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View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, in my riding I represent many coastal communities. We have a long history of tourism-based industry and it has really been struggling. A large number of people who come to visit us are international. I really admire the strength in our communities and how they are marketing to a more local group to try to get people to come out.
One of the things that concerns me in this document is the fact that the funding and resources for those small businesses, those tourism businesses, is not long enough. It is not stable enough and does not provide the supports that they need to still be here so we can rebuild the economy. Could the member speak to that?
Monsieur le Président, la circonscription que je représente inclut de nombreuses collectivités côtières. L'industrie du tourisme s'y développe depuis longtemps, mais elle éprouve à l'heure actuelle de grandes difficultés. Beaucoup de visiteurs viennent en effet de l'étranger. J'admire profondément la force dont font preuve nos collectivités et la façon dont elles tentent d'attirer les touristes potentiels des environs.
Un élément qui me préoccupe dans le document à l'étude, c'est que la période où des fonds et des ressources seront accordés aux petites entreprises du secteur du tourisme est trop courte. Cela ne permet pas une stabilité suffisante et n'offre pas les mesures de soutien dont les entreprises ont besoin pour survivre et ainsi contribuer à la relance économique. Le député peut-il s'exprimer sur ce point?
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, last week I had several opportunities to meet with indigenous constituents directly impacted by Kamloops residential school and St. Mary's residential school. During the march on Saturday, I walked alongside dozens of survivors of the residential school system and their families. Shared with me were stories of horror, loss of language and a pain that still exists today. For some, it was too much to even talk about.
As the member of Parliament for a riding with a large indigenous population, I acknowledge that I have a lot to learn and a lot to do. Some of the immediate actions my constituents are calling for include: funding the investigation of all former residential schools where unmarked graves may exist; ensuring that proper resources are allocated for communities to reinter, commemorate and honour any individuals discovered through the investigation; and developing a detailed and thorough set of resources to better educate Canadians on this tragedy.
Finally, I will be tabling a petition to that effect very shortly in the House today.
Monsieur le Président, la semaine dernière, j'ai eu plusieurs occasions de rencontrer des électeurs autochtones directement touchés par le pensionnat indien de Kamloops et le pensionnat indien de St. Mary. Lors de l'événement de samedi dernier, j'ai marché aux côtés de dizaines de survivants de pensionnat indien et de leur famille. Ils m'ont raconté des histoires d'horreur et ils m'ont décrit la perte de leur langue et une douleur qui existe encore aujourd'hui. Pour certains, c'était trop pour en parler.
En tant que député d'une circonscription comptant une importante population autochtone, je reconnais que j'ai beaucoup à apprendre et beaucoup à faire. Parmi les mesures immédiates que les électeurs réclament, mentionnons le financement de l'enquête sur tous les sites d'anciens pensionnats où il pourrait y avoir des tombes anonymes, l'attribution de ressources adéquates aux collectivités pour qu'elles puissent réinhumer, commémorer et honorer toute personne découverte dans le cadre de l'enquête, et l'élaboration d'un ensemble circonstancié et complet de ressources pour éduquer les Canadiens sur cette tragédie.
Enfin, je présenterai aujourd'hui à la Chambre une pétition à cet effet.
View Tako Van Popta Profile
CPC (BC)
View Tako Van Popta Profile
2021-06-11 11:09 [p.8271]
Mr. Speaker, a couple of weeks ago, I had the honour of visiting some schools in my riding of Langley—Aldergrove, all via video conference, of course, including Brookswood Secondary School. There, I met with Ms. Glover and her grade 11 and 12 political studies students, who challenged me with very thoughtful questions. Notable was a question from a young man who wanted to know what he could do to bring attention to shocking reports about sexual assault in the Canadian Armed Forces.
This young man has had the advantage of strong female role models in his life, who have encouraged him not to remain silent. I assured him that he was doing the right thing by bringing this to the attention of his member of Parliament, and that I would be proud to stand with him and his classmates to bring their concerns to Canada's Parliament.
I send a big thank you to Ms. Glover and all her grade 11 and 12 political studies students for a job well done, and a special shout-out to a remarkable and courageous young man, River Peatman, who has the courage to stand up and not be silent.
Monsieur le Président, il y a quelques semaines, j'ai eu l'honneur de rendre visite — par vidéoconférence, bien entendu — à des écoles de la circonscription de Langley—Aldergrove, dont l'école secondaire Brookswood. J'y ai rencontré Mme Glover et ses étudiants du cours d'études politiques de 11e et 12e années, qui m'ont mis au défi avec des questions très réfléchies. Notamment, un jeune homme m'a demandé ce qu'il pouvait faire pour attirer l'attention sur les cas choquants d'agressions sexuelles dans les Forces armées canadiennes.
Ce jeune homme a eu la chance d'être entouré de femmes fortes qui lui ont servi de modèle et qui l'ont encouragé à ne pas demeurer silencieux. Je lui ai répondu qu'il faisait ce qu'il fallait en portant la question à l'attention de son député, et que je serais fier de me joindre à lui et à ses camarades de classe pour soulever leurs préoccupations à la Chambre des communes du Canada.
Je remercie Mme Glover et tous ses étudiants du cours d'études politiques de 11e et 12e années de leur bon travail et je salue tout spécialement un jeune homme remarquable et courageux, River Peatman, qui a eu le courage de prendre la parole.
View Gord Johns Profile
NDP (BC)
View Gord Johns Profile
2021-06-11 11:11 [p.8272]
Mr. Speaker, if members are looking for a gift idea for a 2021 grad in their life, consider buying them shades, because there is no question that Canada's future is very bright with the class of 2021 stepping up.
Have they let the pandemic stand in their way? No way. Now we need to do our part. We need to make post-secondary education free in Canada, just like it is in over 25 countries around the world. We also need to make it easier for students to repay student loans.
Students know that we have an NDP leader who is fighting for good jobs for them with meaningful climate change plans and a concrete action plan to address systemic racism. They know that they did not get here alone, but with support from family, friends and wonderful educators. They also know that it is now up to them to make their mark, whether in post-secondary institutions, the labour market or their communities. Like the class of 2020 before them, they are clearly #readyforanything.
To the class of 2021, I send love and courage to each and every one, and I encourage them go for it.
Monsieur le Président, si des députés cherchent une idée-cadeau pour un finissant de 2021 dans leur entourage, je les invite à lui acheter des lunettes de soleil, car il ne fait aucun doute que, grâce à la contribution des finissants de 2021, l'avenir du Canada sera très brillant.
Même la pandémie n'a pas réussi à les arrêter. C'est maintenant à notre tour de faire notre part. Nous devons rendre les études postsecondaires gratuites au Canada, comme c'est le cas dans plus de 25 pays dans le monde. Nous devons également faciliter le remboursement des prêts étudiants.
Les étudiants savent que le chef du NPD se bat pour qu'ils aient accès à de bons emplois et qu'il s'est doté d'un véritable plan de lutte contre les changements climatiques de même que d'un plan d'action concret pour éliminer le racisme systémique. Ils savent qu'ils ont terminé leurs études secondaires grâce au soutien de leur famille, de leurs amis et de leurs merveilleux enseignants. Ils savent également qu'il leur appartient maintenant de se distinguer, que ce soit dans un établissement d'enseignement postsecondaire, sur le marché du travail ou au sein de leur collectivité. À l'instar des finissants de 2020 avant eux, ils sont nettement #prêtsàtout.
J'exprime tout mon amour à tous les finissants de 2021. Je leur souhaite bon courage et je les encourage à foncer.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, the government has provided $750 billion in liquidity supports for Canada's big banks, it has provided billions to profitable companies that paid out dividends and executive bonuses and it has refused to put into place a wealth tax or a pandemic profit tax. For the government, the sky is the limit for the ultrarich.
With a potential fourth wave coming and families struggling, why is the Liberal government slashing supports Canadians desperately need to put food on the table? Why are Liberals slashing emergency benefits for Canadians nearly in half at this critical time?
Monsieur le Président, le gouvernement a accordé 750 milliards de dollars en liquidités aux grandes banques canadiennes et des milliards de dollars à des sociétés rentables qui ont versé des dividendes et des primes à leurs dirigeants, mais il a refusé de mettre en place un impôt sur la fortune ou un impôt sur les bénéfices tirés de la pandémie. Pour le gouvernement, il n'y a pas de limite pour les ultrariches.
Compte tenu de la possibilité qu'une quatrième vague survienne et des difficultés qu'éprouvent certaines familles, pourquoi le gouvernement libéral met-il la hache dans les mesures de soutien dont les Canadiens ont désespérément besoin pour mettre du pain sur la table? Pourquoi les libéraux réduisent-ils de près de la moitié les prestations d'urgence offertes aux Canadiens en cette période critique?
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, let us be real. The Liberals offered $1,000 for CERB and it was the NDP who moved them to increase it to $2,000, so I would remind the minister of that.
In the next three weeks, the government is cutting the CERB support to Canadians across the country almost in half. I am asking the minister how he expects people to buy food, pay their rent and cover their bills on $1,200. That does not pass the test in Canadian cities.
The government gives billions of dollars to oil and gas companies, refuses to tax the ultrarich, but is fine to nickel and dime everyday people. Instead of working for the ultrarich and huge corporations, when will the government step up and actually—
Monsieur le Président, regardons les choses en face. Les libéraux ont offert 1 000 $ au titre de la PCU. C'est le NPD qui les a poussés à faire passer le montant à 2 000 $. Je le rappelle au ministre.
Dans trois semaines, le gouvernement réduira la PCU qu'il verse aux Canadiens à l'échelle du pays de près de la moitié. Je demande au ministre comment, à son avis, les gens pourront payer l'épicerie, le loyer et les factures avec 1 200 $. C'est impossible dans les villes canadiennes.
Le gouvernement donne des milliards de dollars aux sociétés gazières et pétrolières et refuse d'imposer les ultrariches, mais il n'hésite pas à ponctionner les gens ordinaires. Au lieu de travailler pour les ultrariches et les grandes sociétés, quand le gouvernement agira-t-il pour vraiment...
View Taylor Bachrach Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, Canada is the only country in the G7 without a restart plan for international travel. For some small tourism operations in northwest B.C., more than 90% of their clients come from the U.S.
They have already lost one tourism season and many have had to use their savings to keep their staff on. If there is a chance they can salvage part of the coming tourism season, they need time to prepare. The government needs to explain its plan to begin lifting travel restrictions safely.
Could the minister tell Canadians what restrictions will apply to fully vaccinated travellers?
Monsieur le Président, le Canada est le seul pays du G7 qui ne dispose pas d’un plan de reprise des voyages internationaux. Or, plus de 90 % des clients de certaines petites entreprises touristiques du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique viennent des États‑Unis.
Elles ont déjà perdu une saison touristique et elles sont nombreuses à avoir dû puiser dans leurs économies pour garder leurs employés. S’il y a une chance qu’elles puissent rouvrir durant une partie de la saison à venir, il leur faut du temps pour s’y préparer. Le gouvernement doit expliquer comment il planifie la levée des restrictions sur les voyages tout en protégeant la population.
La ministre peut-elle dire aux Canadiens quelles seront les restrictions pour les voyageurs entièrement vaccinés?
View Tako Van Popta Profile
CPC (BC)
View Tako Van Popta Profile
2021-06-11 11:56 [p.8280]
Mr. Speaker, I have heard from so many constituents who tell me that the mandatory hotel quarantine program of the government makes no sense. It is expensive and, given the lack of supporting data, people are not convinced that it is better than a stay-at-home order.
I recently heard from a constituent who is doing humanitarian work overseas as a volunteer. She has not been able to be fully vaccinated and cannot afford the government's inflated prices for a hotel on her return. When will the government scrap this botched program?
Monsieur le Président, un grand nombre de citoyens de ma circonscription sont venus me voir pour me dire que le programme de quarantaine à l'hôtel imposé par le gouvernement est insensé. Cette mesure coûte très cher et, étant donné le manque de données pour la justifier, les Canadiens ne sont pas convaincus qu'il est mieux de rester à l'hôtel qu'à la maison.
Récemment, une citoyenne de ma circonscription qui fait du bénévolat à l'étranger pour un organisme humanitaire a communiqué avec moi. Elle n'a pas pu recevoir les deux doses de vaccin requises et elle n'a pas les moyens de se payer un séjour obligatoire à l'hôtel à son retour en raison du prix gonflé par le gouvernement. Quand le gouvernement mettra-t-il à la poubelle ce programme bâclé?
View Terry Beech Profile
Lib. (BC)
View Terry Beech Profile
2021-06-11 12:02 [p.8282]
Mr. Speaker, it is obviously important that fishers in all regions of this country have the tools they need not only to stay safe, but to protect their livelihoods. I am more than willing to talk to this particular member immediately after question period about this particular piece of equipment.
Monsieur le Président, bien sûr, il est important que les pêcheurs dans toutes les régions au pays disposent des outils dont ils ont besoin non seulement pour se protéger, mais aussi pour protéger leur gagne-pain. Je suis tout à fait disposé à discuter avec le député immédiatement après la période des questions au sujet de cet appareil.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2021-06-11 12:05 [p.8282]
Mr. Speaker, earlier this week the report on the killing of Chantel Moore was made public. It does not add up. There were no actual witnesses. There are no video recordings, and there are no audio recordings. The physical evidence does not really support the officer's story that he feared for his life as a petite 26-year-old indigenous woman came at him with a knife. The knife was not found near her body, had no fingerprints and was found under a box.
Can the Minister of Indigenous Services give the House some hope that we will get to the bottom of this and that wellness checks will stop resulting in the deaths of indigenous people?
Monsieur le Président, plus tôt cette semaine, le rapport sur le meurtre de Chantel Moore a été rendu public. Il y a quelque chose qui cloche. Il n'y avait aucun témoin. Il n'y a aucun enregistrement vidéo ou audio. Les preuves matérielles ne confirment pas vraiment la version du policier, qui a affirmé qu'il craignait pour sa vie lorsqu'une Autochtone de 26 ans, toute menue, s'est avancée vers lui avec un couteau. Le couteau n'a pas été retrouvé près du corps, mais sous une boîte. De plus, aucune empreinte digitale n'y a été relevée.
Le ministre des Services aux Autochtones peut-il rassurer la Chambre en lui disant que nous irons au fond des choses et que les vérifications de l'état de santé ne mèneront plus à la mort d'Autochtones?
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I am honoured to table this petition.
The petitioners are asking the Minister of Health to ban the commercial use of herbicides in the forestry industry in Canada, with the exception of addressing invasive species that are well documented. They express their concern that herbicides are being used by the forestry industry to prevent the natural return of the forest by adversity, which increases the risk of forest fires and, in turn, accelerates climate change, which risks the loss of economic value, and threatens communities and the overall health of Canadians.
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter cette pétition.
Les pétitionnaires demandent à la ministre de la Santé d'interdire l'utilisation commerciale d'herbicides dans l'industrie forestière au Canada, sauf pour s'attaquer aux espèces envahissantes bien répertoriées. Ils disent craindre que les herbicides employés par l'industrie forestière nuisent à la régénération naturelle des forêts, ce qui accroîtrait les risques de feux de forêt, accélérerait les changements climatiques, risquerait d'entraîner une dévaluation économique et menacerait des collectivités et la santé générale des Canadiens.
View Patrick Weiler Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, it is an honour to rise virtually in the House today to present this petition. The petitioners are calling on the Government of Canada to work with first nations to immediately protect endangered, old-growth ecosystems in British Columbia.
The petitioners, which include constituents of mine, know that less than 2.7% of old-growth forest remains in B.C.. they also know that old-growth forests provide immeasurable benefits, including carbon sequestration, biodiversity, culture, recreation, education, food and more, and that most Canadians support the sustainable harvesting of forests, which does not include logging irreplaceable old-growth.
This call was echoed yesterday by the Squamish nation's call to halt all logging in the 78,000 hectares of their land, most of which is in my riding, so I also rise today to give them a voice and amplify their request in this chamber.
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole à distance pour présenter la pétition que voici. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de collaborer avec les Premières Nations pour protéger immédiatement les écosystèmes anciens menacés de la Colombie-Britannique.
Les pétitionnaires, parmi lesquels figurent des électeurs de ma circonscription, savent qu'il reste moins de 2,7 % de forêts anciennes en Colombie-Britannique. Ils savent également que les forêts anciennes offrent des avantages incommensurables, notamment en matière de séquestration du carbone, de biodiversité, de culture, de loisirs, d'éducation et d'alimentation, et que la plupart des Canadiens sont en faveur de l'exploitation durable des forêts, ce qui exclut l'exploitation de forêts anciennes irremplaçables.
Cet appel a également été lancé hier par la nation squamish, qui a demandé l'arrêt de toute exploitation forestière sur les 78 000 hectares de son territoire, dont la majeure partie se trouve dans ma circonscription. J'interviens donc aujourd'hui pour me faire leur portevoix et faire entendre leur demande haut et fort dans cette enceinte.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, today I present a petition on behalf of indigenous constituents in Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Stories of the atrocities that occurred within the residential school system have been around for years. On May 27, the remains of 215 indigenous children were found on the grounds of the former Kamloops residential school. Various levels of government have been aware of these stories for a long time, and have done nothing to help find the children who never came home.
Families who have lost loved ones deserve to find closure to help their spirits rest. Therefore, these citizens are calling upon the Government of Canada to proceed with using technology, such as ground-penetrating radar, to search the grounds of all residential school sites and to provide a reasonable timeline for the conduct of these searches.
Monsieur le Président, aujourd'hui, je présente une pétition au nom de résidants autochtones de la circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Des récits à propos des atrocités commises dans le réseau des pensionnats autochtones circulent depuis des années. Le 27 mai 2021, les restes de 215 enfants autochtones ont été trouvés sur le terrain de l’ancien pensionnat indien de Kamloops. Divers ordres de gouvernement sont au courant de ces récits depuis longtemps et n’ont rien fait pour essayer de trouver les enfants qui ne sont jamais retournés chez eux.
Les familles qui ont perdu des êtres chers méritent de faire leur deuil pour retrouver une certaine paix d'esprit. Par conséquent, les citoyens pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d’avoir recours à des moyens technologiques comme le géoradar pour faire des fouilles sur le terrain de tous les anciens pensionnats et de fournir un échéancier raisonnable pour la tenue de ces fouilles.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I am pleased to present a petition on behalf of 200 Canadians from across the country who are concerned about the government's continued maintenance of an excise tax on medical cannabis.
The petitioners call on the government to reverse its decision to apply an excise duty on cannabis sold for medical purposes, and to recognize that medical cannabis should be exempt from the federal goods and services tax, to exempt medical cannabis from any taxes, including the excise tax, to zero-rate the medical cannabis tax, in line with all other prescription medicine, and to exempt medical cannabis products from any additional taxes in order to allow for reasonable access to medical cannabis for all Canadians authorized to use it by health care practitioners.
Monsieur le Président, je suis heureux de présenter une pétition au nom de 200 Canadiens de partout au pays qui sont préoccupés par la décision du gouvernement de continuer à appliquer une taxe d'accise sur le cannabis à des fins médicales.
Les pétitionnaires exhortent le gouvernement à annuler sa décision d’appliquer un droit d’accise au cannabis vendu à des fins médicales; à reconnaître que le cannabis à des fins médicales devrait être exempt de la taxe fédérale sur les produits et services; à exempter le cannabis de toute taxe, y compris la taxe d’accise; à détaxer le cannabis médical au même titre que tous les autres médicaments sur ordonnance; et à exempter les produits du cannabis médical de toute taxe additionnelle afin de permettre un accès raisonnable au cannabis à des fins médicales à tous les Canadiens autorisés à en faire usage par un professionnel de la santé.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
View Paul Manly Profile
2021-06-11 12:22 [p.8285]
Mr. Speaker, I have two petitions to table today.
In the first petition, the petitioners note that the climate crisis and destruction of ecosystems, or ecocide, is the result of many years of harmful industrial practices permitted by law with many risks having been known about for decades by the companies choosing to continue them and by the governments that subsidize those activities. Citizens and residents can and must take some responsibility for what is consumed, but it is industry, finance and government that make high-level investments and policy decisions.
As a member state of the United Nations, Canada shares a collective legal duty to promote social progress and better standards of life. Therefore, the petitioners call upon the House of Commons to declare its support for an ecocide law amendment to the Rome Statute and to advocate for its adoption internationally, in the knowledge that many countries must stand together for the long-term protection of life on Earth.
Monsieur le Président, j'ai deux pétitions à déposer aujourd'hui.
Dans la première, les pétitionnaires soulignent que la crise climatique et la destruction des écosystèmes, ou écocide, sont le résultat de longues années d'activités industrielles autorisées par la loi. Les entreprises qui décident de poursuivre ces activités et les gouvernements qui les subventionnent en connaissent bien les risques depuis des dizaines d'années. Les citoyens peuvent et doivent assumer la responsabilité de ce qu'ils consomment, mais ce sont les industries, le secteur des finances et le gouvernement qui font des investissements et qui décident des politiques.
En tant qu'État membre des Nations unies, le Canada assume une obligation légale collective de favoriser le progrès social et d'instaurer de meilleures conditions de vie. En conséquence, les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de déclarer son appui à une modification axée sur l'écocide du Statut de Rome et d'en réclamer l'adoption au niveau international, puisqu'il faut que de nombreux pays fassent front commun pour assurer la protection à long terme de la vie sur Terre.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
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2021-06-11 12:25 [p.8286]
Speaking of ecocide, Mr. Speaker, the second petition is from citizens who are deeply concerned about the clear-cut logging of endangered old-growth ecosystems. They are calling upon the government to work with the province and first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems, to fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority of Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples, to support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable and based on the harvesting of second- and third-growth forests, to ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs, and to ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
I will note that over 200 people in British Columbia, on Vancouver Island—
Monsieur le Président, parlant d'écocide, la deuxième pétition vient de citoyens profondément préoccupés par les coupes à blanc d'écosystèmes anciens et en péril. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de travailler de concert avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens à titre de priorité du plan d’action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d’appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d’assurer la pérennité de l’industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu’elle soit axée sur l’exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d’interdire l’exportation de grumes et d’optimiser l’utilisation des ressources pour les emplois locaux; et d’interdire l’utilisation d’arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
Je souligne que plus de 200 personnes de la Colombie‑Britannique, de l'île de Vancouver...
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2021-06-11 12:26 [p.8286]
Mr. Speaker, I am honoured today to present a petition from many of my constituents who are concerned about the fate of old-growth forests in this country. Old-growth forests are increasingly endangered, yet they are not protected from logging. Although logging is under provincial jurisdiction, the petitioners link to first nations' interests the importance of shared co-operative planning and value-added in our forestry, banning the export of raw logs and banning turning whole forests into pellets. They are claimed to be a renewable resource, but are not renewable because, as the petitioners point out, only 2.7% of old-growth forests remain in British Columbia.
These petitioners urge the federal government to work with provinces and first nations to halt old-growth logging.
Monsieur le Président, j’ai aujourd’hui l’honneur de présenter une pétition signée par un grand nombre de concitoyens de ma circonscription, qui sont préoccupés par le sort des forêts anciennes dans notre pays. Les forêts anciennes sont de plus en plus menacées; pourtant, on ne les protège pas contre l’exploitation forestière. Même si l’exploitation forestière relève de la compétence provinciale, les signataires établissent un lien entre les intérêts des Premières Nations et l’importance de partager la planification collaborative et la valeur ajoutée de notre industrie forestière, en interdisant l’exportation de grumes et en interdisant la transformation de forêts entières en granulés. Les forêts anciennes sont censées être des ressources renouvelables, mais elles ne le sont plus, car comme l’indiquent les signataires, il ne reste que 2,7 % de forêts anciennes en Colombie‑Britannique.
Les signataires demandent au gouvernement fédéral de travailler avec les provinces et les Premières Nations pour stopper l’exploitation des forêts anciennes.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I want to thank my colleague for his very important and powerful speech. I just want to acknowledge the member for Hamilton Mountain and his fierce work around addressing the issues that seniors face in our country. Right now, what we are seeing is a two-tier system for seniors. We have the “junior seniors” who get paid one amount, and then we have the “senior seniors” who get paid a bit more. I think that is absolutely unfair.
What are the member's thoughts on that?
Monsieur le Président, je veux remercier le député de son discours percutant. Je veux aussi souligner que le député d'Hamilton Mountain fait un travail remarquable pour s'attaquer aux problèmes des aînés de notre pays. À l'heure actuelle, les aînés se trouvent dans un système à deux vitesses. Il y a les « jeunes aînés », qui reçoivent un certain montant, et les « vieux aînés », qui reçoivent un peu plus. Je trouve que c'est tout à fait injuste.
Qu'en pense le député?
View Alice Wong Profile
CPC (BC)
View Alice Wong Profile
2021-06-11 13:21 [p.8301]
Mr. Speaker, I rise today to speak to the budget implementation bill and give some thoughts about the budget. The document itself, as tabled by the Minister of Finance, was 725 pages long. It is the largest budget document in federal history. Unfortunately, quantity does not necessarily mean quality.
In terms of quantity, we have record spending and deficits. This fiscal year and the last fiscal year are ranked one and two, and both contain the largest amount of spending and the largest deficits in recorded Canadian history. It is not even close to the third-highest deficit. The current deficit that will have to be paid by Canadians will total over half a trillion dollars. That is just for the last two years. There is surely more to come. If we write on a piece of paper the number 5 followed by 11 zeros, that is nearly the amount of accumulated deficit incurred since Confederation. We are far from where we were when the Prime Minister promised “a modest short-term deficit” six years ago.
Canadians will be paying for this spending for decades. Since all of the spending comes from borrowed money, we will also be paying interest. We are not paying off the debt today, but its effects will drag on our economy like an anchor weighing down a swimmer in the ocean.
Right now, interest rates are being held low. The Bank of Canada is purchasing government debt off the open market, which puts downward pressure on interest rates. This allows the government to borrow and spend, but this is impacting the lives of everyday people in my riding of Richmond Centre.
Consequently, the price of everything is increasing. Indeed, with easy credit due to low interest rates, the prices of real estate have skyrocketed. Young constituents of mine cannot afford a place to live, while older folks are sitting on a windfall. Rents are getting higher because landlords must afford to finance and pay back higher and higher levels of debt. Unaffordability of places to live is one of the consequences of huge government deficits.
Higher prices are also seen in everything else, ranging from food to gasoline, services, and the list goes on. Disruptions in supply chains due to COVID-19 are not helping. Everybody at street level can see this happening. Prices were bound to rise, but the government's fiscal policy is making things a lot worse than they should be.
I do concede the point that last year in March, we knew a lot less about COVID-19 than we do today. Governments around the world reacted in different manners, but most were consistent in providing emergency supports to the population while we figured things out.
Beyond that, there was no excuse for what we have seen out of the government over the past half-year or so. The Liberal government has been very slow to bring us back on the path to recovery. Nothing illustrates this more than the snail pace of COVID-19 vaccinations that we have seen. Hundreds of millions, if not billions, of dollars were wasted in this initial effort.
We should be a first-world nation with first-world results, but instead the Liberal government has been lagging badly. Most Canadians at this point, including myself, are in the category of receiving a partial vaccination. Compared to our fully vaccinated friends down south in the U.S. and compared to countries like Israel, we have underperformed. This will cost us, and we see it in the budget today.
We see plenty of media out there showing obvious evidence that things are heading back to normal in places outside of Canada. People are attending sporting events, socializing and exercising without having to wear masks. Indeed, we are seeing hints of that occurring today from our provincial governments. However, people remember the initial promise of the federal Liberals when they said it would take two weeks to flatten the curve, which did not turn out as expected at all.
With this uncertainty, why would anybody want to make preparations for a recovery that may or may not occur? The rug has already been pulled from the floors of the restaurant industry in British Columbia, twice, with incredibly short notice.
My point is that the government's failed response to the COVID-19 vaccinations has directly resulted in the necessity of additional emergency spending support. Tens, if not hundreds of billions of dollars would not have had to be spent had we seen one the leaders rather than a laggard in our COVID-19 response.
However, the current Liberal government has made so many missteps that will slow down this road map. The slowness of our government's COVID response has also caused distortion in the labour market. I speak to businesses that cannot find employees because government benefits are competing with them, competing with businesses that want to hire. Going back to my original point about costs, it means the cost of labour is rising and this results in increased prices for everything. The volatile economic climate caused by the government's missteps is stalling our recovery.
At least before COVID-19, Richmond was home to a vibrant tourism sector. Today, we have travel centres and tourism-sensitive areas of the economy that are completely shut down. We need to create an environment that would get this sector back to where it was. We support tourism, but not virtualism. This is what I have been telling people here in Richmond.
While nearly every industry from coast to coast to coast has felt the negative effects of the ongoing COVID-19 pandemic, the hospitality and tourism industries have been especially hard hit, from international border closures, to provincial border regulations and stay-at-home orders, the livelihood of hundreds of thousands of Canadians, either directly the in tourism hospitality industry or in an adjacent field, have been hammered by COVID-19.
I have heard from countless constituents who work for airlines, the travel infrastructure, hospitality and in the tourism industry and they have all told me the same thing: “we need help”.
I want to take this opportunity to express my thanks to my colleagues from Niagara Falls as well as Durham for their efforts in bringing the voices of those in the tourism industry to parliamentarians and to this place to be heard, and indeed, they were heard.
Richmond Centre is also home to the YVR airport and to many great aerospace firms that operate and maintain our airlines, airplanes and helicopters. The budget funding needs to be implemented in conjunction with an aerospace strategy that allows us to compete in the global marketplace.
The final area I want to touch on is one which is extremely close to my heart. For a number of years, I was very fortunate to be able to serve not just Richmond, but Canadians from coast to coast—
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi d'exécution du budget. Je ferai part à la Chambre de quelques-unes de mes réflexions concernant le budget. Le document même, déposé par la ministre des Finances, fait 865 pages. C'est le document budgétaire le plus volumineux de toute l'histoire du fédéral. Hélas, quantité ne rime pas nécessairement avec qualité.
Sur le plan de la quantité, nous connaissons des dépenses et des déficits records. Le présent exercice et celui de l'an dernier se classent respectivement aux premier et deuxième rangs et ils ont donné lieu aux dépenses et aux déficits les plus colossaux jamais enregistrés de toute l'histoire du Canada, très loin devant le troisième déficit en importance. Le déficit actuel, que devront rembourser les Canadiens, totalisera plus d'un demi-billion de dollars. Cette somme ne comprend de surcroît que les deux dernières années; ce n'est sûrement pas fini. Si l'on inscrit sur une feuille de papier le chiffre 5 suivi de 11 zéros, on obtient presque le montant du déficit cumulé depuis le début de la Confédération. Nous sommes bien loin de là où nous étions lorsque le premier ministre a promis « un modeste déficit à court terme » il y a six ans.
Les Canadiens paieront pour ces dépenses pendant des décennies. Puisque toutes les dépenses sont tirées d'emprunts, nous paierons aussi des intérêts. Nous ne remboursons pas la dette aujourd'hui, mais ses effets pèseront sur notre économie comme un boulet au pied d'un nageur.
À l'heure actuelle, les taux d'intérêt sont maintenus à un bas niveau. La Banque du Canada achète la dette publique sur le marché libre, ce qui exerce une pression à la baisse sur les taux d'intérêt. Cela permet au gouvernement d'emprunter et de dépenser, mais cela a des répercussions sur la vie des gens ordinaires dans ma circonscription, Richmond‑Centre.
Par conséquent, tous les prix augmentent. Grâce au crédit facile en raison des faibles taux d'intérêt, les prix de l'immobilier ont monté en flèche. Les jeunes de ma circonscription n'ont pas les moyens de se loger, tandis que les aînés sont assis sur une manne. Les loyers augmentent parce que les propriétaires doivent pouvoir financer et rembourser des dettes de plus en plus élevées. L'inabordabilité des logements est l'une des conséquences des énormes déficits publics.
La hausse des prix s'observe également dans tous les autres domaines, en allant de la nourriture à l'essence, en passant par les services, et j'en passe. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement causées par la COVID‑19 n'aident pas. Tous les gens sur le terrain peuvent voir ce qui se passe. Les prix allaient nécessairement augmenter, mais la politique financière du gouvernement rend la situation bien pire qu'elle ne devrait l'être.
Je concède que, en mars de l'année dernière, nous en savions beaucoup moins sur la COVID‑19 qu'aujourd'hui. Les gouvernements du monde entier ont réagi de différentes manières, mais la plupart d'entre eux ont invariablement fourni de l'aide d'urgence à la population pendant que nous tentions de comprendre la situation.
À part cela, le gouvernement n'a aucune excuse pour ce qu'il fait depuis environ six mois. Le gouvernement libéral a mis beaucoup de temps pour ramener le pays sur la voie de la relance économique. Rien ne l'illustre mieux que la lenteur de la vaccination contre la COVID‑19 au Canada. Des centaines de millions, voire des milliards de dollars ont été gaspillés dans les efforts initiaux.
En tant que pays industrialisé, nous devrions afficher des résultats de pays industrialisé, mais le gouvernement libéral accuse plutôt un sérieux retard. Dans le moment, la plupart des Canadiens, moi y compris, comptent parmi ceux qui sont partiellement vaccinés. Cependant, par rapport à nos amis pleinement vaccinés du Sud, aux États‑Unis, et à des pays comme Israël, nous sommes à la traîne. Ce retard nous coûtera cher comme on peut le constater dans le budget dont nous sommes saisis aujourd'hui.
De nombreux médias présentent des preuves évidentes que la situation revient à la normale ailleurs qu'au Canada. Des gens assistent à des activités sportives, socialisent et font de l'exercice sans avoir à porter de masque. En fait, les gouvernements provinciaux nous laissent maintenant entrevoir une telle éventualité. Toutefois, les gens se souviennent de la promesse initiale des libéraux fédéraux, qui avaient dit qu'il faudrait deux semaines pour aplanir la courbe, mais les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu.
Dans un tel climat d’incertitude, qui voudrait se préparer à une éventuelle reprise? Par deux fois en Colombie‑Britannique, on a coupé l’herbe sous le pied aux restaurants, presque sans préavis.
Ce que je veux dire, c’est que les mauvaises décisions prises par le gouvernement concernant les vaccins contre la COVID‑19 ont engendré de nouvelles dépenses d’urgence. Des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars auraient pu être économisés si nous avions été en tête de peloton, plutôt qu’à la traîne, dans notre réaction à la pandémie.
Malheureusement, le gouvernement libéral a commis tellement de faux pas que notre plan d’action est entravé. La lenteur avec laquelle le gouvernement a réagi a déjà provoqué des déséquilibres sur le marché du travail. Des entreprises me disent qu’elles n’arrivent pas à recruter, car les subventions du gouvernement sont trop intéressantes et que ce dernier livre concurrence aux entreprises qui veulent recruter. Pour revenir à mon premier argument, cela signifie que le coût de la main-d’œuvre augmente et qu’alors, les prix augmentent partout. L’instabilité de notre économie, provoquée par les faux pas du gouvernement, freine la reprise.
Au moins avant la pandémie, le secteur touristique de Richmond était très dynamique. Aujourd’hui, les agences de voyages et les entreprises qui dépendent du tourisme ont dû complètement cesser leurs activités. Il faut redynamiser ce secteur. Nous soutenons le tourisme, pas la virtualisation. C’est ce que je dis à mes concitoyens de Richmond.
Presque tous les secteurs économiques du pays ont subi les contrecoups de la pandémie de COVID‑19, mais celui de l'hôtellerie et du tourisme a été particulièrement touché. En effet, que ce soit à cause de la fermeture des frontières internationales, des directives relatives aux frontières provinciales ou des périodes de confinement obligatoire à la maison, le gagne-pain de centaines de milliers de Canadiens du secteur de l'hôtellerie et du tourisme et des secteurs connexes a été affecté par la pandémie.
Beaucoup de citoyens de ma circonscription qui travaillent pour les compagnies aériennes, dans les infrastructures liées aux voyages, dans l'hôtellerie et dans le tourisme m'ont dit la même chose: « Aidez-nous ».
J'aimerais saisir cette occasion qui m'est donnée de remercier mes collègues de Niagara Falls et de Durham pour les efforts qu'ils ont déployés afin de défendre les intérêts des travailleurs du secteur du tourisme ici même, dans cette enceinte. Ils ont été entendus.
Dans Richmond-Centre, on retrouve l'aéroport international de Vancouver et nombre d'autres grandes entreprises de l'industrie aéronautique qui gèrent les lignes aériennes et assurent la maintenance des avions et des hélicoptères. Les sommes prévues dans le budget doivent être accompagnées d'une stratégie sur l'industrie aéronautique qui nous permettra d'être concurrentiels sur les marchés internationaux.
Le dernier sujet dont j'aimerais parler est très important pour moi. Depuis de nombreuses années, j'ai la chance de servir non seulement les citoyens de Richmond-Centre, mais aussi des Canadiens d'un peu partout au pays...
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NDP (BC)
Mr. Speaker, before I begin my speech, I want to take this opportunity to acknowledge and hold up the Muslim community across Canada. This past week has been an extremely painful one for all of the beautiful Muslim people in our communities, who are now afraid of what Canada has become. I pray that we are tireless in our work to make this country an even safer country. Everyone should feel safe to walk in their neighbourhoods in our country.
I am here to debate Bill C-271, an act to amend the Governor General’s Act. This proposed act would reduce the governor general's salary to one dollar a year, remove the right to retirement annuity and amend other acts in consequence.
When I read just the title of the proposed act, I was actually interested in having a meaningful review of and discussion about the next steps Canada has to take to look at this and the realities we have seen over the last while. Sadly, the content of the bill is not a serious attempt to reform how the governor general is selected, and it would, obviously, limit potential candidates to those who are independently wealthy. For me, having more wealthy people in seats of power is simply not a priority.
It is obvious that we need some changes. In the most recent situation with Julie Payette, there is no doubt that the Prime Minister failed to undertake basic due diligence in the vetting process. If this were a piece of legislation that spoke to creating clearer rules and guidelines around vetting, I would be very interested in the content.
While it is true that I personally feel that Ms. Payette does not merit the pension or perks because she really did fail in her duties, there should be a much better vetting process and a clearer pathway around consequences when a person does not serve this important role appropriately.
I believe the member and I agree that, instead of paying her for the rest of her life, the Prime Minister needs to send the message that Canada's public institutions will not be a safe haven for those who abuse their employees. I think that this is an important factor and needs meaningful action. However, this bill is not that.
Canadians know that the governor general plays a role in the constitutional arrangement of our democracy. Our democracy is not perfect, but it is something that I will always fight for. There is no doubt that Canadians want the Prime Minister to take responsibility for the flawed process of appointing Ms. Payette. This flawed process has left taxpayers holding the bag, and I am not okay with that. I also believe that, for this specific case, we want an independent investigation into the allegations of harassment at Rideau Hall. In the long term, there needs to be a better plan to keep all of our workplaces safe.
The Prime Minister has been heavily criticized for making key appointments, such as the governor general and other House officers, based on politics rather than merit. This is concerning for Canadians, and I have heard that from my constituents. When we look at key roles, I believe that Canadians want people who we can all have faith in. When politics and key roles of leadership in our country get mixed up, it makes it harder for Canadians to feel trust in these roles.
Now, because of a poor system, we are in a situation where the chief justice of the Supreme Court of Canada is currently assuming the duties of the governor general. Having the chief justice give royal assent on legislation that may one day come before the court does present a potential conflict, so this needs to be addressed. However, the solution offered in Bill C-271 does not provide the constructive criticism to get us to the next level, which obviously, this conversation needs to have.
Now, the Liberals have announced that they will have an advisory panel to help select the new governor general. This approach for appointing a governor general was used by the previous Conservative government but was dropped by the Liberals after they were elected in 2015. While the Conservative panel was non-partisan, the Liberals have decided to appoint Liberal co-chairs, and this is clearly partisan.
Again, how do Canadians trust in a process if it is not fair, if they are not taken out of the partisanship realm and placed, as they should be, in the non-partisan one? This is a lot of taxpayer money being spent and, quite frankly, Canadians deserve better.
Some constituents tell me that they do not want a governor general anymore and that ties with the Queen of England just do not fit what Canada has become. This is a very worthy and important debate to have. However, again, the bill does not provide any meaningful space for this dialogue.
It is time for the Prime Minister to show Canadians that there are consequences for employers who create toxic workplaces and abuse their employees. Our former governor general should be disqualified from receiving a gold-plated pension and a lifetime expense account.
I hope in the future we have bills that provide information to address these key factors. When we debate in the House, we have to talk about solutions that will be long term and will not undermine our democratic process.
Monsieur le Président, avant de commencer mon discours, je veux profiter de l'occasion pour rendre hommage à la communauté musulmane du Canada et la soutenir. La semaine dernière a été extrêmement douloureuse pour tous les extraordinaires musulmans qui vivent dans nos collectivités et qui ont maintenant peur de ce que le Canada est devenu. Nous allons travailler inlassablement, j'espère, pour faire du Canada un pays encore plus sûr. Dans notre pays, chacun devrait se sentir en sécurité lorsqu'il se promène dans son quartier.
Je suis ici pour débattre du projet de loi C-271, loi modifiant la Loi sur le gouverneur général. Ce projet de loi ferait en sorte de ramener le salaire du gouverneur général à un dollar par an, supprimerait son droit à la pension et modifierait d'autres lois en conséquence.
Quand j'ai lu le titre de la loi proposée, ce qui m'a intéressé, en fait, c'est de procéder à un examen et une discussion approfondis sur les prochaines étapes que le Canada doit envisager face aux réalités dont nous sommes témoins depuis quelque temps. Malheureusement, le projet de loi n'essaie pas vraiment de réformer le mode de sélection du gouverneur général, ce qui, de toute évidence, limite le choix des candidats potentiels aux personnes qui sont indépendantes de fortune. À mes yeux, ajouter d'autres riches dans les lieux de pouvoir n'est tout simplement pas une priorité.
Il est évident que nous avons besoin de changement. Dans l'affaire de Julie Payette, il est clair que le premier ministre n'a pas fait le nécessaire pendant l'examen des candidatures. Le projet de loi me paraîtrait intéressant s'il visait l'établissement de règles et de directives plus claires concernant l'examen des candidatures.
Bien que, selon moi, Mme Payette ne devrait pas avoir droit à sa pension ni aux avantages liés au fait d'avoir occupé ce poste, parce qu'elle a vraiment failli à la tâche, il reste que le processus d'examen des candidatures devrait être plus robuste et qu'il devrait y avoir des conséquences claires advenant que la personne choisie ne remplisse pas son rôle adéquatement.
Je crois que le député et moi sommes d'accord: plutôt que de verser une rente à vie à Mme Payette, le premier ministre devrait indiquer clairement que les institutions publiques canadiennes ne sont pas un refuge pour ceux qui maltraitent leurs employés. Je crois qu'il s'agit d'une question importante qui appelle des mesures fortes. Par contre, ce n'est pas l'objet du projet de loi à l'étude.
Les Canadiens savent que le gouverneur général joue un rôle dans notre régime de démocratie constitutionnelle. La démocratie canadienne est imparfaite, mais je me battrai toujours pour elle. Il ne fait aucun doute que les Canadiens veulent que le premier ministre assume sa responsabilité pour les failles dans le processus de nomination de Mme Payette. Ce sont les contribuables qui doivent payer les pots cassés, et je trouve cela inacceptable. Je crois aussi que, dans ce cas précis, il faudrait une enquête indépendante sur les allégations de harcèlement à Rideau Hall. À long terme, nous devons trouver un meilleur plan pour assurer la sécurité dans tous les milieux de travail.
On a fortement critiqué le premier ministre parce qu'il a nommé des personnes, par exemple la gouverneure générale et d'autres agents supérieurs de la Chambre, à des postes clés pour des raisons politiques, plutôt qu'en fonction de leur mérite. Cela inquiète les Canadiens, et je le tiens de la bouche même de mes concitoyens. Lorsqu'il est question de postes clés, je crois que les Canadiens veulent des gens en qui nous pouvons tous avoir confiance. Quand les nominations à des postes de leadership reposent sur des considérations politiques, il est plus difficile pour les Canadiens de faire confiance aux titulaires de ces postes.
À cause des déficiences du système, nous sommes actuellement dans une situation où le juge en chef de la Cour suprême du Canada assume les fonctions du gouverneur général. Que le juge en chef accorde la sanction royale à un projet de loi qui pourrait un jour se retrouver devant les tribunaux constitue un conflit potentiel, et il faut régler ce problème. Cependant, la solution offerte dans le projet de loi C‑271 ne suscite pas la critique constructive qui serait nécessaire pour élever le débat.
Les libéraux nous annoncent qu'un comité consultatif sera formé en vue de sélectionner le nouveau gouverneur général. Cette approche pour nommer le gouverneur général a été utilisée par le dernier gouvernement conservateur, mais elle a été abandonnée par les libéraux après leur arrivée au pouvoir en 2015. Alors que le comité formé par les conservateurs était non partisan, les libéraux ont décidé de nommer des coprésidents libéraux, une manœuvre partisane de toute évidence.
Encore une fois, comment les Canadiens peuvent-ils avoir confiance en un processus s'il est injuste, s'il n'est pas retiré du domaine de la partisanerie et placé, comme il se doit, dans le domaine non partisan? Il s'agit d'une énorme dépense de fonds publics, et, bien franchement, les Canadiens méritent mieux.
Certains résidants de ma circonscription m'ont dit souhaiter qu'il n'y ait plus de gouverneur général, et ils estiment que les liens avec la reine d'Angleterre ne correspondent pas à ce que le Canada est devenu. Voilà un débat qu'il vaudrait vraiment la peine de tenir. Cependant, le projet de loi ne prévoit pas un tel dialogue.
Il est temps que le premier ministre montre aux Canadiens que les employeurs qui créent un milieu de travail toxique et qui maltraitent leurs employés doivent en subir les conséquences. L'ancienne gouverneure générale ne devrait pas avoir droit à une pension en or et à une allocation de dépenses à vie.
J'espère qu'à l'avenir nous serons saisis de projets de loi qui permettront de nous attaquer à ces éléments clés. Les débats à la Chambre doivent porter sur des solutions à long terme et ne pas miner le processus démocratique.
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CPC (BC)
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2021-06-10 11:10 [p.8199]
Madam Speaker, at the end of my hon. colleague's speech, he mentioned COVAX, which we know is an important program. Could I give him a couple of extra minutes to explain the importance of the COVAX program?
Madame la Présidente, à la fin de son discours, le député a parlé du mécanisme COVAX, qui, comme nous le savons, est un programme important. Pourrait-on lui accorder quelques minutes supplémentaires pour qu'il explique l'importance du programme COVAX?
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CPC (BC)
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2021-06-10 11:18 [p.8200]
Madam Speaker, I want to thank our hon. colleague for Sherwood Park—Fort Saskatchewan for sharing his time with me to comment on the third report of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development, as well as the effects of the pandemic on some of our most marginalized countries.
To date, more than 112 million people around the world have been infected by the COVID‑19 virus and 2.5 million people have died. This pandemic rocked our world. As of March 11, 2020, it was designated a global pandemic and things are just now getting back to the new normal, whatever that looks like. I think this report is important to see how Canada can not only do its part helping those here at home, but do its part on the world stage, which is always important.
Out of the report came 10 recommendations. I have been part of committees in the past that have studied important issues such as the suicide epidemic in our first nations, sexual trauma within our military and the impacts of post-traumatic stress disorder on first responders and those who serve our country and communities. Another report we studied was on the impacts of changes to the Fisheries Act from the previous Harper government to the Liberal government in the previous session. These reports are important. We hear from witnesses who give us a different perspective from the ones we 338 members of Parliament, who have been elected to represent the electors in our fine country, bring to the House. It would not be in line with one of my speeches if I did not remind the House that it does not belong to us, to the Prime Minister, to the Speaker or to me: It belongs to the electors. This is the electors' House.
The report that we are tabling today talks about Canada's contributions on the world stage, and the impact of the COVID pandemic worldwide. The 10 recommendations that came out of this were for the government to play a lead role in the global response to COVID‑19 with the aim of:
ensuring a coordinated, timely and needs-based response to the vulnerabilities created and exacerbated by the pandemic in crisis- and conflict-affected areas.
We know that in developed countries such as our own, and to the south of us, the impact has been immeasurable, but for countries deeply affected by conflict and for some of our most marginalized countries that impact has been absolutely devastating. COVID has had an immeasurable impact on them. My colleague talked about the COVAX program that developed countries pay into to support the purchase and supply of vaccines for underdeveloped countries. Sadly, what we saw from the current government was that Canada shamefully had to apply to dip into it. It took vaccines that were destined for underdeveloped countries and administered them here within our own borders. This was because of the government's failure early on to take the pandemic seriously.
On January 27, 2020, I stood in the House and said to the Minister of Transport, as I was the then shadow minister for transportation, that Canada was the gateway to and from Asia and that we were the jumping-off spot for international travel. Many Europeans and people from all around the world enter our country through our ports and airports and then travel domestically.
I challenged the government at that time on what it was going to do to secure our borders. In response I was called a racist, and I was told I was fearmongering. I challenged the health minister the next week about what steps we were going to take at our airports and ports to ensure those frontline airline and aviation personnel, as well as those on our borders, had the PPE they needed to stay safe. Again, I was chastised for fearmongering.
At every step of the way, we have seen that the government has not heeded any of the early warnings. If it had, we would not be at the end of third wave. Hopefully, we will not get into a fourth wave. What stopped the third wave, or put the brakes on the third wave, was the fact that the government had to get into or apply to the COVAX program, an international program that was designed to supply underdeveloped countries with the vaccines necessary to weather the storm.
Our Prime Minister is with other world leaders as we speak, talking about how COVID has impacted the world and how it really changes our perspective. We talk about getting back to normal, but what does that normal look like? Then we talk about the new normal. This report has 10 recommendations that the government could hopefully heed. As I alluded to earlier, as a member of Parliament, I have been part of a number of different studies. Sadly, what I have seen is that the recommendations go unheeded, much as they did back in January 2020, at the very beginning of this pandemic.
If only the government had heeded our recommendations and questions at that time, I believe Canada would be in a far better state than we are today. Perhaps we would not be in a third wave. Perhaps things would be opening up. Perhaps Canadians would be able to see their relatives and loved ones, and hug them and be with them.
We are beginning to see the light at the end of the tunnel, which is great. However, this report details some things Canada could to to make sure that, if heaven forbid, another global pandemic were to take place, Canada would be right there, prepared to help not only here at home but also on the world stage. That is rightfully where we should be. That is our position. Canada should always be that beacon of hope. Canada should be there to lend that helping hand.
As I mentioned, there were 10 recommendations. I read out recommendation 1. The second recommendation is:
That, by allocating new funding, the Government of Canada increase its contributions to international humanitarian appeals in line with the growing demands on the humanitarian system, while ensuring that assistance reaches the most vulnerable people based on need, including in relation to food security, child protection, education and health care in emergency settings, psychosocial support, and gender-based violence prevention and response services.
Again, I hope our government heeds these recommendations. Our hon. colleague, in his intervention, mentioned three important recommendations. I want to go to the third one that I think is important:
That Canada lead and coordinate, with like-minded nations, an expansion of a feminist agenda specifically addressing domestic abuse and gender-based violence during COVID lockdowns....
That is a feminist agenda. We know that our government holds that dear to its heart. We know that the incidents of domestic violence, suicidal ideation and anxiety have been felt here at home, which is why we challenged the government to implement 988, a simple three-digit suicide prevention hotline.
Madame la Présidente, je veux remercier notre collègue de Sherwood Park—Fort Saskatchewan d'avoir partagé son temps de parole avec moi pour que je puisse faire mes observations sur le troisième rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, ainsi que sur les effets de la pandémie dans certains pays figurant parmi les plus marginalisés.
À ce jour, plus de 112 millions de personnes dans le monde ont été infectées par le virus de la COVID-19 et près de 2,5 millions d’entre elles en seraient mortes. Cette pandémie a bouleversé notre univers. L'état de pandémie mondiale a été déclaré le 11 mars 2020, et nous amorçons juste maintenant la transition vers une nouvelle normalité, dont nous ne connaissons pas encore la forme. Je pense que ce rapport joue un rôle déterminant parce qu'il nous permet de voir comment le Canada peut aider non seulement sa population, mais aussi les citoyens d'autres pays, ce qui est toujours important.
Dix recommandations sont contenues dans le rapport. J'ai fait partie de comités qui se sont penchés sur des questions importantes, notamment l'épidémie de suicides dans les communautés des Premières Nations, les traumatismes sexuels dans les forces armées et les conséquences du syndrome de stress post-traumatique parmi les premiers intervenants et les personnes qui servent notre pays et nos collectivités. Un autre rapport ayant fait l'objet d'un examen portait sur l'incidence des changements apportés à la Loi sur les pêches par le gouvernement Harper précédent et par le gouvernement libéral au cours de la session précédente. Les rapports sont importants. Nous entendons les témoignages de personnes qui nous présentent des perspectives différentes de celles des 338 députés à la Chambre, qui ont été élus pour représenter les électeurs de notre grand pays. Il me semble tout à fait à propos de rappeler à la Chambre qu'elle n'appartient ni aux députés, ni au premier ministre, ni au Président. Elle appartient aux électeurs. C'est leur Chambre.
Dans le rapport que nous déposons aujourd'hui, il est question de la contribution du Canada à l'échelle mondiale et des répercussions de la pandémie de la COVID-19 dans le monde entier. Les 10 recommandations formulées dans le rapport veulent que le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file dans la lutte internationale contre la pandémie de COVID‑19 afin que:
[l'on] réponde aux vulnérabilités créées et exacerbées par la pandémie dans les régions touchées par des crises et des conflits de manière coordonnée, rapide et en fonction des besoins.
Nous savons que dans les pays développés, comme chez nous et chez notre voisin du Sud, les répercussions ont été énormes; mais dans les pays touchés par de sérieux conflits et dans les pays les plus marginalisés, les répercussions ont été absolument catastrophiques. Dans ces pays, les conséquences de la COVID‑19 sont incommensurables. Mon collègue a parlé du programme COVAX financé par les pays développés pour acheter des vaccins et les fournir aux pays sous-développés. Hélas, nous avons constaté avec honte que les actions du gouvernement ont fait que le Canada a dû présenter une demande à ce programme pour en profiter. Notre pays a pris des vaccins destinés aux pays sous-développés pour les administrer sur notre sol. Ce scandale résulte de l’incapacité du gouvernement à prendre la pandémie au sérieux dès le début.
Le 27 janvier 2020, j’ai pris la parole à la Chambre pour dire au ministre des Transports, puisque j'étais alors le ministre du cabinet fantôme pour les Transports, que le Canada était une plateforme de circulation depuis et vers l’Asie, ainsi qu’un point de départ pour des voyages internationaux. De nombreux Européens et des gens du monde entier entrent sur notre territoire par nos ports et nos aéroports avant de se déplacer à l’intérieur du Canada.
J'ai alors pressé le gouvernement de nous dire ce qu'il allait faire pour renforcer la sécurité à nos frontières. En guise de réponse, on m'a accusé d'être raciste et de tenir des propos alarmistes. La semaine suivante, j'ai demandé à la ministre de la Santé quelles mesures seraient prises dans les aéroports et les ports pour que les travailleurs de première ligne, dans le secteur du transport aérien et aux frontières, aient l'équipement de protection individuelle dont ils avaient besoin pour se protéger. On m'a encore une fois reproché de tenir des propos alarmistes.
À toutes les étapes, nous avons vu que le gouvernement n'a pas tenu compte des premiers avertissements. S'il l'avait fait, nous n'en serions pas à la fin de la troisième vague. Espérons que nous éviterons une quatrième vague. Ce qui a mis fin à la troisième vague, ou plutôt ce qui l'a freinée, c'est la décision que le gouvernement a dû prendre d'adhérer ou de faire appel au mécanisme COVAX, un programme international qui a été conçu pour envoyer aux pays sous-développés les vaccins nécessaires pour traverser la tempête.
En ce moment même, le premier ministre et d'autres chefs d'État discutent des répercussions de la COVID‑19 sur le monde et des changements de perspectives que la pandémie a entraînés. Nous parlons d'un retour à la normale, mais que voulons-nous dire exactement? Puis, nous parlons de la nouvelle normalité. Ce rapport comprend 10 recommandations auxquelles le gouvernement pourrait donner suite. Comme j'y ai fait allusion plus tôt, en tant que député, j'ai participé à différentes études. Malheureusement, j'ai constaté que les recommandations restent lettre morte, comme ce qui s'est passé en janvier 2020, au tout début de la pandémie.
Si seulement le gouvernement avait tenu compte de nos recommandations et de nos questions à ce moment-là, je pense que le Canada serait en bien meilleure position aujourd'hui. Nous n'aurions peut-être pas eu de troisième vague. Nous parlerions peut-être de réouverture. Les Canadiens auraient peut-être la possibilité de voir leurs proches et leurs êtres chers, de les serrer dans leurs bras et de les côtoyer.
Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel, ce qui est formidable. Cela dit, le rapport expose en détail certaines mesures que le Canada pourrait prendre pour s'assurer que si, par malheur, une autre pandémie mondiale devait survenir, le Canada serait là, prêt à intervenir non seulement ici, au pays, mais aussi sur la scène mondiale. Ce rôle nous appartient à juste titre. C'est notre position. Le Canada devrait toujours être un symbole d'espoir. Le Canada devrait être là pour prêter main-forte.
Comme je l'ai dit, il y a 10 recommandations. J'ai lu la première recommandation. Voici la deuxième:
Que le gouvernement du Canada, en affectant de nouveaux fonds, augmente ses contributions aux appels à l’aide humanitaire internationale en fonction des pressions accrues que subit le système humanitaire, en veillant à ce que l’aide se rende jusqu’aux populations les plus vulnérables en fonction des besoins, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la protection de l’enfance, l’éducation et les soins de santé en situation d’urgence, le soutien psychosocial ainsi que les mesures de prévention et d’intervention liées à la violence fondée sur le sexe.
Encore une fois, j'espère que le gouvernement tiendra compte de ces recommandations. Notre collègue, dans son intervention, a mentionné trois recommandations importantes. J'aimerais passer à la troisième, qui me semble importante:
Que le Canada dirige et coordonne, de concert avec des pays aux vues similaires, l’élargissement d’un programme féministe, en abordant plus particulièrement la violence familiale et la violence sexiste pendant les confinements attribuables à la COVID‑19...
Il s'agit d'un programme féministe. Nous savons que le gouvernement y tient beaucoup. Nous savons que les effets des incidents de violence familiale, des idées suicidaires et de l'anxiété se sont fait sentir partout au pays, et c'est pourquoi nous avons sommé le gouvernement de mettre en place un simple numéro d'urgence à trois chiffres, le 988, pour la prévention du suicide.
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CPC (BC)
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2021-06-10 11:29 [p.8201]
Madam Speaker, the comments from my hon. colleague, for whom I have great respect, are simply misleading. Every step of the way, we have worked tirelessly on a team Canada approach. Sadly, what we have seen is a government that chooses to do whatever it wants to do. The Liberals are in power. They have their legislative agenda. Why are they dithering and delaying on the important pieces of legislation that they would like to see brought forward?
We have, in full honesty, worked diligently since the very beginning in offering a full team Canada approach. I am saddened by the comments from my hon. colleague. I know she is better than that.
Madame la Présidente, en tout respect pour ma collègue, j'estime que ses propos sont tout simplement trompeurs. Depuis le tout début, nous n'avons pas ménagé les efforts pour promouvoir une approche Équipe Canada. Malheureusement, nous sommes en présence d'un gouvernement qui choisit de faire tout ce qu'il veut. Les libéraux sont au pouvoir et ils ont leur propre programme législatif, alors pourquoi tergiverser et retarder l'adoption des mesures législatives qu'ils aimeraient mettre en place?
En toute franchise, nous avons travaillé avec diligence depuis le tout début pour promouvoir une véritable approche Équipe Canada. Je trouve malheureux que ma collègue tienne de tels propos. Je sais qu'elle peut faire mieux que cela.
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CPC (BC)
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2021-06-10 11:31 [p.8201]
Madam Speaker, that is simply not true. This is coming from a government that prorogued last summer right when Canadians were desperate for their relief programs, which were just about to end. Why did the Liberals prorogue? They prorogued to cover up another scandal by the government, by this Prime Minister.
It is absolutely false, and again there are more falsehoods coming from the other side. It is really disappointing when we have tried so hard to work in concert with the government, and at every step of the way, it has either prorogued Parliament or filibustered at committees. It is the most corrupt government that we have ever seen, and I am appalled by that question.
Madame la Présidente, ces affirmations sont tout simplement fausses. Elles viennent d'un gouvernement qui a prorogé le Parlement l'été dernier alors que les Canadiens comptaient désespérément sur les programmes d'aide qui étaient sur le point de se terminer. Pourquoi les libéraux ont-ils prorogé les travaux parlementaires? Tout simplement pour couvrir un autre scandale impliquant le gouvernement et le premier ministre.
Ce qu'avance le député est absolument faux. Encore une fois, le parti d'en face présente des faussetés. Quelle déception pour nous alors que nous avons vraiment tenté de collaborer avec le gouvernement. À différentes étapes, le gouvernement a soit prorogé le Parlement, soit fait de l'obstruction aux comités. L'actuel gouvernement est le plus corrompu qu'on ait jamais vu et je suis consterné de cette question.
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CPC (BC)
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2021-06-10 11:33 [p.8202]
Madam Speaker, my hon. colleague is absolutely right. We have seen the government master very well the manipulation of the media in spinning the story about how Canada is back. What we have really seen is that the Liberals have taken first nations children to court, that they are a government plagued by scandal, and that they continue to only look after their Liberal friends and family. This is a shame. It is truly shocking.
Mon collègue a tout à fait raison, madame la Présidente. Nous avons vu que le gouvernement maîtrise parfaitement la manipulation des médias en leur faisant croire que le Canada est de retour. Or, ce que nous avons constaté, c'est que les libéraux n'ont pas hésité à traîner des enfants autochtones devant les tribunaux, qu'ils accumulent les scandales et que tout ce qui compte pour eux, ce sont les amis du parti et leur famille. C'est honteux. C'est tout à fait scandaleux.
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I refer you to Speaker Milliken's ruling from October 18, 2006, where he defines the issue of concise. It has nothing to do with length.
Speaker Milliken stated:
It is apparent to me from the examples cited above that the interpretation of the term concise in Standing Order 39(2) has evolved since this rule was first adopted. It is no longer interpreted to mean short or brief but rather comprehensible.
I would argue this definition of concise should apply across the board to all proceedings and to this question of privilege. I have been listening, and the material being presented is relevant and comprehensible to the matters before the House. It is my submission that the member should be allowed to finish his submission.
Madame la Présidente, j'attire votre attention sur la décision du Président Milliken du 18 octobre 2006, qui traite de la définition du terme « concises ». Or, elle n'a rien à voir avec la durée.
Le Président Milliken a déclaré:
Compte tenu des exemples que je viens de mentionner, il m’apparaît que l’interprétation du terme « concises », utilisé au paragraphe 39(2) du Règlement, a évolué depuis l’adoption de cette règle. Il n’est plus compris comme voulant dire « court » ou « bref », mais plutôt comme ayant le sens de « compréhensible ».
Je dirais que cette définition du terme « concises » devrait s'appliquer à toutes les procédures, de même qu'à cette question de privilège. À l'écoute, il me semble que les documents présentés sont pertinents et compréhensibles pour les questions soumises à la Chambre. Je soutiens donc que le député devrait pouvoir terminer son intervention.
View Alistair MacGregor Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I rise on a point of order. I wanted to let you know that the NDP reserves the right to be able to respond to this question of privilege.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je voulais vous faire savoir que le NPD se réserve le droit de répondre à cette question de privilège.
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CPC (BC)
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2021-06-10 13:46 [p.8214]
Madam Speaker, I will keep my comments short and sweet as our hon. colleague has summed it up quite concisely.
My question for my hon. colleague is this. Would he not agree that one group controls the legislative agenda in the House, and that is the government, which has dithered and delayed more than anyone? It has cast stones at us and the opposition, saying we are holding up its legislative agenda, and that is false.
Madame la Présidente, je serai bref, car notre collègue a résumé la situation de façon très concise.
Voici la question que j'adresse à mon collègue. N’est-il pas d’accord pour dire qu’un seul groupe contrôle le programme législatif de la Chambre, et que c’est le gouvernement, qui a tergiversé et retardé les travaux plus que quiconque? Il nous jette la pierre, à nous et à l'ensemble de l’opposition, en disant que nous retardons son programme législatif, mais c'est faux.
View Alistair MacGregor Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I was looking at the parliamentary calendar, and it does say we are scheduled to return to the House on Monday, September 20. Of course, the reason we are having all this drama over extended sitting hours and the government trying to rush bills through is because it is widely expected the Liberals are going to call an election. I mean, let us just face the facts here.
Would the member not agree the Liberals are just kind of underwriting this whole crisis with their march to a sure election call this summer?
Madame la Présidente, j’ai consulté le calendrier parlementaire, et il indique que nous devons retourner à la Chambre le lundi 20 septembre. Bien sûr, la raison pour laquelle nous avons tout ce drame au sujet de la prolongation des heures de séance et du fait que le gouvernement essaie de faire adopter des projets de loi à la hâte est que l’on s’attend généralement à ce que les libéraux déclenchent des élections. Disons les choses comme elles sont.
Le député n’est-il pas d’accord pour dire que les libéraux contribuent en quelque sorte à toute cette crise en se préparant à déclencher des élections cet été?
View Patrick Weiler Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, although day scholars were able to seek compensation under the Indian Residential School Settlement Agreement for physical and sexual abuse suffered while attending residential schools, they were not able to seek compensation for the experience of attending Indian residential schools because they returned to their homes at night.
The Sechelt and Tk'emlúps Indian bands challenged this in court as two of the plaintiffs in the Gottfriedson Indian residential scholars class action. Yesterday, after a journey that took over a decade, our government announced that a settlement has been reached with the survivor and descendant class members in the class action.
Can the Minister of Crown-Indigenous Relations update the House on this important milestone for day scholars?
Monsieur le Président, bien que les élèves externes aient pu demander une indemnisation dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens pour les violences sexuelles et physiques graves subies dans ces pensionnats, contrairement aux élèves internes, ils n’ont pas pu demander d’indemnisation pour avoir fréquenté les pensionnats indiens parce qu’ils rentraient chez eux le soir.
Les Secheltes et les Tk'emlups ont contesté cela devant les tribunaux en tant que deux plaignants inscrits au recours collectif Gottfriedson lié aux pensionnats autochtones. Hier, après des démarches qui ont duré plus d'une décennie, le gouvernement a annoncé qu'une convention a été conclue avec les survivants et les descendants inscrits au recours collectif.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones pourrait-elle faire le point sur cette étape importante pour les élèves externes?
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, for many families in my riding, the dream of home ownership is just that: a dream. The Liberals' answer is the first-time home buyers' incentive, but it has been a failure and few Canadians are using it. The worst part is the latest idea to raise the program's max home price to $722,000. This is completely tone deaf, and will obviously change nothing for my community.
Do the Liberals know how much the average home in South Surrey and White Rock costs?
Monsieur le Président, pour de nombreuses familles dans ma circonscription, le rêve de posséder une maison n'est plus que cela: un rêve. La réponse des libéraux a pris la forme de l'Incitatif à l'achat d'une première propriété, mais c'est un échec, et peu de Canadiens l'utilisent. Le pire, c'est cette nouvelle lubie d'augmenter le prix maximal de la propriété à 722 000 $ dans le cadre de ce programme. C'est tout simplement déconnecté de la réalité et ne change absolument rien dans ma circonscription.
Est-ce que les libéraux savent quel est le prix moyen d'une propriété dans Surrey-Sud et White Rock?
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CPC (BC)
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2021-06-10 14:52 [p.8226]
Mr. Speaker, last week, the CRTC announced it will start consultations on a three-digit national suicide prevention hotline. We do not need more consultations. We do not need more inaction. Help should only be three digits away. The government could have introduced legislation immediately after passing our motion to bring 988 to Canada, six months ago.
The government has the power to get this done right now. Instead, what it did was pass the buck. It failed to act and passed it to the CRTC. Why?
Monsieur le Président, la semaine dernière, le CRTC a annoncé qu'il lancera des consultations sur la création d'une ligne téléphonique nationale à trois chiffres destinée à la prévention du suicide. Nous n'avons pas besoin d'autres consultations. Nous n'avons pas besoin de plus d'inaction. L'aide devrait être accessible simplement en composant un numéro à trois chiffres. Le gouvernement aurait pu présenter un projet de loi tout de suite après l'adoption de notre motion demandant la mise en place du numéro 988 au Canada, il y a six mois.
Le gouvernement a le pouvoir de passer à l'action maintenant. Il a plutôt choisi de se défiler. Il n'a rien fait et a renvoyé la balle au CRTC. Pourquoi?
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CPC (BC)
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2021-06-10 14:53 [p.8226]
Mr. Speaker, it has been 181 days since we passed this motion, 181 days of inaction. Every 24 hours, 11 Canadians die by suicide. A further 275 attempt it. Using those numbers, in the 181 days nearly 2,000 Canadians have died by suicide. A further 50,000 have attempted suicide. Suicide is the second leading cause of death of young children in Canada.
Will the Liberal government commit to passing my bill, Bill C-294, today and help save lives, finally take action and finally bring 988 to Canada, yes or no?
Monsieur le Président, 181 jours se sont écoulés depuis l'adoption de cette motion, 181 jours d'inaction. Toutes les 24 heures, 11 Canadiens se suicident et 275 autres tentent de le faire. À partir de ces chiffres, on peut calculer que, au cours de ces 181 jours, près de 2 000 Canadiens se sont suicidés, et 50 000 ont tenté de le faire. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes Canadiens.
Le gouvernement libéral s'engagera‑t‑il à adopter aujourd'hui mon projet de loi C‑294 pour sauver des vies, enfin agir et mettre sur pied une ligne téléphonique 988 au Canada, oui ou non?
View Rob Morrison Profile
CPC (BC)
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2021-06-10 14:59 [p.8227]
Mr. Speaker, Canada has not had a softwood lumber agreement with the United States since the fall of 2015, and the current government neglected to negotiate it into the Canada-United States-Mexico Agreement. Hundreds of thousands of Canadian workers, many in Kootenay—Columbia, rely on the softwood lumber industry to put food on the table for their families.
When will the Prime Minister act to protect these jobs by removing the softwood tariffs?
Monsieur le Président, le Canada n'a pas conclu d'accord sur le bois d'œuvre avec les États‑Unis depuis l'automne 2015, et le gouvernement actuel a négligé de négocier l'inclusion d'un tel accord dans l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique. Des centaines de milliers de travailleurs canadiens, y compris de nombreux résidants de Kootenay—Columbia, ont besoin de l'industrie du bois d'œuvre pour nourrir leurs familles.
Quand le premier ministre va-t-il agir pour éliminer les droits de douane sur le bois d'œuvre et protéger ces emplois?
View Alice Wong Profile
CPC (BC)
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2021-06-10 15:05 [p.8229]
Mr. Speaker, last month, a man was murdered in broad daylight outside of YVR. We have since learned that the victim had ties to gangs. Following the shooting, I, along with my colleague from Steveston—Richmond East, asked the minister what steps he would be taking.
Instead of targeting legal, law-abiding firearm owners, when will the Liberal government take action against dangerous and violent gangland slayings taking place on the streets of Richmond and in other communities across Canada?
Monsieur le Président, le mois dernier, un homme a été assassiné en plein jour à l'extérieur de l'aéroport international de Vancouver. Nous avons depuis appris que la victime entretenait des liens avec des gangs. À la suite de cette fusillade, mon collègue de Steveston—Richmond-Est et moi avons demandé au ministre quelles mesures il comptait prendre.
Au lieu de s'attaquer aux propriétaires d'armes à feu légitimes et respectueux des lois, quand le gouvernement libéral agira‑t‑il pour lutter contre les meurtres odieux perpétrés par des gangs dans les rues de Richmond et ailleurs au Canada?
View Jonathan Wilkinson Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I would reiterate the government's commitment to taking strong and meaningful climate action. The net-zero accountability act proposes a number of different accountability measures, but I would note that significant and meaningful amendments were made to the bill at committee, which included a 2025 review of our 2030 target, an interim emissions reduction objective for 2026, enshrining the principle of progression for future targets and codifying our new 2030 emissions reduction target of 40% to 45% below 2005.
This is a landmark piece of legislation that will fundamentally alter how future governments report on the progress toward our climate goal and I certainly hope that the member will support us in moving this forward.
Monsieur le Président, je réaffirme l'engagement du gouvernement à adopter des mesures énergiques et concrètes pour combattre les changements climatiques. La loi sur la responsabilité en matière de carboneutralité propose plusieurs mesures de reddition de comptes, mais je signale que des amendements importants et valables ont été apportés au projet de loi durant l'étude en comité, y compris un examen en 2025 de notre cible pour 2030, un objectif provisoire de réduction des émissions pour 2026, l'inscription du principe de la progression pour les cibles futures et la codification de notre nouvelle cible de réduction des émissions de 40 à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030.
Il s'agit d'une mesure législative historique qui modifiera fondamentalement la façon dont les gouvernements futurs rendront compte des progrès réalisés dans l'atteinte de nos objectifs climatiques. J'espère certes que la députée nous aidera à la faire adopter.
View Alistair MacGregor Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, before I get directly involved in the debate on Government Business Motion No. 8, I just want to take a minute to offer my sincere and personal congratulations to three first nations on the southwest coast of Vancouver Island for having come together to directly take ownership of their traditional territories when it comes to managing the resources. This has been a long journey in my riding, and there have certainly been some high emotions present on the subject of old-growth forestry. It is nice to see the first nations come together and really take ownership of this issue. I just want to offer my congratulations to them for taking this important step on this journey.
I will now turn my attention to the business at hand. As my colleagues in the House know, we are here today debating Government Business Motion No. 8. This motion comes before us under the authority granted under Standing Order 27(1).
The main government motion aims to make sure that the House can extend its sitting hours. The government side would like to see us continue to sit on Mondays and Wednesdays until midnight and have the Friday sitting extended until 4:30 in the afternoon. I believe my Conservative colleagues want to see the motion changed so that on Mondays, Tuesdays and Wednesdays we would only sit until 8:30 p.m.
I cannot continue to speak about Government Business Motion No. 8 without talking a little about the circumstances in which we find ourselves, which gives me sympathy for Shakespeare’s character Mercutio in Romeo and Juliet when he cried, “A plague o' both your houses!” However, in this case, I think we can substitute the Capulets and the Montagues for the Conservatives and the Liberals. Both of these parties are demonstrating no room for co-operation and no finding of a middle ground in order to move forward important pieces of legislation, which I think many Canadians would like to see us pass.
I will start with my Conservative friends, and because of what happened yesterday and what has already happened this morning in the House, we are not actually going to see a vote on the motion before us until Monday, and so we have lost a lot of very valuable time.
Yesterday, the Conservatives were successful at prolonging the Routine Proceedings of the House by forcing a vote to move to Orders of the Day, which, of course, we as a House rejected, and that then finally allowed the government to actually introduce the motion that is before us. However, this morning, they moved a motion to adjourn the House, then there was a debate on a random committee report, which was then followed by an extended debate on a question of privilege. These parliamentary shenanigans, members can see, are very naked attempts to try to delay, and quite successfully, a vote on the motion before us.
I have been a member of the House since 2015, and experienced members should know that this is a time of year when we usually find the time to come together and usually agree in some straightforward fashion that the House does need some extended sitting hours so that we, as members of Parliament, have the time to represent our constituents and to give voice to important polices and pieces of legislation that concern them. I will never not be in favour of allowing my colleagues to have extra time to do work, which is why I took strong umbrage against the motion to adjourn the House today. It is a Thursday, and unlike a Friday, it is a full sitting day. I think our voters would be shocked to see one party wanting to so blatantly quit the business of the House while there is so much important work to do.
I will leave aside the Conservatives and now turn my eye to the Liberals, because I think it is the height of irony and hypocrisy for the Liberals to stand before us and talk about the dysfunction of the House. When we look at what has been happening in several of the most prominent committees, the Liberals have actively filibustered to prevent those committees from arriving at a point where members can collectively make a decision on a motion that is before them.
I am very lucky to sit on the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food. I invite my colleagues to substitute on that committee to see what a well-run committee of the House is able to do. We have differing opinion on the agriculture committee, but the one thing that unites us all is the fact that every single one of our parties represents ridings with farmers and has strong agricultural basis. We usually find a way to work together by consensus to arrive at decisions in a respectful way. It does not mean to say that we do not have our debates and our points of disagreement, but it is probably the most ideal demonstration of how committees can work.
The actions of the Liberals at various committee by filibustering are adding to the situation in which we find ourselves. I would have preferred for us to have arrived at a place where we could get a vote on Government Business No. 8, but unfortunately we will have to delay that until Monday because of the special orders we are operating under in this current hybrid system.
Standing Order 27, I believe, dates back to 1982, but even predating that year, it does reflect a long-standing practice that has existed since Confederation for Parliament, and I am sure in the provincial legislatures, to seek the time necessary to advance important legislative agendas.
When we look at why we are where we are today, we also have to identify the fact that the government needs to bear a lot of responsibility for the mismanagement of its own legislative agenda. It has left a lot of very important bills in limbo. We are not very sure if the Liberals will have the runway left for them to arrive at the Governor General's doorstep for the all-important royal assent.
We seem to be operating right now under this sort of manufactured emergency. I use that term because if my colleagues look at the parliamentary calendar, we as a House are scheduled to return on Monday, September 20. Therefore, there really is no reason for this panicked rush to try to get these bills passed or sent to the Senate. We should, under normal circumstances, be planning to have a pleasant summer in our constituencies where we get to engage with our constituents and, hopefully, as the lockdowns lift, attend limited participation in community events. Then as the summer draws to an end, we should look forward to our return to Ottawa, to the House of Commons, on September 20, when we can resume this important business.
The reason we are operating under these circumstances right now, which is quite clear to anyone who has the slightest sense of political know-how and what is quite apparent to many skilled observers, is that the Liberals are very much putting everything into place to call an election. There is no matter of confidence coming up except, of course, the votes on the estimates. There is no motion before the House, no budget, except for Bill C-30, which I believe will pass because we do not want to have an election during this third wave, from which we are recovering. The only plausible reason we would be entering into an election is because the Prime Minister will take it upon himself to visit the Governor General unilaterally and recommend the dissolution of Parliament, as the Liberals seek a new mandate. All signs are pointing toward this.
We should have the time when we return on September 20 to effectively deal with a lot of this. We scheduled a take-note debate next week to give MPs who are not running again the opportunity to give their farewell speeches. The Liberal Party has implemented an emergency order so it can hand-pick preferred candidates instead of letting local riding associations democratically go through the process of selecting their own people. The signs are all there.
When I look at the House schedule for March and April, and the government's completely scattergun approach to how Government Orders were being scheduled at the time, there was really no rhyme, reason or logical pattern to the government bills that came before the House. The Liberals are paying the price for that right now. At the time, they should have identified maybe two or three key priority pieces of legislation and put all their efforts into seeing those across the finish line. Instead, they wasted a lot of time on bills that really were not going anywhere. This is why we see this rush right now.
The Liberals have to realize that this is a minority Parliament. Yes, they are the government, but they were elected to that position with only 33% of the vote in the 2019 election. By virtue of the quirks of our first past the post system, even though the Conservatives got more Canadians to vote for them, the Liberals still ended up with more seats. Therefore, they have to realize that if we are in fact going to have government legislation passed, they have to do so with the consent of another opposition party, and that is a good thing. As an opposition member who sat across the benches from a Liberal majority government, it is good policy and gets more Canadians involved when we have more voices at the table and we try to reach that kind of consensus.
I am proud of how the parties have worked during the worst of the pandemic. If we look back at the history of how we were able to work together in the 2020, I am really proud of the accomplishments that New Democrats were able to provide for Canadians. The major amendments we made to pandemic response programs, such as the Canada emergency response benefit, increasing the Canadian emergency wage subsidy from the initial 10% to 75%, getting those improvements to programs for students and persons with disabilities, putting pressure on the government to fix the much-maligned commercial rental assistance program and ensuring that it was turned into a subsidy that went directly to the tenants instead of having this complex process that involved landlords, are good accomplishments and really demonstrate how minority parliaments are able to work. Again, we are not scheduled to have an election until the year 2023, so theoretically we could have two more years of this, where more voices are at the table for important legislation.
I would like to turn my attention to some of those important bills that will be well served by the extra time we get as a Parliament to debate. I am very proud of the fact that Bill C-15 has made its way to the other place. I want to take the time to recognize Romeo Saganash who brought in Bill C-262, which served as the precursor to Bill C-15. I am glad to see that important legislation seems to be on its way to becoming one of the statutes of Canada and that we will finally have in place an important legislative framework to ensure that federal laws are brought into harmony with the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
However, there are two bills in particular that have not yet crossed the House of Commons' finish line, and those are Bill C-6 and Bill C-12.
I had the opportunity to speak to Bill C-6 earlier this week. It is incredibly important legislation. It is a very important use of federal criminal law power. It is high time the House of Commons, indeed the wider Parliament of Canada, made this very significant and important amendment to the Criminal Code to ban this practice. It has been rightly criticized by many professional organizations around the world and we know it has done incredible harm to people who have been forced through it.
It is sad to see members of the Conservative Party trying to hold up this legislation. They are clinging to the belief that the definition of conversion therapy in that bill is not specific enough. Those arguments have been discounted. They have been refuted effectively through debate in the House. I look forward to us having the required number of hours to get Bill C-6 passed so we can get it on its way to the Senate. It is incredibly important for us to get the bill passed into law.
The other bill that we hope will be affected in a positive way by the passage of government Motion No. 8 is Bill C-12. I would agree with some people that Bill C-12 still leaves a lot to be desired, but the important thing to remember is that this is a Liberal government bill and improvements have been made. The amendments made at committee have made it a stronger bill from what was initially on offer at the second reading stage. We need to see that bill brought back to the House. We need to see it passed at third reading and passed on to the Senate.
We are in a critical decade for properly addressing climate change and we need to have those legislative targets put in place. I think of all the years that we have lost since Jack Layton first attempted to pass a bill to put in place those legislative targets. I think about the damage that has been done by climate change since then, about how much further Canada would be ahead if we had taken the steps necessary all those years ago.
We see Bill C-12 as an absolute priority and we want to see it positively impacted by the extension of sitting hours. I want to take the time to acknowledge the member for Skeena—Bulkley Valley and the member for Victoria for their incredible work on the bill, helping to shepherd its way through the committee process and for their sustained engagement with the Minister of Environment in laying out our priorities. I want to take the time to acknowledge that.
With Bill C-6, I would be remiss if I did not mention my hon. colleague and neighbour, the member for Esquimalt—Saanich—Sooke, for his incredible advocacy on this issue over the years. He has done yeoman's work on the bill during debate, standing and refuting some of the Conservative arguments against it. He deserves special recognition in attaching importance to that bill and in trying to get it through to the finish line.
I want to reiterate that I was elected to come to this place to work. We all knew when we signed up to be members of Parliament, when we were privileged enough to be elected, that this job would sometimes require us to sit extended hours, to work those long hours, to do the work on behalf of our constituents. We certainly have a lot of stuff pulling at our attention these days. It is a careful balancing act between our critic role, our constituency work and what goes on in the House. However, we all know that this is the time of year when we have to roll up our sleeves, get to work, find a way forward to identify the pieces of legislation that are important to us all and work together to get it done.
I appreciate this opportunity to weigh in on Government Business No. 8. I look forward to us having those extended hours next week so we can attach the priority to those bills I spoke about.
Monsieur le Président, avant de participer directement au débat sur la motion d’initiative ministérielle no 8, je veux simplement prendre une minute pour féliciter personnellement et sincèrement trois Premières Nations de la côte sud-ouest de l’île de Vancouver de s’être réunies pour prendre directement en charge la gestion des ressources de leurs territoires traditionnels. Le chemin a été long dans ma circonscription, et le sujet des forêts anciennes a certainement suscité de vives émotions. Il est agréable de voir les Premières Nations se réunir et s’approprier réellement cette question. Je tiens simplement à les féliciter d’avoir franchi cette étape importante de cette démarche.
Je vais maintenant porter mon attention sur la question à l'étude. Comme mes collègues de la Chambre le savent, nous sommes ici aujourd’hui pour débattre de la motion d’initiative ministérielle no 8. Cette motion nous est présentée en vertu du pouvoir que confère l’article 27(1) du Règlement.
La motion principale du gouvernement vise à ce que la Chambre puisse prolonger ses heures de séance. Le gouvernement voudrait que nous continuions à siéger les lundis et mercredis jusqu’à minuit et que la séance du vendredi soit prolongée jusqu’à 16 h 30. Je crois que mes collègues conservateurs veulent que la motion soit modifiée pour que les lundis, mardis et mercredis, nous ne siégions que jusqu’à 20 h 30.
Je ne peux pas continuer à parler de la motion d’initiative ministérielle no 8 sans parler un peu des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, ce qui me donne de la sympathie pour le personnage de Mercutio de Shakespeare, dans Roméo et Juliette, lorsqu’il s’écrie: « Malédiction sur vos deux maisons! » Cependant, dans ce cas-ci, je pense que nous pouvons remplacer les Capulet et les Montaigu par les conservateurs et les libéraux. En effet, les députés de ces deux partis ne font preuve d’aucune coopération et ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente pour faire avancer d’importants projets de loi que de nombreux Canadiens, selon moi, aimeraient nous voir adopter.
Je commencerai par mes amis conservateurs. En raison de ce qui s’est passé hier et de ce qui s’est déjà passé ce matin à la Chambre, nous ne verrons pas de vote sur la motion dont nous sommes saisis avant lundi, et nous avons donc perdu beaucoup de temps très précieux.
Hier, les conservateurs ont réussi à prolonger la période des affaires courantes de la Chambre en forçant un vote pour passer à l’ordre du jour, ce que, bien sûr, la Chambre a rejeté, et ce qui a finalement permis au gouvernement de présenter la motion dont nous sommes saisis. Cependant, ce matin, ils ont présenté une motion d’ajournement de la Chambre, puis il y a eu un débat sur un rapport de comité, qui a ensuite été suivi d’un débat prolongé sur une question de privilège. Ces manigances parlementaires, les députés peuvent le constater, sont des tentatives flagrantes et très fructueuses de retarder un vote sur la motion dont nous sommes saisis.
Je siège à la Chambre depuis 2015, et les députés d’expérience devraient savoir que c’est une période de l’année où nous trouvons habituellement le temps de nous réunir et où nous convenons généralement que la Chambre a effectivement besoin d’heures de séance prolongées afin que nous, les députés, ayons le temps de représenter nos électeurs et de nous exprimer sur les politiques et les textes de loi importants qui les concernent. Je ne serai jamais contre le fait de permettre à mes collègues d’avoir plus de temps pour faire leur travail, et c’est pourquoi j’ai été offusqué par la motion présentée plus tôt aujourd'hui afin que la Chambre s'ajourne. Nous sommes un jeudi, et contrairement au vendredi, c’est une journée de séance complète. Je pense que nos électeurs seraient choqués de voir un parti vouloir abandonner de façon aussi flagrante les affaires de la Chambre alors qu’il y a tant de travail important à faire.
Je vais laisser de côté les conservateurs et me tourner maintenant vers les libéraux, car je pense que c’est le comble de l’ironie et de l’hypocrisie pour les libéraux de se présenter devant nous et de parler du dysfonctionnement de la Chambre. Lorsque nous regardons ce qui s’est passé dans plusieurs des comités les plus importants, les libéraux ont fait de l’obstruction active pour empêcher ces comités d’arriver à un point où les membres peuvent collectivement prendre une décision sur une motion qui leur est présentée.
J’ai la chance de siéger au Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire. J’invite mes collègues à jeter un coup d'œil à ce comité pour voir ce qu’un comité de la Chambre bien géré est capable de faire. Nous avons des opinions divergentes au sein du comité de l’agriculture, mais la seule chose qui nous unit tous est le fait que tous nos partis représentent des circonscriptions où se trouvent des agriculteurs et qui ont une base agricole solide. Nous trouvons généralement le moyen de travailler ensemble par consensus pour parvenir à des décisions de manière respectueuse. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de chauds débats et des points de désaccord, mais c’est probablement la démonstration la plus idéale de la façon dont les comités peuvent fonctionner.
L'obstruction commise par les libéraux au sein de divers comités ne fait qu’aggraver la situation dans laquelle nous nous trouvons. J’aurais préféré que nous arrivions au stade de pouvoir voter sur l’affaire du gouvernement no 8, mais malheureusement, nous devrons reporter cela à lundi en raison des ordres spéciaux auxquels nous sommes soumis dans ce système hybride actuel.
L’article 27 du Règlement, je crois, date de 1982, mais il fait état d’une pratique du Parlement qui existe depuis la Confédération, et je suis sûr que c’est aussi le cas dans les assemblées législatives provinciales, et qui consiste à demander le temps nécessaire pour faire avancer les programmes législatifs importants.
Lorsque nous nous demandons pourquoi nous en sommes là, nous devons aussi reconnaître que le gouvernement doit assumer une grande part de responsabilité dans la mauvaise gestion de son propre programme législatif. Il a laissé en suspens un grand nombre de projets de loi très importants. Nous ne sommes pas convaincus que les libéraux auront la marge de manœuvre nécessaire pour se présenter à la porte du gouverneur général afin d’obtenir la très importante sanction royale.
Nous semblons fonctionner actuellement dans une forme d’urgence artificielle. J’utilise cette expression parce que si mes collègues consultent le calendrier parlementaire, ils verront que la Chambre doit reprendre ses travaux le lundi 20 septembre. Par conséquent, rien ne justifie vraiment cette course effrénée pour essayer de faire adopter ces projets de loi ou de les renvoyer au Sénat. En temps normal, nous devrions prévoir de passer un été agréable dans nos circonscriptions, où nous aurons l’occasion de discuter avec nos concitoyens et, espérons-le, de participer en nombre limité à des événements communautaires lorsque les mesures de confinement seront levées. Puis, à la fin de l’été, nous devrions être impatients de revenir à Ottawa à la Chambre des communes, le 20 septembre, lorsque nous pourrons reprendre nos importantes activités.
La raison pour laquelle nous fonctionnons dans de telles conditions en ce moment, une raison tout à fait claire pour quiconque possède le moindre savoir-faire politique et tout à fait évidente pour de nombreux observateurs compétents, c’est que les libéraux mettent tout en place en vue de déclencher des élections. Il n’y a pas de question de confiance à l’horizon, exception faite bien sûr des votes sur les prévisions budgétaires. La Chambre n’est saisie d’aucune motion, d’aucun budget, sauf le projet de loi C‑30 qui sera adopté, je crois, parce que nous ne voulons pas d’élections pendant cette troisième vague dont nous nous relevons. La seule raison plausible pour laquelle nous nous engagerions dans des élections est que le premier ministre prendrait l’initiative de rendre visite au gouverneur général de façon unilatérale et de recommander la dissolution du Parlement, les libéraux souhaitant obtenir un nouveau mandat. Tous les signes pointent vers cela.
Nous devrions avoir le temps, à notre retour le 20 septembre, de bien nous occuper de bon nombre de ces questions. Nous avons prévu un débat exploratoire la semaine prochaine pour donner l’occasion aux députés qui ne comptent pas briguer les suffrages aux prochaines élections de prononcer un discours d'adieu. Le Parti libéral a émis une consigne d’urgence pour qu’il puisse choisir ses candidats préférés au lieu de laisser les associations de circonscription locales procéder démocratiquement à la sélection de leurs propres candidats. Les signes sont tous là.
Lorsque j’examine le calendrier de la Chambre pour mars et avril et la façon tout à fait dispersée du gouvernement de mettre à l’horaire les ordres émanant du gouvernement à l’époque, tout était fait à tort et à travers, sans séquence logique pour présenter des projets de loi du gouvernement à la Chambre. Les libéraux en paient le prix maintenant. À l’époque, ils auraient dû choisir deux ou trois projets de loi prioritaires et déployer tous leurs efforts pour leur faire franchir la ligne d’arrivée. Ils ont plutôt perdu beaucoup de temps sur des projets de loi qui n’allaient vraiment nulle part. Voilà pourquoi nous assistons à cette course folle.
Les libéraux doivent prendre conscience qu'ils sont en situation minoritaire. Oui, ils forment le gouvernement, mais ils ont été élus avec seulement 33 % des voix lors des élections de 2019. En vertu des bizarreries de notre système uninominal à un tour, même si plus de Canadiens ont voté pour les conservateurs, les libéraux ont quand même obtenu plus de sièges. Par conséquent, ils doivent se rendre compte que s’ils veulent faire adopter un projet de loi du gouvernement, ils doivent le faire avec le consentement d’un autre parti de l’opposition, et c’est une bonne chose. En tant que membre de l’opposition ayant siégé dans un contexte de gouvernement libéral majoritaire, je pense que c’est une bonne pratique qui permet à plus de Canadiens de participer lorsqu'il y a plus de voix à la table et qu'on essaie d’obtenir ce genre de consensus.
Je suis fier de la façon dont les partis ont collaboré au pire de la pandémie. Si nous jetons un regard en arrière sur la façon dont nous avons réussi à travailler ensemble en 2020, je suis vraiment fier de ce que les néo-démocrates ont pu offrir aux Canadiens. Les modifications importantes que nous avons fait apporter aux programmes de soutien liés à la pandémie, comme la Prestation canadienne d’urgence, l’augmentation de la Subvention salariale d’urgence du Canada, du 10 % proposé initialement à 75 %, les améliorations aux programmes d’aide aux étudiants et aux personnes handicapées, les pressions exercées sur le gouvernement pour corriger le très décrié programme d’aide au loyer commercial et veiller à ce qu’il soit transformé en une subvention versée directement aux locataires au lieu d’un processus complexe faisant intervenir les propriétaires sont de bonnes réalisations qui montrent vraiment comme les parlementaires peuvent collaborer en situation de gouvernement minoritaire. Encore une fois, les élections ne sont pas prévues avant 2023, donc théoriquement, nous pourrions continuer de fonctionner ainsi pendant encore deux autres années, alors que plus de voix sont à la table pour débattre des projets de loi importants.
J’aimerais me pencher sur certains projets de loi importants qui seront bien servis par le temps supplémentaire dont nous disposons en tant que Parlement pour en débattre. Je suis très fier du fait que le projet de loi C-15 ait été renvoyé à l’autre Chambre. Je tiens à rendre hommage à Romeo Saganash, qui avait présenté le projet de loi C-62, qui a servi de précurseur au projet de loi C-15. Je me réjouis qu’un projet de loi aussi important semble être en voie de devenir une loi du Canada et qu'il y aura enfin un cadre législatif important pour veiller à ce que les lois fédérales s'inscrivent dans le droit fil de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Il y a toutefois deux projets de loi qui n’ont pas fini leur parcours législatif à la Chambre des communes, à savoir les projets de loi C-6 et C-12.
J’ai déjà eu l’occasion cette semaine de prendre la parole au sujet du projet de loi C-6, une mesure incroyablement importante pour ce qui est de l’exercice du pouvoir fédéral en matière de droit pénal. Il est grand temps que la Chambre des communes, à vrai dire le Parlement du Canada, apporte cette modification extrêmement importante au Code criminel afin d’interdire cette pratique dénoncée à juste titre par un grand nombre d’organisations professionnelles du monde entier. Nous savons également qu’elle a fait un tort incroyable à ceux qui y ont été soumis.
Il est regrettable que des députés conservateurs essaient d’empêcher l’adoption de ce projet de loi. Ils continuent de prétendre que la définition de thérapie de conversion qui figure dans le projet de loi n’est pas assez précise. Leurs arguments ont été habilement réfutés au cours du débat que nous avons eu à la Chambre. J’ai hâte que nous ayons atteint le nombre d’heures requises pour adopter le projet de loi C-6 et le renvoyer au Sénat. Nous estimons extrêmement important qu’il soit adopté.
L’autre projet de loi dont l’adoption, nous l’espérons, sera accélérée par l’approbation de la motion no 8 est le projet de loi C-12. Certes, il est loin d’être parfait, mais il importe de se rappeler qu'il s’agit d’un projet de loi du gouvernement libéral et que des améliorations y ont été apportées. En effet, les amendements adoptés en comité ont bonifié la version qui nous avait été proposée à l’étape de la seconde lecture. Il doit maintenant être renvoyé à la Chambre pour y être adopté en troisième lecture avant d'être renvoyé au Sénat.
La décennie dans laquelle nous vivons va être déterminante en ce qui concerne le changement climatique, et il faut établir des cibles et les inscrire dans la loi. Je pense à toutes les années que nous avons perdues depuis que Jack Layton a essayé pour la première fois de faire adopter un projet de loi pour mettre en place de telles cibles. Je pense à tous les dégâts qui ont été causés par le changement climatique depuis, et à l’avance que le Canada aurait aujourd’hui s’il avait pris les mesures nécessaires à ce moment-là.
Pour nous, le projet de loi C-12 est une priorité absolue, et nous voulons que le prolongement des heures de séance ait un impact positif sur son étude. Je tiens à saluer le superbe travail accompli par le député de Skeena—Bulkley Valley et la députée de Victoria à ce sujet, qui ont su piloter le dossier lors de l'étude en comité et aider le ministre de l’Environnement à fixer nos priorités. Je tenais à le dire aujourd’hui.
S’agissant du projet de loi C-6, je m’en voudrais de passer sous silence le travail accompli par mon collègue et voisin, le député d’Esquimalt—Saanich—Sooke, qui défend ce dossier depuis bon nombre d’années. Il s’est notamment distingué lors du débat sur le projet de loi, lorsqu’il a réfuté certains des arguments des conservateurs contre le projet de loi. Il a souligné l’importance de cette mesure et s'est employé à l'amener au bout du parcours législatif.
Je l’ai dit et je le répète: j’ai été élu pour travailler. Nous savions tous, quand nous nous sommes présentés comme députés et quand nous avons eu le privilège d'être élus, que notre travail consisterait parfois à siéger pendant des heures prolongées, afin de représenter les intérêts des électeurs de nos circonscriptions respectives. Nous avons beaucoup de pain sur la planche ces jours-ci. Nous devons trouver un juste équilibre entre notre rôle de critique, notre travail de circonscription et ce qui se passe à la Chambre des communes. Mais nous savons que chaque année, c’est le moment où nous devons nous retrousser les manches pour travailler, déterminer les projets de loi que nous estimons importants pour tous et collaborer pour qu'ils soient adoptés.
Je suis heureux d’avoir eu la possibilité de prendre la parole au sujet de cette l'affaire no 8 émanant du gouvernement. J’ai hâte que nous passions aux heures prolongées la semaine prochaine afin de pouvoir accorder la priorité voulue aux projets de loi dont j’ai parlé.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I will remind my colleague, first of all, that this is a Liberal government bill, so the Liberals can take ownership of its shortcomings and its faults. We worked with the limited tools before us to make the improvements that the Liberals ultimately would allow.
I guess the decision or the choice before us was whether to stop this bill completely in its tracks, given the importance of climate change and the little time that is left before us, or to pass a bill that at least sets up a framework that hopefully can be improved upon at a later date. We chose that option because we believe that climate change needs addressing right now.
I will admit that the bill is still flawed and needs work, but it is a significant improvement from where we are, and we look forward to the opportunity in the future to work on that bill and make the improvements that are necessary. I can certainly give my commitment to doing that.
Madame la Présidente, je rappelle à ma collègue qu’il s’agit d’un projet de loi du gouvernement libéral, et que les libéraux doivent donc en assumer les lacunes et les défauts. Nous avons fait de notre mieux, compte tenu des outils limités dont nous disposions, pour proposer des améliorations, sous réserve bien entendu de l’assentiment des libéraux.
Nous avions deux options: bloquer carrément ce projet de loi, malgré la gravité du changement climatique et le peu de temps dont nous disposons pour agir, ou adopter une mesure qui établit à tout le moins un cadre général qu’on pourra, je l’espère, améliorer par la suite. Nous avons choisi la deuxième option, parce que nous sommes convaincus que le changement climatique nécessite la prise de mesures immédiates.
Je reconnais que le projet de loi contient encore des lacunes, mais il est nettement meilleur que ce qu’il était au départ, et nous espérons avoir l’occasion de l'améliorer dans l'avenir. En tout cas, je suis prêt à m’engager à le faire.
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NDP (BC)
Madam Speaker, the parliamentary secretary brings up a good point. That was a bit of a crazy morning with all kinds of procedural shenanigans. If the business that was planned for today had proceeded in a smooth fashion, we would have looked forward to having a vote on Government Business No. 8 immediately following QP. Because of the results of this morning, we of course now have to wait until Monday.
With a bill as important and as all-encompassing as a budget implementation act, I agree that it is probably in the House's interests to allow as many members to speak to the bill as possible. There are a significant number of changes in that bill that are going to have impacts on communities across the country. Some are good and some leave a bit to be desired, but we need to provide the room, the time and the space for members to contribute to the debate on behalf of their constituents. Therefore, yes: It is incredibly important for us to give space for that.
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire a soulevé un bon point. La matinée a été assez folle, avec toutes ces tracasseries procédurales. Si l'ordre du jour prévu pour aujourd’hui avait suivi son cours normal, nous aurions pu, immédiatement après la période des questions, voter sur l'affaire no 8 émanant du gouvernement. À cause de ce qui s'est passé ce matin, nous sommes bien sûrs obligés d’attendre jusqu’à lundi.
Quand il s’agit d’un projet de loi aussi important et aussi lourd de conséquences qu’un projet de loi d'exécution du budget, je pense qu’il est dans l’intérêt de la Chambre de permettre à un maximum de députés de prendre la parole. Ce projet de loi propose un grand nombre de changements qui vont avoir des répercussions sur toute les collectivités du Canada. Certains de ces changements sont positifs, d’autres laissent un peu à désirer, mais il faut que les députés aient la possibilité et le temps de participer au débat, au nom des électeurs de leurs circonscriptions. Par conséquent, notre réponse est oui: il est extrêmement important de leur donner cette possibilité.
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NDP (BC)
That is an excellent question, Madam Speaker. We have, at various times during my tenure as a member of Parliament, had important debates on the nature of the filibuster. It is an important tool in the hands of the opposition because it is one of the few tools we have to try to blunt what we may see as heavy-handed government overreach. We certainly saw that at the Procedure and House Affairs Committee in the last Parliament, when the government was trying to unilaterally change the Standing Orders. However, it is a tool that needs to be used wisely and with a careful goal in mind.
I see the tool being used now by government members to frustrate the opposition. It is being used for, frankly, very silly purposes including trying to prevent the Prime Minister from appearing before the Procedure and House Affairs Committee and preventing the national defence committee from accurately coming to the end of its report. These have no rhyme or reason other than a government that is afraid of transparency and afraid of the opposition coming to the truth. That has been very well exposed by the opposition and also by the media. The Canadian public can see through the Liberals' antics in this regard.
C’est une excellente question, Madame la Présidente. Depuis que je suis député, nous avons eu dans cette Chambre des débats importants sur l’obstruction systématique. C’est un outil important pour l’opposition, car c’est l’un des rares moyens dont elle dispose pour combattre ce qu’elle considère parfois comme une approche trop autoritaire de la part du gouvernement. Nous en avons eu un bon exemple au comité de la procédure et des affaires de la Chambre, pendant la dernière législature, lorsque le gouvernement a essayé de modifier unilatéralement le Règlement. L'obstruction est toutefois un outil qu’il faut utiliser judicieusement et dans un but précis.
Aujourd’hui, le gouvernement s’en sert pour frustrer l’opposition et, franchement, à des fins ridicules, y compris pour éviter au premier ministre de comparaître devant le comité de la procédure et des affaires de la Chambre et pour empêcher le comité de la défense nationale de finaliser son rapport. Le gouvernement n’a aucune raison d’agir ainsi, si ce n’est parce qu’il redoute la transparence et qu’il a peur que l’opposition ne découvre la vérité, ce qui a été clairement démontré par l’opposition et aussi par les médias. La population canadienne n’est pas dupe des manigances des libéraux.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I am glad we had time to mention the legendary David Christopherson. I was very pleased and honoured to serve in the caucus with him for four years. His knowledge of public accounts and procedure and House affairs is unparalleled among parliamentarians. Certainly, the member for New Westminster—Burnaby, our House leader, has been fearless in going to the wall when he thinks there is government outreach.
What I would say to the member for Kingston and the Islands is basically a repetition of my previous answer to the member for Hamilton Centre. Filibustering is an important tool in the hands of the opposition, but it has to be used with a clear purpose in mind. I would argue that David Christopherson and the member for New Westminster—Burnaby had clearly set goals in the use of their filibusters. If we look at the various Liberal tactics at committees, the Liberals are quite obviously trying to avoid transparency and trying to avoid the opposition uncovering the truth in its various investigations.
Madame la Présidente, je suis heureux que nous ayons eu l’occasion d’évoquer le légendaire David Christopherson. J’ai eu le bonheur et l’honneur de siéger au caucus à ses côtés pendant quatre ans. Sa connaissance des comptes publics et de la procédure et des affaires de la Chambre est inégalée parmi les parlementaires. Il est certain que le député de New Westminster—Burnaby, notre leader à la Chambre, n’a jamais hésité à faire tout le nécessaire pour aider le gouvernement s’il pense que c’est justifié.
Je répondrais au député de Kingston et les Îles essentiellement la même chose que ce que j’ai dit au député de Hamilton-Centre. L’obstruction est un précieux outil entre les mains de l’opposition, mais il doit être utilisé dans un but bien clair. Je dirais que David Christopherson et le député de New Westminster—Burnaby avaient clairement établi leurs objectifs quand ils ont eu recours à l’obstruction. En ce qui concerne les diverses tactiques utilisées par les libéraux au sein des comités, il est évident qu’ils essaient d’éviter la transparence et d’empêcher l’opposition de découvrir la vérité dans les diverses enquêtes qu’elle mène.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I would like to thank my colleague for Cowichan—Malahat—Langford for his really excellent analysis of how we got here and the issue of how much time was wasted by the government through the fall and early spring, when the only goal it seemed to have was how to get an election under way. The Liberals suddenly realized that an election was not going to happen in the near future, so they are trying to rush things through, and now the Conservatives are just wasting time to try to block those actions.
Could the member take some time to speculate on where we would be if we did have a government that governed with the best interests of the country in mind? Where would we be if the government had just worked with the NDP? We have focused on what would be good for Canadians.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Cowichan—Malahat—Langford pour son excellente analyse de ce qui nous a conduits où nous sommes rendus aujourd’hui et sur le temps gaspillé par le gouvernement tout au long de l’automne et au début du printemps dans le seul objectif, semble-t-il, de déclencher des élections. Les libéraux ont soudainement compris qu’il n’y aura pas d’élections dans un proche avenir et ils essaient maintenant de mettre les bouchées doubles. Et voilà que les conservateurs perdent du temps à essayer de bloquer ces mesures.
Le député peut-il prendre un instant pour réfléchir au chemin que nous aurions parcouru si le gouvernement avait gouverné dans l’intérêt supérieur du pays? Où serions-nous rendus si le gouvernement avait simplement travaillé avec les néo-démocrates? Nous avons concentré nos efforts sur ce qui serait profitable pour les Canadiens.
View Alistair MacGregor Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, those were excellent points raised by my friend for South Okanagan—West Kootenay. It is a very beautiful riding, for those members who have not had the opportunity to visit that part of British Columbia.
I talked in my speech about Bill C-12 and Bill C-6. Those are obvious areas where the government could find co-operation from our party in moving them forward. Also, another bill, Bill C-22, is important to reform our justice system by reforming the Criminal Code and would put some important reforms on the Controlled Drugs and Substances Act. I just wish, in hindsight, that the Liberals had focused laser-like attention on two, three or four government bills at the most, and tried to shepherd those through. Instead, I made mention of the scatter-gun approach. It was all over the place, with no rhyme or reason, and suddenly we are in late May and June, and the government is looking at the calendar and panicking. That is where we are today.
We are scheduled to return on September 20. There should not be a reason for panic, but we know the Liberals are trying to engineer an election this summer.
Madame la Présidente, mon collègue d'Okanagan‑Sud—Kootenay‑Ouest a soulevé d'excellents points. Pour les députés qui n'ont pas eu l'occasion de visiter cette région de la Colombie-Britannique, il s'agit d'une très belle circonscription.
J'ai parlé dans mon discours du projet de loi C‑12 et du projet de loi C‑6. Ce sont des domaines où le gouvernement pourrait manifestement obtenir la coopération de notre parti pour les faire avancer. De plus, un autre projet de loi, soit le projet de loi C‑22, joue un rôle important dans la réforme du système de justice en réformant le Code criminel et apporterait des réformes importantes à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Finalement, il aurait mieux valu que les libéraux se concentrent intensément sur deux, trois ou quatre projets de loi d'initiative ministérielle tout au plus et qu'ils essaient de les faire adopter. Au lieu de cela, comme je l'ai dit, ils se sont éparpillés. Toutes sortes de projets de loi ont été présentés sans rime ni raison, jusqu'à ce que le gouvernement voit le calendrier, réalise soudainement que mai tire à sa fin et juin arrive et soit pris de panique. Voilà où nous en sommes aujourd'hui.
La reprise des travaux parlementaires est prévue pour le 20 septembre. Il ne devrait pas y avoir de raison de paniquer, mais nous savons que les libéraux tentent d'orchestrer des élections cet été.
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NDP (BC)
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2021-06-10 16:08 [p.8238]
Madam Speaker, speaking of vulnerable people, during the pandemic, and because of the impacts of COVID, people with serious illnesses such as cancer or other long-term illnesses need extended EI sickness benefits more than ever.
Of course, the government has limited the expansion of EI sickness benefits to only 26 weeks, instead of the 50 weeks the NDP is calling for. Can the member explain why the government is denying sick people the weeks of benefits they need and why they must wait until 2022 to receive them? Many of my constituents have written to me to saying they need those extended benefits now and that 26 weeks is not enough.
Madame la Présidente, en parlant de personnes vulnérables, pendant la pandémie et en raison des répercussions de la COVID, les personnes atteintes de maladies graves comme le cancer ou d’autres maladies de longue durée ont plus que jamais besoin de prestations de maladie prolongées de l’assurance-emploi.
Bien sûr, le gouvernement a limité la prolongation des prestations de maladie de l’assurance-emploi à seulement 26 semaines, au lieu des 50 semaines que le NPD réclame. Le député peut-il expliquer pourquoi le gouvernement refuse aux personnes malades les semaines de prestations dont elles ont besoin et pourquoi elles doivent attendre jusqu’en 2022 pour les recevoir? Beaucoup de gens de ma circonscription m’ont écrit pour me dire qu’ils ont besoin de ces prestations prolongées maintenant et que 26 semaines ne suffisent pas.
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CPC (BC)
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2021-06-10 16:12 [p.8238]
Madam Speaker, it is my pleasure to speak to Bill C-30 on behalf of my constituents in Kelowna—Lake Country. Like so many things with the Liberal government, this omnibus budget is unfocused, leaving many of the most affected by the economic crisis behind.
The budget outlines bold new ideas to build back better with new debt of $354.2 billion last year and $154.7 billion this year. This is a plan where every person in Canada would owe over $13,000, or over $52,000 for a family of four, in new debt in just two years. Not to mention the years of needless deficits leading up to this, which the Conservatives have been warning about since the government took office in 2015. However, I believe Canadians are smart enough to realize that the budget is nothing more than a thinly veiled attempt by the Liberals to buy their votes on the backs of their own borrowed money.
It was in this House, when the budget was first tabled, that a Liberal member alluded that this budget has something for everyone. This is not true if someone had just opened a new business. For a year now, the Conservatives have been bringing forth the issue that new businesses, which do not have any sales track record, are not eligible for many programs, and the Liberals have ignored this.
This is an election budget, not a budget focused on economic recovery. It is clear that what the Liberals claim is stimulus is more about their own partisan priorities, rather than about maintaining jobs, creating jobs, helping businesses the most affected by the pandemic, or growing the economy.
Despite billions in new spending, this budget still leaves people and small businesses behind. The budget lists the establishment of a $500-million tourism relief fund as well as $100 million for Destination Canada to market Canada. This amount is a drop in the bucket of a $157.4-billion budget and is an insult to the tourism industry. Tourism was the first affected, and it will be one of the last to recover, yet tourism only garnered one and a half pages in a 750-page omnibus budget document. In my riding, tourism small businesses are a backbone of our community.
Lou is owner of Cheers Okanagan Tours in Kelowna—Lake Country, a tour and shuttle company offering winery tours, ski shuttles, airport transportation and other tour options. They are ambassadors for our local attractions. It has seven vehicles it has had to continue to store and pay for. Lou told me that once her business is back to pre-pandemic levels, it will take three years for her to recover her small business.
Terri, owner of Vacanza Destinations in Kelowna—Lake Country, a boutique travel tourism company, has had no revenue in over a year. She has gone substantially into personal debt. In order to keep her business ready to turn back on, she has to retain all her licensing, liability insurance and many other expenses, costing thousands each month. Terri told me that once business is back to pre-pandemic levels, it will take up to five years for her to recover.
Terri and Lou are two women who have built up their small businesses with hard work. The Liberals say there is money in the budget for people to upgrade their transferable skills in order to work in different industries. Maybe some people, like Terri and Lou, like their jobs, the careers they have built and the relationships they built. It is not up to the Liberals to pick what jobs they like and which ones will survive the pandemic. Tourism is not a priority for the government, nor is it reflected in the budget.
The budget details how arts, entertainment and recreation are the largest affected sector for people losing work in February 2020 compared to 2021, yet there is just slightly over one page out of the 750-page budget referencing these sectors, which are sectors important to Kelowna—Lake Country. The budget outlines approximately $450 million in funding, but much is spread over three years. Musicians, and those involved performing arts, festivals, arts, culture and sports, are some of the hardest hit. This budget is a disappointment.
As I mentioned earlier, the Liberals say there is money in the budget for people to upgrade their transferable skills in order to work in different industries, but why should people not use their talents? Why should they be forced to not work in their field?
I will say it again, it is not up to the Liberals to pick what jobs they like and which ones survive the pandemic. The spending in this budget is unfocused and does not address the hardest hit industries, such as arts, culture and recreation, as priorities.
Aerospace is another major employer in my community of Kelowna—Lake Country. The budget states, “In 2019, aerospace contributed more than $28 billion to Canada's GDP, directly and indirectly supporting 234,500 jobs”. The budget also correctly notes, “Highly dependent on purchases from airlines hit hard by the pandemic, the sector is facing reduced demand and a longer path to recovery, relative to other sectors of the economy”.
The government seems to think an appropriate level of support for an industry it states has been hit hard by the pandemic is $250 million over three years across the entire country. Realizing how meagre this truly was, the Minister of Finance tried to spin this underwhelming investment by stating, “This is in addition to the $1.75 billion in the Strategic Innovation Fund”. However, that fund is over seven years. This is another example of an unfocused $154.7-billion omnibus budget.
There are a number of measures in this budget that I could support. However, in the 750-page omnibus budget of debt and election-style spending on the backs of future generations, it is not the real plan that Canada desperately needs. Extending the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy are both welcome ideas. This, in addition to a number of measures to continue helping individual Canadians and industries, I can absolutely get behind. However, this budget leaves out important sectors that have been the most hurt.
In this budget, the Prime Minister would add more to our national debt than all other previous prime ministers combined. The biggest source of federal funds this last year was not tax revenue or lenders, but central bank money printing. The $303.5 billion of new printed money in 2020 is not free. Devaluing the dollar risks increasing inflation, meaning everyone pays more for things such as housing, food and transportation.
Statistics Canada announced the cost of living went up 3.4% in April 2021 alone. This has been especially apparent in our housing market. Canadians faced a nationwide housing affordability crisis, and the budget completely ignores first-time homebuyers and the housing needs of young Canadians.
On May 26, the finance minister would not answer a simple question of how many units the rapid housing initiative has built. The housing problem is compounded by the recent government announcement of new mortgage qualification rules. Experts are saying this puts home ownership further away for many.
My colleague, the Conservative shadow minister of housing from Mission—Matsqui—Fraser Canyon, led an opposition day motion yesterday which had many common-sense solutions to address the growing housing and affordability crisis. Instead of embracing these ideas, which have been suggested by experts, the Liberals voted it down, doubling down on their failed strategies.
The budget also fails to meaningfully address the parts of our economy that allow for growth without the need for hands-on government intervention and billions of dollars in borrowed money. Our economic engines of natural resources and trade can create jobs and help pay off our massive debt. Canadian exports are responsible for one in five jobs and nearly a third of our GDP, yet trade is barely sprinkled around the budget.
For the Conservatives, not only does trade represent a guarantee of economic security for millions of workers, but it is also an important aspect of food security and, especially, our best way to combat debt.
The Liberal government is mismanaging the trade file, and the problems keep getting worse.
It is clear that the government has no real plan to secure our future through an economic recovery where all sectors and all regions are firing on all cylinders. I simply cannot support a budget that is unfocused, fails so many who have been the most affected, and burdens future generations with billions of dollars in crippling debt.
Madame la Présidente, j’ai le plaisir de parler du projet de loi C-30 au nom de mes électeurs de Kelowna—Lake Country. Comme tant d’autres choses avec le gouvernement libéral, ce budget omnibus est flou et laisse pour compte bon nombre des personnes les plus touchées par la crise économique.
Le budget présente de nouvelles idées audacieuses pour mieux reconstruire avec une nouvelle dette de 354,2 milliards de dollars l’année dernière et de 154,7 milliards cette année. Il s’agit d’un plan où chaque personne au Canada devra plus de 13 000 $, ou plus de 52 000 $ pour une famille de quatre, en nouvelle dette en seulement deux ans. Sans parler des années de déficits inutiles qui ont mené à cela, et sur lesquelles les conservateurs ont lancé des avertissements depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement en 2015. Cependant, je crois que les Canadiens sont assez intelligents pour se rendre compte que le budget n’est rien de plus qu’une tentative à peine voilée des libéraux d’acheter leurs votes sur le dos de l’argent qu’ils empruntent.
C’est dans cette Chambre, lorsque le budget a été déposé pour la première fois, qu’un député libéral a fait allusion au fait que ce budget avait quelque chose pour tout le monde. Ce n’est pas vrai pour les personnes qui viennent de lancer une nouvelle entreprise. Depuis un an, les conservateurs font valoir que les nouvelles entreprises, qui n’ont pas d’antécédents de ventes, ne sont pas admissibles à de nombreux programmes, et les libéraux n’en tiennent pas compte.
C’est un budget électoral, pas un budget axé sur la relance économique. Il est évident que les mesures que les libéraux qualifient de mesures de relance servent plus leurs priorités partisanes qu’elles ne visent à préserver les emplois, à en créer, à aider les entreprises les plus touchées par la pandémie ou à stimuler la croissance économique.
Malgré de nouvelles dépenses qui se chiffrent en milliards de dollars, ce budget laisse encore pour compte des citoyens et des petites entreprises. Il annonce la création d’un fonds d'aide au tourisme de 500 millions de dollars, ainsi qu’une enveloppe de 100 millions de dollars à Destination Canada pour financer des campagnes de promotion du Canada. Ce montant est dérisoire dans un budget de 157.4 milliards de dollars et c’est une insulte au secteur du tourisme. Ce secteur a été le premier touché et il sera le dernier à se relever, mais il n’a pourtant droit qu’à une page et demie sur les 750 que compte le document budgétaire. Dans ma circonscription, les petites entreprises du secteur du tourisme sont une des pierres angulaires de la collectivité.
Lou est propriétaire de Cheers Okanagan Tours à Kelowna-Lake Country, entreprise qui organise des visites de vignobles et assure des navettes avec les stations de ski et l’aéroport, en plus de proposer d’autres visites. Ce sont les ambassadeurs de nos attractions locales. L’entreprise a sept véhicules qu’il a fallu continuer d’entreposer et de payer. Lou m’a expliqué qu’une fois que son entreprise aura retrouvé son niveau d’activité d’avant la pandémie, il lui faudra trois ans pour se redresser.
Terri, propriétaire de Vacanza Destinations à Kelowna-Lake Country, entreprise spécialisée du secteur du tourisme, n’a eu aucun revenu depuis plus d’un an. Elle s’est beaucoup endettée à titre personnel. Pour que son entreprise soit prête à redémarrer, elle doit conserver toutes ses licences, son assurance responsabilité civile et continuer d’honorer de nombreuses autres dépenses, ce qui lui coûte des milliers de dollars par mois. Terri m’a dit qu’une fois que son entreprise aura retrouvé son niveau d’activité d’avant la pandémie, il lui faudra cinq ans pour assainir ses finances.
Terri et Lou sont deux femmes qui ont bâti leur petite entreprise à la force du poignet. Les libéraux disent qu’il y a de l’argent dans le budget pour les personnes qui veulent améliorer leurs compétences transférables afin de travailler dans d’autres industries. Peut-être que certaines personnes, comme Terri et Lou, aiment leur travail, la carrière qu’elles ont bâtie et les relations qu’elles ont nouées. Ce n’est pas aux libéraux de choisir les emplois qu’ils aiment et de décider de ceux qui survivront à la pandémie. Le tourisme n’est pas une priorité du gouvernement et cela paraît dans le budget.
Le budget décrit en détail combien le secteur des arts, du spectacle et des loisirs est le plus touché en nombre de personnes qui ont perdu leur emploi en février 2020 en comparaison de 2021. Pourtant, il n’a droit qu’à un peu plus d’une page sur les 750 du budget. Ce secteur est important pour Kelowna-Lake Country. Le budget prévoit environ 450 millions de dollars de financement, mais pour l’essentiel étalé sur trois ans. Les musiciens et les personnes qui travaillent dans les arts de la scène, les festivals, les arts, la culture et les sports sont parmi les plus durement touchées. Ce budget est décevant.
Comme je le mentionnais plus tôt, les libéraux disent qu’il y a de l’argent dans le budget pour les personnes qui veulent améliorer leurs compétences transférables afin de travailler dans d’autres industries, mais pourquoi des personnes ne devraient-elles pas utiliser leurs talents? Pourquoi ne devraient-elles pas travailler dans leur domaine?
Je le dirai encore, ce n’est pas aux libéraux de choisir les emplois qu’ils aiment et de décider de ceux qui survivront à la pandémie. Les dépenses dans ce budget ne sont pas ciblées et elles n’aident pas en priorité les secteurs d’activité les plus durement touchés, comme les arts, la culture et les loisirs.
L’aérospatiale est un autre employeur important dans ma communauté de Kelowna—Lake Country. Le budget indique: « En 2019, l’aérospatiale a contribué pour plus de 28 milliards de dollars au PIB du Canada, appuyant directement et indirectement 234 500 emplois ». Le budget note également, à juste titre: « Fortement dépendant des achats des compagnies aériennes durement touchées par la pandémie, le secteur est confronté à une demande réduite et a un plus long chemin à faire pour se rendre à la reprise que d’autres secteurs de l’économie ».
Le gouvernement semble penser qu’un niveau de soutien approprié pour une industrie qu’il déclare avoir été durement touchée par la pandémie est de 250 millions de dollars sur trois ans pour l’ensemble du pays. Se rendant compte de la modicité de cette somme, la ministre des Finances a tenté de présenter cet investissement dérisoire en déclarant: « Cela s’ajoute au montant de 1,75 milliard de dollars pour le Fonds stratégique pour l’innovation ». Or, ce fonds s’étend sur sept ans. Voilà un autre exemple d’un budget omnibus non ciblé de 154,7 milliards de dollars.
Il y a un certain nombre de mesures dans ce budget que je pourrais appuyer. Cependant, ce budget omnibus de quelque 860 pages, où l’on s’endette et où l’on dépense à des fins électorales sur le dos des générations futures, ne constitue pas le véritable plan dont le Canada a désespérément besoin. La prolongation de la Subvention salariale d’urgence du Canada et de la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer sont deux idées bienvenues. En plus d’un certain nombre de mesures visant à continuer d’aider les Canadiens et les industries, je peux absolument les appuyer. Cependant, ce budget laisse de côté des secteurs importants qui ont été les plus touchés.
Dans ce budget, le premier ministre augmenterait notre dette nationale plus que tous les autres premiers ministres précédents réunis. La plus grande source de fonds fédéraux au cours de la dernière année n’a pas été les recettes fiscales ou les prêteurs, mais l’impression d’argent par les banques centrales. Les 303,5 milliards de dollars de nouvelle monnaie imprimée en 2020 ne sont pas gratuits. La dévaluation du dollar risque d’accroître l’inflation, ce qui signifie que tout le monde paie davantage pour des choses comme le logement, la nourriture et le transport.
Statistique Canada a annoncé que le coût de la vie a augmenté de 3,4 % en avril 2021 seulement. Cela a été particulièrement évident dans notre marché du logement. Les Canadiens ont fait face à une crise d’accessibilité au logement à l’échelle nationale, et le budget ignore complètement les acheteurs d’une première maison et les besoins en logement des jeunes Canadiens.
Le 26 mai, la ministre des Finances n’a pas voulu répondre à une simple question sur le nombre d’unités construites dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements. Le problème du logement est aggravé par l’annonce récente par le gouvernement de nouvelles règles d’admissibilité aux prêts hypothécaires. Les experts disent que cela rend la propriété encore plus inaccessible pour beaucoup de gens.
Hier, mon collègue, le ministre conservateur du cabinet fantôme en matière de logement de Mission-Matsqui-Fraser Canyon, a présenté une motion d’opposition qui contenait de nombreuses solutions sensées pour résoudre la crise croissante du logement et de l’abordabilité. Au lieu d’adopter ces idées, qui ont été suggérées par des experts, les libéraux ont rejeté la motion, multipliant ainsi leurs stratégies ratées.
Le budget n’aborde pas non plus de façon significative les éléments de notre économie qui permettent la croissance sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’intervention directe du gouvernement et à des milliards de dollars d’emprunts. Nos moteurs économiques que sont les ressources naturelles et le commerce peuvent créer des emplois et contribuer au remboursement de notre énorme dette. Les exportations canadiennes sont responsables d’un emploi sur cinq et de près d’un tiers de notre PIB, et pourtant le commerce est à peine saupoudré dans le budget.
Pour nous, les conservateurs, le commerce représente non seulement une garantie de sécurité économique pour des millions de travailleurs, mais aussi un élément important de la sécurité alimentaire et, surtout, notre meilleur allié contre la dette.
Le gouvernement libéral gère mal le secteur du commerce, et les problèmes ne cessent de s'aggraver.
Il est clair que le gouvernement n’a pas de véritable plan pour assurer notre avenir par une reprise économique où tous les secteurs et toutes les régions fonctionnent à plein régime. Je ne peux tout simplement pas appuyer un budget vague, qui laisse tomber tant des personnes qui ont été les plus touchées et qui impose aux générations futures une dette écrasante de plusieurs milliards de dollars.
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CPC (BC)
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2021-06-10 16:22 [p.8240]
Madam Speaker, our leader has made comments on this already. When we originally approved a lot of the programs last year to help businesses, the major focus was to help small businesses and get the money out the door. We have now seen that a lot of those programs have not worked for a lot of small businesses, and our focus has absolutely been on making recommendations to the government on a number of those programs and amending them.
Madame la Présidente, notre chef a déjà fait des commentaires à ce sujet. Quand nous avons approuvé un grand nombre de programmes l’an dernier pour aider les entreprises, l’objectif principal était d’aider les petites entreprises et de donner l’argent rapidement. Nous avons maintenant constaté que bon nombre de ces programmes n’ont pas fonctionné pour beaucoup de petites entreprises, et nous nous sommes attachés à faire des recommandations au gouvernement sur certains d’entre eux et à les modifier.
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CPC (BC)
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2021-06-10 16:23 [p.8240]
Madam Speaker, that is a very rich question considering that it took two years for the budget to come forth.
Last year we had a COVID committee, which was not really Parliament. We were not able to debate legislation, nor debate at all, and there was no opportunity for opposition day motions. Then we had the prorogation of Parliament, and many committees were not sitting for a big part of last year. It is clearly the government that has delayed any legislation and work in the House.
Madame la Présidente, c’est une question qui ne manque pas d’audace, étant donné qu’il a fallu deux ans pour que le budget soit présenté.
L’an dernier, il y a eu un comité sur la COVID, qui n’était pas le vrai Parlement. Nous n’avons pas pu débattre de projets de loi, ni même débattre tout court, et nous n’avons pas eu la possibilité de présenter des motions d’opposition. Ensuite, le Parlement a été prorogé, et de nombreux comités n’ont pas siégé pendant une grande partie de l’année. C’est clairement le gouvernement qui a retardé l’adoption de mesures législatives et les travaux de la Chambre.
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NDP (BC)
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2021-06-10 16:24 [p.8240]
Madam Speaker, I want to thank my colleague for talking about small businesses, because we know they have struggled throughout the pandemic and have had difficult times getting the support they need.
One thing we have heard the government make promises for is capping merchant fees. We pay five times the merchant fees that Europe does and have some of the highest interchange fees in the world. We have not heard how the Conservatives feel about capping merchant fees.
The government has made a commitment that it is going to do something to tackle merchant fees. However, we heard this commitment five years ago from the same government. We know how unfair it is that Canadian merchants and small businesses are paying these outrageous fees, and the banks are having record profits.
I would like to hear if the Conservatives will join the NDP in calling on the Liberals to take action on this, not just talking about it, but actually legislating a cap on merchant fees so that we are in line with the European Union.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue d’avoir parlé des petites entreprises, car nous savons que celles-ci ont tiré le diable par la queue tout au long de la pandémie et qu’elles ont eu du mal à obtenir le soutien dont elles ont besoin.
Une des promesses que nous avons entendues de la part du gouvernement a été celle de plafonner les frais de transaction imposés aux commerçants. Les frais imposés aux commerçants au Canada sont cinq fois plus élevés qu’en Europe, et nos frais d’interchange sont parmi les plus élevés au monde. Nous n’avons pas entendu ce que les conservateurs pensent de plafonner ces frais.
Le gouvernement s’est engagé à faire quelque chose pour s’attaquer aux frais imposés aux commerçants. Cependant, nous avons entendu cet engagement il y a cinq ans de la part du gouvernement qui est toujours au pouvoir. Nous savons à quel point il est injuste que les commerçants et les petites entreprises canadiennes paient ces frais scandaleux, alors que les banques réalisent des bénéfices records.
J’aimerais savoir si les conservateurs se joindront au NPD pour demander aux libéraux d’agir dans ce domaine, de ne pas se contenter d’en parler, mais de légiférer réellement pour plafonner les frais de transaction des commerçants afin que nous soyons en phase avec l’Union européenne.
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CPC (BC)
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2021-06-10 16:25 [p.8241]
Madam Speaker, we know that small business is the background of our economy in Canada. As a former small business owner, I am very aware of working in retail and where some of those fees are.
The government really does not understand small business, and we see that in a lot of its policies. We even see that in how it talks about legislation. It is small business owners who are putting themselves on the line every day. They are working seven days a week and taking risks, and the government really does not understand how small businesses operate and the needs of small business. There are a lot of different ways that we need to look at supporting small businesses.
Madame la Présidente, nous savons que les petites entreprises forment l'épine dorsale de l'économie canadienne. En tant qu'ancienne propriétaire d'une petite entreprise, je connais très bien la vente au détail et les frais imposés aux marchands.
Le gouvernement ne comprend pas vraiment les petites entreprises. Beaucoup de ses politiques en témoignent. On le constate aussi dans son discours à propos du projet de loi. Ce sont les propriétaires d'une petite entreprise qui mettent leur gagne-pain en jeu au quotidien. Ils travaillent sept jours sur sept et prennent des risques. Le gouvernement ne comprend pas vraiment le fonctionnement des petites entreprises ni leurs besoins. Il faut examiner divers moyens pour les aider.
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NDP (BC)
Madam Speaker, this pandemic has really highlighted a lot of places where our supports for Canadians have been very thin. One thing it has shown is how our medical care system has been eroded over the years as federal government supports to the provinces have gone down.
Would the member be willing to agree with the NDP that we need to increase those transfer payments for our health care system?
Madame la Présidente, cette pandémie a justement fait ressortir les insuffisances de nos programmes de soutien aux Canadiens. Par exemple, elle a montré combien notre système de santé s’était détérioré au fil des ans, parallèlement à la diminution de l’aide du gouvernement fédéral aux provinces.
Le député est-il d'accord avec le NPD sur la nécessité d'augmenter les paiements de transfert en matière de santé pour le bien de notre système de soins de santé?
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NDP (BC)
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2021-06-10 17:16 [p.8248]
Madam Speaker, it is a privilege and honour today to rise and speak to the bill.
As we know, we are dealing with four crises right now. We have a climate crisis, an opioid crisis, a homeless crisis and of course the COVID pandemic, which we have all been battling together for over a year. Many people have been living daily with the anxiety of losing their jobs. They are worried about their health and the health of their loved ones. In the meantime, the wealthiest Canadians have grown their wealth and Canada's largest corporations have benefited from this pandemic, and we have a Liberal government that has been resistant to having them pay their fair share and contribute to the cost of the pandemic. We know this is going to fall on the backs of everyday, middle-class Canadians and the most vulnerable, as services will be cut in future years because of the government's lack of courage to make those who should pay for the pandemic contribute more.
On the other side, the Conservatives are using delay tactics to get support to Canadians. In this budget there clearly are very important pandemic supports that small businesses need. As the federal NDP critic for small business and tourism, I know all too well from talking to entrepreneurs how important it is that they continue to get supports such as the wage subsidy and the emergency commercial rent assistance program. While we were glad to see the government extend those programs through the summer, the cuts to those programs as they are slowly and gradually phased out will impact those businesses, especially in the tourism industry.
Many businesses that rely on international tourism likely will not see international guests this season. Any tourists who planned on coming to Canada have cancelled their bookings, so these businesses have been asking for the wage subsidy and the rent program, which are lifelines for them. As members may recall, these are programs that the NDP fought to have increased. The wage subsidy was initially going to be 10%, and we pushed so the government would increase it to 75%. The commercial rent program is a program for which the government took our idea, but of course it rolled out a flawed program that was landlord-driven and forgot about the tenants.
We kicked and screamed to get these programs fixed. We got the wage subsidy up to 75% and the rent program to be tenant-driven. These benefits are absolutely essential to those tourism businesses and small businesses that are going to have to go through fall and into next spring. We heard from the Tourism Industry Association of Canada at committee, and other tourism industry organizations such as the Indigenous Tourism Association of Canada, that said they needed those programs to go to the spring.
While I am mentioning it, the Indigenous Tourism Association of Canada has seen a cut of 83% to its core budget. At the time when we needed it most, ITAC delivered over $15 million in loans to indigenous-led businesses, because it has that intimate relationship with its member businesses. It saved over 1,900 indigenous businesses with over 40,000 employees. These are going to be the most vulnerable businesses as we come out of the pandemic.
I am encouraging the government to come back and try to save these businesses. Time is running out. They need help.
In terms of the Canada emergency business account loan, we were glad to see the government finally fix the last increase of the CEBA loan during the second wave, but businesses are saying it is not enough. They have gone through a third wave. They need more funds. They need help and liquidity to get through the summer and beyond. The repayable timeline of next fiscal year is absolutely impossible for almost any small businesses to meet, in order for them to get the rebate of one third of that CEBA loan. We are asking the government to extend the terms of that repayment at least to the end of 2025, so that these businesses have a fighting chance to get back on their feet.
The government also keeps talking about credit card merchant fees. We know that the government is in bed with the big banks, but the reality is that small businesses are being constantly ground down by the banks. We just saw the banks increase their fees for consumers and small businesses again, during a time when they are having record profits. This is completely unacceptable to Canadians. In Europe, when it comes to merchant fees and interchange fees, they are paying 0.3%. Right now in Canada, 1.4% is the voluntary rate that credit card companies say they are paying.
I have met with Visa and Mastercard. They say that it is actually not their issue and that it is the big banks that are setting the rates on the interchange fees. We have seen the big banks having record profits. Why are they not stepping up to the plate and providing some relief to small businesses and consumers? We know that merchant fees are often put on the backs of small businesses.
As members know, I can speak for a long time about small business. The other piece is start-ups. The Liberals have completely abandoned start-ups, and those who started a business after March. They may have signed leases months and months, or even years, before. They have paid their employees and their rent through the pandemic. They have a record of receipts they have paid.
There are many different tools the government could use and industry standards it could look at. They have had leases and made these payable expenses. Liberals should set some criteria to save these businesses, or we are going to lose a generation of businesses. Throughout every riding in our country, we are hearing from people who have been abandoned by the government.
As members know, the other file I carry as the federal critic for the NDP is for fisheries, oceans and Coast Guard. We were happy to see the government finally listen to our call. Members heard me kicking and screaming in the House of Commons, calling on the minister to declare a wild salmon emergency and to make this a wild salmon recovery budget.
We are happy to see the Liberals put a significant allocation to wild salmon recovery, but we still have not seen the fine details. We have heard the broad framework of what they want to use to guide them in terms of delivering that funding, but we have not had the details of how they are going to spend that money, and time is of the essence.
Also, we have not had a commitment to reconciliation with the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and we need a wild salmon secretariat that is government to government with the province, with indigenous leadership and communities, the nations on the coast and the federal government working together in co-management. We know what Liberals mean by “consultation”. They check a box, then they leave and abandon communities without listening and implementing what they have been told by those communities.
The other pieces we have not seen are the transition funding supports for those that were in the salmon farm industry. The government is hopefully following through with its commitment to move away from open-net salmon farming and to support those workers, their families and the communities in which those fish farms are in. The government made the right decision on Discovery Islands, but it did not come back with a plan to support the workers. This is something the NDP has been calling for. I have been calling for it. I tabled a bill about moving away from open-net salmon farming to closed containment, and the government abandoned it. I want to see the government do something significant around that.
Friday was the one-year anniversary of the death of Chantel Moore, a Tla-o-qui-aht member from my riding who was shot by a New Brunswick police officer. She was a Tla-o-qui-aht member, and she was killed on a wellness check. I think all of us can join together in offering the family of Chantel Moore our condolences, along with the nation and the Tla-o-qui-aht tribal council, especially as they seek justice. We need to work together to ensure that no one else suffers the same fate Chantel did during a wellness check. Canada needs comprehensive police reform.
In this budget, the Liberals put forward $100 million for mental health. That is not even close to enough. They put forward $108 million for first nations policing, which is not even close to what is needed. Police are supposed to be there to serve and protect people from our communities, but instead, the federal government has not acted to address the disproportionate amount of violence indigenous people are facing at the hands of police.
I will continue, and the NDP will continue, to advocate in Parliament for indigenous participation in investigations into police violence, ongoing mental health assessments of police officers, enhanced vetting of new recruits and cross-cultural training for police forces in all levels of Canadian society. There needs to be reforms to the police act.
I can speak in great detail about many other things. There is the opioid crisis, as I touched on earlier. There is the government's blue economy. The fact is that it is completely tainted and tilted toward industry, instead of doing the right thing, which is protecting our oceans. Our oceans are critical right now, especially as we are seeing a warming planet and a warming ocean.
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole au sujet du projet de loi.
Comme nous le savons, nous sommes confrontés à quatre crises. La crise climatique, la crise des opioïdes, la crise des sans-abri et, bien sûr, la pandémie de la COVID-19, que nous combattons depuis plus d’un an. Un grand nombre de personnes vivent quotidiennement dans la peur de perdre leur emploi. Elles s'inquiètent de leur santé et de celle de leurs proches. Pendant ce temps, les Canadiens les plus fortunés se sont enrichis et les grandes sociétés ont augmenté leurs profits, mais le gouvernement libéral se montre toujours aussi réticent à leur faire payer leur juste part du coût de la pandémie. Nous savons que ce sont les Canadiens de la classe moyenne et les plus vulnérables qui en feront les frais. Le gouvernement finira par réduire les services parce qu’il n’aura pas eu le courage de faire payer leur juste part aux Canadiens les plus fortunés.
De leur côté, les conservateurs utilisent des tactiques dilatoires au sujet des aides consenties aux Canadiens. Dans ce budget, certains programmes mis en place pour les petites entreprises dans le cadre de la pandémie sont évidemment très importants. En tant que porte-parole du NPD pour les petites entreprises et le tourisme, je sais pertinemment, de par les contacts que j’ai avec eux, que les entrepreneurs ont encore besoin de la subvention salariale et de l’aide d’urgence pour le loyer commercial, entre autres. Nous nous réjouissons que le gouvernement prolonge ces programmes jusqu’à la fin de l’été, mais leur élimination progressive aura un impact sur ces entreprises, surtout celles du secteur du tourisme.
Un grand nombre d’entreprises qui dépendent du tourisme étranger ne verront probablement pas de touristes étrangers cette saison. Les touristes qui avaient l’intention de venir au Canada ont annulé leurs réservations, de sorte que ces entreprises voudraient pouvoir compter sur la subvention salariale et l’aide d’urgence pour le loyer commercial, qui sont pour elles une planche de salut. Les députés se souviendront que le NPD a beaucoup insisté pour que ces aides soient bonifiées. Au départ, la subvention salariale devait être de 10 % et nous avons fait pression sur le gouvernement pour qu’il la fasse passer à 75 %. L’aide urgence pour le loyer commercial était une idée du NPD, mais que le gouvernement l'a malheureusement transformée en programme axé sur les propriétaires bailleurs et moins sur les locataires.
Nous avons fait des pieds et des mains pour que ces programmes soient corrigés. Nous avions proposé de faire passer la subvention salariale à 75 % et nous voulions que le programme d'aide au loyer soit axé sur les locataires, ce que nous avons obtenu. Ces avantages sont absolument essentiels pour les entreprises touristiques et les petites entreprises qui devront traverser l’automne et le printemps prochain. Au comité, l’Association de l’industrie touristique du Canada et d’autres organisations de l’industrie touristique, comme l’Association touristique autochtone du Canada, nous ont dit qu’elles ont besoin de ces programmes si elles veulent survivre jusqu'au printemps.
Au fait, l’Association touristique autochtone du Canada a vu son budget de base réduit de 83 %. Au moment où nous en avions le plus besoin, l’Association a accordé plus de 15 millions de dollars de prêts à des entreprises dirigées par des autochtones, car elle entretient des relations étroites avec ses entreprises membres. Elle a sauvé plus de 1 900 entreprises autochtones employant plus de 40 000 personnes. Ce seront les entreprises les plus vulnérables au sortir de la pandémie.
J’encourage le gouvernement à repenser ses décisions et à essayer de sauver ces entreprises. Le temps presse. Elles ont besoin d’aide.
En ce qui concerne le prêt du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, nous avons été heureux de voir le gouvernement majorer les prêts consentis au cours de la deuxième vague, mais les entreprises disent que ce n’est pas suffisant. Elles ont traversé une troisième vague. Elles ont besoin de plus de fonds. Elles ont besoin d’aide et de liquidités pour passer l’été et au-delà. Le délai de remboursement du solde du prêt — la fin du prochain exercice — est absolument impossible à respecter pour presque toutes les petites entreprises si elles veulent bénéficier d'une radiation du tiers de ce prêt. Nous demandons au gouvernement de prolonger le délai de remboursement au moins jusqu’à la fin de 2025, afin que ces entreprises aient une chance de se remettre sur pied.
Le gouvernement ne cesse également de parler des frais imposés aux marchands par les sociétés émettrices de cartes de crédit. Nous savons que le gouvernement est de mèche avec les grandes banques, mais la réalité est que les petites entreprises sont constamment écrasées par les banques. Nous venons de voir les banques augmenter à nouveau leurs frais pour les consommateurs et les petites entreprises, alors qu’elles réalisent des bénéfices records. C’est totalement inacceptable pour les Canadiens. En Europe, en ce qui concerne les frais des commerçants et les frais d’interchange, ils paient 0,3 %. Actuellement, au Canada, le taux volontaire que les sociétés de cartes de crédit disent payer est de 1,4 %.
J’ai rencontré des représentants de Visa et de MasterCard. Ils m’ont dit que ce n’était pas vraiment leur faute, que ce sont les grandes banques qui fixent les taux pour les frais d'interchange. Nous savons que les grandes banques ont enregistré des bénéfices record. Pourquoi n’assument-elles pas leurs responsabilités en accordant un répit aux petits petites entreprises et aux consommateurs? Car nous savons que les frais des commerçants sont souvent répercutés sur les petites entreprises.
Les députés savent que je pourrais parler pendant des heures des petites entreprises. Il y a aussi les entreprises en démarrage. Les libéraux les ont complètement abandonnées, notamment celles créées après le mois de mars. Certaines avaient signé des baux des mois voire des années plus tôt, et elles ont continué de payer leurs employés et leur loyer pendant la pandémie. Elles ont des reçus pour tout ce qu’elles ont payé.
Le gouvernement a beaucoup d’outils à sa disposition et il pourrait se pencher sur les normes industrielles. Ces entreprises ont des baux et des frais à assumer. Les libéraux devraient fixer certains critères pour qu’on puisse les sauver, sinon on risque de perdre toute une génération d’entreprises. Dans toutes les circonscriptions du pays, on entend parler de gens qui ont été abandonnés par le gouvernement.
Comme les députés le savent, je suis également le porte-parole du NPD pour les pêches, les océans et la Garde côtière. Nous nous réjouissons que le gouvernement nous ait finalement écoutés. Les députés m’ont entendu réclamer avec force à la Chambre des communes que la ministre déclare un état d’urgence pour le saumon sauvage et que le budget prévoie des mesures de reconstitution des stocks de saumon sauvage.
Nous nous réjouissons que les libéraux affectent des sommes importantes à la reconstitution des stocks de saumon sauvage, mais nous ne connaissons toujours pas les détails. Ils nous ont présenté un cadre général pour la distribution de ces fonds, mais nous ne savons pas exactement comment ils vont les dépenser, et pourtant, le temps presse.
De plus, les libéraux n’ont pas pris d’engagement vis-à-vis de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et nous avons besoin d’un secrétariat pour le saumon sauvage, de gouvernement à gouvernement, avec la province, les chefs et les communautés autochtones, les nations de la côte et le gouvernement fédéral, pour la cogestion de ces ressources. Nous savons ce que les libéraux entendent par « consultation ». Ils font comme si, et ensuite ils abandonnent les communautés et ne tiennent absolument pas compte de ce qu’elles leur ont dit.
Le gouvernement ne nous a pas non plus proposé de mesures sur les aides à la transition pour ceux qui travaillaient dans l’industrie de la salmoniculture. Nous espérons qu’il va tenir sa promesse de ne plus encourager l’élevage du saumon dans des enclos en filet et d’aider les employés, leurs familles et les collectivités où se trouvent ces exploitations. Le gouvernement a pris la bonne décision au sujet des îles Discovery, mais il ne nous a pas présenté de plan pour venir en aide aux employés. C’est pourtant ce que réclame le NPD, et c’est ce que je réclame. J’ai déposé un projet de loi pour passer des enclos en filet à des parcs clos, mais le gouvernement l’a abandonné. Je veux que le gouvernement prenne des mesures concrètes en ce sens.
Vendredi, cela faisait un an que Chantel Moore, membre de la Première Nation des Tla-o-qui-aht de ma circonscription, a été tuée par un agent de police du Nouveau-Brunswick, lors d’une vérification de son état de santé. Je vous invite à vous joindre à moi pour présenter nos condoléances à la famille de Chantel Moore ainsi qu’à la nation et au conseil tribal des Tla-o-qui-aht, qui réclament justice. Tous ensemble, nous devons nous assurer que personne d’autre ne subira le même sort que Chantel Moore pendant ce genre de vérification. Le Canada doit complètement réformer ses services de police.
Dans ce budget, les libéraux prévoient 100 millions de dollars pour la santé mentale. C’est loin d’être suffisant. Ils proposent 108 millions de dollars pour les services de police autochtones, ce qui est très loin du montant requis. Les policiers sont censés être là pour servir et protéger les résidants de nos communautés, mais le gouvernement fédéral a décidé de ne pas agir pour s’attaquer à la violence policière disproportionnée à l’endroit des Autochtones.
Je vais continuer, à l'instar de mes collègues néo-démocrates, à préconiser au Parlement la participation des Autochtones aux enquêtes sur la violence policière, à l’évaluation constante de la santé mentale des agents de police, au renforcement des processus de vérification relativement aux nouvelles recrues et à la formation interculturelle des forces policières dans toutes les couches de la société. Il faut apporter des changements à la loi régissant les services de police.
Je pourrais parler longuement de bien d’autres problèmes; de la crise des opioïdes, par exemple, comme je l’ai mentionné tout à l’heure, ou de l’économie bleue du gouvernement. Le fait est que cette stratégie est complètement biaisée et favorise l’industrie au lieu de faire ce qui s’impose, c’est-à-dire protéger nos océans. Nos océans sont mal en point en ce moment, surtout au moment où l'on assiste au réchauffement de la planète et des océans.
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NDP (BC)
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2021-06-10 17:28 [p.8250]
Mr. Speaker, this budget does not address the housing crisis we are in. Young people have lost hope. We are hearing that people have to work 12 years to have a down payment to buy a house in many cities across the country.
In Europe, 30% of housing is non-market housing. In the seventies and eighties, the housing stock in Canada was over 10%. We know it is much less than that. The private sector has not delivered in building the housing that Canadians need. We need non-market housing and the government needs to build over 500,000 units: We know we are 300,000 units short now but we are losing units every day. As we commit to building more units, we are falling short. The gap is actually widening, so people are living in fear about where they are going to live.
Everybody should have the right to adequate housing. This is an opportunity for the government to get back into non-market housing, because the free market is not going to resolve these really important issues. It is a crisis for many Canadians right now, and it is getting much worse. The government has not dealt with it in a way that demonstrates the crisis that we and many people are facing right now in our country.
Monsieur le Président, ce budget ne s’attaque pas à la crise du logement dans laquelle nous sommes plongés. Les jeunes ont perdu espoir. Nous entendons dire que les gens doivent travailler 12 ans pour accumuler la mise de fonds qui leur permettra d’acheter une maison dans de nombreuses villes du pays.
En Europe, 30 % des logements sont des logements sociaux. Dans les années 1970 et 1980, au Canada, ce parc de logement était de plus de 10 %. Nous savons qu'aujourd'hui, ce pourcentage est bien moindre. Le secteur privé n’a pas réussi à construire les logements dont les Canadiens ont besoin. Nous avons besoin de logements sociaux et le gouvernement doit construire plus de 500 000 unités. Nous savons qu’il nous manque actuellement 300 000 unités, mais nous en perdons chaque jour. Même si nous nous engageons à construire plus d’unités, nous ne comblons pas le déficit. L’écart se creuse en fait, de sorte que les gens vivent dans la peur de ne pas savoir où ils vont vivre.
Tout le monde devrait avoir droit à un logement adéquat. C’est l’occasion pour le gouvernement de revenir au logement social, car le libre marché ne résoudra pas ce grave problème. C’est une crise pour de nombreux Canadiens à l’heure actuelle, et elle s’aggrave terriblement. Le gouvernement ne l’a pas abordée d'une façon qui montre l'ampleur de la crise à laquelle nous et beaucoup de gens sommes confrontés en ce moment dans notre pays.
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NDP (BC)
Mr. Speaker, I am pleased to rise today to say that we will support Bill C‑254. I personally support it, and my party does as well.
I would like to share some of my own personal journey, but before that, I would like to say that, under our leaders, from Jack Layton, Nycole Turmel and Thomas Mulcair to the current NDP leader, the member for Burnaby South, the NDP has always supported strengthening the French language. One of our members, Yvon Godin, whom I can name because he is unfortunately no longer in the House of Commons, was one of the most passionate champions of strengthening the French language.
It is clear that this is a common-sense bill that deserves our support. I will get back to that shortly, but it is clear that it makes perfect sense for a worker working in a francophone environment in Quebec to have the right to communicate and have a collective agreement in French, and that is precisely the goal of this bill.
Mr. Speaker, you are a francophile yourself. As you know, I grew up in British Columbia on the traditional territory of the Qayqayt First Nation in New Westminster, right next to Maillardville, home to one of British Columbia's biggest francophone communities. Since childhood, I have seen signs in businesses where everything was written in French. I was fascinated even though I had no way to learn French at the time. There was no immersion school. When I was young, there were French classes, but we all know that one French class a week is not enough to master the language of Molière.
Today, in British Columbia, just a few blocks from where I live, where I am speaking from right now, there is an immersion school, one of the hundreds in British Columbia. Parents often line up for an entire weekend to register their children to learn French and do all their schooling in French. Our passion for the French language is alive and well in British Columbia. With the network of immersion schools, it is clear how well British Columbians speak French, much better than I do, because they completed all their schooling in French, whereas I only started learning French when I was 24.
Also, thanks to a previous NDP government, we have an entire school system, including elementary schools, high schools and schools following the French curriculum, in other words, French-language schools for francophones. I must say that the status of the French language in British Columbia is much better than it was when I was young. I hope that it will be strengthened and that French will be even more present after all these years.
At 24, I finally decided to learn French. I decided to do it in the best possible place, so I went to Chicoutimi. I arrived on January 3 in the middle of a storm. We do not often get storms like that in British Columbia, especially in New Westminster, which is in the greater Vancouver area. I loved learning French and living in Chicoutimi, in the beautiful Saguenay—Lac-Saint-Jean region. Then I moved to the Eastern Townships, to Sherbrooke. After that, I went to Montreal, to the east end of the city, Laurier—Sainte-Marie, and finally to the Outaouais, in the riding of Hull—Aylmer. In each of those places, I saw the importance of the services that are always offered to the English-speaking community, everywhere, even in Saguenay—Lac-Saint-Jean. I had the choice between the two official languages, even with the Quebec government. I thought it was extremely important that these services be offered in the minority language.
However, I also learned that, right now, if a worker wants to work in French in a federally regulated business, that is left to the discretion of the business. So long as this bill is not in force, businesses have no obligation to provide collective agreements in French or ensure that employees can communicate in French with their employer. We need to address this. We need to provide a framework so that all workers can work in French. It is only natural, and that is why we must support this bill.
I loved the 12 years I spent in Quebec. I had the opportunity to travel all over the province. I learned about how important it is to strengthen the French language, not just in Quebec, but across the entire country.
This brings me to the important point I want to raise about the modernization of the Official Languages Act. This act was adopted 50 years ago, and things have certainly changed since then. We must all work on this issue and develop tools to modernize the language situation across the country.
In my professional life, before becoming a parliamentarian, I often had the opportunity to travel to Atlantic Canada, across Ontario, especially in the north, and through western Canada, in Manitoba, Saskatchewan and Alberta. There are many francophone communities throughout. You might think of Maillardville, or the Saint-Sacrement neighbourhood in Vancouver. There are many francophone neighbourhoods and towns across the country.
However, the Official Languages Act does not meet their needs the way it used to 50 years ago. We have to strengthen and support these communities no matter where they are. Whether in Saint Boniface, in Hearst, in the beautiful and extraordinary region of Acadie—Bathurst, in Shippagan-Lamèque-Miscou or in Edmundston, we can see there is a remarkable francophone presence there.
Modernizing the Official Languages Act will make it possible for these communities to not only to continue to exist, but also prosper and attract newcomers, new people who will also speak the language of the Molière.
As I mentioned, our late leader Jack Layton, our former leader Thomas Mulcair, our former MP Yvon Godin, our former acting leader Nycole Turmel and, of course, our current leader have all advocated for strengthening the French language.
The NDP believes that strengthening the French language is not something that is done solely at the federal level. NDP governments in British Columbia, Saskatchewan and Manitoba set up school systems that offer umbrella programs in French-language schools for francophone students and immersion programs so that people can learn French.
NDP members such as Léo Piquette, Elizabeth Weir and Alexa McDonough, when she was the leader in Nova Scotia, also strengthened francophone institutions. It was the former NDP government that did the most for francophone rights in Ontario. It is therefore not just federal NDP MPs who advocate for the need to strengthen the French language. It is the entire party and all of its members, at both the federal and provincial levels.
For all those reasons, I am pleased to support this bill, and I hope that the right to work in French in Quebec will be strengthened.
Monsieur le Président, aujourd'hui, j'ai le plaisir de me lever pour dire que nous allons appuyer le projet de loi C‑254. Personnellement, je l'appuie, et ma formation politique l'appuie aussi.
Je vais parler un peu de mon cheminement personnel, mais, d'abord et avant tout, je devrais dire que depuis Jack Layton, Nycole Turmel, Thomas Mulcair jusqu'à l'actuel chef du NPD, le député de Burnaby-Sud, le NPD a toujours appuyé un renforcement de la langue française. Un député comme Yvon Godin, que je peux mentionner parce qu'il n'est malheureusement plus à la Chambre des communes, a été un des plus ardents défenseurs du renforcement de la langue française.
C'est évident que ce projet de loi qui relève du gros bon sens est quelque chose que nous devrions appuyer. Je vais y revenir tout à l'heure, mais c'est évident que cela relève du gros bon sens qu'un travailleur ou une travailleuse qui travaille au Québec dans un milieu francophone devrait avoir le droit de communiquer et d'avoir une entente collective en français, et c'est justement le but de ce projet de loi.
Monsieur le Président, vous êtes francophile vous aussi. Comme vous le savez, j'ai grandi en Colombie-Britannique sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Qayqayt, à New Westminster, juste à côté de Maillardville, un des coins où la communauté francophone est la plus importante en Colombie-Britannique. Depuis mon jeune âge, j'ai vu des pancartes dans des commerces où tout était affiché en français. Cela me fascinait, même si je n'étais pas capable d'apprendre le français à l'époque. Il n'y avait pas d'école d'immersion. Quand j'étais jeune, il y avait des cours de français, mais il faut dire qu'un cours de français, une fois par semaine, ce n'est pas suffisant pour maîtriser la langue de Molière.
Aujourd'hui, en Colombie-Britannique, à quelques coins de rue de chez moi, d'où je parle en ce moment, il y a une des centaines d'écoles d'immersion qui existent en Colombie-Britannique. Les parents font souvent la file pendant une fin de semaine complète afin d'inscrire leurs enfants pour que ceux-ci apprennent le français et fassent toute leur scolarité en français. La passion pour la langue française en Colombie-Britannique est très vivante et présente. Avec le réseau des écoles d'immersion, on voit comment les gens de la Colombie-Britannique maîtrisent bien le français, bien mieux que moi, parce qu'ils ont fait toute leur scolarité en français. Moi, j'ai commencé à apprendre le français à 24 ans.
Aussi, grâce à un ancien gouvernement néo-démocrate, nous avons tout un réseau scolaire: des écoles élémentaires, des écoles secondaires et des écoles du programme-cadre, c'est-à-dire des écoles en français pour les francophones. Il faut dire que la situation du français en Colombie-Britannique est nettement meilleure qu'elle l'était quand j'étais jeune. Je souhaite qu'on la renforce et que le français soit plus présent après toutes ces années.
À 24 ans, j'ai enfin décidé d'apprendre le français. J'ai décidé de le faire dans le meilleur endroit possible: je suis allé à Chicoutimi. Je suis arrivé un 3 janvier en plein milieu d'une tempête. En Colombie-Britannique, surtout à New Westminster dans la région du Grand Vancouver, on n'a pas souvent des tempêtes comme celle-là. J'ai adoré apprendre le français et vivre à Chicoutimi, dans la belle région du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Ensuite, je suis passé en Estrie, à Sherbrooke. Après, je suis allé à Montréal, dans l'est de la ville, dans Laurier—Sainte-Marie, et enfin dans l'Outaouais, dans la circonscription de Hull—Aylmer. À tous ces endroits, j'ai vu l'importance des services qui sont toujours offerts à la communauté anglophone, partout, même au Saguenay—Lac-Saint-Jean. J'avais le choix entre les deux langues officielles, et ce, même avec le gouvernement du Québec. Je trouvais extrêmement important que ces services soient offerts dans la langue de la minorité.
Toutefois, j'ai aussi appris qu'un travailleur ou une travailleuse qui veut travailler en français dans une entreprise de compétence fédérale dépend à l'heure actuelle du bon vouloir de l'entreprise. Tant que ce projet de loi ne sera pas en vigueur, l'entreprise n'a aucune obligation de fournir une entente collective ni de s'assurer que les employés peuvent communiquer en français avec l'employeur. Il faut combler ce trou. Il faut agir afin de fournir un cadre permettant à tous les travailleurs et toutes les travailleuses de travailler en français. C'est normal et c’est pour cette raison qu'il faut appuyer ce projet de loi.
Par la suite, j'ai passé 12 ans au Québec et j'ai adoré ces années-là. J'ai eu la chance d'aller aux quatre coins du Québec. J'ai compris l'importance de toujours renforcer la langue française, pas seulement au Québec, mais partout au pays.
Cela m'amène au point important que je veux soulever en lien avec la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Cette Loi a été adoptée il y a 50 ans et la situation a certainement bien changé depuis. Nous devons tous nous pencher sur cette question afin de mettre en place des outils pour moderniser notre situation linguistique partout au pays.
Dans ma vie professionnelle, avant même d'être parlementaire, j'ai souvent eu la chance de voyager au Canada atlantique, partout en Ontario — surtout dans le nord — et dans l'Ouest canadien, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. De nombreuses communautés francophones y sont présentes. On peut penser à Maillardville, ou au quartier Saint-Sacrement à Vancouver. Il existe de nombreux quartiers et de nombreuses villes francophones partout au pays.
Cependant, la Loi sur les langues officielles ne répond plus à leurs besoins comme elle le faisait il y a un demi-siècle. Il faut s'assurer de renforcer et d'appuyer ces communautés, peu importe où elles se trouvent. Que ce soit à Saint-Boniface, à Hearst, dans la belle et extraordinaire région d'Acadie—Bathurst, à Shippagan-Lamèque-Miscou ou à Edmundston, on retrouve une présence francophone remarquable.
La modernisation de la Loi sur les langues officielles permettra à ces communautés non seulement de continuer d'exister, mais de prospérer et d'attirer des nouveaux arrivants, de nouvelles personnes qui s'exprimeront elles aussi dans la belle langue de Molière.
Comme je l'ai mentionné, notre ancien et regretté chef Jack Layton, notre ancien chef Thomas Mulcair, notre ancien député Yvon Godin, notre ancienne cheffe intérimaire Nycole Turmel et, bien sûr, notre chef actuel, ont tous appuyé un renforcement de la langue française.
Or, pour les néo-démocrates, cela ne se fait pas seulement au niveau fédéral. En Colombie‑Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, les gouvernements néo-démocrates ont mis en place des réseaux scolaires qui offrent à la fois des programmes-cadres dans les écoles francophones aux élèves francophones et des programmes d'immersion pour que les gens puissent apprendre le français.
Des députés néo-démocrates comme Léo Piquette, Elizabeth Weir et Alexa McDonough à l'époque où elle était cheffe en Nouvelle‑Écosse, ont eux aussi renforcé les institutions francophones. En Ontario, c'est l'ancien gouvernement néo-démocrate qui en a fait le plus pour les droits des francophones. Ce ne sont donc pas que les députés fédéraux néo-démocrates qui préconisent la nécessité de renforcer la langue française, mais tout le parti et tous ses députés, tant au niveau provincial que fédéral.
C'est pour toutes ces raisons que j'appuie avec plaisir ce projet de loi et que je souhaite que l'on renforce le droit de travailler en français au Québec.
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NDP (BC)
Mr. Speaker, it is an honour to be able to rise in the House today to follow up on a question I asked all the way back on March 26, on an issue that is of great concern to the coastal communities on Vancouver Island and particularly in the riding of Cowichan—Malahat—Langford.
At the time, I was raising an issue that prompted an investigation by the Transportation Safety Board. It was concerning a large bulk carrier, which dragged its anchor and drifted over one kilometre, 1,200 metres to be specific, to hit another vessel. We are very lucky that no damage was done at that time, and we are extremely lucky that neither of the two vessels involved found their way onshore, where the results could have been much worse.
The TSB report also indicated that between January 2015 and March 2020, there were over 100 incidents of ships dragging anchors along British Columbia's coastline. These can result in collisions, groundings or extreme environmental emergencies.
Anyone who has been lucky enough to visit our coastline in and among the Gulf Islands, the coast of Vancouver Island, will know just how precious this coastline is, not only to the residents but also to our country as a whole. It is an incredible marine environment. It is something that attracts visitors from across the country and from all around the world, both for the ecological diversity that exists there and the incredible recreational opportunities that abound.
At the heart of this is the fact that we have an interim anchorages protocol in place. It has been in place since February 2018, so it is not looking like it is much of an interim measure anymore. In fact, it is starting to really gather the air of permanence about it.
Residents have had the opportunity to participate in discussions about the interim anchorages protocol at the oceans protection plan dialogue forums, but it has been continually noted how inadequate the protocol has been because we still have a lot of residents who are complaining about noise pollution and light pollution of these incredibly large bulk carriers, which are anchored sometimes just a number of metres away from the coastline. Therefore, it is creating a lot of strife and a lot of discord among the residents here.
It is true not only for residents but also for local first nations on whose traditional and unceded territories these waters lie. Of course, these anchorages were established without free, prior and informed consent. We have messages from Cowichan tribes, the Penelakut, the Lyackson, the Halalt and the Stz'uminus in the area, who have clearly communicated to the Government of Canada that they do not want these carriers in their waters.
The other point I would make is that this particular area off the coast of Vancouver Island and in among the Gulf Islands is being proposed as a designated national marine conservation area. In fact, the private member's bill that I introduced in this Parliament, Bill C-250, is pretty much taking the exact same boundaries as the proposed NMCA and trying to bring about a prohibition of anchorages there.
I would very much like to see the government commit to either supporting that legislation, or at least bring forward for my residents an action plan that will show a noticeable decrease in how these anchorages are used and the frequency by which they are used because, frankly speaking, we have kind of had it up to here with the inaction on this.
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole à la Chambre, aujourd'hui, pour revenir sur une question que j'ai posée le 26 mars dernier, sur un sujet qui préoccupe beaucoup les collectivités côtières de l'île de Vancouver, en particulier dans la circonscription de Cowichan-Malahat-Langford.
À l'époque, j'ai posé une question qui a donné lieu à une enquête du Bureau de la sécurité des transports. Un grand vraquier avait chassé sur l'ancre et dérivé sur plus d'un kilomètre, 1 200 mètres pour être précis, avant de percuter un autre navire. Nous sommes très chanceux qu'il n'y ait eu aucun dommage à ce moment-là, et nous sommes extrêmement chanceux qu'aucun des deux navires impliqués ne se soit rendu jusqu'à la côte, parce que cela aurait pu être bien pire.
Le rapport du Bureau de la sécurité des transports indique aussi qu'il y a eu plus de 100 incidents où des navires ont chassé sur l'ancre le long du littoral de la Colombie-Britannique entre janvier 2015 et mars 2020. Ces incidents peuvent donner lieu à des collisions ou des échouements de navires ou à des catastrophes environnementales.
Quiconque a eu la chance de visiter le littoral des îles Gulf, sur la côte de l’île de Vancouver, sait à quel point ce littoral est précieux non seulement pour les résidants, mais pour l’ensemble du pays. C’est un milieu marin incroyable. Il attire des visiteurs de partout au pays et du monde entier, tant pour la diversité écologique qui s’y trouve que pour les incroyables activités de loisirs qui y abondent.
Au cœur de tout cela, il y a le fait que nous avons un protocole provisoire de mouillage. Il est en vigueur depuis février 2018, alors il ne semble plus vraiment être provisoire. En fait, il semble avoir acquis une certaine permanence.
Les résidants ont saisi l’occasion de participer aux discussions sur le protocole de mouillage provisoire dans le cadre des forums de dialogue sur le Plan de protection des océans. Toutefois, on ne cesse de souligner les failles de ce protocole, parce qu’un grand nombre de résidants se plaignent de la pollution sonore et lumineuse qu’émettent les énormes vraquiers qui sont parfois amarrés à quelques mètres de la côte. Cela crée beaucoup de conflits et de discorde parmi les résidants d’ici.
Non seulement les résidants s’en plaignent, mais aussi les Premières Nations locales qui vivent sur les territoires traditionnels non cédés où se situent ces eaux. Bien entendu, ces zones de mouillage ont été établies sans le consentement préalable, libre et éclairé des intéressés. Nous avons reçu des messages des tribus Cowichan, Penelakut, Lyackson, Halalt et Stz’uminus de la région, qui ont indiqué expressément au gouvernement du Canada qu’elles ne veulent pas de ces transporteurs dans leurs eaux.
Je voudrais ajouter que l’on propose de faire de la zone particulière qui se trouve au large de l’île de Vancouver et entre les îles Gulf une aire marine nationale de conservation. En fait, le projet de loi d’initiative parlementaire que j’ai présenté au cours de la présente législature, le projet de loi C‑250, reprend à peu près les mêmes limites que cette aire proposée et vise à interdire les aires de mouillage à cet endroit.
J’aimerais beaucoup que le gouvernement promette d’appuyer ce projet de loi ou, à tout le moins, de présenter à mes concitoyens un plan d’action qui contribuera à réduire considérablement l’utilisation de ces zones de mouillage et la fréquence de leur utilisation, car je dirai en toute franchise que nous en avons plus qu’assez de son inaction dans ce dossier.
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NDP (BC)
Mr. Speaker, I appreciate the parliamentary secretary's response to my intervention. I am glad to see that Transport Canada is well aware of these concerns, but I would reiterate that residents in this area still do not feel like they are being listened to. I just heard a barrage of negative reactions to how they have been engaged through the oceans protection plan dialogue forms.
I would just remind the hon. parliamentary secretary that Parks Canada is looking at these waters. It sees value in protecting them through the establishment of a national marine conservation area. We just want to see the Government of Canada value the ecological sensitivity of these waters. We need to see some kind of a plan put in place because residents feel like our waters are simply being used as an overflow industrial parking lot for the Port of Vancouver. We need to see some evidence that Transport Canada is stepping up to the plate and taking a leadership role in this and not just leaving it to the Port of Vancouver and the B.C Chamber of Shipping.
Monsieur le Président, je remercie la secrétaire parlementaire de sa réponse à mon intervention. Je suis heureux de constater que Transports Canada est bien au fait de ces préoccupations, mais je désire répéter que les habitants de cette région n’ont pas l’impression d’être entendus. Il y a eu une levée de boucliers contre la façon dont on les a invités à participer aux consultations sur le plan de protection des océans.
Je rappellerai simplement à la secrétaire parlementaire que Parcs Canada s’occupe de ces eaux; il en a reconnu la valeur en établissant une aire marine nationale de conservation. Nous voulons simplement que le gouvernement du Canada soit bien conscient de la vulnérabilité de ces eaux sur le plan écologique. Il faut mettre en place un plan pour que les résidents aient l’impression que nos eaux ne servent pas simplement de stationnement industriel auxiliaire pour le Port de Vancouver. Il faut que Transports Canada prenne les choses en main et assume un rôle de leadership au lieu de laisser simplement le Port de Vancouver et la Chamber of Shipping de la Colombie‑Britannique faire ce qu’ils veulent.
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Lib. (BC)
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2021-06-09 14:21 [p.8152]
Mr. Speaker, today, I honour the memory of Cornelia Oberlander, a renowned British Columbian landscape architect who passed away last month.
At the age of 18, Cornelia and her family fled the Holocaust in Nazi Germany. She was one of the first women to study at Harvard's Graduate School of Design and continued to be a role model for women in a male-dominated field.
Cornelia described her move to Canada in the 1950s as pivotal to her career. “The freedom to create, the freedom to think differently, was unlimited...[in this] younger country”, she said. In Vancouver, she designed the log seating on Vancouver's beaches, accessible public spaces in Robson Square, the Vancouver Public Library Central Library rooftop garden and VanDusen Botanical Garden. Central to her work was the idea that everyone could have access to green and environmentally friendly designs.
Cornelia was awarded Companion of the Order of Canada, but her legacy was the enrichment of urban spaces in Vancouver and other Canadian cities.
Monsieur le Président, aujourd'hui, j'honore la mémoire de Cornelia Oberlander, une architecte paysagiste renommée de la Colombie-Britannique qui est décédée le mois dernier.
À l'âge de 18 ans, Mme Oberlander et sa famille ont fui l'Holocauste de l'Allemagne nazie. Elle a été l'une des premières femmes à étudier à la Graduate School of Design de l'Université Harvard, et à la sortie de celle-ci elle est devenue un modèle pour les femmes dans un domaine à majorité masculine.
Mme Oberlander a décrit son arrivée au Canada dans les années 1950 comme un tournant dans sa carrière. « La liberté de créer, la liberté de penser différemment, était illimitée [dans ce] pays plus jeune », a-t-elle déclaré. À Vancouver, elle a conçu les sièges en rondins sur les plages de la ville, les espaces publics accessibles au Robson Square, le jardin sur le toit de la bibliothèque centrale de la bibliothèque publique de Vancouver et le jardin botanique VanDusen. L'idée que tout le monde puisse avoir accès à des conceptions vertes et respectueuses de l'environnement était au cœur de son travail.
Mme Oberlander a été nommée Compagne de l'Ordre du Canada, mais son héritage a été l'enrichissement des espaces urbains de Vancouver et d'autres villes canadiennes.
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
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2021-06-09 14:31 [p.8154]
Mr. Speaker, the discovery of the remains of 215 indigenous children devastated people across the country. The indigenous community is calling for justice and action.
The Prime Minister continues to fight indigenous kids in court, despite the fact that the Canadian Human Rights Tribunal ruled that these children were victims of discrimination. Will the Prime Minister continue to fight indigenous kids in court on Monday, yes or no?
Monsieur le Président, la découverte de 215 enfants autochtones a bouleversé les gens à travers le pays. La communauté autochtone demande justice et action.
Le premier ministre continue de poursuivre en justice les enfants autochtones malgré le fait que le Tribunal canadien des droits de la personne a décidé que ces enfants étaient victimes de discrimination. Le premier ministre va-t-il continuer de poursuivre en justice les enfants autochtones ce lundi, oui ou non?
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
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2021-06-09 14:32 [p.8154]
Mr. Speaker, that is very troubling as a response because this Monday indigenous kids are going to be showing up at court, their representatives, and the Canadian government, directed by the Prime Minister, is going to be there to continue fighting against them. It is about this Monday. It is not a distant thing in the future. It is this Monday that I am talking about, where in fact the Canadian government, under direction of the Prime Minister, will be fighting these kids.
Despite all of Parliament saying the government should stop, will it stop fighting these kids in court and, instead, walk the path of reconciliation?
Monsieur le Président, voilà une réponse fort troublante quand on sait que lundi, les représentants des enfants autochtones et les avocats du gouvernement du Canada, dirigé par le premier ministre, se présenteront devant le tribunal pour continuer à se battre. Je parle de ce qui se passera lundi, non de ce qui se passera dans un avenir éloigné. En fait, ce lundi, le gouvernement du Canada, dirigé par le premier ministre, s'opposera à ces enfants autochtones devant le tribunal.
L'ensemble des parlementaires estiment que le gouvernement devrait renoncer à cette contestation judiciaire. Le gouvernement va-t-il laisser tomber ses démarches et plutôt s'engager sur la voie de la réconciliation?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, the government loves to announce it is spending billions of dollars on housing, but we are years into the national housing strategy and it has nothing to show for it, except for higher prices and a market that is more and more out of reach for Canadians.
Could the Prime Minister please explain why he is intent on destroying the hopes and dreams of Canadians and new immigrants who just want to own a home?
Monsieur le Président, le gouvernement adore annoncer qu'il dépense des milliards de dollars pour le logement, mais la Stratégie nationale sur le logement est en place depuis des années et elle n'a rien donné, si ce n'est des prix plus élevés et un marché de plus en plus hors de portée pour les Canadiens.
Le premier ministre pourrait-il expliquer pourquoi il tient à détruire les espoirs et les rêves des Canadiens et des nouveaux immigrants qui veulent simplement être propriétaires de leur maison?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I will take no lessons from a Prime Minister who is squeezing out a generation from home ownership under his watch.
The HUMA report “Indigenous Housing: The Direction Home” was tabled on May 26. Will the government persist in a paternalistic Ottawa-knows-best approach, or will the government commit to implementing and supporting a “for indigenous, by indigenous” approach to empower indigenous Canadians with the autonomy to address their own unique housing needs?
Monsieur le Président, je n'ai aucune leçon à recevoir d'un premier ministre qui empêche toute une génération d'accéder à la propriété.
Le 26 mai, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées a déposé son rapport intitulé « Logement autochtone: en route vers chez soi ». Le gouvernement s'obstinera-t-il à poursuivre son approche paternaliste ou s'engagera-t-il à mettre en œuvre et à appuyer une démarche « pour les Autochtones, par les Autochtones » afin d'accorder aux Canadiens autochtones l'autonomie nécessaire pour qu'ils puissent répondre à leurs propres besoins en matière de logement?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, the least the House could do is give indigenous Canadians a date when they can expect that FIBI process.
Under the government, housing has never been less affordable. Both the Prime Minister and the finance minister acknowledge we have a housing supply crisis.
Will the government take concrete action to secure Canada's future, support the Conservative motion and address the housing supply challenges facing Canada right now?
Monsieur le Président, la Chambre pourrait à tout le moins indiquer aux Canadiens autochtones la date à laquelle ils peuvent s'attendre à ce que le gouvernement entame son processus « pour les Autochtones, par les Autochtones ».
Depuis que le gouvernement est au pouvoir, le logement n'a jamais été aussi peu abordable. Le premier ministre et le ministre des Finances reconnaissent que nous sommes confrontés à une pénurie de logements.
Le gouvernement prendra-t-il des mesures concrètes pour protéger l'avenir du Canada, appuiera-t-il la motion des conservateurs et réglera-t-il le problème de l'offre de logements qui se pose actuellement au Canada?
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NDP (BC)
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2021-06-09 15:10 [p.8161]
Mr. Speaker, this question is directed to the Prime Minister.
We are still reeling from the devastating and horrible loss in London. We know that hate-motivated crimes against Muslims in Canada have been perpetrated by people who have been radicalized by online hate: the attack in Quebec, the killing in Toronto and now this horrible and heinous attack in London, which was perpetrated by hate.
We know that online hate is very powerful in radicalizing people. The Liberal government has promised to bring in legislation. We need that legislation.
Where is the legislation to tackle online hate so that we can protect the Muslim community?
Monsieur le Président, ma question s'adresse au premier ministre.
Nous sommes toujours sous le choc après la perte tragique et dévastatrice survenue à London. Nous savons que les crimes haineux à l'encontre des Canadiens de confession musulmane sont commis par des personnes radicalisées par le discours haineux en ligne. Il y a eu l'attaque à Québec et la tuerie à Toronto, et il y a maintenant cette attaque atroce à London, motivée par la haine.
Nous savons que le discours haineux en ligne est un outil de radicalisation très puissant. Le gouvernement libéral a promis de légiférer. Nous avons besoin d'une mesure législative.
Pourquoi n'y a-t-il pas de mesure législative pour lutter contre le discours haineux en ligne afin que nous puissions protéger la communauté musulmane?
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I rise on a point of order. I believe that my colleague from Banff—Airdrie was suggesting that the app did not allow a change. We are allowed in the app, during the 10 minutes, to change our vote, and if it is not working, it is a technical difficulty. I wonder if maybe that is a better explanation. The app, within that 10 minutes, was not allowing her to do it and that makes this a technical difficulty.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je crois que le député de Banff—Airdrie a suggéré que l’application n’a pas permis à ma collègue de modifier son vote. Nous disposons de 10 minutes pour modifier le vote dans l’application, mais si cette dernière ne fonctionne pas, il s’agit s’un problème technique. Je me demande si cela clarifie les choses. L’application ne lui a pas permis de changer son vote pendant 10 minutes allouées, et donc cela devrait être considéré comme un problème technique.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, as you know, the NDP members have the reputation of being the worker bees of the House of Commons.
It is in that spirit that we proposed, not a few weeks ago and not in April but on March 7, that we start extended evening sittings because we believed it was important to get to legislation that was important for Canadians. On March 7, we wrote to all the House leaders to say that we should start streamlining, because quite frankly the government's approach on the House agenda has been absolutely inept.
We will be supporting the motion to extend the hours, but the real question is why did the Liberals wait so long? Why, on a key bill such as Bill C-12, which is so fundamentally important but was deeply flawed, did the NDP have to drag the Liberals kicking and screaming to improve the bill? Now, with a few days left in the session, the Liberals are scrambling to get it through.
Why did the Liberals wait so long when the NDP proposed this route on March 7?
Madame la Présidente, comme vous le savez, les députés néo-démocrates ont la réputation d'être les abeilles ouvrières de la Chambre des communes.
C'est dans cet esprit que nous avons proposé, non pas il y a quelques semaines, non pas en avril, mais bien le 7 mars, de commencer à prolonger les séances en soirée, car nous estimions important d'adopter les textes législatifs qui importent aux Canadiens. Le 7 mars, nous avons écrit à tous les leaders parlementaires pour leur indiquer la nécessité de simplifier le programme, car l'approche du gouvernement par rapport au programme de la Chambre est, bien franchement, tout à fait inepte.
Nous allons appuyer la motion visant à prolonger les heures de séance, mais ce que l'on doit véritablement déterminer, c'est pourquoi les libéraux ont attendu si longtemps pour le faire? Pourquoi, dans le cas du projet de loi C-12 par exemple, un projet de loi certes foncièrement important, mais terriblement inadéquat, le NPD a-t-il été obligé de forcer la main des libéraux pour l'améliorer? Et maintenant qu'il ne reste que quelques jours avant la fin de la session, les libéraux essaient tant bien que mal de le faire adopter.
Pourquoi les libéraux ont-ils attendu aussi longtemps alors que le NPD proposait déjà cette solution le 7 mars?
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NDP (BC)
View Don Davies Profile
2021-06-09 18:09 [p.8175]
Madam Speaker, I have been privileged to be in the House for 13 years. The hon. member is correct that it is absolutely routine every June to extend the hours so we can get important business done. That has happened under majority and minority Conservative and Liberal governments.
The previous questioner talked about wasting time. My question to my hon. colleague is this. If we are so concerned about wasting time and getting the government's important business done, why did he take 20 minutes of valuable House time to explain the simple motion to extend the sitting hours?
Madame la Présidente, j'ai le privilège de siéger à la Chambre depuis 13 ans. Le député a tout à fait raison de rappeler que la Chambre a l'habitude de prolonger les heures de séance chaque année, en juin, pour régler des dossiers importants. Cette pratique a été perpétuée par des gouvernements conservateurs et des gouvernements libéraux, majoritaires comme minoritaires.
La personne qui a posé la question précédente a parlé des pertes de temps. Pour ma part, voici la question que je pose au député: puisqu'il trouve si important d'éviter les pertes de temps et de régler les dossiers importants du gouvernement, pourquoi a-t-il pris 20 minutes du temps précieux de la Chambre pour expliquer la motion toute simple qui vise à prolonger les heures de séance?
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I always enjoy listening to my colleague.
It is true that people are accusing the Conservatives of filibustering, and this has happened in several committees, but it is also true that the Liberals themselves are filibustering certain bills.
On March 7, the NDP proposed that we extend our evening sitting hours, but the government did not support this proposal. I know that my colleague has a lot of experience here in the House of Commons and also at the Quebec National Assembly. This government has really mismanaged its agenda.
What does my colleague think about the government's approach to our business here in Parliament?
Madame la Présidente, j'aime toujours écouter mon collègue.
C'est vrai que les gens reprochent aux conservateurs de faire de l'obstruction, et on a vu cela dans plusieurs comités, mais c'est également vrai que les libéraux sont en train d'obstruer certains projets de loi.
Le NPD a proposé le 7 mars que nous travaillions doublement, avec des séances en soirée. Il n'y a pas eu d'appui du gouvernement à cette époque. Je sais que mon collègue a beaucoup d'expérience, pas seulement à la Chambre des communes, mais aussi à l'Assemblée nationale du Québec. Nous avons vu un ordre du jour gouvernemental mal organisé.
Que pense mon collègue de l'approche du gouvernement en lien avec l'ordre du jour du Parlement?
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GP (BC)
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2021-06-09 19:41 [p.8188]
Madam Speaker, I am resuming a question I asked previously. The minister of fisheries answered the question, but it pertains to climate targets and climate accountability. I made the point in question period that, when we talk about climate targets, they are not political. Climate targets are deeply about the science.
The minister of fisheries replied at the time that the new targets the Prime Minister had just announced at the Earth Day summit with Joe Biden were, in fact, to be put into the law and actually reflected in part of what is called the net-zero emissions accountability act, Bill C-12. Since then, the government decided not to put those targets in the act.
The key point I want to make today in our adjournment proceedings is about the nature of what we committed to do under the Paris Agreement in 2015 at COP 21. The key thing we committed to do was to work with all the other nations on earth to hold the global average temperature increase to no more than 1.5° above what those levels were before the industrial revolution, and to certainly hold it as far below 2° as possible.
Why does this matter? The survival of human civilization is very much at risk if we miss these targets. We are now more than 1°C in global average temperature increase above where we were as a society and a planet before the industrial revolution. Going above 1.5° is actually not a safe zone; it is a danger zone. It involves a significant risk to human civilization's survival. Going above 2° would put our future generations, our own children, very much at risk. That is why the targets are not political. They are about the science.
I am heartbroken that the government chose to put forward its so-called climate accountability legislation, which aims for a level of reductions of emissions that are not tied to the science. It actually puts us at risk. There is a lot of clamouring around Bill C-12 and the title “net-zero”, but net-zero by 2050 is the wrong target. Net-zero by 2050 does not hold to 1.5°. In the words of Greta Thunberg, net-zero by 2050 is “surrender” without short-term and near-term targets that ensure global emissions are cut in half by 2030.
I have just this moment left clause-by-clause as it ends on Bill C-12. The milestone year remains 2030, but the large problem remains that, if we do not improve what we have agreed to do, the target of 40% to 45% below our 2005 levels by 2030 referenced when I put this forward in question period is not close to being what we committed to do in Paris.
The Intergovernmental Panel on Climate Change set forth what all countries on earth have to do. Canada has a larger burden than most, because it is the only country in the industrialized world to see our emissions go up so very much since 1990 and go up since Paris.
We have a commitment to do better and to do more. That means that we should be revising our target upward and we should not delude ourselves into believing that net-zero by 2050 is anything other than a public relations gloss on what the science tells us we must do. We are in a climate emergency. We need to act like it and ban fracking, cancel the TMX pipeline and do those things in our power, as a wealthy industrialized society, to move to climate security.
Madame la Présidente, je donne suite à une question que j'ai posée précédemment. La ministre des Pêches a répondu à la question, mais elle porte sur les cibles climatiques et la responsabilité climatique. J'ai fait remarquer lors de la période des questions que les cibles climatiques dont nous parlons ne sont pas des cibles politiques. Elles sont profondément axées sur la science.
La ministre des Pêches a alors répondu que les nouvelles cibles que le premier ministre venait d'annoncer au sommet du Jour de la Terre avec Joe Biden seraient inscrites dans la loi et que le projet de loi C-12, Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, en tiendrait partiellement compte. Le gouvernement a depuis décidé de ne pas inscrire ces cibles dans la loi.
Le point clé que je tiens à soulever au cours du débat d'ajournement d'aujourd'hui porte sur la nature des engagements que nous avons pris dans le cadre de l'Accord de Paris en 2015, lors de la 21e Conférence des parties. Nous nous sommes principalement engagés à travailler avec toutes les autres nations de la planète pour limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale à un maximum de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux qui avaient cours avant la révolution industrielle et pour la maintenir certainement le plus possible en dessous de 2 degrés Celsius.
Pourquoi est-ce important? La survie de la civilisation sera gravement menacée si nous ratons ces cibles. Depuis la révolution industrielle, la température moyenne mondiale a augmenté de plus de 1 degré Celsius. Si l'augmentation dépassait 1,5 degré Celsius, elle présenterait des risques. Ce serait dangereux. La survie de la civilisation serait menacée. Si elle était supérieure à 2 degrés Celsius, nos enfants et les générations futures seraient sérieusement en danger. C'est pourquoi les cibles dont nous parlons ne sont pas politiques, mais axées sur la science.
Je suis extrêmement peinée de voir que le gouvernement a choisi de présenter une mesure législative qui porte prétendument sur la responsabilité climatique, mais qui prévoit un plan de réduction des émissions aucunement fondé sur la science. En réalité, cette mesure législative nous met à risque. Le projet de loi C-12 et l'utilisation du terme « carboneutralité » dans son titre suscitent des cris de joie, mais le gouvernement rate la cible en visant l'atteinte de la carboneutralité en 2050. Cela n'empêchera pas le réchauffement planétaire de dépasser 1,5 degré Celsius. Comme le dit Greta Thunberg, l'objectif de carboneutralité en 2050 est une « capitulation », s'il ne s'accompagne pas de cibles à court terme visant à réduire les émissions mondiales de la moitié d'ici 2030.
Je viens tout juste de quitter le comité alors qu'il achève l'étude article par article du projet de loi C-12. Le jalon demeure 2030, mais le gros problème demeure que, si nous n'améliorons pas les mesures convenues, l'objectif de 40 % à 45 % en deçà de nos niveaux de 2005 d'ici 2030 mentionné lorsque j'ai soulevé le sujet à la période des questions n'arrivera pas à la cheville de l'engagement que nous avons pris à Paris.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a énoncé ce que tous les pays sur Terre doivent faire. Le Canada a un fardeau plus lourd que la plupart des autres, parce qu'il est le seul pays du monde industrialisé à avoir enregistré une telle hausse d'émissions depuis 1990 et depuis la conclusion de l'Accord de Paris.
Nous avons le devoir de faire mieux et de faire plus. Nous devons viser un objectif plus ambitieux. Ne nous berçons pas d'illusions: la carboneutralité d'ici 2050 n'est qu'une manière d'enjoliver, à des fins de relations publiques, les mesures que les scientifiques nous somment de prendre. Nous vivons une crise du climat. Nous devons agir en conséquence et interdire la fracturation hydraulique, annuler le projet de pipeline TMX et faire tout en notre pouvoir, à titre de riche société industrialisée, pour effectuer la transition vers la sécurité climatique.
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GP (BC)
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2021-06-09 19:49 [p.8189]
Madam Speaker, I am disappointed to tell the parliamentary secretary that clause-by-clause did not embed those targets in the act, although it had been promised.
The reality is that net zero by 2050, if achieved, does not ensure that we are holding to 1.5°C or even to as far below 2°C as possible. That is why Greta Thunberg has said clearly to the EU commissioners that net zero by 2050 is “surrender”. There is only one pathway that will lead to 1.5°C and as far below 2°C as possible. The IPCC set that out in its special report from October 2018 and that is more dramatic emissions reductions globally than anything yet anticipated.
Canada should be cutting to 60% below our 2005 levels by 2030, not a mere 40%. We must do better, we must do more and we must stop lying to ourselves.
Madame la Présidente, j'ai le regret de dire au secrétaire parlementaire que ces cibles n'ont pas été intégrées au projet de loi pendant l'étude article par article, malgré les promesses qui avaient été faites.
Dans les faits, même si nous réussissons à faire du Canada un pays carboneutre d'ici 2050, il n'est pas garanti que la hausse de température sera limitée à 1,5 degré Celsius ou sera au niveau le plus bas possible en dessous de 2 degrés Celsius. Voilà pourquoi Greta Thunberg a déclaré clairement aux commissaires européens que viser la carboneutralité d'ici 2050 est une « capitulation ». Il n'y a qu'une façon de limiter la hausse de température à 1,5 degré Celsius ou au niveau le plus bas possible en dessous de 2 degrés Celsius. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat l'a décrite dans le rapport spécial qu'il a publié en octobre 2018. La solution: il faut réduire les émissions mondiales beaucoup plus qu'on l'avait imaginé jusqu'ici.
Le Canada devrait réduire ses émissions de 60 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030. Une réduction de 40 % ne suffit vraiment pas. Il faut faire mieux, il faut faire plus, et il faut arrêter de se raconter des histoires.
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NDP (BC)
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2021-06-08 10:27 [p.8067]
Mr. Speaker, assalam alaikum.
Today is a hard day. We think about what this means to Muslims and their families across this country. We have heard people mention this, but it is so common. All of us have gone for walks with our families in this pandemic, because there is nowhere else to go. There are places that are shut down, so we go for a walk. To think that a family going for a walk could not make it home, that a casual walk around the block in our neighbourhood would be one's last, that one cannot walk safely down one's own street, we need to think about what that means for a Muslim family. Right now, people are talking to their families and saying maybe they should not go for a walk. There are people literally thinking about whether they should walk out their front door in our country.
We think about what that means. Some people have said that this is not our Canada, and I think about what that means, when people say that this is not our Canada. This happened in London, Ontario. I lived in London, Ontario for five years. I loved my time there. I think about the fact that my parents chose to make Canada our home. I love my home. I love this place, but the reality is that this is our Canada. This is our Canada. Our Canada is a place where 215 little kids were found dead in unmarked graves. Our Canada is a place where people cannot walk down the street if they wear a hijab, because they would be killed. This is our Canada. We cannot deny it. We cannot reject that, because it does no one any help.
The reality is that our Canada is a place of racism, of violence, of genocide of indigenous people, and our Canada is a place where Muslims are not safe. They are not. They are not safe. Muslims are not safe in this country. I have spoken to Muslims who wonder how many more lives it will take, how many more families will be mauled in the street and how many more families will be killed before we do something.
Innocent people were killed while praying in a place of prayer, in a mosque in Quebec, gunned down. A Muslim man in Toronto was knifed and killed. In both of those incidents, we know very clearly that it was directly because of hate. There was so much hate toward people they did not know, just because of who they were, how they prayed and what they looked like. That is a reality. People live with that every day. They walk the streets wondering if they will be attacked, just because of the way they look, not because of an enemy they have or because of someone who has a problem with them. Will I be attacked today, just because of the way I look? That is a real question people ask.
What a life to live, to have to wonder about that. We think about people who left violence. They fled persecution. Refugees come to this country thinking they are going to be safe here and that this is a place of safety, but they are not safe.
To Muslim Canadians, I am so sorry they have to live like this, that they have to live in fear, but there are things we can do. When we think about the lives lost, we think about Salman, Madiha, Yumna, young Fayez, who is still alive, and his grandmother. We think about those lives lost, and Fayez, who is still living. What can we do now? Things have to change. We cannot just do the same thing. We cannot just continue as if nothing has happened. There have been so many lives lost, and people are frustrated. What can we do?
I want to acknowledge that this is the reality we have to deal with. This is Canada. This is a part of the country we live in. We have to deal with it. We cannot deny it. We cannot ignore it. We have to confront it. This is a part of the country we live in, and we have to find a way to make things safer for people. We have to acknowledge that the real and urgent threat to Canadians' safety is coming from hate. It is coming from extreme right-wing ideology. It is coming from white supremacy. It is coming from hate groups that are expounding this type of hatred and radicalizing people. That is the real threat to Canadians' lives right now.
Something has to change. There have to be resources put in place to address these real and urgent threats to Canadians' lives. This is not coming from other places; it is coming from Canada. It is coming from people who are radicalized to hate people who look different, who pray differently. This is the real threat that Canadians are facing. Someone has to listen and acknowledge that if this is the real threat, then resources have to be put towards addressing this real threat.
We know, and this is a harsh reality, that politicians have used Islamophobia for political gain. They have used it as a divisive tool, and that has to end. No one can ever use Islamophobia for political gain, and we all know when it has been done. We all know how it has happened. I am not saying that it is solely those politicians who have used Islamophobia for political gain who are to blame, absolutely not, but they are surely a part of the problem. If they have used Islamophobia for political gain, thinking they can divide people to get votes, this is the result of it. This is what happens when they divide people. When they inflame hatred, people die.
We also need to tackle online hate. It is a real thing, and online hate is radicalizing people. Online hate is spreading messages that teach people to hate and that create this fear of the other. We know it is happening, and we have to be serious about tackling it.
Something has to change. It just cannot continue. Another life cannot be lost while we do nothing about it. Another family cannot be mauled in the street while nothing happens.
What happened was an act of violence, an act of terrorism and an act of hate, and we must confront hate directly.
What happened was senseless and incomprehensible, but we must act. Now is the time to show determination, the time to do something to stop the hate and stop this kind of violence.
We have to make this a moment when we decide to do something different as a country, when we come together and say that we are going to put an end to hatred, that we are going to put an end to violence and that we are not going to allow political leaders to use this type of divisive hatred to gain political points. This has to end; it cannot continue. We have to be serious about this.
To all in the Muslim community in Canada who are suffering and feeling pain right now, I feel their pain. I understand their pain, and we are going to work towards making sure that they do not have to live in fear, that they do not have to walk the streets in fear. We are going to fight for them.
Monsieur le Président, assalam alaikum.
Aujourd'hui, c'est une journée difficile. Nous réfléchissons à ce que cette tragédie signifie pour les musulmans et leurs familles partout au pays. D'autres l'ont déjà dit, mais ce genre d'incident se produit tellement souvent. En cette période de pandémie, nous avons tous fait des promenades avec nos proches, parce qu'il n'y a nulle part d'autre où aller. Presque tout est fermé, alors nous allons nous promener. L'idée qu'une famille qui se promène ne puisse pas rentrer chez elle, qu'une simple petite promenade dans son quartier soit la dernière ou que l'on ne puisse pas marcher en toute sécurité dans sa propre rue ne nous traverse pas l'esprit. Nous devons réfléchir à ce que cela signifie pour une famille musulmane. En ce moment, des gens s'entretiennent avec leurs proches et leur disent qu'ils ne devraient peut-être pas aller se promener. Il y a, dans notre pays, des gens qui se demandent littéralement s'ils doivent franchir le seuil de leur porte.
Nous réfléchissons à ce que cela signifie. Certains ont dit que ce n'est pas le Canada que nous connaissons, et je m'interroge sur le sens de ces mots. L'attaque en question s'est produite à London, en Ontario. J'y ai vécu pendant cinq ans, et j'ai adoré mon séjour là-bas. Je pense au fait que mes parents ont choisi de faire du Canada leur pays. J'adore mon pays, ma patrie, mais ne nions pas la réalité: c'est bien ce qui se passe au Canada. C'est bien cela, le Canada: un endroit où les restes de 215 petits enfants ont été découverts dans des tombes anonymes, un endroit où on ne peut pas marcher dans la rue si on porte le hidjab, car on risque de se faire tuer. C'est cela, le Canada. Nous ne pouvons pas nier ce fait. Nous ne pouvons pas le rejeter, car cela n'aide personne.
La réalité, c'est que le Canada est un pays qui perpétue le racisme, la violence, le génocide des peuples autochtones, et c'est aussi un endroit où les musulmans ne sont pas en sécurité. Ils ne le sont pas. Ils ne sont pas en sécurité. Les musulmans ne sont pas en sécurité dans ce pays. J'ai parlé à des musulmans qui se demandent combien d'autres vies devront être perdues, combien d'autres familles devront être attaquées dans la rue et combien d'autres devront être tuées avant que nous fassions quelque chose.
Des personnes innocentes ont été abattues pendant la prière dans un lieu de culte, une mosquée, au Québec. Un homme musulman a été poignardé à mort à Toronto. Dans ces deux situations, il ne fait aucun doute que les agressions étaient motivées par la haine. Les auteurs de cette violence ont perpétré des actes infiniment haineux contre des personnes qu'ils ne connaissaient pas simplement parce qu'elles avaient une identité, des pratiques religieuses et une apparence différentes. C'est la réalité. Les gens vivent constamment dans la peur. Quand ils marchent dans la rue, ils se demandent s'ils se feront attaquer tout simplement en raison de leur apparence, et non pas parce qu'ils ont un ennemi ou parce que quelqu'un a quelque chose à leur reprocher. Est-ce que je serai la cible d'attaques aujourd'hui simplement en raison de mon apparence? Il s'agit là d'une vraie question que des gens se posent.
La vie est difficile lorsqu'on doit penser à cela. Les gens fuient la violence et la persécution. Les réfugiés arrivent au Canada en se disant qu'ils seront enfin en sécurité ici, mais ils ne le sont pas.
Quand je pense à tous les Canadiens musulmans, je suis sincèrement désolé qu'ils aient à vivre dans ces circonstances, c'est-à-dire dans la peur. Toutefois, nous avons le pouvoir sur certaines choses. En pensant à ces vies perdues, nous pensons à Salman, à Madiha, à Yumna, au jeune Fayez, qui se bat pour sa survie, et à sa grand-mère. Nous pensons à ces vies perdues et au jeune Fayez, qui est encore en vie. Que pouvons-nous faire? Les choses doivent changer. Nous ne pouvons pas continuer d'agir comme avant. Nous ne pouvons pas faire comme si rien n'était arrivé. Tant de vies ont été perdues, et les gens sont frustrés. Que pouvons-nous faire?
Je tiens à souligner que c'est la réalité avec laquelle nous devons composer. Voilà ce qu'est le Canada d'aujourd'hui. Il s'agit d'un aspect de notre pays. Nous devons composer avec ce dernier. Nous ne pouvons pas faire semblant qu'il n'existe pas. Nous devons y faire face. Il s'agit d'un aspect du pays dans lequel nous vivons, et nous devons trouver comment améliorer la sécurité de la population. Nous devons prendre conscience que la haine constitue réellement la menace la plus grande et la plus immédiate pour la sécurité des Canadiens. Cette menace prend racine dans l'idéologie de l'extrême droite. Elle provient de la suprématie blanche. Elle vient des groupes haineux qui se nourrissent de ce type d'intolérance et qui radicalisent les gens. Voilà quelle est la pire menace pour la vie des Canadiens à l'heure actuelle.
Les choses doivent changer. Il faut mettre en place des ressources afin de contrer ces menaces réelles et urgentes qui mettent en péril la vie de Canadiens. Il ne s'agit pas de problèmes qui viennent d'ailleurs: ils prennent naissance ici, au Canada, et sont le fait de personnes radicalisées qui ont appris à haïr les gens dont l'apparence ou la façon de prier sont différentes des leurs. Voici la vraie menace qui pèse sur les Canadiens. Il faut être à l'écoute et reconnaître que nous avons besoin de ressources pour contrer cette vraie menace.
Comme on le sait, et c'est une dure réalité, certains politiciens misent sur l'islamophobie pour se faire du capital politique. Ils s'en servent pour semer la discorde. Cela doit cesser. Personne ne doit utiliser de nouveau l'islamophobie pour marquer des points politiques, une tactique qui a déjà été employée, comme nous le savons tous. Nous savons comment cette tactique a été utilisée. Je ne cherche pas à rejeter tout le blâme sur les politiciens qui misent sur l'islamophobie pour se faire du capital politique, absolument pas, mais ils contribuent décidément au problème. Certains se servent de l'islamophobie pour marquer des points et pour semer la discorde dans l'espoir d'obtenir des votes, et c'est ce qui mène à des événements comme ceux qui sont survenus récemment. C'est ce qui arrive quand ils sèment la zizanie entre les gens. Quand ils attisent la haine, des gens meurent.
Nous devons aussi nous pencher sur les propos haineux en ligne. C'est une réalité, et elle a pour effet de radicaliser les gens. Les messages haineux propagés sur le Web enseignent aux gens à haïr et à craindre les personnes qui ne sont pas comme eux. Nous sommes conscients de ce problème et nous devons nous y attaquer sérieusement.
Les choses doivent changer. Ça ne peut pas continuer. Il ne faut pas qu'une autre personne meure alors que nous nous tournons les pouces. Il ne faut pas qu'une autre famille soit fauchée dans la rue alors que nous ne faisons rien.
Ce qui s'est passé est un acte de violence, un acte de terrorisme et un acte de haine, et nous devons faire face à la haine directement.
Ce qui s'est passé est insensé et incompréhensible, mais nous devons agir. Il est maintenant temps de prendre la décision de faire quelque chose pour mettre fin à la haine et à cette sorte de violence.
À la lumière de cette tragédie, nous devons décider maintenant de changer les choses au Canada et d'unir nos efforts afin de mettre fin à la haine et à la violence et de ne pas permettre que des dirigeants politiques se servent de cette haine qui nous divise pour se faire du capital politique. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Nous devons nous attaquer sérieusement au problème.
Je tiens à dire à tous les membres de la communauté musulmane au Canada, qui souffrent en ce moment, que je compatis à leur douleur. Je la comprends. Nous veillerons à ce qu'ils n'aient pas à vivre dans la peur et à ce qu'ils n'aient pas à craindre de marcher dans les rues. Nous nous battrons pour eux.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2021-06-08 10:36 [p.8068]
Mr. Speaker, I thank you for putting my request forward, and I thank all my colleagues for this opportunity to speak to this horrific event.
Assalam alaikum.
I start with these words: “Our hearts are broken, our minds are numb.” This could speak for all of Canada. These are the words of Omar Khamissa, who works in community outreach with the National Council of Canadian Muslims.
To everyone on that council, to everyone who is a regular visitor to the Islamic Centre of Southwest Ontario, I have had the great honour to meet with imams, to speak of the true Islamic spirit and to talk about the enormous contribution to Canada from our Muslim community.
The Muslim community and Muslim families are an integral part of Canada. We are one, big Canadian family. This is a time of great sorrow unlike any other.
We say these words over and over as we experience this. I have heard them from my hon. colleagues, the right hon. Prime Minister, the hon. leader of the official opposition, the leader of the Bloc Québécois, and the leader of the New Democratic Party, who so movingly reminded us of all the ways that our society is not the one we think it is.
We have been holding a mirror up to ourselves for some time now, and it is hard to like what we see, especially when Kukpi7 Rosanne Casimir announced the preliminary findings of the 215 children who had long since died, but not that long ago. They were the bodies of little children from the Kamloops residential school.
This event reminds us of how we stood together. Many of us here today in this chamber will remember standing in the bitter cold of Quebec City in 2017 with the Islamic community of Quebec City after the shooting in the Quebec City mosque and saying, “Never again.”
What strikes me now, as we gather together again to repeat our frequent calls that we do better, is that I think of the hon. member for Mississauga—Erin Mills and her Motion No. 103. I think of her courage because I know she was targeted. There were some very nasty messages after she stood up and said that we have to do something about Islamophobia, as well as anti-Semitism and hatred of all kinds. We have to look at ourselves in the mirror and figure out what we will do about it.
One thing that Motion No. 103 did for many of us in this place who were serving when it was put forward, was it exposed us to Islamophobia. Many of my constituents are dear, sweet people who I know. I had to write back to them saying they had misunderstood, that Motion No. 103 will not elevate Islam above Christianity.
They were afraid of that. I had to say that Motion No. 103 would not mean that we are going to have sharia law in Canada. There is a level just below the surface. Constituents sent me links to websites, by the way, with news sources that they wanted me to read, which said that Motion No. 103 would do all these things.
I wish I had taken notes yesterday when the minister of heritage, before the ethics committee, rattled off a bunch of statistics of how many hate crimes had been fuelled by an increase in hatred online, along with how many police chiefs are reporting an increase in incitement and radicalization to hate people based on their faith or the colour of their skin.
I am at a loss. I am the former leader of the Green Party, of course, and our leader has expressed the deep, deep sorrow of all of us. However, all of us together as elected people, I think, have to actually stop for a while and listen, maybe just invite people from the Islamic community to come and talk to us, because there is something very, very wrong in a beautiful community like London. I have had the honour to spend a lot of time there.
I want to send my condolences to our former colleague in this place because, of course, the mayor of London used to be the MP for London West. I also want to send my condolences to the current MP for London West, the current MP for London—Fanshawe, the current MP for London North Centre and all of the MPs touched by this personally. I know their hearts are broken, and they do not understand how this could happen in their community. Neither do I.
I just know that as Canadians, we have to do much, much better. That starts with acknowledging that we are broken, that we allow people to be infested by a seething hatred that would look at a beautiful family out for a Sunday walk and with premeditation, according to the police, try to wipe out that whole family.
We will never as a country be able to tell young Fayez how sorry we are, how much we hope for his future and how much we mourn the loss of the people of his family, the Afzaal family.
With that, I do not think it helps us much as politicians to pretend we have answers, but I do agree with the hon. leader of the New Democratic Party that, if we ever again see a political party trying to divide us based on someone wearing a hijab, we must call them out.
Let us make sure that we say to all of the Islamic community of this country that, from the bottom of hearts, we ask for their forgiveness for letting this hatred live among us. We love them. We care for them, just as we do for all the members of this human family, which is so very broken. Our hearts are broken. Our minds are numb.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir présenté ma demande et je remercie tous mes collègues de me donner l'occasion de parler de cette horrible tragédie.
Assalam alaikum.
Je commencerai par ces paroles: « Nous avons le coeur brisé, et nous sommes abasourdis. » Ces paroles pourraient avoir été dites par tous les Canadiens, mais elles ont été prononcées par Omar Khamissa, responsable de l’engagement communautaire pour le Conseil national des musulmans canadiens.
Je veux dire à tous les membres du Conseil et à toutes les personnes qui se rendent régulièrement au Centre islamique du Sud-Ouest de l'Ontario que j'ai eu le grand honneur de rencontrer des imams, de discuter du véritable esprit islamique et de parler de l'énorme contribution qu'apporte la communauté musulmane au Canada.
La communauté et les familles musulmanes font partie intégrante de notre pays. Nous formons une famille partout au Canada. C'est un moment de grande tristesse sans pareil.
C'est ce que nous disons chaque fois qu'une situation comme celle-là se produit. J'ai entendu des propos de la sorte venant des députés, du premier ministre, du chef de l'opposition officielle, du chef du Bloc québécois et du chef du Nouveau Parti démocratique, qui ont livré un discours poignant pour nous rappeler à quel point notre société n'est pas celle que nous croyons.
Nous nous regardons dans le miroir depuis un certain temps déjà, et il est difficile d'aimer ce que nous voyons, particulièrement lorsque Kukpi7 Rosanne Casimir a annoncé la découverte de 215 enfants qui sont morts depuis longtemps, mais pas si longtemps que cela. Il s'agit des corps de petits enfants enterrés au pensionnat autochtone de Kamloops.
Cette tragédie nous rappelle notre solidarité. Beaucoup d'entre nous ici à la Chambre se souviendront d'avoir affronté le froid glacial de Québec, en 2017, pour se tenir aux côtés de la communauté islamique de cette ville, après la fusillade de la mosquée de Québec, et pour dire « plus jamais ».
Alors que nous unissons de nouveau nos voix pour appeler la société à faire mieux, je ne peux m'empêcher de penser à la députée de Mississauga—Erin Mills et à sa motion M-103. Je pense au courage dont elle a fait preuve, car je sais qu'elle a été prise pour cible. Elle a reçu d'horribles messages après avoir dit qu'il fallait faire quelque chose contre l'islamophobie, l'antisémitisme et toutes les formes de haine. Nous devons faire un examen de conscience et réfléchir à ce que nous allons faire.
Lorsqu'ils ont été saisis de la motion M-103, nombre de députés ont été exposés à l'islamophobie. Même si je sais que ce sont des gens aimables, j'ai dû répondre par écrit à bon nombre de résidants de ma circonscription pour leur dire qu'il y avait un malentendu et que la motion M-103 ne visait pas à élever l'islam au-dessus du christianisme.
C'est ce qu'ils craignaient. J'ai dû expliquer que l'adoption de la motion M-103 ne voulait pas dire que le Canada allait adopter la charia. Il y avait autre chose qui se cachait sous la surface. En effet, des gens de ma circonscription m'ont envoyé des liens vers des sites Web où on trouvait des nouvelles qu'ils m'ont demandé de lire et qui disaient que la motion M-103 ferait tout ce que je viens de mentionner.
J'aurais dû prendre des notes, hier, lorsque le ministre du Patrimoine, dans son témoignage devant le comité de l'éthique, a énuméré une série de statistiques sur le nombre de crimes haineux alimentés par une montée de la haine en ligne, ainsi que sur le nombre de chefs de police qui signalent une augmentation de la radicalisation et de l'incitation à la haine envers des personnes en raison de leur foi ou de la couleur de leur peau.
Je n'arrive pas à comprendre. Bien sûr, je suis l'ancienne cheffe du Parti vert, et notre cheffe actuelle a exprimé une profonde tristesse en notre nom à tous. Cela dit, je crois que nous devrions tous, à titre d'élus, prendre un instant pour écouter et peut-être inviter tout simplement des membres de la communauté islamique à venir nous parler. Il y a quelque chose qui ne va pas dans la magnifique collectivité de London. J'ai eu l'honneur d'y passer beaucoup de temps.
Je tiens à offrir mes condoléances à notre ancien collègue, qui a été député de London-Ouest avant d'être le maire de London. J'offre aussi mes condoléances à la députée actuelle de London-Ouest, à la députée de London—Fanshawe, au député de London-Centre-Nord et à tous les députés qui sont touchés personnellement par cette tragédie. Je sais qu'ils ont le cœur brisé et qu'ils n'arrivent pas à comprendre comment cela a pu se produire dans leur collectivité. Je n'y arrive pas non plus.
Tout ce que je sais, c’est qu’en tant que Canadiens, nous pouvons faire beaucoup, beaucoup mieux que cela. Il faut commencer par reconnaître que quelque chose cloche si nous laissons la possibilité à des gens d’être rongés par une haine féroce qui les amène, avec préméditation selon la police, à vouloir décimer une belle famille qu’ils voient se promener un dimanche.
Notre pays ne pourra jamais exprimer au jeune Fayez combien nous sommes désolés, combien nous espérons qu’il se remettra et combien nous pleurons la perte des membres de sa famille, la famille Afzaal.
Cela dit, je ne crois pas que nous, politiciens, puissions prétendre que nous avons des réponses, mais je suis d’accord avec le chef du Nouveau Parti démocratique pour dire que si un parti politique essaie une fois de plus de nous diviser sur le port du hijab, nous devons les dénoncer.
Nous devons veiller à dire à toutes les communautés islamiques de notre pays que nous leur demandons pardon du fond de notre cœur pour avoir laissé croître cette haine parmi nous; que nous les aimons; que nous nous préoccupons de leur sort, autant que de celui des autres membres de la famille humaine qui est si profondément anéantie. Nous avons le cœur brisé, et nous sommes abasourdis.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I am pleased to present a petition on behalf of over 500 Canadians from across the country. These Canadians are indicating that, because connecting people to community is key to successful long-term addiction recovery, and because recovery service providers across Canada working together to overcome addition is a key element, they are calling upon the House of Commons to support having Canada designate the month of September every year as national recovery awareness month.
This would be a month to recognize and support Canadians recovering from addiction and to demonstrate that recovery from addiction is possible, attainable and sustainable.
Madame la Présidente, j'ai le plaisir de présenter une pétition signée par plus de 500 Canadiens de partout au pays. Étant donné que l'établissement de liens entre les toxicomanes et la collectivité et la collaboration à l'échelle nationale entre les fournisseurs de services d'aide sont des éléments clés pour vaincre la toxicomanie, les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes d'appuyer l'idée de désigner septembre comme mois de la sensibilisation à l'affranchissement de la dépendance à la drogue.
Ainsi, le mois de septembre serait l'occasion de saluer et d'appuyer les Canadiens qui se libèrent de la dépendance et de montrer qu'il est possible de se sortir de façon durable de la toxicomanie.
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GP (BC)
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2021-06-08 10:51 [p.8071]
Madam Speaker, I am honoured to take the floor this morning to present a petition from residents of Vancouver Island who are deeply concerned with the fate of old-growth forests. Of the remaining forests in British Columbia, only 2.6% is old-growth.
The petitioners, in a particularly timely petition, call attention to the need to work with first nations to work toward partnerships in forest protection that focuses on harvesting only second- and third- growth forests; to work with first nations and provinces to develop deferrals and set asides for old-growth forests, preferencing instead value-added industries; and to ban the exports of raw log from Canada the conversion of standing forests to wood pellets as biofuels.
It is particularly timely given an announcement yesterday from the Pacheedaht, Ditidaht and Huu-ay-aht first nations of Vancouver Island calling for an end of the logging of old-growth in Fairy Creek and the upper Walbran Valley.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de prendre la parole pour présenter une pétition provenant de résidants de l'île de Vancouver, qui sont extrêmement préoccupés par le sort des forêts anciennes. Parmi les forêts qui subsistent en Colombie-Britannique, seulement 2,6 % sont des forêts anciennes.
Par cette pétition particulièrement opportune, les pétitionnaires attirent l'attention sur le besoin de collaborer avec les Premières Nations dans des partenariats visant à protéger les forêts et axés seulement sur l'exploitation des forêts secondaires ou tertiaires; de travailler avec les Premières Nations et les provinces afin de prévoir des reports et des réserves pour les forêts anciennes, en préférant plutôt des industries à valeur ajoutée; et d'interdire l'exportation de grumes ainsi que la conversion d'arbres entiers en granules de bois pour la production de biocarburants.
Cette pétition est d'autant plus opportune que les Premières Nations Pacheedaht, Ditidaht et Huu-ay-aht ont demandé hier qu'on mette fin à l'exploitation des forêts anciennes à Fairy Creek et dans la vallée Walbran.
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CPC (BC)
Madam Speaker, today I am presenting three petitions on behalf of my constituents regarding human trafficking.
The U.S. Department of State's 20th Trafficking in Persons Report indicates that Canada “meets the minimum standards for the elimination of trafficking”. The TIP report notes that Canadian governments did not provide comprehensive data on investigations, prosecutions, convictions or victims' services. The range, quality and timely delivery of trafficking-specific services vary across Canada, and there are persistent funding shortages. Coordination between the federal and provincial governments on anti-trafficking measures is poor. The TIP report urges Canadian governments to increase the use of proactive law enforcement techniques.
Therefore, the petitioners call upon the government to do more to end human trafficking.
Madame la Présidente, je présente trois pétitions au nom de mes concitoyens concernant la traite des personnes.
Selon le 20e Rapport du département d’État américain sur la traite des personnes, le Canada « respecte les normes minimales relatives à l’élimination de la traite ». Le rapport souligne que les gouvernements canadiens n’ont pas fourni de données détaillées sur les enquêtes, les poursuites, les condamnations ou les services offerts aux victimes. La portée, la qualité et la rapidité de la prestation des services destinés aux victimes de la traite des personnes varient d’une région à l’autre du pays, et il y a un manque chronique de financement. La coordination entre les gouvernements fédéral et provinciaux relativement aux mesures de lutte contre la traite des personnes est défaillante. Le Rapport exhorte les gouvernements canadiens à recourir davantage aux techniques proactives d’application de la loi.
Par conséquent, les pétitionnaires demandent au gouvernement d'en faire davantage pour mettre fin à la traite des personnes.
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CPC (BC)
moved:
That, given that,
(i) the cost of housing continues to rise out of reach of Canadians,
(ii) current government policy has failed to provide sufficient housing supply,
the House call on the government to:
(a) examine a temporary freeze on home purchases by non-resident foreign buyers who are squeezing Canadians out of the housing market;
(b) replace the government's failed First-Time Home Buyer Incentive with meaningful action to help first-time homebuyers;
(c) strengthen law enforcement tools to halt money laundering;
(d) implement tax incentives focused on increasing the supply of purpose-built market rental housing units; and
(e) overhaul its housing policy to substantively increase housing supply.
He said: Madam Speaker, I will be sharing my time today with the member for Mégantic—L'Érable.
In the Building the Future Together report, Canadians told the government that the most important outcome from the national housing strategy would be “an increase in the supply of housing that they can afford and that meets their needs.”
At a time when many expected the cost of real estate to drop, prices skyrocketed to stratospheric levels, leaving young Canadians, new immigrants and those seeking to enter the housing market with a general feeling of hopelessness as their dream of home ownership slipped away.
I table this motion today because housing is farther out of reach than ever before, and we find ourselves in an affordability crisis across the housing continuum. I will be using my time to speak to each aspect of the motion and to address the integrity measures, demand policies and supply deficit in our housing system. This crisis is multi-faceted and there are no easy solutions, but the status quo is not okay.
My first point addresses Canada's foreign buyer issue. We need to calmly, openly and comprehensively talk about the very real and at times negative role foreign buyers play in Canada's residential real estate markets. We know the actions of foreign speculators and investors are increasing home prices for regular Canadians.
Dr. Josh Gordon's report, “Reconnecting the Housing Market to the Labour Market: Foreign Ownership and Housing Affordability in Urban Canada”, has found that the decoupling of housing prices from local incomes can occur, and arguably is occurring in Vancouver and Toronto especially, when there is substantial foreign ownership in the market. This is defined as “the use of untaxed foreign income and wealth for housing purchases”.
While he makes good use of the data at hand, in my conversations with Dr. Gordon it became clear that the available data is insufficient. CMHC, StatsCan, and provinces and territories need to be collecting better data for this reason. For instance, a CMHC study found that in 2016-17, one in five new Vancouver condos was owned by non-residents, but we need more current and more comprehensive data. Housing in Canada must be for Canadians, first and foremost.
If we do not have the data, we cannot achieve this objective. The government's own parliamentary secretary for housing publicly admits that our system works better for foreign investors than for Canadians trying to find homes. However, the government's solution is a proposed 1% annual tax. It has not even begun consultations on this yet, and the exemptions are already longer than my arm.
Will the government commit to a meaningful disincentive to foreign buying of Canadian real estate? Why not a 10% tax? Better yet, the government should do what this motion calls for and freeze the flow of foreign money into our residential real estate sector until the supply deficit has been met and Canadians can afford homes in their own country.
People are losing faith in the institutions that are supposed to protect their interests. When the pandemic ends, and before foreign investors come back to our markets in force, we need to know who is purchasing homes and the sources of the funds they are using. UBC Professor Paul Kershaw of Generation Squeeze has suggested harnessing foreign investment for the types of housing Canada needs, such as co-operatives and affordable purpose-built rentals.
Point number two addresses first-time home buyers. We must ensure that there is a pathway for hard-working Canadians to achieve home ownership, but this dream is quickly moving out of reach for the middle class. Home ownership should not be based on being born to wealthy parents. It should be based on hard work and a fair system.
Habitat for Humanity recently shared that “home ownership matters for every social determinant of health”. Home ownership lifts families and helps them build bright futures for themselves.
The Liberal government, unfortunately, is absent on this issue. Its first-time homebuyer incentive program is a failure. Its original objective was to help 200,000 Canadians over three years. We are now in year two, and it has helped approximately 10,600 families. How on Earth can the government consider this program successful?
Why does it not look at extending amortization periods and mortgage terms to reduce monthly payments and provide more security for both lenders and borrowers, or help young families save for down payments through tax incentives?
What about adjusting mortgage qualification criteria in favour of first-time home buyers rather than investors, or expanding some of the initiatives from the private sector, including new shared equity programs?
The third point is money laundering in Canada. Yet another failure of Canada is our inability to address money laundering. The reason terms like the “Vancouver model” and “snow-washing” exist is because our nation is a global case study in how not to stop money laundering. Not only are our laws and regulations ineffective, but we poorly enforce the ones we have. Report after report shows that Canada largely fails to successfully convict money launderers. Almost three-quarters of people accused go free, a 2019 Global News investigation found. The Toronto Star found that 86% of charges laid for laundering the proceeds of crime were withdrawn or stayed. B.C.'s Attorney General shockingly found years ago that Ottawa had assigned precisely zero RCMP officers to fight money laundering in B.C. That only changed after January of this year.
At the finance committee, Transparency International highlighted that the 2016 release of the Panama papers showcased Canada's global reputation as a desirable place for dirty cash. Five years later it found that nothing had changed.
The government needs to implement recommendations from the numerous experts who have explored this issue. These include Peter German's “Dirty Money” reports parts 1 and 2, the Expert Panel on Combatting Money Laundering in B.C. Real Estate and the ongoing Cullen commission of inquiry into money laundering in B.C.
The fourth point is purpose-built rentals. Purpose-built rental construction has not kept pace with demand. Quite simply, there are no incentives for developers to build rental units in Canada and this needs to change. Much of Canada's current rental housing stock was built in the 1970s and 1980s through the multiple unit residential building program, or MURB. It was not a grant or a loan program, but a tax incentive program that unlocked the private capital of Canadians and directed it to rental housing. According to the Library of Parliament, MURB is estimated to have led to the construction of 195,000 units of rental housing at the lowest estimate. Studies have indicated that number could be as high as 344,000 units. It did all of this for the comparably low cost of $1.8 billion in forgone revenue, and that is in today's dollars.
The government is spending $70 billion on the national housing strategy, including provincial money, for 125,000 units. At some level, the federal Liberals know this is the way to go, hence the rental construction financing initiative, but this still ties developers to the federal bureaucratic process, which is slow. The Rental Construction Financing Initiative, RCFI, has quietly become the largest single funding envelope of the national housing strategy. Now at $25.75 billion, it promises to deliver 71,000 units of housing in approximately 10 years. This is not a great comparison with MURB's 195,000 units for $2 billion.
CMHC's new CEO, Romy Bowers, shared with the HUMA committee that the private sector is the only way we will meet Canada's housing needs. I agree. There are additional tools that could unshackle contractors as well. For instance, why not waive the GST for the construction of purpose-built market rental housing, or allow those with aging rental stock to defer the capital gain when selling provided the money is reinvested in rental housing? Increasing the nationwide stock of purpose-built market rental units serves to better everyone along the housing continuum. Canadians have never had more disposable income. Why not direct that to a social policy that could do some good?
The fifth point is increasing supply. We know Canada has a housing supply shortage. According to a recent Scotiabank report, Canada has the lowest number of housing units per 1,000 residents of any G7 country. Experts have been saying this for years, and COVID illustrated it better than anything else. Now many but not all of the policy levers to increase housing supply rest with provincial and municipal governments. Yes, red tape at these levels is a problem, but the federal government should incent the removal of restrictive zoning and NIMBYist bylaws by making any infrastructure investment conditional on their removal. Of course, any infrastructure funds must be accounted for transparently, unlike the current government's haphazard approach condemned by the Auditor General in report 9—
propose:
Que, étant donné que,
(i) le coût des logements continue de s’élever de plus en plus au-delà des moyens des Canadiens,
(ii) la politique actuelle du gouvernement ne stimule pas suffisamment l’offre de logements,
la Chambre demande au gouvernement:
a) d’étudier la possibilité d’interdire temporairement l’achat de maisons aux étrangers non-résidents qui envahissent le marché immobilier canadien;
b) de remplacer l’Incitatif à l’achat d’une première propriété du gouvernement qui a fait chou blanc par une mesure effective pour faciliter l’achat d’une première maison;
c) de renforcer les mécanismes d’application de la loi pour faire obstacle au blanchiment d’argent;
d) d’adopter des mesures d’incitation fiscale qui feront croître le nombre de logements locatifs destinés au marché;
e) de redéfinir sa politique sur le logement pour viser une augmentation importante de l’offre de logements.
— Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de Mégantic—L’Érable.
Dans le rapport « Bâtissons l'avenir ensemble », les Canadiens ont dit au gouvernement que le résultat le plus important de la Stratégie nationale sur le logement serait « une augmentation du nombre de logements abordables qui répondent à leurs besoins ».
Alors que beaucoup s'attendaient à ce que le coût de l'immobilier baisse, les prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux faramineux, laissant les jeunes adultes, les nouveaux immigrants et les personnes cherchant à devenir propriétaires avec un sentiment général de désespoir alors que leur rêve d'accéder à la propriété devient de plus en plus irréalisable.
Je présente la motion aujourd'hui parce que le logement est plus hors de portée que jamais et que nous connaissons une crise du logement abordable. Je vais utiliser mon temps de parole pour parler de chaque aspect de la motion et pour aborder les mesures d'intégrité, les politiques de gestion de la demande et le manque d'offres au sein du système de logement. La crise a de multiples facettes et il n'y a pas de solutions faciles, mais le statu quo n'est pas acceptable.
Mon premier point concerne la question des acheteurs étrangers au Canada. Nous devons parler calmement, ouvertement et de manière approfondie du rôle très réel et parfois négatif que jouent les acheteurs étrangers sur les marchés immobiliers résidentiels du Canada. Nous savons que les pratiques des spéculateurs et des investisseurs étrangers font augmenter le prix des maisons pour les Canadiens ordinaires.
Dans son rapport intitulé « Reconnecting the Housing Market to the Labour Market: Foreign Ownership and Housing Affordability in Urban Canada », Josh Gordon a constaté que le déphasage entre les prix des habitations et les revenus locaux peut se produire, et s’observe sans doute à Vancouver et à Toronto en particulier, lorsque la propriété étrangère occupe une place importante sur le marché. Ce phénomène est défini comme l’utilisation de richesses et de revenus étrangers non imposés pour l’achat d’habitations.
Bien qu’il fasse bon usage des données dont il dispose, mes conversations avec M. Gordon m’ont mené à un constat évident: les données disponibles sont insuffisantes. La SCHL, Statistique Canada, les provinces et les territoires doivent recueillir de meilleures données pour cette raison. Par exemple, une étude de la SCHL a révélé qu’en 2016-2017, un nouveau condominium sur cinq à Vancouver appartenait à des non-résidents, mais nous avons besoin de données plus récentes et complètes. Les habitations au Canada doivent être pour les Canadiens, d’abord et avant tout.
Si nous ne disposons pas de données, nous ne pouvons pas réaliser cet objectif. Le secrétaire parlementaire du gouvernement pour le logement reconnaît lui-même publiquement que notre système est plus avantageux pour les investisseurs étrangers que pour les Canadiens qui essaient de trouver une maison. Cependant, la solution du gouvernement consiste à proposer une taxe annuelle de 1 %. Il n’a même pas encore lancé les consultations sur le sujet, et la liste des exemptions est déjà très longue.
Le gouvernement s’engagera-t-il à prendre une mesure dissuasive réelle visant l’achat de biens immobiliers canadiens par des étrangers? Pourquoi pas une taxe de 10 %? Mieux encore, le gouvernement devrait faire ce que cette motion réclame et geler le flux d’argent étranger dans notre secteur immobilier résidentiel jusqu’à ce que le déficit de l’offre soit comblé et que les Canadiens puissent se payer une maison dans leur propre pays.
Les gens perdent confiance dans les institutions qui sont censées défendre leurs intérêts. Après la pandémie, et avant que les investisseurs étrangers ne reviennent en force sur nos marchés, nous devons savoir qui achète des maisons et d’où proviennent les fonds qu’ils utilisent. Paul Kershaw, professeur à l’Université de la Colombie-Britannique et auteur de Generation Squeeze, a suggéré de tirer parti des investissements étrangers pour les types de logements dont le Canada a besoin, comme les coopératives et les immeubles résidentiels construits pour offrir des logements locatifs abordables.
Le deuxième point concerne les acheteurs d’une première maison. Nous devons nous assurer que les Canadiens qui travaillent dur ont la possibilité d’accéder à la propriété, mais ce rêve devient rapidement hors de portée pour la classe moyenne. L’accès à la propriété ne devrait pas être réservé à ceux qui sont nés de parents riches. La propriété devrait être accessible pour les gens qui ont du coeur à l'ouvrage, et le système devrait être équitable.
Habitat pour l’humanité a récemment déclaré que l’accès à la propriété a un effet important sur chaque déterminant social de la santé. La propriété immobilière augmente le niveau de vie des familles et les aide à se bâtir un avenir prometteur.
Malheureusement, le gouvernement libéral est absent de ce dossier. Son programme d’encouragement à l’achat d’une première maison est un échec. Son objectif initial était d’aider 200 000 Canadiens sur trois ans. Nous en sommes à la deuxième année et il a aidé environ 10 600 familles. Comment diable le gouvernement peut-il considérer que ce programme est une réussite?
Pourquoi n’envisage-t-il pas de prolonger les périodes d’amortissement et les durées des prêts hypothécaires afin de réduire les paiements mensuels et d’offrir plus de sécurité aux prêteurs et aux emprunteurs? Pourquoi ne pas aider les jeunes familles à épargner la mise de fonds grâce à des encouragements fiscaux?
Pourquoi ne pas modifier les critères d’admissibilité aux prêts hypothécaires en faveur des acheteurs d’une première maison plutôt que des investisseurs? Pourquoi ne pas élargir certaines initiatives du secteur privé, y compris les nouveaux programmes de prêt hypothécaire avec participation à la mise de fonds?
Le troisième point concerne le blanchiment d’argent au Canada. Notre incapacité à lutter contre le blanchiment d’argent est un autre échec du Canada. Si des expressions comme « modèle de Vancouver » et « blanchir comme de la neige » existent, c'est que notre pays est, aux yeux du monde, l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire pour mettre fin au blanchiment d’argent. Non seulement nos lois et règlements sont inefficaces, mais nous ne les faisons même pas respecter comme nous le devrions. Les uns après les autres les rapports montrent que le Canada ne parvient pas à obtenir des verdicts de culpabilité contre les blanchisseurs d’argent. Près des trois quarts des personnes accusées sont libérées, selon une enquête menée par Global News en 2019. Le Toronto Star a constaté que 86 % des chefs d’accusation portés pour recyclage de produits de la criminalité ont été retirés ou suspendus. Le procureur général de la Colombie-Britannique a découvert avec stupeur, il y a des années, qu’Ottawa n’avait affecté précisément aucun agent de la GRC à la lutte contre le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique, ce qui n’a changé qu’après janvier dernier.
Devant le comité des finances, Transparency International a souligné que la publication des Panama Papers en 2016 a mis en évidence la réputation mondiale du Canada comme pays de choix pour conserver de l’argent sale. Cinq ans plus tard, l’organisme a constaté que rien n’avait changé.
Le gouvernement doit mettre en œuvre les recommandations des nombreux experts qui ont étudié la question. Il s’agit notamment des parties 1 et 2 du rapport de Peter German, intitulé « Dirty Money », du rapport du groupe d’experts sur la lutte contre le blanchiment d’argent dans le secteur immobilier de la Colombie-Britannique et du rapport de la Commission d’enquête Cullen sur le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique.
Le quatrième point concerne les immeubles construits expressément pour le marché locatif. La construction de ces immeubles n’a pas suivi le rythme de la demande. Les promoteurs ne sont tout simplement pas encouragés à construire des logements locatifs au Canada, et cette situation doit changer. Une grande partie du parc de logements locatifs du Canada a été construit dans les années 1970 et 1980, grâce au programme de construction d’immeubles résidentiels à logements multiples. Il ne s’agissait pas d’un programme de subvention ou de prêt, mais d’un programme d’encouragements fiscaux qui mettait à contribution le capital des Canadiens et les amenait à l'investir dans le logement locatif. Selon la Bibliothèque du Parlement, on estime que le programme des immeubles résidentiels à logements multiples a mené à la construction de 195 000 unités de logements locatifs. Ce nombre correspond à l’estimation la plus basse. Des études ont révélé que le nombre réel pourrait atteindre les 344 000 unités. Le programme a permis tout cela pour un coût relativement faible de 1,8 milliard de dollars en recettes non perçues et ce, en dollars d’aujourd’hui.
Le gouvernement dépense 70 milliards de dollars pour la Stratégie nationale sur le logement, incluant l’argent destiné aux provinces, et cette somme permet de construire 125 000 unités. À certains égards, les libéraux fédéraux savent que c’est la voie à suivre, d’où l’initiative de financement de la construction de logements locatifs, mais les promoteurs dépendent de la bureaucratie fédérale, qui est lente. Le programme de financement de la construction de logements locatifs est devenu mine de rien la plus grande enveloppe budgétaire de la Stratégie nationale sur le logement. Dotée de 25,75 milliards de dollars, elle devrait permettre la construction de 71 000 logements en 10 ans environ, à ce qu'on nous promet. Un tel résultat fait piètre figure comparativement aux 195 000 logements du programme de construction d'immeubles résidentiels à logements multiples, dont le coût a été de 2 milliards de dollars.
La nouvelle PDG de la SCHL, Romy Bowers, a déclaré au comité des ressources humaines que faire appel au secteur privé est la seule façon de combler les besoins en logement du Canada. Je suis d’accord. Des outils supplémentaires pourraient aplanir les obstacles pour les entrepreneurs. Par exemple, pourquoi ne pas renoncer à la TPS pour la construction de logements locatifs adaptés au marché, ou permettre à ceux qui ont un parc locatif vieillissant de reporter le gain en capital lors de la vente à condition que l’argent soit réinvesti dans les logements locatifs? L’augmentation du parc national d’immeubles résidentiels pour le marché du logement locatif permet d’améliorer la situation de chacun dans le continuum du logement. Les Canadiens n’ont jamais eu autant de revenu disponible. Pourquoi ne pas le consacrer à une politique fiscale qui pourrait faire du bien?
Le cinquième point est qu'il faut augmenter l’offre. Nous savons que l’offre de logements est insuffisante au Canada. D’après un rapport récent de la Banque Scotia, le Canada a le plus petit nombre logements par 1 000 habitants parmi les pays du G7. Les spécialistes le disent depuis des années, et c’est la COVID qui l’a le mieux montré. Certes, bon nombre des leviers politiques pour augmenter l’offre de logements dépendent des administrations provinciales et municipales, et les lourdeurs administratives à ces échelons sont problématiques. Cependant, le gouvernement fédéral devrait favoriser l'élimination du zonage restrictif et les règlements du type « pas dans ma cour » en faisant de leur suppression une condition de tout investissement dans les infrastructures. Évidemment, il faut rendre compte de tout financement d’infrastructure en toute transparence, contrairement à l’approche désordonnée adoptée par l’actuel gouvernement que condamne la vérificatrice générale dans le rapport no 9…
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CPC (BC)
Madam Speaker, yes, a lot of the responsibilities to address supply rest at the municipal and provincial levels. That said, the federal government can use tax incentives to increase supply and work with its provincial and municipal partners to address this big crisis impacting Canada. Scotiabank recently wrote an article in The Globe and Mail calling for the federal government to get moving and work with private sector partners, provinces and municipalities to do just this.
Secondly, the finance minister and the Prime Minister, after budget 2021, said that housing supply was a real problem and now we need to act on it. Why did they not do anything in budget 2021 when they had the opportunity?
Madame la présidente, en effet, il incombe en grande partie aux paliers municipaux et provinciaux de faire le nécessaire pour remédier au problème de l’offre. Cela dit, le gouvernement fédéral peut recourir à des incitatifs fiscaux et collaborer avec ses partenaires provinciaux et municipaux face à cette grande crise qui a des conséquences pour le Canada. La Banque Scotia a publié dernièrement dans le Globe and Mail un article dans lequel elle demandait au gouvernement fédéral de passer à l’action et de collaborer avec des partenaires du secteur privé, avec les provinces et avec les municipalités à cette fin justement.
Ensuite, après le budget de 2021, la ministre des Finances et le premier ministre ont déclaré que l’offre de logements est un réel problème et que nous devons agir maintenant. Pourquoi n’ont-ils rien prévu dans le budget de 2021, alors qu’ils en avaient la possibilité?
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CPC (BC)
Madam Speaker, let me just point out that indigenous groups such as the Canadian Housing and Renewal Association Indigenous Caucus have long been calling for a “for indigenous, by indigenous” housing strategy, which the current Liberal government talked about doing but did not deliver. Instead of pointing the finger at the opposite side of the House, the parliamentary secretary should acknowledge, as the Prime Minister and the finance minister did, that Canada has a supply crisis. This member was in committee with me the other day when the CEO of CMHC, Romy Bowers, indicated that if the federal government is not working with the private sector, we are not going to address the affordability challenges we have in Canada.
We have to get to the bottom of supply.
Madame la Présidente, permettez moi de signaler que des groupes autochtones, notamment le Caucus autochtone de l’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine, réclament depuis longtemps la mise en place d’une stratégie sur le logement « pour les Autochtones, par les Autochtones », dont l’actuel gouvernement libéral a parlé sans y donner suite. Au lieu de pointer du doigt les députés d’en face, le secrétaire parlementaire devrait reconnaître, comme l’ont fait le premier ministre et la ministre des Finances, que le Canada connaît un grave problème en ce qui concerne l’offre de logements. Ce député siégeait à un comité l’autre jour avec moi quand la première dirigeante de la SCHL, Romy Bowers, a dit que si le gouvernement fédéral ne travaillait pas avec le secteur privé, nous ne réussirions jamais à régler les problèmes d’abordabilité des logements que nous avons au Canada.
Nous devons régler le problème concernant l’offre une fois pour toutes.
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NDP (BC)
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2021-06-08 11:19 [p.8075]
Madam Speaker, when there is a complete decoupling of house prices from domestic incomes, I think the conclusion is clear that foreign capital is definitely skewing the market. I agree with my hon. colleague that it is time to put effective curbs on foreign speculation, which is destabilizing our local housing markets and putting affordable housing out of the hands of millions of Canadians. However, I must say I disagree with him when he says that the solution is the private markets. If there is one thing that is clear, it is that the private sector has not provided and cannot provide affordable housing for all.
The member mentioned co-ops. Does he agree with the New Democrats that it is time to reimagine and deliver the very successful federal co-op program of the 1970s and 1980s to provide that form of home ownership and hundreds of thousands of units to Canadians?
Madame la Présidente, lorsqu’il y a un décalage flagrant entre le prix des maisons et les revenus des ménages, je pense que nous pouvons conclure sans nous tromper que les capitaux étrangers sont carrément en train de fausser le marché. Je suis d’accord avec mon collègue pour dire qu’il est temps de mettre un frein à la spéculation étrangère, qui déstabilise nos marchés locaux du logement et prive des millions de Canadiens de logements abordables. Je dois toutefois dire que je suis en désaccord avec lui quand il dit que la solution réside dans les marchés privés. S’il y a une chose qui est claire, c’est bien que le secteur privé n’a pas fourni et ne peut fournir de logements abordables pour tous.
Le député a mentionné les coopératives. N’est-il pas d’accord avec les néo démocrates pour dire qu’il est temps de réinventer et de remettre en place le programme fédéral des coopératives d’habitation des années 1970 et 1980 qui a été un grand succès afin d’offrir aux Canadiens la possibilité d’accéder à la propriété et des centaines de milliers de logements?
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CPC (BC)
Madam Speaker, I do not know the 1970s co-op strategy at length, so I cannot comment on that, but our leader, the hon. member for Durham, has signalled that co-operatives need to be a part of addressing the supply challenges we are facing in Canada. He made those comments to the Greater Vancouver Board of Trade.
Madame la Présidente, je ne connais pas les détails de la stratégie des coopératives d’habitation des années 1970. Je ne peux donc pas me prononcer à cet égard, mais notre chef, le député de Durham, a fait savoir que les coopératives doivent faire partie de la solution aux problèmes concernant l’offre que nous connaissons au Canada. Il a tenu ces propos devant la Chambre de commerce du Grand Vancouver.
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CPC (BC)
Madam Speaker, I know this is an issue the parliamentary secretary cares deeply about. He has given a lot of things for all members to think about today.
One part of his speech, though, did catch my attention. This is a good-faith debate here, I hope. He mentioned that the government has an obligation to keep stability in the housing market. Especially in terms of financialization and its impacts, which he did mention, I do think there is an argument to be made for stability systemically, but there should be a natural fluctuation, as with any asset or investment, where prices go up and prices go down.
Could the member elaborate a bit more on what he meant when he said that the government must ensure stability in housing and house prices? Does he not agree that there are concerns from younger Canadians that they will not even have the opportunity to get into a home if prices are kept at their current rate forever and continually out of reach?
Madame la Présidente, je sais que c’est une question qui tient beaucoup à cœur au secrétaire parlementaire. Il a donné beaucoup de matière à réflexion à tous les députés aujourd’hui.
Cependant, une partie de son discours a retenu mon attention. J’espère ici un débat de bonne foi, du moins je l’espère. Il a mentionné que le gouvernement a l’obligation de maintenir la stabilité du marché de l’habitation, et il a notamment parlé de la financiarisation et ses répercussions. Je pense effectivement qu’il faut favoriser une certaine stabilité systémique, mais il doit aussi y avoir une fluctuation naturelle, comme pour tout actif ou investissement, dont les prix montent et baissent en alternance.
Le député pourrait-il préciser ce qu’il entend quand il dit que le gouvernement devait assurer la stabilité du prix des logements et des maisons? Le député ne convient-il pas que les jeunes Canadiens craignent de ne même pas avoir la possibilité d’acheter une maison si les prix sont maintenus à leur taux actuel pour toujours et continuellement hors de portée?
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GP (BC)
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2021-06-08 12:03 [p.8083]
Mr. Speaker, to my hon. friend, the parliamentary secretary, I know the sincerity of his deep commitment to housing.
I am looking at the budget for this new tax, which he mentioned briefly, of 1% on non-resident vacant housing. I note in the budget that there will be consultations and more details. Can the hon. parliamentary secretary tell us whether he thinks 1% is enough, and whether this might apply to the increasing use of online bookings for what is replacing bed and breakfasts now, as people book in non-resident vacant housing for their vacations instead of staying in hotels?
Monsieur le Président, je salue le dévouement sincère de mon collègue, le secrétaire parlementaire, pour la cause du logement.
Il a parlé brièvement de la nouvelle taxe de 1 % qui s'appliquerait aux logements vacants appartenant à des non-résidants. J'ai lu dans le budget que des consultations seront organisées à ce sujet. Le secrétaire parlementaire estime-t-il que 1 % c’est suffisant et que cette taxe devrait s’appliquer aux réservations en ligne que les gens font de plus en plus pour des hébergements de vacances, plutôt que d’aller dans un gîte touristique ou à l’hôtel?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I certainly appreciate the intervention by the member from the Bloc Québécois. He was very thoughtful and covered a number of areas.
In the speech given earlier in the chamber by the member from Toronto, he talked about how Mr. Harper tried to teach him a lesson about the Constitution. I remember that during the Harper years, Mr. Harper negotiated affordable housing frameworks with British Columbia to provide services. I see that the member from the Bloc Québécois also thinks that local areas and the provincial government, which has a responsibility under the Constitution, are the most effective choices for doing this.
It seems to me that there is a disagreement in how the government operates. It seems to want an Ottawa-knows-best methodology, or mythology depending on how we see it, instead of directly supporting agencies that have the expertise. What does the member have to say about that?
): Monsieur le Président, je salue le discours du député du Bloc Québécois, qui a manifestement bien travaillé son dossier car il en a couvert beaucoup d’aspects.
Dans le discours qu’il a prononcé tout à l’heure, le député de Toronto a rappelé comment M. Harper avait essayé de lui donner une leçon sur la Constitution. Pendant ses années au pouvoir, je me souviens que M. Harper a négocié des ententes sur le logement abordable avec la Colombie–Britannique. Je vois que le député du Bloc Québécois pense lui aussi que les gouvernements locaux et provinciaux qui, selon la Constitution, ont la responsabilité du logement, sont les plus efficaces pour faire ce genre de choses.
J’ai l’impression qu'il y a désaccord quant à la façon de procéder du gouvernement. Il semble vouloir pratiquer la méthodologie du « Ottawa sait tout » — méthodologie ou mythologie, selon le point de vue —, au lieu d’offrir une aide directe aux agences qui ont l’expertise dans le domaine. Qu’en pense le député?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I would like to thank the member for his dynamic intervention.
When the parliamentary secretary spoke earlier today, he mentioned that the Liberal plan addresses every single component of the housing continuum and in that is saying the government is addressing supply. We have to assume if it is already addressing supply, then it had a role in leading to the affordability crisis we are facing today. What would the member from the Bloc Québécois say to that?
Monsieur le Président, je remercie le député de sa vigoureuse intervention.
Dans son intervention d'aujourd'hui, le secrétaire parlementaire a indiqué que le plan libéral tient compte de tous les éléments du continuum du logement, ce qui signifie que le gouvernement s’occupe de l’offre. Nous devons supposer que, s’il s’occupe déjà de l’offre, il a eu un rôle à jouer dans la crise de l’abordabilité à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Qu’en pense le député du Bloc québécois?
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I rise on a point of order. The parliamentary secretary is misrepresenting the position of the Conservative Party.
Monsieur le Président, j’invoque le Règlement. Le secrétaire parlementaire présente de manière inexacte la position du Parti conservateur.
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I would like to ask the member for Rosemont—La Petite-Patrie a direct question.
Does he support the position of the Conservative Party that the federal government should make building affordable rental units, market units, easier for developers to help those people he is talking about as well? I ask this because a lot of people want a safe and secure place to live, but the reality is that not everyone is going to want to live in social housing, as I feel the member is suggesting in some of his remarks.
Monsieur le Président, j’aimerais poser une question directe au député de Rosemont-La Petite-Patrie.
Soutient-il la position du Parti conservateur selon laquelle le gouvernement fédéral devrait faciliter pour les promoteurs la construction de logements locatifs, de logements destinés au marché, abordables, afin d’aider les personnes dont il parle également? Je lui pose la question parce que beaucoup de personnes veulent un endroit sûr où vivre, mais en réalité, tout le monde ne voudra pas vivre dans des logements sociaux, comme le député semble le laisser entendre dans ses observations.
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NDP (BC)
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2021-06-08 12:53 [p.8091]
Mr. Speaker, since the federal Liberal government walked away from the national housing program in 1993, Canada's housing crisis has escalated to a feverish pitch. In 2017, the federal Liberal government announced a national housing strategy. It even declared that adequate housing is a basic human right.
Two years after the announcement of the national housing strategy, in 2019, the Parliamentary Budget Officer noted that $11.6 billion of that is cost matched by the provinces. The PBO further said that the national housing strategy basically just maintains the funding at current levels, and in fact, the funding for those with core housing needs actually reduced slightly by 14%. The report said, “CMHC’s assumptions regarding the impact of [National Housing Strategy] outputs on housing need do not reflect the likely impact of those programs on the prevalence of housing need.”
The Parliamentary Secretary to the Minister of Families, Children and Social Development (Housing) admitted on the public record that the Liberals double counted to inflate their numbers for rhetorical advantage. Even after this admission, the government shamelessly continued to use the inflated numbers in the throne speech.
We also saw that the vast majority of the funding to add new affordable housing stock was back-end loaded and in the form of loans. When eventually the trickle of money began to flow for new construction, the process was onerous, complicated and time-consuming. All the housing providers that tried to access the co-investment fund will know exactly what I am talking about. Canada is now losing more affordable housing and social housing than is being built.
Housing is a basic human right and eradicating poverty starts with ensuring that everyone has a roof over their head. Housing should not be treated like a stock market, and the current situation, where an estimated 235,000 Canadians experience homelessness every year and 1.7 million households are in core housing need, is a disgrace for a country as wealthy as ours. The Liberals' national housing strategy's goal to create between 150,000 to 160,000 units does not ensure housing is a basic human right.
The NDP shares FCM's view that the funding announced in budget 2021 does not yet meet our shared goal of ending chronic homelessness. Constantly falling short of what community housing providers are calling for is not how to treat a crisis. Resorting to double counting for rhetorical advantage might make the Liberals feel better about themselves, but it does not help the people on the ground.
Furthermore, the Parliamentary Budget Officer and housing policy expert Steve Pomeroy have repeatedly criticized the low affordability criteria of the RCFI, the largest national housing strategy program. For instance, the government announced a project in Ottawa “providing 65 units at only 21% of median income”. The government is making it sound affordable, but in reality, that was $1,907 per month, which was 48% higher than the average one- and two-bedroom apartments in the area.
Not only is this not affordable. Steve Pomeroy argues that the project in the RCFI would have been built anyway, but of course, the housing providers will not say no to financing at lower interest rates if that is offered.
We also learned that CMHC does not even track what is the rent for this program. It does not matter if the rent is well over average market rent. The Liberals then use this RCFI to pad their claims of how many Canadians they have helped find affordable housing, but we will never know this by just listening to the Liberals' talking points. We have to dig deep to expose the Liberals' doublespeak. Without the necessary resources, the Liberals' claim that they will end chronic homelessness by 2030 will be yet another broken promise.
As pointed out by many housing advocates to end chronic homelessness, we need to build at least 370,000 units of community housing. In fact, over 40 housing organizations and advocates from across Canada jointly signed a letter to the Minister of Families, Children and Social Development to call for this. They are also calling for the creation of a housing acquisition fund that would provide non-profits quick access to capital for acquiring existing rental properties at risk of being swept up by these funds. This was also supported by the recovery for all campaign and the FCM.
There is a great need to limit the ability of REITs and large capital funds in fuelling the rising costs of housing and rent, but to date no action has been taken to address this urgent issue. I know the Liberals will say they announced the rapid housing initiative and its astounding success, and that they just announced phase two of the rapid housing initiative. Let me say that it still falls short of what was called for by the FCM and many other housing advocates.
A significant expansion of the RHI is needed, and the NDP will continue to push for a $7-billion investment for no less than 24,000 units over the next two to three years. The NDP is also renewing its call for 500,000 units of new affordable social housing units to be built. The federal government must also step up to partner with all levels of government and non-profit housing providers to ensure operating costs and supportive wraparound services are provided. This is an essential component to a federal-provincial-territorial partnership.
Turning to the issue of home ownership, many young professionals and couples, especially those from big cities, often find themselves in a situation where home ownership is a remote dream. The 1% tax on vacant homes owned by people who are both non-residents and non-citizens is largely symbolic, when the average cost of housing has increased 31% in 2020 alone, a rate that is simply unsustainable. In B.C., vacancy in foreign ownerships stack independently up to 2.5% combined with a 20% foreign buyers tax in metro Vancouver. The federal government should at least match B.C.'s initiative for affected housing markets to curb foreign market speculators.
The parliamentary secretary for housing also admitted that Canada is a very safe market for foreign investment, but it is not a great market for Canadians looking for choices around housing. The NDP will continue to push the government to strengthen these measures, as well as for more stringent housing ownership reporting requirements to ensure more transparency on ownership, and to make it more difficult to launder money and evade capital gains taxes on secondary residents.
Let me turn to another glaring omission in this motion and in budget 2021. Both fail to address the critical and urgent need of a “for indigenous, by indigenous” urban, rural and northern housing strategy. Despite the Liberals saying that they are committed to a “for indigenous, by indigenous” urban indigenous housing strategy, we have yet to see one materialize. In budget after budget, the Liberals fail to deliver.
To quote Robert Byers, former chair of the CHRA indigenous caucus:
For years, government officials have told us that an urban, rural and northern Indigenous housing strategy was a priority. The absence of such a strategy in today’s Budget will mean that urban and rural Indigenous peoples will continue to face inequality and lack of access to safe and affordable housing, and that is a disgrace.
Indigenous peoples are 11 times more likely to use a homeless shelter. Who here has not heard the excuses, over and over again, that the government is working on it, it is doing a study, and it has targets for indigenous housing? If the study was a priority, why did the Prime Minister prorogue the House last year, shutting down Parliament, including the work of committees?
If the government wanted an indigenous-led consultation process, why did it not establish a “for indigenous, by indigenous” national housing centre? The Liberals could have done that as part of the 2019 budget, the fall economic update in 2020 or in budget 2021, yet they did not. The reality is that the core housing need for indigenous households is the highest in Canada.
The Parliamentary Budget Officer most recently reported that 124,000 indigenous households are in core need, including 37,500 being homeless in a given year. The annual affordability gap is at $636 million. Winnipeg has the highest number of indigenous households in housing need, estimated at 9,000. Vancouver is second at 6,000.
Indigenous, Métis and Inuit people should not have to be told, time and again, that their housing needs can wait. The time has come for the government to act. I am therefore proposing the following amendment, and I hope that the member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon will accept it.
I move that the motion be amended by adding the following at the end of paragraph (e): “by renewing efforts to build affordable and social housing not seen since post-World War II, including a commitment to 500,000 new units in a “for indigenous, by indigenous” urban, rural and northern housing strategy.”
It is absolutely critical that this action be taken. I hope that the member will support this amendment so we can send a clear message about what needs to be done, clearly defining the action that is required.
Monsieur le Président, depuis que le gouvernement libéral fédéral a abandonné le programme national de logement en 1993, la crise du logement au Canada s’est intensifiée jusqu’à son paroxysme. En 2017, le gouvernement libéral fédéral a annoncé une stratégie nationale sur le logement. Il a même déclaré qu’un logement convenable est un droit de la personne fondamental.
Deux ans après l’annonce de cette stratégie, en 2019, le directeur parlementaire du budget a constaté que 11,6 milliards de dollars de la somme proviennent d’une contrepartie financière des provinces. Il a ajouté que la Stratégie nationale sur le logement ne fait que maintenir le financement au niveau actuel et qu’en réalité, le financement pour les personnes ayant des besoins essentiels en matière de logement a légèrement diminué de 14 %. On peut lire dans le rapport que « les postulats de la SCHL quant à l’impact de la [Stratégie nationale sur le logement] ne reflètent pas l’impact probable de ces programmes sur la prévalence des besoins en logement ».
Le secrétaire parlementaire du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social (Logement) a reconnu publiquement que les libéraux ont compté en double pour gonfler leurs chiffres et faire meilleure figure. Même après cet aveu, le gouvernement a continué sans vergogne à utiliser les chiffres gonflés dans le discours du Trône.
Nous avons aussi constaté que la grande majorité du financement destiné à élargir le parc de nouveaux logements abordables était reportée à la fin du programme et prenait la forme de prêts. Lorsque le filet d’argent a enfin commencé à couler pour de nouveaux chantiers, le processus était onéreux, compliqué et long. Tous les fournisseurs de logements qui ont essayé d’accéder au fonds de co-investissement savent exactement de quoi je parle. Le Canada perd actuellement plus de logements abordables et sociaux qu’il n’en construit.
Le logement est un droit de la personne fondamental et la lutte à la pauvreté commence par veiller à ce que chacun ait un toit au-dessus de sa tête. Le logement ne devrait pas être traité comme un marché boursier. La situation actuelle, où l’on estime que 235 000 Canadiens sont sans-abri chaque année et que 1,7 million de ménages ont un besoin impérieux de logement, est une honte pour un pays aussi riche que le nôtre. L’objectif de la Stratégie nationale sur le logement des libéraux consistant à créer entre 150 000 et 160 000 logements ne garantit pas l’exercice du droit fondamental au logement.
Le NPD partage l’opinion de la Fédération canadienne des municipalités selon laquelle le financement annoncé dans le budget de 2021 ne permet pas de réaliser notre objectif commun de mettre fin à l’itinérance chronique. Ce n’est pas en accordant constamment moins que ce que réclament les fournisseurs de logements communautaires que l’on règle une crise. Le recours au double comptage pour faire belle figure peut permettre aux libéraux d'avoir une meilleure opinion d’eux-mêmes, mais cela n’aide pas les gens sur le terrain.
Par ailleurs, le directeur parlementaire du budget et l’expert en politique du logement Steve Pomeroy ont critiqué à maintes reprises les faibles critères d’abordabilité de l'initiative Financement de la construction de logements locatifs, le plus important programme de la Stratégie nationale sur le logement. Par exemple, le gouvernement a annoncé un projet à Ottawa offrant 65 unités à seulement 21 % du revenu médian. Le gouvernement donne l’impression que c’est abordable, mais en réalité, cela représente 1 907 $ par mois, soit 48 % de plus que le coût moyen d’un appartement d’une ou de deux chambres dans le secteur.
Non seulement cela n’est pas abordable, mais Steve Pomeroy affirme que le projet financé dans le cadre de cette initiative aurait été construit de toute façon, mais bien sûr, les fournisseurs de logements ne tourneront pas le dos à un financement à des taux d’intérêt inférieurs si on le leur propose.
Nous avons aussi appris que la SCHL ne fait même pas le suivi des loyers pour ce programme. Il importe peu que le loyer soit bien supérieur au loyer moyen du marché. Les libéraux utilisent ensuite cette initiative pour gonfler le nombre de Canadiens qu’ils ont aidés à trouver un logement abordable, mais nous ne le saurons jamais en écoutant simplement les libéraux. Nous devons creuser pour exposer le double discours des libéraux. Sans les ressources nécessaires, l’affirmation des libéraux selon laquelle ils mettront fin à l’itinérance chronique d’ici 2030 ne sera qu’une autre promesse non tenue.
Comme l’ont souligné de nombreux défenseurs du droit au logement, pour mettre fin à l’itinérance chronique, nous devons construire au moins 370 000 logements communautaires. En fait, plus de 40 organismes et défenseurs du droit au logement de tout le Canada ont signé une lettre adressée au ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social pour le demander. Ils demandent également la création d’un fonds d’acquisition de logements qui permettrait à des organismes sans but lucratif d’accéder rapidement à des capitaux pour acquérir des immeubles locatifs qui risquent d’être emportés par ces fonds. Cette idée était également défendue par la campagne Recovery for All et la Fédération canadienne des municipalités.
Il ne fait aucun doute que nous devons limiter la capacité des fiducies de placement immobilier et des grands fonds d’investissement à alimenter la hausse des coûts du logement et des loyers, mais à ce jour, aucune mesure n’a été prise pour régler ce problème urgent. Je sais que les libéraux vont dire qu’ils ont annoncé l’Initiative pour la création rapide de logements et parler de son succès stupéfiant, et ils viennent d’annoncer la deuxième phase de cette initiative. Je me permets de dire qu’elle n’est toujours pas à la hauteur des demandes de la Fédération canadienne des municipalités et de nombreux autres défenseurs du droit au logement.
Une expansion importante de l’Initiative pour la création rapide de logements est nécessaire, et le NPD continuera de réclamer un investissement de 7 milliards de dollars pour pas moins de 24 000 logements au cours des deux ou trois prochaines années. Le NPD renouvelle aussi son appel à la construction de 500 000 logements sociaux abordables. Le gouvernement fédéral doit aussi s’engager dans un partenariat avec tous les ordres de gouvernement et les fournisseurs de logement sans but lucratif pour assurer les coûts d’exploitation et des services de soutien complets. Il s’agit là d’une composante essentielle d’un partenariat fédéral-provincial-territorial.
En ce qui concerne l’accession à la propriété, de nombreux jeunes professionnels et couples, surtout ceux des grandes villes, se retrouvent souvent dans une situation où l’accession à la propriété est un rêve lointain. La taxe de 1 % sur les logements vacants appartenant à des personnes qui sont à la fois non résidentes et non citoyennes est largement symbolique, alors que le coût moyen du logement a augmenté de 31 % en 2020 seulement, un taux tout simplement insoutenable. En Colombie-Britannique, les logements vacants appartenant à des étrangers représentent jusqu'à 2,5 % avec une taxe de 20 % imposée aux acheteurs étrangers dans la région métropolitaine de Vancouver. Le gouvernement fédéral devrait au moins égaler l’initiative de la Colombie-Britannique pour les marchés du logement touchés afin de freiner les spéculateurs étrangers.
Le secrétaire parlementaire du Logement a aussi admis que le Canada est un marché très sûr pour les investisseurs étrangers, mais qu'il est beaucoup moins intéressant pour les Canadiens qui souhaitent se trouver un logement. Le NPD continuera à faire pression sur le gouvernement pour qu'il renforce ces mesures et impose des exigences plus strictes en matière de déclaration de propriété domiciliaire afin d'assurer une plus grande transparence à l'égard de la propriété et de rendre plus difficiles le blanchiment d'argent et l'évasion de l'impôt sur les gains en capital sur les résidences secondaires.
Permettez-moi maintenant de souligner une autre omission évidente dans la motion à l'étude et le budget de 2021. Dans les deux cas, on y fait fi du besoin urgent de mettre en place une stratégie de logement urbaine, rurale et nordique « pour les Autochtones, par les Autochtones ». Bien que les libéraux disent vouloir mettre une telle stratégie de l'avant, elle se fait toujours attendre. Budget après budget, les libéraux négligent cette promesse.
Comme l'a déclaré Robert Byers, ancien président du Caucus autochtone de l’Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine:
« Pendant des années, les représentants du gouvernement nous ont dit qu’une stratégie de logement autochtone urbaine, rurale et nordique était une priorité. L’absence d’une telle stratégie dans le budget d’aujourd’hui signifie que les peuples autochtones urbains et ruraux continueront à être confrontés à l’inégalité et au manque d’accès à un logement sûr et abordable, et c’est une honte. »
Les Autochtones sont 11 fois plus susceptibles d'avoir recours à un refuge pour sans-abri. Qui ici n'a pas entendu les excuses invoquées à maintes reprises? On nous dit que le gouvernement s'occupe du dossier, qu'il effectue une étude et qu'il a fixé des objectifs en matière de logement autochtone. Si l'étude était une priorité, pourquoi le premier ministre a-t-il prorogé la Chambre l'année dernière, arrêtant ainsi les travaux du Parlement, y compris ceux des comités?
Si le gouvernement voulait un processus de consultation dirigé par les Autochtones, pourquoi n'a-t-il pas créé un centre national du logement « pour les Autochtones, par les Autochtones »? Les libéraux auraient pu prendre une telle mesure dans le cadre du budget de 2019, de la mise à jour économique de l'automne 2020 ou du budget de 2021, mais ils ne l'ont pas fait. En réalité, ce sont les ménages autochtones qui ont les besoins les plus pressants en matière de logement au Canada.
Le directeur parlementaire du budget a récemment signalé que 124 000 ménages autochtones éprouvent des besoins impérieux, dont 37 500 se trouvent chaque année en situation d'itinérance. L'écart d'abordabilité s'élève à 636 millions de dollars par année. Winnipeg compte le plus grand nombre de ménages autochtones ayant besoin d'un logement, soit environ 9 000 ménages. Vient ensuite Vancouver, avec 6 000 ménages.
Les Autochtones, les Métis et les Inuits ne devraient pas avoir à se faire dire sans cesse que leurs besoins en matière de logement peuvent attendre. Le temps est venu pour le gouvernement d'agir. Je propose donc l'amendement suivant, et j'espère que le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon l'acceptera.
Je propose que la motion soit modifiée par adjonction, après l'alinéa e), de ce qui suit: « de redoubler d'efforts pour faire construire des logements abordables et des logements sociaux comme il n'y en a pas eu depuis l'époque suivant la Seconde Guerre mondiale, notamment grâce à l'engagement de construire 500 000 nouvelles unités dans le cadre d'une stratégie sur le logement pour et par les Autochtones en milieu urbain, rural et nordique. »
Il est absolument essentiel d'agir en ce sens. J'espère que le député appuiera cet amendement afin que nous puissions envoyer un message sans équivoque sur ce qui s'impose, en définissant clairement les mesures à prendre.
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CPC (BC)
Mr. Speaker, unfortunately, I cannot support her amendment to the motion. I do not have enough context for the first part regarding after World War II and the figure of 500,000.
Of course, as the member knows, I have been very clear at the Standing Committee on Human Resources, Skills and Social Development and the Status of Persons with Disabilities, and in this chamber, that the Conservative Party and I stand behind the “for indigenous by indigenous” principle she mentions in the second part of her motion, but for—
Monsieur le Président, malheureusement, je ne peux accepter l’amendement proposé par la députée. Je n’ai pas suffisamment de contexte pour la première partie en ce qui concerne l’après-Seconde Guerre mondiale et le chiffre de 500 000.
Bien sûr, comme la députée le sait, j’ai été très clair au Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées, et ici même, sur le fait que le Parti conservateur et moi-même souscrivons au principe « pour les Autochtones, par les Autochtones » qu’elle évoque dans la deuxième partie de sa motion, mais pour…
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CPC (BC)
Mr. Speaker, earlier, in the member for Vancouver East's remarks, she mentioned the rental construction financing initiative and how it accounts for approximately $25 billion of the national housing strategy, which is approximately one-third.
In my speech earlier today, I talked about the MURB program, which led to the creation, according to the Library of Parliament, of 125,000 units at a revenue loss of $1.8 billion.
To her earlier point about “for indigenous by indigenous” strategy, would the member agree that maybe some of the money allocated to the rental construction financing initiative could be used to support urban indigenous people? We could then let the private sector take care of some of that financing through tax incentives and programs similar to what we had before, such as the MURB.
Monsieur le Président, plus tôt dans son intervention, la députée de Vancouver-Est a mentionné l’initiative Financement de la construction de logements locatifs et le fait qu’elle représente environ 25 milliards de dollars de la Stratégie nationale sur le logement, soit environ un tiers.
Plus tôt aujourd’hui, j’ai parlé du Programme des immeubles résidentiels à logements multiples, qui a mené à la création, selon la Bibliothèque du Parlement, de 125 000 logements pour une perte de recettes de 1,8 milliard de dollars.
En ce qui concerne la stratégie « pour les Autochtones, par les Autochtones » qu’elle a évoquée plus tôt, la députée conviendrait-elle qu’une partie de l’argent affecté à l’initiative Financement de la construction de logements locatifs pourrait servir à soutenir les Autochtones vivant en milieu urbain? Nous pourrions laisser alors le secteur privé s’occuper d’une partie de ce financement grâce à des incitatifs fiscaux et à des programmes semblables à ceux que nous avions auparavant, comme les Programme des immeubles résidentiels à logements multiples.
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NDP (BC)
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2021-06-08 13:05 [p.8093]
Mr. Speaker, the RCFI program, as has been indicated, is not a program that really targets affordable housing. Some of the announcements the government made clearly indicate it is not affordable, and in fact, it is above market rent. What the government is doing is providing low-interest loans primarily to developers to get these projects done.
There is a real question about what the government's goal is in making sure affordable housing is being provided to the communities in need, so I absolutely agree that we need to rethink it. The government can do this program, but the reality of course is that it needs to step up to ensure affordable housing is actually there for people in greatest need and that funding is in place, not years down the road, as the government has promised with the indigenous housing strategy and has yet to deliver on.
Finally, I just want to highlight the issue around the RCFI. It is a loan program. Ultimately, while it sounds like the government is committing a lot of money to the program, in reality it is only a fraction of those dollars. At the end of the day, a—
Monsieur le Président, comme on l’a souligné, l’initiative Financement de la construction de logements locatifs n’est pas un programme qui vise vraiment le logement abordable. Certaines annonces du gouvernement précisent qu’il ne s’agit pas de logements abordables et qu’en réalité, le loyer les classe dans la fourchette supérieure du marché. Le gouvernement offre des prêts à faibles taux d’intérêt principalement aux promoteurs pour mener à bien ces projets.
Une vraie question se pose: quel est l’objectif du gouvernement lorsqu’il s’agit de s’assurer que des logements abordables sont fournis aux communautés qui en ont besoin? Je suis donc tout à fait d’accord pour dire que nous devons repenser ce programme. Le gouvernement peut offrir ce programme, mais il doit aussi faire le nécessaire pour garantir que des logements abordables sont effectivement disponibles pour les personnes qui en ont le plus besoin et que le financement est en place maintenant, pas dans plusieurs années, comme le gouvernement l’a promis avec la Stratégie sur le logement autochtone, sans avoir encore tenu sa promesse.
Enfin, je tiens simplement à souligner le problème que pose l’initiative Financement de la construction de logements locatifs. Il s’agit d’un programme de prêts. Au bout du compte, même s’il semble que le gouvernement engage beaucoup d’argent dans le programme, en réalité, ce n’est qu’une fraction de cet argent. Au bout du compte, un…
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NDP (BC)
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2021-06-08 13:07 [p.8093]
Mr. Speaker, what is interesting is that the Liberals, and particularly the parliamentary secretary, would actually double count the numbers for rhetorical advantage. If the member wants to talk about numbers, I ask that he actually check himself what he has been putting out, and frankly, the rhetoric he has been promising to the community.
I heard him promise over and over again the delivery of a “for indigenous by indigenous” urban, rural and northern housing strategy. To this day, we still do not have it. This just has to end. We have had enough of the rhetoric and enough of the double-talk.
Monsieur le Président, il est intéressant que les libéraux, et surtout le secrétaire parlementaire, comptent en réalité deux fois les chiffres pour en tirer un avantage rhétorique. Si le député tient à parler de chiffres, je lui demande de vérifier lui-même ce qu’il a dit et les promesses qu’il a faites à la collectivité dans son discours.
Je l’ai entendu promettre à maintes reprises la mise en place d’une stratégie sur le logement en milieu urbain, rural et nordique « pour les Autochtones, par les Autochtones ». Nous ne l’avons toujours pas vue à ce jour. Ça suffit. Nous en avons assez de la rhétorique et des doubles discours.
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I attended the Federation of Canadian Municipalities' conference in Quebec City in 2019. At that conference, Selina Robinson, who at the time was the minister for housing for British Columbia, said that the government had come to the table with a national strategy but had actually not invested. I know the parliamentary secretary was there, and he seemed to take great umbrage at the time to that. I still have a copy of the talk because it was an interesting discussion.
Does the member believe the government truly has invested at this point? Selina Robinson is now minister of finance. I would just like to hear the member for Vancouver East's thoughts on the national housing program and whether it has worked in British Columbia.
Monsieur le Président, j’ai assisté au congrès de la Fédération canadienne des municipalités à Québec en 2019. À cette occasion, Selina Robinson, qui était à l’époque ministre du Logement de la Colombie-Britannique, a déclaré que le gouvernement s’était présenté à la table avec une stratégie nationale, mais qu’il n’y avait rien investi. Je sais que le secrétaire parlementaire était présent et qu’il a semblé s’en offusquer grandement à l’époque. J’ai encore une copie de l’allocution, parce que la discussion était intéressante.
La députée croit-elle que le gouvernement a vraiment fait des investissements à ce jour? Selina Robinson est maintenant ministre des Finances. J’aimerais simplement connaître l’opinion de la députée de Vancouver-Est sur le programme national de logement et savoir s’il a fonctionné en Colombie-Britannique.
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NDP (BC)
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2021-06-08 13:09 [p.8093]
Mr. Speaker, in 2019, the Parliamentary Budget Officer, in fact, noted that $11.6 billion of the national housing strategy is just matching dollars from the province, and it is not meeting the needs. Minister Selina Robinson is absolutely correct and British Columbia had actually been shortchanged with respect to the funding. Through my work in getting Order Paper questions and answers, we discovered that British Columbia, on one of the biggest programs under the national housing strategy, was only getting 0.5% of the funding at that time for the co-investment fund. The numbers have increased and improved somewhat now, but are still nowhere near what we need to address the housing crisis that the Liberals caused back in 1993.
Monsieur le Président, en 2019, le directeur parlementaire du budget a souligné que 11,6 milliards de dollars de la Stratégie nationale sur le logement ne sont que des fonds de contrepartie des provinces et que cela ne comble pas les besoins. La ministre Selina Robinson a tout à fait raison et la Colombie-Britannique a été lésée en ce qui concerne le financement. Grâce à mon travail pour faire inscrire des questions au Feuilleton et obtenir des réponses, nous avons découvert que la Colombie-Britannique, dans le cadre de l’un des plus importants programmes de la Stratégie nationale sur le logement, n’obtenait que 0,5 % du financement à l’époque pour le fonds de coinvestissement. Les chiffres ont augmenté et se sont améliorés quelque peu depuis, mais ils sont encore loin de ce dont nous avons besoin pour résoudre la crise du logement que les libéraux ont causée en 1993.
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CPC (BC)
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2021-06-08 13:10 [p.8093]
Mr. Speaker, I will be splitting my time with the member for Calgary Shepard.
I am the father of two young adult daughters who, in the not-so-distant future, with their effort and determination, like countless other young Canadians, will be entering the home-buying market. Similar to countless other young Canadians, my daughters are living at home, watching the never-ending stream of media reports saying housing in Canada is entirely unaffordable. Young Canadians looking to enter the market cannot do so on their own, nor should they bear the expectation that they should at this time, especially in my home city of Richmond. Even with hard work and saving up for a down payment, the reality is that many will still require parental support, something I will likely be blessed to be able to give my daughters, but something that is not available to everyone.
We see Canadians faced with a sudden expectation adjustment, one reminiscent of our Prime Minister's comment that this generation could be the first generation in many decades to be worse off than their parents. I, for one, would like to point out that the rampant, reckless spending and deficit spending prior to or after the pandemic and the types of policies being implemented by his government will pretty much guarantee that outcome.
The reality is that much-anticipated tax expansion and government programs will not address the affordable housing shortage or the underlying causes of our housing crisis. To the contrary, the tax burden imposed by reckless spending over the past six years, even excluding pandemic relief, will tie the hands of future governments and prevent them from tackling other housing priorities such as homelessness and poverty.
Home prices have skyrocketed over this past COVID year and the dream of home ownership is becoming more distant for Canadians to attain. The national average home price was a record $678,000 in February 2021, up 25% from the same month last year. In my home city of Richmond, single detached home prices are up 20% in the past year, averaging at $1.5 million, far above the rest of the country. I find it ridiculous and ironic that Canada, with the world's second-largest land mass and sparse population, has to suffer such a housing crisis. The difficulties Canadians face are certainly exacerbated by the government's mismanagement of supply in our housing markets. Its incompetence is not limited to only home ownership.
The Liberal government has done nothing to address the rental market as an affordable option for Canadians either. Increasing supply within the rental market would be a boon for renters trying to make ends meet in increasingly unaffordable conditions. The government's ideas so far do nothing to address the real issues affecting affordability in our real estate market, namely through the lack of housing supply. To top it off, the two-years-too-late Liberal budget failed to rule out the introduction of capital gains taxes on the principal residences of Canadians. Punishing those who have a home as a way to pay for the government’s current or future excessive and poorly managed spending does not help solve the housing crisis.
The Liberals' national housing strategy has been defined by funding delays and cumbersome, difficult-to-navigate programs. It has consistently failed to get funding out of the door in a timely fashion for the projects that need it most. The national housing co-investment fund is one of the worst-offending programs, as we have heard from the member for Vancouver East.
However, members do not have to listen to me on this. Housing providers across the country have called it “cumbersome” and “complicated”, which is slightly higher praise than what the Liberals received on their first-time homebuyer initiative, a program that has proven to be a fatally flawed, dismal failure. It was intended to help 20,000 Canadians in the first six months, but has only reached 10,000 in over 18 months. It did not accomplish its primary objective of improving affordability in high-cost regions. These changes will not help prospective buyers in Victoria, Vancouver or Toronto.
When the Liberals' only solution to affordable home ownership is to take on a share of a Canadian's mortgage, and when their solution is actively discouraged by brokers, the government should realize that it is time to change direction, not double-down on poor policy. The Liberals should be helping Canadians by giving them the tools to save, lowering their taxes and creating jobs. For example, by incentivizing the use of RRSPs, Canadians could leverage their own savings to purchase a home.
Once again, the bureaucratic, Ottawa-knows-best approach is hurting our communities. It goes to prove that the Liberal government consistently misses the concerns of Canadians, such as concerns over legislative and enforcement gaps that have allowed the drug trade to launder illicit money through our real estate markets; concerns over supply, funding and support program criteria for long-term care homes; and the concern to fix the shortfalls of the national housing co-investment fund, a program that housing providers across the country have voiced their criticism of, stating that the application process is too cumbersome and the eligibility criteria too complicated.
Canadians cannot afford more inaction. Only Conservatives are focused on ensuring Canadians are not left paying the price for Liberal mismanagement. Conservatives recognize the severity of the nationwide housing affordability crisis faced by Canadians.
I believe in a bold vision for my home of Richmond, one where every family who works hard and saves responsibly can achieve home ownership. I believe that the future of housing in Canada will be built on proper management of our nation's supply. Following consultation with my colleagues, I was pleased to learn that Conservatives share a belief in a nationwide plan to get homes built as part of Canada's economic recovery.
We believe in real action, not lip service, to address the consequences of money laundering and the negative impacts it has in our society. Our plan to secure the future will prioritize the needs of Canadians before foreign investors, provide meaningful housing solutions and put families in the housing market. Conservatives have advocated and will continue to advocate for improvements to mortgage policies, to the taxation system, to combat money laundering, to increase housing supply across the continuum, and to address rampant speculation and unfair profiteering.
Canada needs a plan to get our economy back on track, but over a year into the pandemic the Liberal government, like a ship that has lost its anchor, is still operating lost at sea. In response, we Conservatives have developed Canada's recovery plan that sets a course to secure Canada's future, including the modest dream of owning a home.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Calgary Shepard.
Je suis père de jeunes filles adultes qui, dans un avenir rapproché et grâce à leur travail et à leur détermination, envisageront l’achat d’un logement, comme des milliers d’autres jeunes Canadiens. À l’instar de nombreux jeunes Canadiens, mes filles vivent à la maison et suivent les reportages médiatiques qui répètent sans cesse que le prix des logements est hors de portée au Canada. Les jeunes Canadiens qui songent à entrer sur le marché du logement ne peuvent pas y arriver par eux-mêmes et ne devraient pas s’attendre à le faire maintenant, en particulier dans ma ville, Richmond. Même s’ils travaillent fort afin d'économiser pour une mise de fonds, bon nombre de jeunes ont encore besoin de l’aide des parents. J’aurai la chance de pouvoir aider mes filles, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Les Canadiens doivent soudainement revoir leurs attentes, ce qui nous rappelle le commentaire du premier ministre qui disait que cette génération serait la première depuis de nombreuses décennies à connaître une situation pire que celle de leurs parents. Je voudrais souligner que les dépenses irréfléchies et l’énorme déficit, que ce soit avant ou après la pandémie, de même que les politiques mises en place par l'actuel gouvernement mèneront droit à ce résultat.
En réalité, l'élargissement fiscal et les programmes gouvernementaux tant attendus ne régleront pas la pénurie de logements abordables ni les causes sous-jacentes de la présente crise du logement. Au contraire, le fardeau fiscal découlant des dépenses inconsidérées des six dernières années, même en excluant les mesures d’aide dans le contexte de la pandémie, liera les mains des futurs gouvernements et les empêchera de s’attaquer à d’autres priorités en matière de logement, comme l’itinérance et la pauvreté.
Le prix des maisons a grimpé en flèche au cours de cette année marquée par la COVID et le rêve d’accession à la propriété devient de plus en plus hors de la portée des Canadiens. Le prix moyen d’une maison a atteint un sommet de 678 000 $ en février 2021, une hausse de 25 % par rapport au même mois il y a un an. À Richmond, où j'habite, le prix d’une maison unifamiliale a augmenté de 20 % par rapport à l’an dernier, frisant maintenant 1 million et demi de dollars, ce qui est beaucoup plus élevé que dans le reste du pays. Je trouve ridicule et paradoxal que le Canada, un pays peu peuplé occupant le deuxième rang au monde pour sa superficie, soit aux prises avec une crise du logement de cette ampleur. Les difficultés que doivent surmonter les Canadiens sont certainement exacerbées par la mauvaise gestion de l’offre, par le gouvernement, sur les marchés du logement. Son incompétence ne se limite pas à l’accession à la propriété.
Le gouvernement libéral n’a rien fait non plus pour que le marché locatif soit une option abordable pour les Canadiens. L’augmentation de l’offre sur le marché locatif serait une aubaine pour les locataires qui essaient de joindre les deux bouts dans des conditions de plus en plus inabordables. Les idées du gouvernement jusqu’à maintenant ne font rien pour régler les problèmes réels qui ont une incidence sur l’abordabilité de notre marché immobilier, notamment en raison du manque de logements. Pour couronner le tout, le budget libéral, qui arrive avec deux ans de retard, n'a pas écarté la mise en place d'un impôt sur les gains en capital sur les résidences principales des Canadiens. Ce n’est pas en punissant ceux qui ont une résidence pour payer les dépenses excessives et mal gérées, actuelles ou futures, du gouvernement qu’on pourra régler la crise du logement.
La Stratégie nationale sur le logement des libéraux est caractérisée par des retards de financement et par des programmes lourds et difficiles à comprendre. Elle n'a jamais permis de financer en temps opportun les projets qui en ont le plus besoin. Le Fonds national de co-investissement pour le logement est l’un des pires programmes, comme l’a dit la députée de Vancouver-Est.
Toutefois, les députés n’ont pas à me croire sur parole à ce sujet. Les fournisseurs de logements de tout le pays ont qualifié ce programme de « lourd » et de « compliqué », ce qui est légèrement mieux que les commentaires que les libéraux avaient reçus à propos de leur initiative pour l’achat d’une première propriété, un programme qui s’est avéré un échec lamentable. Ce programme devait aider 20 000 Canadiens au cours des six premiers mois, mais il n’en a aidé que 10 000 en plus de 18 mois. Il n’a pas réalisé son principal objectif, qui était d’améliorer l’abordabilité dans les régions où les coûts sont élevés. Ces changements n’aideront pas les acheteurs potentiels de Victoria, de Vancouver ou de Toronto.
Lorsque la seule solution des libéraux pour l’accès à la propriété à un prix abordable est d’assumer une partie de l’hypothèque d’un Canadien, et lorsque leur solution est activement découragée par les courtiers, ils devraient se rendre compte qu’il est temps de changer de cap et non pas d’en rajouter en adoptant de mauvaises politiques. Les libéraux devraient aider les Canadiens en leur donnant les outils nécessaires pour épargner, en réduisant leurs impôts et en créant des emplois. Par exemple, si l’utilisation des REER était encouragée, les Canadiens pourraient utiliser leurs propres économies pour acheter une maison.
Encore une fois, l’approche bureaucratique d’Ottawa « qui sait mieux que quiconque ce qu’il faut faire » nuit à nos collectivités. Cela prouve que le gouvernement libéral passe constamment à côté des préoccupations des Canadiens, notamment en ce qui a trait aux lacunes législatives et aux lacunes en matière d’application de la loi qui ont permis aux trafiquants de drogue de blanchir de l’argent illicite sur nos marchés immobiliers, aux préoccupations au sujet de l’offre, du financement et des critères du programme pour les foyers de soins de longue durée, ainsi qu’aux préoccupations liées aux lacunes du Fonds national de co-investissement pour le logement, un programme que les fournisseurs de logements de tout le pays ont critiqué en affirmant que le processus de demande est trop lourd et que les critères d’admissibilité sont trop compliqués.
Les Canadiens ne peuvent assumer plus longtemps les coûts de l'inaction du gouvernement. Seuls les conservateurs sont déterminés à faire en sorte que les Canadiens ne paient pas le prix de la mauvaise gestion des libéraux. Les conservateurs reconnaissent la gravité de la crise liée à l’abordabilité du logement à laquelle les Canadiens sont confrontés à l’échelle nationale.
Je crois en une vision audacieuse pour ma ville, Richmond, une vision où chaque famille qui travaille fort et qui économise de façon responsable peut accéder à la propriété. Je crois que l’avenir du logement au Canada reposera sur une bonne gestion de l’offre dans notre pays. Après avoir consulté mes collègues, j’ai été heureux d’apprendre que les conservateurs croient en un plan national de construction de maisons dans le cadre de la relance économique du Canada.
Nous croyons dans de vraies mesures, pas dans de belles paroles, pour remédier aux conséquences du blanchiment d’argent et à ses répercussions négatives sur notre société. Notre plan pour protéger notre avenir fait passer les besoins des Canadiens avant ceux des investisseurs étrangers, prévoit de vraies solutions de logement et met les familles sur le marché de l’habitation. Les conservateurs réclament et continueront de réclamer des améliorations aux politiques hypothécaires et à la fiscalité, ainsi que des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent, pour augmenter l’offre de logements sur l’ensemble du continuum et pour combattre la spéculation effrénée et les profits indus.
Il faut au Canada un plan pour relancer l’économie, mais plus d’un an après le début de la pandémie, le gouvernement libéral continue d’errer comme un navire à la dérive. Les conservateurs ont donc défini un plan de relance du Canada qui fixe un cap afin de protéger l’avenir de notre pays, y compris le modeste rêve de posséder un logement.
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CPC (BC)
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2021-06-08 13:20 [p.8095]
Mr. Speaker, I thank the parliamentary secretary for the intervention. It was as if he was giving a speech instead of asking a question. The only short answer I could provide is that it shows how out of touch the Liberals are. The drop in the bucket solutions and the reannouncing of the announcement that they had before will not help the housing crisis we are facing in Greater Vancouver or across the country.
Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementaire de son intervention, mais c’était plutôt un discours qu’une question. Ma réponse sera brève: ce qu’il a dit montre bien que les libéraux sont complètement hors sol. Les solutions dérisoires qu’ils proposent et la répétition de l’annonce qu’ils avaient déjà faite ne vont rien faire pour atténuer la crise du logement qui sévit dans le Grand Vancouver et dans l’ensemble du pays.