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View Chris Warkentin Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, I have the honour to present today, in both official languages, the third report of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics, in relation to its study on the protection of privacy and reputation on platforms such as Pornhub.
I would like to thank the analysts and the clerk for their diligence and support to our committee during this horrific testimony and challenging report.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, aujourd'hui, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le troisième rapport du Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique concernant son étude sur la protection de la vie privée et de la réputation sur les plateformes telles Pornhub.
Je remercie les analystes et la greffière de la diligence et du soutien dont ils ont fait preuve à l'égard du comité dans le cadre des témoignages horribles et de la production de ce rapport difficile.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 32(2), I have the honour to table, in both official languages, the 2019-20 progress report on Canada's national action plan for the implementation of the United Nations Security Council resolution on women, peace and security.
Monsieur le Président, conformément à l'article 32(2) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, le rapport d'étape 2019‑2020 sur le Plan d'action national du Canada pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 36(8)(a), I have the honour to table, in both official languages, the government's response to 13 petitions. These returns will be tabled in an electronic format.
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à 13 pétitions.
View Kelly Block Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the following three reports of the Standing Committee on Public Accounts: the 20th report, entitled “Access to Safe Drinking Water in First Nations Communities”; the 21st report, entitled “Follow-up Audit on Rail Safety”; and the 22nd report, entitled “Investing in Canada Plan”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to each of these three reports.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, trois rapports du Comité permanent des comptes publics: le 20e rapport, intitulé « Accès à une eau potable salubre dans les collectivités des Premières Nations »; le 21e rapport, intitulé « Audit de suivi sur la sécurité ferroviaire »; et le 22e rapport, intitulé « Le plan Investir dans le Canada ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à chacun de ces trois rapports.
View James Maloney Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the sixth report of the Standing Committee on Natural Resources, entitled “From Mineral Exploration to Advanced Manufacturing: Developing Value Chains for Critical Minerals in Canada”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
I want to take the opportunity, as this will be the last opportunity to do this in this session, to thank my fellow committee members for their spirit of co-operation on a regular basis. I am proud to say we have a very good working relationship in our committee.
I want to give particular thanks to the staff, who make the committee run so smoothly: the translators, our clerk, and in particular our analysts, who have the challenging task of distilling a whole lot of information on complicated issues from a variety of sources, MPs and witnesses alike. They do a remarkably great job, and I just want to acknowledge that.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le sixième rapport du Comité permanent des ressources naturelles, intitulé « De l’exploration minérale à la fabrication de pointe: développer les chaînes de valeur pour les minéraux critiques au Canada ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
Puisque c'est la dernière fois que je peux le faire cette session-ci, je tiens à profiter de l'occasion pour remercier mes collègues du comité d'avoir constamment fait preuve d'un esprit de coopération. Je suis fier de dire que nous avons une très bonne relation de travail au sein du comité.
Je tiens à remercier particulièrement le personnel, qui assure le bon fonctionnement du comité: les traducteurs, la greffière et, surtout, les analystes, qui ont la tâche difficile de condenser beaucoup d'information sur des questions complexes provenant de multiples sources, députés et témoins. Ils accomplissent un travail remarquable, et je tiens simplement à le souligner.
View Marilyn Gladu Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the following two reports of the Standing Committee on the Status of Women.
The 10th report is entitled “Eliminating Sexual Misconduct Within the Canadian Armed Forces”. Certainly, the disturbing testimony the committee heard from survivors shows that we have yet to hold people accountable at the highest levels. Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to its 10th report.
The 11th report is on supplementary estimates (A), 2021-22. The committee has considered the estimates referred by the House and reports the same.
I want to thank our analysts, the clerk, all the translators and the committee members, who have worked so hard this session.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, les deux rapports suivants du Comité permanent de la condition féminine.
Le 10e rapport est intitulé « Éliminer l’inconduite sexuelle au sein des Forces armées canadiennes ». Assurément, les témoignages troublants qu'ont livrés les survivantes devant le Comité montrent que nous ne tenons pas encore responsables les plus hauts gradés. Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à son 10e rapport.
Le 11e rapport porte sur le Budget supplémentaire des dépenses (A) 2021-2022. Le Comité a examiné le budget renvoyé par la Chambre et en fait rapport.
Je remercie les analystes, la greffière, tous les traducteurs et les membres du comité, qui ont travaillé très fort au cours de la présente session.
View John McKay Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the sixth report of the Standing Committee on Public Safety and National Security, entitled “Systemic Racism in Policing in Canada”.
Sometimes, committees actually do what they are uniquely able to do: receive evidence, hear witnesses, ask questions, minimize partisanship, work hard and produce a very useful report on one of Canada's premier institutions, the RCMP.
While I have the floor, I want to thank our clerk and our analysts for the professional way in which they have navigated the committee through a series of chaotic events. They have brought order out of chaos.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le sixième rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, intitulé « Racisme systémique au sein des services policiers au Canada ».
Parfois, les comités accomplissent ce qu'ils sont les plus aptes à accomplir: recueillir des témoignages, entendre des témoins, poser des questions, réduire la partisanerie au minimum, travailler fort et produire un rapport très utile sur l'une des institutions canadiennes de premier plan, la GRC.
Pendant que j'ai la parole, j'en profite pour remercier notre greffier et nos analystes pour la manière professionnelle dont ils ont guidé le Comité à travers une série d'événements chaotiques. Ils nous ont tirés du chaos.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
View Shannon Stubbs Profile
CPC (AB)
View Shannon Stubbs Profile
2021-06-17 10:10
Mr. Speaker, Canada is one the most tolerant and welcoming countries on earth. Canada is rightfully known as a place that accepts and affirms the equal rights, freedoms, opportunities, security, dignity and sanctity of all people of all ethnicities, faiths, sexual orientations, backgrounds and personal identities. These are the values and aspirations of the vast majority of Canadians.
Canada is not perfect. Racism and racists exist in Canada. Heinous crimes of murder and violent attacks involving race and religious-based hate have been carried out in Canada. Action must be taken to protect innocent, vulnerable Canadians and to enact consequences when racism has made it out in discrimination, violence, incitement of harm or criminal activity.
Racism exists in recent and long-standing systemic legacies like residential schools and forced relocations. Racism can be found in institutional structures that fail to root out racist elements within their ranks. It would be wrong to describe the RCMP or all its individual officers and staff as inherently racist or holding racist beliefs, or to blame all societal challenges on one institution. It is also true that various failures to respond effectively to the needs and realities of indigenous and racialized communities have led to a lack of trust and can be tied to biased outcomes.
These challenges must be met with practical policy changes that solve institutional problems. It is crucial that individuals face consequences for their actions. Defunding or arbitrarily dismantling institutions is not a solution, but is evidence of allowing frustration to triumph over real reform.
Conservatives of the Standing Committee on Public Safety and National Security believe that some of the recommendations of the main report fall short of compelling meaningful action, go beyond the scope of the study or serve ideological objectives that we cannot endorse.
For those reasons, we are tabling a supplementary report that focuses on practical solutions.
Monsieur le Président, le Canada est l'un des pays les plus tolérants et accueillants de la planète. Il est réputé, à juste titre d'ailleurs, être un endroit où l'égalité des droits, les libertés individuelles, les possibilités, la sécurité, la dignité et le caractère sacré de la personne, peu importe son origine ethnique, sa foi, son orientation sexuelle, ses antécédents et son identité de genre, sont des principes acceptés et reconnus. Voilà les valeurs et les aspirations de la grande majorité des Canadiens.
Le Canada n'est pas parfait. Il y a du racisme et des racistes chez nous. Des crimes haineux associés à la race ou à la religion, comme le meurtre et les attaques violentes, ont cours au Canada. Il faut agir pour protéger les Canadiens innocents et vulnérables et veiller à ce qu'il y ait des conséquences au racisme quand il s'exprime sous la forme de discrimination, de violence, d'incitation aux préjudices et d'activités criminelles.
Le racisme systémique se manifeste dans les héritages récents et de longue date qui nous ont été légués, comme les pensionnats autochtones et les réinstallations forcées. On trouve du racisme dans les structures institutionnelles qui n'arrivent pas à extraire les éléments racistes de leurs rangs. On aurait tort d'accuser la GRC ou chacun de ses agents et membres du personnel de racisme inhérent ou de croyances racistes, voire d'attribuer toutes les difficultés sociétales à une seule institution. Il est aussi vrai que l'incapacité chronique de répondre efficacement aux besoins des Autochtones et des communautés racisées et de tenir compte de leur réalité s'est traduite par de la méfiance et qu'elle peut entraîner des résultats faussés.
Pour remédier à ces difficultés, il faut apporter des changements concrets aux politiques qui remédient aux problèmes institutionnels. Il est primordial que les personnes subissent les conséquences de leurs gestes. Réduire le financement des institutions ou les démanteler de façon arbitraire n'est pas une solution, mais plutôt la preuve qu'on laisse la frustration triompher aux dépens d'une véritable réforme.
Les conservateurs au sein du Comité permanent de la sécurité publique et nationale jugent que certaines recommandations du rapport principal ne forcent pas la prise de mesures concrètes, débordent du cadre de l'étude ou correspondent à des objectifs idéologiques que nous ne pouvons pas appuyer.
C'est pourquoi nous déposons un rapport complémentaire qui met l'accent sur des solutions pratiques.
View Jack Harris Profile
NDP (NL)
Mr. Speaker, I seek unanimous consent to present a supplementary opinion to the report of the Standing Committee on Public Safety and National Security entitled “Systemic Racism in Policing in Canada”.
Monsieur le Président, je demande le consentement unanime pour présenter une opinion complémentaire au rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale intitulé « Racisme systémique au sein des services policiers au Canada ».
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay. It is agreed.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
Accordingly, the motion is carried.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable députée propose la motion veuillent bien dire non.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui sont contre veuillent bien dire non.
En conséquence, la motion est adoptée.
View Jack Harris Profile
NDP (NL)
Mr. Speaker, Canadians are coming to a greater understanding of the role that the RCMP and policing in general have and continue to play in perpetuating systemic racism against indigenous and Black communities. It has become unmistakably clear that the RCMP needs transformational change. It needs to evolve from a paramilitary national police force with a colonial legacy into a modern, bias-free national police service with civilian oversight and accountability.
New Democrats fully support the recommendations laid out in the public safety committee's report on systemic racism in Canadian policing, but make the following additional recommendations.
First, the depot in Regina should be closed. For generations, it has indoctrinated new recruits into the paramilitary culture and structure. It needs to be replaced with a national police college built from the ground up that provides professional education and training in de-escalation, implicit bias, gender-based violence, cultural awareness and the history of colonialism.
Second, the government should consult with indigenous communities on whether they want a separate indigenous police college to provide training for indigenous police services rooted in cultural knowledge and history. The federal government should provide any required funding and resources for this.
Third, the government should introduce measures to immediately and automatically expunge all criminal records of convictions and findings of guilt for the simple possession of small amounts of cannabis, which we know disproportionately burdens Black, indigenous and other racialized Canadians.
Fourth, we should empower mental health professionals to be the first responders whenever possible, since for many the police embody the systemic racism that has permeated our system.
While we fully support the recommendations in this report, the transformation that is needed will simply not be possible unless the Prime Minister and the Minister of Public Safety take full responsibility for making that change happen with a whole-of-government approach.
Monsieur le Président, les Canadiens comprennent de plus en plus le rôle que la Gendarmerie royale du Canada et les services de police en général ont joué et continuent de jouer dans la perpétuation du racisme systémique envers les communautés autochtones et noires. Il est désormais évident que la Gendarmerie royale du Canada doit subir un changement transformationnel. Elle doit passer d'une force de police nationale paramilitaire avec un héritage colonial à un service de police national moderne, sans préjugés, faisant l'objet d'une surveillance civile pour permettre une meilleure reddition de comptes.
Les néo-démocrates appuient entièrement les recommandations formulées dans le rapport du comité de la sécurité publique sur le racisme systémique au sein des services policiers au Canada, mais ils font les recommandations supplémentaires suivantes.
Premièrement, le centre à Regina devrait être fermé. Pendant des générations, les nouvelles recrues y ont assimilé la culture et la structure paramilitaires. Le centre doit être remplacé par un tout nouveau collège national de police qui dispensera un enseignement professionnel et une formation liée à la désescalade, aux préjugés inconscients, à la violence fondée sur le sexe, à la sensibilisation culturelle et à l'histoire du colonialisme.
Deuxièmement, le gouvernement devrait consulter les communautés autochtones pour savoir si elles souhaitent la création d'un collège de police autochtone distinct pour assurer la formation de services de police autochtones axée sur les connaissances culturelles et l'histoire. Le gouvernement fédéral devrait fournir le financement et les ressources nécessaires à cette fin.
Troisièmement, le gouvernement devrait prendre des mesures pour supprimer immédiatement et automatiquement tous les casiers judiciaires découlant de condamnations et de déclarations de culpabilité pour la simple possession de petites quantités de cannabis qui, nous le savons, touchent de manière disproportionnée les Noirs, les Autochtones et les autres Canadiens racialisés.
Quatrièmement, nous devrions conférer aux professionnels de la santé les pouvoirs nécessaires pour agir à titre de premiers intervenants chaque fois que c'est possible, car pour beaucoup de personnes, les policiers incarnent le racisme systémique qui imprègne le système.
Bien que nous soyons entièrement favorables aux recommandations du rapport, la transformation dont nous avons besoin sera uniquement possible si le premier ministre et le ministre de la Sécurité publique prennent l'entière responsabilité d'opérer ce changement et mettent en place une approche pangouvernementale pour y arriver.
View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I also ask for unanimous consent to give a supplementary opinion to the report of the Standing Committee on Public Safety and National Security that was just tabled.
Monsieur le Président, je demande également le consentement unanime pour donner une opinion complémentaire au rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale qui vient d'être déposé.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Okay. The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
I declare the motion carried.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable députée propose la motion veuillent bien dire non.
D'accord. La Chambre a entendu l'énoncé de la motion. Que tous ceux qui s'opposent à la motion veuillent bien dire non.
Je déclare la motion adoptée.
View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, the Bloc Québécois would like to thank all the witnesses and groups who participated in this important study on discrimination by police forces. It is important to us that significant action be taken so that everyone can live in a society where they feel safe.
We believe that Canada’s treatment of first nations and the Inuit is the epitome of a racist system that discriminates against first nations. Despite the progress society has made over time to address discrimination and racism, a number of recent tragedies remind us that we still have a long way to go before all people can live in a society free from discrimination based on race, gender, language or ethnicity. This report by the Standing Committee on Public Safety is one small step toward that goal.
Monsieur le Président, le Bloc québécois souhaite remercier tous les témoins et tous les groupes ayant participé à cette importante étude sur la discrimination perpétrée par les forces policières. Il est important pour nous que des actions décisives soient prises afin que tous puissent vivre dans une société où ils se sentent en sécurité.
Nous croyons que le traitement des Premières Nations et des Inuits par le Canada est l'illustration même d'un système raciste et discriminant envers les Autochtones. Malgré les progrès accomplis par la société au fil du temps pour lutter contre la discrimination et le racisme, plusieurs tragédies récentes nous rappellent qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que tous puissent vivre dans une société exempte de discrimination fondée sur la race, le sexe, la langue ou l'origine ethnique. Ce rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale est un petit pas vers l'atteinte de cet objectif.
View Sean Casey Profile
Lib. (PE)
View Sean Casey Profile
2021-06-17 10:16
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the sixth report of the Standing Committee on Human Resources, Skills and Social Development and the Status of Persons with Disabilities, entitled “Modernizing the Employment Insurance Program”.
I would like to sincerely thank all members of the committee for their excellent work on this report and also congratulate and thank the team from the House of Commons and the Library of Parliament for their professionalism and patience in supporting the committee.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le sixième rapport du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées, intitulé « Modernisation du régime d’assurance-emploi ».
Je tiens à remercier sincèrement tous les membres du comité de l'excellent travail qu'ils ont accompli dans l'élaboration de ce rapport, et j'aimerais aussi féliciter les équipes de la Chambre des communes et de la Bibliothèque du Parlement du professionnalisme et de la patience dont elles ont fait preuve pour soutenir le comité.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande au gouvernement de déposer une réponse globale au présent rapport.
View Louise Chabot Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I would like to ask for unanimous consent of the House to give a short speech about the report that was just introduced.
Monsieur le Président, j'aimerais demander le consentement unanime de la Chambre afin de faire une courte intervention sur le rapport qui vient de nous être présenté.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Okay. The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable députée propose la motion veuillent bien dire non.
D'accord. La Chambre a entendu l'énoncé de la motion. Que tous ceux qui s'opposent à la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
moved for leave to introduce Bill C-312, An Act relating to cash contributions by Canada and to criteria and conditions in respect of post-secondary education.
She said: Mr. Speaker, post-secondary education advances our social, cultural and economic well-being and determines our ability to innovate, respond to change and maintain a vibrant and stable democracy. Post-secondary educational excellence and accessibility are the single most important driver of a growing economy and a better Canada.
Access to and the quality of our post-secondary institutions are being eroded due to the ever-increasing cost of tuition, the increased commercialization of everything from food services to research, and cutbacks to programs and other care services. Currently, federal support for post-secondary education is rolled into the Canada social transfer. This bill separates post-secondary education funding to provinces from other social transfer funding, creates a framework for post-secondary education funding, and ties that funding to meeting quality and accessibility standards, including limiting short-term, casual and contract academic labour and ensuring reasonable access for qualified persons regardless of their ability to pay.
Since I was elected to represent Edmonton Strathcona, a riding with so many incredible post-secondary institutions, I have been fighting for students, professors, researchers and everyone who recognizes the incomparable value of quality, accessible post-secondary education in our country. This bill is the next step in that fight.
demande à présenter le projet de loi C‑312, Loi concernant les contributions pécuniaires du Canada ainsi que les critères et conditions applicables à l'éducation postsecondaire.
— Monsieur le Président, l’éducation postsecondaire joue un rôle important pour notre bien-être économique, social et culturel, en plus d'avoir une incidence sur notre capacité d'innover, de s'adapter au changement et de maintenir une démocratie vivante et stable. L'excellence de l'éducation postsecondaire et son accessibilité sont les facteurs les plus importants pour stimuler la croissance économique et améliorer la vie au Canada.
La qualité de nos institutions d'enseignement postsecondaire et l'accès à celles-ci ne cessent de diminuer en raison de la croissance constante du prix des droits de scolarité, de la commercialisation de tout, y compris des services alimentaires et de la recherche, et des coupures dans les programmes et autres services d'aide. À l'heure actuelle, le soutien fédéral destiné à l'éducation postsecondaire est inclus dans le Transfert social canadien. Le projet de loi à l'étude sépare des autres programmes sociaux le financement de l'éducation postsecondaire pour les provinces, crée un cadre pour le financement de l'éducation postsecondaire, et assujetti ce financement à des normes de qualité et d'accessibilité, y compris limiter le recours aux contrats à court terme, au travail occasionnel et à la sous-traitance dans l’embauche des professeurs et assurer un accès raisonnable aux demandeurs aptes sur le plan scolaire, peu importe leur capacité de payer.
Depuis que j'ai été élue pour représenter Edmonton Strathcona, une circonscription où se trouvent un grand nombre d'institutions d'enseignement postsecondaire remarquables, je défends les intérêts des élèves, des enseignants, des chercheurs et de tous ceux qui reconnaissent la valeur incomparable d'une éducation postsecondaire de qualité et accessible dans notre pays. Le projet de loi constitue la prochaine étape dans cette mission.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I just want to say that we have quite a number of private members' bills, and one of the key requests is that it be succinct. I just want to point that out before we continue.
Avant de poursuive, je voudrais simplement rappeler à la Chambre que les projets de loi d'initiative parlementaire sont nombreux et qu'il est important d'en faire une présentation succincte lors de la première lecture.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
moved for leave to introduce Bill C-313, An Act to amend the Criminal Code (banning symbols of hate).
He said: Mr. Speaker, my thanks are to Nick Milanovic, Isabelle D’Souza and Mark Rowlinson for their expert help on this bill. My thoughts today are with the Afzaal family, victims of a hate killing last week in London, Ontario. I thank the member for London—Fanshawe for seconding this bill.
We have seen, tragically, a marked increase in hate in our society: Islamophobia, anti-Semitism, homophobia, transphobia, racism, misogyny. We see racism against Black and indigenous people and rising anti-Asian racism, yet the symbols of hate are freely displayed and freely sold across our country.
It is time to ban these symbols of hate by amending our Criminal Code. This is what this important bill does. It makes it a criminal offence to display or sell reprehensible hate symbols, like the Nazi flag, freely sold in Canada, which is a disgusting symbol of genocidal hatred, anti-Semitism and racism. There should be no place for such flags and emblems representing hate in Canada. They should not be sold. They should not be displayed.
It is time to stop being soft on hate. I hope all MPs will support the bill, the banning symbols of hate act, for speedy passage.
demande à présenter le projet de loi C-313, Loi modifiant le Code criminel (interdiction des symboles de haine).
— Monsieur le Président, je tiens à remercier Nick Milanovic, Isabelle D’Souza et Mark Rowlinson pour l'aide qu'ils m'ont apportée en tant qu'experts dans la préparation de ce projet de loi. La famille Afzaal est dans mes pensées aujourd'hui, elle qui a été victime d'une tuerie motivée par la haine la semaine dernière, à London, en Ontario. Je remercie la députée de London—Fanshawe d'avoir appuyé ce projet de loi.
Nous constatons malheureusement une hausse marquée de la haine dans notre société: islamophobie, antisémitisme, homophobie, transphobie, racisme, misogynie. Nous voyons s'exprimer le racisme contre les Noirs, les Autochtones et, de plus en plus, contre les personnes d'origine asiatique. On permet pourtant que des symboles de haine soient librement affichés et vendus un peu partout au pays.
Il est temps d'interdire ces symboles de haine en modifiant le Code criminel. Voilà ce que vise à faire cet important projet de loi. Il érige en infraction criminelle le fait d'exposer publiquement ou de vendre un symbole de haine, comme le drapeau nazi, qui est en vente libre au Canada malgré qu'il soit un symbole répugnant de haine génocidaire, d'antisémitisme et de racisme. Les drapeaux et les emblèmes de ce genre, qui représentent la haine, ne devraient pas pouvoir être vendus au Canada. Ils ne devraient pas pouvoir y être exposés.
Il ne faut plus tolérer la haine. J'espère que tous les députés appuieront le projet de loi sur l'interdiction des symboles de haine pour qu'il puisse être adopté rapidement.
View Yvan Baker Profile
Lib. (ON)
moved for leave to introduce Bill C-314, An Act respecting Ukrainian Heritage Month.
He said: Mr. Speaker, I rise in the House today to introduce a bill entitled, an act respecting Ukrainian heritage month.
If passed, the bill would designate the month of September, every year, as Ukrainian heritage month across Canada. I would like to thank the MP for Etobicoke—Lakeshore for seconding the bill. I hope that all MPs in the House will support the bill.
The first Ukrainian immigrants, Vasyl Eleniak and Ivan Pylypiw, arrived in Canada on September 7, 1891, almost 130 years ago. Ukrainian immigrants began arriving in Canada in larger numbers in the years that followed.
Today, Canada is home to more than 1.3 million Ukrainian Canadians. Ukrainian Canadians have left and continue to leave a historic mark on our country. Their contributions span communities across Canada, and are reflected in our economic, political, social and cultural life. Canada has welcomed and supported the Ukrainian Canadian community in many ways. Canada was the first western nation to recognize Ukraine's independence in 1991. Canada has recognized that the Holodomor was a genocide. Canada has opposed and continues to oppose Russia's invasion of Ukraine, and continues to support Ukraine in its fight for its sovereignty and territorial integrity.
Ukrainian heritage month would provide a special opportunity to celebrate with Canadians of all backgrounds our Ukrainian heritage, the role that Canada has played in welcoming generations of Ukrainians and supporting Ukrainian Canadians, and the significant contributions of Ukrainian Canadians to our political, economic, social and cultural life across Canada.
demande à présenter le projet de loi C‑314, Loi instituant le Mois du patrimoine ukrainien.
—Monsieur le Président, je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour présenter un projet de loi intitulé Loi instituant le Mois du patrimoine ukrainien.
S'il est adopté, le mois de septembre sera chaque année le Mois du patrimoine ukrainien partout au Canada. Je remercie le député d'Etobicoke—Lakeshore d'appuyer ce projet de loi, et j'espère qu'il aura l'appui de tous les députés.
Les premiers immigrants ukrainiens, Vasyl Eleniak et Ivan Pylypiw, sont arrivés au Canada il y a près de 130 ans, le 7 septembre 1891. Dans les années qui ont suivi, l'immigration ukrainienne au Canada a pris de l'ampleur.
Aujourd'hui, notre pays compte plus de 1,3 million de Canadiens d'origine ukrainienne, qui apportent depuis toujours une contribution notable à la vie économique, politique, sociale et culturelle de communautés d'un bout à l'autre du Canada. L'accueil et le soutien que le Canada a offert à la communauté ukraino-canadienne a pris différentes formes. Ainsi, le Canada a été le premier État occidental à reconnaître l'indépendance de l'Ukraine en 1991; il a reconnu que l'Holodomor était un génocide; il dénonce depuis longtemps l'invasion de l'Ukraine par la Russie; et il continue de soutenir la lutte que mène l'Ukraine pour défendre sa souveraineté et l'intégrité territoriale du pays.
Le Mois du patrimoine ukrainien serait une belle occasion de célébrer avec des Canadiens de tous les horizons la part ukrainienne de notre patrimoine, la façon dont le Canada a accueilli et soutenu plusieurs générations d'Ukrainiens et l'apport considérable des Canadiens d'origine ukrainienne à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l'ensemble du Canada.
View Michael Cooper Profile
CPC (AB)
moved for leave to introduce Bill C-315, An Act respecting a framework to strengthen Canada-Taiwan relations.
He said: Mr. Speaker, it is an honour to rise to introduce the Canada-Taiwan relations framework act.
Canada does not have a formal relationship with Taiwan and that complicates our interactions. As such, the legislation seeks to establish an orderly mechanism by which to conduct relations by establishing a framework for strengthening Canada-Taiwan relations, including in respect of economic, cultural and legal affairs.
Taiwan is one of Canada's largest trading partners. We have strong people-to-people links and share common values. It is a vibrant democracy and one of the world's top 20 economies. It is time that Canada's relations with Taiwan reflect the reality that Taiwan is today. This legislation is an important step towards that.
demande à présenter le projet de loi C-315, Loi concernant un cadre visant à renforcer les relations entre le Canada et Taiwan.
—Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter la Loi sur le cadre des relations Canada-Taiwan.
Le Canada n'entretient aucune relation officielle avec Taïwan, ce qui complique les interactions entre les deux pays. Ainsi, la mesure législative cherche à créer un processus ordonné permettant d'entretenir des relations en établissant un cadre visant à renforcer les relations entre le Canada et Taïwan, notamment sur les plans économique, culturel et juridique.
Taïwan est l'un des principaux partenaires commerciaux du Canada. Nos pays ont des valeurs communes, et il existe des liens étroits entre nos deux peuples. Taïwan est une démocratie pleine de vitalité et l'une des 20 premières économies du monde. Il est temps que les relations unissant le Canada et Taïwan reflètent la réalité actuelle à Taïwan. Le projet de loi représente une étape importante en vue d'atteindre cet objectif.
View Dane Lloyd Profile
CPC (AB)
moved for leave to introduce Bill C-316, An Act to amend the Criminal Code, the Corrections and Conditional Release Act and the Prisons and Reformatories Act.
He said: Mr. Speaker, it is an honour to rise in the House and introduce my private member's bill, McCann's law. In 2010, Lyle and Marie McCann of St. Albert, Alberta, left their home on a trip to British Columbia. Shortly after their departure, they were murdered, although their remains have never been found. With a body of overwhelming evidence, their killer was found and convicted of manslaughter. He is eligible for parole this year, despite never having admitted to his crime, nor providing the family of the victims the closure of knowing the whereabouts of their loved ones. The fact that a killer can walk free on our streets while a family is denied the closure of a funeral is an injustice.
Bret McCann, the son of Lyle and Marie McCann had this to say: “By withholding where he left their bodies, [my parents' killer] is able to continuously revictimize our family. And without a proper funeral and memorial, our family is unable to fully grieve and reach a measure of closure”.
This legislation would correct that injustice by introducing new consequences at sentencing and parole hearings for refusing to provide material evidence on the location of victims' remains. This will give the authorities the tools and discretion to introduce justice for families of victims. It is time to put the rights of victims and their families, not criminals, first.
demande à présenter le projet de loi C-316, Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et la Loi sur les prisons et les maisons de correction.
— Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole à la Chambre pour présenter mon projet de loi d'initiative parlementaire, la loi de McCann. En 2010, Lyle et Marie McCann de St. Albert, en Alberta, ont quitté leur domicile pour se rendre en Colombie-Britannique. Peu après leur départ, ils ont été assassinés, mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés. Un ensemble de preuves accablantes a permis à la police de retrouver leur assassin, qui a été condamné pour homicide involontaire. Cette année, il peut demander sa libération conditionnelle, bien qu'il n'ait jamais admis son crime ni jamais révélé aux familles des victimes où se trouvaient les corps, ce qui leur aurait permis de faire leur deuil une bonne fois pour toutes. Qu'un tueur puisse circuler librement alors qu'une famille se voit refuser le droit à des funérailles est injuste.
Voici ce que Bret McCann, le fils de Lyle et Marie McCann, avait à dire à ce sujet: « En refusant de révéler où il a caché les corps, [l'assassin de mes parents] victimise en permanence ma famille. En plus, sans de véritables funérailles ni monument commémoratif, notre famille ne peut pas faire pleinement son deuil et tourner la page. »
Cette mesure législative permettrait de corriger cette injustice en introduisant de nouvelles mesures punitives lors des audiences de détermination de la peine et de libération conditionnelle en cas de refus du coupable de fournir des preuves matérielles sur l'emplacement des corps des victimes. Cela donnera aux autorités les outils et le pouvoir discrétionnaire nécessaires pour rendre justice aux familles des victimes. Il est temps de donner la priorité aux droits des victimes et de leur famille, et non à ceux des criminels.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
Mr. Speaker, on Vancouver Island, people are very concerned about the loss of endangered, old-growth ecosystems. In British Columbia, we are down to the last 3% of these magnificent forests.
The petitioners call on the federal government to work with the province and first nations to immediately halt the logging of endangered old-growth ecosystems; fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples; support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forest industry is sustainable and based on the harvesting of second and third growth forests, something that many petitioners agree with; ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs; and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Monsieur le Président, les résidants de l'île de Vancouver se préoccupent beaucoup de la perte des écosystèmes anciens, qui sont en péril. En Colombie‑Britannique, il ne reste plus que 3 % de ces forêts magnifiques.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral de travailler avec la province et avec les Premières Nations pour que cesse immédiatement l'exploitation forestière dans ces écosystèmes anciens en péril; de financer la protection à long terme de ces écosystèmes à titre de priorité du plan d'action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations, afin d'assurer la pérennité de l'industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l'exploitation des forêts secondaires et tertiaires, ce avec quoi de nombreux pétitionnaires sont d'accord; d'interdire l'exportation de grumes et d'optimiser l'utilisation des ressources pour les emplois locaux; et d'interdire l'utilisation d'arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Once again, I want to remind the hon. members to be as concise as possible.
Presenting petitions, the hon. member for Red Deer—Lacombe.
Je veux rappeler aux députés qu'ils doivent s'assurer d'être le plus concis possible.
Nous reprenons la présentation de pétitions. Le député de Red Deer—Lacombe a la parole.
View Blaine Calkins Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, I am pleased to rise today to present three petitions to the House on behalf of more than 24,000 independent travel advisers, 12,000 of which are sole proprietors and the majority of which are women who were most impacted by the COVID-19 restrictions. They lost incomes that they earned the year prior to COVID. They have lost their incomes for the year during COVID, and they will likely lose numerous amounts of income as our economy slowly begins to reopen.
They ask for programs from the Government of Canada to recognize these realities and make sure that they are compensated fairly and adequately, unlike the programs that have been provided so far.
Monsieur le Président, je suis ravi de prendre la parole pour présenter trois pétitions à la Chambre au nom de plus de 24 000 agents de voyage indépendants, dont 12 000 forment des entreprises personnelles et la majorité sont des femmes qui ont été durement touchées par les restrictions liées à la COVID‑19. Ces personnes ont perdu les revenus qu'elles avaient gagnés durant l'année qui a précédé la COVID. Elles ont aussi perdu leurs sources de revenus durant la pandémie de COVID, et elles perdront probablement beaucoup de revenus pendant que l'économie reprendra lentement.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de mettre sur pied des programmes reconnaissant cette réalité et faisant en sorte d'offrir une compensation juste et adéquate, contrairement aux programmes proposés jusqu'ici.
View Gerald Soroka Profile
CPC (AB)
View Gerald Soroka Profile
2021-06-17 10:30
Mr. Speaker, I would like to present a petition on behalf of my Yellowhead constituents who are concerned about fraudulent charges by cable companies. They are calling on the government to (a) form a government body separate from cable companies to investigate consumer complaints; (b) have a system in place for consumers to take their concerns to that is not affiliated with the cable companies; and (c) stop the cable companies' monopoly on charges and fees that they cannot prove the consumers ordered and have them accept responsibility for fraudulent charges on consumer accounts or billing errors by their own administration or a third party.
Monsieur le Président, je présente une pétition au nom de mes concitoyens de Yellowhead, qui s'inquiètent de la facturation de frais non autorisés par les entreprises de câblodistribution. Ils demandent au gouvernement de a) créer un organisme gouvernemental distinct des entreprises de câblodistribution pour enquêter sur les plaintes des consommateurs; b) mettre en place un système pour permettre aux consommateurs de faire part de leurs préoccupations à un organisme non affilié aux entreprises de câblodistribution; et c) mettre fin au monopole des entreprises de câblodistribution pour qu'elles ne puissent plus facturer aux consommateurs des frais qu'elles ne peuvent pas prouver qu'ils ont engagés et pour qu'elles acceptent la responsabilité des frais non autorisés facturés aux consommateurs ou des erreurs de facturation commises par leur propre administration ou un tiers.
View Marwan Tabbara Profile
Ind. (ON)
Mr. Speaker, I rise today to present a petition that calls upon the government to recognize the inadequacies of its response to the Government of Israel's multiple violations of international law and Palestinians' human rights, including forced evictions, settlement buildings, unequal treatment, a tax on journalists, bombing of humanitarian and medical facilities, and the killing of civilians.
The petitioners call on the government to demand that the Government of Israel end evictions of Palestinians in Sheikh Jarrah and West Bank, end apartheid on the Palestinian people, and implement a fair government and system for all people within its jurisdictions.
The petitioners also call on the government to apply to Israel the same diplomatic tools that Canada has used in condemning activities in the Xinjiang autonomous region and in sanctioning Russian officials involved in the annexation of Crimea.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter une pétition qui demande au gouvernement du Canada de reconnaître la faiblesse de sa réponse aux multiples violations du droit international et des droits de la personne des Palestiniens commises par le gouvernement d'Israël, y compris des expulsions forcées, l'établissement de colonies, le traitement inégal des Palestiniens, l'imposition d'une taxe aux journalistes, le bombardement d'installations d’aide humanitaire et d'installations de soins de santé, et le meurtre de civils.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'exiger que le gouvernement d'Israël mette fin aux expulsions forcées de Palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah et en Cisjordanie, cesse ses politiques d'apartheid à l'encontre du peuple palestinien, et mette en place un gouvernement et un système justes pour tous ses administrés.
Enfin, les pétitionnaires demandent au gouvernement d'exercer sur Israël les mêmes pressions diplomatiques que le Canada a exercées pour condamner ce qui se passe dans la région autonome du Xinjiang et sanctionner les fonctionnaires russes ayant pris part à l'annexion de la Crimée.
View Luc Berthold Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, I rise to table a petition on behalf of nearly 8,000 petitioners who are calling on the Government of Canada to immediately amend the Governor General’s Act so that only governors general who have held office for a minimum of five years are eligible for a pension and to withdraw the lifetime pension and hospitality budget of any former governor general who has not held office for at least five consecutive years.
This petition is tabled on behalf of all of the workers who leave their jobs and are not entitled to employment insurance.
Monsieur le Président, je me lève pour déposer une pétition au nom de près de 8 000 signataires qui demandent au gouvernement du Canada de procéder sans délai à la modification de la Loi sur le gouverneur général de telle sorte que seuls les gouverneurs généraux ayant terminé cinq années dans leurs fonctions puissent bénéficier d'une pension, et de retirer la pension à vie et les budgets de représentation de tout ancien gouverneur général n'ayant pas complété un cycle de cinq années consécutives dans ses fonctions.
Cette pétition est déposée au nom de tous les travailleurs qui quittent leur emploi et qui n'ont pas droit à l'assurance-emploi.
View Gord Johns Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I am honoured to table a petition from small business owners from Vancouver Island. They cite that during the pandemic their revenues were catastrophically impacted as a result of closures, capacity limits and social restrictions. They cite the importance of the wage subsidy, the rent assistance program, the Canadian emergency business account and the highly affected sectors credit availability programs as critical to saving jobs, but many of these businesses have remained ineligible.
The petitioners are calling on the government to adjust eligibility for these programs to include owners of both new and newly expanded businesses who can demonstrate that their project was non-reversible at the outset of the pandemic, to implement an alternative method for determining the wage subsidy and rent program rates for these businesses, and to back pay them to March 15, 2020, for both the wage subsidy and rent program so that these businesses can survive.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition signée par de petits entrepreneurs de l'île de Vancouver. Ils font valoir que la pandémie a eu des répercussions dévastatrices sur leurs revenus à cause des fermetures, des limites de capacité et des restrictions sociales. Ils soulignent que la subvention salariale, l'aide au loyer, le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes et le Programme de crédit pour les secteurs durement touchés ont été indispensables pour empêcher les pertes d'emploi, mais que certaines entreprises n'y sont toujours pas admissibles.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de modifier les critères d'admissibilité de ces programmes de manière à inclure à la fois les nouvelles entreprises et les entreprises qui venaient de prendre de l'expansion et qui peuvent démontrer que leur projet ne pouvait plus être annulé au début de la pandémie, d'adopter une autre méthode de calcul de la subvention salariale et de l'aide au loyer pour ces entreprises, et de verser ces sommes aux entreprises rétroactivement au 15 mars 2020.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, I would ask that all questions be allowed to stand at this time.
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
D’accord?
Des voix: D’accord.
View James Bezan Profile
CPC (MB)
moved:
That, given that the Minister of National Defence has clearly lost the respect of members of the Canadian Armed Forces, including those at the highest ranks, for, amongst other things,
(i) misleading Canadians on the withdrawal of fighter jets in the fight against ISIS,
(ii) misleading Canadians about his service record,
(iii) presiding over the wrongful accusation and dismissal of Vice-Admiral Norman,
(iv) engaging in a cover-up of sexual misconduct allegations in the Canadian Armed Forces,
the House formally censure the Minister of National Defence to express the disappointment of the House of Commons in his conduct.
propose:
Que, étant donné que le ministre de la Défense nationale a manifestement perdu le respect des membres des Forces armées canadiennes, y compris parmi les plus hauts gradés, pour avoir, entre autres,
(i) induit les Canadiens en erreur relativement au retrait des avions de combat dans la lutte contre Daech,
(ii) induit les Canadiens en erreur relativement à ses états de service,
(iii) présidé à la mise en accusation injustifiée et au congédiement abusif du vice-amiral Norman,
(iv) participé à la dissimulation d’allégations d’inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes,
la Chambre blâme officiellement le ministre de la Défense nationale pour exprimer la déception de la Chambre des communes à l’égard de sa conduite.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Since today is the final allotted day for the supply period ending June 23, 2021, the House will go through the usual procedures to consider and dispose of supply bills. In view of recent practices, do the hon. members agree that the bill be distributed now?
Some hon. members: Agreed.
Comme c’est aujourd’hui le dernier jour désigné de la période des crédits se terminant le 23 juin 2021, la Chambre suivra la procédure habituelle pour examiner les projets de loi de crédits et en terminer l’étude. Compte tenu des pratiques récentes, les députés sont-ils d’accord pour que l’on distribue maintenant le projet de loi?
Des voix: D’accord.
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, I hope this is the final time I will have to address the House virtually. I look forward to being in Ottawa next week and hope very much that we will be back to normal sessions come the fall.
I will be splitting my time with the member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.
I just have to say that this is a rare measure that we are requesting of all members of the House of Commons to censure the Minister of National Defence. The last time anyone was censured in the House was back in 2002, and it has come to this point, because the Minister of National Defence has refused to do the honourable thing and resign, and the Prime Minister has refused to do the right thing and fire the Minister of National Defence. Essentially, that leaves it up to us in the House of Commons to censure the minister going forward, until the voters of Vancouver South have an opportunity to express their displeasure in the upcoming federal election.
I also just want to say to the Speaker, who has stepped into the chair, knowing that he has announced that he will not be running in the next federal election, how much I have appreciated his strength in the chair and his friendship over the years as we served together. I wish him all the best in his future endeavours, enjoying more time with his family.
When we look at this motion, we have to look at the litany of misleading comments made by the Minister of National Defence over his tenure since 2015. I think all of us are all too familiar with the travesty of the wrongful accusations and the decision by the minister to go on a witch hunt to stop the procurement of the Asterix for the Royal Canadian Navy, and how he threw retired Vice-Admiral Mark Norman under the bus. We know that through 2017 and into 2018, this escalated to a ridiculous level and ended up in the courts. The case, of course, was thrown out by the judge, because there just was not any evidence for it. It was an unnecessary attack on the honourable service and great reputation of a strong military leader, Vice-Admiral Mark Norman.
However, we have to go back to the very beginning of the minister's tenure and look at what happened with his politically motivated withdrawal of our CF-18s from the fight against ISIS in Iraq and Syria. The minister was over there meeting with the Government of Iraq, as well as Kurdish officials in Erbil, and he told CBC on December 21, 2015, that he had not had one discussion about withdrawing our CF-18s from the fight. However, an access to information request on the record of a wire message in reference to the Minister of National Defence's meeting with the Iraqi minister of defence on December 20, 2015, just the day before he made that statement, says, “the Iraqi Minister of Defence was clearly focused on Canada's decision to withdraw its CF18 fighter jets from the coalition air strikes, asking [our Minister of National Defence] to reconsider this decision on numerous occasions”. That was the very first step in the minister's very misleading comments to the media and to Canadians.
We should not be surprised, because we also know that the minister, back in July 2015 when he was running to be a member of Parliament for the first time, claimed on a local B.C. program, Conversations That Matter, that he was the architect of Operation Medusa in Afghanistan. He reiterated that in April 2017, when he was at a conference in New Delhi on conflict prevention and peace keeping in a changing world. He again said that he was the architect of Operation Medusa.
Of course, he was a major back then and had numerous members in the command chain above him who were making the decisions, and there is no doubt that he provided great input and intelligence into how Operation Medusa was conducted, but to claim that he was more than the team is something that is not well regarded within the Canadian Armed Forces or by veterans across this country, and the minister had to apologize.
We also saw the minister take a shot at me back in 2017 over the cuts to tax-free allowances for forces members serving in Operation Impact while stationed in Kuwait at Camp Arifjan at that time. He claimed that it was the Conservative government that had taken away the tax-free allowance. I was able to get up on a question of privilege to point out that the initial assessments were made under the current Liberal government, and those cuts were made by this minister to hardship pay that was in effect back in 2014-15. Again, there was a finding that he misled the House.
Now, the most egregious of all of this, and the one that is really rocking our Canadian Armed Forces right now, is, of course, the crisis of sexual misconduct. I will point out and ask the question: What do the Somalia affair, the decade of darkness and the crisis of sexual misconduct within the Canadian Armed Forces today have in common? It all comes down to weak Liberal leadership.
We know that when the news broke that retired General Jonathan Vance, the former chief of the defence staff, had issues of sexual misconduct raised in March 2018, the Minister of National Defence said at committee on February 19 of this year that he was “as shocked as everyone else at the allegations that were made public two weeks ago”. He was surprised to learn about these allegations, but then at the defence committee on March 3, 2021, the former ombudsman for national defence and the Canadian Armed Forces, Gary Walbourne, said at committee that “I personally met with [the minister] to address an allegation of inappropriate sexual behaviour within the senior ranks of the Canadian Armed Forces, specifically, against the chief of the defence staff, and to discuss my concerns about this allegation. This meeting happened on March 1, 2018.” That was three years before the story became news, when the minister was briefed by Gary Walbourne.
Gary Walbourne went on to say at committee that:
I did tell the minister what the allegation was. I reached into my pocket to show him the evidence I was holding, and he pushed back from the table and said, “No.” I don't think we exchanged another word.
The minister refused the evidence, and we know that, at the defence committee on March 12, 2021, he then admitted that, “I did meet with Mr. Walbourne”. The ombudsman brought up the concerns, but “He did not give me any details”, is what the minister was claiming. Yet, if we look at all of the information that flowed between the minister's chief of staff, Zita Astravas at the time, up into the Prime Minister's Office and the Privy Council Office on March 2, 2018, it all talked about this being a matter of sexual misconduct, which they actually described as “sexual harassment”. Elder Marques, Michael Wernick and Katie Telford, the chief of staff to the Prime Minister, all knew that this was an issue of sexual misconduct.
Therefore, as the minister continues to dodge this and refuses to do the honourable thing and resign, and as long as the Prime Minister continues to back this inept behaviour by the Minister of National Defence and refuses to fire him, it falls upon us as the House of Commons to censure this minister since he has consistently and repeatedly misled the House.
I call upon all members of the House of Commons in all parties to censure this minister for his continued casual relationship with the truth.
Monsieur le Président, j’espère que c’est la dernière fois que je m’adresse à la Chambre à distance. Je me réjouis à la perspective d’être à Ottawa la semaine prochaine et j’espère fortement que les séances reprendront une tournure normale à l’automne.
Je partagerai mon temps de parole avec le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.
Je dois juste dire que nous posons aujourd’hui un geste rarissime en demandant à tous les députés de blâmer le ministre de la Défense nationale. Le dernier blâme rendu par la Chambre date de 2002. Si nous en sommes arrivés là, c'est que le ministre de la Défense nationale a refusé d’agir de façon honorable en démissionnant, et que le premier ministre a refusé de faire ce qui s’impose en le congédiant. En substance, il revient dorénavant à la Chambre de blâmer le ministre, jusqu’à ce que les électeurs de Vancouver-Sud aient la possibilité d’exprimer leur mécontentement lors des prochaines élections fédérales.
Par ailleurs, pendant qu'il est au fauteuil, et puisque je sais qu'il a annoncé qu'il ne serait pas candidat aux prochaines élections fédérales, je tiens à dire au Président à quel point je lui suis reconnaissant de la force dont il a fait preuve dans le cadre de ses fonctions et des rapports amicaux que nous avons entretenus pendant nos années de service. Je lui souhaite la meilleure des chances dans tout ce qu'il entreprendra et je lui souhaite de pouvoir passer plus de temps avec sa famille.
En ce qui concerne cette motion, je crois que nous devrions revenir sur les nombreuses affirmations trompeuses que le ministre de la Défense nationale a faites depuis le début de son mandat, en 2015. Je pense que tous les députés ne se souviennent que trop bien des accusations scandaleuses que le ministre a lancées, de sa décision de se livrer à une chasse aux sorcières afin de mettre fin au processus d'appel d'offres pour le navire Asterix de la Marine royale canadienne, et de la façon dont il s'est servi du vice-amiral à la retraite Mark Norman comme bouc émissaire. Nous savons que, en 2017 et 2018, cette affaire a pris une ampleur grotesque et a fini par se retrouver devant les tribunaux. La cause a évidemment été rejetée par la juge, puisqu'il n'y avait tout simplement aucun élément de preuve. On a attaqué inutilement l'excellente réputation du vice-amiral Mark Norman, un chef militaire exceptionnel qui nous a servis avec honneur.
Toutefois, il faut remonter à l'entrée en fonction du ministre et examiner ce qui s'est produit lors du retrait, pour des motifs politiques, de nos CF‑18 dans la lutte contre Daech en Irak et en Syrie. Le 21 décembre 2015, alors qu'il était sur place pour rencontrer le gouvernement d'Irak et les porte-parole kurdes à Erbil, le ministre a dit à la CBC qu'il n'avait aucunement discuté du retrait de nos CF‑18 de la lutte. Or, les documents obtenus à la suite d'une demande d'accès à l'information font état d'une dépêche concernant la rencontre du ministre de la Défense nationale avec le ministre irakien de la Défense le 20 décembre, la veille de cette déclaration, selon laquelle: « [...] le ministre iraquien de la Défense s’est montré clairement préoccupé par la décision du Canada d’ordonner le retrait de ses chasseurs CF 18 et de ne plus participer aux frappes aériennes de la coalition. Il a d’ailleurs demandé à plusieurs reprises [au ministre de la Défense du Canada] de reconsidérer cette décision. » C'était la première de nombreuses déclarations du ministre ayant induit les médias et les Canadiens en erreur.
Nous ne devrions pas être étonnés, puisque nous savons également qu'en juillet 2015, au cours de sa campagne en vue de devenir député pour la première fois, le ministre a prétendu, à l'émission Conversations That Matter d'un média local de Colombie‑Britannique, qu'il avait été l'architecte de l'opération Méduse en Afghanistan. Il a répété cette affirmation en avril 2017, alors qu'il participait à une conférence sur la prévention des conflits et le maintien de la paix dans un monde en évolution, à New Delhi, prétendant encore une fois avoir été l'architecte de l'opération Méduse.
Évidemment, il était major à l'époque et relevait donc de divers officiers qui prenaient les décisions. Il ne fait aucun doute que sa contribution et les renseignements qu'il a pu transmettre ont été utiles à la conduite de l'opération Méduse, mais prétendre qu'on est plus important que le reste de l'équipe n'est pas bien vu au sein des Forces armées canadiennes et les vétérans de partout au Canada n'ont pas apprécié, ce qui fait que le ministre a dû présenter des excuses.
Le ministre s'en est également pris à moi en 2017 dans le dossier des coupes concernant les indemnités non imposables des militaires qui ont participé à l'opération Impact lorsqu'ils étaient basés au camp Arifjan, au Koweït. Le ministre prétendait que c'était le gouvernement conservateur qui avait éliminé les indemnités non imposables. J'avais soulevé une question de privilège pour indiquer que les évaluations préliminaires avaient été faites sous l'actuel gouvernement libéral et que c'est le ministre qui avait mené les coupes en question aux indemnités de difficulté qui étaient en place depuis 2014‑2015. Encore une fois, le ministre avait induit la Chambre en erreur.
J'en viens maintenant à l'affaire la plus scandaleuse, et celle qui secoue en ce moment les Forces armées canadiennes: il s'agit, bien entendu, de la crise de l'inconduite sexuelle. J'insiste sur ce point, d'où ma question: qu'ont en commun l'affaire de la Somalie, la décennie de noirceur et l'actuelle crise de l'inconduite sexuelle au sein des Forces armées canadiennes? Le fil conducteur, c'est le manque de leadership du gouvernement libéral.
Nous savons que lorsque les médias ont révélé que le général à la retraite Jonathan Vance, l'ancien chef d'état-major de la Défense, avait fait l'objet d'allégations d'inconduite sexuelle soulevées en mars 2018, le ministre de la Défense nationale a déclaré au comité, le 19 février dernier, qu'il avait été « aussi choqué que tout le monde par les allégations rendues publiques il y a deux semaines ». Il avait été surpris d'apprendre ces allégations. Or, le 3 mars 2021, l'ancien ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, Gary Walbourne, a affirmé au comité de la défense qu'il avait « [...] personnellement rencontré [le ministre] pour parler d'une allégation de comportement sexuel inapproprié dans les rangs supérieurs des Forces armées canadiennes, plus précisément contre le chef d'état-major de la défense, et pour discuter de [ses] préoccupations à ce sujet. Cette rencontre a eu lieu le 1er mars 2018. » Gary Walbourne avait donc informé le ministre de la situation trois ans avant que l'affaire ait fait les manchettes.
Lors du même témoignage devant le comité, Gary Walbourne a ajouté:
J'ai dit au ministre quelle était l'allégation. J'ai mis la main dans ma poche pour lui montrer la preuve que je détenais, puis il a reculé de la table et a dit « Non ». Je ne pense pas que nous ayons échangé d'autres paroles.
Le ministre a refusé de prendre connaissance de la preuve. Par surcroît, nous savons que le 12 mars 2021, lors de sa comparution devant le comité de la défense, il a déclaré « J'ai rencontré M. Walbourne ». Il a ensuite ajouté que l'ombudsman lui avait fait part de préoccupations mais « ne m'a pas donné de détails ». Voilà ce que le ministre a déclaré. Pourtant, si l'on examine tous les échanges entre la cheffe de cabinet du ministre à l'époque, Zita Astravas, notamment avec le Cabinet du premier ministre et le Bureau du Conseil privé, on constate que le 2 mars 2018, il est partout question d'inconduite sexuelle, qu'on qualifie plus précisément de harcèlement sexuel. Elder Marques, Michael Wernick et Katie Telford, la cheffe de cabinet du premier ministre, savaient tous qu'il s'agissait d'une affaire d'inconduite sexuelle.
Par conséquent, comme le ministre continue de se dérober et refuse de faire ce qui s'impose en démissionnant, et tant que le premier ministre continuera de soutenir le comportement lamentable du ministre de la Défense nationale et refusera de le remercier de ses services, il revient à la Chambre des communes de blâmer le ministre pour avoir systématiquement induit la Chambre en erreur.
Je demande à l'ensemble des députés qui siègent à la Chambre des communes, quelle que soit leur allégeance politique, de blâmer le ministre pour sa conception particulière de la vérité.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, personally, I find it somewhat disgraceful that the opposition Conservative Party would bring a motion of character assassination against someone who I would suggest is a hero.
I will give a specific quote and ask the member to provide his thoughts. Brigadier-General David Fraser, who was in charge of NATO's regional command in south Afghanistan in 2006, said that—
Personnellement, monsieur le Président, je trouve quelque peu disgracieux que le Parti conservateur, en face, présente une motion diffamatoire à l'endroit d'une personne qui, à mon avis, est un héros.
Je vais lire une citation et demander au député ce qu'il en pense. Le brigadier général David Fraser, qui dirigeait le commandement régional de l'OTAN dans le Sud de l'Afghanistan en 2006, a déclaré que...
View Bruce Stanton Profile
CPC (ON)
I will just interrupt the hon. parliamentary secretary momentarily. I just wonder if he could move his microphone out slightly from his mouth. We are getting a lot of popping noise and so on, on the audio.
While I am at it, I will ask the hon. member for Selkirk—Interlake—Eastmanm when he comes back for his response to the parliamentary secretary's question, to do the same, to just move the microphone. We will cover both of those off at this time.
Let us go back to the hon. parliamentary secretary to finish his question.
Je dois interrompre le secrétaire parlementaire. Je lui demanderais d'éloigner légèrement son micro de sa bouche, car nous entendons beaucoup de crépitements.
Pendant que j'y suis, je demanderais au député de Selkirk—Interlake—Eastman d'en faire autant lorsqu'il répondra au secrétaire parlementaire. Nous ferons ainsi d'une pierre deux coups.
Le secrétaire parlementaire peut terminer sa question.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, my apologies to our interpreters.
I want to give a specific quote from Brigadier General David Fraser, who was in charge of NATO's regional command in south Afghanistan in 2006. He wrote:
I must say that Major Sajjan is one of the most remarkable people I have worked with, and his contribution to the success of the mission and the safety of Canadian soldiers was nothing short of remarkable.
Further, it goes on to say:
I rate him as one of the best intelligence officers I have ever worked with—fearless, smart, and personable, and I would not hesitate to have him on my staff at any time in the future.
This is an incredible individual. Why are the Conservatives continuing their attack on character assassination of such individuals who have a proven record, as this minister has?
Je m'excuse auprès des interprètes, monsieur le Président.
J'aimerais lire une citation du brigadier général David Fraser, qui dirigeait le commandement régional de l'OTAN dans le Sud de l'Afghanistan en 2006. Voici ce qu'il a écrit à l'époque:
Je dois dire que le major Sajjan compte parmi les personnes les plus remarquables avec qui j'ai travaillé. Sa contribution au succès de la mission et à la sécurité des soldats canadiens n'était rien de moins que remarquable.
Plus loin, on peut aussi lire ceci:
C'est l'un des meilleurs officiers du renseignement avec qui j'ai travaillé. Il est courageux, brillant et sympathique. Je n'hésiterais pas à l'embaucher.
C'est une personne fantastique. Pourquoi les conservateurs s'acharnent-ils à salir la réputation d'une personne qui, comme le ministre, a un bilan aussi remarquable?
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, the member for Winnipeg North knows that I am not attacking the minister's service in uniform. As I said in my speech, he had an incredible service, including in Operation Medusa and the intelligence that he collected.
What we are talking about is his lack of action and lack of leadership as the Minister of National Defence over the past six years while he has been in the job. Due to his lack of leadership, because he set such a low bar, leading by example, we have a crisis today with so many of our leaders in the Canadian Armed Forces. We are on our seventh vice-chief of defence staff because of the inept behaviour of the minister over the last six years, and two chiefs of the defence staff who are being investigated for sexual misconduct. This is a direct reflection of the leadership of this minister. That is why he has to go or we have to censure him.
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord sait que je ne m’attaque pas au service militaire du ministre. Comme je l’ai dit dans mon discours, il a grandement servi le pays, notamment dans le cadre de l’opération Méduse et des renseignements qu’il a recueillis.
Ce dont il est question, c’est de son manque d’action et de son manque de leadership en tant que ministre de la Défense nationale depuis qu'il a été nommé à ce poste il y a six ans. En raison de son manque de leadership, parce qu’il a placé la barre si bas et qu'il n'a pas donné l'exemple, nous avons aujourd’hui une crise concernant un grand nombre de nos dirigeants dans les Forces armées canadiennes. Nous en sommes à sept vice-chefs d’état-major de la Défense en raison du comportement inepte du ministre au cours des six dernières années, et nous avons deux chefs d’état-major de la Défense qui font l’objet d’une enquête pour inconduite sexuelle. Tout cela est directement attribuable au manque de leadership de ce ministre. Voilà pourquoi il doit partir ou nous devons le blâmer.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, first, I would like to acknowledge the farewell speech you gave on Tuesday and to tell you that I hope I will still have the chance to work with you on the all-party caucus on the environment until 2023.
That being said, the minister is being criticized for a lot of things, but with regard to the allegations of sexual misconduct against General Vance, he said that the nature of the accusations was not really important and what mattered was the action that was being taken.
However, in 2015, the Deschamps report did recommend actions but when Ms. Deschamps testified in 2021, she said that very little had been done.
In my colleague's view, did the Liberals not deliberately turn a blind eye in this file on allegations of sexual misconduct?
Monsieur le Président, permettez-moi, dans un premier temps, de saluer le discours de départ que vous avez tenu mardi et de vous dire que j'espère quand même travailler avec vous au sein du caucus multipartite sur l'environnement jusqu'en 2023.
Cela dit, on reproche beaucoup de choses au ministre, mais il a dit, au sujet des accusations de nature sexuelle contre le général Vance, que la nature des accusations avait peu d'importance et que ce qui comptait, c'était les actions.
Or, en 2015, il y a eu le rapport Deschamps, qui recommandait des actions, et lorsque Mme Deschamps est venue témoigner en 2021, elle a dit que peu de choses avaient été faites.
D'après mon collègue, les libéraux n'ont-ils pas fait de l'aveuglement volontaire dans ce dossier des allégations de nature sexuelle?
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, I agree with the member wholeheartedly. The most egregious thing that has happened under the leadership of this Minister of National Defence is that he has failed to move to protect the women and men who serve in uniform. Therefore, we have this crisis of sexual misconduct. The minister sat for six years on Justice Deschamps' report on how to stomp out sexual misconduct. The minister continues to kick the can down the road. He dithers and delays in making any future decisions on how we are to go about stomping out sexual misconduct.
That is why we Conservatives have said that we need to have an independent investigation now. We need to freeze all promotions and salary increases until we figure out a way forward and ensure that there is more representation by women and under-represented minorities within the leadership of the Canadian Armed Forces.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d’accord avec la députée. La chose la plus flagrante qui s’est produite sous la direction de ce ministre de la Défense nationale, c’est qu’il n’a rien fait pour protéger les militaires. Par conséquent, nous nous retrouvons avec cette crise d’inconduite sexuelle. Le ministre a mis sur une tablette pendant six ans le rapport de la juge Deschamps sur la façon d’éradiquer l’inconduite sexuelle dans les forces armées. Le ministre continue de renvoyer le tout aux calendes grecques. Il tergiverse et tarde à prendre toute décision future sur ce qu’il faut faire pour éradiquer l’inconduite sexuelle.
C’est pourquoi nous, les conservateurs, avons dit qu’il faut mener une enquête indépendante tout de suite. Il faut geler toutes les promotions et les augmentations de salaire jusqu’à ce qu'une solution soit trouvée et veiller à ce que les femmes et les minorités sous-représentées soient davantage représentées au sein de la direction des Forces armées canadiennes.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Mr. Speaker, would the Conservatives agree with me that an intelligence officer who worked with local Afghan authorities in a leadership role, as was claimed by the Minister of National Defence during his tours in the field, should have known about the alleged torture of prisoners transferred to the Afghan authorities?
Monsieur le Président, les conservateurs conviendront-ils avec moi qu’un agent du renseignement qui a travaillé avec les autorités afghanes locales dans un rôle de leadership, comme l’a prétendu le ministre de la Défense nationale pendant ses visites sur le terrain, aurait dû être au courant de la torture présumée de prisonniers transférés aux autorités afghanes?
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, the minister has consistently denied having any knowledge of that. We are questioning whether he has been misleading Canadians on sexual misconduct and concerning fighter jets and procurement of supply ships, so I guess it is reasonable to also question whether he was aware of what was happening during the transfer of prisoners in Afghanistan.
It comes down to the nature and conduct of this minister, which is unbecoming of a parliamentarian, a veteran, as well as a Minister of National Defence. That is why we need to censure him.
Monsieur le Président, le ministre a toujours nié avoir eu connaissance de ces faits. Nous nous demandons s’il a induit les Canadiens en erreur au sujet de l’inconduite sexuelle, des avions de chasse et de l’acquisition de navires de ravitaillement, alors je suppose qu’il est raisonnable de se demander s’il était au courant de ce qui se passait pendant le transfert des prisonniers en Afghanistan.
Tout se résume à la nature et à la conduite de ce ministre, qui sont indignes d’un parlementaire, d’un ancien combattant et d’un ministre de la Défense nationale. C’est pourquoi nous devons le blâmer.
View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, I take no pleasure in rising in the House today. First, I must mention that the Minister of National Defence and I have something in common: We each served honourably in the Canadian Forces for over twenty years. We both rose to the rank of lieutenant colonel and commanded infantry units. These are the things we have in common. The minister served our country particularly well in the various missions he participated in around the world. I thank him for his service.
However, on October 19, 2015, in the federal election, we chose two different paths. I chose to run as a Conservative Party candidate, while the Minister of National Defence chose to run for the Liberal Party.
Let me remind members what the Liberal Party represents for the Canadian Forces. Let us recall the 10 years of darkness of the Chrétien era, marked by the purchase of used submarines and the cancellation of helicopter contracts, a time when our soldiers did not even have combat boots. That is the path and the party that the minister chose.
From that day on, he and I were no longer soldiers. We were now former military members who had become members of Parliament in the House of Commons, a political office. That is when the minister's problems began.
The first step was in 2015. During the election campaign, a tragedy struck hearts around the world. The body of a little boy washed up on a beach in Italy. He was a Syrian refugee trying to flee Syria, which was under the grip of ISIS. Many refugees were seeking asylum. The Liberals opened up many new spots, and we were all for that. We needed to do something to help those refugees.
However, our country was also engaged in combat. Our armed forces and our air force were in Iraq and Syria fighting the enemy, ISIS. What did this government decide to do when it took office? It pulled our CF-18s out of the bombing campaign against ISIS. It stopped fighting the enemy, the enemy that caused the little boy to wash up on the beach and the Syrian refugees to flee in search of asylum. We could never understand that.
When we say that the minister is hiding the truth or misleading Canadians, we are talking about decisions. When we questioned him at length about the reasons behind the decision to pull our CF-18s out, the minister said that Iraq had agreed to it. Later, in an interview with an Iraqi minister, we learned that that was not true. Iraq was very disappointed with Canada's decision.
The next step was a pivotal point in the career of a very talented military member, Vice-Admiral Norman, who was commander of the Royal Canadian Navy at the time. When he heard that the incoming Liberal government wanted to cancel the Asterix contract that had been awarded by the Conservative government, that was the last straw. Vice-Admiral Norman, a man who worked for his troops, the men and women of the Royal Canadian Navy, knew full well that the Conservative government decision to award the Asterix contract to Davie shipyard was the best solution to fix the problems in the navy.
We knew that the first decision of the Prime Minister and cabinet was to do everything in their power to cancel that contract. Vice-Admiral Norman did everything he could to prevent that from happening, and he paid the political price with his career. All he wanted to do was give the Royal Canadian Navy the tools it needed to do its job properly.
What did the Minister of National Defence do to ensure that the Canadian Armed Forces were operating effectively around the world? That is the duty of a defence minister. It is about ensuring that his troops have the necessary tools to do their job. Instead, the minister contributed to the problem. He helped ensure that Vice-Admiral Norman became persona non grata. He ended up facing serious charges and the RCMP landed on his doorstep. It is appalling.
This man was expected to be the next chief of the defence staff. He was going to be the commander of the Canadian Armed Forces. Instead, he was forced to retire. The government made sure of that by paying Vice-Admiral Norman's legal costs, which remain secret, so that he would just retire and stay quiet and so the whole thing would go away.
Is that the leadership we expect from a minister? Do we expect the minister to always say yes to the Prime Minister's nefarious decisions? A minister must be able to stand up and say that something will not work, that we cannot do that. However, the minister said nothing.
In 2018, the Canadian Armed Forces ombudsman went to the office of the Minister of National Defence to tell him that there was a problem with the chief of the defence staff, General Vance. What did the minister do? He told the ombudsman that he did not want to know about it. The ombudsman was completely taken aback.
The Canadian Armed Forces ombudsman told the minister that a victim had made allegations of sexual misconduct against the chief of the defence staff and that these allegations were not about 30-year-old incidents or incidents involving one too many beers, but were rather very serious allegations about recent incidents. What did the minister do? He did nothing. We learned about this three years later. We just learned about it.
In 2018, during his tenure, the minister chose to hide the information. It gets worse. When the Conservatives were in power, they commissioned a report from Justice Marie Deschamps. She presented her report in 2015, in which she described attitude problems and sexual misconduct within the Canadian Armed Forces. What did the Minister of National Defence do with that report? Absolutely nothing.
The full report contained 10 recommendations that the minister could have implemented. He had access to all of the resources and tools he needed to protect women in the Canadian Armed Forces. He could have instituted a process to streamline complaints. That was not done, and we do not know why. We are asking questions, but we will never know.
Why were Justice Deschamps' recommendations never implemented? Was it because, again, the report had been commissioned by the Conservatives? Was it because people did not want these recommendations to be implemented? Was it because people did not want anyone to know? We have no idea.
When all these problems are added together, the situation looks very serious. The Canadian Armed Forces are in turmoil. The head of the armed forces, the former chief of defence staff, is under investigation. The new chief of defence staff, who was in the position for one month, is under investigation. Generals are stepping down. Discipline and sound operations management within the Canadian Forces are evaporating. The soldiers and officers have no one to lead them. What is going on?
On top of that, there is the case of Major-General Dany Fortin, a man I have known for a long time, a great soldier. He was put in charge of Canada's vaccine rollout, and he did an outstanding job. However, a complaint was filed against him. We do not know when or where it came from. Major-General Fortin was not informed of it. The decision was made to push him aside. The story went public, and he ended up getting all sorts of negative attention from the media, the public and the government without knowing what was happening or why. Today, this man is being forced to take legal action against the government and the Prime Minister to defend his reputation. Is that any way to treat the best members of the Canadian Armed Forces?
Major-General Dany Fortin was brought in, in a public way, to help the country get out of the COVID-19 crisis, and how was he treated? He was not informed or even given a chance to explain a situation that may not even be true. We do not know. That is how the defence minister and this government operate, and that is why we can no longer trust the Minister of National Defence.
I would like to remind the House that this has nothing to do with the soldier that the minister used to be. He served his country with distinction. However, he became a member of Parliament and a minister on October 19, 2015, and it has been a catastrophe ever since.
Monsieur le Président, aujourd'hui, ce n'est pas de gaieté de cœur que je prends la parole à la Chambre. Je dois mentionner, premièrement, que le ministre de la Défense et moi avons un point en commun: nous avons tous les deux servi honorablement les Forces canadiennes, chacun durant une vingtaine d'années. Nous avons atteint le grade de lieutenant-colonel et nous avons chacun commandé des unités d'infanterie. Ce sont les points que nous avons en commun. Le ministre a particulièrement très bien servi notre pays dans le cadre des différentes missions auxquelles il a participé partout dans le monde. Je le remercie pour son service.
Par contre, le 19 octobre 2015, lors des élections fédérales, nos chemins ont pris des tangentes différentes: j'ai choisi de me présenter sous la bannière du Parti conservateur; le ministre de la Défense a choisi de se présenter sous celle du Parti libéral.
Rappelons-nous ce que représente le Parti libéral du Canada pour les Forces canadiennes. Rappelons-nous les 10 années de noirceur de l'époque Chrétien, l'époque de l'achat des sous-marins usagés, l'époque de l'annulation des contrats d'hélicoptères, l'époque où on n'avait même plus de bottes de combat pour nos soldats. C'est le chemin et le parti que le ministre a choisis.
À partir de cette date, lui et moi n'étions plus des militaires. Nous étions dorénavant d'anciens militaires devenus députés de la Chambre des communes, une fonction politique. C'est à ce moment-là que les problèmes ont commencé pour le ministre.
Le première étape, c'était en 2015. Lors de la campagne électorale, on a vécu un drame mondial. Un petit garçon a été retrouvé mort sur une plage en Italie. C'était un réfugié syrien qui essayait de quitter la Syrie, qui était sous l'emprise du groupe État islamique. Il y avait des réfugiés qui cherchaient une terre d'asile. Les libéraux ont offert plusieurs places, et nous ne nous sommes pas opposés à cela. Il fallait faire quelque chose pour les aider.
Toutefois, notre pays était aussi au combat. Nos forces armées et notre aviation étaient en Irak et en Syrie pour combattre l'ennemi, le groupe État islamique. Quelle décision ce gouvernement a-t-il prise à son arrivée au pouvoir? Il a retiré les CF‑18 de la campagne de bombardement contre le groupe État islamique. Il a arrêté de combattre l'ennemi, celui qui a provoqué la mort du petit garçon sur la plage et la fuite des réfugiés syriens qui se sauvaient pour trouver une terre d'asile. Nous n'avons jamais pu comprendre cela.
Lorsque nous disons que le ministre camoufle la vérité ou induit les Canadiens en erreur, nous parlons des décisions. Lorsque nous l'avons questionné abondamment sur les raisons derrière le retrait des CF‑18, le ministre nous a mentionné que l'Irak était d'accord. Par la suite, dans une entrevue avec un ministre irakien, on apprenait que c'était faux. L'Irak était très déçu de la décision du Canada.
La prochaine étape a été marquante pour la carrière d'un militaire de grand talent, le vice-amiral Mark Norman. À l'époque, il était le commandant de la Marine royale canadienne. Lorsqu'il a entendu que le gouvernement nouvellement arrivé, probablement libéral, voulait annuler le contrat du navire Asterix qui avait été octroyé par le gouvernement conservateur, c'était la goutte qui a fait déborder le vase. Le vice-amiral Norman, un homme qui travaillait pour ses troupes, les hommes et les femmes de la Marine royale canadienne, savait très bien que la décision du gouvernement conservateur d'octroyer le contrat de l'Asterix à la Davie était la meilleure solution pour régler les problèmes qu'on avait au sein de la Marine.
On a su que la première décision prise par le premier ministre et le Conseil des ministres a été de tout faire pour annuler ce contrat. Le vice-amiral Norman a tout fait pour que cela n'arrive pas, et il en a payé le prix politique, soit celui de sa carrière. Tout ce qu'il voulait faire, c'était donner les outils nécessaires à la Marine royale pour qu'elle puisse bien faire son travail.
Qu'a fait le ministre de la Défense qui était en place pour s'assurer que les Forces armées canadiennes opéraient de façon efficace partout dans le monde? C'est cela, le devoir d'un ministre de la Défense. Il s'agit de s'assurer que ses troupes ont les outils nécessaires pour faire leur travail. Au lieu de cela, le ministre a contribué au problème. Il a contribué à faire en sorte que le vice-amiral Norman devienne persona non grata. Celui-ci a fait face à des accusations et la GRC a débarqué chez lui. C'est épouvantable.
Cet homme était considéré comme le prochain chef d'état-major. On prévoyait qu'il assure le commandement des Forces armées canadiennes à l'avenir. Il s'est plutôt retrouvé à la retraite. Le gouvernement a bien arrangé les choses en payant les frais d'avocat — on ne sait combien, car c'est secret — pour que le vice-amiral Norman s'en aille finalement chez lui, qu'il se taise et que nous n'entendions plus parler de rien.
Est-ce ce à quoi nous nous attendons du leadership d'un ministre? Nous attendons-nous à ce que le ministre dise toujours oui aux décisions malveillantes du premier ministre? Un ministre doit être capable de se lever et de dire que cela ne fonctionne pas, qu'on ne peut faire cela. Pourtant, le ministre n'a rien dit.
En 2018, l'ombudsman des Forces armées canadiennes s'est présenté au bureau du ministre de la Défense nationale pour lui faire part du fait qu'on avait un problème avec le chef d'état‑major, le général Vance. Qu'a fait le ministre? Il lui a dit qu'il ne voulait pas le savoir. L'ombudsman était complètement démonté.
L'ombudsman des Forces canadiennes a dit au ministre qu'une victime avait porté des allégations d'inconduite sexuelle contre le chef d'état‑major, qu'il ne s'agissait pas d'allégations concernant des événements d'il y a 30 ans ou d'histoires découlant d'une petite bière de trop, mais d'événements très récents et donc d'allégations très graves, et qu'a fait le ministre? Il n'a rien fait. Nous l'avons appris trois ans plus tard. Nous venons de l'apprendre.
En 2018, pendant son mandat, le ministre a préféré cacher l'information. Il y a pire. À l'époque où ils étaient au pouvoir, les conservateurs avaient commandé un rapport à la juge Marie Deschamps. La juge, qui a vu qu'il y avait des problèmes d'attitude et d'inconduite sexuelle au sein des Forces armées canadiennes, a déposé son rapport en 2015. Qu'a fait le ministre de la Défense nationale avec le rapport? Il n'a rien fait.
Le rapport complet contenait 10 recommandations que le ministre aurait pu mettre en œuvre. Il avait à sa portée toutes les ressources et tout ce qu'il fallait pour que les femmes des Forces armées canadiennes soient protégées. Un système de plaintes aurait pu être mis en place pour que ce soit efficace. Cela n'a pas été fait, et pour quelles raisons? Nous ne le savons pas. Nous posons des questions, mais nous ne pouvons jamais savoir.
Pourquoi ne pas avoir mis en œuvre les recommandations de ce rapport? Est-ce encore une fois parce qu'il avait été commandé par les conservateurs? Est-ce parce que des gens ne voulaient pas que ces recommandations soient mises en œuvre? Est-ce parce que des gens préféraient que cela ne se sache pas? Nous ne le savons pas.
La somme de tous ces éléments fait que l'on se retrouve avec une situation très grave. Actuellement, les Forces canadiennes sont complètement déboussolées: la tête des Forces canadiennes, le chef d'état-major qui était en place, fait l'objet d'une enquête; le nouveau chef d'état-major, qui a été en poste pendant un mois, fait l'objet d'une enquête; des généraux donnent leur démission; des éléments des Forces canadiennes qui étaient en place pour la discipline et la bonne gestion des opérations des Forces canadiennes disparaissent; des troupes et des subalternes se retrouvent sans chef, sans leader. Que fait-on?
Pour en rajouter, il y a le cas du major‑général Dany Fortin, un homme que je connais depuis longtemps, un brillant soldat. Il avait été nommé responsable de la distribution des vaccins au Canada et il a fait un travail exceptionnel. Or, une plainte a été déposée. Nous ne savons pas quand ni d'où elle est arrivée. Le major-général n'en a pas été informé. On a décidé de le tasser. Il s'est retrouvé sur la place publique à subir les foudres des médias, celles de tout le monde et celles du gouvernement sans savoir ce qui se passait ni pourquoi. Aujourd'hui, cet homme est obligé d'exercer des recours contre le gouvernement et le premier ministre pour défendre sa réputation. Est-ce une façon d'agir avec les meilleurs éléments des Forces armées canadiennes?
Le major‑général Dany Fortin a été mis en place, de façon justement publique, pour aider le pays à se sortir de la crise de la COVID‑19. Or, que fait-on avec lui? On ne l'informe pas, on ne lui permet même pas de s'expliquer sur une situation dont on ne sait même pas, au fond, si elle est véridique. C'est la façon de faire du ministre de la Défense et de ce gouvernement, et c'est pour cela qu'on ne peut plus, aujourd'hui, faire confiance au ministre de la Défense.
Je rappelle que cela n'a rien à voir avec le militaire qu'il a jadis été. Il a servi brillamment son pays. Toutefois, à partir du 19 octobre 2015, il est devenu député et ministre, et, depuis, c'est une catastrophe.
View Michel Boudrias Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, having also served our country, I too want to thank my colleague for his service in the Canadian Armed Forces, and the minister. We are more or less on the same wavelength when it comes to understanding the issues raised in today's motion.
I would like to ask my colleague about Vice-Admiral Norman, who, as we all know, was tasked by the Conservative government, specifically Minister MacKay, at the time, to manage the Davie project. That matter was the subject of an investigation. The mandate was given in 2015, and the Norman affair blew up in 2017. It took the Conservatives about two years to react because they themselves knew that they had given him a legitimate mandate through Parliament, where we now sit. I would like to know the reason behind the two years of silence on the matter.
Regarding sexual misconduct, the Deschamps report was tabled in 2015, and various committees, including the Standing Committee on National Defence, studied it.
Why did the government not institute mechanisms to bring about positive change and transformation, instead of imputing motives?
That could have fixed the problem.
The other issue was the withdrawal of the CF-18s. The Canadian Armed Forced succeeded in liberating Mosul anyway. I knew that, and so did the Conservatives, so which is it? A success or a failure?
Monsieur le Président, je remercie également mon collègue pour son service dans les Forces armées canadiennes, ainsi que le ministre, ayant moi-même servi notre pays. Nous sommes à peu près sur la même longueur d'onde quant à la compréhension des sujets abordés par la motion d'aujourd'hui.
J'aimerais interroger mon collègue au sujet du vice-amiral Norman. On sait très bien que celui-ci avait été mandaté par le gouvernement conservateur, notamment le ministre MacKay, à l'époque, pour gérer le projet de la Davie, et ce sujet a fait l'objet d'une enquête. Le mandat a été donné en 2015, et en 2017, l'affaire Norman a éclaté. Cela a pris à peu près deux ans aux conservateurs pour réagir, parce qu'ils étaient eux-mêmes au courant qu'ils avaient mandaté cet homme, de façon légitime, par l'entremise du Parlement, où nous siégeons actuellement. J'aimerais qu'on explique ces deux ans de silence sur cette affaire.
Concernant les inconduites sexuelles, le rapport Deschamps a été déposé en 2015 et il y a des comités qui se penchent là-dessus, notamment le Comité permanent de la défense nationale.
Pourquoi n'a-t-on pas instauré des mécanismes de changement positif et de transformation, plutôt que d'entrer dans des procès d'intention sur l'un et sur l'autre?
Cela aurait pu corriger le problème.
L'autre élément concerne le retrait des CF‑18. Les Forces armées canadiennes ont tout de même réussi à libérer Mossoul. Je le savais et les conservateurs le savaient, alors qu'en est-il? Est-ce un succès ou un insuccès?
View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for all his questions. I will take the time to answer at least one or two of them.
With respect to Vice-Admiral Norman, it all started in 2014 and 2015, and we started debating it in 2017. Why was nothing done in the meantime? Because we only learned of the problem on the day the information got out. Ever since that time, we have been asking questions about this matter. We did not wait two years to do so, quite the contrary. As is the case with many files, we could not know everything there was to know. The Liberals have been in government since 2015. Therefore, we did not know any more about it than my colleague, since we did not have access to the documents and communications. As soon as we learned of the matter, we started asking questions.
Regarding the Deschamps report, we will never understand why the government did not implement Marie Deschamps' recommendations as soon as it took office. If it had, things might be different today.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de toutes ses questions. Je vais prendre le temps de répondre à au moins une ou deux d'entre elles.
En ce qui concerne le vice-amiral Norman, effectivement, tout a commencé en 2014 et en 2015, et en 2017, les débats ont commencé là-dessus. Pourquoi n'avons-nous rien fait entre-temps? C'est parce que nous n'avons appris qu'il y avait un problème que le jour où l'information est sortie, et dès ce moment, nous nous sommes mis à poser des questions sur cette affaire. Nous n'avons pas attendu deux ans pour le faire, au contraire. Comme c'est le cas dans plusieurs dossiers, nous ne pouvions pas tout savoir. À partir de 2015, c'était les libéraux qui étaient au gouvernement. Alors, nous n'en savions pas plus que mon collègue, car nous n'avions pas les documents et les communications. Dès que nous avons su qu'il y avait une histoire, nous avons posé des questions.
Concernant le rapport Deschamps, effectivement, on ne comprendra jamais pourquoi le gouvernement n'a pas mis en application, dès son arrivée, les recommandations de Marie Deschamps. S'il l'avait fait, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, what I find a bit rich is the degree to which the Conservative opposition party is trying to make this issue about General Vance. In 2015, the current leader of the official opposition was made aware of the rumour. It was serious enough that he asked his staff to notify the Prime Minister's chief of staff, who then took the matter to the Privy Council Office for review.
Does the member not see any hypocrisy here? Why did the Conservative Party fail so many years ago on one of the same issues that it is trying to hold this government to account for? There seems to be a lot of hypocrisy there.
Monsieur le Président, ce que je trouve un peu fort, c’est la mesure dans laquelle le parti d’opposition conservateur essaie de faire de cette question une affaire concernant le général Vance. En 2015, l’actuel chef de l’opposition officielle a été mis au courant de la rumeur. Elle était suffisamment sérieuse pour qu’il demande à son personnel d’en informer le chef de cabinet du premier ministre, qui a ensuite porté l’affaire devant le Bureau du Conseil privé pour examen.
Le député ne voit-il pas l’hypocrisie ici? Pourquoi le Parti conservateur a-t-il échoué il y a tant d’années sur l’une des questions pour lesquelles il tente de demander des comptes au gouvernement aujourd’hui? Il semble y avoir beaucoup d’hypocrisie ici.
View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his question.
The minister was appointed on November 4, 2015. He is the one who made all the wrong decisions or who covered up all the decisions that were made and that I mentioned in my speech. I think there are enough of them for members to understand that the minister no longer deserves to remain in cabinet. Had Vice-Admiral Norman not suffered the fate the government had in store for him, he might have taken over from General Vance in 2018, and there would not have been all these problems with sexual misconduct and all the other issues with this file, not to mention the lack of strength we are seeing in the Canadian Forces.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Le ministre est en place depuis le 4 novembre 2015. C'est lui qui a pris toutes les mauvaises décisions ou qui a camouflé toutes les décisions qui ont été prises et que j'ai énumérées dans mon discours. Je pense qu'il y en a suffisamment pour comprendre que le ministre ne mérite plus de rester en place. Si le vice-amiral Norman n'avait pas subi le sort que ce gouvernement lui a réservé, il aurait pris la place du général Vance en 2018, et probablement qu'il n'y aurait pas eu tous ces problèmes d'inconduite sexuelle et tous les autres problèmes liés à ce dossier, sans parler du manque de force des Forces canadiennes qu'on voit actuellement.
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his speech. I have a very simple question for him.
The Liberals and the Liberal government are very good at accusing the opposition of delaying the proceedings and making Parliament dysfunctional. I would like him to comment on the Liberals' filibustering at the Standing Committee on National Defence to try to protect their defence minister, who no longer deserves to be in his position. Sometimes the Liberals are the ones filibustering.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours. J'ai une question très simple pour lui.
Les libéraux et le gouvernement libéral sont très forts pour accuser l'opposition de retarder les travaux et de rendre le Parlement dysfonctionnel. J'aimerais l'entendre sur l'obstruction systématique que font les libéraux au Comité permanent de la défense nationale pour essayer de protéger leur ministre de la Défense, qui ne mérite plus d'être à son poste. Parfois, ce sont les libéraux qui font de l'obstruction systématique.
View Pierre Paul-Hus Profile
CPC (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his question.
Yes, there was some filibustering at the Standing Committee on National Defence, in a bid to cover up what happened, once again. Who are the victims in all that? The victims are the women of the Canadian Armed Forces, who are once again looking at the Minister of National Defence and the Prime Minister and wondering whether these men deserve their loyalty. The main challenge facing the Canadian Armed Forces is trust in their leader. There is no trust at the moment, and that is the biggest problem.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Effectivement, on a eu droit à des séances d'obstruction systématique au Comité permanent de la défense nationale, qui avait pour but de camoufler ce qui s'est passé, encore une fois. Qui sont les victimes de tout cela? Ce sont les femmes des Forces armées canadiennes qui, encore une fois, regardent le ministre de la Défense nationale et le premier ministre et se demandent si ces gens méritent leur loyauté. C'est cela, le défi pour les Forces armées canadiennes: être capables de faire confiance à leur chef. Actuellement, il n'y a aucune confiance, et c'est le plus grave problème qu'on a.
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Lib. (BC)
Mr. Speaker, I rise today to address the motion the Leader of the Opposition has put forward. He presents this motion in an attempt to wage personal and partisan attacks rather than focusing on our members who serve in the Canadian Armed Forces. He is a veteran. I am a veteran, and I expect better.
I will not, and I repeat, will not gloss over the fact the defence team is going through a very difficult time right now, particularly those who are survivors of sexual harassment, assault and abuse of power. As the largest and most diverse employer in Canada, the defence team is a microcosm of our Canadian society. We see the same problems reflected in our organizations that we see play out in other areas of our society.
We have had to reckon with inequality, systemic racism, sexual misconduct and abuse of power. It is uncomfortable. It is painful, and it is inconsistent with our ideals as Canadians and as human beings.
The experiences we have heard over the past few months from those who have experienced sexual harassment and assault in the Canadian Armed Forces is appalling. To every member of the Canadian Armed Forces, and to every person in the Department of National Defence who has been affected by sexual harassment and violence, I am truly sorry. Whether it was recently, 10 years ago, 20 years ago or 30 years ago, we were not there to support them.
As somebody who has put on the uniform, I know the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence need to do better. We all need to do better. I know our current reporting systems are not enough. Too often, people do not feel able to report misconduct our of fear of reprisal and retribution. This has to change, and this will change.
It is why I asked Madam Louise Arbour, former Supreme Court justice, to lead an independent external comprehensive review of our institutional policies and culture. Over the coming months, we expect Madam Arbour to provide concrete recommendations on how the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence can set up an independent external reporting system for defence team members that meets the needs of those who have been impacted by sexual misconduct.
We know we have a lot more to do to regain our members' trust. We are committed to making a lasting change, one that sheds the toxic and outdated values, practices and policies that harmed our people.
This motion from the Leader of the Opposition is not about supporting our members. In fact, the opposition had the opportunity time and time again in this very Parliament to be part of the solution. Instead, opposition members have consistently chosen to obstruct the progress.
In the past weeks, the Leader of the Opposition and his party voted against almost a quarter of a billion dollars to help eliminate sexual misconduct in the Canadian Armed Forces in budget 2021. They voted against supporting peer-to-peer services. They voted against increasing access to the sexual misconduct response centre for members of the Canadian Armed Forces. In fact, the leader of the official opposition and his party voted against our commitment to implement new external oversight mechanisms to bring greater independence to the processes of reporting and adjudicating sexual misconduct within the military.
This is staggering hypocrisy from the Leader of the Opposition and the Conservative Party, which should not be unexpected from the Conservatives. They have done this at every turn. If the Conservatives want to talk about fighter jets, let us talk about the Conservative record on fighter jets.
After years of cuts from the Conservatives, our air force could not generate enough aircraft to answer our NATO and NORAD commitments at the same time. We are committed to procuring 88 advanced fighter jets to show our friends and allies we will be there for them when we are called upon, and we have stepped up. How they chose the number of 65, I do not know, but I am going to guess they needed to cut. They needed to balance their budget.
When it comes to our contribution in the fight against Daesh, our work alongside our coalition partners has reached success. I will not be apologetic for our government's stance and the operations we have conducted with our allies. By increasing our ground presence, along with that of our partners and allies, the coalitions worked to reduce Daesh's territorial control by over 98% on the ground.
When the Conservatives sat back, Liberals stepped forward. We worked with the U.S., NATO, regional partners and allies to increase peace and stability in the region. Just a few months ago, we announced that we would extend our work in the Middle East by deploying up to 850 Canadian Armed Forces personnel to support the global coalition, the NATO mission in Iraq and capacity-building activities in Jordan and Lebanon because we know this is a regional issue. Canada will remain a reliable partner in multinational operations around the world.
If the Leader of the Opposition wants to claim a cover-up, he should look no further than himself. We want to talk about preventing things from happening. We learned from media reports that the leader of the official opposition himself was aware of allegations of sexual misconduct regarding General Vance prior to his appointment as chief of the defence staff, an allegation from the general's time in Gagetown, as it was reported. It was an allegation that the leader of the official opposition said that he had investigated.
The former national security advisor, Richard Fadden, said to a parliamentary committee that this is not true. Let me quote Mr. Fadden. Speaking of when General Vance was stationed in Naples, he said, “I did a bit of an inquiry into what was happening with a lady who subsequently became his wife. That was the extent of the involvement.”
After this non-investigation, it seems that the Canadian Forces National Investigation Service received political pressure to stop its investigation into Vance, an investigation that just happen to end right before his swearing in as chief of the defence staff under the Conservative government.
The Leader of the Opposition continues to say that he passed along sexual misconduct allegations by General Vance in July 15. He continues to claim that those were looked into, despite evidence to the contrary. I ask this House, how can the Leader of the Opposition's story be credible if General Vance was appointed after no investigation of the knowledge that the leader had? Almost immediately after the allegations were made, pressure was brought to bear and the investigation was suddenly dropped.
Unlike the Conservatives, I know how important our people in the Canadian Armed Forces are. That is why they are at the very centre of our defence policy. Chapter number one states that.
Women are working tirelessly to create a culture of dignity, respect and inclusion for all members, to ensure that the organization is truly as diverse as the Canada it serves, and to be the employer of choice for Canadians of every background, not just for the few that some members want. Our defence policy, “Strong, Secure, Engaged”, commits to promoting diversity and inclusion as core institutional values.
We have taken a number of steps to increase representation of women and other unrepresented populations at all levels of the organization. Right now, Lieutenant-General Carignan is the chief of professional conduct and culture at the organization. She and her team will unify and coordinate the ongoing and evolving efforts to create positive and lasting change across the defence team.
At NATO's Allied Joint Forces Command Naples, we have Lieutenant-General Joe Paul, a member of the Huron-Wendat First Nation as deputy command. While he is there, he will help to prepare, plan and conduct military operations in order to preserve the peace, security, and territorial integrity of all NATO alliance members. This sends a powerful message to the indigenous community of our alliance.
Over the coming weeks, Lieutenant-General Fran Allen will become Canada's first female vice-chief of the defence staff. All these members are deserving of these important roles, and they help build a senior leadership that is more representative of the Canadians they serve each and every day.
We have also integrated gender-based analysis plus across all our policies, programs and services to remove barriers to inclusion and better support our personnel. We are addressing all forms of hateful conduct in our organizations with anti-racism and anti-harassment efforts. This is why last year I created an advisory panel on systemic racism and discrimination with Captain Door Gibson, Sergeant Derek Montour, Major Sandra Perron and Major-General Ed Fitch, who are all retired.
They have lived experiences of facing discrimination, anti-Semitism and anti-indigenous prejudice, and they are working to help build a Canadian Armed Forces and Department of National Defence that are more welcoming and inclusive for our members. Their recommendations will make sure that people within the military, including instructors, are better supported and free from discrimination, racism and harmful behaviour, whether they are women; Black, indigenous and people of colour; lesbian, gay, bisexual, transgendered, queer, two-spirited, LGBTQ members of the community; or part of a religious minority.
Along with the anti-racism secretariat, this work will help the defence team eliminate all forms of racism, prejudice, bias, anti-Semitism, Islamophobia and white supremacy from within our organization.
Where the previous government did little to improve things for those who wear the uniform, and removed the training, the sharp training that was there, we have taken action. In 2019, we received royal assent for Bill C-77, historic legislation to evolve the military justice system by aligning it with the civilian justice system in important ways, while remaining responsive to the unique needs of our Canadian Armed Forces. The act enshrines victims' rights into the code of service discipline. We are working with our members so the regulations for that bill meet the needs of the survivors, rather than the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence.
Earlier this month, we tabled a third independent review of the National Defence Act by former Supreme Court justice Morris Fish. This is one of the most comprehensive independent reviews of the military justice system in a decade. Justice Fish's recommendations provide one of the largest overhauls of the National Defence Act and the Canadian military justice system in recent memory.
I have accepted the 107 recommendations in principle. As we speak, we have already begun to implement 36 of those recommendations to further improve the military justice system to bring greater confidence to our members, who wear the maple leaf on their shoulder.
All this work is in addition to the independent external comprehensive review that former Justice Louise Arbour is leading to help us build on and refine our efforts to address and prevent sexual misconduct in our organizations. Over the coming months, Madam Arbour will provide concrete recommendations for how the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence could set up an independent external reporting system for defence team members that meets the needs of those who have been impacted by sexual misconduct.
This system needs to be focused on those who have been impacted by misconduct, be responsive to their needs and be outside the chain of command and the Department of National Defence. Any less cannot be accepted, and any less will not be accepted.
Madam Arbour and her team will provide significant direction on how we must evolve to support affected people, and how we can ensure that every incident is handled appropriately. Part of this work also includes looking into the current structures in the Canadian Armed Forces, the Department of National Defence and the sexual misconduct response centre to see how we could strengthen them to provide greater confidence to those who need support.
We will also examine the performance evaluation promotion system in the Canadian Armed Forces with a focus on how leaders are selected and trained. This review will also look at the military justice system's policies, procedures and practices to see how we could make this system more responsive to the needs of those who have experienced misconduct while holding perpetrators accountable. As Madam Arbour does this important work, she will be able to provide interim recommendations to the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence, and we commit to acting upon it immediately.
As we continue our work with the defence team, we have created a new organization of professional conduct and culture under the leadership of its chief, General Carignan. This will be responsible for carrying out and creating the conditions for cultural transformation by unifying, integrating, and coordinating the ongoing efforts across the Department of National Defence.
Their goal is to ensure that our actions and behaviour reflect the very best parts of our organizations of Canadian society. Their efforts will closely align with the work being carried out by the external review and will be informed by best practices, as well as experts, advocates and those who have lived experiences, inside and outside our institutions, at all levels.
We are dedicated to creating lasting cultural change across the defence team, change that is enduring and that meets the needs of those who have experienced sexual harassment and violence. The motion that the Leader of the Opposition has put forward does nothing to help those in the Canadian Armed Forces. It is more focused on personal attacks and petty games, something that I have unfortunately been far too accustomed to. That is okay.
It is disappointing, though, but it comes as no surprise from a party that is focused more on fanning the flames of division, a party that refused to acknowledge structural racism, like the Leader of the Opposition did in September of last year, or in the midst of a pandemic when Dr. Theresa Tam, who is Canada's chief public health officer, had her loyalty to our country questioned, because of her name and the colour of her skin, by a Conservative MP. It is a party that voted against a motion to condemn Islamophobia.
The Leader of the Opposition based his entire leadership campaign around the slogan “Take Back Canada”. From whom?
This motion is below the dignity of the House, but it is clear that is exactly the type of divisive and dog-whistle politics on which the Conservative opposition depends.
Monsieur le Président, j’interviens aujourd’hui pour parler de la motion présentée par le chef de l’opposition. Il la présente dans l’intention de lancer des attaques personnelles et partisanes plutôt que de se concentrer sur nos militaires qui servent dans les Forces armées canadiennes. Comme moi, il est un ancien combattant, et je m’attends à mieux.
Je ne vais pas, et j’insiste, je ne vais pas passer sous silence le fait que l’équipe de la Défense traverse une période très difficile, surtout les survivantes et survivants de harcèlement ou d’agression de nature sexuelle et d’abus de pouvoir. En tant qu’employeur le plus important et le plus diversifié du Canada, l’équipe de la Défense est un microcosme de notre société canadienne. Nous voyons dans nos organisations se refléter les mêmes problèmes que dans d’autres secteurs de notre société.
Nous avons dû composer avec l’inégalité, le racisme systémique, l’inconduite sexuelle et l’abus de pouvoir. C’est inconfortable. C’est douloureux et c’est incompatible avec nos idéaux en tant que Canadiens et qu’êtres humains.
Le vécu des victimes de harcèlement et d’agression sexuels dans les Forces armées canadiennes dont nous avons entendu le récit est consternant. À chaque membre des Forces armées canadiennes et à chaque membre du personnel du ministère de la Défense nationale qui a été touché par le harcèlement et la violence sexuels, je suis sincèrement désolé. Que ce soit récemment, il y a 10 ans, 20 ans ou 30 ans, nous n’étions pas là pour les soutenir.
Ayant moi-même revêtu l’uniforme, je sais que les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale doivent faire mieux. Nous devons tous faire mieux. Je sais que nos systèmes de dénonciation actuels ne sont pas suffisants. Trop souvent, les gens ne se sentent pas capables de signaler une inconduite par crainte de représailles et de sanction. Cela doit changer, et cela va changer.
C’est pourquoi j’ai demandé à Mme Louise Arbour, ancienne juge de la Cour suprême, de mener un examen externe indépendant et complet de nos politiques et de notre culture institutionnelles. Au cours des prochains mois, nous attendons de Mme Arbour qu’elle formule des recommandations concrètes sur la façon dont les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale peuvent mettre sur pied un système de dénonciation externe indépendant pour les membres de l’équipe de la Défense, un système qui comble les besoins des personnes touchées par l’inconduite sexuelle.
Nous savons que nous avons encore beaucoup à faire pour gagner la confiance de nos membres. Nous sommes résolus à apporter un changement durable, un changement qui élimine les valeurs, pratiques et politiques toxiques et désuètes à l’origine de préjudices pour nos gens.
Cette motion du chef de l’opposition ne vise pas à soutenir nos membres. En fait, l’opposition a eu l’occasion à maintes reprises au cours de la présente législature de faire partie de la solution. Ils ont plutôt systématiquement choisi de faire obstacle au progrès.
Au cours des dernières semaines, le chef de l’opposition et son parti ont voté contre l’octroi de près d’un quart de milliard de dollars dans le budget 2021 pour aider à éliminer l’inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes. Ils ont voté contre le financement de services de pair à pair. Ils ont voté contre l’augmentation de l’accès au Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle pour les membres des Forces armées canadiennes. En fait, le chef de l’opposition officielle et son parti ont voté contre notre engagement à mettre en place de nouveaux mécanismes de surveillance externe afin d’assurer une plus grande indépendance au processus de dénonciation et de règlement des cas d’inconduite sexuelle au sein des forces armées.
C’est une hypocrisie stupéfiante de la part du chef de l’opposition et du Parti conservateur, ce qui ne devrait pas nous étonner de la part des conservateurs. Ils l’ont fait chaque fois. Si les conservateurs veulent parler d’avions de chasse, parlons du bilan des conservateurs en matière d’avions de chasse.
Après des années de coupes de la part des conservateurs, l'aviation canadienne n’avait pas assez d’aéronefs en état pour respecter les obligations du Canada à la fois à l’égard de l'OTAN et du NORAD. Nous nous sommes engagés à nous procurer 88 chasseurs perfectionnés pour montrer à nos amis et alliés que nous serons là pour eux lorsqu'ils feront appel à nous, et nous avons pris des mesures en ce sens. Comment on en est arrivé au nombre de 65, je ne le sais pas, mais j’imagine qu’on a dû couper dans les dépenses pour équilibrer le budget.
Pour ce qui est de notre contribution à la lutte contre Daech, notre travail aux côtés de nos partenaires de la coalition a porté ses fruits. Je ne présenterai pas d’excuses pour la position du gouvernement et les opérations que nous avons menées avec nos alliés. En augmentant notre présence sur le terrain, ainsi que celle de nos partenaires et alliés, les coalitions ont pu réduire l’emprise territoriale de Daech de plus de 98 % sur place.
Alors que les conservateurs sont restés les bras croisés, les libéraux sont intervenus. Nous avons travaillé en collaboration avec les États‑Unis, l’OTAN, des partenaires régionaux et des alliés pour renforcer la paix et la stabilité dans la région. Il y a quelques mois à peine, nous avons annoncé que nous allions redoubler d’efforts au Moyen-Orient en déployant jusqu’à 850 militaires des Forces armées canadiennes en appui à la coalition internationale, à la mission de l’OTAN en Irak et aux activités de renforcement des capacités en Jordanie et au Liban parce que nous savons qu’il s’agit d’un problème régional. Le Canada continuera d’être un partenaire fiable dans les opérations multinationales menées dans le monde.
Si le chef de l’opposition veut crier à l’opération de camouflage, qu’il commence par balayer devant sa porte. Nous voulons parler d’empêcher des choses de se produire. Nous avons appris dans les médias que le chef de l’opposition officielle était lui-même au courant d’allégations d’inconduite sexuelle concernant le général Vance avant qu’il soit nommé chef d’état-major de la Défense; il s'agissait en fait d’une allégation remontant à la période que le général avait passée à Gagetown, d’après la presse. Or, le chef de l’opposition officielle a déclaré qu’il avait fait enquêter sur cette allégation.
L’ancien conseiller à la sécurité nationale, Richard Fadden, a déclaré à un comité parlementaire que ce n’est pas vrai. Je me permets de citer ses propos. En parlant de l’époque où le général Vance était en poste à Naples, il a déclaré: « J'ai mené une petite enquête sur ce qui s'est passé avec une dame qui, par la suite, est devenue sa femme. Voilà l'étendue de ma participation. »
Après cette non-enquête, il semble que le Service national des enquêtes des Forces canadiennes a fait l’objet de pressions politiques afin qu’il mette fin à son enquête sur le général Vance, enquête qui a pris fin, comme par hasard, juste avant sa prestation de serment comme chef d’état-major de la Défense sous le gouvernement conservateur.
Le chef de l’opposition continue de dire qu’il a fait part des allégations d’inconduite sexuelle visant le général Vance le 15 juillet. Il continue d’affirmer qu’elles ont été examinées, malgré la preuve du contraire. Je le demande à la Chambre, comment l’histoire du chef de l’opposition peut-elle être crédible si le général Vance a été nommé après que les faits dont le chef avait connaissance n’ont pas donné lieu à une enquête? Presque aussitôt après que les allégations ont été formulées, des pressions ont été exercées et l’enquête a soudain été abandonnée.
Contrairement aux conservateurs, je sais combien les membres des Forces armées canadiennes sont importants. C’est pourquoi ils sont au cœur de notre politique de défense. C'est ce que dit le chapitre un.
Des femmes travaillent sans relâche pour créer une culture de dignité, de respect et d’inclusion pour tous les militaires, pour faire en sorte que l’organisation soit vraiment aussi diversifiée que le Canada qu’elle sert, et pour être l’employeur privilégié de Canadiens de toute origine, et non seulement de quelques-uns comme certains députés le souhaitent. Notre politique de défense, « Protection, sécurité, engagement », nous engage à promouvoir la diversité et l’inclusion comme valeurs institutionnelles fondamentales.
Nous avons pris plusieurs mesures pour accroître la représentation des femmes et d’autres populations non représentées à tous les niveaux de l’organisation. À l’heure actuelle, la lieutenante-générale Carignan est la cheffe de la déontologie et de la culture de l’organisation. Elle et son équipe unifieront et coordonneront les efforts en cours et en évolution en vue de créer un changement positif et durable au sein de l’équipe de la Défense.
Au Commandement des Forces alliées interarmées de l’OTAN à Naples, nous avons le lieutenant-général Joe Paul, un membre de la nation huronne-wendate, comme commandant adjoint. Pendant son séjour, il aidera à préparer, planifier et mener des opérations militaires afin de préserver la paix, la sécurité et l’intégrité territoriale de tous les membres de l’OTAN. Il s’agit là d’un message fort à l’intention de la communauté autochtone de notre alliance.
Au cours des prochaines semaines, la lieutenante-générale Fran Allen deviendra la première femme vice-cheffe d’état-major de la Défense au Canada. Tous ces membres méritent d’occuper ces postes importants et ils contribuent à bâtir un état-major plus représentatif des Canadiens qu’ils servent chaque jour.
Nous avons également incorporé l’analyse comparative entre les sexes plus dans l’ensemble de nos politiques, programmes et services afin d’éliminer les obstacles à l’inclusion et de mieux soutenir notre personnel. Nous nous attaquons à toutes les formes de comportement haineux dans nos organisations par des efforts de lutte contre le racisme et le harcèlement. Voilà pourquoi, l’an dernier, j’ai formé un groupe consultatif sur le racisme et la discrimination systémiques, composé du capitaine Door Gibson, du sergent Derek Montour, de la majore Sandra Perron et du major-général Ed Fitch, tous retraités.
Ils ont eux-mêmes subi de la discrimination, de l’antisémitisme et des préjugés contre les Autochtones et ils s’emploient à bâtir des Forces armées canadiennes et un ministère de la Défense nationale plus accueillants et inclusifs pour nos membres. Leurs recommandations permettront de garantir que les personnes au sein des forces armées, y compris les instructeurs, soient mieux soutenus et à l’abri de la discrimination, du racisme et de comportements préjudiciables, qu’il s’agisse de femmes, de Noirs, d’Autochtones et de personnes de couleur, de lesbiennes, de gais, de bisexuels, de transgenres, de queers, de bispirituels, de membres de la communauté LGBTQ ou de membres d’une minorité religieuse.
De concert avec le Secrétariat de lutte contre le racisme, ce travail aidera l’équipe de la Défense à éliminer toutes formes de racisme, de préjugé, de partialité, d’antisémitisme, d’islamophobie et de suprématie blanche au sein de notre organisation.
Là où le gouvernement précédent n’a pas fait grand-chose pour améliorer la situation pour ceux qui portent l’uniforme, en plus de supprimer la formation, la formation pointue qui existait, nous avons pris des mesures. En 2019, nous avons reçu la sanction royale pour le projet de loi C‑77, une mesure législative historique visant à faire évoluer le système de justice militaire en l’harmonisant avec le système de justice civil à des égards importants, tout en restant sensibles aux besoins propres à nos Forces armées canadiennes. La loi enchâsse les droits des victimes dans le code de discipline militaire. Nous travaillons avec nos membres pour que le règlement d’application de cette loi réponde aux besoins des survivants, plutôt qu’à ceux des Forces armées canadiennes et de ministère de la Défense nationale.
Plus tôt ce mois-ci, nous avons déposé un troisième examen indépendant de la Loi sur la défense nationale par Morris Fish, ancien juge de la Cour suprême. Il s’agit de l’un des examens indépendants du système de justice militaire les plus complets depuis une décennie. Les recommandations du juge Fish constituent l’une des plus importantes réformes de la Loi sur la défense nationale et du système de justice militaire canadien de mémoire récente.
J’ai accepté en principe les 107 recommandations. En ce moment même, nous avons déjà commencé à donner suite à 36 de ces recommandations afin d’améliorer encore le système de justice militaire et de renforcer la confiance de nos membres, qui portent la feuille d’érable à l’épaule.
Tout ce travail s’ajoute à l’examen externe indépendant complet que l’ancienne juge Louise Arbour mène pour nous aider à renforcer et à peaufiner nos efforts en vue de contrer et de prévenir l’inconduite sexuelle dans nos organisations. Au cours des prochains mois, Mme Arbour formulera des recommandations concrètes sur la façon dont les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale pourraient mettre sur pied un système de dénonciation externe indépendant pour les membres de l’équipe de la Défense qui répondent aux besoins des personnes touchées par l’inconduite sexuelle.
Ce système doit être axé sur les personnes touchées par l’inconduite, être sensible à leurs besoins et se situer hors de la chaîne de commandement et du ministère de la Défense nationale. Nous ne pouvons accepter moins et nous n’accepterons pas moins.
Mme Arbour et son équipe fourniront des orientations importantes sur la façon dont nous devons évoluer pour aider les personnes touchées, et la façon dont nous pouvons nous assurer que chaque incident est dûment traité. Une partie de ce travail consiste aussi à examiner les structures des Forces armées canadiennes, du ministère de la Défense nationale et du Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle pour voir comment nous pourrions les renforcer afin de donner davantage confiance aux personnes qui ont besoin de soutien.
Nous examinerons aussi le système de promotion et d’évaluation du rendement dans les Forces armées canadiennes en mettant l’accent sur la façon dont les dirigeants sont sélectionnés et formés. Cet examen portera également sur les politiques, les procédures et les pratiques du système de justice militaire pour déterminer comment nous pourrions le rendre plus sensible aux besoins des personnes qui ont été victimes d’inconduite tout en tenant les auteurs responsables. À mesure que Mme Arbour mènera ces travaux importants, elle pourra faire des recommandations provisoires aux Forces armées canadiennes ou au ministère de la Défense nationale et nous nous engageons à y donner suite sur-le-champ.
Tout en poursuivant notre travail avec l’équipe de la Défense, nous avons créé une nouvelle organisation de la conduite et de la culture professionnelles sous la direction de sa cheffe, la générale Carignan. Cette organisation sera chargée de mener à bien la transformation culturelle et de créer les conditions favorables à sa réalisation en unifiant, en intégrant et en coordonnant les efforts en cours dans l’ensemble du ministère de la Défense nationale.
Leur objectif est de s’assurer que nos actions et notre comportement reflètent les meilleures parties de nos organisations de la société canadienne. Leurs efforts s'aligneront sur le travail effectué par l’examen externe et s’inspireront des pratiques exemplaires, ainsi que des experts, des défenseurs et des personnes qui ont vécu de telles situations, à l’intérieur et à l’extérieur de nos institutions, à tous les niveaux.
Nous sommes déterminés à créer un changement culturel dans l’ensemble de l’équipe de la Défense, un changement qui est durable et qui répond aux besoins des victimes de harcèlement sexuel et de violence. La motion que le chef de l’opposition a présentée n’aide en rien les membres des Forces armées canadiennes. Elle s’apparente davantage aux attaques personnelles et aux jeux mesquins, ce à quoi, hélas, je suis beaucoup trop habitué. Ce n’est pas grave.
C’est décevant, cependant, mais ce n’est pas surprenant de la part d’un parti qui s’attache davantage à attiser les flammes de la division, un parti qui a refusé de reconnaître le racisme structurel, comme l’a fait le chef de l’opposition en septembre de l’année dernière, ou au milieu d’une pandémie lorsque la Dre Theresa Tam, qui est l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, a vu sa loyauté envers notre pays remise en question par un député conservateur, à cause de son nom et de la couleur de sa peau. C’est un parti qui a voté contre une motion visant à condamner l’islamophobie.
Le chef de l’opposition a fondé toute sa campagne de leadership sur le slogan « Reprenons le Canada ». De qui?
Cette motion est en‑dessous de la dignité de la Chambre, mais il est clair que c’est exactement le genre de politique de division tendancieuse sur lequel l’opposition conservatrice s’appuie.
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CPC (QC)
Mr. Speaker, I would like the minister to explain why he has always said that politicians should not get involved in the complaint against General Vance, when he personally handled Major-General Fortin's case.
Monsieur le Président, j'aimerais que le ministre m'explique pourquoi il a toujours dit que les politiciens ne devaient pas se mêler de la plainte contre le général Vance, alors qu'il s'est occupé personnellement du dossier du major‑général Fortin.
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Lib. (BC)
Mr. Speaker, I will be very clear on this. No politician should ever be involved in or interfere with any investigation. I know this as a former police officer. Never once did I interfere in an investigation. The decisions that are made when it comes to the personnel within the Canadian Armed Forces are made by the chief of the defence staff, and in this case the acting chief of the defence staff.
Monsieur le Président, je serai très clair à ce sujet. Aucun politicien ne devrait jamais s'ingérer dans une enquête ou s’en mêler. Je le sais en tant qu’ancien agent de police. Jamais je ne suis intervenu dans une enquête. Les décisions concernant le personnel des Forces armées canadiennes sont prises par le chef d’état-major de la Défense et, dans le cas présent, par le chef d’état-major de la Défense par intérim.
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BQ (QC)
Mr. Speaker, I have been listening to the minister, and I will get right to the point. I understand that he might be feeling bitter about being the subject of a Conservative motion, since the Conservatives are the ones who made all kinds of cuts to defence and veterans affairs.
However, the point of today's motion does not seem to be a partisan one. The point seems to be to restore trust in the institution. A minister's job is to lead an institution, and although I am well aware that it is a thankless job, that means the minister must be beyond reproach. This is not the first time that there have been doubts about the minister's actions and words.
I understand that the government is trying to remain in power and trigger an election to snuff out the scandal, just like it did last summer when it prorogued Parliament.
However, with all due respect, does the minister not think that the best solution right now would be to step down from his position to restore trust in the institution? When there are too many doubts, they start to get in the way.
Monsieur le Président, j'écoute parler le ministre et j'irai droit au but. Je comprends que le fait d'être visé par une motion des conservateurs puisse lui faire éprouver de l'amertume, puisque ces derniers ont quand même été les champions des compressions relativement à la Défense et aux anciens combattants.
Par contre, le but de cette motion ne me semble pas être aujourd'hui de la partisanerie, mais bien un rétablissement de la confiance dans l'institution. Quand on est dirigeant d'une institution, puisque c'est de cela qu’il est question lorsqu'on parle de responsabilité ministérielle et je suis bien conscient que c'est ingrat, on se doit d'être irréprochable. Nous n'en sommes pas à notre premier doute quant aux gestes du ministre et à ses paroles.
Dans la situation actuelle, je peux comprendre que l'on essaie de se maintenir en place et que l'on soit tenté de se rendre aux élections pour étouffer le scandale, tout comme le gouvernement a étouffé un scandale l'été dernier en prorogeant le Parlement.
Toutefois, le ministre ne considère‑t‑il pas que la meilleure solution, présentement, avec tout le respect que j'ai pour lui, serait de se retirer de son poste pour rétablir la confiance dans l'institution? À un moment donné, quand il y a trop de soupçons, cela ne fonctionne plus.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, when it comes to serving our Canadian Armed Forces members, the women and men who have served, I have always been there to support them. Through the lived experience, I will never cut and run; I will always be there to support them.
I was given the the tremendous privilege of becoming Minister of National Defence. I fought to become the member of Parliament for Vancouver South, but I was given this privilege. From the lived experience, from day one, my focus has always been to serve our members. Even though I served and have a microcosm of experience, it is my responsibility to serve them.
When it comes to the culture change, something that is very important, actions have been taken, whether by SMRC, or doing the gender-based analysis plus or putting support where it is needed to ensure our victims are supported through Bill C-77.
I admit that when it comes to doing more, we should do more, and we will.
Monsieur le Président, lorsqu’il s’agit d'appuyer les membres des Forces armées canadiennes, les femmes et les hommes qui ont servi, j’ai toujours été là pour les soutenir. Compte tenu de ce que j'ai vécu, je ne me défilerai jamais; je serai toujours là pour les soutenir.
J’ai eu l’immense privilège de devenir ministre de la Défense nationale. Je me suis battu pour devenir député de Vancouver-Sud, mais on m’a accordé ce privilège. Du fait de mon expérience, depuis le premier jour, mon objectif a toujours été de servir nos membres. Même si j’ai servi et que je possède un microcosme d’expérience, il est de ma responsabilité de les servir.
En ce qui concerne le changement de culture, quelque chose de très important, des mesures ont été prises, que ce soit par le CIIS, par l’analyse comparative entre les sexes ou par la mise en place d’un soutien là où il est nécessaire pour veiller à ce que nos victimes soient soutenues par le projet de loi C‑77.
J’admets que, pour ce qui est d’en faire plus, nous devrions en faire plus, et nous le ferons.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Mr. Speaker, my question is this. In 2015, under Stephen Harper and Jason Kenney, the chief of the defence staff was put in place, so the Conservatives did not do what they needed to do to take care of women in the military.
We now have a government that has had six years to fix this problem, this broken system, and it has not not done that.
A survivor, who is not a constituent, called my office because she did not know where to go. What does the minister suggest I say to her when government after government has been failing the women in our military?
Monsieur le Président, voici ma question. Le chef d’état-major de la Défense a pris ses fonctions en 2015, sous Stephen Harper et Jason Kenney. Les conservateurs n’ont donc pas fait ce qu’ils devaient faire pour protéger les femmes dans les forces armées.
Nous avons maintenant un gouvernement qui a eu six ans pour régler ce problème, pour réparer ce système déficient, mais il ne l’a pas fait.
Une survivante, qui n’habite pas dans ma circonscription, a appelé mon bureau parce qu’elle ne savait pas à qui s’adresser. Qu’est-ce que le ministre propose que je lui dise quand les gouvernements se succèdent et ne font rien pour les femmes dans nos forces armées?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I would tell that survivor that she will be heard and she will be supported.
As I stated, we know we have a lot more work to do. The efforts that had been taken, where we thought we were moving in that direction, have not been enough. Based on the analysis originally, we needed to look deeper. We needed to make even greater changes. The external review that Justice Morris Fish was going to do was going to help us create a greater independence, which he now has recommended. We are going to be working toward that.
It is difficult, but we must keep working toward creating that culture change, even though it does not happen overnight, and to regain that trust. That work is ongoing. It started back in 2015, but we need to continue with it.
Monsieur le Président, je dirai de répondre à cette femme qu’elle sera entendue et qu’elle sera soutenue.
Comme je l’ai déclaré, nous savons qu’il nous reste beaucoup de travail à faire. Les mesures que nous avions prises pour aller dans cette direction n'étaient pas suffisantes. D’après l’analyse originale, nous devions aller plus loin. Nous devions opérer des changements encore plus grands. L’examen externe confié au juge Morris Fish devait nous aider à créer une plus grande indépendance, ce qu’il a d’ailleurs recommandé. Nous allons travailler dans ce sens.
C’est difficile, mais nous devons poursuivre nos efforts en vue de créer un changement de culture, même s’il ne se produit pas du jour au lendemain, et de regagner la confiance des gens. Ce travail se poursuit. Il a commencé en 2015, mais nous devons continuer.
View Candice Bergen Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, the only one who is making this issue personal is the minister himself. He is putting his personal reputation, his pride and his desire to be right ahead certainly of Parliament, but, more important, ahead of the interests of our men and women in uniform. The fact is that because this has been mishandled so badly, the men and women in uniform do not trust the minister again.
If he were to put his name forward as a minister of defence to lead the men and women in the military and if the men and women in the military were casting a vote, does he think he would get even a slight majority of them wanting him to stay on? I do not think he would. They cannot trust him to clean up the military, to deal with the sexual misconduct and to lead them.
I would ask him to not make this personal, but to put our military before his own ego and his own desire to be right, and to double down, as he likes to say. Does he think he even has the support of the military?
Monsieur le Président, le ministre est le seul à prendre cette affaire personnellement. Il fait passer sa réputation personnelle, sa fierté et son désir d’avoir raison assurément avant le Parlement, mais surtout avant les intérêts des militaires canadiens. En vérité, cette affaire a été tellement mal gérée que les hommes et les femmes en uniforme ne font plus confiance au ministre.
S’il devait proposer son nom comme ministre de la Défense pour diriger les militaires et qu’on demandait à ceux-ci de se prononcer, pense-t-il que même une faible majorité d'entre eux souhaiteraient le voir rester? Je ne crois pas. Ils ne le croient pas capable de faire le ménage dans les forces armées, de lutter contre l’inconduite sexuelle et de les diriger.
Je lui demanderais de ne pas en faire une affaire personnelle, mais de faire passer nos militaires avant son amour-propre et son désir d’avoir raison, et de redoubler d’efforts, comme il aime le dire. Pense-t-il même avoir le soutien des militaires?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I am not here to protect my pride; I am here to continually serve. That is what I have always done. When it comes to the members of the Canadian Armed Forces, they will judge me for what has taken place.
One thing I will always do, and have always done, is keep fighting for our people. It is something I did when I served and it is something I have done even since I became the defence minister, and this is why.
When we put our defence policy together, it was not just about debating the number of dollars we were going to spend. The changes that we needed to make started from focusing on our people, not having to fight women in court when we settled with Heyder and Beattie. It was about ensuring we created the independence. This type of systemic change takes significant effort, but we will not stop.
Monsieur le Président, je ne suis pas ici pour défendre mon orgueil, je suis ici pour servir sans relâche. C’est ce que j’ai toujours fait. Quant aux membres des Forces armées canadiennes, ils me jugeront pour ce qui s’est passé.
Comme je l’ai toujours fait et je le ferai toujours, je vais continuer à me battre pour nos gens. C’est ce que j’ai fait lorsque je servais et c’est ce que je fais aussi depuis que je suis devenu ministre de la Défense, et voici pourquoi.
Lorsque nous avons établi notre politique de défense, cela ne se résumait pas à débattre du montant que nous allions dépenser. Entre autres changements que nous devions apporter, nous avons commencé par nous concentrer sur nos gens, à ne pas avoir à affronter des femmes devant les tribunaux lorsque nous avons conclu un règlement avec Heyder et Beattie. Il s’agissait de veiller à créer l’indépendance. Un changement systémique de cette nature demande des efforts considérables, mais nous ne nous arrêterons pas.
View Karen McCrimmon Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to ask the hon. minister why he thinks that systemic cultural change is so important for the Canadian Armed Forces.
Monsieur le Président, j’aimerais demander au ministre pourquoi il pense qu’un changement culturel systémique est si important pour les Forces armées canadiennes.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I want to thank the member for her tireless service in the Canadian Armed Forces and for her advocacy now.
Systemic changes are absolutely necessary. The Canadian Armed Forces and any security organization of our country need to reflect the population they serve. When people step up, they deserve to have an inclusive environment so they can reach their full potential.
When we tackle these problems, our Canadian Armed Forces will be a much greater organization, because we will have increased the pool of talent, with more women and greater diversity. We have seen the impact that this has on operations. Therefore, it makes us better and it creates greater trust. That is why it is so important to ensure we take on these challenges.
Monsieur le Président, je tiens à remercier la députée pour son service inlassable dans les Forces armées canadiennes et pour son travail de représentation actuel.
Des changements systémiques sont absolument nécessaires. Les Forces armées canadiennes et toute organisation de sécurité de notre pays doivent être un reflet de la population qu’elles servent. Lorsque des gens s’engagent, ils méritent un environnement inclusif qui leur permet de donner leur pleine mesure.
Lorsque nous aurons vaincu ces problèmes, nos Forces armées canadiennes seront une bien meilleure organisation, car nous aurons élargi le bassin de talents, avec plus de femmes et plus de diversité. Nous avons constaté l’incidence que cela peut avoir sur les opérations. Ainsi, cela nous rend meilleurs et renforce la confiance. Voilà pourquoi il est si important de nous assurer de relever ces défis.
View Mel Arnold Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, I listened to the minister's speech. He went on at length about what the Liberals had spent on the defence department and how they had acquired planes, jets and so on. With the morale that has been developing because of his actions and inaction in his role, how can he expect to have personnel to man this equipment and fly these planes when the minister has failed to maintain the trust of our men and women in uniform?
Monsieur le Président, j’ai été attentif aux propos du ministre. Il a longuement parlé de ce que les libéraux avaient dépensé pour le ministère de la Défense et de la façon dont ils avaient fait l’acquisition d’avions, de chasseurs et ainsi de suite. Compte tenu du moral qui s’est détérioré à cause de ses actions et de son inaction dans son rôle, comment peut-il s’attendre à avoir du personnel pour manier cet équipement et piloter ces avions alors qu’il n’a pas su conserver la confiance de nos femmes et de nos hommes en uniforme?
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, ensuring that we have the trust of our personnel, that they and that their families are valued is the focus of our defence policy. We are changing policies so when our members deploy, they are given tax-free status and do not have to fight for this ever again. We are ensuring that we work toward a harassment-free workplace, and picking the right leadership.
When I first became defence minister, though I hate using these types of numbers, we had six female general officers. We now have 15. Creating a pipeline for more gender equality and more diversity is important. Ensuring that when women put the uniform on, they have the pride and the trust of their government and country is important. That is exactly what our government has delivered. However, we know we have a lot more work to do to deal with misconduct and to regain that trust.
Monsieur le Président, notre politique de défense mise sur le maintien de la confiance de nos militaires et sur la valorisation de ces derniers et de leur famille. Nous modifions les politiques de manière à ce qu’en déploiement, nos membres bénéficient d’un statut d’exonération d’impôt et n’aient plus jamais à se battre pour l’obtenir. Nous veillons à ce que le lieu de travail soit exempt de harcèlement et nous choisissons les bons dirigeants.
Lorsque je suis devenu ministre de la Défense, bien que je déteste évoquer ce genre de chiffres, nous avions six femmes parmi les officiers généraux. Nous en avons maintenant 15. Il est important de créer une filière afin d’augmenter l’égalité des sexes et la diversité. Il est important de nous assurer que lorsque les femmes revêtent l’uniforme, elles ont la fierté et la confiance de leur gouvernement et de leur pays. C’est exactement ce que notre gouvernement a fait. Cependant, nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à faire pour régler les cas d’inconduite et regagner cette confiance.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I want to say that I will be sharing my time with the hon. member for Pierre‑Boucher—Les Patriotes—Verchères.
It is with great frustration that I rise today to speak to the motion that was introduced on this Conservative Party opposition day:
That, given that the Minister of National Defence has clearly lost the respect of members of the Canadian Armed Forces, including those at the highest ranks, for, amongst other things, (i) misleading Canadians on the withdrawal of fighter jets in the fight against ISIS, (ii) misleading Canadians about his service record, (iii) presiding over the wrongful accusation and dismissal of Vice-Admiral Norman, (iv) engaging in a cover-up of sexual misconduct allegations in the Canadian Armed Forces, the House formally censure the Minister of National Defence to express the disappointment of the House of Commons in his conduct.
It is no secret that the Bloc Québécois will vote in favour of the motion. The Bloc Québécois has already asked for the resignation of the Minister of National Defence because of his ongoing failure to address sexual misconduct in the Canadian Armed Forces. I was with our leader, the member for Beloeil—Chambly, and my colleague from Rivière‑du‑Nord at the press conference where we asked for his resignation.
The censure proposed by the motion does not get rid of this minister, who did not take sexual misconduct allegations in the Canadian Armed Forces seriously. As set out in the motion, the minister committed a number of mistakes, although the most serious is protecting General Vance and attempting to cover up his bungling, including failing to implement the recommendations of the 2015 Deschamps report.
As the critic for status of women and gender equality, I will start by addressing these issues in my speech. I am very sensitive to these issues, and I will speak with due respect for the victims who testified at the Standing Committee on National Defence and the Standing Committee on the Status of Women. I will then address a few other scandals that have rocked the Canadian Armed Forces. I will close with some suggestions to help improve trust in the armed forces.
First, while the Minister of National Defence was supposed to implement the 2015 Deschamps report, it appears that he has done nothing and that he even tried to bury General Vance’s file. I cannot believe that I am still here going over the entire unfortunate story.
Former justice Marie Deschamps released a scathing report on March 27, 2015, concerning what she considered widespread sexual misconduct in the armed forces and the sexist culture that turned a blind eye to such misconduct. The report had been commissioned in the wake of accusations against Warrant Officer André Gagnon, who sexually assaulted a subordinate, Corporal Stéphanie Raymond, in December 2011. Corporal Raymond appeared before the committee, testifying to the harm she has suffered.
Corporal Raymond filed a complaint against Warrant Officer Gagnon in 2012, but her chain of command turned against her, and she was eventually dismissed for misconduct in 2013. Warrant Officer Gagnon was acquitted in 2014, but, in 2021, after Corporal Raymond appealed the ruling, he finally pleaded guilty.
Corporal Raymond’s situation, and the accusations she brought against the armed forces, led to former justice Marie Deschamps’ report. The report contained 10 recommendations, the most important of which was to make the complaint reporting system independent of the armed forces and of the Department of National Defence. That was in 2015, and, although we are now in 2021, nothing has been done.
When she testified before the Standing Committee on National Defence in February 2021, Marie Deschamps said that very little had been done since the release of her report in 2015 and that little had really changed. She repeated these statements before the Standing Committee on the Status of Women last March.
I will nevertheless take the time to point out that these allegations are not new, and that they began under the Conservative government, since it was in April 2015 that Jonathan Vance was named as the future chief of the defence staff. Allegations of sexual misconduct had been raised against him shortly before his appointment. A few months later, in July 2015, the former minister of veterans affairs and current leader of the opposition asked his chief of staff to talk to Ray Novak about another allegation against General Vance. This allegation involved an inappropriate relationship.
General Vance denied all misconduct, and the investigations went nowhere, since there was no evidence. The military police apparently also investigated the case. On July 17, 2015, General Vance was appointed chief of the defence staff, and one of his first policies was to roll out Operation Honour, which sought to put an end to sexual misconduct. That takes guts.
How is it possible that General Vance, who was the subject of very serious allegations, was appointed, given his role and his mandate as chief of the defence staff, as the person in charge of doing something against sexual misconduct?
In fact, the very same day that General Vance become chief of the defence staff, the military police decided to drop the investigation against the man who had now become their boss. That is quite the coincidence.
The operation, which was abandoned by the current chief of defence staff, had moderate impact, but it obviously had no effect on the senior officers who were above all that. In short, the Conservatives decided to appoint someone against whom accusations had been made when he was the boss of the Canadian Armed Forces, when they knew that his mandate would be to address sexual misconduct in the forces.
Now let us look at some of the allegations under the Liberal government.
On March 1, 2018, then ombudsman Gary Walbourne met privately with the Minister of National Defence. Walbourne attempted to discuss a case of sexual misconduct involving Vance. The victim did not want to go any further in the process because she was afraid of reprisals, preventing the ombudsman from going forward. However, the ombudsman, who had credible evidence against Vance, wanted to show it to the minister, who categorically refused to even look at it.
The ombudsman wanted the minister to intervene to protect the victim, since she was Vance's subordinate and he could wipe out her career with the snap of a finger. The minister was unreceptive and hostile. Apparently, he categorically refused to look at Walbourne's evidence and left the meeting abruptly. The minister then referred the case to the Privy Council Office. After that, Walbourne tried to talk to the minister 12 times, but the minister refused to meet with him, and Walbourne retired a few months later.
The Prime Minister's Office and the Privy Council Office exchanged emails about the situation. After that, the situation deteriorated and other facts came to light. The scandal was made public in February 2021, when Global News reported accusations of misconduct against Vance, including his relationship with a subordinate and obscene emails exchanged in 2012 with a much younger servicewoman. The woman who had been in a relationship with Vance publicly stated that she had been threatened by Vance on several occasions. Vance believed himself to be untouchable. He said that he controlled the Canadian Forces National Investigation Service.
The standing committee on national defence decided to investigate the allegations against Vance. The Minister of Defence appeared before the committee a few times and contradicted himself. Moreover, the Liberals did not hesitate to obstruct the investigation to prevent Liberal employees Zita Astravas and Elder Marques from being called to testify. I was personally there when I was a substitute member of the committee. It was a sad time.
From Elder Marques' testimony, we know that everyone around the Prime Minister was aware of the situation, but the Prime Minister himself continues to deny any knowledge of it. When other employees were called by the House, the Liberals sent the Minister of Defence instead. They said that they did not want their employees to testify.
The Liberals willingly turned a blind eye to the allegations. The Liberals decided to ignore the issue, while the minister flatly refused to meet with the former ombudsman 12 times and would not even look at the evidence, claiming he did not want to interfere in the investigation.
The Prime Minister's entourage knew that there had been allegations against Vance, even if the Prime Minister himself did not have all the details. Everyone around him suspected that these allegations involved sexual misconduct. There were actually emails that mentioned sexual misconduct directly. The Minister of Defence even said that the nature of the accusations against Vance did not matter and what mattered was to take action. Well, the Liberals did absolutely nothing. They did not even implement Justice Deschamps’s main recommendation, namely to make the complaint process completely independent of the military to receive all complaints of sexual misconduct.
The facts speak for themselves. As of today, four generals have had complaints of misconduct brought against them. In 2021, six years after Justice Deschamps’s report was released, the Liberals decided to appoint former justice Louise Arbour to conduct another investigation into how to improve the system. That should have been done in 2015, not in 2021. The minister never took the situation seriously. Only when he had his back to the wall did he decide to do something, but only to save his own skin, after pressure from the opposition parties in the House and the committee investigations.
To add insult to injury, the second-in-command of the Canadian Armed Forces, Lieutenant-General Mike Rouleau, decided to play golf with former general Vance, despite the fact that Vance is under investigation by the military police and the military police is under Lieutenant-General Rouleau’s command. This incident led to Rouleau’s resignation and brought to light the federal government’s failure to implement an independent system to handle cases of sexual misconduct. The Liberals have done nothing since 2015 and that inaction has consequences, as this incident shows.
Since my time is running out, I will not have time to talk about everything I would have liked to address in my speech. I have been studying this case in the Standing Committee on the Status of Women and the Standing Committee on National Defence for months now. There is so much going on.
In closing, the Liberals claim that they are unaware of the nature of the allegations against Vance, with the Minister of Defence even saying that the nature of the allegations does not matter. All these events have further eroded the public’s and women’s confidence and harmed diversity, in particular. We must consider the victims. The Liberals and their Minister of Defence failed to act to restore confidence in the armed forces.
One last thing: We may think none of this really touches us, but the father of a former military member recently admitted to me that his daughter had to resign when she became pregnant. Her superior officer, with whom she had had a relationship, asked her to have an abortion to keep the matter quiet. She refused, and was asked to resign. This is still happening in 2021. We must act for the sake of the victims.
Monsieur le Président, je tiens à préciser que je partagerai mon temps de parole avec l'honorable député de Pierre‑Boucher—Les Patriotes—Verchères.
C'est avec beaucoup d'agacement que je prends la parole aujourd'hui concernant la motion présentée dans le cadre de cette journée de l'opposition du Parti conservateur:
Que, étant donné que le ministre de la Défense nationale a manifestement perdu le respect des membres des Forces armées canadiennes, y compris parmi les plus hauts gradés, pour avoir, entre autres, (i) induit les Canadiens en erreur relativement au retrait des avions de combat dans la lutte contre Daech, (ii) induit les Canadiens en erreur relativement à ses états de service, (iii) présidé à la mise en accusation injustifiée et au congédiement abusif du vice-amiral Norman, (iv) participé à la dissimulation d'allégations d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes, la Chambre blâme officiellement le ministre de la Défense nationale pour exprimer la déception de la Chambre des communes à l'égard de sa conduite.
C'est un secret de polichinelle que le Bloc Québécois votera en faveur de la motion. Le Bloc Québécois a déjà demandé au ministre de la Défense nationale de démissionner à cause de ses échecs répétés pour lutter contre l'inconduite sexuelle dans les Forces armées. J'étais présente aux côtés de notre chef, le député de Beloeil—Chambly, et de mon collègue de Rivière-du-Nord lors de la conférence de presse où nous avons fait cette demande.
Un blâme, tel que proposé par la motion, n'écarte toutefois pas ce ministre, qui n'a pas pris au sérieux les allégations d'inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes. Tel qu'expliqué dans le contexte de la motion, le ministre a commis une série de bévues, bien que la plus grave soit celle d'avoir protégé le général Vance et d'avoir tenté de camoufler sa mauvaise gestion, y compris le fait de n'avoir rien fait pour mettre en œuvre les recommandations du rapport Deschamps de 2015.
En tant que porte-parole en matière de condition féminine et d'égalité des genres, j'aborderai mon discours sous cet angle dans un premier temps. Je suis très sensible à cette cause et je le ferai avec tout le respect que j'ai pour les victimes qui sont venues témoigner au Comité permanent de la défense nationale et au Comité permanent de la condition féminine. Je parlerai ensuite de quelques autres scandales qui ont éclaboussé les Forces armées canadiennes. Je terminerai par quelques souhaits pour tenter d'améliorer la confiance dans les Forces armées.
Premièrement, alors que le ministre de la Défense nationale devait mettre en œuvre le rapport Deschamps de 2015, tout indique qu'il n'a rien fait et qu'il a même tenté d'étouffer le dossier du général Vance. Je ne peux pas croire que je sois encore ici à rappeler l'historique de toute cette saga lamentable.
Comme élément marquant, l'ex-juge Marie Deschamps a publié le 27 mars 2015 un rapport dévastateur sur l'inconduite sexuelle, jugeant que l'inconduite sexuelle était généralisée dans les Forces armées et qu'il y régnait une culture sexiste qui fermait les yeux sur les cas d'inconduite. Le rapport a été commandé dans la foulée des accusations contre l'adjudant André Gagnon, qui a agressé sexuellement une subordonnée, la caporale Stéphanie Raymond, en décembre 2011. Cette dernière est venue témoigner en comité de tous les préjudices qu'elle a subis.
La caporale Raymond avait porté plainte contre l'adjudant Gagnon en 2012, mais sa chaîne de commandement s'était tournée contre elle, la poussant à se faire congédier pour inconduite en 2013. L'adjudant Gagnon avait été acquitté en 2014, mais, en 2021, après que la caporale Raymond ait réussi à faire porter en appel le jugement, il a finalement plaidé coupable.
La situation de la caporale Raymond, ainsi que les accusations qu'elle a formulées contre les Forces armées, a mené au rapport de l'ex-juge Marie Deschamps. Ce rapport contenait 10 recommandations, dont la principale était de rendre le système de signalement des plaintes indépendant des Forces armées et du ministère de la Défense nationale. C'était en 2015, et, même si nous sommes rendus en 2021, rien n'a toujours été fait.
Lorsqu'elle a témoigné au Comité permanent de la défense nationale en février 2021, Marie Deschamps jugeait que très peu avait été fait depuis la publication de son rapport en 2015 et que peu de choses avaient réellement changé, ce qu'elle a réitéré au Comité permanent de la condition féminine en mars dernier.
Je vais tout de même prendre le temps de souligner que les allégations ne datent pas d'hier et qu'elles avaient même débuté sous le gouvernement conservateur, puisque c'est en avril 2015 que Jonathan Vance a été désigné comme futur chef d'état‑major de la Défense. Peu avant sa désignation, des allégations d'inconduite sexuelle avaient été soulevées contre lui. Quelques mois plus tard, en juillet 2015, l'ancien ministre des Anciens Combattants et actuel chef de l’opposition a demandé à son chef de cabinet de parler avec Ray Novak à propos d'une autre allégation contre le général Vance. Cette allégation était en lien avec une relation inappropriée.
Le général Vance niait toute inconduite, et les enquêtes ne menaient nulle part, faute de preuves. La police militaire aurait également enquêté sur son cas. Le 17 juillet 2015, le général Vance a été nommé chef d'état‑major et l'une de ses premières politiques a été de mettre en œuvre l'Opération Honneur, qui visait à mettre fin à l'inconduite sexuelle. Il faut le faire.
Comment est-ce donc possible que le général Vance, pourtant visé par des allégations très graves, ait été désigné, considérant son rôle et son mandat à titre de chef d'état‑major, comme responsable pour donner un coup de barre contre l'inconduite sexuelle?
En effet, la journée même où le général Vance est devenu le chef d'état‑major, la police militaire a décidé d'abandonner l'enquête contre celui qui était alors devenu leur patron. C'est tout un hasard et toute une coïncidence.
L'opération qui a été abandonnée par l'actuel chef d'état-major a eu un impact mitigé, mais elle n'a visiblement eu aucun effet sur les hauts gradés qui était au-dessus de tout. Bref, les conservateurs ont quand même décidé de nommer quelqu'un qui faisait l'objet d'accusations comme patron des Forces armées canadiennes, alors qu'ils savaient que le mandat de celui-ci consistait à s'attaquer à la conduite sexiste des forces.
Rappelons maintenant quelques allégations sous le gouvernement libéral.
Le 1er mars 2018, l'ombudsman Gary Walbourne a eu une rencontre privée avec le ministre de la Défense nationale. Walbourne tente de soulever un cas d'inconduite sexuelle impliquant Vance. La victime ne voulait pas aller plus loin dans le processus, puisqu'elle avait peur des représailles, ce qui liait les mains de l'ombudsman. Toutefois, l'ombudsman, qui avait entre les mains des preuves crédibles contre Vance, voulait les montrer au ministre qui a carrément refusé de les voir.
L'ombudsman souhaitait qu'il intervienne pour protéger la victime, car elle était subordonnée à Vance qui pouvait facilement détruire sa carrière en un claquement de doigts. Le ministre était fermé et hostile. Il aurait carrément refusé de regarder les preuves qu'avait Walbourne et a brusquement quitté la réunion. Le ministre a plutôt transmis le cas au Bureau du Conseil privé. Walbourne a tenté de parler au ministre à 12 reprises par la suite, mais ce dernier a toujours refusé de le rencontrer jusqu'à ce que Walbourne prenne sa retraite quelques mois plus tard.
Le Bureau du premier ministre et le Bureau du Conseil privé ont échangé des courriels pour parler de la situation. Par la suite, la situation n'a fait que dégénérer et d'autres faits sont maintenant connus. Le scandale a été rendu public en février 2021 où Global News rapportait des cas d'inconduite contre Vance, y compris sa relation avec une subordonnée et des courriels obscènes échangés en 2012 avec une militaire beaucoup plus jeune. La femme qui était en relation avec lui s'était fait menacer par Vance à plusieurs reprises, selon ce qu'elle a déclaré publiquement. Vance s'estimait intouchable. Il a affirmé qu'il contrôlait le Service national des enquêtes des Forces armées.
Le Comité permanent de la défense a donc choisi d'entreprendre une étude sur les allégations contre Vance. Le ministre de la Défense y est allé à quelques reprises et s'est contredit. En plus, les libéraux n'ont pas hésité à faire de l'obstruction pour éviter que des employés libéraux, Zita Astravas et Elder Marques notamment, soient convoqués au Comité. J'y ai même personnellement assisté, lorsque j'ai siégé à ce comité en tant que remplaçante. C'était un moment triste.
Avec le témoignage d'Elder Marques, nous comprenons que tout le monde autour du premier ministre était au courant, mais ce dernier continue de le nier. Lorsque d'autres employés ont été convoqués par la Chambre, les libéraux ont choisi d'envoyer plutôt le ministre de la Défense. Ils ont dit qu'ils empêchaient leurs employés de témoigner.
Les libéraux ont fait de l'aveuglement volontaire dans ce dossier. Les libéraux ont choisi de ne rien voir dans ce dossier, avec le ministre qui a carrément refusé de rencontrer l'ancien ombudsman à 12 reprises, qui a refusé de regarder les preuves, prétextant de ne pas vouloir s'ingérer dans l'enquête.
L'entourage du premier ministre savait qu'il y avait des allégations contre Vance, même si le premier ministre n'avait pas tous les détails. Tout le monde autour de lui se doutait que ces allégations concernaient des cas d'inconduite sexuelle. Il y a même des courriels échangés qui parlaient directement d'inconduite sexuelle. Le ministre de la Défense a même déclaré que la nature des accusations contre Vance n'avait pas d'importance et que, ce qui comptait, c'était les actions. Justement, les libéraux n'ont absolument rien fait dans ce dossier. Ils n'ont même pas mis en œuvre les principales recommandations de la juge Deschamps, notamment sur un processus de plainte complètement indépendant de la défense pour toutes les plaintes d'inconduite sexuelle.
Les faits parlent d'eux-mêmes. Nous sommes aujourd'hui rendus à quatre généraux qui ont des plaintes d'inconduite contre eux. En 2021, six ans après le dépôt du rapport Deschamps, les libéraux ont décidé de nommer l'ex-juge Louise Arbour pour mener une autre enquête sur la façon d'améliorer le système. Ces travaux auraient dû commencer en 2015, pas en 2021. Le ministre n'a jamais pris la situation au sérieux. C'est lorsqu'il a été acculé au mur qu'il a décidé de commencer à agir, uniquement pour sauver sa peau à la suite des pressions des partis de l'opposition à la Chambre et des travaux aux deux comités.
Pour en rajouter, le numéro deux des Forces armées canadiennes, le lieutenant-général Mike Rouleau, était allé jouer au golf avec l'ancien général Vance. Bien que Vance fasse l'objet d'une enquête à la police militaire et que le numéro deux des Forces soit supérieur à la police militaire. Cet incident a mené à la démission de Rouleau, en plus de mettre en avant l'échec du gouvernement fédéral à instaurer un système indépendant pour traiter les dossiers d'inconduite sexuelle. Les libéraux n'ont rien fait depuis 2015. Il y a des conséquences comme en témoigne cet événement.
Comme le temps file, je n'aurai pas le temps d'aborder tout ce dont j'aurais voulu parler dans mon discours, c'est vraiment un dossier que j'ai étudié au Comité permanent de la condition féminine et au Comité permanent de la défense depuis des mois. Il y a tellement de choses.
En terminant, les libéraux prétendent qu'ils ne connaissent pas la nature des allégations contre Vance, le ministre de la Défense allant même jusqu'à dire que la nature des allégations n'a pas d'importance. Tous ces événements ont contribué à éroder davantage la confiance du public et des femmes et de la diversité plus particulièrement. Il faut se soucier du sort des victimes. Les libéraux et leur ministre de la Défense ont donc échoué à agir pour redonner confiance envers les Forces armées.
Une dernière chose, on pense que c'est loin de nous, mais le père d'une ex-militaire m'a récemment avoué que sa fille avait dû démissionner à la suite d'une grossesse. Son supérieur, avec qui elle avait eu une relation, lui avait demandé de se faire avorter pour ne pas révéler l'histoire. Elle a refusé, et on lui a demandé de démissionner. On en est encore là, en 2021. Par respect pour les victimes, nous devons agir.
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Lib. (YT)
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2021-06-17 11:45
Mr. Speaker, the member did a pretty good job of showing that the far more serious allegations related to General Vance were from his appointment, and that there were rumours at the time among the Conservatives.
As to the present Minister of National Defence, there was an email, and for privacy reasons no one was allowed to know what was in it. It was dealt with within 24 hours, which was very fast action by the minister. It was investigated as far as it could go at that time, because for privacy the person did not want the information to get out.
I am glad the member mentioned that we should be concentrating on the victims. That is what the Liberals have done 90% of the time at committee. Because the member is on the status of women committee, which had good witnesses, I would like her to suggest what needs to be done to change the culture. At committee, we found that was probably the biggest problem facing the military.
Monsieur le Président, la députée a plutôt bien démontré que les allégations beaucoup plus graves pesant contre le général Vance dataient de sa nomination et qu’il y avait des rumeurs à l’époque dans les rangs conservateurs.
En ce qui concerne l’actuel ministre de la Défense nationale, il y avait un courriel et, pour des raisons de confidentialité, personne n’a été autorisé à en prendre connaissance. Il a été traité dans les 24 heures, une réponse très rapide de la part du ministre. L’enquête a été poussée aussi loin que possible à l’époque, car pour des raisons de confidentialité, la personne ne tenait pas à ce que l’information soit divulguée.
Je suis heureux que la députée ait mentionné que nous devrions nous concentrer sur les victimes. C’est ce que les libéraux ont fait 90 % du temps au comité. Comme la députée siège au Comité de la condition féminine, qui a reçu de bons témoins, j’aimerais connaître ce qu’elle propose que nous fassions pour changer la culture. Au comité, nous avons constaté qu’il s’agissait probablement du problème le plus important auquel les forces armées sont confrontées.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I am shocked to hear that 90% of the time the Liberals acted out of respect for the victims in committee. Where have they been over the past six years? We are being asked to take action. We are being schooled in confidentiality.
If the Liberals had simply reread Justice Deschamps’s report, we would not be where we are today, and we would not be discussing something that was debated yet again in the Standing Committee on the Status of Women and the Standing Committee on National Defence in 2021.
I invite my colleague to reread the report, since it contains concrete suggestions.
Monsieur le Président, je suis sous le choc d'entendre que, 90 % du temps, les libéraux ont agi par respect pour les victimes lors des travaux en comité. Où étaient‑ils pendant les six dernières années? On nous demande d'agir. On parle de confidentialité.
Si les libéraux avaient simplement relu le rapport de la juge Deschamps, nous n’en serions pas là aujourd'hui et nous n'en serions pas venus à quelque chose qui a été débattu, encore une fois, au Comité permanent de la condition féminine et au Comité permanent de la Défense nationale en 2021.
J'invite mon collègue à relire ce rapport, car il va y trouver des propositions concrètes.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague from Shefford for her excellent speech. I always learn something when she speaks in the House.
Does she not get the feeling that the Liberals and the Conservatives are very alike in that they do not care about what happens to the victims? The Conservatives did the same thing in the case of General Vance: They denied that there had been any allegations of a sexual nature.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Shefford de son excellent discours. J'en apprends toujours lorsqu'elle prend la parole à la Chambre.
N'a‑t‑elle pas l'impression que les libéraux et les conservateurs sont dans le même sac et qu'ils ne se soucient pas du sort des victimes? Les conservateurs ont fait la même chose dans le cas du général Vance: ils ont nié qu'il y avait eu des allégations de nature sexuelle.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague from Repentigny for her comments.
That is what we heard from the victims. I am thinking in particular about Ms. Raymond, who testified before the Standing Committee on the Status of Women. She still does not understand why she had to fight to have her case dealt with outside the Canadian Armed Forces. She managed to win because she was heard before an external tribunal.
The recommendation was made in 2015. Ms. Raymond is well aware that the Deschamps report led to the story covered by L'actualité and various Quebec journalists.
The victims are asking for concrete measures, and they are well aware of what was in the Deschamps report.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Repentigny de son intervention.
C'est ce que nous avons entendu de la part des victimes. Je pense notamment à Mme Raymond, qui a témoigné devant le Comité permanent de la condition féminine. Elle ne comprend toujours pas pourquoi elle a dû se battre pour que son dossier soit traité en dehors des Forces armées canadiennes. Elle a réussi à gagner sa cause lorsqu'elle s'est adressée à un tribunal externe.
La recommandation date de 2015. Mme Raymond est bien consciente que le rapport Deschamps a mené à toute cette histoire conduite par le magazine L'actualité et par d'autres journalistes du Québec.
Les victimes demandent des mesures concrètes, et elles sont bien au courant de ce qui figurait dans le rapport Deschamps.
View Yves Perron Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I would like to congratulate my colleague from Shefford on her speech.
I would like her to tell me what she thinks about the fact that the minister is holding on to his position. What message does that send to women who want to pursue a career in the Canadian Armed Forces?
Personally, I feel that the message being sent is that women who want to pursue a military career must be willing to take risks with their safety, given all the incidents of sexual misconduct. It makes no sense. I would like to hear what my colleague has to say about this.
Monsieur le Président, je félicite ma collègue de Shefford de son discours.
J'aimerais qu'elle me dise ce qu'elle pense du fait que le ministre s'accroche présentement à son poste. Quel message est-ce que cela envoie aux femmes qui désirent faire carrière dans les Forces armées canadiennes?
Personnellement, j'ai l'impression que le message que cela envoie est le suivant: si les femmes veulent faire une carrière militaire, elles doivent accepter de prendre un risque en lien avec leur sécurité, vu les cas d'inconduite sexuelle. Cela n'a pas de sens. J'aimerais l'entendre là‑dessus.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague from Berthier—Maskinongé for his question.
I cannot for the life of me understand why the Minister of National Defence still has his job. I did not even have enough time in my speech to talk about all the other reasons nobody can possibly have confidence in him anymore.
During my studies, I had a chance to interview military personnel. I went to Jonquière and I talked to people at CFB Bagotville, which is an important institution. If we want to see more women and more diversity in the armed forces, we absolutely have to send a strong message.
The government calls itself feminist. How can it possibly allow a defence minister who tolerated such allegations to keep his job? That is unacceptable, there is no excuse for it, and it is high time the minister resigned. That is what my colleagues on the Standing Committee on National Defence and I demanded a few weeks ago.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Berthier—Maskinongé de sa question.
Je ne comprends toujours pas pourquoi le ministre de la Défense nationale est toujours en poste. Lors de mon intervention, je n'ai même pas eu le temps de parler de tous les autres éléments qui font qu'on ne peut qu'avoir perdu confiance en lui.
Dans mes études, j'ai eu l'occasion d'interroger des militaires. Je suis allée à Jonquière et j'ai parlé avec des gens de la base de Bagotville, une importante institution. Pour qu'il y ait plus de femmes et de diversité au sein des forces armées, il faut absolument envoyer un message fort.
Le gouvernement se dit féministe. Comment se fait‑il qu'il maintienne en poste un ministre de la Défense qui a toléré de telles allégations? C'est inacceptable, cela ne se justifie pas et il est plus que temps que le ministre démissionne. C'est d'ailleurs ce que mes collègues du Comité permanent de la Défense nationale et moi avons demandé il y a plusieurs semaines.
View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, first, I would like to take this opportunity to thank my colleague from Shefford for her excellent speech and for agreeing to split her time with me.
Today, we are discussing a motion moved by the Conservative Party, which reads as follows:
That, given that the Minister of National Defence has clearly lost the respect of members of the Canadian Armed Forces, including those at the highest ranks, for, amongst other things,
(i) misleading Canadians on the withdrawal of fighter jets in the fight against ISIS,
(ii) misleading Canadians about his service record,
(iii) presiding over the wrongful accusation and dismissal of Vice-Admiral Norman,
(iv) engaging in a cover-up of sexual misconduct allegations in the Canadian Armed Forces,
the House formally censure the Minister of National Defence to express the disappointment of the House of Commons in his conduct.
I do not think anyone in the House will be surprised to learn that we will vote in favour of this motion, in light of its troubling elements. The facts have accumulated over time, which has led to a loss of confidence. That is why the Bloc Québécois is calling for the resignation of the Minister of National Defence.
We look at all these things that have happened, but the last straw was the whole issue of sexual misconduct in the Canadian Armed Forces. The situation has completely deteriorated and the minister has mismanaged it from the start.
As we know, General Vance was forced to retire and it was not until after he retired that we finally learned about the allegations of sexual misconduct that were made against him, which triggered an investigation by the Standing Committee on National Defence, as well as a study by the Standing Committee on the Status of Women. When two committees look into an issue at the same time, it is obviously a big deal.
Shortly thereafter we also learned that General Vance's replacement, Admiral McDonald, also had to step down, also because of allegations of sexual misconduct.
This has been going on at the upper echelons of the military for some time and it is troubling since the current Minister of National Defence was notified of the problem by Gary Walbourne, who was national defence and armed forces ombudsman at the time, but has since retired. He went to the minister to advise him of a major complaint against the chief of the defence staff, General Vance. It was serious.
The minister told him he did not want to know about it, that he did not want anyone to talk to him about it, that he did not want to see the evidence and that the ombudsman should instead go talk to the appropriate authorities. In fact, the minister refused to look at what the ombudsman wanted to show him and then refused to meet with him again thereafter. The minister adopted this culture of wilful ignorance, choosing to turn a blind eye and act like nothing happened.
Unfortunately, even though some people on his staff appear to have passed the information along, it is hard to know who was aware of what and when. There are different, contradictory versions of events. When asked, the minister initially said that he was not aware. That is completely untrue, however, because we have now learned that he was aware. He met with the ombudsman, who wanted to talk to him about the situation.
Then, the minister started saying that he was not aware of the nature of the complaint in question. However, once again, Mr. Walbourne said that he very clearly told the minister about the nature of the complaint. Furthermore, media reports revealed that the public servants had emailed each other, proving that the minister was aware of the nature of the complaint, in spite of what he had been claiming. Worse yet, the minister then claimed that the nature of the complaint was not ultimately an important factor.
That is how he chose to handle it. Rather than apologizing and telling us that he did not give us the right information and that he tried to hide the fact that he did not take the action he should have, he decided to minimize the situation and tried to convince us that, ultimately, it was not that important.
It is especially disappointing to see a minister behave like that, particularly because of the message that it sends to the Canadian Armed Forces. The message is that this is not serious, not important. The government is going to close its eyes to complaints. The government is going to say that it does not want anything to do with this sort of thing and that it does not want to get involved because politicians should not interfere with investigations. That is the minister's position.
Nevertheless, we asked the former ombudsman if it would have constituted interference to meet with him to look at the evidence. At that time, there was not even an investigation under way. He said that it would not. The ombudsman that replaced him and who is in office today told us that it would not be interfering at all and that is exactly what he would have done.
We asked the Canadian Forces National Investigation Service or CFNIS if it would have constituted interference for the minister to do his job by simply looking at the evidence and agreeing to meet with the ombudsman. He said no, not at all. We also asked the CFNIS whether it would have constituted interference for the minister to request an investigation. Once again, the CFNIS said no and added that that would only be the case if the minister sought to undermine the investigation. However, it must be said that the minister did basically undermine the investigation by not asking the CFNIS to investigate and by refusing to obtain the information. However, there was no investigation. It was easier that way.
We then learned that the information did make the rounds. The Privy Council Office was informed of the situation. One of the Prime Minister's advisers, Elder Marques, was apparently informed of the situation and was asked to investigate, at least to some extent. The Prime Minister's chief of staff was also informed of the situation. However, one after the other, they all claimed at the beginning, when speaking with the Prime Minister, that they did not know and his staff did not know. We were getting different versions all the time, and information was coming out in dribs and drabs. Unfortunately, we are up against a government and a party that are trying to undermine the work of the Standing Committee on National Defence.
I have been a member of that committee for months, and our work has been stalled for months now. Every time a witness is called or a witness expresses a desire to appear, the government and Liberal members filibuster. As a result, nothing is moving forward and nothing is getting done. The filibustering is only getting worse. It has been about three or four weeks since we have been able to have a single meeting where we have intelligent discussions and actually do any work. We are just wasting time. This is especially frustrating because this government prides itself on being a democratic government when, really, it is just undermining the committee's work.
Why did he decide to hinder the work of the committee? That is the question. Why does he absolutely not want us to know what happened? Since the witnesses kept contradicting each other, after we heard the last one, we decided to invite more. We asked for the Minister of National Defence's chief of staff so that he could give us his version of the facts, but that was blocked. We cannot speak to him. On one occasion, the minister even showed up in place of his chief of staff to tell us what he would have said. That is something. He knew what the other guy was going to say. Why are the Liberals so scared of what he might tell us?
For now, what we have observed is that the Minister of National Defence was not up to the task. He did not do his job, and, because of that, to protect itself and to prevent things from going smoothly, the Liberal Party has been systematically obstructing the investigation. The Liberal members of the committee are preventing us from doing our job. If I were a citizen and I saw that, I would be really angry and frustrated. In addition, what message does this send to people who work in the Canadian Armed Forces?
What message does this send to women? The message is that, when things like this happen, when a minister is not up to the task and when there are unacceptable situations in the Canadian Armed Forces, the Standing Committee on National Defence will be prevented from doing its job because the government wants to protect its friends, and because it wants to protect those who did not do what they should have done. That is what is really going on.
We have a minister who is not up to the task. Rather than do his job, when he could have implemented the recommendations of the 2015 Deschamps report, the minister decided to go back to square one instead. I do not even know if he read the Deschamps report, which contained good recommendations and indicated that the situation in the armed forces was hard to believe. He decided to go back to square one and commission another report that they also may not look at in order to stall.
For example, he allowed Mr. Vance to take charge of Operation Honour, when, in the end, he was setting the wolf loose on the sheep. He gave him a raise. Worse than that, we found out that, in the meantime, the second in command of the armed forces, Lieutenant-General Mike Rouleau, who is also vice chief of the defence staff and head of the military police, went to play golf with the retired General Vance.
All this shows just how much the minister's inaction created a climate of impunity in the armed forces, and that is totally unacceptable.
Monsieur le Président, je voudrais d'abord prendre le temps de remercier ma collègue de Shefford de son excellent discours, ainsi que d'avoir accepté de partager son temps de parole avec moi.
Nous discutons aujourd'hui de la motion qui a été déposée par le Parti conservateur et qui se lit comme suit:
Que, étant donné que le ministre de la Défense nationale a manifestement perdu le respect des membres des Forces armées canadiennes, y compris parmi les plus hauts gradés, pour avoir, entre autres,
(i) induit les Canadiens en erreur relativement au retrait des avions de combat dans la lutte contre Daech,
(ii) induit les Canadiens en erreur relativement à ses états de service,
(iii) présidé à la mise en accusation injustifiée et au congédiement abusif du vice-amiral Norman,
(iv) participé à la dissimulation d’allégations d’inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes,
la Chambre blâme officiellement le ministre de la Défense nationale pour exprimer la déception de la Chambre des communes à l’égard de sa conduite.
Je ne pense pas que cela surprendra quiconque à la Chambre d'apprendre que nous allons voter en faveur de cette motion, dont les éléments sont préoccupants. Les faits se sont additionnés avec le temps, ce qui a fini par mener à une perte de confiance. C'est pour cela que le Bloc québécois demande la démission du ministre de la Défense.
Cependant, au-delà de cette accumulation de faits, la goutte qui a fait déborder le vase est toute la question d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes. Cette situation a complètement dégénéré et le ministre l'a mal gérée de A à Z.
Comme on le sait, le général Vance a dû prendre sa retraite et ce n'est qu'après sa retraite qu'on a fini par apprendre l'existence d'allégations d'inconduite sexuelle de sa part, lesquelles ont mené au déclenchement d'une enquête du Comité permanent de la défense nationale, ainsi que d'une étude du Comité permanent de la condition féminine. Lorsque deux comités se penchent sur cette question en même temps, cela veut dire que c'est sérieux.
Peu de temps après, on a aussi appris que le remplaçant du général Vance, l'amiral McDonald, a dû lui aussi quitter ses fonctions, étant également ciblé par des allégations d'inconduite sexuelle.
On voit donc que cette situation perdure aux plus hauts échelons de l'armée et devient préoccupante, puisque le ministre actuel de la Défense nationale a été avisé du problème par Gary Walbourne, qui était à l'époque ombudsman de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, mais qui a pris sa retraite depuis. Ce dernier est allé rencontrer le ministre pour l'aviser d'une plainte importante visant le chef d'état-major de la Défense, le général Vance. C'était grave.
Le ministre lui a répondu qu'il ne voulait rien savoir de cela, qu'il ne voulait pas qu'on lui en parle, qu'il ne voulait pas voir les preuves et d'aller plutôt en parler aux autorités appropriées. En fait, le ministre a refusé de regarder ce que l'ombudsman voulait lui montrer et il a par la suite refusé toute nouvelle rencontre avec ce dernier. C'est donc dans cette culture de l'ignorance volontaire que s'est embarqué le ministre, qui a préféré fermer les yeux et faire comme si de rien n'était.
Malheureusement, même s'il y a des gens dans son bureau qui semblent avoir fait suivre l'information, il est difficile de savoir qui était au courant de quoi et comment. En effet, les diverses versions des événements se contredisent. Au début, quand on a demandé au ministre s'il était au courant, il a répondu que non. Pourtant, c'est complètement faux, car on a fini par apprendre qu'il était au courant, puisqu'il avait rencontré l'ombudsman, qui voulait lui en parler.
Ensuite, le ministre s'est mis à dire qu'il n'était pas au courant de la nature de la plainte en question. Pourtant, encore une fois, M. Walbourne a dit qu'il lui avait très clairement fait part de la nature de cette plainte. De plus, les médias ont révélé qu'il y avait eu des échanges de courriels entre les fonctionnaires, prouvant que le ministre était au courant de la nature de cette plainte malgré ce qu'il en disait. Pire encore, le ministre a par la suite prétendu que, de toute façon, la nature de la plainte n'était pas un facteur important.
Il s'en est débarrassé comme cela. Plutôt que de présenter des excuses et de nous dire qu'il ne nous avait pas donné la bonne information et qu'il avait essayé de nous cacher qu'il n'avait pas posé les gestes qu'il aurait dû poser, il a décidé de minimiser cela et de nous faire croire que ce n'était pas un dossier important, en fin de compte.
C'est particulièrement décevant de voir un ministre agir comme cela, surtout à cause du message que cela envoie aux Forces armées canadiennes. Le message, c'est que ce n'est pas grave, ce n'est pas important. On va fermer les yeux quand il y aura des plaintes. On va dire qu'on ne veut pas toucher à cela et qu'on ne veut pas se mêler des enquêtes parce que les politiciens ne doivent pas se mêler des enquêtes. C'est la position du ministre.
Pourtant, on a demandé à l'ancien ombudsman si cela aurait constitué de l'ingérence que de le rencontrer pour prendre connaissance des preuves. En fait, il n'y avait pas encore d'enquête. Il nous a répondu non. L'ombudsman qui l'a remplacé et qui est en poste aujourd'hui nous a répondu que ce ne serait pas du tout de l'ingérence et que c'est exactement ce qu'il aurait fait.
On a demandé au Service national des enquêtes des Forces canadiennes si cela aurait constitué de l'ingérence que le ministre fasse son travail, c'est-à-dire qu'il regarde tout simplement les preuves et qu'il accepte de rencontrer l'ombudsman. Il nous a dit non, pas du tout. On a aussi demandé au Service si cela aurait été de l'ingérence que le ministre demande une enquête. Encore une fois, le Service national des enquêtes a dit non, en ajoutant que ce ne serait le cas que si le ministre avait voulu nuire à l'enquête. Or il faut dire qu'il a quasiment nui à l'enquête en ne leur demandant pas de faire une enquête et en refusant d'obtenir l'information. Toutefois, il n'y avait pas d'enquête. C'est plus facile comme cela.
Ensuite, on a aussi appris que l'information avait circulé un peu. Le Bureau du Conseil privé aurait été informé de la situation. Un conseiller du premier ministre, en la personne d'Elder Marques, aurait été informé de la situation et aurait été chargé d'investiguer, du moins dans une certaine mesure. La cheffe de cabinet du premier ministre aurait été aussi informée de la situation. Pourtant, ils ont tous prétendu, l'un après l'autre, au début, quand on parlait au premier ministre, qu'ils n'étaient pas au courant et que son personnel n'était pas au courant. Les versions changeaient donc tout le temps et l'information sortait au compte-gouttes. Malheureusement, on se bute à un gouvernement et à un parti qui essaient de nuire au travail du Comité permanent de la défense nationale.
Cela fait des mois que je siège à ce comité, et cela fait des mois que le travail n'avance pas. Chaque fois qu'un témoin est convoqué ou qu'un témoin exprime sa volonté de comparaître, il y a de l'obstruction systématique de la part du gouvernement et des députés libéraux. Cela fait en sorte que rien n'avance et rien ne se fait. Cette obstruction systématique ne fait qu'empirer. Cela doit bien faire trois ou quatre semaines que nous sommes incapables d'avoir une seule rencontre où nous avons des discussions intelligentes et où nous travaillons. Nous ne faisons que perdre du temps. C'est d'autant plus frustrant que ce gouvernement se gargarise d'être un gouvernement démocrate, alors que, finalement, il ne fait que nuire aux travaux du Comité.
Pourquoi décide-t-il de nuire aux travaux qui se font au Comité? C'est cela, la question qui se pose. Pourquoi ne veut-il absolument pas qu'on sache ce qui s'est passé? Étant donné que les témoins se contredisent les uns les autres, lorsque nous avons entendu le dernier témoin, nous nous sommes dit que nous allions devoir inviter plus de témoins. Nous avons demandé d'inviter le chef de cabinet du ministre de la Défense nationale pour qu'il nous donne lui aussi sa version des faits, mais cela a été complètement bloqué. Il est impossible de lui parler. Une fois, le ministre s'est même présenté à la place de son chef de cabinet pour nous dire ce que celui-ci nous aurait dit. Il faut le faire, quand même! Lui, il sait ce que l'autre nous aurait dit. Pourquoi les libéraux ont-ils si peur de ce qu'il pourrait nous dire?
Pour l'instant, ce que nous avons constaté, c'est que le ministre de la Défense nationale n'a pas été à la hauteur. Il n'a pas fait son travail, et à cause de cela, pour le protéger et pour empêcher les choses de fonctionner, le Parti libéral fait de l'obstruction systématique. Les représentants du Parti libéral au Comité empêchent les travaux de se faire. Si j'étais un citoyen et que je voyais cela, je serais vraiment fâché et frustré. De plus, quel message aussi cela envoie-t-il aux gens qui travaillent dans les Forces armées canadiennes?
Quel est le message que cela envoie aux femmes? C'est qu'en somme, quand il y a des actes comme cela, quand un ministre n'est pas à la hauteur et quand il y a des situations inacceptables dans les Forces armées canadiennes, on va empêcher le Comité permanent de la défense nationale de faire son travail parce qu'on veut protéger ses petits amis, parce qu'on veut protéger ceux qui n'ont pas fait le travail qu'ils auraient dû faire. Voilà la réalité et voilà la situation.
On a un ministre qui n'est pas à la hauteur. Plutôt que de faire son travail, alors qu'il aurait pu mettre en place les recommandations du rapport Deschamps en 2015, le ministre plutôt décidé de recommencer à zéro. Je ne sais même pas s'il a lu le rapport Deschamps qui pourtant renfermait de bonnes recommandations et qui indiquait que la situation était incroyable dans les forces armées. Or, il propose plutôt de recommencer à zéro, faire un autre rapport qu'on va peut-être tabletter encore une fois pour gagner du temps.
Par exemple, il a laissé M. Vance être responsable de l'opération Honneur alors que, finalement, on s'est rendu compte qu'on mettait le loup dans la bergerie. Il lui a donné une augmentation de salaire. Pire que cela, on a découvert que, pendant ce temps, le numéro deux des forces armées, le lieutenant-général Mike Rouleau, qui est aussi vice-chef d'état-major et chef de la police militaire à travers tout cela, est allé jouer au golf avec le général Vance à la retraite.
Tout cela montre à quel point l'inaction du ministre crée ce climat d'impunité dans les forces armées et c'est profondément inacceptable.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, I am disappointed the Bloc members have decided to support the Conservative Party on the motion. Would the Bloc members apply the same principles to the behaviour of the leader of the official opposition, given that he had the opportunity to deal with this matter when he was part of the Stephen Harper cabinet? That government's failure is what ultimately advanced General Vance. Does he believe there should be any consequences today because of the inaction of the leader of the official opposition or does he believe he did the right thing back then?
Madame la Présidente, je suis déçu que les députés du Bloc aient décidé d’appuyer le Parti conservateur sur la motion. Appliqueraient-ils les mêmes principes au comportement du chef de l’opposition officielle, étant donné qu’il a eu l’occasion de s’occuper de cette question lorsqu’il faisait partie du cabinet de Stephen Harper? L’échec de ce gouvernement est finalement ce qui a permis au général Vance d’obtenir une promotion. Croit-il que des conséquences s’imposent aujourd’hui à l’inaction du chef de l’opposition officielle ou croit-il qu’il a fait ce qu’il fallait à l’époque?
View Xavier Barsalou-Duval Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I think my colleague has asked a very good question. As he pointed out, the Conservatives initially appointed General Vance. However, the Liberals are the ones who failed to act when allegations about him surfaced.
Nevertheless, if there was a need to delve further, if the Conservatives failed to act, I think that the same steps should be taken, that is, that their conduct should be investigated as long as there would not be filibustering at committee to prevent light being shed on these matters.
However, at this time, we are dealing with the current government. Who is in power now? Who has the means to change things at this time? It is the Liberals, and they are the ones preventing change from happening.
Madame la Présidente, je pense que mon collègue a posé une très bonne question. Comme il l'a souligné, ce sont les conservateurs qui, au départ, ont nommé le général Vance. Par contre, ce sont les libéraux qui n'ont pas agi quand il y a eu les allégations à son égard.
Néanmoins, on doit en comprendre que s'il fallait aller plus loin, si des choses étaient décevantes dans l'action des conservateurs, je pense que cela mériterait tout à fait que le même genre de traitement soit fait, c'est-à-dire qu'on enquête sur cela, à condition qu'il n'y ait pas d'obstruction extrême en comité pour empêcher qu'on fasse la lumière sur ces affaires.
Néanmoins, en ce moment, il est question du gouvernement qui est en place. Qui est au pouvoir en ce moment? Qui a les moyens de changer les choses en ce moment? Ce sont les libéraux et ce sont eux qui empêchent les choses de changer.
View James Bezan Profile
CPC (MB)
Madam Speaker, I want to thank my colleague for his intervention today. I appreciate the work he has done at the national defence committee and having to sit through the ongoing, needless filibustering and obstruction by the Liberals. They continue their cheap political grandstanding. It has been very disheartening. It very much undermines the trust of the women and men who serve in uniform in our parliamentary institutions to watch the Liberals keep a minister in place who continues to lose their respect and now see parliamentarians from the Liberal side trying to hide that and being complicit in the cover-up of the minister failing to act upon the sexual misconduct allegations against General Vance three years ago.
We have a parliamentary democracy that hinges upon ministerial accountability. In light of the fact the minister has not done the honourable thing and resigned, does the member believe the Prime Minister should fire the Minister of National Defence?
Madame la Présidente, je tiens à remercier mon collègue de son intervention. J’apprécie le travail qu’il a accompli au Comité de la défense nationale et le fait qu’il ait dû subir l’obstruction continue et inutile des libéraux. Ils continuent de se complaire dans leur démagogie politique de bas niveau. C’est très décourageant. Cela mine la confiance des femmes et des hommes qui servent en uniforme dans nos institutions parlementaires de voir les libéraux garder en place un ministre qui continue de perdre leur respect et de voir maintenant les parlementaires libéraux essayer de le cacher et être complices de la dissimulation du ministre qui n’a pas agi par suite des allégations d’inconduite sexuelle portées contre le général Vance il y a trois ans.
Nous avons une démocratie parlementaire qui repose sur la responsabilité ministérielle. Comme le ministre n’a pas fait la chose honorable et démissionné, le député croit-il que le premier ministre devrait congédier le ministre de la Défense nationale?
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BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question. I think it is a good question.
In my opinion, in the circumstances, there comes a point where the minister should realize that he is not up to the task. He should realize that he is not fit for the office he holds. He should realize that, ultimately, his very presence undermines public confidence in the institution.
In my opinion, if he does not have the good judgment to resign, the Prime Minister should help him step aside.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question. Je pense que c'est une bonne question.
À mon avis, dans une telle situation, à un moment donné, le ministre devrait se rendre compte lui-même qu'il n'est pas à la hauteur de la situation. Il devrait se rendre compte qu'il n'est pas digne des fonctions qu'il représente. Il devrait se rendre compte que finalement sa présence même fait que les gens ont de moins en moins confiance en l'institution.
À mon avis, si lui-même n'a pas le jugement nécessaire pour se retirer de ses fonctions, le premier ministre devrait l'aider à faire en sorte qu'il laisse la place.
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NDP (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech. All of this business with the Minister of National Defence seems like one big cover-up operation.
Unfortunately, we are not talking about a military operation on the ground. We are talking about an operation to save the minister's skin and his ministerial position.
I think the member said it well. The trust has been broken, and the victims of this cover-up operation are the people who serve in our armed forces, and in particular women.
What does my colleague think about that?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours. J'ai l'impression que, avec le ministre de la Défense nationale, on assiste à une vaste opération de camouflage.
Malheureusement, ce n'est pas une opération militaire sur le terrain, c'est une opération pour essayer de sauver sa peau et son poste comme ministre.
Je pense que le député l'a bien dit. Le lien de confiance est brisé et les victimes de cette opération de camouflage sont les gens qui servent dans nos Forces armées, en particulier les femmes.
Qu'en pense-t-il?
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BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
We saw a prime example of that late last week when the military's second-in-command, who also oversees the military police, played golf with the man who is currently under investigation. That right there is telling. There is a culture of impunity in the armed forces, at least among senior officers, who think that they are above the law.
Because a minister did not do his job and is not up to the task, the members of the armed forces feel like nothing will change. The minister must be replaced.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
L'exemple le plus éloquent, que nous avons pu voir la fin de semaine dernière, est celui-ci: le no 2 des Forces armées, qui est aussi le patron de la police militaire, est allé jouer au golf avec la personne qui fait l'objet d'une enquête en ce moment. Je pense que cela montre bien la situation. Il existe un climat d'impunité dans les Forces armées, du moins à la haute direction, où on se pense au-dessus des lois.
On voit aussi que, parce qu'un ministre ne fait pas son travail et qu'il n'est pas à la hauteur, les gens qui servent dans les Forces armées ont l'impression que rien ne va changer. Le ministre devrait donc être remplacé.
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NDP (AB)
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Rosemont—La Petite-Patrie.
I am honoured today to speak to this motion. I am the granddaughter of Bert McCoy. He was a gunner in the Royal Canadian Air Force who always lived a very large life, including being shot down over Belgium during the Second World War. He spent two years in the underground trying to fight his way back to my grandmother and my mother in Canada. An interesting part about this story is that he had to escape from some German soldiers, and speaking French saved his life. I sometimes think that the reason I fight so hard for Franco-Albertans is that French saved the life of my grandfather.
He was a magnificent man, and I am proud to stand today in his honour, but I have to say that how we protect and stand up for the women and men who defend this country defines us as parliamentarians. It is one of our most fundamental duties.
We ask members of the armed forces to risk their lives, to be away from loved ones, and to defend all of us and others around the world. There can be no more important thing than those women and men knowing that we have their backs. Women and men have lost confidence that this minister has their backs. Members of the Canadian Armed Forces have heard the minister mislead them. They have heard the minister mislead parliamentarians, the media and Canadians.
I do not want to be harsh on any member of the House. I understand that we all have very difficult jobs, and I honestly believe that almost all members want to do what is best for Canadians, but the minister has acted in a way that requires a response.
In 2016, the minister quashed an inquiry into Canadian transfers of detainees to local custody in Afghanistan, where they faced torture. An inquiry would have revealed why the transfers were not stopped and why these war crimes were never reported. In making this decision, the minister was in an apparent conflict of interest. He served as an intelligence officer in Afghanistan at the time of the transfers and would have had knowledge of the torture of detainees. No public inquiry was ever conducted into Canada's role and responsibility with regard to the transfer of Afghan detainees. More recently, the minister turned a blind eye to evidence of war crimes committed by Iraqi troops being trained by Canadians as part of Operation Impact.
In 2017, the minister claimed to be the architect of Operation Medusa. This was not true. He exaggerated his role, which of course is an affront to those members who fought in Afghanistan. Honour means telling the truth. Honour means not taking credit for the work done by others. The minister stole honour that was not his.
Despite the minister's poor record, this is not just an issue with the Minister of National Defence. The focus on the Minister of National Defence is necessary, and I will support this motion, but I want to outline why I believe the inexcusable actions by the government, in relation to its support for members of the Canadian Armed Forces, are not the issue of just one minister. In fact, this is not the issue of just one party. There is an insidious and dangerous reality that goes farther than one minister.
The Prime Minister has failed the women and men in uniform. The Liberal government has failed the women and men in uniform. There is a pattern of looking the other way. There is a pattern of not doing the work that needs to be done to meet our international obligations to report war crimes and torture. As always, the failures of many do not affect the government. They affect our brave servicewomen and men in this country, and they affect those who need our help around the world.
One of the most shocking failures was the inability to protect women in the military from sexual harassment and violence.
The government has been in power for six years, and in those six years there have been 581 sexual assaults in the military, with 221 incidents of sexual harassment logged. This abject failure to protect women is a stain on our country.
Women are tired of being told to be patient. They are tired of being told their concerns have been heard and then nothing changes. As important as the Liberals say the issue is, the Prime Minister did not even include an explicit mention of dealing with sexual misconduct in the 2015, 2019 or 2021 mandate letters to the minister.
The Prime Minister did not care.
I spoke earlier today about a survivor who called my office because she did not trust her member of Parliament. She did not know where to turn, so she phoned my office. I spoke to her for over an hour about her concerns that her anonymity and safety would be compromised, and that for her having a career in the Canadian Armed Forces was now impossible.
This is a woman who has served our country, and she does not even feel safe telling the government about the concerns she has as a survivor of sexual harassment within the military. I did not know what to say to her. I did not know how to help her. I did not know how to relieve her concerns. I did not know what to do, because I do not have confidence that the government cares about sexual harassment survivors. I do not have confidence that the Conservative government, when it was in power, had the best interests of women in our military at heart.
Can members imagine being a survivor, and being brave and strong enough to come forward with that story of survival, and then finding out that General Vance was golfing with the people who were investigating him? The old boys' club nonsense that she is trying to stop and prevent, because she wants to make our military better, results in them going for a golf game. How old boys' club is that? How inexcusable.
These women do not get action. They get another inquiry. The minister must answer for this, but more importantly the Prime Minister must answer for this.
As I said, my confidence in the government has failed, but I do not believe the Conservative government acted better. I am sad to say the Conservative government under Stephen Harper, with Jason Kenney as the minister of defence, bears the same guilt. Jason Kenney knew General Vance was accused of sexual harassment, and unbelievably he appointed the general to lead Operation Honour. In what world is it reasonable to have somebody accused or suspected of sexual harassment be in charge of the investigation into sexual harassment? The absurdity is shocking to me.
While I am disappointed in the Prime Minister, the Minister of National Defence and the Liberal government, I find it incredibly rich that the Conservatives have the gall to stand in this place and not acknowledge the role their government has played in harming the women of our Canadian Armed Forces.
There is enough blame to go around. Government after government has failed women in this country. They have created a toxic work environment where women cannot work safely in our military. Is anyone surprised that enrolment is low? Can anyone be surprised that women do not flock to participate in our military?
In conclusion, I will support this motion because the minister needs to answer for his actions, but I want to reiterate that the Prime Minister, the minister, the government and the opposition bear the burden of knowing they have not protected women in this country.
Madame la Présidente, je compte partager mon temps avec le député de Rosemont—La Petite-Patrie.
Je suis heureuse d’avoir la possibilité de prendre la parole au sujet de cette motion. Je suis la petite fille de Bert McCoy, qui était artilleur dans l’Aviation royale canadienne et qui a vécu une vie très mouvementée, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, quand il a été abattu au-dessus de la Belgique. Il a passé deux ans dans la clandestinité, avant de pouvoir retrouver ma grand-mère et ma mère au Canada. Ce qui est intéressant, notamment, c’est qu’il a réussi à échapper à des soldats allemands parce qu’il parlait français. Je pense souvent que, si je me bats autant pour les Franco-Albertains, c’est parce que la langue française a sauvé la vie de mon grand-père.
C’était un homme extraordinaire, et je suis fière aujourd’hui de lui rendre hommage dans cette enceinte. Je suis convaincue que notre rôle de parlementaire est de protéger les hommes et les femmes qui défendent notre pays, c’est là une de nos fonctions primordiales.
Nous demandons aux membres des forces armées de risquer leur vie, d’être éloignés de leur famille et de nous défendre, nous et nos alliés, partout dans le monde. Il est absolument essentiel que ces hommes et ces femmes sachent que nous les soutenons. Or, ces hommes et ces femmes ont perdu confiance dans leur ministre, parce qu’il les a trompés. Ils savent que le ministre a trompé les parlementaires, les médias et les Canadiens.
Je ne veux pas me montrer trop sévère à l’égard de quiconque. Je sais que nous avons tous des responsabilités difficiles, et je suis convaincue que la quasi-totalité des députés s’efforce de servir au mieux les intérêts des Canadiens, mais le ministre s’est comporté d’une façon qui exige une réponse.
En 2016, le ministre a étouffé une enquête sur les transferts de détenus, par des Canadiens, à la police locale afghane. Une enquête aurait permis de savoir pourquoi ces transferts n’ont pas été interrompus et pourquoi ces crimes de guerre n’ont jamais été signalés. En prenant cette décision, le ministre se trouvait dans un conflit d’intérêts apparent. En effet, il était agent de renseignement en Afghanistan au moment de ces transferts et il devait être au courant des tortures qui étaient infligées aux détenus. Aucune enquête publique n’a été menée au sujet du rôle et des responsabilités du Canada dans ces transferts de détenus afghans. Plus récemment, le ministre a fermé les yeux sur des preuves de crimes de guerre commis par des soldats irakiens entraînés par des Canadiens, dans le cadre de l’opération Impact.
En 2017, le ministre a prétendu être l’architecte de l’opération Méduse. C’était faux. Il a exagéré son rôle, ce qui est bien entendu un affront pour tous les soldats qui ont combattu en Afghanistan. L’honneur consiste à dire la vérité. L’honneur consiste à ne pas prendre à son crédit le travail accompli par d’autres. Le ministre s’est attribué un honneur qui n’était pas le sien.
Malgré le piètre bilan du ministre, je reconnais que cette question ne concerne pas seulement le ministre de la Défense nationale. Certes, il est nécessaire de porter son attention sur le comportement du ministre, et je vais donc appuyer la motion. Mais je voudrais aussi parler de ce que je considère comme des actes inexcusables de la part du gouvernement, car le soutien qu’il doit apporter aux membres des Forces armées canadiennes ne concerne pas seulement un ministre. En fait, ça ne concerne pas seulement un parti. Il y a une réalité insidieuse et dangereuse qui ne se limite pas à un seul ministre.
Le premier ministre a laissé tomber les hommes et les femmes en uniforme. Le gouvernement libéral a laissé tomber les hommes et les femmes en uniforme. Il a tendance à toujours regarder ailleurs. Il a tendance à ne pas faire ce qui est nécessaire pour se conformer à nos obligations internationales en matière de signalement des crimes de guerre et des actes de torture. Comme toujours, les échecs d’un grand nombre n’affectent pas le gouvernement, ils affectent nos vaillants soldats et tous ceux qui ont besoin de notre aide de par le monde.
L’un de ces échecs les plus choquants a été l’incapacité du gouvernement de protéger les femmes militaires contre le harcèlement et la violence sexuels.
Le gouvernement est au pouvoir depuis six ans, et pendant ces six années, il y a eu 581 agressions sexuelles dans l’armée, dont 221 ont fait l’objet d’un signalement. C’est un échec lamentable, qui est une honte pour notre pays.
Les femmes en ont assez qu’on leur demande d’être patientes. Elles en ont assez de se faire dire qu’on prend note de leurs préoccupations, car cela ne se traduit par aucun changement. Les libéraux ont beau jeu de prétendre que c’est un dossier important, il faut savoir que le premier ministre n’a même pas pris la peine d’inclure l’inconduite sexuelle dans les lettres de mandat de 2015, de 2019 et de 2021 du ministre.
Le premier ministre ne s’en est pas préoccupé.
J’ai parlé tout à l’heure d’une survivante qui a appelé mon bureau parce qu’elle ne faisait pas confiance à son député. Elle ne savait pas à qui s’adresser, et c’est pour ça qu’elle a appelé mon bureau. Je lui ai parlé pendant plus d’une heure car elle craignait que son anonymat et sa sécurité ne soient compromis et que sa carrière dans les Forces armées canadiennes ne devienne impossible.
Cette femme qui est membre des forces armées ne se sent même pas en sécurité lorsqu’elle veut confier au gouvernement les craintes qu’elle éprouve en tant que victime de harcèlement sexuel au sein des forces armées. Je ne savais pas quoi lui dire. Je ne savais pas comment l’aider. Je ne savais pas comment la rassurer. Je ne savais pas quoi faire, car je ne suis pas convaincue que le gouvernement se préoccupe beaucoup des victimes de harcèlement sexuel. Je ne suis pas convaincue non plus que le gouvernement conservateur, quand il était au pouvoir, avait à cœur l'intérêt supérieur des femmes au sein de l’armée.
Les députés peuvent-ils imaginer ce que ressent une survivante qui, après avoir eu le courage et la force de raconter son histoire, apprend que le général Vance a joué au golf avec ceux-là mêmes qui font enquête sur lui? Elle s’attaque à tout ce réseau de vieux copains pour améliorer notre armée, et pendant ce temps, ces mêmes copains jouent au golf ensemble. Le réseau est toujours bien vivant. C’est inexcusable.
Les femmes réclament des mesures concrètes, et au lieu de cela, on leur offre une autre enquête. Le ministre doit répondre de cela ainsi que le premier ministre.
Comme je l’ai dit, je ne fais plus confiance au gouvernement, mais je ne pense pas que les conservateurs aient fait mieux quand ils étaient au pouvoir. Je dirai même que le gouvernement de Stephen Harper, avec Jason Kenney comme ministre de la Défense nationale, est tout aussi coupable. Jason Kenney savait que le général Vance était accusé de harcèlement sexuel, et il est inconcevable qu’il ait nommé le général à la tête de l’opération Honour. Sur quelle planète juge-t-on raisonnable de nommer à la tête d'une enquête sur le harcèlement sexuel quelqu’un qui est accusé ou soupçonné de harcèlement sexuel? C'est d'une absurdité révoltante.
Même si je suis très déçue par le comportement du premier ministre, du ministre de la Défense nationale et du gouvernement libéral en général, je trouve que les conservateurs ont du culot de ne pas reconnaître les torts que leur gouvernement a causés aux femmes des Forces armées canadiennes.
Le blâme est partagé. Les gouvernements qui se sont succédé ont laissé tomber les femmes de notre pays. Ils ont créé un environnement de travail toxique qui nuit à la sécurité des femmes au sein des forces armées. Peut-on se surprendre du faible nombre de nouvelles recrues? Est-il surprenant que les femmes ne se précipitent pas pour faire carrière dans l’armée?
En conclusion, je dirai que j’appuie cette motion parce que le ministre doit répondre de ses actes, mais je tiens à réitérer que le premier ministre, le ministre, le gouvernement et l’opposition partagent tous le blâme de ne pas avoir protégé les femmes de ce pays.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I agree with a lot of what the member had to say today, in particular when she said there is a lot of blame to go around. We are dealing with systemic issues within the military, especially given the actions we have seen lately, and these are things that need to be dealt with. We need to get to the bottom of these things. We need to start change within the culture of the military.
Is today a productive day to do that? Would it not have been a more productive day to have a motion that challenged the government to develop policy to deal with these issues, as opposed to spending another day on personal attacks on one particular individual? Would she not have rather had a meaningful, serious debate about policy that could shape and change the culture of the military?
Madame la Présidente, je suis en accord avec une grande partie de ce que la députée vient de dire, notamment que le blâme doit être partagé par un grand nombre de personnes. Il s’agit là de problèmes systémiques au sein des forces armées, surtout à la lumière de ce que nous avons vu récemment. Il est temps d'agir. Il faut changer la culture au sein des forces armées.
Était-ce le jour pour présenter cette motion? N’aurait-il pas été plus productif d’en présenter une sommant le gouvernement d’élaborer une politique sur ces questions-là, plutôt que de consacrer encore une journée à des attaques personnelles contre un individu en particulier? N’aurait-elle pas préféré avoir un bon débat sur une politique susceptible de changer la culture des forces armées?
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Madam Speaker, I have a few problems with this. First of all, all attempts to get the government to take meaningful action have been stalled, whether it is at committee or in the House. It has had six years and has chosen not to take the necessary steps that would protect women in the military.
Do I think the Conservative opposition is acting in a partisan manner today with this opposition day motion? Absolutely. This is not going to help women in the Canadian military. That said, the minister does need to answer for his actions. The government has had a long time to fix this and has chosen not to do so.
The member can talk about what we could have done, but he is in government. I can tell him an awful lot of things that he and his party could have done.
Madame la Présidente, j'ai quelques réserves. Premièrement, tous les efforts que nous avons déployés pour obliger le gouvernement à prendre des mesures concrètes ont été bloqués, que ce soit en comité ou à la Chambre. Le gouvernement est au pouvoir depuis six ans et il a choisi de ne pas prendre les mesures nécessaires à la protection des femmes dans les forces armées.
Suis-je d'avis que l’opposition conservatrice se conduit de façon partisane en présentant cette motion aujourd’hui? Oui, sans aucun doute. Cette motion ne va pas aider les femmes dans les forces armées. Cela dit, le ministre doit répondre de ses actes. Le gouvernement a eu tout le temps nécessaire pour régler le problème, mais il a choisi de ne pas le faire.
Le député peut bien parler de ce que nous aurions pu faire, mais il fait partie du gouvernement, et il y a bien des choses que lui et son parti auraient pu faire.
View Ziad Aboultaif Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, the Minister of National Defence, since day one of the last Parliament, has had a rocky road, with a lot of scandals, issues and problems, and they seem to be piling up. So far, neither he nor the Prime Minister has done anything about it. I would ask the hon. member for Edmonton Strathcona to comment on that.
Madame la Présidente, le ministre de la Défense nationale a eu, depuis le tout début de la dernière législature, un parcours plutôt cahoteux, accompagné de nombreux scandales et de problèmes qui ne font que s’accumuler. Jusqu’à présent, ni lui ni le premier ministre n’ont fait quoi que ce soit pour y remédier. J’aimerais savoir ce qu’en pense la députée d’Edmonton Strathcona.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Madam Speaker, I wish I did not have to say this, but very often we hear the right words from the Liberals and we do not see action. They are incredibly good at saying words that Canadians and I want to hear. They say they are going to take action and do what needs to be done, but then we do not get that. We get study after study. There are so many times I have stood in the House over the last year and a half and wondered whether the government knows it is the government. Does it not know that it has the ability to do these things? Does it not know the tools that it has at its disposal?
I agree with the member that if the Liberals really want to make changes for women in the military, they have all the tools they need to make them happen.
Madame la Présidente, je regrette de devoir le dire, mais les libéraux sont trop souvent de grands parleurs et de petits faiseurs. Ils ont beaucoup de talent pour dire aux Canadiens ce que ces derniers veulent entendre. Ils sont toujours prêts à dire qu’ils vont prendre des mesures pour faire ce qui s'impose, mais ensuite, ils ne font rien, sinon commander des études. Il m’est souvent arrivé, au cours des 18 derniers mois, de me demander si le gouvernement savait qu’il était au pouvoir, qu’il avait la capacité de faire des choses, qu’il avait des outils à sa disposition.
Je suis d’accord avec le député pour dire que, si les libéraux veulent vraiment apporter des changements positifs à la situation des femmes dans les forces armées, ils ont tous les outils nécessaires à leur disposition.
View Caroline Desbiens Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her insightful speech.
We have a number of urgent and important matters to take care of right now, so I want to ask my colleague how she feels about the fact that we are still debating something that seems obvious to everyone. Everyone has read and heard all the arguments.
What does my colleague think about the government's slow pace and indifference to this matter, which needs to be dealt with once and for all so that we can move on?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa pertinente allocution.
Alors que nous sommes dans un contexte d'urgence et que plusieurs dossiers importants doivent être traités, j'ai envie de demander à ma collègue comment elle se sent quant au fait que nous sommes encore en train de débattre de quelque chose qui semble une évidence pour tout le monde. Tout le monde a lu et entendu les plaidoyers de chacun.
Que pense ma collègue de la lenteur et de la nonchalance du gouvernement dans ce dossier alors qu'il faudrait le traiter définitivement et passer à une autre étape?
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Madam Speaker, I will reiterate that we have a report that outlines what needs to be done to protect women in the military. We know the next steps to be taken. We know exactly what could be done right now, this moment, to protect women in the military, and none of it is being done.
We are standing in this place with an urgency to pass legislation on climate change, broadcasting and so many other things, as if there are not two years left in the mandate of the government. I believe we still have two years left to do this work. I feel that the constant failure to plan and do the work puts so much of the important work of the House at risk. We are very quickly getting to the summer, and we are having a debate that we should have talked about six years ago, to be perfectly honest.
Madame la Présidente, j’ai dit et je redis que nous avons déjà un rapport énonçant les mesures à prendre pour protéger les femmes dans les forces armées. Nous savons ce qu’il faut faire. Nous savons exactement ce qu’il faut faire, maintenant, pour protéger les femmes dans les forces armées, mais rien ne se fait.
On nous presse d’adopter des projets de loi sur le changement climatique, la radiodiffusion et bien d’autres choses, alors que le mandat du gouvernement ne se termine que dans deux ans. Que je sache, il reste encore au gouvernement deux ans pour faire son travail. Cette incapacité à planifier et à accomplir le travail compromet le rôle de la Chambre. L’été approche et, franchement, nous débattons d’une question qui aurait dû être réglée il y a six ans.
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague from Edmonton Strathcona for her interventions, which are always extremely relevant, heartfelt and full of humanity.
To quote Shakespeare's Hamlet, something is rotten in the state of Denmark. I get the impression that something is rotten in the office of the Minister of National Defence. He has abandoned the men and women of the armed forces time and again. He has engaged in cover-ups, tried to ignore the facts, and tried to sweep things under the rug, and he misled the parliamentary committee when he was answering questions. The members of the armed forces deserve much better than that. They are courageous men and women. They take risks. They are prepared to make sacrifices, and they keep us and our country safe.
In my opinion, the men and women who serve in the armed forces must be respected. They deserve better. The Minister of National Defence abandoned them and chose to turn a blind eye to serious allegations, including allegations of sexual misconduct, and other problems, such as the things that happened in Iraq. He always tried to cover up instead. It seems that the minister's modus operandi is to avoid fixing the problem, look away or sweep problems under the rug. For him, it is out of sight, out of mind. However, that is not how it works.
The Minister of National Defence, protected by the Prime Minister and by the entire Liberal government, let down all the women who serve in the armed forces, first and foremost. That is unfortunate, because it blatantly contradicts the Liberal rhetoric about how they are a feminist government that cares deeply about the plight of women and their advancement to achieve real equality.
On several occasions, the minister, protected by the Prime Minister, failed the test. The people who work in the armed forces have a unique calling. We should be grateful to them. Personally, I am grateful for my grandfather, Urgel Boulerice, who served in the armed forces in World War II. It makes me think about my colleague from Edmonton Strathcona, who spoke of her grandfather. Her story was very interesting. These people have the right to work in a safe and healthy environment. The Liberal government failed to meet its obligations.
We are dealing with a deleterious climate, a culture of impunity and a toxic culture. Despite all the reports and recommendations, the Liberal government, the Prime Minister and the Minister of National Defence were unable to ensure a safe and healthy work environment. All workers in Canada have the right to a safe and healthy work environment, including those who serve in our armed forces.
I have not met many military personnel, since there is no military base in my region. In my riding, Rosemont—La Petite‑Patrie, there is a legion, and I have met with its members a few times. I am not as close to the issue as some of my colleagues. However, I spent three days on a frigate between Halifax, Nova Scotia, and St. John's, Newfoundland. For three days, I lived with sailors on the HMCS Ville de Québec, which, I must say, is a very nice name. I met extremely dedicated professional men and women who want to do their job well and who have absolutely unbelievable stories to tell, including about counter-piracy operations off the cost of East Africa. I salute their work and their bravery. If I mention this, it is because I am trying to address this situation as a matter of women's and workers' rights.
I want to take a step back and ask everyone here a question. For us, as members of Parliament, what does it mean to engage in politics? We must listen to people. We must connect with people. We must listen to their problems and try to find solutions. When Yann Martel spoke at an NDP convention, he said that politics requires empathy, the ability to stand in someone else's shoes to better understand their life.
I must admit that I have had a privileged life and that there are some hardships that I cannot understand. I am not a part of a minority, I have not been excluded, I have not faced discrimination, and I have not been the victim of racism or sexism. I think it is essential to be able to stand in someone else's shoes and demonstrate humanity, solidarity and friendship.
I want to take some time to read a poem from Jacques Prévert that puts us in that frame of mind. I think this kind of point of view is worthwhile and plainly relevant to this discussion. It will take two minutes, and then I will get back to the topic at hand. Here it is:
The sun shines for all mankind, except of course for prisoners and miners, and also forthose who scale the fishthose who eat the spoiled meatthose who turn out hairpin after hairpinthose who blow the glass bottles that others will drink fromthose who slice their bread with pocketknivesthose who vacation at their workbenches or their desksthose who never quite know what to say...those you won't find anesthetized at the dentist'sthose who cough out their lungs in the subway those who down in various holes turn out the pens with which others in the open air will write something to the effect that everything turns out for the bestthose who have too much to even begin to put into words those whose labours are never over those who haven't labours those who look for labours those who aren't looking for laboursthose who water your horses those who watch their own dogs dyingthose who daily bread is available on a more or less weekly schedule those who go to church to keep warm in their winter those whom Swiss Guards send outdoors to keep warm those who simply rotthose who enjoy the luxury of eating those who travel beneath your wheels those who stare at the Seine flowing bythose whom you hire, to whom you express your deepest thanks, whom you are charitable toward, whom you deprive, whom you manipulate, whom you step on, whom you crushthose from whom even fingerprints are taken those whom you order to break ranks at random and shoot down quite methodically those who go on forced marches beneath the Arch of Triumph those who don't know how to fall in with the custom of the country any place on earththose who never ever see the sea those who always smell of fresh linen because they weave the sheets you lie on those without running water those whose goal is eternally the blue horizon those who scatter salt on the snow in all directions in order to collect a ridiculous salary those whose life expectancy is a lot shorter than yours is those who've never yet knelt down to pick up a dropped hairpin those who die of boredom on a Sunday afternoon because they see Monday morning coming and also Tuesday and Wednesday and Thursday and Friday and Saturday too and the next Sunday afternoon as well.
I think this tells us that we must be able to see those with different lives and different challenges who are suffering. Right now, in the Canadian Armed Forces, there are people who are struggling and who are suffering. That is why there have been allegations of misconduct and investigations. Unfortunately, the Minister of Defence, instead of trying to put himself in the shoes of those who are struggling and suffering, preferred to try to bury the situation time and again.
He did that in the case of the investigation into the allegations of sexual misconduct, but that was not the first time. There are things that trouble me immensely about the current Minister of Defence's instincts. Remember that, before this whole unbelievable story, there were videos of Iraqi military personnel committing crimes against Iraqi women, including sexual assault, rape and maybe even murder. What was the Minister of Defence's response? He told us not to watch the videos.
In 2016, after becoming Minister of Defence, he decided to set aside an investigation into the transfer of prisoners in Afghanistan when they were handed over to local authorities who were known to routinely practise torture. This is a complete violation of all of our international commitments and the Geneva Conventions. We should not be transferring prisoners if we think they are going to be mistreated or tortured.
There is overwhelming proof that the minister is incompetent, and that he is not deserving of our confidence or of that of the House. For these reasons, the NDP is asking for his resignation.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue d'Edmonton Strathcona de ses interventions, qui sont toujours extrêmement pertinentes, senties et empreintes d'humanité.
Dans Hamlet, Shakespeare fait dire à un de ses personnages qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. En ce moment, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose de pourri au bureau du ministre de la Défense nationale. En effet, à plusieurs reprises, il a laissé tomber les hommes et les femmes des forces armées. Il a fait des opérations de camouflage, il a essayé d'ignorer des faits, il a essayé de balayer les choses sous le tapis et il a trompé le comité parlementaire lorsqu'il a répondu à des questions. Les gens des forces armées méritent beaucoup mieux que cela, car ce sont des femmes et des hommes courageux. Ils prennent des risques, ils sont prêts à faire des sacrifices et ils assurent notre sécurité et celle du pays.
À mon avis, les hommes et les femmes qui travaillent dans les forces armées doivent absolument être respectés. Ils méritent mieux que cela. Le ministre de la Défense nationale les a laissés tomber et a préféré fermer les yeux sur de graves allégations, dont les allégations d'inconduite sexuelle, et sur d'autres problèmes, notamment ceux survenus en Iraq. Il a toujours préféré essayer d'étouffer l'affaire. On dirait que le modus operandi du ministre, c'est de ne pas régler le problème, de regarder ailleurs ou de balayer les problèmes sous le tapis. À ses yeux, si l'on ne voit plus les problèmes, ils n'existent plus. Or ce n'est pas le cas.
Le ministre de la Défense nationale, protégé par le premier ministre et par l'ensemble du gouvernement libéral, a particulièrement laissé tomber les femmes qui servent au sein des forces armées. Cela est regrettable, puisque c'est en flagrante contradiction avec tous les grands discours des libéraux, dans lesquels ils disent que le gouvernement est féministe et qu'il se préoccupe grandement du sort des femmes et de l'avancée des femmes, afin d'atteindre une égalité réelle.
À plusieurs reprises, ce ministre, protégé par le premier ministre, a échoué au test. Les gens qui travaillent au sein des forces armées sont des travailleurs et des travailleuses qui ont une vocation unique et particulière. Nous devons être reconnaissants envers eux. Personnellement, je suis reconnaissant envers mon grand-père, Urgel Boulerice, qui a servi dans les forces armées lors de la Deuxième Guerre mondiale. Cela me fait penser à ma collègue d'Edmonton Strathcona, qui a parlé de son grand-père. Son histoire était vraiment très intéressante. Ces gens ont le droit de travailler dans un environnement sécuritaire et sain. Le gouvernement libéral a carrément échappé à ses obligations.
On fait face à un climat délétère, à une culture d'impunité et à une culture toxique. Malgré tous les rapports et les recommandations, le gouvernement libéral, le premier ministre et le ministre de la Défense nationale ont été incapables d'assurer un climat de travail sain et sécuritaire. Tous les travailleurs et travailleuses du pays y ont droit, y compris ceux et celles qui servent dans nos forces armées.
Je n'ai pas rencontré énormément de militaires, puisqu'il n'y a pas de base militaire dans ma région. Dans ma circonscription, Rosemont—La Petite‑Patrie, il y a une légion, et j'ai rencontré ses membres à quelques reprises. Comparativement à d'autres de mes collègues, je n'ai pas cette proximité. Par contre, j'ai passé trois jours sur une frégate entre Halifax, en Nouvelle‑Écosse, et Saint‑Jean, à Terre-Neuve. Pendant trois jours, j'ai vécu avec des marins sur la frégate NCSM Ville de Québec — je dois dire que c'est un très beau nom. J'y ai rencontré des hommes et des femmes extrêmement dévoués et professionnels qui veulent bien faire leur métier et qui avaient des histoires absolument incroyables à raconter, dont des opérations antipirates sur les côtes de l'Afrique de l'Est, entre autres. Je salue tout leur travail et leur bravoure. Si je parle de cela, c'est parce que j'essaie d'amener cela sous l'angle des droits des femmes et des droits des travailleurs et des travailleuses.
Je veux prendre un peu de recul et poser la question suivante: que faisons-nous ici, comme parlementaires, quand nous faisons de la politique? Il faut être à l'écoute des gens. Il faut être proche des gens. Il faut entendre leurs problèmes et essayer de trouver des solutions. Yann Martel nous a déjà dit, lors d'un congrès du NPD, que cela prenait une faculté qu'on appelle l'empathie, c'est-à-dire la capacité de se mettre dans la peau de quelqu'un d'autre pour mieux comprendre sa vie.
Je dois avouer que j'ai eu un parcours privilégié et qu'il y a des difficultés que je ne peux pas comprendre. Je ne fais pas partie d'une minorité, je n'ai pas été exclu ou discriminé et je n'ai pas été victime de racisme ou de sexisme. Cette capacité à se mettre à la place des autres et à faire preuve d'humanité, de solidarité et de fraternité me semble essentielle.
J'en profite pour lire un texte de Jacques Prévert qui nous met justement dans cette prédisposition. Je trouve cela intéressant d'avoir ce point de vue dans cette discussion, parce qu'il y a un lien évident. Cela va prendre deux minutes, puis je vais revenir au sujet principal. Le voici:
Le soleil brille pour tout le monde, il ne brille pas dans les prisons, il ne brille pas pour ceux qui travaillent dans la mine, Ceux qui écaillent le poisson Ceux qui mangent de la mauvaise viande Ceux qui fabriquent les épingles à cheveux Ceux qui soufflent vides les bouteilles que d'autres boiront pleines Ceux qui coupent leur pain avec leur couteau Ceux qui passent leurs vacances dans les usines Ceux qui ne savent pas ce qu'il faut dire [...]Ceux qu'on n'endort pas chez le dentiste Ceux qui crachent leurs poumons dans le métro Ceux qui fabriquent dans les caves les stylos avec lesquels d'autres écriront en plein air que tout va pour le mieux Ceux qui en ont trop à dire pour pouvoir le dire Ceux qui ont du travail Ceux qui n'en n'ont pas Ceux qui en cherchent Ceux qui n'en cherchent pas Ceux qui donnent à boire aux chevaux Ceux qui regardent leur chien mourir Ceux qui ont le pain quotidien relativement hebdomadaire Ceux qui l'hiver se chauffent dans les églises Ceux que le suisse envoie se chauffer dehors Ceux qui croupissent Ceux qui voudraient manger pour vivre Ceux qui voyagent sous les roues Ceux qui regardent la Seine couler Ceux qu'on engage, qu'on remercie, qu'on augmente, qu'on diminue, qu'on manipule, qu'on fouille, qu'on assomme Ceux dont on prend les empreintes Ceux qu'on fait sortir des rangs au hasard et qu'on fusille Ceux qu'on fait défiler devant l'Arc Ceux qui ne savent pas se tenir dans le monde entier Ceux qui n'ont jamais vu la mer Ceux qui sentent le lin parce qu'ils travaillent le lin Ceux qui n'ont pas l'eau courante Ceux qui sont voués au bleu horizon Ceux qui jettent le sel sur la neige moyennant un salaire absolument dérisoire Ceux qui vieillissent plus vite que les autres Ceux qui ne se sont pas baissés pour ramasser l'épingleCeux qui crèvent d'ennui le dimanche après-midi parce qu'ils voient venir le lundiEt le mardi, et le mercredi, et le jeudi, et le vendredi Et le samedi Et le dimanche après-midi.
Je pense que cela nous dit qu'il faut être capable de voir ceux qui ont des vies et des difficultés différentes et qui souffrent. En ce moment, dans les Forces armées canadiennes, il y a des gens qui souffrent et qui ont vécu des difficultés. C'est pour cela qu'il y a eu des allégations d'inconduite et des enquêtes. Malheureusement, le ministre de la Défense, au lieu d'essayer de se mettre à la place des gens qui vivent des difficultés et qui souffrent, a préféré essayer d'étouffer l'affaire fois après fois.
Il l'a fait dans le cas de l'enquête sur les allégations d'inconduite sexuelle, mais ce n'est pas la première fois. Il y a des choses qui me troublent énormément dans les réflexes de l'actuel ministre de la Défense. Rappelons quand même qu'avant toute cette saga incroyable, il y avait eu des vidéos de membres des forces irakiennes qui commettaient des crimes contre des femmes irakiennes, y compris des agressions sexuelles, des viols et des meurtres potentiels. Quelle était la réponse du ministre de la Défense, à ce moment-là? Il a donné le conseil de simplement ne pas regarder les vidéos.
En 2016, après être devenu ministre de la Défense, le ministre a décidé volontairement d'écarter une enquête sur des transferts de prisonniers en Afghanistan, alors qu'ils étaient remis à des autorités locales déjà reconnues pour pratiquer la torture de manière routinière sur leurs prisonniers. Cela va complètement à l'encontre de nos engagements internationaux et des conventions de Genève. On ne doit pas transférer des prisonniers si on pense qu'ils vont être maltraités ou torturés.
Il y a donc des preuves accablantes démontrant que ce ministre est incompétent, qu'il ne mérite pas notre confiance et qu'il ne mérite pas la confiance de la Chambre. C'est pour cela qu'au NPD, nous demandons sa démission.
View Caroline Desbiens Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I would like to thank my colleague from Rosemont—La Petite‑Patrie for his speech and his reference to philosophical texts that help us reflect on Parliament's ultimate goal, which is to serve our population and our citizens, as well as the members of our armed forces, who are crucial to Canada's safety and peace.
Does my colleague have a quick solution to suggest to the current government, other than the resignation of the Minister of National Defence, which we all want? We need a quick solution to reassure women who want to make a career in the armed forces. What would my colleague suggest?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Rosemont—La Petite‑Patrie de son allocution et de sa référence à des textes philosophiques qui nous aident à réfléchir parfois à l'objectif ultime de ce Parlement, celui de servir notre population et nos citoyens, ainsi que les membres de notre armée qui sont un élément fondamental de notre sécurité et de notre paix.
Mon collègue a‑t‑il une solution rapide à proposer au gouvernement actuel, outre la démission — que nous souhaitons tous — du ministre de la Défense nationale? Il faudrait une solution rapide afin de rassurer les femmes qui veulent faire carrière dans l'armée. Quelle solution proposerait mon collègue?
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her question. Unfortunately, I think we have had the answers for a long time, and that is the problem. I think the solutions are there. During the five years of Operation Honour, which was supposed to change the culture within the Canadian Armed Forces, 581 sexual assaults and 220 incidents of sexual harassment were reported in the military.
The Deschamps report was tabled and made public on April 30, 2015. A few months later, the Liberals won a majority government. We already knew what Justice Deschamps' recommendations were at that time. She had reached her conclusions and proposed practical solutions. However, six years later, nothing has been done and the same culture still exists. However, the answers to the problem are set out in Justice Deschamps' report.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question. Je pense malheureusement que les réponses sont connues depuis longtemps et c'est cela, le drame. Je pense que les solutions sont là. Pendant les cinq années qu'a duré l'opération HONOUR, qui devait pourtant changer la culture au sein de l'armée canadienne, 581 agressions sexuelles et 220 incidents de harcèlement sexuel ont été rapportés dans l'armée.
Le rapport Deschamps a été déposé et rendu public le 30 avril 2015. Quelques mois plus tard, les libéraux ont obtenu un gouvernement majoritaire, alors que les recommandations de la juge Deschamps étaient déjà connues: le constat avait été fait et des solutions pratiques avaient été proposées. Or, six ans plus tard, rien n'a été fait et la même culture est encore présente. Pourtant, les réponses sont dans le rapport de la juge Deschamps.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, again, I am disappointed that we seem to see the alliance of the opposition parties taking this approach.
Given that the current leader of the Conservative Party was very much aware of allegations and completely failed to do his job back then, I am wondering if the member would say that it is his position or his party's position that there should be a consequence for the current leader of the official opposition for not acting when he should have acted. Does he believe that to be the case, or should the leader of the official opposition be given a pass?
Madame la Présidente, encore une fois, je suis déçu que les partis de l’opposition aient décidé de se coaliser pour adopter cette approche.
Étant donné que l’actuel chef du Parti conservateur était parfaitement au courant des allégations et qu’il n’a pas assumé ses responsabilités à l’époque, j’aimerais demander au député s’il estime, lui ou son parti, que l’actuel chef de l'opposition officielle devrait être tenu responsable de son inaction. Est-il d’accord avec moi ou estime-t-il que, dans son cas, on devrait passer l’éponge?
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, I am always really pleased to disappoint a Liberal. It makes my day. Honestly, I have seen better attacks. We could talk about many Conservatives, including Jason Kenney, who are responsible for a whole bunch of bad decisions.
I would just like to tell the parliamentary secretary that he often accuses the opposition of slowing down the work, filibustering and making Parliament dysfunctional. That is the Liberals' rhetoric right now. However, I would like to remind him that the Liberals are the ones obstructing the work of the Standing Committee on National Defence to hide the truth, prevent witnesses from appearing and prevent us from getting to the bottom of what happened in the defence minister's office. They are trying to protect their friends. That is the good old Liberal culture. Sometimes those who delay the work are those who have things to hide.
Madame la Présidente, cela me fait toujours extrêmement plaisir de décevoir un libéral. Cela me rend heureux pour la journée. Franchement, j'ai déjà vu mieux, comme attaque. On pourrait se pencher sur plusieurs conservateurs qui sont responsables d'un paquet de mauvaises décisions, dont Jason Kenney.
Je voudrais juste dire au secrétaire parlementaire qu'il accuse souvent l'opposition de retarder les travaux, de faire de l'obstruction et de rendre le Parlement dysfonctionnel. C'est la rhétorique des libéraux en ce moment. Je rappelle toutefois que ce sont les libéraux qui font de l'obstruction au Comité permanent de la défense nationale pour cacher la vérité, empêcher d'entendre des témoins et ne pas faire toute la lumière sur ce qui est arrivé dans le bureau du ministre de la Défense nationale. Ils essaient de protéger leurs amis, c'est la bonne vieille culture libérale. Parfois, ceux qui retardent les travaux sont ceux qui ont des choses à cacher.
View Taylor Bachrach Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I want to thank my colleague, the member for Rosemont—La Petite-Patrie, for his wonderful remarks and very powerful speech.
In listening to the member's speech and others, I am trying to imagine how it must feel to be a member of the armed forces who has been a victim of sexual assault or harassment and to see the Liberals filibustering the defence committee when the committee members are trying to get answers. Could the member reflect on what message he feels these actions send to people who have been victimized by these kinds of offences?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue le député de Rosemont—La Petite-Patrie pour ses brillantes observations et son discours percutant.
En écoutant les interventions du député et de mes autres collègues, je tente de me mettre dans la peau d'un membre des forces armées qui a été victime d'agression sexuelle ou de harcèlement et qui voit les libéraux faire de l'obstruction au comité de la défense pour éviter de répondre aux questions. Le député peut-il nous parler du message que ces actions envoient aux personnes qui ont été victimes de ces types d'infractions?
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, I thank my NDP colleague for his excellent question. Again, let us put ourselves in the shoes of people who are suffering and who were victims of sexual misconduct, harassment and assault, people who are now watching the Liberals and the defence minister attempt to cover it all up. Those people must feel frustrated and abandoned. Unfortunately, the Liberals have abandoned the men and especially the women of the Canadian Armed Forces.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue néo‑démocrate de son excellente question. Encore une fois, mettons-nous dans la peau des gens qui souffrent et qui ont été victimes d'inconduite, d'agressions ou de harcèlement sexuels et qui voient tout ce travail de camouflage de la part des libéraux et du ministre de la Défense. Ces gens doivent se sentir frustrés et abandonnés. Malheureusement, les libéraux ont abandonné nos hommes, et surtout nos femmes, des Forces armées canadiennes.
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill. As the strong, proud and ready member of Parliament for Renfrew—Nipissing—Pembroke, I am honoured to represent Garrison Petawawa.
Today's motion is about the legacy of the Canadian Armed Forces during the current defence minister's tenure. He needs to step aside, since he is not prepared to admit each time he failed to uphold his oath of office to the Canadian people. He was under the direct supervision of the Prime Minister. There is no room in the Prime Minister's Office or the Department of National Defence for sexism, misogyny, racism, anti-Semitism, Islamophobia, discrimination, harassment or any other conduct that prevents the institution and the whole of government from being a truly welcoming and inclusive organization.
Canadians understand that a culture change, starting with the Prime Minister, is required to remove his culture of toxic masculinity behaviour to create an environment where everyone is respected, valued and can feel safe to contribute to the best of their abilities. As the member of Parliament for Garrison Petawawa, I know that respect is precious. If the Minister of National Defence has any respect for the members of the Canadian Armed Forces, he would have resigned a long time ago.
I have worked very hard to earn the respect of our women and men in uniform. They are heroes. This was in the 2018 briefing note to the chain of command, up to the Minister of National Defence, the individual at the top who claims ignorance of war crimes:
We remain uncertain whether appropriate action was effectively taken...I am an ethical man and I believe in our moral doctrine and the LOAC (Law of Armed Conflict). I am bothered by the fact that my assigned duties allowed me to train and enable people who in my mind were criminals.
These soldiers are also my constituents. I have a direct responsibility in calling out this dereliction of duty on the part of the Prime Minister. I acknowledge the trust they placed in me when they acted with a conscience. I will always have the backs of the women and men in uniform.
On behalf of the people of Canada and on behalf of our Conservative government-in-waiting, I thank the soldiers who first raised the issue of war crimes, and then continue to raise these concerns. They have the gratitude and full support of the Conservatives, even if the Liberal Party continues to slough them off and act vindictively towards the soldiers who reported what they saw.
It is obvious to those who care about things like international treaties and the law of armed conflict that the Minister of National Defence has many lessons to learn. He needs to take lessons from the official opposition when it comes to serving his country. The minister claims no politician should ever start investigations. How quickly he forgot his own advice when it came to an hon. naval officer, like Vice-Admiral Mark Norman. What the Prime Minister ordered, however, was not an investigation against Mark Norman, it was a witch hunt that ended badly for the Prime Minister and his minister.
While I am proud and ready to defend the honour and reputations of the women and men who serve as the members of the Canadian Armed Forces, I cannot say the same about the current Minister of National Defence. The reputation has been maligned by the government of our country. The lack of leadership and direction from the Prime Minister has created many casualties.
First is the Minister of National Defence. The motion put forward by the leader of my party says it all. Seeing the Minister of National Defence reduced to repeating mindless talking points is sad, when he had a strong role model sitting next to him, the former minister of justice, the MP for Vancouver Granville. As a principled woman, she knew when it was time to stand up and act honourably.
The next casualties of the Prime Minister's lack of leadership are the women in uniform who have been victims of sexual misconduct under his watch, and the double standard on the way women and men are treated by the so-called, let me grope for his self-label, “feminist Prime Minister”.
Let us talk about the female officer who was charged, convicted, fined and removed from her post. Her treatment was in direct contrast to the treatment afforded to Lieutenant-General Christopher Coates who, while serving as deputy commander of NORAD, had a consensual relationship with a civilian woman serving with the U.S. military in Colorado Springs.
He was allowed to continue his post before being transferred home last summer to take over the military's joint operations command. Coates was due to be transferred to the senior NATO post in Naples, Italy, until news of the affair became public. Now, ignoring the family relationship between Coates and DND deputy minister Jody Thomas, this example of the double standard women in uniform face every day from the government is appalling. We can add that to the casualty list on sexual misconduct.
The Prime Minister's own chief of staff, Katie Telford, did nothing to rein in the problem of the Prime Minister's toxic masculinity and seriously address the problem of the sexual misconduct crisis in the military. That makes her part of the problem and she should have resigned her position when her complicity was exposed.
The next casualties of the lack of leadership and direction by the Prime Minister and his Minister of National Defence are all the serving women in the Canadian Armed Forces. From the highest-ranking general to those who are still around, to the newly enlisted, who should be eager to serve their country, but who are now demoralized by the actions of the Prime Minister.
There are also fine individuals like Mark Norman and former armed forces ombudsman, Gary Walbourne. I am a member of the Standing Committee on National Defence. We invited Gary to come to our committee. He stated for the record he met the defence minister in 2018 to discuss an allegation of sexual misconduct against former chief of the defence staff, Jonathan Vance.
When he offered to show the minister proof of the allegation, former armed forces ombudsman Walbourne stated the government pushed him away and refused to review the evidence. “The only thing I ever wanted the minister to do was his job,” he is quoted as saying at the time that this happened. He then observed that “doing nothing wasn't the response I was looking for”. Doing nothing is the legacy of the defence minister and the government. This is now a government-wide scandal.
The next casualties in the DND scandal are the MP for Kanata—Carleton and the MP for Ottawa West—Nepean. The endless filibustering of the Standing Committee on National Defence will not go unnoticed by voters. They also had a role model like the member who had also left the Liberal caucus who used to sit beside them in the government caucus. To retired general Andrew Leslie, the former member of Parliament for Orléans, who resigned rather than being reduced to a mindless government cheerleader, I thank him for his service to this country.
The last point I will now deal with is the myth that some elements of the bought media repeat is that the military fared okay while the member for Vancouver South has been sitting in the defence minister's chair. Under the defence minister's time, though the government may have committed spending more money on the military in real dollars, it is all promised spending. The devil is always in the details. My constituents clearly remember the decade of darkness when Liberals slashed budgets, starting with disbanding the Canadian Airborne Regiment.
For spending to actually happen, soldiers have to rely on a future elected Conservative government. Of the purchases that have actually been delivered so far, they are mired in controversy. Who is Adam Coates again? By all tests, the Minister of National Defence has failed Canadians.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill. Puisque je représente avec force, fierté et dévouement les gens de Renfrew—Nipissing—Pembroke, j'ai l'honneur d'être la députée pour la garnison de Petawawa.
La motion d'aujourd'hui porte sur le bilan des Forces armées canadiennes pendant le mandat de l'actuel ministre de la Défense. Il doit démissionner parce qu'il n'est pas prêt à admettre toutes les fois où il n'a pas respecté le serment qu'il a prêté devant la population canadienne. Il était sous la supervision du premier ministre. Il n'y a aucune place dans le Cabinet du premier ministre ou le ministère de la Défense nationale pour le sexisme, la misogynie, le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, la discrimination, le harcèlement ou tout autre comportement qui empêche l'institution ou l'ensemble du gouvernement d'être une organisation réellement accueillante et inclusive.
Les Canadiens savent qu'un changement de culture, à commencer par le premier ministre, est nécessaire pour mettre fin à la culture de masculinité toxique et créer un milieu où chacun est respecté, valorisé et peut se sentir en sécurité pour contribuer au mieux de ses capacités. En tant que députée pour la garnison de Petawawa, je sais que le respect est précieux. Si le ministre de la Défense nationale avait le moindre respect pour les membres des Forces armées canadiennes, il aurait démissionné depuis longtemps.
J'ai travaillé très fort pour gagner le respect des hommes et des femmes des forces armées. Ils sont des héros. J'aimerais citer un passage de la note d'information envoyée en 2018 à la chaîne de commandement et qui s'est rendue jusqu'au ministre de la Défense nationale, la personne à la tête du ministère qui prétend ne pas être au courant de crimes de guerre:
Nous ne savons toujours pas si les mesures appropriées ont été prises [...] Je suis un homme ayant le sens des valeurs et je crois en nos principes moraux et au droit des conflits armés. Je suis choqué de savoir que les fonctions auxquelles j'ai été affecté m'ont permis de former et d'aider des gens qui, selon moi, étaient des criminels.
Les militaires en question sont aussi mes concitoyens. Je suis donc directement chargée de dénoncer la négligence du premier ministre. Je remercie mes concitoyens de la confiance qu'ils m'ont témoignée lorsqu'ils ont agi en bonne conscience. Je défendrai toujours les femmes et les hommes en uniforme.
Au nom des Canadiens et du futur gouvernement conservateur, je remercie les militaires qui ont soulevé la question des crimes de guerre pour la première fois et qui continuent de dénoncer les enjeux de la sorte. Les conservateurs leur sont fort reconnaissants et les appuient pleinement, contrairement au Parti libéral, qui continue de balayer du revers de la main les militaires qui ont fait le signalement et de se montrer vindicatif envers eux.
Il est évident, pour ceux qui se soucient d’enjeux comme les traités internationaux et le droit des conflits armés, que le ministre de la Défense nationale a beaucoup à apprendre. Il a des leçons à recevoir de l’opposition officielle sur l’art de servir son pays. Le ministre prétend qu’aucun politicien ne devrait ouvrir une enquête. Il a vite oublié son propre conseil dans le cas d’un officier de marine, le vice-amiral Mark Norman. Cependant, le premier ministre n’avait pas ordonné une enquête sur Mark Norman, mais une vraie chasse aux sorcières, qui a mal tourné pour lui et pour son ministre.
Je suis fière et prête à défendre l’honneur et la réputation des femmes et des hommes qui servent dans les Forces armées canadiennes, mais je ne peux pas en dire autant de l’actuel ministre de la Défense nationale. Leur réputation a été ternie par le gouvernement de notre pays. Le manque de leadership et de direction du premier ministre a fait de nombreuses victimes.
Citons d’abord le ministre de la Défense nationale. La motion présentée par le chef de mon parti en dit long. Il est triste de voir le ministre de la Défense nationale se contenter de répéter des réponses toutes faites et vides de sens, alors qu’il avait un excellent modèle à ses côtés, l’ancienne ministre de la Justice, la députée de Vancouver Granville. C’est une femme qui a des principes et qui sait quand prendre position pour agir honorablement.
Les autres victimes du manque de leadership du premier ministre sont les femmes en uniforme qui ont été victimes d’inconduite sexuelle sous sa gouverne. Soulignons que le premier ministre, qui se dit féministe, a deux poids, deux mesures dans sa façon de traiter les femmes et les hommes.
Parlons de la policière qui a été accusée, condamnée, mise à l’amende et expulsée de son poste. Ce traitement a été l’opposé de celui qu’a subi le lieutenant-général Christopher Coates qui, alors qu’il était commandant adjoint du NORAD, a entretenu une relation consensuelle avec une femme civile qui travaillait pour l’armée américaine à Colorado Springs.
On lui a permis de rester à son poste avant de le ramener au pays l’été dernier pour prendre la relève du Commandement des opérations interarmées. Christopher Coates devait être transféré à un poste de premier plan à l’OTAN à Naples, en Italie, quand cette affaire a été rendue publique. Abstraction faite de la relation familiale entre Christopher Coates et la sous-ministre de la Défense nationale, Jody Thomas, ce système de deux poids, deux mesures auquel les femmes militaires font face jour après jour est épouvantable. Nous pouvons ajouter cela à la liste des victimes d’inconduite sexuelle.
La chef de cabinet du premier ministre, Katie Telford, n’a rien fait pour réduire la masculinité toxique du premier ministre et s’attaquer sérieusement au problème de la crise de l’inconduite sexuelle dans les forces armées. Elle a contribué au problème, et elle aurait dû démissionner quand sa complicité a été mise au jour.
Les victimes suivantes du manque de leadership et de direction du premier ministre et de son ministre de la Défense nationale sont toutes les femmes qui servent dans les Forces armées canadiennes. Je songe notamment à la générale la plus haute gradée, à celles qui sont encore là et aux nouvelles recrues, qui devraient avoir envie de servir leur pays, mais qui sont maintenant démoralisées par les décisions du premier ministre.
Il y a aussi d’excellentes personnes comme Mark Norman et l’ancien ombudsman des forces armées, Gary Walbourne. Je suis membre du Comité permanent de la défense nationale. Le comité a invité M. Walbourne à comparaître. Celui-ci a déclaré avoir rencontré le ministre de la Défense en 2018 pour discuter d’une allégation d’inconduite sexuelle visant l’ancien chef d’état-major de la Défense, Jonathan Vance.
L’ancien ombudsman des forces armées, M. Walbourne, a déclaré que lorsqu’il a voulu montrer au ministre la preuve à l'appui de l’allégation en question, le ministre lui a servi une rebuffade et a refusé d’examiner la preuve. M. Walbourne a dit « La seule chose que j'ai toujours voulue, c'est que le ministre fasse son travail ». Il a ensuite ajouté « [...] l'inaction n’était pas la réponse que j’attendais ». Or, l’inaction est l’héritage du ministre de la Défense et du gouvernement. Cette affaire est maintenant un scandale pangouvernemental.
Les victimes suivantes du scandale lié au ministère de la Défense nationale sont les députées de Kanata—Carleton et d’Ottawa-Ouest—Nepean. L’obstruction systématique au Comité permanent de la défense nationale ne passera pas inaperçue aux yeux des électeurs. Ces députées auraient aussi pu suivre l'exemple de la députée qui a quitté le caucus libéral et qui siégeait à leurs côtés au sein du caucus ministériel. Je remercie le général à la retraite Andrew Leslie, ancien député d’Orléans, pour les services qu’il a rendus au pays, mais qui a préféré démissionner au lieu d’être réduit au rôle insensé de meneur de claque que lui imposait le gouvernement.
En dernier lieu, je vais maintenant parler du mythe que certains médias sont payés pour répandre et selon lequel le secteur militaire se porte bien depuis que le député de Vancouver-Sud agit à titre de ministre de la Défense. Sous la gouverne du ministre de la Défense, le gouvernement s’est peut-être engagé à consacrer plus d’argent aux forces armées en dollars réels, mais il ne s’agit que de dépenses promises. Comme toujours, ce sont toujours les détails qui posent problème. Les gens de ma circonscription se souviennent clairement de la décennie de noirceur pendant laquelle les libéraux ont sabré les budgets, en commençant par démanteler le Régiment aéroporté du Canada.
Pour que les dépenses se concrétisent, les soldats doivent compter sur un futur gouvernement conservateur élu. Les quelques achats qui ont été effectués jusqu’à maintenant ont suscité la controverse. Qui est Adam Coates déjà? À tous les égards, le ministre de la Défense nationale a laissé tomber les Canadiens.
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CPC (ON)
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2021-06-17 12:46
Madam Speaker, I want to thank my colleague for her service and for representing the brave men and women in uniform in her community.
The question I have for her is about the culture of cover-up and why it is so important that the minister does resign. We have seen it with the SNC-Lavalin case. We have seen it with the WE scandal. Even before the last election, with CUSMA, we knew it was going to be a $1.5-billion hit to the auto industry, but the Liberals kept that away from Canadians before the election. They knew about this sexual scandal in the military before the election and now we are seeing it repeated with the Winnipeg lab cover-up.
Could she explain to Canadians that it is absolutely necessary that the Liberal minister resign, not only for his behaviour, but for keeping this information away from Canadians before the last election?
Madame la Présidente, je tiens à remercier ma collègue de son service et de si bien représenter les hommes et les femmes de sa collectivité qui servent dans les forces armées.
La question que j’ai à lui poser concerne la culture de camouflage et la raison pour laquelle il est si important que le ministre démissionne. Nous avons vu le camouflage dans le cas de SNC-Lavalin, ainsi que dans le scandale lié à l'organisme UNIS. Même avant les dernières élections, nous savions que la conclusion de l’ACEUM entraînerait des pertes de 1,5 milliard de dollars pour l’industrie de l’automobile, mais les libéraux ont caché la situation aux Canadiens avant les élections. Dans le même ordre d'idées, ils étaient au courant des cas d'inconduite sexuelle dans l’armée avant les élections, et maintenant, l’opération de camouflage se répète dans le cas du laboratoire de Winnipeg.
La députée pourrait-elle expliquer aux Canadiens pourquoi il est absolument nécessaire que le ministre libéral démissionne, non seulement à cause de son comportement, mais aussi parce qu'il a caché de l'information aux Canadiens avant les dernières élections?
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, definitely the culture of cover-up is something that has to be dealt with, together with corruption overall.
It started from the very beginning, with the purchase and procurement of the Asterix. There was government intervention trying to stop what was going forward. It was not stopped in its tracks at that time. Then there was the sexual misconduct and Operation Honour. They took the “honour” out of Operation Honour by allowing sexual misconduct to go unchecked for years, and now we have many women and men who are broken by what happened to them.
This goes all the way to the cover-up on the vaccines, and now the Winnipeg lab. Heaven only knows what occurred as a consequence of their covering up what happened at the lab, with the scientists who were fired.
Madame la Présidente, il est certain qu’il faut s’attaquer à la culture du camouflage et à la corruption en général.
Cela a commencé très tôt, avec l’achat de l’Asterix. Le gouvernement est intervenu pour essayer d’arrêter les choses, mais il n'a pas réussi. Ensuite, il y a eu les cas d’inconduites sexuelles et l’Opération Honour. En permettant que l’inconduite sexuelle ne soit pas réprimée pendant des années, on a amoindri l’aspect de l’honneur de cette opération, et il y a maintenant beaucoup de femmes et d’hommes dont la vie est brisée en raison de ce qui leur est arrivé.
Le camouflage s’applique même aux vaccins, et maintenant au laboratoire de Winnipeg. Dieu sait ce qui est arrivé après qu’ils ont camouflé ce qui s’est passé à ce laboratoire, notamment ce qu'ont fait les scientifiques qui ont été congédiés.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, I am wondering if the member could reflect on the fact that the current Leader of the Opposition, her leader, was made aware of misconduct rumours back in 2015. The Conservative government was very much aware, yet it went ahead and posted General Vance to a higher position. I am wondering if the member would say that the leader of the official opposition should also have to pay some consequence for his lack of action, or does she believe that he should be given a pass?
Madame la Présidente, je me demande si la députée pourrait réfléchir au fait que le chef actuel de l’opposition, son chef, a été informé de rumeurs d’inconduite en 2015. Le gouvernement conservateur en était très conscient, mais il a quand même affecté le général Vance à un poste plus élevé. Je me demande si la députée est d’avis que le chef de l’opposition officielle devrait aussi subir les conséquences de son inaction ou si elle croit qu’on devrait laisser faire dans son cas.
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, as soon as our current leader learned about allegations against the former chief of the defence staff, he reported it and it was investigated, unlike what happened with the current government.
Madame la Présidente, dès que notre chef actuel a été mis au courant des allégations visant l’ancien chef d’état-major de la Défense, il en a fait rapport et une enquête a été menée. L'actuel gouvernement a fait le contraire en taisant l'affaire.
View Simon-Pierre Savard-Tremblay Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, many of my colleagues have spoken to this issue so far, and the Bloc Québécois will definitely be voting in favour of this motion.
However, instead of censuring the Minister of National Defence, why not demand his resignation?
Does my colleague think the Minister of National Defence should resign immediately?
Madame la Présidente, plusieurs de mes collègues ont pris la parole depuis le début de cette affaire, et le Bloc québécois votera certainement en faveur de cette motion.
Toutefois, au-delà d'adresser un blâme, comment se fait-il qu'on ne demande pas la démission du ministre de la Défense nationale?
Selon ma collègue, le ministre de la Défense nationale doit-il démissionner immédiatement?
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, that is a very good question that my colleague asked. We are hoping that the minister will finally conduct an act of honour and do so on his own. However, right now, it is the Prime Minister who is ultimately responsible, and he has presided over this culture of cover-up and corruption.
Madame la Présidente, mon collègue a posé une très bonne question. Nous espérons que le ministre posera enfin, de son propre chef, le geste honorable qui s'impose. Toutefois, à l’heure actuelle, c’est le premier ministre qui, en dernière analyse, est responsable, puisqu'il a présidé à cette culture de camouflage et de corruption.
View Taylor Bachrach Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I appreciate my colleague's remarks. I have a similar question to the last one, and perhaps it is rhetorical, but does she feel that there is any way the Prime Minister can continue to have confidence in his defence minister, when it seems that his defence minister has lost the confidence of the men and women in the armed forces?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de ses observations. J’ai une question semblable à la dernière, et je la pose peut-être pour la forme, mais croit-elle que le premier ministre peut continuer de faire confiance à son ministre de la Défense, alors qu’il semble que ce dernier ait perdu la confiance des hommes et des femmes des forces armées?
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, all we have to do is look at the Prime Minister's own past misconduct. He dismissed an allegation of his groping with “she experienced it differently”. Then there was the bullying on the floor here during a vote, hitting an opposition member in the chest.
Where the honour and dismissing have to come from is from the top, and that begins with the Prime Minister, who has dishonoured our entire country.
Madame la Présidente, il suffit d’examiner la propre inconduite du premier ministre. À l’époque, il avait justifié son comportement déplacé en disant que sa victime avait perçu l’expérience différemment de lui. Puis, il y a eu son geste malheureux à la Chambre pendant un vote, lorsqu’il a frappé une députée de l’opposition sur la poitrine.
L’honneur et le rejet de ces comportements doivent venir d’en haut, et cela commence par le premier ministre, qui a déshonoré le pays entier.
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