Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 901 - 1000 of 150000
View Seamus O'Regan Profile
Lib. (NL)
Mr. Speaker, last week I had a conversation with the Canadian Fuels Association, whose outlook on biofuels is very positive.
We invested $1.5 billion in a biofuels fund. Biofuels and forestry workers are key to a clean energy future and will get us to net zero.
Monsieur le Président, la semaine dernière, j'ai discuté avec l'Association canadienne des carburants qui a une vision très positive des biocarburants.
Nous avons investi 1,5 milliard de dollars dans un fonds pour soutenir les biocarburants. Les biocarburants et les travailleurs du secteur forestier favorisent un avenir d'énergie propre et vont nous conduire à la carboneutralité.
View Nelly Shin Profile
CPC (BC)
View Nelly Shin Profile
2021-06-08 14:55 [p.8111]
Mr. Speaker, housing prices in the greater Vancouver area are among the highest in North America because of non-resident foreign buyers, money laundering, the failed Liberal first-time home buyer program and a lack of affordable housing. Middle-class families in my riding feel it every day.
A young family in Port Moody is saving up for their first down payment by living at a parent's home, but skyrocketing prices are shutting them completely out of the competition. Their children will have to grow up far away from their grandparents in another city.
When will the government stop crushing dreams and fix the housing crisis with real solutions?
Monsieur le Président, le prix des habitations dans la région métropolitaine de Vancouver figure parmi les plus élevés en Amérique du Nord, une situation causée par les acheteurs étrangers non résidants, le blanchiment d'argent, le programme inefficace des libéraux pour l'achat d'une première propriété et le manque de logements abordables. Les familles de la classe moyenne de ma circonscription en ressentent les effets chaque jour.
Ainsi, une jeune famille de Port Moody vit chez l'un de ses parents afin d'amasser une mise de fonds pour l'achat d'une maison, mais l'escalade des prix l'empêche de participer au marché. Les enfants devront donc grandir loin de leurs grands-parents, dans une autre ville.
Quand le gouvernement cessera-t-il de détruire les rêves des gens? Quand apportera-t-il de vraies solutions à la crise du logement?
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 14:56 [p.8111]
Mr. Speaker, as part of the national housing strategy, we introduced the first-time home buyer incentive, which will help families achieve their dream of home ownership by lowering monthly mortgage payments without increasing down payments. We are actually expanding the first-time home buyer incentive to enhance eligibility in Toronto, Vancouver and Victoria by raising the qualifying income threshold to $150,000.
When the party opposite was in office, all it could do was provide $750 in a credit for first-time homebuyers. We are doing way more than that.
Monsieur le Président, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, nous avons instauré l'Incitatif à l'achat d'une première propriété, qui aidera les familles à réaliser leur rêve de devenir propriétaires puisqu'elles peuvent, sans augmenter leur mise de fonds initiale, réduire leurs paiements hypothécaires mensuels. Nous élargissons actuellement cet Incitatif à l'achat d'une première propriété: pour que plus de gens de Toronto, de Vancouver et de Victoria y soient admissibles, nous augmentons le seuil de revenu nécessaire à 150 000 $.
Quand le parti d'en face était au pouvoir, il s'est contenté d'accorder un crédit de 750 $ aux acheteurs d'une première propriété. Nous en faisons beaucoup plus.
View Tako Van Popta Profile
CPC (BC)
View Tako Van Popta Profile
2021-06-08 14:56 [p.8111]
Mr. Speaker, if a young family in my riding of Langley—Aldergrove had decided a year ago to save up a little longer for a down payment on their first home purchase, today they would be $150,000 further behind. In the words of one of my constituents, “It is so hard to be hopeful anymore.”
B.C.'s Lower Mainland is ground zero for Canada's housing affordability crisis, and people want to know what the government's plan is to tackle inflation and keep the dream of home ownership alive.
Monsieur le Président, si une jeune famille de ma circonscription, Langley-Aldergrove, avait décidé il y a un an d'économiser un peu plus longtemps pour avoir la mise de fonds nécessaire à l'achat d'une première maison, il lui aurait fallu aujourd'hui 150 000 $ de plus pour cette mise de fonds. Comme l'a dit un de mes concitoyens, « il est bien difficile d'avoir encore de l'espoir ».
La vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, est l'épicentre de la crise du logement abordable au Canada, et les gens veulent savoir quel est le plan du gouvernement pour s'attaquer à l'inflation et permettre aux Canadiens de réaliser leur rêve de devenir propriétaires.
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 14:57 [p.8111]
Mr. Speaker, it is important to invest in programs that put home ownership within the reach of more middle-class families and young Canadians. That is exactly what we have done. Our first-time home buyer incentive is putting more home ownership opportunities within reach of more young Canadians. We are building on our historic commitment to giving more Canadians a safe and affordable place to call home.
What did Conservative Party members do when they were in office, if they care about this issue? The only policy they could come up with in nine years of government was a $750 tax credit for first-time homebuyers. That is miserly, and we have done way more than them in a very short period of time.
Monsieur le Président, il est important d'investir dans des programmes qui mettent l'achat d'une maison à la portée d'un plus grand nombre de familles de la classe moyenne et de jeunes Canadiens. C'est exactement ce que nous avons fait. L'Incitatif à l'achat d'une première propriété, un programme que nous avons lancé, permet d'accroître les possibilités d'accession à la propriété pour un plus grand nombre de jeunes Canadiens. Nous concrétisons ainsi notre engagement historique de procurer à plus de Canadiens un logement sûr et abordable.
Que faisaient les députés du Parti conservateur lorsqu'ils étaient au pouvoir, s'ils se préoccupent tant de ce dossier? La seule politique qu'ils ont pu proposer en neuf ans de gouvernement, c'est un crédit d'impôt de 750 $ pour l'achat d'une première maison. Voilà un montant bien dérisoire. Nous avons fait beaucoup plus qu'eux en très peu de temps.
View Kenny Chiu Profile
CPC (BC)
View Kenny Chiu Profile
2021-06-08 14:58 [p.8111]
Mr. Speaker, in my home city of Richmond, house prices have gone up 20% in the past pandemic year, averaging $1.5 million. Richmond has become the epicentre of housing challenges in the GVRD and Canada. We would benefit from well-developed policies on affordability and supply.
What will the government do to make affordable housing project approvals and make funds accessible faster and in a more transparent manner?
Monsieur le Président, dans ma ville, Richmond, le prix des maisons a grimpé de 20 % dans la dernière année, pendant la pandémie, et il se situe en moyenne à 1,5 million de dollars. Richmond est devenue l'épicentre de la crise du logement dans le district régional du Grand Vancouver et au Canada. Il nous faudrait des politiques bien conçues en ce qui concerne l'abordabilité et l'offre de logements.
Que compte faire le gouvernement pour que des projets de logements abordables soient approuvés et pour accorder des fonds plus rapidement et de manière plus transparente?
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 14:58 [p.8111]
Mr. Speaker, for a party that claims to care about supply, all it could come up with to spend on affordable housing solutions is a mere $250 million a year across Canada. We have invested over $27 billion in the national housing strategy since we have come into office.
We know that every Canadian deserves a safe and affordable place to call home. Our plan is building on a strong foundation. That is why budget 2021 is the fifth consecutive budget that puts more money in affordable housing, to the tune of $2.5 billion. We are also reallocating $1.3 billion in existing funding to speed up the construction, repair or support of—
Monsieur le Président, ce parti affirme se soucier de l'offre de logements, mais tout ce qu'il a pu proposer comme solution pour le logement abordable, c'est un maigre financement de 250 millions de dollars sur un an dans l'ensemble du pays. Nous avons investi plus de 27 milliards de dollars dans la Stratégie nationale sur le logement depuis le début de notre mandat.
Nous savons que tous les Canadiens méritent un logement sûr et abordable. Notre plan s'appuie sur des assises solides. D'ailleurs, le budget de 2021 est le cinquième budget consécutif à prévoir un financement supplémentaire pour le logement abordable, lequel s'élève cette fois-ci à 2,5 milliards de dollars. De plus, nous réaffectons 1,3 milliard de dollars en fonds existants pour accélérer la construction, la réparation ou le soutien...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
The hon. member for Dorval—Lachine—LaSalle.
La députée de Dorval—Lachine—LaSalle a la parole.
View Anju Dhillon Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, this past year has been difficult for all Canadians, but the pandemic has had a disproportionate impact on women. In Quebec, we are seeing a devastating spike of incidents of violence, in which 11 women tragically lost their lives. Could the Minister for Women and Gender Equality and Rural Economic Development update us on how our government is preventing gender-based violence and supporting survivors in Quebec?
Monsieur le Président, cette dernière année a été difficile pour tous les Canadiens, mais la pandémie a eu un impact disproportionné sur les femmes. Au Québec, nous assistons à une flambée dévastatrice d'incidents de violence où 11 femmes ont tragiquement perdu la vie. La ministre des Femmes, de l'Égalité des genres et du Développement économique rural peut-elle nous mettre à jour sur la façon dont notre gouvernement prévient la violence fondée sur le genre et soutient les survivantes au Québec?
View Maryam Monsef Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, let me first share my solidarity and condolences with Muslims in London and across the country, particularly my hijabi sisters, who are feeling terror and who are feeling targeted.
As is the case with attacks on Muslims, every life lost to femicide is an avoidable tragedy. Our thoughts are with all the people affected by these deplorable actions. Since we took office, our government has been there to fight gender-based violence, and we will continue to do so.
I thank our 250 partners in Quebec for their hard work. We will continue to be there for—
Monsieur le Président, je tiens d'abord à offrir mon soutien et mes condoléances aux musulmans de London et de l'ensemble du pays, plus particulièrement à mes sœurs portant le hidjab, qui sont terrorisées et se sentent visées.
Comme les actes islamophobes, chaque vie perdue à cause d'un féminicide est une tragédie évitable. Nos pensées accompagnent toutes les personnes touchées par ces actes déplorables. Depuis que nous avons formé le gouvernement, nous avons été là pour lutter contre la violence fondée sur le genre et nous continuerons à le faire.
Je remercie nos 250 partenaires du Québec de leur excellent travail. Nous continuerons d'offrir notre soutien...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
The hon. member for Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill.
La députée d'Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill a la parole.
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, Canada has a housing crisis, and the government has failed to act. In my riding and the GTA, housing prices are up by 25% in the last year, with the average household cost now over 33% higher than in the rest of Canada. Money laundering is extensively exploited in Canadian real estate, leaving many properties vacant. In Toronto alone, approximately 40% of condos are vacant, driving all prices up.
Will the government support our opposition day motion and urgently act to address Canada’s national housing crisis?
Monsieur le Président, il y a une crise du logement au Canada, et le gouvernement ne fait rien. Dans ma circonscription et dans le Grand Toronto, le prix des logements a augmenté de 25 % au cours de l'année dernière, et le coût moyen des maisons est maintenant plus de 33 % supérieur à celui dans le reste du pays. Le blanchiment d’argent est répandu dans le secteur immobilier au Canada, laissant bien des propriétés vacantes. Uniquement à Toronto, environ 40 % des copropriétés sont vacantes, ce qui fait augmenter tous les prix.
Le gouvernement appuiera-t-il notre motion de l'opposition et interviendra-t-il de toute urgence pour résoudre la crise nationale du logement?
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 15:01 [p.8112]
Mr. Speaker, the party opposite has absolutely no credibility on this subject. It spent $250 million a year for the whole country on affordable housing. We have spent over $27 billion in our national housing strategy, and there is more to come.
Budget 2021 is the fifth consecutive budget where we are spending more money on affordable housing solutions for Canadians. We are introducing a tax on vacant homes owned by non-resident, non-Canadian real estate owners. We have introduced the Canada housing benefit.
I could keep going, but the party opposite has absolutely no shame on this issue because it has no credibility and no lessons to give us.
Monsieur le Président, le parti d'en face n'a absolument aucune crédibilité dans ce dossier. Il a consacré 250 millions de dollars par année pour le logement abordable, à l'échelle du pays. Le gouvernement libéral, quant à lui, a dépensé plus de 27 milliards de dollars dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, et d'autres dépenses sont à venir.
Le budget de 2021 est le cinquième budget consécutif où nous augmentons les sommes destinées aux solutions de logement abordable pour les Canadiens. Nous instaurons une taxe sur les biens immobiliers vacants appartenant à des étrangers vivant à l'extérieur du Canada. Nous avons aussi instauré l’Allocation canadienne pour le logement.
Je pourrais continuer, mais le parti d'en face n'éprouve absolument aucune honte pour son bilan dans ce dossier. Il ne possède aucune crédibilité à cet égard, et il n'a aucune leçon à nous donner.
View Kyle Seeback Profile
CPC (ON)
View Kyle Seeback Profile
2021-06-08 15:02 [p.8112]
Mr. Speaker, I have heard the minister's talking points today, and the plan the government has is not working. Housing prices are continuing to surge, and it is an ongoing problem. The dream of home ownership for young Canadians is being killed, and those who do find a way to buy a house are being crippled with massive debt burdens. Criticizing what a government may or may not have done six or seven years ago is not actually a plan.
What new steps is the government going to do to deal with this housing crisis?
Monsieur le Président, j'ai entendu les réponses préparées du ministre aujourd'hui, et le plan du gouvernement ne fonctionne pas. Le prix des logements continue de grimper et c'est un problème qui perdure. Le rêve de l'accession à la propriété pour les jeunes Canadiens est en train d'être anéanti et ceux qui trouvent le moyen d'acheter une maison sont paralysés par une dette colossale. Critiquer ce qu'un gouvernement a pu faire ou ne pas faire il y a six ou sept ans ne constitue pas vraiment un plan.
Quelles nouvelles mesures le gouvernement va-t-il prendre pour répondre à la crise du logement?
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 15:02 [p.8112]
Mr. Speaker, what does not help first-time homebuyers is a mere credit of $750. That is a joke.
What we have introduced is the first-time home buyer incentive, which reduces mortgage payments by helping first-time homebuyers with their down payment. As well, we have increased it recently to make sure it works for Canadian first-time homebuyers in Vancouver, Toronto and Victoria, as well as raising the minimum household income. Those are real solutions to ensure that Canadians have access to their dream of home ownership.
The party opposite has absolutely no credibility on this issue.
Monsieur le Président, ce qui n'aide pas les nouveaux propriétaires, c'est un simple crédit de 750 $. C'est une blague.
Nous avons présenté l'Incitatif à l'achat d'une première propriété, qui réduit les paiements hypothécaires en aidant les nouveaux propriétaires avec la mise de fonds. De plus, nous l'avons récemment augmenté pour que la mesure soit appropriée pour les nouveaux propriétaires à Vancouver, Toronto et Victoria, et nous avons également augmenté le revenu minimum des ménages. Ce sont là des solutions concrètes pour que les Canadiens puissent réaliser leur rêve d'accession à la propriété.
Le parti d'en face n'a absolument aucune crédibilité sur cette question.
View James Cumming Profile
CPC (AB)
View James Cumming Profile
2021-06-08 15:03 [p.8112]
Mr. Speaker, the Liberal government's promised rapid housing initiatives have been anything but rapid. The government has spent billions of taxpayers’ dollars on housing, yet families in Edmonton are struggling to secure a roof. The first-time home buyer program is a failure. The removal of regulatory barriers, incentives for municipalities to increase density, and leadership that can resolve a trade dispute are what we need.
How many families in my riding unable to buy or rent a home will it take for the Prime Minister to finally capitalize on NGOs and the private sector's ability to help housing?
Monsieur le Président, les initiatives pour la création rapide de logements qu'avait promises le gouvernement sont loin d'êtres rapides. Le gouvernement a dépensé des milliards de dollars d'argent public pour le logement et, pourtant, des familles à Edmonton ont du mal à se trouver un toit. Le programme d'incitatif à l'achat d'une première propriété est un échec. Ce qu'il nous faut, c'est l'abolition des obstacles réglementaires, des mesures pour inciter les municipalités à augmenter la densité et des dirigeants à même de résoudre un différend commercial.
Combien faudra-t-il de familles incapables d'acheter ou de louer une maison dans ma circonscription pour que le premier ministre exploite enfin la capacité des ONG et du secteur privé à aider dans le dossier du logement?
View Ahmed Hussen Profile
Lib. (ON)
View Ahmed Hussen Profile
2021-06-08 15:04 [p.8112]
Mr. Speaker, only a Conservative would claim that a program that has ensured that 40% of the $1-billion rapid housing initiative is delivering real housing solutions for indigenous communities is a failure. Only a Conservative would claim that housing being built in less than 12 months is not rapid.
We have exceeded our target of 3,000 affordable housing units under the rapid housing initiative. We are on track to actually build 4,777 permanent housing units, and in fact we have increased funding for the rapid housing initiative to the tune of $1.5 billion, resulting in a total of 9,200 affordable housing units.
Monsieur le Président, seul un conservateur peut qualifier d'échec un programme de 1 milliard de dollars où 40 % des initiatives pour la création rapide de logements se traduisent par de véritables solutions de logement pour les communautés autochtones. Seul un conservateur peut affirmer que 12 mois pour la construction d'une maison, ce n'est pas rapide.
Nous avons dépassé notre objectif de 3 000 logements abordables dans le cadre des initiatives pour la création rapide de logements. Nous sommes en bonne voie de construire 4 777 logements permanents. En fait, nous avons augmenté de 1,5 milliard de dollars le financement pour la création rapide de logements, afin d'atteindre la barre des 9 200 logements abordables.
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, my constituents in Coquitlam—Port Coquitlam are watching the steep decline of wild salmon in our region with great concern. This impacts my community, thousands of workers in rural and coastal communities and the hundreds of indigenous communities in British Columbia that fish salmon for food, social and ceremonial reasons. Preserving and restoring our Pacific salmon are fundamental to ensuring that the Pacific coast has salmon for generations to come, and my community expects our government to act.
What is the government doing to protect this exceptional species?
Monsieur le Président, les gens de Coquitlam—Port Coquitlam constatent avec inquiétude le déclin rapide des populations de saumons sauvages dans notre région. Ce déclin a des impacts sur ma région, sur les milliers de travailleurs des collectivités rurales et côtières, et sur les centaines de communautés autochtones de Colombie-Britannique qui pêchent le saumon à des fins alimentaires, sociales et rituelles. La préservation et la restauration du saumon du Pacifique sont fondamentales pour assurer la pérennité de cette espèce le long du littoral pendant encore des générations et ma région attend du gouvernement qu'il agisse.
Que fait le gouvernement pour protéger cette espèce exceptionnelle?
View Bernadette Jordan Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, I want to thank the member for Coquitlam—Port Coquitlam for his advocacy on this file.
I am pleased to announce that through budget 2021, our government is investing $647 million. Today we launched the Pacific salmon strategy initiative. This strategy represents the largest-ever government investment in efforts to save Pacific salmon and is aimed at stopping the declines now, while helping to rebuild populations over the longer term.
We will be working closely with indigenous communities, harvesters, industry, environmental organizations, and provincial and territorial partners to advance actions under each pillar: to stabilize the species and to support a more modern, sustainable and economically resilient sector.
Monsieur le Président, je veux remercier le député de Coquitlam—Port Coquitlam de défendre cette cause.
Je suis heureuse d'annoncer que, dans le budget de 2021, le gouvernement investit 647 millions de dollars. Aujourd'hui, nous avons lancé l'Initiative de la Stratégie pour le saumon du Pacifique. Cette stratégie représente le plus important investissement gouvernemental à ce jour pour sauver le saumon du Pacifique et elle a pour objectif d'arrêter le déclin de cette espèce et de soutenir la croissance de sa population à long terme.
Nous allons travailler en étroite collaboration avec les communautés autochtones, les pêcheurs, l'industrie, ainsi qu'avec les organisations environnementales et nos partenaires provinciaux et territoriaux afin de mettre en œuvre des mesures correspondant à chacun des piliers que sont respectivement la stabilisation des populations de l'espèce et le soutien du secteur afin qu'il se modernise et qu'il soit durable et économiquement viable.
View Richard Cannings Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, during the last election, the Liberals vowed to introduce a just transition act to give workers the training and support needed to succeed in the clean economy. Organizations such as the International Institute for Sustainable Development and Unifor are calling on the Liberals to keep their promise. The minister says it is coming.
With only two weeks left before we rise for the summer, will the Liberals introduce a just transition act, or is this just another empty promise?
Monsieur le Président, lors des dernières élections, les libéraux ont promis de présenter une loi sur la transition équitable afin de donner aux travailleurs la formation et le soutien nécessaires pour réussir dans l'économie propre. Des organisations comme l'Institut international du développement durable et Unifor demandent aux libéraux de respecter leur promesse. Le ministre affirme qu'elle le sera.
À deux semaines de l'ajournement estival, les libéraux présenteront-ils une loi sur la transition équitable ou s'agit-il d'une autre promesse vide?
View Seamus O'Regan Profile
Lib. (NL)
Mr. Speaker, I am fully committed to the mandate letter given to me by the Prime Minister. We are looking at all our options to support workers as we build a low-emissions energy future, including legislation. No one gets left behind.
Energy workers built this country. They are the same people who will lower emissions and build up renewables. They are the same people who will help us meet our targets. We are investing in them through budget 2021 with $2 billion to retrain and retool for the jobs of tomorrow with investments in CCUS, low-carbon fuels and hydrogen.
Monsieur le Président, je suis fermement résolu à respecter la lettre de mandat que m'a remise le premier ministre. Nous examinons toutes nos options pour soutenir les travailleurs pendant la création d'un avenir axé sur les énergies à faibles émissions, y compris un projet de loi. Personne n'est laissé pour compte.
Les travailleurs du secteur de l'énergie ont bâti ce pays. Ce sont eux qui vont réduire les émissions et développer les énergies renouvelables. Ce sont eux qui nous aideront à atteindre nos objectifs. Dans le cadre du budget de 2021, nous investissons 2 milliards de dollars pour recycler ces travailleurs et les doter de nouveaux outils pour les emplois de demain au moyen d'investissements dans le captage, l'utilisation et le stockage de carbone, les carburants à faible teneur en carbone et l'hydrogène.
View Marwan Tabbara Profile
Ind. (ON)
Mr. Speaker, despite a ministerial policy directive requiring the CRTC to promote competition, affordability, consumer interests and innovation in its telecommunications decision, the CRTC has fallen short in reducing prices charged by the big players to the smaller, more competitive players in the telecom industry.
Can the hon. minister explain what the government is willing to do to make these services more affordable for Canadians, especially at this time?
Monsieur le Président, malgré une orientation stratégique ministérielle qui oblige le CRTC à promouvoir la concurrence, l'abordabilité, les intérêts des consommateurs et l'innovation dans toutes ses décisions relatives aux communications, le CRTC n'a pas répondu aux attentes pour réduire les prix facturés par les gros joueurs de l'industrie des télécommunications aux fournisseurs de services de plus petite taille qui sont pourtant plus concurrentiels.
Le ministre peut-il expliquer ce que le gouvernement entend faire pour rendre ces services plus abordables pour les Canadiens, surtout en cette période difficile?
View Ali Ehsassi Profile
Lib. (ON)
View Ali Ehsassi Profile
2021-06-08 15:08 [p.8113]
Mr. Speaker, I thank the member for Kitchener South—Hespeler for his continued advocacy.
I can assure this chamber that our government has been relentless in promoting competition and improving the quality and coverage of telecom services across our country. We are fully committed to ensuring that Canadians pay fair prices for mobile and wireless services, regardless of their postal code. Let me emphasize that we cannot afford to leave anyone behind. We will continue working with service providers to make telecommunication services more affordable for all.
Monsieur le Président, je remercie le député de Kitchener-Sud—Hespeler de ses efforts soutenus.
Je peux assurer à la Chambre que le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour promouvoir la concurrence et améliorer la qualité de la couverture des services de télécommunications d'un bout à l'autre du pays. Nous sommes très déterminés à faire en sorte que les Canadiens paient des prix justes pour les services de téléphonie mobile et sans fil, peu importe leur code postal. Je tiens à souligner que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser tomber qui que ce soit dans ce dossier. Nous allons continuer de collaborer avec les fournisseurs pour que les services de télécommunications soient plus abordables pour tous les Canadiens.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
That is all the time we have for question period today.
Rising on a point of order, the hon. member for Timmins—James Bay.
C'est tout le temps dont nous disposions aujourd'hui pour la période des questions.
Le député de Timmins—Baie James souhaite invoquer le Règlement.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-08 15:09 [p.8113]
Mr. Speaker, I believe there have been consultations with other parties and if you seek it, I hope you will find unanimous consent for the following motion: That, in light of the horrific discovery at the former Kamloops Indian Residential School, the House reiterate the call it made in the motion adopted on May 1, 2018, and (a) invite Pope Francis to participate in this journey with Canadians by responding to call to action 58 of the Truth and Reconciliation Commission's report and issue a former papal apology for the role of the Canadian Catholic Church in the establishment, operations and abuses of the residential schools; (b) call on the Canadian Catholic Church to live up to its moral obligation and the spirit of the 2006 Indian Residential Schools Settlement Agreement and resume the best efforts to raise the full amount of the agreed-upon funds; and (c) call upon the Catholic entities that were involved in the running of the residential schools to make a consistent and sustained effort to turn over the relevant documents when called upon by survivors of residential schools, their families and scholars working to understand the full scope and horrors of the residential school system, in the interests of truth and reconciliation.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que la Chambre, à la lumière de l'horrible découverte à l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops, réitère la demande qu'elle a faite dans la motion adoptée le 1er  mai 2018, et qu'elle a) invite le pape François à participer à ce cheminement avec les Canadiens en répondant à l'appel à l'action numéro 58 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation et à présenter des excuses papales officielles pour le rôle qu'a joué l'Église catholique canadienne dans la mise en place, les opérations et les sévices des pensionnats autochtones; b) réclame que l'Église catholique canadienne respecte son obligation morale ainsi que l'esprit de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens de 2006, et qu'elle redéploie tous les efforts possibles pour amasser le montant total des fonds convenus; c) demande à toutes les entités catholiques impliquées dans les opérations des pensionnats autochtones de faire des efforts cohérents et soutenus pour remettre les documents pertinents lorsqu'elles sont appelées à le faire par des survivants des pensionnats autochtones, par des membres de leur famille ou par des spécialistes travaillant à comprendre l'ampleur des horreurs du système des pensionnats autochtones, dans l'intérêt de la vérité et de la réconciliation.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
The Speaker: I am afraid we do not have unanimous consent.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
Le Président: Je crains qu'il n'y ait pas de consentement unanime à la Chambre.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-08 15:10 [p.8114]
On a point of order, Mr. Speaker, I just want to confirm that it is the Conservative Party of Canada that is giving the Catholic Church a free pass this afternoon, so it—
J'invoque le Règlement, monsieur le Président. Je tiens simplement à confirmer que c'est le Parti conservateur du Canada qui donne des passe-droits à l'Église catholique cet après-midi, alors...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I have to cut the hon. member off. That is debate. That is not a point of order.
The hon. member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon is rising on a point of order.
Je dois interrompre le député. Cela relève du débat. Il ne s'agit pas d'un recours au Règlement.
Le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon invoque le Règlement.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, I would like to seek the unanimous consent of the House to table some documents outlining some of the previous Conservative government's record on housing—
Mr. Charlie Angus: No.
Monsieur le Président, je demande le consentement unanime de la Chambre pour déposer des documents faisant état du bilan de l'ancien gouvernement conservateur en matière de logement...
M. Charlie Angus: Non.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I just want to point something out. In previous governments, we have had problems where people have said no before we heard the full proposal. I will let the hon. member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon finish his proposal, and we will ask then.
Je tiens à signaler une chose. Nous avons déjà établi, lors d'une législature précédente, que les députés ne peuvent s'opposer à une demande avant même que nous ayons entendu cette demande. Je vais laisser le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon terminer sa demande, puis j'inviterai la Chambre à me dire si elle y consent.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, I would like to table documents with respect to my questions today for the hon. minister, regarding the previous Conservative government's record on housing funding.
Monsieur le Président, à propos des questions que j'ai posées aujourd'hui au ministre, j'aimerais déposer des documents faisant état du bilan de l'ancien gouvernement conservateur en matière de financement du logement.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député dépose les documents veuillent bien dire non.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
On a point of order, Mr. Speaker, what documents? The member has to reference the documents. Does he have the documents in both official languages? Is he ready to put them on the table? It seems very ad hoc—
J'invoque le Règlement, monsieur le Président. De quels documents s'agit-il? Le député doit le préciser. Est-il prêt à déposer les documents sur le bureau dans les deux langues officielles? Son intervention semble plutôt improvisée...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
It seems that negotiations have not quite gone yet. I would invite the hon. members to meet and maybe bring back the proposal at a later date, if that is okay. I would just let them work it all out before it comes to the floor. This way, we will have everything ironed out.
The hon. member for Louis-Saint-Laurent on a point of order.
Il semble qu'il n'y a pas eu de négociations entre les partis. Si les députés le veulent bien, je les inviterais à se rencontrer, puis à présenter de nouveau la demande ultérieurement. J'aimerais qu'ils s'entendent avant de demander le consentement unanime de la Chambre. Ainsi, nous éviterons les problèmes.
L'honorable député de Louis-Saint-Laurent invoque le Règlement.
View Gérard Deltell Profile
CPC (QC)
View Gérard Deltell Profile
2021-06-08 15:13 [p.8114]
Mr. Speaker, I would simply like to clarify something for my colleague, who was wondering if we would be tabling the documents.
Obviously, we are in the 21st century. We can table some documents with the virtual process.
Monsieur le Président, j'aimerais simplement apporter une précision à mon collègue qui se demandait si nous allions déposer les documents.
De toute évidence, nous sommes au XXIe siècle. Nous pouvons déposer des documents électroniquement.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, just on a point of clarification, as a member of Parliament, am I required to table the document in both official languages or in one official language?
Monsieur le Président, j'aimerais simplement vous demander une précision. En tant que député, suis-je tenu de déposer le document dans les deux langues officielles ou est-ce qu'une seule langue officielle suffit?
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
Resuming debate, the hon. parliamentary secretary to the government House leader has three minutes remaining on his debate.
The hon. parliamentary secretary.
Nous reprenons le débat. Il reste trois minutes au secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre.
Le secrétaire parlementaire a la parole.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:14 [p.8114]
Mr. Speaker, if I could only have a bit more time, there is so much that one could talk about.
We just went through question period, where the Conservative Party asked about eight questions on housing. What was going through my mind was that this might be more questions on that issue than the Conservatives have asked in the previous five years; I have not done the math. It is part of what I referenced earlier, that the Conservatives have surprised a number of people, whether members of the government, the Bloc or the NDP, with the introduction of this particular motion—
Monsieur le Président, si seulement je pouvais disposer d'un peu plus de temps, car il y a tant à dire.
Pendant la période des questions qui vient de prendre fin, les conservateurs ont posé environ huit questions au sujet du logement. Cela m'a fait penser que c'était peut-être plus qu'ils n'en avaient posé à ce sujet dans les cinq dernières années, mais je n'ai pas vérifié. Cela revient un peu à ce que j'ai dit plus tôt: les conservateurs ont surpris bien des gens, qu'il s'agisse des ministériels, des députés du Bloc ou du NPD, en présentant cette motion...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I am going to have to interrupt.
We have a point of order. There is no interpretation.
I would ask the parliamentary secretary to check his screen to make sure his microphone belongs to the headset and not to the camera.
The hon. parliamentary secretary.
Je dois interrompre le député.
Nous avons un rappel au Règlement. Il n'y a pas d'interprétation.
Je demanderais au secrétaire parlementaire de vérifier son écran pour s'assurer que son micro est relié à son casque et non à la caméra.
Le secrétaire parlementaire a la parole.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:16 [p.8114]
Mr. Speaker, I want to emphasize that since 2015, the Government of Canada has made historic investments to increase supply, make housing more affordable and ensure that Canadians have places to call home. That is why there is so much irony in the Conservatives being the ones to bring forward this motion.
The Government of Canada has committed and invested over $70 billion in the national housing strategy launched in 2017, as members will recall. The first-time home buyer incentive reduces a first-time buyer's mortgage payments to make buying a home more affordable. One of my favourites is the rapid housing initiative to address urgent housing needs for vulnerable Canadians in all regions of our country.
In January of this year, our government introduced Canada's first national tax on vacant property owned by non-residents and non-Canadians. Houses should not be passive investment vehicles for offshore money: They should be homes for Canadian families. We have invested an unprecedented $300 million through the rental construction housing initiative. This is a government that genuinely understands and appreciates the need for a national government to be involved in housing.
As I mentioned at the beginning of my comments, we recognize that Ottawa, the provinces and territories, indigenous governments and non-profit organizations all have roles to play. As I did earlier today, I would challenge any member of the House to name a prime minister or government to have done more, in terms of investing in housing, than we have in the last five years. Members will be challenged to do so because one does not exist. Members would probably have to go back 50 or 60 years, or even farther than that. It might even be that we have never seen these kinds of dollars invested by a government. We do not need to take any lessons from the Conservatives on the housing issue.
In the most recent budget, we introduced the Canada greener homes grant. For people like me and the constituents I represent, this is a good, solid program that is going to help people stay in their homes. It will provide financial support for many necessary renovations. It is also better for the environment. This is an area of policy not only on which has the government been progressive, but in which we have seen tangible results in a relatively short time. This is a government that cares about our national housing stock and expanding, where we can—
Monsieur le Président, je veux souligner le fait que, depuis 2015, le gouvernement du Canada a réalisé des investissements sans précédent pour améliorer l’offre, ce qui a permis de rendre le logement plus abordable afin que les Canadiens aient un chez-soi. Voilà pourquoi je trouve très paradoxal que les conservateurs soient à l’origine de cette motion.
Le gouvernement du Canada a investi plus de 70 milliards de dollars dans la Stratégie nationale sur le logement, qu’il a lancée en 2017, comme je le rappelle aux députés. L’Incitatif à l’achat d’une première propriété permet de réduire les paiements hypothécaires des primoacheteurs afin qu’ils puissent accéder plus facilement à la propriété. Une de mes mesures préférées est l’Initiative pour la création rapide de logements, qui permet de répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables, partout au Canada.
En janvier cette année, le gouvernement a présenté la première taxe nationale du Canada sur les biens immobiliers vacants appartenant à des étrangers non résidents. Nos maisons ne doivent pas être des instruments de placement passif pour l’argent étranger: elles reviennent aux familles canadiennes. En outre, nous avons investi 300 millions de dollars dans l’initiative Financement de la construction de logements locatifs, du jamais vu. S’il y a bien un gouvernement qui comprend parfaitement le besoin de s’impliquer dans la question du logement, c’est le gouvernement actuel.
Comme je l’ai mentionné au début de mes observations, nous reconnaissons qu’Ottawa, les provinces et les territoires, les gouvernements autochtones et les organismes sans but lucratif ont tous un rôle à jouer. Comme je l’ai fait plus tôt aujourd’hui, je mets au défi n’importe quel député de nommer un premier ministre ou un gouvernement qui a fait plus que nous au cours des cinq dernières années, sur le plan de l’investissement dans le logement. Les députés auront de la difficulté à le faire parce qu’il n’y en a pas. Ils devront probablement remonter 50 ou 60 ans en arrière, voire plus loin encore. Il se pourrait même que nous n’ayons jamais vu un gouvernement investir autant d’argent. Les conservateurs n'ont pas de leçon à nous faire sur la question du logement.
Dans le plus récent budget, nous avons instauré la Subvention canadienne pour des maisons plus vertes. Pour des gens comme moi et les électeurs que je représente, il s’agit d’un bon programme, solide, qui va aider les gens à rester dans leur maison. Il fournira un soutien financier pour de nombreuses rénovations nécessaires. Il est également bénéfique pour l’environnement. Il s’agit d’un domaine de politique dans lequel non seulement le gouvernement a été progressiste, mais dans lequel nous avons vu des résultats tangibles en un temps relativement court. C’est un gouvernement qui se soucie de notre parc immobilier national et qui étend, là où nous le pouvons...
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I am going to have to cut off the hon. member as he has run out of time.
Questions and comments, the hon. member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Je vais devoir interrompre le député, car son temps de parole est écoulé.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon a la parole.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, the irony with the government is that it purports to spend more addressing affordability than any other government in the history of Canada, yet never before has the dream of home ownership been harder to attain for average middle-class Canadians and people working hard to join them, as we have heard a thousand times from the government. It has never been harder for them to enter the housing market and provide the security, stability and economic opportunities that come with home ownership.
As I asked during question period, can the parliamentary secretary tell us if it was the plan of the Liberal government for housing prices to skyrocket to the stratosphere and leave Canadians behind?
Monsieur le Président, ce qui est paradoxal, c'est que le gouvernement prétend consacrer plus d’argent à l’abordabilité que tout autre gouvernement dans l’histoire du Canada. Pourtant, jamais auparavant le rêve de devenir propriétaire n’a été plus difficile à réaliser pour les Canadiens moyens de la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie, comme le gouvernement nous l’a dit mille fois. Il n’a jamais été plus difficile pour eux d’entrer sur le marché de l'habitation et de jouir de la sécurité, de la stabilité et des possibilités économiques qui accompagnent l’accession à la propriété.
Comme je l’ai demandé pendant la période des questions, le secrétaire parlementaire peut-il nous dire si la hausse vertigineuse des prix rendant les habitations hors de la portée des Canadiens faisait partie des intentions du gouvernement libéral?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:20 [p.8115]
Mr. Speaker, I wonder where that very same enthusiasm was when Stephen Harper was the prime minister, or Brian Mulroney or other prime ministers. If they are critical of this government on the housing file, I think members have to give their heads a shake.
At the end of the day, we have seen not only investments but a national government working with indigenous communities and provinces and municipalities to improve the quality of our housing stock while at the same time supporting Canadians in being able to buy homes for the first time. If previous governments had done what we have been doing over the last couple of years, we would not be in the situation that we are in today.
Monsieur le Président, je me demande où était ce même enthousiasme lorsque Stephen Harper était premier ministre, ou Brian Mulroney ou d’autres premiers ministres. S’ils critiquent le gouvernement actuel dans le dossier du logement, je pense que les députés devraient y réfléchir à deux fois.
En fin de compte, nous avons vu non seulement des investissements, mais aussi un gouvernement national travaillant avec les communautés autochtones, les provinces et les municipalités pour améliorer la qualité de notre parc de logements tout en aidant les Canadiens à pouvoir acheter une maison pour la première fois. Si les gouvernements précédents avaient fait ce que nous avons fait au cours des deux dernières années, nous ne serions pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2021-06-08 15:21 [p.8115]
Madam Speaker, the parliamentary secretary indicated the amounts that have been given. Indeed, there was a bilateral agreement between Canada and Quebec for $3.7 billion, half of which came from the federal government.
That is fine, except that it took three years to reach this agreement because the federal government always wants to dictate to Quebec how it should do things. Would the parliamentary secretary agree with the Bloc Québécois in asking Ottawa to transfer to Quebec its share of housing funds, unconditionally and according to its demographic weight?
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire a indiqué les sommes qui ont été données. Effectivement, il y a eu une entente bilatérale entre le Canada et le Québec, assortie de 3,7 milliards de dollars, dont la moitié venait du gouvernement fédéral.
C'est bien, sauf que cela a pris trois ans avant d'avoir cette entente, parce que le gouvernement fédéral veut toujours dicter au Québec sa façon de faire. Le secrétaire parlementaire serait-il d'accord avec le Bloc québécois pour demander qu'Ottawa transfère au Québec sa part du financement en matière de logement correspondant à son poids démographique et qu'il le fasse sans condition?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:22 [p.8115]
Madam Speaker, I beg to differ with my friend. I think that Ottawa has a responsibility on the housing file, and part of that responsibility is to work with provinces, territories and municipalities, whether Montreal, Winnipeg, Vancouver, Halifax or Yellowknife, as well as with indigenous leaders and governments of all types to try to ensure that we have better overall housing conditions throughout the country.
This is a file that we as a government, and particularly the Prime Minister, have given a great deal of attention to. We see it with the current Minister of Housing and his commitment to the many different programs that he is pushing very hard on, such as the rapid housing initiative. He has been in my home province on many occasions to promote that particular program.
Madame la Présidente, je ne suis pas d’accord avec ma collègue. Je pense qu’Ottawa a une responsabilité dans le dossier du logement, et une partie de cette responsabilité consiste à travailler avec les provinces, les territoires et les municipalités, qu’il s’agisse de Montréal, de Winnipeg, de Vancouver, d'Halifax ou de Yellowknife, ainsi qu’avec les dirigeants autochtones et les gouvernements de tous types, pour essayer de faire en sorte que nous ayons de meilleures conditions générales de logement dans tout le pays.
C’est un dossier auquel le gouvernement, et particulièrement le premier ministre, a accordé beaucoup d’attention. Nous le constatons avec l’actuel ministre du Logement et son engagement à l’égard des nombreux programmes qu'il défend avec énormément de vigueur, comme l’Initiative pour la création rapide de logements. Il s’est rendu dans ma province à de nombreuses reprises pour promouvoir ce programme.
View Jenny Kwan Profile
NDP (BC)
View Jenny Kwan Profile
2021-06-08 15:23 [p.8115]
Madam Speaker, the parliamentary secretary is obviously oblivious to the fact that it was the federal Liberals who cancelled the national affordable housing program in 1993.
With that being said, Winnipeg has the highest number of indigenous households in need of housing, estimated at 9,000. Indigenous, Métis and Inuit people should not have to be told time and again that their housing needs can wait, just as the government should not keep taking indigenous children to court.
How can the member sleep at night knowing that his own government has failed time and again to deliver on the promise of a “for indigenous, by indigenous” urban, rural and northern housing strategy?
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire n’est manifestement pas conscient du fait que ce sont les libéraux fédéraux qui ont annulé le programme national de logement abordable en 1993.
Cela étant dit, Winnipeg compte le plus grand nombre de ménages autochtones ayant besoin d’un logement, soit environ 9 000. Les Autochtones, les Métis et les Inuits ne devraient pas avoir à se faire répéter sans cesse que leurs besoins en matière de logement peuvent attendre, tout comme le gouvernement ne devrait pas continuer à traîner les enfants autochtones devant les tribunaux.
Comment le député peut-il dormir la nuit sachant que son propre gouvernement a échoué à maintes reprises à tenir la promesse d’une stratégie de logements en milieu urbain, rural et nordique « pour les autochtones, par les autochtones »?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:24 [p.8115]
Madam Speaker, the member is just wrong in terms of her assessments. If she were to check with the Minister of Indigenous Services, she would probably be better informed in terms of what is actually taking place on the issue of indigenous housing, which is being led and encouraged by indigenous community members today.
In regards to changing history, back in 1992-93, whenever it was, I can remember debating Bill Blaikie in the north end of Winnipeg when the NDP were saying that the federal government did not have a role to play in housing. That was back in the early 1990s. It may be hard to believe, but it is true. I was there, on the panel, and so was Bill Blaikie.
I do not need any sort of lecture from a New Democrat on the importance of national housing. We have a Prime Minister and a government that are more committed to housing in Canada than any other government I can recall, and I have been around for quite a few years.
Madame la Présidente, la députée se trompe tout simplement dans ses évaluations. Si elle vérifiait auprès du ministre des Services autochtones, elle serait probablement mieux informée sur ce qui se passe réellement dans le domaine du logement autochtone, qui est dirigé et encouragé par les membres des communautés autochtones aujourd’hui.
Pour ce qui est de changer l’histoire, en 1992-1993, je me souviens d’un débat avec Bill Blaikie dans le Nord de Winnipeg, lorsque le NPD affirmait que le gouvernement fédéral n’avait pas de rôle à jouer en matière de logement. C’était au début des années 1990. C’est peut-être difficile à croire, mais c’est vrai. J’étais là, dans le groupe de discussion, et Bill Blaikie aussi.
Je n’ai pas besoin qu’une néo-démocrate me fasse la leçon sur l’importance du logement national. Nous avons un premier ministre et un gouvernement qui sont plus engagés envers le logement au Canada que tout autre gouvernement dont je me souviens, et je suis là depuis un bon bout de temps.
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, money laundering is extensively exploited in Canadian real estate, and we have estimates that more than 50% of real estate companies are not complying with anti-money-laundering regulations. Furthermore, we are one of the few G7 countries that does not have laws around beneficial ownership.
I am wondering this. Could the parliamentary secretary give us any insight into whether or not this government is actually going to work towards enforcing Canada's anti-money-laundering regulations and implementing beneficial ownership to reduce money laundering in Canada?
Madame la Présidente, le blanchiment d’argent est omniprésent dans le secteur immobilier canadien, et selon certaines estimations, plus de la moitié des sociétés immobilières font fi des règles mises en place pour prévenir le blanchiment d'argent. En outre, le Canada est l'un des rares pays du G7 qui n’a pas de lois sur la propriété effective.
Le secrétaire parlementaire peut-il nous dire si le gouvernement va faire en sorte que les règlements canadiens contre le blanchiment d'argent et les dispositions relatives à la propriété effective soient appliqués afin de réduire l'étendue du blanchiment d’argent au Canada?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:26 [p.8116]
Madam Speaker, what I can say, and what I would emphasize because we have heard this from other colleagues of mine, in particular the minister, is that houses should not be passive investment vehicles for offshore money. They should be homes for Canadian families. We recognize that we need to work with other jurisdictions. We have a multi-department approach to try to get to the root of this and how we can resolve it. At the end of the day we want to see houses being used as they were intended, and that is by real people.
Madame la Présidente, ce que je peux dire, et ce que je soulignerai parce que d’autres de mes collègues et, en particulier, la ministre l’ont dit, c’est que les maisons ne devraient pas être des instruments de placement passif pour l'argent étranger. Elles devraient loger des familles canadiennes. Nous savons que nous devons collaborer avec d’autres pays. Nous avons adopté une approche pluriministérielle pour essayer d’aller à la source du problème et trouver une solution. Nous voulons, somme toute, que les maisons soient utilisées comme elles le devraient, c’est-à-dire par de vraies personnes.
View Derek Sloan Profile
Ind. (ON)
Madam Speaker, I wanted to raise an issue that I raised earlier. I think there have been a lot of good comments today on things that can be done, but I raised the issue earlier that high immigration levels can also impact housing prices, and I think that is a fact. I think it increases the demand side of things.
There are some Canadians who are concerned with our economic state coming out of COVID. Does the Liberal government plan to go back to our high immigration levels immediately once borders open, or will there be a period of letting the economy and the housing market get back on track?
Madame la Présidente, je voulais reposer une question. Il me semble qu’il y a eu aujourd’hui beaucoup de bonnes observations sur des choses qui peuvent être faites, mais je mentionnais tout à l’heure que des niveaux d’immigration élevés peuvent aussi influer sur le prix des logements, et je pense que c’est un fait, car ils font augmenter la demande.
Certains Canadiens sont inquiets de la situation économique au sortir de la COVID. Le gouvernement libéral compte-t-il revenir tout de suite à des niveaux d’immigration élevés, une fois que les frontières seront rouvertes, ou laissera-t-il le temps à l’économie et au marché du logement de se relancer?
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2021-06-08 15:27 [p.8116]
Madam Speaker, Canada is a diverse nation that is recognized around the world as the place to be in many situations, and we owe that to immigrants. We are a nation that is very much dependent on immigration. I believe that Canada will continue to grow and prosper well into the future, in good part because of solid immigration policies. In many areas immigration has kept communities alive, and to a certain degree growing.
I would invite my friend, if he doubts that, to come to Manitoba. I can give him some very specific examples of some communities he can visit. I would not want anyone to undervalue the potential contributions of aggressive immigration into Canada.
Madame la Présidente, le Canada est un pays diversifié qui est reconnu dans le monde entier comme le meilleur endroit où se trouver dans bien des situations, et nous le devons aux immigrants. Notre pays dépend beaucoup de l’immigration. Je crois que le Canada continuera de croître et de prospérer pendant longtemps, en grande partie en raison de politiques d’immigration solides. Dans beaucoup de régions, des collectivités doivent leur dynamisme et, dans une certaine mesure, leur croissance à l’immigration.
J’invite le député, s’il en doute, à venir au Manitoba. Je peux lui donner quelques exemples très précis de collectivités où il peut se rendre. Je ne voudrais pas que quiconque sous-estime les contributions potentielles d’une immigration nombreuse au Canada.
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Edmonton Manning.
I am honoured to have the opportunity to speak to this very important opposition motion on housing. Canada does have a housing crisis. Every day, citizens from my riding and across Canada come to me with heartbreaking stories on the challenges they face in putting a roof over their head. Many tell me they can no longer afford to stay in their homes, others share that they cannot find anywhere at all to live. I hear from young families who are forced to live far from their places of work, because it is all they can find and young people who are losing hope that they will ever be able to own a house of their own.
Nearly one in 10 Canadians experience hidden homelessness. One in seven Canadian households cannot find decent housing without spending 30%, or more, of their income. In my riding, in the greater Toronto area that number is drastically worse. The average Toronto household costs over $850,000 where Canada’s average is $562,000, with many Toronto buyers taking nearly 75% of their household income to cover home ownership costs.
The blatant truth is that there is not enough housing available and the housing that is available is simply too expensive. The critical shortage of housing and the corresponding skyrocketing of housing prices is a serious problem that is getting worse, and not one that will fix itself.
Economists at the big banks have been increasingly sounding the alarm over Canada’s housing market. Big bank economists do not typically use strong language on any topic, so when they do, we must take note and treat it with the severity that it deserves. In February, economists at the National Bank highlighted the warning signs of widespread price surges, vulnerable borrowers with high debt and uninsured mortgages.
A Royal Bank economist in late March stated that a policy response was required to address a housing market that has not had an “overheating of this scope since the late 1980s.” This position was further reinforced by Bank of Montreal economists who stated that “policy-makers need to act immediately” to respond to the “housing fire” that Canada is currently living through.
Canada’s national housing affordability crisis requires a comprehensive federal government approach combined with a sense of urgency that takes concrete action to implement it. Today’s opposition day motion calls on the government to do just that.
This crisis in Canada is a complex issue, but today I would like to focus on the three main areas that I think should be considered in any federal government approach: tax structure changes, including addressing vacant and non-resident foreign ownership, rampant housing speculation and money laundering; employment and the quality, not just quantity, of jobs; and longer-term thinking around the total cost of ownership of housing, and how targeted initiatives could make housing more affordable while also achieving our national goals around environment and climate change.
What is taxed, how it is taxed, and the information and documentation that is provided in support of those taxes are important tools that a federal government could use to influence the foundations of our economy, including the housing market.
Many of the housing market issues are associated with shortages in supply, with renters being disproportionately affected. Renter households are four and a half times more likely to be in housing need, largely due to a severe shortage in rental properties. However, often the shortage is because properties are being left vacant rather than there not being enough properties. One such example is the explosion in the use of properties for short-term rentals such as Airbnbs. There are significant tax advantages that currently, perhaps inadvertently, incentivize owners of vacant properties to use them as for this purpose rather than as housing for longer-term renters.
While tourism is certainly a key component of our economy, the ability for families to secure long-term rentals for housing must also be prioritized. Perhaps if the tax structures were altered to, as a minimum, level the playing field between the two usage types, more property owners would choose to offer their properties for long-term rentals increasing the available supply.
What is also affecting the supply of shelter is the extent to which owned properties are simply being left vacant. Many of these properties are non-resident, foreign-owned. A temporary freeze on this type of ownership would be a substantive measure toward increasing the supply. Furthermore, a review of the tax conditions on properties that remain vacant for extended periods of time would also be important to look into.
The real estate market has been extensively exploited by money laundering, further compounding the problem of both the supply and the cost of housing. It is estimated that $47 billion is laundered annually across Canada with a significant portion, with some estimates as high as 68% of that being in the real estate market.
Nearly half of all real estate companies are not complying with key aspects of the FINTRAC anti-money laundering regime and Canadian authorities are failing to prosecute these financial crimes. Compliance and enforcement of Canada’s anti-money laundering must be a priority. Additionally, the introduction of beneficial ownership to increase transparency would be a significant measure that would increase the availability of housing supply and in turn reduce housing prices.
Finally, tax changes that would temper the rampant speculation in the housing market should also be explored. The purchase of properties for the sole purpose of “flipping” is contributing to the rapid price increases. Perhaps, the practice of “flipping” should be viewed in the context of a business operation and not as a principal residence.
Clearer residential requirements, including rules that disallow multiple principal residences within a certain period or time frame without supporting justification, such as a move for work, could all be important tax changes that should be considered, again to increase the housing supply and cool the drastic pricing increases.
While cost of housing may be a critical piece in the accessibility to a place Canadians can call home, it is not the only one. A steady and reliable income is as important on the path to home ownership. With over 30% of the Canadians precariously employed, addressing the housing crisis must include measures to increase not only the quantity, but also the quality, of jobs.
The last area that must be considered in addressing housing affordability is the standard and quality of available housing. The cost of a home is more than just the purchase price. It is also the annual recurring cost of heating, cooling, maintaining the house and much more. Significant technological advances offer much greater energy efficiency, lower carbon footprints and greater resilience against climate change events.
However, building codes lag far behind and government housing investments do not demand compliance with these higher standards. While a tax incentive to retrofit existing properties may be beneficial, the advantages of all-new builds meeting the highest possible standards and the corresponding contribution to home affordability should not be overlooked.
The national housing crisis must be urgently addressed. It requires real action to review detrimental tax treatments, address money laundering and rampant speculation, and support long-term environmental and sustainable thinking. Today’s opposition motion puts forward important actions that will give more people a real chance at securing a decent and affordable roof over their head, and in turn, secure Canada’s future. I urge everyone in this House to support this critical motion.
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député d’Edmonton Manning.
Je suis heureuse d’avoir l'occasion de prendre la parole au sujet de cette importante motion de l’opposition sur le logement. Le Canada est en pleine crise du logement. Chaque jour, des électeurs de ma circonscription et de partout au Canada m’appellent pour me raconter les difficultés incroyables qu’ils doivent surmonter pour se trouver un logement. Beaucoup me disent qu’ils n’ont plus les moyens de rester dans leur logement, et d’autres me disent qu’ils ne peuvent trouver d'endroit où rester. De jeunes familles sont forcées de vivre loin de leur lieu de travail parce que c’est tout ce qu’elles ont trouvé, et les jeunes perdent espoir d'avoir un jour leur propre maison.
Près d’un Canadien sur 10 vit dans l’itinérance relative. Un ménage sur sept ne peut trouver un logement décent qui ne demande pas 30 % ou plus de son revenu. Dans ma circonscription, dans la région du Grand Toronto, ce chiffre est beaucoup plus élevé. En moyenne, un logement à Toronto coûte plus de 850 000 $, alors qu’au Canada, la moyenne est de 562 000 $. À Toronto, un grand nombre d’acheteurs consacrent près de 75 % de leurs revenus à l’achat de leur logement.
La vérité est on ne peut plus évidente: il n’y a pas assez de logements disponibles, et ceux qui le sont sont tout simplement trop chers. La pénurie de logements et la flambée des prix qui en résulte sont un grave problème qui ne fait que s’aggraver et qui ne pourra pas se résoudre de lui-même.
Les économistes des grandes banques sonnent l’alarme depuis quelque temps déjà. Ces économistes ne se prononcent jamais trop fermement sur quoi que ce soit, mais quand ils le font, nous devons les écouter attentivement. En février, les économistes de la Banque Nationale avaient alerté sur les risques qu’on assiste à une flambée des prix, et que des emprunteurs très endettés et sans assurance hypothécaire soient vulnérables.
Un économiste de la Banque Royale a dit, en mars dernier, qu’il fallait que le gouvernement intervienne parce que le marché immobilier n’avait pas connu une « surchauffe de cette ampleur depuis la fin des années 1980 ». Cette position a été renforcée par des économistes de la Banque de Montréal qui ont affirmé que « les décideurs devaient intervenir immédiatement » pour répondre à la « flambée des prix immobiliers » que le Canada était en train de vivre.
La pénurie de logements abordables que le Canada connaît actuellement nécessite une approche globale du gouvernement fédéral et une reconnaissance de l’urgence de la situation. C’est exactement ce que la motion de l’opposition demande au gouvernement.
Au Canada, la crise est complexe, mais aujourd’hui, j’aimerais parler essentiellement de trois grandes façons dont le gouvernement fédéral devrait intervenir, soit en modifiant le régime fiscal, notamment pour aborder la question des logements vacants appartenant à des non-résidents et lutter contre la spéculation immobilière et le blanchiment d’argent; en se penchant sur la question de l’emploi et la qualité de ces emplois, pas seulement leur quantité; et en effectuant une réflexion à long terme sur le coût total de l’achat d’un logement pour voir comment des initiatives ciblées pourraient rendre l’accès à la propriété plus abordable tout en respectant nos objectifs nationaux en matière d’environnement et de changement climatique.
Ce qui est taxé, comment c’est taxé et les informations qui sont fournies à l’appui de ces taxes sont des outils importants dont un gouvernement fédéral devrait se servir pour influer sur les fondements de notre économie, notamment le marché immobilier.
Bon nombre des problèmes du marché immobilier sont liés à une pénurie de l’offre, qui touche encore plus les locataires. Ces derniers sont quatre fois et demie plus susceptibles d’être à la recherche d’un logement, à cause d’une grave pénurie de logements locatifs. Mais cette pénurie est plus souvent due au fait que les logements sont laissés vacants qu’à l’insuffisance de logements disponibles. Un bon exemple en est l’explosion des logements mis en location à court terme par l’intermédiaire d’Airbnb, par exemple. À l’heure actuelle, le régime fiscal encourage, peut-être accidentellement, les propriétaires à louer leur logement vacant de cette façon plutôt qu’à des locataires à long terme.
Le tourisme est certes un élément important de notre économie, mais la capacité des familles de trouver un logement locatif à long terme doit aussi être une priorité. Il serait peut-être souhaitable de modifier le régime fiscal pour que le traitement fiscal des deux usages possibles de la propriété soit identique et que davantage de propriétaires soient prêts à mettre leur logement sur le marché locatif à long terme, ce qui augmenterait l’offre immobilière.
Le nombre de propriétés laissées vacantes a également un impact sur l’offre de logements. Un grand nombre de leurs propriétaires sont des non-résidents étrangers. Un moratoire temporaire sur ce type de propriété pourrait être une mesure efficace pour augmenter l’offre immobilière. Il conviendrait aussi de revoir le traitement fiscal des propriétés qui restent vacantes pendant de longues périodes.
Le marché de l’immobilier a été fortement exploité à des fins de blanchiment d’argent, ce qui n’a fait qu’aggraver le problème de l’offre et du coût du logement. On estime que 47 milliards de dollars sont blanchis chaque année au Canada, dont une portion importante, qui pourrait aller jusqu’à 68 %, est blanchie dans le marché immobilier.
Près de la moitié de toutes les agences immobilières ne se conforment pas aux conditions du CANAFE pour lutter contre le blanchiment d’argent, et les autorités canadiennes n’intentent généralement pas de poursuites pour ces crimes financiers. La lutte contre le blanchiment d’argent au Canada doit être une priorité. De plus, l’introduction de la notion de propriété effective pour accroître la transparence contribuerait grandement à augmenter l’offre de logements et, partant, à réduire leurs prix.
Enfin, il convient également d’envisager des modifications fiscales qui tempéreraient la spéculation effrénée sur le marché du logement. L’achat de propriétés dans le seul but de les revendre contribue à la hausse rapide des prix. Peut-être que la pratique d’achat et de revente rapide devrait être considérée comme une opération commerciale et non comme l'achat d'une résidence principale.
Des exigences plus claires en matière de résidence, y compris des règles interdisant les résidences principales multiples au cours d’une certaine période ou d’un certain laps de temps sans justification, comme un déménagement pour le travail, pourraient constituer des modifications fiscales importantes à envisager, afin d’augmenter l’offre de logements et de freiner la hausse dramatique des prix.
Bien que le coût du logement soit un élément essentiel de l’accessibilité à un endroit que les Canadiens peuvent appeler leur foyer, ce n’est pas le seul. Un revenu stable et fiable est tout aussi important sur le chemin de l’accession à la propriété. Étant donné que plus de 30 % des Canadiens ont un emploi précaire, la résolution de la crise du logement doit inclure des mesures visant à augmenter non seulement la quantité, mais aussi la qualité des emplois.
Le dernier aspect à prendre en compte pour ce qui est de l’abordabilité du logement est le niveau et la qualité des logements disponibles. Le coût d’une maison ne se limite pas au prix d’achat. C’est aussi le coût annuel récurrent du chauffage, de la climatisation, de l’entretien, et bien plus encore. Les progrès technologiques considérables permettent d’améliorer grandement l’efficacité énergétique, de réduire l’empreinte carbone et de renforcer la résilience face aux conséquences des changements climatiques.
Cependant, les codes du bâtiment ont pris énormément de retard, et les investissements publics dans le domaine du logement n’exigent pas le respect de ces normes plus strictes. Bien qu’un incitatif fiscal à la modernisation des propriétés existantes puisse être bénéfique, il ne faut pas négliger les avantages des constructions entièrement nouvelles répondant aux normes les plus élevées possible et la contribution correspondante à l’abordabilité des logements.
Il faut s'attaquer de toute urgence à la crise nationale du logement. Il faut prendre des mesures concrètes pour revoir les traitements fiscaux préjudiciables, lutter contre le blanchiment d’argent et la spéculation effrénée, et soutenir une réflexion environnementale et durable à long terme. La motion de l’opposition d’aujourd’hui propose des mesures importantes qui donneront à un plus grand nombre de personnes une chance réelle d’avoir un toit décent et abordable au-dessus de la tête et, par conséquent, d’assurer l’avenir du Canada. Je demande instamment à tous les députés d’appuyer cette motion essentielle.
View Adam Vaughan Profile
Lib. (ON)
View Adam Vaughan Profile
2021-06-08 15:38 [p.8117]
Madam Speaker, it will be interesting to see how the real estate sector responds to the Conservatives talking about changing the tax regime for primary residences. I look forward to the Conservative attack ads by this particular member in the next campaign. I assure members, Liberals are not changing the tax code as it relates to primary residences, but we now know the Conservatives are considering it.
It is also nice to hear them talk about FINTRAC, an organization and police unit that the Conservatives did not fund and did not staff. We are now funding it, but the member opposite voted against that funding. She also voted against the budget to strengthen beneficial ownership measures in this year's budget, but now she seems to have changed her mind. She does like to criss-cross on issues and political parties from time to time.
What I find most interesting about the member opposite is she often advocates for the subway on Yonge Street, which the municipalities of York Region are paying for with development charges, the development charges that this particular motion threatens to strip away.
How would the cities contribute to infrastructure that builds good, strong communities if development charges were wiped out as the Conservative Party is now proposing to do for municipalities from coast to coast to coast? How does she build a subway with tax cuts?
Madame la Présidente, il sera intéressant de voir comment le secteur immobilier réagira au fait que les conservateurs parlent de modifier le régime fiscal pour les résidences principales. J’ai hâte de voir les publicités négatives de cette députée conservatrice lors de la prochaine campagne. Je tiens à rassurer les députés: les libéraux ne modifient pas le code fiscal en ce qui concerne les résidences principales, mais nous savons maintenant que les conservateurs envisagent de le faire.
Il est également agréable de les entendre parler du CANAFE, un organisme et un service policier que les conservateurs n’ont pas financé et n’ont pas doté en personnel. Nous le finançons maintenant, mais la députée d’en face a voté contre ce financement. Elle a également voté contre le renforcement des mesures relatives à la propriété effective dans le budget de cette année, mais elle semble maintenant avoir changé d’avis. Elle aime bien sautiller d’un côté et de l’autre entre les questions et les partis politiques de temps en temps.
Ce que je trouve le plus intéressant chez la députée d’en face, c’est qu’elle plaide souvent en faveur du métro de la rue Yonge, que les municipalités de la région d'York paient avec des droits d’aménagement, droits que cette motion particulière menace de supprimer.
Comment les villes contribueraient-elles à l’infrastructure qui permet de bâtir de bonnes et de solides collectivités si les droits d’aménagement étaient supprimés, comme le Parti conservateur propose maintenant de le faire pour les municipalités d’un bout à l’autre du pays? Comment construirait-elle un métro avec des réductions d’impôt?
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I am sure all hon. colleagues can agree that a principal residence is for living in and providing a family with a roof over their heads. That is the most important aspect of a principal residence. The fact the Liberals are saying they have done things to reduce money laundering is blatantly false. There are no regulations around beneficial ownership, and that is a critical gap that industry and economists alike have identified, as well as the fact that many of Canada's current FINTRAC anti-money laundering laws are failing to be enforced despite investments and much needed—
Madame la Présidente, je suis sûre que tous mes collègues sont d’accord pour dire qu’une résidence principale sert à vivre et à fournir un toit à une famille. C’est l’aspect le plus important d’une résidence principale. Le fait que les libéraux disent qu’ils ont fait des choses pour réduire le blanchiment d’argent est manifestement faux. Il n’y a pas de réglementation concernant la propriété effective, et c’est une lacune critique que l’industrie et les économistes ont signalée, ainsi que le fait que de nombreuses lois canadiennes actuelles contre le blanchiment d’argent, visées par le CANAFE, ne sont pas appliquées malgré les investissements et les besoins importants...
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
Questions and comments, the hon. member for Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia.
Nous passons aux questions et commentaires. La députée d’Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia a la parole.
View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her speech. She is right to say that we need to address the lack of access to housing. For example, Carleton-sur-Mer, in my riding, wants to attract more young families and more people to the area. This unfortunately is not happening because these people need to buy a house once they arrive, which is not always possible for a young person who does not have the money. This is a problem we see often.
The motion offers a number of potential solutions, which is good. However, we think the solution is rather simple. Housing is the jurisdiction of Quebec and the provinces, so the federal government should transfer the money directly to Quebec so it can work with the municipalities to find solutions. What does my colleague think about the idea of transferring the money as a solution?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours. Elle a raison de dire que l'on doit se pencher sur le problème d'accès au logement. Par exemple, à Carleton-sur-Mer, dans ma circonscription, on aimerait attirer plus de jeunes familles et plus de personnes dans la région. Malheureusement, on n'y parvient pas parce que ces gens doivent acheter une maison à leur arrivée, ce qui n'est pas toujours possible lorsqu'on est plus jeune et qu'on n'a pas l'argent requis. C'est un problème récurrent.
La motion apporte plusieurs pistes de solutions, ce qui est une bonne chose. Cependant, pour nous, la solution semble plutôt simple: le logement est une compétence qui appartient au Québec et aux provinces et il faut donc transférer les sommes du fédéral directement au Québec pour que ce dernier puisse trouver des solutions avec les municipalités. Ma collègue pense-t-elle que le simple fait de transférer les sommes pourrait être la solution?
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I thank my colleague for her question. It is so important to figure out why young people are unable to become homeowners.
Largely, it is because they do not have stable and steady incomes. We are seeing youth disproportionately affected by precarious employment, so while we need to talk about the availability and affordability of housing, what we also cannot overlook is the fact that we need to have incomes that are commensurate and not have precarious employment. I think it is our responsibility as parliamentarians to look to our youth and help them in providing that more secure path.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question. Il est tellement important de déterminer pourquoi les jeunes ne peuvent pas devenir propriétaires d'un logement.
C'est en grande partie parce qu’ils n’ont pas de revenu stable et régulier. Nous constatons que les jeunes sont touchés de manière disproportionnée par l’emploi précaire, Donc, si nous devons parler de la disponibilité et de l’abordabilité des logements, ce que nous ne pouvons pas non plus négliger, c’est le fait que nous devons avoir des revenus qui sont à la hauteur et non pas des emplois précaires. Je pense qu’il est de notre devoir, en tant que parlementaires, de nous tourner vers nos jeunes et de les aider à trouver cette voie plus sûre.
View Matthew Green Profile
NDP (ON)
View Matthew Green Profile
2021-06-08 15:42 [p.8118]
Madam Speaker, when we talk about supply, in my city we have building permits, cranes dotting the sky and condos being built everywhere and simultaneously there is an increasing number of residents in Hamilton Centre who are being pushed out and living in tents and informal settlements across the city. This opposition day motion, in part (e), talks about overhauling the government's housing policy to substantively increase the housing supply, yet the Conservatives decreased investments in co-ops and social housing and did not announce any plans. Will the Conservatives finally admit this opposition day motion completely overlooks social housing and real affordability for the next generation of Canadians?
Madame la Présidente, quand nous parlons d’offre, dans ma ville, nous avons des permis de construire, des grues qui parsèment le ciel et des condos qui se construisent partout. En même temps, il y a un nombre croissant de résidents de Hamilton-Centre qui sont expulsés et qui vivent dans des tentes et des abris informels un peu partout dans la ville. Cette motion de l’opposition, au paragraphe e), parle de réviser la politique du gouvernement sur le logement afin d’augmenter substantiellement l’offre de logements. Pourtant, les conservateurs ont diminué les investissements dans les coopératives et les logements sociaux et n’ont annoncé aucun plan. Les conservateurs admettront-ils enfin que cette motion d’une journée d’opposition néglige complètement le logement social et l’abordabilité réelle pour la prochaine génération de Canadiens?
View Leona Alleslev Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, this opposition day motion calls on the government to have a national housing strategy that does better in all aspects. It is not just one aspect, because housing needs to be looked at in its entirety.
Madame la Présidente, cette motion de l’opposition demande au gouvernement de se doter d’une stratégie nationale en matière de logement qui accomplit davantage sur tous les plans. Il ne s’agit pas d’un seul aspect, car le logement est une chose qui doit être examinée dans son ensemble.
View Ziad Aboultaif Profile
CPC (AB)
View Ziad Aboultaif Profile
2021-06-08 15:43 [p.8118]
Madam Speaker, before I begin discussing the motion at hand, I would like to give my condolences to the family that was attacked in London on Sunday evening. Four people were attacked and killed by an individual who was only motivated by hate for this innocent family, solely due to their Islamic faith. This kind of violence does not belong in the world, let alone in Canada.
Targeting men, women and children solely due to their beliefs is an act of hatred, pure and simple. It is something that cannot be tolerated in a free and just society, and my heart goes out to the family. We owe them, as a society, to work together to find a cure once and for all.
To begin with the issue of the day, I can say with confidence that one of the biggest challenges Canadians face in their lives right now is the cost of housing. Frankly, when I look at some of the real estate prices in some of Canada's largest cities, I struggle to think of how I would pay for one of those homes, and I am not talking about mansions here. Even starter homes are starting to get ridiculously expensive in this country. I took a look at some of Vancouver's real estate listings, and my mind was blown.
I think the cheapest house I found was two bedrooms and a little over 900 square feet for just under $500,000. I took a look at some of the listings in Toronto, and it was even worse. I could not find a single house available for under $500,000, just small condos or apartments.
One of the most ridiculous listings was a 500-square-foot bachelor pad for $500,000. That is about the size of my office back in my constituency, and I can barely fit my desk in there. I have no idea how someone would fit their entire life into something that size.
As I mentioned, the cost of housing is one of the biggest problems that Canadians are facing in their lives right now. I know that my colleagues the hon. member for Regina—Qu'Appelle and the hon. member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon wrote an update published in the Toronto Sun last week that discussed a lot of the causes of the, frankly, ridiculous cost of housing in this country. Obviously, I think it raised several good points, otherwise I would not be discussing them personally, and I think many Canadians would agree with this once they take a minute or two to think it over. The lack of supply of housing in Canada is one of their most compelling arguments.
I did the math, and from 2009 to 2019, the population of our country grew by 10.5%. That is about four million new Canadians. Obviously, there will be plenty of families in there, so I am not saying that we need four million new homes, but the lack of supply of housing is pretty well documented. This lack of housing supply has had some pretty clear consequences for Canadians.
The price of housing has boomed in nearly every major city in the country, with Edmonton and Calgary proving to be the only exceptions. Toronto, for instance, has seen the price of housing triple over the past 15 years. I think that goes a long way to explaining the 500-square-foot room for $500,000. Ultimately, I think that represents a national tragedy. The cost of housing in many of Canada's cities is, in many ways, an exclusionary barrier to families that are looking to fulfill their dreams of owning their own homes.
I am sure that this is similar for many Canadians as well as many of our colleagues, but I grew up with this dream. It is a pretty simple one, but simplicity carries universality. It is a classic dream to grow up, find a job, fall in love, start a family and buy one's own home to live in with that family.
I am fortunate that I have been able to fulfill that dream. I am sure it is similar for some of my colleagues, or maybe most of my colleagues, but it is not a similar story for a lot of Canadians. There are thousands of families across the country that are blocked from fulfilling that dream because of the cost of housing.
Maybe all people can afford now is to rent an apartment, or they cannot afford a big enough house so their children can live comfortably. Maybe they are forced to live in a bad neighbourhood where it is not safe for their kids to play outside because it is all they can afford.
Just as important, this is not just a barrier for families. It is a barrier for students who are moving away from home for the first time. It is a barrier for recent graduates looking for a new home as they enter the job market. It is a barrier for seniors who are looking to downsize after their retirement. It is a barrier to every Canadian from coast to coast. It is a slap in the face to all of them, quite frankly, especially with the ongoing pandemic, meaning that Canadians have been struggling while real estate prices keep chugging up and up.
The prohibitive cost of housing in many of Canada's cities is, frankly, a barrier that people are struggling to cross. It is not like a chain-link fence that we find at schoolyards. It is much closer to the walls of Jericho, tall, imposing and not crossable, but just like biblical walls, these walls can be brought down.
However, we cannot do it through the failed infrastructure and housing support programs of the government. We need to increase the supply of housing in our major cities. It is logical that our population cannot continue to grow while our housing supply barely adds new homes for Canadians. It is simple, but it is more than that.
While this is unique in every city across the country, there is a substantial amount of red tape and municipal regulations that prevent the construction of new housing. While we obviously cannot legislate municipal affairs, the federal government can work with the provincial governments and municipalities to improve the situation. We can encourage cities to cut red tape and make building new homes easier to alleviate the supply issues in many of our larger cities.
The federal government already issues gas tax rebates, carbon tax rebates and more to municipal governments. Why not other transfers such as from the thus far useless infrastructure bank or any one of the other dozens of programs? The municipal rules and regulations are a massive driver of the increase in housing prices and, to top it off, are all the government's failed programs.
Back in the 1980s, there was a tax rebate program for building new homes called the multiple unit residential building program. In today's dollars, it cost $9,000 per home built in foregone government revenue. I would say that is pretty good. The Liberal government's equivalent, the rapid housing initiative, costs 23 times that per home. That is with the $9,000 adjusted for inflation.
Clearly the government's current approach is not working. Clearly it is not helping Canadians afford homes. That is why we need a different approach. It is clear that the government needs to stop the endless, poorly thought-out infrastructure program. It is clear that the made-in-Ottawa programs are not working.
Despite all of the government programs designed to make affording down payments easier, and all the various tax credits related to home ownership, the walls remain up. It is time to stop marching around the city. It is time to blow our horns and tackle the issues of lack of supply and over-regulation of housing construction. It will bring down the wall of prohibitive housing costs in Canada's major cities.
This is what we need to do to make housing more affordable for Canada and Canadians. This is what we need to do to make sure that Canadians can fulfill their dream of home ownership. That is what my Conservative colleagues and I support, so Canadians right now or 50 years from now can fulfill their dreams.
Madame la Présidente, avant de commencer à discuter de la motion à l’étude, j’aimerais offrir mes condoléances à la famille qui a été attaquée à London dimanche soir. Quatre personnes ont été attaquées et tuées par un individu qui n’était motivé que par la haine de cette famille innocente, uniquement en raison de sa foi islamique. Ce genre de violence n’a pas sa place dans le monde, et encore moins au Canada.
Cibler des hommes, des femmes et des enfants uniquement en raison de leurs croyances est un acte de haine, pur et simple. C’est une chose qui ne peut être tolérée dans une société libre et juste, et je suis de tout cœur avec la famille. Nous leur devons, en tant que société, de travailler ensemble pour trouver un remède une fois pour toutes.
Pour commencer avec la question du jour, je peux dire sans craindre de me tromper que l’un des plus grands défis auxquels les Canadiens sont confrontés dans leur vie en ce moment est le coût du logement. Franchement, lorsque je regarde certains prix de l’immobilier dans certaines des plus grandes villes du Canada, j’ai du mal à imaginer comment je pourrais acheter une de ces maisons, et je ne parle pas ici de manoirs. Même les maisons pour ceux qui accèdent à la propriété commencent à être ridiculement chères dans ce pays. J’ai jeté un coup d’œil à certaines annonces immobilières de Vancouver, et j’en suis resté bouche bée.
Je pense que la maison la moins chère que j’ai trouvée était une maison de deux chambres d’un peu plus de 900 pieds carrés pour un peu moins de 500 000 $. J’ai regardé des annonces à Toronto et c’était encore pire. Je n’ai pas trouvé de maison individuelle à moins de 500 000 $, seulement de petits appartements en copropriété ou des appartements.
Une des annonces les plus ridicules proposait une garçonnière de 500 pieds carrés à 500 000 $. C’est pour ainsi dire la taille de mon bureau dans ma circonscription et c’est à peine si mon bureau y tient. Je ne vois pas comment quelqu’un ferait entrer toute sa vie dans un logement de cette taille.
Comme je le disais, de nos jours, l'un des plus gros problèmes pour les Canadiens, c'est le coût du logement. Je sais que les députés de Regina-Qu'Appelle et de Mission-Matsqui-Fraser Canyon ont rédigé un article faisant le point sur la situation qui a paru dans le Toronto Sun la semaine dernière. Ils y évoquaient de nombreuses causes du prix, pour tout dire, ridicule des logements dans ce pays. À l'évidence, je pense qu’ils présentaient plusieurs bons arguments, sans quoi je n’en parlerais pas, et je crois que beaucoup de Canadiens seront du même avis s’ils prennent quelques instants pour y réfléchir. L’offre insuffisante de logements au Canada est un de leurs arguments les plus convaincants.
J’ai examiné les chiffres. Entre 2009 et 2019, la population de notre pays a augmenté de 10,5 %, ce qui représente environ quatre millions de nouveaux Canadiens. Manifestement, il y aura de nombreuses familles parmi eux. Je ne prétends donc pas qu’il nous faut quatre millions de nouveaux logements. Toutefois, la pénurie de logements est bien documentée et elle est lourde de conséquences pour les Canadiens.
Le prix des logements augmente fortement dans presque toutes les grandes villes du pays, Edmonton et Calgary étant les seules exceptions. À Toronto, par exemple, le prix des logements a triplé au cours des 15 dernières années. Il me semble que cela explique en grande partie le studio de 500 pieds carrés à 500 000 $. En fin de compte, je crois que nous sommes face à une tragédie nationale. Le coût du logement dans de nombreuses villes canadiennes constitue, à bien des égards, un obstacle qui empêche les familles de réaliser leur rêve d’accession à la propriété.
J’ai grandi avec ce rêve, à l'instar, j'en suis certain de nombreux Canadiens et de nombreux collègues. C'est un rêve plutôt simple, mais la simplicité est universelle. C’est un rêve classique. On veux grandir, trouver un emploi, tomber amoureux, fonder une famille et acheter une maison où vivre avec cette famille.
J’ai la chance d’avoir pu réaliser ce rêve. Je suis certain qu’il en va de même de certains ou peut-être de la plupart des députés, mais ce n’est pas le cas de beaucoup de Canadiens. Des milliers de familles dans le pays ne peuvent pas réaliser ce rêve à cause du coût du logement.
Peut-être que tout ce que les gens peuvent se permettre aujourd’hui, c’est de louer un appartement, ou qu’ils ne peuvent pas se permettre une maison assez grande pour que leurs enfants puissent vivre confortablement. Ils sont peut-être obligés de vivre dans un mauvais quartier où leurs enfants ne sont pas en sécurité pour jouer dehors parce que c’est tout ce qu’ils peuvent se permettre.
Il est tout aussi important de préciser qu'il ne s’agit pas seulement d’un obstacle pour les familles. C’est un obstacle pour les étudiants qui s’installent loin de chez eux pour la première fois. C’est un obstacle pour les jeunes diplômés qui veulent s'acheter une maison alors qu’ils entrent sur le marché du travail. C’est un obstacle pour les personnes âgées qui veulent réduire leurs dépenses, à leur retraite, en achetant une maison plus petite. C’est un obstacle pour tous les Canadiens d’un bout à l’autre du pays. C’est une gifle pour eux tous, très franchement, surtout avec la pandémie en cours, ce qui signifie que les Canadiens sont en difficulté alors que le prix de l’immobilier ne cesse de grimper.
Le coût prohibitif du logement dans de nombreuses villes canadiennes est, franchement, un obstacle que les gens ont du mal à franchir. Ce n’est pas comme une clôture à mailles losangées que l’on trouve dans les cours d’école. Il se rapproche beaucoup plus des murs de Jéricho, hauts, imposants et infranchissables, mais tout comme les murs bibliques, ces murs peuvent être abattus.
Cependant, nous ne pouvons pas le faire par le biais des programmes d’infrastructure et de soutien au logement inefficaces du gouvernement. Nous devons augmenter l’offre de logements dans nos grandes villes. Il est logique que notre population ne puisse pas continuer à croître quand notre offre de logements ajoute à peine quelques nouvelles maisons pour les Canadiens. C’est simple, mais c’est plus que cela.
Bien que la situation soit unique dans chaque ville du pays, d'innombrables formalités administratives et règlements municipaux empêchent la construction de nouveaux logements. Si nous ne pouvons évidemment pas légiférer sur les affaires municipales, le gouvernement fédéral peut collaborer avec les gouvernements provinciaux et les municipalités pour améliorer la situation. Nous pouvons encourager les villes à réduire les formalités administratives et à faciliter la construction de nouvelles maisons afin d’atténuer les problèmes liés à l'offre dans bon nombre de nos grandes villes.
Le gouvernement fédéral accorde déjà aux administrations municipales des remboursements de la taxe sur l’essence et de la taxe sur le carbone, entre autres. Pourquoi pas d’autres transferts comme ceux de la banque d’infrastructure, jusqu’à présent inutile, ou d’autres dizaines de programmes? Les règles et règlements municipaux sont un facteur important à l'origine de l’augmentation du prix des logements et, pour couronner le tout, il y a tous les programmes du gouvernement qui ont échoué.
Dans les années 1980, il existait un programme de remboursement d’impôt pour la construction de nouvelles maisons appelé Programme des immeubles résidentiels à logements multiples. Chaque maison construite coûtait au gouvernement 9 000 $ en impôt non perçu, si l'on mesure la valeur en dollars actuels. Je dirais que c’est plutôt bon. L’équivalent du gouvernement libéral, l’Initiative pour la création rapide de logements, coûte 23 fois plus cher par maison. Ces 9 000 $ ont été ajustés en fonction de l’inflation.
Il est évident que l’approche actuelle du gouvernement ne fonctionne pas. Il est évident qu’elle n’aide pas les Canadiens à pouvoir acheter une maison. C’est pourquoi nous avons besoin d’une approche différente. Il est évident que le gouvernement doit mettre fin à son interminable programme d’infrastructure mal conçu. Il est évident que les programmes faits à Ottawa ne fonctionnent pas.
Malgré tous les programmes gouvernementaux conçus pour qu'il soit plus facile de disposer de l'argent pour la mise de fonds et les divers crédits d’impôt liés à la propriété, les murs restent debout. Il est temps d’arrêter de marcher autour de la ville. Il est temps de hausser le ton et de s’attaquer aux problèmes de l’offre insuffisante et de la réglementation excessive de la construction de logements. Cela fera tomber le mur des coûts prohibitifs du logement dans les grandes villes du Canada.
C’est ce que nous devons faire pour rendre le logement plus abordable pour le Canada et les Canadiens. C’est ce que nous devons faire pour nous assurer que les Canadiens peuvent réaliser leur rêve d’accession à la propriété. C’est ce que mes collègues conservateurs et moi appuyons, afin que les Canadiens, aujourd’hui ou dans 50 ans, puissent réaliser leur rêve.
View Adam Vaughan Profile
Lib. (ON)
View Adam Vaughan Profile
2021-06-08 15:53 [p.8120]
Madam Speaker, if the Conservatives' climate plan was a pamphlet, this set of policies is a postcard. It is astonishing.
I really wish that the Conservatives would make these speeches at the Federation of Canadian Municipalities because, when they talk about gutting municipal regulation and gutting the rules and the planning criteria around housing, what they are talking about is eliminating the planning that is done to make sure we build the right kind of housing in the right places to the right standards to house Canadians safely and affordably in communities that are functional.
When they talk about gutting the development charges attached to new construction builds, what they are talking about is taking away the libraries, the schools, the roads, the clean water and all of the infrastructure that makes a house viable in a community.
The Conservatives do not have a policy. They have a bunch of slogans. It is like listening to people talk about the weather. They are finally talking about housing, but they do not actually have a plan to do anything about supply, cost, affordability, security or how it gets done. In fact, all they want to do is attack municipalities. If they delivered this speech at the Federation of Canadian Municipalities last week, they would have been laughed out of the room.
Madame la Présidente, si le plan climatique des conservateurs était une brochure, cet ensemble de politiques est une carte postale. C’est ahurissant.
J’aimerais vraiment que les conservateurs prononcent ces discours devant la Fédération canadienne des municipalités parce que, lorsqu’ils parlent d’éliminer la réglementation municipale, les règles et les critères de planification en matière de logement, ce dont ils parlent, c’est d’éliminer la planification qui est faite pour s’assurer que nous construisons le bon type de logement aux bons endroits et selon les bonnes normes pour loger les Canadiens en toute sécurité et à un prix abordable dans des collectivités qui sont fonctionnelles.
Lorsqu’ils parlent d'éliminer les frais de développement liés aux nouvelles constructions, ce dont ils parlent, c’est d’éliminer les bibliothèques, les écoles, les routes, l’eau potable et toute l’infrastructure qui rend une maison viable dans une communauté.
Les conservateurs n’ont pas de politique. Ils ont un tas de slogans. C’est comme écouter les gens parler de la météo. Ils parlent enfin de logement, mais ils n’ont pas vraiment de plan pour agir sur l’offre, le coût, l’abordabilité, la sécurité ou la façon dont cela se fait. En fait, tout ce qu’ils veulent faire, c’est attaquer les municipalités. S’ils avaient prononcé ce discours devant la Fédération canadienne des municipalités la semaine dernière, ils auraient été la risée de la salle.
View Ziad Aboultaif Profile
CPC (AB)
View Ziad Aboultaif Profile
2021-06-08 15:55 [p.8120]
Madam Speaker, it seems as though the hon. member is coming from a different planet altogether. He is still stuck too much in the past. Every time we suggest something, we are trying to help the government. We are trying to help find solutions for Canadians. The hon. member is always stuck in his own pity politics. He is living in the past, and he cannot move on from there.
What I am saying is simple. If their policies are working, and if their plan is working, why do we have a problem? The member knows it is not a normal problem, and Canadians know how much Canadians are suffering. If one talks to any average Canadian, whether over the screen or in real life, the first thing they will talk about is how confused, uncomfortable and unhappy they are with what is going on with the housing market.
This is my answer to the hon. member. Let us work together to find a solution. Our motion today is nothing but a step in that direction.
Madame la Présidente, on dirait que le député vient d’une tout autre planète et qu’il est encore trop coincé dans le passé. Chaque fois que nous suggérons quelque chose, c'est pour aider le gouvernement. Nous essayons de l’aider à trouver des solutions pour les Canadiens. Le député est toujours coincé dans sa propre politique déplorable. Il vit dans le passé et ne peut pas bouger de là.
Tout ce que je dis ici est simple. Si leurs politiques fonctionnent, si leur plan fonctionne, pourquoi avons-nous un problème? Le député sait que ce n’est pas un problème normal et les Canadiens savent à quel point ils souffrent. Parlez à n’importe quel Canadien moyen, que ce soit virtuellement ou en personne. La première chose qu’il mentionnera est qu’il est confus, mal à l’aise et mécontent de ce qui se passe sur le marché du logement.
Voici la réponse au député: travaillons ensemble pour trouver une solution. Notre motion d’aujourd’hui n’est rien d’autre qu’un pas en ce sens.
View Caroline Desbiens Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech. The Bloc Québécois mostly agrees with the Conservative Party on this. There is a social housing crisis, and we must do something about it.
Social housing in my riding of Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d'Orléans—Charlevoix has its own realities, but they are not the same in Charlevoix, in Côte-de-Beaupré, in Beauport or in Quebec City.
The Bloc Québécois is concerned that the federal government is looking into this issue, when I believe that Quebec is in a better position to do so and is more familiar with the situation. Quebec is in a position to implement the social housing principles.
The Bloc Québécois is suggesting that the government give Quebec its share of the money for social housing and allow Quebec to allocate it.
What does my colleague think about that?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa prise de parole et de son allocution. Le Bloc québécois est assez d'accord avec le Parti conservateur sur ce sujet. Il y a une crise du logement social, et il faut absolument s'en occuper.
Dans ma circonscription, Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d'Orléans-Charlevoix, il y a certaines réalités sur le plan des logements sociaux, mais elles ne sont pas les mêmes dans Charlevoix, sur la Côte-de-Beaupré, à Beauport et dans la capitale nationale.
Au Bloc québécois, ce qui nous inquiète, c'est que ce soit le fédéral qui s'occupe de cette problématique, alors que le Québec est mieux organisé, je pense, et connaît mieux son milieu. Le Québec est donc en mesure d'appliquer les principes en matière de logements sociaux.
Ce que le Bloc québécois suggère, c'est que le gouvernement donne au Québec la part qui lui revient et que le Québec s'occupe de répartir les sommes destinées aux logements sociaux.
Qu'en pense mon collègue?
View Ziad Aboultaif Profile
CPC (AB)
View Ziad Aboultaif Profile
2021-06-08 15:57 [p.8120]
Madam Speaker, I agree that maybe one size would not fit all. That may not be the solution. There are different provinces, different jurisdictions and different cities. That is why I mentioned in my speech that the prices in Edmonton and Calgary are still way, way behind compared to Toronto or Vancouver. Probably the only two exceptions to this are Calgary and Edmonton right now.
We need to find solutions. At the end of the day, this is a national crisis, and we must all be stepping up to make sure we find the solutions and help the government to deal with it.
Madame la Présidente, je conviens qu'une formule universelle ne ferait pas nécessairement l'affaire de tous. Ce n'est peut-être pas la solution. La situation diffère d'une province, d'une administration et d'une ville à l'autre. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai mentionné dans mon discours qu'à Edmonton et Calgary, le prix des propriétés est encore bien en-deçà de ceux qui se pratiquent à Toronto ou Vancouver. À l'heure actuelle, Calgary et Edmonton sont les deux seules villes à échapper à la flambée immobilière.
Il faut trouver des solutions. En définitive, il s'agit d'une crise nationale et tout le monde doit faire sa part pour trouver des solutions et aider le gouvernement à s'y attaquer.
View Richard Cannings Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I am happy to talk about housing here today because housing is the crisis in my community. In my home town of Penticton, the average cost of a single family home is $800,000. That is almost twice what it is in Edmonton, yet the average income for a single person is in the $30,000 range.
People cannot even dream to afford to buy a house. There is no rental stock. There is certainly no subsidized housing stock, so if people lose their rental suite because the landlord wants to cash in on these prices, they are homeless. They are out on street.
We have had working families in that situation. I do not see anything in—
Madame la Présidente, je suis ravi d'aborder la question du logement à la Chambre parce qu'il y a une véritable crise du logement dans ma collectivité. À Penticton, la localité où j'habite, une maison unifamiliale coûte en moyenne 800 000 $. C'est presque deux fois plus qu'à Edmonton, alors que le revenu moyen d'une personne seule se situe aux alentours de 30 000 $.
Les gens ne peuvent même pas rêver d'accéder à la propriété et il y a pénurie de logements à louer. Par surcroît, comme il n'y a pas de logements subventionnés, des gens se retrouvent à la rue s'ils sont forcés de quitter leur appartement parce que le propriétaire vend pour profiter de la hausse des prix. Ils sont sans abri.
Chez nous, des travailleurs et leur famille se sont retrouvés dans cette situation. Je ne vois rien dans...
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
I apologize, but I have to ask the hon. member for Edmonton Manning to give a short answer.
Je suis désolée, mais je dois demander au député d'Edmonton Manning de donner une réponse brève.
View Ziad Aboultaif Profile
CPC (AB)
View Ziad Aboultaif Profile
2021-06-08 15:59 [p.8120]
Madam Speaker, I visit British Columbia all the time, although not right now, but I am very familiar with it. Yes, we do have a problem. It is everybody's problem, and we have to make sure we find solutions.
Madame la Présidente, je visite régulièrement la Colombie-Britannique. Je n'y vais pas en ce moment, mais je la connais très bien. Oui, nous avons un problème. C’est le problème de tout le monde, et nous devons trouver des solutions.
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I will be splitting my time with the distinguished member for Kingston and the Islands.
Before I begin my speech, I would like to pay my respects to the four Canadians who were taken from their family and friends. This absolutely breaks my heart. I know all Canadians have their thoughts with this family and with the nine-year-old boy for whom we all wish a full recovery. May light overcome such darkness, and, yes, we must root out all forms of discrimination, including Islamophobia. It needs to be called out. It needs to be condemned. At this time, we all stand shoulder to shoulder with Muslim Canadians across this country.
I am pleased to contribute to this very important debate that we are having, as this issue impacts all Canadians from coast to coast. I would like to thank the hon. member for raising the issue of housing. It is a frustrating period for many Canadians who are trying to purchase their first home. High housing costs, especially in urban centres, continue to put financial pressure on many middle-class and low-income Canadians. COVID-19 has exacerbated existing housing affordability and homelessness issues and the public health risks of substandard and crowded living quarters.
This government knows that a long-term plan for a faster-growing Canadian economy must include housing that is affordable for Canadians, especially young families. Stable housing is critical for communities and for a strong middle class. Affordable housing is also essential for economic fairness and growth.
Investments to make housing more affordable for the most vulnerable, coupled with measures to limit foreign speculation in the housing market, will help ensure that our economic recovery is an inclusive one that helps more people join the middle class.
That is why the government has a plan as part of budget 2021 to invest $2.5 billion and reallocate $1.3 billion in existing funding to speed up the construction, repair or support of 35,000 affordable housing units.
Since 2015, this government has made historic investments to increase supply and make housing more affordable. For example, under Canada's first national housing strategy, we are on track to deliver over $70 billion in investments by 2027-28 that will support the construction of up to 160,000 affordable homes and increase Canada's housing supply.
We also introduced the rapid housing initiative to address urgent housing needs for vulnerable Canadians in all regions of Canada. The $1-billion program will be expanded with an additional $1.5-billion allocation from budget 2021.
At least 25% of that money will go towards women-focused housing projects. Overall, this new funding will add a minimum of 4,500 new affordable units to Canada's housing supply, building on the 4,700 units already funded.
The funding is available to municipalities, provinces and territories, indigenous governing bodies and organizations, and non-profit organizations. Funding will be used for the construction of modular housing as well as for the acquisition of land and for converting existing buildings into affordable housing units. Most recently, the federal government announced it is aligning the minimum qualifying rate for insured mortgages with that for uninsured mortgages, subject to review and periodic adjustment, that being the greater of the borrower's mortgage contract rate plus 2%, or 5.25%. This will apply to insured mortgages approved as of June 1, 2021.
The government also recently expanded access to the first-time home buyer incentive to make sure more middle-class Canadians in Toronto, Vancouver and Victoria and cities of the like can benefit from this support. The program reduces a first-time home buyer's mortgage payments to make buying a home more affordable.
Another factor contributing to unaffordable housing prices for many Canadians in some of our biggest cities is speculative demand from foreign non-resident investors. That is why on January 1, 2022, the government will introduce Canada's first national tax on vacant and under-used residential property owned by non-resident non-Canadians. Houses should not be a passive investment vehicle for offshore money. They should be homes for Canadian families, many of whom reside in my riding of Vaughan—Woodbridge.
The tax will require owners other than Canadian citizens or permanent residents of Canada to file a declaration as to the current use of the property, with significant penalties for failure to file. Revenues generated through this tax will help support the government's significant investments in making housing more affordable for all Canadians.
I would like to turn back to some of the other housing measures contained in the budget. Budget 2021 proposes $600 million over seven years to renew and expand the affordable housing innovation fund. To date, this program has committed funding to support the creation of over 17,600 units, including more than 16,300 affordable housing units and units for persons with accessibility challenges. This new funding would support the creation of up to 12,700 more units.
This is an investment of $315.4 million over seven years through the Canada housing benefit to increase direct financial assistance for low-income women and children fleeing violence to help with their rent payments.
The budget also proposes $118.2 million over seven years through the federal community housing initiative, to support community housing providers that deliver long-term housing to many of our most vulnerable.
Of the $1.3 billion of previously announced funding that has been reallocated, $750 million under the national housing co-investment fund will accelerate the creation of 3,400 units and the repair of 13,700 units. Some $250 million under this program will support the construction, repair and operating costs of an estimated 560 units of transitional housing and shelter spaces for women and children fleeing violence.
We are providing $300 million through the rental construction financing initiative, which will be allocated to support the conversion of vacant commercial property into housing. This funding will target the conversion of excess commercial property space into 800 units of market-based rental housing.
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de Kingston et les Îles.
Avant de commencer mon discours, je voudrais rendre hommage aux quatre Canadiens qui ont été enlevés à leur famille et à leurs amis. Cela me brise le cœur. Je sais que tous les Canadiens envoient des pensées à cette famille et à ce garçon de neuf ans à qui nous souhaitons tous un rétablissement complet. Puisse la lumière vaincre cette obscurité. Nous devons éradiquer toutes les formes de discrimination, y compris l’islamophobie. Il faut la dénoncer. Elle doit être condamnée. En ce moment, nous sommes tous solidaires des Canadiens musulmans partout au pays.
Je suis heureux d'intervenir dans cet important débat, car cette question touche les Canadiens d’un bout à l’autre du pays. J’aimerais remercier le député d’avoir soulevé la question du logement. C’est une période frustrante pour de nombreux Canadiens qui essaient d’acheter leur première maison. Les coûts élevés du logement, surtout dans les centres urbains, continuent d’exercer une pression financière sur de nombreux Canadiens de la classe moyenne et à faible revenu. La COVID-19 a exacerbé les problèmes existants d’abordabilité du logement et d’itinérance, ainsi que les risques pour la santé publique que présentent les logements insalubres et surpeuplés.
Le gouvernement sait qu’un plan à long terme visant à accélérer la croissance de l’économie canadienne doit inclure des logements abordables pour les Canadiens, en particulier les jeunes familles. La stabilité du logement est essentielle pour les collectivités et pour une classe moyenne forte. Des logements abordables sont également essentiels à l’équité et à la croissance économiques.
Les investissements visant à rendre le logement plus abordable pour les personnes les plus vulnérables, en plus des mesures visant à limiter la spéculation étrangère sur le marché du logement, permettront d'assurer que la relance économique est inclusive et qu'elle aide un plus grand nombre de personnes à faire partie de la classe moyenne.
C’est pourquoi le gouvernement a prévu, dans le cadre du budget 2021, d’investir 2,5 milliards de dollars et de réaffecter 1,3 milliard de dollars de fonds existants pour accélérer la construction et la réparation de 35 000 logements et aider à les rendre abordables.
Depuis 2015, le gouvernement actuel a fait des investissements historiques pour augmenter l’offre et rendre les logements plus abordables. Par exemple, dans le cadre de la première Stratégie nationale sur le logement du Canada, nous sommes en voie de réaliser des investissements de plus de 70 milliards de dollars d’ici 2027-2028 qui aideront à construire jusqu’à 160 000 logements abordables et qui augmenteront le parc de logements au Canada.
Nous avons également lancé l’Initiative pour la création rapide de logements pour répondre aux besoins urgents en matière de logement des Canadiens vulnérables dans toutes les régions du Canada. Ce programme d’un milliard de dollars sera élargi grâce à une allocation supplémentaire de 1,5 milliard de dollars à partir du budget de 2021.
Au moins 25 % de ces fonds seront consacrés à des projets de logement pour les femmes. Dans l'ensemble, ce nouveau financement permettra d'ajouter un minimum de 4 500 unités abordables à l'offre de logements du Canada, en plus des 4 700 unités déjà financées.
Le financement est disponible pour les municipalités, les provinces et les territoires, les organismes et les corps dirigeants autochtones, ainsi que les organismes sans but lucratif. Le financement sera utilisé pour la construction de logements modulaires ainsi que pour l’acquisition de terrains et la conversion de bâtiments existants en unités de logement abordables. Plus récemment, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il alignait le taux admissible applicable aux prêts hypothécaires non assurés sur celui des prêts hypothécaires non assurés, sous réserve d’un examen et d’un ajustement périodique, soit le plus élevé des taux du contrat hypothécaire de l’emprunteur plus 2 %, ou 5,25 %. Cette mesure s’appliquera aux prêts hypothécaires assurés approuvés à partir du 1er juin 2021.
Le gouvernement a aussi récemment élargi l’accès à l’Incitatif pour l’achat d’une première maison afin de faire en sorte qu’un plus grand nombre de Canadiens de la classe moyenne à Toronto, Vancouver et Victoria et dans les autres villes peut bénéficier de cette aide. Le programme réduit les paiements hypothécaires de l’acheteur d’une première maison afin de rendre cet achat plus abordable.
Un autre facteur qui contribue aux prix inabordables des logements pour de nombreux Canadiens dans certaines de nos plus grandes villes est la demande spéculative des investisseurs étrangers n'habitant pas au Canada. C’est pourquoi, le 1er janvier 2022, le gouvernement mettra en vigueur la première taxe nationale du Canada sur les propriétés résidentielles vacantes et sous-utilisées appartenant à des intérêts étrangers. Les maisons ne devraient pas être un véhicule d’investissement passif pour l’argent étranger. Elles devraient être des maisons pour les familles canadiennes, dont beaucoup résident dans ma circonscription de Vaughan—Woodbridge.
La taxe exigera que les propriétaires autres que les citoyens canadiens ou les résidents permanents du Canada produisent une déclaration quant à l’utilisation actuelle de la propriété, avec des pénalités importantes en cas de défaut de déclaration. Les revenus générés par cette taxe aideront à soutenir les investissements importants du gouvernement pour rendre les logements plus abordables pour tous les Canadiens.
J’aimerais revenir sur certaines des autres mesures relatives au logement contenues dans le budget. Le budget de 2021 propose 600 millions de dollars sur sept ans pour renouveler et élargir le Fonds d’innovation pour le logement locatif abordable. À ce jour, ce programme a engagé des fonds pour soutenir la création de plus de 17 600 unités, dont plus de 16 300 unités de logement abordable et unités pour les personnes ayant des problèmes d’accessibilité. Ce nouveau financement permettrait de créer jusqu’à 12 700 unités supplémentaires.
C'est un financement de 315,4 millions de dollars sur sept ans par l'intermédiaire de l'Allocation canadienne pour le logement qui sera accordé pour accroître le soutien financier direct aux femmes à faible revenu fuyant la violence et à leurs enfants afin de les aider à payer leur loyer.
On propose également un financement de 118,2 millions de dollars sur sept ans dans le cadre de l'Initiative fédérale de logement communautaire pour appuyer les fournisseurs de logements communautaires qui offrent des logements à long terme à un grand nombre de nos plus vulnérables.
Sur les 1,3 milliard de dollars de financement annoncé précédemment qui ont été réaffectés, 750 millions de dollars dans le cadre du Fonds national de co-investissement pour le logement accéléreront la création de 3 400 unités et la réparation de 13 700 unités. Quelque 250 millions de dollars dans le cadre de ce programme permettront de financer la construction, la réparation et les coûts d’exploitation d’environ 560 unités de logement de transition et de lieux d’hébergement pour les femmes et les enfants qui fuient la violence.
C'est un financement de 300 millions de dollars dans le cadre de l'initiative Financement de la construction de logements locatifs qui sera accordé pour appuyer la conversion de biens commerciaux vacants en logements. Ce financement ciblera la conversion de locaux commerciaux excédentaires en 800 unités de logement locatif sur le marché.
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
This government also recognizes that access to safe and sustainable housing can be particularly challenging in the north. Therefore, budget 2021 proposes to provide $25 million each to the governments of the Northwest Territories and Nunavut to address housing priorities.
Our government is focused on ensuring that Canadians are able to have an affordable and safe place to call home. The measures I have outlined will help Canadians find affordable housing, spur job creation and local economic recovery, alleviate cost pressures in the housing market overall and grow the middle class.
Le gouvernement reconnaît également que l’accès à un logement sûr et durable peut être particulièrement difficile dans le Nord. Par conséquent, le budget de 2021 propose de fournir 25 millions de dollars chacun aux gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut pour répondre aux priorités en matière de logement.
Notre gouvernement s’efforce d'assurer que les Canadiens puissent avoir un endroit abordable et sûr où se loger. Les mesures que j’ai décrites aideront les Canadiens à trouver un logement abordable, stimuleront la création d’emplois et la reprise économique locale, diminueront les pressions sur les prix sur l’ensemble du marché de l'habitation et favoriseront la croissance de la classe moyenne.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, one of the first events I attended as a member of Parliament was a briefing by the Canada Revenue Agency at the tax offices in Vancouver, organized by the parliamentary secretary. The tax specialists were telling us about all the new convictions that they were bringing forward related to money laundering and people who were not following Canadian laws in the real estate sector as well.
The member mentioned in his discourse about a beneficial ownership registry. What laws will need to be changed to implement a beneficial ownership registry? What laws does the member believe need to be strengthened to better combat money laundering in Canada?
Madame la Présidente, un des premiers événements auxquels j’ai assisté en tant que député a été une séance d’information de l’Agence du revenu du Canada dans les bureaux des services fiscaux de Vancouver, organisée par le secrétaire parlementaire. Les fiscalistes nous ont parlé de toutes les nouvelles condamnations qu’ils comptaient rendre publiques en ce qui concerne le blanchiment d’argent, ainsi que les individus qui ne respectaient pas les lois canadiennes dans le secteur de l’immobilier.
Le député a parlé dans son discours d’un registre de la propriété effective. Quelles lois devront être modifiées pour mettre en œuvre un tel registre? Quelles sont les lois qui, selon le député, doivent être renforcées pour mieux lutter contre le blanchiment d’argent au Canada?
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I would first like to thank the member for Mission—Matsqui—Fraser Canyon for bringing the opposition motion to the floor today.
As we all know, housing is a very important issue, but we also know that we need to ensure that money laundering is dealt with. I am really glad to say that the Canada Revenue Agency, through our government over the last number of years, has been provided the funds, tools and the necessary investments to combat money laundering. We actually set up at the CRA separate teams to investigate real estate fraud and money-laundering transactions in British Columbia specifically.
I am glad to see that the member opposite recognizes the efforts of the Canada Revenue Agency and our government.
Madame la Présidente, je voudrais d’abord remercier le député de Mission-Matsqui-Fraser Canyon d’avoir présenté la motion de l’opposition aujourd’hui.
Comme nous le savons tous, le logement est une question très importante, mais nous savons aussi que nous devons nous pencher sur le problème de blanchiment d’argent. Je suis très heureux de dire qu’au cours des dernières années, grâce à notre gouvernement, l’Agence du revenu du Canada a reçu les fonds, les outils et les investissements nécessaires pour lutter contre le blanchiment d’argent. En fait, nous avons mis sur pied des équipes distinctes à l’ARC pour enquêter sur la fraude immobilière et les transactions de blanchiment d’argent en Colombie-Britannique spécifiquement.
Je suis heureux de voir que le député d’en face reconnaît les efforts de l’Agence du revenu du Canada et de notre gouvernement.
View Sébastien Lemire Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I have a question for my colleague, the parliamentary secretary.
What does he think of the motion, which calls for the first-time home buyer incentive to be replaced? What is the problem with that program, and how can it be improved? More importantly, how can a first-time home buyer measure be put in place to ensure that young Canadians can also become homeowners?
Madame la Présidente, j'ai une question à poser à mon collègue le secrétaire parlementaire.
Que pense-t-il de la motion qui propose de remplacer l'Incitatif à l'achat d'une première propriété? Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné dans ce programme et quels sont les éléments qui sont à améliorer? Surtout, comment une mesure pour faciliter l'achat d'une première maison peut-elle être mise en place pour s'assurer que les jeunes Canadiens peuvent aussi devenir propriétaires?
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, we have introduced the first-time home buyer measure that is supporting Canadians across the country. We are going to continue to support young families who wish to purchase a home in whichever city they wish to live in this blessed country.
Madame la Présidente, nous avons présenté la mesure relative à l’achat d’une première maison qui vient en aide aux Canadiens partout au pays. Nous allons continuer à soutenir les jeunes familles qui souhaitent acheter une maison dans n’importe quelle ville où elles souhaitent vivre dans ce pays béni.
View Gord Johns Profile
NDP (BC)
View Gord Johns Profile
2021-06-08 16:12 [p.8122]
Madam Speaker, we will be supporting the motion, but we know that tax incentives alone have never addressed homelessness or housing affordability anywhere in the world.
This is a crisis. This is a situation where Canadians have seen the average price of a home go up 30%. We have over 250,000 people who are homeless every year on the streets in Canada. The Canadian Alliance to End Homelessness is saying that to even have a fighting chance we have to build 300,000 new, permanent, affordable and supportive purpose built housing units. We are losing housing more than we are building housing right now in this country.
The Liberals' current plan is to build 160,000 homes over the next 10 years. Will my colleague support increasing that to 500,000 units so that we can actually ensure that people have safe, secure housing in this country, and ensure that nobody is homeless on the streets of this country, a wealthy country like Canada where that should never happen?
Madame la Présidente, nous allons appuyer la motion, mais nous savons que les incitatifs fiscaux à eux seuls n’ont jamais permis de régler le problème des sans-abri ou de l’abordabilité des logements nulle part dans le monde.
Il s’agit d’une crise. Nous sommes dans une situation où les Canadiens ont vu le prix moyen d’une maison augmenter de 30 %. Chaque année, plus de 250 000 sans-abri vivent dans les rues du Canada. L’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance affirme que pour avoir ne serait-ce qu'une chance de mettre fin à l'itinérance, nous devons construire 300 000 nouveaux logements permanents, abordables et adaptés. À l’heure actuelle, nous perdons plus de logements que nous n’en construisons au pays.
Le plan actuel des libéraux consiste à construire 160 000 logements au cours des 10 prochaines années. Mon collègue appuiera-t-il l’augmentation de ce nombre à 500 000 unités afin que nous puissions réellement garantir que les gens disposent d’un logement sûr dans notre pays et que personne ne doive vivre dans la rue, dans un pays riche comme le Canada où cela ne devrait jamais arriver?
View Francesco Sorbara Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I would like to thank the member for Courtenay—Alberni for his passion for our combined desire to end homelessness from coast to coast to coast.
On chronic homelessness, we are battling it, and we are making progress. If the member looks at the recent update on the national housing strategy that was produced, he will see where we are making fantastic progress in ending homelessness.
We will not rest until every single Canadian has a roof over their head and is in a safe and secure spot that they can call home.
Madame la Présidente, j'aimerais remercier le député de Courtenay—Alberni pour la passion qu'il insuffle à notre désir commun de mettre un terme à l'itinérance aux quatre coins du pays.
Nous luttons contre l'itinérance chronique et faisons des progrès. Si le député consulte la mise à jour sur la Stratégie nationale sur le logement qui vient de paraître, il remarquera où nous avons réalisé des progrès extraordinaires pour mettre fin à l'itinérance.
Nous ne n'aurons de cesse que tous les Canadiens sans exception aient un toit et un lieu sûr où vivre.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, it is an honour to rise today to speak to affordable housing, which is such an important topic, and the impacts, and what various levels of government can do to contribute to affordable housing throughout Canada.
It is most important to identify at the outset that, in my opinion, affordable housing is so much more than just social housing. I heard NDP members today talk about social housing as being a need and a requirement, and indeed to some degree it is. However, quite frankly, affordable housing spans the spectrum from helping people with home ownership right to rent geared to income, and basically everything in between. When we look at affordable housing, we need to make sure that policies we bring forward and what we do have an impact throughout that spectrum. If we try to focus on just one end of the spectrum, we are not going to have an impact. If we try to focus on just home ownership, as this motion appears to do, I do not think we are going to have a decent impact on what it means to Canadians, and in particular to those who are struggling right now, to find housing.
I really enjoy discussions on affordable housing. It is near and dear to me personally. My introduction to politics, long before I was even on city council or mayor of Kingston, was being a representative on the affordable housing development committee that the City of Kingston set up to distribute funds to various affordable housing projects throughout Kingston back in, I believe, 2004-05. That initiative was brought forward by the Liberal Government of Ontario at that time. It wanted and saw the need to build affordable housing.
One thing we discovered early on is that when it comes to affordable housing, the best type of housing one can build is mixed integrated housing. There is always the temptation when building affordable housing to build as much as possible to house as many people as possible. This was a very popular way of doing things in the sixties, seventies and even into the eighties for that matter, when the federal government and provincial governments were involved in building housing complexes. However, the unfortunate reality, as we discovered, is that quite often when we do this, we do not end up with good housing. We end up with, unfortunately, the stigmatization of ghettoized housing. We are not helping those living in this situation, and certainly are not helping the stereotypes associated with low-income renters, when everybody is put together in one area. When we start to integrate people into various settings, we expose those who are on affordable housing assistance to those who are not, and we get a certain degree of appreciation and respect for the situation people might be in.
The model we really enjoyed deploying in Kingston said that if a developer was going to build an 80-unit apartment building, why do we not move in and fund 20% of the units in it? We used the provincial government's money at the time. As a requirement for assisting in the development of a certain number of those units, the rent had to be capped to a certain percentage of the CMHC rent for Kingston at the time. The more money someone received, the lower the rent had to be. If someone received $20,000 per unit, perhaps they were capped at 80% of market rent, or if someone received $50,000 per unit, perhaps they were capped at 50% of CMHC market rent. Then, of course, the developer had to commit to that for a certain period of time.
This removed the taxpayer's burden of being responsible for the physical infrastructure and put that on the developer. It also ensured that rent geared to income was available, so that by going through the various housing lists that exist in Ontario, people were allocated spots. What was the most important part about it? By ensuring that only 20 units scattered throughout an 80-unit building were affordable housing units, we did not create the ghettos, so to speak, that were very popular for previous governments back in the sixties and seventies to build, as I indicated. I have always said that the best type of affordable housing is housing that people do not know is affordable, because it blends into the community so well that people do not realize their neighbours might be the recipients of housing initiative funding, in particular for affordable housing.
I know we have been bringing up commitments from the previous Conservative government a lot. The minister certainly did in question period. There have been some discussions and arguments about how they do not really matter because they were from six or seven years ago. However, I think this is important because it gives a pretty good indication, at least in my opinion, of where we would go if we returned to a day when a Conservative government is in power. We would revert to a lot of those previous policies.
An hon. member: Oh, oh!
Mr. Mark Gerretsen: Madam Speaker, I see the member for Renfrew—Nipissing—Pembroke is applauding that idea, but I do not like those policies. I do not think they are effective; nor do they genuinely improve the affordable housing situation in Canada.
We can highlight what was going on back then. When I was on that affordable housing development committee, a fraction of the money came from the federal government. The vast majority of it came from the provincial government in Ontario. As has been referenced here several times, the previous Conservative government was only giving $250 million per year for affordable housing throughout the entire country.
Let us say we used one of the models I previously referenced, and we encouraged a developer to build affordable units in a building that it is currently building. Let us say we gave $40,000 per unit. That would equate to only just over 6,000 affordable housing units in the entire country. That is the entire program, never mind all the other parts of the affordable housing strategy that I previously mentioned about affordable mortgages and rent geared to income. All of these components are part of it.
That is why I am extremely proud to be part of a government that has taken seriously the challenge of affordable housing since day one. We have looked at the challenge not just as an individual problem like the NDP does, primarily with people who need their rent to be geared to their income, but also from an incentive perspective to get people into home ownership.
Certainly we are having struggles now. The situation has indeed changed over the last year or so, and in particular when it comes to properties that are purchased and stay vacant, which are a place for people to park their money. Quite often it is foreign investors who are parking their money in properties and keeping the properties vacant. That is a real issue, and I can see the absolute need to address it. That is why it was great to see the Minister of Finance propose, in the budget, a tax on vacant land, which will start in 2022. It will be interesting to see if the Conservatives are going to support that, as they certainly have not supported the budget to this point.
This is just the tip of the iceberg of trying to control and address the issue. The national housing strategy, on its own, is worth $70 billion over 10 years. It started in 2017. We have been working in collaboration with CMHC to deliver funds to specific projects throughout the entire country to make sure that resources are there. There is the rapid housing initiative, or the strategy intended for incentives for construction. I think there is $300 million to incentivize construction to turn over vacant commercial properties, and various other properties that could be turned over in a very quick manner, to utilize the space for affordable housing.
I have no doubt that there will always be more we can do. This is not a very easy issue. It is not an issue that one particular action is going to completely resolve. This is something that is going to take a lot of time. However, I am very proud of the work that has been done by this government over the last six years. I lived through, as I previously indicated, the previous government's programs.
I will leave it there. I look forward to questions from my colleagues.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur d'intervenir à propos du logement abordable, sujet fort important, de même qu'à propos de son impact et de la contribution possible de tous les ordres de gouvernement au pays.
Selon moi, il est primordial d'établir d'emblée que le logement abordable ne se résume pas au logement social, loin de là. J'ai entendu les députés néo-démocrates nous parler de la nécessité incontournable du logement social et, dans une certaine mesure, c'est vrai. Toutefois, si nous sommes francs, le logement abordable englobe tout un spectre d'activités, qui vont de l'aide à l'accession à la propriété au loyer proportionné au revenu, et, donc, tout ce qui se trouve entre ces pôles. Quand il est question de logement abordable, nous devons veiller à ce que les politiques mises de l'avant et les mesures adoptées aient une incidence sur l'ensemble de ces activités. Si nous nous concentrons uniquement sur un pôle, nous n'aurons aucune incidence. Si nous nous concentrons strictement sur l'accession à la propriété, comme cette motion semble le faire, je ne crois pas que nous ayons une incidence valable sur ce que vivent les Canadiens, surtout ceux pour qui les temps sont durs.
J’aime beaucoup les discussions sur le logement abordable. C’est un sujet qui me tient personnellement à cœur. Bien avant de siéger au conseil municipal ou d’être maire de Kingston, j’ai fait mes débuts en politique en tant que représentant au comité de développement du logement abordable que la ville de Kingston a mis sur pied pour distribuer des fonds à divers projets de logement abordable dans la ville, en 2004-2005, je crois. Cette initiative a été mise de l’avant par le gouvernement libéral de l’Ontario de l’époque. Il voyait la nécessité de construire des logements abordables et voulait le faire.
Une chose que nous avons découverte très tôt, c’est que lorsqu’il s’agit de logements abordables, le meilleur type que l’on puisse construire est le logement intégré mixte. Quand on construit des logements abordables, on est toujours tenté d’en construire le plus possible pour loger le plus de gens possible. C’était une façon de faire très populaire dans les années 1960, 1970 et même dans les années 1980, quand le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux participaient à la construction de complexes d’habitation. Cependant, la triste réalité, comme nous l’avons découvert, est que très souvent, lorsque nous faisons cela, nous ne nous retrouvons pas avec de bons logements. Nous nous retrouvons, malheureusement, avec la stigmatisation des logements ghettoïsés. Nous n’aidons pas les personnes qui vivent dans cette situation, et nous ne contribuons certainement pas à briser les stéréotypes associés aux locataires à faible revenu, quand tout le monde est rassemblé dans un même endroit. Lorsque nous commençons à intégrer les gens dans divers contextes, nous exposons ceux qui bénéficient d’une aide au logement abordable à ceux qui n’en bénéficient pas, et nous gagnons une certaine appréciation et un certain respect pour les situations dans lesquelles les gens peuvent se trouver.
Selon le modèle que nous avons vraiment aimé déployer à Kingston, si un promoteur allait construire un immeuble de 80 logements, nous nous sommes dit pourquoi ne pas intervenir et financer 20 % d’entre eux? Nous avons utilisé l’argent du gouvernement provincial de l’époque. Pour contribuer à la construction d’un certain nombre de ces logements, le loyer devait être plafonné à un certain pourcentage du loyer de la SCHL pour Kingston à l’époque. Plus quelqu’un recevait d’argent, plus le loyer devait être bas. Si une personne recevait 20 000 $ par unité, les loyers étaient peut-être plafonnés à 80 % du loyer du marché ou si quelqu’un recevait 50 000 $ par unité, ils étaient peut-être plafonnés à 50 % du loyer du marché de la SCHL. Ensuite, le promoteur devait, bien sûr, s’engager à respecter ce plafond pendant un certain temps.
Ainsi, le contribuable n’avait plus à assumer la responsabilité de l’infrastructure physique, car elle incombait maintenant au promoteur. Cela a également permis de s’assurer qu’un loyer adapté au revenu était disponible, de sorte qu’en passant par les diverses listes de logements qui existent en Ontario, les gens se voyaient attribuer des places. Quel était l’aspect le plus important de ce projet ? En veillant à ce que seulement 20 unités dispersées dans un immeuble de 80 unités soient des logements abordables, nous n’avons pas créé les ghettos, pour ainsi dire, que les gouvernements précédents aimaient beaucoup construire dans les années 1960 et 1970, comme je l’ai indiqué. J’ai toujours dit que le meilleur type de logement abordable est celui dont les gens ne savent pas qu’il est abordable, parce qu’il s’intègre si bien à la communauté que les gens ne se rendent pas compte que leurs voisins pourraient être les bénéficiaires d’une initiative en matière de logement, surtout pour le logement abordable.
Nous parlons beaucoup des engagements pris par le précédent gouvernement conservateur. C’est assurément ce que le ministre a fait à la période des questions. Nous nous sommes demandé si ces engagements étaient importants, étant donné qu’ils remontent à six ou sept ans. J’estime qu’ils le sont, parce qu’ils nous indiquent très bien, du moins me semble-t-il, ce qui nous attend si le Parti conservateur devait de nouveau être au pouvoir. Nous retournerions à bon nombre de ces anciennes politiques.
Une voix: Oh, oh!
M. Mark Gerretsen : Madame la Présidente, la députée de Renfrew—Nipissing—Pembroke se réjouit de cette idée, mais ces politiques ne me plaisent pas. Elles ne sont pas efficaces et elles ne permettraient pas vraiment d’améliorer la situation du logement abordable au Canada.
Regardons comment les choses se sont passées à cette époque. Lorsque j’étais membre du comité du logement abordable, une fraction de l’argent provenait du gouvernement fédéral; la grande majorité des fonds étaient fournis par le gouvernement provincial de l’Ontario. Comme cela a été dit plusieurs fois, le précédent gouvernement conservateur n’attribuait au logement abordable que 250 millions de dollars par année, et ce, pour tout le pays.
Prenons un des modèles dont j’ai parlé: nous encourageons un promoteur à construire des logements abordables dans un immeuble en construction. Disons que nous donnons 40 000 $ par logement. Lorsqu'on fait le calcul, on arrive à seulement un peu plus de 6 000 logements abordables pour tout le pays. Tout l’argent du programme y aurait été investi, sans que rien ne soit consacré aux autres volets de la stratégie sur le logement abordable dont j’ai déjà parlé concernant les hypothèques abordables et le loyer proportionné au revenu. Toutefois, ce sont tous des éléments de la stratégie.
Voilà pourquoi je suis extrêmement fier de faire partie d’un gouvernement qui s’est attaqué sérieusement au problème du logement abordable depuis le tout premier jour. Nous ne nous sommes pas limités à la question du loyer proportionné au revenu, comme le fait le NPD, mais nous avons également pris des mesures pour inciter les gens à devenir propriétaires.
Évidemment, il y a des obstacles à surmonter. La situation a effectivement changé au cours de la dernière année, et tout particulièrement en ce qui concerne les propriétés achetées à des fins de placement et laissées vacantes. Très souvent, ce sont des investisseurs étrangers qui agissent ainsi. C’est un vrai problème, et il faut absolument s’y attaquer. C’est donc une excellente chose de voir la ministre des Finances proposer, dans le budget, un impôt sur les espaces vacants, qui entrera en vigueur en 2022. Ce sera bien intéressant de voir si les conservateurs vont appuyer cette mesure, étant donné, il va sans dire, qu’ils n’ont pas appuyé le budget jusqu’à maintenant.
Ce ne sont que quelques-unes des très nombreuses mesures à prendre pour corriger la situation. La Stratégie nationale sur le logement s’élève à 70 milliards de dollars sur une période de 10 ans. Elle est entrée en vigueur en 2017. Nous collaborons avec la SCHL pour financer des projets partout dans le pays. Il y a l’Initiative pour la création rapide de logements, ou la stratégie visant à encourager la construction de logements. Quelque 300 millions de dollars sont alloués, je crois, à des mesures incitatives pour la transformation très rapide d’espaces commerciaux et autres en logements abordables.
Naturellement, il y aura toujours plus à faire. Le problème n’est pas très facile à régler. Aucune mesure ne peut à elle seule corriger toute la situation. Il faudra beaucoup de temps pour y arriver. Toutefois, je suis très fier du travail accompli par le gouvernement au cours des six dernières années. Comme je l’ai déjà dit, j’ai connu les programmes du gouvernement précédent.
Je vais m’arrêter ici. Je répondrai avec plaisir aux questions de mes collègues.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I have a good friend who lives in the member's riding, and they were telling me about how hot the market is in Kingston. My mind turns to the young graduate from Queen's University who was finishing a graduate degree and trying to start a family, but the cost of housing has increased by literally $200,000 over the last year. The member focused his remarks almost exclusively on social housing, but CMHC has indicated that there is no way we can address the affordability crisis we are facing in Canada unless we do something with the private sector.
Why is the government so reticent to even mention the possibility of working with the private sector to address supply? All of the major economists and a lot of analysts across Canada are saying to do this.
Madame la Présidente, un de mes bons amis qui habite dans la circonscription du député m’a parlé du marché immobilier de Kingston qui s’est emballé. Je pense au jeune diplômé de l’Université Queen's qui veut fonder une famille, mais qui se bute à un prix des maisons qui s’est littéralement accru de 200 000 $ depuis un an. Le député a parlé presque exclusivement du logement social, mais la SCHL a indiqué qu’il est tout à fait impossible de régler la crise du logement abordable à laquelle nous faisons face au Canada si nous ne collaborons pas avec le secteur privé.
Pourquoi le gouvernement se montre-t-il aussi réticent à envisager la possibilité de travailler avec le secteur privé pour s’attaquer au manque de logements? Tous les grands économistes et beaucoup d’analystes au Canada affirment que c’est ce qu’il faut faire.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, it is clear that the member only listened to the parts of my speech that he wanted to. If he is suggesting that I was only focusing on social housing, he missed 80% of what I said. I specifically said that successful projects are the ones where government works with developers to help subsidize units in larger buildings. That is my preferred model.
I will repeat what I said during my speech because he clearly did not hear it. When a building has 80 units in it, the government can help to subsidize some of those units to peg rents at below market value for various levels. In my opinion, that is an ideal model. I also really like the co-op model the NDP has been talking about, because it forces market rents and lower-than-market rent, and it is self-sustaining. We have many examples of it in Kingston.
Madame la Présidente, il est clair que le député n’a écouté que les parties de mon allocution qu’il voulait bien entendre. Il affirme que je n’ai parlé que du logement social, il a donc fait fi de 80 % de ce que j’ai dit. J’ai bien précisé que les projets qui donnent de bons résultats sont ceux où le gouvernement travaille avec le promoteur pour aider à subventionner les logements dans les grands immeubles. C’est le modèle que je préconise.
Je vais répéter ce que j’ai dit dans mon allocution, parce que, à l’évidence, il ne l’a pas entendu. Supposons qu'un immeuble compte 80 logements, le gouvernement pourrait subventionner une partie de ces logements pour faire en sorte qu'ils soient en deçà du prix du marché à divers degrés. À mon avis, c’est un modèle idéal. J’aime vraiment aussi le modèle des coopératives dont le NPD a parlé, parce qu’il exerce des pressions sur les loyers du marché et favorise des loyers à des prix inférieurs à ceux du marché, et qu’il s’autofinance. Nous avons de nombreux exemples de ce modèle à Kingston.
View Sébastien Lemire Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, we agree that we are in the midst of a pandemic and that that is Canadians' top priority, redundant as the phrase may be. If we had to choose a second priority, however, it might be housing, because there is a serious housing crisis. Today's debate has shown that this crisis exists in every region of Canada. That is especially true of my region of Abitibi—Témiscamingue and its urban and rural communities.
When it comes to building more social housing units, something members seem to be in favour of, one of the problems is the construction itself. Right now, the price of building materials is through the roof, and I do not get the feeling that the Liberals want to do anything to lower those prices. In such a situation, it is mathematically impossible to build affordable housing. How can we lower the price of materials in order to lower building costs and make these housing units more affordable?
Madame la Présidente, on s'entend pour dire qu'on est dans un contexte de pandémie et que c'est la première priorité — pour faire un bon pléonasme — pour les Canadiens. Si on avait à en choisir une deuxième, par contre, ce serait peut-être le dossier du logement, qui connaît une véritable crise. La journée d'aujourd'hui démontre que cette crise existe dans toutes les régions du Canada. C'est le cas en particulier dans ma région d'Abitibi—Témiscamingue et ses milieux urbains et ruraux.
Lorsqu'il faut construire davantage de logements sociaux, ce qui a l'air d'être cher aux députés, un des problèmes est la construction elle-même. En effet, en ce moment, les prix des matériaux sont effarants et je ne sens pas que les libéraux veulent agir pour les faire baisser. Dans une telle situation, il est mathématiquement impossible de construire des logements qui soient abordables. Comment peut-on faire baisser les prix des matériaux afin de diminuer les coûts de construction et rendre les logements plus abordables?
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I certainly do not have the exact answer to that question. If I had the answer to that question, perhaps I would be in the wrong line of work.
What we are seeing as the price of lumber goes up is creative investors and developers starting to look for other strategies and use other products. I am already seeing it myself. Maybe there is a role for the federal government to play in helping with the creation of other products that could be just as good or better than lumber in the case the member has made.
I certainly believe that there is a role for the federal government to play in making sure that we not only build affordable housing, but also, to the member's point, help keep the costs of building houses down so that people and developers can afford to build. In doing so, we can make sure that the price of houses, or rent in some cases, is feasible.
Madame la Présidente, je n’ai certainement pas la réponse exacte à cette question. Si je l’avais, cela voudrait dire que je me suis peut-être trompé de carrière.
Ce que nous voyons avec l’augmentation du prix du bois d’œuvre, ce sont des investisseurs et des promoteurs ingénieux qui commencent à chercher d’autres stratégies et à utiliser d’autres produits. Je le vois déjà moi-même. Peut-être que le gouvernement fédéral a un rôle à jouer pour ce qui est d’aider à créer d’autres produits qui seraient tout aussi bons ou meilleurs que le bois d’œuvre dans le cas présenté par le député.
Je crois assurément que le gouvernement fédéral a un rôle à jouer pour ce qui est de veiller à ce que non seulement nous construisions des logements abordables, mais que nous aidions aussi, pour revenir à ce que disait le député, à freiner la hausse du coût de la construction des maisons afin que les citoyens et les promoteurs puissent se permettre de construire. Nous pourrons, ainsi, nous assurer que le prix des maisons, ou du loyer dans certains cas, est raisonnable.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
View Pierre Poilievre Profile
2021-06-08 16:28 [p.8124]
Madam Speaker, I will be splitting my time with the hon. member for South Surrey—White Rock.
We have a decision to make as to whether we want to be a property-owning democracy or a landed aristocracy. That might seem stark, and it is, but it is also true. It is 100% true if we look at the facts.
According to CMHC, for a house to be affordable it should not consume more than 30% of a family's income. Currently, in Canada, the average house would consume 50% of the average family's household income. In other words, the average house is two-thirds more expensive than the average family can presently afford. That is just the average. Across Canada, there are more extreme examples.
For example, in Toronto it takes 68% of the average family's income to own the average house. In Vancouver it is 79%, and that is 79% of pre-tax income, which means that it is mathematically impossible, not just difficult, for the average Vancouverite to own the average home. Why is that? It is because people do not have 79% of their pre-tax income left when the government is done with them. Even if they spent 100% of their post-tax income, it would not be enough. Even if they ate no food, bought no clothes and had zero recreation they would not have enough money, as average Vancouverites, to own the average home.
What is causing that? Why is it that Vancouver is the second-most expensive housing market in the world when we compare average income with average house price? Toronto is number five. Both of them are ahead of Manhattan, London, England, and San Francisco: places with more people, more money and much less land. Is it because we do not have enough land in Canada? We are the 10th-least population dense country in the world. There are more places where there is nobody than there are places where there is anybody in Canada. If we spread our population out equally across the land, there would be only one person standing on every three CFL-sized football fields. That is how much land we have in this country, yet somehow we have a housing shortage. Clearly, it is not because of a lack of land.
Could it be there is a booming economy that is driving up housing prices? Of course not. The GDP went down $120 billion last year and has not recovered.
What else is it? Is it COVID? COVID should have reduced housing prices. When CMHC testified at the finance committee at the beginning of COVID, it said that the pandemic would reduce housing prices by 14%. The Bank of Canada said it would be a disinflationary event, and it should have been. People were moving farther out into the country where per-square-foot costs are actually lower. Furthermore, their jobs were threatened so they would be less inclined to get approved for mortgages, and their earned wages were down, which means they would have less money with which to pay, which should have driven down housing prices. Instead, housing prices went up. They started going down in April 2020 before rocketing up 40% since that time.
What is the real cause? The answer is that the government is restricting supply and ballooning demand.
Let us start with supply. Here in Canada we have one of the slowest processes on Earth to get from buying land to building on it. In some jurisdictions this takes seven years. In Canada in general, it takes forever to get anything approved. In fact, out of 37 OECD nations, we are ranked number 36 for the time it takes to get a building permit for a warehouse, and it is not much different for housing.
Toronto's per-unit-of-housing cost of government is 50% higher than the average in United States municipalities. The charges alone consume almost a quarter of a million dollars in costs for every new unit of housing built in Toronto. The global cost of government for a new unit of housing in Vancouver is $600,000. That is just to pay the cost of government.
This, of course, keeps aristocratic, leafy neighbourhoods gentrified and keeps other people out. It makes the rich richer because they get to have an exclusive domain over these neighbourhoods, where no one else can build and get in. That is very good if someone already has a house as it increases their wealth, but those who are not yet in are shut out. It is as if there was a wall built around these neighbourhoods, where only the rich are allowed inside the wall and everyone else has to try to pay the gatekeeper to get in, but of course most cannot afford to do so. Therefore, the government restricts supply.
What does the government do with demand? It has pumped $356 billion of brand new, created currency into the financial system. The Bank of Canada began printing money in March of 2020, and from February of that year to February of this year the money supply grew by $354 billion. What was the size of the federal deficit? It was $354 billion, exactly the same number, so the printed money was to pay for the government's overspending.
What did that do to inflation? As we know, inflation is everywhere and always a monetary phenomenon. As the supply of money goes up, prices rise with it, and this started with housing prices. In fact, from Q1 2020 to Q1 2021, the money that went into the financial system and the mortgage system increased new mortgage borrowing by 41%. Does anyone know what the price increase was for housing between April of last year and April of this year? It was 42%. The newly created money jacked up mortgage borrowing by 41% and housing prices by 42%. Is it coincidence? Of course not. These are the simple laws of supply and demand, and they are working very well for the very rich.
For someone who owns a $10-million mansion, the increase in that person's home value, depending on which month to month is chosen, is somewhere between $3 million and $4 million. That is money that individual gets for doing absolutely nothing. For a working class person with the dream of buying a home, that dream just got more remote and more unlikely. Furthermore, landlords are about to raise people's rents because the cost of property has risen. He or she will use this, perhaps in some cases unavoidably so, to raise the rents of the people who live there. The wages of working-class people measured in the amount of real estate they can buy are down in value by 30% to 40% in just one year. Meanwhile, the wealth of the super rich is way up. Printing money raises the prices of the things that the poor must buy and that the rich already own. It is a colossal wealth transfer from the working wage earner to the wealthy asset owner.
What do we do? Sometimes the answers are actually simple: not easy, but simple. We should open up the country to construction so we build more homes and increase supply, and we should stop printing money in order to avoid pumping helium into prices. In other words, we should start building and stop printing. It is more about what the government should stop doing than what it should start doing. It should allow people to keep the value of their dollar, to buy things that are of worth with that dollar and build things that will make their lives better. That is how we restore our property-owning democracy. It is how we go back from today's aristocracy to what Canada should be, which is a meritocracy.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Surrey-Sud-White Rock.
Nous devons décider si nous voulons être une démocratie de propriétaires ou une aristocratie foncière. Cela peut paraître dur, et ça l’est, mais c’est également vrai. C’est entièrement vrai si nous regardons les faits.
D’après la SCHL, pour qu’une maison soit abordable, elle ne doit pas absorber plus de 30 % du revenu d’une famille. À l’heure actuelle, au Canada, la maison moyenne absorbe 50 % du revenu d’un ménage familial moyen. Autrement dit, la maison moyenne coûte deux tiers de plus à la famille moyenne qu’elle ne peut se permettre actuellement. Ce n’est que la moyenne. On trouve au Canada plus d’exemples extrêmes.
Par exemple, à Toronto, une maison moyenne absorbe 68 % du revenu d’une famille moyenne qui veut en être propriétaire. À Vancouver, c’est 79 %, et ce du revenu avant impôt, ce qui veut dire que c’est mathématiquement impossible, pas seulement difficile, pour le Vancouvérois moyen de posséder un logement moyen. Pourquoi? Parce que, après impôt, il ne reste pas 79 % de leur revenu aux citoyens. Même s’ils dépensent 100 % de leur revenu après impôt, ce ne serait pas suffisant. Même s’ils ne se nourrissaient pas, n’achetaient pas de vêtements et n’avaient aucun loisir, ils n’auraient pas assez d’argent, en tant que Vancouvérois moyens, pour être propriétaires d’un logement moyen.
Qu’est-ce qui cause cela? Pourquoi le marché de Vancouver arrive-t-il au deuxième rang des marchés les plus chers au monde lorsqu’on compare le revenu moyen au prix moyen des logements? Toronto arrive au cinquième rang. Les deux villes sont devant Manhattan, Londres et San Francisco, pourtant plus populeuses, plus riches et d’une superficie beaucoup moins grande. Est-ce parce que nous manquons d’espace au Canada? Nous nous classons au 10e rang des pays les moins densément peuplés au monde. La superficie inhabitée est supérieure à la superficie habitée au Canada. Si nous répartissions la population également à l'échelle du pays, il n’y aurait qu’une seule personne sur une distance de trois terrains de football. Voilà tout l’espace dont nous disposons au Canada, mais nous avons quand même une pénurie de logements. À l’évidence, ce n’est pas l’espace qui manque.
Serait-ce un boom économique qui fait augmenter le prix des maisons? Bien sûr que non. Le PIB a diminué de 120 milliards de dollars l’an dernier et il accuse toujours un recul.
Quelle autre raison y aurait-il, alors? Est-ce la COVID? La COVID aurait dû faire baisser le prix des maisons. Lorsque des responsables de la SCHL ont comparu devant le Comité des finances au début de la pandémie, ils ont déclaré que la COVID allait faire baisser le prix des maisons de 14 %. Selon la Banque du Canada, la pandémie allait avoir un effet désinflationniste, ce qui aurait dû être le cas. Les gens déménageaient à l’extérieur des villes, où le prix du pied carré est moins élevé. De plus, comme leurs emplois étaient menacés, il devenait plus difficile de faire approuver une hypothèque; les revenus étant moins élevés, ils avaient moins d’argent pour payer, ce qui aurait dû exercer une pression à la baisse sur les prix des maisons. Toutefois, les prix ont plutôt augmenté. Ils ont commencé par diminuer en avril 2020 avant d’exploser. Ils ont augmenté de 40 % depuis.
Quelle est la cause réelle de cette situation? La réponse est que le gouvernement restreint l’offre et fait exploser la demande.
Commençons par parler de l’offre. Ici, au Canada, nous avons l’un des processus les plus lents au monde pour construire quelque chose sur un terrain. À certains endroits, il faut jusqu’à sept ans. Au Canada en général, il faut une éternité pour obtenir une approbation. En fait, sur les 37 pays de l’OCDE, nous nous classons au 36e rang pour ce qui est du temps requis afin d’obtenir un permis de construction pour un entrepôt, et ce n’est pas très différent pour le logement.
À Toronto, les charges gouvernementales par logement sont de 50 p. 100 plus élevées que la moyenne des charges des municipalités américaines. Elles représentent à elles seules presque un quart de million de dollars pour chaque logement construit à Toronto. À Vancouver, ces coûts s’élèvent à 600 000 $. Ce ne sont que les charges gouvernementales.
Naturellement, ces frais font en sorte que ce sont les gens bien nantis qui peuvent habiter les beaux quartiers. Ils rendent les riches encore plus riches parce qu’ils peuvent habiter des quartiers devenus exclusifs, auxquels personne d’autre ne peut avoir accès. C’est très bien pour ceux qui ont déjà une maison parce qu’elle prend de la valeur, mais les personnes qui ne sont pas encore propriétaires sont exclues du marché. C’est comme si on avait élevé un mur autour de ces quartiers, où seuls les riches sont admis et où il faut payer le gardien pour entrer. Malheureusement, la majorité des gens n’a pas les moyens de le faire. En conséquence, le gouvernement restreint l’offre.
Que fait le gouvernement avec la demande? Il a injecté 356 milliards de dollars de nouvelle monnaie créée dans le système financier. La Banque du Canada a commencé à imprimer de la monnaie en mars 2020, et de février de cette année à février de l’année courante, la masse monétaire a augmenté de 354 milliards de dollars. Quelle était la taille du déficit fédéral? Il était de 354 milliards de dollars, exactement le même chiffre; donc, l’argent imprimé servait à payer les dépenses excessives du gouvernement.
Quel effet cela a-t-il eu sur l’inflation? Comme nous le savons, l’inflation est partout et toujours un phénomène monétaire. Lorsque la masse monétaire augmente, les prix augmentent, et cela a commencé avec les prix du logement. En fait, du premier trimestre de 2020 au premier trimestre de 2021, l’argent qui est entré dans le système financier et le système hypothécaire a fait augmenter les nouveaux emprunts hypothécaires de 41 %. Savez-vous quelle a été l’augmentation des prix du logement entre avril de l’année dernière et avril de cette année? Elle a été de 42 %. L’argent nouvellement créé a fait augmenter les emprunts hypothécaires de 41 % et les prix des logements de 42 %. Est ce une coïncidence? Bien sûr que non. Ce sont les simples lois de l’offre et de la demande, et elles fonctionnent très bien pour les très riches.
Pour quelqu’un qui possède un manoir de 10 millions de dollars, l’augmentation de la valeur de sa maison, selon le mois choisi, se situe entre 3 et 4 millions de dollars. C’est de l’argent que cette personne obtient pour n’avoir absolument rien fait. Pour un travailleur qui rêve d’acheter une maison, ce rêve est devenu plus lointain et plus improbable. De plus, les propriétaires sont sur le point d’augmenter les loyers des gens parce que le coût des propriétés a augmenté. Ils s’en serviront, inévitablement peut-être dans certains cas, pour augmenter les loyers des personnes qui y vivent. Les salaires des travailleurs, mesurés en fonction de la quantité de biens immobiliers qu’ils peuvent acheter, ont perdu 30 à 40 % de leur valeur en un an seulement. Pendant ce temps, la richesse des super riches augmente considérablement. L’impression de monnaie fait augmenter le prix des biens que les pauvres doivent acheter et que les riches possèdent déjà. Il s’agit d’un transfert de richesse colossal du travailleur salarié vers le riche propriétaire d’actifs.
Que faire? Parfois, les réponses sont en fait simples; pas faciles, mais simples. Nous devrions ouvrir le pays à la construction afin de construire plus de logements et d’augmenter l’offre, et nous devrions arrêter d’imprimer de la monnaie afin d’éviter de pomper de l’hélium dans les prix. En d’autres termes, nous devrions commencer à construire et arrêter d’imprimer. Il s’agit plus de ce que le gouvernement devrait arrêter de faire que de ce qu’il devrait commencer à faire. Il devrait permettre aux gens de conserver la valeur de leur dollar, d’acheter des choses qui ont de la valeur avec ce dollar et de construire des choses qui amélioreront leur vie. C’est ainsi que nous rétablissons notre démocratie de la propriété. C’est ainsi que nous passerons de l’aristocratie d’aujourd’hui à ce que le Canada devrait être, c’est-à-dire une méritocratie.
View Monique Pauzé Profile
BQ (QC)
View Monique Pauzé Profile
2021-06-08 16:38 [p.8126]
Madam Speaker, I thank my colleague from Carleton for his speech.
He gave a lot of statistics and showed that it is easier for people who have a lot of money to buy homes. Towards the end, he started proposing solutions.
According to item (b) from the motion, the first-time home buyer incentive was a failure. I would like to know whether my colleague has any solutions to propose to the young people who are having a hard time buying a home. In my day, it was relatively easy to buy a home. Today, my own children are unable to do so. The ability to buy a home is a problem for young people.
Does my colleague from Carleton have any solutions to propose to young people?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Carleton de son discours.
Il a donné beaucoup de chiffres et il a démontré que l'accès à la propriété est plus facile pour les gens qui ont beaucoup d'argent. En dernier, il a commencé à proposer des solutions.
Selon le point b) de la motion, l'Incitatif à l'achat d'une première propriété a été un fiasco. J'aimerais savoir si mon collègue a des solutions à proposer aux jeunes qui peinent à avoir accès à la propriété. À mon époque, c'était relativement facile d'y avoir accès; aujourd'hui, mes propres enfants n'y arrivent pas. L'accessibilité à la propriété est un enjeu pour les jeunes.
Mon collègue de Carleton a-t-il des solutions à proposer aux jeunes?
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
View Pierre Poilievre Profile
2021-06-08 16:38 [p.8126]
Madam Speaker, I thank the hon. member for her very good question.
Young people are the primary victims of this system because they do not own property, so the increase in value does not benefit them. It is now harder than ever for them to buy a house, and their salary has less real value for buying a home.
Here is the solution. First, we must encourage the municipalities and the provinces to build more quickly at lower cost and with less red tape in order to increase the housing supply. Second, the Bank of Canada must stop printing money and start stabilizing our currency instead of devaluing it because it is issuing too much.
Protecting our money and allowing homes to be built quickly are two suggestions that would best resolve the problem.
Madame la Présidente, je remercie l'honorable députée de sa très bonne question.
En fait, les jeunes sont les principales victimes de ce système parce qu'ils n'ont pas de propriétés, donc l'augmentation de la valeur ne les pas avantagés. Maintenant, il est plus difficile pour eux d'acheter une maison et leur salaire a moins de valeur réelle pour l'achat d'une propriété.
Voici la solution. Premièrement, il faut que nous incitions les municipalités et les provinces à permettre la construction plus rapide avec moins de frais et moins d'obstruction pour augmenter l'offre de propriétés. Deuxièmement, la Banque du Canada doit arrêter d'imprimer de l'argent et doit stabiliser notre monnaie au lieu de la dévaloriser parce qu'elle en fabrique trop.
Protéger notre argent et permettre la construction rapide de propriétés seraient les deux propositions qui seraient le plus efficaces pour résoudre le problème.
View Adam Vaughan Profile
Lib. (ON)
View Adam Vaughan Profile
2021-06-08 16:40 [p.8126]
Madam Speaker, I think the hon. member for Carleton has spoken more about housing today than he did the entire time he was the minister responsible for CMHC, which is maybe a good thing. However, much of what he said makes absolutely no sense.
I would like the member opposite to answer a very serious question. When the Conservatives decided to go after income trusts in their first mandate, and Jim Flaherty undermined the Conservative commitment to not trust income trusts, the one thing he did not touch was the real estate income trusts, or REITs.
Why did the Conservatives pour jet fuel on the fire and allow the REITs to become the dominant player in the investment side of the real estate industry? What was the thinking behind not curtailing the power that REITs have and the impact they are now having on speculative house prices?
Madame la Présidente, je crois que le député de Carleton a parlé davantage du logement aujourd’hui que pendant tout le temps où il était ministre responsable de la SCHL – ce qui est peut-être une bonne chose. Toutefois, la majeure partie de ce qu’il a dit n’a absolument aucun sens.
J’aimerais que le député d’en face réponde à une question très sérieuse. Lorsque les conservateurs ont décidé de s’attaquer aux fiducies de revenu au cours de leur premier mandat – et que Jim Flaherty a ébranlé l’engagement des conservateurs de ne pas faire confiance aux fiducies de revenu – la seule chose à laquelle il n’a pas touché, ce sont les fiducies de placement immobilier, ou FPI.
Pourquoi les conservateurs ont-ils jeté de l’huile sur le feu en permettant aux FPI de devenir le joueur dominant du volet investissement du secteur immobilier? Qu’est-ce qui les a amenés à ne pas limiter le pouvoir des FPI et l’incidence qu’elles ont maintenant sur les prix spéculatifs des maisons?
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
View Pierre Poilievre Profile
2021-06-08 16:40 [p.8126]
Madam Speaker, first, that member has been in government for five years. If he wanted to ban REITs, he could have done it in that time. He has not. REITs are still legal: They are still a tax advantage. He has not changed a thing in that regard.
Second, there is no single person in all of Canada who is more responsible for the failings in housing than that member. Not only was he a city councillor in Toronto who prevented poor families from having homes by making it very difficult to get them built in the first place, but after that he came to the federal level to contribute to the same problem.
With him basically being the lead housing personality, both in Toronto and nationally, we now see 10,000 people homeless in Toronto and a waiting list for affordable housing of 300,000. A carpenter actually had to go out and voluntarily build huts in the middle of a public park in Toronto to save people's lives. That is the abysmal legacy of that particular member and he should be apologizing to all people in Canada.
Madame la Présidente, tout d’abord, ce député est au gouvernement depuis cinq ans. S’il voulait interdire les FPI, il aurait pu le faire depuis ce temps – mais il ne l’a pas fait. Les FPI sont toujours légales : elles constituent toujours un avantage fiscal. Il n’a rien changé à ce sujet
Ensuite, personne au Canada n’est plus responsable des lacunes en matière de logement que ce député. Non seulement il a été conseiller municipal à Toronto et a empêché des familles pauvres de se loger en compliquant la construction de logements, mais il est ensuite venu au fédéral pour contribuer au même problème.
Comme il est essentiellement la figure de proue du logement, tant à Toronto qu’à l’échelle nationale, nous comptons maintenant 10 000 personnes sans abri à Toronto et 300 000 personnes sur une liste d’attente pour un logement abordable. Un menuisier a même dû prendre l’initiative de construire des cabanes au milieu d’un parc public à Toronto pour sauver la vie de gens. Voilà l'héritage épouvantable de ce député; il devrait s’excuser auprès de tous les Canadiens.
View Jenny Kwan Profile
NDP (BC)
View Jenny Kwan Profile
2021-06-08 16:41 [p.8126]
Madam Speaker, when investors buy up rental housing, they deepen Canada's housing crisis by taking existing rental housing off the market or by increasing rent, making it unaffordable. According to housing policy expert Steve Pomeroy, between 2011 and 2016 Canada lost more than 320,000 units of affordable rental housing. This is more than double what the national housing strategy promises to create.
Do the Conservatives support what advocates are calling for? The first step in solving Canada's housing crisis must be to keep it from getting worse by limiting the ability of large capital funds, including REITs, to purchase distressed rental housing assets.
Madame la Présidente, lorsque les investisseurs achètent des logements locatifs, ils aggravent la crise du logement au Canada en retirant du marché les logements locatifs existants ou en augmentant les loyers – les rendant inabordables. Selon l’expert en politique sur le logement Steve Pomeroy, entre 2011 et 2016, le Canada a perdu plus de 320 000 logements locatifs abordables. C’est plus que le double du nombre de logements que la stratégie nationale sur le logement promet de créer.
Les conservateurs appuient-ils les revendications des défenseurs du droit au logement? La première étape pour régler la crise du logement au Canada est d’empêcher qu’elle ne s’aggrave en limitant la capacité des grands fonds d’investissement, y compris les FPI, à acheter des logements locatifs dans un état de grande précarité.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
View Pierre Poilievre Profile
2021-06-08 16:42 [p.8126]
Madam Speaker, the thing that is making the REITs more wealthy is the fact that the government is printing money and driving up the asset values they hold. If the member actually wants to help workers instead of capital owners, she should stop supporting printing money, protect the value of a dollar and protect the meaning of a wage, rather than do what the government is doing, which is ballooning asset values to the advantage of the corporations of which she speaks.
Madame la Présidente, ce qui enrichit les sociétés de placement immobilier est le fait que le gouvernement imprime de l'argent et fait hausser la valeur des actifs qu'ils détiennent. Si la députée veut réellement aider les travailleurs plutôt que les détenteurs de capitaux, elle devrait cesser d'appuyer l'impression d'argent, protéger la valeur du dollar et protéger la signification d'un salaire. À l'heure actuelle, le gouvernement fait gonfler la valeur des actifs, au profit des sociétés dont elle parle.
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
It is my duty pursuant to Standing Order 38 to inform the House that the questions to be raised tonight at the time of adjournment are as follows: the hon. member for Bow River, Health; the hon. member for Dufferin—Caledon, Canadian Heritage; the hon. member for North Island—Powell River, Veterans Affairs.
Conformément à l'article 38 du Règlement, je dois faire connaître à la Chambre les questions qu'elle abordera à l'heure de l'ajournement ce soir, à savoir: le député de Bow River, La santé; le député de Dufferin—Caledon, Le patrimoine canadien; La députée de North Island—Powell River, Les anciens combattants.
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, the reality in my riding of South Surrey—White Rock is that the dream of working hard, saving up, taking out a mortgage and buying a home to raise a family has become completely unrealistic. It has gone from challenging, but hopeful, to impossible.
A constituent of mine recently sent me a listing in White Rock. It had two bedrooms, two bathrooms and was 1,600 square feet. It was a modest place to raise a family, built in the 1960s. It sold in December 2020 for just over $900,000. Now it is listed for more than $1.25 million. If it sells at asking, and most right now are selling over asking, that is a 23% increase in a matter of months.
How about the South Surrey home that was sold in February for $1 million and then listed again in April 2021 for $1.35 million? No, this is not an issue that arose overnight. I recently saw a small home listed in White Rock for $750,000. It sold in 2015 for less than half that. Housing prices should not double in a six-year period.
The average dwelling in my riding now costs about $900,000. In the Fraser Valley, average prices have risen 20% year over year, according to the Canadian Real Estate Association. What are normal Canadians, who earn Canadian incomes and pay Canadian tax rates, to do? For first-time buyers, the dream of home ownership has become a nightmare.
The Liberals' latest answer is to increase the qualifying interest rate across Canada for insured mortgages. Now it will be even harder for Canadian families to qualify. According to James Laird, president of CanWise Financial and co-founder of Ratehub.ca, this will decrease the value of the mortgage a family could afford by roughly 5%. Then we add on the B.C. property purchase tax of 2% on the first $100,000, and 1% on every $100,000 after that. That money goes into the provincial general revenues and is simply lost to the buyer.
Will this increase in the qualifying rate for mortgages cool a red-hot housing market? We see no sign of that. Does it make first-time home ownership more feasible? Absolutely not. It is designed to make it harder to get a mortgage. What it does do, by diminishing buying power, is chill new developments. Developers are the first to realize they might not be able to sell as many units under the new mortgage rules. The rising cost of lumber does not help either.
What we really need to do is increase supply. It is economics 101. Price is largely determined by two things: supply and demand. Of all G7 nations, despite our vast geography and comparatively low population, Canada has the fewest housing units per capita. One way to increase supply is to slow the rampant speculative foreign buying that is distorting our housing supply and squeezing Canadian families right out of the market.
Data for 2019 from the Canadian housing statistics program showed more than 6% of properties in B.C. were owned, at least in part, by a non-resident of Canada. That number is even higher in Vancouver, rising to 11.6% of condominiums there. At first, the government was, and has been, dismissive of this issue, calling those who raised it xenophobic. B.C. workers simply are not able to live in Vancouver. It is seen by many now as a vacation destination.
The parliamentary secretary for housing has said that Canada has become “a very safe market for foreign investment”, adding, “but...not a great market for Canadians looking for choices around housing”.
The latest Liberal budget, the first in over two years, promises to address foreign buying through a consultation on a tax that would apply to foreign buyers. The Surrey family of four forced into an endless cycle of renting because of a skyrocketing real estate market do not want consultation. They want affordable housing. They want to join the middle class. How many times have we heard this Prime Minister's phrase, “the middle class and those wanting to join it”? Seriously, we need a little less talk and a little more action, please.
How else can the government increase supply for prospective Canadian homeowners? It is through policies that encourage building more homes. The Liberal government needs to incentivize home construction and slash through the endless red tape. We need to make it easier to get shovels in the ground, and build. The complex web of bureaucracy that must be navigated to build in this country is extremely costly and time consuming.
The C.D. Howe Institute estimates that red tape and regulations add more than $600,000 on average to the cost of a new home in Vancouver. This is staggering. Sure, much of this is municipal and provincial, but we, in this federal legislature, have a role to play.
A highlight of my parliamentary career was being awarded the Golden Scissors Award from the Canadian Federation of Independent Business in 2015, an award for slicing through red tape. The government needs to get its scissors out to start clipping away, and it needs to challenge its regional counterparts to do the same.
Enhancing transit is another key part of the equation. Better, faster transit that reaches further beyond existing boundaries would create a whole new world of possibility for residential real estate development, allowing more commuters to live in areas beyond the downtown cores.
In the Lower Mainland, we need SkyTrain expansions to Langley and South Surrey. We have been waiting far too long for the replacement of the George Massey tunnel, a key artery along Highway 99 that serves commuters from White Rock, Surrey, Delta and more. There were 85,000 commuters a day in 2019. With only four total lanes of traffic, that means constant congestion.
Plans for an expansion were first announced 15 years ago. It is past time to allocate the funds and work with local governments to get these projects done. Better transit infrastructure encourages growth, development and home ownership. Let us unlock this new supply.
The Liberals’ infrastructure plan simply is not working. Their Canada Infrastructure Bank, which was established to disburse $35 billion to infrastructure projects over 11 years, has completed a grand total of zero projects in four years. The independent Parliamentary Budget Officer recently said that the Infrastructure Bank is likely to fall short of its mandate, predicting only $15.9 billion of the $35 billion will be spent by 2028.
Speaking of over-promising and underperforming, the Liberals’ first-time home buyer incentive is also failing. The shared equity mortgage program offered first-time buyers 5% on existing homes and up to 10% on new constructions, resulting in lower monthly mortgage payments, but with the catch the government owns that 5% to 10% of the home, to be repaid to the government after 25 years or when the property is sold.
Let us say a family in White Rock decides to purchase that two-bed, two-bath I mentioned earlier at the $1.25-million price tag. Using this 5% incentive would effectively be a loan of $62,500. Wait a minute, I was carried away with the promise of this program for a moment. This family actually could not qualify for this program at all because the limits on the program are such that it is not available. In other words, it is completely unworkable in my riding all together. Despite the fact that such a program could result in usurious repayment rates, it is irrelevant in my riding anyway.
Canadians were told the shared equity mortgage program would help 20,000 Canadians buy a home in the first six months. Instead, it has served fewer than 6,000 over seven months. Again, the Liberals over-promised and under-delivered. Two years in, and there is less than one-tenth of the Liberals’ promised uptake.
Canadians are not using the program because it is a bad deal. Home ownership is critical to ensuring lasting prosperity and financial stability of the middle class. Conservatives know this. Let us address speculative foreign ownership, cut through the bureaucracy, encourage new builds, increase supply and make the dream of home ownership a reality.
I listened to the Liberals all day during this debate brag about spending $27 billion on housing, so why is the supply of new builds, rentals and upgrades still a crisis? I guess they have not actually been in charge for the last five and a half years. They talk more about former prime minister Harper than Conservatives do, and today, they even reached back 30 years to former prime minister Mulroney.
We are here in 2021 to address 2021 and future Canadian issues, not to gaze back into history. This is why my colleagues and I have put forth this motion today. We are tired of the inaction, the waste, the talking points and the rapid decline of affordable housing in this country, particularly in ridings like mine.
Why not put all that profligate spending into something Canadians actually care about, such as affordable rentals, home ownership and infrastructure to support both? We need a lot less talk and a lot more action.
Madame la Présidente, la réalité dans ma circonscription, Surrey-Sud—White Rock, c’est que le rêve de travailler dur, d'épargner, de contracter une hypothèque et d'acheter une maison pour élever une famille est devenu complètement irréaliste. Il est passé de difficile, mais plein d'espoir, à impossible.
Récemment, un de mes concitoyens m'a envoyé l'annonce d'une maison à vendre à White Rock. C'était une maison de deux chambres à coucher et deux salles de bain d'une superficie de 1 600 pieds carrés, une habitation modeste pour élever une famille, construite dans les années 1960. Elle a été vendue en décembre 2020 pour un peu plus de 900 000 $. Maintenant, elle est inscrite à plus de 1,25 million de dollars. Si elle se vend au prix demandé — et la plupart des maisons se vendent actuellement plus cher que le prix demandé — cela représente une augmentation de 23 % en quelques mois.
Une autre maison, cette fois de South Surrey, a été vendue en février pour 1 million de dollars, puis a été réinscrite en avril 2021 à 1,35 million de dollars. Non, il ne s’agit pas d’un problème qui est apparu du jour au lendemain. J'ai vu dernièrement une petite maison à White Rock inscrite à 750 000 $. Elle s'était vendue en 2015 pour moins de la moitié de ce prix. Les prix des logements ne devraient pas doubler en l'espace de six ans.
Une habitation moyenne dans ma circonscription coûte maintenant environ 900 000 $. Dans la vallée du Fraser, les prix moyens ont augmenté de 20 % sur un an, selon l'Association canadienne de l'immeuble. Que doivent faire les Canadiens ordinaires, qui gagnent des revenus canadiens et ont des taux d'imposition canadiens? Il est clair que pour les acheteurs d’une première maison, le rêve de devenir propriétaire s’est transformé en cauchemar.
La dernière solution des libéraux a consisté à élever le taux d’intérêt admissible pour les prêts hypothécaires assurés partout au Canada. Désormais, il sera encore plus difficile pour les familles canadiennes d’être admissibles. Selon James Laird, président de CanWise Financial et cofondateur de Ratehub.ca, cette mesure réduira d'environ 5 % la valeur du prêt hypothécaire qu'une famille peut se permettre. À cela, il faut ajouter la taxe sur les achats immobiliers de la Colombie-Britannique de 2 % sur la première tranche de 100 000 $ et de 1 % sur chaque tranche de 100 000 $ suivante. Cet argent est versé dans les recettes générales de la province et est tout simplement une perte pour l'acheteur.
Cette hausse du taux d'admissibilité aux prêts hypothécaires refroidira-t-elle un marché immobilier en pleine effervescence? Nous n'en voyons pas le moindre signe. Est-ce qu'elle rendra plus facile l’achat d’une première propriété? Absolument pas. Elle est conçue pour rendre plus difficile l'obtention d'un prêt hypothécaire. En diminuant le pouvoir d'achat, elle a pour effet de freiner les nouveaux projets de construction. Les promoteurs sont les premiers à se rendre compte qu'ils ne pourront peut-être pas vendre autant de logements sous le régime des nouvelles règles hypothécaires. L’augmentation du prix du bois d'œuvre n'aide pas non plus.
Ce que nous devons vraiment faire, c'est augmenter l'offre. C'est un principe économique de base. Le prix est largement déterminé par deux facteurs: l'offre et la demande. Malgré sa vaste superficie et sa faible densité de population, le Canada est le pays du G7 qui compte le moins de logements par habitant. Une façon d'augmenter l'offre consiste à ralentir les achats spéculatifs effrénés des étrangers qui faussent notre offre de logements et qui évincent les familles canadiennes du marché.
Selon les données de 2019 du Programme de la statistique du logement canadien, plus de 6 % des propriétés en Colombie-Britannique appartenaient, au moins en partie, à une personne résidant à l'extérieur du Canada. Ce chiffre est encore plus élevé à Vancouver, où le taux de condominiums détenus par au moins un résident étranger s’élève à 11,6 %. Au début, le gouvernement n'était pas préoccupé par cette question et traitait ceux qui la soulevaient de xénophobes. Les travailleurs de la Colombie-Britannique ne sont tout simplement pas en mesure de vivre à Vancouver. Beaucoup considèrent maintenant la ville comme une destination de vacances.
Le secrétaire parlementaire du ministre responsable du logement a dit que le Canada est devenu « un marché très sûr pour les investisseurs étrangers, mais pas très avantageux pour les Canadiens qui cherchent des options de logement ».
Le dernier budget libéral, qui est le premier à être déposé en plus de deux ans, promet de s'attaquer à la question des achats étrangers en menant une consultation sur une taxe qui s'appliquerait aux acheteurs étrangers. La famille de quatre personnes de Surrey qui est contrainte à un cycle de location sans fin en raison de la montée en flèche du marché immobilier ne veut pas de consultation. Elle veut un logement abordable. Elle veut faire partie de la classe moyenne. Combien de fois avons-nous entendu le premier ministre parler de la classe moyenne et de ceux qui aspirent à en faire partie? Sérieusement, nous avons besoin d'un peu moins de paroles et d'un peu plus de mesures concrètes, s'il vous plaît.
De quelle autre façon le gouvernement peut-il accroître l'offre pour les propriétaires canadiens potentiels? C'est à l'aide de politiques qui encouragent la construction de plus de logements. Le gouvernement libéral doit encourager la construction domiciliaire et éliminer les formalités administratives interminables. Nous devons faciliter les travaux et la construction. Le dédale bureaucratique complexe dans lequel il faut naviguer pour construire au Canada est extrêmement coûteux et prend beaucoup de temps.
L'Institut C.D. Howe estime que la paperasserie et les règlements font grimper de plus de 600 000 $ en moyenne le prix des nouvelles maisons à Vancouver. C'est renversant. Bien sûr, une grande partie de ces éléments relèvent des municipalités et du gouvernement provincial, mais le fédéral a aussi un rôle à jouer.
Un des points saillants de ma carrière parlementaire est le fait d'avoir remporté le Prix Coupe-paperasse d’or de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante en 2015, un prix qui est décerné à ceux qui s'attaquent vraiment à la paperasserie. Le gouvernement doit sortir ses ciseaux et commencer à couper la paperasserie et il doit inviter ses homologues régionaux à faire de même.
Améliorer les services de transport en commun est un autre élément important de l'équation. Des services de transport en commun améliorés et plus rapides qui dépassent les limites actuelles permettraient de créer un monde de possibilités pour le développement immobilier résidentiel, ce qui permettrait à davantage de navetteurs d'habiter en dehors des centres-villes.
Dans la vallée du bas Fraser, il faut prolonger le SkyTrain jusqu'à Langley et jusqu'à Surrey-Sud. Nous attendons depuis trop longtemps le remplacement du tunnel George Massey, une artère essentielle située le long de l'autoroute 99 qu'utilisent les navetteurs de White Rock, de Surrey, de Delta, et j'en passe. En 2019, le tunnel était utilisé par 85 000 navetteurs par jour. Comme le tunnel ne compte que quatre voies de circulation au total, il est toujours congestionné.
Des plans d'élargissement ont été annoncés il y a 15 ans. Il est grand temps d'affecter les fonds nécessaires et de collaborer avec les gouvernements locaux pour mener à bien ces projets. De meilleures infrastructures de transport en commun favorisent la croissance, le développement et l'accession à la propriété. Nous devons exploiter ce potentiel.
Le plan d'infrastructure des libéraux ne fonctionne tout simplement pas. La Banque de l'infrastructure du Canada, qui a été créée pour investir 35 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure sur 11 ans, n'a permis de réaliser aucun projet en quatre ans. Le directeur parlementaire du budget, qui est indépendant, a indiqué récemment que la Banque risque de ne pas respecter son mandat, et il prévoit qu'elle dépensera d'ici 2028 seulement 15,9 des 35 milliards de dollars de son budget.
Puisqu'on parle des belles promesses qui ne sont pas tenues, rappelons que l'Incitatif à l'achat d'une première propriété mis en place par les libéraux est un échec. Le programme de prêt hypothécaire avec participation offrait aux acheteurs d'une première propriété un incitatif de 5 % pour les maisons existantes et jusqu'à 10 % pour les nouvelles constructions, de manière à réduire les paiements hypothécaires mensuels. Il y a toutefois un piège: ces 5 ou 10 % de la propriété appartiennent au gouvernement et doivent lui être remboursés après 25 ans ou à la vente de la propriété.
Imaginons qu'une famille de White Rock décide d'acheter une maison de deux chambres et deux salles de bain qui coûte 1,25 million de dollars, pour reprendre l'exemple que j'ai donné plus tôt. L'incitatif de 5 % correspondrait à un prêt de 62 500 $. Je dois toutefois m'excuser, parce que je me suis laissé emporter par les promesses de ce programme. Dans les faits, cette famille n'y serait pas admissible étant donné les limites fixées. Autrement dit, ce programme est tout à fait inutile dans ma circonscription. Non seulement risque-t-il de donner lieu à des taux de remboursement usuraires, mais il est carrément inutilisable dans ma circonscription.
Le gouvernement avait dit que le programme de prêt hypothécaire avec participation aiderait 20 000 Canadiens à acheter une propriété dans les six mois suivant sa mise en oeuvre. Dans les faits, il a aidé moins de 6 000 personnes en sept mois. Une fois de plus, les libéraux ont fait de grandes promesses sans les tenir. Deux ans après la création du programme, la participation réelle n'atteint même pas 10 % de celle que promettaient les libéraux.
Les Canadiens n'ont pas recours au programme parce que c'est une mauvaise affaire. Être propriétaire est crucial pour assurer la prospérité à long terme et la stabilité financière de la classe moyenne. Les conservateurs en sont conscients. Réglons le problème de la spéculation immobilière exercée par les étrangers, réduisons la bureaucratie, encourageons les nouveaux projets de construction, faisons augmenter l'offre et faisons du rêve d'accession à la propriété une réalité.
Toute la journée, j'ai écouté les libéraux se vanter de dépenser 27 milliards de dollars pour le logement. Comment expliquent-ils que la crise touchant l'offre pour les nouvelles constructions, logements à louer et logements rénovés persiste? C'est à croire qu'ils n'ont pas été vraiment au pouvoir au cours des cinq dernières années et demie. Ils parlent plus souvent de l'ancien premier ministre Stephen Harper que les conservateurs et, aujourd'hui, ils sont remontés 30 ans en arrière, à l'époque de l'ancien premier ministre Mulroney.
Nous sommes ici, en 2021, afin de régler les problèmes actuels et futurs du Canada, et non pas étudier l'histoire. C'est pourquoi mes collègues et moi-même avons présenté la motion à l'étude aujourd'hui. Nous en avons assez de l'inaction, du gaspillage, des réponses rédigées d'avance et du déclin rapide du logement abordable au pays, en particulier dans des circonscriptions comme la mienne.
Pourquoi ne consacre-t-on pas toutes les dépenses effrénées à quelque chose qui compte véritablement pour les Canadiens, comme des logements abordables, l'accès à la propriété et l'infrastructure, qui les appuie tous les deux? Il faut parler beaucoup moins et agir beaucoup plus.
View Adam Vaughan Profile
Lib. (ON)
View Adam Vaughan Profile
2021-06-08 16:53 [p.8128]
Madam Speaker, the Conservative motion would not spend one dollar on housing. The Conservative motion is a postcard of ideas that actually would not accomplish much of anything in any of the areas they want to speak about.
The member opposite talks about the desire to build transit. The way capital budgets are constructed at the municipal level is that the development charges are the driver of the capital programs. In other words, when we add new housing, there is a cost involved in delivering the roads, the transit, the schools and the libraries. Everything in the city that a house requires to be functional is leveraged off of those development charges, yet what the Conservatives are proposing is not only to gut that system, but to also cut the funding that is the federal contribution to transit.
How do we build a subway with nothing but tax cuts and budget cuts?
Madame la Présidente, la motion des conservateurs ne consacrerait pas un sou au logement. La motion des conservateurs est un pense-bête qui ne permet pas vraiment d'accomplir quoi que ce soit dans les domaines dont ils veulent traiter.
La députée d'en face parle de sa volonté de développer le transport en commun. Dans les municipalités, ce sont les redevances qui sont au cœur des programmes d'immobilisations et sur lesquelles repose l'élaboration des budgets d'immobilisations. Bref, quand on ajoute de nouvelles habitations, il y a un coût associé à l'aménagement des routes et du transport en commun, à la construction d'écoles et de bibliothèques. Tout ce qui est nécessaire pour rendre une habitation fonctionnelle et qui relève de la municipalité est payé à l'aide de ces droits d'aménagement. Et pourtant, les conservateurs proposent non seulement de dépouiller ce système, mais aussi de réduire la contribution fédérale au transport en commun.
De quelle façon pouvons-nous aménager un métro uniquement grâce à des réductions d'impôt et budgétaires?
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, last time I looked, the Liberals were the ones forming the government. They have been in charge for five and a half years, and they are the ones who put forward a budget, not us.
We are saying that they have not spent enough time and attention in that budget on affordable housing in Canada. It is a crisis. It is a problem. It is what people really care about. They should please pay attention. We need more action and less talk.
Madame la Présidente, aux dernières nouvelles, ce sont les libéraux qui forment le gouvernement. Ils sont au pouvoir depuis cinq ans et demi, et ce sont eux qui produisent le budget, pas nous.
Ce que nous disons, c'est qu'ils n'accordent pas assez de temps ni d'attention dans ce budget au logement abordable au Canada. Nous sommes en crise. Le problème est bien réel. Voilà ce qui intéresse vraiment la population. Nous les prions donc de prêter attention à la question. Il nous faut plus d'action et moins de discours.
View Sébastien Lemire Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, we agree on the fact that the housing problem is very much one of supply and demand. One of the problems with the supply has to do with the fact that many homes are either being used for Airbnb or being bought and left empty by foreign speculators. If not for these new trends, we might be able to house every Quebecker and Canadian properly. It would also be more affordable.
What tangible measures can we take to fill the existing housing units in this country?
Madame la Présidente, on s'entend sur le fait que la question du logement en est beaucoup une d'offre et de demande. Un des problèmes dans l'offre tient notamment au fait que beaucoup de logements sont soit utilisés pour Airbnb, soit achetés — mais non habités — par des gens de l'étranger à des fins de spéculation. Si ce n'était pas de ces nouvelles tendances, on serait peut-être capable de loger convenablement l'ensemble des Québécois et des Canadiens sur le territoire. En plus, ce serait plus abordable.
Quel geste concret peut-on poser pour pouvoir habiter les logements qui sont déjà construits sur notre territoire?
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, part of what we can do, as I said in my speech, is end the consultation and actually take action on foreign ownership and vacant housing, and on how it is used. However, more so, we need to increase supply. As I mentioned, we have the lowest housing unit per capita rate in the G7. That is shameful.
Madame la Présidente, comme je l'ai mentionné dans mon discours, ce que nous pouvons faire, c'est notamment mettre fin aux consultations et prendre des mesures relativement à la propriété étrangère, aux logements vacants et à la façon dont ils sont utilisés. Surtout, nous devons accroître l'offre. Comme je l'ai mentionné, nous avons le plus bas taux de logements par habitant parmi les pays du G7. C'est honteux.
View Richard Cannings Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I am happy to be debating housing here today. It is a crisis in my riding and across this country. The NDP is happy to support this motion because it is a motion that says all the right things. It is like the Conservatives are taking a leaf out of the Liberal book by saying good things without having anything here that they have to live up to in an election, for instance.
The member talks about how important it is to increase the supply of subsidized and low-cost housing. What are the details? Would she agree with the NDP that we need to create 500,000 housing units that are affordable just to catch up with the 30 years of lost time when the Conservative and Liberal governments did nothing to create affordable housing in Canada?
Madame la Présidente, je suis heureux de débattre du logement, car, à ce chapitre, il y a une crise dans ma circonscription et le pays tout entier. Le NPD est heureux d'appuyer la motion parce qu'elle indique des choses justes. C'est comme si les conservateurs s'étaient inspirés des libéraux: ils proposent de bonnes mesures, mais il ne s'agit pas de promesses qu'ils devront respecter en cas d'élections, par exemple.
La députée a indiqué à quel point il était important d'accroître l'offre de logements subventionnés et à prix modique. A-t-elle plus d'informations pour nous? Convient-elle avec le NPD que nous devons bâtir 500 000 logements abordables seulement pour rattraper le temps perdu par les gouvernements conservateurs et libéraux qui, dans ce dossier, n'ont rien fait pendant 30 ans?
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, it is always good to talk with other members of Parliament from British Columbia. The only place where housing is less accessible than the Lower Mainland in B.C. is the Okanagan, where the member is from. It is a beautiful place to live, but a lot of people simply cannot afford to live there.
Yes, we agree that there needs to be more spending, more targeted spending and more detail put into how we help get past this crisis. We cannot just talk about there being one.
Madame la Présidente, il est toujours agréable de discuter avec d'autres députés de la Colombie-Britannique. Le seul endroit où le logement est moins accessible que dans la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, c'est la région de l'Okanagan, d'où vient le député. C'est un endroit magnifique où vivre, mais beaucoup de gens n'en ont tout simplement pas les moyens.
Oui, nous convenons qu'il faut dépenser plus, de manière plus ciblée et plus détaillée, pour aider le pays à surmonter cette crise. Nous ne pouvons pas dire que c'est le cas.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2021-06-08 16:58 [p.8129]
Madam Speaker, like my friend from South Okanagan—West Kootenay, I do not find much in this motion to which to object, but I also think that, when facing the housing crisis, we need to recognize that there are some undercurrents here that are not easy fixes. There are a lot of ways we can look at the acute crisis of homelessness for people who need a roof over their head and market housing.
Would the member agree with Professor William Rees at UBC, who said that the biggest problem we faced was when we stopped having the affordability of houses in each community based on what that community earned and it became a global commodities market for speculative investment?
Madame la Présidente, à l'instar de mon collègue d'Okanagan-Sud—Kootenay-Ouest, je ne trouve pas grand-chose à redire au sujet de la motion, mais je suis également d'avis que, face à la crise du logement, nous devons reconnaître que certains problèmes sous-jacents n'ont pas de solutions faciles. Il existe de nombreuses façons d'aborder la crise aiguë de l'itinérance pour les personnes qui ont besoin d'un toit ou d'un logement du marché privé.
La députée serait-elle d'accord avec le professeur William Rees, de l'Université de la Colombie-Britannique, qui a dit que le plus gros problème est survenu lorsque nous avons cessé d'assurer l'abordabilité des maisons dans chaque collectivité en fonction du salaire des habitants et que nous avons livré le marché immobilier à la spéculation mondiale?
View Kerry-Lynne Findlay Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I agree with my colleague. This is something that has run away in Canada. It is something we need to take hold of and deal with. We should not have the places where Canadians work just be vacation destinations for people from around the world.
We need to have it tied to our incomes, because we are Canadians, earning money in Canada and paying taxes by Canadian law. That should mean something in terms of affordability of housing.
Madame la Présidente, je suis d’accord avec ma collègue. C’est une situation qui a dérapé au Canada. C’est une situation que nous devons prendre en main et avec laquelle nous devons composer. Les lieux où les Canadiens travaillent ne devraient pas être uniquement des destinations de vacances pour les gens de partout dans le monde.
Il faut que ce soit associé à notre revenu, car nous sommes Canadiens; nous gagnons notre salaire au Canada et nous payons nos impôts, comme l’exige la loi canadienne. Cela devrait signifier quelque chose en ce qui concerne l’abordabilité du logement.
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Humber River—Black Creek.
I am very pleased to be participating in the debate and to speak about our government's efforts to fight homelessness. I am certain that all my colleagues agree that safe housing is vital for the well-being of Canadians and their families. We understand that affordable housing plays an important role in the fight against poverty and homelessness, two issues that require more than just an improvised solution. That is why we are not managing the homelessness issue on an ad hoc basis. Instead, we are developing long-term solutions to prevent and reduce these challenges.
Resolving the problem of affordable housing is of the utmost importance to Canadians. For many of us, it is easy to take our homes for granted. We sometimes forget all too readily that some Canadians are not in the same situation as we are and live in fear of losing their homes.
Poverty has significant repercussions for all aspects of our society. It tends to affect seniors, members of first nations, veterans, children of single mothers or mothers fleeing violence and people who cannot find work in their field even if they have a college or university degree. Some of these people are experiencing homelessness just because their economic, family or social situation has put them at a disadvantage since birth.
The fact is that we had to act swiftly because millions of Canadians were living in poverty and sometimes had trouble getting enough food and finding affordable housing. That is why, in 2017, the Government of Canada announced a $2.2-billion investment over 10 years through the national housing strategy. This investment will extend and expand federal homelessness programs.
In 2019, we launched Reaching Home, Canada's homelessness strategy. This program supports the objectives of the national housing strategy, aiming to help those Canadians most at risk to maintain safe, stable and affordable housing, and to eliminate chronic homelessness across Canada. Reaching Home is a community funding program that supports urban, indigenous, rural and remote communities to help them meet local needs in the fight against homelessness.
In the first six months, the program invested in 1,200 projects across Canada. It was broadened in 2020. Our government collaborated with the communities to develop and implement community projects and plans based on science that aimed for real results. This results-based approach keeps decision-making at the local level and gives communities more flexibility to respond to local priorities, including preventing homelessness, and offer programs designed to meet the needs of specific populations, like young people, indigenous peoples, and women and children who are fleeing violence.
Now, let us talk about our most recent investments in the Reaching Home strategy. Budget 2021 proposes to allocate an additional $567 million to this strategy over two years, beginning in 2022-23. This amount will complement the investment of over $299 million in this strategy that our government announced in the 2020 fall economic statement. It also complements an investment of over $400 million in additional federal funding, the purpose of which was to support the homeless services sector's response during COVID-19 in order to prevent homelessness.
The COVID-19 pandemic put a lot of pressure on Canada's homeless services sector, which had to transform its way of delivering services to prevent outbreaks among the homeless and those at risk of becoming homeless.
Our government therefore plans to allocate additional funding to the Reaching Home strategy for two more years, as of 2022-23. The goal is to help communities to continue to safely serve the homeless and prevent homelessness among at-risk Canadians until the pandemic begins to wane. I would like to add that, given the progress that we have made in our commitment to do more, the government announced that it wants to eliminate chronic homelessness in Canada.
I would now like to briefly outline some other investments our government has made to support housing and affordable housing. First of all, budget 2021 proposes to provide an additional $2.5 billion over seven years to Canada Mortgage and Housing Corporation beginning in 2021 and 2022. This includes $1.5 billion for the rapid housing initiative, $600 million over seven years to renew and expand the affordable housing innovation fund, $315 million over seven years through the Canada housing benefit, to increase direct financial assistance for low-income women and children fleeing violence, and $118 million over seven years through the federal community housing initiative, to support community housing providers.
Budget 2021 also proposes to advance and reallocate $1.3 billion, on a cash basis, of previously announced funding. This includes $750 million under the national housing co-investment fund to accelerate the creation of 3,400 new units and the repair of 13,700 units, $250 million under the national housing co-investment fund to support construction, repair, and operating costs, and $300 million from the rental construction financing initiative, which will be allocated to support the conversion of vacant commercial property into housing, which will also help a great deal.
I think it is clear that our government continues to do what is necessary to address homelessness. We are clearly demonstrating that we are developing and implementing long-term solutions to prevent and end chronic homelessness in Canada, once and for all.
Madame la Présidente, je vous indique que je vais partager mon temps de parole avec la députée de Humber River—Black Creek.
Je suis très content de participer au débat et de parler des efforts de notre gouvernement pour lutter contre l'itinérance. Je suis convaincu que tous mes collègues s'entendent pour dire que le logement sécuritaire est essentiel au bien-être des Canadiens et de leur famille. Nous avons compris que le logement abordable joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la pauvreté et l'itinérance, deux enjeux qui nécessitent plus qu'une solution improvisée. C'est pour cette raison que nous ne nous contentons pas de gérer le dossier de l'itinérance au jour le jour; nous cherchons plutôt à développer des solutions à long terme, afin de prévenir et de réduire ces défis.
Régler le problème du logement abordable est une question de la plus haute importance pour les Canadiens et pour les Canadiennes. Pour plusieurs d'entre nous, c'est facile de tenir notre chez-soi pour acquis. Parfois, nous oublions trop facilement que certains Canadiens ne sont pas dans la même situation que nous et vivent dans la peur de perdre leur foyer.
La pauvreté a des répercussions profondes sur tous les aspects de notre société. Elle touche souvent les aînés, les membres des Premières Nations, les anciens combattants, les enfants des mères monoparentales ou qui fuient la violence et les gens qui ne parviennent pas à trouver un emploi dans leur domaine, même s'ils détiennent un diplôme collégial ou universitaire. Certaines de ces personnes sont en situation d'itinérance tout simplement parce que leur situation économique, familiale et sociale est défavorable, et ce, depuis leur naissance.
Le fait est que nous devions agir sans tarder, car des millions de Canadiens vivaient dans la pauvreté et avaient parfois de la difficulté à se nourrir ou à trouver un logement abordable. C'est la raison pour laquelle le gouvernement du Canada a annoncé, en 2017, par l'entremise de la Stratégie nationale sur le logement, un investissement de 2,2 milliards de dollars sur 10 ans. Cet investissement permettra de prolonger et d'élargir les programmes fédéraux de lutte contre l'itinérance.
En 2019, nous avons lancé le programme « Vers un chez-soi : la Stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance ». Ce programme appuie les objectifs de la Stratégie nationale sur le logement, c'est-à-dire aider les Canadiens les plus à risque à conserver un logement sûr, stable et abordable et travailler à éliminer l'itinérance chronique à l'échelle nationale. Vers un chez-soi est un programme communautaire qui fournit un financement et un soutien à des communautés urbaines, autochtones, rurales ou éloignées, afin de les aider à combler les besoins locaux en matière de lutte contre l'itinérance.
Au cours des six premiers mois, le programme Vers un chez-soi a investi dans 1 200 projets partout au Canada. En 2020, le programme a été élargi davantage. Notre gouvernement a collaboré avec les communautés pour élaborer et mettre en œuvre des projets communautaires et des plans fondés sur les données et visant des résultats clairs. Cette approche axée sur les résultats maintient le processus décisionnel au niveau local et donne aux collectivités une plus grande souplesse pour répondre aux priorités locales, y compris la prévention de l'itinérance, et pour offrir des programmes conçus pour répondre aux besoins des populations particulières, comme les jeunes, les peuples autochtones ainsi que les femmes et les enfants qui fuient la violence.
Maintenant, parlons de nos investissements les plus récents dans la stratégie Vers un chez-soi. Le budget de 2021 propose d'affecter 567 millions de dollars supplémentaires à cette stratégie sur deux ans à compter de 2022-2023. Ce montant vient compléter l'investissement de plus de 299 millions de dollars dans cette stratégie que notre gouvernement a annoncé dans l'Énoncé économique de l'automne de 2020. Il vient également compléter un investissement de plus de 400 millions de dollars à titre de financement fédéral supplémentaire. Ce dernier avait pour but de soutenir la réponse du secteur des services aux personnes en situation d'itinérance dans le contexte de la COVID-19 afin de prévenir l'itinérance.
La pandémie de la COVID-19 a exercé d'importantes pressions sur le secteur canadien des services aux personnes en situation d'itinérance, qui a dû transformer son mode de prestation des services pour éviter les éclosions chez les personnes en situation d'itinérance ou à risque de le devenir.
Notre gouvernement prévoit donc verser à la stratégie Vers un chez-soi des fonds supplémentaires pour deux autres années, à partir de 2022 et de 2023. L'objectif est d'aider les collectivités à continuer de servir en toute sécurité les personnes en situation d'itinérance, et de prévenir l'itinérance chez les Canadiens à risque, à mesure que la pandémie perd du terrain. J'aimerais ajouter que, compte tenu du progrès réalisé dans notre engagement à en faire plus, notre gouvernement a annoncé vouloir éliminer l'itinérance chronique au Canada.
J'aimerais maintenant mentionner rapidement d'autres investissements que notre gouvernement a mis sur pied pour aider le logement et le logement abordable. Tout d'abord, le budget de 2021 propose d'accorder à la Société canadienne d'hypothèques et de logement un montant supplémentaire de 2,5 milliards de dollars sur sept ans à compter de 2021 et de 2022, dont: 1,5 milliard de dollars pour l'Initiative pour la création rapide de logements; 600 millions de dollars sur sept ans pour renouveler et élargir le Fonds d'innovation pour le logement abordable; 315 millions de dollars sur sept ans, par l'entremise de l’Allocation canadienne pour le logement, pour accroître l'aide financière versée directement aux femmes à faible revenu et aux enfants qui fuient la violence; et 118 millions de dollars sur sept ans dans le cadre de l'Initiative fédérale de logement communautaire pour aider les fournisseurs de logements communautaires.
De plus, le budget de 2021 propose d'avancer et de réaffecter 1,3 milliard de dollars, selon la comptabilité de caisse, un financement déjà annoncé, soit: 750 millions de dollars dans le cadre du Fonds national de co-investissement pour le logement afin d'accélérer la création de 3 400 nouveaux logements et la réparation de 13 700 logements; 250 millions de dollars dans le cadre du Fonds national de co-investissement pour le logement afin d'aider à couvrir les coûts de construction, de réparation et d'exploitation; et 300 millions de dollars dans le cadre de l'Initiative Financement de la construction de logements locatifs pour appuyer la conversion de propriétés commerciales vacantes en logements, ce qui va beaucoup aider également.
Je crois qu'il est manifeste que notre gouvernement continue de faire ce qui est nécessaire pour lutter contre l'itinérance. Nous démontrons clairement que nous développons et mettons en place des solutions à long terme pour prévenir et mettre fin à l'itinérance chronique au Canada, une fois pour toutes.
View Matthew Green Profile
NDP (ON)
View Matthew Green Profile
2021-06-08 17:08 [p.8130]
Madam Speaker, we have heard the hon. member recount at length all of the symptoms of the financialization of the housing market.
Perhaps my colleague, the hon. member for Vancouver East, asked the most important question today, which is on the commodification and financialization of rental housing. She stated that Canada is losing more affordable housing than is being created, and this business model of REITs and other large capital funds relies on acquiring lower rental properties that allow them to maximize profits for shareholders, including through rent evictions.
Will the hon. member and the government take action to limit the ability of REITs and large capital funds to purchase rental units, and create a housing acquisition fund for the non-profit sector, as was called for by the former UN housing rapporteur Leilani Farha, the FCM and the recovery for all campaign?
Madame la Présidente, la députée a fait grand cas de tous les symptômes de la financiarisation du marché du logement.
Il est possible que ma collègue, la députée de Vancouver East, ait posé la question la plus importante aujourd’hui, c’est-à-dire une question sur la marchandisation et la financiarisation des logements locatifs. Elle a déclaré que le Canada perd un nombre supérieur de logements abordables au nombre créé. Ce modèle opérationnel des fiducies de placement immobilier et d’autres grands fonds d'investissement se fonde sur l’acquisition de logements à bas prix qui leur permettent de maximiser les profits pour les actionnaires. Ils y parviennent notamment au moyen d'évictions en raison de loyers trop élevés.
La députée et le gouvernement prendront-ils des mesures pour restreindre la capacité des fiducies de placement immobilier et des grands fonds d'investissement d’acquérir des logements locatifs, en plus de créer un fonds d’acquisition de logements pour le secteur à but non lucratif, comme l’ont demandé l’ancienne rapporteuse spéciale sur le logement de l’ONU, Leilani Farha, la Fédération canadienne des municipalités et la campagne Recovery for all?
Results: 901 - 1000 of 150000 | Page: 10 of 1500

|<
<
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
>
>|
Show single language
Refine Your Search
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data