Thank you so much for that important question, because it is a testament to the challenges we faced and the strict policy and legal authorities we all faced within our departments and how we've all had to think a bit outside the box in order to address where the vulnerabilities are expressing themselves, and that includes the 50% or more indigenous population that lives “off reserve”. More often, the typical iteration of that is large urban centres like Montreal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary and Edmonton, but it is also the reality in places like La Loche, where we saw one of the largest outbreaks. This is something that's near and dear to MP Vidal's heart, because I know of his engagement in ensuring that proper resources were deployed in those communities.
We have acknowledged that challenge, because those vulnerabilities exist, but when you're talking about intricate overlapping jurisdictions, obviously there's an execution challenge in the delivery of health care, which is primarily and exclusively, in those cases, the jurisdiction of the provincial or territorial governments. This has been a challenge within the strict authorities of the funds that we appropriated.
We knew from the very beginning that $15 million dedicated to “urban supports” was wildly insufficient, which is why we procured $75 million to distribute across a wide network of organizations and grassroots-based organizations that are really doing some of the key work in keeping people safe, whether that's food security, cultural supports, or keeping doors open. I think of the Native Women's Shelter of Montreal, which is doing incredible work in keeping people safe, alive and well surrounded during this pandemic. I look at some of the mobile supports in downtown Toronto, which I think Pam was instrumental in announcing and pushing for. This is the result of advocacy across parties. There isn't a single party that didn't approach me to say, you have to do more for indigenous communities that are in urban settings. It has yielded results in areas that I mentioned previously, in supporting harm reduction models in various forms, whether it's a wet shelter or other supports for people who are perhaps not getting a safe supply, or the food security I mentioned earlier.
These are all elements where we see what I call a “jurisdictional hole”, where the federal government has not been present, and provincial and territorial supports, for whatever reason, have not been there. COVID doesn't check the Constitution before it infects someone, and where we've seen it, it goes after those who are most vulnerable. The indigenous communities that came together, the Métis, Dene.... La Loche is an incredible example of a very alarming spread at the outset of COVID, where 200 people were infected in a community that has had its challenges, but they rallied together with an emergency response team. We supported it with financial supports, and they were able to stamp it out, and that's amazing work.
In part, it is the federal government's response to a very tricky jurisdictional question where we could not close our eyes to it, but also because of the advocacy of voices that go across party lines. I think we need to keep going together in lockstep on this issue, because we're not out of the woods on COVID specifically, and there are needs that are, we must acknowledge, unmet, and we are not meeting them currently, whether we look at ourselves or at the provincial governments.
Thank you, Adam, in particular, for your advocacy, because I know how you've interacted with our.... This isn't a throwaway thank you; this is a real thank you and I mean it, in every single thing you do, because I know you've been passionate about this.
Merci beaucoup de cette importante question, car elle concerne les défis que nous avons dû relever et les autorités politiques et administratives strictes auxquelles nos ministères ont dû faire face. Elle porte également sur la façon dont nous avons tous dû sortir des sentiers battus pour remédier aux vulnérabilités là où elles s'expriment, notamment en ce qui a trait aux 50 % ou plus de la population autochtone qui vivent « hors réserve ». La manifestation la plus commune de cela est la réalité des grands centres urbains comme Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary et Edmonton, mais il y a aussi celle d'endroits comme La Loche, où s'est produite l'une des pires éclosions. C’est un sujet qui touche beaucoup le député Vidal, car je connais son engagement à veiller à ce que des ressources adéquates soient déployées dans ces communautés.
Nous avons reconnu ce problème, car ces vulnérabilités existent bel et bien, mais lorsque vous parlez de chevauchements complexes de compétences, il y a évidemment des problèmes quant à la prestation des soins de santé, prestation qui, dans ces cas, relève principalement et exclusivement des gouvernements provinciaux ou territoriaux. C’est un problème qui a eu une incidence sur les pouvoirs stricts associés aux fonds que nous avons accordés.
Nous savions dès le début que les 15 millions de dollars consacrés à l'aide en milieu urbain étaient largement insuffisants. Nous avons donc dégagé 75 millions de dollars qui devaient être distribués à l'échelle d'un vaste réseau d’organisations et d’organismes communautaires qui accomplissent un travail concret et essentiel pour assurer la sécurité des personnes — qu’il s’agisse de sécurité alimentaire ou de soutien sur le plan culturel — ou pour garder des portes ouvertes. Je pense au Foyer pour femmes autochtones de Montréal, qui accomplit un travail incroyable pour faire en sorte que les gens soient en sécurité, en vie et bien entourés pendant cette pandémie. Je pense à certains soutiens mobiles dans le centre-ville de Toronto, que Mme Damoff a contribué à annoncer et à promouvoir. C’est le résultat d’un travail de sensibilisation de la part de tous les partis. Tous les partis sans exception sont venus me voir pour me dire que nous devrions faire plus pour les communautés autochtones en milieu urbain. Cela a donné des résultats dans les domaines que j’ai mentionnés, y compris en matière de sécurité alimentaire. Cela a permis en outre de soutenir des modèles de réduction des méfaits sous diverses formes, qu’il s’agisse d’un abri pour les personnes qui ne sont pas sobres ou d’autres types de soutien pour ceux qui ne bénéficient peut-être pas d’un approvisionnement digne de confiance.
Ce sont tous des éléments où nous avons constaté ce que j’appelle un « vide administratif », c'est-à-dire un aspect où aucun des trois ordres de gouvernement — fédéral, provincial et territorial — n'était présent. La COVID ne vérifie pas la Constitution avant d’infecter quelqu’un, et là où nous l'avons vue, elle s’en est prise aux plus vulnérables. Les communautés autochtones qui se sont réunies, les Métis, les Dénés... La Loche a été le théâtre d'une propagation très alarmante au début de la pandémie. Deux cents personnes ont été infectées dans une collectivité qui a connu son lot de difficultés, mais la communauté a fait front commun avec une équipe d’intervention d’urgence. Nous avons appuyé cette charge en offrant du financement, et elle a pu endiguer la propagation. Il s'est fait là un travail formidable.
C’est en partie la réponse du gouvernement fédéral à une question administrative très délicate sur laquelle nous n’avons pas pu fermer les yeux, mais c'est aussi le résultat d'un engagement qui se manifeste au-delà des lignes de parti. Je pense que nous devons continuer à travailler ensemble sur cette question, parce que nous ne sommes pas au bout de nos peines, tout particulièrement en ce qui concerne la COVID. Il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits à l'heure actuelle, reconnaissons-le, que ce soit dans une optique fédérale ou dans celle des administrations provinciales.
Je vous remercie, monsieur van Koeverden, en particulier, pour votre engagement, car je sais comment vous avez interagi avec notre... Ce n’est pas un remerciement de pacotille, c’est un merci tout à fait sincère pour tout ce que vous faites, parce que je sais que vous prenez cela vraiment à cœur.