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View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I would ask the hon. Leader of the Government in the House of Commons to be very specific in his point of order. He is giving many details, but I do not believe that this is necessary.
I will let him continue for a few minutes and I hope that he will have time to finish his comments. I want to ensure that we hear from everyone to the greatest extent possible before giving my ruling.
Je demanderais à l'honorable leader du gouvernement à la Chambre d'être très précis dans son rappel au Règlement. Il y a beaucoup de détails, mais je ne crois pas que cela soit nécessaire.
Je vais le laisser continuer pendant quelques minutes et j'espère qu'il aura le temps de terminer son intervention. Je veux m'assurer que nous puissions entendre tout le monde le plus pleinement possible avant de rendre ma décision.
View Pablo Rodriguez Profile
Lib. (QC)
View Pablo Rodriguez Profile
2021-06-21 15:34 [p.8858]
Mr. Speaker, the connection to the matter before us will soon be clear.
Of course the government wants to collaborate. That is what it has been trying to do from the start, in a way that respects parliamentary privilege and extremely important national security issues.
I am going to skip a whole section of my presentation and jump right to my proposal.
We are putting various options before you, all of them valid, in my opinion. I think it would be worth your while to read them so that we can find a solution that works for all parliamentarians and all parties.
I will not be very long.
The first option relates to what I call a memorandum of understanding regarding Afghan detainee documents. In response to the ruling by Speaker Milliken in 2010, the government and the opposition agreed to a memorandum of understanding that created an ad hoc committee of parliamentarians to review national security documents. It included safeguards and a panel of arbiters to determine how the relevant and necessary information could be made available to MPs and the public without compromising national security. A similar memorandum of understanding could be used for the review of the documents that the House has ordered.
As a second option, the Law Clerk and Parliamentary Counsel could be assisted by national security specialists.
The motion adopted by the House on June 2, 2021, states, in part:
(d) the Law Clerk and Parliamentary Counsel shall confidentially review the documents with a view to redacting information which, in his opinion, could reasonably be expected to compromise national security or reveal details of an ongoing criminal investigation, other than the existence of an investigation;
(e) the Speaker shall cause the documents, as redacted pursuant to paragraph (d), to be laid upon the table at the next earliest opportunity and, after being tabled, they shall stand referred to the special committee;
While the government accepts that the Law Clerk and Parliamentary Counsel has the appropriate security clearance to review the information, we do not believe he has the necessary training or expertise in national security-related information to make the necessary assessment. Disclosing sensitive information could have a number of negative side effects for our intelligence agencies. These include, inter alia, revealing covert methods of operation and tradecraft and investigative techniques; putting at risk human sources and their families; and identifying or helping to identify employees, internal procedures and administrative practices. Finally, it could have a severe impact on Canada's reputation as a responsible security partner.
Assessing the damage caused by disclosure of information cannot be done in the abstract or in isolation. Seemingly unrelated information can be used to develop a more comprehensive picture or “mosaic effect” when added to information already known, thereby revealing further tradecraft. Declassification of documents needs to undergo a review which takes into account the potential impact on covert methodologies, sources and relationships.
The government is open to providing the unredacted documents to the Law Clerk and Parliamentary Counsel if the House of Commons agrees that national security specialists can assist him in this process and that other appropriate safeguards be put in place.
It is our hope that the government and the opposition can come to a reasonable solution that ensures that the government can continue to respect its obligations to protect national security, and the House of Commons can effectively do its work.
Monsieur le Président, vous allez comprendre sous peu le lien direct avec la question qui nous occupe aujourd'hui.
Évidemment, le gouvernement veut collaborer; c'est ce qu'il souhaite faire depuis le début, tout en respectant les privilèges du Parlement et les questions d'ordre de sécurité nationale qui sont extrêmement importantes.
Je vais sauter toute une section de ma présentation et aller directement à ce que je cherche à proposer.
Nous vous proposons différentes options, qui, à mon avis, sont valides. Cela vaut la peine que vous preniez le temps de les consulter, afin que nous puissions, au bénéfice de tous les parlementaires et de tous les partis, en arriver à une solution.
Je serai bref.
La première option se rapporte à ce que j'appellerais un protocole d'entente concernant les documents relatifs aux prisonniers afghans. En réponse à la décision rendue par le Président Milliken en 2010, le gouvernement et l'opposition avaient conclu un protocole d'entente pour la création d'un comité spécial de parlementaires dont le mandat serait d'examiner les documents de sécurité nationale. Le protocole prévoyait des dispositions de protection et un groupe d'arbitres chargés de déterminer la façon de communiquer les renseignements nécessaires et pertinents aux députés et au public sans compromettre la sécurité nationale. Il pourrait y avoir un tel protocole d'entente dans ce cas-ci pour l'examen des documents exigés par la Chambre.
Dans le cadre de la deuxième option, le légiste et conseiller parlementaire pourrait être épaulé par des spécialistes de la sécurité nationale.
La motion adoptée par la Chambre le 2 juin 2021 demande notamment que:
d) le légiste et conseiller parlementaire examine confidentiellement les documents afin de caviarder les renseignements qui, à son avis, risquent de nuire à la sécurité nationale ou de révéler le contenu d’une enquête criminelle en cours autre que l’existence de cette enquête;
e) le Président fasse déposer sur le bureau les documents tels que caviardés conformément au paragraphe d) à la première occasion et, que, après avoir été déposés, ces documents soient renvoyés d’office au Comité spécial;
Bien que le gouvernement reconnaisse que le légiste et conseiller parlementaire possède les autorisations de sécurité appropriées pour examiner l'information, nous ne croyons pas qu'il ait la formation ou l'expertise nécessaire en matière d'information liée à la sécurité nationale pour faire l'évaluation requise. La divulgation d'informations sensibles pourrait avoir des conséquences négatives pour nos agences de renseignement. Il y a risque notamment de révéler des méthodes d'opération et des techniques commerciales et d'investigation, de mettre en danger des sources et leurs familles, de révéler ou de contribuer à révéler l'identité d'employés ou des procédures internes et des pratiques administratives. Enfin, cela peut avoir de graves répercussions sur la réputation du Canada en tant que partenaire responsable en matière de sécurité.
Évaluer les dommages causés par la divulgation d'information ne se fait pas dans l'abstrait ou en vase clos. Des renseignements non liés en apparence peuvent servir à obtenir un portrait plus complet ou produire un effet de mosaïque lorsqu'ils sont ajoutés à l'information déjà connue, ce qui permet d'en révéler davantage sur le savoir-faire. Déclassifier des documents nécessite un examen qui tient compte des répercussions éventuelles sur les méthodes, les sources et les relations gardées secrètes.
Le gouvernement est disposé à produire les documents non caviardés au légiste et conseiller parlementaire, si la Chambre des communes accepte que des spécialistes de la sécurité nationale lui viennent en aide et que d'autres mesures de sécurité appropriées soient mises en place.
Nous souhaitons que le gouvernement et l'opposition en arrivent à une solution raisonnable, afin de permettre au gouvernement de continuer à remplir ses obligations de protection de la sécurité nationale et de permettre à la Chambre des communes de bien faire son travail.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
The hon. member for Louis-Saint-Laurent on a point of order. Other hon. members can then rise on a point of order.
The hon. member for Louis-Saint-Laurent.
L'honorable député de Louis-Saint-Laurent invoque le Règlement. Les autres députés pourront ensuite se lever pour invoquer le Règlement.
L'honorable député de Louis-Saint-Laurent a la parole.
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CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2021-06-21 15:38 [p.8859]
Mr. Speaker, what my friend, the government House leader, just did is completely unacceptable. He disregarded the ruling you made on June 17.
If the member had something to say about this matter, he could have done it at the appropriate time, 10 days ago, when the member for Kingston and the Islands responded to my well-researched speech. That was when the government leader should have made the argument he made just a couple of minutes ago, instead of having the member for Kingston and the Islands give a speech, although I must say it was an interesting one. However, you considered the strength of the arguments and made a decision. You acknowledged that our proposal was a fair one.
We proposed that the president of the Public Health Agency of Canada attend at the bar of the House to receive an admonishment and to deliver the documents. When this matter was duly put to a vote on June 17, it then became an order.
That order contained two elements. The first was that the president, Mr. Stewart, attend at the bar of the House. I see that he is still there, which is good. The second is that he be admonished by the House, and that is what you did.
However, the story does not end there. The June 17 motion was very clear. The majority of the House of Commons, all of the opposition parties, voted in favour of it. He was supposed to deliver up the documents related to the Winnipeg lab without redaction. That demand has not been met.
That is why I am informing you that I am raising a question of privilege related to the fact that this order of the House was not followed, given the refusal of Iain Stewart, president of the Public Health Agency of Canada, to produce certain documents when he attended at the bar, contrary to the order adopted by the House on Thursday, June 17.
Standing Order 48(2) normally requires that I give one hour's notice if my question of privilege is not one “arising out of proceedings in the chamber during the course of a sitting”.
Mr. Stewart received the order to attend at the bar of the House this day for the purposes of “delivering up the documents ordered by the House, on June 2, 2021, to be produced, so that they may be deposited with the Law Clerk and Parliamentary Counsel under the terms of that order”.
Mr. Stewart was here but he did not deliver what we were asking for. This is why we are talking about a question of privilege here today.
I want to stress that that is the real issue. The order of the House required two things: that Mr. Stewart attend the House to receive the admonishment, which he has done, and that he produce the documents, which he has not done.
That is why the House is once again debating this issue. This is an important question of privilege related to what happened here a few minutes ago.
House of Commons Procedure and Practice, third edition, at page 82, lays out the well-established list of types of contempt of Parliament.
I will refer members to the ninth and tenth items.
It includes:
...without reasonable excuse, refusing to answer a question or provide information or produce papers formally required by the House or a committee;
without reasonable excuse, disobeying a lawful order of the House or a committee;
Both of those have happened before our eyes today.
There is no question that Mr. Stewart was aware of the order made Thursday. He testified before the Standing Committee on Health on Friday, and said he was aware of the motion adopted in the House of Commons. That is a good thing.
Parliamentary Privilege in Canada, second edition, states, at page 240, “Disobedience of rules or orders is an obvious contempt and would include refusing to attend at the Bar of the House after the House had so ordered, refusing to personally attend and to produce the documents requested by a committee…”.
The documents Mr. Stewart was to produce were requested on four distinct occasions, last spring.
Monsieur le Président, ce que vient de faire mon ami le leader du gouvernement à la Chambre est tout à fait inacceptable. Il a littéralement bafoué votre décision du 17 juin dernier.
Si le député avait à plaider la chose, il aurait très bien pu le faire au moment opportun, c'est-à-dire il y a 10 jours, alors que le député de Kingston et les Îles a répliqué au discours très étoffé que j'avais fait. C'est à ce moment-là que l'argumentaire déployé il y a quelques minutes à peine par le leader du gouvernement aurait dû être fait, plutôt que l'allocution du député de Kingston et les Îles qui, soit dit en passant, était intéressante. Toutefois, la force des arguments a fait que vous avez tranché et pris une décision. Vous avez reconnu que l'élément que nous avions proposé était juste.
Nous avons fait une proposition voulant que le président de l'Agence de la santé publique du Canada soit présent à la Chambre pour recevoir le blâme et pour qu'il dépose également les documents. Comme cette proposition a été dûment votée le 17 juin, ce vote est devenu un ordre.
Cet ordre contenait deux éléments. Le premier était que le président, M. Stewart, soit présent à la Chambre et se présente à la barre. Je constate qu'il y est toujours, c'est bien. Le second était qu'il soit blâmé par la Chambre, et c'est ce que vous avez fait.
Néanmoins, l'histoire ne s'arrête pas là. La motion du 17 juin était très claire. Elle a été votée à la majorité de la Chambre des communes par tous les partis de l'opposition. Il devait déposer sans caviardage les documents en lien avec le laboratoire de Winnipeg. Or cette demande n'a pas été satisfaite.
C'est la raison pour laquelle je vous informe que je soulève une question de privilège en lien avec le fait que cet ordre de la Chambre n'a pas été respecté, étant donné le refus d'Iain Stewart, président de l'Agence de la santé publique du Canada, de produire certains documents quand il s'est présenté à la barre, contrairement à l'ordre adopté par la Chambre le jeudi 17 juin.
L'article 48(2) du Règlement exige normalement que je donne un préavis d'une heure, si ma question de privilège, « [...] au cours d'une séance [...] ne découle pas de délibérations de la Chambre. »
M. Stewart a reçu l'ordre de se présenter à la barre, à la Chambre, pendant cette séance, « [...] afin qu'il remette les documents dont la Chambre a ordonné la production le 2 juin 2021, pour qu'ils puissent être déposés auprès du légiste et du conseiller parlementaire conformément à cet ordre. »
M. Stewart s'est présenté à la Chambre, mais il n'a pas remis les documents demandés. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui d'une question de privilège.
Je tiens à rappeler que c'est l'élément fondamental. L'ordre de la Chambre demandait deux choses: que M. Stewart soit présent à la Chambre et accueille le blâme, ce qu'il a fait; et qu'il dépose les documents, ce qu'il n'a pas fait.
C'est la raison pour laquelle la Chambre débat de cette histoire, encore une fois. C'est une importante question de privilège en lien avec ce qui est arrivé ici il y a quelques minutes.
La page 82 de La Procédure et des usages de la Chambre des communes, troisième édition, précise une série de catégories bien établies d'outrages au Parlement.
Je renvoie les députés au neuvième et dixième types d'outrage.
On peut y lire:
sans excuse valable, refuser de répondre à une question, ou encore de fournir une information ou de produire des documents dont la Chambre ou un comité exige la production ;
sans excuse valable, désobéir à un ordre légal de la Chambre [...]
Ces deux outrages ont été commis devant nos yeux aujourd'hui.
Il ne fait aucun doute que M. Stewart était au courant de l'ordre de jeudi. Il a d'ailleurs témoigné au Comité permanent de la santé, vendredi, et il a dit être au courant de la motion adoptée à la Chambre des communes. C'est tant mieux.
Or on peut lire ce qui suit à la page 250 de Le privilège parlementaire au Canada, deuxième édition: « La désobéissance aux règles ou aux ordres est un outrage évident; il peut s'agir du refus de comparaître à la barre de la Chambre sur ordre de celle-ci, du refus de se présenter en personne et de produire les documents exigés par un comité [...] »
Les documents que M. Stewart devait produire ont été exigés à quatre reprises distinctes, au printemps.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
The hon. member for Kingston and the Islands on a point of order.
L'honorable député de Kingston et les Îles invoque le Règlement.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I rise on a point of order. We have now had Mr. Stewart here for about half an hour. He has been standing diligently at the bar. I think it would be appropriate for the Speaker to allow him to leave now, so he can get back to the important work he has been doing over the last 15 months looking to protect this country.
I would ask that the Speaker allow Mr. Stewart to leave at this time. I think the Conservatives, the NDP and the Bloc have proven their point, and now it is time for him to be able to depart.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. M. Stewart est ici depuis environ une demi-heure. Il est resté debout assidûment à la barre. Je pense qu'il serait bon que le Président lui permette maintenant de quitter la Chambre afin qu'il puisse reprendre le travail important qu'il fait depuis 15 mois pour protéger le Canada.
Je demande au Président de permettre à M. Stewart de quitter les lieux. Je pense que le Parti conservateur, le NPD et le Bloc ont fait valoir leur point et qu'il est maintenant temps de lui permettre de partir.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I do not believe that is a point of order.
Some hon. members: Oh, oh!
Order, please.
I would like to point out that I had discussions with the Sergeant-at-Arms prior to Mr. Stewart's coming here to ensure that, should Mr. Stewart want to sit, there would be a chair for him there. There is one there, so he can be comfortable, if he prefers to sit.
Je ne crois pas que ce soit un rappel au Règlement.
Des voix: Oh, oh!
À l'ordre, s'il vous plaît.
Je tiens à souligner que j'ai eu des discussions avec le sergent d'armes avant l'arrivée de M. Stewart afin que M. Stewart ait accès à une chaise s'il veut s'asseoir. Il y en a une là-bas, et il peut donc s'asseoir s'il le souhaite.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Some hon. members: Oh, oh!
The Speaker: Order.
The hon. member for Kingston and the Islands was going to ask for unanimous consent. I will let him proceed with that, and then we will continue with the hon. member for Louis-Saint-Laurent.
Des voix: Oh, oh!
Le Président: À l'ordre.
Le député de Kingston et les Îles allait demander le consentement unanime. Je vais le laisser faire et je redonnerai ensuite la parole au député de Louis‑Saint‑Laurent.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would ask for unanimous consent to let the president of the Public Health Agency depart at this time.
Monsieur le Président, je demande le consentement unanime pour laisser partir maintenant le président de l’Agence de la santé publique du Canada.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the request of the hon. member will please say nay.
Some hon. members: Nay.
The Speaker: There is no unanimous consent.
I would like to remind the hon. member for Cambridge that his face does show up when he speaks online. I do not want to embarrass him, but there is enough tension in this room. We do not need it coming in.
Mr. Brian May: I am not embarrassed, Mr. Speaker.
The Speaker: Mr. May, please stand down.
The hon. member for Louis-Saint-Laurent.
Que tous ceux qui s'opposent à la demande du député veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
Le Président: Il n'y a pas de consentement unanime.
Je rappelle au député de Cambridge que son visage apparaît à l'écran quand il intervient en ligne. Je ne veux pas l'embarrasser, mais il y a suffisamment de tension à la Chambre, et il est inutile de la faire monter.
M. Brian May: Je ne suis pas embarrassé, monsieur le Président.
Le Président: Je vous prie de ne pas intervenir, monsieur May.
Le député de Louis-Saint-Laurent a la parole.
View Gérard Deltell Profile
CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2021-06-21 15:45 [p.8860]
Mr. Speaker, last Thursday, you ruled that the House had every right to compel the production of documents. You also ruled that, contrary to a reckless Liberal opposition motion from 2009 and 2010, the House had taken the necessary steps to balance parliamentary responsibility with protecting national security, and to promote dialogue with the government on the issue.
The only way was to put forward a motion to order Mr. Stewart to appear in this House today, at the bar, with those documents.
It is also within the authority of the House, as indicated in House of Commons Procedure and Practice, third edition, 2017, at page 130.
It is incumbent on us to do something. The House must defend itself and assert its rights.
Citation 120 of Beauchesne's Parliamentary Rules and Forms, sixth edition, states that with respect to questions of privilege, at first glance, and I quote: “Should the House wish to proceed without reference to the committee it may do so.”
Maingot adds at page 263, and I quote: “It is nevertheless open in flagrant cases of contemptuous conduct to move that the facts in question constitute a breach of privilege”.
In the First Report from the Select Committee on Procedure, session 1977-78 of the United Kingdom House of Commons, at paragraph 57, appendix C, a former clerk of that House, Sir Richard Barlas, wrote, and I quote: “Failure to comply with a formal order to attend or to produce papers may be dealt with by the House as a contempt; so may the failure to answer questions when giving evidence.” Such a failure should in fact be investigated by the Committee of Privileges. “[T]he House itself could and has dealt with the matter as one of privilege on a report being made by the committee concerned, and exercised its penal jurisdiction accordingly.”
Last week, we proceeded without reference to the committee to call Mr. Stewart to the bar to produce the requested documents. I would remind the House that it was the majority of elected members here in the House who voted for that action. It was not a wish or a request, it was an order. These documents still have not been produced. The urgency of the matter has not changed.
Paragraph 302 of the 1999 report of the Joint Committee on Parliamentary Privilege in the United Kingdom clearly states, and I quote, “If the work of Parliament is to proceed without improper interference, there must ultimately be some sanction available against those who offend: those who interrupt the proceedings or destroy evidence, or seek to intimidate members or witnesses; those who disobey orders of the House or a committee to attend and answer questions or produce documents....But unless a residual power to punish exists, the obligation not to obstruct will be little more than a pious aspiration. The absence of a sanction will be cynically exploited by some persons from time to time.”
That is exactly where we are right now.
That said, what would be more important than imposing a sanction would be for the—
Monsieur le Président, jeudi dernier, vous avez statué que la Chambre avait tout à fait le droit d'exiger la production des documents. Vous avez aussi statué que, contrairement à une imprudente motion de l'opposition libérale de 2009 et 2010, la Chambre avait pris des dispositions appropriées pour équilibrer la responsabilité parlementaire et la protection de la sécurité nationale, et favoriser le dialogue avec le gouvernement sur cette question.
La seule solution était de présenter une motion pour ordonner à M. Stewart de comparaître à la barre de la Chambre aujourd'hui, avec ces documents.
C'est aussi une autorité de la Chambre, comme l'indique La procédure et les usages de la Chambre des communes, troisième édition, 2017, à la page 130.
Il nous incombe de faire quelque chose. La Chambre doit se défendre et doit affirmer ses droits.
La citation 120 de la Jurisprudence parlementaire de Beauchesne, sixième édition, précise que, à l'égard des questions de privilège, à première vue, et je cite: si la Chambre décide de procéder sans référence au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, elle le peut.
Maingot ajoute à la page 263, et je cite: il est néanmoins une conduite ouvertement méprisante de soutenir que les faits en question sont une atteinte au privilège.
Au paragraphe 57 d'une note du Comité des privilèges de la Chambre des communes du Royaume-Uni, qui représente l'annexe C du premier rapport du Comité de la session de 1977 et 1978, un ancien greffier de cette Chambre, Sir Richard Barlas, a écrit, et je cite: le refus de respecter un ordre officiel de se présenter ou de produire des documents peut être considéré comme une désobéissance par la Chambre, tout comme le refus de répondre à des questions pendant un témoignage. Ce refus devrait en fait faire l'objet d'un examen par le Comité des privilèges. La Chambre elle-même pourrait traiter de la question de privilège, ce qu'elle a fait dans un rapport au comité visé, et exercer sa compétence pénale.
La semaine dernière, nous avons décidé, sans référence au Comité, d'appeler M. Stewart à la barre pour produire les documents demandés. Je rappelle que c'est un vote majoritaire des élus de la population ici, à la Chambre, qui a conduit à cette action. Cette action n'était pas un souhait ou une demande, cette action est un ordre. Ces documents n'ont toujours pas été produits. L'urgence de la question n'a pas changé.
Le paragraphe 302 du rapport de 1999 du Comité parlementaire mixte sur le privilège parlementaire du Royaume-Uni indique clairement, et je cite: si le Parlement doit faire son travail sans ingérence inappropriée, il doit y avoir une sanction possible contre ceux qui désobéissent, ceux qui interrompent les travaux ou détruisent des preuves ou qui cherchent à intimider des membres ou des témoins, ceux qui désobéissent aux ordres de la Chambre ou d'un comité d'être présent et de répondre aux questions ou de produire des documents. À moins qu'un pouvoir résiduel de punir existe, l'obligation de ne pas faire obstruction n'est qu'un vœu pieux. L'absence de sanctions sera cyniquement utilisée par certaines personnes de temps à autre.
C'est exactement là où nous en sommes à l'heure actuelle.
Cela dit, ce qui serait plus important qu'imposer une sanction serait que le...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I am going to interrupt the hon. member for Louis-Saint-Laurent.
The hon. member for Ottawa—Vanier is rising on a point of order.
Je dois interrompre le député de Louis-Saint-Laurent.
La députée d'Ottawa—Vanier invoque le Règlement.
View Mona Fortier Profile
Lib. (ON)
View Mona Fortier Profile
2021-06-21 15:49 [p.8861]
Mr. Speaker, I would like to table, in both official languages, the letter sent by the Leader of the Government in the House of Commons on this subject.
Monsieur le Président, j'aimerais déposer, dans les deux langues officielles, la lettre qui a été acheminée par le leader du gouvernement à la Chambre des communes sur le présent sujet.
View Michael Chong Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I believe if you seek it, you will find unanimous consent for the following motion. I move:
That Mr. Iain Stewart be dismissed from the bar of the House.
Monsieur le Président, je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante. Je propose:
Que M. Stewart puisse quitter la barre de la Chambre.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
I declare the motion carried. Mr. Stewart, you may leave.
The Speaker: The hon. member for Louis-Saint-Laurent.
I see he has a lot to say. I hope he will be as concise as possible.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui s'opposent à la motion veuillent bien dire non.
Je déclare la motion adoptée. Monsieur Stewart, vous pouvez partir.
Le Président: L'honorable député de Louis-Saint-Laurent a la parole.
Je vois qu'il a beaucoup à dire. J'espère qu'il sera le plus concis possible.
View Gérard Deltell Profile
CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2021-06-21 15:50 [p.8861]
Mr. Speaker, we have seen worse.
That said, what would be more important than imposing a sanction would be for the powers of this House to be vindicated by obtaining the documents. Allowing the Special Committee on Canada-China Relations to do its work would be, in my opinion, more valuable than deliberating on how to scold the Public Health Agency a second time.
If the House were so inclined, it can arrest someone or even commit him or her to jail. For example, had Mr. Stewart not even showed up today, the authorities are clear that we could send Sergeant-at-Arms to bring him here.
Paragraph 121 in Beauchesne, in reference to persons summoned to attend at the bar, indicates that if the person is not present, “the absence is noted and the House orders the Speaker to issue a warrant for him to be taken into custody.”
That did not happen, however. Mr. Stewart did what he had to do, that is present himself to the House, but he did not do what the order asked him to do, and that is submit the documents.
Sir Bourinot's Parliamentary Procedure and Practice in the Dominion of Canada, fourth edition, states on page 62, and I quote, “If, when the order of the day has been read at the appointed time, the sergeant-at-arms informs the house that the person summoned is not in attendance, or cannot be found, the house will instruct the speaker to issue a warrant for his arrest.”
That did not take place, and that is all the better.
I will also quote from Parliamentary Practice in New-Zealand, which states, at page 794, “the House may also use its...powers to enforce and uphold its privileges. It may...coerce someone to do something it wishes to be done, for example committing a person to the custody of the Serjeant-at-Arms so that he or she may be brought to give evidence before a committee. When using its powers in this way, the House is not 'punishing' anyone for past transgressions, but rather ensuring that no transgressions occur.”
It goes on to say, “The House uses its powers to secure compliance with its orders before there has been any disobedience of them. If a person committed into the Serjeant's custody escaped, then a contempt would be committed and the person would be liable to be punished. The distinction between punishing for disobedience and taking action to secure compliance can be a fine one where there is disobedience to the House's order.”
Mr. Speaker, I would like to quote the most recent example, a ruling by your predecessor, the hon. member for Halifax West, on May 18, 2016, which can be found at page 3547 of the Debates of the House of Commons. Members will recall this sad day. The ruling had to do with the incident in which the Prime Minister crossed the floor and forcibly grabbed the official opposition whip by the arm like a common thug and dragged him back to his seat. It was one of the most disgraceful incidents in the history of our Parliament. The supreme political authority of this country behaved with the dignity of a thug. A few hours later, he admitted his mistake and formally apologized in the House of Commons. The member for Papineau did the right thing. Let us remember the parliamentary consequences of that incident.
In this case, after some brief comments, the Speaker simply said:
I appreciate the comments of all the members who have spoken, and I appreciate the Prime Minister's apology.
Having said that, I cannot help but find a prima facie case of question of privilege and I call upon the hon. member for York—Simcoe to move the appropriate motion.
Mr. Speaker, since you do not have any written notice in this case, I would like to read the motion that I intend to move.
The motion states: That the House find that the Public Health Agency of Canada continues to be in contempt for its failure to obey the orders of the House, adopted on June 2 and June 17, 2021, as well as the orders of the Special Committee on Canada-China Relations, adopted on March 21 and May 10, 2021, and, accordingly, directs the Sergeant-at-Arms attending this House to enter into the premises of the Public Health Agency of Canada to search for and seize the documents which were ordered to be produced by the House on June 2 and June 17, 2021, and by the Special Committee on Canada-China Relations on March 21 and May 10, 2021, and to deposit the documents with the Law Clerk and Parliamentary Council under the terms of the order of the House adopted on June 2, 2021 and that the Speaker do issue this warrent accordingly.
We had previously worked on a motion that was reviewed by the Chair and staff, who concluded that the proposal was not acceptable, so we immediately came up with a new one, which was adopted.
That is why we came prepared for every contingency this time around. If, by chance, the Chair decides that this first motion does not meet the requirements of the House, here is a second one that can be used moving forward.
The motion states: That the House find the Public Health Agency of Canada continues to be in contempt for its failure to obey the orders of the House, adopted on June 2 and 17, 2021, as well as the orders of the Special Committee on Canada-China Relations, adopted on March 31 and May 10, 2021, and, accordingly, refers the matter to the Standing Committee on Procedure and House Affairs for its consideration of an enforcement mechanism available for this House to obtain the documents previously ordered by the House and the special committee to be produced to provide that: (a) the committee to be instructed to report back within four weeks of the adoption of this order to provide that in the event it does not do so, it shall be deemed to have presented a report making the following recommendations: “That the Sergeant attending this House be directed to enter the premises of the Public Health Agency of Canada to search inside for the documents which were ordered to be produced by the House on June 2 and 17, 2021, and by the Special Committee on Canada-China Relations on March 31 and May 10, 2021, and to table these documents with the Law Clerk and Parliamentary Counsel, under the terms of the order of the House adopted on June 2, 2021, and that the Speaker do issue a warrant accordingly; (b) any report which is ready to be presented when the House stands adjourned may be submitted electronically to the Clerk of the House and and shall be deemed to have been duly presented to the House on that date, and (c) the provisions in paragraph (q) of the order adopted on Monday, January 25, 2021, concerning committee proceedings shall apply to maintain the committee held in relation to this order of reference until Sunday, September 19, 2021.
Let me be clear: This House has a job to do and this House shall be respected and especially shall be respected by all members, because we are 338 Canadians here in the House of Commons but we are more than citizens.
We are representatives of our constituents. When we do not pay respect to the House, we do not pay respect to the Canadian citizens. This is why, Mr. Speaker, I think that you will realize and recognize that if we let it pass, no one can address anything further.
This is all about respect for the House, which is made up of 338 Canadians who were duly elected by the public. If the House does not respect its orders, who will respect the laws adopted by the House? Who will respect the regulations adopted by the House? Who will respect the political decisions made after debates, albeit spirited ones, but decisions that were voted on by the individuals who were duly elected by the public?
The June 17 order was very clear, and two things were supposed to happen. The president of the Public Health Agency of Canada was to appear here and receive an admonishment. He was also meant to deliver the documents, but he did not.
It is like someone saying that they do not believe in a law, that it does not apply to them and that they do not care about the consequences because they do not believe in it. It is one thing if we are talking about a citizen who believes their rights have been violated. However, that is not how it works, and even less so when that someone is an elected official.
The House must respect the House. That is why I urge the Chair to take my question of privilege into consideration.
Monsieur le Président, cela a déjà été plus volumineux.
Cela dit, plutôt que d’imposer une sanction, il vaudrait mieux que les pouvoirs de la Chambre soient validés par la production des documents. Il serait plus utile, à mon avis, de permettre au Comité spécial sur les relations sino-canadiennes de faire son travail plutôt que de discuter de la façon de réprimander une seconde fois l’Agence de la santé publique.
La Chambre peut, si c’est sa décision, arrêter et même faire emprisonner une personne. Par exemple, si M. Stewart ne s’était pas présenté aujourd’hui, nous avions tout à fait le pouvoir d’envoyer le sergent d’armes le chercher.
D'ailleurs, la citation 121 de Beauchesne, en référence aux personnes assignées de se présenter à la barre, précise que si la personne n'est pas présente, « la Chambre prend acte de l'absence et ordonne au Président de décerner un mandat de détention à l'endroit du témoin. »
Toutefois, ce n'est pas arrivé. M. Stewart a fait la chose qu'il devait faire, c'est-à-dire se présenter à la Chambre, mais il n'a pas fait ce que l'ordre lui demandait également, soit de déposer les documents.
L'ouvrage de sir Bourinot, Parliamentary Procedure and Practice in the Dominion of Canada, quatrième édition, indique à la page 62, et je cite, que si, quand l'ordre du jour a été lu au moment voulu, le sergent d'armes informe la Chambre que la personne assignée n'est pas présente ou ne peut pas être trouvée, la Chambre ordonne au Président de délivrer un mandat d'arrestation.
Cela n'a pas eu lieu, et c'est tant mieux ainsi.
Je cite également ce passage trouvé à la page 794 de l'ouvrage Parliamentary Practice in New-Zealand, quatrième édition: la Chambre peut aussi utiliser ses pouvoirs pour appliquer et maintenir ses privilèges. Elle peut obliger quelqu'un à faire une chose qu'elle souhaite, par exemple, placer une personne sous la garde du sergent d'armes pour qu'elle témoigne devant un comité. Si elle utilise son pouvoir de cette façon, la Chambre ne punit personne pour des transgressions passées, mais assure qu'aucune transgression n'a lieu.
La Chambre utilise ses pouvoirs pour assurer le respect des ordres avant qu'il y ait désobéissance. Si une personne sous la garde du sergent d'armes s'évade, c'est un outrage, et la personne peut être punie. La distinction entre la punition pour désobéissance et la prise de mesures pour assurer la conformité peut être une amende en cas de désobéissance à un ordre de la Chambre.
Monsieur le Président, je vais vous citer l'exemple le plus récent, la décision de votre prédécesseur, l'honorable député de Halifax-Ouest, le 18 mai 2016, à la page 3547 des Détats de la Chambre des communes. On s'en souviendra de triste mémoire. C'était au sujet des incidents entourant le fait que le premier ministre ait traversé la Chambre pour aller saisir manu militari le whip de l'opposition officielle et le traîner, tel un voyou, jusqu'à son siège au Parlement. C'était un des événements les plus disgracieux de l'histoire de notre Parlement. L'autorité suprême politique de ce pays s'était comportée avec la dignité d'un voyou. Quelques heures plus tard, il a reconnu ses torts et présenté ses excuses formelles à la Chambre des communes. Le député de Papineau a fait la chose qui devait être faite. Rappelons les conséquences parlementaires de cet événement.
Dans ce cas, après de brèves interventions, le Président a simplement dit:
Je remercie tous les députés de leurs commentaires, et je remercie également le premier ministre des excuses qu'il a présentées.
Cela dit, je ne peux que conclure que la question de privilège paraît fondée à première vue, et je demande au député de York—Simcoe de présenter la motion appropriée.
Monsieur le Président, comme vous n'aviez pas d'avis écrit dans ce cas, permettez-moi de lire la motion que j'ai l'intention de présenter.
La motion propose: Que la Chambre déclare que l’Agence de santé publique du Canada continue de se rendre coupable d’outrage pour avoir refusé d’obtempérer aux ordres de la Chambre adoptés le 2 et le 17 juin 2021, ainsi qu’aux ordres du Comité spécial sur les relations sino-canadiennes adoptés le 21 mars et le 10 mai 2021, et que, en conséquence, elle demande au sergent d’armes de la Chambre de pénétrer dans les locaux de l’Agence de la santé publique du Canada pour y saisir les documents qui ont été exigés par la Chambre les 2 et 17 juin 2021 et par le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes le 21 mars et le 10 mai 2021, afin de les remettre au légiste et conseiller parlementaire, conformément à l’ordre qui a été adopté par la Chambre le 2 juin 2021, et que le Président émette un mandat en conséquence.
En nous basant sur l'expérience passée où nous avions travaillé sur une motion qu'avaient étudiée la présidence et le personnel, qui en étaient venus à la conclusion que cette proposition ne pouvait leur convenir, nous avons donc formulé immédiatement une autre proposition qui, cette fois, a été adoptée.
Je me permets de dire que, cette fois-ci, nous prévoyons ce qui peut se passer. Si d'aventure la présidence décide que cette première motion ne répond pas aux exigences de la Chambre, en voici une seconde qui pourra être choisie pour aller de l'avant.
La motion propose: Que la Chambre déclare que l’Agence de santé publique du Canada continue de se rendre coupable d’outrage pour avoir refusé d’obtempérer aux ordres de la Chambre adoptés le 2 et le 17 juin 2021, ainsi qu’aux ordres du Comité spécial sur les relations sino-canadiennes adoptés le 21 mars et le 10 mai 2021, et que, en conséquence, elle renvoie la question au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre pour qu’il propose un mécanisme permettant à la Chambre d’obtenir les documents dont la Chambre et le comité spécial ont déjà ordonné la production et que: a) le comité fasse rapport dans les quatre semaines qui suivent l’adoption de cet ordre de production de documents, faute de quoi il sera présumé avoir présenté un rapport faisant les recommandations suivantes: « Que le sergent d’armes de la Chambre reçoive l’ordre de pénétrer dans les locaux de l’Agence de la santé publique du Canada pour y saisir les documents dont la production a été ordonnée par la Chambre le 2 et le 17 juin 2021 et par le Comité spécial sur les relations sino-canadiennes le 31 mars et le 10 mai 2021, avant de les remettre au légiste et conseiller parlementaire, conformément à l’ordre adopté par la Chambre le 2 juin 2021, et que le Président émette un mandat en conséquence; b) tout rapport qui sera prêt à être présenté pendant l’ajournement de la Chambre puisse être soumis électroniquement au greffier de la Chambre etsoit réputé avoir été dûment présenté à la Chambre à cette même date; c) que les dispositions du paragraphe q) de l’ordre adopté le lundi 25 janvier 2021 au sujet des délibérations des comités s’appliquent au comité qui examinera cet ordre de renvoi jusqu’au dimanche 19 septembre 2021.
Disons les choses franchement: la Chambre a son rôle à jouer et elle doit être respectée, notamment par tous les députés, parce que nous sommes 338 députés ici rassemblés et que nous sommes plus que de simples citoyens.
Nous sommes des représentants de nos concitoyens. Si nous ne respectons pas la Chambre, nous ne respectons pas les citoyens canadiens. C’est la raison pour laquelle, monsieur le Président, il est important de bien comprendre que, si nous ne faisons rien, il n’y a plus d’autre recours.
En effet, ce dont il est question ici, c'est du respect de la Chambre. Cette dernière est composée de 338 Canadiens dûment élus par la population. Si la Chambre ne respecte pas ses ordres, qui respectera les lois adoptées par la Chambre? Qui respectera les règlements adoptés par la Chambre? Qui respectera les décisions politiques qui sont prises après des débats vigoureux, certes, mais qui ont été dûment votées par les élus de la population?
L'ordre du 17 juin était très clair, et deux éléments devaient survenir. M. le président de l'Agence de la santé publique du Canada devait être ici et recevoir le blâme mérité. Il devait aussi déposer les documents. Cette tâche n'a pas été accomplie.
C'est comme si quelqu'un disait qu'il ne croit pas telle loi, qu'il ne l'applique pas et qu'il se fout des conséquences, puisqu'il n'y croit pas. Que cela vienne d'un citoyen qui estime être brimé dans ses droits, cela fait partie des choses. Or, on ne doit pas faire cela. On doit encore moins le faire lorsqu'on est un élu de la population.
La Chambre doit respecter la Chambre. C'est pourquoi j'invite la présidence à prendre en considération ma question de privilège.
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Lib. (ON)
I have a long list of people who are rising on a point of order. I will get to them in the order in which I have noticed them.
The hon. member for St. John's East.
J’ai une longue liste de députés qui veulent invoquer le Règlement. Je vais leur donner la parole au fur dans l'ordre où j'ai pris note de leur intention.
Le député de St. John's-Est a la parole.
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NDP (NL)
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2021-06-21 15:59 [p.8863]
Mr. Speaker, I wish to intervene, first, on the point of order raised by the government House leader, but also to speak to the question of privilege raised by the opposition House leader.
The government House leader, allegedly having a point of order, made an argument against the order that was made. He did say in his opening remarks that the president of the Public Health Agency of Canada had to balance his obligations under legislation and the order of the House. That is absolutely wrong and totally contrary to the decision made by you, Mr. Speaker, and by the decision on which is was based, that of Speaker of Milliken in April 2010.
It is not up to Mr. Stewart to decide what the balance is. Nor is it up to the government House leader. In fact, it is up to the House of Commons to achieve the balance and determine how to balance the national interest, whether it be with respect to security, privacy or anything else, with the privileges of members of the House with respect to access to documents.
The House has already determined that matter. The points made by the government House leader seem to be offering some sort of alternative to the method adopted by the House. Clearly, there were plenty of opportunities for him to do that during the debate in the House on the motion that was moved. It could have been done at committee. It could have been done during debate on the opposition motion or on the debate on the matter of privilege. On all those occasions, he could have come forward and offered another method of doing the same thing that would give access to the documents to the committee, which has passed a motion for their acceptance and the House has determined such.
It certainly did not come before the House as a proper point of order. It was really a matter of debate, a debate that should have taken place on one of the other occasions, before the decision was made by the House. That is what I have to say about the point of order. The point of order should be dismissed.
The question of privilege that was raised by the opposition House leader is quite appropriate. We have a situation where the president of the Public Health Agency of Canada has complied with part of the order, but not the full order. Therefore, he is in breach of the order of the House, and a proper remedy has been suggested.
I am assuming there was two suggestions, actually one that the Sergeant-at-Arms be ordered, immediately, to undertake a search of the premises of the Public Health Agency of Canada with appropriate support, which has been done in the past, to obtain the papers that have been ordered by the House, or, alternatively, to present to the committee on procedure and House affairs to follow through. I think this was the committee that was recommended.
Either of those alternatives would be a way to proceed. I would leave that to you, Mr. Speaker, to decide what is the appropriate method in keeping with the precedents. I am speaking virtually, and I do not have access many of the authorities to respond specifically to the various sections of our procedures and rules. I would leave that to you and your assistants to determine the exact and appropriate method.
I would reiterate his assertion that the House is the master of the situation, not the government, not the government House leader, and that you as Speaker are entrusted with enforcing the privileges of all members of the House, including the government members and the cabinet ministers who also sit as members of the House. It is their privileges, it is our privileges, it is the people's privileges that we have the obligation to uphold. I commend you, Sir, to your deliberations.
I hope we could resolve this impasse by a proper order from you, Mr. Speaker, to comply with the order of the House.
Monsieur le Président, je souhaite intervenir, d’abord, sur le recours au Règlement soulevé par le leader du gouvernement à la Chambre, mais aussi sur la question de privilège soulevée par le leader de l’opposition à la Chambre.
Le leader du gouvernement à la Chambre, qui aurait invoqué le Règlement, a présenté un argument contre l’ordre qui a été donné. Il a dit dans ses observations préliminaires que le président de l’Agence de la santé publique du Canada devait trouver un équilibre entre ses obligations en vertu de la loi et l’ordre de la Chambre. C’est absolument faux et totalement contraire à la décision que vous avez prise, Monsieur le Président, et à la décision sur laquelle elle est fondée, celle du Président Milliken en avril 2010.
Ce n’est pas à M. Stewart de décider de l’équilibre. Ce n’est pas non plus au leader du gouvernement à la Chambre de décider de l’équilibre. En fait, c’est à la Chambre des communes qu’il revient de trouver l’équilibre et de déterminer comment concilier l’intérêt national, qu’il s’agisse de sécurité, de protection de la vie privée ou de toute autre chose, avec les privilèges des députés en matière d’accès aux documents.
La Chambre a déjà tranché cette question. Les arguments avancés par le leader du gouvernement à la Chambre semblent offrir une sorte de solution de rechange à la méthode adoptée par la Chambre. De toute évidence, il a eu de nombreuses occasions de le faire au cours du débat à la Chambre sur la motion qui a été présentée. Il aurait pu le faire au comité. Il aurait pu le faire pendant le débat sur la motion de l’opposition ou lors du débat sur la question de privilège. À toutes ces occasions, il aurait pu proposer une autre méthode pour faire la même chose, c’est-à-dire donner accès aux documents au comité, qui a adopté une motion pour leur acceptation, et la Chambre en a décidé ainsi.
La Chambre n’a certainement pas été saisie d’un rappel au Règlement en bonne et due forme. C’était vraiment une question de débat, un débat qui aurait dû avoir lieu à l’une des autres occasions, avant que la décision ne soit prise par la Chambre. Voilà ce que j’ai à dire au sujet du rappel au Règlement; celui‑ci devrait être rejeté.
La question de privilège soulevée par le leader de l'opposition officielle à la Chambre est tout à fait appropriée. Nous sommes dans une situation où le président de l’Agence de la santé publique du Canada a respecté une partie de l’ordre, mais pas la totalité. Par conséquent, il a enfreint l’ordre de la Chambre, et un remède approprié a été suggéré.
Je suppose qu’il y a eu deux suggestions, l’une étant que le sergent d’armes reçoive l’ordre, immédiat, d’entreprendre une perquisition dans les locaux de l’Agence de la santé publique du Canada avec le soutien approprié, ce qui a été fait dans le passé, afin d’obtenir les documents que la Chambre a ordonné de remettre, ou, alternativement, de les présenter au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre pour qu’il y donne suite. Je pense que c’est la voie du comité qui a été recommandée.
L’une ou l’autre de ces options serait une façon de procéder. Je vous laisse le soin, Monsieur le Président, de décider de la méthode appropriée en fonction des précédents. Je m’exprime virtuellement, et je n’ai pas accès à un grand nombre d’autorités pour répondre spécifiquement aux diverses sections de nos procédures et règles. Je vous laisse, à vous et à vos assistants, le soin de déterminer la méthode exacte et appropriée.
Je réitère son affirmation selon laquelle c’est la Chambre qui est maître de la situation, pas le gouvernement ni le leader du gouvernement à la Chambre, et que vous, en tant que Président, êtes chargé de faire respecter les privilèges de tous les députés, y compris ceux des membres du gouvernement et des ministres qui siègent également à la Chambre. Ce sont leurs privilèges, ce sont nos privilèges, ce sont les privilèges du peuple que nous avons l’obligation de défendre. Je vous confie, Monsieur, à vos délibérations.
J’espère que nous pourrons résoudre cette impasse grâce à un ordre venant de vous, Monsieur le Président, afin de respecter l’ordre de la Chambre.
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Lib. (ON)
We will go to the government House leader.
Passons au leader du gouvernement à la Chambre.
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Lib. (QC)
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2021-06-21 16:04 [p.8863]
Mr. Speaker, to begin with, I would ask that you take the statements I made during my point of order on the question of privilege and include them all in the debate.
I would add the following comments to the debate on the question of privilege.
The government respects the right of the House of Commons to order documents, but we also believe firmly in what the former House of Commons Speaker, Speaker Milliken, articulated in his ruling on April 27, 2010, where in the context of an order for national security-related documents he stated:
But what of the House’s responsibility regarding the manner in which this right can or ought to be exercised? The authorities cited earlier all make reference to the long-standing practice whereby the House has accepted that not all documents demanded ought to be made available in cases where the Government asserts that this is impossible or inappropriate for reasons of national security, national defence or international relations.
O’Brien and Bosc, at page 979, states: “—it may not be appropriate to insist on the production of papers and records in all cases.”
The basis for this statement is a 1991 report by the Standing Committee on Privileges and Elections, which, as recorded on page 95 of the Journals of May 29, 1991, pointed out:
The House of Commons recognizes that it should not require the production of documents in all cases; considerations of public policy, including national security, foreign relations, and so forth, enter into the decision as to when it is appropriate to order the production of such documents.
He further stated:
Now it seems to me that the issue before us is this: Is it possible to put in place a mechanism by which these documents could be made available to the House without compromising the security and confidentiality of the information they contain? In other words, is it possible for the two sides, working together in the best interests of the Canadians they serve, to devise a means where both their concerns are met? Surely that is not too much to hope for.
Speaker Milliken's ruling is an important precedent to guide how both the government and the House can come to a resolution on this important issue. The government wishes to work constructively with all members of Parliament to find a solution that respects the balance of interest between the rights of parliamentarians to have access to information and the obligations of the government to protect information related to national security and privacy.
As we all know, given the sensitivity of the information in question, the president of the Public Health Agency of Canada gave notice to the Attorney General of Canada pursuant to subsection 38.01(1) of the Canada Evidence Act on June 20, 2021, advising that “sensitive or potentially injurious information” was at risk of being disclosed as a result of the June 17 House of Commons order.
Under section 38.02 of the Canada Evidence Act, “no person shall disclose in connection with a proceeding (a) information about which notice is given...”. This means that information subject to the notice cannot be disclosed until the Attorney General assesses whether its disclosure would be injurious to national security or after the Federal Court has ordered its disclosure.
That being said, the Attorney General can, at any time under the Canada Evidence Act, authorize disclosure of the sensitive information if he is satisfied that measures are put in place to safeguard it. Given this, the government wishes to work constructively with the members of Parliament to find a solution that reflects the balance noted above and is willing to continue to seek a path forward that does not require the court's involvement. This would require the agreement of the Attorney General of Canada.
I have offered concrete solutions. I spoke of two very real options that would allow us to resolve this.
I made reference to the memorandum of understanding. I gave the example of the documents relating to the Afghan detainees. That is one option that can be used by the House.
The second option is related to the law clerk and parliamentary counsel, assisted by national security specialists.
These two options are concrete and real, and they respect both the will of the House and all of the government's obligations with regard to privacy and the protection of potentially sensitive information, the disclosure of which could be injurious to the country, individuals and institutions.
Mr. Speaker, I ask you to take the time to analyze these two very concrete options and solutions so that we can work together with the opposition parties for the benefit of all parliamentarians, but also for the benefit of all Canadians, which is much more important.
Monsieur le Président, je vous demanderais tout d'abord de transférer tous les commentaires que j'ai faits lors de mon recours au Règlement à la question de privilège et de les inclure dans le débat.
J'ajouterai les commentaires suivants au débat lié à la question de privilège.
Le gouvernement respecte le droit de la Chambre des communes d'exiger des documents, mais souscrit également avec vigueur à la décision de l'ancien Président de la Chambre des communes, M. Milliken, rendue le 27 avril 2010, où, dans le contexte d'un ordre de produire des documents liés à la sécurité nationale, il a déclaré ceci:
Mais qu'en est-il de la responsabilité de la Chambre quant à la façon dont ce droit peut ou devrait être exercé? Les ouvrages de procédure cités précédemment font tous allusion à la pratique bien établie selon laquelle la Chambre reconnaît que ce ne sont pas tous les documents demandés qui devraient être fournis dans les cas où le gouvernement juge leur dépôt impossible ou inopportun pour des raisons de sécurité nationale, de défense nationale ou de relations internationales.
À ce propos, l'ouvrage d'O'Brien-Bosc énonce, à la page 979: « [...] il peut ne pas être opportun d’insister pour qu’ils [les documents] soient déposés dans tous les cas. »
La raison d'être de cet énoncé provient d'un rapport publié en 1991 par le Comité permanent des privilèges et élections, qui a souligné, comme on peut le lire à la page 95 des Journaux du 29 mai 1991, ce qui suit:
La Chambre des communes reconnaît qu’elle ne doit pas exiger la production de documents dans tous les cas. Ainsi, des considérations ayant trait à la politique officielle, notamment la sécurité nationale, les relations extérieures et d’autres facteurs, influent sur la décision d’exiger ou non la production de ces documents.
Il ajoute:
La question à trancher me semble maintenant être la suivante: Est-ce possible d'instaurer un mécanisme par lequel ces documents pourraient être mis à la disposition de la Chambre sans compromettre la sécurité et la confidentialité des renseignements qu'ils contiennent? Autrement dit, est-il possible pour les deux côtés de travailler ensemble dans l'intérêt véritable des Canadiens qu'ils servent, afin de trouver un moyen qui puisse concilier les intérêts de chacun? Ce n'est certainement pas un souhait utopique.
La décision du Président Milliken crée un important précédent, qui permet d'établir comment le gouvernement et la Chambre peuvent régler ce problème majeur. Le gouvernement souhaite collaborer, de manière constructive, avec tous les députés pour trouver une solution conciliant le droit d'accès à l'information des parlementaires et l'obligation du gouvernement de protéger les renseignements liés à la sécurité nationale et à la vie privée.
Comme on le sait déjà, étant donné la nature délicate des renseignements en question, le président de l'Agence de la santé publique du Canada a, le 20 juin 2021, avisé le procureur général du Canada, conformément au paragraphe 38.01(1) de la Loi sur la preuve au Canada, que des « renseignements sensibles ou potentiellement préjudiciables » risquaient d'être divulgués en raison de l'ordre du 17 juin de la Chambre des communes.
Au titre de l'article 38.02 de la Loi sur la preuve au Canada: « [...] nul ne peut divulguer, dans le cadre d'une instance: a) les renseignements qui font l'objet d'un avis donné [...] » Les renseignements faisant l'objet d'un avis ne peuvent donc pas être divulgués tant que le procureur général n'a pas déterminé si leur divulgation porterait atteinte à la sécurité nationale ou tant que la Cour fédérale n'a pas ordonné leur divulgation.
Cela dit, le procureur général peut, en vertu de la Loi sur la preuve au Canada, autoriser en tout temps la divulgation de renseignements sensibles s'il est convaincu que des mesures sont mises en place pour les protéger. Compte tenu de ce qui précède, le gouvernement souhaite travailler de manière constructive avec les députés pour trouver une solution qui reflète l'équilibre mentionné ci-dessus, et est prêt à continuer de chercher une voie à suivre qui ne nécessite pas l'intervention de la Cour, ce qui exigerait l'accord du procureur général du Canada.
J'ai fourni des solutions concrètes. J'ai parlé de deux options très réelles qui permettraient de trouver une solution à ceci.
J'ai fait référence à un protocole d'entente. J'ai donné l'exemple des documents concernant les prisonniers afghans. C'est l'une des options que la Chambre peut retenir.
La deuxième consiste à demander au légiste et conseiller parlementaire d'examiner les documents, avec l'aide de spécialistes de la sécurité nationale.
Ces deux options sont concrètes et réelles et respectent à la fois la volonté de la Chambre, mais également toutes les obligations du gouvernement en matière de protection des renseignements personnels et de renseignements pouvant être de nature extrêmement sensible, dont la divulgation pourrait causer un préjudice à la fois à la nation, à des individus et à des institutions.
Je vous demande, monsieur le Président, de prendre le temps d'analyser ces deux options et solutions très concrètes pour qu'on puisse travailler avec les partis de l'opposition au bénéfice de l'ensemble des parlementaires, mais aussi au bénéfice de l'ensemble des Canadiens, ce qui est beaucoup plus important.
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CPC (ON)
Mr. Speaker, we once lived in a country where the Governor in Council ignored the will of the elected legislature. We once lived in a country where the executive council ignored the will of the legislative assembly. We once lived in a country where the chief minister and the cabinet ignored Parliament. That was a country long ago. That was a country some 18 decades ago and it was that ignorance of the elected legislature that led to the people rising up. It led to insurrection, it led to the rebellions of 1837 and it led ultimately to reforms. It led to the introduction of responsible government, first in the legislature in Halifax, Nova Scotia, which was established in 1758, and subsequently, several years later, in the predecessor Parliament to this one: the Parliament of the United Province of Canada in the 1840s.
It led to Louis-Hippolyte LaFontaine and Robert Baldwin establishing the first responsible government, the first great ministry of Canada, on February 25, 1848. It was an important milestone that established the fundamental concept that the executive branch of government is accountable to the elected legislature, that the executive branch of government cannot ignore the orders of this place, cannot ignore the bills that are passed and adopted in this place and the other place, and cannot ignore the will of the elected House of Commons. Until that point, the Governor in Council regularly ignored Parliament and the elected legislature. Bills were often vetoed by the governor. Orders of the House were ignored. The Governor in Council hired and fired advisers at will and made his own decisions, the legislature be damned.
The introduction of responsible government was an event so important that on Parliament Hill we have a statue to Louis-Hippolyte LaFontaine and Robert Baldwin that overlooks the Ottawa River and is labelled at the bottom, chiselled in stone, “Responsible government”. Since the introduction of that responsible government, Canada's democracy has evolved to the point that we now accept that the government is accountable to the House, but the Liberal government is rolling back 18 decades of parliamentary evolution with its defiance now of four orders of the House and its committee.
The situation in front of us is rapidly evolving from a situation in which the government is simply refusing to provide documents related to the termination of Dr. Qiu and Dr. Cheng, and the transfer of materials from the Winnipeg National Microbiology Laboratory to the Wuhan Institute of Virology, to a situation that is much more serious and that involves the rule of law. The rule of law is such a sacrosanct part of the trinity of our principles of a belief in democratic institutions, human rights and liberty and the rule of law, that the 1982 Canadian Charter of Rights and Freedoms put in its preamble that this country recognizes the supremacy of the rule of law, and the Liberal government is seriously undermining that rule of law with its flagrant disobedience of the four orders of this elected chamber.
There have been two strong precedents in recent years to support the orders of the House and its call for documents. One is the case that has been referred to many times, in which Speaker Milliken's ruling of 2010 made clear that it is the grand inquest of the nation that this chamber has an unfettered, absolute right to call for the production of papers, full stop. There was a more recent example two and a half years ago in the mother Parliament of the United Kingdom, when the Conservative British Prime Minister of the day defied Parliament and said she would not release the Attorney General's solicitor client-protected opinion on the Irish backstop in relation to the Brexit deal.
She refused to hand over those documents, and the House found her in contempt and ordered that her Attorney General come to the House with the documents, which Attorney General Geoffrey Cox did because the British government understood the importance of the rule of law, the importance of Parliament and the importance of democracy. That is why the current Canadian government cannot be allowed to get away with this flagrant defiance of four orders of the House.
I will finish by saying this. Why do Canadians send 338 of their fellow citizens to this chamber if their decisions are going to be ignored? Why do we spend $400 million a year on this chamber and the other one if our votes do not mean anything? Why do we vote to adopt orders if they do not have effect? Why are we spending billions of dollars on these buildings, some $5 billion on Centre Block alone at last count, if the processes and procedures in this place do not mean anything?
We cannot allow this open defiance of the House to go unchallenged. We must uphold parliamentary democracy, and we must ensure the government fulfills the order of the House.
Monsieur le Président, nous avons déjà vécu dans un pays où le gouverneur en conseil faisait fi de la volonté de l’assemblée législative élue. Nous avons déjà vécu dans un pays où le conseil exécutif faisait fi de la volonté de l’assemblée législative. Nous avons déjà vécu dans un pays où le ministre en chef et le cabinet ignoraient le Parlement. C’était un pays il y a longtemps. C’était un pays il y a quelque 18 décennies et c’est cette ignorance de l’assemblée législative élue qui a poussé le peuple à se soulever. Cela a conduit à l’insurrection, aux rébellions de 1837 et finalement aux réformes. Cela a mené à la mise en place d’un gouvernement responsable, d’abord à l’Assemblée législative de Halifax, en Nouvelle-Écosse, qui a été établie en 1758, puis, plusieurs années plus tard, au Parlement qui a précédé celui-ci: le Parlement de la Province unie du Canada, dans les années 1840.
Cela a conduit Louis-Hippolyte LaFontaine et Robert Baldwin à établir le premier gouvernement responsable, le premier grand ministère du Canada, le 25 février 1848. Il s’agissait d’un jalon important qui a établi le concept fondamental selon lequel l’organe exécutif du gouvernement est responsable devant l’assemblée législative élue, que l’organe exécutif du gouvernement ne peut pas ignorer les ordres de la Chambre, ne peut pas ignorer les projets de loi qui sont adoptés ici et à l'autre endroit, et ne peut pas ignorer la volonté de la Chambre des communes élue. Jusqu’à ce moment-là, le gouverneur en conseil ignorait régulièrement le Parlement et l’assemblée législative élue. Le gouverneur opposait souvent son veto aux projets de loi. Les ordres de la Chambre étaient ignorés. Le gouverneur en conseil engageait et congédiait des conseillers à sa guise et prenait ses propres décisions, au mépris de l’assemblée législative.
L’instauration d’un gouvernement responsable a été un événement si important qu’il y a sur la Colline du Parlement une statue de Louis-Hippolyte LaFontaine et de Robert Baldwin qui surplombe la rivière des Outaouais et dont le bas porte l’inscription, ciselée dans la pierre, « Gouvernement responsable ». Depuis l’instauration de ce gouvernement responsable, la démocratie canadienne a évolué au point où nous acceptons maintenant que le gouvernement soit responsable devant la Chambre, mais le gouvernement libéral fait reculer 18 décennies d’évolution parlementaire en défiant maintenant quatre ordres de la Chambre et de son comité.
La situation à laquelle nous sommes confrontés évolue rapidement, passant d’une situation dans laquelle le gouvernement refuse simplement de fournir des documents liés au licenciement des docteurs Qiu et Cheng et au transfert de matériel du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg à l’Institut de virologie de Wuhan, à une situation beaucoup plus grave qui met en cause la primauté du droit. La primauté du droit est une partie tellement sacro-sainte de la trinité de nos principes — les droits de la personne, la liberté et la règle de droit — et de notre confiance dans les institutions démocratiques que la Charte canadienne des droits et libertés de 1982 précise dans son préambule que ce pays reconnaît la suprématie de la primauté du droit, mais le gouvernement libéral mine sérieusement cette primauté du droit par sa désobéissance flagrante aux quatre ordres de cette assemblée élue.
Au cours des dernières années, deux précédents solides sont venus appuyer les ordres de la Chambre et sa demande de documents. L’un est l’affaire à laquelle il a été fait référence à de nombreuses reprises, dans laquelle la décision du Président Milliken de 2010 a clairement indiqué qu'en tant que grand enquêteur de la nation, la Chambre a le droit absolu et sans entrave de demander la production de documents, point final. Il y a eu un exemple plus récent, il y a deux ans et demi, au Parlement du Royaume-Uni, lorsque la première ministre britannique conservatrice de l’époque a défié le Parlement et a déclaré qu’elle ne divulguerait pas l’avis du procureur général, protégé par le secret professionnel, sur le filet de sécurité irlandais en lien avec l’accord sur le Brexit.
Elle a refusé de remettre ces documents, et la Chambre l’a déclarée coupable d’outrage et a ordonné que son procureur général se présente à la Chambre avec les documents, ce que le procureur général Geoffrey Cox a fait parce que le gouvernement britannique a compris l’importance de la primauté du droit, l’importance du Parlement et l’importance de la démocratie. C’est pourquoi on ne peut permettre au gouvernement canadien actuel de s’en tirer avec ce mépris flagrant de quatre ordres de la Chambre.
Je terminerai en disant ceci. Pourquoi les Canadiens envoient-ils 338 de leurs concitoyens dans cette enceinte si leurs décisions doivent être ignorées? Pourquoi dépensons-nous 400 millions de dollars par an pour les deux chambres si nos votes ne veulent rien dire? Pourquoi votons-nous pour adopter des ordres s’ils n’ont pas d’effet? Pourquoi dépensons-nous des milliards de dollars pour ces bâtiments, quelque cinq milliards de dollars pour le seul édifice du Centre aux dernières nouvelles, si les processus et les procédures de cet endroit ne veulent rien dire?
Nous ne pouvons pas permettre que ce mépris flagrant des décisions de la Chambre ne soit pas remis en question. Nous devons défendre la démocratie parlementaire et nous devons veiller à ce que le gouvernement respecte l’ordre de la Chambre.
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CPC (AB)
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2021-06-21 16:17 [p.8865]
Mr. Speaker, I rise on a point of order.
That is a very tough act to follow. Very powerful and passionate arguments were just made by the member for Wellington—Halton Hills defending the importance of the decisions made in this place and the democracy that we have. I probably will be far less interesting, powerful and passionate, but I have a couple of citations to make that I think the Speaker will find helpful in making his decision, and I would like to share those with him.
Central to the very key elements of the intervention from our opposition house leader, who made a very compelling case for the path that he has put forward, was the idea that, if the House is able to do incredible things to order persons to attend, we should be able to do the same with respect to documents. That is central to the arguments he made, and I just wanted to share with members a couple of citations I believe the Speaker will find helpful in making his ruling.
First of all, in their 1972 paper, entitled “Parliamentary Committees: Powers over and protection afforded to witnesses”, then Attorney General of Australia, Ivor Greenwood, and then Solicitor General of Australia, Robert Ellicott, wrote at paragraph 117:
Although seldom if ever used, it would no doubt be within the competence of the House of Commons and therefore our own Houses to authorise an officer to search for specified documents or classes of documents in a particular place and order that they be inspected or copied or brought before the House. If a committee had power conferred on it to do this there seems to be no reason why it, too, could not give such an order. Any person who obstructed an officer in the course of carrying out the order would, of course, be guilty of contempt.... We are inclined to the view that the power to give such an order is conferred on a committee by reason of a power to send for documents.
The principle of the House being empowered to search for and seize documents is also endorsed at page 688 of Australia's House of Representatives Practice, sixth edition, and it is also cited favourably by Derek Lee, a former Liberal member of Parliament in this House, in his 1999 book, The Power of Parliamentary Houses to Send for Persons, Papers and Records at page 47, where he adds, “Alternatively, where a person is in the sergeant's custody, the House may send the sergeant to accompany the prisoner while the prisoner goes to obtain the document required by the House, as the U.K. House of Commons did in 1809.”.
I just wanted to make sure I added those important citations to the record. I think they will be helpful to the Speaker in making his decision, and I believe it is very clear that the House does and should have the power to order the documents to be produced, just as it can order someone to attend to the bar.
Monsieur le Président, j’invoque le Règlement.
Il est difficile d’intervenir après mon collègue. Le député de Wellington—Halton Hills vient de présenter des arguments très puissants et passionnés pour défendre l’importance des décisions prises dans cette enceinte et la démocratie que nous avons. Je serai probablement beaucoup moins intéressant, convaincant et passionné, mais j’ai quelques citations à faire qui, je pense, aideront le Président à prendre sa décision, et j’aimerais lui en faire part.
Au cœur des éléments clés de l’intervention de notre leader parlementaire de l’opposition, qui a présenté des arguments très convaincants en faveur de la voie qu’il a proposée, se trouve l’idée que, si la Chambre est capable de faire des choses incroyables pour ordonner à des personnes de se présenter, nous devrions être en mesure d’en faire de même en ce qui concerne les documents. Cette idée est au cœur des arguments qu’il a avancés, et j’aimerais simplement faire part aux députés de quelques citations qui, je pense, aideront le Président à prendre sa décision.
D'abord, dans leur document de 1972 intitulé « Comités parlementaires: pouvoirs à l'égard des témoins et protection accordée aux témoins », l'ancien procureur général de l'Australie, Ivor Greenwood, et l'ancien solliciteur général de l'Australie, Robert Ellicott, ont écrit ce qui suit au paragraphe 117:
Il ne fait aucun doute que, bien qu'elle l'utilise rarement, voire jamais, la Chambre des communes a la compétence voulue — et par conséquent, nos propres Chambres l'ont aussi — pour autoriser un agent à chercher des documents précis ou des catégories de documents dans un lieu défini et ordonner que ces documents soient inspectés ou copiés ou présentés à la Chambre. Si un comité se voyait conférer un tel pouvoir, aucune raison ne pourrait justifier qu'il ne puisse, lui aussi, donner un tel ordre. Toute personne qui ferait obstruction à un agent alors qu'il exécute l'ordre se rendrait évidemment coupable d'outrage [...] Nous sommes d'avis que le pouvoir de donner un tel ordre est conféré à un comité en raison de son droit d'exiger la production de documents.
Le principe selon lequel la Chambre est habilitée à rechercher et à saisir des documents est également entériné à la page 688 de l’ouvrage Australia’s House of Representatives Practice, sixième édition, et il est également cité favorablement par Derek Lee, ancien député libéral de cette Chambre, dans son ouvrage de 1999, The Power of Parliamentary Houses to Send for Persons, Papers and Records, à la page 47, où il ajoute: « Autrement, lorsqu’une personne est sous la garde du sergent, la Chambre peut envoyer le sergent pour accompagner le prisonnier pendant que celui-ci va chercher le document exigé par la Chambre, comme l’a fait la Chambre des communes du Royaume-Uni en 1809 ».
Je voulais simplement m’assurer d’avoir ajouté ces importantes citations au compte rendu. Je pense qu’elles seront utiles au Président pour prendre sa décision, et je crois qu’il est très clair que la Chambre a — et devrait avoir — le pouvoir d’ordonner la production des documents, tout comme elle peut ordonner à quelqu’un de se rendre à la barre.
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BQ (QC)
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2021-06-21 16:20 [p.8865]
Mr. Speaker, on behalf of the Bloc Québécois, I would like to reserve the right of our party to respond to the question of privilege raised by my hon. colleague from Louis-Saint-Laurent at a later date.
Monsieur le Président, au nom du Bloc québécois, je voudrais nous réserver le droit de réagir ultérieurement à la question de privilège de mon honorable collègue le député de Louis-Saint-Laurent.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, on this matter, I would also like to add to the body of evidence you are considering in this matter as we had Mr. Stewart in front of our Standing Committee on Health on Friday, where he was questioned on this issue. It was very apparent in his testimony he understood the terms of the order and had decided not to abide by the second component of the order, which was the production of documents.
It is important for the Speaker, in considering his ruling in terms of a prima facie case of breach of privilege, to understand that Mr. Stewart did have the opportunity to comply with the motion, that he understood the terms of the motion and yet failed to comply today. This has made my job as a parliamentarian and the vice-chair of the Standing Committee on Health exceptionally difficult. It is our job to scrutinize these matters. I certainly feel that having the head of the Public Health Agency of Canada before the committee outlining the fact that he understood the terms of the motion yet indicating he may not comply with it to be highly problematic. Parliament is supreme. We have, as parliamentarians, the right to compel documents and to have them so we can suggest better public policy outcomes.
I would add one further point in this regard. This is now becoming a pattern. There was a motion put before the House in October for the production of other documents. That has not been complied with fully, with the health committee we are seized with. In testimony in front of the health committee, the deputy minister for Public Works also said that the government had wilfully not complied with the terms of the motion and that it had not produced unredacted documents to the law clerk. Therefore, parliamentarians have not had the ability to scrutinize these documents.
The documents I am raising right now as extra evidence are in fact contracts worth hundreds of millions of dollars, if not billions of dollars. It is difficult to ascertain because we do not have copies of them. Given that Canadians pay taxes to fund these contracts, and there have been a lot of delays in the delivery of these contracts, it is incumbent upon the committee to be able to look at these things.
This is a pattern. I would direct the Speaker and the Clerk to the testimony of Mr. Stewart in front of the health committee on Friday, and present that as evidence that this was wilfully ignoring the will of the House. I find this deeply unacceptable and I certainly support some of the arguments that have been made by my colleagues this afternoon.
Monsieur le Président, je voudrais ajouter aux faits que vous allez prendre en considération que M. Stewart a comparu vendredi dernier devant le Comité permanent de la santé, et qu’on lui a posé des questions à ce sujet. Il était clair qu’il comprenait parfaitement ce que signifiait l’ordre de la Chambre et qu’il avait décidé de ne pas obtempérer à la deuxième partie de cet ordre, à savoir la production des documents.
S’agissant de sa décision sur le fondement de prime abord de la question de privilège, il est important que le Président comprenne que M. Stewart avait la possibilité de se conformer à la motion, qu’il en comprenait parfaitement les modalités et que, malgré tout, il a refusé d’obtempérer aujourd’hui. Cela a rendu mon travail de parlementaire et de vice-présidente du Comité permanent de la santé particulièrement difficile. C’est notre rôle d’examiner en profondeur toutes ces questions. Il est extrêmement problématique que le directeur de l’Agence de la santé publique du Canada ait comparu devant notre comité et qu’il ait indiqué qu’il comprenait parfaitement les modalités de la motion, mais qu’il n’allait peut-être pas obtempérer. Le Parlement est suprême. En tant que parlementaires, nous avons le droit d’exiger la production de documents afin de pouvoir proposer de meilleures politiques.
J'aimerais ajouter un point à ce sujet. On voit une tendance se dessiner. En octobre dernier, une motion portant production d'autres documents a été présentée à la Chambre. Cet ordre, lequel portait sur une question dont le comité de la santé est saisi, n'a pas été respecté entièrement. Devant le comité de la santé, le sous-ministre des Services publics et de l'Approvisionnement a aussi dit que le gouvernement avait sciemment refusé de respecter les termes de la motion et qu'il n'avait pas remis les documents non caviardés au légiste. Par conséquent, les parlementaires n'ont pas pu examiner ces documents.
Les documents dont je parle maintenant en tant que preuve supplémentaire sont des contrats d'une valeur de centaines de millions de dollars, sinon de milliards de dollars. Il est difficile de l'évaluer parce que nous n'en avons pas reçu de copies. Étant donné que les Canadiens paient des impôts pour financer ces contrats et qu'il y a eu de nombreux retards dans leur exécution, il incombe au comité de se pencher sur ces questions.
C'est une tendance. J'invite le Président et le greffier à lire le témoignage que M. Stewart a donné devant le comité de la santé vendredi dernier. Je le soumets comme preuve qu'on a sciemment fait abstraction de la volonté de la Chambre. C'est profondément inacceptable, et j'appuie certainement une partie des arguments qui ont été présentés par mes collègues cet après-midi.
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Lib. (MB)
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2021-06-21 16:24 [p.8866]
Mr. Speaker, I want to address two relatively important but quick points.
My understanding is that the Public Health Agency of Canada has been invoking a mandatory requirement under section s.38 of the Evidence Act. This is a part of the legislation the Speaker really needs to look at as Mr. Stewart is, from what I understand, following the law. He has turned those documents over to the office of the AG from what I understand, and notice has been filed in the federal court. This is my understanding. The rule of law limits Parliament. Its powers are not completely unfettered. They are fettered by its own laws. The law is, and I really want to emphasize this, clear in section s.38 of the Evidence Act. That is the first point.
The second point, and I think I can speak on behalf of a number of my colleagues, is that having Mr. Stewart at the bar was very difficult for many of us to witness. The amount of time he stayed at the bar was deeply offensive to many members.
Can the Speaker provide, in his ruling, why it was necessary to keep this outstanding civil servant, who has done such a wonderful job during this pandemic, at the bar in such a fashion? It seemed to be somewhat, in my opinion, shameful, so I ask the Speaker to also take that into consideration when he provides the ruling.
Monsieur le Président, je serai bref, mais j’aimerais faire deux commentaires relativement importants.
Je crois savoir que l’Agence de la santé publique du Canada a invoqué l’article 38 de la Loi sur la preuve. C’est ce que le Président va devoir prendre en compte, étant donné que M. Stewart, d’après moi, observe strictement la loi. Il a remis ces documents au bureau du procureur général du Canada, et la cour fédérale en a reçu avis. C’est ce que j’ai compris. L’État de droit limite les pouvoirs du Parlement. Autrement dit, les pouvoirs de ce dernier ne sont pas illimités, ils sont circonscrits à ses propres lois. Or, l’article 38 de la Loi sur la preuve est parfaitement clair, je tiens à le répéter. Voilà pour ma première observation.
La seconde concerne la comparution de M. Stewart à la barre devant cette Chambre, et je dois dire, au nom d’un certain nombre de mes collègues, que c’était une expérience très difficile à vivre. La durée de sa comparution a suscité l’indignation d’un grand nombre de députés.
Le Président pourrait-il indiquer, dans sa décision, pourquoi il était nécessaire de faire comparaître cet éminent fonctionnaire pendant aussi longtemps, alors qu’il a accompli un travail extraordinaire pendant toute la pandémie? J’ai trouvé que c’était déplorable, et c’est la raison pour laquelle je demande au Président d’en tenir compte lorsqu’il rendra sa décision.
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I wish to respond to the comments from the member for Calgary Nose Hill regarding Mr. Stewart's appearance at the health committee on Friday.
From my recollection, Mr. Stewart did not, in fact, indicate that he would not bring forward the documents, although he did decline to say one way or the other. However, he did, most emphatically, express serious concerns that, as a public servant, he is bound to obey the laws passed by this Parliament.
The fact that Mr. Stewart did not produce these documents at this time, I would say, does not indicate any willful disregard of this House, but rather a much higher regard for the will of Parliament as a whole, which has passed the laws that he is bound to obey.
Monsieur le Président, j’aimerais répondre au commentaire de la députée de Calgary Nose Hill au sujet de la comparution de M. Stewart devant le comité de la santé, vendredi dernier.
Si je me souviens bien, M. Stewart n’a jamais dit qu’il ne produirait pas les documents, même s’il est vrai qu’il n’a jamais dit le contraire. En revanche, il a affirmé avec fermeté qu’il était tenu, en tant que fonctionnaire fédéral, de respecter les lois adoptées par le Parlement.
Le fait que M. Stewart n’ait toujours pas produit ces documents ne constitue pas un outrage à la Chambre, mais témoigne plutôt d’un grand respect à l’égard de la volonté du Parlement en général, qui adopte les lois que lui, en tant que fonctionnaire, il se doit de respecter.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I want to point out that we have heard a lot, and we still have three more people getting up on this point of privilege. I want to make sure that anything that is being brought is new and concise rather than repeating what has already been said.
The next person getting up is the member for Vancouver Kingsway.
Nous avons déjà entendu beaucoup de points de vue, et nous avons encore trois députés qui veulent prendre la parole au sujet de cette question de privilège. Je vous prie de vous contenter d’avancer de nouveaux arguments de façon concise, plutôt que de répéter ce qui a déjà été dit.
Je donne maintenant la parole au député de Vancouver Kingsway.
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NDP (BC)
View Don Davies Profile
2021-06-21 16:28 [p.8866]
Mr. Speaker, I have heard a number of members speak to an issue that I think is very important for you in assessing this ruling, and that is what kind of fetters may or may not exist to the House's power to order documents. There was a suggestion made that government officials may validly refuse an order of production from the House if they believe that another law prevents them from doing that.
I just want to bring to your attention, Mr. Speaker, a letter that was sent to the Standing Committee on Health, dated March 20, 2020, signed by Philippe Dufresne, the Law Clerk and Parliamentary Counsel. In this letter, he said:
...we reminded the government officials that the House's and its committees' powers to order the production of records is absolute and unfettered as it constitutes a constitutional parliamentary privilege that supersedes statutory obligations.
When some of my hon. colleagues say things like that the Evidence Act, which is another statute of this House, prevents Mr. Stewart or someone else from disclosing documents, or maybe it is the National Security Act or other considerations, those are all other statutes of the House that very clearly are superseded by Parliament's constitutional authority to order the production of documents.
My final brief point is this. There seems to be a suggestion that national security would be compromised were the government to comply with your ruling, Mr. Speaker. If I am not mistaken, your ruling and the subject matter of the order do require the documents to be reviewed by the law clerk for national security reasons. The real issue here is who does that. It is the will of the House that it is the law clerk of the House of Commons who will be doing the redacting, whereas the government seems to be suggesting that it has the right to pre-redact. I think that is leading to confusion and misunderstanding among Canadians that these documents might somehow compromise national security were your ruling to be complied with, but that is not the case at all.
Monsieur le Président, j'ai entendu plusieurs députés parler d'une question dont je crois que vous devriez absolument tenir compte dans votre décision, soit l'existence ou non de motifs qui peuvent limiter le pouvoir de la Chambre d'ordonner la soumission de documents. On a affirmé que les fonctionnaires du gouvernement peuvent légitimement refuser de se plier à un ordre de soumettre des documents à la Chambre s'ils croient que d'autres lois les en empêchent.
Monsieur le Président, j'aimerais seulement porter à votre attention une lettre datée du 20 mars 2020 et signée par Philippe Dufresne, légiste et conseiller parlementaire, qui a été envoyée au Comité permanent de la santé, et qui dit ceci:
[...] nous avons rappelé aux représentants du gouvernement que le pouvoir de la Chambre et de ses comités d'ordonner la production de documents est absolu et sans réserve, car il s'agit d'un privilège parlementaire constitutionnel qui a préséance sur les obligations prévues par la loi.
Ainsi, lorsque certains de mes collègues affirment notamment que la Loi sur la preuve au Canada, qui est une autre loi promulguée par cette Chambre, empêche M. Stewart ou qui que ce soit d'autre de soumettre des documents, ou qu'on ne peut pas les soumettre en raison de la Loi sur la sécurité nationale ou pour d'autres raisons, ils doivent savoir que toutes ces lois ont été promulguées par la Chambre et qu'il n'y a aucun doute que le pouvoir constitutionnel du Parlement d'ordonner la soumission de documents l'emporte sur ces lois.
En terminant, je voudrais soulever brièvement un point. On semble laisser entendre que la sécurité nationale serait compromise si le gouvernement devait respecter votre décision, monsieur le Président. Si je ne me trompe, votre décision et l’objet de l’ordre nécessitent que les documents soient revus par le légiste pour des raisons de sécurité nationale. La véritable question est de savoir qui fait quoi. La Chambre veut que ce soit le légiste de la Chambre des communes qui caviarde les renseignements, alors que le gouvernement semble estimer qu’il a le droit d’intervenir au préalable. Je crois que cela sème la confusion chez les Canadiens et les porte à croire à tort que ces documents pourraient d’une certaine façon compromettre la sécurité nationale si votre décision était appliquée, alors que ce n’est pas du tout le cas.
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NDP (NL)
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2021-06-21 16:30 [p.8866]
Mr. Speaker, there is a significant point of rebuttal to the comments that were made by various people with respect to the letter of the law and other laws that are passed by Parliament. My colleague for Vancouver Kingsway has referred to the letter from the law clerk.
However, the complete rebuttal to the comments made with respect to that is actually found in the ruling of Speaker Milliken of April 27, 2010. It completely sets out the whole case, starting with what was suggested by the government House leader and then going on to explain that how it is done and the methods of doing it are to be determined by the House. All of those arguments were made before the Speaker back in 2010 and were rejected by the Speaker in making his ruling. I would suggest that this is the complete rebuttal to the comments that have been made to suggest that the order of the House, which you ruled to be in order, was in fact improper.
Monsieur le Président, un argument important permet de réfuter les commentaires formulés par diverses personnes concernant la lettre de la loi et d'autres lois qui ont été adoptées par le Parlement. Mon collègue de Vancouver Kingsway a mentionné la lettre du légiste.
Toutefois, la réfutation complète des commentaires formulés à ce sujet se trouve en fait dans la décision du président Milliken rendue le 27 avril 2010. La décision traite de l’affaire au complet, à commencer par ce qui est proposé par le leader du gouvernement à la Chambre et comporte des explications sur le fait que la façon dont les choses se font et les méthodes utilisées doivent être décidées par la Chambre. Tous ces arguments ont été présentés au Président en 2010 et ils ont été rejetés dans la décision qu’il a rendue. À mon sens, c’est la réfutation complète des commentaires qui ont été formulés voulant que l’ordre de la Chambre, que vous avez jugé recevable, était en fait inapproprié.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, members of the government have been invoking this argument that the Public Health Agency is limited in the documents it can hand over, by law. We heard this argument the first time the president of the Public Health Agency appeared before a committee on March 22. He invoked the Privacy Act in his consistent refusal to answer questions or hand over information subsequently.
I have a few points on this invocation of the Privacy Act.
Number one, Mr. Speaker, you have already ruled on this question in your ruling on the initial question of privilege, so it seems that by invoking this, members are trying to undo a ruling that you have already made.
Number two, members have rightly invoked the constitutional principle that the rights of this House are part of our constitutional law and they supersede statutes like the Privacy Act. A point that has not been made, however, and that was made by my colleague from Wellington—Halton Hills at the ethics committee on March 31, when the committee first adopted an order to send for these documents, was that the Privacy Act itself contains an exception, which clarifies, in this case, that the document should be handed over. My colleague, at the time, read paragraph 8(2)(c) of the Privacy Act, which says:
(2) Subject to any other Act of Parliament, personal information under the control of a government institution may be disclosed...
(c) for the purpose of complying with a subpoena or warrant issued or order made by a court, person or body with jurisdiction to compel the production of information or for the purpose of complying with rules of court relating to the production of information;
In other words, we do not have a conflict between the constitutional principle of the supremacy of Parliament and the Privacy Act, because the Privacy Act explicitly defers to the authority of courts, of Parliament and of other bodies that have the right to send for these documents.
These arguments were made at the time, and in fact these arguments were persuasive to Liberal members of the committee. At the time, the Parliamentary Secretary to the Minister of Foreign Affairs said:
I think the section that [the member for Wellington—Halton Hills] cited is actually more appropriate. I hope that legal counsel to the Public Health Agency of Canada will listen to [the member] on that, and investigate further the right and the responsibility of a parliamentary committee, following under the rules of the House and the purpose of the House to oversee government and its agencies. I'm not going to be arguing with [the member] on that point, as well.
Very clearly, members of the government who claim that there is some legal obligation on the part of the Public Health Agency of Canada to not hand over these documents simply are not aware of the relevant law in this case. Mr. Speaker, you have ruled, the Constitution is clear and the Privacy Act is clear that these documents should be handed over. Members of the government have consistently agreed with that view of the law at the Canada–China committee. That is why they have voted in favour of motions to send for these documents.
Monsieur le Président, des députés du parti au pouvoir ont fait valoir que l’Agence de santé publique est limitée aux documents qu’elle peut légalement transmettre. Nous avons entendu cet argument la première fois que le président de l’Agence de santé publique a comparu devant le comité le 22 mars. Il a invoqué la Loi sur la protection des renseignements personnels pour refuser obstinément de répondre aux questions ou de fournir les renseignements par la suite.
J’ai un certain nombre de points à faire valoir concernant le recours à la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Premièrement, monsieur le Président, vous avez déjà rendu une décision en ce sens dans votre décision concernant la question initiale de privilège. Alors, en invoquant cette loi, il semble que les députés essaient d’annuler une décision que vous avez déjà rendue.
Deuxièmement, des députés ont invoqué à juste titre le principe constitutionnel voulant que les droits de la Chambre relèvent de notre loi constitutionnelle et qu’ils aient préséance sur des lois comme la Loi sur la protection des renseignements personnels. Mon collègue de Wellington—Halton Hills a soulevé un point à une réunion du Comité de l’éthique le 31 mars, lorsque le comité a adopté un ordre pour demander des documents, un point qui n’a pas été soulevé ici, soit que la Loi sur la protection des renseignements personnels prévoit une exception, qui montre clairement que, dans ce cas, le document devrait être remis. Mon collègue a, à ce moment-là, lu l’alinéa 8(2)c) de la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui énonce que:
(2) Sous réserve d’autres lois fédérales, la communication des renseignements personnels qui relèvent d’une institution fédérale est autorisée dans les cas suivants:
c) communication exigée par subpoena, mandat ou ordonnance d’un tribunal, d’une personne ou d’un organisme ayant le pouvoir de contraindre à la production de renseignements ou exigée par des règles de procédure se rapportant à la production de renseignements;
Autrement dit, il n'y a pas de conflit entre le principe constitutionnel de la suprématie du Parlement et la Loi sur la protection des renseignements personnels, car cette dernière précise explicitement qu'il faut s'en remettre à l'autorité des tribunaux, du Parlement et d'autres organismes qui ont le droit d'exiger de tels documents.
Ces arguments ont été avancés à ce moment‑là et, en fait, les membres libéraux du comité les ont jugés convaincants. Le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères a alors déclaré:
[...] je pense que l'article cité par [le député de Wellington—Halton Hills] est celui qui est le plus approprié. J'espère que le conseiller juridique de l'Agence de la santé publique du Canada en prendra bonne note et qu'il examinera plus à fond le droit et la responsabilité d'un comité parlementaire en tenant compte des règles et de la raison d'être de la Chambre, qui est d'exercer une surveillance du gouvernement et de ses organismes. Je ne vais répliquer [au député] sur ce point.
De toute évidence, les représentants du gouvernement qui affirment que l’Agence de la santé publique du Canada est légalement tenue de ne pas remettre ces documents ne connaissent tout simplement pas la loi applicable en l’espèce. Monsieur le Président, vous avez statué et la Constitution et la Loi sur la protection des renseignements personnels sont claires à cet égard: ces documents doivent être produits. Au comité sur les relations sino-canadiennes, les députés libéraux ont toujours convenu de cette interprétation de la loi. C’est pourquoi ils ont voté en faveur des motions ordonnant la production de ces documents.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I want to thank the hon. members for their interventions. This is an unprecedented situation and one that concerns the Chair.
I will take the matter under advisement and get back to the House with a ruling.
Je remercie les députés de leurs interventions. Il s’agit d’une situation sans précédent qui est du ressort de la présidence.
Je vais prendre l'affaire en délibéré et je reviendrai à la Chambre avec une décision.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I have the honour to inform the House that messages have been received from the Senate informing this House that the Senate has passed the following bills: Bill C-33, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the fiscal year ending March 31, 2022; and Bill C-34, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the fiscal year ending March 31, 2022.
J’ai l’honneur d’annoncer à la Chambre que le Sénat lui a adressé un message pour l’informer qu’il a adopté les projets de loi suivants: le projet de loi C-33, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l’administration publique fédérale pendant l’exercice se terminant le 31 mars 2022et le projet de loi C-34, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l’administration publique fédérale pendant l’exercice se terminant le 31 mars 2022.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
It is my duty pursuant to Standing Order 38 to inform the House that the questions to be raised tonight at the time of adjournment are as follows: the hon. member for Regina—Lewvan, Natural Resources; the hon. member for Renfrew—Nipissing—Pembroke, National Defence; the hon. member for Nanaimo—Ladysmith, Indigenous Affairs.
Conformément à l'article 38 du Règlement, je dois faire connaître à la Chambre les questions qu'elle abordera lors de l'ajournement ce soir, à savoir: l'honorable député de Regina—Lewvan, Les ressources naturelles; l'honorable députée de Renfrew—Nipissing—Pembroke, La défense nationale; l'honorable député de Nanaimo—Ladysmith, Les affaires autochtones.
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Lib. (ON)
It being 4:35 p.m., pursuant to order made Monday, January 25, the House will now proceed to the taking of the deferred recorded division on the motion at report stage of Bill C-30.
Call in the members.
Comme il est 16 h 35, conformément à l'ordre adopté le lundi 25 janvier, la Chambre procédera maintenant au vote par appel nominal différé sur la motion à l'étape du rapport du projet de loi C‑30.
Convoquez les députés.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I declare the motion defeated.
Je déclare la motion rejetée.
View Mona Fortier Profile
Lib. (ON)
View Mona Fortier Profile
2021-06-21 17:06 [p.8869]
moved:
That Bill C-30, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on April 19, 2021 and other measures, as amended, be concurred in at report stage.
propose:
Que le projet de loi C‑30, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 avril 2021 et mettant en œuvre d'autres mesures tel que modifié, soit agréé à l'étape du rapport.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
If a member of a recognized party present in the House wishes to request a recorded division or that the motion be adopted on division, I would invite them to rise and indicate it to the Chair.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would ask for a recorded division.
Monsieur le Président, je demande un vote par appel nominal.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I declare the motion carried. When shall the bill be read a third time?
At the next sitting of the House?
Some hon. members: Agreed.
I wish to inform the House that because of the deferred recorded divisions, Government Orders will be extended by 25 minutes.
Je déclare la motion adoptée. Quand le projet de loi sera-t-il lu pour la troisième fois?
À la prochaine séance de la Chambre?
Des voix: D'accord.
Je désire informer la Chambre qu'en raison des votes par appel nominal différés, l'étude des ordres émanant du gouvernement sera prolongée de 25 minutes.
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
View Rachel Bendayan Profile
2021-06-21 17:19 [p.8870]
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 32(2) and in accordance with the requirements for greater transparency set out in the updated policy on the tabling of treaties in Parliament, it gives me great pleasure to inform the House of Commons that the government plans to begin negotiations toward a comprehensive economic partnership agreement between Canada and Indonesia.
The Government of Canada plans to go ahead with a first round of negotiations with Indonesia not less than 90 days from the date of this notice.
Monsieur le Président, en vertu de l'article 32(2) du Règlement et conformément aux exigences de transparence accrue énoncées dans la politique modifiée sur le dépôt des traités devant le Parlement, j'ai le grand plaisir d'informer la Chambre des communes de l'intention du gouvernement de lancer des négociations en vue de conclure un accord de partenariat économique global entre le Canada et l'Indonésie.
Le gouvernement du Canada a l'intention d'aller de l'avant en tenant une première série de négociations avec l'Indonésie au plus tôt 90 jours après la date du présent avis.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-21 17:20 [p.8870]
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 36(8)(a), I have the honour to table, in both official languages, the government's response to 19 petitions. These returns will be tabled in an electronic format.
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à 19 pétitions.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 34(1), I have the honour to present, in both official languages, the report of the Canada-Europe Parliamentary Association respecting its participation at the second part of the 2021 ordinary session of the Parliamentary Assembly of the Council of Europe via video conference from April 19 to April 22.
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le rapport de l'Association parlementaire Canada-Europe sur sa participation à la deuxième partie de la session ordinaire de 2021 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui s'est déroulée par vidéoconférence du 19 au 22 avril.
View Ruby Sahota Profile
Lib. (ON)
View Ruby Sahota Profile
2021-06-21 17:21 [p.8871]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the 19th report of the Standing Committee on Procedure and House Affairs in relation to Bill C-19, an act to amend the Canada Elections Act (COVID-19 response).
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with amendments.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le 19e rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre concernant le projet de loi C‑ 19, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (réponse à la COVID‑19).
Le comité a étudié le projet de loi et a convenu d'en faire rapport à la Chambre avec des propositions d'amendement.
View Pat Finnigan Profile
Lib. (NB)
View Pat Finnigan Profile
2021-06-21 17:22 [p.8871]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the seventh report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food in relation to Bill C-205, an act to amend the Health of Animals Act.
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with amendments.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le septième rapport du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, portant sur le projet de loi C‑205, Loi modifiant la Loi sur la santé des animaux.
Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre avec amendements.
View Sherry Romanado Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the seventh report of the Standing Committee on Industry, Science and Technology, entitled “Affordability and Accessibility of Telecommunications Services in Canada: Encouraging Competition to (Finally) Bridge the Digital Divide”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
I also have the honour to present, in both official languages, the eighth report of the Standing Committee on Industry, Science and Technology in relation to Bill C-253, an act to amend the Bankruptcy and Insolvency Act and the Companies’ Creditors Arrangement Act regarding pension plans and group insurance plans.
The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House with an amendment.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le septième rapport du Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie, intitulé « Accessibilité et abordabilité des services de télécommunications au Canada : Soutenir la concurrence pour (enfin) combler le fossé numérique ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
J'ai aussi l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le huitième rapport du Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie concernant le projet de loi C‑253, Loi modifiant la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies concernant les régimes de pension et régimes d’assurance collective.
Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre avec un amendement.
View Sean Casey Profile
Lib. (PE)
View Sean Casey Profile
2021-06-21 17:23 [p.8871]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the seventh report of the Standing Committee on Human Resources, Skills and Social Development and the Status of Persons with Disabilities in relation to Bill C-265, an act to amend the Employment Insurance Act (illness, injury or quarantine).
The committee has studied the bill and has decided to report it back to the House without amendment.
Monsieur le Président, j’ai l’honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le septième rapport du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées qui porte sur le projet de loi C‑265, Loi modifiant la Loi sur l’assurance-emploi (maladie, blessure ou mise en quarantaine).
Le Comité a étudié le projet de loi et a décidé d'en faire rapport à la Chambre sans amendement.
View Sven Spengemann Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the ninth report of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development, entitled, “Assessing Risk, Preventing Diversion and Increasing Transparency: Strengthening Canada's Arms Export Controls in a Volatile World”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Mr. Speaker, if I may, I would like to quickly thank the entire House of Commons team, including the clerk, the analysts, the interpreters and the technicians. I thank them for their exemplary service.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le neuvième rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, intitulé « Évaluer les risques, prévenir les détournements et accroître la transparence : renforcer les contrôles à l'exportation des armes du Canada dans un monde volatil ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
Monsieur le Président, si vous me le permettez, j'aimerais adresser un bref mot de remerciement à l'équipe de la Chambre des communes, c'est-à-dire à la greffière, aux analystes, aux interprètes et aux techniciens. Je les remercie de leur service exemplaire.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, as has become a pattern now, with two reports back-to-back at the Foreign Affairs committee, we have a supplementary report from a majority of members of the committee. Conservatives, New Democrats and Bloc members, because of the potential of things being drawn out, found it most effective to put the will of the majority of the committee and a variety of recommendations, as well as evidence not reflected in the main report, into a supplementary report.
This supplementary report reflects the views and concerns of members of the Conservative Party, the Bloc and the NDP. We are pleased to submit that joint supplementary report together.
Monsieur le Président, comme dans le cas des deux derniers rapports du comité des affaires étrangères, nous présentons à nouveau un rapport complémentaire soumis par une majorité des membres du comité. Les députés conservateurs, néo-démocrates et bloquistes, craignant que le processus ne s’éternise, ont jugé qu’un rapport complémentaire était la façon la plus efficace d’exprimer la volonté de la majorité des membres du comité, de formuler diverses recommandations et de rendre compte de témoignages qui ne figurent pas dans le rapport principal.
Ce rapport complémentaire reflète les opinions et les préoccupations des députés du Parti conservateur, du Bloc et du NPD. Nous sommes heureux de présenter ensemble ce rapport complémentaire conjoint.
View Kelly Block Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the following two reports of the Standing Committee on Public Accounts. The 23rd report is entitled, “National Shipbuilding Strategy”, and the 24th report is entitled, “Procuring Complex Information Technology Solutions”. Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to each of these two reports.
I would like to echo the comments of my colleague who formerly gave thanks and send my thanks to the analysts and the clerk for the excellent work they have done during this session.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, les deux rapports suivants du Comité permanent des comptes publics. Le 23e rapport s'intitule « Stratégie nationale de construction navale », et le 24e rapport s'intitule « L'approvisionnement en solutions de technologie de l'information ». Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ces deux rapports.
Je souhaite faire écho aux commentaires du député qui a exprimé ses remerciements et adresser les miens aux analystes et à la greffière pour l'excellent travail qu'ils ont accompli au cours de la session.
View Ken Hardie Profile
Lib. (BC)
View Ken Hardie Profile
2021-06-21 17:27 [p.8871]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the fifth report of the Standing Committee on Fisheries and Oceans entitled, “Pacific Salmon: Ensuring the Long-Term Health of Wild Populations and Associated Fisheries”. This report complements our committee's 2019 study, “West Coast Fisheries: Sharing Risks and Benefits”, which recommended actions to ensure equitable access to Canada's common resource. This report today recommends steps to ensure there will be wild salmon to catch.
I would like to echo the comments of my colleagues in thanking our analysts for preparing an excellent report. Pursuant to Standing Order 109, the committee requests the the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j’ai l’honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le cinquième rapport du Comité permanent des pêches et des océans, intitulé « Saumon du Pacifique: assurer la santé à long terme des populations sauvages et des pêches connexes ». Ce rapport complète l’étude que nous avons effectuée en 2019, intitulée « Les pêches sur la côte Ouest: partager les risques et les retombées », qui recommandait des mesures pour garantir un accès équitable à cette ressource commune. Le rapport d’aujourd’hui propose des mesures afin de s’assurer qu’il y aura du saumon sauvage à pêcher.
Je voudrais joindre ma voix à celle de mes collègues qui ont remercié nos analystes d’avoir préparé cet excellent rapport. Conformément à l’article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
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CPC (BC)
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2021-06-21 17:28 [p.8872]
Mr. Speaker, it is an honour to rise to present a complementary report to the report on Pacific salmon.
As the fisheries committee has studied the state of Pacific salmon over the past 15 months, the evidence we have received has consistently pointed us to the stark and inescapable conclusion that the vast majority of Pacific salmon stocks continue to decline toward the point of no return. Throughout this study, the committee has heard the many threats our Pacific salmon face and the witnesses have also identified real, viable solutions that have been provided to the government through DFO, but the government has failed to take timely and effective actions to restore and protect Pacific salmon.
Time after time, the committee heard how the government had ignored proposals for actions that could restore and protect Pacific salmon. In the past year alone, the future of over 10,000 jobs in British Columbia have been cast into great uncertainty and insecurity because the government continues to announce decisions without genuine consultation. It continues to issue decisions that put British Columbian jobs on notice without providing any transitional plan for the workers, families or communities affected.
British Columbia's salmon economy is in great peril and this peril will only increase unless the government discards its failed approaches. Money alone cannot reverse the declines. The government must ensure that federal resources are attached to timely and effective plans, management and actions to save our Pacific salmon. Pacific salmon will not survive more of the Liberals' status quo. The time for action and change is now.
Monsieur le Président, c’est un honneur pour moi de présenter un rapport complémentaire au rapport sur le saumon du Pacifique.
Le comité des pêches a étudié la situation du saumon du Pacifique au cours des 15 derniers mois et les témoignages que nous avons reçus ont constamment conduit à la conclusion brutale et inéluctable que la vaste majorité des stocks de saumons du Pacifique continue de décliner à un point de non-retour. Tout au long de l’étude, les témoins ont fait état des nombreux problèmes qui menacent le saumon du Pacifique et ont parlé également des solutions réelles et viables qui ont été proposées au ministère des Pêches et des Océans, mais le gouvernement n’a pas pris à temps des mesures efficaces pour reconstituer et protéger le stock de saumons du Pacifique.
Le comité s’est fait dire maintes fois que le gouvernement n’avait pas tenu compte des mesures proposées qui auraient pu rétablir et protéger les populations de saumons du Pacifique. Au cours de la dernière année seulement, l’avenir de plus de 10 000 emplois en Colombie-Britannique a été gravement menacé parce que le gouvernement a pris des décisions sans avoir procédé à une véritable consultation. Il continue de prendre des décisions qui mettent en jeu des emplois en Colombie-Britannique sans fournir de plan de transition pour les travailleurs, les familles et les collectivités touchés.
Le secteur du saumon en Colombie-Britannique est gravement en péril et le problème ne fera que s’aggraver si le gouvernement continue d’appliquer des mesures qui ne fonctionnent pas. L’argent à lui seul ne peut renverser la tendance au déclin des populations. Le gouvernement doit veiller à ce que les ressources fédérales soient rattachées à des plans de gestion et d’intervention efficaces et mis en œuvre à temps pour sauver le saumon du Pacifique. Le saumon du Pacifique ne pourra pas survivre si les libéraux maintiennent le statu quo. C’est maintenant qu’il faut agir et changer les choses.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
Introduction of private members' bills.
Présentation des projets de loi d’initiative parlementaire.
View Mel Arnold Profile
CPC (BC)
View Mel Arnold Profile
2021-06-21 17:30 [p.8872]
Madam Speaker, I rise on a point of order. I am not sure how it showed up on the broadcast, but someone else's image appeared on the screen as I was presenting the complementary report. If that is the case, I would like to present it again so it can be recorded properly.
Madame la Présidente, j’invoque le Règlement. Je ne suis pas certain de la façon dont la chose a été diffusée, mais l’image de quelqu’un d’autre est apparue sur l’écran pendant que je présentais le rapport complémentaire; si tel est le cas, j’aimerais le présenter de nouveau pour que ce soit enregistré correctement.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
We are verifying that now. Since, we are still checking, in the interest of time, the hon. member for North Okanagan—Shuswap can again present his complementary report.
Nous vérifions cela actuellement. Comme nous sommes encore en train de regarder, pour ne pas perdre de temps, je vais laisser le député de North Okanagan—Shuswap présenter une fois de plus son rapport complémentaire.
View Mel Arnold Profile
CPC (BC)
View Mel Arnold Profile
2021-06-21 17:31 [p.8872]
Mr. Speaker, it is an honour to provide this complementary report to the report from the Standing Committee on Fisheries and Oceans on the state of Pacific salmon.
As the fisheries committee has studied the state of Pacific salmon over the past 15 months, the evidence we received has consistently pointed us to the stark and inescapable conclusion that the vast majority of Pacific salmon stocks continue to decline toward the point of no return. Throughout this study, the committee has heard of the many threats our Pacific salmon face and witnesses have also identified real, viable solutions that have been provided to the government through DFO, but the government has failed to take timely and effective actions to restore and protect Pacific salmon.
Time after time, the committee heard how the government had ignored proposals for actions that could restore and protect Pacific salmon. In the past year alone, the future of over 10,000 jobs in British Columbia has been cast into great uncertainty and insecurity because the government continues to announce decisions without genuine consultations. It continues to issue decisions that put British Columbian jobs on notice without providing any transition plan for the workers, families and communities affected.
British Columbia's salmon economy is in great peril and this peril will only increase unless the government discards its failed approaches. Money alone cannot reverse the declines. The government must ensure that federal resources are attached to timely and effective plans, management and actions to save our Pacific salmon. Pacific salmon will not survive more of the Liberals' status quo. The time for action and change is now.
Monsieur le Président, c’est un honneur pour moi de présenter ce rapport complémentaire du Comité permanent des pêches et des océans sur l'état du saumon du Pacifique.
Le comité des pêches a étudié la situation du saumon du Pacifique au cours des 15 derniers mois et les témoignages que nous avons reçus ont constamment conduit à la conclusion brutale et inéluctable que la vaste majorité des stocks de saumons du Pacifique continue de décliner à un point de non-retour. Tout au long de l’étude, les témoins ont fait état des nombreux problèmes qui menacent le saumon du Pacifique et ont parlé également des solutions réelles et viables qui ont été proposées au ministère des Pêches et des Océans, mais le gouvernement n’a pas pris à temps des mesures efficaces pour reconstituer et protéger le stock de saumons du Pacifique.
Le comité s’est fait dire maintes fois que le gouvernement n’avait pas tenu compte des mesures proposées qui auraient pu rétablir et protéger les populations de saumons du Pacifique. Au cours de la dernière année seulement, l’avenir de plus de 10 000 emplois en Colombie-Britannique a été gravement menacé parce que le gouvernement a pris des décisions sans avoir procédé à de véritables consultations. Il continue de prendre des décisions qui mettent en jeu des emplois en Colombie-Britannique sans fournir de plan de transition pour les travailleurs, les familles et les collectivités touchés.
Le secteur du saumon en Colombie-Britannique est gravement en péril et le problème ne fera que s’accroître si le gouvernement continue d’appliquer des mesures qui ne fonctionnent pas. L’argent à lui seul ne peut renverser la tendance au déclin des populations. Le gouvernement doit veiller à ce que les ressources fédérales soient rattachées à des plans de gestion et d’intervention efficaces et mis en œuvre à temps pour sauver le saumon du Pacifique. Le saumon du Pacifique ne pourra pas survivre si les libéraux s’en tiennent encore au statu quo. C’est maintenant qu’il faut agir et changer les choses.
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NDP (BC)
View Don Davies Profile
2021-06-21 17:34 [p.8872]
moved for leave to introduce Bill C-318, An Act respecting the development of a national renewable energy strategy.
He said: Madam Speaker, I am honoured to introduce the national renewable energy strategy bill. I would like to thank my colleague, the hon. member for Vancouver East, for seconding this legislation and for her tireless advocacy in support of environmental justice.
The Intergovernmental Panel on Climate Change has been clear that we must cut global greenhouse gas emissions by 45% by 2030 and reach net zero by 2050 to avert catastrophic climate change. We need real action now. That means implementing solutions for clean energy and transitioning away from a fossil fuel economy.
While we do this, we must ensure that workers are not left behind. Jobs in the clean energy sector are projected to grow nearly four times faster than the Canadian average by 2030, and the industry's GDP contribution is set to grow at more than double the national average.
This legislation would accelerate Canada's transition to a clean energy future by requiring that the Minister of Natural Resources develop and implement a national strategy to ensure 100% of electricity generated in Canada comes from renewable energy sources by 2030.
I call on all parliamentarians to support this vital initiative for our country and our planet.
demande à présenter le projet de loi C–318, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’énergie renouvelable.
— Madame la Présidente, j’ai l’honneur de présenter le projet de loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’énergie renouvelable. Je désire remercier ma collègue de Vancouver–Est, qui a appuyé ce projet de loi et qui s’est portée sans relâche à la défense de la justice environnementale.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a établi clairement que nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial de 45 % d’ici 2030 et devenir carboneutres en 2050 pour éviter des changements climatiques catastrophiques. Nous devons agir réellement maintenant. Pour ce faire, il faut mettre en œuvre des solutions d’énergie propre et nous éloigner progressivement d’une économie fondée sur les combustibles fossiles.
Pendant que nous prenons ces mesures, nous devons veiller à ne pas laisser tomber les travailleurs. Les emplois dans le secteur de l’énergie propre devraient augmenter presque quatre fois plus vite que la moyenne des autres secteurs d’ici 2030 et la contribution au PIB de cette industrie devrait s’établir à plus du double de la moyenne nationale.
Le projet de loi permettrait d’accélérer la transition du Canada à une énergie propre en exigeant du ministre des Ressources naturelles qu’il élabore et mette en œuvre une stratégie nationale pour que 100 % de l’électricité produite au Canada proviennent de sources d’énergie renouvelable au plus tard en 2030.
J’invite tous les parlementaires à appuyer cette initiative vitale pour notre pays et pour notre planète.
View Simon-Pierre Savard-Tremblay Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, accidents keep happening at the intersection of Chemin du Grand-Rang and Highway 116 in Sainte‑Marie‑Madeleine. Several of them have been, are and will be fatal. This intersection is dangerous due to the alignment of the railway, which is a federal responsibility.
Unfortunately, Transport Canada and Canadian National have wilfully ignored calls for help. Those in charge of these two institutions have to answer the call. Every day that passes, lives are at risk, and the people driving on that road are terrified.
Today, my thoughts are with the victims and their families and loved ones. It is on their behalf that I present this petition, signed by 1,200 concerned citizens who are asserting their right to safe roads.
Madame la Présidente, l'intersection du chemin du Grand Rang et de la route 116 à Sainte-Marie-Madeleine ne cesse de causer des accidents, dont plusieurs ont été, sont et seront mortels. Cette intersection est dangereuse à cause de la configuration du chemin de fer, de compétence fédérale.
Transports Canada et le Canadien National ont, malheureusement, sciemment ignoré les différents appels à l'aide. Les responsables de ces deux institutions doivent répondre à l'appel. Chaque jour qui passe, des vies sont en jeu et un climat de peur règne pour ceux et celles qui empruntent cette route.
Aujourd'hui, je pense avec émotion aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. C'est en leur nom que je dépose cette pétition signée par 1 200 citoyennes et citoyens inquiets et épris de leur droit à la sécurité routière.
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, it is my honour to rise in the House today to present petitions on behalf of constituents and Canadians across the country.
The first petition has to do with the abdication of responsibility by Health Canada under the Liberal government when it comes to issues with the marijuana framework.
The petitioners are asking the government to immediately close the loopholes that allow facilities linked to organized crime to grow marijuana in our communities and to provide law enforcement agencies with the tools they need to investigate and prosecute these unlawful operations.
Madame la Présidente, c’est un honneur pour moi de prendre la parole aujourd’hui pour présenter des pétitions au nom de mes concitoyens et des Canadiens partout au pays.
La première pétition concerne l’abdication des responsabilités de Santé Canada sous le gouvernement libéral pour ce qui est du cadre sur la marijuana.
Les signataires demandent au gouvernement d’éliminer les échappatoires existantes qui permettent aux installations ayant des liens avec le crime organisé de faire pousser de la marijuana dans nos collectivités, et d’équiper les forces de l’ordre des outils dont elles ont besoin pour mener à bien les enquêtes et les poursuites visant les installations agissant dans l’illégalité.
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, the second petition calls on the government to take meaningful action to address the conflict in the Tigray region of the Ethiopia. Civilians are being subjected to human rights abuses and are being blocked from accessing humanitarian aid.
The petitioners are asking the government to immediately work with the Ethiopian and Eritrean governments to end the violence and promote democracy and the rule of law. It is in such a time as this that the world needs Canada to have a principled foreign policy.
Madame la Présidente, les signataires de la deuxième pétition demandent au gouvernement de prendre des mesures concrètes pour résoudre le conflit dans la région du Tigré, en Éthiopie, où les civils sont victimes de violations des droits de la personne et ne peuvent pas avoir accès à de l'aide humanitaire.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de collaborer immédiatement avec les gouvernements de l'Éthiopie et de l'Érythrée pour mettre fin à la violence et promouvoir la démocratie et la primauté du droit. Dans de tels moments, la planète a besoin que le Canada ait une politique étrangère fondée sur des principes.
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, the third petition I will present today calls on the government to provide sector-specific support to the airline sector, with the conditions that airlines expeditiously issue refunds to passengers. Many of my constituents have been in touch with my office for well over a year and still have not received a refund.
The government has a responsibility to ensure that the support it provides to large companies goes to those who need it and not in the pockets of wealthy executives.
Madame la Présidente, les signataires de la troisième pétition que je présente aujourd'hui demandent au gouvernement d'offrir un soutien sectoriel au secteur du transport aérien, à condition que les compagnies aériennes remboursent promptement les passagers. Bon nombre de mes concitoyens communiquent avec mon bureau depuis plus d'un an parce qu'ils n'ont toujours pas été remboursés.
Le gouvernement doit s'assurer que l'aide qu'il accorde aux grandes compagnies profite à ceux qui en ont besoin, et non aux riches dirigeants.
View Tamara Jansen Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, the final petition I will present today addresses Bill C-6. As I have always said, I support banning conversion therapy as do these petitioners. The petitioners recognize, however, that the poor and imprecise definition of conversion therapy in Bill C-6 will cause this bill to ban more than just conversion therapy, including counsel from religious leaders on sexuality, and the rights of parents to protect and guide their children. It is important we protect parental rights as well as the rights of Canadians to choose the type of support that is right for them.
Madame la Présidente, la dernière pétition que je présente aujourd'hui porte sur le projet de loi C‑6. Comme je l'ai dit, j'appuie, comme ces pétitionnaires, l'interdiction des thérapies de conversion. Cela dit, les pétitionnaires soulignent que, en raison de sa définition boiteuse et imprécise de la thérapie de conversion, le projet de loi C‑6 aura pour effet d'interdire un large éventail de pratiques, y compris les conseils de chefs religieux en matière de sexualité et portera atteinte au droit des parents de protéger et de guider leurs enfants. Il est important de protéger les droits parentaux de même que le droit des Canadiens de choisir le type de soutien qui leur convient.
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NDP (MB)
Madam Speaker, I present two petitions today in the pursuit of justice for Dylan Paradis, Andrew Dockrell and Daniel Waldenberger-Bulmer, rail workers killed on the job in British Columbia in 2019. The tragic circumstances of that night were made even worse by the botched company investigation that followed. Their families, rail workers and working people deserve justice and change.
Today's CBC News story makes clear the grotesque level of complicity between the government, the TSB and CP Rail. It is clear the current system is designed to protect corporate interests, not the safety of workers and the public interest. Railways cannot be allowed to police themselves. TSB investigators, like Don Crawford, must be able to do their jobs independently from meddling from private companies. They must be properly protected from interference.
The two petitions presented today are signed by hundreds of Canadians. The first one calls on the government to launch an inquiry into the causes and consequences of Canada's private railway self-investigations and bring this grave injustice to light.
The second petition calls for Transportation Safety Board investigators to be granted the authority to refer potential criminal violations to proper independent police forces and to protect them as eligible whistle-blowers under the Public Servants Disclosure Protection Act. This is all in the pursuit of justice.
Madame la Présidente, je présente aujourd'hui deux pétitions qui demandent que justice soit faite pour Dylan Paradis, Andrew Dockrell et Daniel Waldenberger‑Bulmer, des cheminots qui ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions en Colombie‑Britannique en 2019. Les circonstances tragiques de cette nuit-là ont été aggravées par l'enquête bâclée de la société qui s'en est suivie. La famille des victimes, les cheminots et les travailleurs méritent que justice soit faite et qu'un changement s'opère.
La nouvelle publiée par CBC News aujourd'hui fait nettement ressortir le niveau grotesque de complicité entre le gouvernement, le Bureau de la sécurité des transports et le Canadien Pacifique. Il est clair que le système actuel est conçu pour protéger l'intérêt des sociétés et non la sécurité des travailleurs et l'intérêt du public. On ne peut laisser les sociétés ferroviaires s'autodiscipliner. Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports, tels que Don Crawford, doivent pouvoir faire leur travail de manière indépendante sans ingérence de la part des sociétés privées. Ils doivent être protégés adéquatement de toute ingérence.
Les deux pétitions présentées aujourd'hui ont été signées par des centaines de Canadiens. La première demande au gouvernement de lancer une enquête afin de déterminer les causes du modèle d’auto-enquête des chemins de fer privés et ses conséquences sur les enquêtes au criminel et de faire la lumière sur cette grave injustice.
La deuxième pétition demande que les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada soient autorisés à renvoyer les violations criminelles potentielles aux forces de l'ordre indépendantes appropriées et soient admissibles à la protection des dénonciateurs en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles. Tout cela pour que justice soit faite.
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NDP (ON)
I want to remind the hon. member to maybe adjust her microphone next time so it is a bit higher. There was a lot of interference.
The hon. member for Nepean.
Je rappelle simplement à la députée d'ajuster son microphone afin que, la prochaine fois, nous puissions mieux l'entendre. Il y avait beaucoup d'interférence.
Le député de Nepean a la parole.
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Lib. (ON)
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2021-06-21 17:40 [p.8874]
Madam Speaker, the hidden disability community in Canada is growing and there is a need for a hidden disability symbol as it can act as a tool for self-advocacy, increase in social awareness and support.
I wish to present a petition that calls upon the Government of Canada to adopt and promote a national hidden disability symbol. It also calls upon the government to lead or participate in actions toward the symbol's international adoption.
Madame la Présidente, le nombre de personnes ayant un handicap invisible au Canada augmente et le pays a besoin d'un pictogramme les représentant qui servirait d'outil d'autonomie sociale, de sensibilisation et de soutien.
Je souhaite présenter une pétition qui demande au gouvernement du Canada d'instaurer un pictogramme national pour les handicaps invisibles et d'en faire la promotion. Les pétitionnaires prient également le gouvernement de diriger des activités visant l'adoption de ce pictogramme à l'international ou d'y participer.
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GP (BC)
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2021-06-21 17:41 [p.8874]
Madam Speaker, I have two petitions today.
It is a privilege to table e-petition 3433, with 1,139 signatures from Canadians across the country.
The petitioners are concerned about the government's plan to purchase 88 new fighter jets for a cost of $19 billion, with an estimated full life-cycle cost of $76.8 billion. They note that this purchase will divert funding from other critical areas and that these jets are weapons of aggression rather than defence. They also note that the Department of National Defence is the largest emitter of greenhouse gases among all federal departments, but that operations are exempt from the federal government's GHG emission reduction plan.
The petitioners call upon the House of Commons to cancel the $19-billion competition to purchase the 88 new combat aircraft; include all the carbon emissions from the Department of National Defence’s military vehicles and operations in the federal government’s GHG emission reduction plan and net-zero plan; and invest in a conversion plan that will create thousands of jobs in the green economy and the care economy to help transition Canada away from fossil fuels and armed force.
Madame la Présidente, j'ai deux pétitions à présenter.
C'est un privilège de présenter la pétition électronique e‑3433, signée par 1 139 Canadiens de partout au pays.
Les pétitionnaires se disent inquiets de l'achat prévu par le gouvernement de 88 nouveaux chasseurs à réaction pour la somme de 19 milliards de dollars, avec des coûts pour l'ensemble du cycle de vie de ces nouveaux chasseurs évalués à 76,8 milliards de dollars. Ils soulignent que cette dépense publique utiliserait des ressources qui pourraient être affectées à des services essentiels et que les chasseurs à réaction sont des armes d'agression plutôt que de défense. Ils ajoutent que le ministère de la Défense nationale est le plus grand émetteur de gaz à effet de serre parmi tous les ministères fédéraux, mais qu'aucune de ses activités n'est visée par le plan de réduction des émissions de GES du gouvernement fédéral.
Les pétitionnaires prient la Chambre des communes d'annuler le processus concurrentiel en vue de faire l’acquisition de 88 nouveaux chasseurs à réaction pour la somme de 19 milliards de dollars; d'inclure toutes les émissions de carbone produites par les véhicules militaires et dans le cadre des opérations militaires du ministère de la Défense nationale dans le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le plan de zéro émission nette du gouvernement fédéral; d'investir dans un plan de conversion qui créera des milliers d’emplois dans l’économie verte et l’économie des soins, et qui aidera le Canada à abandonner progressivement les combustibles fossiles et les forces armées.
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GP (BC)
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2021-06-21 17:43 [p.8874]
Madam Speaker, it is an honour to table a second petition on National Indigenous Peoples Day in Canada. The petitioners note that indigenous people have rights and title to their traditional territories and have been stewards of these lands since time immemorial.
First nations and indigenous land defenders are calling for the protection of the remaining 2.7% of the original high productivity old growth forests in British Columbia, 75% of which are slated to be logged.
The petitioners call upon the government to work with the provinces and the first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems; fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples; support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable and based on the harvesting of second and third growth forests; ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs; and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de déposer ma seconde pétition à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, au Canada. Les pétitionnaires indiquent que les peuples autochtones ont des droits et des titres sur leurs territoires traditionnels et qu'ils sont les gardiens de ces terres depuis des temps immémoriaux.
Les Premières Nations et les défenseurs des terres autochtones demandent que les 2,7 % restants des vieilles forêts productives originales de la Colombie-Britannique, dont 75 % font encore l'objet de plans d'exploitation, soient protégés.
Les pétitionnaires prient le gouvernement du Canada de travailler avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l'exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens et d'en faire une priorité du plan d'action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d'assurer la pérennité de l'industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l'exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d'interdire l'exportation de grumes et d'optimiser l'utilisation des ressources pour les emplois locaux; d'interdire l'utilisation d'arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
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CPC (AB)
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2021-06-21 17:43 [p.8874]
Madam Speaker, it is an honour to present a petition on behalf of Canadians.
The petitioners wish to draw the House's attention to the fact that Alberta has one of the highest unemployment rates in Canada and, in particular, many young men are out of work. They further wish to draw the House's attention to the connection between a paycheque and one's self-worth. They highlight the impact that this can have on the mental health and well-being of many unemployed Albertans.
Therefore, the petitioners call on the Government of Canada to work with local organizations, the Government of Alberta and businesses to see Alberta's unemployment reduced to help those who are in need and for the government to immediately set up a 988 national suicide hotline.
Madame la Présidente, c'est un honneur de présenter une pétition au nom de Canadiens.
Les pétitionnaires souhaitent attirer l'attention de la Chambre sur le fait que l'Alberta a l'un des taux de chômage les plus élevés au Canada, taux de chômage particulièrement marqué chez les jeunes hommes. Ils souhaitent aussi attirer l'attention de la Chambre sur le lien qui existe entre le fait de toucher un salaire et l'estime de soi. Ils insistent sur l'incidence que cela peut avoir sur la santé mentale et le bien-être de nombreux Albertains sans emploi.
Par conséquent, les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de collaborer avec les organisations locales, le gouvernement de l'Alberta et les entreprises pour faire baisser le taux de chômage en Alberta afin d'aider ceux qui en ont besoin et de mettre immédiatement en place une ligne nationale de prévention du suicide, au numéro 988.
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NDP (BC)
Madam Speaker, it is my honour to table two e-petitions today.
The first is e-petition 3411, which was signed by more than 1,000 Canadians and calls on the government to act quickly on the recommendations from the justice committee report, entitled “The Shadow Pandemic: Stopping Coercive and Controlling Behaviour in Intimate Partner Relationships”. Signatories ask the government to recognize the urgency of legislation to add coercive and controlling behaviour to the Criminal Code, to recognize that this behaviour is in itself a form of violence and to recognize that coercive and controlling behaviour, more often than not, is a precursor to more direct forms of violence.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter deux pétitions électroniques aujourd'hui.
La première est la pétition électronique e‑3411, qui a été signée par plus de 1 000 Canadiens et qui demande au gouvernement de donner rapidement suite aux recommandations du rapport du comité de la justice intitulé « La pandémie de l'ombre: mettre fin aux comportements coercitifs et contrôlants dans les relations intimes ». Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître l'urgence de présenter une mesure législative visant à ajouter une infraction pour comportement coercitif et contrôlant dans le Code criminel et de reconnaître le fait que ce comportement est en soi une forme de violence et que, la plupart du temps, il s'agit d'un signe avant-coureur de formes plus directes de violence.
View Randall Garrison Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, the second petition, e-petition 3412, was signed by more than 600 Canadians, and it asks for the government to support Alexis Smecher, who has not seen his young daughter since November 2019, after she was abducted and taken to Paraguay by her mother despite a B.C. court order requiring joint parenting. Unfortunately, this case is but one example among dozens where parents are denied their parental rights and contact with their children as a result of international abductions.
The signatories call on the government to engage directly with Paraguay and with the Inter-American Court of Human Rights to get Mr. Smecher's daughter brought back to Canada expeditiously, to offer him every assistance and to keep him informed of the progress on his case.
Madame la Présidente, la deuxième pétition, soit la pétition électronique e‑3412, a été signée par plus de 600 Canadiens et elle demande au gouvernement d'appuyer Alexis Smecher, qui n'a pas vu sa petite fille depuis qu'elle a été enlevée en novembre 2019, puis emmenée au Paraguay par sa mère en dépit d'une ordonnance d'un tribunal de la Colombie‑Britannique exigeant la garde partagée. Malheureusement, cette affaire n'est qu'un exemple parmi des dizaines d'autres où des parents se sont vu priver de leurs droits et de contact avec leurs enfants à cause d'un enlèvement international.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'intervenir directement auprès du Paraguay et de la Cour interaméricaine des droits de l'homme pour que la fille de M. Smecher soit rapatriée rapidement au Canada, de lui offrir toute l'aide possible et de le tenir informé de la progression de son dossier.
View Patrick Weiler Profile
Lib. (BC)
Madam Speaker, today I have the honour to present petition 114-11264. This petition was initiated by a young leader from the Kootenays and has been signed by many constituents in my riding. The petition notes that we are living in a climate crisis and that industrial activities have caused destruction to ecosystems around the world by activities permitted by law. The international community lacks a legal framework ensuring shared nation responsibility for humanitarian and environmental aid and, as a UN member state, Canada shares in a collective legal duty to promote social progress and better standards of life globally.
The petitioners call on the federal government to declare its support for, and to advocate international adoption of, an amendment to its own statute of the International Criminal Court to include ecocide as a crime, which would provide a simple, effective deterrent to large-scale ecosystem destruction for those in positions of corporate and financial responsibility, and mandate a duty to protect for government officials enforceable within existing criminal justice systems.
Madame la Présidente, aujourd'hui, j'ai l'honneur de présenter la pétition 114‑11264. Cette pétition a été lancée par un jeune leader des Kootenays et a été signée par de nombreux habitants de ma circonscription. Elle souligne que nous vivons une crise climatique et que les activités industrielles autorisées par la loi ont causé la destruction d'écosystèmes partout dans le monde. La communauté internationale ne dispose pas d’un cadre juridique assurant la responsabilité partagée des nations pour l’aide humanitaire et environnementale, et le Canada, en tant qu’État membre de l’ONU, partage un devoir juridique collectif qui consiste à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie à l'échelle mondiale.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral de déclarer son soutien à une modification de son propre Statut de la Cour pénale internationale pour inscrire l’écocide comme un crime et de plaider en faveur de son adoption à l'échelle internationale. Cette modification constituerait un moyen de dissuasion simple et efficace à la destruction d'écosystèmes à grande échelle pour les responsables des décisions commerciales et financières, et elle conférerait un devoir de protection aux représentants du gouvernement, exécutoire dans le cadre des systèmes de justice pénale existants.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, the first petition is on a subject that is near and dear to my heart. It is on Pakistan's blasphemy law. Both my wife's parents were born in Pakistan, and I know from hearing stories and concerns from the Pakistani-Christian community and other minority communities that there are significant concerns about the blasphemy law and how it disproportionately targets religious minorities and people involved in personal disputes, and applies grossly disproportionate penalties to innocent people.
Petitioners call on the Government of Canada to strongly advocate for the repeal or reform of Pakistan's blasphemy law.
Madame la Présidente, la première pétition porte sur un sujet qui me tient à cœur. Il s'agit de la loi pakistanaise sur le blasphème. Les deux parents de mon épouse sont nés au Pakistan. D'après les histoires et les préoccupations que m'ont rapportées des membres de la communauté chrétienne pakistanaise et d'autres communautés minoritaires, je sais que la loi sur le blasphème est une grande source d'inquiétude et qu'elle cible de manière disproportionnée les minorités religieuses et les personnes impliquées dans des disputes personnelles, et qu'elle donne lieu à des sanctions exagérément lourdes et imposées à des gens innocents.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de plaider vigoureusement en faveur de l'abrogation ou de la réforme de la loi pakistanaise sur le blasphème.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, the second petition reflects concerns I have been hearing from many different stakeholders about the direction and control system as it exists within the Income Tax Act.
Petitioners note direction and control requires the use of resources by various organizations. It is cumbersome, resource-intensive and adds unnecessary administrative burdens. Also, in the context of international development, it makes it very difficult for organizations to work in the most effective way possible in partnership with local communities because these regulations require all projects to be under the control of the Canadian entity.
Petitioners further note that the first report of the Advisory Committee on the Charitable Sector, made up of 14 sector members, recommends that the Minister of National Revenue work with the Minister of Finance to address the problems associated with the current system. Also, the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development had a unanimous recommendation calling on the government to fix the direction and control system.
Therefore, petitioners call on the government to replace the original regime and “own activities” test in the Income Tax Act, which requires registered charities to devote all their resources to charitable-sector activities carried out by themselves, with a regime that permits registered charities to operate and further their charitable purpose, and to replace current administrative requirements around direction and control with a requirement for registered charities to establish reasonable and practical parameters for ensuring resource accountability when working to achieve a charitable purpose through a third party that is not a qualified donee.
Madame la Présidente, la deuxième pétition reflète une préoccupation dont m'ont parlé de nombreux intervenants, au sujet de la direction et du contrôle prévu dans la Loi de l'impôt sur le revenu.
Les pétitionnaires indiquent que le régime de direction et de contrôle exige l'utilisation de ressources par divers organismes. C'est lourd, cela exige des ressources considérables et ajoute un fardeau administratif superflu. En outre, dans le contexte du développement international, il est très difficile pour les organismes de travailler le plus efficacement possible en partenariat avec les collectivités locales, parce qu'il est exigé dans les règlements que tous les projets soient sous le contrôle de l'entité canadienne.
Les pétitionnaires soulignent par ailleurs que le Comité consultatif sur le secteur de la bienfaisance, composé de 14 membres du secteur, recommande à la ministre du Revenu national de collaborer avec la ministre des Finances pour régler les problèmes associés au régime actuel de direction et de contrôle. De plus, le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international recommande à l'unanimité que le gouvernement prenne des mesures pour régler les problèmes associés au régime de direction et de contrôle.
Par conséquent, les pétitionnaires demandent au gouvernement: de remplacer le régime d'origine et le critère des « propres activités » énoncés dans la Loi de l'impôt sur le revenu, qui exigent des organismes de bienfaisance enregistrés qu'ils consacrent la totalité de leurs ressources à des activités de bienfaisance qu'ils mènent eux-mêmes, par un régime qui autorise les organismes de bienfaisance enregistrés à fonctionner de manière à poursuivre leurs fins de bienfaisance; de remplacer les exigences administratives actuelles liées à la direction et au contrôle par l'exigence, pour les organismes de bienfaisance enregistrés, d'établir des paramètres raisonnables et pratiques pour garantir la responsabilité concernant l'utilisation des ressources lorsqu'ils collaborent avec un tiers qui n'est pas un donataire reconnu à des fins de bienfaisance.
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CPC (AB)
Madam Speaker, the third petition I am presenting is from Canadians who are very concerned about Bill C-10: the government's supposed reform of the Broadcasting Act, which would in reality give the government significant powers to control and limit speech online.
Petitioners note that Liberal members of the committee voted in favour of amendments that would include social media platforms within the jurisdiction of this regulation. Petitioners call on the Government of Canada to respect Canadians' fundamental right to freedom of expression, to prevent Internet censorship in Canada and not to continue with Bill C-10 as currently written.
Madame la Présidente, la troisième pétition que je souhaite présenter est signée par des Canadiens qui sont très préoccupés par le projet de loi C‑10, soit le projet de loi du gouvernement qui est censé réformer la Loi sur la radiodiffusion, mais qui, en réalité, confère au gouvernement des pouvoirs considérables pour contrôler et limiter la liberté d'expression en ligne.
Les pétitionnaires indiquent que le comité a voté pour des amendements qui assujettiraient les plateformes de médias sociaux à la réglementation du CRTC. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada: de respecter le droit fondamental des Canadiens à la liberté d’expression; d’empêcher la censure dans Internet au Canada; de ne pas aller de l'avant avec la version actuelle du projet de loi C‑10.
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CPC (AB)
Madam Speaker, the next petition I am tabling highlights the challenges experienced by the Christian community in Nigeria, whereas the escalation of extremist violence targeting Christians in Nigeria has led a growing number of experts to suggest that Christians in some parts of the country are facing an ongoing genocide. Petitioners call on the Government of Canada to step up its efforts to defend the rights and security of Christians in Nigeria.
Madame la Présidente, la prochaine pétition que je dépose met en lumière les difficultés vécues par la communauté chrétienne du Nigéria, qui est la cible d’une vague de violence extrémiste. Cette situation amène de plus en plus d’experts à conclure que, dans certaines régions du pays, les chrétiens sont victimes d’un génocide. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de redoubler d’efforts pour défendre les droits et la sécurité des chrétiens au Nigéria.
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CPC (AB)
Madam Speaker, the next petition I am tabling is in support of Bill S-204, a bill that would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ without consent. This bill was debated on Friday. Unfortunately, we did not have the support of the government to expedite it at that time, but hopefully that support will be forthcoming very soon. Petitioners want to see this Parliament be the one that gets Bill S-204 passed.
Madame la Présidente, la prochaine pétition que je dépose appuie le projet de loi S-204, qui érigerait en infraction le fait de se rendre à l’étranger pour obtenir un organe prélevé sur un tiers sans son consentement. Ce projet de loi a été débattu vendredi. Malheureusement, nous n’avons pas eu l’appui du gouvernement pour en accélérer l’adoption à ce moment-là, mais nous espérons pouvoir compter sur cet appui très bientôt. Les pétitionnaires souhaitent que le projet de loi S-204 soit adopté au cours de cette législature.
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Lib. (MB)
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2021-06-21 17:51 [p.8876]
Madam Speaker, the following questions will be answered today: Nos. 734 to 739.
Madame la Présidente, on répondra aujourd'hui aux questions nos 734 à 739.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)

Question No. 734--
Mr. Garnett Genuis:
With regard to Canadian aid to Burma and the need to enforce the economic sanctions on Burmese military officials: (a) how is the funding from the Joint Peace Fund being allocated since the military coup in February 2021; (b) is any funding being directed to or through state or military-controlled channels, and, if so, what are the details, including the amounts; (c) what is the general breakdown of how Canadian aid dollars for Burma are being distributed and to whom; (d) does the government consider lobbying on behalf of the military regime in Burma a contravention of the Special Economic Measures (Burma) Regulations; and (e) is the government investigating or did it investigate Ari Ben-Menashe of Dickens & Madson (Canada) Inc. for a possible contravention of the Special Economic Measures (Burma) Regulations, and, if so, what is the status of the investigation?
Response
Hon. Karina Gould (Minister of International Development, Lib.):
Mr. Speaker, the following reflects a consolidated response approved on behalf of Global Affairs Canada ministers.
In response to (a), the Joint Peace Fund, a multi-party trust fund managed by the United Nations Office for Project Services, UNOPS, was supporting two grants that brought together the civilian government and the Tatmadaw, the National Reconciliation and Peace Center, NRPC, and the Joint Ceasefire Monitoring Committee, JMC, to support the peace process in Myanmar. These two grants have been suspended following the coup d’état. This decision was taken based on recommendations from the funding board, of which Canada is a member. New funding for civil society organizations will continue on a case-by-case basis based on the terms of reference for the fund.
In response to (b), Canada does not and will not provide direct funding to the Government of Myanmar.
In response to (c), under its initial comprehensive strategy to respond to the Rohingya crisis, Canada dedicated $300 million over three years, 2018-21, to alleviate the humanitarian crisis, support impacted host communities in Bangladesh, encourage positive political developments in Myanmar, ensure accountability for the crimes committed, and enhance international co-operation.
This has been achieved with the help of strong and trusted partners, ranging from multilateral to international, Canadian and local organizations, such as the World Bank, the United Nations Development Programme, UNDP, the United Nations Office for Project Services, UNOPS, Inter Pares, Mennonite Economic Development Associates, MEDA, the International Development Research Centre, IDRC, and the Bangladesh Rural Advancement Committee, BRAC.
As of March 31, 2021, Canada has spent the full amount of $300 million dedicated towards Canada’s strategy to respond to the Rohingya crisis.
Budget 2021 proposed that Canada dedicate $288 million over three years, 2021-24, to further respond to this humanitarian crisis, encourage positive political developments, ensure accountability for the crimes committed, and enhance international co-operation. This investment is part of Canada’s ongoing efforts to address the evolving crisis in Myanmar and the ongoing refugee crisis in Bangladesh.
In response to (d), Canada first imposed sanctions in relation to Myanmar under the special economic measures, Burma, regulations, on December 13, 2007, in order to respond to the gravity of the human rights and humanitarian situation in Myanmar, which threatened peace and security in the region.
On February 18, 2021, in response to the coup d’état in Myanmar perpetrated against the democratically elected National League for Democracy government on February 1, 2021, the regulations were amended to add nine additional individuals to the schedule in the regulations. These individuals, who are all senior officials in Myanmar’s military, were either directly involved in the coup as part of the National Defence and Security Council, or are members of the military regime’s new governing body, the State Administration Council. Most recently, on May 17, 2021, Canada announced additional sanctions against 16 individuals and 10 entities under the special economic measures, Burma, regulations in response to the military’s ongoing brutal repression of the people of Myanmar and their refusal to take steps to restore democracy. Canada will continue to review the need for further sanctions as appropriate.
Canada’s sanctions related to Myanmar consist of an arms embargo and a dealings ban on listed persons, including individuals and entities. With respect to the arms embargo, the regulations prohibit persons in Canada or Canadians outside Canada from exporting or importing arms and related material to or from Myanmar. It is also prohibited to communicate technical data, or provide or acquire financial or other services, in relation to military activities or to the provision, maintenance, or use of arms and related material.
With regard to the dealings ban, the regulations prohibit any person in Canada or Canadian outside Canada from engaging in any activity related to any property, wherever situated, held by or on behalf of a listed person, or from providing any financial or related service or entering into or facilitating any transaction in relation to such an activity. It is also prohibited to make any goods available to a listed person or provide any financial or related service to them or for their benefit.
In response to (e), contravening Canadian sanctions is a criminal offence. All persons in Canada and Canadians abroad must comply with Canada’s strict sanctions measures, including individuals and entities. Possible violations and offences related to Canada’s sanctions are investigated and enforced by the Royal Canadian Mounted Police and the Canada Border Services Agency.

Question No. 735--
Mr. Paul Manly:
With regard to the government’s acquisition of 88 advanced fighter aircraft for the Royal Canadian Air Force: (a) in what month are the successful bidder and aircraft expected to be chosen by the government; (b) in what month is a contract expected to be signed with the chosen bidder; (c) will the government conduct a revised cost analysis of the acquisition, and, if so, (i) when will the analysis be conducted, (ii) will the analysis be made public, and, if so, when; and (d) will the government sign the contract before the Parliamentary Budget Officer’s cost analysis of the acquisition is completed and made public?
Response
Ms. Anita Vandenbeld (Parliamentary Secretary to the Minister of National Defence, Lib.):
Mr. Speaker, as outlined in Canada’s defence policy, “Strong, Secure, Engaged”, a modern fighter aircraft fleet is essential for defending Canada and Canadian sovereignty and contributing to our NORAD and NATO commitments, now and in the future.
That is why on December 12, 2017, the government launched an open, fair and transparent competition to permanently replace Canada’s fighter fleet with 88 advanced fighter aircraft. This project will provide a modern fighter capability to the Royal Canadian Air Force, ensuring that it maintains the ability to meet complex and evolving threats.
This project will leverage Canadian capabilities while supporting the growth of Canada’s aerospace and defence industries for decades.
In response to parts (a) and (b), the Government of Canada is currently evaluating proposals for the future fighter capability project from the three eligible bidders. Selection of the successful bidder is anticipated in early 2022, at which time the Government of Canada will enter into discussions with the selected bidder to finalize the resulting contracts. A contract is expected to be awarded in late 2022.
The COVID-19 pandemic has impacted the project timelines, with further impacts being possible. National Defence anticipates having more precise timelines at the completion of the proposal evaluation phase.
In response to parts (c)(i) and (c)(ii), the Government of Canada is currently evaluating the costs of acquisition of the future fighter capability project, as it is evaluating the proposals submitted by the bidders.
Contract values will be made public, once an evaluation of costs is completed and a decision is made on the acquisition of a replacement fighter aircraft fleet.
In response to part (d), the Government of Canada will sign the contract once the future fighter capability project solicitation process has been concluded and appropriate approvals have been granted by Treasury Board.

Question No. 736--
Mr. Rob Morrison:
With regard to the 2021 Census soundtrack: (a) who decided what songs would be included on the soundtrack and what criteria was used to decide which songs would be included; (b) how much is the government paying Spotify and YouTube for the services related to the playlist; (c) what are the details of how artists on the soundtrack are being remunerated for their songs, including the total amount being paid to artists for their songs being on the soundtrack; and (d) what are the costs incurred by the government to create and maintain the soundtrack website, broken down by line item?
Response
Hon. François-Philippe Champagne (Minister of Innovation, Science and Industry, Lib.):
Mr. Speaker, in response to (a), the songs included in the 2021 census soundtrack were curated by members of Statistics Canada’s census communications team as part of the engagement activities with Canadians for the 2021 census. Once initial lists were compiled, they were distributed internally to a larger group to validate that selections were reflective of the overarching aim of the project. Once the lists had been reviewed internally, they were approved by census communications senior management.
The selection criteria were as follows: performed by Canadian artists, both main artist and featured artists, where relevant; reflective of Canadian culture and diversity, which was accounted for by developing 11 unique playlists; could not focus on, or make reference to, controversial or derogatory subject matter; non-partisan in nature; clean versions of the original track, no explicit lyrics.
In response to (b), Statistics Canada has procured a six-month Spotify Premium subscription, at a cost of $9.99 per month, for a total of $59.94 plus applicable taxes. The Statistics Canada YouTube Music channel was already existent and Statistics Canada has not paid anything to use YouTube Music.
In response to (c), the Government of Canada does not directly compensate artists for their songs, since they are remunerated by Spotify and YouTube through their own contracts. Any songs that have already been uploaded to either platform are available to be included in public lists to listen to and share at no cost. It is a common practice on these platforms and thousands of users create and share their favorite playlists.
In response to (d), the Spotify subscription is $9.99 per month for six months, for a total of $59.94 plus applicable taxes. Regarding the internal labour costs, 30 hours were spent on coordinating the playlists, developing the web content, coordinating with internal teams, and performing maintenance operations. These services were performed at the rate of $25.68 per hour, for a total of $770.40.
The 2021 census soundtrack web page, available at https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2021/ref/soundtrack-bandesonore/index-eng.htm, accumulated 52,177 unique visitors since its launch on April 20, 2021.

Question No. 737--
Mr. Rob Morrison:
With regard to the Minister of Foreign Affairs' trip to the United Kingdom (UK) in early May 2021, and to the Prime Minister’s comments made on January 29, 2021, in relation to the hotel quarantine requirements for international travellers, that “travellers will then have to wait for up to three days at an approved hotel for their tests results at their own expense”: (a) did the minister and his entourage pay for their approved hotel quarantine rooms at their own expense; and (b) did the government cover or reimburse the costs of the rooms for the minister and his entourage during his trip to the UK, and, if so, what were the total costs related to the hotel stays that were paid for by the government, broken down by line item?
Response
Mr. Robert Oliphant (Parliamentary Secretary to the Minister of Foreign Affairs, Lib.):
Mr. Speaker, the following reflects a consolidated response approved on behalf of Global Affairs Canada ministers.
The Minister of Foreign Affairs participated as the head of the Canadian delegation to the G7 Foreign and Development Ministers’ Meeting in London, United Kingdom, May 3-5, 2021. In addition to the minister, the Canadian delegation was comprised of the following: the G7 political director and assistant deputy minister, international security and political affairs; the director of communications, office of the minister of foreign affairs; the deputy director, G7/G20 summits division; and a protocol visits officer.
With regard to parts (a) and (b), the cost for official travel is covered by the international conference allotment managed by Global Affairs, per usual practice for Canadian representation at multilateral meetings.
The preparation of an accurate and comprehensive summary of expenses for participation of the Canadian delegation is in progress.
Once the related invoices and claims are finalized, travel expenses incurred by the Minister of Foreign Affairs, the associate deputy minister and the director of communications will be publicly disclosed on the disclosure of travel and hospitality expenses website at www.international.gc.ca/gac-amc/publications/transparency-transparence/travel_hospitality-voyage_accueil.aspx?lang=eng.
Additionally, the department publishes expenditures for Canadian representation at international conferences and meetings and travel expenditures for Canadian representation at international conferences and meetings online annually, in Public Accounts at www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/index-eng.html.

Question No. 738--
Mr. Rob Morrison:
With regard to the statement made by the Prime Minister in the House on May 4, 2021, that “victims of fraud will not be held responsible for the amounts paid to people who stole their identity” in relation to the Canada Revenue Agency (CRA) asking victims of identity theft to pay taxes on payments they never received: (a) what specific measures are in place to ensure that CRA does not ask identity theft victims to pay taxes on money they never received; (b) when and by what means was the directive outlined in the Prime Minister’s statement provided to CRA officials; and (c) what punitive measures are in place for CRA officials who ignore the directive and continue to ask victims to pay taxes on payments they never received?
Response
Hon. Diane Lebouthillier (Minister of National Revenue, Lib.):
Mr. Speaker, the CRA recognizes that there is a significant financial and emotional impact for victims of identity theft and is doing its part to detect, address and prevent transactions associated with identity theft.
With regard to the premise of the above-noted question, it is important to note that the guiding principles of the CRA’s People First philosophy provide a framework for expected behaviours at all levels within the CRA. This includes helping people understand and meet their obligations and responsibilities, and ensuring its decisions are grounded in quality information, fairness, integrity and engagement.
With regard to part (a), as part of the identity protective services, IPS, the CRA will contact taxpayers by telephone in order to support them through the process. The CRA will verify the information on their account, and adjust the accounting as required. In addition, the CRA will ensure that proper protection and corrective actions are taken thereby returning the taxpayer to a seamless interaction with the CRA. If all requested information has been provided to the IPS program and the taxpayer still received a T4A, the taxpayer is encouraged to contact their dedicated officer in order to ensure that the matter is promptly corrected.
The CRA encourages taxpayers who receive a T4A or RL-1 slip from the CRA, for Canada emergency response benefit, CERB, payments which they did not claim, to contact the CRA as soon as possible.
The CRA is prioritizing the calls it receives concerning fraud and identity theft, ensuring that they are being answered as quickly as possible.
When a taxpayer calls the CRA’s individual tax enquiries, ITE, phone line to report a T4A slip that includes amounts for which they did not apply, including amounts relating to CERB, Canada emergency student benefit, CESB, Canada recovery benefit, CRB, Canada recovery caregiving benefit, CRCB, or Canada recovery sickness benefit, CRSB, ITE contact centre agents will triage the call depending on whether the taxpayer has already been identified as a potential victim of identity theft.
If the taxpayer needs to file their tax return before the T4A slip is corrected or deleted, the ITE agent will advise them to report the emergency or recovery benefit income that they actually received, if any, minus amounts they repaid in the same year. The agent will update the taxpayer’s file with a notepad entry to explain that the taxpayer will report a different amount than what is reported on their T4A slip to prevent the taxpayer from being asked for this same information at a later date.
Taxpayers who are confirmed victims of identity fraud will not be held responsible for any money paid out to scammers using their identity, including taxes on those amounts, and the CRA remains dedicated to resolving these incidents. Their T4A slip or RL-1 slip will be corrected as required. Once the issue has been resolved, an amended slip will be issued.
Should a discrepancy exist between the amounts reported by a taxpayer on their tax return, and the T4A slip on file, the CRA has ensured that its system will not automatically add this income to taxpayers’ accounts
The CRA has robust systems and tools in place to monitor, detect and investigate potential threats, and to neutralize threats when they occur. As scammers adapt their practices, the CRA adjusts to introduce new measures and controls to address suspicious activity.
Where appropriate, the CRA works with the Royal Canadian Mounted Police, the Canadian Anti-Fraud Centre, CAFC, financial institutions and local police. In many cases, the CRA will also provide the taxpayer with credit protection and monitoring services.
With regard to part (b), the CRA can confirm the position that taxpayers who are confirmed victims of identity fraud will not be held responsible for any money paid out to scammers, including taxes on those amounts, using their identity and the CRA remains dedicated to resolving these incidents. The CRA is responsible for ensuring that all income, deductions and credits an individual claims are accurately reported and substantiated.
With regard to part (c) the CRA has robust policies and procedures in place, as well as training and quality assurance functions, to ensure that CRA interactions with its clients are conducted consistently, accurately, and with empathy and respect.

Question No. 739--
Mr. Larry Maguire:
With regard to Canadian Armed Forces members operating in Iraq between December 2015 to present: (a) how many Canadian Armed Forces members were injured; (b) how many of these members were injured as a result of attacks; (c) what was the nature of each injury; (d) what was the cause of each injury; (e) how many of these injured members received a military decoration as a result of their injury, broken down by type of decoration; and (f) how many of these injured members were repatriated to Canada as a result of their injury?
Response
Ms. Anita Vandenbeld (Parliamentary Secretary to the Minister of National Defence, Lib.):
Mr. Speaker, the care and support of ill and injured military members and their families remains a priority for National Defence.
The Canadian Armed Forces is dedicated to ensuring that every ill and injured member receives high-quality care and support throughout their recovery, rehabilitation, return to duty in the Canadian Armed Forces or transition to civilian life.
This is why the Canadian Armed Forces provides health services across Canada and overseas to Canadian military personnel through the Canadian Forces health services group.
Additionally, Canadian Armed Forces offers a wide range of supports to assist ill and injured members and their families throughout the recovery process, including the Return to Duty program, Soldier On, and the operational stress injury social support program.
Through these efforts, the Canadian Armed Forces will continue to assist its ill or injured members both at home and abroad.
With regard to part (a), the Canadian Armed Forces uses the disease and injury surveillance system to capture the visits of deployed personnel to a Canadian Armed Forces medical facility. The Canadian Armed Forces searched this database and found that 744 Canadian Armed Forces members were injured in Iraq between December 2015 and May 31, 2021.
With regard to part (b), the disease and injury surveillance system provides a categorization of an injury based on the mechanism of injury, such as a battle-related injury. The system does not capture the exact nature of each injury.
A battle-related injury is defined as any injury occurring as a direct consequence of a hostile action which may include direct and indirect fire, bombs, gas attacks, mines, etc. Most battle-related injuries are caused as a consequence of a hostile action, rather than the hostile action itself. For example, a soldier injured by descending stairs into a shelter in response to a rocket attack has suffered a battle-related injury, but was not injured by the rocket itself. These injuries may be mild and fully recoverable, such as a cut or soft tissue injury, or may be severe and permanent.
The Canadian Armed Forces searched the disease and injury surveillance system and found that of the 744 injuries in Iraq between December 2015 and May 31, 2021, 47 were categorized as battle-related.
With regard to parts (c) and (d), a detailed analysis of the nature and exact cause of injury would require a manual search of members’ medical records.
Information contained in medical records cannot be released due to privacy concerns surrounding the potential to identify a member or disclose personal or health information about that member.
With regard to part (e), Canadian Armed Forces members who sustain wounds as a direct result of hostile action during operations in Iraq may be eligible for the Sacrifice Medal.
National Defence awarded two Sacrifice Medals to Canadian Armed Forces personnel as a result of injuries sustained while deployed on operations in Iraq between December 2015, and May 31, 2021.
The official description, eligibility criteria and history of the Sacrifice Medal is available online at www.canada.ca/en/department-national-defence/services/medals/medals-chart-index/sacrifice-medal-sm.html
With regard to part (f), information on the number of injured members in Iraq repatriated to Canada as a result of injury is not centrally tracked and would require a manual review of the medical, personnel and operational files related to the 744 medical injuries, which could not be completed in the allotted time.

Question no 734 --
M. Garnett Genuis:
En ce qui concerne l’aide canadienne accordée à la Birmanie et les sanctions économiques qu’il faut appliquer aux dirigeants militaires birmans: a) de quelle manière les sommes du Fonds commun pour la paix sont-elles octroyées depuis le coup d’État militaire de février 2021; b) y a-t-il des fonds envoyés directement par les voies contrôlées par l’État ou l’armée ou par l’entremise de ces voies et, le cas échéant, quels sont les détails, y compris les montants; c) au sujet de l’aide financière accordée à la Birmanie par le Canada, quelle est la ventilation générale de l’aide distribuée et qui sont les destinataires; d) le gouvernement considère-t-il que le lobbying au nom du régime militaire de la Birmanie contrevient au Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie; e) le gouvernement mène-t-il ou a-t-il mené une enquête concernant Ari Ben‑Menashe, de Dickens & Madson (Canada) Inc., pour vérifier s’il y avait infraction au Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie et, le cas échéant, où en est l’enquête?
Response
L'hon. Karina Gould (ministre du Développement international, Lib.):
Monsieur le Président, ce qui suit reflète la réponse consolidée approuvée au nom des ministres d’Affaires mondiales Canada.
En réponse à la partie a) de la question, le Fonds commun pour la paix, un fonds d’affectation spéciale multipartite géré par le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets soutenait deux subventions qui réunissaient le gouvernement civil et le Tatmadaw, le Centre national pour la réconciliation et la paix, ou NRPC, et le comité conjoint de surveillance du cessez-le-feu, afin de soutenir le processus de paix au Myanmar. Ces deux subventions ont été suspendues à la suite du coup d’État. Cette décision a été prise en fonction des recommandations du conseil de financement, dont le Canada est membre. Les nouveaux financements destinés aux organisations de la société civile se poursuivront au cas par cas, selon les modalités du fonds.
Concernant la partie b), le Canada ne fournit pas et ne fournira pas de financement direct au gouvernement du Myanmar.
Au sujet de la partie c), dans le cadre de sa stratégie globale initiale pour répondre à la crise des Rohingyas, le Canada a consacré 300 millions de dollars sur trois ans, de 2018 à 2021, pour atténuer la crise humanitaire, soutenir les communautés d’accueil touchées au Bangladesh, favoriser des développements politiques positifs au Myanmar, assurer la responsabilité des crimes commis et renforcer la coopération internationale.
Ce résultat a été obtenu avec l’aide de partenaires solides et de confiance, allant d’organisations multilatérales à internationales, canadiennes et locales, comme la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour le développement, le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets, Inter Pares, Mennonite Economic Development Associates, le Centre de recherches pour le développement international et le Bangladesh Rural Advancement Committee.
En date du 31 mars 2021, le Canada avait dépensé la totalité des 300 millions de dollars consacrés à sa stratégie pour répondre à la crise des Rohingyas.
Le budget de 2021 proposait que le Canada consacre 288 millions de dollars sur trois ans, de 2021 à 2024, afin de mieux répondre à cette crise humanitaire, de favoriser des développements politiques positifs, d’assurer la responsabilité des crimes commis et de renforcer la coopération internationale. Cet investissement s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Canada pour faire face à l’évolution de la crise au Myanmar et à la crise des réfugiés au Bangladesh.
Au sujet de la partie d), le Canada a d’abord imposé des sanctions contre le Myanmar en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie le 13 décembre 2007 pour faire face à la gravité de la situation des droits de la personne et de la situation humanitaire au Myanmar, qui menaçait la paix et la sécurité dans la région.
Le 18 février 2021, face au coup d’État perpétré au Myanmar contre le gouvernement démocratiquement élu de la Ligue nationale pour la démocratie le 1er février 2021, le Règlement a été modifié afin d’ajouter neuf autres personnes à l’annexe. Ces personnes, tous de hauts responsables de l’armée du Myanmar, étaient soit directement impliquées dans le coup d’État en tant que membres du Conseil de défense et de sécurité nationale, soit membres du nouvel organe directeur du régime militaire, le Conseil d’administration de l’État. Plus récemment, le 17 mai 2021, le Canada a annoncé des sanctions supplémentaires contre 16 personnes et 10 entités en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie, face à la répression brutale que les militaires continuent d’exercer sur la population du Myanmar et à leur refus de prendre des mesures pour rétablir la démocratie. Le Canada continuera d’examiner la nécessité d’imposer d’autres sanctions, le cas échéant.
Les sanctions du Canada contre le Myanmar consistent en un embargo sur les armes et une interdiction de faire des affaires avec les personnes visées, y compris les individus et les entités. En ce qui concerne l’embargo sur les armes, le Règlement interdit aux personnes au Canada ou aux Canadiens à l’extérieur du Canada d’exporter ou d’importer des armes et du matériel connexe à destination ou en provenance du Myanmar. Il est également interdit de transmettre des données techniques, ou encore de fournir ou d’acquérir des services financiers ou autres, en rapport avec des activités militaires ou avec la fourniture, l’entretien ou l’utilisation d’armes et de matériel connexe.
En ce qui concerne l’interdiction des transactions, le Règlement interdit à toute personne au Canada ou à tout Canadien à l’extérieur du Canada d’exercer une activité liée à un bien, où qu’il soit situé, détenu par une personne inscrite ou en son nom, ou de fournir un service financier ou connexe ou de conclure ou de faciliter une transaction liée à une telle activité. Il est également interdit de mettre des biens à la disposition d’une personne inscrite sur la liste ou de fournir un service financier ou connexe à cette personne ou à son profit.
En ce qui a trait à la partie e), contrevenir aux sanctions canadiennes est une infraction criminelle. Toutes les personnes au Canada et les Canadiens à l’étranger doivent se conformer aux mesures de sanctions strictes du Canada, y compris les individus et les entités. Les possibles violations et infractions liées aux sanctions canadiennes font l’objet d’enquêtes et sont traitées par la Gendarmerie royale du Canada et l’Agence des services frontaliers du Canada.

Question no 735 --
M. Paul Manly:
En ce qui concerne l’acquisition par le gouvernement de 88 chasseurs de pointe pour l’Aviation royale canadienne: a) au cours de quel mois le gouvernement devrait-il choisir la soumission et les avions qui seront retenus; b) au cours de quel mois le soumissionnaire retenu devrait-il signer un contrat; c) le gouvernement effectuera-t-il une analyse des coûts d’acquisition révisés et, le cas échéant, (i) quand cette analyse sera-t-elle effectuée, (ii) l’analyse sera-t-elle rendue publique et, le cas échéant, quand; d) le gouvernement signera-t-il le contrat avant que l’analyse des coûts d’acquisition qu’effectuera le directeur parlementaire du budget soit terminée et rendue publique?
Response
Mme Anita Vandenbeld (secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, Lib.):
Monsieur le Président, comme le souligne la politique de défense du Canada, intitulée Protection, Sécurité, Engagement, une flotte d'avions de chasse moderne est essentielle pour défendre le Canada et sa souveraineté et pour tenir nos engagements à l’égard du NORAD et de l'OTAN, maintenant et à l’avenir.
C’est pour cette raison que, le 12 décembre 2017, le gouvernement a lancé un processus concurrentiel ouvert, équitable et transparent en vue de remplacer de façon permanente l’actuelle flotte de chasseurs du Canada par 88 chasseurs de pointe. Ce projet permettra de doter l’Aviation royale canadienne de chasseurs modernes, en veillant à ce qu’elle demeure capable de contrer des menaces complexes et en constante évolution.
Ce projet permettra de tirer parti des capacités du Canada tout en soutenant la croissance de ses industries de l’aérospatiale et de la défense pendant des décennies.
En réponse aux parties a) et b) de la question, le gouvernement du Canada évalue actuellement les propositions des trois soumissionnaires admissibles pour le Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs. La sélection du soumissionnaire retenu est prévue au début de 2022, moment auquel le gouvernement du Canada entamera alors des discussions avec le soumissionnaire sélectionné pour finaliser les contrats qui en découleront. Un contrat devrait être octroyé à la fin de 2022.
La pandémie de COVID 19 a eu des répercussions sur les échéanciers du projet et il se pourrait qu’il y en ait d’autres. La Défense nationale devrait être en mesure de présenter des échéanciers plus précis à la fin de l’étape d’évaluation des propositions.
Concernant les points (i) et (ii) de la partie c), le gouvernement du Canada évalue actuellement les coûts d’acquisition du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs, tout comme il étudie les propositions des soumissionnaires.
La valeur des contrats sera rendue publique lorsque l’évaluation des coûts sera terminée et qu’une décision aura été prise quant à l’acquisition d’une flotte de chasseurs de remplacement.
Au sujet de la partie d), le gouvernement du Canada signera le contrat lorsque le processus de demande de soumissions du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs sera terminé et que le Conseil du Trésor aura accordé les approbations appropriées.

Question no 736 --
M. Rob Morrison:
En ce qui concerne la bande sonore du Recensement de 2021: a) qui a choisi les chansons de la bande sonore et quels critères ont été utilisés pour choisir ces chansons; b) quel montant le gouvernement paie-t-il à Spotify et à YouTube pour les services liés à la liste de lecture; c) quels sont les détails relatifs à la rémunération des artistes dont les chansons se trouvent sur la bande sonore, y compris le montant total versé aux artistes pour que leurs chansons figurent sur la bande; d) quels sont les frais engagés par le gouvernement pour la création et la maintenance du site Web de la bande sonore, ventilés par poste?
Response
L’hon. François-Philippe Champagne (ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Lib.):
Monsieur le Président, en réponse à la partie a) de la question, les chansons comprises sur la bande sonore du Recensement de 2021 ont été choisies par les membres de l’équipe des Communications du recensement de Statistique Canada dans le cadre des activités de mobilisation des Canadiens en vue du Recensement de 2021. Une fois compilées, les listes initiales ont été soumises à l’examen d’un groupe interne plus élargi dans le but de confirmer que le choix des chansons allait de pair avec l’objectif global du projet. À la suite de cet examen interne, les listes ont été approuvées par la direction de la Division des communications du recensement.
Voici les critères de sélection qui ont été pris en compte: la chanson est interprétée par un artiste ou des artistes canadiens, c’est-à-dire l’artiste principal et les artistes en vedette, le cas échéant; la chanson reflète la culture et la diversité canadiennes. À cette fin, 11 listes de lecture distinctes ont été créées; la chanson ne se rapporte pas et ne fait pas allusion à des sujets controversés ou désobligeants; la chanson n’est pas partisane; la chanson est une version propre du morceau original, sans paroles explicites.
Concernant la partie b) Statistique Canada a acheté un abonnement Spotify Premium de six mois, au tarif mensuel de 9,99 $, ce qui revient à un prix total de 59,94 $, taxes applicables en sus. Comme Statistique Canada possède déjà une chaîne YouTube Music, il n’a rien payé pour son utilisation.
Au sujet de la partie c), le gouvernement du Canada ne rémunère pas directement les artistes pour leurs chansons, puisqu’ils sont rémunérés par Spotify et YouTube en vertu de leurs contrats individuels. Toutes les chansons qui ont déjà été téléversées sur l’une ou l’autre des deux plateformes peuvent être incluses dans les listes publiques pour être écoutées et partagées sans frais. Il s’agit d’une pratique courante sur ces plateformes, où des milliers d’utilisateurs créent et partagent leurs listes de lecture préférées.
Pour ce qui est de la partie d), l’abonnement à Spotify est au coût mensuel de 9,99 $ pendant six mois, pour un total de 59,94 $, taxes applicables en sus. Concernant les coûts de la main-d’œuvre interne, 30 heures ont été consacrées à la coordination des listes de lecture, à l’élaboration du contenu Web, à la coordination avec les équipes internes et aux activités de maintenance. Ces services ont été accomplis à un taux horaire de 25,68 $, ce qui revient à un coût total de 770,40 $.2
La page Web de la bande sonore du Recensement de 2021, qui se trouve à l’adresse www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2021/ref/soundtrack-bandesonore/index-fra.htm, a enregistré 52 177 visiteurs uniques depuis son lancement le 20 avril 2021.

Question no 737 --
M. Rob Morrison:
En ce qui concerne le voyage du ministre des Affaires étrangères au Royaume-Uni (R.-U.) au début de mai 2021 et les commentaires que le premier ministre a faits le 29 janvier 2021 sur la quarantaine imposée aux voyageurs internationaux, « à savoir que ces voyageurs doivent demeurer à leurs frais jusqu’à trois jours dans un hôtel autorisé pendant qu’ils attendent les résultats de leur test de dépistage »: a) le ministre et les membres de son entourage ont-ils payé de leur propre poche leurs frais d’hébergement dans un hôtel autorisé pendant leur quarantaine obligatoire; b) le gouvernement a-t-il payé ou remboursé les frais d’hébergement du ministre et des membres de son entourage pendant leur séjour au R.-U. et, le cas échéant, quel est le montant total des frais d’hébergement que le gouvernement a payés, ventilé par élément?
Response
M. Robert Oliphant (secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Lib.):
Monsieur le Président, ce qui suit reflète une réponse consolidée approuvée au nom des ministres d’Affaires mondiales Canada.
Le ministre des Affaires étrangères a participé, à titre de chef de la délégation canadienne, à la réunion des ministres des Affaires étrangères et du Développement du G7 qui s’est tenue à Londres, au Royaume-Uni, du 3 au 5 mai 2021. En plus du ministre, les quatre membres suivants de son entourage faisaient partie de la délégation canadienne: le directeur politique du G7 et sous-ministre adjoint, Sécurité internationale et Affaires politiques; le directeur des communications, Cabinet du ministre des Affaires étrangères; le directeur adjoint, Direction des sommets du G7/G20; le responsable des visites
En réponse aux parties a) et b) de la question, les coûts des voyages officiels sont couverts par l’Affectation au titre des conférences internationales gérée par Affaires mondiales, conformément à la pratique courante relative à la représentation du Canada à des réunions multilatérales.
La préparation d’un résumé précis et complet des dépenses liées à la participation de la délégation canadienne est en cours.
Une fois les factures et les demandes de remboursement finalisées, les frais de voyage engagés par le ministre des Affaires étrangères, le sous-ministre délégué et le directeur des communications seront divulgués sur le site Web de la divulgation des frais de voyage et d’accueil, à l’adresse www.international.gc.ca/gac-amc/publications/transparency-transparence/travel_hospitality-voyage_accueil.aspx?lang=fra.
De plus, le ministère publie annuellement en ligne, dans les Comptes publics disponibles à l’adresse www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/index-fra.html, les dépenses pour la représentation canadienne aux conférences et réunions internationales et les dépenses de voyage pour la représentation canadienne aux conférences et réunions internationales.

Question no 738 --
M. Rob Morrison:
En ce qui concerne la déclaration du premier ministre à la Chambre le 4 mai 2021 selon laquelle « les victimes de fraude ne seront pas tenues responsables des sommes versées aux personnes qui ont volé leur identité », car l’Agence du revenu du Canada (ARC) leur demande de payer des impôts sur des sommes jamais perçues par elles: a) quelles mesures ont été mises en place pour que l’ARC ne demande pas aux victimes d’usurpation d’identité de payer des impôts sur des paiements qu’elles n’ont jamais reçus; b) à quel moment et de quelle façon la directive évoquée dans la déclaration du premier ministre a‑t‑elle été transmise aux responsables à l’ARC; c) quelles mesures disciplinaires sont prévues pour les responsables de l’ARC qui font fi de la directive et qui demandent encore aux victimes de payer des impôts sur des sommes jamais perçues?
Response
L’hon. Diane Lebouthillier (ministre du Revenu national, Lib.):
Monsieur le Président, la question posée cite un extrait d'un échange plus approfondi lors de la période des questions orales qui a eu lieu dans la Chambre des communes le 4 mai , qui se trouve à la page 6621 des débats de la Chambre des communes - Hansard No. 094 - 43-2, disponible sur le site noscommunes.ca. L’Agence du revenu du Canada reconnaît qu’il y a des répercussions financières et émotionnelles importantes pour les victimes de vol d’identité et fait son part pour détecter, traiter et prévenir les transactions associées au vol d’identité.
En ce qui concerne le prémisse de la question susmentionnée, il est important à noter que les principes directeurs de l’approche « les gens d’abord » de l’ARC fournissent un cadre pour les comportements attendus à tous les niveaux au sein de l'ARC. Ceci comprend d’aider les gens à comprendre leurs responsabilités, à respecter leurs obligations et à se servir des ressources à leur disposition, et de s’assurer que ces décisions reposent sur des renseignements exacts et sont fondées sur l'équité, l'intégrité et l'engagement.
En réponse à la partie a) de la question, dans le cadre des Services de protection de l’identité, ou SPI, l’ARC communiquera avec les contribuables par téléphone afin de les soutenir tout au long du processus. L’ARC vérifiera les renseignements inscrits à leur compte et rajustera la comptabilité, au besoin. L’ARC s’assurera qu’une protection adéquate est en place et que des mesures correctives sont prises, ce qui permettra au contribuable d’avoir une interaction sans heurt avec l’ARC. Si tous les renseignements demandés ont été fournis au programme des SPI et le contribuable a tout de même reçu un feuillet T4A, l’ARC encourage le contribuable de communiquer avec son agent désigné afin de s’assurer que la question est réglée rapidement.
L’ARC encourage les contribuables qui reçoivent un feuillet T4A ou RL-1 de l’ARC pour des paiements de la Prestation canadienne d’urgence, ou PCU, qu’ils n’ont pas demandés doivent communiquer avec l’ARC dès que possible.
L’ARC accorde la priorité aux appels qu’elle reçoit concernant le fraude et le vol d’identité, et veille à ce qu'ils soient traités dans les plus brefs délais.
Lorsqu’un contribuable appelle la ligne de demandes de renseignements sur l’impôt des particuliers pour aviser l’ARC qu’un feuillet T4A a été émis avec un montant qui n’a pas été demandé par cet individu, y compris des montants soit pour la Prestation canadienne d’urgence, la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, la Prestation canadienne de la relance économique, la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants, et la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique, les agents des centres de contact vont trier les appels pour valider si l’appelant a été identifié comme une victime potentielle d’un vol d’identité.
Si le contribuable a besoin de produire sa déclaration de revenus avant que le feuillet T4A soit corrigé ou supprimé, l’agent du centre de contact qui répond aux demandes de renseignements sur l’impôt avisera le contribuable de déclarer le montant de prestations d’urgence reçu, si c’est le cas, moins le montant qui a été remboursé la même année. L’agent va mettre à jour le dossier du contribuable avec un bloc-notes afin d’expliquer que le contribuable va déclarer un montant différent que celui affiché sur le feuillet T4A. Cette étape est nécessaire pour que cette information ne soit pas demandée à nouveau au contribuable ultérieurement.
Les contribuables reconnus avoir été victimes de fraude d’identité ne seront pas tenus responsables des montants d’argent versés aux arnaqueurs qui ont usurpé leur identité, y compris les taxes sur ces montants. L’ARC demeure résolue à résoudre ces incidents. Leur feuillet T4A ou RL-1 sera corrigé au besoin. Une fois que le problème aura été réglé, un feuillet modifié sera envoyé.
S’il y a un écart entre les montants déclarés par un contribuable sur sa déclaration d’impôt et le feuillet T4A au dossier, nous nous sommes assurés que notre système n’ajoutera pas automatiquement ce revenu aux comptes des contribuables.
L’ARC a mis en place des systèmes et des outils solides pour surveiller et détecter les menaces éventuelles, enquêter sur ces menaces, et les neutraliser lorsqu’elles surviennent. À mesure que les arnaqueurs adaptent leurs pratiques, l’ARC a apporté les ajustements nécessaires pour mettre en place de nouvelles mesures et de nouveaux contrôles afin de traiter les activités suspectes.
S’il y a lieu, l’ARC collabore avec la Gendarmerie royale du Canada, le Centre antifraude du Canada, les institutions financières et le service de police local pour enquêter sur l’incident. Dans de nombreux cas, l’ARC fournit également aux contribuables des services de protection et de surveillance du crédit.
Concernant la partie b), l’ARC peut confirmer la position que les contribuables qui sont des victimes confirmées de fraude d’identité ne seront pas tenus responsables des sommes versées aux fraudeurs, (y compris les taxes sur ces montants, qui ont utilisé leur identité; l’ARC demeure déterminée à régler ces incidents. L’ARC est responsable de s'assurer que tous les revenus, déductions et crédits d'un individu sont déclarés et justifiés avec précision.
Au sujet de la partie c), l’ARC dispose de politiques et de procédures rigoureuses, ainsi que de programmes de formation et d’assurance de la qualité, qui visent à s’assurer que les interactions entre l’ARC et ses clients se déroulent avec constance, précision, empathie et respect.

Question no 739 --
M. Larry Maguire:
En ce qui concerne les membres des Forces canadiennes déployés en Irak entre 2015 et aujourd’hui: a) combien de membres des Forces canadiennes ont été blessés; b) combien de ces membres ont été blessés dans des attaques; c) quelle était la nature de chaque blessure; d) quelle a été la cause de chaque blessure; e) combien de ces membres blessés ont reçu une décoration militaire en raison de leur blessure, ventilé par type de décoration; f) combien de ces membres blessés ont été rapatriés en raison de leur blessure?
Response
Mme Anita Vandenbeld (secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, Lib.):
Monsieur le Président, les soins et le soutien des militaires malades ou blessés et de leur famille demeurent une priorité pour la Défense nationale.
Les Forces armées canadiennes sont déterminées à veiller à ce que chaque militaire malade ou blessé reçoive des soins et un soutien de grande qualité tout au long de son rétablissement, de sa réadaptation, de son retour au service dans les Forces armées canadiennes ou de sa transition à la vie civile.
C’est pourquoi les Forces armées canadiennes fournissent des services de santé au Canada et à l’étranger aux militaires canadiens par l’entremise du Groupe des Services de santé des Forces canadiennes.
De plus, les Forces armées canadiennes offrent une vaste gamme de mesures de soutien pour aider les militaires malades ou blessés et leur famille tout au long du processus de rétablissement, y compris le Programme de reprise du service, le programme Sans limites et le Programme de soutien social aux blessés de stress opérationnel.
Grâce à ces efforts, les Forces armées canadiennes continueront d’aider les militaires malades ou blessés au pays et à l’étranger.
En réponse à la partie a) de la question, les Forces armées canadiennes utilisent le Système de surveillance des maladies et des blessures pour consigner les visites de militaires déployés dans une installation médicale des Forces armées canadiennes. Les Forces armées canadiennes ont effectué des recherches dans cette base de données et constaté que 744 membres des Forces armées canadiennes ont été blessés en Irak entre décembre 2015 et le 31 mai 2021.
Concernant la partie b), le Système de surveillance des maladies et des blessures permet de catégoriser une blessure en fonction du mécanisme de blessure, comme une blessure liée au combat. Le système ne tient pas compte de la nature exacte de chaque blessure.
Une blessure liée au combat est définie comme toute blessure résultant directement d’une action hostile qui peut comprendre un tir direct et indirect, des bombes, des attaques au gaz, des mines, etc. La plupart des blessures liées au combat sont causées par une action hostile plutôt que par l’action hostile elle-même. Par exemple, un soldat blessé en descendant l’escalier menant à un abri à la suite d’une attaque à la roquette a subi une blessure liée au combat, mais n’a pas été blessé par la roquette elle-même. Ces blessures peuvent être légères et donné lieu à un rétablissement complet, comme une coupure ou une lésion aux tissus mous, ou elles peuvent être graves et permanentes.
Les Forces armées canadiennes ont effectué des recherches dans le Système de surveillance des maladies et des blessures et ont constaté que sur les 744 blessures subies en Irak entre décembre 2015 et le 31 mai 2021, 47 étaient liées au combat.
Au sujet des partie c) et d), une analyse détaillée de la nature et de la cause exacte des blessures nécessiterait une recherche manuelle des dossiers médicaux des militaires.
Les renseignements contenus dans les dossiers médicaux ne peuvent être divulguées en raison des risques d'identification d'un militaire ou des risques de divulgation d'informations personnelles ou de santé concernant ce militaire.
Pour ce qui est de la partie e) les membres des Forces armées canadiennes qui subissent des blessures résultant directement d’une action hostile au cours d’opérations en Irak peuvent être admissibles à la Médaille du sacrifice.
La Défense nationale a décerné deux Médailles du sacrifice à des membres des Forces armées canadiennes à la suite de blessures subies pendant leur déploiement en Irak entre décembre 2015 et le 31 mai 2021.
La description officielle, les critères d’admissibilité et l’historique de la Médaille du sacrifice sont disponibles en ligne, à l’adresse www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/medailles/medailles-tableau-index/medaille-sacrifice-ms.html
En ce qui a trait à la partie f), les renseignements sur le nombre de militaires blessés en Irak ayant été rapatriés au Canada à la suite d’une blessure ne font pas l’objet d’un suivi central et auraient nécessité un examen manuel des dossiers médicaux, du personnel et opérationnels liés aux 744 blessures médicales, une tâche qui ne pouvait être réalisée dans le temps alloué.
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Lib. (MB)
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2021-06-21 17:52 [p.8880]
Madam Speaker, furthermore, if the government's response to Question No. 740 could be made an order for return, this return would be tabled immediately.
Madame la Présidente, si, par ailleurs, la réponse du gouvernement à la question no 740 pouvait être transformée en ordre de dépôt de document, le document serait déposé immédiatement.
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NDP (ON)
Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Est-on d'accord?
Des voix: D'accord.
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NDP (ON)

Question No. 740--
Mr. Paul Manly:
With regard to the Department of National Defence (DND) firing ranges in Nanaimo and Chilliwack, British Columbia (BC): (a) did the use of the Nanaimo range change since the 2019 closure of the Vokes range in Chilliwack, BC, including (i) how many days per year the range is being used now versus before the closure of the Vokes range, (ii) any change in the caliber of weapons being used in the Nanaimo range; (b) did the DND assess the (i) sound intensity, including rapidity and decibel levels of the firing range at various distances over time, including before and after the closure of Vokes range, (ii) social and health impacts of the range on local residents within a 10-kilometre radius from the range, including residents with post-traumatic stress disorder and refugees from war zones, (iii) impact of the range on the surrounding environment and wildlife, (iv) feasibility of relocating the range to a less populated area, well outside of present and future residential neighbourhoods and potential developments; (c) did the DND complete its planned review of all of its assets in BC and, if not, when does it estimate it will be completed; and (d) did the DND conduct any of said assessments or reviews, and, if so, (i) what were the results, (ii) what actions have been taken as a result, (iii) will future actions be taken as a result and, if so, when?
Response
(Return tabled)

Question no 740 --
M. Paul Manly:
En ce qui concerne les champs de tir du ministère de la Défense nationale (MDN) de Nanaimo et Chilliwack, en Colombie-Britannique (C.-B.): a) l’utilisation du champ de tir de Nanaimo a-t-elle été modifiée depuis la fermeture en 2019 du champ de tir Vokes à Chilliwack, en C.-B., y compris (i) le nombre de jours d’utilisation annuelle du champ de tir aujourd’hui comparativement à son utilisation avant la fermeture du champ de tir Vokes, (ii) tout changement quant au calibre des armes utilisées au champ de tir de Nanaimo; b) le MDN a-t-il évalué (i) l’intensité acoustique, y compris la vitesse et l’intensité en décibels du champ de tir à diverses distances au fil du temps, y compris avant et après la fermeture du champ de tir Vokes, (ii) les effets sociaux et sanitaires du champ de tir sur les résidents habitant dans un rayon de 10 kilomètres du champ de tir, y compris les résidents atteints du trouble de stress post-traumatique et les réfugiés provenant de zones de guerre, (iii) les répercussions du champ de tir sur l’environnement et les espèces sauvages à proximité, (iv) la possibilité de relocaliser le champ de tir à un endroit moins peuplé, loin des quartiers résidentiels actuels et des projets résidentiels potentiels; c) le MDN a-t-il réalisé l’examen prévu de tous ses actifs en C.-B. et, si ce n’est pas le cas, quand compte-t-il l’avoir terminé; d) le MDN a-t-il effectué certains des examens et évaluations prévus et, le cas échéant, (i) quels ont été les résultats, (ii) quelles mesures ont été prises en conséquence, (iii) des mesures ultérieures seront-elles prises en conséquence et, le cas échéant, quand?
Response
(Le document est déposé.)
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Lib. (MB)
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2021-06-21 17:52 [p.8880]
Madam Speaker, I ask that all remaining questions be allowed to stand.
Madame la Présidente, je demande que les autres questions restent au Feuilleton.
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NDP (ON)
Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Est-on d'accord?
Des voix: D'accord.
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NDP (ON)
Resuming debate, the hon. member for Peace River—Westlock has one and a half minutes remaining in the debate.
The hon. member.
Nous reprenons le débat. Le député de Peace River—Westlock a encore une minute et demie dans le cadre du débat.
Le député a la parole.
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CPC (AB)
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2021-06-21 17:52 [p.8880]
Madam Speaker, as I resume my speech from over a week ago, I want to echo the concerns that many people have brought forward about Bill C-6 and its definition of conversion therapy. Canadians from across the country have expressed concern and asked parliamentarians to fix the definition as they are concerned about private conversations and freely chosen, voluntary counselling being criminalized.
Looking back at the committee that studied this bill, there were concerns expressed by several witnesses along these lines, with members of multiple parties endorsing that position as well. The member for the Bloc at the justice committee, the member for Rivière-du-Nord, expressed concerns about the impacts of the legislation. Along with the testimony from witnesses, many briefs were submitted to the committee. Almost 300 individuals and groups wrote briefs, which means that Canadians were interested in and concerned about this bill. The justice committee did not even take the necessary time to have the briefs translated or reviewed before it voted and adopted this bill. Why did the committee members not take the time to read over these briefs? Many Canadians are wondering.
Fixing the definition is what Canadians are asking for. The Liberal government has failed Canadians by coming up with a definition that does not have unanimous support in this place. Conservatives are opposed to conversion therapy and are looking forward to a bill that would ban conversion therapy and not conversations.
Madame la Présidente, je désire revenir à mon discours de la semaine dernière pour faire écho aux préoccupations de beaucoup de gens concernant le projet de loi C-6 et la définition qu’il contient de la thérapie de conversion. Des Canadiens de partout au pays ont demandé aux parlementaires de corriger la définition parce qu’ils craignent que des discussions privées et des consultations librement choisies soient criminalisées.
Certaines personnes qui ont comparu devant le comité chargé d’étudier le projet de loi se sont montrées préoccupées à ce sujet, tout comme des députés de divers partis. Le député du Bloc au comité de la justice, le député de Rivière-du-Nord, s’est inquiété des conséquences de la loi. Outre les témoignages entendus, de nombreux mémoires ont été présentés au comité. Près de 300 particuliers et groupes ont rédigé des mémoires, ce qui montre que le projet de loi intéressait et préoccupait les Canadiens. Or, le comité de la justice n’a même pas pris le temps nécessaire pour faire traduire les mémoires ou pour les examiner avant de voter et d’adopter le projet de loi. Pourquoi les membres du comité n’ont-ils pas pris le temps de lire les mémoires? De nombreux Canadiens se posent la question.
Les Canadiens demandent qu’on corrige la définition. Le gouvernement libéral n’a pas bien servi les Canadiens parce qu’il présente une définition qui ne reçoit pas d'appui unanime en cet endroit. Les conservateurs s’opposent à la thérapie de conversion et désirent un projet de loi qui interdirait la thérapie de conversion, mais pas les discussions.
View Lianne Rood Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I have received hundreds of emails and letters from constituents who are very concerned that their parental rights will be taken away from them, or their pastoral right to counsel their children or people who might be seeking their advice on this particular issue.
Can the member comment on this?
Madame la Présidente, j’ai reçu des centaines de courriels et de lettres de concitoyens qui craignent fort de perdre leurs droits parentaux ou leur droit de conseiller leurs enfants ou d’autres personnes qui leur demanderaient leur avis sur cette question précise.
Le député pourrait-il se prononcer là-dessus?
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CPC (AB)
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2021-06-21 17:54 [p.8880]
Madam Speaker, I want to thank the hon. member for her hard work in this place.
I agree with her. I have heard from Canadians from across the country who are concerned about the definition of conversion therapy, particularly around the word “practice”. The word “practice” is not clearly defined in Canadian law, so what is a practice that would be covered by this law? This law would be banning a treatment, service or practice, and that is fundamentally what folks are concerned about. What is the definition of a practice? Is it just a conversation that people are having? Is it a prayer that is being prayed for somebody? There are many things. “Religious practice” is a term that we use often in the religious world. Would a religious practice therefore be considered conversion therapy? That is what folks are concerned about.
Madame la Présidente, je désire remercier la députée pour l’excellent travail qu’elle accomplit en cet endroit.
Je suis d’accord avec elle. La définition de la thérapie de conversion et tout particulièrement du mot « pratique » préoccupent des Canadiens partout au pays. Le mot « pratique » n’est pas clairement défini dans la loi au Canada, alors quel genre de pratique serait visé par la loi? Cette loi interdirait un traitement, un service ou une pratique, et c’est fondamentalement ce qui préoccupe les gens. Comment une pratique se définit-elle? Est-ce seulement une discussion? Est-ce une prière faite pour quelqu’un? Il y a beaucoup de choses. On utilise souvent le terme « pratique religieuse » dans le monde religieux. Une pratique religieuse serait-elle considérée alors comme une thérapie de conversion? Voilà ce qui préoccupe les gens.
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Lib. (MB)
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2021-06-21 17:55 [p.8880]
Madam Speaker, many people following the debate see the Conservatives using the issue of a definition as a bit of a scapegoat to justify their behaviour on the legislation itself. The concerns have been addressed. Members from all parties except the Conservative Party seem to recognize that.
Can the member clearly indicate what his personal position is on conversion therapy? Does he support it, or does he not? I ask that he stay away, as much as possible, from this whole definition, which many Canadians see as the Conservative Party members using an excuse to justify their vote.
Madame la Présidente, beaucoup de gens qui suivent le débat voient que les conservateurs utilisent la question de la définition pour justifier leur comportement vis-à-vis de la loi même. Les préoccupations soulevées ont été prises en considération. Les députés de tous les partis, à l’exception du Parti conservateur, semblent le reconnaître.
Le député peut-il donner clairement sa position personnelle sur la thérapie de conversion? L’appuie-t-il, oui ou non? Je lui demande de se tenir loin, autant que possible, de toute cette notion de définition, que beaucoup de Canadiens voient comme une excuse utilisée par les députés du Parti conservateur pour justifier leur vote.
View Arnold Viersen Profile
CPC (AB)
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2021-06-21 17:56 [p.8881]
Madam Speaker, the Conservative Party has been extremely clear, and I have been as well, that we are opposed to conversion therapy. We are opposed to what people think of as conversion therapy.
“[P]ractice, treatment or service” is not a clearly defined definition of conversion therapy. Particularly, counselling that changes behaviour is a concerning part of the definition. A lot of counselling is attempting to change behaviour, and that is exactly what I have been hearing from folks around the country.
Over 300 briefs were written to the justice committee on this and they were ignored. The government members ignored those briefs. They did not listen to those briefs. They did not take the time to have them translated. They ran this bill through with a bad definition. Not only Conservatives on the committee said that, but Bloc members said it as well.
Madame la Présidente, le Parti conservateur a été extrêmement clair, tout comme je l’ai été à ce sujet: nous nous opposons à la thérapie de conversion. Nous nous opposons à ce que les gens croient être la thérapie de conversion.
« Pratique, traitement ou service » ne constitue pas une définition claire de la notion de thérapie de conversion. On craint tout particulièrement que la définition inclue les conseils qui pourraient être donnés pour changer le comportement. Beaucoup de conseils sont donnés pour essayer de changer le comportement, c’est exactement ce que des gens de partout au pays me disent.
Plus de 300 mémoires ont été remis au comité de la justice sur cette question et on n’en a pas tenu compte. Les députés du parti au pouvoir n’ont pas tenu compte de ces mémoires; ils n’y ont pas prêté attention. Ils n’ont pas pris le temps de les faire traduire. Ils ont élaboré le projet de loi avec une mauvaise définition. Non seulement les députés conservateurs membres du comité l’on dit, mais des membres du Bloc l’ont affirmé également.
View Marie-Hélène Gaudreau Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I am pleased to hear my colleague say that we are opposed to requiring conversion therapy without the individual's consent. That is exactly what Bill C-6 is about. I invite my colleague to watch Boy Erased to understand this important nuance. This is reassuring, and I think we will soon be ready to vote.
Madame la Présidente, je suis heureuse d'entendre mon collègue dire que nous nous opposons à l'obligation d'une thérapie de conversion sans le consentement de l'individu. C'est précisément ce que le projet de loi C‑6 vise. J'invite mon collègue à visionner le film Boy Erased pour comprendre cette nuance importante. Cela me rassure et je pense que nous serons bientôt prêts à voter.
View Arnold Viersen Profile
CPC (AB)
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2021-06-21 17:58 [p.8881]
Madam Speaker, we are trying to ban degrading and harmful practices when we say we want to ban conversion therapy. The bill would not do that. Therefore, I will be voting against it, as I did at second reading. We want a bill that bans conversion therapy, not this definition of it.
Many people asked for amendments to bring clarity to the bill. Once again, I will reference the over 300 briefs that the justice committee ignored when it rammed the bill through. These proposals included defining conversion therapy as a practice, treatment or service. We could put in greater precision and protections so that people can get the counselling they want, private conversations and discussions can happen and parents can set house rules for sexuality that happens in their own home.
Madame la Présidente, quand nous disons que nous voulons interdire les thérapies de conversion, nous voulons interdire les pratiques dégradantes et nuisibles. Or, ce n’est pas ce que fait le projet de loi, et c’est la raison pour laquelle je vais voter contre, comme je l'ai fait lors de la deuxième lecture. Nous voulons un projet de loi qui interdit les thérapies de conversion, mais pas avec cette définition.
Bon nombre de personnes ont demandé que des amendements soient apportés au projet de loi pour le rendre plus clair. Je l’ai déjà dit, plus de 300 mémoires ont été reçus et le comité de la justice n’a pas tenu compte de ceux-ci lorsqu’il a fait adopter ce projet de loi à la va-vite. Ces mémoires proposaient notamment de définir les thérapies de conversion comme une pratique, un traitement ou un service. Nous devrions prévoir des modalités et des protections plus précises pour que les gens puissent obtenir les conseils dont ils ont besoin, pour que des conversations privées puissent avoir lieu et pour que les parents puissent fixer les règles des pratiques sexuelles qui se déroulent dans leur propre maison.
View Dane Lloyd Profile
CPC (AB)
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2021-06-21 17:59 [p.8881]
Madam Speaker, today we are debating a very unfortunately worded piece of legislation, Bill C-6, an act to amend the Criminal Code regarding conversion therapy. I say it is unfortunate because this legislation fails to accurately define what conversion therapy is. It fails to provide clarity for Canadians, and I believe that it puts LGBTQ+ Canadians, children, parents, religious leaders and medical professionals at risk.
From the outset, I have been clear that I do not support conversion therapy, which involves coercive, involuntary and abusive practices that seek to change someone's sexual orientation. The evidence we have heard is clear: These practices have been harmful to those who have participated and they should not be allowed to continue.
The problem I have as a legislator is that the government has adopted a definition of conversion therapy that goes far beyond the scope of this harmful practice, and risks creating significant harms for families as a result. Going by the very definition the government has included in the legislation, we are asked to accept that even discouraging someone from “non-heterosexual attraction or sexual behaviour or non-cisgender gender expression” is a criminal act of conversion therapy.
The Minister of Justice has tried to assure members of the House that honest discussions about sexuality will not be criminalized under this act, but it is very apparent that the wording has been left so vague as to open up the very real possibility that the courts could interpret honest discussions about sexuality as potentially criminal. Without further clarification, we are introducing confusion into the Criminal Code, which could potentially lead to many honest Canadians being subject to a criminal investigation for honest discussions about sexuality.
The legislation is also potentially very harmful to children under the age of 16, who I believe are unable to truly consent to life-altering surgeries and drug regimens to achieve gender transition. This legislation could lead to the criminalization of important information streams that are essential for people to make informed decisions regarding gender transitions. In the recent United Kingdom High Court decision of Bell v. Tavistock, the court ruled that it is highly unlikely that children under 13 could truly consent to the use of puberty blockers. The court also analyzed the considerable effects of these treatments and concluded that it was even doubtful that children under the age of 16 could understand the long-term risks and consequences of these treatments.
This legislation potentially undermines the ability of medical professionals to share critical medical information that may lead to discouraging a child from undergoing a gender transition. The consequences for these children, as we have seen in the Tavistock case, are permanent and tragic. This puts LGBTQ+ youth at significant risk, as they may not be given access to the necessary medical information and frank advice needed for them to make informed decisions.
I am also very concerned over the effect this legislation could have on families, the foundational building blocks of a free society. The inclusion of gender expression and penalties for the repression of non-cisgender behaviour creates risks for families that could result in bad outcomes for children.
It is not hard to imagine a young boy who wants to go to school dressed in female clothes. Many parents would force their child to wear what they believe are gender-appropriate clothes, and I believe in the majority of those cases the parents are doing it out of a genuine care and concern for the well-being of their child. When that child goes to school, perhaps he will tell the teacher that he believes he is of another gender and that his parents refuse to let him wear female clothing. If the practice of conversion therapy, as poorly defined by the government, is made a criminal offence, teachers would probably have little choice but to report the parents to children's services for allegations of emotional abuse. The ramifications of this outcome would be highly damaging to the welfare of children, families and society. The definition of conversion therapy must be clarified, and the rights of well-meaning parents who are caring for their children must be protected.
One result of this legislation is that it could lead to an infringement on the rights of LGBTQ+ Canadians to seek out services they may genuinely wish to access. In my exploration of this topic, I spoke with members of the LGBTQ+ community who, for religious or personal reasons, felt they did not want to engage in certain activities.
In some cases, members of these communities may have been struggling with issues of sex addiction or sexual practices that could lead to serious physical, emotional or spiritual consequences. Under this legislation, it would not necessarily be illegal to offer services that would be covered under the definition of “conversion therapy” to consenting adults. However, it would be very difficult for LGBTQ+ adults to find or access these services considering the effect of this legislation, which is essentially to make these services impossible to advertise and, by extension, to access in Canada.
This could even lead to cases of discrimination, whereby a heterosexual who is seeking counsel and support for dealing with sex addiction or harmful sexual behaviours will receive treatment, but an LGBTQ+ person would be turned away. I do not think the government intended to discriminate against LGBTQ Canadians, but I believe that it is a very real possibility under this legislation as it has been drafted. Again, this demonstrates why the flawed definition of “conversion therapy” is leading to confusion and significant potential adverse outcomes for LGBTQ Canadians.
Furthermore, the legislation's poor definition of “conversion therapy” could potentially lead to outcomes whereby well-meaning people with bonafide constitutionally protected beliefs will be made into criminals. When people are driven by a sincere desire to help those who come to them struggling with issues, they should not be treated as criminals for sharing their perspective. In the case of religious leaders who are approached by members of their congregation looking for guidance, I believe that under this legislation, the very act of even sharing passages of the Bible could be considered a criminal act of conversion therapy.
These provisions create the very real possibility of criminal sanctions against those who hold unpopular opinions in whole or in part because of those opinions. Punishing people for having unpopular opinions or beliefs is not a Canadian value. Given the religious views of conservative Muslims and Christians, among others, it is probable that those impacted by this legislation will be people who come from various faith backgrounds. This is potentially a case of enforcing religious discrimination.
Jail time is not an appropriate punishment for those who hold differing viewpoints, particularly religious views. The criminal penalties in this legislation, which include a maximum of between two and five years in prison, are on par with assault, abandonment of a child and infanticide. To treat people who hold constitutionally protected beliefs on par with those who kill children is completely disproportionate. I propose to the government that the provisions of this act are already addressed by human rights legislation and human rights tribunals. Given that we are debating competing rights, such as the equality rights of LGBTQ Canadians and the rights of freedom of expression and freedom of religion, it would be far better to delegate the adjudication of these difficult decisions to a body that is equipped to deal with them.
In cases where there is evidence of harm related to conversion therapy, such as forcible confinement, assault or kidnapping, the Criminal Code already has significant mechanisms to deal with these matters. In cases where there is a dispute between people over what is and what is not legitimate to say to somebody regarding their sexual orientation or gender identity and expression, it would be far better for the human rights tribunals to be investigating and making decisions on these matters rather than the criminal courts.
In closing, I have illustrated a number of reasons, including the poor definition, the potential for discrimination and the possibility that human rights tribunals could do a far better job of adjudicating these difficult decisions on competing rights, that I cannot support this legislation at this time. I believe that Bill C-6 would harm some LGBTQ Canadians, some families and society in general, which outweighs the potential benefits outlined in it. If the government is truly interested in working in good faith with concerned Canadians, it will commit to amending the definition in this legislation to provide clarity and protections for families, counsellors and medical professionals.
Madame la Présidente, nous discutons aujourd’hui d’un projet de loi malheureusement très mal rédigé, le projet de loi C-6, Loi modifiant les dispositions du Code criminel relatives à la thérapie de conversion. Ce projet de loi manque de clarté, et je pense qu’il est dangereux pour les Canadiens LGBTQ+, les enfants, les parents, les chefs religieux et les professionnels de la santé.
J’ai dit clairement, dès le début, que je condamnais les thérapies de conversion, car ce sont des pratiques coercitives et abusives, qui visent à modifier l’orientation sexuelle d’une personne. Ces pratiques ont été nuisibles à ceux qui en ont été victimes, et on ne devrait plus les tolérer.
Le problème que j’ai, en tant que législateur, c’est que le gouvernement a adopté une définition de la thérapie de conversion qui va bien au-delà de cette pratique délétère et qui, par conséquent, risque de causer de graves torts aux familles. Si l’on s’en tient à la définition que le gouvernement propose dans son projet de loi, on doit accepter que le simple fait d'encourager une personne à « réduire toute attirance ou tout comportement sexuel non hétérosexuels ou toute expression de genre non cisgenre » est un acte criminel.
Le ministre de la Justice a essayé de rassurer les députés en leur disant que des discussions honnêtes sur la sexualité ne feraient pas l’objet de poursuites en vertu de cette loi, mais il est évident que, à cause du grand flou du libellé, il sera possible aux tribunaux de considérer que des discussions honnêtes sur la sexualité seront potentiellement passibles de poursuites.
Le projet de loi risque également de causer de graves torts aux enfants de moins de 16 ans, qui sont à mon avis incapables de donner un consentement éclairé à des chirurgies et à des protocoles médicamenteux susceptibles de modifier radicalement leur vie. Ce projet de loi risque de provoquer l’interdiction d’informations qui sont essentielles pour ceux qui veulent prendre des décisions éclairées en matière de transition de genre. La Cour suprême du Royaume-Uni a statué, dans la décision Bell c. Tavistock, qu’il était fort peu probable que des enfants de moins de 13 ans soient en mesure de donner leur consentement à l’utilisation d’inhibiteurs de puberté. Le tribunal a également analysé les effets considérables de ces traitements et en a conclu qu’il était même douteux que des enfants de moins de 16 ans soient en mesure de comprendre les risques et les conséquences à long terme de ces traitements.
Ce projet de loi risque également d’empêcher des professionnels de la santé de partager des informations médicales cruciales qui pourraient décourager un enfant de subir une transition de genre. Comme nous l’avons vu dans l’affaire Tavistock, les conséquences pour les enfants sont permanentes et tragiques. Les jeunes LGBTQ+ sont particulièrement à risque, car ils n’ont pas toujours accès aux informations médicales nécessaires et aux avis sincères dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées.
Je me préoccupe également beaucoup des effets que ce projet de loi aura sur les familles, qui sont la pierre angulaire d’une société libre. L’inclusion de l’expression de genre et de pénalités pour la répression d’un comportement non cisgenre constitue un risque pour les familles, qui risque de se répercuter sur les enfants.
Il peut arriver qu’un jeune garçon veuille aller à l’école habillé en fille. Dans ce cas-là, beaucoup de parents vont le convaincre de porter des vêtements appropriés à son sexe, et dans la majorité des cas, ils vont le faire par souci pour le bien-être de leur enfant. Mais quand il va arriver à l’école, l’enfant va peut-être dire au professeur qu’il pense appartenir à l’autre genre et que ses parents lui interdisent de porter des vêtements féminins. Si la pratique de la thérapie de conversion, aussi mal définie qu’elle l’est dans le projet de loi, devient un délit pénal, le professeur se verra obligé de signaler les parents au service d’aide à l’enfance pour violence psychologique. Cela ne manquera pas d’avoir des conséquences désastreuses sur le bien-être de l’enfant, de la famille et de la société. La définition de la thérapie de conversion doit être précisée, et les droits des parents qui veillent sincèrement au bien-être de leur enfant devraient être protégés.
Ce projet de loi risque donc d’avoir pour effet d’empiéter sur les droits des personnes LGBTQ+ d’avoir accès aux services dont elles ont vraiment besoin. Personnellement, j’ai parlé avec des membres de la communauté LGBTQ+ qui, pour des raisons religieuses ou personnelles, ne voulaient pas s’engager dans certaines activités.
Dans certains cas, elles étaient confrontées à des problèmes de dépendance sexuelle ou à des pratiques sexuelles qui risquaient d’avoir de graves conséquences physiques, psychologiques ou spirituelles. Ce projet de loi n’interdit pas d’offrir à des adultes consentants des services qui seraient couverts par la définition de « thérapie de conversion ». En revanche, il sera très difficile à des adultes LGBTQ+ d’avoir accès à ces services, parce que le projet de loi propose d’interdire la publicité de ces services et, partant, leur accès au Canada.
Cela pourrait être source de discrimination, car un hétérosexuel qui a besoin de conseils pour lutter contre une dépendance sexuelle ou un comportement sexuel nuisible pourrait recevoir un traitement, alors qu’une personne LGBTQ+ n’y aurait pas accès. Je ne pense pas que le gouvernement veut faire de la discrimination contre les personnes LGBTQ+, mais c’est ce qui risque d’arriver avec ce projet de loi tel qu’il a été libellé. Encore une fois, cela montre bien pourquoi cette mauvaise définition d’une « thérapie de conversion » risque de créer la confusion et d’avoir des conséquences négatives pour les personnes LGBTQ+.
De plus, à cause de cette mauvaise définition de « thérapie de conversion », des gens bien intentionnés, qui partagent des valeurs sanctionnées par la Constitution, risquent d’être transformés en criminels. Quand des gens veulent sincèrement aider quelqu’un à régler un problème particulier, ils ne devraient pas être considérés comme des criminels pour autant. Dans le cas des chefs religieux à qui des membres de leur congrégation viennent demander conseil, je pense que le projet de loi fait en sorte que même la citation de passages de la Bible pourrait être considérée comme un acte criminel, s’agissant de thérapie de conversion.
Les dispositions proposées rendent tout à fait possible l’inculpation de ceux qui professent des opinions impopulaires, en tout ou en partie à cause de ces opinions. Punir des gens parce qu’ils professent des opinions ou des convictions impopulaires n’est pas une valeur canadienne. Étant donné les opinions religieuses conservatrices des musulmans et des chrétiens, entre autres, il est probable que ce projet de loi touchera plus particulièrement ceux qui appartiennent à ces religions. Il risque donc de causer de la discrimination entre les religions.
L’emprisonnement n’est pas une peine appropriée pour quelqu’un qui défend un point de vue différent, notamment lorsqu’il s’agit de convictions religieuses. Les sanctions prévues dans ce projet de loi comprennent un maximum de deux à cinq ans de prison, soit la même peine que pour l’abandon d’un enfant ou un infanticide. Il est complètement disproportionné de traiter les gens qui défendent des convictions protégées par la Constitution de la même façon que ceux qui tuent des enfants. J’estime que ce que propose ce projet de loi est déjà traité par notre législation sur les droits de la personne et par les tribunaux des droits de la personne. Étant donné que nous discutons de droits concurrents comme les droits des personnes LGBTQ+, le droit à la liberté d’expression et le droit à la liberté de religion, je crois qu’il serait de beaucoup préférable de confier l’arbitrage de décisions aussi complexes à un organisme compétent.
Lorsqu’on a la preuve qu’une thérapie de conversion a causé des torts, comme la séquestration, l’agression ou l’enlèvement, le Code criminel propose déjà des mécanismes efficaces pour y remédier. Lorsqu’il y a un conflit entre les personnes sur ce qu’il est légitime de dire ou non en ce qui concerne l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, il serait de beaucoup préférable que le Tribunal des droits de la personne soit chargé de trancher, plutôt que de s’en remettre à la justice pénale.
En terminant, je tiens à souligner que j’ai donné un certain nombre de raisons, notamment la définition qui laisse à désirer, le risque de discrimination et la possibilité que les tribunaux des droits de la personne puissent faire un bien meilleur travail pour rendre ces décisions difficiles sur des droits concurrents, pour justifier le fait que je n’appuie pas ce projet de loi pour le moment. Je crois que le projet de loi C‑6 ferait du tort à certains Canadiens de la communauté LGBTQ, à certaines familles et à la société en général, ce qui l’emporterait sur les avantages potentiels qu’il comporte. Si le gouvernement souhaite vraiment travailler de bonne foi avec les Canadiens concernés, il s’engagera à modifier la définition dans ce projet de loi, afin de fournir des précisions et des protections aux familles, aux conseillers et aux professionnels de la santé.
View Derek Sloan Profile
Ind. (ON)
Madam Speaker, the member mentioned the Keira Bell case in the United Kingdom. That is very important.
I want to ask the member about some of the guidance we heard from expert psychologists and psychiatrists at committee. They were concerned that this bill would foster an affirmation-only process that would put some kids on a one-track road to affirmation, which leads to chemical hormone-blocking treatments and maybe even surgery. If the member could expand on that, I would appreciate it.
Madame la Présidente, le député a mentionné l’affaire Keira Bell, au Royaume-Uni. C’est très important.
J’aimerais que le député nous parle des conseils que nous ont donnés des psychologues et des psychiatres experts au comité. Ils craignaient que ce projet de loi favorise une approche uniquement fondée sur l'affirmation, plaçant certains enfants sur une voie unique menant à l’affirmation et parfois synonyme de traitements de blocage chimique des hormones et peut-être même de chirurgie. Je saurais gré au député de nous en dire plus à ce sujet.
View Dane Lloyd Profile
CPC (AB)
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2021-06-21 18:09 [p.8882]
Madam Speaker, the Minister of Justice has been at pains to explain and to try to defend this legislation, saying that an exploration of sexual identity or sexual orientation would not be subject to criminal sanctions, but it seems to be very clear in the way that the legislation has been written and the intent behind it that there is no room for people to have confusion about their orientation or their gender. It is either black or white. However, we know there is a lot of gray in between.
I believe the definition needs to be very clear, because these are really complicated issues. To put criminal sanctions of two to five years on people, many of whom have a sincere desire to help people who may be struggling, is vastly disproportionate and inappropriate.
Madame la Présidente, le ministre de la Justice s’est donné beaucoup de mal pour expliquer et défendre ce projet de loi, disant qu’une exploration de l’identité ou de l’orientation sexuelle ne serait pas passible de sanctions pénales, mais il semble très clair, d’après la façon dont la loi a été rédigée et son intention, qu’il n’y a pas de place pour la confusion au sujet de l’orientation ou du sexe des gens. C’est noir ou blanc. Cependant, nous savons qu’il y a beaucoup de zones grises entre les deux.
Je crois que la définition doit être très claire, parce que ce sont des questions très complexes. Il est tout à fait disproportionné et inapproprié d’imposer des sanctions pénales de deux à cinq ans à des gens, dont bon nombre souhaitent sincèrement aider des gens en difficulté.
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Madam Speaker, I sense that, at this time, the Conservative Party is being influenced by its religious right wing and is looking for excuses.
The Conservatives say they are against conversion therapy, but they do not want to vote to ban it. Conversion therapy is an abomination that sometimes does lasting harm to those who undergo it.
Does my colleague agree that all forms of conversion therapy that do not result from private or family conversations are not healthy? The idea behind this type of therapy is that certain sexual orientations, gender identities or gender expressions are not healthy.
Is that not what is making the Conservative Party uneasy at this time?
Madame la Présidente, j'ai l'impression que, en ce moment, le Parti conservateur, sous l'influence de sa droite religieuse, cherche des excuses.
Les conservateurs disent être contre les thérapies de conversion, mais ils ne veulent pas voter en faveur de leur interdiction. Les thérapies de conversion sont une abomination, et elles laissent parfois des séquelles chez les gens qui les subissent.
Mon collègue est-il d'accord sur le fait que toutes les thérapies de conversion qui ne découlent pas de conversations privées ou familiales sont malsaines? L'idée à la base de ce genre de thérapies, c'est que certaines orientations sexuelles, identités de genre ou expressions de genre sont malsaines.
N'est-ce pas là le malaise du Parti conservateur en ce moment?
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CPC (AB)
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2021-06-21 18:11 [p.8883]
Madam Speaker, I reject the premise of the member's question.
If the government were to fix the definition to tackle the real problem that is conversion therapy, I would be more than happy to vote for this legislation. The fact that the government has not been willing to address those concerns that hundreds of constituents have written to me about and the views that thousands of people across Canada have expressed shows me that this is a cynical ploy by the Liberal government.
I have to say that I respect the NDP position on this issue, because I firmly believe it actually wants a ban on conversion therapy, unlike the Liberal government, which says it wants a ban on conversion therapy but then leaves the bill to linger on the Order Paper for months and months on end, only bringing it up at the last second.
It is a cynical power play by the Liberal government. This government is not actually interested in getting a ban on conversion therapy passed.
Monsieur le Président, je rejette la prémisse de la question du député.
Si le gouvernement modifiait la définition pour s’attaquer au véritable problème que sont les thérapies de conversion, je serais très heureux de voter pour ce projet de loi. Le fait que le gouvernement libéral n’ait pas été disposé à donner suite aux préoccupations exprimées par des centaines d’électeurs qui m’ont écrit à ce sujet et aux opinions exprimées par des milliers de Canadiens me montre qu’il s’agit d’un stratagème cynique de sa part.
Je dois dire que je respecte la position du NPD sur cette question, car je crois fermement qu’il veut interdire les thérapies de conversion, contrairement au gouvernement libéral, qui dit vouloir les interdire, mais qui laisse le projet de loi en suspens pendant des mois et des mois, pour n'en saisir la Chambre qu’à la dernière seconde.
C’est un jeu de pouvoir cynique de la part du gouvernement libéral, qui ne souhaite pas vraiment interdire les thérapies de conversion.
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Lib. (MB)
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2021-06-21 18:12 [p.8883]
Madam Speaker, it is certainly amazing that the member is advocating postponing the debate or discussion on this legislation.
The government is bringing forward a number of pieces of legislation that are of critical public interest, including the budget bill. The Conservatives are playing that destructive force of delay and prevention, trying to take a day off, not wanting to debate things, and then criticizing the government for not having a debate.
The bottom line is this: Can the member be straightforward and tell Canadians why Conservatives are using the excuse of the definition in order to justify their position? They cannot have it both ways. Conservatives cannot say they do not support the legislation and they do not support conversion therapy.
Madame la Présidente, il est tout à fait étonnant que le député demande que nous reportions le débat sur ce projet de loi.
Le gouvernement présente un certain nombre de mesures législatives d’intérêt public, dont le projet de loi d’exécution du budget. Les conservateurs ont recours à la force destructrice des retards et de la prévention; ils essaient de prendre une journée de congé; ils ne veulent pas débattre des enjeux, puis ils reprochent au gouvernement de ne pas avoir tenu de débat.
En fin de compte, mon collègue pourrait-il dire franchement aux Canadiens pourquoi les conservateurs utilisent l’excuse de la définition pour justifier leur position? Ils ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Les conservateurs ne peuvent pas dire qu’ils n’appuient pas ce projet de loi s’ils s’opposent à la thérapie de conversion.
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CPC (AB)
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2021-06-21 18:13 [p.8883]
Madam Speaker, the answer is simple: The definition is flawed. If the definition were not flawed, there would not be a problem here today. We proposed a very simple, straightforward amendment to fix the definition, and the government has refused to work with us on it.
The fact is that the bill came out of committee in December and we were back at work in late January. The government could have put this up for debate at a number of opportunities, but it only really put it up for debate very close to the closing of the House. It leads me to believe that the government is not being sincere with this legislation and that it is not really, truly interested in getting it passed at all.
Madame la Présidente, la réponse est simple: la définition laisse à désirer. Si ce n'était pas le cas, nous n’aurions pas de problème ici aujourd’hui. Nous avons proposé un amendement très simple pour corriger la définition, mais le gouvernement a refusé de travailler sur cet amendement avec nous.
Le fait est que le projet de loi a été renvoyé par le comité en décembre et que nous avons reprise les travaux à la fin de janvier. Le gouvernement aurait pu le soumettre à un débat à plusieurs occasions, mais il ne l’a fait que très peu de temps avant l’ajournement de la Chambre. Cela me porte à croire que le gouvernement n’est pas sincère au sujet de ce projet de loi et qu’il ne tient pas à le faire adopter.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I have the honour to inform the House that a message has been received from the Senate informing this House that the Senate has passed Bill S-230, an act to amend the Citizenship Act, granting citizenship to certain Canadians, to which the concurrence of the House is desired.
J'ai l'honneur d'annoncer à la Chambre que le Sénat lui a adressé un message pour l'informer qu'il a adopté le projet de loi S‑230, Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté, attribution de la citoyenneté à certains Canadiens, qu'il soumet à l'assentiment de la Chambre.
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CPC (AB)
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2021-06-21 18:14 [p.8883]
Madam Speaker, it is an honour to once again enter into debate in this place, and to do so on an important subject that should be a unifying force among all Canadians. Unfortunately, we have seen politics being played in a way that is inhibiting the ability to accomplish what is intended here.
Let me first clarify a couple of things on which I have heard some of my colleagues asking questions. It is unfortunate, because time and time again we Conservatives have made it very clear that we are opposed to conversion therapy, as have I. All Canadians deserve to be treated with dignity and respect, yet we have seen time and time again throughout this debate the politicization of a very important subject for partisan gain. I find it unfortunate that this has been the case with this dialogue, and in some cases we have seen the shutting down of dialogue.
I have heard from many constituents on this matter. I have heard from folks across Canada and on both sides of the issue. What I found very interesting is that the dialogue that has been offered by members of the House, and in some cases not just members of the Conservative Party but other parties as well, has been very constructive in ensuring that there is a legitimate, respectful discussion about something that has truly had a significant impact on people's lives and that needs to be addressed. However, we have seen some members try to dismiss some of the valid concerns that have been brought forward, which has taken away from what could have been a unifying discussion among all Canadians. I am troubled that this has been a game played by the Liberal government time and time again.
My colleagues have articulated very well some of the concerns related to the definition of conversion therapy and some of the possible unintended consequences of legislation that is not specifically clear. In fact, I would point to members of the Liberal Party specifically; when the Minister of Justice was asked questions on the bill, he acknowledged that there were some challenges in the possible interpretations of the legislation before us.
However, I will go back a little further, because I think that the context for the discussion that we are having today is very important.
The bill was introduced prior to the COVID-19 pandemic, which we all know ended up basically seeing the legislative agenda of the government shut down for an extended period of time. After Parliament was prorogued, a whole bunch of bills had to be reintroduced. First, to the inevitable questions that will come from members of the government party who are somehow blaming Conservatives for being obstructionists, I would simply suggest that the 35-plus-day delay, the committee dysfunction that has resulted from the government covering up various aspects of investigations into its members' conduct and whatnot, has led to a significant delay.
However, what could have been an opportunity on a bill like this was not taken advantage of. Again, it was an opportunity to unify Canadians around an important discussion. The Liberals did not take advantage of that. When the government brought forward this legislation prior to the pandemic, some concerns were raised, and some of my colleagues raised those concerns. Interest across this country on both sides of the debate raised concerns on this subject. However, when the government reintroduced the bill in the fall, it did not take the opportunity to clarify some of these aspects of the bill. That, I would suggest, would have been a much more straightforward process to allow Canadians to be unified in opposition to something that all Canadians are opposed to, which is conversion therapy. The fact is that the Liberals did not take advantage of the opportunity to provide leadership and carefully consider some of the issues that had been brought to their attention.
The result is that close to a year and a half later, we are seeing this debated, and some of the accusations that are being made by members opposite are certainly very troubling and call into question the integrity of certain members of this House. That is unfortunate. We need to be able to have dialogue and discussion and ensure that we are all working in the best interests of our constituents.
I have heard from constituents on this matter, including before the current Bill C-6 debate. I have heard members of the Liberal Party talk about how nobody shares the views that I and a number of other Conservatives have articulated when it comes to concerns, and that is simply not true. The fact is that there are those who have raised concerns. The member for Sturgeon River—Parkland who spoke previously talked about some of the challenges in relation to the committee work that was done. The committee had a significant number of briefs that were submitted but not considered. It is our job as parliamentarians and legislators to ensure that we take great care in things as simple as the wording of a definition, and also the bigger picture, the possible implications of legislation and the possible impact that this legislation could have on, for example, people of faith and various folks within the LGBT community. Unfortunately, we saw that those concerns were dismissed, and when there was an opportunity within committee to have a wholesome discussion, we saw politics being played instead. I find that very unfortunate.
Further, we could have seen the definition fixed and some clarity added to this particular piece of legislation. I would suggest that if this were the only piece of legislation in which this sort of issue was brought forward, then it might be a fair criticism, but the reality is that it is not. Time and time again we see legislation brought forward by the current government that seems to be intentionally divisive. That is not leadership. It is unfortunate that in a debate as significant as this one, we are seeing politics being played.
I have no doubt that there will be those who are ready to attack members of the Conservative Party who may vote against this bill. To those, I would share a couple of brief comments.
I mentioned earlier that I have heard from many constituents on this matter, including before the issue was initially voted on, and I took great care on both sides of the issue to speak to a number of those individuals. There were countless phone calls, emails and messages back and forth regarding this subject, and in the respectful dialogue that ensued, I saw something incredible happen, something that is unique to democratic discourse, and that was the idea of respect.
The fact is that not everybody who reached out agreed with the position the government has or the position that I had in terms of the opposition to this bill at second reading, but after discussion, dialogue and respectful discourse, there was a level of unity that I found very encouraging, and it is unfortunate that this has not always translated into this discussion that we now have on the floor, whether physically or virtually, in this House of Commons.
It is that sort of division that is causing a breakdown and a lack of trust in the work that needs to be accomplished by all of us as parliamentarians. In my case, I had hundreds of people, the vast majority of whom encouraged me to maintain my position on this matter and to share my concerns respectfully about the need to have clarity in this legislation. For members of the government to somehow suggest that this is an ideological escapade would be misleading at best and outright dishonest at worst, and I think it is a troubling trend we see within our democratic discourse.
Let me finish by saying this: It is important for us to have respectful dialogue in this place, and as someone who can be very partisan, I will say that we need to ensure that good governance, good legislation, respectful dialogue, and respect for Canadians and the rule of law are at the very forefront of all we do.
Madame la Présidente, c’est un honneur pour moi de participer encore une fois à un débat à la Chambre et de le faire sur un sujet important sur lequel tous les Canadiens devraient s’entendre. Malheureusement, nous avons assisté à des manigances politiques qui nuisent à notre capacité d’accomplir ce qui est souhaité ici.
Permettez-moi d’abord de préciser quelques points sur lesquels certains de mes collègues ont posé des questions. C’est malheureux, car nous, les conservateurs, avons dit très clairement à maintes reprises que nous sommes contre la thérapie de conversion. Je l’ai souligné souvent moi aussi. Tous les Canadiens méritent d’être traités avec dignité et respect. Pourtant, nous avons vu à maintes reprises, tout au long de ce débat, la politisation d’un sujet très important à des fins partisanes. Je trouve malheureux que l’on ait agi ainsi pendant ce dialogue. Dans certains cas, ces manigances ont mis fin au dialogue.
J’ai entendu de nombreux électeurs à ce sujet. J’ai entendu des gens de partout au Canada, peu importe leur camp. Ce que j’ai trouvé très intéressant, c’est que le dialogue mené par les députés de la Chambre et, dans certains cas, non seulement par les députés du Parti conservateur, mais aussi ceux des autres partis, a été très constructif pour assurer une discussion respectueuse sur un sujet qui a vraiment une incidence importante sur la vie des gens et qui doit être examiné. Certains députés ont toutefois tenté de faire fi de certaines préoccupations valables qui ont été soulevées, minant ainsi ce qui aurait pu être une discussion rassembleuse entre tous les Canadiens. Je suis troublé par le fait que le gouvernement libéral ait décidé de jouer à ce jeu à maintes reprises.
Mes collègues ont très bien exprimé certaines des préoccupations liées à la définition de la thérapie de conversion et certaines des conséquences imprévues possibles d’une mesure législative qui n’est pas très claire. En fait, j’aimerais signaler aux députés du Parti libéral que le ministre de la Justice, en réponse aux questions posées au sujet du projet de loi, a reconnu que les interprétations possibles du projet de loi dont nous sommes saisis posaient certains problèmes.
J’aimerais toutefois revenir un peu plus en arrière, parce que je pense que le contexte de notre discussion d’aujourd’hui est très important.
Le projet de loi a été présenté avant la pandémie de COVID‑19, et nous savons tous que le programme législatif du gouvernement a été interrompu pendant une longue période. Après la prorogation du Parlement, un grand nombre de projets de loi ont dû être présentés une nouvelle fois. Premièrement, en ce qui concerne les questions inévitables qui seront posées par les députés du parti ministériel qui reprochent en quelque sorte aux conservateurs d’être des obstructionnistes, je dirais simplement que les 35 et quelques jours de retard, ainsi que le dysfonctionnement du comité attribuable à la dissimulation par le gouvernement de divers aspects des enquêtes sur la conduite de ses députés, et ainsi de suite, sont autant de facteurs ayant entraîné d’importants retards au bout du compte.
Toutefois, on n’a pas profité de ce qui aurait pu être une belle occasion dans le cas d’un projet de loi comme celui-ci. Encore une fois, c’était l’occasion de rassembler les Canadiens autour d’une discussion importante. Les libéraux n’en ont pas profité. Lorsque le gouvernement a présenté ce projet de loi avant la pandémie, certaines préoccupations ont été soulevées, notamment par certains de mes collègues. L’intérêt manifesté dans tout le pays, dans les deux camps, a soulevé des préoccupations à ce sujet. Toutefois, lorsque le gouvernement a présenté de nouveau le projet de loi à l’automne, il n’a pas profité de l’occasion pour en préciser certains aspects. À mon avis, cela aurait été un processus beaucoup plus simple pour permettre aux Canadiens de s’exprimer d’une seule voix contre une pratique à laquelle ils s’opposent tous, à savoir la thérapie de conversion. Le fait est que les libéraux n'ont pas saisi l'occasion de faire preuve de leadership et d'examiner de près les questions qui avaient été portées à leur attention.
Le résultat, c’est que près d’un an et demi plus tard, nous assistons à ce débat. Certaines des accusations portées par des députés d’en face sont certes très troublantes et soulèvent des questions sur l’intégrité de certains députés de la Chambre. C’est désolant. Nous devons pouvoir dialoguer et discuter, et travailler de concert dans l’intérêt supérieur de nos concitoyens.
Des citoyens de ma circonscription m’ont fait part de leur opinion sur cette question, certains avant même la tenue de l’actuel débat sur le projet de loi C‑6. J’ai entendu des députés du Parti libéral dire que personne ne partage les opinions que d’autres députés conservateurs et moi avons exprimées quant aux préoccupations soulevées, ce qui est tout simplement faux. En réalité, ce sont eux qui ont exprimé leurs préoccupations. Dans son allocution, le député de Sturgeon River—Parkland a évoqué certaines difficultés liées au travail du comité. Le comité a reçu un grand nombre de mémoires dont les membres n'ont pas pris connaissance. En tant que parlementaires et législateurs, notre travail consiste à porter une grande attention à des choses aussi simples que le libellé d’une définition et aussi à l’ensemble du projet de loi, notamment à ses répercussions possibles et à l’incidence qu’il pourrait avoir, par exemple, sur les adeptes d’une croyance ou des membres de la communauté LGBT. Malheureusement, nous avons constaté que ces préoccupations ont été écartées du revers de la main et, lorsque le comité a eu l’occasion de s’engager dans une discussion de fond, certains députés ont choisi de se livrer à des jeux politiques. Je trouve cela très désolant.
De plus, la définition aurait pu être corrigée, et le projet de loi aurait pu être plus clair. Si c’était le seul projet de loi à avoir suscité ce genre de préoccupations, je dirais que c’est peut-être une critique juste, mais en réalité, ce n’est pas le cas. À maintes reprises, le gouvernement a présenté des mesures législatives dans l’intention de semer la discorde. Ce n’est certes pas un bon exemple de leadership. Il est malheureux que, dans un débat aussi important que celui-ci, certains députés se livrent à des jeux politiques.
Je n’ai aucun doute que certains sont prêts à attaquer les députés du Parti conservateur qui voteront contre le projet de loi. À l'intention de ces personnes, j’aimerais faire quelques brefs commentaires.
Comme je viens de le mentionner, de nombreux électeurs ont abordé cette question avec moi, même avant que cela fasse l’objet d’un vote. J’ai fait très attention de présenter les deux facettes de la question avec certaines de ces personnes. J’ai eu d’innombrables échanges par téléphone, par courriel et par texto à ce sujet et, dans le dialogue respectueux qui a suivi, j’ai vu quelque chose d’incroyable, quelque chose d’unique dans le discours démocratique. Je parle du respect.
Le fait est que ce ne sont pas tous les gens avec qui j’ai parlé qui étaient d’accord au sujet de la position du gouvernement ou de mon opposition à ce projet de loi à l’étape de la deuxième lecture. Toutefois, après en avoir discuté avec respect, nous arrivions toujours à un niveau d’unité que j’ai trouvé très encourageant. Il est bien malheureux que cela ne se reflète pas toujours dans la discussion que nous tenons maintenant, physiquement ou virtuellement, à la Chambre des communes.
C’est ce genre de division qui cause une rupture et un manque de confiance envers notre travail de parlementaires. J'ai parlé à des centaines de personnes, et la majorité d'entre elles m’ont encouragé à maintenir ma position sur cette question et à exprimer mes préoccupations avec respect quant à la nécessité de clarifier les choses dans ce projet de loi. Que les députés ministériels laissent entendre qu'il s'agit d'une frasque idéologique est au mieux trompeur, et au pire, carrément malhonnête. Malheureusement, il me semble que c’est une tendance troublante dans le discours démocratique actuel.
Je vais conclure en disant qu’il est important pour nous de tenir un dialogue respectueux dans cette enceinte. Je sais que je suis parfois très partisan, mais je dirai que nous devons veiller à ce qu'une bonne gouvernance, de bonnes mesures législatives, un dialogue respectueux ainsi que le respect des Canadiens et de la primauté du droit soient au premier plan de tout ce que nous faisons.
View Cathay Wagantall Profile
CPC (SK)
View Cathay Wagantall Profile
2021-06-21 18:24 [p.8885]
Madam Speaker, during my presentation, I presented the personal and emotional testimonies of those who found that gender transition was not a permanent solution to their gender dysphoria and who found worth in their own process of detransition. These individuals have made their stories public, about detransitioning or deciding not to make transitions surgically or with the use of hormones. They stress that they are in no way wanting to be disrespectful toward other people's personal choices. As it stands, Bill C-6 would criminalize people like them.
As it is currently written, could the member speak to how this will restrict the free, respectful and exploratory speech of those with valuable lived experiences?
Madame la Présidente, pendant mon intervention, j’ai présenté les témoignages personnels et émouvants de personnes qui en sont venues à la conclusion que la transition de genre n’était pas une solution permanente à leur dysphorie de genre et qui ont trouvé leur valeur dans leur processus de détransition. Ces personnes ont rendu publique leur histoire de détransition ou leur décision de ne pas subir de chirurgie ou de traitement hormonal pour changer de sexe. Ces personnes soulignent qu’elles ne veulent surtout pas manquer de respect envers les choix personnels des autres. Dans sa forme actuelle, le projet de loi C‑6 ferait de ces personnes des criminels.
Mon collègue pourrait-il expliquer en quoi ce projet de loi, dans sa forme actuelle, limitera les discussions libres, respectueuses et exploratoires des personnes qui ont vécu des expériences enrichissantes?
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