Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 100 of 10823
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
View Wayne Long Profile
2021-06-11 12:03 [p.8282]
Mr. Speaker, Canadians with a criminal record face barriers long after serving their sentence. For those just trying to get ahead, it became even more difficult when the Harper Conservative government created more barriers to accessing a pardon, such as by increasing the cost by 1,200%.
In 2018, this House agreed to adopt my motion for the public safety committee to study this problem, and the report found that having a pardon increases access to a job, education and stable housing, and makes communities safer by helping to end the cycle of crime.
Can the Parliamentary Secretary to the Minister of Public Safety please give us an update on how the government is working—
Monsieur le Président, les Canadiens ayant un casier judiciaire se heurtent à des obstacles longtemps après avoir purgé leur peine. Pour ceux qui tentent simplement d'améliorer leur sort, cela est devenu encore plus difficile depuis que le gouvernement conservateur de Harper a créé des obstacles supplémentaires à l'obtention du pardon. Par exemple, il en a augmenté le coût de 1 200 %.
En 2018, la Chambre a adopté ma motion donnant instruction au comité de la sécurité publique d'étudier ce problème. Le rapport a conclu que le pardon aide les gens à obtenir un emploi et un logement stable et à s'inscrire à des programmes d'éducation. De plus, il rend les collectivités plus sûres en mettant un terme au cycle de la criminalité.
Le secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique pourrait-il faire le point sur ce que fait le gouvernement...
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, the ongoing pandemic has brought out the resourcefulness, creativity and determination of our entrepreneurs. I would like to share with the House the story of Stéphanie Bellavance, from Saint-Quentin.
Her hair salon had to close for two periods because COVID-19 cases were increasing in her area. Being a hairdresser for 16 years, she has not given up and instead has managed to diversify and expand her business.
Stéphanie wanted to expand her services by selling a new product, modified hair extensions exclusive to her salon. In addition, she developed an online coaching program about one of her passions, healthy living.
She rolled up her sleeves and followed online courses to develop and increase her business. Therefore, if in the future her business must close due to COVID-19, she will still be able to sell her product and offer online coaching.
To all the Stéphanie Bellavances in Canada, I say well done. I congratulate them for their perseverance and their contributions to our economy.
Monsieur le Président, la pandémie qui perdure a su mettre au grand jour la débrouillardise, la créativité et la détermination de nos entrepreneurs. Je partage avec la Chambre l'histoire de Stéphanie Bellavance de Saint-Quentin.
Elle a dû fermer son salon de coiffure à deux reprises lorsque les cas de COVID-19 ont augmenté dans sa région. Coiffeuse depuis 16 ans, elle n'a pas abandonné et elle a réussi à diversifier son entreprise et à lui faire prendre de l'expansion.
Stéphanie tenait à bonifier ses services par la vente d'un nouveau produit: des rallonges de cheveux modifiées, spécifiques à son salon. En plus, elle a développé des cliniques en ligne portant sur les saines habitudes de vie, l'une de ses passions.
Elle s'est relevé les manches et elle a suivi des cours en ligne pour pouvoir accroître sa clientèle. Par conséquent, si son entreprise devait de nouveau être fermée à cause de la COVID-19, elle pourrait vendre ses produits et offrir des conseils en ligne.
Je dis bravo à toutes les Stéphanie Bellavance du Canada. Je les félicite de leur persévérance et de leurs contributions à notre économie.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-07 15:09 [p.8026]
Mr. Speaker, the current generation of youth grew up acutely aware of the urgency to fight the climate crisis and the multitude of challenges facing our planet, from deforestation to environmental racism and pollution generated by plastic waste.
Youth around the world have united. Through their protests they are educating us, but most importantly, they are demanding action and they expect accountability. They want a glimpse of hope and the German High Court handed them a victory: It ordered the government to expand its plan to reduce carbon emissions to zero by 2050 and required lawmakers to make long-term climate commitments.
Will the government demonstrate that Canada is learning from this legal precedent and commit to achieving its 2030 climate goal? Will it formally recognize the rights of this generation and the next generation—
Monsieur le Président, les jeunes d'aujourd'hui ont grandi en étant parfaitement conscients de l'urgence de lutter contre les changements climatiques et de la multitude de défis auxquels est confronté notre planète, allant de la déforestation au racisme environnemental, en passant par la pollution par les déchets plastiques.
Les jeunes du monde entier travaillent à l'unisson. Ils manifestent pour nous sensibiliser, mais, surtout, pour demander la prise de mesures concrètes. Ils s'attendent à ce qu'on leur rende des comptes. Ils cherchent une lueur d'espoir, et le plus haut tribunal de l'Allemagne leur a concédé une victoire: il a ordonné au gouvernement d'élaborer un plan visant à atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et a obligé les législateurs à prendre des engagements à long terme relatifs aux changements climatiques.
Le gouvernement va-t-il montrer que le Canada tire des leçons de ce précédent jurisprudentiel et s'engagera-t-il à atteindre les objectifs climatiques qu'il s'est fixés pour 2030? Reconnaîtra-t-il officiellement les droits de la génération actuelle et future...
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 10:18 [p.7863]
Mr. Speaker, it is an honour to rise and present petition 432-01021. It is concerning all of our responsibility to address the climate crisis and to think about the generations to come.
Considering the last protected intact old-growth valley on Southern Vancouver Island, Fairy Creek, is slated for logging, along with the upper Walbran Valley and other remaining pockets of old growth, the undersigned citizens and residents of Canada call upon the government to work with the provinces and first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems; fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples; support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable, and based on the harvesting of second- and third-growth forests; ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs; and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Monsieur le Président, c’est un honneur de prendre la parole pour présenter la pétition no 432-01021. Elle concerne notre responsabilité à tous de lutter contre la crise climatique et de penser aux générations futures.
Prenant en considération que Fairy Creek, la dernière vieille vallée intacte, mais non protégée du sud de l’île de Vancouver, fait l’objet d’un projet d’exploitation, tout comme la région supérieure de la vallée Walbran et d’autres enclaves de forêts anciennes restantes, les pétitionnaires prient le gouvernement du Canada de travailler de concert avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens de façon prioritaire dans le cadre du plan d’action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d’appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d’assurer la pérennité de l’industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu’elle soit axée sur l’exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d’interdire l’exportation de grumes et d’optimiser l’utilisation des ressources pour les emplois locaux; d’interdire l’utilisation d’arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 11:27 [p.7875]
Mr. Speaker, the member mentioned that residential schools were designed, in large part, to erase indigenous cultures and I would argue they were also designed to erase indigenous peoples themselves. I point to Dr. Peter Bryce's infamous book, The Story of a National Crime. When I think about justice, I think about the fact that we have survivors who are still alive, and therefore there will be perpetrators who are also still alive.
What is the government doing to bring those people to justice?
Monsieur le Président, la députée a indiqué que les pensionnats avaient pour but, en grande partie, d’éradiquer les cultures autochtones. Je dirais même plus: ils visaient à éradiquer les peuples autochtones eux-mêmes. Prenons le célèbre livre du Dr Peter Bryce, The Story of a National Crime. Si je réfléchis à la justice, je pense aux survivants qui sont encore de ce monde et je me dis que leurs bourreaux sont aussi encore en vie.
Que fait le gouvernement pour traduire ces individus en justice?
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, the young people of Madawaska—Restigouche are certainly inspiring.
A 12-year-old young man from my riding decided to start a business. With the help of his family, Malik Duguay started a company called Hogwork's. He makes and sells magic wands inspired by the Harry Potter universe. He sculpts the wands himself, paints them and adds details. He also adds copper and metal detailing, depending on the order. The company continues to grow, year after year, and is now doing so well that Malik has made over 200 magic wands that have been sold to customers around the world. His fondest dream is for his company to grow even bigger. Given his perseverance, I have no doubt that he will succeed.
On June 9, Malik will be receive the Leaders de demain award for future leaders.
Anyone who would like to experience a little magic during this pandemic can buy a wand on the Hogwork's website or Facebook page.
Congratulations, Malik, and good luck with this venture.
Monsieur le Président, décidément, la jeunesse est inspirante au Madawaska—Restigouche.
Un jeune homme de ma circonscription âgé de 12 ans a décidé de se lancer en affaires. À l'aide de sa famille, Malik Duguay a monté une entreprise appelée Hogwork's. Il fabrique et vend des baguettes magiques inspirées de l'univers de Harry Potter. Ses baguettes sont sculptées de ses mains. Il les peint, y apporte des détails, y ajoute du cuivre et du métal, selon la demande. Bon an, mal an, l'entreprise prend de l'ampleur, si bien que Malik a maintenant fabriqué plus de 200 baguettes vendues un peu partout dans le monde. Voir son entreprise grandir davantage est son rêve le plus cher. Comme il démontre beaucoup de persévérance, parions que c'est déjà dans la poche.
Le 9 juin prochain, Malik Duguay sera récompensé du prix Leader de demain.
Pour ceux qui veulent un peu de magie en ce temps de pandémie, on peut se procurer une baguette en se rendant sur son site Web ou sur sa page Facebook Hogwork's.
Bravo, Malik, et bonne chance dans cette aventure.
View Pat Finnigan Profile
Lib. (NB)
View Pat Finnigan Profile
2021-06-03 15:06 [p.7909]
Mr. Speaker, we know how crucial rail transportation is for communities across the country, including in my riding, with VIA Rail's Ocean passenger train, which links Halifax to Montreal and the rest of the country. With the pandemic, many passenger rail routes, including this one, have been suspended.
Can the minister update this House on future plans to bring back this important and indispensable public transit system for our region?
Monsieur le Président, nous sommes conscients de l'importance cruciale du transport ferroviaire pour les collectivités de partout au Canada, y compris dans ma circonscription, où le train de passagers L'Océan de VIA Rail relie Halifax à Montréal et au reste du pays. En raison de la pandémie, les départs de nombreux trains de passagers, dont L'Océan, ont été suspendus.
Le ministre peut-il informer la Chambre des plans futurs pour rétablir ce système de transport en commun important et indispensable pour la région?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 19:41 [p.7948]
Madam Speaker, it is important for me today to have the opportunity to speak to Bill C-8 from the unceded territory of the Wolastoqiyik.
What is a nation, and what does it mean to be a Canadian citizen? Bill C-8 is an act to amend the Citizenship Act. The bill would change the oath of citizenship for newcomers to Canada to include recognition and affirmation of the treaty rights of first nations, Inuit and Métis people.
As I have proudly mentioned many times in this House, before I joined federal politics I was a teacher. When I think about this bill and the oath of citizenship, I think about what it teaches us about who we are and who we want to be.
In my time at Fredericton High School as a cultural transition coordinator for indigenous youth, I helped to run a native education centre. My role was to ensure that students were welcomed, supported, empowered and that they had access to the materials and resources they needed for success, often a tall order in a large institution.
I had the pleasure of working closely with the English as a second language department for newcomer students, who were in the same wing. My goal was to facilitate learning about indigenous culture and heritage with my students, but also with the wider school population and staff. I would create bulletin boards with information; spotlight incredible indigenous leaders, actors, artists, language keepers; visit classes or host professional development seminars.
It was not long before the ESL department requested that I come in and speak with their students, who were very curious about my role. I noticed that the “welcome to Canada” curriculum that the ESL teachers had been given represented indigenous peoples with a totem pole, a teepee and an inukshuk. Beyond these superficial symbolic images, there was no substance, no discussion of rights, of the peace and friendship treaties in our territory, of the different Wabanaki nations on the east coast, no highlight of the 15 communities in New Brunswick, nine Mi’kmaq and six Wolastoqiyik.
We started to hold group potlucks with traditional foods, sometimes in our space and sometimes in theirs. Beyond the cultural exchange, I noticed the bonds that the youth were making with one another and I noticed the pride in being a part of Canada's mosaic. We are strengthened by our diversity and it was beautiful to witness an exercise in community building. These students had more in common than they first believed. Many were subjected to prejudice, discrimination and racism. I also noticed that newcomer students began to open up more about their homelands or refugee experiences. They identified with the history of colonialism they were learning and they were excited by the indigenous cultural resurgence happening in local nations because of the hope it offered.
It is a rare opportunity to connect our desire to welcome newcomers with honesty about the sovereignty of indigenous nations. This is important work that we are undertaking.
We cannot ignore the reason why we are here tonight. It is to discuss Bill C-8 and to expedite its passage into Canadian law. However, this urgency comes from the horrific discovery of the remains of 215 children at the former Kamloops residential school. It should not have taken this latest revelation of wrongdoing to prompt action. We have known the impact of residential schools in this country for decades, at least those of us who bothered to listen. The children have pushed the truth to the surface. No one can say they did not know. Newcomers to Canada will have to come to terms with these realizations as well, out of respect to the original inhabitants of this land, the ones who are still here and the ones who never came home.
The oath in call to action 94 is as follows:
I swear (or affirm) that I will be faithful and bear true allegiance to Her Majesty Queen Elizabeth II, Queen of Canada, Her Heirs and Successors, and that I will faithfully observe the laws of Canada including Treaties with Indigenous Peoples, and fulfill my duties as a Canadian citizen.
Upholding this oath requires a further in-depth conversation about colonialism, the British Crown and its role in the atrocities of residential schools and ongoing oppression, about monies and Crown lands held in trust by Her Majesty the Queen on behalf of indigenous peoples.
As for the faithful observation of laws in Canada, including treaties, we have much work to do. Canadians have very little understanding of our treaty relationship. This became painfully obvious during the Mi’kmaq fishery dispute.
While we stand here today to hopefully unanimously pass Bill C-8, implementing call to action 94 from the Truth and Reconciliation Commission, call to action 93 has been stalled since June 2018, when the federal government said changes to the information kit for newcomers were close to completion. Can we have an update on this? Can we have a status report on all calls to action? This is what the survivors, those who are descendants of settlers, and certainly newcomers need from the government.
The Liberal government has completed an average of only two TRC calls to action per year since 2015. At this rate, it will take until 2062 to complete all 94. My children will likely have their own children by then. These are steps in the right direction, but I would like to share the reflections of a person from my riding.
This is what they said: “I'm hopeful that people will finally read the recommendations. Maybe finding more human bodies will wake people up to the notion that each of these recommendations addresses a specific concern. The onus should be on our government to explain why they are not adopting specific recommendations versus our current system of applauding them when they pick and choose off the list like it is.”
I appreciate this wisdom. The calls to action represent a package of reforms that create a road map for reconciliation. We must walk that road step by step, recommendation by recommendation. Rather than applause for hand-selecting the 11th and 12th recommendations to enshrine over a six-year period, we need to be seeing status reports on the implementation, demanding more accountability from the government when it falls short, when we all fall short.
I would like to read recommendations 71 to 76 today, as they relate so directly to the lost children in Kamloops and those across the nation who remain invisible. Under “Missing Children and Burial Information”, the calls to action are as follows:
71. We call upon all chief coroners and provincial vital statistics agencies that have not provided to the Truth and Reconciliation Commission of Canada their records on the deaths of Aboriginal children in the care of residential school authorities to make these documents available to the National Centre for Truth and Reconciliation.
72. We call upon the federal government to allocate sufficient resources to the National Centre for Truth and Reconciliation to allow it to develop and maintain the National Residential School Student Death Register established by the Truth and Reconciliation Commission of Canada.
73. We call upon the federal government to work with churches, Aboriginal communities, and former residential school students to establish and maintain an online registry of residential school cemeteries, including, where possible, plot maps showing the location of deceased residential school children.
74. We call upon the federal government to work with the churches and Aboriginal community leaders to inform the families of children who died at residential schools of the child’s burial location, and to respond to families’ wishes for appropriate commemoration ceremonies and markers, and reburial in home communities where requested.
75. We call upon the federal government to work with provincial, territorial, and municipal governments, churches, Aboriginal communities, former residential school students, and current landowners to develop and implement strategies and procedures for the ongoing identification, documentation, maintenance, commemoration, and protection of residential school cemeteries or other sites at which residential school children were buried. This is to include the provision of appropriate memorial ceremonies and commemorative markers to honour the deceased children.
76. We call upon the parties engaged in the work of documenting, maintaining, commemorating, and protecting residential school cemeteries to adopt strategies in accordance with the following principles:
i. The Aboriginal community most affected shall lead the development of such strategies.
ii. Information shall be sought from residential school Survivors and other Knowledge Keepers in the development of such strategies.
iii. Aboriginal protocols shall be respected before any potentially invasive technical inspection and investigation of a cemetery site.
We also need to provide the space to grieve. There was a collective sadness being felt across this country. This is the truth that comes before the reconciliation. We had to come to this point of reckoning to wake up those who were still sleeping. Now that we know, we cannot unknow. Enshrining acknowledgement of indigenous peoples into the newcomer citizenship oath asks us to never forget.
I support Bill C-8 and ask my colleagues in the Senate to agree. Let us get this done.
Madame la Présidente, c'est important pour moi d'avoir l'occasion de prendre la parole au sujet du projet de loi C-8 depuis le territoire non cédé des Wolastoqiyik.
Qu'est-ce qu'une nation et que signifie être citoyen canadien? Le projet de loi C-8 est une loi modifiant la Loi sur la citoyenneté. Il modifierait le serment de citoyenneté prononcé par les nouveaux arrivants au Canada afin d'inclure une reconnaissance et une affirmation des droits issus des traités des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
Comme je l'ai souvent mentionné avec fierté à la Chambre, avant de me lancer en politique fédérale, j'étais enseignante. Quand je pense à ce projet de loi et au serment de citoyenneté, je pense à ce qu'ils nous enseignent au sujet de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être.
À l'époque où j'étais coordonnatrice à la transition culturelle auprès des jeunes Autochtones à l'école secondaire de Fredericton, je contribuais à l'administration d'un centre éducatif autochtone. Mon rôle était de m'assurer que les élèves étaient bien accueillis et qu'on leur donnait le soutien, les outils, le matériel et les ressources dont ils avaient besoin pour réussir, ce qui n'est pas toujours évident dans un établissement de grande taille.
J'ai eu le plaisir de travailler en étroite collaboration avec le département d'anglais langue seconde pour aider les étudiants nouvellement arrivés, qui se trouvaient dans la même aile. Mon objectif était de faciliter l'apprentissage de la culture et du patrimoine autochtones chez mes étudiants ainsi que chez le reste des étudiants et l'ensemble du personnel. Je créais des babillards sur lesquels j'affichais de l'information et j'attirais l'attention sur des dirigeants, des acteurs, des artistes et des gardiens des langues autochtones exceptionnels. J'allais aussi dans des classes et j'organisais des colloques de perfectionnement professionnel.
Il n'a pas fallu longtemps pour que les enseignants du département d'anglais langue seconde me demandent de venir parler à leurs étudiants, qui étaient très curieux de connaître mon rôle. J'ai remarqué que le programme « Bienvenue au Canada » que les professeurs d'anglais langue seconde avaient reçu représentait les peuples autochtones par un totem, un tipi et un inukshuk. Mis à part ces images symboliques superficielles, il n'y avait aucune substance, aucune discussion sur les droits, les traités de paix et d'amitié sur notre territoire et les différentes nations abénaquises sur la côte Est ni aucune mention des 15 communautés du Nouveau-Brunswick, soit neuf communautés micmaques et six communautés wolastoqiyik.
Nous avons commencé à organiser, parfois chez eux, parfois chez nous, des repas-partage où les mets traditionnels étaient à l'honneur. Au-delà de l'échange culturel, j'ai remarqué que les jeunes créaient des liens entre eux et qu'ils éprouvaient de la fierté à faire partie de la mosaïque canadienne. Notre diversité nous rendait plus forts, et il était beau d'être témoins du développement d'un sentiment d'appartenance à la communauté. Ces élèves avaient plus en commun que ce qu'ils croyaient au départ. Bon nombre faisaient l'objet de préjugés, de discrimination et de racisme. Je me suis également aperçue que les nouveaux arrivants commençaient à s'ouvrir davantage et à parler de leur pays d'origine et de leur expérience en tant que réfugiés. Ils s'identifiaient à l'histoire de colonialisme qu'ils découvraient et ils étaient emballés par la résurgence culturelle autochtone qui avait cours dans les nations de la région, en raison de l'espoir qu'elle suscitait.
Il s'agit d'une rare occasion de pouvoir combiner notre désir d'accueillir les nouveaux arrivants et celui de reconnaître franchement la souveraineté des nations autochtones. C'est un travail important que nous entreprenons.
Nous ne pouvons pas passer sous silence la raison pour laquelle nous sommes ici ce soir. C'est pour discuter du projet de loi C-8 et faire en sorte qu'il soit rapidement intégré à la législation canadienne. Toutefois, ce sentiment d'urgence provient de la découverte horrible des restes de 215 enfants à l'ancien pensionnat de Kamloops. Il n'aurait pas fallu attendre la révélation récente de ces actes répréhensibles pour agir rapidement. Nous connaissons les répercussions qu'ont eues les pensionnats dans ce pays depuis des décennies, du moins, ceux qui ont pris la peine d'écouter les connaissent. Les enfants ont mis au jour la vérité. Personne ne peut dire qu'il n'était pas au courant. Les nouveaux arrivants au Canada devront aussi faire face à cette réalité, par respect pour les premiers habitants de ce pays, ceux qui sont encore là et ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux.
Dans l'appel à l'action no 94, le serment se lit comme suit:
Je jure (ou affirme solennellement) que je serai fidèle et porterai sincère allégeance à Sa Majesté la [r]eine Elizabeth Deux, [r]eine du Canada, à ses héritiers et successeurs, que j'observerai fidèlement les lois du Canada, y compris les traités conclus avec les peuples autochtones, et que je remplirai loyalement mes obligations de citoyen canadien.
Le respect de ce serment nécessite une discussion approfondie sur le colonialisme, la Couronne britannique, le rôle de celle-ci dans les atrocités commises dans les pensionnats, l'oppression constante, ainsi que les sommes et les terres de la Couronne placées en fiducie par Sa Majesté la reine au nom des peuples autochtones.
Pour ce qui est d'observer fidèlement les lois du Canada, y compris les traités, il y a encore beaucoup à faire. Les Canadiens ne comprennent pas vraiment les relations découlant des traités, comme on l'a tristement constaté pendant le conflit sur la pêche des Micmacs.
Alors que nous nous apprêtons, je l'espère, à adopter à l'unanimité le projet de loi C-8, qui met en œuvre l'appel à l'action no 94 de la Commission de vérité et réconciliation, l'appel à l'action no 93 stagne depuis juin 2018, donc depuis le moment où le gouvernement fédéral a affirmé que la nouvelle version des trousses d'information à l'intention des nouveaux arrivants était presque prête. Pourrions-nous savoir ce qu'il advient de ce document? Pourrions-nous savoir où en est la mise en œuvre des appels à l'action? Les survivants, les descendants de colons et les nouveaux arrivants ont besoin que le gouvernement leur fournisse ces renseignements.
Le gouvernement libéral a concrétisé, en moyenne, seulement deux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation par année depuis 2015. À ce rythme-là, il faudra attendre jusqu'en 2062 pour qu'on ait donné suite aux 94 appels à l'action. Mes enfants auront probablement eux-mêmes des enfants à ce moment-là. On fait des pas dans la bonne direction, c'est vrai. J'aimerais toutefois présenter les réflexions d'une personne de ma circonscription.
Voici ce qu'on a dit: « J'espère que les gens liront enfin les recommandations. Le fait qu'on ait trouvé d'autres corps humains amènera peut-être les gens à se rendre compte que chacune de ces recommandations porte sur un problème particulier. Ce devrait être au gouvernement d'expliquer pourquoi il n'adopte pas certaines recommandations et non à nous de féliciter le gouvernement d'avoir choisi les recommandations qu'il est prêt à mettre en œuvre, comme c'est le cas en ce moment. »
J'aime bien ces sages paroles. Les appels à l'action sont un ensemble de réformes qui tracent la voie vers la réconciliation. Nous devons franchir chacune de ces étapes, mettre en œuvre chacune de ces recommandations. Au lieu de féliciter le gouvernement d'avoir choisi la 11e et la 12e des recommandations qu'il a décidé de mettre en œuvre sur une période de six ans, nous devons voir des rapports d'étape sur la mise en œuvre et exiger plus de reddition de comptes lorsque les efforts du gouvernement et nos efforts à tous ne suffisent pas.
J'aimerais lire aujourd'hui les recommandations nos 71 à 76, puisqu'elles sont directement liées aux enfants disparus de Kamloops et à ceux qui restent invisibles partout au pays. Les appels à l'action sous la rubrique « Enfants disparus et renseignements sur l'inhumation » se lisent ainsi:
71. Nous demandons à tous les coroners en chef et les bureaux de l’état civil de chaque province et territoire qui n’ont pas fourni à la Commission de vérité et réconciliation leurs dossiers sur le décès d’enfants autochtones dont les autorités des pensionnats avaient la garde de mettre ces documents à la disposition du Centre national pour la vérité et réconciliation.
72. Nous demandons au gouvernement fédéral de mettre suffisamment de ressources à la disposition du Centre national pour la vérité et réconciliation pour lui permettre de tenir à jour le registre national de décès des élèves de pensionnats établi par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.
73. Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler de concert avec l’Église, les collectivités autochtones et les anciens élèves des pensionnats afin d’établir et de tenir à jour un registre en ligne des cimetières de ces pensionnats, et, dans la mesure du possible, de tracer des cartes montrant l’emplacement où reposent les élèves décédés.
74. Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler avec l’Église et les dirigeants communautaires autochtones pour informer les familles des enfants qui sont décédés dans les pensionnats du lieu de sépulture de ces enfants, pour répondre au souhait de ces familles de tenir des cérémonies et des événements commémoratifs appropriés et pour procéder, sur demande, à la réinhumation des enfants dans leurs collectivités d’origine.
75. Nous demandons au gouvernement fédéral de collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux de même qu’avec les administrations municipales, l’Église, les collectivités autochtones, les anciens élèves des pensionnats et les propriétaires fonciers actuels pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies et des procédures qui permettront de repérer, de documenter, d’entretenir, de commémorer et de protéger les cimetières des pensionnats ou d’autres sites où des enfants qui fréquentaient ces pensionnats ont été inhumés. Le tout doit englober la tenue de cérémonies et d’événements commémoratifs appropriés pour honorer la mémoire des enfants décédés.
76. Nous demandons aux parties concernées par le travail de documentation, d’entretien, de commémoration, et de protection des cimetières des pensionnats d’adopter des stratégies en conformité avec les principes suivants:
i. la collectivité autochtone la plus touchée doit diriger l’élaboration de ces stratégies;
ii. de l’information doit être demandée aux survivants des pensionnats et aux autres détenteurs de connaissances dans le cadre de l’élaboration de ces stratégies;
iii. les protocoles autochtones doivent être respectés avant que toute inspection technique ou enquête potentiellement envahissante puisse être effectuée sur les lieux d’un cimetière.
Il faut aussi fournir un espace pour pleurer. Une tristesse collective a été ressentie partout au pays. C'est la vérité qui vient avant la réconciliation. Il fallait en arriver là pour réveiller ceux qui dormaient encore. Maintenant que nous savons, nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas savoir. Le fait d'incorporer la reconnaissance des peuples autochtones dans le serment de citoyenneté des nouveaux arrivants nous dicte de ne jamais l'oublier.
J'appuie le projet de loi C-8 et je demande aux sénateurs d'en faire autant. Agissons comme il se doit.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 19:50 [p.7950]
Madam Speaker, I thank my hon. colleague for his recognition of the tough balance between work and life sometimes. My two children are with me in the office tonight. My oldest is in grade 3 and the revelation hit him pretty hard. It hit his classmates and community members hard too. Oromocto First Nation is where he is a band member. Members put children's shoes in the shape of a heart and lit it up at night. It is difficult to drive by, and it is difficult to have those conversations with our children.
My son has had an introduction to residential schools before, because his mom is very passionate about having him be proud of his heritage and having him learn the difficult road that his ancestors had to take. This is very much a sensitive issue for me. It hits close to home, and I do all I can to have these tough conversations. There are storybooks we can read that are appropriate for children, and if anyone would like to reach out, I have lots of recommendations that I can pass on.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de souligner à quel point il est parfois difficile de trouver un juste équilibre entre le travail et la vie personnelle. Mes deux enfants sont au bureau avec moi ce soir. Mon plus vieux est en troisième année, et la nouvelle l'a vraiment secoué, tout comme ses condisciples et les membres de la communauté. Il est membre de la Première Nation d'Oromocto. Les membres ont formé un cœur avec des chaussures d'enfants qui est illuminé la nuit. Il est difficile de passer à côté de cette installation en voiture, difficile d'avoir ces conversations avec nos enfants.
Mon fils avait déjà entendu parler des pensionnats autochtones, parce que sa mère tient vivement à ce qu'il soit fier de sa culture et qu'il sache à quel point ses ancêtres ont connu une vie difficile. C'est une question extrêmement sensible pour moi. Je suis ébranlée, et je fais ce que je peux pour tenir ces conversations difficiles. Il y a des livres d'histoire que l'on peut lire et qui conviennent aux enfants. Si quelqu'un souhaite communiquer avec moi, je peux faire des recommandations de lecture.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 19:52 [p.7950]
Madam Speaker, yes, my son is adorable.
I respect the nation of Quebec. I respect the sovereignty and its individualized culture, and it is important to add that to the conversation as well. This is about respecting everyone's background, heritage and culture and coming to Canada and building a nation where we truly all belong, where we feel included and represented. I am very open to working with Bloc members to assure there are amendments they are comfortable with.
Madame la Présidente, il est vrai que mon fils est adorable.
Je respecte la nation québécoise. Je respecte sa souveraineté et sa culture distincte, et il est important d'inclure ces questions dans les discussions. Il s'agit de respecter l'histoire, le patrimoine et la culture de tous et d'accueillir des immigrants au Canada pour bâtir une nation où nous aurons tous un véritable sentiment d'appartenance, où nous nous sentirons inclus et représentés. Je suis tout à fait disposée à travailler avec les députés du Bloc pour arriver à des amendements qui leur conviennent.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-03 19:54 [p.7950]
Madam Speaker, I was a bit more cynical about those calls to action, but the more I thought about it, the more I think it is so important to enshrine up front when that important learning is happening about coming to a new country, coming to Canada and what that means. To talk about the original inhabitants right out of the gate leads to what could be a future of reconciliation for all. It is an important step. I do not think we can trivialize it. Bill C-8 is important and I am proud to support it.
Madame la Présidente, j'avais considéré ces appels à l'action avec un peu plus de cynisme, mais plus j'y ai réfléchi, plus je me suis rendu compte de l'importance d'inculquer cet apprentissage crucial dès le départ, dès l'arrivée dans un nouveau pays, au Canada, et d'expliquer ce que cela signifie. Le fait de parler des premiers habitants au tout début du processus ouvre la voie à ce qui pourrait être un avenir de réconciliation pour tous. C'est une étape importante que nous ne pouvons pas banaliser, selon moi. Le projet de loi C-8 est important, et je suis fière de l'appuyer.
View Ginette Petitpas Taylor Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, today, June 2, is Red Shirt Day, an annual event when people across Canada come together and wear red to show their support for persons who are living with disabilities.
An initiative of Easter Seals Canada, Red Shirt Day takes place each year on the Wednesday of National AccessAbility Week, which this year runs from May 30 to June 5. Wearing red today represents a pledge that we will help create a fully accessible and inclusive society by educating ourselves, by removing barriers, whether they are physical, social or systemic, and by honouring and valuing the contributions of people of all abilities, in all aspects of life in Canada.
I encourage my fellow parliamentarians and all Canadians to don something red today. They should be sure to share their photos when doing that on social media using #RedShirtDay or #EasterSeals.
Monsieur le Président, aujourd'hui, le 2 juin, c'est la Journée du chandail rouge, un événement annuel au cours duquel des Canadiens de partout au pays se rassemblent et portent du rouge pour montrer leur appui aux personnes qui vivent avec un handicap.
Une initiative annuelle de l'organisme Timbres de Pâques du Canada, la Journée du chandail rouge a lieu le mercredi de la Semaine nationale de l'accessibilité, qui se déroule cette année du 30 mai au 5 juin. En portant du rouge aujourd'hui, nous nous engageons à contribuer à la création d'une société pleinement accessible et inclusive en nous éduquant, en éliminant les obstacles, qu'ils soient physiques, sociaux ou systémiques, et en honorant et valorisant les contributions de toutes les personnes, quelles que soient leurs capacités, à tous les aspects de la vie au Canada.
J'encourage mes collègues parlementaires et tous les Canadiens à porter quelque chose de rouge aujourd'hui. Ils devraient partager leurs photos sur les médias sociaux en utilisant #RedShirtDay ou #EasterSeals.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-02 18:53 [p.7857]
Madam Speaker, today I am highlighting the question I asked on March 25 about the federal government's position regarding the Black civil servants lawsuits where claimants have courageously come forward to expose the wrongdoing and systemic discrimination they face throughout their careers.
In the weeks since I asked that question, we have learned that over the years some public servants were offered money to keep quiet and withdraw racial discrimination complaints. It is never easy to confront racism. It should be uncomfortable. We cannot ask people to push aside their injustice, to sweep things under the rug. This is gaslighting. We cannot ask them to be silent and we cannot be complicit with our own silence.
My goal tonight is not to place blame and to wag my finger, rather it is to better understand exactly what the government is doing to fight systemic racism. I wish to be a partner in this work. I wish to highlight the incredible voices from my riding and from the Maritimes that are changing the conversation and driving real actions in my home community.
We are now coming to a sudden realization that Canada has a problem with racism. People of colour, Black and indigenous peoples have been telling us for so long that our society, our institutions, our collective behaviours and biases continue to cause harm, even kill.
So far, the performative gestures from the government are accomplishing nothing. In just the last few weeks, I read the following headline: “RCMP is losing Indigenous officers—and some former Mounties blame racism in the ranks”.
The Nova Scotia government balked at paying for extra RCMP during the fisheries conflict where Mi'kmaq fishers were attacked, their possessions set on fire and their catches destroyed. The army strategies to promote diversity and inclusion were ineffective. Temporary migrant workers working in fields across the country helping to ensure our food sovereignty are working in unsanitary and dangerous conditions, living in overcrowded rooms, some sleeping on the floor.
Symbolism does not target the root cause of the problem. Canada must institute specific reparations and strategic actions with measurable outcomes. I know that my colleague will point to the implementation of the Anti-Racism Secretariat and I am thankful for that division and I am fully in appreciation for the minister and her commitment. However, this would be the time to let Canadians know about the concrete work being undertaken to dismantle systems of oppression. I would argue that there should be a full ministerial department dedicated to the mission of anti-racism.
Many Canadians do not even have a basic understanding of what racism is, how it operates, what gives it power. Some still debate its existence and shy away from comparison with our neighbours to the south. Our children must learn the critical thinking skills to ask tough questions, challenge narratives and deconstruct the lies that support white supremacy.
We are told that change is slow, that these things take time. As a suggestion, if I may, perhaps we could listen to the Black voices showing us the way right here, right now. The class-action lawsuit seeks long-term solutions to permanently address systemic racism and discrimination in the Public Service of Canada, which would undoubtedly create ripple effects across the communities. Damages include the wrongful failure to promote, intentional infliction of mental suffering, constructive dismissal, wrongful termination, negligence and in particular, violations of employment law, human rights law and charter breaches.
In the fulfillment of the goal of workplace equality, Canada has failed to correct the conditions of disadvantage and employment experienced by Black Canadians. Will the Anti-Racism Secretariat commit to addressing specific wrongs?
Madame la Présidente, je veux revenir aujourd'hui sur la question que j'ai posée le 25 mars. Elle concernait la position du gouvernement fédéral sur les poursuites intentées par des fonctionnaires noirs qui se sont courageusement manifestés pour dénoncer les actes répréhensibles et la discrimination systémique dont ils sont victimes depuis le début de leur carrière.
Au cours des semaines qui se sont écoulées depuis, nous avons appris que, au fil des ans, certains fonctionnaires se sont fait proposer de l'argent en échange de leur silence et du retrait de plaintes de discrimination raciale. Il n'est jamais facile de dénoncer le racisme. Cela devrait être inconfortable. Nous ne pouvons pas demander aux gens d'ignorer les injustices qu'ils ont subies et de dissimuler leurs problèmes. C'est du détournement cognitif. Nous ne pouvons pas demander aux gens de garder le silence, et nous devons éviter d'avoir un silence complice.
Mon but ce soir n'est pas de jeter le blâme sur d'autres ou de les pointer du doigt. Je souhaite plutôt mieux comprendre ce que le gouvernement fait exactement pour combattre le racisme systémique. Je veux l'aider dans ses démarches. Je désire attirer l'attention sur les incroyables personnes dans ma circonscription et dans les Maritimes qui changent la donne et qui inspirent la prise de mesures concrètes dans ma collectivité.
Nous nous rendons soudainement compte que le Canada a un problème de racisme. Pourtant, cela fait bien longtemps que les gens de couleur, les Noirs et les Autochtones nous disent que notre société, nos institutions, nos comportements collectifs et nos préjugés leur causent continuellement du tort, et parfois même leur mort.
Les gestes symboliques que le gouvernement a posés n'ont rien donné jusqu'à maintenant. Un grand titre que j'ai vu dans les dernières semaines disait d'ailleurs ceci: « Des agents autochtones quittent la GRC — d'anciens agents dénoncent le racisme qui sévit dans les rangs. »
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse rechignait à l'idée de payer davantage d'agents de la GRC pendant le conflit sur les pêches, alors que des pêcheurs micmacs avaient subi des assauts et vu leurs biens incendiés et leurs prises détruites. Les stratégies adoptées par l'armée pour promouvoir la diversité et l'inclusion n'ont pas porté de fruit. Les travailleurs étrangers temporaires — qui travaillent dans des champs d'un bout à l'autre du pays et contribuent à assurer la souveraineté alimentaire du Canada — œuvrent dans des conditions dangereuses et insalubres et vivent dans des pièces surpeuplées. Certains d'entre eux couchent sur le plancher.
Les gestes symboliques ne règlent pas les causes profondes du problème. Le Canada doit poser des gestes spécifiques et stratégiques pour réparer les torts causés, et il doit avoir des objectifs mesurables. Je suis certaine que notre collègue mentionnera la mise en place du Secrétariat de lutte contre le racisme. Je me réjouis de la création de ce secteur et j'apprécie la ministre et son engagement. Cela dit, il serait grand temps de parler aux Canadiens des démarches concrètes entreprises pour démanteler les systèmes d'oppression. Je soutiens qu'il devrait y avoir un ministère entier dédié à la lutte contre le racisme.
De nombreux Canadiens n'ont aucune notion de ce qu'est le racisme, de son fonctionnement et de ce qui lui donne du pouvoir. Certains doutent encore de son existence et hésitent à faire des comparaisons avec nos voisins du Sud. Nos enfants doivent apprendre la pensée critique pour poser des questions difficiles, pour remettre en question les discours et pour déconstruire les mensonges qui soutiennent la suprématie blanche.
On nous dit que le changement se produit lentement et que les choses prennent du temps. Je pourrais peut-être nous suggérer d'écouter les Noirs, qui nous montrent la voie à suivre en ce moment. Le recours collectif vise des solutions à long terme pour remédier définitivement au racisme et à la discrimination systémiques au sein de la fonction publique canadienne, ce qui aurait à coup sûr un effet d'entraînement dans l'ensemble des collectivités. Parmi les dommages cités, on retrouve le refus injustifié de promotion, l'infliction intentionnelle de souffrances psychologiques, le congédiement déguisé, le licenciement injustifié et la négligence, ainsi que la violation du droit du travail, des droits de la personne et de la Charte.
En cherchant à instaurer l'égalité en milieu de travail, le Canada a omis d'éliminer les désavantages subis dans le domaine de l'emploi par les Canadiens noirs. Le Secrétariat de lutte contre le racisme s'engagera-t-il à corriger ces injustices?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-02 19:01 [p.7858]
Madam Speaker, I thank the hon. parliamentary secretary for his efforts in these adjournment proceedings. It has been a busy night for him.
If members can tell, I am extremely passionate about anti-racism, and I come to this as a cis, white ally. I will never know the full extent of the pain inflicted upon indigenous peoples, Black peoples, people of colour or 2SLGBTQIA+, and I live, work and learn with this immense privilege.
During the past weeks we have been hearing the difficult testimony, trying to piece together the death of Joyce Echaquan. I will not repeat the myriad of insults flung at her by staff who were supposed to be caring for her while she was fighting for her life. Then, of course, there are the 215 little souls whose remains have finally been discovered. There are not enough words in the English language to account for such horrors.
These are not dark chapters in Canadian history. These realities are woven throughout the whole story, and the consequences continue to play out today. This is not about guilt. It is about responsibility.
Will the government stand up and recognize the immense responsibility we have in addressing racism in all its forms? Will it stand up for the Black civil servants? Will it stand up for Joyce and all the children who never came home from residential schools?
Madame la Présidente, je remercie le secrétaire parlementaire des efforts qu'il déploie durant l'actuel débat d'ajournement. C'est une soirée chargée pour lui.
Les députés l'ont peut-être remarqué, la lutte contre le racisme me tient beaucoup à cœur. Je me joins au combat en tant qu'alliée cisgenre et blanche. Je ne connaîtrai jamais la pleine mesure de la douleur infligée aux Autochtones, aux Noirs, aux personnes de couleur ou aux membres de la communauté 2SLGBTQIA+. Je vis, travaille et apprends avec cet immense privilège.
Au cours des dernières semaines, nous avons entendu des témoignages difficiles en tentant de reconstituer les circonstances qui ont entouré la mort de Joyce Echaquan. Je ne vais pas répéter la myriade d'insultes que lui a lancées le personnel qui était censé prendre soin d'elle tandis qu'elle luttait pour sa vie. Il y a aussi, bien sûr, les 215 petites âmes dont les dépouilles ont enfin été découvertes. Il n'y a pas suffisamment de mots pour raconter de telles horreurs.
Il ne s'agit pas de chapitres sombres de l'histoire canadienne. Ce sont des réalités qui sont indissociables de notre passé et dont les conséquences sont encore ressenties à ce jour. Ce n'est pas une question de culpabilité, mais de responsabilité.
Le gouvernement répondra-t-il à l'appel, en reconnaissant l'immense responsabilité que nous avons de nous attaquer au racisme sous toutes ses formes? Se portera-t-il à la défense des fonctionnaires noirs? Se portera-t-il à la défense de Joyce et de tous les enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats autochtones?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-06-01 10:07
Mr. Speaker, it is an honour to present petition 11279386 regarding the ongoing travesty of logging the last remaining old growth in Canada.
Whereas the climate crisis requires action by all levels of government and industry, old-growth forests provide immeasurable benefits, including carbon sequestration, biodiversity, culture, recreation, food and more. Of the remaining 2.7% of the original high-productivity, old-growth forests in British Columbia, 75% are still slated to be logged.
The petitioners call upon the Government of Canada to work with the provinces and first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems, fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples, support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable and based on the harvesting of second- and third-growth forests, ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs, and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter la pétition no 11279386, concernant la scandaleuse coupe d'arbres anciens qui continue au Canada.
Les pétitionnaires signalent que la crise climatique exige des mesures de tous les ordres de gouvernement et de l’industrie; que les forêts anciennes offrent des avantages inestimables, y compris sur le plan de la séquestration du carbone, de la biodiversité, de la culture, des loisirs, de l’alimentation, entre autres; que sur les 2,7 % de vieilles forêts productives originales en Colombie-Britannique, 75 % font encore l’objet de plans d’exploitation.
Les pétitionnaires prient le gouvernement du Canada de travailler de concert avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens de façon prioritaire dans le cadre du plan d’action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d’appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d’assurer la pérennité de l’industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu’elle soit axée sur l’exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d’interdire l’exportation de grumes et d’optimiser l’utilisation des ressources pour les emplois locaux; d’interdire l’utilisation d’arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Mr. Speaker, I present a petition on behalf of my New Brunswick constituents calling for Parliament to end the abhorrent practice of sex-selective abortions in Canada. Abortions based on gender are currently legally permitted in Canada, yet there is a broad consensus to prohibit them as 84% of Canadians agree that sex-selective abortions should not be permitted.
I hope the House of Commons will reflect this consensus when we vote Wednesday on Bill C-233.
Monsieur le Président, je présente une pétition au nom d'habitants de ma circonscription au Nouveau-Brunswick qui demandent à la Chambre des communes de mettre un terme à l'odieuse pratique de l'avortement sexo-sélectif au Canada. Les avortements sexo-sélectifs sont légalement permis au Canada à l'heure actuelle, malgré un large consensus pour leur interdiction. En effet, 84 % des Canadiens sont d'avis que les avortements sexo-sélectifs devraient être interdits.
J'espère que le vote prévu mercredi à la Chambre des communes sur le projet de loi C-233 reflétera ce consensus.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Madam Speaker, I am not sure what that speech was. For a second I thought our parliamentary system had turned into the CCTV broadcast out of mainland China, where the member was going through a job application as a spokesperson.
My question for the member is simple. Is it her position that the Government of Canada is no more obliged to provide documents to Parliament than the Chinese government is to provide documents to the people in China? Is there no right of accountability in Canada during a pandemic?
Madame la Présidente, je ne sais pas trop ce que j'ai entendu dans ce discours. Pendant un instant, j'ai cru que notre système parlementaire s'était transformé en système de retransmission en circuit fermé depuis la Chine continentale et que la députée avait présenté une demande d'emploi comme porte-parole.
Ma question à l'intention de la députée est simple. Est-elle d'avis que le gouvernement du Canada n'est pas davantage obligé de fournir des documents au Parlement que le gouvernement chinois ne l'est d'en fournir au peuple chinois? N'existe-t-il pas un droit à la reddition de comptes dans notre pays en temps de pandémie?
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, a young boy back home in Madawaska—Restigouche is proving that one small gesture can make a big difference. Four-year-old Loïck Thomas was disgusted by all of the litter he was seeing, so in late March, he started picking up litter and putting it into garbage bags.
After having reached his first objective of collecting 1,000 garbage bags, this young boy has set himself a new challenge and is now aiming for 10,000 bags. Through social media, this beautiful initiative by Loïck and his family inspires people of all ages, even outside New Brunswick, to participate in this good deed.
How can we help Loïck to meet his challenge? It is very simple. Someone can just post of photo of themselves and their garbage bag full of waste and share it on the Facebook page “Projet de Loïck Project”.
Let us all work together to help our planet, one bag at a time.
Monsieur le Président, chez moi, au Madawaska—Restigouche, un petit garçon est en train de nous prouver qu'un petit geste peut faire une grande différence. Depuis la fin mars, Loïck Thomas, âgé de 4 ans, dégoûté de tous ces déchets que l'on retrouve dans la nature, a décidé de les ramasser et de les mettre dans un grand sac de vidanges.
Après avoir atteint son objectif initial de remplir 1 000 sacs d'ordures, ce jeune garçon s'est donné un nouveau défi et vise maintenant 10 000 sacs. Par l'intermédiaire des médias sociaux, la belle initiative de Loïck et sa famille incite des personnes de tous les âges, même à l'extérieur du Nouveau-Brunswick, à prendre part à cette bonne action.
Comment peut-on aider Loïck à atteindre son objectif? C'est très simple. On n'a qu'à publier une photo de soi-même avec un sac rempli d'ordures sur la page Facebook « Projet de Loïck Project ».
Ainsi, nous agissons pour notre belle planète, un sac à la fois.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Madam Speaker, I will be splitting my time with the member for Port Moody—Coquitlam this afternoon.
Like other members of this House and hundreds of thousands of Canadians, I have had the pleasure and privilege of living in Hong Kong. I was fortunate enough to be on hand for the territory's handover from Britain to the People's Republic of China on July 1, 1997. It was a heavy moment, with feelings of both apprehension and opportunity.
I visited Asia frequently after returning to Canada a year later, and I have fond memories of both rural and urban China, Hong Kong and remote Tibet. Today, I would not travel to any part of mainland China for any reason. This saddens me, because I have a deep affection for the Chinese people. One cannot travel for weeks at a time and leave untouched by their hospitality, fondness for family, tradition and cuisine. As well, I admire China's culture and long history of struggle, perseverance and accomplishments. However, travel today in the Middle Kingdom is risky, because the PRC's governing system is not subject to oversight, nor the rule of law. Instead, it is arbitrary and dangerous.
As of Friday last week, May 28 to be exact, two Canadians, Michael Kovrig and Michael Spavor, have been illegally detained by the Chinese Communist Party for over 900 days. This is a disgrace. We have witnessed how Beijing has increasingly revealed itself to be at odds with international law, accountability and openness, as well as the rights of people, including China's own citizens.
Beijing, instead, is devoted to control and secrecy, at home and abroad. Its ruling politburo believes its opaque and autocratic institution offers its country superior economic and social outcomes compared to nations that govern themselves democratically, like ours. Certainly, too many Sinophiles, otherwise committed to democracy in their home countries, are tempted to agree, but I do not. Totalitarian nations can make societal advances, but to sustain them requires ingenuity and human freedom. These flourish when people are free and govern themselves as free people.
At the core of today's motion is Canada's long-standing commitment to accountable government. It appears to me, from the filibuster speeches made today by some Liberal MPs, that the government bench might well oppose this accountability motion. I should not need to remind government MPs that under our system, the federal government is accountable to Parliament, and Parliament is accountable to Canadians.
My hon. colleague, the member for Wellington—Halton Hills, earlier today made the compelling case that the Liberal mismanagement of Winnipeg's National Microbiology Laboratory failed to protect Canada's national security and the safety of Canadians. We know that Canadian scientists worked at the Winnipeg lab with mainland Chinese scientists, including military scientists, on some of the world's deadliest viruses and pathogens. We know that the RCMP escorted NML employees out of the facility, and those two employees were terminated. Later, other senior staff resigned, suddenly and without explanation.
Does this not beg for answers? It does, which is why every MP on the special parliamentary committee examining Canada's relationship with mainland China voted, twice, for answers, by summoning the production of unredacted documents produced by the Public Health Agency of Canada concerning the transfer of deadly viruses to the Wuhan Institute of Virology in 2019 and the subsequent revocation of security clearances for, and termination of, two employees.
PHAC has stonewalled Parliament, twice. Canadians, through their elected representatives, have a responsibility to scrutinize the federal government and find answers.
I wish to reinforce my position today by highlighting Speaker Milliken's ruling in 2010. Speaker Milliken confirmed that parliamentary committees, through this House of Commons, have unfettered constitutional power to send for persons and papers, a power greater than ordinary statute law, through parliamentary privilege. This fact is confirmed in section 18 of the Constitution and subsection 8(2) of the Privacy Act. It has been confirmed by our Supreme Court. It has been confirmed again by the House law clerk. Most recently, it has been confirmed, twice, by the Special Committee on Canada-China Relations, on which I sit.
Today we are debating an egregious affront to the will of Parliament: Documents requested by a parliamentary committee are not being released to Parliament. It is a deliberate act infringing on the supremacy of Parliament, and it sets a precedent that could weaken our institutions if it goes unanswered. To put it in a different context, officials who report directly to the health minister are knowingly withholding pertinent information on a study regarding national security: specifically, how scientists with deep connections to the Chinese military were able to gain access to a Canadian high-level security-cleared laboratory with the world's most dangerous viruses.
We should consider some of the following information discovered through other channels. The member for Cloverdale—Langley City, on her Order Paper question from last year about the National Microbiology Laboratory, asked: “What is the reason that officials from the laboratory wrote on March 28, 2019, that they were really hoping that the transferred viruses go through Vancouver instead of Toronto, and fingers crossed?” The government's reply was, “These comments relate to the administrative process associated with transit through Toronto. The process for shipment through Vancouver is simpler.”
Why is that? Should security not be identical at any of Canada's borders? Why would health officials hope for loopholes when dealing with viruses and pathogens?
The member for Cloverdale—Langley City asked about the lab's inner workings on the same Order Paper question concerning a September 14, 2018, email from Matthew Gilmour, the lab's former senior official. She asked: “Are there materials that the Wuhan Institute of Virology has that we would benefit from receiving?” The government's reply was, “There have been no requests from the National Microbiology Laboratory for materials from the Wuhan Institute of Virology.”
Exactly what was the relationship between the two labs, and was it strictly one-way?
I highlight these questions today for the record because they demand further explanation, and because each of the responses received from the Order Paper questions was more revealing than the documents released by PHAC under order of a parliamentary committee. The question that remains is this: What is the federal government hiding? Is it bureaucratic incompetence, a gross security error, being duped by Beijing or some sort of malfeasance? Could it be how a foreign government scientist with direct ties to a foreign military received secret clearance to work at one of the most secure facilities in Canada?
Does the government not want to disclose more ill-advised partnerships that failed to protect sensitive information from being accessed by hostile foreign agents? Have there been additional instances of wilful ignorance concerning partnerships on sensitive technologies with counterparts in China, causing research to be delivered to the Chinese military? Why is a government that was elected in 2015, and that promised to be the most open and transparent in Canadian history, ignoring a lawful request by Parliament?
It appears to me this is a case of Canadian officials ignoring our national security and bending over backwards to collaborate in a partnership with the Chinese military. Now those same officials are citing national security, or even privacy concerns, as justification for not disclosing important details to Parliament. They certainly earn points for moxie, but is it a cover-up? That shall be revealed by the Liberal government's next few moves in the House. We know now how easily our most secure institutions have been compromised by the Prime Minister. Canadians should be informed of the toll of that security lapse to our collective safety and security.
Madame la Présidente, je vais partager mon temps avec la députée de Port Moody—Coquitlam.
Comme d’autres députés et des centaines de milliers de Canadiens, j’ai eu le plaisir de vivre à Hong Kong, et j’ai même eu la chance d’y être au moment de la cession du territoire par la Grande-Bretagne à la République populaire de Chine, le 1er juillet 1997. Ce fut un moment très fort en émotions, à la fois d’appréhension et d’espoir.
Je suis fréquemment retourné en Asie après être revenu au Canada, un an plus tard, et j’ai beaucoup de bons souvenirs de la Chine rurale et urbaine, de Hong Kong et du lointain Tibet. Mais aujourd’hui, je n’ai plus envie de retourner en Chine continentale. Cela m’attriste, car j’ai beaucoup d’affection pour le peuple chinois. On ne peut pas passer des semaines dans ce pays sans être touché par son sens de l’hospitalité, son esprit de famille, ses traditions et sa cuisine. J’aime aussi la culture et la longue histoire de la Chine, qui est caractérisée par la persévérance et l’esprit d’entreprise. Mais aujourd’hui, voyager dans l’Empire du Milieu est risqué, parce que l’administration chinoise n’est soumise à aucun contrôle: l’État de droit est remplacé par l’arbitraire et la dangerosité.
Vendredi dernier, le 28 mai pour être exact, cela faisait plus de 900 jours que deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, étaient emprisonnés par le Parti communiste chinois. C’est une honte. Petit à petit, Pékin va à l’encontre du droit international, des principes de la reddition de comptes et de la transparence, et du respect des droits humains, y compris ceux de ses propres citoyens.
Pékin s’enferme dans le contrôle et le secret, en Chine aussi bien qu’à l’étranger. Le politburo qui gouverne le pays est convaincu que son institution opaque et autocrate permet au pays d’afficher des résultats économiques et sociaux supérieurs à ceux des pays gouvernés démocratiquement, comme le nôtre. Je sais qu’un grand nombre de sinophiles, qui croient pourtant à la démocratie dans leur propre pays, ont tendance à être d’accord, mais pas moi. Les pays totalitaires peuvent faire des progrès sociétaux, mais pour aller plus loin, il faut de l’ingéniosité et de la liberté. Et pour cela, il faut que le peuple soit libre et qu’il ait la liberté de choisir son gouvernement.
La motion d’aujourd’hui repose sur le principe de gouvernement responsable, qui est cher au Canada. J’ai comme l’impression, à en juger par les discours d’obstruction prononcés par certains députés libéraux, que ces derniers sont tentés de s’opposer à cette motion. Je n’ai pas besoin de rappeler qu’en vertu de notre système, le gouvernement fédéral est responsable devant le Parlement, et que le Parlement est responsable devant les Canadiens.
Le député de Wellington—Halton Hills a démontré aujourd’hui, de façon convaincante, que par sa mauvaise gestion du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, le gouvernement fédéral avait mis en danger la sécurité nationale du Canada et la sécurité des Canadiens. Nous savons que des chercheurs canadiens travaillaient dans ce laboratoire avec des chercheurs chinois, y compris des chercheurs militaires, sur des virus et des pathogènes qui comptent parmi les plus dangereux au monde. Nous savons que la GRC a fait sortir des employés de ce laboratoire et que ces deux employés ont été licenciés. Par la suite, d’autres responsables ont démissionné, de façon soudaine et inexpliquée.
Cela ne justifie-t-il pas des explications? Nous pensons que oui, et c’est la raison pour laquelle tous les membres du comité parlementaire spécial qui examine les relations du Canada avec la Chine continentale ont voté à deux reprises la production de documents non caviardés par l’Agence de la santé publique du Canada au sujet du transfert de virus mortels à l’institut de virologie de Wuhan, en 2019, et au sujet de la résiliation de l’habilitation sécuritaire et de la mise à pied de ces deux employés.
L’Agence de la santé publique du Canada a refusé, à deux reprises, d’obtempérer. Par l’entremise de leurs députés, les Canadiens ont la responsabilité de demander des explications au gouvernement fédéral.
À l’appui de mes arguments, j’aimerais rappeler la décision du Président Milliken en 2010, quand il a confirmé que les comités parlementaires, par l’entremise de la Chambre des communes, ont le pouvoir constitutionnel absolu d’exiger la présentation de documents ou la comparution d’individus, et que ce privilège parlementaire prime la loi ordinaire. C’est ce que confirment également l’article 18 de la Constitution et le paragraphe 8 2) de la Loi sur la protection des renseignements personnels. C’est ce qu’a confirmé aussi notre Cour suprême. Et c’est ce qu’a confirmé, enfin, le greffier de la Chambre. Tout récemment, cela été confirmé à deux reprises par le Comité spécial des relations Canada-Chine, dont je fais partie.
Aujourd’hui, il s’agit d’un outrage flagrant au Parlement: des documents réclamés par le comité parlementaire ne lui ont pas été transmis. Cela constitue un outrage flagrant à la suprématie du Parlement, et cela crée un précédent qui risque d’affaiblir nos institutions si nous ne faisons rien. Pour le dire autrement, des fonctionnaires qui relèvent directement de la ministre de la Santé empêchent délibérément la divulgation d’informations pertinentes à une étude concernant la sécurité nationale et portant précisément sur la question de savoir comment des chercheurs étroitement liés à des militaires chinois ont pu avoir accès à un laboratoire canadien de très haute sécurité qui abrite des virus parmi les plus dangereux au monde.
Des informations intéressantes ont été obtenues par d’autres moyens. Par exemple, la députée de Cloverdale—Langley City a demandé, dans une question au Feuilleton l’an dernier au sujet du Laboratoire national de microbiologie: « Pourquoi des responsables du laboratoire ont-ils écrit, le 28 mars 2019, qu’ils se croisaient les doigts pour que les virus transférés passent par Vancouver plutôt que par Toronto, parce que les formalités d’expédition par Vancouver sont plus simples? »
Pourquoi ont-ils écrit cela? La sécurité n’est-elle pas la même à tous les postes-frontière? Pourquoi des fonctionnaires de la santé espèrent-ils passer entre les mailles du filet quand il s’agit de virus et de pathogènes?
Dans la même question inscrite au Feuilleton à propos d’un courriel du 14 septembre 2018 de Matthew Gilmour, ancien directeur du laboratoire, la députée de Cloverdale—Langley City a posé des questions sur le fonctionnement interne du laboratoire. Elle a demandé: « Y a-t-il des matériaux que l'Institut de virologie de Wuhan possède et que nous aurions intérêt à recevoir? » La réponse du gouvernement a été la suivante: « Il n'y a pas eu de demandes du Laboratoire national de microbiologie au sujet de matériaux de l'Institut de virologie de Wuhan. »
Quelle était exactement la relation entre les deux laboratoires? Était-elle strictement unilatérale?
J’insiste sur ces questions aujourd'hui parce qu'elles demandent une explication supplémentaire et que chacune des réponses reçues aux questions inscrites au Feuilleton était plus révélatrice que les documents publiés par l'Agence de la santé publique du Canada sur ordre d'un comité parlementaire. La question qui demeure est la suivante: que cache le gouvernement fédéral? S'agit-il d'une incompétence bureaucratique, d'une erreur de sécurité flagrante, d'une duperie de Pékin ou d'une malversation quelconque? Est-ce une situation où un scientifique d'un gouvernement étranger ayant des liens directs avec une armée étrangère aurait reçu une autorisation secrète pour travailler dans l'une des installations les plus sécurisées du Canada?
Est-ce que le gouvernement veut passer sous silence d'autres partenariats malavisés qui n'ont pas permis de protéger des renseignements de nature délicate contre l'accès d'agents étrangers hostiles? Y a-t-il eu d'autres cas d'ignorance délibérée concernant des partenariats relatifs à des technologies sensibles avec des homologues chinois qui auraient permis à l'armée chinoise de mettre la main sur des travaux de recherche? Pourquoi un gouvernement, qui a été élu en 2015 et a promis d'être le plus ouvert et le plus transparent de l'histoire du Canada, refuse-t-il d'accéder à une demande parfaitement légitime du Parlement?
Il me semble que c’est un cas où des dirigeants canadiens négligent notre sécurité nationale et se plient en quatre pour collaborer avec l'armée chinoise. Aujourd'hui, ces mêmes dirigeants invoquent la sécurité nationale, et même des préoccupations en matière de protection des renseignements personnels, pour justifier la non-divulgation de renseignements importants au Parlement. Ils ont du culot, c’est certain, mais est-ce qu’ils cherchent à cacher quelque chose? C'est ce que révéleront les prochains gestes du gouvernement libéral à la Chambre. Nous savons maintenant avec quelle facilité nos institutions les plus sûres ont été compromises par le premier ministre. Les Canadiens devraient être informés des conséquences de cette faille dans la sécurité pour notre sûreté et notre sécurité collectives.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Madam Speaker, I thank my colleague for her question.
Under the motion that we moved today, the Special Committee on Canada-China Relations would take steps to make absolutely sure that only information that does not jeopardize our national security is shared with the public.
Until now, we have asked the clerk of the committee to verify what is sent over. In the future, committee members would have a discussion to ensure that Canada's interests are protected.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes, par la motion que nous avons présentée aujourd'hui, prend des mesures pour être sûr et certain que seule l'information qui ne met pas en jeu la sécurité au Canada est transmise au public.
Jusqu'à maintenant, nous avons demandé au greffier du Comité de vérifier ce qui est envoyé. Par la suite, les membres du Comité auront une discussion afin de s'assurer que les intérêts du Canada sont protégés.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Madam Speaker, my hon. colleague is spot on. This is a question of the Canada-China parliamentary committee setting up a number of measures to protect the information we receive from PHAC so it can be reviewed by outside counsel, or parliamentary committee counsel, before it is reviewed by members to decide on next steps. Previously, the government deputy House leader threw out a red herring by saying the government could not release the information publicly and that it questioned whether we cared about national security. Of course we do. That is why we are taking that step, but that is also why we think these answers are important. We need to protect national security and find areas where it is lacking and how we can improve on it.
Madame la Présidente, mon collègue a raison. Il s’agit de la mise en place par le comité parlementaire sur les relations sino-canadiennes d’un certain nombre de mesures visant à protéger l’information que nous recevons de l’ASPC afin qu’elle puisse être examinée par un conseiller externe, ou un conseiller parlementaire, avant d’être examinée par les députés pour décider des prochaines étapes. Auparavant, le leader adjoint du gouvernement à la Chambre a fait diversion en disant que le gouvernement ne pouvait pas rendre l’information publique et qu’il se demandait si nous nous préoccupions de la sécurité nationale. Bien sûr que nous nous en soucions. C’est pourquoi nous prenons cette mesure, mais c’est aussi pourquoi nous pensons que ces réponses sont importantes. Nous devons protéger la sécurité nationale et trouver les domaines où elle fait défaut et comment nous pouvons l’améliorer.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Madam Speaker, that is absolutely right. I think that reasoning, twinned with Speaker Milliken's ruling in 2010, will make it virtually very difficult for the government to vote against this. Should it do so, it would raise further questions about what exactly it is hiding.
Madame la Présidente, c’est tout à fait exact. Cette argumentation, ajoutée à la décision du Président Milliken de 2010, rend pratiquement impossible au gouvernement de voter contre cette motion. S’il le fait, cela soulèvera d’autres questions et on sera alors en droit de se demander ce qu’il cherche à cacher.
View Pat Finnigan Profile
Lib. (NB)
View Pat Finnigan Profile
2021-05-28 12:16 [p.7565]
Madam Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the sixth report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food, entitled “Main Estimates 2021-22: Vote 1 under Canadian Dairy Commission, Vote 1 under Canadian Grain Commission and Votes 1, 5 and 10 under Department of Agriculture and Agri-Food”.
The committee has considered the estimates referred by the House and reports the same without amendment.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le sixième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, intitulé « Budget principal des dépenses 2021-2022: crédit 1 sous la rubrique Commission canadienne des grains, crédit 1 sous la rubrique Commission canadienne du lait et crédits 1, 5 et 10 sous la rubrique Ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire ».
Le Comité a étudié les crédits budgétaires qui lui avaient été renvoyés par la Chambre et en fait rapport sans amendement.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-28 13:38 [p.7579]
Madam Speaker, I wish to acknowledge the unceded Wolastoqiyik territory from which I speak today and the immense privilege I carry as a settler in this land.
I would like to begin by extending my deepest condolences, and to send strength, to all who will be retraumatized by this new and devastating information regarding the realities of Indian residential schools in Canada. The remains of 215 children have been found buried on the site of a former residential school in Kamloops, B.C., using ground-penetrating radar, confirming what families and communities have known but could not substantiate until now. This new knowledge is truth. We need to confront our past and our present with truth before we can build reconciliation.
I remember when I was first introduced to the concept of residential schools. It was during my post-secondary studies, largely on my own and in conversations with family and friends. It was not taught to me in school. We only learned that Canada was a land of peacekeepers and apologetic people whose brave pioneer ancestors defied the odds in a barren land to build the country we have today.
We have worked very hard to erase the history and culture of indigenous peoples. We have also worked very hard to erase the people themselves, as well as the evidence of these crimes.
Prime Minister Harper's historic apology was largely in response to mounting potential litigation as rumours and horror stories became all too real, with well-documented acts of genocide bubbling to the surface. Yes, genocide: not simply cultural genocide, preventing language and tradition from flourishing, but the United Nations' definition of genocide.
From the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide, article II, of the United Nations:
...genocide means any of the following acts committed with intent to destroy, in whole or in part, a national, ethnical, racial or religious group, as such:
"(a) Killing members of the group,” like throwing a child down a flight of stairs or out a third-storey window, as outlined in Isabelle Knockwood's incredible novel Out of the Depths.
“(b) Causing serious bodily or mental harm to members of the group,” like separating children from their parents and communities, like threatening those who witnessed abuse with the same fate, like force-feeding expired food, shaving sacred hair and stripping children of their given names and mother tongue, as so many experiences across the country have documented.
“(c) Deliberately inflicting on the group conditions of life calculated to bring about its physical destruction in whole or in part,” like deliberately exposing children to fatal diseases and being proud enough, or brazen enough, to take photos and share them in textbooks for years to come in celebration of the efforts undertaken to address the Indian problem. The problem of course in Canada was their existence.
“(d) Imposing measures intended to prevent births within the group,” like forced sterilizations, forced abortions and infanticide targeting specific family bloodlines, like those of hereditary chiefs or strong leaders.
“(e) Forcibly transferring children of the group to another group.” Sadly, we are seeing this continue, with more indigenous children in care today than were enrolled in residential schools at the height of their operation in Canada.
There were schools in almost every province and territory in Canada. New Brunswick likes to gloss over this fact, but we too had institutions where children were treated like animals or worse, and parents were stripped of their rights right here in our backyard. It was simply before Confederation, so Canada washed its hands of accountability.
In doing my own research, I studied survivor testimonials, historic news articles and official records. It took me two years to pore through the information. I wept. I was angry, and ridden with guilt and frustration.
I particularly remember watching the film We Were Children with my high school students, as their cultural teacher. I was six months pregnant with my second child: an indigenous child who would be born with the same beautiful brown skin his father has. I could not contain my emotion, as I cannot right now. My baby seemed more and more like a miracle, the descendant of survivors.
My sons have never met their great-grandparents. They died too young. We call them survivors because they came from Shubenacadie alive when so many did not. However, the nightmare of their experiences would follow them. It would continue to eat away at their souls. It would be present in their parenting styles, in their substance abuse, in their domestic violence, in their internalized racism and in their pain.
The discovery of the remains of 215 innocent children is beyond devastating. For Canada, apologies, payouts and even days of recognition will never be enough. There are 215 families who were given no answers about their babies, some as young as three years old, which is the same age as my youngest child.
When senators, leaders of political parties and everyday Canadians suggest these schools had good intentions, were not all bad or were a product of the times, I say how dare they.
Systemic murder, often in front of other children, followed with threats and intimidation and a disgusting cover-up of the use of mass graves, forged records and death certificates, this is not an isolated incident for the school. One child's death and erasure are criminal, despicable. There are 215. With the potential of more gravesites across Canada to be found now more likely than ever is genocide.
We are so quick to step on our pedestal and wave our fingers at other countries for their transgressions when our stool may well sit on the graves of indigenous children killed by church and state right here in Canada, shame, shame. There is no apology in the world that will take this pain away.
There has been a lot of talk of reconciliation with indigenous peoples in Canada, but truth must come first, and the truth is that most Canadians have no idea of the full impact of residential schools, the residual effects and the intergenerational trauma.
Bill C-5 is a necessary step to fulfill the recommendations of the Truth and Reconciliation Commission and to bring much-needed awareness to the horrors of the past as well as those that continue.
Make no mistake: Missing and murdered indigenous women and girls and two-spirt peoples is part of this legacy. Joyce Echaquan's death is part of this legacy. Chantel Moore's death is part of this legacy. A national day of reconciliation is only as good as the space it creates for truth, truth about what has been and truth about what is.
I fully support Bill C-5 and I stand with my colleagues in the House today to see that it becomes law. It is long overdue. It is reactive rather than proactive, however. For those children and their families, please, we must do better.
Madame la Présidente, je souhaite reconnaître que je parle aujourd'hui depuis le territoire non cédé de Wolastoqiyik et que je suis immensément privilégiée de faire partie des colons de ce territoire.
Je tiens tout d'abord à transmettre mes condoléances les plus sincères, et à envoyer des pensées positives, à tous ceux qui seront traumatisés une fois de plus par ces nouveaux renseignements dévastateurs concernant la réalité de pensionnats autochtones du Canada. Les restes de 215 enfants ont été découverts, enterrés sur le terrain d'un ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique. Cette découverte, réalisée au moyen d'un géoradar, confirme ce que les familles et les communautés savaient déjà sans pouvoir le prouver. Ces nouvelles connaissances sont source de vérité. Nous devons regarder en face la vérité de notre passé et de notre présent avant de pouvoir bâtir la réconciliation.
Je me souviens de la première fois où j'ai découvert le concept des pensionnats autochtones. C'était pendant mes études postsecondaires. J'ai surtout fait des recherches par moi-même, et j'en ai aussi discuté avec ma famille et mes amis. Il n'en avait jamais été question à l'école. On nous avait seulement appris que le Canada était un pays de gardiens de la paix et de gens qui s'excusaient souvent, et que leurs ancêtres, de braves pionniers, avaient su surmonter les difficultés de cette terre aride et bâtir le pays que nous connaissons aujourd'hui.
Nous avons déployé de grands efforts pour effacer l'histoire et la culture des peuples autochtones. Nous avons aussi déployé de grands efforts pour effacer les gens eux-mêmes, ainsi que les preuves de ces crimes.
Le premier ministre Harper a présenté des excuses historiques en grande partie en réponse au risque croissant de devoir faire face à des poursuites, puisque des rumeurs et des histoires horribles ont fait surface et ont permis de confirmer on ne peut plus clairement, preuves documentaires à l'appui, que des actes de génocide ont été commis. Je parle non seulement d'un génocide culturel qui empêche une langue et des traditions de s'épanouir, mais bien d'un génocide au sens établi par les Nations unies.
Selon l'article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide des Nations unies, le génocide:
[...] s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel:
« a) Meurtre de membres du groupe; », comme lorsqu'on jette un enfant dans un escalier ou par la fenêtre du troisième étage, comme dans le roman exceptionnel d'Isabelle Knockwood intitulé Out of the Depths.
« b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe; », comme séparer des enfants de leurs parents et de leur communauté, menacer de faire subir le même sort à ceux qui sont témoins d'actes de violence, forcer quelqu'un à manger des aliments périmés, raser la chevelure sacrée des enfants et leur enlever leur nom de naissance et leur langue maternelle, des pratiques documentées que bien des gens ont dû subir partout au pays.
« (c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle », comme exposer délibérément des enfants à des maladies mortelles et en tirer suffisamment de fierté ou être assez effronté pour prendre des photos et les intégrer dans des manuels pendant des années dans le but de célébrer les efforts déployés pour régler le problème indien. Bien sûr, au Canada, le problème était l'existence des autochtones.
« (d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe », comme les stérilisations forcées, les avortements forcés et les infanticides visant certaines familles, notamment celles des chefs héréditaires ou des dirigeants puissants.
« (e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe ». Malheureusement, de telles mesures perdurent. Plus d'enfants autochtones sont pris en charge aujourd'hui qu'au plus fort du programme des pensionnats autochtones au Canada.
Presque toutes les provinces et tous les territoires du Canada avaient de tels pensionnats. Le Nouveau-Brunswick préfère passer sous silence cette réalité, mais nous avions aussi des institutions où les enfants étaient traités comme des animaux ou pire encore, et des parents étaient privés de leurs droits chez nous. C'était tout simplement avant la Confédération. Le Canada s'en lave donc les mains.
Dans le cadre de mes recherches, j'ai étudié les témoignages de survivants, de vieux articles de journaux et des documents officiels. Il m'a fallu deux ans pour lire toute cette information. J'ai pleuré. J'étais en colère, secouée par la culpabilité et la frustration.
Je me souviens, entre autres, d'avoir regardé le film Nous n'étions que des enfants... avec mes élèves du secondaire, à qui j'enseignais la culture. J'étais alors enceinte de six mois de mon deuxième enfant, un enfant autochtone qui allait naître avec la même belle peau foncée que son père. Je n'arrivais pas à contrôler mes émotions, un peu comme maintenant. Mon bébé ressemblait de plus en plus à un miracle, puisqu'il descendait de survivants.
Mes fils n'ont jamais connu leurs arrière-grands-parents. Ils sont morts trop jeunes. On dit qu'ils sont des survivants parce qu'ils sont sortis vivants de Shubenacadie contrairement à tant d'autres. Cependant, le cauchemar de leurs expériences ne les quitterait pas. Il continuerait à ronger leur âme. Il serait présent dans leurs méthodes parentales, dans leur toxicomanie, dans leur violence familiale, dans leur refoulement du racisme subi et dans leur douleur.
La découverte des restes de 215 enfants innocents est plus qu'accablante. Pour le Canada, des excuses, des compensations financières et même des journées de reconnaissance ne suffiront jamais. Deux cent quinze familles n'ont obtenu aucune réponse à propos du sort de leurs enfants, dont certains n'avaient que trois ans, soit le même âge que le plus jeune de mes enfants.
Comment des sénateurs, des chefs de parti politique ou des Canadiens ordinaires osent-ils laisser entendre que ces pensionnats avaient de bonnes intentions, qu'ils n'étaient pas si mal ou qu'ils reflétaient leur époque?
Les meurtres couramment commis devant d'autres enfants, suivis de menaces, d'intimidation et de la dissimulation odieuse de l'utilisation de fosses communes, de documents et de certificats de décès falsifiés — ce ne sont pas là des incidents isolés. La mort d'un seul enfant, et sa dissimulation, c'est criminel et abject. Or, il y en a eu 215. Comme il est possible que l'on trouve d'autres tombes ailleurs au Canada, la probabilité qu'il y ait eu génocide est plus grande que jamais.
Nous sommes si prompts à prendre d'autres pays de haut et à leur reprocher leurs transgressions, alors que notre piédestal pourrait très bien être posé sur la tombe d'enfants autochtones tués par l'Église et l'État, ici, au Canada. C'est une honte. Il n'y a pas d'excuses au monde à même d'effacer cette douleur.
On a beaucoup parlé de la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada, mais il faut faire passer la vérité en premier. La vérité, c'est que la plupart des Canadiens ignorent la pleine mesure de l'impact qu'ont eu les pensionnats autochtones, leurs effets résiduels et le traumatisme intergénérationnel.
Le projet de loi C-5 est un élément nécessaire pour donner suite aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation et conscientiser, comme il se doit, la population des horreurs du passé et de celles qui se poursuivent.
Que l'on ne s'y trompe pas, les disparitions et les meurtres de femmes, de filles et de personnes bispirituelles autochtones, ainsi que les morts de Joyce Echaquan et de Chantel Moore, font partie de cet héritage. Une journée nationale de réconciliation ne vaut que par le temps qu'elle suscite pour la vérité sur ce qui a été et sur ce qui est.
J'appuie pleinement le projet de loi C-5 et je me joins à mes collègues pour qu'il devienne loi. Ces mesures auraient dû être prises il y a longtemps déjà. Toutefois, au lieu d'avoir pris les devants, nous ne faisons que réagir. Faisons mieux pour ces enfants et leur famille, nous leur devons.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-28 13:46 [p.7580]
Madam Speaker, absolutely the legacy of paternalism continues. I very boldly voted against Bill C-15. I know it came as a shock for a lot of people, but it was a protest. It was because we still have the Indian Act in Canada.
The parents of those children were unable to seek legal counsel because it was illegal in our country to do so. We have not done the work of reconciliation, and to pass a bill to say that it may happen with the stroke of a pen is irresponsible and it continues that paternalistic approach.
Indigenous communities have the capacity and the leadership to determine their own fate. They must be given the resources they need to do that, and that is the way forward.
Madame la Présidente, il est incontestable que la tradition du paternalisme se poursuit. J'ai osé voter contre le projet de loi C-15. Je sais que cela a été un choc pour beaucoup, mais c'était une manifestation de protestation contre Loi sur les Indiens qui est toujours en vigueur au Canada.
Les parents de ces enfants n'ont pas pu obtenir d'assistance juridique parce qu'il était illégal de le faire dans notre pays. Nous n'avons pas fait le travail de réconciliation, et adopter un projet de loi pour dire que cela peut arriver du jour au lendemain est irresponsable et perpétue cette approche paternaliste.
Les communautés autochtones ont la capacité et le leadership nécessaires pour déterminer leur propre destin. Il faut leur donner les ressources dont elles ont besoin pour le faire. Voilà la voie à suivre.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-28 13:47 [p.7580]
Madam Speaker, I very much thank my colleague for those kind words. I mentioned my role as a teacher. I worked in a middle school in the city of Fredericton. Outside it is a very famous large cemetery. It is for members of the community from days gone by, but the children often make comments about looking outside and how sad it is to see a cemetery rather than, say, a playground or something more uplifting.
The truth is that for so many children in residential schools that was the reality. Every school had a graveyard. That reality alone should shock us all into action. The action is the key. We can be as upset as we want, we can be as moved as we want, but unless those actions follow, we are still failing.
Madame la Présidente, je remercie chaleureusement mon collègue pour son témoignage. Comme je l’ai mentionné, j’ai été enseignante. J’ai travaillé dans une école intermédiaire dans la ville de Fredericton. Elle donne sur un grand cimetière très connu qui abrite des tombes de personnes parties depuis longtemps. Les enfants commentent souvent le fait que cela les rend tristes de regarder par la fenêtre et de voir un cimetière plutôt qu’un terrain de jeux, par exemple, ou quelque chose de plus joyeux.
Pourtant, pour les enfants autochtones envoyés dans les pensionnats, le cimetière faisait partie intégrante du paysage. Chaque pensionnat avait son cimetière. Rien que ce fait devrait tous nous choquer et nous pousser à agir. Tout repose sur les actes. Nous pouvons bien nous mettre en colère ou être émus, mais tant que nous n’agissons pas, nous n’arriverons à rien.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-28 13:49 [p.7580]
Madam Speaker, my hon. colleague is right. There is no justification for inaction on the missing and murdered indigenous women file. If anything, the pandemic has exacerbated issues specifically for women already from vulnerable communities. To see we are potentially using that as an excuse is beyond upsetting.
We also failed to follow through with the recommendations from the royal commission. We failed to follow through with the recommendations from the TRC. We have ticked off a couple boxes, but we are nowhere near what we need to achieve, so I am so frustrated.
Again, I have to mention Bill C-15, and I hope people can understand what I was trying to do with that, which was to educate. We are not there yet. We have to continue these really difficult conversations.
Madame la Présidente, ma collègue a raison. Rien ne justifie l'inaction dans le dossier des femmes autochtones assassinées ou portées disparues. En fait, la pandémie a exacerbé des problèmes existants, en particulier pour les femmes qui vivaient déjà dans des collectivités vulnérables. La possibilité que nous utilisions la crise comme une excuse est plus que troublante.
Nous n'avons pas non plus donné suite aux recommandations de la commission royale, ni aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation. Nous avons coché quelques cases, mais nous sommes très loin de ce que nous devons faire. C'est extrêmement frustrant.
Je dois encore une fois mentionner le projet de loi C-15, et j'espère que les gens peuvent comprendre que je visais en fait à les informer. Nous n'en sommes pas encore là. Nous devons continuer d'avoir ces conversations très difficiles.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-28 13:50 [p.7581]
Madam Speaker, I have to say her name as many times as I can. Chantel Moore's family deserves answers and justice, and our province can no longer sit on that report.
The report has been completed for some time now, and the family needs to see every crossed t and dotted i about what what happened that night. We also need to look across Canada at what wellness checks bring on and what kinds of threats they bring to people of colour and indigenous people across the country. We continue to fail.
Madame la Présidente, je dois répéter son nom aussi souvent que possible. La famille de Chantel Moore mérite d'obtenir des réponses et d'obtenir justice, et la province ne peut plus laisser le rapport sans suite.
Le rapport a été rédigé il y a un certain temps déjà, et la famille a besoin de voir tous les détails de ce qui s'est passé ce soir-là. Nous devons également examiner, dans tout le Canada, en quoi consistent les vérifications de l'état de santé et le genre de risques qu'elles peuvent représenter pour les personnes de couleur et les Autochtones. Nous continuons de ne pas répondre aux attentes.
View John Williamson Profile
CPC (NB)
Mr. Speaker, a new mom-to-be in my riding was temporarily laid off in December after working throughout the pandemic as an essential worker. She is pregnant with a June due date. Under the Liberals' CERB-to-EI transition, this young lady was forced to claim EI against the hours she banked from her maternity benefits. As a result, she will not be eligible to receive a full year of maternity leave. According to the minister, this was by design.
Why did the Liberals approve a benefits program that discriminates against new mothers?
Monsieur le Président, une future maman de ma circonscription a été mise à pied temporairement en décembre dernier après avoir travaillé tout au long de la pandémie en tant que travailleuse essentielle. Elle est enceinte et la naissance est prévue en juin. Selon la transition de la PCU à l'assurance-emploi prévue par les libéraux, ses prestations d'assurance-emploi doivent être calculées en fonction des heures accumulées au titre de ses prestations de maternité. Résultat: elle n'aura pas droit à une année entière de congé de maternité. Selon la ministre, il s'agit d'un choix délibéré.
Pourquoi les libéraux approuvent-ils un programme de prestation qui est discriminatoire envers les nouvelles mères?
View Ginette Petitpas Taylor Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, this week is Tourism Week. Tourism is a sector of our economy that supports nearly two million jobs from coast to coast to coast.
Back home in Moncton—Riverview—Dieppe, tourism supports countless fun activities typical of summer in the Maritimes. Magnetic Hill is a prime example.
However, over the past year, people had to stay home because of the pandemic, and the tourism industry was one of those hardest hit.
Could the Prime Minister tell the House how our government is supporting our tourism sector during the pandemic and beyond?
Monsieur le Président, cette semaine marque la Semaine du tourisme, un secteur de notre économie qui soutient près de 2 millions d'emplois d'un océan à l'autre.
Par exemple, chez nous, à Moncton—Riverview—Dieppe, il soutient de nombreuses activités amusantes qui marquent un été typique des Maritimes. Un bon exemple, c'est la Côte magnétique.
Cependant, au cours de la dernière année, les gens ont dû rester chez eux à cause de la pandémie, et l'industrie du tourisme a été l'une des plus durement touchées.
Le premier ministre pourrait-il dire à la Chambre comment notre gouvernement soutient notre secteur touristique pendant la pandémie et au-delà de celle-ci?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-26 16:19 [p.7384]
Madam Speaker, it is an honour to rise today to table this petition, which states old-growth forests provide immeasurable benefits including carbon sequestration, biodiversity, culture, recreation, education, food and more. The last unprotected, intact old-growth valley on southern Vancouver Island, Fairy Creek, is slated for logging, along with the upper Walbran Valley and other remaining packets of old growth.
The undersigned citizens and residents of Canada call upon the Government of Canada to work with the provinces and first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems, fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples, support value-added forestry initiatives, in partnership with first nations, to ensure Canada's forestry industry is sustainable and based on the harvesting of second- and third-growth forests, ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs, and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui pour déposer cette pétition, dans laquelle les pétitionnaires déclarent que les forêts anciennes apportent des avantages inestimables, dont la séquestration du carbone, la biodiversité, la culture, les loisirs, l’éducation, l'alimentation et bien plus encore. Fairy Creek, la dernière vieille vallée intacte, mais non protégée du sud de l’île de Vancouver fait l'objet d'un projet d'exploitation, tout comme la région supérieure de la vallée Walbran et d'autres enclaves de forêts anciennes restantes.
Les soussignés, citoyens et résidents du Canada, prient le gouvernement du Canada de collaborer avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens à titre de priorité du plan d’action climatique du Canada sur les changements climatiques et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d'assurer la pérennité de l’industrie forestière canadienne et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l’exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d'interdire l’exportation de grumes et d'optimiser l’utilisation des ressources pour les emplois locaux; et d'interdire l’utilisation d’arbres entiers pour la production de biocarburant à partir de granules de bois.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-25 14:54 [p.7323]
Mr. Speaker, the Bloc Québécois's lack of consistency should never come as a surprise.
Last summer, the leader of the Bloc Québécois desperately wanted an election to be called. The Bloc Québécois stands up in the House and continually votes against the government on confidence votes, which means it wants an immediate election.
Our priority has always been, and will always be, to ensure the well-being of Canadians and to find ways to protect them throughout this pandemic. We will continue to focus on that.
Monsieur le Président, il ne faut jamais être surpris par le manque de cohérence du Bloc québécois.
L'été passé, le chef du Bloc québécois voulait à tout prix que des élections soient déclenchées. Le Bloc québécois se lève à la Chambre et vote continuellement contre le gouvernement lors d'un vote de confiance, ce qui veut dire qu'il est en faveur d'élections immédiates.
Notre priorité a toujours été et demeurera toujours d'assurer le bien-être des Canadiens et de trouver des façons de les protéger tout au long de cette pandémie. Nous allons continuer de nous concentrer là-dessus.
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, honouring Canada's legal obligations to first nations and working collaboratively to renew relationships are key to righting historical wrongs and advancing reconciliation with first nations in Canada.
Our government and the Madawaska Maliseet First Nation recently concluded a negotiated settlement that resolves the first nation's specific claim. I believe that this land claim settlement with the Madawaska Maliseet First Nation is the largest land claim settlement in the Maritimes. Can the Minister of Crown-Indigenous Relations inform the House of the progress that has been made in resolving that claim?
Monsieur le Président, honorer les obligations légales du pays envers les Premières Nations et collaborer avec celles-ci pour renouveler nos relations est essentiel pour réparer les torts historiques et faire avancer la réconciliation avec les Premières Nations au Canada.
Notre gouvernement et la Première Nation malécite du Madawaska ont récemment conclu un accord négocié qui résout leur revendication particulière. Je crois que cette revendication territoriale avec la Première Nation malécite du Madawaska est la plus importante entente territoriale des Maritimes. Est-ce que la ministre des Relations Couronne-Autochtones peut informer la Chambre du progrès dans la résolution de cette revendication?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-14 13:32 [p.7258]
Madam Speaker, I would like to start by acknowledging the unceded Wolastoqiyik territory from which I speak today. I have commented in this House before about the importance of this recognition and, most importantly, the actions that must accompany it.
There has never been a more important time to highlight this than with our discussion of Bill C-15, an act to implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples here in Canada, in a colonial country, where land was extorted. In addition to threats and force, there were efforts to exterminate and bury the original peoples of this land. These efforts failed. Instead, they planted seeds, and what we are seeing is a reclamation, the ushering in of a new age. The time has come for reparations.
Many of my colleagues in this House know that my children are indigenous. I have also worked closely with hundreds of indigenous youth as a teacher. They have informed my work every step of the way. When I think of voting on this bill, I ask myself what their world will look like in five years, in 10 years and for the generations after them, with or without passing Bill C-15.
Bill C-15 introduces the notion of a national action plan to implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples into Canadian law, with annual reporting mechanisms. It is important to note that the specifics of these measures are not articulated. This has brought with it uncertainty and a manifestation of a well-placed mistrust in government.
What Bill C-15 does well is lay out a robust preamble with ambitious, frankly incredible language. It includes value statements that acknowledge systemic discrimination, and now racism, thanks to an important amendment. It recognizes self-determination of indigenous peoples, including an acknowledgement of their legal systems. It actually says, “the Government of Canada rejects all forms of colonialism and is committed to advancing relations...that are based on good faith and on the principles of justice, democracy, equality, non-discrimination, good governance and respect for human rights”.
Can we take these words at face value, or in good faith, as the bill proclaims? The criticisms of Bill C-15 are nuanced. The most obvious issue is that the notion of good faith itself is on shaky ground. For a bill that enshrines the notion of free, prior and informed consent, consultation is severely lacking. I know that is a contested point, but I must say I believe it was lacking.
It is not enough to have closed-door meetings with national bodies or organizations. The individual rights holders have a right to be heard and to weigh in on legislation with such significant implications. All Canadians, Québécois and indigenous peoples of this land require an understanding of the declaration and what it truly means to affirm it as a universal international human rights instrument.
A more complex problem some are having with this bill is that indigenous people are tired of the gaslighting. Indigenous rights are inherent. People are born with them and no one can take them away. These rights have existed since time immemorial, and yet Canadian history presents things as though indigenous peoples were handed those rights with the coming into force of the 1982 Constitution Act. It is a nice idea, but it misses hundreds of years of colonialism and abuse rooted in the doctrine of discovery. The notions that the Crown holds sovereignty over indigenous peoples, that indigenous laws and legal traditions have no place and that the Crown has ultimate title to the land held in trust underpin all of Canadian law. They are embedded in the Canadian charter, and they have placed the burden of labour on indigenous peoples and nations to establish their rights in Canadian courts.
Bill C-15 also fails to enshrine a distinctions-based approach to implementing UNDRIP in Canada and stands more as pan-indigenous legislation, disregarding the incredible diversity within indigenous nations. It is possible that Bill C-15 may be a tool in the tool kit for future court cases, but I have to question what the future holds for Canada and indigenous nationhood with this implication. Are we preparing for years of expensive legal battles? Are we asking once again for indigenous people to bear the burden of proof in the protection of their collective inherent rights?
What will happen with the Mi'kmaq fishery dispute, with a new season set to start in June? Fishers and leadership have had to call on the United Nations for protection from violence and racist intimidation. Will the passing of Bill C-15 prevent this from happening? Will it remind the non-indigenous fishers of their treaty obligations, of their history of settlement in Unama'ki? If B.C.'s UNDRIP law is any indication, sadly, I do not think it will.
I want to take a moment to talk about the journey I have been on when it comes to the study of this bill. My first step was with the Wolastoqiyik Grand Council, under Grand Chief Spasaqsit Possesom and Wolastoqiyik grandmothers. My next step was to meet with the Wabanaki Peace & Friendship Alliance.
I reviewed numerous analyses and interpretations. I met with my hon. colleague from Winnipeg Centre to learn more about the work of Romeo Saganash with Bill C-262. I met with local community leadership. I met with our local friendship centre. I met with the association of Iroquois and allied nations, with my hon. colleague from Vancouver Granville. I met with the Assembly of First Nations and staff from Chief Bellegarde's office. I listened and I learned.
My last stop was again with the Wolastoqiyik grandmothers, scholars and leaders in my riding. I would encourage all members of the House to also seek out that guidance.
The assertion of these critical voices from Fredericton, from my mentors and most trusted allies, is to reject Bill C-15 at third reading. This is not easy for me. The Green Party of Canada stands by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and we campaigned on passing it into law. However, that is not what Bill C-15 would accomplish.
I am told to celebrate Bill C-15 as it sets out the basic minimum standards for dignity and human rights for indigenous peoples. Indigenous peoples already have these rights: charter rights. They already have title to their land and to hunt and fish for their livelihoods. They already have the right to self-determination. Canadians are the ones who have a problem upholding these rights, and Canada fails to enforce them.
We have a moral, legal and fiduciary responsibility as a nation to uphold our laws. However, we have broken these laws in pursuit of domination over indigenous nations, and there is significant work ahead in dismantling these systems and structures of oppression that got us here. There are no easy fixes, such as passing Bill C-15 to check the box of reconciliation.
Clarity on the implementation of UNDRIP would have been a golden opportunity to demonstrate what a new relationship could be, to demonstrate true respect and co-operation. Canada and sovereign indigenous nations could continue on a path in their own canoes, the lesson that the Two Row Wampum teaches us.
It is 2021, and it is time for us to face the truth. We cannot reconcile if we were never conciliatory; we can only work to repair the damage done. An essential part of these reparations is respecting the first treaty we all have as humans: the treaty with the land and with our planet. We forget far too often the interconnectedness of all life and our role and responsibility in preserving this place for future generations. What we have now is a race to consume resources.
There is a component of the bill that reflects sustainable development, but what this conversation must include is a re-evaluation of what that means. What is the value of protecting old-growth forests, food security and cultural safety? How are we to measure the success of Bill C-15? There are too many questions left unanswered.
The study of Bill C-15 has been a roller-coaster ride for me, and I wish to recognize the immense privilege I have as a non-indigenous person in pursuing this study. It has been difficult to see the infighting and division among people I look up to, among some of my personal heroes. I want to say for the record that it is okay to support the bill, and it is okay to reject it. What is not okay is ignoring our role and responsibilities as treaty people and treating each other with disrespect, which is a legacy that remains, with or without this bill.
Finally, whether Bill C-15 receives royal assent or not will not determine the future for my children. They are Wolastoqiyik. They are people of the beautiful and bountiful river. They are rooted to this land. They know who they are, and they know their rights.
Madame la Présidente, j’aimerais commencer par reconnaître que je parle aujourd’hui depuis le territoire non cédé de Wolastoqiyik. J’ai déjà parlé à la Chambre de l’importance d’une telle reconnaissance et, surtout, des mesures qui doivent l’accompagner.
Il n’y a jamais eu de moment plus important pour le souligner que durant notre débat sur le projet de loi C-15, une loi visant à mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ici au Canada, dans un pays colonial, où les terres ont été extorquées. En plus des menaces et de la force, des efforts ont été déployés pour exterminer et ensevelir les peuples originaires de cette terre. Ces efforts ont échoué. Au lieu de cela, ils ont semé des graines, et ce que nous voyons aujourd’hui est une récupération, l’avènement d’une nouvelle ère. Le temps des réparations est venu.
Bon nombre de mes collègues à la Chambre savent que mes enfants sont autochtones. J’ai également travaillé en étroite collaboration avec des centaines de jeunes Autochtones en tant qu’enseignante. Ils ont constamment influencé mon travail. Lorsque je pense à voter sur ce projet de loi, je me demande à quoi ressemblera leur monde dans cinq ans, dans dix ans et pour les générations suivantes, avec ou sans l’adoption du projet de loi C-15.
Le projet de loi C-15 introduit dans le droit canadien la notion de plan d’action national pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, avec des mécanismes de rapport annuel. Il est important de noter que les détails de ces mesures ne sont pas précisés. Cela a entraîné de l’incertitude et la manifestation d’une méfiance bien légitime à l’égard du gouvernement.
Ce que le projet de loi C-15 fait bien, c’est de présenter un préambule robuste avec un langage ambitieux et franchement incroyable. Il comprend des énoncés de valeurs qui reconnaissent la discrimination systémique, et maintenant le racisme, grâce à un amendement important. Il reconnaît l’autodétermination des peuples autochtones, y compris la reconnaissance de leurs systèmes juridiques. Il dit même que « le gouvernement du Canada rejette toute forme de colonialisme et s’est engagé à promouvoir des relations qui soient fondées sur la bonne foi et sur les principes de justice, de démocratie, d’égalité, de non-discrimination, de bonne gouvernance et de respect des droits de la personne ».
Peut-on prendre ces mots au pied de la lettre, ou de bonne foi, comme le proclame le projet de loi? Les critiques du projet de loi C-15 sont nuancées. Le problème le plus évident est que la notion de bonne foi elle-même repose sur un fondement fragile. Pour un projet de loi qui consacre la notion de consentement libre, préalable et éclairé, la consultation fait cruellement défaut. Je sais que c’est un point contesté, mais je dois dire que je crois qu’elle a fait défaut.
Il ne suffit pas d’organiser des réunions à huis clos avec des organismes ou des organisations nationales. Les titulaires de droits individuels ont le droit d’être entendus et d’influencer une loi dont les conséquences sont si importantes. Tous les Canadiens, les Québécois et les peuples autochtones de ce pays doivent comprendre la déclaration et ce que cela signifie vraiment de l’affirmer en tant qu’instrument international universel des droits de la personne.
Un problème plus complexe que d’aucuns voient dans ce projet de loi est que les peuples autochtones sont fatigués de la manipulation. Les droits des autochtones sont inhérents. Les gens naissent avec ces droits et personne ne peut les leur enlever. Ces droits existent depuis des temps immémoriaux, et pourtant l’histoire canadienne présente les choses comme si les peuples autochtones avaient reçu ces droits avec l’entrée en vigueur de la Loi constitutionnelle de 1982. C’est une belle idée, mais elle passe à côté de centaines d’années de colonialisme et d’abus ancrés dans la doctrine de la découverte. Les notions selon lesquelles la Couronne possède la souveraineté sur les peuples autochtones, que les lois et traditions juridiques autochtones n’ont pas leur place et que la Couronne détient le titre ultime sur les terres détenues en fiducie sous-tendent l’ensemble du droit canadien. Elles sont ancrées dans la Charte canadienne et elles ont imposé aux peuples et aux nations autochtones le fardeau d’établir leurs droits devant les tribunaux canadiens.
Le projet de loi C-15 ne parvient pas non plus à consacrer une approche fondée sur les distinctions pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones au Canada et se présente plutôt comme une loi qui met tous les autochtones dans le même panier et fait fi de l’incroyable diversité des nations autochtones. Il est possible que le projet de loi C 15 soit un outil dans la trousse à outils de futurs procès, mais je me demande ce que l’avenir réserve au Canada et aux nations autochtones. Nous préparons-nous à des années de batailles juridiques coûteuses? Demandons-nous une fois de plus aux peuples autochtones d’assumer le fardeau de la preuve dans la protection de leurs droits inhérents collectifs?
Qu’adviendra-t-il du différend sur la pêche des Mi’kmaq, dont la nouvelle saison doit commencer en juin? Les pêcheurs et leurs dirigeants ont dû faire appel aux Nations Unies pour être protégés contre la violence et l’intimidation racistes. L’adoption du projet de loi C-15 empêchera-t-elle que cela se produise? Rappellera-t-elle aux pêcheurs non autochtones leurs obligations en vertu des traités, l’histoire de leur installation à Unama’ki? Si l’on se fie à la loi de la Colombie-Britannique sur la Déclaration des Nations unies, malheureusement, je ne pense pas que ce sera le cas.
J’aimerais prendre un instant pour parler de mon parcours tout au long de l’étude de ce projet de loi. J’ai d’abord rencontré le Grand Conseil Wolastoqiyik, sous la direction du grand chef Spasaqsit Possesom et des grands-mères Wolastoqiyik. Mon étape suivante a été de rencontrer l’Alliance abénaquise pour la paix et l’amitié.
J’ai pris connaissance de nombreuses analyses et interprétations. J’ai rencontré ma collègue de Winnipeg-Centre pour en savoir plus sur le travail de Romeo Saganash dans le cadre du projet de loi C-262. J’ai rencontré des dirigeants locaux. J’ai rencontré des intervenants du centre d’amitié local. J’ai rencontré l’Association des Iroquois et des nations alliées avec ma collègue de Vancouver-Granville. J’ai rencontré l’Assemblée des Premières Nations et le personnel du bureau du chef Bellegarde. J’ai écouté et j’ai appris.
Ma dernière rencontre a été encore une fois avec des grands-mères wolastoqiyik, des universitaires et des chefs de file de ma circonscription. J’encourage tous les membres de la Chambre à solliciter aussi des conseils de cette nature.
Ces voix critiques de Fredericton, mes mentors et mes alliés les plus fiables sont d'avis que le projet de loi C-15 devrait être rejeté à l'étape de la troisième lecture. Ce n’est pas facile pour moi. Le Parti vert du Canada souscrit à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et nous avons fait campagne pour lui donner force de loi. Cependant, ce n’est pas ce que le projet de loi C-15 accomplirait.
On me dit de célébrer le projet de loi C-15, car il établit les normes minimales en matière de dignité et de droits de la personne pour les Autochtones. Or, les Autochtones possèdent déjà ces droits: des droits garantis par la Charte. Ils ont déjà leur titre de propriété sur leurs terres et le droit de chasser et de pêcher pour assurer leur subsistance. Ils jouissent déjà du droit à l’autodétermination. Ce sont les Canadiens qui ont du mal à respecter ces droits, et le Canada ne les fait pas respecter.
En tant que nation, nous avons la responsabilité morale, légale et fiduciaire de respecter nos lois. Cependant, nous enfreignons ces lois afin de dominer les nations autochtones, et il reste beaucoup à faire pour démanteler ces systèmes et ces structures d’oppression qui nous ont menés là. Il n’y a pas de solution facile, comme adopter le projet de loi C-15 pour cocher la case de la réconciliation.
Nous avions l'occasion rêvée de renouveler les relations avec les peuples autochtones dans le respect et la coopération. Pour y arriver, il fallait mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones avec clarté. C'est ainsi que le Canada et les nations autochtones souveraines seraient capables de poursuivre leur chemin chacun dans son canoë, comme nous l'enseigne la ceinture wampum à deux rangs.
Nous sommes en 2021, et il est temps de regarder la réalité en face. Nous ne pourrons pas nous réconcilier si nous ne sommes jamais conciliants. Nous ne pourrons que nous employer à réparer les dommages. Une partie essentielle de ces réparations consiste à respecter le premier traité qui nous régit tous en tant qu’humains: le traité avec la terre et avec notre planète. Nous oublions trop souvent l’interdépendance des êtres vivants, de même que notre rôle et notre responsabilité dans la préservation de la terre où nous habitons, dans l'intérêt des générations futures. Nous assistons aujourd'hui à une consommation effrénée des ressources.
Le projet de loi comporte un élément qui tient compte du développement durable, mais nous devons en réévaluer le sens dans le cours de la discussion actuelle. Quelle est la valeur de la protection des forêts anciennes, de la sécurité alimentaire et de la sécurité culturelle? Comment allons-nous évaluer le degré de réussite du projet de loi C-15? Trop de questions restent sans réponse.
L’étude du projet de loi C-15 a été riche en émotions. Je suis consciente de l’immense privilège que j’ai, en tant que personne non autochtone, de participer à cette étude. Il a été difficile d’être témoin des luttes intestines et des divisions entre des personnes que j’admire, entre certains de mes héros personnels. Je précise qu'il est tout aussi correct d'appuyer le projet de loi que de le rejeter. Ce qui est inacceptable, c’est d’ignorer notre rôle et nos responsabilités en tant que signataires de traités et de nous manquer mutuellement de respect. C'est là un héritage qui se perpétue, indépendamment du projet de loi.
Enfin, que le projet de loi C-15 reçoive ou non la sanction royale ne déterminera pas l’avenir de mes enfants. Ils sont wolastoqiyik. Ils sont du peuple du beau et généreux fleuve. Ils sont enracinés dans cette terre. Ils savent qui ils sont, et ils connaissent leurs droits.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-14 13:41 [p.7260]
Madam Speaker, it is a reiteration of what we have heard a little about in this House, a more hands-off approach. Indigenous leadership and government structures are ready to lead in their own right. That is what self-determination means.
The United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples is an excellent international covenant, and I stand by those principles. However, the bill is a plan to implement the plan and to enshrine it into law, so it just does not go far enough.
The consultation piece is highly debated, and it is a hot topic. The people in my riding have not had adequate consultation. They should be the ones to steer the direction of what real reconciliation would look like.
Madame la Présidente, je pense à une réaffirmation de ce dont nous avons un peu entendu parler ici, une approche moins interventionniste. Les dirigeants autochtones sont prêts à gouverner de plein droit et disposent des structures gouvernementales pour ce faire. Voilà ce qu'on entend par autodétermination.
La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones est un excellent pacte international, et je souscris à ces principes. Cependant, le projet de loi est un plan visant à mettre en œuvre le plan et à l’inscrire dans la loi. Il ne va tout simplement pas assez loin.
Le document de consultation fait l'objet de débats houleux, et c’est un dossier chaud. Les citoyens de ma circonscription n’ont pas été suffisamment consultés. Ce sont eux qui devraient déterminer à quoi ressemblerait une véritable réconciliation.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-14 13:43 [p.7260]
Madam Speaker, I must reiterate my respect, as well, for Romeo Saganash and the work he put in. I have to say, in the extensive conversations I have had in my home province of New Brunswick with the community members and inherent rights holders, they do not know what this bill means. They do not know what the implications are and they have not had adequate time to study the bill for themselves. These are scholars, activists and leaders. To say there has been extensive consultation, and to talk to actual indigenous people on the ground, who have not been consulted, does not add up to me. My role here is to represent Fredericton, and that is what I am doing.
Madame la Présidente, je veux répéter à quel point je respecte Romeo Saganash et tout le travail qu'il a accompli. Je dois dire que, lors des nombreuses conversations que j'ai eues dans ma province, le Nouveau-Brunswick, avec les membres de la communauté et avec les détenteurs de droits inhérents, ces gens m'ont dit ne pas savoir ce que signifierait l'adoption de ce projet de loi. Ils ne savent pas quels seront les effets de ce dernier et ils n'ont pas eu le temps de l'étudier adéquatement. On parle d'universitaires, de militants et de dirigeants. Après avoir discuté avec les Autochtones sur le terrain qui disent ne pas avoir été consultés, je vois mal comment on peut prétendre qu'il y a eu de vastes consultations. Mon rôle est de représenter la circonscription de Fredericton, et c'est ce que je fais.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-14 13:44 [p.7260]
Madam Speaker, I do not know how much solace it brings me to be in agreeance with the Conservative Party of Canada on some of these issues.
I will go back to that consultation piece. The people I care about, who I speak to on a daily basis, have not had that thorough consultation. He is right that there were important amendments brought forward, and not all were adopted, including that important one about distinctions-based rights and the diversity that exists across this country. To say that there is consensus—
Madame la Présidente, je ne sais pas si je peux trouver quelque réconfort dans le fait d'être d'accord avec le Parti conservateur du Canada sur certains points.
Revenons sur la question des consultations. Les gens qui me tiennent à coeur, et auxquels je parle quotidiennement, n'ont pas été consultés de manière approfondie. Le député a signalé, à juste titre, que des amendements substantiels ont été proposés, mais qu'ils n'ont pas tous été adoptés, y compris un amendement important sur les droits fondés sur les distinctions et la diversité au Canada. Affirmer qu'il existe un consensus...
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-05-13 10:11 [p.7150]
Mr. Speaker, I rise today on behalf of the communities across Canada that feel that the government has left them behind.
After extensive work at committee, we have issued a dissenting report here today in response to a report that perpetuates the neglect and indifference faced by communities across Canada by the current government and the fisheries minister. After nearly half a decade of mismanagement, fisheries in southwestern Nova Scotia are at a tipping point. As a committee and as elected representatives of these communities, we will not stand idly by.
Rather than inviting all parties to one table to build a common understanding of interests, rights and laws, the minister has failed to respond to escalating tensions and uncertainty that have developed under her leadership. The government's continued failures are eroding decades of relationship-building established with the Marshall decision and, to this day, are failing to maintain the important dialogue with everyone involved.
As the official opposition, we will continue to call on the minister to fulfill her duties and responsibilities as laid out in Marshall and take immediate action to resolve the current situation. From coast to coast, our communities are at stake, and we will not stop fighting for them.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au nom des collectivités de partout au Canada qui estiment que le gouvernement les a laissées tomber.
Après une étude exhaustive menée par le comité, nous avons présenté aujourd'hui un rapport dissident en réponse à un rapport qui perpétue la négligence et l'indifférence que le gouvernement actuel et la ministre des Pêches infligent à des collectivités de partout au pays. Après avoir fait l'objet d'une mauvaise gestion pendant près de cinq ans, les pêches du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse sont à la croisée des chemins. En tant que membres du comité et en tant que représentants élus de ces collectivités, nous ne resterons pas les bras croisés.
Au lieu de réunir toutes les parties afin d'en arriver à une compréhension commune des intérêts, des droits et des lois en jeu, la ministre n'a pas su empêcher l'escalade des tensions et la montée de l'incertitude sous sa direction. Les échecs répétés du gouvernement affaiblissent les relations qui se sont développées depuis des décennies à la suite de l'arrêt Marshall. À ce jour, le gouvernement ne réussit toujours pas à maintenir le dialogue important entre toutes les parties concernées.
L'opposition officielle continuera à demander à la ministre de s'acquitter de ses devoirs et responsabilités comme le prévoit l'arrêt Marshall et d'agir immédiatement pour régler la situation actuelle. D'un océan à l'autre, nos collectivités sont en jeu, et nous ne cesserons jamais de nous battre pour elles.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 10:56 [p.7156]
Madam Speaker, I am here today to discuss the motion presented by my hon. friend from La Prairie on the possibility of a pandemic election.
Let me begin by saying our focus as a government, since the beginning of the pandemic, has been on delivering for Canadians. Canadians expect their Parliament to work to deliver for them through the pandemic and, indeed, over the past many months, the government has done just that.
The government has no interest in an election. We have repeatedly said that. The Prime Minister has said that. However, as the House is well aware, an election could happen at any time in a minority Parliament. It is our responsibility as parliamentarians to be prepared for such a scenario, which is why the government introduced, following a report from the Chief Electoral Officer of Canada, Bill C-19, which would allow for temporary amendments to the Canada Elections Act in the context of a pandemic.
We agree with the opposition that holding an election during a pandemic would be unfortunate without first implementing these provisions that would ensure that Canadians are able to vote in a way that is safe and secure. The opposition has demonstrated a reckless disregard for the health and safety of Canadians in recent weeks. It has voted no confidence in the government 14 times, which is 14 times in favour of an immediate election. If the opposition feels strongly about not taking Canadians to the polls, perhaps it should stop voting for an immediate election.
The government wants the House of Commons to work constructively, as it has over the past number of months. Part of that includes a timely study of Bill C-19 to ensure that if an election were held, the obvious desire of many opposition members, it would be safe and secure, and accessible to as many electors as possible.
We are ready to work with all parliamentarians to ensure that these temporary changes to the Canada Elections Act address our collective goals, but that requires the opposition to also work constructively at parliamentary committees. The current tactics by the opposition to paralyze the work in the House and in committees can sometimes be nothing short of dysfunctional.
Allow me to quote the Right Hon. Stephen Harper, who said, “It's the nature of the opposition to oppose the government but at the same time I hope we can concentrate our efforts on real issues, issues of public policy.”
Every responsible prime minister has to make a decision on the effective functioning of Parliament. I would encourage our colleagues in opposition to focus, as the government has, on delivering real results for Canadians. From investing in PPE to increasing capacity for testing and tracing and delivering more than 20 million vaccine doses for Canada, we have spared no effort in fighting the pandemic and providing support to those most affected by it.
A team Canada approach is clearly the best way of beating COVID-19 and keeping Canadians safe and healthy. I would urge my colleagues in the House to continue to work productively in our shared work to protect and support Canadians.
I would like to touch briefly, as the motion compels us to, on the situation in Quebec over the last year. The COVID-19 pandemic has had widespread and unprecedented effects on Canadians, including, of course, Quebeckers. That is why our government has provided significant support to all the provinces and territories, including Quebec.
Under the safe restart agreement, Quebec will receive over $3 billion for necessary measures like rapid testing, contact tracing, help for municipalities and public transportation, as well as child care services for parents returning to work.
In addition, through the safe return to class fund, Quebec will receive over $432 million, and Quebec's funding allocation under the new COVID-19 resilience stream, which is part of the infrastructure program, is also over $432 million.
Finally, over two million Quebeckers applied for the CERB.
I believe our support for Canadians throughout this pandemic has been clear, and we are grateful to the opposition parties that have helped us put forward these programs that have benefited so many Canadians.
This motion also presents an opportunity to discuss the measures in Bill C-19, which would help ensure that if Canadians go to the polls while Canada is in the midst of the COVID-19 pandemic, they could do so with the full confidence in their safety and security and the integrity of the election. I am optimistic we can find similar support from the opposition for many of these common-sense measures. I note that all opposition parties voted in favour of the bill at second reading.
From the earliest days of the pandemic last year, electoral administrators across the country began to consider how to hold elections that would be safe for both electoral workers and volunteers and that would maintain the high stands of integrity that Canadians expect. Since March 2020, general elections have been held in four provinces and one territory. COVID-19 may have restricted many aspects of life in Canada, but elections carried on, albeit modified, and with the safety interests of everyone in mind. Additionally, the Chief Electoral Officer of Canada oversaw the administration of two federal by-elections in Toronto in October, 2020.
Bill C-19 is based on the October 2020 recommendations of the Chief Electoral Officer regarding holding an election in the context of a pandemic and the essential work of our colleagues, who carried out a study on the same topic.
Bill C-19 contains four measures that I will explain in greater detail: a three-day polling period, the safe administration of the vote to residents of long-term care facilities, increased adaptation powers for the Chief Electoral Officer, and the strengthening of measures related to mail-in voting.
Before I move onto these measures, I would like to highlight the unique nature of the legislative changes outlined in Bill C-19. I will reiterate that none of these proposed amendments would be permanent amendments to the Canada Elections Act, and that the bill does include a sunset clause. These measures are written so that they will cease to be in effect six months after the Chief Electoral Officer, following consultation with the Chief Public Health Officer, determines these measures are no longer necessary.
As we have seen throughout the country, this pandemic has not stopped Canadians from expressing their democratic rights. It is our role as elected representatives to ensure that if the time came for Canadians to go back to the polls, they would be able to do so in a manner of their preference and be assured of their safety and the health of their communities.
In every modern general election and by-election, the Chief Electoral Officer has been provided with adaptation powers that can be applied to the Canada Elections Act to ensure that electors can exercise their right to vote. These adaptation powers can assist in running elections in the event of an emergency or other unforeseen circumstances.
The Chief Electoral Officer exercised this power in the last election, for one to allow workers temporarily residing outside their electoral districts to vote. However, the ongoing uncertainty generated by the current pandemic justifies broadening the grounds for adapting the act. This bill would strengthen the Chief Electoral Officer's power to adapt provisions of the Canada Elections Act to ensure the health and safety of electors and election officials, including volunteers.
This would enable them to put in place protective measures in polling places to minimize the spread of COVID-19. These measures are particularly important when considering that Canada's election workforce largely skews toward an older cohort that we know are particularly vulnerable to COVID-19.
These adaptation measures will help support another key measure outlined in Bill C-19, which is the extension of the polling period from a single Monday to three days.
To facilitate physical distancing at polling stations, this bill provides for two additional polling days consisting of the Saturday and Sunday before the traditional voting day on Monday. This measure would reduce the number of people in a polling station at any given time. It will be particularly useful in ridings where public health authorities have established strict limits on the number of people allowed in public places.
We have heard from some colleagues that the three-day voting period is too much time or that the election should be held either only on the Monday or only on the weekend. From work and family obligations to religious observance to the need to access adequate child care or public transportation, there are a number of reasons somebody may have difficulty reaching the polls. The three-day polling period would provide the Chief Electoral Officer and local election officials greater freedom in identifying adequate and accessible polling places.
During an election period, Elections Canada becomes Canada's single-largest employer. Over 250,000 workers were hired for the 2019 election. While Bill C-19 does not address the challenge of electoral worker recruitment, I would like to emphasize a change that was made through the Elections Modernization Act in 2018 that would allow Elections Canada to hire 16 and 17 year olds as election workers.
I would now like to turn to another key part of the bill, which I know interests all colleagues, and it is the way to protect some of Canada's most vulnerable people to exercise their democratic right to vote. Across Canada, long-term care facilities have been hit hard by COVID-19. Even with rising vaccination rates, these facilities must still be protected against the threat of the virus.
Bill C-19 would make it easier for residents of long-term care homes, who are particularly vulnerable and have borne the brunt of the pandemic, to exercise their right to vote safely. Bill C-19 provides for a 13-day period prior to polling day that would facilitate the administration of votes in these facilities. This period would enable Elections Canada to coordinate with long-term care home staff to ensure residents could vote safely.
As it currently stands, election workers travel from one facility to the next administering the vote only on election day. The safety implications of this practice are obvious in the context of COVID-19, and were highlighted also by the Chief Electoral Officer of Canada as a challenge in his special report last October.
The flexibility of this 13-day period would allow Elections Canada to work closely with individual facilities to find dates and times that would be most convenient and safe for residents to vote. These facilities are essential to the safety of Canadians and these flexibilities will also assist vulnerable persons.
If there were to be a general election during the pandemic, the Chief Electoral Officer expects we would see an increase in the number of mail-in ballots, possibly as high as five million ballots. Indeed, we saw a significant rise in mail-in ballots in British Columbia's October 2020 general election and in the United States presidential election last November.
Mail-in voting is safe and secure for Canadians to exercise their democratic rights. The electors in Canada have long had the ability to vote by mail, but in recognition of its clear importance during a pandemic, Bill C-19 introduces measures to ensure that the mail-in ballot system in Canada is as simple and as accessible as possible.
Currently, registration to vote by mail can only be done through the mail or in person. Bill C-19 would allow electors to register online for the first time. I should note that providing this option would not inhibit those without access to the Internet to register to vote by mail or in person. By allowing online registration, we would simply be giving Canadians one more option to register to vote.
The bill proposes the installation of secure reception boxes at all polling stations and returning officers' offices. This way, people who are not able to mail in their ballots will have a way to submit them securely. These measures will ensure that, should an election be required during a pandemic, it will be more safe and secure and will give electors as many options as possible to exercise their democratic right.
My final comment on mail-in ballots is for colleagues who have expressed a concern whether the expected influx of special ballots could lead to delays in the counting or the announcing of the election results. I can assure the House that we have heard from the Chief Electoral Officer and he does not expect any delays in the results of a general election based on the increase of mail-in ballots.
The pandemic has affected every aspect of the lives of Canadians. No one has been spared the incredible difficulties of the past year, yet we have also seen the remarkable resilience of Canadians. We have seen that Canadians have not been stopped from exercising their democratic rights in British Columbia, Saskatchewan, Newfoundland and Labrador, Yukon, and even in my home province of New Brunswick. Our role in the House should be to ensure that, if required, Canadians are able to carry out their democratic rights in a way that ensures their personal safety and the public health of their communities as well.
If the opposition members are going to continue to vote non-confidence in the government, it is irresponsible for them not to work with the government to ensure these measures are in place to protect Canadians. The current hyper-partisanship of the opposition risks paralyzing the agenda of the government and the supports we urgently need to put in place to help Canadians. While we have no desire to go to the polls, the Prime Minister, as any responsible Prime Minister in a minority Parliament, needs to understand when he has and when he does not have the confidence of the House and be able to act accordingly.
Madame la Présidente, je suis ici pour débattre de la motion présentée par mon ami de La Prairie sur l’éventualité d’une élection en cas de pandémie.
Permettez-moi de commencer en disant que, depuis le début de la pandémie, notre gouvernement s’est efforcé de répondre aux besoins des Canadiens. Les Canadiens s’attendent à ce que leur Parlement s’efforce de les aider tout au long de la pandémie et, en effet, au cours des derniers mois, c’est ce que le gouvernement a fait.
Le gouvernement n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait des élections. Nous l’avons dit à plusieurs reprises. Le premier ministre l’a dit. Cependant, comme la Chambre le sait bien, une élection peut survenir à tout moment dans un parlement minoritaire. Il nous incombe, en tant que parlementaires, de nous préparer à une telle éventualité. C’est pourquoi, à la suite d’un rapport du directeur général des élections du Canada, le gouvernement a présenté le projet de loi C-19, qui permettrait de modifier temporairement la Loi électorale du Canada dans le contexte d’une pandémie.
Nous convenons avec l’opposition qu’il serait malheureux de tenir une élection pendant une pandémie sans d’abord mettre en œuvre ces dispositions qui permettraient aux Canadiens de voter en toute sécurité. L’opposition a fait preuve d’un mépris total pour la santé et la sécurité des Canadiens au cours des dernières semaines. Elle a formulé 14 fois un vote de défiance, ce qui signifie qu’elle a voté 14 fois pour une élection immédiate. Si l’opposition tient à ce que les Canadiens ne se rendent pas aux urnes, elle devrait peut-être cesser de voter pour des élections immédiates.
Le gouvernement veut que la Chambre des communes travaille de façon constructive, comme elle l’a fait au cours des derniers mois. Cela comprend notamment une étude opportune du projet de loi C-19 afin de faire en sorte que, si une élection devait se tenir, ce que souhaitent manifestement de nombreux députés de l’opposition, elle serait sûre et sécurisée, et accessible au plus grand nombre d’électeurs possible.
Nous sommes prêts à travailler avec tous les parlementaires pour faire en sorte que ces changements temporaires à la Loi électorale du Canada répondent à nos objectifs collectifs, mais cela exige que l’opposition travaille également de façon constructive au sein des comités parlementaires. Les tactiques actuelles de l’opposition visant à paralyser le travail à la Chambre et dans les comités ne sont parfois rien de moins que dysfonctionnelles.
Permettez-moi de citer le très honorable Stephen Harper, qui a dit: « C’est dans la nature de l’opposition de s’opposer au gouvernement, mais en même temps, j’espère que nous pourrons concentrer nos efforts sur les vraies questions, les questions de politique publique. »
Tout premier ministre responsable doit décider du bon fonctionnement du Parlement. J’encourage nos collègues de l’opposition à viser, comme l’a fait le gouvernement, l’obtention de résultats concrets pour les Canadiens. Qu’il s’agisse d’investir dans de l'équipement de protection individuelle, d’accroître la capacité de dépistage et de recherche des contacts ou de livrer plus de 20 millions de doses de vaccin dans le Canada, nous n’avons ménagé aucun effort pour lutter contre la pandémie et apporter un soutien aux personnes les plus touchées.
Une approche d’Équipe Canada est clairement la meilleure façon de vaincre la COVID-19 et de maintenir la sécurité et la santé des Canadiens. Je demande instamment à mes collègues de la Chambre de continuer à travailler de manière productive dans le cadre de notre travail commun pour protéger et soutenir les Canadiens.
Maintenant, j'aimerais discuter brièvement, comme la motion nous l'impose, de la situation au Québec au cours de la dernière année. La pandémie de COVID-19 a eu des effets étendus et sans précédent sur les Canadiens, y compris les Québécois, évidemment. Cela a amené notre gouvernement à fournir un soutien important à l'ensemble des provinces et des territoires, dont le Québec.
En vertu de l'Accord sur la relance sécuritaire, le Québec recevra plus de 3 milliards de dollars pour, entre autres mesures essentielles, des tests de dépistage rapide et la recherche de contacts, les municipalités et le transport en commun, ainsi que les services de garde d'enfant pour ceux qui retournent au travail.
De plus, en vertu du Fonds pour une rentrée scolaire sécuritaire, le Québec recevra plus de 432 millions de dollars, et l'allocation du Québec en vertu du nouveau volet Résilience à la COVID-19, qui fait partie du programme d'infrastructure, est également de plus de 432 millions de dollars.
Enfin, il y a eu plus de deux millions de demandes au Québec pour la Prestation canadienne d'urgence.
Je crois que le soutien que nous avons offert aux Canadiens tout au long de cette pandémie a été évident, et nous sommes reconnaissants aux partis de l’opposition qui nous ont aidés à mettre en place ces programmes dont tant de Canadiens ont bénéficié.
Cette motion offre également l’occasion de discuter des mesures prévues dans le projet de loi C-19. Elles contribueraient à garantir que si les Canadiens devaient se rendent aux urnes alors que le Canada est en pleine pandémie de COVID-19, ils pourraient le faire en toute confiance en ce qui concerne leur sécurité et l’intégrité de l’élection. J’ai bon espoir que nous pourrons compter sur un soutien similaire de la part de l’opposition pour bon nombre de ces mesures qui relèvent du bon sens. Je constate que tous les partis d’opposition ont voté pour le projet de loi en deuxième lecture.
Dès les premiers jours de la pandémie l’an dernier, les administrateurs des élections de tout le pays ont commencé à réfléchir à la façon de tenir des élections en toute sécurité pour les travailleurs et les bénévoles, tout en maintenant les normes élevées d’intégrité auxquelles les Canadiens s’attendent. Depuis mars 2020, des élections générales ont eu lieu dans quatre provinces et un territoire. La COVID-19 a peut-être restreint de nombreux aspects de la vie au Canada, mais des élections ont encore lieu, quoique sous une forme modifiée, et en tenant compte des intérêts de chacun en matière de sécurité. De plus, le directeur général des élections du Canada a supervisé l’administration de deux élections fédérales partielles à Toronto en octobre 2020.
Le projet de loi C-19 s'appuie sur les recommandations émises en octobre 2020 par le directeur général des élections concernant le vote dans le contexte d'une pandémie, ainsi que sur le travail essentiel de nos collègues qui ont réalisé une étude sur la tenue d'une élection dans le contexte d'une pandémie.
Le projet de loi C-19 contient quatre éléments que je vais expliquer en détail: une période de scrutin de trois jours, le déroulement du scrutin en toute sécurité pour les résidents des centres de soins de longue durée, des pouvoirs d'adaptation accrus pour le directeur général des élections et le renforcement des mesures relatives au vote par correspondance.
Avant d’aborder ces mesures, j’aimerais souligner la nature exceptionnelle des modifications législatives prévues dans le projet de loi C-19. Je répète qu’aucune des modifications proposées ne constituerait une modification permanente de la Loi électorale du Canada, et que le projet de loi comporte une disposition de caducité. Ces mesures sont rédigées de manière à ce qu’elles cessent d’être en vigueur six mois après que le directeur général des élections, après avoir consulté l’administratrice en chef de la santé publique, détermine que ces mesures ne sont plus nécessaires.
Comme nous l’avons vu à la grandeur du pays, cette pandémie n’a pas empêché les Canadiens d’exercer leurs droits démocratiques. C’est notre rôle, comme représentants élus, de veiller à ce qu’ils puissent le faire de la manière qu’ils préfèrent, si le moment est venu pour les Canadiens de retourner aux urnes, et être assurés de leur sécurité et de la santé de leur collectivité.
Dans toutes les élections générales et partielles modernes, le directeur général des élections s’est vu conférer des pouvoirs d’adaptation qui peuvent être appliqués à la Loi électorale du Canada afin que les électeurs puissent exercer leur droit de vote. Ces pouvoirs d’adaptation peuvent faciliter la tenue d’élections en cas d’urgence ou d’autres circonstances imprévues.
Aux élections précédentes, le directeur général des élections a exercé ce pouvoir, entre autres pour permettre aux travailleurs résidant temporairement à l'extérieur de leur circonscription de voter. Cependant, l'incertitude de la pandémie actuelle justifie l'élargissement des motifs pour lesquels la loi peut être adaptée. Le projet de loi renforcerait les pouvoirs d'adaptation du directeur général des élections afin de lui permettre d'adapter les dispositions de la Loi électorale du Canada pour assurer la santé et la sécurité des électeurs et du personnel électoral, y compris les bénévoles.
Il lui permettrait de mettre en place des mesures de protection dans les bureaux de scrutin afin de réduire la propagation de la COVID-19. Ces mesures sont particulièrement importantes quand on songe au fait que, lors d'élections fédérales, le personnel électoral est largement composé d'aînés qui, nous le savons, sont particulièrement vulnérables à la COVID-19.
Ces mesures d'adaptation contribueront à soutenir une autre mesure clé du projet de loi C-19, soit le prolongement de la période de scrutin, qui passerait du lundi seulement à trois jours.
Afin de faciliter la distanciation physique dans les bureaux de vote, le projet de loi propose d'ajouter deux jours de scrutin supplémentaires, soit le samedi et le dimanche précédant le jour du scrutin traditionnel du lundi. Cette mesure diminuerait le nombre de personnes présentes aux bureaux de scrutin à un moment précis. Elle sera particulièrement utile dans les circonscriptions où les autorités de santé publique ont établi des limites strictes sur le nombre de personnes permises dans les lieux publics.
Certains collègues ont dit qu'une période de scrutin de trois jours, c'est trop long, ou encore que la période de scrutin devrait avoir lieu soit seulement le lundi, soit pendant la fin de semaine. Une foule de raisons peuvent expliquer le fait qu'une personne puisse avoir de la difficulté à aller voter: le travail, des obligations familiales, des motifs religieux, la nécessité d'avoir accès à des services de garde d'enfants ou à des transports publics adéquats, et j'en passe. La période de scrutin de trois jours offrirait davantage de souplesse au directeur général des élections et aux responsables électoraux locaux pour déterminer des lieux de scrutin adéquats et accessibles.
Pendant une période électorale, Élections Canada devient le plus important employeur au pays. Plus de 250 000 travailleurs ont en effet été embauchés pour les élections de 2019. Même s'il n'est pas question du défi que pose le recrutement du personnel électoral dans le projet de loi C-19, j'aimerais souligner un changement qui a été apporté en 2018 grâce à la Loi sur la modernisation des élections: Élections Canada pourra dorénavant embaucher des travailleurs âgés de 16 et 17 ans.
J'aimerais maintenant aborder un autre élément clé du projet de loi, élément qui, je le sais, intéressera tous mes collègues. Il s'agit de la protection de personnes aptes à exercer leur droit de vote qui comptent parmi les plus vulnérables au Canada. Partout au pays, les établissements de soins de longue durée ont été durement touchés par la COVID-19. Malgré les taux de vaccination élevés, il est nécessaire de protéger ces établissements contre la menace du virus.
Le projet de loi C-19 faciliterait l'exercice du droit de vote de manière sécuritaire pour l'un des groupes les plus vulnérables et durement touchés par la pandémie, soit les personnes vivant dans des établissements de soins de longue durée. Le projet de loi C-19 établirait une période de 13 jours avant le début du scrutin pour faciliter l'administration du vote dans ces établissements. Cette période permettrait au personnel d'Élections Canada d'assurer une coordination avec le personnel des établissements de soins de longue durée de manière à s'assurer que les résidants peuvent voter en toute sécurité.
Selon la loi actuelle, les travailleurs d'élection ne se déplacent d'un établissement à l'autre pour administrer le vote que le jour du scrutin. Les répercussions de cette pratique sur la sécurité sont évidentes dans le contexte de la COVID-19. Le directeur général des élections du Canada a d'ailleurs souligné la difficulté qui en résulte dans son rapport spécial d'octobre dernier.
La souplesse de cette période de 13 jours permettrait à Élections Canada de travailler en étroite collaboration avec chaque établissement pour déterminer les dates et les heures les plus propices et les plus sûres auxquelles les résidants pourront voter. Ces établissements sont essentiels à la sécurité des Canadiens et cette souplesse aidera également les personnes vulnérables.
Si une élection générale est déclenchée pendant la pandémie, le directeur général des élections s'attend à ce que le nombre de bulletins de vote par correspondance augmente, peut-être même jusqu'à 5 millions. Nous avons effectivement constaté une hausse importante du nombre de bulletins de vote par correspondance lors de l'élection générale d'octobre 2020 en Colombie-Britannique et lors de l'élection présidentielle américaine de novembre dernier.
Le vote par correspondance permet aux Canadiens d'exercer leurs droits démocratiques en toute sécurité. Les électeurs canadiens ont depuis longtemps l'option de voter par correspondance; toutefois, compte tenu de l'importance évidente de ce mode de scrutin pendant une pandémie, le projet de loi C-19 prévoit des mesures visant à garantir que le système de vote par correspondance au Canada est le plus simple et le plus accessible possible.
À l'heure actuelle, l'inscription au vote par correspondance peut seulement se faire par la poste ou en personne. S'il était adopté, le projet de loi C-19 permettrait désormais aux électeurs de s'inscrire en ligne. Je précise au passage que cette nouvelle option n'empêcherait absolument pas les Canadiens qui n'ont pas accès à Internet de continuer à s'inscrire par la poste ou en personne. C'est juste qu'en autorisant les inscriptions en ligne, nous élargirons la gamme d'options s'offrant aux Canadiens.
Le projet de loi prévoit l'installation de boîtes de réception sécurisées dans tous les bureaux de scrutin et dans les bureaux des directeurs de scrutin. Cela permettra à celles et à ceux qui ne peuvent pas faire parvenir leur bulletin de vote par la poste de le déposer en toute sécurité. Ces mesures visent à assurer qu'une élection, si elle doit avoir lieu pendant une pandémie, sera plus sécuritaire et offrira aux électeurs le plus grand nombre de possibilités d'exercer leur droit démocratique.
La dernière partie de mon intervention sur le vote par correspondance s'adresse aux députés qui se demandent si le grand nombre de bulletins spéciaux pourrait retarder le décompte des voix ou l'annonce des résultats. Je peux tout de suite rassurer la Chambre: selon le directeur général des élections, le nombre élevé de bulletins de vote par correspondance ne devrait pas retarder l'annonce des résultats du scrutin.
La pandémie a complètement chamboulé la vie des Canadiens. Les difficultés ont été considérables, et personne n'a été épargné, mais cette année exceptionnelle aura aussi permis de mettre en lumière l'extraordinaire résilience des Canadiens. Chose certaine, la pandémie ne les a pas empêchés d'exercer leurs droits démocratiques en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Yukon et même dans ma province, le Nouveau-Brunswick. De notre côté, nous devons tout faire pour qu'en cas de besoin, les Canadiens puissent les exercer aussi au niveau fédéral, sans mettre leur santé et celle de leurs concitoyens en danger.
Si les députés de l'opposition continuent de ne pas vouloir accorder leur confiance au gouvernement, il est irresponsable de leur part de ne pas travailler de concert avec le gouvernement en vue de mettre en place ces mesures destinées à protéger les Canadiens. La partisanerie à outrance de l'opposition risque d'empêcher le gouvernement de mettre en œuvre son programme et d'offrir l'aide dont les Canadiens ont désespérément besoin. Nous ne souhaitons pas déclencher des élections, mais comme tout premier ministre responsable en situation minoritaire, le premier ministre doit déterminer quand il a ou n'a pas la confiance de la Chambre, et agir en conséquence.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:15 [p.7159]
Madam Speaker, I thank my colleague from Repentigny.
As a responsible government, we managed the legislative agenda in such a way as to protect Canadians during the pandemic. With the help of the opposition parties, we adopted measures to protect Canadians during the pandemic, and we are very proud of those measures.
However, the government cannot help but notice that the opposition parties, including the Bloc Québécois, regularly refuse to put their confidence in the government during votes, which could trigger an immediate election. I therefore find the Bloc Québécois's motion today to be a bit hypocritical.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de Repentigny.
Comme gouvernement responsable, nous avons géré l'agenda législatif de sorte à protéger les Canadiens dans le contexte d'une pandémie. Avec l'aide des partis d'opposition, nous avons adopté des mesures qui ont protégé les Canadiens dans le contexte de la pandémie, desquelles nous sommes très fiers.
Cependant, le gouvernement ne peut pas ne pas remarquer que les partis de l'opposition, dont le Bloc québécois, refusent régulièrement d'accorder leur confiance au gouvernement lors des votes, risquant ainsi le déclenchement immédiat d'élections. Je trouve donc que la motion du Bloc d'aujourd'hui est un peu hypocrite.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:16 [p.7159]
Madam Speaker, when my colleague from Sarnia—Lambton talks about prorogation, she is confusing the actions of Mr. Harper who prorogued the House of Commons to avoid confidence votes and added weeks and weeks of additional time to the parliamentary recess.
I am interested perhaps in my colleague from Sarnia—Lambton telling us in the House of Commons how many times she has voted no confidence and in favour of an immediate election since the pandemic began. Was it (a) one to four times; (b) five to nine times; (c) 10 to 14 times; or (d) more than 15 times? I suspect my colleague from Sarnia—Lambton has voted in favour of an immediate election more than 15 times since the pandemic began.
Madame la Présidente, lorsque ma collègue de Sarnia—Lambton parle de la prorogation, elle semble plutôt penser aux actions de M. Harper, qui avait prorogé la Chambre des communes afin d'éviter la mise aux voix de motions concernant des votes de confiance et qui ajoutait plusieurs semaines aux périodes de relâche parlementaire habituelles.
J'aimerais, si c'est possible, que ma collègue de Sarnia—Lambton dise à la Chambre des communes le nombre de fois où elle a voté contre des motions sur des votes de confiance, et donc pour le déclenchement immédiat d'élections, depuis le début de la pandémie. Est-ce que c'était a) de 1 à 4 fois, b) de 5 à 9 fois, c) de 10 à 14 fois, d) plus de 15 fois? D'après moi, ma collègue de Sarnia—Lambton a voté pour le déclenchement immédiat d'élection à plus de 15 reprises depuis le début de la pandémie.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:18 [p.7160]
Madam Speaker, I obviously share the member's view that the government needs to continue to work with all parliamentarians in the interests of protecting Canadians including the most vulnerable Canadians. I know her city of Winnipeg well. I know the riding of Winnipeg Centre. My colleague from Winnipeg North often discusses with us the challenges that people in that great city face. That is why our government, including the Minister of Health, is constantly looking at ways that we can improve the protection and the safety and security of Canadians.
My colleague spoke of political games. Once again, I would draw to her attention that in a vote on the budget on the Bloc Québécois subamendment, which was a vote of confidence, a number of NDP members stood and voted no confidence in the government. Had that subamendment passed with some of the NDP members voting in favour of it, we would be in an immediate election today. I do not think my colleague would find that helpful for the people of Winnipeg Centre as well.
Madame la Présidente, je suis bien sûr d'accord avec la députée, le gouvernement doit continuer à collaborer avec tous les parlementaires pour protéger les Canadiens, y compris les plus vulnérables. Je connais bien sa ville, Winnipeg. Je connais la circonscription de Winnipeg-Centre. Ma collègue de Winnipeg-Nord nous parle souvent des difficultés qu'éprouvent les habitants de cette grande ville. C'est pourquoi le gouvernement, notamment la ministre de la Santé, cherche constamment des façons d'améliorer la protection et la sécurité des Canadiens.
Ma collègue a parlé de politicaillerie. J'attire de nouveau son attention sur le fait que, lors du vote sur le sous-amendement du Bloc québécois concernant le budget, qui était un vote de confiance, un certain nombre de députés du NPD n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement. Si le sous-amendement avait été adopté parce que certains députés du NPD avaient voté en faveur de celui-ci, des élections auraient été immédiatement déclenchées. Je ne crois pas que ma collègue estime qu'une telle chose ait été utile pour les habitants de Winnipeg-Centre non plus.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:20 [p.7160]
Madam Speaker, I want to thank my colleague from Kingston and the Islands for drawing attention to some of the hypocrisy we have seen in the House of Commons.
I remember the leader of the Bloc last summer saying that he was going to defeat the government. He wanted the Prime Minister to resign or he was going to defeat the government. Obviously, neither has happened. The Bloc Québécois has, as have the Conservatives, since the beginning of this conversation about a pandemic election, endeavoured to be both the pyromaniac and the fire chief.
I do not think Canadians are fooled by that kind of hypocrisy. They want government to focus on what is important for Canadians and that is exactly what our government has tried to do. I thank my colleague from Kingston and the Islands for his exceptional work in that regard as well.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Kingston et les Îles d'attirer l'attention sur l'hypocrisie que nous observons à la Chambre des communes.
Je me souviens que, l'été dernier, le chef du Bloc québécois a dit qu'il renverserait le gouvernement. Il réclamait la démission du premier ministre, sans quoi il renverserait le gouvernement. Manifestement, ni l'un ni l'autre de ces scénarios ne s'est réalisé. Depuis le début de ce dialogue sur la tenue d'élections en temps de pandémie, le Bloc québécois, tout comme le Parti conservateur, tente de tenir à la fois le rôle de pyromane et celui de chef des services d'incendie.
Je doute qu'une telle hypocrisie dupe les Canadiens. Ceux-ci veulent que le gouvernement se concentre sur ce qui est important pour eux, et c'est exactement ce que tente de faire le gouvernement. Je remercie d'ailleurs mon collègue de Kingston et les Îles de son travail exceptionnel à cette fin.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:23 [p.7160]
Madam Speaker, my hon. colleague claims he does not want an election. Perhaps he has not spoken with his leader.
I will ask in French the same question I asked in English. How many times has my colleague voted no confidence and in favour of an immediate election since the pandemic began 15 months ago? Was it (a) one to four times; (b) five to nine times; (c) 10 to 14 times; or (d) more than 15 times?
I suspect my colleague from the Bloc has voted in favour of an immediate election more than 15 times since the pandemic began. The Bloc's hypocrisy on the issue is obvious.
Madame la Présidente, mon honorable collègue prétend qu'il ne veut pas d'élections. Il n'a peut-être pas parlé à son chef.
Je reposerai en français la question que j'ai posée en anglais. Depuis de début de la pandémie, il y a 15 mois, combien de fois mon collègue a-t-il choisi de voter contre le gouvernement lors d'un vote de confiance, et donc, de voter en faveur d'une élection immédiate? Est-ce que c'est: a) une à quatre fois; b) cinq à neuf fois; c) dix à quatorze fois; d) plus de quinze fois?
J'ai bien peur que mon collègue du Bloc ait voté au moins 15 fois, depuis le début de la pandémie, en faveur d'une élection immédiate. On constate évidemment l'hypocrisie du Bloc à cet égard.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-13 11:23 [p.7161]
Madam Speaker, my hon. colleague from Beauport—Limoilou said that her leader just wants to be ready for an election, but does not really want one. Perhaps she could explain to him how dangerous it is to constantly vote against the government on confidence votes, which is basically a vote in favour of an immediate election. If what she says is true, the Bloc Québécois and its leader are on the wrong track. It is obvious that Bloc members want an election, which is why today's motion is a bit hypocritical.
Madame la Présidente, mon honorable collègue de Beauport—Limoilou dit que son chef veut simplement être prêt pour des élections, mais qu'il ne souhaite pas vraiment qu'elles aient lieu. Elle devrait donc peut-être lui expliquer le danger de continuellement voter contre le gouvernement lors d'un vote de confiance et de se prononcer en faveur d'une élection immédiate. Si ce qu'elle dit est vrai, je pense que le Bloc québécois et son chef sont sur la mauvaise piste. On constate que les députés du Bloc souhaitent qu'une élection ait lieu, et c'est pourquoi la motion d'aujourd'hui est un peu hypocrite.
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, today I would like to recognize all the academic achievements of all high school, college and university graduates for the year 2021, and congratulate them. They should be very proud of their accomplishments and their journey.
Despite this global pandemic, they have overcome the challenges and obstacles of life. With their determination, their dedication and their resilience, they still managed to finish this chapter of their lives. It is now the time to honour their success with their family and friends.
They have worked so hard to get here. This diploma is just the beginning of their own journey. The next page in their big book will be about their passion, imagination and creativity.
They must dare to believe in themselves, in their dreams and in their future. For those who continue their studies, we wish them a beautiful continuity. For the ones starting their career, we wish them great success.
Once again, I congratulate them on their graduations.
Monsieur le Président, aujourd'hui, je voudrais reconnaître tous les accomplissements scolaires de tous les finissants des écoles secondaires, des collèges et des universités de l'année 2021, et les féliciter. Ils peuvent être très fiers de leurs réalisations et de leur cheminement.
En dépit de la pandémie mondiale, ils ont surmonté les défis et les obstacles de la vie. Grâce à leur détermination, à leur dévouement et à leur résilience, ils ont tout de même réussi à terminer ce chapitre de leur vie. Le temps est venu de célébrer leur réussite avec leur famille et leurs amis.
Ils ont travaillé tellement fort pour y arriver. Ce diplôme n'est que le début de leur propre aventure. La prochaine page de leur grand livre portera sur leur passion, leur imagination et leur créativité.
Ils doivent oser croire en eux-mêmes, en leurs rêves et en leur avenir. Nous souhaitons une bonne continuité à ceux qui poursuivent leurs études, et beaucoup de succès à ceux qui commencent leur carrière.
Je félicite une fois de plus les personnes qui viennent d'obtenir leur diplôme.
View Pat Finnigan Profile
Lib. (NB)
View Pat Finnigan Profile
2021-05-12 16:36 [p.7121]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the fifth report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food in relation to Bill C-206, an act to amend the Greenhouse Gas Pollution Pricing Act with regard to qualifying farming fuel. The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with amendments.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter dans les deux langues officielles le cinquième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire concernant le projet de loi C-206, Loi modifiant la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (combustible agricole admissible). Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre avec amendements.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 12:56 [p.7043]
Mr. Speaker, I am thankful for the opportunity to speak to Bill C-30 and to share some of my reflections, not only on the government's budget and its implementation, but also on how the government views its relationship to Canadians.
I have been open in my critique of this budget. There is some good, and there are some things to be optimistic about, but ultimately this long-anticipated budget lacks the courage required to lead this country into a bold, new future. Canadians were not given a clear picture of what concrete steps will be taken to lift us up from our darkest hour. What we all need is leadership.
A leader speaks with clarity. Instead, we often spin our wheels with mixed messaging. The government has clearly indicated that we will be net-zero by 2050, while missing the point entirely that the decade we are currently in is actually the most important to avoid the worst impacts of climate change.
A leader speaks with consistency. On the one hand, the government declared a climate emergency in 2019. Then, within the month, it had purchased the Trans Mountain pipeline to shepherd it through construction and more than double oil sands production.
A leader acts with integrity. The government says that no relationship is more important than its relationship with indigenous peoples, yet court injunctions are being enforced on unceded lands across this country in the name of law and order. Reconciliation has lost its meaning.
This budget is just another example of symbolism over substance, where we maintain the status quo under the guise of transformation. I am certain I am not the only one who feels as though the last 14 months have simultaneously trickled by at a snail's pace and disappeared in the blink of an eye.
Last March, the world had to stop. We had to stop travelling, stop going to the office and stop enjoying Sunday dinners with grandparents. We had to adapt. Week by week, month by month, we were tested. We saw COVID sweep through long-term care homes as residents had no access to PPE or rapid testing. We closed our borders as a nation and many provinces chose to do the same. In those early months, there was no certainty about vaccine production timelines. All the while, tremors were shaking the economy, hitting small and medium-sized businesses the hardest.
We now find ourselves 14 months into this pandemic, and the Deputy Prime Minister has tabled a budget said to focus on Canadians and the middle class, and those seeking to join it. This middle-class obsession is yet another way to avoid talking about the widening gap between those experiencing extreme poverty and the wealthy elite.
We are in the throws of a housing crisis from coast to coast to coast. Not only is it becoming more and more difficult for young people to purchase their first home, but people cannot afford apartments as rental market prices are skyrocketing. People across the nation still do not have access to a primary care provider, mental health care professionals or the ability to pay for their medications they require to live.
Research published last month exposed that over half of Canadians, 53% of them, are within $200 of not being able to cover their monthly bills. This includes the 30% who report they are already insolvent with no money left at month's end to cover their payments. This is unacceptable. How have we let income inequality reach this point? How is it that we are unwilling to face it down directly?
Instead, our government would rather reflect wistfully on the middle class, while banks increase their profits and children go hungry. People are having a hard time. The people we work for. They have done their best to manage so far, but I have felt the increased weight of it all in their correspondences to my office over the last month or two.
People's financial reserves are exhausted. Their emotional reserves are exhausted. They do not need insincerity from their government. They need to be seen. When over half of our population is living with the anxiety of maybe not being able to make ends meet, or already being unable to do so, perhaps this middle-class concept is a little more than a relic of a bygone era.
It is important to name things as they are so we can approach them with integrity. I want us to have real conversations about offering stability, health and well-being to Canadians, meeting them where they are at, understanding the urgency and acting. This budget is a missed opportunity to truly offer Canadians a shift to directly improve their quality of life.
I had been hoping that one lesson taught by the pandemic would have been that we were able to act quickly and put in place life-changing programs, such as the Canadian emergency response benefit. In many cases, it kept people quite literally alive. However, even with the CERB, the government demonstrated indifference to the most vulnerable. We determined an amount that would be livable, knowing full well that we were continuing to ask persons with disabilities, seniors and those on social assistance to live on much less.
We had a chance to offer Canadians the stability of a ground floor to ensure that basic needs are met. We could have offered a collective sigh of relief with a guaranteed basic income. Instead, many Canadians are still holding their breath. I will not hold mine while I wait for the promises of the government to come through.
Another lesson I was had hoped to see reflected in the budget was the need to address racism and systemic inequality. We are still waiting for action on missing and murdered indigenous women, girls and two-spirit people. Words will not protect them. Words will not have their cases investigated the way they should be, and words will not root out hate and white supremacy in our society.
The Federal Anti-Racism Secretariat should have a robust plan to reach into every corner of our institutions to confront the vectors of power that have been at play since colonization began. Racism kills. We must adopt Joyce's principle that aims to guarantee that indigenous people have equitable access to all health and social services and to the highest attainable standard without discrimination.
We also need concrete, long-lasting actions for change in the Criminal Code, police enforcement and the carceral system. We know that our society will not be able to thrive until we break down the barriers that prevent people from living their full lives. Until there are real reparations and real justice, we cannot talk about reconciliation.
This budget is supposed to be about building a more resilient Canada, one that is better, fairer, more prosperous and more innovative, but without implementing a guaranteed livable income, I do not see how it will help Canadians to be more prosperous. While refusing to hike the capital gains tax and a reticence to impose a significant wealth tax, this has nothing to do with being better or more fair.
Who will bear the brunt of the deficits anticipated for the next decades? It is one thing to announce long-overdue investments in health care and housing, but these were needed decades ago. Will the government have the courage to implement a tax to target the large corporations that are profiting off this pandemic? As things stand, these corporations are the ones building back better and they are doing it on the backs of Canadians.
The minister also said that this budget is in line with the global shift to a green, clean economy. Everyone here should know without any surprise that I strongly support that vision, but I wish I was able to believe that this statement had value beyond the rhetorical. I see the situation we are facing as a potential opportunity. As the entire world looks to shift away from fossil fuels, we are given an incentive to figure it out now, to invest in innovation that will meet the energy demand with renewable energy or that will reduce our total energy demand.
The economic opportunity of new industries combined with an effort to redirect workers to these sectors holds immense potential. I know that some Canadians, indeed some members of this House, see me as an idealist or perhaps even naive, but my commitment to the rotational workers in my home province and beyond is real. I believe with every fibre of my being that their best futures are not travelling to and from Alberta for dwindling work in a dying industry. Their knowledge and skills can be transferred to benefit the economy of the future, one that is sustainable and renewable, one they can proudly leave to their children and grandchildren. That takes courage to stand one's ground and to do what is right, even when some people do not like it.
I know that with all of my colleagues in this House, we share the common objective of improving the lives of Canadians, but I also know we see different ways of getting there. As a woman, a mother and an educator, I want to put the emphasis on the well-being of people above all. I know that with a healthy and happy society, we can all thrive. What we need is a government with the courage to lead, a government that will share a vision for Canada that inspires us and a resolve to charge forward in that direction with confidence. This is how we will transform our society. This is how we will build the Canada of tomorrow.
Monsieur le Président, je suis heureuse d’avoir l’occasion de parler du projet de loi C-30 et de partager certaines de mes réflexions, non seulement sur le budget du gouvernement et sa mise en œuvre, mais aussi sur la façon dont le gouvernement conçoit sa relation avec les Canadiens.
J’ai été franche dans ma critique de ce budget. Il y avait de bonnes choses et des raisons d’être optimiste, mais en fin de compte, ce budget tant attendu ne fait pas preuve du courage nécessaire pour guider notre pays vers un avenir nouveau et audacieux. Les Canadiens n’ont pas reçu une image claire des mesures concrètes qui seront prises pour nous sortir de notre heure la plus sombre. Ce dont nous avons tous besoin, c’est de leadership.
Un leader parle avec clarté. Au lieu de cela, souvent, le gouvernement tourne en rond et envoie des messages contradictoires. Le gouvernement a clairement déclaré que nous atteindrons la carboneutralité d’ici 2050, tout en omettant complètement de dire que la décennie dans laquelle nous nous trouvons actuellement est la plus importante si nous voulons éviter les pires effets du changement climatique.
Un leader parle avec cohérence. D’une part, le gouvernement a déclaré une urgence climatique en 2019, puis, le mois suivant, il a acheté le pipeline Trans Mountain pour le guider dans sa construction et ainsi plus que doubler la production des sables bitumineux.
Un leader agit avec intégrité. Le gouvernement affirme qu’aucune relation n’est plus importante que celle avec les peuples autochtones, mais nous voyons des injonctions judiciaires appliquées sur des terres non cédées dans tout le pays au nom de la loi et de l’ordre. La réconciliation a perdu son sens.
Ce budget n’est qu’un autre exemple du symbolisme qui l'emporte sur la substance, du maintien du statu quo sous l'apparence de la transformation. Je suis certaine que je ne suis pas la seule à avoir l’impression que les 14 derniers mois ont à la fois avancé à pas de tortue et défilé en un clin d’œil.
En mars dernier, le monde s’est arrêté. Nous avons dû cesser de voyager, d’aller au bureau et de souper le dimanche avec les grands-parents. Nous avons dû nous adapter. Semaine après semaine, mois après mois, nous avons été mis à l’épreuve. Nous avons vu la COVID balayer les maisons de soins de longue durée, car les résidents ne pouvaient pas accéder à l’équipement de protection individuelle ou aux tests rapides. Nous avons fermé nos frontières en tant que nation et de nombreuses provinces ont choisi d’en faire autant. Au cours de ces premiers mois, nous n’avions aucune certitude quant aux délais de production du vaccin. Pendant tout ce temps, des secousses ébranlaient l’économie, frappant le plus durement les petites et moyennes entreprises.
Nous voici maintenant 14 mois après le début de cette pandémie, et la vice-première ministre a déposé un budget dont on dit qu’il est axé sur les Canadiens et la classe moyenne, ainsi que sur ceux qui cherchent à s’y joindre. Cette obsession de la classe moyenne est une autre façon d’éviter de parler de l’écart grandissant entre ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté et l’élite riche.
Nous sommes en proie à une crise du logement d’un bout à l’autre du pays. Non seulement il devient de plus en plus difficile pour les jeunes d’acheter leur première maison, mais les gens ne peuvent pas se permettre de louer un appartement, car les prix du marché locatif montent en flèche. Dans tout le pays, les gens n’ont toujours pas accès à un médecin de famille, à des professionnels de la santé mentale ou à la possibilité de payer les médicaments dont ils ont besoin pour vivre.
Une recherche publiée le mois dernier a révélé que plus de la moitié des Canadiens, soit 53 %, sont à moins de 200 $ de ne pas pouvoir payer leurs factures mensuelles. Parmi eux, 30 % déclarent être déjà insolvables, n’ayant plus d’argent à la fin du mois pour couvrir leurs paiements. Cette situation est inacceptable. Comment avons-nous laissé l’inégalité des revenus atteindre ce point? Comment se fait-il que nous ne soyons pas disposés à y faire face directement?
Au lieu de cela, le gouvernement préfère songer avec nostalgie à la classe moyenne, tandis que les banques augmentent leurs profits et que les enfants ont faim. Les gens traversent des moments difficiles. Les gens pour qui nous travaillons. Ils ont fait de leur mieux pour s’en sortir jusqu’à présent, mais depuis un mois ou deux, je sens le poids croissant de tout cela dans leur correspondance qui arrive à mon bureau.
Les réserves financières des gens sont épuisées. Leurs réserves émotionnelles sont épuisées. Ils n’ont pas besoin de manque de sincérité de la part de leur gouvernement. Ils ont besoin d’être vus. Lorsque plus de la moitié de notre population vit dans l’angoisse de ne pas pouvoir joindre les deux bouts ou d’en être déjà incapable, peut-être que ce concept de classe moyenne est davantage une relique d’une époque révolue.
Il est important de dire les choses telles qu’elles sont pour pouvoir y faire face avec intégrité. Je veux que nous ayons de véritables conversations sur la façon d’offrir la stabilité, la santé et le bien-être aux Canadiens, de les rencontrer là où ils en sont, de comprendre l’urgence et d’agir. Ce budget est une occasion manquée d’offrir aux Canadiens un véritable changement pour améliorer directement leur qualité de vie.
J’espérais que l’une des leçons tirées de la pandémie serait que nous avons pu agir rapidement et mettre en place des programmes qui ont changé des vies, comme la Prestation canadienne d’urgence. Ce programme a littéralement gardé des gens en vie dans de nombreux cas. Mais même avec la PCU, le gouvernement a fait preuve d’indifférence à l’égard des plus vulnérables. Nous avons déterminé un montant qui serait vivable, sachant très bien que nous continuions à demander aux personnes handicapées, aux aînés et aux bénéficiaires de l’aide sociale de vivre avec beaucoup moins.
Nous avions l’occasion d’offrir aux Canadiens une stabilité leur permettant de répondre à leurs besoins fondamentaux. Nous aurions pu offrir une forme de soulagement collectif grâce à un revenu de base garanti, au lieu de quoi de nombreux Canadiens retiennent encore leur souffle. Je ne retiendrai pas le mien en attendant que les promesses faites par le gouvernement se concrétisent.
J'aurais espéré que le budget intègre une autre leçon en s’attaquant au racisme et à l’inégalité systémique. Nous attendons toujours des mesures concernant les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées. Les mots ne les protégeront pas, ils ne permettront pas d’enquêter sur leurs cas comme ils le devraient, et ils ne permettront pas d’éradiquer la haine et la suprématie blanche dans notre société.
Le Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme devrait avoir un plan solide pour aller dans le moindre recoin de nos institutions débusquer les vecteurs du pouvoir à l’œuvre depuis le début de la colonisation. Le racisme tue. Nous devons adopter le principe de Joyce qui vise à garantir que les Autochtones aient un accès équitable à tous les services sociaux et de santé et qu’ils bénéficient des normes les plus élevées, sans discrimination.
Il nous faut également des mesures concrètes et durables en faveur du changement dans le Code criminel, dans les services de police et dans le système carcéral. Nous savons que notre société ne pourra pas prendre son essor tant que nous n’aurons pas abattu les obstacles qui empêchent des personnes de vivre pleinement leur vie. Tant qu’il n’y aura pas de vraies réparations et une vraie justice, nous ne pourrons pas parler de réconciliation.
Ce budget est censé permettre de bâtir un Canada plus résilient, un Canada meilleur, plus juste, plus prospère et plus novateur, mais sans créer un revenu de subsistance garanti, je ne vois pas comment il aidera les Canadiens à être plus prospères. En refusant d’augmenter l'impôt sur les gains en capital et en se montrant réticent à créer un véritable impôt sur la fortune, il ne peut être question d’être meilleur ou plus juste.
Qui fera les frais des déficits prévus pour les prochaines décennies? C’est une chose d’annoncer des investissements qui s’imposaient depuis longtemps dans les soins de santé et le logement, mais il fallait les faire il y a des dizaines d’années. Le gouvernement aura-t-il le courage de créer un impôt sur les grandes sociétés qui profitent de la pandémie? À l’heure actuelle, ce sont elles qui se reconstruisent en mieux, et elles le font sur le dos des Canadiens.
La ministre a également déclaré que ce budget est en harmonie avec la période de transformation mondiale vers une économie verte et propre. Personne à la Chambre ne sera surpris que je soutienne vivement cette vision, mais j’aurais aimé croire que cette déclaration n’était pas de pure rhétorique. Je vois des possibilités dans la situation à laquelle nous faisons face. À l’heure où le monde entier cherche à se détourner des combustibles fossiles, nous avons une incitation à trouver le moyen de le faire, à investir dans des innovations qui permettront de répondre à la demande d’énergie avec des énergies renouvelables ou qui réduiront la demande totale d’énergie.
La perspective économique de nouvelles industries ajoutée à un effort pour réorienter les travailleurs vers ces secteurs est très prometteuse. Je sais que certains Canadiens, et même certains députés, voient en moi une idéaliste ou peut-être même une naïve, mais mon engagement envers les travailleurs en rotation dans ma province et ailleurs est réel. Je suis intimement convaincue que leur plus bel avenir n’est pas dans les allers et retours avec l’Alberta pour un travail qui décline dans une industrie mourante. Leur savoir et leurs compétences peuvent être transférés pour profiter à l’économie de demain, une économie durable et renouvelable, une économie qu’ils seront fiers de laisser à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Il faut du courage pour défendre ses convictions et pour faire ce qui est bien, même lorsque cela ne plaît pas à tout le monde.
Tous mes collègues à la Chambre ont le même objectif que moi, améliorer la vie des Canadiens, mais nous divergeons sur les moyens d'y arriver. En tant que femme, mère et éducatrice, je tiens surtout à mettre l'accent sur le bien-être des gens. Je sais que, si la société est saine et heureuse, tout le monde peut prospérer. Ce dont nous avons besoin, c'est un gouvernement qui a le courage de diriger, qui a une vision inspirante pour le Canada et qui est résolu à foncer avec confiance dans cette direction. C'est ainsi que nous transformerons la société. C'est ainsi que nous bâtirons le Canada de demain.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 13:05 [p.7045]
Mr. Speaker, I appreciate my hon. colleague's passion and support for the oil and gas industry. To be clear, I said the oil and gas industry was dying, not that it was dead.
We clearly still have a need for Canadian oil and gas and I absolutely want to highlight the ethical standards that we have here in this country, but it is about the transition. It is about using that oil to lead us into the future. We know that petroleum products are still in use and are going to be in use for some time to come, but we can make a conscious effort to change some of the ways that we use them to lead us into the green economy future.
It is not about it being dead now, it is about preparing for that day to come and acknowledging that we need to shift. We cannot wait.
Monsieur le Président, je reconnais que mon collègue défend avec vigueur l'industrie des hydrocarbures. Toutefois, je précise que j'ai dit que cette industrie était mourante, non qu'elle était morte.
Il est évident qu'il y a toujours une demande pour le pétrole et le gaz canadiens et je tiens absolument à souligner que l'industrie est assujettie à des normes d'éthique au Canada. Néanmoins, il faut envisager la transition. Il faut utiliser le pétrole pour nous tourner vers l'avenir. On sait que les produits pétroliers sont encore utilisés et qu'ils le seront encore pendant un certain temps, mais il faut faire un effort conscient pour en modifier certains usages afin de nous diriger vers l'économie verte de l'avenir.
Il ne s'agit pas de dire que cette industrie est déjà morte, mais plutôt de se préparer à sa disparition et de reconnaître qu'un changement s'impose. On ne peut plus attendre.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 13:07 [p.7045]
Mr. Speaker, I am certainly appreciative of that question as well, especially in light of being a mother. Any decision that we make as a government must be made with the foresight of future generations and how they are going to benefit. Certainly, oil and gas contributes to building wind turbines, solar panels and the renewable energy that we know is ready, available and affordable for Canadians now. That is very much how I see this transition and how this will happen in Canada.
I also really want to highlight the need to reduce our energy demands. There are so many ways that we can retrofit commercial buildings and residential buildings. Look at all the personal decisions that we make on a daily basis as far as energy consumption goes. There are ways that we can reduce it while meeting the demand that we currently have with renewables.
I just have a comment as well that I do not believe we need to emphasize a broader future of nuclear energy. I really think it is about reducing the demand for energy first and then utilizing the amazing renewable technology we have now.
Monsieur le Président, je suis également reconnaissante de cette question, surtout en tant que mère. Toute décision du gouvernement doit être prise en tenant compte des générations futures et de la façon dont elles pourront en bénéficier. À l'évidence, le secteur pétrolier et gazier contribue à la construction d'éoliennes et de panneaux solaires et à la production d'énergie renouvelable, qui est à la fois abordable et facilement disponible pour les Canadiens à l'heure actuelle. Voilà comment je perçois cette transition et sa mise en œuvre au Canada.
Je veux aussi souligner le besoin de réduire notre consommation d'énergie. Il existe de nombreux moyens de moderniser les immeubles commerciaux et résidentiels. Chaque Canadien prend au quotidien toutes sortes de décisions quant à sa consommation d'énergie. Nous avons donc les moyens de la réduire tout en répondant à la demande actuelle avec les énergies renouvelables.
Je veux aussi souligner que je ne crois pas qu'il faille envisager une expansion de l'énergie nucléaire. Je suis convaincue qu'il faut tout d'abord réduire la demande énergétique puis nous servir de l'incroyable technologie des énergies renouvelables dont nous disposons déjà.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 13:09 [p.7045]
Mr. Speaker, as I mentioned, we are in a housing crisis that is playing out in multiple ways: we see the impacts of victims of domestic violence who are not able to turn to a safe place and put a roof over their head with their children; and we see some of the tent cities that we are seeing in our big city centres. It is devastating. This is Canada. It is a beautiful, prosperous country where everyone should have the right to affordable housing. We are just not there yet.
I really would have appreciated seeing stronger steps taken to address this. Some more investments have been made in housing, but we know the rapid housing initiative was so oversubscribed. We have to do so much more.
Monsieur le Président, comme je l'ai mentionné, nous vivons une crise du logement qui se manifeste de différentes façons: des victimes de violence conjugale ne peuvent trouver d'endroit sûr où se réfugier avec leurs enfants, des campements sont érigés au cœur des grandes villes au pays. La situation est désastreuse. Nous sommes quand même au Canada, un magnifique pays prospère où chacun devrait avoir droit à un logement abordable. Ce n'est pas encore tout à fait le cas.
J'aurais aimé que des mesures plus énergiques soient prises pour régler ce problème. De nouveaux investissements ont été faits en matière de logement, mais nous savons que l'Initiative pour la création rapide de logements a été complètement submergée de demandes. Il faut faire beaucoup mieux.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 13:10 [p.7045]
Mr. Speaker, absolutely, it was nice and encouraging to see the plan to implement a national child care strategy, but without the groundwork for conversations with provinces and territories to get on board. That was the largest criticism we have as far as the NDP motion that was tabled for a national pharmacare program. There is a little bit of a cognitive dissonance there. Really, we just need to put our heads together, get the job done, deliver for Canadians, and do the groundwork that is required to make sure that happens while respecting provincial jurisdictions.
I am ready to do that work and I know that my colleagues in the NDP are also willing to do that. Let us get the rest of this House on board to do it as well.
Absolument, monsieur le Président. C'était agréable et encourageant de voir le plan de mise en œuvre d'une stratégie nationale de garde d'enfants, mais on n'avait pas effectué le travail de préparation avec les provinces et les territoires afin qu'ils s'y rallient. Il s'agit de notre principale critique de la motion du NPD qui a été présentée en faveur d'un programme national d'assurance-médicaments. Il y a un peu de dissonance cognitive à cet égard. En réalité, nous devons simplement unir nos efforts, accomplir le travail, produire des résultats pour les Canadiens et effectuer le travail préparatoire nécessaire pour que cela se concrétise tout en respectant les compétences provinciales.
Je suis prête à réaliser ce travail et je sais que mes collègues du NPD le sont aussi. Faisons en sorte que tous les autres députés se rallient à nous.
View Wayne Long Profile
Lib. (NB)
View Wayne Long Profile
2021-05-11 14:02 [p.7053]
Mr. Speaker, my riding of Saint John—Rothesay is home to Port Saint John, an economic jewel in our region and one of Canada's busiest ports by volume. It is our province's gateway to the world.
I am thrilled that through budget 2021 we have committed to strengthening our regional, cross-border and international trade by allocating $1.9 billion in funding over four years to renew the national trade corridors fund, which is great news for our port's future growth and development.
This funding will attract almost $3 billion in private investment in our hardest-hit communities. This will reduce barriers to trade and bring stronger supply chains, improving container business opportunities right here, which will strengthen our local economy and help create meaningful employment in southern New Brunswick.
I am proud of our government and budget 2021 and what it means for Canadians across the country and here at home in my great riding of Saint John—Rothesay.
Monsieur le Président, dans ma circonscription, Saint John—Rothesay, se trouve le port de Saint John, qui est un joyau économique de la région et qui compte parmi les ports canadiens à volumes élevés. Pour notre province, c'est une porte sur le monde.
Je suis enthousiasmé que le budget de 2021 s'engage à renforcer le commerce régional, transfrontalier et international en accordant un financement de 1,9 milliard de dollars sur quatre ans afin de renouveler le Fonds national des corridors commerciaux, ce qui constitue une bonne nouvelle pour la croissance et le développement du port.
Ce financement attirera presque 3 milliards de dollars d'investissements privés dans nos communautés les plus durement touchées. Cela réduira les obstacles au commerce et renforcera les chaînes d'approvisionnement tout en augmentant les possibilités du transport par conteneurs ici même, ce qui renforcera l'économie locale et contribuera à créer des emplois intéressants dans le Sud du Nouveau-Brunswick.
Je suis fier du gouvernement et du budget de 2021, ainsi que de ce qu'il signifie pour les Canadiens partout au pays, de même que dans ma superbe circonscription, Saint John—Rothesay.
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, yesterday was election day for most municipalities of beautiful New Brunswick. The results will be known in a few days.
Before the results come out, I want to congratulate the 15 mayors and municipal councils in my beautiful riding of Madawaska—Restigouche for their hard work and dedication. Their terms were extended by one year because of COVID-19.
They have been hard at work during these years working on infrastructure projects, for instance festivals, cultural events, etc. Being on a municipal council takes a lot of time, and I thank all of these people for generously giving their time for the best interest of their respective communities.
To the outgoing mayors and councillors who will be retiring, I want to say thank you so much for your work, and I wish you luck in your future endeavours.
To the ones re-offering a new mandate and to all the new candidates, I wish the best of luck.
I look forward to working with the new municipal councillors. Together, we will accomplish great things for Madawaska—Restigouche.
Monsieur le Président, hier, des élections ont eu lieu dans la plupart des municipalités de la magnifique province du Nouveau-Brunswick. Les résultats seront annoncés dans quelques jours.
Avant de connaître ces résultats, j'aimerais souligner le travail et le dévouement des 15 maires et conseils municipaux de ma belle circonscription, Madawaska—Restigouche. Il faut savoir que, en raison de la COVID-19, leur mandat fut prolongé d'un an.
Durant ces années, ils ont travaillé fort sur des projets d'infrastructure, des festivals, des activités culturelles et bien plus encore. Siéger à un conseil municipal prend beaucoup de temps. Je remercie toutes ces personnes qui ont généreusement donné de leur temps dans l'intérêt de leurs collectivités respectives.
Aux maires, aux conseillères et aux conseillers sortants qui prendront leur retraite, merci mille fois pour votre beau travail, et bonne chance dans vos projets.
À ceux qui commenceront un nouveau mandat et à tous les nouveaux venus, je souhaite la meilleure des chances.
J'anticipe une belle collaboration avec les nouveaux conseillers municipaux. Ensemble, nous travaillerons sur de grandes réalisations dans Madawaska—Restigouche.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-11 15:09 [p.7066]
Mr. Speaker, last week, Bill C-3 became law. It is an important step, but so much remains to be accomplished.
Whether the person was a member of the military or a victim of domestic violence, the evidence is unequivocal. The legal system is failing the vast majority of sexual assault survivors. Consultations have already taken place and experts have laid out a road map that includes establishing a specialized sexual assault and domestic violence court and ensuring consistency between criminal, family and youth protection court decisions.
Even if judges are now receiving training, they are still operating inside a broken system. Is the Minister of Justice ready to commit to doing more, to tabling legislation that would truly reform the system and ensure that all survivors of sexual assault could access justice?
Monsieur le Président, la semaine dernière, le projet de loi C-3 est devenu loi. C'est une étape importante, mais il reste beaucoup à faire.
Qu'il soit question d'un membre des forces armées ou d'une victime de violence familiale, les données sont sans équivoque. Le système de justice ne fonctionne pas pour la grande majorité des personnes ayant survécu à une agression sexuelle. Des consultations ont déjà eu lieu, et des spécialistes ont conçu une feuille de route qui comprend la mise sur pied d'un tribunal spécialisé pour les cas d'agression sexuelle et de violence familiale ainsi que des mesures pour assurer la cohérence des décisions rendues par les tribunaux du droit pénal, du droit de la famille et de la protection de la jeunesse.
Même si les juges reçoivent maintenant de la formation, ils évoluent dans un système défaillant. Le ministre de la Justice est-il prêt à en faire davantage en présentant un projet de loi qui puisse véritablement réformer le système afin que justice soit rendue à toutes les personnes ayant survécu à une agression sexuelle?
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:06 [p.6939]
Madam Speaker, I thank my hon. colleague from Louis-Saint-Laurent for his intervention and his question.
I understand that he is fully playing his role of leader of the official opposition in the House. However, when I was in the opposition and his party was in power during the Harper years, his government did not hesitate to use time allocation motions regularly, even daily on some occasions. I understand that my colleague has a role to play by expressing a certain degree of indignation, which I freely accept.
However, on the substance of the issue, we believe the time has come for the Standing Committee on Procedure and House Affairs to study Bill C-19 and make amendments if necessary. For the hours of debate that have been held so far, the members of the opposition have already made several suggestions for improving this bill, which, let us be clear, will only be in effect for the next election. I think therefore it is time for the House to refer the bill to the committee to be studied.
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de Louis-Saint-Laurent de son intervention et de sa question.
Je comprends qu'il joue pleinement son rôle de leader de l'opposition officielle à la Chambre. Cependant, quand j'étais dans l'opposition et que son parti était au pouvoir dans les années de M. Harper, son gouvernement n'a pas hésité à déposer régulièrement, voire quotidiennement certaines semaines, des motions d'attribution de temps à la Chambre. Je comprends donc que mon collègue a un rôle à jouer en exprimant une certaine indignation, ce que j'accepte avec bonne volonté.
Cependant, sur le fond de la question, nous croyons que l'heure est venue pour le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d'étudier le projet de loi C-19 et d'y apporter des amendements au besoin. Pendant les heures de débat qui ont eu lieu jusqu'à maintenant, les députés de l'opposition ont déjà fait plusieurs suggestions pour améliorer ce projet de loi, lequel — entendons-nous — ne sera en vigueur que pour les prochaines élections. Je pense donc que le temps est venu pour la Chambre de renvoyer ce projet de loi au Comité pour qu'il soit étudié.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:08 [p.6939]
Madam Speaker, I thank my hon. colleague from La Prairie.
No, we are not at all ashamed to give Parliament the opportunity to pass a bill that will temporarily amend the Canada Elections Act for the next election only in response to an official request submitted to the House by the Chief Electoral Officer.
My hon. colleague from La Prairie spends his time expressing his lack of confidence in the government by voting against it. It is therefore clear that he wants an election because, otherwise, why would he spend his time doing that?
We think it is a good idea to give Elections Canada a lot more flexibility to protect residents of Quebec's long-term care facilities, for example. The proposed amendments to the Canada Elections Act were introduced in Parliament a few months ago. I would invite my colleague to recognize that, last Friday, when Bill C-19 was debated in the House of Commons, the four Conservative members who spoke about it once again insisted on delaying the vote to send this bill to committee.
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de La Prairie.
Non, nous ne sommes pas du tout gênés de donner la chance au Parlement d'adopter un projet de loi qui apportera à la Loi électorale des modifications temporaires, applicables seulement aux prochaines élections, répondant ainsi à une demande formelle déposée à la Chambre par le directeur général des élections.
Mon honorable collègue de La Prairie passe son temps à exprimer sa défiance envers le gouvernement en votant contre. Il est donc évident qu'il souhaite des élections, car, sinon, pourquoi passerait-il son temps à voter contre le gouvernement?
Nous croyons qu'il serait prudent d'offrir beaucoup plus de flexibilité à Élections Canada pour, par exemple, protéger les résidants des CHSLD au Québec. Les amendements proposés à la Loi électorale ont été présentés au Parlement il y a déjà plusieurs mois. J'inviterais mon collègue à constater que, vendredi passé, quand le projet de loi C-19 a été débattu à la Chambre des communes, les quatre députés conservateurs qui ont parlé ont insisté, encore une fois, pour retarder un vote permettant de renvoyer le projet de loi au Comité.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:11 [p.6939]
Madam Speaker, I thank my hon. colleague, the member for Elmwood—Transcona, for his constructive conversation with respect to this legislation. We have taken note, obviously, of his comments in the House during the debate at second reading.
The New Democratic Party has constructively and thoughtfully suggested, for example, some improvements around ensuring that campus voting can take place and potentially using Canada Post locations in small rural communities like those in my riding. The Canada Post office may offer an additional place where people, for example, could apply to receive a special ballot.
Those are precisely the kinds of discussions that we are hoping the procedure and House affairs committee can have around Bill C-19.
We would welcome working with all colleagues around amendments that would improve the legislation. However, we think the time has come for Parliament to take its responsibilities, study the bill in committee and offer Elections Canada the tools necessary should there be an election during the pandemic, and to do so safely and prudently in the interest of protecting everybody who works in elections.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue, le député d’Elmwood—Transcona, de sa conversation constructive au sujet de cette mesure législative. Nous avons pris note, évidemment, de ses commentaires à la Chambre pendant le débat en deuxième lecture.
Le Nouveau Parti démocratique a suggéré de manière constructive et réfléchie, par exemple, certaines améliorations visant à garantir que le vote sur les campus puisse avoir lieu et l’utilisation éventuelle des bureaux de Postes Canada dans les petites collectivités rurales, comme celles de ma circonscription. Le bureau de Postes Canada pourrait offrir un endroit supplémentaire où les gens, par exemple, pourraient demander à recevoir un bulletin de vote spécial.
C’est précisément le genre de débat que nous espérons que le Comité de la procédure et des affaires de la Chambre pourra avoir au sujet du projet de loi C-19.
Nous serions heureux de travailler avec tous nos collègues sur des amendements qui amélioreraient le projet de loi. Cependant, nous pensons que le moment est venu pour le Parlement d’assumer ses responsabilités, d’étudier le projet de loi en comité et d’offrir à Élections Canada les outils nécessaires en cas d’élection durant la pandémie, et de le faire de manière sûre et prudente pour la protection de tous ceux qui travaillent dans le domaine des élections.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:13 [p.6940]
Madam Speaker, my hon. colleague friend, the member for Kingston and the Islands, is absolutely right. He is an experienced parliamentarian and understands the parliamentary process.
A vote today would simply allow the procedure and House affairs committee to study the legislation and to look at it clause-by-clause. We would hope that the committee would want to hear from important witnesses, such as the Chief Electoral Officer. At the root of this conversation is a report sent to the House of Commons in October of last year from the Chief Electoral Officer, asking Parliament to make, as my hon. colleague noted, temporary changes to the Elections Act that would apply only to the next general election and would sunset once the pandemic circumstance was over.
We think it is time for Parliament to have a look at this legislation in committee and ensure that the people who work delivering safe and fair elections for all Canadians, and there are hundreds of thousands of these people, can do so safely.
Madame la Présidente, mon collègue et ami, le député de Kingston et les Îles, a tout à fait raison. Il est un parlementaire d’expérience et il comprend le processus parlementaire.
Un vote aujourd’hui permettrait simplement au comité de la procédure et des affaires de la Chambre d’étudier le projet de loi et de l’examiner article par article. Nous espérons que le comité voudra entendre des témoins importants, comme le directeur général des élections. À l’origine de cette conversation se trouve un rapport envoyé à la Chambre des communes en octobre de l’année dernière par le directeur général des élections, demandant au Parlement d’apporter, comme l’a fait remarquer mon collègue, des modifications temporaires à la Loi électorale qui ne s’appliqueraient qu’à la prochaine élection générale et qui disparaîtraient une fois la pandémie terminée.
Nous pensons qu’il est temps pour le Parlement d’examiner ce projet de loi en comité et de veiller à ce que les personnes qui travaillent à la tenue d’élections sûres et équitables pour tous les Canadiens — et on parle de centaines de milliers de personnes — puissent le faire en toute sécurité.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:15 [p.6940]
Madam Speaker, I suppose I should thank my hon. colleague from Elgin—Middlesex—London for what was surely intended as a compliment.
I share her view that the procedure and House affairs committee did excellent work in studying the report of the Chief Electoral Officer of Canada. We obviously followed the work of the committee very closely. I would note that the legislation largely follows the recommendations made by the Chief Electoral Officer. We just disagreed and thought we should have more potential voting days than simply those on the weekend before what had traditionally been a polling day on Monday.
We introduced this legislation before Christmas because we thought it was important for Parliament to have a chance to consider it over the Christmas break. I talked to a number of colleagues in the House of Commons during that period. When it came back, we called it for debate.
My hon. colleague said that last Friday at 12:06 p.m. she found out there would be no Liberals speaking. That was precisely because we wanted the debate to conclude so Parliament could vote and the committee could begin studying the bill. The Conservatives obviously used that as a chance to filibuster it.
Madame la Présidente, je suppose que je dois remercier ma collègue d’Elgin—Middlesex—London pour ce qui était sûrement un compliment.
Je partage son point de vue selon lequel le comité de la procédure et des affaires de la Chambre a fait un excellent travail en étudiant le rapport du directeur général des élections du Canada. Nous avons évidemment suivi de très près les travaux du comité. Je tiens à souligner que la mesure législative intègre en grande partie les recommandations formulées par le directeur général des élections. Nous n’étions simplement pas d’accord et nous pensions que nous devrions avoir plus de jours de vote éventuels que simplement ceux de la fin de semaine précédant le jour du scrutin, qui était traditionnellement un lundi.
Nous avons présenté ce projet de loi avant Noël parce que nous pensions qu’il était important que le Parlement ait l’occasion de l’examiner pendant les vacances de Noël. J’ai parlé à un certain nombre de collègues de la Chambre des communes pendant cette période. Au retour, nous l’avons soumis au débat.
Ma collègue a dit que vendredi dernier, à 12 h 6, elle a appris qu’aucun libéral ne prendrait la parole. C’était justement parce que nous voulions que le débat se termine pour que le Parlement puisse voter et que le comité puisse commencer à étudier le projet de loi. Les conservateurs ont évidemment profité de cette occasion pour faire de l’obstruction.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:18 [p.6940]
Madam Speaker, I thank my colleague from Berthier—Maskinongé for his comment and, especially, for his belief that if there were an election right away, the government would win a majority of seats in the House of Commons. I never doubted it myself, but I am really pleased to hear my colleague share this belief.
However, as he knows very well, we are not trying to call an election. It is not the Liberal Party that has a lack of confidence in the government. On the other hand, the Bloc Québécois and the Conservatives cannot deny they have never had confidence in the government. I acknowledge my colleague, but he should know very well from the parliamentary experience he cited that a vote of non-confidence in the government increases the likelihood of an election.
We believe it would be appropriate for the Standing Committee on Procedure and House Affairs to study the bill in detail to amend and improve it. We want to work with our parliamentary colleagues, especially in committee. That is why we are pleased to hold a vote today to send the bill to committee.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Berthier—Maskinongé de son commentaire et, surtout, du fait qu'il est convaincu que s'il y avait une élection tout de suite, le gouvernement remporterait une majorité de sièges à la Chambre des communes. Je n'ai jamais cessé d'y croire, mais je suis vraiment enthousiaste de voir mon collègue partager cette conviction.
Cependant, comme il le sait très bien, nous ne cherchons pas à déclencher des élections. Ce n'est pas le Parti libéral qui n'accordera pas sa confiance au gouvernement. Par contre, le Bloc québécois et les conservateurs ne peuvent pas nier qu'ils n'accordent jamais leur confiance au gouvernement. Je salue mon collègue, mais l'expérience parlementaire qu'il a citée lui permet de très bien savoir qu'un vote de défiance envers le gouvernement augmente la possibilité que des élections soient déclenchées.
Nous croyons qu'il sera utile que le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre étudie en détail le projet de loi pour y apporter des amendements et des améliorations. Nous cherchons à travailler avec nos collègues parlementaires, surtout en comité. C'est pourquoi nous sommes contents de tenir un vote aujourd'hui pour renvoyer ce projet de loi au Comité.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:20 [p.6941]
Madam Speaker, I salute my friend, the hon. member for Saanich—Gulf Islands, for her work in Canada's Parliament.
I do not think we disagree in the sense that amendments to the Canada Elections Act properly require parliamentary scrutiny, as they would with any piece of legislation. However, these are modest amendments that would apply only, as my friend from Kingston and the Islands noted, to the next general election.
We are in a minority Parliament, so the idea that the government, on its own, is in a position to ram legislation through is simply not the case. When the legislation gets to the procedure and House affairs committee, and we hope it gets there soon, members from all parties will have an opportunity to debate and discuss it, and amend it as they see fit. Then, we look forward to another discussion at third reading and report stage in the House of Commons.
Madame la Présidente, je rends hommage à mon amie, la députée de Saanich—Gulf Islands, pour son travail au Parlement du Canada.
Je ne crois pas que nous soyons en désaccord sur le fait que les modifications à la Loi électorale du Canada doivent faire l’objet d’un examen parlementaire, comme c’est le cas pour tout autre projet de loi. Toutefois, il s’agit de modestes modifications qui ne s’appliqueraient, comme l’a fait remarquer mon ami de Kingston et les Îles, qu’à la prochaine élection générale.
Vu que le Parlement est minoritaire, l’idée que le gouvernement, à lui seul, est en mesure de faire passer une loi à toute vitesse n’existe tout simplement pas. Lorsque le projet de loi sera renvoyé au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre, et nous espérons qu’il le sera bientôt, les députés de tous les partis auront l’occasion d’en débattre et de l’amender comme ils l’entendent. Ensuite, nous attendons avec impatience une autre discussion à l’étape de la troisième lecture et du rapport à la Chambre des communes.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:22 [p.6941]
Madam Speaker, I salute and thank my colleague from New Westminster—Burnaby, the NDP House leader. I had the privilege of working with him in previous Parliaments, and I appreciate his constructive contributions to these debates very much.
I agree with him that the Standing Committee on Procedure and House Affairs is where all our colleagues from every party would be able to discuss Bill C-19 and improve it. I presume they could hear from witnesses as important as the Chief Electoral Officer.
As far as an early election is concerned, I can assure my hon. colleague that the government is focusing on providing Canadians with the essential help they need during a pandemic.
There is an important budget implementation bill before Parliament. We understand the importance of these measures for Canadians, and we will remain focused on this issue. I can assure my colleague of that.
Madame la Présidente, je salue et remercie mon collègue de New Westminster-Burnaby, le leader parlementaire du NPD. J'ai eu le privilège de travailler avec lui lors des législatures précédentes, et j'apprécie beaucoup la façon constructive dont il contribue à ces débats.
Je suis d'accord avec lui, dans le sens que c'est au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre que nos collègues de toutes les formations politiques pourront discuter du projet de loi C-19 et l'améliorer. Ils pourront y entendre, je présume, des témoins aussi importants que le directeur général des élections.
En ce qui a trait à une élection hâtive, je peux assurer à mon honorable collègue que le gouvernement est concentré sur l'aide nécessaire et essentielle à apporter aux Canadiens dans le contexte d'une pandémie.
Devant le Parlement, nous avons un projet de loi important pour mettre en place les mesures budgétaires. Nous comprenons l'importance de ces mesures pour les Canadiens et nous allons rester concentrés sur cette question-là, je peux l'assurer à mon collègue.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:24 [p.6941]
Madam Speaker, if my colleague from Regina—Lewvan is worried about people rushing an election, he should ask himself the same question, as he and the Conservatives constantly stand in the House of Commons and vote no confidence in the government over and over again.
I remember the estimates votes some weeks ago. In one evening, the Conservatives voted no confidence in the government eight times. If anybody is rushing to an election, it would certainly appear the Conservatives are willing to play chicken, all the time hoping somebody else swerves. We do not think that is a very responsible way to proceed.
My colleague is worried about the bill coming back from committee in worse shape, but I certainly do not share his view. It is a rather pessimistic view of democracy. In a minority Parliament, the government needs to achieve consensus at committees for legislation to come out. We look forward to working with all members, including members of the Conservative Party, to make sure the legislation is not worse but better.
Madame la Présidente, si mon collègue de Regina-Lewvan ne veut pas précipiter la tenue d’élections, il devrait se poser la même question, car lui et ses collègues ne cessent de refuser d’accorder leur confiance au gouvernement.
Je me souviens des prévisions budgétaires il y a quelques semaines. Un soir, les conservateurs ont refusé d’accorder leur confiance au gouvernement à huit reprises. S’il y a quelqu’un qui cherche à précipiter les élections, ce sont bien les conservateurs qui se disent prêts à s’engager dans un bras de fer en espérant que quelqu’un d’autre le fera leur place. Ce n’est pas une attitude très responsable.
Mon collègue redoute que le projet de loi ne soit pas amélioré en comité, au contraire. Je ne suis pas d’accord avec lui. Il a une vision plutôt pessimiste de la démocratie. Dans un Parlement minoritaire, le gouvernement a besoin de dégager un consensus en comité pour les projets de loi qui y sont examinés. Nous sommes prêts à collaborer avec tous les députés, y compris les membres du Parti conservateur, afin que ce projet de loi nous revienne dans une version améliorée.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:27 [p.6942]
Madam Speaker, I am reassured that you were not the one who decided to expedite the bill before Christmas. I am pleased that our colleague from Thérèse-De Blainville clearly explained that.
I have had the privilege of sitting in the House of Commons for 20 years, and I can state that the members of the Bloc Québécois are experts at taking offence. We are not surprised that our colleague is taking offence this morning at closure. The members of the opposition and the Bloc Québécois are always opposed to government bills and never want to move them forward.
However, this bill was introduced in December, following the tabling of a report by the Chief Electoral Officer of Canada on the measures required to protect Canadians who vote in a possible election held during a pandemic. We must realize that the average age of the people who work for Elections Canada during a general election is 65-plus. We believe it would be helpful to provide temporary tools to the Chief Electoral Officer to keep those people safe.
Madame la Présidente, je suis rassuré que ce ne soit pas vous qui avez précipité le projet de loi avant Noël. Je suis contente que notre collègue de Thérèse-De Blainville l'ait bien expliqué.
Cela fait 20 ans que j'ai le privilège de siéger à la Chambre des communes et je peux affirmer que les députés du Bloc québécois sont des experts en indignation. Cela ne nous surprend donc pas que notre collègue s'indigne ce matin sur une question de bâillon. Les députés de l'opposition et le Bloc québécois sont en opposition perpétuelle et ne veulent jamais faire avancer les projets de loi du gouvernement.
Cependant, ce projet de loi a été déposé au mois de décembre, à la suite d'un rapport du directeur général des élections du Canada, quant aux mesures nécessaires pour protéger les Canadiens qui iront voter lors d'une élection potentielle dans un contexte de pandémie. Surtout, il faut savoir que l'âge moyen des gens qui travaillent pour Élections Canada lors d'une élection générale est au-delà de 65 ans. Nous pensons qu'il sera utile de donner des outils temporaires au directeur général des élections du Canada pour assurer la sécurité de ces gens-là.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:29 [p.6942]
Madam Speaker, I would hardly call this a rush. The Chief Electoral Officer presented a report to Parliament on October 5. The government thought it would be important for parliamentarians to consider the legislation over the Christmas recess. That is why we introduced Bill C-19. We have called it for debate, and once again, as is always the case, the Conservatives show no desire to allow the debate to conclude, allow a vote to happen and allow the committee to begin its work on studying the bill.
Our colleague from Sarnia—Lambton seems to think that there is a rush to an election. Once again, it is her party that continually votes no confidence in the House of Commons. I think the Conservatives are the ones rushing to an election.
Madame la Présidente, il n’y a pas du tout urgence. Le directeur général des élections a présenté un rapport au Parlement le 5 octobre. Le gouvernement a jugé qu’il était important que les députés puissent prendre connaissance du projet de loi pendant l’ajournement de Noël. C’est la raison pour laquelle nous avons présenté le projet de loi C-19. Nous le proposons aujourd’hui à la discussion, mais encore une fois, les conservateurs ne veulent pas que le débat se termine, que l’on passe au vote et qu’on permette au comité de commencer son examen du projet de loi.
La députée de Sarnia—Lambton s’imagine que nous voulons précipiter des élections. Encore une fois, c’est son parti qui refuse constamment d’accorder sa confiance au gouvernement. Ce sont donc les conservateurs qui risquent de précipiter le déclenchement d’élections.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:31 [p.6942]
Madam Speaker, my friend from Kingston and the Islands is absolutely right. In fact, it is in clause 11 of the legislation.
I too was surprised at the pessimism of our Conservative colleague from Regina—Lewvan, who imagines that committees make legislation worse. We have more faith in the work of committees of the House. That is why we are very anxious to work with the committee to ensure that the legislation reflects the will of Parliament before it comes back for a third reading debate.
We think it is time for the House of Commons to take up its responsibilities and look at what temporary measures can be put in place, should an election happen during the pandemic, to ensure the safety of all Canadians who participate.
Madame la Présidente, mon collègue de Kingston et les Îles a tout à fait raison. Il s’agit de l'article 11 du projet de loi.
J’ai moi aussi été surpris par le pessimisme de notre collègue conservateur de Regina—Lewvan, qui pense que les comités n’améliorent pas les projets de loi, au contraire. Nous, nous faisons davantage confiance aux comités de la Chambre. C’est la raison pour laquelle nous avons hâte de collaborer avec celui qui sera chargé d’examiner ce projet de loi, afin que le texte reflète bien la volonté du Parlement avant d’arriver à l’étape de la troisième lecture.
Nous pensons qu’il est temps que la Chambre des communes assume ses responsabilités et décide quelles mesures temporaires pourront être mises en place, si des élections sont déclenchées pendant la pandémie, afin d’assurer la sécurité de tous les Canadiens qui participeront au vote.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:33 [p.6943]
Madam Speaker, I thank our colleague from London—Fanshawe. The government and I share her view that Canadians expect the government, and I would argue all parliamentarians, at a time of a pandemic when there is a difficult third wave wreaking very difficult consequences on a number of regions of our country, to remain solely focused on what we as a parliament and certainly what we as a government can do to protect Canadians and support them during COVID. That has been the focus of our government.
As I said earlier, we do not vote no confidence in our own government. I appreciate there is a double negative there, but I think Parliament can understand. Some NDP members voted no confidence when they supported a Bloc subamendment on a budget vote. I think there has to be some consequential thinking and Parliament needs to accept its responsibility to improve the election—
Madame la Présidente, je remercie notre collègue de London-Fanshawe. Le gouvernement et moi partageons son point de vue selon lequel, en cette période de pandémie où la troisième vague engendre des conséquences très difficiles pour plusieurs régions de notre pays, les Canadiens s’attendent à ce que le gouvernement, et j’ajouterais, à ce que tous les parlementaires se concentrent uniquement sur ce que nous, en tant que Parlement, et certainement sur ce que nous, en tant que gouvernement, pouvons faire pour protéger les Canadiens et les aider pendant la COVID. Telle a été la priorité de notre gouvernement.
Comme je l’ai dit plus tôt, nous ne votons pas pour ne pas accorder notre confiance en notre propre gouvernement. Je suis conscient qu’il s’agit d’une double négation, mais je pense que le Parlement peut comprendre. Des députés néo-démocrates n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement lorsqu’ils ont appuyé un sous-amendement du Bloc lors d’un vote sur le budget. Je pense que nous devons avoir une réflexion conséquente et que le Parlement doit accepter sa responsabilité d’améliorer les élections...
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 12:35 [p.6943]
Madam Speaker, I appreciate the hypocrisy of the Conservatives objecting to time allocation. I sat in the House of Commons many times and watch them vote the exact opposite of what they are now claiming.
Madame la Présidente, je reconnais l’hypocrisie des conservateurs qui s’opposent à l’attribution de temps. À de nombreuses reprises, à la Chambre, je les ai vus voter exactement contre ce qu’ils revendiquent maintenant.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 13:27 [p.6945]
Madam Speaker, I want to acknowledge my colleague from Lethbridge's comments a few minutes ago. She thought that it would be a good amendment at committee to have a sunset clause. The good news is that we do not need to amend it at committee to include a sunset clause, because I would draw her attention to clause 11, which provides exactly what she was suggesting the committee look at.
I am wondering if the member for Lethbridge could tell us how many times in the last two months she has stood in her place and voted no confidence in the government, obviously seeking an election during the pandemic. How many times did she stand and vote no confidence looking for an election?
Madame la Présidente, je veux revenir sur les commentaires de ma collègue de Lethbridge. Elle a pensé que l’idée de faire ajouter une disposition de caducité en comité serait bonne. Eh bien, la bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas besoin d’amender le projet de loi en comité pour y inclure une disposition de caducité, puisque l’article 11 prévoit précisément ce qu’elle suggère de soumettre à l’examen du comité. J’attire son attention là-dessus.
La députée de Lethbridge pourrait-elle nous dire combien de fois, au cours des deux derniers mois, elle a pris la parole à la Chambre et voté contre le gouvernement, cherchant manifestement à déclencher des élections en pleine pandémie. Combien de fois s’est-elle levée pour voter en faveur d’une motion de défiance afin de déclencher des élections?
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 14:26 [p.6955]
Mr. Speaker, I thank my colleague from La Prairie for his question.
My Bloc Québécois colleague is well aware that the government is fully focused on providing the assistance required to protect Canadians during the pandemic. That is why, throughout this pandemic, we have taken the time in the House of Commons to implement measures that provide direct support to Canadians. We also believe that when the Chief Electoral Officer asked Parliament in October—
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de La Prairie de sa question.
Mon collègue sait fort bien que le gouvernement demeure entièrement concentré sur l'aide nécessaire pour les Canadiens dans le contexte de la pandémie. C'est pourquoi, depuis le début de la pandémie, nous avons pris le temps nécessaire à la Chambre des communes pour mettre en place des mesures qui vont apporter un appui direct aux Canadiens. Nous croyons aussi que, quand le directeur général des élections a demandé au Parlement, en octobre...
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 14:27 [p.6955]
Mr. Speaker, I promise that this answer will be just as good as the first one, just like it was a good question.
My Bloc Québécois colleague is well aware that the government is fully focused on providing the assistance required to protect Canadians during the pandemic. However, we also thought it was a good idea to respond to the report of the Chief Electoral Officer, who asked Parliament in October to introduce temporary amendments to the Canada Elections Act to ensure that an election could be held during the pandemic. That is what we are doing.
Monsieur le Président, je vous promets que la réponse sera aussi bonne que la première, tout comme l'était la question.
Mon collègue du Bloc québécois sait fort bien que le gouvernement demeure entièrement concentré sur l'aide nécessaire pour protéger les Canadiens dans le contexte de la pandémie. Cependant, nous avons aussi cru bon de répondre au rapport du directeur général des élections qui, en octobre, a demandé au Parlement de présenter des modifications temporaires à la Loi électorale du Canada pour s'assurer qu'une élection puisse se faire dans le contexte de la pandémie, et c'est ce que nous sommes en train de faire.
View Dominic LeBlanc Profile
Lib. (NB)
View Dominic LeBlanc Profile
2021-05-10 14:28 [p.6955]
Mr. Speaker, we do realize that. That is why we are asking parliamentarians to consider Bill C-19 in committee. With regard to the idea that a minority government could impose legislation on Parliament, I think that my colleague, who has quite a bit of experience, knows that we would need the consent of the other parties to move forward with such a bill.
My colleague is the one who is about to trigger an election by continually voting no confidence in the government. That is something we have not done until now.
Monsieur le Président, nous le réalisons. C'est pourquoi nous demandons aux parlementaires de considérer le projet de loi C-19 en comité. En ce qui a trait à l'idée qu'un gouvernement minoritaire puisse imposer une loi au Parlement, je pense que mon collègue, qui a quand même beaucoup d'expérience, sait que, pour faire avancer un tel projet de loi, cela prendrait le consentement d'autres partis politiques.
C'est mon collègue qui s'apprête à déclencher des élections en votant continuellement la non-confiance au gouvernement. C'est quelque chose que nous n'avons pas fait jusqu'à maintenant.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-10 15:30 [p.6966]
Mr. Speaker, I am seeking the consent of the House to deliver a reply on behalf of the Green Party of Canada.
Monsieur le Président, j'aimerais obtenir le consentement de la Chambre pour présenter une réponse au nom du Parti vert du Canada.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-10 15:30 [p.6966]
Mr. Speaker, it is with a heavy heart and the greatest humility that I stand today in honour of the bravest among us. Today we add nine names to the Book of Remembrance, where they will be honoured and remembered alongside the 118,000 other Canadians who have given their lives in service to this country.
I have the privilege to be the member of Parliament for Fredericton, home of CFB Gagetown. I live alongside citizens who are serving this country as members of the armed forces, many who have retired from service and many more who are the spouses, parents and children supporting loved ones who serve. They are all a critical part of the fabric of my community.
Military service is not glamourous. Those who have made the decision to serve have done so selflessly and acknowledge that they are putting their lives on the line to defend our nation. Today we think of these nine service members, some of them in the spring of their lives, others nearing the end of a long career. In various positions and serving in various ranks, they are united in their love for this country and for their bravery. We will never forget them.
We must also never forget that beyond their uniform, they lived rich, full lives. They were loved by parents, spouses, children, neighbours and friends. Their family members have also made an unthinkable sacrifice for our country, and with one foot in front of the other, they will learn to continue living without a piece of their heart. The motto of Base Gagetown is “diligence”. Those we have lost have demonstrated diligence in their service.
Today we demonstrate diligence in our memory of the nine Canadian Armed Forces members we lost last year: Leading Seaman Eric Keen, Master Corporal Matthew Cousins, Sub-Lieutenant Abbigail Cowbrough, Captain Kevin Hagen, Captain Brenden MacDonald, Captain Maxime Miron-Morin, Sub-Lieutenant Matthew Pyke, Captain Jennifer Casey and Master Sailor James McCourt. Pro patria. Lest we forget.
Monsieur le Président, c'est le cœur lourd et avec grande humilité que je rends hommage aujourd'hui aux plus braves d'entre nous. Aujourd'hui dans le Livre du Souvenir, neuf noms s'ajoutent à celui de 118 000 autres Canadiens qui ont donné leur vie au service du Canada.
J'ai le privilège d'être la députée de Fredericton, où est située la base des Forces canadiennes Gagetown. Je vis dans une collectivité où des citoyens servent dans les forces armées, d'autres en sont des retraités et bien d'autres encore sont des conjoints, des parents et des enfants qui soutiennent des êtres chers qui servent dans les forces armées. Toutes ces personnes forment un élément essentiel de ma collectivité.
La carrière militaire n'est pas entourée d'une aura de prestige. Les personnes qui ont choisi de servir dans les forces armées l'ont fait de façon désintéressée en sachant qu'elles allaient risquer leur vie pour défendre la nation. Aujourd'hui, nous nous souvenons de neuf militaires — certains au printemps de leur vie, d'autres à la fin d'une longue carrière — qui ont occupé divers postes et rangs et qui avaient en commun la même bravoure et le même amour pour le Canada. Nous ne les oublierons jamais.
Il ne faut jamais oublier qu'à l'extérieur du milieu militaire, ils ont vécu une vie bien remplie. Ils étaient aimés de leurs parents, conjoints, enfants, voisins et amis. Les membres de leur famille ont eux aussi consenti un sacrifice inimaginable pour le Canada et, jour après jour, ils doivent apprendre à vivre avec l'absence d'un être cher. La devise de la base des Forces armées Gagetown est « Diligence ». Les militaires que nous avons perdus ont fait preuve de diligence en servant le pays.
Aujourd'hui, nous faisons preuve de diligence en rendant hommage à la mémoire des neuf membres des Forces armées canadiennes que nous avons perdus l'an dernier: le matelot de 1re classe Eric Keen, le caporal-chef Matthew Cousins, la sous-lieutenante Abbigail Cowbrough, le capitaine Kevin Hagen, le capitaine Brenden MacDonald, le capitaine Maxime Miron-Morin, le sous-lieutenant Matthew Pyke, la capitaine Jennifer Casey et le matelot-chef James McCourt. Pour mon pays. N'oublions jamais.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-10 21:07 [p.7015]
Mr. Speaker, on January 29, I asked the Minister of Health about directly funding community organizations providing mental health services and removing taxes on counselling as direct action we, as parliamentarians, can take for improving access to mental health services.
Before the pandemic, many Canadians were facing the reality of living with a mental illness. Now survey after survey finds Canadians' mental health eroding as the pandemic continues. This is a crisis that will have a lasting impact on the lives of Canadians. In the last year, every time I asked a question of the minister regarding mental health, I was invited to check out the wellnesstogether.ca portal as an example of the work being done to help Canadians. I am very familiar with this resource and I know it can be valuable for some people, but we also need to acknowledge that we cannot fix everything with a virtual band-aid. These issues are complex and nuanced and an overreliance on websites in the digital format is not enough.
Mental health is not a luxury. It is a necessity. The mental health care system in Canada is not meeting people's needs. Long wait-lists, inequity and underfunding are the root causes of the problem. Lengthy wait times are a barrier in part because there has been a chronic underfunding of community-based mental health services and a reliance on intensive high-cost services, like hospitals and acute care, and the consequences are life and death. Once patients finally make it onto a list to receive care, they can wait anywhere from six months to two years to see a counsellor. If they can afford it, they go to the private sector. It is a two-tier system that accentuates social inequalities and it clearly shows that lack of access to mental health is most pronounced in those with lower incomes or with disability. In Canada, only 7% of the health care budget is dedicated to mental health and behavioural health, while experts recommend it should be higher. My home province spends even less.
As members of the all-party mental health caucus, myself and other MPs are in search of solutions. We listen to organizations, stakeholders and people working on the ground to try to provide services the best they can. One of the ongoing challenges is always a lack of consistent funding. We need to ensure direct funding for organizations and communities across this country that have the solutions ready to deploy. Funding community-level interventions to alleviate pressure on our acute care system will get people the help they need as fast as possible. This is the very least we can do for the family of 16-year-old Lexi Daken, who was not helped after having waited for hours in the emergency room.
I want to take this moment to also honour Monique Paul from St. Mary's First Nation. She was Wolastoqiyik, she was loved, she is still loved and missed every day. The impacts of suicide and mental illness are particularly hard hitting in indigenous communities. Intergenerational trauma and systemic racism have left a painful legacy. Every time someone is lost, especially a child or youth, the frustration and hurt are heavy, like a storm cloud hovering over the community.
Individuals cannot carry this burden alone. Communities cannot carry this burden alone. We need help, more help than a virtual portal can provide. It is time to lead, to build a better system that will truly be there for Canadians when they need it.
Monsieur le Président, le 29 janvier, j'ai interrogé la ministre de la Santé sur la possibilité de financer directement les organismes communautaires qui offrent des services de santé mentale et d'éliminer les taxes sur les services de consultation comme mesure que nous pouvons prendre en tant que parlementaires afin d'améliorer l'accès à ces services.
Avant la pandémie, les Canadiens étaient déjà nombreux à devoir vivre avec une maladie mentale. Maintenant, bon nombre de sondages révèlent que la santé mentale des Canadiens se détériore à mesure que la pandémie se poursuit. C'est une crise qui aura des effets durables sur la vie des Canadiens. Dans la dernière année, chaque fois que j'ai posé une question à la ministre au sujet de la santé mentale, on m'a invité à consulter le portail Espace mieux-être pour avoir une idée du travail qui est fait pour aider les Canadiens. Je connais très bien cette ressource, et je sais qu'elle peut être utile à certaines personnes, mais nous devons aussi reconnaître que nous ne pouvons pas tout régler avec une ressource temporaire en ligne. Ces problèmes sont complexes et nuancés, et le recours excessif aux ressources numériques offertes sur le Web ne suffit pas.
La santé mentale n'est pas un luxe, mais une nécessité. Le système canadien de santé mentale ne répond pas aux besoins des gens. Les longues listes d'attente, les inégalités et le sous-financement sont les causes fondamentales du problème. Les longs délais d'attente découlent, en partie, d'un sous-financement chronique des services communautaires de santé mentale et d'une dépendance à l'égard des services intensifs à coût élevé, comme les soins hospitaliers et les soins actifs. La longueur des délais peut mettre la vie des gens en danger. Une fois que les patients sont finalement inscrits sur une liste pour recevoir des soins, ils peuvent attendre de six mois à deux ans pour voir un conseiller. S'ils en ont les moyens, ils peuvent se tourner vers le secteur privé. C'est un système à deux vitesses qui accentue les inégalités sociales. De toute évidence, le manque d'accès à des services de santé mentale est plus marqué parmi les personnes à faible revenu ou les personnes handicapées. Au Canada, seulement 7 % du budget de la santé est consacré à la santé mentale et aux troubles du comportement, même si les experts recommandent que ce pourcentage soit plus élevé. Ma province y consacre encore moins d'argent.
Les députés qui siègent au caucus parlementaire de la santé mentale, dont je fais partie, sont à la recherche de solutions. Nous entendons le point de vue d'organismes, d'intervenants et de personnes qui travaillent sur le terrain afin d'offrir des services du mieux qu'elles le peuvent. Le manque de financement stable est un problème persistant. Nous devons assurer un financement direct aux organismes et aux collectivités du pays qui ont des solutions prêtes à être mises en œuvre. En finançant des interventions communautaires qui atténuent la pression exercée sur le système de soins actifs, on aide les gens à obtenir de l'aide aussi rapidement que possible. C'est le moins que l'on puisse faire pour la famille de Lexi Daken, 16 ans, qui n'a pas reçu d'aide après avoir attendu des heures à l'urgence.
Je veux prendre un instant pour rendre hommage à Mme Monique Paul de la nation St. Mary's. Mme Paul était malécite. Elle était aimée. Elle l'est toujours et elle manque à bien des gens tous les jours. Le suicide et la maladie mentale frappent durement les communautés autochtones. Le traumatisme intergénérationnel et le racisme systémique constituent un héritage douloureux. Chaque fois que l'on perd une personne, surtout un enfant ou un jeune, la frustration et la douleur sont lourdes, comme un nuage d'orage qui flotte au-dessus de la collectivité.
Les personnes ne peuvent pas porter ce fardeau seules et les collectivités non plus. Nous avons besoin d'aide, de plus d'aide que peut en fournir un portail en ligne. Il est temps de faire montre de leadership et de bâtir un meilleur système sur lequel les Canadiens pourront compter en cas de besoin.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-10 21:15 [p.7016]
Mr. Speaker, there are tangible solutions, some of which are under way, and I recognize that. There is not only earmarked dedicated funding in the health transfers for mental health, but the recent commitment for the government to define and implement national standards for mental health care. I am grateful.
We also need to put mental health in the Canada Health Act and provide the provinces and territories with the help they need to do it well. Best practices can be shared, but ultimately Canadians need to be able to receive quality care regardless of where they live in this country. Mental illness is linked to many challenges we are facing collectively, and the longer an illness persists the more difficult it is to treat. Early intervention leads to better outcomes.
We know that every one dollar invested in mental health saves the health system two dollars. Beyond the monetary argument, our quality of life, safety and well-being can be greatly improved. We need access when and where people need it. I want all Canadians to know that if they are facing mental illness they are not alone. We will continue to advocate for better mental health services for all, every month of the year.
Monsieur le Président, il existe des solutions tangibles, dont certaines sont en voie d'être appliquées, j'en suis consciente. Non seulement du financement est réservé à la santé mentale dans les transferts en santé, mais le gouvernement a récemment promis de définir et d'instaurer des normes nationales en matière de soins de santé mentale, ce dont je lui suis très reconnaissante.
Nous devons également inscrire la santé mentale dans la Loi canadienne sur la santé et fournir aux provinces et aux territoires l'aide dont ils ont besoin pour exceller dans ce domaine. On s'échange des pratiques exemplaires, mais au bout du compte, les Canadiens doivent pouvoir recevoir des soins de qualité où qu'ils habitent au pays. La maladie mentale est liée à de nombreux problèmes avec lesquels nous sommes aux prises collectivement, et plus une maladie persiste longtemps, plus elle est difficile à traiter. L'intervention précoce mène à de meilleurs résultats.
Nous savons que chaque dollar investi dans la santé mentale économise deux dollars au système de santé. Outre l'argument financier, investir dans la santé mentale peut grandement améliorer notre qualité de vie, notre sécurité et notre bien-être. Il faut permettre aux gens d'accéder à des soins de santé mentale au moment où ils en ont besoin et à l'endroit où ils en ont besoin. Je veux que tous les Canadiens aux prises avec une maladie mentale sachent qu'ils ne sont pas seuls. Nous continuerons de réclamer de meilleurs services en santé mentale pour tous, quel que soit le mois de l'année.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-06 12:16 [p.6776]
Madam Speaker, this is just a reminder that the Green Party exists as well, as far as opposition goes. I will await my colleague's comments on that.
I would like to point to some substance, and I am not sure how much there was in his speech today, but I really want to get a clear answer on why there was a two-tiered system set up for seniors in this country. Can I have an explanation on the $500 one-time payment and the OAS increase only being extended to those 75 and over? I really need help understanding this.
Madame la Présidente, je veux seulement rappeler que le Parti vert existe en tant que parti de l’opposition. J’attends les commentaires de mon collègue à ce sujet.
J’aimerais aborder certains points importants et je ne suis pas certaine qu’il en a parlé beaucoup dans son allocution aujourd’hui. Je tiens vraiment à avoir une réponse claire quant aux raisons pour lesquelles un système à deux vitesses a été mis en place pour les aînés dans ce pays. Peut il m’expliquer pourquoi le paiement unique de 500 $ et l’augmentation des prestations de la Sécurité de la vieillesse s’appliquent seulement aux personnes de 75 ans et plus? J’ai vraiment besoin de ses lumières pour comprendre cela.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-06 13:16 [p.6785]
Madam Speaker, the member mentioned a lot about electrification, about solar panels and the way we want a low-carbon economy. What is his opinion on nuclear energy? Does that actually pose as a distraction for the direction we should be heading, which is in that renewable sector, in that electrification he is talking about?
Madame la Présidente, le député a beaucoup parlé d'électrification, de panneaux solaires et du fait que nous voulons une économie à faibles émissions de carbone. Quelle est son opinion sur l'énergie nucléaire? Cela ne détourne-t-il pas l'attention de la direction dans laquelle nous devrions aller, soit le secteur des énergies renouvelables et l'électrification dont il parle?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-06 20:16 [p.6849]
Mr. Speaker, I thank the member for Lac-Saint-Jean.
I want to ask the member for South Okanagan—West Kootenay about his comments around Enbridge and its track record.
I cannot help but think that if there is success in not having Line 5 shut down, we would be placing immense trust in Enbridge to maintain the safety and the sanctity of the Great Lakes. We can look at some of the infractions. Enbridge has been cited as having persistent and incurable violations of the easement.
Is it not a history of a lack of enforcement of safety protocols that has gotten us into this mess to begin with?
Monsieur le Président, je remercie le député de Lac-Saint-Jean.
J'aimerais revenir sur les commentaires formulés par le député d'Okanagan-Sud-Kootenay-Ouest au sujet d'Enbridge et de son bilan.
Je ne peux m'empêcher de penser que si on réussit à éviter la fermeture de la canalisation 5, on accorde une confiance énorme à Enbridge en ce qui concerne la sécurité et l'intégrité des Grands Lacs. Pensons à certaines infractions commises. Enbridge a été accusée d'avoir violé plusieurs fois les critères du droit de passage.
N'est-ce pas en raison d'un certain laxisme dans l'application des protocoles de sûreté que nous nous trouvons dans ce pétrin?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-06 21:04 [p.6856]
Mr. Speaker, there has been a lot of commentary about how this is a different pipeline debate because this is very much a status quo pipeline. The member referenced the origins of Line 5 being built in 1953. I think of eroding infrastructure like Line 5 throughout the U.S.A. and Canada and consider the shutdown of Line 5 to be imminent.
We are in an emergency debate without an alternative. The government has failed to initiate the transition, or at the very least mitigate a worst-case scenario, and this is case in point that the status quo is not working.
Monsieur le Président, nous avons entendu beaucoup de gens dire que nous débattons d'un pipeline dans une perspective différente parce qu'il s'agit essentiellement de maintenir le statu quo. Le député a mentionné les origines de la canalisation 5, qui a été construite en 1953. Or, cette canalisation fait partie des éléments d'infrastructure qui, aux États-Unis et au Canada, sont en train de tomber en ruine, alors je considère sa mise hors service comme imminente.
Nous sommes en plein débat d'urgence, et il n'existe aucune solution de rechange. Le gouvernement n'a pas entrepris la transition ou, du moins, il n'a pas fait le nécessaire pour prévenir le pire, et le dossier dont nous débattons est un bon exemple de statu quo qui ne fonctionne pas.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-05-05 14:04 [p.6667]
Mr. Speaker, last week, we observed the National Day of Mourning, celebrated International Workers' Day and, at the same time, the House passed legislation forcing striking employees to go back to work. This is just another example of the inconsistencies between what the government says and what it does.
Today, I want to recognize that some of us have been privileged to work from home, taking refuge from the worst consequences of the pandemic, carried along by its steady current. Those working in hospitals, long-term care homes, fields and stores, often at minimum wage and risking their lives every day, are the ones who had to swim against the current, barely keeping their head above water.
Recognition is not enough. We need to act by providing paid sick leave and paid time off for vaccinations. Every worker in our country must be protected and supported. Until then, are we really all in this together?
Monsieur le Président, la semaine dernière, nous avons souligné le Jour de deuil national et célébré la Fête internationale des travailleurs. Cette même semaine, la Chambre a adopté un projet de loi forçant des employés en grève à retourner au travail. Voilà simplement un autre exemple de l'incohérence entre ce que dit et ce que fait le gouvernement.
Aujourd'hui, j'aimerais souligner que certains d'entre nous avons le privilège de pouvoir travailler de la maison, à l'abri des pires conséquences de la pandémie, alors que celle-ci suit son cours impitoyable. Ceux qui travaillent dans les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée, les champs et les magasins, gagnant, dans bien des cas, un salaire minimum et risquant leur vie jour après jour, sont ceux qui doivent nager à contre-courant et qui peinent à garder la tête hors de l'eau.
Notre reconnaissance ne suffit pas. Nous devons intervenir en fournissant des congés de maladie payés et un congé de vaccination payé. Chaque travailleur au pays doit être protégé et soutenu. D'ici à ce que ce soit la réalité, pouvons-nous vraiment dire que nous sommes tous solidaires?
View Pat Finnigan Profile
Lib. (NB)
View Pat Finnigan Profile
2021-05-04 10:04 [p.6583]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the fourth report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food entitled “Room to Grow: Strengthening Food Processing Capacity in Canada for Food Security and Exports”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le quatrième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, intitulé « Possibilités de croissance: Renforcer la capacité de transformation alimentaire au Canada pour assurer la sécurité alimentaire et les exportations ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale au présent rapport.
View René Arseneault Profile
Lib. (NB)
Mr. Speaker, I would like to acknowledge the resilience of the people of Madawaska—Restigouche. First of all, after being in zone 4 and enduring two lockdowns since January 2021, we returned to the orange level as of a week ago. On top of that, all of the regional economies neighbouring my riding have been hit hard, as all cross-border traffic from our immediate neighbours, Quebec and Maine, was halted because of the health measures put in place. Businesses in the Campbellton, Edmundston and Upper Madawaska regions have major challenges to overcome since losing most of their customers from neighbouring regions. As we wait for things to return to normal, there is only one way to contribute to the economic recovery of our beautiful regions and to preserve our jobs, and that is to shop local.
I would like to thank the people of our community for supporting our businesses, following public health guidelines and getting vaccinated in large numbers. We are all contributing in our own way so we can get back to business as usual.
Monsieur le Président, j'aimerais souligner la résilience des gens de Madawaska—Restigouche: d'abord, à la zone 4 qui depuis une semaine est de retour en zone orange après deux périodes de confinement depuis janvier 2021; ensuite, il y a toutes les régions frontalières de ma circonscription qui ont vu leur économie basculer lorsque, en raison des mesures sanitaires, la circulation s'est arrêtée avec nos voisins immédiats, soit la province du Québec et l'État du Maine. Les commerces des régions de Campbellton, d'Edmundston et du Haut-Madawaska doivent surmonter des défis incroyables, en se voyant priver d'une bonne partie de leur clientèle voisine. En attendant que les choses redeviennent normales, il n'y a qu'une façon de participer à la reprise économique de nos belles régions et de maintenir nos emplois, c'est de magasiner chez nous.
Je remercie les gens de chez nous d'encourager nos commerces, de suivre les consignes de la santé publique et de se faire vacciner en grand nombre. Ainsi, nous contribuons tous et toutes à notre façon à revenir à notre vie d'avant.
View Rob Moore Profile
CPC (NB)
View Rob Moore Profile
2021-04-30 11:46 [p.6469]
Mr. Speaker, my office has heard from many New Brunswickers who are very concerned about the Liberal government's plan to censor Internet content. Bill C-10 will have a chilling effect on local content creation, something that is increasingly important in rural communities, where residents use social media to share news and their stories.
Will the minister do the right thing and abandon this Orwellian plan?
Monsieur le Président, de nombreux Néo-Brunswickois se sont adressés à mon bureau parce qu'ils s'inquiètent du plan du gouvernement libéral visant à censurer le contenu Internet. Le projet de loi C-10 aura un effet paralysant sur la création de contenu local, une chose de plus en plus importante dans les régions rurales, où les habitants utilisent les médias sociaux pour partager des nouvelles et des histoires personnelles.
Est-ce que le ministre va faire ce qui s'impose et laisser tomber ce plan orwellien?
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-04-29 15:09 [p.6424]
Mr. Speaker, the Minister of Natural Resources said that affordable, safe nuclear power was key to reaching Canada's climate goals. It is the nuclear industry that carefully designed and continues to perpetuate that greenwashed illusion.
The reality is that competitive technologies like solar, wind and geothermal are operational today. Even when facing these indisputable facts, the government allocated millions of dollars to develop SMNRs, a hypothetical industry that relies strictly on massive federal subsidies and does nothing to resolve the problem of radioactive waste production. The risks are being ignored and the dangers trivialized.
In New Brunswick, nuclear is not a success story. After emerging from a $2.4-billion refurbishment, Point Lepreau is still losing $50,000 every hour on planned downtime—
Monsieur le Président, le ministre des Ressources naturelles a dit qu'une énergie nucléaire abordable et sûre est essentielle pour que le Canada atteigne ses cibles climatiques. Cette illusion de technologie verte est soigneusement cultivée par l'industrie nucléaire.
Il existe des technologies concurrentielles, comme le solaire, l'éolien et la géothermie, qui fonctionnent déjà. Malgré ces faits indiscutables, le gouvernement alloue des millions de dollars au développement de petits réacteurs nucléaires modulaires, une industrie qui n'a pas fait ses preuves, qui dépend entièrement de subventions fédérales et qui ne contribue en rien à régler le problème de la gestion des déchets nucléaires. On fait fi du risque et on banalise le danger.
Au Nouveau-Brunswick, le nucléaire n'est pas un succès. Après avoir été modernisée au coût de 2,4 milliards de dollars, Point Lepreau nous fait encore perdre 50 000 $ l'heure à chaque interruption planifiée...
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 17:17 [p.6443]
moved that Bill C-228, an act to establish a federal framework to reduce recidivism, be read the third time and passed.
He said: Madam Speaker, I am honoured to rise today to speak at third reading of my private member's bill, Bill C-228, an act to establish a federal framework to reduce recidivism. This bill is near and dear to my heart, and I cannot thank all those involved enough for their efforts in seeing it through to this point.
I will begin with my staff, who have been incredible in working tirelessly on the bill throughout the process. All of us have learned. As I am part of the class of 2019, serving my first term in the House, it has been a steep learning curve, but I have had incredible staff support. There is one young gentleman on our staff who has put in a lot of extra effort, and I want to acknowledge all of his time. He is Jesus Bondo. He has done a tremendous amount of work on this bill and has been tremendous to work with. I express my gratitude to him and to all my other staff members. They have all been a part of this and helped make it possible.
I would also like to express my appreciation for members of all parties who have contributed to this process, who have spoken to this bill and who have been encouraging in the process. It has been a deeply rewarding experience for me. It points to how Parliament can work to solve societal challenges and accomplish great things when members work together. I express my appreciation to each of the parties represented here in the House of Commons.
I want to thank the witnesses who took the time to appear before committee to speak on behalf of this bill.
I think of the Hon. Graydon Nicholas, the former lieutenant governor of New Brunswick and former provincial court judge. He is of indigenous descent, from the Wolastoqiyik people. He gave tremendous testimony at committee and has been encouraging and inspiring in this journey.
I want to thank Tina Naidoo, from the Texas Offenders Reentry Initiative. Tina has been incredible to work with. She spoke at committee about her organization and the work it has done. It has worked with over 30,000 people, who have been returning to their communities through its programs. They are finding their way back into the workplace and, obviously, finding a pathway to a successful re-entry into the community. It has been truly inspiring. I am forever grateful for the influence of Tina Naidoo, Bishop Jakes and the good folks from Dallas, who have done such great work on this.
I think of Cathy Latimer from The John Howard Society, who gave great testimony at committee, and the inspiring work that The John Howard Society does in helping those who are transitioning from the shadows, as it were, back into the communities. I express my gratitude to them.
I think of Stacey Campbell, who helped in the preparation of the bill. She is with Prison Fellowship Canada, which does great work. She was willing to appear when we first introduced the bill.
I think of Andrew Vähi of the Village of Hope, a great local organization that works with young men who are struggling with addictions and transitioning from incarceration back into the community through addictions programming and life skills development. They do great work there.
I think of Dr. Tom Beckner, who served as a chaplaincy expert and does great work. He is now retired, but he did great work with Bridges of Canada and Bridges of America, and helped train many chaplains all over North America. I thank him for his contributions.
I think of Dr. John Rook and the great work that he does in Alberta. I really appreciated his insights and his support for this initiative.
I think of Mitch MacMillan, who is a retired RCMP office and a local community police chief in the town of Woodstock, in my riding. He is in a local police detachment. He is also a former member of the National Parole Board. He spoke in favour of the bill and helped us in our preparations.
I think of a local farmer from my region, David Coburn. He has employed young men who have been in transition and given them an opportunity to find their way afterward.
All of these voices spoke together, along with those of members from the other parties. They gave good suggestions and helped build this bill to where it is. I am deeply thankful and consider it a great privilege to see it to this point.
I know that we all recognize the recidivism rate of those who will be back in prison within two years of being released from federal prison. It is a troubling rate. In some estimates, it is over 25% of those released from federal prisons, but it is much higher for those in provincial institutions. Rates are even higher for those from minority communities, such as the indigenous community, where the rate is nearly 40%. We definitely need to do all that we can to address these things.
The sad reality is that children whose parents have been incarcerated are seven times more likely to enter prison themselves at some point. If we could help break that cycle and reduce recidivism, we would not only help the individuals who have been affected, but we would also see a difference in generations to come. This type of initiative where we all work together through effective partnerships to make a pathway for successful re-entry after someone has served their time will be so much better for everyone.
I am so thankful for the embrace that the House has given to this point, and I trust and hope that members will continue to support the bill through to becoming a law. We all share the aim of stopping the revolving prison door, so once people serve their time and complete their sentence, they have a successful re-entry back into the community.
We must work with the provinces and respect their areas of jurisdiction and expertise. We must work with the private sector, as it could be the key to unlock an opportunity for a second chance. We must continue to work with the non-profit and charitable sectors that are so good at stepping in when others step out, of not giving up when others simply walk away and throw their hands in the air.
Many people who are doing incredible work often get overlooked, but by doing what they do, going into places that others perhaps would not go, allows many people, families and communities to move beyond a regrettable decision a person made at some point in his or her life. Our communities, families, provinces and nation all gain when we get past a wrong that was once done and move on to a brighter and healthier future.
This is truly an opportunity for us to work together to make lasting societal change. I believe that this bill will bring together the best that the public sector, all levels of government, faith-based organizations and non-profits have to offer to collectively find a long-term solution. It is an all-hands-on-deck approach to help some of the most wounded and vulnerable among us.
I have shared many times in the previous opportunities I had to speak on this bill about my good friend Monty Lewis. He was the founder of an organization that reached back into the prisons. He knew what it was like to be incarcerated.
Monty did not have an easy upbringing. He knew what it was like to live with addictions in his life. He knew what it was like to have faced violence and to have been a perpetrator of violence. He ended up serving time in provincial jails and then in the federal penitentiary.
Monty was in the hole of a prison cell at the Kingston Penitentiary. He had pretty much given up on life and was angry at the world. However, a Salvation Army chaplain began to faithfully visited him there, and he kept going to see him. I remember Monty telling the story of when this chaplain came to see him. He started hollering and swearing and told the chaplain to get lost, but the chaplain kept coming back. The chaplain showed Monty grace and hope. He showed him that would not give up on him.
To make a long story short, Monty had a dramatic change in his life. From the hole of a prison cell, his life started to move in a different direction. He served his time, got out and found the love of his life, Linda. They got married and he went back to work in the mines. He then felt this pull in his life that he could not escape. He said that he had to do whatever he could to help others who had taken a similar path to his. He did not want them to feel like their lives were over because of the things they had done and regretted. He started with $7.36 and began visiting prisons, sharing good news with people and being there when they got released from prison. His life and organization have been the true inspiration behind this bill.
I cannot help but think that somewhere in heaven Monty has a great grin on his face tonight, thinking a bill he had inspired is on the verge of perhaps passing through the House of Commons and could have an impact on the lives of so many others. I dedicate this bill, this evening, to him, his wife and their family for the tremendous sacrifices they have made and the hope they have provided many others.
I thank each one. I appreciate this opportunity and the support I've had to get this done, for the hope of all those who have felt hopeless at one point.
propose que le projet de loi C-228, Loi établissant un cadre fédéral visant à réduire la récidive, soit lu pour la troisième fois et adopté.
—Madame la Présidente, je suis honoré de prendre la parole aujourd'hui, à l'étape de la troisième lecture du projet de loi d'initiative parlementaire que j'ai présenté, le projet de loi C-228, Loi établissant un cadre fédéral visant à réduire la récidive. Ce projet de loi est cher à mon cœur et je ne remercierai jamais assez tous ceux qui ont pris part à ce processus de tout leur travail pour que nous en arrivions à ce point.
Commençons par mon personnel. Ce sont des gens prodigieux, qui ont travaillé sans relâche sur le projet de loi à chaque étape du processus. Nous avons tous appris quelque chose. Comme j'ai été élu pour la première fois à la Chambre en 2019, la courbe d'apprentissage a été abrupte, mais mon personnel m'a offert un soutien extraordinaire. Il y a un jeune homme en particulier qui a travaillé d'arrache-pied. Je tiens à souligner tout le temps qu'il a consacré au projet de loi. Il s'appelle Jesus Bondo. Il a fait un travail colossal et il a été un collaborateur formidable. Je le remercie ainsi que tous les autres membres de mon personnel. Ils ont tous mis la main à la pâte et rendu cette mesure possible.
J'aimerais aussi témoigner ma reconnaissance aux députés de tous les partis qui ont contribué à ce processus, qui ont parlé de ce projet de loi et qui m'ont prodigué des encouragements durant le processus. Cette expérience m'a été très gratifiante. Elle souligne le fait que le Parlement peut contribuer à résoudre des enjeux de société et accomplir de grandes choses pour peu que les députés s'unissent. Je témoigne aussi ma reconnaissance à chacun des partis représentés à la Chambre des communes.
Je veux remercier les personnes qui ont pris le temps de témoigner au comité à propos de ce projet de loi.
Je pense à l'honorable Graydon Nicholas, ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick et ancien juge d'un tribunal provincial. Il est d'origine autochtone, du peuple wolastoqiyik. Il a livré un témoignage formidable au comité, et il s'est montré encourageant et inspirant tout au long du parcours.
Je tiens à remercier Tina Naidoo, de la Texas Offenders Reentry Initiative. Cela a été formidable de travailler avec elle. Lorsqu'elle a témoigné devant le comité, elle a parlé de son organisme et du travail qu'il effectue. En effet, l'organisme a travaillé auprès de plus de 30 000 personnes, qui ont pu retourner dans leur collectivité grâce à ses programmes. Ces gens parviennent à réintégrer le marché du travail, ce qui leur permet évidemment de réussir leur réinsertion sociale. C'est vraiment inspirant. Je serai toujours reconnaissant à Tina Naidoo, à Bishop Jakes et aux gens formidables de Dallas, qui ont fait un travail exceptionnel dans ce dossier.
Je pense à Cathy Latimer, de la Société John Howard, qui a comparu devant le comité, et je pense au travail inspirant de cet organisme, qui aide les contrevenants à faire la transition entre la prison et la vie en société. Je tiens à leur exprimer ma gratitude.
Je pense à Stacey Campbell, qui a contribué à la rédaction du projet de loi. Elle travaille pour Fraternité des prisons du Canada, qui fait un excellent travail. Elle a accepté de comparaître lorsque nous avons présenté pour la première fois le projet de loi.
Je pense à Andrew Vähi, de Village of Hope, un organisme qui travaille auprès de jeunes hommes aux prises avec la toxicomanie et qui facilite leur réinsertion grâce à des programmes de traitement de la toxicomanie et de développement des compétences nécessaires à la vie courante. On y fait un excellent travail.
Je pense au Dr Tom Beckner, qui a été spécialiste de l'aumônerie et qui fait de l'excellent travail. Il a pris sa retraite, mais il faisait de l'excellent travail au sein des organismes Bridges of Canada et Bridges of America, et il a contribué à la formation de nombreux aumôniers de partout en Amérique du Nord. Je le remercie de sa contribution.
Je pense aussi au Dr John Rook et à l'excellent travail qu'il accomplit en Alberta. Je lui suis vraiment reconnaissant de son apport et de son soutien dans cette initiative.
Je pense à Mitch MacMillan, agent de la GRC à la retraite et chef du service de police communautaire de la ville de Woodstock, dans ma circonscription. Il travaille dans un poste de police local. Il a également fait partie de la Commission nationale des libérations conditionnelles. Il s'est prononcé en faveur du projet de loi et nous a aidés dans la rédaction de celui-ci.
Je pense à David Coburn, un agriculteur de ma région. Il embauche de jeunes hommes en transition et leur donne la chance de trouver une voie pour l'avenir.
Toutes ces voix ont parlé à l'unisson et se sont greffées à celles des députés des autres partis. Ces derniers ont fait de bonnes suggestions et ont contribué à faire du projet de loi ce qu'il est aujourd'hui. J'en suis très reconnaissant et je considère que c'est un privilège de voir le projet de loi arriver à l'étape où il est.
Je sais que nous sommes tous conscients du taux de récidive des anciens détenus dans les deux ans suivant leur libération d'un pénitencier fédéral. Il est troublant. Selon certaines estimations, ce taux dépasse les 25 %. Cependant, il est bien plus élevé pour les personnes libérées d'un établissement provincial. De plus, le taux de récidive est encore plus élevé chez les membres des communautés minoritaires, comme les communautés autochtones, où il s'élève à environ 40 %. Nous devons vraiment faire tout notre possible pour remédier à cette situation.
Malheureusement, les enfants dont les parents ont été incarcérés sont sept fois plus susceptibles d'être eux-mêmes incarcérés un jour. Si nous pouvions briser ce cycle et réduire la récidive, nous aiderions non seulement les personnes directement concernées, mais aussi les futures générations. Tous bénéficieront de ce genre d'initiative où nous unissons tous nos efforts pour permettre à une personne ayant purgé sa peine de réintégrer la société avec succès.
Je suis très reconnaissant de l'appui que la Chambre a accordé jusqu'à présent à mon projet de loi. J'ose espérer que les députés continueront de l'appuyer jusqu'à son adoption. Nous désirons tous mettre fin à la récidive. Lorsqu'une personne a purgé sa peine, nous voulons qu'elle parvienne à se réinsérer dans la société.
Nous devons collaborer avec les provinces et respecter leurs champs de compétence et leur expertise. Nous devons collaborer avec le secteur privé, qui pourrait offrir une deuxième fenêtre d'opportunité. Nous devons continuer à collaborer avec le secteur à but non lucratif et de bienfaisance, qui est excellent pour intervenir quand d'autres se retirent et qui n'abandonne pas quand d'autres se dérobent ou baissent les bras.
Bien des gens qui font un travail exceptionnel passent souvent inaperçus, mais en faisant ce qu'ils font et en intervenant là où d'autres n'iraient peut-être pas, ils permettent à beaucoup de particuliers, de familles et de collectivités d'aller au-delà d'une décision regrettable prise à un moment donné. Les collectivités, les familles, les provinces et le Canada ont tout à gagner quand ils pardonnent une injustice passée et qu'ils avancent vers un avenir radieux et plus sain.
Il s'agit vraiment d'une occasion pour nous de collaborer afin d'apporter un changement sociétal durable. Je crois que le projet de loi réunira le meilleur qu'ont à offrir le secteur public, tous les ordres de gouvernement, les organismes confessionnels et les organismes sans but lucratif pour trouver collectivement une solution à long terme. Il s'agit d'une approche qui mobilise tout le monde et qui vise à aider les plus meurtris et les plus vulnérables d'entre nous.
J'ai souvent parlé de mon bon ami Monty Lewis lorsque j'ai eu l'occasion de prendre la parole au sujet du projet de loi. Il a fondé une organisation qui œuvre dans les prisons. Il savait ce que c'était que d'être incarcéré.
Monty n'a pas eu une enfance facile. Il savait ce que c'était que de vivre avec des dépendances. Il savait ce que c'était que d'être victime de violence ou d'en être l'auteur. Il a fini par purger des peines d'emprisonnement dans des prisons provinciales, puis dans un pénitencier fédéral.
Monty se trouvait dans le trou d'une cellule au pénitencier de Kingston. Il avait, à toutes fins utiles, renoncé à la vie et était en colère contre le monde. Cependant, un aumônier de l'Armée du Salut a commencé à lui rendre régulièrement visite et Monty m'a raconté l'histoire de ces visites. Au début, il hurlait, jurait et disait à l'aumônier d'aller se faire voir, sans toutefois le décourager. L'aumônier a poursuivi ses visites et a fait connaître à Monty la grâce et l'espoir. Il lui a montré qu'il ne l'abandonnerait pas.
Bref, la vie de Monty a changé radicalement. Depuis le trou d'une cellule, sa vie a commencé à prendre une autre direction. Il a purgé sa peine, est sorti de prison et a rencontré l'amour de sa vie, Linda. Ils se sont mariés et il est retourné travailler dans les mines. Il a alors ressenti un besoin qu'il ne pouvait ignorer, celui de venir en aide à ceux qui s'étaient engagés dans une voie similaire à la sienne. Il voulait qu'ils sachent que leur vie n'était pas finie à cause des actes qu'ils avaient commis et qu'ils regrettaient. Il n'avait que 7,36 $ lorsqu'il a commencé à rendre visite aux prisonniers, à leur apporter de bonnes nouvelles et à être là pour eux à leur libération. Sa vie et son organisation sont la véritable source d'inspiration pour le projet de loi.
Je ne peux m'empêcher de penser que quelque part dans les cieux, Monty a un large sourire ce soir, en voyant qu'un projet de loi qu'il a inspiré sera peut-être adopté à la Chambre des communes dans quelques minutes et que cette mesure pourrait avoir une incidence sur la vie de bien des gens. Je lui dédie ce projet de loi et cette soirée, à lui, à son épouse et à leur famille, pour tous les sacrifices qu'ils ont faits et l'espoir qu'ils ont donné à tant de gens.
Je remercie chaque personne. Je suis reconnaissant de cette chance qui m'est donnée et du soutien dont j'ai bénéficié pour en arriver là, afin de donner de l'espoir à tous ceux qui ont eu des moments de désespoir.
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 17:29 [p.6444]
Mr. Speaker, the committee experience was a very good one. I will start by thanking the Chair. He was so good in helping us navigate this first experience of walking a private member's bill through committee. He was tremendous. I will also recognize my hon colleague from Lakeland, who was tremendous in helping guide the bill through.
I mentioned my hon. colleague and fellow Atlantic Canadian, the member for St. John's East, over in Newfoundland. He had a good amendment that we added to enrich the bill and make sure we are looking into how sometimes there are systemic things that need to be looked at. We need to address that to make sure that, if there are patterns or things that are systematically unfair, we are making sure those are being looked at, examined and addressed as well.
I cannot thank each one of the members of the committee enough for the valuable input and encouragement they have offered along the way, as well as the witnesses we heard from for providing their stories. I look forward to the day, when we are hearing further testimony to the effects of these programs being put in place, that we will hear the stories of lives that have been transformed. I think—
Monsieur le Président, l'expérience devant le comité a été très bonne. Je tiens d'abord à remercier le président. Il a été d'une aide précieuse pour nous permettre de vivre cette première expérience d'étude d'un projet de loi d'initiative parlementaire en comité. Il a été formidable. Je remercie également la députée de Lakeland, qui a été d'une aide précieuse pour faire avancer le projet de loi.
J'ai mentionné mon collègue et compatriote de l'Atlantique, le député de St. John’s-Est, à Terre-Neuve. Il a proposé un bon amendement que nous avons ajouté pour enrichir le projet de loi et veiller à ce que les problèmes systémiques soient examinés. S'il y a des pratiques ou des choses qui sont systématiquement injustes, nous devons nous pencher sur elles et les régler.
Je remercie infiniment les membres du comité pour les précieuses contributions et les encouragements qu'ils ont offerts pendant le processus, ainsi que les témoins qui sont venus raconter leur histoire. J'ai hâte au jour où des personnes témoigneront des effets positifs de la mise en place de ces programmes et que nous entendrons des histoires de personnes dont la vie a été transformée. Je pense que...
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 17:31 [p.6445]
Mr. Speaker, yes, I am very familiar with the principle of restorative justice. I am familiar with it from my background, and I believe those principles certainly do apply. I believe people can be restored. I believe there are so many facets that can lead to that positive restoration. I happen to be one who believes that faith can play a huge role in that.
I also believe in effective partnerships, good programming and good therapeutic counselling, and I am one of the ones who really believes that an opportunity for meaningful employment, or being able to be employed, to step back in, is one of the best ways we can help people become restored. It is about addressing the whole person and their needs, so I do believe very much in the concept of restorative justice.
Monsieur le Président, je connais effectivement très bien le principe de la justice réparatrice. Mon parcours professionnel a contribué à ce que je comprenne bien les aspects liés à cette question et je crois que ces principes peuvent certainement s'appliquer. Je suis convaincu que les personnes peuvent être réhabilitées. Je crois que de nombreux aspects peuvent mener à cette réhabilitation. Il s'avère que je suis de ceux qui pensent que la foi peut jouer un rôle considérable dans ce processus.
Je pense aussi que d'autres aspects sont importants, comme des partenariats efficaces, des programmes adéquats et des séances de counseling opportunes. Par ailleurs, je crois fermement que le fait d'occuper un emploi valorisant, ou d'avoir la possibilité d'acquérir les compétences pour un tel emploi et de joindre à nouveau la population active, est l'un des meilleurs moyens d'aider une personne à se réhabiliter. La clé du succès est d'adopter une approche globale qui tient compte de tous les aspects et besoins de la personne. Par conséquent, je suis un ardent défenseur de la justice réparatrice.
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 17:33 [p.6445]
Mr. Speaker, I would like to thank my hon. colleague for his input at committee and thank him for his question here this evening. I do not think any political party can say that it has it 100% right as it relates to restorative justice or to successful reintegration back in the community after time served.
All of us need to bring a certain level of humility to any of these societal challenges we are facing and realize that we have to work together to find solutions. We build on the knowledge of past experiences, both good and bad, and try to build a bridge to a better tomorrow. We are on that path with this bill. We have seen a very encouraging sign with all parties coming together to work on this.
This bill provides opportunity for the public sector involvement, but also private sector involvement, non-profits and others, and I think it is at that interface that we will really find the keys to successful reintegration.
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le député de sa contribution au comité et de la question qu'il a soulevée ce soir. Je ne pense pas qu'aucun parti politique ne puisse prétendre avoir fait un sans-faute en matière de justice réparatrice ou de réintégration des délinquants dans la collectivité.
Nous devons tous faire preuve d'un peu d'humilité face aux défis sociétaux qui nous attendent et reconnaître que nous devons collaborer pour trouver des solutions. Nous nous appuyons sur nos expériences, les bonnes comme les mauvaises, pour essayer de mieux faire les choses à l'avenir. Le projet de loi nous y engage, et c'est très encourageant de voir tous les partis collaborer sur cette question.
Le projet de loi offre l'occasion de faire participer le secteur public, mais aussi le secteur privé et les organismes sans but lucratif, entre autres, et je pense que c'est dans l'interface de leur action croisée que nous trouverons les clés d'une réintégration sociale réussie.
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 17:35 [p.6445]
Mr. Speaker, I thank my colleague for his encouragement along the way. I appreciate his kind remarks. What is next is that hopefully, if we are successful in getting this bill through here this evening, it will go directly to the Senate and have a very successful outcome there and become law.
Then I hope we can start to see pilot programs roll out across the country, working in conjunction with the provinces and other sectors that would be interested in doing a pilot, to see what models work best and hopefully start to see recidivism numbers come down. I look forward to those next steps, but right now let us get it through this vote this evening and hopefully off to the Senate.
Monsieur le Président, je remercie le député de ses encouragements depuis le début. Je lui sais gré de ses bonnes paroles. Espérons que, si nous réussissons à faire franchir au projet de loi l'étape de ce soir, celui-ci sera renvoyé directement au Sénat, y fera l'objet d'un vote favorable et deviendra loi.
Ensuite, j'espère que des projets pilotes seront mis en oeuvre un peu partout au pays, en collaboration avec les provinces et d'autres secteurs désireux de mener un tel projet, afin de voir quels modèles fonctionnent mieux, et que nous verrons baisser le nombre de récidives. J'attends avec impatience ces futures étapes, mais, pour l'instant, concentrons-nous sur le vote de ce soir et son éventuel renvoi au Sénat.
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-29 18:11 [p.6451]
Mr. Speaker, I want to thank all my hon. colleagues from the bottom of my heart for their tremendous remarks and thoughtful considerations on this.
The hon. colleague from Sherwood Park—Fort Saskatchewan referenced a passage that I was going to reference at at the very end, a favourite, which was when the master teacher himself said about those who inherit the Kingdom. He said, “I was hungry and you gave me food, I was naked and you clothed me, I was sick and you visited me, I was in prison and you came to me.”
Those words ring true in my heart as we come to the conclusion of the debate on this. The difference that a compassionate heart can make, that hope can make and that coming alongside those who perhaps feel that they will be forever defined by what once was perhaps a very regrettable and hurtful decision they made at one time in their life and they live in the shadows of that feeling.
I am glad to share with the House on this occasion that I personally have witnessed and met many who have changed direction in their life and they have gone in a much better direction because there were people who came to where they were and shared a message of hope, offered a hand of friendship and provided an opportunity when probably perhaps they thought they may not get another one. This bill would go a long way in providing a framework.
The aim of the bill is to provide a structure through which the best of the best programs, both here at home and internationally, can be fostered and developed so we can all attain the shared goal of reducing recidivism among our incarcerated population and help them successfully reintegrate back into the community. We do that through these kinds of effective partnerships.
I thank everyone and I hope we can speedily get this off to the Senate and see it become law sooner rather than later.
Monsieur le Président, je veux remercier du fond du cœur tous les députés de leurs commentaires formidables et de leur examen attentif de ce projet de loi.
Le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan a cité un passage que j'avais l'intention d'utiliser à la toute fin. Il s'agit d'un de mes passages préférés, qui traite de ce que le maître lui-même a dit à propos de celui qui hérite du royaume: « Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; [...] j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. »
Ces mots sonnent juste dans mon cœur, alors que nous arrivons à la conclusion du débat. La différence que peut apporter la compassion, que peut apporter l'espoir, et que peut apporter l'accompagnement à ceux qui croient peut-être devoir être définis à jamais par une décision peut-être très regrettable et douloureuse qu'ils ont prise à une époque de leur vie, et qui vivent maintenant dans l'ombre de ce sentiment.
Je suis heureux de pouvoir raconter à la Chambre que j'ai connu de nombreuses personnes qui ont donné une nouvelle direction à leur vie, une direction nettement meilleure, parce que des gens sont allés à leur rencontre pour leur transmettre un message d'espoir, pour leur tendre la main de l'amitié, et pour leur offrir une occasion, alors qu'elles ne croyaient peut-être plus jamais en avoir une autre. Ce projet de loi contribuerait grandement à la création d'un cadre.
Ce projet de loi vise à fournir une structure par laquelle la crème des programmes, aussi bien ici qu'à l'international, puisse être favorisée et développée pour nous permettre à tous d'atteindre notre objectif commun, qui consiste à réduire la récidive au sein de la population carcérale, et à aider ces personnes à réintégrer la communauté. Nous y arriverons grâce à ce type de partenariats efficaces.
Je remercie tous les députés, et j'espère que nous pourrons rapidement renvoyer ce projet de loi au Sénat, afin qu'il devienne une loi le plus tôt possible.
View Jenica Atwin Profile
Lib. (NB)
View Jenica Atwin Profile
2021-04-28 16:05 [p.6307]
Madam Speaker, there has been a lot said about how this is the last possible option and this is the least favourable option. Could the minister comment on how this is always the last option for those workers? They do not want to strike either, but it is a tool that is used to fight for rights and for recognition.
There was a mention about her involvement in the labour movement in the Hamilton area. Could she comment on just how important it is to maintain the right for Canadian workers to strike, what that can lead to, and how it is absolutely the last option for them as well?
Madame la Présidente, on a beaucoup parlé du fait que c’est la dernière option possible et la moins souhaitable. La ministre pourrait-elle nous dire ce qui fait que c’est toujours la dernière option qui s’offre pour ces travailleurs? Ils ne souhaitent pas faire la grève, mais c’est l’outil dont ils disposent pour défendre leurs droits et obtenir une certaine reconnaissance.
Il a été question de la participation de la ministre au mouvement syndical dans la région d'Hamilton. Pourrait-elle nous dire à quel point il est important de maintenir le droit de grève pour les travailleurs canadiens, les conséquences que cela a, et en quoi il s’agit absolument du dernier recours pour eux également?
View Richard Bragdon Profile
CPC (NB)
View Richard Bragdon Profile
2021-04-26 14:12 [p.6154]
Mr. Speaker, the COVID-19 pandemic has affected every Canadian across our great country. We as parliamentarians have a responsibility to be thinking ahead to how best to position Canad