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Lib. (QC)
Mr. Speaker, this issue has nothing to do with free speech. This has nothing to do with what Canadians do online. This have everything to do with what web giants are not doing, which is investing in Canadian artists, Canadian musicians and Canadian culture.
Why is the Conservative Party protecting the interests of some of the wealthiest companies in the world instead of protecting the interests of Canadian artists and musicians?
Monsieur le Président, ce dossier n'a rien à voir avec la liberté d'expression ni avec ce que les Canadiens font en ligne. Il porte plutôt sur ce que les géants du Web ne font pas, c'est-à-dire investir pour promouvoir les musiciens, la culture et les artistes canadiens.
Pourquoi le Parti conservateur protège-t-il les intérêts de certaines des entreprises les plus riches du monde au lieu de protéger les intérêts des artistes et des musiciens canadiens?
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, our artists are among the Canadians who have been hit the hardest by the pandemic. They are suffering financially and mentally. Bill C-10 brought them the hope that things would get better soon with the promise of forcing web giants to invest in our stories and music. The Conservatives are stalling Bill C-10, siding with web giants against Canadian artists and creators who are deprived of hundreds of millions of dollars.
Why is the Conservative Party siding with Google, one of the wealthiest companies in the world, instead of with Canadian musicians and artists?
Monsieur le Président, les artistes sont parmi les Canadiens les plus durement touchés par la pandémie. Ils ont souffert financièrement et mentalement. Le projet de loi C-10 leur a donné l'espoir que les choses allaient bientôt s'améliorer puisque nous allons contraindre les géants du Web à investir dans les histoires et la musique canadiennes. Les conservateurs bloquent le projet de loi C-10, prenant parti pour les géants du Web contre les artistes et créateurs canadiens, qui sont privés de centaines de millions de dollars.
Pourquoi le Parti conservateur prend-il le parti de Google, l'une des entreprises les plus riches du monde, plutôt que pour les musiciens et les artistes canadiens?
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to quote the Conservative member for Saskatoon—Grasswood. On November 19, he said, “The legislation does nothing to address social media companies, such as Facebook and Google, and their various properties, such as YouTube, to pay its fair share.”
On March 26, in committee, he even added, “To the Professional Music Publishers' Association, you're right on about YouTube. It is not regulated in Bill C-10, and everybody is using YouTube. We are going to have an issue. As you pointed out, correctly, this should be regulated and it's not.”
I agree with the Conservative member for Saskatoon—Grasswood. I am only saddened by the fact that his own party does not.
Monsieur le Président, j'aimerais citer le député conservateur de Saskatoon—Grasswood. Le 19 novembre, il a dit: « [...] le projet de loi ne fait rien pour garantir que les entreprises de médias sociaux, comme Facebook et Google, et leurs différentes propriétés, comme YouTube, paient leur juste part. »
Le 26 mars, au comité, il a même ajouté: « J'aimerais mentionner au représentant de l'Association des professionnels de l'édition musicale qu'il a raison au sujet de YouTube. Il ne serait pas réglementé selon les dispositions du projet de loi C-10, et tout le monde utilise YouTube. Nous allons avoir un problème. Comme vous l'avez mentionné à juste titre, il faudrait qu'il soit réglementé, mais ce n'est pas le cas. »
Je suis d'accord avec le député de Saskatoon—Grasswood. Je suis seulement attristé que son propre parti ne soit pas du même avis.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I find it incredibly hypocritical that the member for Lethbridge, who, given the opportunity, would not hesitate one minute to remove a woman's right to choose, a right protected under the Charter of Rights and Freedoms, would like us, and Canadians, to believe that all of a sudden she cares deeply about said charter.
I have rarely seen such hypocrisy before in my life.
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, je trouve terriblement hypocrite que la députée de Lethbridge, qui, si on lui en donnait l'occasion, n'hésiterait pas un instant à retirer aux femmes le droit de choisir, un droit pourtant garanti par la Charte des droits et libertés, veuille nous faire croire et faire croire aux Canadiens qu'elle se soucie soudainement du respect de la Charte.
J'ai rarement été témoin d'une telle hypocrisie dans ma vie.
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to quote the Coalition for the Diversity of Cultural Expressions, which said, “Bill C-10 on broadcasting has come under unprecedented attack in recent days from the Conservative Party.... Conservatives sacrifice culture on the altar of partisanship.”
Monsieur le Président, j'aimerais citer la Coalition pour la diversité des expressions culturelles, qui a dit ceci: « Le projet de Loi C-10 sur la radiodiffusion a subi des attaques sans précédent au cours des derniers jours de la part du Parti [c]onservateur [...] Les [c]onservateurs sacrifient la culture sur l'autel de la partisanerie. »
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to quote what the executive director of the Professional Music Publishers' Association said to the member from Richmond—Arthabaska. He said, “[I]t is very disappointing that you and the Conservative Party of Canada chose partisanship over our Quebec and Canadian culture. The study of Bill C-10 is not even completed. Freedom of expression is not threatened in Canada by any party but yours.”
It is pure politics. The system has a decades-long proven track record—the Conservative Party of Canada has chosen web giants over our culture.
Monsieur le Président, j'aimerais citer le directeur général de l'Association des professionnels de l'édition musicale, qui s'adresse au député de Richmond-Arthabaska: « [...] il est très décevant que vous et le parti conservateur du Canada ayez choisi la partisanerie au détriment de notre culture québécoise et canadienne. L'étude de #C-10 n'est même pas terminée. La liberté d'expression au Canada n'est pas menacée par tous les autres partis sauf le vôtre! »
C'est purement politique, le système a fait ses preuves depuis des décennies, le Parti conservateur du Canada a choisi les géants du Web plutôt que notre culture.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, this time I would like to quote the president of the Fédération nationale des communications et de la culture. Speaking directly to the member for Richmond—Arthabaska, she said, “With all due respect, we have had enough conversations in which you agreed with Bill C-10. You wanted to help us improve the legislation. You know that the legislation does not target social media users and does not limit freedom of expression. The cultural community is counting on you to explain this to your Conservative Party colleagues and stop the grandstanding. Our cultural future and the French language are at stake, as well as our production capacity. Do not let us down.”
Unfortunately, the Conservative Party has let down our artists and Quebec and Canadian culture.
Monsieur le Président, j'aimerais cette fois-ci citer la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture, s'adressant directement au député de Richmond-Arthabaska: En tout respect, nous avons eu suffisamment de conversations ensemble, lors desquelles vous étiez d'accord avec le projet de loi C-10. Vous vouliez nous aider à bonifier la loi. Vous savez que la loi ne vise pas les usagers des réseaux sociaux et ne limite pas la liberté d'expression. Le milieu culturel compte sur vous pour l'expliquer à vos collègues du Parti conservateur et pour cesser cette démagogie, notre avenir culturel et la langue française sont en jeu, ainsi que nos moyens de production. Ne nous laissez pas tomber.
Hélas, le Parti conservateur a laissé tomber nos artistes et la culture québécoise et canadienne.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to quote the chair of the Coalition for the Diversity of Cultural Expressions who, in responding to the member, reminded him that for 50 years the CRTC has never regulated content on radio or television and has never restricted freedom of expression in broadcasting.
The law does not allow the CRTC to do that and yet the Conservative Party of Canada is the only entity to continue to spread this false news, misinformation and political rhetoric. It is appalling.
Monsieur le Président, j'aimerais maintenant lui citer la directrice de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles qui, s'adressant toujours au député, lui rappelle que le CRTC n'a jamais réglementé depuis 50 ans le contenu ni à la radio ni à la télévision canadienne, n'a jamais limité la liberté d'expression sur les ondes.
La loi ne permet pas au CRTC de faire cela, et pourtant le Parti conservateur du Canada est le seul qui continue à propager ces fausses nouvelles, ces mésinformations et cette démagogie. Cela est navrant.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the member opposite will be happy to learn that I will be tabling legislation on online harms in the coming week.
On the issue of cultural reproduction and the fact that web giants should be paying their fair share, as I mentioned earlier, her colleague, the member for Saskatoon—Grasswood, stated he wanted us to do that, and we are doing exactly that.
However, what is happening is that the Conservative Party got cold feet. Google and YouTube are very powerful companies and when the going got tough, those members ran for the hills. We are standing up for Canadian artists, for Canadian music and for Canadian culture.
Monsieur le Président, la députée d'en face sera heureuse d'apprendre que je présenterai la semaine prochaine un projet de loi sur les préjudices en ligne dans la prochaine semaine.
Pour ce qui est de la reproduction de contenu culturel et de la nécessité de faire payer leur juste part aux géants du Web, comme je l'ai mentionné plus tôt, un collègue de la députée, le député Saskatoon—Grasswood, a demandé à ce que nous prenions des mesures à cet égard, et c'est exactement ce que nous faisons.
Or, dans ce dossier, le Parti conservateur s'est défilé. Google et YouTube sont des entreprises très puissantes, et quand les choses se sont corsées, ces députés se sont sauvés en courant. Nous sommes là pour promouvoir la musique, la culture et les artistes canadiens.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, what I would do is quote the member's colleague, the Conservative MP for Saskatoon—Grasswood. I will say it again. I think this needs to sink in. He said, “the legislation does nothing to address social media companies, such as Facebook and Google, and their various properties, such as YouTube, to pay its fair share.” Then the member added at a later date, “To the Professional Music Publishers' Association, you're right on about YouTube. It is not regulated in Bill C-10, and everybody is using YouTube. We are going to have an issue. As you pointed out, correctly, this should be regulated.”
That is what the Conservative member for Saskatoon—Grasswood has said. I agree with him, not with the most radical elements of the Conservative Party of Canada.
Monsieur le Président, j'aimerais citer le collègue conservateur du député, c'est-à-dire le député de Saskatoon—Grasswood. Je vais le redire pour qu'on comprenne bien. Il a dit: « le projet de loi ne fait rien pour garantir que les entreprises de médias sociaux, comme Facebook et Google, et leurs différentes propriétés, comme YouTube, paient leur juste part. » Puis, le député a déclaré quelque temps après: « J'aimerais mentionner au représentant de l'Association des professionnels de l'édition musicale qu'il a raison au sujet de YouTube. Il ne serait pas réglementé selon les dispositions du projet de loi C-10, et tout le monde utilise YouTube. Nous allons avoir un problème. Comme vous l'avez mentionné à juste titre, il faudrait qu'il soit réglementé. »
Voilà ce qu'a déclaré le député conservateur de Saskatoon—Grasswood. Je suis d'accord avec lui, mais pas avec les membres plus radicaux du Parti conservateur du Canada.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, this is another example of the disinformation campaign the Conservative Party of Canada is waging against the Canadian public.
An impressive number of stakeholders came to committee to testify on Bill C-10, and they told us how necessary this legislation is. It has nothing to do with moderating content and everything to do with getting web giants to pay their fair share for Quebec and Canadian culture.
The Conservatives have chosen to side with Google and YouTube, some of the richest companies on the planet, over our artists and our culture in Quebec and Canada. It is disappointing, and the Conservatives should—
Monsieur le Président, voici un autre exemple de la campagne de désinformation que poursuit le Parti conservateur du Canada auprès de la population canadienne.
Un nombre impressionnant d'intervenants sont venus témoigner en comité au sujet du projet de loi C-10 pour dire à quel point cette législation est nécessaire. Cela n'a rien à voir avec la modération de contenu et tout à voir avec ce que les géants du Web paient leur juste part pour la culture québécoise et canadienne.
Les conservateurs ont décidé de se ranger avec Google et YouTube, des compagnies parmi les plus riches sur la planète, au détriment de nos artistes et de notre culture au Québec et au Canada. C'est navrant et les conservateurs devraient...
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Lib. (QC)
Madam Speaker, it is an honour for me to rise in the House today to debate Bill C-12, which our government introduced in the House.
This bill, which is entitled the Canadian Net-Zero Emissions Accountability Act, is the culmination of many years of advocacy, work and national and international negotiations. It proposes a legislative framework to support our goal of reaching net-zero emissions by 2050. The need for this net-zero target is based on the best scientific knowledge available, which was clearly set out in the most recent special report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, or IPCC, in 2018.
The report clearly illustrates the devastating effects of global warming of 1.5°C. It shows that human-induced warming has already reached an average of approximately 1°C above pre-industrial levels. I want to clarify, for the benefit of the House, that experts agree that humans are responsible for this warming, unlike what was said at the Conservative Party convention.
The science is clear: to hold the temperature increase to 1.5°C and stave off the worst effects of climate warming, we must achieve net-zero emissions by 2050. The Paris Agreement, to which Canada is a signatory, echoes these findings. It calls on governments around the world to take urgent, ambitious climate change action to maintain climate warming well below the bar of 2°C and pursue efforts to limit it to below 1.5°C. This would prevent the worst consequences of climate change, and it is urgent that we act quickly so as not miss this positive opportunity that is slipping through our fingers.
It is extremely important to not only act quickly, but effectively. That is why the government established the net-zero advisory body, an independent body that will help Canada achieve net-zero emissions by 2050. It will ensure that national greenhouse gas emission targets are established using the best available data. This advisory body will provide the Government of Canada with expert advice on how to reduce our emissions, reach our objectives and ensure that Canada excels in the net-zero economy of the 21st century. We expect that the proposed measures will serve as a catalyst for long-term growth that fosters low carbon emissions, sustainable jobs and our collective health and safety.
Canada is not alone in aiming for net zero by 2050. Many other countries, as well as provincial and state governments, cities and businesses have rallied to the net zero by 2050 target. Some countries have already legislated or signalled their intent to legislate their commitment to achieve net zero by 2050. These include Norway, the United Kingdom, Germany, France, New Zealand and Japan. Here in Canada, Quebec has committed, Nova Scotia has legislated its commitment, and British Columbia's current government has also pledged to do so.
This push to achieve net zero by 2050 and the steps many governments have pledged to take to achieve that goal unite not just the international community but all segments of society, including environmental government agencies, unions, first nations, indigenous peoples and the private sector. Furthermore, environmental organizations such as Ecojustice, the David Suzuki Foundation, Équiterre and many others see the introduction of Bill C-12 as a major step forward for Canada.
Combined with a strong plan to fight climate change, this legislative framework will provide the necessary transparency and accountability, no matter which party is in power, throughout the entirety of the important and crucial challenge of achieving net-zero emissions.
Many large Canadian companies have already committed to reaching net-zero emissions by 2050. Furthermore, some Canadian companies such as Maple Leaf Foods and the Canadian Automobile Association, or CAA, are already carbon neutral.
In light of these efforts on all fronts, it is now Canada's turn to commit to reaching net-zero emissions by introducing the Canadian net-zero emissions accountability act. This act will require national greenhouse gas emissions targets to be set every five years starting in 2030 in order to achieve net-zero emissions by 2050. This approach will ensure transparency with regard to the measures and progress necessary to reach this goal, earning Canadians' trust.
This legislation will create accountability to ensure we are meeting our targets. It also gives the Minister of Environment and Climate Change additional responsibilities, including the tabling of several progress reports and plans before Parliament.
If the target is not met in any given year, Canada will have to disclose why the target was not met. It will also be required to provide a description of actions the government is taking or will take to address the failure to achieve the target.
The legislation also requires the Minister of Finance to work with the Minister of Environment and Climate Change to prepare an annual report respecting key measures that the federal public administration has taken to manage its financial risks and opportunities related to climate change.
We know that the cost of climate inaction can be very high. We need only think of the financial implications of natural disasters, not to mention the immense and immeasurable cost of lost biodiversity. These reports, enshrined in law, will ensure this financial transparency related to climate risks.
Finally, the legislation requires the commissioner of the environment and sustainable development to examine and report on the government's implementation of measures aimed at mitigating climate change at least once every five years.
All of these measures in the Canadian net-zero emissions accountability act will ensure a clear and credible process for setting our targets and will allow for transparency and accountability on the progress made. This accountability is essential as Canada commits to net-zero emissions by 2050 and as we meet our new and ambitious target for 2030.
I remind members that the government announced a more detailed plan to meet our Paris commitments last fall. This plan included new investments to support and encourage Canadian businesses and help them expedite the transition to a successful, net-zero and sustainable economy that is, most importantly, globally competitive.
As the Prime Minister said, “Our most important international partners and competitors are positioning themselves to attract investment in new clean technologies. Canada needs to do at least that, if not more.”
Net zero offers the biggest economic opportunities of our age and will ensure a viable future for us, our children and our children's children. A few months after releasing our detailed plan, we responded to Canadians, who called on us to be even more ambitious and exceed our 2030 target under the Paris Agreement by almost a third for a total greenhouse gas emissions reduction of 40% to 45% by 2030.
Achieving our climate targets is ambitious, long-term work that requires immediate action on the part of all governments in Canada, industry, government organizations, indigenous peoples and the entire population. It is important to recognize the individual and collective actions already taken on this front. Provincial and territorial actions are very important to ensuring Canada's success in the fight against climate change. They will complement our actions and enable us to exceed our targets. The provinces and territories continue to announce ambitious new objectives and actions.
Just recently, the Government of Quebec launched the 2030 plan for a green economy, a policy framework for the electrification of transportation and to fight climate change. Although the bill before us today does not impose any obligations on the provinces and territories, their opinions and contributions, along with those of indigenous peoples, experts, non-governmental organizations and citizens, will be solicited with regard to the targets and plans prepared under the Canadian net-zero emissions accountability act.
A single government cannot transform our economy for the future and ensure a prosperous net-zero emissions future by 2050 on its own. I dream of the day that the Conservative Party of Canada, like the Conservative Party of Great Britain, will recognize the importance of climate change and of having serious plans and targets in place to address it.
I hope that the members of the opposition will support Bill C-12, which will hold us all accountable for this net-zero emissions future. This bill is necessary not only for the transparency it will bring, but also for the positive impact it will have on the health, opportunities and well-being of our children and grandchildren. It is a question of fairness.
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de me lever à la Chambre aujourd'hui pour débattre du projet de loi C-12, que notre gouvernement a déposé à la Chambre.
Ce projet de loi intitulé Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité est l'aboutissement de plusieurs années de militantisme, de travail et de négociations nationales et internationales. Rappelons que cette loi propose un cadre législatif pour soutenir notre ambition d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. L'importance de cet objectif de carboneutralité est fondée sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles. Elles ont été clairement exprimées en 2018 dans le dernier rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, mieux connu sous son acronyme de GIEC.
Les conséquences désastreuses d'un réchauffement planétaire de 1,5 degré Celsius y sont clairement illustrées. On y démontre que les activités humaines sont déjà responsables d'un réchauffement climatique moyen d'environ 1 degré Celsius depuis la période préindustrielle. Au bénéfice de la Chambre, je vais préciser que les experts s'entendent sur la responsabilité humaine de ce réchauffement, contrairement à ce que nous avons pu constater lors du congrès du Parti conservateur.
La science est claire: pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius et éviter les pires effets du réchauffement, il faut atteindre la carboneutralité d'ici 2050. L'Accord de Paris, dont le Canada est signataire, fait écho à ces conclusions. Il appelle les gouvernements du monde entier à prendre des mesures urgentes et ambitieuses en matière de changements climatiques afin de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de la barre des 2 degrés Celsius et à poursuivre les efforts pour le maintenir en dessous de 1,5 degré Celsius. Cela permettrait d'éviter les pires conséquences des changements climatiques et il est urgent d'agir rapidement pour ne pas rater cette occasion favorable qui est en train de nous échapper.
Non seulement il est extrêmement important d'agir rapidement, mais il faut aussi le faire efficacement. C'est pourquoi le gouvernement a établi le groupe consultatif pour la carboneutralité, un organisme indépendant qui appuiera le Canada dans l'atteinte de sa carboneutralité d'ici 2050. Il s'assurera que l'établissement des cibles nationales en matière d'émissions de gaz à effet de serre est fondé sur les meilleures données disponibles. Ce groupe consultatif fournira au gouvernement du Canada des conseils d'experts pour réduire nos émissions, atteindre nos objectifs et nous assurer que le Canada excelle dans cette économie carboneutre du XXIe siècle. Nous nous attendons à ce que les mesures proposées catalysent une croissance économique à long terme et à faibles émissions de carbone, pour des emplois durables, ainsi qu'une santé et une sécurité collectives.
Le Canada n'est pas le seul à viser l'atteinte de la carboneutralité d'ici 2050. De nombreux pays du monde, ainsi que des gouvernements de provinces ou d'États, des villes et des entreprises se sont ralliés à l'objectif d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Un certain nombre de pays ont déjà inscrit ou signalé leur intention d'inscrire dans leur législation leur engagement à atteindre la carboneutralité d'ici 2050. On parle notamment de la Norvège, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la France, de la Nouvelle-Zélande et du Japon. Au sein du Canada, le Québec s'y est engagé, la Nouvelle-Écosse a inscrit cet engagement dans sa législation, et le gouvernement actuel de la Colombie-Britannique s'engage également à le faire.
Cet appel à atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et les efforts que de nombreuses administrations s'engagent à faire pour y parvenir unissent, non seulement la communauté internationale, mais aussi tous les secteurs de la société, que ce soit les organisations gouvernementales environnementales, les syndicats, les Premières Nations, les peuples autochtones, ou encore le secteur privé. D'ailleurs, des organisations environnementales comme Ecojustice, la Fondation David Suzuki, Équiterre et plusieurs autres considèrent le dépôt du projet de loi C-12 comme un important pas en avant pour le Canada.
Combiné à un plan de lutte aux changements climatiques robuste, ce cadre législatif assurera la transparence et la responsabilité nécessaires, peu importe le parti au pouvoir, tout au long de cet important et crucial défi qu'est l'atteinte de la carboneutralité.
De leur côté, plusieurs compagnies canadiennes d'importance se sont déjà engagées à atteindre la carboneutralité d'ici 2050. De plus, des compagnies canadiennes comme Les Aliments Maple Leaf ou encore la Canadian Automobile Association, ou CAA, sont déjà carboneutres.
À la lumière de ces efforts sur tous les fronts, c'est maintenant au tour du Canada de se contraindre à atteindre la carboneutralité par le dépôt de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Cette loi demandera l'établissement de cibles nationales en matière d'émissions de gaz à effet de serre tous les cinq ans à partir de 2030, pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Cette démarche assurera le partage transparent des mesures et des progrès nécessaires pour arriver à cet objectif, qui suscitera la confiance de la population canadienne.
Cette loi engagera la responsabilité vers l'atteinte de nos cibles. De plus, elle ajoute des responsabilités pour le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, qui devra dorénavant déposer plusieurs rapports et des plans devant le Parlement sur les progrès du pays.
Si la cible fixée n'est pas atteinte aux années données, le Canada devra divulguer pourquoi il n'a pas atteint sa cible. Il devra aussi donner une description de toutes les mesures que le gouvernement prend ou prendra pour remédier à la cible manquante.
De plus, la loi exigera que le ou la ministre des Finances, en collaboration avec le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, prépare un rapport annuel public portant sur les principales mesures entreprises par l'administration publique fédérale, afin de gérer ces risques, mais aussi de saisir les occasions financières liées aux changements climatiques.
Nous savons que les coûts d'une inaction climatique peuvent être très grands. Nous n'avons qu'à penser aux conséquences financières des catastrophes naturelles, et cela, sans compter le coût inestimable relié à la perte de biodiversité qui n'a pas de prix. Ces rapports, inscrits dans la loi, assureront cette transparence financière reliée aux risques climatiques.
Finalement, la loi exigera que le commissaire à l'environnement et au développement durable examine et fasse rapport sur la mise en œuvre des mesures d'atténuation par le gouvernement, au moins une fois tous les cinq ans.
Toutes ces mesures font en sorte que la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité garantira la mise en place d'un processus clair et crédible pour la détermination de nos cibles, ainsi que pour la transparence et la reddition de comptes sur les progrès accomplis. Cette reddition de comptes est primordiale alors que le Canada s'engage sur une trajectoire de carboneutralité d'ici 2050, mais aussi, plus prochainement, au regard de l'atteinte de notre nouvelle et ambitieuse cible pour 2030.
J'aimerais rappeler que c'est seulement l'automne passé que le gouvernement a annoncé un plan détaillé pour atteindre nos engagements de l'Accord de Paris. Ce dernier incluait de nouveaux investissements qui encouragent, accélèrent et soutiennent le travail des entreprises canadiennes pour passer à une économie performante, carboneutre, durable et, surtout, compétitive sur le marché global.
Comme l'a dit le premier ministre, « nos plus importants partenaires et compétiteurs sur le plan international sont en train de se positionner pour attirer des investissements liés aux nouvelles technologies propres. Le Canada doit en faire autant, sinon plus. »
La carboneutralité engendre les plus grandes possibilités économiques de notre époque et assurera un avenir viable pour nous, pour nos enfants et pour nos petits-enfants. En plus de ce plan détaillé, quelques mois plus tard, nous avons répondu à l'appel des Canadiennes et des Canadiens pour augmenter notre ambition et dépasser notre objectif de l'Accord de Paris pour 2030, et celui établi par notre plan par près d'un tiers, visant une réduction de 40 % à 45 % de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.
L'atteinte de nos objectifs climatiques représente un travail ambitieux et de longue haleine qui nécessitera une action immédiate de l'ensemble des gouvernements du Canada, de l'industrie, des organisations gouvernementales, des peuples autochtones et de toute la population. Il est d'ailleurs important de reconnaître les mesures individuelles et collectives qui ont déjà été prises en la matière. Les mesures des provinces et des territoires sont d'ailleurs très importantes pour soutenir le succès du Canada dans la lutte contre les changements climatiques et permettront de compléter nos mesures et de dépasser nos objectifs. Les provinces et les territoires continuent à annoncer de nouvelles mesures et de nouveaux objectifs ambitieux.
Tout récemment, le gouvernement du Québec a lancé le Plan pour une économie verte 2030, une politique-cadre d'électrification des transports et de lutte contre les changements climatiques. Bien que le projet de loi débattu aujourd'hui n'impose pas d'obligations aux provinces et aux territoires, les cibles et les plans préparés en vertu de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité solliciteront l'avis et les contributions des provinces et des territoires, mais aussi des peuples autochtones, des experts, des organisations non gouvernementales et de la population, qui auront la possibilité de faire des propositions concernant les cibles et les plans.
Transformer notre économie pour le futur et assurer un avenir carboneutre prospère d'ici 2050 ne peut être réalisé par un gouvernement seul. Je rêve du jour où, comme le fait le Parti conservateur de Grande-Bretagne, le Parti conservateur canadien reconnaîtra l'importance des changements climatiques, mais aussi, et surtout, l'importance de se doter de plans et de cibles sérieuses pour y remédier.
J'espère que les membres de l'opposition soutiendront ce projet de loi C-12 qui nous tiendra, tous et toutes, redevables de cet avenir carboneutre et nécessaire, non seulement pour la transparence qu'il apporte, mais aussi pour les bénéfices que cette loi proposera à nos enfants et à nos petits-enfants pour leur santé, leurs possibilités et leur bien-être. C'est une question d'équité.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I thank my hon. colleague for her question.
I too find it alarming that one party in the House of Commons does not share our unease and concern about climate change.
With respect to Canada's international performance in the fight against climate change, I humbly confess that that is not only why I got into politics, but also why I joined the Liberal Party of Canada. For more than 25 years, I have been crusading for the environment and specifically for action on climate change.
I have seen governments come and go, here and elsewhere. I was impressed by what I saw from 2015 to 2019: carbon pricing, record-setting investments in public transit, transportation electrification and record-setting investments in nature-based solutions.
I would like to point out that, between 1992 and 2015, Canada managed to protect barely 2% of its marine areas. By 2019, that figure was around 19%. That all happened in four short years.
Nevertheless, we still have a lot to do. That is why we presented an even more ambitious action plan in December. As my colleague probably knows—
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Je partage sa consternation sur le fait que, de tous les partis présents à la Chambre des communes, un seul ne partage pas notre préoccupation et nos inquiétudes sur la question des changements climatiques.
En ce qui a trait à la performance du Canada sur la scène internationale en matière de lutte contre les changements climatiques, j'avouerai bien humblement que c'est ce qui m'a amené non seulement à faire le saut en politique, mais à le faire avec le Parti libéral du Canada. Depuis plus de 25 ans, je milite en matière d'environnement et particulièrement, sur la question des changements climatiques.
J'ai vu passer une série de gouvernements, ici et ailleurs. J'ai été impressionné par ce que j'ai vu de 2015 à 2019: la tarification du carbone, des investissements record en transport collectif, l'électrification des transports et des investissements record dans les solutions basées sur la nature.
Je rappelle que, au chapitre de la protection de nos espaces marins, entre 1992 et 2015, nous avions à peine atteint 2 % de protection alors que, en 2019, nous étions autour de 19 % de protection. Tout cela s'est fait en l'espace de quatre ans.
Tout cela étant, il reste encore beaucoup de choses à faire. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons présenté en décembre dernier un plan d'action encore plus ambitieux. Comme ma collègue le sait probablement...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Madam Speaker, I would beg to differ with the hon. member's characterization of what is happening in Canada.
Just a few months ago, there was an announcement by the Government of Canada, in collaboration with the Province of Ontario and Unifor, for the construction of North America's largest electric vehicle plant. Since then, we have heard more good news on this front. We are seeing a collaboration between the federal government and the Provinces of Quebec and Ontario, and many others, on the development of battery-powered vehicles. I could talk about the recent investment in Lion Electric, a Quebec company that produces electric school buses and all kinds of different types of trucks.
The member is right. He does have a point: It is an international race and Canada must be at the forefront of that race. If we do not do that, then we will become dependent. We are doing everything we can to ensure that Canada is at the forefront of this race. There is some very encouraging discussion with the new U.S. administration with respect to Canada-U.S. collaboration on electrification and on green technologies; conversations that unfortunately were not possible until just a few months ago.
Madame la Présidente, je ne perçois pas la situation au Canada du même oeil que le député.
Il y a quelques mois à peine, le gouvernement du Canada, de concert avec la Province de l'Ontario et Unifor, a annoncé la construction de la plus grande usine de fabrication de véhicules électriques en Amérique du Nord. Depuis, nous avons appris d'autres bonnes nouvelles. Le gouvernement fédéral collabore avec les gouvernements provinciaux du Québec et de l'Ontario, entre autres, pour concevoir des véhicules électriques à batterie. Je pourrais parler du récent investissement dans Lion Électrique, une entreprise québécoise qui fabrique des autobus scolaires électriques et toutes sortes de camions.
Le député a raison. Il soulève un bon point. Il s'agit d'une course internationale, et le Canada doit être en tête de file. Sinon, nous deviendrons effectivement dépendants. Nous faisons tout notre possible pour que le Canada soit en tête de peloton dans cette course. À l'heure actuelle, nous avons des discussions fort encourageantes avec le nouveau gouvernement américain sur la possibilité d'une collaboration en matière d'électrification et de technologies vertes; conversations qui étaient malheureusement impossibles il y a quelques mois à peine.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to quote the member for Richmond—Arthabaska, who just a few months ago said that Bill C-10 does not go far enough. He wanted social media networks to be regulated, but he was not the only one. The member for Lakeland said that we had to do something to “protect youth and victims of abuse”, and the member for Calgary Skyview said that these companies profit off sexual exploitation and racism.
We are acting as we have promised, and we will continue to do so.
Monsieur le Président, j'aimerais citer le député de Richmond—Arthabaska qui, il y a quelques mois à peine, déclarait que le projet de loi C-10 n'allait pas assez loin. Il voulait qu'on réglemente les réseaux sociaux, et il n'était pas le seul. La députée de Lakeland a déclaré qu'il fallait faire quelque chose « pour protéger les jeunes et les victimes d'agression », et la députée de Calgary Skyview a dit que ces entreprises profitent de l'exploitation sexuelle et du racisme.
Comme nous l'avions promis, nous agissons, et nous poursuivrons sur cette voie.
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