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Lib. (QC)
Madam Speaker, I thank my hon. colleague for his comments. I would like to remind him of certain facts.
First, several members of his political party asked us to go even further with Bill C‑10. We heard the same thing from an impressive number of stakeholders from across Canada, who told us that now that a company like YouTube has become the biggest distributor of music in Canada, it has to be included in Bill C‑10. We did that.
The Department of Justice's highly independent and competent officials testified before the Standing Committee on Canadian Heritage. They carried out an analysis that demonstrated there are no issues with freedom of expression and Bill C‑10. In the bill, there are elements that provide for freedom of expression, freedom of creation and freedom of the press. My colleague opposite is also very aware of that.
Furthermore, the CRTC is not above Canadian law. The CRTC must also comply with Canada's many laws, including the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
Madame la Présidente, je remercie mon honorable collègue de son commentaire. Je tiens à lui rappeler un certain nombre de faits.
D'abord, plusieurs membres de sa formation politique nous ont demandé d'aller plus loin dans le projet de loi C‑10. C'est ce que nous ont également demandé un nombre impressionnant d'intervenants d'un bout à l'autre du pays en nous disant que, maintenant qu'une entreprise comme YouTube est devenue le plus grand distributeur de musique au Canada, il fallait l'inclure dans le projet de loi C‑10. C'est ce que nous avons fait.
Les fonctionnaires très indépendants et très compétents du ministère de la Justice ont témoigné devant le Comité permanent du patrimoine canadien. Ils ont fait une analyse qui démontre qu'il n'y a aucun problème quant à la liberté d'expression et le projet de loi C‑10. D'ailleurs, dans le projet de loi, des éléments prévoient la liberté de parole, la liberté de création, la liberté journalistique. Mon collègue d'en face le sait également très bien.
De plus, le CRTC n'est pas au-dessus des lois canadiennes. Le CRTC doit également se conformer aux nombreuses lois canadiennes, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, through you, I want to thank my hon. colleague across the aisle for his question and for his party's support for Bill C‑10.
He is quite right. This bill has the unanimous support of the Quebec National Assembly and the vast majority of artists. In fact, several thousand artists and organizations representing hundreds of thousands of artists in Quebec, of course, but also across the country, signed a petition in support of Bill C‑10.
My colleague is right about the wait. Every month that goes by deprives artists of $70 million. Some say that even if Bill C‑10 were to pass, it would not come into force immediately. I agree, but every month that the implementation of Bill C‑10 is delayed means $70 million less for our artists and arts organizations.
Madame la Présidente, par votre entremise, je remercie mon honorable collègue d'en face de sa question et de l'appui de son parti au projet de loi C‑10.
Il a tout à fait raison. C'est un projet de loi qui a été appuyé unanimement par l'Assemblée nationale du Québec et par la très grande majorité des artistes. D'ailleurs, une pétition signée par plusieurs milliers d'artistes et d'organisations représentant des centaines de milliers d'artistes au Québec, bien sûr, mais aussi partout au pays appuie le projet de loi C‑10.
Mon collègue a raison: chaque mois qui passe prive les artistes de 70 millions de dollars. Certains disent que, même si le projet de loi C‑10 était adopté, il n'entrerait pas en vigueur tout de suite. Je suis d'accord, mais, chaque mois que l'on empêche le projet de loi C‑10 d'être mis en œuvre, ce sont nos artistes et nos organisations artistiques que l'on prive de 70 millions de dollars.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, what I find shocking and what the artistic community cannot understand is that the NDP refuses to support Bill C‑10 and that it has sided with the Conservative Party.
I do not think anyone is surprised to see the Conservative Party do this, but I must admit that it is a surprise and a major disappointment to see the NDP follow suit.
Madame la Présidente, ce que je trouve abasourdissant et ce que la communauté artistique ne s'explique pas, c'est la position du NPD, qui a refusé d'appuyer l'avancement du projet de loi C‑10 et qui s'est associé au Parti conservateur.
Que le Parti conservateur fasse cela, je pense que personne n'est vraiment surpris. Cependant, que le NPD fasse cela en a surpris et déçu plus d'un, je dois l'avouer.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, the hon. member and I have had numerous exchanges about Bill C-10, and I know he is very passionate about this. Again, I would remind the hon. member that the very credible, very competent and very independent civil servants of the Ministry of Justice have looked into this issue and provided analysis and testimonies to accompany them to the heritage committee, and that confirmed that there is no issue regarding Bill C-10 and freedom of expression or freedom of creation.
Madame la Présidente, le député et moi avons eu de nombreux échanges au sujet du projet de loi C‑10. Je sais que c’est un sujet qui lui tient beaucoup à cœur. Encore une fois, je rappelle au député que les fonctionnaires très fiables, très compétents et très indépendants du ministère de la Justice se sont penchés sur la question et ont fourni des analyses, ainsi que des témoignages pour les accompagner, au comité du patrimoine, ce qui a confirmé que le projet de loi C‑10 ne soulève aucune préoccupation en matière de liberté d’expression ou de liberté de création.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I would like to thank my hon. colleague for her advocacy for artists and cultural organizations across the country.
It is important to remember that as more and more people transit from watching or listening to their music in more traditional ways to online streaming platforms, the revenues of Canadian traditional broadcasters are going down. As a society, we count on these revenues to fund our artists and our cultural sector for productions like Kim's Convenience, which has been a worldwide hit. In fact, it was one of the most-watched shows for a while in South Korea. We could be talking about Schitt's Creek, or Corner Gas or District 31. All these productions have received government support through the Broadcasting Act.
What we are doing right now is ensuring our legislation and regulations are adapted to the realities of the 21st century, and ensuring web giants pay their fair share. Why the Conservatives, and it seems sometimes the NDP, would be opposed to that is a bit beyond me.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de défendre les artistes et les organismes culturels de partout au pays.
Il est important de se rappeler qu’à mesure que les gens passent du visionnement ou de l’écoute de leur musique de façon plus traditionnelle aux plateformes en ligne de diffusion en continu, les revenus des radiodiffuseurs traditionnels canadiens diminuent. Comme société, nous comptons sur ces revenus pour financer nos artistes et notre secteur culturel pour des productions comme Kim’s Convenience, qui a connu un succès mondial. En fait, c’est l’une des émissions les plus regardées depuis un certain temps en Corée du Sud. Nous pourrions parler de Bienvenue à Schitt's Creek, de Corner Gas ou de District 31. Toutes ces productions ont reçu l’appui du gouvernement au titre de la Loi sur la radiodiffusion.
À l’heure actuelle, nous veillons à ce que nos lois et règlements soient adaptés aux réalités du XXIe siècle et à ce que les géants du Web paient leur juste part. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les conservateurs, et parfois les néo-démocrates, s’y opposent.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, for starters, I have to refute the premise of my hon. colleague's question.
He says that everyone worked in good faith, but I just want to remind him that, well before Bill C‑10 was even introduced, the former leader of the official opposition told the House that, had it been up to him, he would have tossed the Yale report, which had just been tabled, right in the trash. Furthermore, as soon as Bill C‑10 was introduced, the Conservative Party objected to it, said the bill was bad and should be scrapped, and told us to start over.
In my opinion, there is no truth to the claim that everyone worked in good faith to move Bill C‑10 forward.
Madame la Présidente, je dois commencer par réfuter la prémisse de la question de mon honorable collègue.
Il affirme que tout le monde a travaillé de bonne foi, mais je tiens tout de même à lui rappeler que, avant même le dépôt du projet de loi C‑10, l'ancien chef de l'opposition officielle avait déclaré à la Chambre que, si cela n'avait été que de lui, il aurait jeté à la poubelle le rapport Yale, lequel venait d'être déposé. De plus, dès que le projet de loi C‑10 a été déposé, le Parti conservateur s'y est opposé en disant qu'il n'était pas bon, qu'il fallait le jeter et tout recommencer.
À mon avis, l'idée que tout le monde a travaillé de bonne foi pour faire avancer le projet de loi C‑10 est tout à fait fausse et erronée.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, there are two things I would like to answer for the hon. colleague. The first is that I was with the leader of the Bloc Québécois and the leader of the NDP on Tout le monde en parle, during which all three of us committed to work together to ensure Bill C-10 would be adopted. Right after that, the NDP changed its mind, after committing in front of millions of Quebeckers and Canadians that the NDP would work with us to ensure that Bill C-10 would be adopted. Was that a lie to the Canadian public and to the viewers of this show, I do not know.
Monsieur le Président, ma réponse à mon collègue sera en deux volets. Tout d’abord, j’étais avec les chefs du Bloc québécois et du NPD sur le plateau de Tout le monde en parle quand nous avons promis de collaborer pour nous assurer de faire adopter le projet de loi C‑10. Le NPD a ensuite changé d’idée, après avoir promis devant des millions de Québécois et de Canadiens qu’il travaillerait avec nous pour s’assurer de faire adopter le projet de loi C‑10. Était-ce un mensonge à la population canadienne ou aux téléspectateurs de cette émission? Je ne sais pas.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the vast majority of artists support Bill C-10 and want it to be adopted. In fact, thousands of artists have signed a petition in favour of the bill. What the NDP is telling them and the chamber is that the NDP knows best, that artists do not know or understand. We have chosen to listen to artists, not the other way around.
Monsieur le Président, la grande majorité des artistes appuient le projet de loi C‑10 et souhaitent qu’il soit adopté. Des milliers d’artistes ont d'ailleurs signé une pétition en sa faveur. Or, le NPD leur dit, à eux comme à la Chambre, qu’il sait mieux que quiconque ce qui est bon, et que les artistes ne savent ou ne comprennent rien. Nous avons choisi d’écouter les artistes, et non l’inverse.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, frankly, I could not have said it better. Members stand with artists or with big tech, some of the largest and wealthiest companies on this planet. We have decided that we are on the side of artists. Clearly the Conservatives have decided they are on the side of big tech. As for the New Democrats, I do not know and I am not sure they know themselves.
Monsieur le Président, en toute franchise, je n'aurais pas mieux dit. Les députés se rangent du côté des artistes ou de celui des géants du Web, c'est-à-dire certaines des plus grosses et des plus riches entreprises de la planète. Nous avons choisi le côté des artistes. À l'évidence, les conservateurs ont choisi d'être du côté des géants du Web. En ce qui concerne les néo-démocrates, je ne le sais pas et je ne suis pas certain qu'ils le savent eux-mêmes.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, first, the Conservative Party's position was that the bill did not go far enough, that we needed to do more and include, according to some of the member's colleagues, companies like YouTube. Then it decided to move the needle and said that it was about freedom of speech. Then when the justice department said that there was no issue with freedom of speech, the Conservatives moved the needle again and said that it was about net neutrality. When it was explained what net neutrality was and the fact that Bill C-10 had nothing to do with net neutrality, they moved the dial again and said that it was these secret amendments.
Every time we have spoken about the bill, the Conservatives have been against it. They have clearly decided that they are siding with Google, Facebook and some of the wealthiest companies in the world. We have seen the contempt, which are not my words but the words of many artists, that the Conservative Party has shown to artists and our cultural sector.
Monsieur le Président, la position du Parti conservateur a d'abord été que le projet de loi n'allait pas assez loin, que nous devions en faire plus afin d'inclure des sociétés comme YouTube — selon certains collègues du député. Puis, les conservateurs ont décidé de changer la donne et d'invoquer la liberté d'expression. Ensuite, quand le ministère de la Justice a dit qu'il n'y avait aucun problème avec la liberté d'expression, les conservateurs ont encore une fois changé leur angle d'approche en alléguant que c'est une question de neutralité du Net. Quand on a expliqué ce qu'est la neutralité du Net et confirmé que le projet de loi C‑10 n'avait rien à voir avec la neutralité du Net, ils ont décidé de centre leur attention sur les amendements secrets.
Chaque fois que nous avons parlé de ce projet de loi, les conservateurs lui ont été défavorables. Ils ont clairement choisi de se rallier à Google, à Facebook et à certaines des sociétés les plus riches de la planète. Nous avons été témoins du manque de respect — ce ne sont pas mes propos, mais ceux de nombreux artistes — du Parti conservateur envers les artistes et notre secteur culturel.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the member said, “we love artists”, which is interesting. When the Conservatives were in government, all they did was cut back on programs for artists, including, but not solely, the CBC. I would remind the member that the CBC is one of the largest broadcasters and supporters of artistic creation in the country.
However, every time we have brought forward proposals to help and support artists, the Conservatives have opposed it. I am having a really hard time reconciling the affirmation that they “love artists” with their actions. One could argue that actions actually speak louder than words.
Monsieur le Président, le député a dit que nous aimons les artistes; voilà qui est intéressant. Lorsque les conservateurs étaient au pouvoir, tout ce qu'ils ont fait, c'est imposer des compressions dans les programmes qui aident les artistes, y compris ceux qui concernent CBC/Radio-Canada. Je rappelle au député que CBC/Radio-Canada est l'un des plus importants radiodiffuseurs et promoteurs des créations artistiques du pays.
Or, chaque fois que nous avons proposé des mesures pour aider et soutenir les artistes, les conservateurs s'y sont opposés. J'ai beaucoup de mal à croire qu'ils aiment les artistes quand je pense aux gestes qu'ils ont posés. On pourrait dire que les gestes sont plus éloquents que les paroles.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my hon. colleague for his advocacy as a member of the heritage committee and also as an artist himself for many years.
The member is absolutely right. There is this idea that the only people concerned with free speech in the country are the Conservatives. Artists have for decades, if not centuries, defended freedom of speech. The idea that they would all of a sudden forget about this just because they are in favour of Bill C-10 makes absolutely no sense. There are a number of safeguards in Bill C-10, and we have heard from Department of Justice, as well as in the body of the laws and regulations we have in Canada. The CRTC is not above the law.
Bill C-10 would not apply to individuals, and it says that very clearly in the bill right now.
Monsieur le Président, je voudrais remercier mon collègue de son travail au comité du patrimoine, et de sa défense des artistes, dont il fait lui-même partie depuis de nombreuses années.
Le député a tout à fait raison. Les conservateurs croient être les seuls à se soucier de la liberté d'expression au pays. Voilà des décennies, voire des siècles que les artistes défendent la liberté d'expression. La présomption qu'ils oublieraient soudainement tout cela parce qu'ils sont en faveur du projet de loi C‑10 n'a absolument aucun sens. Le projet de loi C‑10 contient des mesures de protection, ce que confirme le ministère de la Justice, de même que le libellé des lois et des règlements canadiens. Le CRTC n'est pas affranchi du respect des lois.
Le projet de loi C‑10 ne s'appliquerait pas au public, ce que le libellé indique très clairement.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would simply remind my hon. colleague that the organizations he mentioned, on top of the independent producers, have all come out in support of Bill C-10 and are all calling for its rapid adoption.
Bill C-10 will not solve everything. There are other issues we have to address when it comes to broadcasting and creation, and we will. However, Bill C-10 is a first step in that direction. It is not everything under the sun, but it is a first and very important step in the right direction.
Monsieur le Président, je voudrais simplement rappeler à mon collègue que les organismes qu’il a nommés, de même que les producteurs indépendants, se sont tous prononcés en faveur du projet de loi C-10, dont ils réclament l’adoption rapide.
Le projet de loi C-10 ne réglera pas tout. Il y a d’autres problèmes que nous devons régler en matière de diffusion et de création, et nous le ferons. Cela dit, le projet de loi C-10 est un premier pas dans cette direction. Ce n’est pas une panacée, mais c’est un premier pas très important dans la bonne direction.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, many would recognize that our government has done more for inclusion and diversity than any other governments before us. I would be the first one to recognize that we have a long way to go and we have so much more to do, but at least we are doing it.
Monsieur le Président, bien des personnes vous diront qu'aucun autre gouvernement n'a autant fait en matière d'inclusion et de diversité. Je serai toutefois le premier à admettre qu'il reste encore beaucoup à faire, mais, au moins, nous agissons.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the committee has had months and months to study Bill C-10 and in fact, before the Conservative Party started filibustering the work of the committee, things were going pretty well, but at one point the Conservatives decided that they would prefer to side with Google and Facebook instead of supporting Canadian artists, and then it was impossible to move the bill along. We could have had six more months of committee work and we would not have been able to get through Bill C-10 at the committee.
As I reminded members earlier, every month that passes deprives our artists and cultural sector of $70 million that is kept in the pockets of some of the wealthiest and most powerful companies in the world.
Monsieur le Président, le comité a eu des mois pour étudier le projet de loi C‑10. En fait, avant que le Parti conservateur commence à faire de l'obstruction au comité, les choses se déroulaient plutôt bien. Cependant, à un moment donné, les conservateurs ont décidé qu'ils préféraient prendre le parti de Google et de Facebook au lieu des artistes canadiens, et il est devenu impossible de faire avancer le projet de loi. Même avec six mois supplémentaires, le projet de loi C‑10 aurait été bloqué au comité.
Comme je l'ai rappelé aux députés plus tôt, chaque mois qui passe prive nos artistes et le secteur culturel de 70 millions de dollars qui sont dans les coffres de certaines des entreprises les plus riches et puissantes au monde.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I am baffled by the question from the member. She refuses to support us and help us move Bill C-10 along, but when we do, she says, oh my goodness, why are we waiting until the last minute? We have been trying for many, many weeks to move the bill along, and if the NDP had helped us, maybe we would not be in this situation to start with.
Monsieur le Président, je suis consterné par la question de la députée. Elle refuse de nous soutenir pour faire avancer le projet de loi C-10, et quand nous y sommes, elle s’écrie: « Grands dieux, pourquoi avons-nous attendu le dernier moment? » Nous essayons de faire avancer l’étude du projet de loi depuis des semaines et des semaines, et si le NPD nous avait aidé, peut-être n’en serions-nous pas là aujourd’hui.
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Lib. (QC)
moved:
Motion No. 4
That Bill C-10, in Clause 8, be amended by replacing lines 1 to 4 on page 14 with the following:
“(3) Paragraph 10(1)(b) of the Act is replaced by the following:
(b) prescribing what constitutes a Canadian program for the purposes of this Act and, in doing so, shall consider
(i) whether Canadians own and control intellectual property rights over Canadian programs for exploitation purposes, and retain a material and equitable portion of their value,
(ii) whether key creative positions are primarily held by Canadians,
(iii) whether Canadian artistic and cultural content and expression are supported,
(iv) whether, for the purpose of subparagraph (i), online undertakings and programming undertakings collaborate with:
(A) independent Canadian producers,
(B) a Canadian broadcaster producing its own content, or
(C) a producer affiliated with a Canadian broadcaster, and
(v) any other matter that may be prescribed by regulation;
(1.1) The Governor in Council may make regulations prescribing matters that the Commission is required to consider under subparagraph (1)(b)(v)."
propose:
Motion no 4
Que le projet de loi C-10, à l'article 8, soit modifié par substitution, aux lignes 1 à 4, page 14, de ce qui suit:
« (3) L’alinéa 10(1)b) de la même loi est remplacé par ce qui suit?:
b) définissant « émission canadienne » pour l’application de la présente loi, en tenant compte notamment des éléments suivants:
(i) si les Canadiens détiennent et contrôlent les droits de propriété intellectuelle des émissions canadiennes à des fins d’exploitation et conservent une partie importante et équitable de la valeur de ceux-ci,
(ii) si les postes de création clés sont principalement occupés par des Canadiens,
(iii) si le contenu et l’expression artistiques et culturels canadiens sont soutenus,
(iv) si, pour l’application du sous-alinéa (i), les entreprises en ligne et les entreprises de programmation collaborent, selon le cas, avec:
(A) des producteurs canadiens indépendants,
(B) un radiodiffuseur canadien qui produit son propre contenu,
(C) un producteur affilié à un radiodiffuseur canadien,
(v) toute autre question prévue par règlement;
(1.1) Le gouverneur en conseil peut prendre des règlements précisant les questions que le Conseil est tenu de prendre en compte en vertu du sous-alinéa (1)b)(v). »
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Lib. (QC)
moved:
That Bill C-10, in Clause 8, be amended by adding after line 41 on page 14 the following:
(h.1) respecting unjust discrimination by a person carrying on a broadcasting undertaking and undue or unreasonable preference given, or undue or unreasonable disadvantage imposed, by such a person;
propose:
Que le projet de loi C-10, à l’article 8, soit modifié par adjonction, après la ligne 41, page 14, de ce qui suit :
h.1) concernant la discrimination injuste qu’un exploitant d’entreprise de radiodiffusion établit et la préférence ou le désavantage indu ou déraisonnable qu’il accorde ou fait subir;
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Lib. (QC)
moved:
That Bill C-10, in Clause 8, be amended by adding after line 21 on page 15 the following:
(4) Regulations made under this section, other than regulations made under paragraph (1)(i) or (j), do not apply with respect to programs that are uploaded to an online undertaking that provides a social media service by a user of the service — if that user is not the provider of the service or the provider’s affiliate, or the agent or mandatary of either of them — for transmission over the Internet and reception by other users of the service.
propose:
Que le projet de loi C-10, à l’article 8, soit modifié par adjonction, après la ligne 18, page 15, de ce qui suit:
(4) Les règlements pris en vertu du présent article — à l’exception de ceux pris en vertu des alinéas (1)i) ou j) — ne s’appliquent pas relativement aux émissions téléversées vers une entreprise en ligne fournissant un service de média social, par un utilisateur du service — autre que le fournisseur du service, son affilié ou le mandataire de l’un deux — en vue de leur transmission par Internet et de leur réception par d’autres utilisateurs.
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Lib. (QC)
moved:
That Bill C-10, in Clause 10, be amended by replacing line 17 on page 17 with the following:
“Canadian audio or audio-visual programs, including independent productions, for broad-”
propose:
Que le projet de loi C-10, à l'article 10, soit modifié par substitution, à la ligne 16, page 17, de ce qui suit:
« suelles, notamment des productions indépendantes, destinées à être radiodiffusées par les entre- »
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Lib. (QC)
moved:
That Bill C-10, in Clause 10, be amended by adding after line 25 on page 17 the following:
“(1.1) Regulations made under paragraph (1)(a) must prescribe the minimum share of expenditures that must be allocated to Canadian original French language programs in the case of broadcasting undertakings that offer programs in both official languages."
propose:
Que le projet de loi C-10, à l'article 10, soit modifié par adjonction, après la ligne 25, page 17, de ce qui suit:
« (1.1) Les règlements pris en vertu de l'alinéa (1)(a) prévoient, dans le cas des entreprises de radiodiffusion qui offrent des émissions dans les deux langues officielles, la proportion minimale des dépenses allouée aux émissions canadiennes originales en langues française. »
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Lib. (QC)
moved:
Motion No. 16
That Bill C-10 be amended by adding after line 7 on page 19 the following:
12.1 Subsection 20(4) of the Act is replaced by the following:
(4) The members of a panel established under subsection (1) shall consult with the Commission, and may consult with any officer of the Commission, for the purpose of ensuring a consistency of interpretation of the broadcasting policy set out in subsection 3(1), the regulatory policy set out in subsection 5(2), the orders made under section 9.1, the regulations made under sections 10 and 11 and the regulations and orders made under section 11.1.
Motion No. 17
That Bill C-10, in Clause 21, be amended by adding after line 31 on page 24 the following:
Consultation and Review
34.01 (1) Every seven years the Commission shall consult with all interested persons with respect to orders made under section 9.1 and regulations and orders made under section 11.1 and shall publish, on the Internet or otherwise, a report on the consultations that also lists the orders and regulations that the Commission proposes to review as a result of the consultations and sets out its plan for conducting the review.
(2) The Commission shall publish the first report within seven years after the day on which this subsection comes into force and, subsequently, within seven years after the day on which the most recent report is published.
propose:
Motion no 16:
Que le projet de loi C-10 soit modifié par adjonction, après la ligne 12, page 19, de ce qui suit:
12.1 Le paragraphe 20(4) de la même loi est remplacé par ce qui suit:
(4) Les membres du comité doivent consulter le Conseil — et peuvent aussi consulter les agents de celui-ci — afin d’assurer l’uniformité de l’interprétation de la politique canadienne de radiodiffusion, des objectifs prévus au paragraphe 5(2), des ordonnances prises en vertu de l’article 9.1, des règlements d’application des articles 10 et 11 et des règlements et ordonnances pris en vertu de l’article 11.1.
Motion no 17
Que le projet de loi C-10, à l’article 21, soit modifié par adjonction, après la ligne 35, page 24, de ce qui suit:
Consultation et révision
34.01 (1) Tous les sept ans, le Conseil est tenu de consulter les intéressés relativement aux ordonnances prises en vertu de l’article 9.1 et des règlements et ordonnances pris en vertu de l’article 11.1 et de publier, par Internet ou par tout autre moyen, un rapport portant sur les consultations et énonçant tout règlement et ordonnance qu’il prévoit réviser en conséquence ainsi que son plan pour mener une telle révision.
(2) Le Conseil publie le premier rapport au plus tard sept ans après la date d’entrée en vigueur du présent paragraphe et, par la suite, au plus tard sept ans après la publication du rapport précédent.
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Lib. (QC)
moved:
Motion No. 20
That Bill C-10, in Clause 33, be amended by replacing lines 23 to 31 on page 38 with the following:
as defined in subsection 2(1) of the Broadcasting Act; or (c) a distribution undertaking, as defined in subsection 2(1) of the Broadcasting Act, that is carried on lawfully under that Act, in respect of the programs that it originates. For greater certainty, it does not include an online undertaking, as defined in subsection 2(1) of the Broadcasting Act.
Motion No. 21
That Bill C-10 be amended by adding after line 31 on page 38 the following:
1997, c. 24, s. 18(1)
33.1 Subsection 30.9(7) of the Act is replaced by the following:
(7) In this section, “broadcasting undertaking” means a broadcasting undertaking, as defined in subsection 2(1) of the Broadcasting Act, that holds a broadcasting licence issued by the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission under that Act. For greater certainty, it does not include an online undertaking, as defined in that subsection 2(1).
 propose:
Motion no 20
Que le projet de loi C-10, à l’article 33, soit modifié par substitution, aux lignes 31 à 34, page 38, de ce qui suit:
Il est entendu que cette expression ne s’entend pas d’une entreprise en ligne, au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur la radiodiffusion.
Motion no 21
Que le projet de loi C-10 soit modifié par adjonction, après la ligne 34, page 38, de ce qui suit:
1997, ch. 24, par. 18(1)
33.1 Le paragraphe 30.9(7) de la même loi est remplacé par ce qui suit:
(7) Pour l’application du présent article, « entreprise de radiodiffusion » s’entend d’une entreprise de radiodiffusion, au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur la radiodiffusion, qui est titulaire d’une licence de radiodiffusion délivrée par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes en vertu de cette loi. Il est entendu que cette expression exclut l’entreprise en ligne, au sens de ce paragraphe 2(1).
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Lib. (QC)
moved:
That Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts, as amended, be concurred in at report stage with further amendments.
propose:
Que le projet de loi C‑10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois, modifié, soit agréé à l'étape du rapport avec d'autres amendements.
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Lib. (QC)
moved that the bill be read the third time and passed.
propose que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I am honoured to participate in this debate and to have the opportunity to highlight Quebec's beautiful culture and its language, French.
Canada has changed a lot since the Official Languages Act was introduced more than 50 years ago, and our linguistic reality has changed as well. French is in decline in Quebec and across the country, and francophone communities are worried about the future of their language and culture.
With the growth of the Internet and globalization, English has become more prominent. I am therefore pleased to be having this debate in the House. It is an important debate to ensure the survival of French across Canada.
I want to take this opportunity to talk about how our government is supporting Quebec's unique and vibrant cultural sector.
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre la parole dans le cadre de ce débat et d'avoir ainsi l'occasion de souligner l'excellence culturelle du Québec et de sa langue, le français.
Le Canada a beaucoup changé depuis l'introduction de la Loi sur les langues officielles, il y a plus de 50 ans, et avec lui, notre réalité linguistique. Le français est en déclin, tant au Québec que dans l'ensemble du pays, et les communautés francophones s'inquiètent de l'avenir de leur langue et de leur culture.
L'anglais a été privilégié avec l'essor d'Internet et de la mondialisation des échanges. Je suis donc heureux que ce débat ait lieu à la Chambre. C'est un échange important visant à assurer la pérennité du français partout au Canada.
J'aimerais profiter de l'occasion pour aborder la façon dont notre gouvernement soutient le secteur culturel unique et dynamique du Québec.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I was saying that I want to take this opportunity to talk about how our government is supporting Quebec's unique and vibrant cultural sector.
I think all members will agree that, owing to its excellence and diversity, this sector plays a key role in promoting the French language both in Quebec and across Canada, and even beyond our borders.
It is no secret. Thanks to globalization and technology, our artists are finding audiences in every country around the globe. In fact, our government eagerly promotes Quebec culture internationally, in addition to making it part of our diplomacy.
We are also making sure that we do not drown in the ocean of U.S. culture, and our Bill C‑10 is helping us with that. A big part of the mandate that the Prime Minister has given me as Minister of Canadian Heritage covers areas of shared jurisdiction with the provinces and territories.
Hand in hand with Quebec, we have developed many of our cultural flagships. Together, we can continue to showcase our culture, while also ensuring that Quebeckers and all Canadians have an arts scene that reflects them and their stories in their language.
Our partnership advances our shared interests in different ways using a variety of collaborative mechanisms. All our levels of government are currently involved in extensive discussions, and we have very productive relationships. We already work together closely in many areas, such as cultural infrastructure, audiovisual production funding and arts funding in general. Our collaboration includes Canadian Heritage and the agencies and Crown corporations I am responsible for, such as the Canada Council for the Arts, Telefilm Canada, the National Film Board of Canada and a number of national museums.
The COVID‑19 pandemic hit our cultural sector hard, harder than almost any other economic sector. Many stakeholders and residents of my riding expressed their support and appreciation for the initiatives rolled out to support the sector during this public health crisis. We worked hand in hand with our provincial and territorial partners to do this essential work, each partner's actions complementing the other's to ensure the survival of organizations and directly support artists and workers in the cultural sector.
Since people had to stay at home for many months, musicians, singers, actors, stage technicians and other industry professionals found themselves out of a job. Our museums, art galleries and theatres had to close their doors.
Over the past year and a half, my team, the public servants at Canadian Heritage and I kept in regular contact with our provincial and territorial colleagues through frequent intergovernmental and bilateral meetings, telephone calls, video conferences and written correspondence.
Our federal, provincial and territorial forum on COVID-19 gave us an opportunity to work together so we could share best practices, discuss what we had heard from our respective stakeholders, and do our best to ensure that no one slipped through the cracks, cracks that we all worked hard to fill along the way so that no one would be left behind.
For decades, the Government of Canada has been supporting Quebec's cultural industry through significant, ongoing investments. Combined with the action taken by the provincial government, these investments led to impressive, undeniable results. This solid tradition of support continued during the pandemic when both Ottawa and Quebec City stepped up to help our cultural industry.
In June 2020, the Government of Quebec announced its $400‑million economic recovery plan for the cultural sector, from film and television production to music and festivals. There have been many announcements of additional support since.
For our part, our government has offered unprecedented targeted support. On May 8, 2020, I announced new emergency funding for cultural, heritage and sports organizations. This $500‑million emergency funding has helped maintain jobs and support business continuity for organizations whose very viability was in jeopardy because of the pandemic, allowing them to survive this crisis.
Of this $500 million, $412 million went to the culture and heritage sector, with $114 million, or more than 30%, going to Quebec.
That proportion reflects the historical strength of Quebec's cultural sector and the support it receives from the federal government, thereby ensuring the survival of the French language. More specifically, Quebec stakeholders received nearly a third of the emergency funding allocated by the Canada Council for the Arts, the Canada Arts Presentation Fund and the Canada Arts Training Fund. In the same vein, Quebec stakeholders received over 55% of the emergency funding allocated by the Canada Book Fund, as well as 25% to 35% of the funding available for the subsectors of magazine publishing, new media, television and radio.
Our government committed to supporting the arts throughout the recovery period. It is developing a strong recovery plan for everyone. Back in the fall of 2020, we created a $50‑million compensation fund for Canadian film and television production to stimulate the recovery of this sector, which supports tens of thousands of jobs across the country, many of them in Quebec. Since then, this fund has been doubled to allow for even more filming in the months to come.
Subsequently, the 2020 fall economic statement provided an additional $181.5 million for the performing arts sector. This investment will help artists begin to create works that can be presented once the restrictions are lifted, cover additional expenses for the presentation of shows that comply with health guidelines, and allow our creators to develop their digital offerings, in addition to stabilizing the theatre, dance, festival and music sectors.
The last budget went a step further with an historic $1.5‑billion investment to assist the cultural sector's recovery. In addition to these targeted investments, various universal programs have also played a critical role in the survival of organizations and direct support for artists, creators and other cultural workers.
We already had the Canada emergency wage subsidy, the Canada emergency rent subsidy and the Canada emergency response benefit, and now we have the Canada recovery benefit. Without these measures that our government has deployed, far too many would simply not have made it through the past 18 months.
Thanks to the vaccine rollout currently taking place at a steady pace across the country, we can look forward to the coming months with some optimism. The coming months will offer us opportunities to share our culture, both with Canada and with the world.
One example is the Frankfurt Book Fair this fall, at which Canada will be the guest of honour. By participating in the book fair, we can generate more international interest in our authors by showcasing creative content from Quebec and Canada to the rest of the world.
As I said earlier, the Department of Canadian Heritage has a long tradition of supporting Quebec's cultural sector, dating back well before the pandemic. For the 2019-20 fiscal year, Heritage Canada paid a total of $240 million in grants and contributions to Quebec-based organizations, including $101 million for culture, $73 million for official languages, $21 million for heritage and celebrations, $17 million for sports, and $9 million for diversity and inclusion.
Agencies connected to the department, such as the Canada Council for the Arts, Telefilm Canada and the Canada Media Fund, made financial contributions as well. Quebeckers identify strongly with many of these agencies, which have become veritable cultural institutions in their own right.
Just look at Radio‑Canada and the National Film Board, which have played and continue to play a very important role in the development and success of Quebec's cultural sector and Quebec society as a whole. These federal agencies help create jobs for thousands of people in Quebec and across the country. They are essential to the vitality of Quebec's film and television industry.
Funding for cultural projects and initiatives has also been provided. One such example is the Diamant theatre project. Two federal programs contributed funds to help a talented and world-renowned creator fulfill his dream in the heart of beautiful Quebec City. The investing in Canada infrastructure program contributed $10 million, and the—
Monsieur le président, j'aimerais donc profiter de cette occasion pour aborder la façon dont notre gouvernement soutient le secteur culturel unique et dynamique du Québec.
Je pense que tous les députés de la Chambre peuvent s'entendre sur le fait que ce secteur, par son excellence et sa diversité, joue un rôle essentiel dans l'avancement de la langue française tant au Québec que partout au Canada, et même par-delà nos frontières.
Ce n'est un secret pour personne. La mondialisation et les technologies font en sorte que nos artistes trouvent des audiences dans tous les pays du globe. Notre gouvernement prend d'ailleurs à cœur de faire rayonner cette culture à l'international, en plus d'en faire un élément de notre diplomatie.
Nous nous assurons aussi de ne pas être noyés dans l'océan culturel américain par l'entremise, entre autres, de notre projet de loi C‑10. Une grande partie du mandat que le premier ministre m'a confié, en tant que ministre du Patrimoine canadien, couvre des domaines de compétence partagés avec les provinces et les territoires.
C'est donc en agissant main dans la main avec le Québec que nous avons développé plusieurs de nos fleurons culturels. C'est ensemble que nous pourrons continuer de faire rayonner notre culture et que nous pourrons assurer aux Québécoises et aux Québécois, ainsi qu'à toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, un milieu artistique qui les représente dans leur langue comme dans leurs histoires.
Ce partenariat se traduit par diverses formes et divers mécanismes de collaboration qui existent pour faire progresser nos intérêts communs. Les relations et les discussions en cours entre nos différents paliers de gouvernement sont ainsi abondantes et très productives. Une collaboration étroite dans de nombreux domaines existe déjà, notamment en ce qui concerne les infrastructures culturelles, le financement de l'audiovisuel et, plus généralement, le financement des arts. Cette collaboration implique à la fois le ministère du Patrimoine canadien et les agences et sociétés d'État dont je suis responsable, tels que le Conseil des arts du Canada, Téléfilm Canada, l'Office national du film du Canada, ainsi que plusieurs musées nationaux.
Notre secteur culturel fut frappé de plein fouet par la pandémie de la COVID‑19, davantage que pratiquement tous les autres secteurs de l'économie. J'ai entendu, de la part de plusieurs intervenants et citoyens de ma circonscription, leur appui et leur appréciation quant aux initiatives mises en place pour soutenir ce secteur durant cette crise de santé publique. Nous avons eu une étroite et essentielle collaboration avec nos partenaires provinciaux et territoriaux, l'action des uns et des autres se complétant et assurant la survie des organisations, de même qu'un soutien direct aux artistes et aux travailleurs du milieu culturel.
En effet, si le public a dû demeurer à la maison durant de longs mois, les musiciens et les musiciennes, les chanteurs et les chanteuses, les comédiens et les comédiennes, les techniciens de scène et autres professionnels du secteur se sont trouvés sans emploi. Nos musées, galeries d'art et théâtres ont dû fermer leurs portes.
Au cours de la dernière année et demie, mon équipe, les fonctionnaires de Patrimoine canadien et moi-même, avons maintenu des contacts réguliers avec nos collègues provinciaux et territoriaux par le truchement de fréquentes réunions intergouvernementales et bilatérales, d'appels téléphoniques, de vidéoconférences et de correspondance écrite.
Notre forum fédéral, provincial et territorial sur la COVID‑19 a été un espace au moyen duquel nous avons collaboré pour nous assurer de partager les meilleures pratiques, de discuter de ce que nous avions entendu de nos parties prenantes respectives et de faire de notre mieux pour assurer que personne ne tombe entre les mailles du filet, un filet que nous nous sommes efforcés tous et toutes ensemble de renforcer en cours de route afin de ne laisser personne pour compte.
Le gouvernement du Canada soutient depuis des décennies le secteur culturel du Québec par des investissements continus et importants. Combinés à l'action du gouvernement provincial, ces investissements ont mené à des résultats impressionnants et indéniables. Cette solide tradition de soutien s'est poursuivie au cours de la pandémie alors que tant Ottawa que Québec ont répondu présent pour notre secteur culturel.
Ainsi, en juin 2020, le gouvernement du Québec a annoncé son plan de relance économique pour le milieu culturel, à hauteur de 400 millions de dollars, allant de la production cinématographique et télévisuelle à la musique et aux festivals. Depuis lors, il y a eu de nombreuses annonces de soutien supplémentaire.
Pour notre part, notre gouvernement a offert un appui ciblé sans précédent. Le 8 mai 2020, j'ai annoncé un nouveau fonds d'urgence pour les organisations culturelles, patrimoniales et sportives. Ce fonds d'urgence de 500 millions de dollars a aidé à maintenir des emplois et à soutenir la continuité des activités d'organisations dont la viabilité même était remise en cause par la pandémie, leur permettant de survivre à cette crise.
De ces 500 millions de dollars, 412 millions de dollars sont allés au secteur de la culture et du patrimoine, dont 114 millions de dollars ou plus de 30 % au Québec.
Cette proportion reflète la force historique du secteur culturel québécois et le soutien que le gouvernement fédéral lui apporte, assurant par le fait même la pérennité du français. De façon plus spécifique, les intervenants québécois ont pu bénéficier de près du tiers des fonds d'urgence distribués par le Conseil des arts du Canada, du Fonds du Canada pour la présentation des arts et du Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts. Toujours dans la même veine, les intervenants québécois ont reçu plus de 55 % des fonds d'urgence versés par le Fonds du livre du Canada et entre 25 et 35 % des fonds disponibles pour les sous-secteurs des périodiques, des nouveaux médias, de la télévision et de la radio.
Notre gouvernement s'est engagé à soutenir les arts tout au long de la période de réouverture et il élabore un plan de relance fort et pour toutes et tous. Dès l'automne 2020, nous avons mis en place un fonds d'indemnisation de 50 millions de dollars pour les tournages d'émissions de télévision et de films canadiens, ce qui a permis la relance de ce secteur qui soutient des dizaines de milliers d'emplois partout au pays, dont une forte proportion au Québec. Ce fonds a depuis été doublé afin de permettre encore plus de tournages au cours des prochains mois.
Par la suite, l'Énoncé économique de l'automne de 2020 prévoyait un montant additionnel de 181,5 millions de dollars pour le secteur des arts vivants. Ces sommes nous permettent de financer la création d'œuvres qui pourront être présentées une fois les restrictions levées, de couvrir les dépenses additionnelles pour la présentation de spectacles qui répondent aux normes sanitaires et de permettre à nos créateurs de développer leur offre numérique, en plus de stabiliser les secteurs du théâtre, de la danse, des festivals et de la musique.
Un pas de plus a été franchi dans le dernier budget grâce à un investissement historique de 1,5 milliard de dollars pour la relance du secteur culturel. À tous ces investissements ciblés s'ajoutent les différents programmes universels qui auront eux aussi joué un rôle critique dans la survie d'organisations et le soutien direct aux artistes, créateurs et autres travailleurs culturels.
Je pense entre autres à la Subvention salariale d'urgence du Canada, à la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, à la Prestation canadienne d'urgence et maintenant à la Prestation canadienne de la relance économique. Sans ces mesures que notre gouvernement a déployées, beaucoup trop n'auraient tout simplement pas surmonté les 18 derniers mois.
La vaccination qui se déploie à un rythme soutenu partout au pays nous permet désormais d'envisager les prochains mois avec un certain optimisme. Ainsi, les mois à venir nous offriront des occasions de partager notre culture, ici et avec le monde.
Je pense ainsi à la Foire du livre de Francfort cet automne, où le Canada sera l'invité d'honneur. Cette participation nous aidera entre autres à développer davantage l'intérêt pour nos auteurs à l'étranger en faisant rayonner le contenu créatif québécois et canadien hors de nos frontières.
Tel que je le disais plus tôt, le ministère du Patrimoine canadien a une longue tradition de soutien au secteur culturel québécois, et ce, bien avant que la pandémie ne frappe. Pour l'exercice financier 2019-2020, Patrimoine canadien a ainsi versé une somme totale de 240 millions de dollars en subventions et contributions à des organisations basées au Québec, dont 101 millions de dollars pour la culture, 73 millions de dollars pour les langues officielles, 21 millions de dollars pour le patrimoine et les célébrations, 17 millions de dollars pour le sport et 9 millions de dollars pour la diversité et l'inclusion.
S'ajoute à ces montants le financement versé par les organismes rattachés au ministère, comme le Conseil des arts du Canada, Téléfilm Canada et le Fonds des médias du Canada. Les Québécoises et les Québécois s'identifient d'ailleurs fortement à plusieurs de ces organismes, qui sont devenus de véritables institutions culturelles à part entière.
On n'a qu'à penser à Radio-Canada et à l'Office national du film, lesquels ont joué et continuent de jouer un rôle très important dans le développement et le succès du secteur culturel québécois et de la société québécoise plus généralement. Ces organismes fédéraux contribuent à la création de milliers d'emplois au Québec, comme ailleurs au pays. Ils sont également essentiels à la vitalité de l'industrie québécoise de la production cinématographique et télévisuelle.
Les financements de projets et d'initiatives culturelles sont aussi bien visibles. Prenons, par exemple, le projet du théâtre Le Diamant. Ce rêve d'un créateur possédant un talent reconnu de par le monde a pu se concrétiser en plein cœur de la belle ville de Québec grâce à des contributions financières de deux programmes fédéraux, à savoir 10 millions de dollars du Programme d'infrastructure Investir dans le Canada et de...
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his questions.
I would be pleased to provide him with details in writing, but I will come back to the same example I used in my speech. Quebec stakeholders received 55% of the emergency funds provided by the Canada Book Fund, and they also received between 25% and 35% of available funds for the magazine publishing, new media, television and radio subsectors. In all these cases, the percentages are higher, sometimes higher by far, than the proportion of the Canadian population that Quebec accounts for.
With respect to his second question, I believe that the House has already recognized the unique character of Quebec society, and I completely agree with that.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de ses questions.
Cela me fera plaisir de lui fournir plus de détails par écrit, mais comme dans mon discours, je vais prendre l'exemple du fonds d'urgence versé par le Fonds du livre du Canada, dont 55 % a été obtenu par des intervenants au Québec, qui ont également reçu entre 25 % et 35 % des fonds disponibles pour les sous-secteurs des périodiques, des nouveaux médias, de la télévision et de la radio. Or, dans tous ces cas, évidemment, ce sont des pourcentages supérieurs et même bien supérieurs à la proportion de la population québécoise dans le contexte canadien.
Pour ce qui est de sa deuxième question, je pense que la Chambre a déjà reconnu la spécificité de la société québécoise, et je suis tout à fait d'accord là-dessus.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, this is one of the elements at the heart of Bill C-10, the discoverability of Canadian artists; francophone artists by anglophones in Canada, anglophone artists by francophones in Quebec or elsewhere in the country; the discoverability of indigenous artists, which are starting to emerge in different fields, whether it be music, dance, contemporary art; and so many other elements of our vibrant artistic scene.
That is why it is so important we adopt Bill C-10. That is why APTN and other indigenous organizations across the country have asked for the adoption of Bill C-10 as have quite a number of artistic and cultural organizations.
Monsieur le Président, c'est l'un des éléments au cœur du projet de loi C‑10, la découvrabilité des artistes canadiens, qu'il s'agisse de la découverte d'artistes francophones par des anglophones du Canada, de la découverte d'artistes anglophones par des francophones du Québec ou d'ailleurs au pays, ou encore de la découvrabilité des artistes autochtones qui commencent à émerger dans différentes disciplines comme la musique, la danse et l'art contemporain, ou de la découvrabilité d'une foule d'autres éléments de notre scène artistique dynamique.
Voilà pourquoi il est si important que nous adoptions le projet de loi C‑10. Voilà pourquoi APTN et d'autres organismes autochtones de l'ensemble du pays ont demandé à ce que le projet de loi C‑10 soit adopté, tout comme de nombreux organismes artistiques et culturels.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank the hon. member for her question.
However, I somewhat disagree with the premise of it. She said that the motion has to do with language and not culture. Honestly, since I became the Minister of Canadian Heritage, I have spoken to thousands of people across the country, and language is culture and culture is language. The two cannot be separated.
As members heard from the Minister of Official Languages, we support the French fact in Quebec and want to support it even further. We recognize that French is at risk across the country, which is why the bill to modernize the Official Languages Act is so important, so that the federal government, in partnership with other governments and other organizations in Canada, can work to strengthen the French fact in Quebec and across the country.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Par contre, je suis un peu en désaccord sur la prémisse de sa question. Elle dit que la motion porte sur la langue et non sur la culture. Honnêtement, depuis que je suis ministre du Patrimoine canadien, j'ai parlé à des milliers de personnes d'un bout à l'autre du pays, et la langue, c'est la culture, et la culture, c'est la langue. On ne peut pas séparer ces deux éléments.
Comme nous l'avons entendu de la ministre responsable des Langues officielles, nous soutenons et nous voulons soutenir encore plus le fait français au Québec. Partout au pays, nous reconnaissons que le français est menacé, d'où l'importance du projet de loi de modernisation de la Loi sur les langues officielles pour que le gouvernement fédéral, en partenariat avec d'autres gouvernements et d'autres organisations au pays, puisse travailler à renforcer le fait français au Québec et partout au pays.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank the member for Northwest Territories for his tireless advocacy on this issue.
Language is at the heart of cultural identity. It shapes who we are and our perspective. When we speak our language, we share stories, pass on knowledge and create bonds for generations.
This morning, I had the pleasure and honour to announce the appointment of Commissioner Ronald Ignace and directors Joan Greyeyes, Georgina Liberty and Robert Watt to the very first Office of the Commissioner of Indigenous Languages. This is a historic day. I have every confidence that the office will bring exceptional strength that will effectively support the aspiration of indigenous people—
Monsieur le Président, je remercie le député des Territoires du Nord-Ouest pour son travail soutenu dans ce dossier.
La langue est au coeur de l'identité culturelle. Elle façonne notre identité et nos points de vue. Parler une langue, c'est raconter ses histoires, transmettre les savoirs et tisser des liens à travers les générations.
Ce matin, j'ai eu le plaisir d'annoncer la nomination du commissaire, Ronald Ignace, et des directeurs, Joan Greyeyes, Georgina Liberty et Robert Watt, qui formeront le tout premier Bureau du commissaire aux langues autochtones. C'est une journée historique. Je suis convaincu que ce bureau sera d'une vigueur exceptionnelle et soutiendra les aspirations des peuples autochtones...
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Lib. (QC)
moved:
That, notwithstanding any standing order, special order or usual practice of the House, Bill C‑10, An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts, shall be disposed of as follows:
(a) the bill may be taken up at report stage immediately after the adoption of this order;
(b) not more than one hour shall be allotted to the consideration of the bill at report stage and, at the conclusion of the time provided at report stage, any proceedings before the House shall be interrupted, if required for the purpose of this order, and in turn every question necessary for the disposal of the said stage of the bill shall be put forthwith and successively, without further debate or amendment, provided that, if a recorded division is requested on any motion, it shall not be deferred, except pursuant to Standing Order 76.1(8);
(c) a motion for third reading may be made immediately after the bill has been concurred in at report stage;
(d) when the bill is taken up at the third reading stage, a member of each recognized party and a member of the Green Party each be allowed to speak for not more than 10 minutes followed by five minutes for questions and comments and, at the conclusion of the time provided for debate or when no member rises to speak, whichever is earlier, all questions necessary for the disposal of the third reading stage of the bill shall be put forthwith and successively, without further debate or amendment provided that, if a recorded division is requested on any motion, it shall not be deferred; and
(e) the House shall not adjourn until the proceedings on the bill have been completed, except pursuant to a motion proposed by a minister of the Crown, provided that once proceedings have been completed, the House may then proceed to consider other business or, if it has already passed the ordinary hour of daily adjournment, the House shall adjourn to the next sitting day.
propose:
Que, nonobstant tout article du Règlement, ordre spécial ou usage habituel de la Chambre, il soit disposé de la manière suivante du projet de loi C‑10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois:
a) le projet de loi puisse être étudié à l'étape du rapport immédiatement après l'adoption de cet ordre;
b) au plus une heure soit accordée aux délibérations à l'étape du rapport et, à la fin de la période prévue pour l'étape du rapport, toute délibération devant la Chambre soit interrompue, s'il y a lieu, aux fins de cet ordre et, par la suite, toute motion nécessaire pour disposer de cette étape du projet de loi sera mise aux voix immédiatement et successivement, sans autre débat ni amendement, pourvu que, si un vote par appel nominal est demandé sur une quelconque motion, il ne sera pas différé, sauf conformément à l'article 76.1(8) du Règlement;
c) une motion portant troisième lecture puisse être proposée immédiatement après l'adoption du projet de loi à l'étape du rapport;
d) lorsque le projet de loi est étudié à l'étape de la troisième lecture, un député de chaque parti reconnu et un député du Parti vert puissent chacun prendre la parole pendant au plus 10 minutes, suivies de cinq minutes de questions et d'observations et, à la fin de la période prévue pour le débat ou lorsqu'aucun député ne se lève pour prendre la parole, selon la première éventualité, toute question nécessaire pour disposer de l'étape de la troisième lecture du projet de loi soit mise aux voix immédiatement et successivement, sans plus ample débat ni amendement, pourvu que, si un vote par appel nominal est demandé sur une quelconque motion, il ne soit pas différé;
e) la Chambre ne soit pas ajournée avant que les délibérations sur le projet de loi ne soient terminées, sauf conformément à une motion présentée par un ministre de la Couronne, pourvu qu'une fois les délibérations terminées, la Chambre puisse aborder d'autres affaires ou, si l'heure de l'ajournement quotidien est dépassée, la Chambre s'ajourne jusqu'au prochain jour de séance.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, if we really want to understand where we are, we have to look at where we started.
Bill C‑10 came out of the work of the Yale commission, which worked on this for nearly a year and a half. The commission was created by my predecessors. It travelled across the country gathering input from experts and stakeholders, including groups representing people in music, visual arts, television and film.
The Yale commission received close to 2,000 briefs and submitted its report in early 2020. We took that input from the consultations and feedback from a group of leading Canadian experts, including the former director general of the CRTC, Ms. Yale, and started working on Bill C‑10. We worked hard to do what the previous overhaul of the Broadcasting Act in the early 1990s did when the Conservatives modernized it. The act was created to protect Canadian artists, organizations and businesses from the American cultural invasion.
We all know that the American cultural invasion is powerful and that it can steamroll any culture on the planet. I have discussed these issues with ministers in Europe, Asia, Africa and Latin America. Many countries worldwide are currently dealing with the issue of cultural sovereignty.
This is the spirit in which we tabled Bill C‑10. At the time, I was the first one to say that the bill could be enhanced, improved and amended. I would remind members that the last time the Broadcasting Act was amended, the government of the day overlooked one very important issue: the ownership of Canadian broadcasting companies. The act was amended in the early 1990s, and the Governor in Council issued an order in council a few years later, in 1997, to protect the ownership of Canadian broadcasting companies, because this had been overlooked.
All of this is to say that, when we propose a bill, we do our best to make sure that it represents the best of our intentions. I would like to remind all of the members in the House that Bill C‑10 was praised by cultural organizations across the country. According to many, its passage was a historic event.
Not only was the tabling of the bill saluted from coast to coast to coast, but the National Assembly of Quebec voted unanimously in favour of Bill C-10. It said that we need Bill C-10 and that it is a good piece of legislation. Among other things, it would help the French language, French producers, French artists and French composers to better perform in this environment. Another feature of Bill C-10 is that it would also further help and support indigenous creators, indigenous artists and indigenous producers in ways the previous incarnation of the bill unfortunately did not do.
This bill is not about content moderation. The CRTC, in its decades of existence, has never said to Shaw, CBC or TVA that they can do one program but cannot do another program. The CRTC has never had that power.
I heard one member talking about the sweeping powers of the CRTC. The CRTC is not above Canadian laws. It must comply with our bodies of laws and regulations, and it is a regulator. We have many regulators in different sectors, and the CRTC, from that point of view, is no different than existing regulators. What Bill C-10 wants to do is to ensure web giants pay their fair share.
As I have said many times in this House, as well as at the heritage committee, the independent, professional civil servants at Canadian Heritage estimate that, by asking web giants to pay their fair share, we would be adding revenues in excess of $800 million a year for our creators, artists, independent producers and musicians. That figure is an estimate, not an exact figure, as we would have to adopt the bill and implement the regulations to know exactly how much it would be.
I want to point out that, initially, when the heritage committee started working on the bill, things were going really well. The committee was able to go through roughly 20 amendments at every committee meeting. What has been really challenging to understand is the Conservative Party.
By and large, we have four parties in this House that recognize the need to modernize the Broadcasting Act and agree on the goals. We do not agree on everything, but between the Greens, the NDP, the Bloc and us Liberals, I think there is vast agreement on what needs to be done.
Frankly, I am trying to understand the position of the Conservative Party on this, as it has been a moving target. Initially, the Conservatives criticized the bill for not going far enough because we were not going after YouTube or integrating these really important companies in the bill, so we changed it. Then, all of a sudden, they changed their minds. It was not good enough. Not only was it not good enough, but they disagreed with their initial position.
Then they started talking about this idea that somehow the bill would lead to censorship, which was proven wrong by the independent professional civil service of the justice ministry. The deputy minister came to testify at the heritage committee to that effect and produced analyses that showed Bill C-10 did not go against the Canadian Charter of Rights and Freedoms. In fact, there are elements within Bill C-10 and the CRTC's own laws that state that the CRTC has to abide by the Charter of Rights.
Because of that, the Conservatives claimed that it was an infringement on net neutrality. We tried to explain what net neutrality is and what it is not. Basically, net neutrality is about telecommunications. It is about the hardware and the ability of people to have access to networks. Bill C-10 does not do that. It is not about telecommunications at all.
I think we are now faced with the fact that, because of the Conservative Party, we have lost months of work on Bill C-10. For every month that passes, artists, creators, musicians and technicians in this country lose roughly $70 million per month, so we must proceed with the adoption of Bill C-10. Artists, musicians and organizations across the country are asking us to do so.
Madame la Présidente, pour bien comprendre là où nous en sommes, il faut voir d'où nous sommes partis.
Le projet de loi C‑10 est le fruit du travail de la commission Yale, qui a travaillé pendant près d'une année et demie. Cette commission avait été mise en place par mes prédécesseurs. Elle a traversé tout le pays afin de recueillir les avis des experts et des groupes intéressés par ces questions, notamment les groupes artistiques de la musique, des arts visuels, de la télévision et du cinéma.
La commission Yale a reçu près de 2 000 mémoires et son rapport a été présenté au début de 2020. Forts de cet exercice de consultations et de réflexions d'un groupe d'éminents experts canadiens, dont l'ancienne directrice générale du CRTC, Mme Yale, nous avons commencé à travailler sur le projet de loi C‑10. Nous y avons travaillé avec assiduité afin de faire ce que la dernière modification de la Loi sur la radiodiffusion, au début des années 1990, avait fait. C'était une loi qui avait été modernisée par le gouvernement conservateur. Cette loi avait été créée pour protéger les artistes, les organisations et les entreprises canadiennes de l'invasion culturelle américaine.
Nous savons toutes et tous que l'invasion culturelle américaine est un rouleau compresseur très puissant, qui fait pression sur l'ensemble des cultures de la planète. J'ai eu des conversations sur ces questions avec des ministres en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine. L'enjeu de la souveraineté culturelle est un enjeu auquel un très grand nombre de pays de la planète sont confrontés.
C'est donc dans cet esprit que nous avons déposé le projet de loi C‑10. À l'époque, j'étais le premier à dire que ce projet de loi pouvait être perfectible, amélioré et amendé. Je rappelle que, lors de la dernière modification de la Loi sur la radiodiffusion, le gouvernement de l'époque avait oublié une question très importante, soit celle de la propriété des entreprises de radiodiffusion canadiennes. La Loi a été modifiée au début des années 1990 et le gouverneur en conseil est revenu avec un décret en 1997, quelques années plus tard, pour protéger la propriété des entreprises de radiodiffusion canadiennes, parce que cela avait été un oubli.
Tout cela pour dire que lorsque l'on propose un projet de loi, on fait de son mieux pour que le projet de loi représente le meilleur de ce que l'on pense. Je tiens à rappeler à tous les députés de la Chambre que le dépôt du projet de loi C‑10 a été salué par les organisations culturelles d'un bout à l'autre du pays. Selon plusieurs personnes, l'adoption de ce projet de loi représentait une journée historique.
Non seulement le dépôt du projet de loi C‑10 a‑t‑il été salué d’un océan à l’autre, mais l’Assemblée nationale du Québec s’est prononcée à l’unanimité en sa faveur. Elle a dit que nous avions besoin de ce projet de loi et que c’était une bonne mesure législative, notamment parce qu’il favoriserait la langue française et aiderait les producteurs, les artistes et les compositeurs francophones à mieux se distinguer dans leur propre environnement. Un autre avantage du projet de loi C‑10 est le fait qu’il aiderait et soutiendrait davantage les créateurs, les artistes et les producteurs autochtones de diverses manières, contrairement à la version précédente.
Ce projet de loi ne porte pas sur la modération du contenu. Au cours de ses décennies d’existence, le CRTC n’a jamais dit à Shaw, à CBC/Radio-Canada ou à TVA qu’ils pouvaient produire telle émission, mais pas telle autre. Le CRTC n’a jamais eu ce pouvoir.
J’ai entendu un député parler des vastes pouvoirs du CRTC. Le CRTC n’est pas au-dessus des lois. Il doit se conformer à nos lois et à nos règlements. C’est un organisme de réglementation. Nous avons de nombreux organismes de réglementation dans différents secteurs, et le CRTC, de ce point de vue, n’est pas différent des autres. Ce que le projet de loi C‑10 cherche à faire, c’est de s’assurer que les géants du Web paient leur juste part.
Comme je l’ai dit à maintes reprises à la Chambre ainsi qu’au comité du patrimoine canadien, les fonctionnaires indépendants et professionnels du ministère du Patrimoine canadien prévoient qu’en demandant aux géants du Web de payer leur juste part, nous ajouterions des revenus de plus de 800 millions de dollars par années aux sommes destinées à nos créateurs, nos artistes, nos producteurs indépendants et nos musiciens. Il s’agit d’un chiffre estimatif seulement et non exact, car il faudrait adopter le projet de loi et mettre en œuvre le règlement pour savoir à combien il s’élèverait exactement.
Je tiens à souligner qu’au moment où le comité du patrimoine canadien a entrepris ses travaux sur le projet de loi, les choses se passaient très bien. Le comité a pu examiner une vingtaine d’amendements à chacune de ses réunions. Le gros défi a été de comprendre le Parti conservateur.
En gros, quatre partis à la Chambre reconnaissent la nécessité de moderniser la Loi sur la radiodiffusion et s’entendent sur les objectifs. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais au sein des verts, des néo-démocrates, des bloquistes et des libéraux, je pense qu’il existe un large consensus sur ce qu’il faut faire.
J’essaie honnêtement de comprendre la position du Parti conservateur à ce sujet, parce qu’il n’a cessé de changer d’idée. Au début, les conservateurs ont dit que le projet de loi n’allait pas assez loin parce que nous ne nous en prenions pas à YouTube ou que nous n'intégrions pas ces grosses entreprises dans le projet de loi. Nous l’avons donc modifié. Puis, ils ont encore changé d’idée soudainement. Le projet de loi n’était plus assez bon. Non seulement il n’était pas assez bon, mais les conservateurs ne souscrivaient plus à leur position initiale.
Ensuite, ils ont commencé à lancer l’idée que le projet de loi mènerait à la censure, ce que les fonctionnaires indépendants et professionnels du ministère de la Justice ont nié avec preuves à l’appui. La sous-ministre est venue témoigner au Comité du patrimoine à ce sujet et a produit des analyses qui démontraient que le projet de loi C‑10 ne contrevenait pas à la Charte canadienne des droits et libertés. En fait, certains éléments du projet de loi C‑10 et des lois du CRTC même stipulent que le CRTC doit respecter la Charte des droits et libertés.
Les conservateurs ont donc alors prétendu qu’il s’agissait d’une atteinte à la neutralité du Net. Nous avons essayé d’expliquer en quoi consiste la neutralité du Net et ce qu’elle n’est pas. Essentiellement, la neutralité du Net concerne les télécommunications. Il s’agit du matériel électronique et de la capacité qu’ont les gens d’accéder aux réseaux. Le projet de loi C‑10 ne vise pas cela. Il ne porte pas du tout sur les télécommunications.
Je pense que nous devons maintenant faire face au fait qu’à cause du Parti conservateur, nous avons perdu des mois de travail sur le projet de loi C‑10. Pour chaque mois qui passe, les artistes, les créateurs, les musiciens et les techniciens du pays perdent environ 70 millions de dollars par mois. Nous devons donc adopter le projet de loi C‑10. Des artistes, des musiciens et des organismes de partout au pays nous le demandent.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, the member for Kingston and the Islands is absolutely right. That is exactly what Bill C-10 is about and exactly what it aims to do.
As we know, web giants are taking more and more of the share of how we listen to music, watch TV and watch movies. Unless they are brought into the Canadian regulatory framework, then the very reason why we created those modifications in the early nineties will disappear, and we will lose our cultural sovereignty. That is precisely why Bill C-10 was brought forward and why we want it to be adopted as quickly as possible.
Madame la Présidente, le député de Kingston et les Îles a tout à fait raison. C’est exactement l’objectif du projet de loi C‑10.
Comme nous le savons, les géants du Web contrôlent de plus en plus la façon dont nous écoutons de la musique et regardons la télévision ou des films. S’ils ne sont pas intégrés au cadre réglementaire canadien, la raison même pour laquelle nous avons apporté ces modifications au début des années 1990 disparaîtra, et nous perdrons notre souveraineté culturelle. C’est précisément pour cette raison que le projet de loi C‑10 a été présenté et que nous voulons qu’il soit adopté le plus rapidement possible.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, it is ironic that the Conservative Party would ask my colleague, of all its MPs, to ask me a question because he was one of the MPs who initially criticized the bill for not going far enough, saying that this bill needed to include companies like YouTube. When we did this, all of a sudden the Conservative Party changed its stance.
The Conservatives did not really want one of the wealthiest companies in the world to pay its fair share. YouTube is part of Google. It is one of the largest, one of the wealthiest, one of the most powerful companies in the world. I just cannot figure out what happened to the Conservative Party, which, instead of standing for our artists and our Canadian creators, decided to stand with Google and YouTube. Frankly, I just cannot understand it.
Madame la Présidente, il est ironique que, parmi tous ses députés, le Parti conservateur demande à mon collègue de me poser une question, alors qu’il a été l’un des premiers à critiquer le projet de loi parce qu’il n’allait pas assez loin. Selon lui, ce projet de loi devait inclure des entreprises comme YouTube. Lorsque nous avons donné suite à sa demande, le Parti conservateur a tout à coup changé d’avis.
Les conservateurs ne voulaient pas vraiment que l’une des entreprises les plus riches au monde paie sa juste part. YouTube fait partie de Google. C’est l’une des plus grandes, l’une des plus riches et l’une des plus puissantes sociétés au monde. Je n’arrive pas à comprendre ce qui est arrivé au Parti conservateur qui, au lieu de défendre nos artistes et nos créateurs canadiens, a décidé d’appuyer Google et YouTube. Franchement, cela me dépasse.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I think that my colleague, unlike some of his colleagues in the Bloc Québécois, has not followed the evolution of Bill C-10. I would like to remind him that Bill C-10 is based on a consultation and the ensuing report, which was released in early 2020.
If we do the calculations, 2020 to 2021 is not six years. It is a year and a few months. We acted promptly, swiftly and decisively.
I defended Bill C-10 on every forum, as did our government. I would remind my esteemed colleague that the Quebec National Assembly adopted a unanimous resolution supporting Bill C-10. In addition, several thousand artists, including Yvon Deschamps, Lise Dion and Claude Legault, signed a petition in support of Bill C-10. I think that our work is recognized and appreciated by the artistic community.
I will conclude by saying that I appreciate the Bloc Québécois’s support, as well as the work done by the Bloc and other members on the committee. Unfortunately, I do not appreciate the work of the Conservative Party.
Madame la Présidente, je pense que mon collègue, contrairement à certains de ses collègues du Bloc québécois, n'a hélas pas suivi l'évolution du projet de loi C‑10. Je lui rappelle que le projet de loi C‑10 repose sur une consultation dont le rapport a été publié au début de 2020.
Si on fait le calcul, de 2020 à 2021, cela ne fait pas six ans. Cela fait fait un an et quelques mois. Nous avons agi avec célérité, avec rapidité et avec détermination.
J'ai défendu sur toutes les tribunes le projet de loi C‑10, comme notre gouvernement l'a fait d'ailleurs. Je rappelle à mon illustre collègue que l'Assemblée nationale a adopté une résolution unanime en faveur du projet de loi C‑10. De plus, une pétition a été signée par plusieurs milliers d'artistes, y compris Yvon Deschamps, Lise Dion et Claude Legault, qui appuient tous le projet de loi C-10. Je pense que notre travail a été souligné et apprécié par la communauté artistique.
Je terminerai en disant que j'apprécie effectivement l'appui du Bloc québécois, ainsi que le travail fait par le Bloc québécois et par d'autres députés siégeant au comité. Hélas, je n'apprécie pas le travail du Parti conservateur.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question. I do not know if he has had the opportunity to speak with representatives of the cultural and arts sector in Quebec or elsewhere in Canada in recent weeks. All those I spoke to said that they wanted Bill C-10 to pass as soon as possible. That is what I was told by the Coalition for the Diversity of Cultural Expressions, ADISQ, the Union des artistes and many others. Had it not been for the Conservatives’ filibustering, I do not think we would be where we are now.
However, I must admit that I am somewhat surprised that the NDP is not prepared to support artists, and that it let them down because they are afraid of the Conservative Party. I do not understand the NDP’s position. On the one hand, they say they are in favour of Bill C-10 and forcing web giants to contribute their fair share, but, on the other hand, when the time comes to support artists and take action, they run and hide. I am truly shocked.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question. Je ne sais pas s'il a eu au cours des dernières semaines l'occasion de parler à des représentants du secteur culturel et artistique du Québec ou d'ailleurs au Canada. Pour ma part, tous ceux et toutes celles à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils voulaient que le projet de loi C‑10 soit adopté le plus rapidement possible. C'est ce que m'ont dit la Coalition pour la diversité des expressions culturelles, l'ADISQ, l'Union des artistes et j'en passe. N'eût été de l'obstruction systématique des conservateurs, je pense qu'on n'en serait pas là.
Cependant, je dois avouer que je suis un peu sidéré de voir que le NPD n'est pas prêt à appuyer les artistes et qu'il les a laissés tomber par peur du Parti conservateur. Je ne comprends pas la position du NPD qui, d'un côté, dit qu'il est en faveur du projet de loi C‑10 et d'obliger les géants du Web à contribuer leur juste part, mais de l'autre, quand vient le temps d'appuyer et d'agir, va se cacher. Sincèrement, j'en suis bouche bée.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I am not sure there was a question in there, but I will give it a shot. I would be curious to hear the hon. member on his party's stance regarding free speech when they were in power under the Harper government. At the time, I used to work for not-for-profit organizations. Organizations like mine, and so many others in this country working on environmental issues, women's rights issues and international development issues, were the target of the government because we did not agree with it. That is word for word. People can look it up.
I had a huge argument with the spokesperson for the Prime Minister's Office at the time when it was prime minister Stephen Harper, at the Copenhagen Climate Change Conference. He said the reason they were doing this was because they wanted to shut us up because we disagreed with the government.
Where was their priority and eagerness to defend freedom of speech when they were using all of the state's resources to go after non-governmental organizations and try to take away our funding because we disagreed with them? Where was their concern for freedom of speech two weeks ago when 81 members of this party voted—
Madame la Présidente, je ne pense pas que le député posait une question. Cependant, je vais tenter de répondre. Je serais curieux d'entendre ce que le député a à dire sur la position de son parti concernant la liberté d’expression lorsque le gouvernement de Harper était au pouvoir. À l’époque, je travaillais pour des organismes à but non lucratif. Des organismes comme le mien, et plusieurs autres organismes au pays qui s'occupaient d'enjeux relatifs à l'environnement, aux droits des femmes et au développement international étaient la cible du gouvernement parce qu’ils n’étaient pas d’accord au sujet de sa position. Je cite mot pour mot. Les gens peuvent faire une recherche.
J’ai eu une énorme dispute avec le porte-parole du Cabinet du premier ministre de l’époque, Stephen Harper, lors de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques. Il avait dit que la raison pour laquelle le gouvernement faisait cela, c'est qu’il voulait nous faire taire, car nous n’étions pas d’accord avec lui.
Les conservateurs accordaient-ils la priorité à la liberté d’expression et la défendaient-ils lorsqu’ils utilisaient toutes les ressources du pays pour s’en prendre à des organisations non gouvernementales et leur retirer leur financement, parce qu’elles étaient en désaccord avec eux? Se préoccupaient-ils de la liberté d’expression il y a deux semaines, lorsque 81 députés du parti ont voté...
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Lib. (QC)
Madam Speaker, let us start at the beginning. On November 18, 2020, Bill C-10 had just been introduced when the member for Richmond—Arthabaska said this during oral question period: “There is nothing in it that would regulate social media or platforms like YouTube.” That seems pretty clear to me. The member himself was criticizing the government, saying that Bill C‑10 did not go far enough.
I am somewhat surprised, not to mention amazed, to hear an experienced parliamentarian like the member opposite say that the minister did such and such a thing in committee. I would remind my colleague that the Minister of Canadian Heritage does not sit on the Standing Committee on Canadian Heritage. I was invited to testify on several occasions, and I went every time.
The member says that there were 120 amendments and that that means the bill is a mess. That is a great way to try to mislead people, because it is perfectly normal to have many amendments. I could cite Bill C-69, another bill the Conservative Party opposed.
Finally, the member says that he is speaking on behalf of many people. I would like him to say on whose behalf the Conservative Party was speaking when the member for Lethbridge said that artists were a bunch of outdated people living off government handouts. Her comments were widely panned. On whose behalf—
Madame la Présidente, partons du début. Le 18 novembre 2020, alors que le projet de loi C‑10 venait d'être déposé, voici ce que le député de Richmond—Arthabaska a dit à la période des questions orales: « Rien ne permet de réglementer les réseaux sociaux ni les plateformes comme YouTube. » Il me semble que c'est assez clair. Le député lui‑même critiquait le gouvernement en disant que le projet de loi C‑10 n'allait pas assez loin.
Je suis un peu surpris, pour ne pas dire sidéré, d'entendre un parlementaire d'expérience comme le député d'en face dire que le ministre a fait ceci ou cela en comité. Je rappellerai à mon collègue que le ministre du Patrimoine canadien ne siège pas au Comité permanent du patrimoine canadien. J'ai été invité à témoigner à plusieurs reprises et j'y suis allé chaque fois.
Le député affirme qu'il y a eu 120 amendements et que cela veut dire que c'est tout croche. C'est une belle façon d'essayer d'induire les gens en erreur, puisque c'est tout à fait normal qu'il y ait de nombreux amendements. Je pourrais citer le projet de loi C‑69, un autre projet de loi auquel le Parti conservateur s'est opposé.
Pour terminer, le député dit qu'il parle au nom de beaucoup de gens. J'aimerais que le député nous dise au nom de qui le Parti conservateur parlait quand la députée de Lethbridge a dit que les artistes étaient un groupe de gens dépassés qui vivaient aux crochets de l'État. Cela a été dénoncé par tout le monde. Au nom de qui...
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I have two questions for the member. I would like to quote from a recent article in Canadian news, where screenwriter and actor Sugith Varughese said, “I’ve gone before the committees in Ottawa speaking on behalf of the writers and the sneering contempt that the Conservative Party members have is insulting.”
In light of this comment and the comment the member made on several occasions, more recently in a local newspaper in her riding but in the House as well, I would like to ask her if her comments in the House and this recent news article could be considered as contempt as well and, if so, if she would like to apologize in the House for having made those comments on numerous occasions.
Monsieur le Président, j’aimerais poser deux questions à la députée et commencer par lire un extrait d’un reportage récent, où l’actrice et scénariste Sugith Varughese dit: « J’ai comparu devant des comités à Ottawa pour défendre les intérêts des auteurs, et je me suis sentie insultée par le mépris dont les députés conservateurs ont fait preuve à mon égard. »
Je rapporte cette citation dans le contexte des déclarations que la députée a faites à plusieurs reprises, plus récemment dans le journal local de sa circonscription, mais aussi ici même. J’aimerais savoir si elle reconnaît que les commentaires qu’elle a faits à de nombreuses occasions à la Chambre ainsi que récemment dans un journal sont méprisants et si elle est prête à présenter des excuses à la Chambre.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, with respect to consideration of Government Business No. 10, I wish to give notice that at the next sitting of the House a minister of the Crown shall move, pursuant to Standing Order 57, that debate be not further adjourned.
Monsieur le Président, relativement à l'affaire émanant du gouvernement no 10, je donne avis que, à la prochaine séance de la Chambre, un ministre de la Couronne proposera, conformément à l'article 57 du Règlement, que le débat ne soit plus ajourné.
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Lib. (QC)
Madam Speaker, I have three questions for the member.
First, is it not true that the very day the Yale report was tabled, the Leader of the Opposition said that he would “throw it in the trash”, without even having a chance to read it?
Second, is it not also true that almost the minute Bill C-10 was tabled, the Conservative Party of Canada said it did not want this bill and it was going to vote it down?
Third, is it not true that the reason there is some controversy is that the Conservative Party created it by fundraising? No one else in this House did that, but you created a controversy, you fundraised on it, and now it is a self-fulfilling prophecy.
Madame la Présidente, j'aurais trois questions pour le député.
Premièrement, n'est-il pas vrai que, le jour où le rapport Yale a été déposé, le chef de l’opposition a dit qu'il le jetterait à la poubelle sans prendre le temps de le lire?
Deuxièmement, n'est-il pas aussi vrai que le projet de loi C‑10 venait à peine d'être déposé quand le Parti conservateur du Canada a déclaré qu'il n'en voulait pas et qu'il voterait contre son adoption?
Troisièmement, n'est-il pas vrai que s'il y a actuellement une controverse, c'est parce que le Parti conservateur l'a créée dans le but d'amasser des fonds? Aucun autre parti n'a agi de la sorte. Vous avez créé une controverse, vous l'avez utilisée pour recueillir des fonds, et maintenant la prophétie que vous avez inventée se réalise d'elle-même.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I think it is fair to say that the debate on Bill C-10 went completely off the rails tonight. The Conservative Party is giving us a demonstration, and a fine one, unfortunately, that it has become the party of conspiracy theories.
To hear the Conservatives tell it, Bill C‑10 will take away every liberty we enjoy in Canada. The CRTC, one regulator among many in Canada, will be above all the laws and will be able to decide all sorts of things. The House will please forgive me for saying so, but it really feels like we are in a bad B movie. In a country like Canada, we might show a bad B movie on the big screen or on Netflix, but it would still remain a bad B movie.
Several members from various parties of the House have shown numerous times how many sections of the bill exclude individuals and protect freedom of expression, freedom of creation and journalistic freedom. Despite that, when the Conservative Party decides it has stumbled upon a fundraising gold mine, misleading people is no big deal.
The previous member talked about something absurd. What I personally find absurd is that we are allowing there to be two regimes: one that imposes rules on broadcasters, on independent Canadian producers and on all the companies that already exist, and another regime that imposes no rules on the web giants, on the world's biggest and wealthiest companies.
The Conservatives do not see that as a big deal; so be it. The Conservatives do not want those companies to invest in Canadian artists and talent. They want those companies to make money here but without paying their fair share. For a party that claims to be there for the people, for the middle class, for small and medium-sized businesses, I find this to be a complete aberration.
We have heard all kinds of arguments, including that emerging artists, those who are prominent on platforms like YouTube, were not consulted and no one spoke with them.
The Conservative Party claims to stand up for the French language, so I would refer it to the French-language article that appeared in the newspaper Le Devoir two weeks ago, on May 26, for which several vloggers were interviewed. Fred Bastien, a vlogger with 34,000 subscribers, talked about something that really bothers him. If nothing is done to make French content discoverable, he believes it will get lost in a North American ocean of people who essentially speak English. In his opinion, Bill C‑10 absolutely must get passed.
I could quote the great Canadian artist, Damhnait Doyle.
She was recently interviewed as well, and I think what she said is important. She said:
We are forgetting what happened 50 years ago. Fifty years ago, Canadians could not get played on the radio. It was all American music, it was all British music until the government stepped in and made sure that Canadians were played on Canadian radio. If it wasn’t for that, we wouldn’t have the Tragically Hip, we would not have Sarah McLachlan.
This is exactly what we are trying to do. Unless we modernize the Broadcasting Act, it is all going to be about American artists. Some Canadian artists will manage to emerge, but the vast majority of them will be forgotten. It is the same for French artists. It is the same for indigenous artists, who are just starting to emerge. We are going to quash their ability to do that. For those who are already successful on platforms like YouTube, Bill C-10 would not change anything.
I would like to quote Jean Yoon, Umma of the amazing Kim's Convenience series on CBC. She says, “My impetus as an artist has always been the creation of original Canadian work, from a culturally diverse perspective. That is always my preference as an actor in terms of film and television, to work on Canadian shows.” What she says next is really important. “A nation that doesn’t tell its own story doesn’t know who it is.”
That is really what is at stake. It is our cultural sovereignty, our capacity to continue telling Canadian stories. I watch American shows.
I really enjoy Scandinavian and South Korean series, but I think that as a country we have an interest from a cultural, artistic and certainly an economic perspective to continue to have the capacity to tell our own stories, to ensure that our creators are suitably compensated for the content that they broadcast on these platforms. That is what Bill C‑10 does.
The CRTC, contrary to what we have heard several times this evening, has never moderated content. It has never told a radio or television station that it can broadcast one program but not another. The CRTC will not acquire that power through Bill C‑10. We are told that experts say that if Bill C‑10 is adopted it will be the end of the world as we know it. Some Conservative MPs have even compared what Canada is doing to China and various dictatorships.
I would honestly and sincerely invite those members to go and see how things work in a dictatorship. To say that Canada is a dictatorship is ridiculous. It is pathetic and it misleads Canadians. It is completely false. The CRTC is not above our laws. The CRTC needs to follow the laws of Canada. Some parts of Bill C‑10 specify that the CRTC must respect freedom of expression and freedom of creation.
The law governing the CRTC specifies what the CRTC needs to do. As a regulator, the CRTC has some wiggle room, as do all regulators, but the CRTC must act within the limits of Canada's laws and regulations. The CRTC is not a state within a state. It is not a state that is above the state. That is absolutely ridiculous. I think that what we are seeing tonight is all the contempt that the Conservative Party has for our artists and Canada's arts.
The member spoke earlier about the excellent heritage critic, the member for Lethbridge, who had to publicly apologize for saying that artists, particularly those from Quebec, are outdated, stuck in the 1990s and out of touch with today's reality.
I think it is great that young entrepreneurs are able to succeed on YouTube. That is wonderful. Are the member and the Conservative Party telling us that that is what art is in Canada, succeeding on YouTube or nothing? That is not diversity. So much the better if some people are doing it.
I have had discussions with my counterparts in France, Germany, Ukraine and Scandinavian countries, and their governments are doing the same thing. They look at Bill C‑10 and say that is an excellent idea. They want to do that too. These are not Anglo-Saxon countries, except for Canada where obviously there is French and English, as well as indigenous languages. If we do not protect our linguistic and cultural minorities, Canada will become nothing less than a branch of the United States and Hollywood. I think it is great that major American productions are filmed here. It is great, but it is not Canadian artistic creation. It boosts the economy and puts people to work. It is great. However, the arts in Canada, support for the arts, the development of the arts and Canadian artistic creation represent much more than foreign productions that come here because we have skilled labour and it costs less.
Bill C‑10 is a bill for our artists. Our artists asked for it. Thousands of people were consulted on this bill. I have talked to more than 4,000 people over the past few months about Bill C‑10 and the Yale commission received 2,000 briefs.
The idea that the Liberal Party let the cat out of the bag with respect to Bill C-10 is false. The Conservatives have always opposed the bill. Even when the Yale report was released, they said that they opposed it. The report was over 200 pages long. Barely one hour after it was released, the then leader of the opposition said he would throw it in the garbage.
As soon as Bill C‑10 was introduced, the Conservative Party demanded that it be withdrawn immediately. The more things change, the more they stay the same. The Conservative Party's contempt for the arts sector is long-standing. We saw it under the Harper government. Members will recall when he said that everyone knows that artists and all those people go to cocktail parties.
I have news for the Conservative Party. Canadian artists earn $24,000 on average. They are far from being ultrarich jet-setters. Some are wealthy, and I congratulate them, but that is not the reality of most artists. That is why government support is important.
Rather than talking about these grand conspiracy theories that we have heard about tonight, the Conservatives should be honest with Canadians and with the cultural and arts sectors. They should admit that they do not believe in those sectors.
As I mentioned earlier, I spoke with more than 4,000 people. If there was one thing I did not hear once, it was the idea that the Conservative Party was there for them. I heard that about all the other parties. Out of over 4,000 people, no one told me that the Conservative Party was there to support them. I will not repeat in the House what I heard, but it was at the opposite end of the spectrum.
Monsieur le Président, je pense que nous avons un bel exemple ce soir d'un dérapage complet sur la question du projet de loi C‑10. Le Parti conservateur nous fait la démonstration, un peu convaincante hélas, que ce parti est devenu un adepte de la théorie du complot.
À bien écouter les conservateurs, le projet de loi C‑10 va enlever toutes les libertés au Canada. Le CRTC, un régulateur comme il y en a plein d'autres au Canada, va être au-dessus de toutes les lois et va pouvoir décider de toutes sortes de choses. Je prie la Chambre de m'excuser de dire cela, mais cela donne vraiment l'impression d'être dans un mauvais film de série B. Dans un pays comme le Canada, un mauvais film de série B pourrait quand même être montré à l'écran ou sur Netflix, mais cela resterait un mauvais film de série B.
Plusieurs députés de différents partis à la Chambre ont démontré à maintes reprises comment plusieurs articles du projet de loi excluaient les individus et protégeaient la liberté d'expression, la liberté de création et la liberté journalistique. Malgré cela, quand on est le Parti conservateur et qu'on a décidé qu'on tenait un filon pour une collecte de fonds, il n'est pas très grave d'induire les gens en erreur.
Le député précédent parlait de ce qui était absurde. Personnellement, ce que je trouve absurde, c'est qu'on permette qu'il y ait deux régimes: un qui impose des règles aux diffuseurs, aux producteurs indépendants canadiens et à toutes les entreprises qui sont déjà là, et un autre qui n'impose aucune règle aux géants du Web, aux grandes compagnies de la planète, aux plus riches.
Qu'à cela ne tienne, les conservateurs jugent que ce n'est pas grave. Les conservateurs ne veulent pas que ces compagnies investissent dans les artistes et dans les talents du Canada. Ils veulent que ces compagnies fassent de l'argent ici, mais sans payer leur juste part. Pour un parti qui se dit être là pour le peuple, pour la classe moyenne, pour les petites et moyennes entreprises, je trouve cela d'une aberration consommée.
Nous avons entendu toutes sortes d'arguments, dont celui voulant que les artistes émergents, ceux et celles qui ont pignon sur rue sur des plateformes comme YouTube, n'aient pas été consultés et que personne ne leur ait parlé.
Pour un parti qui se dit être à la défense du français, je renvoie le Parti conservateur à un article en français du Devoir, paru il y a deux semaines, le 26 mai, dans lequel plusieurs vidéastes Web sont interviewés. Fred Bastien, un vidéaste comptant 34 000 abonnés, a dit que quelque chose le fatiguait beaucoup: si on ne fait rien pour rendre le contenu français découvrable, ce dernier va se perdre selon lui dans un océan nord-américain de personnes qui parlent essentiellement anglais. À son avis, il faut donc absolument que le projet de loi C‑10 soit adopté.
Je pourrais citer une grande artiste canadienne, Damhnait Doyle.
Elle a aussi été interviewée récemment, et je crois que ce qu'elle a dit est important, soit:
Nous oublions ce qui s'est passé il y a 50 ans. Il y a 50 ans, les Canadiens ne pouvaient pas se faire entendre à la radio. On ne diffusait que de la musique étatsunienne et britannique à la radio canadienne, jusqu'à ce que le gouvernement intervienne et fasse en sorte que les Canadiens puissent y faire diffuser leur musique. Sans cela, il n'y aurait pas eu The Tragically Hip ni Sarah McLachlan.
C'est exactement ce que nous tentons de faire. Si nous ne modernisons pas la Loi sur la radiodiffusion, tout tournera autour des artistes étatsuniens. Certains artistes canadiens réussiront à percer, mais la grande majorité d'entre eux tomberont dans l'oubli. C'est la même chose pour les artistes francophones. C'est la même chose pour les artistes autochtones, qui commencent à peine à percer. Nous minerons leur capacité à percer. Pour ceux qui ont déjà du succès sur des plateformes comme YouTube, le projet de loi C‑10 ne changera rien.
Je tiens à citer Jean Yoon, qui joue Umma dans l'extraordinaire série Kim's Convenience, à CBC. Elle a dit ceci: « Ce qui me motive en tant qu'artiste a toujours été la création d'oeuvres canadiennes originales d'un point de vue culturel diversifié. C'est ce que j'ai toujours préféré en tant qu'actrice qui travaille dans le secteur du cinéma et de la télévision, soit jouer dans des émissions canadiennes. » Ce qu'elle a dit ensuite est très important: « Un pays qui ne raconte pas ses propres histoires ne sait pas qui il est. »
Voilà ce qui est vraiment en jeu. Il est question de notre souveraineté culturelle, de notre capacité à continuer de raconter des histoires canadiennes. Je regarde des émissions étatsuniennes.
J'aime beaucoup les séries scandinaves et sud‑coréennes, mais je pense que, en tant que pays, nous avons tout intérêt, à la fois d'un point de vue culturel, artistique et certainement économique, de continuer à avoir la capacité de raconter nos propres histoires, de faire en sorte que nos créateurs soient rémunérés convenablement pour le contenu qu'ils diffusent sur ces plateformes. C'est ce que le projet de loi C‑10 vient faire.
Le CRTC, contrairement à ce que nous avons entendu ce soir à plusieurs reprises, n'a jamais fait de modération de contenu. Il n'a jamais dit à une station de radio ou de télé qu'elle peut faire tel programme, mais pas tel autre. Le CRTC n'obtiendra pas ce pouvoir-là par le projet de loi C‑10. On nous dit que des experts ont affirmé que, si le projet de loi C‑10 était adopté, ce serait la fin du monde tel qu'on le connaît. Certains députés conservateurs ont même comparé à la Chine et à des pays dictatoriaux ce que le Canada faisait.
J'inviterais honnêtement et sincèrement ces députés à aller voir comment cela se passe dans une dictature. Qu'on nous dise que c'est la même chose au Canada est ridicule. C'est pathétique et c'est mensonger auprès de la population canadienne. C'est totalement faux. Le CRTC n'est pas au‑dessus de nos lois. Le CRTC doit respecter les lois canadiennes. Des éléments du projet de loi C‑10 spécifient que le CRTC doit respecter la liberté d'expression et la liberté de création.
La propre loi du CRTC spécifie ce que le CRTC doit faire. En tant que régulateur et comme tous les régulateurs, le CRTC a une certaine marge de manœuvre, mais cette dernière doit s'exercer dans les limites des lois et des règlements au Canada. Le CRTC n'est pas un État dans l'État. Le CRTC n'est pas un État au‑dessus de l'État. C'est complètement ridicule. Je pense que, ce que l'on voit ce soir, c'est tout le mépris que le Parti conservateur a pour nos artistes et pour l'art au Canada.
Le député a parlé plus tôt de l'excellente critique en matière de patrimoine, la députée de Lethbridge, celle qui a dû s'excuser publiquement d'avoir traité les artistes — particulièrement les artistes québécois — de dépassés, de gens restés pris dans les années 1990 et déconnectés de la réalité d'aujourd'hui.
Je trouve fantastique que de jeunes entrepreneurs sur YouTube réussissent à percer. C'est merveilleux. Est‑ce que la députée et le Parti conservateur sont en train de nous dire que l'art au Canada, c'est cela, c'est‑à‑dire percer sur YouTube ou alors point de salut? La diversité, ce n'est pas cela. Tant mieux si certains le font.
J'ai eu des discussions avec des vis‑à‑vis en France, en Allemagne, en Ukraine et dans des pays scandinaves, où ces gouvernements font la même chose. Ils regardent le projet de loi C‑10, se disent que c'est une excellente idée. Ils veulent faire cela aussi. Ces pays ne sont pas anglo‑saxons, à part le Canada, où il y a évidemment le français et l'anglais, ainsi que les langues autochtones. Si nous ne protégeons pas nos minorités linguistiques et culturelles, le Canada ne sera ni plus ni moins qu'une succursale des États‑Unis et d'Hollywood. Je trouve super que de grandes productions américaines soient filmées ici. C'est génial, mais ce n'est pas de la création artistique canadienne. Cela encourage l'économie et fait travailler du monde. C'est super. Toutefois, l'art au Canada, le support de l'art, le développement de l'art et la création artistique canadienne représentent beaucoup plus que des productions étrangères qui viennent tourner ici parce que nous avons une main‑d'œuvre qualifiée et que cela coûte moins cher.
Le projet de loi C‑10 est un projet de loi pour nos artistes. Il nous a été demandé par nos artistes. Des milliers de personnes ont été consultées relativement à ce projet de loi. J'ai moi-même parlé à plus de 4 000 personnes au cours des derniers mois relativement au projet de loi C‑10, et la commission Yale avait reçu 2 000 mémoires.
L'idée que le Parti libéral a sorti un chat de son sac pour ce qui est du projet de loi C‑10 est fausse. Les conservateurs ont toujours été contre le projet de loi. Même lorsque le rapport Yale a été publié, ils ont dit qu'ils étaient contre. Le rapport comptait près de 300 pages. À peine une heure après la publication du rapport, le chef de l'opposition de l'époque a dit qu'il le mettrait à la poubelle.
Dès que le projet de loi C‑10 a été déposé, le Parti conservateur a demandé qu'on le retire immédiatement. Plus cela change, plus c'est pareil. Le mépris du Parti conservateur envers le secteur artistique ne date pas d'aujourd'hui. D'ailleurs, on a pu le constater sous le gouvernement Harper. Rappelons-nous sa déclaration selon laquelle tout le monde sait que les artistes et tous ces gens participent à des coquetels.
J'ai des petites nouvelles pour le Parti conservateur: en moyenne, les artistes canadiens gagnent environ 24 000 $. Ils sont donc loin d'être des personnes richissimes qui se promènent en jet partout sur la planète. Il y en a certainement qui le font, et je leur dis bravo. Or ce n'est pas la réalité de la majorité des artistes, d'où l'importance d'avoir un soutien de la part de l'État.
Au lieu de nous parler des grandes théories de complot — nous en avons entendu ce soir —, les conservateurs devraient être honnêtes avec la population canadienne et les secteurs culturel et artistique. Ils devraient dire qu'ils ne croient pas à cela.
Comme je l'ai déjà mentionné, j'ai parlé à plus de 4 000 personnes. S'il y a une chose que je n'ai pas entendue une fois, c'est l'idée que le Parti conservateur était là pour elles. Je l'ai entendu au sujet de tous les autres partis. Sur plus de 4 000 personnes, personne ne m'a dit que le Parti conservateur était là pour les appuyer. Je ne répèterai pas devant la Chambre ce que j'ai entendu, mais cela se trouvait à l'opposé du spectrum.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, there we have it again: It is all about YouTube. If people perform on YouTube, we consider them to be artists. If they are not performing on YouTube, we think what they are doing is simply no good and does not deserve our time of day, nor support from the state. For those who are already successful on YouTube, Bill C-10 would not change anything. Hopefully for them, they will continue to be successful.
What we want with Bill C-10 is for the web giants to pay their fair share. That is all we are asking. I thought if there was one thing the Conservative Party would be in favour of, it would be for everybody to pay their fair share, but it seems that no, they have decided to side with some of the wealthiest and most powerful companies in the world instead of supporting our artists.
Monsieur le Président, c'est reparti: tout tourne autour de YouTube. Si des gens offrent une performance sur YouTube, nous les considérons comme des artistes. Sinon, nous les dédaignons parce que nous considérons que ce qu'ils font est sans importance et ne mérite pas le soutien de l'État. Pour ceux qui connaissent du succès sur YouTube, le projet de loi C‑10 ne changerait rien. Il faut espérer pour eux qu'ils continueront à avoir du succès.
Ce que nous cherchons à accomplir avec le projet de loi C‑10, c'est obliger les géants du Web à payer leur juste part. C'est tout ce que nous demandons. Je pensais que, s'il y avait une chose que le Parti conservateur approuverait, ce serait que tout le monde paie sa juste part, mais il semble que non. Les conservateurs ont décidé de se ranger dans le camp de certaines entreprises figurant parmi les plus riches et les plus puissantes du monde, au lieu de soutenir nos artistes.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, when the topic of freedom of expression was debated in committee, the majority of the expert witnesses said that Bill C‑10 was compliant and that it did not violate the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
I have already said this publicly, and the member for Richmond—Arthabaska knows this: There are some people who should not be subject to any rules on the Internet. I recognize that. That is not the position of the majority of the parties in the House, it is not the position of the majority of the members in the House and it is not the position of the majority of Canadians. Study after study has shown that the majority of Canadians, nearly 80%, believe that the web giants should contribute their fair share.
There are some Canadians who disagree. We have seen this with the Conservative Party, but that is not what the majority of Canadians think and it is certainly not what the majority of—
Monsieur le Président, lorsqu'il y a eu un débat au comité sur la question de la liberté d'expression, la majorité des experts qui sont venus prendre la parole ont affirmé que le projet de loi C‑10 ne constituait pas une infraction et était tout à fait en règle avec la Charte canadienne des droits et libertés.
J'ai déjà dit publiquement, et le député de Richmond—Arthabaska le sait très bien, qu'il y a des gens pour qui il ne devrait y avoir aucune règle sur Internet. Je le reconnais. Ce n'est pas la position de la majorité des partis dans la Chambre, ce n'est pas la position de la majorité des députés de la Chambre et ce n'est pas la position de la majorité des Canadiens et des Canadiennes. Étude après étude, ce qu'on voit, c'est que la majorité des Canadiens et des Canadiennes, près de 80 %, estime que les géants du Web devraient apporter leur juste contribution.
Il y a des Canadiens et des Canadiennes qui pensent que ce n'est pas le cas. On le voit avec le Parti conservateur, mais ce n'est pas le cas de la majorité de la population et ce n'est certainement pas le cas de la majorité...
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I think the member for Kingston and the Islands is bang on. All evening I have been asking myself about all these conspiracy theories we are hearing and the idea that we are creating a monster that is going to be bigger than the government. According to what we have heard tonight, Canada is about to overtake the Internet, nothing less than that.
Can they give us any concrete element of evidence? Can they point to anything in the bill about how this would happen? They cannot because—
Monsieur le Président, je crois que le député de Kingston et les Îles a frappé droit dans le mille. Toute la soirée, je me suis interrogé sur toutes les théories du complot exposées, ainsi que sur cette idée voulant que nous allions créer un monstre qui deviendra plus gros que le gouvernement. Selon ce que nous avons entendu ce soir, le Canada est sur le point de s'approprier Internet, rien de moins.
Peuvent-ils nous donner la moindre preuve concrète? Peuvent-ils désigner quoi que ce soit dans le projet de loi qui indique comment cela se produirait? Ils ne le peuvent pas, car...
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, that was a really important question. In fact, the member is correct. APTN and many other indigenous organizations that are involved in artistic creation in the production sector are supporting Bill C-10 for the very reasons he outlined. Basically, if we read the Broadcasting Act as it stands now, we are asking for broadcasters to invest in indigenous productions if they can. It is sort of an option. We want to make it mandatory to invest a certain percentage of the revenue that is generated in Canada into indigenous productions.
We have just invested $40 million in the last budget for an indigenous screen office, for the first time ever in this country.
That is a really important question that goes to the heart of Bill C-10.
Monsieur le Président, voilà une question très importante. En fait, le député a raison. APTN et de nombreux organismes autochtones du secteur de la production artistique appuient le projet de loi C‑10 pour les raisons qu'il a évoquées. Essentiellement, dans la version actuelle de la Loi sur la radiodiffusion, on demande aux diffuseurs d'investir dans les productions autochtones s'ils le peuvent. C'est une option, en quelque sorte. Nous voulons rendre obligatoire l'investissement d'un certain pourcentage des revenus générés au Canada dans les productions autochtones.
Le dernier budget consacre 40 millions de dollars à un bureau de productions audiovisuelles autochtones, ce qui est sans précédent au pays.
C'est là une question très importante qui va au cœur du projet de loi C‑10.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, that is simply not true. It is very clear in the bill that a person who uses a social media service will be excluded. Companies like YouTube, the largest broadcaster of music in this country, are not being excluded from doing their fair share. If that is what the member wants and if that is what the Conservatives want, then we do not agree with them. The majority of parties in this House and the majority of members in this House do not agree with them.
Monsieur le Président, ce n'est tout simplement pas vrai. C'est très clair dans le projet de loi qu'une personne qui utilise un service de média social sera exclue. Des entreprises comme YouTube, le plus grand diffuseur de musique au pays, ne sont pas dispensées de payer leur juste part. Si c'est ce que veut la députée et si c'est ce que veulent les conservateurs, alors nous ne sommes pas de leur avis. La majorité des partis et la majorité des députés ne sont pas d'accord avec eux.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank the member for Saint-Léonard—Saint-Michel for her ongoing support for the arts.
The member for Lethbridge should apologize to the House for her shameful remarks because she made them both outside the House and in the House. Canadians are proud of our arts community, and we should celebrate it, not put it down.
Every day, our artists find more creative ways to give Canadians hope. Are artists such as Lise Dion, Yvon Deschamps and Claude Legault outdated, as the member for Lethbridge says? I do not think so, and I think that—
Monsieur le Président, je remercie la députée de Saint‑Léonard—Saint‑Michel de son appui continu pour le secteur des arts.
La députée de Lethbridge devrait s'excuser à la Chambre pour ses propos honteux puisqu'elle les a tenus à l'extérieur de la Chambre, mais aussi à la Chambre. Les Canadiennes et les Canadiens sont fiers de notre communauté artistique et nous devrions la célébrer plutôt que de la rabaisser.
Chaque jour, nos artistes trouvent des façons plus créatives de donner de l'espoir aux Canadiens et Canadiennes. Est-ce que des artistes comme Lise Dion, Yvon Deschamps ou Claude Legault sont, comme le dit la députée de Lethbridge, des artistes dépassés? Je ne le crois pas et je pense que...
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my hon. colleague for his question. I will remind him that the motion is before the House and that it is the House of Commons, and not the government, that will make the decision.
Why did we proceed in this fashion? I tried to answer this question last week, but I will try again. During the first four Standing Committee on Canadian Heritage meetings where Bill C-10 was being studied, the committee made it through 79 amendments. In the 11 subsequent meetings, when the Conservative Party began filibustering, the committee was only able to review and vote on seven amendments. If the committee can resume its initial pace, there is ample time to get through all of the amendments still before it.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question. Je lui rappellerai que cette motion est devant la Chambre et que c'est la Chambre des communes, et non le gouvernement, qui en décidera.
Pourquoi avoir fait cela? J'ai bien tenté de m'exprimer la semaine dernière sur cette question, mais je vais me permettre de réitérer ce que j'essayais de dire la semaine dernière. Pendant les quatre premières rencontres du Comité permanent du patrimoine canadien où on a commencé l'étude du projet de loi C-10, le Comité a été capable de passer à travers 79 amendements. Durant les 11 rencontres suivantes où le Parti conservateur a commencé à faire systématiquement de l'obstruction, seulement sept amendements ont été étudiés et votés. Si le Comité reprend le rythme qu'il avait au début, il reste amplement de temps pour passer à travers tous les amendements qui sont encore devant le Comité.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for his question. I have a lot of respect for him but, in all honesty, I am a little surprised by the NDP's position on this matter.
Thousands of artists across the country signed a petition. The signers include francophone artists, anglophone artists, indigenous artists, and artists from racialized communities, as well as cultural organizations like the Canadian Independent Music Association, which testified before the Standing Committee on Canadian Heritage. Like many other organizations, CIMA, which is headed by a former member of the NDP, is asking that we pass Bill C-10 as soon as possible.
However, the NDP is siding with the Conservatives to deprive artists of $70 million a month. I never thought I would see such a thing. I am speechless.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question. J'ai beaucoup de respect pour lui, mais, en toute honnêteté, je suis un peu sidéré par la position du NPD dans ce dossier.
Plusieurs milliers d'artistes d'un bout à l'autre du pays ont signé une pétition: francophones, anglophones, autochtones ou issus de communautés racialisées, sans oublier les organisations culturelles. Je pense notamment à la Canadian Independant Music Association, venue témoigner au Comité permanent du patrimoine canadien. Comme beaucoup d'autres organisations, cette association, pilotée par un ancien membre du NPD, demande l'adoption du projet de loi C-10 le plus rapidement possible.
Or, le NPD est en train de s'associer aux conservateurs pour priver les artistes de 70 millions de dollars par mois, ce que je n'aurais jamais cru voir. Je suis sans mot.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for the question. I completely agree with him on the significant support for this bill in Quebec and across the country. In Quebec, the National Assembly unanimously called for the adoption of Bill C-10, deeming it a major step forward for the artistic and cultural sector.
To quickly answer my hon. colleague's question, I think that time allocation motions remain exceptional measures that we use in exceptional circumstances.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question. Je suis tout à fait d'accord avec lui sur l'appui important que ce projet de loi a reçu au Québec notamment, mais aussi partout au pays. Au Québec, l'Assemblée nationale a demandé d'une voix unanime l'adoption du projet de loi C-10, jugé être une avancée importante pour le secteur artistique et culturel.
Pour répondre rapidement à la question de mon honorable collègue, je pense effectivement que le recours à une motion d'attribution du temps demeure une mesure exceptionnelle que nous utilisons dans des circonstances exceptionnelles.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the hon. member knows of the friendship and admiration I have for her. I respectfully disagree.
Frankly, it is not about me, it is not about how rude some Conservative Party committee members have been either in the House or in committee, it is about artists. Every month that passes, we deprive our artists, musicians and technicians across the country of $70 million, every single month. Why? It is because we want some of the wealthiest companies in the world to pay their fair share. I just do not understand. Yes, it is an extraordinary measure, but these are extraordinary circumstances.
Monsieur le Président, la députée sait toute l'amitié et l'admiration que j'ai pour elle. En tout respect, je ne suis pas d'accord avec elle.
Honnêtement, la question n'est pas de savoir comment je me sens ni de dénoncer l'impolitesse de certains conservateurs membres du comité, que ce soit à la Chambre ou au comité; ce qui compte, ce sont les artistes. Chaque mois qui passe, nous privons les artistes, les musiciens et les techniciens de partout au pays de 70 millions de dollars. Pourquoi? Parce qu'il faut que des entreprises qui sont parmi les plus riches de la planète versent une part équitable. Je ne comprends pas. Oui, il s'agit d'une mesure extraordinaire, mais nous vivons des circonstances extraordinaires.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I will use an analogy which my hon. colleague may understand. What we are interested in is the vehicle, the car, preferably electric, and how fast it can go. We are not particularly interested in what is happening under the hood.
Monsieur le Président, je vais utiliser une analogie que mon collègue comprendra peut-être. Ce qui nous intéresse, c'est la voiture — de préférence, une voiture électrique — et la vitesse à laquelle elle peut rouler, et non pas tellement ce qui se passe sous le capot.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his question.
He referred to an estimate put forward in committee by Canadian Heritage about the expected outcomes in terms of funding for the arts and culture sector from web giants. This would be around $830 million per year. If we do the math, we see that that is where the $70 million that the sector loses per month comes from.
I could not agree with him more that Bill C-10 must be passed as quickly as possible. That is what the cultural communities in Quebec and across the country are asking us to do. That is what the Quebec National Assembly wants, and that is what the majority of Canadians want too.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Il a fait référence à une estimation que Patrimoine canadien a présentée, notamment en comité, sur les résultats escomptés relativement au financement du secteur culturel et artistique par les géants du Web. Cela tournerait autour de 830 millions de dollars par année. Si l'on fait le calcul, on voit que les 70 millions de dollars perdus par le secteur par mois proviennent de là.
Je suis tout à fait d'accord avec lui: il faut que le projet de loi C-10 soit adopté le plus rapidement possible. C'est ce que nous demande le milieu culturel au Québec et partout ailleurs au pays. C'est ce que nous demande l'Assemblée nationale. C'est aussi ce que demande la majorité des Canadiens et des Canadiennes.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, what we are hearing from the NDP is rather astounding given that ADISQ, the Coalition for the Diversity of Cultural Expressions, the Union des artistes and many other organizations want this bill to pass quickly, saying that it is a good bill. The Quebec National Assembly has said that Bill C-10 should pass because it is a good bill.
The NDP is saying that it knows the subject better than anyone and that Bill C-10 is a bad bill. It is rather astounding. I would have expected that from the Conservatives, but I am amazed to hear it from the NDP.
If the committee can resume the same pace as before, there is ample time for it to adopt all the amendments presented, if it so chooses.
Monsieur le Président, ce que nous entendons de la part du NPD est quand même incroyable alors que l'ADISQ, la Coalition pour la diversité des expressions culturelles, l'Union des artistes et plusieurs autres demandent l'adoption rapide du projet de loi en disant que c'est un bon projet de loi. L'Assemblée nationale du Québec dit qu'il faut adopter le projet de loi C-10, car c'est un bon projet de loi.
Le NPD nous dit qu'il connait le sujet mieux que tout le monde et que ce projet de loi C-10 n'est pas bon. C'est quand même incroyable. J'aurais compris que les conservateurs fassent cela, mais je n'en reviens simplement pas que le NPD le fasse.
En reprenant le rythme qu'il avait au début, il reste au comité amplement de temps pour lui permettre d'adopter tous les amendements présentés, s'il le veut bien.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, the member opposite and the Conservative Party of Canada know full well that Bill C-10 has nothing to do with content moderation and what people can and cannot post online. In fact, professional independent civil servants from the Department of Justice, including the deputy minister, came to committee to testify to that effect.
It looks to me like the Conservative Party is continuing to mislead Canadians deliberately or unwillingly. I do not understand. It is simply not true. I do not understand why the Conservative Party would not want to force Google, one of the wealthiest companies in the world, to pay its fair share for Canadian artists.
Monsieur le Président, la députée d'en face et le Parti conservateur savent parfaitement que le projet de loi C-10 n'a rien à voir avec la modération du contenu ni avec ce que les gens peuvent ou ne peuvent pas publier en ligne. C'est d'ailleurs ce qui ressort des témoignages des fonctionnaires professionnels et indépendants du ministère de la Justice qui ont comparu devant le comité, y compris la sous-ministre.
Il me semble que le Parti conservateur continue d'induire les Canadiens en erreur, que ce soit de manière délibérée ou non. Je ne comprends pas pourquoi. Ce qu'il affirme est tout simplement faux. Je ne comprends pas pourquoi le Parti conservateur ne voudrait pas obliger Google, l'une des entreprises les plus riches du monde, à payer sa juste part pour les artistes canadiens.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for her question. I almost thought she was going to congratulate the Department of Canadian Heritage for its excellent work, but maybe next time.
She is quite familiar with the realities of artists since she is part of the arts and culture community. Who in Quebec could forget Pierre Lapointe's strong statement a few years ago pointing out how platforms like Spotify and YouTube pay our artists hardly anything?
That is exactly what we want to address with Bill C-10. We want these huge multinational corporations to pay their fair share. We are not asking them to do more than everyone else. We are simply asking them to pay their fair share, as Canadian broadcasters already do.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question. Je me suis presque pris à espérer qu'elle félicite le ministre du Patrimoine canadien pour son excellent travail, mais ce sera peut-être pour une autre fois.
Je pense qu'elle connait bien la réalité des artistes, étant elle-même du milieu culturel et artistique. Qui ne se souvient pas au Québec de la déclaration de Pierre Lapointe, faite avec force il y a quelques années et rappelant à quel point les plateformes comme Spotify et YouTube ne paient que des miettes à nos artistes?
C'est exactement ce à quoi nous voulons nous attaquer avec le projet de loi C-10. Nous voulons que ces grandes entreprises multinationales contribuent à leur juste part. Nous ne leur demandons pas d'en faire plus que les autres, mais seulement de faire leur juste part d'efforts, comme le font déjà les radiodiffuseurs canadiens.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, since the last time the Broadcasting Act was reformed, we have seen the important and ever-increasing role of platforms on the television, movie and certainly on the music side of things. Our laws and regulations simply have not adapted to this new environment, which is costing our artists, musicians and technicians tens of millions of dollars every year. Bill C-10 aims specifically at correcting this so we can continue to have a thriving artistic and cultural ecosystem in Canada.
Monsieur le Président, depuis la dernière réforme de la Loi sur la radiodiffusion, nous voyons le rôle important et toujours croissant que jouent les plateformes dans le domaine de la télévision, du cinéma et, certainement, de la musique. Nos lois et nos règlements ne se sont tout simplement pas adaptés à ce nouvel environnement, ce qui coûte à nos artistes, à nos musiciens et à nos techniciens des dizaines de millions de dollars chaque année. Le projet de loi C-10 vise précisément à corriger cela pour que nous puissions continuer d'avoir un écosystème artistique et culturel florissant au Canada.
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Lib. (QC)
Mr. Speaker, I did try to answer my hon. colleague's question many times. Maybe it is not the answer he wanted to hear, but I have tried time and again to answer the question. What we want is an obligation of results. That is what we are looking for. It is what we are aiming for.
Monsieur le Président, j’ai déjà essayé de répondre à mon collègue à plusieurs reprises. Je lui donne probablement une réponse qu'il ne veut pas entendre, mais j’ai essayé à maintes reprises de lui expliquer. Nous voulons une obligation de résultats. C’est ce que nous cherchons, le but vers lequel nous tendons.
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