Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 15 of 42
View Patrick Weiler Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, although day scholars were able to seek compensation under the Indian Residential School Settlement Agreement for physical and sexual abuse suffered while attending residential schools, they were not able to seek compensation for the experience of attending Indian residential schools because they returned to their homes at night.
The Sechelt and Tk'emlúps Indian bands challenged this in court as two of the plaintiffs in the Gottfriedson Indian residential scholars class action. Yesterday, after a journey that took over a decade, our government announced that a settlement has been reached with the survivor and descendant class members in the class action.
Can the Minister of Crown-Indigenous Relations update the House on this important milestone for day scholars?
Monsieur le Président, bien que les élèves externes aient pu demander une indemnisation dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens pour les violences sexuelles et physiques graves subies dans ces pensionnats, contrairement aux élèves internes, ils n’ont pas pu demander d’indemnisation pour avoir fréquenté les pensionnats indiens parce qu’ils rentraient chez eux le soir.
Les Secheltes et les Tk'emlups ont contesté cela devant les tribunaux en tant que deux plaignants inscrits au recours collectif Gottfriedson lié aux pensionnats autochtones. Hier, après des démarches qui ont duré plus d'une décennie, le gouvernement a annoncé qu'une convention a été conclue avec les survivants et les descendants inscrits au recours collectif.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones pourrait-elle faire le point sur cette étape importante pour les élèves externes?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for his leadership and his advocacy. Yesterday's announcement does take us another step closer to bringing meaningful resolution and healing for our day scholar survivors and their descendants. After years of advocacy, this agreement is a testament to their dedication and resilience, and their courageous effort should be recognized.
The agreement combines individual compensation for harms experienced in attending a residential school as a day scholar with investments to support healing, wellness, education, language, culture, heritage and commemoration for survivors and descendants. This is an important step forward.
Monsieur le Président, je remercie le député de son leadership et de ses efforts. L'annonce d'hier est un pas en avant vers une résolution véritable et la guérison pour les élèves externes qui ont survécu et leurs descendants. Après des années d'efforts pour défendre leurs intérêts, cette convention témoigne de leur détermination et de leur résilience, et il faut reconnaître leur courage.
La convention de règlement combine une compensation individuelle pour les préjudices associés à la fréquentation d’un pensionnat indien en tant qu’élève externe à des investissements tournés vers l’avenir pour favoriser la guérison, le bien-être, l’éducation, la langue, la culture, le patrimoine et la commémoration pour les survivants et les descendants. Il s'agit d'un progrès important.
View Blaine Calkins Profile
CPC (AB)
View Blaine Calkins Profile
2021-06-10 15:00 [p.8228]
Mr. Speaker, the Red Deer Indian Industrial School was one of the first iterations of what would become the residential school system. Like residential schools, terrible things occurred there. According to records, 20% of the students who were sent there never made it home. The school was closed in 1919, and it is not included in the list of 139 residential schools in the Truth and Reconciliation Commission's findings.
Can the government ensure that groups like the Remembering the Children Society will also be eligible for funding to find the unmarked graves that are believed to be at the site?
Monsieur le Président, le pensionnat autochtone à vocation industrielle de Red Deer est un des premiers établissements de ce qui deviendrait le système des pensionnats. De terribles actes y ont été commis, comme dans les autres pensionnats. D’après les archives, 20 % des enfants envoyés dans ce pensionnat n’en sont jamais revenus. L’établissement a été fermé en 1919, et il ne figure pas sur la liste des 139 pensionnats, fournie dans les conclusions de la Commission de vérité et réconciliation.
Le gouvernement peut-il s’assurer que des associations comme la Remembering the Children Society recevront aussi des fonds pour trouver les sépultures anonymes qui se trouvent probablement sur ce site?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, addressing the historical harms committed against indigenous children is a crucial step toward healing and justice for survivors, their families and their communities. The IRSSA and the McLean, Gottfriedson and Anderson settlements represent historic milestones in Canada's efforts to address harms associated with the tenants at federally operated educational institutions. We know that there are outstanding claims in other educational and care settings, and we are committed to collaborative discussions with both the provinces and territories and those affected on how we foster the healing and make sure they—
Monsieur le Président, la réparation des préjudices historiques commis à l’encontre des enfants autochtones est une étape cruciale du processus de guérison et de justice pour les survivants, leur famille et leur communauté. La Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, et les règlements de recours collectif McLean, Gottfriedson et Anderson représentent des jalons historiques de la lutte du Canada pour réparer les torts liés aux locataires des établissements éducatifs gérés par le gouvernement du Canada. Nous savons qu’il y a des revendications en suspens concernant d’autres établissements d’enseignement ou de soins, et nous sommes résolus à dialoguer avec les provinces, les territoires et les victimes pour savoir comment favoriser la guérison et veiller à ce que...
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-08 14:27 [p.8105]
Mr. Speaker, the toxic legal battle with the Minister of Crown-Indigenous Relations against the survivors of St. Anne's Indian Residential School has been a stain on the promise to reconciliation. It is time to do the right thing.
Yesterday Parliament ordered the minister to cease and to desist, and to sit down and negotiate a just settlement with the St. Anne's survivors who come from a horrific institution of torture and pain. Even the Liberal backbenchers are calling on her to act.
I have seen the letter that the survivors sent the minister this morning saying that they are ready to meet. Will she call the St. Anne's survivors and agree to work in good faith to finally put this matter to rest?
Monsieur le Président, la bataille juridique toxique que mène la ministre des Relations Couronne-Autochtones contre les survivants du pensionnat autochtone de St. Anne est contraire à la promesse de réconciliation. Il est temps de faire ce qui s'impose.
Hier, la Chambre des communes a ordonné à la ministre d'abandonner ses démarches et de négocier un règlement juste avec les survivants de St. Anne, qui ont fréquenté un établissement horrible, où l'on infligeait la torture et des souffrances. Même les députés libéraux d'arrière-ban demandent qu'elle passe à l'action.
J'ai lu la lettre que les survivants ont fait parvenir à la ministre ce matin, où ils se disent prêts à la rencontrer. La ministre va-t-elle communiquer avec les survivants de St. Anne et accepter de travailler de bonne foi pour enfin clore cette affaire?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the mistreatment of indigenous children, including those who attended St. Anne's Indian Residential School, is indeed a tragic and shameful part of Canada's history.
To restore the confidence, rebuild trust and maintain the integrity of the process, the court has ordered an independent third party review of St. Anne's claimants to determine if additional compensation is owing to the survivors. The court has designated Justice Ian Pitfield to conduct the independent review, and steps are under way for that process. Canada will fund additional health support measures for all the survivors throughout the review.
En effet, monsieur le Président, les mauvais traitements infligés aux enfants autochtones, y compris ceux qui ont fréquenté le pensionnat de St. Anne, représentent un chapitre tragique et honteux de l'histoire du Canada.
Afin de rétablir la confiance et maintenir l'intégrité du processus, le tribunal a ordonné qu'un tiers indépendant examine les réclamations des survivants de St. Anne afin de déterminer si on leur doit une indemnisation supplémentaire. L'examen indépendant, confié au juge Ian Pitfield, est en cours. Durant la tenue de l'examen, le Canada financera des mesures de soutien en santé additionnelles pour tous les survivants.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-08 15:09 [p.8113]
Mr. Speaker, I believe there have been consultations with other parties and if you seek it, I hope you will find unanimous consent for the following motion: That, in light of the horrific discovery at the former Kamloops Indian Residential School, the House reiterate the call it made in the motion adopted on May 1, 2018, and (a) invite Pope Francis to participate in this journey with Canadians by responding to call to action 58 of the Truth and Reconciliation Commission's report and issue a former papal apology for the role of the Canadian Catholic Church in the establishment, operations and abuses of the residential schools; (b) call on the Canadian Catholic Church to live up to its moral obligation and the spirit of the 2006 Indian Residential Schools Settlement Agreement and resume the best efforts to raise the full amount of the agreed-upon funds; and (c) call upon the Catholic entities that were involved in the running of the residential schools to make a consistent and sustained effort to turn over the relevant documents when called upon by survivors of residential schools, their families and scholars working to understand the full scope and horrors of the residential school system, in the interests of truth and reconciliation.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que la Chambre, à la lumière de l'horrible découverte à l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops, réitère la demande qu'elle a faite dans la motion adoptée le 1er  mai 2018, et qu'elle a) invite le pape François à participer à ce cheminement avec les Canadiens en répondant à l'appel à l'action numéro 58 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation et à présenter des excuses papales officielles pour le rôle qu'a joué l'Église catholique canadienne dans la mise en place, les opérations et les sévices des pensionnats autochtones; b) réclame que l'Église catholique canadienne respecte son obligation morale ainsi que l'esprit de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens de 2006, et qu'elle redéploie tous les efforts possibles pour amasser le montant total des fonds convenus; c) demande à toutes les entités catholiques impliquées dans les opérations des pensionnats autochtones de faire des efforts cohérents et soutenus pour remettre les documents pertinents lorsqu'elles sont appelées à le faire par des survivants des pensionnats autochtones, par des membres de leur famille ou par des spécialistes travaillant à comprendre l'ampleur des horreurs du système des pensionnats autochtones, dans l'intérêt de la vérité et de la réconciliation.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
The Speaker: I am afraid we do not have unanimous consent.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que le député propose la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
Le Président: Je crains qu'il n'y ait pas de consentement unanime à la Chambre.
View Alexandre Boulerice Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, 215 is the number of voices forever silenced. That number, 215, now represents the innocence lost to savage, racist acts. Sadly, these 215 victims are just the start. We are only beginning to understand the magnitude of the gaping wounds caused by genocidal acts in Canada.
The Prime Minister can no longer talk his way out of this. If he truly understands the suffering of indigenous peoples, he must stop taking residential school survivors to court. Will he vote for or against our motion today?
Monsieur le Président, 215, c'est le nombre de voix qui ont été forcées de se taire à jamais. Ce nombre, 215, incarne maintenant l'innocence disparue sous les coups de la barbarie et du racisme. Ces 215 victimes ne sont hélas que le début. On ne fait que commencer à comprendre l'étendue des plaies béantes causées par les actes génocidaires au Canada.
Le premier ministre ne peut plus se cacher derrière ses belles paroles. S'il dit comprendre la souffrance des peuples autochtones, qu'il cesse alors de traîner en justice les survivants des pensionnats. Aujourd'hui, votera-t-il oui ou non en faveur de notre motion?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, we support many aspects of the motion, but measures relating to legal matters are complex. Issues around jurisdiction and privacy require broad collaboration with first nations and cannot be resolved unilaterally.
As our government stated, individuals affected by historical inequities in first nations child welfare will receive fair and equitable compensation.
Monsieur le Président, nous appuyons de nombreux aspects de la motion, mais les mesures relatives aux questions juridiques sont complexes concernant la compétence et les droits à la vie privée qui nécessitent une collaboration étendue avec les Premières Nations. Ces questions ne peuvent pas être résolues unilatéralement.
Comme l'a déclaré notre gouvernement, les personnes touchées par les iniquités historiques de la protection de l'enfance des Premières Nations recevront une compensation juste et équitable.
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
View Jagmeet Singh Profile
2021-06-03 10:25 [p.7866]
moved:
That, given that,
(i) the discovery of the grave of 215 children at Kamloops Indian Residential School has led to an outpouring of grief and anger across Canada,
(ii) the vast majority of the Truth and Reconciliation Commission's calls to action remain uncompleted, despite the clear path to justice and reconciliation that the Commission provides,
(iii) survivors, families and nations are demanding concrete action to advance real reconciliation, as opposed to just more words and symbolic gestures,
the House call on the government to:
(a) cease its belligerent and litigious approach to justice for Indigenous children by immediately dropping its appeal before the Federal Court in file numbers T-1621-19 (compensation) and T-1559-20 (Jordan's Principle for non-status First Nations kids recognized by their nations) and to recognize the government's legal obligation to fully comply with Canadian Human Rights Tribunal orders in this regard;
(b) agree to sit down with the St. Anne's residential school survivors organization Peetabeck Keway Keykaywin Association to find a just solution to the fact that survivors’ access to justice has been denied as a consequence of the actions of government lawyers in suppressing evidence at the Independent Assessment Process;
(c) accelerate the implementation of the Truth and Reconciliation Commission’s calls to action, including by providing immediate funding for further investigation into the deaths and disappearances of children at residential schools in compliance with calls to action 71 to 76;
(d) provide survivors, their families, and their communities with appropriate resources to assist with the emotional, physical, spiritual, mental, and cultural trauma resulting from residential schools; and
(e) within 10 days, table a progress report on actions taken in compliance with paragraphs (a) through (d) of the present motion, and that this report be deemed to have been referred to the Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs for consideration upon tabling.
He said: Mr. Speaker, I will be sharing my time with the hon. member for Timmins—James Bay.
I come to the House from the unceded territories of the Algonquin nation. I rise today to present our opposition day motion in this House to call on the Liberal government to do the work that it has delayed for so long.
The discovery at a former residential school in Kamloops was shocking and horrifying. It was a moment when Canadians, people across this country, came together and looked in horror at what Canada has done, and is continuing to do, to indigenous people. When 215 little kids, indigenous children, were found buried at that school, Canadians were shocked. They were shocked because this was clearly not a school. This was clearly not a place of education. This was an institution designed, clearly, to eliminate indigenous people.
In this moment, Canadians across the country have participated in memorials, placing children's shoes at various places, to reflect on what this means. What does it mean that 215 children were buried without letting their families know, that these children were stripped from their parents, stripped of their language, their identity, their sense of self, taken to an institution and then killed there? What does this leave in terms of a legacy? What does this mean about Canada? What does this mean about our country?
People are asking these questions. People are wondering how it is possible that this could happen to little kids, how this could happen to children. People are now demanding more than just condolences. The broad consensus among people is that it is not good enough for the Liberal government to just express sadness and grieving. This is an opportunity, a moment that demands action and justice. The only response to this horrific discovery is a commitment to justice today.
What I find incredibly hypocritical and, more important than me, what indigenous people and people across Canada find hypocritical is that on the one hand we have a Prime Minister who could stand in this House and at a press conference and say that he is sorry or express condolences about this horrific discovery, but in the very same breath be ordering lawyers to fight indigenous kids in court.
It is not just fighting these kids in court. These kids were the subject matter of a Canadian Human Rights Tribunal hearing, and that tribunal made very clear orders on the government, stating that they were clearly unjustly denied equal funding, and that there needs to be a remedy. The government is not just fighting indigenous kids in court; it is fighting a human rights tribunal decision that states that these kids deserve equal funding.
How hypocritical is it? How flagrant is this denial of justice, when on the one hand the Prime Minister and the Liberal government claim to care about indigenous kids who lost their lives in a residential school and in the same breath are fighting them in court? On top of that, this very same Prime Minister and the Liberal government are fighting residential school survivors in court.
People ask the questions, “What can we do? What can we do to move forward on reconciliation? What can we do to move forward to achieve justice for indigenous people?” One very concrete, clear step would be for the government to stop fighting indigenous people in court. That is a concrete step that it could take right now.
What has become very clear is that symbolic gestures are not good enough. We need concrete action.
I rise in the House to ask the Liberal government to do the work it has put off for far too long.
The discovery of 215 children buried at the site of the Kamloops residential school shocked the country. Families, indigenous communities and people all over the country are mourning the loss of these children.
This discovery is further proof of genocidal acts in Canada. Residential schools were designed to kill indigenous people, to kill the Indian in the child, and to take away their language, culture, traditions and, ultimately, their lives.
The survivors, families and nations demand that beyond the symbolic gestures, concrete measures be taken to move toward meaningful reconciliation.
What happened and what is happening to indigenous people can be described by no other word than one of the harshest: It is a genocide. It is clear. All of the elements of a genocide are present. The actions taken by the Canadian government have been designed to destroy a people, to eliminate a people.
In light of this discovery, in light of this clear decision by Canada to eliminate a people, the Truth and Reconciliation Commission lays out a path to justice, a real path to justice, a path that the Prime Minister committed to implementing entirely. Six years of Liberal government, six years of the Prime Minister being in power, and only a fraction of those 94 calls to action have been implemented. That is simply wrong.
We know that the government is delaying, because we see the difference in action, in priority, when the Liberals care about something. When they want something to happen, they move quickly. We saw the government move incredibly quickly, incredibly fast to deliver financial backing for banks at the beginning of this pandemic right away. There was no question, no hesitation. Massive sums of money were used to back up banks immediately without any hesitation. Where was that same commitment to indigenous people?
Commitments were made by the Prime Minister in 2015, and six years later, a fraction of those calls to action were implemented. On top of that, what people find very cynical is that while in 2019 a promise was made to ensure that any indigenous community that needed financial support for closure, to search for additional burial sites, would receive funding, two years later, nothing happened until this horrible discovery, and then the government decided to act. While it is important to act, it makes people feel very cynical about a government that makes a promise two years ago and does nothing until it is pressured by this horrific discovery.
I want to lay out, in my remaining minute and a half, what we are asking for. We are asking for the government to take concrete steps, not symbolic gestures, real steps: end the legal battles against children who are simply entitled to basic human rights and dignity, end the legal battles against survivors of residential schools, put in place an accelerated plan to deliver action on all 94 calls to action. We want to see priority given to those. We want to see supports for people who are survivors of residential schools and their communities. We want to see a progress report tabled within 10 days to see that the government is actually following up.
What we saw in Kamloops, which has shocked this entire country and left people reeling, is something that should be a moment for us to take action. It is not enough to lower the flags at half-mast. It is not enough to express condolences when the government has the power to act. In this case, action means justice for indigenous people. We have laid out the course for immediate action to walk that path.
propose:
Que, étant donné que,
(i) la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un pensionnant autochtone à Kamloops a provoqué un élan de chagrin et de colère dans tout le Canada,
(ii) la grande majorité des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation sont restés lettre morte, malgré la voie vers la justice et la réconciliation que la Commission a clairement tracée,
(iii) les survivants, les familles et les nations exigent qu’au-delà des mots et des gestes symboliques, des actions concrètes soient posées pour avancer vers une véritable réconciliation,
la Chambre demande au gouvernement:
a) de mettre fin à son approche belliqueuse et conflictuelle à l’égard de la justice pour les enfants autochtones en abandonnant immédiatement son appel devant la Cour fédérale dans les dossiers T-1621-19 (indemnisation) et T-1559-20 (principe de Jordan pour les enfants des Premières Nations non inscrits et reconnus par leurs nations) et de reconnaître que le gouvernement a l’obligation juridique de se conformer pleinement aux ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne en la matière;
b) d’accepter de rencontrer les représentants de l’Association Peetabeck Keway Keykaywin, qui regroupe des survivants du pensionnat indien de St. Anne, afin de trouver une solution équitable au fait que ces survivants n’ont pas eu accès à la justice en raison des actions des avocats du gouvernement, qui ont supprimé des preuves lors du Processus d’évaluation indépendant;
c) d’accélérer la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, y compris en finançant immédiatement la réalisation d’enquêtes plus poussées sur les décès et les disparitions d’enfants survenus dans les pensionnats, comme le préconisent les appels à l’action 71 à 76;
d) de fournir aux survivants, à leurs familles et à leurs communautés les ressources appropriées pour les aider à surmonter les traumatismes émotionnels, physiques, spirituels, mentaux et culturels causés par les pensionnats;
e) de déposer, dans un délai de 10 jours, un rapport d'étape sur les mesures prises pour donner suite aux paragraphes a) à d) de la présente motion, et que le rapport soit réputé avoir été renvoyé au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord pour examen au moment de son dépôt.
— Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Timmins—Baie James.
Je prends la parole à la Chambre depuis les territoires non cédés de la nation algonquine pour présenter à la Chambre notre motion de l'opposition visant à demander au gouvernement libéral de faire le travail qu'il reporte depuis très longtemps.
La découverte qui a été faite à un ancien pensionnat de Kamloops a été choquante et horrifiante. À cette occasion, les Canadiens d'un bout à l'autre du pays se sont unis et ont regardé avec horreur ce que le Canada a fait et continue de faire aux peuples autochtones. Lorsque les restes de 215 petits enfants autochtones ont été retrouvés enterrés à ce pensionnat, les Canadiens ont été choqués. Ils ont été choqués parce qu'il ne s'agissait clairement pas d'un pensionnat au sens scolaire du mot. Ce n'était clairement pas un lieu d'éducation. De toute évidence, c'était un établissement conçu pour éliminer les Autochtones.
Des Canadiens de partout au pays participent ces jours-ci à des cérémonies commémoratives et placent des chaussures d'enfants à divers endroits pour inciter les gens à réfléchir à ce que la situation signifie. Qu'est-ce que cela signifie que 215 enfants aient été enterrés sans que leur famille le sache, qu'ils aient été arrachés à leurs parents et privés de leur langue et de leur identité, qu'ils aient perdu toute estime d'eux-mêmes et qu'ils aient été puis emmenés dans un établissement où ils ont été tués? Quelle sorte de legs est-ce? Quelle conclusion faut-il en tirer à propos du Canada? Quel constat devons-nous faire concernant notre pays ?
Ce sont des questions que les gens se posent. Ils se demandent comment cela a pu arriver à des enfants. Aujourd’hui, ils veulent plus que de simples condoléances. Ils estiment que le gouvernement libéral a certes exprimé sa tristesse et sa douleur, mais que ce n’est pas suffisant. Une telle tragédie exige de l’action et de la justice. La seule réponse possible à cette horrible découverte est de s’engager pour que justice soit faite.
Ce que je trouve incroyablement hypocrite, non seulement moi, mais surtout les peuples autochtones du Canada, c’est que, d’un côté, le premier ministre est capable d’exprimer ses condoléances pour cette tragédie, dans cette Chambre et à une conférence de presse, et, en même temps, d’ordonner à ses avocats de poursuivre des jeunes Autochtones devant les tribunaux.
Et ce n’est pas seulement la question de poursuivre des jeunes devant les tribunaux, car il faut savoir que ces jeunes ont comparu devant le Tribunal canadien des droits de la personne, lequel a dit clairement au gouvernement qu’ils avaient été injustement privés d’un financement équivalent et qu’on leur devait un dédommagement. Autrement dit, le gouvernement ne se contente pas de poursuivre des jeunes Autochtones devant les tribunaux, il conteste également la décision d’un tribunal des droits de la personne qui reconnaît que ces jeunes ont droit à un financement équivalent.
Quelle hypocrisie! On assiste à un véritable déni de justice lorsque le premier ministre et le gouvernement libéral prétendent montrer de l’empathie pour des enfants qui sont morts dans un pensionnat alors que, dans le même temps, ils poursuivent d’autres jeunes Autochtones devant les tribunaux. Pour couronner le tout, le premier ministre et le gouvernement libéral poursuivent des survivants des pensionnats devant les tribunaux.
Les gens se posent des questions: « Que pouvons-nous faire? Que pouvons-nous faire pour faciliter la réconciliation? Que pouvons-nous faire pour que justice soit rendue aux peuples autochtones? » Une première mesure, très concrète, consisterait, pour le gouvernement, à mettre fin aux poursuites qu’il a intentées contre des Autochtones. Ce serait une mesure très concrète, qu’il peut prendre immédiatement.
Ce qui est parfaitement clair aujourd’hui, c’est que les gestes symboliques ne suffisent plus. Nous avons besoin d’actions concrètes.
Je me lève à la Chambre pour demander au gouvernement libéral de faire le travail qu'il repousse depuis trop longtemps.
La découverte de 215 enfants enterrés au pensionnat autochtone de Kamloops a bouleversé le pays. Les familles, les communautés autochtones et les gens de partout au pays pleurent la perte de ces enfants.
Cette découverte est une autre preuve des actes génocidaires du Canada. Les pensionnats autochtones étaient conçus pour tuer les peuples autochtones, pour tuer l'Indien dans l'enfant et pour leur enlever leur langue, leur culture, leurs traditions et leur vie.
Les survivants, les familles et les nations exigent que, au-delà des gestes symboliques, des gestes concrets soient faits en vue d'avancer vers une véritable réconciliation.
Ce qui s’est passé et qui continue de se passer n’est rien d’autre qu’un génocide, il faut appeler les choses par leur nom. Tous les éléments qui caractérisent un génocide sont réunis. Les mesures prises par le gouvernement canadien visaient à détruire un peuple, à l’éliminer.
À la lumière de cette découverte, à la lumière de la décision du Canada d’éliminer un peuple, la Commission de vérité et réconciliation a proposé des recommandations pour rendre justice à la communauté autochtone, recommandations que le premier ministre s’est engagé à appliquer dans leur intégralité. Depuis six ans que les libéraux et le premier ministre sont au pouvoir, seulement une fraction de ces 94 appels à l’action ont été mis en œuvre. C’est inadmissible.
Nous voyons bien que le gouvernement fait délibérément traîner les choses, car lorsqu’il veut mettre en place un programme auquel il tient, il le fait sans tarder. Par exemple, il est intervenu incroyablement vite pour octroyer une aide financière aux banques, au début de la pandémie. Il ne s’est pas posé de questions, il n’a pas hésité une seconde. Il a ainsi débloqué des sommes d’argent considérables pour renflouer les banques, il n’a pas hésité une seconde. Pourquoi n’affiche-t-il pas le même volontarisme à l’égard des Autochtones?
En 2015, le premier ministre a pris des engagements, mais, six ans plus tard, seulement une fraction des appels à l’action ont été mis en œuvre. De surcroît, ce que les gens trouvent particulièrement cynique, c’est qu’en 2019, il a promis une aide financière aux communautés autochtones pour rechercher d’autres lieux de sépulture et ainsi faire leur deuil, mais que, deux ans plus tard, rien n’avait été fait jusqu’à cette horrible découverte. Ce n’est qu’à ce moment-là que le gouvernement a décidé d’agir. Certes, il est important d’agir, mais les gens ne peuvent s’empêcher d’être cyniques lorsqu’ils voient qu’une promesse faite par le gouvernement il y a deux ans n’a été suivie d’aucun effet, jusqu’à cette horrible découverte, qui l’a poussé à agir.
Pendant la minute et demie qu’il me reste, je vais résumer ce que nous demandons dans cette motion. Nous demandons que le gouvernement prenne des mesures concrètes, et qu’il ne se contente pas de gestes symboliques, pour: mettre fin aux poursuites intentées contre des jeunes qui ont droit au respect de leurs droits fondamentaux et de leur dignité; mettre un terme aux poursuites intentées contre des survivants des pensionnats; et accélérer la mise en œuvre de la totalité des 94 appels à l’action. Ce sont là nos priorités. Nous voulons que des aides soient consenties aux survivants des pensionnats et à leurs communautés. Nous voulons qu’un rapport d’étape soit présenté dans les 10 jours, pour être sûrs que le gouvernement y donne suite.
Ce que nous venons de découvrir à Kamloops, qui a choqué toute la population de notre pays, devrait nous pousser à prendre des mesures. Il ne suffit pas de mettre les drapeaux en berne. Il ne suffit pas d’exprimer ses condoléances quand, en tant que gouvernement, on a le pouvoir d’intervenir. Dans ce cas, action signifie justice pour les Autochtones. Nous avons dit quelles mesures il fallait prendre immédiatement pour atteindre cet objectif.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-03 10:41 [p.7868]
Mr. Speaker, I am very proud to be here representing the people of Timmins—James Bay, which is in Treaty 9 territory.
I am also devastated to be here in the wake of the discovery of the hidden graves. Canada as a nation was stunned by the discovery, but indigenous communities were not surprised. The trauma and grief that exist in these communities are the result of systemic policies that destroyed indigenous families and children in Canada. It is a genocidal policy, and it must change.
Mass graves are something we think about when we hear of Iraq, Yugoslavia or the so-called bloodlands of eastern Europe, but we have our mass graves here in Canada, the result of the war to destroy the indigenous people. It is not a historic grievance. The government will always tell us about historic wrongs. We are talking about the unbroken line that goes on to today.
I think, coming from the Catholic faith that I grew up in, of the fact that these children were buried without dignity or names. They were not statistics; they were children. They were loved, and they deserved better from this country.
I think of John Kioki, age 14, who never came home. His family still asks me where their uncle is. Where is he? Michel Matinas, age 11, never came home, as well as Michael Sutherland, age 13. The Oblates, who ran Kamloops residential school, also ran St. Anne's residential school, and they told the RCMP that the boys went missing. People know better; they know those boys are buried out there.
I think of Charlie Hunter, age 13. The church would not send his body home. The government would not send his body home. For 37 years, his beautiful family struggled to get Charlie home, and the Canadian people, in one week, raised the money necessary to get Charlie home. It was a beautiful thing. That is what we are calling for. We have to bring the children home.
More recently, Kanina Sue Turtle was 15. Amy Owen was 13. Courtney Scott from Fort Albany first nation was 16. Tammy Keeash, age 17, died in the broken, underfunded child welfare system. Jolynn Winter was 12. Chantel Fox was 12. The government was found culpable in their deaths at the human rights tribunal because it refuses to fund Jordan's principle.
We are not talking about technical matters. We are talking about the lives of children. These children have died under the watch of the government, and children have died year after year.
We lose a child every three days across this country to the broken welfare system. They die on a Monday. They die on a Wednesday. They die on a Saturday, and nobody at the provincial or federal level notices or gives a damn, but the families notice. There is the unbroken line in this war that takes us from the bodies at Kamloops residential school to the children who are being taken from their homes today, and who disappear into the gulag of hopelessness.
Members really have to talk to people who have been through this system that exists today. It will show them just how horrific it is. We are talking about systemic discrimination, systemic underfunding and the destruction of indigenous families. There is nothing theoretical here; this is lived in the lifeblood of families.
We are here today to say we have to stop the talk and start walking the walk, so we are asking for a couple of key things. The Minister of Crown-Indigenous Relations has led a toxic legal war against the survivors of St. Anne's residential school. She has spent over $3 million fighting survivors, who could not even pay their own bus fare to come down to the hearings. What were these hearing about? They were about the fact that government lawyers suppressed the evidence of the torture, rape and killing of children at St. Anne's residential school, and the government does not want to give these survivors justice.
Here are a few other names.
Father Jules Leguerrier is being defended by this government. When the government was supposed to give over the legal documents about the crimes of Father Jules Leguerrier, it presented a one-page person of interest report, which went to the hearings, and people's cases were thrown out. We know that Department of Justice lawyers were sitting on a person of interest report that was 3,191 pages long, and they suppressed that evidence.
The Minister of Crown-Indigenous Relations needs to explain why she is defending the legacy of Father Leguerrier and not standing up for survivors such as Maria Sackanay or Edmund Metatawabin.
Father Arthur Lavoie was a notorious criminal pedophile. The government supplied the court hearings a person of interest report that was two pages long, suppressing all the dirt and evil that man did by sitting on a document of police evidence and witness testimony that was 2,472 pages long. I thank the OPP for the incredible work it did in identifying these perpetrators, but that minister is defending him today. For the Sister Anna Wesley person of interest report, they suppressed 6,804 pages.
I encourage people to read the minister's latest request for direction, or RFD, that she brought to court fighting the St. Anne's survivors. In it, she accuses Murray Sinclair, who led the Truth and Reconciliation Commission, of making her look bad, literally, because Murray Sinclair raised concerns about how the government suppressed evidence and had the St. Anne's cases thrown out.
The minister said, through her lawyers, that because Murray Sinclair told the public what was going on, he had “eroded public trust”. She also said that he had harmed survivors. That minister has no business being here. She has to leave that seat. She has lied to the people of Canada, and it cannot go on.
Let us talk about the court case of Cindy Blackstock. There were 19 non-compliance orders, and this could have been settled a long time ago when the hearings came down. The Human Rights Tribunal finally ordered the maximum compensation because it saw, and put in its findings, that this government was showing a willful and reckless disregard for the lives of the children, but the government would not negotiate and the government would not find a solution. The tribunal said that this was the worst case scenario it had seen, and it had 19 rulings against this government.
The Minister of Indigenous Services said that it would be “lazy intellectually” for him to end the court case. I am amazed at those words: “lazy intellectually”. Is that the kind of lazy that happened when poor Devon Freeman ran away from his group home outside of Hamilton? He hung from a tree for six months right across the road, and nobody went to find him. Nobody went to find this boy. That is a kind of systemic laziness, yet the minister said that he would be lazy if he ended the systemic discrimination, the willful and reckless, worst-case scenario denial of basic rights.
This is not historic discrimination. This is an ongoing and willful attack. Canada has recognized that it is not the innocent nation it thought it was. Canada has recognized that we have to do right. This is the moment, and it is up to this government to show that it is willing to do right.
It has been three years since the House called on the Catholic Church to join us on the path of reconciliation, but it is still refusing. It is still refusing to turn over the documents and refusing to pay the money it is supposed to. The Pope is still not complying with the call to apologize because of the Catholic bishops in this country who are blocking him. We know that right now the Catholic Church is not playing its part in dealing with these crimes.
However, our role in the House is to say to this federal government that it and Canada are complicit in the crimes. It has to end. We are calling on this Prime Minister to end the legal battle against the children and to respect the ruling of the Human Rights Tribunal, which is not optional. Being found guilty of systemic discrimination is not something to opt in or out of; it is a finding and a ruling to which the government must respond.
We call on the minister of Crown services to stop her toxic war with the survivors of St. Anne's. She has never, ever called the survivors. She has never offered to sit down. They do not want big money; they want justice. They want her to admit that a wrong was done.
We need to end the toxic legal wars. We have to do it for the 215 children and for all the children we lose every third day in our country.
Monsieur le Président, je suis très fier d'être ici en tant que porte-parole des gens de Timmins—Baie James, situé sur le territoire du Traité no 9.
Cependant, je suis désolé d'être ici à la suite de la découverte des tombes cachées, une découverte qui a choqué le Canada. En réalité, les communautés autochtones n'ont pas été surprises par cela. Le traumatisme et le chagrin qui existent dans les communautés sont le résultat de ces politiques systémiques qui ont détruit les familles et les enfants autochtones du Canada. C'est une politique de génocide, et cela doit changer.
Quand on parle de fosses communes, on pense à l’Irak, à la Yougoslavie ou à ces lieux de conflits sanglants qui ont secoué l’Europe de l’Est. Mais nous avons nos propres fosses communes ici au Canada, qui sont le résultat de la guerre que nous avons menée contre les peuples autochtones pour les anéantir. Il ne s’agit pas d’injustices du passé. Le gouvernement parle toujours de torts du passé. Or, c’est un problème qui perdure, encore aujourd’hui.
Moi qui ai été élevé dans la foi catholique, je pense à tous ces enfants qui ont été enterrés sans aucune dignité et dans l’anonymat le plus complet. Ce n’était pas des statistiques, c’était des enfants. Ils avaient des parents qui les aimaient, ils auraient dû être mieux traités par le Canada.
Je pense à John Kioki, qui avait 14 ans et qui n’est jamais revenu chez lui. Sa famille continue de me demander où se trouve leur oncle. Je pense à Michel Matinas, qui avait 11 ans et qui n’est jamais revenu chez lui, tout comme Michael Sutherland, qui avait 13 ans. Les oblats, qui dirigeaient le pensionnat de Kamloops, dirigeaient aussi celui de St. Anne. Ils ont simplement dit à la GRC que les enfants avaient disparu. Mais les gens savent que ces enfants sont enterrés là-bas.
Je pense à Charlie Hunter, qui avait 13 ans. L’Église a refusé de renvoyer le corps à la famille. Le gouvernement a lui aussi refusé de renvoyer le corps à la famille. Pendant 37 ans, cette famille formidable a fait des pieds et des mains pour rapatrier le corps de Charlie, et en l’espace d’une semaine, la population canadienne a réussi à lever les fonds nécessaires à son rapatriement. C’était magnifique. C’est ce que nous réclamons. Il faut renvoyer les corps de ces enfants à leur famille.
Plus récemment, Kanina Sue Turtle avait 15 ans. Amy Owen en avait 13. Courtney Scott, de la Première Nation de Fort Albany, en avait 16. Tammy Keeash, âgée de 17 ans, est morte parce que le système d’aide à l’enfance était dysfonctionnel et insuffisamment financé. Jolynn Winter avait 12 ans. Chantel Fox en avait 12 aussi. Le gouvernement a été reconnu coupable de leur décès par le tribunal des droits la personne parce qu’il refuse d’accorder le financement nécessaire à l’application du principe Jordan.
Nous ne parlons pas de choses techniques, nous parlons de la vie d’enfants. Ces enfants sont morts alors qu’ils avaient été confiés au gouvernement, et ces décès se sont répétés pendant des années.
Tous les trois jours, un enfant meurt dans notre pays à cause des dysfonctionnements du système d’aide à l’enfance. Il y en a un qui meurt le lundi, un autre le mercredi et un autre le samedi, et personne au gouvernement provincial ou fédéral ne semble s’en soucier ni même s’en apercevoir, mais les familles, elles, sont dans la peine. C’est un problème qui perdure: il a commencé avec la guerre que nous avons menée dans les pensionnats comme celui de Kamloops, et il se poursuit aujourd’hui avec les enfants qu’on retire à leur famille et qui disparaissent dans le goulag de la désespérance.
J’invite les députés à parler à des gens qui sont passés par ce système, tel qu’il existe aujourd’hui. Ils verront comme c’est horrible. C’est un système caractérisé par la discrimination systémique, le sous-financement systémique et la destruction des familles autochtones. Ce que je dis n’a rien de théorique, c’est ce que vivent concrètement les familles.
Nous sommes ici aujourd’hui pour affirmer haut et fort qu’il faut passer enfin de la parole aux actes. La ministre des Relations Couronne-Autochtones a mené une guerre juridique toxique contre les survivants du pensionnat St. Anne. Elle a dépensé plus de 3 millions de dollars pour combattre les survivants, qui n’avaient même pas les moyens de payer leur billet d’autobus pour se rendre aux audiences. Sur quoi portaient ces audiences? Sur le fait que des avocats du gouvernement ont supprimé des preuves de torture, de viols et de meurtres d’enfants commis au pensionnat St. Anne, et que le gouvernement ne veut pas que justice soit rendue aux survivants.
Je me permets de citer d’autres noms.
Le père Jules Leguerrier est défendu par le gouvernement fédéral. Le jour où ce même gouvernement était censé remettre les documents juridiques concernant les crimes commis par le père Jules Leguerrier, il a présenté à l’audience un rapport d’une page sur la personne mise en cause, et tous les cas ont été rejetés. Nous savons que les avocats du ministère de la Justice avaient un rapport de 3 191 pages sur la personne mise en cause, et qu’ils ont détruit les preuves.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones doit nous expliquer pourquoi elle défend la mémoire du père Leguerrier et pourquoi elle ne défend pas des survivants comme Maria Sackanay ou Edmund Metatawabin.
Le père Arthur Lavoie était un célèbre pédophile criminel. Le gouvernement a présenté à l’audience un rapport de deux pages sur la personne mise en cause dont il a supprimé tous les actes horribles que cet homme avait commis, mettant de côté un document de 2 472 pages contenant les preuves de la police et les dépositions des témoins. Je remercie la Police provinciale de l'Ontario d’avoir fait un travail formidable pour identifier les agresseurs, mais la ministre continue de défendre cet individu encore aujourd’hui. Dans le cas de la sœur Anna Wesley, ils ont supprimé 6 804 pages du rapport sur la personne mise en cause.
J’invite les gens à lire la demande d’instruction la plus récente que la ministre a présentée au tribunal, contestant les allégations des survivants du pensionnat St. Anne. Dans cette demande, elle accuse Murray Sinclair, qui a dirigé la Commission de vérité et réconciliation, de lui faire mauvaise presse, littéralement, parce qu'il se dit préoccupé que le gouvernement ait éliminé des preuves et ait demandé que les accusations contre le pensionnat St. Anne soient rejetées.
La ministre a déclaré, par l’intermédiaire de ses avocats, que Murray Sinclair avait « sapé la confiance du public », parce qu’il a dévoilé à la population ce qui se passait. Elle a également ajouté qu’il avait nui aux survivants. Cette ministre ne devrait pas occuper ce poste, elle doit le quitter. Elle a menti aux Canadiens. Cette situation doit cesser.
Parlons de la poursuite de Cindy Blackstock. Il y avait 19 ordonnances de non-conformité. La situation aurait pu être réglée il y a longtemps, lors des audiences. Le Tribunal des droits de la personne a ordonné le versement de l’indemnisation maximale parce qu’il a constaté, comme il l’indique dans ses conclusions, que le gouvernement faisait preuve d’un mépris irresponsable et délibéré en ce qui concerne la vie d’enfants. Malgré tout, le gouvernement refuse de négocier et de trouver une solution. Le Tribunal a dit qu'il n'a jamais vu pire. Il a rendu 19 jugements contre le gouvernement.
Le ministre des Services autochtones a déclaré que de mettre un terme à l’affaire représenterait de la « paresse intellectuelle ». Je suis abasourdi par ces mots: « paresse intellectuelle ». Parle-t-on du genre de paresse auquel on s'est abandonné lorsque le pauvre Devon Freeman s’est enfui de son foyer de groupe, en banlieue d'Hamilton? Son corps est demeuré pendu à un arbre, de l’autre côté de la rue, pendant six mois. Personne n’a tenté de le retrouver. Personne n’a tenté de retrouver ce garçon. C’est une sorte de paresse systémique. Pourtant, le ministre a affirmé qu'il serait paresseux de mettre un terme à la discrimination systémique, soit au déni délibéré et irresponsable des droits fondamentaux, le pire déni possible.
Il ne s’agit pas de discrimination historique. Il s’agit d’une attaque délibérée qui se poursuit. Le Canada a reconnu qu’il n’est pas la nation innocente qu’il pensait être. Le Canada a reconnu que nous devons faire la bonne chose. Il est temps de le faire. Le gouvernement doit montrer s’il est prêt à faire la bonne chose.
Voilà trois ans que la Chambre exhorte l’Église catholique à s’engager avec nous sur la voie de la réconciliation, mais elle refuse toujours. Elle refuse toujours de remettre les documents et de remettre l’argent qu’elle devrait verser. Le pape ne répond toujours pas à notre demande de présenter des excuses, parce que les évêques catholiques de chez nous l’en empêchent. Nous savons qu’à l’heure actuelle, l’Église catholique n’assume pas son rôle dans la lutte contre ces crimes.
Cependant, notre rôle à la Chambre est de dire au gouvernement fédéral que lui et le Canada sont complices de ces crimes. Il faut que cela cesse. Nous demandons au premier ministre de mettre fin à ce combat juridique contre les enfants et de respecter la décision du Tribunal des droits de la personne, qui est sans appel. On ne décide pas d’accepter ou de rejeter le fait d’être reconnu coupable de discrimination systémique. C’est une conclusion et une décision à laquelle le gouvernement se doit de répondre.
Nous demandons à la ministre des Relations Couronne-Autochtones de mettre fin à sa guerre toxique contre les survivants de St. Anne. Elle n’a jamais appelé les survivants. Elle n’a jamais offert de les rencontrer. Ils ne veulent pas de grosses sommes d’argent; ils veulent que justice soit faite. Ils veulent qu’elle admette qu’un tort a été commis.
Nous devons mettre fin aux guerres juridiques toxiques. Nous devons le faire pour ces 215 enfants et pour tous les enfants que nous perdons tous les trois jours dans notre pays.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-03 10:56 [p.7871]
Mr. Speaker, I would ask my hon. colleague this. Is she aware that her government has spent over $9 million fighting Cindy Blackstock in court? It spent over $3 million going after the survivors of St. Anne's. I would think that money would be much better spent on reconciliation and building a better nation rather than being spent on lawyers and destroying the reputation of the Prime Minister. These actions are corrosive.
I ask my hon. colleague if the Liberals are going to support us. Will she ask the Prime Minister to, no matter what, stop the legal battle that will happen in the coming weeks and call the lawyers off? What is the value of a child's life? The government says 40,000 that it is not willing to pay. It destroyed the lives of these children. What is it going to pay?
Monsieur le Président, j'aimerais poser la question suivante à la députée. Sait-elle que le gouvernement a dépensé plus de 9 millions de dollars pour se battre devant les tribunaux contre Cindy Blackstock? Il a dépensé plus de 3 millions de dollars pour se battre devant les tribunaux contre les survivants du pensionnat St. Anne. Je pense qu'il vaudrait mieux utiliser cet argent pour nous réconcilier et bâtir un meilleur pays plutôt que pour payer des avocats et détruire la réputation du premier ministre. Ces gestes sont corrosifs.
La députée peut-elle me dire si les libéraux vont nous appuyer? Demandera-t-elle au premier ministre de mettre fin, quoi qu'il arrive, à la bataille juridique qui aura lieu dans les semaines à venir? Que vaut la vie d'un enfant? Le gouvernement refuse de payer 40 000 $. Il a détruit la vie de ces enfants. Quel dédommagement va-t-il leur verser?
View Dan Vandal Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, I am speaking from my office in Saint Boniface—Saint Vital, the homeland of the Métis nation, Treaty 1 territory, a city that is now home to many Inuit.
I will share my time with the Parliamentary Secretary to the Minister of Indigenous Services, the member for Oakville North—Burlington.
Two days ago, in the House, we all came together as parliamentarians to express our devastation, heartbreak and outrage at the discovery of the remains of 215 children who were killed while attending the Kamloops Indian Residential School.
Canadians are rightfully outraged by the finding of this burial site, but this was not shocking to indigenous people. We have long known of the lost burial sites of loved ones. It is a reminder of the consequences of colonialism for indigenous people and our communities.
Yesterday, I, along with my colleagues, the Minister of Crown-Indigenous Relations and the Minister of Indigenous Services, announced that $27 million funding would be distributed on an urgent basis. Our department has been engaging directly with indigenous communities across Canada on how best to support them in finding our lost children, including on how to access support from the federal government to do this. We continue to listen to survivors and families. We know these communities want this to be indigenous-led, based on their priorities, based on healing. Reconciliation is all about that.
This discovery has reopened the conversation on reconciliation in Canada, but let me be very clear. From day one, our government has continued to work to promote reconciliation in a tangible and respectful way. Correcting the mistakes of the past takes time and can be extremely difficult, but it is the right thing to do. Our government will keep working on this.
Reconciliation is a complex and important process where every Canadian has a role to play. Reconciliation begins with respect, listening and working in partnership. We must respect cultures, our languages, traditions and the distinct identities of others in order to move forward.
Reconciliation is at the heart of today's debate. In 2015, the Prime Minister committed to fully implementing the calls to action of the Truth and Reconciliation Commission of Canada in partnership with the indigenous communities, the provinces and the territories. We remain determined to ensure that they are properly implemented.
Eighty per cent of the calls to action under federal or shared responsibility are either completed or well under way, and not all the calls to action will be easy to implement. We must not treat these calls to action as simply a checklist, but rather a true pathway to reconciliation. We must also recognize some of the calls to actions are outside of the jurisdiction of the federal government. That is why it is so important that we work in partnership with all orders of government, while always taking the lead of indigenous communities and nations in this work. It is absolutely vital to take a survivor-oriented approach to healing. We need to listen to survivors and their families when making decisions about reconciliation.
The abuse and forced assimilation have led to intergenerational trauma, which is the lasting legacy of the residential school system. By removing children from their traditional family structures and subjecting them to violence, abuse and forced assimilation into Euro-Canadian values, a cycle of abuse was created, which still affects indigenous families and communities today. It continues to affect my community, it continues to affect my friends. The abuse the children faced in residential schools is as undeniable; it is shockingly cruel. These young first nation, Inuit and Métis children deserve far more from our government; they deserved far more from Canada.
As a government, we are working to revitalize indigenous culture by empowering communities, by providing the necessary tools to indigenous people to learn about their own culture, language and traditional spiritual beliefs. Canada will provide the needed resources to support indigenous nations on their healing journey. In the coming months, our government will be working with survivors, their families, their communities and other partners to locate, identify and memorialize the missing children and their burial places.
As previously mentioned, we have provided $33.8 million to implement the TRC calls to action 72 to 76. We have funded the National Centre for Truth and Reconciliation to develop and maintain the national residential school student death registry and to establish and maintain an online registry of residential school cemeteries. We are engaging with first nation indigenous communities and will continue to do this work, but it must be led by the communities themselves and they must go at their pace. We as a government will be there to support these communities in their efforts through funding, but also through survivor and family mental health support.
The mistreatment of indigenous children in all residential schools, including those who attended St. Anne’s Indian Residential School, was tragic and horrific. In order to restore confidence, rebuild trust and maintain the integrity of the process, the court has, at the request of the government, ordered that an independent, third-party review be conducted. Ninety-six percent of all claimants from the St. Anne's residential school have received compensation and are working collaboratively with the parties to obtain clarity from the courts on this matter. This third-party review will determine the additional compensation owed to survivors.
Throughout the process, Canada will provide additional resources for the survivors. We are in talks to determine the best way to provide support and we will be in contact with the St. Anne survivors' organization, including Peetabeck Keway Keykaywin, to talk about the necessary support.
We are definitely committed to reconciliation, justice and healing for the former students of St. Anne and every residential school.
I will just finish by acknowledging that this last week has been extremely difficult for many people: for Canadians, myself included. I have appreciated hearing from other members of the House over the last number of days the need to work together, to work collaboratively and to move forward on the shared path of reconciliation.
It is important that we continue to hear the stories of survivors and families, and remember those who were torn away and never returned home.
Monsieur le Président, je parle depuis mon bureau de Saint-Boniface—Saint-Vital, patrie de la nation métisse et territoire du Traité no 1, une ville où habitent aussi de nombreux Inuits maintenant.
Je partagerai mon temps de parole avec la députée de Oakville-Nord—Burlington et secrétaire parlementaire du ministre des Services aux Autochtones.
Il y a deux jours, nous les parlementaires nous sommes réunis à la Chambre pour exprimer notre consternation, notre chagrin et notre indignation devant la découverte des cadavres de 215 enfants tués pendant qu’ils étaient à la charge du pensionnat autochtone de Kamloops.
Les Canadiens sont outrés à juste titre par la découverte de ce lieu de sépulture. Cependant, cela n’a pas scandalisé les peuples autochtones. Nous connaissons depuis longtemps les lieux de sépulture de nos êtres chers. Cette découverte souligne une fois de plus les répercussions qu’a eues le colonialisme pour les peuples autochtones et pour leurs communautés.
Hier, mes collègues la ministre des Relations Couronne-Autochtones et le ministre des Services aux Autochtones et moi-même avons annoncé que 27 millions de dollars seraient distribués de toute urgence. Notre ministère collabore directement avec les communautés autochtones partout au Canada afin de déterminer la meilleure façon de les aider à retrouver leurs enfants perdus et d’obtenir du soutien du gouvernement fédéral à cette fin. Nous continuons d’écouter les survivants et leurs familles. Nous savons que ces communautés veulent que cette démarche soit dirigée par les Autochtones en fonction de leurs priorités pour apporter la guérison. Voilà en quoi consiste la réconciliation.
Bien que cette découverte ait relancé la conversation sur la réconciliation au Canada, je vais me permettre d'être très clair. Depuis le début, notre gouvernement a continué à travailler en faveur de la réconciliation, et ce, de manière concrète et respectueuse. Corriger les erreurs du passé prend du temps et cela peut être extrêmement difficile, mais c'est la bonne chose à faire. Notre gouvernement continuera à y travailler.
La réconciliation est un processus complexe et important où chaque Canadien a son rôle à jouer. La réconciliation commence avec le respect, l'écoute et du travail en partenariat. Nous devons respecter les cultures, nos langues, les traditions et les identités distinctes des autres afin de progresser.
La réconciliation est au cœur du débat d'aujourd'hui. En 2015, le premier ministre s'est engagé à la pleine mise en œuvre des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en partenariat avec les communautés autochtones, les provinces et les territoires. Nous restons déterminés à assurer leur mise en œuvre, et ce, de la bonne façon.
Quatre-vingts pour cent des appels à l’action relevant du gouvernement fédéral ou d’une responsabilité partagée sont soit terminés, soit en cours, et tous les appels à l’action ne seront pas faciles à mettre en œuvre. Nous ne devons pas considérer ces appels à l’action comme une simple liste de vérification, mais plutôt comme une véritable voie vers la réconciliation. Nous devons également reconnaître que certains appels à l’action ne relèvent pas de la compétence du gouvernement fédéral. C’est pourquoi il est si important que nous travaillions en partenariat avec tous les ordres de gouvernement, tout en étant toujours à l'écoute des communautés et des nations autochtones dans ce dossier. Il est absolument essentiel d’adopter une approche de guérison axée sur les survivants. Nous devons écouter les survivants et leurs familles lorsque nous prenons des décisions sur la réconciliation.
Les mauvais traitements et l’assimilation forcée ont entraîné des traumatismes intergénérationnels qui représentent les séquelles durables du système des pensionnats. En retirant les enfants de leur structure familiale traditionnelle et en les soumettant à la violence, à la maltraitance et à l’assimilation forcée aux valeurs eurocanadiennes, on a créé un cycle de maltraitance qui touche encore aujourd’hui les familles et les communautés autochtones. Cela continue de toucher ma collectivité et mes amis. Les mauvais traitements infligés aux enfants dans les pensionnats autochtones sont tout aussi indéniables; ils sont terriblement cruels. Ces jeunes enfants inuits, métis et des Premières Nations méritent beaucoup plus de notre gouvernement; ils méritent beaucoup plus du Canada.
Comme gouvernement, nous travaillons à revitaliser la culture autochtone en donnant du pouvoir aux communautés, en fournissant les outils nécessaires aux Autochtones pour qu’ils apprennent à connaître leur propre culture, leur langue et leurs croyances spirituelles ancestrales. Le Canada fournira les ressources nécessaires pour appuyer les nations autochtones dans leur cheminement vers la guérison. Au cours des prochains mois, le gouvernement travaillera avec les survivants, leurs familles, leurs communautés et d’autres partenaires pour identifier et commémorer les enfants disparus et localiser leurs lieux de sépulture.
Comme je l’ai déjà mentionné, nous avons prévu 33,8 millions de dollars pour mettre en œuvre les appels à l’action nos 72 à 76 de la Commission de vérité et réconciliation. Nous avons accordé un financement au Centre national pour la vérité et la réconciliation afin qu'il établisse et qu'il tienne à jour le registre national de décès des élèves de pensionnats et qu'il établisse et tienne à jour un registre en ligne des cimetières des pensionnats. Nous collaborons avec les communautés autochtones des Premières Nations et nous continuerons à faire ce travail, mais il doit être dirigé par les communautés elles-mêmes et il doit suivre leur rythme. Comme gouvernement, nous serons là pour appuyer ces communautés dans leurs efforts, non seulement par le financement, mais aussi par le soutien aux survivants et aux familles en matière de santé mentale.
Les mauvais traitements subis par des enfants autochtones dans les pensionnats, y compris le pensionnat indien de St. Anne, sont épouvantables et horribles. Afin de rétablir la confiance et de maintenir l’intégrité du processus, la cour a ordonné, à la demande du gouvernement, la tenue d’un examen indépendant par un tiers. Quatre-vingt-seize pour cent de tous les demandeurs du pensionnat de St. Anne ont reçu une indemnisation et collaborent avec les parties pour obtenir des éclaircissements de la part des tribunaux dans cette affaire. Cet examen par un tiers permettra de déterminer l’indemnité supplémentaire à laquelle les survivants auront droit.
Tout au long de ce processus, le Canada financera des ressources supplémentaires pour les survivants. Nous sommes en discussion pour déterminer la meilleure façon d'offrir du soutien et nous serons en contact avec les organisations de survivants de St. Anne, notamment Peetabeck Keway Keykaywin, pour parler du soutien nécessaire.
Il est certain que nous sommes engagés en faveur de la réconciliation, de la justice et de la guérison pour les anciens étudiants de St. Anne et de tous les pensionnats.
Je terminerai en soulignant que la dernière semaine a été extrêmement difficile pour beaucoup de gens, pour l’ensemble des Canadiens, y compris moi-même. Au cours des derniers jours, j’ai aimé entendre d’autres députés parler de la nécessité de travailler ensemble, de collaborer et de progresser sur la voie commune de la réconciliation.
Il est important que nous continuions d’entendre les histoires des survivants et de leurs familles, et que nous nous souvenions de ceux qui ont été arrachés aux leurs et qui ne sont jamais revenus.
Results: 1 - 15 of 42 | Page: 1 of 3

1
2
3
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data