment strategy committed to reducing greenhouse gas emissions by 40% from 2005 levels by 2030. As of March 31, 2020, National Defence has reduced its emissions from its real property and commercial light-duty vehicles fleets by 31% below 2005 levels and is on track to reach the 40% reduction target by 2025, a full five years ahead of the original schedule.
Greenhouse gas emissions from National Defence’s national safety and security fleet operations, however, are 11% above 2005 levels as of March 31, 2020. These emissions are tied to Canadian Armed Forces activities required to ensure the safety and security of all Canadians. These emissions will vary over time, as the number of times that the CAF is deployed will impact the amount of emissions that are emitted.
National Defence is committed to ensuring its activities are conducted in a sustainable manner without compromising the safety and security of the members of the Canadian Armed Forces.
As outlined in the 2020-23 defence energy and environment strategy, National Defence is committed to exploring the use of alternative energy options in national safety and security-related fleet operations. Canada is leading the path in this area as one of the few countries making a commitment to manage its military fleet in a sustainable manner.
Regarding parts (c) and (d) of the question, through Canada’s defence policy, “Strong, Secure, Engaged”¸ National Defence commits to reducing greenhouse gas emissions while remaining operationally effective. The defence energy and environment strategy commits the department to make every effort to consider environmental and energy implications of its purchase decisions, operations and asset management.
Under this strategy, all new military equipment procured is required to consider energy efficiency to reduce overall operating costs and environmental impacts.
As part of the future fighter capability project’s life-cycle cost evaluation process, aircraft that have lower fuel consumption are favoured, which affects the greenhouse gas emissions of the aircraft. It is anticipated that newer propulsion systems technology in future fighter aircraft may result in reducing greenhouse gas emissions of the new aircraft fleet.
National Defence is also investigating the use of alternative fuels with a reduced carbon footprint for its fleets.
With regard to part (e), as the future fighter aircraft will be replacing an existing capability, the overall impacts on greenhouse gas emissions are anticipated to be similar to those generated by the existing CF-18 fleet. However, operational emissions may be reduced as a result of newer propulsion systems technology in the future fighter aircraft. The level of emissions will also depend upon how often these aircraft are used.
National Defence is also working to reduce the emissions for maintenance activities by improving maintenance practices and facilities. The Bagotville and Cold Lake facilities that will house the future fighter aircraft will be designed and constructed to increase energy efficiency wherever possible.
National Defence is committed to demonstrating leadership in environmental and energy sustainability and will continue to strive to meet its obligation to manage its assets and operations efficiently.

Question No. 235--
Mr. Dan Albas:
With regard to the government's response to Order Paper question Q-35, which stated that the government provided "up to $30 million to small and medium-sized forest sector firms" during the pandemic: (a) which firms received the funding; (b) how much did each firm receive; and (c) on what date did each firm receive its payment from the government?
Response
Mr. Paul Lefebvre (Parliamentary Secretary to the Minister of Natural Resources, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to part (a) of the question, following the announcement by the Minister of Natural Resources on July 10, 2020, Natural Resources Canada consulted stakeholders and finalized the implementation plan for this initiative. This program will provide up to $30 million to small and medium-sized forest sector operations to offset costs associated with the implementation of COVID-19 health and safety measures.
With regard to part (b), contribution agreements with participating provinces and territories have advanced, with most expected to be completed in early January. Provinces and territories were allocated base-level funding, supplemented by a top-up increment that is based on a combination of each jurisdiction’s share of total forest sector employment and each jurisdiction’s share of total trees planted. Once agreements are in place, participating jurisdictions will compile and submit claims for reimbursement to the federal government. Once claims are validated and paid, this will enable provinces and territories to reimburse eligible small and medium-sized forest sector businesses, likely starting in early 2021.
With regard to part (c), eligible costs will have been incurred by companies between April 1, 2020, and March 31, 2021. Payments will be made on a retroactive basis and participating jurisdictions will report which firms received support. As this program is ongoing, there is insufficient information available to answer this question.

Question No. 236--
Mr. Kerry Diotte:
With regard to the government's commitment to modernize the North American Aerospace Defense Command (NORAD): (a) how much funding has been committed toward modernizing NORAD; and (b) what is the breakdown of the funding commitment by year for each of the next five years?
Response
Ms. Anita Vandenbeld (Parliamentary Secretary to the Minister of National Defence, Lib.):
Mr. Speaker, as outlined in Canada’s defence policy, “Strong, Secure, Engaged”, National Defence is committed to continental defence and to the protection of North America. This includes commitments to ensure that the North American Aerospace Defense Command, NORAD, is modernized to meet existing and future threats and challenges.
In response to part (a), National Defence is currently examining a wide range of capability requirements and potential investment opportunities with regard to NORAD modernization. This includes examining the best way to fulfill the direction in the Minister of National Defence’s mandate letter regarding the renewal of the North Warning System.
Delivering on these commitments will build on the significant investments in core continental defence capabilities already included in “Strong, Secure, Engaged”. These include the commitments to acquire six Arctic and offshore patrol ships, 88 future fighter aircraft, remotely piloted systems for enhanced surveillance capabilities, and improved space capabilities for Arctic surveillance and communications.
In response to part (b), Funding and timelines specifically earmarked for the modernization of NORAD have yet to be determined. These decisions will take into consideration the full range of threats and challenges facing Canada and North America and will be informed through consultations with the new administration in the United States.
Investments will be informed by, and build on, the multi-year, $133-million programmed investment by Defence Research and Development Canada’s all-domain situational awareness, ADSA, S&T program, which is now close to completion. This S&T program explored enhanced domain awareness of air, maritime surface, and maritime subsurface approaches to Canada and North America, with a focus on the Arctic. The highly successful ADSA S&T program made significant progress in several key areas, including over-the-horizon radar, which could support a future system of systems against evolving threats. The knowledge gained from the ADSA S&T program will inform scientific advice for the modernization and augmentation of the North Warning System capability as part of such a system of systems.

Question No. 238--
Mrs. Alice Wong:
With regard to the government’s response to the request or pending request from the mayor of Vancouver to decriminalize a number of illegal drugs, including cocaine, fentanyl and crystal meth, within the city: (a) will the government allow cocaine, fentanyl and crystal meth to be decriminalized within the city; and (b) does the Prime Minister still hold the position that “[w]e’re not looking at full decriminalization at all”, which he stated in an interview with Global News that aired on September 24, 2019?
Response
Mr. Darren Fisher (Parliamentary Secretary to the Minister of Health, Lib.):
Mr. Speaker, the Government of Canada’s approach to substance use issues has been comprehensive and collaborative, guided by our federal drug strategy—the Canadian drugs and substances strategy (CDSS), introduced in late 2016. The CDSS takes a public health-focused approach and lays out our framework for evidence-based actions to reduce the harms associated with substance use in Canada. It includes four key pillars—prevention, treatment, harm reduction, and enforcement.
Since 2016, the Government of Canada has taken urgent action to address the overdose crisis through significant federal investments of over $600 million, as well as legislative and regulatory action. This includes working with provinces and territories to improve access to harm reduction services such as supervised consumption sites, increase access to pharmaceutical-grade alternatives to the illegal contaminated supply, i.e., a safer supply, raise awareness of the risks of opioids, and remove barriers to treatment, including stigma. More recently, to build on funding provided in budget 2018 and budget 2019, the government provided an additional $66 million over two years, starting in 2020-21, to support community-based organizations responding to substance use issues, including to help them provide front-line services in a COVID-19 context.
The Government of Canada recognizes that in many regions of the country the COVID-19 pandemic is exacerbating long-standing challenges regarding substance use and the overdose crisis, with some communities now reporting record high numbers of overdose deaths, hospitalizations, and emergency medical service calls. To help address these challenges, the Government of Canada has taken actions to implement important measures to enable the health system to better meet the needs of people with substance use disorder during the COVID-19 pandemic. For example, we have issued class exemptions to pharmacists and eased restrictions on the transportation of controlled substances to make it easier for people to access the medications they need during the COVID-19 pandemic while following public health advice, such as physical distancing. We have also made it easier for overdose prevention sites to be established rapidly in temporary community shelters and other locations. In addition, through Health Canada’s substance use and addictions program, the Government of Canada is providing funding to support 11 projects in providing a flexible safer supply of pharmaceutical-grade medications for people with opioid use disorder in British Columbia, Ontario and New Brunswick. These investments will help provide pathways to care and treatment.
The COVID-19 pandemic has worsened the ongoing overdose crisis. We have lost too many Canadians to overdose, and all levels of government must redouble our efforts to save lives. For example, the federal government has been working with the Government of British Columbia and Mayor Stewart on options that respond to their local and regional needs, guided by the recommendations of the Canadian Association of Chiefs of Police and the Public Prosecution Service of Canada. We are reviewing the City of Vancouver’s request to address criminal penalties for simple possession of small amounts of controlled substances, and the Government of Canada will continue work to get Canadians who use substances the support they need.
The Government of Canada will continue to encourage the formation of partnerships between law enforcement and health and social services to help divert people who use drugs away from the criminal justice system and towards appropriate health services and social supports. For example, in May 2017, the Government of Canada passed the Good Samaritan Drug Overdose Act. This act provides some legal protection for individuals who seek emergency help during an overdose. The Government of Canada in also funding a three-year project in Peterborough, Ontario, to develop a multi-sector response, with a team dedicated to caring for people at risk of experiencing overdoses, in order to direct people away from the justice system and into care. Further, on August 18, 2020, the Public Prosecution Service of Canada issued guidance to prosecutors directing that alternatives to prosecution should be considered for simple possession offences, except when there are serious mitigating circumstances. This policy is available at https://www.ppsc-sppc.gc.ca/eng/pub/fpsd-sfpg/fps-sfp/tpd/p5/ch13.html.
The overdose crisis is a complex public health issue, but the Government of Canada is committed to working closely with provinces, territories, and key stakeholders to address substance use issues and to ensure that people who use drugs have the support they need.

Question No. 242--
Mr. Eric Duncan:
With regard to directives given by the Minister of Canadian Heritage to the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission since January 1, 2016: what directives have been given and what was the date of each directive?
Response
Ms. Julie Dabrusin (Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage, Lib.):
Mr. Speaker, the Minister of Canadian Heritage has the power to issue directives to the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission, CRTC, exclusively under subsection 23(3) of the Broadcasting Act. Moreover, directives under subsection 23(3) pertain exclusively to conditions imposed by the CRTC to the Canadian Broadcasting Corporation, the corporation, in consideration of those conditions. The minister has not issued any directive under that section since January 1, 2016.
However, the Governor in Council, GiC, may issue directions to the CRTC under subsections 7(1), 26(1) and 27(1) of the act. The GiC may also request the CRTC to “hold hearings or make reports on any matter within the jurisdiction of the [CRTC]” under subsection 15(1) of the act.
Since January 1, 2016, the GiC requested one report under subsection 15(1) of the act. The request, dated September 22, 2017, P.C. 2017-1195, was to report to the GiC no later than June 1, 2018 in regard to the following matters: a) the distribution model or models of programming that are likely to exist in the future; b) how and through whom Canadians will access that programming; c) the extent to which these models will ensure a vibrant domestic market that is capable of supporting the continued creation, production and distribution of Canadian programming, in both official languages, including original entertainment and information programming.
Since 2016, the GiC has issued one direction to the CRTC under subsection 27(1). The directive, dated April 3, 2020, P.C. 2020-231, was in respect of the implementation of the Canada-United States-Mexico Agreement, CUSMA.
Other than the aforementioned two matters, the GiC has not issued any directions to the CRTC during the time frame in question, and the Minister of Canadian Heritage has not issued any directives to the CRTC during the same period.

Question No. 250--
Mr. Marty Morantz:
With regard to the government's response to Order Paper question Q-6, regarding loans made under the Canada Emergency Business Account (CEBA): (a) what specific types of businesses are classified as "other services", and what are examples of such businesses; (b) what specific types of businesses are classified as "public administration", and what are examples of such businesses; and (c) did any of the CEBA loans classified as "public administration" go toward any province, territory, municipality, or other level of government and, if so, what are the details of any such loans, including (i) amount, (ii) recipient?
Response
Ms. Rachel Bendayan (Parliamentary Secretary to the Minister of Small Business, Export Promotion and International Trade, Lib.):
Mr. Speaker, Export Development Canada, EDC, is proud to be part of the Government of Canada’s response to COVID-19. EDC collaborated in the design of the Canada emergency business account, CEBA, and works to deliver the program by providing support to Canadian financial institutions through funding, validation checks and administration. EDC will continue with current stimulus initiatives, as well as work to identify new opportunities, along with our government partners, to meet the evolving needs of Canadian companies.
In response to (a), Canada emergency business account or CEBA data, as it relates to industry, is reported in the Standard Industrial Classification, SIC, or the North American Industry Classification System, NAICS, when available and provided by the financial institutions. “Other services” as reported in Order Paper question Q-6 includes the following SIC and NAICS classifications.
SIC code R, “Other Service Industries” as per Statistics Canada, https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD.pl?Function=getVD&TVD=53446&CVD=53447&CPV=R&CST=01011980&CLV=1&MLV=4, includes the following subsectors: amusement and recreational service industries, personal and household service industries, membership organization industries, other service industries.
NAICS code 71, “Arts, Entertainment & Recreation” as per Statistics Canada, https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD.pl?Function=getVD&TVD=307532&CVD=307533&CPV=71&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, includes the following subsectors: performing arts, spectator sports and related industries; heritage institutions; amusement, gambling and recreation industries.
NAICS code 81, “Other services (except public administration)” as per Statistics Canada, https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD.pl?Function=getVD&TVD=1181553&CVD=1181554&CPV=81&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, includes the following subsectors: repair and maintenance; personal and laundry services; religious, grant-making, civic and professional and similar organizations; private households.
Details identifying a specific recipient cannot be provided without prior consent from the financial institution and the borrower. CEBA is administered by EDC, who is working closely with Canadian financial institutions to deliver these loans to qualifying businesses.
In response to (b), CEBA data as it relates to industry is reported in SIC or NAICS, when available and provided by the financial institutions. “Public administration” as reported in Order Paper question Q-6 includes the following SIC and NAICS classifications.
SIC code N, “Government Service Industries” as per Statistics Canada, https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD.pl?Function=getVD&TVD=53446&CVD=53447&CPV=N&CST=01011980&CLV=1&MLV=4, includes the following subsectors: federal government service industries, provincial and territorial government service industries, local government service industries, international and other extra-territorial government service industries.
NAICS code 91, “Public Administration” as per Statistics Canada, https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD.pl?Function=getVD&TVD=1181553&CVD=1181554&CPV=91&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, includes the following subsectors: federal government public administration; provincial and territorial public administration; local, municipal and regional public administration; aboriginal public administration; international and other extra-territorial public administration.
Details identifying a specific recipient cannot be provided without prior consent from the financial institution and the borrower. CEBA is administered by EDC, who is working closely with Canadian financial institutions to deliver these loans to qualifying businesses.
In response to (c), details identifying a specific recipient cannot be provided without prior consent from the financial institution and the borrower. CEBA is administered by EDC, who is working closely with Canadian financial institutions to deliver these loans to qualifying businesses.
As per the requirements of the program set out by the Government of Canada and found on the CEBA website, https://ceba-cuec.ca/, when applying for a CEBA loan the borrower needs to confirm that it is not a government organization or body, or an entity wholly owned by a government organization or body; that it is not a non-profit organization, registered charity, union, or a fraternal benefit society or order, or an entity owned by such an organization, unless the entity is actively carrying on a business in Canada, including a related business in the case of a registered charity, that earns revenue from the regular supply of property/goods or services; that it is not an entity owned by any federal member of Parliament or senator; that it does not promote violence, incite hatred or discriminate on the basis of sex, gender identity or expression, sexual orientation, colour, race, ethnic or national origin, religion, age, or mental or physical disability, contrary to applicable laws.

Question No. 254--
Mr. Warren Steinley:
With regard to the economic impact of the government's Clean Fuel Standard: (a) did the government do any analysis on the impact of the Clean Fuel Standard on Saskatchewan's economy and, if so, what are the details and findings of the analysis; (b) did the government do any analysis on the impact of the Clean Fuel Standard on Saskatchewan's oil and gas industry and, if so, what are the details and findings of the analysis; (c) did the government do any analysis on the impact of the Clean Fuel Standard on Saskatchewan's agricultural sector and, if so, what are the details and findings of the analysis; and (d) has Farm Credit Canada done any analysis or projections on the impact of the Clean Fuel Standard on farm incomes and, if so, what are the details and findings?
Response
Hon. Jonathan Wilkinson (Minister of Environment and Climate Change, Lib.):
Mr. Speaker, the proposed clean fuel standard regulations were published in Canada Gazette, part I, on December 19, along with the regulatory impact assessment statement, which includes provincial, regional, and sectoral considerations. These documents can be found at http://www.gazette.gc.ca/rp-pr/p1/2020/2020-12-19/html/reg2-eng.html.

Question No. 257--
Mr. Kelly McCauley:
With regard to the Deloitte report on contracts with Chinese-based companies, referenced by Global Affairs Canada at the Standing Committee on Government Operations and Estimates on November 18, 2020: (a) what was the date that the report was commissioned; (b) what was the date that the report was delivered; (c) what was the final cost of the report; (d) what was the scope of the report; (e) what was the title of the report; (f) what were the findings or conclusions of the report; and (g) was the report tendered competitively and, if not, why not?
Response
Mr. Robert Oliphant (Parliamentary Secretary to the Minister of Foreign Affairs, Lib.):
Mr. Speaker, the following reflects a consolidated response approved on behalf of Global Affairs Canada ministers. In response to (a), the report was commissioned on August 10, 2020.
In response to (b), the report was delivered on November 19, 2020.
In response to (c), information on contracts worth more than $10,000 for the time period requested is available under “Proactive disclosure” on the Open Government site at https://open.canada.ca.
In response to (d), Deloitte was mandated to conduct a review of Global Affairs Canada’s procurement process for security equipment, including a review of the go-forward options for the use of the recently established standing offers for security equipment and a review of the procurement options to support the future acquisition of mission equipment, including a review of the appropriateness of creating a new national security exception for security equipment.
In response to (e), the title was “Global Affairs Canada: Security Equipment Procurement Review”.
In response to (f), Deloitte conducted an independent review of the procurement process for security equipment. The review confirms that officials followed all the rules and policies related to security equipment and that there were opportunities for improvements in the areas of increased integration of security in the materiel management life cycle, broader consultation throughout the procurement process for security equipment and additional guidance with respect to publishing technical requirements. Global Affairs Canada’s revised procurement approach, currently under development with Public Services and Procurement Canada, will integrate these recommendations and will include consultations with security experts and possibly creating a national security exception to limit solicitations to trusted suppliers with the required security clearances.
In response to (g), the report was tendered competitively.

Question No. 260--
Ms. Heather McPherson:
With regard to Canada's emergency wage subsidy since its creation, broken down by province: (a) which enterprises have applied for the subsidy; (b) of the enterprises in (a), which enterprises have been eligible for the subsidy; and (c) what is the reason for refusal for each of the enterprises that have not been deemed eligible?
Response
Hon. Diane Lebouthillier (Minister of National Revenue, Lib.):
Mr. Speaker, what follows is the response from the CRA as of November 25, 2020, the date of the question. With regard to parts (a), (b) and (c), the COVID-19 Emergency Response Act, No. 2, S.C. 2020, c. 6, notes that CEWS is available to qualifying entities, sets out definitions for the terms that apply to the emergency wage subsidy and provides definitions of both eligible employees and qualifying entities. The CRA’s role is to administer legislation as it has been approved by Parliament and assented to by the Crown.
While this legislation amends the Income Tax Act, affording discretion to make public the name of any person or partnership that makes an application for CEWS, it does not permit the publication of specific CEWS application information, including province or reason for denial in the manner requested in the question.
As of November 25, 2020, a public registry of CEWS recipients was in development. Once it is available on Canada.ca at https://www.canada.ca/ en/revenue-agency/services /subsidy/emergency- wage-subsidy.html, it will allow Canadians to identify employers benefitting from the CEWS.
As of November 25, 2020, though the CRA has begun a preliminary small-scale CEWS post-payment audit program, it has not yet compiled statistics on reasons for denying claims. Therefore, the CRA cannot answer the question in the manner requested.

Question No. 261--
Mrs. Cheryl Gallant:
With regard to the Canada Emergency Wage Subsidy (CEWS) program, since its inception: (a) what is the total amount paid out through the program; (b) how many individual companies have received payments, broken down by (i) country of physical address, (ii) country of mailing address, (iii) country of the bank account the funds were deposited into; (c) for all of the companies in (b) that are located in Canada, what is the breakdown down by (i) province or territory, (ii) municipality; (d) how many audits have been conducted of companies receiving CEWS; and (e) for the audits in (d), how many have found that funding has been spent outside of Canada?
Response
Hon. Diane Lebouthillier (Minister of National Revenue, Lib.):
Mr. Speaker, with respect to the above noted question, what follows is the response from the CRA as of November 26, 2020, the date of the question. The COVID-19 Emergency Response Act, No. 2, S.C. 2020, c. 6, notes that Canada emergency wage subsidy, CEWS, is available to qualifying entities, sets out definitions for the terms that apply to the emergency wage subsidy and provides definitions of both eligible employees and qualifying entities. The CRA’s role is to administer legislation as it has been approved by Parliament and assented to by the Crown.
With regard to part (a), financial transactional data regarding amounts “paid out” and “received” as suggested in the question is not available in the manner requested. Rather, general statistical information is available on Canada.ca regarding the CEWS, including total approved applications, all approved applications by value, the number of applications received and the dollar value of subsidies paid. This information can be found under “Claims to date - Canada emergency wage subsidy (CEWS)” at https://www.canada.ca/en /revenue-agency/services/ subsidy/emergency-wage- subsidy/cews-statistics.html.
With regard to parts (b)(i), (b)(ii) and (b)(iii), information is not captured in the manner requested in the question.
With regard to parts (c)(i) and (c)(ii), financial transactional data regarding amounts paid out and received, as suggested in the question, is not available in the manner requested. Rather, general statistical data on CEWS claims providing the total approved claims broken down by province/territory where applicant resides, industry sector and size of applicant is available on the Canada.ca website at https://www.canada.ca /en/revenue-agency/services/ subsidy/emergency-wage- subsidy/cews-statistics/ stats-detailed.html and can be found under “CEWS claims – detailed data”. Information is not available by municipality.
With regard to part (d), as of November 26, 2020, the date of the question, the CRA had not launched its CEWS post-payment audit program.
However, the CRA did launch a small scale CEWS post-payment audit research project that targets a limited sample. The intent of this pilot project is not only to learn about audit and verification challenges, including the types of non-compliance and the levels of compliance with respect to this benefit program, but also about conducting compliance activities during the COVID-19 pandemic and, by extension, other global crises. The CRA can confirm that as part of this research project, as of November 26, 2020, the CRA has contacted over 700 taxpayers and business in many ranges.
With regard to part (e), since the CRA has not yet launched the full CEWS post payment audit program, the CRA is not yet tracking audit results in the manner requested in the above-noted question.

Question No. 269--
Mr. Scot Davidson:
With regard to the announcement made by the then Minister of Foreign Affairs in Barrie, Ontario, on October 9, 2019, promising a four-year, $40 million funding commitment for Lake Simcoe: (a) how much of the $40 million commitment was or will be delivered in (i) 2019, (ii) 2020, (iii) 2021, (iv) 2022, (v) 2023; and (b) what are the details of all funding actually delivered since October 21, 2019, as part of the commitment, including (i) date, (ii) amount, (iii) recipient, (iv) project description?
Response
Hon. Jonathan Wilkinson (Minister of Environment and Climate Change, Lib.):
Mr. Speaker, contained in the Minister of Environment and Climate Change Canada’s mandate letter is a commitment to develop further protections for and take active steps in the cleanup of the Great Lakes, Lake Winnipeg, Lake Simcoe and other large lakes.
Environment and Climate Change Canada is currently exploring approaches to further protect and restore vital freshwater ecosystems to support the delivery of the minister’s freshwater-related mandate commitments, including Lake Simcoe.

Question No. 272--
Mr. Randall Garrison:
With regard to Health Canada’s approval of the first HIV self-test kits for use in Canada and the government’s promise to distribute 60,000 of these self-test kits: (a) how and through what program will the government distribute these test kits; (b) how many of the 60,000 self-test kits will be designated for distribution to communities who face greater barriers to accessing testing and in particular to guarantee access to Indigenous, racialized and low income people, and those who live in rural and northern communities; and (c) what are the long-term plans to ensure continued broad and free distribution to those most at risk?
Response
Mr. Darren Fisher (Parliamentary Secretary to the Minister of Health, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to (a), the Public Health Agency of Canada itself does not undertake the distribution of self-test kits, as this does not fall under its jurisdiction. The REACH/MAP Centre initiative will be distributing test kits. There will be 60,000 self-tests kits made available through an implementation science program led by the REACH/MAP Centre initiative at St. Michael’s Hospital. This initiative was made possible through funding from the Canadian Institutes of Health Research, along with other sources.
The REACH/MAP Centre initiative is working with two key community-based organizations to support access to and distribution of 60,000 self-test kits across Canada, with peer navigation services free of charge and a telehealth platform. The launch of this program is expected to begin on January 1, 2021. Self-test kits will be distributed throughout the country via the Community-Based Research Centre, CBRC, for gay, bisexual, transgender, two-spirit and queer men, GBT2Q; and Women’s Health in Women’s Hands, WHIWH, will distribute to racialized women from the African, Black, Caribbean, Latin American and South Asian communities.
With regard to (b), as noted above, the CBRC and WHIWH, two key community-based organizations involved in the REACH/MAP Centre initiative, have networks throughout Canada and are recognized for engaging with indigenous, racialized and low-income people. Distribution will be possible through mail, thus allowing reach to those who live in rural and northern communities.
With regard to (c), the distribution of self-test kits and the provision of associated services falls under the jurisdiction of the provincial and territorial governments.

Question No. 274--
Mr. Chris d'Entremont:
With regards to the role of First Nations fisheries and reconciliation: (a) how many meetings or briefings has the Minister of Fisheries and Oceans had regarding reconciliation since November 20, 2019; and (b) what are the details of all meetings in (a), including the (i) date, (ii) attendees, (iii) location, (iv) purpose of the meeting or briefing?
Response
Hon. Bernadette Jordan (Minister of Fisheries, Oceans and the Canadian Coast Guard, Lib.):
Mr. Speaker, implementing the Marshall decision is critical to the work of reconciliation, and it is a priority of our government. The Minister of Fisheries, Oceans, and the Canadian Coast Guard has met and continues to meet on a regular basis with first nations leadership and commercial industry representatives. Our government is working with communities to discuss their fishery plans and reach agreements. Together we will ensure that the treaty right to pursue a moderate livelihood is implemented in a way that ensures safe, orderly and sustainable fishing. Our goal is, and always has been, to develop a strong, stable and productive fishery for the benefit of everyone involved.
Information regarding briefings is proactively disclosed in accordance with the Access to Information Act and can be found at https://search.open.canada.ca/en/bn/?sort=score%20desc&page=1&search_text=bn-search-orgs=Fisheries%20and%20Oceans%20Canada.

Question No. 278--
Mrs. Shannon Stubbs:
With regard to the national security review of the proposed takeover of TMAC Resources Inc. by Shandong Gold Mining Co. Ltd.: (a) when was the review ordered; (b) when will the review commence; (c) when is the review expected to be completed; (d) when will the government make a decision on the proposed takeover; and (e) has the government received any communication from the Chinese government advocating for the approval of the takeover and, if so, what are the details of any such communication?
Response
Mr. Ali Ehsassi (Parliamentary Secretary to the Minister of Innovation, Science and Industry (Innovation and Industry), Lib.):
Mr. Speaker, under the Investment Canada Act, all foreign investments are subject to a national security review. Canada remains open to investments that create jobs, growth, access to global trade and value chains, and long-term prosperity for Canadians, while protecting Canada’s national security interests. Reviews are conducted on a case-by-case basis as part of a rigorous and evidence-based process.
With regard to the proposed investment, Innovation, Science and Economic Development can confirm that on October 15, 2020, TMAC publicly announced that an order for the national security review of the investment under the act was made by the Governor in Council and that on November 27, 2020, TMAC announced that the national security review of the investment was extended for a further period of up to 45 days.
Further details of specific transactions under review are subject to the confidentiality provisions of the Investment Canada Act.

Question No. 279--
Mr. Mark Strahl:
With regard to the Employment Insurance fund: (a) what was the balance of the fund as of March 1, 2020; (b) what is the current balance of the fund; (c) how much has been withdrawn from the fund for Employment Insurance payments since March 1, 2020; and (d) how much has been withdrawn from the fund for other programs such as the Canada Emergency Response Benefit since March 1, 2020, broken down by program?
Response
Mr. Irek Kusmierczyk (Parliamentary Secretary to the Minister of Employment, Workforce Development and Disability Inclusion, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to (a), the balance of the fund as of March 1, 2020, is not available. However, the audited financial statements of the employment insurance operating account were prepared for the year ended March 31, 2020. These statements were tabled in the House of Commons as part of the Public Accounts of Canada, section 4, consolidated accounts, as at March 31, 2020. Financial information related to measures in response to the Canada emergency response benefit is captured separately in these statements: https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/2020/pdf/2020-vol1-eng.pdf
With regard to (b), the current balance of the account is not available, as the fiscal year is still in progress. The audited financial statements will present the balance of the fund for the year ending March 31, 2021.
With regard to (c), the total benefits and support measures charged to the employment insurance operating account since March 1, 2020, are not available, as the fiscal year is still in progress. The total benefits and support measures charged to the employment insurance operating account for the period from April 1, 2020, to March 31, 2021, will be presented in the audited financial statements for the year ending on March 31, 2021.
With regard to (d), the total benefits and support measures charged to the employment insurance operating account since March 1, 2020, are not available, as the fiscal year is still in progress. As per section 153.111 of the Employment Insurance Act, the employment insurance operating account will be credited by an amount determined by the Minister of Finance that corresponds to the total cost of the employment insurance emergency response benefit under this act, including all costs related to the benefit and its administration. We can confirm that this is the only Canada emergency response benefit that will be paid but later funded by the consolidated revenue fund out of the employment insurance operating account, as seen at https://laws-lois.justice.gc.ca/eng/acts/E-5.6/page-39.html#h-1261609.

Question No. 280--
Mr. Peter Kent:
With regard to the impact of the changes to the broadcasting industry proposed in Bill C-10, An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts: (a) does the government have a projection of what the Canadian media market will look like in five years without the changes in Bill C-10; (b) does the government have a projection of what the Canadian media market will look like in five years with the changes in Bill C-10; (c) what are the government's projections related to the scenarios in (a) and (b); and (d) if the government does not have the projections in (a) or (b), then on what basis are the changes proposed in Bill C-10 being made?
Response
Ms. Julie Dabrusin (Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to (a), yes, the government has projections of what Canadian production will look like in five years without Bill C-10.
With regard to (b), yes, the government has projections of what future contributions to Canadian content will look like in five years with the changes in Bill C-10. With regard to (c), a major goal of Bill C-10 is to ensure that all broadcasters, including Internet giants, contribute in an appropriate manner to the Canadian broadcasting system. The bill gives the Canadian Radio-television and Telecommunication Commission, CRTC, the tools it needs to effectively regulate online broadcasters. To that end, the government prepared estimates of what Canadian content production would look like in both a scenario without Bill C-10, and with the inclusion of online broadcasters in the Canadian regulatory framework after the adoption of the measures in Bill C-10.
In further response to (a), with regard to a business-as-usual projection of future production volumes for Canadian television content, internal PCH projections find that without Bill C-10, falling commercial broadcasting revenues are expected to lead to a decline in the production of Canadian television content of around $1 billion by 2023 when compared with 2018. The projected decline would represent a 34 per cent decrease in production volume between 2018 and 2023.
This figure relates to total volume of Canadian television production, i.e., the total budgets of all television productions that meet the definition for “Canadian content” in a given year. In addition to Canadian television broadcasters, there are many other sources of financing for television production in Canada, including the Canada media fund, foreign financing, Canadian distributors and federal or provincial tax credits. Statistical analysis of historical data for 2012 to 2018 from multiple sources was used to create these projections. Statistical relationships between broadcasting revenues and production were determined and applied to arrive at projections for production.
In further response to (b), with regard to the projection of Bill C-10’s impact on future contributions to Canadian audio and audiovisual content, internal PCH estimates find that if the CRTC requires online broadcasters to contribute to Canadian content at a similar rate as traditional broadcasters, online broadcasters’ contributions to Canadian music and stories could amount to as much as $830 million annually by 2023.
This figure relates to total regulatory requirements imposed by the CRTC on broadcasters to contribute to Canadian content and creators, rather than total volume of Canadian production, which relates to producers’ spending on Canadian content, drawing from multiple sources of financing. The contributions of online players would result in total contributions to Canadian content and creators in 2023 being 35 per cent higher than in a scenario where traditional broadcasters alone spend on Canadian content.
There are two main sources of uncertainty in this estimate of Canadian content funding. Firstly, since online broadcasters typically do not provide data to the CRTC or publicly disclose their revenues, projections were prepared based on estimates of online revenues and historical trends in those estimates. Secondly, after holding public hearings, the CRTC may impose regulatory requirements on online and/or traditional broadcasters that vary from its current practices. This could significantly change the number above, which is based on online broadcasters contributing at similar levels as traditional broadcasters do now.
It is important to note that $830 million in contributions from online players does not equate to an $830 million increase in production volume, e.g., the effect will not make the $1 billion loss a $170 million loss. In practice the impact on production volume may be more or less than $830 million, depending on the extent of any “spillover effects” and several other factors that cannot be estimated with available data.
With regard to (d), it is not applicable.

Question No. 283--
Mr. Philip Lawrence:
With regard to the section on page 116 of the Fall Economic Statement 2020, which reads, "CRA will allow employees working from home in 2020 due to COVID-19 with modest expenses to claim up to $400, based on the amount of time working from home": (a) how many Canadians does the government project will be eligible for the deduction; (b) what is the required amount of time working from home to be eligible for the full $400 deduction; (c) what is the required amount of time working from home to be eligible for a deduction less than $400, and what is the formula used to calculate the eligible deduction amount; and (d) what is the specific eligibility criteria to determine if someone who worked from home is eligible for this new deduction, as opposed to the traditional work from home deductions for individuals who worked from home prior to the pandemic?
Response
Hon. Diane Lebouthillier (Minister of National Revenue, Lib.):
Mr. Speaker, the response from the CRA is as follows. With regard to part (a), the CRA cannot respond in the manner requested as it does not have information on the projected number of Canadians who will be eligible for the deduction.
With regard to part (b), if an employee worked more than 50% of the time from home for a period of at least four consecutive weeks in 2020 due to the COVID-19 pandemic, they can claim $2 for each day they worked from home during that period. They can then also claim any additional days they worked at home in 2020 due to the COVID-19 pandemic. The maximum amount of $400 would be achieved at 200 days working from home due to the COVID-19 pandemic.
With regard to part (c), if an employee worked more than 50% of the time from home for a period of at least four consecutive weeks in 2020 due to the COVID-19 pandemic, they can claim $2 for each day they worked from home during that period. They can then also claim any additional days they worked at home in 2020 due to the COVID-19 pandemic. The formula to calculate the deduction is $2 x the total number of days the employee worked from home in 2020 due to COVID-19, to a maximum of $400.
With regard to part (d), the deduction for home office expenses itself is not new. Rather, the CRA has introduced a new temporary flat rate method to simplify claiming the deduction for the 2020 tax year. However, employees can still choose to use the existing detailed method if they have larger claims. The eligibility criteria to use the new method are as follows: they worked from home in 2020 due to the COVID-19 pandemic; they worked more than 50% of the time from home for a period of at least four consecutive weeks in 2020; they are only claiming home office expenses and are not claiming any other employment expenses; their employer did not reimburse them for all of their home office expenses.

Question No. 290--
Mr. Eric Melillo:
With regard to the government’s COVID-19 vaccine distribution plan for Indigenous and remote communities: (a) what is the government’s specific plan for vaccine distribution; (b) during which month is each community projected to receive enough doses of the vaccine to inoculate the population; and (c) how will the vaccine be delivered or made available to those living in the most extreme remote communities, including those where traditional transportation methods may not be readily available?
Response
Ms. Pam Damoff (Parliamentary Secretary to the Minister of Indigenous Services, Lib.):
Mr. Speaker, insofar as Indigenous Services Canada, ISC, and its Special Operating Agency, Indian Oil and Gas Canada, are concerned, the response is as follows. With regard to (a), Indigenous Services Canada is working with the Public Health Agency of Canada, PHAC, the Canadian Armed Forces, CAF, and the National Operations Centre for COVID Vaccine Logistics, and provinces and territories to plan and implement vaccine distribution to all indigenous populations. According to the most recent guidance of the National Advisory Committee on Immunization, NACI, indigenous peoples have been identified as a first priority population for receiving the vaccine. For decades, indigenous peoples have been neglected and subjected to systemic discrimination in Canada’s health care institutions. This historic and continued discrimination has resulted in an understandable mistrust in Canada’s health care systems. We will continue to work with all partners, including provinces and territories, to ensure cultural safety and respect for first nations, Inuit and Métis when administering the COVID-19 vaccine.
Further sequencing recommendations will be made based on considerations of ethics, equity, feasibility and acceptability, such as the clinical characteristics of the vaccines and the exact timing of supply. Allocations of vaccines and their rollout will be informed by NACI advice, with outreach and collaboration with indigenous partners.
With regard to (b), as of December 23, 2020, Pfizer and Moderna are the only vaccine candidates to have received authorization from Health Canada and the first shipments of these vaccines have been received at various locations and are being administered to priority populations. COVID-19 vaccines will be distributed in Canada in a phased manner, and it is anticipated that supply will begin to meet demand over the course of 2021. The quantity and schedule of availability of vaccines will be the subject of ongoing discussion with provinces and territories who will manage rollout and delivery. The following webpage shows the total vaccine distribution amounts by province and territory, and its updated weekly: https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection/prevention-risks/covid-19-vaccine-treatment/vaccine-rollout.html#a4
With regard to (c), given the varying storage requirements of different vaccine candidates, planning is under way to determine the best way to safely deliver vaccines to remote communities. Efforts to support coordinated planning include an Indigenous Services-led COVID-19 vaccine planning working group with regional representatives, indigenous partners, PHAC, and provincial/territorial representatives.
Provinces and territories receive an allocation of the federally procured COVID-19 vaccine and are responsible for allocating the vaccine to all of those within their jurisdiction, including first nations, Inuit, and Métis peoples. Indigenous Services Canada is working with partners to advocate for the prioritization for of first nations, Inuit, and Métis peoples to receive the COVID-19 vaccine and to support the planning and logistics. ISC will support vaccine distribution capacity in communities if needed.

Question No. 291--
Mr. Michael Kram:
With regard to page 25 of the Liberal Party of Canada election platform, which stated that “we will merge existing financial and advisory services currently scattered between several agencies into Farm Credit Canada (FCC)”: (a) what specific action, if any, has been taken since the 2019 election related to the commitment; (b) which specific entities and services will be merged into FCC; (c) as a result of this merger, how many jobs are expected to be (i) eliminated, (ii) transferred to FCC, broken down by entity; and (d) what is the timeline for this merger, including a timeline of when each entity merged into FCC will wind down their own separate operations, if applicable?
Response
Hon. Marie-Claude Bibeau (Minister of Agriculture and Agri-Food, Lib.):
Mr. Speaker, in early 2020, the government began analyzing the platform commitment referenced by the member of Parliament for Regina-Wascana in Q-291 on December 3, 2020, with respect to Farm Credit Canada. Agriculture and Agri-Food Canada had been in the process of undertaking an environmental scan of the agricultural financial lending situation in Canada, including agriculture and agri-food-sector-related financial products and services, including those offered by FCC. An approach to implementing this commitment was being developed in alignment with the mandate letter for the Minister of Agriculture and Agri-Food. This work was put on hold with the onset of the COVID-19 pandemic in March 2020.

Question No. 298--
Mr. Alexandre Boulerice:
With regard to the design and implementation of the Canada Infrastructure Bank’s $10 billion growth plan announced on October 1, 2020: (a) were contracts awarded to private suppliers and, if so, how many; (b) what are the details of each of the contracts awarded in (a), including the (i) date the contract was awarded, (ii) description of goods or services, (iii) volume, (iv) final contract amount, (v) supplier, (vi) country of the supplier?
Response
Mr. Andy Fillmore (Parliamentary Secretary to the Minister of Infrastructure and Communities, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to the design and implementation of the Canada Infrastructure Bank’s $10-billion growth plan announced on October 1, 2020, and contracts awarded to private suppliers, Infrastructure Canada has nothing to report.

Question No. 299--
Mr. Alexandre Boulerice:
With regard to the Canada Revenue Agency and spending related to the “Panama Papers” and “Paradise Papers”: (a) were contracts awarded to private-sector suppliers, and, if so, how many; and (b) what are the details for each of the contracts in (a), including the (i) contract award date, (ii) description of the goods or services, (iii) volume, (iv) final amount of the contract, (v) supplier, (vi) country of the supplier?
Response
Hon. Diane Lebouthillier (Minister of National Revenue, Lib.):
Mr. Speaker, with respect to the above-noted question, the CRA did not award any contracts related to the “Panama Papers” and “Paradise Papers” to private sector suppliers for the period of December 1, 2019, to December 4, 2020, the date of the question.

Question No. 309--
Mr. Kevin Waugh:
With regard to the Emergency Support Fund for Cultural, Heritage and Sport Organizations: (a) what is the total amount dispersed through the fund since March 1, 2020; (b) what are the details of funding provided through the fund, including the (i) recipient, (ii) location of the recipient, (iii) amount?
Response
Ms. Julie Dabrusin (Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to Canadian Heritage and (a), the answer is $390,697,000. With regard to (b), information pertaining to grants and contributions is publicly available on the Open Canada website at https://search.open.canada.ca/en/gc/?sort=score%20desc&page=1&search_text=&gc-search-orgs=Canadian%20Heritage This website excludes awards provided by the athlete assistance program, as these are disclosed on an annual basis, at the conclusion of each fiscal year.
With regard to the Canada Council for the Arts and (a), the answer is $62,685,608. With regard to (b), disclosure of grant and prize recipients can be found at https://canadacouncil.ca/about/public-accountability/proactive-disclosure/grant-recipients/recipients-2017-present?form=submitted&page=1&year=all&discipline=Strategic+Funds&program=COVID-19+Emergency+Support+Fund&recipient=&province=all&city=&area=all&riding=all&Sort1=Recipient&Sort2=Recipient&Sort3=Recipient&firstfiscalyear=2017&lastfiscalyear=2147483647
With regard to Telefilm Canada and (a), the answer is $29,687,367. With regard to (b), information pertaining to grants and contributions can be found at https://telefilm.ca/en/transparency/proactive-disclosure/grant-contribution/reports-by-quarter

Question No. 311--
Mr. John Nater:
With regard to Canadian diplomats and diplomatic staff suffering from symptoms associated with what is commonly known as Havana Syndrome: (a) on what date did Global Affairs Canada (GAC) first become aware that diplomats and diplomatic staff in Cuba were suffering from symptoms; (b) what specific symptoms does GAC acknowledge are associated with Havana Syndrome; (c) how many current or former diplomats, diplomatic staff, or their family members have reported experiencing symptoms; and (d) why did the government warn diplomats in 2017 not to say anything about the symptoms experienced by those stationed in Havana?
Response
Mr. Robert Oliphant (Parliamentary Secretary to the Minister of Foreign Affairs, Lib.):
Mr. Speaker, the following reflects a consolidated response approved on behalf of Global Affairs Canada ministers.
Since the beginning of the health incidents, the health, safety and security of diplomatic staff and their families has been the top priority.
Canada’s diplomatic staff and their families have Global Affairs Canada’s full support. This has been a very distressing experience for these diplomats and their families, and the department will continue to take the necessary steps to help them.
While we are exploring all avenues, no definitive cause of the health incidents has been identified to date.
For privacy and security reasons, we cannot comment on the specifics of the ongoing investigations, individual cases, nor on specific security and briefing measures.

Question No. 332--
Mr. Blaine Calkins:
With regard to the decision by the government and Destination Canada to no longer fund tourism promotion related to hunting and outfitting: (a) when was the decision made; (b) who made the decision; (c) was any analysis done on the impact of such a decision on the economies of areas of Canada that rely on hunting and outfitting tourism, and, if not, why not; (d) if an analysis was conducted, what are the details, including findings; and (e) did the government or Destination Canada consult or notify the hunting and outfitting tourism industry in relation to the decision, and, if so, what are the details?
Response
Hon. Mélanie Joly (Minister of Economic Development and Official Languages, Lib.):
Mr. Speaker, the Government of Canada continues to value the contribution of the hunting and outfitting sector to the Canadian tourism economy.
For the 2016-2018 period, Destination Canada received a one-time, special funding envelope of $30 million to launch a major tourism campaign in the United States. This campaign, entitled “Connecting America”, included a co-operative marketing fund where Destination Canada co-invested into its partners’ integrated U.S. marketing initiatives. Partners were invited to submit proposals for various initiatives that focused on specific activity-based markets, i.e., hunting, fishing, skiing, festivals and events, culinary. Destination Canada did not lead the creative on any of these co-op marketing initiatives.
In 2017, one initiative led by Tourism Saskatchewan for a national hunting program was submitted and approved as part of this co-op marketing fund. Destination Canada co-invested funds alongside partners Tourism Saskatchewan, Travel Manitoba and Spectacular Northwest Territories for a national program designed to generate awareness of hunting opportunities in Canada and to enable Canadian partners to gain a foothold in the hunting-focused U.S. travel industry.
Canada’s regional development agencies, RDAs, work to advance and diversify the regional economies. Through regular programming, RDAs have provided support to the hunting and outfitting industry to expand, modernize, and diversify its product offering, as well as support for marketing. To support the stabilization of the economy as a result of the impacts of COVID-19, RDAs are delivering the regional relief and recovery fund, RRRF, designed to provide liquidity support to small and medium-sized enterprises and stabilize the economy. Tourism operators in the outfitter sector are eligible recipients of the RRRF. Projects are searchable on the Open Government website: https://search.open.canada.ca/en/gc/

Question No. 344--
Mr. Alex Ruff:
With regard to applications received by the government for a new Possession and Acquisition Licence (PAL) or a new Restricted Possession and Acquisition Licence (RPAL), during the COVID-19 pandemic: (a) what was the exact date when new applications for PALs and RPALs (i) stopped being processed during the pandemic, (ii) began being processed again; and (b) how many new (i) PAL, (ii) RPAL applications were processed between March 15, 2020, and December 1, 2020, broken down by week?
Response
Mr. Joël Lightbound (Parliamentary Secretary to the Minister of Public Safety and Emergency Preparedness, Lib.):
Mr. Speaker, with regard to (a)(i), the Canadian firearms program stopped data entry of new applications for possession and acquisition licences into the Canadian firearms information system by the central processing site the week of March 16, 2020. Chief firearms officers continued to approve applications that had already been entered into the Canadian firearms information system.
With regard to (a)(ii), the Canadian firearms program restarted the data entry of new applications for possession and acquisition licences into the Canadian firearms information system by the central processing site the week of April 13, 2020.
With regard to (b), the requested information is provided in Annex 1. Statistics for the period between March 15 and December 1, 2020, for new applications for possession and acquisition licences, non-restricted or restricted, associated to the data entry of these applications by the central processing site.

Question no 209 --
Mme Stephanie Kusie:
En ce qui concerne les plaintes transmises à l’Office des transports du Canada (OTC) depuis le 1er février 2020, ventilées par mois et sujet: a) combien de plaintes relatives au transport aérien ont été reçues; b) quelle est la situation des plaintes en a) (p. ex., résolue, enquête en cours, aucune mesure prise pour l’instant, etc.); c) quelle est la norme de service de l’OTC pour la résolution des plaintes relatives au transport aérien; d) quelles mesures précises l’OTC a-t-il prises, le cas échéant, pour veiller à ce que le traitement des plaintes et les enquêtes connexes se poursuivent pendant la pandémie?
Response
L’hon. Omar Alghabra (ministre des Transports, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la partie a) de la question, en février, il y en a eu 4 776; en mars, il y en a eu 3 625; en avril, il y en a eu 2 349; en mai, il y en a eu 1 396; en juin, il y en a eu 1 128; en juillet, il y en a eu 1 199; en août, il y en a eu 897; en septembre, il y en a eu 943; en octobre, il y en a eu 1 029; en novembre, à partir du 10, il y en a eu 260; le total est donc de 17 602.
L’OTC traite actuellement les plaintes reçues pour la période mentionnée. Il n’existe pas de ventilation détaillée des plaintes par sujet.
L’OTC rend compte du sujet des plaintes reçues dans son rapport annuel. Le Rapport annuel 2019-2020 se trouve à l’adresse suivante: https://www.otc-cta.gc.ca/fra/publication/rapport-annuel-2019-2020#sec10.
Pour ce qui est de la partie b) de la question, depuis le 1er février 2020, l’OTC a traité 6 000 des plaintes mentionnées dans la réponse à la partie a).
En ce qui concerne la partie c) de la question, sur l’ensemble des dossiers de facilitation du transport aérien qui sont clos, 80 % le sont dans un délai de 30 jours civils ou de 20 jours ouvrables à compter de la communication de la position initiale des deux parties jusqu’à la conclusion de la facilitation.
Sur l’ensemble des dossiers de médiation de plaintes relatives au transport aérien qui sont clos, 100 % sont menées à bien dans un délai de 30 jours civils ou de 20 jours ouvrables ou dans un délai plus long à la demande des deux parties.
Voici le processus décisionnel formel: 80 % de toutes les plaintes relatives au transport aérien sont traitées dans un délai de 120 jours civils ou de 85 jours ouvrables à compter de l’ouverture des actes de procédure jusqu’à l’émission d’une décision, abstraction faite des éléments déposées dans le cadre des actes de procédure au-delà de la période normale de réponse ou de réplique, telle qu’établie dans les règles pour le règlement des différends.
Enfin, en ce qui a trait à la partie d) de la question, du 25 mars au 30 juin 2020, l’OTC a temporairement interrompu ses interactions avec les compagnies aériennes en ce qui concerne les activités de règlement des différends pour leur permettre de se concentrer sur les demandes opérationnelles immédiates et urgentes, comme le rapatriement des Canadiens coincés à l’étranger. Durant cette période, le personnel de l’OTC a toutefois continué de trier et de traiter les plaintes, de communiquer avec les passagers et de s’employer à régler les problèmes soulevés dans la mesure du possible.
Malgré cette pause et la transition soudaine et prolongée vers le travail à distance, l’OTC a maintenu des niveaux de productivité comparables à ceux de l’an dernier. Il a traité plus de 6 000 plaintes depuis le début de la pandémie, dont plus de 3 100 liées aux perturbations de vol.
L’OTC prévoit que la vaste enquête qu’il a lancée en février 2020 facilitera le règlement de plaintes déposées dans la période qui a suivi la pleine entrée en vigueur du RPPA jusqu’à ce que la pandémie perturbe le transport aérien à l’échelle mondiale. Cette enquête porte sur des allégations selon lesquelles les compagnies aériennes n’auraient pas respecté leurs obligations en matière de communication prévues par le RPPA. Le rapport de l’enquêteur chargé de recueillir les preuves liées à ces allégations a été publié récemment.

Question no 210 --
M. Martin Shields:
En ce qui concerne Anciens Combattants Canada (ACC): a) quelles mesures de soutien particulières ACC prend-il, le cas échéant, pour permettre aux filiales de la Légion royale canadienne de couvrir leurs frais de fonctionnement et de survivre financièrement à la pandémie; b) ACC dispose-t-il de chiffres ou de projections sur les conséquences financières de la pandémie pour les filiales de la Légion, y compris le nombre de filiales qui pourraient ne pas survivre sans l’aide d’ACC, et, le cas échéant, quels sont ces chiffres ou projections?
Response
L'hon. Lawrence MacAulay (ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la question, le Plan d’intervention du Canada à l’égard de la COVID-19 a aidé à préserver des millions d’emplois, à fournir un soutien d’urgence aux familles, et à maintenir à flot les entreprises pendant la pandémie.
En vertu du projet de loi C-4, Loi concernant certaines mesures prises en réponse à la COVID-19, le gouvernement du Canada fournit 20 millions de dollars pour soutenir les organismes de vétérans confrontés à des difficultés en raison de la COVID-19. Tous les fonds seront versés aux organismes de vétérans d'ici le 31 décembre 2020.
Le gouvernement du Canada aide les organismes servant les vétérans à avoir accès aux fonds dont ils ont besoin pour remplacer les dons de charité et les autres revenus essentiels qui sont perdus en raison de la COVID-19. Le Fonds d’urgence à l’appui des organismes de vétérans, ou FUAOV, leur procurera les ressources nécessaires pour continuer à fonctionner et à soutenir la communauté des vétérans.
Le Fonds d’urgence à l’appui des organismes de vétérans a été annoncé en novembre 2020 dans le cadre du Plan d’intervention du Canada à l’égard de la COVID-19. Il a été créé en appui aux organismes de vétérans qui éprouvent des difficultés financières en raison de la COVID-19. Le FUAOV leur permettra de continuer d’offrir des services importants pour les vétérans et leur famille au cours de cette pandémie mondiale.
Les organismes qui auront accès à ces fonds pourront poursuivre leur travail avec les vétérans et leur famille au moment où ils en ont le plus besoin.
Le 17 décembre 2020, le ministre des Anciens Combattants a annoncé le versement de 2,8 millions de dollars provenant du FUAOV à 38 organismes de vétérans d'un océan à l'autre. Ces organismes s'ajoutent aux quatre annoncés lors du lancement du FUAOV en novembre 2020, à savoir la Légion royale canadienne, les Anciens Combattants de l'armée, de la marine et des forces aériennes au Canada, la Fondation La patrie gravée sur le coeur et VETS Canada.
Le FUAOV a permis au gouvernement d’aider 42 organismes offrant des services à plus de 280 000 vétérans.
Ces organismes jouent un rôle essentiel pour soutenir le bien-être des vétérans et de leur famille à l’échelle du pays. Ils offrent un éventail de services tels que du soutien en santé mentale, du soutien social et communautaire, du soutien à la commémoration, des services de zoothérapie, des activités physiques ou axées sur la nature pour favoriser la guérison, ainsi que des services consultation.
Le 21 décembre 2020, la Légion royale canadienne a annoncé les filiales de la Légion qui recevront du soutien au moyen du Fonds d’urgence en appui aux organismes de vétérans. La Légion, qui est le plus important organisme de vétérans au Canada, a reçu 14 millions de dollars pour venir en aide à ses filiales d’un océan à l’autre. Ce financement aidera les filiales de la Légion à payer leurs dépenses d’exploitation comme le loyer, les assurances, les services publics et les frais administratifs, ce qui leur permettra de se concentrer à fournir des programmes, des services et du soutien importants aux vétérans et à leur famille, ainsi qu’à maintenir une forte présence communautaire. Jusqu’à maintenant, 710 filiales de la Légion ont reçu du soutien au moyen du FUAOV et d’autres fonds seront versés au cours des prochaines semaines par la Direction nationale de la Légion royale canadienne.
Les filiales de la Légion sont parmi les partenaires les plus importants du gouvernement pour soutenir les vétérans et veiller à ce que les Canadiens se souviennent des sacrifices qu'ils ont consentis. Le gouvernement du Canada a fourni aux filiales le financement nécessaire pour leur permettre de faire face à la pandémie et continue de collaborer avec la Légion au nom des vétérans et de leur famille.

Question no 215 --
M. Jeremy Patzer:
En ce qui concerne le processus de demande de candidature pour les nominations au Sénat, depuis le 28 octobre 2019: a) combien de candidatures ont été reçues pour des nominations au Sénat; b) parmi les candidatures en a), combien étaient des candidatures non sollicitées et combien de candidats ont été nommés; c) parmi les candidats nommés, combien ont été nominés par (i) des employés du gouvernement, (ii) du personnel parlementaire, (iii) des ministres ou des députés du parti au pouvoir?
Response
M. Kevin Lamoureux (secrétaire parlementaire du président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et du leader du gouvernement à la Chambre des communes, Lib.):
Monsieur le Président, le nombre de candidatures et de nominations reçues pour les nominations au Sénat sera divulgué par le Comité consultatif indépendant sur les nominations au Sénat dans son prochain rapport au premier ministre.
Le processus de nomination d'une personne pour une nomination au Sénat consiste à soumettre: un formulaire par l’entremise du site Web du Conseil consultatif qui inclue le nom de la personne ou l’organisation et l’adresse de courriel du proposant; le nom, l’adresse de courriel et la province ou le territoire de résidence du candidat; et une description des raisons pour lesquelles la personne serait bien adaptée au rôle.
Le Conseil consultatif ne recueille pas le titre ou le lieu de travail du proposant et ne fait pas de suivi à cet égard, et il garde les informations de celui-ci confidentielles. Tous les individus doivent postuler en soumettant leur candidature par l’entremise du site Web du Conseil consultatif, qu’ils aient été nominés ou non.

Question no 216 --
M. Dan Mazier:
En ce qui concerne la réduction des activités de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada découlant de la pandémie de COVID-19: a) quelles activités de recherche ont été réduites; b) quelles activités de recherche se poursuivent comme prévu; c) quelles activités de recherche demeurent en suspens; d) quel est le plan précis en ce qui concerne le moment où les activités de recherche dont la capacité est réduite pour le moment reprendront à pleine capacité?
Response
L’hon. Marie-Claude Bibeau (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, au début de la période d’interruption des activités en raison de la COVID-19, la plupart des centres de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, ou AAC, ont continué de fonctionner à capacité réduite pour fournir des services essentiels comme le soin du bétail et des collections d’insectes et de matériel génétique et l’entretien de l’équipement spécialisé et des installations de bioconfinement. Des activités essentielles ont suivi pour: assurer l’intendance à long terme des terres et la protection de l’intégrité des études à long terme; entretenir le matériel génétique et l’équipement de terrain et l’infrastructure; entretenir les colonies d’abeilles et les ruches; et fournir du matériel essentiel au secteur, comme des semences de sélectionneur.
En mai et juin, de nombreux projets de recherche sur le terrain sensibles au facteur temps pour la saison de plantation ont repris, notamment l’enregistrement et les essais coopératifs, les parcelles de variétés de la première génération pour appuyer le développement génétique, les essais agronomiques, la recherche sur la lutte intégrée contre les organismes nuisibles et la recherche agroenvironnementale.
AAC a amorcé la réintégration aux centres de recherche au milieu d’août. En date du 13 octobre, les 20 centres de recherche d’AAC avaient tous repris certaines activités en laboratoire, en serre et en étable.
En ce qui concerne la partie b) de la question, les projets et les activités qui pouvaient être menés virtuellement se sont poursuivis tout au long de la pandémie.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, bon nombre de ces projets fonctionnent à capacité réduite en raison de la COVID-19; toutefois, comme la situation continue d’évoluer, il faudra attendre la fin de l’exercice pour déterminer à quel point les activités ont ralenti.
Enfin, en ce qui a trait à la partie d) de la question, nous n’avons pas encore établi de plans précis pour la reprise à pleine capacité des activités de recherche. AAC continue de surveiller la situation et est prêt à adapter son approche au besoin. La santé et la sécurité des employés demeurent la priorité dans la prise de décisions. Le ministère surveillera de près la situation dans les diverses régions du pays et continuera de suivre les directives des autorités locales et provinciales.

Question no 219 --
M. Randy Hoback:
En ce qui concerne la décision du gouvernement de faire installer un équipement de sécurité Nuctech dans des ambassades et des consulats canadiens, et le contrat subséquent octroyé à Deloitte pour examiner les pratiques d’acquisition d’équipement de sécurité: a) quelle est la liste complète des ambassades, des consulats et des autres missions du Canada à l’étranger qui ont installé les appareils à rayons X de Nuctech; b) quelle est la valeur totale de tous les contrats qu’Affaires mondiales Canada (AMC) a passés avec Nuctech depuis le 4 novembre 2015; c) quelle est la valeur du contrat octroyé à Deloitte pour examiner les pratiques d’acquisition d’équipement de sécurité; d) quelle est la portée de l’examen de Deloitte; e) quand l’examen sera-t-il terminé, et les résultats en seront-ils rendus publics; f) le gouvernement a-t-il reçu des garanties écrites de Nuctech selon lesquelles aucune information obtenue, directement ou indirectement, dans le cadre de ses rapports avec AMC ou le gouvernement, ne serait fournie au gouvernement chinois, et, le cas échéant, quels sont les détails de ces garanties?
Response
M. Robert Oliphant (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse aux parties a) et b) de la question, Affaires mondiales Canada n’a acheté aucun appareil à rayons X de Nuctech.
En ce qui concerne la partie c) de la question, des renseignements sur les contrats d’une valeur supérieure à 10 000 $ pour la période visée sont disponibles sous la rubrique « Divulgation proactive » du site « Gouvernement ouvert » à l'adresse suivante: https://open.canada.ca/fr.
Pour ce qui est de la partie d) de la question, Deloitte a été chargé d’effectuer un examen sur le processus d’approvisionnement en équipement de sécurité à Affaires mondiales Canada, y compris un examen des options futures concernant les offres à commandes récemment établies pour l’équipement de sécurité, ainsi qu’un examen des options d’approvisionnement à l’égard des futurs achats d’équipement pour les missions, y compris un examen de la pertinence de créer une nouvelle exception au titre de la sécurité nationale pour les équipements de sécurité.
En ce qui a trait à la partie e) de la question, les versions finales en français et en anglais de l’examen ont été reçues le 19 novembre 2020, puis transmises au Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires le 27 novembre 2020. Elles sont disponibles à l'adresse suivante: https://www.noscommunes.ca/Committees/fr/OGGO/StudyActivity?studyActivityId=10994670.
Enfin, pour ce qui est de la partie f) de la question, Affaires mondiales Canada n’a acheté aucun équipement de Nuctech; aucune garantie n’a donc été demandée.

Question no 224 --
M. Dave Epp:
En ce qui concerne les avis d’augmentation de loyer envoyés aux clients qui louent des locaux dans les édifices appartenant au gouvernement pendant la pandémie: a) combien d’avis d’augmentation de loyer ont été donnés depuis le 1er mars 2020; b) à combien se chiffre l’augmentation moyenne (i) en pourcentage, (ii) en dollars; c) en date du 1er mars 2020, quel était le taux d’inoccupation dans les édifices appartenant au gouvernement, pour ce qui est (i) des locaux pour commerce de détail, (ii) des autres clients; d) quel est le taux d’inoccupation actuel dans les édifices appartenant au gouvernement, pour ce qui est (i) des locaux pour commerce de détail, (ii) des autres clients?
Response
M. Steven MacKinnon (secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, depuis le 1er mars 2020 jusqu'au 5 novembre 2020, dans les immeubles appartenant à Services publics et Approvisionnement Canada, ou SPAC, 42 augmentations de loyer ont été accordées aux locataires qui n'ont pas besoin d'allégement de loyer, ne participent pas actuellement au programme de report de loyer ou à l’Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial, ou AUCLC, et paient actuellement le loyer mensuel complet. Il est à noter qu’il y a 60 avis d'augmentation de loyer conformément aux dispositions du bail qui n’ont pas été émis aux locataires qui participent actuellement au programme de report de loyer ou à l’AUCLC.
Pour ce qui est de la partie b) de la question, l’augmentation moyenne se chiffre, en pourcentage, à 1,82 % ; en dollars, il se chiffre à 1 839,66 $, le montant de l’augmentation variant entre -905,72 $ et 24 650,78 $.
En ce qui concerne la partie c) de la question, voici, en date du 1er mars 2020, le taux d’inoccupation dans les édifices appartenant au gouvernement: pour les locaux de commerce au détail, au 31 mars 2020, la superficie des locaux inoccupés était de 5 600 m2, ce qui représente 6,7 % de tous les locaux pour commerce de détail compris dans le portefeuille de SPAC, qui est de 83 000 m2.
Pour ce qui est des autres clients, c’est sans objet.
Enfin, pour ce qui est de la partie d) de la question, voici le taux d’inoccupation actuel dans les édifices appartenant au gouvernement: pour les locaux de commerce au détail commercialisables, au 1er novembre 2020, la superficie des locaux inoccupés était de 6 300 m2, ce qui représente 7,5 % de tous les locaux pour commerce de détail compris dans le portefeuille de SPAC, qui est de 83 800 m2. Il convient de noter ce qui suit: l’augmentation du taux d’inoccupation, par comparaison au 31 mars 2020, est attribuable aux baux qui ont pris fin depuis cette date; de nouveaux locaux pour commerce de détail d’une superficie de 800 m2 se sont ajoutés depuis le 31 mars 2020.
Pour ce qui est des autres clients, c’est sans objet.

Question no 226 --
M. Dan Mazier:
En ce qui concerne le Fonds d’urgence pour soutenir les organismes chargés de la culture, du patrimoine et du sport: a) combien de demandes de financement le gouvernement a-t-il reçues; b) à combien s’élève le financement total accordé par le Fonds depuis sa création officielle; c) combien de demandes le Fonds a-t-il reçues de la circonscription de Dauphin—Swan River—Neepawa; d) combien de demandes de financement le Fonds a-t-il reçues de demandeurs de la province du Manitoba; e) combien de demandes en d) ont été retenues; f) quels sont les détails de tous les fonds alloués, y compris (i) le bénéficiaire, (ii) le montant, (iii) le lieu, (iv) le type d’organisme, (v) la circonscription fédérale?
Response
Mme Julie Dabrusin (secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, 6 143 demandes ont été faites au ministère du Patrimoine canadien; 7 083 demandes ont été faites au Conseil des arts du Canada, le CAC; et 665 demandes ont été envoyées à Téléfilm Canada. En ce qui concerne la partie b) de la question, depuis sa création officielle, le Fonds d’urgence a accordé 390 697 000 $ par l’entremise de Patrimoine canadien; 62 685 608 $ par l’entremise du CAC; et 29 450 367 $ par l’entremise de Téléfilm Canada. Pour ce qui est de la partie c) de la question, le système financier de Patrimoine canadien ne permet pas d’extraire l’information par circonscription fédérale; le Fonds d’urgence a reçu 3 demandes par l’entremise du CAC; et le système opérationnel de Téléfilm Canada ne permet pas d’extraire l’information par circonscription fédérale.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, Patrimoine canadien a reçu 234 demandes de citoyens du Manitoba; ce nombre ne comprend pas les demandes du Programme d’aide aux athlètes car elles sont divulguées annuellement. Le Conseil des arts du Canada a reçu 184 demandes. Pour sa part, Téléfilm Canada en a reçu 22. Pour ce qui est de la partie e) de la question, le nombre de ces demandes retenues par Patrimoine canadien est 231; ce nombre ne comprend pas les demandes retenues du Programme d’aide aux athlètes. Le Conseil des arts du Canada a reçu 98 demandes. Pour sa part, Téléfilm Canada en a reçu 18.
Enfin, en ce qui concerne la partie f) de la question, pour ce qui est Patrimoine canadien, les informations relatives aux subventions et contributions sont accessibles au public sur le site Web Canada ouvert, à l'adresse suivante: https://rechercher.ouvert.canada.ca/fr/gc/. Pour ce qui est du CAC, la divulgation des bénéficiaires de subventions et prix peut être consultée à l'adresse suivante: https://conseildesarts.ca/a-propos/responsabilite-publique/divulgation-proactive/beneficiaires-de-subventions. Dans le cas de Téléfilm Canada, les informations relatives aux subventions et contributions peuvent être consultées à l'adresse suivante: https://telefilm.ca/fr/transparence/divulgation-proactive/subventions/rapports-par-trimestre.

Question no 228 --
M. Damien C. Kurek:
En ce qui concerne les statistiques sur les personnes incarcérées dans un établissement fédéral depuis 1980: a) combien de détenus ont-ils été condamnés à deux peines d’emprisonnement à perpétuité ou plus; b) des détenus en a), combien ont-ils obtenu une libération conditionnelle, une mise en liberté sous condition ou une libération pour des raisons de compassion; c) des détenus en b), combien ont récidivé pendant leur libération conditionnelle, mise en liberté sous condition ou libération pour des raisons de compassion?
Response
M. Joël Lightbound (secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Lib.):
Monsieur le Président, le Service correctionnel du Canada est dans l’impossibilité de fournir une réponse à cette question, puisqu’une extraction et une analyse d’une quantité importante d’information seraient nécessaires, ce qui ne peut être effectué dans les délais établis.

Question no 229 --
Mme Leona Alleslev:
En ce qui concerne les services de Postes Canada fournis depuis octobre 2017, ventilé par province ou territoire et par mois pour chaque partie de la question: a) quel était le volume de courrier poste-lettres; b) combien de lettres ont reçu la date d’oblitération le jour où elles ont été postées; c) quelles sont les normes de livraison pour le courrier poste-lettres de Postes Canada; d) quels sont les délais de livraison moyens et médians du courrier poste-lettres ainsi que leur moyenne; e) quels volume et pourcentage du courrier poste-lettres livré dépassent les normes de livraison; f) de quelle manière le courrier poste-lettres perdu est-il comptabilisé et signalé; g) quels sont les volumes et pourcentages du courrier poste-lettres perdu; h) quel est le processus d’audit qui sert à évaluer la sécurité, l’efficacité et la rapidité du service au complet, depuis la levée jusqu’à la distribution; i) combien d’audits ont été effectués?
Response
M. Steven MacKinnon (secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, et pour le volume de courrier poste-lettres, il faut consulter l’annexe ci-jointe. Il est impossible de fournir une ventilation des données par province et territoire ainsi que par mois dans le délai imparti.
En ce qui concerne la partie b) de la question, à moins qu’un envoi soit suivi, la Société canadienne des postes, ou SCP, n’est pas en mesure de déterminer ce qui n’a pas été livré. La SCP serait en mesure de savoir le volume de courrier qui est passé par ses machines, mais pas la quantité qui aurait dû y passer c’est-à-dire du courrier déposé, mais non traité. De la même façon, la SCP ne serait pas en mesure de savoir ce qui a été traité, mais non livré.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, conformément au Protocole du service postal canadien, les normes de livraison sont de deux jours ouvrables dans une collectivité, de trois jours ouvrables dans une province et de quatre jours ouvrables entre les provinces.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, entre octobre 2017 et novembre 2020, pour ce qui est du respect des délais de livraison de deux, trois ou quatre jours ouvrables indiqués dans les normes susmentionnées, le rendement de la SCP était de 95,4 % en 2017, de 93,0 % en 2018 et de 95,3 % en 2019. Le rendement de livraison pour 2020 n’est pas encore disponible. La SCP n’est pas en mesure de fournir une ventilation de ces données par province et territoire ainsi que par mois dans le délai imparti.
En ce qui concerne la partie e) de la question, le volume et le pourcentage de courrier poste-lettres livré plus rapidement que ce qui est indiqué dans les normes était de 4,6 % en 2017, de 7 % en 2018 et de 4,7 % en 2019. Le rendement pour 2020 n’est pas encore disponible. La SCP n’est pas en mesure de fournir une ventilation de ces données par province et territoire ainsi que par mois dans le délai imparti.
Pour ce qui est de la partie f) de la question, il faut se référer à la réponse de la partie b). En ce qui a trait à la partie g) de la question, il faut se référer à la réponse de la partie b).
En ce qui concerne la partie h) de la question, la sécurité du courrier est assurée au moyen de plusieurs contrôles de sécurité. Elle commence par la sécurité des boîtes aux lettres, qui ont été conçues en tenant compte de la sécurité et qui sont le fruit d’années d’évolution et d’améliorations, du métal utilisé pour construire les boîtes à la conception des serrures pour sécuriser les produits déposés tout au long de la distribution. Tous ces éléments sont testés avec l’aide de nombreux intervenants et fournisseurs clés, d’ingénieurs, ainsi que de la connaissance interne de l’environnement de sécurité. Le courrier est ensuite acheminé vers les installations de dépôt pour effectuer les évaluations continues des menaces, des risques et de la vulnérabilité. L’évaluation de la sécurité est appelée « indice de sécurité des installations », ou ISI, qui est une évaluation globale de la sécurité fondée sur l’approche d’évaluation des menaces et des risques de la Gendarmerie royale du Canada. Le processus permet d’évaluer non seulement la sécurité physique et les contrôles à l’installation, mais également la conformité à ces contrôles et aux processus de sécurité. Par conséquent, un rapport exhaustif est fourni à la direction dans lequel sont présentés les plans d’action et l’audit de suivi qui sera effectué pour toute lacune importante, de même que les plans de communication appropriés sur les mesures correctives et préventives recommandées.
Enfin, pour ce qui est de la partie i) de la question, au début de 2020, avant la pandémie de COVID-19, 11 examens de l’ISI ont été effectués. Comme ces examens visent habituellement les comptoirs ruraux plus grands, où il y a un risque accru d’exposition à la COVID-19, lorsque la pandémie a commencé, l’attention a plutôt été portée sur la réalisation d’examens visant des comptoirs ruraux plus petits de la Société. Comme il faut moins de temps pour effectuer les audits que les ISI, ces derniers prennent généralement une semaine et les examens visant les comptoirs ruraux un jour, il a été possible de réaliser davantage d’examens, soit plus de 226 jusqu’à maintenant. En comparaison, 39 examens de l’ISI ont été réalisés en 2019, 25 en 2018 et 50 en 2017, une fois le processus mis en œuvre.

Question no 231 --
M. Randall Garrison:
En ce qui concerne les engagements du gouvernement à réduire les émissions de gaz à effet de serre produits par ses ministères et, en particulier, par le ministère de la Défense nationale (MDN): a) quelles sont les cibles actuelles pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre pour le MDN; b) où en est le MDN dans l’atteinte de ces cibles; c) le MDN a-t-il pris en considération l’incidence sur les gaz à effet de serre du remplacement des chasseurs CF-18 dans ses plans et ses cibles de réduction des émissions; d) a-t-on pris en considération l’incidence des gaz à effet de serre dans le processus d’appel d’offres et de sélection d’un fournisseur pour les nouveaux chasseurs; e) quelle mesure le gouvernement prend-il pour s’assurer que les répercussions des émissions de gaz à effet de serre des nouveaux chasseurs sont atténuées dans leur utilisation et leur entretien?
Response
Mme Anita Vandenbeld (secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, Lib.):
Monsieur le Président, la Défense nationale prend des mesures concrètes pour réduire son empreinte carbone au sein de ses biens immobiliers et de ses parcs de véhicules. Cela comprend des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme des marchés de services éconergétiques dans les installations de la Défense, partout au pays, des achats d’énergie propre et une meilleure gestion de l’énergie.
Les investissements continus de la Défense nationale en vue de mettre à niveau et de remplacer son infrastructure et ses parcs de véhicules essentiels contribueront aux efforts du gouvernement visant à atteindre la carboneutralité, d’ici 2050.
En réponse à la partie a) de la question, en 2017, au moment de la publication de la politique de défense du Canada « Protection, Sécurité, Engagement », la Défense nationale souhaitait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport aux émissions de 2005, d’ici 2030. Plus récemment, dans le cadre de la Stratégie énergétique et environnementale de la Défense 2020-2023, la Défense nationale a adopté une cible plus ambitieuse qui s’harmonise à la Stratégie pour un gouvernement vert du gouvernement du Canada. Cela vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses biens immobiliers et des véhicules légers de son parc automobile commercial, dans la mesure du possible, de 40 % par rapport aux émissions de 2005, d’ici 2025, et d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
Outre ses biens immobiliers et les véhicules légers de son parc automobile commercial, la Défense nationale s’engage également à supprimer les émissions nettes de ses parcs de véhicules liés aux opérations de sécurité et de sûreté nationales, d’ici 2050, conformément à la Stratégie pour un gouvernement vert du gouvernement du Canada. Pour son parc de véhicules liés aux opérations de sécurité et de sûreté nationales, composé d’aéronefs, de navires maritimes et de véhicules terrestres tactiques des Forces armées canadiennes, l’objectif de 2050 consiste à envisager le recours à des technologies écologiques et de carburants à faible teneur en carbone, lorsqu’ils sont disponibles, abordables et lorsqu’il est possible de le faire sur le plan opérationnel.
En ce qui concerne la partie b) de la question, dans le cadre de sa Stratégie énergétique et environnementale de la Défense 2016-2019, la Défense nationale s’est engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport aux émissions de 2005, d’ici 2030. En date du 31 mars 2020, la Défense nationale a réduit les émissions de son parc de véhicules légers commerciaux et de ses biens immobiliers de 31 % par rapport aux émissions de 2005, et devrait atteindre la cible de réduction de 40 % d’ici 2025, soit cinq ans avant l’échéance initiale.
Toutefois, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’exploitation du parc de véhicules liés aux opérations de sécurité et de sûreté nationales de la Défense nationale sont supérieures de 11 % aux émissions de 2005, en date du 31 mars 2020. Ces émissions sont liées aux activités des Forces armées canadiennes requises pour garantir la sûreté et la sécurité de l’ensemble de la population canadienne. Ces émissions varieront au fil du temps, car le nombre de déploiements des FAC aura une incidence sur les émissions.
La Défense nationale s’engage à veiller à ce que ses activités soient menées de manière durable, sans compromettre la sûreté et la sécurité des membres des Forces armées canadiennes.
Comme l’indique la Stratégie énergétique et environnementale de la Défense 2020-2023, la Défense nationale s’engage à envisager le recours à des solutions de rechange en matière énergétique, dans le cadre de l’exploitation de son parc de véhicules liés à la sûreté et à la sécurité nationales. Le Canada est l’un des rares pays qui s’engagent à gérer son parc de véhicules militaires de manière durable, dans ce domaine.
Pour ce qui est des parties c) et d) de la question, par l’intermédiaire de la politique de défense du Canada, Protection, Sécurité, Engagement, la Défense nationale s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en demeurant efficace sur le plan opérationnel. La Stratégie énergétique et environnementale de la Défense force le ministère à entreprendre tous les efforts requis pour tenir compte des répercussions environnementales et énergétiques de ses décisions en matière d’achat, de ses activités et de la gestion de ses actifs.
En vertu de cette stratégie, l’ensemble du nouvel équipement militaire acheté doit tenir compte de l’efficience énergétique afin de réduire les coûts d’exploitation globaux et les répercussions environnementales.
Dans le cadre du processus d’évaluation du coût du cycle de vie du Projet des futurs chasseurs, on accorde la priorité aux aéronefs dont la consommation de carburant est inférieure, ce qui a une incidence sur les émissions de gaz à effet de serre de l’aéronef. On prévoit que la nouvelle technologie des systèmes de propulsion des futurs chasseurs pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de la nouvelle flotte d’aéronefs.
La Défense nationale examine également l’utilisation de carburants de remplacement permettant de réduire l’empreinte carbone de ses parcs de véhicules.
Enfin, en ce qui a trait à la partie e) de la question, comme les futurs chasseurs remplaceront une capacité existante, on s’attend à ce que les répercussions globales sur les émissions de gaz à effet de serre soient semblables à celles découlant de la flotte de CF-18 existants. Toutefois, les émissions opérationnelles pourraient être réduites en raison de la nouvelle technologie des systèmes de propulsion des futurs chasseurs. Les émissions dépendront également de la fréquence d’utilisation de ces aéronefs.
La Défense nationale s’efforce également de réduire les émissions liées aux activités de maintenance en améliorant les pratiques et les installations de maintenance. Les installations de Bagotville et de Cold Lake qui seront construites pour les futurs chasseurs seront conçues et construites de façon à accroître l’efficacité énergétique, dans la mesure du possible.
La Défense nationale s’engage à faire preuve de leadership en matière de durabilité environnementale et énergétique et continuera de s’efforcer de respecter son obligation en matière de gestion efficace des biens et des opérations.

Question no 235 --
M. Dan Albas:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à la question inscrite au Feuilleton Q-35, qui dit que le gouvernement a versé « jusqu’à 30 millions de dollars aux petites et moyennes entreprises du secteur forestier » pendant la pandémie: a) quelles entreprises ont obtenu du financement; b) quelles sommes ces entreprises ont-elles reçues; c) à quelle date ces entreprises ont-elles touché les fonds versés par le gouvernement?
Response
M. Paul Lefebvre (secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, et à la suite de l’annonce par le ministre des Ressources naturelles, le 10 juillet 2020, Ressources naturelles Canada a consulté les intervenants et a achevé le plan de mise en œuvre pour cette initiative. Ce programme versera jusqu’à 30 millions de dollars aux petites et moyennes entreprises du secteur forestier, afin de payer les coûts associés à l’adoption des mesures de santé et de sécurité dans le cadre de la COVID-19.
Pour ce qui est de la partie b) de la question, la négociation des accords de contribution avec les provinces et territoires participants avance. La plupart des accords devraient être conclus au début de janvier. Les provinces et les territoires ont reçu un financement de base, en plus d’un montant supplémentaire fondé sur une combinaison de la part de chaque province ou territoire de l’effectif total dans le secteur des forêts et la part de chaque province ou territoire du nombre total d’arbres plantés. Une fois les accords en place, les secteurs de compétence participants compileront et présenteront les demandes de remboursement au gouvernement fédéral. Lorsque ces demandes seront validées et payées, les provinces et territoires pourront rembourser les petites et moyennes entreprises du secteur forestier, probablement dès le début de 2021.
Enfin, en ce qui a trait à la partie c) de la question, les coûts admissibles auront été payés par les entreprises entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Les paiements seront faits sur une base rétroactive. Les secteurs de compétence participants devront indiquer le nom des entreprises ayant reçu un soutien. Puisque ce programme est en cours, l’information accessible ne suffit pas pour fournir une réponse complète à cette question.

Question no 236 --
M. Kerry Diotte:
En ce qui concerne l’engagement du gouvernement à moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD): a) quel est le montant des fonds engagés pour la modernisation du NORAD; b) comment l’engagement financier est-il réparti par année pour chacune des cinq prochaines années?
Response
Mme Anita Vandenbeld (secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, Lib.):
Monsieur le Président, comme le précise la politique de défense du Canada intitulée Protection, Sécurité, Engagement, le ministère de la Défense nationale est résolu à participer à la défense du continent et à protéger l’Amérique du Nord. Cela comprend des engagements visant à faire en sorte que le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, ou NORAD, soit modernisé pour faire face aux menaces et aux défis actuels et futurs.
En réponse à la partie a) de la question, la Défense nationale est en train d’examiner toute une gamme de capacités nécessaires et d’investissements éventuels relativement à la modernisation du NORAD. Cela comprend l’étude de la meilleure façon de respecter les directives énoncées dans la lettre de mandat du ministre de la Défense nationale concernant le renouvellement du Système d’alerte du Nord.
Pour concrétiser ces engagements, le Canada fera fond sur les importants investissements dans les capacités fondamentales de défense du continent déjà prévus dans la politique Protection, Sécurité, Engagement. Ces engagements consistent notamment à acquérir six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, 88 avions de chasse, des systèmes télépilotés renforçant les capacités de surveillance et des capacités spatiales améliorées de surveillance de l’Arctique et de communications.
En ce qui a trait à la partie b) de la question, le financement et l’échéancier de la modernisation du NORAD n’ont pas encore été fixés expressément. À ces égards, le gouvernement prendra ses décisions en tenant compte de toute la gamme des menaces et des défis auxquels font face le Canada et l’Amérique du Nord et sera informé par le biais de consultations avec la nouvelle administration américaine.
Les investissements seront informés par, et s'appuieront sur, l'investissement pluriannuel de 133 millions de dollars programmé par le programme Science et Technologie, ou S et T, pour la connaissance de la situation dans tous les domaines, ou CSTD, de Recherche et développement pour la défense Canada, qui est maintenant presque terminé. Ce programme S et T a exploré une meilleure connaissance du domaine des approches aériennes, maritimes de surface et maritimes souterraines au Canada et en Amérique du Nord, en mettant l'accent sur l'Arctique. Le programme S et T CTSD, qui a connu un grand succès, a permis de réaliser des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés, dont le radar transhorizon, qui pourrait soutenir un futur système de systèmes contre des menaces en évolution. Les connaissances acquises dans le cadre du programme scientifique et technologique de CDST serviront de base à des avis scientifiques pour la modernisation et l'augmentation de la capacité du système d'alerte du Nord dans le cadre d'un tel système de systèmes.

Question no 238 --
Mme Alice Wong:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à la demande que le maire de Vancouver a présentée ou présentera sous peu, et qui vise la décriminalisation d’un certain nombre de drogues illégales dans cette ville, dont la cocaïne, le fentanyl et la méthamphétamine: a) le gouvernement va-t-il permettre la décriminalisation de la cocaïne, du fentanyl et de la méthamphétamine dans cette ville; b) le premier ministre est-il toujours d’avis qu’une décriminalisation totale n’est pas du tout envisagée, comme il l’a déclaré dans une entrevue accordée à Global News et diffusée le 24 septembre 2019?
Response
M. Darren Fisher (secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, Lib.):
Monsieur le Président, l’approche du gouvernement du Canada concernant les problèmes de toxicomanie a été exhaustive et concertée, guidée par notre stratégie fédérale antidrogue, soit la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances, ou SCDAS, qui a été introduite à la fin de 2016. La SCDAS adopte une approche axée sur la santé publique et définit notre cadre d’action fondé sur des données probantes pour réduire les méfaits associés à la consommation de substances au Canada. Elle comprend quatre piliers clés: la prévention, le traitement, la réduction des méfaits et l’application de la loi.
Depuis 2016, le gouvernement du Canada prend des mesures urgentes pour lutter contre la crise des surdoses, par des investissements fédéraux importants de plus de 600 millions de dollars ainsi que par des mesures législatives et réglementaires. Entre autres, le gouvernement travaille avec les provinces et territoires pour améliorer l’accès à des services de réduction des méfaits, comme des sites de consommation supervisée, accroître l’accès à des solutions de rechange de qualité pharmaceutique à l’approvisionnement illégal contaminé, c’est-à-dire un approvisionnement plus sécuritaire, sensibiliser le public aux risques des opioïdes et éliminer les obstacles au traitement, y compris la stigmatisation. Plus récemment, dans le prolongement du financement prévu dans les budgets 2018 et 2019, le gouvernement a fourni 66 millions de dollars supplémentaires sur deux ans, à partir de 2020-2021, pour soutenir les organisations communautaires qui répondent aux problèmes de toxicomanie, notamment pour les aider à fournir des services de première ligne dans le contexte de la COVID-19.
Le gouvernement du Canada reconnaît que dans de nombreuses régions du pays, la pandémie de COVID-19 exacerbe des problèmes de longue date quant à la consommation de substances et à la crise de surdoses; en effet, certaines communautés font maintenant état de taux records de décès par surdose, d’hospitalisations et d’appels aux services médicaux d’urgence. Pour aider à relever ces défis, le gouvernement du Canada a pris des mesures importantes afin de permettre au système de santé de mieux répondre aux besoins des personnes aux prises avec un trouble lié à la consommation de substances pendant la pandémie de COVID-19. Par exemple, le gouvernement a accordé des exemptions de catégorie aux pharmaciens et a assoupli les restrictions sur le transport de substances contrôlées, afin de faciliter l’accès aux médicaments dont les gens ont besoin pendant la pandémie de COVID-19 tout en suivant les conseils de santé publique, comme l’éloignement physique. Il a également fait en sorte qu’il soit plus facile de mettre en place rapidement des sites de prévention des surdoses dans des refuges communautaires temporaires et d’autres lieux. En outre, par l’intermédiaire du Programme sur l’usage et les dépendances aux substances (PUDS) de Santé Canada, le gouvernement du Canada finance 11 projets visant à fournir un approvisionnement souple et plus sécuritaire en médicaments de qualité pharmaceutique aux personnes souffrant de troubles liés à l’utilisation d’opioïdes en Colombie-Britannique, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Ces investissements permettront de créer des voies d’accès aux soins et aux traitements.
La pandémie de COVID-19 a aggravé la crise actuelle des surdoses. Nous avons perdu trop de Canadiens à la suite d’une surdose et tous les ordres de gouvernement doivent redoubler leurs efforts pour sauver des vies. Par exemple, le gouvernement fédéral a travaillé avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et le maire Stewart sur des options qui répondent à leurs besoins locaux et régionaux, en s’inspirant des recommandations de l’Association canadienne des chefs de police et du Service des poursuites pénales du Canada. Nous examinons actuellement la demande de la Ville de Vancouver de prévoir des peines criminelles pour la simple possession de petites quantités de substances contrôlées, et le gouvernement du Canada continuera à travailler pour apporter aux Canadiens qui consomment des substances le soutien dont ils ont besoin.
Le gouvernement du Canada continuera d’encourager la formation de partenariats entre les services chargés de l’application de la loi et les services sociaux et de santé pour aider à détourner les personnes qui utilisent des drogues du système de justice pénale et à les orienter vers les services sociaux et de santé appropriés. Par exemple, en mai 2017, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose. Cette Loi assure une certaine protection juridique aux personnes qui font appel à une aide d’urgence en cas de surdose. Le gouvernement du Canada finance également un projet de trois ans à Peterborough, en Ontario, pour établir une réponse multisectorielle, avec une équipe dédiée à la prise en charge des personnes risquant de faire une surdose, afin de les détourner du système de justice et de les orienter vers les soins de santé. De plus, le 18 août 2020, le Service des poursuites pénales du Canada a publié des lignes directrices à l’intention des procureurs les encourageant à envisager d’autres solutions que la poursuite judiciaire pour les infractions de simple possession, sauf en cas de circonstances atténuantes graves. Cette politique est disponible à l’adresse suivante: https://www.ppsc-sppc.gc.ca/fra/pub/sfpg-fpsd/sfp-fps/tpd/p5/ch13.html.
La crise des surdoses est un problème de santé publique complexe, mais le gouvernement du Canada s’engage à travailler en étroite collaboration avec les provinces, territoires et intervenants clés pour lutter contre les problèmes de toxicomanie et pour s’assurer que les personnes qui consomment des drogues ont le soutien dont elles ont besoin.

Question no 242 --
M. Eric Duncan:
En ce qui concerne les directives données par le ministre du Patrimoine canadien au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications depuis le 1er janvier 2016: quelles sont les directives données, et quelle est la date de chacune des directives?
Response
Mme Julie Dabrusin (secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien, Lib.):
Monsieur le Président, le ministre du Patrimoine canadien a le pouvoir de donner des instructions au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, ou CRTC, exclusivement en vertu du paragraphe 23(3) de la Loi sur la radiodiffusion. Aussi, ces instructions concernent exclusivement les conditions imposées par le CRTC à la Société Radio-Canada, en considération de ces conditions. Le ministre n’a pas donné d’instructions en vertu de cet article depuis le 1er janvier 2016.
Toutefois, le gouverneur en conseil, ou GC, peut donner des instructions au CRTC en vertu des paragraphes 7(1), 26(1) et 27(1) de la Loi. Le GC peut également demander au CRTC de tenir des audiences ou de faire « rapport sur toute question relevant de sa compétence » en vertu du paragraphe 15(1) de la Loi.
Depuis le 1er janvier 2016, le GC a demandé au CRTC de faire un rapport en vertu du paragraphe 15(1) de la Loi. La demande, en date du 22 septembre 2017, C.P. 2017-1195, visait à faire rapport au GC au plus tard le 1er juin 2018, sur les questions suivantes: le ou les modèles de distribution de programmation susceptibles d’exister à l’avenir; la façon dont les Canadiens accéderont à cette programmation et l’intermédiaire par lequel ils pourront y accéder; et la mesure dans laquelle ces modèles pourront garantir un marché intérieur dynamique capable de soutenir en continu la création, la production et la distribution d’une programmation canadienne, dans les deux langues officielles, y compris une programmation originale dans les domaines du divertissement et de l’information.
Depuis 2016, le GC a émis des instructions une fois au CRTC en vertu du paragraphe 27(1). Ces instructions, datées le 3 avril 2020, C.P. 2020-231, concernaient la mise en œuvre de l’Accord Canada — États-Unis — Mexique, ou ACEUM.
À l’exception des deux cas mentionnés, le GC n’a donné aucune instruction au CRTC pendant la période en question et le ministre du Patrimoine canadien n’a donné aucune instruction au CRTC pendant la même période.

Question no 250 --
M. Marty Morantz:
En ce qui concerne la réponse du gouvernement à la question Q-6 inscrite au Feuilleton, au sujet des prêts consentis dans le cadre du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC): a) quel genre d’entreprises sont classées dans la catégorie « autres services » et quelles sont ces entreprises, par exemple; b) quel genre d’entreprises sont classées dans la catégorie « administration publique » et quelles sont ces entreprises, par exemple; c) des prêts dans le cadre du CUEC classés dans la catégorie « administration publique » ont-ils été consentis à une province, un territoire, une municipalité ou tout autre ordre de gouvernement et, le cas échéant, quels sont les détails de ces prêts, y compris (i) le montant, (ii) le destinataire?
Response
Mme Rachel Bendayan (secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Lib.):
Monsieur le Président, Exportation et développement Canada, ou EDC, est fière de contribuer à la réponse du gouvernement du Canada à la COVID-19. EDC a collaboré à la conception du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, le CUEC, et met en œuvre le programme en fournissant un soutien aux institutions financières canadiennes grâce au financement, aux contrôles de validation et à l’administration. EDC poursuivra les initiatives de relance en cours et tentera de trouver de nouvelles possibilités, avec ses partenaires gouvernementaux, pour répondre aux besoins changeants des entreprises canadiennes.
En réponse à la partie a) de la question, les données sectorielles associées au CUEC sont présentées sous la forme de codes de la Classification type des industries, la CTI, ou la Système de classification des industries de l'Amérique du Nord, le SCIAN, si elles existent et sont fournies par des institutions financières. La catégorie « autres services » mentionnée dans la question Q6 inscrite au Feuilleton renvoie aux codes CTI ou SCIAN suivants.
D’abord, le code CTI « R – Autres industries de services », tel que défini par Statistique Canada, que l’on retrouve à l’adresse https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD_f.pl?Function=getVD&TVD=53446&CVD=53447&CPV=R&CST=01011980&CLV=1&MLV=4, englobe ces sous-secteurs: les industries de services de divertissements et loisirs; les industries des services personnels et domestiques; les associations; et d’autres industries de services.
Ensuite, le code SCIAN « 71 – Arts, spectacles et loisirs », tel que défini par Statistique Canada, que l’on retrouve à l’adresse https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD_f.pl?Function=getVD&TVD=307532&CVD=307533&CPV=71&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, englobe ces sous-secteurs: les arts d’interprétation, sports-spectacles et activités connexes; les établissements du patrimoine; et le divertissement, les loisirs, les jeux de hasard et les loteries.
Ensuite, le code SCIAN « 81 – Autres services, sauf les administrations publiques », tel que défini par Statistique Canada, que l’on retrouve à l’adresse https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD_f.pl?Function=getVD&TVD=1181553&CVD=1181554&CPV=81&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, englobe ces sous-secteurs: la réparation et l’entretien; les services personnels et les services de blanchissage; les organismes religieux, les fondations, les groupes de citoyens et les organisations professionnelles et similaires; et les ménages privés.
Enfin, les détails permettant d’identifier un bénéficiaire ne peuvent être fournis sans le consentement de l’institution financière et de l’emprunteur. Le CUEC est administré par EDC, qui collabore étroitement avec les institutions financières canadiennes pour octroyer les prêts relevant du programme aux entreprises admissibles.
Pour ce qui est de la partie b) de la question, les données sectorielles associées au CUEC sont présentées sous la forme de codes CTI ou SCIAN, si elles existent, et sont fournies par les institutions financières. La catégorie « administration publique » mentionnée dans la question Q6 inscrite au Feuilleton renvoie aux codes CTI ou SCIAN suivants.
D’abord, le code CTI « N – Industrie des services gouvernementaux », tel que défini par Statistique Canada, que l’on retrouve à l’adresse https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD_f.pl?Function=getVD&TVD=53446&CVD=53447&CPV=N&CST=01011980&CLV=1&MLV=4, englobe ces sous-secteurs: les industries des services de l’administration fédérale; les industries des services des administrations provinciales et territoriales; les industries des services des administrations locales; et les organismes internationaux et autres organismes extraterritoriaux.
Ensuite, le code SCIAN « 91 – Administrations publiques », tel que défini par Statistique Canada, que l’on retrouve à l’adresse https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p3VD_f.pl?Function=getVD&TVD=1181553&CVD=1181554&CPV=91&CST=01012017&CLV=1&MLV=5, englobe ces sous-secteurs: l’administration publique fédérale; les administrations publiques provinciales et territoriales; les administrations publiques locales, municipales et régionales; les administrations publiques autochtones; et les organismes publics internationaux et autres organismes publics extraterritoriaux.
Enfin, les détails permettant d’identifier un bénéficiaire ne peuvent être fournis sans le consentement de l’institution financière et de l’emprunteur. Le CUEC est administré par EDC, qui collabore étroitement avec les institutions financières canadiennes pour octroyer les prêts relevant du programme aux entreprises admissibles.
Enfin, pour ce qui est de la partie c) de la question, les détails permettant d’identifier un bénéficiaire ne peuvent être fournis sans le consentement de l’institution financière et de l’emprunteur. Le CUEC est administré par EDC, qui collabore étroitement avec les institutions financières canadiennes pour octroyer les prêts relevant du programme aux entreprises admissibles.
Conformément aux exigences du programme énoncées par le gouvernement du Canada, qui sont publiées sur le site Web du CUEC, à l’adresse https://ceba-cuec.ca/fr, l’emprunteur qui présente une demande de prêt confirme ce qui suit: il n’est pas une organisation ou un organisme gouvernemental ou une entité appartenant à part entière à une telle organisation ou un tel organisme. Il n’est pas une organisation à but non lucratif, un organisme de bienfaisance enregistré, un syndicat ou une société ou un ordre d’aide mutuelle, ni une entité appartenant à une telle organisation, à moins d’être une entité qui exploite activement une entreprise au Canada, incluant une entreprise reliée, dans le cas d’un organisme de bienfaisance enregistré, qui génère une partie de son revenu de la fourniture, sur une base régulière, de biens ou de services. Il n’est pas une entité appartenant à un sénateur ou un député fédéral. Il n’encourage pas la violence, n’incite pas à la haine et ne pratique pas de discrimination fondée sur le sexe, l’identité ou l’expression de genre, l’orientation sexuelle, la couleur, la race, l’origine nationale ou ethnique, la religion, l’âge ou les handicaps, qu’il s’agisse de handicaps physiques ou mentaux, de manière contraire aux lois applicables.

Question no 254 --
M. Warren Steinley:
En ce qui concerne les répercussions économiques de la Norme sur les combustibles propres du gouvernement du Canada: a) le gouvernement a-t-il analysé les répercussions de la norme sur l’économie de la Saskatchewan et, le cas échéant, quels sont les résultats et les conclusions de l’analyse; b) le gouvernement a-t-il analysé les répercussions de la norme sur l’industrie pétrolière et gazière de la Saskatchewan et, le cas échéant, quels sont les résultats et les conclusions de l’analyse; c) le gouvernement a-t-il analysé les répercussions de la norme sur le secteur agricole de la Saskatchewan et, le cas échéant, quels sont les résultats et les conclusions de l’analyse; d) Financement agricole Canada a-t-il analysé les répercussions de la norme sur les revenus agricoles ou fait des prévisions à ce sujet et, le cas échéant, quels sont les résultats et les conclusions de l’analyse ou des prévisions?
Response
L’hon. Jonathan Wilkinson (ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Lib.):
Monsieur le Président, le projet de règlement sur la Norme sur les combustibles propres a été publié dans la Gazette du Canada, Partie I, le 19 décembre, ainsi que le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation qui contient les considérations provinciales, régionales et sectorielles. Ces documents peuvent être consultés à cette adresse: http://www.gazette.gc.ca/rp-pr/p1/2020/2020-12-19/html/reg2-fra.html.

Question no 257 --
M. Kelly McCauley:
En ce qui concerne le rapport Deloitte sur des contrats avec des entreprises en Chine, qu’Affaires mondiales Canada a mentionné au Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires le 18 novembre 2020: a) à quelle date ce rapport a-t-il été commandé; b) à quelle date le rapport a-t-il été remis; c) quel est le coût final du rapport; d) quelle était la portée du rapport; e) quel est le titre du rapport; f) quelles sont les constatations ou les conclusions du rapport; g) le rapport avait-il fait l’objet d’un appel d’offres et, si ce n'est pas le cas, pourquoi?
Response
M. Robert Oliphant (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, le rapport a été commandé le 10 août 2020.
En ce qui concerne la partie b) de la question, le rapport a été remis le 19 novembre 2020.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, des renseignements sur les contrats d’une valeur supérieure à 10 000 $ pour la période visée sont disponibles sous la rubrique « Divulgation proactive » du site « Gouvernement ouvert » à l'adresse suivante: https://open.canada.ca/fr.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, Deloitte a été chargé d’effectuer un examen sur le processus d’approvisionnement en équipement de sécurité à Affaires mondiales Canada, y compris un examen des options futures concernant les offres à commandes récemment établies pour l’équipement de sécurité, ainsi qu’un examen des options d’approvisionnement à l’égard des futurs achats d’équipement pour les missions, y compris un examen de la pertinence de créer une nouvelle exception au titre de la sécurité nationale pour les équipements de sécurité.
En réponse à la partie e) de la question, le titre du rapport est « Affaires mondiales Canada – Examen de l’acquisition des équipements de sécurité ».
En ce qui concerne la partie f) de la question, la société Deloitte a effectué un examen indépendant du processus d’acquisition des équipements de sécurité. Cet examen confirme que les fonctionnaires ont suivi toutes les règles et politiques relatives aux équipements de sécurité et qu’il y avait des possibilités d’amélioration dans les domaines suivants: intégration accrue de la sécurité dans le cycle de vie de la gestion du matériel, consultation plus vaste tout au long du processus d’acquisition des équipements de sécurité et fourniture de conseils supplémentaires sur la publication des exigences techniques. L’approche révisée d’Affaires mondiales Canada en matière d’approvisionnement, actuellement en cours d’élaboration avec Services publics et Approvisionnement Canada, intègrera ces recommandations et comprendra des consultations avec des experts en sécurité et, possiblement, la création d’une exception relative à la sécurité nationale afin de limiter les appels d’offres aux fournisseurs de confiance possédant les autorisations de sécurité requises.
Enfin, pour ce qui est de la partie g) de la question, le rapport a fait l’objet d’un appel d’offres.

Question no 260 --
Mme Heather McPherson:
En ce qui concerne la Subvention salariale d’urgence du Canada, depuis sa création, ventilée par province: a) quelles entreprises ont demandé la subvention; b) parmi les entreprises en a), lesquelles ont été jugées admissibles à la subvention; c) pour quelle raison la demande de chacune des entreprises jugées inadmissibles a-t-elle été rejetée?
Response
L’hon. Diane Lebouthillier (ministre du Revenu national, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la question ci-dessus, la Loi no 2 sur les mesures d’urgence visant la COVID-19 mentionne que la Subvention salariale d’urgence du Canada, la SSUC, est accordée aux entités admissibles et elle fournit les définitions des termes liés à la SSUC, dont celles d’« employé admissible » et d’« entité admissible ». Le rôle de l’ARC est d’appliquer la Loi une fois qu’elle est approuvée par le Parlement et qu’elle a reçu la sanction royale.
Bien que cette loi modifie la Loi de l’impôt sur le revenu en accordant à l’ARC le pouvoir discrétionnaire de publier le nom des personnes ou sociétés de personnes qui ont fait des demandes de SSUC, elle ne lui permet pas de publier des renseignements détaillés sur les demandes, comme la province ou le motif du refus, de la manière demandée dans la question ci-dessus.
En date du 25 novembre 2020, c’est-à-dire la date de la question, l’ARC travaille à la mise en place d’un registre public des bénéficiaires de la SSUC. Une fois que ce registre sera disponible sur Canada.ca à l’adresse suivante: https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/subvention/subvention-salariale-urgence.html. Les Canadiens pourront vérifier qui sont les employeurs qui bénéficient de la SSUC.
Bien que l’ARC ait mis en œuvre une programme préliminaire à petite échelle des vérifications après paiement de la SSUC en date du 25 novembre 2020, soit la date de la question, elle n’a pas encore établi de statistiques sur les motifs de refus des demandes. Par conséquent, l'ARC ne peut pas répondre à la question de la manière demandée.

Question no 261 --
Mme Cheryl Gallant:
En ce qui concerne le programme de Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), depuis sa création: a) quel est le montant total versé dans le cadre du programme; b) combien d’entreprises ont reçu des versements, ventilées par (i) le pays de l’adresse réelle, (ii) le pays de l’adresse postale, (iii) le pays du compte bancaire dans lequel les fonds ont été déposés; c) pour toutes les entreprises mentionnées en b) qui sont établies au Canada, quelle est la ventilation par (i) province ou territoire, (ii) municipalité; d) combien d’audits ont été menés auprès des entreprises qui reçoivent la SSUC; e) pour les audits mentionnés en d), combien ont permis de constater que des fonds ont été dépensés à l’extérieur du Canada?
Response
L’hon. Diane Lebouthillier (ministre du Revenu national, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la question ci-dessus, la Loi no 2 sur les mesures d’urgence visant la COVID-19 mentionne que la Subvention salariale d’urgence du Canada, la SSUC, est accordée aux entités admissibles et elle fournit les définitions des termes liés à la SSUC, dont celles d’« employé admissible » et d’« entité admissible ». Le rôle de l’ARC est d’appliquer la Loi une fois qu’elle est approuvée par le Parlement et qu’elle a reçu la sanction royale.
En réponse à la partie a) de la question, les données sur les transactions financières concernant les montants « payés » et « reçus » ne sont pas saisies de la manière demandée dans la question ci-dessus. Plutôt, des statistiques d’ordre général sur la SSUC, dont le nombre demandes reçues et approuvées, le nombre de demandes approuvées selon la valeur et la valeur totale des subventions versées se trouvent à la page « Demandes à ce jour – Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) » sur Canada.ca à l’adresse suivante: https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/subvention/subvention-salariale-urgence/ssuc-statistiques.html.
En ce qui concerne la partie b) de la question, les informations ne sont pas saisies de la manière demandée dans la question ci-dessus.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, les données sur les transactions financières concernant les montants « payés » et « reçus » ne sont pas saisies de la manière demandée dans la question ci-dessus. Plutôt, des statistiques d’ordre général sur la SSUC, dont le nombre de demandes approuvées selon la province ou le territoire, selon le secteur d’activité et selon la taille de l’entreprise du demandeur, se trouvent à la page « Demandes de la SSUC – données détaillées » sur Canada.ca à à l’adresse suivante: https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/subvention/subvention-salariale-urgence/ssuc-statistiques/statistiques-detaillees.html. Les données ne sont pas disponibles par municipalité.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, en date du 26 novembre 2020, l’ARC n’a pas lancé son programme des vérifications après paiement de la SSUC.
Toutefois, l’ARC a lancé un projet de recherche sur les vérifications après paiement de la SSUC à petite échelle qui cible un échantillon limité. L’intention de ce projet pilote est d’en apprendre davantage sur les défis relatifs à la vérification et au contrôle, y compris les types d’inobservation et les niveaux d’observation relatifs à ce programme de prestations, mais aussi sur la poursuite des activités d’observation pendant la pandémie de la COVID-19, et par extension, pendant d’autres crises mondiales. L’ARC peut confirmer qu’en date du 26 novembre 2020, dans le cadre de ce projet de recherche, elle a communiqué avec plus de 700 contribuables et entreprises de divers domaines.
Enfin, en ce qui concerne la partie e) de la question, comme l’ARC n’a pas lancé le programme complet des vérifications après paiement de la SSUC, elle n’assure pas encore le suivi des résultats de vérification de la manière demandée dans la question ci-dessus.

Question no 269 --
M. Scot Davidson:
En ce qui concerne la promesse d’un financement de 40 millions de dollars sur quatre ans pour la protection du lac Simcoe annoncée par l'ex-ministre des Affaires étrangères à Barrie, en Ontario, le 9 octobre 2019: a) quelle portion de la somme de 40 millions de dollars a été versée ou le sera en (i) 2019, (ii) 2020, (iii) 2021, (iv) 2022, (v) 2023; b) quels sont les détails relatifs aux fonds versés depuis le 21 octobre 2019 au titre de cet engagement, y compris (i) la date, (ii) la somme, (iii) le nom du bénéficiaire, (iv) la description du projet?
Response
L’hon. Jonathan Wilkinson (ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Lib.):
Monsieur le Président, dans ma lettre de mandat, il y a un engagement à renforcer les mesures de protection et à entreprendre des démarches pour nettoyer les Grands Lacs, le lac Winnipeg, le lac Simcoe et d’autres grands lacs.
Environnement et Changement climatique Canada étudie actuellement des approches visant à mieux protéger et restaurer les écosystèmes d’eau douce vitaux afin d’aider le ministère à réaliser ses engagements en matière d’eau douce, y compris le lac Simcoe, aux termes de son mandat.

Question no 272 --
M. Randall Garrison:
En ce qui concerne les premières trousses d’autodépistage du VIH dont l’utilisation au pays a été approuvée par Santé Canada et la promesse du gouvernement de distribuer 60 000 de ces trousses d’autodépistage: a) de quelle façon et par le biais de quel programme le gouvernement distribuera-t-il ces trousses; b) combien de ces 60 000 trousses d’autodépistage seront destinées à être distribuées dans les communautés qui doivent surmonter des obstacles plus importants pour accéder au dépistage, notamment afin de garantir l’accessibilité du dépistage chez les personnes autochtones, racialisées, à faible revenu et qui vivent dans les collectivités rurales ou nordiques; c) quels sont les plans à long terme pour assurer une distribution continue, gratuite et à grande échelle auprès des populations les plus à risque?
Response
M. Darren Fisher (secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, l’Agence de la santé publique du Canada, l’ASPC, ne distribue pas elle-même les trousses d’auto-dépistage; cela ne relève pas de sa juridiction. L’initiative REACH/MAP Centre distribuera des trousses d’essai. 60 000 trousses d’autotest seront disponibles dans le cadre d’un programme scientifique de mise en œuvre dirigé par l’initiative REACH/MAP Centre de l’Hôpital St. Michael’s. Cette initiative a été rendue possible grâce au financement des IRSC et d’autres sources.
L’initiative travaille avec deux organismes communautaires clés pour appuyer l’accès et la distribution des 60 000 trousses d’autotest partout au Canada avec des services de navigation par les pairs gratuits et une plateforme de télésanté. Le lancement est prévu le 1er janvier 2021. Les trousses d’autotest seront distribuées dans tout le pays par: le Centre de recherche communautaire pour les hommes, cis et trans, gais, bisexuels, les personnes altersexuelles et les personnes bispirituelles, ou GBT2Q; et Women’s Health in Women’s Hands, ou WHIWH, pour les femmes racialisées des communautés africaine, noire, caribéenne, latino-américaine et sud-asiatique.
En ce qui a trait à la partie b) de la question, tel que mentionné précédemment, les deux principaux organismes communautaires, CBRC and WHIWH, qui participent à l’initiative REACH/MAP Centre, ont des réseaux partout au Canada et sont reconnus pour leur engagement auprès des personnes autochtones, racialisées et celles à faible revenu. La distribution par courrier postal sera possible, permettant l’accès des personnes qui vivent dans les collectivités rurales ou nordiques. L’ASPC ne distribue pas elle-même les trousses d’auto-dépistage; cela ne relève pas de sa compétence.
Enfin, pour ce qui est de la partie c) de la question, la distribution des trousses de test et la fourniture des services associés relèvent des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Question no 274 --
M. Chris d'Entremont:
En ce qui concerne les liens entre les activités de pêche des Premières Nations et la réconciliation: a) combien de rencontres ou de séances d’information au sujet de la réconciliation la ministre des Pêches et des Océans a-t-elle eues depuis le 20 novembre 2019; b) quels sont les détails de chacune des rencontres et des séances d’information en a), y compris (i) la date, (ii) les participants, (iii) le lieu, (iv) l’objet?
Response
L’hon. Bernadette Jordan (ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Lib.):
Monsieur le Président, la mise en œuvre de la décision Marshall est essentielle au travail de réconciliation et demeure une priorité de notre gouvernement. J’ai rencontré et continue de rencontrer régulièrement des dirigeants de Premières Nations et des représentants de l'industrie commerciale. Notre gouvernement travaille avec les communautés pour discuter de leurs plans de pêche et conclure des accords. Ensemble, nous veillerons à ce que le droit d’assurer une subsistance convenable, issu de traités, soit mis en œuvre de manière à garantir une pêche sûre, ordonnée et durable. Notre objectif est et a toujours été de développer une pêche forte, stable et productive dans l’intérêt de toutes les personnes impliquées.
Les informations concernant les séances d'information sont divulguées de manière proactive, conformément à la Loi sur l'accès à l'information et peuvent être trouvées à l'adresse suivante: https://rechercher.ouvert.canada.ca/fr/bn/?sort=score%20desc&page=1&search_text=&bn-search-orgs=P%C3%AAches%20et%20Oc%C3%A9ans%20Canada.

Question no 278 --
Mme Shannon Stubbs:
En ce qui concerne l’examen en matière de la sécurité nationale de la prise de contrôle proposée de TMAC Resources Inc. par Shandong Gold Mining Co. Ltd.: a) à quelle date l’examen a-t-il été ordonné; b) à quelle date l’examen va-t-il débuter; c) à quelle date l’examen est-il censé prendre fin; d) à quelle date le gouvernement arrêtera-t-il sa décision sur la prise de contrôle proposée; e) le gouvernement a-t-il reçu des communications du gouvernement de la Chine qui milite pour la prise de contrôle et, le cas échéant, quels en sont les détails?
Response
M. Ali Ehsassi (secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie (Innovation et Industrie), Lib.):
Monsieur le Président, en vertu de la Loi sur Investissement Canada, les investissements étrangers doivent faire l’objet d’un examen en matière de sécurité nationale. Le Canada continue d’accueillir les investissements qui créent des emplois, stimulent la croissance, permettent l’accès à des chaînes commerciales et de valeurs mondiales et assurent la prospérité à long terme des Canadiens, tout en protégeant ses intérêts sur le plan de la sécurité nationale. Les examens sont réalisés en fonction de chaque cas, dans le cadre d’un rigoureux processus fondé sur des données probantes.
En ce qui concerne l’investissement proposé, Innovation, Sciences et Développement économique Canada peut confirmer que, le 15 octobre 2020, TMAC a annoncé publiquement que le gouverneur en conseil a exigé, par décret, un examen en matière de sécurité nationale de l’investissement en vertu de la Loi et que le 27 novembre 2020, TMAC a annoncé que l’examen en question a été prolongé d’un maximum de 45 jours.
Les dispositions de la Loi en matière de confidentialité s'appliquent aux détails des transactions spécifiques qui font l'objet d'un examen.

Question no 279 --
M. Mark Strahl:
En ce qui concerne le fonds d’assurance-emploi: a) quel était le solde du fonds au 1er mars 2020; b) quel est le solde actuel du fonds; c) combien d’argent a-t-on retiré du fonds pour verser des prestations d’assurance-emploi depuis le 1er mars 2020; d) combien d’argent a-t-on retiré du fonds pour d’autres programmes, comme la Prestation canadienne d’urgence, depuis le 1er mars 2020, ventilé par programme?
Response
M. Irek Kusmierczyk (secrétaire parlementaire de la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l'Inclusion des personnes handicapées, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, le solde du fonds au 1er mars 2020 n'est pas disponible. Cependant, les états financiers vérifiés du compte des opérations de l'assurance-emploi ont été préparés pour l'exercice terminé le 31 mars 2020. Ces états ont été déposés à la Chambre des communes dans le cadre des Comptes publics du Canada, Section 4 - Comptes consolidés au 31 mars 2020. L'information financière relative aux mesures en réponse à la prestation canadienne d'urgence est saisie séparément dans ces états: https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/2020/pdf/2020-vol1-fra.pdf
En ce qui concerne la partie b) de la question, le solde actuel du compte n'est pas disponible car l'exercice financier est toujours en cours. Les états financiers vérifiés présenteront le solde du fonds pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, le total des prestations et des mesures de soutien imputées au compte des opérations de l'assurance-emploi depuis le 1er mars 2020 n'est pas disponible puisque l'exercice financier est toujours en cours. Le total des prestations et des mesures de soutien imputées au compte des opérations de l'assurance-emploi pour la période du 1er avril 2020 au 31 mars 2021 sera présenté dans les états financiers vérifiés pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021.
Enfin, en ce qui a trait à la partie d) de la question, le total des prestations et des mesures de soutien imputées au compte des opérations de l'assurance-emploi depuis le 1er mars 2020 n'est pas disponible puisque l'exercice financier est toujours en cours. Conformément à l'article 153.111 de la Loi sur l'assurance-emploi, le compte des opérations de l'assurance-emploi sera crédité d'un montant déterminé par le ministre des Finances qui correspond au coût total des mesures visant la prestation d'assurance-emploi d’urgence accordée au titre de la présente loi, incluant le coût de la prestation et celui de son administration. Nous pouvons confirmer qu'il s'agit de la seule prestation canadienne d'urgence qui sera versée à même le compte des opérations de l’assurance-emploi, mais financée plus tard par le Trésor. On trouvera de l’information à cette adresse: https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/E-5.6/page-39.html

Question no 280 --
M. Peter Kent:
En ce qui concerne les répercussions sur l’industrie de la radiodiffusion des modifications contenues dans le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois: a) le gouvernement a-t-il préparé un scénario lui permettant de prédire à quoi ressemblera le marché des médias canadiens dans cinq ans si les modifications contenues dans le projet de loi C-10 ne sont pas adoptées; b) le gouvernement a-t-il préparé un scénario lui permettant de prédire à quoi ressemblera le marché des médias canadiens dans cinq ans si les modifications contenues dans le projet de loi C-10 sont adoptées; c) quelles sont les prévisions du gouvernement selon les scénarios en a) et b); d) si le gouvernement n’a pas de prévisions selon les scénarios en a) ou b), sur quoi s’est-il appuyé pour proposer les modifications contenues dans le projet de loi C-10?
Response
Mme Julie Dabrusin (secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, oui, le gouvernement a des projections de ce à quoi ressemblera la production canadienne dans cinq ans sans le projet de loi C-10.
En ce qui concerne la partie b) de la question, l’un des principaux objectifs du projet de loi C-10 est de faire en sorte que tous les diffuseurs, y compris les géants de l’Internet, contribuent au système de radiodiffusion de manière appropriée. Le projet de loi donne au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, le CRTC, les outils dont il a besoin pour réglementer efficacement les diffuseurs en ligne. À cette fin, le gouvernement a préparé des estimations indiquant à quoi ressemblerait la production de contenu canadien, à la fois dans un scénario sans le projet de loi C-10 et avec l’inclusion des diffuseurs en ligne dans le cadre réglementaire canadien après l’adoption des mesures du projet de loi C-10.
Voici la projection tendancielle des futurs volumes de production de contenu télévisuel canadien en réponse à la partie a). Selon les projections internes du ministère du Patrimoine canadien, sans projet de loi C-10, la baisse des revenus de la radiodiffusion commerciale devrait entraîner une diminution de la production de contenu télévisuel canadien d’environ 1 milliard de dollars d’ici 2023 par rapport à 2018. La baisse prévue représenterait une diminution de 34 % du volume de production entre 2018 et 2023.
Ce chiffre fait référence au volume total de la production télévisuelle canadienne, c’est-à-dire les budgets totaux de toutes les productions télévisuelles qui répondent à la définition de « contenu canadien » au cours d’une année donnée. Outre les télédiffuseurs canadiens, il existe de nombreuses autres sources de financement pour la production télévisuelle au Canada, notamment le Fonds des médias du Canada, le financement étranger, les distributeurs canadiens et les crédits d’impôt fédéraux ou provinciaux. L’analyse statistique des données historiques entre 2012 et 2018 provenant de sources multiples a été utilisée pour créer ces projections. Les relations statistiques entre les revenus de la radiodiffusion et la production ont été déterminées et appliquées pour arriver à des projections de production.
Voici maintenant la projection des répercussions du projet de loi C-10 sur les futures contributions au contenu audiovisuel canadien en réponse à la partie b). Selon des estimations internes du ministère du Patrimoine canadien, si le CRTC exige des diffuseurs en ligne qu’ils contribuent au contenu canadien à un taux similaire à celui des diffuseurs traditionnels, les contributions des diffuseurs en ligne à la musique et aux histoires canadiennes pourraient atteindre jusqu’à 830 millions de dollars par an d’ici 2023.
Ce chiffre correspond au total des exigences réglementaires imposées par le CRTC aux diffuseurs pour contribuer au contenu canadien et aux créateurs, plutôt qu’au volume total de production canadienne, qui correspond aux dépenses des producteurs en matière de contenu canadien, en puisant dans de multiples sources de financement. Les contributions des acteurs en ligne entraîneraient une hausse de 35 % des contributions totales au contenu et aux créateurs canadiens en 2023 comparativement au scénario où les diffuseurs traditionnels sont les seuls à contribuer au contenu canadien.
Il y a deux sources principales d’incertitude dans cette estimation du financement du contenu canadien. Premièrement, étant donné que les diffuseurs en ligne ne fournissent généralement pas de données au CRTC ou ne divulguent pas leurs revenus publiquement, les projections ont été préparées à partir des estimations des revenus en ligne et des tendances historiques de ces estimations. Deuxièmement, après avoir tenu des audiences publiques, le CRTC peut imposer aux diffuseurs traditionnels ou en ligne des exigences réglementaires qui diffèrent de ses pratiques actuelles. Cela modifierait considérablement le chiffre ci-dessus, qui est fondé sur les contributions des diffuseurs en ligne, qui sont similaires à celles des diffuseurs traditionnels.
Il est important de noter que 830 millions de dollars de contributions des diffuseurs en ligne n’équivalent pas à une augmentation de 830 millions de dollars du volume de production. Par exemple, une perte de 1 milliard de dollars ne se transformera pas en perte de 170 millions de dollars. En pratique, l’incidence sur le volume de production peut être supérieure ou inférieure à 830 millions de dollars, en fonction de l’ampleur des « retombées" éventuelles et de plusieurs autres facteurs qui ne peuvent être estimés avec les données disponibles.
Enfin, la partie d) de la question est sans objet.

Question no 283 --
M. Philip Lawrence:
En ce qui concerne la section de la page 135 de l’Énoncé économique de l’automne 2020 qui indique que « l’ARC permettra aux employés qui auront travaillé à domicile en 2020 en raison de la COVID-19 et qui doivent assumer des frais modestes de présenter des déductions pouvant atteindre 400 $, fondées sur les heures travaillées à la maison »: a) selon les projections du gouvernement, combien de Canadiens seront admissibles à la déduction; b) combien de temps faut-il avoir travaillé à la maison pour être admissible à la déduction totale de 400 $; c) combien de temps faut-il avoir travaillé à la maison pour être admissible à une déduction inférieure à 400 $ et quelle est la formule utilisée pour calculer le montant de la déduction; d) quels sont les critères d’admissibilité précis utilisés pour déterminer si une personne qui a travaillé à la maison est admissible à cette nouvelle déduction, comparativement aux déductions qui étaient traditionnellement accordées aux personnes qui travaillaient à la maison avant la pandémie?
Response
L’hon. Diane Lebouthillier (ministre du Revenu national, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, l’ARC ne peut pas répondre de la manière demandée car elle ne dispose pas d’informations sur le nombre prévu de Canadiens qui seront admissibles à la déduction.
En ce qui concerne la partie b) de la question, un employé qui travaille de la maison plus de 50 % de son temps, pour une période d’au moins quatre semaines consécutives en 2020 en raison de la COVID-19, peut demander 2 $ pour chaque jour où il a travaillé de la maison pendant cette période. L’employé peut également demander 2 $ pour chaque jour additionnel où il a travaillé de la maison en 2020 en raison de la COVID-19. Le montant maximal pouvant être demandé est de 400 $, qui est atteint après 200 jours de travail à la maison en raison de la COVID-19.
Pour ce qui est de la partie c) de la question, un employé qui travaille de la maison plus de 50 % de son temps, pour une période d’au moins quatre semaines consécutives en 2020 en raison de la COVID-19, peut demander 2 $ pour chaque jour où il a travaillé de la maison pendant cette période. L’employé peut également demander 2 $ pour chaque jour additionnel où il a travaillé de la maison en 2020 en raison de la COVID-19. La formule pour calculer la déduction est celle-ci: 2 $ x le nombre total de jours durant lesquels l’employé a travaillé de la maison en 2020 en raison de la COVID-19, jusqu’à concurrence de 400 $.
En ce qui a trait à la partie d) de la question, la déduction des frais de bureau à domicile n’est pas nouvelle en soi, mais L’ARC a plutôt mis en place une nouvelle méthode temporaire de taux fixe pour simplifier la demande de déduction pour l’année d’imposition 2020. Toutefois, les employés peuvent tout de même choisir d’utiliser la méthode détaillée existante s’ils ont des demandes plus importantes. Les critères d’admissibilité pour utiliser la nouvelle méthode sont les suivants: ils ont travaillé de la maison en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19; ils ont travaillé plus de 50 % du temps de la maison pendant une période d’au moins quatre semaines consécutives en 2020; ils ne réclament que les frais de bureau à domicile et ne réclament pas d’autres dépenses d’emploi; leur employeur ne leur a pas remboursé tous leurs frais de bureau à domicile.

Question no 290 --
M. Eric Melillo:
En ce qui concerne le plan du gouvernement pour la distribution du vaccin contre la COVID-19 dans les collectivités autochtones et éloignées: a) comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre exactement pour distribuer le vaccin; b) au cours de quel mois chacune des collectivités devrait-elle recevoir suffisamment de doses du vaccin pour pouvoir inoculer sa population; c) comment le vaccin sera-t-il distribué aux collectivités les plus reculées ou mis à leur disposition, y compris là où il n’existe pas nécessairement de moyens de transport traditionnels?
Response
Mme Pam Damoff (secrétaire parlementaire du ministre des Services aux Autochtones, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, Services aux Autochtones Canada collabore avec l'Agence de la santé publique du Canada, l’ASPC, les Forces armées canadiennes, les FAC, et le Centre national des opérations pour la logistique des vaccins contre la COVID-19, ainsi que les provinces et territoires pour planifier et mettre en œuvre la distribution des vaccins à toutes les populations autochtones. Selon les directives les plus récentes du Comité consultatif national de l’immunisation, le CCNI, les peuples autochtones ont été identifiés comme une population prioritaire pour recevoir le vaccin. Pendant des décennies, les peuples autochtones ont été négligés et ont fait l'objet d'une discrimination systémique dans les établissements de soins de santé du Canada. Cette discrimination historique et continue a entraîné une méfiance compréhensible à l'égard des systèmes de santé canadiens. Nous continuerons à travailler avec tous nos partenaires, y compris les provinces et les territoires, pour assurer la sécurité culturelle et le respect des Premières Nations, des Inuits et des Métis lors de l'administration du vaccin COVID-19.
D'autres recommandations de séquençage seront faites sur la base de considérations d'éthique, d'équité, de faisabilité et d'acceptabilité, telles que les caractéristiques cliniques des vaccins et le moment exact de l'approvisionnement. Les allocations de vaccins et leur déploiement seront déterminés par les conseils du CCNI, en collaboration avec les partenaires autochtones.
Pour ce qui est de la partie b) de la question, en date du 23 décembre 2020, Pfizer et Moderna sont les seuls producteurs de vaccins candidats à avoir reçu l'autorisation de Santé Canada, et les premiers envois de ces vaccins ont été reçus à divers endroits et sont administrés aux populations prioritaires. Les vaccins contre la COVID-19 seront distribués au Canada de manière progressive, et il est prévu que l'offre commence à répondre à la demande dans le courant de 2021. La quantité et le calendrier de disponibilité des vaccins feront l'objet de discussions permanentes avec les provinces et les territoires. La page Web suivante indique les quantités totales de vaccins distribués par province et territoire, et sa mise à jour hebdomadaire: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/prevention-risques/covid-19-vaccins-traitements/deploiement-vaccin.html.
Enfin en ce qui concerne la partie c) de la question, étant donné les besoins de stockage variables des différents vaccins, la planification est en cours pour déterminer la meilleure façon de fournir des vaccins en toute sécurité aux collectivités éloignées. Les efforts pour soutenir la planification coordonnée comprennent un groupe de travail sur la planification des vaccins contre la COVID-19 dirigé par Services aux Autochtones avec des représentants régionaux, des partenaires autochtones, l'ASPC et des représentants provinciaux et territoriaux.
Les provinces et les territoires reçoivent une allocation du vaccin contre la COVID-19 acheté par le gouvernement fédéral et sont responsables de l'attribution du vaccin à tous ceux qui relèvent de leur compétence, y compris les Premières nations, les Inuits et les Métis. Services aux Autochtones Canada collabore avec des partenaires pour plaider en faveur de la priorisation des peuples des Premières Nations, Inuits et Métis pour l’accès à la vaccin COVID-19 et pour soutenir la planification et la logistique. SAC soutiendra la capacité de distribution de vaccins dans les communautés si nécessaire.

Question no 291 --
M. Michael Kram:
En ce qui concerne la page 27 de la plateforme électorale du Parti libéral du Canada, qui dit: « nous allons fusionner les services financiers et consultatifs actuellement répartis entre plusieurs organismes pour les regrouper sous Financement agricole Canada »: a) quelle mesure particulière, le cas échéant, a été prise depuis l’élection de 2019 pour donner suite à cet engagement; b) quels sont les organismes et les services qui seront regroupés sous Financement agricole Canada; c) combien d’emplois prévoit-on (i) éliminer, (ii) transférer à Financement agricole Canada à la suite de cette fusion, ventilés par organisme; d) quel est l’échéancier de réalisation de cette fusion, avec le calendrier indiquant quand chaque entité faisant désormais partie de Financement agricole Canada mettra fin à ses propres activités, le cas échéant?
Response
L’hon. Marie-Claude Bibeau (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lib.):
Monsieur le Président, au début de 2020, le gouvernement avait commencé à analyser l’engagement pris dans le cadre du programme électoral qu’évoque le député de Regina-Wascana dans la question Q-291 du 3 décembre 2020 en ce qui a trait à Financement agricole Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada avait entrepris une analyse contextuelle du crédit agricole au Canada, y compris les produits et services financiers liés au secteur agricole et agroalimentaire, dont ceux offerts par FAC. Une approche visant à mettre en œuvre cet engagement était en cours d’élaboration conformément à ma lettre de mandat. Cependant, ces travaux ont été suspendus en raison de la survenue de la pandémie de COVID-19 en mars 2020.

Question no 298 --
M. Alexandre Boulerice:
En ce qui concerne la conception et la mise en œuvre du plan de croissance de 10 milliards de dollars de la Banque de l’infrastructure du Canada annoncé le 1er octobre 2020: a) est-ce que des contrats ont été accordés à des fournisseurs du secteur privé, et, le cas échéant, combien; b) quels sont les détails de chacun des contrats en a), y compris (i) la date d’octroi du contrat, (ii) la description des biens ou des services, (iii) le volume, (iv) le montant définitif du contrat, (v) le fournisseur, (vi) le pays du fournisseur?
Response
M. Andy Fillmore (secrétaire parlementaire de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la conception et la mise en œuvre du plan de croissance de 10 milliards de dollars de la Banque de l’infrastructure du Canada annoncé le 1er octobre 2020 et des contrats accordés à des fournisseurs du secteur privé, Infrastructure Canada n'a rien à signaler.

Question no 299 --
M. Alexandre Boulerice:
En ce qui concerne l’Agence du Revenu du Canada et les dépenses relatives en lien avec les « Panama Papers » et les « Paradise Papers »: a) est-ce que des contrats ont été accordés à des fournisseurs du secteur privé, et, le cas échéant, combien; b) quels sont les détails de chacun des contrats en a), y compris (i) la date d’octroi du contrat, (ii) la description des biens ou des services, (iii) le volume, (iv) le montant définitif du contrat, (v) le fournisseur, (vi) le pays du fournisseur?
Response
L’hon. Diane Lebouthillier (ministre du Revenu national, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la question ci-dessus, l’ARC n’a accordé aucun contrat en lien avec les Panama Papers et les Paradise Papers aux fournisseurs du secteur privé entre le 1er décembre 2019 et le 4 décembre 2020, c’est-à-dire à la date de la question.

Question no 309 --
M. Kevin Waugh:
En ce qui concerne le Fonds d’urgence pour soutenir les organismes chargés de la culture, du patrimoine et du sport: a) quel est le total des sommes versées par l’entremise du fonds depuis le 1er mars 2020; b) quels sont les détails du financement octroyé par l’entremise du fonds, y compris (i) le bénéficiaire, (ii) l’emplacement du bénéficiaire, (iii) le montant?
Response
Mme Julie Dabrusin (secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien, Lib.):
Monsieur le Président, pour ce qui est du ministère du Patrimoine canadien, en réponse à la partie a) de la question, le total des sommes versées s’élève à 390 697 000 $; en réponse à la partie b) de la question, les informations relatives aux subventions et contributions sont accessibles au public sur le site Web Canada ouvert, à l'adresse suivante: https://rechercher.ouvert.canada.ca/fr/gc/?sort=score%20desc&page=1&search_text=&gc-search-orgs=Patrimoine%20canadien. Ce site Web exclut les prix fournis par le Programme d'aide aux athlètes car ceux-ci sont divulgués annuellement, à la fin de chaque exercice.
En ce qui concerne le Conseil des arts du Canada, la réponse à la partie a) de la question est 62 685 608 $; en réponse à la partie b) de la question, la divulgation des bénéficiaires de subventions et prix peut être consultée à l'adresse suivante: https://conseildesarts.ca/a-propos/responsabilite-publique/divulgation-proactive/beneficiaires-de-subventions/beneficiaires-de-2017-a-aujourd-hui?form=submitted&page=1&year=all&discipline=Fonds+strat%C3%A9giques&program=Fonds+d%E2%80%99urgence+relatif+%C3%A0+la+COVID-19&recipient=&province=all&city=&area=all&riding=all&Sort1=Recipient&Sort2=Recipient&Sort3=Recipient&firstfiscalyear=2017&lastfiscalyear=2147483647.
Enfin, pour ce qui est de Téléfilm Canada, la réponse à la partie a) de la question est 29 687 367 $; en réponse à la partie b) de la question, les informations relatives aux subventions et contributions peuvent être consultées à l'adresse suivante: https://telefilm.ca/fr/transparence/divulgation-proactive/subventions/rapports-par-trimestre.

Question no 311 --
M. John Nater:
En ce qui concerne le personnel diplomatique et les diplomates canadiens souffrant de symptômes associés à ce qui est communément appelé le syndrome de La Havane: a) à quelle date Affaires mondiales Canada (AMC) a-t-il appris que les diplomates et le personnel diplomatique à Cuba éprouvaient des symptômes; b) quels sont les symptômes spécifiques reconnus par AMC comme étant associés au syndrome de La Havane; c) combien de diplomates ou de membres du personnel diplomatique, actuels ou anciens, et de membres de leur famille ont déclaré présenter des symptômes; d) pourquoi le gouvernement a-t-il avisé les diplomates, en 2017, de ne rien dire au sujet des symptômes dont souffraient les personnes en poste à La Havane?
Response
M. Robert Oliphant (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Lib.):
Monsieur le Président, ce qui suit reflète la réponse consolidée approuvée au nom des ministres d’Affaires mondiales Canada.
Depuis le début des incidents sanitaires, la santé, la sûreté et la sécurité du personnel diplomatique et de leurs familles ont été la priorité absolue.
Le personnel diplomatique du Canada et leurs familles profitent du soutien entier d’Affaires mondiales Canada. Cette expérience a été très pénible pour ces diplomates et leurs familles, et le Ministère continuera de prendre les mesures nécessaires pour les aider.
Bien que nous explorions toutes les pistes, aucune cause définitive des incidents sanitaires n’a été identifiée à ce jour.
Pour des raisons de confidentialité et de sécurité, nous ne pouvons pas commenter sur les enquêtes en cours, les cas individuels ou les mesures de sécurité et d’information précises.

Question no 332 --
M. Blaine Calkins:
En ce qui concerne les dépenses consacrées à des photographes ou des services de photographie par Patrimoine canadien, ou tout autre ministère, pour les visites des membres de la famille royale britannique, depuis le mois de novembre 2015 jusqu'à maintenant: a) à combien s'élèvent ces dépenses; b) quel est le nom de chaque fournisseur; c) quelles étaient la date et la durée de chaque contrat de photographie; d) quelles sont les valeurs initiale et finale de chaque contrat; e) quel est le numéro de dossier de chaque contrat; f) quels sont les coûts associés à chaque séance de photo?
Response
L’hon. Mélanie Joly (ministre du Développement économique et des Langues officielles, Lib.):
Monsieur le Président, le gouvernement du Canada continue d'apprécier la contribution du secteur de la chasse et de la pourvoirie à l'économie touristique canadienne.
Pour la période de 2016 à 2018, Destination Canada a reçu un financement ponctuel spécial de 30 millions de dollars pour le lancement d’une grande campagne touristique aux États-Unis. Cette campagne, intitulée « Accueillir l’Amérique », comprenait un fonds de marketing à frais partagés permettant à Destination Canada d’investir conjointement dans les initiatives de marketing intégrées de ses partenaires aux États-Unis. Les partenaires étaient encouragés à présenter des propositions pour diverses initiatives axées sur des activités spécifiques: chasse, pêche, ski, festivals et événements, gastronomie. Destination Canada n’a dirigé la conception de matériel créatif d’aucune de ces initiatives de marketing à frais partagés.
En 2017, Tourism Saskatchewan a mené une initiative pour un programme national de chasse; elle l’a présentée dans le cadre du fonds de marketing à frais partagés et celle-ci a été approuvée. Destination Canada a co-investi des fonds aux côtés de ses partenaires Tourism Saskatchewan, Travel Manitoba et Spectacular Northwest Territories dans un programme national conçu pour faire connaître les activités de chasse au Canada et permettre aux partenaires canadiens de se positionner dans le marché américain de la chasse.
Les agences de développement régional, ou ADR, du Canada s'efforcent de faire progresser et de diversifier les économies régionales. Par le biais de programmes réguliers, les ADR ont fourni un soutien à l'industrie de la chasse et de la pourvoirie afin d'élargir, de moderniser et de diversifier son offre de produits, ainsi qu'un soutien à la commercialisation. Pour soutenir la stabilisation de l'économie par suite des impacts de la COVID-19, les ADR mettent en place les Fonds d'aide et de relance régionale, ou FARR, conçu pour fournir un soutien en liquidités aux petites et moyennes entreprises et stabiliser l'économie. Les opérateurs touristiques du secteur des pourvoiries sont des bénéficiaires admissibles du FARR. Les projets sont consultables sur le site web de Gouvernement ouvert à l’adresse https://rechercher.ouvert.canada.ca/fr/gc/

Question no 344 --
M. Alex Ruff:
En ce qui concerne les demandes de nouveaux permis de possession et d’acquisition (PPA) et de nouveaux permis de possession et d’acquisition d’une arme à feu à autorisation restreinte (PPA-AFAR) reçues par le gouvernement pendant la pandémie de COVID-19: a) quelle était la date exacte à laquelle les nouvelles demandes de PPA et de PPA AFAR (i) ont cessé d’être traitées pendant la pandémie, (ii) ont recommencé à être traitées; b) combien de nouvelles demandes (i) de PPA, (ii) de PPA AFAR ont été traitées entre le 15 mars 2020 et le 1er décembre 2020, ventilées par semaine?
Response
M. Joël Lightbound (secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Lib.):
Monsieur le Président, en ce qui concerne la Gendarmerie royale du canada, la réponse à la partie a)(i) de la question est la suivante. Le Programme canadien des armes à feu a interrompu la saisie des données des nouvelles demandes de permis de possession et d'acquisition, dans le Système canadien d'information sur les armes à feu par le bureau central de traitement, la semaine du 16 mars 2020. Les contrôleurs des armes à feu ont continué d'approuver les demandes qui avaient déjà été introduites dans le Système d'information canadien sur les armes à feu.
En réponse à la partie a)(ii) de la question, le Programme canadien des armes à feu a redémarré la saisie des données des nouvelles demandes de permis de possession et d'acquisition, dans le Système canadien d'information sur les armes à feu par le bureau central de traitement, la semaine du 13 avril 2020.
En ce qui concerne la partie b) de la question, l’information demandée est fournie à l’annexe 1. Les statistiques pour la période entre le 15 mars et le 1er décembre 2020 des nouvelles demandes de permis de possession et d'acquisition, non restreintes ou restreintes, associées à la saisie des données de ces demandes par le bureau central de traitement.
Agricultural researchAIDS and HIVAir transportationAlbas, DanAlghabra, OmarAlleslev, LeonaArts, recreation and travelAssociate Minister of National DefenceAudits and auditorsBendayan, RachelBibeau, Marie-Claude ...Show all topics
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BQ (QC)
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2020-12-11 10:16 [p.3323]
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech.
I would like to ask him if he agrees with the Bloc Québécois that the francophone portion of production should be significant, around 40%. Does my colleague agree with the Bloc's position on that?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours.
J'aimerais lui demander si, comme le Bloc québécois, il croit que la portion francophone de la production devrait être importante, à savoir autour de 40 %. Mon collègue est-il d'accord sur la position du Bloc?
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CPC (ON)
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2020-12-11 10:17 [p.3323]
Madam Speaker, I think all my opposition colleagues believe, as I do, that Quebec culture is Canadian culture, and that it is very important to support Canadian culture.
I said in the opening of my speech that we would love to be sitting at home having some Sortilège and tourtière. That is one of my family traditions and part of my culture.
This relates to one of the flaws of the bill, and I want to thank my colleague from the Bloc for bringing it up. Quebec culture is Canadian culture, and we love our country. We love Quebec and every province in our wonderful country. We need to support that moving forward.
Madame la Présidente, tous mes collègues de l'opposition — je crois — et moi pensons que la culture québécoise est la culture canadienne et qu'il est très important d'appuyer la culture canadienne.
Au début de mon intervention, j'ai dit que nous aimerions être à la maison en train de boire du Sortilège et de manger de la tourtière. C'est l'une de mes traditions familiales, et cela fait partie de ma culture.
Ma collègue du Bloc a mis le doigt sur l'une des lacunes du projet de loi, et je l'en remercie. La culture québécoise fait partie de la culture canadienne, et nous aimons notre pays. Nous aimons le Québec et toutes les provinces de notre formidable pays. À l'avenir, nous devons donc appuyer notre culture.
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CPC (BC)
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2020-12-11 10:19 [p.3323]
Madam Speaker, I am glad the government has finally brought this long-awaited modernization of the Broadcasting Act, also known as Bill C-10. Too often government regulations have fallen far behind human innovations and progress, such as those for unmanned aerial vehicles, also known as drones, and various forms of the sharing economy, and it is definitely encouraging to see, 15 years after its founding and 10 years after YouTube reached one billion views, that the act is being updated for social media platforms. However, my initial excitement was doused with a bucket of cold water when I saw some of the half-hearted measures and the complete abdication of responsibility. We missed a great opportunity to genuinely reform the act for the 21st century, and I therefore find it challenging to cast my support for it.
Let me explain. In my research preparing for this speech, I came across Dr. Michael Geist's criticism of the faults of the proposed changes in Bill C-10. In fact, there are so many problems, he has a daily blog called “The Broadcasting Act Blunder”. Allow me to mention a few highlights from this blog.
First, Bill C-10, as a broadcast reform bill, could spell the end of Canadian ownership requirements by removing Canadian ownership and control requirements from the Broadcasting Act, yet the heritage minister says the bill would safeguard cultural sovereignty. Second, the bill in no way prevents online streaming services from operating in Canada or requires them to be licensed. It instead requires registration, which may result in nondescript additional regulations and conditions that are “virtually indistinguishable from licensing requirements”.
When the Liberals claim it ensures that online broadcasting is covered under the act, why is it covered in such indecisive terms? The bill creates uncertainty, increases consumer costs and creates a risk for tariffs and blocking content from Canada. However, the government calls the bill a matter of fairness.
Michael Geist is not one of those regular Canadians who the elitist government looks down upon. He is a Canadian academic. In fact, he is the Canada research chair in Internet and e-commerce law at the University of Ottawa and a member of the Centre for Law, Technology and Society. He holds multiple law degrees from prestigious institutions and has taught around the world. It would be fair to take his misgivings on the bill seriously.
Let us take a closer look at fairness. The Liberals say they are updating broadcasting and regulatory policies to better reflect the diversity of Canadian society. How is it fair to virtual signal with much empty aspirations about gender equality, LGBTQ2+ people, racialized communities, persons with disabilities and indigenous peoples without specifying how the changes will help them? Is it fair to arm the CRTC with new enforcement powers through an administrative monetary penalty scheme that, when translated into English, means government's overreach could potentially end in a windfall of cold hard cash?
Speaking of cash, is it fair that the government has used the pandemic to repeatedly seek more unchecked power for itself, all the while drowning Canadians in a projected $1.2 trillion in national debt? That is a credit card debt of more than $63,000 for each of Facebook Canada's alleged 19 million registered users in this country. Estimates indicate that if online broadcasters are taxed for Canadian content at a rate similar to that of traditional broadcasting, the new framework would create an $830 million government windfall in three years, by 2023.
In addition to power grabs, the government also wants a cash grab, but the obvious other side to this is increased costs. When someone is going to pays for fees that are projected to run into hundreds of millions of dollars, it is only obvious the burden will fall on Canadian consumers. None of this is fair to Canadians, and Bill C-10 follows a pattern we have become all too familiar with this year: bold intentions, little clarity, empty promises and a failure to deliver meaningful changes.
I, for one, am tired of seeing our government feeding Canadians word salad for every meal. It is past time for a meaty and substantial policy to be put forward.
Bill C-10 would hand massive new powers to the CRTC, Canada's telecommunications and broadcast regulator, to regulate online streaming services, opening the door to mandated Canadian content, also known as CanCon, payments; discoverability requirements, even though we have no issue discovering Canadian content on any capable search engine today without it; and confidential information disclosures, all backed by new fining powers.
Many of the details will be sorted out by the beefed-up CRTC bureaucracy long after the legislation is gone. The specifics will take years to unfold, meanwhile leaving Canadians in uncertainty and insecurity. Some are estimating it will take nine months alone to undertake the very first regulatory phase.
Thankfully, from where I am sitting, it appears that Canadians are not being fooled this time. They are calling for beneficial legislation that would tax multi-billion dollar foreign corporations such as Google and Facebook. They realize the bill would kick the legs out from under small content creators. They know the bill would be the surrender of any meaningful priority.
My office has been receiving notices from online campaigners asking to compel the CRTC to regulate online broadcasters, update the CBC mandate and governance structure and make sure social media companies are responsible for the illegal content they broadcast. They say, “Any updated Broadcasting Act that doesn't tackle these key issues isn't doing enough to defend Canadian broadcasting, culture and journalism.”
The bill also lacks definitions to clarify applications for social media services and user-generated content. For example, if a friend of mine sets up a subscriber-funded online broadcasting app to live-stream programs of Canadian current affairs and commentaries, unlike the author of this act seems to assume, he is doing this on his own and not relying on any of the big box social media platforms. His single-operator platform would be subjected to CRTC's mercy to allow his exercise in freedom of expression and speech, at best, or it would get buried out of business under the mounds of bureaucratic red tape, at worst. It is clear Bill C-10 does not meet the concerns of regular people.
I believe government control should be adequate and not overarching. As Andrew Coyne writes in The Globe and Mail, “But just how far the state's regulatory tentacles will now extend will depend in large part on how the CRTC interprets its new powers—and the bill's language gives plenty of room to worry.” I agree.
He is not alone in holding this view, though. Laura Tribe, executive director of OpenMedia, an Internet watchdog group, has issued an urgent warning, saying, “[The minister] has created an artificial sense of crisis around Canadian cultural content—content that is surviving and flourishing in the 21st century.” Amid all the other crises we have experienced this year, I hardly think now is the time or place to be manufacturing a new one to hive that policy.
When it comes to bills, like Bill C-10, that make claims as bold as they do, I agree with Andrew Coyne when he says, “You can lead a horse to culture, but you can't make it watch.”
On the last sitting day of the House, I wish you, Madam Speaker, and every member of the House of Commons a merry Christmas, happy Hanukkah and happy holidays.
Madame la Présidente, je suis ravi que le gouvernement ait enfin mis de l'avant la modernisation tant attendue de la Loi sur la radiodiffusion, le projet de loi C-10. Trop souvent, les réglementations gouvernementales accusent du retard par rapport aux innovations et aux progrès, comme ceux concernant les véhicules aériens sans pilote, également appelés drones, et les diverses formes d'économie du partage. Il est vraiment encourageant de constater que, 15 ans après le lancement de YouTube, et 10 ans après que le site ait cumulé le milliard de vues, la Loi sur la radiodiffusion sera modernisée pour tenir compte des plateformes de médias sociaux. Toutefois, mon enthousiasme initial s'est beaucoup refroidi lorsque j'ai pris connaissance de certaines des mesures timides prévues et de l'abdication totale de responsabilité. Nous avons manqué une grande occasion de moderniser en profondeur la Loi sur la radiodiffusion pour le 21e siècle, et je trouve donc difficile d'appuyer le projet de loi.
Je m'explique. En effectuant des recherches pour préparer ce discours, je suis tombé sur les critiques de l'avocat Michael Geist concernant les lacunes dans les modifications proposées par le projet de loi C-10. En fait, ces lacunes sont si nombreuses que M. Geist leur consacre un blogue quotidien intitulé « The Broadcasting Act Blunder ». J'aimerais mentionner quelques faits saillants de ce blogue.
Premièrement, le projet de loi C-10, qui porte sur la réforme de la radiodiffusion, pourrait faire disparaître les exigences en matière de propriété canadienne si l'on supprime ces dernières ainsi que les mesures de contrôle de la Loi sur la radiodiffusion. Pourtant, le ministre du Patrimoine canadien affirme que ce projet de loi protégera notre souveraineté culturelle. Deuxièmement, le projet de loi ne crée aucun obstacle pour que des exploitants de services de diffusion en continu mènent leurs activités au Canada ou qu'ils soient tenus d'obtenir une licence pour le faire. Il exige plutôt qu'ils s'enregistrent, ce qui pourrait donner lieu à des règlements et conditions additionnels pratiquement indissociables des exigences relatives aux licences.
Quand les libéraux soutiennent que le projet de loi s'appliquera aux services de radiodiffusion en ligne, pourquoi les dispositions à cet effet sont-elles si floues? Le projet de loi crée de l'incertitude, accroît les coûts pour les consommateurs et entraîne le risque de l'imposition de tarifs et de blocage du contenu canadien. Cependant, le gouvernement considère que ce projet de loi repose sur l'équité.
Michael Geist n'est pas l'un de ces Canadiens ordinaires que le gouvernement élitiste méprise. C'est un universitaire canadien. En fait, il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit d'Internet et du commerce électronique à l'Université d'Ottawa en plus d'être membre du Centre de recherche en droit, technologie et société. Il possède de nombreux diplômes en droit de diverses institutions prestigieuses et il a enseigné un peu partout dans le monde. Par souci d'équité, nous devrions prendra au sérieux ses réserves à propos du projet de loi.
Parlons-en, d'équité, justement. Les libéraux disent qu'ils actualisent les politiques de radiodiffusion et de réglementation afin qu'elles reflètent mieux la diversité de la société canadienne. Le problème, c'est que, tant qu'ils ne préciseront pas en quoi les changements annoncés vont aider les femmes, la communauté LGBTQ2+, les personnes racialisées ou handicapées et les Autochtones, ce ne seront toujours que des paroles en l'air parées de belles intentions, alors elle est où, l'équité? Est-ce équitable d'accorder au CRTC le pouvoir d'imposer des sanctions administratives pécuniaires et d'étendre ainsi les pouvoirs du gouvernement? Pourrait-il s'agir d'une façon de faire entrer de l'argent dans les coffres de l'État?
Parlant d'argent, le gouvernement a-t-il agi de manière équitable en profitant de toutes les occasions qui s'offraient à lui de s'accorder de nouveaux pouvoirs à l'abri de tout examen et de plonger ce faisant les Canadiens dans l'endettement, car je rappelle que, la dette nationale pourrait bien atteindre 1,2 billion de dollars? C'est comme si chacun des 19 millions d'utilisateurs Facebook que le Canada est censé compter avait une dette de carte de crédit de 63 000 $. On calcule que, si les diffuseurs en ligne étaient imposés pour le contenu canadien au même taux que les diffuseurs traditionnels, le futur cadre ferait entrer 830 millions de dollars dans les coffres de l'État d'ici 2023, soit en à peine trois ans.
En plus de s'arroger des pouvoirs, le gouvernement cherche aussi des moyens de garnir ses goussets, mais il ne faut pas oublier qu'il y a des coûts rattachés à toutes ces tactiques. À qui seront refilés tous ces frais, qui devraient se chiffrer en centaines de millions de dollars? Aux consommateurs canadiens, évidemment. Rien de tout cela n'est équitable pour les Canadiens, et le projet de loi C-10 suit un scénario que nous ne connaissons que trop bien: on commence par de grandes intentions, on fait suivre avec des promesses creuses, on enveloppe le tout d'un grand flou et on n'apporte au final que très peu de changements concrets.
Personnellement, j'en ai assez de voir le gouvernement tenter de faire avaler des salades de mots aux Canadiens jour après jour. Il serait grand temps qu'il présente une politique substantielle, qui a du mordant.
Le projet de loi C-10 conférerait de nouveaux pouvoirs énormes au CRTC, organisme fédéral de réglementation des télécommunications et de la radiodiffusion, pour réglementer les services de diffusion en continu en ligne. Il ouvrirait la voie à un contenu canadien prescrit par la loi et à des exigences concernant les paiements, la découvrabilité — bien que nous n'ayons aucun mal à trouver le contenu canadien à l'heure actuelle en utilisant n'importe quel moteur de recherche efficace — et la communication de renseignements confidentiels, autant d'éléments auxquels s'appliquerait le nouveau pouvoir d'imposer des amendes.
Bon nombre des détails seront réglés par la bureaucratie renforcée du CRTC longtemps après l'adoption du projet de loi. Il faudra des années pour que les détails prennent forme et, entretemps, les Canadiens resteront dans un climat d'incertitude et d'insécurité. Selon certaines estimations, la première phase de réglementation exigera à elle seule neuf mois.
Heureusement, d'après ce que je peux voir, les Canadiens ne se laissent pas prendre cette fois-ci. Ils demandent une mesure législative avantageuse qui viserait à imposer les entreprises étrangères multimilliardaires comme Google et Facebook. Ils comprennent que le projet de loi actuel nuirait aux petits créateurs de contenu et qu'il entraînerait l'abandon de toute priorité concrète.
Mon bureau reçoit des communications écrites de militants en ligne qui demandent que l’on contraigne le CRTC à réglementer les diffuseurs en ligne, à moderniser le mandat et la structure de gouvernance de la CBC/Radio-Canada et à faire en sorte que les entreprises de médias sociaux soient tenues responsables du contenu illégal qu'elles diffusent. De l'avis de ces militants, une nouvelle Loi sur la radiodiffusion qui ne s'attaque pas à ces principaux problèmes est insuffisante pour défendre la radiodiffusion, la culture et le journalisme canadiens.
Le projet de loi manque aussi de définitions pour préciser ce qu'il en est pour les services de médias sociaux et le contenu généré par les utilisateurs. Par exemple, si mon ami crée une application en ligne financée par des abonnements pour diffuser en direct des émissions canadiennes d'actualité et de commentaires, contrairement à ce que semble croire l'auteur du projet de loi, mon ami agit indépendamment et ne s'en remet pas aux plateformes des géants des médias sociaux. Au mieux, sa plateforme d'exploitant unique serait à la merci du CRTC pour pouvoir exercer sa liberté d'expression; au pire, elle serait étouffée par des quantités de tracasseries administratives et finirait par fermer. Il est clair que le projet de loi C-10 ne suffit pas à répondre aux préoccupations des citoyens ordinaires.
Je crois que le contrôle gouvernemental devrait être adéquat, mais pas exagéré. Comme l'exprime Andrew Coyle dans le Globe and Mail, « l'étendue du pouvoir régulateur de l'État dépendra en grande partie de la manière dont le CRTC interprète ses nouveaux pouvoirs — et la libellé du projet de loi donne amplement matière à s'inquiéter. »Je suis tout à fait d'accord.
Il n'est cependant pas le seul de cet avis. Laura Tribe, directrice générale d'OpenMedia, un organisme de surveillance du Web, a sonné l'alarme en disant: « [Le ministre] a créé artificiellement un climat de crise en ce qui concerne le contenu culturel canadien, alors que ce contenu survit et reste dynamique au XXIe siècle. » Compte tenu de toutes les autres crises que nous avons vécues cette année, je crois que le moment est mal choisi pour en fabriquer une autre pour pouvoir diffuser cette politique.
Lorsqu'on vante autant les mérites d'un projet de loi comme le projet de loi C-10, je suis d'accord avec Andrew Coyne lorsqu'il dit: « On ne peut pas amener quelqu'un qui n'a pas soif de culture à s'en abreuver. »
En cette dernière journée de séance, je vous souhaite, madame la Présidente, ainsi qu'à tous les députés, un joyeux Noël, une joyeuse Hanouka et de joyeuses Fêtes.
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, as the member of Parliament for Renfrew—Nipissing—Pembroke, I take this opportunity to wish everyone a merry Christmas and a happy new year.
I thank my constituents for all of their support. It is a great honour to represent them in the Parliament of Canada.
I welcome this opportunity to express the concerns of my constituents regarding Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts.
The challenge I have as a legislator is this: Do the changes to the Broadcasting Act, which was originally enacted under a previous Conservative government, outweigh the concerns of Canadians regarding the steady erosion of free speech in Canada?
When the Minister of Canadian Heritage started talking about hate speech and fake news, it pandered to the less tolerant, the alt-left crowd. Their agenda is to silence the diversity in the voices in Canada. Canadians have every reason to be concerned. The Prime Minister goes to the United Nations and says one thing, and then denies his own words when questioned about his version of the great reset he has planned for Canada. It is not in the best interests of Canadians to turn the CRTC into some kind of censor board beyond the reach of Parliament.
I proudly speak today as a member of Parliament for the Renfrew—Nipissing—Pembroke riding, which is rife with Canadians and their stories, together with the storytellers. Canadians are proud of our stories. The storytellers want to share their stories with the world. The government claims Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act, would support the Canadian storytellers. We all know that it would not support all Canadian storytellers, just the government-approved storytellers.
What is the price to support these government-approved storytellers? According to the government, the financial price is close to $1 billion, but what about the cost to freedom of expression, regulating the Internet, demanding control over algorithms and restricting foreign programming? Is this really a price Canadians wish to pay to not watch central, committee-approved, bland television productions? If Canadians knew the real costs and consequences of the Liberal bill to regulate the Internet, what they are really were, they would reject it entirely.
There are three things that Canadians need to understand about the bill. First, it is a deception. The Liberals would change the very definition of the words in order to grab some money for their friends. Second, it is an attack on freedom of expression. Mandating speech is the same as restricting speech. Third, in proclaiming to support diversity, the government would reduce the diversity of stories that Canadians have access to, and this would have a particular set of consequences for new Canadians and refugees who speak neither of the two official languages. This is what happens when governments strip our liberties away. The least powerful pay the highest price, but we all bear a cost. That is the reason for this deception. The Liberals cannot be honest about what they are doing, because what they are doing violates the charter. It violates freedom of expression.
We have the deception, the attack on free speech and the attack on diversity. I will begin with the deception, and for that we need to go back to why we have a Broadcasting Act.
Why is there a Broadcasting Act regulating television and radio but not a newsprint act regulating newspapers? It is because newspapers use their own print and paper to express their views. Broadcasters use public airwaves to broadly cast out electromagnetic signals that televisions and radio receivers can pick up. Airwaves are a classic public good. Broadcasters cannot use the same frequency or their signals become lost. Frequencies have to be allocated by the government or else everyone would broadcast on every frequency and nobody would get a signal.
For-profit broadcasters cannot charge customers for the signal after they have already broadcasted out, but the broadcasters were introduced to advertisers, and they all made a lot of money. The government later told these broadcasters that, in return for making huge profits from public airwaves, they would be required to support Canadian storytellers, artists and musicians. Canadians were largely supportive of using Canadian airwaves to support Canadians.
Even when cable came along, the government had a role in regulating cable monopolies for the public good. This arrangement was good for the companies, good for the government–funded, committee-approved storytellers and good for the advertisers. Any Canadian with a radio, TV and some rabbit ears could watch or listen to the free entertainment. The business model was simple: Cast out the programs to the broadest audience possible and then sell the viewership to advertisers.
Canadian consumers of music and stories received quantity over quality. Then the Internet came along and changed everything. It changed everything for advertisers. Just ask the newspapers that, ironically enough, are now lobbying for a newsprint act to bail them out. It changed everything for musicians and storytellers. Just ask Justin Bieber if he would have his globe-spanning career were it not for YouTube. It changed everything for consumers. No longer did they have to sit at a specific time to watch a somewhat decent program. Now they can watch when they want but, more importantly, they can watch what they really want.
For nearly 70 years, the biggest change in broadcasting was colour TV. Then in the last 20 years, everything from production to distribution has been revolutionized. In response to this tremendous revolution in technology, entertainment and opportunities, in response to all this change, the government’s only play is to fall back on 1970s-era protectionist talking points and slap 1930s-era legislation on a 21st-century technology. It is old, it is tired and it is a deception. These companies do not use public airwaves to broadcast out a signal. It is ridiculous to call them broadcasters.
The only reason the government is doing this is to stretch the justification of regulating public airwaves into a justification for regulating private viewing. As I said in my initial remarks, it has to commit this deception to hide the truth. This is regulating expression. It is a limit on speech. Our freedom of speech and our freedom of expression are not just about the right to be heard. It is also about our right to hear, to listen, to see and to understand. It is a human right, not a Canadian privilege.
What is a privilege is to live in a time and place where we can experience stories from any human on earth. The Internet has turned all of us into both broadcasters and receivers. The government seeks to regulate that. It seeks to control it. It wants to put the toothpaste back into the tube and turn the clock back to the seventies. It wants to bring back The Beachcombers, but it is not going to happen. It is 2020 and if there has ever been a year when Canadians appreciate the ability to watch what they want when they want it, it is now.
The government has different plan. It wants to regulate what people can watch. They want to charge a tax on these streamers to even have the opportunity to offer Canadians any kind of programming.
These new taxes and regulations will cut Canadians off from a growing, rich, diverse array of new streaming services from across the world. The Liberal attack on freedom of expression is an attack on diversity. The Liberals claim that this tax will help them fund a new film school of grads with diverse backgrounds, but what about the thousands of diverse Canadians who lose out?
Does the Liberal government really believe an Indian Bollywood streaming service is going to stay in the Canadian market if it is required to produce an unprofitable amount of programming? The grandmother who recently arrived on a family reunification visa had sure better hope so. She might be in luck, due to the millions of Canadians who watch those films, but what about new Canadians from different countries? Will every foreign-language streaming service in every country be required to produce Canadian content?
Madame la Présidente, en tant que députée de Renfrew—Nipissing—Pembroke, je profite de l'occasion pour souhaiter à tous un joyeux Noël et une bonne et heureuse année.
Je remercie les habitants de ma circonscription de leur soutien. C'est un grand honneur de les représenter au Parlement du Canada.
Je suis heureuse de pouvoir exprimer les réserves des habitants de ma circonscription au sujet du projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois.
En tant que législatrice, le problème que me pose le projet de loi est le suivant. Est-ce que les modifications proposées à la Loi sur la radiodiffusion, laquelle a été promulguée sous un gouvernement conservateur précédent, l'emportent sur les préoccupations des Canadiens face à l'érosion de la liberté de parole au Canada?
Lorsque le ministre du Patrimoine canadien a commencé à parler de discours haineux et de fausses nouvelles, il cherchait à plaire à la gauche alternative, qui est moins tolérante et dont l'intention est de faire taire la diversité des voix au Canada. Les Canadiens ont tout à fait raison de s'inquiéter. Le premier ministre va aux Nations unies et dit une chose, puis nie ses propres propos lorsqu'on le questionne au sujet de sa version de la grande réinitialisation qu'il planifie pour le Canada. Ce n'est pas dans l'intérêt des Canadiens de faire du CRTC une sorte de bureau de censure soustrait à l'examen parlementaire.
C'est avec fierté que je prends la parole aujourd'hui à titre de députée de Renfrew—Nipissing Pembroke, circonscription remplie de Canadiens qui ont des récits à raconter. Les Canadiens sont fiers des contenus que nous diffusons. Les conteurs veulent communiquer leurs histoires au monde entier. Le gouvernement prétend que le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion, vise à appuyer les créateurs de contenu canadiens. Pourtant, nous savons tous que ce projet de loi ne vise pas du tout à soutenir l'ensemble des créateurs de contenu, mais seulement ceux qui sont approuvés par le gouvernement.
Quel est le prix à payer pour soutenir ces créateurs de contenu approuvés par le gouvernement? Selon le gouvernement, le prix approche le milliard de dollars, mais combien coûtent la liberté d'expression, la réglementation de l'Internet, le contrôle des algorithmes et la restriction des programmes d'origine étrangère? Est-ce vraiment un prix que les Canadiens sont prêts à payer pour ne pas regarder les productions télévisuelles officielles, fades et ayant reçu l'imprimatur de tel ou tel comité? Si les Canadiens connaissaient vraiment les coûts et les conséquences du projet de loi libéral visant à réglementer l'Internet, ils le rejetteraient entièrement.
Il y a trois choses que les Canadiens doivent comprendre à propos du projet de loi. Premièrement, il s'agit d'une tromperie. Les libéraux modifieraient la définition même des mots afin de s'emparer d'un peu d'argent pour leurs amis. Deuxièmement, c'est une attaque contre la liberté d'expression. Rendre la parole obligatoire revient à la restreindre. Troisièmement, en proclamant qu'il appuie la diversité, le gouvernement réduirait la variété des histoires auxquelles les Canadiens ont accès, ce qui aurait des conséquences particulières sur les nouveaux Canadiens et les réfugiés qui ne parlent ni l'une ni l'autre des deux langues officielles. C'est ce qui arrive lorsque les gouvernements nous privent de nos libertés. Les gens les moins puissants paient le gros prix, mais nous en payons tous un. C'est la raison d'être de cette tromperie. Les libéraux ne peuvent pas nous dire honnêtement ce qu'ils font, car leurs actions violent la Charte. Elles violent la liberté d'expression.
Nous avons la tromperie, l'attaque contre la liberté d'expression et l'attaque contre la diversité. Je commencerai par parler de la tromperie et, pour cela, nous devons revenir sur la raison pour laquelle la Loi sur la radiodiffusion existe.
Pourquoi y a-t-il une Loi sur la radiodiffusion qui régit la télévision et la radio, mais pas une loi équivalente s'appliquant à la presse écrite? C'est parce que cette dernière utilise sa propre encre et son propre papier pour exprimer ses idées. Les radiodiffuseurs se servent plutôt des ondes publiques pour émettre à grande échelle des signaux électromagnétiques pouvant être captés par les postes de radio et de télévision. Les ondes sont un exemple classique de bien public. Les radiodiffuseurs ne peuvent pas utiliser la même fréquence, autrement, leurs signaux se perdront. Le gouvernement doit attribuer les fréquences disponibles, sinon n'importe qui pourrait diffuser sur toutes les fréquences et personne ne recevrait de signal.
Les radiodiffuseurs à but lucratif ne peuvent facturer leur signal aux clients une fois celui-ci déjà émis. Ils se sont cependant alliés aux annonceurs publicitaires, et tout ce beau monde s'est grandement enrichi. Le gouvernement a ensuite dit à ces radiodiffuseurs que, en échange des juteux profits engrangés par l'utilisation des ondes publiques, ils devront financer les artistes, conteurs et musiciens du Canada. La population a largement appuyé le financement de Canadiens au moyen des ondes canadiennes.
Même à l'arrivée du câble, le gouvernement avait un rôle à jouer dans la réglementation des monopoles de ce service pour le bien public. L'arrangement était avantageux pour les entreprises, pour les créateurs de contenu financés par le gouvernement et approuvés par le comité, et pour les annonceurs. Tout Canadien possédant une radio, une télévision et des oreilles de lapin pouvait regarder ou écouter des émissions de divertissement gratuites. Le modèle commercial était simple: diffuser la programmation au public le plus large possible et vendre ensuite les cotes d'écoute aux annonceurs.
On offrait aux consommateurs canadiens de musique et de contenu la quantité plutôt que la qualité. Puis, Internet est arrivé et a changé la donne. Tout a changé pour les annonceurs. Pensons aux journaux papiers qui, fait assez drôle, réclament maintenant une loi pour les renflouer. Tout a changé pour les musiciens et les conteurs. Pensons à Justin Bieber dont la carrière mondiale a été lancée grâce à YouTube. Tout a changé pour les consommateurs. Ils n'avaient plus besoin de s'asseoir à une heure précise pour regarder une émission intéressante. Ils peuvent maintenant regarder les émissions quand ils veulent, mais, plus important encore, ils peuvent regarder ce qui les intéresse vraiment.
Pendant près de 70 ans, le plus important changement à être survenu dans le monde de la radiodiffusion est la télévision couleur. Puis, au cours des 20 dernières années, il y a eu une véritable révolution, de la production à la distribution. En réponse à cette énorme révolution de la technologie, du divertissement et des possibilités, en réponse à tout ce changement, le gouvernement n'a trouvé nulle autre solution que de s'en remettre à des notes d'allocution protectionnistes des années 1970 et de créer un projet de loi digne des années 1930 pour répondre aux besoins technologiques du XXIe siècle. La mesure législative est ancienne, désuète et trompeuse. Ces entreprises ne se servent pas des ondes publiques pour diffuser un signal. C'est même ridicule de les appeler des radiodiffuseurs.
La seule raison pour laquelle le gouvernement présente une mesure de la sorte, c'est parce qu'il tente de se servir de sa justification pour réglementer les ondes publiques afin de réglementer aussi les diffuseurs privés. Comme je l'ai dit au début de mon intervention, le gouvernement doit user de supercherie pour cacher la vérité. On tente de réglementer et de limiter l'expression. Notre liberté d'expression, ce n'est pas uniquement notre droit d'être entendus, mais aussi celui d'entendre, d'écouter, de regarder et de comprendre. C'est un droit de la personne et non pas un privilège réservé aux Canadiens.
C'est un privilège de vivre à une époque et à un endroit où il est possible de se plonger dans les récits de gens de partout sur la planète. Internet a fait de nous tous des diffuseurs et des destinataires. Le gouvernement veut réglementer ce phénomène. Il cherche à le contrôler. Il veut nier l'inévitable et voyager dans le passé jusqu'aux années 1970. Il veut ressusciter la série The Beachcombers, mais cette époque est révolue. Nous sommes en 2020, et s'il y a une année où les Canadiens apprécient la possibilité de regarder ce qu'ils veulent quand ils le veulent, c'est bien maintenant.
Or, le gouvernement a un autre plan. Il souhaite réglementer ce que les gens peuvent écouter. Il veut obliger les instavidéastes à payer une taxe seulement pour avoir la possibilité d'offrir aux Canadiens du contenu de quelque forme que ce soit.
Ces nouvelles taxes et ces nouveaux règlements priveront les Canadiens de toute une série de nouveaux services de diffusion en continu de partout dans le monde, une source de contenu riche, diversifiée et en ébullition. L'attaque des libéraux contre la liberté d'expression est une attaque contre la diversité. Ils affirment que cette taxe les aidera à financer une nouvelle cohorte de diplômés en cinéma d'origines diverses, mais qu'en est-il des milliers de Canadiens d'origines diverses qui perdent au change?
Le gouvernement libéral pense-t-il vraiment qu'un service qui diffuse en continu des films indiens de Bollywood restera dans le marché canadien s'il doit produire un nombre d'émissions qui ne sont pas rentables? Ce sera évidemment le souhait d'une grand-mère qui vient d'arriver au Canada grâce à un visa du programme de réunification familiale. Elle pourrait être chanceuse comme des millions de Canadiens regardent ces films, mais qu'en est-il des néo-Canadiens d'autres pays? Est-ce que tous les services de diffusion en continu de langue étrangère de tous les pays devront produire du contenu canadien?
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CPC (ON)
Mr. Speaker, I am proud to rise to speak to and give some thoughts on Bill C-10, which makes amendments to the Broadcasting Act with respect to changes the government is proposing.
As a parliamentarian, when I first learned of the legislation and began doing research on it, I realized it is important to give some context as to why this act requires amendments. It is 29 years old. To give some context as to what was happening in the broadcasting and entertainment industry back in the day, I was three years old. I do not remember when the original Broadcasting Act came into force in the Parliament of Canada very well. Bryan Adams was topping the charts, and the relevant music was by Paula Abdul and Boys II Men. I am not denying it was great music, just a little older. It was six prime ministers ago.
Three decades later, I think there is consensus among the parties in the House that we need to tackle this legislation and make updates to reflect the reality we are in today. The bill proposes to update a huge part of what was not there in 1991 regarding Internet and social networks. Today, if we go through the list, we have Facebook, Google, Netflix, Crave, Spotify and Apple Music. All these online platforms are new to the rules the federal government must regulate around. They are not the same as the conventional players we had when this act was enacted back in 1991. It is key that we find a balance between conventional media and the new online platforms we have around today.
Having said that, I am disappointed with the government side and not very happy with or supportive of the legislation as it stands today, not necessarily because of the direction it takes regarding some angles, but the lack of direction and answers we are getting on this.
Like many pieces of legislation, I would say there are parts I support and parts that I oppose. There are far too many I am not satisfied with, that would need serious amendments for me to support it in the end. I want to be clear when I say that. The frustration I am sharing regarding Bill C-10 is not because I do not believe we need or do not need to modernize the law; rather it is because of the many shortcomings I am hoping to address in my time here today.
I want to commend our shadow minister, the member for Richmond—Arthabaska, who kicked off the debate on this legislation. As a Quebecker, a Canadian and a francophone, he gave some great context about the importance of getting this legislation right.
In my time today, I want to talk about two things. One is Canadian content. Of course we all want more Canadian content. I also want to talk about the aspect of conventional broadcasters to give my constituents of Stormont—Dundas—South Glengarry who are watching this clip, or Canadians who may not be familiar with this legislation, the rules and background around it.
There is a rule for conventional broadcasters in this country that anywhere between 25% to 40% of their content must be Canadian. When we talk about conventional broadcasters, it is important to understand who they are. We are talking about CTV, Citytv, CBC and Global. Those companies have an easier time of meeting the requirement for Canadian content because they broadcast sports and have news programming. They also have to contribute a percentage of funds to the Canada Media Fund, which supports the production of Canadian content in this country. As parliamentarians, the challenge we face is that we need to debate and have good legislation on where these online platforms fit into that. Netflix has talked about wanting to create more Canadian content, but it is concerned, and this is where we get into a bit of red tape, that it is harder for it to meet that threshold because it does not have the sports and news programming a conventional broadcaster does.
Here is the crazy part and where the red tape is outdated and needs updating. My colleague, the shadow minister, mentionedThe Decline in his speech, a Quebec feature film that was done in partnership with Netflix, and I believe was filmed in his riding. It used Canadian actors, had a Canadian crew and was filmed in Quebec. The economic impact was that it brought over $5 million in economic growth to the province of Quebec. It checks all the boxes, except it could not be certified as Canadian content because it was financed and produced by Netflix, which is not recognized.
This speaks to where we literally have millions of dollars in economic development and a film based in Quebec with Canadian actors that cannot get recognized with some of the red tape and rules that are in place today. Netflix is trying to make an effort, but cannot get there. One would think that, when we talk about updating Bill C-10 and modernizing some of these laws, it would encompass some of those areas. Unfortunately, from what we have seen to date, without serious amendment, I do not believe it is there.
One of the concerns we have with the legislation before us is that, for a lot of these parts, it would kick the can down the road on a lot of these decisions, saying that there is the intention to do something but will let the CRTC come up with the rules, regulations and deadlines on it. However, as a Parliament, I believe it may be our role to set those benchmarks. As well, there are provisions in the bill that would take away Parliament's ability to scrutinize some of these decisions and give that ability over to the CRTC.
To my colleagues on the government side or any party that, when my constituents ask me what I did to support Canadian content and the industry in Canada, if I were to say that I supported a bill that passed it over to the CRTC to deal with, I do not think they would be very happy with that.
I apologize in advance to the interpretation team because I am still in the process of learning French.
I am an anglophone from the very anglophone Dundas County, where there is not a lot of French-language content. There is a little in the Township of North Dundas and Dundas County.
Nevertheless, I feel that French-language content is very important, and not just for people living in Quebec or for francophones, but for all Canadians. Canada needs lots of French-language content for people like me who want to study a second language, as well as for people who want to get to know French and francophone cultures.
A law like this would mean we would have to pass even more laws. I do not think this law is acceptable because it is not nearly good enough.
One thing we need to do is send Bill C-10 to committee. As we debate the bill in the coming weeks and months, likely with the Christmas recess coming up, I would encourage my colleagues on the government side and perhaps other parties that may be inclined to support the bill to make sure that we are modernizing, that we do not have a piece of legislation to say that we checked a box to make amendments to the Broadcasting Act, but rather have tangible, meaningful ways that update conventional broadcasters in the online industry.
We can all agree that we need modernization of this law. We can agree that we need to have more online platforms, get with the times and understand what is there. However, this legislation as a whole would kick the can down the road and would not address a lot of the key issues that Canadians expect with legislation such as this.
I am supportive of more francophone and French content, LGBT content and first nations content, absolutely, but it is our Parliament with the oversight that we deserve here to hold the government of today and future governments accountable to those rules. We can go back to our constituents to say that we are doing meaningful things, not passing it to another body and not reducing transparency, but making it stronger than ever.
I appreciate the opportunity to speak on Bill C-10 today. I look forward to following the debate in the coming months and, as always, I look forward to questions from my colleagues on the legislation.
Monsieur le Président, je me réjouis de pouvoir prendre la parole au sujet du projet de loi C-10, qui modifie la Loi sur la radiodiffusion et apporte des modifications proposées par le gouvernement.
Quand j’ai commencé à faire des recherches sur le sujet, je me suis rendu compte qu’il était important de replacer les choses dans leur contexte. La loi a été adoptée il y a 29 ans. À l’époque, j’avais trois ans. Je ne me souviens donc pas très bien du contexte qui existait lorsque cette première Loi sur la radiodiffusion a été adoptée par le Parlement du Canada. Bryan Adams était au top des hit-parades, et la musique qui comptait était celle de Paula Abdul et de Boys II Men. Je ne dis pas que ce n’était pas de la bonne musique, mais elle date un peu, et depuis, six premiers ministres se sont succédé.
Trois décennies plus tard, tous les partis ici représentés s’entendent pour dire qu’il faut prendre le taureau par les cornes et modifier la loi pour qu’elle reflète la réalité d’aujourd’hui. Le projet de loi propose de réglementer une très grande partie de ce qui n’existait pas en 1991, soit Internet et les réseaux sociaux. Aujourd’hui, nous avons Facebook, Google, Netflix, Crave, Spotify et Apple Music. Le gouvernement fédéral doit adapter la réglementation à toutes ces plateformes en ligne qui sont bien différentes des principaux intéressés pour qui la loi avait été adoptée en 1991. Il faut absolument que nous trouvions un juste équilibre entre les médias traditionnels et les nouvelles plateformes en ligne qui existent aujourd’hui.
Cela dit, je suis déçu par l’attitude des députés du gouvernement et pas très favorable au projet de loi tel qu’il nous est présenté aujourd’hui, pas nécessairement à cause de ses orientations, mais plutôt à cause du peu d'orientation qu'il offre et de l'absence de réponses sur la question.
Comme c’est le cas d’un grand nombre de projets de loi, il y a des dispositions que j’appuie et d’autres que je dénonce. Mais il y en a beaucoup trop que je dénonce et qui devraient être considérablement modifiées avant que je puisse les appuyer. Je vais être clair. Si je suis contre le projet de loi C-10, ce n’est pas parce que je pense que nous n’en avons pas besoin ou que nous n’avons pas besoin de moderniser la loi actuelle, c’est plutôt en raison de ses nombreuses lacunes, dont je vais parler dans le temps qui m’est imparti aujourd’hui.
J’aimerais d’abord saluer le ministre de notre cabinet fantôme, le député de Richmond—Arthabaska, qui a donné le coup d’envoi au débat sur ce projet de loi. En tant que québécois, canadien et francophone, il a expliqué pourquoi il est important de faire les choses correctement.
J’aimerais aborder deux sujets. Le premier est le contenu canadien. Bien sûr, nous voulons tous davantage de contenu canadien. Le deuxième concerne les radiodiffuseurs traditionnels, car je veux expliquer aux électeurs de la circonscription de Stormont—Dundas—South Glengarry qui nous regardent, et à tous les Canadiens qui connaissent mal la substance de ce projet de loi, la réglementation et le contexte dans lequel il est présenté.
S’agissant des radiodiffuseurs traditionnels, la loi actuelle stipule qu’entre 25 et 40 % de leur contenu doit être canadien. Ces radiodiffuseurs traditionnels sont CTV, Citytv, CBC et Global. Il leur est facile de respecter l’exigence de contenu canadien car ils diffusent des émissions de sports et des bulletins de nouvelles. Ils doivent aussi contribuer au Fonds des médias du Canada, qui finance la production de contenu canadien au Canada. Le défi que nous devons relever, nous les parlementaires, c’est de débattre de la place des plateformes en ligne dans notre dispositif réglementaire et d'adopter de bonne mesures législatives. Netflix s’est dit prête à créer davantage de contenu canadien, mais, et c’est là que les choses se corsent, elle allègue qu’il lui est plus difficile d’atteindre ce pourcentage parce qu’elle n’offre pas d’émissions de sports et de nouvelles comme les radiodiffuseurs traditionnels.
Comme je l’ai dit, c’est là que les choses se corsent. Mon collègue, le ministre de notre cabinet fantôme, a mentionné dans son discours le film Jusqu’au déclin, un long-métrage québécois réalisé en partenariat avec Netflix, qui a été tourné, je crois, dans sa circonscription. Ce film a employé des acteurs et des techniciens canadiens et a été tourné au Québec. Ses retombées économiques se sont élevées à plus de 5 millions de dollars pour la province de Québec. Par conséquent, il répond à toutes les conditions, sauf que le contenu ne peut pas être considéré comme canadien parce que le film a été financé et produit par Netflix.
Ce qui montre bien qu’avec les règles et la bureaucratie actuelles, on peut tourner un film au Québec, générer des millions de dollars en retombées économiques au Québec et embaucher des acteurs canadiens sans pour autant que le film soit reconnu comme du contenu canadien. Netflix fait des efforts, mais en vain. On aurait pu espérer que, puisqu’il est question de moderniser les lois et d'actualiser le projet de loi C-10, on aurait réglé ce genre de problème. Malheureusement, d’après ce que nous avons pu voir, ce n’est pas le cas, à moins que d’importants amendements soient adoptés.
L’une des choses qui nous préoccupent avec ce projet de loi, c’est qu’à bien des égards, il renvoie beaucoup de décisions à d’autres instances, notamment en énonçant une intention et en disant que c’est le CRTC qui devra déterminer les règles, les règlements et les délais pour la réaliser. Pourtant, je trouve que c’est à nous, les parlementaires, de fixer les repères. Il y a par ailleurs des dispositions du projet de loi qui suppriment le droit de regard du Parlement sur certaines de ces décisions et qui le transfèrent au CRTC.
Je tiens à dire ceci à mes collègues du gouvernement et de tous les partis: les électeurs de ma circonscription ne seraient vraiment pas contents si, après m’avoir demandé ce que j’ai fait pour soutenir le contenu canadien et l’industrie canadienne, je leur répondais que j’ai appuyé un projet de loi qui transfère toutes les décisions au CRTC.
Je m'excuse à l'avance auprès de l'équipe de l'interprétation, car mon apprentissage du français est toujours en cours.
Je suis un anglophone qui vit dans le comté de Dundas, un environnement très anglophone. Or il n'y a pas beaucoup de contenu en français. Il y en a un petit peu dans le canton de North Dundas et le comté de Dundas.
Cependant, à mon avis, le contenu francophone est très important. Il ne l'est pas seulement pour les personnes vivant au Québec ou pour les francophones, il l'est pour tous les Canadiens. Dans ce pays, nous avons besoin de beaucoup de contenu francophone pour des personnes comme moi, qui veulent étudier une deuxième langue, mais aussi celles qui voudraient apprendre à connaître les cultures francophone et française.
Avec une telle loi, nous aurons besoin d'en adopter plusieurs autres. Je crois que cette loi n'est pas acceptable, car elle est nettement insuffisante.
Ce qu’il faut faire, c’est renvoyer le projet de loi C-10 en comité. Au fur et à mesure de nos discussions au cours des prochaines semaines et surtout des prochains mois, compte tenu de l’ajournement de Noël qui s’en vient, j’invite mes collègues du gouvernement et ceux des autres partis qui sont tentés d’appuyer le projet de loi à s'assurer que nous modernisons vraiment la loi actuelle de façon concrète en ce qui concerne les radiodiffuseurs traditionnels et les plateformes en ligne, et que nous ne présentons pas un projet de loi simplement pour la forme, pour pouvoir dire que nous avons modifié la Loi sur la radiodiffusion.
Nous sommes tous d’accord pour dire que nous avons besoin de moderniser la loi. Nous sommes tous d’accord pour dire que nous devons avoir davantage de plateformes en ligne, si nous voulons rester en phase avec notre époque. Toutefois, ce projet de loi ne sert qu’à remettre les choses à plus tard et il n’apporte pas les solutions qu'attendent les Canadiens relativement à un grand nombre de problèmes.
Je suis en faveur d'une augmentation du contenu francophone, du contenu LGBT et du contenu autochtone, absolument, mais c’est à notre Parlement qu’il incombe d’exercer un droit de regard sur ce que feront les gouvernements actuel et futurs eu égard à ces règles. Il faut que nous puissions dire à nos concitoyens que nous prenons les décisions importantes, que nous ne les refilons pas à une autre instance et que, loin de réduire la transparence, nous la rendons encore plus forte que jamais.
Je suis heureux d’avoir eu la possibilité de parler du projet de loi C-10 aujourd’hui. J’ai hâte de poursuivre cette discussion au cours des prochains mois et, bien sûr, je suis prêt à répondre aux questions de mes collègues au sujet de ce projet de loi.
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Ind. (ON)
Madam Speaker, it is a privilege to speak to Bill C-10. To quote the Minister of Canadian Heritage in the official background documents for the legislation, it states unequivocally:
Canadians have a right to recognize themselves in the music they listen to and the television they watch. We are proposing major changes to the Broadcasting Act in order to ensure online broadcasting services that operate in Canada contribute to the creation, production and distribution of Canadian stories.
I share the minister's support of Canadian music, movies and television, or as I will call it throughout this speech, CanCon. However, the bill may do exactly the opposite of supporting CanCon. It is not about the intent of a bill but about the reality, and I believe we will all see room for some serious concerns on this issue during my talk today.
I would like to point out that notwithstanding any criticisms I make, changes need to be made to rules surrounding production and creation of CanCon. We need to revisit the content qualification rules that specify whether something is Canadian. We heard a great example in the speech just prior to mine about a production in Quebec that did not qualify as CanCon even though it was produced in Canada and told Canadian stories.
There is a real need to look at these thresholds. However, when we dig deeper into what is being proposed by the minister, his commentary about wanting to licence Canadian Internet content producers, the realities of digital content creation and the big tech corporations that dominate the media landscape today, it becomes apparent to me that the bill has serious shortcomings. The bill may lay the foundation in the future for a series of government interventions that have the potential to damage the creative and innovative Canadian media producers in the digital field.
On November 3, the day the legislation was introduced by the Minister of Canadian Heritage, several Canadian media experts spoke out publicly against Bill C-10.
An article published in The Globe and Mail, for example, entitled “Broadcasting bill targets online streaming services”, mentions digital media expert and University of Ottawa law professor Michael Geist. I have enjoyed reading his daily blog posts on this issue. It is very informative. He said that the policy foundation behind Bill C-10 was very weak and that the government's claims that the Canadian film and television production industry was in crisis was not supported by evidence.
Mr. Geist said, “The truth is that the market has been working...well as Canada being an attractive place to invest in these areas.” He further stated that what was actually at risk was that some of the largest investors in film and television production would pull back until they had more certainty on their obligation and that new services would think twice before entering the Canadian market.
Perhaps more concerning for the government is that in that same news article, the well-known advocacy group, the Friends of Canadian Broadcasting, which specifically promote Canadian content, called the bill “a mess that fails to ensure the companies are subject to specific requirements for using Canadian production teams.”
I am personally concerned by the fact that the legislation does, as mentioned by the member prior to me in his speech, give a vastly enhanced range of abilities to the CRTC. For example, it grants it full enforcement powers, while at the same time providing no fulsome detail as to the guidelines for Canadian content production and future contributions to the Canadian media fund.
Despite asking MPs to vote in support of the legislation, it is hard to shake the fact that the lack of details creates a situation where we have to trust the government and see the details later. We should all find that problematic.
To go back to some comments made by Mr. Geist, the law professor in Ottawa, the primary concern to examine, in his view, is that the policy foundation for the bill is weak. He has stated that CanCon is not in crisis and the level playing field claims are misleading. The example of the CanCon production here is relevant. The minister has acknowledged that foreign-based streaming companies are investing directly into Canada, but the minister wishes to compel such investments to be made mandatory.
In the words of Mr. Geist, this indicates a lack of confidence in our ability to compete and in fact flies in the face of all the evidence. Just hear me out here.
The CRTC chair, Ian Scott, has already said that Netflix is probably the biggest single contributor to the Canadian production sector today. The Canadian media industry has received record amounts of investment for film and television production. Over the last decade, investment levels have nearly doubled. Certified Canadian content has grown, with two of the largest years on record for CanCon television production having taken place within the last three calendar years. Last year was the biggest year for French language production over the last decade.
When we dig down into the available provincial data, we will find further evidence of production levels setting new records. Earlier this year, the Ontario government's agency for cultural creations, called Ontario Creates, announced that it had a record-breaking year for Ontario's film and television sector, with more than $2 billion in production spending for well over 300 productions.
Professor Dwayne Winseck at Carleton University is on record. In his annual review, he finds film and television production in Canada has continuously increased for two decades, most recently driven by massive investments from streaming services such as Netflix and Amazon Prime.
These facts and figures show that the basis for which the minister claims Bill C-10 is necessary are actually contrary to reality and once again raises the issue of the unintended consequences of interfering in the wrong way in this sphere.
The second issue noted by Mr. Geist is that as opposed to creating certainty, the bill would create enormous short-term uncertainty. For those companies that do invest, they may not know if their investments will count.
I suspect that Amazon, Netflix and these types of companies will keep investing regardless of whether the bill is passed or not. However, many smaller streaming services, BritBox, Spuul, Crunchyroll, are not household names, but are among dozens of streaming services that have emerged in recent years to serve a global audience. Unless the CRTC provides specific exemptions for these niche services, many are likely to forgo the Canadian market entirely, given all the new regulatory costs. Many multicultural markets will be especially hard hit by what will amount to, by the bill, a regulatory firewall in Canada.
Another very interesting point that has been raised by certain critics is the topic of trade threats and retaliatory tariffs. This concern should be on all of our radar screens. According to Mr. Geist, in this case, Bill C-10 violates the general standards in the USMCA. The government is relying on the cultural exemption to allow for this, yet even with the exemption, the U.S. will still be entitled to levy retaliatory tariffs.
Given the claims by the minister that this will generate billions of dollars in financial benefit for the industry, the retaliatory tariffs could be enormous and given the reworked structure of the USMCA, the tariffs the U.S. launches against Canada need not be limited to cultural tariffs. It could target any sector it likes. This is a potential concern that needs to be examined.
The legislation is likely to result in less competition and higher costs. If we generate large revenues, we will face mandated CanCon payment requirements that make no sense given the content. If we stay small, we will still have to comply with disclosure requirements that have no real incentive to grow past the threshold. That is assuming we see an actual threshold as none was listed in this legislation. This will result in less competition and less choice for the Canadian market.
I believe that the Netflixes and the Amazons will continue to invest, but as I mentioned earlier, some of the start-up companies that have specialized content, maybe multicultural content, will not know whether to invest in Canada or not because of the uncertainty around the bill. This will lead to a scenario where they will just avoid investing in Canada. We need to think about what this mean for the future of Canadian content.
My view is that the bill is not protecting Canadian sovereignty. The legislation basically surrenders it to the Internet giants. Therefore, they will keep investing here, but I do not know if it opens up the ability for some of these other start-ups to do so. They will become the dominant funders and purchasers of Canadian content. Canadian broadcasters may not be able to compete for Canadian content, given the desire of the giants to meet their CRTC obligations. This would force big decisions to Amazon and Netflix and leave Canadian broadcasters and smaller streaming services on the outside looking in.
I would ask all of us here to heed the warnings of different experts who have raised valid concerns, whether they be trade or investment related, and let us take a look at amending the bill in a way that will answer those concerns.
Madame la Présidente, c'est un honneur d'intervenir au sujet du projet de loi C-10. Je cite les documents d'information officiels sur le projet de loi, où le ministre du Patrimoine canadien déclare catégoriquement ceci:
Les Canadiens et Canadiennes ont le droit de se reconnaître dans la musique qu’ils écoutent et la télévision qu’ils regardent. Nous proposons des changements majeurs à la Loi sur la radiodiffusion pour faire en sorte que les services de radiodiffusion en ligne exploités au Canada contribuent à la création, à la production et à la diffusion de récits canadiens.
Tout comme le ministre, j'appuie la musique, la télévision et les films canadiens ou, comme je vais les désigner dans le présent discours, le contenu canadien. Toutefois, le projet de loi n'appuie pas le contenu canadien. En fait, il risque de faire exactement le contraire. Il ne s'agit pas de l'intention du projet de loi, mais de la réalité. Durant mon intervention, nous constaterons tous qu'il y a lieu d'être sérieusement préoccupé à ce sujet.
Je tiens à dire d'emblée que, malgré les critiques que je vais formuler, je pense qu'il faut modifier les règles entourant la production et la création de contenu canadien. Nous devons revoir les règles qui servent à déterminer si un contenu est canadien. Dans l'allocution entendue juste avant la mienne, on a présenté un excellent exemple d'une production du Québec qui n'a pas été désignée comme du contenu canadien, bien qu'elle ait été réalisée au Canada et qu'on y raconte des récits canadiens.
Nous devons vraiment nous pencher sur ces pourcentages. Cependant, lorsque nous analysons plus à fond ce que le ministre propose, son commentaire sur la volonté de délivrer des licences à des producteurs canadiens de contenu Internet, les réalités de la création du contenu numérique et les grandes sociétés technologiques qui dominent le paysage médiatique aujourd’hui, il me semble évident que le projet de loi comporte de graves lacunes. Il pourrait jeter les bases d’une série d’interventions de l’État susceptibles de porter préjudice aux producteurs de contenus créatifs et innovants du Canada dans le domaine numérique.
Le 3 novembre, le jour où le ministre du Patrimoine canadien a déposé le projet de loi, plusieurs experts des médias canadiens se sont prononcés publiquement contre le projet de loi C-10.
Par exemple, un article publié dans le Globe and Mail, dont le titre souligne que le projet de loi sur la radiodiffusion cible les services de diffusion en ligne, mentionne Michael Geist, l’expert en médias numériques et professeur de droit de l’Université d’Ottawa. J’ai pris plaisir à lire les articles quotidiens qu’il publie sur son blogue à ce sujet. C’est très instructif. Il a déclaré que le fondement politique du projet de loi C-10 est très faible et que les affirmations du gouvernement selon lesquelles le secteur canadien de la production cinématographique et télévisuelle est en crise ne sont pas étayées par des données probantes.
M. Geist a déclaré qu’en réalité le marché fonctionne et que le Canada est un endroit attrayant pour investir dans ces domaines. Il a ajouté que le risque réel, c’est que certains des plus grands investisseurs dans la production cinématographique et télévisuelle se retirent en attendant d’avoir plus de certitude à propos de leurs obligations et que les nouveaux services y pensent à deux fois avant d’entrer sur le marché canadien.
Ce qui est peut-être plus inquiétant pour le gouvernement est que, dans ce même article, les Amis de la radiodiffusion, le groupe de défense bien connu qui fait explicitement la promotion du contenu canadien, a qualifié le projet de loi de gâchis qui ne garantit aucunement que les sociétés seront soumises à des exigences précises quant à l'emploi d'équipes de production canadiennes.
Je suis personnellement préoccupé par le fait que le projet de loi donne une gamme de capacités largement accrues au CRTC, comme le député qui m’a précédé l’a dit dans son discours. Par exemple, il lui confère des pouvoirs d’exécution complets, sans fournir de détails sur les lignes directrices relatives à la production de contenu canadien et aux contributions futures au Fonds des médias du Canada.
Bien que les députés aient été invités à voter pour le projet de loi, il est difficile d’omettre le fait que le manque de détails crée une situation où nous devons faire confiance au gouvernement et attendre les détails. Nous devrions tous nous en soucier.
Pour revenir à certains commentaires de M. Geist, le professeur de droit d’Ottawa, il estime que la principale préoccupation est que le projet de loi n'est pas fondé sur une politique solide. Il a dit que le contenu canadien n’est pas en crise et que les affirmations à propos des règles du jeu uniformes sont trompeuses. L’exemple de la production de contenu canadien est ici pertinent. Le ministre a reconnu que les sociétés étrangères de diffusion en continu investissent directement au Canada, mais il souhaite rendre ces investissements obligatoires.
Selon M. Geist, cela témoigne d’un manque de confiance dans notre capacité à livrer concurrence et, en réalité, cela va à l’encontre de toutes les données probantes. Je m'explique.
Le président du CRTC, Ian Scott, a déjà déclaré que Netflix est probablement le plus grand bailleur de fonds dans le secteur de la production canadienne aujourd’hui. L’industrie canadienne des médias a reçu des montants record d’investissements pour la production cinématographique et télévisuelle. Au cours des 10 dernières années, les niveaux d’investissements ont presque doublé. Le contenu canadien certifié a augmenté, deux des meilleures années enregistrées pour la production de contenu canadien en télévision étant survenues au cours des trois dernières années civiles. L’an dernier a été la meilleure des 10 dernières années pour la production en langue française.
Si nous poussons plus loin l’analyse des données provinciales disponibles, nous trouverons d’autres preuves de niveaux de production établissant de nouveaux records. Plus tôt cette année, Ontario Créatif, l’agence du gouvernement de l’Ontario pour la création culturelle, a annoncé qu’elle avait connu une année record pour le secteur du cinéma et de la télévision en Ontario, avec plus de 2 milliards de dollars de dépenses de production pour bien au-delà de 300 productions.
Dwayne Winseck, professeur à l’Université Carleton, a ajouté son grain de sel. Dans son examen annuel, il constate que la production cinématographique et télévisuelle au Canada n’a cessé d’augmenter depuis les 20 ans, plus récemment sous l’impulsion d’investissements massifs réalisés par des services de diffusion en continu comme Netflix et Amazon Prime.
Ces faits et chiffres montrent que les bases sur lesquelles le ministre prétend que le projet de loi C-10 est nécessaire sont en fait contraires à la réalité et ils soulèvent une fois de plus la question des conséquences involontaires d’une intervention mal avisée dans ce domaine.
Le deuxième enjeu soulevé par M. Geist est la crainte qu’au lieu de créer une certitude, le projet de loi crée une énorme incertitude à court terme. Les entreprises qui investissent pourraient ne pas savoir si leurs investissements compteront.
Je soupçonne qu’Amazon, Netflix et les entreprises de ce type continueront à investir, que le projet de loi soit adopté ou non. Cependant, de nombreux services de diffusion en continu de moindre envergure, BritBox, Spuul, Crunchyroll, ne sont pas des noms familiers, mais ils figurent parmi les dizaines de services de diffusion en continu qui sont apparus ces dernières années et qui desservent un public mondial. À moins que le CRTC ne prévoie des exemptions spécifiques pour ces services de créneau, nombre d’entre eux sont susceptibles de renoncer entièrement au marché canadien, compte tenu de tous les nouveaux coûts réglementaires. De nombreux marchés multiculturels seront particulièrement touchés par ce qui équivaudra, sous l’effet du projet de loi, à un pare-feu réglementaire au Canada.
L’exposition à des menaces commerciales et à des représailles tarifaires est un autre point très intéressant que certains critiques ont soulevé. Cette préoccupation devrait figurer sur tous nos écrans radars. Selon M. Geist, dans ce cas, le projet de loi C-10 viole les normes générales de l’ACEUM. Le gouvernement compte sur l’exemption culturelle pour l’autoriser, mais même avec cette exemption, les États Unis auront toujours le droit d’imposer des tarifs de rétorsion.
Comme le ministre affirme que cela générera des milliards de dollars de retombées financières pour le secteur, les représailles tarifaires pourraient être énormes et vu la structure remaniée de l’ACEUM, les tarifs que les États Unis imposent au Canada ne se limiteraient pas forcément au secteur culturel. Ils pourraient viser n’importe quel secteur. C’est une préoccupation potentielle qui doit être examinée.
Le projet de loi risque de réduire la concurrence et d’augmenter les coûts. Si nous générons des revenus importants, nous devrons composer avec des exigences de paiement imposées par les règles en matière de contenu canadien qui n’auront aucun sens, étant donné le contenu. Si nous restons petits, nous devrons quand même nous conformer à des exigences de divulgation qui n’incitent pas vraiment à dépasser le seuil, en présumant que nous verrons bien un seuil, car le projet de loi n’en fait aucunement mention. Il s’ensuivra une diminution de la concurrence et du choix pour le marché canadien.
Je crois que les Netflix et les Amazon de ce monde continueront à investir, mais comme je l’ai dit, certaines jeunes entreprises qui ont un contenu spécialisé, peut-être multiculturel, ne sauront pas si elles doivent investir au Canada ou non en raison de l’incertitude qui entoure le projet de loi. Nous assisterons à un scénario dans lequel elles éviteront tout simplement d’investir au Canada. Nous devons réfléchir à ce que cela signifie pour l’avenir du contenu canadien.
À mon avis, le projet de loi ne protège pas la souveraineté canadienne. Essentiellement, il la cède aux géants du Web. Par conséquent, ils continueront à investir ici, mais je ne sais pas si le projet de loi ouvre la porte aux entreprises en démarrage. Les géants deviendront les principaux bailleurs de fonds et acheteurs de contenu canadien. Les diffuseurs canadiens risquent de ne pas pouvoir rivaliser pour le contenu canadien, puisque les géants voudront s’acquitter de leurs obligations envers le CRTC. Ainsi, Amazon et Netflix seraient forcés à prendre de grandes décisions et les diffuseurs canadiens et les petits services de diffusion en continu resteraient sur la ligne de touche.
Je demande à tous les députés de prêter l’oreille aux mises en garde lancées par différents experts qui ont soulevé des préoccupations valables, qu’elles soient liées au commerce ou aux investissements, et d’envisager d’amender le projet de loi de manière à dissiper ces préoccupations.
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CPC (ON)
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2020-12-10 12:47 [p.3274]
Madam Speaker, it gives me great pleasure to be able to speak on the modernization of this act. As my colleague, the member for Stormont—Dundas—South Glengarry, said earlier, it is an act that absolutely needs to be modernized.
As we have heard, this act has effectively been in place since 1991. It has not been modernized up to this point. With all of the changes that have gone on in the digital world, and I think the list is as long as the day in terms of the digital changes that have occurred, there is no question that the Broadcasting Act needs to be modernized to meet the standard of 2020. I had to laugh at the comment of my colleague from Timmins—James Bay earlier that this bill brings a 1995 solution to a 2020 problem.
There are some concerns that we have—
Mr. Charlie Angus: You didn't mention the King of Kensington part.
Mr. John Brassard: And the King of Kensington part, too.
Madam Speaker, we have some concerns with the legislation. There are some good things, like all pieces of legislation, but there are certainly things that provide some inequity that need to be addressed. There have been numerous studies done over the years about upgrading the Broadcasting Act.
In fact, just recently there was a recommendation from the broadcasting and telecommunications legislative review, which published a report in 2020. It was appointed a few years ago, and its purpose was to look at the key pieces of legislation that govern our communications sector. In that report, there were 97 recommendations based on the objectives of supporting the creation, production and discoverability of Canadian content, and improving the rights of the digital consumer, amongst other things.
In the report, it spoke specifically, and of course Bill C-10 speaks specifically, to online platforms. It speaks to financial contributions by broadcasters and online undertakings, and an update to Canada's broadcasting and regulation policy. It also gives the CRTC increasing powers.
For us, that is probably one of the most concerning parts of the bill, among some others, the fact that it can impose an administrative monetary policy for violations of certain provisions of the act, such as contraventions of regulations or orders made under the act, broadcasting when prohibited to do so and failing to submit information. There are numerous things that the CRTC will gain power on with respect to this. It also provides for oversight of the Canadian broadcasting landscape.
There are things within the bill that definitely need to be worked on. Here is one of the things that the bill does not address, and I want to spend a considerable amount of time on this. Recently I had the opportunity to meet with Metroland newspapers, which is part of the Torstar group. They were advocating on behalf of online digital content.
As members know, the inequity that is created, the disparity of online digital content is significant for those content producers. Oftentimes many of those stories will end up on Facebook or even Google, and a lot of the ad revenue that is being created does not go back to the content providers. That means there has been a significant change in the landscape of digital content in this country as a result of players like Facebook and Google. Facebook and Google profit significantly from that content that is being provided, but those content producers do not. It is causing a significant problem.
In meeting with Metroland, Shaun and Elise brought to my attention some of those concerns. My hope is, and I am writing a letter in support of their ask, that some of what they are suggesting to level the playing field is actually adopted by the government fairly soon. What the bill would not do is address the concerns of the digital content providers.
Their concern, of course, is preserving a functioning journalism industry. They said at the time that citizens around the globe are demanding high-quality journalism and investigative reporting. Nonetheless, the ability of news publishers to continue providing such critical information is under threat by the market power and preferential regulatory treatment of dominant platforms in digital information. Democratic governments are recognizing market failures in the market for news, and they are now working to implement policies to address them.
Just the other day, I was in a conference Zoom call with the new owners of Torstar, who own Metroland Media. Overwhelmingly, the consensus of the community leaders who were on that call spoke about the role of journalism, the role of truth and the role of providing balance, particularly in the case of local journalism. We had quite an interesting discussion about that because, as we see the evolution of social media platforms, there is a level of disinformation. Therefore, it comes back to a matter of trust in the content being provided by these digital producers.
France, Spain, the U.K. and Australia have already passed regulations. In fact, I am told that just today Australia passed legislation to level the playing field. Again, in the context of Bill C-10, none of this is addressed in this piece of legislation. What the Australian legislation is designed to do is to reduce the effects of the platforms' market power and to restore balance and fairness in the market for digital advertising and digital news distribution, which is exactly what I heard from Metroland representatives when I met with them.
Other countries, including the U.S., are now analyzing how the market is dominated through those digital platforms, and they are developing regulatory reforms and legislation and beginning antitrust proceedings to rectify the platforms' market dominance. The hope is to continue that discussion here in Canada and end up with either regulation or legislation that solves that inequity in the country. When many of our allies, and I do not mean that in a war context but in regard to the countries that we are aligned with digitally, are engaging in that process, we need to start doing that as a country as well.
Consumer demand for news obviously remains high, not just in the local and national content but also digital content. That speaks to the need for more credible and professional news as a result of that increased demand. There was a time when there was no social media, obviously, and as Canadians we received our news from reputable sources and reputable news people. There is an online demand for that news to continue, but in some cases it is not indicative of what is important or what is factual in a lot of cases.
Therefore, supporting that level playing field for the digital content and the producers of it becomes critical in protecting the truth, and that is what the Metroland representatives are talking about. They are, in their words, approaching market failure because of the inequity that is happening. They reminded me that market failure occurs when participants in a market do not produce an economically and socially optimal outcome because of non-market factors. Examples might be the inclusion of regulatory barriers to enter or market power.
Market failures can take several forms and several of them are applicable to the market for digital ads and news in Canada. The most pressing failure that they indicated was the result of the market power of both Google and Facebook, which I referenced earlier. Google and Facebook, they say, are in an effective duopoly over the market for digital advertising in Canada and its peer nations. Those platforms have segmented the market between search, which is Google, and Facebook for social media, which limits the direct competition between the two.
I know I have spent a lot of time on levelling the digital playing field in support of local content producers, but the concern that I have and the hope that I have is that the government will recognize this inequity and will work toward regulation or legislation that allows for these local content producers and the individuals who work for them to be paid fairly, not just from a monetary standpoint in terms of income but also from advertising as well, because that becomes important to the viability, the sustainability and the legitimacy of the news business in this country, going forward.
I would be glad to answer any questions.
Madame la Présidente, c’est avec plaisir que je parle de la modernisation de cette loi. Comme mon collègue, le député de Stormont—Dundas—South Glengarry, l’a dit plus tôt, il faut absolument la moderniser.
Comme nous l’avons entendu, elle est en place depuis 1991, et elle n’a jamais été modernisée depuis. Avec tous les changements que connaît le monde numérique, et je pense que la liste est très longue, il ne fait aucun doute que la Loi sur la radiodiffusion doit être modernisée afin qu'elle corresponde aux normes de 2020. Je n’ai pas pu m’empêcher de rire quand le député de Timmins—Baie James a déclaré tout à l’heure que le projet de loi propose une solution de 1995 à un problème de 2020.
Nous avons quelques réserves…
M. Charlie Angus: Vous n’avez pas mentionné la partie sur le King of Kensington.
M. John Brassard: Et aussi quand il a parlé de l'émission King of Kensington.
Madame la Présidente, nous émettons des réserves au sujet du projet de loi. Il comporte de bonnes choses, comme toutes les mesures législatives, mais d’autres choses aussi qui sont certainement sources d’injustice et doivent être corrigées. De nombreuses études ont été faites au fil des années sur la modernisation de la Loi sur la radiodiffusion.
En fait, tout dernièrement, le Groupe d’examen du cadre législatif en matière de radiodiffusion et de télécommunications, qui a publié un rapport en 2020, a formulé une recommandation. Ce groupe, créé il y a quelques années, devait examiner des mesures législatives clés qui régissent notre secteur des communications. Dans ce rapport, il formule 97 recommandations qui visent, entre autres, à soutenir la création, la production et la découvrabilité de contenu canadien, et à améliorer les droits des consommateurs dans le monde numérique.
Dans le rapport toujours, le groupe d’examen parle précisément, tout comme le projet de loi C-10 évidemment, des plateformes en ligne. Il parle des contributions financières des radiodiffuseurs et des entreprises en ligne, et d’une mise à jour de la politique du Canada en matière de radiodiffusion et de réglementation. Il préconise aussi d’accroître les pouvoirs du CRTC.
Pour nous, il s’agit probablement d’un des passages les plus préoccupants du projet de loi, le fait qu’il peut imposer des pénalités administratives pécuniaires pour des infractions à certaines dispositions de la loi, comme des infractions à des règlements ou des ordonnances prises en vertu de la loi, comme diffuser lorsque c’est interdit ou ne pas communiquer certains renseignements. Le CRTC y gagnera en pouvoir à de nombreux égards. Le projet de loi prévoit aussi la surveillance du paysage canadien de la radiodiffusion.
Certains éléments du projet de loi doivent être retravaillés. Voici un élément qui n'est pas traité dans le projet de loi, et je tiens à m’arrêter longuement dessus. J’ai eu l’occasion dernièrement de rencontrer les journaux Metroland, qui font partie du groupe Torstar. Ils se portaient à la défense du contenu numérique en ligne.
Comme les députés le savent, l’iniquité qui est créée, la disparité dans le contenu numérique en ligne, est importante pour ces producteurs de contenu. Souvent, beaucoup de ces histoires finiront sur Facebook ou même Google, et une grande partie des recettes publicitaires qui sont créées ne reviennent pas aux fournisseurs de contenu. Cela veut dire que le paysage du contenu numérique a beaucoup changé dans ce pays à cause d’acteurs comme Facebook et Google. Facebook et Google profitent énormément de ce contenu qui est fourni, mais pas les fournisseurs de contenu, ce qui crée un problème de taille.
Quand j’ai rencontré Metroland, Shaun et Elise ont attiré mon attention sur certains sujets de préoccupation. J’espère, et j’écris une lettre en appui à leur demande, que le gouvernement adoptera assez rapidement certaines des solutions qu’ils proposent pour uniformiser les règles du jeu. Le projet de loi ne répond pas aux préoccupations des fournisseurs de contenu numérique.
Leur souci, évidemment, est de préserver une industrie du journalisme fonctionnelle. D’après eux, les citoyens du monde entier demandent un journalisme et un journalisme d’enquête de qualité. Néanmoins, la capacité des organes de presse de continuer de fournir des informations essentielles est menacée par le pouvoir du marché et le traitement réglementaire préférentiel qui est accordé aux grandes plateformes d’information numérique. Les gouvernements démocratiques reconnaissent les failles dans le marché des nouvelles, et ils s’efforcent maintenant de mettre en œuvre des politiques pour y remédier.
L’autre jour, j’étais en communication par Zoom avec les nouveaux propriétaires de Torstar, également propriétaires de Metroland Media. Tous les dirigeants communautaires qui participaient à cet appel ont parlé du rôle du journalisme, de la place de la vérité et du besoin d'équilibre, notamment dans le cas du journalisme local. Nous avons eu une discussion très intéressante à ce sujet parce que, nous le voyons dans l’évolution des plateformes de médias sociaux, il y a de la désinformation. Cela nous ramène à la question de la confiance dans le contenu fourni par les producteurs numériques.
La France, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Australie ont déjà adopté des règlements. En fait, on me dit qu’aujourd’hui même, l’Australie a adopté une loi pour uniformiser les règles du jeu. Encore une fois, le projet de loi C-10, quant à lui, ne traite d’aucun de ces problèmes. La loi australienne vise à réduire les effets du pouvoir sur le marché des plateformes et à rétablir l’équilibre et l’équité sur le marché de la publicité numérique et de la diffusion numérique des nouvelles, ce que souhaitent précisément les représentants de Metroland que j’ai rencontrés.
D’autres pays, dont les États-Unis, analysent à présent comment ces plateformes numériques dominent le marché et ils préparent des réformes de la réglementation ainsi que des lois. Ils lancent aussi des procédures au titre de la législation antitrust afin de contrer la domination qu’exercent ces plateformes sur le marché. L’espoir est de continuer cette discussion ici, au Canada, et d’arriver à un règlement ou à une loi qui remédie à cette iniquité. Nombre de nos alliés, pas sur le plan militaire, mais plutôt de pays qui partagent notre optique en ce qui concerne le numérique, s’engagent dans ce processus, et nous devons leur emboîter le pas.
De toute évidence, le public reste grand consommateur de nouvelles, pas seulement sur les plans local et national, mais aussi de contenu numérique. Il faut donc des nouvelles plus crédibles et professionnelles pour répondre à cette hausse de la demande. Il fut un temps où il n’y avait pas de médias sociaux au Canada et, bien sûr, les nouvelles provenaient de sources et de journalistes respectables. Il y a une demande en ligne pour ce même type de nouvelles mais, dans certains cas, l'information ne correspond pas à ce qui est important et, dans bien des cas, aux faits.
Par conséquent, il devient crucial pour protéger la vérité de soutenir des règles du jeu équitables en ce qui concerne le contenu numérique et ses producteurs, et c’est ce dont les représentants de Metroland parlent. Ils parlent des failles du marché parce que le marché est inéquitable. Ils m’ont rappelé que le marché ne joue pas son rôle quand les participants au marché ne produisent pas un résultat optimal sur le plan économique et social à cause de facteurs extérieurs au marché. Des obstacles réglementaires à l’entrée ou le pouvoir du marché en sont des exemples.
Les failles du marché peuvent prendre diverses formes et plusieurs d’entre elles s’appliquent au marché de la publicité et des nouvelles numériques au Canada. La faille la plus criante qu’ils ont mentionnée résulte du pouvoir sur le marché de Google et Facebook, ce dont je parlais plus tôt. Google et Facebook, disent-ils, exercent en réalité un duopole sur le marché de la publicité numérique au Canada et dans les pays comparables. Ces plateformes ont segmenté le marché entre la recherche, dans le cas de Google, et les médias sociaux, dans le cas de Facebook, ce qui limite la concurrence directe entre les deux.
Je sais que j’ai beaucoup parlé d’uniformiser les règles du jeu numériques pour aider les producteurs de contenu locaux, mais ma crainte et mon espoir, c’est que le gouvernement reconnaisse cette iniquité et s’attache à élaborer un règlement ou une loi qui leur permette ainsi qu’aux personnes qui travaillent pour eux de recevoir une juste rémunération, pas seulement du point de vue financier ou du revenu, mais aussi du point de vue de la publicité, parce que c'est important pour la viabilité, la durabilité et la légitimité du secteur des nouvelles au Canada.
Je répondrai volontiers à toute question.
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CPC (BC)
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2020-12-10 13:02 [p.3276]
Madam Speaker, I am thankful for the opportunity to engage in this debate, which really does affect Canadian culture, how we see ourselves in the global marketplace and our identity as Canadians.
The Broadcasting Act has not been renewed or reviewed for 28 years, so it is time that we get this done. The problem is that, as is so typical with the Liberal government, it has brought forward legislation that is so deeply flawed that we, as Conservatives in the House who want to get it right, just cannot support it. I am going to go through some of those flaws, because they are significant, but the reason we are even talking about reviewing the Broadcasting Act is because the whole environment in which broadcasting takes place has changed.
We have moved from an environment in which digital forms of communication were mostly unknown to an environment in which we have digital platforms that are, in fact, challenging the role of conventional broadcasters in Canada. We have to get this right, because there is a lot at stake. What is at stake is Canadian content and making sure that we, as Canadians, see ourselves in the products we see on television, on streaming services and in the movies. It is also important that we recognize that there are individuals and companies within Canada that are producing content, really good and in most cases Canadian content, that are actually not being reimbursed and compensated for that content.
I will start by highlighting that this bill, and this is one of the positives in it, will effectively add online businesses to our broadcasting regime. This is to make sure that we capture everything that is happening online of a broadcasting nature, and we include it in the regulations and the legislative regimes that we put in place. We do not want conventional broadcasters, which already operate within a set of rules, to be placed at a disadvantage when we have a whole set of other online content providers that operate either under a different set of rules or, in most cases, in the absence of rules. We want to get this right.
One of the challenges of this bill is that it does not address the monetization of content on some of the largest online content providers, the Facebooks and the Googles of the world. Recently, I met with Ken Goudswaard and Carly Ferguson from the Abbotsford News, our local newspaper. It is an excellent newspaper focused on the local issues that matter to our residents.
I met with them and the first thing they raised with me was the Broadcasting Act and the fact that they operate in an environment where the big players, such as Facebook and Google, take advantage of them. I asked how that happens, although I had an inkling of what they were going to say. They said they are producing 100% Canadian content within our community, the city of Abbotsford. They are the ones who pay the reporters, the layout people and everybody else who works in the newspaper office. They are the ones who pay for all of it. They then put that content online, and Facebook and Google get to then advertise off of that content without compensating the Abbotsford News for any of it. It is, in fact, a freebie.
These are the largest corporations in the world. They are also among the most profitable corporations in the world. They are not sharing their wealth and the income that our local content producers rightfully deserve. That is one of the failings of this legislation. It does not adequately address that challenge.
To Ken and to Carly, I say I am advocating for them. We Conservatives are advocating for them in the House. We want to make sure that those who deliver content, Canadian content, in Canada are also properly compensated for it, and that others do not get rich off their backs.
One of the other considerations is that the bill has a lack of clarity when it comes to the powers that would be granted to the CRTC. My colleague rightfully raised this challenge earlier in that much of the decision-making is vested in the Governor in Council. For Canadians who are wondering who the Governor in Council is, it is effectively the Minister of Canadian Heritage and the cabinet, who can simply, by fiat, say that this is what we are going to do and this is how much will be committed to Canadian content.
As members know, in Canada our broadcasters have to invest in Canadian content. They have no choice. We want to make sure that we, as Canadians, see ourselves in the products of online content, as well as in our broadcast media. They are committed to taking anywhere from 25% to 40% of their content and ensuring that it is Canadian. They also have to contribute 5% to the Canada Media Fund, which is a separate fund that helps Canadian content producers deliver Canadian content in a way that does not bankrupt them.
These support mechanisms are in place for Canadian broadcasters, the conventional broadcasters, but we have this whole other realm of content producers and content streaming services, the online platforms that are not part of that broadcasting regime. We want to make sure that they also play by the same set of rules that our domestic broadcasters have to play by.
Unfortunately, the powers to direct this are vested in the cabinet and the CRTC, but those powers are not clear on exactly what kind of requirements would be imposed upon our online streaming services when they deliver content to Canadians. There is no certainty, and if I were someone who was leading one of these streaming services, I would think that, until I had clarity from the Canadian authorities as to exactly how much I had to invest in Canadian content and how much it was going to cost me, I would probably hold off on any further investments, and that is not good for Canada.
To their credit, companies such as Netflix, Crave and Amazon Prime and others like them do invest in Canadian content already, but they are not subject to the same rules as our Canadian broadcasters and content providers, and that needs to change. What we are doing is levelling the playing field. Unfortunately, we do not know what the rules are for that level playing field.
Effectively, the government is saying to trust it. When have we heard that before from the Prime Minister? The irony here is that we have a Liberal government that is bringing forward Bill C-10 with changes to the Broadcasting Act that are supposed to enhance Canadian content. This is to drive home the fact that we are Canadian, we have a Canadian identity and we want to see ourselves in that content.
However, this is the same Prime Minister who publicly said that Canada has no core identity. Do members remember when he said that? We have no core identity but we want Canadian content. Members can see that there are so many flaws in this proposed legislation. Step by step, we need to deal with the Broadcasting Act in a manner that actually delivers exactly what Canadians need.
The last point I will make is that there is no reference at all to taxing the big boys. The Facebooks and Googles of this world are still not paying taxes in Canada. Are Netflix, Crave, Amazon Prime, Spotify and the others paying taxes in Canada? No, but they are driving major revenue growth from delivering their content here in Canada.
This is all about fairness. Bill C-10 does not deliver fairness, and for that reason we, as Conservatives, will be voting against the legislation.
Madame la Présidente, je suis heureux d'avoir l'occasion de participer au débat sur un sujet qui influe vraiment sur la culture canadienne, sur la place que nous pensons occuper sur le marché mondial et sur notre identité en tant que Canadiens.
La Loi sur la radiodiffusion n’a pas été renouvelée ou examinée depuis 28 ans. Il est donc temps que nous nous y attelions. Le problème est que, comme souvent, le gouvernement libéral a présenté un projet de loi qui est tellement boiteux que les conservateurs à la Chambre, qui souhaitent faire les choses comme il se doit, ne peuvent pas l’appuyer. Je vais passer en revue certaines de ses lacunes, car elles sont importantes, mais surtout, si nous parlons d’examiner la Loi sur la radiodiffusion, c’est parce que tout l’environnement de la radiodiffusion a changé.
Nous sommes passés d’un environnement où les formes de communication numériques étaient pratiquement inconnues à un environnement où nous avons des plateformes numériques qui, en fait, remettent en question le rôle des radiodiffuseurs traditionnels au Canada. Nous devons bien faire les choses, parce que l’enjeu est de taille. Ce qui est en jeu, c’est le contenu canadien et l'assurance que nous nous reconnaissions, en tant que Canadiens, dans les produits que nous voyons à la télévision, dans les services de diffusion en continu et dans les films. Il est important aussi que nous reconnaissions que des personnes et des entreprises canadiennes qui produisent du très bon contenu et, dans la plupart des cas, du contenu canadien, ne sont pas remboursées ou rémunérées pour ce contenu.
Je commencerai par souligner que ce projet de loi, et c’est un de ses aspects positifs, ajoutera des entreprises en ligne à notre régime de radiodiffusion. Le but est d'englober tout ce qui se diffuse en ligne et de l’inclure dans la réglementation et les régimes législatifs que nous mettons en place. Nous ne voulons pas que les radiodiffuseurs traditionnels, qui suivent déjà un ensemble de règles, soient désavantagés si toute une série d’autres fournisseurs de contenu en ligne suivent un autre ensemble de règles ou, la plupart du temps, aucune règle. Nous voulons bien faire les choses.
L’un des problèmes de ce projet de loi, c’est qu’il ne traite pas de la monétisation du contenu de certains des plus grands fournisseurs de contenu en ligne, les Facebook et les Google de ce monde. J’ai rencontré dernièrement Ken Goudswaard et Carly Ferguson, de l’Abbotsford News, notre journal local. Il s’agit d’un excellent journal qui traite des enjeux locaux auxquels nos concitoyens s’intéressent.
Lors de notre rencontre, ils m’ont tout de suite mentionné la Loi sur la radiodiffusion et le fait qu’ils travaillent dans un milieu où les gros joueurs, comme Facebook et Google, profitent d’eux. J’ai demandé ce qu’ils voulaient dire, même si j’en avais déjà une petite idée. Ils m’ont répondu qu’ils diffusent du contenu entièrement canadien dans notre collectivité, la ville d’Abbotsford. Ce sont eux qui paient les journalistes, les gens qui font le montage et tous ceux qui travaillent au journal. Ce sont eux qui paient pour tout cela. Ils affichent ensuite ce contenu en ligne, et Facebook et Google font de la publicité à partir de ce contenu sans compenser l’Abbotsford News. En fait, ils se font un beau cadeau.
Ce sont les plus grosses sociétés au monde. Elles comptent également parmi les plus prospères. Elles ne partagent pas leur richesse et les revenus que nos producteurs de contenu local mériteraient à juste titre. C’est l’une des lacunes de ce projet de loi. Il ne relève pas adéquatement ce défi.
J’ai dit à Ken et Carly que je défends leurs intérêts. Nous, les conservateurs, les défendons à la Chambre. Nous tenons à ce que ceux qui offrent du contenu, du contenu canadien, au Canada, soient adéquatement rémunérés et que d’autres ne s’enrichissent pas sur leur dos.
De plus, ce projet de loi ne décrit pas clairement les pouvoirs qui seraient accordés au CRTC. Mon collègue a soulevé ce problème plus tôt, à juste titre, en ce sens qu’une grande partie des décisions sont prises par le gouverneur en conseil. Pour les Canadiens qui se demandent qui est le gouverneur en conseil, c’est en fait le ministre du Patrimoine canadien — et le Cabinet —, qui peut simplement, de façon arbitraire, décider de ce que nous allons faire et des montants d’argent à consacrer au contenu canadien.
Comme les députés le savent, au Canada, les radiodiffuseurs doivent investir dans le contenu canadien. Ils n’ont pas le choix. Nous, les Canadiens voulons nous voir dans les produits du contenu en ligne et dans ceux de nos médias de diffusion. Ils se sont engagés à diffuser entre 25 et 40 % de contenu canadien. Ils doivent aussi verser 5 % de leurs revenus au Fonds des médias du Canada, un fonds distinct qui aide les producteurs de contenu canadien à offrir du contenu canadien sans faire faillite.
Ces mécanismes de soutien sont en place pour les radiodiffuseurs canadiens, les radiodiffuseurs conventionnels, mais les producteurs de contenu en ligne et les services de diffusion en continu, les plateformes numériques, ne sont pas partie intégrante de ce régime de radiodiffusion. Or, nous voulons nous assurer que ces plateformes respectent les mêmes règles que nos radiodiffuseurs nationaux.
Malheureusement, le Cabinet et le CRTC ont le pouvoir de changer cela, mais le genre d’exigences qui seraient imposées à nos services de diffusion en continu n'est pas établi clairement. Il n’y a pas de certitude, et si j’étais à la tête d’un de ces services, je me dirais que tant que les autorités canadiennes ne m’ont pas indiqué clairement combien je devrais investir exactement dans le contenu canadien et combien cela me coûterait, je devrais probablement attendre pour investir davantage, ce qui n’est pas une bonne chose pour le Canada.
Il faut reconnaître que des entreprises comme Netflix, Crave et Amazon Prime investissent déjà dans le contenu canadien, mais elles ne sont pas assujetties aux mêmes règles que nos radiodiffuseurs et fournisseurs de contenu canadiens, et cela doit changer. Ce que nous faisons, c’est uniformiser les règles du jeu. Malheureusement, nous ne savons pas quelles sont ces règles.
Dans les faits, le gouvernement dit qu’il faut lui faire confiance. Quand avons-nous entendu cela auparavant de la part du premier ministre? L’ironie, c’est que le gouvernement libéral présente le projet de loi C-10, qui contient des modifications à la Loi sur la radiodiffusion censées améliorer le contenu canadien, tout cela pour bien faire comprendre que nous sommes Canadiens, que nous avons une identité canadienne et que nous voulons nous reconnaître dans ce contenu.
Cependant, c’est ce même premier ministre qui a déclaré publiquement que le Canada ne reposait sur aucun aspect fondamental commun. Les députés se souviennent-ils quand il a dit cela? Nous n’avons pas d’aspect fondamental commun, mais nous voulons du contenu canadien. Les députés sont à même de constater les nombreuses lacunes du projet de loi. Nous devons aborder la Loi sur la radiodiffusion étape par étape, d’une manière qui répond exactement aux besoins des Canadiens.
Le dernier point que je veux faire valoir, c’est qu’il n’est aucunement question de taxer les grands. Les Facebook et les Google de ce monde ne paient toujours pas d’impôts au Canada. Est-ce que Netflix, Crave, Amazon Prime, Spotify et les autres paient des impôts au Canada? Non, mais le contenu qu’ils diffusent ici, au Canada, génère une croissance importante de leurs revenus.
C’est une question d’équité. Le projet de loi C-10 n’est pas équitable, et c’est pour cette raison que les conservateurs voteront contre.
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CPC (SK)
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2020-12-10 13:18 [p.3278]
Madam Speaker, how does one follow on the comments made by the member for Saanich—Gulf Islands? I congratulate her relative for getting a role in Star Trek: Discovery. I am sure there are a lot of Trekkies out there who appreciate that and will watch with bated breath to see who she is portraying.
It is an honour for me to rise in the House today to join in the discussion of Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts.
As the member for Abbotsford put on the table, there are some fundamental flaws with it, one of which relates to the Governor in Council. When we go through the bill, one thing that jumps out right away is the power the Governor in Council will have. There would be a lot of power situated in the minister's office and cabinet when it comes to making decisions regarding Canadian content and broadcasting services, and that is a fundamental flaw in the bill.
What also pops out when reading the bill is the pretty broad definition of “online business”. I think that is what people were looking for.
Another issue my constituents have brought forward to me, which we will have time to talk about more, is the issue of giving more power to the CRTC. When we talk about the availability of online services, broadcasting and the news, most Canadians would like to see less power in the Ottawa bubble and the CRTC and more power throughout the country, as people would like to have more options.
I agree, and I think many members of the House would agree, that waiting 28 years to update a bill is a substantial length of time. The member for Stormont—Dundas—South Glengarry mentioned he was three years old when this act was introduced, and he talked about some of the great music then. Times have changed, and a lot of conversations need to be had now about how we are going to do business using online services with Facebook and Netflix.
What are we going to do? How are we going to do it? The members across the way have talked about what taxes should look like for very big corporations, and the member for Abbotsford brought it up very well when he said that when businesses come to Canada they expect to be treated fairly. That is something we need to keep in mind when we are looking at this legislation.
We talked about having Canadian content and making sure there is a level playing field when it comes to news services. I think the other issue we need to talk about is how smaller online businesses and news services are competing with the bigger online services. That needs to be levelled as well.
Some smaller businesses are trying to compete against taxpayer dollars. The member for Barrie—Innisfil said, very correctly, that some of these small local publications are trying to compete with the CBC online, and the CBC has a good online paper. The member for Saskatoon—Grasswood talked about how it just updated its online presence, which is wonderful, but that online presence is now competing with smaller online papers. It is very hard for them to compete, because they do not have the resources that bigger companies like CBC, CTV or Global have. We need to take that into consideration as well when we are looking at how we will be able to ensure that smaller publications have the ability to compete. A lot of Canadians across the country want to see competition in the online broadcasting field and the ability to have more selection and options when looking at online news and broadcasting.
We also need to have a discussion about how we are going to ensure there is correct information online. That conversation is important in this day and age. Some of the members across the way have brought up fake news, or whatever they like to call it, but I think it is also incumbent upon us to make sure we hold ourselves to a higher level of decorum in the House when debating bills. Let us not bring up issues that are not related to Bill C-10, nor have personal attacks back and forth during these speeches. That is below parliamentarians and below the level that our constituents expect from us. We need a higher level of discourse in this chamber.
I expect that to continue and expect us to raise the bar of decorum in the House to ensure that when we have debates about important legislation, we stick to the facts and the debate at hand. We must leave personal and partisan feelings away from the table when we have these conversations. I will do my best to ensure that there is good decorum in this chamber whenever I am on my feet to talk about important bills.
When we have conversations on Bill C-10, possible situations could arise that are interesting. The long-awaited legislation is the result of the Yale report on the framework for communications in Canada tabled in February 2020. The 97 recommendations of the report deal with social media, copyright, taxation of web giants and advertising fees to ensure the sustainability of traditional media. Bill C-10 is limited to the modernization of the Broadcasting Act, which essentially consists of introducing, as I said earlier, a very broad definition of online business, broadcasting cultural content and giving the CRTC broad discretion to regulate them where it does require a percentage of Canadian content, requires financial contributions and imposes fines to investigate compliance.
There are a lot of recommendations from the Yale report, which Bill C-10 is based on, that have not been implemented, and I think we should take some time to step back. That is why on this side we think Bill C-10 misses the mark in a few areas, especially regarding centralizing the discretion within the CRTC and within the Minister of Canadian Heritage's office, which we think is a big concern. Many of my colleagues have talked about that concern. We need to ensure there are broader consultations about where Canadians would like to see the ability to regulate and where our online business and our broadcasting ideas would come from.
We want more news available, and we want Canadian content within our broadcasting. However, the bill misses the mark on creating some fairness within the broadcasting sector and ensuring that we have space for smaller and start-up publications. There are a couple back home I can think of that would be hurt from not having a level playing field when starting up and competing with the larger companies, such as CBC, Global and CTV. They need to start with an online presence, because that helps.
I know, as do the young staff in my office, that there are not a lot of newspapers in the office anymore. We have our phones and PressReader, and we get much of our information from online sources.
I know the Regina Leader Post and The Star Phoenix have dropping publication numbers in Saskatchewan. They are working hard to make sure they have a large online presence because they realize that more and more people are getting their news from websites and through online services.
We need to allow for room in online businesses so they have the ability to compete. It is not as fair at this point as we would like to see it, and we wish there would have been the ability within Bill C-10 to create a more level playing field.
When it comes to online services, companies such as Netflix and Facebook should pay their fair share, as my colleagues across the way like to say. I think that is a good point, but they need to have certainty so that before they come to Canada, they know what the taxes or fees are going to be when they bring their businesses to Canada. Without certainty, it is very hard to attract new businesses and new tech companies to Canada if they do not know what the fees will be.
Given the uncertainty reasons and the power that is going to be situated within the CRTC and the minister's office, we have issues and concerns. That is why we will not be supporting this piece of legislation at this time.
Madame la Présidente, comment peut-on donner suite aux observations de la députée de Saanich—Gulf Islands? Je félicite sa belle-fille d’avoir obtenu un rôle dans Star Trek: Discovery. Je suis certain qu’il y a beaucoup d’amateurs qui surveilleront avec grand intérêt quel personnage elle incarne.
C’est un honneur pour moi d’intervenir à la Chambre aujourd’hui pour participer au débat sur le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois.
Comme le député d’Abbotsford l’a dit, il comporte des lacunes fondamentales, dont l’une concerne le gouverneur en conseil. Lorsqu'on examinons le projet de loi, une chose saute immédiatement aux yeux: le pouvoir qu'aura le gouverneur en conseil. Le cabinet du ministre et le Cabinet détiendraient beaucoup de pouvoir lorsqu’il s’agirait de prendre des décisions concernant le contenu canadien et les services de radiodiffusion, et c’est là une lacune fondamentale du projet de loi.
Ce qui ressort également à la lecture du projet de loi, c’est la définition assez large d’« entreprise en ligne ». Je pense que c’est ce que les gens recherchaient.
Une autre question que mes électeurs m’ont soumise et dont nous aurons le temps de parler davantage porte sur les pouvoirs accrus accordés au CRTC. Lorsqu’il est question de la disponibilité des services en ligne, de la radiodiffusion et des nouvelles, la plupart des Canadiens aimeraient voir moins de pouvoirs dans la bulle d’Ottawa et au CRTC et plus de pouvoirs partout ailleurs au pays, car les gens aimeraient avoir plus d’options.
Selon moi, et je crois que de nombreux députés en conviendront, attendre 28 ans pour mettre à jour une loi, c’est beaucoup de temps. Le député de Stormont—Dundas—South Glengarry a dit qu’il avait trois ans lorsque cette loi a été présentée pour la première fois, et il n’a pas manqué de mentionner certains excellents musiciens de l’époque. Les temps ont changé, et il faut maintenant débattre de la façon dont nous allons faire des affaires en utilisant les services en ligne de Facebook et de Netflix.
Qu’allons-nous faire? Comment allons-nous nous y prendre? Les députés d’en face ont parlé de ce à quoi devraient ressembler les impôts pour les très grandes sociétés, et le député d’Abbotsford a très bien cerné la question lorsqu’il a dit que les entreprises qui viennent au Canada s’attendent à être traitées équitablement. C’est quelque chose que nous devrions garder à l’esprit au moment de l’examen de ce projet de loi.
Nous avons parlé d’avoir du contenu canadien et de veiller à ce que les règles du jeu soient équitables en ce qui concerne les services de nouvelles. Je pense que l’autre question dont nous devons parler, c’est la façon dont les petites entreprises en ligne et les services de nouvelles font concurrence aux services en ligne plus importants. Cela aussi doit être corrigé.
Certaines petites entreprises font concurrence à des organismes financés par le Trésor public. Le député de Barrie—Innisfil a dit, à juste titre, que certaines de ces petites publications locales essaient de concurrencer Radio-Canada en ligne, et que Radio-Canada a un bon journal en ligne. Le député de Saskatoon—Grasswood a dit que le gouvernement venait d’actualiser sa présence en ligne, ce qui est merveilleux, mais cette présence en ligne fait maintenant concurrence à de plus petits journaux en ligne. C’est très difficile pour elles de soutenir la concurrence, parce qu’elles n’ont pas les ressources dont disposent les grandes entreprises comme Radio-Canada, CTV ou Global. Nous devons également en tenir compte lorsque nous cherchons des moyens de nous assurer que les petites publications sont concurrentielles. Beaucoup de Canadiens d’un bout à l’autre du pays veulent voir de la concurrence dans le domaine de la radiodiffusion en ligne et avoir plus de choix et d’options lorsque vient le temps de s'informer ou d'écouter des émissionsen ligne.
Nous devons également discuter de la façon dont nous allons nous assurer que l’information en ligne est exacte. Cette conversation est importante de nos jours. Certains députés d’en face ont parlé de fausses nouvelles, ou peu importe comment ils les appellent, mais je pense qu’il nous incombe également de veiller à ce que nous respections le décorum à la Chambre lorsque nous débattons de projets de loi. Évitons de soulever des questions qui ne sont pas liées au projet de loi C-10 et de lancer des attaques personnelles pendant ces discours. Ce n'est pas digne de ce que les parlementaires et nos électeurs attendent de nous. Nous avons besoin d’un plus haut niveau de discussion dans cette enceinte.
Je m’attends à ce que cela continue et à ce que nous relevions la barre du décorum à la Chambre pour nous assurer que, lorsque nous tenons des débats sur des projets de loi importants, nous nous en tenions aux faits et au débat en cours. Nous devons laisser les sentiments personnels et partisans de côté lorsque nous avons ces conversations. Je ferai de mon mieux pour que le décorum règne dans cette enceinte chaque fois que je prendrai la parole au sujet de projets de loi importants.
Lorsqu’on a des conversations sur le projet de loi C-10, il peut y avoir des situations intéressantes. Ce projet de loi tant attendu est le résultat du rapport Yale sur le cadre des communications au Canada déposé en février 2020. Les 97 recommandations du rapport portent sur les médias sociaux, le droit d’auteur, la taxation des géants du Web et les frais de publicité pour assurer la durabilité des médias traditionnels. Le projet de loi C-10 se limite à la modernisation de la Loi sur la radiodiffusion, qui consiste essentiellement, comme je l’ai dit plus tôt, à introduire une définition très large du commerce en ligne, à assurer la diffusion de contenu culturel et à donner au CRTC un vaste pouvoir discrétionnaire pour réglementer quant au pourcentage de contenu canadien, exiger des contributions financières et imposer des amendes.
Un grand nombre des recommandations du rapport Yale, sur lequel s’appuie le projet de loi C-10, n’ont pas été mises en œuvre, et je pense que nous devrions prendre un peu de recul. C’est pourquoi nous pensons, de ce côté-ci de la Chambre, que le projet de loi C-10 rate la cible à certains égards, surtout en ce qui concerne la concentration du pouvoir discrétionnaire au sein du CRTC et du cabinet du ministre du Patrimoine canadien. Cela est très préoccupant pour nous. Bon nombre de mes collègues ont également exprimé leur inquiétude. Il doit y avoir de vastes consultations auprès des Canadiens pour savoir ce qu’ils veulent que nous réglementions et pour savoir d’où proviendraient nos achats et le contenu de nos émissions.
Nous voulons qu’il y ait davantage d’émissions d’information et nous voulons du contenu canadien dans notre programmation. Le projet de loi rate toutefois la cible en omettant d’assurer une certaine équité dans le secteur de la radiodiffusion et en omettant de donner une place aux publications des petites et nouvelles entreprises. Je connais plusieurs nouvelles entreprises qui souffriraient de ne pas jouir de chances égales et de devoir faire concurrence à de grandes sociétés comme CBC/Radio-Canada, Global et CTV. Ces entreprises doivent avoir une présence en ligne dès leur création, parce qu’elles en ont besoin.
Tout comme les jeunes employés de mon bureau, je constate qu’il n’y a plus beaucoup de journaux dans le bureau. Nous avons nos téléphones et PressReader et nous allons chercher l’information qui nous intéresse directement en ligne.
Je sais que le Leader-Post de Regina et le Star Phoenix ont de moins en moins d’abonnés en Saskatchewan. Ces journaux travaillent fort pour avoir une présence en ligne parce qu’ils ont compris que les gens s’informent de plus en plus sur les sites Web et les services d’information en ligne.
Nous devons faire de la place aux entreprises en ligne afin qu’elles puissent être concurrentielles. La situation n’est pas aussi équitable que nous le souhaiterions et nous aurions espéré que le projet de loi C-10 propose des règles plus équitables.
En ce qui concerne les services en ligne, des entreprises comme Netflix et Facebook devraient payer leur juste part, comme mes collègues d’en face se plaisent à le dire. C’est très bien, mais elles doivent savoir avec certitude, avant de venir exercer leurs activités au Canada, combien leur entreprise paiera en impôts et en redevances, et ce, avant même de venir au Canada. Sans cette certitude, il est très difficile d’attirer de nouvelles entreprises de technologie au Canada, si elles ne savent pas combien elles devront payer.
Cette incertitude et cette concentration du pouvoir entre les mains du CRTC et du cabinet du ministre nous posent des problèmes et soulèvent notre inquiétude. C’est pourquoi nous n’appuierons pas ce projet de loi pour le moment.
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CPC (AB)
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2020-12-10 13:47 [p.3282]
Madam Speaker, it is an honour to once again debate in this place, and to debate a bill that takes on a special relevance in the year that we find ourselves in. The dynamics associated with online content have expanded dramatically with the onset of the COVID-19 pandemic.
We can look at the last number of decades. I recall back in high school, people were talking about how the speed of a computer was doubling every 90 days, and the next year they would say it was doubling every 45 days. The rate at which technology is advancing is incredible, and along with that come challenges and changing dynamics that definitely need to be addressed in legislation. With the tabling of the Yale report with the 97 recommendations, this is what I would assume is part of that response, being that it addresses only a small number of those challenges.
Having stated the demands that we face and needing to make some of these changes, I would make a couple of observations about the bill.
I think of a few speeches from my colleagues preceding me, including the member for Carleton, the member for Abbotsford, the member for Regina—Lewvan, and others, who have articulated very well some of the challenges that we faced. I have some constituents who are real politicos, who do not just follow the news as it is seen on the news channels, but follow when bills are introduced and their responses were striking. When this bill was first tabled, I had a number of constituents who reached out and asked how do they know that this is not the government just trying to take more power, how do they know that this is not the government trying to regulate free thought, and how do they know that there is not a nefarious agenda at work here.
That speaks to some of the greater societal challenges that exist, especially when it comes to the way that the government members opposite conduct themselves and certainly some of the comments that the Prime Minister has made, whether regarding China or other aspects of society and even our country; or comments of the minister who is responsible for bringing forward this bill has made. There was a great deal of concern.
Certainly, my hope is that in the midst of the debate in this House the government members will articulate very clearly those concerns. I have here in front of me 14 pages; and yet, having read it, there is not a whole lot of clarity as to what is actually trying to be accomplished and that poses a problem. That is part of the reason that constituents reach out and ask what this is about. They have concerns because they do not trust the intentions that are brought forward in the preamble. Certainly, that is something that needs to be very much clarified.
There are a few points that need to be addressed, including levelling the playing field with the explosion of digital content. It is interesting that we are having this debate today when just a number of days ago there were some fairly significant conversations happening in the United States surrounding Facebook and whether it is too large and the government in the United States needs to take some antitrust actions. I would hope that the minister is following this carefully, and how it speaks to the larger issues that we face when it comes to addressing the evolving nature that is digital content.
A big part of my concern here is with what this bill would not ensure in regard to those web giants, because they are giants and they touch every part of our life. I have an Android phone and Google touches every part of my life, whether it is talking to my kids as they are tucked into bed at night and I am here in Ottawa or to do with my job as a member of Parliament, whatever the case is.
Facebook as well; what do we not see on Facebook these days? There is certainly a great deal of concern that it is not clearly articulated how some of these things would be addressed. As well, it is not made clear what the standards would be for those multinationals and the rules that domestic content suppliers and producers have here in Canada.
i want to talk about unleashing the private sector. There is a community in my constituency many in this House will know as Drumheller. It is the dinosaur capital of the world, the heart of the Canadian badlands. Not only is it known for the dinosaurs and the Royal Tyrrell Museum, and a big shout-out to everybody there and the challenges they are facing because of the COVID-19 pandemic, but it has been very interesting how that community has benefited greatly in content creation.
In fact, my wife suggested we watch the Netflix series Lost in Space, and I thought to myself that those hills looked familiar. It turns out I had not been to that planet, but rather I had driven through Drumheller. It was filmed there, and of course there was some CGI and whatnot associated with it, but there is incredible work done here in Canada. It is not just solely Canadian content like we see sometimes produced by the CBC, and although there are some aspects of that content a lot of people are very proud of, there is a lot of it that quite frankly I question why tax dollars go toward paying for.
There is a lot shot in Canada, whether it be Vancouver, the Prairies or Toronto. A number of television shows supposedly based in New York are actually shot in downtown Toronto. It is absolutely incredible how much Canadian content there is and to ensure the free market is absolutely unleashed, to ensure Canada is a destination for that investment and the jobs that come along with it.
When the Leader of the Opposition was running for the leadership of the party, I was very pleased he addressed one of these things, which was to eliminate the goods and services tax on Canadian digital platforms as a mechanism to say that it is an equal playing field. It is something that bears mentioning in this place.
I will discuss a couple of other issues and then I will wrap up with a very important one. Nothing in this bill seems to address the issue of royalty sharing to media content shared on digital media. It does not explain how digital platforms would be treated versus more conventional broadcasting. It would give full enforcement powers to the CRTC, and like the member for Carleton articulated very well, I certainly have a great deal of concern when enforcement powers are given. Like the member for Abbotsford mentioned before, there is a tremendous amount of hesitation when the minister has the final say on a lot of the governance aspects of how content is done.
There are a number of other concerns, but I do not think I will have time to get to them, so I will finish with simply this. All Canadians should be concerned with The New York Times editorial, and it has been discussed in this House, related to the exploitation of children on the web giants like MindGeek's Pornhub. A tremendous number of issues need to be addressed, which I do not have the time to get into today.
The New York Times exposé and some of the debate that has taken place subsequently here and around the world look to make sure there is a clear understanding of how we can ensure those most vulnerable among us are protected. I simply finish my remarks with that.
Madame la Présidente, c'est un honneur de débattre encore une fois à la Chambre, surtout lorsqu'il s'agit de discuter d'un projet de loi qui prend tout son sens dans le contexte actuel. La façon dont nous interagissons avec le contenu en ligne a beaucoup évoluée depuis l'arrivée de la pandémie de COVID-19.
On n'a qu'à jeter un coup d'œil aux dernières décennies. Je me souviens lorsque j'étais à l'école secondaire, les gens disaient que les nouveaux ordinateurs doublaient de vitesse tous les 90 jours, et l'année d'après, tous les 45 jours. La technologie évolue à une vitesse incroyable, ce qui entraîne des défis et des changements qui doivent être gérés au moyen de lois. J'imagine que le rapport Yale, assorti de ses 97 recommandations, fait partie de la réponse, comme il n'aborde qu'un petit nombre de ces défis.
Maintenant que j'ai parlé des différents défis que nous devons relever et de l'importance d'effectuer des changements, j'aimerais formuler quelques observations au sujet du projet de loi.
Je pense aux propos de certains collègues qui m’ont précédé, notamment à ceux du député de Carleton, du député d’Abbotsford, du député de Regina—Lewvan et d’autres, qui ont clairement décrit certains problèmes auxquels nous avons fait face. Dans ma circonscription, il y a des passionnés de politique qui non seulement suivent l’actualité sur les chaînes d’information, mais également nos délibérations sur les projets de loi. Ils ont eu des réactions étonnantes. Quand ce projet de loi a été déposé pour la première fois, certains sont venus me voir pour me demander comment ils peuvent savoir si ce n’est pas simplement une tentative, de la part du gouvernement, d’élargir son pouvoir ou de réglementer la libre pensée ou encore d’imposer un programme d’action dommageable.
Cela en dit long sur les grands défis de société qui se posent, surtout quand on voit comment les députés ministériels d’en face se conduisent eux-mêmes et, bien sûr, quand on pense à certains propos tenus par le premier ministre, que ce soit au sujet de la Chine, d’autres enjeux de société et même de notre pays ou aux commentaires du ministre qui a déposé ce projet de loi. Il y a de quoi être très inquiet.
J’espère que les députés ministériels soulèveront ces préoccupations de manière non équivoque dans le cadre de ce débat à la Chambre. J’ai sous les yeux un document de 14 pages; après en avoir fait lecture, je ne comprends toujours pas quels en sont les objectifs et cela pose problème. C’est notamment pour cette raison que nos concitoyens nous demandent de quoi il s’agit exactement. Ils ont des inquiétudes parce qu’ils n’ont pas confiance dans les intentions énoncées dans le préambule. Cela demande beaucoup de clarification.
Il y a quelques points à examiner, notamment en ce qui concerne l’uniformisation des règles face à la prolifération du contenu numérique. Il est intéressant que nous ayons ce débat aujourd’hui, car il y a quelques jours, il y a eu de beaucoup de discussions aux États-Unis au sujet de Facebook. On se demandait si, face à l’essor considérable de cette entreprise, le gouvernement américain devait prendre des mesures antitrust. J’espère que le ministre suit la situation attentivement et qu’il comprend les gros problèmes que nous risquons d’avoir à cause de la nature évolutive du contenu numérique.
Ce qui me préoccupe beaucoup, c’est l’absence de garantie dans ce projet de loi en ce qui concerne les géants du Web, parce que sont bien des géants, et ils touchent tous les aspects de notre vie. J'ai un téléphone Android, et Google est présent dans toutes les dimensions de ma vie, par exemple lorsque je parle à mes enfants au moment où ils sont au lit le soir alors que je suis ici, à Ottawa, ou lorsque j’exerce mon travail de député.
Il en va de même avec Facebook. Que ne voit-on pas sur Facebook aujourd’hui? Il est certain qu’on s’inquiète beaucoup du fait qu’on n'énonce pas clairement la façon dont on réglerait certaines de ces questions. De plus, les normes qui s’appliqueraient à ces multinationales et les règles que les fournisseurs et les producteurs de contenu nationaux ont ici au Canada ne sont pas clairement énoncées.
Je veux parler de la libération du potentiel du secteur privé. Dans ma circonscription, il y a une collectivité que beaucoup de députés connaissent sous le nom de Drumheller. C'est la capitale mondiale des dinosaures, le cœur des badlands canadiennes. Certes, Drumheller est connue grâce aux dinosaures et au Royal Tyrrell Museum — et j’en profite pour saluer tous ceux qui sont là-bas et font face à toutes ces difficultés liées à la pandémie de COVID-19 —, mais il est également intéressant de voir à quel point cette collectivité a bénéficié de la création de contenu.
Ma femme nous a proposé de regarder la série Netflix Lost in Space, et j’ai eu l’impression de connaître les collines qu'on y voyait. En fait, je n’étais pas allé sur cette planète inconnue, mais j'avais plutôt traversé Drumheller. C'est l'endroit où la série a été tournée et, bien sûr, il y avait des images générées par ordinateur et tout le reste, mais un travail incroyable se fait ici au Canada. Il ne s’agit pas uniquement du contenu canadien tel que nous le voyons parfois dans une production de CBC/Radio-Canada, et je dois dire que, même si beaucoup de gens sont très fiers de certains aspects de ce contenu, je dois avouer que je me demande bien souvent pourquoi l’argent des contribuables sert à cela.
Beaucoup de tournages se font au Canada, que ce soit à Vancouver, dans les Prairies ou à Toronto. Un certain nombre d'émissions de télévision censées se dérouler à New York sont en réalité tournées au centre-ville de Toronto. La quantité de contenu canadien est absolument incroyable, et il faut veiller à libérer totalement les forces du marché pour s’assurer que le Canada est une destination prisée pour ce type d’investissement et pour les emplois qui y sont associés.
Lorsque le chef de l'opposition était candidat à la direction du parti, j'ai été très heureux qu'il aborde l'un de ces points, à savoir l'élimination de la taxe sur les produits et services sur les plateformes numériques canadiennes comme mécanisme confirmant que les règles du jeu sont les mêmes pour tous. C'est une chose qu'il vaut la peine de mentionner ici.
Je vais aborder un ou deux autres sujets et ensuite terminer par un point très important. Aucune partie de ce projet de loi n’aborde la question du partage des redevances sur le contenu médiatique publié dans les médias numériques. Il n’explique pas comment les plateformes numériques seraient traitées comparativement aux diffuseurs plus conventionnels. Il donnerait des pouvoirs d’exécution complets au CRTC, et comme l’a si bien exprimé le député de Carleton, je m’inquiète beaucoup quand de tels pouvoirs sont conférés. Comme l’a mentionné le député d’Abbotsford, il y a énormément d’hésitation quand le ministre a le dernier mot sur une bonne partie des aspects de la gouvernance entourant la production de contenu.
Il y a aussi d’autres préoccupations, mais je ne pense pas que j’aurai le temps de les aborder; je me contenterai donc de terminer avec ceci. Tous les Canadiens devraient se préoccuper de l’éditorial du New York Times — qui a fait l’objet de discussions à la Chambre — concernant l’exploitation d’enfants par des géants du Web comme la plateforme Pornhub de la société MindGeek. Il y a énormément de questions qui doivent être soulevées, mais je n’ai pas le temps de le faire aujourd’hui.
L’exposé du New York Times et une partie des débats qui ont eu lieu par la suite tant ici qu'ailleurs dans le monde visent à permettre de mieux comprendre comment nous pouvons veiller à ce que les plus vulnérables d’entre nous soient protégés. Je terminerai mes remarques ici.
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Lib. (NS)
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2020-12-10 16:39 [p.3301]
Mr. Speaker, it is a pleasure to rise in the House to discuss a bill that is close to my heart.
As I have been a professional performing artist for most of my life, I know that for these kinds of bills, the devil is in the details. I was very glad to see the union ACTRA endorse the bill. It said performing artists from coast to coast to coast will now be able to perform more, have their works seen on more screens and devices, and be paid for their work.
When I first started acting, I was 16 years old doing theatre in Nova Scotia at the Neptune Theatre in Halifax. From there, I moved on to doing theatre right across the country, including in Edmonton, where I played Marilyn Monroe in a rock opera on the life of Marilyn called Hey, Marilyn!. I was 19 at the time. From there, I went on to do my first movie at the age of 20 in Wilcox, Saskatchewan. It was called the Hounds of Notre Dame about Père Athol Murray. Anybody from out west might remember that. I then went on to play the fiancée of Colin Thatcher, a Conservative politician who ended up murdering his wife. I played his girlfriend, who helped turn him in to the police.
These were all heady days of the business. We also did live radio. I remember the Jarvis Street studio in Toronto. We did live radio plays, and sometimes we would need to be at the radio station at 6:30 a.m. to do a live one-hour or half-hour show. One of my favourites was about a politician. The amazing Gordon Pinsent played that role, and I played a cabinet minister.
I remember one day early in the morning we were waiting for the star of the show to arrive and he was not there. We were about to go on live radio. The producer was getting ready to take his part, and was pretty freaked out, when in came Gordon, in his pyjamas, at the last minute. He went on to perform brilliantly, of course, the role he was born to play.
I have lived through the times when radio was cut and cut and cut. We called it “death by a million cuts”. CBC was being cut. Radio was being cut. Dramas started to be cut down. This is the lifeblood for performers who do a lot of theatre but who also need to be seen on camera. To be honest, it is the cheapest and best way a government can invest in tourism. It brings people to a country and gets people around the world to see the beauties of our country and the stories that make us unique and different from any other country in the world.
That is why it is so important to look after people. It is so their work can be performed and seen all around the world, and now on many different devices.
Let us fast-forward to around the year 2005, when I was living in New York doing animation for PBS.
PBS wanted me to sign a contract, and I had never seen one that said work could be shown on all devices in the universe. PBS wanted me to sign away my rights for eternity throughout the universe. It was the first time I had ever seen that and the first time I had ever seen “on devices” in a contract. I had to ask somebody what that meant, and they said that pretty soon people would be watching things on their watches or their phones. I could not conceive of that concept. I thought it was crazy. However, if we fast-forward, where are people watching things now? They are watching them on watches, phones and all kinds of devices.
Currently, online undertakings that deliver audio and audio-visual content over the Internet are exempt from licensing and most other regulatory requirements. That is why Bill C-10 really aims to clarify that online undertakings are within the scope of the broadcasting regulatory system.
It would also provide the CRTC with new powers to regulate online audio and visual content. It would allow the CRTC to create conditions of service and other regulatory requirements under which those online broadcasters would operate in Canada, and update the CRTC's regulatory powers as they relate to traditional broadcasters as well. This is good.
The bill would ensure the act would not apply to users of social media services or social media services themselves for the content posted by their users. However, the bill aims to update key elements of the broadcasting policy for Canada to ensure the creation of Canadian content is reflective of Canadian society and accessible to all Canadians. This is what I am talking about. We need to get our stories told. We need to see more diverse Canadian faces and voices.
I have many friends in this industry who are Black or indigenous. We need to see them. We need to hear them. We need to hear the beautiful stories they have to tell. This is a great way to be able to open the door so that more of this content can be seen.
One of my favourite stations now is APTN, so here is a shout-out to APTN. It does some amazing work.
The bill would amend the act to take greater account of indigenous cultures and languages, and recognize that Canada's broadcasting system should serve the needs and interests of all Canadians, including racialized communities and Canadians of diverse ethnocultural backgrounds, socio-economic status, abilities and disabilities, sexual orientation, gender identities and expressions, and age. Additional amendments would also serve to promote greater accessibility for persons with disabilities.
Is it not time we show more people and more different diverse stories? I think Canadians are open to that content now. The more we talk about different styles of living and cultural backgrounds, the more people will start to understand that we really need to walk a mile in people's shoes, moccasins and so forth, to understand where they are coming from, what their background is and what they have been through. At the end of the day, it is all about compassion and trying to understand where another person is coming from and putting ourselves in their place.
As a performer and professional actor for 30-odd years and now as a parliamentarian for 11 years, I have to say that being a performer was very good training for being a politician, and not for the reasons some people would think, such as that we can pretend and put on a stony face. It is because we can feel compassion for others. I think that is an important part of this job.
I am very glad the bill has been introduced and is hopefully going to be passed. The bill would also provide a flexible approach to regulation, allowing the CRTC to tailor the conditions of service and other regulatory requirements imposed on broadcasters, taking into account the act's policy and regulatory objectives, the variety of broadcasters in the system and the differences between them, and determining what is fair and equitable depending on the circumstances.
With that, I believe my time is up. I would like to express a merry Christmas, a happy Hanukkah and safe travels to all of my colleagues and everyone across Canada. May everyone's families be safe. Remember to love one another because, in the end, all there is is love.
Monsieur le Président, je suis ravie de prendre la parole à la Chambre pour discuter d’un projet de loi qui me tient à cœur.
Comme j’ai été une artiste de la scène professionnelle pendant la plus grande partie de ma vie, je sais que dans ce type de projet de loi, le diable est dans les détails. Je me suis réjouie que le syndicat ACTRA l’approuve. Il a affirmé que les artistes de la scène d’un bout à l’autre du pays pourront désormais se produire davantage, faire voir leurs œuvres sur un plus grand nombre d’écrans et d’appareils, et être payés pour leur travail.
Lorsque j’ai commencé à jouer la comédie, j’avais 16 ans et je faisais du théâtre en Nouvelle-Écosse, au Neptune Theatre de Halifax. Ensuite, j’ai fait du théâtre dans tout le pays, notamment à Edmonton, où j’ai joué Marilyn Monroe dans un opéra rock sur sa vie intitulé Hey, Marilyn!. J’avais 19 ans, à l’époque. De là, j’ai fait mon premier film à l’âge de 20 ans, à Wilcox, en Saskatchewan. Il était intitulé The Hounds of Notre Dame et portait sur le père Athol Murray. Les gens de l’Ouest s’en souviennent peut-être. J’ai ensuite joué la fiancée de Colin Thatcher, politicien conservateur qui a fini par assassiner sa femme. C’est sa petite amie qui a aidé à le livrer à la police.
C'était une époque grisante pour l'ensemble du secteur. Nous faisions aussi de la radio en direct. Je me souviens du studio sur la rue Jarvis, à Toronto. Il y avait du radiothéâtre en direct. Parfois, il fallait se rendre à la station de radio à 6 h 30 pour une représentation d'une heure ou d'une demi-heure. L'un de mes projets préférés portait sur un politicien. L'extraordinaire Gordon Pinsent jouait ce rôle, et je jouais celui d'une ministre.
Très tôt un matin, nous attendions l'arrivée de la vedette de l'émission. L'heure de la radiodiffusion en direct approchait, et Gordon n'était toujours pas là. Le producteur, dans tous ses états, s'apprêtait à le remplacer lorsqu'il a fait son entrée à la dernière minute, vêtu d'un pyjama. Il a bien sûr donné une magnifique performance. Il était né pour jouer ce rôle.
J'ai vécu l'époque où les budgets des radios subissaient coupe après coupe. On parlait d'une « mort causée par un million de coupures ». Le budget de la CBC a été réduit. Le même sort a été réservé à la radio. On a commencé à diminuer le nombre de dramatiques. C'est une source de revenus essentielle pour les artistes qui font beaucoup de théâtre, mais qui doivent aussi jouer devant la caméra. En toute honnêteté, investir dans l'art est le moyen le plus efficace et le plus abordable de stimuler le tourisme pour un gouvernement. Il attire des visiteurs au Canada et permet aux gens à l'étranger de voir les beautés de notre pays et les récits qui nous distinguent de toute autre région du monde.
C'est pourquoi il est très important de prendre soin des gens dans cette industrie. Ils peuvent alors faire voyager leurs œuvres partout dans le monde et, maintenant, au moyen de différents appareils.
Faisons un petit saut dans le temps jusqu'à environ 2005. Je vivais alors à New York, où je travaillais dans le domaine de l'animation pour PBS.
Au réseau PBS, on voulait me faire signer un contrat. Je n'en avais jamais vu un qui mentionnait la diffusion de contenu sur tous les appareils de l'univers. À PBS, on voulait pourtant que je renonce à mes droits pour l'éternité, dans l'ensemble de l'univers. C'est la première fois que je voyais un contrat mentionnant « tous les appareils ». J'ai dû demander à quelqu'un ce que cela signifiait. On m'a dit que, bientôt, les gens regarderaient des choses sur leur montre ou leur téléphone. Je n'arrivais pas à me l'imaginer. Je croyais que c'était insensé. Pourtant, quelques années plus tard, où les gens regardent-ils des choses maintenant? Sur leur montre, leur téléphone et des appareils de toutes sortes.
À l'heure actuelle, les entreprises en ligne qui fournissent du contenu audio et audiovisuel sur Internet ne sont pas tenues d'obtenir une licence ni de satisfaire à la plupart des autres exigences réglementaires. C'est pourquoi le projet de loi C-10 a vraiment pour objectif de préciser que les entreprises en ligne relèvent du système de réglementation de la radiodiffusion.
Le projet de loi octroierait aussi au CRTC de nouveaux pouvoirs de réglementation du contenu audio et visuel en ligne. Il permettrait au CRTC de mettre en place des modalités de service et d'autres exigences réglementaires que devraient respecter les entreprises de radiodiffusion en ligne qui opèrent au Canada. La mesure législative permettrait également d'actualiser les pouvoirs de réglementation du CRTC en ce qui concerne les entreprises de radiodiffusion traditionnelles. C'est une bonne chose.
Le projet de loi garantirait que la loi ne s'applique pas aux utilisateurs de services de médias sociaux ni aux fournisseurs de tels services pour le contenu diffusé par leurs utilisateurs. Toutefois, le projet de loi vise à mettre à jour certains aspects clés de la politique canadienne de radiodiffusion de manière à assurer la création d'un contenu canadien qui est représentatif de la société canadienne et accessible à toute la population. Voilà ce dont je parle. Nos histoires doivent être racontées. Il faut voir davantage de visages et de voix de Canadiens différents.
J'ai beaucoup d'amis dans cette industrie qui sont noirs ou autochtones. Nous devons les voir. Nous devons les entendre. Nous devons connaître les histoires magnifiques qu'ils ont à raconter. C'est une façon formidable d'accroître les possibilités de voir ce genre de contenu.
Je salue APTN, qui fait maintenant partie de mes postes préférés. Ce réseau fait un travail fantastique.
Le projet de loi modifierait la loi de manière à mieux tenir compte des langues et des cultures autochtones et à reconnaître que le système de radiodiffusion canadien devrait répondre aux besoins et aux intérêts de tous les Canadiens, ce qui comprend les communautés racisées et les personnes de multiples origines ethnoculturelles, statuts socioéconomiques, capacités et handicaps, orientations sexuelles, identités et expressions de genre et groupes d'âge. D'autres modifications viseraient à assurer une plus grande accessibilité aux personnes handicapées.
Le temps n'est-il pas venu de présenter plus de gens et des histoires plus diversifiées? Les Canadiens sont maintenant ouverts à cette idée, je crois. Plus nous parlons de différents modes de vie et de différentes origines culturelles, plus les gens commenceront à comprendre qu'il faut vraiment se mettre à la place d'une personne, dans ses souliers, ses mocassins et ainsi de suite, pour comprendre d'où elle vient, son histoire et ce qu'elle a vécu. Au bout du compte, il s'agit vraiment d'avoir de la compassion et d'essayer de comprendre la situation d'une autre personne et de se mettre à sa place.
J'ai été interprète et actrice professionnelle pendant une trentaine d'années. Comme je suis députée depuis 11 ans, je suis en mesure d'affirmer que le métier d'interprète prépare très bien au rôle de politicien, et pas pour les raisons auxquelles on penserait, comme la capacité de faire semblant et de se montrer imperturbable. C'est parce que nous compatissons avec les autres, ce qui, selon moi, est un élément important du travail.
Je suis très heureuse que le projet de loi ait été présenté. Espérons qu'il sera adopté. Le projet de loi prévoit une approche souple à la réglementation et permet au CRTC d'adapter les conditions de service et d'autres exigences réglementaires imposées aux diffuseurs, en tenant compte de l'orientation de la loi et des objectifs réglementaires, de la diversité des diffuseurs dans le système et ce qui les distingue, et de déterminer ce qui est juste et équitable selon les circonstances.
Sur ce, je crois que mon temps de parole est écoulé. Je souhaite joyeux Noël, joyeux Hanouka et bonne route à tous mes collègues et à tous les Canadiens. Que toutes les familles soient en sécurité. N'oubliez pas de vous aimer les uns et les autres, car, au bout du compte, il n'y a que l'amour.
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GP (BC)
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2020-12-10 17:10 [p.3305]
Madam Speaker, it is an honour and privilege to speak today on this important update to the Canadian Broadcasting Act. It has been 29 years since there has been an update to this legislation and it is long overdue.
I graduated from the Algonquin College broadcasting program the same year that the Broadcasting Act was last updated in 1991 and I have seen many changes in the field since that time. I am a big supporter of Canadian content rules. It is important to have platforms and spaces where diverse voices and stories can be shared. I have seen first-hand how the CanCon system has benefited Canadians.
During the 1990s I worked at Video In Studios, which is now called VIVO Media Arts. It is an artist-run centre that provides access to equipment and training to video artists and media producers. I trained a lot of people in the new digital technology of that time. Many of those people did not see themselves reflected in the mainstream content being produced: indigenous people, people with diverse abilities, people of colour, street-involved youth and members of the LGBTQ++ community. Many of these people I trained went on to develop careers in the broadcasting industry and utilized CanCon rules to bring their unique stories and perspectives to Canadian audiences.
In the late 1990s, I worked with Dana Claxton, a renowned first nations artist. Her sister Kim Soo Goodtrack was a teacher who had written a children's book called The ABC’s of Our Spiritual Connection, which threads together first nations’ spiritual beliefs from across North America. Kim had an idea for a TV show, and together with Dana and their brother Don, I co-produced the pilot for Wakanheja. It was the first preschool show on a brand-new Canadian network, the Aboriginal Peoples Television Network, APTN. We made 64 episodes of that series before going on to create 39 episodes of a pre-teen show for APTN called Art Zone. While these shows were targeted to an audience of children and youth, the cultural sharing and stories provided an education for people of all ages. This programming would not have been possible without CanCon rules.
Funding formulas are essential to ensure a diversity of content. If it was left solely to the market we would have nothing but Disney-style caricatures of indigenous culture and many uniquely Canadian stories would never be produced for film and television.
This bill is an effort to catch up with the new media reality that has been unfolding for the last two decades. In 2007, I uploaded my first video to YouTube. It was footage I shot of three Sûreté du Québec undercover police officers trying to provoke an attack on their own riot squad at a protest in Montebello, Quebec. We pulled the masks off their faces and when they were mock-arrested by their fellow officers we noticed that all of their boots matched those of the riot squad. The YouTube video went viral and became an international news story. YouTube has evolved into one of the most influential players in the media landscape and we have barely begun grappling with the implications of that.
One thing that Canadians really want to see is the Internet giants, Facebook, Google and Amazon, paying their fair share of taxes for the business that they do in this country. They should be paying not just the GST and HST on the advertising they sell in this market but corporate taxes on the income they generate from Canadians. One key thing that this bill does is create a new category of broadcasting under the act, the "online undertaking". This would ensure that the online streaming giants such as Amazon and Netflix are covered under the act. This would help to level the playing field. These multinational companies selling their services in Canada should be required to carry Canadian content and/or help to pay for the creation of Canadian content.
The health of our news media is another area of great concern, particularly local news outlets. Local news outlets cannot compete on a level playing field with companies like Facebook and Google. We need local media and the stories they cover in our communities. Their content is shared on social media platforms that sell advertising beside that content, but none of that revenue is shared with them. Our local media outlets are held to journalistic standards, but the social media platforms are not. This is another glaring omission.
Social media platforms are publishers who generate enormous profits from content, content which is often racist, homophobic, misogynist and misleading. Social media companies should be required to uphold the same standards as traditional broadcasters. The absence of these standards and the expectations of voluntary self-regulation has brought us to a place where social media is negatively impacting our mental health, creating deepening divisions in society and having a corrosive effect on democracy.
We must take steps to ensure the survival of local media outlets in a media landscape where the playing field will never be level. Taxing social media companies on the revenues they generate in Canada and directing a portion of those funds to support local media production would be one way of doing so.
The Broadcasting Act should not limit the definition of broadcasting, but should leave it to the CRTC to determine what should be regulated. As we have seen in the last few decades, the media landscape continues to shift and the CRTC needs to be able regulate emerging types of media dissemination. The CRTC should not just have the option to regulate Internet giants, it must be mandated to do so. The penalties for violations by these Internet giants also need to be substantial, so it is not just viewed as the cost of doing business.
There are concerns about the removal of the paragraph that reads in part, “the Canadian broadcasting system shall be effectively owned and controlled by Canadians.” I understand the government is trying to bring the multinational Internet giants under the act, but we also need to ensure our existing broadcasting system is not opened up to foreign ownership.
As I emphasized earlier, the requirements for Canadian content are important. There are a lot of American productions shot in Canada using Canadian talent, but these are not Canadian stories.
I know we cannot expect Disney+ to create Canadian content based on Canadian stories, but it should be required to help fund Canadian content based on the amount of content it streams into the Canadian market.
Spotify does not create content, but it could be required to identify Canadian content on its streaming platforms and it should also have to contribute to CanCon based on the amount of business it does in our country.
Canadians need to be able to find Canadian content on these large streaming platforms. Companies like Netflix, Amazon and Spotify should provide the means for users to easily find Canadian content.
The Broadcasting Act must continue to protect the unique linguistic characteristics of Canada. We need to ensure that broadcasters create content in both official languages. Original French language content should not be sidelined by English language programs that have voice-over translations that are then passed off as French language content.
Bill C-10 proposes to replace the current conditions of licence with “conditions of service” to prohibit the appeal of any conditions of service to the cabinet. The public must have the right to appeal a CRTC decision that it considers unfair. While every decision of the CRTC should not necessarily be up for appeal, the process for appealing to cabinet should be retained in the act.
To summarize, this bill introduces changes to the Broadcasting Act that I am happy to see, but there are changes to the act that leave many stakeholders concerned. Some of the issues can be fixed with amendments. Some of the issues I have raised can only be addressed through regulation. Some can only be addressed through additional legislation, including proper taxation of multinational digital media giants.
I will be voting for the bill at second reading and I look forward to hearing what the witnesses have to say in the committee process.
Finally, I would like to take this opportunity to wish the you, Madam Speaker, the House of Commons staff, my hon. colleagues in the House of Commons, my constituents and all Canadians a happy and healthy holiday season.
Madame la Présidente, c'est un honneur et un privilège de parler de l'importante mise à jour de la Loi canadienne sur la radiodiffusion. Cela fait 29 ans qu'elle n'a pas été modifiée et il est grand temps de le faire.
J'ai obtenu mon diplôme du programme de radiodiffusion du Collège algonquin l'année même où la Loi canadienne sur la radiodiffusion a été mise à jour pour la dernière fois, en 1991, et j'ai été témoin de nombreux changements dans le domaine depuis cette époque. Je suis un grand partisan des règles sur le contenu canadien. Il est important d'avoir des plateformes et des espaces où l'on retrouve des voix et des histoires diverses. J'ai vu de mes propres yeux comment le système de contenu canadien a bénéficié à la population.
Dans les années 1990, j'ai travaillé à Video In Studios, qui s'appelle maintenant VIVO Media Arts. C'est un centre géré par des artistes qui donne accès à de l'équipement et offre de la formation aux artistes vidéo et aux producteurs de médias. À l'époque, j'ai formé beaucoup de gens à la nouvelle technologie numérique. Beaucoup d'entre eux ne se voyaient pas représentés dans le contenu produit par les grands médias: les Autochtones, les personnes aux capacités diverses, les personnes racialisées, les jeunes de la rue et les membres de la communauté LGBTQ++. Nombre des personnes que j'ai formées ont ensuite fait carrière dans l'industrie de la radiodiffusion et elles ont utilisé les règles du contenu canadien pour faire connaître au public canadien leurs histoires et leurs points de vue uniques.
À la fin des années 1990, j'ai travaillé avec Dana Claston, une artiste autochtone célèbre. Sa sœur, Kim Soo Goodtrack, qui était enseignante, avait écrit un livre pour enfants intitulé The ABC's of Our Spiritual Connection, qui réunit les croyances spirituelles des Premières Nations de partout en Amérique du Nord. Kim voulait créer une émission télévisée et nous avons co-produit, avec l'aide de sa sœur Dana et de son frère Don, le pilote de Wakanheja. C'était la première émission pour enfants d'âge préscolaire à être diffusée sur le tout nouveau réseau canadien APTN, pour Aboriginal Peoples Television Network. Nous avons réalisé 64 épisodes de cette série avant de créer 39 épisodes d'une émission pour préadolescents sur le même réseau appelé Art Zone. Le public cible de ces émissions était les enfants et les jeunes, mais les personnes de tous âges pouvaient y apprendre quelque chose grâce aux informations culturelles et aux histoires qui y étaient présentées. Ces émissions n'auraient pas été possibles sans les règles sur le contenu canadien.
Les formules de financement sont essentielles pour garantir un contenu diversifié. Si nous nous en remettions uniquement au marché, il n'y aurait que des caricatures à la Disney de la culture autochtone, et de nombreuses histoires typiquement canadiennes ne se rendraient jamais au cinéma ou à la télévision.
Ce projet de loi se veut un effort pour nous adapter à l'évolution de la situation des médias au cours des deux dernières décennies. En 2007, j'ai téléchargé ma première vidéo sur YouTube. Dans cette vidéo, on pouvait voir trois agents d'infiltration de la Sûreté du Québec tenter de provoquer une attaque contre les membres de leur propre équipe de l'escouade anti-émeute lors d'une manifestation à Montebello, au Québec. Lorsque nous les avons démasqués et que leurs collègues ont fait semblant de les arrêter, nous avons remarqué qu'ils portaient tous les mêmes bottes. La vidéo est devenue virale et s'est retrouvée dans des médias du monde entier. La plateforme YouTube est devenue l'une des plus influentes dans le paysage médiatique, et nous commençons à peine à saisir les répercussions de cette évolution.
Les Canadiens veulent vraiment que les géants du Net, Facebook, Google et Amazon, paient leurs justes parts d'impôts pour les affaires qu'ils font dans notre pays. Ils devraient payer non seulement la TPS et la TVH sur la publicité qu'ils vendent sur le marché canadien, mais aussi l'impôt des sociétés sur les revenus qu'ils génèrent auprès des Canadiens. Une chose essentielle que ce projet de loi fait, c'est créer un nouvelle catégorie de radiodiffusion en vertu de la loi, la catégorie des « entreprises en ligne ». Grâce à cela, les géants de la diffusion en continu en ligne comme Amazon et Netflix seront assujettis à la loi, ce qui contribuera à uniformiser les règles du jeu. Ces multinationales qui vendent leurs services au Canada devraient être tenues de diffuser du contenu canadien et d'aider à payer pour la création de contenu canadien.
La situation dans laquelle se trouvent nos médias d'information est un autre sujet de grande préoccupation, en particulier en ce qui concerne les organes de presse locaux. Les médias locaux ne peuvent pas rivaliser à armes égales avec des entreprises comme Facebook et Google. Nous avons besoin des médias locaux pour savoir ce qui se passe dans nos collectivités. Leur contenu est partagé sur les plateformes de médias sociaux qui vendent de la publicité par ailleurs, mais les médias locaux ne voient rien de ces revenus. Ils sont tenus de respecter des normes journalistiques, mais les plateformes de médias sociaux ne le sont pas. Il s'agit là d'une autre omission flagrante.
Les plateformes de médias sociaux sont des diffuseurs capables de générer d'énormes profits à partir de leurs contenus, lesquels sont souvent racistes, homophobes, misogynes et trompeurs. Les entreprises de médias sociaux devraient être tenues de respecter les mêmes normes que les diffuseurs traditionnels. L'absence de ces normes et les attentes en matière d'autoréglementation volontaire nous ont amenés à un point où les médias sociaux ont des répercussions négatives sur notre santé mentale, ce qui aggrave la polarisation au sein de la société et entraîne un effet corrosif sur la démocratie.
Nous devons prendre des mesures pour assurer la survie des médias locaux dans un paysage médiatique où les règles du jeu ne seront jamais équitables. L'imposition des entreprises de médias sociaux sur les recettes qu'elles génèrent au Canada et l'affectation d'une partie de ces fonds au soutien de la production de médias locaux serait une façon d'y parvenir.
La Loi sur la radiodiffusion ne devrait pas limiter la définition de la radiodiffusion, mais plutôt laisser au CRTC le soin de déterminer ce qui devrait être réglementé. Comme nous l'avons constaté au cours des dernières décennies, le paysage médiatique continue à évoluer, et le CRTC doit être en mesure de réglementer les nouvelles plateformes de diffusion. Le CRTC ne doit pas seulement avoir la possibilité de réglementer les géants du Web, il doit être mandaté pour le faire. Les sanctions en cas de violation par ces géants du Web doivent également être substantielles, de sorte qu'elles ne soient pas uniquement considérées comme des coûts d'exploitation.
On s'inquiète de la suppression du paragraphe qui se lit en partie ainsi: « le système canadien de radiodiffusion doit être, effectivement, la propriété des Canadiens et sous leur contrôle ». Je comprends que le gouvernement cherche à assujettir à la loi les grandes multinationales de l'Internet, mais nous devons aussi veiller à ce que notre système de radiodiffusion ne passe pas aux mains d'intérêts étrangers.
Comme je l'ai souligné plus tôt, les exigences liées au contenu canadien sont importantes. Beaucoup de productions américaines sont tournées au Canada avec des talents canadiens, mais cela n'en fait pas des histoires canadiennes.
Je sais que nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le service de distribution Disney+ crée du contenu canadien fondé sur des histoires canadiennes. Il devrait toutefois être tenu de financer le contenu canadien de manière proportionnelle au volume de contenu qu'il écoule sur le marché canadien.
Pour sa part, le service Spotify ne crée pas de contenu, mais il pourrait avoir l'obligation d'identifier le contenu canadien sur ses plateformes d'écoute musicale en continu. Il devrait aussi être tenu de contribuer au contenu canadien selon son volume d'affaires au pays.
Les Canadiens doivent être en mesure de trouver du contenu canadien dans ces grandes plateformes de diffusion en continu. Les entreprises comme Netflix, Amazon et Spotify devraient permettre à leurs utilisateurs de repérer facilement le contenu canadien.
La Loi sur la radiodiffusion doit continuer de protéger les caractéristiques linguistiques uniques du Canada. Nous devons nous assurer que les radiodiffuseurs créent du contenu dans les deux langues officielles. Le contenu en langue originale française ne devrait pas être mis à l'écart au profit des programmes en langue anglaise qui sont doublés en français et qu'on fait ensuite passer pour du contenu en français.
Le projet de loi C-10 propose de remplacer les conditions de licence actuelles par des « modalités de service » afin d’interdire qu’on fasse appel de toute modalité de service auprès du Cabinet. Le public doit pouvoir interjeter appel d’une décision du CRTC qu’il juge injuste. Bien que chaque décision du CRTC ne devrait pas nécessairement pouvoir faire l’objet d’un appel, le processus pour interjeter appel auprès du Cabinet devrait être maintenu dans la loi.
En résumé, ce projet de loi apporte des modifications à la loi sur la radiodiffusion que je suis heureux de voir, mais il prévoit des changements qui préoccupent de nombreux intervenants. Certaines questions peuvent être réglées par des amendements. Certaines de celles que j’ai soulevées ne peuvent être corrigées que par règlement. D’autres encore ne peuvent être réglées que par des mesures législatives supplémentaires, notamment l’imposition adéquate des géants multinationaux des médias numériques.
Je voterai en faveur du projet de loi en deuxième lecture et je me réjouis à la perspective d’entendre ce que les témoins ont à dire au cours des travaux en comité.
Enfin, je voudrais profiter de cette occasion pour vous souhaiter à vous, Madame la Présidente, au personnel de la Chambre des communes, à mes collègues parlementaires, à mes électeurs et à tous les Canadiens de bonnes fêtes de fin d’année sous le signe de la santé.
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Lib. (QC)
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2020-12-07 12:20 [p.3011]
Madam Speaker, what does the member think about the announcement in the fall economic statement that we would be pursuing the imposition of corporate income tax on these foreign company web giants, like the Amazons, about which he talked, ahead of what the OECD is planning. We think it is more important to get this done as soon as possible rather than wait on the OECD?
Madame la Présidente, j'aimerais savoir ce que pense le député de ce qui a été annoncé dans l'Énoncé économique de l'automne, à savoir que les sociétés numériques étrangères, par exemple Amazon et ses semblables — comme il l'a mentionné lui-même —, soient assujetties à l'obligation de payer leur juste part d'impôt. C'est ce que planifie l'OCDE, mais nous, nous agirions dès maintenant. À notre avis, il est plus important de mettre en œuvre cette obligation le plus rapidement possible plutôt que d'attendre que l'OCDE agisse.
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CPC (ON)
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2020-12-07 12:21 [p.3012]
Madam Speaker, it is all fine, except the government's policies are enriching the Amazons and Alibabas of the world. The policy is to get Canadians to add more household debt in order to buy more cheap imported goods from Amazon and Alibaba, which enriches those foreign billionaires at the expense of Canadian households. The government's policy is to print money to pay the bills, which effectively inflates the asset values of the super rich at the expense of the wages of working-class people. We would do exactly the opposite of that.
Madame la Présidente, c'est très bien, tout cela, sauf que les politiques du gouvernement enrichissent les sociétés numériques internationales comme les Amazon et les Alibaba de ce monde. L'effet pervers de ces politiques est que les Canadiens s'endettent pour acheter des biens importés de piètre qualité auprès de ces sociétés milliardaires, dont la richesse croît exponentiellement au détriment des ménages canadiens. Le gouvernement choisit d'imprimer des billets pour payer les factures, ce qui fait gonfler la valeur des actifs de ces ultrariches au détriment des salaires des contribuables. Nous ferions exactement le contraire.
View Alain Therrien Profile
BQ (QC)
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2020-11-25 15:16 [p.2417]
Mr. Speaker, there have been discussions among the parties and I believe you will find that there is unanimous consent for the following motion: That the House of Commons urge the government to ensure that the obligations of online undertakings to invest in Canadian creation and production in the new Broadcasting Act set a minimum investment threshold for creation and production of no less than 40% for original French-language production and no less than 5% for original Indigenous-language production.
Monsieur le Président, il y a eu une consultation entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que la Chambre des communes enjoigne au gouvernement d'assurer à même la nouvelle Loi sur la radiodiffusion que les obligations d'investissement dans la création et la production canadienne imposées aux entreprises en ligne respectent un seuil minimal d'investissement en création et en production qui ne soit pas inférieur à 40 % pour la production originale en français, et à 5 % pour la production originale en langue autochtone.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
This being a hybrid sitting of the House, for the sake of clarity, I will only ask those who are opposed to the motion to express their disagreement.
Accordingly, all those opposed to the hon. members' motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
Puisqu'il s'agit d'une séance hybride de la Chambre, par souci de clarté, je demanderai seulement à ceux qui s'opposent à la motion d'exprimer leur désaccord.
Que tous ceux qui s'opposent à la motion de l'honorable député veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
View Pablo Rodriguez Profile
Lib. (QC)
View Pablo Rodriguez Profile
2020-11-25 18:32 [p.2447]
 moved:
That this committee take note of the status of the French language in Montreal.
He said: Madam Chair, I would like to be very clear from the start: French is the common language of Quebeckers. It is our official language in Quebec. It is the language of a proud and open people who live and sometimes survive in the middle of a sea of anglophones. It is also the language of a respectful people who defend the rights of linguistic minorities. It is a language that is both beautiful and fragile. It is our language that we share with thousands of francophones from every region in Canada. We must love, cherish, share and protect it.
Today, I will talk about the French language. I will obviously do so as the member of Parliament for Honoré-Mercier, government House leader and Quebec lieutenant, but first and foremost as a Quebecker, father, friend and huge fan of Quebec music and culture. French is not my first language, but to me, it is the most beautiful language in the world. It is the language of Quebec and Quebeckers. It is a language of giants. It is the language of extraordinary people like Félix Leclerc, Réjean Ducharme, Michel Tremblay and Gaston Miron. It is also a language that is our own, the language we speak every day, the language in which we love, laugh and cry. It is the language in which we keep in touch with our friends and ask, “Hey, how's it going, big guy? What's up?” It is the language I use every night when I call my daughter. It is the language in which I have fun with my buddies and chat with my colleagues. It is the language in which we tell each other, “Hang on, we can do it, we will soldier on and make it through”, a language of survivors.
It is the language in which we tell bedtime stories to our little ones to help them sleep, with varying degrees of success. It is the language in which we comfort them. It is the language in which we speak with our parents and grandparents and tell them we love them. It is also in French that I learned to play songs by Harmonium, Paul Piché and Beau Dommage on the guitar—again, with varying degrees of success, but with a lot of spirit. It is the language in which my father, my mother, my sisters and I were welcomed here and immediately felt accepted.
I remember that when I first came here, I could not understand a word. I spoke only Spanish. When I came here, I learned a single word, “ici”, meaning “here.” With only three letters, it was not too hard. I ran to one place and said “ici”, then ran someplace else and repeated “ici”, and so forth. Eventually, it got a bit repetitive. I understood that I needed to hurry up and learn a few more words if I wanted to make some friends to play hockey with and play outside with. I learned French, and I learned it quickly. I fell head over heels in love with the language. It is a complex language at times, but that complexity gives rise to the subtleties and nuances that make it so beautiful. It is for these reasons, and many more, that we must do everything possible to protect it.
French is declining in Montreal. This concerns me as a Montrealer, as a Quebecker, and I would say as a Canadian as well. It also concerns my colleagues in other parties, I am sure. It is gut-wrenching, because we see it, we feel it and we live it. We have to keep in mind that there is no simple solution. We cannot look for a panacea that will make everything better. No single measure will fix the problem all by itself. There is no magic bullet. I believe that any solution will require a healthy dose of courage, willingness and collaboration. I mention collaboration because, obviously, the Government of Quebec has a central role to play in protecting the French language.
We must work together because we can do a lot here in Ottawa to protect French in Quebec and elsewhere in the country.
The Speech from the Throne states that the federal government must protect minority language communities, be it our English-speaking friends in Quebec or our French-speaking friends outside Quebec, but that it must also protect French in Quebec. For the first time in the past 150 years, the government recognizes its responsibility to protect French in Quebec, even though it is the majority language there. It must be protected because of its minority status in the rest of Canada and North America.
Protecting French can be done in many different ways. One of them is the modernization of the Official Languages Act, and my colleague is working on that every day. She will have an opportunity to tell us about her work a bit later. Modernizing the act will allow us to do a lot. The act is already a powerful tool, but its scope will be expanded.
Then there is culture. By investing in culture, we invest in our language and our identity. We have more books, television programs and music in French. Is there a better way to learn our language than by listening to Michel Rivard, Daniel Bélanger or Cœur de pirate, by watching Tout le monde en parle, District 31 or Infoman—I am sure that Jean-René is watching us—or by attending a play at Théâtre du Nouveau Monde or Théâtre Jean-Duceppe?
Culture must be protected, and protecting French is protecting culture. It can be done in traditional media, but today we ought to go much further and extend the protection online because the world has evolved. That is exactly what we are doing with our broadcasting bill. We have to legislate to protect and promote French content online.
Much work also needs to be done internationally, through international institutions, so that French continues to spread its influence in the world.
We can also provide financial support, for example, by offering loans and subsidies to help our businesses in Quebec through this crisis. By giving them a helping hand, one way or another, we are helping small businesses in Quebec keep good jobs in Quebec. Quite often, these jobs are in French.
I believe everyone here acknowledges that we need to do more. We will do more, but we need to do it together. Individual actions by individual members of Parliament will not change everything. Governments can and must work together. Quebec is doing its share and will continue to do so, as will we, but all of us here must pitch in, as members of Parliament and as individuals. We have a responsibility, as individuals and as a society, to take action and rally together, to express our linguistic pride, to step up, to stand up for and promote the French language.
We can obviously defend and promote our language through big political gestures, for example by creating programs, but small, everyday actions are just as important. I would even say that there is no small gesture, just meaningful gestures in support of our language, such as buying Quebec music and reading works by one of our many authors.
I have been fighting from the moment I entered politics and will continue until I leave; I will not give up. I will always defend our language. There are 35 members from Quebec in the House and many more who will fight together. I am reaching out to my opposition colleagues. Let us work together.
propose:
Que le comité prenne note de la situation de la langue française à Montréal.
— Madame la présidente, je voudrais être très clair dès le départ: le français est la langue commune des Québécois. C'est notre langue officielle, au Québec. C'est la langue d'un peuple fier et ouvert qui vit — et survit, parfois — au milieu d'une mer anglophone. C'est aussi la langue d'un peuple respectueux qui défend les droits des minorités linguistiques. C'est une langue qui est à la fois belle et fragile. C'est notre langue, que nous partageons avec des milliers de francophones de toutes les régions du pays. Il faut l'aimer, la chérir, la partager, la protéger.
Aujourd'hui, je vais parler de la langue française. Je vais évidemment le faire en tant que député d'Honoré-Mercier, leader du gouvernement à la Chambre des communes et lieutenant du Québec, mais d'abord et avant tout en tant que Québécois, père, ami, « trippeux » de musique ou de culture québécoise. Le français n'est pas ma langue maternelle, mais pour moi, c'est la plus belle langue au monde. C'est la langue du Québec et des Québécois. C'est une langue de géants. C'est la langue des Félix Leclerc, Réjean Ducharme, Michel Tremblay et Gaston Miron, des personnes hors du commun. C'est aussi notre langue à nous, notre langue de tous les jours, celle avec laquelle nous aimons nos proches, nous rions et nous pleurons. C'est celle avec laquelle nous prenons des nouvelles de nos amis et demandons « Hé, comment vas-tu, le grand? Quoi de neuf? » C'est la langue avec laquelle j'appelle ma fille, tous les soirs. C'est celle qui me permet de rire avec mes « chums » et de jaser avec mes collègues. C'est la langue avec laquelle on se dit qu'on ne lâchera pas, qu'on est capable, qu'on va continuer et passer à travers, parce que c'est une langue de battants.
C'est la langue avec laquelle nous racontons des histoires à nos petits pour les endormir, parfois avec plus ou moins de succès. C'est la langue avec laquelle nous les consolons. C'est la langue avec laquelle nous parlons à nos parents et nos grands-parents pour leur dire que nous les aimons. C'est aussi en français que j'ai appris à gratter de la guitare sur les notes d'Harmonium, de Piché et de Beau Dommage, encore une fois avec plus ou moins de succès, mais avec beaucoup de passion. C'est la langue dans laquelle mon père, ma mère, mes sœurs et moi avons été accueillis ici et dans laquelle nous nous sommes tout de suite sentis acceptés.
Je me rappelle qu'au début, je ne comprenais rien. Je parlais uniquement l'espagnol. Je suis débarqué ici et j'ai appris un mot, le mot « ici ». Comme il n'a que trois lettres, ce n'était pas si mal. Je courais à un endroit et je disais « ici », puis je me déplaçais et je disais encore « ici », et je continuais de cette façon. À un moment donné, cela devient long. J'ai compris qu'il fallait me hâter un peu à apprendre d'autres mots si je voulais me trouver des amis pour jouer au hockey et jouer dehors. Alors, j'ai appris le français, je l'ai appris rapidement et j'en suis tombé profondément amoureux. Je dirais que c'est une langue parfois complexe, mais que c'est de cette complexité que naissent tant de subtilités et de nuances qui font sa beauté. C'est pour ces raisons et bien d'autres encore qu'il faut tout faire pour la protéger.
Le français est en recul à Montréal. Cela m'interpelle en tant que Montréalais, en tant que Québécois et, je dirais, en tant que Canadien également. Cela interpelle aussi mes collègues des autres partis, j'en suis certain. Cela vient nous chercher au plus profond de nos tripes, parce que nous le vivons, nous le sentons et nous le voyons. Il faut garder en tête qu'il n'y a pas de solution facile. Il ne faut pas chercher une solution miracle et se dire que la mettre en pratique va tout régler. Il n'existe pas une mesure unique qui, une fois prise, va régler le problème. Il n'y a pas de solution unique. En fait, je dirais qu'au départ, la solution passe par une bonne dose de courage, de volonté et de collaboration. Je parle de collaboration, parce que, de toute évidence, le gouvernement du Québec a un rôle absolument central à jouer dans la protection du français.
Il faut collaborer, parce qu'il y a bien des choses que nous pouvons faire aussi, ici, à Ottawa, pour protéger et faire rayonner le français partout au Québec et au pays.
Dans le discours du Trône, on a affirmé que le gouvernement fédéral devait protéger les communautés linguistiques en situation minoritaire, que ce soit nos amis anglophones au Québec ou nos amis francophones hors Québec, mais aussi le français au Québec. C'était la première fois en un siècle et demi que le gouvernement reconnaissait sa responsabilité de protéger le français au Québec, parce que, bien que celui-ci soit majoritaire chez nous, il est minoritaire ailleurs au Canada et en Amérique du Nord.
Il y a plusieurs façons de s'y prendre. Je pense en premier lieu à toutes les possibilités qu'offre la modernisation de la Loi sur les langues officielles, sur laquelle ma collègue travaille tous les jours. Elle aura l'occasion de nous en parler un peu plus tard. Cela nous permettra d'en faire beaucoup. C'est un outil qui est déjà puissant et qui sera appelé à en faire plus.
Ensuite, il y a la culture. En investissant dans la culture, nous investissons dans notre langue et notre identité. Cela nous donne plus de livres, d'émissions, de films et de musique en français. Est-ce qu'il y a une meilleure façon d'apprivoiser notre langue qu'en écoutant Michel Rivard, Daniel Bélanger ou Cœur de pirate, en regardant Tout le monde en parle, District 31 ou Infoman — je suis certain que Jean-René nous regarde —, et en allant au Théâtre du Nouveau Monde ou au Théâtre Jean-Duceppe?
Il faut protéger la culture. Si on protège le français, on protège la culture. On le fait par les médias traditionnels, mais aujourd'hui, on doit aller beaucoup plus loin et le faire en ligne aussi, parce que le monde a évolué. C'est exactement ce que nous faisons avec notre projet de loi sur la radiodiffusion. Il faut légiférer pour protéger et promouvoir le contenu francophone en ligne.
Il y a aussi tout le travail qu'on peut et qu'on doit faire à l'international, par l'entremise des institutions internationales, pour que le français continue de rayonner partout dans le monde.
Il y a aussi des choses qu'on peut faire sur le plan économique, notamment en aidant nos entreprises au Québec à traverser cette crise au moyen de prêts et de subventions. En leur donnant un coup de pouce, d'une manière ou d'une autre, on aide des PME de chez nous à garder de bons emplois chez nous. Ce sont très souvent des emplois en français.
Je crois que tout le monde ici reconnaît qu'il faut en faire plus. Nous allons en faire plus, mais il faut le faire collectivement. Ce n'est pas un geste individuel posé par un député ou un autre ici, à la Chambre, qui va tout changer. Les gouvernements peuvent et doivent collaborer. Québec fournit sa part d'efforts et continuera de le faire, tout comme nous, mais chacun d'entre nous doit également fournir la sienne, que ce soit comme député ou comme individu. Nous avons la responsabilité, comme individus et comme société, d'agir et de nous mobiliser, d'exprimer notre fierté linguistique, de lever la main et de répondre présent pour défendre et promouvoir le français.
Évidemment, nous pouvons défendre et promouvoir notre langue en posant de grands gestes politiques, notamment en créant des programmes, mais il faut le faire aussi en posant de petits gestes quotidiens. En fait, je dirais même qu'il n'y a pas de petit geste. Il n'y a que des gestes concrets en faveur de notre langue, comme acheter de la musique de chez nous et dévorer les écrits de l'un ou l'autre de nos auteurs.
Vous savez, comme je le fais depuis le premier jour où je suis entré en politique, jusqu'au jour où je la quitterai, je ne lâcherai jamais le morceau. Je vais toujours me battre pour défendre notre langue. Il y a ici 35 députés du Québec et tant d'autres ailleurs qui vont le faire ensemble. Je tends donc la main à mes collègues de l'opposition: faisons-le ensemble.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I will share my time with the hon. member for Sackville—Preston—Chezzetcook.
Aside from being a means of communication, language is also an expression of our culture. It tells our stories and accompanies our dreams. Language gives us the ability to understand and help each other, and it helps us move forward.
Our sense of belonging to a community is built around a common language. Language and culture are passed on in various ways, through literature, visual arts, music, science, history, philosophy or dance. Among the main instruments of cultural transmission are television and radio. A long time ago other legislators in the House realized that and started demanding that television and radio contribute to the production of Canadian stories. Their decision was greatly beneficial to our cultural landscape.
However, the definition of television and radio has changed a lot since the last time the Broadcasting Act was updated, 30 years ago. In those days, we did not have touch screens or voice-activated devices. We were lucky if we could get the remote control to work on the first try. Nevertheless our laws remained unchanged since that distant past.
That is why I introduced Bill C-10 a few days ago. Its objective is simple: to extend the scope of the Broadcasting Act to online broadcasting services, such as Netflix, Amazon Prime or Spotify, and ensure that they too contribute to the production of Canadian stories, including francophone stories. It is a matter of fairness. The web giants can no longer ignore Canada's francophones and their culture. This is particularly important because francophones and their language and culture are a minority in North America.
In order to preserve French under such circumstances, we need more than just good intentions. That is why robust legislation is so important. Bill C-10 is a way of telling francophone artists that there is no us without them. Our reform recognizes the specific challenges they are facing and addresses them directly. Their work deserves to be more well known and better funded and broadcast.
Finally, I want to talk about Montreal, a francophone city that is rich in culture and heritage. It has been my adopted home for over 30 years. From the early days of radio and television, creators have looked for ways to represent and reflect all aspects of life in Montreal in their productions.
It has been captured in such songs as Je reviendrai à Montréal by Robert Charlebois and Montréal by Ariane Moffat. On screen, the city and its inhabitants have been immortalized in documentaries such as the recent Chef en pandémie, series such as District 31 and La vie, la vie, the children's show Passe-Partout, and Montreal's distinct alleyways.
There are also those who make us laugh in French: Catherine Éthier, Eddy King, Rosalie Vaillancourt and Adib Alkhalidey. The Couscous Comedy Show stage in Montreal has launched quite a few acts now appearing on television and Apple Music.
In essence, Montreal inspires and sets the tone. It is a place where people can connect, where francophone productions around the world can collaborate. Montreal's stories, francophone stories, are there. They need to be seen and heard. Our children and grandchildren deserve to see themselves in those characters. They deserve a chance to write those stories themselves someday.
In 2016, I was honoured to be awarded the Impératif français prize for my contribution to the vitality of the language. It is not, however, my mother tongue. I learned to speak English before I learned to speak French. Switching from an English school to a French one was not without its challenges, but my mother felt that I ought to learn this beautiful language, and I have cultivated it throughout my life.
Winning the prize did not strike me as an end in itself. It was just a sign that I had to keep doing that work. Today, that commitment has brought me to my work as Minister of Canadian Heritage. Those who work to ensure the vitality of our language and our culture and to pass it on to others can count on our government to support, recognize and applaud their efforts.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec l'honorable député de Sackville—Preston—Chezzetcook.
Au-delà d'un moyen de communication, la langue est l'expression de notre culture. Elle raconte nos histoires et accompagne nos rêves. La langue fait de nous des êtres capables de se comprendre, de s'entraider et d'avancer.
Le « nous » s'articule autour de la langue commune. La langue et la culture se transmettent de plusieurs façons, par la littérature, l'art visuel, la musique, la science, l'histoire, la philosophie ou encore la danse. Parmi les principaux instruments de transmission, il y a la télévision et la radio. Ce constat a poussé d'autres législateurs de la Chambre, il y a longtemps, à exiger que la télévision et la radio contribuent elles aussi à la production des histoires d'ici, une décision dont notre paysage culturel a pu grandement bénéficier.
Toutefois, ce qu'on entend par télévision et radio a bien changé depuis la dernière mise à jour de la Loi sur la radiodiffusion, il y a de cela 30 ans. À l'époque, nos écrans ne répondaient ni à nos doigts ni à nos voix. On était bien chanceux s'ils répondaient immédiatement à un coup de télécommande. Pourtant, nos lois sont restées figées dans ce passé lointain.
C'est la raison pour laquelle, il y a quelques jours, j'ai déposé le projet de loi C-10. Son objectif est simple: étendre la portée de la Loi sur la radiodiffusion au service de radiodiffusion en ligne comme Netflix, Amazon Prime ou encore Spotify, et veiller à ce qu'ils contribuent, eux aussi, à la production d'histoires canadiennes, incluant les histoires francophones. C'est une question d'équité. Les géants du Web ne peuvent plus faire fi des francophones au Canada et de leur culture. Cela est d'autant plus important que les francophones, leur langue et leur culture sont minoritaires en Amérique du Nord.
Pour préserver le français dans ce contexte, nous aurons besoin de bien plus que de bonnes intentions. C'est là qu'intervient l'importance d'une législation solide. Au moyen du projet de loi C-10, nous disons aux artisans et artisanes francophones qu'il n'y a pas de « nous » sans eux. Notre réforme reconnaît les défis spécifiques auxquels ils sont confrontés et les aborde directement. Leur travail mérite d'être mieux financé, mieux connu et mieux diffusé.
Enfin, je veux parler de Montréal, ville francophone, ville de culture, ville de patrimoine et ma ville d'adoption depuis plus de 30 ans. Dès les débuts de la radio et de la télévision, les créateurs ont cherché à représenter et à refléter la vie montréalaise de tous les horizons dans leurs productions.
En chanson, pensons notamment à Je reviendrai à Montréal, de Robert Charlebois, ou à Montréal, d'Ariane Moffat. Du côté de la production audiovisuelle, la ville et ses habitants sont vivants à l'écran, que ce soit par le biais d'un documentaire comme, récemment, Chef en pandémie, d'une série comme District 31 ou La vie, la vie, une émission pour enfants comme Passe-Partout, ou ses ruelles toutes montréalaises.
Pensons également à ceux et celles qui nous font rire en français, comme Catherine Éthier, Eddy King, Rosalie Vaillancourt et Adib Alkhalidey. La scène du Couscous Comedy Show, à Montréal, en a vu naître plusieurs qu'on retrouve aujourd'hui à la télévision ou sur Apple Music.
En somme, Montréal inspire et donne le ton, en plus de fournir un espace d'échange et de collaboration pour les productions francophones partout au monde. Ces histoires montréalaises et francophones sont là. Elles ont besoin d'être vues et entendues. Nos enfants et nos petits-enfants méritent de se reconnaître dans leurs personnages et de devenir eux-mêmes les auteurs de ces histoires un jour.
En 2016, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix Impératif français pour ma contribution au rayonnement de cette langue. C'est une langue qui n'est pourtant pas ma langue maternelle, puisque j'ai appris à parler anglais avant d'apprendre à parler français. Le passage de l'école anglaise à l'école française ne fut pas sans défi, mais ma mère estimait que je devais apprendre cette belle langue que j'ai ensuite cultivée au fil de mes engagements.
Pourtant, obtenir ce prix ne m'a jamais semblé être une fin en soi. C'était seulement un signe que l'engagement devait se poursuivre. Il se concrétise aujourd'hui par mon travail en tant que ministre du Patrimoine canadien. Ceux et celles qui font en sorte que notre langue et notre culture vivent et se transmettent pourront compter sur ce gouvernement pour que leurs œuvres soient adéquatement soutenues, connues et acclamées.
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Lib. (NB)
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2020-11-19 10:38 [p.2097]
Mr. Speaker, I want to celebrate Canadian content as well and highlight Trickster, which is a new series that is really great.
There have been comments about making Netflix finance Canadian programming. It appears as though the government has passed the buck back to the CRTC. The bill says that the CRTC should regulate similar types of broadcasters in an equitable way, but it also leaves the CRTC the option to not regulate Netflix and the foreign streamers at all. This would be entirely up to the CRTC.
Given its history of inaction on this front, is there reason to be concerned that nothing will change?
Monsieur le Président, je tiens à célébrer le contenu canadien et à saluer l'excellente nouvelle série intitulée Trickster.
Il a été question que Netflix finance la programmation canadienne. Il semble que le gouvernement ait renvoyé la balle au CRTC. Le projet de loi prévoit que le CRTC traite les entreprises de radiodiffusion fournissant des services de nature semblable de façon équitable, mais il laisse au CRTC la possibilité de ne pas réglementer du tout Netflix et les services étrangers de diffusion en continu. Cette décision reviendrait entièrement à la discrétion du CRTC.
Compte tenu de l'inertie dont le CRTC a toujours fait preuve dans ce dossier, a-t-on raison de craindre que rien ne change?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
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2020-11-19 10:39 [p.2097]
Mr. Speaker, I can appreciate what the member is saying. I do not believe that is the case. I believe the CRTC has done a fantastic job overall in protecting the interests of Canadians.
The legislation is fairly clear in what it is doing, and the CRTC is most capable of doing what is necessary to generate the type of Canadian content we all expect and want to see from web giants.
Monsieur le Président, je respecte ce que dit la députée, mais je ne suis pas d'accord avec elle. Je pense que, dans l'ensemble, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a fait un excellent travail pour protéger les intérêts des Canadiens.
L'objet du projet de loi est clair, et le CRTC est tout à fait en mesure de faire ce qui s'impose pour générer le contenu canadien que nous attendons des géants du Web.
View Luc Berthold Profile
CPC (QC)
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2020-11-19 10:40 [p.2097]
Mr. Speaker, it is my pleasure to speak to the bill before us today, Bill C-10.
Canada's cultural sector, communications and broadcasting companies and the media in general have been eagerly awaiting this bill.
The thing is, everyone was expecting a bill that would be in step with changes in the communications sector since the Broadcasting Act was first enacted decades ago.
I have a great deal fo respect for the Minister of Canadian Heritage, who made a passionate case for Bill C-10 this week. Here is how he began his speech:
From 2011 to 2019, the number of Canadians with Netflix subscriptions has grown from one in 10 to nearly six in 10. The number of Canadians using Spotify to listen to music online has jumped from 2% in 2014 to nearly 30% in 2019. We welcome these innovations that bring so much richness to our lives and so much diverse content. However, prolonging the status quo will only further undermine our ability to tell our own Canadian stories.
Unfortunately, it did not take long for the minister, who signed on to the Liberal Party of Canada shortly before the 2019 general election, to pick up the Prime Minister's and the Liberal government's bad habits.
Bill C-10 is full of fine words and intentions, but provides few measures and, more importantly, few answers to the many questions Canadian consumers, companies and media are rightfully asking. The media industry was expecting, and calling for, more.
I will tell you about the developments in the media industry as I experienced them myself over the years. I started my career in radio, in 1984, at a tiny station in Asbestos, now called Val-des-Sources. That radio station was CJAN. I was a casual employee and hosted a weekend show. I was also a news host when the need arose.
At the time, the radio station and the local newspaper were the only sources of local information in the Or-Blanc RCM, as it used to be called. Two hosts and a reporter worked full time, and then there was a casual employee and the management staff. There were a lot of hours of local production.
Then I went to Thetford Mines, a bigger city, and worked in an AM radio station. Some of the people who were elected in the last election probably do not even know what AM radio is. CKLD had about 30 advertising employees, reporters and hosts. Production was 100% local.
These two stations were part of what was called the Appalaches network, an independent association covering the Eastern Townships, Chaudière-Appalaches and part of Centre-du-Québec. At the time, I wrote my stories using a typewriter and carbon paper so I could keep a copy. That is how it was.
Then we began to see technological developments and I was given a typewriter that miraculously kept one line of text at a time in memory, which meant that I no longer needed correction fluid to fix my mistakes.
Then FM radio, computers and cell phones came along. All of this turned broadcasting on its head. When I started at the station in 1985, there were between 25 and 30 employees. Seven years later, I had to leave. There were only four full-time news hosts left. This was before the Internet.
I took a break from radio for a few months and became editor-in-chief of the Thetford Mines Courrier Frontenac. At the time, we were publishing the Courrier Frontenac, the Wednesday edition and a monthly for another sector of the RCM, and there was also another specialized newspaper. We had a team of five reporters, as well as collaborators. In short, it was a prime example of a local communication undertaking.
To put things in perspective, at that time we had to have our camera film developed, layouts were done almost entirely by hand, and we had to deliver the finished pages to the printer ourselves for printing and distribution. That is how it was. Thetford Mines even had a second weekly.
There were enough journalists in Thetford Mines at the time to form a softball team. We called ourselves “Les Chevaliers du Crayon”, the knights of the pencil. There was enough local coverage and enough journalists in our community to have a softball team. That says it all.
When I left in 1998 to go into politics, there was only one weekly paper left and a dwindling number of journalists. Competition was still fierce, but it was still local. Then came the electronic bulletin boards that people could connect to through their modems and get access to free content. Cellphones became increasingly portable, and then there was the Internet, data compression protocols, high speed, Yahoo, YouTube, Facebook and all the social media.
Back home in Thetford Mines these days, we still have one radio station and one weekly paper. I can count on two hands the number of people who work at those two places, and I need only two fingers to count the number of full-time journalists left in Thetford Mines.
Yesterday was rather serendipitous. The Courrier Frontenac published an article in its weekly edition under the byline of News Media Canada. I will read a quote from it:
From the very inception of newspapers in Canada, the best journalism in Canada has been supported and sustained by advertising revenues. Yet virtually all our digital media outlets now face an existential threat because of the anti-competitive practices of web giants Facebook and Google. These two global giants control 80% of all advertising revenues.
Now let's talk about radio. Last August, the Canadian Association of Broadcasters, or CAB, released the results of an economic study on the crisis in their field and the future of local broadcasting. The numbers that were released are terrifying. According to the forecasts in the report, 50 radio stations could well close their doors in the next four to six months, another 150 radio stations could do the same in the next 18 months and at least 40 of the 94 private local television stations in Canada could close down in the next 12 to 36 months.
These numbers have me worried. Lenore Gibson, chair of CAB's executive council, said the following in the press release accompanying this report:
Without immediate action, Canada will see a wave of local television and radio closures over the next three years. This will deny many communities a daily local media voice, and significantly reduce the diversity of news choices and voices in almost every community in Canada.
This is worrisome. Carmela Laurignano, vice-president and radio group manager of Evanov Radio Group, rightly stated, “If we allow local news to die, the health of Canadian society will be seriously undermined.”
Let us get get back to Bill C-10. How does it help radio stations and newspapers in my region and other Quebec regions? It does absolutely nothing for them. This was, however, a unique opportunity for the Minister of Canadian Heritage to take concrete action to help local production. When I say local, I really mean local, and that is 100% francophone back home.
Members will understand that I expected the amendments to the Broadcasting Act to be in step with the changes in the media industry in recent years. I am extremely disappointed. This bill will not hold Internet giants like Google and Facebook to the same competition rules as Canadian undertakings.
In its report entitled “Addressing the Tax Challenges of the Digital Economy”, the Organisation for Economic Co-operation and Development, of which Canada is a member, made several recommendations concerning the collection of information in the digital economy and companies without a physical address.
The other members of the G20 and the European Union, Australia—which has been much talked about—South Africa, Japan and South Korea have all modernized their laws to adapt to the new realities of e-commerce, but not Canada.
In recent weeks, and since 2015, we have often heard say that Canada comes last among the G7 and G20 countries. There is one exception, namely that the Liberal government has made Canada the first country in the G7, the G20 and the world to approve an agreement with Netflix for a one-off investment, but with no guarantee from the Internet giant with respect to French-language content.
We do not know the details, but one thing is certain: Netflix, Disney, Apple, Amazon and Spotify are not taxed in Canada. They do not contribute to the Canada Media Fund, and they are in no way obliged to broadcast Canadian content. We are helping these companies that generate billions of dollars by allowing them to play by rules different from the ones imposed on local undertakings, which are obliged to pay taxes in Canada.
The result of all this is unfair competition that leads to significant job losses in the cultural and journalism industries and that erodes the quality of our national product. The problem is not a lack of creativity. We are well aware of Canada’s vast wealth of creativity. However, to create, we need resources and if we do not have the necessary resources because profits are leaving the country, we will lose hundreds of millions of tax dollars that could have been used to improve creation in Canada and Quebec.
When we started hearing about reforming the Broadcasting Act, we were all expecting taxation to figure into the reform. After all, this was one of the main recommendations in the Yale report, entitled “Canada's communications future: Time to act”, which was the basis for Bill C-10. I quote:
The application of GST/HST to foreign online services is a different matter. Consistent with actions taken by some provinces and many other countries, we recommend that sales tax be applied equitably to media communications services provided by foreign online providers. This would eliminate the disadvantage to competing Canadian providers.
Businesses are either taxed or they are not. During the Conservative Party leadership campaign, the member for Durham and Leader of the Opposition quite rightly proposed that the GST be removed for subscriptions to Canadian digital platforms, which would promote online cultural content broadcast by Canadian cultural businesses, such as Club illico and ICI Tou.tv. That would level the playing field with foreign digital platforms, such as Netflix, Crave or Disney+.
Historically, every substantive reform of the Broadcasting Act has brought clear definitions for new technologies and how they compare to conventional players. In 1929, it was radio; in 1968, cable television; and in 1986, satellite television and pay TV. Then, there was a review in 1991. Now, almost 30 years later, there has been an unprecedented number of major technological breakthroughs, all occurring in a very short period of time. However, the bill introduced by the Liberal government does not explain how or on what terms the digital platforms and conventional players will compete with each other in the same market.
Furthermore, the definitions are vague and at times absent. What is the definition of “social media”, as mentioned in the exclusions list under the “carrying on broadcasting undertaking” category? Subclause 1(3) of the bill amends the Broadcasting Act by adding the following after subsection (2):
(2.1) A person who uses a social media service to upload programs for transmission over the Internet and reception by other users of the service — and who is not the provider of the service or the provider’s affiliate, or the agent or mandatary of either of them — does not, by the fact of that use, carry on a broadcasting undertaking for the purposes of this Act.
Does this include Facebook or YouTube? Does this include YouTube's pay channels, which have 2.5 billion views?
Another point that absolutely needs to be addressed is the fact that Bill C-10 will give the CRTC broad discretionary powers to define what is an online undertaking and to require such undertakings to spend money on producing and distributing Canadian content. Furthermore, the requirement for undertakings to contribute up to 5% of their gross revenues to the Canada Media Fund, which subsidizes Canadian productions, is not explicitly stated in the bill, nor is the calculation used to estimate the $830 million in contributions that the minister referred to. It could also be $1 billion, because the minister sometimes gives that figure as well.
Broadcaster contributions to the Canada Media Fund for 2019-20 totalled $193 million. The minister says that Bill C-10 will increase that to $1 billion. I would like to know what math he used to come up with that estimate.
The government chose, in the end, to hand over its responsibility to the CRTC rather than stick its neck out. First, we know the CRTC's position on this issue. In a 2018 interview with La Presse, CRTC chairman Ian Scott explained that there was no need to impose conditions on Netflix or other undertakings regarding French-language content. I quote:
It works very well because the objectives of the Broadcasting Act are being met: there is a healthy industry that is successful in both official languages. We see that the system is not broken, even though it is under severe pressure.
This is the CRTC chairman saying that.
Second, there are decisions such as the exemption order for digital media, which is continually renewed. We know that the CRTC is going to take at least nine months to make a decision. With Bill C-10, the Liberal government is rolling out a broad delegation of powers to the CRTC, without including clear guidelines on the percentage of Canadian content, contribution fees and expenses, French content requirements, and so on.
In fact, the bill even chooses to limit the oversight powers of parliamentary committees with respect to CRTC directives and regulations and the ability of a broadcaster to appeal a CRTC decision.
The message that the government is sending to the CRTC, ultimately, is that we need to just trust them and that we will see later. It will therefore wait several months for the CRTC to act, and Parliament will have a very limited oversight powers.
Not everyone shares the minister's optimistic opinion about the benefits of Bill C-10 for Canadian production. Here is what Michael Geist, a professor of law at the University of Ottawa and the Canada research chair in Internet and e-commerce law, had to say.
In the short term, this bill creates considerable uncertainty that could lead to reduced investment in Canadian film and television production and less consumer choice as potential new streaming entrants avoid the Canadian market until there is greater clarity on the cost of doing business. Canada is set to become a highly regulated market for Internet streaming services and the uncertainty regarding those costs are sure to have an impact. The regulatory process will take years to unfold with a call for public comment, a lengthy hearing, the initial decision, applications to review and vary the decision, judicial reviews, and potential judicial appeals. If any of the appeals are successful, the CRTC would be required to re-examine its decision and the process starts anew.
It is someone who studies laws and everything that is happening in the area of commerce and digital distribution who said that. I want to once again quote the Minister of Canadian Heritage. He said:
We will also go a step further and will instruct the CRTC on how to use these new tools. This will happen once the bill receives royal assent, as the bill makes amendments that allow for this essential policy directive.
What does “once the bill receives royal assent” mean? What will these instructions be? Why did the minister not include the instructions for the CRTC in a schedule to the bill? What is there in those instructions that the minister does not want Canadians to see? Are the instructions in question a way of saying that the government did not do the work, that it promised to do something but was not sure how to go about it and that it certainly does not want to be seen as the bad guy who hurt the social networks? Are they a way of saying that the government is going to make the CRTC do the dirty work and give it the responsibility for making all the decisions?
That is the problem with Bill C-10 and the Liberals. They are all about appearances instead of action.
In short, the bill is vague, and fails to address a number of important aspects. It does not guarantee that Internet giants such as Google and Facebook will have to compete with other companies and play by the same rules as Canadian companies. It does not explain how digital platforms and the traditional media will compete under similar conditions. It does not address the issue of exclusive content shared on digital platforms. It does not set out guidelines for the production of Canadian content and contributions to the Canada Media Fund.
We will propose amendments in committee. It is time to reform the Broadcasting Act. It has allowed too many local radio stations across the country to go under. It is allowing newspapers and traditional media to disappear, and is doing nothing to halt the propagation of hate speech.
The minister is asking that we help improve his bill. We will work with him, but we must agree that the current version is far from acceptable. We will need content, clarity and clarifications. The ball is in the minister's court. We will see whether the minister is prepared to listen to the opposition parties' recommendations and proposals.
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de m'exprimer aujourd'hui sur le projet de loi C-10, dont nous discutons.
Ce projet de loi était très attendu par le secteur culturel canadien, les entreprises de communication et de radiodiffusion et les médias en général.
Cependant, on attendait un projet de loi qui soit à la hauteur des changements qui se sont produits dans le domaine des communications depuis que la Loi sur la radiodiffusion a été mise en œuvre, il y a de cela plusieurs décennies.
J'ai beaucoup de respect pour le ministre du Patrimoine canadien, qui a fait cette semaine un vibrant plaidoyer en faveur du projet de loi C-10. D'ailleurs, voici comment il commençait son discours:
De 2011 à 2019, le nombre de Canadiens abonnés à Netflix est passé d'un pour dix à presque six pour dix. Le nombre de Canadiens qui utilisent Spotify pour écouter de la musique en ligne est passé de 2 % en 2014 à presque 30 % en 2019. Nous nous félicitons de ces innovations qui apportent tant de richesse à nos vies et tant de contenu diversifié. Toutefois, le maintien du statu quo ne fera que nuire davantage à notre capacité de raconter nos propres histoires canadiennes.
Malheureusement, le ministre, qui a fait le saut avec le Parti libéral du Canada peu de temps avant l'élection générale de 2019, a rapidement pris les mauvais plis du premier ministre et du gouvernement libéral.
Le projet de loi C-10 est un projet de loi d'intention et de paroles, mais il contient peu de mesures et surtout peu de réponses aux nombreuses questions que se posent avec justesse les consommateurs, les entreprises et les médias canadiens. Le monde des médias s'attendait à plus et le demandait.
Je vais raconter l'histoire de l'évolution des médias telle que je l'ai vécue moi-même au fil des ans. J'ai commencé ma carrière à la radio, en 1984, dans une toute petite station à Asbestos, qui s'appelle maintenant Val-des-Sources. La radio s'appelait CJAN. J'étais un employé surnuméraire et faisais de l'animation la fin de semaine. J'étais aussi animateur journaliste quand on en avait besoin.
À l'époque, la station ainsi que le journal local étaient les seules sources d'information entièrement locale de la MRC de l'Or-Blanc, comme on l'appelait jadis. Deux animateurs et un journaliste travaillaient à temps plein et il y avait un employé surnuméraire en plus de l'administration. Il y avait surtout beaucoup d'heures de production locale.
Ensuite, je me suis dirigé du côté de Thetford Mines, une plus grande ville, et j'ai travaillé dans une station de radio sur la bande AM. Certaines personnes qui ont été élues depuis la dernière élection ne savent probablement même pas ce qu'est la bande AM. La station CKLD comptait une trentaine d'employés travaillant de la production publicitaire au journalisme et à l'animation. La production était locale à 100 %.
Ces deux stations faisaient partie de ce qu'on appelait le Réseau des Appalaches, un regroupement indépendant qui couvrait l'Estrie, Chaudière-Appalaches et une partie des régions du Centre-du-Québec. À cette époque, j'écrivais mes nouvelles sur une machine à écrire avec du papier carbone pour avoir des copies des nouvelles afin d'être sûr de pouvoir les classer. C'est ainsi que cela se passait.
Le déploiement de la technologie s'est alors amorcé, et j'ai reçu une machine à écrire qui gardait miraculeusement en mémoire une ligne à la fois, ce qui faisait que je n'avais plus besoin de liquide correcteur pour corriger mes fautes.
Ensuite, il y a eu l'arrivée des radios de la bande FM, des ordinateurs et du téléphone cellulaire. Tout cela a bouleversé la réalité du domaine de la radiodiffusion. Quand je suis arrivé en 1985, nous étions entre 25 ou 30 employés à la station. Sept ans plus tard, j'ai dû quitter la station; nous n'étions plus que 4 animateurs-journalistes à temps plein alors qu'Internet n'existait toujours pas.
À ce moment-là, j'ai fait une pause des médias pendant quelques mois et je suis devenu rédacteur en chef du Courrier Frontenac de Thetford Mines. À cette époque, on publiait le Courrier Frontenac, le courrier du mercredi et un journal mensuel pour un autre secteur de la MRC et il y avait aussi un autre journal qui faisait des spécialités. On comptait sur une équipe de cinq journalistes et des collaborateurs. Bref, c'était une vraie belle entreprise de communication locale.
Pour remettre les choses en perspective, c'était à l'époque où l'on faisait développer les films de nos appareils photo, le montage se faisait presque entièrement à la main et il fallait nous-mêmes livrer les pages montées à l'imprimerie pour qu'elles soient imprimées et distribuées. Voilà comment cela se passait. Thetford Mines avait même un autre hebdomadaire concurrent.
À l'époque, nous étions assez de journalistes à Thetford Mines pour constituer une équipe de balle-molle. Nous nous nommions « Les Chevaliers du Crayon ». Dans notre milieu, il y avait assez de couverture locale et de journalistes pour que nous puissions avoir une équipe de balle-molle. C'est tout dire.
Quand je suis parti en 1998 pour faire de la politique, il ne restait plus qu'un seul hebdo et de moins et moins de journalistes. La concurrence était toujours forte, mais elle était encore locale. Depuis ce temps sont arrivés les babillards électroniques, où l'on se branchait pour avoir accès à du contenu gratuit par le biais de modems. Les téléphones cellulaires sont devenus de plus en plus portables, puis il y a eu Internet, les protocoles de compression de données, la haute vitesse, Yahoo, YouTube, Facebook et tous les réseaux sociaux.
Aujourd'hui, chez nous, à Thetford Mines, il y a encore une station de radio et un hebdomadaire. Le nombre de personnes qui y travaillent se compte sur les doigts de mes deux mains seulement, et je n'ai besoin que de deux doigts pour compter le nombre de journalistes à temps plein qu'il reste à Thetford Mines.
Hier, le hasard a bien fait les choses. Le Courrier Frontenac a publié un article, dans son édition hebdomadaire, sous la signature de Médias d'Info Canada. Je me permets d'en citer un extrait:
Depuis la création des premiers journaux au Canada, le journalisme de qualité a été soutenu et maintenu par les revenus publicitaires. Pourtant, pratiquement tous nos médias numériques sont aujourd'hui confrontés à une menace existentielle en raison des pratiques anticoncurrentielles des géants du Web que sont Facebook et Google. C'est certainement le cas du journal que vous lisez en ce moment. Ces deux géants mondiaux contrôlent 80 % de tous les revenus publicitaires.
Maintenant, parlons un peu des perspectives de la radio. En août dernier, l'Association canadienne des radiodiffuseurs, ou ARC, publiait les résultats d'une étude économique sur la crise de leur domaine et l'avenir de la radiodiffusion locale. Les chiffres qui y ont été publiés sont effrayants. Selon les prévisions indiquées dans le rapport, il est possible que 50 stations de radio ferment leurs portes d'ici les quatre à six prochains mois, que 150 stations de radio de plus en fassent autant dans les 18 prochains mois et qu'en plus, au moins 40 des 94 stations de télévision privées locales du Canada cesseront leurs opérations dans les 12 à 36 mois.
Ce sont des chiffres qui m'inquiètent. Lenore Gibson, présidente du comité-conseil exécutif de l'ARC, déclarait dans le communiqué de presse accompagnant la publication de ce rapport:
En l'absence de mesures immédiates, le Canada verra une vague de fermetures de services locaux de radio et de télévision au cours des trois prochaines années. Par conséquent, de nombreuses communautés seront privées d'une voix médiatique quotidienne à l'échelle locale et la diversité des choix et des sources de nouvelles sera réduite de beaucoup dans presque chaque communauté du pays.
Cela est inquiétant. Carmela Laurignano, vice-présidente et chef de groupe chez Radio Evanov Communications Group, déclarait, à juste titre: « Si nous laissons les nouvelles locales mourir, la vitalité de la société canadienne s'en trouvera gravement compromise. »
Revenons au projet de loi C-10. Que fait-il pour aider les radios et les journaux de ma région et des autres régions du Québec? Il ne fait absolument rien. Pourtant, il s'agissait d'une occasion unique pour le ministre du Patrimoine canadien de faire un geste concret pour aider la production locale. Quand je dis « locale », je veux vraiment dire « locale », c'est-à-dire 100 % francophone chez nous.
On comprendra que je m'attendais à ce que les changements à la Loi sur la radiodiffusion soient à la hauteur des changements vécus par le monde des médias au cours des dernières années. Je suis extrêmement déçu. Ce projet de loi n'assure pas que les géants du Web, comme Google et Facebook, doivent se plier aux mêmes règles de concurrence que les entreprises canadiennes.
Dans son rapport intitulé « Relever les défis fiscaux posés par l'économie numérique », l'Organisation de coopération et de développement économiques, dont le Canada est membre, a donné plusieurs recommandations sur la manière de recueillir des informations à l'ère du numérique et des compagnies sans adresse physique.
Les autres membres du G20 et de l'Union européenne, l'Australie — dont il est beaucoup question —, l'Afrique du Sud, le Japon et la Corée du Sud ont tous modernisé leurs lois pour s'adapter aux nouvelles réalités du commerce électronique, mais pas le Canada.
Ces dernières semaines et depuis 2015, on a souvent entendu dire que le Canada est le dernier pays du G7 et du G20. Il y a une exception, cependant: le gouvernement libéral a fait du Canada le premier pays du G7, du G20 et du monde à avoir approuvé un accord avec Netflix pour un investissement forfaitaire, mais sans aucune garantie du géant du Web sur, notamment, le contenu francophone.
On ne connaît pas les détails, mais une chose est sûre: Netflix, Disney, Apple, Amazon et Spotify ne sont pas taxés au Canada, ils ne cotisent pas au Fonds des médias du Canada et n'ont aucune obligation de diffuser du contenu canadien. Ce sont des compagnies qui génèrent des milliards de dollars et à qui on rend la tâche plus facile en les laissant jouer selon des conditions différentes de celles qu'on impose aux compagnies locales qui, elles, doivent payer taxes et impôts ici, au pays.
Le résultat de tout cela, c'est une compétition injuste et déloyale qui cause des pertes d'emplois importantes dans les industries culturelle et journalistique et qui dégrade la qualité de notre produit national. Le problème n'est pas un manque de créativité. Nous savons bien que nous en avons beaucoup. Cependant, pour créer, cela prend des ressources, et en n'ayant pas les ressources nécessaires, parce que les recettes fuient le pays, on perd des centaines de millions de dollars en revenus fiscaux qu'il aurait été possible d'utiliser pour améliorer la création canadienne et québécoise.
Quand nous avons entendu parler d'une réforme de la Loi sur la radiodiffusion, nous nous attendions tous à ce que la question de l'imposition soit soulevée. D'ailleurs, dans le rapport Yale, intitulé « L'avenir des communications au Canada: le temps d'agir », sur lequel se base le projet de loi C-10, on en a fait une des recommandations primaires. Je le cite:
Par contre, la question de l'application des taxes de vente aux services Internet étrangers relève d'une logique différente. À l'instar des mesures prises par certaines provinces et par plusieurs autres pays, nous recommandons que les taxes de vente soient imposées de façon équitable aux entreprises étrangères qui fournissent des services de communication médiatique en ligne. Cela mettrait fin au désavantage concurrentiel que subissent les fournisseurs canadiens.
Soit qu'on taxe les entreprises, soit qu'on ne les taxe pas. Lors de la campagne à la direction du Parti conservateur, le député de Durham et chef de l'opposition a proposé, à juste titre, d'éliminer la taxe sur les produits et services pour les abonnements aux plateformes numériques canadiennes, favorisant ainsi le contenu culturel en ligne diffusé par des entreprises culturelles canadiennes, comme Club illico et ICI Tou.tv. Cela contribuerait à créer des conditions plus équitables en présence de plateformes numériques étrangères telles que Netflix, Crave ou encore Disney+.
Historiquement, à chaque réforme considérable de la loi régissant la radiodiffusion, le texte définit clairement les nouvelles technologies et comment elles se comparent avec les joueurs conventionnels. En 1929, on parlait des ondes radio. En 1968, c'était le câble. En 1986, c'était le satellite et la télévision payante. Puis, il y a eu une révision en 1991. Presque 30 ans plus tard, il y a eu des avancées technologiques importantes comme on n'en avait jamais vu, et ce, dans une très courte une période temps. Or le gouvernement libéral nous présente un projet de loi qui n'explique pas comment les plateformes numériques et les joueurs conventionnels vont se concurrencer dans le même marché ni selon quelles conditions ils vont le faire.
De plus, les définitions sont vagues ou même manquantes. Que signifie « média social », dans la liste des exclusions sous la catégorie « exploitation d'une entreprise de radiodiffusion »? Le paragraphe 1(3) du projet de loi vise à ajouter le texte suivant après le paragraphe (2) de la Loi sur la radiodiffusion:
(2.1) Ne constitue pas l’exploitation d’une entreprise de radiodiffusion pour l’application de la présente loi le fait, pour l’utilisateur d’un service de média social, de téléverser des émissions en vue de leur transmission par Internet et de leur réception par d’autres utilisateurs, en autant que cet utilisateur ne soit pas le fournisseur du service, son affilié ou le mandataire de l’un deux.
Est-ce qu'on parle de Facebook? Est-ce qu'on parle de YouTube? Est-ce qu'on parle des chaînes payantes de YouTube, qui cumulent 2,5 milliards de vues?
Il y a un autre point qu'il faut absolument aborder, soit le fait que le projet de loi C-10 va donner un vaste pouvoir discrétionnaire au CRTC afin de définir ce qui est une entreprise en ligne et d'obliger de telles entreprises à effectuer des dépenses pour produire et diffuser du contenu canadien. D'autre part, l'obligation des entreprises de contribuer à hauteur de 5 % de leurs revenus bruts au Fonds des médias du Canada, qui subventionne des productions canadiennes, n'est pas explicitement mentionnée par le texte de loi, pas plus que le calcul utilisé pour estimer les 830 millions de dollars de cotisations dont parlait le ministre. C'est peut-être aussi 1 milliard de dollars, car le ministre donne parfois ce chiffre aussi.
Les contributions des diffuseurs au Fonds des médias du Canada totalisaient, pour 2019-2020, 193 millions de dollars. Le ministre dit que le projet de loi C-10 va faire augmenter cette somme à 1 milliard de dollars. J'aimerais bien connaître la règle de trois qu'il a utilisée pour arriver à cette estimation.
Le gouvernement a choisi, en fin de compte, de céder sa responsabilité au CRTC plutôt que se mouiller lui-même. D'abord, on connaît la position du CRTC relativement à cette question. Dans une entrevue au journal La Presse, en 2018, le président du CRTC, Ian Scott, expliquait qu'il n'y avait pas lieu d'imposer des conditions à Netflix ou aux autres diffuseurs concernant le contenu francophone. Je le cite:
Ça marche très bien parce que les objectifs de la Loi sur la radiodiffusion sont atteints: il y a une industrie en santé qui a du succès dans les deux langues officielles. Nous observons que le système n'est pas brisé, même s'il est sous une pression sévère.
C'est le président du CRTC qui a dit cela.
Deuxièmement, il y a les décisions concernant notamment l'ordonnance d'exemption relative aux médias numériques, qui est continuellement renouvelée. On sait que le CRTC va prendre au moins neuf mois pour se prononcer. Avec le projet de loi C-10, le gouvernement libéral instaure une vaste délégation de pouvoirs au CRTC, sans y inclure de balises claires en matière de pourcentage de contenu canadien, de frais de contribution et de dépenses, d'exigence de contenu francophone, etc.
D'ailleurs le projet de loi choisit même de limiter les pouvoirs de surveillance des comités parlementaires quant aux directives et règlements adoptés par le CRTC et à la capacité d'un diffuseur de faire appel d'une décision du CRTC.
Le message qu'envoie le gouvernement au CRTC, finalement, c'est qu'il faut lui faire confiance et qu'on verra plus tard. Il attendra donc plusieurs mois pour que le CRTC agisse, et le Parlement aura un droit de regard très limité.
Par ailleurs, tout le monde ne partage pas l'opinion jovialiste du ministre concernant les retombées du projet de loi C-10 pour la production canadienne. Voici ce qu'en pense Michael Geist, professeur de droit à l'Université d'Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit d'Internet et du commerce électronique:
À court terme, le projet de loi crée un climat de grande incertitude, ce qui pourrait faire en sorte qu'il y ait moins d'investissements dans la production cinématographique et télévisuelle canadienne et que les consommateurs aient moins de choix, car les nouvelles entreprises de diffusion en continu pourraient éviter le marché canadien jusqu'à ce qu'il y ait plus de clarté sur ce qu'il en coûte de faire des affaires. Les services de diffusion en continu sur Internet sont en voie de devenir hautement réglementés au Canada, et l'incertitude concernant les coûts aura certainement des conséquences. Le processus réglementaire prendra des années parce qu'il faut lancer un appel au public pour recueillir leurs commentaires, tenir une longue audience, obtenir une décision initiale, traiter les demandes de révision et de modification de la décision, procéder aux examens judiciaires et traiter les éventuels appels judiciaires. Si l'un des appels est retenu, le CRTC est tenu de réexaminer sa décision, et tout le processus doit recommencer.
C'est quelqu'un qui étudie les lois et tout ce qui se passe dans le domaine du commerce et de la diffusion numériques qui nous fait cette déclaration. Je cite encore une fois le ministre du Patrimoine canadien:
Nous irons aussi un petit peu plus loin et nous donnerons au CTRC des instructions sur la manière d'utiliser ces nouveaux outils. Cela se fera une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale, étant donné que ce projet de loi apporte des modifications qui permettent l'application de cette directive stratégique essentielle.
Qu'est-ce que cela signifie, « une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale »? Quelles seront ces instructions? Pourquoi le ministre n'a-t-il pas mis en annexe du projet de loi ses instructions au CRTC? Qu'y a-t-il dans ces instructions que le ministre ne veut pas que les Canadiens voient? Les instructions en question seront-elles quelque chose qui équivaut à dire qu'on n'a pas fait le travail, qu'on a promis de faire quelque chose, mais qu'on ne sait pas comment s'y prendre, qu'on ne veut surtout pas passer pour les méchants qui vont brimer les réseaux sociaux et qu'on va donc donner au CRTC le sale boulot et la responsabilité de prendre toutes les décisions?
C'est cela, le problème, en ce qui concerne le projet de loi C-10 et les libéraux: tout est dans le paraître et non dans l'action.
En résumé, ce projet de loi est vague et ne tient pas compte d'aspects importants. Il ne garantit pas que les géants du Web comme Google et Facebook devront concurrencer les autres entreprises selon les mêmes règles que les entreprises canadiennes doivent suivre. Il n'explique pas comment les plateformes numériques et les joueurs conventionnels vont se faire concurrence selon les mêmes conditions. Il ne répond pas à l'enjeu du contenu exclusif partagé sur les plateformes numériques. Il ne précise pas les lignes directrices qui seront mises en place pour la production du contenu canadien et les contributions au Fonds des médias du Canada.
Nous allons proposer des amendements en comité. Il est temps de réformer la Loi sur la radiodiffusion. Celle-ci existe et elle a laissé mourir trop de radios locales partout au pays. Elle est en train de faire mourir les journaux et les médias, et elle ne fait rien contre la propagation des discours haineux.
Le ministre demande que tous collaborent à l'amélioration de son projet de loi. Nous allons collaborer, mais on doit convenir que la mouture actuelle est loin d'être acceptable. On va avoir besoin de contenu, de clarté et de précisions. La balle est dans le camp du ministre. Nous allons voir maintenant si le ministre est prêt à écouter les recommandations et les propositions des différents partis de l'opposition.
View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
View Soraya Martinez Ferrada Profile
2020-11-19 11:09 [p.2101]
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for Davenport.
Mr. Speaker, it is an honour to rise today to debate Bill C-10 and the measures it contains to support francophone creators and French-language content.
Our government is the first since 1991 to modernize the Broadcasting Act in response to technological change. I want to remind the House why this legislation is so important and crucial for our artists and creators.
TV and radio have been with us all of our lives. I remember TV shows such as Bobino et Bobinette and Passe-partout and films that have marked our history such as The Decline of the American Empire and Crazy. Each of us fondly remembers the programs that shaped our lives.
TV and radio are sources of entertainment, discovery, culture, and information. They move us, inspire us, fill us with wonder, and give us a window to the world. Television and radio help forge our identity, especially our francophone identity. They also help us to get to know and to understand one another in all of our diversity.
Historically, under the Canadian broadcasting system, traditional broadcasting services, such as radio, TV, and cable, were required to fund Canadian content, our stories, and our songs. However, online broadcasting services, such as Netflix, Crave, Spotify, and QUB Musique, are not subject to the same types of regulatory requirements as traditional services.
This situation has resulted in a regulatory imbalance and jeopardizes the future of Canadian content funding. Our bill seeks to ensure that traditional and online broadcasting services contribute to the creative sector. To achieve this, we need to change the definition of what constitutes a broadcasting undertaking to include online undertakings, which did not exist in 1991.
Amending this definition in the Broadcasting Act will require online undertakings to contribute financially to Canadian and Quebec cultural production. Of course, these contributions will need to support a wide range of Canadian creators and consumers, as well as francophones across the country.
We know that French Canadians and Quebeckers enjoy their TV productions and musical artists. French-language programming in the francophone market and francophone musical artists are very successful and enjoy good ratings.
For Quebec and all francophone minority communities, French-language TV and radio play a vital role in encouraging children to learn and use French and creating a sense of belonging among communities that are often isolated.
Television and radio play a very important role in forging our identity, and even more so in the case of francophones, who are a minority in North America. The arrival of online broadcasters has disrupted the Canadian broadcasting sector, and the French-language market was not spared.
Online broadcasters pose tremendous challenges to the availability and promotion of French-language content, especially content produced by our minority francophone communities and content produced in Quebec.
Statistics show that 47% of francophones watch mostly English content on Netflix, whereas French-language services capture 92% of the audience in the French-language market on traditional television. This shows that francophones look for content in their language.
We must also point out that the average budget for English-language film and video productions has been increasing for several years unlike the average budget for French-language productions, which has decreased and for which foreign funding remains relatively low.
With respect to music and digital platforms, in 2017, only six French Canadian artists were among the top 1,000 music artists with the most popular streams in Canada. Clearly, we must stop twiddling our thumbs. We must take action.
The creation of content in both official languages is a vital cultural objective, no matter the technological or other advances in the broadcasting sector.
That is why our bill gives the CRTC the tools it needs to ensure that the funding and regulations support Canadian content in both official languages and, more importantly, that they take into account the particular needs of francophones. The survival of French-language content and the protection of our cultural sovereignty depend on it.
For many years, the CRTC has been overseeing the implementation of a strict regulatory framework for traditional services to support and promote French-language content. Thanks to its efforts, in the past 10 years, the volume of French-language television production has been stable, accounting for 25% of the total volume of Canadian television production. The CRTC has also succeeded in promoting French-language music. French-language radio stations must devote at least 65% of their weekly popular music programming to French-language music.
We can be sure that the CRTC will establish a regulatory framework for online broadcasters that is just as strict. It will ensure that online broadcasters fairly and equitably support Canadian content in both official languages and that they take into account the particular needs of francophone creators across Canada, especially in Quebec.
I am pleased that the modernization of the Broadcasting Act will give the CRTC a regulatory framework for expenditures, to ensure that a portion of revenues is reinvested in Canadian productions.
In short, this bill acknowledges the importance of investing in the creation of diversified content that reflects all francophones and all Canadians from coast to coast to coast. It demonstrates our commitment to fostering the creation of stories and songs in both official languages in the digital era.
We are committed to strengthening the Official Languages Act, taking into account the particular reality of francophones in North America. I know that my colleague is preparing to present this shortly. The ultimate goal of this bill is to preserve an enduring broadcasting ecosystem that continues to support Canadian stories and songs. This legislative and regulatory framework will provide Canadian broadcasters, producers and creators with unqualified support.
Since the creation of the first Royal Commission on Radio Broadcasting in 1928, the Government of Canada has continually worked to develop policies in step with technological developments. I am proud that our government is continuing that tradition by modernizing the Broadcasting Act for the new digital era. I am convinced that every member in the House is keen to preserve our cultural sovereignty and encourage the all-important cultural sector.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Davenport.
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui pour débattre du projet de loi C-10 et des mesures qu'il contient pour appuyer les créateurs francophones et le contenu de langue française.
Notre gouvernement est le premier depuis 1991 à moderniser la Loi sur la radiodiffusion en réaction aux changements technologiques. Je tiens à rappeler à la Chambre pourquoi cette mesure législative est si importante et cruciale pour nos artistes et créateurs.
La télévision et la radio nous accompagnent tout au long de notre vie. Je me souviens d'émissions comme Bobino et Bobinette ou Passe-partout et des films qui ont marqué notre histoire comme Le déclin de l'empire américain ou Crazy. Chacun de nous se remémore, souvent avec beaucoup d'émotion, les émissions qui ont marqué nos vies.
La télévision et la radio sont à la fois source de divertissement, de découverte, de culture et d'information. Elles nous touchent, nous inspirent, nous émerveillent et nous permettent de nous ouvrir sur le monde. La télévision et la radio contribuent à forger notre identité, notamment notre identité francophone. Elles contribuent aussi à ce que nous nous connaissions et nous comprenions les uns les autres dans toute notre diversité.
Historiquement, dans le cadre du système canadien de radiodiffusion, les services de radiodiffusion traditionnels comme la radio, la télévision et le câble étaient obligés de financer le contenu canadien qui comprend nos histoires et nos chansons. Par contre, les services de radiodiffusion en ligne comme Netflix, Crave, Spotify ou QUB musique ne sont pas soumis aux mêmes exigences réglementaires que les services traditionnels.
Cette situation a donné lieu à un déséquilibre réglementaire et met en péril l'avenir du financement du contenu de chez nous. Notre projet de loi vise à faire que les services de radiodiffusion tant traditionnels qu'en ligne contribuent au secteur créatif. Pour y arriver, nous devons modifier la définition de ce qui constitue une entreprise de radiodiffusion pour y inclure les entreprises en ligne, lesquelles n'existaient pas en 1991.
La modification de cette définition dans la Loi sur la radiodiffusion fera que les entreprises en ligne devront contribuer financièrement à la production culturelle canadienne et québécoise. Bien entendu, ces contributions devront profiter à un large éventail de créateurs et de consommateurs canadiens, ainsi qu'aux francophones de partout au pays.
Nous savons que les Franco-Canadiens et les Québécois aiment leurs productions télévisuelles et leurs artistes musicaux. Les émissions francophones dans le marché de langue française et les artistes musicaux francophones connaissent un grand succès et récoltent de bonnes cotes d'écoute.
Pour le Québec et toutes les communautés francophones en situation minoritaire, la télévision et la radio de langue française jouent un rôle essentiel en appuyant la francisation des enfants et en créant un sentiment d'appartenance chez des populations qui sont souvent isolées.
Si la télévision et la radio sont d'une grande importance pour forger notre identité, elles le sont d'autant plus pour ce qui est de l'identité francophone, qui est minoritaire en Amérique du Nord. L'arrivée des radiodiffuseurs en ligne est venue chambarder le secteur canadien de la radiodiffusion, et le marché de langue française n'a pas été épargné.
Les radiodiffuseurs en ligne soulèvent d'immenses défis en lien avec la disponibilité et la promotion du contenu de langue française, notamment le contenu produit par nos communautés francophones en situation minoritaire et le contenu produit au Québec.
Les statistiques révèlent que 47 % des francophones regardent un contenu majoritairement anglophone sur Netflix, contrairement à la télévision traditionnelle où les services en français captent 92 % de l'auditoire dans le marché francophone. Cela démontre que les francophones cherchent du contenu dans leur langue et dans leur voix.
Il faut aussi constater que la moyenne des budgets de production de films et de vidéos en anglais est à la hausse depuis quelques années, contrairement aux budgets moyens pour les productions en français qui ont diminué et pour lesquels le financement provenant d'investisseurs étrangers demeure peu élevé.
Pour ce qui est de la musique et des plateformes numériques, soulignons qu'il n'y avait en 2017 que six artistes canadiens francophones dans le palmarès des 1 000 artistes de la musique dont les diffusions en continu ont été les plus populaires au Canada. De toute évidence, on ne peut pas rester sans rien faire: il faut agir.
La création de contenu dans les deux langues officielles est un objectif culturel essentiel, et ce, quelles que soient les avancées technologiques ou autres dans le secteur de la radiodiffusion.
C'est pourquoi notre projet de loi donne au CRTC les outils dont il a besoin pour veiller à ce que le financement et la réglementation soutiennent le contenu canadien dans les deux langues officielles, mais surtout pour qu'il tienne compte des besoins particuliers des francophones. Il en va de la survie du contenu francophone et de la protection de notre souveraineté culturelle.
Le CRTC veille depuis longtemps à l'application d'un cadre réglementaire rigoureux à l'égard des services traditionnels pour soutenir et promouvoir le contenu de langue française. Grâce aux efforts du CRTC, depuis 10 ans, le volume de la production télévisuelle de langue française est stable et représente 25 % du volume total de la production télévisuelle canadienne. Les efforts du CRTC ont aussi servi à mettre en valeur la musique de langue française. À cet effet, les stations de radio de langue française doivent consacrer au moins 65 % de leur programmation hebdomadaire de musique populaire à la musique de langue française.
On peut s'attendre à ce que le CRTC mette en place un cadre réglementaire tout aussi rigoureux en ce qui concerne les radiodiffuseurs en ligne. Il veillera à ce que ceux-ci soutiennent de façon juste et équitable le contenu canadien dans les deux langues officielles et tiennent compte des besoins particuliers des créateurs francophones partout au pays, surtout au Québec.
Je me réjouis de constater qu'avec la modernisation de la Loi sur la radiodiffusion, le CRTC aura un cadre réglementaire pour les dépenses, afin qu'une partie des sommes et des revenus soit réinvestie dans les productions d'ici.
En somme, ce projet de loi reconnaît l'importance d'investir dans la création de contenu diversifié qui reflète tous les francophones et tous les Canadiens de partout au pays. Il témoigne de notre détermination à veiller à l'épanouissement de la création d'histoires et de chansons dans les deux langues officielles à l'ère numérique.
Nous nous sommes engagés à renforcer la Loi sur les langues officielles en tenant compte de la réalité particulière du français en Amérique du Nord. Je sais que ma collègue s'apprête incessamment à vous présenter cela. Notre projet de loi a pour but ultime de préserver un écosystème de radiodiffusion durable qui maintient un appui à l'égard des histoires et des chansons de chez nous. Ce cadre législatif et réglementaire offrira un appui sans équivoque aux radiodiffuseurs, aux producteurs et aux créateurs d'ici.
Depuis la création de la première commission royale sur la radiodiffusion en 1928, le gouvernement du Canada s'emploie sans cesse à élaborer des politiques qui sont adaptées à l'évolution de la technologie. Je suis fière que notre gouvernement s'inscrive dans cette lignée et fasse avancer la Loi sur la radiodiffusion face à cette nouvelle ère numérique. Je suis convaincue que tous les députés à la Chambre souhaitent préserver notre souveraineté culturelle et encourager le secteur essentiel de la culture.
View Dan Mazier Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, how will the bill ensure that online producers of content produce content in both official languages?
Monsieur le Président, comment ce projet de loi obligera-t-il les producteurs de contenu en ligne à produire leur contenu dans les deux langues officielles?
View Soraya Martinez Ferrada Profile
Lib. (QC)
View Soraya Martinez Ferrada Profile
2020-11-19 11:21 [p.2103]
Mr. Speaker, I thank my colleague for his question.
Once again, I think that it is important to give the CRTC the powers it needs to regulate what the web giants are doing so that we can reinvest in our creators and productions.
The most important thing for the future is to increase investment revenue in local production. That is the only way we can be internationally competitive.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Encore une fois, je pense qu'il est important de donner au CRTC les pouvoirs nécessaires pour qu'il puisse réglementer ce que font les géants du Web, et ce, afin de réinvestir dans nos créateurs et nos productions.
Le plus important pour l'avenir, c'est d'augmenter les revenus d'investissements dans la production d'ici. C'est la seule façon qui nous permettra d'arriver à être compétitifs à l'échelle internationale.
View Julie Dzerowicz Profile
Lib. (ON)
View Julie Dzerowicz Profile
2020-11-19 11:23 [p.2103]
Mr. Speaker, it is an absolute privilege for me to stand in the House today on behalf of the residents of my riding of Davenport to speak in support of Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts. I am truly grateful for the leadership of the Minister of Canadian Heritage and the work that he, his parliamentary secretary, his department and his team have done with respect to the bill.
As I have mentioned a number of times in the chamber, my riding of Davenport in Toronto's west end is home to more artists, creators and those in the culture industry than probably most ridings across this country. They include film producers, writers, directors and musicians, and also art galleries and museums. Anything that impacts the arts and culture sector is of great interest to my riding.
The Canadian broadcasting, film, television and interactive media sectors are also a huge part of the Canadian economy. They contribute about $19.7 billion to Canada's GDP and account for nearly 160,000 jobs. A lot of people do not know this, but the arts, culture and heritage sector is a $47.8 billion contribution to the Canadian economy. It employs over 650,000 Canadians in this country. It is a huge and very important sector, so this type of legislation is particularly important.
We have been promising to update the Broadcasting Act to level the playing field for a number of years now, so I am really happy that Bill C-10 is now before the House.
We mentioned in our 2019 platform that within our first year we wanted to move forward with legislation that would take appropriate measures to ensure that all content providers, including Internet giants, offer meaningful levels of Canadian content in their catalogues, contribute to the creation of Canadian content in both official languages, promote this content and make it easily accessible on their platforms.
We also know that in January 2020, the broadcasting and telecommunications panel released its report entitled “Canada's Communications Future: Time to Act”. It included a number of recommendations and proposals on how to improve our broadcasting system here in Canada, which we now see encompassed in Bill C-10.
What is being proposed in Bill C-10?
The first is to modernize the Broadcasting Act, which has not been updated since before the digital age. My understanding, as my colleague just said, is that the last major reform to the Broadcasting Act was almost 30 years ago, in 1991.
Canada has a long history of supporting the creation of and access to Canadian film, music, television and digital media programming, while at the same time facilitating the access of Canadians to foreign content. Historically, we have had what we call a closed broadcasting system, which has been oriented around Canadian ownership and control of businesses showing Canadian content. However, today, with the increase in programming being consumed over the Internet, the legislative and regulatory framework for broadcasting needs to be modernized. That is the first thing that Bill C-10 does. It clarifies that online broadcasting is within the scope of the act. It is crazy that it took us so long to do this.
As we know, Canadians have more and more access to music and television through online services like Netflix, Spotify, Crave and CBC Gem. We know these online video services have grown their revenues by approximately 90% per year over the last two years, while traditional broadcasters have seen a steady decline of almost 2% per year over the last five years. The shifting market dominance illustrated by Netflix, which is now present in most Canadian households, including my own, generated over a billion dollars in revenue in Canada in 2019.
We also know that online broadcasting services are not subject to the same rules as traditional broadcasting services like over-the-air television, cable and radio. Under Canadian broadcasting laws, online broadcasters are not required to support Canadian music and storytelling, and other important broadcasting objectives. What is the result? We see the revenues of online broadcasters growing, yet they are not required to contribute to Canadian music and storytelling. At the same time, the revenues of traditional broadcasters are stagnating and declining, which means we have an overall negative impact on funding Canadian content and Canadian creators moving forward. Therefore, support for Canadian content is at risk and this bill is hoping to address that issue.
Furthermore, it would also address a regulatory imbalance that puts traditional Canadian broadcasters at a competitive disadvantage compared with online broadcasters. Bill C-10 would update broadcasting and regulatory policy to ensure a fair and equitable treatment of online and traditional broadcasters, so we do not have one set of rules for Canadian broadcasters and another one for foreign broadcasters.
The amendments proposed by Bill C-10 would empower the CRTC to implement a modernized broadcasting regulatory framework that would ensure both traditional and online broadcasting undertakings contribute in an appropriate manner to the Canadian broadcasting system.
It is important to note that while we know this is an important first step, we also know we are going to have to engage in further reforms in order to more fully modernize the broadcasting system and ensure Canada will continue to support the creation and production of audiovisual content in the digital age.
What else would Bill C-10 do? It would also update broadcasting regulatory policy so the CRTC would be enabled to showcase more diverse creative voices in the broadcasting sector, most notably with respect to indigenous peoples, racialized communities and persons with disabilities.
This is a huge ask from those artists and creators in my riding of Davenport, where 40% of them were born outside of the country. For them, it is really important to hear the creative voices from our diverse ethnocultural backgrounds, socio-economic statuses, abilities and disabilities, sexual orientations, gender identities and expressions and ages. It is a huge ask from my community, so I want to thank them for their continued advocacy. I am delighted this would be enabled by Bill C-10.
The bill would also amend the act to take greater account of indigenous cultures and languages. To me, this is extraordinarily important because it is part of our ongoing effort to build a new nation-to-nation relationship with Canada's aboriginal people. A way for us to better understand and learn about each other is through our stories.
I am also pleased to say that an updated Broadcasting Act, one that treats online and traditional broadcasters equally, would increase the funding available to Canadian artists and creators. Indeed, it is estimated these changes would result in an increase in contributions to Canadian music and stories of as much as $830 million per year once the new system is put into place.
We should note that how artists and creators receive income has changed. A world that has become increasingly digital has exacerbated the overall issue of how Canadian artists earn their income. Providing some changes to the Broadcasting Act to start addressing this issue is really important for us to do.
I also want to note that we are going through an unprecedented pandemic right now, and arts and culture are disproportionately impacted by the pandemic. These types of legislation would help make some of the structural changes and help us create a more healthy and economically viable sector moving forward.
I should mention that what is not included in Bill C-10 is user-generated content, so video games and news media would not be affected by our proposed changes. It is important to note that.
I know my time is coming to an end, so I am going to conclude by saying I am absolutely delighted by the efforts of our hon. Minister of Canadian Heritage to modernize the Broadcasting Act and level the playing field so all our creators have more funding for Canadian stories. I very much favour this bill. It provides us with an opportunity to have a more inclusive broadcasting sector for all Canadians, whether francophone, anglophone or from racialized communities: Canadians of all diversities and statuses.
The bill would ensure the circumstances and aspirations of all Canadians are reflected in the Broadcasting Act. It would result in a more equitable broadcasting system, requiring online broadcasters to contribute their fair share. These amendments would absolutely modernize the Broadcasting Act for the digital age for many years to come.
I would like to end by saying I want to echo the Minister of Canadian Heritage's words yesterday, urging all of my hon. colleagues to support this bill. The sooner we get this bill passed, the sooner we will be able to put a fairer system in place.
Monsieur le Président, c’est un immense privilège pour moi de prendre la parole à la Chambre aujourd’hui au nom des citoyens de Davenport pour appuyer le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois. Je remercie le ministre du Patrimoine canadien de son leadership et du travail qu’il a accompli relativement au projet de loi avec sa secrétaire parlementaire, son ministère et son équipe.
Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises à la Chambre, la circonscription de Davenport, dans l'Ouest de Toronto, compte plus d’artistes, de créateurs et de membres du secteur culturel que probablement la plupart des circonscriptions du pays. Il y a des producteurs de cinéma, des écrivains, des réalisateurs et des musiciens, et aussi des galeries d’art et des musées. Tout ce qui a une incidence sur les arts et la culture intéresse donc beaucoup ma circonscription.
Les secteurs canadiens de la radiodiffusion, du cinéma, de la télévision et des médias interactifs occupent aussi une place énorme dans l’économie canadienne. Ils rapportent environ 19,7 milliards de dollars au PIB du Canada et représentent près de 160 000 emplois. Beaucoup de gens ne le savent pas, mais les arts, la culture et le patrimoine contribuent à l’économie canadienne à hauteur de 47,8 milliards de dollars. Ce secteur emploie plus de 650 000 Canadiens dans le pays. Il s’agit d’un immense secteur qui est très important, d’où l’importance particulière de ce type de projet de loi.
Il y a quelques années que nous promettons de moderniser la Loi sur la radiodiffusion afin de rendre les règles du jeu équitables. Je suis donc heureuse que la Chambre soit maintenant saisie du projet de loi C-10.
Nous mentionnions dans notre programme électoral de 2019 que nous voulions, au cours de la première année de notre mandat, présenter un projet de loi qui contiendrait les mesures appropriées pour que tous les fournisseurs de contenu, y compris les géants du Web, offrent plus de contenu canadien dans leur répertoire, contribuent à la création de contenu canadien dans les deux langues officielles, fassent la promotion de ce contenu et le rendent facilement accessible sur leurs plateformes.
Nous savons aussi qu’en janvier 2020, le Groupe d'examen du cadre législatif en matière de radiodiffusion et de télécommunication a remis son rapport intitulé « L’avenir des communications au Canada: le temps d’agir ». Ce rapport comprend plusieurs recommandations et propositions pour améliorer notre système de radiodiffusion ici, au Canada, qui sont reprises dans le projet de loi C-10.
Que propose le projet de loi C-10?
Il propose tout d’abord de moderniser la Loi sur la radiodiffusion, dont la dernière mise à jour remonte à avant l’ère numérique. Je crois, comme ma collègue vient de le dire, que la dernière réforme majeure de la Loi sur la radiodiffusion date d’il y a presque 30 ans, de 1991.
Le Canada soutient depuis longtemps la création musicale, cinématographique, télévisuelle et numérique canadienne, ainsi que l’accès à ces œuvres, tout en facilitant l’accès des Canadiens au contenu étranger. Nous avons toujours eu ce que nous appelons un système de radiodiffusion fermé orienté sur la propriété et le contrôle canadiens des entreprises montrant un contenu canadien. Cependant, aujourd’hui, avec l’augmentation de la programmation consommée sur Internet, le cadre législatif et réglementaire de la radiodiffusion doit être modernisé. C’est la première chose que fait le projet de loi C-10. Il précise que la diffusion en ligne est régie par la loi. Il est incroyable qu’il nous ait fallu tout ce temps pour arriver à cette mesure.
Comme nous le savons, les Canadiens ont de plus en plus accès à la musique et à la télévision par des services en ligne, comme Netflix, Spotify, Crave et CBC Gem. Nous savons que ces services de vidéo en ligne ont vu leurs revenus augmenter d’environ 90 % par an au cours des deux dernières années, alors que les radiodiffuseurs traditionnels voient le leur baisser de près de 2 % par an depuis cinq ans. Cette nouvelle domination du marché illustrée par Netflix, qui est aujourd’hui présent dans presque tous les foyers canadiens, y compris le mien, a généré plus de 1 milliard de dollars de revenus au Canada en 2019.
Nous savons également que les services de diffusion en ligne ne sont pas assujettis aux mêmes règles que les services de radiodiffusion traditionnels, comme la télévision par ondes hertziennes, le câble et la radio. Aux termes des lois canadiennes sur la radiodiffusion, les diffuseurs de contenu en ligne ne sont pas tenus de soutenir la musique et les histoires canadiennes et d’autres objectifs importants de la radiodiffusion. Quel est le résultat? Nous voyons les revenus des diffuseurs de contenu en ligne augmenter, mais ces derniers ne sont pas tenus de contribuer à la musique et aux histoires canadiennes. Parallèlement, les revenus des radiodiffuseurs traditionnels stagnent et baissent, ce qui signifie que nous avons une incidence générale négative sur le financement du contenu canadien et sur la promotion des créateurs canadiens. Le soutien au contenu canadien est donc menacé, et l'objectif du projet de loi est de régler cette question.
De plus, il remédie aussi au déséquilibre réglementaire qui désavantage les radiodiffuseurs canadiens traditionnels face à la concurrence des diffuseurs de contenu en ligne. Le projet de loi C-10 actualise la politique et la réglementation de la radiodiffusion afin de garantir un traitement juste et équitable des diffuseurs de contenu en ligne et des radiodiffuseurs traditionnels, de sorte qu'il n'y ait pas un ensemble de règles pour les radiodiffuseurs canadiens et un autre pour les diffuseurs étrangers.
Les modifications proposées par le projet de loi C-10 permettent au CRTC de mettre en œuvre un cadre de réglementation de la radiodiffusion modernisé qui garantisse que les entreprises de radiodiffusion traditionnelles et de diffusion en ligne contribuent de façon appropriée au système de radiodiffusion canadien.
Il convient de souligner que, même si nous savons qu’il s’agit une première étape importante, nous savons aussi que nous allons devoir entreprendre d’autres réformes pour moderniser de fond en comble le système de radiodiffusion et faire en sorte que le Canada continue de soutenir la création et la production de contenu audiovisuel à l’ère numérique.
Que fait encore le projet de loi C-10? Il met à jour la politique de réglementation de la radiodiffusion afin que le CRTC puisse faire entendre des voix créatrices plus diverses dans le secteur de la radiodiffusion, surtout en ce qui concerne les Autochtones, les communautés racialisées et les personnes handicapées.
Il s’agit d’une demande énorme de la part des artistes et des créateurs de Davenport, dont 40 % sont nés à l’étranger. Pour eux, il est vraiment important d’entendre les voix créatives de nos multiples origines ethnoculturelles, statuts socioéconomiques, capacités et handicaps, orientations sexuelles, identités et expressions de genre et âges. Il s’agit d’une demande énorme de la part de ma communauté, c’est pourquoi je tiens à les remercier de leurs revendications soutenues. Je suis ravie que le projet de loi C-10 le permette.
Le projet de loi modifierait aussi la loi pour mieux tenir compte des cultures et des langues autochtones. À mon avis, c’est extraordinairement important, car cela s’inscrit dans l’effort que nous continuons à déployer pour établir une nouvelle relation de nation à nation avec les peuples autochtones du Canada. Nos histoires nous permettent de mieux nous comprendre et d’apprendre à nous connaître les uns les autres.
Je suis également heureuse de dire qu’une Loi sur la radiodiffusion actualisée, qui traite les radiodiffuseurs en ligne et conventionnels sur un pied d’égalité, augmenterait le financement mis à la disposition des artistes et des créateurs canadiens. En réalité, on estime que ces modifications se traduiraient par une augmentation des contributions à la musique et aux histoires canadiennes pouvant atteindre 830 millions de dollars par an une fois que le nouveau système sera mis en place.
Nous nous devons de souligner que la façon dont les artistes et les créateurs gagnent un revenu a changé. Le monde qui est devenu de plus en plus numérique a exacerbé l’enjeu général lié à la façon dont les artistes canadiens gagnent un revenu. Il est vraiment important que nous modifiions la Loi sur la radiodiffusion afin de commencer à régler cette question.
Je tiens aussi à souligner que nous traversons actuellement une pandémie sans précédent et que le milieu des arts et de la culture est touché de manière disproportionnée. Ce type de disposition législative permettra d’apporter certains changements structurels et nous aidera à créer un secteur plus sain et économiquement viable pour l’avenir.
Je me dois de mentionner que le contenu généré par les utilisateurs n’est pas inclus dans le projet de loi C-10, de sorte que les jeux vidéo et les médias d’information ne seraient pas touchés par les modifications que nous proposons. C’est important de le souligner.
Je sais que mon temps de parole touche à sa fin, alors je vais conclure en disant que je suis absolument ravie des efforts que le ministre du Patrimoine canadien a déployés pour moderniser la Loi sur la radiodiffusion et uniformiser les règles du jeu afin que tous nos créateurs bénéficient d’un financement accru pour raconter des histoires canadiennes. Je suis très favorable à ce projet de loi. Il nous offre l’occasion d’avoir un secteur de la radiodiffusion plus inclusif pour tous les Canadiens, qui soient francophones, anglophones ou issus de communautés racialisées: des Canadiens de toutes les diversités et de tous les statuts.
Le projet de loi garantira que la situation et les aspirations de tous les Canadiens seront prises en compte dans la Loi sur la radiodiffusion. Il créera un système de radiodiffusion plus équitable, obligeant les radiodiffuseurs en ligne à verser leur juste part. Ces modifications moderniseront certainement la Loi sur la radiodiffusion pour l’ère numérique pour de nombreuses années à venir.
J’aimerais terminer en disant que je veux me faire l’écho des propos tenus hier par le ministre du Patrimoine canadien, qui a exhorté tous mes collègues à appuyer ce projet de loi. Plus vite ce projet de loi sera adopté, plus vite nous pourrons mettre en place un système plus équitable.
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NDP (BC)
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2020-11-19 11:37 [p.2105]
Mr. Speaker, we know that the Broadcasting Act of 1991 was brought in to safeguard the cultural, political, social and economic fabric of Canada, but we saw, from 2008 to 2018, 189 community newspapers go under and 36 daily newspapers close down. Now, with the pandemic, many of them are struggling.
We learned from the Yale report that Google and Facebook receive nearly 75% of the advertising revenue in Canada. In comparison, the websites of conventional television stations and local newspapers account for only 8.5%. We know that the government has been meeting a lot of secret lobbyists, and we know that it wants to fix its disastrous Netflix deal of 2017 with band-aids with the bill, but time is running out for this industry and for its workers.
Is it not irresponsible that, in Bill C-10, the minister is moving this problem by punting it down the road to the CRTC? It could take almost a year before we see any change.
I am hoping the member can acknowledge the seriousness of this issue, given the pandemic and the plight of local newspapers, especially in my riding, which are struggling right now. They are reaching out and calling on Parliament to take action on the unfair, plain advantage of Netflix and these huge web giants.
Monsieur le Président, nous savons que la Loi sur la radiodiffusion de 1991 a été adoptée pour sauvegarder la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada. Cependant, de 2008 à 2018, 189 journaux communautaires ont fait faillite et 36 quotidiens ont fermé leurs portes. Bon nombre d'entre eux sont maintenant en difficulté à cause de la pandémie.
Grâce au rapport Yale, nous avons appris que Google et Facebook touchent presque 75 % des recettes publicitaires au Canada. En revanche, la part des sites Web des stations de télévision traditionnelle et des journaux locaux n'est que de 8,5 %. Nous savons que le gouvernement a rencontré beaucoup de lobbyistes en secret. Nous savons aussi qu'il tente de corriger la désastreuse entente Netflix qu'il a conclue en 2017 en proposant des solutions de fortune dans le projet de loi. Or, le temps presse pour l'industrie et ses travailleurs.
N'est-il pas irresponsable que le ministre se serve du projet de loi C-10 pour refiler le problème au CRTC? À cause de cela, nous devrions peut-être attendre près d'un an avant de voir des changements.
J'espère que la députée reconnaîtra la gravité du problème, compte tenu de la pandémie et des difficultés qu'éprouvent actuellement les journaux locaux, surtout ceux de ma circonscription. Leurs propriétaires demandent au gouvernement de prendre des mesures pour éliminer l'avantage injuste et évident dont jouissent Netflix et les autres géants du Web.
View Julie Dzerowicz Profile
Lib. (ON)
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2020-11-19 11:39 [p.2106]
Mr. Speaker, I will tell the House that those in my riding have almost exactly the same concerns as those that the hon. member has mentioned. I am just going to clarify.
We hope the changes we are proposing to the Broadcasting Act will help to unleash as much as $830 million that could help Canadian content creators, both online and from traditional sources, in Canada. I will acknowledge with my colleague that we absolutely have to provide a level playing field and ensure there is a fair contribution made by platforms like Netflix and Yahoo, that all the money that comes from them goes directly into local media and into any way to support independent information sharing across the country, and also that it goes directly back to supporting our Canadian creators and artists across the country. I would say it is absolutely vital for us to do so.
I will also say that I am extraordinarily concerned by the loss of our local media. Mine might be the only riding in the whole country that actually has a local newspaper, the West End Phoenix, that has been created in the last five years. It has been a very successful local publication, but it is one of too few. We need to find solutions, urgently and immediately, to support local journalism across the country.
Monsieur le Président, j'assure aux députés que les habitants de ma circonscription ont presque exactement les mêmes préoccupations que celles que le député a mentionnées. Je souhaite simplement clarifier les choses.
Nous espérons que les modifications que nous proposons à la Loi sur la radiodiffusion contribueront à dégager jusqu'à 830 millions de dollars, ce qui pourrait aider les créateurs de contenu canadien, tant en ligne que ceux qui utilisent des plateformes traditionnelles, au Canada. Je suis d'accord avec le député: nous devons absolument mettre en place des règles équitables et veiller à ce que des plateformes comme Netflix et Yahoo apportent leur juste contribution et à ce que toutes les recettes qui en proviennent aillent directement aux médias locaux et soient utilisées de maintes façons pour soutenir le partage d'information objective dans tout le pays. Nous devons aussi nous assurer de soutenir directement les créateurs et les artistes canadiens dans l'ensemble du pays. Je pense qu'il est absolument vital pour nous de le faire.
J'ajoute que je suis extrêmement préoccupée par la perte de nos médias locaux. Ma circonscription est peut-être la seule de tout le pays à avoir un journal local, le West End Phoenix, qui a été créé au cours des cinq dernières années. Il connaît beaucoup de succès, mais il n'y a pas assez de cas semblables dans le créneau des publications locales. Nous devons trouver immédiatement des solutions pour soutenir le journalisme local dans tout le pays.
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CPC (QC)
Mr. Speaker, today I am pleased to speak to Bill C-10, the broadcasting bill introduced by the Minister of Canadian Heritage.
The Broadcasting Act clearly needs modernizing. The last time it was dusted off and updated was over 28 years ago. At the time, the Internet did not exist. Social media did not exist. There was no such thing as web giants, and we were not permanently attached to our tablets and constantly using apps. The context has most certainly changed. If there is one thing all members of the House can agree on, it is that urgent action is needed. Implementing these measures is important.
Back in 2015, the government promised it would modernize the act. Expectations were high. The government conducted extensive consultations. It made lots of promises. It envisioned a very good scenario in which everyone would have to pay and contribute. Things were going well in that regard. Now, three ministers and over five years later, a bill has been introduced.
Earlier I heard a member from Quebec use a cheese analogy, saying that the bill reminded her of Swiss cheese, because it has so many holes in it. We are looking for the cheese, but all we see are the holes. This metaphor is also apt because we are talking about cheese and the Liberals have delivered a mouse. This is actually a very serious subject, since we are talking about an incredible industry. It is part of our Canadian identity, which includes language, culture and Canadian content.
Unfortunately, the bill does not really do much. Basically, it off-loads all responsibility onto the CRTC, which ultimately will have to take action. There are many things this bill does not do.
We are told the bill makes changes to ensure that online broadcasting falls within the scope of the act. What does that mean? It means that the legislation governing the CRTC will apply to online broadcasters. We know that. My Liberal colleague mentioned how the CRTC can sometimes be a rather cumbersome administrative straitjacket. Things are not easy for our traditional media in Canada.
The minister is telling us that he is going to off-load the responsibility to the CRTC and that a year from now, as another colleague mentioned, slightly stricter rules will be applied to online broadcasting. That is not what the Yale report called for, and it is certainly a far cry from what the industry is asking for.
Web giants like Google and Facebook are not affected by this bill, and yet we know that they are generating major revenues from our society and competing with our Canadian companies.
Bill C-10 also fails to explain how digital platforms and conventional players can compete under these conditions. In a way, the playing field is not level for everyone. The bill also fails to say how exclusive content will be shared on digital platforms. There are no details about guidelines for the production of Canadian content and the famous contribution to the Canada Media Fund. Some companies, therefore, have to make a contribution based on established parameters. Finally, we can see that the parameters here are very flexible. There does not seem to be any apparent fairness in the bill.
As we have seen this week, culture is also a factor. Canadian culture comprises the English language, the French language and Quebec culture. This bill seems to ignore that reality, and as some of my colleagues in the Bloc have pointed out, what's in it for Quebec culture? That is not clear at all.
With respect to copyright, Quebec artists have complained about seeing their works circulated on digital platforms without fair compensation for their own investment. This bill does nothing to address that issue, however.
Ultimately, the bill would essentially subject online broadcasters to the CRTC. The government is off-loading this issue onto the CRTC and waiting to see what happens.
I do appreciate that the bill mentions indigenous culture, persons with disabilities and Canadian diversity. However, it would also be important to mention Quebec and French-Canadian culture, as well as the concept of our country's linguistic and cultural duality.
We need a level playing field here, and we think that policies should account for changing markets. All this bill does, however, is put off to tomorrow what should have been done a long time ago. We would also have liked the minister to find a way to reinject tens of millions of dollars, or even hundreds of millions of dollars, in our system.
For those who are watching at home, section 19 of the Income Tax Act applies to the Canada Revenue Agency and would allow for the full deduction of any money spent on advertising with foreign digital media distributors. That means that, in its attempts to restore balance, the Canadian government is contributing to the imbalance.
The agency has not changed its interpretation of the act since 1996, an interpretation that is based on jurisdictions established prior to that time and that date back even as far as 1935. There was a small loophole, because computers did not exist at that time. The definitions of newspaper and broadcasting do not reflect what is known as the technological neutrality of the Broadcasting Act, which was modernized in 1991, nor do they reflect the tremendous revolution that has occurred since 1996. This small loophole has become a giant vortex.
As a result, foreign companies like Facebook and Google, which represent up to 80% of Canada's online advertising revenues, are competing with our advertisers and our traditional broadcasting and print media while receiving a bit of a leg-up from the government. This situation has been criticized. We cannot encourage foreign companies to compete with our Canadian companies, but the government is complicit in that.
My colleague from Mégantic—L'Érable said that the government's problem is that it is always looking for superficial solutions instead of trying to fix systemic problems. The government needs to fix this problem with Canada's tax system and create a level playing field for Canadian and foreign players by restoring market conditions that do not give web giants an edge.
The Standing Senate Committee on Transport and Communications urged the government to take a close look at the loophole in section 19 of the Income Tax Act, which is contributing to the media's decline. The committee also asked the government to look at ways to make things better for all Canadian companies. The committee's report was tabled a year and a half ago and has just been gathering dust since then.
We heard that message over and over from witnesses representing various segments of Canada's media industry. They told the committee that eliminating the tax deduction for ads on foreign websites could give Canada's industry a much-needed boost.
Friends of Canadian Broadcasting is also strongly advocating for the elimination of this tax deduction. This organization produced a very detailed document on the situation. It argues that closing the loophole would enable the Canadian government to collect more taxes, because companies would not stop advertising in foreign media, but they would have an incentive to choose Canadian media. Companies would not be encouraged to do business with foreign companies. Instead, there would be neutral conditions that would allow them to choose.
The Public Policy Forum shares this view. It says that simply fixing section 19 could produce a revenue stream of $300 million to $400 million a year for the media industry.
The government has presented band-aid solutions even though real solutions do exist. T