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Lib. (QC)
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2021-06-09 15:09 [p.8161]
Mr. Speaker, I want to thank the member for Brampton South for her unwavering advocacy on behalf of Canadians living with diabetes.
We recognize the impact that diabetes has had on the health of Canadians and their families. That is why, in budget 2021, we are investing $35 million to develop a national framework for diabetes to help Canadians get access to prevention and care. This will build on the important legislation put forward by the member in Bill C-237.
We will keep working to support diabetes prevention and care for all Canadians.
Monsieur le Président, je veux remercier la députée de Brampton-Sud de défendre sans relâche les Canadiens qui vivent avec le diabète.
Nous reconnaissons les conséquences du diabète sur la santé des Canadiens et sur leur famille. C'est pourquoi le budget de 2021 consacre 35 millions de dollars à la conception d'un cadre national sur le diabète, afin d'aider les Canadiens à avoir accès à de la prévention et à des soins. Cela s'ajoute à la mesure législative importante mise de l'avant par la députée dans le cadre du projet de loi C-237.
Nous continuerons de soutenir la prévention et le traitement du diabète pour tous les Canadiens.
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
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2021-06-09 15:10 [p.8161]
Mr. Speaker, this question is directed to the Prime Minister.
We are still reeling from the devastating and horrible loss in London. We know that hate-motivated crimes against Muslims in Canada have been perpetrated by people who have been radicalized by online hate: the attack in Quebec, the killing in Toronto and now this horrible and heinous attack in London, which was perpetrated by hate.
We know that online hate is very powerful in radicalizing people. The Liberal government has promised to bring in legislation. We need that legislation.
Where is the legislation to tackle online hate so that we can protect the Muslim community?
Monsieur le Président, ma question s'adresse au premier ministre.
Nous sommes toujours sous le choc après la perte tragique et dévastatrice survenue à London. Nous savons que les crimes haineux à l'encontre des Canadiens de confession musulmane sont commis par des personnes radicalisées par le discours haineux en ligne. Il y a eu l'attaque à Québec et la tuerie à Toronto, et il y a maintenant cette attaque atroce à London, motivée par la haine.
Nous savons que le discours haineux en ligne est un outil de radicalisation très puissant. Le gouvernement libéral a promis de légiférer. Nous avons besoin d'une mesure législative.
Pourquoi n'y a-t-il pas de mesure législative pour lutter contre le discours haineux en ligne afin que nous puissions protéger la communauté musulmane?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
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2021-06-09 15:11 [p.8161]
Mr. Speaker, over the course of this pandemic, we have seen an unfortunate rise in Islamophobia, anti-Semitism, anti-Asian hatred and anti-Black racism. We have seen, unfortunately, during this pandemic, a spike in something that we have seen increase over the past number of years as well.
There is no question of the role the Internet plays in the radicalization to violence and in increasing hate. That is why, as a government, we signed on to the Christchurch Call to Action, why we have continued to move forward on protecting Canadians from online hate and why we will continue to do exactly that.
Monsieur le Président, au cours de la pandémie, nous avons malheureusement constaté la montée de l'islamophobie, de l'antisémitisme de même que du racisme envers les Asiatiques et les Noirs. Nous avons malheureusement été témoins pendant cette pandémie de la hausse fulgurante de quelque chose qui prenait déjà de l'ampleur depuis de nombreuses années.
Le rôle que joue Internet dans la radicalisation qui mène à la violence et dans la montée de la haine est incontestable. C'est pour cette raison que le gouvernement a souscrit à l'Appel à l'action de Christchurch, qu'il poursuit son travail pour protéger les Canadiens contre les discours haineux en ligne et que nous allons continuer de faire exactement cela.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
We have a point of order.
The hon. member for Rosemont—La Petite-Patrie.
Nous avons un rappel au Règlement.
L'honorable député de Rosemont—La Petite-Patrie a la parole.
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, if you seek it, I think you will find the unanimous consent of the House for the following motion: That the House recognize that the police brutality we are witnessing in Colombia constitutes a flagrant violation of the rights and freedoms of the Colombian people and firmly condemn the actions of the police forces and the Colombian government, which is preventing its people from protesting freely.
Monsieur le Président, si vous demandez l'avis de la Chambre, je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime pour l'adoption de la motion suivante: que la Chambre reconnaisse que la brutalité policière dont nous sommes témoins en Colombie constitue une violation flagrante des droits et libertés du peuple colombien et condamne fermement les actions des forces policières et du gouvernement colombien, qui empêche son peuple de manifester librement.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable député propose la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
View Brian Masse Profile
NDP (ON)
View Brian Masse Profile
2021-06-09 15:13 [p.8161]
Mr. Speaker, in my question to the Prime Minister, I referenced a document, “Taking Action Against Systemic Racism and Religious Discrimination Including Islamophobia”, a report from the Standing Committee on Canadian Heritage. I have copies of the recommendations, in both official languages. If you seek it, I hope there would be consent for me to re-table these documents, given the events that have taken place over the last number of days.
Monsieur le Président, dans la question que j’ai posée au premier ministre, j’ai fait référence à un rapport du Comité permanent du patrimoine canadien, intitulé « Agir contre le racisme systémique et la discrimination religieuse, y compris l’islamophobie ». J’ai des copies des recommandations du rapport, dans les deux langues officielles. Si vous demandez l’avis de la Chambre, j’espère que tout le monde consentira à ce que je dépose à nouveau ces documents, compte tenu des événements qui ont eu lieu ces derniers jours.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
Que tous ceux qui s’y opposent à la motion du député veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
It being 3:14 p.m., pursuant to order made on Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at second reading stage of Bill C-262 under Private Members' Business.
Call in the members.
Comme il est 15 h 14, conformément à l’ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre passe maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l’étape de la deuxième lecture du projet de loi C-262 sous la rubrique des affaires émanant des députés.
Convoquez les députés.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Pursuant to order made on Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at second reading stage of Bill C-234 under Private Members' Business.
Conformément à l'ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre procédera maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l'étape de la deuxième lecture du projet de loi C-234 sous la rubrique des affaires émanant des députés.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Pursuant to order made on Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at second reading stage of Bill C-226, under Private Members' Business.
Conformément à l'ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre passe maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l'étape de la deuxième lecture du projet de loi C-226, sous la rubrique des affaires émanant des députés.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Pursuant to an order made on Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion of the hon. member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon relating to the business of supply.
The question is on the motion.
Conformément à l'ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre passe maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion du député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon concernant les travaux des subsides.
Le vote porte sur la motion.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I declare the motion carried.
Je déclare la motion adoptée.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
The House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on Motion No. 69 under Private Members' Business in the name of the member for Montarville.
la Chambre passe maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion M-69, sous la rubrique des affaires émanant des députés, au nom du député de Montarville.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I wish to inform the House that because of the deferred recorded division, Government Orders will be extended by 69 minutes.
Je signale à la Chambre que, en raison du vote par appel nominal différé, l'étude des ordres émanant du gouvernement sera prolongée de 69 minutes.
View Damien Kurek Profile
CPC (AB)
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2021-06-09 16:40 [p.8168]
Mr. Speaker, this point of order originates from question period today, where the Prime Minister, in his final round of answering questions from the Leader of the Opposition, spoke specifically about the structure of NSICOP.
I would seek the unanimous consent of the House to table, in both official languages, a segment of the recent Standing Committee on Public Safety committee meeting where the chair of NSICOP outlined very clearly that NSICOP is not so much an oversight committee as it is a review committee. I would ask for unanimous consent to table this document in both official languages.
Monsieur le Président, ce rappel au Règlement fait suite à la période des questions d'aujourd'hui, où le premier ministre a parlé expressément de la structure du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, ou CPSNR, lorsqu'il a répondu à la dernière série de questions du chef de l'opposition.
Je demande le consentement unanime de la Chambre pour déposer, dans les deux langues officielles, un segment de la récente réunion du Comité permanent de la sécurité publique au cours de laquelle le président du CPSNR a souligné très clairement que le CPSNR n'est pas tant un comité de surveillance qu'un comité d'examen. Je demande le consentement unanime pour déposer le document dans les deux langues officielles.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
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2021-06-09 16:40 [p.8169]
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 36(8)(a), I have the honour to table, in both official languages, the government's response to 11 petitions. These returns will be tabled in an electronic format.
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à 11 pétitions.
View Larry Bagnell Profile
Lib. (YT)
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2021-06-09 16:41 [p.8169]
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 34(1), I have the honour to present to the House, in both official languages, a report of the Canada-Europe Parliamentary Association respecting its participation in the 14th Conference of Parliamentarians of the Arctic Region, by video conference, on April 13 and 14, 2021.
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, le rapport de l'Association parlementaire Canada-Europe concernant sa participation à la 14e Conférence des parlementaires de la région arctique, tenue par vidéoconférence les 13 et 14 avril 2021.
View Sven Spengemann Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the following periodic report of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development: the seventh report, entitled, “Part 2 of a study on the aftershocks of the COVID-19 Pandemic — Confronting a Child Rights Crisis and Restoring Hope”.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le rapport périodique suivant du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international: le septième rapport, intitulé « Deuxième volet d'une étude sur les contrecoups de la pandémie de la COVID-19 - Combattre la crise des droits de l'enfant et ranimer l'espoir ».
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, Conservative, Bloc Québécois and New Democratic members of the committee find ourselves in the unusual position of presenting the views of the majority of the committee members in a supplementary report. I note, in general terms, that committee rules allow any MP unlimited time to debate a draft report.
The committee heard expert testimony on the government's failure to repatriate Canadian children trapped in Syria. There are currently 24 Canadian children being detained under life-threatening conditions in northeast Syria who have not been repatriated by the government.
The majority of members of the committee hope the government will act on the recommendations in the supplementary report with respect to these 24 Canadian children.
Monsieur le Président, les députés conservateurs, bloquistes et néo-démocrates du comité se trouvent dans la position inhabituelle de présenter l'opinion de la majorité des membres du comité dans un rapport supplémentaire. Je signale, en termes généraux, que les règles du comité permettent à tout député de disposer d'un temps de parole illimité pour débattre d'un projet de rapport.
Le Comité a entendu les témoignages des experts sur l'échec du gouvernement à rapatrier les enfants canadiens bloqués en Syrie. Il y a présentement, dans le nord-est de la Syrie, 24 enfants canadiens détenus dans des conditions qui mettent leur vie en danger et que le gouvernement n'a pas rapatriés.
La majorité des membres du comité espèrent que le gouvernement donnera suite aux recommandations du rapport supplémentaire en ce qui concerne les 24 enfants canadiens.
View Vance Badawey Profile
Lib. (ON)
View Vance Badawey Profile
2021-06-09 16:43 [p.8169]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the second report of the Standing Committee on Transport, Infrastructure and Communities, entitled “A Study of Aircraft Certification in Canada in Light of Two Incidents Involving Lion Air Flight 610 and Ethiopian Airlines Flight 302”.
The committee heard from witnesses who had lost family members in the tragic incident involving Ethiopian Airlines flight 302. I extend, on behalf of all committee members, our sincere appreciation for their participation and heartfelt condolences for their loss.
The study reviewed Canada's process in responding to aviation-related incidents.
The committee dedicates this report to the memory of all those who lost their lives on Lion Air flight 610 and Ethiopian Airlines flight 302.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le deuxième rapport du Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités, intitulé « Une étude de la certification des aéronefs au Canada à la lumière de deux incidents impliquant le vol 610 de Lion Air et le vol 302 d'Ethiopian Airlines ».
Le comité a entendu des témoins ayant perdu des proches dans l'incident tragique du vol 302 d'Ethiopian Airlines. Au nom de tous les membres du comité, je les remercie sincèrement de leur participation et je leur présente mes plus sincères condoléances.
L'étude a permis d'examiner le processus suivi par le Canada en réponse aux incidents aériens.
Le comité dédie ce rapport à la mémoire des victimes du vol 610 de Lion Air et du vol 302 d'Ethiopian Airlines.
Conformément à l'article 109 du Règlement, le comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
View Marilyn Gladu Profile
CPC (ON)
View Marilyn Gladu Profile
2021-06-09 16:44 [p.8169]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the eighth report of the Standing Committee on the Status of Women entitled “Women's Unpaid Work in Canada”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le huitième rapport du Comité permanent de la condition féminine intitulé: « Le travail non rémunéré des femmes au Canada ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande au gouvernement de déposer une réponse globale au présent rapport.
View Kelly Block Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 19th report of the Standing Committee on Public Accounts, entitled “Canada Child Benefit”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
While I am on my feet, I move:
That the House do now proceed to the orders of the day.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 19e rapport du Comité permanent des comptes publics, intitulé « Allocation canadienne pour enfants ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
Pendant que j'ai la parole, je propose:
Que la Chambre passe maintenant à l'ordre du jour.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
If a member of a recognized party present in the House wishes to request a recorded division or that the motion be adopted on division, I would invite them to rise and indicate it to the Chair.
The hon. member for Kingston and the Islands.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
Le député de Kingston et les Îles a la parole.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I request a recorded division.
Monsieur le Président, je demande un vote par appel nominal.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Call in the members.
Before the Clerk announced the results of the vote:
Convoquez les députés.
Avant que le greffier n'annonce le résultat du vote:
View Rachael Harder Profile
CPC (AB)
View Rachael Harder Profile
2021-06-09 17:31 [p.8169]
Madam Speaker, on a point of order, I wish to change my vote, please. I voted nay but I would like to vote yea.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je souhaite changer mon vote, s’il vous plaît. J’ai voté non, mais je voudrais voter oui.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
The hon. member wishes to change her vote.
Does she have unanimous consent to change it? All those opposed will please say nay.
An hon. member: Nay.
La députée souhaite modifier son vote.
A-t-elle le consentement unanime? Que tous ceux qui s’y opposent veuillent bien dire non.
Une voix: Non.
View Blake Richards Profile
CPC (AB)
View Blake Richards Profile
2021-06-09 17:31 [p.8170]
Madam Speaker, I rise on a point of order.
I will remind the House that we have typically had agreement from members to allow these kinds of things. We have done it for their side and they have done it for our side.
Earlier today someone asked to do it for a previous vote. We sort of set a precedent that we would not do that. However, I am quite disappointed to see the government refuse to follow along with the precedent we have been following that if someone makes an honest mistake, we try to give them the opportunity to correct it.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement.
Je rappelle à la Chambre que nous avons généralement l’accord des députés pour permettre ce genre de chose. Nous l’avons accordé à l’autre côté et ils ont fait de même pour nous.
Plus tôt dans la journée, une personne a demandé à le faire pour un vote précédent. Nous avons créé une sorte de précédent en disant que nous ne ferions pas cela. Toutefois, je suis déçu que le gouvernement refuse de respecter le précédent selon lequel si une personne fait une erreur involontaire, nous lui accordons la possibilité de la corriger.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
In the middle of a vote we cannot have a point of order.
On ne peut invoquer le Règlement au milieu d’un vote.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I wish to remind the member for Kingston and the Islands that it is up to the Chair to raise these issues.
The hon. member for Banff—Airdrie is correct in his assessment of what the House has done in the past. I will take a moment to re-ask the question and we will go from there.
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
An hon. member: Nay.
J'aimerais rappeler au député de Kingston et les Îles que c'est à la présidence d'énoncer ces règles.
Le député de Banff—Airdrie a raison quand il cite la procédure usuelle de la Chambre. Je vais prendre un instant pour reposer la question, puis nous aviserons.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
Une voix: Non.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I rise on a point of order.
Had the matter not already been resolved? You asked for unanimous consent, did not receive it and then asked the question again. It has to be out of order to ask the question a second time.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement.
La question n'a-t-elle pas déjà été réglée? Vous avez demandé le consentement unanime, ne l'avez pas reçu, puis avez posé la question de nouveau. Il est sûrement contraire au Règlement de poser la question une deuxième fois.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
The hon. member is challenging the Chair. Because of other decisions made in the past, which I know the hon. member has weighed in on, decisions were reversed. That is why I am asking the question once again.
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
An hon. member: Nay.
The Assistant Deputy Speaker (Mrs. Carol Hughes): There is no unanimous consent.
Le député remet en question l'autorité de la présidence. En raison d'autres décisions rendues par le passé, sur lesquelles je sais que le député s'est prononcé, on a annulé des décisions. C'est pourquoi je pose la question une deuxième fois.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
Une voix: Non.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Il n'y a pas de consentement unanime.
View Blake Richards Profile
CPC (AB)
View Blake Richards Profile
2021-06-09 17:34 [p.8170]
Madam Speaker, I have a point of order.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
There is a bit of debate going back and forth. If the hon. member is looking to challenge this vote, his point of order is out of order. If it is technical, that is different.
Mr. Blake Richards: It is technical.
The Assistant Deputy Speaker (Mrs. Carol Hughes): On a technical issue, the hon. member for Banff—Airdrie.
Il y a un certain nombre d'échanges de part et d'autre. Si le député souhaite contester le résultat du vote, son recours au Règlement est irrecevable. Cependant, s'il veut soulever un problème technique, c'est différent.
M. Blake Richards: Je veux soulever un problème technique.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Le député de Banff—Airdrie invoque le Règlement à cause d'un problème technique.
View Blake Richards Profile
CPC (AB)
View Blake Richards Profile
2021-06-09 17:34 [p.8170]
Madam Speaker, the hon. member for Lethbridge had asked for unanimous consent, and I know it was denied, but I want to raise some information that I think may cause a reconsideration of that.
The member did, in fact, seek to change her vote because she realized she had made an honest mistake. She did try to change her vote, but was unfortunately prevented from doing so. I think maybe a technical difficulty caused her to run out of time to change it. I would ask you to seek unanimous consent again for that vote to be reconsidered based on the fact that the member did make the effort to change her vote and was unable to do so. I hope that causes government members to reconsider.
Madame la Présidente, la députée de Lethbridge a demandé le consentement unanime, et je sais qu’il a été refusé, mais j’aimerais apporter de nouveaux éléments pour faire réexaminer la question.
En réalité, la députée a cherché à modifier son vote après avoir réalisé qu’elle avait fait une erreur de bonne foi. Elle a essayé de le modifier, mais elle n’a malheureusement pas pu le faire. Je pense qu’un problème technique l’a empêché de le modifier à temps. Je vous prierais de demander une fois de plus le consentement unanime, compte tenu du fait que la députée a tenté de modifier son vote sans pour autant y parvenir. À la lumière de ces éléments, j’espère que les députés ministériels voudront bien réexaminer la question.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
The hon. member clarified that the member for Lethbridge ran out of time to change her vote. Ten minutes was allotted to change the vote, and the question was posed in the House as to the hon. member receiving unanimous consent to change the vote. Therefore, I will stand by the decision that was made. It is obvious that the vote was asked twice and was rejected.
Le député a expliqué que la députée de Lethbridge n’a pas eu le temps de modifier son vote. On dispose de 10 minutes pour changer son vote, et la question de savoir si la députée pouvait avoir le consentement unanime pour modifier son vote a été posée à la Chambre. Par conséquent, je maintiens la décision qui a été prise. Il est évident que la question est passée deux fois au vote et que la demande a été refusée.
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I rise on a point of order. I believe that my colleague from Banff—Airdrie was suggesting that the app did not allow a change. We are allowed in the app, during the 10 minutes, to change our vote, and if it is not working, it is a technical difficulty. I wonder if maybe that is a better explanation. The app, within that 10 minutes, was not allowing her to do it and that makes this a technical difficulty.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je crois que le député de Banff—Airdrie a suggéré que l’application n’a pas permis à ma collègue de modifier son vote. Nous disposons de 10 minutes pour modifier le vote dans l’application, mais si cette dernière ne fonctionne pas, il s’agit s’un problème technique. Je me demande si cela clarifie les choses. L’application ne lui a pas permis de changer son vote pendant 10 minutes allouées, et donc cela devrait être considéré comme un problème technique.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
The decision has been made and I am not going to call the question again.
The hon. member for Sturgeon River—Parkland is rising on a point of order.
La décision a été prise et je ne reposerai pas la question.
Le député de Sturgeon River—Parkland invoque le Règlement.
View Dane Lloyd Profile
CPC (AB)
View Dane Lloyd Profile
2021-06-09 17:39 [p.8170]
Madam Speaker, I had to step out of the House, unfortunately, very quickly for something, and I was alerted by the staff that I should come in here as quickly as possible because my vote might be invalidated. I hope you can clarify that just because I left the House for a moment, my vote has not been invalidated. I would like a ruling from you.
Madame la Présidente, j'ai malheureusement dû quitter la Chambre très rapidement pour régler quelque chose, et le personnel m'a avisé que je devais revenir dès que possible, car mon vote risquait d'être invalidé. J'espère donc que vous pourrez me confirmer que, même si j'ai brièvement quitté la Chambre, mon vote ne sera pas invalidé. J'aimerais obtenir une décision de votre part.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I appreciate the hon. member's honesty about leaving the House. Given the fact that the hon. member did leave the House, the vote will not be counted.
The member for Brandon—Souris has a point of order. Is it on the vote?
Je remercie le député pour sa franchise à propos de sa sortie de la Chambre. Puisque le député a quitté la Chambre, son vote ne sera pas compté.
Le député de Brandon—Souris a un rappel au Règlement. Est-ce à propos du vote?
View Larry Maguire Profile
CPC (MB)
View Larry Maguire Profile
2021-06-09 17:39 [p.8170]
Yes. On your comment to my colleague from—
Oui. C'est à propos de votre remarque à mon collègue de...
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
That is a point of debate. I have already ruled, so unless the hon. member has an issue with his vote, the point of order will wait until I am done with the vote.
Mr. Larry Maguire: Well, it is about the vote, but—
The Assistant Deputy Speaker (Mrs. Carol Hughes): The debate is continuing on. I have already ruled on the hon. member's point.
The hon. member for Sturgeon River—Parkland is rising on a point of order.
Il s'agit d'une question de débat. J'ai déjà rendu ma décision. Donc, à moins que le député ait un problème relatif à son vote, le rappel au Règlement devra attendre la fin du vote.
M. Larry Maguire: Eh bien, c'est à propos du vote, mais...
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Le débat se poursuit. J'ai déjà rendu ma décision sur le point soulevé par le député.
Le député de Sturgeon River—Parkland invoque le Règlement.
View Dane Lloyd Profile
CPC (AB)
View Dane Lloyd Profile
2021-06-09 17:39 [p.8171]
Madam Chair, I am not going to debate your ruling. I would like to ask the House for unanimous consent to count my vote. I was here to listen to the entire vote, but we were going through a lot of technical aspects for it and I had to step out momentarily. I am just asking for unanimous consent from the House to count my vote.
Madame la présidente, je ne vais pas contester votre décision. J'aimerais demander le consentement unanime de la Chambre pour compter mon vote. J'étais présent pour entendre l'ensemble du vote, mais nous éprouvions beaucoup de difficultés techniques et j'ai dû m'absenter momentanément. Je demande simplement le consentement unanime de la Chambre pour compter mon vote.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
Does the hon. member have unanimous consent to have his vote recorded despite the fact that, as he indicated, he stepped out of the chamber for a few seconds?
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay. It is agreed.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
I declare the motion carried.
Le député a-t-il le consentement unanime pour que son vote soit enregistré malgré le fait que, comme il l'a dit, il est sorti de la salle pendant quelques secondes?
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non. C'est d'accord.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui s'y opposent veuillent bien dire non.
Je déclare la motion adoptée.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
It is my duty, pursuant to Standing Order 38, to inform the House that the questions to be raised tonight at the time of adjournment are as follows: the hon. member for Saanich—Gulf Islands, The Environment; the hon. member for Edmonton Strathcona, Post-Secondary Education; the hon. member for Calgary Midnapore, Airline industry.
Conformément à l'article 38 du Règlement, je dois faire connaître à la Chambre les questions qu'elle abordera lors de l'ajournement ce soir, à savoir: la députée de Saanich—Gulf Islands, L'environnement; la députée de Edmonton Strathcona, L'éducation postsecondaire; et la députée de Calgary Midnapore, L'industrie du transport aérien.
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Lib. (ON)
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2021-06-09 17:41 [p.8172]
moved:
That, pursuant to Standing Order 27(1), commencing on Friday, June 11, 2021, and concluding on Wednesday, June 23, 2021, the House shall continue to sit on Mondays and Wednesdays until midnight, and on Fridays until 4:30 p.m.
propose:
Que, conformément à l'article 27(1) du Règlement, à partir du vendredi 11 juin 2021 jusqu'au mercredi 23 juin 202, inclusivement, la Chambre continue de siéger les lundis et mercredis jusqu'à minuit, et les vendredis jusqu'à 16 h 30.
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Lib. (MB)
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2021-06-09 17:42 [p.8172]
Madam Speaker, I am very glad that we were able to get to this point. I am concerned and disappointed, even in the last half-hour. I think we need to realize that, although members of the Conservative Party will say they want more debate time, in reality nothing could be further from the truth. I would argue that ultimately the Conservatives have been very much a destructive force on the floor of the House of Commons. I would like to explain why it is so important that we pass the motion that the minister of procurement has just presented.
The pandemic really challenged all of us. We needed to find new ways to get the job done, the job that Canadians have been very much relying on us to do. We gradually brought in a hybrid Parliament to ensure that MPs could do their job from wherever they are in the country. This was so it would be inclusive, whether they are up north, the west coast, the east coast or in central Canada, like me here in Winnipeg. We found ways for the House to debate and pass legislation that would ultimately help Canadians during the pandemic. Many bills were passed to ensure that millions of Canadians had the funds that they needed to put food on their table, pay the rent, cover mortgages and so on.
We have a number of pieces of legislation before the House in one form or another. I would like to give some examples of the legislation that are in limbo because the Conservatives are more interested in playing political games than they are in serving the best interests of Canadians. I would like to highlight a few of those pieces of legislation and then make a point as to why this particular motion is necessary.
We have seen motions of this nature previously. I have been a parliamentarian for 30 years now, and I have seen it at the provincial level and at the national level. Political parties of all stripes have recognized that there is a time in which we need to be able to bring in extended hours. In the most part it is meant to contribute to additional debate and to allow the government to pass important legislation. That is really what this motion is all about.
Looking at the last vote we just participated in, it would appear as though Bloc members, New Democrats and Greens are in agreement with the members of the Liberal caucus that we need to sit extra hours. My appeal is to the Conservatives to stop playing their political, partisan games and start getting to work.
There is nothing wrong with sitting until midnight two to four times between now and mid-June. Stephen Harper did it. He had no qualms moving motions of this nature. Yes, we will also sit a little extra time on Friday afternoons. I believe Canadians expect nothing less from all members of the House.
When Canadians decided to return the government in a minority format, it was expected that not only we as the governing party would receive a message, but also that all members of the House would receive a message. The Conservative opposition has a role to play that goes beyond what they have been playing and what we have been witnessing since November or December of last year. I would cross the line to say that it is not being a responsible official opposition.
I spent well over 20 years in opposition. The Conservative Party, with its destructive force, is preventing the government of the day and other members, not only government members, from moving the legislation forward. I appeal to the official opposition to not only recognize there is a genuine need to move this legislation forward, but also recognize that, at the end of the day, we extend hours to accommodate additional debate.
My concern is that the Conservatives will continue the political, partisan games, at great expense to Canadians. I will give an example. Bill C-30 is at report stage and third reading. We were supposed to debate that bill today. Chances are that we will not get to that bill today. We have not been able to get to other legislation because of the tactics of the official opposition, the reform Conservative Party, as I often refer to it.
The last budget legislation was Bill C-14. The first female Minister of Finance of Canada presented an economic update to the House back in late November, and the legislation was introduced in December. For days, the Conservatives would not allow it to pass. This was legislation that helped businesses and Canadians in many ways, yet the Conservatives saw fit to filibuster it. Bill C-30 will pass. It is budget legislation. It is not an option for the government.
Bill C-12 is the net-zero emissions legislation. If members canvass their constituents, they will find out that it does not matter where they live in Canada, our constituents are concerned about the environment and are telling all members of the House that we need to do more. Bill C-12, the net-zero emissions bill, is very important legislation. It answers, in good part, the call from Canadians from coast to coast to coast.
To a certain degree, we have seen a change in attitude by some Conservatives with their new leadership. Some in their caucus do not support it, but the leadership agrees that there is a need for a price on pollution. They seem to be coming around, even though they are five, six or seven years late. Surely to goodness, they would recognize the value of the legislation. Bill C-12 is stuck in committee.
What about Bill C-10? Bill C-10 would update very important legislation that has not been updated for 30 years, since 1990 or 1991. Let us think of what the Internet was like back in 1990. I can recall sitting in the Manitoba legislature, hearing the ring, the buzzing and then a dial tone. We can remember how slow it was.
I will tell my Conservative friends that things have changed. Now all sorts of things take place on the Internet. This is important legislation. The NDP, the Greens and the Bloc support the legislation. The Conservatives come up with a false argument, dig their feet in and then say they are not being given enough time, yet they have no problem squandering time.
Thankfully, because of the Bloc, we were able to put some limits on the committee, so we could get it though committee. If the Bloc did not agree with the government and with that concurrence, it would never pass the committee stage. There is absolutely no indication that the Conservatives have any intent of seeing Bill C-10 pass through committee stage.
If members have been listening to the chamber's debates in regard to Bill C-6, they have heard the Conservatives disagree with another piece of legislation. They say they do not support mandatory conversion therapy, and they are using the definition as a scapegoat to justify their behaviour on the legislation. Once again they are the only political entity inside the House of Commons that is preventing this legislation or putting it in jeopardy. The leadership of the Conservative Party might think one thing, but the reality is that the behaviour of the Conservative Party has put Bill C-6 in limbo.
I could talk about Bill C-21, the firearms legislation. Members know that the Conservatives have been using firearms as a tool for many years. Even when I was an MLA in the mid-nineties, I can remember the Conservative Party using firearms as a tool, and nothing has really changed. The bill is still in second reading. There is no indication at all that the Conservatives are willing to see that piece of legislation pass. Members can check with some of the communities and stakeholders that are asking and begging not only the government, but also opposition parties, to let this legislation pass.
That is not to mention Bill C-22, which is about criminal justice reform. That is another piece of legislation that, again, the Conservative Party has given no indication it intends to let see the light of day or go to committee.
Another piece of legislation that is important not only to me, but should be to all members of the House, is Bill C-19. I understand this important piece of legislation is going to committee tomorrow, but if we apply what we have seen at second reading to the committee stage, it is going to be a huge concern. This bill would give Elections Canada additional powers to administer an election in a safer, healthier way for voters and for Elections Canada workers. It is a good piece of legislation. I am somewhat familiar with it because of my role as parliamentary secretary to the minister, who I know has worked very hard on bringing this legislation forward and wants to see it passed. It is a piece of legislation on which the Conservatives have said we should have more debate.
The government attempted to bring this legislation in a long time ago. It tried to get it to committee a long time ago. One day I was ready and primed to address Bill C-19, and the Conservatives' game at that time was to bring in a concurrence motion, because if they did that they could prevent debate on Bill C-19. That is what they did, and it was not the first time. The Conservative Party does not even recognize the value of it. It is a minority situation. We do not know when there is going to be an election. It seems to me that the responsible thing to do is to get Bill C-19 passed. As I say, it is at the committee stage today. I hope that the Conservative Party will see the merits of passing that bill out of the committee stage.
At the beginning of the pandemic, there seemed to be a greater sense of co-operation. From the very beginning, the Prime Minister has been very clear: He and the Government of Canada have had as their first priority minimizing the negative impacts of the COVID-19 pandemic, and being there in a real and tangible way for Canadians. That is for another speech in which I can expand on the particular argument the Prime Minister put forward.
We can do other things. We have seen that in some of the legislative initiatives that we have taken. As I say, at the very beginning there was a high sense of co-operation and the team Canada approach applied within the House of Commons. The Conservatives started falling off the track last June. One year later, there is no sign that the Conservative Party recognizes the value of working together.
I would remind my Conservative friends that, as we in government realize, it is a minority government. If someone gives me 12 graduates from Sisler High School, or any high school in the north end of Winnipeg, whether it is Maples Collegiate, Children of the Earth High School, R.B. Russell Vocational High School or St. John's High School, I can prevent the government from being able to pass legislation. It does not take a genius to do that.
We need co-operation from the opposition, and the Conservative Party has been found wanting in that. It has not been co-operative in the last number of months. I find that shameful. Obviously, the Conservatives are not listening to what Canadians expect of them. In fact, what we have seen is delay and more delay, to the point that it becomes obstruction.
Conservatives have obstructed the work of the House as it has debated Bill C-14. If I were to draw comparisons, I would compare Bill C-14 and Bill C-3. Bill C-14 is vitally important to all of us. Canadians needed Bill C-14 passed, but look at the amount of debate and filibustering we had from the official opposition.
On the other hand, Bill C-3 was also a very important piece of legislation. All parties supported it. In fact, the initial idea came from the former leader of the Conservative Party, Rona Ambrose. Everyone supported it. We spent many hours and days debating that piece of legislation, when we could have been debating other legislation. Not that the other legislation was not important, but we all know there is no time process outside of time allocation to get government legislation through. That is in a normal situation, when we have an opposition party that recognizes the value of actual debate of government agenda items that they should pass through, but they did not. Instead, they would rather debate it.
We have moved motions to have extended sittings in the past to accommodate additional debate. I say, in particular to my Conservative friends, that if they are going to behave in this fashion they should not criticize the government for not affording time to debate bills. What a bunch of garbage. They cannot have it both ways. I appeal to the Conservative Party to recognize true value. They should work for Canadians and let us see if we can make a more positive contribution and start working together for the betterment of all.
Madame la Présidente, je suis ravi que nous ayons pu nous rendre à ce point-ci. Je suis préoccupé et déçu, même en tenant compte de la dernière demi-heure. Nous devons nous rendre compte que même si les conservateurs disent vouloir allonger la période des débats, rien ne pourrait être plus loin de la vérité. Je soutiens, que ces derniers temps, les conservateurs mettent vraiment des bâtons dans les roues à la Chambre des communes. J'aimerais expliquer pourquoi il est si important d'adopter la motion présentée à l'instant par la ministre de l’Approvisionnement.
La pandémie a créé toutes sortes de défis pour nous tous. Nous avons dû trouver de nouvelles façons de procéder pour accomplir le travail que les Canadiens attendent, plus que jamais, de nous. Nous avons graduellement instauré des séances hybrides pour que tous les députés puissent participer au débat peu importe où ils se trouvent au Canada. Nous tenions à avoir une approche inclusive qui conviendrait à tous les députés, qu'ils soient dans le Nord du pays, sur la côte Ouest, sur la côte Est ou au centre du pays, comme moi qui suis à Winnipeg. Nous avons trouvé des façons de faire qui ont permis à la Chambre de débattre et d'adopter des lois qui allaient aider les Canadiens pendant la pandémie. La Chambre a adopté beaucoup de projets de loi parce qu'elle tenait à ce que des millions de Canadiens aient assez d'argent pour faire l'épicerie, payer le loyer, payer l'hypothèque et ainsi de suite.
La Chambre est actuellement saisie de plusieurs projets de loi dont certains qui sont en suspens parce que les conservateurs trouvent plus important de se livrer à de petits jeux politiques que de servir les intérêts des Canadiens. Je nommerai quelques-uns de ces projets de loi, à titre d'exemple, puis j'expliquerai pourquoi la motion à l'étude est nécessaire.
Nous avons déjà vu des motions de cet ordre. Cela fait maintenant 30 ans que je suis parlementaire et j'ai vu de telles motions au niveau provincial comme au niveau national. Tous les partis politiques reconnaissent qu'il est parfois nécessaire de prolonger les heures de séance. Un des principaux objectifs est de permettre plus d'heures de débat et de permettre l'adoption de projets de loi importants. Voilà le but premier de la motion.
Si je me fie aux résultats du vote qui vient d'avoir lieu, il semble que les députés bloquistes, néo-démocrates et verts sont d'accord avec les membres du caucus libéral pour dire qu'il faut prolonger les séances. J'implore les conservateurs de cesser leurs petits jeux partisans et de se mettre au travail.
Il n'y a rien de mal à siéger jusqu'à minuit deux à quatre fois d'ici la mi-juin. Stephen Harper l'a fait. Il ne se gênait aucunement pour proposer de telles motions. Oui, nous siégerons également un peu plus longtemps le vendredi après-midi. J'estime que les Canadiens ne s'attendent à rien de moins de la part des députés.
Lorsque les Canadiens ont décidé de confier un nouveau mandat, quoique minoritaire, au gouvernement, ils ont transmis un message clair au parti au pouvoir et à l'ensemble des députés. L'opposition conservatrice a un rôle à jouer qui va au-delà de ce dont nous sommes témoins depuis novembre ou décembre derniers. J'irais même jusqu'à dire qu'il ne s'agit pas d'une opposition officielle responsable.
J'ai passé bien plus de 20 ans dans l'opposition. Avec son attitude nuisible, le Parti conservateur empêche le gouvernement actuel et d'autres députés que les ministériels de faire avancer l'étude de projets de loi. J'exhorte l'opposition officielle à reconnaître qu'il faut vraiment aller de l'avant avec ces projets de loi, mais aussi que, au bout du compte, nous voulons prolonger les heures de séance pour débattre davantage.
Ce que je crains, c'est que les conservateurs continuent de s'adonner à des manœuvres politiques partisanes qui coûteront très cher aux Canadiens. Par exemple, en ce qui concerne l'étude du projet de loi C-30, il reste à franchir l'étape du rapport et l'étape de la troisième lecture. Nous étions censés débattre de ce projet de loi aujourd'hui, mais nous risquons de ne pas pouvoir le faire. Nous n'avons pas pu étudier d'autres projets de loi à cause des tactiques de l'opposition officielle, ou du Parti réformiste-conservateur, comme je l'appelle souvent.
Le dernier projet de loi d'exécution du budget était le projet de loi C-14. La première femme à occuper le poste de ministre des Finances du Canada a présenté une mise à jour économique en novembre, et le projet de loi a été présenté en décembre. Pendant des jours, les conservateurs nous ont empêchés de l'adopter. Ce projet de loi visait à aider les Canadiens d'une foule de façons, mais les conservateurs ont cru bon de faire de l'obstruction systématique. Le projet de loi C-30 sera adopté. C'est le projet de loi d'exécution du budget. C'est indispensable pour le gouvernement.
Le projet de loi C-12 concerne la carboneutralité. Si les députés sondent les résidants de leur circonscription, ils se rendront compte que peu importe où ils vivent au Canada, ceux-ci se préoccupent de l'environnement et ils souhaitent que tous les députés en fassent davantage à ce sujet. Le projet de loi C-12 sur la carboneutralité est très important. Il répond en grande partie aux demandes des Canadiens d'un océan à l'autre.
Jusqu'à un certain point, on a constaté un changement dans l'attitude de certains conservateurs depuis l'arrivée de leur nouveau chef. Certains membres de leur caucus ne sont pas d'accord, mais le chef convient qu'il faut une tarification de la pollution. Ils semblent se rallier à cette idée, même s'ils ont cinq, six ou sept ans de retard. Ils reconnaissent sûrement la valeur du projet de loi C-12, qui est bloqué au comité.
Qu'en est-il du projet de loi C-10? Ce projet de loi mettrait à jour une loi qui ne l'a pas été depuis 30 ans, soit depuis 1990 ou 1991. Pensons à ce qu'était Internet en 1990. Je me revois à l'Assemblée législative du Manitoba en train d'entendre la sonnerie, le bourdonnement, puis la tonalité. C'était vraiment lent.
Je dirai aux députés conservateurs que les choses ont changé. Il se passe maintenant toutes sortes de choses sur Internet. Ce projet de loi est important. Le NPD, le Parti vert et le Bloc l'appuient. Quant à eux, les conservateurs invoquent un faux argument, ils se braquent, puis ils disent qu'on ne leur accorde pas assez de temps. Pourtant, ils n'hésitent pas à gaspiller le temps dont ils disposent.
Heureusement, grâce au Bloc, nous avons pu imposer certaines limites au comité afin que le projet de loi puisse franchir cette étape. Si le Bloc n'était pas d'accord avec le gouvernement et n'accordait pas son consentement, il ne franchirait jamais l'étape de l'étude en comité. Rien ne laisse croire que les conservateurs ont l'intention de voir le projet de loi C-10 adopté à l'étape du comité.
Si les députés ont écouté les débats de la Chambre sur le projet de loi C-6, ils auront compris que c'est une autre mesure législative à laquelle les conservateurs s'opposent. Ils disent qu'ils ne sont pas en faveur des thérapies de conversion obligatoires, et ils utilisent la définition pour justifier leur position vis-à-vis de la mesure législative. Une fois de plus, ils sont le seul groupe politique à la Chambre des communes qui la bloque ou la met en péril. Il se peut que le chef du Parti conservateur pense autre chose, mais le fait est que le positionnement du Parti conservateur laisse le sort du projet de loi C-6 en suspens.
Je pourrais parler du projet de loi C-21, le projet de loi sur les armes à feu. Les députés savent que les conservateurs se servent des armes à feu comme outil depuis de nombreuses années. Même lorsque j'étais député provincial au milieu des années 1990, le Parti conservateur utilisait les armes à feu comme outil, et rien n'a vraiment changé. Le projet de loi en est toujours à l'étape de la deuxième lecture. Rien n'indique que les conservateurs sont prêts à voir cette mesure législative adoptée. Il n'y a qu'à aller voir ce que pensent les collectivités et les parties prenantes qui demandent et supplient non seulement le gouvernement, mais aussi les partis d'opposition, d'adopter cette loi.
C'est sans parler du projet de loi C-22, sur la réforme de la justice pénale. C'est une autre mesure législative que le Parti conservateur, encore une fois, n'a pas l'air de vouloir laisser aller où que ce soit.
Une autre mesure législative qui est importante non seulement pour moi, mais qui devrait l'être pour tous les députés, c'est le projet de loi C-19. Je crois comprendre que le comité en sera saisi demain, mais si la situation dont nous avons été témoins à l'étape de la deuxième lecture se répète à l'étape de l'étude en comité, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le projet de loi en question donnerait à Élections Canada des pouvoirs supplémentaires pour lui permettre d'organiser des élections en assurant la santé et la sécurité des électeurs et de ses travailleurs. Il s'agit d'un bon projet de loi. Si je suis un peu au courant, c'est en raison de mon rôle de secrétaire parlementaire auprès du ministre, qui, je le sais, a travaillé très fort pour pouvoir présenter le projet de loi et qui souhaite son adoption. D'ailleurs, les conservateurs ont dit que nous devrions en débattre davantage.
Le gouvernement a tenté de faire adopter cette mesure législative il y a longtemps. Il a essayé de la renvoyer au comité il y a un bon bout de temps. Un jour, j'étais tout à fait prêt à parler du projet de loi C-19, mais la tactique des conservateurs à ce moment-là a été de présenter une motion d'adoption, parce qu'ils pouvaient ainsi empêcher le débat sur le projet de loi C-19. C'est ce qu'ils ont fait, et ce n'était pas la première fois. Le Parti conservateur ne reconnaît même pas la valeur du projet de loi. Nous sommes dans un contexte de gouvernement minoritaire. Nous ne savons pas quand les prochaines élections seront déclenchées. La chose responsable à faire, me semble-t-il, c'est d'adopter le projet de loi C-19. Comme je l'ai dit, cette mesure législative se trouve aujourd'hui à l'étape de l'étude en comité. J'espère que le Parti conservateur verra l'utilité de l'adopter après l'étape de l'étude en comité.
Au début de la pandémie, l'esprit de collaboration semblait plus fort. Dès le départ, le premier ministre a été très clair: la grande priorité pour lui et le gouvernement était de minimiser les répercussions de la pandémie de COVID-19 et d'être là de façon concrète pour les Canadiens. Il y aurait là matière à un autre discours où je parlerais en détail de cet argument soulevé par le premier ministre.
Nous pouvons faire avancer d'autres dossiers. Nous l'avons vu pour certaines des mesures législatives que nous avons prises. Comme je l'ai dit, au début, il y avait un fort esprit de collaboration, et la Chambre des communes avait adopté l'approche Équipe Canada. Les conservateurs ont commencé à déraper en juin dernier. Un an plus tard, rien n'indique que le Parti conservateur reconnaît la valeur de la collaboration.
Je rappelle à mes amis conservateurs que nous avons un gouvernement minoritaire, ce dont les députés ministériels sont bien conscients. Avec l'aide de 12 diplômés de l'école secondaire Sisler ou de tout autre établissement du Nord de Winnipeg, que ce soit le Maples Collegiate, l'école secondaire Children of the Earth, l'école secondaire de formation professionnelle R.B. Russell ou l'école secondaire St. John's, je pourrais empêcher le gouvernement d'adopter un projet de loi. Nul besoin d'être un génie pour y arriver.
Nous avons besoin que l’opposition coopère, et le Parti conservateur se montre réticent. Il n’a pas voulu collaborer ces derniers mois et je trouve cela déplorable. Il est évident que les conservateurs n’écoutent pas ce que leur disent les Canadiens. En réalité, ils ne font que créer des retards successifs, à tel point que cela devient de l’obstruction.
Les conservateurs ont fait obstruction au travail de la Chambre lors du débat sur le projet de loi C-14. Je pourrais comparer le projet de loi C-14 et le projet de loi C-3. Le projet de loi C-14 est vital pour nous tous. Les Canadiens avaient besoin que ce projet de loi soit adopté, mais nous ne pouvons que regretter les nombreuses discussions et l’obstruction provoquées par l’opposition officielle.
En revanche, le projet de loi C-3 était aussi une mesure législative très importante. Tous les partis l'ont appuyé. En fait, c'est Rona Ambrose, ancienne cheffe du Parti conservateur, qui en a eu l'idée au départ. Tout le monde a appuyé le projet de loi. Nous avons passé de nombreuses heures à débattre de la mesure législative, alors que nous aurions pu débattre d'autres mesures législatives. Je ne dis pas que les autres mesures législatives n'étaient pas importantes, mais nous savons tous qu'il n'existe pas d'autre processus que l'attribution de temps pour faire adopter les projets de loi du gouvernement. Cela s'applique dans une situation normale, où le parti de l'opposition reconnaît l'importance de débattre des éléments du programme du gouvernement, qu'il devrait adopter, mais il ne l'a pas fait. Les conservateurs préfèrent plutôt débattre de la présente motion.
Nous avons présenté des motions visant à prolonger les séances par le passé pour tenir des débats supplémentaires. Je dois dire, surtout à mes collègues conservateurs, que s'ils se comportent de cette façon, ils ne devraient pas reprocher au gouvernement de ne pas avoir accordé suffisamment de temps pour débattre des projets de loi. Ce sont des balivernes. Les conservateurs ne peuvent pas jouer sur les deux tableaux. J'exhorte le Parti conservateur à se concentrer sur ce qui est important. Les conservateurs devraient travailler pour les Canadiens. Voyons voir si nous pouvons apporter une contribution plus positive et commençons à collaborer dans l'intérêt de tous.
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Lib. (ON)
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2021-06-09 18:02 [p.8174]
Madam Speaker, I rise on a point of order. I am tabling the government's responses to Order Paper Questions Nos. 641 to 654.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. Je dépose les réponses du gouvernement aux questions nos 641 à 654 inscrites au Feuilleton.
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NDP (BC)
Madam Speaker, as you know, the NDP members have the reputation of being the worker bees of the House of Commons.
It is in that spirit that we proposed, not a few weeks ago and not in April but on March 7, that we start extended evening sittings because we believed it was important to get to legislation that was important for Canadians. On March 7, we wrote to all the House leaders to say that we should start streamlining, because quite frankly the government's approach on the House agenda has been absolutely inept.
We will be supporting the motion to extend the hours, but the real question is why did the Liberals wait so long? Why, on a key bill such as Bill C-12, which is so fundamentally important but was deeply flawed, did the NDP have to drag the Liberals kicking and screaming to improve the bill? Now, with a few days left in the session, the Liberals are scrambling to get it through.
Why did the Liberals wait so long when the NDP proposed this route on March 7?
Madame la Présidente, comme vous le savez, les députés néo-démocrates ont la réputation d'être les abeilles ouvrières de la Chambre des communes.
C'est dans cet esprit que nous avons proposé, non pas il y a quelques semaines, non pas en avril, mais bien le 7 mars, de commencer à prolonger les séances en soirée, car nous estimions important d'adopter les textes législatifs qui importent aux Canadiens. Le 7 mars, nous avons écrit à tous les leaders parlementaires pour leur indiquer la nécessité de simplifier le programme, car l'approche du gouvernement par rapport au programme de la Chambre est, bien franchement, tout à fait inepte.
Nous allons appuyer la motion visant à prolonger les heures de séance, mais ce que l'on doit véritablement déterminer, c'est pourquoi les libéraux ont attendu si longtemps pour le faire? Pourquoi, dans le cas du projet de loi C-12 par exemple, un projet de loi certes foncièrement important, mais terriblement inadéquat, le NPD a-t-il été obligé de forcer la main des libéraux pour l'améliorer? Et maintenant qu'il ne reste que quelques jours avant la fin de la session, les libéraux essaient tant bien que mal de le faire adopter.
Pourquoi les libéraux ont-ils attendu aussi longtemps alors que le NPD proposait déjà cette solution le 7 mars?
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Lib. (MB)
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2021-06-09 18:04 [p.8174]
Madam Speaker, I appreciate that the NDP members are going to be supporting the motion at hand. Also, the NDP did not object when we made the suggestion, on at least three occasions, to sit longer in the evening to accommodate debate on important legislation. I think one time it was on the medical assistance in dying legislation.
At times there is a need to have extended hours. We have attempted it in the past. We required unanimous consent, and unfortunately the Conservatives would not give it. It would be so much better if we could actually see a sense of commitment and could say, “Here is the time we could use on bill X,” then we would be able to pass it on to the committee stage, or get it out of committee in a reasonable fashion so there could be some debate time.
I would suggest this window of opportunity is there to do two things: to facilitate more debate and to pass legislation that we know Canadians want us to move forward.
Madame la Présidente, je me réjouis que les députés néo-démocrates appuient la motion à l'étude. De plus, lorsque nous avons proposé, à au moins trois reprises, de prolonger la séance en soirée pour permettre le débat sur des mesures législatives importantes, le NPD ne s'y est pas opposé. Je crois qu'à une occasion, c'était pour débattre du projet de loi sur l'aide médicale à mourir.
Il est parfois nécessaire d'avoir des heures prolongées. Nous avons tenté de le faire dans le passé. Nous avions besoin du consentement unanime de la Chambre, mais, malheureusement, les conservateurs n'ont pas voulu donner le leur. Ce serait tellement mieux si nous pouvions vraiment constater un sens de l'engagement: nous proposerions le temps nécessaire à l'étude d'un projet de loi et nous l'étudierions. Puis, nous serions en mesure de le renvoyer à un comité ou de le recevoir du comité dans un délai raisonnable pour pouvoir en débattre.
Je dirais que cette possibilité existe pour deux choses: permettre de débattre davantage de la question et adopter un projet de loi que les Canadiens veulent nous voir adopter.
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CPC (AB)
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2021-06-09 18:05 [p.8175]
Madam Speaker, the impact of the motion is that committees would be cancelled. The important work of this House extends to what is done in those committees as well. By doing this, resources are challenged. As a result, a number of the committees would be cancelled. That is important work as well.
Does the member not think committee work is important?
Madame la Présidente, la motion aurait pour résultat d'annuler les travaux des comités. Le travail important de la Chambre englobe aussi les travaux de ces comités. En procédant ainsi, nous limitons les ressources, ce qui entraînera l'annulation de beaucoup de réunions de comités. Ces travaux sont tout aussi importants.
Le député ne croit-il pas que les travaux des comités sont importants?
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Lib. (MB)
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2021-06-09 18:06 [p.8175]
Madam Speaker, committee work is very important. I have always recognized the value of committee work. I wish the member who posed the question or the Conservative House leadership would value time, both in committee and in the House, and not only allow for debates to occur but to see things flow through.
Could members imagine if the government used game play to prevent opposition motions or private member's bills from being able to pass? They are all set through a process of time to ensure that they happen. The Conservatives know full well that if they continue to talk or do not commit, it obligates the government to take action. It obligates us to work with another opposition party so that we can have a majority. We are prepared to do that wherever we can.
Madame la Présidente, les travaux des comités sont très importants. J'ai toujours reconnu leur valeur. J'aimerais que le député qui a posé la question ou encore le leader parlementaire des conservateurs accordent eux aussi de la valeur au temps que nous avons en comité et à la Chambre afin d'être productifs plutôt que de strictement débattre pour débattre.
Les députés peuvent-ils s'imaginer ce qui arriverait si le gouvernement usait de stratagèmes pour empêcher l'adoption de motions de l'opposition ou de projets de loi d'initiative parlementaire? Ils sont tous soumis à un échéancier pour qu'ils puissent franchir les différentes étapes. Les conservateurs savent très bien que lorsqu'ils continuent à discourir au lieu de se prononcer, ils obligent le gouvernement à agir. Cela nous oblige à collaborer avec un autre parti de l'opposition afin d'obtenir une majorité, ce que nous sommes prêts à faire chaque fois que nous le pouvons.
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Lib. (ON)
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2021-06-09 18:07 [p.8175]
Madam Speaker, we have all been sent here by our constituents, Canadians across the country, to do the work that we promised them we would do through our campaign platforms. That is part of the democratic process.
How does the member think Canadians across the country feel, whether in the western provinces, in the Atlantic provinces or in the agriculture sector, when they see members wasting time in the House, giggling and laughing, and trying to delay more and more as they pretend they are confused about votes and try to delay the important work that we as a minority government have to do together in a co-operative way?
Madame la Présidente, nous avons tous été envoyés ici par les gens de nos circonscriptions, des Canadiens de partout au pays, pour faire le travail que nous leur avons promis de faire dans nos programmes électoraux. Cela fait partie du processus démocratique.
Comment le député pense-t-il que les Canadiens partout au pays se sentent, que ce soit dans les provinces de l'Ouest, dans les provinces de l'Atlantique ou dans le secteur agricole, quand ils voient des députés perdre du temps à la Chambre, ricaner et essayer de retarder de plus en plus les travaux en prétendant qu'ils sont confus au sujet des votes et en essayant de retarder l'important travail que nous devons faire ensemble, en tant que gouvernement minoritaire, dans un esprit de coopération?
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Lib. (MB)
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2021-06-09 18:08 [p.8175]
Madam Speaker, I think the question is best answered with two specific examples. If we reflect on what took place last Friday, we were supposed to deal with Bill C-10 at committee stage. A majority of members inside the House wanted to see limitations put on the committee so we would be able to get the bill back to the committee. In my opinion, the games that were played crossed the line. We saw the Chair occupant challenged inappropriately and harassed, I would suggest. There were all sorts of issues that took place on Friday. If I was a Conservative, I would be embarrassed by the behaviour.
With respect to the election, the member is right. We knocked on doors telling seniors age 75 and over that we would bring that 10% increase. This budget bill, Bill C-30, which we want to pass, gives that 10% increase to those age 75 and over. It is the fulfillment of a campaign promise. That is why the Liberals are so passionate about getting our legislative agenda through, because in good part, they are commitments that we made in the last election—
Madame la Présidente, je pense que la meilleure manière de répondre à la question est d'examiner deux exemples précis. Voyons ce qui s'est passé vendredi dernier. Nous étions censés nous occuper du projet de loi C-10 à l'étape du comité. Une majorité de députés à la Chambre voulait que des limites soient imposées au comité afin que nous puissions y renvoyer le projet de loi. À mon avis, on a vraiment dépassé les bornes, sur le plan des manigances. L'occupante du fauteuil s'est vue interpellée de manière inappropriée et harcelée, je dirais même. Il y a eu toutes sortes de problèmes, vendredi. Si j'étais un conservateur, je me sentirais embarrassé de cela.
En ce qui concerne les élections, la députée a raison. Nous avons fait campagne en disant aux personnes âgées de 75 ans et plus que nous allions leur donner cette augmentation de 10 %. Ce projet de loi budgétaire, le projet de loi C-30, que nous voulons adopter, permettra aux personnes âgées de 75 ans et plus de bénéficier de cette augmentation de 10 %. C'est une promesse électorale que nous voulons remplir. Voilà pourquoi nous, libéraux, tenons tant à faire adopter notre programme législatif, car il s'agit en grande partie d'engagements que nous avons pris lors de la dernière campagne électorale...
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NDP (ON)
Questions and comments, the hon. member for Vancouver Kingsway.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Vancouver Kingsway a la parole.
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NDP (BC)
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2021-06-09 18:09 [p.8175]
Madam Speaker, I have been privileged to be in the House for 13 years. The hon. member is correct that it is absolutely routine every June to extend the hours so we can get important business done. That has happened under majority and minority Conservative and Liberal governments.
The previous questioner talked about wasting time. My question to my hon. colleague is this. If we are so concerned about wasting time and getting the government's important business done, why did he take 20 minutes of valuable House time to explain the simple motion to extend the sitting hours?
Madame la Présidente, j'ai le privilège de siéger à la Chambre depuis 13 ans. Le député a tout à fait raison de rappeler que la Chambre a l'habitude de prolonger les heures de séance chaque année, en juin, pour régler des dossiers importants. Cette pratique a été perpétuée par des gouvernements conservateurs et des gouvernements libéraux, majoritaires comme minoritaires.
La personne qui a posé la question précédente a parlé des pertes de temps. Pour ma part, voici la question que je pose au député: puisqu'il trouve si important d'éviter les pertes de temps et de régler les dossiers importants du gouvernement, pourquoi a-t-il pris 20 minutes du temps précieux de la Chambre pour expliquer la motion toute simple qui vise à prolonger les heures de séance?
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Lib. (MB)
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2021-06-09 18:10 [p.8175]
Madam Speaker, I can tell the member that the feelings I often express are not mine and mine alone. Whether they are from my colleagues or constituents in Winnipeg, I think there are points that need to be made. If we can make those points and that helps shape the tone of the debate or causes additional legislation to pass, I would like to see that. I would like to think that my contributions will add value to what is being done inside the House of Commons. I am naive enough to believe that there are times when my contributions do add value. I realize there are other times where I could have said something a bit better or a little stronger, or possibly even toned it down somewhat. However, I understand the member's message.
Madame la Présidente, je signale au député que, dans bien des cas, les sentiments que j'exprime ne sont pas seulement les miens. Certains éléments viennent de mes collègues ou des gens de ma circonscription, à Winnipeg, et je trouve important de les mentionner. Si le fait de présenter ces éléments peut influencer le ton du débat ou nous permettre d'adopter plus de projets de loi, j'en serai ravi. J'aime croire que ce que j'apporte au débat contribue à la valeur des travaux de la Chambre. J'ai la naïveté de croire que mes interventions ont parfois de la valeur. Je sais qu'il y a des moments où j'aurais pu m'exprimer un peu mieux, être un peu plus convaincant ou même faire preuve d'un peu plus de retenue. Bref, j'ai bien compris le message du député.
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BQ (QC)
Madam Speaker, the Bloc Québécois agrees, because we are hard-working and we have done a good job. As for my files, I can say that we have worked on supply management, the aerospace industry, vaccines that must be distributed worldwide and the export of green technologies. I think we need to give ourselves time to continue our good work before the summer break.
Madame la Présidente, le Bloc québécois est d'accord, parce que nous sommes des travaillants et que nous avons fait du bon travail. Pour ce qui est de mes dossiers, je peux dire que l'on a travaillé sur la gestion de l'offre, sur l'aérospatiale, sur les vaccins qui doivent être distribués à l'échelle de la planète et sur l'exportation de technologies vertes. Je crois que nous devons nous donner le temps de continuer notre bon travail avant l'ajournement estival.
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Lib. (MB)
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2021-06-09 18:12 [p.8175]
Madam Speaker, I value the comment. I, like a majority of members inside the House of Commons, want to be able to sit these extra hours to ensure that we can contribute more to the debate on a wide selection of the very important issues I referenced, such as the environment with respect to net zero, the budget, the support of the Bloc to get Bill C-10 out of committee, which is so critically important, or the importance of the Bill C-6 legislation or Bill C-19. There is so much that is there that we can, through these additional hours, allow for more direct input from political entities in our respective parties and the individual opinions that members might want to express on the floor that reflect the concerns of their party or their constituents. At the end of the day, what we really want to be able to do is provide Canadians the types of supports they need to get out of this pandemic and at the same time—
Madame la Présidente, je trouve que c'est une observation valable. À l'instar de la plupart des députés à la Chambre des communes, je veux être en mesure de siéger plus longtemps afin que nous puissions contribuer davantage au débat sur un large éventail de questions très importantes que j'ai évoquées, comme l'environnement — plus précisément, la carboneutralité —, le budget, l'appui du Bloc pour permettre au projet de loi C-10, qui est d'une importance capitale, de franchir l'étape de l'étude en comité ou, encore, l'importance des projets de loi C-6 et C-19. Il y a tellement de choses que nous pouvons faire grâce à la prolongation des heures de séance; cela permettrait une contribution plus directe de nos partis politiques respectifs, et les députés auraient la possibilité d'exprimer leurs opinions à la Chambre et de faire connaître les préoccupations de leur parti ou de leurs concitoyens. Au bout du compte, ce que nous voulons vraiment, c'est fournir aux Canadiens le type de soutien dont ils ont besoin pour surmonter cette pandémie et, en même temps...
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NDP (ON)
Unfortunately, the hon. member's time is up.
Resuming debate, the hon. member for Louis-Saint-Laurent.
Malheureusement, le temps de parole du député est écoulé.
Nous reprenons le débat. Le député de Louis-Saint-Laurent a la parole.
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CPC (QC)
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2021-06-09 18:13 [p.8176]
Madam Speaker, I would like to inform the House that I will be sharing my time with the chief whip of the official opposition in the House of Commons.
Let us be clear from the start. We have no problem with extending work hours at this time of the year, as in fact our standing orders provide.
However, we are extremely concerned about the motion introduced by the government and voted on a few moments ago, because we know that facilities are limited, given the current pandemic situation. A lot of technical efforts are being made and government officials have made generous offers to co-operate with us, and we greatly appreciate that. However, when we get to this time of year, there is a kind of bottleneck. That is why we have to strike a very fair and reasonable balance between extending the work hours in the House of Commons and keeping parliamentary committees running. That is where there is a disconnect with the motion put forward by the government.
I would remind members that the House of Commons is part of Parliament, and as its very name suggests, Parliament is a place for parley, in other words, for discussion. We in the official opposition discuss things with our counterparts on the government side and with the other opposition parties. I would never, ever go into the details of those discussions. However, one thing is certain and indisputable, that is, that we had honest, good-faith discussions with our counterparts and could not come to an agreement. That is the point.
As we saw, when my colleague, the chief whip of the official opposition, asked the Parliamentary Secretary to the Leader of the Government in the House of Commons a very specific question, that good man, whom I like and respect a great deal, was unable to give anything even remotely resembling the merest hint of an answer. As parliamentarians, we cannot give carte blanche in terms of which committees will survive this proposal and which will not.
It should be immediately obvious why we have some very serious concerns about the lack of clarity on the parliamentary committees. We need only look at this government's track record over the past few months in terms of parliamentary work.
However, it was funny to hear my Liberal colleague for Winnipeg North talk about everything being in limbo because of Conservative opposition members, that their tactic on a daily basis is to delay, delay, delay, and that there is a filibuster each and every step of the way on each and every bill. This is anything but true.
When we talk about filibustering, I think that the king of filibustering is the Liberal Party of Canada, especially in this session, and there is a record of that. I do not think that the member for Winnipeg North and his colleagues would be very proud of what they have done in committee.
Let us look at what the Liberals have been doing in parliamentary committees over the past few months. They were the ones who accused us earlier of filibustering, as in talking for hours and hours in order to waste time rather than get to the bottom of things.
We can look at the Standing Committee of Procedure and House Affairs where the Liberals had filibustered for 73 hours.
The Liberals filibustered for 73 hours, preventing the committee from doing its work. Why?
It is because we wanted to get to the bottom of things and allow witnesses to appear and explain why the government prorogued Parliament. The Liberals filibustered for 73 hours to prevent witnesses from testifying. Now they are the ones accusing us of being the bad guys holding up the works. It is ludicrous.
However, it does not end there.
We can look at the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics where the Liberals filibustered for 43 hours. Why? It was to block getting to the truth about the WE Charity scandal.
There is a common thread in all this, however. When we want to get accurate information on Liberal scandals, they filibuster. They are very unhappy about that and accuse us of wanting to delay parliamentary work, when we are just doing our job.
These are concrete examples, but it does not end there. At the Standing Committee on Finance, the Liberals filibustered for 35 hours, once again to prevent parliamentarians from getting to the bottom of the WE Charity scandal.
At the Standing Committee on National Defence, the Liberals filibustered for over 16 hours. The committee chair, who is a member of the government party, unilaterally suspended the meetings 23 times.
This is starting to really add up: 63 hours at one committee, 43 hours at another, 35 hours at a third, 16 hours at a fourth. I have not even mentioned the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development, where the Liberals filibustered for 10 hours, between February and April, on the study we wanted to conduct on the COVAX facility, which was created by rich countries to provide poor countries with access to vaccines. Sadly, members will recall that Canada, a rich country, helped itself to the supply for poor countries because it did not have the vaccines that the Prime Minister had announced at his December dog and pony show. That is the reality.
I hear government members accusing us of being the bad guys and filibustering, when they are the ones who filibustered for 63 hours at one committee, 43 hours at another, 35 hours at the Standing Committee on Finance, 16 hours at the Standing Committee on National Defence, and 10 hours at the Standing Committee on Foreign Affairs.
In light of the Liberals' dismal parliamentary record, we feel it is perfectly valid to want to be sure of what is planned for the committees before we give the government carte blanche to extend the committee and House sittings. However, the government refuses to tell us its plans and instead demands a free hand. We think this is unacceptable.
I heard my colleague from Winnipeg North explaining the status of some bills, so we will take a look at that assessment.
He talked about Bill C-3, regarding judges, which is modelled on a bill originally introduced by the Hon. Rona Ambrose. We are very proud of that legislation, but the Liberal government used the strongest weapon in its arsenal to delay its passage or concurrence, namely prorogation.
Let us not forget that last summer, when the Liberal government was in a real jam over the WE scandal, the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics met day after day in July and again in August. The official opposition members strenuously challenged the government's moral authority, because it had adopted a despicable strategy for dealing with this scandal.
What did the government do when it was in trouble? It prorogued Parliament. This was the worst thing it could do to slow down the work of parliamentarians. Once Parliament is prorogued, everything goes back to square one. That is what happened with Bill C-3.
What about Bill C-11? I heard the member for Winnipeg North say how important this legislation is, and he is absolutely right. I even remember the member and Minister of Innovation, Science and Industry calling out the Conservatives on Twitter in February, accusing us of delaying Bill C-11 and saying that it was awful.
I quite like the member for Saint-Maurice—Champlain, who is the minister responsible. I have a lot of respect and regard for him, but when I saw that on Twitter, I found myself thinking that I had not seen Bill C-11 in a long time. When I checked, I saw that the last time the government had brought Bill C-11 forward in the House was on November 24, 2020. The bill then sat around for three months, through November, December, January and February, before the government brought it forward again. However, the government went after us in February, claiming that we were delaying it. That is completely absurd.
The member also mentioned Bill C-14, on the economic statement, since there was no budget. The government accused us and is still accusing us of filibustering it, when two-thirds of the official opposition members did not even speak on it.
I am proud to be the House Leader of the Official Opposition. Our caucus has 120 members who duly represent eight Canadian provinces and regions in the House of Commons. We are the only truly national party. I am very proud of the calibre of people I work with, and that is why, when they ask to speak, I am happy to add them to the political debate. However, it is utterly ludicrous to accuse us of filibustering when two-thirds of our caucus did not even speak.
That is why the motion, as currently presented, is unacceptable to us. We are ready and willing to work longer hours as long as the parliamentary work in the House of Commons can be done without compromising the work of the committees, but that is absolutely not the case with this motion.
Madame la Présidente, j'aimerais informer la Chambre que je partagerai mon temps de parole avec le whip en chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes.
Soyons bien clairs tout de suite. Nous n'avons aucun problème avec le fait d'augmenter le temps de travail à ce temps-ci de l'année, tel que le prévoit d'ailleurs notre Règlement.
Par contre, la proposition déposée par le gouvernement et soumise au vote il y a quelques instants nous préoccupe énormément, parce que nous savons qu'en raison de la situation actuelle de la pandémie, les installations sont limitées. Beaucoup d'efforts techniques sont faits et beaucoup de collaboration nous est offerte par les fonctionnaires, et nous l'apprécions grandement. Toutefois, quand nous arrivons à cette période-ci de l'année, il se crée un genre d'embouteillage. Il faut donc qu'il y ait un équilibre tout à fait juste et correct entre le prolongement des heures de travail à la Chambre des communes et le maintien des comités parlementaires. C'est là où, avec la proposition qui a été faite par le gouvernement, il y a une brisure.
Je rappelle que la Chambre des communes est dans le Parlement et que, dans un Parlement, comme le mot l'indique, nous parlons. Nous, les parlementaires de l'opposition officielle, discutons avec nos vis-à-vis ministériels et ceux d'autres partis de l'opposition. Je n'entrerai jamais, ni en aucune façon, dans le détail de ces conversations. Toutefois, une chose est sûre et personne ne pourra le contester: nous avons eu des discussions honnêtes et de bonne foi avec nos vis-à-vis et nous n'en sommes pas venus à une entente. Il est là, le point.
Nous constatons que, lorsque mon collègue et whip en chef de l'opposition officielle a posé la question très précise au secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, ce brave homme que j'aime beaucoup et que je respecte énormément n'a pas été en mesure de donner le début du commencement de quelque chose qui devait ressembler à l'ombre d'une réponse, et, en tant que parlementaires, nous ne pouvons pas donner une espèce de chèque en blanc sur les comités qui survivront et ceux qui ne survivront pas à la proposition qui est faite actuellement.
L'on comprendra très vite pourquoi nous avons de très graves préoccupations quant à l'absence de précision sur les comités parlementaires. On n'a qu'à regarder le bilan de ce gouvernement au cours des derniers mois en matière de travail parlementaire.
Toutefois, il est drôle d'entendre le député libéral de Winnipeg-Nord affirmer que tout est dans une impasse en raison des députés de l'opposition conservatrice, que leur tactique consiste à tout retarder et qu'ils font de l'obstruction à toutes les étapes du processus, et ce, pour chaque projet de loi. On ne saurait être plus loin de la vérité.
Je crois que les maîtres en matière d'obstruction, ce sont les députés du Parti libéral du Canada, en particulier durant la présente session. Le compte-rendu en fait foi. Je ne crois pas que le député de Winnipeg-Nord et ses collègues soient très fiers de ce qu'ils ont fait en comité.
Regardons ce que les libéraux ont fait en comités parlementaires au cours des derniers mois. Pourtant, ce sont eux qui nous accusaient tantôt de faire de l'obstruction, c'est-à-dire de parler pendant des heures et des heures pour occuper le temps plutôt que d'aller au fond des choses.
Pensons au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, où les libéraux ont fait de l'obstruction pendant 73 heures.
Pendant 73 heures, les libéraux ont fait de l'obstruction, empêchant le comité en question de faire son travail. Pourquoi?
C'est parce que nous voulions aller au fond des choses et permettre à des témoins de venir raconter pourquoi le gouvernement avait prorogé le Parlement. Pendant 73 heures, les libéraux ont fait de l'obstruction pour empêcher les témoins de témoigner. Aujourd'hui, ce sont eux qui disent que nous sommes les gros méchants qui retardent les travaux. C'est burlesque.
Or, cela ne s'arrête pas là.
Pensons au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique, où les libéraux ont fait de l'obstruction pendant 43 heures. Pourquoi? Parce qu'ils voulaient nous empêcher de faire la lumière sur le scandale de l'organisme UNIS.
Il y a quand même un tronc commun dans tout cela. Quand nous voulons chercher l'information précise sur des scandales libéraux, voilà qu'ils font de l'obstruction. Ils sont très malheureux là-dedans et nous accusent de vouloir retarder le travail parlementaire, alors que nous ne faisons que notre travail.
Voilà des exemples concrets, mais cela ne s'arrête pas là. Au Comité permanent des finances, les libéraux ont fait de l'obstruction pendant 35 heures pour empêcher encore une fois les parlementaires d'aller au fond des choses sur le scandale de l'organisme UNIS.
Concernant le Comité permanent de la défense nationale, les libéraux ont fait de l'obstruction pendant plus de 16 heures. Le président du Comité, qui est un membre du parti ministériel, a unilatéralement suspendu les rencontres, et ce, 23 fois.
Cela commence à en faire beaucoup: 63 heures dans un comité, 43 heures dans un autre, 35 heures dans un troisième, 16 heures dans un quatrième. Je ne parle même pas du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, où les libéraux ont fait de l'obstruction parlementaire pendant 10 heures — de février à avril — sur l'enquête que nous voulions faire sur le mécanisme COVAX, créé par les pays riches pour permettre aux plus pauvres d'avoir accès à des vaccins. De triste mémoire, on se souviendra que le Canada, pays riche, est allé piger dans le sac des pays pauvres parce qu'il n'avait pas les vaccins que le premier ministre avait annoncés dans son show de boucane au mois de décembre. Voilà la réalité.
J'entends les membres du parti ministériel nous accuser, nous, les gros pas fins, de faire de l'obstruction parlementaire, alors que ce sont eux qui ont fait 63 heures d'obstruction dans un comité, 43 heures dans un autre, 35 heures au Comité permanent des finances, 16 heures au Comité permanent de la défense nationale et 10 heures au Comité permanent des affaires étrangères.
Devant ce bilan parlementaire pitoyable des libéraux, nous jugeons tout à fait légitime de vouloir nous assurer de ce qui est prévu dans les comités avant de donner au gouvernement un chèque en blanc pour la prolongation des séances aux comités et à la Chambre. Cependant, le gouvernement refuse de nous le dire et exige un chèque en blanc. Pour nous, c'est inacceptable.
J'entendais mon collègue de Winnipeg-Nord nous dresser l'état de certains projets de loi et nous allons faire le bilan de ce bilan.
Il a évoqué le projet de loi C-3, concernant les juges, dont la version initiale avait été déposée par l'honorable Rona Ambrose. Nous sommes bien fiers de ce projet de loi, mais le gouvernement libéral a utilisé pour celui-ci l'arme la plus sévère qui soit pour retarder son approbation ou son accord: la prorogation.
Il faut se souvenir que l'été dernier, alors que le gouvernement libéral était dans le trouble — pas à peu près — à cause du scandale UNIS, le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique s'est réuni jour après jour en juillet, puis en août. Les députés de l'opposition officielle, flamboyants, attaquaient l'autorité morale du gouvernement parce qu'il avait complètement versé dans une approche odieuse en lien avec ce scandale.
Qu'a fait le gouvernement alors qu'il était dans le trouble? Il a prorogé le Parlement, la pire attaque qui soit pour ralentir les travaux parlementaires. En effet, une fois le Parlement prorogé, il faut tout reprendre à partir de zéro. C'est ce qui s'est passé avec le projet de loi C-3.
Que dire maintenant du projet de loi C-11? J'entendais le député de Winnipeg-Nord dire à quel point ce texte législatif est important et il a parfaitement raison. Je me souviens même du député et ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie qui, sur Twitter, avait interpelé les conservateurs en février dernier, nous accusant de retarder le projet de loi C-11 et que cela n'avait pas de bon sens.
J'aime bien le député de Saint-Maurice—Champlain, qui est le ministre responsable. J'ai beaucoup de respect et d'estime pour lui, mais quand j'ai vu cela sur Twitter, je me suis dit que cela faisait longtemps que j'avais vu ce projet de loi C-11. Après vérification, j'ai vu que, la dernière fois que le gouvernement avait soumis le projet de loi C-11 à l'étude de la Chambre était précisément le 24 novembre 2020. Il s'est donc écoulé novembre, décembre, janvier et février, soit trois mois, avant que son gouvernement ne soumette le projet de loi C-11 à la Chambre, mais il nous a attaqués en février en disant que c'était nous qui le retardions. C'est tout à fait burlesque.
On a également parlé du projet de loi C-14 sur l'état des finances d'alors, puisqu'il n'y avait pas eu de budget. On nous a accusés et on nous accuse encore d'avoir fait de l'obstruction parlementaire, alors que les deux tiers des députés de l'opposition officielle n'ont même pas pris la parole.
Je suis très fier d'être le leader parlementaire de l'opposition officielle. Notre caucus compte 120 députés qui représentent dûment et bien huit provinces et régions du Canada à la Chambre des communes. Nous sommes le seul parti vraiment national. Je suis très fier de la qualité des gens avec qui je travaille et c'est pour cela que, lorsqu'ils demandent la parole, cela me fait plaisir de les inscrire dans le débat politique. Cependant, quand les deux tiers de notre caucus ne prennent pas la parole et qu'on nous accuse d'obstruction parlementaire, c'est tout à fait burlesque.
C'est pourquoi la motion, telle que présentée actuellement, ne nous est pas acceptable. Nous voulons et nous sommes effectivement prêts à travailler plus que les heures prévues, dans la mesure où le travail parlementaire peut se faire à la Chambre des communes et correctement dans les comités, ce qui n'est pas du tout le cas avec cette motion.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, the problem is that what the member is saying does not reflect the reality of the situation.
Conservatives have been trying routinely to slow down the way this Parliament works. Look at last Friday, for example, and the antics that Conservatives were up to literally to burn a day. Today alone, they waited 15 minutes before walking out to vote after question period, and then, in the middle of tabling documents, they tabled a motion to go to Orders of the Day that they knew would never pass, but they knew would burn more time.
When the member says he comes here in good faith, he has to understand that good faith does not mean getting their way all the time. Good faith means negotiating and trying to get something out of it. What we are seeing being gotten out of this is the fact that we would not be sitting late every day. Tuesdays and Thursdays would remain the way they are so that those resources can be deployed to committees.
Madame la Présidente, le problème, c'est que les affirmations du député ne reflètent pas la réalité.
Les conservateurs ont régulièrement tenté de ralentir les travaux de l'actuelle législature. Prenons en exemple ce qui s'est passé vendredi dernier et toutes les manigances des conservateurs pour nous faire perdre une journée. Encore aujourd'hui, ils ont attendu 15 minutes avant de sortir pour le vote après la période des questions, puis, alors que nous en étions au dépôt de documents, ils ont présenté une motion pour que nous passions à l'ordre du jour, alors qu'ils savaient qu'elle ne serait pas adoptée; c'était simplement pour gaspiller du temps.
Le député parle de bonne foi, mais il doit comprendre que, lorsqu'on travaille de bonne foi, on ne peut pas toujours obtenir tout ce qu'on veut. La bonne foi implique de négocier et de tenter d'arriver à une entente. Ainsi, on voit que les séances ne seraient pas prolongées tous les jours. Les mardis et les jeudis, ce serait l'horaire habituel de façon à ce que les ressources puissent être redirigées vers les comités.
View Gérard Deltell Profile
CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2021-06-09 18:24 [p.8177]
Madam Speaker, let me go back to Friday morning. There was talk of time allocation for a bill that is attacking the free speech of the people. It is very concerning to see that the government is attacking free speech with Bill C-10 and also using the tool of time allocation on that bill.
It was a big surprise, because the Conservative member who sits at that committee tabled an amendment to get back proposed section 4.1 of that bill, which was protecting the free speech of people on social media, but the party that had written this section in the first draft of the bill refused the amendment to get it back.
When we talk about free speech, I can assure the House that Conservatives will always fight for the free speech of Canadians.
Madame la Présidente, revenons à ce qui s'est passé vendredi matin. Nous débattions du recours à l'attribution de temps pour un projet de loi portant atteinte à la liberté d'expression des particuliers. Il est très inquiétant que le gouvernement se serve du projet de loi C-10 pour s'attaquer à la liberté d'expression et qu'il utilise l'attribution de temps pour cette mesure législative.
C'est fort surprenant parce que, au comité, les conservateurs ont proposé un amendement pour réintégrer l'article 4.1 du projet de loi, qui protégeait la liberté d'expression des gens sur les médias sociaux, mais le parti qui avait inclus cet article dans la première version du projet de loi a rejeté cet amendement.
Je peux assurer à la Chambre que les conservateurs se battront toujours pour la liberté d'expression des Canadiens.
View Claude DeBellefeuille Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague. I agree with many of the points he raised.
There is one point in particular that I would like to discuss with him. I know that committee work is important to him, and the Standing Committee on Human Resources, Skills and Social Development and the Status of Persons with Disabilities will soon begin studying my bill, Bill C-265, which seeks to extend special EI sickness benefits from 15 weeks to 50 weeks.
Given that time is running out and we know that this bill has the support of the majority of the House, can my colleague explain why he thinks the government is refusing to give the royal recommendation to Bill C-265?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue. Il a évoqué beaucoup de points sur lesquels je suis d'accord.
Il y a un point en particulier que j'aimerais aborder avec lui. Je sais que le travail en comité est important pour lui, et, justement, bientôt, au Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées, on va étudier mon projet de loi C-265, qui vise à faire passer la durée des prestations spéciales de maladie de l'assurance-emploi de 15 à 50 semaines.
Étant donné que le temps est court et qu'on sait que c'est un projet de loi qui a eu l'appui de la majorité de la Chambre, mon collègue peut-il m'expliquer, d'après lui, pourquoi le gouvernement n'accepte pas de donner la recommandation royale au projet de loi C-265?
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CPC (QC)
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2021-06-09 18:26 [p.8178]
Madam Speaker, I completely agree with what the whip of the second opposition party just pointed out, and rightly so. What we are seeing right now is that they are going to significantly extend our work time in the House. Again, we are not against increasing the amount of time that we work, speak and debate in the House of Commons, but we need to strike a balance with the other committees.
My colleague raises an important point. Yes, this bill is very important to her, and everyone who has had the privilege of introducing a private member's bill will say the same: it is very important, and they care about it, especially when they see support from all sides of the House. Bravo, I say. However, if we are going ahead with it, we have to be absolutely sure that the relevant committee is going to sit.
In the current motion, and I understand that the Bloc Québécois is going to vote for it, there is no guarantee that the committee that has to study this bill will be able to do so in the allotted time. The way it is written in the motion, there is no guarantee that all the committees will be able to do their work as they should.
Madame la Présidente, je suis tout à fait d'accord sur ce que vient de souligner, à juste titre, la whip du deuxième parti de l'opposition. Ce que l'on voit actuellement, c'est que l'on va prolonger le temps de travail à la Chambre des communes de façon importante. Je répète que nous ne sommes pas contre le fait d'augmenter le temps de travail, de parole et de débat à la Chambre des communes, mais il faut qu'il y ait un équilibre avec les autres comités.
Ce que soulève ma collègue est important. Oui, c'est un projet de loi qui lui tient à cœur, et tous ceux et celles qui ont eu le privilège de déposer un projet de loi émanant d'un député vont le dire: c'est très important et on y tient, d'autant plus quand on voit un soutien de tous les bords de la Chambre. Je dis bravo. Cependant, pour cela, il faut être sûr et certain que le Comité va siéger.
Or, dans la motion actuelle, et je crois comprendre que le Bloc québécois va voter en sa faveur, il n'y aucune garantie que le Comité qui doit étudier ce projet de loi pourra le faire dans le temps dévolu. De la façon que c'est écrit dans la motion, il n'y a pas de garantie que tous les comités vont pouvoir faire leur travail comme il se doit.
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NDP (BC)
Madam Speaker, I always enjoy listening to my colleague.
It is true that people are accusing the Conservatives of filibustering, and this has happened in several committees, but it is also true that the Liberals themselves are filibustering certain bills.
On March 7, the NDP proposed that we extend our evening sitting hours, but the government did not support this proposal. I know that my colleague has a lot of experience here in the House of Commons and also at the Quebec National Assembly. This government has really mismanaged its agenda.
What does my colleague think about the government's approach to our business here in Parliament?
Madame la Présidente, j'aime toujours écouter mon collègue.
C'est vrai que les gens reprochent aux conservateurs de faire de l'obstruction, et on a vu cela dans plusieurs comités, mais c'est également vrai que les libéraux sont en train d'obstruer certains projets de loi.
Le NPD a proposé le 7 mars que nous travaillions doublement, avec des séances en soirée. Il n'y a pas eu d'appui du gouvernement à cette époque. Je sais que mon collègue a beaucoup d'expérience, pas seulement à la Chambre des communes, mais aussi à l'Assemblée nationale du Québec. Nous avons vu un ordre du jour gouvernemental mal organisé.
Que pense mon collègue de l'approche du gouvernement en lien avec l'ordre du jour du Parlement?
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CPC (QC)
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2021-06-09 18:28 [p.8178]
Madam Speaker, I congratulate my New Democrat friend from B.C. for his excellent French. I agree with the member that, unfortunately, the government is in charge of managing parliamentary business and has failed miserably at the task.
Madame la Présidente, je félicite la qualité exceptionnelle du français de mon collègue néo-démocrate de Colombie-Britannique. Comme lui, je constate que, malheureusement, le gouvernement est maître du programme parlementaire, et il a failli à la tâche de façon pitoyable.
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CPC (AB)
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2021-06-09 18:28 [p.8178]
Madam Speaker, before I get to what I see as the government's real motives, I would like to speak to why we are here. We have a government that claims it needs extra time. Why does it need extra time? I suggest, to begin with, one of the reasons would be that it prorogued Parliament. That was time that could have been used to put forward its agenda.
The government waited two years to put forward a budget, and now the budget implementation act is not passed. It seems a bit rich for it to claim that it needs extra time when it had all that time. It took two years to present a budget and prorogued Parliament during that time. I do not know if it is just me, but if Liberals did not work for a while and now want to work overtime, it seems to me they could have done it during the time they chose not to come to work. We are here partly because of prorogation.
Ironically, one of the filibusters is tied back to the prorogation itself, but we are also here because the Liberals chose to filibuster in parliamentary committees. One of them was the procedure and House affairs committee, which was trying to get to the bottom of the prorogation. Liberals on the committee filibustered for hours upon hours. It went on for weeks and weeks. It was to try to prevent the Prime Minister from having to appear at committee to answer for why he prorogued Parliament. These are some of the reasons.
The opposition House leader laid out a number of other committees. He mentioned a committee where there were 73 hours of filibustering by the Liberals and other committees where the Liberals, the government members, filibustered for dozens and dozens of hours. It seems to me that they could have managed their time, but instead they were trying to cover up for a Prime Minister who is, frankly, corrupt. They were trying to cover up their misdeeds and incompetence. That is why we are here.
Beyond what I just said about the Liberals covering up their own incompetence, misdeeds and corruption, they are trying to ram through legislation. It is understandable that a government would try to get bills through. For example, right now Bill C-10 is before the House. It is a censorship bill. It seeks to censor everything that Canadians do on the Internet. It would censor the free speech of Canadians on platforms like Facebook, TikTok, Instagram and Twitter, places Canadians go to engage in discussions and debate. The Liberals are trying to ram through a bill that would censor all of that. It would censor Canadians' right to free speech. It is disgraceful and shameful that they would seek to do that, but that is what they are doing. They are trying to ram the bill through with a motion such as this.
Members of the opposition are here to ensure that Canadians maintain the right to their free speech. We are here to fight against the censorship that the government is trying to put in place. We will be opposing it all the way. If the Liberals manage to put it in place, Conservatives will repeal it when we form government, which I am sure will not be very far into the future.
The other motive of the Liberals is to stop committees from meeting. I will explain why that is. The effect of the motion they have put forward means that for every day there are extended sitting hours, it causes the cancellation of a couple of the parliamentary committees that meet. For Canadians who do not know, parliamentary committees play a very key role in this place in terms of studying in detail legislation that is put forward. We saw, not that long ago, mistakes that were made by the government in its legislation. When parliamentary committees take the time they need to study legislation in detail, they are able to uncover mistakes. They are able to propose amendments to that legislation to ensure that it is right, correct and does what it is intended to do in serving Canadians.
When the ability for committees to meet is removed, it also removes the ability for those kinds of things to happen, for that proper scrutiny to happen. It removes the ability for Canadians to get answers to important questions through their elected representatives, and it removes the ability to sharpen up legislation and to get to the bottom of things. In some cases, with some of the filibusters that we have seen from the Liberals, they would have been able to get to the bottom of some of the misdeeds or incompetence of the Liberal government.
By cancelling those committee meetings, which this motion would effectively do, the Liberals are covering for themselves, but they are doing that at the expense of Canadians. I will give a couple of examples. Members do not have to take my word for the effect of what this will do, because the Liberals are already trying to do it now, before the motion is even passed. They are trying to cancel committees.
They are trying to cancel a meeting of the Standing Committee on Government Operations and Estimates. That meeting was to talk to under-represented groups in our society and businesses. We are talking about indigenous businesses that would have come to speak at committee about the fact that they feel under-represented in some of the programs and services that are provided by government. I find it shameful that the Liberals would want to prevent indigenous business owners from being able to speak to some of the issues they have with the government. That is what they are already trying to do, prevent indigenous business owners in this country from being able to speak about the problems they are experiencing because of the Liberal government.
We were able to prevent the Liberals from doing that. Instead, they decided they would cancel a meeting of the Standing Committee on Citizenship and Immigration. New immigrants to this country, some of them possibly refugees fleeing persecution, were going to speak about the services that are provided to them in some of our smaller municipalities and outside of major cities, so those voices will be silenced by the Liberal government.
That is the effect that a motion like this has by preventing committees from doing their work. It prevents the voices of indigenous Canadians and new immigrants. That is the effect that we see from this motion. I think it is shameful that we are actually discussing this idea. It would shut down the voices of Canadians across this country and prevent new immigrants, indigenous peoples and others from having the chance to have their voices represented at committees. That is why we are fighting this motion. That is why we are fighting against this. That is what we are doing.
They also cancelled a meeting of the transport committee to avoid finalizing a report there on the Canada Infrastructure Bank. We are all well aware of the Liberal government's failures in regard to infrastructure. They are very good at making announcements and very terrible at delivering results.
Given that, I move:
That the motion be amended by deleting all the words after the word “commencing” and substituting the following:
“on Monday, June 14, 2021, and concluding on Wednesday, June 23, 2021, the House shall continue to sit on Mondays, Tuesdays and Wednesdays until 8:30 p.m.”
That way we can get business moving but not cancel very important committee meetings of this Parliament.
Madame la Présidente, avant d'aborder ce que sont, à mon avis, les vraies motivations du gouvernement, j'aimerais rappeler à la Chambre pourquoi nous sommes dans cette situation. Le gouvernement déclare qu'il a besoin de plus de temps. Pourquoi a-t-il besoin de plus de temps? Pour commencer, l'une des raisons les plus évidentes est qu'il a prorogé le Parlement. Cela nous a fait perdre un temps précieux que nous aurions pu utiliser pour faire avancer son programme législatif.
Le gouvernement a attendu deux ans avant de présenter un budget et, par conséquent, le projet de loi d'exécution du budget n'a pas encore été adopté. Il semble injuste que le gouvernement demande plus de temps alors qu'il disposait de tout le temps nécessaire. Il a mis deux ans à présenter un budget et il a prorogé le Parlement dans l'intervalle. Je ne suis probablement pas le seul à le penser, mais si les libéraux n'ont pas travaillé pendant une certaine période et qu'ils demandent de faire des heures supplémentaires, j'estime qu'ils auraient dû travailler pendant la période où ils ont choisi de ne pas le faire. Si nous nous retrouvons dans cette situation, c'est en partie à cause de la prorogation du Parlement.
Comble de l'ironie, dans l'un des cas, l'obstruction tire ses raisons de la prorogation même. En effet, nous sommes également dans la situation où nous sommes parce que les libéraux ont choisi de faire de l'obstruction au sein des comités parlementaires, notamment au sein du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, qui tentait de faire la lumière sur la prorogation du Parlement. Les libéraux au comité ont fait de l'obstruction à n'en plus finir et ont retardé les travaux pendant des semaines pour éviter au premier ministre d'avoir à comparaître et à expliquer pourquoi il avait prorogé le Parlement. Toutefois, ce n'est là qu'un exemple.
Le leader parlementaire de l'opposition a cité d'autres comités qui ont aussi été touchés. Par exemple, il a mentionné un comité où les libéraux ont fait de l'obstruction pendant 73 heures, et d'autres comités où les libéraux, les députés ministériels, ont fait de l'obstruction pendant des dizaines et des dizaines d'heures. Selon moi, ils auraient pu trouver mieux à faire, mais ils se sont plutôt consacrés à tenter d'excuser un premier ministre qui, bien franchement, est corrompu. Ils ont essayé de cacher ses méfaits et son incompétence. Voilà pourquoi nous sommes dans cette situation.
Outre leurs tentatives de camoufler leur incompétence, leurs méfaits et leur corruption, dont je viens de parler, les libéraux essaient de faire passer des lois à toute vapeur. On peut comprendre qu'un gouvernement s'emploie à faire adopter des projets de loi. Par exemple, en ce moment, la Chambre est saisie du projet de loi C-10. C'est un projet de loi sur la censure. Il vise à censurer tout ce que les Canadiens font sur Internet. Il censurerait la libre expression des Canadiens sur des plateformes comme Facebook, TikTok, Instagram et Twitter, des endroits où les Canadiens peuvent participer à des discussions et à des débats. Les libéraux tentent de faire adopter à toute vapeur un projet de loi qui censurerait tout cela. Cette mesure législative censurerait le droit des Canadiens à la liberté d'expression. Il est honteux et déplorable que les libéraux agissent ainsi, mais c'est ce qu'ils font. Ils essaient de faire adopter le projet de loi de force en présentant une telle motion.
Les députés de l'opposition sont ici pour veiller à ce que les Canadiens préservent leur droit à la liberté d'expression. Nous sommes ici pour lutter contre la censure que le gouvernement cherche à imposer. Nous nous y opposerons jusqu'au bout. Si les libéraux parviennent à mettre en place cette mesure législative, nous, les conservateurs, ne manquerons pas de l'abroger lorsque nous formerons le gouvernement, ce qui aura lieu, j'en suis sûr, dans un avenir pas si lointain.
L'autre motif des libéraux est d'empêcher les membres des comités de se réunir. Je vais vous expliquer pourquoi. La motion qu'ils ont présentée a pour effet d'annuler la réunion de deux comités parlementaires pour chaque jour de séances prolongées. Pour les Canadiens qui ne le savent pas, les comités parlementaires jouent un rôle très important à la Chambre, car ils étudient en détail les projets de loi qui sont présentés. Il n'y a pas si longtemps, nous avons vu que le gouvernement a commis des erreurs dans son projet de loi. Lorsque les comités parlementaires prennent le temps nécessaire pour étudier en détail les projets de loi, ils sont en mesure de découvrir des erreurs. Ils peuvent proposer des amendements au projet de loi afin qu'il soit juste et correct et qu'il remplisse l'objectif prévu en servant les Canadiens.
Lorsqu'on empêche les comités de se réunir, on supprime également la possibilité de faire ce genre de choses, de procéder à un examen en bonne et due forme. Cela prive les Canadiens de la possibilité d'obtenir des réponses à des questions importantes par l'intermédiaire de leurs représentants élus, et nous n'avons pas l'occasion d'améliorer les projets de loi ni d'aller au fond des choses. Dans certains cas où il y a eu des manœuvres d'obstruction de la part des libéraux, ils auraient pu faire la lumière sur les mauvaises actions ou l'incompétence du gouvernement libéral.
En annulant les réunions des comités — et c'est effectivement ce que cette motion ferait — les libéraux cherchent à se protéger, mais ils le font aux dépens des Canadiens. Je vais donner quelques exemples. Les députés n'ont pas à me croire sur parole, car les libéraux tentent déjà de faire cela, avant même que la motion ne soit adoptée. Ils essaient d'annuler des réunions de comités.
Ils essaient d'annuler une réunion du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires pendant laquelle nous devions nous entretenir avec des groupes sous-représentés de la société et des entreprises, y compris des entreprises autochtones qui auraient comparu devant le comité pour parler du fait qu'elles se sentent sous-représentées dans certains programmes et services offerts par le gouvernement. Je trouve honteux que les libéraux veuillent empêcher des propriétaires d'entreprises autochtones de parler de certains problèmes qu'ils éprouvent à cause du gouvernement. Les libéraux essaient déjà de les empêcher de parler des problèmes qu'ils éprouvent à cause du gouvernement.
Nous avons pu empêcher les libéraux de le faire. Ils ont plutôt décidé d'annuler une réunion du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration. De nouveaux immigrants, dont certains pourraient être des réfugiés qui fuient la persécution, étaient censés parler des services qui leur sont offerts dans certaines petites municipalités et à l'extérieur des grandes villes, mais le gouvernement libéral les réduira au silence.
Voilà l'effet d'une telle motion: elle empêche les comités de faire leur travail. Elle muselle les Canadiens autochtones et les nouveaux immigrants. Je trouve honteux que l'on discute de cette motion qui ferait taire les Canadiens partout au pays et empêcherait les nouveaux immigrants, les Autochtones et d'autres d'avoir la chance de faire entendre leur voix aux comités. Voilà pourquoi nous nous opposons à cette motion.
Les ministériels ont également annulé une réunion du comité des transports pour éviter de mettre la dernière main au rapport sur la Banque de l'infrastructure du Canada. Nous sommes tous au courant des ratés du gouvernement libéral au chapitre de l'infrastructure. Il est bien bon pour faire des annonces, mais très mauvais lorsqu'il s'agit de livrer la marchandise.
Par conséquent, je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant les mots « à partir », de ce qui suit:
« du lundi 14 juin 2021 jusqu'au mercredi 23 juin 2021 inclusivement, la Chambre continue de siéger les lundis, mardis et mercredis jusqu'à 20 h 30 »
Ainsi, nous pourrons faire avancer les travaux sans annuler de très importantes réunions des comités parlementaires.
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
The amendment is in order.
Questions and comments will be the next time the motion comes up for debate.
It being 6:39 p.m., the House will now proceed to the consideration of Private Members' Business as listed on today's Order Paper.
L'amendement est recevable.
Une période de questions et observations aura lieu la prochaine fois que la Chambre étudiera la motion.
Comme il est 18 h 39, la Chambre passe maintenant à l'étude des affaires émanant des députés inscrites au Feuilleton d'aujourd'hui.
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Lib. (QC)
View Yves Robillard Profile
2021-06-09 18:41 [p.8179]
moved:
That:
(a) the House recognize that gender-based analysis plus (GBA+) is an analytical process that provides a rigorous methodology for assessing systemic inequalities, as well as a means to determine how diverse groups of women, men, and gender diverse people may experience policies, programs and initiatives; and
(b) in the opinion of the House, the government should direct the Department of National Defence to implement GBA+ to meet recruitment and retention targets for under-represented groups.
He said: Madam Speaker, I rise today to move my public interest motion, Motion No. 58, in the House of Commons.
I am happy and proud to present this motion to my colleagues from across Canada, whether they are present in the House in person or virtually. I am also happy to present this motion to our constituents and, especially, to the members of the Canadian Armed Forces, many of whom, I think, are watching.
My motion is on an analytical tool that, in my opinion, could improve the recruitment and retention of under-represented groups in our armed forces.
Motion No. 58 calls on the government to recognize that gender-based analysis, commonly known as GBA+, is an analytical process that provides a rigorous methodology for assessing systemic inequalities, as well as a means to determine how diverse groups of women, men, and gender-diverse people may experience policies, programs and initiatives.
In today's complex security environment, a diverse military is seen as a strategic advantage. In 2017, our government released “Strong, Secure, Engaged: Canada's Defence Policy”. It recognizes that Canada's multicultural population is one of its greatest strengths and identifies several personnel modernization initiatives aimed at enhancing diversity, respect and inclusion in the CAF.
The Department of National Defence and the Canadian Armed Forces are committed to striving for gender equality and to building a workforce that leverages the diversity of Canadian society.
At the same time, the CAF must reflect the society it serves and uphold the values it defends. As Canada’s population has grown increasingly diverse, the Canadian Armed Forces has placed a stronger emphasis on improving its attractiveness as an employer of choice for women, first nations people, visible minorities and members of the LGBTQ2 community.
To that end, the Canadian Armed Forces has set targets for recruiting and retaining under-represented populations, recognized the benefits of diversity for operational effectiveness in its doctrines and made various commitments relating to improved diversity and inclusion.
The Department of National Defence has set the following objectives: increasing the representation of women in the CAF from 14.9% in 2016 to 25% by 2026; increasing the representation of first nations people in the CAF from 2.6% in 2016 to 3.5% by 2026; and increasing the representation of visible minorities in the CAF from 6.7% in 2016 to 11.8% by 2026.
Canada's diversity must be reflected in the CAF so that it is representative of the richness of society.
The CAF is modernizing its recruitment practices to ensure that it welcomes all applicants, but there are a number of areas where it could focus its recruitment efforts in order to achieve greater representation of women, indigenous people, visible minorities and members of the LGBTQ2 community.
These areas include new recruitment strategies, recruitment in rural, remote and indigenous communities, recruitment in urban centres, and reserve force recruitment.
As a member of the Standing Committee on National Defence, I believe that this motion is in the spirit of our government's commitment to promoting diversity and inclusion across the public service.
The objectives of gender-based analysis plus, or GBA+, also include improving the skills and competencies of analysts and developing the capacity within the public service to support and implement this commitment in government decision-making.
GBA+ provides an opportunity to deepen knowledge and examine the impact of programs, initiatives and policies on different groups of women, men and people of different gender identities. The “+” indicates that the analysis also takes account of the multiple other identity factors that define a person, including ethnic origin, religion, age and intellectual or physical disabilities.
This motion aims to encourage and support existing efforts by the CAF to implement GBA+ across the organization, including the unit level, and to promote awareness and training on GBA+ among all current members, including new recruits, and newly hired civilian staff.
It would also help develop assessment and evaluation mechanisms to regularly monitor the impact of GBA+ within and across the CAF. This will ensure efforts by the CAF to designate gender, diversity and inclusion champions, both at the unit level and across the organization, and to promote awareness of the focal points among all current members, including new recruits, and newly hired civilian staff.
It will encourage and support the development and implementation of recognizing individual initiative and leadership in the area of gender equality, diversity and inclusion within the CAF.
I am proud to be part of a feminist, progressive and inclusive government. This intent is also demonstrated by our government's decision to include this analytical tool in many decision-making processes. For example, the Minister for Women and Gender Equality and member for Peterborough—Kawartha ensured that GBA+ was considered in the government's response to the COVID-19 pandemic.
Almost 185,000 people have completed the GBA+ online course, including federal public servants, parliamentarians and their staff, and provincial and territorial officials. Furthermore, GBA+ is now mandatory in all Treasury Board submissions, memoranda to cabinet, and departmental results frameworks and reports, and is reflected in the Cabinet Directive on Regulation.
Strategic relationships are being developed and strengthened, and a network of GBA+ experts from across the Government of Canada is increasingly collaborating to meet common goals.
Legislation increasingly includes GBA+ and obligations to conduct intersectional analysis. For example, the new Impact Assessment Act requires that GBA+ be a factor in the assessment of designated projects.
The 2018 Gender Budgeting Act enshrined gender budgeting in federal budgetary and financial processes.
Due to the growing demand for better intersectional data, the government has responded by creating Statistics Canada's Centre for Gender, Diversity and Inclusion Statistics.
I believe this motion is necessary since, again, Canadians must be able to see themselves reflected in their armed forces. The CAF must reflect the richness and diversity of our society. It must also set an example as an employer by promoting the diversity we are so proud of as Canadians.
As many of my colleagues know, I have been dedicated to our armed forces since I first became involved with them in my youth. I hope that my colleagues in the House will grasp the importance of this motion and take the time to read and understand it so that we can move forward. Although this motion is a simple one, I believe it is necessary, because it makes use of a specific tool to addresses a complex societal concern.
I look forward to questions from my friends and colleagues. I hope that our discussions will be fruitful, especially in the interest of the Canadian Armed Forces. I am, of course, available to answer phone calls and emails to answer the questions, and even the concerns of all of my colleagues.
propose:
Que:
a) la Chambre reconnaisse que l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est un processus analytique qui fournit une méthode rigoureuse afin d’évaluer les inégalités systémiques, ainsi qu’un moyen de déterminer comment différents groupes de femmes, d’hommes et de personnes de diverses identités de genre peuvent vivre les politiques, programmes et initiatives;
b) de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait demander au ministère de la Défense nationale de mettre en œuvre l’ACS+ pour répondre aux cibles de recrutement et de maintien en poste des groupes sous-représentés.
— Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour présenter ma motion d'intérêt public, la motion M-58, à la Chambre des communes.
Je suis heureux et fier de présenter cette motion à mes collègues d'un océan à l'autre, qu'ils soient présents à la Chambre ou de façon virtuelle. Je suis aussi heureux de présenter cette motion à nos concitoyens et, notamment, aux membres des Forces armées canadiennes qui, je pense, seront nombreux à nous regarder.
Ma motion porte sur un outil analytique qui, à mon avis, pourrait améliorer le recrutement et le maintien en poste des groupes sous-représentés au sein de nos forces armées.
La motion M-58 vise à ce que le gouvernement reconnaisse que l'analyse comparative entre les sexes, plus communément appelée ACS+, est un processus analytique qui fournit une méthode rigoureuse afin d'évaluer les inégalités systémiques ainsi qu'un outil supplémentaire permettant de déterminer comment différents groupes de femmes, d'hommes et de personnes de diverses identités de genre peuvent vivre les politiques, les programmes et les initiatives.
Au sein de l'environnement de sécurité complexe d'aujourd'hui, la diversité de l'armée est considérée comme un avantage stratégique. En 2017, notre gouvernement a publié « Protection, sécurité, engagement: la politique de défense du Canada ». Il y reconnaît que la population diverse du Canada est l'une des grandes forces du pays, et y dégage plusieurs initiatives de modernisation du personnel visant à accroître la diversité, le respect et l'inclusion dans les Forces armées canadiennes.
Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes se sont engagés à viser l'égalité entre les sexes et à créer un effectif qui tirera profit de la diversité de la société canadienne.
En même temps, les Forces armées canadiennes doivent refléter la société et ses valeurs. Or, comme la diversité de la population du Canada est en constante évolution, les Forces armées canadiennes s'efforcent davantage aujourd'hui de se présenter comme un employeur de choix pour les femmes, pour les membres des Premières Nations, pour les minorités visibles et pour les membres de la communauté LGBTQ2.
À cette fin, les Forces armées canadiennes se sont fixé des cibles de recrutement et de maintien en poste des groupes sous-représentés, ont intégré à leur doctrine la reconnaissance des avantages de la diversité pour l'efficacité opérationnelle et ont pris divers engagements en faveur de l'accroissement de la diversité et de l'inclusion.
Les objectifs du ministère de la Défense nationale sont les suivants: le pourcentage de femmes au sein des Forces armées canadiennes doit passer de 14,9 %, en 2016, à 25 % d'ici à 2026; le pourcentage de membres des Premières Nations doit passer de 2,6 %, en 2016, à 3,5 % d'ici à 2026; le pourcentage des membres des minorités visibles doit passer de 6,7 %, en 2016, à 11,8 % d'ici à 2026.
La diversité du Canada doit pouvoir se refléter au sein des forces armées, afin que celles-ci soient représentatives de la richesse de la société.
Les Forces armées canadiennes modernisent leurs méthodes de recrutement à l'endroit de tous les candidats, mais il faudrait viser en priorité certains domaines pour accroître la représentation des femmes, des Autochtones, des minorités visibles et des personnes LGBTQ2.
Ces domaines à cibler en priorité seraient: les nouvelles stratégies de recrutement; le recrutement dans les collectivités rurales, éloignées et autochtones; le recrutement dans les centres urbains; et le recrutement de réservistes.
En tant que membre du Comité permanent de la défense nationale, je pense que cette motion s'inscrit dans l'engagement de notre gouvernement envers la promotion de la diversité et de l'inclusion à l'échelle de la fonction publique.
L'amélioration des aptitudes et des compétences des analystes, le développement de la capacité, au sein de la fonction publique, à soutenir cet engagement, et l'application pratique de cet engagement dans la prise de décisions gouvernementales font aussi partie des objectifs de l'analyse comparative entre les sexes plus, ou ACS+.
L'ACS+ permet d'approfondir les connaissances et d'examiner l'effet des programmes, des initiatives et des politiques sur différents groupes de femmes, d'hommes et de personnes de diverses identités de genre. Le « + » signifie que l'analyse tient aussi compte des multiples autres facteurs identitaires qui définissent une personne, dont l'origine ethnique, la religion, l'âge et les handicaps de nature intellectuelle ou physique.
Cette motion vise donc à encourager et soutenir les efforts actuels faits par les Forces armées canadiennes pour mettre en œuvre l'ACS+ à la grandeur de l'organisation, y compris à l'échelle des unités, et pour promouvoir la sensibilisation et la formation à cet égard chez tout le personnel, y compris les nouvelles recrues et les nouveaux employés civils.
Elle permettrait aussi d'instaurer des mécanismes d'évaluation pour faire un suivi régulier des effets de l'ACS+ dans l'ensemble des Forces armées canadiennes. Ce faisant, elle contribuera à veiller à ce que des efforts soient faits par les Forces armées canadiennes pour désigner des champions de l'égalité des sexes, de la diversité et de l'inclusion, à l'échelle tant des unités que de l'organisation, et pour sensibiliser aux points de mire tout le personnel, y compris les nouvelles recrues et les nouveaux employés civils.
Elle permettra d'encourager et de soutenir la création et la mise en place de formes de reconnaissance du leadership et de l'initiative individuelle en matière d'égalité des genres, de diversité et d'inclusion au sein des Forces armées canadiennes.
Je suis fier de faire partie d'un gouvernement féministe, progressiste et inclusif. Cette volonté se démontre aussi par la décision de notre gouvernement d'inclure cet outil analytique dans nombre de processus de décisions. Par exemple, la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et députée de Peterborough—Kawartha a veillé à ce que l'ACS+ soit prise en compte dans la réponse gouvernementale à la pandémie de la COVID-19.
Aussi, près de 185 000 personnes ont suivi le cours en ligne sur l'ACS+, dont des fonctionnaires fédéraux, des parlementaires et leur personnel, ainsi que des fonctionnaires provinciaux et territoriaux. De plus, l'ACS+ est désormais obligatoire dans l'ensemble des présentations au Conseil du Trésor, des mémoires au Cabinet, des cadres ministériels de résultats et des rapports, et elle est prise en compte dans la Directive du Cabinet sur la réglementation.
Des relations stratégiques sont établies et renforcées, et un réseau de spécialistes en ACS+ de tout le gouvernement du Canada intensifie sa collaboration pour atteindre les objectifs communs.
Les lois intègrent de plus en plus l'ACS+ et l'obligation d'effectuer une analyse intersectorielle. Par exemple, la nouvelle Loi sur l'évaluation d'impact exige que l'ACS+ soit un facteur dans l'évaluation des projets désignés.
La Loi canadienne sur la budgétisation sensible aux sexes de 2018 a inscrit la budgétisation sensible aux sexes dans les processus budgétaires et financiers fédéraux.
En raison de la demande croissante de meilleures données intersectionnelles, le gouvernement a créé le Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion de Statistique Canada.
Je pense que cette motion est nécessaire, car, encore une fois, les Canadiens doivent pouvoir se reconnaître dans leurs forces armées. Ces dernières doivent être le reflet de notre société, de sa richesse et de sa diversité. Elles doivent aussi montrer l’exemple en tant qu’employeur et donc encourager cette diversité dont nous sommes si fiers en tant que Canadiens.
Comme beaucoup de mes collègues le savent, je suis un passionné de nos forces armées, avec lesquelles j’entretiens une relation passionnée depuis ma jeunesse. J’espère que mes collègues députés de la Chambre verront l’importance d’une telle motion, qu’ils prendront le temps de la lire et de la comprendre, afin que nous puissions aller de l’avant. Bien que simple, cette motion me semble être nécessaire, car elle traite une préoccupation complexe de notre société à l’aide d’un outil précis.
J’attends avec plaisir les questions de la part de mes collègues et amis. J’espère que nos discussions seront fructueuses, et surtout dans l’intérêt supérieur des Forces armées canadiennes. Je suis évidemment disponible pour l’ensemble de mes collègues afin de recevoir leurs appels ou leurs courriels et de répondre à leurs questions, et même à leurs inquiétudes.
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CPC (ON)
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2021-06-09 18:53 [p.8181]
Madam Speaker, the member referenced the online training. As a former officer within the Canadian Armed Forces and somebody who is GBA+ trained, I have a couple of simple questions for him. Is he personally GBA+ trained, and how many Liberal members of Parliament have taken the GBA+ training?
Madame la Présidente, le député a évoqué la formation en ligne. En tant qu’ancien officier des Forces armées canadiennes et en tant que personne qui a été formée à l’ACS+, j’ai quelques questions simples à lui poser. A-t-il lui-même reçu la formation sur l’analyse comparative entre les sexes? Combien de députés libéraux ont suivi cette formation?
View Yves Robillard Profile
Lib. (QC)
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2021-06-09 18:53 [p.8181]
Madam Speaker, in response to this question, I would like to recall the past of GBA+, recruitment and retention.
This year, 2020-21, 493 women signed up, representing 24% of recruits, compared to 1,530 recruits who were men, representing 75.6%. Although recruitment was lower than in the previous year, 2019-20, this percentage of women recruits was the highest of all previous years. This can be attributed to the priority given to selecting women candidates for the limited capacity of basic training. Also, 349 of the members recruited are from a visible minority—
Madame la Présidente, afin de répondre à cette question, je vais évoquer le passé de l’ACS+, le recrutement et la rétention.
En cette année 2020-2021, 493 femmes étaient inscrites, ce qui représente 24 % des personnes recrutées, contre 1 530 recrues déclarées comme étant des hommes, soit 75,6 %. Bien que le recrutement soit inférieur à l'exercice précédent de 2019-2020, ce pourcentage d'inscription de femmes a été le plus élevé de tous les autres exercices. Cela peut être attribué à la priorité de la sélection de candidats féminins pour une capacité de formation de base limitée. De plus, 349 membres recrutés sont des minorités visibles...
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Lib. (QC)
I have to give other members the chance to ask questions. The hon. member for Berthier—Maskinongé.
Je dois donner à d'autres députés l'occasion de poser des questions. La parole est à l'honorable député de Berthier—Maskinongé.
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BQ (QC)
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2021-06-09 18:55 [p.8181]
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech. I have two quick questions for him.
Based on the information we have, the armed forces have already been instructed to do this, so what is the point of this motion? I would like my colleague to clarify his thoughts on this.
In addition, do they have any technical evidence? Again, based on the information we have, there is no evidence that this system works. There is no data to prove whether it works or not.
How useful is this motion in addressing the substantive problems in the Canadian Armed Forces, specifically regarding sexual misconduct and incomplete investigations, some of which are apparently even shut down by cabinet? Does the fact that these cabinet ministers are still in their positions worry my colleague?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours. J'aimerais lui poser deux questions rapidement.
Selon les informations que nous avons, cette consigne aurait déjà été donnée à l'armée. Quelle est donc l'utilité de la motion? J'aimerais que mon collègue précise sa pensée à ce sujet.
Par ailleurs, ont-ils des données techniques probantes? Encore une fois, selon les informations que nous avons, il n'y a pas de preuve que ce système-là fonctionne. On n'a pas de données pour prouver qu'il fonctionne ou qu'il ne fonctionne pas.
Quelle est l'utilité de cette motion pour régler les problèmes de fond que vit l'armée canadienne, notamment au sujet des inconduites sexuelles et des enquêtes sont incomplètes — parfois même tues par les ministres, paraît-il? Le fait que ces ministres restent en place ne crée-t-il pas un malaise chez mon collègue?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 18:55 [p.8181]
Madam Speaker, on the subject of sexual misconduct, Canadians have heard in recent months that defence team members have been affected by sexual trauma and sexual misconduct. On behalf of those who serve their country, the Department of National Defence and the Canadian Armed Forces must live up to our professed values of integrity, inclusion and accountability.
We also know that the current reporting system does not meet the needs of those who have been affected by misconduct or have witnessed misconduct. That must change. We accept responsibility for our failures and continue to conduct a critical examination of lessons learned.
Madame la Présidente, au sujet des inconduites sexuelles, les Canadiens ont entendu au cours des derniers mois que des membres de l'équipe de la Défense ont été affectés par des traumatismes sexuels et des inconduites sexuelles. Au nom de ceux qui servent leur pays, le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes doivent être à la hauteur de nos valeurs professées d'intégrité, d'inclusion et de responsabilité.
Nous savons également que le système de signalement actuel ne répond pas aux besoins de ceux qui ont été touchés par une inconduite ou qui ont été témoins d'une inconduite. Nous devons changer cela. Nous acceptons la responsabilité de nos échecs, mais nous continuons à entreprendre un examen critique des leçons apprises.
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NDP (ON)
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2021-06-09 18:56 [p.8181]
Madam Speaker, I would like to repeat a bit of the question asked previously. Of course GBA+ is an important tool, and as of 2015, the government has committed to make it a part of every government department and military decision.
If it has existed already, and the member just admitted it is not really working and the government has failed on this issue, then how would his motion in particular do what the government has already failed to do?
Madame la Présidente, j’aimerais reprendre en partie les questions posées précédemment. L’ACS+ est évidemment un outil fort important, et depuis 2015, le gouvernement s’est engagé à en tenir compte dans le cadre de chaque décision gouvernementale ou militaire.
Si cet outil existe déjà — et le député vient d'admettre qu'il ne fonctionne pas vraiment et que le gouvernement a échoué sur ce point —, alors en quoi cette motion permet-elle d'accomplir ce que le gouvernement n'est pas arrivé à faire?
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Lib. (QC)
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2021-06-09 18:57 [p.8181]
Madam Speaker, the purpose of Ms. Arbour's review is to eliminate all forms of sexual misconduct and abuse of power and create a safe work environment—
Madame la Présidente, l'examen de Mme Arbour a pour but d'éliminer toutes les formes d'inconduites sexuelles et d'abus de pouvoir et de créer un environnement de travail sécuritaire...
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Lib. (QC)
Order. The member for London—Fanshawe on a point of order.
À l'ordre. La députée de London—Fanshawe invoque le Règlement.
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NDP (ON)
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2021-06-09 18:57 [p.8182]
Madam Speaker, I rise on a point of order. The interpreter has indicated throughout the question and answer period that interpretation cannot happen because of the sound quality.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. L’interprète a indiqué qu’en raison de la mauvaise qualité du son pendant la période de questions et réponses, il n’était pas possible de traduire les échanges.
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Lib. (QC)
The member for Marc-Aurèle-Fortin seems to be having trouble with his Internet connection.
We will move on to the next speech while the member tries to improve the quality of his Internet connection.
We will resume debate.
The hon. member for Calgary Skyview.
Le député de Marc-Aurèle-Fortin semble avoir un problème avec sa connexion Internet.
Nous allons passer au prochain discours pendant que le député essaie d'améliorer la qualité de sa connexion Internet.
Nous reprenons le débat.
La députée de Calgary Skyview a la parole.
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CPC (AB)
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2021-06-09 18:59 [p.8182]
Madam Speaker, I am pleased to speak today on Motion No. 58.
The member's motion mentions recruitment and retention targets for under-represented groups in the Canadian Armed Forces. The Conservatives completely support this.
As a matter of fact, the Standing Committee on the Status of Women has recently been studying our Canadian Armed Forces, and the issue of recruitment and retention has come up several times. However, what we have found is rather interesting. It explains why women have not been joining the Canadian Armed Forces, and why they are leaving so early.
For months, Canadians have been shocked by the revelations of sexual misconduct in our Canadian Armed Forces, and in the highest positions. Early this year, we learned that General Vance, the former chief of defence staff, had been under investigation since as early as 2018. He was being investigated for inappropriate relations he was having with women under his command, particularly one relation that had been ongoing for 30 years.
When that individual made an appearance before the committee, she mentioned how she had asked questions about who would have the ability to investigate the actions of the chief of defence staff and if the CFNIS would be the appropriate body. The response the general gave this witness was that he was untouchable because he owned the CFNIS.
It was deeply concerning to hear that someone would actually believe they were above the law, was willing to create an unsafe work environment and had considered that they could not be investigated. To this day, this woman believes that she is not going to get justice for herself. However, she also believes that it was important for her to come forward so the issue could be dealt with, and so other women in the military would be able to get justice. For that, I applaud her.
We heard from another witness who had reported an incident, and even with all of the redactions and personal information removed, there was still enough information left that it was easy for someone to identify her. The report on the incident was openly discussed among her peers and even with her superiors, so she had no confidence in the system.
So many witnesses, women in particular, came forward to our committee to express this lack of confidence and trust in our system. They did not feel that the military had their backs. We even had a witness who gave a very interesting perspective on the double standards that the military justice system has towards women and men.
This witness discussed how, when she was deployed in Afghanistan, an investigation had been conducted into a consensual relationship she had had with a U.S. officer, who was not in her unit but of the same rank. She admitted that the relationship was against the regulations, and she pleaded guilty to the charges. She was fined, repatriated from the theatre and posted out of her unit. She accepted this as her punishment.
However, as a result, she was called demeaning names and was told that she was not worthy of leading soldiers. She said that she was also threatened with violence by a commanding officer and was repeatedly chastised by other officers. She was sent to work alone in an office managing a single Excel spreadsheet, and it quickly became very clear to her that her career in the Canadian Armed Forces was over. When she left the military, she had originally been given an offer to go into the reserves, but that was revoked when the commanding officer told her that she was not the type of leader he wanted in his unit.
She said the biggest failure in her life were the actions for which she was pushed out of the armoured corps, and for that she continues to carry immense shame. However, this was precisely the type of leadership displayed by the former chief of defence staff, who was the longest serving chief of defence staff. This brings into question what kind of environment allows for this double standard, for sexual misconduct to be so prolific in the Canadian Armed Forces, and for women to be always treated as the wrongdoers, even when they are the victims.
The status of women committee was overwhelmed by the evidence and testimony that so many of these women came forward with, and the fact that the military had multiple reports on sexual misconduct in the Canadian Armed Forces, most recently in 2015 with the Deschamps report. However, we continue to see, time after time, the government talking about wanting to stand up for women and talking about how we need to get to the root cause of this, yet never implementing recommendations made in the Deschamps report. It is not listening to the previous status of women committee, which made recommendations on how to address the culture within the Canadian Armed Forces, and it is now launching another review into this very same topic, less than 10 years from the last one.
We do not need more reports to tell us what we already know. We can act on the things we already do know. For example, the Deschamps report talks about reviewing government policies and directives, and putting them through a gender-based lens. It was one of her recommendations.
This is not something new. As a matter fact, it is part of the Minister for Women and Gender Equality’s mandate letter that she work with her cabinet colleagues and ensure these things are done. It was mentioned in this report, and it wasn't until explosive revelations, two house committee studies and another report that the Minister for Women and Gender Equality and the Minister of National Defence made the decision that they were going to work together to address this.
In the report by Justice Deschamps, she talks about the directives that defined what sexual misconduct was in the military, and mentioned how out of step it was with Canadians' understanding of sexual misconduct and with the Criminal Code. However, it was not until November 2020, 5 years after her report came out, that the chief of the defence staff amended the order as to how sexual misconduct is defined. Just recently, in the latest Justice Fish report that was just tabled, we saw that even he says the new version does not even do this issue justice.
The motion we are debating today recognizes the fact that women are under-represented in our military, but doing a gender-based analysis is only one step in addressing this. I would even go as far as saying this motion does not even do enough, because there are no metrics attached to it. There is no measurable way for us to say whether this is being successful. There needs to be something we can measure; there needs to be a failure or success report on this. I am interested to see if the member opposite would be willing to add this to his motion. I know that on our side we would be very grateful to see that.
We need to do more for women to attract them and retain them in the military. We can do that by actually addressing the culture in the Canadian Armed Forces and actually dealing with the issue at hand, not doing another report. For every report that has no action to it, it is yet another year and another decade that women go mistreated, under-represented and treated as less than their male counterparts.
Canadians, and particularly Canadian women, who serve proudly in our Canadian Armed Forces deserve much more from the government than just its words. They deserve real action. I am proud of the fact that our committee members have worked really hard on the status of women committee.
I hope that the government is listening to the various reports and to the opposition members and Canadian women and men in uniform who are calling for these changes. I hope it does not treat this as just another partisan issue and will instead address it, because everybody has the right to feel respected and treated equally in the workforce. That includes those in our military, whether they are civilians or in uniform.
Madame la Présidente, je suis heureuse de prendre la parole au sujet de la motion M-58.
La motion du député mentionne les cibles de recrutement et de maintien en poste des groupes sous-représentés au sein des Forces armées canadiennes. Les conservateurs appuient entièrement ces cibles.
D'ailleurs, le Comité permanent de la condition féminine a récemment fait une étude sur les Forces armées canadiennes et la question du recrutement et du maintien en poste est revenue à plusieurs reprises. Par contre, ce que nous avons découvert était plutôt intéressant et explique pourquoi les femmes ne veulent pas s'enrôler dans les Forces armées canadiennes et pourquoi celles qui le font quittent les forces aussi rapidement.
Pendant des mois, les Canadiens ont été choqués par les révélations concernant des inconduites sexuelles au sein des Forces armées canadiennes commises par les plus hauts gradés. Plus tôt cette année, nous avons appris que le général Vance, l'ex-chef d'état-major de la Défense, était visé par une enquête depuis 2018. L'enquête concernait des relations inappropriées qu'il entretenait avec des subordonnées, dont une qui durait depuis 30 ans.
Lorsque cette femme est venue témoigner au comité, elle a affirmé avoir cherché à savoir qui pouvait faire enquête sur les agissements du chef d'état-major de la Défense et si le Service national des enquêtes des Forces canadiennes était la bonne entité à qui s'adresser. La réponse que le général avait donnée à cette femme est qu'il était inatteignable, parce que le Service national des enquêtes des Forces canadiennes était à sa botte.
Il est très inquiétant de constater qu’il se croyait à tel point au-dessus des lois, qu’il était enclin à créer un milieu de travail dangereux, et qu’il avait estimé ne pas pouvoir faire l’objet d’une enquête. Aujourd’hui encore, cette femme pense qu’elle n’obtiendra pas justice. Malgré cela, elle croit aussi qu’il était important pour elle de témoigner afin que ce problème soit connu et que d’autres femmes militaires obtiennent un jour gain de cause. Pour cette raison, je salue son courage.
Nous avons également entendu une autre témoin qui avait signalé un incident. En dépit des caviardages et de la suppression des renseignements personnels, il restait assez d’éléments dans le rapport pour l’identifier facilement. Le rapport sur l’incident a été discuté ouvertement par ses pairs et même ses supérieurs. Elle n’avait donc plus aucune confiance dans le système.
De si nombreux témoins, en particulier des femmes, sont venus exprimer devant notre comité leur manque total de confiance dans notre système. Ces témoins ne pensaient pas qu’ils pouvaient compter sur les forces armées pour les défendre. Une des témoins a même apporté une perspective très intéressante sur la différence de traitement entre les hommes et les femmes dans le système de justice militaire.
Ce témoin a expliqué de quelle façon, pendant son déploiement en Afghanistan, elle a fait l'objet d'une enquête pour avoir eu une relation sexuelle consensuelle avec un officier américain qui n'était pas dans son unité, mais qui était du même grade. Elle a admis que cette relation contrevenait à la réglementation et plaidé coupable aux accusations contre elle. Elle a été mise à l'amende, rapatriée et affectée à l'extérieur de son unité. Elle estimait que ces mesures étaient justifiées.
Toutefois, dans la foulée de cet incident, on l'a traitée de noms tout à fait dégradants et on lui a dit qu'elle n'avait pas l'étoffe pour diriger des soldats. Un commandant l'a même menacée de violence, et elle a eu droit à des reproches incessants de la part d'autres officiers supérieurs. Elle a été isolée dans un bureau où elle gérait un chiffrier Excel, et il est rapidement devenu évident que sa carrière dans les Forces armées canadiennes était terminée. Quand elle a été libérée, le poste qu'on lui avait d'abord offert dans une unité de réserve a été révoqué. Le commandant lui a en effet dit qu'elle n'était pas le genre de chef qu'il voulait dans son unité.
Elle a indiqué que le pire échec de sa vie était les actions pour lesquels elle a été expulsée du corps blindé et pour lesquels elle continue à éprouver une grande honte. Toutefois, c'est précisément le type de leadership exercé par l'ancien chef d'état-major de la Défense, qui est celui qui a occupé le plus longtemps ce poste. Force est de se demander quel genre de milieu permet à ce genre de politique des deux poids, deux mesures d'exister, pour que, dans les Forces armées canadiennes, les inconduites sexuelles soient très répandues et les femmes soient toujours traitées comme fautives, même si elles sont les victimes.
Le comité de la condition féminine a été renversé par les témoignages des nombreuses femmes qui se sont manifestées et par les nombreux signalements d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes, plus récemment dans le rapport Deschamps de 2015. Toutefois, le gouvernement continue inlassablement de dire qu'il tient à défendre les femmes et que nous devons nous attaquer à la cause profonde du problème, mais il ne met jamais en œuvre les recommandations formulées dans le rapport Deschamps. Il n'écoute pas le comité de la condition féminine précédent, qui avait formulé des recommandations sur la façon de changer la culture au sein des Forces armées canadiennes, et il lance maintenant un autre examen sur la même question, moins de 10 ans après le dernier.
Nous n'avons pas besoin de plus de rapports pour nous dire ce que nous savons déjà. Nous pouvons agir en fonction de ce que nous savons déjà. Par exemple, le rapport Deschamps parle de revoir les politiques et les directives du gouvernement et de les soumettre à une analyse comparative entre les sexes. C'était l'une des recommandations.
Ce n'est rien de nouveau. En fait, selon la lettre de mandat de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, celle-ci doit travailler avec ses collègues du Cabinet pour veiller à ce que ces mesures soient prises. Le rapport en fait également mention. Or, ce n'est qu'après des révélations fracassantes, deux études de comités de la Chambre et un autre rapport que la ministre des Femmes et de l'Égalité des genres et le ministre de la Défense nationale ont décidé de travailler ensemble pour s'occuper de cette question.
Dans son rapport, la juge Deschamps parle des directives qui définissent ce qu'est l'inconduite sexuelle dans l'armée et elle explique à quel point ces directives sont en décalage avec la compréhension qu'ont les Canadiens de l'inconduite sexuelle et avec le Code criminel. Toutefois, ce n'est qu'en novembre 2020, soit cinq ans après la publication du rapport Deschamps, que le chef d'état-major de la Défense a modifié l'ordonnance relative à la définition d'inconduite sexuelle. Tout récemment, nous avons vu que même le juge Fish affirme, dans son dernier rapport qui vient d'être déposé, que la nouvelle version est loin de rendre justice à cette question.
La motion dont nous débattons aujourd'hui reconnaît le fait que les femmes sont sous-représentées dans les forces armées et que procéder à une analyse comparative entre les sexes est l'un des moyens d'y remédier. J'irais même jusqu'à dire que la motion ne va pas assez loin, car elle n'inclut pas de paramètres. La motion n'est assortie d'aucun moyen pour mesurer les résultats. Il est nécessaire d'ajouter un élément de mesure. Il faut avoir accès à un rapport pour déterminer si l'analyse a été un succès ou un échec. Je serais curieuse de savoir si le député serait d'accord pour ajouter ces éléments à sa motion. Je sais que de ce côté-ci de la Chambre, ces ajouts seraient les bienvenus.
Nous devons en faire plus pour que les femmes aient envie de se joindre aux forces armées et veuillent y rester. Nous pouvons y arriver en améliorant la culture au sein des Forces armées canadiennes et en trouvant des solutions concrètes aux problèmes. Nous n'avons pas besoin d'un autre rapport. Chaque rapport qui ne mène à aucune action concrète se traduit par une autre année ou une autre décennie où les femmes sont mal traitées, sous-représentées et considérées comme inférieures à leurs homologues masculins.
Les Canadiens, et en particulier les Canadiennes, qui servent fièrement dans les forces armées méritent que le gouvernement joigne le geste à la parole. Ils méritent des mesures concrètes. Je suis fière que les membres du comité aient travaillé très fort au sein du comité de la condition féminine.
J'espère que le gouvernement est sensible aux divers rapports et aux déclarations des députés de l'opposition et des militaires qui réclament des changements. J'espère qu'il ne traitera pas la question comme une autre question partisane et qu'il s'y mettra, car tout le monde a le droit de se sentir respecté et traité de façon égale sur le marché du travail. Cela inclut les membres des forces armées, qu'ils soient civils ou en uniforme.
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BQ (QC)
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2021-06-09 19:08 [p.8183]
Madam Speaker, today I am speaking to Motion No. 58 as the Bloc Québécois critic for the status of women.
From the outset I want to state that our party will vote against this motion. Nevertheless, I want to reiterate loud and clear in the House that I am a feminist.
It is clear that this motion is completely useless since the government has already asked the Department of National Defence to integrate GBA+ into its policy development. We are also studying this integration at the Standing Committee on the Status of Women.
The motion states that GBA+ provides a rigorous methodology for assessing systemic inequalities. However, there is no data indicating that it really works nor is there anything to confirm that this analytical process is a failure.
I will approach this topic by providing a brief history of GBA+, by talking about organizations where the problem is still quite serious and by sharing a few of my hopes for a safer future for women.
Here is a brief overview. In 1971, Canada created the position of minister responsible for status of women, then, in 1976, it created the Office of the Coordinator of the Status of Women. In 1981, Canada ratified the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, which was adopted by the UN in 1979. In 1995, the federal government launched a plan to eventually implement GBA, but without the “+”, in all federal agencies and departments. In 2004, the Standing Committee on the Status of Women was established with the support of all parties, including the Bloc Québécois. In 2009, the Auditor General released a report at the request of the Standing Committee on the Status of Women indicating that the GBA had not been properly implemented in various departments. In 2011, the government transitioned to GBA+ where the “+” included other factors, such as gender identity. The Auditor General released another report in 2016 in which he stated that more had to be done. Budget 2018 was intended to be a feminist budget that sought to achieve results and improve oversight with respect to attaining gender equality.
As it happens, that was around the same time that the Prime Minister and the Minister of National Defence completely ignored the allegations of sexual misconduct against former chief of the defence staff General Vance.
The Department of National Defence has a team of 23 employees who are already working on integrating GBA+ into the department and the Canadian Armed Forces. The 2017 defence policy entitled “Strong, Secure, Engaged” stated that the department must integrate GBA+ in all defence activities across the Canadian Armed Forces and the department, including the design and implementation of programs, services that support our personnel, equipment procurement and operational planning.
However, six years after Justice Deschamps released her scathing report on sexual misconduct within the Canadian Armed Forces, the government is under tremendous pressure from the opposition for not having addressed the allegations against General Vance.
Essentially, this motion is completely pointless. If the government wants to increase the number of women and minorities in the Canadian Armed Forces, it should start by proving a safe work environment free from sexual misconduct and assault.
However, the facts continue to speak for themselves. Let us then examine the numerous examples that speak to the inaction of Liberal and Conservative governments, who have consistently failed to fight sexual harassment and sexual misconduct, whether it be in the Canadian Armed Forces, in penitentiaries, in the RCMP or, of course, in the Canadian Border Services Agency.
As a matter of fact, I spoke about this just this afternoon before the Standing Committee on Public Safety and National Security. The government showed it was incompetent at handling cases of sexual misconduct in the Canadian Armed Forces, the RCMP, penitentiaries and the Canadian Border Services Agency. The Prime Minister and the Minister of National Defence turned a blind eye to allegations of sexual misconduct against the former chief of the defence staff, General Vance.
The government is trying to protect its image as a feminist government, but the Liberals are not taking any concrete action to deal with systemic problems, apart from spouting talking points. Their veneer has scraped off and is badly chipped. If the Liberals want to increase the percentage of women in the Canadian Armed Forces, they must start by offering them a work environment free from harassment and sexual misconduct.
Liberals have had the Deschamps report in their hands since 2015. However, according to former Justice Deschamps herself, they have yet to implement the measures it recommends. This motion will do absolutely nothing to help victims of sexual misconduct, sexual harassment and racism.
The federal government has consistently failed to protect women and other groups. The government has demonstrated its utter incompetence in addressing sexual misconduct in the military. It has had the Deschamps report since 2015 and still has not implemented its key recommendations.
We know how that turned out. Senior officers have been abusing their authority and several generals are accused of sexual misconduct.
The Prime Minister and the Minister of National Defence have known about General Vance, the former chief of the defence staff, since 2018 but did absolutely nothing until the media broke the story in February 2021.
This was clearly demonstrated in 2015 by former justice Marie Deschamps who released a scathing report on sexual misconduct in the Canadian Armed Forces, where she found a sexist culture that turns a blind eye to many instances of misconduct.
The RCMP has also been plagued by allegations of sexual misconduct, including a scathing report by former justice Michel Bastarache. In that report, Justice Bastarache wrote that the culture of the RCMP was toxic and tolerated the misogynistic and homophobic attitudes of some of its leaders and members. He found that the problem was systemic and that addressing the situation would require a major overhaul.
In October 2020, the Office of the Correctional Investigator of Canada issued a devastating report on sexual violence in federal penitentiaries. It determined that the organization was indifferent to this reality. According to the correctional investigator, Dr. Ivan Zinger, Correctional Service Canada, CSC, turned a blind eye to the situation because the organization considered this to be normal behaviour in prison. The correctional investigator also noted that LGBTQ+ groups, women and persons with disabilities were more likely to be assaulted, but CSC had no strategy.
In May 2020, Radio-Canada reported that the Canada Border Services Agency had conducted more than 500 investigations into allegations of misconduct by its officers, including allegations of theft, corruption, abuse of power, criminal association and sexual harassment. As an example, some officers were using their position to get the phone number of women crossing the border.
We can only hope that the government takes meaningful action. For now, there is still no report on the horizon on cases of misconduct in the Canadian Armed Forces at the Standing Committee on National Defence. As for the Bastarache report, it is lingering at the Standing Committee on Public Safety and National Security.
Fortunately, we are now studying this report on sexual misconduct in the Canadian Armed Forces at the Standing Committee on Status of Women. We can only hope that the government takes meaningful action. However, no report has been produced yet.
The Liberals had no problem filibustering to prevent Liberal staffers Zita Astravas and Elder Marques from appearing in committee. I know this because I was filling in for another member at that committee when it happened.
From the testimony of Elder Marques, we learned that everyone around Trudeau was aware, but Trudeau continues to deny it. When other staffers were summoned by the House—
Madame la Présidente, c'est en ma qualité de porte-parole du Bloc québécois en matière de condition féminine que je m'exprime aujourd'hui au sujet de la motion M-58.
D'entrée de jeu, j'affirme que notre formation politique votera contre cette dernière. Pourtant, je tiens à réitérer haut et fort à la Chambre que je suis féministe, tant qu'il le faudra.
D'abord, force est de constater que cette motion est complètement inutile puisque le gouvernement a déjà demandé au ministère de la Défense nationale d'intégrer l'ACS+ à l'élaboration de ses politiques. Nous étudions également cette intégration au Comité permanent de la condition féminine.
La motion affirme que l'ACS+ fournit une méthode rigoureuse pour évaluer les inégalités systémiques. Or, aucune donnée n'indique que cela fonctionne vraiment et aucune n'affirme que ce processus analytique est un échec.
J'aborderai donc ce dossier en faisant un bref historique de l'ACS+, en parlant des organismes où le problème est toujours criant, et en faisant quelques souhaits pour un avenir plus sécuritaire pour les femmes.
Voici un bref survol. En 1971, le Canada a créé un poste de ministre responsable de la condition féminine puis, en 1976, le Bureau de la coordonnatrice de la situation de la femme. En 1981, le Canada a ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, adoptée par l'ONU en 1979. En 1995, le fédéral a lancé un plan pour éventuellement mettre en œuvre l'ACS — sans le « + », par contre — dans tous les organismes et ministères fédéraux. En2004, le Comité permanent de la condition féminine a été créé avec l'appui de tous les partis, dont le Bloc québécois. En 2009, la vérificatrice générale a publié un rapport à la demande du Comité permanent de la condition féminine, démontrant que l'ACS n'avait pas convenablement été mise en œuvre dans divers ministères. En 2011, la transition s'est faite vers l'ACS+, où le « + » voulait inclure d'autres facteurs, comme l'identité de genre. Le vérificateur général a publié un autre rapport en 2016, dans lequel il estimait qu'il fallait en faire davantage. Le budget de 2018 se voulait féministe en souhaitant atteindre des résultats et une amélioration de la surveillance pour l'atteinte de l'égalité des sexes.
C'est pourtant exactement à cette même époque que le premier ministre et le ministre de la Défense nationale ont complètement fermé les yeux sur les allégations d'inconduite sexuelle visant le chef d'état-major de la Défense, le général Vance.
Il faut savoir qu'au ministère de la Défense nationale, une équipe de 23 employés travaille déjà à intégrer l'ACS+ au sein du ministère et des Forces armées canadiennes. La politique de défense de 2017, intitulée Protection, Sécurité, Engagement, indique que le ministère doit intégrer l'ACS+ dans toutes les activités de défense et dans l'ensemble des Forces armées canadiennes et du ministère, que ce soit dans la conception et de la mise en œuvre des programmes, les services de soutien au personnel, l'acquisition de matériel ou la planification des opérations.
Or, six ans après que la juge Deschamps a publié son rapport dévastateur sur les inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes, le gouvernement est sous forte pression de l'opposition pour n'avoir rien fait au sujet des allégations contre le général Vance.
Bref, cette motion est complètement inutile. Si le gouvernement veut augmenter la part des femmes et des minorités dans les Forces armées canadiennes, qu'il commence par leur offrir un environnement de travail sain et exempt d'agressions et d'inconduite sexuelles.
Pourtant, les faits continuent de parler d'eux-mêmes. Soulevons donc maintenant les nombreux exemples qui témoignent de l'inaction des gouvernements libéraux et conservateurs, qui ont constamment échoué à lutter contre le harcèlement sexuel et l'inconduite sexuelle, tant dans les Forces armées canadiennes ou les pénitenciers qu'à la GRC ou, évidemment, à l'Agence des services frontaliers du Canada.
Justement, j'en discutais cet après-midi au Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Le gouvernement a démontré son incompétence à gérer les cas d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes, la GRC, les pénitenciers et aux services frontaliers. Le premier ministre et le ministre de la Défense nationale ont fermé les yeux sur les allégations d'inconduite sexuelle visant l'ancien chef d'état-major de la Défense, le général Vance.
Le gouvernement tente de projeter une image de gouvernement féministe, mais les libéraux ne font rien de concret pour régler les problèmes systémiques, à part pondre des lignes de presse. Leur verni est grafigné et abîmé. Si les libéraux veulent augmenter la part de femmes dans les Forces armées canadiennes, qu'ils commencent par leur offrir un environnement de travail qui est exempt de harcèlement et d'inconduite sexuelle.
Les libéraux ont en main le rapport Deschamps depuis 2015. Pourtant, ils n'ont toujours pas mis en œuvre les mesures recommandées dans ce rapport, selon l'ex-juge Deschamps elle-même. Cette motion ne changera strictement rien pour venir en aide aux victimes d'inconduite sexuelle, de harcèlement et de racisme.
Le gouvernement fédéral a systématiquement échoué à protéger les femmes et d'autres groupes. Le gouvernement a démontré son incompétence totale pour régler la question des inconduites sexuelles dans l'armée. Il a le rapport Deschamps entre les mains depuis 2015 et n'a toujours pas mis les principales recommandations en œuvre.
Nous voyons le résultat: les hauts gradés abusent de leur autorité et plusieurs généraux sont maintenant accusés d'inconduite sexuelle.
Le premier ministre et le ministre de la Défense nationale savaient depuis 2018 à propos du général Vance, l'ancien chef d'état-major de la Défense, mais ils n'ont absolument rien fait jusqu'à ce que les médias rapportent l'histoire en février 2021.
C'est ce qui a été démontré notamment en 2015 par l'ex-juge Marie Deschamps, qui a publié un rapport dévastateur sur les inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes, où elle a constaté une culture sexiste fermant les yeux sur de nombreux cas d'inconduite.
La GRC a également été éclaboussée par des allégations d'inconduites sexuelles, notamment par le rapport dévastateur de l'ex-juge Michel Bastarache. Dans ce rapport, Michel Bastarache a écrit que la culture de la GRC était toxique et tolérait les attitudes misogynes et homophobes de certains de ses dirigeants et de ses membres. Il estimait que le problème était de nature systémique et qu'il faudrait donner un sérieux coup de barre pour régler la situation.
En octobre 2020, le Bureau de l'enquêteur correctionnel du Canada a déposé un rapport dévastateur sur la violence sexuelle dans les pénitenciers fédéraux. Il estimait que l'organisation était indifférente à cette réalité. Selon l'enquêteur correctionnel, Dr Ivan Zinger, Service correctionnel Canada fermait les yeux sur la situation puisque l'organisme considérait que cela était normal en prison. L'enquêteur correctionnel notait aussi que les groupes LGBTQ+, les femmes et les personnes avec une déficience quelconque étaient plus susceptibles d'être agressés, mais que le Service correctionnel n'avait aucune stratégie.
En mai 2020, Radio-Canada rapportait que l'Agence des services frontaliers du Canada avait réalisé plus de 500 enquêtes pour des allégations de mauvaise conduite de ses agents, incluant des allégations de vols, de corruption, d'abus de pouvoir, d'association criminelle et de harcèlement sexuel. À titre d'exemple, certains agents utilisent leur position pour obtenir le numéro de téléphone de femmes franchissant la frontière.
Nous ne pouvons donc qu'espérer des gestes concrets de la part du gouvernement. En ce moment, il n'y a toujours pas de rapport qui sera produit sur les cas d'inconduite dans les Forces armées canadiennes au Comité permanent de la défense nationale. En ce qui concerne le rapport Bastarache, cela traîne au Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Heureusement, au Comité permanent de la condition féminine, nous étudions en ce moment ce rapport sur les cas d'inconduite dans les Forces armées canadiennes. Nous ne pouvons donc qu'espérer des gestes concrets de la part du gouvernement. Pourtant, il n'y a toujours pas de rapport produit pour le moment.
Les libéraux n'ont pas hésité à faire de l'obstruction pour éviter que des employés libéraux, notamment Zita Astravas et Elder Marques, soient convoqués au Comité. Je le sais, car je faisais un remplacement à ce comité lorsque c'est arrivé.
Avec le témoignage d'Elder Marques, nous comprenons que tout le monde autour de Trudeau était au courant. Or, Tudeau continue de le nier. Lorsque d'autres employés ont été convoqués par la Chambre...
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
The hon. member knows that she must not use the names of current members of Parliament.
L'honorable députée sait qu'elle ne doit pas utiliser les noms de députés actuels à la Chambre.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
View Andréanne Larouche Profile
2021-06-09 19:16 [p.8184]
I understand, Madam Speaker.
The Liberal government continues to deny the facts. When other employees were summoned by the House, the Liberals chose instead to send the Minister of National Defence and said that they would prevent their employees from testifying.
Members should recall that the Conservatives had already caught wind of allegations against General Vance. However, they still appointed him as chief of the defence staff even though the Canadian Armed Forces had just been roundly criticized for their management of sexual misconduct cases and pervasive sexist culture.
In another report by the Standing Committee on the Status of Women dealing with women living in rural communities, we saw that the recommendation to apply GBA+ was already in the mandate letter of the Minister for Women and Gender Equality. However, not enough attention was given to the needs of women, especially those with special needs in rural, remote and northern communities.
The recommendation is not clear on whether there should be a comparative or feminist analysis or one based on the differences with respect to urban areas. In short, it is not clear whether this analysis can truly help fight the culture of toxic masculinity in the various federal institutions in our regions.
To conclude, given that it is now 2021, it is unacceptable that too many women and gender-diverse people continue to be victims of violence. Too many reports have been shelved for too long by different federal departments and agencies. To be able to take action and restore women's trust, and to reduce cases of assault, we must take action and that will take more than just applying GBA+ analysis.
C'est entendu, madame la Présidente.
Le gouvernement libéral continue donc de nier les faits. Lorsque d'autres employés ont été convoqués par la Chambre, les libéraux ont plutôt choisi d'envoyer le ministre de la Défense nationale et ont dit qu'ils empêcheraient leurs employés de témoigner.
Rappelons que les conservateurs avaient déjà eu vent d'allégations contre le général Vance, mais ils l'ont tout de même nommé chef d'état-major alors que les Forces armées canadiennes venaient d'être sévèrement critiquées pour la gestion des cas d'inconduite sexuelle et de la culture sexiste généralisée.
Dans un autre rapport du Comité permanent de la condition féminine en milieu rural, nous avons pu voir que cette recommandation de l'ACS+ figurait déjà dans la lettre de mandat de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, mais elle ne traitait pas suffisant des besoins des femmes, celles qui avaient des besoins particuliers dans les collectivités rurales éloignées et nordiques.
La recommandation n’est donc pas claire entre une analyse comparative, féministe ou basée sur des écarts par rapport à la situation urbaine. Bref, il n'est pas certain que cela peut vraiment aider à lutter contre la culture de masculinité toxique dans les différentes institutions fédérales dans nos régions.
Pour conclure, alors que nous sommes maintenant en 2021, il est inacceptable qu'encore trop de femmes ou de gens de la diversité soient victimes de violence. Trop de rapports attendent depuis trop longtemps sur les tablettes des différents ministères et organismes fédéraux. Pour pouvoir agir et redonner confiance aux femmes et pour pouvoir limiter les cas d'agression et d'attaque, il faut agir et cela va prendre plus que l'analyse ACS+.
View Lindsay Mathyssen Profile
NDP (ON)
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2021-06-09 19:18 [p.8185]
Madam Speaker, before I begin to discuss Motion No. 58, I need to briefly speak about the incredible loss that the people of London have suffered. An act of terror that occurred a few days ago took the lives of Salman, Yumna, Talat Afzaal and Madiha Salman and left Fayez recovering in hospital.
The heartbreak in our community is palpable, and that grief will take a long time to heal. It reminds me that every time I rise in this place I must keep the people I fight for in London—Fanshawe at the heart of what I say and what I do, the people who sent me here to bring their concerns forward, to deliberate on legislation and policies, to make sure those decisions will care for, treat fairly and improve their lives and, in fact, the lives of all people living in Canada. It must be beyond words that we work here in the House. Actions, after all, speak louder than those words.
To move the discussion on to the motion here today, one of those policies that can have a positive impact on the people in my riding is gender-based analysis plus. This analytical process, which provides an assessment method of systemic inequality as well as a means to assess how diverse groups of women, men and gender-diverse people may experience policies, programs and initiatives, is something the NDP supports fully.
The “plus” in GBA+ acknowledges the substantial differences, the multiple characteristics and intersections that contribute to who we are. GBA+ considers many other identity factors, such as race, ethnicity, religion, age and mental or physical disability and how the interaction between these factors influences the way we might experience government policies. New Democrats believe this, too, is a key part of the necessary analysis the government and all of its departments must apply.
In 2015, when the government committed to applying GBA+, including by mandating the minister of status of women to ensure that government policy, legislation and regulations are sensitive to the different impacts that decisions can have on men and women, we too were supportive.
Today, of course, we support the private member's motion, Motion No. 58.
I sit as a member of the Standing Committee on the Status of Women. We have spent the last few months studying sexual misconduct within the Canadian Armed Forces. We have heard clearly that the forces exist in a toxic culture and that without proper supports in place and without directly addressing the significant cultural issues within the military, many people will not want to enlist and retention will continue to be an issue.
In March 2021, Lieutenant-Colonel Eleanor Taylor, the deputy commander of 36 Canadian Brigade Group and a distinguished veteran of combat in Afghanistan, publicly resigned, saying in a Facebook post, “I am sickened by ongoing investigations of sexual misconduct among our key leaders. Unfortunately, I am not surprised. I am also certain that the scope of the problem has yet to be exposed. Throughout my career, I have observed insidious and inappropriate use of power for sexual exploitation.” That is an incredibly powerful statement.
We heard testimony at the status of women committee from several witnesses that in fact one cannot apply a GBA+ lens onto the military in this country because the culture of toxic masculinity is so pervasive that it is not taken seriously.
Christine Wood, chief of strategic engagement at It's Just 700, a volunteer-run organization that provides confidential peer support and information to members of the Canadian military who are survivors of work-related sexual trauma, appeared before our committee in April. When asked about GBA+ for programs to help military members, she said, “It's still...at that point where we talk about GBA+. It doesn't start with GBA+. Everyone kind of checks it as a box at the end of their design.” Ms. Wood also said, “I feel like women have never had a level playing field in the forces; we were mandated to be included.”
In 2016, the Office of the Auditor General published a report, “Canadian Armed Forces Recruitment and Retention”. The Auditor General said:
We found that although the Canadian Armed Forces had established a goal for the representation of women among its ranks, it set this overall goal with no specific targets by occupation. We also found that despite the fact that achieving this goal depends heavily on increased recruiting, the Canadian Armed Forces had not implemented any special employment equity measures. The goal was 25 percent during the audit period; meanwhile, women represented 14 percent of the Regular Force.
In 2019, the Canadian Armed Forces told the Standing Committee on the Status of Women that, as of February, women accounted for 15.7% of the Canadian Armed Forces workforce. Not only is the Canadian Armed Forces, with mandated targets on retention, not meeting its goals, but for those who are recruited, the toxic environment they are surrounded by creates trauma and forces women and people from many other backgrounds, abilities, sexual identities and orientation to be victimized, often repeatedly.
My concern in all of this, and the questions we must ask here are: Will the motion bring much-needed change to the armed forces? Will it push the government, the military or the Department of National Defence to do anything differently or to go further to implement GBA+ in retention and recruitment within the department or within our military? Will it actually help to create a healthy environment for the people recruited, or will we continue to see the exodus of those who gave up years serving their country and defending others because they can no longer deal with the violence, ridicule and trauma they face, and because they have to defend themselves as a matter of survival instead?
I believe that too often the Liberal government says what it knows people want to hear, but then it breaks promises and does not take the real action necessary to make a difference. I believe the government is too often concerned with only checking the box. This motion cannot serve as only checking a box. There are things the government must do here today, and even though it has already had six years, it could create real and substantive change. I have received so many emails and calls, and I have heard too many stories, from people impacted by this toxic culture not to act.
As I said earlier, New Democrats support this motion because we support a GBA+ approach to meeting recruitment and retention targets for underrepresented groups. The supports CAF members need go far beyond this motion, and despite the many additional reports and reviews the government may call for, it could act immediately.
The government could create a special program within the Canadian Armed Forces in the recruitment of women and underrepresented groups as recommended by the Auditor General in 2016. It could strengthen the federal Employment Equity Act to attach employment equity measures to all Canadian Armed Forces recruitment and retention programs. It could introduce legislation to establish a military ombudsman as a permanent and independent officer of Parliament. It could create an independent centre of accountability for sexual assault and harassment, entirely outside of the forces. It would be responsible for receiving reports of inappropriate sexual conduct and for preventing it, as well as for coordinating and monitoring training and victim support, monitoring accountability and research, and acting as a central authority for the collection of data.
The government could ensure that parents who are members of the Canadian Armed Forces have access to affordable child care services that meet their needs. It could create an inclusive, safe and respectful workplace for all members of the Canadian Armed Forces, and it could provide mandatory, comprehensive trauma-informed survivor-centred sexual misconduct training for members at all levels, including senior leadership, delivered by experts regularly and applied with a GBA+ lens.
The government could also reverse the decisions it has already made when it comes to the privatization of military services, as these have negative impacts on all members. It could stop outsourcing service contracts to private companies at military bases, which costs the government millions of dollars more than if it were to provide full-time unionized jobs. It could reinvest these millions of dollars by bringing federal public service jobs back to DND and into the Canadian Forces to provide services such as upgrading inferior housing, training personnel and developing genuine efforts to tackle systemic racism, discrimination and sexual harassment within the forces.
The government could reinvest this money to purchase equipment designed for women. It could implement the recommendations of not only the Deschamps report, but also those of the PSAC report released last November, entitled, “In the interest of safety and security:?The case for ending the privatization of Department of National Defence services.”
In conclusion, this motion is a drop in the bucket of what is actually required for substantive change in the Armed Forces. The Canadian government has a long way to go to ensure gender equality, and the enforcement of GBA+ must not only be considered a box to check. This motion cannot simply pay lip service to the incredible people who depend upon us to create responsible policies and legislation. The government must work harder to do what is truly necessary.
Madame la Présidente, avant de discuter de la motion no 58, j’aimerais parler brièvement de la perte tragique subie par la population de London. Cet acte de terrorisme a emporté la vie de Salman, Yumna, Talat Afzaal et Madiha Salman, et a envoyé Fayez à l’hôpital.
Le chagrin de notre collectivité est palpable, et il faudra beaucoup de temps pour nous remettre de ce deuil. Ce terrible événement me fait penser que chaque fois que je prends la parole devant cette assemblée, je dois mettre la population que je défends, la circonscription de London—Fanshawe, au cœur de mes interventions et de mes actions. Ces personnes m’ont envoyée ici pour me faire la porte-parole de leurs préoccupations, pour délibérer sur des lois et des politiques, pour veiller à ce que les décisions prises ici soient bienveillantes et justes et qu’elles améliorent leur vie, mais aussi la vie de tous les habitants du Canada. Le travail de la Chambre va bien au-delà des paroles. Au bout du compte, les actes sont plus éloquents que les paroles.
Pour revenir à la motion qui est discutée aujourd’hui, une des politiques qui peut avoir des répercussions positives dans ma circonscription est celle qui concerne l’analyse comparative entre les sexes plus. Le NPD soutient totalement ce processus analytique, qui permet d’évaluer les inégalités systémiques et la façon dont différents groupes — de femmes, d’hommes et de personnes de diverses identités de genre — sont affectés par les politiques, les programmes et les initiatives.
La mention « plus » dans l'analyse comparative entre les sexes plus, ou ACS+, indique que l'on tient compte des différences importantes, des caractéristiques multiples et des recoupements qui font de nous ce que nous sommes. L’ACS+ prend aussi en considération beaucoup d’autres facteurs identitaires, comme la race, l’origine ethnique, la religion, l’âge et les capacités mentales ou physiques, de même que la façon dont l'interaction entre ces facteurs influe sur notre expérience des politiques gouvernementales. Les néo-démocrates estiment qu'il s'agit là d'un élément clé de l'analyse que le gouvernement et tous ses ministères se doivent d'effectuer.
En 2015, le gouvernement s'est engagé à utiliser l'ACS+, entre autres en exigeant que la ministre de la Condition féminine s'assure que les politiques publiques, les lois et les règlements tiennent compte des différentes répercussions que les décisions peuvent avoir sur les hommes et les femmes, une initiative que nous avons là encore appuyée.
Aujourd'hui, il va sans dire que nous appuyons la motion d'initiative parlementaire M-58.
Je suis membre du Comité permanent de la condition féminine. Nous avons consacré les derniers mois à l'étude de l'inconduite sexuelle au sein des Forces armées canadiennes. On nous a clairement dit que la culture des forces armées est toxique et que, en l'absence du soutien adéquat et d'une intervention directe au sein de celles-ci pour remédier aux problèmes majeurs qui sont liés à cette culture, peu de gens souhaiteront s'enrôler, et il sera difficile d'assurer le maintien en service.
En mars 2021, la lieutenante-colonelle Elenor Taylor, commandante adjointe du 36e Groupe-brigade du Canada et ancienne combattante émérite en Afghanistan, a publiquement démissionné en déclarant sur Facebook: « Je suis écœurée par les enquêtes en cours sur les inconduites sexuelles parmi nos principaux dirigeants. Malheureusement, je ne suis pas surprise. Je suis également certaine que l’ampleur du problème n’a pas encore été exposée. Tout au long de ma carrière, j’ai observé un usage insidieux et inapproprié du pouvoir à des fins d’exploitation sexuelle. » Voilà une déclaration des plus percutantes.
Nous avons entendu plusieurs témoins au comité de la condition féminine nous dire qu'il n'est pas possible d'appliquer l'ACS+ aux forces armées dans notre pays, car la masculinité toxique y est si omniprésente que cette analyse n'y sera pas prise au sérieux.
En avril, notre comité a entendu le témoignage de Christine Wood, cheffe de l'engagement stratégique à C'est juste 700, un organisme qui est dirigé par des bénévoles et qui offre un soutien confidentiel par les pairs et de l'information aux militaires canadiens qui ont survécu à un traumatisme sexuel lié au travail. Lorsque nous l'avons interrogée sur l'ACS+ pour les programmes d'aide aux militaires, elle a répondu ceci: « [...] nous en sommes encore à l'étape où nous parlons de l'analyse comparative entre les sexes plus. L'élaboration de stratégies ne commence pas avec l'analyse comparative entre les sexes plus; tout le monde se contente plutôt de cocher cette case à la fin du processus. » Mme Wood a ajouté: « J'ai l'impression que les femmes n'ont jamais été sur un pied d'égalité dans les forces armées; notre inclusion a été mandatée. »
En 2016, le Bureau du vérificateur général a publié un rapport intitulé « Recrutement et maintien de l'effectif dans les Forces armées canadiennes ». Le vérificateur général y disait ceci:
Nous avons constaté que même si les Forces armées canadiennes avaient fixé un objectif au chapitre de la représentation des femmes dans leurs rangs, il s’agissait d’un objectif général pour l’ensemble des Forces, qui ne comportait pas de cible précise pour chaque groupe professionnel. Nous avons aussi constaté que même si l’atteinte de cet objectif était fortement tributaire d’un recrutement accru chez les femmes, les Forces armées canadiennes n’avaient pas pris de mesures spéciales en faveur de l’équité en matière d’emploi. L’objectif établi était de 25 % pendant la période visée par l’audit, alors que les femmes représentaient 14 % de l’effectif de la Force régulière.
En 2019, les Forces armées canadiennes ont déclaré au Comité permanent de la condition féminine qu'en date de février, les femmes représentaient 15,7 % de leur effectif. Non seulement les Forces armées canadiennes, qui ont des cibles obligatoires en matière de maintien de l'effectif, n'atteignent pas leurs objectifs, mais l'environnement toxique crée des traumatismes chez les recrues et oblige les femmes et les personnes ayant d'autres origines, capacités, identités et orientations sexuelles à être victimisées, souvent de façon répétée.
Les questions qui me préoccupent et que nous devrions nous poser sont les suivantes. La motion permettra-t-elle d'apporter des changements grandement nécessaires au sein des forces armées? Obligera-t-elle le gouvernement, les forces armées ou le ministère de la Défense nationale à changer quoi que ce soit à leurs façons de faire ou à en faire davantage pour mettre en œuvre l'ACS+ afin de faciliter le maintien en poste et le recrutement au ministère et dans les Forces armées canadiennes? Va-t-elle réellement contribuer à créer un environnement sain pour les recrues, ou verrons-nous d'autres personnes qui ont passé des années à servir leur pays et à défendre les autres quitter leurs fonctions parce qu'elles n'en peuvent plus de subir de la violence, d'être ridiculisées et d'endurer des traumatismes, et parce qu'elles doivent plutôt se défendre pour survivre?
Je crois que, trop souvent, le gouvernement libéral se contente de dire ce que les gens veulent entendre, puis il brise ses promesses et il ne prend pas les mesures concrètes qui sont nécessaires pour améliorer les choses. Je crois que, trop souvent, le gouvernement cherche seulement à cocher un élément sur une liste. Cette motion ne peut pas simplement servir à cocher une case. Il y a des mesures que le gouvernement doit prendre dès aujourd'hui. Il a eu six ans pour agir, mais il est encore temps d'apporter des changements concrets et substantiels. J'ai reçu tellement de courriels et d'appels, et j'ai entendu tellement d'histoires de personnes qui ont été affectées par cette culture toxique que je ne peux pas rester les bras croisés.
Comme je l'ai mentionné tout à l'heure, les néo-démocrates appuient la motion parce qu'ils sont favorables à la mise en œuvre de l’analyse comparative entre les sexes plus pour répondre aux cibles de recrutement et de maintien en poste des groupes sous-représentés. Les mesures de soutien dont ont besoin les membres des Forces armées canadiennes doivent dépasser largement la motion, et, même si le gouvernement demande beaucoup d'autres rapports et examens, il pourrait agir immédiatement.
Le gouvernement pourrait créer un programme spécial au sein des Forces armées canadiennes pour le recrutement de femmes et de membres de groupes sous-représentés, comme l'a recommandé le vérificateur général en 2016. Il pourrait renforcer la Loi fédérale sur l'équité en matière d'emploi pour inclure des mesures d'équité en matière d'emploi dans tous les programmes de recrutement et de maintien en poste des Forces armées canadiennes. Il pourrait présenter une mesure législative visant à rendre le bureau de l'ombudsman militaire permanent et indépendant du Parlement. Il pourrait créer un centre de responsabilisation en matière de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle, qui serait totalement indépendant des forces armées. Le centre serait chargé de recevoir les plaintes portant sur des comportements sexuels inappropriés et d'assurer la prévention, de coordonner et de surveiller la formation et le soutien aux victimes, de surveiller la reddition de comptes et la recherche, et d'agir à titre d'autorité centrale pour la collecte de données.
Le gouvernement pourrait faire en sorte que les membres des Forces armées canadiennes qui ont des enfants aient accès à des services abordables de garderie qui répondent à leurs besoins. Il pourrait créer un milieu de travail inclusif, sécuritaire et respectueux pour tous les membres des Forces armées canadiennes et il pourrait fournir régulièrement une formation exhaustive obligatoire sur l'inconduite sexuelle qui tient compte des traumatismes et qui est axée sur les survivants aux membres de tous les échelons des forces armées, y compris les officiers supérieurs. La formation serait donnée par des experts et fournie dans l'optique de l'analyse comparative entre les sexes plus.
Le gouvernement pourrait aussi revenir sur ses décisions relatives à la privatisation des services militaires, puisque ces dernières entraînent des conséquences négatives sur tous les membres des forces armées. Le gouvernement pourrait cesser de recourir à la sous-traitance pour la prestation des services dans les bases militaires. En effet, le gouvernement pourrait économiser des millions de dollars s'il confiait ces services à des employés syndiqués à temps plein plutôt qu'à des entreprises du secteur privé. Il pourrait utiliser les économies réalisées pour créer des emplois au ministère de la Défense nationale et dans les Forces armées canadiennes afin d'offrir des services, par exemple améliorer la qualité des logements, former le personnel et déployer des efforts concrets pour éliminer le racisme systémique, la discrimination et le harcèlement sexuel dans les forces armées.
Le gouvernement pourrait réinvestir cet argent pour acheter de l'équipement conçu pour les femmes. Il pourrait aussi mettre en œuvre les recommandations du rapport Deschamps et celles du rapport publié en novembre dernier par l'Alliance de la Fonction publique du Canada, intitulé « La sécurité d’abord: pour que cesse la privatisation des services à la Défense nationale. »
En terminant, la motion n'est qu'une goutte dans l'océan de ce qui doit être fait pour apporter des changements en profondeur dans les Forces armées canadiennes. Le gouvernement du Canada a encore beaucoup de travail à faire pour garantir l'égalité des genres. Par ailleurs, la mise en œuvre des conclusions de l'analyse comparative entre les sexes plus ne doit pas être réduite à une case à cocher. Cette motion ne peut pas se résumer à de belles paroles pour les personnes incroyables qui dépendent de nous pour concevoir des politiques et des lois de manière responsable. Le gouvernement doit déployer encore plus d'efforts pour faire le travail qui s'impose.
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Lib. (ON)
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2021-06-09 19:27 [p.8186]
Madam Speaker, I would very much like to thank the hon. member for Marc-Aurèle-Fortin for this valuable motion that would help national defence and the Canadian Armed Forces meet recruitment and retention targets for underrepresented groups.
My hon. colleague has been a staunch champion of ensuring that these issues in the Canadian Armed Forces are heard and challenged. I fully support this motion. Our government is working to build a public service that is more inclusive and effective. Gender-based analysis plus is essential to both of these goals.
GBA+ looks at how diverse groups of women, men and gender-diverse peoples may experience policies, programs, legislation, regulations and other initiatives differently. It goes beyond an examination of just the impacts on gender and considers all of the different factors that simultaneously make up people's identities, such as age, sexual orientation, gender, geography, language, race, religion, ethnicity, socio-economic status and other factors, and how those intersect.
It involves understanding who is affected, determining how we can adapt our efforts to address their diverse needs, and reducing barriers to access or support. This analysis is essential for building a public service that meets the needs of all Canadians. We have to be fair, equitable and inclusive.
To this end, the Department of National Defence supports the use of GBA+ in all defence activities, including recruitment and retention. We are facing an increasingly more complex, challenging and interconnected world. State and non-state actors are competing for influence and challenging the rules-based international order that underpins our prosperity and democracy.
At home, the military has answered the call time and again to help Canadians in need, whether during natural disasters or during the COVID-19 pandemic. To remain strong at home, secure in North America and engaged in the world, National Defence must be agile. It must be able to adapt to new circumstances and innovate. Diversity and inclusion are essential to that. We need people from all different backgrounds who bring unique perspectives to the table and who can work together to find creative solutions to the problems we face.
National defence must also maintain the trust and confidence of the people we serve. That means upholding the highest ethical and professional standards. Treating all people with dignity and respect must be at the core of our culture, a culture that is currently undergoing a complete overhaul to better reflect the values Canadians expect.
GBA+ must be included in all of our work. One important area for this is recruitment. Recruiters are front and centre in bringing top talent to the Canadian Armed Forces. They are often the first face in uniform that potential recruits meet, so it is essential that they embody the values and principles that Canadians hold dear, and that they understand the value of inclusion and representation. All Canadian Forces recruitment group members go through rigorous training on diversity, inclusion, racism, human rights, employment equity and GBA+. They apply these principles in their work as they bring in the next generation of Canadian Armed Forces members.
GBA+ is a vital part of Operation Generation, the CAF's multipronged mission to meet growth requirements and employment equity goals. By using GBA+, we can better understand how perceptions of the military and attitudes toward joining may differ among various groups. We need to find and address any barriers.
Although there has been a slight increase in the number of women recruited into the Canadian Armed Forces over the past three years, we have not yet met our recruitment targets. GBA+ research shows that certain groups of young women are not aware of the career options that are available in the Canadian Forces or have concerns about work-life balance.
GBA+ research has shown how people of all genders from racialized communities have different perceptions about a military career, so we need to overcome these perceptions and speak to what motivates people from various communities.
Canada's sailors, soldiers and aviators perform meaningful work at home and abroad, and can find flexibility through part-time service with the primary reserve. However, we recognize attracting people to the military is not enough. They need the right policies and structures to want to stay.
As GBA+ is important to recruitment, it is also critical in retention. For example, when we purchase equipment, we need to consider the differences in size, shape and mobility of different CAF personnel.
During the medium support vehicle system project, we found that soldiers below a certain height would have difficulty pushing the vehicle's brake pedal across its entire range of motion. We therefore worked with the contractor to move the pedal. Not only did this make the truck safer, but it meant that a group of people would not be excluded from driving it.
That is how we can set people up for success: clothes and equipment that fit their bodies, policies that fit their needs and career paths that fit their professional aspirations.
In the context of operations, the Canadian Armed Forces is currently assessing barriers to women's meaningful participation in peace support operations, and DND is exploring the use of GBA+ to help inform Canada's selection of and role in ongoing and future military operations. On the civilian side, DND implemented the civilian diversity and inclusion action plan in 2019, which aims to eliminate employment equity gaps, expand leadership representation, enhance promotion rates for all civilian diversity groups, implement inclusive practices and embed individual accountability.
To overcome our systemic barriers, we need strong and inclusive leadership. Last September, National Defence launched an executive recruitment campaign for racialized people to increase representation within our senior leadership team. This process was heavily informed by GBA+. We used research and evidence to guide our decisions, implemented new AI tools and assessment methods to evaluate candidates, and challenged legacy recruiting assessment and hiring practices to eliminate bias.
We successfully qualified 36 top-tier candidates. Some of these individuals have already been hired from this process, and others will fill future executive positions at National Defence and in the broader public service. National Defence is committed to evaluating human resource policies, programs, tools and reporting systems through a GBA+ and anti-racism lens.
We need to understand how our legacy initiatives impact people and how we can improve in the future. One example is the military spouse employment initiative. After a GBA+ review, we found that the program previously focused on a narrow scope of administrative and clerical roles. We are therefore highlighting jobs in a variety of fields to provide military spouses with a broader range of opportunities.
National Defence and the Canadian Armed Forces have made progress over the years regarding GBA+ across all lines of efforts. That said, the department recognizes that more needs to be done to build a safe, welcoming and inclusive workspace.
Let me be clear. Every person deserves to work in an environment that is free from harassment and discrimination. That is why we welcome the crucial recommendations that will come from Madam Louise Arbour's independent, comprehensive external review, and that is why we created the new chief professional conduct and culture organization, which will be led by Lieutenant-General Jennie Carignan.
Looking forward and in the spirit of this motion, DND and CAF will continue building on the foundational GBA+ work that has been done so far. We recognize that it needs to be applied through every stage of our work, from initial planning through to evaluation.
GBA+ will help us improve the way we recruit and retain people from diverse communities and improve the way we do our important work to defend Canada.
I want to sincerely thank my colleague, the member for Marc-Aurèle-Fortin, for moving this important motion. It comes at a critical time.
I also want to thank him for his ongoing commitment, for being an ally and for contributing to improving our institutions and making them more inclusive.
We support this motion without amendment.
Madame la Présidente, je tiens à remercier le député de Marc-Aurèle-Fortin de cette importante motion, qui vise à aider la Défense nationale et les Forces armées canadiennes à atteindre les cibles de recrutement et de maintien en poste des groupes sous-représentés.
Le député défend vigoureusement l'idée que ces questions soient entendues et remises en question dans les Forces armées canadiennes. J'appuie entièrement la motion. Le gouvernement s'emploie à bâtir une fonction publique plus inclusive et efficace. L'analyse comparative entre les sexes plus, ou ACS+, est essentielle à l'atteinte de ces deux objectifs.
L'ACS+ consiste à déterminer comment divers groupes de femmes, d'hommes et de personnes de diverses identités de genre peuvent vivre les politiques, programmes, lois, règlements et autres initiatives. Sa portée va au-delà d'un simple examen des conséquences sur le genre, car elle tient compte de tous les facteurs distincts qui contribuent simultanément à former l'identité des personnes, comme l'âge, l'orientation sexuelle, le genre, la géographie, la langue, la race, la religion, l'origine ethnique, le statut socio-économique, entre autres, et la manière dont ils s'entrecroisent.
Il s'agit de comprendre qui est touché, de déterminer comment nous pouvons adapter nos efforts pour répondre à leurs divers besoins, et d'atténuer tout obstacle à l'accès ou au soutien. Cette analyse est essentielle pour bâtir une fonction publique qui répond aux besoins de tous les Canadiens. Nous devons être justes, équitables et inclusifs.
À cette fin, le ministère de la Défense nationale appuie l'utilisation de l'ACS+ pour toutes ses activités, y compris pour le recrutement et la rétention. Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe, exigeant et interrelié. Des États et d'autres intervenants se livrent une lutte d'influence et remettent en question l'ordre international fondé sur des règles qui sous-tend notre prospérité et notre démocratie.
Au pays, l'armée a toujours répondu aux appels à l'aide, que ce soit lors de catastrophes naturelles ou durant la pandémie de COVID-19. Pour rester forte au pays, solide en Amérique du Nord et active dans le monde entier, la défense nationale doit demeurer agile. Elle doit pouvoir s'adapter à de nouvelles circonstances et innover. Pour y parvenir, la diversité et l'inclusion constituent des éléments essentiels. Il nous faut des gens de toutes origines qui apportent des perspectives uniques et sont en mesure de travailler conjointement pour trouver des solutions créatives aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.
La défense nationale doit aussi maintenir la confiance des personnes qu'elle sert. Cela signifie qu'il faut respecter les plus hautes normes d'éthique et de professionnalisme. Le traitement de toutes les personnes avec dignité et respect doit se trouver au cœur de notre culture, qui subit à l'heure actuelle une réforme en profondeur visant à mieux refléter les valeurs qui sont chères aux Canadiens.
L'analyse comparative entre les sexes plus doit être intégrée à tout notre travail, et en particulier dans le domaine du recrutement. Les recruteurs jouent un rôle essentiel quand vient le temps d'attirer les meilleurs talents qui soient dans les Forces armées canadiennes. Ce sont souvent les premiers militaires que les recrues potentielles rencontrent, alors il est essentiel qu'ils incarnent les valeurs et les principes auxquels les Canadiens sont attachés. Ils doivent comprendre l'importance de l'inclusion et de la représentation des minorités. Tous les membres du Groupe de recrutement des Forces armées canadiennes suivent une formation rigoureuse sur la diversité, l'inclusion, le racisme, les droits de la personne, l'équité en matière d'emploi et l'ACS+. Ils appliquent ces principes dans leur travail, lorsqu'ils constituent la prochaine génération de membres des Forces armées canadiennes.
L'analyse comparative entre les sexes plus est un élément vital de l'opération Génération, qui vise à répondre aux besoins d'effectifs des Forces canadiennes et à atteindre les objectifs d'équité en matière d'emploi. En nous servant de l'ACS+, nous sommes capables de mieux comprendre les différences entre les divers groupes de la société, quant à leur perception des forces armées et leur attitude à l'égard de l'enrôlement. Nous devons déceler les obstacles et y remédier.
Bien qu'il y ait eu une légère augmentation du nombre de femmes recrutées dans les Forces armées canadiennes au cours des trois dernières années, nous n'avons pas encore atteint nos objectifs de recrutement. Les recherches de l'ACS+ montrent que certains groupes de jeunes femmes ne sont pas conscients des options de carrière disponibles au sein des Forces ou que ces femmes ont des inquiétudes quant à l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
Selon les études d'ACS+, les membres des communautés racialisées, peu importe leur sexe, perçoivent différemment les carrières militaires. Nous devons donc surmonter ces perceptions et cibler les sources de motivation des personnes de diverses communautés.
Les marins, les soldats et les aviateurs du Canada effectuent un travail important, au pays et à l'étranger. Le fait de servir à temps partiel au sein de la Première réserve peut leur offrir une certaine flexibilité. Cela dit, nous sommes conscients que d'attirer des gens dans les forces armées n'est pas suffisant. Il faut mettre en place les structures et les politiques requises pour qu'ils veuillent y rester.
Si l'ACS+ est importante pour le recrutement, elle l'est tout autant pour garder le personnel. Par exemple, lorsque nous achetons de l'équipement, nous devons tenir compte des différences de taille, de silhouette et de capacité entre les membres des Forces armées canadiennes.
Dans le cadre du Projet de système de véhicules de soutien moyen, nous avons découvert que les soldats d'une taille inférieure à une certaine taille avaient de la difficulté à enfoncer complètement la pédale de frein. Nous avons donc travaillé avec le fournisseur pour déplacer la pédale. Non seulement cette modification a rendu le camion plus sûr, mais elle a également permis d'éviter l'exclusion d'un groupe de personnes qui ne pouvaient pas le conduire auparavant.
C'est ainsi que nous pouvons donner aux gens toutes les chances de réussite: de l'équipement et des vêtements qui sont adaptés à leur physionomie, des politiques qui répondent à leurs besoins et des options de carrière qui correspondent à leurs aspirations professionnelles.
Dans le contexte des opérations, les Forces armées canadiennes évaluent actuellement les obstacles qui empêchent les femmes de participer pleinement aux opérations de soutien de la paix. Le ministère de la Défense nationale envisage le recours à l'ACS+ pour aider à orienter les choix et le rôle du Canada en ce qui concerne les opérations militaires actuelles et futures. Pour les employés civils, le ministère a mis en œuvre le Plan d'action en matière de diversité et d'inclusion pour le personnel civil en 2019. Ce plan vise à éliminer les écarts d'équité en matière d'emploi, à accroître la représentation aux postes de direction, à améliorer le taux d'avancement des groupes civils visés par les lois sur la diversité, à mettre en place des pratiques d'inclusion et à renforcer la responsabilité personnelle des individus.
Pour surmonter les obstacles systémiques, nous avons besoin de dirigeants forts et inclusifs. En septembre dernier, la Défense nationale a lancé une campagne de recrutement de cadres pour les personnes racisées afin d’accroître leur représentation parmi les hauts dirigeants. Ce processus a été largement inspiré par l’ACS+. Nos décisions se sont appuyées sur la recherche et les données probantes, nous avons mis en place de nouveaux outils d’intelligence artificielle et de nouvelles méthodes pour évaluer les candidats, tout en remettant en question les anciennes méthodes d’évaluation et de recrutement, et ce, afin d’éliminer les discriminations.
Nous avons réussi à sélectionner les 36 meilleurs candidats. Certains ont déjà été recrutés grâce à ce processus et les autres pourront occuper des postes à responsabilités au sein de la Défense nationale ou ailleurs dans la fonction publique. La Défense nationale s’engage à revoir — à la lumière de l’ACS+ et en adoptant une perspective antiraciste — l’ensemble de ses politiques, programmes, outils et systèmes de rapports liés aux ressources humaines.
Il est important que nous comprenions les effets de nos anciennes façons de faire sur la population, et comment nous pouvons améliorer les choses à l’avenir. Prenons l’exemple de l’Initiative d’emploi pour les conjoints de militaires. Après l’avoir examiné à la lumière de l’ACS+, nous avons conclu que ce programme visait un éventail restreint d’emplois, qui se limitaient à des fonctions administratives. Nous avons donc élargi les possibilités d’emplois dans différents domaines afin que les conjoints de militaires aient plus de choix.
En ce qui concerne l'ACS+, le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes ont fait des progrès au fil des ans dans tous les secteurs d'activité. Cela dit, le ministère reconnaît qu'il faut en faire davantage pour créer un espace de travail sûr, accueillant et inclusif.
Soyons clairs. Chaque personne mérite de travailler dans un environnement exempt de harcèlement et de discrimination. C'est pourquoi nous accueillons favorablement les recommandations cruciales qui découleront de l'examen externe indépendant et complet de Mme Louise Arbour. C'est aussi pourquoi nous avons créé le nouveau groupe du Chef — Conduite professionnelle et culture, qui sera dirigé par la lieutenante-générale Jennie Carignan.
À l'avenir et dans l'esprit de cette motion, le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes continueront de s'appuyer sur le travail fondamental de l'ACS+ qui a été effectué à ce jour. Nous reconnaissons que l'ACS+ doit être appliquée à chaque étape de notre travail, soit de la planification initiale à l'évaluation.
L'ACS+ va nous aider à améliorer la façon dont nous recrutons et retenons les personnes issues de diverses communautés et à améliorer la façon dont nous faisons notre important travail pour la défense du Canada.
Enfin, je tiens à profondément remercier mon collègue le député de Marc-Aurèle-Fortin d'avoir mis en avant cette importante motion; elle arrive à un moment clé.
Je le remercie également de son engagement continu, d'être un allié et de contribuer à améliorer nos institutions pour les rendre plus inclusives.
Nous appuyons cette motion sans amendement.
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CPC (AB)
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2021-06-09 19:38 [p.8188]
Madam Speaker, I am pleased to be here to discuss Motion No. 58 before us today.
It is always a pleasure for me to rise in the House to speak to a motion when the objective is to support women. I am always so happy to see more women in the House and more women candidates, and it is just a pleasure when they get elected and join us here in the House.
The thing I struggle with regarding this piece of legislation is that it is coming from a government that says one thing, yet does another. We have seen this repeatedly, and in particular with the Liberals' GBA+ program. We have mostly heard here today about the testimony from the status of women committee. I am very fortunate to have been on that committee for a brief period. I did enjoy my time in that committee. However, the testimony that we have heard here today is very damning of the history of the current government and certainly of the representation of women and the rights of women within the Canadian Armed Forces.
Within the testimony we have heard regarding sexual misconduct in the Canadian Armed Forces, various things have included the rollout of Operation Honour. Even with the rollout of Operation Honour, which former chief of the defence staff General Vance was responsible for, members of the military were actually heard saying it was “hop on her”: a play on words indicating the toxic culture that existed at the time. We are hearing in testimony that it still exists to this day.
Another terrible story is that after one witness appeared before the committee to share her experience, the following day, on a private military police Facebook page of predominantly men, there were comments such as “sounds like PMQs,” private married quarters, “on payday”. Another said “giggity”, in reference to a character on the adult show Family Guy who is a sex addict and a womanizer. This is the type of activity that was going on in the Canadian Armed Forces.
In fact, the man in charge of developing Operation Honour was regularly committing this offence. One witness referred to Operation Honour as “sour milk”, and the quote is as follows:
[Operation] Honour certainly got the conversation going and improved resources and education available to [Canadian Armed Forces] members, but the leadership has been wilfully ignorant—
Madame la Présidente, je suis heureuse d'être ici et de discuter de la motion M-58 qui est devant nous aujourd'hui.
C'est toujours un plaisir pour moi de parler d'une motion lorsque l'objectif est de soutenir les femmes. Je suis toujours très heureuse de voir plus de femmes à la Chambre et plus de candidates, et c'est un plaisir lorsqu'elles sont élues et se joignent à nous ici à la Chambre.
Ce qui me dérange dans le projet de loi, c'est qu'il émane d'un gouvernement qui dit une chose, mais en fait une autre. Nous l'avons vu à maintes reprises, et en particulier avec l'Analyse comparative entre les sexes plus des libéraux. Nous avons surtout entendu aujourd'hui les témoignages du comité de la condition féminine. J'ai la chance d'avoir fait partie de ce comité pendant une brève période. J'ai bien aimé l'expérience. Cependant, les témoignages que nous avons entendus ici aujourd'hui sont très accablants pour l'histoire du gouvernement actuel et certainement pour la représentation des femmes et les droits des femmes au sein des Forces armées canadiennes.
Dans le cadre des témoignages que nous avons entendus à propos des inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes, il a été question de la mise en œuvre de l'opération Honour, dont l'ancien chef d'état-major de la Défense, le général Vance, était responsable. Nous avons appris que des membres des forces armées appelaient cette opération « hop on her », un jeu de mots à partir de l'expression anglaise « op Honour ». « Hop on her » signifie « saute sur elle », ce qui donne une bonne idée de la culture toxique qui existait à l'époque et qui existe encore, d'après les témoignages.
Voici une autre histoire épouvantable. Une femme a comparu devant le comité pour parler de son expérience. Le lendemain, sur une page Facebook privée de la police militaire, utilisée surtout par des hommes, certains ont laissé des commentaires comme « ça ressemble aux logements familiaux le jour de la paie » et « Giggity », une référence à un personnage sexomane et coureur de jupons de l'émission pour adultes Family Guy. Voilà le genre d'activité qui se passait dans les Forces armées canadiennes.
Rappelons que le responsable de la mise en œuvre de l'opération Honour commettait lui-même régulièrement les infractions en question. Un témoin a comparé l'opération Honour à du lait caillé dans l'extrait que voici:
L'opération Honour a bel et bien permis d'engager la conversation et d'améliorer les ressources et la formation offertes aux membres des [Forces armées canadiennes], mais les dirigeants ont délibérément ignoré le fait qu'elle...
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Lib. (QC)
I apologize, but I have to interrupt the member at this moment. The hon. member will have six minutes and 50 seconds to complete her speech when we next come to this.
The time provided for the consideration of Private Members' Business has now expired and the order is dropped to the bottom of the order of precedence on the Order Paper.
Je suis désolée, mais je dois maintenant interrompre la députée. Il lui restera 6 minutes et 50 secondes pour terminer son discours la prochaine fois que la Chambre étudiera cette question.
La période réservée à l'étude des affaires émanant des députés est maintenant écoulée, et l'article retombe au bas de la liste de priorité du Feuilleton.
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GP (BC)
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2021-06-09 19:41 [p.8188]
Madam Speaker, I am resuming a question I asked previously. The minister of fisheries answered the question, but it pertains to climate targets and climate accountability. I made the point in question period that, when we talk about climate targets, they are not political. Climate targets are deeply about the science.
The minister of fisheries replied at the time that the new targets the Prime Minister had just announced at the Earth Day summit with Joe Biden were, in fact, to be put into the law and actually reflected in part of what is called the net-zero emissions accountability act, Bill C-12. Since then, the government decided not to put those targets in the act.
The key point I want to make today in our adjournment proceedings is about the nature of what we committed to do under the Paris Agreement in 2015 at COP 21. The key thing we committed to do was to work with all the other nations on earth to hold the global average temperature increase to no more than 1.5° above what those levels were before the industrial revolution, and to certainly hold it as far below 2° as possible.
Why does this matter? The survival of human civilization is very much at risk if we miss these targets. We are now more than 1°C in global average temperature increase above where we were as a society and a planet before the industrial revolution. Going above 1.5° is actually not a safe zone; it is a danger zone. It involves a significant risk to human civilization's survival. Going above 2° would put our future generations, our own children, very much at risk. That is why the targets are not political. They are about the science.
I am heartbroken that the government chose to put forward its so-called climate accountability legislation, which aims for a level of reductions of emissions that are not tied to the science. It actually puts us at risk. There is a lot of clamouring around Bill C-12 and the title “net-zero”, but net-zero by 2050 is the wrong target. Net-zero by 2050 does not hold to 1.5°. In the words of Greta Thunberg, net-zero by 2050 is “surrender” without short-term and near-term targets that ensure global emissions are cut in half by 2030.
I have just this moment left clause-by-clause as it ends on Bill C-12. The milestone year remains 2030, but the large problem remains that, if we do not improve what we have agreed to do, the target of 40% to 45% below our 2005 levels by 2030 referenced when I put this forward in question period is not close to being what we committed to do in Paris.
The Intergovernmental Panel on Climate Change set forth what all countries on earth have to do. Canada has a larger burden than most, because it is the only country in the industrialized world to see our emissions go up so very much since 1990 and go up since Paris.
We have a commitment to do better and to do more. That means that we should be revising our target upward and we should not delude ourselves into believing that net-zero by 2050 is anything other than a public relations gloss on what the science tells us we must do. We are in a climate emergency. We need to act like it and ban fracking, cancel the TMX pipeline and do those things in our power, as a wealthy industrialized society, to move to climate security.
Madame la Présidente, je donne suite à une question que j'ai posée précédemment. La ministre des Pêches a répondu à la question, mais elle porte sur les cibles climatiques et la responsabilité climatique. J'ai fait remarquer lors de la période des questions que les cibles climatiques dont nous parlons ne sont pas des cibles politiques. Elles sont profondément axées sur la science.
La ministre des Pêches a alors répondu que les nouvelles cibles que le premier ministre venait d'annoncer au sommet du Jour de la Terre avec Joe Biden seraient inscrites dans la loi et que le projet de loi C-12, Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, en tiendrait partiellement compte. Le gouvernement a depuis décidé de ne pas inscrire ces cibles dans la loi.
Le point clé que je tiens à soulever au cours du débat d'ajournement d'aujourd'hui porte sur la nature des engagements que nous avons pris dans le cadre de l'Accord de Paris en 2015, lors de la 21e Conférence des parties. Nous nous sommes principalement engagés à travailler avec toutes les autres nations de la planète pour limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale à un maximum de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux qui avaient cours avant la révolution industrielle et pour la maintenir certainement le plus possible en dessous de 2 degrés Celsius.
Pourquoi est-ce important? La survie de la civilisation sera gravement menacée si nous ratons ces cibles. Depuis la révolution industrielle, la température moyenne mondiale a augmenté de plus de 1 degré Celsius. Si l'augmentation dépassait 1,5 degré Celsius, elle présenterait des risques. Ce serait dangereux. La survie de la civilisation serait menacée. Si elle était supérieure à 2 degrés Celsius, nos enfants et les générations futures seraient sérieusement en danger. C'est pourquoi les cibles dont nous parlons ne sont pas politiques, mais axées sur la science.
Je suis extrêmement peinée de voir que le gouvernement a choisi de présenter une mesure législative qui porte prétendument sur la responsabilité climatique, mais qui prévoit un plan de réduction des émissions aucunement fondé sur la science. En réalité, cette mesure législative nous met à risque. Le projet de loi C-12 et l'utilisation du terme « carboneutralité » dans son titre suscitent des cris de joie, mais le gouvernement rate la cible en visant l'atteinte de la carboneutralité en 2050. Cela n'empêchera pas le réchauffement planétaire de dépasser 1,5 degré Celsius. Comme le dit Greta Thunberg, l'objectif de carboneutralité en 2050 est une « capitulation », s'il ne s'accompagne pas de cibles à court terme visant à réduire les émissions mondiales de la moitié d'ici 2030.
Je viens tout juste de quitter le comité alors qu'il achève l'étude article par article du projet de loi C-12. Le jalon demeure 2030, mais le gros problème demeure que, si nous n'améliorons pas les mesures convenues, l'objectif de 40 % à 45 % en deçà de nos niveaux de 2005 d'ici 2030 mentionné lorsque j'ai soulevé le sujet à la période des questions n'arrivera pas à la cheville de l'engagement que nous avons pris à Paris.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a énoncé ce que tous les pays sur Terre doivent faire. Le Canada a un fardeau plus lourd que la plupart des autres, parce qu'il est le seul pays du monde industrialisé à avoir enregistré une telle hausse d'émissions depuis 1990 et depuis la conclusion de l'Accord de Paris.
Nous avons le devoir de faire mieux et de faire plus. Nous devons viser un objectif plus ambitieux. Ne nous berçons pas d'illusions: la carboneutralité d'ici 2050 n'est qu'une manière d'enjoliver, à des fins de relations publiques, les mesures que les scientifiques nous somment de prendre. Nous vivons une crise du climat. Nous devons agir en conséquence et interdire la fracturation hydraulique, annuler le projet de pipeline TMX et faire tout en notre pouvoir, à titre de riche société industrialisée, pour effectuer la transition vers la sécurité climatique.
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Lib. (MB)
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2021-06-09 19:46 [p.8189]
Madam Speaker, once again, Bill C-12 is a ground-breaking piece of legislation for Canada, establishing a legal framework for Canada to achieve net-zero greenhouse gas emissions by the year 2050 and help the globe avoid the worst consequences of climate change.
There are many years before 2050 and we know that our actions in emissions reductions in those intervening years are just as important as where we are in 2050. That is why Bill C-12 requires the government to set emissions reduction targets at five-year intervals starting in 2030 all the way until 2050, and it will also require the government to report on its progress toward achievement of those targets throughout. Of course, the requirement to develop emissions reduction plans is also an important component of the legislation.
With respect to a near-term target, a new provision was added during committee review to require the inclusion of an interim GHG emissions objective for 2026. Adding an interim objective provides a mid-point check-in between now and 2030. The 2026 objective will offer an opportunity to have a more detailed look in terms of whether we are still on track for 2030 or not, and do the course correction accordingly.
Understandingly, the previous emissions reduction commitments made by signatories to the Paris Agreement are not enough to hold global warming below 1.5°C. There has been a global call for increased ambition and climate action. Canada heard this call, and in April at the Leaders Summit on Climate, announced an enhanced emissions reduction target of 40% to 45% below 2005 levels by 2030. I am pleased to announce that because of amendments adopted by the House of Commons and the committee, this target will be embedded directly in the text of the bill.
To conclude, the measures contained in the Canadian net-zero emissions accountability act would ensure that there is a clear process in place for setting targets, as well planning and reporting on progress, including in the key period between now and 2030.
Finally, along with the reporting requirements under the United Nations Framework Convention on Climate Change, the act would ensure that the Government of Canada is committed and accountable for all the years to come in charting Canada's path to net-zero emissions by 2050.
Madame la Présidente, le projet de loi C-12 est une mesure législative révolutionnaire pour le Canada qui établit un cadre juridique permettant au Canada d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et d'aider la planète à éviter les pires conséquences des changements climatiques.
Il reste de nombreuses années avant 2050, et nous savons que les mesures que nous prendrons en matière de réduction des émissions d'ici là sont tout aussi importantes que le point où nous en serons en 2050. Voilà pourquoi le projet de loi C-12 exige que le gouvernement fixe des cibles de réduction des émissions tous les cinq ans, à partir de 2030 et jusqu'en 2050, et qu'il rende compte de ses progrès quant à l'atteinte de ces cibles tout au long du processus. Bien entendu, l'obligation d'élaborer des plans de réduction des émissions est également un élément important du projet de loi.
En ce qui concerne un objectif à court terme, une nouvelle disposition a été ajoutée au cours de l'étude du comité pour exiger l'inclusion d'un objectif provisoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2026. L'ajout d'un objectif provisoire permet de faire le point en milieu de parcours entre maintenant et 2030. L'objectif de 2026 sera l'occasion de déterminer de façon plus précise si nous sommes toujours sur la bonne voie pour 2030, et de corriger le tir en conséquence.
Il faut comprendre que les engagements en matière de réduction des émissions de gaz pris précédemment par les signataires de l'Accord de Paris ne sont pas suffisants pour maintenir le réchauffement planétaire sous la barre du 1,5 degré Celsius. Il y a eu des appels en faveur de cibles plus ambitieuses et de mesures plus draconiennes pour lutter contre les changements climatiques, et le Canada a entendu ces appels. En avril, lors du sommet des dirigeants sur le climat, le Canada a annoncé des cibles de réduction des émissions plus ambitieuses, soit de 40 à 45 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2030. Je suis heureux d'annoncer que, grâce aux amendements adoptés par la Chambre et le comité, cette cible sera inscrite directement dans le texte du projet de loi.
En conclusion, grâce aux mesures prévues dans la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, il y aura un processus clair pour fixer des cibles, planifier et faire rapport des progrès, y compris durant la période critique d'ici 2030.
Enfin, en plus des exigences en matière de rapport prévues dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la Loi garantirait que le gouvernement du Canada s'engagera à tracer la voie à suivre pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et à rendre des comptes au cours des années à venir.
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GP (BC)
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2021-06-09 19:49 [p.8189]
Madam Speaker, I am disappointed to tell the parliamentary secretary that clause-by-clause did not embed those targets in the act, although it had been promised.
The reality is that net zero by 2050, if achieved, does not ensure that we are holding to 1.5°C or even to as far below 2°C as possible. That is why Greta Thunberg has said clearly to the EU commissioners that net zero by 2050 is “surrender”. There is only one pathway that will lead to 1.5°C and as far below 2°C as possible. The IPCC set that out in its special report from October 2018 and that is more dramatic emissions reductions globally than anything yet anticipated.
Canada should be cutting to 60% below our 2005 levels by 2030, not a mere 40%. We must do better, we must do more and we must stop lying to ourselves.
Madame la Présidente, j'ai le regret de dire au secrétaire parlementaire que ces cibles n'ont pas été intégrées au projet de loi pendant l'étude article par article, malgré les promesses qui avaient été faites.
Dans les faits, même si nous réussissons à faire du Canada un pays carboneutre d'ici 2050, il n'est pas garanti que la hausse de température sera limitée à 1,5 degré Celsius ou sera au niveau le plus bas possible en dessous de 2 degrés Celsius. Voilà pourquoi Greta Thunberg a déclaré clairement aux commissaires européens que viser la carboneutralité d'ici 2050 est une « capitulation ». Il n'y a qu'une façon de limiter la hausse de température à 1,5 degré Celsius ou au niveau le plus bas possible en dessous de 2 degrés Celsius. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat l'a décrite dans le rapport spécial qu'il a publié en octobre 2018. La solution: il faut réduire les émissions mondiales beaucoup plus qu'on l'avait imaginé jusqu'ici.
Le Canada devrait réduire ses émissions de 60 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030. Une réduction de 40 % ne suffit vraiment pas. Il faut faire mieux, il faut faire plus, et il faut arrêter de se raconter des histoires.
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Lib. (MB)
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2021-06-09 19:50 [p.8190]
Madam Speaker, our recently announced strengthened climate plan, “A Healthy Environment and a Healthy Economy”, builds on our first climate plan, the Pan-Canadian Framework on Clean Growth and Climate Change, and included over 60 new measures and $15 billion in investments to advance our ambitious climate goals and strengthen our clean economy. The government has since expanded on these investments and committed an additional $15 billion for public transit and active transportation projects, and $17.6 billion in new, green recovery measures in budget 2021.
The investments made in budget 2021, along with other actions, including strengthened alignment with the United States to cut further pollution from transportation and methane emissions, means that Canada is now positioned to reduce emissions by about 36% below 2005 levels by 2030.
Madame la Présidente, le plan climatique renforcé que nous avons récemment annoncé, qui s'intitule « Un environnement sain et une économie saine », fait fond sur notre premier plan en matière de lutte contre les changements climatiques, c'est-à-dire le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Il prévoit plus de 60 nouvelles mesures et 15 milliards de dollars en investissements pour atteindre nos ambitieux objectifs de lutte contre les changements climatiques et consolider l'économie propre. Depuis, le gouvernement a accru ces investissements et, dans le budget de 2021, il s'est engagé à investir un montant supplémentaire de 15 milliards de dollars dans les transports en commun et les projets de transport actif, et de 17,6 milliards de dollars dans les nouvelles mesures de relance verte.
Les investissements prévus dans le budget de 2021, ainsi que d'autres mesures comme un meilleur alignement avec les États-Unis pour réduire davantage la pollution provenant des transports et des émissions de méthane, signifient que le Canada est maintenant en mesure de réduire ses émissions d'environ 36 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030.
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NDP (AB)
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2021-06-09 19:51 [p.8190]
Madam Speaker, on February 1, Laurentian University declared insolvency, taking many by surprise. We have since learned that Liberal members of Parliament and the Minister of Economic Development and Official Languages were aware of the issue at Laurentian University prior to this announcement. This begs the question: Why did the government choose to sit on the sidelines and watch Laurentian University fail?
However, Laurentian University is not the only post-secondary institution in trouble in this country. I must, once again, implore the government to step in and ensure that what happened with Laurentian University does not happen again in Alberta, further jeopardizing minority official language education in Canada.
Campus Saint-Jean, the only French-language university west of Winnipeg, is at risk because of massive provincial cuts. Campus Saint-Jean is part of the University of Alberta, and over the past two and a half years, the Government of Alberta has cut the University of Alberta's funding by $170 million. Nearly half of the cuts to post-secondary education in Alberta have happened to the University of Alberta, and as a result, 1,000 faculty members in Edmonton are losing their jobs. Tuition fees are rising as much as 50%, and the fate of Campus Saint-Jean hangs in the balance.
Campus Saint-Jean is not an ordinary post-secondary institution. It serves a unique role in western Canada, and it is vital that it be supported. Its education programs train future teachers for Alberta and other provinces in primary and secondary French immersion and French programming. Without Campus Saint-Jean, Alberta would not have qualified teachers for the needs of francophone students, of parents like me and of students who, like my daughter Keltie, are enrolled in the bilingual program.
Section 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms guarantees that Albertan francophone parents have the right to have their children receive primary and secondary school instruction in French. A year ago, the Supreme Court affirmed this right and more. It found that minority language communities must receive equivalent support to the majority language, not proportional support.
The implications for Alberta are very clear. Unless Campus Saint-Jean receives federal support, Alberta school boards will not be able to meet the equivalency standard. The government must not allow another French-language university to fail. The government must act now before it is too late.
The mandate of the Minister of Economic Development and Official Languages outlines the government's stated commitment to Canada's official language in minority settings and calls for investment in infrastructure to support minority communities, including schools. However, current funding is not sufficient to meet the intent of the Official Languages Act. It is obvious that we need systemic change and a structure that acknowledges the need for post-secondary education support, not just support for kindergarten to grade 12, and we need this change in the long term.
Right now there is a crisis. Right now there is an immediate need for support that does not rely on provincial governments to match, like in Ontario, where the Ford government refused to fund Université de l'Ontario français. Alberta's government is failing to live up to its obligations, and just like those in Ontario, Albertans need the federal government to step in and save Campus Saint-Jean.
The future French-language instruction and vitality in Alberta and western Canada is at stake. Will the government show francophones in Alberta the same respect that it has shown francophones in Ontario—
Madame la Présidente, le 1er février, l'Université Laurentienne a déclaré faillite, ce qui a pris de nombreuses personnes par surprise. Nous avons depuis appris que des députés libéraux et la ministre du Développement économique et des Langues officielles étaient au courant du problème de l'Université Laurentienne avant cette annonce. Il y a donc lieu de se demander pourquoi le gouvernement a choisi de rester les bras croisés et de regarder l'Université Laurentienne faire faillite?
Cependant, l'Université Laurentienne n'est pas le seul établissement d'enseignement postsecondaire en difficulté au Canada. Je dois, une fois de plus, implorer le gouvernement d'intervenir et d'empêcher ce qui a eu lieu à l'Université Laurentienne de se reproduire en Alberta, ce qui mettrait davantage en péril l'enseignement dans la langue officielle minoritaire au Canada.
Le Campus Saint-Jean, le seul campus universitaire de langue française à l'ouest de Winnipeg, est menacé par des compressions provinciales massives. Le Campus Saint-Jean fait partie de l'Université de l'Alberta et, depuis deux ans et demi, le gouvernement de l'Alberta a réduit le financement de l'Université de l'Alberta de 170 millions de dollars. Près de la moitié des compressions dans le domaine de l'enseignement postsecondaire en Alberta ont touché l'Université de l'Alberta. Par conséquent, 1 000 professeurs à Edmonton perdent leur emploi. L'augmentation des frais de scolarité peut atteindre 50 %, et le sort du Campus Saint-Jean est en jeu.
Le Campus Saint-Jean n’est pas un établissement postsecondaire ordinaire. Son rôle est unique dans l’Ouest du Canada, et il est impératif que nous le soutenions. Les programmes d’enseignement qu’il propose permettent de former les futurs enseignants en Alberta et dans d’autres provinces pour qu’ils encadrent des classes d’immersion en français et des programmes francophones dans des établissements primaires ou secondaires. Sans le Campus Saint-Jean, l’Alberta ne disposerait pas d’enseignants qualifiés pour répondre aux besoins des étudiants francophones, des parents comme moi, ou des élèves qui, comme ma fille Keltie, sont inscrits dans un parcours bilingue.
L’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit aux parents francophones de l’Alberta le droit de faire instruire leurs enfants en français au primaire et au secondaire. Il y a un an, la Cour suprême a réaffirmé ce droit, et plus encore. Elle a établi que les communautés de la minorité linguistique doivent recevoir une aide équivalente à celle offerte aux communautés de la majorité linguistique, et non une aide proportionnelle.
Les conséquences pour l’Alberta ne font aucun doute. À moins que le Campus Saint-Jean ne reçoive un soutien fédéral, les conseils scolaires en Alberta ne seront pas en mesure de répondre au critère de l’équivalence. Le gouvernement ne peut pas laisser dépérir une autre université de langue française. Il doit agir avant qu’il ne soit trop tard.
La lettre de mandat de la ministre du Développement économique et des Langues officielles souligne l'engagement du gouvernement à l'égard des langues officielles du Canada en milieu minoritaire et elle indique que de l'argent doit être consacré aux infrastructures, notamment aux écoles, pour aider les communautés minoritaires. Le financement actuel est insuffisant pour atteindre l'objectif de la Loi sur les langues officielles. Il est évident que nous devons apporter des changements systémiques et mettre en place une structure qui tient compte de la nécessité de soutenir les établissements postsecondaires, plutôt que de se limiter aux écoles primaires et secondaires. C'est un changement qui doit être fait à long terme.
Nous traversons actuellement une crise. De l'aide doit être fournie et elle ne doit pas être conditionnelle à l'obtention d'une aide provenant du gouvernement provincial, par exemple, le gouvernement Ford, en Ontario, qui refuse de financer l'Université de l'Ontario français. Le gouvernement de l'Alberta ne respecte pas ses obligations, et, comme les Ontariens, les Albertains ont besoin que le gouvernement fédéral intervienne pour sauver le Campus Saint-Jean.
En Alberta et dans l'Ouest canadien, l'avenir de l'enseignement en français et la vitalité de cette langue sont en jeu. Le gouvernement manifestera-t-il le même respect envers les francophones de l'Alberta qu'envers ceux de l'Ontario...
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