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CPC (AB)
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2013-05-29 15:40 [p.17249]
Mr. Speaker, Edmonton East will be voting yes.
Monsieur le Président, à titre de représentant d'Edmonton-Est, je voterai oui.
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CPC (AB)
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2013-03-20 14:03 [p.14957]
Mr. Speaker, on April Fool's Day, pasta lovers will gather at Massimo Lecas' restaurant, Buonanotte in Montreal, lampooning Quebec's separatist government and its linguistic cleansing comedy of errors.
Sponsored by the Special Committee for Canadian Unity and putbacktheflag.com, this evening of comedy will be held at the Italian restaurant where Quebec's language police ordered the removal of the word “pasta” from the menu. Imagine, no pasta on an Italian restaurant menu. Throughout the world, from Australia to England to, of course, Italy, they regaled at this farce and the silliness of the separatists. Welcome to pastagate.
Join us on the evening of April 1 in Montreal for even more comedic fun as we support the needy, support Canadian unity, support the Constitution and Charter of Rights and Freedoms, support linguistic fairness and indulge in our love of pasta.
Le jour du poisson d'avril, monsieur le Président, les aficionados de pâtes se réuniront au restaurant montréalais Buonanotte, propriété de Massimo Lecas, pour faire un pied de nez au gouvernement séparatiste du Québec et à sa vendetta tragicomique sur fond de nettoyage linguistique.
Parrainée par le Comité spécial pour l'unité canadienne et putbacktheflag.com, cette soirée de comédie se tiendra au restaurant italien même auquel la police québécoise de la langue a ordonné d'éradiquer le mot « pasta » de son menu. Un menu de restaurant italien sans pasta: et puis quoi encore? Cette farce grotesque et l'ineptie des séparatistes attirent les lazzis du monde entier, de l'Australie à l'Angleterre en passant par, évidemment, l'Italie. Bienvenue à « pastagate ».
Le 1er avril prochain, venez passer la soirée avec nous à Montréal pour un crescendo de franche rigolade à l'appui des moins bien nantis et à la défense de l'unité canadienne, de la Constitution, de la Charte des droits et libertés, de l'équité linguistique et, évidemment, des « pastavores ».
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CPC (AB)
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2013-03-20 18:00 [p.14990]
Mr. Speaker, I will be voting yes.
Monsieur le Président, je vais voter oui.
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CPC (AB)
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2013-03-20 18:32 [p.15001]
Mr. Speaker, Edmonton East agrees to a division and votes yes.
Monsieur le Président, la circonscription d'Edmonton-Est est d'accord pour appliquer le vote et vote oui.
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CPC (AB)
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2013-03-20 18:33 [p.15003]
Mr. Speaker, I agree to apply and vote yes.
Monsieur le Président, je suis d'accord pour appliquer le résultat du vote précédent et je vote oui.
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CPC (AB)
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2013-03-20 18:34 [p.15004]
Mr. Speaker, I agree to apply and vote yes.
Monsieur le Président, je suis d'accord pour appliquer le résultat du vote précédent et je vote oui.
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CPC (AB)
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2013-01-28 11:20 [p.13271]
Mr. Speaker, I would like to add a little clarity around what exactly the bill is intended to do and what that means.
It intends to ignore the Supreme Court of Canada and its ruling on this issue. It means to allow the proposal of yet another ambiguous, misleading question. It means to deny the people of Quebec a clear expression of their will in determining their future and direction. It also means to risk a minority decision that could tragically partition and break up Quebec. The supporters of the bill also intend to propose this to be sent to the Queen for a decision.
The bill has to be voted down by every Canadian in the House.
Monsieur le Président, j'aimerais clarifier un peu le débat pour qu'on comprenne bien l'esprit et les conséquences du projet de loi.
Le projet de loi a pour but de permettre de passer outre à la décision de la Cour suprême du Canada dans ce dossier. Il permettrait qu'une question ambiguë et trompeuse soit encore posée. Il nierait au peuple québécois le droit d'exprimer clairement sa volonté quant à son avenir. Il nous ferait courir le risque qu'une décision soit prise sans l'appui de la majorité de la population, ce qui pourrait entraîner tragiquement la partition et l'éclatement du Québec. Les défenseurs du projet de loi veulent en outre qu'il soit soumis à la reine pour qu'elle prenne la décision.
Ce projet de loi doit être rejeté par tous les Canadiens siégeant aux Communes.
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CPC (AB)
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2012-11-08 11:00 [p.12102]
Mr. Speaker, I wish to recognize 33 youthful delegates who have visited with us for the past seven weeks. They are here in members' offices to gain valuable perspectives on Canada's most important democratic institution, the Parliament of Canada.
These young people, representing the Canada-Ukraine Parliamentary program, embody the highest ideals of achievement and community service. They are the future leaders of Ukraine, young people like Yaroslav Barkov from my office.
Canada and Ukraine are inextricably linked forever by prior migration. Fully one in 30 Canadians is of Ukrainian descent, as are my wife, daughters and granddaughters. Ukraine holds a special place in the hearts of Canadians. Canada was the first country in the western world to accord diplomatic recognition in 1991 to an independent Ukraine.
As the young emissaries depart, we wish them well and say to them, Menohaya Leeta.
Monsieur le Président, j'aimerais souligner la présence de 33 jeunes délégués ukrainiens qui sont ici depuis sept semaines. Ils font un stage dans des bureaux de député pour acquérir une expérience précieuse de la plus importante institution démocratique de notre pays, le Parlement du Canada.
Ces jeunes, qui participent au Programme parlementaire Canada-Ukraine, personnifient les idéaux les plus élevés d'accomplissement et de service à la collectivité. Ces jeunes, comme Yaroslav Barkov, que mon bureau accueille, sont les futurs leaders de l'Ukraine.
Le Canada et l'Ukraine sont intimement liés à jamais grâce à l'immigration passée. Un Canadien sur 30 est de descendance ukrainienne, comme ma femme, mes filles et mes petites-filles. L'Ukraine occupe une place spéciale dans le coeur des Canadiens. En 1991, le Canada a été le premier pays occidental à accorder la reconnaissance diplomatique à l'Ukraine à la suite de son indépendance.
Alors que ces jeunes émissaires s'apprêtent à rentrer chez eux, nous leur offrons nos meilleurs voeux et leur disons: Menohaya Leeta.
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CPC (AB)
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2012-10-16 18:17 [p.11074]
Mr. Speaker, I will be voting yes.
Monsieur le Président, je voterai oui.
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CPC (AB)
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2012-09-24 14:00 [p.10330]
Mr. Speaker, 21 years ago, Ukrainians overwhelmingly chose to return to the status of an independent nation. The day after its referendum, Canada became the first western nation to recognize the newly sovereign Ukraine. We too celebrate the ties that bind Canada and Ukraine, including the over one million Canadians of Ukrainian heritage.
As a member of Parliament, I have travelled to Ukraine to observe presidential and parliamentary elections. I have seen how the people of Ukraine surely and steadily strengthened their democratic resolve. I also have no doubt that they will continue that progress with their upcoming parliamentary election this fall.
Canada continues to support those who strive to achieve freedoms brought about by their desire for democracy.
I wish to congratulate the people of Ukraine for their great accomplishment 21 years ago and for their continued determination to embrace their future within the world of democratic nations.
Monsieur le Président, il y a 21 ans, une majorité écrasante d'Ukrainiens ont voté pour le retour à l'indépendance de leur pays. Le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître la souveraineté de l'Ukraine dès le lendemain du référendum. Nous aussi, nous nous réjouissons des liens qui unissent le Canada et l'Ukraine ainsi que du fait que plus d'un million de Canadiens sont d'origine ukrainienne.
À titre de député, je suis allé en Ukraine pour observer les élections présidentielles et parlementaires. J'ai pu voir que les Ukrainiens ont su constamment affermir leur volonté démocratique. Je suis convaincu que leurs progrès se poursuivront lors des prochaines élections parlementaires, qui auront lieu cet automne.
Le Canada continue d'appuyer les gens qui aspirent aux libertés allant de pair avec leur volonté de vivre dans un État démocratique.
Je félicite les Ukrainiens de leur grande réalisation d'il y a 21 ans et de leur détermination inflexible à évoluer parmi les pays démocratiques du monde.
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CPC (AB)
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2012-05-30 14:04 [p.8557]
Mr. Speaker, 70 years ago, the duly elected leader and government of a modern country, known for its contributions to the arts and culture, edicted mass murder of an unimaginable scale. The world was shocked to learn of meticulous state records documenting millions who perished, horrendous evidence that evil resides everywhere when left unchecked due to apathy and indifference. The goal was genocide, to obliterate Jews in all countries under Nazi control.
As the storm clouds of rhetoric and denial gather against Jews throughout the world, we stand together to remember those whose lives were annihilated in the Holocaust. We stand to condemn those acts of genocide and those who would deny the very atrocities that caused millions to perish at the hand of their fellow man.
We stand as one people, under the banner of humanity, united in our support to solemnly pledge, this day and forever, never again.
Monsieur le Président, il y a 70 ans, le chef d'État et le gouvernement dûment élus d'un pays moderne et réputé pour son apport aux arts et à la culture ont décrété une tuerie d'une ampleur inconcevable. Le monde entier a été scandalisé lorsqu'il a appris que cet État gardait un registre, méticuleusement détaillé, des millions de personnes qui avaient ainsi péri, preuve effroyable que l'apathie et l'indifférence peuvent, si on n'y prend garde, laisser le mal triompher. L'objectif alors visé était le génocide, l'éradication des Juifs dans tous les pays régis par les nazis.
Alors que les nuages de la démagogie et du déni s'amoncellent au-dessus des Juifs du monde entier, nous faisons front pour préserver la mémoire de ceux que l'Holocauste a annihilés. Ensemble, nous condamnons ce génocide et quiconque nie les atrocités mêmes qui ont entraîné la mort de millions de personnes aux mains de leurs semblables.
Unis en un seul peuple sous la bannière de l'humanité, nous faisons le serment solennel de ne plus jamais permettre de pareilles horreurs.
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CPC (AB)
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CPC (AB)
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2012-05-16 18:18 [p.8240]
Madam Speaker, I will be voting yes.
Madame la Présidente, je voterai oui.
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CPC (AB)
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2012-03-14 18:00 [p.6302]
Mr. Speaker, I will be voting yes.
Monsieur le Président, je vais voter oui.
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CPC (AB)
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2012-03-14 18:10 [p.6305]
Mr. Speaker, I will be voting yes.
Monsieur le Président, je voterai en faveur de la motion.
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CPC (AB)
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2012-03-14 18:28 [p.6313]
Mr. Speaker, I will be voting yes.
Monsieur le Président, je voterai en faveur de la motion.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-03-24 10:08 [p.9165]
seconded by the hon. member for Portneuf—Jacques Cartier, moved for leave to introduce Bill C-643, An Act to amend the Canada Elections Act (contributions).
She said: Mr. Speaker, I am pleased to rise in the House today to introduce, in both official languages, a bill that will enact amendments to the Canada Elections Act so that contributions may be made in any calendar year to the candidate who is not the candidate of a registered party.
avec l'appui du député de Portneuf—Jacques-Cartier, demande à présenter le projet de loi C-643, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (contributions).
— Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui pour présenter, dans les deux langues officielles, un projet de loi visant à modifier la Loi électorale du Canada afin de permettre le versement au cours d’une année civile de contributions au candidat qui n’est pas le candidat d’un parti enregistré.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-03-24 10:18 [p.9167]
Mr. Speaker, I am pleased to present a petition in the House today in support of the volunteer firefighters who we all know are critical to protecting our lives and the fire safety of small communities across the nation in ridings like mine, Simcoe—Grey.
On average we know that our volunteer firefighters give over 443 hours of service, equivalent to 60 work days a year. Small communities are under severe financial stress and having paid firefighters is not an option.
I was pleased to see that this was included in the budget. It is unfortunate that the opposition parties are not supporting it and that we will be going to the polls, because I know that the average Canadian citizen would like to see support for our volunteer firefighters.
Monsieur le Président, je suis heureuse de présenter aujourd'hui à la Chambre une pétition en faveur des pompiers volontaires qui, nous le savons tous, jouent un rôle essentiel dans la protection de nos vies et la protection contre les incendies dans des petites collectivités situées, d'un bout à l'autre du pays, dans des circonscriptions comme celle de Simcoe—Grey, que je représente.
En moyenne, chaque volontaire donne plus de 443 heures de service, soit l'équivalent de 60 jours par année. Les petites collectivités sont aux prises avec de gros problèmes financiers, et l'embauche de pompiers rémunérés n'est pas une option.
J'ai été heureuse de voir que le budget en tient compte. Malheureusement, les partis de l'opposition ne l'appuient pas, et nous serons appelés aux urnes. Je sais que le Canadien moyen aimerait qu'on appuie les pompiers volontaires.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-03-22 15:00 [p.9112]
Mr. Speaker, I continue to advocate for family-friendly policies like income splitting. Research shows that income splitting can have a positive impact on families, providing tax savings and increased birthrates as more parents have the freedom to choose whether to go to work or stay at home with their children.
Research predicts that family income splitting could address growing concerns over labour shortages and rising social program costs.
There is still time before the budget is tabled this afternoon. Would the finance minister please consider this very important family-friendly tax policy?
Monsieur le Président, je continue de défendre des politiques favorables aux familles, comme le partage du revenu. Des travaux de recherche montrent que le partage du revenu peut avoir des effets positifs sur les familles, entraîner des avantages fiscaux et faire augmenter le taux de natalité puisque davantage de parents ont la liberté de choisir s'ils iront travailler ou s'ils resteront à la maison avec leurs enfants.
Des travaux de recherche prédisent que le partage du revenu familial pourrait régler les inquiétudes croissantes au sujet de la pénurie de main-d'oeuvre et de l'augmentation du coût des programmes sociaux.
Il est encore temps d'agir avant la présentation du budget cet après-midi. Est-ce que le ministre des Finances pourrait envisager cette importante politique fiscale favorable aux familles?
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Ind. Cons. (ON)
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2011-03-10 15:06 [p.8912]
Mr. Speaker, it has been a year since the Prime Minister advised the country of unsubstantiated allegations against me and asked the RCMP to investigate. The result was a set of flimsy allegations that had absolutely no substance, and the RCMP file was closed. I have made an access to information and personal information request under the Privacy Act to receive a copy of the RCMP report to provide some insight to my constituents. It is an extremely frustrating process.
PCO, DFAIT, and the Lobbying Commissioner were all given the deadline of February 28 to respond. The Lobbying Commissioner has responded, but PCO and DFAIT have not. Could the government confirm that it will delay no further and release this information?
Monsieur le Président, il y a un an que le premier ministre a informé les Canadiens que des allégations non fondées avaient été soulevées contre moi et a demandé à la GRC de mener une enquête. Tout ce que cette enquête a révélé, c'est une série de faibles allégations dénuées de tout fondement, et la GRC a fermé le dossier. J'ai déposé une demande d'accès à l'information et aux renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le but de recevoir une copie du rapport de la GRC afin d'éclairer mes électeurs. C'est un processus extrêmement frustrant.
Le BCP, le MAECI et le Commissariat au lobbying devaient répondre avant le 28 février. J'ai reçu une réponse du Commissariat au lobbying, mais pas des deux autres organismes. Le gouvernement pourrait-il confirmer qu'il ne tardera plus et qu'il divulguera les renseignements demandés?
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Ind. Cons. (ON)
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2011-03-04 11:15 [p.8669]
Mr. Speaker, I rise today with a heavy heart to recognize Howard Noble, who passed away peacefully on Tuesday, February 8, at the age of 92, in my riding of Simcoe—Grey.
The Noble family is one of the first pioneer families in Simcoe county. In the 1800s, Archibald Noble left Ireland and settled in Mulmur township. Over the years, many of Howard's ancestors were buried in the pioneer cemetery. The Noble family established deep roots in the community and those roots are still growing strong.
Howard is survived by three generations, his son, grandchildren and great-grandchildren. Howard Noble was also one of the area's most respected businessman. In 1945 he founded Howard Noble Insurance. For over 65 years, this family-owned and operated business has successfully met the needs of the residents in the area.
Howard was also a major participant in establishing the community centre in Avening and the medical centre and Station on the Green, in Creemore. He was active in the Masons, the Shiners and the Eastern Star.
Our prayers go out to Howard's family and friends. He will be missed.
Monsieur le Président, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à Howard Noble, qui s’est éteint paisiblement le mardi 8 février, à l’âge de 92 ans, dans ma circonscription, Simcoe—Grey.
La famille Noble est l’une des premières familles de pionniers du comté de Simcoe. Dans les années 1800, Archibald Noble a quitté l’Irlande pour venir s’établir dans le canton de Mulmur. Au fil des ans, un grand nombre des ancêtres d’Howard ont été inhumés dans le cimetière des pionniers. La famille Noble s’est profondément enracinée dans la collectivité et ses racines n’ont cessé de croître.
Trois générations survivent à Howard: son fils, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants. Howard Noble était également un des hommes d’affaires les plus respectés de la région. En 1945, il a fondé Howard Noble Insurance. Pendant plus de 65 ans, cette entreprise familiale a su répondre aux besoins des résidants de la région.
Howard a également joué un rôle important dans la création du centre communautaire à Avening ainsi que du centre médical et du centre Station on the Green, à Creemore. Il était actif au sein des Francs-maçons, des Shriners et de l’ordre de l’Étoile orientale.
Nos prières accompagnent la famille et les amis d’Howard. Il manquera à beaucoup de gens.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-02-17 14:17 [p.8329]
Mr. Speaker, I rise to recognize John Stapleton, a constituent and tireless advocate of the merchant navy veterans.
John is a past president of the Allied Merchant Marine Association, a member of the Jewish War Veterans of Canada and an honorary member of the British Merchant Navy Association. He is also a recipient of the Queen's Golden Jubilee Medal and was one of 15 veterans recognized by the Minister of Veterans Affairs Commendation Award in October 2010.
John is a champion of veteran's issues and is persistent in his campaign for fair compensation and recognition for World War II merchant navy veterans. He and his wife, Wanita, and former MP, Paul Bonwick, were relentless in their crusade to establish Merchant Navy Day. Thanks to their perseverance, people across the country join to recognize the sacrifices made by World War II merchant navy veterans every year on September 3.
Every year, during the week of Valentine's Day, I recognize seniors and veterans. Today I pay special tribute to John Stapleton for his inspiration, his wisdom and his leadership.
Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage à un de mes électeurs, John Stapleton, défenseur infatigable des anciens combattants de la marine marchande.
John est membre des Anciens combattants juifs du Canada, membre honoraire de la British Merchant Navy Association et il était autrefois président de l'association de la marine marchande alliée. Il est également décoré de la Médaille du Jubilé de la Reine et était l'un des 15 anciens combattants à recevoir la Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants en octobre 2010.
John est un ardent défenseurs des anciens combattants et s'est montré persistant dans sa campagne pour la juste indemnisation et la reconnaissance des anciens combattants de la marine marchande qui ont servi durant la Seconde Guerre mondiale. John, sa femme Wanita et Paul Bonwick, ancien député, ont déployé d'immenses efforts dans le cadre de leur campagne visant à instituer la Journée de la marine marchande. Grâce à leur persévérance, chaque année, le 3 septembre, tous les Canadiens peuvent se réunir pour souligner les sacrifices des anciens combattants de la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Chaque année, la semaine de la Saint-Valentin, je rends hommage aux aînés et aux anciens combattants. Aujourd'hui, je salue tout particulièrement John Stapleton pour son inspiration, sa sagesse et son leadership.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-02-16 17:57 [p.8253]
Mr. Speaker, I support this motion.
Monsieur le Président, j'appuie la motion.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-02-10 14:17 [p.8018]
Mr. Speaker, earlier this week I had the opportunity to meet with Darryl and Trevor Lewis from my riding. We are all aware of the significant shortage of family doctors across Canada, especially in rural underserved areas like Simcoe—Grey. The Association of Faculties of Medicine of Canada is calling on the federal government to support strategies to increase enrolment in Canada's 17 medical schools.
In other countries, these strategies have increased the proportion of medical students from low-income and rural origins by 15% and, in turn, doctor representation. Students from rural backgrounds are 2.5 times more likely to stay and practise family medicine in rural communities.
The government needs to recognize these valuable groups and establish an application bursary program to cover the significant cost of applying to medical school. Recruiting and supporting low income and rural students in a career in medicine through education, mentorship, and research opportunities will have a tremendous impact on the quality of health care for all Canadians.
Monsieur le Président, j'ai eu l'occasion, en début de semaine, de m'entretenir avec Darryl et Trevor Lewis, qui sont de ma circonscription. Nous sommes tous conscients des grandes pénuries de médecins de famille d'un bout à l'autre du Canada, notamment dans les régions rurales négligées, comme la circonscription de Simcoe—Grey. L'Association des facultés de médecine du Canada demande donc au gouvernement fédéral de favoriser le recours à des stratégies visant à augmenter le nombre d'inscriptions dans les 17 facultés de médecine du Canada.
Ailleurs dans le monde, de telles stratégies ont permis d'augmenter de 15 p. 100 la proportion des étudiants en médecine venant d'un milieu rural ou à faible revenu et, du coup, d'augmenter le nombre de médecins. Les étudiants qui viennent d'un milieu rural sont 2,5 fois plus susceptibles de pratiquer la médecine familiale en région.
Il faut que le gouvernement reconnaisse que ces étudiants sont précieux et qu'il mette eu oeuvre un programme de bourses qui couvrira les importants frais d'inscription aux programmes de médecine. Le fait d'inciter les étudiants issus d'un milieu rural ou à faible revenu à faire carrière en médecine en leur offrant des programmes d'éducation, du mentorat et la possibilité de réaliser des projets de recherche aura d'énormes répercussions sur la qualité des soins de santé offerts aux Canadiens.
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Ind. Cons. (ON)
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Ind. Cons. (ON)
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Ind. Cons. (ON)
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Ind. Cons. (ON)
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2011-02-07 19:03 [p.7825]
Once again, Madam Speaker, I vote no.
Encore une fois, madame la Présidente, je vote contre la motion.
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Ind. Cons. (ON)
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2011-02-03 15:02 [p.7691]
Mr. Speaker, I support the ministerial directive on the release of criminal record information for vulnerable sector screenings by the RCMP, which closed a loophole that could have been exploited by pardoned sex offenders who change their names. Volunteer groups, employers and organizations support this change, but they are faced with a dramatic increase in the length of time it takes to screen individuals. A bottleneck is straining the system and it is now taking up to six months.
The vulnerable sector, not-for-profits, the unemployed and small business cannot wait this long. A joint effort to streamline this process is required to preserve the integrity of this important public safety measure.
What is the Minister of Public Safety going to do?
Monsieur le Président, j'appuie la directive ministérielle sur la divulgation de renseignements sur les antécédents judiciaires qui permet à la GRC d'effectuer une vérification de l’aptitude à travailler auprès des personnes vulnérables, directive qui est venue combler une lacune dont auraient pu profiter les délinquants sexuels réhabilités qui ont changé de nom. Les groupes de bénévoles, les employeurs et les organisations sont favorables à ce changement, mais ils doivent maintenant composer avec une augmentation considérable du délai de vérification. Le système est très congestionné, et une demande peut maintenant prendre jusqu'à six mois.
Les personnes vulnérables, les organisations à but non lucratif, les personnes sans emploi et les petites entreprises ne peuvent attendre si longtemps. Il faut déployer des efforts communs pour simplifier le processus si nous voulons préserver l'intégrité de cette importante mesure d'amélioration de la sécurité publique.
Que compte faire le ministre de la Sécurité publique?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-12-14 14:16 [p.7242]
Mr. Speaker, I rise in the House today to support the Friends of the Utopia Gristmill & Park and thank Montreal Canadiens legend, Guy Lafleur, for the terrific tribute he made in honour of the Utopia Conservation Area and the restoration of Bell's Gristmill.
Built in 1860, the gristmill is still on its original frame structure. In 1965, it was donated to the Nottawasaga Valley Conservation Authority for a water conservation project and over the years a small group of approximately 100 people have overcome many hurdles to save the gristmill from being closed down and privatized.
I applaud the Friends of the Utopia Gristmill & Park who have worked hard to preserve this historic treasure and designate it as public green space, protecting our community's heritage against urban sprawl and securing many jobs for our youth. It is because of the commitment, spirit and hard work that the residents have put into this project that all residents of Utopia can be proud to call it their home for years to come.
I would like to wish all of my colleagues and constituents a very merry Christmas and all the best for the new year.
Je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour manifester mon appui aux amis du moulin et du parc d’Utopia, et pour remercier Guy Lafleur, la légende des Canadiens de Montréal, du magnifique geste qu'il a posé en l’honneur de la zone de conservation d’Utopia et de la restauration du moulin de Bell.
Bâti en 1860, ce moulin repose toujours sur sa structure originale. En 1965, il a été donné à la société d’aménagement de la vallée de Nottawasaga en vue de la réalisation d’un projet de conservation des eaux. Au fil des ans, un petit groupe, qui réunit une centaine de personnes, a surmonté bien des obstacles pour parvenir à éviter la fermeture et la privatisation du moulin.
Je félicite les amis du moulin et du parc d’Utopia, qui ont travaillé fort pour préserver ce trésor historique et obtenir sa désignation en tant qu’espace vert public. Ils ont ainsi protégé le patrimoine de notre collectivité contre l’étalement urbain et créé beaucoup d’emplois pour nos jeunes. C'est grâce à l’engagement, à la motivation et à l’énergie qu’ils ont investis dans ce projet que les habitants d’Utopia peuvent maintenant être fiers de cette marque distinctive de leur chez-soi pour bien des années à venir.
J’en profite pour souhaiter à tous mes collègues, ainsi qu’à mes électeurs, un très joyeux Noël et une bonne année 2011.
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Ind. Cons. (ON)
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2010-11-30 15:28 [p.6637]
Mr. Speaker, the paper version of Publication T4008 Payroll Deductions Supplementary Tables will no longer be available effective January 1, 2011. Many small businesses in Simcoe—Grey and across the country do not use computers nor do they have access to the Internet. When hard-working entrepreneurs contacted the CRA to find a solution, they were told to use their neighbour's computers.
Canadian small businesses in rural communities across the country should have access to this vital information in order to fulfill their obligations. When will the minister reverse this poor decision?
Monsieur le Président, la version papier de la publication T4008, Tables supplémentaires de retenues sur la paie, ne sera plus disponible à compter du 1er janvier 2011. De nombreuses petites entreprises de Simcoe—Grey et du reste du pays n'utilisent pas d'ordinateurs et n'ont pas accès à Internet. Lorsque des entrepreneurs ont communiqué avec l'ARC pour trouver une solution, on leur a dit de se servir des ordinateurs de leurs voisins.
Les petites entreprises canadiennes dans les communautés rurales partout au pays devraient avoir accès à ces renseignements essentiels pour remplir leurs obligations. Quand le ministre reviendra-t-il sur cette mauvaise décision?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-11-18 14:17 [p.6135]
Mr. Speaker, on November 14, World Diabetes Day and Sir Frederick Banting's birthday were celebrated for the first time at the birthplace of Dr. Banting in my riding of Simcoe—Grey. Members of the Banting family, the community and the Sir Frederick Banting Legacy Foundation celebrated in the newly restored octagonal drive shed at the Banting Homestead Heritage Park. In 2008, the Town of New Tecumseth purchased the homestead, and in 2009 I secured Banting's designation as a person of historical significance.
With the world watching, Canadians have the opportunity to help this $9 million fundraising project that includes the restoration of the farm house, construction of a heritage exhibit building, a diabetes outreach and learning clinic, support for research, and the creation of a new Banting legacy chair in pediatric diabetes research.
I encourage the government to support the preservation of his birthplace, this international landmark, to honour the legacy of a Canadian medical giant whose discovery of insulin has saved billions of lives worldwide.
Monsieur le Président, le 14 novembre, la Journée mondiale du diabète et l’anniversaire de naissance de sir Frederick Banting ont été célébrés simultanément pour la première fois au lieu de naissance du Dr Banting, dans ma circonscription, Simcoe-Grey. Pour l’occasion, des membres de la famille Banting, de la collectivité et de la Sir Frederick Banding Legacy Foundation se sont réunis dans le hangar octogonal pour véhicules, dont la rénovation venait d’être achevée, au parc patrimonial de la propriété Banting. En 2008, la ville de New Tecumseth a fait l’acquisition de la propriété et, en 2009, j’ai réussi à obtenir que Banting soit désigné comme une personne d’importance historique.
Sous les regards du monde entier, les Canadiens ont l’occasion de contribuer à cette campagne de financement de 9 millions de dollars pour financer la restauration de la ferme, la construction d’un bâtiment d’exposition patrimoniale, la clinique de vulgarisation et d’apprentissage sur le diabète, le soutien à la recherche et la création de la nouvelle chaire Banting de recherche sur le diabète infantile.
J’encourage le gouvernement à soutenir la préservation de son lieu de naissance, ce site historique international, pour saluer l'héritage laissé par un géant canadien de la médecine qui, en découvrant l’insuline, a sauvé des milliards de vies dans le monde entier.
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Ind. Cons. (ON)
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2010-11-16 18:13 [p.6041]
Mr. Speaker, I support this.
Monsieur le Président, j'appuie cette motion.
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Ind. Cons. (ON)
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2010-11-04 15:03 [p.5839]
Mr. Speaker, the Canadian Nuclear Safety Commission held public hearings on Bruce Power's proposal to ship radioactive materials on the Great Lakes and St. Lawrence River system.
Three of my communities are situated along the largest body of surface freshwater in the world. Mayors Anderson, Patterson and Cooper have expressed opposition and serious concern about the commission's reluctance to discuss this matter with them. To quote the town of Blue, “It's because of this lack of openness that the general public has lost trust in government and their agencies and their commissions”.
Will the ministers responsible commit to ensuring community leaders are fully included in the process so they may be in a position to address the real risks these shipments present to our constituents and the environment?
Monsieur le Président, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a mené des audiences publiques sur la proposition de la Bruce Power visant le transport de matériel radioactif sur les Grands Lacs et le réseau hydrographique du Saint-Laurent.
Trois des collectivités que je représente sont situées le long du plus important plan d'eau douce de surface au monde. Les maires Anderson, Patterson et Cooper ont exprimé leur opposition et leurs grandes préoccupations à l'égard de la réticence de la commission à discuter de cette question avec eux. Pour citer les paroles du représentant de la ville de Blue: « C'est ce manque d'ouverture qui a mené le grand public à perdre confiance à l'égard du gouvernement, de ses organismes et de ses commissions. »
Les ministres responsables accepteront-ils de s'engager à s'assurer que les dirigeants communautaires puissent participer au processus pour qu'ils aient la possibilité de discuter des risques réels que le transport de ces marchandises pourrait représenter pour nos électeurs et notre environnement?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-10-28 15:03 [p.5502]
Mr. Speaker, volunteer firefighters are critical in protecting lives and providing fire safety in small communities like Simcoe--Grey.
On average, each volunteer gives 443 hours of service, the equivalent of 60 workdays a year. Small communities are under severe financial stress. Replacing these volunteers with paid staff is not an option. One solution proposed by firefighters across the country is for a tax credit to help offset their personal costs.
Will the government stand up for our brave volunteer firefighters with a $3,000 non-refundable tax credit to help address the problems of retention and recruitment?
Monsieur le Président, les pompiers volontaires jouent un rôle crucial en protégeant la vie des gens et en assurant leur sécurité quand des incendies éclatent dans de petites collectivités comme Simcoe—Grey.
En moyenne, chaque volontaire donne 443 heures de service, soit l'équivalent de 60 jours par année. Les petites collectivités sont aux prises avec de gros problèmes financiers. Remplacer ces volontaires par du personnel rémunéré n'est pas une option. Les pompiers de l'ensemble du pays ont proposé que le gouvernement crée un crédit d'impôt pour compenser leurs dépenses personnelles.
Le gouvernement défendra-t-il nos courageux pompiers volontaires en leur accordant un crédit d'impôt non remboursable de 3 000 $ afin d'aider les collectivités à recruter et à garder des pompiers volontaires?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-10-26 18:24 [p.5383]
Mr. Speaker, I will vote in support of this motion.
Monsieur le Président, je voterai en faveur de cette motion.
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Ind. Cons. (ON)
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2010-10-21 15:02 [p.5191]
Mr. Speaker, a cost-competitive transportation sector is a key component of the travel and tourism industry, generating billions in tax revenues.
Canada's existing airline policies have resulted in a drop from 8th to 15th place among the world's most visited destinations. Our tourist deficit has risen dramatically from $1 billion to $14.5 billion, and 2.5 million Canadians are now going to U.S. airports in order to travel on less expensive airline tickets.
When will the government live up to its commitment to eliminate or cut airport rents and excise fuel taxes so Canada can become globally competitive and a more affordable destination?
Monsieur le Président, un secteur des transports concurrentiel constitue une composante clé du secteur du voyage et du tourisme, qui génère des milliards de dollars en recettes fiscales.
La politique canadienne actuelle sur le transport aérien a fait passer le Canada de la 8e à la 15e place dans la liste des destinations les plus populaires dans le monde. Notre déficit touristique a augmenté radicalement, passant de 1 milliard de dollars à 14,5 milliards et 2,5 millions de Canadiens vont maintenant prendre l'avion dans les aéroports des États-Unis afin de payer leurs billets moins cher.
Quand le gouvernement tiendra-t-il sa promesse et éliminera ou réduira-t-il les loyers des aéroports et la taxe d'accise sur le carburant afin que le Canada devienne concurrentiel sur la scène mondiale et devienne une destination plus abordable?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-10-05 15:00 [p.4778]
Mr. Speaker, as the finance minister says, the economy remains fragile. One of the best ways to encourage private sector investment is to substantially reduce capital gains taxes. Many economists claim that it will not hurt revenues because of the new business start-ups, the innovation jobs and the economic activity it will create.
Fifty-five per cent of those reporting capital gains have incomes under $50,000 a year. While the tax-free savings account is a good start, it is not enough.
When will the government substantially reduce capital gains rates to boost the Canadian economy?
Monsieur le Président, comme le dit le ministre des Finances, l'économie demeure fragile. L'un des meilleurs moyens d'encourager les investissements dans le secteur privé consiste à réduire considérablement l'impôt sur les gains en capital. De nombreux économistes soutiennent que cela ne nuira pas aux revenus en raison du démarrage de nouvelles entreprises, des emplois innovateurs et de l'activité économique que cette mesure créerait.
Parmi les gens qui déclarent des gains en capital, 55 p. 100 ont un revenu de moins de 50 000 $ par année. Le compte d'épargne libre d'impôt est un bon point de départ, mais ce n'est pas suffisant.
Quand le gouvernement réduira-t-il de façon notable le taux d'imposition des gains en capital pour dynamiser l'économie canadienne?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-09-30 14:17 [p.4614]
Mr. Speaker, I rise today with a heavy heart to recognize Joseph Simonato, affectionately known as Chic, who passed away on Monday, September 20, at the age of 87.
He was born in Collingwood and served with the Toronto Scottish Regiment during World War II. On June 6, 1944, Chic was part of the second wave of troops that stormed the beaches of Normandy, and in 1945 he was wounded in battle.
Chic was one of the founding members of the Collingwood Lawn Bowling Club. He played a vital role in establishing the Veterans' Wall of Honour in Collingwood that lists the names and units of more than 520 veterans. He authored a book giving a brief history of each unit, and championed the restoration of the Collingwood cenotaph. He received the Order of Collingwood, the Companion Order of Collingwood and, in 2010, he received the Minister of Veterans Affairs Commendation.
Our prayers go out to Mary-Lou, Chic's loving wife, and his family and friends. We will all miss him dearly. I am honoured to have called this patriotic gentleman my friend.
Monsieur le Président, c'est le coeur lourd que je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à M. Joseph Simonato, surnommé affectueusement « Chic », qui est décédé le lundi 20 septembre, à l'âge de 87 ans.
Né à Collingwood, il a servi au sein du Toronto Scottish Regiment pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 6 juin 1944, Chic faisait partie de la deuxième vague de militaires qui ont investi les plages de Normandie et, en 1945, il fut blessé.
Chic fut un des membres fondateurs du club de boulingrin de Collingwood. Il a grandement contribué à la création, à Collingwood, d'un Mur de l'excellence portant les noms et unités d'appartenance de plus de 520 anciens combattants. Il est l'auteur d'un livre retraçant brièvement l'historique de chacune des unités. Il a également été le fer de lance de la remise en état du monument commémoratif à Collingwood. Il a été décoré de l'Ordre de Collingwood et nommé Compagnon de l'Ordre de Collingwood et, en 2010, il a été décoré de la Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants.
Nos prières accompagnent Mary-Lou, la tendre épouse de Chic, ainsi que sa famille et ses amis. Il nous manquera tous beaucoup. Ce fut un honneur pour moi de compter ce grand patriote parmi mes amis.
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Ind. Cons. (ON)
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2010-06-03 15:01 [p.3386]
Mr. Speaker, the Prime Minister told Canadians he was aware of serious criminal allegations against me and he called in the RCMP. His chief of staff, Guy Giorno, wrote a letter to the Ethics Commissioner outlining these specific allegations. The ethics office spoke with Derek Snowdy, read him the letter and he denied having said these things.
Snowdy testified under oath before a committee that he provided no information about any illegal or inappropriate actions on my part and called the party lawyer to complain about this misrepresentation.
If the Prime Minister is so confident that the party lawyer outlined these allegations to me, will he table this letter in the House?
Monsieur le Président, le premier ministre a dit aux Canadiens qu'il avait été informé d'allégations criminelles graves à mon sujet et qu'il avait demandé à la GRC d'enquêter. Son chef de cabinet, Guy Giorno, a envoyé une lettre à la commissaire à l'éthique pour lui faire part de ces allégations. Le personnel du commissariat à l'éthique a communiqué de vive voix le contenu de la lettre à Derek Snowdy, qui a nié avoir tenu ces propos.
Lors de son témoignage sous serment devant un comité, M. Snowdy a déclaré qu'il n'avait communiqué aucune information sur des agissements illégaux ou répréhensibles de ma part et qu'il avait appelé l'avocat du parti pour lui faire part de son mécontentement au sujet de cette déformation des faits.
Si le premier ministre est si sûr que l'avocat du parti m'a fait part de ces allégations, pourquoi ne présente-t-il pas la lettre en question à la Chambre?
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Ind. Cons. (ON)
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2010-05-27 14:21 [p.2996]
Mr. Speaker, on April 8, I had the honour of announcing a $4 million investment for a new campus of Georgian College in my riding of Simcoe—Grey. Tomorrow, we will be celebrating this expansion.
For over 25 years, Georgian College has had a campus in Collingwood, but has relocated 10 times to meet the growing needs of the area. At last, 2011 will mark its final move to its new permanent location. This new home for the college is expected to increase enrolment from its current 871 students to in excess of 1,500 in the next three years.
This new campus will serve Collingwood, Wasaga Beach, Clearview and the town of Blue Mountains. It will broaden employment, stimulate our local economies and attract new opportunities for business.
I want to thank my colleagues, the MP for Bruce—Grey—Owen Sound and the MP for Simcoe North, for their support. I would like to congratulate to Mr. Brian Tamblyn, the president, for his leadership and vision, but most importantly, the hard work and dedication of all the staff and volunteers for making this expansion in lifelong learning a reality.
Monsieur le Président, le 8 avril, j'ai eu l'honneur d'annoncer un investissement de 4 millions de dollars pour un nouveau campus au Georgian College dans ma circonscription de Simcoe—Grey. Demain, nous fêterons cette expansion.
Depuis plus de 25 ans, le Georgian College a un campus à Collingwood, mais il s'est déplacé 10 fois pour répondre à la croissance des besoins de la région. En 2011, il pourra enfin s'installer à son nouvel emplacement définitif. Cela devrait lui permettre de faire passer ses effectifs de 871 étudiants actuellement à plus de 1 500 au cours des trois prochaines années.
Ce nouveau campus desservira Collingwood, Wasaga Beach, Clearview et la ville de Blue Mountains. Il créera des emplois, stimulera l'économie locale et ouvrira de nouveaux débouchés aux entreprises.
Je tiens à remercier mes collègues, le député de Bruce—Grey—Owen Sound et le député de Simcoe-Nord, de leur appui. Je souhaite féliciter M. Brian Tamblyn, le président, pour son leadership et sa vision, mais surtout je tiens à saluer le travail acharné et le dévouement de tout le personnel et de tous les bénévoles grâce auxquels ce progrès de l'apprentissage permanent est devenu une réalité.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, I am pleased to take part in the debate on Bill C-60, the specific claims resolution act, on second reading, representing the PC Party of Canada as an independent Conservative member of the House. It is rather unusual to debate two bills on aboriginal affairs back to back. As we know, yesterday we debated the first nations governance act, Bill C-61.
I made reference during yesterday's debate on Bill C-61 to the fact that the member for Winnipeg Centre made a recommendation to the minister that aboriginal representation be included during the hearing process of the standing committee. I can certainly say at this time that the PC Party of Canada supports that recommendation. In fact, we would suggest that the recommendation be extended to Bill C-60 as well.
We all know that the land claims issue in Canada has been longstanding and has not been easy. Aboriginal treaties and land claims are part of Canada's history. I believe that Canadians want these outstanding land claims to be resolved in an expedient manner. It is in the best interests of all Canadians, including aboriginal Canadians. Bill C-60, in the PC Party's opinion, is a progressive step.
My first involvement with land claims was in 1995 with the Rolling River first nations band in my riding of Dauphin--Swan River. The then chief, Dennis Whitebird, who is now the grand chief in Manitoba, was one of the leaders involved in the entitlement land claims initiative in Manitoba. As the mayor at the time I learned a lot about land claims through the process and supported the Manitoba entitlement claim initiative. In fact, Dauphin--Swan River is fortunate to have 13 first nation communities as well as 88 other municipalities.
The land claims process, as I found out, is not as simple as it sounds. At this point I would like to relate some of the basic information that I had to learn to understand and I believe it would be in the interest of the viewers following this debate.
First nations in Canada have signed agreements with the crown that are called treaties. There are three groups of treaties: pre-Confederation treaties, numbered treaties, and modern treaties, which we designate as land claims. In July 1817 the Selkirk Treaty in my own province of Manitoba was signed by the Saulteaux and the Cree First Nations and the Government of Canada.
The pre-Confederation treaties include King George III's royal proclamation of 1763. Those treaties were negotiated in Canada before Confederation. Also included are the Robinson Treaty of 1850, Treaty No. 13, and the additions to the Robinson Treaty which are known as Treaty No. 12 and Treaty No. 14. Numbered treaties are the treaties numbered 1 to 11, which were negotiated between 1871 and 1877 with first nations people across Canada.
The third group of treaties is known as the modern treaties, or land claims as we know them today, which consist of land claims negotiated according to Canada's land claims policy established in 1973. The land claims policy recognizes two broad classes of claims: comprehensive claims and specific claims.
I will explain briefly what comprehensive claims are. Comprehensive claims are based on the assertion of continuing aboriginal title to lands and natural resources.
Comprehensive claim settlements are negotiated to clarify the rights of aboriginal groups to lands and resources in a manner that will facilitate their economic growth and self-sufficiency. Settlements are intended to ensure that the interests of aboriginal groups in resource management and environmental protection are recognized and that claimants share in the benefits of development.
These rights and benefits usually include: full ownership of certain lands in the area covered by the settlement; guaranteed wildlife harvesting rights, which I will come back to later and discuss in a little more depth; guaranteed participation in land, water, wildlife and environmental management throughout the settlement area; financial compensation; resource revenue sharing; specific measures to stimulate economic development; and last, a role in management of heritage resources and parks in the settlement area.
I would like to speak about how guaranteed wildlife harvesting rights has impacted both aboriginal and non-aboriginal individuals in Dauphin--Swan River this past winter.
No one disagrees that aboriginal Canadians have the right to fish and hunt on a sustenance level. In real terms, sustenance means putting food on the table, in the absence of aboriginal commercial rights to fish.
This past winter in Dauphin--Swan River we saw a small group of aboriginal net fishers net fishing on an unlimited basis in stocked lakes under the guise of sustenance. That is wrong. This illegal activity is not supported even by aboriginal people. Most of this illegal catch ended up on the commercial market through the Manitoba freshwater fish marketing board, which is a creature of the federal government.
Unfortunately this issue is still unresolved. Manitoba has no provincial regulations pertaining to unlimited net fishing by aboriginals. In fact, the Manitoba conservation minister is himself an aboriginal Canadian. He wants band bylaws on resource management to be applicable outside the boundaries of the reserve. This goes against the Sparrow decision.
The issue of unlimited net fishing by aboriginals in stocked lakes will not go away unless all stakeholders in Manitoba meet and come up with a solution. The provincial minister currently picks and chooses who should sit at the table. If humans do not agree, fish and game will be the big losers. We will all lose if we lose our wildlife resources.
Most specific claims are related to land other than a loss of reserve lands without lawful surrender by the band concerned or the government's failure to pay compensation where lands were taken with legal authority. Other specific claims arise with respect to the administration of Indian moneys and other assets such as timber and mineral rights.
This brings me to Bill C-60 dealing with specific claims. Before I talk about the bill I would like to put forth the Progressive Conservative position. We would respond energetically to the co-operative settlement of outstanding land and other claims with aboriginal people ensuring that they have full opportunity to grow, develop and prosper within Canada.
The position of the Progressive Conservative Party differs from the Liberals in that we would work with aboriginal people to expressly define aboriginal rights as a matter of public policy in a non-confrontational balance and interest based negotiations. We believe that the ineffective, paternalistic, colonial approach of the Indian Act must give way to greater self-reliance through effective education, economic development, social justice and local control.
The PC position is very clear. We do not share the position of another party in the House that believes special rights for any targeted racial group is contrary to the principle of equality and that they should be indistinguishable in law and treatment from other Canadians.
The minister said in committee that something was wrong when legal fees outstripped settlement targets. In principle the PC Party supports Bill C-60. On the matter of litigation we support the policy that Canada will not entertain a claim or participate in negotiations if first nations have active litigation on the claim.
The existing claims process has been criticized by many over the years. These are some of the criticisms. This was a backroom process hidden from the public. There is a lack of fairness and transparency in the area of research and assessment. It does not provide a level playing field for negotiations. Finally, there is a lack of independence and partiality and accountability. The new bill, Bill C-60, hopefully will address these concerns.
Canada's specific claims policy was first established in 1973. Over the years this policy has been amended several times to reflect the evolving legal and policy environment. Despite its shortcomings, it has settled many claims. In fact, 232 claims were settled, totalling $1.2 billion, averaging $5.3 million per claim and adding 16,000 square kilometres to the reserve land base. Approximately 580 claims, with an estimated contingent liability of $2 billion, have been added to the Indian and Northern Affairs Canada inventory of unsettled claims.
Calls for the government to establish an independent claims body have been numerous over four decades by three parliamentary committees: the parliamentary joint committee 1946-48; the joint committee of 1959-1961; and the Commons standing committee on aboriginal affairs in 1991. There was also draft legislation introduced twice in the House in 1963 and 1965. They all failed.
Three independent reports made similar recommendations for an independent claims body: Gérard La Forest in 1981; the Canadian Bar Association in 1987; and the royal commission on aboriginal peoples in 1995. There are other advocates who recommended the same point of view: the Indian Specific Claims Commission in 1991 and the first nations Canada joint task force created in 1996.
All stakeholders agree that establishment of this independent body is long overdue. The centrepiece of Bill C-60 is the establishment in law of the Canadian centre for the independent resolution of first nations specific claims. It will be comprised of a commission division to facilitate the negotiation of claims settlements between the parties by providing a range of dispute resolution processes and a tribunal division as a last recourse to adjudicate the validity of and compensation for claims where negotiations and dispute resolution processes have proved unsuccessful.
The commission and the tribunal will establish neutral arm's length claim facilitation and adjudication bodies, enhance transparency, remove the funding of first nations to participate in specific claims process from the minister's jurisdiction, simplify the existing structure and bring greater rigour to the process and provide an effective alternative to litigating specific claims, which are expensive for both parties, by actively promoting negotiated settlements and/or exercising its authority to render binding decisions.
One area in Bill C-60 which calls for debate is the fear of patronage appointments process. Why does the government get to pick all the commissioners in both divisions? How can it operate at arm's length and be impartial and away from political influence if this occurs? Does the aboriginal community have representation on those commissions?
June 21 is an important day as we celebrate National Aboriginal Day. Aboriginal history is a part of this country's history. How many Canadians know that during the war of 1812-1814 the aboriginals in central Canada, through their efforts in aiding the British, basically prevented the takeover of this country by the Americans?
Two weeks ago I had the privilege to help open the first annual parkland aboriginal festival in Dauphin, Manitoba. I am sure the festival will become an annual event and will continue for many years to come. I applaud the Dauphin Friendship Centre for taking the initiative to organize the event, with the full support of the aboriginal community.
In closing, Bill C-60 is needed. The PC Party supports the bill in principle. I look forward to the upcoming hearings by the standing committee.
Monsieur le Président, je suis heureux de participer au débat, à l'étape de la deuxième lecture, sur le projet de loi C-60, Loi sur le règlement des revendications particulières. Je parle au nom du Parti progressiste-conservateur, en tant que député conservateur indépendant. Il est plutôt inhabituel de discuter de deux projets de loi concernant les autochtones consécutivement. Nous avons en effet débattu hier du projet de loi C-61, Loi sur la gouvernance des premières nations.
J'ai dit hier dans mon intervention sur le C-61 que le député de Winnipeg-Centre avait recommandé au ministre de nommer un représentant autochtone au comité permanent pour la durée des audiences. Je peux vous assurer que le Parti progressiste-conservateur du Canada appuie cette recommandation. En fait, nous sommes d'avis qu'on devrait l'étendre aussi au projet de loi C-60.
Nous savons tous que les revendications territoriales sont un sérieux problème depuis longtemps. Les traités et les revendications territoriales des autochtones font partie de l'histoire du Canada. À mon avis, les Canadiens veulent que les revendications territoriales pendantes soient réglées rapidement. Il en va de l'intérêt de tous les Canadiens, y compris des Canadiens d'origine autochtone. Le Parti progressiste-conservateur estime que le projet de loi C-60 constitue un pas en avant.
La première fois que j'ai eu affaire à des revendications territoriales, c'était en 1995. Elles provenaient de la bande des premières nations de Rolling River, dans la circonscription que je représente, Dauphin—Swan River. Le chef de l'époque, Dennis Whitebird, qui occupe maintenant les fonctions de grand chef au Manitoba, était au nombre des dirigeants mêlés aux revendications de terres dues en vertu d'un traité. En ma qualité de maire, j'ai appris beaucoup à ce moment-là sur le sujet et j'ai appuyé cette initiative autochtone. En fait, la circonscription de Dauphin—Swan River a la chance de compter 13 communautés des premières nations ainsi que 88 autres municipalités sur son territoire.
Le processus de règlement des revendications territoriales, comme j'ai pu le constater, n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Je dois vous fournir certaines informations élémentaires que j'ai dû apprendre pour bien comprendre le processus et qui, je crois, seraient intéressantes pour les spectateurs qui suivent ce débat.
Les premières nations au Canada ont signé des ententes avec la Couronne appelées traités. Il existe trois types de traités: les traités datant d'avant la Confédération, les traités numérotés et les traités modernes, désignés sous le nom de revendications territoriales. En juillet 1817, dans ma propre province, les Saulteux et la première nation crie ont signé le traité de Selkirk avec le gouvernement du Canada.
Parmi les traités conclus avant la Confédération, il y a la Proclamation royale de 1763 du roi George III d’Angleterre. Ces traités ont été négociés avant la Confédération. Il y a aussi le traité Robinson conclu en 1850, le traité no 13 et les ajouts au traité Robinson désignés comme étant les traités nos 12 et 14. Les traités numérotés de 1 à 11 ont été négociés entre 1871 et 1877 avec les premières nations du Canada.
Le troisième groupe est le groupe des traités modernes, ou revendications territoriales, comme nous les désignons aujourd'hui. Ce sont des revendications territoriales négociées en vertu de la politique du Canada en matière de revendications territoriales instaurée en 1973. Cette politique prévoit deux catégories de revendications: les revendications globales et les revendications particulières.
Permettez-moi d'expliquer brièvement ce que sont les revendications globales. Celles-ci sont basées sur les droits des groupes autochtones sur les terres et les ressources.
On négocie des ententes de règlement de revendications globales afin de définir les droits des groupes autochtones sur les terres et les ressources, de manière à stimuler la croissance économique et l'autosuffisance de ces groupes. Les ententes de règlement visent à reconnaître les droits des groupes autochtones en matière de gestion des ressources et de protection de l'environnement et à faire en sorte que les requérants récoltent une part des bénéfices liés au développement.
Les droits et les avantages accordés aux groupes requérants comprennent habituellement l'entière propriété de certaines terres dans le territoire visé par l'entente, des droits garantis de récolte de la faune, dont je parlerai plus amplement ultérieurement, le droit garanti de participer à la gestion des terres, des eaux, de la faune et de l'environnement dans le territoire visé par l'entente, une indemnité financière, une part des recettes de l'exploitation des ressources, des mesures précises pour stimuler le développement économique et, enfin, un rôle dans la gestion des richesses du patrimoine et des parcs situés dans le territoire visé par l'entente.
Je vais vous expliquer en quoi les droits garantis d'exploitation des ressources fauniques ont eu l'hiver dernier une incidence sur les autochtones et non-autochtones de Dauphin—Swan River.
Personne ne conteste le fait que les autochtones canadiens ont le droit de pêcher et de chasser pour assurer leur subsistance. Concrètement, le terme subsistance signifie mettre de la nourriture sur la table, en l'absence de droits autochtones commerciaux de pêche.
L'hiver dernier, dans Dauphin—Swan River, nous avons vu un petit groupe d'autochtones pratiquant la pêche illimitée au filet dans des lacs peuplés en faisant croire qu'il s'agissait d'une pêche de subsistance. C'est répréhensible. Même les autochtones n'appuient pas cette activité illégale. La majorité de ces prises illégales a abouti sur le marché commercial par l'entremise de la Société de commercialisation du poisson d'eau douce du Manitoba, un organisme du gouvernement fédéral.
Malheureusement, cette question n'est toujours pas résolue. Le Manitoba n'a pas de règlement provincial concernant la pêche illimitée au filet par des autochtones. En réalité, le ministre de la Conservation du Manitoba est lui-même un Canadien autochtone. Il veut que les règlements des bandes concernant la gestion des ressources s'appliquent hors des limites de la réserve. Cela va à l'encontre du jugement Sparrow.
La question de la pêche illimitée au filet par les autochtones dans des lacs peuplés ne disparaîtra pas à moins que les intervenants manitobains ne se rencontrent et ne trouvent une solution. Le ministre provincial détermine à l'heure actuelle les personnes qui siègent à la table. Si les humains ne s'entendent pas, les poissons et les animaux sauvages seront les grands perdants. Nous serons tous perdants si nous perdons nos ressources fauniques.
La majorité des revendications particulières sont liées au territoire et ont trait à la perte de terres de réserve sans cession licite par la bande concernée, ou sans indemnisation du gouvernement lorsque ces terres ont été prises légalement. D'autres revendications particulières découlent de l'administration de l'argent des Indiens et d'autres éléments d'actif comme les droits minéraux et de coupe.
Cela étant dit, je parlerai maintenant du projet de loi C-60 qui traite des revendications particulières. Avant de me lancer, je vais vous dire quelle est la position du Parti progressiste-conservateur dans ce dossier. Nous réagirions de façon énergique au règlement des revendications territoriales et autres dans la coopération avec les autochtones en veillant à ce qu'ils aient pleinement l'occasion de croître, de se développer et de prospérer au Canada.
La position du Parti progressiste-conservateur diffère de celle des libéraux dans la mesure où nous collaborerions avec les autochtones en vue de définir expressément les droits autochtones dans le contexte de la politique gouvernementale à l'occasion de négociations non conflictuelles fondées sur l'équilibre et les intérêts. À notre avis, la démarche inefficace, paternaliste et coloniale de la Loi sur les Indiens doit faire place à une plus grande autonomie grâce à des mesures comme une éducation efficace, le développement économique, la justice sociale et le contrôle local.
La position du Parti progressiste-conservateur est très claire. Nous ne partageons pas le point de vue d'un autre parti à la Chambre qui estime que l'octroi de droits particuliers à tout groupe racial ciblé est contraire au principe de l'égalité et que la loi et le traitement qui s'appliquent à un tel groupe ne devraient pas se distinguer de la loi et du traitement s'appliquant aux autres Canadiens.
Le ministre a déclaré devant le comité qu'il n'était pas normal que les frais juridiques soient supérieurs aux règlements. Le Parti progressiste-conservateur appuie le principe du projet de loi C-60. En ce qui a trait aux actions en justice, nous sommes favorables à la politique voulant que le Canada rejette ou refuse de négocier toute revendication qui ferait l'objet d'une action en justice intentée par une première nation.
L'actuel processus de règlement des revendications a été dénoncé par beaucoup de gens au fil des années. On lui a notamment reproché d'être un processus tenu à huis clos, et occulté du public; on lui a reproché son manque d'équité et de transparence en matière de recherche et d'évaluation, des règles inéquitables pour régir les négociations, et enfin, un niveau d'indépendance insuffisant, un certain parti pris et une reddition de compte bancale. Il est à espérer que le nouveau projet de loi, le C-60, réglera ces problèmes.
La politique du Canada concernant les revendications particulières a vu le jour en 1973. Au fil des années, cette politique a été remaniée à plusieurs reprises, pour l'adapter à l'évolution du contexte juridique et politique. Malgré ses lacunes, elle a permis de régler de nombreuses revendications. En fait, 232 revendications ont été réglées, pour un total de 1,2 milliard de dollars, ce qui revient à 5,3 millions de dollars par revendication, en moyenne, et l'ajout de 16 000 kilomètres carrés à l'assise territoriale des réserves. Quelque 580 revendications, assorties d'un élément de passif éventuel de 2 milliards de dollars, ont été ajoutées à l'arriéré des revendications non réglées par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.
À maintes reprises, le gouvernement a été prié, notamment par trois comités parlementaires, de mettre en place un organisme indépendant qui serait chargé du règlement des revendications. Il s'agissait du Comité mixte permanent en 1946-1948, du Comité mixte permanent en 1959-1961 et du Comité permanent des affaires autochtones de la Chambre des communes en 1991. Un projet de loi a également été présenté à deux reprises à la Chambre, une première fois en 1963, et une seconde fois en 1965. Ils sont tous deux restés en plan.
Trois rapports indépendants ont recommandé la création d'un organisme de règlement indépendant, soit les rapports de Gérard La Forest en 1981, de l'Association du Barreau canadien en 1987 et de la Commission royale sur les peuples autochtones en 1995. D'autres ont fait la même recommandation, notamment la Commission sur les revendications particulières des Indiens et le groupe de travail mixte Premières nations-Canada, créé en 1996.
Toutes les parties prenantes reconnaissent que la création de cet organisme indépendant s'impose depuis longtemps. L'élément principal du projet de loi C-60 est la création du Centre canadien du règlement indépendant des revendications particulières des premières nations. Le centre comprendra une commission qui aura pour fonction de faciliter la négociation des revendications entre les parties en mettant à leur disposition des mécanismes de règlement des différends, et un tribunal qui statuera en dernier recours sur la validité et l'indemnisation applicable aux revendications, dans les cas où la négociation et les mécanismes de règlement des différends se révéleront inefficaces.
La commission et le tribunal établiront des organismes neutres et indépendants de facilitation et d'arbitrage des revendications, accroîtront la transparence, exerceront à la place du ministre le pouvoir de financer la participation des premières nations au processus de règlement de revendications particulières, simplifieront la structure existante, assureront une plus grande rigueur du processus, offriront une solution de rechange efficace au règlement des revendications particulières par voie de litige, ce qui coûte cher aux deux parties, en favorisant le recours aux règlements négociés ou en exerçant leur autorité afin de rendre des décisions exécutoires.
Un des aspects du projet de loi C-60 qui soulève des inquiétudes est le processus des nominations politiques. Pourquoi le gouvernement désignera-t-il lui-même les membres des deux organismes? Le cas échéant, comment pourra-t-il fonctionner de façon indépendante, neutre, et libre de toute influence politique? La communauté autochtone sera-t-elle représentée au sein de ces commissions?
Le 21 juin est une journée importante puisque c'est la Journée nationale des autochtones. L'histoire des autochtones fait partie intégrante de l'histoire de notre pays. Combien de Canadiens savent que pendant la guerre de 1812-1814, les autochtones du centre du Canada ont, par l'aide qu'ils ont apportée aux Britanniques, empêché les Américains de mettre la main sur notre pays?
Il y a deux semaines, j'ai eu l'honneur de participer à l'ouverture du premier festival annuel autochtone des forêts-parcs, qui s'est tenu à Dauphin, au Manitoba. Je suis convaincu que le festival est promis à un long avenir. Je félicite le centre d'amitié de Dauphin, qui a pris l'initiative d'organiser cet événement, avec le plein soutien de la communauté autochtone.
En terminant, le projet de loi C-60 est une mesure nécessaire, dont le Parti progressiste-conservateur appuie le principe. J'attends avec impatience les séances du comité permanent.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I am pleased to take part in the debate on Bill C-61 representing the PC Party of Canada.
Let me begin by saying that the PC Party supports the motion to refer Bill C-61 to committee before second reading, in the minister's own words, for extensive consultation from coast to coast.
The status quo is not acceptable. We have heard that mentioned many times and certainly it has been echoed on numerous occasions by the minister himself. Most Canadians would agree with that statement. Most Canadians believe that it is time for change.
The key words that we find in the first nations governance act are transparency, accountability, leadership, administration and financial management. The minister also says that the new act will give aboriginals the tools needed to improve the quality of life in their own communities. If that is the case, who could disagree with that? These intentions are certainly principled and democratic.
We are also reminded that the Indian Act is 126 years old. It is antiquated and should be thrown out according to many Canadians, including aboriginal Canadians.
Bill C-61 in my opinion should be separated into two components, content and process. Both components need to be evaluated very closely and thoroughly.
I will begin by looking at what most aboriginal and non-aboriginal Canadians would agree on concerning the subject of governance. Essentially the bill is about governance by aboriginal communities.
The first point I would like to make is that elected officials should be accountable to the electorate. What is preventing that from happening in aboriginal communities? Some say that the Indian Act is preventing that from happening because band councils are only accountable to the minister or his agents.
Second, the funds spent by the elected officials belong to the communities, not to the leaders of the communities and the band councils. On this point the Liberals need to be reminded that the tax money they spend belongs to the people of Canada, not the Liberal Party.
Third, all elections should be honest, fair, open, transparent and by secret ballot.
Fourth, the business of governing should be open, transparent and accountable to the electorate.
Most Canadians, including aboriginal Canadians, would agree with these four basic democratic principles.
I do not believe that the opposition to Bill C-61 is based on content. Most of the content of the bill is acceptable in a democratic society. My opinion is that the opposition is over the process that the Liberal government is following. The minister says that he consulted high and low to the tune of $10 million.
This spring two consultation meetings were scheduled to take place in my riding of Dauphin--Swan River. I was looking forward to attending them, but as it turned out both were cancelled for lack of participants.
The Assembly of First Nations believed that the consultation process the minister followed was faulty. In fact it stated that more than $10 million was spent on consultation which attracted less than 3% of the first nations population. Entire regions of the country refused to participate. Manitoba literally refused to take part in the consultation process. Participants were not representative of the Indian population directly affected by the proposal. In Ontario the Ontario Metis Association whose members are not under the Indian Act co-ordinated the consultations.
The consultation report distorts the findings by emphasizing comments relating to the first nations governance mandate. It virtually ignores comments about the vast array of issues many of the participants found to be of greater importance, such as housing, land and aboriginal rights. Many participants felt they were ill-informed about the issues.
Another concern raised by the Assembly of First Nations was that the joint ministry advisory committee, called JMAC for short, did not reach a consensus. JMAC was established to provide the minister with technical advice for possible amendments to the governance provisions. Yet after dozens of meetings its members are still far apart on key areas targeted for change. The fact that a group of first nations participants motivated to make the process work could not reach more agreement with their government counterparts demonstrates that much more work needs to be done. It suggests that the amendment should not be constrained to the arbitrary and flexible timelines imposed by the government.
I would like to briefly point out the position of the PC Party regarding the issue of aboriginal affairs. Our position will certainly contrast with that of other parties in the House.
There is virtually no more complex a public policy issue facing both government and the people of Canada than establishing policies to deal with the issue faced by aboriginal people in Canada. The Progressive Conservative Party has endorsed the inherent right to self-government within Canada for Canada's aboriginal people.
There are many issues facing aboriginal people in addition to the task of achieving self-government through negotiations with the federal and provincial governments. These include determining a sound economic base for aboriginal people to grow, flourish and benefit from being part of Canada. The legal and cultural roles of aboriginal women need to be addressed, especially in the movement toward self-government.
Among the most pressing concerns to be addressed are the complex issues facing aboriginal youth and those aboriginal individuals who live in cities and do not have a land base. More than half of the aboriginal population of Canada is under 25 and live in cities. Most often they experience poverty and function alone without direction. Without significant steps being taken by governments in partnership with Canada's aboriginal people, these young people will become a generation lost to Canada.
Government must respond more energetically to the co-operative settlement of outstanding land and other claims with aboriginal people ensuring that they have full opportunity to grow, develop and prosper within Canada.
Here is where the Progressive Conservative Party differs with the Liberal government. A Progressive Conservative government would work with aboriginal people to define and express aboriginal rights as a matter of public policy in non-confrontational, balanced and interest based negotiations. We believe that the ineffective, paternalistic, colonial approaches of the Indian Act must give way to greater self-reliance through effective education, economic development, social justice and local control.
We believe that in order to ensure fairness and equality the charter must apply to aboriginal self-government. We also believe that aboriginal self-government must occur within the context of the Constitution of Canada.
The Progressive Conservative Party believes that the performance and accountability of aboriginal self-government is enhanced when those who are receiving services contribute to the cost of those services. Giving aboriginal people the power to raise their own revenues will also reduce the cycle of dependency.
My constituency of Dauphin--Swan River has 13 aboriginal communities. Over the last decade I have spent much time working closely with many of the bands. For the record, I want to read some of the communications I have received from the aboriginal community in my riding of Dauphin--Swan River.
The first communiqué was received from Chief Dwayne Blackbird. This is what he thinks about the minister's consultation process:
The Minister's remarks to you and the Standing Committee about consultation lack honesty. He spent $10 million money--not counting the time of his officials--to end up with a consultation process which his officials admit is useless and discredited. The Minister prescribed the narrow issues he wished to discuss and refused to permit discussion of the broad agenda required to bring about change.
At this time I would like to read into the record part of a speech given by Chief Roberta Jamieson in Winnipeg on March 12 on the topic of colonial thinking:
This is the kind of simplistic jingoistic thinking that is behind the government's fixation on a “new” Governance Act as its contribution to the legacy of colonial thinking. Sure--too often there is a lack of accountability out there. What else would one expect of a century of an Indian Act which held chiefs and councils accountable only to the Indian Agent and his successors? The last thing that government wanted then were chiefs and councillors accountable to their own people.
The PC Party believes that in an inclusive process, no matter how important the grand plan may appear, people must always have a say. Is this not what democracy is all about?
I also received a communiqué from National Chief Matthew Coon Come. This is what he had to say about the first nations governance act:
From the outset of the process launched by [the minister], First Nations leadership have expressed concerns on both the process and content of the proposed FNGA. In addition, the First Nation leadership expressed a willingness to engage in the process as meaningful partners starting with the development of the cabinet mandate, design of the consultation process, and drafting of the proposed bill on mutually acceptable concerns.First Nations support the need for accountability, transparency and leadership selection. The majority...of the First Nations comply with auditing requirements contrary to the negative media reports over the past year. Political accountability is also paramount. We are however, greatly concerned with the issue of legal standing and capacity that will have fundamental implications to our relationship with the Crown, including the diminishment of the fiduciary obligations, amongst others.
It appears that the process which created the first nations governance act is under attack. National Chief Matthew Coon Come raised an interesting question last week: Why is it that the minister chose to amend the Indian Act over writing a separate piece of legislation dealing with aboriginal self-government outside the act? Indeed it is an interesting question.
Let me bring my portion of the debate to a close with a few additional comments. The Liberal government has pushed aside the conclusions of the Royal Commission on Aboriginal Peoples seen by all as a good first step and has replaced them by a consultation process tailored to say what the minister wants to hear. There are a number of ways to deal with the first nations governance and amending the Indian Act is probably the worst. Piecemeal changes likely would do more harm than good. A one size fits all approach to policy and legislation does not work for first nations.
Let me also say that the Liberal government is in no position to talk about greater transparency and accountability when its credibility has been stained by scandal after scandal. As I said earlier, the Liberal Party and the Liberal government have to realize that the money they take from the people really does not belong to them. It belongs to the people of Canada.
The bill does not address the most important issues facing first nations across Canada, namely the poor standard of living in first nations communities, health, housing, clean water and education. I have visited many of the aboriginal communities in my own riding and some of the living conditions are deplorable.
The minister is practising the politics of confrontation, not consultation. This appears to be where all the opposition to his bill comes from. It is the process the minister and the government is following. It is not one of inclusion but one of exclusion. The minister has also cut funding to the Assembly of First Nations. After the group positioned itself against amending the Indian Act the minister made it a policy of handpicking or even creating groups who said what he wanted to hear while shutting the others out.
The PC Party supports the motion to refer the bill to committee before second reading. The committee looks forward to visiting this country coast to coast and we invite all Canadians, aboriginal and non-aboriginal, to express their opinions, apply to the committee throughout the summer, and take time to study the bill. We hope that many amendments will be made to this piece of legislation.
Madame la Présidente, je suis heureux d'intervenir, au nom du Parti progressiste-conservateur, dans le débat sur le projet de loi C-61.
Pour commencer, je signale que mon parti appuie la motion visant à renvoyer le projet de loi C-61 au comité avant la deuxième lecture, selon les mots du ministre, pour qu'il y ait de vastes consultations dans tout le pays.
Le statu quo est inacceptable. Nous l'avons entendu dire à maintes reprises et le ministre lui-même l'a dit maintes fois. La plupart des Canadiens sont d'accord avec cette déclaration et croient qu'un changement s'impose.
Les mots clés qu'on relève dans le projet de loi sur la gouvernance des premières nations sont la transparence, l'obligation de rendre compte, le choix des dirigeants, le gouvernement et la gestion financière. Le ministre a également déclaré que la nouvelle loi donnera aux autochtones les instruments nécessaires pour améliorer la qualité de vie dans leurs collectivités. En l'occurrence, qui pourrait être en désaccord? Ces intentions sont certainement dictées par des principes et conformes à l'esprit démocratique.
On nous rappelle aussi que la Loi sur les Indiens date de 126 ans. Selon de nombreux Canadiens, dont les autochtones, cette loi est désuète et devrait disparaître.
À mon avis, le projet de loi C-61 devrait être scindé en deux parties, une sur le contenu et l'autre sur le processus. Ces deux parties doivent faire l'objet d'un examen minutieux et exhaustif.
Je m'arrête d'abord sur ce que la plupart des Canadiens, autochtones et non autochtones, sont disposés à accepter concernant la gouvernance. Le projet de loi porte essentiellement sur la gouvernance par les collectivités autochtones.
Premièrement, je soutiens que les représentants élus devraient rendre des comptes à l'électorat. Pourquoi n'est-ce pas possible dans les collectivités autochtones? Certains disent que c'est à cause de la Loi sur les Indiens, qui prescrit qu'un conseil de bande ne rend compte qu'au ministre ou à ses représentants.
Deuxièmement, les fonds dépensés par les représentants élus appartiennent aux collectivités, et non aux dirigeants de ces collectivités ni aux conseils de bande. À cet égard, il faut rappeler aux libéraux que les recettes fiscales qu'ils dépensent appartiennent aux Canadiens, pas au Parti libéral.
Troisièmement, les élections devraient toujours être honnêtes, justes, ouvertes et transparentes, et devraient toujours supposer un scrutin secret.
Quatrièmement, les activités de gouvernance devraient être ouvertes et transparentes et faire l'objet de comptes rendus à l'électorat.
La plupart des Canadiens, y compris ceux qui sont autochtones, sont favorables à ces quatre principes démocratiques fondamentaux.
Je doute que l'opposition au projet de loi C-61 repose sur le contenu. D'une façon générale, ce contenu est acceptable dans une société démocratique. Je suis d'avis que l'opposition est plutôt fondée sur le processus que suit le gouvernement libéral. Le ministre prétend avoir procédé à une vaste consultation qui aurait coûté 10 millions de dollars.
Ce printemps, deux réunions de consultation devaient avoir lieu dans ma circonscription, Dauphin—Swan River. J'étais impatient d'y assister, mais elles ont toutes deux été annulées faute de participants.
Selon l'Assemblée des Premières Nations, le processus de consultation suivi par le ministre n'était pas bon. En fait, elle a souligné que ce processus a coûté plus de 10 millions de dollars et a attiré moins de 3 p. 100 des membres des premières nations. Des régions entières du pays ont refusé de participer. Le Manitoba a littéralement refusé de participer à ce processus. Les participants n'étaient pas représentatifs de la population indienne directement touchée par la proposition. En Ontario, l'Association des Métis de l'Ontario, dont les membres ne sont pas assujettis à la Loi sur les Indiens, a coordonné les consultations.
Le rapport de consultation déforme les résultats en mettant l'accent sur les remarques concernant le mandat de gouvernance des premières nations. Il ne tient pratiquement pas compte des remarques concernant le vaste éventail de questions que bien des participants jugeaient plus importantes, comme le logement, les terres et les droits ancestraux. De nombreux participants estiment ne pas avoir été bien renseignés sur ces questions.
Une autre préoccupation soulevée par l'Assemblée des Premières Nations était que le comité consultatif ministériel mixte n'en est pas arrivé à un consensus. Le comité a été établi pour donner au ministre des conseils techniques sur des amendements possibles aux dispositions relatives à la gouvernance. Pourtant, après des douzaines de réunions, ses membres ont encore de fortes divergences d'opinions sur des points clés qui doivent faire l'objet de changements. Le fait qu'un groupe de participants des premières nations motivés à faire en sorte que le processus fonctionne n'aient pas pu s'entendre davantage avec leurs homologues au gouvernement prouve bien qu'il reste encore beaucoup de travail à faire. Cela montre qu'il ne faudrait pas être limité par les échéanciers arbitraires et flexibles imposés par le gouvernement.
Je voudrais énoncer brièvement la position du Parti progressiste-conservateur concernant la question des affaires autochtones. Notre position contraste certainement avec celles des autres partis à la Chambre.
Il n'y a pas de question de politique générale plus complexe pour le gouvernement et le peuple canadien que celle d'établir des politiques pour régler la situation des autochtones au Canada. Le Parti progressiste-conservateur appuie le droit inhérent des autochtones à l'autodétermination au Canada.
Les autochtones doivent affronter de nombreuses difficultés en plus de viser l'autonomie gouvernementale au moyen de négociations avec les gouvernements fédéral et provinciaux. Entre autres difficultés, ils doivent établir une saine base économique afin de pouvoir grandir, s'épanouir et tirer profit de leur appartenance au Canada. Les rôles des femmes autochtones sur les plans juridique et culturel doivent être examinés, notamment dans le mouvement vers l'autonomie gouvernementale.
Parmi les préoccupations les plus pressantes à examiner, notons les enjeux complexes avec lesquels sont aux prises les jeunes autochtones et les citadins qui n'ont pas d'assise territoriale. Plus de la moitié de la population autochtone du Canada est âgée de moins de 25 ans et habite dans des centres urbains. Le plus souvent, ils vivent dans la pauvreté et sont laissés à eux-mêmes. Si les gouvernements ne prennent pas des mesures importantes en partenariat avec les autochtones du Canada, ces jeunes deviendront une génération perdue pour notre pays.
Le gouvernement doit donner suite plus énergiquement au règlement des revendications territoriales et autres, avec la collaboration des autochtones, en veillant à ce qu'ils aient toutes les chances possibles de grandir, de s'épanouir et de prospérer au Canada.
Voici en quoi le Parti progressiste-conservateur est différent du gouvernement libéral. Un gouvernement progressiste-conservateur collaborerait avec les autochtones pour définir et exprimer les droits autochtones dans le cadre d'une politique gouvernementale et de négociations sans affrontements, équilibrées et axées sur les intérêts. Nous estimons que les approches inefficaces, paternalistes et colonialistes de la Loi sur les Indiens doivent laisser place à une plus grande autonomie, au moyen d'une scolarisation efficace, d'une expansion économique, d'une justice sociale et d'une mainmise locale.
Nous estimons que, pour garantir l'équité et l'égalité, la charte doit s'appliquer à l'autonomie gouvernementale des autochtones. Nous estimons également que cette autonomie doit se faire dans le cadre de la Constitution du Canada.
Le Parti progressiste-conservateur est d'avis que, en matière d'autonomie gouvernementale des autochtones, le rendement et la reddition de comptes sont accrus lorsque les bénéficiaires des services contribuent à payer ces services. Accorder aux autochtones le pouvoir de générer leurs propres recettes réduira également le cycle de la dépendance.
Ma circonscription, Dauphin—Swan River, compte 13 localités autochtones. Au cours de la dernière décennie, j'ai passé beaucoup de temps à travailler étroitement avec bon nombre des bandes. Permettez-moi de citer des extraits de quelques communiqués que j'ai reçus de la collectivité autochtone de la circonscription de Dauphin—Swan River.
Le premier communiqué vient du chef Dwayne Blackbird. Voici ce qu'il pense du processus de consultation du ministre:
Les observations que le ministre a faites à votre endroit et au comité permanent au sujet de la consultation manquent d'honnêteté. Il a dépensé 10 millions de dollars—sans compter le temps qu'il a exigé de ses collaborateurs—pour finir avec un processus de consultation qui, de l'aveu de ses collaborateurs, est inutile et a été dénigré. Le ministre a prescrit des questions étroites qu'il désirait discuter et a refusé d'autoriser une discussion du vaste plan d'action qui s'impose pour opérer un changement.
J'aimerais vous lire maintenant cette partie d'un discours prononcé le 12 mars à Winnipeg par le chef Roberta Jamieson, sur la question de l'esprit colonial:
C'est ce genre de chauvinisme simpliste qui pousse le gouvernement à adopter absolument une «nouvelle» Loi sur la gouvernance, contribuant ainsi à l'héritage colonial qu'il a reçu. Bien sûr, la reddition de compte est trop souvent inexistante. À quoi peut-on s'attendre après un siècle de mise en application d'une Loi sur les Indiens qui force les chefs et les conseils de bande à ne rendre des comptes qu'à l'agent des sauvages et à ses successeurs? La dernière chose que souhaitait le gouvernement à l'époque était que les chefs et les conseillers rendent compte à leur propre peuple.
Le Parti progressiste-conservateur croit que, dans le cadre d'un processus qui n'exclut personne, peu importe l'importance que semble avoir le plan global, les gens doivent toujours pouvoir s'exprimer. N'est-ce pas ce qu'on appelle la démocratie?
J'ai aussi reçu un communiqué du chef national Matthew Coon Come. Voici ce qu'il a dit à propos de la Loi sur la gouvernance des premières nations:
Dès le début du processus mis en branle par le ministre, les dirigeants des premières nations ont exprimé leurs préoccupations au sujet du processus ainsi que du contenu de la loi proposée. Ils ont aussi manifesté leur volonté de participer au processus en tant que partenaires valables, en commençant par définir le mandat du cabinet, concevoir le processus de consultation et rédiger le projet de loi en fonction de préoccupations mutuellement acceptables. Les premières nations reconnaissent le besoin de rendre des comptes, d'assurer la transparence et de choisir les dirigeants. La majorité...des premières nations observent les exigences en matière de vérification, contrairement à ce qu'ont rapporté les médias au cours de la dernière année. La responsabilité politique est aussi primordiale. Nous sommes cependant extrêmement préoccupés par la question de la capacité juridique, qui aura des répercussions fondamentales sur nos relations avec la Couronne, notamment en réduisant les obligations fiduciaires de celle-ci.
Il semble que la démarche qui a mené à l'établissement du projet de loi sur la gouvernance des premières nations soit critiquée. Le chef national Matthew Coon Come a soulevé une question intéressante la semaine dernière : comment se fait-il que le ministre ait décidé de modifier la Loi sur les Indiens en rédigeant une mesure législative distincte sur l'autonomie des autochtones? C'est effectivement une question intéressante.
Voici, pour finir, quelques observations additionnelles. Le gouvernement libéral a mis de côté les conclusions de la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones que tout le monde considérait comme une première étape excellente et les a remplacées par un processus de consultation visant à dire au ministre ce qu'il voulait entendre. Il existe un certain nombre de moyens de régler la question de la gouvernance des premières nations et la modification de la Loi sur les Indiens est probablement la pire. Une modification par bribes fera probablement plus de mal que de bien. Une approche uniformisée à l'égard des politiques et des mesures législatives ne fonctionnent pas pour les premières nations.
Je me permettrai de dire aussi que le gouvernement libéral est bien mal placé pour exiger de la transparence et la reddition de comptes étant donné que son crédit est terni par toute une série de scandales. Je le répète, le Parti libéral et le gouvernement libéral doivent comprendre que l'argent qu'ils prennent aux Canadiens ne leur appartient pas le moindrement. Cet argent appartient aux Canadiens.
Le projet de loi ne règle pas les problèmes les plus importants qui assaillent les premières nations de tout le Canada, à savoir les mauvaises conditions de vie dans les collectivités autochtones, les problèmes de santé, de logement et d'éducation et la mauvaise qualité de l'eau potable. Je suis allé dans de nombreuses collectivités autochtones de ma propre circonscription et je puis vous dire que les conditions de vie y sont déplorables.
Le ministre pratique une politique de la confrontation et non de la consultation. C'est là que le bât blesse, semble-t-il. À savoir la méthode adoptée par le ministre et son gouvernement pour établir le projet de loi. C'est une politique d'exclusion plutôt que d'inclusion. En outre, le ministre a réduit le financement de l'Assemblée des Premières Nations. Après que le groupe eut pris position contre la modification de la Loi sur les Indiens, le ministre s'est appliqué à choisir, voire à créer, des groupes qui disaient ce qu'il voulait entendre et à exclure les autres.
Le Parti progressiste-conservateur appuie la motion visant à renvoyer le projet de loi au comité avant la deuxième lecture. Le comité est impatient de parcourir le Canada d'un océan à l'autre. Nous invitons tous les Canadiens, autochtones ou non, à exprimer leur opinion au comité au cours de l'été et à prendre le temps d'étudier le projet de loi. Nous espérons que de nombreux amendements seront apportés à ce projet de loi.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, at a time when all politicians of the country are perceived in a negative vein, the cry of the day is the call for accountability and ethics.
On the surface Bill C-61 would appear to create a governance model calling for transparency and accountability in leadership, administration and financial management. Aboriginal Canadians want accountability from their elected officials. The minister says the first nations governance act would give aboriginals the tools to improve the quality of life in their own communities.
There is consensus that the 126 year old Indian Act is out of date. Does it need to be changed or does it need to be abolished? That is the question. Should the Liberal government have taken a top down approach to amend the Indian Act or should it have followed an inclusive process to create new legislation outside the act?
Monsieur le Président, alors que les politiciens du pays sont plutôt mal perçus, les gens réclament à hauts cris plus de reddition de comptes et de respect pour l'éthique.
À première vue, le projet de loi C-61 semble créer un modèle de gouvernance exigeant la transparence et la reddition de compte aux plans du leadership, de l'administration et de la gestion financière. Les autochtones canadiens veulent que leurs élus leur rendent des comptes. Le ministre dit que la Loi sur la gouvernance des premières nations procurerait aux autochtones les outils nécessaires pour améliorer la qualité de vie dans leurs propres communautés.
Tous les intervenants s'entendent pour dire que la Loi sur les Indiens, qui existe depuis 126 ans, est dépassée. Doit-on la modifier ou l'abolir? Voilà la question. Le gouvernement libéral aurait-il dû imposer sa volonté et modifier la Loi sur les Indiens, ou aurait-il dû solliciter la contribution de tous les intéressés afin de rédiger une nouvelle mesure législative totalement extérieure à la Loi sur les Indiens?
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CPC (MB)
Mr. Speaker, the biggest criticism of Bill C-61 is over the consultation process. A Progressive Conservative government would have worked with all aboriginal people as a matter of public policy in a non-confrontational, balanced and interest based negotiation to come up with new legislation.
My question is for the Minister of Indian Affairs and Northern Development. After spending $10 million on consultation, why is there so much opposition to Bill C-61 from the aboriginal leadership?
Monsieur le Président, ce que nous déplorons le plus dans le projet de loi C-61, c'est le processus de consultation qu'il prévoit. Un gouvernement progressiste-conservateur aurait eu pour politique d'élaborer une mesure législative nouvelle, en concertation avec tous les peuples autochtones, dans le cadre de négociations non conflictuelles, équilibrées et axées sur l'intérêt commun.
Ma question s'adresse au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. Sachant que les consultations ont coûté 10 millions de dollars, comment explique-t-il que le projet de loi C-61 suscite une si vive opposition chez les dirigeants autochtones?
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CPC (MB)
Mr. Speaker, the new regulations announced by the Minister of Citizenship and Immigration yesterday indicate that the government has no plans to clear the backlog of applicants waiting to get into Canada, other than to support retroactivity.
With no new resources for the department and a lack of personnel to complete application processes, the immigration system stands to bog down into both old and new application chaos.
The minister said his department can “walk and chew gum” at the same time with regard to processing the backlog of applicants while still taking in new ones. Just how big of a wad does the minister need to have before Canada chokes on it?
Monsieur le Président, le nouveau règlement annoncé hier par le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration démontre que le gouvernement n'a aucun plan pour traiter les demandes en souffrance des personnes qui attendent pour émigrer au Canada, si ce n'est d'agir de façon rétroactive.
En l'absence de nouvelles ressources pour le ministère et faute d'un personnel suffisant pour traiter les demandes, le système d'immigration promet de s'embourber dans les nouvelles et les anciennes demandes.
Le ministre a dit que son ministère peut faire deux choses à la fois, c'est-à-dire traiter les demandes en souffrance et en accepter de nouvelles. Combien de temps attendra-t-il pour réagir avant que le gouvernement n'étouffe sous le poids des demandes?
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CPC (MB)
Mr. Speaker, it is an honour to present two petitions on behalf of the people of Dauphin--Swan River.
During this past winter the aboriginals have been netting the stocked lakes in the Lake of the Prairies in my riding without regard for the health of the fish stock in the lake for the purpose of selling the fish on the commercial market and not for sustenance.
Thousands of petitioners are calling upon parliament to enforce the laws of Canada so that those who take advantage of their status and who breach federal laws be held accountable for their actions. Canada needs a single justice system for all its citizens.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter deux pétitions au nom de la population de Dauphin—Swan River.
Cet hiver, les autochtones ont étendu des filets dans des lacs ensemencés de ma circonscription, dont le lac des Prairies, sans égard pour la santé des stocks de poisson du lac et à des fins non pas de subsistance, mais bien commerciales.
Des milliers de pétitionnaires demandent au Parlement d'appliquer les lois du pays afin que ceux qui profitent de leur statut et enfreignent les lois fédérales aient à répondre de leurs actes. Il ne doit y avoir qu'un seul système de justice pour tous les Canadiens.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I am pleased to take part in this debate on behalf of the P.C. Party of Canada. Let me first congratulate the member for Surrey Central on his Bill C-202, an act to amend the Statutory Instruments Act, disallowance procedure for statutory instruments.
For our viewers, let me repeat the intent of the bill. This enactment would establish the statutory disallowance procedure that would be applicable to all statutory instruments, subject to review and scrutiny by the Standing Joint Committee on the Scrutiny of Regulations. In so doing, this enactment would ensure that parliament would have the opportunity to disallow any statutory instrument made pursuant to authority delegated by parliament or made by or under the authority of the cabinet. In other words, the committee would have the right to really have some teeth and scrutinize the regulations that come before the committee.
This disallowance procedure is very necessary to hold the government accountable. Currently there is no provision to disallow badly flawed regulations.
We heard the member from the government side state that the committee could send to the government by resolution the suggestion or list of regulations that should be disallowed. Through the years I have been here, I have not experienced that.
I have had real experience and I have sat on the Standing Joint Committee on the Scrutiny of Regulations. Back in 1997, when I first came to this House, I really found out how difficult it was to get rid of poorly crafted regulations, thousands of regulations, that came before the committee. One thing I realized was we were looking at regulations not one or two years old, but three, four, five and six years old.
My own opinion is that the joint committee really has no teeth. In other words, because it takes so much time to scrutinize the regulations that come before committee, it takes years and years of work before anything can possibly happen.
If the House is to have some control over the thousands of regulations that are written, then a disallowance procedure is a must. Surely there must be some regulations that are unnecessary. At this time there is no method to disallow other than reporting back to the House. A case in point are the regulations pertaining to Bill C-68. Many of the regulations under that piece of legislation are unnecessary and need to be rejected.
Over the last 30 years we have seen government abuse the use of orders in council to approve all kinds of regulations with no formal scrutiny. In my opinion this is a pure abuse of power.
The government members say that authority is delegated to the government. Yes, I believe they do have lots of delegated power and authority, but all authority needs to be scrutinized at all times.
Today in a world of framework and enabling legislation, which seems to be the kind of legislation we experience daily in this House, legislators have very little control over legislation. As the House knows, it is still the norm that ministers rarely table any regulations with the standing committees. The exception to that is the immigration committee which I sit on. In the last month we literally scrutinized Bill C-11 regulations, which was rather unusual to say the least.
Let me talk a little about regulations per se. As members know, regulations cover all areas of our life and they impact all of us daily. On the fiscal side certainly, regulations are a form of hidden taxation. As they raise the cost of doing business, Canadians end up paying relatively higher prices for goods and services.
They also kill jobs by making Canada less competitive. In fact on the agricultural side, farmers are always complaining, rightly so, about the new taxes they have to pay. Again a lot of it is assessment by regulations.
The government does not always consider whether a new regulation will meet its goal, whether it is the most cost effective method of protecting the public or whether it will have unintended side effects. I guess that is why we have a joint committee to scrutinize regulations, but again if that joint committee does not have real teeth to deal with bad regulations then it really is just exercise in futility.
In some cases less costly alternatives such as negotiated compliance are not considered. A regulatory environment that subjects the economy to regulations only where and when needed is critical to the creation of a vital and vibrant economy. However the regulatory burden imposed on Canadian business acts as a costly impediment on the productivity growth that is essential to an improved standard of living. We hear very little about regulations that impact the economy on the economic side.
The view of the PC Party is that governments should work toward the co-operative elimination of excessive regulations, overlap, duplication and waste in the allocation of responsibilities between the federal, provincial and territorial governments. We are probably the most over-governed and over-legislated country in the world. We love to create legislation without reviewing old legislation. A member from the opposition side asked why a lot of our bills did not have sunset clauses. That is an excellent idea.
Governments should implement an annual red tape budget which would detail the estimated total cost of each individual regulation, including the enforcement cost to the government and the compliance cost to individual citizens and businesses.
Governments should also establish regulatory service standards and devote the resources needed to meet those standards, thus ensuring they do not result in undue pressure being placed upon regulators to improve questionable products.
Governments should also work toward ensuring that user fees which are tied to regulatory approval are limited to no more than the cost of actually providing that approval. Further, those fees should be used to improve services allowing for greater regulatory approval.
In light of the effect it has on the economy of the country and on the lives of people, does it not make sense that all new regulations be scrutinized by the standing committees of the House? That at least should be a minimum requirement. We would require new regulations to be written in a way that is simple and easy to understand. All new regulations should be scrutinized by the standing committees, as I have just indicated.
A Progressive Conservative government would ensure that all proposed regulations are put on the departmental website for 30 days to allow for greater public awareness before they are published in the Canada Gazette.
In closing, regulations impact us daily but the problem is we really do not have an effective vehicle to scrutinize regulations and get rid of the ones that should not be there and that in effect do nothing for the country or for us as people of the country. The PC Party of Canada supports Bill C-202.
Madame la Présidente, je suis heureux de participer à ce débat au nom du Parti progressiste-conservateur du Canada. Permettez-moi tout d'abord de féliciter le député de Surrey-Centre pour son projet de loi C-202, Loi modifiant la Loi sur les textes réglementaires (procédure d'annulation des textes réglementaires).
Pour la gouverne de ceux qui nous regardent, permettez-moi de rappeler l'objectif du projet de loi. Le présent texte établirait une procédure d'annulation de textes réglementaires qui s'appliquerait à tous les textes réglementaires, sous réserve de la révision et du contrôle du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation. Ainsi, le présent texte accorderait au Parlement la possibilité d'annuler tout texte réglementaire pris en vertu d'un pouvoir délégué par lui ou tout texte réglementaire pris par le Cabinet ou sous son autorité. En d'autres termes, le comité aurait un pouvoir important pour ce qui est d'examiner les règlements qui lui sont soumis.
Cette procédure d'annulation est tout à fait nécessaire pour demander des comptes au gouvernement. À l'heure actuelle, aucune disposition ne permet d'annuler les règlements qui laissent beaucoup à désirer.
Notre collègue ministériel a déclaré que le comité pourrait, par résolution, suggérer au gouvernement la liste des règlements qui devraient être annulés. Au cours des années où j'ai siégé ici, je n'ai jamais vu cela.
J'ai connu une véritable expérience et j'ai siégé au Comité mixte permanent d'examen de la réglementation. En 1997, lorsque je suis arrivé dans cette enceinte, je me suis vraiment aperçu à quel point il était difficile de se débarrasser des règlements mal rédigés, des milliers de règlements, dont le comité était saisi. J'ai constaté également que nous examinions des règlements qui n'avaient pas un ou deux ans, mais trois, quatre, cinq ou six ans.
Selon moi, le comité mixte est vraiment inefficace. En d'autres termes, parce qu'il lui faut tellement de temps pour examiner les règlements dont il est saisi, il faut des années de travail avant que quoi que ce soit puisse se produire.
Pour que la Chambre puisse contrôler les milliers de règlements qui sont rédigés, une procédure d'annulation est alors obligatoire. Il y a certainement des règlements qui sont inutiles. En ce moment, il n'y a aucune autre méthode pour les annuler que de les renvoyer à la Chambre. Un exemple de cela réside dans les règlements reliés au projet de loi C-68. Une bonne partie des règlements pris aux termes de cette mesure législative sont inutiles et doivent être rejetés.
Au cours des 30 dernières années, le gouvernement a abusé du recours aux décrets pour approuver toutes sortes de règlements sans examen formel. À mon avis, c'est un abus de pouvoir pur et simple.
Les députés du gouvernement soutiennent que le pouvoir est délégué au gouvernement. En effet, je crois qu'ils ont beaucoup de pouvoir délégué, mais tout pouvoir doit être examiné en tout temps.
Aujourd'hui, dans un monde où lois cadres et lois habilitantes sont monnaie courante, puisque ce genre de mesures semblent être quotidiennement soumises à l'étude de la Chambre, les législateurs ont peu de prise sur les lois. Les députés savent que, encore aujourd'hui, les ministres soumettent rarement déposer les règlements aux comités permanents. L'exception est le Comité de l'immigration dont je fais partie. Au cours du dernier mois, nous avons littéralement regardé à la loupe le règlement afférent au projet de loi C-11, ce qui est plutôt inhabituel, pour ne pas dire plus.
Je m'arrête un peu sur les règlements comme tels. Les députés le savent, les règlements couvrent tous les aspects de notre vie, ils se répercutent sur notre vie quotidienne. Sur le plan financier, les règlements sont un forme d'impôt caché. Étant donné qu'à cause d'eux, il en coûte plus cher de faire des affaires, les Canadiens finissent par payer plus pour leurs produits et services.
Les règlements font également perdre des emplois en réduisant la compétitivité du Canada. Dans le secteur agricole, les agriculteurs se plaignent constamment, et avec raison, de devoir payer de nouveaux impôts. Encore une fois, ces impôts sont en grande partie des cotisations fixées par règlement.
Le gouvernement ne se demande pas toujours si un nouveau règlement permettra d'atteindre le but fixé, si c'est le moyen le plus rentable de protéger la population ou si des effets secondaires non prévus peuvent se manifester. C'est probablement la raison d'être de notre Comité mixte d'examen de la réglementation, mais, encore une fois, si ce comité mixte ne permet pas de s'attaquer à de mauvais règlements, il ne représente qu'un exercice futile.
Dans certains cas, des initiatives moins coûteuses, par exemple, l'observation négociée, ne sont pas prises en compte. Un environnement réglementaire qui assujettit l'économie uniquement aux règlements nécessaires est essentiel à la création d'une économie vigoureuse. Mais le fardeau de la réglementation qui pèse sur les entreprises canadiennes représente un obstacle coûteux à la croissance de la productivité, qui est indispensable à l'amélioration du niveau de vie. On entend très peu parler des règlements qui ont un impact sur l'économie.
Le Parti progressiste-conservateur croit que les gouvernements devraient travailler en coopération à l'élimination graduelle des règlements excessifs ainsi que des chevauchements et du gaspillage compte tenu du partage des responsabilités entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Le Canada est probablement le pays où il y a la plus grande multiplication de mesures administratives et législatives. Nous aimons créer de nouvelles lois sans réviser les anciennes. Un député de l'opposition a demandé pourquoi nombre de nos projets de loi ne comportaient pas de dispositions de réexamen. C'est une excellente idée.
Le gouvernement devrait instaurer un budget des tracasseries administratives qui ventilerait les coûts estimatifs de chaque règlement, notamment le coût d'exécution pour le gouvernement et le coût d'observation pour les particuliers et les entreprises.
Les gouvernements devraient aussi établir des normes de service réglementaires et consacrer les ressources nécessaires au respect de ces normes, de manière à assurer que des pressions indues ne sont pas exercées sur les organismes de réglementation pour qu'ils améliorent des produits discutables.
Les gouvernements devraient aussi tâcher de faire en sorte que les frais d'utilisation assortis à l'approbation réglementaire ne dépassent pas le coût de cette approbation. En outre, ces frais devraient servir à améliorer les services permettant une approbation réglementaire améliorée.
Compte tenu des effets de la réglementation sur l'économie du pays et sur la vie des gens, ne conviendrait-il pas que tous les nouveaux règlements soient examinés par les comités permanents de la Chambre? Cela devrait être une exigence minimale. Nous exigerions que les nouveaux règlements soient rédigés de façon simple et claire. Tous les nouveaux règlements devraient être examinés par les comités permanents, comme je viens de le dire.
Un gouvernement progressiste-conservateur veillerait à ce que tous les projets de règlements soient affichés sur le site web du ministère concerné pendant 30 jours, de manière à sensibiliser le public, avant leur publication dans la Gazette du Canada.
Le problème n'est pas tant que les règlements nous touchent dans notre vie quotidienne que le fait que nous n'ayons pas de mécanisme efficace pour les examiner et éliminer ceux qui sont inutiles pour le pays et les citoyens. Le Parti progressiste-conservateur appuie le projet de loi C-202.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, I am pleased to take part in the debate on Bill C-55 and on the amendment.
The bill is unnecessary, as was Bill C-36. Bill C-36 was unnecessary because we already had a new version of the War Measures Act known as the Emergencies Act. That is the purpose of the Emergencies Act. There is no reason the government cannot invoke the Emergencies Act during such times.
Since being passed by both Houses, how many times has Bill C-36 been used to fight terrorism? It has not been invoked once. I voted against Bill C-36 because it is bad legislation. It jeopardizes the values of a free society under the smokescreen and rationale of security. The real way to make Canada more secure is to have good intelligence, good police forces, good immigration policy and good customs and border personnel.
Bill C-55 falls under the same category as Bill C-36. If Bill C-36 has not been invoked up to this point in time why would the House and the country need another bill called Bill C-55, a so-called second version of Bill C-36 under the guise of national security?
Like Bill C-55, the Liberal government's gun control bill, Bill C-68, was not necessary. A report by the Library of Parliament to the House committee stated that Bill C-17, the former Tory bill for gun control which was brand new at the time, had not had time to be implemented before the Liberal government started another gun control bill. The Liberal government did not listen and we ended up with the big mess we have today under Bill C-68.
Canada has always had gun control. Handguns have been registered since 1934. Will registering all firearms make the country safer? Of course it will not. We all know that. Let us look at the statistics. Over the last four years since Bill C-68 was implemented gun murders have doubled. An Ontario study showed that 80% to 90% of illegal handguns are Saturday night specials that come over the border from the U.S.A. Canadians who own legally registered handguns are not potential criminals. This is an illustration of how unnecessary Bill C-55 would become.
Through Bill C-68 the government has criminalized all Canadians who use firearms legally. Unfortunately, Bill C-68 has divided Canadians along urban-rural lines. As has been said many times, rural Canadians use firearms as necessary tools in their culture and environment.
Canadians support gun control but not the kind created by the Liberals to gain votes from urbanites. There has been little accountability from the Liberal government regarding gun control expenditures. Other than buying votes and creating jobs in Liberal ridings the government's expenditures of over $700 million have done absolutely nothing for the health and safety of Canadians. I am comparing Bill C-68 to Bill C-55 because I hope doing so will foreshadow the bill's possible effects.
Cancer kills many more people annually in Canada than firearms. In 1999 there were 536 homicides of which 165 were shooting deaths. In 1997 there were 58,703 deaths due to cancer. The Liberal government has spent over $700 million on gun control in the last eight years. How much do members think the government has committed to cancer research? Since 1992 the government has committed only $25 million to breast cancer research. In the 54 years since 1947 only about $700 million has gone to cancer research. Those are pretty lopsided figures.
There is something wrong with this picture. Statistics Canada tells us we are 320 more times likely to die of cancer than by being shot. Is it not ridiculous that the Liberal government has spent over 25 times more on gun control than breast cancer?
Bill C-55 would give the optics of security. However it would do nothing more than give Canadians a false sense of security. It would attack whatever was left of the freedoms of being a Canadian and living in a democracy.
Part 6 of Bill C-55 would impact every firearm owner in Canada. In amending the Explosives Act it would give the government the right to regulate and put an end to the making, purchasing, possession and use of all ammunition. It would take us back to a time when one had to write in a permit book how much and what kind of liquor one purchased at a vendor. Will the next step be to control the amount of bullets and empty cases one can have in one's home? Part 6 of the bill defines “inexplosive ammunition component” as:
--any cartridge case or bullet, or any projectile that is used in a firearm--
Would plumber's lead come under this class? It has the potential of being made into bullets. Perhaps lead fishing weights and jigs would qualify. How about shotgun wads, felt pads and patches? I do not imagine too many Liberals even know what a patch is.
How would part 6 of Bill C-55 protect Canadians from terrorists? Terrorists would keep bags of bullets and empty cartridge cases hidden. As far as I am concerned, poor unsuspecting law-abiding Canadians would be the victims of another Liberal bill much like Bill C-68 and Bill C-36. With laws like C-55 why would law-abiding firearms users or any other Canadian trust the Liberal government?
The biggest problem in Canada is that the Liberal government thinks it knows what is best for Canadians. However it does not listen very well. We have heard over and over again that in Canada we have government by one Liberal. It is not far from the truth. Is it surprising to see the Liberal government embroiled in corruption charges in recent weeks?
The government pays only lip service to the needs of Canadians. Let us look at our problems in softwood lumber and agriculture. Europeans receive 56 cents on the dollar in subsidies. The Americans will end up with the same. The poor Canadian farmer fighting to survive receives only nine cents on the dollar in subsidies.
Like Bill C-68 and Bill C-36, Bill C-55 is nothing more than a snow job and a power grab. Canadians need to wake up before it is too late. Canadian values are being attacked daily by the Liberal government. It is time to change the government.
Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je prends part au débat sur le projet de loi C-55 et l'amendement.
Ce projet de loi est inutile, comme l'était le projet de loi C-36. Nous n'avions nul besoin du C-36, car nous avions déjà une nouvelle version de la Loi sur les mesures de guerre, la Loi sur les mesures d'urgence, dont c'est justement la raison d'être. Rien n'empêche le gouvernement d'invoquer la Loi sur les mesures d'urgence en pareilles circonstances.
Depuis qu'il a été adopté par les deux chambres, combien de fois le projet de loi C-36 a-t-il été invoqué pour lutter contre le terrorisme? Pas une seule. J'ai voté contre le projet de loi C-36 parce que c'est une mauvaise loi. Il compromet les valeurs d'une société libre sous prétexte d'assurer la sécurité, ce qui n'est qu'un écran de fumée. Le vrai moyen d'assurer une plus grande sécurité au Canada est d'avoir de bons services de renseignement, de bons services policiers, une bonne politique de l'immigration, de bons services douaniers et un bon personnel aux frontières.
Le projet de loi C-55 est de la même eau que le C-36. Si celui-ci n'a pas encore été invoqué une seule fois, qu'est-ce que la Chambre et l'ensemble du pays ont à faire du C-55, qui serait, dit-on, une deuxième version du C-36 visant à garantir la sécurité nationale?
Comme le projet de loi C-55, le projet de loi libéral C-68 sur le contrôle des armes à feu était inutile. Selon un rapport de la Bibliothèque du Parlement remis au comité de la Chambre, le projet de loi C-17 sur les armes à feu que les conservateurs avaient fait adopter était tout nouveau à l'époque, et on n'a pas pris le temps de l'appliquer avant que le gouvernement libéral ne lance son propre projet de loi sur le contrôle des armes à feu. Le gouvernement libéral a fait la sourde oreille, et le projet de loi C-68 est aujourd'hui un vrai gâchis.
Il y a toujours eu un contrôle des armes au Canada. Depuis 1934, les armes de poing doivent être enregistrées. L'enregistrement de toutes les armes à feu va-t-il rendre le pays plus sûr? Certainement pas. Nous le savons tous. Considérons les statistiques. Depuis quatre ans que le C-68 a été adopté, le nombre de meurtres commis avec une arme à feu a doublé. Une étude menée en Ontario a montré que de 80 à 90 p. 100 des armes de poing illégales étaient des spéciaux du samedi soir qui viennent des États-Unis. Les Canadiens qui possèdent des armes enregistrées ne risquent pas d'être des criminels. Voilà qui illustre l'inutilité du projet de loi C-55.
Dans le projet de loi C-68, le gouvernement a considéré comme des criminels tous les Canadiens qui utilisent des armes à feu légalement. Malheureusement, le projet de loi C-68 a fait apparaître un clivage entre les citadins et les ruraux. Comme on l'a dit bien des fois, les armes à feu sont des outils nécessaires dans la culture et le contexte propres aux ruraux.
Les Canadiens appuient le contrôle des armes à feu, mais non le système créé par les libéraux pour obtenir le vote de citadins. Très peu de comptes ont été rendus par le gouvernement libéral concernant les dépenses liées au contrôle des armes à feu. Outre le fait qu'elles ont servi à acheter des votes et à créer des emplois dans les circonscriptions libérales, les dépenses de plus de 700 millions de dollars du gouvernement n'ont absolument rien donné sur les plans de la santé et de la sécurité des Canadiens. Je compare le projet de loi C-68 au projet de loi C-55 parce que j'espère qu'en agissant de la sorte je réussirai à laisser présager ses effets possibles.
Le cancer tue chaque année plus de monde au Canada que les armes à feu. En 1999, on a dénombré 536 homicides, dont 165 attribuables à des armes à feu. En 1997, le cancer a emporté 58 703 personnes. Le gouvernement libéral a consacré plus de 700 millions de dollars au contrôle des armes à feu au cours des huit dernières années. D'après vous, quelle somme le gouvernement a-t-il affectée à la recherche sur le cancer? Depuis 1992, le gouvernement n'a affecté que 25 millions de dollars à la recherche sur le cancer du sein. En 54 ans, soit entre 1947 et 1991, on n'a consacré qu'environ 700 millions de dollars à la recherche sur le cancer. Ce sont là des chiffres forts asymétriques.
Il y a quelque chose qui cloche là-dedans. Selon Statistique Canada, le risque de mourir du cancer est 320 fois plus élevé que celui d'être tué par une arme à feu. N'est-il pas ridicule que le gouvernement libéral ait consacré 25 fois plus d'argent au contrôle des armes à feu qu'à la recherche sur le cancer?
Le projet de loi C-55 serait adopté dans une perspective de sécurité. Toutefois, il ne ferait que donner aux Canadiens un faux sens de la sécurité. Il s'attaquerait au peu de libertés encore existantes que confère le fait d'être Canadiens et de vivre dans une démocratie.
La partie 6 du projet de loi C-55 affecterait tous les propriétaires d'armes à feu au Canada. La modification de la Loi sur les explosifs accorderait au gouvernement le droit de régir la fabrication, l'achat, la possession et l'utilisation de tous les types de munitions ainsi que de mettre un terme à ces activités. Cette mesure nous ramènerait à une époque où il fallait écrire dans un carnet d'achat la quantité et la sorte de boissons acquises auprès d'un vendeur. La prochaine étape consistera-t-elle à contrôler la quantité de balles et de douilles qu'une personne peut conserver chez elle? La partie 6 du projet de loi donne de l'expression «composant inexplosible de munition» la définition suivante:
...toute douille de cartouche, toute balle, ou tout projectile utilisé dans une arme à feu...
Le plomb utilisé par les plombiers entrerait-il dans cette catégorie? Il pourrait être transformé en balles. Les poids et leurres en plomb utilisés pour la pêche entreraient peut-être aussi dans cette catégorie. Qu'en est-il de la bourre, des feutres et des chiffons de nettoyage d'âme des fusils de chasse? Je ne crois pas que beaucoup de libéraux savent ce qu'est un chiffon de nettoyage d'âme.
Comment la partie 6 du projet de loi C-55 protégerait-elle les Canadiens contre les terroristes? Ces derniers garderaient cachées des balles et des cartouches vides. Je pense personnellement que ce sont les pauvres Canadiens respectueux des lois et non méfiants qui seraient les victimes d'une autre mesure législative libérale semblable aux projets de loi C-68 ou C-36. Avec un projet de loi comme le C-55, pourquoi un utilisateur d'arme à feu respectueux des lois ou tout autre Canadien ferait-il confiance au gouvernement libéral?
Le principal problème au Canada c'est que le gouvernement libéral pense savoir ce qui est dans l'intérêt des Canadiens. Il n'est toutefois pas très à l'écoute des autres. À maintes occasions, nous avons entendu dire au Canada que le gouvernement est dirigé par un seul libéral. Ce n'est pas loin de la vérité. Faut-il se surprendre de voir, ces dernières semaines, le gouvernement libéral s'enliser dans des affaires de corruption?
Le gouvernement ne s'intéresse aux besoins des Canadiens que pour la forme. Voyons les problèmes qui nous accablent dans les secteurs du bois d'oeuvre et de l'agriculture. Sur un dollar, les Européens reçoivent 56 cents de subvention. Les Américains finiront par obtenir l'équivalent. Quant au pauvre agriculteur canadien, il lutte pour survivre et il ne reçoit que neuf cents de subvention sur un dollar.
À l'instar des projets de loi C-68 et C-36, le projet de loi C-55 n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux et un coup de force. Il faut que les Canadiens se réveillent avant qu'il soit trop tard. Le gouvernement libéral s'en prend quotidiennement aux valeurs chères aux Canadiens. Le moment est venu de changer de gouvernement.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, last May the House passed a motion to act immediately to initiate a safe water act which would have seen a safe drinking water committee made up of advisers from provinces, municipalities and native reserves. We are still waiting for that legislation.
This week the Minister of Indian Affairs and Northern Development announced that mandatory training for reservation water treatment staff and a plant maintenance funding review would be forthcoming very soon. Had this government done what it promised a year ago the minister would not have excluded Canadians who do not live on native reserves.
Currently Manitoba has 27 boil water advisory orders, two in my riding. When can we expect the government to finally fulfill its promise on the safe water act? Lives depend on safe water.
Monsieur le Président, en mai dernier, la Chambre a adopté une motion préconisant l'élaboration dans les meilleurs délais d'un projet de loi sur la salubrité de l'eau, en vertu duquel sera créé un comité chargé d'établir des normes concernant l'eau potable, lequel comité réunira des conseillers représentant les provinces, les municipalités et les réserves autochtones. Nous attendons toujours cette mesure législative.
Cette semaine, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien a annoncé que, très bientôt, seront passés en revue le financement de l'entretien des stations d'épuration des eaux sur les réserves et la formation obligatoire du personnel chargé de cet entretien. Si le gouvernement avait donné suite à sa promesse d'il y a un an, le ministre n'aurait pas exclus les Canadiens vivant hors réserves.
Vingt-sept mises en garde recommandant de faire bouillir l'eau ont été émises au Manitoba, dont deux dans ma circonscription. Quand le gouvernement tiendra-t-il enfin sa promesse de nous présenter un projet de loi sur la salubrité de l'eau? Des vies en dépendent.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I am pleased to speak on Bill S-40, an act to amend the Payment Clearing and Settlement Act.
The position of the PC Party's is that we support Bill S-40. I want to make a couple of comments about the S part of the bill. As we heard, the Alliance Party does not like where it originates. The NDP says that it would rather abolish the Senate. Unfortunately the House needs a Senate as much today as it ever has.
Yes, there is a dispute about how people get to the Senate. We all know that they are appointed, not elected. Over the past year, having worked with senators as part of the PC caucus, I certainly have new respect for the Senate. Let us not forget that we do not have the franchise on intelligence in this Chamber. There is a lot of intelligence on the Hill and much of it is in the Senate. Until we change the way people get to the Senate, we will certainly still rely on the Senate to deal with the legislation that passes through the House.
Obviously the purpose of the bill is to provide Canadian securities and derivatives clearing houses with legal protection in the event that a member firm becomes insolvent. Bill S-40 would protect the netting agreement of securities and derivatives clearing houses in the event of the bankruptcy or insolvency of one their members. It would also prevent court order stays that could prevent securities and derivatives clearing houses from realizing the collateral of a bankrupt or insolvent member.
In simple terms, by reducing settlement risk, the bill would allow clearing houses to reduce costs. By reducing costs clearing houses would be able to offer their services for less which would be a gain for the investor. Thus, they would be more competitive in the marketplace.
For those who have just tuned in, to keep this simple I will give a short summary of the background. Canada has three securities and derivatives clearing houses; the Canadian Derivatives Clearing Corporation, the Canadian Depository for Securities and the WCE Clearing Corporation. They clear and settle trades on behalf of members of four exchanges; the Toronto Stock Exchange, the Bourse de Montréal, Calgary's Canadian Venture Exchange and the Winnipeg Commodity Exchange.
To protect against a default before a transaction is completed and settled, member firms are required to post collateral and to net their obligations with the clearing house. However, if a member firm declares bankruptcy, there is a danger that a court could freeze the collateral meaning that it would not be available to clear the transaction.
The United States and the European countries protect such collateral from bankruptcy proceedings, placing Canadian exchanges and clearing houses at a competitive disadvantage with institutions such as the Chicago Mercantile Exchange.
Therefore, Bill S-40 is a step toward addressing the declining competitiveness of the Canadian economy and the declining liquidity of the Canadian capital market. The globalization of financial markets in recent years has permitted investors to move their investments rapidly away from riskier markets to others where the legislative framework is friendlier.
In the United States bankruptcy and solvency legislation generally exempts securities clearing organizations from court order stays and allows them to net the obligations of members and to realize on the collateral of their members. Thus, some trade that could and should occur in Canada, particularly in derivatives, is being handled in the United States because of the risk issues on the Canadian exchanges and the lack of protection in our bankruptcy and solvency legislation.
In particular, the Bourse de Montréal, Canada's major derivatives exchange, is at market disadvantage compared with exchanges such as the Chicago Board of Exchange.
The securities and derivatives industry is significant for our Canadian economy. A strong and competitive Canadian financial market is the key to the overall growth and prosperity of our nation.
However it is difficult to attract large international dealers if Canadian clearing houses face higher costs as a result of their inability to enforce their netting and collateral agreements with their members or because they present greater risks to their participants in the event of the insolvency of one or more members.
Clearing houses for Canadian securities and structured products, such as derivatives and options, must be able to clear transactions in a timely manner, but under the existing laws in Canada they cannot clear transactions when either the buyer or the seller becomes insolvent.
The various Canadian laws that currently govern bankruptcy insolvency, namely the Bankruptcy and Insolvency Act, the Companies' Creditors Arrangement Act and the Winding-up and Restructuring Act, do not offer the same protection to Canadian clearing houses that is offered by the laws of the other G-7 countries. This is of course of great concern to the four exchanges in Canada that trade in securities and structure products, namely the Toronto Stock Exchange, the Bourse de Montréal, the Canadian Venture Exchange in Calgary and the Winnipeg Commodity Exchange. This is also of great concern to the three clearing houses that clear the trades of those four exchanges, namely the Canadian Derivatives Clearing Corporation, the Canadian Depository for Securities Limited, and the WCE Clearing Corporation.
The Bourse de Montréal, on behalf of the Canadian Derivatives Clearing Corporation, and the two remaining clearing houses have all asked that the Payment Clearing and Settlement Act be amended to cover securities and derivatives clearing houses.
Bill S-40 is designed to provide clearing houses with the legal protection they need in the event one of the trading partners become insolvent or bankrupt. The amendments in Bill S-40 would expand the scope of Canada's Payment Clearing and Settlement Act by providing protection for the netting agreements for our securities and derivatives clearing houses. It would also provide protection for the collateral posted by the members of the clearing houses.
Passing this bill will encourage both domestic and foreign investment in Canadian companies. If Canada fails to adapt its financial legislation to international norms, a significant number of Canadian businesses will move to foreign markets.
Bill S-40 would ensure that Canadian markets enjoy the same protection provided by the other G-7 countries. It would enhance our competitive position by enabling clearing houses to lower their costs by reducing the settlement risk caused by poor bankruptcy protection. Thus it would allow our financial markets and institutions to grow their business in Canada and reclaim certain specialized financial business that has moved to foreign markets. It may also attract new investors from the U.S. and other foreign countries.
It should be noted that the amendments to Bill S-40 follow up on the November 2001 recommendations made by the Bank of International Settlements and the International Organizations of Securities Commissions. One of the central recommendations is that the transactions involving the clearing houses have a well-founded legal basis so that the rules and procedures can be enforced with a high degree of certainty. This includes the enforceability of transactions, netting arrangements, and the liquidation of assets pledged or transferred as collateral.
Bill S-40 would help our financial markets to be more competitive, however more needs to be done. Tax reform is crucial. Despite federal and provincial tax cuts, Canadian taxes are still higher than in the U.S., and the United States rates are scheduled to decline over the next four years. A modern regulatory structure that will work in a fast-paced marketplace is also necessary. We must eliminate rules that are duplicative, contradictory or not in the public's interest.
Financing in Canada is more expensive and complicated than it should be. Each new regulatory policy should undergo a rigorous cost-benefits analysis and be implemented in a way that minimizes cost and excessive red tape.
A single national governing body must also be created to oversee Canada's financial markets. The multiple Canadian regulatory authorities have created a fragmented and decentralized system.
In conclusion, securities and derivatives clearing houses are crucial to the efficient operation of our financial markets. Bill S-40 would allow them to reduce costs because of better bankruptcy protection legislation and thus become more internationally competitive. The bill in conjunction with tax reform reducing the regulatory burden and consolidating the many financial market regulatory authorities will help restore Canada's competitiveness. The PC Party will certainly support the bill.
Madame la Présidente, je suis heureux d'intervenir dans le débat sur le projet de loi S-40, Loi modifiant la Loi sur la compensation et le règlement des paiements.
Le Parti progressiste-conservateur appuie le projet de loi S-40. Je voudrais faire deux observations sur la partie S de ce titre. Comme on l'a entendu, le parti allianciste n'apprécie pas que le projet de loi ait d'abord été présenté au Sénat. Pour sa part, le NPD dit qu'il abolirait plutôt le Sénat. Malheureusement, la Chambre a plus que jamais besoin du Sénat.
Oui, la manière dont les gens arrivent au Sénat est controversée. Tout le monde sait que les sénateurs sont nommés, et non élus. Depuis un an que je travaille avec des sénateurs au sein du caucus progressiste-conservateur, j'ai développé un nouveau respect pour le Sénat. N'oublions pas que nous n'avons pas le monopole de l'intelligence à la Chambre. Or, il y a de beaucoup de bonnes têtes sur la colline, dont un grand nombre au Sénat. Tant qu'on ne changera pas la manière dont les gens arrivent au Sénat, on se fiera certainement encore sur le Sénat pour examiner les projets de loi qu'adopte la Chambre.
De toute évidence, le projet de loi a pour objet d'accorder à une chambre spécialisé la protection légale en cas d'insolvabilité d'une firme membre. Le projet de loi S-40 protégerait l'accord de compensation d'une chambre spécialisée, si jamais un de ses membres faisait faillite ou devenait insolvable. De plus, il empêcherait la suspension du règlement pouvant s'opposer à ce que la chambre spécialisée réalise les garanties en cas de faillite ou d'insolvabilité d'un membre.
En termes simples, en réduisant le risque de non-règlement, le projet de loi permettrait à la chambre spécialisée de réduire ses coûts. En réduisant ses coûts, la chambre spécialisée serait en mesure d'offrir des services moins chers, ce qui avantagerait l'investisseur, et elle serait plus compétitive sur le marché.
Pour ceux qui viennent de se joindre à nous, je vais brosser un simple aperçu du contexte. Le Canada a trois chambres spécialisées: la Corporation canadienne de compensation de produits dérivés, la Caisse canadienne de dépôt de valeurs et la WCE Clearing Corporation. Elles règlent les transactions au nom des membres de quatre bourses: la Bourse de Toronto, la Bourse de Montréal, la Canadian Venture Exchange de Calgary et la Winnipeg Commodity Exchange.
Pour protéger leurs clients contre tout défaut de paiement avant la conclusion et le règlement d'une transaction, les sociétés membres doivent fournir des garanties et assurer une compensation au titre du paiement et de l'exécution de leurs obligations auprès de la chambre spécialisée. Toutefois, si une entreprise déclare faillite, il y a risque qu'un tribunal ordonne le blocage des dépôts de garantie, rendant ainsi impossible la compensation de la transaction.
Les États-Unis et les États européens protègent ces garanties contre les procédures de faillite, ce qui désavantage les bourses et les chambres de compensation du Canada lorsqu'il s'agit de soutenir la concurrence du Chicago Mercantile Exchange.
Par conséquent, le projet de loi S-40 permet de régler partiellement le problème posé par l'affaiblissement de la compétitivité de l'économie canadienne et la diminution des liquidités offertes sur les marchés financiers canadiens. La mondialisation des marchés financiers au cours des dernières années a permis aux investisseurs de retirer plus rapidement leurs investissements des marchés plus risqués pour les placer sur des marchés ayant un cadre législatif plus convivial.
Aux États-Unis, la législation en matière de faillite et d'insolvabilité exempte habituellement les chambres spécialisées de toute suspension sur ordonnance judiciaire et leur permet d'encaisser les garanties consenties pour assurer l'exécution des obligations des membres. Ainsi, certaines opérations qui pourraient et devraient avoir lieu au Canada, particulièrement sur les instruments dérivés, ont lieu aux États-Unis en raison des risques que présentent les bourses canadiennes et du manque de protection en vertu de nos mesures législatives sur la faillite et l'insolvabilité.
La Bourse de Montréal, la plus spécialisée dans les instruments dérivés au Canada, est particulièrement désavantagée par rapport à des bourses telles que le Chicago Board of Exchange.
L'industrie des valeurs mobilières et des instruments dérivés est très importante pour l'économie canadienne. Des marchés financiers vigoureux et concurrentiels sont la clé de la croissance et de la prospérité globales de la nation.
Cependant, il est difficile d'attirer de grands négociateurs internationaux si les chambres de compensation canadiennes doivent assumer des coûts plus élevés parce qu'elles ne peuvent pas exécuter les accords de compensation et de garantie conclus avec leurs membres ou parce qu'elles exposent les participants à de plus grands risques en cas de faillite d'un ou de plusieurs membres.
Les chambres de compensation pour les valeurs mobilières canadiennes et les produits structurés tels les instruments dérivés et les options doivent pouvoir compenser les opérations en temps utile, mais en vertu des mesures législatives existantes au Canada, elles ne peuvent le faire si l'acheteur ou le vendeur devient insolvable.
Les diverses lois canadiennes régissant actuellement la faillite et l'insolvabilité, soit la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies et la Loi sur les liquidations, n'offrent pas aux chambres de compensation canadiennes la même protection que les lois dans les autres pays du G-7. Cette situation est une source de grande inquiétude pour les quatre bourses du Canada qui échangent des valeurs mobilières et structurent des produits, soit la Bourse de Toronto, la Bourse de Montréal, la Canadian Venture Exchange de Calgary et la Bourse des marchandises de Winnipeg. C'est également une source de grande préoccupation pour les trois grandes chambres de compensation qui traitent les transactions des quatre bourses, à savoir la Corporation canadienne de compensation de produits dérivés, la Caisse canadienne de dépôt de valeurs et la WCE Clearing Corporation.
La Bourse de Montréal, au nom de la Corporation canadienne de compensation de produits dérivés et des deux autres chambres de compensation, a demandé que la Loi sur la compensation et le règlement des paiements soit modifiée afin que les chambres de compensation qui traitent les produits dérivés et les valeurs mobilières soient couvertes.
Le projet de loi S-40 est conçu pour offrir aux chambres de compensation la protection légale dont elles ont besoin au cas où l'une des parties soit insolvable ou en faillite. Les modifications prévues par le projet de loi S-40 élargiraient la portée de la Loi canadienne sur la compensation et le règlement des paiements de manière à protéger les accords de compensation de nos chambres de compensation spécialisées dans les produits dérivatifs et les valeurs mobilières. Elles protégerait également les garanties consenties par les membres des chambres de compensation.
L'adoption du projet de loi encouragera l'investissement tant étranger qu'intérieur dans les entreprises canadiennes. Si le Canada n'adapte pas sa législation financière aux normes internationales, un nombre important d'entreprises canadiennes s'adresseront aux marchés étrangers.
Le projet de loi S-40 assurera que le marché canadien bénéficie de la même protection que celle dont jouissent les autres pays du G-7. Cela rehaussera notre position concurrentielle en permettant aux chambres de compensation de réduire leurs coûts en réduisant les risques de non-règlement causés par une mauvaise protection contre les faillites. Par conséquent, cela permettra à nos institutions et à nos marchés financiers de prendre de l'expansion au Canada et de récupérer certaines transactions financières spécialisées qui se font maintenant sur les marchés étrangers. Cela pourrait également permettre d'attirer de nouveaux investisseurs en provenance des États-Unis et d'autres pays étrangers.
Il est à signaler que les modifications proposées dans le projet de loi S-40 donnent suite aux recommandations présentées en novembre 2001 par la Banque des règlements internationaux et l'Organisation internationale des commissions de valeurs. Une des recommandations clés veut que les transactions des chambres de compensation soient bien fondées en loi afin que les règles et procédures puissent être appliquées avec un haut degré de certitude. Cela vise la force exécutoire des transactions, les accords généraux de compensation et la liquidation des biens donnés ou transférés en garantie.
Le projet de loi S-40 aiderait nos marchés financiers à être plus concurrentiels. Il reste beaucoup à faire, toutefois. Une réforme fiscale est essentielle. En dépit des réductions fédérales et provinciales, les impôts sont encore plus élevés au Canada qu'aux États-Unis, et aux États-Unis, ils sont censés baisser au cours des quatre prochaines années. Il nous faut aussi une structure moderne de réglementation qui fonctionnera dans un marché en pleine mutation. Il faut supprimer les règles qui se recoupent, se contredisent ou ne sont pas dans l'intérêt public.
Au Canada, les opérations de financement sont trop coûteuses et trop compliquées. Toute nouvelle politique de réglementation devrait faire l'objet d'une rigoureuse analyse coûts-avantages et être appliquée de façon à minimiser les coûts et les tracasseries administratives.
Il faut aussi créer une instance dirigeante nationale pour superviser tous les marchés financiers du Canada. Les multiples instances réglementaires du Canada ont créé un système fragmenté et décentralisé.
Bref, les chambres spécialisées sont essentielles au bon fonctionnement de nos marchés financiers. Le projet de loi S-40 leur permettrait de réduire leurs coûts en les protégeant mieux contre la faillite et, partant, de devenir plus concurrentielles au plan international. Allié à une réforme fiscale visant à alléger le fardeau réglementaire et à consolider les nombreuses instances réglementaires du marché financier, le projet de loi contribuera à rétablir la compétitivité du Canada. Le Parti conservateur appuiera certainement le projet de loi.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I need to respond to a few comments he made.
First, I did not leave the Alliance Party. I actually got the boot from the Alliance Party. That is the correct information. When I was a member of the Alliance, I had the same optics and opinion as they hold today, that legislation should not originate from the Senate.
As I indicated in debate, I have a new found respect for the Senate after spending only eight months working with it. Probably the majority of people who sit in the Senate agree that the place needs reformation, no more, nor less than this place. The House of Commons needs reformation. In fact we are falling behind the model we follow, which is Great Britain. Great Britain is reforming its senate. It has come up with new reforms in its House.
I can say with great accuracy that the PC members of the Senate all agree and support the notion that the Senate members should be elected. The fact of the matter remains that they are not elected at this point in time. Therefore we need to be realistic and realize that the Senate is part of our political system.
Unfortunately, even if the Alliance Party was in government, without members representing it in the Senate and certainly not having a majority in the Senate, what could possibly happen with legislation it passed in this House? We all know what would happen. Obviously it would go nowhere. Therefore, until the upper House is reformed, we will have to learn to work with the people who sit there at this point in time.
The irony is that I understand the Canadian Alliance members will support the bill because it is a good bill and it will do what is necessary for the financial marketplace. I applaud them for that.
Madame la Présidente, permettez-moi de répondre aux commentaires du député.
Premièrement, je n'ai pas quitté l'Alliance canadienne. C'est l'Alliance qui m'a mis à la porte. Voilà la vérité. Quand j'étais député de l'Alliance, j'avais la même opinion et le même point de vue que les députés alliancistes ont aujourd'hui, soit que les mesures législatives ne devraient pas émaner du Sénat.
Comme je l'ai dit dans le débat, j'ai développé un profond respect pour le Sénat après avoir travaillé pendant huit mois seulement à ses côtés. La plupart des sénateurs conviennent probablement que le Sénat doit être modernisé, ni plus ni moins que cet endroit. La Chambre des communes doit être modernisée. En fait, nous sommes loin derrière notre modèle, la Grande-Bretagne, qui a modernisé son Sénat. Elle a procédé à des réformes de sa Chambre.
Je peux affirmer avec exactitude que les sénateurs conservateurs sont tous en faveur d'un Sénat élu. Il n'en demeure pas moins que le Séant n'est pas élu à l'heure actuelle. Il convient donc d'être réalistes et d'accepter que le Sénat fait partie de notre système politique.
Malheureusement, même si l'Alliance canadienne était à la tête du gouvernement, sans représentants au Sénat, par conséquent sans majorité au Sénat, qu'adviendrait-il peut-être des mesures législatives qu'elle adopterait dans cet endroit? Nous pouvons tous répondre à cette question. Rien. Par conséquent, en attendant que la Chambre haute soit modernisée, nous devons apprendre à travailler avec les sénateurs actuels.
Cela est ironique, mais je crois comprendre que les députés de l'Alliance canadienne appuieront le projet de loi parce que c'est un bon projet de loi et qu'il fera ce qui s'impose pour le marché financier. Je les en félicite.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I am pleased to rise today to take part in the debate on Bill C-292, an act to amend the criminal codes (selling wildlife), as presented by the member for South Surrey--White Rock--Langley.
Let me begin by congratulating her on this private member's bill. I can assure her that I will support the bill.
I should say to the Liberal member that this bill is at second reading and I am sure there will be a lot more debate in committee, if it goes to committee for debate. There is no such thing as a perfect bill when it comes to the House in the first couple of stages, so I remind members that I am sure there will be changes made to the bill before we get to vote on it at third reading.
Being the fifth speaker, let me reiterate what the bill is about.
The purpose of this enactment is to make the selling of wildlife and wildlife parts an offence under the criminal code unless carried out under and in accordance with a licence, permit or an exemption order. In other words, this is exactly what we need, for are all citizens of this country, both aboriginal and non-aboriginal. We know the problems with regard to poaching which perhaps endangers not only endangered species but also those regular species in our wildlife habitat, including fish.
I also understand that there is cause for concern in terms of an attack on the jurisdiction of provincial governments. I will just quote from the communication of the member for South Surrey--White Rock--Langley to her colleagues in reference to the bill. The letter states:
My legislation eliminates the need to prove international or interprovincial transportation by adding a section to the Criminal Code. My bill does not create any new offence--the provinces will still have sole jurisdiction to determine what activities are deemed illegal. However, wildlife peace officers will have the discretion to pursue the most serious case of poaching through the Criminal Code, or through their respective provincial legislation.
That shows me that the provinces will still have the final say regarding their provincial legislation and the regulation of the taking of wildlife, game or fish.
The other thing is exclusive jurisdiction over the management of wildlife fish or game still rests with the federal government from coast to coast to coast.
To ensure that the bill is about the selling of wildlife, what I to read section 447.2, which states:
Notwithstanding any Act of Parliament, but subject to this Part, no person shall
(a) sell wildlife or any part thereof;
(b) kill or capture wildlife for the purpose of selling that wildlife or any part thereof; or
(c) possess wildlife or any part thereof for the purpose of selling that wildlife or part thereof.
In other words, the emphasis is on selling game which is taken for domestic or personal use. Essentially this is the problem we encounter. There are aboriginal and non-aboriginal people out there who take wildlife and sell it or trade it for monetary gain. That is a threat to the wildlife itself. On that principle, I must applaud Bill C-292 as necessary legislation.
One of the exemptions deals with aboriginal and treaty rights. In fact, part (3) of section 447.2 states:
For greater certainty, nothing in this section shall be construed so as to abrogate or derogate from any existing aboriginal or treaty rights of the aboriginal peoples of Canada under section 35 of the Constitution Act, 1982.
I will comment on the taking of game and fish by the aboriginal community. Under current treaty laws the taking of wildlife and fish by aboriginals is permitted for the purpose of sustenance. I approached the ministry a year ago to ask for a definition of sustenance but was not given one. However most people understand sustenance as putting food on the table. That is a pretty clear and simple definition.
For purposes other than putting food on the table the same rules for the taking of wildlife and fish should apply all of us, aboriginal and non-aboriginal alike. I bring this up because my province of Manitoba has no hunting or fishing regulations which apply to sustenance or the taking of fish or wildlife by aboriginal people.
This has created a huge problem. At the start of the winter aboriginal people took fish from two stocked lakes in my riding. To the tune of 100,000 pounds of walleye was taken from Lake of the Prairies, most of which was mature stock. Approximately 150,000 pounds of mature breeding stock was taken from Lake Dauphin. Under the guise of sustenance the fish was taken and sold on the market. A lot of it was sold through the Freshwater Fish Marketing Corporation which is a federal agency.
Citizens of my riding are asking what the government will do about this. It would be no different if non-aboriginals poached 100 black bear, took their galls and put them on the international market. There is a void. We need regulation. We need laws.
As I said earlier, the federal government has exclusive jurisdiction over the management of resources across the country. If the province will not put in regulations the federal government needs to show leadership, take responsibility and act in the best interest of Canadians. For that reason alone Bill C-292 has a lot of merit. We need to support it.
We have reached a point in my riding where a resource management group has emerged whose members include municipal leaders, resource and fish enhancement groups and conservation groups. It is an umbrella organization concerned about abuse of the rules by both aboriginal and non-aboriginal citizens who take wildlife.
The federal government should wake up to the realities of what is happening across the country and become involved. It is long overdue.
On a personal note I applaud the hon. member for South Surrey--White Rock--Langley for her bill. Debate needs to take place across the country. I am sure her bill will create a lot more of it. I will support Bill C-292.
Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat sur le projet de loi C-292, Loi modifiant le Code criminel (vente d'animaux sauvages), présenté par la députée de South Surrey—White Rock—Langley.
Je tiens d'abord à féliciter la députée et à lui assurer mon appui.
Je dirai à la députée libérale que ce projet de loi en est à l'étape de la deuxième lecture et qu'il suscitera, j'en suis sûr, bien des discussions en comité, s'il se rend en comité. Les projets de loi parfaits aux étapes de la première et de la deuxième lectures n'existent pas. Je préviens donc les députés que des amendements seront sans doute apportés au projet de loi avant qu'il soit mis aux voix à l'étape de la troisième lecture.
Étant le cinquième député à intervenir sur le sujet, permettez-moi de rappeler l'objet de ce projet de loi.
Ce texte de loi a pour objet d'ériger en infraction au Code criminel le fait de vendre des animaux sauvages ou des parties d'animaux sauvages, à moins que l'acte ne soit accompli en vertu d'un permis ou d'une licence ou conformément à un arrêté d'exception. Voilà précisément des dispositions législatives s'adressant à tous les Canadiens, autochtones et non-autochtones, dont nous avons besoin. Nous savons que le braconnage peut mettre en danger non seulement les espèces en voie de disparition, mais aussi toutes les autres espèces sauvages, dont les poissons.
Je comprends aussi qu'il y a lieu de craindre qu'on s'immisce dans un champ de compétence provinciale. Je citerai à cet effet la communication envoyée par la députée de South Surrey—White Rock—Langley à ses collègues à propos du projet de loi. Il y est écrit ce qui suit:
Le projet de loi que je propose élimine le besoin de prouver qu'il y a eu transport à l'échelle internationale ou interprovinciale, en ajoutant un article à ce sujet dans le Code criminel. Il ne crée pas de nouvelles infractions et il appartiendra toujours aux provinces de déterminer quelles activités sont considérées illégales. Cependant, les agents de protection de la faune auront le pouvoir d'intenter des poursuites dans les cas de braconnage les plus graves, soit aux termes du Code criminel ou des lois provinciales pertinentes.
J'en conclus que les provinces continueront d'avoir le dernier mot sous le rapport de l'application de leurs lois et règlements concernant la capture d'animaux sauvages, qu'il s'agisse de gibier ou de poissons.
L'autre chose, c'est que le gouvernement fédéral continue à avoir compétence exclusive en matière de gestion du gibier ou du poisson, d'un océan à l'autre.
Pour démontrer que le projet de loi porte bien sur la vente d'animaux sauvages, je vais lire l'article 447.2, qui dit:
Malgré les dispositions de toute loi du Parlement, mais sur réserve de la présente partie, il est interdit:
a) de vendre un animal sauvage ou une partie d'animal sauvage;
b) de capturer ou de tuer un animal sauvage dans le but de le vendre ou d'en vendre une ou des parties;
c) d'avoir en sa possession un animal sauvage ou une partie d'un tel animal dans le but de vendre cet animal ou d'en vendre une ou des parties.
Autrement dit, l'accent est mis sur la vente du gibier capturé pour usage domestique ou personnel. Essentiellement, c'est le problème auquel nous nous heurtons. Il y a des autochtones et des non-autochtones qui capturent du gibier et qui le vendent ou l'échangent pour en tirer un profit. Cela représente une menace pour les espèces sauvages. De ce fait, je dois applaudir le projet de loi C-292 comme étant une mesure nécessaire.
L'une des exceptions concerne les droits issus de traités ou droits ancestraux. En effet, le paragraphe 3 de l'article 447.2 dit:
Il demeure entendu que le présent article ne porte pas atteinte aux droits--ancestraux ou issus de traités--des peuples autochtones du Canada garantis en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, ou d'y déroger.
Je vais parler de la prise de gibier et de poisson par les autochtones. En vertu des instruments conventionnels actuels, la prise de gibier et de poisson par les autochtones est autorisée pour leur subsistance. Il y a un an, j'ai demandé au ministère de définir le mot « subsistance », mais je n'ai pas reçu de réponse. Quoi qu'il en soit, pour la majorité des gens cela veut dire mettre du pain sur la table. C'est une définition claire et simple.
La chasse ou la pêche à des fins autres que de mettre du pain sur la table devrait être soumise aux mêmes règles pour tout le monde, autochtones et non-autochtones. Si j'en parle, c'est que dans ma province, le Manitoba, il n'y a pas de règlement sur la pêche ou la chasse qui concerne la subsistance ou la prise de poisson ou de gibier par les autochtones.
Cela crée un problème énorme. Au début de l'hiver, des autochtones ont pêché dans deux lacs de ma circonscription qui sont alevinés. Quelque 100 000 livres de doré ont été prises dans le lac des Prairies, pour la plupart des poissons adultes. Environ 150 000 livres de reproducteurs ont été prises dans le lac Dauphin. Ce poisson, qui avait soi-disant été pris pour la subsistance des pêcheurs, a été vendu sur le marché. Il a été vendu en grande partie par l'intermédiaire de l'Office de commercialisation du poisson d'eau douce, qui est un organisme fédéral.
Mes électeurs voudraient bien savoir ce que le gouvernement compte faire à ce sujet. Il n'en irait pas autrement si des non-autochtones braconnaient 100 ours noirs et qu'ils avaient le culot d'offrir le produit de leur chasse sur le marché mondial. Nous sommes devant un vide juridique. Une réglementation s'impose. Des lois s'imposent.
Comme je l'expliquais un peu plus tôt, la gestion des ressources naturelles du Canada demeure de la compétence exclusive du gouvernement fédéral. Si la province néglige de se pourvoir d'une réglementation pertinente, le gouvernement fédéral doit en prendre l'initiative et agir dans l'intérêt des Canadiens. Pour cette seule raison déjà, le projet de loi C-292 est bien fondé et mérite notre appui.
Nous en sommes à un point tel, dans ma circonscription, qu'un groupe chargé de la gestion de la ressource a été constitué; il réunit des administrateurs municipaux, des associations de mise en valeur des ressources et de rétablissement des stocks de poissons et des associations de protection de l'environnement. Il a pour mission de surveiller l'application de la réglementation en vigueur, pour éviter les abus, que ceux-ci soient le fait de chasseurs ou de pêcheurs, autochtones ou non autochtones.
Le gouvernement fédéral devrait s'ouvrir les yeux sur le problème et intervenir. Il a déjà trop tardé.
Sur une note plus personnelle, je tiens à féliciter la députée de Surrey--White Rock--Langley de son projet de loi. Le débat doit concerner tous les Canadiens, et je suis persuadé que, grâce à l'initiative de notre collègue, ce sera effectivement le cas. Je voterai en faveur du projet de loi C-292.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, since September 11 Canada has been focused on keeping our country safe and secure from terrorists, yet yesterday the immigration minister tabled a report which indicated that ministerial permits were signed to allow 11 terrorists into this country in the last year.
These permits were given to those who had been engaged in terrorism. Why does the minister of immigration allow terrorists to enter into Canada?
Monsieur le Président, depuis le 11 septembre, le Canada met tout en oeuvre pour protéger le pays contre les terroristes. Cependant, hier, le ministre de l'Immigration a déposé un rapport dans lequel on apprend que des permis ministériels ont été signés autorisant 11 terroristes à entrer au Canada l'an dernier.
Ces permis ont été accordés à des individus ayant pris part à des activités terroristes. Pourquoi le ministre de l'Immigration permet-il à des terroristes d'entrer au Canada?
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CPC (MB)
Madam Speaker, I am pleased to rise in debate at third reading of Bill C-47, an act respecting the taxation of spirits, wine and tobacco and the treatment of ships' stores.
Let me begin by saying that Canada continues to lead the G-8 when it comes to taxing its citizens. In fact, has the Liberal government ever seen a tax that it did not like? Canadians are very concerned about the high rate of tax they pay. Certainly working Canadians are concerned about the high rate of tax they pay: All they need to do is look at their pay slips.
The bill would further increase the taxes on tobacco sold in Canada, which would include tobacco sold in Canadian duty free stores. However, because of the special status of duty free stores this legislation will have a disproportionate effect on them. Canada probably would be the first country to impose a tax on products sold in duty free stores, thereby undermining their reason for existence. It does not make any sense that we would tax duty free stores on the spirits and tobacco they sell when in effect their reason for being is to avoid having customers pay tax.
This new tax undermines the fundamental principle on which duty free shops were established in Canada, namely, that customers could shop there free of taxes and customs duties. Once customers' perceptions change, traffic patterns are affected. All provinces have duty free stores for Canadians who leave this country to visit other countries. Sales of all other products would be hurt as a result as a result of this tax, which would undermine the viability of the outlets and their key role in the local economies.
The federal government created and promoted the duty free industry to support small business, job creation and the sale of Canadian made goods. The outlets also provide an essential service for travellers, making vacations in Canada more attractive. The duty free industry has been profitable, allowing it to generate local economic benefits like jobs, purchases from suppliers and rents in commercial buildings and at airports. Most people who leave and return to the country by air shop in these duty free stores.
However, the imposition of a new tax on tobacco products threatens to undermine these economic spinoffs. Imposing this tax on duty free outlets in order to benefit health is symbolic. Duty free stores account for only a very small portion of tobacco sales in Canada. Moreover, applying this tax to duty free tobacco outlets would more than likely shift sales to another retailer rather than stop sales outright, thus the disadvantages of the bill far outweigh the benefits.
I will speak briefly about the business tax policy. Increasing taxes is a Liberal habit that is as harmful to the economy as smoking is to someone's lungs. Business taxes in Canada need to be reduced to the average rate of the OECD countries so that Canadian businesses can be competitive. This would mean a combined provincial and federal tax rate of about 35%. Allowing for various provincial rates of taxation, this means that the federal portion would need to decline to a little over 20%.
We should also target capital taxes, high sales taxes on business inputs and high personal taxes on business owners and their workers. A more progressive step would be for the government to shift from investment and savings taxes to consumption based taxes. This would only be fair to all wage earners in this country. In other words, one's taxes would be based on how one spends.
Canada could adopt a personal expenditure tax and more taxes based on the user pay principle. This would reform business taxes by reducing rates and eliminating distortions that impede the business sector from taking full advantage of the best economic opportunities.
The PC Party is the only party that advocates the complete elimination of the capital gains tax, not only because its elimination would free up capital for investment and make a difference in our actual economic performance but also because it would be a bold and symbolic act that would capture the attention of and send a message to the people around the world who invest. As we know, our country depends on overseas investment.
The bottom line is that there is strong evidence that lower capital gains tax rates induce higher revenues in the longer run, largely as a result of increased economic growth and subsequent payment of more personal and corporate income taxes. A study in the United States demonstrated that completely eliminating the capital gains tax in that country would lead to a $300 billion increase in national output. That amounts to nearly one million new jobs and an addition $46 billion in tax revenue due to economic growth. In other words, the more money the government leaves in the wage earner's pocket, the further it will go. We all know that money needs to go around in cycles in order to make the economy grow.
The United Kingdom, Germany, Norway and Sweden have all adopted more aggressive tax cutting strategies than Canada has. Germany reduced its capital gains tax by 50% and Great Britain by 75%. Norway completely eliminated all forms of double taxation of capital income.
President John F. Kennedy spoke disparagingly about the capital gains tax as early as 1963. That is a long time ago. He stated:
The tax on capital gains directly affects investment decisions, the mobility and the flow of risk capital...the ease or difficulty experienced by new ventures in obtaining capital--
Capital gains tax also creates economic inefficiencies because it encourages a locking in effect, whereby owners of capital hold on to their investments and miss more profitable investment opportunities. The United States has a very accommodating capital gains rate of approximately 20%. Last year Canada reduced the capital gains inclusion rate to 50%, putting us closer to the United States levels, but that parity is fleeting. We will soon be lagging behind again.
A deeper look reveals that even after our tax cuts, the U.S. tax on costs for industries is about 14.2 percentage points below the Canadian tax regime. This means that rather than making us a haven for jobs and investment, we are still at a competitive disadvantage when compared to the United States. The United States is Canada's only significant competitor for investment capital and it is beating the pants off Canada. Despite admittedly impressive growth in venture capital in Canada, the United States enjoyed a 170% increase in 1998-99, from $32 billion to $87 billion. In the first half of 2000, Canadian venture capital was $2.3 billion compared to $80 billion in the United States. That is quite a disparity.
Let us look at that statistic in a different way. New United States venture capital disbursements were 19 times larger than those in Canada in 1998 and 32 times larger in 1999. Although this gap is now starting to reduce, more needs to be done.
In the old economy the purpose of taxes was to redistribute income. In the new economy high taxes redistribute people. Over the last few years we have heard of people moving to the United States to work because the American rate of income tax is lower. When Canada's tax policy dictates that workers earning $100,000 must pay 52% of their income in taxes those highly valued workers will look elsewhere. We know of people who have looked elsewhere and moved elsewhere. This is particularly risky for Canada in the digital economy where valuable intellectual property assets, expertise and energy depart with every professional who crosses the border.
In the United States the highest rate of taxation does not apply until income reaches $400,000. An American earning $100,000 pays a rate of only 26%. That is quite a difference from the Canadian rate of 52%. It takes a considerable act of patriotism to choose Canada. The people who are tempted to leave are those with fewer roots in the country and fewer attachments to our lifestyle advantages like health care. They are often young people the country needs to grow and prosper.
Taxing income discourages people from earning, saving and investing, all of which are crucial to economic growth. If the government took 52% of every dollar people earned many would ask why they should earn any more. According to Jack Mintz, a professor of taxation at the University of Toronto's J.L. Rotman School of Management, the costs in terms of lost output are $15 billion to $140 billion a year, or from $500 to $4,500 per person per year. Replacing income taxes with sales taxes would be a drastic but beneficial move.
As I have illustrated, taxation has many negative effects on the economy, investment and job creation. It would certainly have a negative effect on microbreweries and tax free shopping. There is no doubt the microbrewery in Winnipeg would be negatively impacted by Bill C-47. Besides the fact that it would attack the tobacco industry by increasing taxes, Bill C-47 is another example of the distortionary and harmful effects of myopic Liberal tax policies.
Has the Liberal government ever seen a tax it did not like?
Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat, à l'occasion de la troisième lecture du projet de loi C-47, Loi visant la taxation des spiritueux, du vin et du tabac et le traitement des provisions de bord.
Permettez-moi d'abord de dire que le Canada continue de figurer en tête des pays du G-8 pour ce qui est des impôts réclamés aux citoyens. En fait, est-ce que le gouvernement libéral a déjà vu une taxe qui ne l'intéressait pas? Les Canadiens sont certainement très préoccupés par le haut niveau d'imposition auquel ils sont soumis. Il leur suffit de jeter un coup d'oeil à leur fiche de paie pour voir le niveau élevé d'impôt qu'ils paient.
Cette mesure législative hausserait les taxes sur les produits du tabac vendus au Canada, notamment les produits du tabac vendus dans les boutiques hors taxes. Toutefois, cette mesure législative aura des répercussions disproportionnées sur des boutiques hors taxes qui constituent un cas particulier. Le Canada sera vraisemblablement le premier pays à imposer une taxe sur les produits vendus dans les boutiques hors taxes, mettant de ce fait leur existence en péril. Il est absolument insensé d'imposer des taxes sur les alcools et les produits du tabac vendus dans les boutiques hors taxes alors que leur raison d'être est précisément de permettre aux clients d'éviter les taxes.
Cette nouvelle taxe contrevient au principe fondamental sur lequel repose les boutiques hors taxes établies au Canada, et qui permet aux clients de faire des achats exempts de taxes et de droits de douanes. Si la perception des clients change, cela aura des répercussions sur les habitudes de circulation. Toutes les provinces offrent des boutiques hors taxes aux Canadiens qui quittent le pays à destination de l'étranger. La mise en application de cette nouvelle taxe affecterait les ventes de tous les autres produits hors taxes et nuirait à la viabilité des boutiques en question et au rôle clé qu'elle jouent dans les économies locales.
Le gouvernement fédéral a créé et encouragé l'industrie en franchise de droits afin d'aider les petites entreprises et de favoriser la création d'emplois et la vente de produits fabriqués au Canada. Les points de vente offrent aussi un service essentiel aux voyageurs et rendent les vacances au Canada plus attrayantes. L'industrie en franchise de droits a été rentable et a permis de générer des avantages économiques locaux comme des emplois, des achats auprès de fournisseurs et des locations d'espace dans des édifices commerciaux et dans des aéroports. La plupart de ceux qui quittent le pays et qui y reviennent par avion font des achats dans ces magasins hors taxes.
Cependant, l'imposition d'une nouvelle taxe sur les produits du tabac risque de miner ces retombées économiques. Il est symbolique d'imposer cette taxe aux boutiques hors taxes afin de privilégier la santé. Les magasins hors taxes sont à l'origine d'une infime partie des ventes de tabac au Canada. Qui plus est, appliquer cette taxe aux boutiques hors taxes qui vendent du tabac risquerait plutôt de détourner les ventes vers d'autres détaillants que de simplement mettre un terme à ces ventes; par conséquent, les inconvénients du projet de loi dépassent nettement ses avantages.
Je vais parler brièvement de la politique concernant le régime fiscal des entreprises. L'habitude des libéraux de hausser les impôts est aussi nocive pour l'économie que ne l'est le tabagisme pour les poumons de quelqu'un. Il faut ramener le taux d'imposition des entreprises au Canada au taux d'imposition moyen en vigueur dans les pays de l'OCDE, afin que les entreprises canadiennes puissent être concurrentielles. Cela signifierait un taux d'imposition fédéral et provincial combiné d'environ 35 p. 100. Compte tenu des différents taux d'imposition provinciaux, cela signifie que la part fédérale devrait être ramenée à un peu plus de 20 p. 100.
Nous devrions également nous pencher sur les impôts sur le capital, les taxes de vente élevées sur les extrants et les impôts personnels élevés pour les propriétaires d'entreprises et leurs employés. Il serait plus progressif pour le gouvernement de changer les taxes à l'investissement et à l'économie pour privilégier plutôt les taxes à la consommation. Ce serait simplement équitable pour tous les salariés de notre pays. Autrement dit, les impôts qu'un particulier paierait seraient fondés sur les dépenses qu'il fait.
Le Canada pourrait adopter une taxe sur les dépenses personnelles et plus de taxes fondées sur le principe de l'utilisateur payeur. Cela réformerait la fiscalité des entreprises en réduisant les taux et en éliminant les distorsions qui empêchent le secteur des affaires de tirer pleinement avantage des meilleures possibilités économiques.
Le Parti progressiste-conservateur est le seul à préconiser l'élimination complète de l'impôt sur les gains en capital, non seulement parce que son élimination libérerait des capitaux à investir et changerait quelque chose dans notre performance économique réelle, mais aussi parce que ce serait une mesure audacieuse et symbolique qui attirerait l'attention des investisseurs dans le monde entier et leur enverrait un message. Comme nous le savons, notre pays dépend de l'investissement étranger.
Au bout du compte, il est évident que des taux moindres d'imposition des gains en capital produisent des recettes plus élevées à long terme, en grande partie à cause de la croissance économique accrue et du paiement subséquent de plus d'impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés. Une étude menée aux États-Unis a démontré que l'élimination complète de l'impôt sur les gains en capital dans ce pays ferait augmenter la production nationale de 300 milliards de dollars. Cela représente près d'un million de nouveaux emplois et une augmentation des recettes fiscales de 46 milliards de dollars grâce à la croissance économique. Autrement dit, plus le gouvernement laisse d'argent dans les poches des salariés, plus cet argent ira loin. Comme nous le savons tous, l'argent doit circuler par cycles pour faire croître l'économie.
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Norvège et la Suède ont adopté des stratégies de réduction d'impôt plus audacieuses que le Canada. L'Allemagne a réduit l'impôt sur les gains en capital de 50 p. 100, et la Grande-Bretagne, de 75 p. 100. La Norvège a complètement éliminé toutes les formes de double imposition du revenu du capital.
Le président John F. Kennedy avait parlé en termes peu flatteurs de l'impôt sur les gains en capital, dès le début de 1963. C'était il y a longtemps. Voici ce qu'il déclarait:
L'impôt sur les gains en capital influe directement sur les décisions en matière d'investissement, sur la mobilité et le mouvement du capital de risque, [...] la facilité ou la difficulté, pour les nouvelles entreprises, d'obtenir du capital...
L'impôt sur les gains en capital crée également des inefficiences économiques parce qu'il favorise un effet de blocage qui fait en sorte que les détenteurs de capitaux s'en tiennent aux investissements qu'ils ont faits et ratent ainsi des possibilités d'investissements plus rentables. Les États-Unis appliquent un impôt de 20 p. 100 sur les gains en capital, ce qui est un taux très attrayant. L'an dernier, le Canada a réduit son taux d'inclusion des gains en capital à 50 p. 100. Nous nous sommes rapprochés du taux pratiqué aux États-Unis, mais la parité sera éphémère et, avant longtemps, nous tirerons de nouveau de l'arrière.
Un examen plus approfondi montre qu'en dépit des réductions d'impôt effectuées chez nous, l'impôt sur le revenu des entreprises aux États-Unis demeure inférieur d'environ 14,2 p. 100 à ce qu'il est au Canada. Au lieu de faire du Canada un paradis de l'emploi et de l'investissement, cet écart nous place dans une situation désavantageuse face à la concurrence américaine. Les États-Unis, qui sont le seul véritable concurrent du Canada en matière de placements de capitaux, nous dament le pion. En dépit d'une croissance impressionnante du capital de risque au Canada, les États-Unis affichaient une hausse de 170 p. 100 dans ce domaine en 1998-1999, soit de 32 milliards à 87 milliards. Pendant la première moitié de 2000, le capital de risque, au Canada, atteignait 2,3 milliards de dollars, comparativement à 80 milliards aux États-Unis. C'est un écart impressionnant.
Examinons cette statistique d'un autre point de vue. Les déboursés de capital de risque aux États-Unis étaient 19 fois plus élevés qu'au Canada en 1998 et 32 fois plus en 1999. L'écart se réduit, mais il reste encore beaucoup à faire.
Dans l'ancienne économie, les impôts avaient pour objet de redistribuer le revenu. Dans la nouvelle économie, les impôts élevés redistribuent la population. Au cours des dernières années, nous avons eu connaissance de cas où des personnes ont déménagé aux États-Unis pour y travailler parce que le taux américain d'impôt sur le revenu est inférieur au nôtre. Lorsque la politique fiscale canadienne prescrit que les travailleurs touchant 100 000 $ doivent verser 52 p. 100 de leur revenu en impôts, ces travailleurs hautement appréciés examinent les possibilités qui s'offrent ailleurs. Nous connaissons des personnes qui ont agi de la sorte et qui ont déménagé. Le danger est particulièrement grand pour le Canada dans le domaine de l'économie numérique, où des éléments précieux de propriété intellectuelle, de spécialisation et de dynamisme disparaissent avec chaque membre d'une profession libérale franchissant la frontière.
Aux États-Unis, ce n'est que lorsque le revenu atteint 400 000 $ que s'applique le taux maximum d'imposition. Un Américain touchant 100 000 $ est assujetti à un taux d'imposition de seulement 26 p. 100. C'est fort différent du taux canadien s'établissant à 52 p. 100. Il faut faire une profonde profession de foi patriotique pour choisir le Canada. Les personnes tentées de partir sont celles qui ont le moins de racines au pays et le moins d'attachement à notre mode de vie et à des avantages comme les soins de santé. Ce sont souvent des jeunes dont le pays a besoin pour croître et prospérer.
L'imposition du revenu dissuade les gens de gagner un revenu, d'épargner et d'investir, autant d'éléments indispensables à la croissance de l'économie. Si le gouvernement prélevait une part de 52 p. 100 sur chaque dollar que touchent les gens, bon nombre demanderaient pourquoi ils doivent continuer à gagner un revenu. Selon Jack Mintz, professeur de fiscalité à l'École de gestion J.L. Rotman de l'Université de Toronto, les coûts attribuables à la perte de production varient entre 15 milliards et 140 milliards de dollars par année, ou entre 500 $ et 4 500 $ par personne par année. Le remplacement de l'impôt sur le revenu par la taxe de vente serait un geste draconien, mais bénéfique.
Comme je l'ai montré, la fiscalité a de nombreux effets négatifs sur l'économie, l'investissement et la création d'emplois. Elle aurait certes une incidence négative sur les microbrasseries et sur le magasinage en franchise fiscale. Il ne fait aucun doute que le projet de loi C-47 aurait un effet négatif sur la microbrasserie de Winnipeg. Outre le fait qu'il s'en prendrait à l'industrie du tabac en augmentant les taxes, le projet de loi C-47 est un autre exemple des effets de distorsion néfastes des politiques fiscales libérales à courte vue.
Le gouvernement libéral a-t-il déjà vu une taxe qu'il n'aimait pas?
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CPC (MB)
Madam Speaker, I thank the hon. member for her question.
Our tax rate for a person earning $100,000 is double what it is in the United States. Even on the public side with regard to health which is of crucial importance to Canadians, the American public health system spends more per capita than the Canadian health system.
I had a chance to meet an entrepreneur from Boston on an Air Canada flight to Toronto. He indicated to me that one of the advantages of doing business in the Ottawa high tech sector was the value of the Canadian dollar. It was not taxation on his employees. It was the dollar rate. The dollar rate gave him the advantage of doing business at a lower cost.
On the tax side, some people do not have attachments to Canada and do not have the same social attitude about what the government should or should not do for us as individuals. If such people gain 50% on their taxation rate, especially if they earn a six figure salary, they will seek employment outside the country.
Madame la Présidente, je remercie la députée de sa question.
Notre taux d'imposition pour un revenu annuel de 100 000 $ est le double de ce qu'il est aux États-Unis. En ce qui concerne la santé, qui est d'une importance cruciale aux yeux des Canadiens, le système de santé public des États-Unis dépense davantage par habitant que ne le fait le système de santé canadien.
J'ai rencontré un homme d'affaires de Boston lors d'un vol d'Air Canada vers Toronto. Selon lui, l'un des avantages de faire affaires dans le secteur de la haute technologie à Ottawa était la faible valeur du dollar canadien. Ce n'était pas l'impôt prélevé auprès de ses employés, mais bien la valeur de notre dollar. La faiblesse de notre monnaie lui permettait de faire des affaires à un meilleur coût.
Sur le plan fiscal, certaines personnes ne sont pas attachées au Canada et n'ont pas la même attitude sociale quant à ce que le gouvernement devrait faire ou non pour les particuliers. Si ces personnes peuvent obtenir une baisse de 50 p. 100 de leur taux d'imposition, surtout si leur salaire atteint les six chiffres, elles chercheront de l'emploi à l'extérieur du pays.
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CPC (MB)
Madam Speaker, I thank the hon. Bloc member for her question.
I support the amendment. Any time we have legislation which would increase taxation on Canadians and have a negative impact on entrepreneurs, travellers and even beer drinkers it is not a good thing. It does not make any sense to support Bill C-47.
I support the amendment to defer the bill until the government takes a close look at the impact it would have. I raised the point during debate that taxing duty free stores make absolutely no sense at all. If they are to be taxed the name will have to be changed. They could no longer be called duty free stores if the government started taxing them. I therefore support the amendment to the bill.
Madame la Présidente, je remercie la députée du Bloc de sa question.
J'appuie l'amendement. Chaque fois qu'une mesure législative a le potentiel de faire augmenter les taxes des Canadiens et d'entraîner des effets négatifs pour les entrepreneurs, les voyageurs et même les buveurs de bière, ce n'est pas une bonne mesure. Il serait insensé d'appuyer le projet de loi C-47.
J'appuie l'amendement qui propose de reporter le projet de loi jusqu'à ce que le gouvernement ait eu le temps d'examiner de près l'impact possible de cette mesure. J'ai soulevé ce point durant le débat en disant qu'il était insensé d'imposer des taxes aux boutiques hors taxes. S'il faut y imposer des taxes, il faudra en changer le nom. On ne pourra plus parler de boutiques hors taxes si le gouvernement commence à prélever des taxes. J'appuie donc l'amendement au projet de loi.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, I am pleased to take part in the debate on Bill C-5, the species at risk act, at report stage. The bill would have grave consequences for the riding of Dauphin--Swan River. The bill ostensibly aims to prevent wild species in Canada from becoming extinct or lost from the wilds, to secure their recovery and to prevent others from becoming extinct. Unfortunately these goals are unattainable with the bill. Report stage has seen the introduction of Liberal amendments to reverse dozens of key committee amendments made to the species at risk bill. Opposition parties, backbench Liberals, environmental groups, the provinces and even landowners are critical of the minister's move.
It took three attempts for the Liberal government to finally put through legislation to protect species at risk. Two previous attempts died on the order paper. This is the first significant piece of environmental legislation introduced by the Liberal government in three terms.
With these reversals, the bill effectively does not require the government to do anything to protect species at risk or to support landowners who are integral to the process of saving endangered species. If the bill would have been allowed to pass as it was after the intensive committee process, it would have been one of the weakest endangered species laws in the industrialized world.
The bill is devoid of the elements considered critical by both the Tories and the species at risk working group, composed of major environmental and industry groups: elements such as critical habitat protection, a specific scientific listing, a compensatory regime, landowner notification and stewardship.
In the Group No. 4 amendments the government has introduced a series of amendments to reverse the consensus of the committee with respect to having an inclusive consultation process that would include aboriginal peoples. I note Motions Nos. 6, 16, 17 and 20. The committee set up an aboriginal council composed of aboriginal representatives and ministers of the crown to advise and make recommendations to the Canadian Endangered Species Conservation Council. The government now wants to remove the ministers from participation on the council. The council was changed to a committee, its establishment was made entirely discretionary and its mandate severely limited. As the Inuit association of Canada wrote in a letter recently, this reversal effectively inhibits the voice of Inuit and aboriginal peoples in the conservation of wildlife in the country.
We support the amendments put forth by a Liberal MP that are a compromise in regard to these reversal motions of the government. The member's motions are a compromise that address the major concerns of aboriginal and Inuit organizations and preserve the essence of what was achieved in the original language unanimously agreed to by the standing committee.
The government has put forth Motion No. 76 to reverse committee consensus on timelines for the completion of parts of the act. The government is gutting the committee's consensus to have the act specify time limits for completion of action plans. Without time limits the development of crucial action plans could be delayed indefinitely. Bill C-65, which was the precursor to Bill C-5 and died on the order paper, did set out specific time limits for completion of all recovery plans, but the government apparently has no interest in maintaining that crucial component of the bill.
In Motion No. 114, the government also seeks to gut the specific reference in the bill to the minister having to consult with provinces and territories as well as aboriginal organizations with reference to proposed management plans. Wildlife preservation is a collaborative project that requires consultation with all stakeholders, especially the provinces and territories.
In Motion No. 130, the government is gutting a committee amendment to conduct a parliamentary review of the act every five years. During committee review at clause by clause, the government actually said that in certain cases it would take years to know if an action plan were successful. By the same rationale, it could take years to know if the act itself is working. We must have regular five year reviews of the act.
We support a science based approach to listing species at risk. Scientists, not politicians, should decide which species are at risk of extinction. This was also a consensus recommendation of the species at risk working group, which included environmental groups and industry groups such as the Canadian Pulp and Paper Association. Bill C-5 would leave the decision to list species at risk in the hands of cabinet, although it is a matter of scientific fact, not political choice. Social and economic implications must also be taken into account, but this should be done in the recovery plan stage, not with regard to listing. Government motions at report stage aim to further weaken the listing process. There is no timeline for cabinet to make a listing decision and respond to scientists' assessments.
The federal government must protect the species at risk in its own backyard, on federal lands or within federal jurisdiction. Bill C-5 would provide no guaranteed habitat protection on federal lands. In other words, protection would be discretionary on a case by case basis. It is wrong and ironic for the bill to have provisions allowing for federal interference on private and provincial lands without specifically containing mandatory protection of critical habitat on federal lands. Scientists have firmly established that habitat protection is central to protecting endangered species.
Bill C-5 does not provide enough clarity for addressing the concerns of affected landowners and land users. The minister's bill is devoid of a clear compensatory regime. Regulations pertaining to compensation should have been brought in and tabled simultaneously with Bill C-5.
I will conclude by saying that no one supports the bill. The Government of Canada has failed to do its homework. It has foolishly ignored the consensus of the species at risk working group and of major stakeholders. It is now further gutting an already weak bill not supported by environmental groups, industry and the provinces. A broad coalition of major environmental groups, together with the Mining Association of Canada and the Forest Products Association of Canada, agrees that at the very least a scientific listing process and habitat protection in federal jurisdiction should be in the species at risk act. Let me conclude by saying that the bill may do the opposite to the intent of the legislation and that Bill C-5 itself would be a danger to those species it is trying to protect.
Monsieur le Président, je suis heureux de participer au débat sur le projet de loi C-5, Loi sur les espèces en péril, à l'étape du rapport. Ce projet de loi aurait d'importantes répercussions pour ma circonscription de Dauphin--Swan River. Il vise à empêcher les espèces sauvages en péril de connaître l'extinction ou de disparaître de la nature, à en assurer le rétablissement et à empêcher la disparition d'autres espèces. Malheureusement, ce projet de loi ne permettra pas d'atteindre ces objectifs. À l'étape du rapport, les libéraux ont déposé des amendements qui annulent des dizaines d'amendements très importants proposés par le comité à l'égard du projet de loi sur les espèces en péril. Les partis d'opposition, les députés libéraux d'arrière-ban, les groupes environnementaux, les provinces et même les propriétaires déplorent la décision du ministre.
Le gouvernement libéral s'y est repris à trois fois avant d'arriver à déposer une mesure législative en vue de protéger les espèces en péril. Les deux projets de loi précédents sont morts au Feuilleton. En trois mandats, c'est la première mesure importante que présente le gouvernement libéral en matière d'environnement.
Compte tenu des changements apportés, le projet de loi ne force pas réellement le gouvernement à faire quoi que ce soit pour protéger les espèces en péril ou pour appuyer les propriétaires qui constituent une partie intégrante du processus de protection des espèces en péril. Si le projet de loi avait été adopté tel qu'il était après l'étude intensive en comité, il aurait été l'une des plus faibles mesures législatives concernant les espèces en péril de tout le monde industrialisé.
Le projet de loi ne renferme pas les éléments qui sont considérés comme essentiels tant par les conservateurs que par le groupe de travail sur les espèces en péril, qui se compose de représentants de grandes associations industrielles et environnementales. Parmi ces éléments, on compte la protection des habitats essentiels, une liste scientifique spécifique, un régime d'indemnisation, la délivrance d'avis aux propriétaires et la bonne intendance de l'environnement.
Dans le groupe no 4, le gouvernement a proposé une série d'amendements visant à annuler le consensus dégagé au comité sur la tenue d'une consultation inclusive qui comprendrait les peuples autochtones. Je note les motions nos 6, 16, 17 et 20. Le comité a créé un conseil autochtone composé de représentants des autochtones et de ministres chargés de donner des avis et de faire des recommandations au Conseil canadien de conservation des espèces en péril. Le gouvernement veut maintenant que les ministres ne fassent pas partie de ce conseil. Celui-ci est devenu un comité, son établissement, complètement facultatif, et son mandat, gravement limité. Comme l'association des Inuits du Canada l'a écrit dans une lettre récemment, ce changement a pour effet d'enlever aux Inuits et aux peuples autochtones la capacité qu'ils avaient de faire valoir leur point de vue sur la protection de la faune dans notre pays.
Nous appuyons les amendements présentés par un député libéral, qui représentent un compromis relativement à ces motions du gouvernement. Les motions du député constituent un compromis qui répond aux principales préoccupations des organisations des autochtones et des Inuits et qui préserve l'essence du libellé initial, qui avait été adopté à l'unanimité par le comité permanent.
Le gouvernement a présenté la motion no 76 pour renverser le consensus du comité sur les échéanciers de réalisation de certains éléments du projet de loi. Le gouvernement fait voler en éclats le consensus réalisé au comité voulant que la mesure législative précise les échéanciers pour la mise en oeuvre des plans d'action. Sans échéancier, la mise en oeuvre de plans d'action capitaux pourrait être retardée indéfiniment. Le projet de loi C-65, précurseur du projet de loi C-5 qui est mort au Feuilleton, prévoyait un échéancier pour la mise en oeuvre de tous les plans de rétablissement, mais le gouvernement, semble-t-il, ne tient pas à maintenir cette composante essentielle du projet de loi.
Par la motion no 114, le gouvernement tente également de supprimer la mention, dans le projet de loi, du fait que le ministre doit consulter les provinces, les territoires et les organisations autochtones relativement aux plans de gestion proposés. La protection de la faune est un projet collectif nécessitant la tenue de consultations auprès de tous les intervenants, notamment les provinces et les territoires.
La motion no 130, présentée par le gouvernement, supprime un amendement apporté par un comité, qui prévoyait un examen parlementaire à intervalles de cinq ans. Pendant l'étude article par article du projet de loi en comité, le gouvernement a dit que, dans certains cas, il pourrait s'écouler plusieurs années avant de savoir si un plan d'action a réussi. De même, il pourrait s'écouler de nombreuses années avant qu'on sache si la loi elle-même fonctionne bien. D'où la nécessité de l'examiner tous les cinq ans.
Nous sommes en faveur de l'établissement d'une liste des espèces en péril fondée sur des données scientifiques. Il devrait incomber aux scientifiques, et non aux politiciens, de décider quelles sont les espèces menacées d'extinction. C'est également la recommandation consensuelle qu'avait faite le groupe de travail sur les espèces en péril, qui incluait des groupes environnementaux et des groupes de l'industrie comme l'Association canadienne des pâtes et papiers. Le projet de loi C-5 laisserait au Cabinet le soin de dresser la liste des espèces en péril, une tâche qui devrait en fait être confiée à des scientifiques et non pas à des politiques. Les répercussions sociales et économiques doivent également être prises en compte, mais cela doit être fait à l'étape du plan de rétablissement, non pas à l'étape de l'établissement de la liste. Les motions ministérielles, à l'étape du rapport, visent à affaiblir encore davantage le processus d'inscription dans la liste. Le Cabinet n'est assujetti à aucun délai pour prendre les décisions quant à l'inscription dans la liste et pour réagir aux évaluations des scientifiques.
Le gouvernement fédéral doit protéger les espèces en péril qui vivent dans sa propre cour, sur les terres fédérales ou dans les endroits qui relèvent de sa compétence. Le projet de loi C-5 ne contient aucune garantie de protection des habitats situés sur des terres fédérales. Autrement dit, l'application de mesures de protection serait discrétionnaire et empirique. Il est injustifié et ironique que le projet de loi permette au gouvernement fédéral d'intervenir sur des terres privées et provinciales, alors qu'il ne contient aucune disposition rendant obligatoire la protection des habitats menacés sur les terres fédérales. Les scientifiques ont clairement établi que la protection de l'habitat joue un rôle crucial dans la protection des espèces menacées.
Le projet de loi C-5 présenté par le ministre ne répond pas clairement aux attentes des propriétaires fonciers et des utilisateurs des terres, dans la mesure où il n'établit pas de régime d'indemnisation clair. Les règlements sur l'indemnisation auraient dû être présentés en même temps que le projet de loi.
Je souligne en terminant que personne n'appuie le projet de loi. Le gouvernement du Canada n'a pas fait son travail correctement. Sottement, il n'a pas tenu compte du consensus auquel était arrivé le groupe de travail sur les espèces en péril et les principales parties prenantes. Il rend encore plus exsangue un projet de loi déjà faible, si bien que ni les groupes environnementaux, ni l'industrie, ni les provinces ne lui accordent leur appui. Une large coalition de grands groupes environnementaux ainsi que l'Association minière du Canada et l'Association des produits forestiers du Canada conviennent qu'il faudrait tout au moins que la Loi sur les espèces en péril prévoie à la fois le processus scientifique pour inscrire des espèces sur la liste et une protection des habitats sur les terres de compétence fédérale. Finalement, le projet de loi pourrait donner un résultat contraire au but recherché et représenter une menace pour les espèces qu'il vise à protéger.
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CPC (MB)
Mr. Speaker, since last November unlimited net fishing by aboriginals in my riding has cost two stocked lakes an estimated 250,000 pounds of walleye spawning stock. Lake of the Prairies, a man made PFRA structure which has never seen a net, has lost an estimated 100,000 pounds of walleye while Lake Dauphin, having an annual controlled commercial net fishery of 25,000 pounds, has already lost more than 150,000 pounds.
No one disputes the aboriginal community's right to sustenance fishing, but hauls of more than a quarter million pounds of fish for commercial use should not qualify. Most of the illegal fish was sold through the Manitoba Freshwater Fish Marketing Board which is a federal agency.
Manitobans are demanding answers and action from all levels of government. Every lake in Manitoba is at risk. Manitoba is the only prairie province which does not regulate sustenance fishing.
Will the Minister of Indian and Northern Affairs, along with the Minister of Fisheries and Oceans, please intervene in this crisis so that Manitoba does not become the next Burnt Church?
Monsieur le Président, depuis novembre dernier, la pêche au filet sans restriction que pratiquent les autochtones dans ma circonscription a coûté à deux lacs ensemencés environ 250 000 livres de stock reproducteur de doré jaune. Le lac des Prairies, un bassin artificiel créé par l'Administration du rétablissement agricole des Prairies où il n'y a jamais eu de pêche au filet, a perdu approximativement 100 000 livres de doré jaune, alors que le lac Dauphin, limité à un quota annuel net de 25 000 livres, a déjà perdu plus de 150 000 livres.
Personne ne remet en question le droit de la collectivité autochtone de pratiquer la pêche de subsistance. Toutefois, on ne devrait pas admettre des prises commerciales de plus d'un quart de million de livres de poisson. La plus grande partie du poisson pêché illégalement a été vendue par le truchement de l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce du Manitoba qui est un organisme fédéral.
Les Manitobains exigent des réponses et des mesures de tous les paliers de gouvernement. Tous les lacs du Manitoba sont menacés. Le Manitoba est la seule province des Prairies qui ne réglemente pas la pêche de subsistance.
Le ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada, en collaboration avec le ministre des Pêches et des Océans, pourrait-il intervenir pour éviter au Manitoba un nouveau Burnt Church?
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CPC (MB)
Mr. Speaker, it is my privilege to present a petition of 2,217 names on behalf of the good people of Dauphin--Swan River and Manitoba over the issue this past winter of unlimited net fishing by aboriginals. No one disputes the fact that aboriginals have the right to fish on a sustenance basis but not under that guise for commercial purposes.
The petitioners pray that parliament enforce the laws of Canada so those who are taking advantage of their status and breach federal laws will be held accountable for their actions. Canada needs a single justice system for all its citizens.
Monsieur le Président, j'ai le privilège de présenter une pétition signée par 2 217 habitants de Dauphin—Swan River et du Manitoba concernant le problème de la pêche illimitée au filet à laquelle se sont livrés les autochtones l'hiver dernier. Personne ne conteste le fait que les autochtones ont le droit de pêcher à des fins de subsistance; toutefois, ils ne peuvent se servir de ce prétexte pour pêcher à des fins commerciales.
Les pétitionnaires exhortent le Parlement à appliquer les lois du Canada de façon que ceux qui tirent parti de leur statut et qui violent les lois fédérales soient tenus de rendre compte de leurs actes. Le Canada a besoin d'un seul système de justice pour tous ses citoyens.
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