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Madam Speaker, I am seeking the unanimous consent of the House to speak.
Madame la Présidente, j'aimerais demander le consentement unanime de la Chambre pour prendre la parole.
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Madam Speaker, I will not take long, but as this is a unanimous consent motion, I want to put on the record that the Green Party caucus consents. These are not normal times.
We are thinking of our friends in the House who are now at risk from the virus. We are thinking of our country. We are thinking of Ms. Grégoire Trudeau and we wish her a speedy recovery. This epidemic affects everyone, all of our loved ones, friends and constituents.
We cannot tell moment to moment what lies ahead with the spread of COVID-19. I want to express thanks to the Canadian public health authorities at every level and in my own province, particularly B.C. public health officer Bonnie Henry, who has been handling what was quite clearly spreading, and the British Columbia minister of health Adrian Dix and others who have taken strong precautionary action.
I have confidence in our health authorities. I have confidence in Canadians. We gather in groups, and goodness knows, as members of Parliament, we gather in groups and travel on airplanes. It is incumbent upon us to accept that we have to stop our work in this place. Hopefully it is only for five weeks, so we again can take on the business of the nation. I think it is fair to say that as much as we travel on airplanes, we do not want to find, when history looks at what happened with COVID-19 in Canada, that members of Parliament were vectors of disease. We need to take on board our responsibilities.
Therefore, I join with all colleagues in thanking our health authorities for their diligence and the Minister of Health. We are blessed to live in a country with responsible government that does not try to make up the science as it goes along.
The Green Party consents to the adjournment and looks forward to seeing everyone again in this place, and in good health.
Madame la Présidente, je serai brève. Puisqu'il s'agit d'une motion nécessitant le consentement unanime, je tiens à déclarer officiellement que le Parti vert donne son accord. Nous vivons une situation hors de l'ordinaire.
Nous pensons à nos amis les députés de la Chambre qui sont maintenant menacés par le virus. Nous pensons à notre pays. Nous pensons à mon amie Mme Grégoire Trudeau, et nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Cette situation concerne tous nos proches, nos amis, nos concitoyens dans nos circonscriptions et tous ceux qui sont touchés par cette épidémie.
Nous n'avons pour l'instant aucune idée de la courbe que suivra la propagation de la COVID-19. Je tiens à remercier les autorités canadiennes de santé publique qui interviennent à tous les niveaux et dans ma propre province. Je remercie en particulier la responsable de la santé publique de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, qui a pris le problème à bras le corps, ainsi que le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, et d'autres intervenants qui ont pris des mesures de précaution énergiques.
J'ai confiance en nos autorités sanitaires. Je fais confiance aux Canadiens. Nous nous réunissons en groupes, et Dieu sait qu'en tant que députés, nous nous réunissons en groupes et voyageons en avion. Nous devons nous résoudre à arrêter nos travaux. Espérons que ce ne soit que pour cinq semaines, afin que nous puissions reprendre au plus vite les affaires de la nation. Dans la mesure où nous voyageons en avion, nous ne voudrions pas découvrir, lorsque l'on fera le bilan de la crise de la COVID-19 au Canada, que les députés ont été des vecteurs de la maladie. Nous devons prendre nos responsabilités.
Je me joins donc à tous nos collègues pour remercier les autorités sanitaires de leur diligence. Je remercie aussi la ministre de la Santé. Nous avons la chance de vivre dans un pays où le gouvernement se conduit de façon responsable et n'essaie pas d'improviser des connaissances scientifiques au fil de son inspiration.
Le Parti vert approuve l'ajournement et a hâte de revoir tout le monde à la Chambre, en bonne santé.
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2020-03-12 10:27 [p.1979]
Mr. Speaker, I thank my colleagues for the privilege of speaking today. I would like to thank the minister for her words and powerful statement and my colleagues for their words.
Ladies, life-givers, we make miracles and we are miracles. Today we celebrate sisterhood, the matriarchs, the clan mothers. We all have our own journeys. For me, I felt the most connected to my womanhood when I became a mother. I am a mom of two little boys, who see their mom working hard for Canada and giving a lot of time and attention to our citizens.
From the moment I announced my candidacy to taking my seat here in the House of Commons, the number one question I was asked is how I do it. What is it like balancing the demands of parliamentary life with the responsibilities of motherhood? The answer, as one might expect, is that it is difficult.
I know that seeing strong women in important positions makes them stronger, more balanced individuals with respect for all people of all genders. Even in saying this, I know it will not be that easy for us to set an example every day to be consistent and innovative in our approach to supporting women and creating opportunities for them all over the world.
While we celebrate women who are in decision-making positions and we acknowledge that a lot of progress has been made in reducing the wage gap, the fact remains that there is still a lot of work to be done.
Despite women's increased participation in the workforce, they continue to spend much of their time doing unpaid labour. On average, women continue to be the predominant providers of care to children and to family members with mental or physical limitations related to age or chronic health conditions. This mostly invisible unpaid labour means that working Canadian women spend an additional 3.9 hours per day performing household chores and caring for children, among other things.
While women are fighting against inequality in the workplace, they are also dealing with social expectations surrounding gender.
On top of it all, feeling like imperfect mothers and imperfect workers, women blame themselves for not being able to manage it all. Mom guilt is real. However, we sitting in the House know that good public policy and structural supports play an important role in shaping the experience of working mothers. We in the House need to pay particular attention to how achieving this balance becomes all the more difficult for low-income women, trans women, women struggling with mental illness, women with disabilities and women of colour.
When we invest in social services like long-term care, health care, pharmacare, mental health care, universal affordable child care and in protecting reproductive rights, we also invest in women. We normalize women's issues and interests, we level the playing field and we bring women closer to gender parity. I see the women of Canada, and they are spectacular.
Monsieur le Président, je remercie mes collègues de m'accorder le privilège d'intervenir aujourd'hui. Je remercie la ministre de ses paroles percutantes et les députés de leurs propos.
Les femmes sont donneuses de vie. Elles font des miracles et elles sont elles-mêmes des miracles. Aujourd'hui, nous célébrons nos soeurs, les matriarches et les mères de clan. Nous avons tous notre propre parcours. Pour ma part, c'est lorsque je suis devenue mère que je me suis le plus sentie femme. Je suis mère de deux jeunes garçons, qui voient leur maman travailler fort pour le Canada et accorder beaucoup de temps et d'attention à ses citoyens.
Depuis le moment où j'ai annoncé ma candidature à titre de députée fédérale, la principale question qu'on me pose est: « Comment y arrivez-vous? » Comment réussit-on à jongler avec les exigences de la vie parlementaire et celles de la maternité? Comme de raison, je réponds que c'est difficile.
Parce qu'ils voient des femmes fortes dans des postes importants, ils deviendront des personnes plus fortes et plus lucides qui respectent tout le monde, peu importe leur genre. Malgré ce que j'affirme, je suis consciente qu'il ne nous sera pas facile de donner l'exemple tous les jours, d'êtres constants et innovateurs dans notre manière d'appuyer les femmes et d'ouvrir des perspectives pour elles un peu partout dans le monde.
Alors que nous célébrons les femmes qui atteignent des postes décisionnels et que nous réalisons les avancées marquées afin de réduire l'écart salarial entre les hommes et les femmes, le constat demeure qu'il y a encore beaucoup de travail à faire et à accomplir.
En dépit de leur participation accrue à la population active, les femmes continuent de consacrer une bonne partie de leur temps à du travail non rémunéré. En moyenne, les femmes demeurent les pourvoyeurs prédominants de soins aux enfants et aux membres de leur famille ayant des contraintes physiques ou mentales liées au vieillissement ou à un problème de santé chronique. Ce travail non rémunéré qui passe, la plupart du temps, inaperçu signifie que les femmes canadiennes qui travaillent passent 3,9 heures supplémentaires par jour à accomplir des tâches ménagères et à s'occuper des enfants, entre autres tâches.
Alors que les femmes luttent contre les inégalités dans les milieux de travail, elles sont également confrontées aux attentes sociales liées au genre.
De surcroît, accablées par le sentiment d'être des mères imparfaites et des travailleuses imparfaites, les femmes se blâment de ne pas pouvoir composer avec tout cela. Le sentiment de culpabilité des mères est réel. Toutefois, les députés savent que de bonnes politiques publiques et de bonnes structures de soutien jouent un rôle de premier plan pour façonner l'expérience des mères au travail. Les députés doivent porter une attention particulière au fait que l'atteinte de cet équilibre est encore plus difficile pour les femmes à faible revenu, les femmes transgenres, les femmes aux prises avec une maladie mentale, les femmes handicapées et les femmes de couleur.
Lorsque nous investissons dans les services sociaux tels que les soins de longue durée, les soins de santé, l'assurance-médicaments, les soins de santé mentale, les services de garde universels et abordables et la protection des droits génésiques, nous investissons également dans les femmes. Nous normalisons les enjeux et les intérêts propres aux femmes, nous égalisons les règles du jeu et rapprochons les femmes de l'égalité entre les sexes. Les femmes du Canada sont extraordinaires.
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2020-03-12 12:40 [p.1999]
I heard him say split time. I am sure about that.
Je suis persuadée qu'il a dit qu'il voulait partager son temps de parole.
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2020-03-12 13:15 [p.2004]
Madam Speaker, I am pleased to hear the parliamentary secretary's speech, but I would be more pleased if it were clear that Liberal members will be voting in favour of the opposition motion in the business of supply today. It is very clear that the majority of members of Parliament have been sent to this place by constituents who want a national pharmacare plan. Constituents want it to conform to the report by Dr. Hoskins, which was commissioned in the last Parliament. They do not want to risk delay. We want to get it passed while this minority Parliament is in session.
Could the hon. parliamentary secretary inform the House whether the Liberals will support this motion so we get a pharmacare plan in place as quickly as possible?
Madame la Présidente, je suis heureuse d’entendre les observations du secrétaire parlementaire, mais je le serais encore plus s’il était clair que les députés libéraux voteront pour la motion de l’opposition présentée dans le cadre des travaux des subsides aujourd’hui. Il ne fait pas de doute que la majorité des députés ont été élus par des électeurs qui veulent un régime national d’assurance-médicaments. Les électeurs veulent qu’il soit conforme à celui que le Dr Hoskins a proposé dans le rapport commandé au cours de la dernière législature. Ils ne veulent pas prendre le risque de reporter ce projet. Nous voulons le faire adopter pendant la session actuelle, en situation de gouvernement minoritaire.
Le secrétaire parlementaire dirait-il à la Chambre si les libéraux appuieront cette motion afin que nous puissions mettre en place un régime d’assurance-médicaments le plus rapidement possible?
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2020-03-12 15:08 [p.2024]
Mr. Speaker, experts testified last month at the Veterans Affairs committee that treatments for family members of a former soldier were cut off or not approved and that there is a backlog of 18,330 cases.
The average wait time for applications is 32 weeks.
They also testified that there is a longer than average turnaround time for women and francophones.
The Minister of Veterans Affairs was tasked to ensure that the government lives up to its sacred obligation to our veterans and their families. I want to know when and how the government will start acting concretely on that commitment.
Monsieur le Président, selon le témoignage d'experts qui ont comparu devant le comité des anciens combattants le mois dernier, des traitements destinés aux membres de la famille d'anciens militaires ont été interrompus ou refusés, et il y a actuellement 18 330 cas en attente.
Le temps d'attente moyen pour le traitement d'une demande est de 32 semaines.
Les témoins ont aussi affirmé que le temps de réponse est plus long que la moyenne pour les femmes et les francophones.
Le ministre des Anciens Combattants a le mandat de voir à ce que le gouvernement soit à la hauteur de son obligation sacrée envers les vétérans et leur famille. J'aimerais savoir quand le gouvernement prendra des mesures concrètes en ce sens, et comment il compte agir.
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2020-03-12 15:34 [p.2027]
Mr. Speaker, I thank my colleague and neighbour for her excellent speech.
I completely agree that we need a national pharmacare plan right now. I want to ask another question that is in line with the one asked by my friend from Vancouver Kingsway.
Does the member know if the Liberal caucus plans to vote in favour of the motion, or is it just her intention as a member to vote in favour of the motion?
Monsieur le Président, je remercie ma collègue et voisine de son excellent discours.
Je suis tout à fait d'accord que nous avons immédiatement besoin d'un régime national d'assurance-médicaments. Je veux poser une autre question qui va dans le même sens que celle de mon ami de Vancouver Kingsway.
La députée sait-elle si le caucus libéral a l'intention de voter en faveur de la motion ou si c'est seulement son intention, en tant que députée, de voter en faveur de la motion?
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2020-03-12 16:47 [p.2039]
Mr. Speaker, I am very pleased to have an opportunity to discuss pharmacare today. To me it is clear the majority of members in this place are on side to see this motion pass. I certainly hope that is the case. It is the tone of the debate.
I want to ask my colleague this. As we go forward, we know that a national pharmacare plan and the bulk buying of drugs will bring down the price of these drugs for every Canadian. I wonder if we can also think about assuring that the drugs we register will do more good than harm.
I think the motion suggests it. I am very taken by the work of the UBC therapeutics initiative. It assesses the drug data package to make sure that we are resistant to big pharma deciding we need drugs that might have significant and dangerous side effects, to make sure we register the drugs and make them accessible to all Canadians, and to make sure they are the drugs that we need and will do more good than harm.
Monsieur le Président, je suis très heureuse d'avoir l'occasion de discuter de l'assurance-médicaments. Il semble évident que la majorité des députés sont favorables à l'adoption de cette motion. J'espère bien qu'elle sera adoptée, mais c'est ce que je peux en déduire, d'après le ton du débat.
Je voudrais poser la question suivante à ma collègue. Nous savons qu'un régime national d'assurance-médicaments et l'achat en vrac de médicaments feront baisser le prix pour tout le monde. Je me demande si nous pouvons également envisager de garantir que les médicaments que nous homologuons feront plus de bien que de mal.
C'est ce que laisse entendre la motion, me semble-t-il. Je suis très impressionnée par le travail accompli dans le cadre de l'initiative thérapeutique menée par l'Université de la Colombie-Britannique. Dans le cadre de cette initiative, on évalue l'ensemble des données sur les médicaments afin de ne pas céder aux grandes entreprises pharmaceutiques qui pourraient nous imposer des médicaments susceptibles d'avoir des effets secondaires graves et dangereux, de veiller à ce que les médicaments soient homologués et accessibles à tous les Canadiens, et de s'assurer qu'il s'agit des médicaments dont nous avons besoin et qui feront plus de bien que de mal.
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2020-03-12 17:12 [p.2043]
Mr. Speaker, I rise on a point of order. With all due deference to my friend, I am sure at some point he will discuss pharmacare, but his discussion seems a little off topic so far.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Avec tout le respect que je dois à mon collègue, je suis certaine qu'il finira par discuter de l'assurance-médicaments, mais son intervention semble un peu hors sujet jusqu'à présent.
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2020-03-12 17:33 [p.2046]
Madam Speaker, the Green Party supports this motion. It is a very good time to be moving toward universal pharmacare in our country. We know this will save our health care system money. We are the only country with a universal health care system that does not include universal pharmacare.
People who have chronic diseases and cannot afford their medicine end up with catastrophic medical issues. They end up in the hospital, which costs much more than if they had been able to get medicine provided to them through a universal single-payer pharmacare system.
We know that half the visits to emergency departments by seniors are related to them not taking the medication they need. Per capita, my riding has the largest population of people over the age of 75. Hospital officials will tell us that people need their medicines.
Madame la Présidente, le Parti vert appuie cette motion. Le moment est propice pour évoluer vers un régime universel d'assurance-médicaments au Canada. Nous savons que cela fera économiser de l'argent au système de santé. Nous sommes le seul pays à avoir un système de santé universel qui ne comprend pas un régime universel d'assurance-médicaments.
Les personnes qui souffrent d'une maladie chronique et qui n'ont pas les moyens de payer leurs médicaments finissent par développer de graves problèmes de santé. Ils aboutissent à l'hôpital, ce qui coûte beaucoup plus cher que s'ils avaient obtenu des médicaments par l'entremise d'un régime universel d'assurance-médicaments à payeur unique.
Nous savons que la moitié des personnes âgées qui se présentent aux urgences ont développé des problèmes de santé parce qu'ils ne prennent pas les médicaments dont ils ont besoin. Toutes proportions gardées, ma circonscription compte le plus grand nombre de personnes âgées de 75 ans et plus. Les professionnels de la santé nous diront que les gens ont besoin de leurs médicaments.
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2020-03-12 17:38 [p.2047]
Madam Speaker, I wish to thank my NDP colleagues for giving me the opportunity to speak. I will be splitting my time with the member for Edmonton Strathcona.
One third of working Canadians do not have employer-funded drug coverage. One in five households reported a family member who had not taken a prescribed medicine in the past year due to its cost.
Every year, nearly three million Canadians say they cannot afford to fill one or more of their prescriptions.
In the 2019 election, I heard these statistics echoed at doors and across party lines. I am excited by the idea of national pharmacare and the support I know we have from members of the House to improve the lives of Canadians. I am also excited by how much work has already been done to understand what our national pharmacare plan needs to look like.
Last June, the well-known published final report of the advisory council on implementation of national pharmacare, also known as the Hoskins report, advised that it had received questionnaires from more than 15,000 people and organizations, received more 14,000 petitions or letters, reviewed more than 150 written submissions, investigated global best practices and hosted town halls and round tables. It uncovered significant gaps in drug coverage.
Of the nearly three million Canadians who said they were not able to afford their prescriptions, 38% had access to private insurance coverage and 21% had public coverage. However, with co-pays and exemptions, they still did not have the resources to afford their medications. Almost one million Canadians were forced to cut back on food or home heating to pay for their medication.
Nearly one million Canadians have had to borrow money to pay for their prescription drugs.
This highlights the crushing poverty weighing on Canadians. It has many causes but with pharmacare, we can take one worry away. We can alleviate some of the stress and uncertainty in their lives.
In the Hoskins report, the advisory council laid out several recommendations to address these gaps, and I will reiterate them.
Its first and foremost recommendation was that the federal government work with provincial and territorial governments to establish a universal, single-payer, public system of prescription drug coverage in Canada. A two-tiered system would create further inequity, leaving low-income and unemployed Canadians at risk. The administration of such a program would be cost-ineffective. A privately administered system would create profit incentives where public interest must be the first priority.
The council also recommended that national pharmacare benefits be portable across provinces and territories. This reinforces the need for federal leadership to come alongside provincial health departments to ensure the system is truly national in scope.
Another recommendation was to make everyone in Canada eligible for a pharmacare program to ensure that everyone can get the drugs they need to maintain their physical and mental health.
It also recommended a national formulary be developed to list which prescription drugs and related products should be covered to ensure all Canadians would have access equally to the medicines they needed to maintain or improve their health, no matter where they were living in Canada.
Clearly this is a big job. We are going to need leadership from our Prime Minister and his cabinet, and we are going to need significant financial investment from the federal government to make this happen.
It is remarkable that Canada is the only developed country that has a universal health care program that does not include universal coverage for prescription medication, especially when we know there are real costs associated with people who need to skip doses or avoid filling prescriptions because they cannot afford to buy them. These decisions put strain on our health care system.
People are struggling to stay healthy their whole lives, which leads to complications and chronic illnesses later in life.
Individuals end up in urgent health care situations, needing to return to hospital emergency rooms and taking up hospital beds, because they can not afford to properly manage their conditions and illnesses at home.
The Parliamentary Budget Officer has already indicated that this will save federal, provincial and territorial governments billions of dollars, and that does not even consider the quality of life for Canadians who require prescription medicines.
A recent study by St. Michael's Hospital's MAP Centre for Urban Health Solutions found that providing free medicine resulted in a 44% increase in people taking their essential medications and led to a 160% increase in the likelihood of participants being able to make ends meet.
Ensuring people have access to the medications they need throughout their life will have real, positive impacts, such as poverty reduction, as people become able to direct their money toward food, rent, home heating or child care. When a chronic condition is well managed with medications, individuals can better access the workforce and participate in their communities.
People with rare diseases should not have to go bankrupt because of their diagnosis.
Those living on fixed incomes, such as seniors, are not stuck with increasing pharmaceutical costs. For people in immediate mental health crisis, the extra financial anxiety of a new medication does not have to weigh on them.
I am struck as well by the consensus that exists around this issue.
The majority of MPs in the House are members of parties that made this issue a priority in the last election.
Polls show that 90% of Canadians support equal access to prescription drugs, regardless of income. When I saw national pharmacare reference in the mandate letters of four ministers, I was hopeful that we would actually see this happen in the 43rd Parliament, but I am a little concerned that nothing seems to be moving on this front yet, and I am so thankful for this motion from my NDP colleagues.
Maybe we will be pleasantly surprised when the budget is tabled, but I fear that the government may be losing its courage, perhaps because of the lobbying that is being carried out by pharmaceutical and insurance companies. I hope the government is being vigilant against letting entities with deep pockets and full-time Ottawa-based lobbyists buy influence on our policy development process.
I have spent time with representatives from community organizations and health care professionals and their unions. They said that we need universal public pharmacare. These groups include the Heart and Stroke Foundation, National Nurses United, the Canadian Diabetes Association, the Canadian Counselling and Psychotherapy Association, the Canadian Health Coalition, the Canadian Labour Congress, and I could go on. These organizations represent average Canadians, workers in the health field and those who are living with, or caring for, people with chronic or acute disease. These are the people we work for.
The Canadian Medical Association shared stories of doctors fighting for national pharmacare. Dr. Nav Persaud had this to say: "Why did I spend all those years training to become a doctor if at the end of it, when I give someone a diagnosis, they don't fully benefit because they can't afford the treatment?"
The advisory council on the implementation of national pharmacare left us with the way forward: "It will take time, significant federal investment and close collaboration among all health system partners to turn Canada's patchwork of prescription drug insurance plans into a national public pharmacare program.”
But it is possible. Thanks to the work of the council, the path forward is clear. The data are incontestable, Canadians are on board and parliamentarians in the House are mostly on board. We are here to represent the people, and this is what the people want.
My final reflection is this: What are we waiting for?
Madame la Présidente, je remercie mes collègues du NPD de me donner l'occasion de prendre la parole. Je vais partager mon temps de parole avec la députée d'Edmonton Strathcona.
Le tiers des Canadiens qui travaillent n'ont pas de régime d'assurance-médicaments parrainé par l'employeur. Un ménage sur cinq déclare que, au cours de la dernière année, un membre de la famille a renoncé à un médicament sur ordonnance en raison de son prix.
Chaque année, près de 3 millions de Canadiennes et de Canadiens affirment ne pas être en mesure de payer les frais de l'un ou de plusieurs de leurs médicaments prescrits.
Ces statistiques correspondent à ce que j'ai entendu, comme les candidats de tous les partis, en faisant du porte-à-porte au cours de la campagne électorale de 2019. Je suis emballée à l'idée d'instaurer un régime national d'assurance-médicaments et je me réjouis de l'appui des députés en vue d'améliorer la vie des Canadiens. Je suis également emballée de voir tout le travail qui a déjà été fait pour comprendre à quoi devra ressembler notre régime national d'assurance-médicaments.
En juin dernier, dans son fameux rapport final, également appelé le rapport Hoskins, le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments nous informait qu'il avait reçu plus de 15 000 réponses à un questionnaire de la part de particuliers et d'organismes, qu'il avait reçu plus de 14 000 lettres et pétitions, qu'il avait examiné plus de 150 mémoires, qu'il avait analysé les pratiques exemplaires à l'échelle mondiale et qu'il avait tenu des assemblées publiques et des tables rondes. Il a découvert des lacunes considérables en matière de couverture des médicaments.
Sur les près de trois millions de personnes qui ont dit ne pas avoir les moyens de payer leurs médicaments, 38 % étaient couverts par une assurance privée et 21 %, par une assurance publique. Toutefois, quand on tient compte des exemptions et de la participation aux coûts, elles n'avaient toujours pas les ressources voulues pour payer leurs médicaments. Près d'un million de Canadiens ont dû réduire leurs dépenses en nourriture et en chauffage afin de pouvoir payer leurs médicaments.
Près de 1 million de Canadiens et de Canadiennes ont dû emprunter des sommes d'argent afin de payer les frais de leurs médicaments prescrits.
Cette réalité met en évidence l'écrasante pauvreté qui afflige les Canadiens. Les causes de cette pauvreté sont multiples, mais avec l'assurance-médicaments, il y aura une inquiétude en moins. Nous pouvons atténuer une partie du stress et de l'incertitude dans leur vie.
Dans le rapport Hoskins, le conseil consultatif formule plusieurs recommandations pour combler ces lacunes, et je vais les rappeler.
Sa première et principale recommandation était que le gouvernement fédéral collabore avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour établir un système public, universel et à payeur unique de couverture des médicaments sur ordonnance au Canada. Un système à deux niveaux creuserait les inégalités, laissant en danger les Canadiens à faible revenu et sans emploi. L'administration d'un tel programme serait inefficace sur le plan des coûts. Un système administré par le secteur privé créerait des incitatifs aux profits alors que l'intérêt public doit être la priorité absolue.
Le conseil consultatif a également recommandé que les prestations nationales d'assurance-médicaments soient transférables entre les provinces et les territoires, ce qui fait ressortir la nécessité pour le gouvernement fédéral de s'associer aux ministères provinciaux de la Santé afin de garantir que le système soit réellement de portée nationale.
Une autre recommandation voulait que l'ensemble de la population canadienne puisse profiter d'un programme d'assurance-médicaments afin que tous et toutes puissent obtenir les médicaments nécessaires pour maintenir une bonne santé physique et mentale.
Le conseil a également recommandé l'élaboration d'un formulaire national pour répertorier les médicaments sur ordonnance et les produits connexes qui devraient être couverts afin de garantir que tous les Canadiens jouissent d'un accès égal aux médicaments dont ils ont besoin pour maintenir ou améliorer leur santé, quel que soit l'endroit où ils vivent au Canada.
Il est clair que c'est un travail considérable. Pour l'accomplir, nous allons avoir besoin du leadership du premier ministre et du Cabinet, ainsi que d'un investissement financier conséquent de la part du gouvernement fédéral.
Il est remarquable que le Canada soit le seul pays développé à disposer d'un programme de soins de santé universel qui n'inclut pas la couverture universelle des médicaments sur ordonnance, surtout quand on sait qu'il y a des coûts réels associés aux patients qui doivent sauter des doses ou éviter de remplir des ordonnances par manque de moyens. Ces décisions mettent à rude épreuve notre système de santé.
Les gens ne sont pas en mesure de vivre pleinement en santé durant toute leur vie, ce qui entraîne des complications et des maladies chroniques plus tard dans leur vie.
Des gens finissent par avoir besoin de soins d'urgence et par devoir retourner aux urgences et être hospitalisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de se soigner convenablement à la maison.
Le directeur parlementaire du budget a déjà souligné qu'un tel régime permettra aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d'économiser des milliards de dollars, sans compter l'effet positif qu'il aura sur la qualité de vie des Canadiens qui ont besoin de médicaments sur ordonnance.
Une étude récente du MAP Centre for Urban Health Solutions de l'Hôpital St. Michael's a révélé que la gratuité des médicaments avait fait augmenter de 44 % le nombre de personnes qui prennent leurs médicaments essentiels et qu'elle avait aussi fait augmenter de 160 % la probabilité que les participants au régime puissent joindre les deux bouts.
Le fait de garantir aux gens l'accès aux médicaments dont ils ont besoin tout au long de leur vie aura des effets réels et positifs, tels que la réduction de la pauvreté, puisque les gens pourront consacrer leur argent à la nourriture, au loyer, au chauffage de leur maison ou à la garde de leurs enfants. Lorsqu'une maladie chronique est bien gérée à l'aide de médicaments, les personnes atteintes peuvent plus aisément accéder au marché du travail et participer à la vie dans leur milieu.
Les personnes atteintes d'une maladie rare ne devraient pas avoir à déclarer faillite en raison de leur diagnostic.
Les personnes qui touchent un revenu fixe, comme les personnes âgées, ne sont pas aux prises avec une augmentation du coût des médicaments. Les personnes traversant une crise de santé mentale ne subissent pas l'angoisse financière supplémentaire que peut causer la prise d'un nouveau médicament.
Je suis frappée par le consensus qui existe au sujet de cette question.
La majorité des députés de la Chambre se sont engagés auprès de partis qui ont fait de cet enjeu une priorité lors de la dernière élection.
Selon les sondages, 90 % des Canadiens sont favorables à un accès égal pour tous aux médicaments sur ordonnance, indépendamment du revenu. Quand j'ai vu que le régime national d'assurance-médicaments était mentionné dans la lettre de mandat de quatre ministres, j'ai eu espoir que cela se concrétiserait pendant la 43e législature. Il semble toutefois que le dossier n'avance pas très vite pour l'instant; je suis donc contente que mes collègues néo-démocrates aient présenté cette motion.
Nous aurons peut-être une agréable surprise au moment de la présentation du budget, mais je crains que le gouvernement ait envie de reculer, influencé peut-être par les pressions exercées par les pharmaceutiques et les compagnies d'assurance. J'espère que le gouvernement ne laisse pas des entités qui ne manquent pas de moyens financiers et qui emploient des lobbyistes d'Ottawa à temps plein acheter de l'influence et agir sur notre processus d'élaboration de politiques.
J'ai rencontré des représentants d'organismes communautaires et des professionnels de la santé ainsi que des représentants de leurs syndicats. Selon eux, nous avons besoin d'un régime d'assurance-médicaments public et universel. Parmi ces groupes figurent la fondation des maladies du coeur et de l'AVC, National Nurses United, l'Association canadienne du diabète, l'Association canadienne de counseling et de psychothérapie, la Coalition canadienne de la santé et le Congrès du travail du Canada, pour n'en nommer que quelques-uns. Ce sont des organismes qui représentent les Canadiens ordinaires, les travailleurs du domaine de la santé et les personnes qui sont atteintes d'une maladie chronique ou aiguë, qui habitent avec une telle personne ou qui en prennent soin. Bref, des gens pour qui nous travaillons.
L'Association médicale canadienne a relayé les anecdotes de médecins qui luttent pour un régime national d'assurance-médicaments. Le Dr Nav Persaud avait ceci à dire: « Pourquoi avoir fait toutes ces années d’études pour devenir médecin si, en fin de compte, les diagnostics que je pose sont peu utiles, les patients n’étant pas en mesure de payer leur traitement? »
Le Conseil consultatif sur la mise œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments nous a laissé une voie à suivre: « Il faudra du temps, d'importants investissements fédéraux et une étroite collaboration entre tous les partenaires du système de santé pour transformer la mosaïque de régimes d'assurance-médicaments du Canada en un régime public national d'assurance-médicaments. »
Cela dit, c'est possible. Grâce au travail du Conseil, la voie à suivre est claire. Les données sont incontestables, et les Canadiens sont favorables au régime, ainsi que la plupart des parlementaires de la Chambre. Nous sommes ici pour représenter le peuple, et c'est ce que le peuple veut.
Ma dernière réflexion est la suivante: qu'attendons-nous?
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2020-03-12 17:47 [p.2049]
Madam Speaker, I think back to the election process and knocking on countless doors, visiting every long-term care facility and senior care facilities in my riding to discuss these issues of health care and high costs. I have a very high demographic of seniors in my riding as well, and this was something that they acknowledged would help them.
They talked about the times they had to make the decision between heating or food and medication. We have heard that line so many times, but it is because it needs to be repeated. That should not be happening in Canada. There were nurses and doctors as well. We had so many meetings with these organizations over the past few months, and it was unanimous. It seemed to be a no-brainer, and I really hope that we can make this happen for them.
Madame la Présidente, je me souviens de la campagne électorale. J'ai fait beaucoup de porte-à-porte et visité tous les établissements de soins de longue durée et toutes les maisons de retraite de ma circonscription pour discuter de la question des soins de santé et des coûts élevés. Dans ma circonscription, il y a aussi beaucoup d'aînés, et ils ont indiqué qu'effectivement, cette mesure les aiderait.
Des aînés m'ont parlé des fois où ils ont dû choisir entre se chauffer, s'alimenter ou s'acheter des médicaments. Nous avons entendu la même rengaine très souvent, mais c'est parce qu'il faut la répéter. Ce genre de situation ne devrait pas se produire au Canada. Il y avait aussi des infirmiers et des médecins. Nous avons tenu beaucoup de rencontres avec ces organismes au cours des derniers mois, et ils étaient unanimes. Le régime semble aller de soi, et j'espère vraiment que nous pourrons le mettre en place pour eux.
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2020-03-12 17:49 [p.2049]
Madam Speaker, I am happy to be here as well, instead of my predecessor. I also want to thank the hon. member for his advocacy for rare diseases. We also care deeply about that issue. We know we need to work harder.
To address the issue, maybe we should deal with the regulatory system as it is first, but I do not think we have time to wait. I think we can do these alongside of one another. It certainly should be part of the considerations for national pharmacare, but I do not think it has to mean we are leaving those patients behind.
Madame la Présidente, je suis heureuse d'être ici également, à la place de mon prédécesseur. Je tiens également à remercier le député de son plaidoyer concernant les maladies rares. Cette question nous tient également à cœur. Nous savons que nous devons travailler plus fort.
Pour résoudre le problème, nous devrions peut-être d'abord nous occuper du système de réglementation. Toutefois, je ne pense pas que le problème puisse attendre. Nous pouvons sûrement faire les deux en même temps. Cela devrait certainement faire partie des options à envisager dans le dossier du régime national d'assurance-médicaments, mais il ne faut pas penser que nous oublierions ces patients.
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2020-03-12 17:51 [p.2049]
Madam Speaker, that is a challenge. It is going to take all provinces on board for this to be cost-effective and so it is really important that we have these debates in the House, that it goes to committee and we make sure that the interests of Quebec are looked after.
I look at all the statistics, the support and organizations, and I have a hard time understanding why someone would not want that program. We have also advocated for increases in health transfers. It seems like it would be the best thing for Quebec, as well as Canada. I would like to know more about why.
Madame la Présidente, c'est un défi. Il faudra que toutes les provinces participent pour arriver à un bon rapport coût-efficacité. Il est donc vraiment important que nous ayons ces débats à la Chambre, que le projet de loi soit renvoyé en comité et que nous veillions à ce que les intérêts du Québec soient pris en considération.
Avec toutes les données statistiques, l'appui reçu et les organisations qui se sont montrées favorables, j'ai du mal à comprendre pourquoi quelqu'un ne voudrait pas de ce régime. Nous avons également réclamé une augmentation des transferts en santé. Il me semble que ce serait la meilleure chose pour le Québec ainsi que pour le Canada. J'aimerais qu'on m'explique cette opposition.
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2020-03-12 18:05 [p.2051]
Madam Speaker, discussing universal pharmacare is a really important thing. It is something this Parliament should do. We have talked about the cost savings and how much money we can save our health care system by providing prescription medicine to people who cannot afford it.
I wonder if the hon. member could expand on the cost savings to our system and how this is going to help Canadians and our health care system.
Madame la Présidente, il est vraiment important de discuter de l'assurance-médicaments universelle. Le Parlement doit aller de l'avant. Nous avons parlé de la somme d'argent que nous pouvons faire économiser à notre système de santé en fournissant des médicaments sur ordonnance aux gens qui ne peuvent pas se les payer.
La députée pourrait-elle en dire davantage sur les économies que notre système pourrait réaliser et expliquer comment cela va aider les Canadiens et notre système de santé?
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